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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 18:20

 

Les rebelles syriens ont dit aux Etats Unis leur refus de quitter Alep (Reuters)

 

Les groupes rebelles syriens ont fait savoir aux Etats-Unis qu'ils ne quitteraient pas Alep et qu’ils n'acceptaient pas la demande de la Russie d'un retrait total des combattants de la partie est d'Alep assiégée, a annoncé Dimanche 4 Décembre 2016 un responsable des insurgés.

Contacté en Turquie, le chef du bureau politique du groupe Fastakim basé à Alep, Zakaria Malahifji, a déclaré que cette fin de non recevoir avait été transmise lors de contact avec les américains Samedi 3 Décembre 2016 après les déclarations de la Russie, allié clé du président syrien Bachar al Assad.

« Notre réponse aux américains a été la suivante, nous ne pouvons pas quitter notre ville et nos maisons pour les laisser aux milices mercenaires que le régime a mobilisées à Alep », a déclaré Zakaria Malahifdji.

La question posée par les responsables américains aux rebelles était en substance la question de savoir s’ils voulaient partir ou rester sur leurs positions, a précisé Zacaria Malahifdji.

« Ils ont écouté la réponse et n'ont pas fait de commentaires », a-t-il ajouté.

« Nous ne pouvons laisser nos maisons à des afghans et à des irakiens », a ajouté le dirigeant de Fastakim. « Les responsables américains étaient en contact avec moi et avec certains des chefs politiques et militaires à Alep. Nous nous sommes mis d'accord sur cette réponse », a-t-il précisé.

Zakaria Malahifdji avait déjà déclaré Samedi 3 Décembre 2016 que les groupes rebelles ne quitteraient pas Alep.

Samedi 3 Décembre 2016, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie était prête à envoyer des experts militaires et des diplomates à Genève dans le but de se mettre d'accord avec les Etats-Unis pour organiser le retrait de « tous les rebelles sans exception » d'Alep-Est.

Les Etats-Unis n'ont pas encore rendue publique leur réaction à cet appel.

Les rebelles appellent les amis du peuple syrien à se tenir à leurs côtés et demandent que de la nourriture et du matériel médical soient livrés le plus rapidement possible dans la partie est d'Alep. Ils demandent aussi que les blessés soient évacués.

Soutenue par l'armée de l'air russe et des milices chiites venues d'Iran, d'Irak et du Liban, l'armée du président syrien Bachar al Assad a progressé vers Alep-Est ces derniers mois. La dernière phase de cette offensive a privé les rebelles de plus de la moitié du territoire qu'ils occupaient.

Dans ce cadre, Abou Abdelrahman Nour, un commandant rebelle qui avait été nommé la semaine dernière à la tête de l'Armée d'Alep, une nouvelle alliance militaire, a été gravement blessé, a déclaré Zakaria Malahifdji.

Un dirigeant rebelle du groupe d'Abou Abdelrahman Nour, Djabha Chamiya, a confirmé l'information et précisé que le commandant avait été blessé Samedi 3 Décembre 2016.

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 18:03

 

Jill Stein renonce au recompte des voix en Pennsylvanie (Reuters)

 

Jill Stein, la candidate écologiste à l'élection présidentielle américaine, a renoncé Samedi 3 Décembre 2016 à réclamer un recomptage des voix en Pennsylvanie.

Cette décision a été prise en raison du montant d'un million de dollars, neuf cent trente sept mille euros, fixé par un juge pour procéder au recomptage des voix.

« Les pétitionnaires sont des citoyens ordinaires avec des moyens ordinaires. Ils ne peuvent se permettre de déposer la caution d’un million de dollars réclamée par le tribunal », écrit un avocat de la campagne lancée par Jill Stein dans des documents transmis à la justice, selon un porte-parole de ce mouvement.

Jill Stein a réagi sur Twitter en s'étonnant qu'il faille « franchir des obstacles administratifs et lever des millions de dollars pour pouvoir avoir confiance dans les résultats de nos élections ».

La candidate écologiste, qui a recueilli environ un pour cent des voix le Mardi 8 Novembre 2016, souhaite aussi faire procéder à un recomptage des voix dans le Michigan et dans le Wisconsin pour, dit-elle, garantir l'intégrité du résultat.

Le républicain Donald Trump a été déclaré vainqueur au nombre de grands électeurs, répartis entre les états, alors que son adversaire démocrate Hillary Clinton a recueilli au plan national plus de deux millions cinq cent mille suffrages de plus que lui, selon le décompte de Cook Political Report.

Pour que le résultat de l'élection présidentielle soit inversé, il faudrait que le recomptage dans les trois états visés par Jill Stein les fasse basculer du côté d'Hillary Clinton, ce qui paraît très peu probable.

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 17:44

 

FIDEL CASTRO DANS UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE

 

Vous trouverez ci-dessous la deuxième et dernière partie d’un long message de Samuel Farber relatif à Fidel Castro.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez les liens ci-dessous du site www.alencontre.org en français ou bien du site www.inthesetimes.com en anglais.

 

Bernard Fischer

 

http://www.alencontre.org/ameriques/amelat/cuba/cuba-fidel-castro-1926-2016.html

 

http://www.inthesetimes.com/article/19672/fidel-castro-1926-2016-death-history-communist-party

 

FIDEL CASTRO DANS UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE

 

Par Samuel Farber

 

La défaite absolue que les forces de la guérilla dirigée par Fidel Castro infligèrent à l’armée de Fulgencio Batista, une guérilla étayée socialement par la proclamation, depuis la Sierra Maestra, de la loi de réforme agraire et, y compris, par une tentative de grève urbaine, au mois d'avril 1958, grève qui ne fut pas relayée par le parti socialiste populaire, ce qui conduisit à son échec, a ouvert la voie à la transformation d’une révolution politique démocratique pluriclassiste en une révolution sociale. Lors les deux premières années après la révolution, Fidel Castro a renforcé son appui populaire massif avec une redistribution radicale de la richesse qui s’est transformée plus tard en une nationalisation de l’économie qui a inclus y compris les plus petits établissements artisanaux et commerciaux.

Cette économie hautement bureaucratique a entraîné des performances très médiocres qui ont été fortement aggravées par le blocus économique criminel que les Etats-Unis ont imposé à Cuba, dès 1960.

C’est l’aide massive soviétique que Cuba a reçue qui a permis au régime de maintenir un niveau de vie qui a garanti la satisfaction des besoins les plus fondamentaux de la population, en particulier dans les domaines de l’éducation et de la santé. Le renouveau d’un anti impérialisme populaire, qui avait été mis en sommeil dans l’île depuis les années 1930, fut tout aussi important pour renforcer le soutien populaire au régime de Fidel Castro.

Le gouvernement de Fidel Castro a canalisé le soutien populaire dans le sens d’une mobilisation populaire. Ce fut la contribution la plus significative du gouvernement cubain par rapport à la tradition « communiste » internationale. Mais tout en encourageant la participation populaire, Fidel Castro empêcha un contrôle démocratique populaire effectif et garda, autant qu’il le pouvait, un commandement politique personnel.

Sous sa direction, l'état parti unique cubain a été mis en place dès les années 1960 et fut légalement sanctionné par la constitution adoptée en 1976. Le parti communiste dirigeant utilise les organisations de masse comme des courroies de transmission des orientations du parti.

Lorsque les organisations de masse ont été créées en 1960, toutes les organisations indépendantes existantes, qui auraient pu rivaliser avec les institutions officielles, ont été éliminées. Ces dernières comprenaient les sociétés de couleur qui, depuis longtemps, étaient le fondement de la vie sociale organisée des noirs à Cuba, de nombreuses organisations de femmes exerçant principalement des activités d’aide sociale et les syndicats qui furent incorporés à l’appareil d'état, après une purge complète de toutes les opinions divergentes.

Le contrôle personnel de Fidel Castro depuis le sommet fut une source majeure d’irrationalité et de gaspillage économique. Le bilan global de ses interventions personnelles dans les affaires économiques est tout à fait négatif. Celles-ci allèrent de la campagne économiquement désastreuse pour une récolte de sucre de dix millions de tonnes en 1970, la « zafra de los diez milliones de toneladas » proclamée lors du discours de Fidel Castro le 27 octobre 1969 dans le théâtre Chaplin à la Havane, qui non seulement n’a pas atteint ses objectifs mais a déstabilisé fortement le reste de l’économie, jusqu’à l’incohérence économique et la microgestion intrusive de sa « bataille des idées », lancée peu de temps avant qu’il quitte la direction et passe le pouvoir à son frère Raul Castro.

Une caractéristique majeure du règne de quarante sept ans de Fidel Castro réside dans sa manipulation du soutien populaire. Cela a été particulièrement évident lors des deux premières années de la révolution, en 1959 et en 1960, au cours desquelles il n’a jamais révélé, même à ses partisans, où il avait l’intention d’aller politiquement.

La censure systématique que son gouvernement a établie depuis 1960 est intrinsèque à la politique manipulatrice de son régime. Cela a continué sous Raúl Castro. Les médias de masse, en conformité avec les orientations du département idéologique du Parti Communiste Cubain (PCC), ne publient que les nouvelles qui répondent aux besoins politiques du gouvernement. La censure est particulièrement frappante à la radio et à la télévision, sous l’égide de l’Institut Cubain de Radio et Télévision (ICRT), institution méprisée par de nombreux artistes et intellectuels pour ses pratiques de censure et l’arbitraire de l’information.

L’absence systématique de transparence dans les opérations du gouvernement cubain s’est poursuivie sous le règne de Raúl Castro.

Un exemple clair réside dans la destitution brutale, en 2009, de deux dirigeants politiques de premier plan, le ministre des affaires étrangères Felipe Pérez Roque et le vice-président Carlos Lage sans qu’une explication complète de cette décision soit fournie par le gouvernement. Depuis lors, une vidéo détaillant la version gouvernementale de cet événement a été produite. Toutefois, elle a été montrée seulement à des auditoires sélectionnés de dirigeants et de cadres du PCC.

La censure et le manque de transparence se sont parfois transformés en véritables mensonges, comme dans le cas des rejets répétés de Fidel Castro de reconnaître la maltraitance physique dans les prisons cubaines, malgré son existence bien documentée par plusieurs organisations indépendantes de défense des droits humains.

Fidel Castro a créé un système politique qui n’hésite pas à utiliser la répression, et pas seulement contre les ennemis de classe, pour consolider son pouvoir. C’est un système qui a recours aux méthodes policières et administratives pour régler les conflits politiques. Ce système a utilisé le système judiciaire de manière arbitraire pour étouffer la dissidence et l’opposition politique. Parmi les lois qu’il a invoquées pour atteindre cet objectif, on peut citer celles qui punissent la propagande ennemie, le mépris de l’autorité, la rébellion, les actes contre la sécurité de l'état, l’impression clandestine de documents, la distribution de fausses nouvelles, la dangerosité sociale précriminelle, les associations illicites, la résistance et la diffamation. En 2006, Fidel Castro a admis qu’à une époque il y avait eu quinze mille prisonniers politiques à Cuba, bien qu’en 1967 il ait cité le chiffre de vingt mille prisonniers politiques.

Pour beaucoup de latino-américains et d’autres peuples du tiers-monde, ce n’est pas l’instauration du « communisme » à Cuba qui a suscité leur sympathie pour le dirigeant cubain. Il s’agissait plutôt de son véritable défi face à l’empire états-unien et de sa persévérance obstinée dans cet effort, non seulement en affirmant l’indépendance cubaine, mais en soutenant et aussi en appuyant, à l’extérieur, des mouvements contre les classes dirigeantes locales et l’empire américain.

Pour cela, le gouvernement de Fidel Castro a payé un prix fort sous la forme du parrainage de Washington aux invasions militaires, aux multiples tentatives d’assassinat le visant ainsi qu’à des campagnes de terreur. A cela s’ajoute un embargo durable et élargi contre l’île. Se tenir debout face au Goliath des Etats Unis ne constituait pas seulement une épreuve pour résister avec succès à une puissance largement supérieure, mais il s’agissait aussi de faire face à l’arrogance et au racisme du puissant voisin du nord. Comme l’a souligné l’historien Louis Pérez, Washington a souvent vu les cubains comme des enfants à qui il fallait apprendre à se comporter.

Pourtant, il existe de nombreuses idées erronées dans la gauche sur la politique étrangère cubaine. S’il est vrai que Fidel Castro a maintenu son opposition à l’empire américain jusqu’à son dernier souffle, sa politique étrangère, surtout après la fin des années 1960, a été davantage poussée par la défense des intérêts de l'état cubain tel qu’il les définissait à partir de l’alliance avec l'union soviétique et non pas en relation avec la poursuite d’une révolution anticapitaliste en tant que telle.

Parce que l'union soviétique considérait l’Amérique Latine comme faisant partie de la sphère d’influence des Etats-Unis, elle a exercé une forte pression politique et économique sur Cuba pour minimiser son soutien ouvert aux mouvements de guérilla en Amérique Latine. Vers la fin des années 1960, l'union soviétique a fait aboutir cet effort. C’est pourquoi, dans les années 1970, Cuba s’est tourné vers l’Afrique avec une vigueur qu’il faut rattacher au fait que ses initiatives politiques sur ce continent étaient stratégiquement plus compatibles avec les intérêts soviétiques, malgré leurs nombreux désaccords tactiques. Cette alliance stratégique avec l'union soviétique contribue à expliquer pourquoi la politique africaine de Cuba avait des implications tout à fait différentes pour ce qui relève de la situation en Angola ou contre l’apartheid sud-africain. Ici cette politique se situait à gauche alors que, pour la corne de l’Afrique, ce n’était pas le cas. Dans cette partie du continent, le gouvernement de Fidel Castro a soutenu une dictature sanglante de gauche en Ethiopie et indirectement aidé ce gouvernement dans ses efforts pour réprimer l’indépendance érythréenne.

Le facteur le plus important expliquant la politique cubaine dans ce domaine était que le nouveau gouvernement éthiopien avait pris le parti des soviétiques dans la guerre froide. C’est pour les mêmes raisons que Fidel Castro, à la grande surprise et déception du peuple cubain, a soutenu l’invasion soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968, bien qu’il soit clair que l’aversion politique de Fidel Castro pour les politiques libérales d'Alexandre Dubcek, premier secrétaire du parti communiste tchécoslovaque entre le mois de janvier 1968 et le mois d'avril 1969, a joué un rôle important dans sa décision de soutenir l’action soviétique. Fidel Castro a également appuyé, du moins implicitement, l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, bien qu’il l’ait fait avec beaucoup de réticence et de façon discrète parce que Cuba venait de prendre la direction du Mouvement des Non Alignés dont une grande majorité des membres s’opposait fortement à l’intervention soviétique.

En règle générale, le Cuba de Fidel Castro, même au début des années 1960, s’est abstenu de soutenir les mouvements révolutionnaires contre les gouvernements qui avaient de bonnes relations avec la Havane et qui rejetaient la politique des Etats-Unis contre l’île, cela indépendamment de leur couleur idéologique. Les cas les plus emblématiques d’une approche de la politique étrangère cubaine placée sous l’emprise des raisons d'état sont les relations très amicales que Cuba entretenait avec le Mexique du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) et avec l’Espagne de Francisco Franco. Il est également intéressant de noter que dans plusieurs pays d’Amérique Latine, tels que le Guatemala, le Salvador et le Venezuela, le gouvernement de Fidel Castro a favorisé certains mouvements de guérilla et d’opposition et s’est opposé à d’autres selon le degré auquel ils étaient disposés à soutenir la politique cubaine.

L’instauration d’un régime de type soviétique à Cuba ne peut s’expliquer par des simples généralisations politiques à partir de considérations sur le sous-développement, les dictatures et l’impérialisme qui touchent toute l’Amérique Latine. Le facteur le plus important qui explique le caractère unique du développement de Cuba est la direction politique de Fidel Castro qui a imposé une différence majeure aussi bien dans le type de triomphe contre le régime de Fulgencio Batista que dans la détermination de la voie suivie par la révolution cubaine après son arrivée au pouvoir.

A son tour, le rôle de Fidel Castro a été rendu possible par la composition socio-économique et politique particulière de Cuba à la fin des années 1950. Cela comprenait l’existence de classes sociales importantes au plan économique, mais ayant une expression politique faible, capitalistes, moyennes et ouvrières, une armée professionnelle à bien des égards de type mercenaire dont la direction avait des liens fragiles avec les classes les plus puissantes au plan économique et un système très dégradé de partis politiques traditionnels.

L’héritage de Fidel Castro, cependant, est devenu incertain depuis l’effondrement de l'union soviétique. Sous Raúl Castro, le gouvernement, en particulier après le sixième congrès du PCC en 2011, a promis des changements importants dans l’économie cubaine.

Ces derniers pointent dans la direction générale du modèle sino-vietnamien qui combine une ouverture au marché capitaliste combiné à l’autoritarisme politique.

Le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats-Unis, annoncé au mois de décembre 2014, que Fidel Castro a approuvé à contrecœur quelque temps plus tard, serait susceptible de faciliter cette stratégie économique, en particulier si le congrès américain modifie ou abroge la loi de Jesse Helms et de Dan Burton, approuvée en 1996, avec le consentement du président Bill Clinton. Une loi qui fait du blocus économique américain de l’île une obligation ne pouvant être révoquée que par le congrès des Etats Unis. Or, avec la future présidence de Donald Trump et un congrès républicain, la concrétisation de cette stratégie est moins probable.

Pendant ce temps, la corruption et les inégalités grandissent et corrodent la société cubaine, ce qui alimente un sentiment général de pessimisme et un désir de beaucoup, en particulier parmi les jeunes, de quitter le pays à la première occasion.

A la lumière d’une future transition capitaliste d'état et du rôle que peuvent jouer les capitaux étrangers et les pouvoirs politiques comme les Etats-Unis, le Brésil, l’Espagne, le Canada, la Russie et la Chine, les perspectives de la souveraineté nationale cubaine, élément décisif de l’héritage de Fidel Castro, sont très incertaines.

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 20:27

 

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2016/12/03/dans-les-alpes-maritimes-eric-ciotti-porte-plainte-contre-les-citoyens-de-la-roya-solidaires-des-migrants_5042927_1654200.html

 

Dans les Alpes-Maritimes, Eric Ciotti porte plainte contre des citoyens de la vallée de la Roya solidaires des migrants

Alors que des citoyens solidaires des migrants sont déjà poursuivis, Eric Ciotti, président du conseil départemental des Alpes Maritimes, les assimile à une filière d’immigration.

Par Maryline Baumard

Samedi 3 Décembre 2016

Dans la vallée de la Roya l’hiver s’est invité pour de vrai ce week-end, avec son froid et ses enfants oubliés qui dorment sous des toiles de tente. A Breil-sur-Roya, premier village d’entrée en France lorsqu’on quitte à pied Vintimille, dernière ville italienne, les migrants arrivent toujours, en dépit des dangers de la montagne en hiver. Samedi 3 Décembre 2016, Cédric Herrou, un paysan du lieu héberge encore une douzaine de mineurs, oubliés des autorités du pays.

Vendredi 2 Décembre 2016, la guerre larvée que se livrent les autorités locales et les citoyens de la vallée a franchi une nouvelle étape. Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a annoncé qu’il venait de signaler à la justice l’organisation, par « une poignée d’activistes, du passage clandestin d’étrangers à la frontière franco-italienne », écrivait-il dans un communiqué.

La veille, deux cent cinquante sept citoyens de la Roya, membres de l’association Roya citoyenne, avaient déposé une plainte contre X visant les autorités françaises, pour « délaissement de mineurs isolés étrangers ». Ils estiment en effet que les autorités départementales refusent de prendre en charge les enfants migrants qui échouent là après un dangereux périple à travers l’Afrique et l’Italie. Selon cette association, des mineurs étrangers qui auraient dû être placés en foyer ont au contraire été refoulés vers l’Italie et cela constitue, selon elle, une infraction de « délaissement d’une personne hors d’état de se protéger ».

De l’intérêt supérieur de l’enfant

La frontière italienne est donc désormais devenue un échiquier sur lequel s’opposent par justice interposée deux regards antagonistes sur « l’intérêt supérieur de l’enfant », concept qui devrait prévaloir pour gérer la prise en charge de ces adolescents perdus…

Quand le chien de l’agriculteur aboie en pleine nuit, Cédric Herrou sait en effet que des migrants s’écroulent épuisés autour des cendres encore chaudes au milieu de son jardin. le néorural tient une petite ferme à l’entrée du village de Breil sur Roya, non loin de la voie ferrée que les migrants suivent pour venir d’Italie. Ils arrivent donc chez lui, en hypothermie, après au moins six heures d’une marche nocturne. La galère commence alors pour Cedric Herrou, qui voudrait bien pouvoir se concentrer sur son élevage de poules et sa cueillette annuelle d’olives, mais ne se sent pas de laisser ces jeunes garçons sans aide. Cédric Herrou rêve en effet que ces mineurs, essentiellement érythréens, dorment au chaud, pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Ce qui n’est pas vraiment le cas, comme le dénoncent les habitants solidaires des migrants.

En vertu des décisions prises au lendemain des attentats du Vendredi 13 Novembre 2015 de réinstaurer des points de contrôle frontaliers, les autorités françaises déploient beaucoup de zèle pour stopper les migrants dans la bande de vingt kilomètres qui jouxte la frontière, afin de pouvoir les renvoyer directement en Italie, en vertu des accords bilatéraux.

Les citoyens de la Roya, qui entendent les arguments de ces jeunes mandatés par leur famille pour atteindre un but précis, rejoindre un membre de leur famille, demandent que l’aide à l’enfance se charge d’eux. Ils aident parfois les majeurs et les familles à quitter ce cul-de-sac qu’est leur vallée, pour qu’ils puissent continuer leur voyage. Pour cela, ils déposent les adultes dans des gares éloignées de la bande des vingt kilomètres, leur permettant de continuer leur route.

Hors la loi

Pour le député des Républicains, qui agit sur la base du quarantième article du code de procédure pénale, « les agissements de ces individus correspondent à une aide au séjour irrégulier d’étrangers constitutive d’une infraction à la loi ». L’élu qualifie de passeurs ces citoyens qui, eux, se disent solidaires de cette détresse humaine. Pour Eric Ciotti, « les mineurs sont les premières victimes de ces filières ». Il demande donc au ministère de l’intérieur de « traquer, sans aucune complaisance, ceux qui exploitent la détresse humaine ».

Cédric Herrou est déjà poursuivi pour avoir apporté de l’aide, comme une poignée d’autres citoyens proches de l'Association Roya Citoyenne.

A la fin du mois de novembre 2016, un universitaire avait été condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir emmené dans son véhicule des jeunes érythréennes qui avaient un rendez-vous médical à Marseille.

Eric Ciotti affirme que « la loi de la république doit s’appliquer dans la vallée de la Roya » et demande que ce principal point de passage vers la France des migrants venus d’Italie n’évolue pas « vers une zone de non-droit gérée par des individus hors la loi aveuglés par l’idéologie de la mouvance d’extrême gauche ».

Selon les chiffres de la préfecture, plus de trente trois mille étrangers en séjour irrégulier ont été interpellés depuis le mois de janvier 2016, plus que sur toute l’année 2015, pendant laquelle vingt sept mille migrants en séjour irrégulier avaient été interpellés. Quelque mille cinq cent mineurs isolés étrangers avaient été pris en charge en 2015, contre seulement trois cent quarante huit à ce jour en 2016.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 18:05

 

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/12/03/dans-l-est-d-alep-on-ne-demande-rien-d-impossible-seulement-d-arreter-le-massacre_5042905_1618247.html

 

A Alep Est, « nous ne demandons rien d’impossible, seulement d’arrêter le massacre »

 

Brita Hagi Hassan, président du conseil local d'Alep Est, appelle à la mise en place de couloirs humanitaires sécurisés pour permettre à la population de fuir et éviter un génocide.

 

Interview de Brita Hagi Hassan par Hélène Sallon

 

L’étau se resserre sur Alep Est. Dans la deuxième ville syrienne, deux cent cinquante mille habitants sont pris au piège de l’offensive lancée par le régime du président, Bachar al Assad, avec le soutien de la Russie et des milices chiites armées par l’Iran, pour reconquérir ces zones tenues par la rebellion depuis 2012.

 

De passage en France, Brita Hagi Hassan, élu au mois de novembre 2015 président du conseil local d'Alep Est, une structure civile qui gère la fourniture des services publics dans les zones tenues par la rébellion, alerte sur la « catastrophe humanitaire » en cours et appelle à la mise en place de couloirs humanitaires sécurisés pour permettre à la population de fuir un « massacre orchestré et éviter un génocide ».

 

Hélène Sallon. Quelle est la situation à Alep-Est ?

 

Brita Hagi Hassan. La situation à Alep est catastrophique, plus que cela même. C’est le cent unième jour de siège pour deux cent cinquante mille personnes, victimes d’un massacre orchestré avec tous les moyens imaginables. Au mois de novembre 2016, il y a eu mille cinq cent cinquante bombardements, sept cent cinquante barils explosifs tirés par des hélicoptères, plusieurs milliers d’obus et le gaz chlore a été utilisé à cinq reprises. Aujourd’hui, les blessés ne peuvent plus être soignés car les hôpitaux ont été détruits. Les équipements publics ne fonctionnent plus car il n’y a plus d’électricité. Même les denrées de première nécessité ne seront bientôt plus fournies. Les déplacements sont devenus impossibles. Chacun attend la mort.

Le régime syrien mène une politique de la terre brûlée pour obliger Alep Est à se rendre. Nous avons alerté à plusieurs reprises sur la catastrophe humanitaire. Tout le monde regarde, personne ne bouge. Le terrorisme de ce régime dépasse l’entendement. Ils disent combattre le terrorisme à Alep-Est mais ils ne bombardent que des civils. La seule partie qui combat l'Etat Islamique est l’Armée Syrienne Libre (ASL). Le régime a commis deux massacres au cours des derniers jours qui ont fait quarante cinq morts et vingt cinq morts parmi les civils. Au mois de novembre 2016, sept cent quatre vingt dix personnes sont mortes, dont cent dix huit enfants et soixante et onze femmes.

Cette politique de la terre brûlée à permis au régime de reprendre un certain nombre de quartiers où il restait peu d’habitants. Parmi ceux qui sont restés, les hommes entre dix huit et quarante ans ont été arrêtés et certains ont été enrôlés par l’armée. S’il y a le moindre soupçon que la personne a fait de la protection civile, elle est arrêtée ou son compte est réglé. Des camps ont été créés pour y mettre les femmes et les enfants.

 

Hélène Sallon. Le sort d’Alep Est est-il désormais scellé ?

 

Brita Hagi Hassan. Nous pouvons dire que c’est fini. Le cas d’Alep se résume aujourd’hui à secourir une ville qui a été presque entièrement détruite, je ne sais pas s’il existe une ville qui a été autant détruite dans l’histoire, et à sauver deux cent cinquante mille habitants qui sont menacés de génocide. Mais, le régime peut occuper Alep, la révolution continue. La révolution est une idée qui ne mourra pas. Quelle que soit la répression qu’opposera le régime, le peuple finira par vaincre. Quelle que soit l’injustice, la révolution triomphera.

L’expérience des conseils locaux continue dans toute la Syrie. Ils ont permis à la population de résister en lui donnant les ressources et les infrastructures pour le faire. C’est pour cela que le régime et la Russie bombardent les infrastructures de la société civile. Ces conseils locaux sont la plus grande menace pour le régime. Ils ont la légitimité de l’élection qu’il n’a pas.

 

Hélène Sallon. La Russie a à nouveau mis Mercredi 30 Novembre 2016 son veto à une résolution du conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) demandant l’arrêt des bombardements à Alep Est, pour permettre l’acheminement d’aide humanitaire et l’instauration de « couloirs » pour l’évacuation des deux cent cinquante mille civils assiégés dans cette zone. Face à cette impasse au conseil de sécurité de l'ONU, avez-vous encore l’espoir qu’une solution diplomatique soit trouvée pour secourir la population d’Alep ?

 

Brita Hagi Hassan. La communauté internationale continue de regarder sans rien faire. Où sont les droits de l’homme ? Qu’est-ce que ce droit international qui s’est transformé en droit de tuer et de massacrer ? Qu’est-ce que ce conseil de sécurité de l'ONU constamment paralysé par le veto russe ? La communauté internationale a même échoué à apporter un minimum d’aide et de secours à la population d'Alep Est. Même en ce qui concerne notre appel à l’ouverture d’un couloir humanitaire pour permettre aux habitants de fuir et faire entrer de l’aide humanitaire.

Aujourd’hui, notre dernier espoir est dans une solution hors du conseil de sécurité de l'ONU. L’Union Européenne peut et doit jouer un rôle. Elle reste trop en retrait derrière les Etats-Unis et la Russie. C’est une puissance économique qui doit prendre tout son rôle. Elle a, par le passé, pris des mesures qui ont eu des effets, comme les sanctions contre la Russie. Elle peut aussi prendre l’initiative d’envoyer de l’aide par les airs. Si la volonté existe, c’est possible. L’Union Européenne a intérêt à le faire car elle est directement touchée par l’arrivée des migrants syriens.

Nous ne voulons pas que les peuples et les états interviennent militairement ou même arment les rebelles. Nous demandons seulement qu’une réponse humanitaire soit apportée. Les massacres perpétrés par le régime syrien contre la population civile ne font qu’amplifier le terrorisme. Nous avons déjà eu cinq cent mille morts en Syrie. Qui veut prendre la responsabilité d’un nouveau génocide de deux cent cinquante mille personnes ? Nous ne demandons rien d’impossible, seulement d’arrêter le massacre.

 

Hélène Sallon. La Russie a proposé Jeudi Premier Décembre 2016 l’ouverture de quatre couloirs sécurisés pour l’évacuation des civils. Que pensez-vous de cette proposition ?

 

Brita Hagi Hassan. Les quatre couloirs humanitaires proposés par la Russie visent essentiellement à diriger la population vers les zones contrôlées par le régime. Les habitants ne veulent pas y aller, car ils n’ont aucune confiance et craignent d’être arrêtés ou liquidés. Comment voulez-vous que celui qui tire et assiège la population inspire confiance ? Ce régime criminel a perdu toute sa légitimité. La Russie ne fait que louvoyer et continue à soutenir le régime. Les russes eux-mêmes prétendent que ceux qui fuient font partie de l’ASL ou d’autres groupes armés. C’est de la propagande.

C’est pour cela que nous insistons sur des couloirs humanitaires placés sous l’égide de l'ONU ou d’un organisme indépendant, qui offrent la liberté aux civils d’aller où ils le désirent. Ceux qui veulent aller vers les zones tenues par le régime seront libres de le faire. Nous demandons également que de l’aide entre, ce que le régime refuse toujours.

 

Hélène Sallon. Certains groupes rebelles ont été accusés d’empêcher des civils de fuir Alep. L’émissaire spécial de l'ONU, Staffan de Mistura, a fait mention de quelques cas. Qu’en est-il ?

 

Brita Hagi Hassan. Aucun groupe rebelle n’a empêché des civils de sortir. Cinquante mille habitants ont même pu aller de l’autre côté, dans les zones tenues par le régime.

 

Hélène Sallon. Le régime syrien et la Russie justifient leur offensive par la lutte contre le terrorisme, arguant notamment de la présence des combattants djihadistes du Front Fatah al Cham, ancien Front al Nosra, lié à al Qaida, parmi la rébellion à Alep-Est…

 

Brita Hagi Hassan. Cette présence est très minime et n’a aucun impact. Ils ne sont pas plus de deux cent à trois cent personnes, le plus gros des combattants appartient à l’ASL. Staffan de Mistura a avancé le chiffre de neuf cent combattants de Fatah al Cham. Quand bien même ils seraient neuf cent, cela justifie-t-il de liquider deux cent cinquante mille personnes pour neuf cent combattants ?

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:36

 

La Russie veut aboutir à un retrait total des rebelles d'Alep (Reuters)

 

La Russie s'est dit prête Samedi 3 Décembre 2016 à discuter avec les Etats-Unis d'un retrait de la totalité des rebelles syriens de la partie est d'Alep où l'armée syrienne soutenue par la Russie et ses alliés continue de gagner du terrain.

Malgré les bombardements intenses, les commandants rebelles ont décidé de continuer le combat, a déclaré un responsable d'un groupe d'insurgés présents à Alep. Il a accusé Moscou de revenir sur les points arrêtés lors de discussions en Turquie qui auraient débouché sur un arrêt des combats.

La Russie a reconnu qu'il y avait des contacts avec les rebelles mais n'a pas donné de précisions sur les discussions qui ont lieu en Turquie.

« Les factions disent qu’elles ne se rendront pas », a déclaré Zakaria Malahifdji, chef du bureau politique du groupe Fastakim basé à Alep, contacté en Turquie.

Alep-Est pourrait tomber aux mains du gouvernement d'ici la fin de l'année, a laissé entendre l'émissaire spécial de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui s'exprimait lors d'une conférence à Rome. Il a dit espérer qu'une formule soit trouvée pour éviter « une terrible bataille qui se terminerait le 25 décembre 2016 ou le premier janvier 2017 ».

Soutenue par l'armée de l'air russe et des milices chiites venues d'Iran, d'Irak et du Liban, le régime du président syrien Bachar al Assad s'est peu à peu rapproché d'Alep-Est ces derniers mois. La dernière phase de cette offensive a privé les rebelles de plus de la moitié du territoire qu'ils occupaient.

Selon l’ONU, près de trente mille personnes ont été déplacées par les derniers combats, dont dix huit mille personnes se sont réfugiées vers les secteurs tenus par le gouvernement et huit mille cinq cent personnes vers le quartier de Cheikh Maksoud contrôlé par les kurdes.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se trouveraient encore à Alep-Est. Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une Organisation Non Gouvernementale (ONG) qui tient la chronique du conflit, deux cent mille personnes pourraient se trouver encore en secteur rebelle. Staffan de Mistura a parlé de cent mille personnes.

Selon la Russie, dont l'intervention de l'armée de l'air il y a quinze mois en Syrie a constitué un tournant dans la guerre qui dure depuis 2011, a évoqué une « normalisation de la vie » à Alep-Est après le retrait de tous les rebelles.

« Nous sommes immédiatement prêts à envoyer des experts militaires et des diplomates à Genève dans le but de nous mettre d'accord avec nos collègues américains sur des actions mutuelles pour assurer le retrait de tous les rebelles sans exception d'Alep-Est », a déclaré le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Les Etats-Unis, qui soutiennent certains des groupes d'insurgés en lutte contre Bachar al Assad, et notamment ceux de l'Armée Syrienne Libre (ASL) qui combattent dans le secteur d'Alep, n'ont pas réagi dans l'immédiat.

En position de faiblesse, les rebelles ont accepté de discuter avec des émissaires russes. Il y aurait eu un accord sur le départ de tous les djihadistes d'Alep mais, pour Zakaria Malahifdji, les propos de Sergueï Lavrov ont tout annulé et les réunions en Turquie sont pratiquement à l'arrêt.

« Les commandants militaires à Alep ont dit qu’ils ne quitteront pas la ville. Il n'y a pas de problème pour des couloirs permettant aux civils de partir, mais nous ne quitterons pas la ville », a-t-il dit.

Selon l'OSDH, l'armée et les milices qui lui prêtent main forte se sont emparées Vendredi 2 Décembre 2016 du quartier de Tarik al Bab. Des combats intenses ont lieu à Aziza où les rebelles tentent de repousser l'avancée des forces gouvernementales.

Sept colonnes de fumée étaient visibles Samedi 3 Décembre 2016 dans les secteurs de la ville tenus par les rebelles tandis que des avions survolaient la grande ville du nord de la Syrie, selon un journaliste de Reuters présent dans la partie occidentale.

Dans le quartier d’al Chaer d'Alep-Est, un raid aérien a fait au moins trois morts, ajoute l'OSDH. La défense civile d'Alep-Est fait quant à elle état de six tués et ajoute qu'un groupe de déplacés a été pris pour cible. L'armée syrienne nie s'en prendre à des civils.

Le gouvernement syrien a conclu plusieurs accords locaux avec les rebelles des secteurs assiégés par lesquels il leur a été accordé une évacuation sécurisée vers Idlib, province du nord-ouest de la Syrie qui se trouve aux mains des insurgés.

Selon certains analystes, les rebelles d'Alep-Est seront peut-être contraints d'accepter un accord de ce genre.

Federica Mogherini, la haute représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui était elle aussi à Rome, s'est dite convaincue que la chute d'Alep ne mettrait pas fin à la guerre.

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 16:58

 

http://www.partidegauche80.canalblog.com/archives/2016/12/02/34638292.html

 

La France Insoumise de Jean Luc Mélenchon désigne ses candidats dans les cinq circonscriptions du département de la Somme

 

Mercredi 30 Novembre 2016, c’est une centaine de militants insoumis qui se sont rassemblés simultanément à Amiens et à Roye, dans des salles bondées, afin de désigner les candidats aux élections législatives du mois de juin 2017.

A Amiens, de nombreux militants du Parti de Gauche, de la Nouvelle Gauche Socialiste (NGS), d’Ensemble, des communistes et des écologistes insoumis, d’anciens responsables du Parti Socialiste et bien entendu des citoyens non cartés ayant rejoint le mouvement large de la France Insoumise se sont réunis.

François Ruffin quitte l'assemblée, refusant de signer la charte de la France Insoumise

Parmi ces militants, il y avait la présence remarquée de François Ruffin, qui a réitéré son souhait de rassemblement, tout en refusant de signer la charte des candidats, condition sine qua non pour pouvoir candidater.

Les règles portées à la connaissance de l'assemblée générale et le contenu de la charte, lue collectivement, ont permis de poursuivre la réunion avec les militants engagés dans le mouvement de la France Insoumise, François Ruffin préférant quitter l'assemblée générale, avec une douzaine de personnes. Les assemblées générales ont pu se poursuivre avec environ quatre vingt personnes présentes.

Elles ont ainsi permis de désigner un vivier de candidats pour la première, la deuxième, la troisième et la cinquième circonscription.

Il a été rappelé que la date limite afin de déposer sa candidature sur la plateforme informatique www.jlm2017.fr était fixée au Vendredi 9 Décembre 2016. Déjà, plusieurs candidatures sont à ce jour enregistrées, notamment pour la première et la deuxième circonscription, plus de dix candidats, la quatrième circonscription ayant depuis également reçu des candidatures.

Il est à regretter qu’un article du quotidien le Monde, visiblement mal informé ou l’ayant été par des personnes peu au fait des règles et/ou préférant l’intrigue à la Respublica, ait retranscrit, dans son édition du 3 décembre 2016, des informations fausses.

Nous vous rappelons ici le prochain rendez-vous de campagne à Amiens, Mercredi 7 Décembre 2016, en présence de l’ancien député européen Liem Hoang Ngoc, coordinateur de NGS et soutien national des campagnes présidentielles et législatives de la France Insoumise aux côtés de Jean-Luc Mélenchon.

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 20:44

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article178&var_hasard=543693821583f2ac2c2403

 

Réunion débat contre la persistance de la lecture stalinienne de l'histoire

Samedi 10 Décembre 2016 à 14 heures 30

Librairie de l'EDMP

8 impasse Crozatier 75 012 Paris Métro Gare de Lyon

Introduction au débat par François Pallarés Aran

La révolution espagnole et la signification du 19 juillet 1936 comme explosion de l'état et constitution de comités-gouvernements assumant tous les pouvoirs de la société dans les campagnes et dans les villes.

L’évolution dans l’imposture de la lecture de l’histoire avec la chape de plomb stalinienne dans les médias, les universités et l'intelligentsia, pendant des décennies, imposant un romantisme fallacieux, la non-intervention défendue aussi par Joseph Staline, on l’oublie, les brigades Internationales, les militants envoyés à la boucherie, les combattants juifs, surtout polonais, chair à canon et otages de la politique du Komintern, particulièrement ceux venant de Palestine, l’escroquerie de la livraison d’armes et les batailles de Teruel et de l’Ebre, en réalité, préparant le pacte germano-soviétique. En gros, la vision imposée par les staliniens particulièrement en France, en Italie et en Espagne, de la guerre civile, avec les pitreries d’André Malraux et d’Ernest Hemingway.

Pour synthétiser, comment on est passé d’une lecture de l’histoire sous le prisme de l’Espoir ou de Mourir à Madrid jusqu’à la révélation pour certains de Land and Freedom.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:34

 

MANDAT UNIQUE DE CINQ ANS

 

Vous trouverez ci-dessous la première partie d’un très long message du Monde relatif aux derniers mois de la présidence de François Hollande.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site internet du Monde à l’adresse ci dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/12/02/et-hollande-renonca-a-se-representer_5042285_4854003.html

 

ET FRANCOIS HOLLANDE RENONCA A SE REPRESENTER

 

Par Raphaëlle Bacqué, Bastien Bonnefous et Ariane Chemin

 

Le président de la république est en avance. Jeudi Premier Décembre 2016, la salle des fêtes de l’Elysée regorge d’invités et, fait inhabituel, François Hollande est arrivé quinze minutes avant l’horaire prévu, à 17 heures 45, pour décorer de la Légion d'Honneur six personnalités qui patientent déjà.

Depuis le matin, son agenda était resté étrangement vide. Une célébration en l’honneur des médaillés des jeux olympiques et paralympiques de Rio de Janeiro, à 11 heures, et puis plus rien jusqu’à cette cérémonie, sous les tentures rouge et or.

A peine a-t-on noté qu’il flotte, dans ce vaste salon illuminé, comme un petit air de nostalgie, un vague souvenir de moments d’insouciance et un bref retour aux sources. A côté de l’ancien patron Bernard Attali et de l'ancien ministre socialiste Thierry Repentin, qui attendent leur médaille, se tiennent deux hommes qui ont accompagné les premiers pas de François Hollande à l’Elysée, quatre ans et demi plus tôt.

Le premier est photographe, c’est Raymond Depardon. Il est l’auteur du cliché officiel du président, celui qui orne toutes les mairies de France, curieuse image d’un chef de l'état un peu raide, dans l’ombre projetée de son palais, au loin. Le second retrouve ce soir sa maison, c’est l’ancien secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas, qui, au lendemain de l’élection présidentielle de 2012, avait quitté le Sénat pour rejoindre un chef de l'état novice. François Hollande plaisante en retraçant la carrière de son camarade de promotion de l’Ecole Nationale d'Administration (ENA) au fil des changements de majorité, « je parle du passé, bien sûr, il n’y aura pas d’alternance à venir ».

Le président de la république salue les familles et les amis, mais il ne s’attarde pas. Lorsque la communicante Marie-France Lavarini, fidèle d’entre les fidèles, l’une des rares à continuer à pousser sa candidature, veut l’interroger, il pose une main sur son bras et met un doigt sur sa bouche, pour décourager toute question.

Personne dans la petite assemblée ne se doute que, une heure plus tard, le chef de l'état va s’adresser aux français. Seul le cercle étroit de ses plus proches amis, le secrétaire général Jean-Pierre Jouyet et son conseiller en communication Gaspard Gantzer, a été prévenu en fin de matinée par le chef de l'état. Il annoncera le soir même à la télévision sa décision, se représenter à la présidence de la république, ou renoncer à un second mandat.

Le studio qui sert habituellement de décor aux comptes rendus du conseil des ministres, de l’autre côté de l’aile est du palais, a été réservé pour un direct à 20 heures. Gaspard Gantzer a reçu pour consigne de ne rien laisser filtrer. Mais il n’a pas eu besoin de mots pour que le reste du cabinet comprenne, le président lancerait-il sa candidature dans ce décor à la fois si solennel et si froid ?

Depuis des semaines, le sujet a été si rebattu, dans le secret des bureaux et des couloirs du palais, qu’il a fini par lasser. Les indices semés semblent conforter la thèse d’une prochaine entrée en campagne. Le président a ainsi laissé son ami Julien Dray organiser, Mardi 29 Novembre 2016, à la Bellevilloise, dans le vingtième arrondissement de Paris, une soirée de mobilisation de la société civile en sa faveur. Cinq jours plus tôt, devant les journalistes de l'Observateur, il a détaillé l’une des mesures phares de son prochain programme présidentiel, le patrimoine universel pour tous, plus égalitaire qu’un revenu universel.

De suppositions contradictoires en conjectures, personne ne sait plus quoi penser. Chaque fois qu’ils viennent rendre visite à François Hollande dans son bureau, Julien Dray ou le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, ressortent gonflés à bloc, persuadés que le président est déterminé à repartir à la bataille.

Chaque fois qu’elle dîne avec son ancien compagnon, Ségolène Royal déroule son argumentaire pour le persuader de renoncer. Une défaite à l’élection primaire le laisserait humilié, dit-elle.

Depuis l’été, à chacune de ses visites, elle plaide et plaide encore et quitte toujours le président convaincue qu’il n’ira pas.

Plusieurs vieux amis sont favorables à une nouvelle candidature. L’avocat Jean-Pierre Mignard conseille de renoncer ou de passer en force, sans se plier à l'élection primaire. Mais les quatre enfants du président, et notamment Thomas Hollande, sont résolument contre. Ils refusent de voir leur père se lancer dans une bataille perdue d’avance.

François Hollande paraît lui-même traversé par ce dilemme. Un jour, avec l’ancien ministre François Rebsamen, il a passé en revue tous les risques d’une nouvelle candidature et la liste était si longue qu’elle paraissait rédhibitoire. Mais lorsque le secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, a confié un soir qu’il faudrait peut-être laisser une nouvelle génération partir au combat, le chef de l'état a sursauté comme sous la morsure de la trahison.

Les derniers mois ont pourtant été un calvaire, une longue désillusion et un divorce peu à peu éclatant et irréversible entre le président et l’opinion, le président et ses anciens alliés et le président et son premier ministre. Depuis le 29 août 2016, lors d’un meeting organisé par les hollandais pour lancer la nouvelle candidature présidentielle, à Colomiers, Manuel Valls donne d’inquiétants signes d’indépendance. Il s’y proclamait « premier ministre et libre, premier ministre mais libre ».

Depuis, le doute s’est insinué comme un poison dans l’esprit des proches de François Hollande, se pourrait-il que Manuel Valls ne soit pas loyal ?

Ce caillou n’a été que le premier sur le chemin semé d’embûches du président. Le lendemain, 30 août 2016, Emmanuel Macron démissionne. Le ministre de l’économie était le plus populaire du gouvernement, la figure moderne sur laquelle François Hollande comptait pour ramener vers lui des voix centristes. Son départ devient le signe d’un aveuglement du chef de l'état et un aveu d’irrémédiable faiblesse.

Même dans l’entourage du président, d’aussi fervents supporters que le communicant Robert Zarader, qui passait chaque samedi à l’Elysée, ou Philippe Grangeon, le directeur de la communication de Cap Gémini, paraissent désormais séduits par le jeune candidat.

Mais tout bascule vraiment le 13 octobre 2016. Ce jour-là, François Hollande fait la une de l'Observateur. « Je suis prêt », lâche-t-il en couverture de l’hebdomadaire. L’interview ressemble à une longue profession de foi en prévision des élections présidentielles.

Curieusement, pas une question sur le livre publié le même jour par deux journalistes du Monde et dont les bonnes feuilles sont parues dans le Parisien et dans l'Express. « Un président ne devrait pas dire cela », gronde le titre de l’ouvrage de Gérard Davet et de Fabrice Lhomme, comme un reproche à un enfant pris en faute.

Envolé au Canada, Manuel Valls lit le livre d’une traite dans l’avion qui le ramène à Paris. Il est choqué par les confessions sans tamis de François Hollande, une manière qu’il considère comme une rupture avec l’exercice du pouvoir.

« Je suis d’accord pour qu’un président soit transparent, mais mettre le haut-parleur devant des journalistes pendant des conversations avec des chefs d'état étrangers ou avec des responsables politiques, pour moi, cela ne passe pas », explique-t-il quelques jours plus tard.

Le 18 octobre 2016, le dîner traditionnel de la majorité à l’Elysée autour du chef de l'état laisse exploser les rancœurs. Furieux des propos tenus par François Hollande et rapportés par les journalistes dans leur livre, le président évoque la colère de Claude Bartolone contre l’enquête d’une juge sur un soupçon d’emploi fictif le concernant, le président de l'assemblée nationale se fait porter pâle.

Mais le ton monte entre les autres convives. La publicité faite autour du livre de Gérard Davet et de Fabrice Lhomme est dévastatrice. Rue de Solférino, le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a reçu des appels indignés d’une bonne partie des fédérations socialistes. « Tu as encore beaucoup d’autres surprises de ce genre », interroge Jean Christophe Cambadélis devant un chef de l'état qui fait l’étonné. Manuel Valls explose lui aussi, « arrête, personne autour de cette table ne t’a jamais fait défaut. Et que je sache, ce n’est pas nous qui avons écrit ce livre ».

L’Elysée s’attelle à déminer l’affaire. On explique que les phrases polémiques ont été sorties de leur contexte. « Quand on a connu ici le 7 janvier 2015 et le 13 novembre 2015, Charlie Hebdo et le Bataclan, les livres et les articles, cela nous passe au-dessus du cigare ». Les plus hollandais vont même jusqu’à expliquer que, au fond, ces confessions, pour qui se donne la peine de les lire, plaident pour le chef de l'état.

« J’ai lu le livre, je l’ai trouvé super », lâche Julien Dray. « C’est un formidable exercice de transparence politique et démocratique ».

A l’Assemblée Nationale, au Parti Socialiste et au gouvernement, la colère continue pourtant de gronder. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, est furieux qu’on puisse laisser des journalistes entendre les conversations téléphoniques qu’il tient avec le chef de l’état. Le ministre de la défense, Jean-Yves le Drian, qui découvre la mise au jour dans le Monde d’un projet de frappes aériennes en Syrie, n’en revient pas. Une enquête judiciaire a d’ailleurs été ouverte, depuis, à la suite de cette révélation. Déjà faible, la cote de popularité du président plonge à des niveaux inégalés dans les sondages.

La défiance gagne tous les camps. Le 20 octobre 2016, un appel, dont les initiateurs restent dans l’ombre, demandant à François Hollande de renoncer à une candidature aux élections présidentielles circule parmi les parlementaires socialistes. « C’est l’honneur d’un président de la république de mettre fin au suspense qui paralyse et glace le système et d’annoncer qu’il renonce à porter les couleurs de sa famille politique à la présidentielle », lit-on.

Quand les hollandais en entendent parler, ils soupçonnent aussitôt Manuel Valls d’être derrière. Ce dernier dément, mais aucun des proches du président ne le croit. Même le ministre Stéphane Le Foll, qui, jusqu’à présent, avait toujours jugé le premier ministre « loyal et correct », s’inquiète. Déchéance, loi travail, polémique sur le burkini et intransigeance sur le projet d’aéroport controversé à Notre-Dame-des-Landes, les lieutenants du chef de l’état accusent le premier ministre de l’avoir coupé d’une partie de la gauche avec ses rodomontades sécuritaires.

Le livre des deux journalistes vient cristalliser les passions et alimenter de sidérantes polémiques. « Manuel Valls aussi a participé à la rédaction du livre, il a reçu les journalistes chez lui, dans son appartement du onzième arrondissement de Paris », accuse-t-on du côté de François Hollande. Le nombre de pages où le premier ministre a la parole à leurs yeux en atteste, « Il y a dix neuf pages ».

L’avocat Jean-Pierre Mignard, qui, quelques mois auparavant, tressait des couronnes à Manuel Valls et lui avait demandé de préfacer son dernier livre sur Robert Kennedy, ne veut plus entendre parler du chef du gouvernement. La ministre de l’environnement, Ségolène Royal, bat froid Matignon. Un hollandais parle tout à coup du premier ministre comme d’un « fasciste ». Le premier ministre, de son côté, pousse ses pions.

Depuis des mois, son ami de jeunesse, le vice-président d’Havas, Stéphane Fouks, s’en va expliquer partout dans Paris que « Manuel Valls est le meilleur candidat » pour 2017.

Manuel Valls de son côté multiplie les déplacements loin de Paris et du chef de l’état. Dans l’avion qui l’emmène à Bordeaux, le 27 octobre 2016, il confie devant des journalistes, dont celui du Monde, sa colère à la lecture du livre et la honte que ressentent selon lui les militants socialistes. Les propos enflamment le week-end de la Toussaint. A Berlin, le 17 novembre 2016, il dresse ensuite le « portrait idéal » du candidat pour 2017. C’est davantage son autoportrait que celui de François Hollande.

Pour Manuel Valls, en acceptant l’élection primaire, François Hollande a commis un acte de faiblesse.

« Vous imaginez, au mois de janvier 2017, François Hollande face à Marie Noëlle Lienemann et François de Rugy, cela va avoir de la gueule. Arnaud Montebourg viendra avec le livre sous le coude et dira à François Hollande, page tant, vous dites, page tant, vous dites encore. C’est surréaliste », lâche-t-il le 27 octobre 2016.

Depuis qu’il a été nommé à Matignon, au mois d’avril 2014, Manuel Valls a pris l’habitude de recevoir chaque semaine des parlementaires socialistes. En cette fin d’automne 2016, ses visiteurs épousent l’éventail de toutes les sensibilités du Parti Socialiste et lui confient leur ras-le-bol.

« Si François Hollande est candidat, qu’il ne compte pas sur moi pour aller coller les affiches ou pour parler dans les trains », répète-t-il aux élus comme aux journalistes, un clin d’œil à la campagne de 2012, lorsqu’il dirigeait la communication du candidat François Hollande.

Rarement on a connu président si isolé. François Hollande semble même incapable de renouer avec sa majorité. Il a renoncé à recevoir les députés les plus râleurs et, lorsqu’il s’invite à un apéritif avec quatre vingt députés, organisé par son fidèle Stéphane Le Foll au ministère de l’agriculture, ses propos restent plats.

Les parlementaires réclament pourtant une autocritique ou un aveu de lucidité, « François Hollande refuse de voir les problèmes, il fait comme si tout allait bien. Il se fout vraiment de notre gueule ». La garde rapprochée du président serre les rangs. Ne demeurent que quelques dizaines de fidèles, Stéphane Le Foll, François Rebsamen, Julien Dray, la sénatrice Frédérique Espagnac, une poignée de députés dont Kader Arif et Sébastien Denaja et, à l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, Gaspard Gantzer, Bernard Poignant, Vincent Feltesse et Bernard Combes.

Dans les pires moments, François Hollande pratique toujours la politique qu’il connaît, celle des alliances et des majorités bâties à coups de compromis. L’insolente popularité d’Emmanuel Macron a longtemps été mesurée à cette aune, qu’est-ce qu’un candidat sans parti ni alliés ? Mais le Parti Socialiste se racornit et les alliés font tout autant défaut au président.

A l’issue d’une élection primaire, les Verts ont choisi un candidat, Yannick Jadot, qui partira sous ses propres couleurs. Le Parti des Radicaux de Gauche (PRG) envoie à la bataille Sylvia Pinel, pourtant ministre du gouvernement pendant quatre ans. Même le Parti Communiste Français (PCF) s’est finalement décidé à soutenir Jean-Luc Mélenchon. Comment, avec un tel éparpillement des voix de gauche, ce président plombé par une impopularité record aurait-il la moindre chance de parvenir au second tour ?

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:43

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/pour-le-maire-d-alep-est-le-peuple-syrien-a-perdu-toute-confiance-dans-la-communaute-internationale_1946685.html

 

Pour le maire d'Alep-Est, « le peuple syrien a perdu toute confiance dans la communauté internationale »

 

Après un entretien avec Jean-Marc Ayrault, ministre français des affaires étrangères, Brita Hagi Hasan, le président élu du conseil d’Alep-Est, a exprimé, Mercredi 30 Novembre 2016, le désarroi du peuple syrien devant l'inaction de la communauté internationale.

Le président du conseil communal d'Alep-Est, Brita Hagi Hasan, a estimé Mercredi 30 Novembre 2016 que « le peuple syrien a perdu toute confiance dans la communauté internationale ». Alors que l'exode des civils s'accélère dans les quartiers rebelles d'Alep-Est en raison de violents combats, une réunion urgente du conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) s'est tenue Mercredi 30 Novembre 2016.

Brita Hagi Hasan est venu à Paris pour rencontrer le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Il a trouvé que sa position était « très honorable ».  Après l'entrevue avec l'élu syrien, Jean-Marc Ayrault a appelé à une réunion urgente du conseil de sécurité de l’ONU.

Cependant, le président du conseil social d'Alep Est s'est montré très sévère au sujet de la communauté internationale. Il l'a jugé « impuissante et pas au niveau de ses responsabilités », notamment parce que la Russie pourrait utiliser son droit de veto pour empêcher certaines interventions allant à l'encontre de son allié syrien.

« Où est la démocratie quand on est devant l’usage d’un droit de veto qui permet de tuer et qui donne la légitimité au régime d’un dictateur », demande Brita Hagi Hassan qui parle de génocide.

« Tous ceux qui se taisent devant l’assassinat des civils sont complices de ces tueries. Où sont les droits de l’homme ? Où est le droit international ? Le droit international aujourd’hui s’est transformé en une loi de la jungle qui permet de tuer », a martelé Brita Hagi Hasan. « Nous avons perdu tout espoir sur le sujet du soutien militaire », a-t-il ajouté, précisant qu'il espérait maintenant recevoir des aides humanitaires. Des aides qui pourtant « ne font que retarder la mort ».

Au sujet du refus de certains civils de quitter la ville en passant par les corridors humanitaires mis en place par la Russie, Brita Hagi Hasan s'est interrogé, « comment les civils pourraient-ils partir et faire confiance à ceux qui les tuent ? Il n’y a, à Alep, aucune famille dont aucun membre n’ait été tué par Bachar al-Assad ou son allié ». Il a par ailleurs ajouté que, même si certains refusent de quitter la ville, « ceci ne veut pas dire que deux cent cinquante mille personnes désirent rester à Alep », avant de trancher en disant que « la résistance veut dire le suicide parce qu’il y a des tueries quotidiennement à Alep ».

Brita Hagi Hasan a enfin prévenu que la réunion du conseil de sécurité de l'ONU, Mercredi 30 Novembre 2016, était « la dernière occasion et la dernière opportunité pour la communauté internationale de prendre ses responsabilités. C’est le dernier appel que nous lançons ». Le 10 décembre 2016, il a invité « le reste de l'humanité » à se réunir partout à travers le monde pour apporter son soutien aux syriens. « C’est le cri qui est lancé par les enfants et par les femmes. Ce cri a été adressé au monde entier et nous espérons qu'il sera entendu ».

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