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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 19:23

 

http://www.russie-libertes.org/2012/10/26/lettre-ouverte-aux-dirigeants-du-conseil-de-leurope-de-losce-et-du-unhcr

 

Arrêter la répression politique en Russie

 

Lettre ouverte aux dirigeants du conseil de l’Europe, de l’OSCE et de l’UNHCR

 

Jeudi 25 Octobre 2012

 

Nous sommes un groupe d’associations de défense des droits civiques et humains.

 

Nous vous écrivons pour sonner l’alarme sur l’évolution de la situation relative aux répressions politiques en Russie.

 

Nous voudrions attirer votre attention sur le cas de Leonid Razvozjaev, enlevé à Kiev le 19 octobre alors qu’il demandait une protection internationale auprès du Haut Commissariat aux Refugiés des Nations unies, de ses collègues du Front de gauche Konstantin Lebedev et Sergueï Oudaltsov, ainsi que des participants à la manifestation du 6 mai 2012 à Moscou.

  

Le glissement de l’appareil d’Etat russe vers une politique ultra-répressive tous azimuts (policière, législative, judiciaire) et l’utilisation de méthodes rappelant de plus en plus l’époque stalinienne est maintenant une triste réalité à laquelle nous devons faire face tous ensemble.

 

L’absence d’une réaction forte et rapide de la communauté internationale face cette nouvelle vague de répressions serait un feu vert définitif aux autorités russes de tous niveaux pour accentuer encore plus les répressions, les généraliser et les rendre banales, faisant basculer le pays dans la peur ou même la terreur.

 

Au delà des déclarations diplomatiques habituelles, nous vous appelons à adopter des mesures concrètes en utilisant tout l’arsenal de vos organisations dont la Russie est membre à part entière.

 

Il serait, par exemple, judicieux de créer un comité international ad hoc réunissant les meilleurs spécialistes de vos organisations afin de coordonner les actions, les investigations et les déclarations des différents services et commissions concernés.

 

Par ailleurs, un appel très ferme aux autorités russes de respecter leurs engagements, signé à la fois par les dirigeants du HCR, du Conseil de l’Europe et de l’OSCE, aurait bien plus de chance d’être entendu que des communiqués de presse éparses.

 

Dans le cas particulier de Leonid Razvozjaev, il semblerait logique d’accéder dès maintenant à sa demande d’asile politique en Ukraine, et de le placer ainsi sous la protection du HCR.

 

Nous restons dans l’espoir d’actions rapides, efficaces et concertées de votre part.

 

Maxime Filandrov, Association Russie Libertés, Paris, France

 

Dmitri Glinski, American Russian Speaking Association for Civil and Human Rights, New York, Etats Unis

 

Andrei Sidelnikov, International Movement Speak Up, Londres, Grande Bretagne

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 18:59

 

Les élections siciliennes, un nouveau coup dur pour Berlusconi

 

ROME (Reuters) - L'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi a essuyé un nouveau revers politique lundi avec les premiers résultats des élections régionales de Sicile, qui révèlent une poussée du Mouvement Cinq Etoiles du comique contestataire Beppe Grillo.

 

Au vu de premiers résultats partiels, le candidat de centre gauche Renato Crocetta a dit être en tête dans plusieurs circonscriptions. On ignorait toutefois encore les résultats des principaux bureaux de vote.

 

Après dépouillement de dix pour cent des bulletins de vote, Renato Crocetta est crédité de 31,8% des voix, devant le candidat de centre droit Nello Musumeci (26%).

 

Giancarlo Cancelleri, le candidat du Mouvement Cinq Etoiles récolte 16,6% des voix et Gianfranco Micciche, un ancien membre du camp Berlusconi dissident 15,8%.

 

Le taux de participation n'a pas dépassé les 47% et le parti Cinq étoiles semble avoir capitalisé sur son succès obtenu aux élections de mai en devenant la voix des électeurs en colère.

 

Les élections régionales de dimanche constituent un test majeur pour la politique italienne dans l'optique des législatives d'avril 2013, mais le vote a pu être biaisé par les attaques du « cavaliere » ce week-end contre l'actuel chef du gouvernement, Mario Monti.

 

Récession, hausses d'impôts répétées et coupes dans les dépenses publiques, le tout dans un contexte de scandales politiques licencieux ont entraîné une désillusion du côté des électeurs, qui se sont en conséquence détournés des principaux partis au bénéfice notamment de Cinq étoiles.

 

UN PDL EN CRISE

 

La menace de Silvio Berlusconi de faire tomber le gouvernement Monti, pourtant soutenu au Parlement par le Peuple De la Liberté (PDL), la formation du « Cavaliere », a ébranlé un peu plus la scène politique italienne.

 

Cette déclaration, faite quelques jours après l'annonce par l'ancien chef du gouvernement qu'il ne se présenterait pas aux prochaines élections et celle de sa condamnation à une peine de prison pour fraude fiscale, a mis en exergue les dissensions au sein du PDL.

 

Un faible score réalisé en Sicile ne ferait donc qu'exacerber des tensions qu'Angelino Alfano, le dirigeant du PDL, tente de contenir. Le parti du « Cavaliere » est par ailleurs à la traîne dans les sondages au niveau national, derrière le Parti démocratique de centre gauche et Cinq étoiles.

 

La Sicile, qui a échappé de peu à la faillite cette année, est dans une situation économique plus délicate encore que le reste de l'Italie. Le chômage y est à 19,5%, contre 10% pour la moyenne nationale. Pour les jeunes de vingt à vingt quatre ans, on frôle les 40%, six points de plus environ que la moyenne nationale.

 

L'île symbolise aussi nombre des dérives imputées aux exécutifs régionaux, sureffectifs dans la fonction publique et inefficacité de l'administration, le tout dans l'ombre de la corruption et du crime organisé.

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 17:54

 

http://www.multitudes.samizdat.net/article.php3?id_article=1475

 

Félix Guattari militant

 

Publié dans le cadre d’un dossier sur Félix Guattari dans « Politique la revue »

 

Samedi 22 Mai 2004

 

Par Anne Querrien et Oreste Scalzone

 

Retracer la vie militante de Félix, la complexité de ses interactions, la multiplicité de ses facettes, demanderait un livre qui d’ailleurs est encore à l’état virtuel. Quelques réunions ont eu lieu après sa mort, à l’initiative de Gabriel Cohn-Bendit, qui sous le titre de « l’arbre à palabres » nous ont permis de prendre la mesure de notre méconnaissance, notamment de la période avant 1968. Le texte qui suit reste donc partiel et évoque seulement son activité inlassable dans l’élaboration de dispositifs de liaison, d’agencements créateurs de complicités, de réseaux aptes à suivre les fils de la division, non pour les renouer, mais simplement pour les comprendre et aider à la vivre. La décennie des années 1960 en Italie a connu un fort rebondissement avec le mouvement de 1977 et le surgissement des « Indiens métropolitains ».

 

La Révolution molésulaire s’y est alors plus lue que l’Anti-Œdipe, auquel elle a ouvert la route. Pourtant, les catégories politiques de Félix étaient assez « traditionnelles ». Fidèle au marxisme plutôt que marxien, il a développé une conception du capitalisme mondial intégré, intelligente mais plutôt classique, comme d’ailleurs était classique sa fidélité à la référence sartrienne. I1 concevait le mouvement de la valeur, la composition de classes, le travail et sa critique, la constitution matérielle et les rapports de capital, de manière peut-être moins radicale que les courants italiens définis par les Anglo-Saxons comme marxistes, ou néo marxistes, autonomes. Et pourtant, il a su dérouler devant certains d’entre eux le fil d’une écoute qui les a amenés au CINEL, puis du côté des Verts en passant par Radio Tomate, pour s’ajouter à cette diversité hétérogène de strates historiques successives rassemblées dans « l’arbre à palabres ».

 

Félix militant ne peut être isolé de ses autres sphères d’activités et d’innovations permanentes, telles la psychothérapie institutionnelle ou l’écriture philosophique. Dans tous les domaines, il a manifesté le même talent de mise en relation, de fabrication d’interactions, de confection de passerelles, d’expression inhabituelle d’une force de vivre tout à la fois au dehors et dans le monde, cette force qu’il a appelée transversalité. Face à chaque situation il s’efforçait de découvrir en priorité comment la penser dans sa nouveauté. Sa spécificité tient notamment à la capacité extraordinaire d’avoir toujours réussi à échapper aux alternatives dichotomiques qui peuplent les énoncés politiques, d’avoir proposé concrètement de casser la malédiction du politique, d’avoir allier réformisme et révolution. Les molécules de bonheur ne pêchent pas contre le sacrifice militant et vice versa. Le présent ne s’évanouit pas devant l’introuvable et ne constitue pas un mur qui bouche l’horizon. Marx rencontre Freud et le rouge dialogue avec le vert, et sans jamais se perdre, sans concessions, dans le côtoiement chatoyant d’intensités surgissantes et multiples, de valeurs différentes, et de légitimités semblables. Félix ne s’est pourtant jamais comporté comme un médiateur ou comme un diplomate. Renvoyant chaque individu qui l’approchait à sa propre mise en réseau existentielle, au tracé de sa propre ligne de fuite, il provoquait aussi la constitution des groupes comme lieu de mise en scène des différences, de reconnaissance des lignes de fuite au sein desquelles pouvait s’expérimenter du commun provisoire, telle la candidature Coluche aux élections présidentielles. Il était en général exempt de toute attitude prescriptive ou pire encore culpabilisante. Son repère fondamental était l’absence de croyance en une santé mentale, ou une conviction politique de référence, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir ses propres préférences. Chacun auprès de lui poursuivait sa propre chimère, personne n’avait le droit à ce titre de prendre pouvoir sur l’autre. I1 combattait résolument le ressentiment et le mépris comme manifestation d’impuissance. En agitant continûment les molécules, les groupuscules, il pouvait espérer retarder la prise en masse, le refoulement du désir, de ceux qui le côtoyaient si nombreux.

 

DU CÔTÉ DE L’AUTRE

 

Félix avait retiré de la multiplicité de ses insertions, où le professionnel et le militant étaient indissolublement liés, un souci très particulier pour ce qu’il a appelé « les micro-fascismes » et « les racismes » tapis en chacun de nous. Les combattre de front c’était se livrer à la rivalité mimétique et agonistique caractéristique des organisations d’extrême gauche. Félix a proposé au contraire sans relâche d’aller voir du côté de l’autre, ou plutôt des autres, dans leur diversité et leurs différences concrètes : ouvriers, fous, algériens, anarchistes, maoïstes, trotskystes, psychiatres, femmes, homosexuels, pédophiles, Italiens, Brésiliens, Chiliens, fous de radio, machineurs cybernétiques, Verts, philosophes, Japonais, Palestiniens, Indiens, aborigènes, juges, architectes, la ligne de désir était pour lui infinie. Félix s’est ainsi intéressé à toutes sortes de dissidents, aux minoritaires partout où ils émergeaient. Le militantisme politique consiste normalement à faire centre plus qu’à accompagner. Mais Félix s’est toujours attaché au développement d’une position subjective autonome et non représentative, différente pour chacun. I1 ne s’agissait en aucun cas de représenter les ouvriers, les vendeurs, les paysans, les fous, ou qui que ce soit et d’expliquer leurs misères à un pouvoir supérieur, même celui de l’opinion publique. La conquête du pouvoir, fait partie des aspirations micro-fascistes à la distinction, de l’obtention de ce petit plus vis-à-vis des autres qui les rend à la fois semblables et subordonnés. Autant il est agréable de construire des machines de guerre au cœur de l’Etat, de déstabiliser les hommes en son sein, autant il faut-il se garder d’en profiter pour s’installer, s’assujettir à son fonctionnement. Félix a toujours souri de ceux qui voulaient jouir d’un pouvoir aussi minime soit-il. Dans tous les groupes successifs à l’institutionnalisation desquels il a participé, où dont il a soutenu les efforts de vie, il a cherché à proposer des voies de dérivation aux forces dépressives qui s’emparent des mouvements après l’action ou aux forces paranoïaques qui les saisissent quand ils se croient les maîtres.

 

NOUS SOMMES TOUS DES GROUPUSCULES

 

Son action têtue ne fut pas étrangère au désintérêt rapide des militants de 1968 pour les idéologies et les pratiques qui s’auto définissent comme lutte armée. Alors que la gauche prolétarienne tentait de fondre intellectuels et ouvriers dans une nouvelle résistance dépourvue d’occupants à faire déguerpir mais féconde dans sa redécouverte du travail ouvrier, le travail de Félix et de ses amis les plus proches a porté sur la défense active des militants, sur l’analyse collective des chemins individuels vers le militantisme, sur les voies possibles d’une professionnalisation critique. Autant de tentatives conjoncturelles pour faire émerger des groupes sujets, explorer des champs d’investissement de désir. Présence de certaines femmes du groupe au mouvement de libération des femmes, venue au Centre d’Etudes, de Recherches et de Formation Institutionnelles (CERFI), de membres du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire, rédaction du numéro de Recherches « Trois milliards de pervers », activités de solidarité internationale. En 1973, c’est un moment heureux pour beaucoup d’entre nous d’une pratique politique et intellectuelle autonome et multiforme, moment d’échappée vers les Etats-Unis pour lui. A partir de 1975 le tissage du professionnel et du politique a dû changer de forme, comme déjà en 1967 à la clinique de La Borde. Félix a ouvert de nouveaux lieux de solidarité, de parole, a maintenu envers et contre tout son interrogation constante sur le langage que nous tenons pour parler de l’adversité. Au CINEL, à l’Arc-en-ciel, au groupe Dissensus, contre la guerre du Golfe, et dans bien d’autres lieux non connus de nous, on n’employait pas de langue de bois. Tous ces groupes multiples ont été sans prophètes et sans lendemains. Il ne s’agissait pas d’avoir raison avant l’heure. Mais le modèle pragmatique et théorique de l’agencement collectif d’énonciation s’est répandu, comme mise en interactions d’individus portés par des institutions qu’ils ne représentent pas, sans mandat impératif et sans fonction de mobilisation, sans visée militante. Faire de la politique, critiquer la politique, pratiquer la micro politique, sans « militer », un rêve auquel Félix a donné corps dans son rôle d’ami auprès de nombreux groupes et individus, aux options souvent contradictoires. Ces dissensions, il les voyait plutôt comme des « catastrophes » du mental social, des plis, dans une surface politique contemporaine. Il ne s’agissait pas de défaire ces plis mais de comprendre le mouvement dont ils étaient l’affleurement, de se détacher de leurs expressions les plus figées pour dégager la terre propice à des formes artistiques ou à des agencements sociaux nouveaux. Opposant de longue date au sein du parti communiste jusqu’à son exclusion en 1968, Félix s’est intéressé à toutes les activités qui y mobilisaient des militants à la marge, sur les loisirs, sur la solidarité avec l’Algérie, puis le Viêtnam et Cuba, puis la Chine.

 

Les Neuf Thèses de l’opposition de gauche, rédigées avec quelques amis en 1966, parodiaient les publications léninistes pour souligner la faillite du socialisme réel et son intégration potentielle au sein du capitalisme triomphant. La guerre des étoiles y était anticipée comme un gigantesque leurre, nouvelle forme de collaboration vertigineuse à l’échelle de la planète. Une anticipation réalisée avec la guerre du Golfe contre laquelle Félix a été l’un des premiers à lutter.

 

LA RÉSISTANCE AUX MICRO-FASCISMES

 

Cet humour noir et cette lucidité ne l’empêchaient pas de rester attentif aux militants déconcertés. En tricotant « réformisme et révolution » dans tous les secteurs de l’activité intellectuelle et en organisant des « pratiques de solidarité concrète », il a aidé à mettre en place des dispositifs d’accueil et de soutien aux militants désemparés et à donner quelques repères à la résistance contre la médiatisation, les nouvelles religiosités et les inquisitions en tout genre. Dans l’espace aimanté par Félix, on a continué de travailler à comprendre les raisons de l’affaiblissement et de l’évidement de la démocratie, tout en suivant le développement des nouveaux mouvements nationalitaires et écologistes. On a construit des lignes et des espaces de résistance face au sauve-qui-peut généralisé, stigmatisé dans son livre les Années d’hiver. Suivant les multiples lignes d’un « rhizome » qu’il fabriquait par inter connections successives, Félix distribuait de l’énergie dans toutes les directions. C’est ainsi qu’il a pratiqué la double et pluri-appartenance, fidèle à son refus des injonctions binarisantes.

 

Il a participé à des groupes-sujets, tangentiels aux organisations, groupes-sujets où chaque individu était porteur d’un projet et le réalisait avec le concours des autres. Auprès de lui l’investissement militant consistait à prendre à bras-le-corps tel ou tel segment attracteur d’activité pour, dans un agencement collectif, en produire des effets, des modifications de subjectivité, abandonner notamment le micro fascisme à tendance mimétique qui nous habite tous. Face à l’autre dans sa singularité concrète, dans ses problèmes existentiels, la solidarité se doit d’être pratique certes, mais d’abord respectueuse de l’autonomie, des agencements collectifs où est pris chacun. L’humanité ne se construit pas comme communauté des singularités au détriment de la réalité quotidienne mais à partir d’elle, déplacement imperceptible et jouissance de ce déplacement microscopique. Il ne s’agit pas de faire la guerre à soi-même, m aux autres, mais de produire du commun, de devenir « communiste » ou, comme le disait la radio italienne de Bologne, Radio Alice, de « conspirer, c’est-à-dire, respirer ensemble ».

 

L’ÉCOLOGIE MENTALE

 

L’homme communiste a-t-il encore un avenir alors qu’il a été longtemps une des plus grandes catastrophes du mental ? Des millions d’hommes ont cru dans le communisme alors que le pays du socialisme réel était déjà dénoncé comme celui du mensonge déconcertant. La culture gauchiste est restée bien silencieuse, alors qu’elle ne se gêne pas pour critiquer radicalement la psychologique fasciste ou nazie. Le génocide pratiqué par des méthodes industrielles, sur des critères ethniques et religieux et sur des êtres sans défense abolit la notion d’espèce humaine, d’une égalité de droits de tous les êtres humains. De nouvelles circonstances historiques voient resurgir la même remise en cause, et les mêmes amalgames justificateurs d’un éventuel ignoble. Le micro-fascisme condamne dans l’autre ce qui ressemble à soi. La démocratie des minorités est à construire comme un bien commun, une confédération de désirs et non comme la prise de la moitié du pouvoir par la moitié des humains, ou de la totalité du pouvoir par un groupe majoritaire qui prétend valoir pour le tout.

 

Félix ne nous a pas donné de recettes pour nous battre aux grandes échelles de l’action politique dominante, mais il nous a soutenus les uns et les autres dans toutes les actions de harcèlement où nous avons fait valoir une intensité minoritaire. Avec lui nous avons tenté des coups, fait des percées, vécu en pirates, savouré brièvement le plaisir de nos incursions pour en recommencer de nouvelles. Nous avons appris avec passion à vivre nos infélicités, à tirer notre bonheur de nos singularités. Nous avons cessé de chercher la normalité et d’imposer aux autres nos travers. Et nous avons ruminé à quelques-uns le nouveau mot d’ordre communiste : « Unissez-vous passagèrement et souvent. »

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 17:32

 

http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Oreste_Scalzone


Oreste Scalzone (né le 26 janvier 1947 à Terni en Ombrie) est un militant politique italien d’extrême gauche, proche de l’opéraïsme.

 

Oreste Scalzone est un des cofondateurs avec Toni Negri, Franco Piperno, et un millier d'autres activistes, partisans d'une critique radicale du capitalisme, du travail, de l'État et de la société actuelle, du mouvement Potere Operaio en 1969. En 1981, accusé dans le cadre de l'instruction contre les « arrêtés du 7 avril 1979 », il est mis en liberté provisoire, à la suite d'une forte campagne de soutien, du fait de son grave état de santé. Il fuit alors l'Italie, et quelques mois après il se réfugie, comme beaucoup d'autres, en France. Il sera condamné en première instance à vingt ans de réclusion dans le procès des « mauvais maîtres », au cours duquel les dirigeants de Potere Operaio et de la nébuleuse de l’Autonomie Ouvrière qui lui a succédé, étaient accusés de « tentative d'insurrection armée contre les pouvoirs de l'État », et à seize ans dans le cadre du procès contre les Comités communistes révolutionnaires.

 

En 1988 est prononcée la condamnation finale, définitive, à dix ans de réclusion pour constitution d'« association subversive et de bande armée ». Le 4 février 2007, une fois les faits prescrits, il entame son retour en Italie.

 

En 1998, il est retourné en coup de vent et en cachette en Italie via la Corse, comme a rapporté le journal L'Espresso par la suite.

 

En 2002, il fait une grève de la faim pour protester contre l'extradition de Paolo Persichetti.

 

Le 17 janvier 2007, la cour de Milan prononce que ces crimes sont prescrits après vingt six ans de sa condamnation par contumace.

 

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 16:32

 

http://www.gauche-anticapitaliste.org/content/le-gouvernement-russe-prepare-un-proces-politique-massif-contre-lopposition-nous-avons

 

Le gouvernement russe prépare un procès politique massif contre l’opposition. Nous avons besoin de votre solidarité

 

En Russie, la première moitié du mois d’octobre s’est déroulée sous le signe d’un durcissement de la répression contre l’opposition. Pour le moment, dix neuf personnes sont accusées dans la dite affaire des « troubles de l’ordre public massifs » du 6 mai ; la plupart se trouve actuellement en prison. Alors que les arrestations arbitraires de participants aux actions du printemps continuent, il est d’ores et déjà évident qu’un procès politique massif contre les leaders de l’opposition se prépare. Le 5 octobre, l’une des principales chaines de télévision russe, NTV, diffusait un film produit dans le style « enquête documentaire », contenant des accusations sans précédent contre l’opposition, notamment contre la figure la plus connue de l’opposition de gauche, Sergueï Oudaltsov. Dans ce film de propagande filmé dans la plus pure tradition goebbelsienne, on apprend qu’Oudaltsov entretient des liens avec les services secrets étrangers et que la principale activité du Front de Gauche qu’il dirige consiste à manigancer avec les ennemis extérieurs du pays. En guise de preuve, le film reproduit l’enregistrement d’une conversation entre Sergueï Oudaltsov, l’activiste du Front de Gauche Léonid Razvojaev, le membre du Mouvement Socialiste de Russie (RSD) Konstantin Lebedev et l’un des plus proches conseillers du président géorgien, Guivi Targamadzé. La conversation évoque notamment un transfert d’argent de la part de la Géorgie, dans le but de « déstabiliser » la Russie. Bien que les visages soient à peine visibles sur l’enregistrement et que le son ait été monté et posé sur la vidéo séparément, à peine deux jours plus tard celle-ci servait de prétexte à l’introduction d’une action pénale auprès du Comité d’enquête du Parquet de la Fédération – l’organe qui tient aujourd’hui le rôle principal dans l’organisation de la répression.

 

Le 17 octobre, notre camarade Konstantin Lebedev était arrêté et Sergueï Oudaltsov libéré après son interrogatoire, sous réserve de signer un engagement à ne pas quitter le territoire de Moscou. Le troisième participant à « l’affaire », Léonid Razvojaev, a quant à lui demandé l’asile politique en Ukraine mais a été enlevé dans le centre de Kiev par les collaborateurs des services secrets russes. Il convient de remarquer que le Parquet, bien qu’il ait agit sous couvert d’une conspiration d’espions, a fini par accuser ces trois personnes de « troubles de l’ordre public massifs ». Il s’agit là de lancer un procès potentiellement d’envergure, dans lequel plusieurs cas seront traités ensemble et toute l’activité du mouvement de contestation du régime apparaîtra comme un complot géant.

 

Il est important de noter également qu’aussi bien les accusés dans l’affaire « d’espionnage » que la majorité des personnes arrêtées pour leur participation aux « troubles de l’ordre public » du 6 mai appartiennent à différentes fractions de la gauche. À la veille de l’application de nouvelles mesures d’austérité en Russie, d’attaques contre les droits des travailleurs et de la réforme des pensions, ce qui effraie le duo Poutine Medvedev c’est l’éventualité de voir s’unir le mouvement démocratique qui existe déjà avec les éléments de la contestation sociale.

 

La vague de répression à laquelle nous assistons aujourd’hui est un stress test pour le mouvement de contestation : soit nous tiendrons bon, soit nous aurons à traverser une nouvelle période d’apathie et de peur. Face à cette pression policière sans précédent, nous avons besoin de la solidarité de nos camarades d’Europe et du monde entier.

 

Nous demandons la tenue de piquets pour la libération immédiate de Konstantin Lebedev, l’arrêt de l’action pénale contre Sergueï Oudaltsov et Léonid Razvojaev ainsi que la libération des prisonniers politiques ayant participé à la manifestation du 6 mai à Moscou.

 

Mouvement Socialiste de Russie, Dimanche 21 Octobre 2012

 

Traduit du russe par Matilde Dugaucquier

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 16:14

 

http://www.fr.euronews.com/2012/10/27/les-indignes-de-retour-dans-les-rues-espagnoles

 

Les « indignés » de retour dans les rues espagnoles

 

Samedi 27 Octobre 2012

 

Des milliers d’Espagnols ont défilé aux abords du parlement à Madrid, à la suite d’un appel lancé par le mouvement des “Indignés”. Leur revendication ? L’abandon pur et simple du projet de budget 2013, symbole de la politique d’austérité engagée par le gouvernement de Mariano Rajoy. Celui-ci prévoit des coupes budgétaires d’un montant de trente neuf milliards d’euros pour l’année prochaine. Avec entre autres des baisses de salaire et des hausses d’impôt.

 

“On vient protester contre ce budget injuste que prévoit de voter le gouvernement. Un budget qui est en réalité un génocide. Parce que ce sont les plus faibles qui vont trinquer. Les personnes âgées, les enfants. Notre système de santé, l‘éducation, la culture. Tout cela va s‘écrouler une fois que le gouvernement aura approuvé ce “budget de la terreur”, explique un manifestant.

 

A Barcelone, le scénario est identique. Une centaine de retraités s’est dirigée vers le parlement régional, certains tentant même d’entrer de force dans le bâtiment. Deux personnes auraient été blessées dans des heurts avec la police anti-émeute.

 

D’ici 2014, le gouvernement prévoit d‘économiser cent cinquante milliards pour redresser les comptes publics.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:04

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/10/25/beppe-sirene-populiste-en-sicile_856004

 

« Beppe », sirène populiste en Sicile

 

Jeudi 25 Octobre 2012

 

Le mouvement du comique italien devrait réaliser une percée aux régionales de dimanche dans l’île.

 

Par Eric Jozsef, envoyé spécial de Libération à Termini Imerese

 

« Ils disent que je suis populiste ? Je m’en branle ! Ce que je veux, c’est l’expulsion de tous les politiciens !» Perché sur une petite estrade devant la mairie de Termini Imerese, à l’est de Palerme, il vocifère, hurle, arpente la scène un micro à la main pour désigner à la vindicte populaire toute la classe dirigeante sicilienne : «Une fois virés, ils ne s’en tireront pas comme cela ! Nous demanderons un contrôle fiscal, ils devront rendre des comptes en place publique et on leur enverra un crachat virtuel.»

 

Depuis plus d’une heure, Beppe Grillo captive une foule composite et hilare devant ses bons mots et surtout sa promesse d’envoyer «se faire foutre» des dirigeants discrédités par la crise et les scandales de corruption. «Ils essaient de se racheter in extremis ! Ils disent qu’ils ont troqué leurs belles voitures de fonction pour se déplacer en patins. C’est trop tard !» Pas la moindre affiche de son Mouvement cinq étoiles (M5S) collée sur les murs siciliens tapissés, à l’inverse, des photos des candidats traditionnels. Mais au rythme de deux à trois one-man shows par jour de Trapani à Catane en passant par Corleone ou Enna, l’ancien comique s’attend «à faire sauter le système».

 

Déflagration. Avec quatorze pour cent d’intentions de vote, les derniers sondages placent son mouvement légèrement en tête à l’occasion de cette consultation régionale convoquée à la suite de la mise sous enquête pour collusion avec la mafia du président (centriste) Raffaele Lombardo. Dans une terre qui, en 2001, avait donné soixante et un collèges électoraux sur soixante et un à Silvio Berlusconi, un tel résultat, dimanche, provoquerait selon tous les observateurs une déflagration au niveau national, confirmant une tendance qui place aujourd’hui le M5S à environ vingt pour cent dans le pays, à savoir en deuxième position derrière le Parti démocrate (PD). En Sicile, depuis quinze jours, Grillo fait salle comble. Les places sont remplies de curieux venus au spectacle, mais surtout de citoyens, de droite comme de gauche, tous désabusés face à un système clientéliste à bout de souffle.

 

«Si tu n’as plus rien à perdre, tu es beaucoup plus dangereux», répète l’indomptable sexagénaire, barbe et tignasse blanche, qui a entamé son tour de l’île en camping-car après avoir, très médiatiquement, débarqué à Messine en crawl, depuis Reggio de Calabre distante de 3,2 kilomètres. «Je suis venu à la nage, parce que je ne marche pas encore sur l’eau, lance-t-il à une assemblée hilare avant d’expliquer : si un vieux grassouillet comme moi réussit à traverser le détroit de Messine, cela veut dire que rien n’est impossible.»

 

A Alcamo, ville de cinquante mille habitants entre Trapani et Palerme, près de dix pour cent de la population a fait le déplacement pour écouter la parole de «Beppe». «Il dit la vérité, il faut tout changer, commente Salvatore, ostéopathe de 24 ans. Après cinq ans d’études à Milan, j’ai décidé de revenir travailler ici, mais je ne peux pas ouvrir mon cabinet. Il n’y a plus d’eau courante.» Son père et sa copine voteront aussi Grillo.

 

Seule la mère, déléguée syndicale, continuera sans doute à soutenir le PD, «mais il faut une révolution, nous sommes tous enragés». «Je dois calmer les esprits, assure Grillo en marge de ses meetings. Si je n’étais pas là, nous aurions en Italie les fascistes ou, comme en Grèce, les néonazis d’Aube dorée.»

 

Dans une île où le taux de chômage des jeunes atteint cinquante pour cent, sa proposition d’instaurer un «revenu minimum pour tous, en mettant un seuil de quatre mille euros pour les pensions de retraite» ou l’engagement de ses candidats de baisser leur rémunération de quatre vingt cinq pour cent (à deux mille cinq cent euros) s’ils sont élus suscitent la clameur populaire. Et les anciens électeurs de Berlusconi sont aussi sensibles à ses attaques contre le président du Conseil, Mario Monti, défini comme «le notaire de la faillite italienne au service de la finance internationale».

 

Bruxelles, l’Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, ou encore «les Français qui veulent s’emparer de notre eau publique», sont les boucs émissaires faciles d’une situation catastrophique, à laquelle Grillo oppose une recette mélangeant décroissance, économie verte et défense de la production locale. Le tout en renvoyant Berlusconi et la gauche dos-à-dos : «Au cours des vingt dernières années, ils ont gouverné pratiquement autant de temps.» «Ils sont tous morts, martèle le tribun, ils ne sont tenus encore en vie que grâce aux médias», qu’il stigmatise constamment. Notamment les télévisions, accusées d’ignorer le M5S. Avant d’admettre qu’il a enjoint à ses candidats de refuser leurs invitations. Toute la communication du mouvement passe par le Net.

 

Le Pen. Les meetings sont suivis par des milliers d’internautes. «Je soutiens à fond Julian Assange, tout doit être transparent», assure Grillo. Une transparence qui a toutefois ses limites. «Il faut un référendum sur la sortie de l’Italie de l’euro qui a appauvri les familles !» clame-t-il de façon démagogique. «Ce que je voterais à ce sujet ? Je ne vous le dis pas», coupe-t-il court. De même, reste-t-il ambigu sur l’immigration. «Il ne faut pas laisser cette question aux racistes. Mais Marine Le Pen a raison de dire qu’il faut en discuter. On aurait dû réfléchir avant d’ouvrir les frontières aux Polonais, aux Bulgares et aux Roumains.» Et d’ajouter : «Sur le droit du sol aux enfants d’immigrés, il faut un référendum. Mais je ne vous dirai pas ce que je voterais», glisse-t-il avant de remonter dans son camping-car à la conquête de la Sicile et, pronostique-t-il, de l’Italie.

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:47

 

L’Iran annule une visite de députés européens

 

BRUXELLES (Reuters) - L'Iran a annulé une visite d'euro députés, en raison de leur demande de rencontre avec les deux récipiendaires du prix Sakharov, décerné la veille, a annoncé samedi une porte-parole du Parlement européen.

 

Le Parlement européen a décerné vendredi à Strasbourg son prix Sakharov "pour la liberté de l'esprit" à l'avocate Nasrin Sotoudeh, actuellement emprisonnée, et au cinéaste Jafar Panahi, assigné à résidence, et les présidents de groupe ont demandé à la délégation de leur remettre des lettres de félicitation.

 

"Après avoir pris connaissance des nouvelles conditions, les Iraniens ont décidé d'annuler", a déclaré à Reuters la porte-parole du Parlement européen, Satu Helin. L'Iran a confirmé l'information.

 

La délégation devait se rendre en Iran du 27 octobre au 2 novembre.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 15:55

 

 

http://www.leggo.it/roma/nera/no_monty_day_sabato_a_roma_si_temono_scontri_ecco_il_piano_per_la_sicurezza/notizie/199628.shtml  

 

« No Monti Day » samedi à Rome, on a peur des affrontements, voici le plan pour la sécurité



Jeudi 25 Octobre 2012

 

Par Franco Pasqualetti

 

ROME - Une ville blindée. Contre les fauteurs de troubles du Black Bloc, c’est un plan global qui a été mis au point par le commissaire Fulvio Della Rocca pour faire face au No Monti Day. Le risque d’infiltrés violents préoccupe les forces de l’ordre. C’est pourquoi ils ont choisi une ligne dure : plus de mille agents impliqués, routes fermées à la circulation et au stationnement et pas de poubelles le long du chemin. Il s'agit d'un ordre de service de « légitime défense » à l'intérieur de la manifestation.



Imposer des mesures pour ce que sera le test décisif. La police et le Capitole travaillent sur les détails d'un changement de stratégie dans la gestion de l'ordre public par rapport à l'an dernier, lorsque le 15 Octobre 2011, la ville a été ravagée par les « fascistes ». Le No Monti Day débutera par un concert géant à 14 heures 30. Trente mille manifestants partiront de la Piazza della Repubblica pour se rendre à la Piazza di Porta San Giovanni, au même endroit que le 15 Octobre de l'année dernière.



Il semble maintenant certain que, en plus de la déviation de plusieurs lignes de transports en commun et la fermeture de certaines stations de métro, est également organisé l'enlèvement temporaire de certaines des cibles favorites du Black Bloc, tels que des bacs et des voitures incendiées dans le passé au passage des vandales. L'interdiction de stationnement pour les voitures sera étendue le long de la manifestation à partir de samedi matin. Le parcours de la manifestation fera l'objet d'un petit changement : une fois partis de la Piazza della Repubblica, les manifestants défileront en passant par la Piazza dei Cinquecento, et non par la rue Amendola. A Rome, on attend l’arrivée de cent cars de toute l'Italie. Parmi les participants, il y a le mouvement No Tav de la vallée de Suse, les représentants des centres sociaux de toute l’Italie, les étudiants, les syndicats de base, les délégués de Carbosulcis, Fincantieri, Fiat Pomigliano, Fiat Mirafiori, Fiat Melfi, du Val di Sangro et de nombreuses organisations d’extrême-gauche.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 12:15

 

http://www.cgt.fr/Communique-commun-CFDT-CGT-FSU,39720.html

 

Communiqué commun CFDT CGT FSU SOLIDAIRES et UNSA

 

Vendredi 26 Octobre 2012

 

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES et UNSA s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération Européenne des Syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

En France c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis dix sept mois avec encore une hausse record en septembre. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes, les plans de licenciements se multiplient. Onze millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux.

 La cohésion sociale, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.

En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.

L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes.

Cela implique une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes.

Cela implique la négociation d’un « contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les Etats, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays.

Cela implique des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES et UNSA décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe et en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. Elles appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large.

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