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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 17:06

 

Heurts au Caire, tentative de paralyser le canal de Suez

 

LE CAIRE/PORT-SAÏD (Reuters) - Des manifestants égyptiens ont incendié des bâtiments au Caire et tenté en vain de perturber le trafic sur le canal de Suez, après les décisions rendues par la justice en liaison avec le drame survenu en février 2012 dans le stade de Port-Saïd.

 

La confirmation par la justice de la peine de mort rendue à l'encontre de vingt et un supporters de Port-Saïd pour leur rôle dans l'émeute et la bousculade qui ont fait soixante quatorze morts a indigné les habitants de cette ville au débouché du canal de Suez.

 

Mais le tribunal cairote a également provoqué la fureur de supporters de l'équipe cairote qui était allée à Port-Saïd disputer un match, en acquittant vingt huit personnes qu'ils auraient aimé voir condamner. Parmi ceux-ci figurent sept membres de la police, institution honnie pour la dure répression sous l'ancien président Hosni Moubarak.

 

De source proche des services de sécurité, on indiquait qu'une personne au moins était morte au Caire après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, et que soixante cinq personnes avaient été blessées, certaines par des balles en caoutchouc.

 

Les supporters cairotes en colère ont incendié un club de la police et les bureaux de la Fédération égyptienne de football, près de là, sur les bords du Nil.

 

« Ce qui se passe aujourd'hui au Caire, c'est le commencement de la colère. Attendez, et vous verrez, si toute la lumière n'est pas faite sur ce massacre (dans le stade) », ont déclaré dans un communiqué les ultras, frange la plus dure des supporters d'al Ahly.

 

En février 2012, soixante quatorze personnes avaient péri lors d'émeutes déclenchées à la fin d'une rencontre de football entre l'équipe cairote d'al Ahly et la sélection al Masry de Port-Saïd, au cours de laquelle al Masry avait fait subir sa première défaite de la saison à al Ahly.

 

Des spectateurs sont morts piétinés par la foule paniquée qui tentait de fuir le stade à la suite d'une invasion du terrain par des supporters d'Al Masry. D'autres sont tombés ou ont été jetés du haut des gradins.

 

VEDETTES À LA DÉRIVE

 

Annonçant la liste des noms des vingt et un accusés, le juge a déclaré samedi que le tribunal confirmait « la peine de mort par pendaison ». Le tribunal a également prononcé une peine de prison à perpétuité pour cinq autres accusés et l'acquittement pour vingt huit autres. Les dix neuf accusés restants sur un total de soixante treize ont été condamnés à des peines de prison plus courtes.

 

Parmi eux, deux responsables de la police ont été condamnés à quinze ans de prison.

Des violences éclatent régulièrement à Port-Saïd depuis le prononcé du verdict, le 26 janvier. Au moins huit personnes ont été tuées à Port-Saïd cette semaine, dont trois policiers.

 

Des jeunes de Port-Saïd ont détaché les amarres de vedettes, dans l'espoir qu'elles dérivent sur le canal et gênent la progression des navires passant de la Méditerranée et à la mer Rouge et vice-versa, ont rapporté des témoins. Deux mille personnes ont aussi empêché des ferries d'effectuer la traversée du canal.

 

La police militaire a récupéré cinq vedettes et les a dirigées vers le rivage, mais deux continuaient à dériver, selon un témoin.

 

« Les efforts de certains pour empêcher les ferries de traverser au niveau de la ville de Port-Saïd n'ont pas perturbé la navigation sur le canal », a assuré le porte-parole du canal de Suez, Tarek Hassanein, cité par l'agence de presse égyptienne Mena.

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 15:41

 

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-le-regime-d-al-maliki-veut-des-batteries-de-missiles-patriot-115993848.html

 

Vendredi 8 mars 2013

 

Irak : Le régime d’Al-Maliki veut des batteries de missiles Patriot…

 

Par Gilles Munier

 

Nouri al-Maliki fait les yeux doux aux Etats-Unis car si les chiites pro-iraniens sont au pouvoir à Bagdad, force est de constater qu’ils sont incapables de contrôler le pays. Le 28 février dernier, à Washington, Faleh al-Fayyah, son conseiller pour la sécurité nationale, a tenté de persuadé les membres du Center for Strategic and International Studies (CSIS), un think tank proche des milieux néo-conservateurs, que les manifestations anti-gouvernementales dans les régions à majorité sunnite sont l’expression « de nouvelles formes de sectarisme » liées à Al-Qaïda en Mésopotamie. L’Irak est « entré dans le club des démocraties » grâce au sang versé par les soldats US, les relations irako-étasuniennes sont « exemplaires », et doivent le demeurer, leur a-t-il dit.

 

Depuis l’embuscade où sont tombés, dans la région d’al Anbar, quarante huit militaires syriens réfugiés en Irak après la prise du poste frontière syrien de Ya’roubiya par des moudjahidine de Jabhat al Nusra (Front du soutien), le régime de Bagdad s’attend au pire. Les assaillants, membres semble-t-il de « l’Etat islamique d’Irak », étaient munis d’armes lourdes et disposaient à n’en pas douter de renseignements sensibles leur permettant de suivre tous les déplacements du convoi. Les syriens et les militaires irakiens qui les protégeaient ont tous été tués. Pour Nouri al-Maliki, la situation en Irak est « alarmante », le pays est, selon lui, « au bord d’une guerre interconfessionnelle que personne ne remportera ».

 

C’est sans doute la raison pour laquelle, Ali Moussawi, porte-parole du Premier ministre, et Hoshyar Zebari, ministre kurde irakien des Affaires étrangères, ont lancé, le 5 mars, un véritable appel à l’aide aux Etats-Unis. Ils demandent à l’administration Obama la livraison, en urgence absolue, de F-16, d’hélicoptères Apaches, d’équipements électroniques sophistiqués, d’un système de surveillance des frontières et, même, a précisé Moussawi : « des batteries de missiles Patriot  »  

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:11

 

Une marée humaine assiste aux obsèques d’Hugo Chavez

 

CARACAS (Reuters) - Une foule immense et une trentaine de chefs d'Etat ont assisté vendredi aux obsèques solennelles d'Hugo Chavez à Caracas, où des centaines de milliers de Vénézuéliens se sont pressés depuis deux jours pour défiler devant la dépouille du président défunt.

 

Personnage charismatique autant adulé par ses partisans qu'honni par ses adversaires, Hugo Chavez a succombé mardi à un cancer à l'âge de 58 ans.

 

Son corps va être embaumé, puis exposé « pour l'éternité » dans un musée militaire, à l'image du traitement réservé à Lénine, Staline et Mao après leur mort.

 

Depuis mercredi soir, ses partisans ont envahi les places entourant l'académie militaire où son cercueil a été transporté après une longue procession empreinte de ferveur dans les rues de la capitale du Venezuela.

 

En pleurs ou faisant le signe de croix, plus de deux millions de personnes se sont déjà recueillies devant sa dépouille, qui restera exposée sept jours supplémentaires afin de permettre aux nombreux vénézuéliens qui le souhaitent de lui rendre un dernier hommage.

 

« Toutes ces mesures sont prises afin que le peuple puisse être pour toujours avec son leader », a déclaré le vice-président Nicolas Maduro.

 

Ce dernier, qu'Hugo Chavez a désigné comme son dauphin, va être officiellement nommé chef d'Etat par intérim après les funérailles de vendredi.

 

Il sera ensuite le favori de l'élection présidentielle censée être organisée dans un délai de trente jours, même si des responsables vénézuéliens évoquent un possible report en raison de l'impréparation du pays, aussi bien sur les plans émotionnel que logistique.

 

Deux récents sondages donnaient une solide avance à Maduro. Le dernier en date, réalisé mi-février, créditait le dauphin désigné de 46,4% des voix contre 34,3% au candidat de l'opposition Henrique Capriles, battu lors de la présidentielle d'octobre 2012.

 

En quatorze années de présidence, Hugo Chavez a imposé une « révolution bolivarienne » consistant en l'utilisation par l'Etat des richesses pétrolières du Venezuela pour la mise en oeuvre de mesures sociales en faveur des classes populaires.

 

Cette politique, dénoncée comme un gâchis par l'opposition, s'est accompagnée d'une rhétorique ouvertement hostile aux Etats-Unis et au libéralisme économique, ce qui en a fait le chef de file d'une partie de la gauche latino-américaine.

 

LA FRANCE REPRÉSENTÉE PAR VICTORIN LUREL

 

Le président équatorien Rafael Correa, la présidente brésilienne Dilma Rousseff accompagnée de son prédécesseur Luiz Inacio « Lula » da Silva et le président cubain Raul Castro se trouvaient à Caracas ce vendredi.

 

A leur côté, se tenaient le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue biélorusse Alexandre Loukatchenko, tous deux mis au ban par les pays occidentaux.

 

L'acteur et réalisateur américain Sean Penn avait également fait le déplacement.

 

« Le plus important, c'est qu'il est parti invaincu », a dit Raul Castro, en allusion aux quatre victoires d'Hugo Chavez dans des élections présidentielles, la dernière en octobre.

 

« Il était invincible. Il est parti victorieux et personne ne peut le lui retirer. C'est gravé dans l'histoire », a ajouté le frère de Fidel Castro dont Chavez se voulait le fils spirituel.

 

« Chavez n'est pas mort. Chavez vit. La révolution continue », scandaient ses partisans rassemblés devant l'académie militaire. Devant les grilles, certains brandissaient des photos du dirigeant défunt et de ses appels à voter pour Maduro.

 

Les Etats-Unis n'ont dépêché aucun représentant de haut rang tandis que la France était représentée par son ministre de l’outre mer, Victorin Lurel.

 

Hugo Chavez n'a jamais précisé la nature de son cancer, diagnostiqué une première fois en 2011. Régulièrement soigné à Cuba, il a été rapatrié au Venezuela le 18 février.

 

Selon une source gouvernementale, il a plongé dans le coma lundi avant de s'éteindre le lendemain. Le cancer s'était propagé aux poumons, selon cette même source.

 

Si elle respecte avec discrétion la peine des « chavistes », l'opposition espère cependant que la « révolution bolivarienne » disparaîtra avec Hugo Chavez.

 

Pour ses adversaires, le défunt président était un autocrate cherchant à étouffer toute voix discordante.

 

Selon des sources au sein de l'opposition, celle-ci s'est entendue pour soutenir une nouvelle fois la candidature unique de Henrique Capriles lors du prochain scrutin présidentiel. Avec quarante quatre pour cent des suffrages lors de l'élection d'octobre, le gouverneur de l'Etat de Miranda a réussi le meilleur score jamais obtenu par un candidat opposé à Hugo Chavez.

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:59

 

Le porte-parole de la banque Monte Paschi retrouvé mort

 

FLORENCE (Reuters) - Le porte-parole de Monte Paschi di Siena, banque italienne au centre d'une enquête pour fraude et corruption, a été retrouvé mort au siège de la banque à Sienne, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

 

David Rossi dirigeait le service de communication de l'établissement bancaire le plus vieux du monde.

 

Un témoin a dit à Reuters que le corps reposait sous une fenêtre ouverte dans une cour devant le bâtiment, une ancienne forteresse datant du quatorzième siècle.

 

La même source judiciaire a indiqué que le parquet enquêtait pour déterminer s'il s'agit d'un suicide. Les agences de presse Ansa et AGI rapportent que David Rossi s'est donné la mort.

 

« C'était quelqu'un de très sérieux, sous pression avec l'enquête judiciaire qui l'avait touché lors d'une récente perquisition de la police, même s'il était pas lui-même sous le coup d'une enquête », a déclaré Andrea Greco, journaliste à la Repubblica, sur le site internet de son journal.

 

« La mort de David Rossi est une terrible tragédie », a déclaré la banque sur sa page Facebook.

 

Né en 1961, David Rossi a été le porte-parole de la fondation Banca Monte dei Paschi di Siena, premier actionnaire de la banque, entre 2001 et 2006. Quand Giuseppe Mussari, le président de la fondation, est devenu président de la banque en 2006, David Rossi est resté son porte-parole.

 

Le bureau et le domicile de Rossi, comme ceux d'autres collaborateurs de la banque, avaient été perquisitionnés par les enquêteurs le mois dernier dans le cadre du dossier d'acquisition de la banque Antonveneta en 2007.

 

Seule grande banque du pays à avoir dû recourir à une aide de l'Etat, Monte Paschi est soupçonnée d'avoir conclu avec la Bank of New York un accord secret afin de tromper les autorités de supervision et de mener à bien l'acquisition de sa concurrente Antonveneta en 2007.

 

Giuseppe Mussari a été mis en examen dans ce dossier.

 

La banque, qui a des liens historiques avec le centre gauche, s'est également retrouvée au centre d'un scandale de pertes sur dérivés intervenues entre 2006 et 2009, qui vont amputer ses comptes 2012 de quelque sept cent trente millions d'euros.

 

Mardi, la brigade financière a annoncé que Monte Paschi faisait l'objet d'une nouvelle enquête, cette fois pour soupçons de délit d'initié.

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:30

 

http://www.andlil.com/ali-larayed-forme-un-gouvernement-de-coalition-en-tunisie-98481.html

 

Ali Larayed forme un gouvernement de coalition en Tunisie

Tunis (Reuters). Ali Larayed, premier ministre tunisien désigné, a dévoilé vendredi la composition du gouvernement de coalition dominé par les islamistes d’al Nahda et dont le mandat ira jusqu’aux élections prévues d’ici la fin de l’année.

Le ministre de l’Intérieur du gouvernement sortant dirigera une coalition formée d’al Nahda, avec deux petites formations, Ettakatol (centre gauche) et le Congrès Pour la République (CPR, laïque) du chef de l’Etat, le président Moncef Marzouki.

Il s’agit de la même configuration politique que celle du précédent gouvernement dirigé par Hamadi Jebali, qui a démissionné après l’assassinat, le 6 février à Tunis, de l’opposant laïque de gauche, Chokri Belaïd.

Al Nahda a cédé certains ministères “régaliens” aux indépendants notamment avec la nomination aux Affaires étrangères de l’ancien ambassadeur aux Nations unies, Othman Jarandi. Ce dernier, diplomate de carrière, entretient de solides relations avec les organismes internationaux et les puissances occidentales.

Lotfi Ben Jedou, nouveau ministre de l’intérieur, a pris part en sa qualité de juge aux enquêtes sur la mort de dizaines jeunes gens lors du soulèvement qui a renversé l’ancien président Ben Ali en janvier 2011.

Rachid Sabbagh, également magistrat, a, quant à lui, été nommé à la défense.

Elyess Fakhfakh, un économiste membre d’Ettakatol, conserve les finances.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:09

 

http://www.reuters.fr/article/topNews/idFRPAE92702B20130308

 

Des salariés de PSA Aulnay occupent le siège de l’UIMM

PARIS (Reuters) - Près de cent cinquante salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont occupé vendredi matin le siège de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) à Paris pour protester contre le plan de fermeture du site prévu en 2014.

Ils en ont été évacués par les forces de l'ordre vers 14 heures 30, a-t-on précisé de source policière.

L'usine, qui emploie deux mille huit cent personnes, est paralysée depuis huit semaines par une grève observée par quelque trois cent ouvriers qui réclament notamment la nomination d'un médiateur pour rouvrir les négociations sur les conditions de fermeture.

Une majorité de syndicats ont approuvé mi-février un déblocage anticipé des transferts de salariés d'Aulnay vers le site voisin de Poissy (Yvelines) face aux risques de heurts entre salariés grévistes et non grévistes.

La CGT, qui demande l'ouverture de négociations sur la base de ses revendications, un CDI pour tous et une pré retraite à cinquante cinq ans, dénonce « un accord de la honte ».

« Nous avons décidé d'occuper l'UIMM pour protester contre le fait que Peugeot refuse de négocier et contre le gouvernement qui se rend complice de la direction en refusant de nommer un médiateur », a indiqué à Reuters Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site d'Aulnay.

Face à la dégradation de la situation à Aulnay, le ministre du Travail Michel Sapin a confié le 14 février à son directeur départemental, Marc Leray, la mission de rétablir le dialogue sur le site.

La direction a indiqué qu'elle ferait tout pour lui faciliter la tâche tout en faisant valoir qu'il ne pouvait s'agir de médiation, les négociations sur le plan social étant closes.

Dans le cadre du plan social, PSA Peugeot Citroën prévoit de transférer mille trois cent des deux mille huit cent salariés d'Aulnay vers d'autres sites, essentiellement le site de Poissy (Yvelines).

Le groupe proposera aux mille cinq cent autres de rejoindre des entreprise comme ID Logistics, mais aussi ADP ou la SNCF grâce à des dispositifs de transition professionnelle, avec à ce jour un millier de postes identifiés.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:19

 

http://www.socialisme-maintenant.com/pour-un-statut-politique-du-producteur

 

Pour un statut politique du producteur

 

Samedi 16 Mars à 15 heures

 

Librairie l’Emancipation 8 Impasse Crozatier 75 012 Paris (à la hauteur du 43 Rue Crozatier) Métro Faidherbe Chaligny ou Gare de Lyon

 

Réunion débat pour un statut politique du producteur

 

Les échanges sur « Pour notre débat » racontent notre histoire, là d’où nous venons.

 

Nous sommes issus pour beaucoup d’entre nous d’un lieu où une vérité était écrite quelque part et où notre tâche était de chercher dans des situations toujours nouvelles la « voie vers le socialisme » dans le respect des principes fondateurs, d’une doxa dont nous étions censés être les gardiens. C’est dur mais c’est ainsi. Du moins, je le crois.

 

Les conduites qui en découlaient étaient hauteur, dédain voire mépris, forts que nous étions de nos certitudes.

 

Le club sin nombre travaille globalement dans le sens des remises en question et c’est très bien. Les rechutes ne sont, cependant, pas rares.

 

Je voudrais pour ma part développer une piste de réflexion à laquelle je travaille depuis maintenant dix ans avec Bernard Friot et d’autres camarades, une bonne centaine en France, en Belgique et en Suisse. Piste qui nous a conduit à fonder une association « réseau salariat » il y a maintenant un an. Nombreux seront ceux qui caractériseront cette tentative de tous les noms d’oiseaux politiques. Ainsi va la vie.

 

J’aborderai la présentation de cette initiative par mon expérience ; ce qui l’inscrira dans une subjectivité revendiquée.

 

La réalité décrite du capitalisme par ceux qui le contestent, le combattent n’est pas conforme à ce que je vis, à ce que je vois. Le « récit du monde » construit par ceux qui disent le combattre emprunte les mêmes mots et les mêmes concepts que ceux qui le défendent. Le discours économique et le discours militant sont sur les mêmes paradigmes que le discours de l’idéologie dominante.

 

Je peux résumer cette construction par quelques exemples (à la hache) de la manière suivante : le capitalisme est tout puissant, il connaît des crises mais les surmonte pour aller vers d’autres, il est capable de digérer et retourner ses obstacles, il nous mène cependant vers la barbarie. Ce qui apparaît comme conquête sociale n’existe que parce que le capitalisme est prêt à l’accepter (le compromis fordien). Les trois décennies d’après guerre sont les « trente glorieuses » apothéose du capitalisme. Depuis les années soixante-dix le capitalisme veut récupérer ce qu’il avait octroyé trente ans plus tôt. Le capitalisme veut réduire la part du PIB consacré au non marchand considérée comme une « dépense sociale ».

 

Il s’ensuit la définition de revendications conformes à la vision : lutter contre l’injustice et répartir les richesses autrement, taxer le capital (comme le travail), élargir la dépense sociale, promouvoir la solidarité inter générationnelle, donner le pouvoir et du pouvoir aux travailleurs dans les entreprises, nationaliser, créer un pôle public bancaire, interdire les licenciements (boursiers ou pas)…

 

Bien-sûr, il y a des différences de « radicalité » entre les « gauches », molles ou extrêmes. Reste que les fondements théoriques nous apparaissent les mêmes. Décrire le monde c’est agir sur lui. Marx a mis des mots sur les choses et a permis que des militants s’en emparent et construisent des syndicats et des partis. Il n’y a pas aujourd’hui de récit distinct du monde. C’est la construction idéologique de la classe dominante qui s’est installée dans la pensée du « mouvement ouvrier ».

 

Le travail du Réseau salariat est d’aider à la construction de ce récit à partir d’une analyse du réel différente.

 

La pierre de touche est l’analyse qui met en lumière la construction d’institutions salariales dans un processus lent depuis le début du vingtième siècle en Europe et en France de manière particulière. Ces institutions sont subversives au capitalisme. Elles ont été conquises de manière empirique sans qu’elles aient été pensées comme subversives. Ces conquêtes, pensées dans un autre paradigme, permettent d’envisager la lutte autrement. Rompre avec le catastrophisme, donner confiance aux salariés, ouvrir des perspectives.

 

Peut-on, une minute, voir dans le siècle dernier la constitution du salariat (définition élargie à développer) comme force révolutionnaire, non débarrassée évidemment des rapports de subordination au capital mais fort d’une pratique de la valeur alternative au capitalisme ?

 

Peut-on voir, une minute, comment dans le cadre aliéné de l’emploi s’est constitué un ensemble d’institutions subversives, conventions collectives reconnaissant le salaire à la qualification (du poste) ?

 

Peut-on voir, une minute, la fonction publique comme un lieu libéré de l’emploi, du diktat du marché, un lieu où le salaire est défini par la qualification (de la personne) et non par la valeur-travail, un lieu où l’on perçoit un salaire à vie, un lieu de contradiction avec la convention capitaliste ?

 

Peut-on voir, une minute, un malade, un chômeur, un retraité autrement qu’en allocataire de solidarité ou de « solidarité inter générationnelle » qui « nous coûte cher mais c’est nécessaire », pour le voir comme le producteur de la valeur dont son salaire est la monétisation ?

 

Enfin peut-on voir la révolution autrement qu’un passé ou un futur lointains mais dans un aujourd’hui assumant un déjà-là résultat de la lutte des classe ?

 

Pierre Sauve

 

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 20:38

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2794:solidarite-contre-les-repressions-en-russie--appel-des-organisations-de-gauche-de-russie-a-leurs-camarades-du-monde-entier&option=com_content&Itemid=53

 

Solidarité contre la répression en Russie

 

Appel des organisations de gauche de Russie à leurs camarades du monde entier

 

Vendredi Premier Mars 2013

 

Il y a deux mois, nous, représentants des organisations de gauche de Russie, avons adressé un appel pressant à nos camarades et alliés du monde entier, leur demandant de mener des actions face à la campagne de répressions politiques sans précédent qui a lieu en Russie.

 

Malheureusement, à l’heure actuelle cet appel nous apparait encore plus urgent. Nous sommes face à une affaire politique dont l’ampleur permet une analogie avec les procès contre les « populistes » russes du dix neuvième siècle. Le nombre d’inculpés potentiels dans la dite affaire des « troubles massifs de l’ordre public » du 6 mai a déjà largement dépassé les vingt personnes, dont la majorité a déjà passé de longs mois en détention préventive. Vladimir Akimenkov, Oleg Arkhipenkov, Andreï Barabanov, Fedor Bakhov, Iaroslav Belousov, Alexandra Doukhanina, Stepan Zimin, Ilya Gouchschin, Nikolaï Kavkazski, Alexandre Kamenski, Léonid Kovyazin, Mikaïl Kosenko, Sergueï Krivov, Konstantin Lebedev, Maxim Louzyanin, Denis Loutskevitch, Alexeï Polikhovitch, Leonid Razvojaev, Artem Savelov sont d’ores et déjà incarcérés.

 

Il ne fait aucun doute que le but de cette affaire est de briser la volonté de s’engager dans la lutte politique percevable au sein d’une large frange de la société mécontente du régime politique actuel et donc de faire voler en éclat l’opposition, dont une part non négligeable soutient des idées de gauche. Le comité d’enquête de la fédération de Russie, une structure contrôlée exclusivement par le président Poutine, veut faire croire à un complot de grande ampleur qui impliquerait  aussi bien de simples participants aux manifestations de l’année passée que des activistes politiques reconnus. Ainsi, le 10 janvier dernier, nous avons appris que deux affaires pénales avaient été fondues en une : celle des « troubles massifs de l’ordre public » (dix neuf personnes arrêtées, deux faisant l’objet d’une interdiction de quitter le territoire de Moscou et dix autres obligées de trouver refuge hors des frontières de la fédération) et celle pour « organisation de troubles de l’ordre public» ouverte contre nos camarades Konstantin Lebedev, Leonid Razvojaev et Sergueï Oudaltsov qui se trouvent également en détention préventive.

 

La liste des accusés ne cesse de croître. Tout récemment, le 7 février, Ilya Gouchschin, un jeune homme de vingt quatre ans accusé comme les autres figurants de l’affaire d’avoir participé aux « troubles de l’ordre public » et d’avoir commis des violences à l’encontre d’un policier, a été arrêté. Plus tôt, le 17 janvier, Alexandre Dolmatov, qui s’était vu refuser l’asile politique et s’apprêtait à être déporté en Russie, a mis fin à ses jours dans un centre de rétention près de Rotterdam. Le 9 février, Sergueï Oudaltsov, qui jusque-là tombait sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire de Moscou, a été assigné à résidence par une décision du tribunal. Cela signifie qu’il lui est pratiquement interdit d’avoir tout contact avec l’extérieur et que le moindre pas de travers mènera à son emprisonnement.

 

De plus, le tribunal et l’instruction désignés par le Kremlin exercent une pression énorme sur les accusés, mettant parfois leur santé et leur vie en danger. Ainsi, la vue de Vladimir Akimenkov (1987), arrêté le 10 juin de l’année passée, est de plus en plus mauvaise.

 

L’activiste du Front de Gauche souffre de maladies congénitales de la vue qui ne cessent de s’aggraver dans les conditions de détention auxquelles il est soumis et peuvent aboutir sur une cécité totale. Les défenseurs des droits de l’homme et les avocats d’Akimenkov ont à plusieurs reprises demandé à la Cour de faire preuve d’humanité et de convertir sa peine afin qu’il puisse sortir de prison. Plus de trois mille personnes ont signé une pétition à cet effet.  Cependant, la cour et les enquêteurs sont restés inflexibles et il est prévu qu’Akimenkov reste en prison jusqu’au 6 mars au moins.

 

Mikhaïl Kosenko (1975), un autre accusé qui souffre de troubles psychiques suite à un trauma subi dans le cadre de son service militaire, n’a accès ni à ses médicaments ni à un traitement normal. Cependant, au lieu de le laisser sortir jusqu’à son procès, l’instruction prévoit d’envoyer Kosenko en « traitement forcé » dans un hôpital carcéral.

 

Leonid Razvojaev (1973), coordinateur du Front de Gauche, a été enlevé par des inconnus en Ukraine et ramené à Moscou.  Par la suite, sous la pression et la menace de torture, il a signé une déclaration dans laquelle il reconnaît les faits qui lui sont reproché, qu’il a évidemment démentie mais est néanmoins utilisée par l’instruction contre les autres accusés. Razvojaev se trouve actuellement dans une prison de la ville sibérienne d’Irkoutsk, où  les possibilités de communiquer avec son avocat et sa famille sont toujours plus limitées.

 

L’affaire doit passer devant la cour en avril. L’accusation présentera ses preuves concernant l’existence d’un complot antigouvernemental de grande ampleur où tous les accusés auront un rôle à jouer. Nous n’avons aucun doute quant au caractère partial et injuste que prendra ce procès. Il aboutira sur les destins brisés de dizaines de personnes (les articles concernés du code pénal prévoient des peines de prison pouvant aller jusqu’à huit ans), une hystérie conspirationniste dans les médias russes et une carte blanche pour de nouvelles répressions.

 

Votre solidarité nous est plus que jamais importante. A la veille de ce procès honteux, entre le 28 février et le 3 mars, nous vous appelons à mener des actions devant toutes les représentations de la fédération de Russie dans vos pays respectifs, à faire pression sur vos gouvernements et organisations de défense des droits de l’homme et à diffuser au maximum des informations sur les répressions contre l’opposition qui ont lieu en ce moment en Russie.

 

Mouvement socialiste de Russie (RSD)

 

Front de Gauche (Levyi Front)

 

Action autonome (Avtonomnoe Deïstvie)

 

Traduit du russe par Matilde Dugauquier

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 20:25

 

Des rebelles syriens s’emparent d’un convoi de l’ONU

 

BEYROUTH (Reuters) - Des rebelles syriens se sont emparés près du plateau du Golan d'un convoi transportant des observateurs de la Force des Nations unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD), selon des vidéos diffusées mercredi sur YouTube.

 

Un jeune homme se réclamant de la brigade des « Martyrs de Yarmouk » apparaît sur ces vidéos entouré de combattants rebelles armés de fusils d'assaut, devant deux véhicules blindés peints en blanc portant le sigle « ONU » et un camion.

 

« Le commandement des Martyrs de Yarmouk a annoncé qu'il ne relâcherait pas les membres de la force des Nations unies (...) tant que les forces du régime de Bachar al Assad ne se seront pas retirées des environs du village de Djamla », à l'est de la ligne de cessez-le feu avec les troupes israéliennes, déclare l'homme, habillé en civil.

 

« Si aucun retrait n'est opéré d'ici vingt quatre heures, nous les traiterons comme des prisonniers », ajoute-t-il, les accusant de collaborer avec les forces du régime de Bachar al Assad.

 

La FNUOD a été mise en place en 1974 à la suite de la conclusion d'un accord sur le dégagement des forces israéliennes et syriennes des hauteurs du Golan après la guerre du Kippour d'octobre 1973. Elle continue aujourd'hui de surveiller la mise en oeuvre de l´accord dans la région et le respect du cessez-le-feu.

 

A New York, le conseil de sécurité de l'ONU a condamné la capture des casques bleus et exigé leur libération immédiate.

 

« Les membres du conseil de sécurité condamnent fermement la capture d'un groupe de plus de vingt soldats de la paix (...) par des éléments armés de l'opposition syrienne », a dit l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine, qui préside actuellement le conseil.

 

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a précisé de son côté qu'elle enquêtait sur cette brigade des « Martyrs de Yarmouk », soupçonnée d'avoir récemment exécuté une dizaine de soldats gouvernementaux prisonniers. Des images de cette exécution, qui aurait eu lieu près de Djamla, ont été postées mardi sur internet.

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 20:15

 

La justice égyptienne annule la date de début des élections

 

LE CAIRE (Reuters) - Le tribunal administratif a ordonné mercredi l'annulation du décret présidentiel fixant au 22 avril la date du début des élections législatives en Egypte, mesure qui hypothèque sérieusement le calendrier électoral du gouvernement des frères musulmans.

 

La présidence égyptienne a déclaré qu'elle respectait la décision du tribunal et qu'elle ne ferait probablement pas appel, contrairement à ce qu'avait dans un premier temps affirmé Mohamed Gadallah, conseiller juridique du président Mohamed Morsi.

 

Dans un communiqué, les services de Morsi disent que la présidence « respecte la décision du tribunal », ce qui « confirme la règle du droit (...) et le principe de séparation des pouvoirs ».

 

Sur son compte Twitter, la présidence a précisé plus tard qu'un appel contre la décision était "improbable".

 

Pour Moustafa al Sayyid, professeur en sciences politiques, les élections seront probablement reportées.

 

Le tribunal administratif a justifié sa décision par des raisons techniques, le conseil de la choura, la chambre haute du parlement, n'ayant pas renvoyé devant la haute cour constitutionnelle la loi électorale amendée pour qu'elle soit une dernière fois examinée avant son adoption.

 

Le scrutin en quatre phases, qui devait initialement commencer le 27 avril pour se terminer fin juin, avait été avancé de cinq jours à la demande de la minorité copte, mécontente de voir la date coïncider avec les fêtes de Pâques.

 

« UNE NOUVELLE LEÇON DONNÉE AUX FRÈRES MUSULMANS »

 

Amr Hamzaoui, l'une des figures de proue de l'opposition, a salué la décision du tribunal administratif.

 

« Une fois encore, la justice a empêché les Frères musulmans de semer le désordre dans l'Etat de droit et la législation », a-t-il déclaré à Reuters. « Renvoyer la loi (électorale) devant la haute cour constitutionnelle est une nouvelle leçon donnée aux frères musulmans », a-t-il ajouté.

 

Le Front de Salut National (FSN), qui réunit les principaux partis d'opposition libéraux et de gauche en Egypte, avait annoncé la semaine dernière qu'il boycotterait les législatives, faute d'une loi électorale qui garantisse un scrutin libre et équitable.

 

Cette décision intervient au moment où le gouvernement tente de reprendre les discussions avec le Fonds Monétaire International sur l'octroi d'un prêt de quatre milliards huit cent millions de dollars (trois milliards sept cent millions d'euros) pour redresser les finances publiques.

 

« Il est maintenant probable que les élections seront ajournées, ce qui renforcera l'incertitude politique et retardera un possible accord avec le FMI à un moment où il est nécessaire de restaurer la confiance dans l'économie pour empêcher une potentielle crise économique », a déclaré Farouk Soussa, chef économiste à Citi, à Dubaï.

 

La haute cour constitutionnelle a décidé l'an dernier d'invalider un tiers des sièges de la chambre basse du parlement dominée par les islamistes, jugeant la loi électorale contraire à la Constitution.

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