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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 18:10

 

http://www.fr.news.yahoo.com/fabius-critique-air-france-pour-un-ravitaillement-%C3%A0-064903826--finance.html

 

Fabius critique Air France pour un ravitaillement à Damas

 

PARIS (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a critiqué lundi Air France pour l'escale à Damas d'un des ses avions pour se ravitailler en carburant.

 

Un vol Air France parti mercredi soir de Paris pour Beyrouth avec cent soixante quatorze passagers à bord a dû être dérouté pour raisons de sécurité et a fait escale dans la capitale syrienne pendant deux heures pour faire le plein de kérosène.

 

"Se poser à Damas, c'était exposer la sécurité des gens qui étaient à l'intérieur de l'avion (...) notamment des personnes du Liban qui étaient recherchées par le régime syrien", a dit Laurent Fabius sur RTL.

 

"C'était extrêmement dangereux (...) "Les décisions dans ces circonstances sont compliquées à prendre mais en plein conflit, se poser à Damas, vous conviendrez avec moi que ce n'était pas la décision la plus pertinente et je suis diplomate", a-t-il ajouté.

 

Après l'escale de Damas, l'Airbus est parti pour l'aéroport de Larnaca, à Chypre, où il s'est posé dans la nuit et d'où il a redécollé jeudi après-midi en direction de Beyrouth.

 

L'avion a été dérouté parce que des manifestants bloquaient les routes d'accès à l'aéroport de Beyrouth.

 

Air France a annoncé début mars la suspension de ses vols vers Damas jusqu'à nouvel ordre en raison des violences en Syrie.

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 19:52

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/14/mitt-romney-et-l-offshore-encore_1746018_3232.html

 

Mitt Romney et l’offshore (encore)

 

LE MONDE | 14.08.2012 à 16h23 • Mis à jour le 14.08.2012 à 16h23

 

Par Sylvain Cypel

 

Présentant Paul Ryan, qu’il a choisi pour figurer sur son « ticket » à l’élection présidentielle américaine de novembre, Mitt Romney a vilipendé les « bassesses » de son adversaire, Barack Obama, destinées à détourner l’électorat de l’essentiel : le rétablissement économique de l’Amérique.

 

Ainsi parlait il de la dernière attaque de l’équipe de campagne démocrate contre son passé chez Bain, cette société de capital investissement que Mitt Romney a dirigée de 1984 à 1999.

 

De fait, la charge du camp Obama avait été d’un goût plus que douteux, mais symptomatique de la tonalité déshonorante que cette campagne a commencé de prendre, par delà les proclamations programmatiques des candidats.

 

Derrière, apparaissent évidemment les "super-PAC", ces "comités d'action politique", en réalité des collecteurs de fonds utilisant leur "liberté de parole" constitutionnelle pour véhiculer les arguments les plus infamants contre l'adversaire. De part et d'autre, les publicités que financent ces PAC n'hésitent effectivement devant aucune "bassesse". En l'espèce, le camp Obama insinuait que Mitt Romney avait quasiment provoqué la mort d'une femme ! Dans son clip, un nommé Joe Soptic racontait avoir travaillé dans une entreprise sidérurgique lorsque Bain l'acquit et le licencia. Il perdit dès lors son assurance maladie, qui couvrait aussi son épouse. Ayant contracté un cancer, celle-ci, dénuée de couverture-santé, finit par en mourir. CQFD : sans Mitt Romney, madame Soptic vivrait toujours. Immédiatement, l'équipe républicaine hurlait au "mensonge", l'épouse du veuf étant morte sept ans près le licenciement de son mari.

 

Libre à chacun de tirer la leçon morale et politique de ce drame et de son utilisation. Mais on parierait que l'ex-gestionnaire de fonds n'en a pas fini avec son passé. Car même si l'électeur américain est jugé par les "marketeurs" politiques plus sensible aux arguments émotionnels qu'aux exposés rationnels, point besoin de "basses" réclames pour poser des questions dérangeantes au candidat républicain sur le terrain auquel il se dérobe : la fiscalité qu'il a acquittée depuis son départ de Bain Capital et le patrimoine qu'il a préservé dans ses fonds aux îles Caïman et aux Bermudes.

 

Tout juste publié par Tax Justice Network (TJN), un réseau international d'économistes et de juristes, un rapport intitulé Une réévaluation du coût de l'offshore (The Price of Offshore Revisited), estime le montant des seuls actifs liquides déposés dans les paradis fiscaux par des fonds de "private equity" (capital investissement) - ceux-là mêmes qu'a gérés Mitt Romney, et où il continue de détenir des avoirs - entre vingt et un mille et trente deux mille milliards de dollars.

 

Selon le TNJ, qui a étudié cent trente neuf Etats à partir des données publiques de la Banque mondiale, du Fonds Monétaire International et de la Banque des règlements internationaux (Bank for International Settlements), ces fonds regroupent environ dix millions de personnes. Vu sous un autre angle : 0,0014 % des humains détiennent dix pour cent à quinze pour cent de la richesse liquide mondiale en des lieux si "paradisiaques" qu'ils leurs permettent de ne pas acquitter d’impôts sur ces sommes.

 

Et Mitt Romney en fait partie. En revanche, il ne figure vraisemblablement pas dans le gotha des cent mille méga-super-riches qui détiennent à eux seuls entre le tiers et la moitié des fonds déposés (dix mille milliards de dollars).

 

Avocat d'affaires, le rapporteur du TJN, James Henry, a été chef économiste du grand consultant McKinsey - où, coïncidence, Mitt Romney a fait ses premières armes.

 

Comme directeur du conseil en stratégie d'entreprise Sag Harbor, il a eu pour clients des sociétés comme Merrill Lynch, UBS Warburg, ABB Amro, ATT et IBM. Dans le passé, il a servi de consultant pour la Task Force on Caribbean Havens, le groupe de travail sur les paradis fiscaux caribéens, une organisation mise en place par le FBI et Scotland Yard. Et une cinquantaine de gouvernements ont eu recours à ses services contre le blanchiment. Est-ce cette activité qui l'a amené à se spécialiser dans l'utilisation volumineuse de certains sites offshore par les fonds de "private equity" ?

 

Interrogé à la télévision, après la publication de son rapport, sur la candidature de Mitt Romney, James Henry jugeait qu'il était impensable que le candidat républicain refuse de dévoiler sa relation fiscale avec les paradis offshore. Certes, disait-il, il existe aux Etats-Unis "de nombreux Mitt Romney" qui se soustraient à l'impôt par ce biais, mais s'il venait à être élu, il serait "le premier président dans l'histoire américaine dans ce cas".

 

Et l'économiste de soulever un pan du voile qui le motive. L'enjeu, selon lui, dépasse la conjoncture électorale. Avec le candidat républicain, les Etats-Unis risquent de se retrouver "dans une situation où l'on a une représentation sans taxation". Pour nombre d'Américains, la référence est immédiate, car James Henry détourne un précédent historique célèbre. "Pas de taxation sans représentation" était le mot d'ordre des révolutionnaires qui, dans les années 1750-1760, lancèrent la révolte contre le pouvoir colonial britannique, refusant d’acquitter l'impôt dès lors qu'ils se considéraient comme non représentés politiquement.

 

Aujourd'hui, dénonce James Henry, l'Amérique est menacée de voir l'inverse se produire : la plus haute représentation politique ne peut être occupée par un homme qui élude l'impôt grâce aux paradis fiscaux. Peut-on élire pour président un homme qui a fait de l'évasion fiscale son métier ? Eviter que cela advienne lui semble "vital pour la démocratie".

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 16:52

 

http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/773965/LEtat_libanais_sort_lentement_de_son_hebetude.html

 

L’Etat libanais sort lentement de son hébétude

 

Par Jeanine Jalkh

 

Samedi 18 Août 2012

 

La situation qui prévaut actuellement sur la scène libanaise ressemble drôlement à un polar de Gérard de Villiers, avec ses rebondissements permanents, ses nœuds insolubles, ses énigmes aux relents burlesques, le tout ponctué d’une dose de sensationnalisme parfois morbide que la compétition entre les chaînes de télévision a accentué à profusion, comme l’a dénoncé hier le secrétaire général du Hezbollah.

 

À peine digérée l’annonce de l’arrestation tonitruante de l’ancien ministre Michel Samaha, l’attention a vite été détournée par l’apparition, rocambolesque, dudit « clan Moqdad », sorti comme un diable de sa boîte.


Dans une mise en scène le moins qu’on puisse dire bouffonne, le « clan » annonce publiquement le début et la fin de ses « opérations militaires ». Les faits se déroulent en présence du député Ali Moqdad, qui réfute l’appellation de « militaire », cautionnant pourtant le reste de l’opération des rapts qui a visé des ressortissants syriens dits de l’opposition et des citoyens turcs.


En même temps, et presque de manière concomitante, les écrans de télévision rapportaient l’annonce de la mort probable des pèlerins chiites à Azzaz, en Syrie, à la frontière turque, occasionnée par un bombardement aveugle et surtout soudain de cette ville devenue tristement célèbre depuis l’apparition des pèlerins dans cette zone.


Bref, autant de coïncidences qui ne peuvent être comprises que dans le cadre des rebondissements parallèles et inintelligibles qui ont fait suite aux aveux de Michel Samaha, l’homme fort de la Syrie au Liban, forcé de dénoncer le complot ourdi par le régime Assad contre le Liban.


La réaction ne s’est pas fait attendre, comme l’a relevé le chef des Forces Libanaises Samir Geagea qui, sans ambages, a laissé entendre que tout le scénario des otages est la résultante de l’arrestation de Michel Samaha « qui a irrité au plus haut point les Syriens ».


Certes, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, n’a pas tardé à démentir tout lien avec les dérapages sécuritaires qui ont eu lieu ces derniers jours, affirmant que ce qui s’est passé « échappe totalement à son contrôle » et à celui de son allié Amal, allant jusqu’à mettre en garde contre le fait que la loi de la jungle pourrait bientôt régir la rue.


Ces propos ne sont pourtant pas très convaincants pour ceux qui ne décèlent dans l’apparition du phénomène Moqdad qu’un nouveau mot d’ordre donné par les syriens via le parti chiite.

 

Pour étayer cette thèse, les tenants de cet avis égrènent un certain nombre de failles, voire de contradictions, qui entourent l’affaire des Moqdad depuis le début de leur action.


Dès le départ, ces derniers ont accusé l’ASL d’être derrière l’enlèvement de leur fils, Hassan, sans avoir exprimé le moindre doute à ce sujet. Or, constatent des membres de l’opposition syrienne, dans la vidéo qui montre les ravisseurs, on ne voit nulle part le drapeau de la révolution syrienne, ce qui est inhabituel. De même qu’on n’apprend à aucun moment de quelle unité relève ce groupe particulier de dissidents, un fait également surprenant dans la mesure où d’habitude ils annoncent l’identité de l’unité concernée. Enfin, ajoute l’opposition syrienne, les ravisseurs évoquent le nom du secrétaire général du Hezbollah en lui apposant un « samahat el-sayyed », un signe de distinction et de respect pour cette personnalité chiite, que les membres de l’ASL ne partagent certainement pas.


Bref, il n’y a aucun doute que c’est le régime ou bien ses sbires qui seraient derrière le rapt, soulignent ces sources qui s’interrogent d’ailleurs sur le timing de l’arrestation de Hassan Moqdad qui se trouve en Syrie depuis près d’un an et demi.


Autrement dit, le surgissement du « clan Moqdad » n’a rien de spontané, d’autant que les membres du « clan » n’auraient pu à eux seuls se doter en l’espace de deux ou trois jours d’une base d’informations sur le profil et le lieu de résidence de personnalités syriennes et libanaises à kidnapper, sans recevoir l’appui d’un service sécuritaire bien informé.


Certains observateurs se demandent également pourquoi le clan chiite s’en est pris aux seuls pays du Golfe et à la Turquie, et non pas aux États-Unis par exemple, qui soutiennent au moins moralement l’opposition syrienne ? Une source sécuritaire affirme d’ailleurs que, politiquement parlant, le clan est scindé en deux : une partie, représentée par Hatem Moqdad, le frère d’Hassan, qui serait proche du Hezbollah, et l’autre, représentée par le porte-parole du groupe, Maher, qui a été sept ans durant le responsable du service de sécurité de l’ambassade des États-Unis. Une schizophrénie qui explique clairement d’ailleurs le clash qui a eu lieu jeudi entre les membres du clan devant les écrans de télévision.


Dernier indice qui trahit ne serait-ce qu’un soutien indirect du parti chiite à cette opération, la mise en garde du député joumblattiste Akram Chehayeb au commandement du Hezbollah, lors d’un contact téléphonique, contre toute tentative de rapt qui se ferait dans la région du Chouf, une menace lancée quelques heures plus tôt par le clan Moqdad, qui annonçait sa volonté d’étendre ses opérations à plusieurs régions libanaises.


Autant d’indications qui laissent croire qu’en apportant un soutien ponctuel aux insurgés de la famille Moqdad, le parti chiite pourrait avoir partiellement répondu au mot d’ordre lancé par les syriens à leurs alliés libanais au lendemain de l’arrestation de Michel Samaha. En laissant la tâche ingrate aux Moqdad, le Hezbollah aura ainsi atteint deux objectifs : le premier consiste à montrer patte blanche au régime Assad sans aller jusqu’au bout du vice, qui, pour les syriens, consiste à semer la confusion et l’instabilité totales au pays du Cèdre. Le second, pointer du doigt le chaos qui commence à se répandre au Liban de manière à mettre en exergue la discipline et l’ordre dont se prévaut le parti chiite, qui se verrait ainsi investi d’un rôle de rédempteur, un peu à l’instar de la fonction de pompier que s’étaient attribuée les pyromanes syriens durant les années de tutelle. C’est d’ailleurs ce que signifie la mise en garde lancée par Hassan Nasrallah dans son discours hier, en prédisant un prochain chaos dans le pays.


En attendant, l’État commence à peine à se réveiller de sa léthargie et tente de récupérer les espaces de souveraineté qui lui ont été usurpés. Premier à réagir, le chef de l’État, qui a lancé, à ceux qui veulent bien l’entendre, des avertissements fermes à la suite du spectacle de dégénérescence sécuritaire. Le conseil central de sécurité ensuite qui s’est réuni sous la présidence du ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, qui, sorti de son mutisme, a promis des poursuites en bonne et due forme à l’encontre des ravisseurs, dont toute la République connaît désormais l’adresse. Il s’est également engagé à empêcher dorénavant toute fermeture de la route de l’aéroport.


Une cellule de crise a été mise en place pour suivre les développements, ainsi qu’un comité ministériel pour trouver un règlement à la question des otages.

 

C’est dans cet état d’esprit que Marwan Charbel se rendra aujourd’hui en Turquie, où se trouvait la veille le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Avant son départ de Beyrouth, ce dernier s’était d’ailleurs engagé auprès des responsables libanais à évoquer l’affaire des otages en Syrie avec les responsables turcs.


Sur le terrain et après l’annonce par les Moqdad de l’arrêt provisoire de la campagne de rapts, une trêve est entrée en vigueur. Il reste à savoir si elle pourra perdurer au-delà de la fête du Fitr, laquelle, célébrations obligent, semble avoir poussé les parties à prendre un peu de recul.
 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 16:32

 

http://www.wikileaksactu.wordpress.com/2012/08/19/le-discours-de-julian-assange-a-lambassade-dequateur

 

Le discours de Julian Assange à l’ambassade d’Equateur à Londres

 

Je suis ici parce que je ne peux pas être plus proche de vous.

Merci d’être là.

Merci pour votre volonté, et votre générosité d’esprit.

Mercredi soir, après qu’une menace ait été envoyée à cette ambassade, et que la police ait convergé vers le bâtiment, vous êtes sortis au milieu de la nuit pour la surveiller, et avez apporté les yeux du monde avec vous.

A l’intérieur de l’ambassade, à la nuit tombée, je pouvais entendre des équipes de police se faufilant dans l’immeuble par l’issue de secours interne.

Mais je savais qu’il y aurait des témoins.

Et c’est grâce à vous.

Si le Royaume-Uni n’a pas enfreint la Convention de Vienne cette nuit-là, c’est parce que le monde entier regardait.

Et le monde entier regardait parce que vous regardiez.

La prochaine fois que quelqu’un vous dit qu’il est inutile de défendre ces droits que nous considérons chers, rappelez-leur votre veille dans la nuit devant l’ambassade de l’Équateur, et comment, le matin venu, le soleil s’est levé sur un monde différent, et une nation latino-américaine courageuse s’est dressée pour la justice.

Et donc, à ce peuple courageux.

Je remercie le président Correa pour le courage qu’il a montré en considérant et en acceptant mon asile politique.

Et donc je remercie le gouvernement, et le Ministre des Affaires Etrangères Ricardo Patino, qui ont défendu la Constitution équatorienne et sa notion des droits universels, dans leur considération de mon cas.

Et au peuple équatorien pour avoir soutenu et défendu cette Constitution.

Et j’ai énormément de gratitude envers l’équipe de cette ambassade, dont les familles vivent à Londres, et qui m’ont témoigné de l’hospitalité et de la gentillesse malgré les menaces dont ils ont fait l’objet.

Ce vendredi il y aura une réunion d’urgence des ministres des affaires étrangères d’Amérique Latine à Washington DC, pour traiter cette situation.

Et je suis donc reconnaissant envers les peuples et gouvernements d’Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, de Colombie, du Salvador, du Honduras, du Mexique, du Nicaragua, du Pérou, du Venezuela et de toutes les nations latino-américaines qui sont venues défendre le droit d’asile.

Aux peuples des USA, du Royaume-Uni, de Suède et d’Australie, qui m’ont soutenu avec vigueur, même quand leurs gouvernements ne l’ont pas fait. Ainsi qu’aux membres plus sages de gouvernements qui se battent toujours pour la justice. Votre jour viendra.

A l’équipe, aux soutiens et aux sources de WikiLeaks, dont le courage et l’abnégation sont sans égal.

A ma famille et à mes enfants qu’on prive de leur père. Pardonnez-moi. Nous serons bientôt réunis.

Alors que WikiLeaks est sous la menace, il en est de même pour la liberté d’expression, et de la santé de nos sociétés.

Nous devons profiter de cet instant pour articuler le choix présenté au gouvernement des États-Unis d’Amérique.

Retournera-t-il vers et réaffirmera-t-il les valeurs sur lesquelles il a été fondé ?

Ou se jettera-t-il dans le précipice, nous entraînant tous vers un monde oppressif et dangereux, dans lequel les journalistes sont réduits au silence par peur de la persécution, et les citoyens sont contraints à chuchoter dans le noir ?

Je dis qu’il doit faire marche arrière.

Je demande au président Obama de faire ce qui est bon.

Les USA doivent renoncer à leur chasse aux sorcières contre WikiLeaks. 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 19:50

 

http://www.mrap.fr/tout-savoir-sur-le-mrap/hommage-rendu-par-la-direction-du-mrapa-mouloud-aounit-lors-de-ses-obseques

 

Hommage rendu par la direction du MRAP à Mouloud Aounit lors de ses obsèques

 

C'est avec beaucoup d'émotion et une immense tristesse que je t'adresse Mouloud, au nom du collège de la présidence du MRAP ces quelques mots d'au revoir. Au revoir et non adieu car ce que tu as apporté est ineffaçable.

 

D'abord je voudrais redire à Annie, à Manon, à Aurélien et à toute ta famille combien nous partageons sa douleur. Manon, Aurélien, votre peine est immense mais vous pouvez être fier de votre père.

Les dizaines et dizaines de messages individuels, de militants ou personnalités, d'associations, de partis qui parviennent chaque jour au MRAP prouvent, si besoin était, l'ampleur de l'amitié qui t'est portée et la perte immense laissée par ton départ.

Depuis ton adhésion au MRAP à l'âge de 24 ans, jusqu'à tes derniers instants, tu n'as cessé de te battre avec détermination contre toutes les formes de racisme, contre toutes les injustices, pour l'égalité. Durant ces trente cinq années, ta vie est intimement liée à celle du MRAP et de ces combats. Président de la Fédération de Seine Saint Denis, tu deviens en 1989 secrétaire général du Mouvement puis président en 2004. Le Congrès national de 2011 te nomme à l'unanimité, par ovation, président d'honneur, en reconnaissance de ton engagement sans faille.

 

Tu as consacré ta vie à l'humain, à ses droits, à sa dignité, à son respect. Pour toi, il n'y avait ni dimanche, ni jours fériés, ni congés. Disponible à tout instant, tu apportais la même passion, la même détermination à vaincre la bêtise, la haine, l'intolérance qu'il s'agisse d'une seule personne victime du poison raciste ou d'une injustice à l'échelle nationale ou internationale. Le droit des peuples, de tous les peuples sans aucune exception, à disposer d'eux mêmes était pour un principe universel incontournable.

Tu savais associer ce mélange entre la réflexion, l'analyse et la solidarité quotidienne envers toutes les victimes.

Je ne peux rappeler ici toutes les luttes que tu as menées. De ton combat inlassable pour que justice soit rendue aux victimes du 17 octobre 1961, à ta présence aux cotés des sans papiers, des Roms, de la Palestine à Mumia Abu Jamal à qui tu avais rendu visite dans le couloir de la mort, nous ramenant un témoignage à ton image, profond et émouvant.

Je me souviens des visites que nous avons faites ensemble aux parents qui venaient de perdre un fils fauché par la haine raciste, c'était la sincérité de ton émotion que tu leur portais en même temps que ta colère et ton besoin de justice.

Depuis la marche des beurs de 1983, tu n'as jamais cessé d'être au coté de cette jeunesse issue de l'immigration trop souvent bafouée, stigmatisée, rejetée, tu te battais sans relâche pour que l'égalité ne soit pas un mot vide sur les frontons de nos mairies mais deviennent réalité dans tous les domaines de notre société, politique, sociale, culturelle. Avec ton ami Michel Tubiana, Président de la Ligue des Droits de l'Homme, tu as été l'un des initiateurs du combat pour que le droit de vote soit enfin accordé à tous les étrangers vivant sur le sol français.

Tu as été parmi les premiers à dénoncer avec courage l'islamophobie montante, forme nouvelle du racisme née de la honteuse théorie du « choc des civilisations » et exacerbée par les droites extrêmes.
 
Tu voulais que le MRAP soit la voix des sans voix, de tous ceux qui n'avaient aucun droit, sans papiers, sans logis mais aussi de ceux que nos gouvernants voulaient faire taire, Kurdes, ou résistance iranienne. Tu ne cédais ni aux pressions ni aux menaces que tu recevais y compris lorsqu'il s'agissait de menaces de mort.

Je me souviens du jour où tu t'es enchaîné aux grilles de l'ambassade d'Iran pour protester contre l'exécution programmée d'intellectuels juifs ; je me souviens de ton engagement aux cotés de tes frères algériens victimes de la barbarie intégriste ; je me souviens de la lettre à tes soeurs afghanes, « les linceuls ne sont pas faits pour les vivants », lettre que j'ai toujours gardée tant elle était émouvante et sincère, ; je me souviens de ton combat pour arracher à la mort Safya ou Amina au Nigeria.

Tu ne baissais jamais les bras, je me souviens de ce rassemblement devant l'ambassade d'Afghanistan où nous n'étions qu'une dizaine (c'était avant le 11 septembre, peu de monde se souciait alors du sort du peuple afghan). Devant mon découragement tu m'as dit « nous n'étions qu'une dizaine dans les premiers rassemblements devant l'ambassade d'Afrique du Sud pour exiger la libération de Mandela, aujourd'hui Mandela est libre, il ne faut jamais renoncer  même si nous sommes qu'une poignée à dénoncer l'intolérable». Jamais renoncer, même la terrible maladie qui t'a frappé n'a pu te faire renoncer à tes combats, à tes engagements. Avec un courage exemplaire tu as continué inlassablement, jusqu'au bout, ton combat pour la dignité humaine en même temps que celui contre le mal qui te minait mais n’abattait pas ta volonté de témoignage et de lutte.

Tu laisses hélas un combat inachevé. Je ne sais plus qui a dit « la mort n'existe pas tant que dure l'idée ». A nous de faire vivre tes idées et de poursuivre tes engagements.

Tu seras présent, Mouloud dans chacun de nos combats futurs. Tu seras présent aux cotés des sans papiers lors de la manifestation du 1er septembre que la coordination nationale des sans papiers en lutte propose de te dédier. Tu seras présent le 17 octobre sur le Pont Saint Michel pour dire le refus de l'oubli, le devoir de vérité et de justice, tu seras présent le premier mai pour rendre hommage à Brahim Bouarram et à toutes les victimes du racisme. Lorsque l'Etat palestinien existera enfin à coté de l'Etat israélien, tu seras présent. Lorsque la liberté fleurira à Téhéran, tu seras présent. A chaque fois que la liberté, la justice, le droit, la paix triompheront tu seras présent, à chaque recul du racisme, tu seras présent et si Mumia sort enfin de sa prison, tu seras présent.

Merci Mouloud d'avoir éveillé les consciences et semé l'espoir, merci pour ton dévouement et ton courage.

Tu nous as quitté, mais tu restes dans nos mémoires et dans nos coeurs,

Aubervilliers le 16 août 2012

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 19:26

 

http://www.syrie.blog.lemonde.fr/2012/08/16/apres-les-militaires-les-diplomates-syriens-tentes-par-la-defection

 

Après les militaires, les diplomates syriens tentés par la défection

 

Jeudi 16 Août 2012

 

Par Ignace Leverrier

 

Avant de quitter sa fonction à la tête de la Sécurité d’Etat (Renseignements généraux), pour occuper le poste laissé vacant à la direction du Bureau de la Sécurité Nationale par le décès du général Hasan Tourkmani, le 18 juillet 2012, le général Ali Mamlouk avait signé une décision. Elle enjoignait à cinq diplomates syriens en poste à l’étranger de regagner immédiatement leur pays. Il s’agissait de Mamoun Al Hariri (Erevan), Housam Hafez (Erevan), Dani Ba’aj (ONU/Genève), Ghiyath Ibrahim (Kiev) et Anas al Miqdad. Elle s'inscrivait dans la ligne de l'ordre de retour en Syrie adressé quelques mois plus tôt par Bachar al Assad à plusieurs de ses hauts représentants dans d'importants pays occidentaux. Mais, alors que l'ordre présidentiel visait à prévenir l'humiliation qu'aurait constitué pour la Syrie l'expulsion des diplomates concernés, la décision d'Ali Mamlouk était destinée à empêcher ses destinataires de faire défection et de rejoindre les rangs de l'opposition et de la révolution.

 

Les diplomates syriens, quel que soit leur rang, n’échappent pas davantage aux oukases des moukhabarat que les autres agents de l’Etat. Qu’ils exercent leur métier à l’administration centrale ou dans les missions à l’étranger ne change rien à l’affaire. Le ministre des Affaires étrangères Walid Al Moallem, lui-même, n’a pas plus d’autorité dans sa propre maison que ses collègues des Finances, de l’Economie, des Communications, de l’Agriculture ou de la Santé… Comme eux, il n’a la possibilité ni de choisir son vice-ministre, ni de désigner ses ministres adjoints. Avant d’installer dans leurs fonctions le directeur et les membres de son cabinet, il doit avoir obtenu l’aval des différents services de renseignements dont la mission consiste à exercer un contrôle croisé des activités de son administration. D’ailleurs, pour prévenir toute velléité de la part du ministre d’en faire à sa tête, les services de renseignements disposent au sein du ministère d’un agent d’influence en la personne d’un analphabète honni de tous qui se comporte en véritable ministre : Hicham al Qadi.

 

Les diplomates syriens n’ont pas de mots assez crus pour dénoncer les privilèges, les interventions, les passe-droits, les tripatouillages et les détournements de biens publics reprochés à cet analphabète originaire de Sarghaya. Il a commencé sa carrière au sein de la diplomatie syrienne, en 1991, en accompagnant Walid al Moallem à Washington pour lui servir de chauffeur personnel. Il est rapidement devenu son prête-nom pour la création de sociétés où son statut interdisait à l’ambassadeur d’apparaître. Il s'est finalement emparé avec son tacite assentiment des clés du ministère, au sens propre et au sens figuré. Les mêmes diplomates affirment que, en son temps, avant d’être promu vice-président de la République sans affection ni prérogative, Farouq al Chareh en avait interdit l’accès à ce douteux personnage.

 

Faut-il le rappeler ? Selon le site All4Syria, au milieu du mois de décembre 2011, Hicham al Qadi a directement trempé, à la demande de ses amis des services, dans l’achat auprès de Syriatel, la compagnie de téléphonie mobile de Rami Makhlouf, d’une quinzaine de cartes à puce. Acquises au nom du Service du protocole du ministère, ces cartes se sont étrangement retrouvées deux jours plus tard entre les mains des « terroristes », auteurs des attentats de Kafr Sousseh contre un centre de la Sécurité militaire et le siège des Renseignements généraux. Ces deux opérations, qui avaient provoqué des dégâts matériels importants mais n’avaient fait de victimes que parmi le petit personnel des deux agences, sentaient leur moukhabarat à plein nez.

 

Dès la réception de la décision d’Ali Mamlouk, Walid al Moallem s’est empressé de la transmettre à leurs destinataires. Figuraient parmi eux des proches de personnalités importantes au sein de son administration et du gouvernement : le père de Ghiyath Ibrahim, Hajem Ibrahim, est directeur des Affaires administratives au ministère, et l’oncle d’Anas Miqdad, Faysal Miqdad, n’est autre que le vice-ministre des Affaires étrangères… Visiblement les intéressés, mais peut-être aussi leurs parents, ne présentaient pas toutes les garanties d’allégeance attendues aujourd’hui plus que jamais des employés du régime.

 

Cet ordre a eu l’effet inverse de ce qui en était attendu. Housam Hafez, consul de Syrie en Arménie, et Dani Ba’aj, en charge du dossier des Droits de l’Homme à la mission permanente syrienne auprès de l’ONU à Genève, ont annoncé qu’ils faisaient défection. Le chef de mission à Erevan, Mamoun al Hariri, s’apprête à suivre leur exemple. On peut penser que les intéressés n'ont pris leur décision qu'après avoir fait sortir leur famille de Syrie et l’avoir mise en lieu sûr, pour éviter de voir leurs proches pris en otages à leur place pour les contraindre à rentrer chez eux… Largement utilisée par les moukhabarat à l’encontre des opposants en général, et des Frères musulmans en particulier sous Hafez al Assad, la prise d’otage n’a nullement été abandonnée sous le règne du président en exercice. Elle a parfois même concerné, au cours des années récentes, des enfants mineurs, eux-mêmes accusés, pour justifier leur arrestation et leur procès, de crimes et délits les plus saugrenus.

 

La concurrence et la surenchère entre appareils de sécurité étant la règle en Syrie, où les chefs des moukhabarat ont à cœur de démontrer au chef de l’Etat, pour gagner ses faveurs, qu’ils font plus et mieux que leurs prédécesseurs et leurs collègues des autres services, le successeur d’Ali Mamlouk, le général Dib Zitoun, a pris, à peine installé dans ses nouvelles fonctions, une décision identique. Sa liste est deux fois plus longue et comporte une dizaine de noms. Mais, plus rusé qu’Ali Mamlouk et instruit par l’expérience, il a apporté un soin particulier à la forme. Il a "recommandé" au ministère des Affaires étrangères de préciser aux diplomates dont il lui avait fourni les noms, que leur retour dans le pays était nécessité par les "besoins du service". Il devait leur faire valoir qu'il avait l’intention de confier à certains d’entre eux, à l’administration centrale, la gestion de quelques dossiers. D’autres seraient requis pour des formalités administratives les concernant ou pour boucler des affaires en suspens. Il ne fallait surtout pas qu’ils comprennent que, dès leur arrivée, ils connaitraient le sort de leur collègue Oqba Ali, naguère encore premier secrétaire à l’ambassade de Syrie à Téhéran. Rentré dans son pays le 15 juin 2012, il a "disparu" dans l’une des multiples geôles des moukhabarat. Si tel a été son sort, il y avait tout lieu pour les autres de se montrer extrêmement prudents. De notoriété publique, ce jeune et brillant diplomate membre de la communauté alaouite avait des relations au plus haut niveau, au palais présidentiel, dans le parti Baath… et jusque dans les services, au sein desquels des parents à lui occupent d’importantes fonctions.

 

Il y a quelques mois, déjà préoccupés par la perspective de défections, les services de renseignements avaient imposé au ministère de suspendre le versement des rémunérations de ses diplomates, de manière à disposer sur eux de moyens de pression. Près de quatre vingt dix pour cent des missions diplomatiques n’ont ainsi rien reçu depuis deux mois. Des "garanties" ont évidemment été données aux agents concernés : ils percevraient l’intégralité de ce qui leur est dû dès le premier pied posé sur le territoire national ! En dépit de cette incitation, il n’est pas sûr que les intéressés, objet de la sollicitude du nouveau chef des Renseignements généraux, s’empresseront de regagner leurs pénates. Certains paraissent tentés de rejoindre plutôt la dizaine de collègues qui se sont déjà ralliés à la révolution : Bassam al Imadi (ancien ambassadeur en Suède), Nawwaf al Cheykh Fares (ambassadeur en Irak), Lamia al Hariri (chargée d’affaires à Chypre), Abdel-Latif al Dabbagh (ambassadeur aux Emirats Arabes Unis), Mohammed Tahsin al Faqir (attaché de sécurité près l’ambassade à Oman), Farouq Taha (ambassadeur en Biélorussie), Mohammed Housam Hafez (conseiller et consul en Arménie), Khaled al Ayyoubi (chargé d’affaires au Royaume Uni), Khaled al Saleh (chargé d’affaires au Nigéria), Dani Ba’aj (deuxième secrétaire à la représentation permanente auprès de l’ONU à Genève)… pour ne mentionner ici que ceux qui ont pris le risque de donner de la publicité à leur défection.

 

On remarquera en effet que la désaffection à l’égard du régime et la conviction que celui-ci est sur la voie de l’effondrement, un point de vue récemment exprimé par le Premier ministre Riyad Hijab depuis la Jordanie où il a trouvé refuge après avoir pris ses distances, sont toutes deux en voie d’accélération au sein du ministère. Neuf des dix diplomates dont les noms sont plus haut mentionnés ont abandonné leur poste entre le 10 juillet et le 10 août dernier…

 

Certes, leur nombre reste modeste. Mais l’annonce de la création, le 17 juillet 2012, d’un rassemblement des "Diplomates syriens pour un Etat civil démocratique", signifie que s’ils restent minoritaires, ils sont loin d’être isolés. Ce rassemblement est en effet composé de retraités de la diplomatie, de diplomates en poste à l’extérieur ayant déjà rejoint l'opposition et de fonctionnaires en activité à l’administration centrale en Syrie. Les premiers et les derniers ont préféré, en raison de la surveillance à laquelle ils sont soumis, dissimuler leur identité.

 

On se souviendra, pour apprécier ce dernier développement à sa juste valeur, que, si le ministère syrien des Affaires étrangères est ouvert à des candidats de toutes les communautés et que l’intégration se fait, depuis quelques années, au terme d’une formation et d’un concours tous les deux mis en place en étroite collaboration avec notre Ecole Nationale d’Administration, les déroulements de carrière y sont tributaires, comme dans de nombreux secteurs de la vie publique en Syrie, de l’appartenance communautaire des individus. Or des membres des communautés minoritaires, volontiers présentées comme acquises au pouvoir en place, font partie des fondateurs de ce rassemblement. Comme leurs collègues de la communauté majoritaire, ils sont excédés de se voir préférer, pour occuper les postes d’ambassadeurs, des anciens ministres, des hauts responsables du parti Baath, des militaires à la retraite et des chefs de services de renseignements remerciés... - et parfois, comme c'est actuellement le cas à Paris, une architecte urbaniste ayant à peine vécu dans son pays - qui ne connaissent généralement rien à la diplomatie et qui ne maitrisent aucune autre langue que l’arabe. Comme eux, ils sont fatigués de se voir marginalisés dans leurs propres ambassades par les représentants des services qui, comme en Syrie, détiennent la réalité de la décision. Comme eux, ils ne veulent plus, dans l’exercice de leur métier, être constamment sous le contrôle de ces même moukhabarat et être eux-mêmes assimilés, par leurs compatriotes de leurs pays de résidence, étudiants ou hommes d’affaires, à de simple garde-chiourmes. Comme eux, enfin, ils se refusent à cautionner plus longtemps un régime dont le comportement sanguinaire constitue une menace pour l'ensemble des Syriens, pour leur pays, pour la région... et pour sa propre survie.

 

Alors que ce mouvement paraît voué à prendre de l'ampleur et, espérons-le, à connaître une accélération, on notera que bien d'autres secteurs d'activité connaissent en ce moment des défections en Syrie. Elles sont moins médiatisées pour la simple et unique raison que, habitant à l'intérieur du pays et non à l'étranger, ceux qui choisissent de répudier le régime sont contraints, pour leur sécurité et celle de leurs proches, d'entourer leur démarche de mille précautions. Des dizaines d'hommes d'affaires ont d'ores et déjà pris le large, justifiant leur départ et leur installation à l'extérieur par des obligations professionnelles et par la nécessité de faire fructifier ailleurs les capitaux bien ou mal acquis qui ne leur rapportent plus rien en Syrie. Quand ils n'ont pas pris eux-même la poudre d'escampette, comme Mohammed Makhlouf, oncle du chef de l'Etat, ils ont expédié dans les Emirats ou en Russie, nouvelle terre d'accueil des capitaux syriens en quête de sécurité, leurs femmes et leurs enfants. Comme Mohammed Hamcho.

 

L'Université n'est pas épargnée. Dimanche 12 août, alors que la reprise des cours était censée occuper son esprit et son temps, le président de l’université d’Alep a vendu la mèche. Soucieux de mettre un terme aux rumeurs qui gonflaient à son sujet, Abed Yakan a fait savoir qu’il n’avait pas quitté la Syrie pour le Canada. Il se trouvait toujours dans son pays. Certes, il avait sollicité un congé qui s’étendrait au-delà de la fête de rupture du jeûne (le 18 août). Mais celui-ci était justifié par des "raisons familiales sans rapport avec les évènements en cours".

 

Elles pourraient reporter à une date ultérieure la reprise de ses activités. Honnis soit donc qui mal y pense. Toutefois, inconsciemment ou non, il a livré une information sensible. Il a en effet indiqué qu’une centaine de professeurs de son établissement se trouvaient en ce moment hors du pays. Selon lui, leur absence était régulière, puisque, avant de voyager, tout fonctionnaire doit requérir et obtenir l’autorisation de son autorité de tutelle. Mais ses propos ont été rectifiés dans son dos par l’un de ses collègues, qui a affirmé que le nombre d’enseignants de la seule Université d’Alep actuellement hors de Syrie dépassait la centaine. Surtout, faute d’avoir obtenu l’autorisation qu’ils avaient sollicitée, désormais refusée par le ministre de l’Enseignements supérieur… pour les raisons qu’on imagine, plus de la moitié d’entre eux s'étaient placés en situation irrégulière. On a de la peine à croire que les contrevenants auraient pris un tel risque, avec les conséquences qui s’attachent aujourd’hui plus qu’hier à ce genre de transgression, s’ils avaient l’intention de revenir dans leur pays.

 

Quoi qu'il en soit, le chef de l'Etat syrien paraît jour après jour dans un isolement croissant. Il n'hésite même plus à afficher le peu de confiance qu'il place désormais dans son proche entourage. Le 6 août, soit le jour même de la défection de Riyad Hijab, il avait convoqué à une réunion immédiate l'ensemble des membres du conseil des ministres, afin de s'assurer de visu qu'aucun autre ne manquait à l'appel. L’incapacité du ministre des Awqafs d’arriver dans le délai imparti avait provoqué un début de panique et alimenté la rumeur selon laquelle Mohammed Abdel-Satar al Sayyed, pourtant l'une des créatures les plus soumises au régime, avait accompagné le Premier ministre dans sa fuite.

 

Le lendemain, Bachar al Assad recevait seul une délégation du conseil de sécurité nationale iranien, conduite par Saïd Jalili Amin. De manière tout à fait exceptionnelle qui en dit long sur les doutes qu'il éprouve envers ses collaborateurs, le chef de l'Etat n'avait auprès de lui pour cet entretien aucun de ceux qui auraient normalement dû y assister : ni Mohammed Nasif Khayr Bek, en quelque sorte l'équivalent de son visiteur iranien, ni Ali Mamlouk, nouveau chef du Conseil de Sécurité nationale syrien, ni le ministre des Affaires de la Présidence, Mansour Azzam, ni l'un ou l'autre des membres de son cabinet.

 

Personnage de confiance s'il en est, sa conseillère politique et médiatique Bouthayna Chaaban brillait aussi par son absence. Peut-être le chef de l'Etat avait-il déjà appris qu'elle pressait sa fille Nazek de regagner au plus vite les Etats Unis, en compagnie de son mari, Mouthanna al Saleh, un Syrien devenu américain par union antérieure avec une citoyenne de ce pays. Elle espérait que, sa fille ayant régularisé sa situation et ayant acquis à son tour la nationalité américaine, elle serait en mesure, le moment venu, d'obtenir pour sa mère le visa et l'asile dont elle pourrait avoir besoin...

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 13:50

 

Monsieur le premier ministre

 

Le Collectif National Droit de l’Homme Romeurope tient à vous exprimer sa grande déception et sa totale incompréhension de la politique de démantèlement de campements menée actuellement par le Ministre de l’Intérieur, qui ne semble pas marquer de rupture avec celles conduites depuis plus de dix ans par les gouvernements précédents, ce qui amène la Commission européenne à alerter à nouveau les autorités françaises.

 

Début août, à Lyon, à Paris, à Lille, à Marseille, des évacuations de lieux de vie se sont encore déroulées sans proposition d'accompagnement des personnes expulsées, en termes d'hébergement ou de relogement, et de prise en charge des familles avec enfants, les abandonnant à la rue dans une précarité encore plus grande. Des renvois par charters vers la Roumanie ont été organisés sous couvert de "retours humanitaires" alors qu'ils sont de fait encore effectués sous la contrainte, en l’absence de possibilité immédiate de relogement. En affirmant par voie de presse la nécessité de fermeté dans l’application de décisions de justice, le Ministre de l’Intérieur stigmatise à nouveau les populations roms. Et malgré l’annonce d’une concertation avec les associations pour trouver des solutions, il n’en a rien été sur le terrain lors de ces dernières opérations.

 

Comme il l’a déjà fait par son courrier du 28 juin dernier, le CNDH Romeurope vous demande l’arrêt immédiat de ces pratiques dont l’inefficacité est reconnue et qui contribuent à rendre plus difficile la recherche de solutions durables.

 

Ces initiatives ne sont pas conformes aux engagements du Président de la République qui s'est exprimé sur le sujet en faveur d’une politique plus respectueuse des droits de l’Homme et de la dignité. Devant ces situations complexes qui combinent des questions d'habitat insalubre, de précarité, de scolarité, d’accès aux soins, d’emploi,… nous renouvelons notre proposition que se tiennent au plus vite, à l'initiative des préfets, des réunions de travail avec tous les acteurs concernés, Communes, Conseils généraux, Conseils régionaux et associations impliquées auprès de ces familles afin d’examiner chaque situation individuelle et de trouver des solutions pérennes, s’inscrivant dans le droit commun.

 

Des solutions sont possibles, elles n’attendent que le soutien de l'Etat. C'est particulièrement le cas avec la levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail français des ressortissants roumains et bulgares et qui sont un véritable frein à l'insertion de ces citoyens européens.

 

La problématique de ces familles roms dépasse le cadre du seul ministère de l’Intérieur, elle relève d'abord de la question du logement des personnes précaires et sans ressources, mais aussi de celles des affaires sociales, de l'Education nationale et de l'emploi, c'est pourquoi le CNDH Romeurope réaffirme le besoin d’une concertation interministérielle, sous votre autorité, permettant un pilotage et une plus grande cohérence des politiques publiques respectueuses à l’égard de ces ressortissants européens.

 

Afin de vous présenter plus en détail nos propositions, nous sollicitons un entretien dans les meilleurs délais.

 

Face à cette actualité préoccupante, vous comprendrez que nous rendions publique notre démarche auprès de vous.

 

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre très haute considération.

 

Pour le CNDH Romeurope,

 

Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme.

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 13:29

Communiqué de Presse du Collectif de Soutien à Julian Assange

 

Rassemblement de Soutien à Julian Assange

Dimanche 19 Août 2012 de 14 heures à 20 heures

Devant l’ambassade de Grande Bretagne à Paris

35 Rue du Faubourg Saint Honoré 75 008 PARIS

Métro Madeleine ou Concorde 

 

Nous avons manifesté Vendredi 17 Août 2012 Place Saint Michel à Paris notre soutien à Julian Assange, créateur et fondateur du site Internet WikiLeaks qui se veut d'informer la population entière.

 

Rappelons pourquoi nous soutenons Julian Assange, 41 ans, fondateur de WikiLeaks, réfugié politique depuis au moins Jeudi 16 Août à 14 heures.

 

En effet, Raphaël Corréa, président de l'Equateur, mais aussi l'ambassade de l'Equateur à Londres et le ministre des affaires étrangères de l'Equateur ont décidé de soutenir et d'accorder la demande d'asile de Julian Assange Jeudi 16 Août 2012 à 14 heures.

 

Julian Assange est en effet depuis plus de deux mois sous les drapeaux du Royaume Uni et en particulier a demandé l’asile politique à l'Equateur. 

 

En sachant que depuis quelques jours le Royaume Uni a décidé d'enfreindre la loi de l'ambassade qui est il faut le rappeler qu’une personne qui rentre dans une ambassade et qui demande l'asile politique ou la protection du pays dans lequel la personne s'est réfugiée, si le gouvernement et l'ambassade ont décidé d'accepté de défendre cette personne, celle- ci appartient au pays de l’ambassade. Depuis que Julian Assange a été accepté par l'ambassade, le ministre des affaires étrangères ainsi que le président de l'Equateur, plus rien ne va.  A savoir que si Julian Assange est extradé en Suède par rapport aux soit disant "viols" que celui-ci aurait commis sur deux femmes, il sera ensuite extradé aux Etats-Unis et jugé par un tribunal spécial pour avoir diffusé plus de deux cent cinquante mille télégrammes concernant les civils et militaires tués par le gouvernement américain avec la guerre en Irak et en Afghanistan.

 

Depuis Londres répète sa détermination à extrader Julian Assange et se permet de préciser que celle-ci pourrait recourir à une loi datant de 1987 "sur les lieux consulaires et diplomatiques" qui l'autorise à lever  le statut diplomatique d'une ambassade dans certains cas, c'est d ailleurs pour cela que nous, peuple de France devons soutenir Julian Assange et appelons à un rassemblement qui aura lieu devant l'ambassade de Grande Bretagne à Paris.

 

En effet, il s'agit en premier de remercier l'Equateur avec le ministère des affaires étrangères ainsi que l'ambassade de l'Equateur à Londres d'avoir accepté la demande d'asile de Julian Assange, mais aussi en même temps nous devons préciser que nous disons non à l'extradition de celui-ci en Suède pour les soit disant "viols" qu'il aurait commis là bas, et surtout non à l'extradition aux Etats-Unis d'Amérique pour "espionnage" en raison de la diffusion de plus de deux cent cinquante mille liens concernant les guerres en Irak et en Afghanistan.

 

Nous donnons donc rendez vous dimanche 19 août 2012 à 14 heures devant l'Ambassade du Royaume-Uni à Paris  afin de dénoncer cette extradition mais aussi de dénoncer que le Royaume-Uni est prêt à tout pour extrader celui ci.

 

Comité de Soutien à Julian Assange

 

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 19:03

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/08/15/syrie-ce-pas-une-guerre-civile-mais-est-une-repression-barbare-contre-les-civils_839873


 

Syrie : ce n’est pas une guerre civile, mais une répression barbare contre les civils

 

Mercredi 15 Août 2012

 

Par un groupe de personnalités, artistes et intellectuels syriens, français et franco syriens

 

Des «violences», des «civils pris entre deux feux», des «loyalistes», une «rébellion». Pour certaines mouvances actives auprès des médias, il s’agirait encore de se borner à compter les points et à mettre à jour le macabre compteur des milliers de victimes, en affichant une bien commode symétrie entre les parties, et en incriminant leur manque d’aptitude à «se mettre autour d’une table». Une telle vision ne sert que le régime criminel en fin de course.

 

C’est surtout une insulte aux innombrables civils qui depuis mars 2011 sont descendus inlassablement dans la rue pour réclamer pacifiquement, sous les yeux de toute la planète, un État de droit, et qui ont été férocement réprimés, enfants inclus. C’est aussi une insulte aux nombreux militaires qui, face à l’impasse d’une armée enjointe à pilonner sans relâche la population, ont pris la courageuse et honorable décision de déserter au péril de leur vie.

 

Tout média, toute personnalité qui établit une symétrie entre les forces du régime al Assad et celles qui le combattent, offre de fait un regain de soutien à ce régime de type fasciste, dont les horreurs rivalisent avec celles commises contre les résistants par le régime nazi.

 

Aucun compromis avec le clan al Assad ne peut mettre un terme à ce conflit. Il n’y a jamais eu, il ne pourra jamais y avoir de compromis entre ce régime tortionnaire et assassin de son peuple, et les syriens qui luttent ardemment pour leur liberté. Face aux menaces et aux manœuvres du régime et de ses alliés, nous sommes aux côtés des tenants de la dignité, de la tolérance et de la démocratie.

 

D’autres scénarios étaient encore possibles il y a quelques mois, si toutefois la communauté internationale s'était engagée nettement plus avant en faveur des résistants à la dictature, c’est-à-dire si elle s'était donné les moyens de faire respecter le droit humanitaire international:

 

Le refus de l’impunité pour le régime et ses agents en engageant la saisine du TPI de La Haye par le Procureur de la Cour Pénale Internationale.

 

Des sanctions économiques et financières visant à paralyser la guerre menée contre la population

 

Une protection des civils (exclusion aérienne, couloirs humanitaires sécurisés, sanctuarisation des hôpitaux, libre accès aux ONG, envoi de moyens sanitaires, de communication, …)

L’embargo total sur les armes destinées à la répression par le régime (vecteurs, munitions, pièces détachées et conseillers)

 

Une intense campagne internationale d’information et de dénonciation de la terreur d'État.

 

Force est de constater qu’un tel soutien n’a pas été mis en œuvre à la hauteur et au moment voulus. Côté ONU, cela est particulièrement imputable au soutien inconditionnel au régime de Bachar al Assad par la Chine et la Russie. Au-delà du veto opposé à toute résolution un tant soit peu contraignante, l’armement et les moyens logistiques russes ont déferlé sans trêve à la rescousse du régime al Assad, à un tel point que ce soutien doit être considéré comme une véritable intervention militaire, dont on parle peu. De son côté, le régime iranien s’est investi totalement au service de ce régime en lui apportant sa funeste expérience en matière de répression des révoltes de la population (conseillers, matériel, propagande).

 

Mais les vétos russe et chinois n’ont-ils pas été trop aisément invoqués par certains gouvernements pour ne rien tenter et s’en tenir à des déclarations affligées ? Certains esprits ne se sont-ils pas accommodé des slogans du régime qui qualifie les opposants de «terroristes aux ordres d’al Qaida» ? N’est-il pas navrant et tragique d’avoir vu ce fallacieux prétexte de lutte contre l’islamisme radical fonctionner à nouveau, alors que ce sont au contraire les dictatures arabes, singulièrement celle du régime al Assad, qui l’ont intensément alimenté par le népotisme, la corruption et la répression ?

 

Le cynisme atteint son comble lorsque Vladimir Poutine, l’ancien colonel du KGB à la tête de la Russie, se pose en sauveur de la démocratie, lui qui a présidé aux atrocités commises en Tchétchénie, qui soutient les pires dictatures dans les pays du Caucase, et qui arme son propre régime pour faire barrage à toute alternance.

 

Faute d’une réaction internationale à la mesure de l’horreur qui en Syrie, depuis dix sept mois, a frappé les manifestants et la population, pouvait-on imaginer que la machine à tuer décime, torture et tue des familles entières, sans que les résistants, voyant leur démarche pacifique sans soutien suffisant, ne cherchent à se doter de moyens pour s’opposer à la destruction du pays ? Décidément, le malheur et la tragédie sont pour certains assez supportables, dès lors que cela se passe loin de chez eux.

 

En ces jours où le régime se trouve affaibli par la longue série de défections de ses militaires, diplomates et responsables de haut rang, par le discrédit qui finit par l’atteindre, et par ses défaites sur le terrain, il importe d’amplifier le soutien concret aux résistants. Des initiatives sont en préparation pour la rentrée de septembre. À chacun de s’y engager pour briser les murs d’une indifférence que l’Histoire pourrait bien assimiler plus vite qu’on ne le croit à de la complicité.

 

C’est l’honneur du mouvement de soutien à la Révolution syrienne que d’informer, de dénoncer, de mobiliser inlassablement pour que les citoyens français sachent ce qui se passe en Syrie, expriment leur horreur face à la terreur d'État, interpellent les instances internationales et s’impliquent dans des actions concrètes de solidarité.

 

La chaîne de solidarité envers les Syriens en France est riche de diversité, de talents et d'énergies : Associations de Syriens ; artistes et intellectuels –syriens, français, franco-syriens – associés à la «Vague blanche pour la Syrie», à «l’Appel du Festival d’Avignon» et à d’autres initiatives, membres du Collectif Urgence Solidarité Syrie, personnalités et organisations signataires de l’Appel Solidarité Syrie, représentants d’institutions françaises, telle la Conférence des Présidents d’Université qui a appelé à la minute de silence du 23 Mai 2012 suite au massacre à l’Université d’Alep, ONG, médias français couvrant largement la situation syrienne sans concession envers le régime en place.

 

En ces jours où l’on peine à imaginer en France le degré de la brutalité à laquelle font face les résistants syriens à Alep, Damas et dans d’autres villes, il appartient à chacun de faire acte de solidarité, d’informer les autres, de faire partager et s’exprimer, y compris sur les lieux de vacances, son indignation, ses initiatives et sa volonté ardente de voir enfin advenir une Syrie libre !

 

Premiers signataires : Iyad Abbara, Sakher Achawi (Comité de la Déclaration de Damas en France), Rabee Al Hayek (www.souriahouria.com) , Bernard Fischer (www.fischer02003.over-blog.com), Jacques Gaillot (Évêque Emérite de Partenia), Michel Kilo (Forum Démocratique Syrien), Michel Morzière (Porte Parole du Collectif Urgence Solidarité Syrie), Georges Sabra (Conseil National Syrien), Farid-Frédéric Sarkis (Maître de Conférences Université Lille 1), Emmanuel Wallon (Professeur Université Paris-Ouest Nanterre) 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 18:30

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-pussy-riot-condamn%C3%A9es-%C3%A0-deux-ans-prison-152628848.html

 

Les « Pussy Riot » condamnées à deux ans de prison

 

MOSCOU (Reuters) - Les trois jeunes femmes du groupe punk russe "Pussy Riot" poursuivies pour avoir chanté un simulacre de prière hostile à Vladimir Poutine en février dans une cathédrale de Moscou ont été condamnées vendredi à deux ans de prison chacune.

 

Les six mois qu'elles ont passés en détention provisoire seront déduits de leur peine. Le parquet avait requis le 7 août trois ans de prison à leur encontre. Leurs avocats ont annoncé qu'ils allaient faire appel du verdict.

 

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Aliokhina, 24 ans, avaient été jugées coupables vendredi de vandalisme motivé par la haine religieuse.

 

"Les actes de ces jeunes filles étaient sacrilèges, blasphématoires et ont violé les règles de l'Eglise", a estimé la juge Marina Syrova.

 

"Tolokonnikova, Samoutsevitch et Aliokhina ont commis un acte de vandalisme, une grave violation de l'ordre public en faisant preuve d'irrespect évident envers la société", avait-elle déclaré un peu plus tôt, en soulignant que les jeunes femmes avaient été motivées "par la haine religieuse."

 

Les trois prévenues ont écouté en souriant l'énoncé du verdict et la lecture du jugement, qui a duré près de trois heures, dans une cage vitrée.

 

Un homme présent dans la salle d'audience a crié "honteux!" et des centaines de manifestants massés devant le tribunal ont repris l'adjectif après l'énoncé du verdict.

 

"DISPROPORTIONNÉE"

 

"Elles sont en prison parce qu'il s'agit d'une revanche personnelle de Poutine", a estimé le dirigeant de l'opposition Alexei Navalni. "Ce verdict a été écrit par Vladimir Poutine".

 

L'ambassade des Etats-Unis en Russie, s'exprimant sur son compte Twitter, dénonce une condamnation "disproportionnée".

 

Selon des témoins, au moins vingt quatre personnes ont été arrêtées par la police après des échauffourées qui ont éclaté devant le tribunal. Parmi les personnes interpellées, figurent le leader du Front de Gauche Sergueï Oudaltsov et l'ancien champion du monde d'échecs et opposant Garry Kasparov.

 

Les jeunes femmes avaient pénétré le 21 février dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou pour y interpréter, vêtues de cagoules colorées et de jupes courtes, une "prière punk", chantant "Vierge Marie, chasse Poutine, chasse Poutine, chasse Poutine!" et dansant sur l'autel de la cathédrale. Depuis, ce dernier a remporté l'élection présidentielle.

 

Leur procès a fait les gros titres de la presse internationale et provoqué un tollé chez les opposants à Vladimir Poutine. Plusieurs gouvernements étrangers, des associations de défense des droits de l'homme ainsi que des artistes, à l'image de Sting, Madonna, Paul Mac Cartney ou des Red Hot Chili Peppers, ont plaidé en leur faveur.

 

Signe des tensions soulevées par le procès, des gardes du corps ont été octroyés jeudi à la juge Marina Syrova, à la suite, selon les autorités, de menaces proférées contre elle.

 

"INÉQUITABLE"

 

"Je n'ai pas peur de l'imposture d'un verdict dans ce prétendu tribunal au prétexte qu'il peut me priver de ma liberté", avait déclaré au cours du procès Maria Aliokhina.

 

"Personne ne pourra me prendre ma liberté intérieure".

 

Les trois militantes, qui nient avoir été motivées par la haine religieuse, disent avoir voulu protester contre les liens étroits entre l'Eglise orthodoxe et l'Etat.

 

Elles s'étaient dites outrées du soutien apporté à Vladimir Poutine lors de la campagne pour la présidentielle par le chef de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Cyrille.

 

Leurs avocats ont estimé qu'elles n'avaient pas eu droit à un procès équitable et que le verdict serait "dicté par le Kremlin". Les partisans de Vladimir Poutine démentent toute manipulation de la justice, assurent que les jeunes femmes ont tenu des propos blasphématoires et méritent donc d'être punies pour cet "attentat prémédité contre l'Eglise".

 

La communauté orthodoxe se montre quant à elle divisée sur cette affaire, même si elle considère dans sa majorité la "performance anti-Poutine" comme un acte blasphématoire.

 

Vladimir Poutine lui-même, conscient du fait qu'une lourde peine risquerait de confirmer l'image d'intolérance peinte par les "Pussy Riot", avait suggéré qu'il ne souhaitait pas que les militantes soient condamnées à de trop lourdes peines.

 

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