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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:49

 

Un chef du Parti Communiste Chinois intervient dans la querelle sur la censure

 

CANTON, Chine (Reuters) - Le nouveau chef du Parti communiste de la province du Guangdong, Hu Chunhua, est intervenu mardi comme médiateur dans le conflit autour d'un hebdomadaire réformiste censuré par les autorités, a-t-on appris auprès d'un responsable du parti dans la région.

 

Hu Chunhua, étoile montante du PCC nommé le mois dernier à la tête de cette province du sud de la Chine, a offert une solution pour régler le conflit qui a conduit plusieurs employés du Nafang Zhoumo (Southern Weekly) à se mettre en grève.

 

Pour la deuxième journée consécutive, une foule s'est rassemblée mardi devant le siège du journal, perçu comme un îlot d'indépendance et de journalisme d'investigation dans un paysage médiatique fortement contrôlé par le Parti communiste.

 

Ces manifestants sont mobilisés depuis que des journalistes de l'hebdomadaire ont accusé la semaine dernière les services de la censure d'avoir remplacé un éditorial du Nouvel An appelant à une libéralisation politique du régime par un article célébrant les réalisations du PCC.

 

De source proche de son parti, on dit que Hu Chunhua a proposé que les journalistes mettent fin à leur grève, que le journal paraisse comme prévu cette semaine et qu'il n'y ait aucune sanction contre la plupart des personnels impliqués.

 

MARGE DE MANOEUVRE

 

Deux sources proches de la rédaction du Nafang Zhoumo ont indiqué que les journalistes reprendraient le travail mercredi et que les autorités de censure avaient accepté à l'avenir de leur accorder une plus grande marge de manoeuvre, ce que les reporters considèrent comme une victoire.

 

Le rédacteur en chef du journal, Huang Can, serait également limogé, selon les trois sources déjà citées.

 

Des appels à la démission visent également sur internet le chef de la propagande de Canton, Tuo Zhen, l'un des acteurs clés de la querelle. Selon la source proche du PCC, Hu Chunhua a laissé entendre que ce responsable pourrait être un jour écarté, mais pas dans l'immédiat afin de sauver la face.

 

Cette affaire, qui déchaîne les passions sur les réseaux sociaux sur internet en Chine, devrait fournir des indications sur l'orientation du nouveau pouvoir chinois, désormais emmené par Xi Jinping, nommé en novembre à la tête du PCC.

 

Canton est la capitale de la province du Guangdong, berceau dans les années 1980 des réformes économiques qui ont propulsé la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale en trois décennies.

 

Dans un éditorial repris par plusieurs journaux de la province du Guangdong, mais par aucun du Southern Media Group (propriétaire du Southern Weekly), le Global Times, contrôlé par le pouvoir, accuse pour sa part des forces étrangères et des opposants d'attiser le mouvement de protestation.

 

Ce journal ajoute que la Chine n'est pas prête pour une réforme radicale des médias.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:37

 

Enquête préliminaire sur le supposé compte suisse de Cahuzac

 

PARIS (Reuters) - Une enquête préliminaire de police visant à déterminer si le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a ou non détenu un compte en Suisse afin de dissimuler des revenus au fisc a été ouverte par le parquet de Paris, a annoncé mardi le bureau du procureur.

 

Cette procédure est la conséquence des articles publiés depuis décembre dernier par le site d'information Mediapart lui imputant la détention de ce compte jusqu'en 2010, sur la foi d'un témoignage et d'un enregistrement sonore de ce qui est présenté comme la voix de Jérôme Cahuzac.

 

Selon ces accusations, le compte suisse ouvert à la banque UBS aurait été clôturé en 2010 et ses actifs auraient été transférés à Singapour.

 

Jérôme Cahuzac s'est félicité de la décision du parquet.

 

"Cette démarche permettra, comme il l'a toujours affirmé, de démontrer sa complète innocence des accusations absurdes dont il fait l'objet", peut-on lire dans un communiqué.

 

L'Elysée a simplement renvoyé à ce communiqué et Matignon s'est refusé à tout commentaire.

 

Ancien chirurgien et ex-président de la commission des Finances de l'Assemblée, à l'époque des faits dans l'opposition, le ministre a toujours démenti toutes les allégations et nie être l'homme qui parle sur l'enregistrement.

 

Dans un communiqué, le procureur de la République souligne que l'instruction de la plainte déposée par Jérôme Cahuzac pour diffamation contre le site d'information Mediapart, qui a publié l'enregistrement, prendra plusieurs mois.

 

L'enquête ne pourra en outre porter sur le fond et ce n'est que lors du procès, dans un délai de plusieurs mois, que les preuves que dit détenir Mediapart pourront faire l'objet d'un débat contradictoire, remarque le magistrat.

 

EXPERTISE PROBABLE DE L'ENREGISTREMENT

 

"Compte tenu de cette situation, des faits dénoncés par Mediapart susceptibles de recevoir une qualification pénale et des démentis de Monsieur Jérôme Cahuzac, il appartient au procureur de la République de Paris, conformément à la loi, de faire procéder sans attendre aux vérifications relatives à la réalité et au contenu de l'enregistrement ainsi qu'à toutes auditions nécessaires pour parvenir à la manifestation de la vérité", lit-on dans ce texte.

 

"Le parquet a donc décidé d'ouvrir une enquête préliminaire du chef de blanchiment de fraude fiscale", ajoute-t-il.

 

L'enquête est confiée à la Division nationale des investigations financières.

 

Une enquête préliminaire ne constitue pas une poursuite mais vise à déterminer si les éléments portés à la connaissance de la justice sont suffisants pour déclencher une information judiciaire ou provoquer un procès directement.

 

La police devrait auditionner tous les protagonistes et il est probable, comme le procureur le laisse entendre dans son communiqué, qu'une expertise technique sera menée sur l'enregistrement afin de déterminer s'il s'agit ou non de la voix du ministre.

 

Plusieurs laboratoires spécialisés peuvent être requis par la justice pour ce type d'expertise. L'auteur de l'enregistrement, qui s'est fait connaître à l'Elysée, est Michel Gonelle, ancien maire de la commune de Villeneuve-sur-Lot, poste que lui a ravi Jérôme Cahuzac lors des élections municipales de mars 2001.

 

DEMANDE D'ENTRAIDE DE LA SUISSE

 

Cet enregistrement aurait atterri par accident sur sa boîte vocale et il l'aurait gardé pendant de nombreuses années sans savoir qu'en faire. L'homme qui parle sur l'enregistrement se dit encombré par son compte suisse et envisage sa fermeture.

Jérôme Cahuzac a déclaré avoir chargé son avocat de demander à la banque suisse de dire si oui on non il a détenu un compte. Ce type de démarche n'est cependant pas coercitif.

 

Le parquet de Paris pourra envoyer une demande d'entraide à la justice suisse pour qu'elle vérifie avec des moyens coercitifs, tels que des réquisitions auprès d'UBS, l'existence éventuelle du compte.

 

Porte-flambeau au sein du gouvernement de la politique fiscale voulue par le gouvernement Hollande, Jérôme Cahuzac a défendu les mesures de taxation des grandes fortunes et la fermeté contre l'évasion fiscale.

 

Ce dossier judiciaire pourrait le mettre en difficulté, dans la mesure où il est lui-même susceptible d'être interrogé ou visé par des perquisitions ou diverses investigations, un ministre ne jouissant d'aucune immunité.

 

Mais l'enquête préliminaire pourrait aussi permettre d'évacuer rapidement les soupçons qui pèsent sur lui si l'enregistrement se révèle être un faux et si UBS répond au parquet qu'aucun compte à son nom n'existe.

 

Les ténors de l'opposition ont d'ailleurs fait part de prudence dans leurs réactions.

 

Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée, a refusé de suivre l'ancienne ministre Nadine Morano, qui réclame la démission de Jérôme Cahuzac.

 

"L'affaire de justice est en cours, attendons d'avoir des éléments nouveaux", a-t-il dit sur BFM TV. "Pour moi, il n'est pas question d'aller plus loin à ce stade."

 

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé que se posait toutefois un "problème institutionnel".

 

"Il ne peut pas rester ministre du Budget", a-t-elle dit sur iTELE en parlant de possible conflit d'intérêt. "Il peut avoir d'autres responsabilités politiques, pas celle-là."

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:25

 

http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=883:occupation-siege-afp-paris-en-cours-sans-papiers&catid=21:greve-de-la-faim

 

Occupation en cours du siège de l’AFP à Paris en soutien aux sans papiers grévistes de la faim de Lille et pour la régularisation globale de tous les sans papiers

Aujourd'hui, mardi 8 janvier 2013, soixante huitième jour de la grève de la faim à Lille, une vingtaine de personnes occupent actuellement le siège de l'Agence France Presse (AFP), Place de la Bourse à Paris, en soutien aux grévistes de la faim de la Coordination des Sans Papiers du Nord et pour la régularisation globale de tous les sans papiers.

Nous contestons la façon dont l'AFP rend compte de la grève de la faim des sans papiers de Lille. Dans son traitement de l'information et sa couverture de l'événement, l'Agence France Presse minimise le mouvement et met en doute la réalité de cette grève, alors que les choses sont désormais dramatiquement simples, des vies sont en jeu.

Nous demandons à être reçus par le directeur de l'AFP à ce sujet. Les personnes qui occupent l'AFP sont actuellement en négociation pour être reçus, mais la situation est très tendue. On leur oppose pour le moment une fin de non-recevoir.

Les grévistes de la faim de Lille mènent depuis deux mois, désormais au péril de leur vie, un combat rigoureux contre l'aveuglement et l'entêtement du ministre de l'intérieur et du préfet de Lille, qui n'ont rien trouvé de mieux parmi les prudentes réponses à leur demande de  régularisation, que d'expulser vers l'Algérie deux de ces grévistes de la faim en état plus que critique. 

Nous nous insurgeons contre cette politique dite «appliquée avec humanité et fermeté» qui n’est que la poursuite sans courage de la politique d'immigration exclusivement restrictive et  répressive du précédent gouvernement.

Nous ne l'acceptons pas, et cela d'autant plus qu'elle vient d'un gouvernement dit de gauche !


C'est pourquoi nous demandons expressément le règlement en urgence de la situation des grévistes de la faim de Lille, le retour des deux algériens expulsés et la régularisation de tous dans les plus brefs délais.

Cette demande de la régularisation pour tous les Sans-papiers et migrants est aussi celle que les manifestants occupant le siège de l'AFP portent pour l'ensemble des Sans-papiers installés sur le territoire français.

Rappelons que la circulaire éminemment restrictive du 28 novembre 2012 laisse de côté la majeure partie des sans papiers qui vivent en France depuis cinq ans et souvent depuis beaucoup plus longtemps, qui travaillent, mais dont l'employeur, pour différentes raisons, ne leur établit pas de promesse d'embauche et qui sont pour la plupart pères de famille mais qui n'ont pas fait venir leurs enfants en France.
Tous sont la proie du travail au noir et pourtant souhaitent en sortir et vivre dignement au grand jour, enfin régularisés!

Participants : Neuvième Collectif, ATMF, CNSP, CSP Nord, CSP Paris, CSP Hauts de Seine, CSP Vitry,  CSP Seine Saint Denis, Droits devant,  Mouvement « Faut-il Mourir pour Avoir des Papiers » (FMAP), NPA, et tous ceux qui les rejoignent sur place actuellement,

Nous avons besoin de soutien

Anzoumane Sissoko, coordinateur du Collectif des Sans Papiers de Paris

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 20:41

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-l-avenement-de-l-islam-premiere-revolution-arabe-114106580.html

 

Dimanche 6 janvier 2013

 

L’avènement de l’islam, première révolution arabe…

 

Par Robert Fisk (revue de presse : médiarama, 4 janvier 2013)

 

Les Iraniens comprennent l'Occident beaucoup mieux que nous comprenons les Iraniens - beaucoup d'entre eux, rappelez-vous, ont été formés aux États-Unis. Et ils ont une manière intrigante de se distinguer, quoi qu'ils fassent.

 

George Bush (et Lord Blair de Kout al-Amara) ont envahi l'Afghanistan et débarrassé les Iraniens chiites de leur ennemi sunnite, qu’ils ont toujours appelé les "taliban noirs". Ensuite, le couple Bush-Blair a envahi l'Irak et s’est débarrassé de l'ennemi le plus détestable de la République islamique, Saddam Hussein. C'est ainsi que l'Iran a gagné à la fois l'Afghanistan et la guerre en Irak - sans coup férir.

 

Israël n'a pas le courage de lancer une guerre totale contre l'Iran, il la perdrait, et les Etats-Unis, après avoir été défaits dans deux guerres au Moyen-Orient, ne sont pas enthousiastes pour en perdre une troisième. Les sanctions sont à l'origine de beaucoup plus de misère pour les Iraniens que les F-18 d'Israël. De toute façon, pourquoi l’Amérique menace-t-elle l'Iran? Elle n'a pas menacé l'Inde quand ce pays s’est doté de l’arme nucléaire. Et le plus déroutant est que cet Etat extrémiste, appelé le Pakistan, a développé l'arme nucléaire sans que les Etats-Unis ne le menacent d’aller bombarder ses installations.

 

Que reste-il en 2013? Assad, bien sûr. Oui, il va partir. Un jour, comme il le répète. Mais ne vous attendez pas à ce que cela se produise dans un proche avenir. Ou que cela se passe selon le style Kadhafi. Le vieux dicton est toujours d’actualité. L'Égypte n'était pas la Tunisie, le Yémen n'était pas l'Egypte, la Libye n'était pas le Yémen et la Syrie n'est pas la Libye.

 

Et dans le Golfe? Il y a l’Arabie saoudite, où le premier éveil arabe a commencé? En effet, la première révolution arabe - l'avènement de l'islam - a vu le jour dans cette région. Il y a ceux qui disent que les royaumes du Golfe vont rester sûrs pendant les années à venir. N’y comptez pas. Regarder l'Arabie saoudite. Rappelez-vous ce qu’un diplomate britannique a écrit, il y a cent trente ans, «Même à la Mecque».

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 20:23

 

http://www.oumma.com/15288/critique-israel-crif-hurle-a-lantisemitisme-richard-fa

 

Il critique Israël, le CRIF hurle à « l’antisémitisme », Richard Falk contre attaque

 

Par Hicham Hamza

 

Lundi 31 Décembre 2012

 

Richard Falk, rapporteur spécial à l’ONU sur la Palestine, a adressé à www.oumma.com une lettre ouverte au CRIF qui l’accuse d’être un « juif antisémite » en raison de sa dénonciation des crimes commis par Tel Aviv.

 

Le 24 décembre, Richard Prasquier, président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France, a publié une tribune violemment hostile à l’encontre de Richard Falk, rapporteur spécial des Nations unies sur « la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 ». L’homme y est qualifié de « vrai juif antisémite » et de « fou » cultivant une « haine de soi ».

 

Trois jours plus tard, nous avons contacté l’intéressé afin de l’informer de ces propos et de s’enquérir de sa réaction. Issu de la prestigieuse université de Princeton, ce professeur émérite de droit international, âgé de 82 ans, a d’abord préféré ignorer une telle attaque. Nous lui avons alors proposé de nous transmettre sa propre tribune afin de donner aux citoyens français l’opportunité d’entendre sa voix. Après avoir hésité sur la forme de sa réponse, Richard Falk nous a finalement fait parvenir le samedi 29 décembre une lettre ouverte à l’attention du CRIF. Le lendemain, il publia en parallèle sa tribune sur son propre blog.

 

Voici la traduction de cette « lettre ouverte en réponse au CRIF », sollicitée par www.oumma.com et rédigée par Richard Falk :

 

« Je suis choqué et attristé que votre organisation puisse m’étiqueter comme un antisémite et un Juif cultivant la haine de soi. C’est totalement diffamatoire et de telles allégations sont entièrement basées sur la déformation de ce que je crois et de ce que j'ai fait. Amalgamer mes critiques d'Israël avec la haine de soi en tant que juif ou la haine des juifs est une calomnie. J'ai longtemps été un critique de la politique étrangère américaine, mais cela ne fait pas de moi un anti américain.

 

C'est la liberté de conscience qui est le noyau définissant la réalité d'une société véritablement démocratique, et son exercice est essentiel à la qualité de la vie politique dans un pays donné, en particulier ici, aux États-Unis, où sa taille et son influence exercent une grande importance sur la vie et le destin de nombreux peuples exclus de toute participation à sa politique.

 

Il est toujours difficile de démentir des accusations de ce genre. Ce qui suit est une tentative de clarifier mes positions prises en toute honnêteté par rapport à une litanie d'accusations formulées lors d’une campagne menée contre moi par UN Watch depuis que j'ai été nommé en 2008 par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU en tant que rapporteur spécial pour les droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés. Voici de brèves clarifications en réponse aux principaux chefs d'accusation.

 

Les attaques contre moi par des individus aussi prestigieux que Ban Ki-Moon, Susan Rice et David Cameron, ont été faites en réponse aux lettres diffamatoires à mon sujet envoyées par UN Watch, et signées par son directeur exécutif, Hillel Neuer.

 

L'affirmation selon laquelle Navi Pillay, haut commissaire aux droits de l'homme, m’a également attaqué a pu induire en erreur. Elle a regretté la publication d'une caricature sur mon blog qui avait un motif antisémite mais elle a pris note de mon affirmation selon laquelle c’était complètement accidentel et que la caricature a été immédiatement retirée lorsqu'elle fut est amenée à mon attention.

 

C'était cette caricature qui a servi à UN Watch comme support de leurs propos répétés selon lesquels j’étais  un antisémite. Leur mauvaise foi est démontrée par leur grossissement réitéré pour la Cour Pénale Internationale du dessin au-delà de ce que j'avais affiché en se basant sur sa taille affichée sur la page google image. Comme je l'ai expliqué à plusieurs reprises, je n’étais pas au courant du caractère antisémite de la caricature quand je l’ai posté, et j’ai fait remarquer que le billet dans lequel elle a été insérée traitait de mon argument selon lequel la CPI était partiale dans l'utilisation de son autorité comme, par exemple, dans  l'émission de mandats d'arrêt contre le régime de Kadhafi. Israël n'a pas été mentionné dans ce billet dont le contenu n’a rien à voir avec le judaïsme ou les juifs.

 

Selon moi, ignorer une telle explication et reproduire la caricature dans une forme élargie est un signe de malveillance. Toute lecture équitable des cent quatre vingt deux billets sur mon blog, dont un consacré à l'identité juive, mettrait en évidence pour tout lecteur objectif que je n'ai pas exprimé un seul sentiment qui peut être qualifié d’antisémite. C’est un mauvais service rendu, à la fois, à Israël et aux juifs d‘amalgamer la critique de l’attitude d’Israël envers les Palestiniens avec de l'antisémitisme.

 

L'affirmation selon laquelle je suis un théoricien du complot du 11 septembre, en fait l'une des allégations principales à mon encontre, est également fausse. J'ai toujours maintenu que mes connaissances sont insuffisantes pour tirer des conclusions quant à savoir s’il y a un récit alternatif sur les événements du 11 septembre qui serait plus convaincant que la version officielle.

 

Ce que j'ai dit, et maintiens, c'est que David Griffin et beaucoup d'autres ont soulevé des questions qui n'ont pas obtenu de réponse satisfaisante et qui constituent de graves lacunes dans la version  officielle, non résolues par le rapport de la commission d’enquête sur le 11 septembre. Je voudrais réaffirmer que David Griffin est un ami très cher, et que nous avons professionnellement collaboré sur plusieurs projets bien avant le 11 septembre. Il convient de souligner que Griffin est un philosophe des religions de notoriété mondiale qui a écrit sur un vaste éventail de sujets, notamment sur une série de problématiques dans le monde post moderne et l'opportunité d'une civilisation écologique.

 

La récente lettre de UN Watch qui m'a amené à être démis du conseil de Human Rights Watch de Santa Barbara affirme également que je suis un partisan du Hamas, ce qui est polémique et faux. Ce que j'ai encouragé est une vision équilibrée du Hamas basée sur le contexte intégral de leurs  déclarations et comportements, et non la fixation sur le langage employé dans la charte du Hamas ou dans un discours particulier. Lorsque le contexte plus large est considéré, incluant les déclarations du Hamas et leur récent comportement, alors je crois qu'il existe une opportunité potentielle à travailler avec les dirigeants du Hamas afin de mettre fin à la violence, libérer les habitants de Gaza de la captivité, et générer un processus diplomatique qui conduira à une période prolongée de coexistence pacifique avec Israël. Je n'ai jamais insisté sur le fait que cette interprétation optimiste est nécessairement correcte, mais je maintiens qu’elle vaut la peine d'être explorée, et qu’elle constitue une alternative préférable à l’actuel refus rigide et persistant de traiter le Hamas comme un acteur politique parce qu'il est « une organisation terroriste ».

 

Il était évident lors de la récente violence précédant le cessez-feu de Novembre à Gaza que les dirigeants à travers le Moyen-Orient considéraient le Hamas comme l’autorité gouvernementale de la bande de Gaza et comme entité politique normale, ce qui a contribué à ce que les violences prennent fin.

 

Enfin, UN Watch déclare que je suis partial et unilatéral dans mon traitement de l’attitude des Israéliens -citant en renfort Susan Rice et d'autres- et de noter mon incapacité à rendre compte des violations commises par le Hamas, le Fatah et l'Autorité palestinienne. Je peux seulement dire une fois de plus que je fais de mon mieux pour être objectif et honnête, bien que je ne suis pas disposé à céder à la pression. J'ai fait un effort lors de ma première comparution devant le conseil des droits de l'homme afin d'élargir mon mandat pour tenir compte des violations palestiniennes, mais cela a été repoussé par la plupart des quarante neuf membres gouvernementaux du conseil et des motifs raisonnables ont été avancés pour ne pas changer mon mandat. J'ai noté les violations palestiniennes du droit international lorsque cela était pertinent pour l'évaluation du comportement israélien, comme, par exemple, en ce qui concerne le lancement de roquettes aveugles.

 

Les violations des droits de l'homme entre Palestiniens dans les parties de la Palestine occupée qui sont sous leur administration sont en dehors de mon mandat, et je n'ai pas le pouvoir de commenter un tel comportement dans l'exercice de mes responsabilités en tant que Rapporteur spécial.

 

C'est mon point de vue qu'Israël est en contrôle des territoires palestiniens occupés de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza, et qu’il est principalement responsable de la situation et de la persistance du conflit, en particulier par leur insistance à réaliser des actions provocatrices comme les assassinats ciblés et l’accélération de l’expansion des implantations.

 

Je serais reconnaissant si ce récit relatif à mes véritables opinions pouvait être largement diffusé en réponse à la répétition du CRIF des attaques de UN Watch »

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 16:45

 

http://meze.blogs.midilibre.com/archive/2012/12/27/la-marche-des-lezards-fait-une-halte-a-meze.html

 

La marche des lézards fait une halte à Mèze

 

Vendredi 28 Décembre 2012

 

Partis de Montpellier en début de matinée, les opposants au projet de construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont fait escale à Mèze, mercredi soir. Leur quinzième étape depuis le départ de Nice, le 8 décembre dernier. À raison d''environ trente kilomètres par jour, les marcheurs prévoient de rallier Notre-Dame-des-Landes, le 4 février prochain. Soit un parcours distant de mille cent trente cinq kilomètres.

 

« Ça fait long », confie un marcheur. Si un noyau dur compte effectuer la totalité du voyage, le concept rencontre également l'adhésion d'autres participants, venus se joindre à la manifestation le temps d'une journée. Car « cette marche est aujourd'hui celle de tous les opposants à ce projet inutile », souligne un autre membre du groupe.

 

Après avoir passé Béziers, Narbonne, Carcassonne, Toulouse, Bordeaux et Nantes, la marche rejoindra celles parties de Lille et Bruxelles autour du site prévu pour l'édification de l'aéroport. Les marcheurs entendent ainsi dénoncer « un projet synonyme de fiasco financier et environnemental ».

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 16:23

 

http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=876:cr-rencontre-de-ce-vendredi-4-janvier-2013-au-ministere-de-linterieur&catid=21:greve-de-la-faim

 

Communiqué du collectif des sans papiers des Hauts de Seine

 

" Valls comme le préfet de Lille ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas !"

Compte-rendu par une délégation issue de la manifestation du 4 janvier à l'appel du Ministère de la régularisation de tous les sans papiers de la rencontre avec Monsieur Sodini, conseiller immigration du ministre de l'interieur

Nous avons exposé l'urgence de la situation des sans papiers grévistes de la faim de Lille, en ce soixante quatrième jour de grève.

Nous avons fait part de la situation médicale de plus en plus critique des grévistes : demain Valls comme le préfet ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas !

Nous avons exigé une régularisation des grévistes sans critères aux vues de l'urgence humanitaire. Nous avons insisté sur la dimension non administrative mais bien humanitaire et politique de la situation et de sa résolution.

Par ailleurs nous avons rappelé l'ignoble décision d'expulsion vers l'Algérie prise a l'encontre de deux grévistes sur la demande de la préfecture du Nord, dimanche 30 décembre, à leur cinquante neuvième jour de grève de la faim. Ces deux personnes sont actuellement suivies médicalement en Algérie du fait de leur état de santé résultant de la grève de la faim mais également de la violence qu'ils ont subi lors de leur l'expulsion. Ahmed et Azzedine doivent pouvoir revenir dans la dignité en France où ils ont construit leur vie.

Nous avons souligné la duplicité du préfet qui prétend "instaurer un dialogue" dans ces conditions.

Si Monsieur Sodini, conseiller immigration auprès de Valls, dit considérer la grève comme un fait, il ne semble pas en tirer les conséquences concrètes. En effet, le rendez vous proposé hier soir, 3 janvier, par la préfecture du Nord aux grévistes de la faim pour mercredi 9 janvier, au soixante neuvième jour de jeûne, lui paraissait raisonnable !

Monsieur Sodini considère, en effet, que cette proposition fait partie de ce qu'il a qualifié a plusieurs reprises comme un "processus de dialogue" engagé entre le CSP du Nord et la préfecture ! Nous avons souligné le fait qu'un dialogue s'opère entre deux parties égales et dans le respect mutuel des interlocuteurs : la proposition d'un rendez vous en préfecture du Nord au soixante neuvième jour d'une grève de la faim, pour étudier des situations sur un terrain administratif ne rentre pas pour nous dans la définition d'un dialogue respectueux entre deux parties égales. Nous ne sommes pas dans une situation de routine administrative.

Nous sommes inquiets et nous nous interrogeons sur la réponse que donne le ministère de l'Intérieur à la question que pose le CSP du Nord et qui a été posée par les militants qui ont occupé hier, jeudi 3 janvier, le siège du parti socialiste : "Faut-il mourir pour avoir des papiers ?".

La régularisation à titre posthume ne fait pas partie des revendications des sans-papiers : le préfet comme le ministre doivent prendre conscience de l'urgence et des responsabilités qu'ils portent.

Nous appelons l'ensemble des forces militantes solidaires à renforcer la mobilisation de solidarité. La grève de la faim de Lille n'est pas un problème lillois : c'est un problème national.

Le rapport de force à construire repose sur les épaules de toutes les forces mobilisables.

En effet, chaque rendez vous, chaque prise en compte, même minime, que ce soit en préfecture du Nord ou au ministère à Paris, ont été le résultat d'actions et de mobilisations. La proposition de rencontre en préfecture du Nord formulée hier soir au CSP du Nord, quelques heures après l'occupation de Solférino ainsi que la rencontre avec le ministère de l'Intérieur ce soir sont des exemples très éloquents de cette affirmation : seul le rapport de force paye !

Nous avons profité de cette rencontre pour signifier notre rejet de la circulaire de Manuel Valls du 28 novembre 2012, une circulaire criminelle, au service des patrons voyous et esclavagistes qui prospèrent sur le dos des sans-papiers avec l'aval et la complicité du gouvernement.

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 16:08

 

Des autochtones protestent contre leurs conditions de vie

 

TORONTO, dimanche 6 janvier (Reuters) - Des autochtones qui manifestaient contre leurs conditions de vie, jugées désastreuses, ont interrompu samedi la circulation de plusieurs trains entre Toronto et la capitale Ottawa, au lendemain de l'annonce d'une rencontre entre le Premier ministre Stephen Harper et des chefs indigènes.

 

Les manifestations indigènes durent depuis le mois dernier au Canada, sous la bannière du mouvement informel "Idle No More" ("L'inaction, c'est fini"), dominé par la figure de la chef amérindienne Theresa Spence, en grève de la faim depuis le 11 décembre.

 

Stephen Harper a précisé que la rencontre, prévue vendredi prochain, concernerait le développement économique des communautés amérindiennes et inuits, les droits des autochtones et leurs relations avec le gouvernement.

 

Les manifestants protestent désormais contre l'ensemble de leur conditions de vie, même si, à l'origine, le mouvement s'attaquait spécifiquement à des projets de loi destinés à libéraliser la mise en oeuvre de projets industriels, notamment la construction d'oléoducs, dans les régions habitées par les indigènes.

 

Le Canada compte un million deux cent mille autochtones, dont la majorité vit dans des réserves où les taux de suicide et de pauvreté sont bien supérieurs à la moyenne de la population.

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 15:44

 

http://www.gauche-anticapitaliste.org/content/ou-va-syriza 

 

Ou va SYRIZA

 

dimanche 6 janvier 2013

 

La Coalition de la gauche radicale, connue sous le nom de SYRIZA, a créé un choc en Grèce et à l’échelle internationale quand, au printemps dernier, elle est à deux reprises passée à quelques points d’une victoire dans les élections nationales. SYRIZA proposait une alternative à l’austérité drastique défendue par l’establishment de la politique et de l’économie grecques avec, derrière lui, les dirigeants européens.

 

Au début du mois, SYRIZA a tenu une conférence de délégués élus, premier pas d’un processus visant à constituer une organisation plus unifiée. La coalition est actuellement composée d’une douzaine d’organisations de gauche, allant du socialisme révolutionnaire au réformisme radical, ainsi que de nombreux individus qui n’en sont pas membres et ont rejoint SYRIZA surtout depuis les élections. L’organisation la plus importante est Synaspismos, qui compose l’essentiel de la direction actuelle de SYRIZA et compte dans ses rangs Alexis Tsipras, qui préside le groupe des soixante et onze députés de SYRIZA.

 

Panos Petrou est un membre dirigeant de l’organisation anticapitaliste Gauche Internationaliste des Travailleurs (DEA), l’un des groupes fondateurs de SYRIZA en 2004. Il rapporte ici sur ce qui s’est passé dans la conférence et sur le débat politique qui se mène au sujet de l’avenir et du cours politique de SYRIZA.

 

SYRIZA a tenu sa première conférence nationale de délégués élus du 30 novembre au 2 décembre 2012. C’était le premier pas d’un processus de plusieurs mois devant conduire à un congrès de fondation dont on espère qu’il décidera, au printemps 2013, de transformer SYRIZA en une formation politique plus unifiée.

 

Vers la conférence

 

SYRIZA a préparé sa conférence nationale avec une campagne d’assemblées locales qui ont constitué de nouvelles sections dans les localités comme sur les lieux de travail, recruté de nouveaux membres et organisé la discussion politique. SYRIZA compte aujourd’hui près de cinq cent sections et plus de trente mille membres dans tout le pays.

 

Ces membres ont élu trois mille délégués à la conférence nationale, qui à leur tour ont élu une nouvelle direction de la coalition. L’aspect le plus positif de la conférence a donc été ces très importants pas en avant dans la transformation de SYRIZA en une organisation de masse, ainsi que dans la mise en place de droits démocratiques et d’une représentation pour les milliers de militants non organisés qui ont rejoint la coalition et constituent aujourd’hui la majorité des membres de SYRIZA.

 

La conférence et son processus d’organisation n’ont évidemment pas été parfaits. Il y a eu à la fois des faiblesses objectives, auxquelles il fallait s’attendre dans un processus visant à transformer une coalition relativement petite en une organisation de masse, et des questions politiques qui ont été problématiques.

 

Un exemple en a été la décision d’autoriser l’enregistrement de nouveaux membres avec droit de vote jusqu’au jour de l’élection des délégués. De nombreuses sections locales ont protesté, en défendant l’idée que pour pouvoir participer aux décisions, les membres de SYRIZA devraient être actifs.

 

Un autre exemple a été le projet de déclaration. La publication d’un document politique afin d’organiser la discussion dans les sections était très importante. Mais le projet n’a été publié que peu avant la conférence, de sorte que le temps a manqué pour le nécessaire débat de fond.

 

Le projet de déclaration et le débat politique sur l’avenir de SYRIZA

 

Le projet de déclaration était ce que son nom suggérait : un projet, devant servir à lancer le débat politique qui se poursuivra jusqu’au congrès de fondation de SYRIZA.

 

Ce projet, qui incluait toutes les opinions pouvant exister au sein de SYRIZA, était très vague et ambigu. Il fallait s’y attendre vu le niveau d’accord entre les différentes composantes de SYRIZA. Mais il y a quelques raisons importantes et urgentes de clarifier maintenant des problèmes spécifiques.

 

Un de ces problèmes est le caractère particulier de la période actuelle. Le gouvernement de coalition fait face à des problèmes sérieux et, si des élections étaient convoquées, SYRIZA pourrait être amenée à prendre la tête d’un gouvernement avant son congrès de fondation prévu au printemps.

 

D’autres questions urgentes sont celles auxquelles nous sommes confrontés du fait d’une situation extrêmement dure. Certaines sont des questions de vie ou de mort, pour SYRIZA comme pour la gauche dans son ensemble et pour la classe des travailleurs. Il nous faut donc être catégorique dans certains choix cruciaux qui pourraient intervenir très vite.

 

Une troisième raison est la position prise récemment par certains membres dirigeants de Synaspismos. Au fur et à mesure que SYRIZA s’approche de la possibilité de gagner les élections et de former le gouvernement, les pressions afin d’ajuster les orientations de la coalition dans un sens plus « réaliste » augmentent.

 

Il y a eu de nombreux signes montrant que des éléments de la direction de Synaspismos veulent préparer un tel tournant. Ces dirigeants vont au-delà des ambiguïtés du projet de déclaration. Dans leurs apparitions publiques et leurs interviews, ils interprètent l’accord de base sur ce qui unit SYRIZA d’une façon qui modère ses orientations, ou même contredit cette même base d’unité.

 

C’est pour ces raisons que des forces au sein de SYRIZA ont décidé de rendre public le débat politique, dans le but de traiter de ces questions controversées et d’inviter les membres de SYRIZA à être attentifs à la nécessité de défendre la coalition face aux pressions potentielles afin de modérer ses orientations.

 

Avant la conférence, trois organisations de l’aile gauche de SYRIZA – la Gauche internationaliste des travailleurs (DEA), Kokkino (qui signifie « Rouge ») et le Groupe politique anticapitaliste (APO) – ont donc publié une déclaration commune soulignant les questions les plus importantes qui méritent d’être clarifiées.

 

Il y a eu d’autres contributions au débat. Ainsi, le « Courant de gauche » de Synaspismos, la plus importante tendance minoritaire au sein de SYRIZA, a publié deux amendements au projet de déclaration, en commun avec une tendance plus petite, le « Regroupement de gauche ». Le premier portait sur la question de l’unité de la gauche, déclarait explicitement que nos alliés sont à gauche et qu’il s’agit spécifiquement du Parti communiste et d’Antarsya. Le second, concernant la dette et la zone euro, proposait d’affirmer plus clairement le refus de SYRIZA de tout chantage de l’Union européenne destiné à maintenir l’austérité.

 

La conférence et les résultats du vote

 

La direction de Synaspismos a tenté d’empêcher la discussion politique, afin d’éviter un débat ouvert sur les questions controversées qui ont été mentionnées précédemment. Les divergences politiques dans la conférence se sont donc principalement exprimées lors de l’élection de la nouvelle direction de SYRIZA.

 

Il y a eu deux listes différentes de candidats, tout délégué pouvant choisir une de ces listes mais aussi voter pour un nombre limité de candidats de l’autre liste.

 

Les délégués représentant la majorité de Synaspismos, qui soutiennent la direction en place et Alexis Tsipras, se sont joints à des représentants d’autres composantes de SYRIZA, incluant l’Organisation communiste de Grèce (KOE, une organisation maoïste), la Gauche de renaissance communiste et écologique (AKOA, d’orientation eurocommuniste), les communistes libertaires du Groupe de la gauche radicale (Roza) ainsi que des groupes d’anciens membres du Pasok qui ont rejoint SYRIZA.

 

Ensemble, ces forces ont formé le « Bulletin unitaire ». Cette alliance défendait le projet de déclaration tel qu’il était, et en général l’idée que SYRIZA évoluait dans la bonne direction, sans qu’il y ait aujourd’hui aucun problème sérieux. Elle a remporté soixante quinze pour cent des voix.

 

Les tendances Courant de gauche et Regroupement de gauche ont pour leur part formé, avec DEA, Kokkino et APO, la « Plateforme de gauche » qui a obtenu vingt cinq pour cent des voix.

 

La Plateforme de gauche s’est formée sur la base d’un accord sur d’importantes questions posées dans les documents mentionnés précédemment. J’en résumerais les points principaux comme suit :

 

SYRIZA doit maintenir son engagement en faveur d’un « gouvernement de gauche », avec des appels à une collaboration avec le Parti communiste et Antarsya.

 

Elle ne devrait accepter qu’un « gouvernement de gauche » et écarter tout soutien à une coalition gouvernementale qui inclurait des partis bourgeois.



La coalition doit continuer à défendre la fin immédiate du paiement de la dette et à refuser le moindre sacrifice pour sauver l’euro.



SYRIZA doit défendre la fin de l’austérité par tous les moyens nécessaires, et placer les besoins des travailleurs au-dessus des propositions « réalistes » destinées à satisfaire les besoins du capitalisme.



La formation de la Plateforme de gauche a été un événement important dans cette conférence. Elle a affirmé le droit à exprimer des points de vue différents au sein de SYRIZA et à les discuter ouvertement devant l’ensemble de ses membres, de ses alliés et de ses électeurs, à l’opposé des pressions afin de faire taire les critiques – un piège dans lequel sont tombés, pendant la conférence, de nombreux camarades animés de bonnes intentions.

 

La Plateforme de gauche a également envoyé le message selon lequel tout tournant vers le modérantisme ou tout renversement des orientations de SYRIZA rencontreraient une sérieuse résistance interne. Ce message était adressé à de nombreux et différents interlocuteurs : les membres dirigeants de SYRIZA qui veulent ajuster le programme de la coalition, la classe dirigeante qui entend domestiquer SYRIZA et les camarades du Parti communiste et d’Antarsya, afin de leur montrer qu’il y a une opposition de gauche forte et visible face à toute tentative d’imprimer à SYRIZA un tournant à droite, une opposition qu’ils pourraient rendre plus forte en la rejoignant.



Un bilan de la conférence

 

Les vingt cinq pour cent obtenus par la Plateforme de gauche sont un point de départ très positif afin d’ouvrir à l’intérieur de SYRIZA un débat sérieux sur le cours politique de la coalition.

 

Pour apprécier correctement les résultats de la conférence, nous devons garder à l’esprit que les soixante quinze pour cent de voix du Bulletin unitaire ne constituent pas un bloc homogène. Si la Plateforme de gauche s’est efforcée d’exprimer le besoin d’une aile gauche visible, la majorité qui a voté différemment n’est pas pour autant entièrement membre de l’aile droite de la coalition.

 

Le Bulletin unitaire a intégré un spectre de forces très large, depuis les membres de Synaspismos les plus modérés, qui poussent à ajuster le programme de SYRIZA dans le sens du « réalisme », jusqu’à des camarades de gauche très radicaux qui ont probablement pensé que la meilleure façon de faire avancer SYRIZA était d’argumenter en faveur de leurs positions dans le cadre de la majorité, ou bien qui ont priorisé le besoin pour la coalition d’apparaître « unie ».



Il y a eu en outre, de la part d’éléments de la majorité, la démarche consistant à s’appuyer sur l’aspiration à l’unité des membres de base et sur l’ambiance généralement optimiste de cette première conférence, pour présenter la Plateforme de gauche comme des « diviseurs » qui veulent débattre sans raison. Cela a rendu le soutien à la Plateforme de gauche plus difficile pour de nombreux délégués, quel que soit le niveau de leur accord avec ses positions.



Une indication en a été donnée par le vote sur les amendements au projet de résolution présentés par le Courant de gauche et soutenus par la Plateforme de gauche. L’un et l’autre ont été battus, mais le nombre de voix qu’ils ont obtenu a montré que les idées de la Plateforme ne sont pas confinées à seulement vingt cinq pour cent de SYRIZA.

 

L’amendement disant qu’un « gouvernement de gauche » et que l’unité devaient être recherchés avec des forces telles que le Parti communiste et Antarsya a reçu le soutien de près de quarante pour cent des délégués. Celui sur la dette et la zone euro a frôlé la majorité à quelques voix près. Et cela, malgré l’ambiance de polarisation à l’égard des « diviseurs » de la Plateforme de gauche.



Ainsi, il est clair que ni la conférence dans son ensemble, ni les soixante quinze pour cent de délégués ayant soutenu le Bulletin unitaire n’ont donné mandat aux dirigeants de Synaspismos de faire évoluer SYRIZA dans un sens plus modéré. A l’inverse, la plupart des interventions des délégués tendaient vers la gauche.

 

Mais ceci ne retranche rien à l’importance des efforts de la Plateforme de gauche afin de mettre en évidence les grands problèmes qui vont se poser à nous et de les poser sur la place publique. L’avenir de SYRIZA reste toujours une question ouverte.

 

Et maintenant

 

L’émergence de la Plateforme de gauche et les efforts de ceux qui l’ont formée afin d’ouvrir le débat politique ont établi pour SYRIZA d’importants précédents. Cela a imposé quelques règles élémentaires pour le fonctionnement d’une coalition plus unifiée, en particulier le droit de critiquer la direction de SYRIZA autant que nécessaire, ainsi que d’exprimer et défendre les divergences politiques qui existent dans la coalition de façon publique et organisée, à travers des courants, des blocs et des listes de candidats. La Plateforme de gauche a également affirmé l’existence d’un contrepoids organisé de gauche face à toute tentative de faire virer SYRIZA à droite.

 

Le débat sur les choix que SYRIZA a maintenant à faire doit continuer au niveau local parmi les membres de SYRIZA. Et, plus important, il doit être tranché par la lutte des classes et l’engagement des militants de SYRIZA en son sein. Comme cela a été démontré à de nombreuses reprises dans le passé, l’esprit vital du mouvement de résistance est notre principal allié dans le combat pour le cours politique de SYRIZA.

 

En même temps que ce facteur externe, les membres de SYRIZA qui soutiennent la Plateforme de gauche ont besoin d’une stratégie consciente et permanente. Dans la conférence, il est apparu clairement que les forces existent – et dépassent de loin ceux qui ont ouvertement soutenu la Plateforme de gauche – pour faire face à toute tentative de modérer le programme de SYRIZA et de pousser la coalition vers la droite.

 

L’une de nos tâches les plus importantes est d’organiser ces forces, de les engager dans les luttes sociales et de les coordonner en leur donnant une voix politique. Cela peut s’avérer la plus importante contribution afin de mettre un terme aux rêves des barons des médias qui voient SYRIZA capituler dans le futur devant le modérantisme.

 

Notre organisation, DEA, combat pour ces objectifs depuis maintenant des années, et continuera à le faire avec les camarades partageant notre contribution commune avec Kokkino et APO, avec ceux qui ont formé la Plateforme de gauche, et avec tous les camarades souhaitant lutter pour une véritable alternative ouvrière à la crise du capitalisme.

 

La route qui nous attend ne sera pas facile, mais il est clair que l’avenir de la gauche et de la lutte des classes en Grèce dépendra dans une très large mesure du cours que prendra SYRIZA. Personne ne devrait s’abstenir de la bataille qui se mène pour ce cours politique.

 

Panos Petrou

 

Article publié le 19 décembre 2012 par www.socialistworker.org (USA)

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:28

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/le-front-gauche-interpelle-le-ministre-l-interieur-20227

 

Le Front De Gauche interpelle le ministre de l’intérieur

 

Jeudi 3 Janvier 2013

 

Par Eric Coquerel

 

Dans la métropole lilloise, un mouvement de grève de la faim de travailleurs sans papiers, demandant leur régularisation, a démarré le 2 novembre. Aujourd’hui, plus de cinquante personnes entament leur cinquante-septième jour de grève de la faim !

Ils sont actuellement sur le trottoir, sur le parvis de l’église Saint Maurice de Lille, église qu’ils ont occupée durant quelques heures vendredi 21 décembre. Ils en ont été évacués le soir même. C’est donc la septième nuit qu’ils ont passée dehors, dans le froid et sous la pluie, ils se "protègent" comme ils peuvent avec des tentes, des cartons. La situation est dramatique.

Auparavant, ils avaient occupé, durant une semaine environ, l’église réformée de Fives. Ils en avaient été évacués par la police le 4 décembre. Ils sont passés ensuite dans les urgences des hôpitaux, mis dehors, puis ils ont été dispersés par le préfet du Nord dans toute la région. Les groupes ont été envoyés de foyers en centres d’hébergement de jour ou de nuit. Certains, sommés de quitter un foyer, ont trouvé refuge dans un local syndical.

Le préfet a reçu le comité des sans papiers du Nord (accompagné de la Ligue des Droits de l’Homme) le 19 décembre et a procédé à une simple répartition administrative : les demandeurs d’asile, les sans papiers entrant dans la circulaire Valls, ceux susceptibles d’y rentrer et les hors circulaire. Cette attitude strictement administrative est un choix politique : le refus de prendre en compte la lutte collective des sans papiers et le fait que ceux-ci sont en grève de la faim.

Le gouvernement et le ministre de l’intérieur peuvent-ils cautionner l’attitude fermée du préfet et laisser l’irréparable se produire ? L’arrivée de la gauche au gouvernement aurait dû entraîner une rupture avec la politique et les méthodes de l’ère Sarkozy. Le maintien en situation illégale de travailleurs sans-papiers ne peut qu’avoir pour conséquence de fournir au patronat une main-d’œuvre privée des moyens élémentaires de défendre ses droits. A l’inverse, la régularisation des personnes sans papiers est un acte positif pour toute la société.

Nous exigeons que le gouvernement, le ministre de l’intérieur interviennent pour créer les conditions d’arrêt de la grève de la faim en garantissant à chaque gréviste l’arrêt de toute procédure d’expulsion. Le préfet doit ouvrir, au minimum, une perspective de régularisation sécurisée, une vraie négociation avec un engagement à établir un échéancier de régularisation des grévistes de la faim. Il s’agit d’une urgence !

 

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