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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 19:52

 

Washington va armer les kurdes syriens contre l'Etat Islamique (Reuters)

 

La décision des Etats-Unis de fournir des armes aux miliciens kurdes des unités de protection du peuple (YPG) en Syrie, qui sont en lutte contre l'Etat Islamique, a provoqué Mercredi 10 Mai 2017 la colère des dirigeants turcs, à quelques jours de la venue à Washington du président Recep Tayyip Erdogan.

Celui-ci, qui rencontrera alors pour la première fois son homologue Donald Trump, a dit espérer que les américains reviendraient sur leur décision avant son séjour de deux jours aux Etats-Unis le 16 mai et le 17 mai 2017.

Le premier ministre turc, Binali Yildirim, avait estimé un peu plus tôt que la décision d'armer les YPG aurait des conséquences et aboutirait à un résultat négatif pour Washington.

« L'administration américaine a encore la possibilité de prendre en compte la susceptibilité de la Turquie concernant le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Si la décision est maintenue, elle aura sans aucun doute des conséquences et se soldera par un résultat négatif pour les Etats-Unis », avait dit Yildirim à Ankara.

La Turquie considère les YPG comme l'émanation syrienne du PKK, les séparatistes kurdes turcs en lutte contre Ankara depuis 1984.

Les YPG ont assuré que la décision américaine, qualifiée d'historique, apporterait rapidement des résultats.

« Nous sommes convaincus que, à partir de maintenant, après cette décision historique, les YPG joueront un rôle plus important, plus influent et plus décisif dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré le porte-parole de la milice kurde Redur Xelil dans un communiqué adressé à Reuters.

Commentant cette mesure, le secrétariat d’état à la défense des Etats Unis s'est empressé de souligner qu'il considérait l'armement des forces kurdes « comme une nécessité pour assurer une nette victoire » à Rakka, la capitale de fait de l'Etat Islamique et le centre à partir duquel le groupe sunnite fondamentaliste prépare ses attentats contre les pays occidentaux.

« Nous sommes tout à fait conscients des inquiétudes de la Turquie, notre partenaire de coalition, en matière de sécurité », a déclaré la porte-parole du secrétariat d’état à la défense des Etats Unis, Dana White, dans un communiqué alors qu'elle se trouvait en Lituanie avec le secrétaire à la défense, James Mattis.

Les Etats-Unis, a-t-elle ajouté, sont déterminés à protéger leur allié de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

Washington fournit déjà des armes à la composante arabe des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein desquelles combattent aussi les YPG. Washington cherchera à armer en priorité les combattants arabes de ce groupement, a indiqué Dana White.

Le matériel fourni aux FDS est destiné à être limité à une mission précise et sera fourni « au fur et à mesure que les objectifs seront atteints », a précisé Dana White.

Un responsable de l'administration américaine s'exprimant sous le sceau de l'anonymat a précisé que l'équipement militaire qui devrait être fourni aux YPG incluait mitraillettes, armes légères, munitions et véhicules blindés.

L'alliance entre les Etats-Unis et la Turquie s'est révélée décisive dans la bataille contre l'Etat Islamique en Syrie. Elle a fourni à la coalition internationale un accès à la base aérienne turque d'Incirlik pour mener des frappes contre les islamistes, explique-t-on.

James Mattis, qui s'exprimait devant les journalistes au Danemark avant l'annonce de l'armement des kurdes, a souligné l'importance de l'alliance avec Ankara.

« Notre intention est de travailler côte à côte avec les turcs pour faire tomber Rakka. Nous allons régler cela et nous allons déterminer la façon dont nous allons le faire », a déclaré James Mattis.

Le secrétaire d’état à la défense a téléphoné Mardi 9 Mai 2017 à son homologue turc, Fikri Isik. On ne sait pas précisément ce qu'ils se sont dit. Selon le Pentagone, les deux ministres ont « exprimé leur soutien à la paix et à la stabilité à la fois en Irak et en Syrie ».

 

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 19:34

 

Donald Trump limoge le directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), tempête politique à Washington (Reuters)

 

Donald Trump a déclenché une tempête politique en limogeant le patron du FBI, James Comey, qui dirigeait l'enquête sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine de 2016 avec l'éventuelle complicité de l'équipe de campagne du futur président.

Le directeur du FBI est officiellement renvoyé en raison de sa gestion de l'enquête au sujet d'anciens courriels de la candidate démocrate Hillary Clinton.

La décision de Donald Trump a abasourdi Washington mais le président l'a justifiée, « il ne faisait pas du bon travail, c'est simple », a-t-il dit à la presse dans le Bureau Ovale après un entretien avec l'ancien secrétaire d’état Henry Kissinger.

Quelques heures après l'annonce du limogeage, Mardi 9 Mai 2017, Donald Trump s'était déjà défendu, sur Twitter, assurant aux démocrates critiquant la mesure qu'il remplacerait James Comey par quelqu'un de bien meilleur.

« James Comey avait perdu la confiance de presque tout le monde à Washington, des républicains comme des démocrates. Lorsque les choses s'apaiseront, on me remerciera », a-t-il dit dans une série de tweets.

La mise à l'écart de James Comey était dans la balance depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, a ajouté son porte-parole, Sean Spicer.

Les démocrates, mais d'autres aussi, doutent du motif présenté et accusent la Maison Blanche de vouloir affaiblir l'enquête du FBI contre la Russie.

Le chef du groupe démocrate au sénat, Chuck Schumer, a dit avoir parlé à Donald Trump et lui avoir dit qu'il faisait « une très grosse erreur » en se séparant de James Comey.

« La seule façon de rétablir la confiance de la population américaine est d'organiser une enquête indépendante sur le rôle de Moscou dans l'élection présidentielle de 2016 », a-t-il ajouté.

Certains démocrates ont dressé une comparaison avec ce qu'on a appelé le « massacre du samedi soir » de 1973, c’est-à-dire le limogeage par le président de l'époque, Richard Nixon, d'un procureur spécial indépendant qui enquêtait sur le Watergate, une affaire d'espionnage politique qui allait le contraindre à démissionner l'année suivante.

La Maison Blanche dément toute motivation politique.

James Comey, cinquante six ans, s'est retrouvé au centre d'une controverse autour de son enquête sur l'utilisation par Hillary Clinton de son adresse électronique privée alors qu'elle était secrétaire d’état pendant la première présidence de Barack Obama, afin de savoir si cela avait pu compromettre la sécurité nationale.

Le directeur du FBI avait dit au mois de juillet 2016, en pleine campagne présidentielle, que l'affaire devait être close sans lancer de poursuites, pour par la suite déclarer, à onze jours de l'élection du 8 novembre 2016, qu'il avait rouvert le dossier en raison d'éléments nouveaux.

Cette décision, ont estimé certains démocrates à l'époque, a été l'un des facteurs de la défaite d'Hillary Clinton, même si le dossier avait été refermé quelques jours plus tard.

De nombreux démocrates se sont certes montrés critiques sur la façon dont James Comey a géré l'enquête sur les emails d'Hillary Clinton, mais ils se disent perturbés par le moment choisi pour son renvoi.

D'après le New York Times et le Washington Post, James Comey avait demandé la semaine dernière à l’adjoint du ministre de la justice, Rod Rosenstein, d'allouer d'importantes ressources supplémentaires à son enquête sur la Russie. Il en avait aussi informé des membres du congrès.

Les agences américaines de renseignement ont conclu, dans un rapport publié au mois de janvier 2017, que le président russe Vladimir Poutine avait ordonné une tentative de perturber l'élection présidentielle de 2016 dans le but d'aider Donald Trump.

La chaîne de télévision Cable News Network (CNN) a annoncé Mardi 9 Mai 2017 que le parquet fédéral, dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans le scrutin de 2016, avait convoqué devant un grand jury l'ancien conseiller de Donald Trump à la sécurité intérieure, Michael Flynn, dans le but d'obtenir ses dossiers.

Lundi 8 Mai 2017, l'ancienne ministre de la justice par intérim Sally Yates a expliqué avoir dit à la Maison Blanche le 26 janvier 2017 que Michael Flynn, n'ayant pas dit toute la vérité sur ses conversations avec l'ambassadeur de Russie à Washington, Sergueï Kisliak, était susceptible de faire l'objet d'un chantage de la part de Moscou.

Donald Trump a limogé son conseiller dix huit jours plus tard.

La Russie a nié à plusieurs reprises être intervenue dans la campagne présidentielle américaine. L'administration de Donald Trump dément pour sa part les accusations de collusion avec Moscou.

Mercredi 10 Mai 2017, le Kremlin a dit espérer que le renvoi de James Comey n'affecterait en rien les relations américano-russes.

« C'est une question d'ordre tout à fait intérieur aux Etats-Unis, une décision souveraine du président américain, qui n'a absolument rien à voir et ne doit pas avoir quoi que ce soit à voir avec la Russie », a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine.

Le mandat de James Comey courait jusqu'en 2023. Il était entré en fonction au mois de septembre 2013 sous la seconde présidence de Barack Obama. En attendant de trouver un nouveau directeur au FBI, son adjoint, Andrew Mac Cabe, assure l'intérim.

Dans sa lettre à James Comey diffusée par la Maison Blanche, Donald Trump écrit « qu’il est essentiel que nous trouvions une nouvelle direction pour le FBI qui rétablisse la confiance de l'opinion publique dans sa mission d'application de la loi ».

Le président des Etats-Unis ajoute avoir accepté la recommandation du ministre de la justice, Jeff Sessions, qui a estimé que James Comey n'était plus capable de diriger le FBI avec efficacité.

Jeff Sessions avait conseillé l'équipe de campagne de Donald Trump avant d'être choisi par le président pour diriger le département de la justice.

Le ministre ne participe pas à l'enquête sur la Russie. Il s'est déclaré incompétent après avoir été inexact en rendant compte des contacts qu'il a eus avec l'ambassadeur de Russie à Washington en 2016.

 

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 19:17

 

Le Parti Communiste Français (PCF) et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) se renvoient l'échec d'un accord (Reuters)

 

Le MFI et le PCF se sont renvoyés Mercredi 10 Mai 2017 la responsabilité de l'échec des négociations sur une entente en vue du premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017 que la gauche de la gauche abordera donc, sauf surprise, en ordre dispersé.

Pressentie depuis plusieurs mois, la rupture des discussions a été annoncée par le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Mardi 9 Mai 2017, par voie de communiqué.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui a tenu une conférence de presse, Mardi 9 Mai 2017, a « décidé de rompre les discussions sur les candidatures », a dit Manuel Bompard, estimant que le PCF avait « lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un Front De Gauche (FDG) pourtant aujourd’hui inexistant. J’en prends acte et je le déplore », a-t-il ajouté.

Mercredi 10 Mai 2017, Jean-Luc Mélenchon a enfoncé le clou, sur BFM Télévision, étrillant l'attitude de son homologue communiste qu'il a accusé de n'avoir jamais vraiment voulu conclure un accord électoral et de sacrifier, par sa position, ses camarades.

« Il y a plus de dix candidats communistes investis, j'étais prêt, et nous l'avons dit aux communistes qui ne l'ont pas voulu, à investir les cinq députés communistes sortants, y compris quatre qui ne m'ont pas parrainé » au premier tour des élections présidentielles, a dit le député européen, arrivé quatrième à l'issue du premier tour des élections présidentielles.

Le PCF a répliqué par communiqué et médias interposés pour dénoncer une « rupture unilatérale et irresponsable face à des élections législatives cruciales. Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF ne l’avons ni décidée, ni souhaitée », souligne Pierre Laurent dans un communiqué, « ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités ».

Les dirigeants nationaux du MFI « privilégient manifestement sans le dire un intérêt de recomposition partisane à la possibilité d’une ample victoire », ajoute-t-il, avant de renouveler un appel au rassemblement.

« Je demande aux candidats que nous avons investis d’entrer en campagne partout, en maintenant la main tendue et ouverte à tout accord qui permettra localement ou nationalement de dépasser cette situation », écrit Pierre Laurent.

A quelques jours du dépôt des déclarations de candidatures pour le premier tour des élections législatives, la guerre larvée de ces derniers mois est désormais ouverte entre les deux alliés traditionnels dont les candidats respectifs vont se retrouver en concurrence dans les circonscriptions le Dimanche 11 Juin 2017.

Faute d'accord national, le MFI et le PCF vont désormais s'employer à convaincre les candidats au niveau local pour briguer l'investiture sous leurs couleurs respectives.

« Dans le cadre du MFI, nous avons d'ores et déjà investi entre quinze et vingt candidats issus du PCF et nous espérons que dans les prochains jours il y en aura encore davantage », a souligné Manuel Bompard, lors d'une conférence de presse.

« Si des militants issus du PCF ou d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaitent se présenter dans le cadre du MFI, ils sont bien évidemment les bienvenus et nous étudierons leurs candidatures très positivement », a-t-il ajouté.

La règle est claire, souligne-t-on au quartier général de Jean-Luc Mélenchon. Les candidats peuvent rester membres de leur parti d'origine, mais ils doivent accepter une campagne nationale sur le programme national de l’avenir en commun, en signant une charte, une condition qui a toujours été refusée par le PCF.

Du côté du PCF, des discussions auraient été entamées avec le Parti Socialiste et EELV dans plusieurs départements. Le PCF a prévu de présenter ses candidats investis Jeudi 11 Mai 2017 à Paris lors du lancement de la campagne pour les élections législatives.

Le MFI tiendra Samedi 13 Mai 2017 une convention à Paris en présence de Jean-Luc Mélenchon qui devrait confirmer à cette occasion sa candidature au premier tour des élections législatives dans la ville de Marseille, présentée comme probable, Mercredi 10 Mai 2017.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 20:01

 

Le Hamas élit Ismaïl Haniyeh comme nouveau chef politique (Reuters)

 

Le mouvement radical palestinien du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a élu Samedi 6 Mai 2017 comme nouveau chef politique Ismaïl Haniyeh, a déclaré à Reuters le porte-parole de l'organisation Faouzi Barhoum.

 

Né à Gaza, âgé de cinquante quatre ans, Ismaïl Haniyeh fut nommé premier ministre de l'Autorité Palestinienne après la victoire de son mouvement aux élections législatives de 2006 et il continue de se prévaloir de ce titre bien qu'ayant été officiellement destitué par le président palestinien, Mahmoud Abbas, chef du Fatah.

 

Les autorités israéliennes n'ont pour le moment pas réagi à cette élection.

 

Ismaïl Haniyeh va succéder à Khaled Mechaal, basé au Qatar, lequel doit quitter ses fonctions dirigeantes à la fin de son mandat, au moment même où le Hamas assouplit sa position envers Israël.

 

Dans un nouveau document politique rendu public Lundi Premier Mai 2017, le Hamas n'appelle plus à la destruction d'Israël, même si le mouvement islamiste palestinien dénie toujours le droit à l'existence de l’état hébreu et maintient la lutte armée contre lui.

 

Un haut responsable du Fatah, Azzam al Ahmed, a souhaité bonne chance à Ismaïl Haniyeh et lui a demandé des efforts pour surmonter les divisions inter palestiniennes.

 

Al Ahmed a également appelé le Hamas à renoncer au contrôle qu'il exerce sur la bande de Gaza, ce qu’Ismaïl Haniyeh refuse de faire.

 

Dans ce programme politique rendu public à Doha, le Hamas, qui est considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union Européenne, annonce en outre la fin de sa collaboration avec les Frères Musulmans, organisation dont il était issu lors de sa création il y a trente ans.

 

Cette annonce, rejetée par Israël, semble destinée à améliorer les relations du Hamas avec les pays du Golfe ainsi qu'avec l'Egypte, au moment où Mahmoud Abbas rendait visite à Washington à Donald Trump, qui a manifesté son intention de relancer les efforts de paix israélo-palestiniens.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 19:53

 

Evacuation de camps de migrants dans le nord de Paris (Reuters)

 

Les forces de l'ordre ont procédé Mardi 9 Mai 2017 à l'évacuation de plusieurs campements illicites de migrants porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, ont annoncé les préfectures de police de Paris et de l’Ile-de-France.

 

Au total, mille six cent neuf personnes ont été prises en charge, dont mille cinq cent trente quatre hommes majeurs et soixante quinze personnes relevant du public vulnérable, mineurs isolés étrangers et femmes seules, précisent-elles dans un communiqué.

 

« Les personnes concernées relèvent dans leur immense majorité de la demande d'asile », ajoutent les deux préfectures, « elles sont accueillies de manière temporaire sur plusieurs sites mobilisés en Île-de-France, où elles pourront bénéficier d'un diagnostic social et sanitaire grâce à la mobilisation de personnels spécialisés ».

 

Elles se verront rapidement proposer une orientation vers un dispositif d'accueil adapté à leur situation, sur l'ensemble du territoire national.

 

L'opération contre ces campements illicites a débuté Mardi 9 Mai 2017 vers 6 heures du matin en présence notamment de trois cent cinquante fonctionnaires de police.

 

Depuis le mois de juin 2015, trente trois opérations d’évacuation de campements ont été menées dans la capitale et vingt quatre mille six cent quatre personnes ont été prises en charge.

 

 

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 19:39

 

https://www.legrandsoir.info/une-heureuse-desescalade-entre-le-pcf-et-la-fi-en-vue-des-legislatives.html

 

Lettre de Martine Billard, Raphaël Qnouch, Francis Parny et Manuel Bompard, à Pierre Laurent

 

Jeudi 4 Mai 2017

 

Nous avons pris bonne note du courrier que tu nous as transmis suite à notre échange du Mardi 2 Mai 2017 à propos des élections législatives.

Cette discussion constituait la cinquième rencontre entre le Parti Communiste Français (PCF) et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) depuis le mois de janvier 2017. Aucune de ces rencontres n’a pour l’instant permis d’avancer malgré les propositions que nous avons faites à plusieurs reprises.

Au mois d’octobre 2016, nous invitons le PCF à prendre toute sa place au sein du MFI pour permettre une articulation étroite entre les élections présidentielles et les élections législatives. Dans l’Humanité du 11 janvier 2017, tu réponds qu’il n’y aura pas d’accord entre le PCF et le MFI. Nous avions pris acte de ce refus.

Au mois de janvier 2017, nous prenons cependant connaissance de votre souhait que nous n’investissions pas de candidat dans un nombre réduit de circonscriptions, principalement celles de vos députés sortants. Nous vous proposons donc de travailler dans un esprit de responsabilité à des accords de désistement réciproque. Cette méthode est refusée par votre délégation au cours du mois de février 2017.

Bien que nous ayons toujours laissé ouverte la porte des discussions, vous n’êtes pas revenus sur ce refus avant le premier tour des élections présidentielles. Nous avons d’ailleurs été étonnés dans le même temps de vous entendre dire que nous ne répondions pas à vos demandes de rencontre.

Après le premier tour des élections présidentielles, toujours guidés par la volonté d’œuvrer à un accord, nous prenons malgré tout l’initiative de vous proposer une rencontre. Elle s’est tenue le 28 avril 2017 dans nos locaux.

Le 27 avril 2017, nous avons appris par la presse une proposition que vous souhaitiez nous faire. Lors de cette rencontre, tu n’as voulu ni confirmer ni démentir cette information. La discussion n’a, de fait, pas pu avancer mais nous avons convenus d’un nouvel échange pour le Mardi 2 Mai 2017.

Quelques heures avant la réunion, nous découvrons par la presse que vous souhaitiez maintenant un accord national, en contradiction avec votre refus du mois de janvier 2017. Il nous est difficile de suivre ces changements qui nous interrogent sur votre volonté d’aboutir à un accord. Il est donc temps que nous avancions, car nous ne pouvons plus retarder notre entrée en campagne.

Nous ne pouvons bien évidemment pas être d’accord avec votre demande. Il s’agirait de partager le territoire entre cinquante pour cent de candidatures du PCF portant le programme du PCF et cinquante pour cent de candidatures du MFI s’inscrivant dans la continuité de la campagne pour le premier tour des élections présidentielles. Ce serait rendre impossible le fait de retrouver au premier tour des élections législatives les sept millions de voix qui se sont portés sur le programme de Jean-Luc Mélenchon. Ce serait diluer la force conséquente que nous avons rassemblée dans des campagnes différentes d’une circonscription à l’autre. Ce serait réduire à néant plusieurs mois d’effort pour proposer au peuple français un projet politique clair et cohérent. Ce serait trahir la confiance des cinq cent mille personnes qui ont contribué à cette démarche et qui ne veulent plus d’accords électoraux sans cohérence. Ce serait une faute politique et stratégique que nous ne pouvons pas commettre si nous voulons proposer au premier tour des élections législatives une perspective majoritaire.

Si vous souhaitez un accord sur l’ensemble du territoire, nous vous proposons donc, une nouvelle fois, de travailler à ce que des candidats du PCF puissent s’inscrire dans la campagne du MFI pour les élections législatives. C’est d’ailleurs déjà le cas de plusieurs d’entre eux, comme d’ailleurs de militants d’Ensemble, d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), de la Nouvelle Gauche Socialiste (NGS) ou du Parti de Gauche qui se sont regroupés dans ce cadre qui rassemble déjà très largement.

Si vous refusez à nouveau cette main tendue, nous sommes toujours prêts à examiner un accord de désistement réciproque. Bien sûr, nous regretterions dans ce cas que vous preniez la responsabilité d’une division dans la grande majorité des circonscriptions. En effet, des candidats qui portent la démarche et le programme de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles y sont d’ores et déjà investis.

Nous demandons alors que cette situation de concurrence soit assumée comme telle et que cessent les procédés de certains de vos candidats visant à créer une confusion dans l’esprit des citoyens. Nous souhaitons donc la mise en place de règles de bonnes conduites permettant la clarté pour les électeurs, la non utilisation du nom et de l’image de Jean-Luc Mélenchon par les candidats du PCF pour leur matériel de campagne et leur matériel officiel, afin de ne pas induire en erreur les électeurs et de respecter son droit à l’image, et la non utilisation du logo du Front De Gauche (FDG) par tous les candidats, étant donné que les composantes de ce rassemblement seront divisées dans l’élection.

Nous vous proposons donc un accord sur cinquante deux circonscriptions, afin de permettre une représentation importante du PCF et du MFI à l'assemblée nationale.

Dans onze circonscriptions à travers le pays, le MFI a d’ores et déjà investi des candidats issus du PCF ou rattachés à lui. Ces candidats n’auront donc pas de concurrence.

Nous proposons de retirer ou de ne pas investir de candidats dans quinze autres circonscriptions, celles des sept députés sortants du PCF et huit circonscriptions parmi celles que vous nous avez demandées au mois de février 2017 et dans lesquelles le score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles a été parmi les plus hauts du pays.

En contrepartie, nous souhaitons que le PCF retire ou n’investisse pas de candidats sur vingt six circonscriptions.

Après plusieurs mois d’échanges, à cinq semaines du premier tour des élections législatives, il est temps que ces discussions aboutissent.

Nous considérons donc qu’il ne sera pas possible de poursuivre nos échanges après le Mardi 9 Mai 2017 sans handicaper notre entrée en campagne.

Nous sommes donc disposés à vous rencontrer dans les meilleurs délais pour échanger sur la base de cette proposition.

 

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 19:12

 

Manuel Valls rallume le feu au Parti Socialiste sans enthousiasmer le mouvement d'Emmanuel Macron (Reuters)

 

L'annonce du ralliement de Manuel Valls à la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron a rallumé le feu Mardi 9 Mai 2017 dans un Parti Socialiste laminé par sa défaite électorale sans susciter d'enthousiasme dans le mouvement d'Emmanuel Macron.

L'ancien premier ministre de François Hollande, qui avait déjà renié sa parole en soutenant son ancien ministre de l’économie plutôt que le candidat du Parti Socialiste au premier tour des élections présidentielles, Benoît Hamon, a annoncé sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) qu'il serait candidat de la majorité présidentielle à Evry, dans le département de l’Essonne, au premier tour des élections législatives du Dimanche 11 Juin 2017.

Jugeant que le Parti Socialiste est mort, il a déclaré vouloir la réussite d'Emmanuel Macron et souhaiter s'inscrire dans la République En Marche (REM), nouveau nom du mouvement du président élu.

Il a exhorté les députés sortants du Parti Socialiste, les progressistes et ceux qui avaient, comme lui, appelé à voter pour Emmanuel Macron avant le premier tour des élections présidentielles, à en faire autant.

« Parlons franchement, nous nous retrouvons dans la plupart des propositions du projet qu'Emmanuel Macron porte », a-t-il expliqué, « l’essentiel est de donner une majorité large et cohérente à Emmanuel Macron pour qu'il puisse gouverner ».

Les discussions font rage au Parti Socialiste, laminé par les élections présidentielles, sur la stratégie à suivre pour les élections législatives.

L'aile droite veut comme Manuel Valls un rapprochement avec le président élu. L'aile gauche, autour de Benoît Hamon, entend demander au bureau national du Parti Socialiste des sanctions contre l'ancien premier ministre, mais elle n'a pas attendu pour se déchaîner.

Le frondeur Christian Paul propose ainsi de construire à gauche une « force politique nouvelle dans la clarté des idées, dans l'honneur et sans Manuel Valls ».

« J'espère pour la France que Brutus et Judas ne vont pas solliciter l'investiture de la REM », a ironisé sur Twitter le député Alexis Bachelay, ancien porte parole de Benoît Hamon.

Même le maire d'Alfortville, Luc Carvounas, pourtant proche de l’ancien premier ministre, a dit, également sur Twitter, qu’il ne suivrait pas Manuel Valls.

Prié de dire s'il était possible d'avoir à la fois la carte du Parti Socialiste et l’investiture de la REM, le premier secrétaire du parti socialiste a répondu par la négative. « C'est impossible », a dit Mardi 9 Mai 2017 Jean-Christophe Cambadélis a des journalistes.

Manuel Valls s'est élevé contre son éventuelle exclusion, « le Parti Socialiste va exclure un ancien premier ministre qui a toujours été loyal, sans jamais exclure ou se poser la question de ceux qui votaient contre la loi de finances ou de ceux qui préparaient des motions de censure ».

Du côté d'Emmanuel Macron, l'accueil a été plutôt frais, les proches du président élu insistant sur leur volonté de traiter sa candidature comme les autres.

Le président de la commission d'investiture de la REM, Jean-Paul Delevoye, a dit à Reuters qu'une candidate issue de la société civile était déjà pressentie à Evry et qu'il fallait en tout état de cause examiner d'abord la sincérité de la candidature de l'ancien premier ministre socialiste.

Il a rappelé que, pour être recevable, une candidature devait respecter certains critères, adhésion au mouvement, inscription sur son site internet, probité et engagement à soutenir le projet présidentiel et à s'inscrire dans le groupe parlementaire de la REM.

« Le soutien ne vaut pas forcément investiture », a-t-il ajouté, « même si ces critères sont respectés, il appartiendra à la commission d'analyser la pertinence ou non du choix du candidat ou de la candidate. Il y a un critère extrêmement important, c'est la sincérité du soutien. Nous voyons bien qu'il y a beaucoup de gens qui cherchent à nous soutenir mais qui, derrière, ont immédiatement envie plutôt de contester. Nous, nous avons besoin d'une majorité cohérente et soudée qui accepte les débats et la différence, mais qui n'est plus dans les jeux anciens des calculs de pouvoir ».

« Il reste vingt quatre heures à Manuel Valls », avait pour sa part dit un des porte-parole d'Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux, soulignant que la procédure était la même pour tous.

« Il ne faut pas faire de différence en fonction du passé de tel ou tel », a renchéri le député Christophe Castaner, autre porte-parole d'Emmanuel Macron, « la république des privilèges est terminée ».

Il a néanmoins estimé que le fait que des « progressistes de l'importance de Manuel Valls » veuillent rejoindre le président élu et son parti était « une bonne nouvelle ».

Selon le secrétaire général de la REM, Richard Ferrand, qui a pour sa part annoncé Mardi 9 Mai 2017 à France Bleu Breizh Izel qu'il rendait sa carte du Parti Socialiste, la liste des cinq cent soixante dix sept candidats de la REM et du Mouvement Démocrate sera publiée Jeudi 11 Mai 2017. A ce stade, selon Jean-Paul Delevoye, cinq cent noms ont été arrêtés.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 19:58

 

Emmanuel Macron rassure l'Europe mais n'aura pas d'état de grâce (Reuters)

 

L'élection d'Emmanuel Macron à la présidence française rassure l'Europe en donnant un coup d'arrêt à la montée du populisme, mais le plus jeune président de la cinquième république sait qu'il ne pourra pas miser sur un état de grâce dans le pays.

C'est le paradoxe d'un scrutin qui fait de l’ancien ministre de l’économie un des chefs d’état français les mieux élus, un an après la création du Mouvement En Marche, mais dont le score, plus de soixante cinq pour cent des voix, est en partie en trompe l'oeil.

« Vu de l'étranger, c'est excellent parce que cela rajeunit le pays, qui en avait besoin, et cela envoie un signal extrêmement fort en Europe, sur l'équilibre de la construction européenne », estime le constitutionnaliste Philippe Cossalter.

Le porte-parole d'Angela Merkel a félicité Emmanuel Macron dans les minutes qui ont suivi l'annonce de sa victoire, « une victoire pour une Europe unie et forte et pour l'amitié franco-allemande », a-t-il écrit dans un tweet.

L'euro a franchi Dimanche 7 Mai 2017 le seuil de 1,10 dollar pour la première fois depuis l'élection de Donald Trump.

Il n'en reste pas moins que plus de dix millions d'électeurs ont voté pour Marine Le Pen, le meilleur score du Front National, près de deux fois plus que son père, Jean-Marie Le Pen, face à Jacques Chirac en 2002. Quelque onze millions d'autres électeurs se sont abstenus et quatre millions ont voté blanc ou nul.

Emmanuel Macron va devoir présider un pays qui a voté au premier tour à près de cinquante pour cent pour des candidats anti-européens et antilibéraux et dont une partie des électeurs du second tour ont voté pour lui par rejet du Front National plus que par adhésion.

Tout sauf un blanc-seing, comme l'a reconnu lui-même après sa victoire Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas refaire l'erreur de Jacques Chirac en 2002, présider avec une majorité et un gouvernement limités à sa famille politique.

« Je ne ferai pas comme si rien ne s'était passé », jurait il y a quelques jours le successeur de François Hollande, qui a fait du renouvellement politique son image de marque.

Sa première tâche sera la constitution d'un gouvernement faisant appel à des femmes et à des hommes expérimentés sans dénaturer son projet.

Mais son premier vrai défi sera de convertir sa victoire en majorité, lors des élections législatives du Dimanche 11 Juin et du Dimanche 18 Juin 2017, avec les candidats de la République en Marche.

« Emmanuel Macron revendique une majorité de plein exercice. C'est notre objectif », confie le député Christophe Castaner, un soutien de la première heure, qui n'exclut cependant pas une majorité relative.

S'il ne paraît pas hors d'atteinte, cet objectif reste un pari, à en juger par les premiers sondages sur les élections législatives.

Selon une enquête Harris Inter Active M6 publiée Dimanche 7 Mai 2017, l'alliance du Mouvement En Marche et du Mouvement Démocrate recueillerait vingt six pour cent des voix, devant la coalition des Républicains et de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) avec vingt deux pour cent des voix, le Front National avec vingt deux pour cent des voix et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) avec treize pour cent des voix.

« Je n'aurai pas d'état de grâce », admettait Emmanuel Macron deux jours avant le verdict des urnes.

« C'est pour cela qu'il faut aller vite », complète Christophe Castaner, « y compris en assumant l'impopularité d'outils comme les ordonnances. Il n'est pas question que nous mettions deux ans pour être efficace sur les politiques en faveur de l'emploi ».

Le nouveau chef de l’état entend ainsi dès cet été lancer une réforme par ordonnances du marché du travail, qui fait déjà grincer les dents des syndicats, en particulier la Confédération Générale du Travail (CGT) et la CGT Force Ouvrière, ainsi que des mesures de simplification des relations avec l'administration, dont un droit à l'erreur en matière fiscale.

« Nous pouvons nous attendre à une mobilisation syndicale et populaire extrêmement forte » contre la réforme du marché du travail, estime l'économiste Nicolas Bouzou.

« Nous sous estimons complètement le fractionnement du pays. Une très grande partie de la population déteste Emmanuel Macron et ce qu'il représente et il faudra quand même réformer pour eux », ajoute le directeur du cabinet d'études Asteres. « Il va falloir une seule chose pour que cela marche, tenir ».

Pour Emmanuel Macron, l'enjeu n'est pas seulement d'obtenir des résultats rapidement en France, il est aussi de convaincre ses partenaires européens que la France a bien changé d'époque.

Ces réformes, ainsi que celles de l'assurance chômage et de la formation professionnelle, qui suivront, et le plan quinquennal de finances publiques que le gouvernement présentera à l'automne avec un effort de soixante milliards d'euros sur cinq ans, « sont la condition de notre crédibilité sur le plan européen », expliquait-il pendant la campagne.

Pour l'économiste Ludovic Subran, la voix de la France peut de nouveau être entendue en Europe si Emmanuel Macron joue à la fois sur les craintes des européens, après la poussée populiste de ces dernières années, et le retour d'une France plus forte.

« Il peut faire changer les choses de l'intérieur de l'Union Européenne », ajoute cet analyste d'Euler Hermes, « nous pouvons très vite enclencher une dynamique positive ».

Celui qui fut le plus européen des candidats à cette élection a un programme ambitieux en matière de réformes européennes, avec notamment l'instauration d'un budget de la zone euro, des mesures anti-dumping et d'harmonisation fiscale ou un renforcement des capacités de la défense européenne.

Pour ces sujets européens, les discussions devront cependant attendre les élections allemandes du 24 septembre 2017, dit-on dans son entourage, « ce qui n'interdit pas de formuler des idées ».

En attendant, Emmanuel Macron n'aura guère le temps de souffler sur le front international. Il enchaînera dès les prochain jours un voyage auprès des forces françaises en opération extérieure, une visite à Angela Merkel à Berlin, un sommet de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Bruxelles le 25 mai 2017, un sommet du G7 le 26 mai et le 27 mai 2017 à Taormina en Italie, un conseil européen le 22 juin et le 23 juin 2017 et un sommet du G20 le 7 juillet et le 8 juillet 2017 à Hambourg.

Entretemps, la commission européenne publiera le 11 mai 2017 ses prévisions économiques de printemps et le 17 mai 2017 l'évaluation du déficit public français. De quoi éclairer Emmanuel Macron sur ses marges de manoeuvre.

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 19:37

 

Défilé à Paris en forme d'avertissement social à Emmanuel Macron (Reuters)

 

Environ mille six cent personnes, selon la police, ont défilé Lundi 8 Mai 2017 entre les places de la République et de la Bastille, à Paris, pour lancer un premier avertissement social à Emmanuel Macron, au lendemain de son élection à la présidence de la république.

 

La manifestation a donné lieu à quelques incidents avec les forces de l'ordre qui n'ont pas fait de blessé. Du mobilier urbain a été légèrement dégradé et deux personnes ont été interpellées, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

 

En ce jour férié, plusieurs syndicats dont la Confédération Générale du Travail (CGT), l’Union Syndicale Solidaire (USS) et l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), réunis dans le collectif Front Social, avaient appelé à lancer un message au fondateur du Mouvement En Marche, élu Dimanche 7 Mai 2017 avec soixante six pour cent des voix contre la candidate d'extrême droite, Marine Le Pen.

 

« En marche vers la guerre sociale », « nos voix ne rentrent pas dans leurs urnes » et « l’état n'est pas une entreprise », pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité.

 

Dès l'annonce des résultats, Dimanche 7 Mai 2017, les centrales syndicales ont mis en garde le président élu contre un troisième tour social, en particulier s'il légifère par ordonnances sur le droit du travail.

 

« S'il persiste dans l'idée de faire des ordonnances au mois de juillet 2017, cela veut dire qu'il va balayer le dialogue social et la concertation, il y aura problème d'une manière ou d'une autre, donc nous attendons de voir », a déclaré Lundi 8 Mai 2017 le secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly.

 

« Je ne vois pas quelle est l'organisation syndicale, quelle qu'elle soit aujourd'hui, sans parler du fond, qui peut accepter que cela passe à la schlague avec des ordonnances », a-t-il ajouté.

 

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 19:26

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN184149-OFRTP

 

Incidents Dimanche 7 Mai 2017 à Paris, cent quarante et une interpellations (Reuters)

 

Quelque cent quarante et une personnes ont été interpellées Dimanche 7 Mai 2017 dans le vingtième arrondissement de Paris, lors d'incidents entre des manifestants opposés aux deux candidats en lice au second tour des élections présidentielles et les forces de l'ordre, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

 

L'ancien ministre de l'économie, Emmanuel Macron, a été élu avec soixante six pour cent des suffrages, battant ainsi largement la candidate du Front National, Marine Le Pen.

 

Une partie de l'électorat de la gauche de la gauche, en particulier du Mouvement de la France Insoumise (MFI) de Jean-Luc Mélenchon, a refusé de voter pour le candidat du Mouvement En Marche, renvoyant dos-à-dos les deux adversaires.

 

Les incidents se sont produits lors d'un rassemblement dans le secteur de Ménilmontant à Paris. Sur les cent quarante et une personnes interpellées, neuf ont été placées en garde à vue pour entrave à la circulation, participation à un attroupement, violences sur agents de la force publique et dégradations volontaires.

 

Selon la préfecture de police, un véhicule particulier et un véhicule de police ont été endommagés, notamment par des jets de projectiles. Des vitres d'une école ont été brisées et des poubelles ont été dégradées.

 

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