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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 19:05

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/07/05/au-venezuela-le-chavisme-dissident-et-l-opposition-esquissent-une-convergence_5155937_3222.html

 

Au Venezuela, esquisse de convergence entre le chavisme dissident et l’opposition

 

Les opposants organisent un référendum, Dimanche 16 Juillet 2017, pour déjouer la convocation d’une assemblée constituante par le président Nicolas Maduro.

 

Par Paulo Paranagua

 

La procureure générale de la république du Venezuela, Luisa Ortega, devenue l’égérie des chavistes dissidents, ne s’est pas présentée devant la cour suprême où elle était convoquée, Mardi 4 Juillet 2017.

Cette audience publique devait examiner la plainte du député chaviste Pedro Carreño, qui accuse la magistrate de fautes graves dans l’exercice de sa fonction. La cour suprême, soumise au pouvoir, lui avait interdit de quitter le territoire et elle avait saisi ses biens. Des perquisitions ont été menées au siège du ministère public. Le gouvernement du président Nicolas Maduro veut se débarrasser de la procureure générale.

Luisa Ortega ne s’est pas laissée démonter. Elle a récusé les dix-sept juges de la cour suprême qui doivent statuer sur son cas, désignés sans respecter les normes constitutionnelles. Elle a contre-attaqué en demandant aux Etats-Unis des informations sur les deux neveux de Cilia Flores, l’épouse du président Nicolas Maduro, jugés par un tribunal de New York pour trafic de stupéfiants. Au cours d’une conférence de presse, à Caracas, elle a réaffirmé sa position, « la décision de Nicolas Maduro de convoquer une assemblée constituante est contraire à la constitution ». A son avis, le Venezuela connaît un coup d'état perpétré par le pouvoir contre les institutions indépendantes, comme le ministère public ou le parlement.

Lundi 3 juillet 2017, Luisa Ortega avait donné une preuve de son indépendance en se présentant devant le parlement contrôlé par l’opposition. Les députés chavistes avaient déserté l’hémicycle, à l’exception de son époux, German Ferrer, un chaviste et un ancien guérillero réputé. Pour la première fois, le chavisme dissident, représenté par la procureure générale, et les opposants au régime de Nicolas Maduro joignaient leurs voix. Jusqu’alors, les uns et les autres hésitaient à se montrer ensemble et à avouer la moindre convergence.

D’après l’analyste Luis Vicente Leon, la massification de la protestation de la rue et l’élargissement de la fracture du chavisme sont les deux conditions pour envisager une solution démocratique à la crise vénézuélienne.

Depuis trois mois, les manifestations se succèdent quasiment tous les jours. La répression brutale, critiquée par les défenseurs des droits de l’homme mais aussi par Luisa Ortega, a provoqué au moins quatre vingt dix morts, la plupart d’entre eux tués par balles. Les pénuries et le pouvoir d’achat ravagé par l’hyperinflation et l’effondrement du système de santé provoquent des explosions sociales localisées et des saccages. Le gouvernement refuse l’aide humanitaire internationale pour ne pas avouer son échec.

« Je ne suis responsable ni de la famine ni des pénuries », a déclaré la procureure générale, pour mieux souligner les responsabilités gouvernementales. La conférence des évêques vénézuéliens s’est exprimée dans le même sens, Mardi 4 Juillet 2017, le peuple a besoin de nourriture, de médicaments et de liberté, il n’a pas besoin d’une nouvelle constitution. Forte du soutien du pape François, l’église catholique vénézuélienne qualifie la convocation d’une assemblée constituante de « formule communiste d’organisation de la société ».

L’élection de l’assemblée constituante a été fixée au 30 juillet 2017. Lundi 3 Juillet 2017, l’opposition a décidé d’organiser un référendum, Dimanche 16 Juillet 2017, sur l’opportunité de l’action du gouvernement, « que ce soit le peuple qui décide s’il rejette ou refuse l’assemblée constituante convoquée de manière inconstitutionnelle par Nicolas Maduro », a justifié le président du parlement, Julio Borges.

Sans compter sur le conseil national électoral, aux ordres du pouvoir, les opposants veulent placer des urnes dans chaque paroisse, sans doute avec la collaboration de l’église. Selon Luis Vicente Leon, cette initiative vise à montrer la différence entre la gigantesque abstention prévisible le jour de l’élection de l’assemblée constituante et la participation massive au référendum organisé par les opposants, à deux semaines d’intervalle.

A Caracas, des observateurs souhaitent la formation d’un gouvernement de transition d’union nationale, avec des opposants et des chavistes critiques à l’égard de Nicolas Maduro. Une telle solution négociée de la crise dépend de l’attitude des militaires. Le projet de référendum appelle d’ailleurs les forces armées à défendre la constitution. « L’obscurité ne dure pas toujours », assure Luisa Ortega. 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 21:23

 

 

COOPERATIVE POLITIQUE ECOLOGIE SOCIALE

 

La Coopérative Politique Ecologie Sociale écrivait récemment un long message relatif au bilan des élections présidentielles et législatives.

 

Vous trouverez ci dessous les quatre derniers paragraphes de ce message.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez son site internet à l'adresse ci dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://www.ecologiesociale.org/2017/07/02/le-jour-dapres-declaration-de-la-cooperative-politique-ecologie-sociale

 

Le jour d’après, déclaration de la Coopérative Politique Ecologie Sociale 

 

La séquence électorale a été marquée par le dégagisme. Celles et ceux d’en bas se sont débarrassés de ceux d’en haut, jugés inutiles, inefficaces, corrompus et politiciens. Ce « qu’ils s’en aillent tous » à la française a été taxé de populisme alors qu’il est une forme d’expression populaire mais surtout une forme d’intervention électorale face à la crise de représentation. Il a été utile à la nouvelle offre électorale, encore plus à la République En Marche (REM) qu’au Mouvement de la France Insoumise (MFI). Celles et ceux d’en bas ne veulent plus être menés en bateau par celles et ceux d’en haut. C’est le dégagisme qui a été à la base du succès du MFI qui, à la manière d’une voiture-bélier, a broyé les appareils du Parti Communiste Français (PCF), du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie Les Verts (EELV). Pourtant le résultat paradoxal de la séquence électorale est qu’elle renforce le présidentialisme. Lionel Jospin avait accéléré la bipolarisation en inversant le calendrier électoral consacrant ainsi la présidentialisation du régime. Emmanuel Macron en incarnant à la fois la droite et la gauche, en liquidant les partis qui les représentaient et en se présentant comme le seul garant de l’équilibre des pouvoirs, est soutenu alternativement par l’électorat de la gauche contre la droite et inversement. Mais la présidentialisation à l’américaine a son revers. La crise de représentation démocratique sans précédent actée par le deuxième tour des élections législatives dans lequel cinquante sept pour cent des électeurs se sont abstenus sans compter les deux millions de votes blancs auront des conséquences profondes. 

Contre un pouvoir illégitime et les pleins pouvoirs, les conflits issus de sa politique risquent bien de se régler cette fois ci dans la rue. 

La principale victime du dégagisme a été la gauche plurielle devenue une gauche plus rien. L’union de la gauche n’est plus car elle n’est adaptée ni aux exigences du social libéralisme, ni aux nécessités de la gauche de transformation sociale. Le Parti Socialiste n’est plus que l’ombre de lui même. Le constatant, le Parti des Radicaux de Gauche (PRG) comme une partie des écologistes ont rejoint la REM. L’avenir du Parti Socialiste maintenu, c’est celui de la gauche italienne ou de la gauche chilienne, être un des acteurs subalternes d’un parti démocrate de gestion de l’ordre néolibéral rassemblant la droite et la gauche. La crise du Parti Socialiste était inéluctable car c’est une crise idéologique, stratégique et générationnelle. La tentation de la troisième force a toujours divisé la gauche gestionnaire. François Hollande était favorable à ce tournant stratégique mais il ne s’en est pas donné les moyens politiques. Jusqu’à la fin du vingtième siècle, les états nations assuraient des possibilités de redistribution. Aujourd’hui, la mondialisation libérale étouffe les possibilités d’indépendance d’une gauche réformiste dans la lignée de Jean Jaurès, de Léon Blum et de François Mitterrand. Le néo-centrisme est le nouvel outil de la domination libérale car celle-ci n’a plus besoin de s’encombrer des illusions de redistribution de la sociale démocratie. Le chemin est ouvert aux partisans de la société de post croissance qui risque bien de s’imposer non par le choix mais par la nécessité. 

La gauche de transformation sociale s’est retrouvée majoritairement dans le MFI.  Celui-ci est fort de sa cohérence politique, de sa capacité de mobilisation et du charisme jaurésien de son leader. Avec un groupe à l’assemblée nationale, elle a les moyens de fédérer la gauche et l’écologie populaire. Le reste, c’est-à-dire les appareils du PCF, du Parti Socialiste et d’EELV, ont explosé en vol faute d’avoir clarifié leurs contours idéologique, stratégique et politique. Face au bloc bourgeois social libéral, notre tâche est de construire un bloc populaire pour l’alternative citoyenne qui, dans l’indépendance absolue avec le Parti Socialiste, unisse les composantes disparates de la gauche de transformation sociale. Organiser la résistance à la révolution néolibérale est l’urgence absolue. La démoralisation, la démotivation et l’éparpillement, comme après chaque défaite, va gagner toute la gauche. Nous pouvons nous attendre à des explosions de colère sans lendemain et à des règlements de compte au sein et entre les partis. Nous devons refuser ces impasses et proposer une feuille de route au mouvement social. Elle passe par la construction du mouvement de résistance à la mainmise de la REM sur tous les rouages du système politique et par la lutte contre les politiques antisociales. 

La destruction et le démantèlement du tissu de la révolution industrielle a déplacé la centralité de l’action politique de l’entreprise au quartier. Il n’y a plus de priorité entre les urgences sociale, sociétale et environnementale. C’est l’accumulation des injustices et des inégalités qui allume le détonateur des résistances. La précarisation des conditions de vie ne se résume pas à la question du travail, du logement ou du revenu. C’est la lutte contre la précarisation et la marchandisation de la vie qui doit être l’enjeu de la résistance. Les élections présidentielles ont démontré l’immense besoin de prévention, de protection et de sécurisation de la plus grande partie de la population. Refuser d’être des kleenex corvéables, vendables et jetables à merci, c’est déjà lutter contre le macronisme et l’ubérisation qui va avec, c’est aussi lutter pour que la santé environnementale, avec les conséquences de sa non-prise en compte chez les salariés comme chez les riverains, soit considérée comme une question sociale et écologique à part entière. La défense des libertés démocratiques est le second pilier de la résistance. La lutte contre l’état d’urgence, dont les dispositions d’exception vont être introduites dans la loi, comme la lutte pour les libertés numériques, est une priorité. 

L’émergence de mouvements politiques nouveaux a été centrale dans ses élections. La REM et le MFI sont des Objets Volants Non Identifiés (OVNI) politiques. Des centaines de milliers de gens peuvent s’organiser et agir horizontalement dans le cadre fourni par une direction politique verticaliste. Ce modèle, issu du grillinisme, le Mouvement Cinq Etoiles (MCE) en Italie, et en partie de Podemos et du mouvement pour Bernie Sanders, rompt radicalement avec la structuration pyramidale des partis nés de la révolution industrielle. Le centre nerveux de l’organisation n’est plus le lieu de travail, ni même le quartier. L’organisateur collectif n’est plus le journal. L’espace où se déploie l’organisation politique est le réseau social virtuel et les événements physiques ou virtuels qu’il promeut. La recomposition politique ne pourra pas se faire à travers les vieux appareils issus de l’ère industrielle. La révolution numérique change la donne. Les débats sur la recomposition qui est en cours ne passent plus par la seule remise en cause de la charte d’Amiens qui avait ossifié les rapports entre syndicats et partis politiques, les deux étant des catégories étanches. Il faudra désormais combiner l’activité virtuelle du réseau social avec l’action coopérative, le tout bâtissant une contre-société et un peuple en mouvement. Tous les essais en France ont jusqu’ici été des échecs de la forme cartel du Front De Gauche (FDG) à la coopérative d’EELV en passant par le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Nouvelle Donne. Le MFI, s’il ne veut pas connaître leur sort, devra se dépasser, inventer les règles de cohabitation entre le Parti de Gauche et le MFI et trouver la forme d’un mouvement alter politique de type nouveau où la démocratie et l’action militante pourront se conjuguer. Le nouveau mouvement politique de masse se formera par en bas et par en haut. Il se formera par en bas par le maillage de groupes locaux issus des partis, MFI, EELV, PCF, gauche du Parti Socialiste et mouvance citoyenne, et surtout de citoyens non encartés. Il se formera par en haut à travers le regroupement des parlementaires à l’assemblée nationale et au sénat et des autres élus qui s’organiseront en lien avec la résistance des mouvements sociaux. 

L’écologie politique mainstream d’EELV a failli. Le retrait du candidat écologiste pour la première fois depuis 1974 aura acté l’existence de trois écologies masqué par l’absence de débat au sein d’EELV. Ces trois écologies émergent du vide idéologique incarné par l’appareil d’EELV. 

Ces trois écologies ont leur légitimité propre. L’écologie de marché, l’écologie sociale et l’écologie de transformation représentent des orientations, des contenus programmatiques et des alliances potentielles différentes. ` 

L’écologie politique est conflictuelle pas consensuelle et doit non seulement tirer le bilan de ses erreurs tactiques mais surtout rompre avec ses mythes fondateurs, l’autonomie stratégique, le peuple de l’écologie et la majorité culturelle. La première notion est impraticable sans une vraie proportionnelle, improbable dans la cinquième république. Elle existerait que cela n’invalide pas la question des alliances qui, comme en Allemagne, est toujours aussi prégnante. Le peuple de l’écologie n’existe pas car tout peuple politique que ce soit, celui d’Emmanuel Macron avec ses start-up de l’extrême centre ou celui de Jean Luc Mélenchon avec ses insoumis, se construit dans une dynamique politique et dans des pratiques sociales éparses. On n’est pas un citoyen écologiste quand on va chercher son panier à l’AMAP. Il n’existe pas de peuple écologiste. C’est un objectif à atteindre. Quant à la majorité culturelle, s’il en existe une, elle est environnementaliste et non écologiste. Confondre l’adhésion à un projet de protection de l’environnement avec l’adhésion à un projet de société écologiste est l’erreur originelle des verts puis d’EELV. 

EELV a été jusqu’au bout de son alliance structurelle avec le Parti Socialiste. Sa direction s’oriente vers l’écologie sociale en choisissant de se regrouper avec ce qui reste de la gauche du Parti Socialiste pour construire un nouveau Parti Socialiste Unifié (PSU).  Cette voie est une impasse. La sociale démocratie-verte sera broyée comme le Parti Socialiste l’a été entre Emmanuel Macron et Jean Luc Mélenchon. Son espace est déjà pris par les écologistes de la REM, Nicolas Hulot en tête, pour qui la sortie de la crise passe par l’investissement massif dans le développement durable comme nouvelle source de profit pour les sociétés occidentales menacées par les pays émergents. Le groupe vert au parlement européen est devenu le laboratoire idéologique de cette politique maintenant suivie par le PVE dans de nombreux pays, en Finlande, en Allemagne, en Autriche et en Tchéquie. 

Construire la Coopérative Politique Ecologie Sociale (CPES) comme un mouvement central de l’écologie populaire 

Depuis sa prise de position en faveur de Jean Luc Mélenchon, la CPES a fédéré des cadres de valeur, membres ou non d’EELV, d’associations et de collectifs porteurs d’un projet d’écologie populaire et dessinant une insertion stratégique dans le mouvement social. Il faut maintenant qu’elle se dote d’une feuille de route. 

Défendre un projet de société écologiste. Devant la faillite de l’écologie mainstream réduite à un consensus mou autour de quelques mesures autour de la transition écologique, nous devons expliquer en quoi notre projet de société écologiste, décentralisée, communaliste et autogestionnaire est différent de la société de marché. Il faut pour cela rompre avec l’idéologie du développement durable, de l’économie verte ou encore de la transition écologique, termes valises cachant le plus souvent le green washing. Ce projet de société écologiste passe par la recherche de toutes les formes de démarchandisation et de déconstruction des modèles dominants de la pensée, ici et maintenant.

Il s’agit de faire contre-société en construisant un peuple de l’écologie à travers un mouvement. La force des écologistes sociaux, c’est de prendre en main cette bataille par le bas, en partant du municipalisme de combat, des enjeux liés à la santé environnementale, à l’alimentation, à l’écologie urbaine et à la défense des communs, des formes de démocratie collaborative, de production d’information et de medias indépendants. Comme le PCF des années 1930, 1940 et 1950, ou certains mouvements des années 1970, il faut faire contre société, c’est-à-dire bâtir des formes de société alternatives et écologiques dans tous les domaines des politiques publiques ou intersticielles, en passant par l’aide concrète aux populations les plus fragiles.  C’était le projet initial de la CPES d’EELV. Il peut maintenant être mis en œuvre avec toutes les forces qui se réclament de la gauche écologiste insoumise. 

Construire un pôle d’écologie sociale, inséré dans une dynamique claire antilibérale réunissant tous les courants de l’écologie de transformation. 

La CPES doit rester un espace transpartidaire dans cette phase particulière. Ce qui fait notre richesse c’est la construction d’une orientation d’écologie populaire qui pour le moment est minoritaire.

Cette option n’a pas de précédent dans le mouvement écologiste, sauf à l’échelle locale comme à Grenoble. Celles et ceux qui l’emprunteront devront donc innover et créer à partir de leurs seules convictions cet espace politique. L’écologie populaire est divisée. L’écologie politique doit unifier l’écologie associative, l’écologie municipale et l’écologie mouvementiste, celle des zadistes notamment, de plus en plus concurrentes. Pour cela elle doit surtout investir des terrains désertés par les écologistes, les quartiers populaires, les injustices sociales et environnementales et les rapports entre le nord et le sud, et contribuer à faire émerger des mouvements et initiatives capables de fédérer des mondes clivés tels que paysans et habitants des banlieues pour faire culture commune des combats des sans droits. 

La CPES doit ouvrir un espace politique permanent de discussion avec les autres composantes du mouvement d’écologie populaire, écosocialistes, écosyndicalistes, Utopia, décroissants et gauche alternative d’Ensemble, et des mouvements citoyens apparus cette année. L’objectif est l’unification des composantes écologistes apparues dans la campagne de Jean Luc Mélenchon, l’altermondialisme, l’écologie sociale et les militants des quartiers sans rompre avec les centaines de militants verts déboussolés après le retrait de leur candidat et le ralliement au Parti Socialiste contraire à l’engagement du congrès de juin 2016. 

Préparer dés maintenant les municipales de 2020. La CPES doit avec d’autres contribuer à l’émergence de listes citoyennes en formulant des propositions de programmes municipaux déclinables notamment dans les quartiers populaires. Construire un municipalisme écologique est la condition d’une construction politique nationale.

Se concentrer sur la formation et la politisation des mouvements sociaux écologiques, et de la jeunesse en formation.  Nous devons, comme le MFI a su le faire dans la campagne, renouer avec l’éducation populaire en organisant des universités populaires de l’écologie autour de l’histoire de l’écologie paysanne et ouvrière et des orientations de l’écologie sociale. Nous devons constituer un réseau d’éco-syndicalistes pour renouer avec le mouvement ouvrier et aider au développement d’une force d’écologie sociale implantée dans les universités et les lycées et tisser des liens plus étroits avec les mouvements d’éducation à l’environnement qui fasse la part belle à une approche plus systémique et politique des questions environnementales. 

Construire un réseau transnational d’écologie populaire regroupant l’écologie sociale, l’écosocialisme et la décroissance soutenable. 

L’écologie politique ne peut être absente de l’affrontement entre les oligarchies et les peuples dans le monde entier. Les écologistes sociaux sont souvent au coeur de ces mouvements même s’ils y sont minoritaires. L’internationale des partis verts telle qu’elle existe ne permet pas d’être des acteurs réels de ce mouvement qui, des Zones A Défendre (ZAD) aux luttes contre l’extractivisme en passant par le mouvement pour la justice climatique, est en train de redessiner les contours de l’écologie politique.

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 20:02

 

http://www.liberation.fr/debats/2017/07/02/monsieur-le-president-maintenir-assad-c-est-soutenir-le-terrorisme_1581057

 

Maintenir Bachar al Assad, c’est soutenir le terrorisme

 

Dimanche 2 Juillet 2017

 

Dans une interview donnée à la presse européenne, Mercredi 21 Juin 2017, Emmanuel Macron ne fait plus du départ de Bachar al-Assad un préalable à tout. Une centaine d’intellectuels et de spécialistes de la région réagissent.

 

Dans une interview récente accordée à huit journaux européens, Emmanuel Macron a rendu public un revirement diplomatique majeur de la France. Il a déclaré, à propos de la Syrie que « le vrai aggiornamento que j’ai fait à ce sujet, c’est que je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar al-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ». Emmanuel Macron justifie ce revirement au nom de la lutte contre le terrorisme.

C’est une erreur d’analyse majeure qui non seulement affaiblira la France sur la scène internationale mais n’endiguera en aucune manière le terrorisme.

En reconnaissant la légitimité de Bachar al-Assad, alors même que ses crimes sont largement documentés, Emmanuel Macron place la France dans la position d'état complice. Or, le peuple français ne lui a pas donné le mandat pour mener cette politique, puisqu'il a fait campagne en défendant des positions contraires. En réponse aux questions des associations franco-syriennes, il avait notamment affirmé entre les deux tours des élections présidentielles que « Bachar al-Assad a commis des crimes de guerre contre son peuple. Son maintien au pouvoir ne peut en aucun cas être une solution pour la Syrie. Il n’y aura pas non plus de paix sans justice et donc les responsables des crimes commis, notamment les attaques chimiques, devront en répondre. La France continuera d’agir au conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en ce sens, malgré l’obstruction systématique d’un des membres permanents ».

La diplomatie française s’est jusqu’ici distinguée par une ligne politique cohérente en condamnant explicitement le régime criminel de Bachar al-Assad. Les preuves ne cessent de s’accumuler et plus de quatre vingt dix pour cent des victimes civiles en Syrie sont le fait du régime et non de l’insurrection syrienne, du parti de l'union démocratique (PYD), la branche syrienne du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ou même de l’Etat Islamique. Emmanuel Macron a déclaré vouloir poser deux lignes rouges, les armes chimiques et l’accès humanitaire.

Celles-ci ont été franchies depuis longtemps en toute impunité. Emmanuel Macron en exclue d’autres, bombardements des populations civiles, tortures et incarcérations de masse, y compris d’enfants, sièges de villes et de quartiers qui affament les populations et enrôlements forcés. Ces exactions sont tout autant inacceptables.

Emmanuel Macron renonce à l’exigence de justice qu'il avait affirmée au nom d’un prétendu réalisme selon lequel il n’y aurait pas d’alternative à Bachar al Assad. Il ajoute que « la démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples ». Il valide ainsi la thèse du régime syrien selon laquelle ce n’est pas le peuple qui aspirerait à la démocratie mais des puissances extérieures qui tenteraient de la lui imposer. La Syrie n’est pas l’Irak, il ne s’agit en aucun cas d’exporter la démocratie. La révolution syrienne débute dans le contexte des printemps arabes et elle n’est pas le fait d’une invasion occidentale.

C’est justement pour obtenir la démocratie par lui-même que le peuple syrien s’est levé contre Bachar al Assad. S’il y a ingérence, c’est plutôt parce que la Russie et l’Iran s’obstinent à entraver son droit à l’autodétermination. Le propos d'Emmanuel Macron porte en lui l’infantilisation de tout un peuple. Il n'envisage pas que le peuple syrien puisse désigner lui-même un successeur légitime à Bachar al Assad.

Quoi pourtant de plus illégitime qu’un dictateur qui pratique le gazage des populations civiles, l’usage des barils d’explosifs, les exécutions sommaires, le viol collectif des femmes et des enfants et la destruction intentionnelle des hôpitaux et des écoles ? Emmanuel Macron affirme que « Bachar al Assad n’est pas notre ennemi, c’est l’ennemi du peuple syrien ». En réalité, Bachar al-Assad n’est pas uniquement l’ennemi du peuple syrien. Il est l’ennemi de l’humanité tout entière.

Non seulement du fait de ses crimes contre l’humanité, mais aussi parce qu’il est l’un des premiers responsables de la montée en puissance de l'Etat Islamique qui s’attaque à la France et au reste du monde.

La solution d'Emmanuel Macron n’est pas nouvelle et elle aligne la diplomatie française sur les positions américaines et russes, au nom de la lutte antiterroriste, donner un blanc-seing au régime et cautionner l’élimination de la rébellion issue des manifestations pacifiques de 2011. L’échec de cette stratégie engagée par Barack Obama à partir de 2013 est pourtant patent.

C’est bien l’abandon de l’insurrection par l'occident qui a donné à des groupes jihadistes l’occasion de prospérer dans une partie de la Syrie.

C’est pourquoi la perpétuation de cette configuration ne laisse d’autre alternative à ceux qui s’opposent au régime que l’exil, la mort ou le rapprochement avec les groupes les plus radicaux.

Bachar al Assad n’est pas l’ennemi du terrorisme, il en est le promoteur. Le régime ne s’est pas contenté de créer le chaos permettant la prolifération de groupes jihadistes. Le régime a adopté une stratégie délibérée et active consistant à faciliter leur implantation sur le territoire et à éliminer dans le même temps les franges les plus démocratiques de l’insurrection. Il a libéré en 2011 de sa prison de Saidnaya des centaines de jihadistes. Puis, avec le concours de ses alliés, il a systématiquement bombardé et attaqué les zones tenues par les rebelles et non pas celles tombées sous le contrôle de l’Etat Islamique.

Emmanuel Macron a déclaré qu'il ne voulait pas d’un état failli. Or, il l’est déjà. Le régime de Damas, désormais sous tutelle étrangère, n’assure plus les missions régaliennes d’un état et il ne contrôle plus son territoire. L'armée est suppléée au combat par des milices ou des forces armées étrangères omniprésentes, un quart de la population syrienne est exilée, les zones insurgées qui demeurent libérées sont gérées de façon autonome, par exemple, les soins et l’aide alimentaire y sont assurés soit par les Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales soit par les populations locales.

Il existe des alternatives à Bachar al-Assad en Syrie. L’insurrection issue des groupes qui ont manifesté pacifiquement en 2011 pour la fin de la dictature continue de résister. Daraya, Douma, Alep, Deir Ezzor, Raqqa, Homs, Deraa, Idleb et bien d’autres villes insurgées ont mis en place leurs propres conseils locaux et ont organisé des élections pour leur gestion. Ce sont ces expériences démocratiques qui constituent le véritable terreau pour que puisse émerger une transition politique.

Quant à lui, par la voix du journal du parti Baath, le régime de Damas a d’ores et déjà instrumentalisé les propos d'Emmanuel Macron pour valider sa thèse officielle du complot terroriste fomenté par l'occident en déclarant « qu'après l’échec de tous les paris sur les mouvements terroristes pour porter atteinte à l'état patriotique syrien, après l’échec du complot ourdi par les soutiens du terrorisme et ses créateurs et après le retour du terrorisme à la gorge de ses créateurs, les pays occidentaux commencent à faire volte-face et à changer leur position sur la crise syrienne afin de trouver une nouvelle posture pour sauver la face ». Cela ne fait que confirmer qu’il n’y a pas de négociation possible avec un tel régime. La seule solution de sortie du conflit en Syrie est politique et doit se faire sans Bachar al-Assad.

Une realpolitik digne de ce nom, c’est d’admettre que, s’il n’est pas une condition suffisante pour lutter efficacement contre le terrorisme, le départ de Bachar al-Assad est du moins une condition absolument nécessaire.

 

Premiers signataires

 

Joseph Bahout, Edith Bouvier, François Burgat, Jean Pierre Filiu, Vincent Geisser, Ziad Majed, Farouk Mardam Bey, Philippe Marlière, Olivier Monjin, Michel Morzières, Boris Najman, Pierre Tevanian, Dominique Vidal, Emmanuel Wallon

 

 

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 17:46

 

http://www.communistesunitaires.net/articles/pour-un-processus-citoyen-large-et-ouvert

 

Pour un processus citoyen large et ouvert

 

Texte issu de l'assemblée générale de l'Association des Communistes Unitaires (ACU) du 25 juin 2017.

 

Nous entrons dans une période nouvelle de recomposition politique. L'ACU affirme vouloir participer à la construction d'une dynamique politique nouvelle à visée émancipatrice permettant la réappropriation du politique par le peuple.

La séquence électorale passée a bouleversé le paysage de la représentation politique. C'est l'aboutissement de trente cinq ans d'alternance entre les deux blocs que constituaient le Parti Socialiste et la droite républicaine, alternance bousculée non pas par le Front National comme nous avions pu le craindre, mais par la République En Marche (REM), Objet Volant Non Identifié (OVNI) politique au service d'un homme et de la bourgeoisie. Emmanuel Macron a capté les attentes de changement en critiquant le système, en prétendant incarner l'irruption de la société civile dans la vie politique en dépassant un système fondé sur les partis et en réussissant le tour de force de faire rentrer près de trois cent nouveaux députés à l'assemblée nationale.

Mais tout change pour que rien ne change et ce sont les mêmes politiques au service de la classe des possédants qui seront menées, explosion du code du travail, nouvelle attaque contre le système des retraites, étatisation de la sécurité sociale pour mieux la privatiser et pérennisation de l'état d'urgence.

Jean-Luc Mélenchon et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) ont eux aussi saisi les enjeux d'une nécessaire rupture à la fois avec le Parti Socialiste et avec les pratiques politiques traditionnelles, entraîné des femmes et des hommes qui ne s'impliquaient pas dans les vieilles organisations. Cinq cent mille soutiens et sept millions de voix, la campagne électorale a mis en mouvement des dizaines de milliers de personnes et elle a contribué à l'élection de trente députés.

Incontestablement, une dynamique politique a émergé.

Nous y voyons de la part des électeurs et des militants, l'espoir d'inventer de nouvelles formes d'engagement, la possibilité de rassembler en dépassant les logiques de la politique traditionnelle et la valorisation de l'implication de chacun. Le programme de l'avenir en commun, prolongement du programme du Front De Gauche (FDG), et les livrets thématiques ont été enrichis de nombreuses contributions.

Cependant, nous devons nous interroger sur la nature et les limites de cette dynamique. Comment combattre les effets de la personnalisation de la vie politique, contradictoire avec une démarche autogestionnaire ? Comment dépasser les logiques de ralliement, rassembler dans la diversité, favoriser la mise en commun plutôt que la discipline et  prendre en compte le pluralisme comme une richesse ? Agir pour l'émancipation, c'est aussi agir par l'émancipation.

Le problème posé à l'ACU ou à Ensemble n'est pas tant de rallier le MFI que de porter notre propre démarche et de contribuer, avec notre identité, à un processus large et à un mouvement citoyen avec les forces dont le MFI et les citoyens qui le souhaiteront sans attendre les propositions des autres formations.

L'aspiration à faire de la politique de manière beaucoup plus autonome et à s'affranchir des modes d'organisation traditionnels et le besoin de se projeter dans une société libérée des rapports d'exploitation et de domination sont les deux axes qui doivent nourrir notre proposition de nouvelle force politique à visée émancipatrice.

Avec les récents scrutins, la crise de la politique s'est encore accentuée et l'écart entre les aspirations présentes dans la société française et les projets de la majorité gouvernementale va encore se creuser. Emmanuel Macron est un président aux pieds d'argile. Entre abstention, non inscrits ou mal inscrits, deux tiers des français se sont abstenus au premier tour des élections législatives et des millions d'autres ont exprimé leur refus des politiques néolibérales. Il existe donc une immense défiance vis à vis du système politique et une contestation des logiques institutionnelles. L'ACU avec Ensemble entend contribuer aux résistances unitaires, notamment à la mobilisation contre la loi travail et la guerre sociale annoncée par Emmanuel Macron et son gouvernement, avec toutes les forces sociales et politiques qui le souhaiteront. Il s'agit aussi qu'au delà des résistances s'affirme et s'amplifie dés à présent la dynamique pour une alternative de transformation sociale, écologique et démocratique, et une visée de dépassement du capitalisme. Il s'agit de construire une mise en cohérence qui devienne un dénominateur commun à tous les mouvements, favorisant un imaginaire collectif qui permette de prendre l’initiative plutôt que d'être toujours contre. Ce travail reste à faire.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 17:03

 

http://www.cdkf.fr/appel-a-observateurs-pour-suivre-le-proces-de-figen-yuksekdag

 

 Appel à des observateurs internationaux pour suivre le procès de Figen Yuksekdag

 

Communiqué de la commission des affaires étrangères du parti démocratique des peuples (HDP)

 

La coprésidente du HDP Figen Yuksekdag a été arrêtée le 4 novembre 2016, en même temps que le coprésident du HDP Selahattin Demirtas et sept autres députés du HDP. La première audience du procès de Figen Yuksekdag va se tenir devant la seizième cour criminelle d'Ankara, Mardi 4 Juillet 2017, après huit mois de détention. Les opérations politiques et arbitraires menées contre le HDP par Recep Tayyip Erdogan et le gouvernement du parti de la justice et du développement (AKP) visent Figen Yüksekdag particulièrement en tant que femme et en tant que socialiste turque. La justice est entièrement mise au service de cette politique répressive.

En ciblant des membres non kurdes du HDP, cette répression vise à détruire la coalition multiethnique, multilinguistique et multiculturelle qu'incarne notre parti. A travers la personne de Figen Yüksekdag, elle porte atteinte à la parité et à la représentation des femmes dans la vie politique.

Figen Yüksekdag est détenue dans la prison de Kandira depuis le 4 novembre 2016. La première audience de son procès se tiendra Mardi 4 juillet 2017 à 14 heures devant la seizième cour criminelle d'Ankara.

Voici quelques un des chefs d'accusation retenus à son encontre, fonder ou diriger une organisation terroriste, faire la propagande d'une organisation terroriste, inciter la population à la haine, à l'hostilité, au crime, à violer la loi et à participer à des manifestations et à des réunions interdites. L'acte d'accusation consiste en huit dossiers compilés. La plupart des dossiers concernent des discours prononcés en tant que dirigeante du HDP.

Il lui est reproché par exemple d'avoir, dans le cadre de ces discours, qualifié de résistance les manifestations qui ont eu lieu dans les villes kurdes placées sous couvre-feu, soutenu l'autonomie démocratique, alors même que celle-ci est inscrite dans le programme du HDP, et qualifié de massacre la mort de centaines de civils durant les opérations menées par les forces turques de sécurité.

Par ailleurs, un des dossiers de l'acte d'accusation concerne les appels du HDP à manifester contre le siège de Kobanê. Durant ces manifestations organisées à l'appel du HDP dans tout le pays, du 6 au 8 octobre 2014, la police turque avait usé d'une extrême violence, tuant au moins cinquante personnes qui étaient pour la plupart des membres ou des sympathisants du HDP.

Nous vous invitons à assister en tant qu'observateur à cette audience pour montrer à l'opinion publique internationale que ce procès politique est suivi de près par les forces démocratiques. Nous appelons en particulier les organisations internationales de femmes à dénoncer les politiques misogynes du régime de l'AKP et à manifester leur soutien aux femmes opprimées du fait de leur lutte pour la liberté, l'égalité et la justice.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 15:35

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19N0A0-OFRTP?sp=true

 

Benoît Hamon quitte le Parti Socialiste et lance le mouvement du premier juillet (Reuters)

 

Benoît Hamon a annoncé Samedi Premier Juillet 2017 qu'il quittait le Parti Socialiste, à l'occasion du lancement à Paris de son mouvement du premier juillet, destiné à reconstruire une gauche sonnée par les mauvais résultats des scrutins du printemps.

« Aujourd'hui, j'ai décidé de quitter le Parti Socialiste », a déclaré l’ancien candidat du Parti Socialiste, lourdement battu dès le premier tour des élections présidentielles au mois d’avril 2017, à ses partisans réunis sur la pelouse de Reuilly, dans l'est de la capitale.

« Je quitte un parti mais je n'abdique pas l'idéal socialiste », a-t-il poursuivi en précisant qu'il ne quittait « ni le socialisme ni les socialistes, bien au contraire ».

Parmi les onze mille personnes que Benoît Hamon a dit avoir réunies pour le lancement du mouvement du premier juillet, qui a pour ambition de reconstruire la gauche, figuraient notamment les écologistes Cécile Duflot et Yannick Jadot, l'essayiste Raphaël Glucksmann, le journaliste Edwy Plenel ou encore l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Vainqueur de l’élection primaire de la gauche au mois de janvier 2017 au détriment de l'ancien premier ministre Manuel Valls, Benoît Hamon n'a recueilli que six pour cent des suffrages au premier tour des élections présidentielles, un score historiquement bas pour son camp.

L'ancien député frondeur a ensuite été éliminé dès le premier tour aux élections législatives dans son fief de Trappes, dans le département des Yvelines.

Le Parti Socialiste ne compte que trente et un députés dans la nouvelle assemblée nationale, dix fois moins que dans la précédente, qui a accompagné un quinquennat du socialiste François Hollande aux choix critiqués jusque dans son camp.

Après les échecs électoraux de ces derniers mois, le Parti Socialiste, né dans sa forme actuelle au congrès d'Epinay en 1971 sous la houlette de François Mitterrand, se voit contraint de repartir à zéro.

Son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, a décidé de démissionner pour laisser place à une direction collective.

L’ancien premier ministre Manuel Valls, réélu député de l'Essonne, a quant à lui quitté le Parti Socialiste, Mardi 27 Juin 2017, pour s'inscrire dans la majorité présidentielle. Il siègera comme député apparenté au groupe de la République En Marche (REM) à l’assemblée nationale.

Outre Benoît Hamon, d'autres ténors du Parti Socialiste, comme la maire de Paris Anne Hidalgo et l'ancienne ministre Christiane Taubira, veulent oeuvrer à la renaissance de leur formation, laminée par le succès de la REM, le parti du nouveau président Emmanuel Macron.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 15:12

 

https://socialistworker.co.uk/art/44903/Huge+demonstration+in+London+says+the+Tories+must+go+now

 

Une énorme manifestation à Londres dit que les conservateurs doivent partir maintenant

 

Une grande vague de défiance contre le gouvernement de Theresa May a traversé Samedi Premier Juillet 2017 le centre de Londres.

Des dizaines de milliers de personnes qui sont en colère contre l'austérité, le racisme et le blocage des salaires, ont participé à la manifestation. L’incendie de la tour Grenfell a été vu par beaucoup comme le symbole de tout ce qui ne va pas dans une société qui place le profit avant la vie des gens.

Et il y avait une colère générale contre l’accord avec les fanatiques du Democratic Unionist Party (DUP) qui permet à Theresa May de rester au pouvoir et de continuer à mettre en œuvre sa politique d’austérité.

Plusieurs des orateurs du rassemblement ont déclaré que cent mille personnes avaient participé à la manifestation dont le principal slogan était « dehors les conservateurs, pas un seul jour de plus ».

Appelée par l’assemblée du peuple et soutenue par de nombreux syndicats et campagnes, elle a montré la volonté de résister contre les conservateurs et aussi un sentiment d'optimisme et de confiance après la montée du parti travailliste de Jeremy Corbyn lors des élections générales.

C'était un signe très positif de la préparation à la résistance et à la recherche d'une société différente.

Devant une foule qui scandait son nom, à Parliament Square, le leader du parti travailliste a déclaré que « lorsque nous nous sommes rencontrés à Parliament Square il y a deux ans, nous avions un gouvernement conservateur qui faisait une politique d’austérité. Nous avons dit que nous allions nous battre et c'est ce que nous avons fait ces deux dernières années. Nous avons été critiqués par le courant dominant, mais quelque chose s'est passé. Des personnes se sont inscrites pour voter, elles se sont impliquées dans la campagne des médias sociaux et des dizaines de milliers de personnes sont venues à des rassemblements disant que le peuple est uni et déterminé. C’est la défaite des conservateurs, de l'austérité et des arguments économiques d'austérité. C’est la victoire de la justice sociale, de l'unité et des personnes qui se réunissent pour s'opposer au racisme et à tous ceux qui nous divisent. C’est le temps de l'imagination et de la  justice sociale. L’inégalité flagrante de la Grande-Bretagne moderne était au centre des dernières élections et elle sera aussi au centre des prochaines élections ».

Len Mac Cluskey, le secrétaire général du syndicat Unite, a déclaré que « vous venez de tout le pays pour vous battre pour un gouvernement populaire. Theresa May, votre parti et votre cruauté ont échoué. Laissez le parti travailliste faire le travail. Pour le bien de la nation, partez et partez maintenant ».

Mais certains manifestants étaient clairs, ils attendent davantage des dirigeants syndicaux.

Theresa, une infirmière de Doncaster qui participait à la manifestation, a déclaré que « tout le monde en a assez, année après année, du plafond d’un pour cent d’augmentation des salaires et ce sentiment s’est intensifié avec la campagne électorale de Jeremy Corbyn. Unison est le plus grand syndicat des travailleurs de la santé, mais nous ne prenons pas la tête de la lutte pour les salaires des travailleurs de la santé. Nous devrions voter pour l'action. Si vous ne vous battez pas, vous ne gagnerez jamais ».

Mark, un représentant d'Unison de Manchester a déclaré « qu’il y a une ambiance différente au travail maintenant. Les gens se rassemblent pour discuter de la protestation et de l'action collective chaque fois que quelqu'un en parle. Je leur ai dit de rejoindre un syndicat et de participer à plus de manifestations. J'aimerais voir le syndicat au niveau régional prendre contact avec plus de secteurs et commencer à appeler à l’action, en organisant de grands rassemblements locaux. Ils doivent donner l'exemple ».

Mona Kamal, un jeune médecin, a déclaré au rassemblement que « j’étais l'un des cinquante mille jeunes médecins qui se sont mobilisés l'année dernière. Si mes collègues infirmiers font de même, ils auront cinquante mille jeunes médecins derrière eux en solidarité. Nous allons continuer jusqu’au départ des conservateurs ».

Le leader du Trade Union Congress (TUC) Frances O 'Grady a déclaré que « les travailleurs veulent le changement. Nous voulons une augmentation des salaires. Nous n’acceptons plus les salaires actuels ».

Mais le TUC vient d'annuler un rassemblement prévu pour le 17 juillet 2017 contre le blocage des salaires et ne montre aucun signe d'essayer de coordonner les grèves contre le blocage des salaires.

Le leader du syndicat Public and Commercial Services (PCS) Mark Serwotka a déclaré que Theresa May est faible et que Jeremy Corbyn sera le prochain premier ministre. « Nous avons besoin de plus de manifestations, plus de campagnes et une manière que cela se produise plus rapidement est une grève du secteur public », a-t-il déclaré.

Il y a un nouveau sentiment d'espoir après les élections. Mais bien que les députés conservateurs puissent renverser Theresa May pour leurs propres raisons, se débarrasser des conservateurs exigera une mobilisation de masse sérieuse.

Le sentiment du changement doit alimenter l'action dans les rues et dans les entreprises, pas seulement à l’intérieur du parti travailliste ou dans les élections.

Jeremy Corbyn et les dirigeants syndicaux doivent appeler maintenant à une manifestation de masse devant le congrès du parti conservateur à Manchester au mois d’octobre 2017. Et tout le monde doit faire pression sur les dirigeants syndicaux pour que les grèves puissent briser le blocage des salaires, gagner des augmentations de salaire dans le secteur privé, arrêter les coupes budgétaires et combattre les patrons partout.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:32

 

L'assaut est lancé contre le dernier réduit de l'Etat Islamique à Mossoul (Reuters)

        

Les forces de sécurité irakiennes ont lancé l'assaut contre le dernier réduit de l'Etat Islamique dans la vieille ville de Mossoul, Vendredi 30 Juin 2017, au lendemain de la proclamation de la fin du califat après la reprise de la grande mosquée al Nouri, symbole du pouvoir du groupe djihadiste.

Des dizaines de civils, en majorité des femmes et des enfants, ont réussi à fuir Vendredi 30 Juin 2017 l'enclave de moins d'un kilomètre carré encore contrôlée par l'Etat Islamique. Certains ont été blessés dans leur fuite par les tirs des djihadistes.

L'assaut s'annonce difficile pour les forces de sécurité irakiennes, les derniers combattants de l'Etat Islamique étant semble-t-il majoritairement étrangers et déterminés à se battre jusqu'à la mort.

Les djihadistes sont en outre dissimulés au milieu des civils, qu'ils utilisent comme boucliers humains, ont déclaré à Reuters plusieurs commandants du service de contre-terrorisme (CTS), l'unité d'élite du ministère de l’intérieur.

Pour le général Maan al Saadi, du CTS, la reconquête du dernier réduit de l'Etat Islamique pourrait prendre quatre à cinq jours. Le nombre de djihadistes y est estimé à environ deux cent.

Selon les civils qui ont réussi à fuir, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont encore prises au piège dans un territoire qui ne fait que quelques centaines de mètres de large, adossé au Tigre.

Des colonnes de fumée noire s'élevaient Vendredi 30 Juin 2017 au-dessus du secteur, pilonné par l'artillerie irakienne dont les tirs sont ajustés par des drones et des avions de la coalition sous commandement américain, selon le général Maan al Saadi.

Après neuf mois de combats pour reprendre Mossoul, la deuxième ville du pays avant le conflit, le gouvernement de Bagdad est pressé d'en finir avec cette opération qui a déjà fait des milliers de victimes civiles et quelque neuf cent mille déplacés.

Malgré les difficultés à venir, l'issue de la bataille ne fait guère de doute et le premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, n'a pas attendu qu'elle se termine pour déclarer la fin de l’état mythique proclamé il y a trois ans par Abou Bakr al Baghdadi dans la mosquée al Nouri.

Les souffrances endurées par des milliers de civils pendant la bataille tempèrent cependant les sentiments des habitants.

« J'entends des discours de victoire à la radio mais je ne peux pas m'empêcher d'être triste quand je vois ces gens sans maison s'enfuir avec leurs enfants sous un soleil écrasant », a déclaré un habitant de l’est de Mossoul, repris à l'Etat Islamique au mois de janvier 2017.

A Genève, le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a exhorté les autorités irakiennes à intervenir pour mettre un terme aux expulsions forcées d'habitants soupçonnés d'avoir des liens avec l'Etat Islamique.

Des centaines de familles ont reçu des lettres de menaces assorties d'un ultimatum pour qu'elles partent, ce qui s'apparente selon Rupert Colville, porte-parole de l'ONU pour les droits de l'homme, à des actes de vengeance.

Ces lettres ont été distribuées à Mossoul mais également à Chirkat, au nord de Bagdad, à Hit, à l'est de la capitale, ou à Kayyara, au sud de Mossoul.

Abou Bakr al Baghdadi été déclaré mort par la Russie et par un responsable iranien, bien que cette information n'ait pas été pour le moment confirmée par le groupe djihadiste ni de source indépendante.

De sources militaires irakiennes et américaines, on pense toujours que le chef de l'Etat Islamique se cache dans la région désertique aux confins de l'Irak et de la Syrie.

C'est dans cette région grande comme la Belgique, plus précisément dans la ville syrienne d’al Mayadine, que, selon le renseignement américain, l'Etat Islamique a déplacé ce qui lui reste de structures de commandement après le siège de Mossoul et, plus récemment, celui de Rakka, sa capitale en Syrie.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:18

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/113265/deviennent-refugies-syriens-de-cite-de-lair

 

Que deviennent les réfugiés syriens de la Cité de l'Air à Athis Mons ?

 

Par Mylène Hassany

 

Mercredi 28 Juin 2017

 

Que deviennent les familles syriennes de la Cité de l'Air, à Athis-Mons, que nous avions rencontrées au début du mois de février 2017 ? Si un semblant de quotidien s’est installé depuis, malgré les déboires sanitaires et administratifs, elles sont désormais en voie d’être expulsées par les autorités. Nous sommes retournés à leur rencontre.

Souvenez-vous, à la fin du mois de décembre 2016, onze familles syriennes s’installaient à Athis-Mons, dans la Cité de l'Air, dans des maisonnettes de fortune près des pistes de l’aéroport d’Orly. Parmi d’autres réfugiés de plusieurs nationalités, ces femmes, ces hommes et ces enfants, avaient entrepris de longues et difficiles démarches administratives avec, au bout, l'objectif de retrouver une stabilité et une vie normale et que les enfants soient scolarisés.

La plupart des membres de ces familles syriennes ont au moins un récépissé légalisant leur présence sur le territoire, à défaut d’un titre de séjour, mais la route est semée d’obstacles.

Jeudi 22 Juin 2017, une décision d’expulsion demandée par l'état a conduit les concernés, de même que les associations dont  le Droit Au Logement (DAL), à manifester devant la sous-préfecture de Palaiseau.

Au milieu des manifestants, il y avait Yasmine, Amal et les autres, que nous avions rencontrées au mois de février 2017. Elles et d’autres familles sont concernées par l’expulsion des habitants de la Cité de l'Air.

Le frère de Yasmine, parent d’un enfant handicapé, est dans le même cas. Une autre des familles syriennes a eu plus de chance, un logement lui a été attribué « pas loin d’ici » par l’Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII).

En attendant le départ, prévu Vendredi 30 Juin 2017, les maisons de fortune sont toujours occupées et elles sont restées les mêmes. Dans la maison qu’habite Yasmine, des matelas tapissent toujours le sol, au milieu des jouets et des peluches. Ce jour-là, des membres de la famille de Yasmine, venus de Strasbourg, participent à la conversation.

« Nous avons manifesté parce que nous n'avons pas d’autre alternative », raconte Yasmine, qui dit aussi « ne pas savoir où aller » une fois que l’expulsion aura eu lieu. Pourtant, sur le plan des démarches, Yasmine et sa famille sont à jour. « Nous n’avons pas encore de titre de séjour, mais un récépissé », poursuit la jeune femme.

C’est pour la plus petite, née au mois de janvier 2017 à Longjumeau, que c’est plus compliqué. Née en France, elle n’est pas encore prise en compte dans les effectifs familiaux.

A sa naissance, Najoua, le bébé, a souffert d’une bronchiolite et d’infections urinaires. Quant au mari de Yasmine, il doit se faire opérer dans les prochains jours. Le plus grand, Younès, doit rentrer au collège l’année prochaine. Sa scolarité devrait être assurée.

« Je voudrais juste une solution de relogement », poursuit Yasmine, « je voudrais qu’on se stabilise.  De tous les pays où je suis passée, c’est en France que j’ai eu le plus de problèmes », reprend celle qui, passée par l’Algérie, a été surprise par « la solidarité des gens là-bas ».

En attendant, l’association juvisienne Ajar continue de fournir couches, nourriture et produits d’hygiène aux familles. La conversation dévie sur la Syrie. Un retour là-bas sera-t-il un jour possible ?

« Quand la Syrie sera calme et quand ce ne sera plus la guerre », répond Yasmine, « quel que soit le pays, rien ne vaut celui dans lequel on grandit ».

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 16:53

 

 

https://paris.demosphere.eu/rv/56101

 

http://f-i.jlm2017.fr/rassemblement_contre_le_coup_de_force_de_macron_versailles

 

Rassemblement contre le coup de force d'Emmanuel Macron à Versailles

 

En convoquant le parlement en congrès à Versailles, en voulant détruire le code du travail par des ordonnances et en voulant faire entrer l'état d'urgence dans le droit commun, Emmanuel Macron multiplie les coups de force.

 

Les députés du Mouvement de la France Insoumise (MFI) n'iront pas à Versailles.

 

Nous nous donnons au contraire rendez-vous place de la République à Paris Lundi 3 Juillet 2017 à 18 heures pour dénoncer la dérive pharaonique de la monarchie présidentielle.

 

Venez nombreuses et nombreux, inscrivez-vous à l'évènement, partagez-le, transmettez l'information à vos amis et faites circuler largement l'information.

 

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