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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 18:02

 

 

http://www.france-palestine.org/Salah-Hamouri-condamne-a-trois-mois-de-prison-toujours-victime-de-l-arbitraire

 

Communiqué du bureau national de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

 

Salah Hamouri condamné à trois mois de prison, toujours victime de l’arbitraire d’Israël

 

Salah Hamouri reste en prison. L’ordre de mise en détention administrative du ministre de la défense a été rejeté par le tribunal, mais les autorités israéliennes continuent l’acharnement contre lui. Il est condamné, situation totalement inédite, à terminer la fin de sa peine précédente, soit trois mois. Salah Hamouri avait été libéré au mois de décembre 2011, trois mois avant la fin de sa peine de sept ans d’emprisonnement, dans le cadre de l’échange de mille vingt sept prisonniers politiques palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit. De plus, le procureur ayant fait appel, l’ordre de détention administrative risque d’être rétabli.

L’émoi suscité par son arrestation sans motif Mercredi 23 Août 2017 et la mobilisation citoyenne qui s’en est suivie ont poussé le gouvernement français à intervenir auprès des autorités israéliennes.

Cela n’est sans doute pas étranger aux bégaiements d’une justice qui n’a rien d’une justice ordinaire mais qui est clairement politique. Il en faudra plus pour faire renoncer le pouvoir israélien à l’arbitraire et à l’acharnement contre notre concitoyen. Si le rejet de l’ordre de mise en détention administrative est à mettre au compte de la mobilisation citoyenne, la décision invraisemblable prise Mardi 5 Septembre 2017 doit être condamnée pour ce qu’elle est, une décision inique et de pure circonstance sans le moindre rapport avec des faits. L'état d’Israël n’a rien à reprocher à notre concitoyen, mais il a décidé coûte que coûte que ce défenseur des droits humains devait rester en prison. Voilà qui en en dit long sur la nature de la justice d’occupation israélienne vis-à-vis des palestiniens.

Cette situation doit cesser immédiatement. Le gouvernement ne doit pas lâcher prise et le président de la république française doit se saisir également directement et fermement de la défense de notre concitoyen, exiger le respect de la parole donnée par l'état d’Israël en 2011 et intervenir vigoureusement contre toute velléité de rétablir l’ordre de détention administrative.

À nous tous d’amplifier la mobilisation et de faire connaître partout l’injustice qui frappe Salah Hamouri. Salah Hamouri ne doit pas passer un seul jour de plus en prison, ni six mois, ni trois mois.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 17:09

 

http://www.liberation.fr/france/2017/09/04/reforme-du-code-du-travail-mailly-mis-en-cause-par-sa-direction_1594122

 

Réforme du code du travail, changement de cap de la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière

Par Luc Peillon

Dans un communiqué publié Lundi 4 Septembre 2017, la Commission Exécutive Confédérale (CEC) de la CGT Force Ouvrière semble remettre en cause la position conciliante du secrétaire général Jean-Claude Mailly sur les ordonnances de Muriel Pénicaud.

Le week-end de la CGT Force Ouvrière a dû être sportif. Alors que son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, affichait jusqu’ici une position plutôt conciliante sur les ordonnances de Muriel Pénicaud réformant le code du travail, la direction de la CGT Force Ouvrière semble opérer un virage sur l’aile. Dans un communiqué publié Lundi 4 Septembre 2017 à l’issue de sa réunion, la CEC de la CGT Force Ouvrière se montre ainsi beaucoup plus critique sur le projet du gouvernement.

Certes, la direction de la CGT Force Ouvrière « souligne le travail réalisé par la confédération depuis trois mois qui se traduit par l’obtention de certaines garanties et le blocage de nombreuses dispositions ». Mais rapidement, le ton se fait beaucoup moins positif, « à contrario, nombre d’éléments constituent aujourd’hui une régression sociale et sont en tant que tels inacceptables ». Au point, précise le communiqué, que « dans les consultations officielles et obligatoires qui seront organisées, la CGT Force Ouvrière votera contre les ordonnances, d’autant qu’à la lecture des textes d’autres éléments négatifs apparaissent ». Et la direction d’envisager « les possibilités de recours juridiques ». Ce n'est pas vraiment ce que laissait entendre Jean Claude Mailly dans ses dernières déclarations.

Pire encore, alors le secrétaire général a annoncé son refus de participer à la manifestation du Mardi 12 Septembre 2017 organisée par la CGT, la direction de la CGT Force Ouvrière « estime qu’il est important que les confédérations syndicales puissent échanger rapidement entre elles sur la situation ». Sous-entendu, aller parler avec les autres responsables syndicaux, dont Philippe Martinez, responsable de la centrale de Montreuil et plus globalement « d’examiner toute initiative permettant de développer les positions de la CGT Force Ouvrière ».

Le jour de la présentation des ordonnances, Jean-Claude Mailly avait eu un jugement mesuré sur le projet du gouvernement,  « on consolide la branche, mais il reste un problème sur les primes et il reste des points de désaccord », avait-il dit. Mais à aucun moment il n'avait évoqué des  « régressions sociales », comme le souligne le communiqué de la CGT Force Ouvrière.

Contacté par Libération, Yves Veyrier, du bureau confédéral, reconnaît que les débats au sein de la commission exécutive ont été intenses et il concède des « conneries de communication ». Mais refuse de parler de fragilisation de son serétaire général. « Le problème, c’est que ce que nous avons obtenu est dans le premier chapitre des ordonnances, aujourd’hui, nous voyons ce que nous n'avons pas obtenu dans le reste du texte et qui pose de gros problèmes ». Bref, pas d’inflexion au sein de la CGT Force Ouvrière, juste « une difficulté à communiquer dans ce brouhaha médiatique ». Et s’il est question d’aller parler avec les responsables des autres confédérations, la participation à la manifestation du Mardi 12 Septembre 2017 avec la CGT, « date qu’elle a décidée seule sans nous consulter », n’est toujours pas d’actualité. Même si plusieurs fédérations ou unions départementales de la CGT Force Ouvrière devraient descendre dans la rue ce jour-là.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 17:30

 

 

REVOLUTION DEMOCRATIQUE CONTRE NATION FRANCAISE

 

Par Bernard Fischer

 

Dimanche 3 Septembre 2017

 

J’écrivais plusieurs messages relatifs aux résultats des élections présidentielles et des élections législatives de cette année et au nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron.

Je demandais si ce gouvernement et sa majorité introuvable à l’assemblée nationale était un gouvernement fort ou bien un gouvernement faible. Je ne recevais pas beaucoup de réponses mais, de mon point de vue, contrairement aux apparences, ce gouvernement était un gouvernement faible et instable. La propagande gouvernementale ne masquerait pas longtemps cette situation.

La première session extraordinaire de la nouvelle assemblée nationale et les résultats des sondages du mois de juillet et du mois d’août 2017 confirmaient ce pronostic. En deux mois, le nouveau président de la république perdait vingt quatre pour cent d’opinions favorables dans les sondages, il passait de soixante quatre pour cent à quarante pour cent d’opinions favorables. C’est le début d’un processus d’hollandisation extrêmement rapide du nouveau président de la république.

La seule force de ce gouvernement est la faiblesse de son opposition, en particulier de son opposition de gauche.

Les médias présentent le Mouvement de la France Insoumise (MFI) comme la principale force de l’opposition et Jean Luc Mélenchon comme le leader de l’opposition.

Ce message est précisément un premier message d’analyse du bilan et des perspectives du MFI de Jean Luc Mélenchon.

Contrairement aux apparences médiatiques, il y a beaucoup de points communs entre la première campagne présidentielle de Jean Luc Mélenchon en 2012 et sa deuxième campagne présidentielle en 2017.

En 2012, Jean Luc Mélenchon était le candidat du Front De Gauche (FDG) au premier tour des élections présidentielles. Le FDG était le résultat d’un accord d’appareil au sommet entre le vieux Parti Communiste Français (PCF) et le jeune Parti de Gauche. Le candidat du FDG faisait une très bonne campagne présidentielle et obtenait quatre millions de voix. La campagne pour les élections législatives était déjà moins bonne et la nouvelle étiquette du FDG ne changeait pratiquement rien aux résultats de sa seule composante législative, le groupe parlementaire du PCF à l’assemblée nationale. Des militants posaient ensuite pendant des mois la question des adhésions individuelles au FDG et de la transformation du FDG en une véritable organisation politique démocratique. Ils n’obtenaient jamais aucune réponse.

En 2017, la candidature de Jean Luc Mélenchon changeait de sigle. Il n’était plus le candidat du FDG, il était le candidat du MFI au premier tour des élections présidentielles. Il faisait une encore meilleure campagne présidentielle et il obtenait sept millions de voix. La campagne du MFI aux élections législatives était aussi moins bonne. Le MFI obtenait un petit groupe parlementaire de dix sept députés.

Les perspectives du MFI sont aujourd’hui exactement identiques par rapport aux perspectives du FDG il y a cinq ans. C’est à nouveau la question de la transformation du MFI en une véritable organisation politique démocratique. La principale alternative est la suivante.

Il y a toujours une relation entre le fond et la forme, entre les questions programmatiques et les questions organisationnelles.

Si la perspective la plus importante est la préparation d’un congrès de fondation d’une véritable organisation politique démocratique, elle passera forcément par un programme pour l’accueil des migrants, pour l’ouverture des frontières et pour la défense des oppositions et des révolutions démocratiques du monde entier, en Ukraine, en Russie, en Chine, en Syrie, en Turquie et au Venezuela.

Si les perspectives les plus importantes sont la préparation de la prochaine journée nationale d’action dans six mois et la préparation de la campagne pour la prochaine élection présidentielle dans cinq ans, elles passeront forcément par un programme pour la défense de la nation française et pour la défense des dictatures du monde entier.  

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:45

 

 

https://paris.demosphere.eu/rv/56222

 

Manifestation Dimanche 10 Septembre 2017 à 15 heures à Paris Métro Père Lachaise

 

Contre l'instauration d'un état d'urgence permanent

 

N'enterrez pas nos libertés

 

L'état d'urgence a été renouvelé jusqu'à début du mois de novembre 2017 par le parlement. Or il a largement démontré son inefficacité contre les attentats. Il a été dévoyé contre les mouvements sociaux, contre les militants, contre les musulmans ou supposés l'être, contre les migrants et leurs soutiens, contre les habitants des quartiers populaires, contre les mineurs et contre les jeunes majeurs. Des centaines d'interdictions de manifester ont été délivrées. Les discriminations et contrôles au faciès se sont multipliés et, avec eux, des violences policières. La France est le seul pays d'Europe à avoir instauré l'état d'urgence en réponse aux attentats.

Au prétexte d'y mettre fin, le gouvernement d'Emmanuel Macron présente un projet de loi reprenant dans la loi commune les principales mesures de l'état d'urgence. Il instaurerait ainsi un état d'urgence permanent.

Le préfet pourrait créer des périmètres de protection dans la rue, dont l'étendue et la durée, fixée à un mois renouvelable, seraient laissées à son libre arbitre. Ils donneraient lieu à des fouilles de véhicules et de bagages et à des palpations par la police municipale ou des agents de sécurité privés. Ce nouveau quadrillage de l'espace public imposerait une limitation dangereuse de l'expression culturelle, sociale et politique dans notre pays. Cela viserait à bâillonner le mouvement social qui s'annonce face aux attaques contre la protection sociale, les droits des salariés, les services publics, l'Allocation Personnalisée au Logement (APL) et les manifestations de solidarité internationale.

Le projet de loi introduit dans le droit commun les assignations à résidence et les bracelets électroniques, les perquisitions vingt quatre heures sur vingt quatre et les perquisitions informatiques, à l'initiative du préfet ou du ministre de l'intérieur sur des critères vagues et des éléments provenant des services de renseignements tels que les notes blanches anonymes.

Les contrôles dans les gares et les zones frontalières seraient renforcés ciblant essentiellement les migrants et les stigmatisant encore davantage.

Sur simple suspicion, les fermetures de certains lieux de culte seraient facilitées.

Le projet de loi est examiné en procédure accélérée, il a été discuté le 18 juillet et le 19 juillet 2017 au sénat et il passera au mois de septembre 2017 à l'assemblée nationale.

N'acceptons pas la mise à mal des garanties judiciaires.

Non à la rupture avec l'état de droit et la séparation des pouvoirs.

Ne tolérons pas la bascule dans l'arbitraire et la restriction de nos libertés individuelles et collectives.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:27

 

 

http://www.humanite.fr/salah-hamouri-les-mensonges-de-lambassade-disrael-en-france-641378

 

Les mensonges de l’ambassade d’Israël en France

 

Par Pierre Barbancey

 

Samedi 2 Septembre 2017

 

Un diplomate israélien a écrit officiellement, Mercredi 30 Août 2017, à des députés français pour leur donner la version de Tel Aviv sur l’emprisonnement du jeune militant franco-palestinien, une lettre bourrée de fausses informations et de reprises de faits contredits par la justice française elle-même en son temps. Visiblement la mobilisation pour la libération de Salah Hamouri gêne Tel Aviv, malgré le silence d’Emmanuel Macron et de son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

La mobilisation pour la libération de Salah Hamouri se poursuit et s’amplifie. Après un premier rassemblement devant le ministère des affaires étrangères, Jeudi 31 Août 2017, à Paris, d’autres se sont tenus, notamment à Martigues et à Mitry-Mory. Une délégation a été reçue, Jeudi 31 Août 2017, au ministère français des affaires étrangères mais, visiblement, les autorités françaises refusent de prendre la mesure de ce qui se passe. Un citoyen français est placé en détention administrative sur la base d’un dossier secret, donc illégalement au regard du droit international. C’est d’ailleurs le ministre israélien de la défense, Avigdor Liberman, connu pour ses déclarations racistes, anti-arabes et anti-palestiniennes, opposé à tout accord avec les palestiniens, qui a lui-même signé l'ordre de mise en détention administrative de Salah Hamouri. Jean-Yves Le Drian, ministre français des affaires étrangères, n’a pas jugé utile de recevoir lui-même la délégation, ni même envoyer un membre de son cabinet, qui aurait traduit son souci politique. Un haut-fonctionnaire a écouté les arguments de Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et de Patrick Le Hyaric, député européen.

Mais nous nous doutons bien, quelles que soient ses compétences, qu’il n’avait aucune latitude pour répondre. Le site internet du magazine l’Express cite le ministère des affaires étrangères qui a exprimé sa « préoccupation face au recours extensif à la détention administrative » et qui « appelle, par ailleurs, les autorités israéliennes à permettre à son épouse française et à leur enfant de lui rendre visite ». C'est étonnant parce que l’épouse française de Salah Hamouri a été refoulée la dernière fois qu’elle a voulu, avec leur bébé, rejoindre son mari, dont elle se trouve séparée de fait. De plus, il ne s’agit pas de lui rendre visite mais d’obtenir sa libération.

A l’Elysée, c’est pire, on ne daigne même pas répondre aux courriers des députés et des sénateurs du Parti Communiste Français (PCF) qui ont interpellé, dès le premier jour, le président de la république. Est-ce par ce silence qu’il faut comprendre l’assertion d’Emmanuel Macron lors de son discours devant les ambassadeurs prononcé Mardi 29 Août 2017 et dans lequel il affirme « qu'il est fondamental que la France continue à peser sur la question israélo-palestinienne ». Est-ce par ce silence qu’il entend retrouver « la voie d’une France reprenant son rang parmi les nations en Europe, répondant aux défis du monde actuel et faisant entendre clairement son point de vue ».

C’est dans ce contexte qu’advient le plus révoltant. Une lettre de l'ambassade d’Israël en France, datée du Mercredi 30 Août 2017, reçue par le député socialiste de la Loire, Régis Juanico, qui, contacté par l’AFPS de ce département au même titre que tous les parlementaires, est intervenu auprès du gouvernement français pour obtenir des explications sur le sort de Salah Hamouri. En aucun cas il n’a contacté l'ambassade d’Israël. Celle-ci semble donc sur la défensive et tente de s’adresser directement à la représentation française pour éviter toute mobilisation en faveur de Salah Hamouri et particulièrement de la part des parlementaires.

Marc Attali, ministre plénipotentiaire de l'ambassade israélienne, a pris la plume et aligne contre vérité sur contre vérité, mensonge sur mensonge. Il mélange ainsi les raisons de son arrestation, « son appartenance à une organisation terroriste illégale, son rôle de leader au sein de cette organisation et sa participation dans le complot destiné à assassiner le rabbin Ovadia Yossef », le 13 mars 2005, avec la condamnation in fine qui ne concerne que le troisième point et n’a de toute manière aucune valeur puisque Salah Hamouri n’a plaidé coupable que pour éviter une peine de quatorze ans de prison.

Jean-Claude Lefort, député honoraire et ancien président du comité de soutien à Salah Hamouri, qui a publié une « mise au point au sujet des mensonges » de l'ambassade d’Israël, rappelle que, dans une lettre en date du 31 mars 2011, Alain Juppé, alors ministre des affaires étrangères, écrivait que « je déplore que les autorités israéliennes n’aient pas pris de décision de remise de peine, d’autant que les aveux faits à l’audience n’ont été corroborés par aucun élément de preuve ».

Plus grave encore, le ministre plénipotentiaire affirme que, dans une interview pour l’agence Reuters, Salah Hamouri « a confirmé son implication dans le projet d’attentat, affirmant que lui et ses complices avaient tous les droits d’assassiner le grand rabbin » ». Nous ne ferons pas l’insulte à ce diplomate de croire qu’il n’est au courant de rien. En revanche, nous pouvons penser qu’il tente d’induire en erreur les députés français par des mensonges.

Là encore, Jean-Claude Lefort démontre l’entreprise de désinformation de l'ambassade. « Ces propos de Salah Hamouri n’existent tout simplement pas et le ministre serait bien en peine d’apporter la preuve de leur existence », écrit-il, « nous le mettons au défi de le faire ». Ce qui est exact, par contre, c’est que l’agence Reuters avait publié une dépêche affirmant que Salah Hamouri avait dit que le rabbin méritait de mourir. Mais là encore, il s’agissait d’un faux. Non seulement Salah Hamouri démentait sur le champ ces propos mais l’agence Reuters, bandes sonores à l’appui, faisaient aussi un démenti. Mieux encore, la famille de Salah Hamouri enclenchait un procès contre Reuters. Le tribunal rendit son jugement le 10 juin 2013 dans lequel l’agence admettait son erreur et le fait que Salah Hamouri n’a jamais tenu les propos incriminés. C’est dire si les manipulations se situent au coeur même de l’information.

Passons sur le fait que le diplomate israélien, pour montrer la dangerosité de Salah Hamouri, s’appuie sur le fait qu’il « a été interdit d’accès par les services de sécurité israéliens à la région de la Judée-Samarie en 2015 et en 2016 ». La Judée-Samarie n’existe que dans la bible. Il s’agit en fait de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé. Jean-Claude Lefort se gausse, « on notera l’absurdité des propos du ministre puisque, au nom de la sécurité d’Israël, Salah Hamouri était interdit d’entrer en Palestine ».

Voilà, selon l’ambassade d’Israël en France, ce qui expliquerait la détention administrative de Salah Hamouri. Cette ambassade aurait-elle eu accès à un dossier que même les avocats du militant franco-palestinien ne peuvent consulter ? Pour Jean-Claude Lefort, « le ministre invente une raison, assis derrière son bureau de Paris, Salah Hamouri serait membre du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) ».

Outre que cette accusation remonte déjà à plus de dix ans en arrière, on se demande bien pourquoi elle ressortirait brutalement. Mais surtout elle est tout simplement fausse.   

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 15:14

 

 

http://www.liberation.fr/france/2017/09/01/loi-travail-forces-contraires-chez-fo_1593673

 

Forces contraires à la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière

 

Par Alexia Eychenne

 

La position tiède du secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, qui a annoncé Mercredi 30 Août 2017 la décision de la direction de ne pas appeler à manifester le Mardi 12 Septembre 2017, a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans bon nombre de fédérations. Menaçant de faire sécession, certains affirment qu’ils défileront avec la CGT.

« Qu’est-ce qu’il fout Jean Claude Mailly ? C’est quoi ce bordel ? On nous a fait descendre dans la rue pour moins que cela », ces derniers jours, le standard téléphonique de l’union départementale du Loiret de la CGT Force Ouvrière a dû s’habituer aux appels courroucés. Deux adhérents ont même renvoyé leur carte. Annoncée par le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, Mercredi 30 Août 2017, soit la veille de la publication des ordonnances sur le droit du travail, la décision de la direction confédérale de ne pas appeler à manifester contre la réforme Mardi 12 Septembre 2017 passe mal dans le Loiret, mais aussi ailleurs. « Cela grogne en interne. Les syndiqués nous interpellent », constate Nadine Hourmant, secrétaire générale de l’union départementale du Finistère de la CGT Force Ouvrière.

Depuis le début, à la fin du mois de mai 2017, du cycle de concertations sur le droit du travail entre le gouvernement et les partenaires sociaux, nombre de militants bouillaient d’entendre leur leader multiplier les déclarations bienveillantes. L’annonce du Mercredi 30 Août 2017, suivie par la présentation des ordonnances, a été le coup de grâce. Plafonnement des indemnités prud’homales et possibilité pour les multinationales de licencier dans l'hexagone malgré des profits réalisés hors de France, la réforme du gouvernement consacre des propositions patronales considérées par la CGT Force Ouvrière comme des lignes rouges lors des débats sur la première loi travail. Un an plus tard, Jean Claude Mailly persiste pourtant à se montrer conciliant. « Il y a des reculs. Il y a aussi des avancées. Le modèle social n’est pas remis en cause », plaidait-il encore Vendredi Premier Septembre 2017, en vantant trois mois de discussions intenses. « Mais c’est comme si on nous avait annoncé qu’on allait nous couper la jambe et qu’il fallait se réjouir de ne perdre que le pied », s’agace Jean Hédou, à la tête de la Fédération des Equipements, de l'Environnement, des Transports et des Services (FEETS) de la CGT Force Ouvrière. Vendredi Premier Septembre 2017, son bureau s’est prononcé à quatre vingt dix pour cent pour rejoindre la CGT, l'Union Syndicale Solidaire (USS) et la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) dans les cortèges.

Même décision de la Fédération des Transports et de la Logistique (FTL) de la CGT Force Ouvrière, « les ordonnances, c’est tout bon pour le patronat et pas grand-chose pour les salariés. Nos adhérents sont vent debout », assure son secrétaire général, Patrice Clos. Sa fédération avait réservé sa position ces derniers mois, choisissant comme Jean Claude Mailly de jouer la carte du dialogue. « Je n’avais pas de problème avec le fait de laisser la concertation aller au bout », poursuit Patrice Clos, « le souci, c’est qu’on ne partait pas d’une feuille blanche et qu’on se retrouve avec une deuxième loi travail ». La FTL de la CGT Force Ouvrière appelle donc ses troupes à défiler. « Et ce n’est que le commencement », promet le secrétaire général, qui dit avoir reçu un coup de fil du ministère des transports, inquiet de savoir jusqu’où son syndicat va aller. Selon la CGT, qui a fixé la date de la manifestation, au moins quinze unions départementales de la CGT Force Ouvrière participent à sa préparation, dont l’Yonne et les quatre départements bretons. Des intersyndicales s’y sont constituées dès le début de l’été.

D’autres ralliements pourraient suivre. Des commissions exécutives de la CGT Force Ouvrière vont se tenir partout en France d’ici le milieu de semaine prochaine. La suite à donner à la mobilisation contre les ordonnances figurera en tête des discussions. Sans compter que de nombreux adhérents rejoindront les manifestations quelle que soit la position de leur section. « Des copains m’ont dit qu’ils iraient tenir des banderoles de la CGT s’il le faut », lance un leader local de la CGT Force Ouvrière.

Dans la Manche, l’union départementale prendra sa décision Lundi 4 Septembre 2017. Mais à écouter son secrétaire Yann Perrotte, l’issue des débats ne fait guère de doutes. « Beaucoup d’entre nous faisions confiance à Jean Claude Mailly pendant la concertation », raconte-t-il, « puis son insistance à montrer que nous étions un interlocuteur privilégié du gouvernement a commencé à nous exaspérer. Nous sommes tombés de haut en voyant les ordonnances, pour des militants qui ont bataillé contre la première loi travail, c’est difficile à avaler ».

Avec les militants de la CGT, les militants de la CGT Force Ouvrière étaient en effet aux avant-postes de l’éprouvante contestation de 2016.

« Nous avons manifesté quatorze fois contre la première loi travail », insiste Nadine Hourmant, dans le Finistère, « je ne peux pas entendre aujourd’hui le secrétaire confédéral dire que nous devons respecter cette nouvelle réforme parce qu’il y a eu concertation. Nous n’avons rien obtenu pour les salariés ».

L’incompréhension, si ce n’est la colère, se cristallise autour de Jean Claude Mailly, qui quittera la tête de la CGT Force Ouvrière à l’issue du prochain congrès de la CGT Force Ouvrière au mois d’avril 2018.

« Pour moi, il n’a pas respecté le mandat qui lui a été donné », tranche Nadine Hourmant. Il est encore tôt pour juger de l’ampleur des dissensions et des conséquences pour l’avenir de la CGT Force Ouvrière. Mais les prochaines échéances internes s’annoncent agitées. Une Commission Exécutive Confédérale (CEC) doit se réunir, Lundi 4 Septembre 2017.

Au mois de juin 2017, cette instance de trente cinq membres promettait de mobiliser contre les ordonnances en cas de deuxième loi travail.

Le 28 Septembre et le 29 septembre 2017 se tiendra aussi un comité national, qui réunira les secrétaires d’unions départementales et de fédérations. Dont les frondeurs mobilisés Mardi 12 Septembre 2017 qui auront tout loisir de réclamer des comptes aux dirigeants. Plusieurs d’entre eux ont demandé d’en avancer la date en urgence. Un signe que la fièvre couve. Certains relativisent la portée des divergences au nom du fédéralisme de la CGT Force Ouvrière. « Les militants savent être des grognards fidèles », estime Yann Perrotte, reprenant la métaphore de Jean Claude Mailly pour nuancer les critiques, même les plus énervés respecteront ses treize ans de mandat et n’essayeront pas de saborder sa sortie, « nous allons nous dire les choses, mais nous allons maintenir l’unité, car des combats arrivent », comme la réforme des retraites et de l’assurance chômage. Yves Veyrier, de la direction confédérale, balaie aussi le risque d’une crise majeure, « que des positions contradictoires s’expriment dans la CGT Force Ouvrière, ce n’est pas nouveau ». Les appels à manifester à une date « que la CGT a décidée seule » sont, selon lui, le fait « de minorités agissantes amplifiées par les réseaux sociaux ». D’autres sont moins optimistes.

« Tout dépendra de la mobilisation », prévient un responsable d’union départementale, « si plus de la moitié des départements se joint à la journée du Mardi 12 Septembre 2017, Jean Claude Mailly sera désavoué. Emmanuel Macron a bien fait éclater les partis traditionnels, il pourrait faire de même avec les syndicats ».

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 15:35

 

 

https://www.humanite.fr/immigration-dans-la-roya-solidarite-sous-surveillance-641354

 

Dans la Roya, solidarité sous surveillance

 

Par Caroline Constant

 

Un spectacle de soutien pour les associations d’aide aux migrants est prévu Samedi 2 Septembre 2017 à Breil sur Roya avec Guillaume Meurice et Frédéric Fromet. La préfecture les menace d’annulation.

La solidarité, dans la vallée de la Roya, se vit au jour le jour. Nourrir les migrants, les ­éberger et les soigner coûte aussi de l’argent. Alors, à Breil-sur-Roya, dans le département des Alpes-­Maritimes, l’Association pour le Maintien des Alternatives en matière de Culture et de Création Artistique (AMACCA) a eu l'idée d'organiser un spectacle unique dont les recettes seraient directement versées à deux consœurs, l’une qui s’occupe de nourrir les réfugiés, l'association Roya Citoyenne, l’autre d’héberger les sans-abri qui ne savent pas où dormir à Nice, l'association Habitat et Citoyenneté. Le spectacle a lieu Samedi 2 Septembre 2017 à Breil sur Roya.

Les trois invités, qui jouent gratuitement, sont les humoristes et chansonniers Guillaume Meurice, Frédéric ­Fromet et Didier Super. L’opération est un succès. Les cinq cent places ont été vendues en quelques jours. Chacun aurait pu s’en féliciter et vaquer à ses occupations. Mais dans cette région, où l’extrême droite et la droite rivalisent de déclarations alarmistes et racistes sur les migrants et leurs soutiens, la réalité est moins simple. Et le spectacle se retrouve sous haute tension.

Pourtant, l’idée était bonne. Et a emporté tout de suite l’adhésion des organisateurs, des artistes et des spectateurs. « C’est la première fois que les recettes seront ainsi redistribuées à des associations humanitaires au profit de réfugiés », raconte Nathalie Masséglia, coorganisatrice de l’événement et comédienne dans la Compagnie de l’Arpette. Stéphane Faccendini a rencontré Guillaume Meurice à l’un de ses spectacles et il a sympathisé avec lui. Il parle avec chaleur de l’idée d’une rencontre entre Guillaume Meurice, Frédéric Fromet et Didier Super, pour la bonne cause. « Ce sont trois humanistes qui manient tous les degrés de l’humour. Et un peu de provocation ne fait pas de mal par les temps qui courent ». À Breil sur Roya, précise Nathalie Masséglia, « c’est la première fois qu’il y aura un spectacle pour cinq cent personnes ». C'est un vrai événement dans le village. C'est un événement nécessaire. Aider, même bénévolement, a un coût. « Des frais juridiques avec les avocats, les repas servis chaque jour, même si nous achetons en gros, et les produits sanitaires », égrène Stéphane Faccendini.

Face à la peur de l’autre, des citoyens aident ceux qui ont faim et froid

« Chaque jour, les maraudes servent huit cent repas et cela nous revient à deux mille euros », précise Nathalie Masséglia. Cet argent n’est pas un luxe, il permet juste de mener des actions concrètes de solidarité. Mais dans cette région où la droite, par la voix notamment d’Éric Ciotti, fustige ceux qui aident les plus déshérités, la réaction à cet événement et à son succès ne s’est pas fait attendre. D’abord, raconte Nathalie Masséglia, avec les « identitaires, qui ont tout de suite usé de raccourcis en balançant sur ces hippies qui organisent des concerts pour Cédric Herrou ». Ils ont entamé une campagne de harcèlement téléphonique auprès de la mairie de Breil sur Roya qui prête gracieusement ses locaux pour le spectacle.

« Nous avons des pressions de toute part. Des groupuscules d’extrême droite ont même écrit des lettres pour dire de se méfier de nous », s’agace la jeune comédienne, qui parle de « pressions politiques dans un climat délétère entre les déclarations de l’extrême droite et de la droite ». Une petite phrase de la préfecture ne la rassure pas non plus, état d’urgence oblige, « nous pouvons annuler quand nous voulons, même au dernier moment », ont expliqué les autorités.

Du coup, les organisateurs demandent à ceux qui n’ont pas de billet de ne pas venir au spectacle, de peur qu’une foule, « dans une zone militarisée désormais », ne devienne prétexte à une annulation musclée.

La situation n’étonne guère Guillaume Meurice. Stéphane Faccendini lui a présenté Cedric Herrou avant même que ce dernier ne soit harcelé par la justice. Depuis, le comédien vend à la fin de ses spectacles des petits produits dérivés dont l’intégralité des recettes part directement dans la vallée de la Roya. Il n’est pas tendre avec le député des Alpes-Maritimes, « on parle beaucoup d'Eric Ciotti parce qu’il ne cesse de passer dans les ­médias. Ces gens-là jouent une rhétorique anxiogène qui exacerbe la peur de l’autre ». En face, pour lui, il y a les vrais héros, ces citoyens anonymes, « plus nombreux que nous le pensons, ceux qui se lèvent le matin pour distribuer les repas. Pour ces gens-là, forcément, nous sommes présents. C’est le strict minimum », ajoute-t-il. Et de conclure «  qu'en terme de trace et de responsabilité devant l’histoire, aujourd’hui, il y a deux camps ».

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 15:10

 

 

https://plateforme-palestine.org/Un-rapport-commun-estime-a-880-le-nombre-de-Palestiniens-arretes-en-juillet

 

http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/08/11/un-rapport-commun-estime-a-880-le-nombre-de-palestiniens-arretes-en-juillet-2017/

 

http://addameer.org/news/joint-report-estimates-880-palestinians-arrested-july-2017

 

Un rapport commun estime à huit cent quatre vingt le nombre de palestiniens arrêtés au mois de juillet 2017

 

Des organisations s’occupant de prisonniers palestiniens, la société des prisonniers palestiniens, l'association Addameer pour la défense des prisonniers et les droits humains, le comité pour les affaires des détenus et le centre al Mezan pour les droits humains, ont publié un rapport le Mardi 8 Août 2017 qui indique que, pendant le mois de juillet 2017, les autorités israéliennes ont arrêté huit cent quatre vingt personnes des territoires palestiniens occupés, dont cent quarante quatre enfants et dix huit femmes.

Selon la veille organisée par les quatre organisations et la documentation qu’elles ont recueillie, les forces d’occupation israélienne ont arrêté quatre cent vingt cinq palestiniens de Jérusalem, cent vingt palestiniens d'Hébron, quatre vingt cinq palestiniens de Naplouse, quarante neuf palestiniens du gouvernorat de Jénine, quarante sept palestiniens de Qalqilya, quarante cinq palestiniens de Bethléem, trente sept palestiniens de Ramallah, trente six palestiniens de Tulkarem, dix palestiniens de Tubas, dix palestiniens de Jéricho et deux palestiniens de la bande de Gaza.

Le rapport indique que le nombre de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes atteint six mille quatre cent, y compris soixante deux femmes, dix mineurs, trois cent enfants, quatre cent cinquante détenus administratifs, un combattant illégal et douze membres du conseil législatif palestinien.

Au cours du mois de juillet 2017, les autorités d’occupation ont émis quatre vingt dix sept décisions de détention administrative, dont vingt nouvelles et soixante dix sept émises contre certains prisonniers pour la deuxième ou la troisième fois.

Le rapport complet est divisé en quatre sections. La première section donne des statistiques sur le nombre d’arrestations effectuées au mois de juillet 2017. La deuxième section met l’accent sur l’arrestation et la détention des membres du conseil législatif palestinien. La troisième section s’intéresse aux arrestations des palestiniens suite au soulèvement d'al Aqsa. La quatrième section, enfin, traite de la condition des prisonniers qui souffrent de maladies psychologiques.

Le rapport donne aussi une analyse juridique des divers événements couverts par le rapport, selon les règles du droit humanitaire international et de la législation internationale sur les droits humains. Le rapport se termine par un ensemble de conclusions et de recommandations.

Les quatre organisations condamnent solennellement les violations flagrantes et systématiques commises par Israël au regard du droit international et son mépris des droits des détenus palestiniens. Elles condamnent aussi le persistant mépris de la part des autorités d’occupation vis-à-vis des garanties légales accordées par les règlements juridiques internationaux, en particulier les règles standards minimales pour le traitement des prisonniers de 1955 et d’autres déclarations et conventions internationales garantissant les droits des prisonniers et des détenus.

Les quatre organisations appellent aussi la communauté internationale à intervenir de manière urgente pour remplir ses obligations juridiques et morales envers la population des territoires palestiniens occupés et à prendre des mesures efficaces pour obliger l’état occupant à respecter ses droits humains fondamentaux. Elles appellent aussi les groupes et sympathisants locaux, régionaux et internationaux, à mettre en oeuvre des campagnes de solidarité envers les prisonniers afin de faire pression contre l’état occupant.

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 14:52

 

 

Deux ressortissants allemands arrêtés en Turquie (Reuters)

 

Deux ressortissants allemands ont été incarcérés en Turquie pour ce que le gouvernement allemand considère être des motifs politiques, alors que les autorités turques ont multiplié depuis un an les arrestations d’européens dans le pays. 

Douze allemands, dont quatre binationaux, sont actuellement détenus en Turquie pour des motifs politiques. Parmi eux, le journaliste germano-turc Deniz Yucel emprisonné depuis deux cents jours. 

L'Allemagne n'a pas été officiellement informée de ces deux arrestations menées à l'aéroport d'Antalya, station balnéaire de la côte sud turque, Jeudi 31 Août 2017. L'information a été transmise au consulat d'Allemagne à Izmir par une source non gouvernementale, a indiqué la porte-parole du ministère allemand des affaires étrangères. 

« Nous allons tenter de savoir de quoi ils sont accusés », a déclaré Maria Adebahr. « Nous supposons qu'il s'agit d'accusations politiques et de soupçons de terrorisme comme les autres », a-t-elle dit. 

Les diplomates allemands n'ont pas été autorisés à rencontrer leurs compatriotes sans doute en raison du fait que le Vendredi Premier Septembre 2017 est férié pour les fêtes de l'Aïd el Kébir, a-t-elle ajouté. 

La chancelière Angela Merkel a vivement critiqué ces arrestations, affirmant que son pays devait réagir avec détermination, y compris en réévaluant les relations entre l'Allemagne et la Turquie. 

La chef du gouvernement allemand, participant à une foire à Nuremberg, a estimé qu'il n'était pas judicieux dans ce contexte de poursuivre les discussions avec Ankara sur la participation de la Turquie à une union douanière avec l'Union Européenne. 

Le leader des sociaux-démocrates, Martin Schulz, tête de liste du parti social démocrate d’Allemagne (SPD) pour les élections législatives du 24 septembre 2017, ainsi que d'autres responsables politiques ont appelé le gouvernement allemand à déconseiller en termes officiels tout voyage en Turquie. 

Cem Özdemir, dirigeant du parti des verts allemands et lui-même d'origine turque, a déclaré au journal Bild qu'il ne pouvait plus dire à personne qu'il serait en sécurité en Turquie. 

« Le président Recep Tayyip Erdogan n'est pas un président, c'est un preneur d'otages », a-t-il dit au journal. 

Plusieurs citoyens européens ont été arrêtés en Turquie et accusés d'implication dans le coup d’état manqué du mois de juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan.

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 14:46


 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/08/31/reforme-du-code-du-travail-la-gauche-fustige-un-recul-social-sans-precedent_5179190_823448.html

 

Réforme du code du travail, la gauche fustige un recul social sans précédent

 

Le Parti Socialiste, le Parti Communiste Français (PCF), Europe Ecologie Les Verts (EELV) et le Mouvement de la France Insoumise (MFI) ont tous condamné les ordonnances visant à réformer le droit du travail.

 

Par Abel Mestre

 

Une agression contre les salariés, c'est en résumé la façon dont la gauche a perçu la publication des cinq ordonnances réformant le code du travail, Jeudi 31 Août 2017. 

« C’est le grand recul social que nous redoutions. Presque toutes les mesures font reculer la protection et les droits des salariés », a déclaré au Monde Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pointant le « contournement du code du travail par les accords de branche ou d’entreprise ». 

« C’est un moment très douloureux pour le monde du travail. Le mouvement des entreprises de France (MEDEF) remporte une victoire sur certaines vieilles revendications, comme le plafonnement des indemnités prud’homales », abonde Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, « ce n’est en aucun cas un texte équilibré, c’est une aggravation des conditions de travail et la généralisation de la précarité ». Olivier Dartigolles vise notamment les Contrats de travail à Durée Indéterminée (CDI) de chantiers, contrats qui permettent d’aller, pour une mission donnée, au-delà du plafond des dix-huit mois des Contrats de travail à Durée Déterminée (CDD). 

Face à cette offensive du gouvernement et à l’absolutisme libéral d’Emmanuel Macron, le PCF veut faire de la pédagogie en menant une contre-offensive avec des contre-propositions claires. « Il faut opposer à ces réformes une logique de sécurisation de l’emploi », explique Pierre Laurent. 

Surtout, le PCF entend contribuer au succès de la journée d’action organisée par la Confédération Générale du Travail (CGT) et l’Union Syndicale Solidaire (USS), Mardi 12 Septembre 2017. « Nous accompagneront les mobilisations syndicales. Il en faudra d’autres après le Mardi 12 Septembre 2017 », avance Pierre Laurent, qui espère faire de la fête de l’Humanité du Vendredi 15 Septembre au Dimanche 17 Septembre 2017 un rendez-vous de convergences entre le salariat et la jeunesse. En revanche, la participation à la marche contre le coup d’état social appelée par le MFI, Samedi 23 Septembre 2017, n’est pas encore à l’ordre du jour. 

Le MFI, justement, est, lui aussi, extrêmement remonté contre la réforme gouvernementale. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon y trouve une nouvelle fois l’occasion d’appeler à leur marche citoyenne du Samedi 23 Septembre 2017. « Il y a plus que jamais une pertinence à notre marche. Mais la journée d’action des syndicats, Mardi 12 Septembre 2017, doit aussi être un succès », assure Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis. 

Selon lui, les ordonnances mettent en place une extension de la précarité qui « répond à logique selon laquelle le chômage est dû à la législation sociale. Est sortie de la cuisse de Jupiter une agression caractérisée dont rien ne sortira pour lutter contre le chômage », continue le parlementaire. « C’est un recul sans précédent de toute la logique protectrice de la loi du travail », a assuré pour sa part Charlotte Girard, une des porte-parole du mouvement, lors d’un point presse en compagnie d’Alexis Corbière. « Le principe jusqu’à présent supposait que nous fonctionnions à partir de règles législatives qui étaient là pour compenser un rapport inégal de travail. Là, toute une série d’éléments de la relation de travail passe au niveau d’un accord très individualisé », a-t-elle dénoncé. 

Europe Ecologie Les Verts (EELV) ne dit pas autre chose. Pour le parti écologiste, « cette réforme idéologique facilite les licenciements, elle affaiblit les organisations syndicales, elle démantèle les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) et elle suit une logique très claire d’affaiblissement des salariés dans leur rapport à l’employeur ». EELV appelle d’ailleurs comme le PCF et le MFI à participer à la journée de mobilisation du Mardi 12 Septembre 2017. 

Au Parti Socialiste également, ces ordonnances insoutenables ne passent pas. « Elles permettront de licencier plus facilement tout en protégeant moins efficacement », estime ainsi le Parti Socialiste dans un communiqué. Le Parti Socialiste pointe également « un déséquilibre dans la relation entre les employeurs et les salariés » avec la fusion des Instances Représentatives du Personnel (IRP) ou « l’abandon du mandatement syndical dans les entreprises de moins de cinquante salariés et la possibilité de recourir à l’adoption d’un accord d’entreprise par un référendum d’initiative patronale. En ouvrant ces deux possibilités, le gouvernement ne tient pas compte de l’asymétrie du rapport de force entre les salariés et les employeurs, que les syndicats rééquilibraient jusque-là », juge le Parti Socialiste qui regrette la fragilisation des salariés.

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