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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 18:38

 

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/jlm-la-france-le-vel-dhiv-et-la-republique

 

Jean Luc Mélenchon, la France, la rafle du Vélodrome d'Hiver et la république

 

Mercredi 26 Juillet 2017

 

Je viens de lire avec une grande attention, une fois n’est pas coutume, le billet du 17 juillet 2017 de Jean Luc Mélenchon sur son blog.

Ce billet est en deux parties. La première partie porte sur les ordonnances du gouvernement pour modifier en profondeur le code du travail. La verve et le talent de Jean Luc Mélenchon s’y expriment avec pédagogie et conviction. Comme à son habitude, quand il aborde ces sujets sous l’angle de la confrontation capital travail, Jean Luc Mélenchon va à l’essentiel et se situe sur une ligne de classe, celle du monde du travail. 

Bien entendu, sur cette partie il y aurait matière à débattre, à compléter ou à contredire sur tel ou tel point, les propos de Jean Luc Mélenchon. Mais le débat contradictoire, parfois virulent, est un héritage du mouvement ouvrier, de sa diversité et de son histoire. Cette discussion est nécessaire, avec la volonté de progresser collectivement sur ces questions. Mais comme je l’ai dit, Jean Luc Mélenchon se situe incontestablement sur le terrain de la lutte des classes en ce qui concerne la loi d'Emmanuel Macron contre le code du travail. Face à l’agression sociale que constituent ces ordonnances, l’urgence est de faire front commun.

Mais ce qui suscite ma réaction, c’est la deuxième partie de son billet et plus particulièrement la fin du billet dans laquelle il réagit à la déclaration d'Emmanuel Macron sur la responsabilité de la France dans la rafle du Vélodrome d'Hiver.

Jean Luc Mélenchon reprend la position traditionnelle de Charles de Gaulle à François Mitterrand selon laquelle Vichy, ce n’était pas la France. Il complète cette position par l’affirmation que « dire que la France, en tant que peuple et en tant que nation, est responsable de ce crime, c’est admettre une définition essentialiste de notre pays totalement inacceptable. La France n’est rien d’autre que sa république ».

Si la France n’est que sa république, nous pourrions convenir que, en 1942, au moment de la rafle du Vélodrome d'Hiver, la république étant abolit par la révolution nationale du maréchal Philippe Pétain, la France n’est pas ce gouvernement.

Mais sur le temps long historique, cette assertion nous amène à considérer que la France disparaît et réapparaît entre 1792 et l’avènement de la troisième république dans les années 1870.

Plus sérieusement et plus proche de 1942, est ce la France, ou pas, qui organise en 1940, avant les pleins pouvoirs donnés à Philippe Pétain, une autre rafle, toujours au Vélodrome d'Hiver ?

Le 15 Mais 1940, le très républicain gouvernement de Paul Reynaud organise l’arrestation de cinq mille femmes. « Avis à la population, les femmes célibataires et mariées sans enfant rejoindront le Vélodrome d'Hiver », voilà l’ordre adressé aux forces de l’ordre par le gouvernement de la république française. L'injonction s'adresse aux immigrées d'origine allemande, juives, communistes et opposantes, toutes celles qui s'étaient réfugiées à Paris, fuyant leur pays sous la botte nazie depuis le milieu des années 1930.

Certes il n’y a pas d’enfants, certes elles ne sont pas toutes juives, mais cinq mille femmes sont entassées au Vélodrome d'Hiver puis transportées au camp d’internement de Gurs dans les Pyrénées Atlantiques.

A l’entrée de ce que fut ce camps, il est rappelé ceci, « ici furent internés vingt trois mille combattants républicains espagnols, sept mille volontaires des brigades internationales, cent vingt patriotes et résistants français, douze mille huit cent soixante juifs immigrés aux mois de mai et de juin 1940, six mille cinq cent juifs allemands du pays de Bade et douze mille juifs arrêtés sur le sol de France par Vichy entre 1939 et 1944. Souvenez- vous ».

Si, ici, il est fait une distinction entre les mois de mai et de juin 1940 et Vichy, il est tout de même difficile de percevoir une différence de nature entre les deux périodes. En tout cas la performance du gouvernement républicain est à souligner.

Tous, ou presque, finirent dans les camps de concentrations ou d’exterminations, rouges ou juifs ou les deux.

En suivant le raisonnement induit par l’argumentation de Jean Luc Mélenchon, on peut se demander quand la France, qui n’est que la république, a-t-elle cessé d’être, en tout état de cause avant la suppression de la république. 

En fait, il suffit de reprendre le fil de la lutte acharnée contre le fascisme et le nazisme pour voir que, de la déclaration du patronat français en 1935, « plutôt Adolf Hitler que le Front Populaire », à la collaboration active de l'état français à la mise en œuvre de la solution finale, il y a une continuité et une lente adaptation aux plus terribles circonstances de la lutte.

Philippe Pétain, ce n’est pas la disparition de la France et de sa république, c’est aussi l’exacerbation de la lutte contre le péril rouge dont le fascisme a été la forme la plus virulente. Dire cela ce n’est nié la spécificité raciste et antisémite du régime nazi.

Mais le patronat allemand n’a pas été le seul à profiter ou à s’adapter à la politique du régime nazi. Les maitres de forge en France se sont coulés par lâcheté ou cynisme, à moins que cela ne soit par intérêt, dans la collaboration. Combien ont-ils été déchus de leurs prérogatives et de leur rang social lorsque, en 1945, la France fut revenue dans la république ?

 Bien entendu la lutte contre le nazisme ne peut se résumé par l’unique lutte des classes. Mais force est de constater que la lutte de classe n’avait pas disparue dans la lutte contre le nazisme.

Bien entendu, La France ne peut être niée, elle existe comme langue, comme pays, comme histoire et comme état. Mais c’est une réalité mouvante, changeant au gré de l’évolution historique et des rapports de force.

Que dire de la république qui tout au long de son histoire incarna à la fois l’espoir d’émancipation de la révolution, la fameuse sociale rêvée par les révolutionnaires du dix neuvième siècle et l’autoritarisme de l'état. Et nous ne parlerons pas de la république coloniale, de ses massacres et de ses guerres.

On objectera qu’il nous faut prendre en compte les valeurs de la république, les conquêtes sociales, la liberté, l'égalité et la fraternité.

Mais ces valeurs et ces conquêtes ne sont que le résultat des luttes sociales. La république ne se rempli d’un contenu social et émancipateur que sous la poussée de la lutte des classes.

Le reste du temps, la république s’incarne dans les politiques concrètes de l'état, elle réprime le salariat révolutionnaire, elle soumet par la violence les peuples à coloniser et elle enferme au Vélodrome d'Hiver les opposants, les réfugiés, les indésirables, les rouges et les juifs.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 18:09

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/07/10/59635e3ce2704e49498b45c0.html

Ada Colau est déterminée à faciliter le vote du référendum, sans le soutenir

Lundi 10 Juillet 2017

La maire de Barcelone a demandé à ne pas douter de Barcelone, « ville engagée pour le droit de décider »

Catalunya Comú est seulement pour une mobilisation non contraignante pour le droit de décider et n’appelle pas à la participation

Ada Colau est déterminée à faciliter le développement du référendum que le gouvernement catalan de Junts pel Si et la Candidature d’Unité Populaire (CUP) veulent organiser le premier octobre 2017. Un message envoyé en tant que maire de la ville de Barcelone, une mairie clé qui représente environ un million six cent mille habitants, alors que Catalunya en Comú a considéré la future convocation du gouvernement catalan comme une « mobilisation pour le droit de décider » et décidé de ne pas appeler à la participation. L’ancienne militante est restée prudente et elle a dit qu'il n’y avait aucune garantie que le vote soit « un référendum effectif » s’il était organisé.

« Il n’y a pas de convocation. Nous ne savons même pas s'il y aura des urnes ou s’il n’y en aura pas. Mais ma volonté de participer est très claire », a-t-elle dit en utilisant le double discours qui est généralement utilisé pour se référer à la convocation unilatérale de Junts pel Si et de la CUP. D'une part, elle prend position contre la feuille de route du gouvernement et la gestion particulière de l’ancienne Convergencia. D’autre part, elle réaffirme son attachement au droit de décider et à la plurinationalité pour se démarquer du Parti Populaire, du Parti Socialiste Catalan (PSC) et de Ciudadanos.

« Il y a des raisons de douter, qui ont été exprimées y compris par des membres du gouvernement catalan lui-même, que la proposition du gouvernement pour le premier octobre 2017 soit un référendum effectif », a dit Ada Colau en profitant de la polémique soulevée la semaine dernière au sein de l'exécutif catalan par des déclarations de l’ancien ministre Jordi Baiget, qui a douté publiquement de l’organisation de la consultation.

Cependant, cette avancée calculée de la maire de Barcelone vient après la vague de critiques contre sa position publique contre le référendum du premier octobre 2017. Dimanche 9 Juillet 2017, plusieurs dirigeants et les secteurs liés à Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), à la CUP et au Parti Démocrate Européen Catalan (PDEC), ont intensifié leurs messages contre Ada Colau et Xavier Domènech pour dénoncer leurs positions communes avec le PSC, le Parti Populaire et Ciudadanos. 

En fait, Ada Colau n’était pas seule dans sa défense du référendum, Xavier Domènech lui-même a dit qu'il était disposé à voter, tandis que d'autres dirigeants de premier plan de Catalunya en Comú comme son porte-parole, Elisenda Alamany, ou le secrétaire de l'exécutif, Joan Josep Nuet, ont exprimé leur soutien à la consultation « comprise comme une mobilisation ».

Malgré ce clin d’œil clair et public en faveur de la facilitation du référendum à Barcelone, la maire de la capitale catalane a montré qu’elle partageait les critiques contre le référendum et elle a appelé les « souverainistes à être respectueux et à chercher un terrain d'entente pour rendre le référendum effectif ».

Pour sa part, le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, a soutenu la position d’Ada Colau de ne pas entraver la consultation, mais il a minimisé la convocation de l'exécutif de Carles Puigdemont et il l’a même ridiculisé en parlant d’ouvrir les portes des collèges et de mettre les urnes sur les tables. « Il y a très peu de personnes en Espagne et en Catalogne qui comprennent que la consultation du premier octobre 2017 est un exercice obligatoire et qu’elle garantit le droit de décider. Pratiquement personne ne le pense en allant voter », a-t-il dit.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 17:59

 

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/03/le-journaliste-loup-bureau-inculpe-en-turquie-pour-terrorisme-une-situation-alarmante_5168264_3210.html

 

Le journaliste Loup Bureau inculpé en Turquie pour terrorisme, une situation alarmante

 

Selon Martin Pradel, l’un de ses avocats, un cap a été franchi par les autorités turques dans la répression des journalistes occidentaux.

 

Par Cécile Bouanchaud

 

L’épreuve de force engagée par les autorités turques contre les journalistes occidentaux a franchi un nouveau palier. Après une semaine de garde à vue, Loup Bureau, journaliste indépendant français de vingt sept ans, a été mis en examen puis incarcéré pour participation à un groupe terroriste, a-t-on appris auprès de ses proches et d’un de ses avocats, Martin Pradel. En ligne de mire des autorités turques, il y a un reportage réalisé en 2013 pour la cinquième chaîne de la télévision française auprès des unités de protection du peuple (YPG), des combattants kurdes en Syrie, une organisation considérée comme terroriste par la Turquie, qui les combat militairement.

La mise en examen de Loup Bureau s’inscrit dans une série d’arrestations arbitraires de journalistes occidentaux sur le sol turc. Depuis le mois de février 2017, le journaliste allemand Deniz Yücel, correspondant du quotidien die Welt en Turquie, est incarcéré pour incitation à la haine et propagande terroriste. Au mois de novembre 2016, le reporter Olivier Bertrand, cofondateur du site des Jours, a été arrêté alors qu’il effectuait un reportage dans la région de Gaziantep. Détenu par la police turque entre le 11 et le 13 novembre 2016, il a finalement été expulsé vers la France sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

Huit mois plus tard, le photographe français Mathias Depardon, installé à Istanbul depuis cinq ans a, lui aussi, été arrêté, à Hasankeyf, dans la région de Batman, dans le sud-est à majorité kurde du pays, parce qu’il travaillait sans carte de presse. Malgré un ordre d’expulsion notifié peu après son arrestation, le journaliste a été maintenu un mois en détention avant d’être chassé.

« Cette fois, la situation est bien plus alarmante. Loup Bureau est inculpé. Il est formellement mis en cause par les autorités turques qui emprisonnent en masse les journalistes qui souhaitent faire preuve d’indépendance en parlant de la guerre que mène la Turquie à sa frontière syrienne », estime Martin Pradel, qui a mandaté un avocat sur place pour réclamer la libération du journaliste, lors d’une nouvelle audience qui doit se tenir dans les prochains jours.

Le ministère des affaires étrangères fait savoir qu’il suit « avec la plus grande attention la situation » de Loup Bureau. « L’ambassade de France à Ankara est en contact avec les autorités locales, afin de pouvoir exercer au plus vite la protection consulaire », précise un porte-parole du ministère.

C’est devenu son rituel depuis cinq ans. Chaque été, Loup Bureau prend des billets d’avion pour un périple en solitaire, dans une zone de conflits, une frontière, toujours. Après les zones tribales du Pakistan, l’Egypte lors du printemps arabe et l'est ukrainien à la lisière de la Russie, le jeune homme, en master de journalisme à Bruxelles et déjà diplômé d’une licence de journalisme à l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Lannion, dans le département des Côtes-d’Armor, a pris la route de la Turquie le 17 Juillet 2017, en direction de la frontière turco-irakienne pour rejoindre les populations kurdes prises entre deux pays et entre deux guerres.

« La plupart de ses reportages portent sur la vie des gens dans des zones frontalières. Il voulait faire un article sur la vie des populations autour de ces frontières, en allant du côté turc et du côté des kurdes irakiens », rapporte son père, Loïc Bureau, professeur d’histoire et de géographie, qui estime que son fils « a sans doute sous-estimé la dangerosité pour un journaliste d’être en Turquie ».

Le 26 juillet 2017, dix jours après son arrivée en Turquie, le journaliste, qui s’était déjà rendu une fois dans le pays en tant que touriste, a été arrêté, à Silopi, dans la province de Sirnak, frontalière de l’Irak et de la Syrie. « Il s’est vu reprocher le fait de travailler sans autorisation en Turquie », rapporte son père, qui a pu l’avoir deux minutes au téléphone, Mardi Premier Août 2017, et qui est tenu informé de la situation de son fils par la cellule de crise du ministère des affaires étrangères.

Durant sa garde à vue, les autorités turques découvrent alors que Loup Bureau, qui a étudié l’arabe pendant un an à l’Institut français du Caire, a réalisé par le passé un reportage au nord de la Syrie auprès des populations civiles kurdes ayant fait le choix de s’engager aux côtés des combattants des YPG qui luttent contre l’Etat Islamique. Une enquête diffusée par la cinquième chaîne de la télévision française en 2013 est accessible en Iigne. Sur une photographie publique publiée sur son profil Facebook, le jeune homme apparaît, l’air décontracté, vêtu d’une polaire noire et d’un pantalon bleu, en compagnie des combattants des YPG en tenue militaire.

« Contrairement à ce que l’on peut lire dans la presse, ce n’est pas cette photographie qui est mentionnée dans l’acte d’accusation visant Loup Bureau, mais seulement le reportage », fait savoir le conseiller du jeune homme qui précise que, dans la législation turque, l’accès au dossier est restreint dans des affaires de terrorisme.

Mardi Premier Août 2017, après une première audience devant un tribunal, le jeune homme a été incarcéré pour une durée de sept jours. La loi turque prescrit que, au terme de cette semaine de détention, le dossier du prévenu soit une nouvelle fois examiné. Un avocat mandaté par Martin Pradel doit se rendre Jeudi 3 Août 2017 à la prison de Sirnak où Loup Bureau est incarcéré depuis Mardi Premier Août 2017. « Nous allons demander sa libération. Nous ne voulons surtout pas que la situation soit celle d’un maintien en détention », prévient Martin Pradel qui envisage différents recours, appel, Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) et mécanisme onusien, si la demande de libération n’est pas acceptée.

Dans l’attente d’une décision de justice, des organisations françaises et internationales de journalistes se mobilisent et ont réclamé Jeudi 3 Août 2017 la libération immédiate de Loup Bureau. Dans un communiqué commun, le Syndicat National des Journalistes (SNJ), le SNJ de la Confédération Générale du Travail (CGT) et le syndicat des journalistes de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), soutenus par la fédération européenne des journalistes (EFJ) et la fédération internationale des journalistes (IFJ), ont exigé « que le gouvernement français mette tout en œuvre » pour obtenir sa libération. « Les propos convenus ne suffisent plus », disent-elles.

Pour les trois syndicats, « il est clair que les dirigeants turcs et le président Recep Tayyip Erdogan en tête abhorrent les journalistes étrangers trop curieux et n’hésitent pas à les arrêter pour imposer un mur du silence sur la réalité de ce pays, qui est la plus grande prison au monde pour les journalistes où cent soixante de nos confrères sont derrière les barreaux ».

« Nous ne sommes pas dupes, la seule raison pour laquelle Loup Bureau a été interpellé, c’est parce qu’il est journaliste », confirme Martin Pradel, qui constate que, un an après la tentative de coup d'état, « la Turquie vit une série d’épreuves institutionnelles et souhaite garder un contrôle extrêmement important sur les médias ». « On lui reproche d’avoir essayé de faire son travail et d’avoir couvert la question kurde qui est une question majeure au Proche-Orient », abonde Johann Bihr, responsable du bureau de l'Europe de l’Est et de l'Asie Centrale de Reporters Sans Frontières (RSF).

Le père de Loup Bureau, qui assure que son fils « n’est pas anti-turc », constate lui aussi un changement de positionnement des autorités, évoquant une chasse aux journalistes.

« Ce que j’espère, c’est que la Turquie expédie le problème en lui interdisant d’entrer sur le territoire pendant quelques années, plutôt que de s’entêter à construire un profil de journaliste terroriste », dit-il.

Selon son père, Loup Bureau a trouvé sa vocation à l’âge de dix huit ans, en lisant les récits de guerre du reporter Patrick Chauvel, véritable tête brûlée, connu dans le métier pour aller au plus près du conflit. « Je respecte cette vision qu’il a du journalisme de considérer que l’on ne peut pas traiter un événement sans en être au plus près », commente Loïc Bureau, qui « craint depuis longtemps d’avoir des nouvelles de Loup Bureau dans les médias ».

Patrick Remacle, ancien grand reporter à la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), aujourd’hui professeur à l’Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales (IHECS) de Bruxelles, assure que son élève n’est pas une tête brûlée. « Loup Bureau est quelqu'un de réfléchi, qui s’intéresse aux pays en guerre, plus pour souligner l’impact des conflits sur les populations que pour le conflit en tant que tel », insiste le professeur du jeune homme, qui donne en exemple le reportage sur les enfants de Maïdan, réalisé par Loup Bureau au printemps. Et d’ajouter « qu'il doit me rendre un autre travail d’investigation le 21 août 2017, je l’attends avec impatience ».

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 19:39

 

 

Des réfugiés syriens manifestent devant l'ambassade d'Allemagne à Athènes (Reuters)

 

Une centaine de réfugiés syriens bloqués en Grèce ont manifesté Mercredi 2 Août 2017 aux abords de l'ambassade d'Allemagne à Athènes, en réclamant de pouvoir rejoindre leurs proches dans ce pays.

 

Les manifestants, parmi lesquels des enfants en bas âge, se sont rendus du parlement grec à l'ambassade en brandissant des pancartes en carton avec pour slogan, écrit en anglais, « je veux ma famille » et en scandant qu'ils n'en pouvaient plus d'attendre pour se rendre en Allemagne.

 

Les médias grecs ont rapporté qu'Athènes et Berlin avaient de manière officieuse décidé de freiner la réunification des familles de réfugiés, bloquant ainsi depuis des mois en Grèce des personnes qui ont fui la guerre en Syrie.

 

Soixante mille réfugiés et migrants, essentiellement des syriens, des afghans et des irakiens, sont bloqués en Grèce depuis plus d'un an, à la suite de la fermeture des frontières des pays des Balkans, qui a coupé leur voie pour rejoindre l'Europe de l’ouest et du nord.

 

« Mon message, c'est que nous en avons assez d'attendre et de souffrir », a déclaré une syrienne de quarante et un ans, Malak Rahmoun, installée dans un camp d'accueil en Grèce avec ses trois filles, alors que son mari et leur fils sont déjà à Berlin. « Je n'ai pas vu mon fils depuis deux ans », a ajouté cette mère.

 

Un accord conclu entre Ankara et l'Union Européenne au mois de mars 2016 a considérablement freiné l'afflux de personnes passant en Grèce, mais une centaine de migrants et réfugiés continuent d'arriver néanmoins chaque jour sur les îles grecques de la mer Egée.

 

Onze mille réfugiés et migrants sont passés de Turquie en Grèce depuis le début de l'année 2017, contre cent soixante treize mille en 2016 et près d'un million en 2015. La majeure partie des nouveaux arrivants en 2017 sont des femmes et des enfants, selon les données de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 19:25

 

 

Les chefs des forces armées turques vont être remplacés (Reuters)

 

Le conseil militaire suprême (YAS) turc a décidé de remplacer les commandants en chef des forces aériennes, navales et terrestres, a confirmé Mercredi 2 Août 2017 le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan.

 

Le YAŞ a tenu Mercredi 2 Août 2017 un conclave de quatre heures présidé par le premier ministre, Binali Yildirim. L'armée n'a fait aucune déclaration à ce sujet pour l'instant.

 

La présidence turque n'a pas annoncé pour le moment qui succéderait aux commandants en chef en place mais, selon la chaîne de télévision turque Nergis Télé Vision (NTV), le chef des forces terrestres, Salih Zeki Çolak, doit être remplacé par le chef de la gendarmerie, Yaşar Güler. Quant au patron de la marine, Bülent Bostanoğlu, il aura pour successeur le vice-amiral Adnan Özbal.

 

Enfin, le successeur d'Abidin Ünal, actuel commandant en chef de l'armée de l'air, sera le général Hasan Küçükakyüz, actuel commandant des forces de combat de l'armée de l'air.

 

Le YAŞ tient conseil normalement chaque année au mois d'août, mais la réunion du Mercredi 2 Août 2017 était sa troisième depuis le putsch manqué du mois de juillet 2016, mené par une partie de l'armée pour tenter de renverser le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

 

L'an dernier, le conseil militaire suprême a réduit la durée de service de certains officiers, tout en mettant à la retraite cinq cent quatre vingt six colonels et en allongeant de deux ans la durée de service de quatre cent trente quatre autres colonels.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 19:09

 

 

Donald Trump promulgue la loi « imparfaite » sur les sanctions contre Moscou (Reuters)

 

Le président Donald Trump a promulgué Mercredi 2 Août 2017, « au nom de l'unité nationale », la loi adoptée par le sénat imposant de nouvelles sanctions économiques à la Russie, tout en ne ménageant pas ses critiques contre un texte qu'il juge « imparfait ».

Après avoir signé la loi, qui va à l'encontre de son souhait d'améliorer les relations avec Moscou, le président a dressé une liste de réserves à l'encontre du texte. Il a estimé ainsi qu'il était loin d'être parfait car, selon lui, le congrès y a adjoint des clauses non conformes à la constitution, empiétant sur l’autorité du président.

Mais parce que le texte a été voté à la quasi-unanimité, quatre vingt dix huit voix contre deux au sénat et quatre cent dix neuf voix contre trois à la chambre des représentants, signe d'une adhésion dépassant les clivages politiques, le congrès aurait pu aisément passer outre un éventuel veto présidentiel.

« Si je suis favorable à des mesures de fermeté pour sanctionner et dissuader tout comportement agressif et déstabilisateur de l'Iran, de la Corée du Nord et de la Russie, cette loi comporte de gros défauts », a dit Donald Trump. « Dans sa hâte d'adopter cette loi, le congrès a adjoint un certain nombre de clauses qui clairement ne sont pas conformes à la constitution », a-t-il continué.

« Mon administration attend du congrès qu'il s'abstienne d'utiliser cette loi imparfaite pour entraver notre importante coopération avec nos alliés européens afin de résoudre le conflit en Ukraine et qu'il ne s'en serve pas non plus pour gêner nos efforts pour pallier aux conséquences involontaires qu'elle pourrait avoir pour les entreprises américaines, pour nos amis ou nos alliés », a-t-il expliqué.

« Malgré ces problèmes, je signe cette loi au nom de l'unité nationale », a-t-il conclu, jugeant le texte « emblématique de la volonté du peuple américain de voir la Russie prendre des mesures pour améliorer ses relations avec les Etats-Unis ».

A l’Organisation des Nations Unies (ONU), l'ambassadeur russe a fait observer que le président américain était « pratiquement obligé » de promulguer cette loi. Sur le fond, Vassili Nebenzia a déclaré que « certains représentants américains disaient que cette loi pourrait inciter la Russie à coopérer avec les Etats-Unis, c'est une étrange forme d'encouragement ».

En Russie, Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence, a déclaré pour sa part que la promulgation du texte ne changeait rien. « Des représailles, quelles représailles, il n'y a rien de nouveau, des mesures de représailles ont déjà été prises », a-t-il dit.

Le Kremlin a ordonné le week-end dernier le départ de sept cent cinquante cinq des mille deux cent personnes rattachés à l'ambassade et aux services consulaires des Etats-Unis en Russie.

Par cette loi étendant les sanctions contre la Russie, républicains et démocrates du congrès entendent riposter à l'annexion russe de la Crimée au mois de mars 2014 mais aussi aux ingérences de Moscou dans la campagne présidentielle américaine de 2016, qui font l'objet de plusieurs enquêtes parlementaires.

Interrogé par Fox News, le vice-président américain Mike Pence, en visite au Monténégro, a déclaré que, pour Donald Trump, la loi sur les sanctions russes réaffirmait son propre engagement en faveur des sanctions existantes, tout en pensant qu'elle limitait ses prérogatives en matière de politique étrangère.

Donald Trump avait déclaré durant la campagne électorale et après son élection vouloir améliorer les relations avec la Russie. Le secrétaire d’état, Rex Tillerson, a dit Mardi Premier Août 2017 à la presse que le président et lui-même ne trouvaient pas que les nouvelles sanctions « soient utiles à nos efforts » diplomatiques avec la Russie.

Les républicains ont dans l'ensemble salué la promulgation de la loi par le président. Le sénateur républicain Lindsey Graham, cependant, a jugé que la signature s'était faite trop discrètement, sans les caméras de télévision et l'ensemble de journalistes présents d'ordinaire pour pareille signature.

Nancy Pelosi, leader de la minorité démocrate à la chambre des représentants, s'est montrée méfiante. « La déclaration de promulgation faite par le président Donald Trump soulève de graves questions quant à l'intention réelle de son administration d'appliquer la loi et elle conduit à se demander si le président ne continuera pas à récompenser l'agression menée par Vladimir Poutine », a-t-elle dit, « le congrès dominé par les républicains ne doit pas permettre à la Maison Blanche de Donald Trump de se soustraire à son devoir, qui consiste à imposer ces sanctions face à l'agression éhontée de la Russie contre notre démocratie ».

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 17:41

 

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/08/02/proces-des-putschistes-presumes-en-turquie_5167794_3218.html

 

Procès des putschistes présumés en Turquie

 

Plus de quatre cent soixante suspects sont jugés, y compris l’imam Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis.

 

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

 

Menottés et encadrés par des gendarmes, quatre cent soixante et un suspects sont arrivés, Mardi Premier Août 2017, au tribunal de la prison de Sincan, à Ankara, sous les insultes des familles des victimes du putsch manqué du mois de juillet 2016, rassemblées aux abords de la salle d’audience. La tentative de coup d'état avait fait près de deux cent cinquante morts, sans compter les putschistes, et des milliers de blessés.

« Traîtres, chiens des américains, l'enfer vous attend », a scandé la foule en jetant des pierres sur les accusés et en exhibant des nœuds coulants pour réclamer le rétablissement de la peine capitale. Abolie dans le cadre de la candidature de la Turquie à l’Union Européenne, la peine de mort est réclamée par les partisans du président, Recep Tayyip Erdogan, lequel n’a cessé d’assurer qu’il était disposé à la rétablir, évoquant un référendum sur le sujet.

Les audiences vont durer jusqu’à la fin du mois d'août 2017, dans une immense salle d’audience construite tout spécialement pour les grands procès du putsch. Mardi Premier Août 2017, les mesures de sécurité étaient draconiennes, des tireurs d’élite avaient pris position sur les toits alentour et un drone de surveillance volait dans le ciel.

Au total, quatre cent quatre vingt six suspects, essentiellement des militaires, sont accusés d’avoir bombardé le parlement et d’autres édifices publics à Ankara et d’avoir tenté d’assassiner le président turc dans la nuit du 15 juillet au 16 juillet 2016. Sept d’entre eux sont en fuite, dix-huit comparaissent libres. Contre eux, le parquet a requis des peines vertigineuses de trente-trois fois la prison à perpétuité.

L’accusé numéro un est le prédicateur exilé aux Etats Unis, Fethullah Gülen, présenté par les autorités comme le cerveau de la tentative de coup d'état. Son siège est vide. Il est jugé par contumace, tout comme Adil Öksüz, l’imam de la base aérienne d’Akincilar, considéré, lui aussi, par le pouvoir comme l’instigateur du soulèvement. Arrêté à proximité de la base au lendemain du putsch raté, Adil Oksuz a ensuite été écroué puis libéré par un juge avant de prendre la fuite.

Le principal suspect présent au tribunal est le général Akin Ozturk, l'ancien commandant en chef de l'armée de l'air. Il est accusé d'avoir donné l'ordre aux pilotes des F 16 de frapper le parlement ainsi que les abords du palais présidentiel. C'est depuis la base d'Akincilar, non loin d'Ankara, que les ordres ont été donnés. C'est là aussi qu'ont été retenus prisonniers plusieurs officiers de haut rang, dont Hulusi Akar, le chef d'état major que les conjurés voulaient associer à la mutinerie.

Signe du retentissement que les autorités veulent donner à ce procès, le président Recep Tayyip Erdogan et son chef d'état major se sont personnellement constitués parties civiles. Quatre conseillers du chef de l'état étaient présents à l'audience, Mardi Premier Août 2017.

« J’espère que les accusés seront punis comme ils le méritent », a déclaré à l’ouverture de l’audience le vice-président du parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, Hayati Yazici. Il a confirmé que le gouvernement travaillait à faire fabriquer des tenues spéciales pour les inculpés, peut-être même des combinaisons orange comme à Guantanamo, selon la suggestion émise récemment par le président.

L’idée des combinaisons spéciales pour les présumés putschistes a surgi depuis qu’un militaire, jugé avec d’autres à Mugla pour avoir attenté à la vie du président Recep Tayyip Erdogan, est apparu dans le box revêtu d’un tee shirt sur lequel le mot héros était inscrit en grosses lettres. Dans la foulée, plus de vingt personnes ont été interpellées à travers le pays parce qu’elles portaient le vêtement en question, les autorités y voyant une forme de soutien aux auteurs du putsch raté. Une controverse similaire avait surgi en Turquie à la fin des années 1990, quand des personnes portant un tee shirt Emporio Armani avaient été interpellées car elles avaient été soupçonnées de vanter un hypothétique empire arménien.

Au mois de mai 2017, un autre procès impliquant plus de deux cent instigateurs présumés du putsch s’était ouvert à Sincan dans les mêmes conditions, avec des manifestants rassemblés aux abords de la prison pour réclamer la peine de mort.

De nombreux prévenus présents Mardi Premier Août 2017 ont déjà comparu dans le cadre d’autres procédures, comme le général Akin Ozturk, qui avait nié avoir participé à la tentative de putsch devant les juges, le 22 mai 2017. « Cette accusation est pour moi inacceptable », avait-il dit, « pendant quarante six ans, j’ai donné ma vie à l’armée, je n’ai aucun lien avec ce putsch de traîtres ».

Mais ces procès retentissants ne répondent pas aux questions qui demeurent sur le déroulement du putsch raté. Personne ne sait très bien ce qui s’est passé. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les turcs qui s’interrogent sur le rôle d’Hakan Fidan, le chef des services secrets.

Prévenu par un informateur le 15 juillet 2016 en début d’après midi de l’imminence d’un coup d’état, ce dernier n’aurait pas pu ou pas jugé bon d’en avertir immédiatement le président, lequel a assuré avoir été informé par son beau frère, bien plus tard dans la soirée.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:56

 

 

http://www.medecinsdumonde.org/fr/actualites/presse/2017/07/26/migrants-des-pratiques-illegales-la-frontiere-franco-italienne

 

Des pratiques illégales à la frontière franco italienne

 

Mercredi 26 Juillet 2017

 

Amnesty International, le Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE), Médecins Du Monde (MDM), Médecins Sans Frontières (MSF) et le Secours Catholique Caritas France demandent au gouvernement français de mettre un terme immédiat aux pratiques illégales et aux violations des droits des personnes migrantes et réfugiées. En dépit d’appels répétés de nos organisations à rétablir le respect du droit à la frontière avec l’Italie, le gouvernement français persiste à maintenir des contrôles qui bafouent la loi française et les droits des personnes migrantes et réfugiées.

Malgré une alerte lancée au mois d'avril 2017 à Nice, en lien avec les acteurs locaux, et une demande explicite d’intervention du président de la république au mois de juin 2017, les autorités françaises continuent de faire la sourde oreille.

Nos organisations dénoncent une nouvelle fois une situation qui se détériore gravement par l’effet même des actions entreprises par l'état français.

Elles demandent de toute urgence l’adoption des mesures suivantes.

Elles demandent de cesser immédiatement les renvois illégaux des personnes depuis la France vers l’Italie.

Elles demandent de permettre aux personnes qui franchissent la frontière d’accéder à leurs droits, notamment celui de solliciter l’asile, conformément à ce que prévoient la législation française et les règles européennes et internationales.

Elles demandent de protéger sans condition les mineurs non accompagnés qui franchissent la frontière au titre de la protection de l’enfance.

Elles demandent d'ouvrir un lieu de répit et de mise à l’abri pour faire face à l’urgence en attendant la mise en place d’une véritable politique d’accueil des personnes en demande d’asile sur le territoire français.

Elles demandent de mettre un terme aux actions entreprises qui visent à intimider et à entraver l’action des citoyens et des associations qui aident les personnes migrantes et réfugiées.

La situation actuelle à la frontière franco-italienne et ces recommandations rendent d’autant plus incontournable l’organisation d’une conférence nationale sur les migrations comme l’ont demandé récemment et à deux reprises un large collectif d’associations.

Il est urgent et indispensable que soit posée une analyse précise sur l’accueil des personnes étrangères en France et envisagées sereinement les façons de construire une politique respectueuse des obligations de la France en matière d’accueil et de respect des droits humains.

 

Complément d'information

 

L’arrestation massive de cent cinquante six personnes migrantes, dont plusieurs mineurs, en gare de Cannes le Lundi 24 Juillet 2017 illustre parfaitement les atteintes quotidiennes qui sont portées aux droits fondamentaux de ces personnes par les services de l'état français. Alors qu’elles se trouvaient déjà sur le territoire français et qu'elles souhaitaient déposer leur demande d’asile dans différentes villes de France, ces personnes exilées majoritairement du Soudan ont été ramenées à la frontière et remises aux autorités italiennes en violation des textes européens et internationaux.

La pression permanente que les autorités entretiennent sur les personnes qui franchissent la frontière  a des conséquences directes sur leur santé physique et psychique. Pourchassées par les forces de l’ordre, elles prennent de plus en plus de risques pour venir en France alors que nombre d’entre elles ont déjà fui des situations catastrophiques dans leurs pays d’origine et qu'elles ont déjà subi de lourds traumatismes en route. Récemment, poursuivi par les forces de l’ordre, un jeune homme s’est jeté dans le vide, se fracturant les deux jambes.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:38

 

 

Donald Trump se sépare d’Anthony Scaramucci dix jours seulement après sa nomination (Reuters)

 

Donald Trump a limogé Lundi 31 Juillet 2017 Anthony Scaramucci, dix jours seulement après sa nomination au poste de directeur de la communication de la Maison Blanche, a annoncé la présidence américaine, confirmant les révélations du New York Times.

Selon le journal et le site Politico, son départ était une exigence du nouveau secrétaire général de la Maison Blanche, John Kelly, qui a pris officiellement ses fonctions, Lundi 31 Juillet 2017.

Dans un communiqué, la Maison Blanche explique qu’Anthony Scaramucci a jugé préférable de partir pour laisser John Kelly mettre en place ses propres équipes.

« Anthony Scaramucci va quitter ses fonctions de directeur de la communication de la Maison Blanche », écrit la présidence dans un communiqué, « Anthony Scaramucci a estimé qu'il était préférable de laisser table rase au secrétaire général John Kelly et de lui donner la possibilité de constituer ses propres équipes ».

La Maison Blanche a précisé par la suite qu’Anthony Scaramucci n'aurait plus aucun rôle au sein de l'administration présidentielle.

De source proche du sujet, on indique que Donald Trump l'a limogé en raison de ses déclarations jugées obscènes reproduites la semaine dernière par l'hebdomadaire New Yorker.

Anthony Scaramucci, issu du monde de la finance, a suscité l'effroi en tenant des propos insultants et vulgaires concernant d'autres hauts responsables de la Maison Blanche, dont Steve Bannon, conseiller stratégique de Donald Trump, et Reince Priebus, l’ancien secrétaire général limogé Vendredi 28 Juillet 2017 par le président via un tweet.

« Le président a évidemment eu le sentiment que les commentaires d'Anthony Scaramucci étaient inappropriés pour une personne occupant une telle fonction et n'a pas voulu alourdir la tâche du général John Kelly », a confirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Le départ d’Anthony Scaramucci intervient alors que la présidence de Donald Trump sort d'une des semaines les plus chaotiques depuis l'investiture du quarante-cinquième président des Etats-Unis au mois de janvier 2017. La séquence a été marquée par l'échec au sénat d'une réforme de la loi sur l'assurance maladie de Barack Obama puis par la démission du porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, et le renvoi de Reince Priebus.

Il incombe désormais à John Kelly, ancien général du corps des marines déplacé du poste de secrétaire à la sécurité intérieure à celui de secrétaire général de la Maison Blanche, de remettre de l'ordre dans l'administration présidentielle.

« Une nouvelle équipe dirigeante arrive et je ne suis pas certain que cette nouvelle équipe pensait qu’Anthony Scaramucci était à même de travailler dans cette équipe », a déclaré une source à Reuters.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:16

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/08/01/597f88c7268e3e5b3d8b4654.html

 

Ce n’est pas à Pablo Iglesias ni à Pablo Echenique de changer la direction de Podem Catalunya


 

Le secrétaire général de Podem Catalunya, Albano Dante Fachin, montre son caractère propre devant la direction nationale


 

Le secrétaire général de Podem Catalunya, Albano Dante Fachin, a fait sienne la maxime selon laquelle la meilleure défense est une bonne attaque pour répondre aux critiques exprimées contre sa gestion et aux manoeuvres internes existantes pour l'évincer de la direction du parti.

« Ce n’est pas à Pablo Iglesias ni a Pablo Echenique de changer la direction, cette décision appartient aux adhérents », a-t-il dit au milieu des acclamations de ses partisans qui ont assisté Lundi 31 Juillet 2017 à la conférence de presse hebdomadaire que la formation violette organisait pour évaluer la situation politique actuelle.

« Ce qui se passe en Catalogne est décidé en Catalogne », a dit Alberto Dante Fachin, en essayant de marquer son caractère propre devant la direction nationale et en alimentant l’image d’un leader soutenu par son équipe. À cet égard, le secrétaire général de Podem Catalunya met en avant les consultations internes relatives au référendum du premier octobre 2017 et ses divergences avec Ada Colau, auxquelles ont participé moins de dix pour cent des adhérents, pour défendre sa gestion contre les critiques venues de Madrid et d'un secteur du parti catalan lui-même.

« Une organisation qui défend avec force que le peuple de la Catalogne doit prendre ses décisions, comment peut-elle simultanément défendre les décisions de personnes qui sont soumises à une seule personne », a-t-il demandé. En fait, Alberto Dante Fachin a également fait référence aux vues de Juan Carlos Monedero, qui a exprimé publiquement Lundi 31 Juillet 2017 dans un journal sa préoccupation quant à savoir si l’opinion d’un cofondateur de Podemos pouvait compter plus que celle par exemple des adhérents qui ont participé à une réunion publique pour discuter des convergences avec la nouvelle formation d’Ada Colau et de Xavier Domenech, Catalunya en Comú.

« Si Podemos abandonne la question fondamentale qui est dans son ADN et qui est que les décisions sont prises par la base, nous entrons dans un territoire dangereux », a dit Alberto Dante Fachin, de plus en plus isolé devant la direction nationale et une partie de son propre groupe.

Il a rappelé que la méfiance de la direction catalane envers Ada Colau et Xavier Domènech a été le début du conflit avec l'équipe de Pablo Iglesias et de Pablo Echenique, partisans de se joindre au projet de la maire de Barcelone et du député de Podem en Comú. Pablo Iglesias a cité plus d’une fois Catalunya en Comu comme une référence.

Alberto Dante Fachin, qui a concentré sa défense en attaquant Pablo Iglesias, Pablo Echenique et Juan Carlos Monedero, a abordé sur la pointe des pieds l'intention des milieux critiques de demander la convocation d’une assemblée pour changer la direction du parti. En outre, le secrétaire général de Podem Catalunya a donné la parole à la responsable de l'organisation, Ruth Moreta, qui a simplement dit que jusqu'à présent personne n’avait fait une telle demande.

La personne qui a convoqué une assemblée pour changer les organes de direction de son parti est le leader de Podem Barcelona, Marc Bertomeu. « Beaucoup de personnes qui sont impliqués dans les cercles » ont indiqué qu'ils sont impatients de faire face à une nouvelle étape et ont revendiqué ces élections internes. « La direction politique appartient aux personnes qui construisent et se battent tous les jours au mieux de leurs capacités et des circonstances et c’est la raison pour laquelle nous voulons consulter, comme nous l'avons toujours fait, nos adhérents », a-t-il dit dans une déclaration.

Précisément, Marc Bertomeu a quitté ses fonctions à la direction exécutive de Podem Catalunya en raison de ses divergences avec Alberto Dante Fachin, qui a ensuite quitté son poste de député de Catalunya Que Si es Pot au parlement.

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