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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:43

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-conflit-syrien-et-la-menace-contagion-r%C3%A9gionale-154757038.html

 

Le conflit syrien et la menace de contagion régionale

 

BEYROUTH/ALEP, Syrie (Reuters) - Des pays du Golfe ont commencé à évacuer leurs ressortissants du Liban jeudi à la suite d'enlèvements liés à la guerre civile syrienne, qui ravivent les craintes de voir la violence se répandre dans une région déjà en proie à des conflits religieux.

 

Un puissant clan chiite libanais a enlevé mercredi une vingtaine de personnes à Beyrouth et annoncé que leur otage turc serait le premier à mourir si leur proche retenu par les rebelles syriens était tué.

 

Le clan Meqdad cherche à faire pression sur les rebelles qui se battent pour renverser Bachar al Assad afin que soit relâché Hassan al Meqdad, retenu prisonnier par l'Armée syrienne libre (ASL) à Damas depuis deux jours.

 

Cette puissante famille a ciblé à la fois les syriens qu'elle soupçonne d'appartenir à l'ASL et les ressortissants de la Turquie, l'un des principaux soutiens régionaux des insurgés syriens à majorité sunnite.

 

Les ravisseurs avaient menacé mercredi de s'en prendre également aux ressortissants saoudiens, qataris et turcs pour assurer la libération de leur parent, ce qui a amené la plupart des pays du Golfe à inviter leurs citoyens à quitter le Liban.

 

Mais le clan Meqdad a annoncé jeudi qu'il avait suffisamment d'otages et avait "cessé les opérations militaires", signalant qu'il ne procèderait pas à de nouveaux enlèvements. L'otage turc a dit à une télévision libanaise qu'il était bien traité.

 

CONTAGION

 

Le Premier ministre libanais, Nadjib Mikati, a condamné les enlèvements, mais son gouvernement semble impuissant. "Cela nous ramène aux heures d'une guerre douloureuse, une page que les citoyens libanais ont essayé de tourner", a-t-il déclaré.

 

Les violences liées aux combats en Syrie se sont déjà, par le passé, propagées au-delà des frontières du pays, les rebelles syriens faisant passer armes et vivres via le Liban.

 

Mais ces prises d'otages de part et d'autre de la frontière ajoutent une nouvelle donnée à la guerre stratégique que se livrent les deux voisins pour défendre leurs intérêts régionaux.

 

L 'Organisation de coopération islamique (OCI), réunie en sommet à La Mecque, en Arabie saoudite, a suspendu la Syrie en raison de la répression militaire menée dans le pays.

 

Cette mesure prise par l'OCI, qui regroupe cinquante six Etats plus l'Autorité palestinienne, reste toutefois symbolique, l'option d'une implication militaire directe ayant reçu peu de soutien. Elle témoigne cependant de l'isolement de Bachar al Assad dans la plus grande partie du monde arabe, à majorité sunnite.

 

À Pékin, la Chine a profité d'une visite d'un émissaire spécial du président syrien pour exhorter de nouveau le gouvernement de Damas à entamer le dialogue avec l'opposition et adopter des mesures concrètes pour répondre aux revendications du peuple.

 

Mais des discussions entre les deux camps semblent fort improbables dans l'immédiat, les rebelles exigeant le départ du pouvoir de Bachar al Assad avant toute négociation, alors que sur le terrain, les violences se poursuivent.

 

CRISE HUMANITAIRE

 

Maher al Assad, le frère de Bachar al Assad, aurait été amputé d'une jambe lors de l'attentat qui a coûté la vie à plusieurs responsables des services de sécurité le 18 juillet à Damas, selon un diplomate occidental et une source arabe basée dans le Golfe. Le frère du président syrien n'a pas été vu en public depuis l'attentat.

 

A Azaz, ville située au nord d'Alep, à proximité de la frontière turque, un raid de l'aviation syrienne mercredi a fait une trentaine de morts et de nombreux blessés, selon un médecin de l'hôpital local.

 

Les forces fidèles au président Assad ont de plus en plus recours à l'aviation contre les insurgés, tactique qui leur a été reprochée dans les accusations de crimes de guerre formulées mercredi par des enquêteurs des droits de l'homme de l'ONU.

 

Selon leur rapport, les rebelles ont également commis des crimes de guerre mais ces violations "n'ont pas atteint la gravité, la fréquence et l'amplitude" de celles perpétrées par les forces gouvernementales et les milices "chahiba" pro-Assad.

 

Le lourd tribut payé par le peuple syrien a été souligné par la responsable des affaires humanitaires de l'ONU, Valérie Amos, qui a estimé jeudi que quelque deux millions cinq cent mille personnes, soit environ dix pour cent de la population, avaient besoin d'aide en Syrie.

 

Les affrontements entre l'armée et les opposants au président Assad, qui durent depuis dix-huit mois, ont fait dix huit mille morts selon les Nations unies.

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:07

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lequateur-accorde-lasile-politique-%C3%A0-julian-assange-125254001.html

 

L’Equateur accorde l’asile politique à Julian Assange

 

QUITO/LONDRES (Reuters) - L'Equateur a accordé jeudi l'asile politique à Julian Assange au lendemain de la menace du gouvernement britannique de procéder à l'arrestation du fondateur du site WikiLeaks dans l'ambassade d'Equateur à Londres où il est retranché depuis deux mois.

 

L'annonce a été faite par le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino. 

 

 

Selon lui, l'extradition de Julian Assange vers un pays tiers sans les garanties requises est probable et tout indique qu'il ne bénéficierait pas d'un procès équitable s'il était transféré aux Etats-Unis.

 

"C'est une décision souveraine conforme au droit international. Cela n'a aucun sens de présumer qu'elle entraînera une rupture des relations (avec le Royaume-Uni)", a ajouté Ricardo Patino lors d'une conférence de presse à Quito. Le ministère britannique des Affaires étrangères s'est dit "déçu" de cette décision, mais a promis d'extrader Julian Assange. "En vertu de la loi, Julian Assange ayant épuisé tous les recours, les autorités britanniques sont dans l'obligation de l'extrader vers la Suède. Nous allons nous conformer à cette obligation", a déclaré un porte-parole du Foreign Office.

 

La Grande-Bretagne ne permettra pas au fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, de quitter le pays et reste déterminée à l'extrader vers la Suède, a déclaré de son côté le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.

 

"Nous ne permettrons pas à Julian Assange de quitter le Royaume-Uni et il n'y a aucune base juridique selon nous pour agir ainsi", a indiqué William Hague lors d'une conférence de presse à Londres. "Le Royaume-Uni ne reconnaît pas le principe d'un asile diplomatique", a-t-il ajouté.

 

Il a précisé que la situation pourrait encore durer très longtemps et qu'il n'y avait aucun risque que l'ambassade équatorienne à Londres, où Julian Assange est retranché, soit prise d'assaut par le Royaume-Uni.

 

À Stockholm, le ministère suédois des Affaires étrangères a dit avoir convoqué l'ambassadeur d'Equateur. "L'Equateur a interrompu de manière inacceptable la procédure judiciaire suédoise et a entravé la coopération judiciaire européenne", a déclaré Anders Jorle, porte parole du ministère.

 

Recherché par la justice suédoise pour être entendu au sujet d'accusations de viol et d'agression sexuelle portées contre lui par deux anciennes bénévoles de WikiLeaks, l'Australien de 41 ans s'est réfugié le 19 juin à l'ambassade d'Equateur après le rejet de son appel contre la demande d'extradition de Stockholm.

 

Il redoute, en cas d'extradition, d'être transféré aux Etats-Unis où il pourrait répondre de faits de trahison pour avoir publié sur son site internet des dizaines de milliers de documents confidentiels émanant notamment du département d'Etat américain et être emprisonné à vie.

 

STRESS

 

Londres avait menacé mercredi de pénétrer de force dans la mission équatorienne, ou des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et partisans d'Assange.

 

"Il est trop tôt pour dire quand et si la Grande-Bretagne annulera le statut diplomatique de l'ambassade d'Equateur", a toutefois dit jeudi un porte-parole du Foreign Office, avant l'annonce en provenance de Quito. "Accorder l'asile ne changera fondamentalement rien", a-t-il ajouté.

 

Sur son site internet, l'ambassade d'Equateur à Londres affirme que la menace brandie par la Grande-Bretagne "constitue une violation évidente du droit international et des protocoles prévus par la Convention de Vienne".

 

"J'ai vécu, travaillé et voyagé dans des endroits où régnaient de vraies dictatures et je n'ai vu nulle part des violations de la Convention de Vienne de cette ampleur", a estimé Farhan Rasheed, 42 ans, un historien arborant un badge "I love Occupy" devant l'ambassade.

 

La menace britannique de retirer à l'ambassade d'Equateur son statut diplomatique a également suscité les critiques d'un de ses anciens diplomates. "Je crois que le Foreign Office va un peu au-delà de ses prérogatives", a déclaré à la BBC l'ancien ambassadeur de Grande-Bretagne à Moscou Tony Brenton.

 

"Si l'on permet à des gouvernements d'annuler arbitrairement l'immunité et de pénétrer dans les ambassades, alors la vie de nos diplomates et leur habilité à exercer normalement leurs activités dans des endroits comme Moscou, où j'étais en poste, ou la Corée du Nord, deviennent presque impossibles", a-t-il ajouté.

 

L'Equateur, qui se range dans le bloc de gauche latino-américain, a demandé une réunion des ministres des Affaires étrangères de la région ainsi que de l'Organisation des Etats Américains (OEA) pour soutenir sa position.

 

Informés de la décision de Quito, des partisans de Julian Assange rassemblés devant l'ambassade ont laissé éclater leur joie. "Le peuple uni ne sera jamais vaincu !", ont-ils scandé.

 

Selon la BBC, Julian Assange, après avoir appris que sa demande d'asile était accordée, a remercié le personnel de l'ambassade pour son soutien et ajouté : "Les choses vont devenir plus stressantes à présent."

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 21:52

 

http://www.oclibertaire.free.fr/spip.php?article1221

 

Occupations, expropriations, répression

 

Vendredi 10 Août 2012

 

Suite aux actions de mardi dans deux supermarchés, la répression n’a pas tardé.

 

Ordre du ministre de l’intérieur d’arrestation des participants aux visites de supermarchés, descentes de police en soirée ou au petit matin aux domiciles de militants connus, mise en examen de sept personnes à ce jour (Vendredi 10 Août 2012), expulsion du domaine de Las Turquillas occupé depuis dix huit jours.

 

Tentative de synthèse des derniers évènements

 

Des denrées « expropriées » ont été distribuées chez les familles d’un immeuble occupé

 

Mercredi, trois des charriots de nourriture récupéré dans le supermarché d’Écija ont été distribués par le SAT parmi les 36 familles d’un immeuble occupé de Séville.

 

« Aujourd’hui, j’ai fait des boulettes de viande », raconte une mère de famille et serveuse au chômage à un journaliste. Les sacs contenaient des pois chiches, des lentilles, du sucre, de l’huile, du lait, du riz...

 

Les trente six familles sans-domicile (cent dix huit personnes au total, dont trente six enfants) qui occupent depuis plusieurs mois un immeuble d’appartements, propriété d’un promoteur immobilier en faillite à Séville se sont réparties le contenu de trois charriots remplis de produits de première nécessité que leur ont apporté les militants du SAT, suite à l’action d’« expropriation » de la veille dans un supermarché Mercadona.

 

Cette okupa appelée « Corrala de Vecinas la Utopia » est constituée de familles ouvrières au chômage du quartier de la Macarena, qui pour la plupart ont perdu leurs logements et ont été expulsés pour avoir cessé de payer le loyer ou le prêt hypothécaire. Une grande partie d’entre elles ne perçoivent aucune allocation, d’autres, des aides ponctuelles ne dépassant pas trois cent euros…

 

Réponse répressive de l’Etat espagnol

 

Dès qu’a été connue la nouvelle de ces actions menées dans deux supermarchés d’Andalousie, le ministre de l’Intérieur du gouvernement de l’État espagnol, Jorge Fernández Díaz, a réagi en déclarant qu’il avait donné l’ordre d’arrêter toutes les personnes ayant participé à ce « vol ». Qualifiant cette action d’« intolérable », il a déclaré : « nous sommes tous conscients que ça va mal pour les gens, mais la fin ne justifie pas les moyens », en ajoutant qu’il ne permettrait « en aucun cas » que la loi soit violée, car sinon « ce serait la loi de la jungle. »

 

Ce à quoi ont répondu rapidement dans un communiqué publié sur leur site Internet, les familles de l’okupa Corrala de Vecinas la Utopia” déclarant que « nous voulons préciser à monsieur Fernández Díaz que la Loi de la Jungle est déjà en vigueur dans notre société, car on ne peut expliquer autrement que des centaines de familles soient pratiquement expulsées chaque jour de leur logement par des établissements bancaires qui ont, en plus, reçu de grandes quantité d’aides publiques ».

 

Le même jour, le ministre en question a rappelé que le gouvernement allait durcir la loi en ce qui concerne l’ordre public, notamment en introduisant le délit de « résistance passive » à l’autorité, ce qui permet de poursuivre pénalement toute personne qui manifeste y compris les plus « pacifiques » puisque ce sont elles qui sont visées.

 

L’information, n’est pas nouvelle, elle remonte au printemps dernier, mais qu’elle ressorte maintenant participe du climat répressif que les dirigeants politiques entendent instaurer.

 

Alors que jusque-là les actions du SAT étaient passées sous silence par les médias, c’est maintenant l’exact opposé ; la droite, la gauche, les éditorialistes de la presse (comme El País, centre-gauche) se déchaînent contre les actions illégales-injustifiables-dans-un-État-de-droit, préjudiciables à « l’image de l’Andalousie et de l’Espagne à l’étranger » et visant rien de moins qu’à « attaquer l’État de droit » selon une députée andalouse du PP. Un journaliste (ABC, droite) s’est même lâché : « J’espère que c’est la dernière fois que j’interroge un élu qui vole dans les supermarchés (…) C’est un acte répréhensible à cent pour cent ! »

 

Les premières arrestations

 

Mercredi soir, deux militants du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) ont été arrêtés sur ordre du ministre espagnol de l’Intérieur. Les deux détenus, l’un de Hornachuelos (province de Córdoba) et l’autre de Cuevas de San Marcos (Málaga), ont refusé de répondre aux interrogatoires lorsqu’ils ont été transférés au commissariat.

 

Le lendemain matin, jeudi, ces deux militants ont été présentés devant la justice, et ont de nouveau refusé de répondre des faits qui leur sont reprochés. Ils ont été mis en examen pour "vol avec violence" et "désordre public" puis remis en liberté dans la journée de jeudi avec interdiction de s’approcher à moins de trois cent mètres de supermarché.

 

Gauche et droite unis contre les actions d’expropriation

 

Si la droite se déchaîne contre le syndicat andalou, la gauche n’est pas en reste.

Le PSOE a déclaré que les actions menées par le SAT étaient des actes de « sauvagerie ». Le vice-secrétaire général du PSOE d’Andalousie, Mario Jiménez a déclaré qu’elles révélaient de la « théâtralité populiste ». Il a ajouté que les détentions étaient tout à fait normales dès lors que les lois n’étaient plus respectées car « celui qui commet une illégalité doit rendre compte de cette illégalité devant la justice ». Il s’est félicité de la position « raisonnable » du mouvement Izquierda Unida (Gauche Unie, sorte de Front de gauche, autour du PC) avec lequel il gouvernela Junta d’Andalousie, qui s’est publiquement désolidarisé de ces actions.

 

Le fait que José Manuel Sánchez Gordillo, militant historique du SOC-SAT, maire de Marinaleda soit aussi député de Izquierda Unida au Parlement andalou ajoute à la polémique et à la confusion. Accusé d’être un meneur de ces « attaques » contre des supermarchés, alors qu’il a pris soin de ne pas participer directement à l’opération tout en étant présent et solidaire, la droite en profite pour demander à Izquierda Unida de prendre des mesures contre lui. Le secrétaire à l’organisation du PSOE, Óscar López, est tout à fait d’accord avec cela et a assuré ce vendredi que « la loi est la même pour tous, y compris pour les représentants politiques » et que ces derniers, quels qu’ils soient, méritaient d’être poursuivis. IU a déclaré, sous couvert d’anonymat comme on dit, que Gordillo était maintenant « hors de contrôle ».

 

Sánchez Gordillo et son mouvement politique, le Colectivo de Unidad de los Trabajadores (CUT), fait partie d’Izquierda Unida Andalousie, mais en opposition avec la ligne majoritaire de participation au gouvernement autonome avec le PSOE.

 

Cinq autres détenus

 

Ce vendredi, on apprenait l’arrestation de cinq nouvelles personnes, effectuées soit la veille, soit dans la matinée, identifiées par la police comme ayant pris part aux actions dans les supermarchés de Carrefour (près de Cadix) et Mercadona (Écija, province de Séville). Parmi eux se trouve le secrétaire à l’organisation du SAT, José Caballero, ainsi qu’un militant de Grenade et trois de Jaén. Quant à Sánchez Gordillo, qui ne peut pas être arrêté en sa qualité d’élu, il a reçu ce vendredi, dans sa mairie de Marinaleda, une citation à comparaître « dans les plus brefs délais » devant un juge d’instruction du tribunal d’Écija.

 

Pour l’instant, le bilan de la répression est de sept personnes poursuivies pénalement.

 

Premières actions de solidarité

 

A Grenade, une trentaine de personnes (parmi lesquelles Juan Pinilla, auteur-compositeur interprète de flamenco très connu au-delà de la région) ont remis aux autorités un document qu’ils ont signé et dans lequel ils s’auto-accusent d’être complices et instigateurs intellectuels des attaques contre les supermarchés. Le secrétaire local du SAT, Francisco Cabrerizo, a réaffirmé qu’il s’agissait qu’une « expropriation symbolique » de produits de première nécessité et a critiqué la manière dont se font les arrestations, pendant la nuit, rappelant d’autres époques, pendant que les vrais voleurs, qui détournent des milliards, ne sont pas inquiétés.

 

De son côté, Sánchez Gordillo a déclaré que ce n’était pas un vol mais une « soustraction » d’un montant représentant « moins d’un dix millionième des profits » que réalise Mercadona.

 

Cette chaîne de supermarché est en effet connue pour les multiples conflits sociaux relatifs aux conditions d’exploitation, au harcèlement, agressions et de répression contre les travailleurs qui se battent et les syndicalistes combatifs (notamment de la CNT dans nombre de magasins au cours des dernières années) et dont le propriétaire, Juan Roig, est devenu l’une des principales fortunes du pays.

 

En 2006, le plus important conflit du secteur de la grande distribution s’est déroulé dans le Centre logistique de Mercadona pour tout le nord-est de la péninsule, à Sant Sadurní d’Anoia (Catalogne), conflit où la CNT en a été à l’origine (licenciement de 3 délégués) et où ce syndicat anarcho-syndicaliste a joué un rôle primordial dans le déclenchement de la grève, son animation et la solidarité avec le mouvement.

 

C’est le même Roig qui avait déclaré il y a peu que la seule façon d’« en finir avec la crise » était de « travailler comme les Chinois » (sic !).

 

Le chanteur Juan Pinilla, en remettant la lettre collective d’auto-accusation à la sous-délégation du gouvernement de Grenade a improvisé devant les soutiens et les médias présents une copla d’un fandango fort à propos dont voici les paroles : « Me lo roban y me lo prenden / al que roba pa comer / me lo roban y me lo prenden / y quien roba mucho miles /no lo encuentran ni los duendes / ni tampoco los civiles » (ce qui donne à peu près ceci : « Ils me le volent et me le prennent / celui qui vole pour manger / ils me le volent et me le prennent / et celui qui vole des milliers de fois plus / ne le trouvent ni les duendes [lutins] / ni les (gardes) civils »)

 

Expulsion de la finca de Las Turquillas

 

L’offensive répressive s’étend à la dernière occupation menée par le SAT, celle de Las Turquillas, propriété de l’armée. A 6 heures du matin, les forces de police en nombre (une centaine d’agents, dix sept véhicules) sont intervenues avec un « ordre strict d’expulsion ». Les membres du SAT, parmi lesquels se trouvent Sánchez Gordillo ont demandé que l’évacuation « soit pacifique et sans incidents » et que la police laisse les occupants démonter le camp et récupérer leurs affaires. A 8 heures, la police poursuivait les contrôles d’identité.

 

« Nous avons démonté le campement et nous sortons de la propriété, parce que l’affrontement avec la Garde Civile n’était pas l’objectif. Ce qui est clair par contre, c’est que nous allons de nouveau occuper la propriété », a déclaré Sánchez Gordillo à la Radio Nationale Espagnole. De son côté, Diego Cañamero, le leader du SAT, a déclaré exactement la même chose à d’autres organes de presse.

 

Dans la matinée, plus de trois cent personnes, la plupart en provenance de Marinaleda, se sont déplacées avec leur” maire à Las Turquillas pour dénoncer l’expulsion et soutenir l’occupation.

 

Une des personnes arrêtées dans le cadre des poursuites pour l’action des supermarchés a été arrêtée lors du contrôle d’identité.

 

La suite

 

La vague répressive n’est sans doute pas terminée. Et de ce côté-là, c’est l’inconnu. D’autant que le PP étudie la possibilité de porter plainte contre le SAT pour avoir, sur son site Internet, soi-disant détourné le logo du parti de droite en l’accolant avec une croix gammée. Le dessin a été enlevé du site (« pour ne pas favoriser la stratégie répressive et de criminalisation du parti du gouvernement ») et remplacé par une photo où l’on voit ensemble le dictateur Franco et Fraga Iribarne, fondateur du PP.

 

Le maire de Marinaleda a appelé le gouvernement à prendre des mesures visant à « obliger les chaînes de supermarchés à donner à la Croix-Rouge ou à Cáritas les produits alimentaires avant qu’ils aient atteint leur date de péremption, afin qu’ils soient livrés aux familles qui n’ont aucun moyens de subsistance ». Faute de quoi, de nouvelles opérations dans les supermarchés auront lieu.

 

Le SAT a confirmé et précisé son projet de marche. Elle partira le 16 août de Jodar, la localité andalouse qui détient le record absolu du taux de chômage, et se dirigera vers Jaén, la capitale provinciale de ce village.

 

Suite à la première réaction à Grenade, les sections locales du SAT sont appelées à convoquer des assemblées et à prendre des initiatives.

 

Les actions directes de désobéissance, de réappropriation, d’auto-réduction, ont tendance à se multiplier dans tout le pays, même si la presse n’en parle pas, même si cela reste encore des actions isolées les unes des autres, ponctuelles et généralement de l’ordre du symbolique.

 

Il y a quelques semaines, le 6 juin dernier, une « assemblée des chômeurs et chômeuses » de Ferrol, organisés autour du syndicat indépendantiste galicien CIG avaient mené une action dans un supermarché de la ville. Quelques caddies pleins avaient été présentés aux caisses et les chômeurs avaient fait mine de vouloir payer en présentant leur carte de demandeurs d’emploi. La police avait été appelée rapidement et s’est contentée de vérifier les identités. Là aussi, action symbolique. Ils avaient déclaré vouloir les remettre à une association délivrant des repas aux personnes sans ressources de la ville.

 

Plus important est le mouvement de refus de payer les péages autoroutiers. A l’instar du mouvement « Je ne paie pas » de Grèce, il existe un mouvement de ce type en Catalogne en train de se développer, tandis que certaines professions visées par les coupes budgétaires (fonctionnaires, pompiers…) se mettent aussi à lever les barrières…

 

Entre l’occultation totale et la soudaine diabolisation et criminalisation de ces actions, il est clair que les politiques de droite et de gauche qui se partagent les pouvoirs institutionnels, les grands” syndicats UGT-CCOO (que l’on n’entend même pas protester hypocritement contre la répression) et la presse du régime, craignent surtout le développement de ces pratiques de désobéissance collective, d’expropriation et de réappropriation, leur banalisation et légitimation grandissante, et que du symbolique” de plus en plus de gens décident de passer à un mode d’action plus “réel” quant aux objectifs... 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 21:31

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-clan-libanais-enl%C3%A8ve-des-syriens-un-turc-174829188.html

 

Un clan libanais enlève des syriens, un turc et un saoudien

 

BEYROUTH (Reuters) - Un puissant clan libanais chiite a enlevé mercredi un homme d'affaires turc, un Saoudien et plusieurs rebelles syriens en représailles à l'enlèvement d'un de leurs proches par l'Armée syrienne libre (ASL) à Damas.

 

Selon Maher al Meqdad, membre du clan, plus de 20 Syriens, dont un ancien lieutenant de l'armée de Bachar al Assad qui a fait défection pour rejoindre les rangs de l'opposition, ont été capturés dans la nuit de mardi à mercredi dans une région du Liban contrôlée par le groupe chiite armé Hezbollah.

 

Les personnes qui n'étaient pas membres de l'ASL ont été relâchées, a-t-il assuré.

"La boule de neige grossira", a-t-il déclaré à l'agence de presse officielle libanaise, mettant en garde "le Qatar, l'Arabie saoudite, la Turquie et leurs ressortissants".

 

Cette menace apparente d'enlèvements de ressortissants des pays soutenant les rebelles syriens a, semble-t-il, été rapidement mise à exécution. Un ressortissant turc fait partie des otages, a indiqué un diplomate au Liban.

 

"Il était ici pour affaires, il est arrivé aujourd'hui et a été enlevé à proximité de l'aéroport", a précisé le diplomate, ajoutant que les négociations pour obtenir sa remise en liberté n'avaient pour l'instant guère progressé.

 

Hatem al Meqdad, l'un des frères de l'homme enlevé à Damas a confirmé la présence d'un ressortissant saoudien parmi les personnes kidnappées par le clan libanais.

 

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont ordonné mercredi à leurs ressortissants de quitter immédiatement le Liban.

 

REPRÉSAILLES

 

La compagnie Air France a dérouté mercredi soir vers la capitale jordanienne Amman l'un de ses vols à destination de Beyrouth, pour des "raisons de sécurité", après l'annonce des enlèvements.

 

Dans une vidéo d'Al Mayadeen, une station de télévision basée au Liban, deux hommes identifiés comme des membres de l'ASL apparaissent sous la garde d'hommes armés du clan Meqdad, vêtus de treillis verts, le visage masqué et portant des fusils automatiques.

 

L'un des détenus se présente comme un capitaine du nom de Mohamed, précisant que son rôle consistait à aider au ravitaillement de l'ASL. L'autre homme indique être son assistant.

 

Le clan réclame la libération d'Hassan al Meqdad enlevé il y a deux jours à Damas par l'ASL qui l'accuse d'avoir été envoyé en Syrie par le Hezbollah libanais, allié d'Assad.

 

Maher al Meqdad rejette ces accusations, expliquant qu’Hassan al Meqdad est arrivé en Syrie avant le début du soulèvement contre le régime lancé mi-mars 2011.

 

"Nous n'avons que faire de ce qui se passe en Syrie. Nous respectons la volonté de démocratie. Nous voulons simplement que notre fils revienne au Liban en toute sécurité", a-t-il ajouté.

 

Nadjib Mikati, Premier ministre libanais a condamné les enlèvements, jugeant qu'ils rappelaient la guerre civile qui a divisé le pays entre 1975 et 1990.

 

"Ce n'est pas la bonne manière de résoudre l'enlèvement d'un ressortissant libanais en Syrie", a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 16:05

 

Le Ministère de la régularisation de Tous les Sans Papiers appelle toutes les organisations politiques, syndicales et associatives et tous les citoyens à une

 

Manifestation nationale unitaire pour le seizième anniversaire de l’évacuation de l’Eglise Saint Bernard

 

Samedi 25 Août 2012 à Paris

 

Rassemblement à 12 heures Place Johann Strauss Métro République

 

Départ à 13 heures en direction de l’Eglise Saint Bernard

 

Le 18 mars 1996, trois cent personnes (hommes, femmes et enfants) en situation irrégulière, qu'on surnommera bientôt les Sans-papiers de St Bernard, décidaient de sortir de l'ombre en occupant notamment l'Eglise Saint-Ambroise, le Gymnase Japy, les entrepôts SNCF rue Pajol pour arriver à l'occupation de l'Eglise Saint Bernard.

 

La solidarité active avec les Sans-papiers s'amplifie parmi les associations des droits de l'homme, les syndicats, les partis politiques, les citoyens et les citoyennes. Le 20 juillet 1996, cinquante participants qui représentaient quatorze collectifs de Sans-papiers et collectifs d'associations qui les soutiennent, couvrant treize départements, se constituent en Coordination Nationale des Sans Papiers (CNSP).

 

Le 23 août 1996, la police évacue l'Eglise Saint Bernard en défonçant à coups de hache la porte de l'église pour déloger, sous le regard des caméras, les dix grévistes de la faim et les familles  qui y campaient depuis plus de cinquante jours. La brutalité de cette évacuation par plus de mille CRS choquera  et du coup fédèrera nombre d'associations, de syndicats, de partis politiques, ainsi que de simples citoyens autour de la lutte pour la régularisation de tous les Sans-papiers. Depuis, en France, cette lutte n'a cessé jusqu'à ce jour. Des actions collectives ont été menées : grèves, manifestations, occupations, marches.

 

Du 2 juin au 5 juillet 2012 a eu lieu une marche historique, « la Marche Européenne des sans-papiers et migrants », initiée par la CSP Paris et organisée par la Coalition Internationale des Sans Papiers et des Migrants. Cette coalition, regroupant des collectifs de Sans-papiers de cinq pays européens (Belgique, Allemagne, Suisse, Italie et France) a vu le jour en 2011, son objectif étant la réalisation de cette marche et la conduite d’actions communes contre les lois européennes de plus en plus répressives en matière d'immigration, dotées de la logistique la plus dure :  arrestations, centres de rétention, expulsions, l’agence Frontex, etc…

 

Cette Marche européenne fait suite à la participation du Ministère de la Régularisation de tous les Sans-papiers au Forum social mondial de Dakar en 2011 et à la Marche des Sans-papiers de Paris à Nice en 2010 pour rencontrer les chefs d'état africains réunis à Nice pour fêter le cinquantenaire de l'indépendance des pays colonisés par la France (sans oublier l’occupation de la Bourse du travail de Paris en 2008, de la rue Baudelique en 2009). Toutes ces actions ont permis de nombreuses régularisations.  

 

La lutte continue pour la liberté de circulation et d’installation pour tous, pour la régularisation globale de tous les sans papiers de plein droit dans toute l’Europe, pour la fermeture des centres de rétention ou camps fermés où sont retenus les sans papiers ou les demandeurs d’asile, pour l’arrêt des expulsions, pour le respect du droit d’asile et des droits des roms, pour l’égalité des droits entre européens et migrants et pour l’abrogation de la directive européenne en matière d’immigration.

 

Oui aux régularisations pérennes, non aux régularisations précaires

 

Premiers signataires : Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers, CSP Paris, Coalition Internationale des Sans Papiers et des Migrants

 

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 15:30

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-responsable-humanitaire-lonu-en-visite-en-syrie-131113935.html

 

La responsable humanitaire de l’ONU en visite en Syrie

 

GENEVE (Reuters) - Valerie Amos, responsable du département des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), est arrivée mardi en Syrie pour une visite de trois jours dans la région consacrée à l'aide à apporter aux civils pris au piège ou déplacés par le conflit syrien.

 

Valerie Amos doit rencontrer des responsables du gouvernement, parmi lesquels le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Mekdad, et du Croissant-Rouge arabe syrien, a précisé Jens Laerke, porte-parole d'Ocha.

 

"Elle est là-bas pour manifester sa très sérieuse préoccupation à propos de la situation", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Genève. "Elle va étudier la situation sur le terrain et discuter avec le gouvernement ainsi que les partenaires humanitaires sur les moyens d'accroître l'aide en Syrie."

 

La situation humanitaire s'est encore dégradée depuis début juillet avec l'intensification des combats entre insurgés et forces loyales au président Bachar al Assad, notamment dans la capitale Damas et dans la plus grande ville du pays, Alep.

 

L'ONU estime à deux millions le nombre de Syriens touchés par le conflit, qui dure depuis dix sept mois, et plus d'un million ceux qui ont été déplacés à l'intérieur du pays.

 

"Ce sont des personnes qui ont été déplacées de leur lieu de résidence, où il y a eu des bombardements, ou qui ont été touchés par la hausse des prix et le peu de ravitaillement de certaines zones. Ce sont des enfants qui ne peuvent plus aller à l'école, des étudiants qui ne peuvent plus se rendre à leur résidence à cause de l'insécurité ou parce que des déplacés occupent les lieux", a dit Jens Laerke.

 

TOUJOURS PLUS DE RÉFUGIÉS CHAQUE JOUR

 

Valerie Amos va étudier les différents moyens d'accroître l'aide humanitaire aux civils, mais selon plusieurs diplomates, les combats doivent diminuer pour que l'accès aux zones les plus chaudes soit possible.

 

En mars, Valerie Amos avait obtenu un accord avec le gouvernement syrien pour une estimation conjointe mais limitée de la situation humanitaire. Mais depuis, les efforts de l'Onu pour lancer une opération d'assistance d'envergure ont été entravés par la bureaucratie et l'insécurité en Syrie.

 

Les réseaux de distribution des Nations unies fonctionnent, mais un appel aux dons pour la Syrie chiffré à cent quatre vingt millions de dollars (cent quarante cinq millions d'euros) n'a pour l'instant été financé qu'à hauteur de quarante pour cent, a indiqué Jens Laerke.

 

Des centaines de personnes quittent chaque jour la Syrie pour les pays voisins. Certains arrivent blessés après avoir essuyé des bombardements ou des tirs dans les zones frontalières, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

 

Près de soixante mille syriens ont déjà trouvé refuge en Turquie, dont dix mille rien qu'au cours des quatre derniers jours. Des centaines de déplacés franchissent quotidiennement les frontières avec la Jordanie, l'Irak ou le Liban.

 

En tout, cent cinquante sept mille cinq cent soixante dix sept réfugiés syriens ont été recensés, mais leur nombre réel est bien plus élevé car des milliers d'entre eux ne se sont pas enregistrés, certains par peur de représailles à leur retour en Syrie, a déclaré à la presse Adrian Edwards, porte-parole du HCR.

 

"Pendant ce temps, la situation sécuritaire des réfugiés à la frontière libanaise nord s'est détériorée. Le nord de la zone frontalière d'Ouali Khalid, où plusieurs centaines de familles de réfugiés habitent, est visé, deux à trois fois par semaine, par des bombardements venant de Syrie", a-t-il déclaré.

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 18:46

 

Faire avancer l’insertion des « roms » par des dossiers pilotes

 

Par Evelyne Perrin

 

Connaissant votre engagement concret avec nos amis bulgares et roumains appelés "roms", je voulais vous faire un point sur les avancées que l'on obtient quand au lieu de se borner à pleurer à chaque expulsion (celles-ci ayant repris de plus belle comme sous Sarkozy, et allant se succéder tout l'été) on fait avancer concrètement des dossiers permettant à ces citoyens européens de trouver une école, un collège, un emploi, un logement, bref, de s'arracher les droits de tout citoyen européen

 

Dans le Val de Marne, le préfet - qui semble ne pas avoir sauté - interdit aux dits "roms" de s'inscrire comme entrepreneur ou commerçant à la CCI (à la différence de ce qui se passe dans la Seine Saint Denis par exemple) s'ils n'ont pas préalablement déposé en préfecture une demande de titre de séjour.



Quand je l'ai fait pour une amie en janvier, arrivés au guichet, on nous renvoyait sur un service de la préfecture par internet...Or il était en permanence indisponible...

 

En février, j’ai envoyé une lettre au préfet du Val de Marne lui intimant l’ordre d’accepter la demande de titre de séjour de cette personne, avec copie aux commissaires européens chargés de l’insertion des roms, Laszlo Andor et Viviane Reding, au président du département Christian Favier qui soutient plusieurs projets d’insertion pérenne des roms dans le Val de Marne, au défenseur des droits où Sabrina Boudjemaa suit le dossier et m’a répondu.  

 

Le 19 avril (donc peu avant les élections présidentielles...tiens donc) le préfet a écrit à cette personne lui disant d'envoyer au guichet de la préfecture un formulaire de demande de titre de séjour accompagné d’un projet de création d’entreprise.  

 

Nous en avons rédigé un sur le recyclage des déchets. Cette personne a aujourd’hui un récépissé jusqu'en décembre lui permettant d'exercer une activité autre que salariée.  

 

C'est un début.  

 

Je suis en train de rédiger et vous enverrai des projets de création d'entreprise pour d'autres activités (livraisons, déménagement, car ils ont des camions, mais aussi, s'ils parlent un peu français, services à la personne) permettant à d'autres de faire la même chose.   

 

Ensuite on pourra transformer ces premiers récépissés en autorisations de séjour permettant le travail salarié.  

 

Aidée des conseils de Josep Rafanel et de Martin Olivera (voir compte rendu de mon entrevue avec Martin Olivera), j'ai rédigé en juin 2011 un projet d'insertion pérenne de familles roumaines à Champigny, créé un comité de soutien local, et nous avons déposé ce projet au maire en juin 2011. Puis rencontré le maire (PCF) de Champigny deux fois, la première fois en juillet 2011, la deuxième fois en décembre avec des représentants de ces familles. Le maire s'est engagé à faciliter l'accès à un pavillon à Champigny à une première famille de neuf personnes pour commencer, et en janvier 2012 nous a désigné un interlocuteur, maire-adjoint, que nous connaissons bien. Or depuis janvier, cet interlocuteur ne répond à aucune de nos demandes de rendez vous pour nous informer de l'avancement du projet, qui est donc de fait bloqué.  

 

En matière de scolarisation, après que le premier comité de soutien de ces familles à Bry sur Marne ait du faire un recours en octobre 2010 contre le maire (UMP) de Bry sur Marne qui refusait l'inscription en primaire des enfants dits "roms", les adolescents d'âge collège n'étaient toujours pas affectés dans un collège jusqu'en février 2011. Le 5 février 2011, j'ai accompagné deux adolescentes de quatorze et quinze ans au Collège Paul Vaillant-Couturier de Champigny où l'inspection d'académie de Créteil les avait enfin affectées en CLIN (classe d'accueil) et où elles ont été superbement accueillies. Las, le 25 février 2011 donc dix jours plus tard, la police expulsait à nouveau ces familles de Noisy-le-Grand, sur procès de l'Etablissement Public d'Aménagement de Marne la Vallée (comme précédemment en automne 2010 de Bry sur Marne), terrains restant aujourd'hui inoccupés : quelle est la conception de l'intérêt général de cet établissement que nous payons en tant que citoyens ?  

 

Ensuite, les familles ont erré de lieu en lieu et d'expulsion en expulsion jusqu'à s'installer en octobre 2011 sur les vastes terrains des Hôpitaux de Paris rue Truillot à Ivry. Les enfants n'étaient plus scolarisés merci pour leur avenir professionnel ! Les adolescents d'âge collège n'étaient toujours pas affectés en février 2012 et n'étaient pas près de l'être.  

 

J'ai fait aussi une lettre à l'inspection d'académie de Créteil demandant leur affectation (l'école est obligatoire...)  

 

Je me suis fait injurier par la directrice de l'inspection académique mais elles ont reçu une affectation dans les huit jours (soit en fait au retour des vacances d'avril), une année fichue pour elles et dix jours de scolarité en deux ans....

 

L’ouverture de comptes en banque est toujours problématique. Il y a des accueils glaciaux (Joinville le Pont) ou chaleureux (Ivry sur Seine), des refus injustifiés comme au CIC d’Ivry sur Seine que j’ai du aussi attaquer et signaler à la Banque de France et au défenseur des droits.

 

Roland Tchouaga a bâti à partir de son expérience très longue et assidue auprès de ces familles un projet d'ingénierie sociale extrêmement précis et complet détaillant toutes les étapes de l'insertion pérenne vers une vie normale, projet qu'il vous enverra, et qui pourrait servir de base à une sorte de modèle type national ou guide d’insertion des roms.  

 

On peut renforcer son action et celle de son épouse Samia en adhérant à l'association RACED (Réseau Action Culture Education Droits ) créée en 2003 pour apporter une aide matérielle et juridique à des personnes et familles en situation d' exclusion sociale.

 

En même temps, tirant les leçons de mon engagement militant bénévole et libre de toute appartenance auprès de diverses populations exclues (voir articles « kit militant » et « jeunes des quartiers sans emploi »), j’ai monté un projet de laboratoire national expérimental d’autonomie populaire que je vous soumets et qui vous est ouvert.  

 

Il s'agit d'obtenir de ce gouvernement - socialiste - des moyens juridiques, matériels, humains et financiers pour permettre à des personnes et familles exclues de monter des projets d'accès à une certaine autonomie.

 

Ce projet a été envoyé à Hollande, Ayrault, et quinze ministres le 6 juillet dernier et a fait l’objet d’une lecture et d’un courrier encourageants du cabinet de Jean Marc Ayrault, qui l’a transmis à Marie Arlette Carlotti, ministre en charge de la lutte contre les exclusions et du handicap.    

 

J'ai lancé le 18 juin dernier un appel pour l’abrogation des mesures transitoires appliquées par Sarkozy aux roumains et bulgares et prolongées par lui jusqu'en fin 2013 qui les empêchent de travailler, se loger et s'intégrer, espérant par mon appel me mettre en liaison avec ceux qui se battent en ce sens (dont la sénatrice verte Aline Archimbaud qui a déposé au Sénat en juin un projet de résolution en ce sens)  

 

Ne faut-il pas lancer dès maintenant - alors que Hollande annonce un examen objectif de ces mesures, pour mieux faire passer les expulsions et démantèlements de camps - une campagne féroce pour cette abrogation ?

  

Merci de toute remarque et soutien  

 

Evelyne Perrin, ex conseillère municipale Europe Ecologie Les Verts, membre du Conseil Scientifique d'ATTAC, co-fondatrice des réseaux Stop Précarité et Stop Stress Management 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 18:29

 

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/773294/Le_Hezbollah_refusant_d%27effectuer_la_sale_besogne%2C_la_Syrie_s%27est_rabattue_sur_une_tierce_partie.html

 

Le Hezbollah refusant d’effectuer la sale besogne, la Syrie s’est rabattue sur une tierce partie 

 

Par Philippe Abi Akl  

 

Mardi 14 Août 2012  

 

Le dossier de la situation sécuritaire dans le pays et des risques de dérapage sur le terrain a été propulsé à nouveau sur le devant de la scène à la lumière de l’arrestation de l’ancien ministre et député Michel Samaha, soupçonné d’avoir été impliqué dans un complot visant à perpétrer des attentats aux explosifs, à la demande du régime syrien, afin de provoquer une discorde confessionnelle sur la scène locale. Cette affaire revêt à n’en point douter une importance hautement stratégique, même si certains pôles du 8 Mars tentent de la banaliser en focalisant l’attention sur des questions de pure forme et des points de détail qui paraissent ridicules devant la portée du complot qui a été déjoué par le département des renseignements des Forces de sécurité intérieure. En mettant l’accent de la sorte sur de vulgaires problèmes de forme, le 8 Mars a pour but évident d’occulter l’extrême gravité des charges qui sont retenues contre Michel Samaha, d’autant que les renseignements des FSI sont en possession de documents et de preuves solides et irréfutables, de sorte que l’ancien ministre a fini par faire des aveux complets.

En tout état de cause, selon des milieux locaux dignes de foi, il semble que le Hezbollah refuserait dans la conjoncture présente d’effectuer la sale besogne pour le compte des services syriens. Le parti chiite aurait transmis un message en ce sens à qui de droit au Liban, soulignant qu’il reste, pour l’heure, attaché à la paix civile. Conséquence de cette « dérobade » de la part du Hezbollah, les services syriens se seraient tournés vers une tierce partie, en l’occurrence Michel Samaha, pour déclencher l’opération de déstabilisation et de discorde sanglante dans le pays.

Dans un tel contexte, le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel ne cache pas devant ses visiteurs ses vives inquiétudes quant à l’évolution de la situation dans le pays, compte tenu des tentatives des forces étrangères de provoquer des troubles au Liban. Lorsque le mouvement de soulèvement avait été enclenché en Syrie, il y a près d’un an et demi, le ministre Charbel avait mis en garde contre les retombées néfastes de la déstabilisation en Syrie sur la situation au Liban, quels que soient le cours des événements dans le pays voisin et le sort du pouvoir de Bachar al Assad. Ces retombées sont d’autant plus graves, relève le ministre de l’Intérieur, que les Libanais sont profondément divisés au sujet de la crise syrienne.

Conscient ainsi des véritables dangers qui guettent le Liban, Marwan Charbel a enjoint aux services de sécurité de n’épargner aucun effort afin de maintenir la stabilité dans le pays. Il ne cesse de prôner dans ce cadre le renforcement de la coopération et de la coordination entre les différents services de sécurité locaux. Parallèlement, il a entrepris récemment une série de démarches afin d’aboutir à une pacification de la région de Bab al Tebbané et de Jabal Mohsen, au Liban-Nord, accompagnée d’une réconciliation entre les factions en conflit dans cette zone. Marwan Charbel aurait reçu un engagement de la part de toutes les parties en présence de faciliter cette opération de pacification.

Afin de mener à bien une telle initiative, l’un des membres du gouvernement a proposé la mise en place d’une cellule de crise interministérielle qui serait chargée de suivre les développements politico-sécuritaires au jour le jour. Cette cellule, présidée par le chef du gouvernement, pourrait regrouper les ministres de l’Intérieur, de la Défense, de l’Économie et du Commerce et des Finances, ainsi que d’autres hauts responsables afin de couper court à toute tentative de créer des troubles sur la scène locale. Car la gravité du complot déjoué dans le sillage de l’arrestation de Michel Samaha a été clairement mise en évidence par la petite phrase lancée samedi à Beiteddine par le président Michel Sleiman en recevant le directeur des FSI, le général Achraf Rifi, et le chef de la branche des renseignements des FSI, le général Wissam al Hassan. Commentant les charges retenues contre Samaha, le chef de l’État avait déclaré : « Ce qui s’est passé ces deux derniers jours (l’arrestation et les aveux de Samaha) est terrifiant, rien qu’à penser aux préparatifs visant à provoquer des troubles et susciter la discorde entre Libanais. » Une petite phrase qui confirme en quelque sorte les fuites parvenues à la presse au sujet de la teneur des aveux faits par Samaha. 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 18:17

 

http://www.fr.news.yahoo.com/assad-contr%C3%B4le-30-la-syrie-selon-son-ex-122814114.html

 

Assad contrôle trente pour cent de la Syrie, selon son ancien premier ministre

 

AMMAN (Reuters) - L'ancien Premier ministre syrien Ryad Hidjab a déclaré mardi que le régime de Bachar al Assad s'effondrait et ne contrôlait plus que trente pour cent du pays, lors de sa première apparition publique depuis sa défection au début du mois.

 

Ryad Hidjab, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Amman, la capitale jordanienne, a indiqué que le moral du gouvernement était affaibli après dix sept mois de conflit avec l'insurrection populaire.

 

"Révolutionnaires dévoués, votre révolution est devenu un modèle d'effort et de sacrifice pour la liberté et la dignité", a-t-il dit. "Je vous assure, par l'expérience de mon ancien poste, que le régime s'écroule, dans l'esprit comme dans ses finances, en même temps que les affrontements armés s'intensifient"

 

"Il ne contrôle désormais pas plus de trente pour cent du territoire syrien (...). Alors, achevons l'éclatante révolution en préservant l'unité du pays."

 

Ryad Hidjab, qui appartient à la majorité syrienne sunnite comme une grande partie des insurgés, ne faisait pas partie des proches cercles de Bachar al Assad, essentiellement constitués d'alaouites. Mais en tant que Premier ministre, sa défection a été un coup symbolique pour le gouvernement syrien.

 

Il a d'ailleurs affirmé qu'il avait quitté la Syrie de lui-même, et non parce qu'il avait été limogé, contrairement à ce qui a été rapporté par les autorités de Damas.

 

"Il est mon devoir de me laver les mains de ce régime corrompu", a-t-il déclaré.

 

Il a remercié plusieurs pays comme l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pour leur assistance, et leur a demandé d'agir encore davantage en faveur de l'opposition.

 

"Nous les appelons à poursuivre leurs bons efforts pour soutenir la révolte du peuple et la conduire vers la victoire certaine", a-t-il ajouté.

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 18:48

 

Communiqué Conférence de presse 12 août 2012

Une rentrée sous le signe de l’inquiétude

Aujourd’hui, à la veille de la rentrée sous la contrainte de la Loi 12, nous, mères en colère et solidaires, parents contre la hausse, professeurs contre la hausse et têtes blanches carré rouge, voulons d'une part, apporter notre soutien aux étudiantes et aux étudiants et leur faire savoir notre confiance quant aux choix difficiles auxquels ils et elles sont confrontées. C'est un sentiment de fierté qui nous anime quand on pense au courage et à la détermination dont ils ont fait preuve. D’autre part, nous voulons manifester publiquement nos inquiétudes et notre appréhension quant aux choix des autorités politiques en regard de cette crise et plus particulièrement de la présente rentrée.

Nous ne souhaitons pas être des prophètes de malheur, mais à cause des expériences pénibles vécues le printemps dernier sous le signe de la répression politique et de la violence policière, nous avons de solides raisons de craindre pour l’intégrité physique et morale de nos enfants et petits-enfants.

L’été ne nous a pas fait oublier le mépris et le manque de respect du gouvernement et de son appareil législatif, administratif et policier face au fantastique rafraîchissement que la jeunesse étudiante a su insufflé au concept de la démocratie.

L’été ne nous a pas fait oublier qu'en réponse à leurs aspirations, à leurs revendications légitimes et à leur demande de négociations, ils n’ont reçu de la part des autorités que fin de non-recevoir, brutalité et violence.

Nous continuons à dénoncer le projet de loi 78, devenu la loi 12, comme l’ont fait de nombreuses personnes et organisations dont la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, le Bâtonnier du Québec, un important groupe de juristes ayant même pris la rue, de nombreux enseignants d'ici et de partout dans le monde. Cette loi impose, rappelons-le, des amendes de mille dollars à trente cinq mille dollars pour les personnes et de vingt cinq mille dollars à cent vingt cinq mille dollars pour les organisations. Cette loi est l’inacceptable abus de pouvoir d’un gouvernement qui n’a pas su faire convenablement son travail de négociateur lorsqu’il en était temps, et qui a choisi la force pour imposer ses politiques et tenter de casser l’élan de toute une jeunesse. Les conséquences de cette loi sont lourdes : atteintes à des droits et libertés fondamentales, établissement d’un climat de peur et criminalisation de l’expression démocratique, tant au sein de la population étudiante, que du côté des enseignants et enseignantes et des citoyens et citoyennes qui les appuient.

Le déclenchement d’élections générales pour le 4 septembre, et donc d'une campagne électorale au beau milieu d'une rentrée scolaire difficile ne peut que nous porter à croire que ce gouvernement aux abois l'a fait sciemment dans l'espoir de tirer profit du climat d'instabilité qu'il a lui-même contribué à instaurer.

En cette veille de rentrée, rien n’est réglé, la lutte se poursuit. Quelles formes prendra-t-elle? Nous voulons faire savoir à tous les étudiantes et les étudiants qui ont si formidablement engagé cette lutte que nous sommes fiers et impressionnés par leur intelligence, leur rigueur, leur créativité, leur courage et leurs pratiques profondément démocratiques. Leur énergie nous donne confiance en un avenir qui pourra rompre avec le cynisme de la population à l'égard du politique, avec des orientations économiques et sociales dogmatiques, remettant en question la logique du "travaille, consomme et ferme ta gueule" selon la formule lapidaire reprise à maintes fois lors des manifestations. Nous voulons dire aux étudiants et aux étudiantes : Peu importe les choix que vous ferez, les chemins qu’emprunteront vos actions, nous serons à vos côtés.

Mais dans l'immédiat, nous voulons aussi nous adresser aux élus, à ceux et celles qui occupent des postes de hautes responsabilités pour leur demander de faire preuve de discernement. Dans un État démocratique, la politique de la loi et de l'ordre, l'usage de la force, le recours à la violence et la brutalité devraient être proscrit. Les titulaires de l'autorité doivent faire preuve d'écoute, de respect, démontrer une volonté de négocier de bonne foi dans un contexte où chacun et chacune se sent en sécurité.

Au ministre de la Sécurité publique et responsable de la SQ, Robert Dutil, au maire de Montréal et responsable du SPVM, Gérald Tremblay, nous demandons d’envoyer un message clair aux différentes forces policières. Tout doit être fait pour mettre fin à la répression brutale, à la violence stérile, au matraquage et au gazage de nos enfants et petits enfants. Malgré les discours démagogiques et trompeurs repris par les médias de masse, le carré rouge que nous portons avec eux n'est pas synonyme d'intimidation et de violence (sic) ou de terrorisme (resic). Assurer le respect des droits fondamentaux est également de votre responsabilité. La répression et la violence qui s’exercent sur le mouvement étudiant ne sont pas dignes d’une société qui se prétend démocratique et civilisée. Vous avez le mandat d'assurer la paix sociale et non de semer la discorde et la violence

Yolande James, ministre de la Famille et de l’Enfance : Nous vous avons déjà interpellé pour savoir ce que vous aviez l'intention de faire pour assurer le bien-être de l’ensemble des familles du Québec secouées par l’ampleur des évènements du printemps. Nous attendions de votre part des prises de position et des actions axées sur la conciliation. Qu’avez-vous fait depuis notre rencontre?

Et vous, directions générales des collèges et doyens des facultés, que ferez-vous pour respecter les décisions des assemblées étudiantes, vous cacherez-vous derrière la Loi 12 en faisant appel aux forces de l’ordre comme au printemps dernier? Nous vous demandons d’assurer l’intégrité physique et morale des étudiants qui tentent démocratiquement de participer à l'amélioration du milieu scolaire au Québec et par là à la construction d’un monde meilleur.

Nous désirons aussi nous adresser à l’ensemble de la population du Québec. Au cours des derniers mois, nous avons entendu le meilleur et le pire au sujet de la lutte étudiante. Beaucoup ont tenté de démoniser ce mouvement. Depuis longtemps, au Québec, n’avions-nous eu de débat dans l’espace publique aussi sensible et épidermique soulevant les passions. Au-delà des différences idéologiques, un des impacts majeurs de la lutte du mouvement étudiant aura été de nous secouer dans notre confort et notre indifférence. Leur engagement nous a démontré l’importance et la possibilité de l’implication de toutes et tous dans l’espace public pour revivifier l’exercice d’une démocratie qui ne se résume pas à aller voter aux quatre ans. La vie politique est un espace de paroles, de débats, de prises de positions et d’actions au quotidien sur l’ensemble des questions d’intérêts publics donc, on devrait toutes et tous se sentir concernés. Nous vous invitons donc tous, concitoyens et concitoyennes à appuyer et défendre le mouvement étudiant dans sa lutte pour le respect des droits collectifs et pour une plus grande démocratie. Nous vous invitons à être des témoins actifs.

Mères en colère et solidaires, parents contre la hausse, professeurs contre la hausse, têtes blanches carré rouge

Pour communication : meresencolere@hotmail.com
 

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