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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 13:52

 

 

http://www.plateforme-palestine.org/Il-y-a-besoin-d-une-action-urgente,2674

 

Il y a besoin d’une action urgente pour sauver les grévistes de la faim palestiniens

 

Déclaration commune d’Addameer, association de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l’homme, al Haq, et Médecins pour les Droits de l’Homme Israël

 

Jaffa-Ramallah, 19 juillet 2012 – Addameer, Al Haq et les Médecins pour les Droits de l’Homme-Israël (PHR-IL) réitèrent leur extrême inquiétude quant aux vies des prisonniers palestiniens actuellement en grève de la faim dans les prisons israéliennes, spécialement pour le prisonnier gravement malade Akram Rikhawi qui en est aujourd’hui à son quatre vingt dix neuvième jour de grève de la faim.

 

Selon la femme d’Akram après qu’elle ait parlé à des avocats qui lui ont rendu visite, sa santé continue à se détériorer. Akram est maintenant incapable de bouger sa jambe gauche et sa main gauche et ne peut se déplacer qu’en chaise roulante. Il y a deux jours, Akram a essayé de se mettre debout et est immédiatement tombé par terre et s’est heurté la tête. Il a été emmené à l’Hôpital Assaf Harofeh et ramené ensuite à la clinique médicale de la prison de Ramleh. Il prend actuellement de l’eau, du sel et des vitamines. Akram qui souffre de diabète, d’asthme et d’ostéoporose, demeure en grève de la faim, exigeant sa libération immédiate en raison de son état de santé.

 

Le détenu administratif Samer al-Barq en est aujourd’hui à son cinquante neuvième jour de sa grève de la faim renouvelée, qui suit une grève de la faim précédente de trente jours. Israël continue à refuser de le libérer pour qu’il puisse rentrer chez lui en Cisjordanie.

 

L’avocat de PHR-IL Mohammad Mahagni a rendu visite à Samer ce matin à la clinique médicale de la prison de Ramleh. Samer a rapporté que sa santé s’est gravement détériorée. Il a constaté qu’il y a trois semaines son rythme cardiaque était tombé à trente cinq battements par minute, ce qui est un état alarmant et mettant la vie en danger. Il a alors été transféré à l’Hôpital Assaf Harofeh pendant une nuit, pendant laquelle il était enchaîné par trois de ses membres à son lit d'hôpital. Samer a aussi rapporté que le Service des Prisons Israélien le menace de le soigner ou de le nourrir de force s’il n’interrompt pas sa grève de la faim. Samer souffre actuellement de vertiges, d’une perte de poids drastique, de frissons involontaires et de froid aux jambes, des symptômes qui peuvent indiquer des dommages nerveux périphériques.

 

Hassan Safadi en est aujourd’hui à son vingt neuvième jour de sa grève de la faim renouvelée, qui suit sa grève de la faim de soixante et onze jours pour protester contre sa détention administrative.Selon la famille de Hassan, il a cessé la semaine dernière de boire de l’eau pendant deux jours et a été postérieurement emmené à l’Hôpital Assaf Harofeh en raison de la détérioration rapide de son état de santé. Il est maintenant de retour à la prison de Ramleh en détention en isolement où il attend une audience le 25 juillet. Cette audience peut décider si oui ou non son nouvel ordre de détention administrative est maintenu, étant donné qu’il était inclus dans l’accord pour mettre fin à la grève de la faim de masse des prisonniers palestiniens et qu’il aurait dû être libéré le 21 juin.

 

Bien que la détention administrative soit autorisée par la juridiction internationale sur les Droits de l’Homme, elle ne peut être utilisée que dans des circonstances exceptionnelles, comme elle enfreint les Droits de l’Homme fondamentaux, comprenant le droit à un jugement équitable. En effet, le refus d’un procès équitable constitue une "grave violation" de la Quatrième Convention de Genève.

 

En outre, le Parlement européen a appelé Israël dans une résolution de septembre 2008 à "garantir que les normes minimales de détention soient respectées", à mettre en jugement tous les détenus, (et) à mettre un terme à l’usage des "ordres de détention administrative". Le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies a plusieurs fois déclaré que la détention administrative prolongée a vraisemblablement comme résultat l’exposition des détenus à des risques de "torture, de mauvais traitements et d’autres violations des Droits de l’Homme".

 

Un quatrième gréviste de la faim, Ayman Sharawna, en est aujourd’hui à son dix neuvième jour de grève de la faim. Ayman a été relâché dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers en octobre dernier, seulement pour être ré-arrêté le 31 janvier. Aucune inculpation n’a été enregistrée contre lui. Ayman est actuellement détenu au secret à la prison de Rimon.

 

Un avocat d’Addameer a présenté une requête pour rendre visite aux grévistes de la faim à la clinique médicale de la prison de Ramleh et n’en a pas reçu l’autorisation pour avant le lundi 23 juillet. La visite d’un médecin indépendant est toujours refusée à tous ceux actuellement en grève de la faim. Deux appels seront présentés demain par PHR-IL au Tribunal de District au sujet de la visite de médecins à Akram et Samer.

 

Devant la détérioration supplémentaire de l’état de santé des prisonniers palestiniens qui demeurent en grève de la faim, Addameer, Al-Haq et PHR-IL exhortent la communauté internationale à intervenir immédiatement en leur faveur et exigent un droit de visite sans restriction de médecins indépendants à tous les grévistes de la faim ;

 

Ils exigent le transfert immédiat d’Akram Rikhawi et Samer al-Barq vers un hôpital public, et le transfert de tous les prisonniers en grève de la faim depuis plus de quarante jours vers des hôpitaux publics ;

 

Ils exigent qu’aucun gréviste de la faim ne soit enchaîné pendant son hospitalisation ;

 

Ils exigent que tous les grévistes de la faim – spécialement ceux qui en sont à un stade avancé de leur grève de la faim- soient autorisés à avoir la visite de leur famille, tant qu’ils sont encore lucides ;

 

Ils exigent que tous les renseignements soient donnés aux familles, sur l’état de santé de leurs chers parents, ce qui est de la responsabilité des hôpitaux et de l’équipe médicale en accord avec les normes de l’éthique médicale ;

 

Ils exigent que la libération d’Akram Rikhawi pour des raisons médicales soit garantie ;

 

Ils exigent que Hassan Safadi et Samer al-Barq, avec tous les autres détenus administratifs, soient immédiatement et inconditionnellement libérés ;

 

Ils exigent que le Parlement européen envoie immédiatement une mission parlementaire d’enquête qui comprenne des membres de son Sous-comité sur les Droits de l’Homme pour enquêter sur les conditions de détention des Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 13:42

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/07/17/appel-d-avignon-a-la-solidarite-avec-le-peuple-syrien_833915

 

Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien

 

Mardi 17 Juillet 2012

 

Artistes, universitaires, spectateurs, citoyens, il y a un an déjà, nous lancions d’Avignon un appel à la solidarité avec le peuple syrien levé pour la conquête de ses libertés. Depuis, ses souffrances n’ont fait qu’empirer. En douze mois, le macabre bilan de la répression a presque décuplé. En guerre contre sa propre société, Bachar al-Assad s’est affranchi de toute limite.

 

Chaque jour il lance l’armée et ses milices à l’assaut des foules, fait pilonner des villes, raser des quartiers, martyriser des villages, massacrer des familles en s’acharnant sur les enfants et jeter en prison des centaines d’innocents soumis à la torture. Par dizaines de milliers, les réfugiés cherchent un abri aux portes de la Turquie, du Liban, de la Jordanie et de l’Irak, dont les équilibres sont menacés. Durant ce temps, la communauté internationale a donné le spectacle de sa passivité, malgré les efforts de Paris et autres «amis du peuple syrien».

 

Les résolutions 2042 et 2043 du Conseil de sécurité, dépourvues de contraintes envers le pouvoir, traitent sur un même plan les différentes «parties», comme s’il s’agissait de partager les torts entre des assassins équipés de chars et d’hélicoptères, d’une part, leurs victimes et les déserteurs qui tentent de les défendre avec des moyens de fortune, d’autre part. Conçu sur ces bases, le «plan Annan» a connu l’échec qu’illustre l’impuissance de ses observateurs. Les flatteries envers Moscou, qui cherche à monnayer sa capacité de blocage au prix fort, la complaisance vis-à-vis de Pékin, que l’on sait imperméable aux aspirations démocratiques, l’immixtion dans les négociations de Téhéran, dont le président est le plus fidèle soutien du dictateur, font partie du problème, pas des solutions. Pour faire progresser la «responsabilité de protéger» proclamée par les conventions internationales, il faut exercer une pression accrue sur ces capitales, afin qu’elles réalisent qu’il est temps pour elles de lâcher des dirigeants dont les actes barbares les condamnent devant l’histoire et les mènent à leur perte à plus ou moins brève échéance. La diplomatie retrouvera sa noblesse si, au lieu de courir après l’accord du criminel qu’il s’agit d’empêcher de nuire, elle obtient son départ avant que la région ne bascule dans le chaos.

 

Il s’agit avant tout de défendre les civils. L’escalade militaire ne sera évitée que par une résolution, adoptée sous le chapitre VII de la charte de l’ONU, étendant et durcissant les sanctions économiques afin de ne laisser aucune échappatoire aux membres du clan al Assad, ainsi qu’aux entreprises, banques et institutions servant leurs intérêts. Un tel texte doit imposer un embargo immédiat sur toutes les livraisons d’armes au régime, saisir la Cour pénale internationale pour juger les crimes contre l’humanité, permettre l’ouverture de corridors humanitaires aux frontières, garantir l’accès des secouristes aux villes où se pressent les exilés. Sans attendre son vote et son application, l’Union européenne et la Ligue arabe doivent apporter une aide matérielle et financière aux opposants, qui ont besoin d’outils de communication sûrs et mobiles.

 

Les Syriens appellent au secours. Les citoyens du monde, dont le Festival d’Avignon reflète les espoirs et les rêves, s’impliquent dans le devoir d’assistance à peuple en danger. Ils l’exercent en se mobilisant pour rappeler leurs gouvernements à cette obligation, aussi impérieuse qu’urgente.

 

Premiers signataires : Hortense Archambault et Vincent Baudriller, directeurs du Festival d’Avignon ;  Marcel Bozonnet, ex-administrateur de la Comédie-Française ; Emmanuel Wallon, professeur à Paris Ouest-Nanterre ; Ariane Mnouchkine, directrice du Théâtre du Soleil ; Jack Ralite, ancien ministre ; Jean Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point; Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du Festival d’Avignon

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 17:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lump-critique-lattitude-irresponsable-montebourg-sur-psa-074645761--sector.html

 

La famille Peugeot et l’opposition jugent Montebourg dangereux

 

PARIS (Reuters) - La famille Peugeot et l'opposition jugent dangereuses les attaques d'Arnaud Montebourg contre les dirigeants et actionnaires de PSA Peugeot Citroën, qui a annoncé la suppression de huit mille emplois, mais la stratégie du ministre du Redressement productif semble avoir le soutien de l'exécutif.

 

Fidèle à sa réputation de bretteur, Arnaud Montebourg a vivement mis en cause l'actionnaire principal de PSA.

 

"La famille Peugeot a un certain nombre de choses à nous dire je le crois", a-t-il dit mardi lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée.

 

Il s'est notamment demandé pourquoi il y avait eu "des opérations financières au moment même où Peugeot commençait à voir apparaître ses premières difficultés et notamment le versement de dividendes", a-t-il ajouté.

 

Le ministre a également dit avoir "un vrai problème" avec la stratégie du constructeur et donc de la famille Peugeot, actionnaire principal de PSA, avec 25,4% du capital.

 

Ces critiques ont entraîné une contre-attaque de Thierry Peugeot, président du conseil de surveillance de PSA.

 

Dans une interview parue vendredi dans Le Figaro, il rend le gouvernement responsable de la chute de l'action PSA en Bourse.

 

"Si le cours a chuté autant, c'est que les attaques dont le groupe fait actuellement l'objet ont un effet immédiat sur la perception des actionnaires du groupe", a-t-il dit. "C'est une situation qui est dangereuse. La capitalisation boursière aujourd'hui de deux milliards trois cent millions d'euros est extrêmement faible et n'a rien à voir avec les capitaux propres de l'entreprise."

 

"IRRESPONSABLE"

 

Après l'annonce de huit mille nouvelles suppressions d'emplois en France et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour tenter d'endiguer les pertes financières du constructeur sur fond de chute des ventes en Europe, l'action PSA a chuté de près de 18% en quatre séances. Le titre a rebondi de près 4% mercredi, puis encore de 7,6% jeudi.

 

Selon Thierry Peugeot, qui doit être reçu jeudi prochain par Arnaud Montebourg, cette situation rend le groupe vulnérable à une OPA. "Tout est possible. Il faut agir."

 

"Nous sommes prêts à accepter la critique, mais il y a des limites", a-t-il ajouté dans Le Figaro, rappelant que le groupe ne prévoyait aucun licenciement sec dans son plan.

 

L'opposition de droite estime elle aussi qu'Arnaud Montebourg affaiblit un des fleurons de l'industrie française.

 

"C'est irresponsable ce que fait le gouvernement", a dit sur Europe 1 l'ancien Premier ministre François Fillon.

 

"Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est aux premières loges dans le combat de la mondialisation ?" a-t-il dit. "Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont aux premiers rangs du combat."

 

Le secrétaire général de l'UMP a estimé de son côté que le ministre socialiste mettait en danger des "milliers d'emplois".

 

"Je pense que l'économie française est en train d'avoir un sérieux problème avec Arnaud Montebourg", a dit Jean-François Copé sur RTL. "Je n'ai jamais imaginé qu'un ministre de l'Industrie allait à ce point frapper personnellement (...) l'image des grandes entreprises de notre pays."

 

MONTEBOURG COMME HOLLANDE

 

La stratégie du ministre du Redressement productif semble toutefois validée au plus haut niveau de l'Etat.

 

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, a défendu Arnaud Montebourg contre les attaques selon lui "grotesques" venant de l'ancienne majorité qui aurait voulu mettre les difficultés de PSA "sous le tapis en attendant les élections" présidentielle et législatives du printemps dernier.

 

"Face à ces attaques indignes, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale réaffirme son soutien à la politique menée par le gouvernement et par Arnaud Montebourg pour faire face aux difficultés rencontrées par PSA", dit-il dans un communiqué.

 

"On laisse le gouvernement travailler", dit-on à l'Elysée.

 

François Hollande lui-même a d'ailleurs employé des termes très similaires à ceux tenus par Arnaud Montebourg.

 

"Le plan en l'état n'est pas acceptable, il doit être renégocié", avait déclaré le chef de l'Etat lors d'une interview télévisée le 14 juillet.

 

François Hollande s'en était aussi pris à la stratégie du premier groupe automobile français, dont il a déploré que les annonces faites jeudi aient été retardées volontairement après les élections présidentielle et législatives.

 

"C'est trop facile de dire c'est la faute du coût du travail, il y a eu des choix stratégiques qui n'ont pas été bons (...) il y a aussi des comportements d'actionnaires qui se sont distribué des dividendes, alors qu'il y aurait pu y avoir privilège d'investir plutôt que d'assurer des faveurs à des actionnaires", a-t-il dit.

 

"Moi je considère qu'il y a eu un mensonge, ce plan n'a pas été annoncé alors qu'il était déjà prévu", a-t-il ajouté. 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 17:07

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-bataille-damas-se-poursuit-lonu-paralys%C3%A9e-051638233.html

 

Les forces pro Assad répliquent en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Les forces pro-Assad tentaient de reprendre vendredi les positions tenues par les rebelles dans Damas et aux postes frontaliers aux frontières turque et irakienne, alors que l'Onu a estimé que huit mille cinq cent à trente mille syriens se seraient réfugiés au Liban ces deux derniers jours.

 

Au lendemain du veto de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité sur un projet de résolution occidental qui menaçait le régime de Bachar al Assad de sanctions, les déclarations de l'ambassadeur de Russie à Paris sur un retrait du pouvoir du président syrien ont semé la confusion.

 

Le chef d'Etat syrien n'a pas fait de déclaration depuis l'attentat qui a frappé mercredi matin au coeur de l'appareil sécuritaire de son régime. On ignore s'il était présent vendredi aux funérailles à Damas de trois hauts responsables qui ont péri dans cette attaque.

 

La télévision officielle syrienne a indiqué que les funérailles du général Assef Chaoukat, vice-ministre de la Défense et beau-frère d'Assad, du ministre de la Défense, Dawoud Rajha et du général Hassan Tourkmani, ancien ministre de la Défense et haut responsable militaire, avaient eu lieu vendredi dans la capitale syrienne.

 

Quelques heures plus tard, le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé à l'unanimité une prolongation de trente jours du mandat des observateurs de l'ONU en Syrie, qui expirait dans la nuit de vendredi à samedi, mais cette extension de leur présence pourrait être la dernière.

 

Sur le terrain, après seize mois de soulèvement et des milliers de morts, le sixième jour de "la bataille de Damas" lancée par les insurgés a fait au moins trois nouveaux morts dans la capitale, victimes de tirs d'hélicoptères de combat de l'armée, qui ont mitraillé le quartier de Saida Zeinab, dans le sud-est de la capitale syrienne.

 

Des rebelles auraient incendié des casernes utilisées par les "chabiha", les miliciens pro-Assad et par l'armée après deux jours de siège, selon un témoin.

 

UN PREMIER JOUR DE RAMADAN SOUS LE SIGNE DE LA PEUR

 

La télévision d'Etat a annoncé de son côté que les forces syriennes avaient libéré le quartier central de Midane "des mercenaires et des terroristes".

 

Des activistes de l'opposition et des sources au sein de l'Armée syrienne libre (ASL) ont confirmé leur retrait, tout en soulignant que ce n'était qu'un mouvement stratégique.

 

Pour la population damascène, la situation est d'autant plus difficile à vivre que la température dépasse les quarante degrés centigrades et que de nombreux quartiers de la ville sont privés d'électricité, alors que débutait vendredi le ramadan.

 

"Nous ne savons même pas où se trouvent les membres de notre famille. Dans ces conditions, il ne peut pas y avoir de ramadan", regrette Ghassan, un homme d'affaires de 52 ans.

 

Autre signe de détérioration des conditions de vie, les banques seraient à court de liquidités. La capitale ressemblait à une ville fantôme dans le centre, de nombreux magasins restant fermés.

 

Lors de ces dernières vingt quatre heures, les rebelles ont pris deux postes-frontières à la frontière turque et un à la frontière irakienne.

 

Vendredi, l'armée irakienne a fermé le poste-frontière d'Abou Kamal/Kaïm, a constaté un photographe de Reuters. Après les affrontements de la nuit passée, le poste frontalier semblait calme, à l'inverse de celui de Bab al Haoua, à la frontière turque, que les troupes pro-gouvernementales tentent de reprendre.

 

POURSUITE DE LA MISNUS

 

Sur le plan humanitaire, la situation des réfugiés a empiré ces derniers jours.

 

"On nous a rapporté, ce que nous essayons de vérifier, que des milliers de Syriens ont passé la frontière libanaise cette nuit et hier", a déclaré Melissa Fleming, porte-parole du HCR.

 

"Les gens continuent d'arriver en Turquie. Les gens continuent d'arriver en Jordanie. Les gens continuent d'affluer au Liban et de plus en plus en Irak."

 

Sur le plan diplomatique, le Conseil de sécurité a donné son feu vert à une prolongation de trente jours de la Mission de surveillance de l'ONU en Syrie (Misnus), composée de trois cent observateurs militaires non armés et de cent civils.

 

Elle a été constituée en avril pour veiller au respect du cessez-le-feu théorique qu'avait obtenu l'émissaire international Kofi Annan. Mais la trêve n'a pas tenu et les observateurs ont suspendu l'essentiel de leurs opérations à la mi-juin en raison de la détérioration de la sécurité.

 

Jeudi, la Russie et la Chine avaient opposé leur veto au Conseil de sécurité de l'Onu à un projet de résolution occidental menaçant le régime syrien de sanctions en cas de non-respect du plan de paix de l'émissaire Kofi Annan.

 

C'est dans ce contexte que les propos de l'ambassadeur de Russie en France ont semé le trouble. Dans la matinée, Alexander Orlov expliquait sur RFI que le président syrien avait accepté le communiqué final du Groupe d'action sur la Syrie réuni le 30 juin à Genève, qui prévoit, a-t-il rappelé, "une transition vers un régime plus démocratique".

 

"C'est-à-dire qu’il accepte de partir mais partir d'une façon civilisée", ajoutait le diplomate.

 

L'ambassade a rectifié le tir, déclarant que les propos de l'ambassadeur avaient été "sortis de leur contexte". Le ministère syrien de l'Information a catégoriquement démenti.

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 16:53

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-espagnols-d%C3%A9filent-en-masse-contre-laust%C3%A9rit%C3%A9-060035428.html

 

Les espagnols défilent en masse contre l’austérité

 

MADRID (Reuters) - Des centaines de milliers d'Espagnols ont manifesté jeudi soir contre la politique d'austérité du gouvernement de centre-droit de Mariano Rajoy, à l'issue d'une semaine de rassemblements dans le pays touché de plein fouet par la crise.

 

Des foules monstres ont défilé à Madrid et Barcelone, arborant des drapeaux ornés de ciseaux en référence aux coupes budgétaires.

 

Dans la capitale, des pompiers ont battu le pavé avec des casques et des tee-shirts affichant le slogan "pompiers menacés de disparition". Des policiers et des membres de la Guardia civil ont également rallié le défilé.

 

"Nous devons faire du bruit, car ils (les hommes politiques) se moquent de nous et de tous les gens qui travaillent", explique Iria, 34 ans.

 

Cette manifestation coïncide avec le vote de soixante cinq milliards d'euros d'économies jusqu'à la fin 2014 qui s'est tenu jeudi au Congrès.

 

Pour de nombreux espagnols, ces coupes budgétaires drastiques vont précipiter le pays un peu plus dans la crise.

 

"C'est du suicide. Ces coupes de soixante cinq milliards ne vont pas permettre de réduire le déficit et vont au contraire ruiner un peu plus l'économie. Des centaines de milliers d'emplois vont être détruits", a déclaré le leader de la Commission ouvrière, Ignacio Fernandez Toxo lors d'une conférence de presse à Madrid avant la manifestation.

 

Parmi les mesures décidées par le gouvernement pour combattre le déficit figurent une hausse de la TVA, de 18% à 21% ou la suppression d'une prime pour les fonctionnaires.

 

Environ un Espagnol sur quatre est actuellement au chômage.

 

En septembre les syndicats ont prévu une grève dans la fonction publique. Une grève générale est prévue en Navarre et au Pays basque le 26 juillet.

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 17:14

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-chef-du-hamas-rencontre-le-pr%C3%A9sident-%C3%A9gyptien-162226062.html

 

Le chef du Hamas rencontre le président égyptien Mohamed Morsi

 

LE CAIRE (Reuters) - Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a rencontré jeudi le nouveau président égyptien, Mohamed Morsi.

 

Le dirigeant du Hamas, dont c'était le premier déplacement en Egypte depuis l'avènement de Mohamed Morsi, a salué l'élection de ce dernier comme le début d'une "nouvelle ère" pour l'Egypte et les Palestiniens.

 

Khaled Mechaal et Mohamed Morsi ont discuté pendant près de deux heures, évoquant les moyens de s'assurer que la bande de Gaza, qui borde l'Egypte, ait accès au gaz et au pétrole dont elle a besoin en dépit du blocus israélien sur son territoire.

 

"Nous venons d'entrer dans une nouvelle ère de relations entre la Palestine et l'Egypte, la grande soeur et le chef de file des nations arabes", a déclaré Khaled Mechaal à l'issue de la réunion. "Nous sommes heureux de ce que nous avons entendu de la part du président Mohamed Morsi et de sa vision pour faire face à tous ces problèmes", a-t-il ajouté.

 

La fondation du Hamas, mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza, a été inspirée par la confrérie des Frères musulmans, le plus vieux et le plus établi des mouvements islamistes égyptiens, dont est issu Mohamed Morsi.

 

Mais le mouvement palestinien, qui a pris le contrôle de Gaza en 2007, agit désormais en toute indépendance en raison de sa localisation et du conflit qui l'oppose à Israël.

 

Il est considéré par les Occidentaux comme un groupe terroriste à cause de son refus de reconnaître l'Etat hébreu et de renoncer à la violence.

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 17:03

 

http://www.fr.news.yahoo.com/rixes-au-tribunal-du-caire-%C3%A0-propos-l%C3%A9quilibre-121123074.html

 

Rixes au tribunal du Caire, l’arrêt sur la constituante différé

 

LE CAIRE (Reuters) - Des bagarres ont éclaté mardi dans la salle d'audience du tribunal administratif du Caire, retardant une décision que les juges devaient rendre sur la légitimité de l'assemblée constituante.

 

Dépassés par les événements, les juges ont suspendu la séance et se sont repliés dans une autre salle. En fin d'après-midi, rien n'avait filtré de leurs débats.

 

La décision de la Cour est susceptible d'influer sur l'équilibre des pouvoirs entre l'armée et le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans.

 

Le tribunal peut décider de dissoudre l'assemblée chargée de rédiger la nouvelle Constitution, où la branche politique des Frères, le Parti liberté et justice (PJD), dispose d'une présence relativement importante, avec seize membres sur cent.

 

La justice doit également se prononcer sur une demande de dissolution de la chambre haute du parlement, dominée par les Frères, et une autre qui conteste la manière dont le Conseil suprême des forces armées (CSFA) s'est arrogé l'essentiel des pouvoirs législatifs, peu avant l'annonce de la victoire de Mohamed Morsi.

 

La Cour a déjà annulé le 10 juillet la convocation de la chambre basse demandée peu après son élection par Mohamed Morsi, qui était allé à l'encontre de la dissolution ordonnée par la même juridiction, il y a un mois, et rendue effective par le CSFA.

 

Des centaines de partisans de Mohamed Morsi sont venus manifester dans la salle d'audience contre ce qu'ils présentent comme une instrumentalisation des institutions judiciaires, exercée par l'armée pour asseoir son pouvoir.

 

"Je n'ai jamais vu nulle part une salle d'audience comme cela", a affirmé un avocat, Khaled Fouad. "Il n'y aucun moyen pour nous de travailler. Est-ce que vous appelez cela de la justice ?"

 

Abdel Salam al Naggar, un juge du tribunal, est finalement intervenu pour suspendre la séance en attendant que l'atmosphère se calme. "Votre présence ici n'intimidera pas la Cour", a-t-il lancé à la foule. "Ce tribunal a toujours tiré sa fierté du fait que ses audiences étaient ouvertes au public", a-t-il dit un peu plus tard. "Que se passe-t-il dans cette salle d'audience ? Un tel terrorisme est-t-il approprié ?", a-t-il poursuivi.

 

TRANSITION CHAOTIQUE

 

Ces incidents illustrent le regain de tensions en Egypte depuis la proclamation de l'élection de Mohamed Morsi à la présidence et la lutte de pouvoir qui l'oppose aux militaires du CSFA, qui assuraient l'intérim depuis la chute d'Hosni Moubarak en février 2011.

 

"Tout le monde devrait savoir que le complot contre le parlement se soldera par un échec, comme le complot contre l'assemblée constituante et la Constitution, et contre le président lui-même", a déclaré Essam al Erian, un des hauts responsables du PJD, cité par le quotidien al Ahram.

 

Les partisans des Frères musulmans accusent le conseil militaire de vouloir priver la fonction présidentielle de ses prérogatives.

 

En dépit de sa victoire au second tour de la présidentielle, Mohamed Morsi, qui a prêté serment le 30 juin, n'a toujours pas formé de gouvernement et ne peut s'appuyer sur un parlement opérationnel ni même sur une constitution.

 

Les juges ont démenti être sous l'influence des militaires, et l'opinion égyptienne est divisée, comme l'a illustré un échange particulièrement vif dans la salle d'audience.

 

"À bas, à bas le pouvoir militaire", scandaient des partisans des Frères, ce qui a échauffé l'atmosphère entre avocats, manifestants et simples spectateurs qui se bousculaient mutuellement.

 

"À bas, à bas le pouvoir du Guide suprême", leur a répliqué une femme visant Mohamed Badie, le leader de la confrérie islamiste.

 

"Ce n'est pas de la justice. Je tiens Morsi personnellement responsable de ce chaos", a déploré un avocat, Nabil Gabriel.

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 16:47

 

http://www.fr.news.yahoo.com/deux-g%C3%A9n%C3%A9raux-syriens-transfuges-seraient-arriv%C3%A9s-en-turquie-093151933.html

 

Deux généraux syriens transfuges seraient arrivés en Turquie

 

ANKARA (Reuters) - Deux généraux de l'armée syrienne faisaient partie du groupe de six cent réfugiés syriens qui ont fui leur pays pour la Turquie dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé mercredi un responsable turc.

 

Ces nouvelles défections portent à vingt le nombre de généraux syriens qui ont trouvé refuge en Turquie, dont un à la retraite.

 

Le responsable turc, qui n'a pas confirmé si d'autres officiers avaient fait défection au cours des dernières vingt quatre heures, a précisé qu'un certain nombre de soldats de rang inférieur accompagnaient habituellement les généraux transfuges.

 

La Turquie abrite au total quarante trois mille deux cent réfugiés syriens.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:59

 

http://www.fr.news.yahoo.com/paris-promet-son-aide-pour-retrouver-largent-vol%C3%A9-194153637.html

 

Paris promet son aide pour retrouver l’argent « volé » par Ben Ali

 

PARIS (Reuters) - La France apportera son aide technique afin d'aider la Tunisie à retrouver l'argent qu'il lui aurait été "volé" par l'ancien président Zine ben Ali, a promis mardi François Hollande à son homologue tunisien en visite à Paris.

 

Déposé lors du "printemps arabe", Zine ben Ali a fait savoir lundi par son avocat qu'il était prêt à restituer à son pays tous les avoirs se trouvant sur ses comptes bancaires en Suisse, d'un montant total estimé à plus de huit millions d'euros.

 

"J'ai été très surpris par la proposition de Ben Ali de nous rétrocéder une partie (de sa fortune) car nous voulons le tout. Nous estimons que ce que cet homme et sa famille ont volé se chiffre en milliards de dollars", a déclaré le président tunisien Moncef Marzouki, lors d'une conférence de presse à l'Elysée.

 

Avant de s'enfuir en Arabie saoudite, le 14 janvier 2011, après plusieurs semaines de révolte populaire, Ben Ali et sa famille ont disséminé à l'étranger de nombreux capitaux que le gouvernement tunisien cherche maintenant à récupérer.

 

Se félicitant que Zine ben Ali ne dispose "d'aucune complicité en France", le président de la jeune démocratie a fait appel à l'aide des "détectives financiers" français.

 

"Ce que nous avons demandé à nos amis français, c'est qu'ils puissent nous aider avec leur technicité à repérer la façon dont cet argent s'est évaporé", a-t-il encore expliqué, une demande entendue par François Hollande.

 

"Sur la question de la technicité, nous mettrons tout en oeuvre pour qu'il y ait effectivement tous les moyens qui soient mis à disposition de la Tunisie pour retrouver l'argent qui a été capté, volé", a répondu le président français.

 

"Les dictateurs, en tout cas celui-là, n'a pas mis ses économies dans les banques françaises avec son nom et sur des dépôts rémunérés", a-t-il expliqué.

 

"Nous avons quelques millions d'euros sur lesquels nous pouvons agir et pour le reste nous mettrons toutes les compétences qui sont grandes chez nous pour que nous puissions aider la Tunisie à retrouver ce dont elle a été privée."

 

En mai, le ministre tunisien de la Justice avait confié à Reuters qu'il s'attendait à remettre d'abord la main sur les avoirs placés en Suisse et au Liban.

 

Le Liban a ainsi dit qu'il allait renvoyer environ trente cinq millions d'euros appartenant à Leïla Trabelsi, l'épouse du président déchu. Il y a un an, la Suisse a annoncé avoir trouvé cinquante millions d'euros liés à Ben Ali et gelé le compte correspondant.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:48

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-la-defection-du-general-manaf-tlass-est-elle-la-cle-de-la-crise_1139429.html#xtor=AL-447


 

La défection du général Manaf Tlass est elle la clé de la crise ?

 

Par Dominique Lagarde

 

Mardi 17 Juillet 2012

 

Le général Manaf Tlass, le plus haut gradé syrien ayant fait défection à ce jour, confirme sa présence à Paris, ce mardi. Alors que le pays s’enfonce dans la guerre civile, le geste de ce proche du président Bachar al Assad peut il favoriser la recherche d’une solution négociée ?

 

Longtemps, il a fait partie du premier cercle. La défection, le 6 juillet dernier, du général Manaf Tlass est assurément un coup dur pour Damas. L'officier, qui commandait une unité d'élite de l'armée régulière syrienne, était certes en disgrâce depuis plusieurs mois. Mais Manaf Tlass, la cinquantaine, ami intime du chef de l’Etat syrien, n'est pas un haut gradé tout à fait comme les autres. Fils de Mustapha Tlass, qui fut le compagnon d'armes du président Hafez al Assad, le père de Bachar, il est issu d'une famille qui a lié son destin depuis plus d'un demi-siècle au clan Assad et servi sans faillir de caution sunnite à un régime dominé par la minorité alaouite. 

 

Tout commence en 1952. C'est cette année-là que Mustafa Tlass et Hafez el-Assad, qui viennent d'intégrer comme cadets l'académie militaire de Homs, se lient d'amitié. Les deux jeunes gens sont d'extraction modeste, et l'un comme l'autre attirés par les idées nationalistes arabes, qui ont alors le vent en poupe dans cette partie du monde. Dix-huit ans plus tard, Hafez el-Assad prend le pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat. Mustafa Tlass devient alors ministre de la Défense, un poste qu'il conservera jusqu'en 2004.  

 

Il a grandi avec Bachar al Assad

 

Leurs enfants grandissent ensemble. Manaf, qui a choisi comme Bassel, le fils aîné de Hafez, la carrière des armes, est d'abord très proche de ce dernier, dauphin désigné, jusqu'à son décès dans un accident de voiture en 1994. Après la disparition de Bassel, Manaf se lie avec Bachar, qu'il est chargé de "coacher" lorsque celui-ci retrouve le sérail damascène après plusieurs années passées à Londres. Les Tlass encaissent aussi leur part de dividendes: l'homme d'affaires de la famille, Firas Tlass, fils aîné de Mustafa, obtient le monopole des fournitures à l'armée, de la nourriture au matériel informatique, en passant par les uniformes. 

 

Grosses cylindrées, vacances sur la Côte d'Azur, vêtements de marque, restaurants branchés, boîtes à la mode: la dictature est un formidable ascenseur social. Les rejetons de la nomenklatura vivent une jeunesse dorée. La plupart d'entre eux choisissent leurs épouses dans la haute bourgeoisie sunnite, qui est depuis toujours l'élite du pays. Elles sont modernes, cultivées, parlent le français et l'anglais, prennent l'avion pour aller faire leur shopping à Londres ou à Paris. C'est sur cette "jeune garde" que s'appuiera Bachar al Assad au début de son règne pour moderniser sans démocratiser. 

 

Les Tlass fréquentent aussi assidûment les bords de la Seine. Dans les années 1980, le général Mustafa Tlass soutient même une thèse à la Sorbonne. Sa fille Nahed, qui a épousé le marchand d'armes saoudien Akram Ojjeh (d'origine syrienne), devient après son veuvage une figure du tout-Paris. Ses dîners mondains lui permettent de côtoyer tous les cercles du pouvoir. Grands patrons, hommes politiques, intellectuels en vue... Dans les années 1990, elle est la maîtresse de Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères. Elle sera ensuite, pendant quatre ans, la compagne du journaliste Franz Olivier Giesbert, à l'époque directeur du Figaro et aujourd'hui patron du Point.  

 

Des désaccords à l’exil

 

Entre la famille Tlass et le clan Assad, les premiers craquements remontent au printemps 2011. S'il participe à la répression du soulèvement de Douma en avril 2011, le général Manaf Tlass est, dès le début, de ceux qui plaident pour une politique de réformes, afin de donner des gages à l'opposition et de faire baisser la tension. Mais cette tendance va être rapidement balayée par les tenants du tout-sécuritaire emmenés notamment par Maher al Assad, frère cadet du chef de l'Etat, qui commande la garde prétorienne du régime, et son cousin Rami Makhlouf.  

 

Manaf aurait ensuite tenté à plusieurs reprises, en vain, de jouer les bons offices entre les protestataires et le régime, d'abord à Deraa, dans le sud, puis à Rastan, la ville du centre de la Syrie dont la famille Tlass est originaire. En février, il refuse de prendre la tête de l'unité chargée de l'offensive contre le quartier de Baba Amr, à Homs. Il est alors écarté et placé sous surveillance. Il troque son uniforme pour des vêtements civils, se laisse pousser les cheveux et trompe son ennui en jouant aux cartes jusqu'à l'aube dans sa villa damascène.  

 

La famille se prépare à l'exil. Au mois de février, Firas, le frère aîné de Manaf, élit domicile à Dubai, d'où il continue à surveiller ses affaires tout en critiquant régulièrement sur sa page Facebook le régime syrien. En juin, dès la fin de l'année scolaire, Tala, l'épouse de Manaf, s'installe à Paris avec les quatre enfants du couple dans un confortable pied-à-terre acquis deux ans auparavant, boulevard Saint-Germain. Mustafa, le père, dont les séjours parisiens sont de plus en plus fréquents depuis le printemps, quitte le 2 juillet la capitale syrienne pour Chypre, où il doit participer à un tournoi de bridge. Il est rejoint sur place par sa fille, Nahed Ojjeh. Deux jours plus tard, ils regagnent ensemble Paris à bord d'un jet privé.  

 

Manaf, lui, aurait quitté la Syrie par la route dans la nuit du 3 au 4 juillet. De là, il a rejoint, le 6 juillet, dans la plus grande discrétion, sa famille à Paris, où il aurait aussi retrouvé son frère Firas. [Il confirme ce mardi sa présence dans la capitale française.] 

 

Son profil rassure les russes

 

Quel rôle peut-il jouer? Firas Tlass d'abord, après son installation à Dubai, puis Manaf se sont rapprochés au cours des derniers mois d'une fraction de l'opposition syrienne, celle du dissident "historique" Michel Kilo. Ce dernier rejette toute intervention militaire extérieure et milite depuis le début de la crise pour la constitution d'un gouvernement de transition composé de personnalités acceptables de l'ancien régime et de représentants de l'opposition. Or cette idée a été reprise, tout récemment, dans le plan de règlement de l'émissaire de l'ONU, Kofi Annan, adopté le 30 juin à Genève par les cinq grandes puissances.  

 

Sans évoquer explicitement le départ de Bachar al Assad, ce texte – jusqu’ici le seul que Moscou ait accepté d’entériner - prévoit le transfert du "pouvoir exécutif" à une autorité de transition "composée par consentement mutuel". La défection de Manaf Tlass s'inscrit très probablement dans ce scénario. Militaire, fils d'un ancien ministre de la Défense que les Russes ont longtemps pratiqué, il a un profil plutôt rassurant pour ces derniers, en dépit de son manque d'envergure politique.  

 

Le 9 juillet, dans une conférence de presse donnée à Moscou, Michel Kilo, après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, évoquait publiquement le rôle que pourrait jouer Manaf Tlass dans un gouvernement intérimaire. Trois jours plus tard, Firas Tlass prenait position dans un entretien au quotidien saoudien Al Shark Al Awsat en faveur d'un règlement négocié avec le régime. Il affirmait être en contact avec son cousin Abderazzak Tlass, qui commande à Homs une unité de l'Armée syrienne libre, et précisait qu'une quarantaine d'officiers membres de la famille Tlass avaient fait défection.  

 

Il est cependant peu probable que ces tractations débouchent sur un accord : ni les rebelles ni les brigades de défense du régime ne semblent prêts à laisser les couteaux aux vestiaires. 

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