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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 19:22

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/14/le-secret-le-mieux-garde-de-l-affaire-de-tarnac_1790316_3232.html

 

« Le secret le mieux gardé de l’affaire de Tarnac

 

Par Giorgio Agamben, philosophe, et Yildune Lévy, mise en examen dans l’affaire de Tarnac

 

C’est en février 2011 que parut la première brève sur le sujet : « ce fut longtemps le secret le mieux gardé de l’ « affaire de Tarnac » : un agent britannique, infiltré au cœur des mouvements alter mondialistes et environnementalistes européens, a joué un rôle important dans cette enquête » (L’Express). La nouvelle est longtemps restée sans suite, orpheline. Les scandales ne s’importent pas comme n’importe quelle autre marchandise.

 

Leur naissance doit trop à la conformation morale du pays où ils éclatent. "L'affaire Mark Kennedy", en Angleterre, a nourri les tabloïds et les émissions à sensation pendant des mois. Elle a conduit à la dissolution de l'unité "d'élite" des services secrets pour laquelle il travaillait, au déclenchement d'une kyrielle d'enquêtes sur les méthodes d'infiltration de la police anglaise, à la démission d'un procureur, au non-lieu de toutes les procédures impliquant de près ou de loin Mark Kennedy, et même à l'annulation de jugements déjà rendus.

 

Mais le fond du scandale était éthique : il tenait à l'incompatibilité du stupre et du lucre avec l'ethos puritain anglais. Peut-on, dans le cadre de son travail d’officier de renseignement, coucher avec des dizaines de charmantes jeunes anarchistes ? Est-il permis de dépenser plus de deux millions d'euros, sept ans durant, pour financer les soirées techno, les beuveries, les vacances, les montres-espions à sept mille euros d'un James Bond piercé et tatoué de l'anarchie, et tout ça pour un peu d'information sur les activités des écologistes radicaux, des antifascistes, des militants anti globalisation ? La sensibilité nationale répondait sans hésitation "non" à ces questions superflues. D'où l'ampleur et la durée du scandale. En Allemagne, où l'on est, semble-t-il, d'abord soucieux des procédures et du sol national, l'affaire Mark Kennedy porta plutôt sur la légalité ou non de l'usage d'un agent étranger sur le territoire allemand.

 

On peut dresser de l'affaire de Tarnac plusieurs généalogies également scandaleuses, et presque également barbouzardes, mais la plus significative politiquement est celle qui part de Mark Kennedy : car c'est elle qui en dit le plus long sur les arcanes de notre temps. Mark Kennedy travaillait officiellement pour la National Public Order Intelligence Unit, un service de renseignement britannique créé en 1999 afin de combattre le retour de la contestation écologiste et anti globalisation au Royaume Uni.

 

Le déploiement massif d'agents infiltrés dans ces mouvements traduit "sur le terrain" le lancement d'une nouvelle doctrine policière qui se nomme en anglais "intelligence-led policing" et en français, sous licence d'importation déposée par Alain Bauer et Xavier Raufer, le "décèlement précoce". C'est dans les années 2000 que le Royaume-Uni s'attache, au travers de sa présidence de l’Union européenne, à la diffuser et à la faire adopter par ses partenaires européens, ce en quoi les autorités britanniques ont réussi, comme elles s'en flattent publiquement, car, avec la doctrine, c'est un ensemble de services, de techniques et d'informations qui pourront être échangés et vendus aux partenaires en question.

 

Des "informations" sorties de l'imagination fertile de Mark Kennedy, par exemple. La nouvelle doctrine dit ceci : l'engagement politique, dès qu'il dépasse le cadre inoffensif de la manifestation ou de l'interpellation des "dirigeants", sort du cadre démocratique pour entrer dans le domaine criminel, dans le "pré terrorisme". Ceux qui sont susceptibles de sortir de ce cadre sont repérables à l'avance. Plutôt que d’attendre qu'ils commettent un crime, comme occuper une centrale à charbon ou bloquer un sommet européen ou un G8, il suffit de les arrêter dès qu'ils en forment le projet, quitte à susciter soi-même le projet.

 

Les techniques de surveillance humaine comme l'électronique à disposition doivent être suffisamment étendues, sophistiquées et partagées. Et comme ces techniques "préventives" ne sont elles-mêmes guère compatibles avec l'ordre réputé démocratique, il faut s’organiser en marge de celui-ci. C'est d'ailleurs en toute franchise ce que répondit le chef du BKA allemand (équivalent local de la direction centrale du renseignement intérieur, DCRI) lorsqu'une commission d'enquête parlementaire s'avisa de l’interroger sur l'affaire Kennedy : "Contre les euro-anarchistes, contre ceux qui s'organisent conspirativement et internationalement, nous devons nous organiser tout aussi conspirativement et tout aussi internationalement." "Il faut agir en partisan partout où il y a des partisans", disait Napoléon dans une formule que Carl Schmitt se plaisait tant à citer.

 

Il ne fait aucun doute que le début des ennuis pour les gens de Tarnac vient d'informations, fabriquées pour certaines, volontairement gonflées pour d'autres, émanant de Mark Kennedy : il fallait bien qu'il justifie son salaire, et ses employeurs, leurs crédits. Des réseaux franco-britanniques de l'ombre auront assuré leur transmission discrète à la DCRI, qui s'est trouvée ainsi piégée, elle, bien plus que ceux de Tarnac. Telle est donc la véritable signification, et le véritable skandalon, de l'affaire de Tarnac. Ce qui se cache sous l'apparence d'un fiasco judiciaire français, c'est la constitution d'une conspiration policière mondiale revendiquée dont Mark Kennedy, officiellement actif dans onze pays, de l’Europe aux Etats-Unis en passant par l'Islande, n'est à ce jour que le plus fameux pion.

 

Comme toujours, la prose policière ne contient de vérité qu'à condition de l’inverser terme à terme : lorsque la police dit : "Les euro-anarchistes sont en train de tisser un réseau pré-terroriste européen pour attaquer les institutions", il faut évidemment lire : "Nous, policiers, sommes en train de doubler les institutions par une vaste organisation européenne informelle afin d’attaquer les mouvements qui nous échappent." Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a déclaré à Rome que, face aux "processus de radicalisation dans de nombreux pays", il importait d’accentuer la coopération au sein d'Interpol contre les "formes de violence provenant de l'ultra gauche, de mouvements anarchistes ou d'autonomes".

 

Or ce qui se passe en ce moment en Europe, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Italie, au Royaume-Uni, ce n'est pas que surgissent ex nihilo des groupes radicaux venus menacer la quiétude de la « population », mais que les peuples eux-mêmes se radicalisent devant l'évident scandale qu'est l'ordre présent des choses. Le seul tort de ceux qui, comme les gens de Tarnac, sont issus du mouvement anti globalisation et de la lutte contre la dévastation du monde, c'est d’avoir formé un signe avant-coureur d'une prise de conscience désormais générale.

 

Au train où vont les choses, il se pourrait bien qu'un jour le refus de l'identification biométrique, aux frontières comme dans la vie, devienne une pratique diffuse. Ce qui constitue la plus lourde menace sur la vie des gens, ce ne sont pas de chimériques "groupes terroristes", mais l'organisation effective de la souveraineté policière à l'échelle mondiale, et ses coups tordus. L'Histoire nous rappelle que les intrigues de l'Okhrana, la police secrète russe, n'ont guère porté bonheur au régime tsariste. "Il n'est pas de force au monde qui puisse endiguer le flot révolutionnaire quand il monte, et toutes les polices du monde, quels que soient leur machiavélisme, leurs sciences et leurs crimes, sont à peu près impuissantes", notait l'écrivain Victor Serge. Il délivrait aussi ce conseil dans Ce que tout révolutionnaire doit savoir sur la répression, en 1926 : "Si l'accusation se base sur un faux, ne pas s'en indigner : la laisser plutôt s’enferrer avant de la réduire à néant."

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:31

 

http://www.relaxepourles15.rezisti.org

 

Non à la répression

 

Relaxe pour les quinze postiers des Hauts de Seine

 

Pendant plusieurs semaines, un mouvement social a touché la Poste dans les Hauts de Seine au cours du printemps 2010.

 

En cause, la réorganisation de l'activité de distribution du courrier et le projet « facteur d'avenir » qui met en place des restrictions de personnels, des réductions de tournées, une nouvelle dégradation du service rendu aux usagers avec, entre autre la suppression du principe « un facteur, une tournée » et des conditions de travail aggravées.

 

Les 12, 13 et 14 décembre 2012 aura lieu le procès en appel des quinze syndicalistes des Hauts de Seine (treize militants de SUD et deux militants de la CGT). On leur reproche d’avoir séquestré le directeur du service des ressources humaines de la DOTC lors de ce conflit. Pour ces mêmes motifs deux représentants départementaux de SUD Poste des Hauts de Seine ont été sanctionnés par la Poste avec douze mois d’exclusion de fonction pour Bertrand Lucas et vingt quatre mois d’exclusion de fonction pour Yann Le Merrer. Toujours pour ce même motif la Poste avait demandé le licenciement de Gaël Quirante, également représentant départemental de SUD Poste des Hauts de Seine, licenciement qui a été refusé à la fois par l’inspecteur du travail et le ministre du travail de l’époque.

 

On aurait pu penser que La Poste aurait fait le choix du dialogue après la signature d’un protocole de fin de conflit et les décisions de l’inspection du travail et du ministre du travail qui refusaient la thèse de la séquestration. Mais le choix de La Poste a été de continuer de criminaliser l’action syndicale en traînant ces quinze syndicalistes devant les tribunaux.

 

Nous exigeons que les sanctions et poursuites engagées soient abandonnées et la relaxe des quinze postiers des Hauts-de-Seine.

 

Les signataires expriment leur solidarité avec les syndicalistes sanctionnés ainsi que tous les salariés sanctionnés pour fait syndical à la Poste et dans d'autres entreprises et demandent que soit votée une loi d´amnistie pour les militants des mouvements sociaux.

 

Premiers signataires

 

CGT FAPT Hauts de Seine, FSU Hauts de Seine, SUD Activités Postales Hauts de Seine, Solidaires Hauts de Seine, PCF Hauts de Seine, NPA Hauts de Seine

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:14

 

http://www.petitions24.net/pour_la_liberte_de_manifester_sans_risquer_un_an_de_prison_ferme

 

Pour la liberté de manifester sans risquer un an de prison ferme

 

Depuis la dernière manifestation concernant les plans d'austérités dans laquelle Grégory Pasqueille a été arrêté Dimanche 30 Septembre 2012 lors de la fin de la manifestation qui s'est finie sur la Place d'Italie à Paris, Grégory Pasqueille est déjà passé une première fois en procès Lundi 19 Novembre 2012 devant la vingt neuvième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris à 9 heures pour les faits suivants qui lui sont reprochés : "rébellion en récidive".

 

Grégory Pasqueille était en effet sur cette manifestation à laquelle il s'est présenté en étant masqué, il s'est mis à appliquer les principes de la désobéissance civile sans plus.

 

Il est en effet passé devant la vingt neuvième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris une première fois Lundi 19 Novembre 2012, date à laquelle il a été convoqué et qui, pour cause de non apparition du procès verbal des gendarmes en ce qui concerne l'arrestation et surtout les faits de rébellion en récidive dans son dossier, le procureur de la république (représentant de l'Etat) demandait au juge de renvoyer le dossier à une autre date.

 

Ni les gendarmes qui ont arrêté ce jeune homme ni leur avocat n'étaient présents lors de ce procès, le procès verbal concernant les faits reprochés à Grégory Pasqueille n'apparaît en aucun cas, mais aussi dans le dossier du juge un procès verbal apparaît mais pas au nom de Grégory Pasqueille.

 

Un renvoi a donc été demandé par le procureur et accepté par le juge, nous invitons donc toutes et tous ceux qui veulent à se présenter Lundi 11 Février 2013 devant la vingt neuvième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris à 9 heures et, pour ceux et celles qui ne le peuvent pas, au moins à faire tourner et signer cette pétition pour la demande de relaxe et pour l’arrêt immédiat de toutes les poursuites contre Grégory Pasqueille

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 17:46

 

Nouvelle intervention policière à Notre Dame des Landes

 

NANTES (Reuters) - Environ cinq cent gendarmes sont intervenus vendredi pour évacuer les opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, qui avaient réoccupé des terrains du site à la faveur d'une importante manifestation le week-end dernier.

 

Des heurts ont éclaté en fin de matinée entre les forces de l'ordre, qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes et à des grenades assourdissantes - à une partie des opposants au projet.

 

Le préfet a justifié cette opération pour "empêcher la reconstitution d'un camp retranché", alors qu'une demi-douzaine de bâtisses faites de matériaux de récupération était en cours d'installation dans la forêt de Rohanne, à proximité du lieu de la

"manifestation de réoccupation" de samedi dernier.

 

Les opposants appellent à un blocage du pont de Cheviré, l'un des deux principaux ponts qui enjambent la Loire à Nantes.

 

"L'opération qui est menée ce matin, avec un déploiement massif des forces de l'ordre, vise à évacuer trois sites qui sont occupés illégalement", a déclaré sur RTL le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

 

"Il y a intention de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public et d'empêcher l'installation d'un camp qui pourrait servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux", a-t-il ajouté.

 

Les opposants au projet d'aéroport avaient appelé à des rassemblements vendredi matin à proximité de la zone d'aménagement différé (ZAD) du futur aéroport, qui est bouclée.

 

LES ÉCOLOGISTES PROTESTENT

 

Dans une interview à Paris Match, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a réaffirmé cette semaine que l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont la construction est contestée par les écologistes et le Parti de Gauche, se ferait.

 

"Notre-Dame-des-Landes est un projet d'intérêt général et pas un projet personnel", a dit l'ancien maire de Nantes.

 

Dans un communiqué, Europe Ecologie-Les Verts a déploré l'ampleur de l'intervention des forces de l'ordre "face à quelques centaines de militants et d'agriculteurs".

 

"EELV déplore cette triste vision du dialogue avec les citoyens, prenant le risque de l'affrontement et illustrant une conception pour le moins étonnante de la "force du droit" où il y a plus de force que de droit", a déclaré le porte-parole national de la formation, Jean-Philippe Magnen.

 

Le député européen écologiste José Bové a dénoncé "l'acharnement des pouvoirs publics" dans cette affaire.

 

"Je pense qu'il y a de manière très claire, d'un côté la force de l'Etat et d'un autre la légitimité de ceux qui disent qu'il faut un autre projet de développement. Ce que demandent les agriculteurs et les élus de Notre-Dame-des-Landes, c'est la possibilité d'avoir un débat", a-t-il déclaré sur RTL.

 

"Je pense qu'il est légitime de résister et d'occuper les lieux de manière pacifique. C'est un acte que je soutiens."

 

Pierre-Henry Brandet lui a répondu qu'il ne s'agissait pas d'une manifestation et d'une opposition pacifiques.

 

"Vingt-cinq policiers et gendarmes blessés depuis un mois, ce n'est pas ce qu'on appelle une opposition pacifique. Et la stricte force nécessaire sera employée pour faire respecter les décisions de justice et la loi et évacuer ces sites occupés illégalement."

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 20:58

 

http://www.fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8ML2IP20121121?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true

 

FMI et BCE se séparent sans accord

 

BERLIN/ATHENES, Mercredi 21 Novembre 2012  (Reuters) - Les bailleurs de fonds internationaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une aide d'urgence à la Grèce et feront une nouvelle tentative lundi prochain, mais l'Allemagne signale que des points de désaccords significatifs subsistent.

 

Les représentants de la "troïka" des créanciers d'Athènes se sont séparés mercredi matin sans avoir trouvé d'accord sur les moyens à mettre en oeuvre pour ramener le ratio d'endettement grec à cent vingt pour cent de son produit intérieur brut (PIB).

 

Après près de douze heures de négociations, ils ont dû se résoudre à prévoir une nouvelle réunion, la troisième du mois, lundi prochain, afin d'obtenir le consensus nécessaire au versement d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce.

 

Plusieurs responsables européens ont minimisé cet échec, notant que les différends étaient d'ordre technique et que l'accord serait conclu lors de leur prochaine réunion du 26 novembre.

 

"Il n'y a pas de désaccord politique majeur", a affirmé à l'issue de la réunion Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro.

 

Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, a appuyé ces propos sur Europe 1 : "Nous sommes à un cheveu d'un accord, je suis très confiant que nous y parviendrons lundi".

 

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble a dit son optimisme dans la capacité de la Grèce à trouver les moyens de couvrir ses besoins de financement, par exemple en l'autorisant à racheter sa propre dette avec une décote, en puisant sur les revenus dégagés par la Banque centrale européenne (BCE) de ses achats de dette grecque et en abaissant les taux .

 

"Des mesures supplémentaires sont nécessaires et nous avons eu des discussions intensives à ce sujet avec le Fonds monétaire international. Nous sommes d'accord pour l'essentiel que le déficit sera résorbé, qu'il y aura un programme de rachat de la dette grecque sur le marché", a-t-il dit à la presse.

 

"IL Y A DES CHANCES"

 

Mais il dit à des parlementaires conservateurs que les bailleurs de fonds étaient en désaccord sur la manière de définir la soutenabilité de la dette et de combler les besoins de financement de la Grèce.

 

Les gouvernements européens souhaitent donner à la Grèce deux années de plus - jusqu'en 2022 - pour ramener sa dette à cent vingt pour cent du PIB, le niveau jugé soutenable, mais le FMI s'y oppose.

 

Les Européens, menés par l'Allemagne, refusent d'effacer une partie de la dette. Les deux options faciliteraient le respect des objectifs fixés à Athènes dans le cadre du sauvetage.

 

Angela Merkel a déclaré mercredi que la meilleure solution serait d'associer une baisse des taux d'intérêts, à un report des échéances de la dette de quinze à trente ans et à un renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) auquel l'Allemagne contribuerait, selon un participant.

 

"Je crois qu'il y a des chances, ce n'est pas certain, mais il y a des chances, d'aboutir à une solution lundi", a-t-elle dit devant le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand.

 

Athènes a besoin de la nouvelle tranche de trente et un milliards d'euros d'aide pour assurer le service de sa dette, avec une prochaine échéance importante qui tombe mi-décembre.

 

Selon un document rédigé en vue du sommet et consulté par Reuters, ramener la dette grecque à cent vingt pour cent du PIB d'ici 2020 supposerait que les pays de la zone euro acceptent de passer en perte une partie de leurs prêts à Athènes, ce que refusent l'Allemagne et d'autres membres de la zone euro.

 

L'Allemagne et les autres Etats membres de l'Union européenne soulignent qu'un effacement d'une partie de la dette serait illégal et la BCE, créancier important du pays, refuse de subir une "décote" sur ses créances sur la Grèce.

 

DÉTERMINATION

 

"(Une décote) aurait trois conséquences que nous jugeons mauvaises", a déclaré Norbert Barthle, député membre du parti d'Angela Merkel de l'union chrétienne démocrate (CDU) sur une radio allemande.

 

"D'abord, cela coûterait de l'argent. Ensuite, cela enverrait un signal désastreux à l'Irlande, au Portugal voire à l'Espagne, qui se demanderaient immédiatement pourquoi eux doivent accepter de mettre sur pied de difficiles mesures (d'austérité)(...) et cela aurait des conséquences sur la règle budgétaire."

 

"Une décote sur la dette est peut-être la solution la plus confortable et la plus facile pour le pays en difficulté (...) mais notre objectif doit être de combattre l'endettement", a-t-il insisté.

 

Parmi les mesures envisagées pour réduire la dette grecque dans les délais les plus courts figure un plan qui permettrait à la Grèce de racheter des obligations à prix réduit par rapport à leur valeur nominale, auprès de créanciers privés.

 

Selon l'une des propositions évoquées par des responsables et par le document préparatoire, environ dix milliards d'euros de dettes pourraient être rachetés à un taux entre 0,30 et 0,35 euro pour chaque euro de dette détenu.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:52

 

Les rebelles syriens s’emparent d’une base militaire

 

AMMAN (Reuters) - Les rebelles syriens ont annoncé jeudi la prise d'une base de l'artillerie des forces gouvernementales dans la province orientale de Daïr az Zour, région stratégique frontalière de l'Irak.

 

"Après vingt jours et quarante quatre martyrs, la base militaire de Maïadine est tombée à 8 heures 30. Tout le secteur rural qui va de la frontière irakienne, le long de l'Euphrate, à la ville de Daïr az Zour est désormais aux mains des insurgés", a déclaré Abou Laïla, membre du Conseil révolutionnaire militaire de la province, interrogé par Reuters.

 

Un autre membre de l'opposition en contact avec les rebelles a confirmé la prise, "au terme d'un long siège", de cette base située à quarante deux kilomètres au sud-est de Daïr az Zour.

 

La semaine dernière, les insurgés s'étaient emparés d'un aéroport militaire situé à quatre vingt kilomètres au sud-est de la frontière irakienne. Ils ont en outre multiplié récemment les opérations contre des bases du centre et du nord de la Syrie, ce qui témoigne de leurs progrès en termes de capacités opérationnelles.

 

Aucune localité importante n'est toutefois tombée entre leurs mains et leurs positions restent fragiles tant que l'armée syrienne possède la maîtrise du ciel. Les efforts déployés pour unifier leur commandement n'ont par ailleurs donné que peu de résultats.

 

Les forces gouvernementales disposent encore de trois bases militaires dans la province de Daïr az Zour, selon le cheikh Nawaf al Bachir, un dignitaire tribal de la région. Les rebelles contrôlent quant à eux la route principale entre le chef lieu de la province et le poste frontière d'al Boukamal, a-t-il ajouté.

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:41

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/226328-abbas-f%C3%A9licite-le-chef-du-gouvernement-hamas-%C3%A0-gaza-pour-sa-victoire

 

Abbas félicite le chef du gouvernement du Hamas à Gaza pour sa victoire

 

IRIB. Le président palestinien Mahmoud Abbas a félicité jeudi le chef du gouvernement du Hamas à Gaza Ismaïl Haniyeh pour sa victoire après la conclusion d’un cessez le feu avec Israël, a annoncé le bureau d’Ismaïl Haniyeh dans un communiqué.

 

Lors d'une conversation téléphonique, le président Abou Mazen (le surnom de Mahmoud Abbas, NDLR) a félicité Ismaïl Haniyeh du Hamas pour sa victoire et exprimé sa sympathie aux martyrs, précise le communiqué. L'agence de presse palestinienne Wafa, basée à Ramallah (Cisjordanie) a précisé que Mahmoud Abbas a reçu un appel téléphonique du frère Haniyeh qui l'a informé de la situation à Gaza après le cessez-le-feu.

 

Le président a salué la détermination (palestinienne) face à l'agression et a souligné l'importance de parvenir à un cessez-le-feu et épargner les ravages de la guerre, a précisé l'agence.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 20:59

 

http://petition.lesinrocks.com/devoirdinsolence

 

Contre le racisme

 

Devoir d’insolence

 

Soutien à Saïd Bouamama et à Saïdou de ZEP

 

Le rappeur Saïdou du groupe ZEP (Zone d’expression populaire) et le sociologue et militant Saïd Bouamama ont été mis en examen pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » sur une plainte de l’AGRIF, un groupe d’extrême droite nostalgique de l’Algérie française. En cause, un ouvrage et une chanson du même nom, Nique la France, qui assènent en refrain :

 

« Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes. »

 

Comme des millions de gens à travers le globe ces dernières années, les deux auteurs ont attaqué le colonialisme et le système capitaliste et impérialiste. Comme beaucoup d’entre nous, ils dénoncent une idéologie toujours très en vogue : le racisme, sous ses formes les plus courantes mais aussi les plus décomplexées. Comme de nombreux habitants des quartiers populaires, ils ont crié leur colère contre les inégalités, les discriminations et la justice à double vitesse.

 

S’inscrivant dans une longue tradition pamphlétaire des artistes engagés en France contre l’État français, du « nation de porcs et de chiens » d’André Breton au « le temps que j’baise ma Marseillaise » de Léo Ferré en passant par le « je conchie l’armée française » d’Aragon ou le « votre République, moi j’la tringle » de Renaud, Saïdou et Saïd Bouamama ont choisi d’assumer leur « devoir d’insolence » afin d’interpeller et de faire entendre des opinions qui ont peu droit de cité au sein des grands canaux de diffusion médiatique.

 

Mais voilà, cela dépasse, choque et insupporte qu’une telle parole puisse être portée, d’autant plus quand elle l’est par ceux qui subissent en premier lieu les politiques racistes et antisociales. Lorsque des Noirs ou des Arabes font le choix de sortir de l’invisibilité et du mutisme afin de décrire la réalité telle qu’elle est – violente, inégale et destructrice – la droite extrême, l’extrême droite ou encore l’État s’emploient à tenter de convaincre l’opinion publique de l’illégitimité de ces discours.

 

NTM, Sniper, Ministère Amër, La Rumeur, Youssoupha ou Houria Bouteldja sont autant de rappeurs et militants attaqués ces dernières années pour des paroles jugées trop irrévérencieuses. Pourtant, tous n’ont fait que porter publiquement l’expression populaire du rejet des discriminations et de la stigmatisation des quartiers populaires, des Noirs, arabes et musulmans.

 

En signant cette pétition, nous exigeons que les poursuites contre Saïdou et Saïd Bouamama soient abandonnées. D’accord ou pas d’accord avec les propos et les formulations incriminés, nous défendons leur droit de les tenir. L’extrême droite veut interdire le droit de chanter la révolte, imposons le droit de l’exprimer sans entraves.

 

Comité de soutien Devoir d’insolence

 

Premiers signataires

 

La Rumeur, Zebda, Mathieu Kassovitz, La Compagnie Jolie Môme, Siné, Raphaël Confiant, Pascal Blanchard, Eric Fassin, Laurent Lévy, Pierre Tévanian, Christine Delphy, Elie Domota, Olivier Besancenot, Houria Bouteldja, Eva Joly, Noël Mamère, Sergio Coronado, Hervé Poly, Xavier Mathieu, Clémentine Autain, Garcin Malsa, René Vautier, Mogniss Abdallah, Etienne Balibar, François Burgat, Pierre Cours Salies, Statis Kouvélakis, Olivier Lecour Grandmaison, José Luis Moraguès, Enzo Traverso, Annick Coupé, Youssef Boussoumah, Ismahane Chouder, Sadri Khiari, Fahima Laïdoudi, Danièle Obono, Annie Pourre, Luc Reinette, Omar Slaouti, Mireille Fanon Mendès France, Frédéric Sarkis, Djamila Sonzogni, Omar Alsoumi, Tarek Ben Hiba, Leila Chaibi, Eric Coquerel, Nabil Ennasri, Susan Georges, Gustave Massiah, Christine Poupin,

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 20:28

 

Libération pour l’activiste Abdallah et appel du parquet

 

PARIS (Reuters) - Un tribunal d'application de peines de Paris a accepté mercredi la libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, condamné à perpétuité et emprisonné depuis 28 ans pour des assassinats, mais le parquet a aussitôt fait appel, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Cet appel suspensif maintient l'ex-chef des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL) en détention dans l'attention de l'examen de son cas, qui peut prendre plusieurs mois, a-t-on précisé au cabinet du procureur.

 

Emprisonné depuis 1984, Georges Ibrahim Abdallah, libanais, a été condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans l'assassinat de trois diplomates en France, malgré des menaces d'attentats et les réquisitions de l'avocat général qui avait demandé une peine de dix ans de réclusion.

 

Alors que la défense estime que sa démarche est politique, le parquet avance un risque de "récidive" du condamné pour justifier son opposition à sa sortie de prison. Il souligne que l'homme n'a pas indemnisé ses victimes et continue de revendiquer ses actions.

 

Considéré comme proche du régime iranien, il avait été reconnu coupable dans les dossiers des assassinats de l'Américain Charles Robert Ray et de l'Israélien Yacov Barsimantov en 1982 et de la tentative d'assassinat du consul américain à Strasbourg Robert Onan Homme en 1984.

 

La vague d'attentats de 1985 et 1986 à Paris, que l'Iran était soupçonné d'avoir inspirée et qui avait fait treize morts, avait pour but officiel de faire libérer Georges Ibrahim Abdallah et deux autres personnes, le Libanais Anis Naccache et l'Arménien Varoujian Garabedjian.

 

En novembre 2003, Georges Ibrahim Abdallah avait déjà obtenu une décision de libération conditionnelle en première instance, annulée en appel.

 

L'ambassadeur des Etats-Unis en France a dit "regretter" la décision du tribunal et espère qu'elle sera annulée.

 

"Je regrette la décision prise aujourd'hui par le tribunal d'application des peines d'accorder la liberté conditionnelle au terroriste reconnu coupable, Georges Ibrahim Abdallah", écrit Charles Rivkin dans un communiqué.

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 20:17

 

Accord de cessez le feu entre le Hamas et Israël

 

LE CAIRE/GAZA/JERUSALEM (Reuters) - Un accord de cessez-le-feu a été conclu mercredi entre Israël et les Palestiniens de la bande de Gaza après huit jours de bombardements et de tirs de roquettes qui ont fait plus de cent quarante morts côté palestinien et cinq côté israélien.

 

Avec à ses côtés la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Mohamed Amr, a annoncé au Caire que la trêve entrerait en vigueur ce mercredi à 19 heures GMT.

 

"Les efforts menés ont abouti à un accord de cessez-le-feu afin de rétablir le calme et de mettre fin à l'effusion de sang", a dit Mohamed Amr.

 

De source égyptienne, on précise que l'accord prévoit la fin des "assassinats" ciblés et des "incursions" israéliennes dans la bande de Gaza. La liberté de mouvement des Palestiniens devrait également être facilitée.

 

Hillary Clinton, pour sa part, a remercié le président Mohamed Morsi pour ses efforts de médiation.

 

Elle a ajouté que le nouveau gouvernement égyptien avait fait preuve dans cette crise de responsabilité et d'esprit de décision.

 

Les services du Premier ministre israélien ont fait savoir que Benjamin Netanyahu, lors d'un entretien téléphonique avec le président américain Barack Obama, avait dit sa volonté de laisser une chance à ce cessez-le-feu, tout en n'excluant pas de nouvelles actions si la trêve n'était pas respectée.

 

Tsahal avait lancé le 14 novembre son opération "Pilier de défense" en affirmant vouloir mettre fin aux tirs de roquettes sur son territoire. Au premier jour des raids, le chef de la branche armée du Hamas avait été tué par une "frappe ciblée".

 

De source israélienne, on précise que si l'Etat hébreu a bien accepté une trêve, il ne lèvera cependant pas le blocus de la bande de Gaza.

 

Mercredi matin, sept heures environ avant l'annonce de la trêve, une bombe avait explosé dans un bus à Tel Aviv, faisant quinze blessés.

 

ATTENTAT À TEL AVIV

 

Avant de se rendre au Caire, Hillary Clinton avait rencontré le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem puis le président de l'Autorité palestinienne à Ramallah, en Cisjordanie, et de nouveau Netanyahu.

 

Alors que se poursuivaient les contacts diplomatiques, les forces israéliennes ont continué dans la journée leurs raids sur la bande de Gaza, menant une centaine de frappes qui ont fait selon les secours palestiniens dix morts, dont un petit garçon de deux ans.

 

De leur côté, les militants de Gaza ont tiré mercredi une trentaine de roquettes sur Israël, sans faire de victimes. Le système anti aérien "Dôme de fer" a intercepté quatorze de ces roquettes, a dit la police israélienne.

 

Depuis le début de l'opération "Pilier de défense", Tsahal a mené plus de mille cinq cent attaques contre la bande de Gaza, faisant cent quarante six morts, en majorité des civils, parmi lesquels trente six enfants.

 

Les islamistes de Gaza ont tiré près de mille quatre cent roquettes en direction de l'Etat hébreu, tuant cinq Israéliens, quatre civils et un militaire.

 

L'attentat à la bombe à Tel Aviv s'est produit à bord d'un bus qui circulait dans une rue longeant des bâtiments du ministère de la Défense.

 

A l'annonce de cet attentat, des tirs de joie ont éclaté à Gaza et des pâtisseries ont été distribuées à l'hôpital Al Chifa où affluent depuis une semaine les victimes des raids israéliens.

 

Le porte-parole du Hamas, Abou Zouhri, a salué l'attentat à la bombe sans pour autant revendiquer l'attaque. "Le Hamas bénit l'attaque à Tel Aviv et y voit une réponse naturelle aux massacres israéliens (...) à Gaza", a-t-il dit à Reuters.

 

Signe d'un risque de contagion du conflit en Cisjordanie, des affrontements avaient opposé dans la journée de jeunes manifestants palestiniens, certains brandissant des drapeaux du Hamas, à des soldats israéliens près de Ramallah, de Naplouse et d'Hébron. Deux palestiniens avaient été blessés par balles aux jambes.

 

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