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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:55

 

http://www.atlantico.fr/pepites/amnistie-sociale-senat-vote-loi-174-voix-contre-171-653567.html

 

Le sénat vote la loi d’amnistie sociale par 174 voix contre 171

 

Le Sénat a voté mercredi une proposition de loi communiste d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux.

 

Alors que les plans sociaux se multiplient en France, le Sénat a voté mercredi une proposition de loi communiste d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux. Si les groupes PS, CRC (communiste), EELV et RDSE ont voté pour, l'UMP et l'UDI-UC (centriste) se sont quant à eux prononcé contre, le texte étant ainsi adopté de justesse par 174 voix contre 171.

 

Une manifestation avait notamment été organisée par le Front De Gauche (PCF et Parti de Gauche) devant le Sénat pour appuyer ce texte. Le numéro un du PCF et sénateur Pierre Laurent a ainsi déclaré que cette loi « est un acte de justice, de réparation qui va être entendu par les salariés qui veulent faire valoir leur droit à l'expression syndicale sans avoir la peur au ventre ».

 

Quant à la ministre de la Justice Christiane Taubira, elle a expliqué qu’ « il s'agit, ici, de faire oeuvre de justice ».

 

Le MEDEF est loin d'être du même avis. La présidente de l'organisation patronale Laurence Parisot a ainsi qualifié le texte après son vote au Sénat d’ « appel au cassage », ajoutant sur BFM TV que « ceci est extrêmement grave, très choquant. Je ne comprends pas le signal que la majorité du Sénat veut donner ainsi à la fois au dialogue social, parce que c'est un signal en faveur de l'antagonisme, en faveur du conflit, c'est un appel à encourager la destruction et le cassage ».

 

Si les centristes ont voté contre le texte, ils étaient néanmoins quelque peu plus mesurés dans leurs propos. François Zocchetto (UDI-UC) a ainsi évoqué une « proposition inopportune, dangereuse », donnant un « signal de mauvais augure à tous les manifestants professionnels ».

 

Quant aux socialistes, bien qu'ils aient voté pour la loi, ils l'avaient auparavant largement amendée. Sont ainsi amnistiées les infractions, commises entre le premier janvier 2007 et le premier février 2013, passibles de cinq ans d'emprisonnement au plus quand le texte d'origine prévoyait notamment l'amnistie pour les faits commis avant le 6 mai 2012 et concernait les infractions passibles de dix ans de prison. Les faits commis à l'occasion de conflits du travail, d'activités syndicales de salariés et d'agents publics, y compris lors de manifestations sont également concernés par la loi alors que le texte d'origine prévoyait une application élargie aux professions libérales et exploitants agricoles.

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:02

 

Grillo repousse Bersani, les écologistes disent non à la droite

 

ROME (Reuters) - Les parlementaires du Mouvement Cinq Etoiles (MCE), arrivé en troisième position aux élections en Italie, n'accorderont leur confiance à aucun gouvernement formé par les partis politiques traditionnels.

 

Beppe Grillo, chef de file du MCE, a cependant pris soin de souligner mercredi que les élus de son mouvement pourraient soutenir au cas par cas des mesures conformes à leur programme électoral.

 

Le chef de file du Parti Démocrate, Pier Luigi Bersani, dont l'alliance de centre gauche a obtenu le plus grand nombre de sièges sans parvenir à remporter la majorité dans aucune des deux chambres du Parlement, a fait des avances mesurées en direction du MCE, dont la percée spectaculaire relève surtout du vote de protestation.

 

Le mouvement de Beppe Grillo, qui dénonce la politique d'austérité d'inspiration européenne et la classe politique, est devenu le premier parti d'Italie à la faveur des scrutins de dimanche et lundi.

 

Il est toutefois arrivé de peu derrière les coalitions de centre gauche et de centre droit, qui ne disposent ni l'une ni l'autre d'une majorité au parlement.

 

Sur son blog, l'ancien humoriste, dont les troupes tiennent la clé de l'équilibre au parlement, a claqué la porte au nez de Pier Luigi Bersani et l'a abreuvé d'injures, tout comme d'autres dirigeants du centre gauche.

 

Il a notamment accusé le chef de file du PD de faire des propositions "indécentes" à son mouvement anti-système.

 

Beppe Grillo traite ainsi le dirigeant du centre gauche de "mort vivant doué de la parole" et de "harceleur politique" et lui reproche de ne pas avoir démissionné au lendemain du scrutin pour, affirme-t-il, sa piètre performance électorale.

 

L'"ARROGANCE" DE BERSANI

 

Aucune formation n'a obtenu suffisamment de sièges pour gouverner à l'issue d'une consultation qui a plongé le pays dans l'incertitude politique et fait dévisser un moment les marchés financiers inquiets de la menace d'une nouvelle crise dans la zone euro.

 

"Le MCE n'accordera aucun vote de confiance au PD (Parti Démocrate) ni à personne d'autre. Il votera en faveur des lois qui reflètent son programme", écrit Beppe Grillo.

 

Ce dernier rappelle une série de remarques hostiles au MCE faites par le dirigeant du PD pendant la campagne électorale et observe sur son blog : "Et il a l'arrogance de quémander notre soutien".

 

Lors de ses avances faites mardi, Pier Luigi Bersani avait énuméré une série de mesures conformes pour la plupart au programme de la formation de Beppe Grillo.

 

Il avait toutefois ajouté que toute formation soutenant un gouvernement de centre gauche devrait voter la confiance au parlement, une mesure nécessaire pour l'investiture de tout nouveau gouvernement en Italie.

 

Le dirigeant du PD s'est pour sa part contenté de répondre aux injures de Beppe Grillo en invitant ce dernier à se rendre dans la nouvelle assemblée pour "assumer ses responsabilités".

 

Par ailleurs, Nichi Vendola, chef de file du SEL (Gauche, Ecologie, Liberté, allié au PD), a exclu toute alliance de gouvernement avec le centre droit de Silvio Berlusconi.

 

"Non à une grande coalition", a-t-il dit à l'issue d'une rencontre avec Pier Luigi Bersani.

 

Dans un communiqué, le chef de file de la petite formation écologiste dit espérer que Beppe Grillo ne veut pas lui non plus d'un "governissimo" (gouvernement de grande coalition).

 

Nichi Vendola appelle en revanche à un gouvernement susceptible de "créer un électro choc" dans le pays.

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:47

 

Pluie d’hommages après la mort de Stéphane Hessel

 

PARIS (Reuters) - Stéphane Hessel, l'auteur en 2010 du manifeste « indignez-vous », dont l'immense succès mondial a inspiré les jeunes « indignés » occidentaux en rupture avec le système établi, est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 95 ans.

 

Son décès a provoqué une vive émotion au sein de la classe politique qui a multiplié les réactions. Cinq députés socialistes ont écrit à François Hollande pour lui demander l'organisation d'un hommage national.

 

Sept personnalités, dont Eva Joly, eurodéputée écologiste, et Julien Bayou, co fondateur de Génération Précaire, ont lancé une pétition pour appeler le chef de l'Etat à faire entrer l'ancien résistant au Panthéon.

 

« Le parcours de Stéphane Hessel fait en effet de lui un grand républicain, bien au delà des clivages partisans », expliquent-elles sur le site internet du quotidien Libération.

 

Quelque deux cent personnes se sont rassemblées mercredi soir devant les marches de l'opéra Bastille, à Paris, pour rendre hommage à l'intellectuel français à l'appel notamment du mouvement « les désobéissants ».

 

« Ce matin j'étais bouleversée, comme si j'avais perdu mon père », a dit à Reuters une militante. « Il a ouvert la voie et maintenant il nous passe le flambeau ».

 

Le court pamphlet de Stéphane Hessel, prônant, soixante-cinq ans après, les valeurs du Conseil National de la Résistance à l'occupation nazie, s'est vendu à quatre millions cinq cent mille exemplaires à travers le monde, dont deux millions en langue française.

 

Cet ancien résistant et diplomate, engagé à gauche, avait soutenu François Hollande lors de la dernière campagne présidentielle.

 

« Sa capacité d'indignation était sans limite, sauf celle de sa propre vie. Au moment où celle-ci s'achève, il nous laisse une leçon, celle de ne se résigner à aucune injustice », écrit François Hollande dans un communiqué.

 

Dans son opuscule de trente deux pages, vendu trois euros, l'auteur appelait à une « insurrection pacifique » qui, en ces temps de crise, a provoqué une déferlante mondiale et mêmes des élites du printemps arabe se sont référées à l'ouvrage.

 

Il dénonçait notamment l'écart croissant entre les très riches et les très pauvres, le traitement fait aux sans-papiers et aux immigrés, ainsi que la dictature des marchés financiers.

 

Ses prises de position pro-palestiniennes lui ont valu des critiques acerbes d'une partie de la communauté juive l'accusant d'être antisémite.

 

Le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) a fait entendre mercredi une voix discordante en dénonçant la « mise au pavois de Stéphane Hessel », qui « fut avant tout un maître à ne pas penser ».

 

« Son grand âge, son sourire, son apparente ingénuité, son indignation focalisée et ses poèmes surannés évoquaient un monde angélique, mais pavaient la route, certainement sans qu'il le voulût lui-même, aux véritables criminels tapis derrière l'enfer des bonnes intentions », écrit son président Richard Prasquier.

 

"LAISSONS DU TEMPS À FRANCOIS HOLLANDE"

 

Né en 1917 à Berlin, dans une famille d'origine juive convertie au luthéranisme, Stéphane Hessel a été naturalisé français à l'âge de vingt ans. Engagé dans la résistance, il fut arrêté par la gestapo en 1941 et déporté au camp de Buchenwald.

 

Il avait entamé une carrière diplomatique à la libération comme détaché au secrétariat général de l'ONU (1946-1951) puis participé, au côté de René Cassin, à l'élaboration de la déclaration universelle des droits de l'homme.

 

Stéphane Hessel avait ensuite occupé plusieurs postes de conseiller, notamment au cabinet de Mendès-France (1954-1955) ou, plus tard, au ministère de la coopération, où il avait tenté sans succès de faire libérer Françoise Claustre, otage au Tchad.

 

Il avait créé la surprise en présentant une motion au dernier congrès du parti socialiste en octobre, obtenant 11,9% des suffrages, et récemment confié sur Europe 1 qu'il fallait se montrer "patient" avec François Hollande.

 

« Ne jugeons pas François Hollande sur les trois premiers mois. Il a dit des choses justes, il fait déjà un certain nombre de choses essentielles, utiles, qui vont dans le sens de ses engagements. Laissons-lui le temps », disait-il.

 

LA MORT ATTENDUE AVEC « GOURMANDISE »

 

Il y a un an, sur RTL, Stéphane Hessel disait attendre la mort « avec beaucoup de gourmandise ».

 

De nombreuses personnalités socialistes ou de la gauche du parti socialiste ont rendu hommage à cet éternel indigné.

 

Valérie Trierweiler, la compagne du chef de l'Etat, a salué sur son compte Twitter « la vie exceptionnelle de Stéphane Hessel » avant d'expliquer sur RTL qu'il vivait mal le succès d’ « indignez-vous ».

 

« Je veux saluer le combattant des droits de l'homme, l'un des artisans de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et le militant de la cause des plus démunis, l'homme infatigable dont la capacité d'indignation n'a jamais été altérée », a déclaré le premier ministre Jean-Marc Ayrault.

 

Pour Martine Aubry, ancienne dirigeante du parti socialiste, « c'était une voix qui réveille, qui bouscule, qui réchauffe. Une voix qui nous manquera terriblement ».

 

« Le succès mondial de son livre « indignez-vous » notamment parmi la jeunesse l'avait propulsé au devant de la planète entière, suscitant une irruption démocratique bienvenue », déclare Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste français.

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 20:02

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/02/24/espagne-la-famille-royale-touche-le-fond_884260

 

La famille royale touche le fond

 

Dimanche 24 Février 2013

 

Les détournements d’argent public dont a bénéficié le gendre du roi viennent fragiliser une institution jusqu’ici épargnée. Alors même que l’exécutif est englué dans une affaire de corruption.

 

Par François Musseau, correspondant de Libération à Madrid

 

« Non, le roi ne va pas abdiquer » : cette phrase, le numéro deux du gouvernement conservateur, Soraya Sáenz de Santamaría, l’a martelée à trois reprises avec tant de force que, paradoxalement, le doute a pénétré les esprits. Avant d’ajouter : « La monarchie a rendu de grands services à la nation en faveur de la stabilité et de la démocratie, et nous ne laisserons pas son image se salir ». L’exécutif espagnol, embourbé dans une récession qui ne cesse d’empirer, vit aussi une crise de légitimité tous azimuts : non seulement il est mis en cause dans une affaire de corruption éclaboussant tous les dirigeants du parti au pouvoir, dont le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, mais il doit venir au secours de la monarchie, une institution en perte de vitesse depuis un an, qui, ces jours ci, vit ses heures les plus noires, car elle est soupçonnée d’être partie prenante, ou complice, de fraudes. Longtemps facteur de cohésion nationale, la maison royale inspire désormais de la méfiance auprès d’une majorité d’espagnols, au même titre que les partis, les syndicats ou la magistrature.

 

Samedi, le gendre du roi, Iñaki Urdangarin, impliqué dans un scandale de détournement de fonds publics, a eu beau mettre hors de cause le restant de la Casa Real, la suspicion n’a jamais été aussi palpable : elle touche désormais un conseiller royal, l’infante Cristina et Juan Carlos lui-même.

 

Aura. Affaibli aussi bien physiquement (quatre passages sur le billard depuis 2012 pour des ennuis de hanche) que moralement (depuis ses parties de chasse clandestines au Botswana au printemps dernier), le chef de l’Etat a perdu l’aura d’honorabilité dont il a toujours été nimbé depuis la mort de Franco. « En pleine crise, alors que l’on dénombre plus de six millions de chômeurs, l’accumulation d’erreurs et de fautes de la monarchie, institution longtemps exemplaire, est devenue insupportable pour les gens », dit le commentateur Jesus Marana.

 

« Ses frasques africaines, l’opacité de la Maison royale, les irrégularités de son gendre qui aujourd’hui l’éclaboussent. C’en est trop». Au point que, la semaine dernière, le leader socialiste catalan, Pere Navarro, a réclamé l’abdication du roi. Du jamais vu : jusqu’alors, ce genre de requête ne dépassait pas le cercle des indépendantistes basques ou catalans.

 

Les ennuis de la monarchie sont liés à l’ancienne star de handball et gendre préféré du roi, Iñaki Urdangarin, l’époux de l’infante Cristina. L’été denier, le juge José Castro a obtenu la preuve qu’entre 2003 et 2008, celui-ci et son associé Diego Torres ont détourné au moins dix millions d’euros (fausses factures, budgets gonflés) versés par des gouvernements régionaux à Nóos, sa fondation à but soi-disant non lucratif. Au moins, jusqu’alors, les activités délictueuses du « gendre idéal », écarté de l’agenda officiel en décembre 2011, ne contaminaient pas le reste de la famille royale. Mais de nouveaux éléments sont récemment apparus : l’infante Cristina aurait été « très impliquée » dans les négoces de la fondation Nóos, tout comme Carlos Garcia Revenga, homme de confiance du roi ; en outre, la jolie femme d’affaires allemande Corinna zu Sayn Wittgenstein, grande amie de Juan Carlos, aurait proposé des faveurs financières à Urdangarin.

 

« Pacte du silence ». L’étau se resserre donc sur la figure du roi et sur l’institution monarchique dans son ensemble. Selon l’institut de sondages Metroscopia, quelque quatre vingt six pour cent des espagnols sont convaincus que l’infante Cristina avait « parfaite connaissance » des activités illicites de son mari, et quatre vingt six pour cent estiment que cette affaire a « sali l’image » de la Casa Real. Samedi soir, au cours d’une longue soirée télévisée de la chaîne Sexta sur le thème de « La monarchie au bord de l’abîme », on en est venu à envisager, le cas échéant, la mise en examen du monarque. « Notre constitution n’aborde pas cette question délicate », a témoigné le chevronné Miguel Angel Revilla, ex-président de la région Cantabrie. « De toute façon, nous ne pouvons pas nous le permettre. Les citoyens ne se sentent plus représentés par la classe politique. Il faut maintenir une certaine confiance à l’égard de notre chef d’Etat. C’est la dernière digue ».

 

Le roi a-t-il protégé son gendre alors qu’il détournait des millions d’euros d’argent public ? « On ne peut y répondre », confie le sénateur basque Inaki Anasagasti.

 

« Pendant longtemps, la monarchie a bénéficié d’un pacte du silence et d’une totale opacité. Apparemment, des gens sans scrupules en ont profité pour agir en toute impunité. C’est cette impunité qui, aujourd’hui, est en train de voler en éclats ». S’il a promis de « tout mettre en œuvre » pour protéger la monarchie, Mariano Rajoy a encore davantage de souci à se faire dans ses propres rangs. Ce matin, celui qui fut pendant vingt ans aux manettes des finances de son parti, Luis Bárcenas, est auditionné à l’audience nationale de Madrid. D’après l’accusation, Bárcenas aurait réparti sept millions cinq cent mille euros non déclarés au fisc aux dirigeants du Parti Populaire jusqu’en 2007, dont deux cent quatre vingt mille euros pour Mariano Rajoy. Dans un tel contexte, il sera de plus en plus difficile au chef du gouvernement d’exiger des sacrifices à des espagnols qui, tous les sondages le disent, ont perdu foi dans leurs institutions.

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:35

 

http://www.la-sociale.viabloga.com/news/de-coluche-a-beppe-grillo

 

De Coluche à Beppe Grillo

 

Par Jean Paul Damaggio

 

Dimanche 24 Février 2013

 

Quand on prétend analyser les phénomènes sociaux sous l’angle de la lutte des classes, à quoi bon s’intéresser à des comiques qui réduisent la politique à un spectacle ? Comme de simples révélateurs ? Non, vu que je me propose d’aller, par ce biais, au fondement de quelques réalités universelles !

 

Les pays existent toujours

 

L’Italie et la France sont deux sœurs si proches que les comparaisons ne manquent pas et le lien entre Coluche et Grillo vient spontanément par le fait qu’ils utilisent le comique pour parler au peuple. Mais le parallèle s’arrête là : malgré l’existence de l’Union européenne, le phénomène Grillo démontre que l’Italie reste l’Italie et que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de Coluche point qui me servira de conclusion. Coluche tenta d’être candidat à la présidence de la république, Grillo conduit un mouvement pour des élections législatives car là-bas le président est élu au second degré, si bien qu’en fait Grillo n’est même pas candidat ! Aucun italien ne pourra voter pour lui ! Ils vont voter sur un bulletin doté de vingt sept partis en faisant une croix sur le sigle MCE (Mouvement Cinq Etoiles) donc pour des candidats totalement inconnus à l’exception de quelques uns. Le lecteur pense qu’il s’agit là d’un point de détail or il se souvient peut-être qu’en France pour voter Mélenchon le Front De Gauche trouva presque douze pour cent alors qu’un mois après pour les législatives le score de ce parti est tombé de moitié ! Mais bon allons à l’essentiel.

 

Grillo, l’anti Berlusconi ?

 

Avec le début des années 1990, toute la classe au pouvoir a été balayée sans que l’opposition puisse briller car un phénomène est arrivé, celui du géant des médias, Berlusconi, qui a promis en 2013, ne plus revendiquer le titre de futur premier ministre, mais qui cependant est toujours là, et avec un appui populaire conséquent malgré les multiples échecs de sa politique. Cette télévision, qu’elle soit de gauche, de droite ou du centre, a décidé depuis plusieurs années d’effacer Beppe Grillo des écrans : c’est la première observation que me fait le chauffeur de taxi que j’interroge sur le phénomène Grillo. En réponse le parti MCE a décidé qu’une des conditions pour en être candidat, c’était de refuser toute présence sur les plateaux de télévision ! Lui-même refusa toute invitation ! Ainsi, à des journalistes qui se sont précipités pour interroger les rares distributeurs de tracts de ce parti, les militants ont simplement répondu : on n’a rien à vous dire ! Sur ce point Grillo est bien l’anti-Berlusconi et en choisissant de fuir la télévision il a encaissé la critique classique : « c’est qu’il a peur de répondre aux questions ». J’ai connu les succès télévisés de Georges Marchais, puis ceux d’Olivier Besancenot et enfin le cas Mélenchon et dans les trois cas j’ai considéré que de tels succès ne pouvaient que conduire à l’échec, à défaut d’une claire analyse du rôle de la télévision. La réponse de Besancenot est connue : « Il faut utiliser les failles de l’adversaire de classe quand on le peut ». Mélenchon a joué une autre partition : je veux passer à la télé mais en me montrant agressif vis-à-vis des journalistes. Grillo réplique qu’il parle au peuple dans des meetings immenses : quarante mille à Milan (chiffre de la police trente cinq mille) soit dix mille présents de plus que pour la coalition de gauche, deux jours avant ! Et Milan c’est un emblème ! Et il n’est pas allé que dans les grandes villes. Même si tout le monde sait que les présents sont souvent des curieux et que Grillo sera victime du vote utile car l’écart devenant plus serré entre le centre-gauche et la droite, pour battre la droite certains vont voter Parti démocratique.

 

Grillo le démolisseur ?

 

Grillo dit non à la télévision, non aux partis, non aux syndicats et un reproche classique pointe son nez dans le rang des maîtres du monde : « il a un rôle facile car il détruit alors qu’il faut reconstruire l’Italie ». Il ne suffirait pas de dire non, il faudrait aussi proposer des alternatives. N’oublions pas que ce mode de pensée a été concocté aux USA par des savants en communication qui, pour contrôler les opposants, veulent d’abord les tirer sur le terrain qui est le leur. Or, il suffit d’écouter Grillo et de lire son programme : dire non c’est proposer !

 

Ce fut la deuxième remarque du chauffeur de taxi qui visiblement ne votait pas Grillo mais qui m’indiqua : « Ce que dit Grillo, il le dit depuis vingt ans et depuis vingt ans tout le monde sait qu’il a raison. » Je savais que le mouvement avait commencé à naître autour de 2005, puis a été formalisé en 2009 mais je n’imaginais pas un antécédent aussi lointain et là aussi les médias jouent un rôle majeur en tuant « l’histoire » au profit de la « génération spontanée » que Pasteur, pour d’autres raisons, mis à mal. Si Grillo peut rassembler quinze pour cent des suffrages c’est que le mouvement vient de loin ! Avec Marx, c’est comme avec Pasteur, tout point de vue de classe détruit le phénomène « génération spontanée » en politique ! Grillo est l’effet de courants puissants et ce n’est pas seulement l’effet d’une farce d’un jour ! Et Grillo lui-même aime le rappeler : « il y a vingt ans, je suis allé devant les usines Fiat pour dire aux ouvriers qu’il était possible de produire une voiture qui consomme un litre aux cents et les syndicats m’ont ri au nez. » Parce que ce n’est là que le problème des patrons ? Et le plus gros non de Grillo concerne l’Europe actuelle !

 

N’oublions pas que l’Italie a été, dans toute ses composantes, fortement favorable d’où le premier traité signé à Rome ! En proposant un référendum afin de savoir si les populations veulent sortir de l’Europe et retrouver leur propre monnaie, Grillo va à contre sens même si à présent Berlusconi reprend ce discours. Fondamentalement Grillo n’est pas un démolisseur et la présence sur la tribune de Milan de Dario Fo invoquant l’histoire : « Je me retrouve en 1945, nous retrouvons l’aspiration à une révolution », nous confirme dans ce constat. Le fils de Dario Fo, Jacopo Fo indiquera de son côté que s’il a des amis sincères dans le MCE comme dans le regroupement Rivoluzione Civile, il appelle à voter SEL de Vendola (la gauche du centre-gauche).

 

Mais que pensent les révolutionnaires ?

 

Tous les partis sans exception ont d’abord ridiculisé le MCE mais devant son succès populaire les positions ont évolué à gauche. Que dit par exemple Ingroia qui avec « l’extrême-gauche » (terme impropre) conduit Rivoluzione Civile qui replace l’échec de 2007 avec Gauche arc-en-ciel ? Dans Il manifesto du 22 février il répond à cette question : « Grillo fait peur » a titré Il corriere. Il vole des votes à tout le monde. Il vous fait peur à vous aussi ? »

 

Antonio Ingroia : « Non. Je participe pour gagner et l’objectif est de changer la politique. De ce fait le phénomène Grillo me préoccupe plus qu’il ne me fait peur : d’un côté il intercepte des poussées de rénovation mais de l’autre il n’a pas une proposition pour la transformation positive de ces poussées. Il ne fait que protester, sauf quelques arguments avec lesquels nous sommes d’accord : moralisation de la politique et de l’environnement. De plus, et c’est la faute de la politique, il représente l’échec de la démocratie : avec une série de spectacles sur les places auxquels les Italiens vont comme spectateurs et non comme acteurs, il attire les soutiens de quelques-uns qui voteront pour lui car il les représente hors il ne les représentera pas car il n’est pas candidat. Ses candidats sont personne (signori nessuno), je le dis avec respect, que les électeurs ne connaissent même pas. » Par un tel propos, qui reprend le discours de la classe dominante sur Grillo, Ingroia est décevant : il n’a rien compris !

 

L’heure du marketing politique

 

La différence entre Coluche et Grillo s’appelle internet. Je ne vais pas ressortir le discours tant entendu sur les révolutions arabes produites par facebook, qui sert à masquer les enjeux sociaux réels, mais en Italie plus qu’en Tunisie l’outil internet joue un vrai rôle et particulièrement dans la façon dont il a été manœuvré par l’équipe de Grillo. Il m’est arrivé de produire une brochure sur l’histoire du marketing politique conçu aux USA pour valider le marketing en général, et j’ai pu observer que la question ne passionne pas les chercheurs en sciences sociales. Le marketing n’est pas réductible à la manipulation (son but est pratique : organiser la rencontre entre un produit et son client potentiel) mais, en son fond, il fait de la politique une marchandise. Il n’existe pas pour tromper l’électeur mais pour le changer en client ! Pour bien comprendre il faut lire le livre de Federico Mello sur « la face obscure des étoiles ». Pas traduit en français, je tenterais de donner quelques éléments dans de futurs articles. Pour le moment vous pouvez vous reporter à cet article de l’Espresso. Grillo est né à la politique par son blog car sa façon d'écrire et ce qu'il écrivait allait à la rencontre de réalités précises et largement partagées. Face au monde d'aujourd'hui le retour au politique sera un parcours très difficile.

Jean-Paul Damaggio

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:17

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/26/le-basta-cosi-des-electeurs-italiens_1839025_3232.html?xtmc=basta_cosi&xtcr=1

 

Le « basta cosi » des électeurs italiens

 

Editorial du Monde

 

Beaucoup le redoutaient : c’est le pire des scénarios qui s’est produit en Italie, au terme des élections générales du 24 et du 25 février. C’est inquiétant pour la péninsule. C’est alarmant pour l’Europe.

 

Trois choix s'offraient aux électeurs italiens. La poursuite de la cure d'austérité mise en oeuvre depuis quinze mois par Mario Monti, soit sous la houlette du « professore », soit sous celle du candidat de la coalition de centre gauche emmenée par Pier Luigi Bersani. Le retour en arrière, avec Silvio Berlusconi, parti sous les huées en novembre 2011, mais increvable démagogue, prêt à toutes les promesses pour remonter en scène.

 

Enfin le saut dans l'inconnu, avec Beppe Grillo, ancien comique devenu le porte-voix d'un rejet composite de toutes les élites, politiques, médiatiques et européennes.

 

Aucun ne s'est imposé, et l'Italie se retrouve ingouvernable. Si Mario Monti a été sèchement désavoué, trois forces divergentes se neutralisent et se paralysent.

 

Majoritaire en voix d'extrême justesse, le centre gauche le sera, ipso facto, à la chambre. Mais il est nettement devancé par la droite de Berlusconi au sénat, où aucune coalition ne semble en mesure de former une majorité. Et il est sérieusement concurrencé, dans le pays, par le Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo, dont tous les élus sont d'absolus novices en politique et dont rien ne permet de préjuger ce que sera leur attitude.

 

La crise politique est donc patente. Au-delà d'improbables bricolages immédiats, elle ne peut guère déboucher, à terme, que sur un nouveau scrutin. Sur fond de scandales à répétition et de corruption lancinante, elle exprime un « basta cosi » (« cela suffit ») généralisé à l'égard des responsables publics. Elle traduit également, et menace d’amplifier, une grave crise économique et sociale : la récession est installée, la dette publique abyssale, le chômage en crue, la pauvreté et la précarité sans cesse plus déstabilisantes. Si, hier, Mario Monti a rassuré les marchés, il paie aujourd'hui cette facture sociale.

 

Enfin, l'impasse italienne est aussi un sévère avertissement adressé à l'Europe. Dans ce pays signataire du traité de Rome en 1957, et dont l'engagement européen était le ciment, il s'est trouvé plus de la moitié des électeurs pour soutenir des candidats qui ont fait toute leur campagne sur un « non » à « l'Europe allemande » (Berlusconi) ou sur un « non » à l'Europe tout court, à l'euro et à ses contraintes (Grillo).

 

C'est à Bruxelles, Berlin ou Paris que la question est désormais renvoyée : jusqu'où sera-t-il possible d’imposer des politiques de rigueur à des opinions qui les rejettent de plus en plus, en Italie, mais aussi en Espagne, en Grèce et au Portugal ? Jusqu'où sera-ce possible sans approfondir cette inquiétante fracture démocratique ? Jusqu'où cette contradiction sera-t-elle tenable sans menacer, demain, l'unité même de l'Union Européenne ? Les responsables européens ne peuvent plus éluder ces interrogations.

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 22:46

 

http://www.tsa-algerie.com/divers/des-chomeurs-de-ouargla-marchent-vers-hassi-messaoud-actualise_23894.html

 

Des chômeurs d’Ouargla marchent vers Hassi Messaoud

 

Les chômeurs d’Ouargla, ayant répondu à l’appel du Comité National pour la Défense des Droits des Chômeurs (CNDDC), renoncent à marcher, Dimanche 24 Février 2013, vers Hassi Messaoud. Les manifestants ont été bloqués par les forces de sécurité au niveau d'un barrage à la sortie d’Ouargla. « Les agents de sécurité présents en force ont fermé la route vers Hassi Messaoud. Nous allons rebrousser chemin car nous ne voulons pas d'affrontements avec eux. Ils ont déjà essayé de nous provoquer », a indiqué, à TSA, Tahar Belabès de la CNDDC.

 

Les représentants de ce comité menacent de durcir leurs actions si les pouvoirs politiques ne répondent pas à leurs revendications. « Nous planterons des tentes et nous organiserons un sit-in ouvert à Ouargla », a ajouté Tahar Belabès.

 

Des « milliers » de chômeurs, selon les organisateurs, ont essayé d’organiser une marche de Ouargla vers Hassi Messaoud, à l’occasion du quarante deuxième anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, indique, à TSA, Tahar Belabès, porte-parole du CNDDC. « Nous sommes dix mille personnes à participer à la marche. Les agents de la police sont en train de nous suivre, mais ils ne sont toujours pas intervenus. Nous avons parcouru près de vingt kilomètres. Actuellement, nous sommes à quelques kilomètres d’un barrage des forces de sécurité à la sortie d’Ouargla, où un dispositif sécuritaire a été mis en place », précise-t-il.

 

La marche des chômeurs a commencé peu avant 10 heures du matin de la place de la commune d’Ouargla, où les autorités locales devaient célébrer le quarante-deuxième anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures.

 

« Les festivités ont été annulées à cause de notre action », ajoute Tahar Belabès. Les manifestants avaient marqué une halte devant la wilaya, où ils ont déposé leur plateforme de revendications, dans laquelle figurent la « création de postes d’emploi » et la « renationalisation » non seulement des hydrocarbures mais de « tout le pays », selon lui.

 

D’autres manifestations de chômeurs sont prévues dans plusieurs wilayas, dont Tamanrasset, Illizi, Batna et El Bayadh, selon la même source. « Des arrestations ont d’ailleurs été opérées entre hier et aujourd’hui », ajoute Tahar Belabès.

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 22:22

 

http://www.lefigaro.fr/international/2013/02/25/01003-20130225ARTFIG00531-beppe-grillo-fait-trembler-le-systeme-italien.php

 

Beppe Grillo fait trembler le système italien

 

Le Mouvement Cinq Etoiles (MCE), qui a promis de « balayer » le vieux système, pourrait avoir plus d’une centaine d’élus à la chambre et au sénat

 

Ils sont graphiste, infirmier, étudiant ou médecin et promettent, selon l'expression un brin menaçante qu'affectionne leur mentor, d'« ouvrir le parlement comme une boîte de thon ».

 

Aux dernières heures de la campagne en Italie, la classe politique médusée s'attendait à voir plus d'une centaine de candidats du Mouvement Cinq Etoiles (Movimento Cinque Stelle) faire leur entrée à la chambre et au sénat.

 

Inconnus du grand public, ils n'ont, comme le martèle la presse italienne avec un ton parfois condescendant, aucune expérience du pouvoir. Mais leur programme a de quoi inquiéter les sortants. Il s'agit, pour l'essentiel, de « balayer » le vieux système des partis, de mettre fin aux abus de la « caste » dirigeante et de poursuivre, chaque fois que ce sera possible, ceux qui se sont enrichis au préjudice des contribuables italiens.

 

Entré en politique il y a une vingtaine d'années après avoir été chassé de la télévision publique pour une plaisanterie malheureuse sur le pouvoir socialiste, l'ex-humoriste Beppe Grillo, chef de file du MCE, a fait de la dénonciation des scandales son fonds de commerce électoral.

 

Lorsqu'il ne promet pas d'instituer un salaire minimum de mille euros ou d'organiser un référendum sur le retour à la lire, il promet sur des places publiques pleines à craquer de réduire drastiquement les salaires des élus et de supprimer les privilèges d'un autre temps dont jouit la classe politique italienne.

 

Des élus imprévisibles

 

Les premiers pas aux affaires de ses disciples confirment leur détermination à s'attaquer aux symboles. En Sicile, où ils sont arrivés en tête des élections régionales, les élus du MCE disent avoir réduit leur salaire de soixante dix pour cent et assurent utiliser la part restante pour financer un système de micro crédit destiné aux agriculteurs en difficulté.

 

À Parme, où il a été élu maire au printemps dernier, l'informaticien bancaire Federico Pizzarotti a trouvé une ardoise de six cent millions d'euros. « J'ai depuis lors fait supprimer les voitures de fonction, soit une économie annuelle de deux cent cinquante mille euros », explique-t-il. Devant une foule enthousiaste réunie à Rome, place Saint-Jean-de-Latran, Beppe Grillo a complété vendredi : « la municipalité s'est constituée partie civile contre l'ancien maire, qui vient d'être arrêté, tandis que trois millions d'euros ont été placés sous séquestre ».

 

Édifiée peut-être par ce bilan, la coalition de centre gauche a multiplié ces derniers jours les appels du pied aux partisans de Beppe Grillo. Pier Luigi Bersani, chef de file du Parti Démocrate, a évoqué son souhait de « dialoguer » avec les futurs élus.

 

Silvio Berlusconi, dont les électeurs semblent sensibles à la rhétorique de l'humoriste, a sauté sur l'occasion pour tenter de le discréditer. « Voter Grillo, c'est voter pour la gauche », a-t-il lancé, tandis que Roberto Maroni, chef de la Ligue du Nord, accusait le centre gauche de vouloir « acheter des députés ». Nando Pagnoncelli, président d'IPSOS Italie, observait pour sa part : « Dès lors que Beppe Grillo n'est pas personnellement candidat, il est très difficile de prédire comment les élus de son mouvement vont se comporter une fois entrés au parlement. En l'absence de chef, en effet, rien ne garantit qu'ils resteront soudés dans une posture intransigeante, plutôt que de céder aux sirènes des partis traditionnels. »

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:59

 

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article8096  

 

Arafat Jaradat a bel et bien été torturé à mort

 

Vers une troisième intifada

 

Lundi 25 Février 2013

 

Il est désormais établi, après l’autopsie d’Arafat Jaradat, que ce prisonnier de 30 ans, père de deux enfants et dont la femme est enceinte d’un troisième enfant, est mort samedi des suites des coups et tortures que lui ont fait subir pendant cinq jours ses tortionnaires israéliens. C’est le deuxième prisonnier palestinien qui décède en prison depuis le début de cette année, tandis que d’autres, en grève de la faim sont en train de mourir. La colère monte en Palestine.

 

Suspecté d’avoir jeté une pierre pendant les affrontements à Hébron ces derniers jours, Arafat Jaradat, a bel et bien été cruellement battu et torturé.

 

"Il y avait des marques de torture sur son dos, sur sa poitrine, une profonde blessure à l’épaule et d’autres blessures le long de sa colonne vertébrale comme sous la peau", a déclaré Issa Qarage, ministre des prisonniers de l’Autorité Palestinienne, alors qu’un médecin de l’autorité palestinienne a assisté à l’autopsie du corps d’Arafat Jaradat, une fois qu’il a été renvoyé en Palestine.

 

Le Fath lui-même estime qu’une intensification de la résistance populaire est justifiée, d’autant que quatre prisonniers politiques palestiniens peuvent également mourir à tout moment de leur longue grève de la faim, la vie de Samer Issawi, notamment, ne tenant qu’à un fil.

 

"Ceci peut conduire à une troisième intifada dont l’arrogance israélienne sera la cause", a-t-il déclaré, tandis que des milliers de Palestiniens ont manifesté dans toute la Palestine, aussi bien en Cisjordanie qu’à Gaza ce dimanche et que bon nombre d’entre eux ont été blessés par les escadrons israéliens.

 

Le Comité de Résistance Populaire a appelé ce lundi à poursuivre les actions de protestation, à dresser des tentes dans le pays et a fait appel à la solidarité internationale.

 

Il affirme qu’Israël a choisi de tuer Arafat Jaradat pour briser le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens. "C’est un crime qui mérite des sanctions", a-t-il déclaré.

 

Mustafa Barghouti (Initiative Palestinienne) a déclaré ce lundi que la résistance populaire non violente devait se développer et constituer une troisième intifada, seul moyen qui reste aux palestiniens pour obtenir leur liberté.

 

"Les israéliens ont fermé toutes les portes aux palestiniens. Ils s’emploient depuis vingt ans, depuis le soi-disant processus de paix d’Oslo, à tuer toute possibilité de paix", a-t-il déclaré.

 

"Ils se servent de la violence des colons et de l’armée israélienne pour provoquer en permanence les palestiniens et les supprimer. Il y a des dizaines de palestiniens sur lesquels ils ont tiré à balles réelles la semaine dernière".

 

"La communauté internationale reste indifférente au sort des palestiniens. Ils ne peuvent donc se reposer que sur leur seule résistance. Et cette troisième intifada ressemblera à la première : massive, non-violente, et elle se répandra dans toute la Palestine".

 

Nous remercions toutes les femmes et tous les hommes qui ont bravé le froid ce week-end pour montrer à leurs gouvernements qu’ils étaient indignés par leur passivité face à la situation barbare et illégale imposée par Israël aux prisonniers politiques palestiniens.

 

Ce mouvement de solidarité doit s’amplifier !

 

CAPJPO Europalestine

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:15

 

http://www.france-palestine.org/Une-commission-d-enquete-sur-la

 

Une commission d’enquête sur la mort d’Arafat Jaradat

 

Dimanche 24 Février 2013

 

Arafat Shaheen Jaradat, 30 ans, père de deux enfants, est mort samedi dans la prison de Megiddo dans le nord d’Israël, d’un arrêt car­diaque selon les auto­rités israé­liennes.

 

C’est le sixième mort enre­gistré dans cette prison.

 

S’agissant d’un homme jeune, en bonne santé et en garde à vue depuis son arres­tation le 18 février, sa mort est plus que sus­pecte. Accusé d’appartenance au Fatah et de par­ti­ci­pation à la résis­tance popu­laire, il avait été arrêté à la suite de heurts avec les colons hyper vio­lents de Kyriat Arba près d’Hébron.

 

Transféré en Israël après son arres­tation, en vio­lation de la quatrième convention de Genève, il y était interrogé par le Shin Beth dans les condi­tions qu’on imagine.

 

L’AFPS dénonce avec force la vio­lence ins­ti­tu­tion­na­lisée de la poli­tique car­cérale des auto­rités israé­liennes dans le but de briser la résis­tance de toute une société. Elle s’associe à la demande d’une com­mission d’enquête inter­na­tionale pour faire la lumière sur les condi­tions de cette mort. Le gou­ver­nement français, alerté depuis long­temps sur les condi­tions d’enfermement des pri­son­niers poli­tiques pales­ti­niens, doit fer­mement appuyer cette exigence.

 

Il doit sans attendre tirer, comme il l’a fait pour d’autres pays, toutes les consé­quences de ces vio­la­tions sys­té­ma­tiques des droits de l’homme et des conven­tions inter­na­tio­nales par les auto­rités israéliennes.

 

Aujourd’hui est un jour de deuil et de révolte dans les prisons où trois mille pri­son­niers com­mencent une grève de la faim. Nous sommes à leurs côtés. Il faut lever le voile sur les condi­tions d’arrestation et de détention des pri­son­niers. Le mur du silence doit être brisé.

 

Nous appelons à ren­forcer la cam­pagne de par­rainage des pri­son­niers palestiniens.

 

La résistance ne sera pas brisée par la répression !

 

Bureau national AFPS

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