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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 17:59

 

Quarante cinq arrestations après la manifestation en Espagne

 

MADRID (Reuters) - Quarante-cinq personnes ont été arrêtées à Madrid dans les heurts qui ont suivi la grande manifestation organisée samedi contre la politique d'austérité du gouvernement, la privatisation du secteur public et la corruption.

 

La manifestation, qui a rassemblé des dizaines de milliers d'espagnols à travers le pays, s'est déroulée dans le calme jusqu'à l'arrivée du cortège samedi soir devant le parlement, dans le centre de Madrid.

 

La police a signalé des heurts autour de la gare d'Atocha samedi soir et dimanche matin, après la dispersion des manifestants. Neuf des quarante cinq personnes arrêtées ont moins de 18 ans, a précisé la police.

 

Quarante personnes ont également été blessées, dont douze policiers, ont précisé les autorités espagnoles dimanche.

 

Les manifestations sont devenues monnaie courante en Espagne, où les plans d'austérité se succèdent pour réduire l'un des plus importants déficits budgétaires de la zone euro.

 

Un scandale de corruption visant le Parti Populaire (PP) au pouvoir et une enquête pour détournement de fonds lancée sur un gendre du roi Juan Carlos ont encore entamé la confiance de la population à l'encontre de ses dirigeants.

 

Selon un sondage réalisé avant que des soupçons de "caisse noire" ayant alimenté le PP n'éclatent, quatre vingt seize pour cent des espagnols estiment que la corruption est endémique chez les hommes politiques.

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 17:43

 

Mort d’un photographe français en Syrie

 

PARIS (Reuters) - Le photographe indépendant français Olivier Voisin, blessé jeudi dernier en Syrie, a succombé à ses blessures, a-t-on appris dimanche auprès du ministère des Affaires étrangères.

 

Selon Reporters Sans Frontières (RSF), il avait été touché à la tête et au bras droit par des éclats d'obus alors qu'il couvrait les opérations d'une katiba (groupe armé d'opposition) dans la région d'Idlib, dans le nord de la Syrie.

 

Transféré le jour-même à l'hôpital international d'Antioche, en Turquie, il a été opéré vendredi mais était resté inconscient et son état était jugé critique.

 

"Son évacuation vers la France a été envisagée. Un avion était même sur place. Mais Olivier Voisin n'était pas en état d'être transporté et il a malheureusement succombé à ses blessures", explique-t-on au Quai d'Orsay.

 

Olivier Voisin, né en 1974, collaborait avec de nombreux médias français et internationaux.

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 15:42

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/02/23/melenchon-veut-tordre-le-bras-de-hollande-sur-la-loi-d-amnistie-syndicale_1837717_823448.html

 

Mélenchon veut « tordre le bras de François Hollande » sur la loi d’amnistie syndicale

 

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu Jean Luc Mélenchon tracter. Certes, le co président du Parti de Gauche n’est pas resté longtemps, Vendredi 22 Février 2013, dans le froid glaçant du parvis de la Gare du Nord à Paris. Mais la défense des syndicalistes condamnés pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy lui tient suffisamment à cœur pour organiser le même jour une conférence de presse et distribuer des affichettes avec le slogan « exigeons une loi d’amnistie ».

 

Depuis des mois, Jean Luc Mélenchon, aux côtés du Front De Gauche, porte cette revendication qu'il espère bien voir adopter le 27 février par le Sénat. Mais il sait la partie difficile. « L'amnistie sociale, nous devons l'arracher, elle ne sera pas concédée », a déploré le député européen, en critiquant vertement le gouvernement et les socialistes qui considèrent que « les syndicalistes, ce n'est pas leur affaire ». A cette fin, les sénateurs communistes ont déposé une proposition de loi visant à amnistier « des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux et d'activités syndicales et revendicatives ».

 

Une centaine de personnes serait concernée. Le texte prend pour exemple Xavier Mathieu, ancien délégué syndical CGT de Continental, « condamné à mille deux cent euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir refusé un prélèvement ADN ».

 

« On aura tout essayé »

 

Mais la proposition de loi a été rejetée en commission des lois le 13 février, ce qui n’augure rien de bon pour le débat en séance. Ce qu’a déploré Eliane Assassi, présidente du groupe Communiste, Républicain et Citoyen au Sénat. « J’ai fait un effort pour rassembler le plus largement possible mais le gouvernement ne serait pas favorable à cette proposition de loi », croit elle savoir.

 

Jean Luc Mélenchon a affirmé avoir abordé le sujet à plusieurs reprises avec François Hollande. « On aura tout essayé », a-t-il souligné. « Ce sont des petites choses, ça ne coûte rien, c'est seulement le symbole ». Après le dialogue, Jean Luc Mélenchon a donc choisi la fermeté. « On a compris qu’il avait compris et qu'il n’avait pas envie de comprendre », a-t-il jugé. « Donc, on va lui tordre le bras. Nous ne sommes pas les Verts, on ne nous traite pas comme ça ». Pour le député européen, l'absence de réaction du président de la république s'explique comme « un signal politique que François Hollande et Jean Marc Ayrault envoient au patronat ».

 

Le Front De Gauche entend de son côté multiplier les signaux au monde syndical et au-delà. A la revendication de la loi d'amnistie des syndicalistes, s'ajoute celle d'une loi sur les licenciements dits boursiers. Et surtout une opposition ferme à l'accord sur l’emploi signé par la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et les organisations patronales. Pour Jean Luc Mélenchon, le vote sur l'amnistie des syndicalistes sera donc « un test sur le degré d'indépendance des parlementaires PS et EELV » avant celui sur « l'accord MEDEF ».

 

« Répression » du mouvement social

 

Un discours qui, espère-t-on au Parti de gauche comme au PCF, peut porter dans un contexte social qui se tend. Jean Luc Mélenchon n'a d'ailleurs pas hésité à dénoncer « la répression » du mouvement social « qui laisse très majoritairement indifférent ». Il en veut pour preuve cet intérimaire belge d'Arcelor Mittal qui a perdu un oeil suite à un tir de flash ball lors d'une manifestation le 7 février à Strasbourg. Le tract distribué à gare du Nord montre ainsi les yeux de François Hollande surmontant ceux d'un homme portant un bandage à l'oeil droit et présenté comme ce manifestant.

 

« Il ne lui en reste plus qu'un (œil) à cause du premier (François Hollande) », a accusé Jean Luc Mélenchon avant de s'en prendre au ministre de l'intérieur, Manuel Valls, comparé à Jules Moch, du nom d'un de ses prédécesseurs SFIO qui avait très sévèrement réprimé des grèves de mineurs en 1948. « Il se fait arracher un oeil et que trouve à dire le ministre de l'intérieur ? Rien », a lancé Jean-Luc Mélenchon.

 

Lundi, ce sera Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste, qui martèlera le message sur la scène du théâtre Dejazet à Paris. Deux jours plus tard, les deux hommes se retrouveront devant le Palais du Luxembourg pour une manifestation organisée par le Front De Gauche, au moment où la proposition de loi sera débattue en séance. Jean Luc Mélenchon en fait un sujet « d’appartenance à un camp ». « Il y a un minimum de solidarité », a-t-il prévenu. «  Ceux qui ne votent pas la loi ne sont pas de gauche mais des suppôts du comité des forges, du MEDEF et du CAC 40 ». Et le député européen de conclure : « On les pourchassera jusque dans le dernier village de France ».

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 18:37

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/22/proces-petrole-contre-nourriture-la-defense-denonce-une-accusation-morale_1837236_3224.html

 

Procès « pétrole contre nourriture »

 

La défense dénonce une accusation morale

 

Est elle morte, la grande affaire « pétrole contre nourriture », qui mêlait politique, réseaux d’influence, pétrole et corruption ? Moribonde, à tout le moins, après ces quatre semaines d’audience devant la onzième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Des faits trop vieux, des prévenus aussi, des enjeux émoussés, des débats mornes, ce furent sans doute les heures d’ennui les plus chèrement payées de la capitale, si l’on additionne les honoraires des avocats pénalistes présents, mais surtout une sérieuse vulnérabilité juridique, que l’accusation n’est pas parvenue à contenir.

 

L'affaire « pétrole contre nourriture » raconte un monde qui n'est plus. Nous sommes dans les années 1990. En France, Jacques Chirac succédait tout juste à François Mitterrand, aux Etats-Unis, Bill Clinton entamait son second mandat, et en Irak, Saddam Hussein tentait à tout prix de desserrer l'étau de l'embargo décidé contre son pays par l'ONU. Le président irakien, qui disposait avec son pétrole d'une arme de convoitise massive, trouvait des oreilles attentives en France.

 

Devant le tribunal, dix-huit personnes ont été renvoyées, principalement sous l'accusation de trafic d'influence passif et de corruption d'agents publics étrangers. Des personnalités "amies" de l'Irak qui, en échange de l'influence supposée ou réelle qu'elles pouvaient exercer en faveur de la levée des sanctions, se seraient vu allouer des barils de pétrole.

 

Versement de « surcharges »

 

Parmi elles, l'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua, deux anciens hauts diplomates, Serge Boidevaix et Jean-Bernard Mérimée, des hommes d'affaires ou des lobbyistes comme le journaliste Marc Francelet. A ces prévenus s'ajoutent plusieurs anciens ou actuels responsables de Total, dont son PDG, Christophe de Margerie, poursuivi pour complicité d'abus de biens sociaux.

 

Quant au groupe pétrolier, personne morale, il a été renvoyé principalement pour corruption, l'accusation estimant que Total a participé au contournement de l'embargo en achetant du brut irakien à des intermédiaires, moyennant le versement de « surcharges ».

 

Mais depuis le départ, le dossier bute sur une difficulté juridique. Contrairement à d'autres pays dans lesquels l'affaire « pétrole contre nourriture » a entraîné de lourdes condamnations financières, en France, l'arsenal pénal ne prévoyait pas, au moment des faits reprochés, le délit de « violation d'embargo ». Un projet de loi en ce sens, rédigé en 2006 et voté en 2007 par le Sénat, est toujours en souffrance au parlement. Il a donc fallu trouver un autre moyen de faire tenir l'accusation. Et les tergiversations du parquet en disent long sur ses difficultés.

 

Après avoir souhaité un non-lieu en faveur de Total, il a soutenu l'accusation de corruption à l'audience et requis contre le groupe pétrolier la condamnation à l'amende maximale prévue par la loi, sept cent cinquante mille euros. « Dans ce dossier, on fait de la morale. Faisons du droit, c'est tellement mieux », lui a répliqué Jean Veil, l'un des trois avocats de Total.

 

Son confrère, Emmanuel Rosenfeld a renchéri : « Cette affaire est une fiction de dossier pénal. On veut poursuivre le mal ». Surtout, soulignent-ils, on est là « dans une conception journalistique et non pas juridique de la corruption ». Pour eux, l'accusation pèche doublement ; d'une part parce que la preuve n'est pas rapportée que le groupe pétrolier avait connaissance des « surcharges » sur les barils qu'il achetait à des intermédiaires mais surtout parce que ces surcharges ont été payées, non pas à des particuliers mais au trésor public irakien, qui était un Etat « certes insoumis mais souverain ».

 

La même fragilité de l'accusation est apparue concernant certains des prévenus. Si des peines de cent mille euros d'amende ont été requises contre les deux diplomates, ainsi qu'une condamnation à dix huit mois d'emprisonnement dont six mois fermes, contre Bernard Guillet, l'ex-conseiller diplomatique de Charles Pasqua, les procureurs ont en revanche confirmé à l'audience la demande de relaxe de Christophe de Margerie, le PDG de Total ainsi que de l'ancien ministre de l'intérieur.

 

Les années ont passé

 

Agé de 86 ans, Charles Pasqua est venu assister chaque jour au procès, retrouvant pour l'occasion le fauteuil qui avait été le sien lorsqu'il a comparu dans cette même salle devant la Cour de Justice de la République. Alors que son nom apparaît dans les archives irakiennes parmi les bénéficiaires des allocations de barils de pétrole, les procureurs ont estimé ne pas avoir la certitude qu'il avait perçu ces allocations.

 

Cette réquisition de relaxe a valeur de symbole tant Charles Pasqua a longtemps occupé la première place dans ce dossier. Pour ses deux avocats, Jacqueline Laffont et Pierre Haïk, l'ancien ministre de l'intérieur était même « la cible, l’homme à abattre » pour le juge qui a instruit l'essentiel de l'affaire, Philippe Courroye.

 

Là aussi, les années ont passé. Le redouté juge d'instruction d'avant-hier, hier puissant procureur de la République de Nanterre, est aujourd'hui contre son gré avocat général à la cour d'appel de Paris, chargé des affaires criminelles ordinaires après avoir été muté par la chancellerie. Ce mercredi 20 février, dernier jour du procès pétrole contre nourriture, dans une salle d'audience annexe, Philippe Courroye écoute d'un air distrait en annotant ses dossiers un pied nickelé barbu reconnaître devant la cour d'assises qu'il est bien l'auteur du cambriolage d'une agence bancaire.

 

A quelques dizaines de mètres de là, dans le même palais de justice de Paris, Charles Pasqua quitte la salle d'audience en glissant sur le parquet d'un pas hésitant, le corps un peu plié vers l'avant, les mains liées dans le dos. Sur son visage amaigri s'affiche un sourire canaille que les années semblent avoir définitivement figé. Jugement le 8 juillet.

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 17:58

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/02/23/pourquoi-il-faut-armer-les-rebelles-syriens_1837790_3218.html#xtor=AL-32280515

 

Pourquoi il faut armer les rebelles syriens

 

Editorial du Monde

 

Près de cent morts à Damas dans les attentats perpétrés jeudi 21 février, les plus sanglants dans la capitale syrienne depuis le début du soulèvement, il y aura bientôt deux ans. Qui s'en soucie encore ? Qui prête encore attention à cette guerre civile qui ne cesse pourtant de gagner en férocité ? Qui n'est pas atteint par le sentiment d'impuissance face aux deux meules du  régime et de l'opposition qui s'usent inexorablement sans pour autant se briser ?

 

Il faut pourtant s’arracher à ce fatalisme pour écouter Lakhdar Brahimi, médiateur trop isolé et trop impuissant des Nations unies. Pour ce dernier, qui s’exprimait, jeudi 21 février, sur une chaîne de télévision arabe, « le régime en Syrie est convaincu que la solution militaire est possible et qu’elle pourrait être proche ».

 

Autrement dit, selon Lakhdar Brahimi, Bachar al Assad estime que ce que la force n'a pas permis d’obtenir jusqu'à présent, à savoir l'écrasement de la rébellion, une force plus importante pourrait permettre d'y parvenir, en dépit de ses pertes continues enregistrées ici et là sur le terrain. Cette conviction suicidaire n'étonnera personne. Pas ceux, en tout cas, qui se souviennent que le président syrien s'était publiquement félicité, en août 2012, des défections, qui laisseraient le pays « nettoyé ».

 

Depuis que l'impasse diplomatique créée à l'ONU par l'alignement russe sur les positions du régime syrien a été constatée, les Etats-Unis et les Européens ont baissé les bras. Même s'ils peuvent s'en défendre, ils ont abandonné les révolutionnaires syriens à une guerre asymétrique face à une armée qui continue de recevoir un soutien logistique et matériel iranien et russe.

 

Leur principal argument est connu : approvisionner une Armée Syrienne Libre en armes susceptibles de soutenir la comparaison avec la puissance de feu du régime, c'est prendre le risque de voir ces armes retournées contre eux, le jour venu, par les groupes djihadistes qu'aimante la nouvelle zone grise du Proche Orient. Cet argument serait convaincant si la paralysie actuelle ne produisait pas ce qu'ils veulent éviter : le développement continu de groupes armés fondamentalistes financés par certains pays du Golfe.

 

Les experts qui suivent de près la situation syrienne doutent aujourd'hui de la capacité d'un camp à prendre l'ascendant sur l'autre. Mais chacun ne peut que constater que sa supériorité militaire maintenue malgré tout entretient le régime de Bachar al Assad dans cette posture jusqu'au-boutiste.

 

C'est pour cette raison que la question d'un soutien militaire aux groupes armés les plus représentatifs de la Syrie, qui est descendue dans la rue à partir du 17 mars 2011 pour demander des réformes, puis obtenir la chute du régime de Bachar al Assad, doit être à nouveau soulevée par les pays occidentaux. Seul un nouveau rapport de forces pourra fissurer les liens d'allégeance au sein du régime.

 

L'armement de l'opposition n'est donc pas incompatible avec une solution négociée pour parvenir à l'éviction du clan dirigé par Bachar al Assad et éviter un chaos destructeur pour toute la région. C'est au contraire un outil au service de la diplomatie. S'en priver est un choix.

 

C'est la politique par défaut adoptée jusqu'à présent à Washington comme en Europe. Mais il faut en assumer le prix et les conséquences : la destruction d'un pays et d'un peuple.

 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 15:02

 

http://www.lemonde.fr/elections-italiennes/article/2013/02/23/beppe-grillo-enflamme-rome_1837736_1824859.html

 

Beppe Grillo enflamme Rome

 

Le "Tsunami Tour" s'est achevé en raz-de-marée : deux cent mille personnes ? « Huit cent mille », comme l'annonce Beppe Grillo, qui a achevé, vendredi 22 février, sa tournée électorale, au cours de laquelle il a sillonné l'Italie de ville en ville, pendant que ses concurrents campaient sur les plateaux de télévision ? Il y avait du monde, en tout cas, sur la place San Giovanni de Rome, où le comique et blogueur a conclu sa soixante dix septième étape en triomphe.

 

Rome, la place San Giovanni : deux symboles pour le prix d'un. C'est dans la capitale romaine que vivent ces élus « protégés par leurs voitures blindées » qu'il rêve de renvoyer « a casa » (« à la maison »). C'est sur cette place que se sont tenues les plus grandes manifestations de la gauche italienne, des obsèques de Palmiro Togliatti, le premier secrétaire du parti communiste, en 1964, aux premiers mais unitaires des syndicats.

 

Oui, il y a du monde, et de toute sorte. Il y a Flavio Testa, un étudiant en droit qui votera pour la première fois aux élections générales (législatives et sénatoriales). « Grillo ouvre une faille dans l'immobilité politique italienne. Ces personnages vétustes qui se cooptent entre eux et se sont partagé l'Italie doivent disparaître. Tous mes amis cherchent à quitter ce pays pour trouver du travail ailleurs ». Un seul bémol : il n’est « pas d'accord avec la proposition de référendum sur l'euro ».

 

« Tout doit changer ».

 

A ses côtés, Antonella, une amie de sa mère, opine. Elle a toujours voté à gauche. Sauf cette fois. « Mais il n'y a plus de parti de gauche », se lamente-elle. « La classe politique a démontré qu'elle était incapable. La proposition d'un revenu minimal de mille euros n'est pas une utopie. Il y en a tellement qui sont payés à rien faire, au chômage technique. Où est la différence ? »

 

Un peu plus loin, Paolo, un retraité de 67 ans, est venu avec son épouse. Depuis 1994, ils ont toujours voté pour Silvio Berlusconi. Pas cette fois. « Je suis là parce que tout doit changer », proclame t il. « Les politiques ne comprennent rien à ce qui se passe ici. La corruption doit cesser. Berlusconi n’a rien volé, lui, mais les autres oui. Il y a trop de différences dans ce pays entre les riches et les pauvres ». Il vit avec une retraite de mille deux cent euros par mois, « suffisante », dit il. « On était prêts à s’abstenir, mais on s’est dit « essayons encore une fois » ». Ils voteront Beppe Grillo.

 

Sur la scène posée devant la basilique de Saint Jean de Latran, les orateurs se succèdent. Jeunes pour la plupart. Ils étaient employés, géomètres, comptables, informaticiens. Demain, ils seront députés, sénateurs, conseillers régionaux. Ils égrènent leurs rêves comme un chapelet. Qui veut le service public de l’eau, qui les médicaments génériques, qui les transports et l’ADSL gratuits. Ils sont contre le TGV et les grands travaux « inutiles », contre le financement public des partis politiques et l’aide à la presse, qu’ils accusent de ridiculiser leur cause et leur discours, contre l’Europe à l’allemande. Un homme prend la parole : « avant, en bas de chez moi, il y avait Roberto, Giuseppe. Aujourd’hui, il y a le signor Schultz et Franz ». Applaudissements.

 

Enfin, Beppe Grillo arrive, comme une star de rock, après que ses fans l’ont attendu longtemps. A peine est-il en scène que sa voix a déjà pris toute son ampleur, la sueur perle à son front. Il attaque durement Pierluigi Bersani qui tend la main à ses électeurs et qu’il appelle Gargamel, comme le personnage de bande dessinée auquel ressemble le chef de la coalition de gauche : « il dit que je suis un milliardaire. Mais mon argent, je l’ai gagné par mon travail et non pas en étant un parasite de la politique comme lui ». Il évoque sa traversée du détroit de Messine à la nage avant les élections régionales de novembre 2012 : « je suis arrivé vingt minutes avant le ferry ».

 

On rit beaucoup, on hurle. On applaudit. Ses tirades ont déjà été entendues. Comme un showman en fin de tournée, il ne surprend plus personne, mais on vient justement pour entendre ce qu’on connaît déjà. « Rendez vous, vous êtes cernés », hurle t il une dernière fois en direction de ces dirigeants politiques qu’il honnit. Et la foule de reprendre : « a casa ».

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 14:22

 

http://www.humanite.fr/monde/espagne-maree-citoyenne-contre-la-crise-515989

 

Marée citoyenne contre la crise

Plus de deux cent organisations, plates formes, syndicats, partis politiques vont manifester, samedi 23 février 2013, dans cinquante villes, contre la politique d’austérité du gouvernement de droite de Mariano Rajoy, et la corruption.

Ce sera l’autre 23 février. En 1981, ce jour-là, le lieutenant colonel Tejero, pistolet à la main, faisait irruption dans les cortes, en ordonnant aux députés de se coucher. Les espagnols étaient alors descendus dans les rues contre ce coup d’état avorté et pour défendre la balbutiante démocratie. Trente ans plus tard, et alors que le pays connaît une crise multi dimensionnelle, près de deux cent organisations appellent à manifester, samedi, dans quelque cinquante villes contre un autre coup d’Etat, celui du système financier. Tous les mouvements, qui bataillent depuis quatorze mois contre les coupes budgétaires, les « recortes », du gouvernement de droite de Mariano Rajoy, seront de la « marée citoyenne ». Il s’agit de « défendre nos droits, de rejeter les « recortes » et les brutales politiques d’ajustements grâce auxquelles des fonds sont dégagés pour satisfaire la cupidité des marchés financiers et des politiciens corrompus », font valoir les organisateurs.

A Madrid, cinq cortèges conflueront aux portes des cortes : la marée verte pour la défense de l’éducation universelle et gratuite, la marée blanche contre la privatisation du système de santé, la marée violette pour le respect des droits des femmes, la marée bleue contre la privatisation de la gestion de l’eau de la capitale, la marée noire composée des fonctionnaires, boucs-émissaires des politiques d’austérité. Les cortèges verront également défiler les mineurs qui ont observé deux mois de grèves contre la fermeture des mines, les pompiers « brûlés », disent-ils, par les attaques contre les droits sociaux, les citoyens des plate-forme contre les expulsions et les emprunts hypothécaires poubelles, les journalistes de Télémadrid, victimes d’un plan de licenciements ainsi que les Yaioflautas, les retraités militants qui refusent de voir démanteler l’état de bien être pour lequel ils se sont battus durant les heures noires de la dictature franquiste ainsi que les collectifs qui ont essaimé depuis le 15 mai 2011, lorsque les « indignés » se sont emparés des places publiques aux cris de « ce n’est pas une crise, c’est une arnaque ».

Les marées citoyennes ont également reçu le soutien de formations politiques comme Izquierda Unida (Gauche Unie) et la Gauche anticapitaliste ainsi que des principales confédérations syndicales, les Commissions Ouvrières, UGT, CGT. Manifestation inédite donc, car pour la première fois, toutes les composantes de la société espagnole défileront ensemble.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 17:42

 

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article865

 

Un ANI qui nous veut du mal

 

Appel unitaire contre l’Accord National Interprofessionnel

 

Mardi 19 Février 2013

 

L’accord national interprofessionnel (ANI), ou « accord emploi » du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur.

 

Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International) : démantèlement du droit du travail, chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne. 



L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problèmes conjoncturels et surtout qui en juge ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l’augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).




Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d’obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l’accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l’emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (quatre vingt pour cent) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi. De même, à l’heure où près du quart des actifs de moins de 25 ans est au chômage, ces accords risquent de fragiliser les conditions d’emploi des jeunes. Que ce soit par la faiblesse de leur ancienneté dans l’entreprise, ou bien parce qu’on estimerait qu’un jeune a "toute sa vie devant lui", en l’absence de vraies mesures contre les contrats précaires qui les touchent massivement, les jeunes risquent de payer le prix du chantage à la mobilité et de l’assouplissement des licenciements.

Enfin, cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter telles quelles les dispositions qu’il contient, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique. 



Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyens à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L’heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

 

Appel soutenu par : ATTAC, FASE, Fondation Copernic, FSU, GA, GU, MJCF, MNCP, NPA, PCF, PCOF, PG, Union Syndicale Solidaires

 

Premiers signataires : François Asensi (Député de Seine-Saint-Denis, FASE) ; Francine Bavay (conseillère régionale EELV) ; Olivier Besancenot (NPA) ; Martine Billard (PG) ; Jacques Boutault (conseiller municipal EELV) ; André Chassagne (député Front de Gauche) ; Annick Coupé (Union Syndicale Solidaires) ; Claude Debons (syndicaliste) ; Karima Delli (députée européenne EELV) ; Véronique Dubarry (maire adjointe de Paris, EELV) ; Jean-Baptiste Eyraud (Droit Au Logement) ; Gérard Filoche (Inspecteur du travail retraité) ; Jacqueline Fraysse (Députée des Hauts-de-Seine, FASE) ; Pierre Laurent (PCF) ; Patrick Le Hyaric (député européen GUE) ; Christian Mahieux (Union syndicale Solidaires) ; Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste) ; Jean-Luc Mélenchon (PG) ; Christian Picquet (Gauche Unitaire) ; Philippe Poutou (NPA) ; Pierre Ruscassie (Démocratie et Socialisme, PS) ; Bernard Teper (Réseau Éducation Populaire)

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:07

 

http://www.demosphere.eu/node/35018  

 

Rassemblement international contre la dictature des marchés, de Paris à Madrid, contre les coupes budgétaires et pour la démocratie  

 

Arborant les couleurs des différents secteurs de protestation de la société, le vert pour l'éducation, le noir pour les mineurs et le blanc pour la santé, les espagnols se mobilisent au niveau national et au niveau international dans différentes capitales européennes Samedi 23 Février 2013 contre l'atteinte aux droits sociaux et la déprédation environnementale menée par les politiques d'austérité et le système capitaliste.

 

Les espagnols de Paris vous invitent à les rejoindre Samedi 23 Février à 17 heures au Parvis des Libertés et des Droits de l’Homme 75 016 Paris Métro Trocadéro.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 15:08

 

Moncef Marzouki charge Ali Larayedh de former un gouvernement

 

TUNIS (Reuters) - Le président tunisien Moncef Marzouki a chargé vendredi le ministre de l'Intérieur sortant, Ali Larayedh, membre de la frange dure du parti islamiste al Nahda, de former dans les deux semaines à venir le prochain gouvernement, a annoncé son porte-parole.

 

Le président d’al Nahda, Rached Ghannouchi, avait officiellement désigné un peu plus tôt Ali Larayedh, 57 ans, comme successeur à Hamadi Jebali, lequel a démissionné mardi.

 

Al Nahda compte le plus grand nombre de députés à l'assemblée nationale constituante, quatre vingt neuf sièges sur un total de deux cent dix sept sièges. Le parti de la gauche laïque de Moncef Marzouki, le Congrès Pour la République (CPR), deuxième groupe représenté à l'Assemblée constituante avec vingt neuf sièges, a d'ores et déjà dit son souhait de rejoindre une coalition dirigée par al Nahda, comme cela a été le cas dans le gouvernement Jebali.

 

Le choix d'Ali Larayedh répond à la décision du premier ministre sortant Hamadi Jebali, par ailleurs secrétaire général (numéro deux) d'al Nahda, de renoncer à diriger le prochain gouvernement après sa démission, présentée mardi, qui a elle-même fait suite à l'assassinat le 6 février de Chokri Belaïd, opposant laïque de gauche.

 

Hamadi Jebali souhaitait former un "gouvernement de compétences nationales", apolitique, composé de technocrates, mais sa volonté s'est heurtée au refus de sa propre formation.

 

Ali Larayedh est considéré comme un membre de la ligne dure d'Ennahda, qui rejette tout rôle politique aux formations liées au régime déchu de Zine ben Ali, première victime en janvier 2011 du "printemps arabe".

 

Ingénieur naval de formation, Ali Larayedh a passé quinze ans dans les prisons de Zine ben Ali, l'ancien chef de l'Etat aujourd'hui réfugié en Arabie saoudite. Il est devenu ministre de l'intérieur en décembre 2011 dans le gouvernement formé par Jebali dans la foulée des élections d'octobre.

 

Du fait du climat d'incertitude politique en Tunisie, les négociations sur le versement d'un prêt de un milliard sept cent quatre vingt millions de dollars du Fonds Monétaire International (FMI) sont en suspens. La situation a conduit en outre l'agence Standard and Poor's à abaisser, mardi, la note souveraine de la Tunisie.

 

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