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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 19:27

 

http://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2012/12/24/notes-dathenes-en-marge-dun-comite-central-de-syriza-une-odeur-de-feu-de-bois

 

Notes d’Athènes, en marge d’un comité central de SYRIZA, « une odeur de feu de bois »

 

Il y a donc une odeur particulière à l’Athènes de ce début du deuxième hiver de l’ère des mémorandums : l’odeur du bois qui brûle dans les cheminées et les poêles qui ont un peu partout remplacé le chauffage au fioul désormais inabordable. Résultat : le soir, la ville est enveloppée d’une sorte de nappe de brouillard, qui va de pair avec l’odeur âcre de la combustion – pas désagréable du reste et, pour moi, toujours associée à la période des fêtes de fin d’année, quand ma mère faisait marcher la belle cheminée du salon, pour « faire ambiance de Noël » comme elle disait. A ce train, on peut toutefois supposer que les murs vont bientôt être couverts de suie et qu’Athènes ressemblera à Paris ou Londres des années 1930, sous cet aspect seulement. Autre résultat (tout aussi désastreux pour l’environnement) : les forêts (ou ce qui en reste) sont déboisées de façon sauvage, comme sous l’Occupation, mais aussi les champs d’oliviers, ce qui ne s’était jamais vu, même sous l’Occupation.

Effet étrange de ce « nouveau » mode de chauffage dans le paysage urbain : on trouve un peu partout, sur des bords de trottoir, des terrains inoccupés, des échoppes ou des stands qui vendent du bois de chauffage un peu partout, qui furent parfois d’anciens points de vente de plantes d’intérieur. Les rues, la plupart du temps vides et mal éclairées, prennent une vague allure semi-rurale.

Mais à cette odeur de feu de bois peut parfois se mêler une autre, autrement plus sinistre : le 9 décembre, près de Kavala, dans le nord du pays, trois enfants de cinq, sept et quatorze ans sont morts dans l’incendie causé par un poêle à bois laissé sans surveillance. En attendant les morts causés par le froid d’un hiver qui s’annonce rigoureux (contrairement à ce que pensent la plupart des étrangers, habitués à ne voir que les îles et zones côtières), la plus grande partie du territoire grec, qui abrite près de la moitié de la population, connaît des hivers de type continental (en cela aussi Angelopoulos a su capter la vérité profonde du paysage grec, intérieur et extérieur).

Le seul commerce qui semble prospérer à Athènes, à part celui du bois de chauffage, est celui de l’or. Ce sont les seules enseignes récentes, pimpantes et agressives, dans des rues où près de la moitié des commerces ont mis la clé sous la porte. Les pauvres, plus exactement : les paupérisés, sont invités à ce débarrasser de bijoux de famille et autre signes d’une aisance révolue. Mais ce commerce est également à l’affût d’autres emplacements : ainsi la chaîne Carrefour en installé dans certains de ses supermarchés, juste à côté des caisses, rétablissant ainsi partiellement la fonction de l’or comme moyen de paiement. Jacques Sapir a par ailleurs calculé qu’au moins un tiers de l’économie grecque est hors échange monétaire (troc, économie de subsistance).

J’ai revu D au comité central de Syriza pour la première fois depuis deux ans. Elle travaille dans un cabinet de notaire depuis longtemps et vit seule avec son fils, qui a dix-neuf ans maintenant. Son employeur a vu son chiffre d’affaires diminuer des trois quarts. Il a refusé de diminuer son salaire, mais l’a fait passer à mi-temps. Elle essaie donc de survivre avec cinq cent euros par mois. Pendant le vote pour l’exécutif de SYRIZA, elle a passé une bonne demi-heure à me raconter comment elle a rétabli chez elle le courant avec l’aide des militants de DEI de son quartier. Elle a enchaîné sur les stratagèmes pour se déplacer en métro sans ticket, souvent en récupérer les tickets toujours valides des voyageurs qui sortent des stations (tout billet est valable quatre vingt dix minutes pour un trajet dans la même direction). Comme son fils, qui a essayé de passer en juin le concours des Beaux-Arts (sans prépa, inabordable).

Plus un seul café place Omonoia. Le café Néon, immortalisé dans un célèbre diptyque de Yannis Tsarouhis, cache sous des cartons sales son intérieur décrépi, et néanmoins classé. L’ancienne pâtisserie-laiterie Alexandros, point d’arrivée classique de nos périples noctambules jusqu’à la fin des années 1980, transformée par la suite en boulangerie faisant partie d’une chaîne, abrite désormais le Mont de Piété.

Quotidiennement, les journaux publient de nouvelles listes des biens publics proposés à la privatisation. Il a été question de vider les îles de moins de cent cinquante habitants, une bonne douzaine, en transférant leur population, officiellement pour faire des économies. En réalité, le Mémorandum prévoit la vente de toutes les îles inhabitées. Il prévoit également la mise sous séquestre de la totalité des biens publics, sans aucune restriction, en cas de non-recouvrement de la dette. Le mot d’ordre de la Bild Zeitung « privatiser l’Acropole » est en passe de se réaliser.

Pendant la pause du comité central, je pars avec deux camarades passer les commandes d’usage au café d’en face. La petite salle est remplie d’hommes, manifestement usés, qui peuvent avoir n’importe quel âge entre 40 et 55 ans, buvant pour la plupart des petits verres d’ouzo, accompagné d’un mézé frugal. La télé transmet un match de foot. Un relatif silence s’installe pendant que nous attendons les cafés et les sandwichs. Puis un homme prend la parole, sous le regard approbateur des autres, et s’adressant à nous dit avec solennité : « dites à Alexis (Tsipras) que maintenant il faut vraiment foncer ».

Athènes, le 17 décembre 2012

Stathis Kouvelakis

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 19:07

 

ALLUMER LES ETOILES

 

Vous trouverez ci-dessous un lien vers les résultats de la consultation interne des militants du PCF dans le cadre de la préparation du trente sixième congrès du PCF.

 

Il y avait une base commune de la majorité de la direction nationale du PCF dont le titre était « allumer les étoiles » et trois résolutions minoritaires oppositionnelles de gauche par rapport à la base commune majoritaire.

 

Si vous consultez le lien ci-dessous, vous trouverez donc les résultats nationaux de la base commune majoritaire et des trois résolutions minoritaires et vous trouverez les mêmes résultats département par département.

 

http://www.lepcf.fr/Resultats-par-departements-du-vote

 

Le sens de ce message n’est pas du tout ni un commentaire de la résolution majoritaire, ni des résolutions minoritaires ni même des résultats de l’une et des autres en pourcentage.

J’attire simplement votre attention par rapport aux résultats de la base commune dans un certain nombre de départements, je choisis volontairement les départements dont les résultats sont les plus faibles mais ils sont de mon point de vue d’autant plus significatifs de la force réelle du PCF aujourd’hui et d’un autre problème dont je parlerais dans la deuxième partie de ce message.

Moins de cinquante militants votaient pour la base commune dans neuf départements français. Trente et un militants du département des Deux Sèvres votaient pour la base commune, trente trois militants de l’Orne, trente cinq militants des Vosges, trente sept militants de la Meuse, trente sept militants de la Haute Saône, trente neuf militants du Territoire de Belfort, quarante deux militants de la Haute Marne, quarante trois militants de la Mayenne et quarante sept militants du Haut Rhin.

Ces résultats sont particulièrement importants du point de vue des problèmes internes du PCF mais ils sont particulièrement importants pour une autre raison.

Comme vous le savez, la plus importante divergence aujourd’hui à l’intérieur du Front De Gauche est relative à la question des adhésions individuelles au Front De Gauche. Plus de quatre mille militants signaient une pétition nationale et posent la question des adhésions individuelles au Front De Gauche. Cette question pose bien évidemment la question de la transformation du Front De Gauche en un nouveau parti. La direction nationale du PCF organise toute une campagne contre cette transformation. Elle le comprend parfaitement bien, cette perspective provoquerait la dissolution définitive du PCF dans ce nouveau parti, au moins la transformation de l’actuel PCF en une tendance de ce nouveau parti, et une tendance vraiment pas forcément majoritaire.

Les chiffres ci-dessus posent cette question sous une forme totalement nouvelle.

Contrairement à l’idée selon laquelle le PCF serait la composante majoritaire du Front De Gauche, il sort la réalité selon laquelle le PCF est une composante extrêmement minoritaire du Front De Gauche.

Quatre millions de citoyens français votaient pour la candidature de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles de cette année.

Si on prend l’exemple du département des Deux Sèvres, mais c’est vrai pour la totalité des départements un par un et c’est vrai pour les résultats nationaux, vingt deux mille sept cent citoyens français du département des Deux Sèvres votaient pour la candidature de Jean Luc Mélenchon.

Les trente et un derniers défenseurs de la base commune de la majorité du PCF dans le département des Deux Sèvres sont donc ultra minoritaires, ils sont moins de un pour cent des électeurs du candidat du Front De Gauche au premier tour des présidentielles.

Bernard Fischer

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:48

 

http://www.eitb.com/fr/infos/politique/detail/1208212/aurore-martin-sort-prison

 

Aurore Martin de retour au pays basque grâce à la solidarité

 

Samedi 22 Décembre 2012

 

Aurore Martin est sortie samedi de la prison de Soto del Real, près de Madrid, après le versement d'une caution de quinze mille euros et grâce à la solidarité citoyenne.

 

Aurore Martin est sortie ce samedi après-midi vers dix sept heures de la prison de Soto del Real, près de Madrid, après le versement d'une caution de quinze mille euros payée grâce à la solidarité citoyenne. Elle devrait rentrer chez elle au Pays Basque nord vers minuit.

 

Une collecte de fonds dans deux bars du Pays Basque nord, à Bayonne et à Saint-Jean-Pied-de-Port, a réuni ce samedi matin en moins de deux heures la caution de quinze mille euros.

 

Parmi les quatre cent cinquante personnes qui ont contribué à la caution se trouvaient des élus de tous bords.

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:30

 

Le président Giorgio Napolitano a dissous le parlement italien

 

ROME (Reuters) - Le président Giorgio Napolitano a dissous samedi le Parlement en Italie, ouvrant la voie à des élections législatives anticipées fin février au lendemain de l'adoption du budget 2013 et de la démission du président du conseil, Mario Monti.

 

Le gouvernement sortant de "techniciens" de Mario Monti, chargé d'expédier les affaires courantes, a annoncé dans la foulée que le scrutin aurait lieu les 24 et 25 février.

 

"Je viens tout juste de signer le décret sur la dissolution du parlement", a déclaré à la presse Giorgio Napolitano à l'issue de brèves consultations avec les dirigeants des partis politiques, dont la tenue a surpris les observateurs.

 

"Nous avons souligné que des élections vont avoir lieu avec un gouvernement non élu de technocrates, et que ce gouvernement, représenté par le premier ministre, devait rester en retrait", a rapporté Fabrizio Cicchitto, chef du groupe parlementaire à la chambre des députés du Peuple De la Liberté (PDL, centre-droit), de l'ancien président du conseil Silvio Berlusconi.

 

Les derniers sondages en date continuent à placer le Parti démocrate (PD, centre-gauche), mené par Pier Luigi Bersani, largement en tête, avec plus de trente pour cent d'intentions de vote. Mais il pourrait cependant avoir besoin de former une coalition avec le centre pour s'assurer la majorité à la chambre et calmer les marchés.

 

Le PDL est quant à lui largement distancé, les sondages lui donnant entre quinze pour cent et dix huit pour cent d'intentions de vote, derrière le Mouvement Cinq Etoiles, la formation de l'humoriste Beppe Grillo, hostile aux politiques de rigueur et aux partis traditionnels.

 

PAS D'ANNONCE DE MONTI

 

Après treize mois passés à la tête du gouvernement, Mario Monti, a démissionné vendredi, après le vote du budget 2013 par le Parlement, comme il l'avait promis à la suite d'une fronde parlementaire menée par les élus du PDL.

 

L'ancien commissaire européen, qui a remis sa démission au président Giorgio Napolitano, avait été nommé en novembre 2011 à la tête d'un "gouvernement de techniciens" non issu des élections pour aider l'Italie à sortir de la crise financière.

 

Mario Monti, qui donnera une conférence de presse dimanche, mais devrait se contenter d'évoquer ses réformes plutôt qu'une éventuelle candidature aux législatives, jugée de moins en moins probable.

 

"Dimanche, il présentera probablement un mémorandum sur sa politique, il ne devrait prendre aucune décision et ne s'impliquer directement en aucune manière avant que Noël soit passé", a précisé un proche de Mario Monti.

 

Plusieurs formations centristes espéraient obtenir le soutien du président sortant du Conseil, mais semblent désormais se résigner à son retrait.

 

"Monti aurait donné plus de sens à notre initiative, mais cela ne change rien", a affirmé sur la chaîne TGCOM 24 Ferdinando Adornato, membre de l'Union Du Centre (UDC).

 

"Ce que Bersani et Berlusconi proposent, ça ne suffit pas à changer les choses par rapport à ce qu'elles étaient avant l'arrivée de Monti."

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:16

 

La constitution adoptée en Egypte, selon les partis

 

LE CAIRE (Reuters). La nouvelle Constitution a été adoptée en Egypte, selon les résultats non officiels du référendum portant sur le texte défendu par les islamistes, malgré l'opposition du Front de salut national qui a par ailleurs amorcé la formation d'un parti unique.

 

Près de 64% des Egyptiens se sont prononcés en faveur de la nouvelle Constitution lors du référendum dont la deuxième phase se déroulait samedi, a indiqué dimanche un responsable des Frères musulmans, citant des résultats non officiels.

 

"Selon nos calculs, le résultat final du second tour est de 71% de « oui » et le résultat final (des deux phases) est de 63,8%", a dit le responsable de la confrérie islamiste dont est issu le président Mohamed Morsi.

 

Les sondages sortis des urnes du Front de Salut National (FSN), la principale coalition de l'opposition égyptienne, confirment également la victoire du "oui", selon un de ses responsables.

 

"(Les islamistes) dirigent le pays, organisent le scrutin et influencent les gens, à quoi d'autre pouvions-nous nous attendre?", s'est interrogé ce responsable.

 

Après l'annonce de sa défaite, le FSN a par ailleurs amorcé la formation d'un parti unique d'opposition. "Le Front (...) s'accorde pour livrer chaque bataille ensemble", a déclaré Mohamed Aboul Ghar, chef du Parti social-démocrate égyptien, "les partis qui (le) composent ont franchi des étapes avancées vers la formation d'un grand parti".

 

"Le référendum n'est pas la fin du chemin", a également déclaré Khaled Dawoud, porte-parole du FSN. "C'est juste le début d'une longue lutte pour l'avenir de l'Egypte."

 

Selon les Frères musulmans, un tiers des électeurs appelés à voter se sont rendus aux urnes. Les résultats officiels ne devraient pas être connus avant lundi. En cas de victoire du "oui", des élections législatives auront lieu d'ici deux mois.

 

Avant même l'annonce des premiers résultats, le vice-président Mahmoud Mekky a annoncé samedi sa démission, expliquant que sa qualité de magistrat ne lui permettait pas de remplir correctement ses fonctions auprès du chef de l'Etat.

 

Le projet de Constitution ne prévoit plus de poste de vice-président et Mekky avait déjà indiqué qu'il démissionnerait si le projet était adopté par les électeurs.

 

FRAUDES ET IRRÉGULARITÉS

 

Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont par ailleurs de nouveau dénoncé samedi des fraudes et de nombreuses irrégularités, comme l'inscription d'électeurs fictifs ou l'ouverture tardive de certains bureaux de vote.

 

Le FSN a notamment exigé que la première phase du référendum soit annulée et qu'un nouveau vote ait lieu, mais la commission chargée d'enquêter sur les irrégularités n'a pas constaté de fraudes importantes.

 

Le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), qui émane des Frères musulmans, affirme pour sa part que l'adoption de la Constitution est nécessaire pour entériner la victoire de la démocratie.

 

"Une fois que la Constitution aura été établie par le peuple, les roues se remettront à tourner, même s'il y a des différences ici et là. Après avoir choisi une Constitution, tous les Égyptiens avanceront dans la même direction", a déclaré Mohamed Badie, le guide suprême des frères musulmans.

 

Avant même la fin du vote, les opposants ont annoncé le retour des troubles qui ont agité le pays entre la fin novembre et le début du vote.

 

Au moins huit personnes ont été tuées au cours d'affrontements entre islamistes et opposants, déclenchés par la publication le 22 novembre d'un décret, depuis largement abrogé, par lequel Mohamed Morsi étendait considérablement ses pouvoirs.

 

Selon la presse officielle, le chef de l'Etat a dévoilé samedi le nom de quatre vingt dix membres nommés à la choura, la chambre haute du parlement.

 

Deux tiers des deux cent soixante dix membres de la chambre haute ont été élus en début d'année lors des élections législatives remportées par les frères musulmans et leurs alliés islamistes et le tiers restant a été nommé par le chef de l'Etat.

 

Selon un responsable présidentiel, soixante quinze pour cent des quatre dix députés nommés par Mohamed Morsi ne sont pas des candidats islamistes et sont issus de formations libérales et de la communauté chrétienne.

 

Mais le Front de Salut National (FSN) a indiqué que ses membres avaient refusé de siéger au sein du conseil de la choura.

 

Détenus par Mohamed Morsi depuis la dissolution de la chambre basse, les pouvoirs législatifs vont être transférés à la chambre haute conformément à la nouvelle constitution.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 15:58

 

Interrogations sur l’avenir de l’équipe gouvernementale

 

PARIS (Reuters) - La gestion du dossier de Florange et l'affaire Cahuzac alimentent les interrogations de la presse dominicale sur un possible remaniement en 2013 pour permettre au gouvernement français d'affronter une nouvelle année de crise.

 

Le Journal du dimanche (JDD) estime ainsi que François Hollande n'aura d'autre choix que d'installer un "gouvernement de combat", resserré et plus uni.

 

"Le navire gouvernemental tangue dangereusement", écrit-il. "Et on voit mal comment cette équipe, à la fois pléthorique et dont plusieurs membres sont fragilisés, va pouvoir affronter l'hyper crise annoncée en 2013 par tous les experts économiques."

 

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius conseille dans le JDD au premier ministre Jean-Marc Ayrault de "corriger les choses", même s'il pense que "des choses sont très bien faites, d'autres moins bien".

 

"Ce qui est désolant dans l'affaire de Florange, c'est qu'on a obtenu un résultat correct, le maintien des emplois, mais comme cela a été mal goupillé, les gens ont l'impression qu'il y avait une solution qui aurait tout réglé et c'était faux", dit-il.

 

Jérôme Cahuzac, qui a mis en musique la rigueur de gauche avec détermination, apparaît comme le ministre le plus fragilisé, avec Pierre Moscovici (Economie) et Christiane Taubira (Justice), estime l'hebdomadaire.

 

Le Parisien Dimanche se penche plus particulièrement sur la situation du ministre du Budget après les révélations du site d'information Mediapart.

 

"La pression croît jour après jour sur les épaules de Jérôme Cahuzac et la rumeur commence à courir d'un éventuel remaniement", écrit-il.

 

"UNE PIECE ESSENTIELLE"

 

Le ministre du Budget est actuellement l'un des hommes-clés de Jean-Marc Ayrault, qui lui a renouvelé sa confiance.

 

"Il est une pièce essentielle. Le marathon du budget 2013, c'est lui", souligne François Rebsamen, le patron des sénateurs socialistes, dans Le Parisien Dimanche. "La compétence technique dans un gouvernement taxé parfois d'amateurisme, c'est lui. La lutte contre l'exil fiscal, c'est encore lui."

 

Le 6 décembre, Mediapart a diffusé une bande sonore dans laquelle un homme présenté comme le ministre du Budget parle de son compte en banque en Suisse.

 

Détenir un compte en Suisse peut s'avérer politiquement sensible, surtout pour un ministre de gauche chargé, notamment, de traquer l'évasion fiscale.

 

Devant l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac a démenti catégoriquement avoir jamais possédé un compte dans ce pays.

 

Après s'y être refusé, il a finalement annoncé le 19 décembre avoir demandé à la banque suisse UBS de dire si oui on non il a détenu un compte au sein de cet établissement afin de "clouer définitivement le bec" à ses accusateurs.

 

UBS avait informé auparavant son avocat qu'elle n'avait pas "pour principe" de transmettre des confirmations négatives, mais le ministre a expliqué sur son blog avoir demandé à son conseil de poursuivre les démarches.

 

Son entourage et plusieurs médias ont mis en doute l'authenticité de l'enregistrement diffusé par Mediapart.

 

Mais son auteur, l'avocat et membre de l'UMP Michel Gonelle, auquel Jérôme Cahuzac avait ravi en 2001 la mairie de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), a contacté l'Elysée pour certifier son authenticité.

 

Michel Gonelle s'est vu conseiller, "s'il a des éléments tangibles, de les remettre à la justice, car c'est à la justice de faire son travail", a précisé vendredi la présidence.

 

Contacté le même jour par Reuters, Jérôme Cahuzac n'a pas souhaité commenter la démarche de son ancien adversaire.

 

EXAMEN "D'USAGE" DE LA SITUATION FISCALE DES MINISTRES

 

Dans Le Parisien, Michel Gonelle dit tenir une copie de l'enregistrement à la disposition de la justice, tout en précisant qu'il espérait que sa démarche auprès de l'Elysée "resterait confidentielle."

 

Il précise avoir envoyé dans le passé une autre copie du CD-ROM à un haut magistrat, qui ne la lui aurait jamais restituée.

 

Parallèlement, Mediapart affirme que des vérifications fiscales approfondies sont en cours sur le patrimoine du ministre, ses déclarations au titre de l'impôt sur la fortune (ISF) laissant apparaître des anomalies.

 

Jérôme Cahuzac serait soupçonné notamment d'avoir sous-évalué le montant de son appartement parisien et déclaré un prêt parental déjà remboursé, précise le site.

 

Samedi soir, la Direction générale des Finances publiques (DGFIP) a indiqué que l'ensemble des membres du gouvernement faisaient l'objet d'un examen habituel, mais qu'il n'y avait pas de contrôle spécifique visant Jérôme Cahuzac.

 

"Aucun contrôle ou enquête n'est en cours à l'encontre d'un membre du gouvernement", indique-t-elle dans un communiqué.

 

"Comme c'est l'usage pour chaque nouveau gouvernement, le ministre délégué chargé du budget a demandé à la DGFIP de procéder à un examen de la situation fiscale des membres du gouvernement. C'est cette procédure qui est en cours et qui vise notamment à assurer que la situation de chacun des membres du gouvernement est irréprochable et exemplaire", ajoute le texte.

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 15:40

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-pour-l-heure-ce-sont-parisot-et-mittal-qui-gouvernent-113618234.html

 

Pour l’heure, ce sont Parisot et Mittal qui gouvernent

 

 Déclaration du Front Syndical de Classe

 

Aux ordres !

Lorsque Parisot, Mittal, les "pigeons", c’est-à-dire les puissants, les privilégiés montent au créneau, le pouvoir socialiste s’incline et trahit les travailleurs comme c’est le cas pour les sidérurgistes de Florange.

Ce n’est pas chose nouvelle : pour s’en tenir à la sidérurgie lorraine, en 1978, le gouvernement de droite de Raymond Barre avait transformé les dettes des maîtres des forges en prise de participation de l’État. Vingt deux milliards de francs de fonds publics engloutis dans la sidérurgie alors que vingt et un mille emplois furent liquidés.

 

Mais ce sont les socialistes et Mitterrand qui après avoir suscité des espoirs dans la population en 1981 pour parvenir au gouvernement, après avoir nationalisé sous pression et largement indemnisé les de Wendel (énormes moyens financiers publics immédiatement recyclés dans la finance, n’est-ce pas monsieur Ernest-Antoine Seillière, ancien patron du CNPF ?), ont procédé à des licenciements massifs (des dizaines de milliers) à partir de 1984.

Plan piloté par le préfet Chéréque (le père) s’exclamant à l’époque : "Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains".

A présent, le fils François, déclare : « [qu’il faut] abaisser le coût du travail en transférant une partie des charges sur la CSG », (les Echos du 3 septembre 2012) ; et concernant Florange, son successeur, Laurent Berger s’aligne sur le PS en indiquant :"la préoccupation de la CFDT à Florange, c’est la mise en œuvre de ce que le gouvernement a arraché à Mittal en terme d’accords". En contradiction totale avec les salariés et les syndicats d’Arcelor-Mittal de Florange qui ont désigné cet accord comme une véritable trahison ! (Accord qui entre autre comporte le transfert d’activité du site de Basse-Indre vers Florange, les travailleurs de Basse-Indre ayant d’ailleurs entamé une grève !)

Les arguments éculés ayant servi pour les Charbonnages, le Textile, la Navale... sont matraqués dans les médias dominants et par les économistes de service : "la demande s’effondre, il est inutile de soutenir des industries condamnées, il suffit d’accompagner les licenciements qui sont la seule solution réaliste » !

Mais dans ce cas pourquoi avoir menti en cachant le fait que des repreneurs sérieux étaient sur les rangs : le groupe russe Severstal, entre autres, et pas seulement. La possibilité de trouver un repreneur était (est) donc bien présente, mais à la condition d’une reprise globale du site (filière froide + hauts fourneaux) !

Pour le FSC, la réalité, c’est que la destruction des hauts fourneaux, comme de l’appareil industriel français, est programmée et que Mittal n’est pas un « industriel » mais un capitaliste dont le seul souci est de faire « pisser du cash » comme le dit l’économiste Jacques Sapir.

Si cela ne coule pas assez, on s'en va et pas question qu'un éventuel concurrent puisse reprendre : on empêche la reprise globale du site et donc toute reprise, on saborde l'outil de production, on ravage une région, on ruine et désespère des milliers d'ouvriers et bientôt tout le pays.

Les nationalisations et la nécessité des luttes !

Pour le FSC ce dont les travailleurs et l’économie ont besoin : c’est de la nationalisation franche (dans ce secteur comme dans beaucoup d’autres) pour reprendre le contrôle de l’appareil de production et réindustrialiser le pays, et cela, sans indemnisation des exploiteurs.

Mais là il s’agit de volonté politique, de détermination à s’en prendre réellement à la domination et aux intérêts des multinationales et de la finance, de s’appuyer sur les luttes existantes et l’intervention des travailleurs pour contrer les manœuvres des capitalistes !

Il faut le reconnaître, cette volonté de la part du gouvernement, des acteurs politiques de tout bord ainsi que des principaux dirigeants syndicaux est totalement absente

L’alignement sur l’Union européenne et les politiques d’austérité qu’elle impose "pour réduire les déficits publics ", frappe de plein fouet le pouvoir d’achat des couches populaires les plus démunies et les couches moyennes, plombant de ce fait les débouchés de l’industrie automobile de gamme moyenne, tandis qu’explosent les ventes des véhicules de luxe (entre cent mille et cent quatre vingt dix mille euros) !

L’Europe des délocalisations est aussi l'outil que se sont donnés les grands groupes capitalistes pour mettre les peuples en concurrence et les étrangler par le chantage à l'emploi et à la casse de tous les acquis.

La Grèce est le révélateur et le laboratoire de ce qui attend lez travailleurs s'ils ne réagissent pas.

Ne comptons que sur nos propres forces et recherchons la coordination des luttes, le "tous ensemble" en même temps !

Imposons par l’unité et l’initiative à la base, aux directions confédérales de s’engager dans une lutte frontale de haut niveau au lieu de s’ensabler dans les marécages du "dialogue social" et du "partenariat responsable" en vue d’un "compromis historique" dévastateur !

 

Sans quoi c’est le retour d’un siècle en arrière que connaîtront la France et son peuple avec des pans entiers de l’économie réelle qui seront rayés de la carte, tandis que des régions entières seront dévastées par le chômage de masse et la misère !

Pour le FSC, la seule voie qui s’ouvre donc est la lutte autonome des travailleurs contre le grand capital, ses gouvernements, son UE et tous ses serviteurs !

Front Syndical de Classe, Jeudi 13 Décembre 2012

 

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 15:09

 

Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy rejetés

 

PARIS (Reuters) - Le trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a contesté vendredi le rejet de ses comptes par une commission nationale chargée de les contrôler, et annoncé qu'il ferait appel de cette décision devant le Conseil constitutionnel.

 

Nicolas Sarkozy a été informé vendredi de la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui pourrait priver l'UMP d'un remboursement pouvant aller jusqu'à onze millions d'euros.

 

"En tant que trésorier de cette campagne, je conteste formellement l'analyse et les décisions de la CNCCFP", écrit le député UMP Philippe Briand dans un communiqué, confirmant le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy révélé dans la matinée par www.lexpress.fr

 

"Nous ferons appel de cette décision sans précédent, dont l'origine provient d'une saisine d'élus de gauche et qui n'est donc sans doute pas dénuée d'arrières pensées politiques", ajoute-t-il.

 

Interrogée par Reuters, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait refusé plus tôt de confirmer ou d'infirmer le rejet des comptes de campagne de l'ancien président.

 

Quelle que soit sa décision, celle-ci ne sera définitive qu'après notification du Conseil constitutionnel, et un éventuel recours de l'ancien candidat, avait-elle alors indiqué.

 

Le président sortant, battu en mai par François Hollande, avait déclaré un total de dépenses de 21.339.664 euros, très proche du plafond légal de 22.509.000 euros.

 

La CNCCFP a réintégré des dépenses non déclarées pour conclure au rejet de ses comptes de campagne. Elles concernent des réunions publiques avant sa déclaration officielle de candidature en février.

 

VERS UN NON-REMBOUSEMENT ?

 

Si la décision de la CNCCFP était validée par le conseil constitutionnel, le ministère de l'Intérieur ne rembourserait alors pas les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Un remboursement qui peut aller jusqu'à 47,5% du total dépensé, soit près de onze millions d'euros, précise la commission.

 

Le trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 estime que le montant du dépassement observé par la commission, chiffré à 1,6%, est "peu significatif" et "ne saurait à lui seul entraîner le rejet du compte". Il conteste par ailleurs le mode de calcul de la commission.

 

Surtout, Philippe Briand, qui évoque une décision "politique", dénonce le choix de la Commission d'attribuer un caractère électoral aux activités antérieures à la candidature de Nicolas Sarkozy.

 

"Je ne peux retenir cette analyse sauf à considérer qu'un président de la république en exercice doit cesser toute activité dans l'année qui précède le scrutin", écrit-il.

 

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, s'est également dit "très surpris" par cette interprétation.

 

Avant même l'annonce du recours de Nicolas Sarkozy devant les "Sages", le Front National a dénoncé un "conflit d'intérêts", soulignant que l'ancien président est membre de droit du Conseil constitutionnel.

 

Par la voix de son député Sergio Coronado, Europe Ecologie Les Verts a également soulevé ce point, demandant à ce que Nicolas Sarkozy se mette en congé du Conseil constitutionnel.

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 17:09

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/international/espagne-le-combat-pour-la-defense-la-sante-publique-ne-faiblit-pas-19808

 

Le combat pour la défense de la santé publique ne faiblit pas

 

Vendredi 7 Décembre 2012

 

Par Dimitri Zurtrassen, Céline Meneses et François Ralle Andreoli

 

Hier et avant-hier a eu lieu une nouvelle grève de deux jours du système de santé publique de la Communauté de Madrid contre la privatisation des hôpitaux.

 

La deuxième depuis celle des 26 et 27 Novembre dernier (une première historique).

 

Convoquée par les syndicats CCOO, SATSE, AMYTS, CSITUP, UGT et USAE, la mobilisation a pour objectif de protester contre les coupes budgétaires dans la santé du gouvernement de la communauté de Madrid d’Ignacio Gonzalez et contre l’application du plan de la communauté, "le plan de moyens de garantie de la durabilité du système de santé publique de la communauté de Madrid", intégré dans son budget 2013.

Son mot d’ordre est toujours le même : "la santé ne se vend pas, elle se défend".

 

Car sous prétexte de faire passer le déficit de la communauté de 1,5 % à 0,7 % du PIB (ce qui suppose une économie de deux milliards sept cent millions d’euros du fait du manque de rentrées fiscales de la communauté), le gouvernement mise sur une réduction drastique des dépenses de santé.

Le plan prévoit la privatisation de vingt six catégories de personnel non sanitaire, la centralisation de laboratoires, la reconversion de l’hôpital Carlos III et l’externalisation de la gestion sanitaire de six hôpitaux et vingt six centres de santé entre autres.

Les conséquences pour les personnels seront évidemment néfastes : plan sociaux avec licenciements de fonctionnaires (plus de mille postes sont en danger), changements forcés d’affectation, dislocation d’équipes expérimentées et pionnières dans certains domaines.

Quant aux conséquences pour les citoyens, elles le sont tout autant : coût supplémentaire pour les contribuables madrilènes : plus d’un million par an.

 

Rappelons qu’un lit en hôpital privé coûte en moyenne soixante quatorze pour cent plus cher qu’un lit en hôpital public et que la capacité d’accueil des hôpitaux publics est invariablement plus faible que celle des hôpitaux privés comme l’ont rappelé six cent médecins de vingt centres hospitaliers madrilènes dans une "lettre aux citoyens" publiée hier.

Bref, il s’agit là d’un odieux cadeau fait au secteur privé sans que rien ne le justifie, les hôpitaux publics n’étant généralement pas déficitaires et seules les activités les plus rentables étant privatisées...

Les travailleurs de la santé publique réclament que le plan de la communauté de Madrid soit retiré. En l’absence de réaction du gouvernement, ils sont décidés à continuer à se mobiliser.

Le Parti de Gauche dénonce les tentatives du gouvernement de la communauté de Madrid de démanteler la santé publique et appuie les travailleurs de la santé publique de Madrid dans leur lutte pour préserver une santé entièrement publique de qualité.

Les patients ne sont pas des clients. La santé publique est un droit qui doit être défendu.

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 16:54

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-la-famille-assad-doit-partir-d-une-maniere-ou-d-une-autre-113671951.html

 

Vendredi 21 décembre 2012

 

La famille Assad doit partir, d’une manière ou d’une autre

 

Par Gilles Munier

 

La déclaration de Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, constatant que le régime perd « de plus en plus le contrôle du pays », signifiait bien que la Russie veut que Bachar al Assad s’en aille. Depuis, des voix se sont faîtes entendre au sommet de l’Etat syrien et donc du parti Baas au pouvoir pour critiquer le président et son entêtement.

 

Ni la rébellion ni l’armée ne peuvent gagner

 

Le vice-président syrien Farouk al Chareh qui connaît le poids des mots, il a été, pendant vingt deux ans, ministre des Affaires étrangères de son pays, a déclaré au quotidien libanais al Akhbar (Lundi 17 Décembre 2012) : « Ceux qui ont la chance de rencontrer le président entendront de sa bouche qu’il s’agit d’un conflit long et d’une grande conspiration tramée par plusieurs parties. Il (Assad) ne cache pas sa volonté d’aboutir militairement jusqu’à la victoire finale (et il croit qu') après, le dialogue politique sera réellement possible ».

 

Mais pour Farouk al Chareh, ni la rébellion ni les forces de sécurité et l’armée ne peuvent emporter la bataille militairement. Il se déclare favorable à un « règlement historique incluant les principaux pays de la région et les Etats membres du Conseil de sécurité ». Seulement voilà : comment y parvenir ? « Assad détient tous les pouvoirs du pays (...). Mais il y a des opinions et des points de vue différents dans le commandement syrien. Cependant, ce n’est pas arrivé au point où on peut parler de courants ou de dissensions profondes». Pourtant le temps presse, « chaque jour qui passe », dit-il, « éloigne un peu plus la solution, militairement et politiquement » du conflit.

 

Une famille au pouvoir depuis quarante ans

 

Comme il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre et comme l’OTAN espère installer à Damas un régime pro-occidental, Vladimir Poutine est monté au créneau. Le 20 décembre, devant plus de deux mille journalistes russes et étrangers, il a dit clairement ce que la Russie pense tout bas depuis longtemps: « Nous ne sommes pas préoccupés par le sort du régime d'al Assad, nous comprenons ce qui se passe dans le pays, nous comprenons qu'une famille y est au pouvoir depuis quarante ans. Il va de soi qu'il y est besoin de changements indispensables ».

 

« Quelle est notre position ? », a-t-il poursuivi, « Ce n'est pas de laisser le régime d'Assad au pouvoir à tout prix ». « Nous ne voulons pas que l'opposition actuelle, une fois arrivée au pouvoir, commence à combattre les gens qui sont les autorités actuelles devenues l'opposition. Et que cela continue éternellement ».

 

Farouk al Chareh est-il l’homme de la dernière chance ? Sunnite originaire de Deraa où a débuté la révolte, baasiste de conviction, il peut se prévaloir du soutien de la Fédération de Russie et, dans une certaine mesure, de celui de la Turquie, voire de l’Iran. Parviendra-t-il à convaincre l’armée et le parti Baas que l’heure du changement est arrivée ? Rien n’est moins sûr, car en Syrie ce genre de question se règle souvent violement. Vladimir Poutine a beau vouloir éviter « la désintégration du pays, une guerre sans fin », c’est apparemment le cadet des soucis du clan Assad qui lutte d’abord pour sa survie.

 

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