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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 19:51

 

http://www.eitb.com/fr/infos/politique/detail/973281/elections-au-pays-basque--large-victoire-souverainistes

 

Elections au pays basque

 

Large victoire des souverainistes

 

Lundi 22 Octobre 2012

 

Le Parti nationaliste basque (PNV, droite) est arrivé en tête des élections au pays basque, suivi par la coalition indépendantiste de gauche EH Bildu.

 

Les partis souverainistes du pays basque, le Parti Nationaliste Basque et la coalition indépendantiste basque EH Bildu, ont remporté deux tiers des sièges au parlement de la communauté autonome basque à l'issue des élections de ce dimanche 21 octobre.

 

Le Parti Nationaliste Basque (PNV, droite) est arrivé en tête avec vingt sept sièges, sur un total de soixante quinze, selon les résultats communiqués par le ministère de l'intérieur de la communauté autonome basque après dépouillement de cent pour cent des bulletins. La coalition indépendantiste basque EH Bildu a obtenu vingt et un sièges.

 

Les partis constitutionnalistes espagnols, le Parti socialiste d'Euskadi (PSE) et le Parti populaire (PP, droite), n'arrivent qu'en troisième et quatrième position, avec seize sièges pour le PSE et dix sièges pour le PP. Union Progrès et Démocratie (UPYD) a obtenu un siège.

 

Ces élections sont les premières organisées sans la menace de l’ETA et signent le retour au Parlement de la gauche indépendantiste basque, dont les listes électorales avaient été longtemps interdites. Le succès électoral d'EH Bildu était attendu, après les succès électoraux de la gauche indépendantiste aux élections municipales de mai 2011 et aux élections législatives espagnoles de novembre 2011.

 

Les précédentes élections au parlement basque, en 2009, avaient également vu la victoire du Parti Nationaliste Basque (PNV), mais un accord inattendu entre le Parti socialiste d'Euskadi et le Parti populaire avait permis au socialiste Patxi Lopez de s'emparer du pouvoir et de reléguer le PNV dans l'opposition après vingt neuf ans au pouvoir (de 1980 à 2009).

 

Lors des précédentes élections, le PNV avait obtenu trente sièges, le PSE vingt cinq sièges, le PP treize sièges, Aralar quatre sièges, Eusko Alkartasuna un siège, Ezker Batua un siège et UPYD un siège.

 

Sans majorité absolue, Inigo Urkullu, candidat à la présidence pour le Parti Nationaliste Basque, devra chercher des appuis pour gouverner. L'heure est donc au jeu complexe des alliances post électorales.

 

Plus de un million sept cent mille électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche 21 octobre pour désigner les soixante quinze députés du Parlement de la Communauté autonome basque. La participation à 19 heures se situait à 57,73 %, selon les chiffres officiels du ministère basque de l'Intérieur, soit une légère baisse par rapport à 2009.

 

Plusieurs grands chantiers attendent le nouveau gouvernement: la relance de l'économie, la consolidation de la paix, le débat sur le modèle d'État et le statut politique de la Communauté autonome basque, entre autres.

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 19:10

 

http://www.france.attac.org/evenement/meeting-du-comite-pour-le-secours-la-population-syrienne

 

A l’initiative du comité de secours à la population syrienne d’Ile de France

 

Meeting de solidarité avec le peuple syrien

 

Lancement de la campagne d’aide et de secours à la population syrienne

 

Vendredi 26 Octobre 2012 de 19 heures à 22 heures à la Bourse du Travail de Paris Salle Ambroise Croizat 3 Rue du Château d’Eau 75010 Paris Métro République

 

Liste actualisée des signataires de l’appel pour la constitution d’un comité de secours à la population syrienne

 

AMDH, AMF, ATF, ATMF, ATTAC France, CGT, CRLTDH, EELV, FSU, FTCR, LDH, Les Alternatifs, MRAP, NPA, PCF, PG, REMDH, SNESUP, Souria Houria, UJFP, Union Syndicale Solidaire

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:57

 

http://www.lepcf.fr/spip.php?page=article&id_article=1406

 

http://www.rougemidi.org/spip.php?article7242

 

Comment la terre d’Israël fut inventée

 

Dimanche 30 Septembre 2012

 

Par Pierre Stambul

 

« Dans la guerre israélo-palestienne, il y a un aspect qu’il ne faut jamais mésestimer. Le sionisme a opéré une gigantesque manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives. C’est cette manipulation qui permet l’adhésion majoritaire des Juifs (aussi bien en Israël que dans le reste du monde) à un projet colonialiste et militariste qui détruit chaque jour un peu plus la Palestine et généralise l’apartheid. »

 

Dans un ouvrage précédent (Comment le peuple juif fut inventé, chez Fayard), Shlomo Sand avait réduit à peu de choses deux mythes fondamentaux du sionisme : l’exil et le retour. Non, il n’y a pas eu d’exode massif des Juifs lors de la destruction du Temple par les troupes de Titus en 70 ap JC. Les Juifs d’aujourd’hui ne sont pas les descendants des Hébreux de l’Antiquité. Ils descendent majoritairement de convertis.

 

L’idée sioniste qu’après des siècles d’exil, ils auraient fait leur retour sur la terre de leurs ancêtres est une fiction.

 

Cette fois-ci, Shlomo Sand s’attaque à un autre mythe meurtrier. Pour les membres du courant national-religieux, « Dieu a donné cette terre au peuple juif » et au nom de ces conceptions intégristes, les Palestiniens sont des intrus. Mais les sionistes « laïques » partagent cette même conception. Ils ont fait de la Bible un livre de conquête coloniale en affirmant que les Juifs ont toujours eu un attachement indéfectible à « la terre d’Israël », ce qui leur donne un droit de propriété exclusif. C’est ce mythe de la terre qu’il passe à la moulinette avec un style agréable et de très nombreuses références historiques et bibliographiques. Bref, c’est un livre absolument indispensable.

 

Histoires personnelles

 

Dans Comment le peuple juif fut inventé, Shlomo Sand avait raconté quelques anecdotes personnelles. Son amitié ancienne avec le poète palestinien Mahmoud Darwish, banni de son propre pays et qui n’aura même pas pu être enterré dans son village d’origine (qui n’existe plus). L’histoire aussi de son beau-père, catalan et rescapé de la guerre d’Espagne qui finit par « atterrir » en Israël.

 

Là, Shlomo nous livre quelques touches de ses origines. Il est né dans un de ces camps de rescapés juifs du génocide nazi pour lesquels il n’y avait qu’une seule destination possible : Israël. Les Palestiniens ont payé pour un crime européen.

 

En 1967, Shlomo est soldat dans une armée qui fait la conquête sanglante de Jérusalem-Est. Il décrit la fièvre nationaliste des jeunes qui l’entourent, cette certitude de « revenir sur la terre de leurs ancêtres ». Il décrit aussi un crime de guerre gratuit : un vieux Palestinien torturé à mort par cette armée qui se dit morale. Son écriture s’empreigne alors d’une grande émotion.

 

Shlomo Sand est un professeur universitaire d’histoire. Son université, située dans les faubourgs de Tel-Aviv, a été construite sur un de ces nombreux villages (plusieurs centaines) rayés de la carte avec l’expulsion de la population palestinienne en 1948. Les habitants de ce village n’ont pas combattu et ont espéré jusqu’au bout qu’ils ne seraient pas expulsés. L’État d’Israël pratique un négationnisme total sur la vraie histoire de cette terre et notamment sur les Palestiniens. Shlomo évoque l’action de l’association israélienne anticolonialiste « Zochrot » qui fait revivre la mémoire de ces villages rayés de la carte.

 

Shlomo a milité dans le mouvement de l’extrême gauche antisioniste Matzpen dans les années 1980. Il ne se définit plus comme antisioniste. Pourtant, encore plus que le précédent, son livre démolit avec beaucoup d’efficacité les mythes sionistes.

 

Il est partisan de deux États vivant côte à côte en Palestine qui seraient des États de tous leurs citoyens. Il écrit pourtant : « En apparence, l’occupation, entrée dans sa cinquième décennie, prépare au plan territorial, la constitution d’un État binational ».

 

Il est contre le droit au retour des réfugiés palestiniens. Il explique à titre de comparaison qu’on ne fera pas revenir les millions d’Allemands originaires des pays de l’Est descendants de ceux qui ont été chassés en 1945. Pourtant, il montre bien comment l’expulsion des Palestiniens de leur pays en 1948 a été criminelle, comment Israël a rendu définitive leur expulsion. Son enquête sur le village détruit pour construire son université (et ses habitants) est précise et sans concession.

 

Il a espéré avant 1967 que son pays saurait se normaliser et faire une paix juste.

 

Amèrement il écrit : « je ne savais pas que je vivrais la majeure partie de mon existence à l’ombre d’un régime d’apartheid, alors que le monde “civilisé”, du fait notamment de sa mauvaise conscience, se sentirait obligé de transiger avec lui, et même de lui apporter son soutien ». Le mot « apartheid » est souvent utilisé dans le livre pour qualifier la réalité actuelle.

 

Une terre habitée par de nombreux peuples et une religion venue de l’étranger

 

Dans Comment le peuple juif fut inventé, il y avait un chapitre difficile pour un non-spécialiste sur la notion de « peuple ». Cette fois-ci, Shlomo examine les notions de patrie, de frontières, du droit du sol et de droit du sang. Chapitre ardu mais dont la conclusion est claire. La prétention des sionistes de retourner dans leur « patrie » au nom d’une histoire réécrite ne repose sur aucune des différentes constructions de patries que l’histoire a connue.

 

Comment la terre qui est aujourd’hui Israël et la Palestine fut appelée dans l’histoire ?

 

Quelle est l’importance de Jérusalem ?

 

La bible parle de Canaan et affirme que les hébreux sont venus de l’étranger. Les deux personnages centraux, Abraham et Moïse seraient venus, l’un de Mésopotamie, l’autre d’Égypte. Ces personnages sont légendaires. Le livre de Josué (qui est une véritable apologie du nettoyage ethnique et du génocide) évoque une terre habitée par de nombreux peuples qui restent toujours là malgré les massacres. Autrement dit la religion juive décrit un peuple venu de l’extérieur ayant une haine terrible pour les autochtones.

 

Dans la Bible dévoilée, les archéologues israéliens estimaient que la Bible avait été essentiellement écrite dans le royaume de Judée, peu avant la prise de Jérusalem par les babyloniens (septième siècle avant Jésus Christ). Shlomo Sand va plus loin. Il pense que le texte a été écrit par les lettrés qui ont été autorisés par l’empereur perse Cyrus à retourner à Jérusalem, voire plus tard à l’époque hellénistique. Ces lettrés sont entourés de paysans restés majoritairement païens, ce qui explique tout le mal que la Bible dit des autochtones.

 

Dans le livre des livres, la promesse de la terre pour le peuple élu est toujours soumise à condition. Tout est conditionné par le degré d’intensité de la foi en Dieu. Quand les colons religieux actuels prétendent que « Dieu leur a donné cette terre », ils s’écartent beaucoup de leur texte fondateur. La région d’Israël/Palestine s’est appelée Canaan et la région de Jérusalem la Judée. Cette région avait un peuplement hétérogène et on y parlait des langues diverses. Ce n’est qu’à l’époque des Maccabées (deuxième siècle avant Jésus Christ) que la religion s’est répandue dans de nouvelles régions (Samarie, Galilée, Néguev) puis plus loin dans l’empire romain. Il n’y a aucune référence à la « terre promise ». Le philosophe juif Philon d’Alexandrie a vécu à l’époque de Jésus-Christ et il est peu probable qu’il ait effectué un quelconque pèlerinage à Jérusalem pourtant toute proche.

 

Contrairement au mythe enseigné aujourd’hui dans les écoles israéliennes (l’exode de plusieurs de millions de Juifs quand les troupes de Titus détruisent le deuxième temple), il y a eu trois grandes révoltes juives aux premier et deuxième siècles après Jésus Christ qui traduisent un antagonisme fondamental entre polythéistes et monothéistes. Mais aucun exode massif et encore moins un tel nombre. Après la dernière révolte juive (Bar Kokhba, 135 après Jésus Christ), la région prend le nom de Palestine et la population va se convertir au christianisme puis cinq siècles plus tard à l’islam. Il n’y a pas de trace du terme « Eretz Israel » (la terre d’Israël) à l’époque.

 

La religion juive et l’absence d’attachement à la terre

 

Le premier commandement du Talmud « interdit explicitement aux fidèles juifs de s’organiser pour émigrer dans le foyer saint avant la venue du messie ». Seule une dissidence du judaïsme, les karaïtes prêcheront une immigration en Palestine. Malgré (comme les Juifs) une grande dispersion dans le monde, les karaïtes seront présents à Jérusalem lors de la prise de la ville par les Croisés et il y a toujours une synagogue karaïte à Jérusalem.

 

Les lettrés juifs qui visitent la région au Moyen-Âge cherchent surtout leurs coreligionnaires. L’un note d’ailleurs qu’il y a beaucoup plus de Juifs à Damas qu’à Jérusalem.

 

À la base du sionisme, il y a l’alyah, la « montée » en Israël. C’est une manipulation : l’alyah, c’était (dans la Kabbale) « l’ascension mystique de la personne qui se condense dans la formule : ascension de l’âme ». Du quatrième au dix neuvième siècle, les chroniques ont répertorié seulement 30 pèlerinages juifs en Palestine alors qu’elles ont répertorié trois mille cinq cent comptes rendus de pèlerinages chrétiens. Il n’y a rien d’étonnant à cela. Le pèlerinage est une tradition chrétienne puis musulmane. La prière juive « l’an prochain à Jérusalem » évoque une rédemption prochaine et pas une émigration. « La ville sainte est pour le juif religieux un souvenir qui nourrit la voix et pas un site géographique attractif ».

 

Et si le sionisme était une invention chrétienne

 

On connaît aujourd’hui les mouvements chrétiens sionistes. Ces mouvements évangélistes ont très puissamment aidé la colonisation de la Palestine financièrement et politiquement. Accessoirement, ces Chrétiens sionistes sont attachés à un « Juif irréel », pas aux Juifs réels. Pour eux, les Juifs doivent chasser de la terre sainte Armageddon (le mal, ce sont les arabes) puis se convertir à la « vraie foi », sinon ils disparaîtront car ce courant est millénariste (et antisémite). Ces Chrétiens sionistes ont identifié la colonisation de nouveaux territoires (Amérique du Nord, Afrique du Sud, Australie) à la conquête de Canaan par Josué.

 

Déjà Mohamed Taleb était allé plus loin dans l’idée que le sionisme a des origines chrétiennes. Les Chrétiens sionistes, ce sont les « dissidents » du protestantisme (évangélistes, puritains).

 

Shlomo Sand parle aussi des Anglicans et il accumule des faits sur l’histoire anglaise. Dès le seizième siècle avec la Réforme, la Bible est traduite. Le monde hébraïque antique, tel qu’il est décrit dans la Bible devient familier. Le « juif irréel » devient sympathique. Après plusieurs siècles d’interdiction de séjour, Cromwell (en 1656) autorise le retour des Juifs en Angleterre (des facteurs économiques jouent aussi. Les Juifs chassés d’Espagne et réfugiés aux Pays-Bas ont contribué à la prospérité de ce concurrent).

 

De nombreux personnages publics britanniques évoquent le « retour » des Juifs en Palestine (au dix neuvième siècle, Shaftbury, Palmerston et bien sûr Disraeli, Premier ministre et fils de Juif converti). Les Britanniques manifestent un intérêt croissant vers la Palestine, pièce essentielle sur la route de l’Inde.

 

À partir des pogroms de 1881, des millions de Juifs de l’empire russe partent vers l’Ouest. Ils iront principalement vers les États-Unis car la Grande-Bretagne ferme ses portes. Premier ministre en 1905, Lord Balfour fait adopter en 1905 une loi très restrictive contre l’immigration, principalement celle des Juifs. Il tiendra publiquement des propos antisémites. Le même enverra à Rothschild la fameuse déclaration Balfour en 1917. Il n’y a pas contradiction. Pour Balfour, les Juifs sont « inassimilables » s’ils viennent en Europe mais ils deviennent des colons servant les intérêts de l’empire britannique s’ils vont s’installer en Palestine. Pour de nombreuses raisons, dont l’attachement à une lecture familière de la Bible, la déclaration Balfour a fait consensus chez les principaux hommes politiques britanniques.

 

On a donc eu au début du vingtième siècle la rencontre de trois phénomènes politiques qui ont rendu faisable le projet sioniste : une sensibilité chrétienne issue du monde protestant articulée avec une vision coloniale britannique, l’antisémitisme virulent en Europe de l’Est et l’apparition d’un nationalisme juif qui a tout inventé : l’histoire, la terre, la langue.

 

Le sionisme et la religion juive

 

On connaît les virulentes critiques contre le sionisme, venues des Juifs socialistes qui seront hégémoniques dans le monde juif européen jusqu’à la deuxième guerre mondiale.

 

Le Bund, parti ouvrier préconisant « l’autonomie culturelle » des Juifs sans territoire spécifique, était farouchement antisioniste. Et les partis ouvriers socialistes ou communistes dans lesquels militaient beaucoup de Juifs/ves étaient aussi très critiques.

 

On connaît moins l’opposition radicale des Juifs religieux au sionisme. Le livre de Yacov Rabkin Au nom de la Torah, l’opposition juive au sionisme apporte de nombreux faits. On a souvent en tête l’attitude actuelle des religieux juifs. Depuis 1967, ils sont devenus majoritairement colonialistes, nationalistes et racistes à l’image d’Ovadia Yossef, fondateur du Shass ou du grand rabbin de la ville de Safed qui interdit de louer à des « Arabes ». Il n’en a pas toujours été ainsi et Shlomo Sand rappelle que pour les religieux, la « terre sainte » n’a jamais été la patrie des Juifs. Le judaïsme réformateur était contre le sionisme car il craignait (à juste titre) que cela retarderait la marche vers l’égalité des droits. Les Juifs orthodoxes étaient encore plus durs. Citons certains de leurs propos : « reçois la Torah dans le désert, sans pays, sans propriété terrienne », « Les sionistes n’aspirent qu’à secouer le joug de la Bible et des commandements pour n’en conserver que le national, voilà ce que sera leur judaïsme ».

 

Dans le sionisme, la terre remplace la Bible, et la prosternation devant le futur État prend la place de la ferveur envers Dieu.

 

Quand Theodor Herzl essaiera de rallier au sionisme les rabbins, l’immense majorité d’entre eux protestera et organisera même une résistance aux idées sionistes. Ils publieront à plusieurs en 1900 une brochure : « livre éclairant pour les honnêtes gens, contre le système sioniste ».

 

Le sionisme n’est pas seulement en contradiction avec les droits fondamentaux (refus du racisme, du colonialisme, des inégalités), il est aussi en contradiction avec la religion. Il a nationalisé le langage juif religieux et transformé la Bible en un livre de conquête coloniale.

 

Le sionisme et les arabes

 

La question de la présence d’Arabes en Palestine au début du mouvement sioniste n’a quasiment jamais été soulevée. Comme la plupart des colonisateurs, les sionistes n’ont pas vu (ou pas voulu voir) le peuple autochtone.

 

Pourtant, alors que jusqu’en 1922, l’immigration des Juifs en Palestine est autorisée, ce pays reste arabe à 90% à cette époque. Et les Palestiniens formeront les deux tiers de la population quand la guerre de 1948 éclate.

 

Il y a eu chez les sionistes des humanistes qui imaginaient une coexistence pacifique avec les Palestiniens. Citons Ahad Haam ou plus tard Martin Buber. Mais ils ont vite été débordés par les partisans du « transfert », l’expulsion des Palestiniens.

 

Dans son film La terre parle arabe, la cinéaste franco-palestinienne Maryse Gargour montre que tous les dirigeants sionistes étaient favorables au « transfert » dès 1930. Ils ne divergeaient que sur la méthode pour y parvenir.

 

Dès 1930, la plupart des recherches sionistes sur le passé se sont efforcées de situer et de maintenir la terre d’Israël au centre de « l’être juif ». Ils sont parvenus à une conclusion insensée : « les Arabes se sont emparés de la terre d’Israël en 634 et ils s’y sont maintenus depuis lors en tant qu’occupants étrangers ». Certains propagandistes vont même jusqu’à comparer avec la présence arabe en Espagne qui a duré plus de 7 siècles. En fait, au-delà de tous les textes d’autojustification, la colonisation sioniste n’a connu comme seul frein que les limites du rapport de force. C’est pourquoi le gouvernement israélien actuel qui est soutenu à bout de bras par l’Occident semble pouvoir tout se permettre.

 

Shlomo Sand analyse plusieurs mythes qui ont accompagné la conquête sioniste : celui du travail, celui des kibboutz qui, au-delà de l’idéal égalitaire, étaient avant tout des instruments de conquête de la terre réservés aux seuls Juifs, et celui du syndicat Histadrout, réservé lui aussi aux seuls Juifs. Les kibboutz ont systématiquement été installés dans les zones frontalières pour empêcher le retour des « infiltrés » (les réfugiés palestiniens). Ils sont en déclin aujourd’hui parce qu’on est passé à une nouvelle forme de colonisation.

 

Depuis 1967

 

Le mythe de la terre a guidé la politique sioniste. Depuis 1967, il en est le centre.

La colonisation sioniste s’est faite sous l’égide imaginaire, dynamique et mobilisatrice de la « rédemption du sol ».

 

Shlomo Sand est très sévère pour la « gauche sioniste » qui a participé à toutes les conquêtes. Il y a eu consensus pour le concept de « judaïsation de la terre » qui signifie bien sûr l’expulsion des Palestiniens. Les nationalistes les plus zélés sont venus de la gauche : Moshé Dayan, Yigal Allon. Shlomo pense que la guerre de 1967 n’était préméditée ni d’un côté, ni de l’autre. J’ai des doutes à partir d’un témoignage familial.

 

Un cousin de mon père, général de l’armée de l’air israélienne, m’a affirmé dès juillet 1967, qu’Israël n’avait pas été menacé, que les projets de bombardements étaient prêts depuis des années et que la colonisation allait commencer.

 

Dès la fin de cette guerre, les intellectuels israéliens les plus éminents ont signé le « manifeste pour le grand Israël », prélude à la colonisation. Vingt ans plus tard et malgré l’Intifada, le principe de l’État « ethno-démocratique » a repris le dessus. Le sionisme est une machine infernale qui ne saura pas s’arrêter d’elle-même.

 

Pour conclure

 

Logiquement, Israël se retrouve aujourd’hui gouverné par une coalition d’extrême droite. Le consensus qui a abouti à cela vient en partie d’une histoire totalement réécrite. Comme pour son livre précédent, Shlomo Sand sera sûrement très lu en Israël.

 

Les sionistes l’injurieront. On enverra d’éminents spécialistes pour réfuter des faits pourtant indéniables. Ce livre doit nous aider à démonter les mythes meurtriers. Le jour où la « rupture du front intérieur » sera possible en Israël, ce livre, comme le précédent, aidera les Israéliens à se débarrasser d’une identité falsifiée qui contribue à détruire la société palestinienne mais qui est aussi suicidaire à terme pour les Israéliens.

 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:04

 

 

http://www.cgtp.pt/trabalho/accao-reivindicativa/5539-cgtp-in-convoca-greve-geral-para-14-de-novembro-de-2012

 

Résolution du conseil national de la CGTP IN

 

Contre l’exploitation et l’appauvrissement, pour le changement politique et l’avenir du Portugal

 

Grève générale Mercredi 14 Novembre 2012

 

Emploi, salaires, droits, services publics

 

La manifestation gigantesque du 29 septembre qui, une fois de plus, a fait de la Place du Palais une vraie place du peuple était un évènement extraordinaire de la plus grande importance politique et sociale.

 

Une foule immense était présente. Elle a donné la parole à l’immense clameur qui s’élève dans tous le pays contre les mesures d’austérité dans le cadre du soi disant « mémorandum d’accord » avec la troïka étrangère qui est un programme authentique d’agression contre les travailleurs et le peuple. Elle a affirmé son énorme confiance, la volonté et la détermination de poursuivre et d’intensifier la lutte pour mettre fin à la politique de droite qui continue à détruire le Portugal et pour un changement politique.

 

Le conseil national de la CGTP IN se félicite de la solidarité fraternelle des travailleurs, des retraités, des jeunes, des chômeurs et d’autres secteurs et couches de la population, ainsi que de tous ceux qui par leurs actions dans les lieux de travail et la présence dans les rues, les avenues et les places du Portugal, donnent une expression à la lutte qui vise à mettre fin à la politique du gouvernement.

 

Le Portugal ne peut plus être assujetti à un gouvernement qui assume sa nature de classe au service du grand capital par les sacrifices imposés aux travailleurs et au peuple portugais pour la satisfaction des intérêts privés des groupes économiques et financiers.

 

L'exploitation effrénée des travailleurs des entreprises du secteur public ou privé et de l'État, c’est l'offensive pour augmenter le temps de travail (gratuit), pour couper dans les salaires et les indemnités de vacances et de Noël, la déréglementation des heures de travail, l’introduction de nouvelles façons de favoriser l'adaptabilité du travail, l'aggravation du chômage et de la précarité des liens de travail. Les conséquences pour les travailleurs et leurs familles sont brutales : appauvrissement général, régression drastique des conditions de vie des portugais, perte de l'espérance et de la qualité de vie.

 

Les travailleurs et le peuple ne sont pas asservis à un gouvernement menteur qui, après avoir ruiné la vie de milliers de familles, a annoncé aujourd'hui qu'il va inscrire dans le budget de l'Etat pour 2013 plusieurs mesures visant à voler les salaires et la charge fiscale accrue pour les travailleurs, les retraités et les familles en général, ce qui rend impossible l'existence d'une vie minimale décente pour la plupart des personnes vivant et travaillant au Portugal.

 

En réponse à la lutte des employés en milieu de travail, avec un accent particulier sur les grandes initiatives d'action décentralisées et revendicatives menées le premier octobre pour le quarante deuxième anniversaire de la CGTP-IN, il est nécessaire, il est possible et urgent de développer et approfondir la lutte pour mettre fin à la politique de la droite et pour la défense de l’avenir du Portugal.

 

En conséquence, le Conseil national de la CGTP-IN réuni le 3 Octobre rend hommage à tous les travailleurs du secteur privé, de l'Administration Publique et des secteurs d'activité de l’Etat qui chaque jour dans les lieux de travail mènent des luttes vigoureuses pour les droits et les exhorte à poursuivre avec détermination et confiance dans l'avenir la lutte contre la fermeture d'entreprises et la défense des emplois, pour le paiement des salaires en retard, contre la déréglementation du temps de travail, pour la hausse des salaires, des droits du travail, des services et des fonctions sociales de l'État.

 

Bienvenue, aussi aux jeunes, aux chômeurs et aux retraités, à tous les Portugais qui participent aux diverses actions de protestation organisées dans tout le pays et montrent une grande détermination à poursuivre la lutte pour mettre fin à ce gouvernement hostile qui cherche à détruire les conquêtes d’avril.

 

Le conseil national de la CGTP IN appelle au développement d’une forte action de reprise des combats qui ont eu lieu en même temps que la promotion de l'unité d'action de tous les travailleurs de tous les lieux de travail et à la convergence dans la lutte générale contre l'offensive du gouvernement PSD-CDS et contre les positions rétrogrades des employeurs.

 

Il appelle à un engagement fort de tous les militants syndicaux pour intensifier et étendre la lutte nécessaire, pour renforcer l'unité d'action de tous les travailleurs de tous les lieux de travail, pour la résolution de problèmes spécifiques et pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

 

Il appelle les chômeurs et les autres sections de la population à participer à la longue marche contre le chômage pour le droit au travail et pour le futur du Portugal qui fera le tour du pays du 5 au 13 Octobre.

 

Il appelle les travailleurs et la population de Lisbonne à assister à une concentration contre les mesures d'austérité annoncées par le gouvernement le 4 Octobre à 18 heures devant la résidence officielle du premier ministre.

 

Il convoque une grève générale pour la journée du Mercredi 14 Novembre 2012 contre l'exploitation et l’appauvrissement, pour le changement politique et pour l’avenir du Portugal.

 

Le Conseil national appelle tous les syndicats et tous les travailleurs à se joindre à cette forme supérieure de la lutte, pour la convergence avec d'autres secteurs de la société, pour une alternative politique efficace, pour le développement économique et le progrès social, pour la sauvegarde des intérêts des travailleurs et du peuple portugais, pour un régime démocratique et l'affirmation nécessaire de la souveraineté nationale.   

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 17:31

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/upac/021012/droit-de-reponse-du-prcf-lupac

 

Le PRCF, Pôle de renaissance communiste en France, adresse à l’UPAC le droit de réponse suivant :

 

« L'article intitulé « Une preuve supplémentaire de l'imposture du PRCF », écrit et posté par l'Union Prolétaire Antifasciste Creusoise sur le site internet www.mediapart.fr  le 14 septembre 2012, met directement et gravement en cause le Pôle de Renaissance Communiste en France qui ne saurait laisser sans réponse ni rectification les inexactitudes qu'il recèle, ni plus amplement l'atteinte caractérisée à son image et sa considération.

Le PRCF s'est prononcé récemment sur un texte proposé par le Comité Valmy à propos des menaces d'intervention militaire occidentale contre la Syrie. Quand le PRCF s'est prononcé -tout en signalant publiquement (cf. notre site www.prcf.fr ) aux rédacteurs de Valmy qu'il n'aurait pas rédigé le texte ainsi s'il avait été consulté en amont de sa rédaction -il n'y avait pas encore les signataires infréquentables que vous signalez : nous ne sommes en rien responsables des signatures incriminées intervenues après coup. Les "raisonnements" qui consistent à amalgamer une organisation aux "bruns-rouges" sous prétexte que des individus d'extrême-droite se rallient à titre individuel et après-coup à un texte déjà signé est un sophisme vulgaire qui ne relève pas du débat démocratique.

Cela dit dès que nous avons appris que ce texte était signé par des gens d'extrême-droite nous avons demandé au comité Valmy soit d'enlever les signataires de cette mouvance, soft d'enlever notre signature, et nous avons exprimé cette exigence - soyons très clairs - AVANT d'avoir eu vent des attaques de l'UPAC. Nous considérons en effet qu'il existe une ligne rouge qui ne peut être franchie à l'égard de toute cette mouvance "rouge-brune" ou brune. Il va de soi que si le comité Valmy ne retire pas les signatures des individus marqués à l'extrême droite, le PRCF retire sa signature à ce texte et qu'il reconsidérera ses relations avec la direction du comité Valmy. Mais nous avons bon espoir que ce groupe, qui se réclame de Jean Moulin, comprendra qu'il a été victime d'une manipulation à des fins de récupération.

Par ailleurs, les amalgames de l'article paru dans votre journal à l'égard du PRCF traité de "national-bolchevik à la Limonov" sont mensongers et insultants. Notre organisation est communiste, marxiste et léniniste et par conséquent anti-fasciste et anti-raciste de façon radicale, totale, absolue et définitive. Nos positions sont connues et, si l'auteur de l'article en question avait été honnête il aurait pu, avant de publier des propos mensongers et mystificateurs, vérifier à la source nos textes, notre site, notre journal "Initiative Communiste". Il aurait pu savoir que le PRCF a participé, drapeaux rouges et drapeaux tricolores mêlés (car dans la grande tradition du PCF du Front populaire antifasciste et de la Résistance FTP nous n'opposons pas le drapeau de l'indépendance nationale au drapeau de la classe ouvrière mondiale) à la grande manifestation antifasciste de Lille le 8 octobre 2011 et à toutes les manifestations anti-fascistes qui se déroulent là où se trouvent des militants du PRCF comme à Grenoble le 14 juin à l'occasion de la venue dans cette ville d'un conférencier fasciste.

Il aurait pu savoir aussi que depuis le début des années 1990 les fondateurs du PRCF n'ont cessé de dénoncer l'amalgame communisme = fascisme et « URSS = Allemagne nazie » qui ne fait que banaliser l'extrême droite tout en insultant le pays qui a écrasé la Wehrmacht à Stalingrad au prix de sacrifices inouïs enjouant un rôle central dans notre Libération, comme De Gaulle l'a loyalement reconnu lors de sa première visite à Moscou. Il aurait pu prendre connaissance du Comité de parrainage du PRCF et il aurait dû connaître le nom du Président du PRCF, Léon Landini, président de l'Amicale des anciens FTP-MOI des bataillons Carmagnole Liberté, Officier de la Légion d'Honneur, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de Guerre, torturé par Klaus Barbie. Ou de Raymond Camus, glorieux FTPF d'Aix-en-Provence, décédé ces jours-ci, qui combattit dès sa prime jeunesse dans les rangs du Front national pour l'indépendance et la liberté de la France. Le contraire du FN actuel qui usurpe aujourd'hui ce nom et que le PRCF a combattu, aux côtés du MPEP, lors de la récente élection législative, que ce soit à Hénin-Beaumont ou à Montpellier ;

A moins que, de manière parfaitement totalitaire, le seul fait pour le PRCF de se battre pour que la France sorte de l'UE et de l'euro « par la porte à gauche », sur les bases progressistes, patriotiques, antiracistes et antifascistes du CNR, ne soit considéré par vous comme une position fasciste, auquel cas les patriotes qui combattaient Hitler-Pétain pendant la guerre étaient des fascistes et tes défenseurs du régime de Vichy, qui collaboraient avec l'Occupant et massacraient les patriotes, étaient des antifascistes (on aura tout vu !)

Qui, sans être lui-même un "rosé-brun" anti-communiste travesti en antifasciste, peut-il croire que ce genre de militants, ce genre d'hommes et de femmes qui dirigent et parrainent le PRCF, auraient quoi que ce soit à voir sauf pour le combattre et l'écraser -avec le fascisme et ses divers masques ?

Qui êtes-vous, Messieurs de l'UPAC, et quels sont vos titres dans la lutte antifasciste et antiraciste, pour oser mettre en cause l'honorabilité d'une association présidée par des hommes qui ont risqué cent fois leur peau pour abattre la bête immonde, dont votre comportement fanatique, digne de la chasse aux sorcières maccarthyste, reproduit hélas certains traits fondamentaux ? ».

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 17:11

 

Les obsèques de Hassan marquées par la violence à Beyrouth

 

BEYROUTH (Reuters) - Les forces de l'ordre ont tiré en l'air pour disperser des manifestants dimanche à Beyrouth après les funérailles du général Wissam al Hassan, le chef des services de renseignement des Forces de sécurité intérieure libanaises tué vendredi dans un attentat.

 

Des milliers de personnes qui s'étaient rassemblées place des Martyrs pour assister à ses obsèques ont demandé la démission du Premier ministre libanais Nadjib Mikati et accusé la Syrie d'être impliquée dans l'assassinat du général.

 

Les forces de l'ordre ont effectué des tirs de sommation pour disperser des manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le siège du gouvernement libanais à l'issue de la cérémonie funéraire.

 

Selon des témoins, deux manifestants ont perdu connaissance, asphyxiés par les grenades lacrymogènes lancées par les forces de l'ordre.

 

Les manifestants avaient forcé quelques minutes auparavant un premier barrage de sécurité.

 

Le chef de l'opposition, Saad Hariri, a lancé un appel au calme et a demandé à ses partisans de rentrer chez eux. "Nous voulons la paix, le gouvernement doit tomber mais nous voulons que cela se produise de manière pacifique. Je demande à tous ceux qui sont dans les rues de se retirer", a-t-il dit à la télévision.

 

EN RANGS SERRÉS

 

Le général Wissam al Hassan, qui était un proche de l'ancien Premier ministre sunnite Rafic Hariri, assassiné en 2005, et de son fils Saad, a été tué vendredi avec sept autres personnes dans un attentat à la voiture piégée.

 

Il avait mis au jour en août un complot impliquant un ancien ministre libanais et deux responsables militaires syriens pour déstabiliser le Liban.

 

Plusieurs responsables politiques libanais ont attribué au gouvernement syrien et au président Bachar al Assad la paternité de son assassinat.

 

Dimanche, politiciens, militaires et responsables des forces de sécurité étaient présents en rangs serrés au siège des Forces de sécurité intérieure où ont commencé ses funérailles, retransmises en direct à la télévision.

 

Le chef de l'Etat libanais, Michel Souleïmane, et le chef de la police, Achraf Rifi, ont prononcé l'éloge funèbre sous les yeux de la veuve du général et de ses deux fils, dont l'un était en larmes.

 

Le président libanais a déclaré que le peuple et le gouvernement devaient travailler "épaule contre épaule" pour surmonter les défis posés par l'assassinat.

 

"Je dis à la justice: n'hésitez pas, le peuple est avec vous. Je dis aux forces de sécurité d'être fermes, le peuple est avec vous, avec vous. Et je dis aux hommes politiques et au gouvernement de ne pas couvrir le perpétrateur", a-t-il déclaré.

 

Conformément au cérémonial suivi pour des funérailles nationales, le clocher des églises ont sonné le glas au passage du cercueil recouvert du drapeau national et porté par les gardes du corps du défunt.

 

La foule chantait des cantiques sur le parcours jusqu'à la mosquée où se sont déroulées les funérailles. Des haut-parleurs diffusaient sur la place des Martyrs les prières de la cérémonie musulmane en l'honneur du général, qui devait être enterré aux côtés de Rafic Hariri.

 

De nombreux Libanais présents faisaient flotter au vent la bannière bleu ciel du Courant du futur, la formation d'opposition à dominante sunnite. D'autres arboraient le drapeau national frappé du cèdre, mais on pouvait voir aussi celui de la rébellion syrienne.

 

"Dégage Nadjib, dégage!", pouvait-on lire sur une banderole, en écho aux appels à la démission lancés à l'encontre des dirigeants des pays touchés par le Printemps arabe.

 

"BACHAR RESPONSABLE DE TOUT"

 

Une partie de la foule place des Martyrs a repris également à son compte les déclarations de certains responsables politiques libanais pointant du doigt la Syrie et son président Bachar al Assad.

 

"Nous accusons Bachar al Assad, le président syrien. Il est responsable de tout - dans le passé, aujourd'hui, et, si nous ne nous dressons pas contre lui, dans le futur", a déclaré Assmaa Diab, une jeune fille de 14 ans présente sur la place avec sa soeur et son père.

 

La colère populaire s'adressait également au Premier ministre, accusé d'être trop proche du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah et du régime syrien.

 

Nadjib Mikati a présenté samedi sa démission au président Michel Souleïmane qui lui a demandé de demeurer en fonction pendant quelque temps encore.

 

"Nous sommes ici pour dire à Mikati que nous n'avons plus besoin de lui et pour dire au Hezbollah que nous ne voulons plus de son petit jeu. Mikati accepte trop de pressions de la part de la Syrie", a estimé Hamza Akhrass, un étudiant de 22 ans venu du Sud-Liban pour les funérailles.

 

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a jugé dimanche "probable" une implication de Damas dans l'attaque perpétrée vendredi.

 

De son côté, Samir Geagea, leader politique chrétien opposé à Bachar al Assad, a souhaité la suspension de tous les accords militaires et de sécurité avec la Syrie et l'expulsion de l'ambassadeur syrien à Beyrouth.

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 18:35

 

Grande manifestation contre l’austérité à Londres

 

LONDRES (Reuters) - Des dizaines de milliers de manifestants – cent cinquante mille, selon les organisateurs - ont défilé samedi dans le centre de Londres pour dénoncer les mesures d'austérité que le Premier ministre conservateur David Cameron veut imposer pour réduire les dépenses publiques au moment où la Grande-Bretagne glisse dans la récession.

 

Sous un gris ciel d'automne, dans un bruyant concert de sifflets et de cornes de brume, le cortège est passé devant le Parlement de Westminster, précédé d'une grande banderole proclamant: "l'austérité, ça ne marche pas", avant de gagner Hyde Park.

 

"Si tous les travailleurs font grève une seule journée, on verra bien qui fait tourner ce pays", a déclaré dans la foule Nick Chaffey, 48 ans, membre du petit Parti socialiste de Grande-Bretagne. "J'ai des amis qui sont dans une situation désespérée, qui ont peur de perdre leur travail et leur maison."

 

Cette manifestation s'est déroulée au lendemain de la démission du ministre Andrew Mitchell, accusé d'avoir traité de "prolo" un policier en faction à Downing Street, la résidence du Premier ministre.

 

L'affaire Andrew Mitchell, le "Chief Whip" chargé de faire respecter la discipline du Parti conservateur par ses élus au Parlement, fait samedi la "une" des journaux britanniques qui ne ménagent pas leurs critiques envers un gouvernement accusé d'afficher une culture de classe.

 

Autre affaire qui laisserait à penser que les "Tories" au pouvoir se croient au-dessus des lois, le ministre des Finances George Osborne a été surpris alors qu'il voyageait en première classe dans un train avec un billet de seconde.

 

"Pour qui se prennent-ils ?", s'interroge le Daily Mail. Pour le Financial Times, les affaires Mitchell et Osborne sont venues couronner "une triste semaine" pour le parti de David Cameron.

 

Infirmières, ambulanciers, bibliothécaires et agents d'entretien figuraient parmi les dizaines de milliers de personnes qui ont marché jusqu'à Hyde Park.

 

Des manifestations ont également eu lieu à Belfast, en Irlande du Nord, et à Glasgow, en Ecosse.

 

"L'AUSTÉRITÉ, ÇA NE MARCHE PAS"

 

Les dirigeants syndicaux comptent sur le succès de ces rassemblements pour faire pression sur Cameron et dénoncer la faillite, selon eux, de la politique économique de son gouvernement.

 

"L'austérité, ça ne marche pas. Ce sont les plus pauvres et les plus vulnérables qu'on assomme", a dénoncé dans son discours Brendan Barber, secrétaire général du Trade Union Congres (TUC), confédération qui réunit cinquante quatre syndicats.

 

"Les ministres nous disent que si on accepte de souffrir, la reprise sera au rendez-vous. Au lieu de cela, nous nous enfonçons dans la récession", a-t-il ajouté.

 

Ed Miliband, dirigeant du Parti travailliste, a également pris la parole, tirant à boulets rouges sur David Cameron, "un Premier ministre faible et qui ne sait rien de rien".

 

"Andrew Mitchell a peut-être démissionné mais il y a vraiment une culture de classe dans ce gouvernement qui baisse les impôts pour les millionnaires et les augmente pour les familles ordinaires", a-t-il dit.

 

Le gouvernement de coalition qui réunit conservateurs et libéraux a répondu à certaines demandes du Parti travailliste et des syndicats en faveur de la croissance en favorisant notamment les prêts aux entreprises.

 

Mais David Cameron a annoncé que les Britanniques devaient s'attendre à de nouvelles "décisions douloureuses".

 

Les économistes anticipent de mauvaises prévisions de croissance en décembre qui pourraient contraindre le cabinet de coalition à prolonger les réductions de dépenses publiques bien au-delà des élections de 2015.

 

Entre le premier trimestre 2010 et le deuxième trimestre 2012, l'économie britannique a crû de seulement 0,9%, contre 5,7% prévu en juin 2010 par le Bureau pour la responsabilité budgétaire (OBR, Office for Budget Responsability).

 

En mars, l'OBR prévoyait une croissance de 0,8% du PIB britannique en 2012. Mais le Fonds monétaire international, ainsi que la plupart des économistes, estiment que l'économie britannique tombera en récession en 2012, après trois trimestres de contraction depuis la fin 2011.

 

Près de deux cent cinquante mille personnes avaient participé en mars 2011 à une manifestation organisée par le TUC à Londres, le plus grand rassemblement depuis les défilés contre l'intervention militaire en Irak en 2003.

 

Des jeunes gens masqués avaient affronté les forces de l'ordre et s'en étaient pris à des banques et des magasins de luxe dans les rues commerçantes du centre et le quartier des théâtres. La police avait procédé à deux cent interpellations.

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 18:16

 

Demandes de dissolution de Génération identitaire

 

BORDEAUX (Reuters) - Le Parti socialiste et le Parti communiste demandent la dissolution du mouvement d'extrême-droite Génération identitaire, après l'occupation samedi matin par soixante treize de ses militants de la mosquée de Poitiers pour protester contre "l'islamisation de la France".

 

Quatre manifestants ont été placés en garde à vue et le parquet de Poitiers a ouvert une enquête pénale, notamment pour provocation à la haine raciale, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Dans la matinée, les manifestants ont déployé sur le toit de l'édifice religieux, en chantier à Buxerolles (Vienne), une banderole portant la mention "732, génération identitaire", en référence à l'année 732 où Charles Martel a arrêté la progression des troupes musulmanes au nord de Poitiers.

 

"Je demande la dissolution de ce groupuscule fanatique dont les agissements violents sont une menace pour l'ordre public, la sécurité des personnes et pour la cohésion républicaine", écrit dans un communiqué Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste.

 

Même appel de la part du PCF, qui demande à ce que les responsables de Génération identitaire soient poursuivis pour incitation à la haine raciale.

 

Le parquet de Poitiers a ouvert une enquête judiciaire pour manifestation non autorisée, provocation à la haine raciale, dégradation et vol commis en réunion, et participation à un groupement en vue de préparer des violences ou des dégradations en réunion, a-t-on appris auprès du procureur.

 

Cette manifestation a été vivement dénoncée par l'ensemble de la classe politique et par les institutions représentatives de l'islam de France.

 

"Le Premier ministre condamne fermement cette provocation qui révèle une haine religieuse inacceptable", a-t-on indiqué à Matignon, où l'on évoque une "agression contre la République et ses valeurs".

 

"VIOLENCE ANTIMUSULMANE"

 

Pour le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, cet événement montre "combien nous devons promouvoir la laïcité."

 

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a dit y voir le signe d'une "nouvelle forme de violence antimusulmane".

 

"Cette occupation grave, sauvage et illégale, accompagnée de slogans hostiles à l'islam et aux musulmans, est sans précédent dans l'histoire de notre pays", écrit l'institution dans un communiqué. "Le CFCM exprime sa profonde inquiétude face à cette nouvelle forme de violence antimusulmane qui témoigne une fois de plus de la volonté de ces groupuscules de mettre en péril notre vivre ensemble."

 

Dans un communiqué commun, le Comité de coordination des musulmans turcs de France, la Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France disent leur "profonde inquiétude devant une recrudescence d'actes haineux et islamophobes".

 

Les manifestants, arrivés sur place vers 6 heures avec une tente et un groupe électrogène, ont accepté d'évacuer les lieux six heures plus tard.

 

"Le directeur départemental de la sécurité publique leur a indiqué qu'il fallait qu'ils quittent les lieux sinon ils seraient évacués par la force", a expliqué à Reuters le préfet de la Vienne, Yves Dassonville.

 

Génération identitaire réclame la mise en place d'un référendum national sur l'immigration et la construction de lieux de culte musulmans en France.

 

"Nous ne voulons plus d'immigration extra-européenne ni de nouvelle construction de mosquée sur le sol français", peut-on lire sur son site internet.

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 19:28

 

http://www.liberation.fr/economie/2012/10/17/psa-boite-a-clashs-entre-ministres_854005

 

PSA, boîte à clashs entre ministres

 

Mercredi 17 Octobre 2012

 

Une aide publique à la banque du groupe alimente le conflit entre Moscovici et Montebourg

 

Par Yann Philippin

 

Faut-il exiger de PSA Peugeot Citroën qu’il adoucisse son plan de huit mille suppressions d’emplois en échange du sauvetage par l’Etat de la banque du constructeur automobile ? Selon nos informations, cette question a provoqué un nouveau clash entre les ministres Pierre Moscovici (Economie) et Arnaud Montebourg (Redressement productif), dont les relations étaient déjà exécrables.

 

Réunis hier pour annoncer à la presse la création de la Banque publique d’investissement, les deux hommes ont confirmé l’information dévoilée le matin même par le Figaro : Bercy planche sur un plan d’aide à Banque PSA Finance (BPF), incluant un «soutien» du gouvernement. Le montage, pas encore arbitré, prévoit à ce stade que l’Etat apporte sa garantie aux nouveaux emprunts de BPF. «Tout cela sera réglé très rapidement», a assuré Moscovici. «Il ne peut pas y avoir de garantie de l’Etat sans contrepartie substantielle», a immédiatement tempéré Montebourg.

 

Menace. Derrière cet échange feutré se cache un conflit qui dure depuis plusieurs semaines. Tout a commencé fin juillet. Quelques jours après le choc provoqué par l’annonce du plan social de PSA et la fermeture de l’usine d’Aulnay, les agences Standard and Poor’s et Moody’s dégradent le constructeur. Les experts de Bercy comprennent vite que cela menace la banque interne de PSA. Même si elle est très rentable, BPF risque, à cause des difficultés de sa maison mère, de voir sa note basculer dans la catégorie spéculative.

 

Un tel scénario serait catastrophique, car le modèle de la banque consiste à emprunter de l’argent sur les marchés pour le prêter aux concessionnaires et aux clients. Or, le crédit auto est une arme majeure dans la guerre commerciale entre les constructeurs. Si Banque PSA était obligée d’emprunter plus cher à cause de sa mauvaise note, elle ne pourrait plus proposer de crédits intéressants à ses clients, ce qui accélérerait la chute de ses ventes. Il est également vital pour PSA de préserver les profits de BPF (deux cent soixante et onze millions d’euros au premier semestre), alors que sa division automobile est dans le rouge.

 

Alertés, Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg en parlent pendant l’été au patron de PSA, Philippe Varin. Lequel reconnaît qu’il y a un problème. Des discussions s’engagent. Malgré les relations alors tendues entre l’Etat et PSA, consigne a été donnée de garder le secret absolu afin de ne pas déstabiliser encore davantage le constructeur, déjà sanctionné en Bourse.

 

Le plan a pris forme à la fin du mois dernier. Les banques créancières de BPF repousseraient des échéances de remboursements sur l’équivalent de quatre milliards d’euros de dette, et apporteraient de nouveaux crédits à la filiale. Enfin, l’Etat garantirait les nouveaux emprunts de Banque PSA à hauteur de quatre milliards d’euros, pour qu’elle puisse lever de l’argent à bas prix.

 

Mais les choses s’enveniment lorsque Montebourg comprend que son collègue Moscovici ne compte pas réclamer en échange à PSA une réduction significative de l’impact de son plan social. «Les contreparties sont des contreparties qui portent aussi sur ce que PSA peut faire sur l’avenir, en matière de gouvernance, etc.» a d’ailleurs précisé hier le ministre de l’Economie, lequel fut auparavant député et président de l’agglomération de Sochaux-Montbéliard, qui abrite la plus grosse usine PSA.

 

Pour Montebourg, l’aide à la banque est, au contraire, la dernière cartouche susceptible de faire plier le groupe, qui refuse jusqu’à présent toute concession sur le plan social.

 

Et sortir l’exécutif du pétrin dans lequel il s’est mis : lui-même et Hollande avaient qualifié la restructuration d’«inacceptable» en juillet, avant de reconnaître en septembre qu’elle était nécessaire.

 

Le conflit entre les deux ministres est remonté jusqu’à Matignon (où le patron de PSA, Philippe Varin, a été discrètement reçu mardi) et l’Elysée. Avec, d’un côté Moscovici, qui veut conclure vite (la note de PSA a encore été dégradée par Moody’s le 10 octobre), et de l’autre, Montebourg, qui veut attendre pour maintenir la pression.

 

D’autant qu’il a promis en septembre aux syndicats de PSA que l’Etat s’inviterait dans les négociations avec la direction. Or, la première réunion tripartite est prévue dans une semaine, dans la foulée du comité central d’entreprise (CCE) convoqué jeudi 25 octobre.

 

Elus. Le sujet est politiquement sensible. Le gouvernement aura en effet du mal à justifier le fait d’aider sans contreparties une entreprise qui détruit des emplois. «Si l’Etat n’obtenait rien en échange du sauvetage de la Banque PSA, ce serait un scandale national, lâche Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Il est d’autant plus remonté que PSA va demander jeudi prochain aux élus du CCE de l’autoriser à commencer à reclasser en interne les salariés d’Aulnay et de Rennes. Alors même que la mise en œuvre du plan doit normalement faire l’objet d’un vote du CCE, et que «les négociations sur le fond n’ont pas commencé».

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 19:14

 

Un chef du renseignement libanais tué dans un attentat

 

BEYROUTH (Reuters) - Le général Wissam al Hassan, directeur des renseignements des Forces de sécurité intérieure du Liban, a été tué vendredi dans un attentat à la voiture piégée, qui a fait, selon la défense civile, un total de huit morts et 78 blessés dans le centre de Beyrouth.

 

Cet attentat, survenu dans une rue abritant les locaux des Phalanges chrétiennes, a ravivé le souvenir de la guerre civile (1975-1990) chez des éditorialistes libanais, qui redoutent le début d'un nouveau cycle de violences lié au conflit en Syrie voisine.

 

Wissam al Hassan, qui avait échappé à plusieurs tentatives d'assassinat, avait dirigé l'enquête qui a conduit, en août, à la mise en examen de l'ancien ministre Michel Samaha et de deux Syriens, poursuivis pour complot en vue de faire exploser des bombes préparées en Syrie dans le but d'"inciter à la violence religieuse" au Liban.

 

Auparavant, ce proche de Rafic Hariri avait aussi dirigé la partie libanaise de l'enquête sur le meurtre de l'ancien Premier ministre, tué avec vingt et une autres personnes dans un attentat commis en février 2005 à Beyrouth. Ses recherches avaient conclu à une implication de la Syrie et du Hezbollah, allié libanais de Damas.

 

Le Liban, où les plus hautes fonctions sont réparties selon des critères confessionnels, est en proie depuis le début de l'année à des tensions entre partisans et adversaires du président syrien Bachar al Assad.

 

Ce dernier, dont le régime a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban, est confronté dans son pays à un soulèvement armé depuis plus d'un an et demi.

 

Amine Gemayel, président des Phalanges et adversaire résolu du président syrien, a condamné cet attentat.

 

"Que l'Etat protège les citoyens. Nous ne tolérerons aucune procrastination en la matière, nous ne pouvons pas continuer ainsi. Nous mettons en garde depuis un an. Assez", a dit Amine Gemayel, dont le frère Pierre a été assassiné en novembre 2006.

 

Dans un communiqué, le Premier ministre Najib Mikati a déclaré que les autorités cherchaient à retrouver les auteurs de l'attentat et qu'ils seraient condamnés.

 

PUISSANTE EXPLOSION

 

Plusieurs véhicules ont pris feu en raison de l'explosion, qui a fortement endommagé la façade d'un immeuble de plusieurs étages dans le quartier majoritairement chrétien d'Achrafieh, près de la place Sassine. La rue était jonchée de carcasses de voitures et de gravats, signes de la puissance de l'attentat.

 

Un employé d'une agence bancaire située dans cette rue a rapporté qu'une voiture avait été projetée à une hauteur de cinq étages par le souffle de l'explosion.

 

Des ambulances ont convergé vers les lieux de la déflagration, survenue en pleine heure de pointe alors que de nombreux parents venaient chercher leurs enfants à l'école.

Des habitants paniqués recherchaient leurs proches tandis que d'autres aidaient à transporter les victimes.

 

Les forces de sécurité se sont déployées dans le quartier.

 

La Syrie, gouvernée par la minorité alaouite, a longtemps exercé une tutelle de fait sur le Liban après la guerre civile (1975-1990).

 

Elle a dû mettre un terme officiel à sa présence militaire chez son voisin après l'attentat qui a coûté la vie à Rafic Hariri.

 

Les partisans de Hariri ont accusé la Syrie et le Hezbollah chiite d'être les commanditaires de cet attentat, ce que les deux démentent. Le Tribunal spécial pour le Liban mis en place par les Nations unies après sa mort a inculpé quatre suspects, membres du Hezbollah.

 

Le dernier attentat en date dans la capitale libanaise remontait à 2008. Il avait fait trois morts et endommagé un véhicule diplomatique américain.

 

La guerre civile qui a éclaté en Syrie à la suite du soulèvement contre le régime Assad en mars 2011 a ravivé les tensions au Liban entre mouvements politiques et communautés confessionnelles, notamment à Tripoli, dans le nord du pays, théâtre d'affrontements armés cette année.

 

Nabil Boumonsef, éditorialiste au journal libanais An Nahar, a exprimé sa crainte sur l'évolution de la situation au Liban: "Ils avaient mis en garde au sujet des conséquences de la crise syrienne et les voici. Qui a fait ça et pourquoi, personne ne le sait mais ce qui est certain, c'est que cela ne peut pas être isolé de ce qui se passe en Syrie."

 

A Damas, le ministre de l'Information, Omrane al Zoabie, a déclaré que le régime syrien condamnait "cette explosion terroriste et toutes ces explosions où qu'elles se produisent. Rien ne les justifie."

 

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