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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 13:35

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-rebelles-attaquent-une-a%C3%A9rienne-larm%C3%A9e-pr%C3%A8s-dalep-104746575.html

 

Les rebelles attaquent une base aérienne de l’armée près d’Alep

 

ALEP, Syrie (Reuters) - A l'aide d'un char pris aux militaires, les rebelles syriens ont attaqué jeudi la base aérienne de Menakh, site stratégique de l'armée situé à 35km au nord d'Alep, la capitale commerciale de la Syrie, théâtre d'une bataille majeure depuis une semaine.

 

"Nous avons touché l'aéroport (militaire) grâce à un char que nous avons pris à l'armée d'Assad. Nous avons attaqué l'aéroport à plusieurs reprises mais nous avons décidé de nous retirer à cette heure", a déclaré à Reuters Abou Ali, combattant rebelle.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG favorable à l'opposition basée à Londres, les forces gouvernementales positionnées sur la base ont utilisé des canons et des lance-roquettes pour bombarder la ville de Tel Rifaat, située entre Menakh et Alep.

 

Les soldats de l'armée fidèle au président Bachar al Assad continuaient par ailleurs à pilonner le quartier de Salaheddine, dans le sud-ouest d'Alep, à l'aide de chars et de l'artillerie, alors que les rebelles tentaient de consolider leur emprise sur les zones dont ils se sont emparées.

 

La télévision d'Etat a déclaré mercredi que l'armée poursuivait les derniers "terroristes" restants dans un quartier d'Alep et qu'elle en avait tué plusieurs, dont des combattants arabes étrangers.

 

Le même jour, Bachar al Assad exhortait ses soldats à écraser la rébellion pour assurer l'avenir de la Syrie et de son peuple, dans un message publié par une revue militaire. Le président syrien n'est toujours pas apparu en public depuis l'attentat qui a coûté la vie à quatre hauts responsables de la sécurité du régime le 18 juillet dernier.

 

TRENTE CINQ MORTS PRÈS DE DAMAS

 

Des correspondants de Reuters ont entendu des tirs à l'arme lourde jeudi matin sur le quartier de Salaheddine.

 

Les liaisons par téléphone portable sont également coupées depuis mercredi soir, ce qui porte à croire en l'imminence d'une action militaire de grande ampleur.

 

Alors qu'ils affrontent les chars et l'artillerie à Salaheddine, les rebelles ont fait savoir qu'ils avaient prévu d'attaquer un autre endroit de la région, sans dévoiler le lieu exact.

 

Près de Damas, au moins trente cinq personnes, pour la plupart des civils non armés, ont été tuées mercredi dans un assaut de l'armée syrienne sur Jdeidet Artouz, une banlieue du sud-ouest de la capitale, rapportent des habitants et des militants de l'opposition.

 

"Les chars et les soldats sont partis vers 16 heures. Lorsqu'on a pu sortir dans les rues, on a trouvé les corps d'au moins trente cinq hommes", a dit un habitant, Fares, joint par Reuters au téléphone.

 

"La quasi-totalité d'entre eux ont été tués d'une balle au visage, dans la tête ou dans le cou dans des maisons, des jardins et des caves", a-t-il ajouté.

 

La télévision publique a rapporté pour sa part que des "dizaines de terroristes et de mercenaires se sont rendus ou ont été tués" lors du raid de l'armée sur Jdeidet Artouz et la campagne environnante.

 

RÉUNION A L'ONU

 

L'Assemblée générale de l'ONU se réunit jeudi pour évoquer la situation dans le pays et pourrait, selon certains diplomates, voter en faveur d'une résolution saoudienne condamnant le Conseil de sécurité pour ne pas avoir pris de mesures contre Damas.

 

Les cent quatre vingt treize pays membres doivent se réunir à 14 heures GMT.

 

Selon le Programme alimentaire mondial et l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture, trois millions de Syriens auront besoin d'une aide alimentaire au cours des douze prochains mois en raison des dégâts à l'agriculture provoquées par la crise qui dure depuis la mi-mars 2011.

 

La Turquie a de son côté poursuivi ses manoeuvres entamées la veille le long de la frontière avec la Syrie. Des chars ont opéré à un kilomètre du territoire syrien, en face de la province de Sanliourfa, où des membres du Parti de l'union démocratique (PYD) syrien, proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) contrôleraient plusieurs localités.

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 18:25

 

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201207/31/01-4561137-le-quebec-en-campagne-mercredi.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4561229_article_POS1

 

Le Québec en campagne mercredi

 

À moins de circonstances imprévisibles, le premier ministre Jean Charest déclenchera mercredi des élections générales pour un scrutin le mardi 4 septembre, au lendemain de la fête du Travail, ont indiqué des sources libérales à La Presse Canadienne, mardi.

 

Jean Charest réunira son conseil des ministres une dernière fois à 10 heures, le temps d'adopter le décret rendant officielle la tenue d'élections générales.

 

En fin d'avant-midi, il devrait quitter ses bureaux de l'édifice Honoré-Mercier pour se rendre à pied chez le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, afin de lui demander de dissoudre l'Assemblée nationale.

 

Le Québec sera dès lors en campagne électorale pour les trente cinq prochains jours.

 

Suivra une conférence de presse, à Québec, au cours de laquelle le chef libéral devrait préciser les raisons pour lesquelles il a choisi de lancer un appel aux urnes à ce moment-ci, en plein été, après trois ans et huit mois de son troisième mandat.

 

Il y a fort à parier que Jean Charest justifiera son geste en disant que la population doit trancher entre deux visions: la sienne, fondée sur la loi et l'ordre, l'économie et le respect des droits individuels, ou l'autre, celle de la chef péquiste Pauline Marois, qui obéit à la rue et laisse entrevoir la tenue d'un référendum sur la souveraineté. Il dira que les Québécois sont placés devant un choix de société. Au cours des dernières semaines, il a répété ces arguments à maintes reprises durant ses points de presse, chaque fois que la question du prochain scrutin était soulevée.

 

Des candidatures attendues

 

Pour accentuer dès le départ cette image de protecteur de la loi et l'ordre, Jean Charest annoncera dans les prochains jours les candidatures pour le PLQ de l'ex-policier de la Sûreté du Québec Robert Poeti, dans Marguerite-Bourgeoys, et de l'ex-bâtonnier du Québec, Gilles Ouimet, dans Fabre.

 

Jean Charest demandera aussi à la population un mandat fort pour le soutenir dans sa position sur la crise étudiante du printemps, alors que les classes doivent reprendre à la mi-août dans les CEGEPS, à mi-chemin de la campagne électorale.

 

Il faut aussi s'attendre à l'entendre dire qu'il déclenche des élections parce que Pauline Marois et le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, n'ont cessé d'en réclamer depuis des mois.

 

Le Plan Nord

 

Jean Charest fera aussi valoir que son parti est celui de la croissance économique et de la création d'emplois et qu'il a besoin d'un quatrième mandat pour mener à bien ses projets, dont celui du Plan Nord. Il rappellera que l'économie de la planète demeure fragile.

 

Malgré près d'une décennie de pouvoir et un bilan contesté, les libéraux n'ont pas l'intention d'aborder la campagne électorale sur la défensive. Partant du principe que la meilleure défense demeure l'attaque, ils se disent prêts à en découdre avec les partis d'opposition, incluant sur toute question relative aux allégations de corruption qui collent au gouvernement.

 

Chaude lutte à Québec

 

Sur le terrain, dans une lutte qui s'annonce serrée, les libéraux vont se concentrer sur les circonscriptions qu'ils peuvent conserver ou gagner, particulièrement dans les régions de Québec, en Abitibi, la région du Nord et Laval.

 

Dans un contexte où chaque vote peut compter, tout sera mis en oeuvre pour que la machine libérale réussisse à «faire sortir son vote» le jour du scrutin. On veut éviter ce qui s'est produit dans Argenteuil, alors que le candidat péquiste a été élu, le printemps dernier, dans cette circonscription traditionnellement libérale.

 

Encore évasif

 

À Bromont, en marge d'une annonce, mardi, Jean Charest est demeuré évasif sur l'imminence du déclenchement des élections, mais il a glissé qu'il irait voir le lieutenant-gouverneur «dans un avenir rapproché».

 

S'il refuse de confirmer la tenue du scrutin, Jean Charest souhaitait tout de même officialiser sa candidature dans sa circonscription de Sherbrooke. Il s'y est rendu en début de soirée pour assister à son assemblée d'investiture.

 

Lancement chez les autres partis

 

Au Parti québécois (PQ), Pauline Marois lancera elle aussi sa campagne à Québec. Elle a prévu faire un point de presse en matinée, avant même l'annonce officielle, vers 9 heures, dans la circonscription libérale de Jean-Lesage, où le PQ présente une de ses têtes d'affiche, Pierre Châteauvert, un ancien directeur général du parti.

 

La Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault donnera elle aussi le coup d'envoi de sa campagne à Québec, à l'occasion d'un point de presse au centre-ville, sitôt après le déclenchement des élections.

 

Du côté de Québec solidaire, le lancement de la campagne électorale aura plutôt lieu à Montréal, en matinée, à 10 heures 30, dans une salle de l'Avenue du Parc. Les co-chefs, Amir Khadir et Françoise David, présenteront alors les thèmes de leur campagne, le programme et le slogan du parti.

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 18:11

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-gouvernement-technocrates-et-dislamistes-en-egypte-171958104--sector.html

 

Un gouvernement de technocrates et d’islamistes en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Le nouveau Premier ministre égyptien, Hicham Kandil, a choisi des technocrates et des islamistes pour former son équipe, une déception pour tous ceux qui comptaient sur un gouvernement élargi afin de faire avancer les idéaux de la révolution de l'an dernier.

 

Au moins deux membres du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu des Frères musulmans et qui contrôle le Parlement, font partie de ce gouvernement.

 

L'un, Mostafa Moussad, prend le ministère de l'Education, ce qui marque une rupture avec le passé, l'autre devient ministre du Logement.

 

Mais la présence de nombreux fonctionnaires dans la nouvelle équipe rappelle aussi l'époque d'Hosni Moubarak, renversé par la rue en février 2011, quand le gouvernement était dirigé par des technocrates.

 

Deux "techniciens", le ministre sortant des Finances, Moumtaz al Saïd, et celui des Affaires étrangères, Mohamed Amr Kamel, conservent leurs postes.

 

Le ministre de la Défense n'a toujours pas été désigné.

 

Le nouveau ministre de l'Intérieur est Ahmed Gamal el Din, un policier de carrière.

 

Oussama Saleh, responsable de l'organisme chargé des investissements, devient ministre de l'Investissement, et Oussama Kamal, dirigeant de l'entreprise de pétrochimie Egyptian Petrochemical Holding, ministre du Pétrole.

 

Le nouveau gouvernement doit prêter serment jeudi.

 

Hicham Kandil était chargé de l'irrigation dans le gouvernement sortant de Kamal al Ganzouri qui avait été désigné par le Conseil suprême des forces armées (CSFA) à la chute de Moubarak.

 

Le nouveau gouvernement devra s'atteler à redresser une économie plombée par dix-huit mois d'instabilité politique. Une balance des paiements en berne et des taux d'emprunts d'État élevés sont au nombre des défis auxquels il devra faire face.

 

"Nous sommes bien loin d'un gouvernement révolutionnaire, bien loin aussi d'un afflux de sang neuf à la tête de l'Egypte", a commenté Moustapha Kamal al Sayyid, professeur de sciences politiques à l'université du Caire.

 

Pour Refaat el Saïd, chef du parti de gauche Tagammou, "c'est un gouvernement qui sert les intérêts des Frères musulmans".

 

La Bourse égyptienne a apparemment bien accueilli ces nominations, l'indice gagnant 1,5% en clôture.

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 11:59

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-arabistan-4-jeunes-pendus-pour-inimitie-a-l-egard-de-dieu-et-corruption-sur-la-terre-108552632.html

 

Vendredi 27 juillet 2012

 

Arabistan : quatre jeunes, pendus pour « inimitié à l’égard de Dieu et corruption sur la terre »…

 

Par Gilles Munier

 

Iran - Quatre jeunes opposants arabes ont été pendus le 18 juin 2012 dans la prison de Karoun, à Ahwaz, capitale de l’Arabistan, région à majorité arabe située au sud-ouest du pays (appelée Khouzistan en persan). Les suppliciés étaient trois frères : Taha Heidarian (28 ans), Abbas Heidarian (25 ans), Abdul-Rahman Heidarian (23 ans), et un de leurs amis Ali Naami Sharifi. Leur procès s’est tenu à une date et en un lieu inconnus, devant un « tribunal révolutionnaire » qui les a condamnés à mort pour « inimitié à l’égard de Dieu et corruption sur la terre »… Ils n’ont apparemment pas bénéficié d’assistance juridique. Leurs dépouilles n’ont pas été rendues à leurs parents qui pensent qu’elles ont été jetées dans une des fosses communes du « cimetière des maudits » d’Ahwaz,  réservées aux dissidents arabes.

 

Leur crime : avoir participé, le 13 avril 2011, à Ahwaz, à une manifestation commémorant le sixième anniversaire du soulèvement de 2005 contre un projet de nettoyage ethnique de la région.

 

Journée de la colère arabe

 

L’appel à manifester le 13 avril, lancé par le mouvement Jeunesse du 15 avril, relayé sur Facebook, a provoqué des heurts violents avec les Gardiens de la Révolution (Pasdarans) et les miliciens Bassidj’is à Ahwaz, Abadan, Mouhammara (Khorramshahr en persan). Plus de 27 protestataires ont été tués, dont plusieurs à Malashiya, petite ville située à une vingtaine de kilomètres d’Ahwaz dont sont originaires les frère Heidarian et leur ami Sharifi.

 

Depuis l’époque des chahs Pahlavis, les Arabes d’Iran sont persécutés. Ils vivent dans la pauvreté, alors que leur région recèle 80% des réserves pétrolières et gazières du pays. Majoritairement chiites, ils demandent, en vain, au régime de Téhéran de leur octroyer les mêmes droits que les Perses. Des mouvements de libération, actifs déjà du temps où les Britanniques occupaient la province, réclament l’autonomie ou l’indépendance.

 

Quelques heures avant son exécution, Taha Heidarian a pu faire sortir clandestinement de la prison de Karoun une déclaration vidéo. Elle a été diffusée par le Réseau de solidarité des arabes ahwazis. Extraits :

 

« Je suis un résident de Malashiya, à Ahwaz. J’ai été arrêté le 20 avril 2011. J’ai passé trois mois dans un centre de détention des services de renseignement, où j’ai subi toutes sortes de tortures psychologiques et physiques. Moi et mes frères étions détenus dans des cellules obscures. Nous avions les yeux bandés.

 

On nous a menacés de mort si nous refusions de coopérer et d’avouer ce qu’ils étaient en train de nous dicter […] On nous a torturés en présence de Ahmadi, le procureur de la section 18 du Tribunal révolutionnaire d’Ahwaz. Le président de la section 4 du Tribunal révolutionnaire, Mortaza Kiasati, nous a condamnés – moi, mes frères Abbas et Abderrahmane ainsi que mon ami Ali Sharifi – à mort par pendaison. Nous ne savons toujours pas quand la sentence sera appliquée.

 

Nous vivons dans un quartier très pauvre, où résident des dizaines de milliers de familles. Il est situé près du plus grand complexe sidérurgique d’Iran, mais la majorité des employés ne vient pas d’Ahwaz. Notre quartier connaît le taux de pauvreté, de chômage et de trafic de drogue le plus élevé ; et le taux le plus bas en matière d’accessibilité aux services publics et à la santé. Nous ne récoltons des champs de gaz et de pétrole que de la fumée. »

 

 

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 11:37

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/07/30/si-alep-tombe-le-regime-suivra_836581

 

« Si Alep tombe, le régime suivra »

 

Lundi 30 Juillet 2012

 

La chute d’Anadan, ultime verrou menant à la frontière turque, renforce la rébellion. A conq kilomètres de la grande ville du Nord, l’Armée Syrienne Libre se prépare à l’offensive.

 

Par Luc Mathieu, envoyé spécial à Anadan (Syrie)

 

Assis à l’avant du char, le jeune rebelle a beau hurler, il n’arrive pas à se faire entendre.

 

Sa voix cassée ne couvre pas le fracas du moteur. Mais il s’en moque, il continue de crier comme si quelqu’un l’écoutait. Juste à côté, un combattant s’est noué une corde autour de la taille et l’a attachée au canon du blindé. Il la tire en riant, persuadé qu’il peut le faire pivoter. Un adolescent se hisse sur la tourelle. Il fait des «V» de la victoire et crie «Allah Akbar !» Après dix minutes de parade dans les rues d’Anadan, une ville du nord de la Syrie, le char disparaît derrière la fumée de ses gaz d’échappement.

 

«Nous allons le camoufler pour éviter qu’il soit repéré et bombardé par l’armée du régime», dit Ferzat Abdel Nasser, un ex-général devenu chef local de l’Armée syrienne libre (ASL).

 

Carcasse. Les rebelles d’Anadan ont remporté hier une victoire qu’ils jugent majeure. Après une première tentative ratée il y a trois mois, ils se sont emparés, à l’aube, du barrage que l’armée syrienne avait installé à la sortie de la ville, à cinq kilomètres seulement d’Alep, la grande cité du nord du pays. Ils ont récupéré sept chars en état de marche et en ont détruit un autre. Six soldats de l’armée syrienne ont été tués et vingt-cinq faits prisonniers. Les autres ont disparu. «Ils se sont sauvés comme des rats vers Alep», rigole un rebelle. Deux heures après la fin des combats, une carcasse de camion de l’armée régulière fume encore derrière les tas de terre qui protègent l’accès au barrage.

 

De l’autre côté de la route, des combattants déchargent des obus d’un tank et les empilent à l’arrière d’un 4 x 4. Sous une tente blanche, quatre camions de transport de troupes semblent intacts. Des groupes de rebelles les fouillent, récupérant des caisses de munitions. Un jeune brûle une photo de Bachar al-Assad extirpée des décombres.

 

Un autre déchire un livre titré le Chef et le Message, une biographie de Hafez al-Assad, père de l’actuel président syrien. «Ne pars pas, Bachar, on vient pour t’attraper !» hurle un rebelle trapu à la barbe rousse. 

 

Impassible face à l’excitation de ses combattants, Rifaat Khalil estime, lui, que cette victoire ne vaut pas tant pour les chars récupérés que pour l’accès qu’elle donne à Alep. «Tous les villages au nord de la ville peuvent désormais être considérés comme libérés. Les civils pourront s’y réfugier. Et nous, nous pourrons chasser de la ville les gangs d’Assad et les chabiha [des miliciens du régime, ndlr]. Si Alep tombe, le régime suivra», affirme-t-il. Alors que l’armée a fait fuir les rebelles de la plupart des quartiers de Damas, Alep fait aujourd’hui figure de principale bataille de la guerre civile syrienne. Les insurgés ont pénétré dans la ville le 22 juillet, profitant de l’effet de surprise. Ils sont, depuis, visés par les bombardements des forces gouvernementales qui ont encerclé plusieurs quartiers. Des milliers de civils ont quitté la ville pour se réfugier dans les villages alentours.

 

Dans son bureau installé dans un immeuble d’Anadan déserté par ses occupants, Ferzat Abdel Nasser affirme lui aussi que la rébellion tient la région s’étirant entre Alep et la frontière turque. «Le régime ne contrôle plus que les airs», résume-t-il. La réalité est un peu plus nuancée, l’armée syrienne disposant toujours de deux bases, dont un aéroport. Elle contrôle également la route qui vient d’Idlib, à l’ouest, empruntée vendredi par les renforts envoyés à Alep. Mais les rebelles circulent quasi librement sur les petites routes de montagne, y compris celles qui traversent les zones kurdes récemment ralliées à la révolution. Ils peuvent aussi compter sur les trois postes frontières qu’ils ont conquis ces dernières semaines. Après plus d’un an de lutte armée dans la région, ils espèrent donc pouvoir s’appuyer sur une «zone libre» jouxtant la frontière turque. La seule solution viable, selon eux, pour assurer leur approvisionnement en armes, téléphones satellites, nourriture et médicaments. Cette zone libre permettrait aussi d’accélérer les désertions au sein de l’armée. Avant de quitter leur poste, les officiers doivent mettre leur famille à l’abri pour les protéger des représailles du régime.

 

Victoire. Au barrage d’Anadan, les combattants hurlent que la prochaine étape est la prise d’Alep. «C’est bon, on a nettoyé la région, on y va !» crie un rebelle debout à l’arrière d’un pick-up en brandissant sa kalachnikov. Ferzat Abdel Nasser est plus circonspect, misant, sans en paraître persuadé, sur une victoire d’ici à la fin du ramadan, le 20 août. Des explosions résonnent, l’armée syrienne continue de pilonner Alep, de l’autre côté de la colline.

 

Personne ne semble s’en soucier. Jusqu’à ce que les bombardements se rapprochent.

 

Un obus explose à deux cent mètres, derrière la tente où des combattants viennent de récupérer un canapé en bois verni. Une autre détonation retentit, encore plus proche.

 

Certains courent vers leur moto, d’autres remontent dans leur pick-up. L’armée a repéré leur fuite. Elle ajuste ses tirs. Un obus explose à quelques dizaines de mètres, soulevant des gerbes de terre. Les rebelles baissent la tête et accélèrent.

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 21:11

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-blogueur-anti-poutine-inculp%C3%A9-en-russie-164627933.html

 

Un blogueur anti Poutine inculpé en Russie

 

MOSCOU (Reuters) - L'avocat blogueur russe Alexeï Navalni a été inculpé mardi de délit financier, un chef d'accusation passible de dix ans de prison, les autorités accroissant la pression sur l'un des principaux opposants au président Vladimir Poutine.

 

Dans un communiqué, la Commission fédérale d'investigation dit qu'Alexeï Navalni, 36 ans, a été inculpé d'organisation de vol à grande échelle à la suite des pertes enregistrées par une société publique d'exploitation forestière alors qu'il conseillait un gouverneur régional.

 

Le blogueur, connu pour sa lutte contre la corruption et pour avoir organisé des manifestations à grande échelle, a reçu par ailleurs l'ordre de ne pas quitter la Russie.

 

Alexeï Navalni a rejeté l'accusation de vol qu'il a qualifiée d'absurde. D'autres opposants ont accusé Vladimir Poutine de se servir de tactiques héritées de l'ère soviétique pour réduire ses détracteurs au silence.

 

"C'est vraiment quasi absurde et très étrange parce qu'ils ont complètement changé le contenu de l'accusation par rapport à avant", a déclaré Alexeï Navalni à la presse à sa sortie du siège de la Commission fédérale d'investigation.

 

Il a refusé de se taire. "Je continuerai à faire ce que j'ai entrepris de faire, et dans ce sens, rien ne change pour moi", a-t-il dit. "Ce qui se passe en ce moment est illégal. Nous utiliserons les méthodes de défense que la loi met à notre disposition. Que pouvons-nous faire d'autre?", a-t-il ajouté.

 

"PROCÈS FABRIQUÉ"

 

L'opposition dénonce ce qu'elle considère comme une répression croissante des voix dissonantes, ainsi que la loi qui prévoit une hausse des amendes contre les manifestants, un contrôle accru d'internet et le renforcement de la réglementation sur le financement des campagnes financées par l'étranger et les lobbies.

 

Alexeï Navalni est l'une des rares personnes considérées en Russie comme capable de prendre la tête d'une opposition fragmentée, même si certains l'accusent de tendances nationalistes.

 

Il s'est fait connaître par ses campagnes de lutte contre la corruption dans les entreprises contrôlées par l'Etat, utilisant abondamment internet à cette fin.

 

Avant les élections législatives de décembre, il a également permis de dynamiser une opposition fragmentée et en difficulté, popularisant l'expression de "parti des voleurs et des escrocs" pour stigmatiser le parti Russie unie au pouvoir.

 

Il fut également derrière les vastes manifestations qui ont été organisées pour protester contre des soupçons de fraude électorale au profit de Russie unie, vainqueur des élections.

 

"Ce procès a été fabriqué du début jusqu'à la fin", a déclaré Boris Nemtsov, ancien vice-Premier ministre et fervent opposant à Vladimir Poutine. "La vraie raison de ce qui est en train de se passer c'est la peur mortelle de Poutine de perdre le pouvoir (...) Il a très peur de l'opposition, dont Navalni fait partie."

 

Alexeï Navalni a été détenu et a purgé des peines de prison à plusieurs reprises pour des offenses administratives liées aux manifestations.

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 16:04

 

http://www.leaders.com.tn/article/hassine-dimassi-ministre-des-finances-pourquoi-j-ai-demissionne?id=8976

 

Hassine Dimassi, ministre des finances : pourquoi j’ai démissionné

 

Vendredi 27 Juillet 2012

 

Le ministre des Finances, Hassine Dimassi, a présenté aujourd’hui sa démission du gouvernement conduit par Hamadi Jebali. Dans une déclaration rendue publique, il a expliqué les raisons de sa démission, liées essentiellement à ce qu’il a qualifié de dérapages à des fins électoralistes pénalisant l’équilibre des finances publiques et aux conditions du limogeage du gouverneur de la Banque centrale et de la désignation de son successeur. Ci après une traduction intégrale de sa déclaration.

 

« Dans une phase très délicate de l’histoire de la Tunisie indépendante,  j’ai accepté de faire partie du gouvernement de la coalition actuelle, estimant qu’elle a suffisamment de légitimité pour conduire la deuxième étape de la transition et répondre aux aspirations économiques et sociales exprimées par la révolution, sans porter atteinte aux équilibres financiers du pays.

 

C’est pourquoi, j’ai cru et  continue à croire que ma responsabilité première au sein de ce gouvernement consiste à éviter tout ce qui est de nature à susciter un déséquilibre des finances publiques et à exposer le pays aux risques du surendettement.

 

Mais, et au fil des jours, les dissensions entre la majorité des membres du gouvernement et moi-même se sont accentuées au sujet des politiques financières.

 

Alors que j’étais attaché pleinement à la stabilité des finances publiques, la plupart des membres du gouvernement ont poussé dans le sens d’une orientation politique électoraliste qui a généré un grave et brusque accroissement des dépenses de l’Etat en comparaison avec ses ressources.

 

Alors qu’il était plus approprié de concrétiser les attentes de la révolution à travers une attention soutenue aux catégories modestes, en renforçant leur pouvoir d’achat, en créant le maximum possible d’emplois productifs, développant les régions intérieures délaissées et en revitalisant l’économie tout en préservant les équilibres des finances publiques, les dérapages se sont multipliés visant essentiellement à séduire les classes sociales en prévision des prochaines élections, à telle enseigne que les dépenses de compensation ont atteint des niveaux hallucinants.

 

Le projet de loi, récemment soumis au conseil des ministres, relatif à la réintégration au travail et l’indemnisation des personnes ayant bénéficié de l’amnistie générale et leurs ayants droits constitue le dérapage qui a fait déborder le vase. Il aura pour conséquence d'engager des dépenses additionnelles asphyxiantes pour les finances publiques en raison du grand nombre de bénéficiaires et du volume très important quant aux montants des indemnisations escomptées, faisant ainsi peu de cas d'une conjoncture économique et financière bien difficile à laquelle le pays devra vraisemblablement faire face durant les prochaines années.

 

D’un autre côté, je suis profondément consterné par la manière désinvolte et inique suivie pour démettre le gouverneur de la Banque Centrale, Mustapaha Kamel Nabli, ce qui ne manquera pas d’avoir des conséquences négatives sur l’autorité de l’Etat et l’image de notre pays, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, en ces moments difficiles et délicats. Il est regrettable que pareilles pratiques qui ne respectent pas les moindres règles de concertation et de coordination continuent à présider aux décisions. Ainsi, la proposition du nouveau gouverneur de la Banque centrale a été faite sans l’avis des concernés et notamment le ministre des Finances.

 

Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de me retirer du gouvernement et de présenter ma démission ».

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 15:47

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE86U05D20120731?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0

 

La veuve de Yasser Arafat porte plainte pour assassinat

 

Mardi 31 Juillet 2012

 

PARIS (Reuters) - La veuve de Yasser Arafat a déposé mardi plainte contre "X" pour "assassinat" à Nanterre (Hauts-de-Seine) suite à des informations selon lesquelles l'ancien président de l'Autorité palestinienne, mort en 2004 en France, pourrait avoir été empoisonné.

 

Les avocats français de Souha Arafat ont formalisé leur démarche auprès du doyen des juges d'instruction du tribunal de Nanterre. Le dossier de la mort du leader historique des Palestiniens est une pierre d'achoppement de plus avec Israël.

 

Dans un communiqué, Souha Arafat précise agir au nom aussi de sa fille mineure Zahwa et assure qu'elle n'accuse personne.

 

"Cette plainte pour assassinat dirigée contre X - de telle sorte que Souha et Zahwa Arafat n'accusent personne : ni Etat, ni groupement, ni individu - n'a d'autre objet que d'établir la vérité en mémoire de leur mari et père", écrit-elle.

 

Après avis du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, le doyen des juges devra déterminer les suites à donner à cette plainte, susceptible de donner lieu à une enquête de police s'il est conclu que la France est compétente juridiquement et que les griefs sont suffisamment sérieux.

 

La justice française devra dire s'il est légalement possible d'enquêter sur un empoisonnement éventuel qui, par hypothèse, se serait déroulé à l'étranger et aurait abouti à un décès sur son territoire. Il est probable juridiquement qu'une procédure soit lancée au moins pour répondre à ces questions légales, a dit à Reuters un magistrat étranger au dossier.

 

Selon des examens menés par un laboratoire suisse et dévoilés début juillet dans un documentaire de la chaîne de télévision qatarie Al Djazira, des traces anormalement élevées de polonium, une substance radioactive mortelle utilisée par certains services secrets, ont été retrouvées sur les effets personnels de Yasser Arafat.

 

POSSIBLE EXHUMATION

 

L'Autorité palestinienne a donné par la suite son feu vert pour l'exhumation à Ramallah du corps de Yasser Arafat mais aucune date n'a encore été fixée.

 

Yasser Arafat est décédé à l'hôpital militaire de Percy, en région parisienne, le 11 novembre 2004, à l'âge de 75 ans.

 

C'est le lieu de ce décès qui désigne le tribunal de Nanterre. Les avocats français ont choisi le chef d'assassinat et non d'empoisonnement pour tenter de convaincre la justice qu'elle est territorialement compétente pour instruire ces faits.

 

Dans plusieurs déclarations antérieures à la plainte, Souha Arafat a dit croire à la thèse d'un meurtre, soulignant qu'Israël et les Etats-Unis considéraient à l'époque que son mari était un obstacle à la paix au Proche-Orient.

 

"Arafat voulait le succès de la cause palestinienne pour (la création d') un Etat palestinien et c'est pour cette raison qu'ils se sont débarrassés de lui", a-t-elle dit à Al Djazira.

 

Pour examiner les restes d'"Abou Ammar", l'Autorité palestinienne a décidé de prendre contact avec l'Institut de radio physique de Lausanne (Suisse), auteur de l'étude ayant amené la découverte de polonium.

 

Israël a démenti toute implication dans le décès du leader historique palestinien dès 2004. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, avait alors estimé qu'il était "scandaleux" et "faux" d'imaginer une implication de l'Etat hébreu dans la mort du dirigeant palestinien.

 

Yasser Arafat était tombé subitement malade et était mort sans que ses médecins trouvent une explication à sa maladie, entretenant les soupçons d'un empoisonnement.

 

Du polonium 210 avait été retrouvé dans le corps de l'ancien espion russe Alexandre Litvinenko en 2006 à Londres. L'hypothèse d'un empoisonnement volontaire avait été avancée.

 

Président de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à partir de 1969, Yasser Arafat avait signé un accord de paix avec les Israéliens en 1993 à Camp David établissant une autonomie de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 15:12

 

http://www.liberation.fr/medias/2012/07/18/victoire-citoyenne-et-interconnectee-contre-acta_834158

 

Victoire citoyenne et interconnectée contre Acta

 

Mercredi 18 Juillet 2012

 

Par Jérémie Zimmermann, cofondateur de la Quadrature du Net

 

Le 4 juillet, le Parlement européen a rejeté, à 478 voix contre 39, l’Accord commercial anti contrefaçon (Acta), négocié dans l’opacité par trente neuf pays (dont les Vingt-Sept de l’UE représentés par la Commission européenne). Grâce à ce cinglant désaveu, fruit d’une mobilisation sans précédent des citoyens européens, l’Europe ne peut plus ratifier cet accord.

 

Initiées en 2007, les négociations de l’Acta visaient à mettre en place un ensemble de règles répressives en matière de contrefaçon, sous couvert d’un simple «accord commercial». Mêlant allègrement lutte contre la contrefaçon industrielle de biens matériels et partage sur Internet entre individus et sans but lucratif de fichiers musicaux ou cinématographiques, l’Acta est le texte rêvé des industries pharmaceutiques et du divertissement.

 

En 2008, la fuite d’une ébauche de l’Acta sur WikiLeaks sonne l’alarme. L’amalgame entre faux médicaments et génériques met en danger l’accès aux soins dans les pays pauvres. Concernant Internet, les intermédiaires techniques (fournisseurs d’accès mais aussi de services tels les moteurs de recherche, plateformes vidéo ou réseaux sociaux) sont transformés en une police privée du droit d’auteur. Obligés par les ayants droit à la surveillance généralisée, collecte de preuves et sanction de leurs utilisateurs, ils se voient confier des missions de police et de justice, contournant ainsi l’autorité judiciaire et le droit à un procès équitable. La porte est ouverte à des restrictions des communications (blocage d’accès, filtrage) et à de graves atteintes à la vie privée. Dès lors, de nombreuses associations de défense des libertés fondamentales (de l’accès au médicament et du logiciel libre), mais aussi des bénévoles, s’organisent aux quatre coins d’Internet, créant un mouvement citoyen spontané et décentralisé sans précédent.

 

Durant quatre années, les analyses juridiques, économiques, techniques et politiques des nouvelles versions du texte (le plus souvent fuitées) s’élaborent collectivement via tous les canaux de communication disponibles : listes de discussion, sites, blogs, réseaux sociaux, vidéos, chat, forums, etc. Décortiquant la procédure européenne, groupes et individus comprennent que le Parlement européen est le seul rempart contre l’Acta. Le réseau est alors massivement utilisé pour sensibiliser le public et contacter les élus européens, notamment avant chacun des six votes déterminants, en commission, qui ont précédé le rejet final. Début 2012, aux Etats-Unis, les lois Sopa et Pipa - cousines de l’Acta - sont repoussées sous la pression des citoyens et des entreprises du Net. Immédiatement après ce violent revers infligé à Hollywood, l’administration Obama lance le raid du FBI contre le site d’hébergement MegaUpload.

 

Quelques jours plus tard, l’exécutif européen signe l’Acta.

 

Cette série d’événements met le feu aux poudres et fait descendre des dizaines de milliers de citoyens dans les rues de toute l’Europe, principalement dans les pays de l’Est. Le vote écrasant du 4 juillet est donc avant tout la victoire de tous ces citoyens, interconnectés de façon décentralisée, et la consécration de leur participation démocratique.

 

Cette victoire doit marquer la fin du modèle du tout répressif mis en œuvre depuis quinze ans sous l’impulsion, et au bénéfice, de quelques industries. L’Acta n’est qu’un épisode - certes le plus odieux car visant à contourner les processus démocratiques et les institutions internationales - de cette guerre contre le partage. Il s’inscrit dans une succession de mesures toujours plus répressives, disproportionnées et dangereuses pour nos libertés fondamentales en ligne qui, telle la loi Hadopi en France, n’apportent aucun bénéfice aux artistes qu’elles prétendent défendre. Il est urgent de rompre avec cette logique et de réformer positivement le droit d’auteur, pour encourager nos nouvelles pratiques culturelles en ligne, comme le partage et le remix, plutôt que de tenter vainement de les combattre. Il est urgent de remettre les droits des citoyens, des participants à la culture et des innovateurs avant les intérêts de quelques intermédiaires rentiers.

 

Alors que de nouvelles menaces se profilent, la victoire des citoyens contre l’Acta doit retentir comme la démonstration que la sphère publique en réseau peut l’emporter contre certaines des industries les plus puissantes. La bataille de l’Acta doit servir de modèle et de tremplin pour imposer l’adaptation du droit d’auteur au vingt et unième siècle et, au-delà, un cadre protecteur des libertés fondamentales sur Internet, afin d’encourager la perspective d’un avenir plus libre et plus ouvert dans nos démocraties.

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 18:58

 

http://www.anniebannie.net/2012/07/29/a-la-veille-des-jeux-olympiques-limpossible-neutralite-des-sportifs-syriens

 

A la veille des Jeux Olympiques, l’impossible neutralité des sportifs syriens

 

A dix jours de l’ouverture des trente septième Jeux Olympiques d’été, il semble acquis que le président de l’Union générale des sports en Syrie, qui est également le chef du Comité olympique syrien, ne sera pas présent à Londres. Considérant que Mouwaffaq Joumaa, général à la retraite, est trop étroitement lié à la personne et au régime de Bachar Al-Assad, engagé dans une entreprise inacceptable de répression de sa population, les autorités britanniques ont refusé de lui adresser une invitation. Il s’agit là d’un revirement et d’une prise de conscience notable : à la mi-mars dernier, ces mêmes autorités avaient convié l’intéressé et une demi-douzaine d’autres membres du Comité olympique syrien, parmi lesquels des militaires, à une cérémonie préliminaire qui avait provoqué le mécontentement de l’opposition.

 

Originaire du village de Houch Arab, une petite agglomération située sur la route qui mène de Rankous à Yabroud, en surplombant le village de Maaloula, le général Joumaa appartient à une famille sunnite qui jouit dans la région d’une réputation d’honorabilité.

 

Lui-même est un homme respecté, et son action à la tête de l’Union générale des sports, où il a été nommé en février 2010 après avoir assumé la responsabilité de l’éducation physique au sein des forces armées syriennes, était unanimement saluée.

 

Dans le cadre de la lutte contre la corruption, il n’avait pas hésité à s’en prendre à la fédération syrienne de football et à traîner ses dirigeants en justice.

 

Mais avec la révolution, les choses ont changé. Certes, retiré de la vie militaire active, il n’a pas participé directement à la répression. Mais, d’une part, il n’a jamais condamné les représailles exercées par ses anciens camarades contre la population syrienne, assimilées par les organisations de défense des droits de l’homme à des crimes contre l’humanité. Il a personnellement avalisé, d’autre part, le renvoi de plusieurs sportifs dans diverses disciplines, coupables d’avoir exprimé à haute voix des critiques sur la politique du régime en place. Enfin, il ne s’est pas opposé à la mise à disposition des forces dites “de maintien de l’ordre” d’un certain nombre de membres de clubs sportifs n’ayant pas précisément pour vocation de servir de supplétifs à un pouvoir quelconque…

 

Certains déplorent pourtant la décision des autorités. D’abord parce qu’ils trouvent à Mouwaffaq Joumaa des excuses. N’étant “que” sunnite, bien que général – et bien que installé à la tête des sports en Syrie… qui n’a plus depuis longtemps de ministre en charge de la jeunesse et des sports – il ne dispose guère de plus d’autorité dans ses nouvelles fonctions qu’il n’en avait dans ses responsabilités précédentes. Ensuite, parce qu’ayant perdu plusieurs membres de sa famille lors des opérations menées par l’armée contre les villages en révolte de Rankus, Asal al Ward et Houch Arab, au cours du mois de février 2012, il aurait pu – c’est du moins ce qu’ils espéraient – profiter de l’occasion de sa présence à Londres pour faire à son tour défection et annoncer son ralliement à la révolution et à l’Armée syrienne libre.

 

Les athlètes syriens ne seront pas pour autant laissés à eux-mêmes. Alors que la Syrie a sélectionné une dizaine de compétiteurs (deux en athlétisme, en natation et en haltérophilie, et un en équitation, au tir, à la boxe et en cyclisme), la délégation officielle comprendra cinq personnalités : Firas Moalla (secrétaire général du Comité olympique syrien), Maher Khayyata (vice-président de l’Union générale des sports), Kamel Chbib (président de l’Union syrienne de boxe), Mohsen Al Abbas (président de l’Union syrienne d’athlétisme) et Ziyad Hadid (président de l’Union syrienne de natation). Avec un cadre pour deux athlètes, le ratio correspond davantage à un comité de surveillance qu’à un encadrement. Surtout s’agissant d’obligés du régime comme Maher Khayata, qui est député à l’Assemblée du peuple, neveu par sa mère de l’ancien premier ministre Mohammed Naji Otri… et parent par alliance de l’ancien chef des moukhabarat de la Sécurité d’Etat à Alep durant les années 1980, le général Omar Hamida…

 

En revanche, certains Syriens se sont émus de l’autorisation accordée par les autorités britanniques à la participation du cavalier Ahmed Hamcho (19 ans). Il bénéficie de moyens financiers hors du commun, mais ses qualités sportives sont indéniables. En dépit de son jeune âge, il a démontré sur nombre de terrains et à de multiples occasions, lors de concours d’équitation dans divers pays arabes, une grande maîtrise dans sa discipline. Si sa présence apparaît discutable, ce n’est pas parce qu’il est le fils du richissime homme d’affaires Mohammed Hamcho, proche associé de Maher Al-Assad, propagandiste du régime via sa participation à la chaîne de télévision privée Al Dounia et co-financier des chabbiha, désormais universellement connus pour la cruauté dont ils font montre dans le “rétablissement de l’ordre”. C’est parce qu’il a clairement déclaré, au Times londonien, à l’approche du rendez-vous olympique, qu’il ”apporte son soutien constant au gouvernement syrien conduit par le président Bachar Al-Assad”, qui ne “commet aucune faute lorsqu’il lutte contre la violence croissante en Syrie”.

 

Selon lui, le gouvernement syrien “protège uniquement les gens contre les hommes armés et les terroristes qui bombardent les civils”, et il “espère qu’il en viendra à bout”. Pour faire bonne mesure, il a ajouté que, “lors des Jeux, il se considèrerait comme le représentant non seulement du peuple syrien, mais également du président Al-Assad”. Ces propos ont paru inadmissibles à certains de ses compatriotes, qui savent que le chef de l’Etat syrien n’est plus le bienvenu dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. Considérant qu’il y avait d’autres endroits pour faire de la politique et assurer la promotion de la “sagesse présidentielle”, ils ont soumis à signature une pétition destinée à interdire la participation aux Jeux du jeune homme. A la date de ce jour, elle reste ouverte…

 

Un autre mini-scandale entoure la présence, au sein de la délégation syrienne, d’un oncle maternel du jeune cavalier, qui répond au nom de Fadi Al-Dabbas. Il est présenté sur la liste officielle de la délégation comme “cadre administratif” de l’équitation. Or, s’il est exact que l’intéressé est le frère de Rania Al-Dabbas, femme de Mohammed Hamcho, il n’a rien à voir avec l’équitation. Sa présence a tout simplement été imposée par l’un de ces décideurs de l’ombre qui font en Syrie la pluie et le beau temps, en échange, souvent si ce n’est toujours, d’avantages et de rémunérations.

 

A la veille de l’ouverture des Jeux, on rappellera que, en Syrie, des dizaines de sportifs ont été tués (vingt trois), blessés (six) ou emprisonnés (trente huit) depuis le 15 mars 2011, parce qu’ils estimaient, à l’inverse du jeune Ahmed Hamcho, que la politique de leur gouvernement était inadmissible et que, puisque Bachar Al-Assad ne pouvait pas ou ne voulait pas traduire ses promesses de réformes en actes, il devait s’en aller et laisser la place. Certains, comme le gardien de l’équipe nationale espoir de football, Abdel-Baset Sarout, ont pris des risques considérables et joué un rôle remarquable dans l’animation de la protestation.

 

On indiquera également que, pour marquer leur distance avec les structures étatiques et pour souligner l’apport des sportifs syriens à la révolution, une Ligue des sportifs syriens libres a été créée, quelques mois après le début de la contestation. Elle fournit, sur la page facebook qu’elle a ouverte le 5 janvier 2012, des chiffres et des informations. On y apprend que, le 15 juillet 2012, alors que les sportifs représentant la Syrie s’apprêtaient à partir pour Londres, les services de sécurité ont arrêté à son domicile de Lattaquié et remis aux moukhabarat de l’armée de l’air Moustapha Chakouch, gardien de but de l’équipe nationale de football et du club de Tichrin. Ils n’ont évidemment fourni aucune explication sur les raisons de cette mise en détention. L’intéressé n’avait aucune activité politique connue.

 

Mais, comme les témoignages d’écrivains et d’artistes en ont précédemment fourni de multiples illustrations, en Syrie, l’absence d’activité ne préserve nullement ceux dont le régime attend qu’ils “renvoient l’ascenseur”. Puisqu’il les a laissés libres de travailler et d’acquérir une réputation, ce qui est déjà beaucoup, ils doivent désormais mettre leur image et leur popularité au service de sa politique et de sa propagande. Ceux qui hésitent ou s’y refusent sont considérés comme des traîtres. Et ils ne doivent pas s’étonner d’en subir les conséquences…

 

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