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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 17:46

 

http://www.paris.reelledemocratie.net/node/1631

 

Appel à témoignages

 

Un dispositif policier exceptionnel et abusif a encadré la manifestation parisienne du Samedi 13 Octobre 2012 pour l'annulation de la dette illégitime, appelée par Démocratie Réelle Maintenant Paris, Coordination des sans-papiers de Paris, ATTAC France, ATTAC Bruxelles, CADTM, Sud BPCE. Cette manifestation était déclarée en bonne et due forme et avait fait l'objet d'une signature en préfecture. Il semblerait que notre manifestation ait été le lieu d'expérimentation d'une méthode d'encadrement utilisée en Allemagne. Afin de mieux prendre la mesure de ce qui est arrivé et dans la perspective d'une éventuelle action juridique, nous appelons en urgence, avant que les souvenirs perdent en précision, aux témoignages des manifestants : 

 

Avez-vous été empêché d'accéder à la manifestation et/ou au rassemblement place Edouard Herriot ? 

 

Avez-vous été empêché de sortir de la manifestation et/ou du rassemblement place Edouard Herriot ?

 

Avez-vous vu des journalistes empêchés d'accéder à la manifestation ou de poser des questions ? 

 

Avez-vous été escorté au métro par les forces de police au sortir du rassemblement ? 

 

Avez-vous été empêché de diffuser des tracts ou de parler aux personnes extérieures à la manifestation, avez-vous des personnes qui en ont été empêchées ? 

 

Qu'avez-vous vu du dispositif policier (nombre, véhicules, port d'armes, attitude...) ? A combien estimiez-vous leur nombre et celui de leurs véhicules ? 

 

Avez-vous vu ou subi des actes d'intimidation et/ou de brutalité de la part des forces de police ? Que vous ont dit les agents des forces de police ? 

 

Avez-vous vu des fourgonnettes de la gendarmerie manoeuvrer près des manifestants ? 

 

Quel a été d'après votre expérience l'impact du dispositif policier sur la tenue de la manifestation (rythme de la manifestation, stress...) ? 

 

Qu'avez-vous vu d'autre, que souhaitez-vous dire d'autre... ?

 

Merci d'être le plus factuel et précis possible (le moindre détail a son importance), et d'envoyer vos témoignages à l'adresse mail de la Commission juridique de Démocratie Réelle Maintenant Paris : drp.juridique@gmail.com 

 

La Commission juridique DRM Paris, Dimanche 14 Octobre 2012

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 16:12

 

A Kinshasa, François Hollande lie francophonie et démocratie

 

KINSHASA (Reuters) - François Hollande se gardant d'applaudir le discours du Congolais Joseph Kabila : c'est l'une des images fortes de l'ouverture, samedi, du sommet de la Francophonie de Kinshasa, où le président français s'est posé en garant des libertés.

 

La question des droits de l'homme a constitué le fil rouge de la visite d'une journée du chef de l'Etat dans l'ancien Zaïre, où il a invité les cinquante six pays du monde francophone à mettre leur langue "au service du monde et de la liberté".

 

"Je suis venu aussi ici, à Kinshasa, pour parler clair comme je m'y suis engagé à Dakar, c'est-à-dire que je ne change pas de discours selon les lieux ou selon les interlocuteurs", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse finale dans la capitale congolaise.

 

"Je dis non pas ce que je pense mais ce que la France porte comme message, comme principes, comme valeurs", a-t-il ajouté.

 

Après le Sénégal, la République démocratique du Congo était la deuxième étape d'une tournée africaine de deux jours, la première du quinquennat du président français.

 

A l'ouverture du sommet de la Francophonie, François Hollande a rappelé que "c'est en français que les révolutionnaires de 1789 ont proclamé et donc écrit la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen".

 

"La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l'homme, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression, l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants", a-t-il dit.

 

Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, a également prononcé un plaidoyer pour la défense des droits de l'homme. "Tous les gouvernements sans exception doivent garantir à leurs ressortissants une bonne gouvernance, l'état de droit et le respect des libertés individuelles", a-t-il dit à la tribune du sommet.

 

PAS D'APPLAUDISSEMENTS

 

Tous ces propos ont pris un caractère particulier dans un pays où les journalistes et les militants des droits de l'homme ont du mal à s'exprimer et où les élections de novembre 2011 ont été entachées d'irrégularités.

 

Dans le Palais du peuple, François Hollande s'est gardé d'applaudir les propos liminaires du président congolais Joseph Kabila, qu'il a omis de remercier en tant qu'hôte lorsqu'il a pris la parole.

 

Les deux hommes avaient eu auparavant un entretien "franc et direct" au palais présidentiel, ce qui n'a pas empêché le président français de réitérer sur le sol congolais ses propos tenus cette semaine à Paris, où il avait qualifié "d'insoutenable" la situation des libertés en RDC, des commentaires fraîchement accueillis à Kinshasa.

 

"C'est la bataille des droits de l'homme, elle demeure. Ici nous sommes, je l'ai dit, dans une démocratie où le processus n'a pas été encore été complet, c'est le moins que l'on puisse dire. Il y a encore des réalités inacceptables", a-t-il dit après avoir inauguré une plaque en l'honneur du militant des droits de l'homme congolais Floribert Chebeya, assassiné en juin 2010.

 

Le cas de ce militant, dont les meurtriers n'ont pas été jugés, et de journalistes emprisonnés a été abordé lors de l'entretien avec Joseph Kabila.

 

Etienne Tshisekedi, chef de l'opposition congolaise qui accuse Joseph Kabila de lui avoir volé la victoire au scrutin de novembre 2011, a été reçu pendant une vingtaine de minutes à la résidence de France par François Hollande. Il a confié aux journalistes avoir trouvé son hôte français "très réceptif".

 

"Les deux hommes ont évoqué les questions intérieures, y compris les droits de l'opposition et des médias et aussi la situation dans l'Est et l'intégrité territoriale du pays", a-t-on indiqué dans l'entourage du chef de l'Etat français.

 

Arrivé au petit matin en provenance du Sénégal, François Hollande a rencontré à Kinshasa les représentants de sept ONG et reçu des membres de l'opposition de l'Assemblée nationale congolaise "qui lui ont demandé un renforcement de la démocratie et des libertés en RDC", a rapporté son entourage.

 

Des élections locales, prévues l'an prochain, serviront de test.

 

LE FRANÇAIS EST UNE LANGUE AFRICAINE

 

François Hollande et Joseph Kabila ont évoqué la situation dans l'Est de la RDC, où des combats transfrontaliers provoquent d'importants déplacements de population.

 

Réaffirmant dans son discours que "les frontières de la République démocratique du Congo sont intangibles", le président français s'est dit favorable à ce que le mandat de la Monusco (la Mission d'observation des Nations unies en République démocratique du Congo) "puisse être précisé, élargi si nécessaire".

 

La situation au Mali a aussi été largement abordée entre le président français et ses interlocuteurs, alors que le conseil de sécurité des Nations unies vient de voter une nouvelle résolution préparant une intervention armée panafricaine

 

François Hollande a renouvelé le message d'encouragement à l'Afrique délivré la veille dans la capitale du Sénégal.

 

"Le français est une langue africaine", a-t-il dit sous les applaudissements de l'assemblée. "L'avenir de la francophonie, il est ici, en Afrique (...) Le français n'appartient pas à la France, il vous appartient, il est à vous."

 

Selon les prévisions, sur les sept cent millions d'hommes et de femmes qui parleront le français en 2050, quatre vingt pour cent vivront en Afrique.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 15:54

 

http://www.demosphere.eu/node/32442

 

http://www.socialisme-maintenant.com/reunion-debat-le-20-octobre-sur-lespagne

 

Samedi 20 Octobre 2012 à 14 heures 30

 

Librairie « L’Emancipation » 8 Impasse Crozatier à la hauteur du 43 Rue Crozatier 75 012 Paris Métro Reuilly Diderot, Ledru Rolin, Faidherbe Chaligny ou Gare de Lyon

 

Réunion débat sur la situation en Espagne

 

Espagne, nouveau maillon faible d’une Europe embourbée dans la crise

 

Crise économique et sociale, crise politique, crise des nationalités, crise de la monarchie...

 

En Espagne le sauvetage des banques opère comme une véritable prise d'otage de la société et des mécanismes démocratiques bourgeois les plus élémentaires. "Haut les mains, ceci est un sauvetage!" crient les manifestants dans les multiples manifestations qui ont eu lieu en ce mois de septembre 2012 après le énième plan d'austérité du gouvernement Rajoy. "Nous avons la solution, les banquiers en prison!" ajoutent ils et ils se plantent alors par dizaines de milliers devant le congrès des députés en dénonçant sa complicité, les 25, 26 et 29 septembre, s'indignant contre la répression policière et exigeant un autre régime politique et social.

 

L' Etat de la monarchie espagnole apparaît comme l' instrument au service de ce hold up contre les indemnités de chômage (plus de cinq millions de chômeurs, cinquante pour cent de la jeunesse entre 18-25 ans), contre les pensions de retraites, les expulsions des logements, contre les budgets de la santé et de l' école...

 

La population commence à le refuser et ce refus devient de plus en plus actif.

 

L'effervescence sociale pour l' instant ponctuelle et dispersée (désobéissance civile pacifique d' "auto réduction" devant un péage ou un loyer excessif), occupation d'immeubles vides subit un déploiement répressif policier et juridique pour tenter d'en éviter la généralisation.

 

Où en est le débat parmi les "indignés" après l'appel "ocupa el congreso" de la « Plataforma en pie » de juillet et la formation de la « Coordinadora 25 Septembre » et de « rodea el congreso » fin août ? Quel est le débat en Catalogne et au Pays Basque ?

 

Où en est le mouvement syndical et particulièrement le mouvement syndical alternatif ?

 

Où en est le mouvement anti capitaliste après l'apparition du "bloc critique alternatif" lors de la manifestation du 15 septembre ?  

 

Samedi 20 Octobre à 14 heures 30 dans le cadre du « Club Socialisme Maintenant », nous tenterons de rassembler nos informations et de faire un premier point de ces problèmes avant d’aller en Espagne pour recueillir directement leur opinion des acteurs en lutte et en pleine élaboration et les inviter à en débattre avec nous à Paris

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 15:26

 

http://www.tdg.ch/monde/La-peninsule-iberique-s-enflamme-contre-lausterite/story/10679636

 

La péninsule ibérique s’enflamme contre l’austérité (ATS)

 

La péninsule ibérique a été samedi à la pointe des protestations contre l'austérité.

 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Lisbonne et dans diverses villes du Portugal, tandis qu'à Madrid les «indignés» ont organisé un concert de casseroles.

 

Au Portugal, les protestations ont pris un aspect festif et culturel avec la participation de nombreux artistes - comédiens, musiciens, chanteurs ou danseurs - notamment à Lisbonne où un podium a été installé sur la place d'Espagne, l'une des plus importantes de la capitale.

 

«La culture est résistance, les artistes sont dans la rue», a été le principal mot d'ordre de cette manifestation dite «culturelle» qui devait se prolonger tard dans la soirée et à laquelle plusieurs milliers de personnes ont assisté.

 

Des artistes ont également participé à des manifestations anti- austérité dans diverses villes du Portugal et notamment dans le nord à Porto et Braga.

 

En parallèle, le principal syndicat portugais, la CGTP, qui a appelé à la grève générale le 14 novembre, a fait défiler dans la capitale plusieurs milliers de sympathisants jusqu'au Parlement où doit être présenté lundi le budget pour 2013, d'une exceptionnelle rigueur.

 

Hausses d’impôts

 

En échange d'un plan de sauvetage de soixante dix huit milliards d'euros obtenu en mai 2011, le gouvernement portugais a mis en oeuvre un programme de réformes et de rigueur qui a contribué à aggraver la récession et le chômage, l'économie devant reculer cette année de trois pour cent, et le nombre de chômeurs atteindre seize pour cent de la population active.

 

Après avoir admis qu'il ne pourrait respecter ses engagements de réduction du déficit public, le gouvernement portugais a obtenu de la «troïka» (UE-FMI-BCE) représentant ses créanciers un allégement de ses objectifs, mais en échange il lui a fallu s'engager à de nouvelles mesures d'austérité. Il a opté pour une hausse généralisée des impôts.

 

A l'instar des «indignés» espagnols, les groupes apolitiques portugais, désormais fer de lance de la contestation, utilisent les réseaux sociaux comme caisse de résonance. C'est ainsi qu'ils ont réussi, il y a un mois, à faire descendre plusieurs centaines de milliers de personnes.

 

Se faire entendre

 

Dans le centre de Madrid environ deux mille personnes ont manifesté à l'appel des «indignés», en scandant «Nous ne devons rien à personne, nous ne payerons pas», le tout accompagné d'un concert de casseroles.

 

«L'idée, c'est de faire du bruit pour qu'ils nous entendent, mais nous savons déjà que ces dirigeants n'ont pas d'oreilles pour nous», a expliqué une manifestante.

 

Les protestataires, hommes et femmes de tous âges, certains avec leurs enfants, étaient partis du siège de la représentation de l'Union européenne (UE) dans la capitale espagnole pour parcourir le centre-ville et gagner la place de la Puerta del Sol, lieu emblématique du mouvement des «indignés». 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 19:51

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7689

 

 

Un point important marqué par BDS au tribunal de Pontoise

 

Le tribunal de Pontoise a pris vendredi une décision inédite, en accédant à la demande de nos avocats de transmettre une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) à la Cour de Cassation.

Et ce, au grand dam des officines israéliennes sévissant en France, lesquelles, subodorant peut-être la claque qu’elles allaient prendre, n’ont même pas eu la dignité de se présenter au tribunal, alors que c’est pourtant elles qui avaient initié les poursuites contre nous, pour une action BDS conduite dans l’hypermarché Carrefour de Montigny les Cormeilles il y a deux ans !

La conséquence pratique de la décision du tribunal de Pontoise est que le procès de nos camarades est renvoyé à l’année prochaine (au 12 septembre 2013, très exactement), le temps que la Cour de Cassation puis éventuellement le Conseil Constitutionnel se prononcent sur l’objection soulevée par nos avocats.

Mais comme on va le voir ci-dessous, si nous nous réjouissons de cette décision, et si les aboyeurs sionistes traditionnels sont restés ce vendredi à la niche, ce n’est pas parce que le procès est reporté.

Nous étions en effet parfaitement préparés à démontrer la légitimité de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), comme nous l’avons déjà fait, avec succès, dans plusieurs autres tribunaux. Notre satisfaction tient au fait que nous avons mis le holà, au moins provisoire, à l’instrumentalisation du système judiciaire par les spécialistes du chantage à l’antisémitisme, par le truchement de cette QPC.

La QPC est un moyen juridique, existant depuis 2010, qui permet à tout justiciable de contester la conformité de telle ou telle loi avec les principes de la Constitution de la République.

Or, les poursuites qui ont été engagées depuis des années maintenant contre les militants prônant le boycott d’Israël reposent elles-mêmes sur une législation hautement discutable.

C’est ce que s’est attaché à démontrer, avec succès, Antoine Comte, l’un des avocats de nos sept camarades membres de divers associations et partis : Laurent Alcini (PCF), Sylvette Amestoy (EELV), Alima Boumédiène-Thiery (ex-sénatrice), Sylvain Desmet (EELV), Serge Grossvak, Nicolas Shahshahani (EuroPalestine) et Omar Slaouti (NPA, Gauche Anticapitaliste).

Comme c’est le cas dans les autres procès d’intimidation intentés aux militants de la campagne BDS un peu partout en France (à Mulhouse, Perpignan, Bobigny, Paris …), les poursuites s’inscrivent dans le cadre de la loi du 29 juillet 1881, dite « loi de la presse », qui régit la liberté d’expression.

Cette « loi de la presse » a un régime particulier en matière de prescription, c’est-à-dire du délai à partir duquel l’auteur d’un écrit ou appel litigieux ne peut plus être poursuivi, si aucune action judiciaire n’a été entreprise contre lui dans l’intervalle. Là où l’auteur d’un assassinat peut être rattrapé jusqu’à trente ans après son crime, la prescription pour les « délits de presse » est de trois mois seulement dans le cas général. L’idée étant celle d’une protection de la liberté d’expression, faisant qu’on ne va pas reprocher à quelqu’un des écrits ou autre forme d’expression publiés des années auparavant.

Mais si le régime de la prescription de trois mois vaut pour la quasi-totalité des « délits de presse » (y compris les plus graves, tels qu’appels au meurtre, apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, eux-mêmes punissables de nombreuses années de prison lorsque l’auteur de tels appels est déclaré coupable), un régime spécial de prescription, de 1 an cette fois, a été incrusté dans la loi en 2004.

Et comme par hasard, ce délai de un an vaut pour une seule catégorie d’infractions, celles « d’appels à la discrimination à raison de l’appartenance ou non appartenance à une race, ethnie, religion, nation … ».

La modification législative de 2004 avait été portée au Parlement par les habituels relais du gouvernement israélien au sein de l’Assemblée Nationale. Et le bilan des huit années écoulées depuis la modification de 2004 montre à l’évidence que le lobby israélien, qui entend criminaliser toute manifestation de solidarité avec le peuple palestinien, a été le seul bénéficiaire de la mesure.

Et en matière de restriction de la liberté d’expression, on sait à quel point les appels à l’islamophobie et les injures racistes qui fleurissent sur certains sites, ne sont pas concernés, car ces discriminations là deviennent miraculeusement intouchables pour cause de « droit au blasphème » et de « principe de laïcité ».

Expliquant qu’aucun argument rationnel ne justifiait le double régime de la prescription des « délits de presse » (trois mois pour les délits les plus graves tel qu’appel au meurtre, un an pour les délits de « discrimination à raison de l’appartenance à une nation »), Antoine Comte a constaté en conclusion qu’on était en présence d’une inégalité des citoyens devant la loi, contraire par conséquent aux principes de la Constitution et de la Déclaration des droits de l’Homme.

Le procureur du tribunal de Pontoise, à la différence de ses collègues d’autres tribunaux traitant de procès BDS (à Colmar, Bordeaux, Paris notamment) a considéré que notre QPC soulevait une question sérieuse, et qu’il était favorable à sa transmission à la Cour de Cassation. Après s’être retirés pour délibérer, la présidente du tribunal et ses deux assesseurs sont parvenus à la même conclusion, et ont annoncé leur décision, avec renvoi de l’audience à l’année prochaine.

La Cour de Cassation, qui est l’une des trois cours suprêmes du système judiciaire français, devra donc dire ce qu’elle en pense : soit elle considère que les arguments avancés par Antoine Comte ne sont pas valables, et la QPC est rejetée sans autre recours. Soit elle considère que cela mérite d’être transmis au Conseil Constitutionnel, juge de la légalité des lois, et ce dernier doit alors se prononcer et dire s’il juge l’article de loi contesté (précisément, l’alinéa 8 de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881) conforme à la Constitution. Si ce n’est pas le cas, il doit prononcer son abrogation.

Ces explications, quelque peu techniques, ont été fournies à la centaine de sympathisants de la cause palestinienne qui avaient fait le déplacement de bon matin au tribunal de Pontoise.

Au terme d’un meeting improvisé, restaurés grâce à des sandwiches préparés par les militants de l’ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France) et aux boissons apportées par Europalestine, nous sommes tous repartis plus déterminés que jamais à poursuivre la campagne BDS, tant il est urgent d’aider, par tous les moyens, un peuple étranglé. 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 19:10


http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/12/comment-nicolas-sarkozy-a-suivi-l-affaire-bettencourt_1774378_3224.html

 

Les rendez vous secrets de Nicolas Sarkozy

 

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

Huit rendez vous, de septembre 2008 à mars 2011 : Nicolas Sarkozy, président de la république, a reçu à l’Elysée au moins à huit reprises Philippe Courroye, alors procureur de Nanterre, et ce au plus fort de l’affaire Bettencourt. Des tête-à-tête qui figurent dans les agendas de 2007 à 2011 et les courriels saisis le 3 juillet par les juges dans les bureaux et au domicile de Nicolas Sarkozy. Parfois, les rendez vous sont confirmés par courriel. Souvent, ils ne sont inscrits que dans l’agenda privé de Nicolas Sarkozy.

 

S'y ajoutent des rencontres entre le chef de l'Etat, ses deux conseillers justice successifs, Patrick Ouart et Jean-Pierre Picca, et son avocat, Thierry Herzog, à des moments-clés de l'affaire. Les investigations des magistrats révèlent ainsi la spectaculaire immixtion du pouvoir politique dans le cours d'une enquête judiciaire sensible qui menaçait directement l'Elysée. Philippe Courroye, convoqué le 2 octobre à Bordeaux, a dû s'expliquer devant les juges. Le Monde a eu accès à son procès-verbal d'audition.

 

Les archives présidentielles ne mentent pas. Ce 20 juillet 2009, l'agenda personnel de Nicolas Sarkozy, porte la mention "13 heures 30 Ph C", quand l'agenda officiel ne fait état que d'un "rdv privé". Le courriel de confirmation spécifie une "arrivée par le parc", attention réservée aux hôtes que l'on souhaite recevoir en toute confidentialité. Pour les magistrats, ce "Ph C" ne peut être que Philippe Courroye, discret visiteur du midi, alors que l'affaire Bettencourt bat son plein.

 

Que vient-il faire à l'Elysée ? Les juges d'instruction Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, qui enquêtent sur les abus de faiblesse dont aurait été victime Liliane Bettencourt, possédaient déjà les enregistrements clandestins opérés, entre mai 2009 et mai 2010, au domicile de la milliardaire par son majordome. En rapprochant les éléments dont ils disposent, en se fondant sur les dates charnières de l'affaire Bettencourt, les juges pensent tenir l'explication des visites de Philippe Courroye à l'Elysée. Une chronologie très embarrassante pour Nicolas Sarkozy.

 

L’Elysée au courant des intentions du procureur

 

Le 15 juillet 2009, Françoise Meyers – la fille de Liliane Bettencourt –, qui sent sa plainte initiale déposée à Nanterre le 19 décembre 2007 en voie d'enlisement, signifie à l'écrivain François Marie Banier et confident de sa mère une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel. Cinq jours plus tard, le 20 juillet 2009, Nicolas Sarkozy et Philippe Courroye se rencontrent, donc. Le lendemain, le 21 juillet 2009, Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de la milliardaire, annonce à Liliane Bettencourt que selon son "informateur" à l'Elysée, Patrick Ouart, le parquet de Nanterre va classer la plainte initiale de sa fille, à la rentrée.

 

Ce que Philippe Courroye fit, en effet, le 22 septembre 2009. Comment l'Elysée pouvait-il être au courant, aussi précisément, des intentions du procureur ? Pour les magistrats, la visite de Philippe Courroye à l'Elysée, le 20 juillet 2009, prend tout son sens.

 

Quelques mois plus tôt, le 7 février 2008, Liliane Bettencourt était reçue à l'Elysée, où elle rappelait notamment au président de la République qu'elle avait contribué au financement officiel de l'UMP. Le soir même, Nicolas Sarkozy a un dîner, à 20 heures 30. Avec "Ph C". Les 24 et 25 septembre 2008, la brigade financière procède à d'importantes auditions dans le cadre de l'enquête préliminaire alors gérée par le parquet de Nanterre. Trois jours après, le 27 septembre 2008, Philippe Courroye rencontre Nicolas Sarkozy, ainsi que l'atteste un courriel saisi au bureau de l'ex-président: "RDV privé Philippe Courroye entre 12 heures 30 et 13 heures". Question des juges à Philippe Courroye : "Est-ce que vous avez rendu compte à Nicolas Sarkozy des premiers éléments de l'enquête préliminaire ?" Dénégations offusquées de l'intéressé.

 

Coïncidences troublantes

 

Mais les magistrats insistent. Ils ont soigneusement confectionné des tableaux où les dates importantes de la procédure sont mises en exergue. Ainsi, le 9 janvier 2009, Philippe Courroye saisit les services fiscaux des Hauts-de-Seine d'une présomption de fraude fiscale de Liliane Bettencourt. Le 16 janvier 2009, l'agenda privé de Nicolas Sarkozy porte cette mention: "RDV privé entre 18 heures 30 et 19 heures". Dans un autre agenda de l'ex-président, on retrouve l'incontournable "Ph C". Question des juges: "Avez-vous rendu compte à Nicolas Sarkozy de l'enquête sur la fraude fiscale ?" Philippe Courroye, là encore, dément.

 

Quatre jours plus tard, le 20 janvier 2009, Philippe Courroye est destinataire d'un courrier des avocats de François-Marie Banier, accompagné de divers documents. Le 22 janvier, le magistrat se déplace de nouveau à l'Elysée, comme l'atteste un courriel, saisi dans les actuels bureaux de Nicolas Sarkozy, rue de Miromesnil, qui comporte cette mention: "RDV privé entre Nicolas Sarkozy et Philippe Courroye de 12 heures 30 à 13 heures." Interrogation des juges: "Etait-ce pour le tenir informé des documents remis par les conseils de François-Marie Banier ?" Nouvelle réponse négative.

 

Arrive alors le 3 septembre 2009, quand la citation directe de Françoise Meyers est jugée recevable par le tribunal. Branle-bas de combat à Nanterre, le parquet fait immédiatement appel et, dix-neuf jours plus tard, classe l'enquête préliminaire. Le 27 septembre 2009, Philippe Courroye file encore une fois à l'Elysée. "Rendez-vous ou convocation ?", se demandent les juges.

 

« Arrivée par le jardin »  

 

Autre coïncidence troublante : le 10 juin 2010, les enregistrements clandestins du majordome sont déposés par Françoise Meyers à la brigade financière. Deux jours plus tard, le 12 juin 2010, Philippe Courroye est reçu à l’Elysée, ainsi que l’atteste un courriel : « RDV privé entre Nicolas Sarkozy et Philippe Courroye de 16 heures à 16 heurs 30 ». Il se défend : « je n’ai bien évidemment pas informé Nicolas Sarkozy de l’existence de ces enregistrements ». Le 11 septembre 2010, nouveau rendez vous privé entre les deux hommes, avec cette fois une « arrivée par le jardin » pour l’ex procureur. Le 15 septembre 2010, Philippe Courroye se rend en Suisse, où se trouve la clef du financement illicite dans l’affaire Bettencourt. Il en revient sans information notable, au grand étonnement des juges. 

 

En effet, les magistrats bordelais, eux, ont mis au jour un vaste système de financement occulte qui aurait profité à Nicolas Sarkozy. D’après les éléments qu’ils ont recueillis en Suisse, Eric Woerth, alors trésorier de l’UMP, et Patrice de Maistre se seraient entendus pour rapatrier en toute discrétion des fonds. Nicolas Sarkozy s’est par ailleurs rendu au domicile des Bettencourt, au moins une fois, le 24 février 2007. Et il y a encore cette phrase de Liliane Bettencourt, retranscrite par François Marie Banier, son ex protégé, dans son journal : « de Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui ». Les magistrats ont donc les dates, les montants, le modus operandi.  

 

D’ailleurs, ils ont été jusqu’à interroger de manière pressante Philippe Courroye : « êtes vous en mesure d’apporter des éléments qui pourraient expliquer que Patrice de Maistre se rende en Suisse (en décembre 2008) faire débloquer deux millions d’euros quinze jours après un rendez vous avec Nicolas Sarkozy ? ». L’ex procureur parle de « faits dont il ignore tout ».

 

Eviter un grand déballage

 

Les juges bordelais, outre les investigations sur le financement occulte, enquêtent donc sur la gestion judiciaire de l'affaire Bettencourt. Ils postulent que Nicolas Sarkozy, parvenu au pouvoir, et instruit des déchirements internes chez les Bettencourt, aurait voulu contrôler, voire étouffer, les investigations lancées après la plainte pour abus de faiblesse de Françoise Meyers, afin d'éviter un grand déballage... Avec Philippe Courroye – un proche depuis 2000 –, nommé procureur en mars 2007 à Nanterre, Nicolas Sarkozy disposait d'un allié sûr : il savait son ami désireux d'être nommé à la tête du parquet de Paris.

 

Xavier Musca, secrétaire général de l'Elysée entre 2011 et 2012, a d'ailleurs confirmé le 2 octobre devant les policiers les ambitions de Philippe Courroye : "Il [Xavier Musca] déclare qu'il vous a rencontré une fois à l'Elysée à l'automne 2011, relatent les juges, (...), que vous avez demandé un rendez-vous pour faire valoir votre candidature au poste de procureur de Paris. Pourquoi un rendez-vous à l'Elysée pour soutenir une candidature ?" Sèche réponse de Philippe Courroye : "Xavier Musca se trompe. A ce moment-là, le poste était déjà pourvu..." Lors de son audition, Philippe Courroye a martelé : "Il ne faut pas interpréter les rencontres que j'ai pu avoir avec Nicolas Sarkozy." Les juges bordelais ont pourtant cette tentation. Ils s'apprêtent à convoquer Nicolas Sarkozy, qui devrait être interrogé dans le dossier d'abus de faiblesse. 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:25

 

La Turquie critique l’inertie de l’ONU face à la crise en Syrie

 

ISTANBUL (Reuters) - Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé samedi l'inaction des Nations unies en Syrie et a accusé l'organisation internationale de répéter les mêmes erreurs qu'en Bosnie il y a près de vingt ans.

 

Sur le terrain, l'aviation et l'artillerie du président Bachar al Assad ont bombardé les positions des insurgés sur plusieurs fronts.

 

La Turquie, au premier rang des adversaires du gouvernement de Damas dans cette crise qui dure depuis dix-neuf mois, a notamment réclamé l'instauration de zones d'exclusion aérienne en Syrie afin d'épargner les populations civiles, comme en Libye en 2011 lors du soulèvement contre Mouammar Kadhafi.

 

Mais les initiatives internationales ont été bloquées au Conseil de sécurité des Nations unies par les vetos de la Russie et de la Chine, opposées à toute ingérence extérieure en Syrie.

 

"Le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas intervenu dans la tragédie humaine qui frappe la Syrie depuis vingt mois, malgré tous nos efforts", a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'une réunion à Istanbul à laquelle assistait notamment le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al Arabi.

 

"C'est une attitude qui encourage Assad, qui lui donne le feu vert pour tuer chaque jour des dizaines ou des centaines de gens."

 

Pour Erdogan, un système qui permet à un ou deux pays de bloquer toute initiative face à une crise humanitaire d'une telle ampleur est fondamentalement injuste et rappelle les erreurs de l'Onu pendant la guerre de Bosnie au début des années 1990.

 

"COMME EN BOSNIE"

 

"Il est bien triste de voir les Nations unies aussi impuissantes aujourd'hui qu'elles l'étaient il y a vingt ans, quand on a assisté au massacre de milliers de gens dans les Balkans, en Bosnie et à Srebrenica", a-t-il dit.

 

Le massacre de Srebrenica en juillet 1995 a coûté la vie à huit mille musulmans de Bosnie, tués par les forces serbes.

 

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu doit rencontrer en marge de la réunion d'Istanbul l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, l'Algérien Lakhdar Brahimi.

 

Ce dernier doit se rendre prochainement à Damas pour tenter de convaincre Assad de proclamer un cessez-le-feu.

 

Les combats se sont intensifiés ces deux derniers mois en Syrie et le bilan humain n'a jamais été aussi lourd.

 

Des avions gouvernementaux ont bombardé les forces insurgées autour des casernes de Wadi al Daïf, près de la ville stratégique de Maarat al Nouamane, dans la province d'Idlib, a rapporté samedi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres et proche de l'opposition.

 

Ces bombardements ont fait vingt deux blessés, ajoute l'OSDH.

 

Les rebelles ont pris cette semaine le contrôle de Maarat al Nouamane, coupant la route entre Damas et Alep.

 

Pour dépêcher des renforts à Alep, la capitale commerciale du pays où s'affrontent depuis des mois insurgés et gouvernementaux, l'armée de Bachar al Assad doit reprendre Maarat al Nouamane.

 

Sur les autres fronts, des tirs de mortier ont visé samedi le quartier rebelle de Khalidiya dans la ville de Homs, selon l'OSDH.

 

Dans le sud du pays, près de Deraa, berceau du soulèvement l'an dernier, des combats se déroulent à la périphérie de la ville de Maarba.

 

LES REBELLES TIENNENT BON À AZMARIN

 

A la frontière turque, les rebelles tiennent toujours la ville d'Azmarin, après quatre jours de violents affrontements et de batailles de rues. Les tirs d'artillerie se sont poursuivis vendredi soir mais seuls quelques obus de mortier sont tombés samedi matin dans le secteur.

 

Toujours le long de la frontière turque, des combats ont été signalés à Darkouche.

Selon l'OSDH, les affrontements de vendredi ont fait près de cent soixante morts dans tout le pays, soixante sept civils, trente six combattants rebelles et cinquante quatre soldats gouvernementaux. Deux civils, dont un enfant de trois ans, ont été tués dans un bombardement sur la vieille ville d'Alep.

 

Les tensions entre Ankara et Damas se sont accentuées ces derniers jours.

 

Deux avions de combat turcs ont décollé vendredi après le bombardement d'Azmarin, ville frontalière syrienne, par un hélicoptère militaire syrien.

 

Les Turcs ont promis des ripostes de plus en plus fermes si des obus syriens continuent de tomber sur leur territoire, des incidents qui font craindre une extension du conflit.

 

Mercredi, un avion de ligne syrien venant de Moscou a été contraint par la Turquie de se poser à Ankara. Une partie de sa cargaison a été saisie et Erdogan a affirmé que l'appareil transportait des munitions d'origine russe.

 

Selon l'agence de presse officielle syrienne Sana, Damas est prêt à accepter une proposition russe en vue de mettre en place une commission syro-turque afin de contenir la violence à la frontière entre les deux pays.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:12

 

L’élue EELV mise en examen pour blanchiment nie être impliquée

 

PARIS (Reuters) - Une élue parisienne d'Europe Ecologie  Les Verts, mise en examen dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent de la drogue, a nié samedi toute implication.

 

Adjointe au maire du treizième arrondissement, Florence Lamblin est l'une des neuf personnes mises en examen pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs, après un vaste coup de filet en France et en Suisse.

 

L'UMP et le Front national ont immédiatement critiqué la gauche, tandis que le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, a invité l'élue à s'interroger sur ses fonctions.

 

Florence Lamblin nie toute implication, selon son avocat, Jérôme Boursican. "Si j'ai bien compris les termes de la mise en examen, que j'ai contestés, que Florence Lamblin a contestés, c'est d'être en lien avec une personne qui est impliquée dans une affaire de blanchiment", a-t-il dit sur France Info.

 

"C'est une affaire qui concerne un certain nombre de personnes que n'a jamais connues et ne connaît pas Florence Lamblin", a-t-il ajouté. "Je vais très rapidement demander un non-lieu."

 

L'avocat a nié les informations diffusées par plusieurs médias, selon lesquelles quatre cent mille euros en espèces avaient été retrouvés chez l'élue écologiste.

 

"Il n'y a jamais eu d'argent retrouvé à son domicile", a-t-il dit sur LCI, en évoquant une "erreur judiciaire".

 

Selon le maire de Paris, il s'agit d'"une affaire grave". "La personne concernée doit se poser la question de savoir si elle peut rester représentante du suffrage universel", a dit Bertrand Delanoë sur BFM TV.

 

A la mairie du treizième arrondissement, Florence Lamblin est chargée du développement durable, de l'environnement et du plan climat. Son avocat a précisé qu'elle n'avait pas démissionné, tandis qu'Europe Ecologie-Les Verts prenait acte de sa démission dans un communiqué.

 

UMP ET FN S'ENGOUFFRENT DANS LA BRÈCHE

 

L'UMP et le Front national ont immédiatement critiqué la gauche.

 

Philippe Goujon, député UMP de Paris et maire du quinzième arrondissement, a estimé sur BFM TV que "les positions des Verts et d'un certain nombre de socialistes, qui réclament la légalisation du cannabis, les salles de shoot, amènent à effacer la frontière entre ce qui est légal et pas légal".

 

"Pourriture à tous les niveaux", a quant à lui dénoncé le secrétaire départemental de la fédération de Paris du Front national, Wallerand de Saint-Just.

 

"Une des premières causes de l'insécurité angoissante qui nous envahit, c'est la corruption généralisée aux plus hauts niveaux", écrit-il dans un communiqué. "A Paris, à Marseille, dans le Pas-de-Calais, à Lille, il faut nettoyer les écuries."

 

Le parquet du tribunal de grande instance de Paris avait annoncé mercredi l'interpellation de dix sept personnes en France et de trois autres en Suisse lors d'une opération contre un réseau de blanchiment lié à un trafic de cannabis entre le Maroc, l'Espagne et la région parisienne.

 

En France, plus d'un million d'euros en espèces ont été saisis, ainsi que deux photos d'art d'une valeur d'un million d'euros, six lingots d'or, des pistolets automatiques, des gilets pare-balles et des machines à compter les billets.

 

En Suisse, un million de francs suisses en espèces, cent soixante montres de collection d'une valeur de deux à trois millions de francs suisses et "une quantité importante de bijoux de luxe" ont été saisis.

 

Une enquête sur ce réseau a fait apparaître qu'il avait importé plus de huit tonnes de cannabis, d'une valeur de quarante millions d'euros à la revente, et que le produit des ventes était injecté dans un circuit complexe de blanchiment.

 

Le parquet a évoqué des flux financiers "considérables", de près de douze millions d'euros pour les seuls mois de mai à octobre 2012.

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:32

 

http://www.ujfp.org/spip.php?page=article&id_article=2391

 

La goélette Estelle en route vers Gaza

Jeudi 4 Octobre 2012

Par Jean Arnault Dérens

Le bateau, qui a pris la mer cet été depuis son port d’attache finlandais, a fait escale en Corse et en Italie.

Ajaccio, correspondance.

L’Estelle est un fier trois-mâts finlandais de cinquante trois mètres. Initialement prévu pour la pêche en mer d’Islande, il a été racheté dernièrement par le comité suédois « Un bateau pour Gaza ».

Certains militants nordiques à son bord ont participé aux précédentes « flottilles de la liberté », qui ont essayé de forcer le blocus en 2010 et 2011. Cette année, ils ont décidé de repartir seuls à l’aventure, en effectuant un long tour d’Europe, pour mobiliser l’opinion publique. Partie de Norvège, au début du mois d’août, l’Estelle a fait étape en Bretagne, puis en Espagne, avant de rejoindre Ajaccio, où elle a été accueillie par les militants du comité Corsica Palestina et des élus de Corse, dont le président de l’Assemblée territoriale, Dominique Bucchini (PCF). La goélette est arrivée jeudi dernier au soir à La Spezia, en Italie. Sur le quai, des centaines de militants attendaient l’Estelle. Toute la nuit, avec des syndicalistes des chantiers navals, ils se sont relayés pour monter la garde autour du bateau. L’an dernier, deux navires avaient été sabotés par des plongeurs dans les ports grecs.

Le capitaine est finlandais, l’équipage suédois et norvégien. À bord, il y a huit marins professionnels, mais quiconque embarque doit prendre ses heures de quart. Tout l’équipage est volontaire et bénévole. Les marins naviguent habituellement sur des tankers ou des ferries. Ils ont choisi de rejoindre bénévolement l’aventure: « je fais ce voyage pour pouvoir dire à mes enfants que j’ai fait quelque chose de bien dans ma vie », explique Charlie, de quart aux petites heures du matin, en regardant le soleil se lever au-dessus du Cap corse.

« Nous voulons mettre en œuvre un principe de solidarité active, en étant tous bien conscients des risques que nous prenons », relève Ann Ighe, porte-parole du comité suédois. En 2011, les rares bateaux de la seconde flottille de la liberté qui n’ont pas été bloqués en Grèce ont été arraisonnés par l’armée israélienne avant de pénétrer dans les eaux territoriales, les membres des équipages ont été détenus plusieurs jours avant d’être expulsés.

L’Estelle ne pourra pas accoster à Gaza, car le port a été totalement détruit par les bombardements israéliens, durant l’opération « plomb durci », et il devra mouiller au large. Il est prévu que les petits bateaux des pêcheurs palestiniens, cantonnés dans la limite des trois milles maritimes, viennent aider à décharger la cargaison. Cependant, les marins vont tenter, toutes voiles déployées, de forcer l’embargo. « Nous savons bien que nos chances de passer sont minimes, reconnaît le capitaine Mika, mais elles ne sont pas nulles: le blocus de Gaza ne s’appuie sur aucune base juridique, les Israéliens peuvent tenter de nous détourner ou de nous arraisonner, mais ils peuvent aussi choisir de nous laisser passer.»

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:17

 

Deux cadres du Hezbollah tués en Syrie ont été enterrés au Liban

 

BEYROUTH (Reuters) - Deux responsables militaires du Hezbollah, qui auraient été tués en territoire syrien par des rebelles, ont été inhumés au Liban, a indiqué mardi le mouvement chiite libanais, accusé par l'opposition syrienne de soutenir le régime du président Bachar al Assad.

 

"Le dirigeant martyr Ali Hussein Nassif (qui) est mort en accomplissant son devoir de djihadiste" a été enterré lundi à Baalbek, la principale ville de la vallée de la Bekaa, fief des chiites libanais radicaux, dit le mouvement chiite pro-iranien sur son site internet.

 

La chaîne du Hezbollah al Manar a également diffusé les images des funérailles, mardi à Baalbek, de Zine al Abidine Moustafa, mort également selon elle en "accomplissant son devoir de djihadiste".

 

Selon des sources à Baalbek, ils ont été tués par une roquette dans la maison où ils résidaient avec un autre membre du Hezbollah, qui a également péri dans l'attaque. La maison se situe dans une ville syrienne frontalière du Liban où forces rebelles et gouvernementales syriennes se combattent.

 

Les rebelles syriens présents dans cette zone n'ont revendiqué aucune attaque du mouvement chiite au cours des derniers jours. Mais selon le site internet des ennemis politiques du Hezbollah, le groupe du 14 mars, Nassif et un certain nombre d'autres combattants du Hezbollah sont morts dimanche quand des rebelles ont tendu une embuscade à leur convoi près d'Al Kousair.

 

Les rebelles syriens ont à plusieurs reprises accusé le Hezbollah de soutenir les forces gouvernementales syriennes en déployant des éléments le long de la frontière, en territoire syrien.

 

 

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