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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 21:13

 

Réélu, le président équatorien s’engage à accélérer les réformes

 

QUITO (Reuters) - Le président équatorien Rafael Correa, au lendemain de sa réélection pour un troisième mandat à la tête du pays, a promis lundi d'accélérer les réformes sur le contrôle des médias et la redistribution des terres.

 

Au pouvoir depuis 2007, il a recueilli dimanche, dès le premier tour de la présidentielle, cinquante sept pour cent des suffrages contre vingt quatre pour cent à son plus proche poursuivant, l'ancien banquier Guillermo Lasso, selon les résultats publiés après dépouillement d'environ soixante cinq pour cent des bulletins de vote.

 

Séduits par sa politique de développement de l'éducation et de la santé grâce à la manne pétrolière, les équatoriens ont réélu pour un nouveau mandat de quatre ans cet économiste de 49 ans, représentant de la gauche latino-américaine hostile au libéralisme économique promu par les Etats-Unis.

 

"La première chose que nous allons faire, c'est relancer des réformes essentielles négligées (par le congrès) dans le but de nuire à Correa. Finalement, c'est tout le pays qui a pâti de ces retards", a-t-il dit dans une interview à la chaîne de télévision régionale Telesur.

 

Ces réformes portent notamment sur la redistribution de terres aux paysans pauvres.

 

Fort de sa facile réélection, le président entend par ailleurs mettre en place une structure de surveillance des médias, afin de vérifier qu'ils ne publient pas de fausses nouvelles.

 

Ce projet devrait susciter la colère de l'opposition qui l'accusait déjà de chercher à contrôler la presse.

 

Les équatoriens ont également voté dimanche pour élire un nouveau congrès et le chef de l'Etat s'attend à ce que son parti, Alianza Pais, y obtienne la majorité des sièges, contre quarante deux pour cent dans l'assemblée sortante.

 

ATTIRER LES INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS

 

Un projet de loi sur l'exploitation minière vise également à attirer les investissements étrangers, illustration de l'approche pragmatique des questions économiques par le président.

 

Grâce aux richesses du sous-sol de l'Equateur, Correa a fait construire depuis 2007 des hôpitaux et des écoles et a rénové un réseau routier en décrépitude. Sa politique de redistribution, qui passe notamment par le versement d'argent liquide à deux millions de personnes, a permis à l'Equateur de connaître une croissance solide.

 

Celle-ci s'appuie cependant sur des cours du pétrole élevés, d'autant qu'il contraint depuis 2010 les compagnies pétrolières à verser à l'Etat des redevances plus fortes après avoir effacé unilatéralement trois milliards deux cent millions de dollars de dette extérieure en 2008.

 

Rafael Correa entend donc réduire la dépendance de l'économie équatorienne vis-à-vis du pétrole, notamment en favorisant les investissements dans un secteur minier prometteur en raison des réserves d'or et de cuivre décelées dans le sous-sol du pays.

 

"Personne ne peut arrêter cette révolution", a-t-il lancé dimanche soir à la foule rassemblée sous le balcon du palais présidentiel à Quito. "Désormais, ce ne sont plus les puissances coloniales qui dirigent. Vous pouvez être certains qu'avec cette révolution, ce sont les équatoriens qui sont au pouvoir."

 

Son homologue vénézuélien Hugo Chavez, auquel il a dédié sa victoire, étant affaibli par un cancer, Rafael Correa pourrait devenir le chef de file de l'alliance de gauche anti-américaine au pouvoir dans plusieurs pays d'Amérique latine.

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 21:01

 

Echauffourées entre grévistes d’Iberia et police à Madrid

 

Lundi 18 Février 2013

 

MADRID (Reuters) - Des salariés d'Iberia ont affronté les forces de l'ordre lundi à l'aéroport de Bajaras à Madrid au premier jour d'une grève de cinq jours entamée pour protester contre les projets de la direction de supprimer trois mille huit cent emplois et de baisser les salaires.

 

Des centaines de salariés ont manifesté devant l'aéroport et à l'intérieur du terminal quatre, où ils avaient organisé un sit-in. A l'extérieur du terminal, les policiers ont fait usage de leur matraque face aux grévistes. Deux manifestants ont été arrêtés.

 

Deux autres grèves identiques sont prévues du 4 au 8 mars puis du 18 au 22 mars.

 

Iberia a annulé plus de quatre vingt vols lundi. Au total, quatre cent quinze vols le seront jusqu'à vendredi et environ mille deux cent vols de différentes compagnies aériennes ne pourront pas être assurés durant la semaine en raison du manque de personnel.

 

La compagnie estime que soixante dix mille passagers vont être affectés par ce mouvement social du personnel navigant et au sol.

 

Cette première grève coïncide avec les vacances scolaires en Grande-Bretagne. Les Britanniques constituent la principale clientèle du secteur touristique en Espagne.

 

La ministre des transports, Ana Pastor, a exhorté la semaine dernière direction et syndicats à parvenir à un accord en insistant sur les conséquences de la grève sur l'économie.

 

Le tourisme représente environ onze pour cent du PIB de l'Espagne et il constitue l'un des rares facteurs de croissance dans un pays plongé dans la récession et frappé par un chômage touchant plus du quart de la population active.

 

D'après Iberia, quatre vingt dix pour cent des vols long courrier pourront décoller et la grève affectera essentiellement les liaisons intérieures.

 

Iberia a fusionné en 2011 avec British Airways au sein d'International Airlines Group.

 

Confronté à un environnement économique défavorable en Espagne et à la concurrence d'opérateurs à bas coût ou de compagnies étrangères ayant déjà entrepris des restructurations, Iberia a annoncé une perte de deux cent soixante deux millions d'euros pour les neuf premiers mois de 2012.

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 19:01

 

http://www.alencontre.org/moyenorient/syrie/syrie-comment-daraya-est-parvenue-a-resister.html

 

Comment Daraya est parvenue à résister ?

Par Mouafak Zrik

Voici des procédés qui guident l’action de l’Armée libre à Daraya [ville qui appartient au gouvernorat de Rif Dimashq dont la capitale est Damas ; elle est souvent considérée comme une banlieue de Damas], comparez et jugez-en par vous-mêmes à l’aune de ce qui se passe dans d’autres régions libérées :

Tous les mouvements et activités des brigades de l’Armée libre se font en totale coordination avec le Conseil local de la ville et sont soumis à son pouvoir administratif.

Une caisse unique reçoit tous les dons et les aides qui arrivent à la ville. Le Conseil local supervise cette caisse et répartit une partie du soutien aux brigades, une autre au financement des secours et de la distribution de l’aide quotidienne aux habitants assiégés dans la ville.

Toutes les brigades combattantes agissent sous commandement militaire central, et nul n’a le droit d’agir hors de ce cadre ou à l’écart des combattants et des brigades qui ont afflué pour défendre la ville.

Il n’y a pas de forces ou de brigades extrémistes à l’intérieur de Daraya. Le commandement central de l’Armée libre a empêché à plusieurs reprises leur entrée en dépit du besoin crucial de soutien. Leur présence et leur action sont soumises à la condition de leur soumission et leur incorporation complètes sous son autorité.

Il est formellement interdit aux combattants et aux brigades de l’Armée libre d’arborer un drapeau ou une banderole autre que celui, convenu, de la révolution.

Il est formellement interdit de porter atteinte à l’intégrité des combattants de l’armée d’Assad ou d’exhiber leurs cadavres. Lorsqu’il est possible de les encercler, il est préférable de négocier avec eux leur reddition, plutôt que de tirer, et d’en faire des prisonniers dont la sécurité sera garantie. On ne doit pas se venger sur eux et on doit secourir leurs blessés à l’hôpital local.

En dépit du besoin crucial de soutien, l’Armée libre a refusé dans la ville, à quatre reprises au moins, de recevoir des fonds politiques ou des aides militaires conditionnées offertes par certaines fractions à la révolution.

Le commandement central de l’Armée libre a mis sur pied un appareil de police local pour protéger les biens des déplacés et empêcher le vol, les enlèvements et d’empêcher la présence des bandes criminelles. La police locale s’acquitte de cette mission sans aucune discrimination entre les biens des musulmans et des chrétiens. Elle protège le caractère sacré des églises de la ville et de leurs biens (historiquement, il y a une présence de l’Eglise catholique-grecque melkite). Ces églises n’ont été visitées que deux fois ou trois, uniquement dans le but de déblayer des décombres après un bombardement.

Ce ne sont pas des paroles en l’air ou de propagande, c’est la réalité concrète détaillée que j’ai relatée. C’est un exemple à imiter qui, je l’espère, se généralisera à toutes les régions du territoire syrien soumises au pouvoir de l’armée libre.

(Traduction de l’arabe par Luiza Toscane. Source : extraits d’un article publié dans « La ligne  de front », numéro 12, février 2013)

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 18:42

 

 

http://www.socialinfogr.blogspot.gr/2013/02/appel-dantarsya-la-greve-generale-du-20.html

 

 

Appel d’Antarsya à la grève générale du 20 février en Grèce

 

Tous en grève le 20 février. A bas le gouvernement des mémorandums et des réquisitions.

 

Travailleurs, travailleuses,

 

Le 20 février tous les travailleurs du public et du privé feront grève et manifesteront contre le gouvernement des mémorandums et des « réquisitions ».

 

Nous appelons à un soulèvement populaire et de tout le monde du travail pour renverser le gouvernement et ses mesures barbares : baisses des salaires et suppression des négociations collectives, tentative réactionnaire de limiter le droit de grève, des milliers de licenciements dans le secteur public qui s’ajoutent au million et demi de chômeurs et qui vont contribuer à détruire les services publics, la  privatisation des biens publics (eau, énergie, espaces libres), vente des actifs publics.

 

L’an dernier, avec les formidables mobilisations de février nous avons jeté à la poubelle l’autre « tout-puissant » gouvernement (tripartite lui aussi) du banquier Papademos. Cette année, nous avons la possibilité d’envoyer Samaras et ses appendices, PASOK et DIMAR, lui tenir compagnie.

 

Car chacun comprend maintenant que l’oligarchie des riches incarnée par les assassins internationaux de l’UE et du FMI n’a pas pour but de « sauver le pays », mais d’écraser les travailleurs et d’imposer un régime d’esclavage pour des décennies dans l’intérêt des banquiers, des industriels et des financiers, pour la « compétitivité » de leurs entreprises, pour nous faire endosser la crise du capitalisme.

 

Car nous comprenons tous que l’opération « loi et ordre » que le gouvernement a commencé à mettre en œuvre pour casser les grandes grèves du métro et des marins ne suffira pas arrêter le mouvement ouvrier qui continue à faire grève, les barrages routiers des agriculteurs, la jeunesse qui se soulève contre la destruction de l’enseignement public et gratuit.

 

De tous les secteurs et de toutes les branches, nous avons des comptes à régler avec le gouvernement et la troïka. Par une vague de grève générale, par la force des luttes et de la révolte populaire, nous pouvons renverser cette politique criminelle et le gouvernement qui la met en œuvre. Ouvrons la voie à une société décente pour le monde du travail.

 

Construisons notre propre front de lutte

 

Pour que nous puissions vivre, nous et nos enfants ; pour un salaire décent et des conventions collectives et ne pas être courbés et désarmés face au patron ; pour l’éducation et la santé publique ; pour que nous ne passions pas notre vie écrasés par les impôts tandis que les oligarques font la fête à l’étranger avec les milliards ; pour que nous puissions vivre dans nos maisons, travailler sans émigrer, cultiver nos champs, nous devons faire sauter le « front noir » de la banque, des industriels, de la troïka et du gang criminel tripartite qui nous gouverne, ainsi que sa béquille fasciste Aube Dorée.

 

Construisons notre propre front de lutte qui prendra en charge la lutte pour la survie, pour le renversement de tout le système.

 

Ce qui veut dire :

 

Résiliation immédiate et unilatérale des mémorandums et des accords de prêt. Sortie de l'euro et de l’UE qui est la force qui impose et organise ce cauchemar. Annulation de la dette. Contrôle des travailleurs sur la banque, les grandes entreprises et l’ensemble de la société.

 

Ces mesures ne peuvent être imposées que par la force du peuple organisé. Par des luttes claires ici et maintenant, au-delà des limites posées par les bureaucraties syndicales de GSEE et ADEDY. Nous avons besoin de syndicats aux mains des travailleurs de la base, d’organisation et la convergence par en bas, de luttes et de grèves illimitées.

 

Prenons les richesses et le pouvoir en main

 

Nous n’attendons pas que les « bataillons d’assaut » du Capital achèvent leur crime pour nous diriger tranquillement et gentiment vers des élections dans quatre ans en espérant qu’elles tombent comme un « fruit mûr » comme le rêve la principale opposition. Cela fait le jeu de ceux qui ne jurent que par l’euro et l’UE ou attendent des « solutions » de la part des USA. Nous n’attendons pas qu’émerge le « pouvoir populaire » pour résoudre nos problèmes. Nous voulons vivre maintenant et c’est pour cela que nous devons lutter et vaincre maintenant !

 

Nous avons besoin d’une autre gauche qui défende jusqu’au bout les intérêts des travailleurs, contre le front noir des banquiers, des industriels, de la troïka et de l’Union Européenne. Qui agisse de façon unificatrice dans le mouvement ouvrier et populaire. Qui repose sur la force du peuple organisé pour ouvrir une autre voie, anticapitaliste, à la société. Par des changements révolutionnaires et non pas par de tranquilles promenades parlementaires. Pour que les richesses et le pouvoir passent entre les mains des travailleurs. Une gauche qui face au vieux monde du profit, de la concurrence et de l’exploitation inhumaine de l’Homme et de la nature, réinscrira la liberté, la justice et la dignité sur ses drapeaux.

 

Tous en grève le 20 février

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 17:52

 

http://www.gauchemip.org/spip.php?article20361

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/02/12/en-tunisie-de-la-revolution-citoyenne-a-leco-socialisme-12

 

Jean Luc Mélenchon en Tunisie

 

Notre meilleur hommage à Chokri est de continuer le combat

 

Dimanche 17 Février 2013

 

A l’heure où ces lignes sont écrites, Jean-Luc Mélenchon s’est déjà exprimé au centre culturel de l’Institut français d’Alger. Il est à présent au Maroc. C’est donc Laurent Maffeïs qui prend momentanément le relais de l’écriture sur ce blog. Il a participé en Tunisie à la première étape du voyage des conférences sur l’éco socialisme au Maghreb. Laurent a été relayé en Algérie par Mounia Benaili. Au Maroc se sera Corinne Morel-Darleux. L’ensemble du déplacement est coordonné et suivi par Alain Billon, le président de la commission Maghreb-Machrek du Parti de Gauche. C’est lui qui a noué patiemment depuis le congrès du Mans du Parti de Gauche, ces relations approfondies avec de nombreux partis maghrébins qui rendent possible ce déplacement.

 

Beaucoup de militants et de dirigeants de ces organisations ont d’ailleurs signé l’appel international à voter pour Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle.

 

Beaucoup d’entre eux seront présents lors du congrès du Parti de Gauche fin mars à Bordeaux. Ces relations ont pris une dimension historique nouvelle depuis que les peuples du sud de la méditerranée sont à leur tour entrés dans un cycle de révolution citoyenne. Selon nous il ne fait que commencer.

 

Une nouvelle étape de ce travail internationaliste avait aussi été franchie avec la première conférence méditerranéenne de l’autre gauche, tenue à Palerme en octobre 2012, à laquelle le Parti de Gauche a activement participé. A présent c’est un échange sur le fond qui s’organise autour de la présentation des thèses sur l’éco-socialisme. Les lignes qui vont s’afficher pendant plusieurs jours seront donc des comptes rendus de voyages. Une autre façon d’informer et de partager.

 

Après Buenos Aires, Londres et Rome, Jean-Luc Mélenchon poursuit donc au Maghreb son cycle de conférences internationales sur l’éco-socialisme. Comme ce blog s’en est fait l’écho régulier, la démarche initiée lors des premières assises pour l’éco-socialisme a débouché sur la publication d’un premier manifeste éco-socialiste en dix huit thèses. Cette démarche se développe aussi sous la forme d’assises régionales rassemblant non seulement des militants de la gauche et de l’écologie politique mais aussi des associations et des syndicalistes. En visant l’intérêt général humain qui est mis en lumière par la crise écologique du capitalisme, ce manifeste porte un message résolument universel. Il propose ainsi une réponse radicale et concrète aux problèmes communs des peuples confrontés aux impasses du capitalisme financier, du productivisme et du libre échange. Ce manifeste a donc vocation à être porté et décliné dans d’autres pays que la France.

 

C’est une des raisons pour lesquelles Jean-Luc Mélenchon avait prévu d’intervenir cette semaine dans le Maghreb, successivement à Tunis, Alger et Rabat. Ces déplacements préparent aussi la première réunion du forum mondial pour la révolution citoyenne prévu en avril et dont ce blog s’est aussi fait l’écho. Cette tournée maghrébine prolonge enfin l’engagement de la campagne présidentielle du Front de Gauche pour la refondation solidaire des relations entre la France, l’Europe et le Maghreb. Elle prolonge la bataille culturelle pour faire feu de tout bois, notamment face à ceux qui voudraient importer la logique du choc des civilisations entre les deux rives de la méditerranée. Comme antidote, il suffit de se pencher sur la réalité sociale et humaine maghrébine pour mesurer à quel point les peuples du Maghreb et du sud de l’Europe forment par de nombreux aspects une société commune. Une convergence de situations encore accentuée par l’application des politiques d’austérité en Grèce, au Portugal, en Italie, en Espagne et en France.

 

Récit du Dimanche 10 Février, premier jour en Tunisie. La venue de Jean-Luc Mélenchon en Tunisie a évidemment changé de nature avec l’assassinat politique d’un des leaders du Front populaire tunisien Chokri Belaïd. Les jours qui ont suivi cette exécution ont été présentés par les médias dominants comme l’occasion d’un déferlement de sentiments anti-français en Tunisie en réaction aux déclarations stupides de Manuel Valls. La réalité locale avait pourtant fort peu à voir avec cette bulle médiatique. La colère du peuple tunisien après l’assassinat d’un de ses leaders révolutionnaires s’est exprimée de manière à la fois pacifique et massive dès le lendemain. Un million quatre cent mille tunisiens ont ainsi manifesté dans les rues des différentes villes tandis que l’économie du pays était paralysée par une grève générale historique à l’appel de l’UGTT. A côté de ces mobilisations civiques sans précédents, les lamentables provocations de quelques intégristes en marge des obsèques relevaient plus du fait divers que de l’événement politique.

 

Tout comme la soi-disant manifestation contre l’ingérence française tenue dans le centre de Tunis samedi après-midi. Alors que le parti al Nahda au pouvoir avait appelé à la mobilisation et que des ministres islamistes avaient même fait le déplacement, cette manifestation n’a finalement rassemblé que trois mille personnes. Les médias ont pourtant cru intelligent de montrer un énergumène non identifié brûlant un drapeau français, scène qui ne correspondait pourtant à aucune réalité collective. Et alors que les images des journaux télévisés affolaient les téléspectateurs français, c’est une atmosphère de recueillement et de retenue qui régnait dans les rues de Tunis en cette fin de journée. Reste que Manuel Valls a encore perdu dans cette affaire une occasion de se taire. Lui et le parti socialiste sont les plus mal placés pour dénoncer le "fascisme islamique" en Tunisie. Ont-ils oublié que leurs amis du parti social-démocrate Ettakatol, membre de l’internationale socialiste, gouvernent avec les dits islamistes ? Et que c’est même grâce à eux notamment que les islamistes disposent encore d’une majorité parlementaire alors qu’ils sont minoritaires dans le pays ? Plutôt que de s’occuper des violences en Tunisie auxquelles il ne comprend rien, Valls ferait mieux de faire cesser les violences que subissent en France les syndicalistes en lutte.

 

Venant de la France, c’est d’un tout autre message que les progressistes tunisiens ont besoin dans leur lutte quotidienne pour la liberté et la souveraineté. C’est cette solidarité concrète que Jean-Luc Mélenchon a voulu faire vivre dès les premières heures de sa présence en Tunisie dimanche 10 février. Déjà mercredi 6 et jeudi 7 février, les camarades du Parti de Gauche et du Front de Gauche avaient été en première ligne pour exprimer leur indignation et leur solidarité avec le peuple tunisien lors des rassemblements organisés à Paris mais aussi à Marseille et dans d’autres villes. Les militants tunisiens ne s’y sont pas trompés. Dès sa descente de l’avion, Jean-Luc Mélenchon était accueilli par des délégations des forces qui font vivre la résistance démocratique en Tunisie. Une délégation du bureau politique du parti PPDU (patriote-démocrate) de Chokri Belaïd était accompagnée d’un groupe de ses jeunes camarades portant silencieusement des affiches de celui qui est devenu un martyr de la liberté. Une affiche rouge de résistance qui a fleuri dans tout Tunis mais aussi dans les magasins et sur les manteaux sous forme d’auto collant.

 

Au-delà du parti de Chokri, une délégation des autres forces du Front populaire était aussi présente avec leurs drapeaux rouges où, comme sur celui de notre Front de Gauche, le Front populaire s’écrit en lettres blanches. La centrale UGTT avait aussi dépêché son secrétaire général adjoint pour cet accueil à l’aéroport. Sans oublier la délégation du Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES) conduite par son président Abderrahmane Hedhili. Ce sont en effet ces militants du mouvement social qui sont à l’origine de l’invitation de Jean-Luc Mélenchon à tenir ici une conférence qu’ils ont magnifiquement organisée.

 

En accord avec les camarades de Chokri, Jean-Luc Mélenchon commença par se rendre auprès de sa famille, dans le HLM de la cité populaire El Menzah 6 au pied duquel il a été abattu mercredi matin en sortant de chez lui. Lors de cet échange, la veuve de Chokri, l’avocate Besma Khalfaoui dira à Jean-Luc à quel point Chokri prenait plaisir à le regarder à la télévision chaque fois qu’il le pouvait. Son franc-parler et ses batailles contre l’impunité des puissants avaient donné à Chokri une audience considérable dans le peuple tunisien bien au-delà des adhésions politiques partisanes. Il exerçait ici à sa manière cette fonction tribunicienne qui permet de remettre le grand nombre en mouvement en dépit de la chape de plomb de l’idéologie dominante et de la résignation. Ne reculant devant aucune bataille, il avait par exemple défendu la chaîne Nessma TV poursuivie pour blasphème par les intégristes pour avoir diffusé pour la première fois au Maghreb le film Persépolis. Il savait aussi que l’éveil révolutionnaire des consciences resterait impuissant sans l’organisation de forces politiques tournées vers l’action. Chokri était donc, avec ses camarades patriotes-démocrates un militant infatigable de la construction et de l’élargissement du Front populaire. En se rendant ensuite sur sa tombe au cimetière du Djellaz, Jean-Luc Mélenchon leur redira combien ils peuvent compter sur nous pour ne jamais céder face à ceux qui croient nous faire taire. Au nom du Front de Gauche, notre délégation du Parti de Gauche déposa alors une gerbe rouge sur la tombe de Chokri.

 

Notre meilleur hommage à Chokri étant de continuer le combat, l’étape suivante de cette première journée à Tunis fut une rencontre de travail avec une délégation des partis du Front populaire, au siège de l’un d’entre eux, le Parti des Travailleurs de Tunisie dont Hamma Hammami est le secrétaire général. Alors que de vastes recompositions sont en cours sur la scène politique tunisienne au nom de la défense de la démocratie, le Front populaire porte l’exigence de ne jamais séparer cette bataille démocratique de sa finalité sociale. Sans quoi le risque est grand que le peuple, touché de plus en plus massivement par la misère en Tunisie, fasse défaut dans la bataille pour la démocratie elle-même. Ou même que sa colère se trompe de chemin par défiance vis à vis d’une bourgeoisie "moderniste" largement dépourvue de programme social.

 

Hamma Hammami a aussi insisté sur la nécessité pour le Front populaire de s’inscrire dans une perspective concrète de conquête du pouvoir. Il faut mesurer l’importance de ce choix pour des militants de gauche radicale qui ont vécu des années dans la clandestinité. Loin du témoignage d’extrême gauche, le Front populaire a ainsi fait le choix d’un large rassemblement permettant de construire une nouvelle synthèse politique qui réponde radicalement aux problèmes rencontrés par le peuple tunisien. Ce Front regroupe déjà douze organisations issues de toutes les traditions de la gauche tunisienne : communistes, écologistes, patriotes démocrates, socialistes, trotskystes, nationalistes arabes et maoïstes. Pour peser concrètement dans le rapport de force des mobilisations démocratiques en cours, le Front populaire a ainsi décidé de participer et de faciliter les cadres d’action unitaires pour la démocratie et les libertés. C’est ainsi eux qui ont accueilli dès mercredi dernier une réunion de toutes les forces d’opposition qui décidèrent en commun d’appeler à la démission du gouvernement et de relayer le mot d’ordre de grève générale, avec le succès que l’on sait.

 

La fin de cette première journée fut enfin marquée par une rencontre informelle à laquelle le président Marzouki avait souhaité convier Jean-Luc Mélenchon.

 

L’occasion de mieux comprendre la situation politique tunisienne dans sa complexité, vue par un intellectuel qui ne cessa d’entretenir la flamme de la liberté sous la chape de plomb de Ben Ali.

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 17:22

 

http://www.socialinfogr.blogspot.gr/2013/02/sur-la-derniere-reunion-du-comite.html  

 

Session du comité central de SYRIZA  

 

Un message envers les oscillations politiques  

 

Jeudi 14 Février 2013  

 

Le week-end des 2 et 3 février, s’est tenue la session du comité central de SYRIZA, qui a majoritairement approuvé un document de résolution politique. Le texte de la résolution, la majorité des interventions, ainsi que la réunion du secrétariat qui l’a précédée, se trouvent sur la même longueur d’onde : la nécessité d’une réorientation à gauche de la « marque » qu’imprime SYRIZA ces derniers temps, en particulier avec les initiatives à l’étranger et les déclarations et interviews du président.  

 

C’était déjà devenu clair depuis le discours du président au début du processus, et cela s’est répété par la suite de façon relativement claire par l’engagement à renverser le mémorandum par la loi au parlement dans l’hypothèse d’un gouvernement de SYRIZA, en évitant les modalités d’alliance avec le centre gauche et la droite populiste, qu’il avait évoqué la fois précédente.  

 

Ils ont affirmé que SYRIZA ne doit pas reculer, spécialement dans une période sociale et idéologique aussi aigue, sur ses positions radicales et ses bases idéologico-politiques, et qu’elle doit assumer de façon résolue sa responsabilité en termes de soutien mais aussi de construction des résistances et des mouvements.  

 

Cependant, son discours était une fois de plus délibérément plus vague que la proposition du secrétariat lui-même au comité central, laquelle revenait au moins explicitement en arrière sur la tactique envers les créanciers, avec la position « aucun sacrifice pour l’euro » et se référait au « gouvernement de gauche ». 

 

Le ton favorable à une critique de gauche a été donné par les dirigeants de la plate forme de gauche, qui ont défini les points et le cadre des réorientations nécessaires et le cas échéant du retournement de l’image que SYRIZA a envoyé d’elle-même à l’opinion publique dans ses positionnements publics ces derniers temps.  

 

Le texte-cadre de la plate forme de gauche a été distribué aux membres du comité central avec sa contribution, sous la forme de huit points : gouvernement de la gauche avec un rejet clair de toute collaboration avec le centre-gauche et la droite populiste, demande d’un fonctionnement collectif et démocratique, rejet ferme des privatisations et engagement de nationalisation des banques et des grandes entreprises stratégiques, refus d’établir une distinction positive entre le FMI et l’UE, critique des voyages du président, annulation des mémorandums et résiliation des conditions contraignantes des accords de prêt, aucun sacrifice pour l’euro, nécessité d’une seconde vague de radicalisation de SYRIZA. 

 

Les quatre premiers points ont été soumis au vote sous forme d’amendements et ont été votées par une minorité élargie par rapport au nombre de membres de la plate forme de gauche excepté le point concernant les privatisations, qui a été adopté à l’unanimité sans être voté.  

 

En fait un nombre important de membres de toutes « tendances » ont préféré s’abstenir de voter en signe de protestation envers la ligne centriste, sans toutefois opter pour un positionnement clair. 

 

Rien de tout cela n’a constitué une surprise, dans la mesure où étaient arrivés en tête de nombreux positionnements, au-delà des cadres de la plate forme de gauche, des cadres provenant d’ANASA, ainsi que de EKM, qui critiquaient clairement des choix de l’équipe de direction, parfois avec acidité, pour un nécessaire et immédiat changement de ligne et une réorientation de celle-ci vers la gauche, principalement sur les questions de fonctionnement démocratique et collectif, l’objectif du gouvernement de gauche et l’opposition déterminée aux attaques du gouvernement d’extrême-droite.  

 

Les dirigeants des organisations qui se sont exprimées publiquement  (APO, DEA, Kokkino) ont mis en avant par des critères clairs, mais aussi par de nombreux exemples, la nécessité que SYRIZA défende les espoirs de la société et des travailleurs qui sont nés de la période des dernières élections, en restant constante et en adoptant les choix politiques et organisationnels qui peuvent soutenir efficacement, d’une part les résistances sociales et ouvrières, et d’autre part les idées et les valeurs de la gauche dans une période caractérisée par l’offensive d’extrême-droite « coup de poing » menée tous azimuts par le gouvernement de Samaras contre la société et la gauche.

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 17:02

 

http://fr.euronews.com/2013/02/16/des-milliers-de-personnes-ont-manifeste-dans-toute-l-espagne-pour-dire-non-aux-/

Des milliers de personnes ont manifesté en Espagne pour dire « non » aux expulsions

Samedi 16 Février 2013, des rassemblements ont eu lieu dans une cinquantaine de villes du pays pour réclamer une loi qui protège les propriétaires surendettés, et leur évite de se retrouver à la rue.

A Barcelone, près de vingt cinq mille personnes sont venues défiler. Mardi, les députés espagnols ont ouvert le débat sur une initiative populaire contre les expulsions. Le collectif, dont le projet a recueilli un million quatre cent mille signatures, espère faire voter le texte au plus vite, sous la pression de la rue.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 16:50

 

http://keyhani.blog.lemonde.fr/2013/02/14/un-commandant-des-pasdaran-assassine-en-syrie/

 

Un commandant des pasdaran assassiné en Syrie

 

Les gardiens de la révolution ont confirmé, Jeudi 14 février 2013, la mort d'un de leurs hauts commandants en Syrie. « Le commandant Hassan Shateri a été assassiné alors qu'il faisait route pour Beyrouth depuis Damas », a déclaré le porte parole des gardiens de la révolution, Ramezan Sharif. Hassan Shateri présidait la direction de la commission iranienne de la reconstruction au Liban, selon la même source.

 

Tandis qu'aucun autre détail n'a été donné sur les circonstances de sa mort, le site conservateur Blogh, l'un des premiers à avoir relaté sa mort, a rapporté qu’Hassan Shateri a été tué à Alep et que ses deux accompagnateurs ont survécu à l'attaque. L'agence semi-officielle Fars, proche des Gardiens, précise pour sa part qu’Hassan Shateri a été tué par « les sionistes ».

 

Les autorités politiques et les médias officiels en Iran qualifient la révolte contre Bachar al Assad de « complot occidental et israélien », et les opposants au régime syrien de « terroristes ».

 

Deux noms différents pour un seul pasdar ?

 

L'ambassade iranienne à Beyrouth a également relayé, Mercredi 13 Février 2013, la mort du président de la commission iranienne de la reconstruction au Liban, mais annoncé un nom différent, Hessam Khoshnevis. Le site de la BBC Persian déduit de cette petite différence que « le commandant Shateri opérait sous le pseudonyme de Hessam Khoshnevis comme le représentant du président iranien et le chef de la reconstruction au sud du Liban ».

 

L'implication des forces armées iraniennes en Syrie fait l'objet de beaucoup de spéculations depuis le début des contestations. Certains responsables au sein des gardiens de la révolution ont déjà confirmé la présence des forces militaires iraniennes en Syrie, prêtant main-forte au régime de Bachar al Assad.

 

En janvier, peu après la libération de quarante huit « pélerins » iraniens enlevés en Syrie par les rebelles, des informations relayées par certains sites ont permis d’en nommer sept, et de confirmer qu'ils étaient bien des membres des gardiens de la révolution.

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:30

 

http://www.politis.fr/Notre-Dame-des-Landes-les,20845.html

 

Les opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes gagnent un répit d’un an et demi

 

Lundi 4 Février 2013

 

Par Erwan Manach

 

La Cour de cassation vient d’accorder un délai d’au moins 18 mois aux opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une heureuse surprise pour les défenseurs du bocage.

 

L’embourbement du gouvernement Ayrault dans la zone humide de Notre-Dame-des-Landes n’est pas près de se dénouer. Nouveau fait majeur dans la bagarre qui oppose Vinci aux paysans menacés d’expulsion, Mardi 29 Janvier 2013, la cour de cassation a décidé de ne rien décider. Elle attendra que tous les recours administratifs soient jugés pour examiner un pourvoi formé par les occupants de la zone d’aménagement différé contre leur expropriation.

 

Ces derniers ont saisi le juge administratif en octobre 2011 pour faire annuler l’arrêt de cessibilité (liste préfectorale des parcelles qui doivent être expropriées) qui les concerne. Ce recours a été débouté en décembre 2012 par le tribunal administratif de Nantes, mais il fera l’objet d’un appel, voire ultérieurement si besoin d’un recours devant le Conseil d’État.

 

Une quinzaine de fermes doivent encore être détruites

 

En attendant, le concessionnaire Aéroport du Grand-Ouest (Vinci), qui doit acquérir les terrains convoités, devra patienter. Les expulsions sont donc retardées pour la quinzaine de fermes qui doivent encore être détruites. Et ce, pour une période de dix huit mois mois à deux ans, selon les estimations des opposants et leurs avocats. « C’est une surprise », explique Dominique Fresneau, coprésident de l’ACIPA, une association d’habitants et d’exploitants menacés d’expulsion.  « Jusqu’à présent le projet avançait malgré tous nos recours ».

 

Cet arrêt ne protège pas pour autant les occupations illégales installées dans des cabanes et des fermes expulsées, sur la « Zone d’Aménagement Différé » (ZAD) visée par le projet d’aéroport. Le face à face entre opposants et forces de l’ordre, qui dure depuis le 17 novembre 2012, devrait donc se poursuivre, alors qu’une « trêve » est encore théoriquement à l’œuvre jusqu’au mois de mars  dans le cadre des travaux de la « commission de dialogue ».

 

« Le pouvoir joue l’apaisement, il n’y a pas de pression de la préfecture centrale », raconte Dominique Fresneau. « Les contrôles systématiques embêtent surtout les locaux qui doivent circuler pour travailler sur leurs terres. C’est une stratégie qui vise à installer un climat malsain, mais il n’y a pas d’affrontements. »

 

Embarras de François Hollande

 

Sur le plan politique, le dossier reste un véritable bourbier pour la majorité. Interviewé, Mercredi 30 Janvier 2013 par l’Express, Nicolas Hulot, « envoyé spécial de François Hollande pour la préservation de la planète », décrivait un président « embarrassé » sur la question.

 

« Concernant la pertinence du projet, je ne suis pas certain que le président en soit convaincu, mais il ne peut pas désavouer son premier ministre. Nous avons en France un déficit démocratique, nous ne savons pas organiser des débats publics dignes de ce nom », jugeait-il.

 

L’embarrassante épreuve de force devra donc encore durer au moins un an et demi. Un marathon que les opposants comptent mettre à profit pour organiser et densifier une mobilisation « lourde, ardue, mais que nous avons tous ici à cœur », confie Dominique Fresneau.

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:12

 

http://www.partisadi.net/2013/02/communique-n03-2013-le-dr-oumar-mariko-a-ete-libere

 

Oumar Mariko a été libéré

 

Le bureau politique du parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) informe ses militants, le peuple malien, l’opinion nationale et internationale que le secrétaire général de SADI, Oumar Mariko, a été libéré hier soir par la sécurité d’Etat qui l’avait violemment enlevé Lundi 11 Février 2013 au siège de l’ONG Médecins de l’Espoir Santé pour la Communauté (MEDES SAPCOM) dont il est le président.

 

Le Parti SADI remercie ses militants, ses sympathisants, les forces progressistes et révolutionnaires, les camarades d’Oumar Mariko, les auditeurs du réseau de communication Kayira, la presse nationale et internationale, les organisations de défense des droits de l’homme ainsi que toutes les institutions et structures ayant contribué par leur pression et interventions multiformes à cette libération.

 

Le bureau politique de SADI exhorte ses militants, ses sympathisants ainsi que toutes les forces pro changement à rester vigilants, mobilisés et prêts à faire échec à toute tentative de division et de distraction pouvant mettre en péril l’œuvre de reconquête de notre territoire par notre armée nationale et la construction d’une société juste et démocratique.

 

Restons mobilisés et vigilants pour la construction d’une démocratie véritable !

  

Bamako, Mercredi 13 Février 2013

 

Pour le bureau politique, le secrétaire politique chargé de la communication, Mohamed Ag Akeratane

 

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