Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:06

 

http://www.demosphere.eu/node/32314

 

Fête solidaire pour Cajamarca

 

Nous avons l'honneur de vous inviter, à la « fête solidaire » avec la population de Cajamarca (Pérou) qui aura lieu Vendredi 19 Octobre 2012 à partir de 19 heures à l'Espace Robespierre de la Mairie d'Ivry.

 

Nous souhaiterions que vous nous fassiez l'honneur d'assister à cette fête où l'argent recueilli à cette occasion sera entièrement versé en faveur des victimes de la répression qui s'est abattue le 3 juillet dernier contre les pacifiques manifestants, des familles des cinq assassinés, de la centaine de blessés et de ceux qui subissent la persécution du gouvernement péruvien.

 

Vous avez pris position et participé avec notre "Comité de Solidarité avec Cajamarca" (France) à l'exigence de l'arrêt immédiat de cette meurtrière répression et à l'abandon du néfaste méga projet minier Conga. La détermination du peuple de Cajamarca défiant pacifiquement, l'état d'urgence proclamé alors, l'indignation solidaire exprimée internationalement et nationalement, particulièrement lors de la journée du 20 juillet dernier, ont contribué à contraindre le président Ollanta Humala de faire cesser le tir des fusils meurtriers de la police et l'armée et d'aller vers la démission de son deuxième gouvernement responsable du massacre.

 

Malheureusement les conséquences de cette répression pèsent sur ses victimes qui ont de très modestes ressources pour y faire face. C'est pour cela que nous organisons une souscription en leur faveur, dont la "fête solidaire" du Vendredi 19 Octobre sera le lancement. De plus le projet Conga n'est pas abandonné et nous restons vigilants. Nous ne manquerons pas de vous informer des initiatives que nous prendrons à nouveau.

 

Dans l'attente de votre réponse et en espérant votre présence ce vendredi 19 octobre et que vous donniez à cette fête et à la souscription solidaires la maximum de répercussion, recevez nos meilleures salutations.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:51

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/10/08/le-cote-trop-obscur-des-forces-de-l-ordre_851841

 

Le côté trop obscur des forces de l’ordre

 

Lundi 8 Octobre 2012

 

Après le cas Neyret, l’affaire de la BAC de Marseille révèle l’ampleur de pratiques policières condamnables. Une conséquence de la politique du chiffre poursuivie depuis 2002 ?

 

Par Patricia Tourancheau

 

Plusieurs affaires de «ripoux» de grande ampleur en un an : de quoi se demander si la police n’est pas gangrenée, la hiérarchie trop éloignée de sa base et le système dévoyé sous la pression du résultat imposée par Nicolas Sarkozy.

 

La série a commencé le 29 septembre 2011 avec la chute du commissaire Neyret, numéro deux de la Police Judiciaire de Lyon mis en examen pour corruption et trafic de stupéfiants, soupçonné d’avoir renseigné des voyous contre des «faveurs» (cadeaux et voyages) et détourné de la drogue pour rémunérer des «indics».

 

Le 13 septembre dernier, sept policiers du commissariat de Vénissieux (Rhône) ont plongé pour avoir tuyauté et protégé une famille impliquée dans des trafics, en échange d’argent, de téléphones et d’électroménager à bas prix. Le directeur départemental de la sécurité publique du Rhône, Albert Doutre, qui a supervisé l’enquête menée en interne par un groupe de la Sûreté, et non pas de Vénissieux, a expliqué qu’«il est rare qu’un service qui recèle ses propres corrompus traite ses propres problèmes».

 

A Marseille, c’est le préfet délégué à la sécurité, Alain Gardère, qui aurait déclenché les investigations sur des policiers de la BAC de jour des quartiers Nord parce qu’il a cru, lui, des habitants lui ayant rapporté lors d’un couscous les rackets de ces flics dévoyés.

 

Jamais vu. Les rumeurs de corruption circulaient depuis longtemps mais la parole d’un dealer ou d’un voleur qui se plaint d’avoir été dépouillé ne pèse pas lourd face à la parole de policiers. La mise en examen de douze gardiens et gradés vendredi a été aussitôt suivie de la décision de Manuel Valls de dissoudre cette BAC. Du jamais-vu depuis vingt-cinq ans. «Pour qu’un ministre de l’Intérieur en arrive à dissoudre une unité de police, il faut vraiment que les faits soient graves», souligne Yannick Danio du syndicat majoritaire de gardiens de la paix Unité SGP police FO. Le précédent remonte à fin 1986, sous Charles Pasqua, pourtant prompt à couvrir ses troupes : le Peloton des voltigeurs motocyclistes, qui réprimait les lycéens manifestants à coups de matraque, avait frappé à mort le jeune Malik Oussekine.

 

Outre les douze mis en examen, le ministre de l’Intérieur a décidé d’en retirer dix-huit autres (entendus ou mis en cause) du service. Au grand dam de Jean-Claude Delage, leader du second syndicat de gardiens de la paix Alliance (plutôt à droite) qui ne veut en aucun cas présager de la culpabilité des policiers incriminés à Marseille, a fortiori des dix-huit non poursuivis par la justice : «Alors qu’on manque d’effectifs pour protéger la population, cette décision jette le discrédit sur nos collègues. A Marseille, les dealers et voyous ont crié victoire, et ne se cachent même plus derrière des choufs [guetteurs, ndlr] pour vendre leur drogue.» Il entend «différencier les dérapages de ceux qui ont pris de l’argent ou revendu de la drogue à des fins personnelles de ceux qui l’ont fait pour obtenir des renseignements, même si ce n’est pas blanc-bleu».

 

« Lessive ». De son côté, Yannick Danio, pour Unité SGP police, trouve «impressionnant, mais pas fréquent, l’ampleur du phénomène à Marseille » : «On peut supposer que tout le service était gangrené.» Il y voit une responsabilité de la hiérarchie : «Du brigadier au commissaire, dans un service, on ne peut pas ignorer un tel trafic, mais ce n’est pas pour autant que toutes les BAC sont pourries.» Si la révélation de ces affaires de racket et de corruption en série témoigne à ses yeux de la «capacité de la police à faire sa lessive en interne», les causes profondes sont peut-être à chercher du côté du management et «de la politique du chiffre» : «Il y a sûrement eu des façons de faire sur lesquelles on a fermé les yeux dans certains commissariats parce qu’il fallait à tout prix des résultats.» Or, les trois mille cinq cent gardiens de la paix des BAC - sur les soixante huit mille sept cent policiers de la sécurité publique du pays - sont en première ligne pour arrêter les délinquants en flagrant délit.

 

Lancées fin 1991 sous le ministre de l’Intérieur socialiste Philippe Marchand, les BAC (de nuit à l’origine) ont été généralisées et musclées à compter de 2002 par Nicolas Sarkozy pour faire du «saute-dessus» à outrance et multiplier les interpellations en «flag». Souvent traités de «cow-boy», les policiers en civil ou en tenue des deux cent trente cinq brigades anti criminalité existent dans les quatre vingt dix neuf directions départementales de la sécurité publique et ramènent dans les commissariats les délinquants qu’ils attrapent sur la voie publique.

 

Les BAC détiennent la palme des meilleurs résultats, quantitatifs, réalisés sous la droite depuis dix ans. Mais pas qualitatifs. Avec le sabordage de la police de proximité par le même Sarkozy, et les difficultés des patrouilles de Police-Secours à entrer dans les cités, les habitants de certains quartiers ne voient plus comme policiers que des BAC et des CRS. Des forces d’intervention mobiles qui ne favorisent pas le rapprochement voulu par Manuel Valls entre police et population. Le ministre de l’Intérieur n’a pas pour autant opté pour la dissolution de l’ensemble des BAC en reversant ces gardiens de la paix dans des patrouilles plus pacifiques, de crainte de recréer des zones de non-droit que les flics en tenue lambda ont peur de pénétrer.

 

« Déshumanisé ». Pascal Garibian, porte-parole de la direction générale de la police nationale, précise que «les gardiens des BAC sont des volontaires, ayant déjà une expérience de terrain, et triés sur le volet», et qu’il faut «mettre en perspective les dérapages de Marseille, exceptionnels et rares, avec les cent quarante cinq mille fonctionnaires qui font bien leur métier et les cinq millions d’intervention par an».

 

Le conseil de discipline interne à la police a sanctionné l’an passé trois mille policiers dont quatre vingt cinq pour cent par des avertissements et blâmes, et cent un policiers (trois pour cent) par des révocations et mises à la retraite d’office, comme le commissaire Neyret. Avant les contrôles par «les inspections» (IGPN et IGS) et par le défenseur des droits, les garde-fous au sein de la police sont incarnés par les chefs. Or, si l’on en croit Frédéric Lagache d’Alliance, «on a déshumanisé la police nationale» : «Les chefs ne connaissent plus les flicards de terrain, les commissaires ne mettent plus les mains dans le cambouis et on a voulu transformer les gardiens de la paix en soldats de plomb.» Du coup, la police a du plomb dans l’aile.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:30

 

http://www.espacemanager.com/politique/tunisie-karim-azzouz-le-representant-dennahdha-en-france-nomme-consul-general-a-paris.html

 

 

Karim Azzouz, représentant d’al Nahdha en France, nommé consul général de Tunisie à Paris

 

Après que le poste d’ambassadeur de Tunisie en France, ait été attribué à Adel Fekih d’Ettakatol, le poste de consul général de Tunisie à Paris sera occupé par Karim Azzouz.

 

Ce dernier est, rappelons le, l’un des membres actifs du bureau d’al Nahdha à Paris.

 

Il est devenu célèbre suite à sa médiocre participation au débat diffusé sur France 24, le 4 septembre dernier, sur les libertés de la femme en Tunisie.

 

A part ce poste, al Nahdha se contentera du poste d’ambassadeur de Tunisie en Libye, dans les prochaines désignations diplomatiques.

 

Quant au fameux poste d’ambassadeur de Tunisie à Washington, al Nahdha l’aurait laissé au CPR, après que Moncef Marzouki eut refusé le candidat proche d'al Nahdha, Radhaouane Masmoudi.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 17:12

 

http://www.ldh-france.org/Sauver-le-peuple-syrien.html#.UHPwzMXKy60.email

 

Sauver le peuple syrien

 

Appel à la manifestation du Collectif Urgence Solidarité Syrie

 

Samedi 20 Octobre 2012 à 15 heures à Paris de la Place de la Nation à la Place de la Bastille

 

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » Bertold Brecht.

 

Déjà trente mille morts, à partir de combien de victimes, hommes femmes enfants, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU sortiront-ils de leur attentisme coupable pour dénoncer les responsables de la situation en Syrie et saisir la Cour pénale internationale ?

 

Il est grand temps que les membres des Nations unies aient le courage de faire respecter le droit international pour qu’ils mettent tout en œuvre pour arrêter les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et que leurs auteurs soient traduits en justice.

 

L’Union européenne et la France doivent s’engager avec davantage de détermination pour y contribuer.

 

La Russie et la Chine, qui livrent massivement des armes de destruction et de répression au régime syrien et opposent systématiquement leur véto à toute résolution condamnant le régime de Bachar Al Assad au Conseil de sécurité de l’ONU alimentent la répression et encouragent l’impunité pour les crimes qu’il commet depuis dix huit mois contre son peuple.

 

D’autres pays, en évoquant la « ligne rouge » de l’usage d’armes chimiques, autorisent de fait une ample marge de tolérance pour la poursuite des massacres.

 

Cette incapacité de la Communauté internationale à faire respecter le droit international a pour conséquence une militarisation chaque jour plus importante des parties en présence, une radicalisation du conflit et l’augmentation du nombre de victimes, désormais les forces de Bachar Al Assad bombardent et pilonnent les populations civiles avec aviation et armes lourdes.

 

Au-delà de l’impérieuse nécessité que l’ONU classe officiellement la Syrie en crise humanitaire,  la solidarité avec le peuple syrien en lutte doit s’exprimer par une forte mobilisation des sociétés civiles à travers le monde afin d’apporter sans délai une aide concrète aux populations syriennes et de mettre les instances représentatives de la Communauté internationale face à leurs responsabilités.

 

Ils ne pourront pas dire « nous ne savions pas ».

 

Samedi 20 Octobre 2012 à 15 heures à Paris de la Place de la Nation à la Place de la Bastille

 

Premiers signataires

 

Collectif Urgence Solidarité Syrie, ACAT, Amnesty International, LDH, FIDH, REMDH, Comité de la Déclaration de Damas, Collectif du 15 Mars pour la Démocratie en Syrie, Jeunes de la révolution syrienne 2011, Libres Parisiennes, Union Nationale des Etudiants Syriens Libres en France

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 16:54

 

Damas et Moscou critiquent Ankara pour l’avion intercepté

 

ISTANBUL (Reuters) - La Syrie a accusé la Turquie de piraterie aérienne et Moscou a demandé des explications à Ankara après l'interception d'un avion de ligne syrien par des chasseurs turcs, nouvel accroc entre les deux voisins après une semaine d'incidents frontaliers.

 

Sur la foi de ses services de renseignement soupçonnant l'appareil de transporter une cargaison "non civile", la Turquie a contraint l'Airbus A320 de Syrian Arab Airlines à rester plusieurs heures au sol à l'aéroport d'Ankara dans la nuit de mercredi à jeudi avant de le laisser redécoller.

 

Une partie du chargement a été saisie par les autorités turques, qui n'en ont pas précisé la nature. Selon la presse, il s'agirait d'équipement non létal tel que du matériel radio.

 

Le ministre syrien des Transports, Mahmoud Saïd, a estimé qu'Ankara s'était livré à un acte "de piraterie aérienne violant les traités de l'aviation civile", selon la chaîne de télévision libanaise Al Manar, la station du Hezbollah, allié de Damas.

 

La directrice de Syrian Arab Airlines, Ghaïda Abdoulatif, a déclaré à des journalistes à Damas que l'avion ne transportait "aucun matériel illégal". "Quand l'avion a été inspecté, il a été clairement établi qu'il y avait (...) des paquets civils avec de l'équipement électrique qui étaient habilités à être transportés et avaient été officiellement enregistrés."

 

"DES VIES ONT ETE MISES EN DANGER"

 

L'agence d'exportation d'armes russe a assuré qu'aucune arme ne se trouvait à bord de l'appareil, qui transportait une trentaine de passagers de Moscou à Damas en traversant l'espace aérien turc.

 

"Nous livrons nos armes en respectant totalement les normes internationales", a déclaré le porte-parole de Rosoboronexport, Viatcheslav Davidenko.

 

"Si nous avions besoin d'envoyer des équipements militaro-techniques ou des armes, ce serait fait proprement et non par des moyens illégaux, certainement pas dans un avion civil", a encore indiqué un responsable de l'agence.

 

La Russie, alliée fidèle de Damas, ne cache pas qu'elle exporte toujours des armes à la Syrie, mais en juin dernier, le président Vladimir Poutine a assuré que Moscou ne lui vendait pas d'armes pouvant être utilisées dans un conflit civil.

 

Moscou a demandé des explications à la Turquie, pays membre de l'OTAN, qui a dit n'avoir reçu aucune notification officielle.

 

Le ministère russe des Affaires étrangères s'est plaint que le personnel diplomatique russe se soit vu refuser d'assister les dix sept passagers russes pendant les huit heures de l'escale forcée.

 

"La Russie insiste pour obtenir une explication sur les motifs d'une telle attitude de la part des autorités turques", dit un communiqué du ministère, qui juge que "les vies et la sécurité des passagers ont été mises en danger au cours de cet incident".

 

LA TURQUIE MENACE D'ACCENTUER SA RIPOSTE

 

Ankara a justifié l'interception et l'immobilisation de l'appareil par des informations selon lesquelles il transportait une cargaison "non civile".

 

"Nous sommes déterminés à contrôler les transferts d'armement vers un régime qui commet de tels massacres parmi les civils. Il est inacceptable qu'un tel trafic passe par notre espace aérien", a déclaré dans la soirée à la télévision le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

 

"Nous avons reçu aujourd'hui l'information que cet avion transportait une cargaison d'une nature qui pouvait ne pas être conforme aux règles de l'aviation", a-t-il poursuivi.

 

Ankara juge en outre que l'espace aérien syrien ne présente plus les garanties de sécurité nécessaires et invite les compagnies aériennes à ne plus l'emprunter, a dit le ministre. Un correspondant de Reuters à la frontière a vu un avion faire demi-tour vers la Turquie à l'approche de la frontière syrienne.

 

La tension ne cesse de monter entre Ankara et Damas. L'armée turque a accru sa présence le long des neuf cent kilomètres de la frontière et l'artillerie a bombardé au cours de la semaine écoulée plusieurs positions de l'armée syrienne après des tirs de mortier venant de Syrie, dont l'un a coûté la vie à cinq civils le 3 octobre.

 

Elle ripostera avec davantage de force à tout nouveau bombardement en provenance du territoire syrien, a averti le chef d'état-major de l'armée turque, le général Necdet Ozel.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 19:21

 

http://paris.reelledemocratie.net/node/1628

 

Appel international contre la dette

 

Semaine internationale d’action contre la dette

 

Plateforme pour un Audit Citoyen la de Dette (PACD) Espagne, Strike Debt Occupy Wall Street, Democratie Réelle Maintenant Paris 

 

Aux institutions financières du monde, nous n’avons qu’une seule chose à dire : nous ne vous devons rien ! 

 

A nos amis, familles, communautés, à l’humanité et à notre environnement qui rendent nos vies possibles, nous vous devons tout. 

 

A celles et ceux qui peuplent le monde, nous disons : rejoignez la résistance, vous n’avez rien d’autre à perdre que vos dettes. 

 

Samedi 13 octobre, dans le plus large contexte de la mobilisation mondiale "global noise", dans le cadre de la Semaine Internationale d'action contre la dette, nous nous mobiliserons contre la dette dans plusieurs villes du monde : Barcelone, Madrid, Mexico, Paris, New York, Rome…  

 

La réponse des gouvernements à la crise économique et financière est la même partout : coupes budgétaires et mesures d’austérité au prétexte de réduire les déficits et de rembourser une dette publique qui est le résultat direct de décennies de politiques néolibérales. Les politiques néolibérales qui ont plombé l'économie et les ressources naturelles, et qui ont exploité les viles humaines en Amériques Latine, en Asie et en Afrique pendant des décennies, sont les mêmes politiques qui sont maintenant imposées aux populations en Europe et en Amérique du Nord. 

 

Les gouvernements au service de la finance utilisent ce prétexte pour diminuer encore plus les dépenses sociales, baisser les salaires et les retraites, privatiser les biens et services publics, démolir les acquis sociaux et dérèglementer le droit du travail, augmenter la fiscalité pour le plus grand nombre pendant que les cadeaux fiscaux et sociaux sont généralisés pour les grandes entreprises et les plus hauts revenus, les riches, les un pour cent. 

 

Cette politique visant à assujettir le monde à la dette publique et privée est une attaque calculée contre la possibilité même de démocratie. C’est une agression contre nos foyers, nos familles, nos services publics et acquis sociaux, nos communautés et les fragiles écosystèmes de la planète – tout cela étant détruit par une course sans fin à la production pour rembourser les créanciers, qui n’ont rien fait d’autre que de s’accaparer la richesse qu’ils exigent que nous produisions. 

 

Face à ces offensives coordonnées de destruction des acquis sociaux, la résistance s’organise partout dans le monde, des grèves générales nationales ont lieu et les mouvements des indignés multiplient les initiatives. En Islande, la population a refusé de payer la dette « Icesave » au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. En Equateur la population a poussé le gouvernement à réaliser un Audit de la Dette qui a permis au pays d'économiser des millions de dollars de pay sur le paiement de la dette. En Argentine, au Brésil, en Bolivie, au Zimbabwe, au Mali, au Burkina Faso, en Indonésie, ou aux Philipines, parmi tant d'autres pays, les populations ont résisté et se sont opposé à la dette pendant des décennies. En Espagne et au Portugal, depuis le 15 septembre, d’énormes manifestations contre la dette ont rassemblé plus d’un million de personnes, et un mouvement d’ampleur se développe autours de l’encerclement du parlement à Madrid pour demander une constituante.

 

Nous, qui participons aux mouvements Occupy, Réelle Démocratie Maintenant et 15 Mai contre la dette, appelons à la résistance et au rejet de la dette publique et privée. La résistance à la dette inclut : la lutte pour une éducation gratuite, pour un système de soin gratuit, la défense de nos logements contre les expulsions, la revendication de salaires plus élevés, et nous aider réciproquement. C'est aussi une première étape pour construire une nouvelle économie, basée non pas sur l'avidité, l'accumulation ou la compétition, mais sur des principes d'égalité, de solidarité et de coopération. 

 

En Europe comme en Egypte et en Tunisie, fortes des expériences menées en Amérique Latine, en Afrique Saharienne et en Asie, les initiatives pour un audit citoyen de la dette publique montrent combien cette dette publique est illégitime, odieuse et insoutenable, et doit par conséquent être annulée. En payer les créanciers revient à voler ce qui légitimement appartient à la population et les paiements continueront d’être la cause de fermetures d’hôpitaux et universités, de diminution des retraites, etc. Et la dette nourrit la dette.

 

Nous ne devons rien, donc nous ne payerons pas ! Nous ne sommes pas des marchandises. Puisque une loi inique a permis cela, réécrivons-là... 

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 19:10

 

Peine confirmée pour deux Pussy Riot, la troisième libérée

 

MOSCOU (Reuters) - La peine de deux ans de prison infligée à deux membres du groupe punk russe Pussy Riot a été confirmée mercredi en appel mais la troisième jeune femme condamnée l'été dernier a été remise en liberté.

 

Les militantes féministes avaient chanté en février, en pleine campagne électorale, un simulacre de prière hostile à Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.

 

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans et Maria Aliokhina, 24 ans, devront purger une peine de deux années de détention pour "hooliganisme motivé par la haine religieuse".

 

Pour sa part, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, frappée d'une peine identique en première instance et qui avait récusé ses avocats il y a dix jours, a vu sa peine suspendue par la cour d'appel.

 

Sa défense a affirmé à la cour qu'elle n'avait pu participer à la manifestation dans la cathédrale du Christ-Sauveur car elle avait déjà quitté les lieux.

 

Ekaterina Samoutsevitch est sortie libre le palais de justice de Moscou après six mois derrière les barreaux. "J'éprouve des sentiments mitigés. Je suis heureuse, bien sûr, mais je suis en colère pour les filles", a-t-elle déclaré devant environ cent cinquante supporters qui l'ont applaudie.

 

Son père, Stanislav, a dit que sa fille allait se mettre au vert quelque temps mais qu'elle reviendrait ensuite à Moscou pour "se battre avec les autres filles."

 

INGÉRENCES POLITIQUES

 

Lors de l'audience, Nadejda Tolokonnikova et Maria Aliokhina ont répété que leurs motivations étaient purement politiques.

 

"Nous ne voulions pas offenser les croyants", a dit Aliokhina. "Nous sommes allées à la cathédrale pour dénoncer la collusion entre des personnalités religieuses et l'élite politique de notre pays."

 

Les proches des membres du groupe punk étaient pessimistes sur l'issue de ce procès en appel, le président Vladimir Poutine ayant considéré que les trois jeunes femmes avaient "ce qu'elles méritent".

 

Les amis des Pussy Riot se sont plaints d'ingérences de nature politique lors du premier procès et estiment que les récents propos de Vladimir Poutine n'ont rien arrangé.

 

Dans un entretien diffusé dimanche, le président russe avait défendu la première condamnation prononcée le 17 août.

 

"Il est juste qu'elles aient été arrêtées et il est juste que le tribunal ait pris cette décision, car on ne peut pas porter atteinte aux valeurs fondamentales et à la morale pour détruire le pays".

 

PAS DE SYMPATHIE POUR LES PUSSY

 

"On va nous mettre dans une colonie pénitentiaire alors que la guerre civile couve dans ce pays. Poutine fait tout pour que cela se produise", s'est écriée Nadejda Tolokonnikova pendant l'audience.

 

L'artiste a dû élever la voix, un magistrat l'ayant interrompue lorsqu'elle a prononcé le nom du président russe. "Il monte les gens les uns contre les autres", a-t-elle ajouté.

 

Si le cas des Pussy Riot a provoqué une levée de boucliers à l'étranger, la sympathie pour les chanteuses punk est limitée en Russie.

 

La puissante Eglise orthodoxe a vivement condamné l'acte de protestation des jeunes femmes et le Parlement envisage de renforcer la législation sur les offenses religieuses.

 

La majorité de l'opinion publique considère leur condamnation comme étant justifiée, selon les résultats d'un sondage officiel réalisé fin septembre.

 

Le patriarche Cyrille, chef de l'Eglise orthodoxe russe, a qualifié de "miracle divin" les douze années de pouvoir de Vladimir Poutine comme président et Premier ministre. Il avait apporté ouvertement son soutien à sa candidature au scrutin présidentiel de mars dernier.

 

Les avocats de la défense, les familles des accusées et les défenseurs des droits de l'homme ont critiqué le nouveau jugement en appel, y compris le président du Conseil consultatif aux droits de l'homme, une création de Poutine.

 

"Les trois accusées dans cette affaire auraient pu certainement bénéficier du sursis, cela aurait été juste", a dit Mikhaïl Fedotov, cité par l'agence Interfax.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:53

 

 

http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?t=520&a=33934&temp=3&lang=

 

La grève des transports, un prétexte pour attaquer l’UGTT et saboter son initiative, selon la centrale syndicale.

 

Des affrontements ont eu lieu, aujourd’hui Mercredi 10 Octobre 2012, devant le siège de l’UGTT à Tunis. Les protestataires jetaient des pierres et les syndicalistes, présents à la Place Mohamed Ali pour défende les lieux, répondaient à coups de bâtons pour les faire fuir, le tout en présence des forces de l’ordre qui essayaient, dans un premier temps, en vain de rétablir l’ordre, réussissant, dans un second temps, à établir un périmètre de sécurité pour interdire l’accès aux protestataires, malgré les tentatives de ces derniers à forcer le passage.

 

Pour le porte-parole, Sami Tahri, il ne s’agit pas d’une réaction contre la grève «légitime» de transport mais d’une attaque déguisée contre l’initiative de l’UGTT, à six jours de son lancement, évoquant des personnes qui ont été payées pour semer le trouble (dont certains connus par eux), notamment en encouragent les citoyens qui étaient à la station de bus du Passage à venir protester devant le siège.

 

Après les menaces, on est passé à l’intimidation n’acceptant pas la présence de certaines parties à cette rencontre et voulant, de ce fait, la saboter et la faire échouer.

 

Sami Tahri est revenu également sur l’intervention «douce» des forces de l’ordre, envers les attaquants de l’UGTT alors que d’habitude, ils usent de gaz lacrymogène et de coups de matraque pour disperser les manifestations ayant des revendications sociales. Il a annoncé une réunion du bureau exécutif le jour même qui prendra des décisions importantes qui s’imposent suite à cette agression.

 

Imen Nouira

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 19:21

 

Les rebelles disent avoir frappé le pouvoir à Damas

 

AMMAN (Reuters) - Le siège des services de renseignement de l'armée de l'air, l'un des organes du régime de Bachar al Assad les plus actifs dans la répression en Syrie, a été la cible d'attentats suicide qui ont fait une centaine de morts et blessés, rapportent des insurgés et des opposants.

 

Le Front al Nousra, considéré comme un mouvement rebelle salafiste, a revendiqué sur Facebook cette attaque menée dans le faubourg de Harasta dans la nuit de lundi à mardi.

 

Il présente le siège de ces services de renseignement comme l'un des principaux centres de torture dans la répression engagée depuis mars 2011 par le régime de la famille Assad, au pouvoir depuis 1970.

 

"De fortes ondes de choc ont fait voler les vitres en éclats et dévasté les devantures des magasins. C'est comme si une bombe avait explosé dans chaque maison du quartier", a dit un habitant de Harasta.

 

Se fondant sur le nombre d'ambulances arrivées sur les lieux et sur l'ampleur des explosions, des activistes ont estimé à au moins cent le nombre de victimes parmi les membres du renseignement de l'armée de l'air.

 

Les autorités n'ont fourni aucun bilan. Les forces de sécurité ont bouclé le secteur et des tireurs d'élite ont été déployés le long des rues menant au site des explosions.

 

Interrogés par Reuters, des Damascènes et des opposants ont fait état de violentes explosions suivies d'une fusillade. Sur des images tournées par des activistes, dont l'authenticité n'a pu être vérifiée, on peut voir une forte explosion.

 

"Décision a été prise de frapper les services de renseignement de l'armée de l'air parce qu'ils sont l'une des divisions les plus célèbres des forces de sécurité et une citadelle de la répression dont l'ampleur n'est connue que de Dieu", écrit Al Nousra dans un communiqué sur Facebook.

 

Ces services sont dirigés par le général Djamil Hassan, l'un des principaux lieutenants de Bachar al Assad. Ses membres sont en grande partie issus de la minorité alaouite, à laquelle appartient le président syrien. On ignore si Djamil Hassan était présent au moment de l'attaque.

 

SALAFISTES

 

Les rebelles disent que des centaines d'opposants ont été emprisonnés sans inculpation et torturés dans les locaux de Harasta.

 

Dans un communiqué, le Conseil national syrien, principale structure politique de l'opposition, a exprimé son inquiétude quant au sort des prisonniers détenus dans ce bâtiment.

 

Selon des sources proches de l'opposition, le Front al Nousra est composé essentiellement de salafistes syriens. Avant le début du soulèvement, il était lié aux services de renseignement, qui le laissaient utiliser le territoire syrien comme base arrière pour lancer des attaques en Irak après l'intervention américaine dans ce pays.

 

Pour les Nations unies, ce mouvement est lié à Al Qaïda.

 

"Al Nousra s'impose comme l'organisation capable de commettre les attentats les plus dévastateurs contre le régime", observe un diplomate occidental suivant la crise syrienne.

 

Pacifique dans un premier temps, le soulèvement contre le régime Assad a progressivement pris la forme d'une guerre civile et, depuis plusieurs mois, des rebelles multiplient les attentats contre des bâtiments administratifs ou militaires à Damas même.

 

L'explosion la plus spectaculaire s'est produite en juillet en pleine réunion de la cellule de crise du régime au siège de la sûreté nationale. Elle a coûté la vie à quatre dirigeants des services de sécurité, dont le beau-frère de Bachar al Assad.

 

L'attentat commis dans la nuit de lundi à mardi a coïncidé avec une vague d'attaques rebelles contre des barrages tenus par les forces du régime le long d'une voie express partant de Harasta vers le Nord et dans plusieurs quartiers sunnites de Damas à la pointe de l'insurrection, ont rapporté des habitants.

 

L'aviation syrienne a pour sa part bombardé des secteurs proches de la ville d'Oum al Assafir, en périphérie de la capitale, et l'artillerie a pilonné le faubourg d'Artous, selon des opposants.

 

BRAHIMI EN SYRIE

 

L'opposition affirme que le conflit en Syrie a fait plus de trente mille morts. La communauté internationale est impuissante à mettre fin à ce bain de sang en raison du blocage au Conseil de sécurité de l'ONU, paralysé par l'antagonisme entre les pays occidentaux, d'une part, et la Russie et la Chine, d'autre part.

 

L'émissaire spécial de l'ONU, Lakhdar Brahimi, se rendra prochainement en Syrie pour tenter de convaincre Bachar al Assad d'adhérer à un cessez-le-feu immédiat, a confirmé mardi Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, après une rencontre à Paris avec le président François Hollande. Tous les précédents efforts en ce sens se sont soldés par des échecs.

 

"Lakhdar Brahimi va se rendre à nouveau dans la région, se rendre dans plusieurs pays et très bientôt en Syrie pour établir un dialogue avec le président Assad et d'autres dirigeants", a dit Ban Ki-moon.

 

"La priorité de Lakhdar Brahimi est de mettre un terme à cette situation de violence inacceptable, d'organiser l'aide humanitaire nécessaire", a-t-il ajouté, en affirmant avoir adressé à Bachar al Assad un "message fort" en faveur d'un cessez-le-feu unilatéral.

 

Selon des diplomates, Lakhdar Brahimi aura des entretiens en Arabie saoudite, en Turquie et en Egypte avant de se rendre à Damas, où il ne devrait donc pas arriver cette semaine.

 

La tension est particulièrement vive entre la Syrie et la Turquie depuis la chute mercredi d'un obus syrien sur un village turc, où cinq civils ont été tués.

 

Du côté turc de la frontière dans la province de Hatay, on pouvait entendre mardi le bruit régulier des combats dans la ville syrienne d'Azmarin. Des villageois turcs faisaient franchir aux blessés le cours d'eau, large d'une dizaine de mètres, séparant les deux pays.

 

L'Otan, dont la Turquie fait partie, "dispose de tous les plans nécessaires pour protéger et défendre la Turquie si nécessaire", a déclaré mardi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, avant une réunion à Bruxelles des ministres de la Défense de l'organisation.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 18:54

 

Angela Merkel dit aux grecs en colère que les efforts vont payer

 

ATHENES (Reuters) - La police est intervenue dans le centre d'Athènes mardi face à des manifestants en colère contre la venue d'Angela Merkel, qui a promis aux Grecs qu'ils seraient payés de leurs efforts sans pour autant garantir le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide.

 

Des dizaines de milliers de Grecs ont bravé l'interdiction de manifester pour se rendre sur la place Syntagma, devant le Parlement, au moment de la visite de la chancelière allemande, sa première depuis le début de la crise de la dette en 2009.

 

Quatre manifestants vêtus d'uniformes militaires allemands ont défilé à bord d'une petite jeep en agitant un drapeau nazi et en levant le bras pour faire le salut nazi.

 

D'autres ont lancé des pierres, des bouteilles et des bâtons sur la police, et tenté de démanteler une barricade érigée pour protéger Angela Merkel et sa délégation. La police a fait usage de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes et des dizaines de manifestants ont été arrêtés.

 

Las d'années d'austérité, de nombreux Grecs reprochent à Angela Merkel d'avoir contraint leur pays à effectuer des coupes budgétaires douloureuses en échange du versement de deux tranches d'aide de plus de deux cent milliards d'euros de l'Union européenne et du FMI.

 

A son arrivée à Athènes, la chancelière allemande a assuré qu'elle souhaitait voir la Grèce rester dans l'euro et que les efforts consentis par ses habitants seraient récompensés.

 

"Je suis venue ici aujourd'hui en ayant pleinement conscience que la période que traverse la Grèce en ce moment est extrêmement difficile pour les Grecs et que beaucoup de gens souffrent", a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse avec le Premier ministre grec, Antonis Samaras, devant le Parlement. "C'est précisément pour cette raison que je tiens à dire qu'une grande partie du chemin est derrière nous."

 

"C'EST DE L'ESCLAVAGE"

 

La chancelière allemande s'est dite convaincue que les réformes entreprises par le nouveau gouvernement finiraient par payer, tout en reconnaissant que la Grèce, dont le taux de chômage approche les vingt cinq pour cent, ne résoudrait pas ses problèmes du jour au lendemain.

 

A son arrivée à l'aéroport, elle avait affirmé que Berlin et Athènes coopéreraient étroitement pour sortir de la crise.

 

Antonis Samaras, qui a accueilli son hôte avec tapis rouge et honneurs militaires, a assuré de son côté que son pays respecterait ses engagements financiers et voulait rester dans l'euro, malgré tous les sacrifices que cela implique.

 

L'ambiance était moins chaleureuse dans le centre d'Athènes.

 

Des professeurs, des médecins et d'autres catégories de fonctionnaires avaient débrayé en signe de protestation, tandis que les syndicats et l'opposition défilaient dans les rues.

 

Place Syntagma, des banderoles affichaient "Dehors Merkel, la Grèce n'est pas votre colonie" et "Ce n'est pas une Union européenne, c'est de l'esclavage".

 

Six mille agents de police avaient été déployés dans le centre-ville, dont des unités antiterroristes et des tireurs d'élite postés sur les toits, pour assurer la sécurité de la chancelière au cours de sa visite de six heures.

 

A travers cette visite, Angela Merkel entendait apporter son soutien au gouvernement du conservateur Antonis Samaras et aux nouvelles coupes budgétaires qu'il tente d'imposer.

 

"BESOIN URGENT D'AIDE"

 

La Grèce est actuellement en discussions avec la troïka (FMI, Union européenne et BCE) à propos du versement de la prochaine tranche d'aide du plan de renflouement de cent trente milliards d'euros. L'enjeu étant la prochaine tranche d'aide de trente et un milliards cinq cent millions d’euros, sans laquelle la Grèce ne pourra plus honorer ses engagements à partir de la fin novembre.

 

Angela Merkel a reconnu que la Grèce avait un "besoin urgent" de cette aide, mais elle s'est gardée de promettre son déblocage. "Le rapport de la troïka sera rendu quand il sera prêt. Il est plus important qu'il soit complet plutôt que rendu rapidement", a-t-elle dit. "Mais je crois que nous allons voir la lumière au bout du tunnel."

 

La crise de la dette a ravivé de vieilles animosités entre l'Allemagne et la Grèce, deux pays à l'histoire tumultueuse.

 

Des milliers de Grecs sont allés comme "travailleurs invités" en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale, pour aider à reconstruire le pays et plus de trente mille grecs vivent encore en Allemagne.

 

Mais les relations ont également été assombries par les atrocités dont les Grecs ont souffert sous le régime nazi.

 

La propre grand-mère d'Antonis Samaras s'est suicidée en voyant les chars nazis dans les rues d'Athènes au printemps 1941, lors de l'occupation allemande. Quant au président Karolos Papoulias, il a combattu contre l'armée nazie durant son adolescence, avant de s'enfuir à Cologne pour échapper à la persécution du régime des colonels.

 

Les relations sont tombées au plus bas à la mi-août lorsque le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a comparé la Grèce à un "puits sans fond".

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens