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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 18:21

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-proc%C3%A8s-des-chanteuses-russes-pussy-riot-souvre-165937825.html

 

Le procès des chanteuses russes de « Pussy Riot » s’ouvre à Moscou

 

MOSCOU (Reuters) - Le procès emblématique de trois jeunes femmes du groupe féministe russe "Pussy Riot", qui avait manifesté leur opposition à Vladimir Poutine en chantant en février une "prière punk" dans la principale église orthodoxe du pays, s'est ouvert lundi à Moscou.

 

Les trois chanteuses étaient entrées masquées et court vêtues dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, étaient montées sur l'autel et avaient demandé en musique à la Vierge Marie de "jeter Poutine dehors". Accusées d'actes de vandalisme motivé par la haine religieuse, elles risquent sept ans de prison.

 

Le spectacle, qui visait à dénoncer le soutien de l'Eglise orthodoxe à Vladimir Poutine, alors Premier ministre et qui briguait un nouveau mandat présidentiel, s'inscrivait dans un vaste mouvement de protestation qui a vu jusqu'à cent mille personnes défiler dans les rues de Moscou.

 

L'affaire des "Pussy Riot" est très suivie en Occident parce que considérée comme emblématique de la façon dont la Russie entend traiter ses opposants.

 

Amnesty International a demandé la libération "immédiate" des trois chanteuses, dont deux ont des enfants en bas âge, et des musiciens comme Sting ou les Red Hot Chili Peppers ont exprimé leur préoccupation avant le procès.

 

Lundi, Maria Aliokhina, 24 ans, Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, et Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, ont comparu devant le tribunal de Khamovniki, dans la salle même où a été condamné en 2010 pour la deuxième fois l'ancien "golden boy" du pétrole Mikhaïl Khodorkovski.

 

"Les filles, nous sommes avec vous !", "Victoire !", ont crié les partisans des accusées qui sont arrivées au tribunal chacune menottée à une policière. Les rues autour du tribunal ont été interdites à la circulation.

 

GÉNÉRATION DÉSENCHANTÉE

 

La manifestation des trois jeunes femmes au Christ-Sauveur a choqué de nombreux croyants et provoqué la colère du chef de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Cyrille.

 

Leur choix de cette cathédrale avait pour but de dénoncer les liens entre l'Eglise et l'ancien officier du KGB Vladimir Poutine, dont la candidature à l'élection présidentielle du 4 mars était soutenue, officieusement, par le patriarche Cyrille.

 

L'Eglise, qui connaît une renaissance depuis la chute en 1991 de l'Union soviétique et cherche à accroître son influence sur la société russe, estime que le spectacle des "Pussy Riot" fin février s'inscrivait dans le cadre d'une campagne des "forces anti-russes".

 

"Nous n'avons voulu offenser personne", a déclaré la plus jeune des accusées, Nadejda Tolokonnikova, enfermée dans la même sorte de box en métal et plastique transparent où était assis Mikhaïl Khodorkovski lors de son procès.

 

"Je n'ai jamais eu de tels sentiments envers quiconque", a-t-elle ajouté. "Nous ne sommes pas des ennemies de la chrétienté. L'opinion des croyants orthodoxes est importante pour nous et nous voulons que tous soient à nos côtés, du côté des militants civils contre l'autoritarisme. Nos motivations étaient uniquement politiques."

 

Le groupe de rock punk Pussy Riot s'est fait connaître l'hiver dernier par ses mélodies endiablées et ses apparitions surprises. Les filles ont notamment été vues sur la place Rouge devant le Kremlin, un concert qui a fait le buzz sur internet.

 

Le groupe se considère comme l'avant-garde d'une génération désenchantée à la recherche de moyen originaux pour exprimer son insatisfaction après douze années de pouvoir de Vladimir Poutine.

 

Maria Aliokhina a pour sa part déclaré : "je pensais que l'Eglise aimait tous ses enfants, mais il semble que l'Eglise n'aime que ceux d'entre eux qui aiment Poutine."

 

Quant à Ekaterina Samoutsevitch, elle a évoqué les "mesures répressives visant à répandre la peur chez les citoyens politiquement actifs."

 

PÂLES ET AMINCIES

 

Les trois femmes sont apparues pâles et amincies.

 

"On dirait qu'elle a observé une longue grève de la faim", a déclaré Stanislav Samoutsevitch à propos de sa fille. "Ses joues sont creusées. Je ne l'ai jamais vue dans un tel état", a-t-il ajouté en disant craindre une "parodie" de justice.

 

"La décision du tribunal ne dépendra pas du droit mais de ce que veut le Kremlin", a commenté Lioudmilla Alexeïeva, dissidente de l'ère soviétique et responsable du groupe Helsinki de défense des droits de l'homme.

 

La télévision publique a donné une image différente des accusées en mettant l'accent sur quelques rires et sourires et sur l'air assuré qu'elles affichaient. Elles chuchotaient entre elles pendant la lecture de l'acte d'accusation.

 

Le tribunal n'a pas fait droit à une demande du ministère public qui voulait interdire l'audience au public et à la presse, mais a demandé que la retransmission en direct sur internet cesse durant une partie des débats.

 

A Londres pour les Jeux olympiques, le Premier ministre Dmitri Medvedev a appelé au calme et a estimé dans un entretien au Times diffusé sur le site web du gouvernement russe qu'il revenait à la justice de dire si le spectacle donné par les "Pussy Riot" était allé au-delà d'un "délit moral" et constituait un crime.

 

Alors que l'opposition souhaite relancer les manifestations de rue cet automne, Vladimir Poutine a promulgué lundi une loi qui prévoit une aggravation des sanctions pour diffamation. D'autres lois ont récemment intensifié les contrôles sur les groupes de défense des droits de l'homme financés par l'étranger. Le montant des amendes pour troubles à l'ordre public lors des manifestations de rue a aussi été augmenté.

 

Dans une autre affaire, le blogueur anti-corruption Alexeï Navalni devait être entendu par les enquêteurs lundi. Ses avocats estiment qu'il va être inculpé d'un délit passible de cinq ans de prison.

 

En mars, Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie entre 2000 et 2008 puis Premier ministre, a obtenu un nouveau mandat présidentiel de six ans.

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-bataille-dalep-se-poursuit-131310713.html

 

La bataille d’Alep se poursuit

 

ALEP, Syrie (Reuters) - Malgré les cris de victoire des forces gouvernementales, les tirs d'artillerie se poursuivaient lundi à Alep, la grande ville du nord de la Syrie dont l'armée de Bachar al Assad et les insurgés se disputent le contrôle.

 

Après deux jours d'une offensive qui a poussé, selon l'ONU, deux cent mille personnes à fuir la capitale économique du pays, l'armée syrienne a affirmé dimanche soir avoir repris le contrôle du quartier de Salaheddine, ce que les rebelles ont démenti.

 

"C'est totalement faux", a dit un porte-parole des insurgés. "Les hommes d'Assad n'ont pas pu franchir le pont qui relie le quartier d'Hamadanyeh à celui de Salaheddine."

 

Inquiète de l'aggravation de la situation, la Turquie, qui craint comme la communauté internationale de nouveaux massacres, a envoyé des renforts à sa frontière avec la Syrie et la France a réclamé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU au niveau ministériel.

 

Dans la matinée, des obus se sont abattus sur certains quartiers d'Alep, la ville la plus peuplée de Syrie avec deux millions et demi d'habitants. Un hélicoptère et un avion de chasse ont survolé le quartier de Salaheddine.

 

Les hôpitaux et les dispensaires de fortune établis dans l'est de la ville sont bondés.

 

"Certains jours nous recevons trente ou quarante blessés, et je ne parle pas des morts, dont certains nous arrivent totalement réduits en bouillie", raconte un membre des services médicaux.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG pro-opposition basée en Grande-Bretagne, les combats de dimanche à travers la Syrie ont fait plus de cent cinquante morts, dont dix huit dans le seul secteur d'Alep où les pénuries se font de plus en plus sentir. Les trois quarts des victimes sont des civils.

 

RENFORTS TURCS À LA FRONTIÈRE

 

Les combattants rebelles, qui patrouillaient dimanche dans Salaheddine en brandissant les drapeaux vert-blanc-noir de l'opposition malgré les pilonnages de l'artillerie et des hélicoptères de l'armée, ne doutaient pas de leur victoire.

 

"Alep sera le tombeau du régime Assad. Damas est la capitale mais ici nous avons le quart de la population syrienne et c'est ici que bat le coeur de l'économie", expliquait un combattant rebelle. "D'ici dix jours, la ville sera entièrement à nous", affirmait un autre.

 

Les journalistes de Reuters n'ont pu se rendre lundi dans le quartier de Salaheddine pour savoir quel camp le contrôlait effectivement.

 

L'armée syrienne a annoncé dimanche avoir repris le contrôle total de ce quartier du sud-ouest de la ville et en avoir chassé les "mercenaires". Ce mois-ci, les gouvernementaux ont repoussé les rebelles qui occupaient certains quartiers de Damas, la capitale.

 

Le régime a présenté la bataille d'Alep comme "la reine de toutes les batailles". Pour lui, la perte de la ville serait un coup terrible, stratégiquement comme psychologiquement.

 

Les experts militaires pensent que les insurgés, en raison de la faiblesse de leur armement, ne sont pas en mesure de tenir longtemps tête aux gouvernementaux.

 

La rébellion a d'ailleurs demandé dimanche à la communauté internationale de lui fournir des armes lourdes pour faire face aux chars, aux hélicoptères et aux avions d'Assad.

 

Les défections continuent de toucher l'armée syrienne. Un général de brigade, chef adjoint de la police de Lattaquié, le grand port de la Syrie, a déserté et gagné la Turquie dans la nuit de dimanche à lundi, en compagnie de onze autres policiers, a indiqué un responsable turc.

 

Selon la même source, six cent syriens ont franchi la frontière turque lors de ces dernières vingt quatre heures.

 

PARIS VA DEMANDER UNE RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

 

Inquiète de l'évolution de la situation, la Turquie a envoyé lundi à la frontière une vingtaine de véhicules de transport de troupes, des batteries de missiles et des véhicules blindés.

 

Le convoi militaire a quitté une base située dans la province de Gaziantep pour gagner la province de Kilis, selon l'agence anatolienne de presse. Plus de quarante trois mille syriens se sont réfugiés ces derniers mois en Turquie et un vaste camp d'accueil a été installé à Kilis.

 

Sur le plan diplomatique, la France va demander une réunion du Conseil de sécurité au niveau ministériel.

 

"Puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité (des Nations unies) au premier août, nous allons donc demander avant la fin de cette semaine la réunion du Conseil de sécurité, probablement au niveau ministériel, à la fois pour essayer d'arrêter les massacres et préparer la transition politique", a dit le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

Depuis le début de l'insurrection en mars 2011, la Russie a opposé par trois fois son veto au Conseil de sécurité à des résolutions sanctionnant le régime de Bachar al Assad.

 

Laurent Fabius estime qu'il faut avancer diplomatiquement même si un nouveau blocage à l'Onu est probable. "Les règles internationales sont ainsi faites qu'ils ont la possibilité de bloquer le conseil de sécurité. Mais il ne faut pas arrêter, il ne faut pas se démobiliser, il faut continuer", a dit Laurent Fabius su RTL.

 

Il juge erroné l'argument selon lequel la chute du régime syrien pourrait déstabiliser le pays et la région et aboutir à un régime plus autoritaire et plus meurtrier encore.

 

"Il n'y a pas de plus grand désordre massacreur que ce qui se passe aujourd'hui", a-t-il dit, qualifiant Bachar al Assad de "bourreau".

 

Prié de dire si la France pouvait répondre aux demandes de livraison d'armes des insurgés, il n'a pas répondu directement.

 

"Il y a des armes qui leur sont livrées par le Qatar, l'Arabie saoudite, probablement d'autres. Pas nous. Mais c'est vrai qu'il y a un déséquilibre massif", a-t-il dit.

 

Pour le secrétaire d'Etat américain à la Défense Leon Panetta, les attaques gouvernementales contre Alep ne font que démontrer l'illégitimité du régime. "S'il continue comme ça, Assad creusera sa propre tombe", a-t-il dit.

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:17

 

LA REVOLUTION ARABE AVANCE

 

Dix huit mois après la chute de Ben Ali en Tunisie et de Moubarak en Egypte, la révolution arabe avance au milieu des pires difficultés et sous des formes originales.

En Tunisie, le parti musulman al Nahda gagnait les élections à l’assemblée constituante en octobre 2011 et aboutissait à la constitution d’un gouvernement de coalition tripartite d’al Nahda et de deux petites organisations laïques de gauche, Ettakatol et le Congrès Pour la République du président Marzouki.

En Egypte, il y avait d’abord des élections législatives en décembre 2011, il y avait ensuite en mars 2012 la nomination par l’assemblée nationale d’un conseil consultatif pour la rédaction d’une constitution, il y avait ensuite des élections présidentielles. Le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), le parti des frères musulmans, gagnait les élections législatives. Après l’élimination de nombreuses candidatures, il y avait finalement quatre principales candidatures au premier tour des élections présidentielles de mai 2012.

La proclamation des résultats du premier tour des présidentielles égyptiennes voyait la qualification pour le deuxième tour de Morsi, le candidat du PLJ, en première position, et de Chafik, dernier premier ministre de Moubarak, le candidat de l’ancien régime et du Conseil Supérieur des Forces Armées (CSFA).

Nous étions alors entre les deux tours des présidentielles égyptiennes au centre du syndrome algérien. Souvenons nous, en 1991, le premier tour des élections législatives algériennes voyait la victoire du Front Islamique du Salut (FIS), il y avait une intervention des généraux de l’armée algérienne entre les deux tours des législatives et l’annulation des résultats du premier tour provoquait une guerre civile de dix ans.

L’affrontement politique entre le CSFA et le parti des frères musulmans égyptiens concentrait aussi tous les problèmes de la révolution arabe.

La révolution arabe intervient vingt ans après la chute du mur de Berlin et la disparition de l’union soviétique. C’est un mouvement politique et social, c’est une modification de la situation politique mondiale d’une égale importance historique.

La coexistence pacifique entre l’impérialisme occidental et la bureaucratie soviétique, le faux débat entre la fausse démocratie impérialiste et la fausse dictature socialiste dominait le vingtième siècle pendant des dizaines d’années. La disparition de l’union soviétique laissait l’impérialisme mondial sans adversaire global. L’impérialisme mondial en inventait un autre, c’était la guerre des civilisations contre l’islam politique. La base idéologique la plus fondamentale de la guerre des civilisations était la fausse incompatibilité entre l’islam et la démocratie. C’est le sens le plus fort de la révolution démocratique arabe, la négation de cette fausse incompatibilité par l’invention de la démocratie musulmane.

Le jour de la proclamation des résultats du deuxième tour des présidentielles égyptiennes à la fin du mois de juin 2012, la haute cour constitutionnelle  proclamait en même temps la victoire de Morsi, le candidat du PLJ, et la dissolution de l’assemblée du peuple.

Ce n’est pas du tout la fin de l’histoire. Les deux premiers visiteurs internationaux de Morsi étaient Clinton, la secrétaire d’Etat d’Obama, trois ans après un certain discours du Caire, et Mechaal, le leader historique du Hamas palestinien.

Morsi travaillait ensuite à la formation de son gouvernement, un gouvernement de technocrates dont son premier ministre, comme Morsi lui-même, est titulaire d’un diplôme d’une grande université étatsunienne après plusieurs années d’études aux Etats Unis.

La révolution arabe, c’est aussi la révolution libyenne. Après six mois de guerre civile et une intervention militaire aérienne de l’OTAN, elle aboutissait à la chute et à la mort de Kadhafi. Le nouveau gouvernement libyen organisait les premières élections législatives libres en Libye en juillet 2012.

La révolution arabe, c’est enfin la révolution syrienne. Après bientôt dix huit mois de guerre civile, plus de vingt mille morts, plus de vingt cinq généraux syriens et plus de cent mille citoyens syriens en exil en Turquie, au Liban, en Irak et en Jordanie, les risques de confrontation régionale sont tous les jours de plus en plus grands.

Bernard Fischer

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 21:32

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/26/on-a-ete-seuls-si-longtemps-a-alep_1738426_3218.html

 

« On a été seuls si longtemps à Alep »

 

Par Florence Aubenas

 

A Alep, on venait de loin – et jusque des villes alentour – pour acheter des légumes au marché de Shahar. En cette saison, la rue principale aurait été rouge de tomates, rangées dans des centaines de casiers en bois sur le seuil des boutiques. Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al Assad, il y a quinze mois, il n’y a plus ni marché, ni tomates, ni trottoir rempli de monde. Plus rien, sauf le commissariat, adossé au cimetière. Par crainte d’une attaque, la police avait annexé la plus grande partie de la rue.

 

Mercredi après-midi, le poste principal de Shahar est encerclé par les troupes de l'Armée Syrienne Libre (ASL), entrées en force dans Alep depuis trois jours. Dans un pays tenu par la peur depuis plus de quarante ans, l'opération représente bien plus que la prise d'un simple commissariat de quartier. "Entrer en vainqueur et voir enfin ce qu'il y a là-dedans : c'est un fantasme total, quelque chose que je n'aurais jamais imaginé il y a encore six mois", dit un officier de l’armée libre.

 

Des sacs de sable et une guérite vide – ornée d'un portrait de Bachar al Assad assez grand pour être visible de loin – gardent des portes en fer fermées. Derrière, il y aurait "une vingtaine de policiers embusqués", croit savoir un policier, et dans la cave, des prisonniers, arrêtés dans le cadre de l'insurrection. Ces prisonniers-là ont eu de la chance, explique, de son côté, un étudiant en médecine de la faculté d'Alep. Il raconte le campus de l'université envahi par des chabihas – les hommes de main du régime – le lendemain d'une manifestation, ses copains qu'il a vu jetés par la fenêtre du cinquième étage de la cité universitaire, d'autres découpés au sabre, une vingtaine en tout, selon lui. "Les chabihas n'ont même pas cherché à arrêter les meneurs, se souvient l'étudiant. Ils tuaient qui était là."

 

C'était quand ? L'étudiant se trouble. Il y a deux mois, peut-être. Il ne sait plus. On dirait qu'il ne veut plus se souvenir, qu'il va pleurer. C'est la première fois qu'il raconte ça. "On a été seuls si longtemps à Alep, pas d'ONG, pas d'observateurs internationaux, pas de journalistes, dit-il. Même avec des gens de la ville, on n'osait pas en parler, de peur d'être accusé de terrorisme." Il a 21 ans et tient un des centres médicaux de la ville, tout seul. "Aucun autre docteur ne veut plus venir depuis que trois autres ont été brûlés vifs."

 

Devant le commissariat, les soldats des Forces armées libres sont embusqués chez un vendeur de sandwiches. Ils fabriquent des bombes avec toutes les bouteilles de Butagaz du quartier, des cocktails Molotov avec ce qu'ils trouvent. Toujours ce problème d'armement. Ils ont bien reçu des munitions et des kalachnikovs, mais rien d'autre. Un avion de chasse passe au-dessus des têtes, puis un hélicoptère qui tiraille.

Tout à coup, quatre types sortent en courant du commissariat, criant qu'ils se rendent. Ils sont alignés, bras en l'air. Ça crie dans tous les sens. Ils tremblent.

 

A qui peut bien parler le petit gros, qui a quand même trouvé le moyen de baisser un de ses bras pour répondre au téléphone? C'est lui que désigne soudain un soldat insurgé : il doit aller décrocher le portrait de Bachar Al-Assad sur la guérite. Le jeter à terre. Le piétiner avec ses trois autres collègues. Et ils le font. Dans la rue, une foule crie "Allah akbar!", tandis que, ici et là, de petits groupes restent silencieux.

 

Banalité effrayante

 

Vers 18 heures mercredi, le commissariat est pris d'assaut : sept morts au moins, treize prisonniers dont le chef de police. On pousse la porte. Tout le monde se bouscule pour voir enfin à quoi ça ressemble. Et on entre dans des locaux d'une banalité effrayante, avec des jeux de cartes, des théières, tout le petit bazar de la vie de bureau.

 

Chez le chef, un coffre-fort est forcé à grands coups de pied. Il s'ouvre enfin sur un bric-à-brac de rapines, des cigarettes de luxe à bout doré, un phare antibrouillard, des collections de clés USB, une casquette "I love New York City". Dans la cave, un prisonnier – le seul – est aussitôt libéré sans aucune question. Les hommes de l'ASL sont déjà en train d’embarquer les armes, les matraques, les munitions, les voitures.

 

Les casiers de fer, où les policiers rangeaient leurs affaires, sont grands ouverts. A l'intérieur, là où tous les policiers du monde collent des photos de charme ou celle de leur famille, ceux-là ont fait de petits autels à la dévotion du président Al-Assad : des images découpées dans les journaux, soigneusement collées sur les parois de métal avec des enjolivements et des coquetteries représentent Bachar à la plage, Bachar soldat, Bachar en famille.

 

Quelqu'un demande: "Mais il n'y a pas un endroit où on torturait?" Et un soldat: "Un endroit spécial ? Non, c'est partout."

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 21:11

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2558:declaration-du-courant-de-la-gauche-revolutionnaire-en-syrie--le-regime-syrien-et-le-debut-de-la-fin-&option=com_content&Itemid=53

 

Déclaration du Courant de la Gauche Révolutionnaire en Syrie

 

Le régime syrien et le début de la fin

 

Le régime syrien a commencé à sombrer après dix-sept mois de lutte révolutionnaire continue et croissante des masses populaires syriennes. L'un des signes les plus importants de cette chute est le retrait quasi-total — exprimé en sentiments, paroles et actes — de reconnaissance d’autorité par le peuple syrien à l'Etat en place en tant que puissance au-dessus de tout le monde, reconnue par toutes les catégories sociales et jouissant de leur loyauté. L’efficacité de cette reconnaissance dans le cours normal des choses dépasse largement l’efficience de tous les dispositifs de répression, même si leur taille équivaut celle des forces de répression du régime syrien avec l’énorme arsenal militaire qu’elles possèdent.

 

Le pouvoir dictatorial de la junte a perdu cette reconnaissance et cette force et s’est transformé en un contingent armé jusqu'aux dents refusant d’admettre qu'il a perdu de façon irrévocable les positions essentielles de contrôle, qui continue à nier le fait accompli, qui refuse de partir, s’obstine à rester et tente de reprendre le contrôle de l'Etat et soumettre la société.

 

Les signes du début d'effondrement du régime sont visibles à travers les luttes du peuple syrien révolté dans toute la Syrie, ses succès et ses inventions des méthodes d’action. Ils sont visibles également dans les initiatives généralisées et diversifiées de milliers de groupes de jeunes et de personnes de tout âge dans les agglomérations et les lieux de travail où personne n'est plus surprise de voir des insurgés s'introduire presque quotidiennement dans des édifices appartenant à des institutions où s’enchevêtrent les pouvoirs de l'État et de la junte brutale, comme les postes de police, les sections du parti Baas et des bâtiments gouvernementaux transformés en centres d’organisation des sorties des odieux chabbiha. Il n’est même plus étonnant que Damas se réveille sur les nouvelles d’un attentat qui a coûté la vie aux personnalités les plus éminentes de la cellule de gestion de crise et plongé les dirigeants de la dictature dans le désarroi au vu de leurs signes de faiblesse dont les déclarations héroïques et le négationnisme médiatique des journalistes du pouvoir ne seront plus d'un grand secours.

 

L’élan révolutionnaire qui a touché ces derniers jours les grandes villes de Damas et d'Alep et leurs périphéries révèle une infime portion de l'énergie révolutionnaire des masses populaires syriennes. Et les actions liées à la confrontation révolutionnaire dans la banlieue de Damas et leur propagation dans toutes les directions apparaissent comme des prémices à la prise d'assaut du palais présidentiel, sur le Mont Kassioun, en passant par tous les grands édifices des sections des forces de sécurité, qui ont tué, arrêté et maltraité des milliers d’innocents de notre peuple.

 

Les masses populaires syriennes avancent sur le chemin de révolution tout en ayant plein de conviction et de confiance en leurs propres capacités et énergies, indifférentes au vacarme des conférences et des congressistes, ne prêtant aucune attention aux conflits des agendas régionaux et internationaux et ne perdant pas leur temps à compter sur la position internationale, ni à la mendier bien que la situation sociale ait atteint un niveau de détérioration alarmant du fait des assassinats et de la terreur pratiqués par le régime et nécessite des aides humanitaires en termes de soins médicaux, médicaments, abris et nourriture, et qu’une telle assistance soit du devoir de la communauté internationale dont les efforts sont toujours scandaleux à cet égard.

 

En l’absence d’aides humanitaires supposées provenir de l’étranger, les masses populaires syriennes s’en substituent en hissant le seuil de solidarité et d’entraide sociale entre eux dans une dernière concrétisation de l'un des plus importants slogans de la révolution « Un Un Un, il n’y a qu’Un peuple syrien ! » tout en restant vigilantes et attentives sur les périls potentiels existants dont elles ont surmonté les plus grands avec succès, nous entendons par là le danger d’une guerre confessionnelle vers laquelle le régime a poussé, tandis que les ingrédients pour la rallumer sont toujours présents et qu’on retrouve des formules pour la même recette dans le discours de Hassan Nasrallah ainsi que dans la plupart des réactions à ce discours venues de parties engagées dans la révolution prédisposées aux dérapages confessionnels.

 

Probablement parmi les problèmes les plus épineux en ce moment précis est le danger de provoquer un conflit kurde-arabe au sein du peuple syrien. Cela porterait atteinte à l'unité de la lutte contre la tyrannie et pour la démocratie et la justice sociale. Une unité qui s’est renforcée à travers les luttes héroïques pour les mêmes objectifs et valeurs sociales tout au long des derniers dix-sept mois, une unité nationale combative qui risque de déraper vers des conflits communautaires à cause du chauvinisme, ce qui porterait un coup douloureux à la majestueuse révolution syrienne et qui ne conduirait qu’à l’effritement et à un conflit tourmentant tout le peuple syrien avec ses kurdes, arabes et autres groupes confessionnels et ethniques.

 

En revanche, vu les révélations révolutionnaires de la lutte du peuple syrien, nous parions sur la possibilité de barrer la route devant cette éventualité encore à l’état embryonnaire. Et effectivement plusieurs forces importantes ont pris l’initiative de faire face à de telles éventualités et insisté sur l'unité de la lutte du peuple syrien. Nous appelons les forces du peuple syrien et ses expressions civiles et politiques à des dialogues sérieux et sereins pour jeter les bases de solutions fondées sur la reconnaissance du droit à l'autodétermination en tenant compte des principes fondamentaux de la démocratie et des exigences de la situation politique immédiate de la révolution syrienne et de ses impératifs afin d’anéantir la dictature au pouvoir.

 

Dans cette perspective, nous mettons l’accent sur la nécessité de former des conseils locaux élus démocratiquement représentatifs de tous les habitants des zones libérées du joug du système.

 

Vive la lutte du peuple syrien !

 

Dimanche 29 juillet 2012

 

Courant de la Gauche Révolutionnaire en Syrie

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 15:53

 

http://www.legrandsoir.info/la-gauche-l-atlantisme-et-la-debacle-intellectuelle.html

 

Un média de gauche meurt, les médias de droite prolifèrent, le monde en serait il meilleur ?

La gauche, l'atlantisme et la débâcle intellectuelle

René Balme, fils d'un bûcheron paysan et d'une mère sans profession entre à la SNCF à l'âge de dix huit ans. Il va y travailler longtemps en équipe et s'engager dans l'activité syndicale.

Un temps éditeur, créateur d'une revue littéraire, c'est aussi un artiste (peinture, gravure, sérigraphie, aérographie) qui a participé à de nombreuses expositions. Il assurera un temps la direction de la communication et des activités culturelles du comité d'entreprise de la SNCF à Lyon.

 Conseiller municipal PCF de Grigny dans le Rhône depuis 1983, il accède aux fonctions de maire en 1992 et il est réélu en 1995, 2001 et 2008.

Il est Conseiller communautaire au Grand-Lyon depuis janvier 2007.

Partisan du droit des citoyens à informer, il a créé plusieurs sites Internet dont

www.le-citoyen.org

 (complément du mensuel papier Le CITOYEN) et

www.oulala.net 

(aujourd’hui sabordé, sans que le monde en soit meilleur, la liberté d’expression plus grande et la gauche plus forte).

Défenseur des services publics, il a proclamé Grigny « ville hors AGCS » (Accord général sur le commerce des services), et a créé

www.hors-agcs.org

site officiel du Réseau national des élus et collectivités hors AGCS, association dont il a été l’initiateur.

Ecologiste dans les actes, il interdit les OGM à Grigny, il opte pour les repas bios dans les écoles en privilégiant les producteurs locaux

www.grigny-citoyenne.org/Grigny/spip.php?article1186

La municipalité a créé des conseils de quartier, un conseil municipal de jeunes, l’élaboration du budget est participative (avec les habitants).

A Grigny, où la médiathèque porte le nom de Léo Ferré, la municipalité a voté l’interdiction des expulsions locatives pour cause d’impayés, ce qui vaut au maire une fréquentation assidue des tribunaux.

En 2011, la mairie organise un colloque sur la désobéissance civile. La deuxième édition aura lieu le 29 septembre 2012, organisée par la ville de Grigny et le journal Le Sarkophage que René Balme a contribué à créer, aux côtés de Paul Ariès.

www.rene-balme.org/24h00/spip.php?article1443

La ville de Grigny est adhérente à l’association APRIL (pour la promotion et la défense du logiciel libre dans l’espace francophone).

René Balme a créé l’association VIVE, une école de vidéo et de télévision participative qui réalise des interviews vidéos diffusés sur la Toile.

Il est activement impliqué dans le « Réseau National de la Démocratie Participative ».

Le 24 avril 2012, des centaines de personnes étaient réunies à Grigny pour écouter Salah Hamouri, un jeune franco-palestinien sorti depuis peu des geôles israéliennes et citoyen d’honneur de Grigny.

René Balme a quitté le PCF en 1997 et adhéré au PG en 2009. Il s’en sépare en juin 2012 avec amertume en raison du traitement public par celui-ci de « l’affaire Ornella Guyet » qui l’a décrit le 31 mai 2012 dans www.rue89.com  comme animateur « rouge-brun » du site www.oulala.net, rééditant la diffamation dont elle s’était rendue coupable en 2011 contre Viktor Dedaj et Maxime Vivas de www.legrandsoir.info .

Les Internautes auront noté les différences éditoriales entre feu www.oulala.net et www.legrandsoir.info. Mais, au-delà des choix de publication, www.legrandsoir.info peut affirmer que René Balme vaut cent fois ceux qui « l’ont jeté aux chiens ». Insinuer qu’il est antisémite est une crapulerie qui aurait dû être étouffée dans l’œuf ou enfoncée dans la gorge de la Nouvelle Inquisition et de son égérie sans morale (amie d’un administrateur de www.legrandsoir.info, elle avait pris un pseudo pour le matraquer incognito), insensibles à la prolifération sur la Toile de sites d’extrême-droite.

A sa demande, nous offrons volontiers un espace de libre expression à René Balme. Il y dit ce qu’il veut. Le débat est ouvert aux gens de bonne volonté qui le liront.

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 10:06

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7504

 

Grégory Chelli (alias Ulcan), Violvocal, mais que veulent les services publics ?

Vendredi 27 Juillet 2012

Petit rappel : en date du 27 février 2012, le site EUROPALESTINE dénonçait dans un article intitulé « Les vomissures du protégé de l’Union des Patrons Juifs », le site internet « VIOLVOCAL » créé par le membre de la LDJ (Ligue de Défense Juive), Grégory CHELLI.

Grégory CHELLI, qui revendique des compétences en informatique, a créé ce site dans le but d’insulter et d’agresser verbalement des personnes choisies plus ou moins au hasard, devant un auditoire d’internautes décérébrés, pour ensuite poster ses « exploits » en ligne, en toute impunité.

Une « énième » vidéo dudit CHELLI, connu pour avoir dirigé le commando qui a saccagé, en juillet 2009, la Librairie Résistance à Paris, sous les yeux des membres des R.G. qui les filaient, a particulièrement choqué des internautes, car dépassant encore en violence et en haine tous ses enregistrements aujourd’hui toujours consultables sur la toile.

Dans cette vidéo du début 2012, il déversait dans un langage peu élaboré mais très scatologique, toute la haine raciale et religieuse qu’il est possible d’exprimer à l’encontre des arabes et musulmans et revendiquait, au nom de son groupe (comprendre la LDJ) plusieurs agressions et notamment celle ayant abouti à la mort de Saïd BOURARACHE (vigile d’un magasin d’outillage, noyé dans la canal de l’Ourcq à Bobigny en 2010).

Bien entendu, dès février 2012, les pouvoirs publics étaient informés et il leur était demandé de mettre fin à ces activités….En vain.

Le 15 mars 2012, lors du procès de militants pacifistes poursuivis pour le boycott de produits Israéliens, l’un des avocats de la défense, attirait l’attention du Parquet de BOBIGNY sur ces faits et s’étonnait que le Ministère de la Justice adresse des directives aux Parquets de France pour exiger des poursuites contre des personnes qui demandent l’application du droit international, mais ne se donne pas la peine d’inviter les mêmes à poursuivre ce types de dérives (si tant est que l’idée d’engager des poursuites ne puisse leur venir spontanément face à tant de haine raciale).

Les 5 et 12 juin 2012, lors de procès opposant des militants propalestiniens à des membres de la L.D.J., les exactions de cette milice étaient à nouveau dénoncées, y compris les vidéos de Monsieur CHELLI…semble-t-il en vain !

Le silence des pouvoirs publics et des médias face à tant de haine déversée était assourdissant.

La vidéo la plus violente était finalement censurée sur le net, mais l’absence de censure de ce qui est encore accessible dépasse l’entendement.

Dans le même temps, le nouveau Ministre de l’Intérieur se fendait d’une petite phrase visant à stigmatiser l’antisémitisme des jeunes des banlieues, transfert facile et efficace d’une culpabilité historique sur les nouveaux venus.

Il a fallu attendre qu’en juillet 2012, des membres du groupe de Grégory CHELLI passent des appels antisémites (ceux-ci jamais mis en ligne contrairement aux déblatérations de CHELLI (alias Ulcan), pour que pouvoirs publics et presse s’émeuvent enfin.

Mais une émotion bien vite refoulée, lorsque l’implication d’au moins un membre de la L.D.J. sera constatée.

Ainsi, les journalistes, comme à leur habitude, jetteront en pâture aux lecteurs un prénom à consonance arabe, comme étant celui de l’auteur de plus d’un millier d’appels antisémites et rapidement le sujet ne sera plus évoqué.

De toute évidence, les journalistes de « nos grands média » ayant saisi sur un moteur de recherche les termes « VIOLVOCAL » ont immédiatement constaté à qui et à quoi ils étaient confrontés, à savoir : Grégory CHELLI et la LDJ et là, comme à l’habitude, une chape de plomb est tombée sur l’information.

Le fait que Grégory CHELLI ait pour habitude lors de ses « canulars » de se faire passer pour un musulman, afin d’attiser la haine raciale à l’encontre des musulmans, passe aussitôt à la trappe :

http://www.dailymotion.com/video/xlr9ry_ulcan-appelle-un-policier-qui-insulte-l-islam_fun

Il semble pourtant que bon nombre du millier d’appels mentionnés dans la presse soit de la même essence.

Mais il est plus vendeur d’évoquer l’antisémitisme d’une certaine jeunesse issue de l’immigration et cela est dans la droite ligne de la politique du Ministère de l’Intérieur, qui changement de gouvernement ou non, n’a pas varié sur cette question.

On remarquera avec intérêt que le BNVCA (Bureau National de vigilance Contre l’Antisémitisme) habituellement si prompt à dénoncer de fausses agressions antisémites, en stigmatisant systématiquement les militants des droits de l’homme, s’est abstenu de condamner le site VIOLVOCAL... On peut penser qu’il était mieux informé que le CRIF sur la personne du propriétaire et animateur de ce site, ce qui n’aurait rien de surprenant puisque nombre de membres de la LDJ, lorsqu’ils sont interrogés par les services de police, indiquent qu’ils interviennent pour le SPCJ (Service de Protection de la Communauté Juive, autre intitulé du BNVCA) et à ce titre « collaborent avec la police ».

Aujourd’hui,

Force est de constater que la LDJ poursuit ses exactions en toute tranquillité.

Force est de constater que Grégory CHELLI poursuit ses canulars racistes téléphoniques en toute tranquillité.

Force est de constater qu’une partie de la population nationale, nourrie de désinformations par les grands média, se voit incitée à la haine contre une autre partie de la population (il n’y a qu’à lire les commentaires antimusulmans des internautes, au pied des articles de presse faisant état des appels en provenance du site de Grégory CHELLI, pour s’en convaincre).

Force est de constater que la partie de la population ainsi pointée du doigt est victime en permanence, mais là dans l’indifférence la plus totale, d’agressions racistes sous toutes leurs formes.

Cette politique du deux poids deux mesures, qui ne peut qu’attiser la division de notre société, doit être dénoncée avec la plus grande vigueur.

A quoi veulent aboutir les pouvoirs publics, secondés par les média, en se comportant de la sorte ?

CAPJPO-EuroPalestine

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 09:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/l%C3%A9pouse-bo-xilai-inculp%C3%A9e-dhomicide-en-chine-123928975--business.html

 

 

L'épouse de Bo Xilai inculpée d'homicide volontaire

 

PEKIN (Reuters) - La Chine va traduire en justice pour homicide volontaire Gu Kailai, la femme de Bo Xilai, ancien chef du Parti communiste (PCC) de la gigantesque municipalité de Chongqing, a rapporté jeudi l'agence officielle Chine nouvelle.

 

Gu Kailai et Zhang Xiaojun, l'un de ses domestiques, seront jugés pour avoir empoisonné l'homme d'affaires Neil Heywood, à cause d'un "conflit d'intérêts économiques" entre le Britannique et l'épouse de Bo Xilai.

 

"Les circonstances du crime des deux accusés sont claires, et les preuves sont conséquentes et irréfutables", écrit Chine nouvelle, citant les autorités chinoises. "En conséquence, les deux accusés doivent être inculpés d'homicide volontaire."

 

Gu Kailai et Zhang Xiaojun, qui risquent la peine de mort, seront jugés à Hefei, une ville de l'est chinois, loin de Chongqing, où le corps de Neil Heywood a été trouvé dans un hôtel en novembre.

 

Un avocat de la famille a déclaré à Reuters que le procès commencerait probablement le 7 ou le 8 août.

 

Les soupçons qui pesaient sur l'épouse de Bo Xilai avaient conduit en avril à ce que le responsable communiste soit limogé de ses responsabilités à Chongqing en mars, puis écarté du bureau politique et du comité central du PCC en avril, alors que la majorité des dirigeants du parti unique, et donc du pays, doivent être renouvelés lors du dix huitième congrès national du parti en octobre.

 

Gu Kailai est détenue depuis plusieurs mois par la police. Aucun détail sur les mobiles du crime n'a été officiellement donné, mais deux sources proches de l'enquête ont déclaré en avril à Reuters que Neil Heywood avait menacé de révéler publiquement les projets de l'épouse du dirigeant chinois sur un transfert d'argent à l'étranger.

 

"LA CARRIÈRE DE BO EST FINIE"

 

L'homme d'affaires britannique était un ami de longue date du couple chinois, dont le fils, Bo Guagua, qui se trouve aujourd'hui probablement aux Etats-Unis, avait étudié en Grande-Bretagne avec l'aide de Neil Heywood.

 

La Grande-Bretagne s'est dite "heureuse" de voir l'enquête suivre son cours, dans un communiqué publié jeudi par le Foreign Office, le ministère britannique des Affaires étrangères, tout en soulignant que les investigations étaient du ressort des autorités chinoises.

 

Un Français, l'architecte Patrick-Henri Devillers, se trouve depuis la semaine dernière en Chine, où il doit être entendu comme témoin-clef dans cette affaire, et où il est pour le moment "théoriquement libre", selon des sources diplomatiques françaises.

 

"Aussi importante que soit cette affaire, le congrès du parti se passera maintenant sans grande difficulté", a déclaré Joseph Fewsmith, spécialiste de la politique chinoise à l'université de Boston. "Le parti a traité l'affaire comme le cas particulier d'un hors-la-loi. Les questions idéologiques ont été mises de côté, même si cela ne veut pas dire qu'elles ne sont pas présentes."

 

"La carrière de Bo (Xilai) est finie depuis longtemps", a ajouté Joseph Fewsmith, pour qui l'inculpation de Gu Kailai n'est pas "une surprise". "Il est assez clair qu'ils veulent se débarrasser de l'affaire avant le congrès du parti."

 

Même s'il est possible que des accusations pénales soient prochainement retenues contre lui, Bo Xilai n'est, de son côté, que sous le coup d'une procédure disciplinaire interne au parti.

 

Âgé de 62 ans et membre de la "nouvelle gauche chinoise", qui regroupe des maoïstes et des sociaux-démocrates, il était vu, avant sa chute, comme une probable figure clé de cette future équipe dirigeante, qui devrait voir l'accès à la présidence chinoise de l'actuel vice-président Xi Jinping.

 

Bo Xilai et son épouse n'ont pas pu se défendre publiquement depuis le limogeage du responsable communiste, mais il avait auparavant dénoncé des attaques politiques, provoquées notamment par ses méthodes controversées contre le crime organisé.

 

Ses partisans ont aussi affirmé qu'il était victime d'un complot politique en raison de son opposition aux mesures prises par la Chine sous la présidence de Hu Jintao, en faveur de la libéralisation du marché.

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 11:06

 

http://www.liberation.fr/economie/2012/07/22/monsieur-le-president-souvenez-vous-de-vos-engagements-sur-les-licenciements-boursiers_834844

 

Monsieur le Président, souvenez vous de vos engagements sur les licenciements boursiers

 

Dimanche 22 Juillet 2012

 

Par Licenci’elles, une association créée par les salariés des Trois Suisses

 

Il y a quelques jours, lors de la conférence sociale, la responsable du MEDEF, Laurence Parisot, vous réclamait un cadeau qu’elle n’avait jamais osé demander à Nicolas Sarkozy : «déjudiciariser les plans sociaux», en permettant aux entreprises de procéder à des ruptures conventionnelles collectives. Autrement dit, supprimer toute vérification, par le juge, de l’application du code du travail par le groupe ou l’entreprise qui licencie. Le Medef revendique ainsi une liberté totale en matière de licenciement économique, y compris le droit de licencier pour augmenter la valeur d’une action en Bourse.

 

La législation actuelle n’est pourtant pas en sa défaveur. Aujourd’hui, les entreprises ou les groupes dont les profits et le chiffre d’affaires augmentent n’ont en principe pas le droit de licencier. Mais lorsque l’employeur viole la loi et licencie alors que son entreprise ou son groupe présente un résultat largement bénéficiaire, la seule sanction possible est la condamnation à payer une indemnité au salarié… une fois que le licenciement a eu lieu. La proposition de loi que nous vous adressons dans cette lettre ouverte a pour but de permettre aux salariés et à leurs représentants de s’opposer efficacement à un projet de licenciement lorsqu’il n’est pas fondé sur un motif légal, et notamment économique. Si les raisons du licenciement ne sont pas valables, alors celui-ci ne doit pas avoir lieu.

 

Car les salariés, qui exigent que vous leur donniez enfin les moyens d’arrêter des licenciements manifestement illégaux, n’ont pour l’instant rien entendu d’autre que la déclaration de votre gouvernement sur les licenciements abusifs. Déclaration bienvenue mais jusqu’ici non suivie d’effet ni même de proposition concrète… Or sur la question de savoir s’ils doivent pouvoir empêcher un licenciement manifestement injustifié de se produire, vous allez devoir trancher, et fixer des règles !

 

En 2002, les salariés de LU avaient demandé à Lionel Jospin ce qu’il ferait, s’il devenait Président, contre les licenciements boursiers qui les menaçait. Il avait répondu : «L’Etat ne peut pas tout

 

En octobre, certains d’entre nous vous ont posé la même question. Et vous qui êtes aujourd’hui Président, vous nous avez clairement répondu (souvenez-vous, nous étions quatre cent sur le parking de Goodyear) : «Là ou il y a la recherche d’un licenciement pour un seul but boursier, il faut qu’il y ait la saisine d’un tribunal qui puisse suspendre ce plan

 

Nous sommes des centaines de milliers de salariés à être victimes de licenciements boursiers ou menacés de l’être. Et nous vous rappelons aujourd’hui qu’il faut tenir vos engagements.

 

Pour ce faire, voici le nouvel article du code du travail que nous vous proposons (article L. 1235-4), permettant au juge d’intervenir en amont sur les licenciements, ce qui n’est aujourd’hui pas le cas :

 

«Lorsque la procédure de licenciements collectifs pour motif économique n’est pas fondée sur un l’un des motifs prévus à l’article L. 1233-3 du code du travail [qui détaille les différents motifs économiques, ndlr], le comité d’entreprise, le comité d’établissement concerné, un délégué du personnel, une organisation syndicale représentative ou dix pour cent des salariés de l’une des catégories professionnelles concernées, dispose d’un droit d’opposition au projet de licenciement. Celui qui exerce son droit d’opposition au licenciement économique injustifié doit le notifier par courrier recommandé à l’employeur avant la réception des lettres de licenciement par le ou et les salariés. L’exercice du droit d’opposition au projet de licenciement économique entraîne la suspension de la procédure et des licenciements. A compter de la notification de l’opposition à l’employeur celui qui l’a exercé dispose d’un délai de huit jours, sous peine de caducité de la suspension de la procédure, pour assigner l’employeur devant le président du tribunal de grande instance en référé. Lorsqu’il constate que le projet de licenciement n’est pas fondé sur l’un des motifs énoncés à l’article L. 1233-3 du code du travail, le juge des référés ordonne la nullité de la procédure de licenciement et de ses effets.»

 

Licenci’elles a été créée pour aider les salariés en lutte dans les entreprises qui licencient alors qu’elles et leurs groupes font des profits. La proposition de loi a été rédigée en étroite collaboration avec des salariés de Goodyear, Faurecia, Sony, CF Crédit agricole, Fralib, Samsonite, ZF, Valeo, Bigard, ArcelorMittal, La Redoute, Kodak, Blancheporte et Trois Suisses.

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 10:46

 

http://www.convergencedesluttes.fr/petitions/?petition=25

http://www.liberation.fr/monde/2012/07/17/appel-d-avignon-a-la-solidarite-avec-le-peuple-syrien_833915

 

Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien

 

Mardi 17 Juillet 2012

 

Artistes, universitaires, spectateurs, citoyens, il y a un an déjà, nous lancions d’Avignon un appel à la solidarité avec le peuple syrien levé pour la conquête de ses libertés. Depuis, ses souffrances n’ont fait qu’empirer. En douze mois, le macabre bilan de la répression a presque décuplé. En guerre contre sa propre société, Bachar al-Assad s’est affranchi de toute limite.

 

Chaque jour il lance l’armée et ses milices à l’assaut des foules, fait pilonner des villes, raser des quartiers, martyriser des villages, massacrer des familles en s’acharnant sur les enfants et jeter en prison des centaines d’innocents soumis à la torture. Par dizaines de milliers, les réfugiés cherchent un abri aux portes de la Turquie, du Liban, de la Jordanie et de l’Irak, dont les équilibres sont menacés. Durant ce temps, la communauté internationale a donné le spectacle de sa passivité, malgré les efforts de Paris et autres «amis du peuple syrien».

 

Les résolutions 2042 et 2043 du Conseil de sécurité, dépourvues de contraintes envers le pouvoir, traitent sur un même plan les différentes «parties», comme s’il s’agissait de partager les torts entre des assassins équipés de chars et d’hélicoptères, d’une part, leurs victimes et les déserteurs qui tentent de les défendre avec des moyens de fortune, d’autre part. Conçu sur ces bases, le «plan Annan» a connu l’échec qu’illustre l’impuissance de ses observateurs. Les flatteries envers Moscou, qui cherche à monnayer sa capacité de blocage au prix fort, la complaisance vis-à-vis de Pékin, que l’on sait imperméable aux aspirations démocratiques, l’immixtion dans les négociations de Téhéran, dont le président est le plus fidèle soutien du dictateur, font partie du problème, pas des solutions. Pour faire progresser la «responsabilité de protéger» proclamée par les conventions internationales, il faut exercer une pression accrue sur ces capitales, afin qu’elles réalisent qu’il est temps pour elles de lâcher des dirigeants dont les actes barbares les condamnent devant l’histoire et les mènent à leur perte à plus ou moins brève échéance. La diplomatie retrouvera sa noblesse si, au lieu de courir après l’accord du criminel qu’il s’agit d’empêcher de nuire, elle obtient son départ avant que la région ne bascule dans le chaos.

 

Il s’agit avant tout de défendre les civils. L’escalade militaire ne sera évitée que par une résolution, adoptée sous le chapitre VII de la charte de l’ONU, étendant et durcissant les sanctions économiques afin de ne laisser aucune échappatoire aux membres du clan al Assad, ainsi qu’aux entreprises, banques et institutions servant leurs intérêts. Un tel texte doit imposer un embargo immédiat sur toutes les livraisons d’armes au régime, saisir la Cour pénale internationale pour juger les crimes contre l’humanité, permettre l’ouverture de corridors humanitaires aux frontières, garantir l’accès des secouristes aux villes où se pressent les exilés. Sans attendre son vote et son application, l’Union européenne et la Ligue arabe doivent apporter une aide matérielle et financière aux opposants, qui ont besoin d’outils de communication sûrs et mobiles.

 

Les Syriens appellent au secours. Les citoyens du monde, dont le Festival d’Avignon reflète les espoirs et les rêves, s’impliquent dans le devoir d’assistance à peuple en danger. Ils l’exercent en se mobilisant pour rappeler leurs gouvernements à cette obligation, aussi impérieuse qu’urgente.

 

Premiers signataires : Hortense Archambault et Vincent Baudriller, directeurs du Festival d’Avignon ;  Marcel Bozonnet,ex-administrateur de la Comédie-Française ; Emmanuel Wallon, professeur à Paris Ouest-Nanterre ; Ariane Mnouchkine, directrice du Théâtre du Soleil ; Jack Ralite, ancien ministre ; Jean Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point; Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du Festival d’Avignon 

 

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