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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:00

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/23/les-kurdes-du-pkk-a-l-offensive-contre-le-regime-de-damas_1737116_3218.html#xtatc=INT-17

 

Les kurdes du PKK à l’offensive contre le régime de Damas

 

LE MONDE | 23.07.2012 à 15h19 • Mis à jour le 24.07.2012 à 11h27

 

Par Guillaume Perrier (Istanbul, correspondance)

 

Un embryon d’Etat kurde est il en train de naître de la guerre civile syrienne ? C’est la question qui préoccupe ces jours ci la Turquie voisine. Profitant de l’affaiblissement des forces de Bachar al Assad, des miliciens kurdes affiliés au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) ont pris possession de plusieurs villes du nord de la Syrie depuis le Jeudi 19 Juillet.

 

Sans qu’un coup de feu ne soit tiré, le drapeau kurde et les emblèmes de la guérilla marxiste léniniste fondée par Abdullah Ocalan ont été hissés sur les bâtiments officiels à Ayn al Arab, ville frontalière de la province d’Alep, qui a repris son nom kurde de Kobani après le retrait de l’armée restée loyale au président syrien.

 

Dans la foulée, le mouvement s'est propagé à toute la région : depuis Efrin, au nord d'Alep, jusqu'à Derik (Al-Malikiyah), à la frontière irakienne, en passant par Amudah et Darbasiyah, les Kurdes célèbrent "la libération du Kurdistan occidental" et déboulonnent les portraits de la famille Assad.

 

En revanche, les troupes de Damas contrôlent toujours Qamishli, sur la frontière, où, pour la première fois depuis le début de l'insurrection, des accrochages ont été signalés avec les comités de défense kurdes, samedi, après une manifestation antirégime, faisant au moins un mort et plusieurs blessés.

 

Position d’attente

 

"Tous les Kurdes attendent la libération de Qamishli, la plus grande ville kurde de Syrie, considérée comme la capitale administrative et politique. Alors seulement, nous pourrons sentir le vent de la liberté au Kurdistan", estime Sherzad Yezidi, un membre du Parti de l'union démocratique (PYD), la filiale syrienne du PKK et principale force politique kurde syrienne. Ce pourrait être une question de jours. Vendredi, l'Union des comités de coordination kurdes a ordonné le départ de toutes les forces syriennes de la région. "Sinon, elles seront forcées à partir."

 

Jusqu'ici, la région s'était tenue en retrait de la vague de soulèvements, hormis quelques manifestations sporadiques. Prenant ses distances avec les autorités de Damas comme avec la rébellion, jugée trop proche des pays du Golfe et de la Turquie, la minorité kurde était en position d'attente.

 

Le régime de Bachar al Assad, lui, a tenté de jouer cette carte contre son voisin turc : l'une de ses premières mesures fut d'accorder la nationalité syrienne à trois cent mille kurdes privés de leurs droits depuis quarante ans et d'autoriser le chef du PYD, Salih Muslim, à rentrer d'exil. En dix-huit mois, environ six cent prisonniers politiques du PYD ont été libérés de prison et plusieurs milliers de combattants du PKK, retranchés dans le nord de l'Irak, auraient trouvé refuge côté syrien, faisant craindre à la Turquie qu'un nouveau sanctuaire ne se constitue à sa frontière.

 

Deux cent barrages routiers

 

En retour, le PKK et sa filiale ont servi de rempart contre la progression sur le terrain de l'armée syrienne libre (ASL). Celle-ci a été repoussée après avoir tenté d’entrer dans Efrin, le bastion politique du PYD, il y a quelques jours. Même scénario à  Ayn al Arab.

 

"Les Kurdes ont leurs propres forces et n'ont pas besoin de combattants arabes ou d'hommes venus de l'étranger", lance un membre du PYD.

 

Les combattants kurdes tiennent plus de deux cent barrages routiers au nord et à l'est d'Alep, constituant un véritable verrou autour de la deuxième ville du pays. Nombre de points de passage le long de la frontière turque sont également sous son contrôle, ce qui a longtemps ralenti l'acheminement d'armes à destination de la rébellion.

 

Mais le changement d'attitude de la principale force kurde fait suite à la tenue, début juillet, à Erbil, au Kurdistan irakien, d'une conférence réunissant tous les partis kurdes syriens. Sponsorisée par le principal responsable de la région autonome d'Irak,

 

Massoud Barzani, cette rencontre a débouché sur un accord entre le PYD et la douzaine de partis kurdes réunis dans le Conseil national kurde, favorable au renversement du régime de Damas. Une intervention décisive.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:52

 

http://www.torrentnews.net/2012/07/25/indect-quand-la-commission-eu-repond-aux-anonymous-par-video-youtube-les-anons-repliquent

 

Nous sommes Anonymous,

Pourquoi sommes-nous ici ? Nous voulons que les gouvernements de l’Union Européenne montrent ce qu’est réellement Indect.

En développant le projet Indect, l’UE quitte peu à peu la route suivie par la démocratie et impose aux populations un bond en avant vers un État de surveillance, un État tout puissant. C’est notre liberté collective qui est en jeu ! C’est pourquoi nous disons : STOP Indect !

Nous ne voulons pas être tributaires d’un système automatisé d’analyse de chaque mouvement du public. INDECT est avant tout une intelligence artificielle, pour en saisir l’essence, il faut comprendre le comportement des logiciels. Comment faire comprendre à un robot les subtilités du comportement humain ? Le personnel de la Stasi avait commencé la mise en place d’un système similaire, mais nous ne voulons pas d’une Stasi moderne ! Nous voulons le respect de notre liberté et notre vie privée !

Pour ce projet, l’UE a déjà dilapidé onze millions d’Euros. Ce sont des fonds qui, issus de la poche du contribuable européen, auraient pu être investis pour le bien commun ! Au nom de la science et de la sécurité, les partenaires du projet développent des technologies permettant de doter les caméras de vidéosurveillance de capacités en matière de reconnaissance faciale biométrique. Leur action serait également combinée avec un outil intelligent de surveillance de nos téléphones fixes et mobiles et permettrait de les croiser avec des données issues d’Internet (sites web, blog, forums, réseaux sociaux) et de bases de données gouvernementales (fichiers d’empreinte, ADN…).

La police polonaise a déjà reculé et annoncé qu’elle n’aurait pas besoin d’Indect car il y avait suffisamment de lois existantes à appliquer. Bien qu’il ait été indiqué qu’Indect était testé uniquement sur des volontaires, Indect a été testé avec succès aux Championnats d’Europe de football cette année en secret ! Ce fait a été rapporté par les Anons Polonais de la Task Force Indect qui était sur place au Championnat d’Europe à «chasser» pour confirmer Indect.

Maintenant, bien sûr, beaucoup se demandent : quel est le comportement remarquable qui sera retenu par ce monstre informatique ? Permettez-nous de mentionner quelques exemples inspirés de ce qu’on peut trouver sur des documents officiels :

Mouvement dans le «mauvais» sens : juste en bas de la rue, tout à coup un changement de direction est suspect, alors que vous avez peut-être simplement oublié quelque chose !

Rencontre avec plus d’un certain nombre de personnes – donc pas de réunions de plus de X personnes dans un lieu public : allez dans un bar ou un restaurant, car, autrement, vous pourrez vous retrouver traqués par le système !

Running – merci de ne pas aller trop vite !

Se baisser – peu importe ce que vous faites ! Ne pas tomber ! Un pied devant l’autre !

En public, soyez toujours doux et amical. Pas de mauvais mots !

Comme nous l’avons montré, dans les exemples ci-dessus, nous devrons tous, après le déploiement d’Indect, et son introduction dans nos vies, être attentifs à comment nous comporter en public, de peur d’arriver trop innocent dans les rouages d’un système soi-disant intelligent. Car Indect sera partout, dans les rues de nos villes. Si on est repéré et pris pour cible parle système, nous verrons nos données personnelles présentes dans ces énormes bases de données automatiquement interrogées, et ce, sans qu’aucune intervention de la justice ne soit nécessaire. Que se passera-t-il si ces données tombent entre dans de mauvaises mains ? Comme l’indiquent des rapports récents relayés dans la presse, il existe également des fonctionnaires corrompus. Que dire des politiciens ?

Dans ce scandale, il y a également les recherches d’entreprises allemandes privées.

Par exemple, Innotec GmbH et PSI Transcom GmbH sont impliqués dans l’Université de Wuppertal. Quelle assurance aurons-nous qu’un projet comme INDECT ne défende pas les intérêts de ces entreprises privées. Des universités, des collèges et des entreprises de Pologne, Espagne, Bulgarie, Grande-Bretagne, République tchèque, Slovaquie, France et l’Autriche participent au projet. Ces organismes y participent pour l’argent, et contre tout sens moral…

Anonymous a récemment reçu un message vidéo de l’UE, avec en vedette Marco Malacarne, le directeur par intérim de l’espace, de sécurité et de GEMS. Une vaine tentative de l’UE pour empêcher les protestations, dans laquelle il prétend qu’il n’a jamais été prévu que le système soit utilisé en UE, que le système n’avait pas été testé en public et encore une invitation à le rencontrer, alors nous pouvons finir de discuter, oui. Marco Malacarne, Anonymous ne croit pas à ces mensonges. Nous vous expliquons pourquoi !

Tout d’abord, il a été consacré à la recherche Indect près de onze millions d’euros. La recherche en UE n’est pas faisable sans une arrière-pensée.

Nous apprenons dans votre message, ce que nous ne croyons pas, que ce système serait développé dans le but de le vendre…

Nous combattons anonymement pour les droits non seulement localement, mais pour les droits des personnes à travers le monde.

Indect doit être arrêté immédiatement. Il n’a pas à être mis en place en UE ou dans tout autre pays au monde.

Il a déjà été trop fait d’argent avec la souffrance d’autrui, par exemple, comme la vente d’armes dans certains pays.

L’affirmation selon laquelle Indect n’a pas été testé, a déjà été réfutée par la Task Force.

Nous vous remercions pour vos mensonges, Marco Malacarne.

L’UE a élaboré une surveillance totale des citoyens.

Voici un échantillon de ce que le gouvernement fédéral allemand et l’Union européenne ces dernières années ont organisé pour nous surveiller.

Conservation des données : Toutes les données de connexion téléphonique, l’Internet mobile et téléphonie fixe sont stockés pendant 6 mois dans des bases de données énormes. Il est sauvegardé avec qui, où et combien de temps vous avez téléphoné.

ACTA : L’ACTA, entre autres choses, exigeait que tous les fournisseurs internet enregistrent votre connexion de données consultables à partir d’autres pays

Indect: C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui – une surveillance totale des citoyens en public, un système qui peut accéder à toutes les bases de données et stocke toutes les informations à votre sujet.

Mise en réseau des bases de données douanières : Ce n’est pas seulement le bureau d’enregistrement compétent qui récupérera les données stockées sur vous, mais chaque bureau d’inscription dans tous les autres pays.

GEZ 2013th (Allemagne) ce changement ne concerne pas seulement les autres frais. La  GEZ 2013 a également le droit de récupérer les données des organismes déclarants, par exemple, votre bailleur pourra vous interroger ou recueillir des données au sujet de votre crédit et votre santé. Les données sur le revenu et la santé sont d’ailleurs conservées pendant des années par la GEZ. Les personnes handicapées doivent présenter des preuves au sujet de leur handicap. Les entreprises ont besoin de spécifier combien d’employés ils ont. Une adaptation dans les autres pays d’Europe est tout à fait envisageable également.

Le passeport électronique : introduit depuis quelques années, les empreintes digitales sur le passeport, de sorte que les autorités associent votre empreinte à votre photo.

Le stockage des données des passagers est reconnu depuis un certain temps : qui vole quand et où…

Il existe beaucoup plus de points, mais nous ferions une liste très longue…

Ceux qui ne croient pas encore que l’UE œuvre en faveur du ciblage, d’un État policier et un contrôle total, il vous reste encore beaucoup à lire, notamment :

En 2006, l’Eurogendfor a été déclarée prête à l’emploi. L’Eurogenfor, police militaire européenne, a participé à la gestion de crise.

2009, le projet INDECT est lancé. En décembre 2009, le très controversé Traité de Lisbonne a été adopté, indiquant entre autres choses : Un meurtre n’est pas considéré comme une violation de cet article quand il est provoqué par une force qui est essentielle à une grève, émeute ou une insurrection légitime vers le bas,  c’est-à-dire ? S’il vient à y avoir un soulèvement du peuple contre le gouvernement, les forces de  sécurité peuvent utiliser des balles réelles pour les apaiser. Peu de temps après, en janvier 2010, les modifications apportées à la Loi sur Europol, prévoit que les données normalement “sensibles” puissent être partagées.

Revenons à la déclaration de Marco Malacarne. Il affirme, entre autres choses, que le projet INDECT est complètement public et transparent. Un autre mensonge !

Certains politiciens ont exigé la transparence sur Indect, y compris le vice-président du Parlement européen.

Sur le site, le projet a, en effet, été identifié comme PU, c’est-à-dire public. Néanmoins, le projet est encore largement dans le secret et les entreprises concernées ont longtemps refusé toute interview et déclaration portant sur Indect.

Nous sommes Anonymous, Nous sommes Légion, Nous ne pardonnons pas, Nous n’oublions pas, Redoutez-nous

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 15:27

 

http://www.fr.news.yahoo.com/dans-le-nord-la-syrie-azaz-est-aux-075027631.html

 

Dans le nord de la Syrie, Azaz est aux mains des rebelles

 

AZAZ, Syrie (Reuters) - Oualid Mourai, 53 ans, est resté terré avec sa famille pendant une semaine chez lui à Azaz, une ville du nord de la Syrie, à cinq kilomètres seulement de la frontière avec la Turquie, alors que les rebelles bataillaient pour prendre la ville à l'armée.

 

Comme la nourriture commençait à manquer et les bombardements des chars à frôler le toit de sa maison, il a décidé qu'il était temps de partir.

 

Passant d'une maison à l'autre, Mourai et sa famille ont réussi à gagner l'extérieur de la ville. Après s'être cachés pendant trois semaines, ils sont revenus chez eux lundi.

 

"Venez ! Venez ! Regardez ma maison. Regardez ce qu'ils ont fait", s'est-il exclamé en grimpant sur le toit bétonné. "Regardez ça, les chars nous ont tiré dessus, a-t-il ajouté, désignant deux grands trous dans le mur qui entoure la terrasse du toit.

 

L'armée syrienne assiège depuis des mois cette ville rebelle de trente cinq mille habitants, positionnant ses chars dans le centre-ville et utilisant des armes de gros calibre pour réprimer la contestation.

 

Encouragée par l'avance des rebelles à proximité, Azaz s'est pourtant soulevée ce mois-ci et, dans une poussée finale, a combattu les soldats de Bachar al Assad dans les rues poussiéreuses, finissant par les repousser à l'extérieur dimanche dernier.

  

VILLE FANTÔME

 

Mais ce que les rebelles ont réussi à prendre, c'est une ville en ruines.

 

Certaines maisons se sont effondrées, pilonnées par les chars, tandis que les autres immeubles sont noircis ou grêlés par les balles.

 

Les chars frappés par les roquettes des rebelles sont immobilisés dans les rues, tandis que les cartouches usagées jonchent le sol.

 

Une mosquée du centre-ville utilisée comme quartier général par l'armée régulière est aujourd'hui complètement détruite. Des chars incendiés et des véhicules blindés sont immobilisés dans la cour tandis que des enfants escaladent les ruines où les fidèles avaient coutume de faire leurs ablutions.

 

Malgré les dégâts et la peur causée par les combats, la vie semble reprendre. Les habitants ont commencé à regagner leur domicile pour examiner les dégâts.

 

"Nous n'avons plus ni électricité, ni eau courante", témoigne Able Sheikho, l'épouse de Mourai.

 

Un homme qui rentrait chez lui en mobylette s'arrête pour crier "Assad!" tout en faisant signe de vouloir lui trancher la gorge.

 

Les combattants rebelles sillonnent encore Azaz en voiture, leurs AK-47 en bandoulière. L'un d'entre eux, Mohammed, dit qu'ils contrôlent désormais l'ensemble de la ville.

 

"Il n'y a plus de soldats autour d'ici maintenant, mais l'artillerie continue à tirer à trente kilomètres. Ils ne reviendront pas. Et s'ils essayent, nous les battrons!"

 

"Si dieu le veut, nous allons marcher sur Alep", ajoute le capitaine Abou Rachid, commandant de l'Armée syrienne libre.

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:18

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-procureur-philippe-courroye-veut-devenir-avocat-062649548.html

 

Le procureur Philippe Courroye veut devenir avocat

 

PARIS (Reuters) - Le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye, menacé d'une mutation autoritaire à Paris, se dit victime d'une chasse à l'homme et a déposé une demande de mise en disponibilité afin de devenir avocat.

 

Le magistrat l'annonce dans un entretien publié mercredi par Le Figaro le jour même d'une convocation par des juges d'instruction qui instruisent la plainte de l'ex-ministre Charles Pasqua pour destruction de preuves dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola.

 

Finalement, les juges ne l'ont pas mis en examen mais lui ont accordé le statut de témoin assisté, selon une source judiciaire.

 

Le procureur s'estime "lynché" et dit qu'il est victime en réalité de ses qualités.

 

"On me reproche en réalité mon indépendance d'esprit, ma force de caractère et ma ténacité. D'aucuns auraient sans doute aimé que je mette un genou en terre mais (...) je ne suis pas de ceux qu'on attelle", dit-il.

 

Le ministère de la Justice veut le muter comme avocat général au parquet de la cour d'appel de Paris dans "l'intérêt du service" en invoquant les procédures pénale et disciplinaire engagées contre lui en raison du fait qu'il a fait examiner par la police les factures détaillées de téléphone ("fadettes") de journalistes du Monde pour connaître leur informateur.

 

Il lui est reproché aussi le suicide d'un substitut de son parquet, mais il conteste formellement dans l'entretien que cet homme ait été victime d'un harcèlement moral, assurant qu'il demandait au contraire sa promotion.

 

"Cette récupération abjecte participe de la chasse à l'homme dont je fais l'objet depuis plusieurs années", dit-il.

 

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a ordonné début juillet l'ouverture de poursuites disciplinaires contre lui dans l'affaire des "fadettes".

 

Un rapporteur va désormais faire une sorte d'instruction, puis une audience contradictoire publique sera organisée, et une décision sera prise à l'encontre du procureur qui risque une sanction pouvant aller du blâme à la révocation s'il est déclaré coupable.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:05

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-salari%C3%A9s-psa-promettent-la-guerre-%C3%A0-la-115821259--business.html

 

Les salariés de PSA promettent la guerre à la rentrée

 

PARIS (Reuters) - Les salariés de PSA Peugeot Citroën ont montré mercredi leur volonté d'en découdre en manifestant près de l'Arc de triomphe et devant le siège parisien du constructeur, qui prévoit huit mille suppressions de postes.

 

Quelque mille cinq cent manifestants ont descendu l'avenue de la Grande Armée, de l'Arc de Triomphe jusqu'au siège de PSA proche de la porte Maillot, lâchant des fumigènes sur l'air de "on lâche rien" et en tapant sur des fûts métalliques.

 

Sur le chemin du retour, ils ont fait le tour de l'Arc de triomphe tandis que des délégués de l'usine de Sochaux entonnaient l'Internationale.

 

Venus de la plupart des sites français du constructeur, les syndicalistes estiment que l'ampleur de la mobilisation à l'occasion d'un Comité central d'entreprise augure d'une forte reprise de la "bataille" à la rentrée, dès le 4 septembre.

 

"Ce n'est pas aux salariés du groupe de payer la note. On n'est pas prêt à se laisser faire, on va leur mener la guerre", a lancé sous les applaudissements Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), promis à la fermeture.

 

Les syndicats CGT, CFDT, CFTC, Sud, FO, SIA, CFE-CGC estiment avoir marqué un point en désignant un expert chargé d'examiner le bien-fondé du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qu'ils qualifient de "pillage social".

 

En conséquence, la présentation du PSE aux représentants du personnel a été repoussée, probablement jusqu'en octobre, l'expertise ne débutant que le 27 août.

 

"L'objectif était de gagner du temps et de décaler la procédure pour mieux organiser la suite", a expliqué Tanja Sussest, du SIA (Syndicat indépendant de l'automobile).

 

"MACHINE INFERNALE"

 

Le gouvernement a également mandaté un expert, Emmanuel Sartorius, pour réaliser un audit de la situation financière et économique du groupe. Un rapport final est attendu en septembre.

 

"Les salariés ont marqué un point, en faisant reculer la direction, on a gagné du temps sur cette machine infernale à licencier. On a la gnaque!", a assuré Jean-Pierre Mercier, principale figure pour le moment du combat des PSA.

 

Pour les syndicalistes, l'objectif est bien d'obtenir le "blocage définitif" du plan social.

 

La mobilisation est partie du site d'Aulnay-sous-Bois, où PSA veut arrêter la production et supprimer trois mille postes, ainsi que de Rennes, où mille quatre cent emplois sont menacés et dont des salariés sont venus à Paris en car.

 

Ils ont été rejoints par des salariés de Poissy, Mulhouse, Sochaux ou Cléon, nombre de syndicalistes considérant que "l'attaque de PSA contre l'emploi concerne tous les sites du groupe".

 

La plupart des manifestants doutent des propositions de reclassement de la direction.

 

"Ils ont nié depuis un an le plan annoncé récemment, depuis on doute de tout", a dit Frédéric Besnard, syndicaliste de FO à Poissy.

 

Signe de la colère des employés de PSA refusant d'être "les boucs émissaires de la mauvaise stratégie du groupe", les représentants du SIA, considéré pourtant comme un syndicat maison, figuraient parmi les plus remontés.

 

"Peugeot, une famille en or", proclamait une pancarte brandie par un manifestant du SIA, tandis qu'un autre réclamait l'interdiction pure et simple des licenciements.

 

"Philippe Varin (le PDG de PSA-NDLR) gagne neuf mille euros par jour", assurait un manifestant.

 

Même les aides à l'industrie automobile annoncées ce mercredi par le gouvernement n'ont pas trouvé grâce aux yeux de Tanja Sussest, la délégué du SIA du site d'Aulnay.

 

"Arnaud Montebourg (ministre du Redressement productif) est un menteur, propose des mesures bidon et Varin est un vendeur de rêves", a-t-elle lancé au micro.

 

Des délégations d'autres entreprises, comme Sanofi et la Poste, ont participé à la manifestation, alors que le syndicat Sud appelle à une convergence des luttes face à la batterie de plans sociaux annoncés et représentant des dizaines de milliers d'emplois.

 

"Ces destructions d'emplois accélèrent la spirale de la crise", a déclaré Hugo Reis, de SUD PTT.

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:46

 

http://www.fr.news.yahoo.com/mouvements-troupes-pr%C3%A8s-dalep-bombardements-pr%C3%A8s-damas-052957091.html

 

Des renforts syriens avancent vers Alep

 

AMMAN/BEYROUTH (Reuters) - L'armée syrienne concentrait mercredi ses forces dans la bataille d'Alep, envoyant une colonne blindée vers la deuxième ville du pays et bombardant les rebelles à l'aide de ses hélicoptères d'attaque et de son artillerie, alors que les opposants ont annoncé les défections de deux ambassadeurs.

 

Des milliers de soldats à bord de chars d'assaut et de véhicules blindés sont partis de la province d'Idlib, près de la Turquie, pour rejoindre Alep, selon des militants de la région. L'un d'eux a affirmé que des insurgés avaient attaqué l'arrière du convoi.

 

Dans la ville même, des habitants ont rapporté mardi soir avoir vu des hélicoptères lancer des missiles contre des quartiers proches de la vieille ville, aux portes de laquelle les combats continuaient entre l'armée régulière, qui se livrait à des tirs de mortiers, et les insurgés, armés de fusils et de pistolets.

 

Certains habitants ont aussi vu des avions de combat, jusqu'ici peu utilisés par l'armée syrienne, survoler la ville mais les témoignages ne concordaient pas sur leur rôle effectif dans l'assaut.

 

La bataille souligne la nouvelle étape du conflit entamé par un soulèvement contre le président Bachar al Assad en mars 2011, et qui s'est déplacé de provinces reculées vers les deux principales villes du pays, Alep et la capitale Damas, où les rebelles ont lancé une offensive le 15 juillet.

 

Un député pro-Assad a annoncé mardi que les autorités avaient arrêté l'auteur de l'attentat qui a tué à Damas, il y a une semaine, quatre hauts responsables de la sécurité, dont le beau-frère du président et le ministre de la Défense.

 

ASSAUTS AUTOUR DE DAMAS

 

L'armée a repris le contrôle de la capitale depuis le début de la semaine, et les troupes pro-Assad se sont livrées mercredi à des tirs d'artillerie et de roquettes contre al Tel, une commune de cent mille habitants située à huit kilomètres au nord de Damas, proche du quartier général du deux cent seizième bataillon mécanisé, selon des habitants et des membres de l'opposition.

 

Les forces gouvernementales menaient également un assaut avec des hélicoptères et des mitrailleuses contre Hadjar al Assouad, à la périphérie sud, qui a servi de point de passage à des rebelles pour rejoindre la capitale.

 

Des opposants ont, en outre, déclaré avoir découvert à Damas mercredi les corps de onze hommes exécutés par les forces loyalistes, dans le quartier de Kaboune.

 

Ailleurs dans le pays, des opposants ont déclaré qu'au moins dix civils, dont six enfants, étaient morts mardi dans des bombardements de l'armée sur la ville de Herak, et que, dans la région de Hama, des soldats syriens et des miliciens "chabiha" avaient tué une trentaine de personnes qui se rendaient à la mosquée.

 

A l'extérieur du pays, l'ambassadeur de Syrie aux Emirats arabes unis a fait défection et a rejoint les rangs de l'opposition, a-t-on appris mercredi auprès d'un porte-parole du Conseil national syrien (CNS), selon qui Abdelaziz al Dabbagh se trouve désormais au Qatar.

 

Le CNS a précisé qu'il s'agissait du mari de l'ambassadrice syrienne à Chypre, Lamai al Hariri, dont la défection a aussi été annoncée dans la matinée de mercredi.

 

L'ambassadeur syrien en Irak avait pour sa part fait défection le 11 juillet dernier.

 

FERMETURE DE LA FRONTIÈRE TURQUE

 

Bien que les départs de diplomates et de militaires aient peu d'effets concrets, les opposants comptent sur leur charge symbolique, tel le général sunnite Manaf Tlass, qui a fait défection au début du mois, et qui a appelé mardi les membres de l'armée régulière à dénoncer les crimes commis par les forces du président Bachar al Assad.

 

"Je m'adresse (...) aux fils de l'armée arabe syrienne qui rejettent le comportement criminel de ce régime corrompu" a-t-il dit dans une déclaration télévisée diffusée par la chaîne al Arabiya. "Nulle personne honorable de l'armée ne devrait accepter ces crimes."

 

L'isolement de la Syrie a été accentué mercredi par la fermeture par la Turquie de tous ses postes-frontières avec son voisin, face à la dégradation des conditions de sécurité, alors que les rebelles affirment avoir pris le contrôle de plusieurs points de passage, Bab al Salam, Bab al Haoua et Djarablous.

 

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la fermeture ne concerne que le transit commercial et la frontière reste ouverte aux réfugiés syriens, dont trois cent sont passés en Turquie dans la seule nuit de mardi à mercredi. La question des armes chimiques syriennes continue de préoccuper la communauté internationale, deux jours après que Djihad Makdissi, le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, a reconnu que son pays possédait un arsenal et serait prêt à s'en servir en cas d'"agression extérieure".

 

La Russie a obtenu des "garanties solides" de la Syrie sur le fait que son arsenal chimique était entièrement en sécurité, a déclaré mercredi Guennadi Gatilov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, en réponse aux craintes occidentales et israéliennes d'une récupération des armes par des groupes militants, dont les islamistes chiites du Hezbollah libanais.

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 17:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-ministre-leau-nomm%C3%A9-chef-du-gouvernement-%C3%A9gyptien-124339168.html

 

Le ministre de l’eau nommé chef du gouvernement en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a demandé mardi au ministre des Ressources hydrauliques Hicham Kandil, un technocrate peu connu en dehors des frontières de l'Egypte, de former le prochain gouvernement.

 

Né en 1962, l'homme a été haut fonctionnaire au ministère des Ressources hydrauliques, avant d'en prendre la tête en juillet 2011. Il est le plus jeune Premier ministre égyptien depuis l'arrivée au pouvoir de Gamal Abdel Nasser en 1954.

 

Les observateurs critiques mettent cependant en cause son manque d'expérience en politique et en économie, ainsi que son faible pouvoir d'influence pour réconcilier les différentes forces politiques qui s'opposent.

 

Un porte-parole de la présidence l'a décrit comme un "patriote indépendant" qui n'a jamais appartenu à un parti, que ce soit avant ou après le soulèvement qui a chassé Hosni Moubarak de la présidence en février 2011.

 

La barbe d'Hicham Kandil, qu'il dit avoir fait pousser par devoir religieux, a cependant éveillé des suppositions sur sa proximité avec les islamistes, même s'il a lui-même nié appartenir à une quelconque organisation.

 

A l'instar de Mohamed Morsi, le nouveau Premier ministre égyptien a étudié à la fois dans son pays et aux Etats-Unis.

 

Il a d'abord obtenu son diplôme d'ingénieur dans une université égyptienne en 1984, avant de se rendre aux Etats-Unis où il a décroché un mastère à l'université de l'Utah en 1988, puis un doctorat en irrigation à l'université de Caroline du Nord en 1993.

 

Avant de travailler au ministère, Hicham Kandil a également travaillé comme ingénieur en chef chargé des ressources hydrauliques à la Banque africaine de développement (BAFD), en Tunisie. Il a par ailleurs participé à des projets hydrauliques dans le Bassin du Nil et préside toujours le Conseil des ministres africains chargé de l'eau.

 

Il est l'auteur d'un certain nombre d'articles, et a cosigné pour la BAFD des directives de politique économique sur la sécurité alimentaire en Afrique.

 

GOUVERNEMENT DE "TECHNOCRATES"

 

Alors que Mohamed Morsi tente d'affirmer son autorité sur un Etat gouverné sans interruption par l'armée jusqu'au renversement d'Hosni Moubarak en 2011, le nouveau Premier ministre a déclaré que le président était en contact avec les généraux pour le choix du futur ministre de la Défense, poste actuellement occupé par le maréchal Hussein Tantaoui.

 

La nomination d'Hicham Kandil permettra malgré tout à Mohamed Morsi d'exercer un plus fort contrôle sur les affaires courantes du gouvernement, alors que ce dernier est toujours supervisé par un comité nommé l'an dernier par le pouvoir militaire.

 

"Il est clair que Kandil n'était pas le premier choix de Morsi", a déclaré Chadi Hamid, analyste politique au Brookings Doha Center. "A ce stade, le travail du premier ministre n'est pas attractif pour des personnalités importantes. C'est très risqué de l'accepter."

 

Kandil, qui s'est exprimé après une rencontre avec Morsi, a promis de former un gouvernement de techniciens. "La compétence sera la première exigence pour choisir les ministres", a-t-il déclaré.

 

Il a précisé qu'il aura pour priorité d'appliquer le plan de "cent jours" de Mohamed Morsi, qui prévoit notamment de réduire la congestion du réseau routier, d'améliorer la propreté dans les lieux publics et de mettre fin au manque de pain et de carburant.

 

UNE "SURPRISE"

 

Cette nomination d'un modéré ne va pourtant pas sans soulever des interrogations.

 

Hicham Kandil ne figurait en effet pas sur la liste des premiers ministres potentiels établie par différents médias égyptiens depuis l'investiture de Mohamed Morsi, le 30 juin.

 

La presse voyait plutôt à ce poste un économiste, et avait cité les noms d'anciens directeurs de la banque centrale.

 

"C'est plutôt une surprise car la majorité des noms évoqués appartenaient au secteur financier", commente Mohamed Radouane du cabinet Pharos Securities. "Les marchés réagissent franchement de manière négative", a-t-il ajouté. De fait, la principale place boursière égyptienne a enregistré une baisse de un pour cent à l'annonce de la nomination d'Hicham Kandil.

 

Les réactions des différents acteurs politiques du pays ne se sont également pas faite attendre.

 

Ahmed Maher, du mouvement du 6-Avril, a ainsi qualifié ce choix de "choquant" sur la page Facebook de la confrérie. Les Frères musulmans avaient promis de nommer quelqu'un ayant une solide expérience sur le plan politique et économique, a-t-il expliqué. "Mais en lieu et place, nous avons quelqu'un dont nous ne connaissons rien."

 

Basel Adel, membre du parti des Egyptiens libres, de tendance libérale, s'est dit également surpris par cette décision. "Je ne comprends pas la raison de ce choix.

 

Quelles capacités a-t-il pour occuper le poste de Premier ministre? A-t-il été choisi pour sa modération et parce qu'il obéira aux ordres?", s'est-il interrogé.

 

Ces réactions interviennent à un moment où l'Egypte risque une crise budgétaire si elle n'obtient pas l'aide financière de donateurs étrangers, et si elle n'attire pas de nouveau les investisseurs qui se sont retirés du pays.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 17:20

 

http://www.fr.news.yahoo.com/fuyant-la-syrie-plus-en-plus-dirakiens-rentrent-150001250.html

 

Fuyant la Syrie, de plus en plus d’irakiens rentrent au pays

 

AL WALID, Irak (Reuters) - Ils ont fui les violences en Irak il y a quelques années, mais ils veulent maintenant y revenir à tout prix, entassés dans des cars, des camions ou des voitures qui quittent la Syrie, hier leur terre promise, aujourd'hui en proie à la guerre civile.

 

Au milieu du désert, sous un soleil de plomb, des centaines d'Irakiens, hommes, femmes et enfants passent, exténués, un poste-frontière situé à cinq cent soixante kilomètres à l'ouest de Bagdad et arrivent dans ce pays natal qu'ils pensaient avoir définitivement laissé derrière eux.

 

"Il y avait un énorme incendie, des affrontements, des voitures qui brûlaient dans la rue", raconte Hannan Abd al Amir, qui a fui à l'aube une ville proche de Damas, la capitale syrienne, avec sa fille de huit ans, Fatima.

 

"Plus personne n'habite dans mon quartier, tout le monde essaie de fuir", assure-t-elle à Reuters après être passée du côté irakien du point de passage d'Al Walid.

 

"J'ai fait mes bagages en vitesse et je suis partie. Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? La Syrie brûle", poursuit-elle, debout à côté de sa voiture qui déborde de valises à l'équilibre précaire, de chaises, d'un tapis et d'une bombonne d'eau.

 

Le conflit syrien, qui dure depuis seize mois, a pris une nouvelle dimension avec les affrontements sans précédent de la semaine dernière, à l'intérieur même de Damas, et notamment l'attentat qui a tué quatre proches du président Bachar al Assad.

 

Les forces gouvernementales ont repris le contrôle de plusieurs quartiers de la capitale, mais elles ont perdu du terrain ailleurs. Elles ont notamment dû céder quatre postes-frontières vers l'Irak et la Turquie.

 

Les gens qui affluent à al Walid expliquent qu'à chacun des nombreux check points qui ont retardé leur fuite, ils ne savaient jamais sur qui ils allaient tomber : l'armée ou les rebelles ?

 

Pas toujours facile non plus de savoir qui est à l'origine des explosions et des coups de feu qui les ont tenus en alerte tout au long de leur périple.

 

"Tous les jours, quand je m'arrêtais en chemin dans une ville, il y avait des combats", confie Abou Hussein, un routier syrien âgé de 32 ans. "L'armée d'Assad fouille tous les camions, vérifie nos papiers d'identité et procède même à des fouilles au corps", poursuit-il. "Et une fois que vous avez passé tous les check points, la route est dangereuse, elle grouille de brigands."

 

Ces cinq derniers jours, près de six mille irakiens, payant parfois jusqu'à sept cent dollars (cinq cent quatre vingt euros) par famille pour fuir en voiture, ont afflué au poste-frontière d'Al Walid, perdu dans le désert. Il y encore une semaine, cent dollars (quatre vingt euros) suffisaient, mais l'intensification des combats a fait exploser les prix, affirment ceux qui ont pu franchir la frontière.

 

DIX MILLE RÉFUGIÉS EN DEUX JOURS

 

Ceux-là sont chanceux : l'Irak a fermé la semaine dernière un autre poste-frontière, plus au nord, par crainte d'une explosion de violence. Le Premier ministre irakien, Nouri al Maliki, a donné l'ordre mardi d'ouvrir les frontières aux populations fuyant la Syrie, et appelé les autorités locales à les installer dans des camps.

 

La partie syrienne du poste-frontière d'Al Walid est contrôlée par les forces gouvernementales, contrairement à ceux plus au nord, pris par les rebelles, comme celui d'Albou Kamal.

 

"L'Armée syrienne libre ne peut pas atteindre cette frontière, elle est trop lointaine", assure le général Issam Yassim, responsable de ce point de passage. "Il faudrait qu'ils avancent sur trois cent kilomètres", constate-t-il, soulignant l'absence de villages aux alentours qui pourraient leur servir de base arrière.

 

L'Irak a envoyé des renforts pour sécuriser les six cent quatre vingt kilomètres de sa frontière avec la Syrie.

 

Le gouvernement de Bachar al Assad accuse les "terroristes" d'être responsables des violences, et le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshiyar Zebari, a déclaré avoir des preuves que des militants d'Al Qaïda ont utilisé des chemins de contrebande pour acheminer en Syrie des hommes et des armes depuis l'Irak.

 

Les réfugiés parvenus à entrer en Irak expliquent que l'aéroport de Damas grouille de personnes qui campent, dans l'espoir d'attraper un vol, même s'il y en a de moins en moins, pour fuir à leur tour.

 

"Il n'y a pas assez de véhicules pour transporter tout le monde. Les gens donnent de l'argent ou n'importe quoi d'autre, juste pour fuir", affirme Samir Kaleh, un routier syrien de 50 ans.

 

"Depuis Damas, la route est très mauvaise. Il y a des combats, des explosions, des tirs aériens", raconte-t-il. Il craint pour la sécurité de sa famille, restée à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie.

 

Le ministre irakien délégué aux migrants et aux déplacés a déclaré qu'entre mercredi et jeudi, six mille neuf cent soixante dix sept irakiens étaient revenus dans leur pays natal.

 

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en recense plus de dix mille.

 

Pourtant, les Irakiens qui reviennent de Syrie retrouvent un pays toujours en proie aux violences. Plus de cent personnes ont trouvé la mort au cours de la seule journée de lundi, dans une série d'attentats commis à travers l'Irak.

 

CINQ HEURES OU PLUSIEURS JOURS

 

Des dizaines de milliers d'Irakiens s'étaient réfugiés en Syrie en 2006 et 2007 alors que les violences religieuses faisaient rage chez eux. Les autorités irakiennes estiment que plus de quatre vingt mille de leurs ressortissants sont toujours en Syrie, alors qu'ils étaient cent quarante trois mille avant le début du conflit, début 2011.

 

Les Syriens s'enfuient également dans d'autres pays voisins. Selon le HCR, ils sont ainsi dix huit mille à avoir franchi la frontière libanaise mercredi et jeudi.

 

Des dizaines de cars de tourisme aux couleurs vives, remplis de valises de sacs de courses et de poussettes, sont arrivés à Al Walid. Les familles irakiennes y avaient marchandé leurs places une centaine de dollars chacune.

 

Certains ont mis cinq heures pour rejoindre l'Irak, d'autres plusieurs jours.

 

"J'étais à Sahnaia, près de Damas, et j'ai entendu une grosse explosion. J'ai voulu rendre visite à ma famille, à Tartous, mais les routes étaient bloquées", raconte Souad, une Irakienne de 48 ans, qui tient par la main ses deux jeunes enfants après être descendue d'un car.

 

"J'ai entendu à la radio qu'il y avait des attaques à Midan (un quartier de Damas), alors, à 7 heures du matin, j'ai décidé de rentrer en Irak", explique-t-elle.

 

Les passagers racontent leur lente sortie des faubourgs de Damas, à travers des rues pleines de check points ou tout simplement barrées, alors que la bataille faisait rage dans la capitale. Un trajet qui prend d'habitude un quart d'heure devient un voyage de plusieurs heures.

 

"J'adorais vivre en Syrie, parce que c'est magnifique, et j'enrage d'être revenue en Irak", se désole Douha, âgée de 19 ans. Le car qui l'a ramenée dans son pays natal, ainsi que sa famille, a lentement passé les différents points de contrôle sur une route brûlée par le soleil et parsemée de fils barbelés et de tas d'ordures.

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 17:00

 

http://www.anniebannie.net/2012/07/24/a-alep-ce-matin-quand-on-a-ouvert-les-yeux-lasl-etait-partout

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/24/a-alep-ce-matin-quand-on-a-ouvert-les-yeux-l-asl-etait-partout_1737509_3218.html

 

Ce matin, quand on a ouvert les yeux, l’ASL était partout

 

Mardi 24 Juillet 2012

 

Par Florence Aubenas, envoyée spéciale à Alep (Syrie)

 

“Ce n’est pas la chute d’Alep mais le début”, annonce Abdallah, un des commandants de l’Armée syrienne libre (ASL), mardi 24 juillet au matin. La veille encore, remonter une rue ressemblait à une opération commando pour sa troupe de trente rebelles.

 

Maintenant, des pans entiers de la cité sont tombés sous le contrôle des différentes brigades de l’ASL, des check-points sont dressés à quinze minutes du centre historique et des combats de rue ont lieu notamment dans le quartier de Bab al-Hadid, dans la vieille ville. Ce revers pour l’armée du président Bachar al-Assad dans la deuxième ville du pays paraît pour la première fois faire basculer la situation en faveur de la rébellion.

 

Lundi et toute la nuit, les événements se sont enchaînés de manière confuse sans que personne n’ait une vision d’ensemble claire depuis l’entrée, samedi soir, des rebelles en ville. Toutefois, il est rapidement apparu que les renforts militaires envoyés par le régime n’auraient pas l’impact annoncé.

 

Deux hélicoptères ont été abattus, deux chars détruits. Un troisième a été capturé avec son chauffeur. Il trône maintenant devant l’école du centre-ville, où une partie des troupes rebelles a installé son Quartier Général. Comme au champ de foire, tout le quartier s’y succède pour poser à la place du tireur et chacun se prend en photo. Dans la nuit, quatre véhicules sur quatorze du convoi de l’armée régulière étaient à leur tour détruits dans une embuscade.

 

PRIS DE COURT

 

“Le soir, on a fermé les yeux. Quand on les a rouverts, l’ASL était partout”, explique, mardi, vers 9 heures 30, un étudiant. Cette rapidité du mouvement a pris tout le monde de court. Dans les rues, les visages sont intrigués, inquiets, personne ne sait trop à quoi s’en tenir. Il faut se trouver dans certains quartiers acquis à la cause de la “révolution” pour que l’on se réjouisse ouvertement.

 

Des groupes de gens se rassemblent, crient : “Allah akbar !” Des échanges de tirs les interrompent. On se met à l’abri dans les rues alentours. On appelle au téléphone des voisins à cent mètres de là. Ici, on ne sait pas ce qui se passe à l’autre coin de la rue.

 

Alors, à Damas ? “Personne n’est au courant. On s’occupe d’abord de se libérer nous-mêmes, déclare un habitant d’Alep. Pour la suite, cela viendra tout seul.”

 

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 19:55

 

http://www.solidaritecajamarca.blogspot.fr/2012/07/communique-sur-la-journee.html

 

Communiqué sur la journée internationale de solidarité avec Cajamarca et contre le projet Conga

Journée internationale de solidarité avec Cajamarca !

Non à la répression !

Conga no va !

"Le Comité de solidarité avec Cajamarca (France) a coordonné, avec des comités et organisations solidaires en Europe, l'appel international européen de solidarité avec Cajamarca. Nous avons ainsi décidé ensemble de faire du 20 juillet 2012, une journée européenne en appui à Cajamarca. Les organisations des villes suivantes Bruxelles, Berlin, Madrid, Londres, Zurich, ont rédigé cet appel qui a été distribué le plus largement possible et ont convoqué des rassemblements devant les Ambassades et consulats du Pérou  en Europe,  constituant un réseau européen solidaire en construction. Très vite cet appel a favorisé les initiatives de même type dans d'autres parties du monde, qui nous en ont avertis, particulièrement aux Etats Unis et en Amérique latine.

En France, nous avons appelé à signature et de nombreuses organisations ont répondu présent. Différentes organisations ont publié des appels, soit sur la base du communiqué du 12 juillet ou du communiqué européen international, notamment l'initiative de différents syndicats avec ralliement international sur le continent américain, africain et européen, avec en France l'appel commun de la CGT, l'Union Syndicale Solidaires et la FSU.

Ce vendredi 20 juillet, environ soixante dix  personnes se sont rassemblées en face de l'ambassade péruvienne à Paris, répondant à l'appel du comité. Tout au long du rassemblement, des citoyens et habitants  du quartier, se sont joints aux personnes rassemblées. Le comité a déployé ses banderoles et le drapeau péruvien. La manifestation a été pacifique et sans incidents. Après avoir demandé une minute de silence pour les 5 victimes de la violence armée du gouvernement Ollanta Humala et exigé la punition des responsables de ces assassinats,  le coordinateur  du Comité de solidarité de France a rappelé les différents moments de la juste et légitime lutte du peuple de Cajamarca, ainsi que la construction de la solidarité nationale et internationale en faveur de Cajamarca. Une délégation a été reçue par deux "chargés de l'ambassade". La délégation composée de Marco Rodriguez Arce et Raquel Neyra pour le Comité et de Renée Le Mignot pour le MRAP, ont remis le communiqué international européen et le faire part mortuaire avec les noms des cinq personnes assassinées par les forces de police en juillet à Celendin et Bambamarca (Cajamarca) ainsi que des lettres d'élèves d'espagnol du Lycée de Rouen, s'adressant de façon spontanée au président Humala pour exprimer leurs préoccupations, lettres qui avaient été auparavant lues à la TV régionale de Haute Normandie.

Le charango d'un artiste péruvien a animé la manifestation. Le Comité remercie les signataires du communiqué international, ainsi que les organisations qui ont donné leur appui au rassemblement du 20 juillet, (voir liste complète sur le communiqué en pièce jointe). Il remercie vivement leurs représentants qui étaient présents avec nous ce jour là et qui ont pris la parole pour manifester leur soutien et leurs motivations, à savoir:

 France Amérique Latine (FAL), MRAP, Union syndicale Solidaires, Coordination des "Indignés" de France, les partis politiques français: EELV, PCF, PG, NPA.  Des amis latino-américains ont pu aussi exprimer leur soutien puisqu'ils vivent les mêmes problèmes dans leurs pays. Les représentants du Comité d'appui aux luttes du peuple argentin CALPA, le comité d'appui aux indiens de l' Amazone "Force e Coragem", "Terre et Libertés pour Arauco" des mapuches du Chili, "Fédération européenne équatorienne des Associations" (FEEA), Association Action pour les enfants des Andes (AEA)  et enfin plusieurs citoyens et citoyennes  péruviens et franco-péruviens qui ont témoigné des nouvelles reçues quotidiennement de leur famille au Pérou, ainsi que le représentant à Paris du Comando unitario de lucha (CUL) de Cajamarca.     

Le comité a appelé en conclusion, et appelle, à la plus grande vigilance de tous(tes) les amis(es)  et organisations qui soutiennent la lutte du peuple de Cajamarca. Il va s'efforcer de renforcer les efforts solidaires coordonnés au niveau européen et mondial et poursuivra, comme cela a été rappelé par plusieurs intervenants,  l'application des décisions et initiatives annoncées lors de la conférence de presse du 12 juillet à la Bourse du Travail de Paris. 

La presse, dont l'UCV Satelit a éré présente en réalisant une interview à Marco Rodriguez Arce sur la raison de la Manifestation. 

Les premières nouvelles de Madrid, Berlin et Bruxelles sont arrivées dans la soirée, et les rassemblements ont été un succès, permettant aux citoyens de ces pays et aux péruviens y habitant, de se réunir devant les ambassades respectives avec des caractéristiques similaires. Un communiqué résumant la situation dans les pays européens sera rédigé bientôt, en attendant les nouvelles des autres villes qui avaient signé le communiqué international européen.

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