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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 16:51

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/21/une-utopie-anti-crise-en-andalousie

 

Une utopie anti crise en Andalousie

Marinaleda est une ville sans chômage et aux loyers modiques. Alors que la politique d’austérité bat son plein en Espagne, son maire, Juan Manuel Sanchez Gordillo, a pris la tête d’un mouvement de résistance populaire.

Mardi 21 Août 2012

Par Luis Gimenez San Miguel

Juan Manuel Sánchez Gordillo a fait la une des journaux ces derniers jours après avoir mené une “expropriation forcée” de produits alimentaires dans plusieurs supermarchés, au côté de ses camarades du Syndicat andalou des travailleurs (SAT), pour les distribuer aux plus défavorisés. C’est dire si cet homme est un dirigeant singulier au sein de la classe politique espagnole. Anticonformiste, il a été critiqué pour ses dernières actions, y compris dans les rangs de la coalition de gauche Izquierda Unida [l’équivalent du Front de gauche français], dont son organisation, le Collectif Uni des Travailleurs Bloc Andalou de Gauche, fait partie depuis 1986.

Sánchez Gordillo est un dirigeant historique du Syndicat des ouvriers agricoles (SOC), colonne vertébrale de l’actuel SAT. En outre, depuis 1979, il est maire de Marinaleda, une petite localité [de près de trois mille habitants] de la région de Séville. Là, grâce à la participation et au soutien des habitants, il a lancé une expérience politique et économique originale qui a fait de ce village une sorte d’île socialiste dans la campagne andalouse.

Avec la crise économique, Marinaleda a eu l’occasion de vérifier si son utopie sur vingt cinq kilomètres carrés était une solution viable face au marché. Son taux de chômage actuel est de zéro pour cent. Une bonne partie des habitants sont employés par la Coopérative Humar Marinaleda, créée par les ouvriers agricoles eux-mêmes après des années de lutte. Longtemps, les paysans ont occupé les terres de l’exploitation agricole Humoso [qui appartenaient à un aristocrate] et à chaque fois ils étaient dispersés par la Guardia Civil [la gendarmerie espagnole]. “La terre est à ceux qui la travaillent”, clamaient-ils. En 1992, ils ont fini par obtenir gain de cause : ils sont désormais propriétaires de l’exploitation. Sur leur site web, ils précisent que leur “objectif n’est pas de faire des bénéfices, mais de créer des emplois par la vente de produits agricoles sains et de qualité”.

Ils produisent des fèves, des artichauts, des poivrons et de l’huile d’olive vierge extra. Les travailleurs eux-mêmes contrôlent toutes les phases de la production, la terre appartient à “l’ensemble de la collectivité”. L’exploitation comprend une conserverie, un moulin à huile, des serres, des équipements d’élevage, un magasin. Quel que soit leur poste, les travailleurs reçoivent tous un salaire de quarante sept euros la journée et travaillent six jours par semaine, soit mille cent vingt huit euros par mois pour trente cinq heures par semaine [le salaire minimum est de six cent quarante et un euros].

En pleine saison, la coopérative emploie environ quatre cent personnes, une centaine au minimum. Mais chaque poste de travail n’est pas attribué à tel ou tel habitant : ils effectuent une rotation afin de s’assurer tous un revenu. “Travailler moins pour que tous aient du travail”, tel est le principe. Par ailleurs, certaines personnes travaillent de petites parcelles dont elles sont propriétaires. Le reste de la vie économique est constitué par des boutiques, des services de base et des activités sportives. Pratiquement, tous les habitants du village touchent autant qu’un travailleur de la coopérative.

Dans un entretien accordé à Publico le mois dernier, Gordillo lui-même expliquait les répercussions de la crise à Marinaleda : “Elle se fait un peu sentir dans les prix des produits agricoles, dans le financement. Nous avons des problèmes de trésorerie, mais nous vendons bien les produits… D’une façon générale, la crise a été moins sensible dans l’agriculture et l’alimentation, souligne-t-il. Ce qui se passe, c’est que les gens qui avaient quitté la campagne pour travailler dans le bâtiment reviennent et cherchent du travail. Résultat, il faut non seulement maintenir l’emploi existant, mais l’augmenter, tout en sachant que l’agriculture bio crée plus d’emplois que l’agriculture traditionnelle. Pour sauver l’agriculture de la crise et de l’enchérissement des moyens de production agricole, nous essayons un commerce horizontal, avec un dialogue de coopérative à coopérative, et nous établissons des relations avec d’autres pays où il existe des expériences de ce type.”

Pendant les dernières décennies, dans une Espagne en proie au « boom de l’immobilier », la spéculation s’est emparée du bâtiment. Marinaleda a décidé d’aller résolument à contre courant. Il est possible d’y louer une maison en bon état, de quatre vingt dix mètres carrés, avec terrasse, pour quinze euros par mois. Il y a une seule condition : chacun doit participer à la construction de son logement, suivant la philosophie horizontale qui préside à toutes les activités de Marinaleda.

La municipalité a obtenu des lotissements en alternant achats et expropriations. Ainsi, elle propose des terrains et fournit le matériel nécessaire à la construction du logement. Celle-ci est confiée aux locataires eux-mêmes, à moins que ces derniers ne rémunèrent des gens pour les remplacer. Par ailleurs, la mairie emploie des maçons professionnels pour qu’ils conseillent les habitants et réalisent les travaux les plus compliqués. Dernier point, les futurs locataires ne savent pas d’avance quel logement va leur être attribué, ce qui favorise l’entraide.

“Quand on travaille à construire une maison, on est payé huit cent euros par mois”, note Juan José Sancho, un habitant de Marinaleda. “La moitié du salaire sert à payer le logement.” Du haut de ses 21 ans, ce jeune homme fait déjà partie du “groupe d’action” de la municipalité, lequel a pour mission, via l’assemblée, de gérer les affaires courantes de la municipalité. Selon lui, “cette mesure a été prise pour qu’on ne puisse pas spéculer sur l’immobilier”.

Autrefois, une grande partie des ouvriers agricoles savaient à peine écrire. Ils disposent aujourd’hui d’une maternelle, d’une école primaire et d’un collège-lycée qui va jusqu’à la classe de seconde. La cantine ne coûte que quinze euros par mois. Toutefois, au dire de Sancho, “le taux d’échec scolaire est un peu élevé. Les gens ont un logement et un travail assurés, si bien que beaucoup ne voient pas l’intérêt de faire des études. C’est l’un des points que nous devons améliorer.”

L’engagement citoyen et la conscience politique des habitants de Marinaleda dépassent ceux de n’importe quel autre village de la région. “C’est aussi quelque chose de très présent parmi les jeunes, assure Sancho. Ici, tous les jeunes ont des idées politiques. Mais nous ne sommes tout de même pas aussi engagés que nos parents en leur temps. Eux, ils ont tout donné pour conquérir ce que nous avons.”

A Marinaleda, il n’y a pas de police, et les décisions politiques sont prises par une assemblée à laquelle tous les habitants sont appelés à participer. Quant au “groupe d’action”, il “traite toutes les questions urgentes, au jour le jour, explique Sancho. Ce n’est pas un groupe d’élus, ce sont des gens qui décident ensemble de la répartition des tâches qu’il faut mener à bien dans l’intérêt du village”.

En ce qui concerne les impôts, “ils sont très bas, ce sont les plus bas de toute la région”, à en croire Sancho. Les budgets sont décidés lors des réunions plénières de l’assemblée, au cours desquelles sont approuvés les différents postes. Ensuite, on procède quartier par quartier, car chacun d’entre eux comprend sa propre assemblée d’habitants, et c’est à cet échelon qu’on décide à quoi va être investi chaque euro du poste défini par la mairie.

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 19:00

 

http://www.demosphere.eu/node/31391

 

Seizième anniversaire du coup de hache contre la porte de l’Eglise Saint Bernard à Paris

 

Manifestation samedi premier septembre 2012 à 14 heures 30 à Paris de la Place de la République à l'Eglise Saint Bernard

 

Le 23 août 1996, trois cent personnes, des femmes, des hommes et des enfants, "sans papiers", étaient délogés de l'église Saint Bernard à Paris, à coups de hache et de gaz lacrymogènes. En réaction, trente mille manifestants défilent pour dénoncer la politique du gouvernement et les lois Pasqua.

 

Grâce à cette mobilisation, une vague de régularisation a eu lieu sous le ministère Chevènement.

 

Mais le problème est resté entier. Les travailleurs sans-papiers ont continué d'être surexploités par le patronat, intéressé à la déréglementation du marché du travail comme à contourner, par exemple, les interdictions liées au plomb et/ou à l'amiante. Grâce à cette mise en concurrence avec les autres travailleurs, le patronat cherche à tirer les conditions de travail et de salaire de l'ensemble vers le bas. Et cela avec la complaisance des gouvernements qui se sont succédé.

 

Dans la dernière période, la politique dite de « lutte contre l'immigration irrégulière » s'est soldée par des lois de plus en plus restrictives, des politiques de « chasse à l'étranger », des chiffres et quotas arbitraires d'expulsions, des conditions de travail et de salaires de plus en plus dégradées. En prime les travailleurs sans papiers ont été désignés comme "bouc-émissaires" des fléaux sociaux que sont le chômage, et plus généralement les étrangers, comme responsables de l'insécurité, la délinquance et de la toxicomanie.

 

En réaction les "sans papiers", les travailleurs-euses sans papiers, avec les organisations syndicales, les associations de défense des droits humains et les Collectifs de sans papiers ont résisté par des grèves massives, des occupations, des manifestations et des marches, etc.

 

La majorité des électeurs a sanctionné la politique répressive de Sarkozy et de ses gouvernements comme sa reprise des discours qui étaient restés jusqu'ici l'apanage de l'extrême droite raciste et xénophobe.

 

Le combat continue

 

A l'occasion du seizième anniversaire du honteux coup de hache de Saint Bernard, nous, syndicats, associations et collectifs de sans papiers appelons à manifester partout dans l’unité le samedi premier septembre pour la régularisation des sans papiers qui travaillent d'une façon ou d'une autre, la fermeture des centres de rétention administrative (CRA), l’arrêt des contrôles au faciès, la mise en œuvre d'un moratoire concernant les expulsions et l’égalité de traitement entre français et étrangers-es dans les études comme au travail.

 

Premiers signataires

 

ALIF, ALIFSI, CGT, CNSP, CSP du Nord, CSP Paris (Strasbourg Saint Denis), CSP Hauts de Seine, Coordination Seine Saint Denis, Droits Devant, CSP Angoulême, Comité de soutien à Ousmane BA de Creil, ATTAC-France, ATMF, FTCR, LDH, MRAP, Mouvement de la Paix, RESF, Réseau féministe « Rupture », Sortir du colonialisme, Sos Racisme, UNEF, FSU, Solidaires Finances Publiques, Alternative Libertaire, Europe Ecologie Les Verts, FASE, Parti Communiste Français, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti de Gauche, UDB

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 18:38

 

A Téhéran, Morsi dénonce le « régime d’oppression » d’Assad

 

DUBAI/AMMAN (Reuters) - Le président égyptien Mohamed Morsi a appelé jeudi à une intervention pour mettre un terme au bain de sang en Syrie, déclarant devant les cent vingt pays réunis au sommet du Mouvement des Non Alignés (MNA) à Téhéran qu'il était de leur devoir de se dresser contre le "régime d'oppression" de Bachar al Assad.

 

La diatribe égyptienne contre le président syrien intervient alors que les rebelles assurent avoir abattu un avion de chasse dans le nord de la Syrie, où l'armée de l'air a bombardé les villes tenues par l'opposition dans une violente contre-offensive visant les insurgés.

 

L'islamiste Mohammed Morsi, élu il y a deux mois à la tête de l'Egypte, a déclaré que Bachar al Assad avait perdu sa légitimité dans son combat pour écraser un soulèvement populaire qui dure depuis dix-sept mois et au cours duquel dix huit mille personnes ont été tuées selon l'ONU.

 

"Le bain de sang en Syrie est de notre responsabilité à tous et nous devons savoir que ce bain de sang ne peut s'arrêter sans l'interférence efficace de nous tous", a lancé le dirigeant sunnite.

 

"Nous devons tous exprimer notre entière solidarité avec le combat de ceux qui recherchent la liberté et la justice en Syrie et traduire cette sympathie en une vision politique claire qui soutient une transition pacifique vers un système démocratique reflétant les demandes du peuple syrien de plus de liberté", a-t-il ajouté.

 

Ces déclarations ont provoqué le départ temporaire de la délégation syrienne présente au sommet et conduit le Premier ministre syrien, Walid al Moualem, à accuser l'Egypte d'encourager le bain de sang dans son pays.

 

ASSAD A "BESOIN DE TEMPS"

 

Bachar al Assad, lors de sa première interview télévisée depuis que les combats ont gagné le coeur de Damas et de la capitale économique, Alep, a déclaré mercredi que sa bataille pour réprimer l'insurrection se déroulait bien mais avait besoin de plus de temps.

 

"Tout le monde veut que cette bataille prenne fin dans les jours ou les semaines à venir mais cela n'est pas raisonnable parce que nous sommes au coeur d'une bataille régionale et internationale qui a besoin de temps pour être résolue", a-t-il indiqué.

 

Les rebelles syriens, à majorité sunnite, bénéficient du soutien des puissances régionales sunnites, en particulier les pays du Golfe et la Turquie. Bachar al Assad, dont la communauté alaouite est une branche de l'islam chiite, est pour sa part soutenu par l'Iran et le Hezbollah libanais.

 

Le rôle des puissances régionales a pris une signification grandissante en raison du blocage rencontré au Conseil de sécurité de l'Onu, où l'impasse diplomatique persistante a marginalisé la voix des grandes puissances sur le dossier syrien.

 

La crise syrienne doit être discutée jeudi soir lors d'une réunion du Conseil de sécurité sous présidence française. Mais elle ne devrait déboucher sur aucune mesure concrète, les Etats-Unis, la Chine et la Russie étant annoncés absents.

 

"Nous voulions une résolution sur les questions humanitaires mais nous avons rencontré un double refus", a précisé un diplomate français.

 

"Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne pensent que nous avons atteint la limite de ce qui peut être réalisé au Conseil de sécurité, et Moscou et Pékin ont déclaré qu'une telle résolution serait partiale."

 

Un membre du Conseil national syrien (CNS), instance créée pour servir d'organisme capable d'assurer une transition politique en Syrie, a démissionné mardi déplorant que le CNS ne fasse pas assez pour soutenir les rebelles syriens et appelant à son remplacement par une nouvelle autorité politique.

 

"Mon sentiment était que le CNS n'était pas capable de faire face aux défis grandissants sur le terrain", a déclaré Basma Kodmani à Reuters.

 

AVION ABATTU

 

Dans un communiqué publié jeudi, la "Brigade des martyrs syriens" indique avoir abattu un avion de chasse de l'armée de l'air près de la ville d'al Thaiabia, dans le nord de la Syrie. Des images vidéo diffusées sur la chaîne Al Arabiya montraient ce qui semblait être de la fumée s'élevant dans le ciel et un homme en parachute. Un hélicoptère de l'armée tournoyait au-dessus de la zone, apparemment à la recherche du pilote.

 

"La brigade a commencé à viser les infrastructures aériennes du régime, dont les aéroports militaires", a précisé un membre du groupe à Idlib, près de la frontière turque.

 

Les rebelles ont annoncé cette semaine qu'ils avaient attaqué une base militaire dans le nord du pays et abattu un hélicoptère qui bombardait un quartier de Damas.

 

Selon Human Rights Watch, des avions de chasse et l'artillerie des forces gouvernementales, en plus de viser les rebelles, ont pris pour cible une dizaine de boulangeries à d'Alep ces trois dernières semaines, tuant des dizaines de personnes qui faisaient la queue pour acheter du pain.

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 18:32


Rassemblement Place Saint Michel à Paris Jeudi 30 Août 2012 de 17 heures à 20 heures pour soutenir les grévistes de la faim syriens

 

Déclaration appelant à une grève de solidarité avec le peuple syrien

 

En Syrie, les massacres se suivent l’une après l’autre, l’une plus atroce que l’autre.

 

La dernière a eu lieu à Daraya, une petite ville paisible dans les banlieues de Damas, qui a été exemplaire dans son pacifisme pendant la révolution, répondant à la répression avec des fleurs.

 

A Daraya, il y a deux cent vingt et un martyrs en un seul jour. Un massacre se répétant au quotidien da la Syrie meurtrie.

 

Jusqu’à l’heure, les initiatives et réactions internationales ne font qu’endurer le malheur du peuple syrien, et donner au régime feu vert pour tuer.

 

D’où est venu notre rôle, pour dénoncer le laxisme international devant la révolution de la liberté et de la dignité, et l’hypocrisie de la communauté internationale contribuant à la prolongation de ce massacre en se restreignant à l’indignation verbale.

 

Mercredi 29 Août 2012, nous commençons une grève de faim pendant dix jours, pour soutenir le peuple syrien à sa brave révolution, et dénoncer l’indifférence internationale.

 

Nous revendiquons l’établissement de passages humanitaires sécurisés pour les aides humanitaires au peuple syrien, au moins deux passages protégés.

 

Nous revendiquons le renvoi de tous les représentants diplomatiques du régime syrien de tous les pays amis au peuple syrien.

 

Nous revendiquons la levée du drapeau de la révolution sur toutes les ambassades et consulats syriens partout dans le monde.

 

Nous adressons un avertissement au gouvernement égyptien pour qu’il s’engage de bloquer le passage aux navires chargés d’armes pour le régime syrien.

Nous revendiquons la constitution d’un dossier syrien à la Cour Pénale Internationale pour poursuivre Bachar al Assad pour des crimes contre l’humanité.

 

Nous revendiquons l’encadrement des camps de réfugiés dans les pays voisins de la Syrie, et les mettre exclusivement sous la gestion des organisations de l’ONU.

 

Nous revendiquons la constitution d’une mission d’observateurs du conseil de sécurité aux centres de détentions en Syrie, incluant les centres de sécurité, l’aéroport de Mazzeh à Damas, avec des visites d’inspection surprise. 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 18:16

 

L’Etat israélien exonéré de la mort d’une américaine

 

HAIFA, Israël (Reuters) - Le recours au civil des parents d'une jeune militante américaine qui avait été écrasée par un bulldozer de l'armée israélienne lors d'une manifestation en faveur des Palestiniens dans la bande de Gaza en 2003 a été rejeté mardi par la justice israélienne.

 

Après une enquête militaire ayant innocenté l'armée israélienne, la famille de Rachel Corrie avait déposé un recours devant un tribunal civil de Haïfa en 2005, accusant Israël d'avoir provoqué intentionnellement la mort de leur fille de 23 ans.

 

Celle-ci participait à une manifestation durant la seconde Intifada pour tenter d'empêcher la démolition par Israël d'habitations palestiniennes à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

 

Selon ses amis, Rachel Corrie, qui se tenait sur un monticule de terre vêtue d'une chemise orange vif quand le bulldozer a avancé, a perdu l'équilibre et chuté. Le conducteur avait dit ne pas l'avoir vue et ne pas avoir entendu ceux qui lui criaient de s'arrêter.

 

Dans sa décision lue au tribunal, le juge a qualifié la mort de Rachel Corrie d'"incident regrettable" et estimé qu'elle ne résultait pas d'un "acte intentionnel". Il a estimé que l'Etat israélien n'était pas responsable dans la mesure où le décès s'était produit en temps de guerre, selon sa propre expression.

 

"L'affaire est rejetée", a déclaré le juge Oded Gershon. "La demande à l'Etat de paiement de dommages-intérêts n'est pas justifiée."

 

Il a ajouté que les militaires avaient fait de leur mieux pour maintenir les manifestants à l'écart du site. "Elle (Rachel Corrie) ne s'est pas tenue à distance de la zone comme toute personne réfléchie l'aurait fait."

 

La famille a décidé de faire appel.

 

SYMBOLE DE L'INTIFADA

 

Le verdict contredit "les principes fondamentaux du droit international concernant la protection des défenseurs des droits de l'homme", a estimé l'avocat de la famille, Hussein Abou Hussein.

 

"Nous savions depuis le début que nous aurions à mener une bataille acharnée pour obtenir la justice et des réponses honnêtes mais nous sommes convaincus que ce verdict dénature les preuves solides présentées devant le tribunal", a-t-il ajouté.

 

La mort de Rachel Corrie en a fait un symbole de l'Intifada. Son histoire a été portée à la scène dans plusieurs pays et racontée dans le livre "Let Me Stand Alone."

 

"Je suis blessée", a déclaré à la presse la mère de Rachel Corrie', Cindy, après l'énoncé du jugement. "J'estime que c'est une mauvaise journée, non seulement pour notre famille mais aussi pour les droits humains, pour l'humanité, le droit et aussi pour Israël."

 

Le sort de Rachel Corrie avait suscité peu de sympathie en Israël. Sa mort s'est produite au plus fort de la seconde Intifada qui s'est traduite par plusieurs milliers de morts chez les Palestiniens et la mort de centaines d'Israéliens dans des attentats à la bombe.

 

Originaire d'Olympic, dans l'Etat de Washington, Rachel Corrie était membre bénévole de l'ONG pro-palestinienne International Solidarity Movement.

 

Certains hauts responsables américains avaient critiqué l'enquête originale menée par les militaires, soulignant son manque d'approfondissement et de crédibilité. Mais le juge a estimé mardi que cette enquête avait été correctement menée, exonérant l'armée de toute responsabilité.

 

La mère de Rachel Corrie s'est dite déçue par la justice israélienne et par la diplomatie américaine.

 

"L'Etat (israélien) a travaillé extrêmement dur pour que la vérité sur ce qui est arrivé à ma fille ne soit pas révélée."

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 18:03

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/29/un-robin-des-bois-en-andalousie_1752766_3232.html

 

Un « Robin des bois » en Andalousie

 

LE MONDE | 29.08.2012 à 19h28 • Mis à jour le 29.08.2012 à 19h28

 

Par Sandrine Morel

 

Héros ou vandale ? Humaniste au grand cœur ou marxiste mégalomane ? Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire depuis trente trois ans de la petite commune de Marinaleda, dans la province de Séville, en Andalousie, député au parlement régional pour Izquierda Unida, la gauche unie (écolo communistes, IU), et membre du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT), concentre au moins autant de critiques que de louanges sur sa personne.

 

Connu pour avoir mené, dans les années 1980 et 1990, des campagnes d'expropriation visant à redistribuer la terre aux paysans ou pour avoir développé l'auto construction de logements sociaux loués 15 euros par mois, celui que la presse a vite surnommé le "Robin des bois andalou" est revenu sur le devant de la scène médiatique en août, après avoir conduit une opération symbolique du SAT dans deux supermarchés de la région. Le 7 août, à Arcos de la Frontera et à Ecija, des dizaines de personnes ont rempli une vingtaine de chariots de denrées de première nécessité avant de partir sans payer. Ils ont ensuite distribué le butin à différents services sociaux et aux habitants dans le besoin de La Corrala Utopia, à Séville, un ensemble de quatre immeubles vides squattés depuis trois mois par trente-six familles en situation de "danger social", selon les termes des "indignés" qui ont organisé l'occupation et leur relogement.

 

"Ce n'est pas un vol, se défend Juan Manuel Gordillo. Un vol, c'est ce que font les banques qui achètent de la dette à la Banque centrale européenne à 0,7 % et la vendent à l'Espagne à 7 %. Ce que nous avons fait est un acte d'insoumission pour dénoncer le fait qu'il existe des familles qui ne peuvent pas se payer de quoi manger."

 

L'action, qui plus est menée par un élu, a provoqué un vif débat dans une Espagne rongée par la crise où les actes de désobéissance civile, certes pacifiques mais qui touchent tous les échelons de la société, se multiplient à mesure qu'augmente la pauvreté et que grandit un sentiment d'injustice sociale.

 

Occupations d'édifices privés à l'abandon par des personnes dans le besoin, rassemblement massif pour empêcher les huissiers d'appliquer les ordres d'expulsion immobilière, opposition de médecins et d'infirmiers à la consigne de ne pas soigner les immigrés sans papiers comme l'exige une nouvelle loi, ou encore refus de plusieurs présidents de région d'appliquer les coupes, dans la santé et l'éducation, que demande le gouvernement central, sont autant de signes de la colère des Espagnols, de leur désespoir aussi, alors que vingt cinq pour cent de la population active est sans emploi et qu'un million sept cent mille foyers comptent tous leurs membres au chômage.

 

En Andalousie, la situation est encore plus dramatique. Région touristique et agricole ayant subi de plein fouet l'explosion de la bulle immobilière, elle est la plus frappée par la crise, avec un taux de chômage de 34 % et même de 63 % chez les jeunes de moins de 25 ans.

 

Mais cela justifie-t-il le vol de supermarchés ? Les deux grands partis ont rapidement condamné l'action de Juan Manuel Gordillo, et le parquet andalou a ouvert une enquête.

 

Mais une majorité d'Espagnols a approuvé son geste, comme en témoigne le sondage réalisé sur le site du journal pourtant conservateur El Mundo, selon lequel cinquante quatre pour cent des internautes ont considéré que "le hold-up" était "justifié".

 

Juan Manuel Gordillo, de son côté, a décidé de surfer sur le vent de rébellion qui souffle en Andalousie et a organisé des "marches ouvrières" à travers les provinces andalouses pour exiger "l'abolition des coupes budgétaires et de la réforme du travail" - le gouvernement de Mariano Rajoy prétendant économiser plus de cent milliards d'euros en deux ans, par le biais de l'augmentation de la TVA, de la baisse du salaire des fonctionnaires ou encore de la réduction des aides aux chômeurs. Juan Manuel Gordillo plaide aussi pour "la cession des terres publiques aux travailleurs", "la fin des expulsions immobilières", ou encore pour que "les dettes des banques soient payées par les banques", en référence à l'aide de cent milliards d'euros sollicitée par le gouvernement auprès de l'Union européenne pour recapitaliser le secteur.

 

La troisième "marche ouvrière" a eu lieu lundi 27 et mardi 28 août, dans la province de Cadix, puis ce sera celles de Grenade, Malaga et enfin Séville, du 5 au 7 septembre. µ

 

L'occasion de sensibiliser l'opinion sur la situation des travailleurs agricoles. "Avec l'éclatement de la bulle immobilière et la destruction des emplois dans la construction, il y a deux fois plus de personnes qui postulent pour travailler dans les champs. Mais il n'y a pas de travail pour tout le monde", explique Lola Alvarez, responsable du SAT de Cordoue, qui coordonne l'occupation du domaine public de Somonte. Propriété du gouvernement andalou, ce terrain de quatre cent hectares inutilisé, avec trois bâtiments vides, est occupé illégalement depuis le 4 mars par vingt-cinq personnes qui y cultivent de quoi se nourrir. "Il n'est pas acceptable, alors que des familles sont contraintes de faire les poubelles à la sortie des supermarchés, qu'une terre aussi fertile ne soit pas exploitée", poursuit Lola Alvarez.

 

"En Andalousie, cinquante pour cent des terres sont détenues par deux pour cent des propriétaires", dénonce aussi Juan Manuel Gordillo, qui soutient les "récupérations de terres". En 1991, le maire avait obtenu du gouvernement andalou l'expropriation du duc del Infantado, jusqu'alors principal propriétaire terrien à Marinaleda. Il en a fait une coopérative municipale employant plus de quatre cents personnes, devenue le symbole de sa gestion particulière.

 

Aujourd'hui, le mouvement d'expropriation connaît un nouveau souffle, alors que l'Andalousie s'enfonce dans la misère.

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 16:57

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article129658

 

Du NPA à Alternative Libertaire

 

Pourquoi je quitte le NPA et rejoins Alternative Libertaire

 

Jean Yves Lesage, ouvrier d’imprimerie, élu au Conseil Politique National du NPA

 

J’avais déjà changé de parti, cette fois je change d’avis. J’ai toujours dit que j’avais changé parfois de parti politique mais jamais de ligne politique : celle du rassemblement des militants de terrain du PCF, de l’écologie et de l’extrême-gauche contre tous les dogmatismes et pour la révolution.

 

Je pense encore que cette orientation était la bonne, mais je dois avouer qu’elle a échoué. Elle était sans doute naïve. Je ne crois plus que des milliers de militants issus du PCF pourraient enfin rompre avec les ornières du stalinisme et de la tactique électorale inféodée au PS. Cette stérilisation de milliers de militants ouvriers sincères et dévoués sera d’ailleurs à ajouter au bilan du mouvement communiste international. Je ne crois plus non plus que les militants des divers groupes issus de l’extrême-gauche arriveront à surmonter leurs querelles anciennes. Il faut donc tenter autre chose et autrement.

 

Après l’implosion du SSP et du NPA, c’est au principe même d’un parti issu du moule intellectuel du bolchevisme que je tourne le dos. En France comme dans le monde entier j’ai vu trop de succès temporaires et d’organisations révolutionnaires exploser en plein vol du seul fait des divergences entre dirigeants (réduites parfois à des conflits d’ego) pour croire encore au mythe d’une direction sinon infaillible au moins nous évitant la faillite. J’ai cherché longtemps le « bolchevisme vrai » et le parti de la révolution mondiale. Manifestement le ver était dans le fruit du concept avant-gardiste, toujours substitutiste même dans ses versions les plus soft.

 

Lorsque j’ai commencé à militer, dans la première moitié des années 1970, j’ai été sommé comme tout le monde à l’époque, de choisir un dogme contre l’autre, un homme contre l’autre : Marx contre Bakounine. Dans mon lycée les anarchistes étaient sympas et flamboyants mais c’était des rigolos et leurs potes de la LCR aussi. Les maoïstes, les lambertistes et Lutte Ouvrière étaient rigides et déprimants. J’ai alors choisi le premier (Marx) version Jeunesse Communiste où se concentraient les enfants de prolétaires et j’ai depuis ce temps tout ignoré du second.

 

Après quarante ans de militantisme sur tous les terrains syndicaux et associatifs et une certaine connaissance des courants staliniens et trotskistes internationaux, c’est sur cette coupure initiale que je reviens. Non pas pour inverser mon choix. Mais pour le renverser radicalement. Après d’autres puisque je découvre tardivement Guérin et Fontenis, je souhaite non pas tenter de fusionner les frères ennemis de la première internationale mais tirer de chacun d’eux le meilleur et rejeter le pire. D’autres ont déjà appelé cela le communisme-libertaire. Et cela me convient bien. Pas d’émancipation de tous sans émancipation de chacun. Va donc pour une orientation politique fondée sur le rejet des erreurs autoritaires du marxisme et le rejet des errements anarchistes.

 

Moi qui ai toujours rêvé être dirigé par de bons chefs (à la fin des années 1980 j’avais refusé d’entrer au comité central de la LCR ne pensant pas avoir les talents nécessaires pour la fonction) je tire un trait radical sur cet héritage marxiste-léniniste et sur la construction d’un parti qui sélectionne avec soin des révolutionnaires professionnels pour guider les masses. Je choisis le fédéralisme qui n’est pas sans faiblesse ni défaut mais qui a au moins le mérite d’être une école pratique du socialisme autogéré auquel j’aspire. Et qu’on ne me dise pas que le NPA n’a rien à voir avec l’histoire et le moule idéologique sanctuarisé par le « succès » de la Révolution russe !

 

Je pars après un an de réflexion en laissant de nombreux amis et d’excellents camarades dans ou autour du NPA. Avec certains d’entre eux j’avais tenté de mener le débat pour faire évoluer le NPA. Nous avions notamment établi que les militants d’un parti révolutionnaire ne pouvaient en aucun cas avoir des conduites politico-morales contraires au but final émancipateur, même au nom d’une supposée efficacité. Mais je ne crois plus que cette organisation puisse muter hors de ses racines historiques et théoriques. Pour autant je compte bien continuer à militer avec nombre d’entre eux sur tous les terrains.

 

Un échec qui vient de loin

 

Plus personne ne peut nier l’échec du NPA. Effondrement militant, incapacité à faire vivre la pluralité, mode de débats délirants, illusions et épuisement dans l’électoralisme, captation démocratique par le jeu des tendances, enjeux dérisoires de mini-bureaucratie…nous sommes de plus en plus nombreux à faire les mêmes constats. En créant dans le NPA le groupe de réflexion « Nouveau Parti Vraiment », groupe inter-tendance, nous posions clairement le problème : Le NPA n’avait été que la duplication en plus large de feu la LCR mais jamais un parti « nouveau ». Ni politiquement, ni dans son fonctionnement. A l’époque les dirigeants de toutes les tendances nous qualifiaient « d’apolitiques »…

 

Le noyau dirigeant avait été sélectionné par l’ancienne direction de la LCR à l’occasion d’un basculement générationnel sur la base d’un consensus non-explicite entre multiples sous-fractions. Avec une boussole politique instable fixée sur deux concepts : celui dit des « deux gauches » et celui dit de « gauche radicale ».

 

Ces deux concepts peuvent se résumer ainsi : d’un côté il existe la gauche « social-libérale » (parti socialiste) dont il ne faut rien attendre ; de l’autre côté il existe la gauche « radicale » qui pour certains devait se traduire par « gauche révolutionnaire » mais pour d’autres par « toutes les sensibilités à gauche du parti socialiste ». Deux lectures parfaitement divergentes jusque dans le noyau dirigeant où chacun espérait secrètement faire triompher « sa » lecture.

 

Ce qui laissait un flou monstrueux en termes de projet et/ou d’alliances électorales. Dans les deux acceptions (gauchiste ou centriste) les camarades esquivaient le problème de la persistance du réformisme politique parmi les masses, escamotage rendu plausible du fait de l’effondrement organisationnel de ce courant représenté par le PCF et ses satellites. D’où la brutalité des débats et des évolutions individuelles au sein du noyau dirigeant du NPA quand le Front de Gauche et Mélenchon a commencé à redonner un visage au réformisme spontané des travailleurs.

 

Et maintenant ?

 

Le parti socialiste est devenu un parti bourgeois (même si une partie de ses militants peuvent parfois porter des attentes que nous partageons). Il défend sans faux-nez réformiste les intérêts bien compris de la bourgeoisie.

Le Front de Gauche est une nébuleuse réformiste. Une organisation qui évoque des changements radicaux mais qui entrave la construction du rapport de force nécessaire à les imposer dès que les intérêts de sa bureaucratie sont en jeu.

 

Les organisations révolutionnaires restent (sans surprise) totalement minoritaires en dehors d’une période pré révolutionnaire mais elles devraient fédérer un bien plus grand nombre de ces militants radicaux qui existent dans le mouvement syndical et associatif dans le cadre d’une organisation ou d’un front d’organisations. Car nous devons reconstruire sur le dégoût bien réel des désillusions. Je pense d’ailleurs que les tentatives de « nouveaux partis » sur les ruines du marxisme autoritaire après l’effondrement des pays de l’Est étaient non pas enfin du neuf dans le paysage mais au contraire la queue de la comète des efforts des travailleurs au long du vingtième siècle pour construire leurs outils de défense et d’émancipation. Il est temps de reprendre à zéro les débats et les erreurs depuis le dix neuvième siècle !

 

Communiste toujours

 

Nous vivons une crise historique du capitalisme qui va redistribuer pour quelques décennies les richesses et le pouvoir entre bourgeoisies montantes et bourgeoisies perdantes. Avec des conséquences énormes pour les travailleurs qui paieront la facture.

 

Cette situation est en soi politisante (donc clivante) forçant les travailleurs à choisir entre une fausse sécurité fascisante, un moindre mal réformiste et le va-tout révolutionnaire.

 

Pour pousser dans le bon sens le choix des travailleurs et de la jeunesse, une organisation reste nécessaire, reliant les militants investis dans le syndicalisme et dans les associations combattantes. Nul besoin d’un état-major autoproclamé qui surgira de la démocratie directe quand les évènements s’accélèreront. Mais pertinence d’un réseau pratique constitué de militants investis dans tous les secteurs.

 

Le NPA s’est égaré comme la LCR avant lui en tentant de faire coexister un fonctionnement vertical avec le mal nommé « droit à l’expérimentation » qui laissait les tendances majoritaires localement faire ce que bon leur plaisait. Les seuls gagnants du système étaient les dirigeants de chaque tendance qui ainsi se partageaient les pouvoirs.

 

Il faut trancher sans chercher un mixte impossible entre les avantages et les inconvénients du verticalisme et du fédéralisme sachant que le fédéralisme n’exclu pas un certain centralisme, construit par d’autres voies que celles héritées du léninisme : celles de la coopération, de la mutualisation et du consensus.

 

Les camarades d’Alternative Libertaire ont su construire et développer à partir d’un noyau minuscule une organisation dont les militants pèsent dans les mobilisations réelles. Une organisation présente sur le champ international à travers le réseau « Anarkismo ». Une organisation sans chef, où les tâches sont assurées par rotation de mandats et où l’énergie principale des militants n’est pas à combattre en interne au nom de sa tendance mais à peser davantage dans les luttes réelles. Où les inévitables divergences se traitent de manière infiniment plus respectueuse entre militants que tout ce que j’ai connu.

 

Voilà comment j’ai fait ce choix. Voilà pourquoi j’ai envie de le partager avec vous.

 

Jean Yves Lesage

 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:56

  

 

 

 

 

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-alain/250812/reunion-inter-ministerielle-sur-les-roms-un-seul-mot-d-ordre-degage

 

Réunion inter ministérielle sur les roms, un seul mot d’ordre, DEGAGE !  

 

Samedi 25 Août 2012  

 

Par Philippe Alain  

 

Alors que Bruxelles vient de remettre la France sous surveillance en raison de sa politique d’expulsion des Roms, le gouvernement a organisé une réunion inter ministérielle sur les « opérations de démantèlement des campements illicites et leur accompagnement ». A l’issue de cette réunion, très attendue par les roms et les associations, la montagne à finalement accouché d’une souris : maintien du régime transitoire, poursuite des expulsions administratives, des démantèlements de camps et des expulsions par charters.



Un militant résume parfaitement la situation quelques jours après la réunion : «Vous croyez vraiment que les Roms sont en situation de travailler alors que la police les pourchasse jour et nuit ? En ce moment ils sont plutôt dans la survie. Ils se cachent, ils cherchent à boire, à manger et un endroit pour dormir. Ils n’ont pas trop la tête à rédiger des Curriculum Vitae, excusez les »

 

Le maintien du régime transitoire  

 

La principale annonce faite à l’issue de cette réunion concerne la suppression de la taxe à l’embauche pour les employeurs et l’élargissement de la liste des métiers autorisés pour les citoyens roumains. Deux « mesurettes de façade » selon Saimir Mile, président de la Voix des Roms. Saluées à gauche par ceux qui ne connaissent rien au sujet comme une grande avancée et dénoncées à droite par ceux qui croient tout savoir comme une ouverture scandaleuse du marché du travail, ces deux mesures ne vont absolument pas changer la réalité quotidienne de la plupart des personnes concernées. Le régime transitoire imposé par la France aux citoyens roumains pour les empêcher de travailler se traduit en effet par la nécessité de disposer d’un titre de séjour et d’une autorisation de travail délivrés par les préfectures. La recherche d’un emploi passe donc par un parcours du combattant semé d’embûches qui peut prendre jusqu’à un an avant d’obtenir les précieux sésames. A condition de ne pas jeter l’éponge avant. Sur cet aspect, aucune annonce et aucun changement. La France maintient donc les principales dispositions du régime transitoire, confirmant ainsi sa politique d’exclusion des roms présents en France.

 

La poursuite des expulsions de terrain sans proposition de relogement

 

En digne successeur de Guéant, le très médiatique Valls a dansé tout l’été au rythme des mélodies tziganes sous l’œil des caméras qu’il semble particulièrement apprécier.  

 

Transformant son ministère en auxiliaire des cabinets d’huissiers qui le sollicitent pour le concours de la force publique, il a expulsé des Roms par familles entières à Marseille, La Courneuve, Vaulx en Velin, Lille, Dijon, Lyon, Saint-Etienne, Villeurbanne... En tout, plus de huit cent personnes en quelques jours. Si ce n’est pas du nettoyage au karcher, ça y ressemble beaucoup… Un certain François Hollande, candidat à l’élection présidentielle avait pourtant écrit en mars 2012 :

 

« Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution.»

 

Il avait tout compris ce candidat. Si quelqu’un sait ce qu’il est devenu. Il faudrait lui proposer de communiquer son programme à Manuel Valls, le véritable patron sur ce dossier.  

 

Sur le terrain cette politique stupide et inefficace se traduit par des situations absurdes comme à Villeurbanne, mardi 7 août, où une centaine de Roms est expulsée à la demande de la municipalité socialiste. Les familles sont jetées à la rue, pourchassées par la police qui les empêche de s’installer autre part. Avec leurs baluchons sous un bras et leurs enfants sous l’autre les parents errent dans la ville plusieurs jours.

 

Pendant ce temps, impossible d’aller faire la manche, impossible d’acheter à manger ou à boire. Certains enfants commencent à tomber malades. Marcel, 7 ans, à bout de force, envoie un tweet à Valérie Trierweiller. Le maire de Villeurbanne, lui, envoie une tribune au journal Le Monde dans laquelle il appelle à la poursuite des démantèlements de « camps de roms » en reprenant les termes stigmatisant du discours de Grenoble et ceux de la circulaire du 5 août 2010 censurée par le Conseil d’Etat. 

 

Les Roms expulsés quelques jours plus tôt, vont finalement lui répondre par un pied de nez en s’installant à nouveau à quelques centaines de mètres du terrain qu’ils occupaient précédemment à Villeurbanne. On aura donc simplement déplacé le problème. Sauf que, à force d’être pourchassées par la police, les familles se sont divisées en deux groupes.  

 

Le pauvre maire qui se croyait débarrassé d’un campement se retrouve donc maintenant confronté à deux campements. Que va faire la mairie ? Donner l’exemple et engager des discussions avec les familles afin d’étudier leur situation et proposer un traitement digne et humain ? Ou alors envoyer deux huissiers et demander deux nouvelles expulsions ? Ce jeu là destructeur pour les familles peut durer longtemps. Au lieu d’avoir un camp de cent personnes, le maire va finir par avoir cinq camps de vingt personnes. C’est sans doute ce qu’on appelle de l’intelligence politique. 

 

En attendant, le préfet du Rhône qui vient de rentrer de vacances prépare l’expulsion du camp de Saint-Priest : deux cent personnes vont être jetées à la rue, encore une fois, sans aucune proposition de relogement, en violation des promesses du candidat Hollande et en contradiction avec les vraies fausses consignes de concertation données par Valls.

 

La poursuite de la politique du chiffre

 

C’est ça les socialistes. Ils nous disent blanc, ils font noir. Il va falloir s’y habituer. Alors que Hollande avait promis l’arrêt de la politique du chiffre, sur le terrain, les expulsions par charters ainsi que les Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) se multiplient.

 

Depuis le début de l’année, à Lyon, ce sont environ neuf cent personnes qui ont été expulsées par charter sous couvert d’aide au retour humanitaire, c’est-à-dire la quasi totalité des Roms présents sur l’agglomération. Or, selon les associations, il y a toujours environ mille roms sur Lyon et son agglomération. De deux choses l’une, soit la préfecture distribue l’aide au retour humanitaire plusieurs fois aux mêmes personnes alors qu’on nous dit que cette aide n’est valable qu’une fois.

 

Soit elle attire sur Lyon des personnes qui viennent spécialement pour prendre l’aide et rentrer au pays avec, ce qui est contraire aux conditions d’attribution. Dans les deux cas, le gouvernement dilapide l’argent public alors qu’il nous parle de crise et de restrictions budgétaires à longueur de temps. On n’a pas d’argent pour intégrer les roms, mais on en a beaucoup pour les expulser. Le prochain voyage organisé tous frais payés par le contribuable aura lieu vers le 10 septembre au départ de Lyon. Pour tout renseignement, veuillez vous adresser à Arno Klarsfeld, le nouvel ami des socialistes. Dites que vous êtes roumain et que vous venez pour aider Valls à faire aussi bien que Guéant en matière de chiffres, vous serez reçu comme un roi.  

  

En ce qui concerne les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), on dépasse tout ce qu’on avait vu jusqu’à présent. Sur ce point en particulier, il faut rendre hommage à Hollande et Valls qui font mieux encore que Sarkozy et Guéant. En ce moment, tous les roumains qui se font contrôler par la police reçoivent soit une OQTF, soit une convocation pour « les nécessités d’une enquête judiciaire » à la Police Aux Frontières (PAF). Depuis quand la PAF est-elle compétente en matière judiciaire ?

 

Depuis que Valls dont l’imagination est sans limites pour expulser les roms est aux commandes. Une fois dans les locaux de la PAF, les roms sont interrogés sur leur date d’entrée en France, leurs conditions de vie, leurs moyens de subsistance et quelques jours plus tard, lors d’un nouveau contrôle ils reçoivent une OQTF. Plusieurs observateurs relèvent la multiplication des OQTF à Paris, à Lille, à Lyon, à Metz. Selon une militante, « On n’a jamais vu autant d’OQTF délivrées en si peu de temps. Certaines sont plutôt fouillées comme à Lyon; d’autres, comme à Paris ou à Metz, ignorent totalement les bases juridiques légales. La course aux chiffres à repris de plus belle et les expulsions avec : expulsions des terrains et expulsions du territoire français.»  

 

La palme toutes catégories revient à la préfecture de Lyon pour le cas de Stefan, Rom originaire de Roumanie. Volontaire, courageux et travailleur, il décide d’entreprendre des démarches pour trouver un emploi en France. Il se met donc à suivre des cours de français, rédige un Curriculum Vitae et se rend à Pôle Emploi.

 

Lorsqu’il explique qu’il est roumain, on lui répond que c’est très compliqué et qu’il lui faut un titre de séjour et une autorisation de travail. Stefan se rend donc à la préfecture et effectue les démarches, remplit un dossier et attend. Quelques jours plus tard, la réponse de la préfecture tombe: obligation de quitter le territoire français. La politique du gouvernement français est donc très claire. Tu es roumain, tu ne travailles pas, tu prends une obligation de quitter le territoire. Tu es roumain, tu veux travailler, tu prends une obligation de quitter le territoire. 

 

Dans tous les cas, la seule et unique réponse du gouvernement socialiste français aux roms est la suivante : dégage. Dégage des terrains, dégage en Roumanie, dégage où tu veux, mais dégage. A pied, à cheval, en voiture, en charter, on s’en fout, DEGAGE !  

 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:13

 

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/775232/Joumblatt+%3A_Felicitations_aux_non-alignes_pour_le_massacre_de_Daraya....html

 

Joumblatt : Félicitations aux non-alignés pour le massacre de Daraya

 

Mardi 28 Août 2012

 

Dans sa déclaration hebdomadaire à l’organe du Parti socialiste progressiste, al Anba, le chef du Front de lutte nationale, Walid Joumblatt, a estimé qu’il est « ironique que le Mouvement des Non Alignés, initié à Bandung en 1955 avec de grands leaders comme Gamal Abdel Nasser, Jawaharlal Nehru et Joseph Tito pour le triomphe de la liberté des peuples et le soutien au principe de la libération du colonialisme et du suivisme à l’égard d’un camp ou de l’autre, se soit transformé en mouvement d’alignement sur des régimes qui pratiquent toutes les formes de tyrannie contre leurs propres peuples, et en mouvement qui soutient de toutes ses forces d’autres régimes dont l’histoire a rarement été témoin en matière de massacres, d’oppression et de tyrannie ». « La meilleure preuve est la protection directe fournie par certaines de ces forces au régime syrien face aux aspirations légitimes du peuple syrien à la liberté, l’indépendance et la dignité », a souligné Walid Joumblatt.


« L’ironie du sort veut que des dirigeants arabes qui ont été élus récemment au terme de révolutions qui ont renversé de grands symboles de la tyrannie prennent part à cette réunion. Au lieu de se ranger au côté de leurs peuples et des intérêts de ces derniers, les voilà qui seront également assis au côté de ceux qui font obstruction aux droits du peuple syrien et à sa lutte épique, couronnée au quotidien par des centaines de martyrs, de blessés, de disparus et de détenus », a poursuivi le chef du PSP.


« L’ironie du sort veut aussi qu’au sommet de Téhéran prennent part quelques-uns des dirigeants de la Palestine au côté de ceux qui représentent le régime syrien et le soutiennent, un régime qui a fait à son peuple pire que ce qu’Israël a fait au peuple palestinien. Ne passe-t-il pas à l’esprit des représentants de la Palestine que participer au côté d’un régime qui a déplacé le peuple syrien et détruit ses villes, une destruction similaire à celle des villes palestiniennes par les Israéliens, peut donner un prétexte à Israël pour déplacer ce qui reste des Arabes de Cisjordanie et des Arabes de 1948, et, par conséquent, de faire la même chose que ce que fait le régime syrien ? » s’est interrogé Walid Joumblatt.


« Au plan libanais, il n’y a aucune crainte quant à la position officielle libanaise représentée par le président de la République, Michel Sleiman, qui va inévitablement exprimer avec son audace habituelle ce qui correspond à l’intérêt national libanais et non aux intérêts régionaux. Mais il reste, bien sûr, à éviter que le Liban ne soit transformé – entre la folie israélienne, représentée par Benjamin Netanyahu, la haine du régime syrien, qui veut faire imploser la situation interne, et les arsenaux de missiles prêts et non organisés dans le cadre de l’entente minimale sur le plan de la défense – en laboratoire de toutes les expériences, pour payer une fois de plus la facture astronomique des guerres des autres sur son territoire », a-t-il souligné.


« Je rappelle ici la position constante du Parti socialiste progressiste en faveur de l’assimilation progressive et de la nécessité de tirer parti des capacités de la résistance au sein de l’institution militaire pour défendre le Liban et uniquement le Liban, comme cela était indiqué dans l’appel du président Sleiman, et de manière à garantir que la décision de guerre et de paix soit aux mains de l’État libanais. S’il n’y a aucun doute quant à l’efficacité des missiles de la résistance dans le déplacement de centaines de milliers d’Israéliens, il est quand même du droit des Libanais de s’interroger sur leur sort et leur avenir dans le cas d’une guerre future »  a ajouté le chef du PSP.


« Dans ce domaine, nous devons saluer l’armée libanaise, qui établit progressivement son autorité à Tripoli et prouve qu’elle a la capacité d’exercer ses fonctions, en particulier lorsqu’il existe une volonté politique. Sa mission de défendre le Liban est donc à portée de main si la troupe parvient à tirer parti d’une entente nationale à ce sujet », a-t-il noté.


Et de conclure : « Félicitations aux hôtes du sommet des non-alignés pour les massacres de Daraya et de Bosra qui s’inscrivent dans le cadre de la série des massacres précédents qui ont eu lieu à Hiffa, Treïmsseh, Houla, et des dizaines d’autres villages et hameaux tellement innombrables qu’ils ne peuvent plus être comptabilisés. »

 

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 21:28

 

Morsi appelle les alliés de la Syrie à lâcher Bachar al Assad

 

LE CAIRE (Reuters) - Le président égyptien, Mohamed Morsi, qui se prépare à faire ses débuts sur la scène diplomatique, a appelé les pays alliés de la Syrie, tels que la Russie et la Chine, à aider à l'éviction du président syrien Bachar al Assad.

 

"Il est désormais temps d'arrêter le bain de sang et pour le peuple syrien de reprendre ses pleins droits et pour ce régime qui assassine son peuple de disparaître de la scène", a dit Morsi.

 

Le dirigeant égyptien s'exprimait avant de se rendre cette semaine en Chine et en Iran, deux Etats qui avec la Russie s'opposent aux appels des pays occidentaux et de certains pays arabes à mettre fin au régime de Bachar al Assad.

 

"Il n'y a pas de place pour un dialogue concernant une réforme, la discussion doit porter sur le changement", a-t-il poursuivi.

 

Il a répété que "les amis du peuple syrien en Chine et en Russie et dans d'autres Etats" doivent soutenir les syriens eux-mêmes.

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