Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 18:21

 

http://www.solidaritefreedomtheatrejenine.com/spip.php?article39

 

Solidarité avec le Freedom Theatre de Jenine



Soutien à Nabil al Raee et Zakaria Zubeidi

 

Tournée du « Bus de la Liberté »



Mercredi 20 Juin 2012

 

Nous vous avons alertés sur les arrestations arbitraires de Nabil al Raee, directeur artistique du Théâtre de la Liberté de Jénine et de Zakaria Zubeidi qui en est l’un des fondateurs. Nous nous sommes élevés contre ce harcèlement. Or, le dernier mail du Freedom Theatre nous informe que la détention de Nabil par les Israéliens est prolongée de sept jours et celle de Zakaria par l’Autorité palestinienne de quinze jours. Ils ne peuvent toujours pas recevoir la visite de leur avocat.

 

Vous pouvez montrer votre soutien en signant la pétition :

 

http://www.avaaz.org/po/petition/Li...

 

Malgré le harcèlement constant des autorités et de l’armée d’Israël, le Freedom Theatre organise une tournée du "Bus de la Liberté" dans les villes de Cisjordanie.

 

Il s’agit d’une tournée de neuf jours de théâtre-forum prévue fin septembre 2012, inspirée par les marcheurs de la liberté du mouvement américain des droits civils et par les récents marcheurs de la liberté de Cisjordanie.Pour cette tournée les acteurs se forment aux techniques du Playback Theatre : approche interactive qui vise à construire des liens sociaux et à dépasser des traumatismes. Ainsi les spectateurs sont volontaires pour apporter des éléments de leur expérience de vie et les comédiens et les musiciens improvisent à partir de leurs témoignages.

 

Le Freedom Theatre compte sur la participation d’artistes et d’acteurs culturels de divers pays afin de donner le maximum de retentissement à cette initiative. Aussi nous faisons-nous le relais de ce souhait en vous proposant de participer à la tournée (ou de la soutenir par des messages et/ou des contributions financières). Le programme est visible sur internet :

 

http://www.freedombus.ps/freedom-bu...

 

Et les inscriptions peuvent se faire à l’adresse suivante :

 

http://www.freedombus.ps/join-the-ride/.

 

Nous pensons que cette initiative est de la plus haute importance dans un contexte de banalisation de l’occupation où le Freedom Theatre est la cible de tracasseries et de violences qui montrent bien la portée de la résistance culturelle qu’il met en œuvre.

 

Le Bureau de l’association : Sonia Fayman, Zahia Oumakhlouf, Sabine Lagrange, Marie José Elhaimer, Maryvonne Prestavoine, Saadia Cheyrouze

 

theatrejenine@yahoo.fr 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 17:34

 

http://www.legrandecart.net/lamarchedessanspapiers/#.T-O9qe3dNOx

 

Tous ensemble de Bruxelles à Strasbourg

 

La Coalition Internationale des Sans Papiers et des Migrants (CISPM) appelle toutes les coordinations de sans papiers et de migrants, les associations, les syndicats, les travailleurs, les retraités, les indignés, les étudiants, les mouvements sociaux, les partis politiques et tous les citoyens à se joindre à elle pour participer à la MARCHE EUROPEENNE DES SANS PAPIERS ET DES MIGRANTS qui aura lieu du 2 juin au 2 juillet 2012. La marche partira de Bruxelles le 2 juin.

La marche vise à réunir les sans papiers et les migrants venant de plus grand nombre de pays membres de la Communauté Européenne et de l’espace Schengen possible, pour marcher vers la Parlement européen de Strasbourg afin d’y réclamer la liberté de circulation et d’installation, la régularisation globale de tous les sans papiers, l’exercice total des droits des migrants, la protection et le respect des droits des demandeurs d’asile, la citoyenneté de résidence et le respect des droits des Roms/Tsiganes, etc.

La crise économique et sociale touche en priorité les populations les plus précaires dont font partie les sans papiers et les migrants. Partout, la réponse des gouvernements en place s’articule entre politique d’austérité et de rigueur, utilirarisme migratoire et dérive raciste et xénophobe.

Cette Marche européenne est d’abord dirigée contre les lois répressives (arrestation, rétention, expulsion) dont les Etats européens se sont dotés, depuis la création de « l’espace Schengen », avec des institutions telles que Frontex, pour « traiter » la question de l’immigration. L’application de ces lois est de plus en plus brutale, xénophobe et arbitraire.

La Marche aura soin de rappeler au niveau européen que les sans papiers et les migrants ne veulent pas que leur situation soit instrumentalisée à des fins électoralistes, même s’ils ne se font pas d’illusion sur leur capacité de l’empêcher. Au moins auront-ils rappelé à l’ensemble des citoyens européens qu’ils ont comme voisins et travaillent quotidiennement avec des millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui ne demandent qu’à participer à la vie collective en assumant toutes leurs obligations, alors même que leurs droits fondamentaux sont niés en raison de leur origine géographique, de leur couleur de peau, de leur religion ou de celle de leurs parents.

Ce sera une marche de révolte contre l’injustice, les discriminations et les inégalités qui frappent de plus en plus violemment les populations d’étrangers, et plus largement, toutes les couches précaires du peuple européen.

C’est ainsi que la Marche des Sans Papiers et des Migrants doit être comprise ; une marche de solidarité avec l’ensemble de la population qui ne veut plus d’une société qui donne toujours plus à ceux qui ont presque tout et de moins en moins à ceux qui ont presque rien. Ce sera une marche trans-frontalière, elle aura comme destination Strasbourg et fera étape à Schengen, au Luxembourg, pour dire combien l’Europe issue des accords dits de Schengen a trahi sa mission d’émancipation des peuples.

La Marche permettra la rencontre entre les acteurs de la lutte des sans papiers de différents pays européens (France, Suisse, Italie, Allemagne, Belgique,…).

Elle permettra une mise en lumière de la problématique des sans papiers au niveau européen.

Elle devrait pouvoir fédérer de nouvelles forces et renforcer ainsi le mouvement des sans papiers.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 16:23

 

 

 

 

http://www.blogs.mediapart.fr/blog/serge-marq/180612/demission-de-jacques-rigaudiat-du-pg  

 

Démission de Jacques Rigaudiat du Parti de Gauche

 

Vanves, Lundi 18 Juin 2012

 

Aux camarades du comité Rosa Luxembourg du Parti de Gauche

 

Depuis quelques mois je me suis mis en sommeil, en congé du parti. Vous en connaissez les raisons, car nous avons eu à de multiples reprises l’occasion d’en discuter. Elles étaient d’autant plus claires, qu’avec Claude Debons nous en avons à deux reprises – lors du Congrès du Mans, puis ensuite dans une adresse au Conseil national, le 31 mai 2011 – explicité par écrit les motifs. Nous y mettions en garde contre « une analyse fantasmagorique de la situation française » servant de « justification à une orientation protestataire-révolutionnariste » ne répondant pas aux attentes populaires.

 

La période électorale s’ouvrait et je n’ai pas voulu alors ajouter au tumulte et risquer de compliquer, fut-ce de façon minime, notre si difficile combat collectif. Cette période aujourd’hui se clôt et je reprends désormais mon entière liberté de parole et d’action. Ma décision, depuis longtemps mûrie mais que j’avais jusqu’à présent retenue, n’a plus de raison de l’être plus longtemps. Je vous informe donc de ma démission du Parti de gauche.

 

La séquence qui se ferme au lendemain de ce deuxième tour des législatives, ne m’a, en effet, pas conduit à modifier en quoi que ce soit l’analyse que nous faisions à la veille de son ouverture. Je ne vois pas que ce moment ait en rien conduit à la démentir, tout au contraire, elle m’apparaît avoir été prémonitoire. Certes, je ne minimise nullement le très grand succès qu’a constitué la campagne des présidentielles ; 11,1% fut un score magnifique, qu’à dire vrai je ne pensais pas voir le Front de Gauche atteindre. Je sais aussi ce qu’il doit à l’immense talent tribunicien de Jean Luc Mélenchon. Mais une stratégie politique se juge à ses fruits et ils sont, au final, bien amers.

 

A peine acquis dans la présidentielle, notre capital électoral aura donc été aussitôt dilapidé dans la législative. Le Front de Gauche se retrouve désormais à son niveau initial, grosso modo celui acquis au lendemain des régionales et des cantonales, mais politiquement gravement affaibli pour la période qui vient. Le président du Parti de Gauche, qui avait su incarner une dynamique unitaire de la gauche de transformation, a été sèchement éliminé dans un combat qu’il a pris le risque de vouloir exemplaire nationalement. Sa défaite nous atteint tous. Durablement. Dans le débat politique national, elle éloigne sa voix et ainsi nous affaiblit. Mais au-delà de ce cas particulier, qui pour emblématique qu’il soit aurait pu n’être qu’isolé, si, en opérant un mouvement d’unification de la gauche de transformation, le Front de Gauche progresse en voix et en pourcentage par rapport au score de 2007 du PCF, il régresse, par contre, durement en sièges. En partie – et dans les Hauts de Seine nous ne le voyons que trop –, parce que dans bien des cas le parti socialiste dépasse certains des élus sortants du Front de Gauche. Au final, la représentation parlementaire du Front de Gauche se trouve lourdement affaiblie et celle du Parti de Gauche est réduite à sa plus simple expression : son désormais unique député, Marc Dolez.

 

Face à la crise qui fait rage, cette déconvenue nous prive de l’arme d’un succès qui aurait prolongé celui de la présidentielle et conforté l’espoir qui s’y était levé, comme l’ont montré les formidables mobilisations dont nos meetings ont été l’occasion. Ce n’est pas ainsi que nous incarnerons l’alternative à gauche, dont notre pays a pourtant un urgent besoin. Ce n’est pas ainsi que nous deviendrons le parti de gouvernement que nous affirmons  vouloir être. A moins, bien sûr, que nous ne comptions, mezzo voce, nous satisfaire d’une position analogue à celle initialement revendiquée par le NPA : n’apparaître politiquement que tous les cinq ans, ne pas véritablement chercher à peser dans des élections dont nous ne faisons pas vraiment notre affaire et, ainsi exclus du champ politique, n’espérer exister que par les luttes, dans l’attente de la « révolution citoyenne » qui ne manquera pas d’advenir, un jour. C’est d’ailleurs bien l’analyse que vient de réaffirmer François Delapierre dans un entretien à Mediapart : « Notre finalité politique n’est pas d’avoir un maximum d’élus pour peser dans le cadre actuel des institutions ». Sans doute, mais peut-être faut-il s’interroger, dès lors qu’à défaut d’avoir un maximum d’élus nous n’en avons qu’un … minimum ! On comprend aussi mieux pourquoi le Parti de Gauche vit sur le mythe qu’unique « recours à gauche », il sera « inéluctablement » porté au pouvoir « avant dix ans », dès lors que, comme François Delapierre, l’on table sur le fait que « les éléments peuvent aussi s’inviter ». La France n’est pas la Grèce et avant que d’inviter chez nous une même catastrophe sociale peut être vaudrait-il mieux se demander comment l’éviter ! Les mésaventures du NPA devraient pourtant nous éclairer sur l’aboutissement d’une telle vision pour un parti politique dans une société démocratique comme la nôtre : la marginalisation à brève échéance.

 

S’il en va ainsi, c’est que le Parti de gauche fait fausse route, dans son analyse de la situation, dans son mode de fonctionnement, comme dans sa tactique politique.

 

Je n’ai jamais partagé l’analyse, à mes yeux simpliste, qui veut voir dans les révolutions d’Amérique latine les prodromes d’un tsunami démocratique dont, après les « printemps arabes », la vague viendrait inévitablement submerger notre vieille Europe et sur laquelle il suffirait donc de savoir surfer. On comprend bien pourquoi, vue ainsi, la politique ne peut être l’affaire d’un « capitaine de pédalo », mais nécessite l’intervention d’un nouveau « libertador » ! Sur le fond, sans même évoquer les ombres multiples qui assombrissent la démocratie en Amérique latine – que le Parti de Gauche tait soigneusement –, ni celles qui, on le voit encore aujourd’hui même en Egypte, pèsent sur l’avenir des révolutions arabes – et que le Parti de Gauche n’a même jamais à ce jour cherché à analyser –, qu’il me suffise ici de dire, trop sommairement, que l’Europe est le lieu d’un affrontement d’une toute autre nature. Un affrontement qui vise à imposer un ordre nouveau, celui du capitalisme mondialisé, à des couches populaires socialement éclatées et subjectivement atomisées par trois décennies de chômage et de précarité et une désindustrialisation qui en a décimé le cœur résistant historique : la classe ouvrière. Cela, dans un moment où il est, de surcroît, désarmé de sa « weltschauung », de sa vision du monde et de son projet historique, par la faillite du « socialisme réel ».

 

J’admets bien volontiers que cette analyse puisse ne pas être partagée dans le Parti de Gauche, c’est le prix normal et légitime de l’action collective ; mais je constate qu’elle n’a même pas pu y être seulement discutée. Je ne parle pas ici de notre comité, mais des instances nationales, où je ne suis d’ailleurs pas seul à avoir, en vain, tenté de l’y porter. Chacun, à cet égard, se souvient du Congrès du Mans et de l’enterrement clandestin, sans fleurs ni couronnes, ni même de faire-part, de « Lignes d’horizon ». Cela pose, évidemment, la question du mode de fonctionnement du Parti de Gauche, dans lequel les vrais débats n’ont lieu qu’au sein d’un tout petit groupe qui, seul, prend les décisions. Les instances nationales officielles étant là non pour les discuter mais pour les avaliser et les transmettre.

 

Enfin, tout cela a conduit à une tactique politique gravement erronée. Ancré qu’il est dans la certitude que « le bruit et la fureur » auront raison de toutes les barrières, dans l’illusion complète de pouvoir être « en tête de la gauche », le Parti de Gauche oppose de manière impavide un optimisme inconditionnel et sans faille à toute réalité. Les raisons de fond déjà exposées, comme son mode de fonctionnement, l’ont ainsi conduit à privilégier tout à la fois, électoralement, la présidentielle et, politiquement, la coupure complète de la gauche de transformation d’avec celle de gouvernement et à s’enfermer dans un « combat homérique » contre le Front National.  Avec, là encore, l’illusion – faute de toute analyse de la nature de l’emprise durable du FN dans les couches populaires, comme de la montée de l’extrême droite en Europe depuis plus d’une décennie –, de pouvoir le terrasser au premier combat. Pourtant, l’emprise du FN continue de s’affirmer et l’abstention de s’accroître et, les résultats en témoignent, même le combat mené dans la onzième circonscription du Pas de Calais n’aura pas permis de démentir cette évolution nationale, au moment où le FN vient d’entrer pour la première fois à l’Assemblée sans le secours de la proportionnelle ! Au total, cette analyse erronée a conduit à une complète sous-estimation de la nécessité, sans doute moins flamboyante et plus triviale, de d’abord s’inscrire dans une dynamique anti-Sarkozy. Elle aurait dû conduire à rechercher en priorité un front commun de toute la gauche pour le battre, ce qui, évidemment, n’empêchait nullement la nécessaire différenciation programmatique sur les perspectives. Dans la pratique, le Parti de Gauche a, au fil du temps, oscillé entre deux positions ; par moment, il a affirmé haut et fort la seule perspective qu’il veut véritablement se reconnaître : devenir le centre de gravité de la gauche, à d’autres, face à la réalité il s’est résolu à seulement s’en vouloir l’aiguillon. C’était là, dans les deux cas, se payer de mots et se conduire tel la mouche du coche (« c’est nous qui avons fait élire Hollande » !), car c’était négliger l’essentiel de ce qui se jouait dans ce moment précis : le rapport des forces final dans un scrutin majoritaire à deux tours. Faute d’avoir voulu poser dès le départ les conditions d’un accord démocratique avec le PS – et l’on sait que les représentants du Parti de Gauche en ont, au final, été les fossoyeurs –, le résultat était dès lors couru d’avance …

 

Pour toutes ces raisons, je ne peux continuer à feindre cautionner des choix que je ne partage pas et un mode de fonctionnement que je ne veux plus supporter.

 

La stratégie du Front de gauche est la seule valable à mes yeux, mais elle est exigeante et, bien plus que d’envolées lyriques et enflammées, elle se nourrit de constance et de cohérence. Elle appelle à une réflexion sur les profonds bouleversements qu’ont connus les sociétés capitalistes et le monde depuis trois décennies, elle seule permettra de bâtir une stratégie de transformation adaptée à notre époque.  Elle est le socle sur lequel il nous faut, en dépit du grave revers que nous venons de subir, bâtir une force nouvelle, seule à même de faire bouger les lignes et de déplacer le centre de gravité de la gauche. Elle nécessite que soit construit un rapport nouveau à la gauche, qui soit tout à la fois front commun contre la droite et l’extrême droite et confrontation programmatique exigeante. Elle fut, hier, celle, victorieuse et toujours présente dans la mémoire collective, du Front populaire.

 

C’est cela, chers camarades, que je veux contribuer à construire. Le temps passe, le temps presse !

 

Jacques Rigaudiat

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 16:13

 

http://www.fr.news.yahoo.com/mohamed-morsi-élu-président-en-egypte-143611999.html

 

L’islamiste Mohamed Morsi élu président de l’Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - L'islamiste Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans, a été déclaré président de l'Egypte avec 51,7% des suffrages au second tour de l'élection présidentielle de dimanche dernier devant l'ancien général Ahmed Chafik, a annoncé dimanche la Commission électorale.

 

Le premier président de l'Egypte démocratiquement élu succède à Hosni Moubarak, renversé il y a seize mois après un soulèvement populaire inspiré du "Printemps arabe" en Tunisie.

 

Aussitôt le résultat connu, plusieurs milliers de partisans des Frères musulmans ont laissé éclater leur joie sur la place Tahrir du Caire, épicentre de la "Révolution du Nil", agitant le drapeau national aux cris de "Dieu est le plus grand !"

 

"N'ayez pas peur ! Les militaires doivent partir !" scandait la foule.

 

Mohamed Morsi, un ingénieur de 60 ans qui a connu la prison sous Moubarak, a réagi par la voix d'un porte-parole. "Cela témoigne de la résolution du peuple égyptien à faire entendre sa voix".

 

"Le monde regarde cette nation comme un peuple capable de choisir librement son président", a renchéri Ahmed Abdelatti, membre de la confrérie s'exprimant lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation.

 

Ahmed Chafik, un ancien commandant de l'armée de l'air âgé de 70 ans et dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, n'a pas réagi dans l'immédiat. Il a dit par le passé qu'il proposerait ses services à un gouvernement dirigé par Mohamed Morsi.

 

Le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui assure la transition du pouvoir depuis la chute de Moubarak, a adressé ses félicitations au vainqueur de l'élection, rapporte la télévision égyptienne.

 

Le nouveau président s'apprête à gouverner avec des pouvoirs récemment réduits par le CSFA. Il devra donc travailler en étroite collaboration avec l'armée sur la nouvelle Constitution dont le pays doit se doter.

 

GOUVERNEMENT ÉLARGI

 

Sa victoire lors de la première élection présidentielle libre dans le pays rompt avec une tradition de domination de l'armée qui a fourni à l'Egypte tous ses présidents depuis le renversement de la monarchie il y a 60 ans et porte au pouvoir un groupe qui milite avec persévérance depuis 84 ans.

 

Mohamed Morsi s'est engagé à honorer les traités internationaux conclus par l'Egypte et notamment l'accord de paix signé avec Israël en 1979. L'aide américaine en dépend en grande partie.

 

Dès l'annonce de la victoire, les Frères musulmans ont fait savoir qu'ils continueraient à manifester contre la dissolution du parlement et contre les mesures réduisant les pouvoirs du chef de l'Etat.

 

"Les manifestations pacifiques vont se poursuivre à travers l'Egypte. Le combat pour une nouvelle Egypte ne fait que commencer", a déclaré Gihad Haddad, membre de la confrérie.

 

"Nous allons continuer à exercer une pression pour le changement sur tous les fronts: par le programme (électoral) 'Renaissance', par des manifestations et en unissant rapidement les Egyptiens pour former un nouveau gouvernement qui se mette au travail", a dit Hassan Malek, également membre de l'organisation islamiste.

 

Le "défi" du nouveau président, estime Elidjah Zarouan, du European Council on Foreign Relations, sera de "mener un peuple très divisé, inquiet et en colère" vers la démocratie et sans donner le prétexte à une poursuite de la mainmise des militaires.

 

Mohamed Morsi avait remporté le premier tour de la présidentielle en mai, avec un peu moins d'un quart des suffrages. Il avait proclamé sa victoire au second tour quelques heures après la fermeture des bureaux de vote dimanche dernier.

 

Il a promis de constituer un gouvernement élargi aux non islamistes, et notamment à la minorité chrétienne.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 17:36

 

https://www.sites.google.com/site/lecerclelakanal

 

La liste noire « bleu Marine »

 

Serait-on parvenu à la fin d’une époque ? Tout le montre. L’écrasante victoire des socialistes en est le signe le plus manifeste. Désormais, qu’on se le dise, l’exception française risque d’être rangée au magasin  des accessoires : le bipartisme est en route et la pluralité politique en déroute. La normalisation est là et avec elle le culte de l’infime, la spectacularisation du politique et la mise au rencard des réprouvés du système.

 

Les législatives ? Vous avez-vu des élections législatives vous ? Un débat national portant sur des programmes, un affrontement d’idées, des lignes claires de partage ? Que nenni. Par la grâce des socialistes et de la modification du calendrier électoral, la désignation de ce qu’on appelait naguère la représentation nationale est devenue une sorte de troisième tour de l’élection présidentielle, un simple scrutin de confirmation qui transforme le pouvoir législatif en pur appendice de l’exécutif. La constitution de la cinquième république est allé au bout de sa logique : un homme seul tient désormais en main les reines d’une nation convoquée tous les cinq ans pour choisir un maître dont on changera au gré des circonstances et des apparences dans un cadre politique que l’on veut inamovible.

 

Bien sûr le peuple renâcle comme il peut mais le seul moyen qui lui est désormais offert est de s’abstraire du jeu. Jamais depuis 1958 le taux d’abstention n’avait atteint pareils sommets : près de 43% au premier tour, plus de 44% au second. Une condamnation silencieuse, un désaveu muet qui s’accroit régulièrement depuis 1988 et dont personne ne semble vraiment se préoccuper tant ces catégories sont jugées hors-système : 53% des employés, 49% des ouvriers et pas moins de 66% des jeunes de 18 à 24 ans détournent les yeux quand moins l’on a de revenu et plus on reste chez soit.Entre les deux tours des législatives, Mme Duflot parlait, elle, de la dépénalisation du cannabis tandis que la compagne du président faisait irruption dans l’arène politique pour une querelle de préséance dans le cœur présidentiel... Les ragots familiers des principautés d’opérette ne sont plus très loin quand Le Monde ne consacra pas moins de trois pages et d’un éditorial à la mauvaise humeur de la nouvelle dame et à la rage contenue de l’ancienne. On avait connu plus d’élévation au journal de référence. La chronique politique va-t-elle devenir désormais le monopole des échotiers de la Cour ?

 

Il y aurait pourtant beaucoup à réfléchir sur d’autres phénomènes. Un des succès majeurs de Marine Le Pen par exemple  qui fut moins de faire entrer deux ou trois des siens à l’Assemblée que de commencer à s’implanter durablement dans le paysage au gré même de ses évolutions sociologiques. On observe, en effet, que non seulement elle a peu perdu de suffrages entre les deux élections mais qu’elle réalise ses meilleurs résultats dans les grandes zones péri-urbaine là où réside de plus en plus les sacrifiés du système, là où les services publics disparaissent où les liens se distendent, où l’autre fait peur. Là où on souffre, précisément. Et le pillage de son fond de commerce par Sarkozy et les siens n’y a rien changé. Au contraire, peut-être. On aurait tort de se satisfaire du renvoi à leurs chères études des plus droitiers des sarkozystes tant l’imprégnation idéologique de la droite par son extrême progresse chaque fois. La mise sur le même pied du Front National et du Front de gauche par M. Copé  n’a pas d’autre sens et son « ni, ni » n’est qu’une forme transitoire d’acclimatation des idées les plus extrêmes de la droite.

 

Quant au Front de Gauche, l’illusion n’aura duré que le temps d’un premier tour des présidentielles d’ailleurs fort décevant pour ses partisans. Un accord de pure tactique entre le PCF et le PG (tu me donnes tes militants, je te donne ton candidat) n’a pas résisté bien longtemps faute d’avoir mis en chantier les formes nouvelles de la réappropriation de la politique par les couches populaires quand trois fois plus d’ouvriers on préféré Marine Le Pen à Jean Luc Mélenchon. On voit ici les limites des prestations explosives devant les caméras, des coups de gueule et des coups de menton. Le théâtre n’est pas le terrain, les spectateurs ne sont pas des propagandistes et la recherche effrénée de la notoriété dans le Pas-de-Calais ne fut rien d’autre qu’un « coup » destinée à se perpétuer sur les antennes sinon dans les urnes. A l’arrivée les communistes perdent près de la moitié de leur groupe parlementaire et devront chercher des petits arrangements pour tenter d’en former un. Gennevilliers, Saint-Denis, Ivry : trois bastions, trois échecs. Les dernières places fortes s’écroulent, les socialistes débarquent. Et le « succès » tant évoqué tient en une simple addition : 7,70% des suffrages pour l’extrême-gauche et le PCF aux législatives de 2007, 7,92% cette année. 0,2 %...La modestie serait la bienvenue.

 

C’est que désormais le Parti Socialiste décide tout. Combien de Verts, de radicaux de gauche, de chevènementistes siégeraient-ils au Palais Bourbon sans eux et les accords d’arrière-boutique ? Les « alliés » sont placés sous tente à oxygène et ne respirent qu’autant qu’ils peuvent être utiles.

 

Mais désormais finies les amusettes. Tous les pouvoirs en main, les dominants du jour n’auront plus la moindre excuse. Les marchés financiers sont là qui les attendent et avec eux on ne plaisante pas. Déjà, on parle de rigueur, déjà les fédéralistes s’avancent, déjà on discute de nouveaux abandons de souveraineté nationale. Déjà.

 

Michel Stanislas Naudy

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 17:15

 

http://www.socialisme-2010.fr/lettre/page5.html#rd

 

 

Le front de gauche n’est pas soluble dans la cinquième république

 

Par Robert Duguet

 

Ce 21 juin, jour anniversaire de l'arrestation de Jean Moulin

 

Après le résultat du deuxième tour des élections législatives, les militants participants à l’Assemblée Citoyennes de Yerres-Crosne dans l’Essonne tenaient une réunion de bilan de la longue période électorale que nous venons de vivre. L’assemblée composée de militants encartés et d’autres non, de syndicalistes, a largement échangé sur les problèmes politiques de l’heure : considérant que les points de vue développés par les uns et les autres reflètent quelques-unes des questions que nous aurons à débattre à la fin de l’été à Grenoble, voici les notes que j’ai rédigées après cette réunion succincte mais constructive.

 

Nous venons d’essuyer un revers, dû non pas à une erreur d’orientation politique, mais au tir de barrage déclenché contre nous par une coalition qui va des chiens de garde du système économique et médiatique, à la direction du Parti Socialiste et du gouvernement : ceci c’est la grosse caisse. Mais à peine les résultats de la législative à Hénin-Beaumont étaient-ils connus qu’un air de flûte venant des réseaux ou organisations d’extrême gauche, nos tribus gauloises, désignaient-ils Jean Luc Mélenchon comme celui qui avait pavé le chemin du Front National dans le Pas de Calais, dans la droite ligne des petites infamies rédigées par l’éditorialiste de l’Express, Christophe Barbier . L’Union Sacrée entre les défenseurs du système et les tribus gauloises, bel exemple de front unique… Un peu de décence et de réflexion politique, petits messieurs…

 

Mais revenons à notre réunion locale : Albert, un ancien responsable socialiste local qui a par ailleurs exercé deux mandats de conseiller général sur le canton Yerres-Crosne, est intervenu sur la nature du Parti Socialiste : ce parti, s’il est vrai que l’électorat s’est saisi de l’étiquette PS pour infliger une défaite à Sarkozy, ce militant ne le caractérise même plus comme une organisation social-démocrate. Pour ceux qui ont un langage commun et les points de repères qui sont ceux du mouvement ouvrier, je rappelle que la social-démocratie est un courant du mouvement ouvrier international dont le rôle historique a été d’organiser le salariat comme classe politique et de défendre les revendications ouvrières dans le cadre d’un rapport de force avec le capital, tout en restant dans le cadre de la propriété privée des moyens de production : cela s’appelle le réformisme. Pour Albert, le parti socialiste est devenu une organisation qui n’est plus en capacité de faire vivre ce pacte social, il est devenu un parti social-libéral, ce qui n’est plus du tout la même chose. Aujourd’hui à l’échelle européenne, la « social-démocratie », du moins celle qui prétend s’appeler ainsi, accompagne les réformes exigées par le néo-libéralisme. Ce point de départ programmatique qui, à mes yeux, est parfaitement exact pose la question de la nécessité de la construction autonome du Front de Gauche.

 

Toutefois un revers dans la vie politique divise. La victoire rassemble. La campagne de Mélenchon a tiré le Front de Gauche vers l’affirmation d’une force autonome. Les tentations des vieux appareils pèsent sans doute. Je ne doute pas que certains insistent, dans ce même arc de cercle politique qui va des nouveaux chiens de garde – les médias – jusqu’à l’extrême gauche, sur le fait que Marie Georges Buffet a déclaré : « (…) Nous ne sommes pas dans l’opposition mais dans la majorité de gauche de façon constructive pour réussir ». C’est le point de vue de cette dirigeante et je ne le partage pas du tout. Nous n’avons pas fait tout ce que nous avons fait cette année pour voir entrer le Front de Gauche dans la majorité présidentielle. D’ailleurs, donnons la parole aux militants communistes eux-mêmes et l’Humanité vient de le faire dans ses colonnes (http://www.humanite.fr/politique/499163 ), les militants qui ont construit le Front de Gauche, mouillé leur chemise pour organiser les meetings et réunions diverses,  ne veulent pas entendre parler de ministres communistes au gouvernement. Même si la position défendue par Pierre Laurent, disant que dans les conditions politiques actuelles, « les conditions n’étaient pas réunies », recèle une ambiguïté produit  des contradictions internes à sa propre unité politique, il est clair que les militants veulent poursuivre l’aventure du Front de Gauche, comme l’atteste l’écrasante majorité de la conférence nationale des délégués PCF réunis à la Mutualité. C’est un point d’appui important dans la situation, même si beaucoup aurait bien vouloir voir célébrer le service funèbre du Front de Gauche.

 

Dans la discussion la question des institutions de la cinquième République a une nouvelle fois surgi. Les institutions bonapartistes ont été construites de telle manière, et de ce point de vue Debré était un petit génie, que l’élection d’un président entraîne naturellement les électeurs à donner une majorité parlementaire à l’exécutif, dans le cadre d’un scrutin majoritaire à deux tours.

 

Nous payons une nouvelle fois le prix de ces institutions réactionnaires au détriment de la démocratie et de la représentation réelle dans le pays. Un militant du PC a fait une proposition, celui d’introduire une dose de proportionnelle dans les institutions. Ce n’est pas la première fois que cette proposition est faite : dans les crises des gouvernements socialistes précédents, notamment dans le deuxième septennat de François Mitterrand, cette question a été discutée au plus haut niveau de l’Etat ; elle n’a jamais été appliquée. Montebourg nous a bassiné un temps avec son projet de sixième république qui, tout en injectant une dose de proportionnelle, préservait le rôle du chef de l’Etat.

 

Et pour cause. Je ne vois pas comment la proportionnelle, c'est-à-dire la représentation des courants de pensée politiques, peut se concilier avec la clef de voûte des institutions, l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel direct et la concentration de tous les pouvoirs dans ses mains. Du reste, la question du scrutin proportionnel est liée à la maîtrise du budget de la nation et de l’ordre du jour de l’Assemblée. N’oublions pas que la représentation est dessaisie par l’exécutif de l’essentiel des pouvoirs afférant habituellement à une chambre législative. De plus dans les conditions politiques actuelles, celle d’une dérive des institutions bonapartistes sous Sarkozy, la proportionnelle signifierait l’entrée en force du FN à la chambre.

 

Un camarade non encarté politiquement, et militant responsable de la FSU a donné une formule que personnellement je reprends à mon compte : le Front de Gauche n’est pas compatible avec la cinquième République. La formule est concise et elle dit bien la contradiction dans laquelle nous sommes entrés, du fait même de la situation que nous avons créée par notre initiative. Nous avons fait campagne dans les institutions de la cinquième République – un homme face au peuple, Mélenchon – mais sur un programme incluant à ses revendications sociales propres, la question de la Constituante Souveraine et la sixième République : donc sur une logique de projet incompatible à terme avec la cinquième République. Oui, le Front de Gauche n’est pas soluble dans ces institutions.

 

Revenons un moment sur l’histoire. Le principal artisan de la constitution, Charles De Gaulle est issu, politiquement et intellectuellement, du nationalisme intégral de Maurras : les communautés naturelles de l’homme sont la famille, la localité où il vit et l’atelier. Par deux fois ce dernier mènera la charge contre les institutions de la République : la situation exceptionnelle de la guerre et de la résistance au nazisme le conduit à passer un accord avec les forces démocratiques et ouvrières résistantes : c’est l’œuvre de Jean Moulin, dont nous pouvons ce jour 21 juin fêter l’anniversaire de l’arrestation. Cet accord avec De Gaulle s’incarne dans le programme du CNR, qui sera appliqué à la Libération. En 1946 De Gaulle est contraint de jeter l’éponge et renonce à appliquer sa conception de l’Etat contre ce qu’il appelle le régime des partis. En 1958, face à l’incapacité de la quatrième république de régler la question algérienne, il impose le modèle de ces institutions, dont il a tracé les contours dans les « Mémoires de Guerre », qui ne sont même pas, du point de vue de la démocratie, à la hauteur d’une monarchie constitutionnelle. Formellement les libertés démocratiques et syndicales ont été garanties par la constitution de 1958, mais le peuple est dépossédé de ce qui fait l’essentiel de la démocratie. Un certain François Mitterrand, il est vrai alors dans l’opposition, écrivait un livre intitulé « le coup d’Etat permanent ».

 

La campagne du Front de Gauche et de la marche de la Bastille s’est faite sur les mots d’ordre de Constituante Souveraine et de 6ème République. Il faut revenir à ces fondamentaux. La Constituante souveraine n’est pas une lubie juridique ou politicienne, elle exprime très exactement le fait qu’on ne sortira pas du cul-de-sac des institutions de la cinquième république sans faire appel au peuple et sans s’arrimer solidement aux combats qu’il va mener en dégageant la voie de sortie politique par le haut.

 

Les données de la situation sont apparemment contradictoires, mais dialectiquement elles se comprennent. Relisons les premiers chapitres de l’Histoire socialiste de la Révolution française : lorsque la monarchie de droit divin a épuisé tous les artifices pour endiguer la marée montante de ce dix huitième siècle O combien révolutionnaire, elle convoque en dernier ressort les Etats Généraux, comme contre-feu ultime : le mouvement social des cahiers de doléances se développe à tous les échelons du royaume. Au sein de cette institution monarchique, la représentation se fait par ordre – noblesse, clergé, Tiers Etat. In fine le veto royal s’impose. Le Tiers casse la représentation par ordre, ce jour-là, au cœur de cette assemblée d’ancien régime, la révolution entre. Plus rien ne l’arrêtera. Remettons donc nos fondamentaux en discussion…

 

Par ailleurs nous aurons à revenir sur la situation de la Grèce et le magnifique combat mené par nos camarades de SYRIZA. François Hollande ne vient-il pas de se féliciter de l’accord passé entre le PASOK et la droite après les dernières élections ? Sur les questions internationales et sur la crise européenne, cela a le mérite de la clarté. La Grèce est aujourd’hui un laboratoire. Nous aurons à discuter de cette question et à élaborer une politique internationaliste à cet égard.

 

Enfin lors de la réunion du Val d’Yerres, un militant communiste a posé une question : la pente naturelle qu’un militant d’organisation politique prend, c’est de considérer que le travail effectué dans une campagne qui a regroupé des forces importantes, voit sa propre organisation se renforcer. Je pense que ce n’est pas ce qui se passe après ces campagnes électorales en faveur des organisations constituées au sein du front. Si ces dernières se renforcent, ce mouvement n’est pas à la hauteur des mobilisations produites par notre politique.

 

Le camarade du PC pose la question : comment on associe les militants non-encartés ? Comment on permet à ces hommes et ces femmes qui ont combattu avec nous, de prendre toute leur place et pas seulement pour le temps de telle ou telle campagne électorale ? Comment le Front de Gauche entend se disposer par rapport aux mobilisations sociales ? Voilà un faisceau de questions qu’il faudra bien discuter cet été et apporter des réponses concrètes.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 16:48

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-avion-turc-abattu-par-la-syrie-ankara-153836446.html

 

Un avion turc abattu par la Syrie, Ankara fera « le nécessaire »

 

ANKARA (Reuters) - Le président turc Abdullah Gül a promis samedi que "le nécessaire" serait fait au lendemain de la destruction d'un avion de l'armée de l'air turque par les forces syriennes.

 

Son Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a assuré pour sa part qu'il agirait "avec détermination".

 

Syriens et Turcs, qui ont uni leurs efforts pour tenter de retrouver les deux pilotes de l'avion abattu au large des côtes syriennes, semblent toutefois ne pas vouloir en arriver à une confrontation militaire.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé Ankara et Damas à la "retenue".

 

Cette affaire pourrait toutefois ajouter une nouvelle dimension à la crise en Syrie, où le régime de Bachar al Assad tente depuis mars 2011 de réprimer un mouvement de contestation qui prend des allures de guerre civile.

 

De nombreux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), la première composante de l'opposition armée, se sont réfugiés à la frontière avec la Turquie. Plus de trente mille civils syriens ont également fui en territoire turc et le Conseil national syrien (CNS), principale structure politique d'opposition au président Assad, se réunit régulièrement à Istanbul.

 

L'Irak, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Hoshiyar Zebari, a dit craindre une contagion du conflit syrien aux pays voisins.

 

Dans cette affaire, la Turquie se montre déterminée. "Il n'est pas possible de couvrir une chose pareille. Tout ce qui est nécessaire de faire sera fait", a déclaré Abdullah Gül qui se trouvait à Kayseri, une ville d'Anatolie centrale, en précisant que le gouvernement était en contact téléphonique avec les autorités syriennes.

 

RÉUNIONS D'URGENCE

 

Ankara n'exclut cependant pas que l'avion ait pu pénétrer dans l'espace aérien syrien, comme l'affirme Damas.

 

Le vice-Premier ministre turc Bulent Arinc a indiqué que l'avion abattu n'était pas un avion de combat mais un appareil de reconnaissance, a rapporté la télévision publique TRT. La presse turque parle d'un F-4 Phantom, un avion de chasse également utilisé pour des missions de reconnaissance.

 

Pour le président turc, il arrive fréquemment que des avions pénètrent brièvement dans l'espace aérien d'un pays étranger. Il a précisé qu'une enquête déterminerait si l'appareil se trouvait dans l'espace aérien syrien ou turc.

 

De retour du sommet Rio+20, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a convoqué dès vendredi une réunion d'urgence pour étudier les conséquences de cet incident.

 

Son ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a rencontré samedi des responsables de l'état-major et des services de renseignement.

 

Une autre réunion présidée par le chef du gouvernement est prévue dans la journée.

 

Dans un communiqué, l'armée syrienne affirme que l'appareil turc volait à basse altitude, à un kilomètre seulement de la côte syrienne, lorsqu'il a été touché par la défense antiaérienne. Il a d'abord été considéré comme non identifié. Son origine turque a été établie par la suite.

 

"Les autorités navales des deux pays ont pris contact. Les navires syriens participent aux opérations de recherche des pilotes portés disparus", précise le communiqué syrien.

 

"PARI CALCULÉ"

 

La presse turque fait preuve de moins de retenue que les autorités du pays.

 

"Les Syriens paieront", affirme Vatan, tandis que le quotidien Hurriyet estime qu'Assad "joue avec le feu".

 

Les spécialistes s'interrogent sur les raisons qui ont conduit la Syrie à abattre l'appareil turc qui se trouvait proche d'un couloir aérien reliant la Turquie aux bases turques du nord de Chypre.

 

En raison de la tension, les Turcs craignent que Damas ne réactive son soutien aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui opèrent dans le sud-est de la Turquie.

 

"Il est possible que les Turcs aient envoyé des avions en réponse à une montée en puissance apparente des activités du PKK", dit Hilal Khashan, professeur de science politique à l'université américaine de Beyrouth. "Il se peut que la Turquie soupçonne la Syrie et l'Iran de soutenir les activités des rebelles kurdes en réponse au soutien de la Turquie au soulèvement syrien."

 

Pour Yasser Saadeldine, un commentateur syrien d'opposition, "l'armée syrienne pourrait avoir fait un pari calculé en détruisant l'avion turc, dans le but peut-être de remonter le moral des partisans d'Assad après un nombre croissant de défections dans l'armée."

 

"Des représailles turques conforteraient le fantasme d'après lequel il (Assad) propage l'idée que le soulèvement est un complot de l'étranger", a-t-il ajouté.

 

L'incident démontre l'efficacité de la défense antiaérienne syrienne. C'est d'ailleurs une des nombreuses raisons de la réticence occidentale à une intervention militaire en Syrie.

 

De son côté, la Turquie, qui possède la deuxième armée de l'Alliance atlantique, serait un adversaire redoutable pour une armée syrienne déjà aux prises avec un soulèvement qui dure depuis seize mois.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 11:47

 

http://www.fr.news.yahoo.com/n%C3%A9gociations-en-coulisse-en-egypte-entre-fr%C3%A8res-et-074952380.html

 

Négociations en coulisse en Egypte entre Frères musulmans et généraux

 

LE CAIRE (Reuters) - La guerre des mots entre les généraux au pouvoir en Egypte et les Frères musulmans, qui ont poursuivi vendredi leur démonstration de force dans les rues du Caire, pourrait trouver une issue dans de discrètes négociations engagées en coulisse.

 

Des responsables des deux camps ont déclaré à Reuters que plusieurs rencontres avaient eu lieu au cours de la semaine écoulée, marquée par l'attente des résultats de l'élection présidentielle et par la publication par l'armée d'un décret lui conférant les pouvoirs législatifs.

 

Une nouvelle réunion pourrait avoir lieu dès samedi et être suivie de l'annonce des résultats du second tour de la présidentielle entre Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans, et Ahmed Chafik, ancien général et dernier chef de gouvernement d'Hosni Moubarak.

 

"Nous les avons rencontrés pour discuter des moyens de sortir de la crise après la dissolution du parlement et la limitation des pouvoirs du futur président", a déclaré jeudi soir Khaïrat al Chater, responsable des finances et de la stratégie des Frères musulmans, à Reuters.

 

"Mais les généraux ont le sentiment que le pouvoir leur appartient et ils ne sont toujours pas prêts à un véritable compromis", a-t-il ajouté.

 

Membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA), l'organe créé par les généraux après la mise à l'écart d'Hosni Moubarak face à la pression de la rue en février 2011, le général Mamdouh Chahine a confirmé l'existence de ces rendez-vous. Il a réitéré l'engagement de l'armée, qui a fourni tous ses présidents à l'Egypte depuis 1952, en faveur de la transition démocratique.

 

Il s'est toutefois fait l'écho de la ferme déclaration diffusée vendredi par le CSFA alors que les islamistes se massaient à nouveau sur la place Tahrir. Il a rejeté la demande, formulée par les Frères musulmans, d'abrogation du décret publié le 17 juin par les militaires juste après la fermeture des bureaux de vote.

 

PAS DE NÉGOCIATION SUR LE RÉSULTAT DE LA PRÉSIDENTIELLE

 

Prenant acte de la dissolution, par une instance issue de l'ancien régime, du parlement élu au cours de l'hiver et dominé par les islamistes, ce décret constitutionnel attribue au CSFA le pouvoir législatif dans l'attente de l'entrée en vigueur d'une nouvelle Constitution, dont la rédaction pourrait échoir à une commission nommée par les généraux. Ce texte dépouille en outre le futur chef de l'Etat de quasiment toute prérogative.

 

"Le décret constitutionnel relève de l'autorité exclusive du conseil militaire", a déclaré Mamdouh Chahine à Reuters.

 

Beaucoup en Egypte interprètent cette initiative comme une tentative de l'armée de conserver le pouvoir.

 

Dans les deux camps, comme parmi les responsables chargés du processus électoral, on affirme que le nom du vainqueur de l'élection présidentielle ne constitue pas un enjeu de ces discussions. Le report de l'annonce est seulement dû au nombre élevé de recours déposés de part et d'autre.

 

Un responsable impliqué dans la supervision de la collecte des résultats, mais pas membre de la commission électorale, a déclaré que ce report offrait tout de même aux deux camps du temps pour négocier.

 

"Il y a assurément la procédure consistant à collecter les suffrages avant d'annoncer les résultats", a dit ce responsable vendredi à Reuters. "Mais il y a aussi la politique en coulisse", qui permet aux deux camps de se jauger.

 

"Les Frères peuvent faire descendre dans les rues des millions de partisans disciplinés tandis que l'armée a pour mandat de garantir d'ordre."

 

Les négociations en cours entre l'armée et les Frères musulmans semblent toutefois prendre pour hypothèse une victoire de Mohamed Morsi. De sources militaires et proches de la commission électorale, on a constamment déclaré à Reuters depuis le vote que le candidat islamiste était en tête du comptage des voix.

 

LUTTE D'INFLUENCE

 

Les Frères musulmans, interdits mais tolérés sous Hosni Moubarak, et l'armée se livrent depuis des décennies une lutte d'influence pour le contrôle, y compris informel, de la société égyptienne. Mohamed Morsi et Ahmed Chafik ont pourtant réuni à eux deux moins de la moitié des suffrages au premier tour de la présidentielle et de nombreux Egyptiens, notamment les jeunes révolutionnaires et les libéraux, rejettent aussi bien les islamistes que les héritiers de l'ancien régime.

 

Les discussions entre Frères et généraux portent essentiellement sur les limites que souhaite imposer l'armée aux prérogatives des différentes composantes de l'Etat dans la future Constitution.

 

Mamdouh Chahine, l'un des généraux les plus impliqués dans l'élaboration des lois provisoires, dit vouloir "garantir un processus politique équilibré".

 

En privé, un autre membre du CSFA exprime l'inquiétude des généraux face à des "civils inexpérimentés qui conduiraient l'Etat dans la mauvaise direction".

 

Cet argument irrite Khaïrat al Chater, qui fut initialement le candidat des Frères musulmans à la présidentielle avant de voir sa candidature invalidée: "Ils nous rencontrent, nous et d'autres. Ils disent ce qu'ils veulent bien dire. Ils écoutent un peu. Mais au bout du compte, ils font ce que bon leur semble."

 

L'armée a déjà montré qu'elle ne tolérerait pas que les Frères musulmans contrôlent le parlement, la présidence et le processus de rédaction de la Constitution.

 

"L'armée aurait des ennuis si un bloc islamiste prenait les commandes du pays", dit le responsable impliqué dans la supervision du processus électoral. "Tout bloc constitue une menace pour ses prérogatives.

 

"Les Frères musulmans ont un rôle particulier à jouer dans la période à venir et ils ne doivent pas s'en écarter."

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 16:44

 

http://www.romandie.com/news/n/Les_indignes_manifestent_aux_cris_de_voleurs_devant_Bankia87170620120100.asp

 

Les « indignés » manifestent aux cris de « voleurs » devant Bankia

 

Tapant pour certains sur des tambours et des casseroles, et aux cris de "voleurs", des milliers de personnes ont manifesté samedi devant le siège de Bankia à Madrid.

Ils ont fustigé le sauvetage public de la banque qui a précipité une crise financière et un plan d'aide européen d'envergure.

Les manifestants avaient auparavant défilé pendant deux heures, à l'appel de plus plusieurs groupes du mouvement des "indignés", né en mai 2011 de l'exaspération à l'égard de la crise, pour dénoncer la corruption et l'incapacité des politiques à en sortir.

Sur le chemin, ils ont collé des affiches sur chaque succursale de Bankia où on pouvait lire: "cette banque trompe, escroque, et jette les gens à la rue", faisant allusion aux expulsions en série de propriétaires ne pouvant plus payer leur crédit et aux "produits toxiques" vendus par la banque.

"Coupables! Coupables! Voleurs! Voleurs!", hurlaient les manifestants devant le siège de la banque, quadrillé par une haie de policiers antiémeute portant des gilets pare-balles et qui ont troqué leur casquette pour un casque à l'arrivée du cortège.

"Votre dette, nous ne la paierons pas", "nous voulons une solution, les banquiers en prison", criaient-ils encore à grand renfort de cornes de brume, de sifflets, en tapant sur des casseroles et des tambours.

"On a commencé à sortir les casseroles lorsque la prime de risque a dépassé les cinq cent points", raconte Alejandra Pinel, une étudiante en droit de 25 ans, qui fait allusion à la montée en flèche des taux d'emprunt qui met l'Espagne en position très difficile pour se financer sur les marchés.

Plainte contre Bankia

Tous dénoncent le sauvetage public de vingt trois milliards cinq cent millions d'euros de Bankia et le plan d'aide européen atteignant jusqu'à cent milliards d'euros destiné au secteur bancaire espagnol.

"Sauvetage bancaire = vol des citoyens", pouvait-on lire sur une banderole. "Car ils veulent convertir la dette privée des banques en une dette publique. C'est une escroquerie", s'emporte Oscar, un chômeur de 46 ans.

Les "indignés" ont porté plainte jeudi contre Bankia, exigeant, comme d'autres organisations de la société civile, des comptes sur le scandale bancaire qui a plongé le pays dans une crise financière historique.  

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 14:58

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-dhina-ubu-roi-a-alger-107293040.html

 

Affaire Dhina : Ubu roi à Alger

 

Par Gilles Munier

 

Cinglant désaveu pour le gouvernement algérien et les généraux qui dirigent en sous main le pays - et avertissement du Ciel, diront certains - Mourad Dhina, un des fondateurs du mouvement d’opposition Rachad (Droiture) - incarcéré depuis janvier à la prison de la Santé, à Paris - devrait être libéré le 4 juillet prochain qui, comme par hasard, est la date choisie pour allumer les feux d’artifice célébrant le cinquantième anniversaire de l’indépendance !

Il aura tout de même fallu six mois, et attendre la fin de la campagne et les résultats des élections législatives en Algérie, pour que la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris constate que la demande d’extradition de l’opposant algérien n’était pas fondée. Comme la justice suisse l’avait fait il y a quelques années, les accusations portées contre lui en 2004 - constitution d’un réseau terroriste, achat d’un avion pour assurer la liaison entre les membres de ce dernier - étaient une pure fabrication du DRS, police politique du régime militaro-civil.

Mercredi 20 juin, l’avocat général, Jean-Charles Lecompte, s’est donc déclaré « défavorable » à l’extradition de Mourad Dhina en Algérie, compte tenu des « incohérences », des « approximations » et de nombreuses « discordances » dans les documents transmis. Le magistrat est même allé, jusqu’à qualifier la justice algérienne d’ « ubuesque ». En effet, les documents transmis par la justice algérienne étaient en contradiction avec ceux justifiant la demande d’extradition … Il s’avérait que Samir Hamdi Bacha, l’intermédiaire qui aurait acheté l’avion et qui aurait accusé Mourad Dhina de lui avoir remis les cinquante deux mille dollars nécessaires, en fait…l’avait mis hors de cause ! Le Tribunal criminel d’Alger avait même acquitté Bacha le 20 juin 2005.

Algérie : Etat de fait

Prenant la parole, Mourad Dhina a déclaré que son procès prouve une fois encore l’absence d’un « Etat de droit » en Algérie, le régime qui y gouverne n’étant qu’un « Etat de fait ». Au-delà de son modeste cas, a-t-il ajouté, des milliers de prisonniers croupissent dans les geôles de son pays, et qu’en matière de justice, la situation est bien telle que l’a qualifiée l’avocat général : ubuesque.

Mardi dernier, justement, l’arrestation à Relizane – à l’ouest d’Alger - de Hadj Smaïn, ancien vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), 69 ans, en a donné un nouvel exemple. Cette personnalité respectée est connue pour son soutien aux familles accusant la milice gouvernementale locale d’avoir fait disparaître plusieurs dizaines de personnes soupçonnées d’appartenir au Front Islamique du Salut (FIS) dissout, entre 1993 et 1997.

 

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens