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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 14:39

 

http://www.fr.news.yahoo.com/jean-luc-m%C3%A9lenchon-mis-en-examen-pour-injure-111435104.html

 

Jean Luc Mélenchon mis en examen pour injure

 

PARIS (Reuters) - Le candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a été mis en examen jeudi à Paris pour injure envers la présidente du Front national, Marine Le Pen, pour l'avoir traitée de fasciste, a annoncé l'élu de la gauche radicale.

 

Cette poursuite, qui est quasi automatique en la matière, devrait donner lieu à un procès dans un délai encore inconnu. Jean-Luc Mélenchon avait réagi en novembre 2011 à des sondages plaçant Marine Le Pen peut-être être en tête du premier tour de l'élection présidentielle de 2012.

 

La phrase qu'il aurait prononcée pour mettre en doute cette hypothèse - telle que la vise Marine Le Pen en s'appuyant sur la presse - est : "Pourquoi voulez-vous que le peuple français soit le seul peuple qui ait envie d'avoir un fasciste à sa tête ?"

 

Jean-Luc Mélenchon a dit aux journalistes à la sortie du bureau du juge qu'il n'avait pas exactement prononcé cette phrase mais ne refusait ni ne retirait le mot "fasciste", qui selon lui ne constitue pas une injure.

 

"C'est très typique de l'attitude du FN qui ne cesse de dénoncer les syndicats comme corrompus, vendus au patronat, etc. J'estime donc que personne n'a à se sentir injurié dès lors qu'il est l'objet d'une caractérisation", a-t-il dit.

 

Les deux rivaux vont s'affronter aussi devant les tribunaux nordistes où Jean-Luc Mélenchon a cité directement Marine Le Pen pour de faux tracts distribués durant la campagne des élections législatives, imputés au FN et le caricaturant en nazi.

 

Sur le terrain politique, la bataille a tourné à l'avantage de la présidente du FN, qui a devancé Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle et l'a ensuite éliminé au premier tour des législatives dans le Pas-de-Calais, avant d'être battue de peu au second par un socialiste.

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 14:18

 

http://www.histoireetsociete.wordpress.com/2012/06/12/les-passerelles-vers-le-front-national-le-cas-de-valerie-laupie-et-de-soral-par-danielle-bleitrach

http://www.lepcf.fr/spip.php?page=article&id_article=1227

 

Les passerelles vers le Front National, le cas de Valérie Laupies et d’Alain Soral

 

Mardi 12 Juin 2012

 

Je connais bien tous ces gens là, j’ai eu même l’occasion de rencontrer le beau père Laupies, un militant communiste désespéré de la dérive de son fils et belle-fille. Comment l’ai-je rencontré ?  Lors d’une séance organisée par des militants d’Egalité et Réconciliation, l’organisation de Soral.

Cela se passait à Aix en Provence, la secrétaire de l’université populaire d’Aix (Onfray) où je donnais des cours qui était juive m’avait invitée sans bien sûr me dire qui serait là…

Je savais que bien que juive elle avait pourtant été recrutée sur les listes de Dieudonné aux Européennes. Son mari avait été le président pour les Bouches du Rhône d’Egalité et Réconciliation. Ils ont prétendu avoir quitté cette organisation dont il m’ont décrit les moeurs.

Par exemple les fêtes de Dieudonné à Dreux où on lit « Bagatelle pour un massacre »…J’ai cru en leur bonne foi et Ils ont tenté de me recruter avec Etienne Chouard et je me souviens d’une soirée mémorable où en présence d’Etienne Chouard et du père Laupies j’ai vu débarquer tout un groupe de voyous disciples de Soral et Dieudonné (l’un d’eux est celui qui tient le site de Dieudonné).

Qaund on connaît l’antisémitisme forcené de Dieudonné et de Soral et que l’on mesure la manière dont ces gens-là recrutent pour le Front National un parti islamiste on voit que le confusionnisme est la règle. Leur stratégie telle que je l’ai comprise était simple : pénétrer le parti communiste, les Verts, plus généralement ceux qui avaient voté non à la constitution en les faisant aller au Front National sur les bases les plus diverses : le Non à l’Europe devenu simple haine des banquiers (de Chouard à Marine), le simplisme, le conspirationnisme avec le groupe Bildenberg, voir les Illuminati,  l’antisémitisme et pour des enseignants la colère contre leurs conditions de travail et la haine des jeunes immigrés qui leurs rendent la vie impossible. Cela peut aller du négationnisme à l’admiration pour Chavez. Bref nous avons le profil des textes altermondialistes et d’un René Balme.

Le père et beau père Laupies était resté un militant communiste de Tarascon et il voulait recruter tous ces jeunes pour le PCF. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de lui. Mais pour moi à partir de ce jour-là j’ai clairement vu ce qui se préparait et les passerelles qui étaient jetées et je suis devenue dans la solitude intégrale l’adversaire la plus résolue de ces gens là.

Aujourd’hui une nouvelle étape est là, la xénophobie et l’UMP font jonction contre le socialiste Vauzelle. Moi j’ai choisi mon camp, je soutiens Vauzelle.

Et je considère qu’il ne s’agit plus d’une situation marginale mais que comme l’a dit André Gérin, partout il faut battre le Front National.

Danielle Bleitrach

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 19:31

 

http://www.bouklit.fr/?p=497

 

Notre aventure humaine aux côtés de Revol-ution

 

Par Mohamed Bouklit

 

Mardi 19 Juin 2012

 

L’ancien candidat du Front de Gauche sur la seconde circonscription de l’Hérault tentait d’occulter en vain à la veille du second tour les véritables raisons profondes de leur effondrement aux dernières élections législatives en insinuant notamment que  nous aurions fait campagne contre lui et soutenu un candidat. Un juste rappel des faits ne peut lui être que salutaire.

 

Nous ne développerons pas plus longuement ici les raisons de notre rupture du Front de Gauche durant la campagne des élections présidentielles liées essentiellement à une insuffisante prise en compte de la question des quartiers populaires au plan national et à des pratiques « oligarchiques du pouvoir » (lire à ce sujet notre tribune sur MediaPart du 27 mars 2012).

 

Plus localement, il aurait fallu soutenir notre candidature citoyenne plus légitime sur la seconde circonscription de l’Hérault dans la continuité du succès des élections cantonales de mars 2011 comme cela avait été pourtant proposé en assemblée générale du Parti de Gauche le 10 septembre 2011.  Il ne fait aucun doute qu’une telle candidature aurait considérablement amplifié la révolution citoyenne dans les quartiers populaires de la circonscription.

 

Au delà de ces péripéties révolutionnaires, nous avons décidé le 17 mai 2012 de ne pas nous engager aux élections législatives pour ne pas favoriser la présence du Front National qui pouvait apparaître comme la troisième force politique locale compte tenu du nombre important de candidatures (au final dix sept dans notre circonscription).  Nous sommes issues d’une génération politique nouvelle qui prend en compte dans les quartiers populaires les effets quotidiens de la normalisation des idées d’extrême droite amplifiée depuis le 11 septembre 2001. 

 

Néanmoins, nous avons adressé par voie médiatique une lettre ouverte à l’ensemble des candidats à l’élection législative pour leur demander de s’engager publiquement sur plusieurs points comme l’emploi, le logement, l’éducation ou le cas du Petit Bard  (voir le journal de TV SUD et le Midi libre du 17 mai 2012). Constatant  dans un communiqué qu’à la date du premier juin 2012 nous n’avons reçu aucune réponse politique à notre lettre ouverte  (démontrant ainsi le désintérêt des candidats pour cette question urgente des quartiers populaires), nous n’avons donné aucune consigne de vote en faveur d’un candidat (voir le Midi libre du 2 juin 2012). Nous  avons engagé une campagne citoyenne de sensibilisation auprès de la population pour l’inviter à la plus grande vigilance critique dans le choix de leur candidat en l’informant que le véritable vote utile est un vote pour un candidat prenant en compte dans la durée leurs préoccupations. 

 

Notre choix de désistement aux élections législatives a été confirmé par les résultats électoraux du premier tour : le Front de gauche, arrivé troisième avec 12,66 % des suffrages exprimés,  devance le Front national avec un faible écart de 1,43 %.

 

Nous nous félicitons de la victoire de la Gauche dimanche dernier dans notre circonscription.  Nous avons appelé la semaine dernière nos concitoyens  dans les urnes à faire battre la droite. Face à la détresse sociale du peuple français, le Parti socialiste victorieux dans notre circonscription doit s’engager urgemment sur plusieurs fronts jugés prioritaires au premier rang desquels la jeunesse, l’emploi, le logement, l’éducation, la culture, la sécurité et la lutte contre les discriminations.

 

Au-delà de ce moment électoral, nous poursuivrons notre combat citoyen contre la normalisation des idées d’extrême droite qui gangrènent notre pays ainsi que notre campagne de sensibilisation auprès de la population pour que la question  urgente des quartiers populaires puisse être véritablement prise en compte dans  l’agenda politique. 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 17:04

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7387

 

Christophe Oberlin avait fait Vendredi 15 Juin une première réponse à l’AFP concernant le caractère parfaitement légitime de l’une des questions de droit posées à ses étudiants en Médecine Humanitaire, concernant les bombardements de civils à Gaza. Question qui a déclenché les grandes orgues du CRlF, de l’UEJF et tutti quanti. Dans une lettre à la ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur, le chirurgien donne un éclairage plus vaste sur son enseignement.

 

Lettre Ouverte à la Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur

 

« Consternation, contravention à l’esprit de neutralité et de laïcité, vive émotion des étudiants et des enseignants »… La presse s’en saisit, des milliers d’internautes réagissent, des sanctions sont demandées. Diable, de quoi s’agit-il ?

Enseignant à la faculté de médecine Denis Diderot à Paris, j’ai depuis plus de trente ans participé en parallèle à mes activités de chirurgien et d’enseignant, à des activités de type humanitaire. Et c’est à ce titre que les étudiants en médecine de la faculté sont venus me trouver il y a quinze ans : « Nous fondons une association humanitaire, donnez-nous des idées et des projets ».

Quinze ans plus tard, près d’un tiers des étudiants partent ainsi en mission au cours de leur cursus, certains programmes que j’ai initiés fonctionnent toujours, et certains de ces étudiants travaillent à temps plein dans de grandes ONG. Ce sont les mêmes étudiants de la faculté qui sont venus me voir il y a trois ans : « La faculté vient de créer des certificats optionnels, lancez un certificat de Médecine Humanitaire ». Et ce certificat optionnel fonctionne depuis trois ans, avec un certain succès : quatre vingt cinq inscrits cette année.

Alors de quoi s’agit-il ? Tout d’abord il s’agit d’un certificat optionnel. Personne n’est obligé de s’y inscrire. L’intitulé initial de ces certificats était : « certificats optionnels obligatoires ». Ce qui signifie que les étudiants doivent obligatoirement valider un certain nombre de ces certificats, mais que l’éventail du choix est plus large que le nombre à valider. La formule « Certificat Optionnel Obligatoire » n’étant pas très heureuse, elle a été par la suite remplacée par la formule « Certificat Complémentaire Obligatoire ». Il n’en demeure pas moins que nul n’est obligé de s’inscrire au cours de son cursus au certificat de Médecine Humanitaire dont j’ai la responsabilité.

Quel est le programme ? J’ai essayé de sortir du cadre des cours magistraux de médecine où quelques étudiants mutiques se collent en haut de l’amphithéâtre, enregistrent le cours et le diffusent aux absents qui le « bachoteront » la veille de l’examen. Le titre des enseignements est d’ailleurs « Conférences ouvertes ». Vingt heures d’enseignement, dix cours de deux heures avec à chaque fois plus de trente minutes de discussions avec les étudiants. J’anime moi-même la totalité des cours et des discussions, quels que soient les thèmes et les orateurs. Et mon message répété maintes fois aux étudiants est : « Laissez tomber vos crayons, on vous demande d’être présents, d’écouter, de réfléchir et de participer ».

Alors on écoute parler un psychiatre ou un journaliste du choc psychologique post traumatique. Les nouveaux enjeux de l’action humanitaire sont évoqués. Des logisticiens parlent de l’approvisionnement en eau, des médecins de l’hygiène dans les camps de réfugiés de la transfusion sanguine, de la gestion d’une pharmacie improvisée. Il y a des cours techniques sur le traitement des fractures ou l’anesthésie en situation précaire. Mais aussi des sujets plus généraux comme « Médecine humanitaire et formation », ou encore « Humanitaire et développement » ou « Humanitaire et culture ». Ou encore « l’Humanitaire hexagonal » : eh oui, dans la France du vingt et unième siècle, une partie de la médecine de soins et de prévention reste le lot des organisations humanitaires… Et un cours, donné par un membre chevronné d’Amnesty International, est évidemment consacré au Droit Humanitaire.

Ainsi les étudiantes et les étudiants (il y a une forte majorité féminine, et c’est d’ailleurs celle-ci qui participe le plus, et de loin, aux discussions) ont la chance de pouvoir côtoyer et tisser des liens avec des orateurs et oratrices de premier plan : anciens présidents charismatiques d’associations mondialement connues, ancien directeur de l’Institut de Veille Sanitaire, membre fondateur d’une association ayant reçu le prix Nobel de la Paix, excusez du peu ! Et cet enseignement dure depuis trois ans, avec assez peu de modifications d’une année à l’autre, liées essentiellement au fait que j’ai d’autres sujets intéressants et d’autres orateurs de talents à introduire.

Alors évidemment qui dit enseignement universitaire dit contrôle des connaissances. Ce n’est pas un examen sélectif qui est proposé. Tout étudiant qui est simplement venu aux cours en ressort avec un bagage suffisant pour pouvoir passer l’examen avec succès. Ainsi, pour la session de juin de cette année (les copies ont été corrigées avant la polémique), quatre vingt étudiants sur quatre vingt cinq sont admis. Il y avait quatre questions : deux questions courtes « techniques », sur quatre points chacune. Deux questions longues, sur six points. La première : « Comment monter un projet humanitaire » et la seconde : un cas pratique de droit humanitaire tiré d’un rapport d’Amnesty International et déjà utilisé pour l’enseignement dans les facultés de Droit.

Cas pratique qui avait été présenté sous forme strictement identique et discuté en cours, dans la plus grande sérénité. Les cas pratiques, appelés « cas cliniques » sont largement utilisés pour l’enseignement et les évaluations en médecine (comme pour l’examen final de fin des études médicales, le classique « internat »). De même que les questions à choix multiples où d’ailleurs aucune des propositions proposées par le jury d’examen n’est nécessairement exacte. L’avantage des cas pratiques par rapport aux Questions à Choix Multiples est qu’on demande à l’étudiant de discuter chacune des réponses possibles, ce qui lui donne l’occasion de montrer ses connaissances et sa capacité d’analyse. Dans ce cas il ne s’agissait donc pas d’un QCM. Il était même précisé dans l’intitulé : « Question longue ».

Alors, que ce cas pratique, transmis par un étudiant anonyme (étudiant du certificat ou pas ?) au CRIF ait produit une réaction du même CRIF, rien de plus banal. Il y a longtemps que nombreux sont ceux, notamment dans le milieu des médias, qui font abstraction de ses outrances, et ce sera bien mon attitude.

Par contre, qu’un président d’université, sans avoir étudié l’enseignement dispensé, sans avoir contacté l’enseignant responsable, sans information autre que celle du CRIF, se permette de s’adresser en urgence à la presse, pose un premier problème. Et pour dire quoi ? Condamner un enseignant, parler de devoir de réserve et d’atteinte à la laïcité, provoquant le rire de tous les étudiants en droit de France ! Son intervention est évidemment politique, et s’il est un devoir de réserve, le président devrait sans doute montrer l’exemple !

Mon travail humanitaire dans de nombreux pays et depuis des décennies est connu. Mon travail à Gaza l’est aussi, ainsi que mon témoignage, qui a fait l’objet de plusieurs livres. Le dernier en date, « Chroniques de Gaza », est sorti il y a plus d’un an. Il a fait l’objet de plusieurs dizaines de conférences en France et à l’étranger, dans des locaux associatifs, des bibliothèques, des mairies, des universités, des grandes écoles, sans provoquer le moindre incident ! Et cependant, il y a à peine quelques semaines, une conférence, annoncée publiquement depuis plusieurs mois, devait avoir lieu un soir au lycée de Lannion (sous- préfecture des Côtes d’Armor). La veille le recteur de l’académie de Rennes a interdit cette conférence au motif « qu’il s’agissait d’une période électorale » ! Je ne savais pas que Gaza était un enjeu électoral à Lannion ! J’ai envoyé au recteur mon livre et une lettre aimable, dont j’espère recevoir une réponse. On voit en tous cas que, faute de pouvoir s’attaquer à mes écrits, on s’attaque à la personne.

Cette affaire excessive soulève plusieurs questions. La première est celle de la formation des responsables administratifs universitaires. Une formation minimum devrait sans doute être exigée dans les domaines de l’administration, de la gestion des ressources humaines, de la communication et du droit. On ne peut être surpris de déclarations absurdes provenant d’une personne, sûrement talentueuse, qui a passé une grande partie de sa vie à rédiger une thèse de physique sur « la théorie des avalanches » !

L’autre question soulevée est celle du droit d’enseigner, inscrit dans la constitution française, mais ceci est une autre affaire.

Christophe OBERLIN

Professeur à l’Université PARIS VII.

christophe.oberlin@gmail.com

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 16:36

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/06/18/bachir-saleh-les-tribulations-francaises-d-un-kadhafiste_827320

 

Bachir Saleh, les tribulations françaises d’un kadhafiste

 

Lundi 18 Juin 2012

 

Lié à des affaires de financement occulte entre Tripoli et Paris, l’ex bras droit du guide a longtemps été protégé par l’Elysée sous Sarkozy. Il est aujourd’hui en fuite.

 

Par Violette Lazard

 

Deux téléphones étaient disposés de chaque côté de son lit. L’un relié à une ligne ordinaire, recevant les communications de l’extérieur. Et l’autre, un téléphone rouge.

 

D’après d’anciens domestiques de Bachir Saleh, l’ex-numéro deux du colonel Kadhafi, cette seconde ligne était réservée aux appels du «Guide de la révolution». Elle pouvait conduire l’homme de confiance, en plein milieu de la nuit, au palais de Bab el-Azizia, le Quartier Général présidentiel à Tripoli. Ou dans un avion. Ou n’importe où, au gré des demandes plus ou moins fantasques de l’Ubu libyen.

 

Depuis la chute du régime de Kadhafi, fin août, Bachir Saleh n’a plus qu’un seul téléphone. Seuls ses proches et ses avocats ont le numéro. Peu savent avec certitude dans quel pays vit ce petit homme à la moustache noire, dont le visage apparaît rarement sur les photos officielles, le plus souvent dans l’ombre.

 

Bachir Saleh était arrivé en France l’hiver dernier. Il a vécu tranquillement dans sa maison du pays de Gex, à quelques kilomètres de la Suisse. Pendant l’entre-deux tours de la présidentielle française, le premier mai, Bachir Saleh a tenu une réunion surréaliste dans les salons du Ritz, à Paris, avec Dominique de Villepin et l’intermédiaire Alexandre Djouhri. Le lendemain, il a fait une brève et non moins surréaliste apparition sur les Champs-Elysées, immortalisée par un journaliste de Paris Match. Deux sorties au grand jour alors qu’un document - mentionnant son nom et la somme de cinquante millions d’euros remise par la Libye à Nicolas Sarkozy - venait tout juste d’être divulgué par Mediapart. L’ancien chef de l’Etat, qui a farouchement nié sa véracité, a porté plainte contre le site d’informations.

 

Puis, brusquement, la France n’a plus entendu parler de lui. Envolé, Bachir Saleh. Disparu sans laisser d’adresse. L’un de ses avocats français, Marcel Ceccaldi, se contente d’indiquer que cet homme recherché par Interpol pour «fraude» depuis mars se trouverait actuellement en situation régulière à l’étranger. Car le Libyen n’est plus le bienvenu dans l’Hexagone depuis que son nom est apparu lié aux affaires de financement par Kadhafi.

 

Dans les pas du colonel

 

Il en a pourtant longtemps été le protégé. Après la chute de la dictature, à l’automne 2011, la France a même chouchouté cet ancien président du Libyan African Investment Portfolio (LAP), un fonds d’investissement consacré à l’Afrique, évalué à quelque sept milliards de dollars (cinq milliards six cent millions d’euros). Il faut dire que cet homme, très proche du défunt dirigeant libyen, détient nombre de secrets. Apparaissant comme l’un des piliers du régime, il quittait rarement les pas du colonel.

 

En 1997, Bachir Saleh avait été nommé chef de cabinet par le Guide. C’est lui qui gérait personnellement ses finances. Sa maîtrise parfaite du français en avait fait l’interlocuteur privilégié des délégations de l’Hexagone en visite à Tripoli. Cela crée des liens. Fin 2011, après avoir fui la Libye, Bachir Saleh aurait été accueilli par les Français. Plus précisément par l’ambassadeur de France à Tunis, Boris Boillon. Ce dernier lui aurait ouvert les portes de la résidence diplomatique réservée aux invités de marque. Contacté à ce sujet par Libération, l’ambassadeur n’a pas donné suite à notre appel.

 

D’après le Canard enchaîné, Bachir Saleh aurait ensuite été exfiltré vers la France via un avion privé, appartenant à Alexandre Djouhri. Une fois arrivé sur le territoire, il a obtenu un permis de séjour valable jusqu’en août. Motif invoqué par Claude Guéant : « Regroupement familial.» L’épouse de l’ancien bras droit de Kadhafi, Kafa Kachour, 56 ans, bénéficie, il est vrai, de la double nationalité - libanaise et française - et vit au moins la moitié de l’année à Prévessin-Moëns, dans le pays de Gex, à quelques kilomètres de Genève.

 

Dans la famille Saleh, l’épouse a d’ailleurs bénéficié, elle aussi, de la mansuétude de l’Elysée, et ce bien avant la chute du régime de Kadhafi. En 2009, Kafa Kachour s’est en effet trouvée au cœur d’une histoire suivie de près par la présidence française de l’époque. L’affaire débute en avril de cette année-là, quand la Police de l’air et des frontières (PAF) de l’Ain arrête un sans-papiers nigérien et s’apprête à l’expulser. Mais ce dernier leur explique être arrivé légalement sur le territoire français en 2005 avec des dignitaires libyens, avant de rester à leur service. Depuis, dit-il, il aurait été exploité vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour un salaire de misère. L’homme, qui affirme avoir réussi à s’enfuir, assure que d’autres domestiques, des Tanzaniens, sont toujours au service de la famille Saleh.

 

Une enquête préliminaire est ouverte. L’ancienne patronne de ce témoin est identifiée : il s’agirait de Kafa Kachour. «Dès le début de l’enquête pénale sur Kafa Kachour, magistrats et enquêteurs se sont renseignés sur le statut de la femme du directeur de cabinet de Kadhafi, souligne une source proche du dossier. Cela n’aurait servi à rien de poursuivre une personne bénéficiant de l’immunité.» Sollicité, le ministère français des Affaires étrangères précise que la dame n’est pas connue de leurs services, et qu’elle n’est pas - à sa connaissance - protégée par un quelconque statut diplomatique.

 

Les enquêteurs leur demandent de vérifier. Le Quai d’Orsay confirme. Le 18 mai 2009, les enquêteurs de la brigade mobile de recherche de la PAF débarquent chez Kafa Kachour pour une perquisition. La maîtresse des lieux étant absente, ils décident de revenir le lendemain. Mais la bombe est lâchée. «A partir ce jour-là, Kafa Kachour a prévenu ses contacts en France de l’enquête qui la visait, et ça a été Hiroshima», révèle un proche de l’enquête. Dès le lendemain, les enquêteurs sur place reçoivent un appel de la cellule diplomatique de l’Elysée. «On ne leur dit pas : "Arrêtez tout!", précise une source judiciaire. Mais un simple coup de fil peut avoir le même effet.»

 

Demande de naturalisation.

 

Les policiers ne se laissent pas influencer. Ils se contentent d’indiquer sur le PV de perquisition que «Kafa Kachour tient alors à nous préciser que son époux Bachir Saleh est une personne importante en Libye et serait le directeur de cabinet du colonel Kadhafi». Puis ils placent «l’épouse de…» en garde à vue. «Nous avons su, par la suite, que les fonctionnaires du Quai d’Orsay qui n’avaient pas alerté du statut particulier de Kafa Kachour ont été déplacés, détaille une source proche du dossier. Finalement, en faisant mal leur travail, ces personnes ont permis à l’enquête judiciaire d’avoir lieu.»

 

Peut-être, mais elle ne s’est pas déroulée dans la sérénité. Les magistrats ont commencé par découvrir que l’épouse de Bachir Saleh avait été naturalisée avec l’aide active de l’Elysée. C’est Boris Boillon - encore lui, mais cette fois dans le rôle de conseiller du Président pour la zone Afrique, Proche et Moyen-Orient - qui a appuyé, en 2008, sa demande de naturalisation. Elle l’a obtenue en trois mois alors que les conditions n’étaient pas pleinement remplies.

 

Au cours de l’instruction, les juges prennent également conscience que Kafa Kachour a connaissance de certains actes avant eux. Un exemple : le 29 juin 2010, l’un de ses anciens chauffeurs est entendu par le juge d’instruction. Il explique avoir reçu de son ancienne patronne un coup de téléphone peu de temps après avoir été interrogé par les policiers. Cette dernière n’était pas satisfaite de ses réponses… La juge s’étonne. A la date du coup de fil reçu par le chauffeur, son audition ne figure pas encore dans le dossier. En clair, personne, hormis les policiers qui ont procédé à l’audition et leur hiérarchie, ne pouvait y avoir accès. « Pourquoi Kafa Kachour vous parle début avril 2010 alors que la commission rogatoire n’est pas encore arrivée ?», questionne la juge. Aucune plainte ne sera déposée pour violation du secret de l’instruction.

 

Ces péripéties ne sauveront pas Kafa Kachour. « Le 25 avril dernier, le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse l’a condamnée à deux ans de prison avec sursis et soixante dix mille euros d’amende», se félicite Mehdi Benbouzid, l’avocat des quatre domestiques, tous tanzaniens.

 

« Soutien à la campagne »

 

A cette date, son mari est sur le point de déchoir en France. Trois jours plus tard, le 28 avril, Mediapart publie le document évoquant une remise de cinquante millions d’euros de la Libye à Nicolas Sarkozy. Bachir Saleh est le destinataire de la lettre. «Dès le 29 avril, je téléphone à un responsable du renseignement intérieur, se souvient Marcel Ceccaldi. Il m’indique que la fiche rouge émise par Interpol ne signifie pas mandat d’arrêt.» Tombe alors le communiqué de Pierre Haïk qui s’exprime en tant qu’avocat de Bachir Saleh. Ce dernier met en doute l’authenticité de la note, il «affirme n’en avoir jamais été le destinataire et dément catégoriquement avoir participé à une réunion, le 6 octobre 2006, au cours de laquelle un accord aurait été conclu en vue de déterminer les modalités d’un soutien financier à la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy». Mais, confie un de ses proches, «je ne suis pas sûr que Bachir Saleh ait été au courant de ce communiqué».

 

En d’autres termes, l’ancien chouchou de l’Elysée aurait été utilisé à quelques jours du second tour de la présidentielle pour démentir une note bien encombrante. Sacrifié même. Marcel Ceccaldi ne dément pas, indiquant avoir eu de nouveau un responsable de la DCRI (renseignement intérieur) le 2 mai au téléphone. «Il m’a lancé en guise de justification :"Il fallait bien que quelqu’un démente."»

 

«C’est n’importe quoi !, s’insurge Pierre Haïk. J’étais l’avocat de Bachir Saleh bien avant que cette histoire n’éclate. J’ai évidemment rédigé ce communiqué avec lui. Ce sont ses propos.» L’ancien homme fort de Kadhafi n’a pas été joignable pour nous le confirmer. 

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 19:57

 

 

 

http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-françois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

 

 

Lettre ouverte à François Hollande

 

Non au pacte budgétaire

 

Pas d’Europe sans citoyens

 

Lors de la campagne électorale, vous avez annoncé votre volonté de renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit Pacte budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et 24 autres dirigeants européens le 2 mars dernier.

 

Ce traité durcit et rendrait irréversibles les politiques d’austérité en Europe en interdisant définitivement tout déficit « structurel » supérieur à 0,5%. Le déficit « structurel », notion incompréhensible des citoyens et fort controversée parmi les économistes, sera évalué de façon arbitraire par les experts de la Commission. Le Pacte budgétaire prévoit des sanctions automatiques contre les pays contrevenants, coupant court à tout débat. L’aide aux pays en difficulté, prévue par le Mécanisme européen de stabilité, sera conditionnée par l’application de plans d’austérité, de privatisation et de libéralisation. Les marchés financiers et les banques, activement soutenus par la BCE, continueraient à imposer leur loi aux gouvernements. L’Europe s’enfoncerait encore plus dans la dépression et le déni de démocratie, et signifierait la misère pour le plus grand nombre. L’extrême droite continuerait à se renforcer jusqu’à imposer ses thèses autoritaires et xénophobes sur les débris de l’Union européenne.

 

Pour éviter cela vous souhaitez « ajouter un volet sur la croissance » au Pacte budgétaire. La croissance ? Nous ne voulons plus de cette croissance prédatrice et inégalitaire portée par le néo libéralisme.

 

Des appréciations différentes existent parmi nous sur la possibilité et la désirabilité d’une croissance verte. Mais en tout état de cause les mesures d’austérité prises simultanément dans tous les pays ne peuvent qu’aggraver le chômage et bloquer la transition écologique et les dispositions du Pacte de stabilité sont contradictoires avec votre exigence de croissance. Vous savez en outre que les « réformes structurelles » - précarisation du travail, privatisation de la protection sociale et des services publics - sont déjà présentées par la BCE et le FMI comme un passage nécessaire pour « retrouver la croissance ». Pour notre part, nous pensons au contraire que l’Europe doit aujourd’hui porter une ambition sociale et écologique à la mesure des enjeux, en finançant un plan massif pour la préservation des ressources naturelles et la transition énergétique, pour l’emploi et la satisfaction des urgences sociales. Et qu’elle doit se doter à cet effet de politiques fiscale, budgétaire et monétaire infiniment plus ambitieuses et solidaires.

 

Vous espérez convaincre Angela Merkel et les autres dirigeants d’introduire des « project-bonds » et « euro-bonds » pour financer des grands projets européens. Mais, même si vous y parveniez, le volume de ces emprunts permettra-t-il de compenser significativement l’énorme impact récessif du Pacte ? Et puisque ces emprunts devront être souscrits auprès des marchés financiers, quelles conditions ceux-ci imposeront-ils ? La mutualisation des dettes européennes, ainsi conçue, ne réduira guère le pouvoir exorbitant de la finance, au contraire. Pour dénouer les liens qui asservissent les États aux marchés financiers, il faut que la BCE puisse racheter massivement les dettes des États membres et financer ceux-ci à des taux faibles pour engager la transition écologique et sociale. Cela implique de corriger une anomalie démocratique : placer la BCE sous contrôle politique des citoyens et de leurs représentants élus. Il faut aussi un véritable budget communautaire et une harmonisation vers le haut des politiques sociales et fiscales européennes. Selon nous, le pacte budgétaire empêcherait d’aller dans ce sens et doit être rejeté. C’est la condition de la nécessaire refondation de l’Europe.

 

Elle ne peut provenir que d’un sursaut démocratique des sociétés européennes. C’est pourquoi un débat public s’impose : donner la parole au peuple est un impératif. Des résistances sociales et citoyennes émergent dans de nombreux pays contre les politiques d’austérité. Face à la montée de l’extrême droite il faut d’urgence non pas moins mais plus de participation populaire, plus de démocratie en France et en Europe. Vous pourrez y contribuer en convoquant un référendum pour mettre en débat le traité européen, avec ses éventuels compléments, dont le contenu déterminera l’avenir de l’Europe. Vous donnerez ainsi l’occasion au peuple français d’exprimer ses attentes et d’élaborer ses propositions pour la refondation européenne. Vous encouragerez des démarches similaires dans d’autres pays, pour exprimer la volonté populaire d’un changement en Europe. Vous montrerez que, pour vous comme pour nous, l’Union européenne et l’euro ne retrouveront un avenir que si nous construisons la souveraineté démocratique des peuples européens.

 

Premiers signataires :

 

Annick Coupé (Solidaires), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au Logement), Damien Millet (CADTM), Jean-Marie Roux (CGT Finances), Sophie Zafari (FSU), Christophe Alévêque (artiste), Paul Ariès (directeur de rédaction), Antoine Comte (avocat), Pierre Cours-Salies (chercheur), Sadri Khiari (chercheur), Alain Lipietz (chercheur), Frédéric Lordon (chercheur), Jacques Rancière (philosophe), Bernard Teper (Respublica), Gilles Alfonsi (Association des Communistes Unitaires), François Asensi (FASE), Clémentine Autain (FASE), Francine Bavay (Conseillère régionale EELV), Olivier Besancenot (NPA), Martine Billard (Parti de Gauche), Patrick Braouezec (FASE), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Jacqueline Fraysse (FASE), Pierre Laurent (PCF), Myriam Martin (Gauche anticapitaliste), Francis Parny (PCF), Christian Piquet (Gauche unitaire), Christine Poupin (NPA)  

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 18:58

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-important-chef-fran%C3%A7ais-dal-qa%C3%AFda-arr%C3%AAt%C3%A9-au-074712380.html

 

Un important chef français d’al Qaïda arrêté au Pakistan

 

ISLAMABAD (Reuters) - Le Pakistan a arrêté "un important" chef français d'Al Qaïda, Naamen Meziche, lors d'une opération menée à la frontière avec l'Iran, a-t-on appris mercredi auprès de responsables pakistanais.

 

Meziche, un Français d'origine algérienne, était un proche d'un autre leader d'Al Qaïda, Younis al Mauritani, responsable des opérations internationales au sein de la nébuleuse islamiste, a-t-on appris de mêmes sources. Mauritani a été arrêté en septembre l'année dernière au Pakistan.

 

Selon plusieurs médias, Naamen Meziche, connu pour avoir des liens avec des groupes d'activistes basés en Europe, pourrait avoir joué un rôle dans les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

 

Les responsables pakistanais n'ont pas précisé l'heure et le lieu de la capture de Meziche, qu'ils présentent comme le meneur d'un groupe de onze personnes qui ont quitté l'Allemagne en 2009 pour combattre les forces de la coalition emmenée par les Etats-Unis en Afghanistan.

 

Lors d'un déplacement en Afghanistan début juin, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a estimé que les efforts de stabilisation dans ce pays resteraient compliqués tant que les rebelles disposeraient de bases de repli au Pakistan.

 

Washington juge que la coopération du Pakistan est essentielle pour rétablir la stabilité en Afghanistan avant le départ des troupes de combat étrangères prévu en 2014.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 18:49

 

http://www.fr.news.yahoo.com/assange-risque-larrestation-sil-quitte-lambassade-dequateur-141101892.html

 

Assange risque l’arrestation s’il quitte l’ambassade d’Equateur

 

LONDRES (Reuters) - Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui s'est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, risque d'être arrêté s'il sort de la mission diplomatique, pour avoir enfreint les clauses de sa liberté conditionnelle, a dit mercredi la police britannique.

 

Une dizaine de sympathisants, brandissant des pancartes avec les mots "Libérez Assange !", se sont réunis devant le bâtiment de brique rouge de l'ambassade, dans le quartier chic de Knightsbridge, où Julian Assange, Australien dont la Suède réclame l'extradition, s'est réfugié mardi, posant à la Grande-Bretagne un casse-tête juridique et diplomatique.

 

Arrêté en décembre dernier en Grande-Bretagne, Julian Assange a été placé en liberté conditionnelle peu après et vivait depuis lors en résidence surveillée, dans des conditions très strictes, dans un manoir au nord-est de Londres.

 

La nouvelle de la fuite d'Assange, qui a demandé l'asile politique à l'Equateur, intervient alors qu'il a épuisé tous les recours judiciaires pour empêcher son extradition vers la Suède, où il est recherché pour des violences sexuelles qu'il nie. La semaine dernière, la Cour suprême britannique a rejeté le dernier appel qu'il pouvait interjeter.

 

WikiLeaks a diffusé fin 2010 par dizaines de milliers des notes diplomatiques du département d'Etat américain. Les avocats de Julian Assange redoutent que leur client, une fois extradé en Suède, ne soit transféré ensuite vers les Etats-Unis où il serait passible de la peine de mort pour divulgation de secrets d'Etat.

 

INTERVIEW AVEC RAFAEL CORREA

 

"Il suffit de voir comment les Américains ont traité Bradley Manning pour se dire qu'il a tout lieu d'avoir peur", a déclaré à la BBC Vaughan Smith, fondateur d'une agence de presse vidéo qui a accueilli Assange dans sa villa à la campagne pendant treize mois, après sa libération conditionnelle en décembre 2010.

 

Bradley Manning, analyste des services de renseignement américains accusé d'avoir communiqué à WikiLeaks des milliers de câbles diplomatiques américains, sera traduit en septembre devant une cour martiale qui pourrait le condamner à la réclusion à perpétuité.

 

Quito avait invité en 2010 Julian Assange à demander la résidence permanente sur le sol équatorien, mais il était revenu ensuite sur cette idée en l'accusant d'avoir enfreint la législation américaine.

 

Sa fuite à l'ambassade d'Equateur est de nature à raviver les tensions entre le président socialiste équatorien Rafael Correa, très critique envers Washington, et les autorités américaines.

 

On ignore si la décision de Julian Assange de se tourner vers l'Equateur a partie liée avec une interview qu'il a récemment accordée, ainsi que Rafael Correa, à Russia Today, chaîne russe en langue anglaise parrainée par le Kremlin.

 

"Bienvenue au club des persécutés !", avait dit Correa à Assange à la fin des vingt cinq minutes d'interview, diffusée sur YouTube par Russia Today le 22 mai.

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 18:24

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lassembl%C3%A9e-constituante-d%C3%A9fie-les-militaires-en-egypte-202229775.html

 

L’assemblée constituante défie les militaires en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Défiant les militaires, l'assemblée constituante égyptienne s'est réunie pour la première fois lundi au Caire, dans le bâtiment du Parlement dissous.

 

Cette assemblée de cent membres, désignée par le défunt Parlement jugé illégal par la justice égyptienne, est censée rédiger une nouvelle constitution dans le cadre du processus de transition.

 

"On continuera à se réunir, même si nous devons rester sur le trottoir, ou alors il faudra qu'ils envoient contre nous des 'snipers'", a dit le député libéral Mohamed el Saoui.

 

L'assemblée constituante a choisi pour la présider le juge Hossam el Gheriani, qui dirige le Conseil suprême de la justice et la Cour de cassation, et a décidé de se réunir de nouveau samedi.

 

Les employés du Parlement avaient reçu pour consigne d'empêcher les membres de l'assemblée d'entrer dans le bâtiment.

 

Dimanche, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis la chute du président Hosni Moubarak il y a plus de seize mois, a publié un décret qui lui octroie les pouvoirs législatifs et l'autorise si nécessaire à désigner une nouvelle assemblée constituante.

 

Les militaires semblent ainsi vouloir se garder des conséquences d'une victoire du candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, à l'élection présidentielle du week-end, dont les résultats sont attendus jeudi.

 

Révolutionnaires, libéraux et islamistes ont uni leurs voix pour dénoncer "un coup d'Etat" institutionnel du CSFA. Le président du Parlement, Saad al Katatni, a affirmé que seul un référendum populaire pouvait conduire à la dissolution de la représentation nationale.

 

Les deux candidats à la présidence égyptienne ont tous les deux revendiqué la victoire à l'élection du week-end.

 

Les Frères musulmans ont déclaré que Mohamed Morsi devançait largement son rival Ahmed Chafik, dernier Premier ministre du président Moubarak, une affirmation contestée par l'ex-commandant en chef de l'armée de l'air.

 

Quel que soit le vainqueur, les pouvoirs du futur président seront strictement limités par le décret du CSFA.

 

Après avoir dissous le Parlement dominé par les Frères musulmans, conséquence de l'invalidation d'un tiers des sièges par la Haute Cour constitutionnelle jeudi dernier, le CSFA a annoncé le transfert du pouvoir législatif à l'armée jusqu'à l'élection d'un nouveau Parlement.

 

Cette "déclaration constitutionnelle" pourrait aussi permettre aux généraux de confier la rédaction de la future Constitution à une commission formée par leurs soins.

 

Aux termes du décret de l'armée, la rédaction de la future Loi fondamentale pourrait être confiée à une commission formée par le CSFA si la justice invalide l'instance formée par le Parlement, comme cela a déjà été le cas une première fois.

 

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 18:05

 

http://www.socialisme-maintenant.com/breves-notes/#more-185

 

L’élection de François Hollande a permis, finalement de peu, cinq cent mille voix, de battre Nicolas Sarkozy… Dehors ! On ne veut plus te voir ! C’est grosso modo la réaction de soulagement qui s’est manifesté dans l’opinion publique. Ce vote expulsion a certes été porté par les couches populaires, mais pas seulement ; des secteurs de la grande bourgeoisie en avaient assez de ce clown-valet qui se prenait pour un roi. Ainsi va la vie politique, la vie médiatique.

 

En deux coups de cuillers à pot, les élections législatives, avec un taux d’abstention record (43 %) ont troqué une majorité de « droite » usée mais pas morte, contre une nouvelle majorité de gauche, « pour le changement ». Sénat, Assemblée nationale, Matignon, Elysée, pour la première fois depuis 1958, le PS contrôle tous les pouvoirs, dominant les deux assemblées sans oublier plus de la moitié des conseils généraux, et vingt et une régions sur vingt deux ! Tel est l’état électoral de la France.

 

Dix ans après l’échec de Lionel Jospin, François Hollande triomphe. Le Front National qui avait frôlé le pire a repris du poids, des forces, dorénavant implanté nationalement. L’extrême gauche a disparu.

  

S’agit-il d’un remake « La gauche en forme remplace la droite usée et réciproquement ? » Dans l’apparence, c’est le cas. Cette alternance réussie donne à la bourgeoisie, politiquement, une force considérable. Elle troque une formation épuisée contre une équipe nouvelle. La machine médiatique, les chiens de garde, se chargent de vendre l’histoire et les nouveaux personnages. La « démocratie » gagne à tous les coups. L’alternance est une machine parfaitement huilée qui bloque toute alternative réellement démocratique (Jacques Rancière). Mais ne l’oublions pas, le nouveau gouvernement est aussi fragile que celui auquel il a succedé.

 

Les résultats électoraux fournissent des indications utiles sur le moyen terme. Dès que les salariés se sont mobilisés, dans la longue foulée de l’après 1995, contre la politique du gouvernement Jospin, l’extrême gauche a suscité intérêt et parfois espoirs : grèves dans les usines, manifestations de jeunes, mouvements de mobilisation contre la politique d’Allègre conduisant à la démission, au deuxième gouvernement Jospin ont marqué les esprits.

 

L’extrême gauche s’est affirmée. D’abord la LCR notamment quand elle faisait alliance avec LO… puis le NPA. Il se présentait comme un nouveau rassemblement avec des militants d’origines différentes, rompant avec la conception léniniste du parti (tout vient d’en haut) offrant aux jeunes générations un cadre vivant pour agir et combattre. Avec le recul on a le sentiment que le congrès de fondation du NPA (février 2009) marque le début des difficultés. D’emblée l’organisation songe essentiellement aux élections, d’autant qu’elle dispose d’un porte-parole talentueux (Olivier Besancenot) adoubé par les médias.

 

Les historiens mettront à nu les différentes étapes qui ont conduit de ces conditions heureuses aux crises qui ont détruit l’espoir que cette organisation a porté un long moment. C’est probablement en 2009 que tout s’est noué. De nombreuses entreprises étaient en grève. Les militants révolutionnaires étaient au premier rang de la lutte. La coordination et l’organisation politiques des salariés étaient à l’ordre du jour. Le NPA jouait un rôle majeur dans cette volonté de centraliser les mobilisations contre le patronat, le gouvernement… et les appareils syndicaux.

 

Alors, à la suite de la direction de la CFDT, la direction de la CGT est intervenue à son tour brutalement en interdisant verbalement au NPA de critiquer la direction de la CGT et de se mêler de politique dans les usines… Dans un premier temps, le NPA résistera à cet oukase élaborant dans son université d’été une orientation visant à créer un comité des usines en luttes et des secteurs syndicaux combattifs. Cette position était claire. Elle établissait le lien, du combat politique contre le capital à la lutte pour le socialisme. Le NPA manifestait son utilité politique. Las ! Dix jours après, au début septembre, se tient à Blanquefort autour des salariés des usines Ford en lutte, un rassemblement aux contours définis plus haut. Le NPA, qui est pourtant l’artisan de cette initiative, se refuse à y constituer un tel Comité et même à l’adoption d’un texte en faveur de cette orientation. En Octobre une rencontre a lieu avec la direction de la CGT. Résultat, la direction du NPA cède devant l’appareil. Elle déclare publiquement qu’elle ne constituera pas de courant dans la CGT. Dans les faits, il n’y aura plus d’intervention coordonnée de l’organisation politique dans la lutte des classes. A la CGT les salariés, au NPA… les électeurs ! Mais y compris sur ce terrain la direction du NPA se fera prendre le drapeau de l’unité.

 

Le Front de Gauche s’est constitué lui, dès son origine dans ses sommets, dans le respect de ce domaine réservé aux appareils syndicaux et dans un appui ferme aux politiques du « dialogue social » des directions de la CGT et de la CFDT, même si, ici ou là, telle ou telle équipe militante a cherché à secouer ce carcan. Lors du mouvement contre la réforme des retraites dont la lutte pour le retrait posait le problème du retrait de Sarkozy et de son gouvernement, une formule de Mélenchon est devenue célèbre : « Il y a trois choses à faire : suivre les syndicats, suivre les syndicats, suivre les syndicats », c’est-à-dire l’ orientation que Thibault-Chérèque avaient imposé à l’ Intersyndicale, non pas le terrain du retrait de la contreréforme mais celui de son amendement par le « dialogue social » et l’ évitement de la confrontation. Plus même, en pleine ascension du mouvement social, dont la force et la ténacité surprit les appareils eux-mêmes, Mélenchon proposait de l’ orienter vers une réponse institutionnelle, la demande au Président de la République d’ organiser un référendum sur cette question. Dans les faits le mouvement a été conduit par ces orientations vers l’ idée que la solution et la revanche se trouveraient… dans les élections de 2012. La défaite du mouvement contre la réforme des retraites s’est terminée dans la confusion.

 

En cela elle a pesé lourdement. Puisque par leur propre mouvement ils en étaient incapables, les salariés ont été conduits au « réalisme » du vote utile pour se débarrasser de Sarkozy. C’est une constante : quand les travailleurs se mettent en mouvement et déploient leur énergie, la population les accompagne dans leur entreprise. Pendant tout le mouvement, plus de soixante dix pour cent de la population a constamment approuvé ce combat. Dès lors que les salariés sont défaits et montrent ainsi leur incapacité à se défendre collectivement, quand cela de plus se termine dans la confusion, surgissent alors les réflexes réactionnaires et les replis… Une des causes du renforcement du FN a là sa source. La magie du verbe, même manié avec le talent d’un illusionniste comme Mélenchon, ne peut se substituer aux rapports de force brutalement inscrits dans la réalité, d’autant plus quand on a contribué à les façonner vers la défaite. Bilan, le Front de gauche, aura contribué à remettre en selle, même de façon instable et fragile… la direction du PCF qui vient de déclarer par la voix de Marie Georges Buffet: « (…) Nous ne sommes pas dans l’opposition mais dans la majorité de gauche de façon constructive pour réussir ».

 

La crise internationale du système capitalise pose avec brutalité dans chaque pays, la question de la survie. En Grèce, en Irlande, en Espagne, en Italie et aussi en France le système étouffé par les différents soubresauts de la crise éjecte des millions de femmes, d’hommes, d’enfants de la plus élémentaire survie ! En quelques mois des millions de salariés perdent travail, droit à la santé, droit à un toit ! Tout indique que cette situation va s’étendre. Moins 20, 25 % sur les salaires, les pensions ! Ces millions de femmes, d’hommes sont directement confrontés aux questions centrales, essentielles. Pourquoi cette situation ? Comment y mettre un terme ? Où est la solution ?

 

L’auteur de ces lignes a voté NPA. Par principe – discutable. Par tradition – c’est l’âge. Mais la profession de foi du NPA pour les législatives ne disait mot, je n’exagère pas, de la Grèce ! Or la Grèce est un véritable laboratoire politique.

 

L’époque et à la nécessité de la politique.

 

La politique est le seul moyen dont les opprimés disposent pour résister. Analyser. Expliquer. Interroger. Tenter des réponses. Tels sont naturellement les nécessités.

 

Nous souhaitons nous tromper, mais tout indique que le NPA lancé en 2008/2009 est en phase d’agonie. L’extrême gauche, toutes casaques confondues a fait un pour cent aux dernières élections ! Un encéphalogramme plat. Scissions à répétitions, départs vers le Front de gauche, lui-même en échec, on peut craindre pour le NPA. Ne parlons pas de LO et du POI… Le problème est désormais posé concrètement : globalement ces élections illustrent-elles la fin de l’extrême gauche telle qu’elle est apparue jusqu’ici ? La discussion doit certainement porter sur le pouvoir, sa conquête. Oui par tous les moyens de l’histoire. Que dirons-nous à des millions de salariés au chômage, sans véritables indemnités, virés de leur logement, dont les enfants n’auront plus d’avenir ?! Un mot d’ordre sur le SMIG ?! Soyons sérieux. Il faut réfléchir aux réponses politiques que nous suggérons de discuter avec les salariés, les jeunes. Jusqu’alors les organisations révolutionnaires calaient leur calendrier sur celui des élections. La crise européenne frappe chaque pays. Aujourd’hui des millions de salariés suivent les événements grecs. Demain, l’Espagne, l’Italie, la France…

 

Notre club est petit, très petit. Ce qui nous conduit à le faire vivre, à l’animer, c’est l’absolue nécessité de prendre le temps de l’analyse. Chez nous, aucun goût pour les ambitions personnelles. Un fonctionnement démocratique même si en la matière nous pouvons faire plus. Enfin, aucune personnalisation. Il faut travailler sur les questions du pouvoir collectif. Collectivement. Pour la première fois depuis les années trente, des organisations d’extrême droite, voire directement fascistes voient le jour. Si le salariat ne se hisse pas à la hauteur des enjeux, le Front National qui aujourd’hui n’est pas grand chose deviendra un monstre dangereux.

 

Paris, Lundi 18 Juin 2012

 

Charles Jérémie

 

 

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