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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 19:57

 

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article770


Après la manifestation du dimanche 30 septembre dernier, on continue

Après un week-end d’initiatives décentralisées les samedi 6 et dimanche 7 octobre et à la veille de la présentation au vote des députés du TSCG

Meeting unitaire européen

Pour une Europe solidaire, écologique et démocratique

Contre l’austérité, construisons les solidarités européennes

Lundi 8 Octobre à 19 heures 30

Espace Reuilly 21 Rue Antoine Julien Hénard 75 012 Paris Métro Montgallet ou Dugommier

Dans beaucoup de pays européens, l’indignation monte et les résistances s’organisent face aux politiques dévastatrices imposées par l’Union et symbolisées par le nouveau Traité budgétaire. Partout s’affirme l’exigence de la réorientation solidaire et écologique d’une Europe enfin affranchie de la tutelle des marchés financiers.

Lundi 8 octobre, le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique réunit à Paris des responsables associatifs, syndicaux et politiques européens engagés dans ces luttes. Ils apporteront témoignages et propositions pour construire les solidarités concrètes entre peuples européens, et rendre possible une autre Europe.

Introduction et animation par Aurélie Trouvé (ATTAC France) et Pierre Khalfa (Fondation Copernic) avec Jorge Aranda Arana (syndicaliste, Espagne, Movimiento 15M), Marianna Mortagua (ATTAC Portugal), Philippe Lamberts (député européen et porte-parole du Parti Vert Européen), une représentante de la tournée européenne des féministes contre l’austérité, Pierre Laurent ( président du Parti de la Gauche Européenne), Steffen Lehndorff (co-initiateur de l’appel de chercheurs et syndicalistes "Refonder l’Europe", Allemagne) et Felipe Van Keirsbilck (syndicaliste, Belgique, coordinateur de l’Alter Summit)

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 19:30

 

 

http://www.russie-libertes.org/2012/09/21/inscrivez-vous-au-forum-concert-exceptionnel-russie-en-lutte-pour-la-liberte-le-samedi-6-octobre-a-montreuil/#more-1944

 

http://www.montreuil.fr/outils/tout-lagenda/agenda/article/forum-concert-russie-en-lutte-pour-la-liberte/retour/410

 

http://www.amnesty.fr/Mobilisez-vous/Bougez/Forum-concert-Russie-en-lutte-pour-la-liberte-Montreuil-6151

 

Forum concert exceptionnel

 

Russie en lutte pour la liberté

 

À la mémoire d’Anna Politkovskaïa

 

Samedi 6 Octobre 2012 de 13 heures 30 à 21 heures à la Salle des Fêtes de la Mairie de Montreuil

 

Amnesty International France (AIF), la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), la Ligue des Droits de l’Homme, la Maison de l’Europe et de l’Orient, la mairie de Montreuil, Médiapart et l’association Russie-Libertés vous invitent à une journée de débats et de mobilisation solidaire pour les droits humains en Russie.

 

Six ans après l’assassinat d’Anna Politkovskaia le 7 octobre 2006 à Moscou, les tentatives pour étouffer les voix critiques en Russie sont toujours présentes.

 

Le mouvement de protestation populaire initié lors des élections de 2011 a été violemment réprimé : passages à tabac, arrestations, condamnations, lois iniques adoptées hâtivement sont autant de moyens mis en place pour faire taire ceux qui osent questionner, dénoncer, voire s’opposer.

 

L’attitude de la justice envers les membres du groupe Pussy Riot, qui paient au prix fort leurs actions de contestation, est révélatrice d’un vaste système qui ne tolère aucune dissension.

 

Cette journée de mobilisation se veut la voix du soutien international aux défenseurs des droits humains en Russie. Au travers de militants, chercheurs, spécialistes de la Russie et artistes engagés, cette journée sera également l’occasion de comprendre et connaître les nouvelles formes de contestation aujourd’hui en Russie.

 

Programme :

 

13 heures 30 : inauguration du forum Place Anna Politkovskaia à Montreuil en présence de Véra Politkovskaia et de l’écrivain Boris Akounine

 

15 heures : « 2012 : qui sont les nouveaux contestataires aujourd’hui en Russie ? » table ronde modérée par Alexis Prokopiev de Russie-Libertés, avec l’avocat des Pussy Riot Mark Feygin, les chercheurs Cécile Vaissié et Anne Le Huérou, le sociologue Artemy Troitsky.

 

16 heures 30 : « Qui a tué Natacha ? », projection d’un film de Mylène Sauloy sur Natacha Estemirova

 

17 heures 30 : « Lutter pour les droits humains aujourd’hui en Russie », table ronde avec Stefania Koulaeva de Mémorial, Sergueï Babinets du Joint mobile Group, Anne Nerdrum d’Amnesty International France.

 

18 heures : « La diplomatie européenne à l’épreuve du pouvoir russe », avec l’euro députée Eva Joly et le membre du Syrian Center for Media and Freedom of Expression Maha Assabalani

 

18 heures 30 : concert « Free Pussy Riot » avec Bielka, Jeanne Cherhal, Noize MC

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 15:18

 

Le calme revient à la frontière syro turque

 

BEYROUTH/AKÇAKALE, Turquie (Reuters) - La tension est restée palpable vendredi à la frontière entre la Turquie et la Syrie au surlendemain d'un bombardement syrien meurtrier en territoire turc condamné par le Conseil de sécurité de l'Onu, mais aucun incident n'a été signalé.

A Istanbul, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a lancé une nouvelle mise en garde à Damas en soulignant que quiconque voudrait tester les capacités de dissuasion de la Turquie commettrait une "erreur fatale".

"Nous ne voulons pas la guerre, mais nous n'en sommes pas loin non plus. Ce pays a dû traverser des guerres sur divers continents pour être ce qu'il est aujourd'hui", a dit Erdogan à une foule rassemblée à Istanbul, où cinq mille personnes ont défilé pacifiquement la veille au soir "contre la guerre", mais aussi contre l'AKP, le parti du Premier ministre.

Depuis la mort de cinq civils turcs mercredi dans le tir d'un obus de mortier sur la ville frontalière d'Akçakale, Ankara a riposté en bombardant une cible militaire syrienne, tuant plusieurs militaires de l'autre côté de la frontière, et son parlement a donné son aval à des opérations transfrontalières si nécessaire.

La Turquie se dit prête à lancer des frappes de représailles en cas de nouveaux débordements du conflit syrien sur son territoire mais entend aussi agir dans le cadre du droit international et en coordination avec les autres puissances.

Selon un sondage réalisé sur internet par le journal Hurriyet, soixante pour cent des Turcs sont hostiles au déploiement de forces militaires hors du territoire turc, de crainte que le pays ne soit entraîné dans un conflit extérieur.

Pour les habitants d'Akçakale, le cauchemar a commencé le mois dernier, avec les premiers bombardements des forces syriennes consécutifs à la prise par les rebelles du poste-frontière qui fait face à cette ville de quarante mille âmes, quelques kilomètres plus au sud.

La Turquie accueille plus de quatre vingt dix mille réfugiés en provenance de Syrie et craint un afflux massif, comme ce qui s'était passé après la première guerre du Golfe en 1991, avec l'arrivée sur son sol d'un demi-million de Kurdes irakiens.

L'ONU CONDAMNE

A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies, saisi à la demande d'Ankara, a produit une déclaration condamnant "dans les termes les plus fermes" les tirs syriens, malgré les réticences de la Russie, allié de la Syrie, et exigé l'arrêt immédiat de ces "violations du droit international".

Un consensus au sein du Conseil sur la Syrie est chose rare. Le Conseil est bloqué sur le dossier syrien depuis plus d'un an, la Russie et la Chine rejetant les appels à des sanctions contre le gouvernement de Damas.

La Russie, alliée de la Syrie, a dit avoir reçu l'assurance de Damas que la frappe au mortier de mercredi était un accident tragique, qu'elle s'est produite dans le cadre des combats entre les forces loyales au président Bachar al Assad et les rebelles qui essaient de le renverser.

Les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils considéraient la réponse turque au bombardement syrien comme proportionnée et conçue pour être dissuasive.

En Syrie, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état d'une vingtaine de morts dans des affrontements à travers la Syrie, après cent quatre vingt décès dont quarante huit soldats loyalistes pour la seule journée de jeudi.

Plus de trente mille personnes ont péri depuis le début du soulèvement contre le président Bachar al Assad en mars 2011, selon l'OSDH, une ONG basée en Grande-Bretagne s'appuyant sur un réseau d'informateurs en Syrie.

LES REBELLES DISENT AVOIR PRIS UNE BASE

Dans une vidéo postée sur YouTube, des rebelles ont affirmé s'être emparés jeudi d'une base aérienne syrienne à la périphérie est de Damas.

Le document montre plusieurs dizaines d'insurgés en tenue de combat pavoisant devant un bâtiment militaire d'où s'échappe une fumée noire.

Sur le document, un insurgé, fusil d'assaut à la main, dit que la base se situe dans la zone de la Gouta orientale et que l'assaut a été effectué par un bataillon venant de la ville de Douma, deux endroits situés à l'est de Damas.

Une autre vidéo montre la cache d'armes qui semble contenir des éléments d'un missile sol-air.

Il est impossible de vérifier l'authenticité de ces documents. L'accès en Syrie des journalistes étrangers est restreint par les autorités.

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 14:58

 

http://madrid.tomalaplaza.net/2012/09/28/13-de-octubre-global-noise-manifestacion-no-debemos-no-pagamos/

 

 

Samedi 13 Octobre à 18 heures


Manifestation Casserole "Nous ne devons pas, nous ne payons pas" à Madrid de la Plaza Emilio Castelar (siège de l’Union Européenne) à la Plaza Neptuno (siège du Congrès)


Samedi 13 Octobre 2012, l’action « Bruit Global » (http://www.globalnoise.net)  a été convoquée dans des centaines de villes à travers le monde, une cacerolada internationale contre l'inégalité et l'oppression d'un système injuste qui met le capital devant le peuple.


En Espagne et d'autres pays qui l'entourent cette mobilisation est effectuée sous le slogan «Nous ne devons pas, nous ne payons pas» (ou similaire) pour montrer notre opposition au paiement de la dette illégitime qui n'a pas profité à la population et sert de mécanisme de l'oppression des personnes et des États entiers. La dette est juste une excuse pour imposer des baisses, des privatisations et des réformes, une étape dans une escroquerie qui mène à l'expression ultime d'un modèle fondé sur l'oppression, l'inégalité et la perte de la souveraineté du peuple.


Dans le cas de Madrid cette action sera la réalisation d'une manifestation cacerolada Samedi 13 Octobre à 18 heures du siège de l'Union Européenne (Plaza Emilio Castelar) au siège du Congrès (Plaza de Neptuno). Ce parcours est destiné à dénoncer les coupables, à faire du bruit au centre du pouvoir (Union Européenne, Congrès, agences de notation, banques, bourse, ministères).


Samedi 13 Octobre, sous le slogan «Nous ne devons pas, nous ne paierons pas", unissons nos luttes pour dire non au paiement de la dette illégitime, non à la réduction et à la privatisation,  non aux privilèges dans le paiement des impôts, non à la réforme du travail et au chômage, non à la spéculation sur le logement, non au sauvetage des banques, non à l’Union Européenne et aux banques multinationales, non à leurs mensonges et non au système qui place les intérêts de quelques uns au dessus de l’intérêt général des citoyens.


Pour la diffusion de cette action, nous mettrons au point des documents d'information (vidéos, affiches, brochures) qui seront disponibles dans les prochains jours.

 

Nous appelons les différentes assemblées, les plateformes et les groupes à soutenir cette action et sa diffusion. C'est aussi une invitation expresse aux assemblées de quartiers et de villes à mener des caceroladas de rue ou d'autres actions pour la diffusion de l'action dans les jours avant la journée d'action. Afin de donner plus d'impact à l'action, nous invitons également divers réunions et groupes à apporter leur propre «bruit» (tous avec des sifflets et des tambours), et de prendre des mesures pour accroître leur visibilité.


Cet appel est le résultat du consensus atteint lors de la réunion convoquée par le Groupe de travail Action Citoyenne du jeudi 27 Septembre en présence des membres suivants des assemblées et des groupes :


Assemblée du Retiro, Grève internationale, Assemblée de Moratalaz, Plate-forme pour la nationalisation des caisses d'épargne et des banques publiques, Écologistes en action, Solidarité ouvrière, Assemblée des usagers, Groupe de travail Politique Internationale Acampada Sol, Toma Madrid, Groupe de travail Santé Acampada Sol, Assemblée de Vicalvaro, Assemblée de la Moncloa, Assemblée de Lucero, Plateforme civique pour l’audit de la dette, BiblioSol, Plate-forme contre la privatisation de Canal de Isabel II Azul Marea, AudioviSol, Tomalafacultad, Groupe de travail Economie Acampada Sol

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:54

 

http://www.rene-balme.org/24h00/spip.php?article1467

 

 

Appel à la désobéissance du deuxième forum national

 

Par Paul Ariès, directeur de « La vie est à nous le sarkophage », et René Balme, maire de Grigny dans le Rhône

 

Nous saluons les centaines de participants au deuxième forum national de la désobéissance et les dizaines de milliers de manifestants contre le traité européen austéritaire.

 

Ce deuxième forum national de la désobéissance a réuni ce samedi 29 septembre à Grigny près de quatre cent citoyens, militants et élus pour dire : nous avons désobéi sous la droite nous désobéirons aussi sous la gauche !

 

Nous désobéirons aussi sous la gauche car ce dont le gouvernement du parti socialiste a besoin ce n’est pas de temps mais de faire les bons choix en matière de justice sociale, écologique et internationale !

 

Nous désobéirons aussi sous la gauche car ardents prometteurs d’une démocratie participative active nous savons que rien n’est jamais possible sans la mobilisation de tous et de chacun.

 

Nous désobéirons aussi sous la gauche car nous refusons toute politique qui prône le sacrifice...

 

Nous refusons le programme du parti socialiste : trois ans d’austérité suivis de deux ans de justice sociale...

 

Nous le refusons non seulement parce qu’il est inefficace économiquement, injuste socialement, mais parce qu’il prépare le retour d’une droite encore plus extrêmisée aux affaires en 2017 avec un Super-Sarkozy !

 

La gauche n’a pas le droit d’échouer et pour cela les citoyens doivent se faire entendre !

 

Nous appelons les élus à utiliser le droit à l’expérimentation sociale prévu par la loi.

 

Nous appelons les élus à désobéir non seulement pour dire non à tout ce qui nous tue mais aussi pour dire oui à la vie.

 

La ville de Grigny a distribué à l’occasion de ce deuxième forum des graines de la désobéissance interdites.

 

La ville de Grigny a ouvert son centre de santé bien au-delà de son domaine réglementaire de compétence.

 

« Le sarkophage » est devenu à l’occasion de ce deuxième forum « La vie est à nous le sarkophage » car si, avec l’élimination de Sarkozy, nous n’en n’avons pas fini avec le sarkozysme, nous devons aussi vivre une seconde révolution, avec le passage des passions tristes aux passions joyeuses.

 

Nous invitons la population à multiplier les alternatives.

 

La gauche avait su en 1981 libérer de nouveaux territoires (radios libres, lois Auroux et le renforcement de la démocratie salariale). Nous devons aujourd’hui arracher au gouvernement le droit de multiplier des expérimentations.

 

Merci à nos partenaires le CADTM, ATTAC, la fondation Copernic, Le CIDEFE (organisme de formation des élus).

 

Merci aux dizaines d’associations syndicales, politiques, citoyennes qui ont animé le village des associations...

 

Nous tiendrons notre promesse du samedi soir : nous nous retrouverons en 2013 pour le troisième forum national de la désobéissance à Grigny !

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:18

 

 

JEU DE BONNETEAU LINGUISTIQUE

 

Des militants diffusent par internet depuis plusieurs jours un appel des économistes contre la ratification du TSCG.

 

Ces économistes prennent position contre la ratification du TSCG. Ils ont raison et c’est positif.

 

Par contre, cet appel est disponible si on consulte le site www.appeldeseconomistes.fr  et il est également disponible si on consulte une tribune libre du site internet du quotidien Le Monde à l’adresse ci-dessous 

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/10/02/non-au-traite-budgetaire-europeen_1768787_3232.html

 

Il y a seulement un tout petit problème. Les deux versions ne sont pas identiques.

 

La version du site internet www.lemonde.fr est apparemment une version courte et la version du site de l’appel des économistes est apparemment la version intégrale.    

 

Dans la version intégrale, nous trouvons un paragraphe de soutien à Stiglitz et à Krugman et on ne trouve pas ce paragraphe dans la version courte.

 

Il y a plus important. Dans la version intégrale, les signataires prennent position pour le « financement direct sélectif et à bas taux par la BCE des organismes publics de crédit ».

 

Cette position est tout simplement la position actuelle du président de la BCE et elle n’est pas dans la version courte de l’appel.

 

Quel est le sens de cet extraordinaire jeu de bonneteau linguistique par lequel on transforme un appel contre la BCE en un appel de soutien à la BCE, ou bien l’inverse ?



Cette manipulation politicienne ne va pas dans le sens de la mobilisation des peuples d’Europe contre la crise des dettes souveraines.

 

Bernard Fischer 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:00

 

Heurts à Téhéran après la chute du rial

 

DUBAI (Reuters) - Des heurts ont éclaté à Téhéran mercredi entre la police anti-émeute et des centaines de manifestants qui protestaient contre la forte baisse du rial, la devise nationale, qui a perdu quarante pour cent de sa valeur en une semaine face au dollar.

 

Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour les disperser, ont rapporté des témoins, en signalant la présence d'agents de change parmi eux.

 

Les manifestants scandaient des slogans hostiles au président Mahmoud Ahmadinejad, accusant sa politique d'avoir aggravé la crise économique.

 

"Mahmoud, traître, tu as ruiné le pays", "N'ayez-pas peur, n'ayez-pas peur, nous sommes tous ensemble", criaient-ils, selon le site d'opposition Kaleme. Les journalistes de Reuters n'ont pas actuellement l'autorisation de travailler en Iran.

 

Selon l'agence officieuse Mehr, les rassemblements les plus importants ont eu lieu autour des points de transaction de dollars sur l'avenue Ferdowsi, au carrefour d'Istanbul et sur la place Khomeini.

 

L'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, a répondu par la fermeté aux manifestants. "La nation iranienne n'a jamais cédé aux pressions et ne le fera jamais. Voilà pourquoi l'ennemi est en colère", a-t-il dit lors d'un discours.

 

La République islamique souhaite supprimer le marché libre du rial, alors qu'il semble que les échanges sur la monnaie iranienne en dehors d'un bureau de change dûment patenté par l'Etat aillent en s'asséchant, a rapporté une agence de presse citant le ministre iranien de l'Economie.

 

Cette information a été publiée au lendemain d'une chute de la monnaie iranienne à un plus bas historique de trente sept mille cinq cent rials pour un dollar. Le rial a cédé environ quarante pour cent de sa valeur en l'espace d'une semaine, alors que le gouvernement a ouvert un "bureau de change" censé le stabiliser en fournissant des dollars aux importateurs de produits de première nécessité.

 

Au lieu de stabiliser la devise, ce nouveau service a renforcé le lien entre le taux de change payé par les importateurs et celui, en chute libre, pratiqué sur le marché.

 

ACHAT MASSIF DE DEVISES

 

Le rial a perdu depuis juin 2011 les deux tiers de sa valeur. Les sanctions occidentales liées au programme nucléaire iranien touchent les revenus à l'exportation tirés du pétrole, d'où les difficultés de la banque centrale à soutenir le rial.

 

Les Iraniens, cédant à la panique, se sont empressés d'acheter des devises fortes, poussant encore davantage leur monnaie à la baisse. Le taux officiel d'inflation atteint vingt cinq pour cent environ et la faiblesse du rial a fait chuter le niveau de vie des Iraniens, menaçant d'aggraver la récente recrudescence des licenciements dans le secteur industriel.

 

"Tout le monde veut acheter des dollars et il est clair que ça ressemble à une panique bancaire", dit un diplomate occidental en poste à Téhéran. "L'annonce d'Ahmadinejad, qui veut mobiliser la police contre les agents de change et les spéculateurs n'a aidé en rien, et les gens sont encore plus inquiets maintenant".

 

Le grand bazar de Téhéran, dont les commerçants avaient joué un rôle clé dans la révolution de 1979, est resté fermé mercredi, selon des habitants. Les manifestations se sont concentrées dans les environs du bazar et se sont étendues, selon Kaleme, à la place de l'imam Khomeini et à l'avenue Ferdowsi, théâtres de sanglants affrontements après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad en 2009.

 

"AU BORD DE L'EFFONDREMENT"

 

Un "bazari" en articles ménagers a déclaré à Reuters que l'instabilité liée à la baisse du rial empêchait les commerçants d'indiquer les prix corrects.

 

Ahmad Karimi Esfahani, responsable du grand bazar, a dit à une agence de presse locale que le marché avait été fermé pour des raisons de sécurité, mais qu'il rouvrirait jeudi.

 

Selon certains observateurs, les manifestants constituent davantage une menace pour le président Ahmadinejad que pour le gouvernement, même si son second et dernier mandat s'achève en juin.

 

Mahmoud Ahmadinejad a rendu mardi les sanctions lancées par les Etats-Unis responsables de la crise, assurant toutefois que le pays en sortirait. Il a appelé les Iraniens à ne pas acheter de dollars et précisé que les forces de sécurité devaient agir contre vingt deux "chefs de gang" sur le marché des changes.

 

La chute du rial traduit l'efficacité des sanctions occidentales sur l'économie iranienne.

 

Dimanche, le ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, a déclaré que cette dernière était "au bord de l'effondrement".

 

Beaucoup d'hommes d'affaires et de citoyens iraniens considèrent le gouvernement comme en partie responsable de l'actuelle crise monétaire.

 

L'agence parlementaire Icana, qui cite Mohammad Bayatian, membre de la commission de l'industrie et des mines au Parlement, a annoncé que toutes les signatures nécessaires avaient été réunies pour questionner le président devant le Majlis au sujet de la chute du rial.

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:47

 

La Turquie riposte en Syrie, qui présente ses excuses

 

AKCAKALE, Turquie (Reuters) - La Turquie a mené jeudi de nouveaux tirs de représailles en Syrie, tuant trois militaires, au lendemain de la chute d'un obus de mortier qui a coûté la vie à cinq civils dans un village frontalier turc.

 

Cherchant à éviter une escalade après cet incident, le plus grave en dix-huit mois de soulèvement contre le président Bachar al Assad qui ont fait trente mille morts, Damas a présenté ses excuses à la Turquie par le biais des Nations unies et promis que ce genre d'incident ne se répéterait pas.

 

A Ankara, le Parlement a donné son aval à d'autres opérations transfrontalières si le gouvernement le jugeait nécessaire. Le texte, visant initialement la rébellion kurde dans le nord de l'Irak, inclut l'hypothèse d'un nouveau débordement du conflit syrien en territoire turc.

 

Le vice-Premier ministre, Besir Atalay, a toutefois souligné que cette autorisation n'était pas une "déclaration de guerre". La priorité d'Ankara, a-t-il dit, est d'agir en coordination avec les instances internationales.

 

La Russie, principal allié de Damas, a dit avoir reçu l'assurance des autorités syriennes que le tir de mortier était un accident tragique et ne se reproduirait plus. Damas a adressé ses condoléances au peuple turc.

 

Mais le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan a estimé que les "actions agressives" de l'armée syrienne sur son territoire constituaient une menace grave à sa sécurité nationale et demandé aux députés d'approuver le déploiement de troupes turques au-delà de la frontière.

 

"La Turquie n'a pas intérêt à une guerre avec la Syrie. Mais la Turquie est capable de protéger ses frontières et ripostera quand cela sera nécessaire", a expliqué Ibrahim Kalin, conseiller d'Erdogan, sur son compte Twitter. "Les initiatives politiques et diplomatiques se poursuivront", a-t-il ajouté.

 

"GOUTTE D'EAU"

 

La Turquie a qualifié le tir, qui a coûté la vie à une mère, ses trois enfants, et à une proche, de "goutte d'eau" de trop.

 

Quelques heures plus tard, les services du Premier ministre turc annonçaient une riposte à cette "attaque abominable".

 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a déclaré que le pilonnage d'un poste militaire dans le district de Tel Abyad, à dix kilomètres environ à l'intérieur du territoire syrien, avait tué trois soldats syriens.

 

L'OSDH a également fait état d'affrontements entre forces et rebelles syriens aux alentours du poste militaire visé.

 

"Nous savons qu'ils ont subi des pertes", a déclaré un responsable de la sécurité turque sans autres détails.

 

Coïncidence du calendrier, l'extension d'une autorisation de cinq ans donnée à l'armée pour mener des opérations transfrontalières était jeudi à l'ordre du jour du Parlement.

 

L'accord visait initialement à autoriser les frappes contre des bastions kurdes dans le nord de l'Irak mais une note signée d'Ergodan et envoyée dans la nuit aux élus prend en compte l'incident d'Akçakale en soulignant qu'en dépit d'avertissements répétés, l'armée syrienne a lancé des actions agressives en territoire turc.

 

Un groupe de vingt cinq à trente manifestants rassemblés devant le Parlement et scandant "Nous ne voulons pas la guerre!" ou "Les Syriens sont nos frères" a été dispersé à coups de gaz lacrymogène par la police.

 

L'OTAN SOLIDAIRE

 

En juin, la Turquie avait vigoureusement protesté après la destruction d'un avion F4 turc par un missile de la défense antiaérienne syrienne et annoncé une modification des règles d'engagement de son armée, priée de réagir à tout élément approchant considéré comme une menace.

 

Ankara partage neuf cent kilomètres de frontière avec la Syrie.

 

Damas a promis d'enquêter sur l'origine du tir de mortier, qui reste énigmatique à ce stade. La sécurité turque a établi qu'il provenait de Tel Abyad et déployé des renforts dans le secteur.

 

L'incident a été fermement condamné par l'OTAN, les Etats-Unis ou encore la France qui ont affiché leur solidarité avec Ankara, pays membre de l'Alliance.

 

A Budapest, le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a toutefois dit "ne pas vouloir assister à la poursuite de l'escalade à propos de cet incident". La chancelière allemande Angela Merkel a condamné les actions de la Syrie et exhorté toutes les parties concernées à faire preuve de "bon sens".

 

L'Alliance atlantique s'est réunie d'urgence mercredi soir à Bruxelles conformément à l'article 4 du traité de l'Atlantique Nord qui prévoit des consultations extraordinaires si l'une des parties juge que son intégrité territoriale, son indépendance politique ou sa sécurité est menacée.

 

Elle a exigé l'arrêt immédiat des actions "agressives" de la Syrie contre la Turquie mais n'a pas invoqué l'article 5 qui autorise le recours à la force.

 

La Turquie a également demandé mercredi au Conseil de sécurité des Nations unies de prendre "les mesures nécessaires" pour faire cesser "l'agression" syrienne.

 

Selon des diplomates de l'ONU, le Conseil de sécurité pense publier jeudi une déclaration non contraignante condamnant le tir de mortier de la Syrie "dans les termes les plus fermes".

 

Le projet de déclaration obtenu par Reuters estime que l'attaque syrienne est "une démonstration du débordement de la crise en Syrie dans les Etats voisins à un degré alarmant".

 

Le chef de la diplomatie égyptienne, Mohamed Kamal Amr, a "appelé le gouvernement syrien à ne pas violer les frontières des pays voisins, avertissant contre les nombreux dangers pour l'ensemble de la région" en cas d'extension de la crise.

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 19:04

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/02/les-malheurs-de-mahmoud-ahmadinejad-a-new-york_1768760_3218.html

 

http://www.iranfocus.com/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=9670:les-malheurs-de-mahmoud-ahmadinejad-a-new-york&catid=2:iran-gral&Itemid=27

 

Les malheurs de Mahmoud Ahmadinejad à New York

 

Par Christophe Ayad

 

Le Monde, 3 octobre - Les grands acteurs ont souvent du mal à quitter la scène. Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, ne déroge pas à la règle. Alors qu'il achève la dernière année de son dernier mandat, il se réjouissait probablement de sa dernière apparition à la tribune de l'assemblée générale des Nations unies, à New York. C'est son moment " warholien " à lui, son quart d'heure annuel de célébrité mondiale : il a pu y disserter, par le passé, de la Shoah, de la " tumeur " sioniste et du retour du douzième imam...

 

La soixante septième assemblée générale a viré au cauchemar pour le président iranien. Pourtant, il a fait des efforts pour ne pas se livrer à ses provocations habituelles. Lors de son discours, tout comme lors de la rencontre qui a précédé avec des journalistes américains triés sur le volet, il a appelé à plusieurs reprises à la réouverture des négociations sur le nucléaire entre Téhéran et les six grandes puissances (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, plus l'Allemagne).

 

Mais à peine arrivé à New York à la tête d'une délégation de cent quarante personnes, Mahmoud Ahmadinejad a fait l'objet d'un violent tir de barrage dans la presse conservatrice iranienne, qui lui a reproché son train de vie dispendieux, alors que l'économie et la monnaie iraniennes plongent sous l'effet des sanctions internationales.

 

Ahmadinejad ne peut plus se représenter et ne fait plus peur aux prétendants à la fonction présidentielle. D'autant plus que ses relations avec le Guide suprême, Ali Khamenei, se sont nettement refroidies depuis 2011.

 

La deuxième déconvenue est intervenue lors de son discours dans la grande enceinte de l'ONU, mercredi 26 septembre. C'est à la sortie que Mahmoud Ahmadinejad a appris, de la bouche des journalistes, l'arrestation de son fidèle chargé de communication, Ali Akbar Javanfekr, qui dirige par ailleurs l'agence de presse officielle IRNA.

 

Souvent le plus virulent dans l'entourage du président et le plus exposé, il avait fait l'objet, en février, d'une condamnation en appel à six mois de prison pour " insulte au Guide suprême ". C'est un coup dur pour Mahmoud Ahmadinejad, qui entendait peser sur la présidentielle à venir.

 

Défection

 

Le lendemain, le porte-parole de sa délégation, Ramin Mehmanparast, était insulté et bousculé au pied de la " maison de verre " de l'ONU par une petite foule d'opposants iraniens appartenant probablement à l'Organisation des moudjahidine du peuple, que les Etats-Unis viennent de retirer de leur liste d'organisations terroristes.

 

Dernière avanie, la défection de son cameraman officiel, Hassan Golkanbhan, qui a profité de son séjour new-yorkais pour demander l'asile aux autorités américaines. Son avocat, Paul O'Dwyer, a refusé de donner tout détail sur le lieu où il se trouvait.

 

Le président iranien, lui, est attendu au pays où il doit donner une conférence de presse, mardi 2 octobre, sur la chute vertigineuse du rial, qui a atteint son cours le plus bas, à trente cinq mille contre un dollar, soit quatre vingt pour cent de moins qu'à la fin 2011.

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 18:36

 

http://www.alencontre.org/asie/chine/production-liphone5-emeute-greves-travail-contraint-detudiant%C2%B7e%C2%B7s-et-plus-encore-a-foxconn.html

 

Emeute, grèves, travail contraint d’étudiants et plus encore à Foxconn

 

Par Isaac Shapiro

 

Le 25 septembre 2012, en première du cahier Companies and Markets, le Financial Times (FT) titrait: «Foxconn a arrêté sa production dans l’usine travaillant pour Apple suite à l’émeute de deux mille travailleurs». Le Financial Times souligne que Foxconn (du groupe de Taïwan Hon Hai Precision) est le plus grand producteur mondial de composants électroniques. Il constate que le lifting opéré en 2010, après une vague de suicides (2009 et 2010) et de grèves,  n’avait pas suffi à assurer le contrôle sur les travailleuses et les travailleurs. En juin 2010, une hausse des salaires et, surtout, un lien plus étroit entre salaire et production avaient été introduits. Les salariés du groupe se comptent par centaines de milliers : neuf cent mille en Chine (très jeunes) et quelque cent mille en Inde, Taïwan ou République tchèque en juin 2012. En 2003, Foxconn comptait deux mille salariés ; en 2007, elle en compte cinq cent cinquante mille ! 

 

«L’émeute» a eu lieu le dimanche soir 23 septembre. Elle a été «maîtrisée» le lundi à 3 heures du matin, par la police. L’usine de Taiyuan, où éclata l’émeute, compte soixante dix huit mille travailleuses et travailleurs. Elle fait partie de la «chaîne de production du iphone 5». Apple et Foxconn, pour sauver l’image de marque du premier, avaient demandé un audit à une organisation étatsunienne: Fair Labor Association. Cette dernière avait relevé trois cent soixante «problèmes», dont une part importante avait trait aux conditions de sécurité sur les lignes de production. En 2012, cette organisation constatait que seulement deux tiers avaient trouvé «une solution»!

 

Mais les exigences d’Apple pour assurer la production des composants de l’iPhone5 ont abouti a un accroissement des heures supplémentaires, tradition de Foxconn. Selon un autre article  du Financial Times en date du 25 septembre (page 19), l’usine travaillant pour le iphone, à Zhengzhou, devrait passer de cent cinquante mille travailleurs et travailleuses en juin à deux cent cinquante mille en octobre 2012. Dans cet espace de temps, pour résoudre le manque de main-d’œuvre, l’appel au travail forcé d’étudiants a été mis en place, avec l’appui des autorités.

 

Foxconn, qui obtient huit dollars par iphone, joue sur les quantités produites. Il faut avoir à l’esprit qu’en 2011 Apple a vendu quatre millions d’iphone 4S. Le nouveau modèle, lancé en 2010, a été vendu à un million sept cent mille exemplaires les trois premiers jours! Les producteurs de composants doivent donc être à l’heure des rendez-vous. Celui du iphone 5, aujourd’hui.

 

Une hausse des salaires, pour répondre à un manque de main-d’œuvre et attirer de nouveaux salariés, toucherait les marges de profit de Foxconn, considérées comme réduites par unité produite, bien que supérieures sur les produits Apple que sur ceux d’autres marques. Dès lors, les analyses et prescriptions de la Fair Labor Association n’ont pas  beaucoup d’effets. La police chinoise est plus efficace pour assurer, dans des situations dites tendues, la continuité de la production. Jusqu’à ce que l’expérience de la résistance et des luttes se consolide.

 

Le 26 septembre 2012, dans un reportage, le Financial Times (page 20) soulignait qu’une jeune travailleuse constatait «combien rien n’avait changé», après «l’émeute» dans l’usine de Taiyuan. Dans l’usine et dans les dortoirs. Car Foxconn fonctionne sur la base d’une concentration énorme de travailleuses et travailleurs qui passent directement du poste de travail à de vastes dortoirs, avec des «supermarchés» intégrés sur les lieux. Ils-elles travaillent en trois fois huit. Le salaire de base s’élève à deux cent quatre vingt cinq dollars par mois, avec une possibilité de le faire croître en lien avec un accroissement de la production. Liu Limping, professeur à l’université de Nanjin, affirme : «La nature du travail des ouvriers et ouvrières de Foxconn – la pression, la monotonie, l’ennui – n’a pas changé», après les quelques adaptations de mars 2012. «Dès lors, il est inévitable que des incidents de ce type se produisent de temps en temps.» Il est souligné que les actuels travailleurs et travailleuses,  qui ont vingt ans et un peu plus, sont moins «patients» que les migrants d’il y a deux décennies. Un aspect qui marque et marquera la scène sociale et politique en Chine. (Rédaction A l’Encontre)

 

La dernière alerte indiquant que tout ne se passe pas bien avec la production des iphone 5 est l’émeute qui s’est déroulée dans les dortoirs de l’une des usines de Foxconn en Chine qui «fabrique des composants d’iPhones d’Apple ainsi que d’autres composants pour d’autres compagnies». Selon l’agence de presse Reuters, cette émeute a impliqué deux mille travailleurs et a été réprimée par environ cinq mille policiers [avec quarante hospitalisations et de nombreuses arrestations]. L’usine a été fermée pour une durée indéterminée.

 

Les causes directes de cette émeute ne sont pourtant pas claires. Foxconn a déclaré que «les troubles ont débuté après qu’une dispute personnelle s’est développée en bagarre» tandis que des posts du type de Twitter affirmaient que «les gardes de l’usine ont frappé des travailleurs et qu’il s’en est suivi une mélée» (deux citations tirées du récit de Reuters). Il est, bien entendu, difficile d’obtenir des informations précises et non biaisées sur les conditions dans les usines en Chine. Toutefois, la gravité de l’émeute exige pour le moins qu’une enquête indépendante soit menée et elle devrait obliger chacun à réfléchir avant de conclure que chaque droit des travailleurs liés à la production de l’iphone 5 a été respecté.

 

Un tel moment de réflexion est particulièrement approprié étant donné les autres informations qui ont émergé au cours des deux dernières semaines. Il y a seulement quelques jours, des chercheurs du Students and Scholars Against Corporate Misbehaviour (SACOM – Etudiants et professeurs contre la mauvaise conduite des entreprises), basée à Hongkong, a publié un rapport d’enquête (fondé sur des entretiens réalisés au cours du début du mois de septembre) découvrant que les iphones sont produits dans des conditions de travail, ainsi que je l’ai bloggué à ce sujet, telles que de nombreuse grèves de travailleurs en résultent. Foxconn a répondu à l’une de ces grèves en simplement mettant à pied les travailleurs. Parmi d’autres résultats, SACOM a qualifié ainsi les conditions de production aux usines iphone de Foxconn à Zhengzhou : heures de travail supplémentaires bien au-dessus du niveau autorisé par les lois chinoises, heures supplémentaires non payées, absence de pauses ergonomiques en dépit du travail exigeant ainsi qu’exposition possible à des produits chimiques. Le rapport du SACOM lui-même fait écho avec d’autres blogs postés par l’EPI [Economic Policy institute] et le Workers Rights Consortium qui ont décrit à quel point les violations des droits du travail sont continues à Foxconn, ce qui comprend également l’absence d’une quelconque possibilité des travailleurs à s’exprimer.

 

Toutes ces informations viennent s’ajouter à des récits selon lesquels Foxconn a utilisé du travail contraint d’étudiants dans la production d’iphones. Cette information est sortie pour la première fois dans les médias d’information chinois, tel que, par exemple, le récit du 6 septembre publié par le Shanghai Daily qui débute ainsi: «Des milliers d’étudiants d’une ville de l’est de la Chine ont été contraints de travailler dans une usine de Foxconn après que les cours ont été suspendus au début du nouveau semestre.» Ils «ont été conduits dans une usine […] après que l’usine n’est pas parvenue à trouver un nombre suffisant de travailleurs pour produire les iphone 5 d’Apple dont la sortie a été annoncée bien à l’avance.»

 

Une émeute, des grèves, du travail contraint d’étudiants, du travail supplémentaire excessif et parfois non payé, des conditions de travail malsaines : tout cela indique que les iphones – qui représentent une avancée technologique spectaculaire – sont produits avec des conditions de travail qui renvoient au pire des débuts de l’ère industrielle. Apple a montré sa capacité remarquable en développant des produits qui se répandent dans tous les coins du monde. Il est grand temps qu’Apple fasse preuve d’une «capacité dirigeante» aussi remarquable en assurant que les travailleurs qui fabriquent ses produits soient bien traités. Ce n’est qu’alors qu’Apple pourra être considéré comme une «compagnie de classe mondiale». (Traduction de A l’Encontre)

 

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