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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 19:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-prise-la-fronti%C3%A8re-turque-enhardit-les-insurg%C3%A9s-162007460.html

 

La prise de la frontière turque enhardit les insurgés syriens

 

BAB AL SALAM, Syrie (Reuters) - Il leur a fallu trois semaines, et douze insurgés y ont laissé leur vie, mais Abou Omar Dadikhi et ses hommes sont finalement parvenus jusqu'au poste-frontière de Bab al Salam séparant leur ville de la Turquie, et cette "Porte de la paix" est tombée sans combats.

 

Pendant vingt quatre jours, Dadikhi et sa brigade de l'Armée syrienne libre (ASL), la "Tornade du Nord", ont lentement avancé depuis la ville d'Azaz, à seulement cinq kilomètres de la frontière turque, coupant l'accès au ravitaillement des forces gouvernementales, avant de prendre le poste dimanche à l'aube.

 

"Notre front était solide, et tout la ville s'est soulevée contre le régime. Cette zone est désormais libre à cent pour cent. C'est désormais une zone tampon que nous contrôlons", a assuré Abou Omar Dadikhi, quelques heures après avoir atteint la frontière turque avec ses hommes.

 

"Nous avons maintenant la main sur la police, la sécurité et le pouvoir judiciaire, toutes les fonctions gouvernementales", a-t-il poursuivi.

 

Selon lui, près de cent vingt soldats pro-Assad gardaient le poste-frontière quand le siège a démarré, mais plusieurs étaient partis avant l'assaut final. Ceux qui restaient ont soit fui à bord de deux véhicules blindés, soit fait défection au sein des troupes rebelles.

 

Désormais, c'est une vingtaine d'hommes, en treillis ou en jean et sandales, pour certains à peine âgés de 18 ans, qui gardent ce qui était il y a peu un important noeud commercial.

 

Les drapeaux syriens qui flottaient au-dessus du poste-frontière ont été enlevés de leurs mats, l'un d'entre eux est même déchiré en deux. Le portrait de Bachar al Assad qui ornait les murs du bâtiment a été retiré.

 

Profitant de la présence de quelques journalistes, les insurgés se sont mis en ligne, ont posé leurs armes au sol, et l'un d'entre eux s'est mis à prier à haute voix.

 

"Ô Allah, défait chaque tyran. Ô Allah, démolis le trône de Bachar et son royaume et Ô Allah, mène un homme de bien à notre tête. Ô Allah, achève notre victoire contre le tyran", a-t-il déclamé, tandis que les autres psalmodiaient en signe d'approbation.

 

DU COMMERCE À L'ARMEE SYRIENNE LIBRE

 

Mutins, insurgés, volontaires des villages alentours, la "Tornade du Nord" reflète la nature populaire de la révolte syrienne qui combat le gouvernement de Bachar al Assad depuis dix sept mois. Mais Abou Omar Dadikhi, ancien homme d'affaires âgé de 42 ans, la personnifie.

 

"Mon métier, c'est le commerce alimentaire", explique-t-il dans un grand sourire. "Je suis un civil et j'ai monté la brigade d'Azaz. Nous sommes les rebelles d'Azaz."

 

Vêtu d'un survêtement bleu, de mules en plastique et d'une casquette "Armée syrienne libre", Dadikhi correspond assez peu à l'archétype du soldat endurci. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir vécu son lot de batailles.

 

S'appuyant sur sa canne en bois, il relève son survêtement, qui cache trois blessures par balle aux jambes. Une grenade lancée par un chabiha, milicien à la solde du régime, lui a aussi laissé une cicatrice à l'oreille droite, explique-t-il.

 

Douze de ses hommes ont péri dans les combats qui ont mené à la prise du poste-frontière, et une quarantaine ont été blessés. Un bilan bien moins lourd que celui des mois précédents, quand l'armée syrienne avait déployé ses chars autour d'Azaz.

 

"Nous avons eu plus de quarante martyrs, une trentaine de blessés et une cinquantaine d'handicapés, qui ont perdu une jambe ou un oeil", détaille Abou Omar Dadikhi. "Le régime syrien avait envoyé de nombreux renforts afin que la zone ne devienne pas sûre."

 

Il a en revanche démenti que les rebelles recevaient de meilleures armes depuis l'étranger, en écho à de nombreux insurgés réfugiés en Turquie ou restés en Syrie.

 

"Nous n'avons reçu aucune arme. Les armes avec lesquelles nous combattons le régime de Bachar al Assad sont celles que nous lui avons prises. Les munitions, nous les avons trouvées dans les chars et les voitures blindées. C'est avec cela que nous combattons le régime syrien", assure Dadikhi.

 

"Nous combattons le régime avec ça", répète-t-il en montrant un de ses jeunes combattants brandissant une kalachnikov AK-47.

 

"POURSUIVRE NOTRE ROUTE"

 

La prise de plusieurs postes-frontières est une victoire symbolique, mais les commandants de l'ASL savent qu'ils n'ont qu'une importance stratégique mineure et que leurs gains récents sont davantage dus au redéploiement des contingents de l'armée syrienne dans les grandes villes depuis l'attentat de Damas, mercredi.

 

Les insurgés ont déjà été repoussés de deux quartiers de la capitale, une semaine après y avoir donné l'assaut, dans la foulée de l'attentat qui a tué quatre proches de Bachar al Assad, dont son beau-frère et le ministre de la Défense.

 

Néanmoins, l'avancée récente de ses troupes ne fait que renforcer la détermination d'Abou Omar Dadikhi.

 

"Après la province d'Alep, nous voulons poursuivre notre route jusqu'à Damas, et quand nous aurons un Etat civil et un nouveau parlement, ma mission sera terminée. Alors, notre marche prendra fin", promet-il.

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:32

 

http://www.convergencedesluttes.fr/petitions/?petition=24

 

Front de Gauche : Front du Peuple !

 

N’attendons pas les consignes : face à la crise, il faut des adhésions directes !

 

Dérive de la mondialisation, crise du capitalisme… Les urgences écologiques, sociales et démocratiques se multiplient… Partout, les acquis sociaux sont menacés : éducation, santé, justice… Et les peuples doivent payer…

 

Pourquoi accepter les politiques de rigueur qu’imposent les gouvernements de droite dure ou de gauche molle au prétexte de l’endettement des Etats? Ce qui arrive aujourd’hui en Grèce, en Italie, en Espagne… arrivera en France demain.

 

C’est la logique libérale extrême, menaçant l’équilibre de la planète, que plus personne ne semble pouvoir contrôler… Sociaux-démocrates et libéraux imposeront partout l’austérité : nous continuerons à payer pour les banques, à subir les diktats de la Finance…

 

Dans notre pays, il est temps, maintenant, de transformer la force la mieux placée pour remettre en question le bipartisme et disputer, à gauche, l’hégémonie du Parti Socialiste !

Lors des dernières élections, en France, le Front de Gauche a mobilisé des millions d’électeurs autour du programme « l’humain d’abord » pour imposer un audit citoyen de la dette publique, une planification écologique, revenir sur le partage des richesses, stopper le grignotage de nos acquis sociaux… il a prouvé qu’il pouvait tenir une place au cœur de l’avenir de notre pays, dans les luttes et dans les urnes…

 

Mais le Front de Gauche doit encore franchir une étape cruciale pour devenir le creuset unitaire incontournable de la gauche radicale et écologiste.

 

S’il a déjà regroupé beaucoup d’organisations politiques, il passe encore trop souvent pour un cartel de partis liés par une logique électorale. Or notre démocratie représentative est elle aussi dans une grave crise institutionnelle…

 

Afin d’achever son déploiement et son implantation irréversible dans les couches populaires, le Front de Gauche doit maintenant accepter que celles et ceux qui le rejoignent ne soient pas systématiquement membres des organisations qui le composent.

 

Le Front de Gauche doit proposer rapidement le principe des adhésions individuelles et directes à sa démarche pour que la voix de chacun soit prise en compte : un humain, une voix !

 

Dans ce but, un processus de discussion peut s’entamer rapidement entre les Assemblées Citoyennes locales du Front de Gauche et les organisations qui y participent.

 

Pour chacun : militants de la première heure, compagnons depuis sa création; femmes et hommes de bonne volonté, syndicalistes, membres d’associations, de mouvements divers… celles et ceux qui ont depuis toujours le cœur à gauche, le moment est venu de porter cette volonté, de favoriser cette irruption citoyenne dans le Front de Gauche…

 

Pourquoi devoir choisir une organisation lorsqu’il s’agit d’œuvrer pour un but commun ?

L’union fait la force. Opinions, origines, organisations et familles seront toutes respectées.

 

Continuons et accélérons le travail déjà accompli, dans un respect mutuel.

 

Renforçons ou inventons partout les Assemblées Citoyennes. Montrons que nous sommes capables de bâtir une nouvelle force rouge et verte, un front permanent, où chacun pourra participer à la création d'un monde à visage humain et résister au capitalisme financier!!!

 

Ce Front de Gauche, transformé en Front du Peuple saura saisir toutes les mains. Il représentera, enfin, les vraies idées, les vraies valeurs de gauche. Il pourra devenir un modèle de gouvernement.

 

Aujourd’hui plus qu’hier, cela dépend de nous toutes et tous.

 

Si vous souscrivez à cet appel, signez le, diffusez le, rejoignez les assemblées citoyennes du Front de Gauche, inventez les là où elles n’ont pas encore vu le jour. Et prenons ensemble le pouvoir !

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:06

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/21/97001-20120721FILWWW00263-deux-generaux-syriens-en-turquie.php

 Deux généraux syriens en Turquie (Reuters)

Samedi 21 Juillet 2012  

Deux généraux de brigade syriens ont fui en Turquie dans la nuit de vendredi à samedi, au sein d'un groupe d'une dizaine de personnes, parmi lesquelles des colonels et d'autres officiers, a déclaré aujourd'hui un responsable turc.

Ces défections, si elles sont avérées, porteraient à vingt quatre le nombre de généraux syriens qui ont fui en Turquie, seize mois après le début du soulèvement contre le président Bachar al Assad.

Dans le même temps, on apprenait le départ pour la Syrie du sous-secrétaire de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix, le diplomate français Hervé Ladsous, afin de rendre compte de la situation sur le terrain.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 18:35

 

Vous trouverez ci-dessous la deuxième et dernière partie d’un message d’Antonis Davanellos relatif à la situation en Grèce.

Le message est disponible en totalité si vous consultez le site www.alencontre.org à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.alencontre.org/europe/grece-de-la-crise-aux-resistances.html

J’aimerais ajouter quelques points au sujet du programme de SYRIZA.

 

La question d’importance est quelles sont les priorités que SYRIZA fait ressortir et les discussions publiques qui s’engagent à leur sujet, lesquelles suscitent l’intérêt des gens pour cette coalition de la gauche radicale. Voici les priorités les plus importantes qui font consensus pratiquement au sein de l’essentiel de SYRIZA.

 

La première des priorités est que nous devons annuler le Mémorandum. De nombreux autres partis de la gauche ont discuté du programme d’ensemble de SYRIZA. Ils ont de nombreuses idées au sujet de tel ou tel point. La chose la plus importante toutefois pour nous est de rester concentrer sur la nécessité d’annuler le Mémorandum, avec ses deux composantes.

 

C’est sur cette question que la pression de nos ennemis a été la plus forte. En outre, au sein de SYRIZA certains appelaient à une approche «réaliste». Ce n’étaient pas des traîtres. Ils disaient que SYRIZA devait œuvrer pour disposer de marge de manœuvre plus ample. Ainsi, affirmaient-ils : disons «non» au Mémorandum et non pas que nous l’annulerons ; disons que nous y sommes opposés afin de gagner du temps pour nous rendre à Bruxelles et discuter la chose avec Angela Merkel puis revenir et décider (en cas de majorité électorale et d’un gouvernement de SYRIZA).

 

Or, jusqu’à la fin, jusqu’au 17 juin, la Coalition SYRIZA est restée rivée à la position de l’annulation du Mémorandum. Trois jours avant les élections, le leader de la coalition, Alexis Tsipras – pas moi – parlait devant un grand rassemblement de SYRIZA. Il a alors déclaré ouvertement: «Si SYRIZA remporte les élections dimanche, lundi le Mémorandum sera mort.» Cette déclaration se trouvait le lendemain dans tous les journaux.

 

La seconde priorité est que nous voulons mettre un terme à l’austérité. Nous ne disons toutefois pas de mensonges aux gens. Il est facile, dans ces circonstances, de dire que les salaires seront, en un seul jour, meilleurs uniquement parce que nous voulons qu’ils le soient. La position de SYRIZA était que le lendemain de notre entrée en fonction, nous ferons en sorte que le salaire minimum et les retraites minimales retrouveront le niveau qui était le leur auparavant. Que nous essayerons ainsi, peu à peu, d’étendre ces augmentations à l’ensemble des allocations de retraite et à tous les salaires, de sorte qu’ils atteignent ce qu’ils étaient avant et afin de les améliorer.

 

Vous devez comprendre que pendant deux mois le programme de SYRIZA a été discuté à la télévision, à la radio et dans les journaux de six heures le matin à minuit. La question qui nous a été sans cesse posée était la suivante: «Mais où allez-vous trouver l’argent pour faire tout cela?» La réponse est simple: «Nous trouverons l’argent là où il se trouve» [ce qui implique non seulement politique fiscale mais une récupération des sommes gigantesques ayant échappé au fisc de multiples façons]. La troisième priorité de SYRIZA est donc que nous voulons imposer – fortement imposer – les bénéfices et les riches.

 

De nombreux points importants sont liés au précédent. La nationalisation des banques, tout d’abord. Cet objectif n’entend pas seulement répondre à l’exigence de trouver de l’argent. Il s’agit également de protéger la société parce que les banques deviennent très grandes et très dangereuses. Tous ces nouveaux produits financiers qu’elles ont créés, tels que les credit default swaps [les CDS, couverture contre les défaillances en français, constituent un «contrat d’assurance» par lequel, contre une prime annuelle, un spéculateur se «protège» contre une faillite ou une perte de valeur d’un emprunteur; les CDS donnent lieu à un marché spéculatif et obscur], impliquent que sur un euro de dette, les banques fabriquent des montants bien plus importants de dette. A la fin de la journée, personne ne comprend ce qui se passe.

 

Nous affirmons que ce cirque doit cesser par la nationalisation du système bancaire, placé sous un contrôle public, démocratique et des salarié·e·s qui doivent débattre de la fonction pour une société d’un système bancaire (épargne, crédit, centralisation, mutualisation, etc.).

 

Ce n’est pas par hasard ou parce qu’il s’agit d’une priorité secondaire que le contrôle des travailleurs figure en troisième position de la liste. Nous sommes actuellement confrontés au fait qu’après vingt ans de politiques néolibérales, les syndicats dans les banques ont été détruits. Nous devons donc créer la force qui permettra d’imposer le contrôle des salarié·e·s. Leur contrôle ne peut être décrété par le gouvernement. Nous devons en réalité organiser l’ensemble des salariés pour qu’ils puissent prendre ce contrôle, dans ses diverses dimensions.

 

L’autre point lié aux priorités de SYRIZA est qu’une nationalisation identique – sous contrôle public, démocratique et des travailleurs – a été promise au sujet de toutes les grandes entreprises publiques qui ont été privatisées ou qui sont sous la menace de l’être, ce qui se confirme dans les projets du nouveau gouvernement.

 

Je voudrais maintenant dire quelques mots à propos de deux sujets cruciaux en Grèce.

 

Le premier concerne la dette de la Grèce. Il y a eu d’importants débats au sein de SYRIZA sur cette question. Des membres de la Gauche ouvrière internationaliste [DEA] – mais pas seulement, avec de nombreux autres, dont des membres de Synaspismos – ont soutenu la position que nous devions affirmer que nous annulerions immédiatement la dette. Au terme de ces débats, nous sommes arrivés à un compromis acceptable.

 

Le compromis était le suivant: la première étape d’un gouvernement de la gauche devra être le contrôle de la dette. La seconde sera l’annulation des parties de cette dette qui sont illégales (illégitimes) ou le produit de spéculations financières – selon nos estimations, cela constitue la plus grande part de l’ensemble de la dette. Nous exigerons pour le solde un mémorandum assorti de conditions au sujet de son paiement. Et si les créanciers n’acceptent pas ce mémorandum, nous procéderons alors à un arrêt unilatéral de tous les paiements aux créanciers. Cette position était un peu souple, mais il s’agissait d’un compromis permettant de conserver l’unité de notre importante coalition.

 

Le deuxième sujet concerne l’euro. J’ai parlé tout à l’heure des craintes émises par les gens concernant une banqueroute désordonnée et le retour à la drachme. Notre position était que nous ne soutiendrons aucune sortie de l’euro de notre propre initiative. C’est le premier point. Le deuxième était que nous n’accepterions aucun sacrifice pour l’euro. Le troisième est que nous soutiendrons toute initiative prise par la gauche et le mouvement de la classe laborieuse européenne pour un combat européen visant à mettre un terme à la violente austérité instaurée par les classes dominantes et leurs gouvernements au nom de la «défense de la zone euro» et de sa «compétitivité».

 

Une fois que vous aurez considéré l’ensemble de ce programme, et à l’instar d’autres organisations de la gauche en Grèce et ailleurs, vous pourrez dire qu’il s’agit là de «réformisme de gauche». C’est toutefois une abstraction. Dans les circonstances qui sont celles de la Grèce aujourd’hui, il s’agit à mon avis d’un programme transitoire.

 

J’aimerais me concentrer sur cette question. Qu’est-ce qu’un programme transitoire? Il y a souvent une compétition parmi les organisations de la gauche révolutionnaire pour revendiquer quelque chose de plus avancé en direction du socialisme comme faisant partie d’un programme de transition. Cela n’est cependant pas une transition. Si de telles demandes doivent faire partie d’un programme de transition, j’ai alors la solution: «tout le pouvoir aux conseils des travailleurs». Et je suis convaincu que quelqu’un d’autre trouvera une solution encore plus radicale.

 

Un programme transitoire implique que vous partez de la réalité existante; que vous avez des revendications faisant consensus parmi une partie importante de la population qui est disposée à se battre pour ces revendications. Puis, à travers les expériences de lutte, ces mêmes personnes pourront aller plus loin, vers des revendications plus avancées et, dans le même temps, vers un affrontement plus important avec les véritables ennemis.

 

Mon dernier point concerne les autres organisations de la gauche.

 

Une conviction partagée existe selon laquelle le Parti communiste de Grèce [KKE] se situe à la gauche de SYRIZA. Ce n’est pas la vérité. La vérité est que le KKE a d’importantes forces organisées au sein du mouvement des travailleurs du secteur privé. La vérité est aussi que le KKE est quelque chose de semblable au Parti communiste français au début des années 1960: un parti stalinien dur, un parti réformiste dur et un parti très conservateur.

 

Je vais vous donner deux exemples à l’appui de ma troisième affirmation illustrant à quel point le KKE est conservateur.

 

Une révolte des jeunes s’est déroulée en Grèce en 2008 après l’assassinat d’un jeune étudiant par la police à Athènes. Chaque nuit, durant un mois, les banques brûlaient à Athènes. Chaque jour, des manifestations pacifiques massives de jeunes étudiants du secondaire et de l’univesité défendaient les «protestations de la nuit». Ces deux dimensions caractérisaient la dynamique et l’ampleur de la mobilisation étudiante. Le KKE a, dès le début, accusé SYRIZA de protéger le Black Block, puis a accusé la police de ne pas intervenir à temps pour arrêter les incendies. Une attitude classique de radicalisme verbal et de «conformisme» institutionnel.

 

Le second exemple s’est passé lors des dernières élections. Le KKE disait aux gens de ne pas nous croire, qu’il était impossible d’avoir un gouvernement de la gauche, qu’il était impossible d’annuler le Mémorandum, que SYRIZA racontait des mensonges et qu’il ne fallait pas y croire.

 

Lors des élections du 6 mai 2012, le KKE a réuni sous son nom environ 8% des voix.

 

Le parti a ensuite décidé que son appel pour les élections de juin serait de demander à la classe laborieuse de ne pas voter pour SYRIZA, de changer son vote en lui disant : «vous avez voté pour SYRIZA, vous êtes irresponsable, changez votre vote et soutenez le parti.» «Changez votre vote» était le seul slogan du KKE à devenir réalité: il a perdu la moitié de sa force, gagnant seulement 4% des sièges au Parlement.

 

C’était pour le KKE une sanction pronncée par la classe laborieuse. De nombreux développements se déroulent au sein du parti. Nous verrons s’ils aboutissent à des changements, car l’appareil du KKE a l’expérience de gérer des crises internes et d’y faure face en resserrant les rangs autour de la thématique : «tout le monde à gauche à droite attaque notre forteresse». De plus, la direction est en train d’exclure des membres.

 

La dernière chose que j’ai à dire concerne ANTARSYA (coalition anticapitaliste). Les camarades de cette coalition ont fait une erreur sectaire absolument manifeste. A la suite des élections du 6 mai, SYRIZA a fait une proposition très généreuse : celle de figurer avec nous dans un front électoral commun lors des prochaines élections du 17 juin.

 

Nous leur garantissions leur visibilité, leur complète indépendance et trois sièges au Parlement, ce qui correspondait précisément au nombre de sièges qu’ils auraient obtenus le 6 mai s’il n’y avait pas de quorum [fixé à 3%] pour entrer au Parlement. Ils ont refusé.

 

Sur quatre électeurs qu’ils avaient aux élections du 6 mai, ils en perdirent trois lors de celles du 17 juin (ils ont réuni 0,33% des suffrages). C’était aussi une sanction.

 

Voici, de manière synthétique, quelle est la situation en Grèce. C’est dans ce contexte que nous essayons de construire une vraie force de la gauche radicale aujourd’hui.

 

Antonis Davanellos

 

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 18:17

 

http://www.atmf.org/COMMUNIQUE-DES-ASSOCIATIONS-DE-L

 

Forum Social Maghreb à Monastir

 

Communiqué des associations de l’immigration reçues par Moncef Marzouki, président de la république tunisienne

 

Une délégation maghrébine de dix associations des luttes démocratiques et des droits de l’Homme en France a été reçue le mercredi 11 Juillet 2012 par le Président de la république tunisienne, Moncef Marzouki, à l’occasion de son voyage officiel en France.

 

La délégation lui a fait part de ses quatre préoccupations majeures actuelles.

 

La première concerne les immigrés âgés « chibanis et chibanias » plus particulièrement.

 

Ces personnes sont de fait « assignées à résidence », avec des pensions de retraite de misère, aggravée par des contrôles discriminatoires dont elles font l’objet. Le pire, une clause des conventions bilatérales de la sécurité sociale entre les Etats des pays d’origine et l’ Etat Français, entérine le contrôle qui subordonne l’ouverture et le maintien des droits aux allocations non contributives que stipule le droit français, dès lors que les immigrés retraités passent plus de six mois hors de France.

 

Le second point concerne le lien entre immigration, développement et démocratie ; il est nécessaire de dissocier les politiques de gestion des flux migratoires de la question du développement. Les accords appelés de « gestion concertée » signés entre la France et certains Etats des pays d’origine instrumentalisent l’aide publique au développement pour servir les intérêts de la France et de l’Union Européenne, notamment par l’expulsion des sans papiers.

 

Les associations ont également insisté sur la nécessité d’intégrer dans le processus de l’égalité des droits pour tous, y compris, les étrangers avec ou sans papiers dans les pays du Maghreb, dans le cadre des cinq principes annoncés par le président tunisien : liberté de circulation, liberté d’installation, liberté de travail, droit de vote aux élections locales, droit à la propriété.

 

Enfin la délégation a attiré l’attention du Président de la République sur la situation inhumaine des jeunes Tunisiens dits de Lampedusa.

 

Nous avons clairement sollicité son attention pour qu’il veille à trouver une solution la plus adéquate à leur souffrance.

 

Par ailleurs, les associations ont sollicité du Président de la république l’implication de l’Etat tunisien dans la prise en charge conséquente du Forum Social Mondial de 2013 en Tunisie.

 

La même délégation a été ensuite reçue par le secrétaire d’Etat aux migrations et aux tunisiens à l’étranger, Houcine Jaziri, sur les mêmes enjeux. A l’issue de cette rencontre, deux séminaires ont été proposés en Tunisie, l’un sur les conventions bilatérales, et l’autre sur immigration, développement et démocratie. Les associations de l’immigration ont accueilli avec soulagement, l’écho qui a été fait à leurs attentes par le Président de la République et le secrétaire d’Etat aux migrations, en termes de perspectives pratiques vis-à-vis de leurs homologues français et européens. Nous, associations démocratiques de l’immigration, appelons avec insistance, le Forum Social Mondial et l’ensemble de ses composantes à être vigilants, pour mettre devant leurs responsabilités les Etats qui font semblant d’ignorer les revendications de l’immigration. La coresponsabilité des Etats du Nord et du Sud est évidente dans l’exploitation des populations immigrées et de leurs droits depuis des décennies.

 

Monastir, 12 Juillet 2012

 

Les associations signataires : Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) , Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des Démocrates Tunisiens de France (ADTF), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Collectif Justice et Dignité pour les Chibanis, El Ghorba, Immigration Développement Démocratie (IDD), Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT)

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 17:50

 

http://www.liberation.fr/economie/2012/07/20/la-rigueur-de-rajoy-met-l-espagne-en-rogne_834677

La rigueur de Rajoy met l’Espagne en rogne

Vendredi 20 Juillet 2012

Le pays s’est massivement remobilisé contre l’austérité jeudi à Madrid

Par Diane Cambon

Julia Castro a défilé avec tout son attirail de manifestante : tee-shirt vert des professeurs en colère, pancartes marquées d’un «No» barré d’une paire de ciseaux et, dans l’autre main, un sifflet. Fonctionnaire depuis trente ans, cette quinquagénaire madrilène participe chaque jour, depuis une semaine, aux rassemblements spontanés devant le ministère de la Culture et de l’Education contre les coupes budgétaires. Jeudi soir, elle a rejoint l’impressionnant cortège de plusieurs dizaines de milliers de manifestants rassemblés à la Puerta del Sol, dans le centre de Madrid, contre la politique d’austérité du gouvernement conservateur.

Unisson. «Ceci n’est pas une crise, c’est une arnaque», «Touche pas à ma santé», «Rajoy démission», pouvait-on entendre tout le long de la marche. Un cortège compact, où tous les collectifs professionnels étaient représentés. Professeurs, médecins, pompiers, artistes, professions libérales ont pour une fois répondu à l’unisson à l’appel lancé par les syndicats. «Cela fait chaud au cœur de voir parmi la foule d’autres corporations, on sent une solidarité entre les victimes de la crise», assure Noemi, employée au palais de justice, payée au Smic, soit sept cent douze euros brut, et qui va perdre sa prime de Noël. «Nous sommes les dindons de la farce, ceux qui payent pour les erreurs du grand capital», enchaîne Pablo, pompier.

Depuis 2010, les fonctionnaires endossaient les restrictions budgétaires sans trop broncher. L’ex-chef du gouvernement, le socialiste Zapatero, avait baissé de cinq pour cent le salaire des agents publics lors d’un premier plan d’austérité imposé par Bruxelles. Alors que leur traitement est gelé depuis, la suppression de la prime de Noël, qui va entraîner une chute de sept pour cent de leur revenu annuel, a mis le feu aux poudres. Cette mesure a été d’autant plus mal accueillie que le coût de la vie devrait augmenter dès le premier septembre.

Plus tôt jeudi, la majorité conservatrice avait approuvé au Parlement les réformes les plus sévères qu’ait connues la démocratie espagnole. Les députés du Parti populaire ont donné leur feu vert au nouveau plan de rigueur soufflé par Bruxelles, dont l’objectif est d’économiser soixante cinq milliards d’euros d’ici deux ans, pour ramener le déficit public de 8% à 3% d’ici à 2014. Un plan qui s’ajoute à celui du début de l’année, quand l’exécutif de Mariano Rajoy avait adopté un budget permettant de réduire les dépenses publiques de 27,3 milliards d’euros. Un effort de rigueur alors jugé insuffisant par la troïka (Banque européenne, FMI et Bruxelles), surtout après l’aide promise en juin par l’Eurogroupe au secteur bancaire espagnol.

Record. Cette fois, aucun secteur n’échappe aux nouvelles exigences d’austérité : prestations chômage réduites au terme de six mois, suppression de l’équivalent d’un mois de paie pour les fonctionnaires et, surtout, hausse de la TVA qui met en danger certaines professions. Jeudi, le monde de la culture était massivement représenté pour dénoncer la hausse des taxes dans la billetterie, qui passent de huit à vingt et un pour cent. «C’est toute une génération d’artistes qui va disparaître», déplorait l’acteur Javier Bardem, dans le cortège.

Le gouvernement, qui a assuré que les caisses de l’Etat ne pouvaient bientôt plus couvrir les salaires des fonctionnaires, espère récupérer vingt deux milliards d’euros avec cette hausse de TVA. Très en colère contre les réformes, la population espagnole ne cache pas non plus son inquiétude face à un avenir plombé par le chômage (vingt cinq pour cent de la population active) et une économie en récession (- 1,5% du PIB en 2012) qui devrait perdurer en 2013. «Le gouvernement ne fait aucune réforme pour relancer l’emploi, sans pour autant que ses mesures rassurent les marchés», fulmine Juan Antonio, un «retraité indigné».

Vendredi, le taux des obligations espagnoles à dix ans (7,2%) frôlait en effet son record historique. Une hausse vertigineuse survenue après que la communauté de Valence, plombée par les dettes, eut émis une demande officielle d’aide financière au pouvoir central, devenant la première région à solliciter l’intervention de l’Etat. Mais sans doute pas la dernière. Après le sauvetage du système bancaire, Madrid va ainsi devoir gérer la banqueroute de régions. Un contexte qui n’est pas prêt de redonner confiance aux investisseurs étrangers.

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 17:04

 

http://www.fr.news.yahoo.com/violents-combats-%C3%A0-damas-alep-et-da%C3%AFr-az-092517269.html

 

Violents combats à Damas, Alep et Daïr az Zour

 

BEYROUTH/AMMAN (Reuters) - Les forces syriennes fidèles au président Bachar al Assad ont bombardé dimanche plusieurs quartiers de Damas et repris du terrain sur les insurgés qui ont lancé une offensive sur la capitale il y a une semaine, tandis que les combats continuent à Alep, grande ville du nord du pays, ont rapporté des témoins.

 

L'utilisation à Damas d'hélicoptères de combat, également employés dimanche pour bombarder Daïr az Zour (est), marque un durcissement de la contre-attaque gouvernementale sur la capitale, quatre jours après l'attentat à la bombe qui a tué quatre hauts responsables de la sécurité.

 

Les insurgés ont été chassés de Mezzeh, le quartier diplomatique de la capitale, et les troupes d'élite de la quatrième division, dirigée par Maher, le frère de Bachar al Assad, assiégeaient le district de Barsé, dans le nord de Damas, selon des habitants et des membres de l'opposition.

 

Maher al Assad est désormais l'un des principaux responsables de la sécurité syrienne, après la mort du ministre de la Défense et du beau-frère de Bachar al Assad dans l'attentat de mercredi.

 

Un diplomate occidental a comparé la stratégie dans la capitale de Bachar al Assad, qui semble se concentrer sur la reprise de lieux stratégiques, à un chirurgien "qui abandonne les membres d'un patient pour sauver les organes vitaux".

 

Les forces gouvernementales semblaient dimanche suivre une tactique semblable à Alep, ville la plus peuplée du pays, où elles affrontaient les insurgés près du principal bâtiment des services de renseignements, après avoir repris la veille un quartier tenu par l'opposition, dans le nord de la ville.

 

ÉROSION DU POUVOIR CENTRAL

 

Des rebelles ont, par ailleurs, annoncé dimanche qu'ils avaient pris le contrôle d'un poste frontalier avec la Turquie, Bab al Salam, le troisième en quatre jours dans cette région. Des responsables irakiens ont, en revanche, affirmé que les forces syriennes avaient repris l'un des deux postes capturés par les insurgés à la frontière entre les deux pays.

 

Des activistes de l'opposition ont aussi déclaré que plusieurs villes dans le nord-est de la Syrie, majoritairement kurde, étaient désormais exclusivement contrôlées par des responsables locaux, marquant une érosion sans violence du pouvoir de Damas.

 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres et soutien de l'opposition, a fait état de mille deux cent soixante et un tués, dont deux cent quatre vingt dix neuf parmi les forces pro-Assad, dans toute la Syrie depuis dimanche dernier, ce qui fait de cette semaine la plus meurtrière du conflit.

 

L'OSDH a estimé à cent quatre vingt personnes dont quarante huit soldats le nombre de tués au cours de la seule journée de samedi. La majeure partie des victimes sont mortes dans la province de Homs (centre), coeur du soulèvement entamé il y a seize mois.

 

Sur le plan diplomatique, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, a annoncé samedi qu'il dépêchait en Syrie le sous-secrétaire chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, afin de rendre compte de la situation sur le terrain.

 

Ban Ki-moon a également recommandé que la Mission des observateurs de l'ONU en Syrie (MISNUS) se concentre désormais sur l'examen d'une transition politique, plutôt que sur la vérification du cessez-le-feu -inexistant- prévu dans le cadre du plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan.

 

Plusieurs diplomates ont affirmé que les suggestions de Ban Ki-moon ne nécessitaient que la moitié des trois cent observateurs militaires non armés présents sur le terrain, et que plusieurs d'entre eux avaient déjà quitté la Syrie samedi.

 

Le Conseil de sécurité a voté à l'unanimité vendredi une prolongation de trente jours de la MISNUS, sans ajustement de mandat, au lendemain d'un veto apposé par la Russie et la Chine à un projet de résolution qui aurait imposé des sanctions contre Damas.

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 20:36

 

http://www.fr.news.yahoo.com/des-ch%C3%B4meurs-espagnols-d%C3%A9filent-%C3%A0-madrid-contre-le-200656265--business.html

 

Les chômeurs espagnols défilent à Madrid contre le gouvernement

 

MADRID (Reuters) - Après avoir marché plusieurs jours pour rejoindre Madrid, des centaines de chômeurs ont défilé samedi dans la capitale espagnole pour protester contre la gestion de la crise économique du gouvernement de Mariano Rajoy.

 

Venus d'Andalousie, région du sud du pays où le taux de chômage est parmi les plus élevés d'Europe, de Catalogne, dans le nord-est, ou d'autres régions encore, ces chômeurs voulaient faire connaître leur situation, dans un pays en pleine récession où près d'un actif sur quatre n'a pas de travail.

 

Une marche avait été programmée samedi soir en direction de la Puerta del Sol, une place centrale de la capitale qui a déjà été le théâtre de plusieurs manifestations. Le 11 juillet, des violences avaient même éclaté, forçant la police à utiliser des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

 

Les manifestants, chantant "Chômeurs, réveillez-vous !", ont été rejoints par des membres du mouvement des "Indignés", qui organisent depuis un an des sit-ins réguliers sur la Puerta del Sol.

 

Depuis que le gouvernement de centre-droit a annoncé il y a deux semaines une nouvelle réduction de soixante cinq milliards d'euros des dépenses publiques, afin de satisfaire aux objectifs convenus avec l'Union européenne, les manifestations se multiplient en Espagne.

 

Les coupes budgétaires drastiques adoptées par le gouvernement ont pour but de réduire le déficit de l'Etat espagnol. Parmi les mesures décidées figurent une hausse de la TVA, de dix huit pour cent à vingt et un pour cent, ou la suppression d'une prime pour les fonctionnaires.

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 14:10

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/07/18/moncef-marzouki-notre-revolution-s-est-faite-sans-chef-et-sans-haine_834188

 

Moncef Marzouki : « notre révolution s’est faite sans chef et sans haine »

 

Mercredi 18 Juillet 2012

 

Libération a rencontré le président de la république tunisienne, en visite officielle à Paris

 

Par Marc Semo

 

Il déteste les circonvolutions du langage diplomatique autant que les cravates. En visite officielle pour trois jours en France, où il vécut dix ans réfugié, Moncef Marzouki, premier président de la Tunisie démocratique, garde le col ouvert et le goût du parler vrai. «Maintenant que la Tunisie a rejoint le club des pays démocratiques, nous parlons le même langage», explique l’ancien responsable de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, qui s’est entretenu hier matin avec un petit groupe d’éditorialistes.

 

La veille au soir, le fondateur du Congrès pour la République, force laïque alliée des islamistes modérés d’Ennahda, rencontrait le chef de l’Etat français, qui lui a assuré que Paris appuyait la Tunisie dans son processus de transition, ainsi que pour la reconversion de la dette tunisienne et la récupération des avoirs «captés» par le clan Ben Ali qui ne se trouvent pas en France. Tout ce que le président tunisien a demandé est «possible», et les relations Paris-Tunis connaissent un nouveau départ.

 

« Lignes rouges ». «Avec François Hollande, il n’y a pas le passif psychologique qu’il y avait avec Nicolas Sarkozy en raison de ses positions initiales face à la révolution, qui ont laissé des traces indélébiles», explique l’ancien opposant, qui ne cache pas «la souffrance» ressentie pendant ses années en France «en voyant un Etat démocratique apporter son soutien à une dictature corrompue». Une politique aussi immorale qu’à courte vue. Dès 2009, Moncef Marzouki avait publié un livre, Dictateurs en sursis, réédité depuis, où il analysait comment le ras-le-bol d’une jeunesse diplômée et sans emploi ainsi que les nouvelles technologies sonnaient le glas de ces régimes.

 

Hier après-midi, il parlait devant l’Assemblée nationale, un honneur que n’a reçu aucun dirigeant étranger depuis le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, en 2006. «C’est d’abord une reconnaissance de la révolution qui a déclenché un immense espoir dans tout le monde arabo-musulman», explique-t-il avec modestie. Malgré ses ombres, celle qui fut surnommée «la révolution du jasmin» reste un symbole.

 

«Les Egyptiens sont très admiratifs non seulement du calme de notre transition, mais aussi de notre capacité à travailler ensemble entre islamistes modérés et laïcs modérés», assure le chef de l’Etat tunisien, reconnaissant qu’il n’y avait pas d’alternative : «Ennahda, avec quatre vingt neuf sièges sur deux cent dix sept, n’avait pas seule la majorité, les partis laïcs non plus, il fallait donc trouver un compromis ou laisser le pays aller à vau-l’eau.» Fin politique, il souligne volontiers les avantages de cette alliance à trois entre Ennahda, le Congrès pour la République et Ettakatol.  

 

«Cela nous sort du régime du parti unique, et la société tunisienne, plurielle et complexe, ne peut que s’y retrouver», explique-t-il, rappelant qu’il ne s’agit que d’une équipe de transition avant de nouvelles élections législatives, et peut-être une présidentielle, qui se tiendront au printemps 2013.

 

Les relations avec Ennahda ne sont cependant pas toujours simples. «Nous avons décidé de travailler avec eux en fixant un certain nombre de lignes rouges sur les droits de l’homme ou ceux des femmes et, quand ils en sortent, c’est la crise comme à propos du droit d’asile [en juin, le gouvernement a extradé à l’insu de Marzouki l’ex-Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, NDLR]. Comme dans toute relation d’affaires, il faut rester vigilant, mais nous ne pouvons pas empêcher l’autre de grandir.» Moncef Marzouki, souvent présenté comme laïc, n’aime pas trop le mot : «En arabe il est synonyme d’athée et, pour cela, nous préférons parler d’Etat civil, afin d’éviter toute équivoque. Nous sommes nous aussi des musulmans, mais nous pensons que la religion doit rester avant tout une affaire privée.»

 

« Cire pompes ». Les salafistes ne l’effrayent pas. «Ils sont très faibles, mais c’est un symptôme, un phénomène social lié à l’extrême pauvreté. Ce sont des "lumpen", des déclassés souvent passés par la case criminalité et qui s’estiment trahis par l’islamisme bourgeois.» La montée en puissance des anciens du RCD, le parti unique du défunt régime qui se réorganise en vue des prochaines élections, l’inquiète plus, bien qu’il estime ce processus inévitable. «Notre révolution s’est faite sans chef et sans haine. Nous n’avons pratiquement touché à personne, et certains pensent que nous aurions dû faire un nettoyage plus poussé, affirmant que l’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, mais c’est d’hommes qu’il s’agit, pas d’œufs», explique le Président qui, tout en s’indignant de voir «des anciens cire-pompes du régime» devenir de virulents pourfendeurs du nouveau pouvoir au nom de la démocratie, estime «que la liberté d’expression impose d’accepter de telles absurdités».

 

Quand on l’interroge sur le souhait émis par Ben Ali de rendre une partie de sa fortune, il éclate de rire. «Il a toujours menti comme il respire. Aujourd’hui, il sent que les choses peuvent devenir plus difficiles pour lui en Arabie Saoudite. S’il revient, je lui garantis sa sécurité personnelle et un procès équitable», assure l’ancien responsable de la Ligue des droits de l’homme, qui souhaite qu’un tel procès puisse avoir lieu : «Tant qu’il ne sera pas jugé, la révolution sera incomplète et la justice n’aura pas été faite, ni pour les morts et les torturés sous la dictature, ni pour les martyrs de la révolution. Elle garde un goût d’inachevé.»

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 13:52

 

 

http://www.plateforme-palestine.org/Il-y-a-besoin-d-une-action-urgente,2674

 

Il y a besoin d’une action urgente pour sauver les grévistes de la faim palestiniens

 

Déclaration commune d’Addameer, association de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l’homme, al Haq, et Médecins pour les Droits de l’Homme Israël

 

Jaffa-Ramallah, 19 juillet 2012 – Addameer, Al Haq et les Médecins pour les Droits de l’Homme-Israël (PHR-IL) réitèrent leur extrême inquiétude quant aux vies des prisonniers palestiniens actuellement en grève de la faim dans les prisons israéliennes, spécialement pour le prisonnier gravement malade Akram Rikhawi qui en est aujourd’hui à son quatre vingt dix neuvième jour de grève de la faim.

 

Selon la femme d’Akram après qu’elle ait parlé à des avocats qui lui ont rendu visite, sa santé continue à se détériorer. Akram est maintenant incapable de bouger sa jambe gauche et sa main gauche et ne peut se déplacer qu’en chaise roulante. Il y a deux jours, Akram a essayé de se mettre debout et est immédiatement tombé par terre et s’est heurté la tête. Il a été emmené à l’Hôpital Assaf Harofeh et ramené ensuite à la clinique médicale de la prison de Ramleh. Il prend actuellement de l’eau, du sel et des vitamines. Akram qui souffre de diabète, d’asthme et d’ostéoporose, demeure en grève de la faim, exigeant sa libération immédiate en raison de son état de santé.

 

Le détenu administratif Samer al-Barq en est aujourd’hui à son cinquante neuvième jour de sa grève de la faim renouvelée, qui suit une grève de la faim précédente de trente jours. Israël continue à refuser de le libérer pour qu’il puisse rentrer chez lui en Cisjordanie.

 

L’avocat de PHR-IL Mohammad Mahagni a rendu visite à Samer ce matin à la clinique médicale de la prison de Ramleh. Samer a rapporté que sa santé s’est gravement détériorée. Il a constaté qu’il y a trois semaines son rythme cardiaque était tombé à trente cinq battements par minute, ce qui est un état alarmant et mettant la vie en danger. Il a alors été transféré à l’Hôpital Assaf Harofeh pendant une nuit, pendant laquelle il était enchaîné par trois de ses membres à son lit d'hôpital. Samer a aussi rapporté que le Service des Prisons Israélien le menace de le soigner ou de le nourrir de force s’il n’interrompt pas sa grève de la faim. Samer souffre actuellement de vertiges, d’une perte de poids drastique, de frissons involontaires et de froid aux jambes, des symptômes qui peuvent indiquer des dommages nerveux périphériques.

 

Hassan Safadi en est aujourd’hui à son vingt neuvième jour de sa grève de la faim renouvelée, qui suit sa grève de la faim de soixante et onze jours pour protester contre sa détention administrative.Selon la famille de Hassan, il a cessé la semaine dernière de boire de l’eau pendant deux jours et a été postérieurement emmené à l’Hôpital Assaf Harofeh en raison de la détérioration rapide de son état de santé. Il est maintenant de retour à la prison de Ramleh en détention en isolement où il attend une audience le 25 juillet. Cette audience peut décider si oui ou non son nouvel ordre de détention administrative est maintenu, étant donné qu’il était inclus dans l’accord pour mettre fin à la grève de la faim de masse des prisonniers palestiniens et qu’il aurait dû être libéré le 21 juin.

 

Bien que la détention administrative soit autorisée par la juridiction internationale sur les Droits de l’Homme, elle ne peut être utilisée que dans des circonstances exceptionnelles, comme elle enfreint les Droits de l’Homme fondamentaux, comprenant le droit à un jugement équitable. En effet, le refus d’un procès équitable constitue une "grave violation" de la Quatrième Convention de Genève.

 

En outre, le Parlement européen a appelé Israël dans une résolution de septembre 2008 à "garantir que les normes minimales de détention soient respectées", à mettre en jugement tous les détenus, (et) à mettre un terme à l’usage des "ordres de détention administrative". Le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies a plusieurs fois déclaré que la détention administrative prolongée a vraisemblablement comme résultat l’exposition des détenus à des risques de "torture, de mauvais traitements et d’autres violations des Droits de l’Homme".

 

Un quatrième gréviste de la faim, Ayman Sharawna, en est aujourd’hui à son dix neuvième jour de grève de la faim. Ayman a été relâché dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers en octobre dernier, seulement pour être ré-arrêté le 31 janvier. Aucune inculpation n’a été enregistrée contre lui. Ayman est actuellement détenu au secret à la prison de Rimon.

 

Un avocat d’Addameer a présenté une requête pour rendre visite aux grévistes de la faim à la clinique médicale de la prison de Ramleh et n’en a pas reçu l’autorisation pour avant le lundi 23 juillet. La visite d’un médecin indépendant est toujours refusée à tous ceux actuellement en grève de la faim. Deux appels seront présentés demain par PHR-IL au Tribunal de District au sujet de la visite de médecins à Akram et Samer.

 

Devant la détérioration supplémentaire de l’état de santé des prisonniers palestiniens qui demeurent en grève de la faim, Addameer, Al-Haq et PHR-IL exhortent la communauté internationale à intervenir immédiatement en leur faveur et exigent un droit de visite sans restriction de médecins indépendants à tous les grévistes de la faim ;

 

Ils exigent le transfert immédiat d’Akram Rikhawi et Samer al-Barq vers un hôpital public, et le transfert de tous les prisonniers en grève de la faim depuis plus de quarante jours vers des hôpitaux publics ;

 

Ils exigent qu’aucun gréviste de la faim ne soit enchaîné pendant son hospitalisation ;

 

Ils exigent que tous les grévistes de la faim – spécialement ceux qui en sont à un stade avancé de leur grève de la faim- soient autorisés à avoir la visite de leur famille, tant qu’ils sont encore lucides ;

 

Ils exigent que tous les renseignements soient donnés aux familles, sur l’état de santé de leurs chers parents, ce qui est de la responsabilité des hôpitaux et de l’équipe médicale en accord avec les normes de l’éthique médicale ;

 

Ils exigent que la libération d’Akram Rikhawi pour des raisons médicales soit garantie ;

 

Ils exigent que Hassan Safadi et Samer al-Barq, avec tous les autres détenus administratifs, soient immédiatement et inconditionnellement libérés ;

 

Ils exigent que le Parlement européen envoie immédiatement une mission parlementaire d’enquête qui comprenne des membres de son Sous-comité sur les Droits de l’Homme pour enquêter sur les conditions de détention des Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. 

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