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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 17:37

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/02/07/barcenas-pp-pepettes-et-pepins_880210

 

Barcenas : PP, pépettes et pépins

 

Jeudi 7 Février 2013

 

Le très influent ex trésorier du Parti Populaire serait au cœur d’un vaste système de versements d’argent liquide aux dirigeants conservateurs espagnols, dont le premier ministre, Mariano Rajoy

 

Par François Musseau, correspondant de Libération à Madrid

 

« Truand », « voleur », « délinquant », « crapule » : ce sont quelques-unes des injures proférées par des anonymes, mercredi, alors que Luis Bárcenas Gutiérrez, ex-trésorier du Parti Populaire (PP), la formation de droite au pouvoir, sortait de son audition par le tribunal de l’Audience nationale de Madrid. Hier matin, l’animosité était similaire à l’encontre d’Alvaro Lapuerta, lui aussi ancien trésorier d’un PP éclaboussé par Gürtel, l’un des pires scandales de corruption depuis la fin du franquisme. Cette affaire, liée à un réseau de malversations impliquant des fonds publics de la part de hauts cadres du Parti populaire (certains sont en prison), avait été classée en 2010, avant d’être rouverte en janvier par le juge Pablo Ruz.

 

Le magistrat a en effet pu localiser un compte en Suisse lié au scandale Gürtel qui, en 2007, comptait vingt millions d’euros. Le 31 janvier, le quotidien El Pais publie des « documents secrets » accréditant le versement d’argent non déclaré au fisc, au moins sept millions cinq cent mille euros, à l’élite du PP entre 1997 et 2008. Parmi les bénéficiaires présumés figure le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, qui aurait reçu deux cent quatre vingt mille euros d’argent noir. Même si l’intéressé a nié énergiquement tout est faux »), l’ampleur et l’indignation générale provoquée par le scandale menacent la continuité de l’exécutif conservateur.

 

Carnet. Les projecteurs sont aujourd’hui braqués sur l’homme clé du scandale qui, paradoxalement, fut tout au long de sa carrière un modèle de discrétion : Luis Bárcenas, 55 ans, dont vingt-huit aux manettes de la trésorerie du Parti populaire. Le juge Ruz a obtenu la preuve que, derrière le nom d’une société panaméenne, Bárcenas est le détenteur du compte suisse ayant motivé la réouverture du procès. Quant aux « documents » d’El Pais, il s’agirait de pages d’un carnet dans lequel Bárcenas consignait la trésorerie occulte du PP.

 

Cette semaine, son cas s’est aggravé : la justice a découvert l’existence d’un autre compte de Bárcenas à la Dresdner Bank de Genève, une preuve supplémentaire de la fortune cachée du suspect qui, selon El Mundo, aurait acquis depuis 2005 un patrimoine immobilier estimé à trois millions trois cent mille euros.

 

L’étau se resserre donc sur l’ancien trésorier du PP. D’autant qu’au cours de son audition, mercredi, il s’est contredit en affirmant que son carnet a été l’objet d’une « manipulation grossière » avant de nier l’existence de ces mêmes documents.

 

Parallèlement, l’ancien député du PP Jorge Trías a certifié devant les magistrats « l’authenticité » des pages publiées par El Pais, et des graphologues ont assuré que l’écriture correspond bien à celle de Bárcenas. Pour ne rien arranger, une demi-douzaine d’anciens cadres du PP ont admis avoir reçu ces « enveloppes » d’argent en mains propres.

 

Au sein du Parti Populaire, on est persuadé que l’ancien trésorier est à l’origine des « fuites » du fameux carnet à la presse : en 2009, en plein scandale Gürtel, Luis Bárcenas aurait senti que le PP, pour qui il travaille depuis l’âge de 26 ans, l’abandonnait, et se serait vengé. Si c’est le cas, pourquoi donc le chef du gouvernement ne lui intente-t-il pas aujourd’hui un procès ? Pour les analystes, la réponse est simple : comme tous les dirigeants du PP, Rajoy a peur de Bárcenas. « C’est l’homme le plus puissant du PP »,lâche l’ancien secrétaire général de la formation Jorge Verstrynge. « S’il le veut, Bárcenas peut faire voler en éclats le parti. Il en sait plus sur le PP que le PP sur lui-même ». El Mundo l’a baptisé « le gardien des secrets », celui qui fait « trembler » tout le monde.

 

Ombre. Luis Bárcenas est un drôle d’oiseau. Ce grand costaud a gravi l’Everest sans oxygène et descendu à ski le sommet pyrénéen de l’Aneto. Amateur de sensations fortes dans ses moments libres, l’homme est un taiseux qui ne trahit aucune émotion dans l’arène politique. Cheveu gominé et lissé en arrière, costumes ultrachic, airs supérieurs, Bárcenas ressemble à un dandy à l’ancienne, caricature du pijo, le bourgeois madrilène. Mais on ne sait presque rien de cet homme marié, père de deux enfants : ni dans son village natal en Andalousie, ni en Cantabrie, région où il fut sénateur entre 2004 et 2008, ni même dans les couloirs du siège du PP, à Madrid, où il dispose toujours d’un bureau.

 

Au fil des ans, « Bárcenas est devenu maître des entrailles du parti », comme le dit Gemma Nierga, chroniqueuse de la radio Cadena SER. Il est entré dans l’ombre et y est resté, mais en accaparant un pouvoir toujours plus grand sur la comptabilité du Parti populaire. Avec en poche un diplôme d’une école de commerce, Luis Bárcenas a vu passer quatre trésoriers en chef avant de se voir nommer au poste suprême par Rajoy en 2008. L’année suivante, il est touché par le scandale Gürtel, mais la direction traîne des pieds pour évincer celui-qui-tire-toutes-les-ficelles : Rajoy n’exige sa démission du poste de trésorier qu’en juillet 2009 et ne l’exclut pas du parti avant avril 2010. A ce moment-là, Luis Bárcenas a déjà amassé une fortune considérable.

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 15:19

 

Le parti du chef de l’Etat quitte le gouvernement tunisien

 

TUNIS (Reuters) - Le Congrès pour la République (CPR), petit parti laïc du président tunisien Moncef Marzouki, a quitté la coalition gouvernementale formée avec les islamistes d'al Nahda.

 

Cette formation de centre gauche tire les conséquences du rejet de ses demandes, a expliqué dimanche un de ses cadres, Ben Amor, à Reuters.

 

"Nous disions depuis une semaine que si les ministres des affaires étrangères et de la justice n'étaient pas remplacés, nous nous retirerions", a-t-il dit.

 

Le départ des trois ministres CPR est un nouveau coup porté au gouvernement de coalition dirigé par le premier ministre Hamadi Jebali, déjà mis à mal par l'assassinat cette semaine de l'opposant laïc Chokri Belaïd.

 

Hamadi Jebali a proposé la constitution d'un gouvernement de technocrates en attendant l'organisation de nouvelles élections législatives, mais il a été désavoué y compris par al Nahda, dont il est pourtant le secrétaire général.

 

"Cette décision (de quitter le gouvernement) n'a rien à voir avec la décision du premier ministre de former un gouvernement de technocrates", a précisé Ben Amor.

 

Outre Ennahda, le CPR et l'autre petit parti laïc de la coalition, Ettakatol, ont critiqué cette décision en regrettant de ne pas avoir été consultés au préalable.

 

Le CPR et Ettakatol réclament un remaniement ministériel qui déboucherait sur l'attribution à des personnalités indépendantes de portefeuilles-clés détenus par al Nahda .

 

Ils demandent en particulier le départ du ministre de la Justice, Noureddine B'hiri et celui du chef de la diplomatie, Rafik Abdessalem, qui est aussi le gendre de Rached Ghannouchi, président d'Ennahda.

 

MANIFESTATIONS ANTI ET PRO AL NAHDA

 

Le CPR s'était donné le 2 février une semaine pour obtenir gain de cause avant d'entériner la démission de ses trois ministres, Abdelwahab Maatar (Formation professionnelle et emploi), Sihem Badi (Condition féminine) et Salim Ben Hamidane (Domaines de l'Etat et affaires foncières).

 

Ettakatol détient également trois portefeuilles dans l'actuelle équipe : Tourisme, Affaires sociales et Education.

 

Des milliers d'islamistes ont manifesté samedi à Tunis leur soutien à Rached Ghannouchi au lendemain des obsèques de Chokri Belaïd, pendant lesquelles des dizaines de milliers de personnes ont scandé des slogans hostiles au parti au pouvoir.

 

Les obsèques de cette figure du mouvement laïque ont rassemblé vendredi au moins cinquante mille personnes, la plus grande foule à descendre dans la rue depuis 2011 et le renversement de l'autocrate Zine ben Ali.

 

L'assassinat de Chokri Belaïd, perpétré mercredi devant son domicile par un homme seul qui a pris la fuite à moto, n'a pas été revendiqué. Sa famille a toutefois pointé du doigt la responsabilité d'al Nahda, qui a nié toute implication.

 

Samedi soir, la veuve de Chokri Belaïd a appelé le gouvernement à assurer la protection de sa famille et promis de le tenir pour responsable si quoi que ce soit devait lui arriver.

 

Les mouvements laïcs reprochent aux autorités la mollesse de leur réaction face aux groupes salafistes, partisans d'un islam des origines et qui s'attaquent depuis plusieurs mois aux lieux de culture et de divertissement (salles de cinéma et de théâtre, cafés, maisons de la culture) ainsi qu'à des particuliers.

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 19:52

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-nadir-dendoune-prisonnier-du-regime-d-al-maliki-115062767.html

 

Mardi 5 février 2013

 

Nadir Dendoune, prisonnier du régime d’Al-Maliki

 

Par Gilles Munier

 

Englué dans le procès « pétrole contre nourriture », je n’ai pas réagi comme j’aurais dû le faire à l’arrestation et à l’emprisonnement, le 23 janvier dernier, du journaliste Nadir Dendoune, qui était en reportage à Bagdad pour Le Monde Diplomatique.

 

Les autorités irakiennes lui reprochent d’avoir photographié, sans autorisation, une usine de traitement des eaux dans le quartier de Dora. L’accusation est risible car ce site dit « sensible » a été filmé, photographié, ouvertement ou secrètement, sous toutes les coutures avant, pendant et après l’invasion américaine de 2003.

 

Aujourd’hui, la première démarche d’un attaché de presse sollicité par un journaliste, est d’aller voir sur Internet qui il est, ce qu’il a écrit et pour quels médias. Il a donc appris que Nadir Dendoune est l’auteur du « Journal d’un pacifiste : bouclier humain à Bagdad », paru en janvier 2005, où il raconte son séjour dans l’usine de Dora pour empêcher l’aviation américaine de la bombarder. Sa demande de visa est alors remontée au plus haut niveau des services secrets irakiens. Il y a fort à croire que ces derniers n’ont donné leur feu vert à leur ambassadeur à Paris que pour le piéger et se venger de son engagement militant passé.

 

Avec Michel Grimard, ancien président du mouvement chrétien cinquième république, empêtré comme moi dans le procès « pétrole contre nourriture », nous demandons au Quai d’Orsay de s’inquiéter de cette nouvelle atteinte portée par le régime d’al Maliki à la liberté de la presse et d’exiger la libération immédiate de Nadir Dendoune.

 

Il faut savoir qu’en Irak (Kurdistan compris), plus de trois cent soixante dix journalistes ont été tués depuis 2003, dont certains sous la torture dans des prisons secrètes.

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 19:15

 

http://fr.rsf.org/irak-50-personnalites-signent-notre-09-02-2013,44051.html

 

 

Cinquante personnalités signent notre appel à la libération de Nadir Dendoune.

 

Cinq grands quotidiens français (Le Monde, Libération, L’Equipe, Les Echos et L’Humanité) ont accepté de publier aujourd’hui, Samedi 9 Février 2013, notre appel à la libération de Nadir Dendoune, journaliste français détenu en Irak depuis le 23 janvier 2013.

 

Nous, grands reporters, rédacteurs en chef, dirigeants de rédactions, journalistes animés par les vertus du reportage, exprimons notre solidarité avec Nadir Dendoune, incarcéré à Bagdad depuis le 23 janvier 2013.

 

Notre confrère a eu le courage d’entrer en Irak pour témoigner de la réalité d’un pays en reconstruction au moment du dixième anniversaire de l’invasion de l’Irak par l’armée américaine. Muni d’un visa « presse » délivré par l’ambassade d’Irak à Paris, ce journaliste français était l’envoyé spécial du mensuel Le Monde Diplomatique. Il lui serait reproché d’avoir pris des photos de « lieux sensibles » sans autorisation. Dotés d’une expérience du reportage, nous pouvons témoigner unanimement que les obligations des enquêtes sur le terrain empêchent l’application stricte des règlements tatillons et la distinction des « lieux sensibles ».

 

L’Irak figure au cent-cinquantième rang du classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters Sans Frontières. Nous affirmons à son gouvernement que c’est l’honneur des démocraties de protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier, car la liberté de l’information est une liberté fondamentale des citoyens. Ainsi demandons-nous instamment aux autorités de libérer au plus vite Nadir Dendoune, afin qu’il ne paie pas plus longtemps de sa liberté sa détermination à rendre compte de la réalité d’un pays blessé.

 

Premiers signataires

 

Morad Aït-Habbouche, Patricia Allemonière, Paul Amar, Florence Aubenas, Christophe Ayad, Patrice Barrat, Bernard Benyamin, Loïck Berrou, Patrick Boitet, Christophe Boltanski, Jérôme Bony, Edith Bouvier, Guilaine Chenu, Pascale Clark, Laurent Delahousse, Christophe Deloire, Thierry Demaizière, Christophe Dubois, Christian Duplan, Marc Epstein, Hervé Ghesquière, Alain Gresh, Nora Hamadi, Pierre Haski, Luc Hermann, Marine Jacquemin, Françoise Joly, Fabrice Jouhaud, Mustapha Kessous, Bernard de La Villardière, Alain Le Gouguec, Patrick Le Hyaric, Etienne Leenhardt, Patricia Loison, Elise Lucet, Joseph Macé-Scaron, Georges Malbrunot, Lucas Menget, François-Xavier Ménage, Jean-Marie Montali, Paul Moreira, Paul Nahon, Anne Nivat, Edwy Plenel, Patrick Poivre d’Arvor, David Pujadas, Audrey Pulvar, Emilie Raffoul, Serge Raffy, Marie-Monique Robin, Philippe Rochot, Harry Roselmack, Caroline Sinz, Thierry Thuillier

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 18:57

 

Les marins grecs reprennent le travail, sous la menace

 

ATHENES (Reuters) - Sur ordre du gouvernement, les marins grecs ont repris le travail mercredi après six jours de grève, sous la menace d'être arrêtés par les garde-côtes s'ils refusaient d'obtempérer.

 

Le ministre de la marine marchande, Constantin Moussouroulis, a invoqué mardi soir les pouvoirs spéciaux de réquisition du gouvernement en cas de force majeure, que les garde-côtes se sont chargés de faire appliquer. La police anti émeutes était également déployée sur le port du Pirée.

 

C'est la deuxième fois en autant de semaines que le gouvernement du premier ministre conservateur Antonis Samaras prend une telle mesure pour briser un mouvement de grève, après celui des employés du métro qui avait duré neuf jours.

 

Les marins réclament le versement de plusieurs mois d'arriérés de salaires et le retrait d'un projet de loi réduisant le pouvoir de leur syndicat PNO.

 

"Nous dénonçons et condamnons l'ordre de réquisition, qui est anti démocratique et anti constitutionnel", a déclaré le PNO dans un communiqué, promettant de nouvelles actions.

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 13:42

 

Le Liban devrait créer des camps pour réfugiés, dit le HCR

 

BEYROUTH (Reuters) - Le Liban ferait bien d'envisager la mise en place de centres de transit pour absorber la vague de réfugiés en provenance de Syrie et pourrait même devoir créer de véritables camps de réfugiés si l'afflux se poursuit, estime la représentante pour le Liban du Haut Commissariat des nations unies aux Réfugiés.

 

Le Liban accueille déjà deux cent soixante mille personnes en provenance de Syrie voisine, ce qui représente 6,5% de sa population. Pour l'instant, les réfugiés sont logés au sein de la population dans des logements divers et dans des centres communautaires.

 

Le gouvernement craint que le regroupement dans des camps de musulmans sunnites syriens n'entraîne un développement des tensions communautaires, qui couvent toujours depuis la guerre civile qui a embrasé le pays entre 1975 et 1990.

 

Avec l'accélération du rythme des départs de Syrie, le Liban accueille désormais trois mille personnes supplémentaires par jour. Il est de plus en plus difficile pour le Liban et le HCR de répondre à la demande.

 

"Nous avons ce tout petit pays (...), un quart de la taille de la Suisse, avec une population de quatre millions de personnes, qui accueille deux cent soixante mille réfugiés", a déclaré à Reuters la représentante du HCR pour le Liban, Ninette Kelley vendredi soir.

 

"Nous devons, me semble-t-il, nous préparer à l'éventualité d'une capacité d'accueil insuffisante compte tenu du niveau de la demande", a-t-elle ajouté. "Nous avons signalé au gouvernement qu'il était peut-être temps de commencer à avoir au moins deux sites de transit. Comme point de départ, ce serait une bonne chose."

 

RÉTICENCE

 

Le HCR a aussi des plans pour établir des camps de réfugiés en bonne et due forme si les réfugiés continuaient à arriver en masse. Il faudra obtenir la permission du gouvernement, souligne Ninette Kelley.

 

La réticence des autorités libanaises à mettre en place des camps de réfugiés est liée notamment à l'histoire du pays. Certains des réfugiés palestiniens qui avaient fui Israël sont devenus des acteurs de premier plan dans la guerre civile.

 

Le problème est aussi lié à la division du pays. Certains ennemis libanais du président syrien Bachar al Assad ont ouvertement appelé le gouvernement à la création de camps de réfugiés, ne serait-ce que pour souligner l'ampleur de la répression en Syrie.

 

Environ soixante mille personnes ont trouvé la mort depuis le début du soulèvement contre le pouvoir syrien il y a près de deux ans.

 

Mais le gouvernement du premier ministre libanais Najib Mikati, dominé par les alliés de Bachar al Assad, dont le Hezbollah, préfèrent participer à l'aide aux réfugiés en les logeant dans des logements particuliers et des écoles au sein de leurs propres communautés musulmanes sunnites.

 

Selon un rapport de l'association humanitaire française Médecins Sans Frontières (MSF), la moitié des réfugiés au Liban reçoivent une aide médicale insuffisante. Ils sont encore plus nombreux à être insuffisamment abrités pour l'hiver.

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 17:19

 

CGT et FO manifesteront le 5 mars contre l’accord sur l’emploi

 

PARIS (Reuters) - La CGT et Force ouvrière ont confirmé vendredi leur appel à organiser des rassemblements et à observer des arrêts de travail dans les régions et départements français le 5 mars pour dénoncer l'accord national sur la sécurisation de l'emploi.

 

Tant Bernard Thibault, le "patron" de la CGT, que Jean-Claude Mailly, celui de FO, veulent dissuader le gouvernement et les députés d'adopter ce texte, signé le 11 janvier par trois centrales (CFDT, CFTC et CFE CGC) et par le patronat.

 

"Cette journée doit exprimer un refus de l'austérité et de la flexibilité, l'exigence de réponses nouvelles pour les droits sociaux, l'emploi, l'augmentation des salaires et des pensions", dit un communiqué commun.

 

Le texte doit être présenté au Conseil des ministres le 6 mars.

 

L'accord sur la sécurisation de l'emploi est qualifié d'"atteinte au droit du travail" par les deux confédérations qui ont mis de côté leurs divergences et misent sur la pression de la rue. Le syndicat Solidaires s'est rallié à leur appel.

 

C'est pour "aider" le ministre du Travail, Michel Sapin, à "trouver les bonnes réponses" face à cet accord, que la CGT et FO "ont décidé d'une action commune", a affirmé récemment Bernard Thibault.

 

"Nous allons joindre nos forces pour essayer de dissuader le gouvernement et la majorité des députés de commettre l'impair important que représenterait l'adoption" de l'accord, a renchéri mercredi Jean-Claude Mailly.

 

Les modalités de cette action commune ont été annoncées vendredi à l'issue des réunions des instances dirigeantes des deux syndicats.

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 17:10

 

Cinq mille syriens fuient le pays chaque jour, dit l’ONU

 

GENEVE (Reuters) - Environ cinq mille syriens fuient chaque jour leur pays pour trouver refuge dans les pays voisins, a dit vendredi le Haut Commissariat des nations unies pour les Réfugiés (HCR).

 

"C'est une véritable crise", a déclaré le porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse à Genève. "Il y a eu une forte augmentation en janvier. Il s'agit d'une hausse de vingt cinq pour cent du nombre de réfugiés enregistrés sur un seul mois."

 

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a déploré de son côté une aggravation des pénuries et des contaminations d'eau en Syrie.

 

Depuis le début du conflit il y a près de deux ans, plus de sept cent quatre vingt sept mille syriens ont été enregistrés comme réfugiés, ou attendent de l'être, principalement au Liban, en Irak, en Jordanie et en Turquie.

 

Le ministre turc des finances, Mehmet Simsek, a dit vendredi sur son compte twitter que l'accueil des réfugiés syriens avait déjà coûté près de quatre cent cinquante millions d'euros à Ankara.

 

La Turquie accueille plus de cent soixante dix sept mille réfugiés syriens dans seize camps, et des dizaines de milliers d'autres personnes sont hébergées dans des familles ou à leurs frais, selon l'agence nationale chargée des situations de crise.

 

Le pays déplore n'avoir reçu que l'équivalent de trente cinq millions de dollars (vingt six millions d'euros) d'assistance humanitaire, dont la moitié provient de l'ONU.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:43

 

Des milliers de tunisiens aux funérailles de Chokri Belaïd

 

TUNIS (Reuters) - Des dizaines de milliers de tunisiens scandant des slogans hostiles aux islamistes se sont rassemblés vendredi à Tunis pour les obsèques de l'opposant Chokri Belaïd, dont l'assassinat a accentué la crise profonde que traverse le berceau du "printemps arabe".

 

La foule, estimée à au moins cinquante mille personnes, s'est massée devant la maison de la culture de Djebel Jelloud, dans la banlieue sud de la capitale, où reposait le corps du dirigeant de l'opposition de gauche laïque, tué de quatre balles mercredi devant chez lui.

 

Jamais une foule aussi nombreuse ne s'était rassemblée pour des obsèques en Tunisie depuis celles, en 2000, de Habib Bourguiba, le "père" de l'indépendance et premier président du pays.

 

"Le peuple veut une nouvelle révolution", ont scandé les participants, qui ont aussi entonné l'hymne national.

 

Le cercueil de l'ancien avocat, recouvert du drapeau tunisien, a été placé sur une camionnette de l'armée, qui a pris la direction du cimetière du Djellaz, à l'extérieur duquel des affrontements ont ensuite éclaté avec les forces de l'ordre pendant l'inhumation.

 

Un peu auparavant, la police avait tiré des grenades lacrymogènes et des coups de feu en l'air pour disperser des jeunes en train de saccager des voitures aux abords du cimetière.

 

La police a aussi fait usage de gaz lacrymogènes contre des manifestants rassemblés devant le ministère de l'Intérieur.

 

"Belaïd, repose en paix, nous continuons la lutte", scandait la foule, en brandissant des portraits de l'opposant assassiné par un homme armé qui a pris la fuite à moto.

 

On entendait aussi des slogans hostiles à Rached Ghannouchi, le chef d'al Nahda, le parti islamiste au pouvoir : "Ghannouchi, assassin, criminel", "La Tunisie est libre, terrorisme dehors".

 

A Gafsa, bastion de partisans de Chokri Belaïd dans le bassin minier du sud de la Tunisie, des manifestants ont lancé des pierres et des cocktails Molotov contre la police qui a répliqué à l'aide de grenades lacrymogènes, selon des témoins.

 

La foule y a scandé "Le peuple veut la chute du régime", le slogan utilisé à l'origine contre Zine Ben Ali.

 

Dix mille personnes environ ont également manifesté à Sidi Bouzid, d'où est parti la "révolution du jasmin" de décembre 2010 et janvier 2011, rapportent des témoins.

 

Les banques, les usines et certains commerces sont restés fermés en réponse à l'appel à la grève des syndicats, dont la puissante Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).

 

La compagnie nationale Tunisair a suspendu tous ses vols pour la journée. De sources aéroportuaires au Caire, on a déclaré que la compagnie nationale égyptienne EgyptAir avait annulé deux vols à destination de la Tunisie car le personnel de l'aéroport de Tunis s'est joint à la grève générale.

 

Les bus en revanche fonctionnaient normalement.

 

La mort de Chokri Belaïd, avocat de 49 ans, a enflammé mercredi la rue tunisienne avec des milliers de personnes manifestant dans la capitale ainsi que dans plusieurs autres villes du pays.

 

Al Nahda a démenti toute implication dans ce meurtre mais des manifestants ont incendié dans plusieurs villes des locaux du parti, que beaucoup considèrent comme responsable.

 

"ILS NE POURRONT PAS ASSASSINER SON COMBAT"

 

Pour tenter d'apaiser les tensions, le premier ministre islamiste, Hamadi Jebali, a prononcé mercredi soir la dissolution du gouvernement et annoncé la constitution d'un cabinet de technocrates jusqu'à la tenue d'élections anticipées.

 

Al Nahda, dont Jebali est issu, a refusé cette mesure qui doit encore être approuvée par le parlement. La proposition du premier ministre a également été rejetée par les deux autres partis de la coalition et une partie de l'opposition, tous demandant à être consultés avant une quelconque décision.

 

L'assassinat de Chokri Belaïd, secrétaire général du Mouvement des patriotes démocrates et membre du Front populaire, une coalition regroupant une douzaine de formations, n'a pas été revendiqué. L'opposition a toutefois suspendu sa participation à l'Assemblée constituante, dont les travaux s'éternisent.

 

De nombreux tunisiens redoutent de voir les islamistes, vainqueurs des élections de l'automne 2011, remettre en cause les libertés obtenues depuis la révolte qui a lancé le "printemps arabe" et conduit à la chute du président Zine Ben Ali il y a deux ans.

 

Le parti de Chokri Belaïd n'a qu'un poids politique limité mais cet avocat était devenu depuis la révolution une figure de la contestation et ses critiques contre les islamistes au pouvoir trouvaient un écho important.

 

"Des criminels ont assassiné Chokri. Mais ils ne pourront pas assassiner son combat", a déclaré Besma Belaïd, sa veuve.

 

"Ma tristesse s'est arrêtée quand j'ai vu ces milliers de personnes dans les rues. A ce moment-là, j'ai su que le pays était en bonne voie et que des hommes et des femmes défendaient la démocratie, la liberté et la vie", a-t-elle ajouté.

 

La Tunisie ne s'est toujours pas dotée d'une nouvelle constitution et les violences pourraient encore aggraver une situation économique fragile dépendant largement du tourisme.

 

La France, qui a fermé ses écoles vendredi et samedi à Tunis, a exhorté ses ressortissants à éviter le centre de la capitale et les zones de manifestation.

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:29

 

http://www.change.org/es/peticiones/un-mill%C3%B3n-de-firmas-por-la-dimisi%C3%B3n-de-la-c%C3%BApula-del-pp-1mill%C3%B3nppdimisi%C3%B3n

 

Un million de signatures pour la démission de la direction du Parti Populaire

 

Par Pablo Gallego Garcia, Madrid, Espagne

Aujourd'hui, Jeudi 31 Janvier 2013, le journal El Pais a publié un document sérieux qui met gravement en cause la crédibilité de l'un des principaux partis politiques en Espagne : Il garde la trace des dons faits au Parti Populaire par différents entrepreneurs (de nombreuses personnes impliquées dans les régimes de corruption) et leur répartition entre les hauts dirigeants du Parti Populaire. Il est temps que tous ceux qui ont reçu des paiements en espèces  arrêtent de salir le nom de notre pays.

Nous sommes fatigués de voir le déclin et la rupture d'une démocratie qui a été volée aux citoyens et de voir que les élites politiques et économiques divisent notre pays en toute impunité. Notre demande est simple : exiger la démission immédiate du premier ministre Mariano Rajoy (dont le nom apparaît comme bénéficiaire dans les documents Barcenas), des élections anticipées et la démission des membres du PP présents dans ces documents et qui exercent une fonction publique ou une position dans le parti.

Il ne suffit pas de déclarer que ces documents sont "faux". La confiance dans cette démocratie est trop cassée pour que cela continue. Qu’ils s’en aillent, sauf si une institution démontre le manque de véracité de ces documents, si elle le peut.

Je demande également aux différentes positions politiques elles-mêmes ainsi qu’aux forces contre la corruption au sein et à l'extérieur de leurs organisations de rechercher un consensus pour faire face ensemble, une fois pour toutes, à ce problème.

Soyons un million de signatures pour créer une vague d'indignation citoyenne pour la réalisation de cette demande. Aidez-nous à diffuser cet  appel pour l’arrestation de tous les voleurs!

 

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