Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:46

 

http://www.liberation.fr/politiques/2012/12/05/pourquoi-je-quitte-le-ps_865374

 

http://www.michaelmoglia.com/2012/12/06/pourquoi-je-quitte-le-ps-lettre-ouverte-a-harlem-desir

 

Pourquoi je quitte le parti socialiste

 

Lettre ouverte à Harlem Désir

 

Mercredi 5 Décembre 2012

 

Par Michaël Moglia, président de la commission des finances du conseil régional Nord Pas De Calais

 

Cher camarade, cher Harlem,

 

Dans la nuit du 6 au 7 mai dernier, tu étais aux côtés de François Hollande sur l’immense scène installée place de la Bastille. Cette nuit-là, tu as senti l’espérance d’un peuple de gauche venu défier les appels presque unanimes à la résignation. Tu as vu ces dizaines de milliers de Françaises et de Français dont l’enthousiasme était une demande : celle que les Socialistes, revenus au pouvoir, parviennent enfin à changer la vie.

 

Je n’étais pas avec vous à Paris. J’ai fêté la victoire auprès de mes camarades dans le Nord. Mais déjà, cher Harlem, je n’y croyais plus beaucoup… Est-ce parce que nous avions déjà trop souvent déçu les nôtres ? Me doutais-je que nous nous apprêtions à le faire de nouveau, peut-être plus rapidement et plus brutalement que jamais ?

 

Je suis entré au PS à l’âge de 17 ans. La figure tutélaire de François Mitterrand, le poing et la rose, le combat contre les forces de l’argent, les cent dix propositions : jeune militant, je revendiquais fièrement cet héritage.

 

Même lorsqu’il s’est éloigné de ses valeurs, j’ai continué de croire mon Parti capable de rénovation. Grâce à notre démocratie interne, la prise en compte des différentes sensibilités, l’écoute mutuelle, la camaraderie (notion aujourd’hui disparue), il me semblait possible d’ancrer à gauche notre ligne politique.

 

J’ai la tristesse mais enfin la lucidité, après vingt-trois années de militantisme, dont neuf au sein de la direction nationale du PS, de constater que je me suis trompé. Désormais je comprends à quel point les dirigeants du Parti Socialiste s’accommodent cyniquement d’avoir une aile gauche pesant en moyenne quinze pour cent lors des scrutins internes. Des personnalités telles qu’Henri Emmanuelli et Benoît Hamon autrefois, ou telles qu’Emmanuel Maurel aujourd’hui, ont simplement permis de maintenir, en façade tout au moins, l’image d’un vrai parti de gauche. Tel est le rôle d’Arnaud Montebourg au Gouvernement ; tel a été mon rôle dans le Nord. À un parti en pleine dérive idéologique, il fallait ses « idiots utiles ».

 

Depuis mai, sous le regard d’une Bastille incrédule, qui avait tant besoin de retrouver la foi dans le progrès social, François Hollande et le Gouvernement n’ont fait que reculer… sous les applaudissements de l’appareil socialiste.

 

Te souviens-tu seulement du projet que nous avons porté ensemble ?

 

Dès 2010, Benoit Hamon voulait substituer au mythe gentillet et creux de « l’égalité des chances » un retour à l’objectif historique de la gauche : l’égalité réelle entre tous les citoyens. Pour ce faire, il proposait une batterie de mesures sociales et sociétales ambitieuses.

 

Bien qu’ayant refusé d’adhérer à ce catalogue de mesure lorsqu’il était candidat aux primaires, François Hollande en avait finalement reprises plusieurs dans son programme présidentiel : le système d’attestations lors des contrôles d’identité, souvent vécus comme discriminatoires, l’encadrement strict des dépassements d’honoraires des médecins, le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, la limitation des écarts de salaire de un à vingt dans les entreprises publiques. Sur chacun de ces sujets, le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a soit renoncé purement et simplement, soit reporté les réformes sine die, soit affadi leur contenu jusqu’à les rendre inutiles.

 

La liste des reculades, des incohérences et des échecs ne s’arrête malheureusement pas là. Le gouvernement a renoncé à exiger le non-cumul des mandats dès 2012, malgré les engagements pris et signés par l’ensemble des parlementaires socialistes. La loi sur le logement social a été retoquée par le conseil constitutionnel pour vice de procédure. On a laissé entendre aux Maires qu’ils seront libres de ne pas appliquer la loi sur le mariage pour tous. La TVA Sarkozy, dite « sociale », décriée à juste titre pendant la campagne électorale, est revenue sous une autre forme à l’occasion de la remise du rapport Gallois. Enfin, on devine que le projet, pourtant central dans le programme de François Hollande, d’une « grande réforme fiscale » ne sera probablement jamais mis en œuvre pendant le quinquennat.

 

Certains choix semblent traduire le reniement de nos convictions les plus profondes.

 

Malgré le courage et l’obstination de la Ministre Aurélie Filipetti, le Gouvernement a choisi de diminuer le budget de la culture. Ce serait grave en temps normal ; c’est catastrophique en temps de crise, car je reste persuadé que l’Art est le premier outil de combat, ou d’évasion, lorsque tout va mal.

 

La seule ligne directrice du Gouvernement porte un nom : l’austérité. Elle porte aussi un chiffre, comme une prison intellectuelle : trois pour cent.

 

La droite n’a jamais tant aimé le parti socialiste, Manuel Valls est plus que jamais sa coqueluche. Elle qui craignait tant François Hollande avant son accession au pouvoir, finirait presque par le trouver exemplaire de courage et de modernité !

 

Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est par l’enchaînement d’une série de fautes que vous avez commises, main dans la main avec la droite, au sujet de l’Union Européenne.

 

Vous n’avez tiré aucun enseignement de la large victoire du non au traité constitutionnel européen de 2005. Pour moi, ce décalage entre les dirigeants et la base électorale du parti a été un premier motif d’interrogation et d’embarras.

 

Le second a été la promesse faite par François Hollande de renégocier le traité Merkel-Sarkozy. Et quelle renégociation ce fut ! Le Président de la République a trouvé le prétexte d’un « pacte de croissance » indolore et inopérant pour se rallier, ni vu ni connu, pensait-il sûrement, à la « règle d’or ».

 

En réalité, dans l’Europe que vous êtes en train de construire, ou dont vous acceptez passivement les règles du jeu, les Etats n’ont pas et n’auront bientôt plus aucune marge de manœuvre.

 

Les politiques européennes pèsent sur le budget de l’Etat. Et puisque les collectivités territoriales, privées de leur autonomie fiscale, vivent essentiellement de dotations de l’Etat, elles doivent désormais rogner sur leurs politiques, y compris lorsqu’elles relèvent de l’urgence. Dans les départements, c’est la santé et le social qui sont touchés. Dans les régions, c’est l’emploi, la formation.

 

Voilà pourquoi, président de la commission des finances du conseil régional Nord Pas de Calais, je ne peux pas cautionner la poursuite annoncée des baisses de dotations d’Etat aux collectivités, après l’avoir dénoncée sans relâche pendant les cinq années de mandat de Nicolas Sarkozy.

 

Ayant renoncé à transformer l’économie, les Socialistes pourraient encore se distinguer des libéraux et des conservateurs en s’intéressant à cette « France invisible », celle que personne ne veut plus voir.

 

Cela a été dit et répété : le parti socialiste a oublié les ouvriers. Mais pas seulement eux.

 

Au fond, vous partagez le diagnostic de Laurent Wauquiez : un parti de gouvernement doit s’adresser aux « classes moyennes » (car au moins elles votent). Les chômeurs, les précaires, les toxicos, les taulards, les prostitués, les paysans, les mères célibataires, les surendettés, les malades, les psychotiques, les handicapés, les sans-abris : les exclus de tous poils et les onze millions de pauvres qui vivent en France ne comptent pas, ou si peu.

 

Il faut d’urgence prendre des mesures fortes et symboliques. En 1981, ce furent les trente neuf heures, la retraite à soixante ans, la cinquième semaine de congés payés, l’abolition de la peine de mort, l’autorisation des radios libres… Que propose le parti socialiste aujourd’hui ? Le droit au mariage pour les couples homosexuels, pudiquement rebaptisé « mariage pour tous », est un pas dans le bon sens. Mais cette mesure seule ne suffira pas à apporter à la France la bouffée d’oxygène dont elle a tant besoin !

 

De deux choses l’une. Soit il n’y a qu’une seule politique à mener, que l’on soit de gauche ou de droite, et dans ce cas le parti socialiste s’est moqué des français pendant dix années d’opposition, plus particulièrement pendant une campagne électorale toute entière axée autour de la promesse du changement (« maintenant ! »).

 

Ou alors une autre politique est possible, et dans ce cas qu’attendez-vous  pour changer de stratégie ? Pour engager un réel dialogue avec les partenaires de gauche et retrouver le « talisman » de l’union, auquel François Mitterrand n’avait jamais renoncé ? Oserez-vous faire ce choix, ou bien donnerez-vous raison à ceux qui ont vu dans la discrète réception d’élus MODEM à l’Elysée, il y a quelques jours, l’amorce d’un renversement d’alliance avec le centre-droit ?

 

J’ai le regret, cher Harlem, de quitter aujourd’hui le parti socialiste. Je le fais avec une grande tristesse mais aussi, en optimiste obstiné, avec l’espoir que vous retrouverez un jour la voie de la raison et le courage d’être de gauche.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:25

 

Retour triomphal à Gaza du chef en exil du Hamas

 

GAZA (Reuters) - Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Méchaal, a entamé vendredi une visite chargée d'émotion dans la bande de Gaza au terme de quarante cinq ans d'exil pour assister à un "rassemblement de la victoire" après la récente confrontation armée avec Israël.

 

Khaled Méchaal, qui n'aurait pas foulé les territoires palestiniens depuis son départ de Cisjordanie à l'âge de onze ans, a pénétré dans l'enclave côtière soumise à un blocus israélien via la frontière égyptienne.

 

Sous un soleil d'hiver, le responsable du Hamas s'est agenouillé pour une prière de gratitude avant d'être officiellement accueilli par une dizaine d'officiels représentant diverses factions palestiniennes rivales.

 

Il devrait rester à peine quarante huit heures à Gaza, le temps d'assister samedi à un grand rassemblement populaire présenté à la fois comme une commémoration du vingt cinquième anniversaire de la création du Mouvement de la résistance (Hamas) et une célébration de la "victoire" enregistrée le mois dernier sur Israël durant l'opération "Pilier de défense".

 

Cet homme de 56 ans, qui a vu le jour en 1956 en Cisjordanie voisine, a qualifié son retour à Gaza de "troisième naissance" après avoir failli perdre la vie en 1997 lors d'une tentative d'empoisonnement en Jordanie par le Mossad israélien.

 

"Je prie Allah de me faire renaître une quatrième fois le jour où nous libérerons la Palestine", a-t-il confié, visiblement ému, à des journalistes alors que des membres du service d'ordre tentaient de baiser sa main.

 

"AUJOURD'HUI GAZA, DEMAIN JÉRUSALEM"

 

"Aujourd'hui Gaza, demain Ramallah et après cela, Jérusalem puis Haïfa et Jaffa", a lancé le chef en exil du Hamas.

 

Ramallah est située en Cisjordanie et abrite le siège de l'Autorité palestinienne autonome tandis que les deux villes citées par la suite sont comprises à l'intérieur du territoire israélien moderne mais comptent de fortes populations arabes.

 

Dans le courant de la journée de vendredi, Khaled Méchaal devrait se rendre aux domiciles du cheikh Ahmed Yassine, le fondateur du Hamas qui a été assassiné par les Israéliens en 2004, et du responsable militaire du mouvement, Ahmed al Djaabari, tué lors d'un raid aérien de Tsahal en novembre.

 

Sa venue a donné lieu à d'importantes mesures de sécurité à Gaza, où des hommes en armes, vêtus de noir et masqués de la branche militaire du Hamas patrouillaient les rues de la ville pavoisées aux couleurs du mouvement à bord de camions découverts et de motos.

 

Le Hamas a pour sa part nié avoir demandé à Israël, via l'Egypte, des garanties que son hôte ne serait pas pris pour cible d'un assassinat lors de son séjour dans l'enclave.

 

Khaled Méchaal est sorti largement renforcé des combats qui ont fait rage pendant huit jours dans l'enclave dont le mouvement islamiste s'est emparé en juin 2007.

 

Depuis le cessez-le-feu du 21 novembre, conclu sous l'égide d'une Egypte désormais dirigée par des Frères musulmans dont le Hamas est lui-même issu, il parle plus que jamais de réconciliation avec le Fatah de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne.

 

"La défaite de l'ennemi à Gaza" et l'arrivée au pouvoir de la confrérie au Caire créent un nouvel environnement qui devrait permettre aux Palestiniens de former un gouvernement d'union, déclarait-il fin novembre à Reuters à Doha, où il s'est installé depuis son départ de Syrie, en janvier.

 

DISCRÉTION DES MÉDIAS ISRAÉLIENS

 

"Pour la première fois, un cessez-le-feu a été conclu aux conditions posées par le Hamas et cela en présence des Américains", s'était-il réjoui à propos de la trêve qui a mis fin à "Pilier de défense".

 

Il a par ailleurs vigoureusement soutenu l'initiative de Mahmoud Abbas aux Nations unies, où le président de l'Autorité palestinienne a obtenu le 29 novembre le statut d'Etat observateur non membre.

 

Au-delà du processus de réconciliation, Khaled Méchaal pourrait même acquérir le statut d'interlocuteur dans le cadre du processus de paix israélo-palestinien. Pour le gouvernement israélien, il n'est évidemment toujours pas question de négocier ouvertement avec un mouvement toujours voué à la destruction de l'Etat hébreu.

 

Reste que Khaled Méchaal a adopté ces dernières années un ton plus nuancé, appuyant par exemple l'idée d'une trêve à long terme en échange d'un retrait israélien sur les frontières de 1967.

 

Son départ de Damas et "Pilier de défense" l'ont par ailleurs amené à prendre ses distances avec l'Iran et à se rapprocher de l'Egypte ou du Qatar, ce qui le rend plus "fréquentable".

 

"Du point de vue israélien, Khaled Méchaal joue aujourd'hui un rôle plus positif", estime Shlomo Brom, chercheur à l'Institut d'études pour la sécurité nationale (INSS) de Tel Aviv, un organisme indépendant.

 

"En gros, le Hamas est divisé en deux factions, celle de Gaza et celle qui vit en exil à l'étranger. Il y a des débats entre elles et la faction de Méchaal est bien plus modérée, d'où l'intérêt pour Israël", ajoute-t-il.

 

Les médias israéliens ont, quant à eux, à peine évoqué le retour à Gaza de Khaled Méchaal.

 

"La population gazaouie peut danser à satiété dans les rues mais ses dirigeants savent les dégâts que nous leur avons infligés", a commenté un haut responsable israélien de Jérusalem sous le sceau de l'anonymat.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 22:37

 

 

http://www.ugtt.org.tn/fr/2012/12/06/la-commission-administrative-nationale-decide-dentrer-dans-une-greve-generale-nationale-le-13-decembre-2012

 

La Commission administrative nationale de l’UGTT décide d’entrer dans une grève générale nationale le 13 décembre 2012

 

Après avoir passé en revue les graves incidents qui ont marqué la scène syndicale nationale suite à l’agression sauvage contre le siège de l’UGTT à Tunis alors qu’elle s’apprêtait à commémorer le soixantième anniversaire de l’assassinat du leader et fondateur du mouvement syndical tunisien Farhat Hached qui a sacrifié sa vie par fidélité à la patrie  et pour la défense de l’invulnérabilité de la Tunisie, sa libération du joug du colonialisme et la dignité de son peuple, attaque perpétrée par des milices organisées appartenant  au parti du mouvement al Nahdha usant de tout les moyens : armes blanches, pierres, couteaux, gourdins  et gaz paralysant le mouvement  et ayant causé de graves dégâts matériels (Bureau du secrétaire général saccagé, portraits des leaders syndicalistes détruits, façade du siège endommagée)  et la blessure d’un grand nombre de fonctionnaires de l’UGTT, de ses militants et de ses dirigeants, dont certains ont été grièvement touchés.

Tout en prenant acte de ces graves incidents et en rappelant qu’ils font partie d’un plan méthodique et prémédité qui vise à porter atteinte à l’organisation, lequel plan a connu plusieurs épisodes à commencer par les jets d’ordures Place Mohamed Ali et dans certains locaux régionaux de l’UGTT dont certains on été  même saccagés et incendiés et les agressions répétées contre des militants syndicalistes outre les campagnes de  dénigrement et d’incitation à la violence ciblant l’UGTT, sa direction militante et ses militants,

Nous, membres de la commission administrative nationale, réunis Mercredi 5 Décembre 2012 sous la présidence du camarade Hassine Abassi, secrétaire général de l’organisation

Considérons que l’attaque barbare, mardi 4 décembre 2012, contre le siège de l’UGTT constitue un acte gravissime qui à été préparé et précédé par des déclarations incendiaires et d’incitations à la haine contre l’Organisation et les syndicalistes émanant des dirigeants de partis et de responsables du gouvernement provisoire et que les développements de la situation sont extrêmement graves, faisant fi de tous les principes et les fondamentaux,

Exprimons notre attachement indéfectible à notre organisation en tant qu’organisation nationale qui se positionne toujours au côté du peuple et des intérêts de la patrie, refusant toute les tentatives de son instrumentalisation et de sa mise sous les ordres de quelques parties que ce soit et déclarons que nous poursuivrons la défense des objectifs de la révolution de la dignité, de la liberté et de la justice et leur parachèvement.

Exprimons notre gratitude au peuple tunisien et à l’ensemble de ses composantes : associations, organisations, partis et constituants démocrates de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), personnalités nationales qui ont tous condamné avec force cette attaque odieuse et ses auteurs et manifesté leur solidarité sans faille avec l’UGTT,

Adressons nos vifs remerciements aux organisations syndicales arabes et internationales qui ont manifesté leur solidarité avec l’organisation de Farhat Hached par leurs correspondances et leurs messages de soutien et exprimé  leur ferme condamnation de cette attaque criminelle.

Exprimons notre appui total à toutes les grèves générales qui ont été décidées dans de nombreuses régions pour la défense de leur solide organisation, l’UGTT

Tenons le gouvernement pour responsable de la recrudescence des violences perpétrées à l’encontre de toutes les composantes de la société civile dont l’UGTT.

Nous réclamons également

De poursuivre les agresseurs en justice pour répondre des actes qu’ils ont commis surtout que ces actes sont corroborés et documentés par la photo, la vidéo et dont les noms sont identifiés.

De dissoudre des Ligues de Protection de la Révolution dont l’implication dans les derniers événements survenus dans notre pays au cours des derniers mois est avérée et dont l’appartenance aux milices agissant en toute impunité sous les ordres du parti au pouvoir pour attaquer tous ceux qui sont porteurs d’opinions contraires est attestée.

De présenter une plainte auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT) en vue d’entreprendre les mesures adéquates quant aux agressions répétées qui ciblent les militants de l’UGTT.

Pour tout ce qui précède, nous, membres de la commission administrative nationale de l’UGTT, annonçons qu’une grève générale nationale de protestation contre les attaques ayant ciblé l’UGTT est décrétée. Elle sera observée pour toute la journée du Jeudi 13 Décembre 2012

Vive les combats des syndicalistes

Vive l’UGTT libre, indépendante et militante

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 18:52

 

Calme relatif au Caire après l’intervention de l’armée

 

LE CAIRE (Reuters) - L'armée s'est déployée jeudi autour du palais présidentiel au Caire et a exigé le départ des partisans et des adversaires du président égyptien, Mohamed Morsi, après des affrontements qui ont fait cinq morts.

 

Les supporters du chef de l'Etat, à qui l'opposition reproche de vouloir s'octroyer des pouvoirs exorbitants, ont commencé à évacuer les lieux avant même l'ultimatum de la Garde républicaine, fixé à 15 heures locales (13 heures GMT), mais quelques dizaines d'opposants sont restés sur place.

 

"Malgré la décision de la Garde républicaine, nous prévoyons d'autres défilés dans la journée, qui partiront probablement de la place Tahrir. Nous avons eu beaucoup de blessés hier (mercredi) soir et nous ne voulons pas que leur sang ait coulé pour rien", a dit un responsable du Front de salut national, qui regroupe les différentes forces d'opposition.

 

Les violences ont également fait trois cent cinquante blessés, selon un communiqué du ministère de la Santé.

 

Au moins cinq chars et neuf véhicules blindés de transport de troupes ainsi que des éléments de la Garde républicaine ont pris position aux abords du palais d'Héliopolis pour séparer sans violence les protagonistes, a dit le chef de la Garde nationale, le général Mohamed Zaki.

 

"Les forces armées, au premier rang desquelles la Garde républicaine, ne seront pas un instrument de répression des manifestants", a-t-il ajouté.

 

L'armée, qui a joué un rôle décisif dans la chute du régime Moubarak en février 2011, s'est tenue à l'écart des joutes politiques depuis l'accession à la présidence cet été de Mohamed Morsi, qui est issu des Frères musulmans, et la mise à l'écart du maréchal Hussein Tantaoui, qui dirigeait le Conseil Suprême des Forces Armées (CSFA).

 

MORSI À LA TÉLÉVISION DANS LA JOURNÉE

 

Les officiers sur place ont exhorté les deux camps à mettre fin à leur confrontation. En fin de matinée, on n'assistait plus qu'à des échanges d'injures.

 

Le chef de l'Etat, qui devait s'adresser ce jeudi à la nation après un silence de plusieurs jours, pourrait repousser d'un jour son intervention, a-t-on appris de source présidentielle. Aucune explication n'a été fournie.

 

Mohamed Morsi s'est par ailleurs entretenu avec le chef des forces armées, le général Abdel Fattah al Sisi, qui est aussi ministre de la défense. Le premier ministre et d'autres membres du gouvernement assistaient à la réunion.

 

Dans un communiqué, Mohamed Badie, le Guide suprême des Frères musulmans, la première force politique en Egypte, a appelé à l'union, estimant que les divisions "ne servent que les ennemis de la nation."

 

Le président égyptien a regagné mercredi son palais, assiégé depuis la veille par quelque dix mille opposants à son décret du 22 novembre qui lui accorde des pouvoirs étendus et le met à l'abri de poursuites judiciaires.

 

Les troubles se sont étendus à d'autres villes, notamment Ismaïlia et Suez, où les locaux du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), la branche politique des Frères musulmans, ont été incendiés.

 

La présidence a en outre été éprouvée par les démissions de sept conseillers de Mohamed Morsi depuis le début des troubles, il y a deux semaines. Le dernier en date, Rafik Habib, un copte, a démissionné jeudi sans donner les raisons de sa décision.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 18:30

 

Les syndicalistes de Florange interpellent François Hollande

 

FLORANGE, Moselle (Reuters) - Des syndicalistes de Florange ont enjoint jeudi François Hollande d'obtenir une renégociation de l'accord conclu entre Paris et ArcelorMittal en menaçant de "lancer la résistance" et d'occuper les hauts-fourneaux du site lorrain.

 

Ils ont haussé le ton, annonçant également une grève lundi sur le site de Basse-Indre, près de Nantes, après avoir appris que le géant de l'acier retirait la candidature du site pour le premier appel d'offres du projet européen Ulcos de captage et de stockage de CO2.

 

Dans l'après-midi, une trentaine d'ouvriers ont brièvement occupé les hauts-fourneaux de Florange et mis fin à leur action après s'être assurés du maintien en chauffe des hauts-fourneaux, condition indispensable pour éviter leur détérioration.

 

Jean-Marc Ayrault avait vanté mercredi l'accord conclu avec le groupe sidérurgique pour préserver l'emploi à Florange, mais des représentants des salariés le jugent totalement insuffisant et dénoncent une "tromperie".

 

Le syndicaliste CFDT du site, Edouard Martin, a appelé François Hollande à se saisir du dossier.

 

"On vous y appelle solennellement, Monsieur le président, reprenez le dossier en main. Dites à Mittal ça suffit, dehors ! (...) Vous attendez quoi, qu'il y ait un malheur, ici ?", a-t-il lancé.

 

"Nous, nous allons être votre malheur si vous ne cessez pas ce mensonge, cette tromperie. Et c'est une promesse, et nous on a l'habitude de tenir nos promesses".

 

IMBROGLIO AUTOUR DU PROJET ULCOS

 

"On maîtrise et on contrôle l'alimentation en gaz, c'est le principal pour nous", a dit par la suite à Reuters Edouard Martin, chef de file de l'intersyndicale.

 

"On n'a plus confiance en personne", a-t-il ajouté en référence aux promesses faites au gouvernement par Arcelor Mittal de ne pas couper l'alimentation en gaz avant mars 2013.

 

A partir de lundi, l'intersyndicale annonce le retour du "village gaulois", campement qu'elle avait installé aux portes de l'usine durant la campagne des présidentielles, cette fois, à proximité des hauts-fourneaux.

 

Parallèlement, une intersyndicale réunie jeudi pour la première fois à l'usine Arcelor Mittal de Basse-Indre (Loire-Atlantique), près de Nantes, a lancé un appel à une grève de vingt quatre heures lundi prochain.

 

Une soixantaine de postes vont être supprimés à Basse-Indre par le transfert à Florange des deux premières étapes de sa production.

 

La tension est montée d'un cran dans la matinée quand un porte-parole de la Commission européenne a annoncé qu'ArcelorMittal avait retiré la candidature du site de Florange pour le premier appel d'offres du projet Ulcos.

 

Peu de temps après, le géant mondial de l'acier et le gouvernement ont assuré que le projet Ulcos n'était pas abandonné à long terme malgré le retrait de cette candidature.

 

"Cela ne signifie en aucun cas l'abandon du projet Ulcos. Cela signifie qu'aujourd'hui, dans l'état actuel des recherches, étant donné les difficultés techniques rencontrées, le projet Ulcos remis dans le cadre de l'appel d'offre NER 300 (phase 1) ne peut être mis en place", dit un communiqué du groupe.

 

Mais cette déclaration n'a pas rassuré les syndicalistes. "Mittal vient de montrer qu'il avait déjà le mensonge en tête avant de signer l'accord", a estimé Edouard Martin.

 

Une rencontre mercredi entre Jean-Marc Ayrault et les syndicats avait tourné au dialogue de sourds.

 

Le gouvernement n'entend pas demander à Lakshmi Mittal de revenir à la table des négociations et souhaite plutôt se concentrer sur la mise en oeuvre de l'accord, avait fait savoir Matignon dans la soirée.

 

Le Premier ministre, qui met en avant le fait d'avoir évité plus de six cent licenciements et prévu un comité de suivi des accords, a confirmé sa position lors d'une rencontre jeudi matin avec les élus de Moselle.

 

"Je ne suis pas rassuré, il y a un dispositif qui se met en place qui n'est pas encore installé. Moi, j'attends trois semaines, un mois, pour vérifier qu'il est mis en place", a dit à la presse Michel Liebgott, député socialiste de la Moselle.

 

"S'il est effectivement mis en place, on aura les moyens de vérifier qu'Arcelor Mittal joue le jeu ou pas", a-t-il ajouté, précisant que dans le cas contraire, il voulait en revenir à l'idée d'une nationalisation temporaire.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 20:01

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE8B205H20121203?sp=true

 

Le procès de l’Arche de Zoé s’ouvre sans son président

 

PARIS (Reuters) - L'ancien président de l'organisation caritative Arche de Zoé ne s'est pas présenté lundi à l'ouverture du procès à Paris de cette affaire de tentative d'enlèvement d'enfants au Tchad il y a cinq ans.

Eric Breteau et ex-son bras droit, sa compagne Emilie Lelouch, se trouvent en Afrique du Sud et avaient fait savoir par fax au parquet qu'ils n'entendaient ni assister à leur procès ni se faire représenter par des avocats, a dit le représentant du ministère public.

Malgré les demandes des parties civiles souhaitant des mesures coercitives pour les faire venir, le tribunal a décidé de les juger en leur absence, considérant qu'ils avaient assumé eux-mêmes cet état de fait. La présidente du tribunal a estimé à l'audience qu'ils faisaient preuve d'une "grande lâcheté".

Ils encourent jusqu'à dix ans de prison et sept cent cinquante mille euros d'amende pour "escroquerie, exercice illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption et aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers". Un mandat d'arrêt pourra être délivré contre eux.

Six audiences sont prévues jusqu'à la mi-décembre, après quoi le jugement sera mis en délibéré.

Arrêtés le 27 octobre 2007 dans l'est du Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à emmener en France cent trois enfants, six membres de l'Arche de Zoé, dont Eric Breteau et Emilie Lelouch, avaient été condamnés deux mois plus tard à huit ans de travaux forcés par la cour criminelle de N'Djamena pour tentative d'enlèvement.

Ils avaient été transférés en France, où leur peine fut convertie en janvier 2008 en huit ans de prison, avant d'être libérés en avril 2008 à la suite d'une grâce du président tchadien.

La procédure française vise les démarches engagées par l'ONG avant le départ au Tchad. L'association a obtenu des sommes de plusieurs milliers d'euros auprès de dizaines de personnes auxquelles étaient promises l'arrivée, sinon l'adoption, d'un orphelin originaire de la province soudanaise du Darfour, limitrophe du Tchad.

DISSIMULATION ET MAQUILLAGE

Les enfants pris en charge étaient en fait parfois des enfants tchadiens, non orphelins et recueillis sur place au motif de leur prodiguer soins et éducation dans un orphelinat supposé être construit.

Les chefs de village apportant les enfants dans les centres installés localement étaient rémunérés par l'Arche de Zoé, a établi l'enquête de police. Le jour de l'opération d'évacuation, les enfants avaient été maquillés et pourvus de faux bandages.

Le projet avait été dissimulé autant aux autres ONG présentes au Tchad qu'aux autorités des deux pays, notamment celle de la Marne où devait atterrir (Vatry-NDLR) l'avion transportant les enfants.

Au total, trois cent cinquante huit familles françaises avaient été impliquées en vue d'adoptions et avaient versé des sommes parfois importantes. Une trentaine sont parties civiles au procès.

L'origine de la procédure menée à Paris remonte à juillet 2007 et à une dénonciation du ministère des Affaires étrangères qui avait repéré sur internet les démarches lancées par l'association en vue d'une adoption de Soudanais, ce qui était déjà illégal en soi car le droit de ce pays ne permettait pas ces procédures.

Les membres de l'Arche de Zoé, auditionnés en août 2007 par la police, avaient évoqué un projet "d'évacuation humanitaire". Le dossier judiciaire n'avait ensuite pas prospéré jusqu'aux arrestations au Tchad.

Sont finalement poursuivis en France quatre des six protagonistes du premier procès tchadien : Eric Breteau, Emilie Lelouch, le médecin Philippe van Winkelberg, le logisticien Alain Péligat, ainsi que deux autres personnes, la journaliste Agnès Pelleran et un membre de l'association qui était resté en France, Christophe Letien.

En revanche, deux autres prévenus du premier procès tchadien, l'infirmière Nadia Merimi et le pompier Dominique Aubry, ont été blanchis par l'instruction française et ne seront pas rejugés.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:38

 

http://www.tunisienumerique.com/tunisie-attaque-de-lugtt-ennahdha-condamne/155660

 

Al Nahdha condamne l’attaque contre l’UGTT

 

En marge des affrontements qui ont eu lieu aujourd’hui Mardi 4 Décembre 2012 au siège de l’UGTT entre les partisans de L’UGTT et la Ligue de Protection de la Révolution, le mouvement al Nahdha a publié un communiqué où il réagit à ces évènements.

 

Le mouvement condamne vivement les violences et exprime sa solidarité avec tous les blessés.

 

Al Nahdha rappelle que la commémoration de la mort de Farhat Hachad est un évènement national qui unit tous les tunisiens.

 

Par ailleurs, le mouvement appelle toutes les parties à se contenir et à ne pas glisser vers les affrontements.

 

Al Nahdha salue tous ceux qui ont empêché l’extension du conflit. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:15

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/11/29/obnubile-par-besancenot-l-importateur-du-taser-face-aux-juges_864096

 

Obnubilé par Besancenot, l’importateur du taser face aux juges

 

Jeudi 29 Novembre 2012

 

Antoine Di Zazzo et neuf autres prévenus sont jugés pour l’espionnage de l’ancien leader du NPA.

 

Par Didier Arnaud

 

Il est arrivé en blouson noir sur sweat à capuche, chaussé d’élégantes Nike. A la barre de la dix-septième chambre du tribunal correctionnel de Paris, Olivier Besancenot semblait, hier, visiblement ému. Devant et autour de lui, dix prévenus, détectives privés, policiers, ex-douaniers. Et surtout Antoine Di Zazzo, le distributeur du pistolet à impulsion électrique (PIE) Taser en France, poursuivi pour «complicité de violation du secret professionnel» et «accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données».

 

Voilà pour la qualification juridique. Plus sobrement, Di Zazzo est accusé d’avoir fait espionner le leader du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et candidat aux élections présidentielles de 2002 et 2007. La raison ? Un contentieux entre les deux hommes.

 

Besancenot a longtemps mis en cause le Taser qui équipe policiers et gendarmes, affirmant que ce pistolet avait provoqué des morts aux Etats-Unis. «Le conflit entre Besancenot et moi est un conflit technique. Est-ce que le Taser est dangereux ou non ?» sera le seul mot d’Antoine Di Zazzo à l’audience.

 

«Il y a des filatures, de l’espionnage et des enquêtes qui s’en prennent à ma compagne. Découvrir des clichés de mon enfant me touche particulièrement, c’est une pression inacceptable» expliquait, hier, Olivier Besancenot d’une voix blanche. «Je ne l’accepte pas, c’est une violence dans ma vie privée.» A ses côtés, sa compagne, Stéphanie Chevrier, grande blonde en jupe de cuir et chaussures à talons, appuie : «J’ai envie de savoir ce qui s’est joué, pour le compte de qui et à quelles fins malveillantes.»

 

« Fiche ». Pour savoir ce qui s’est passé entre octobre 2007 et janvier 2008, il faut écouter le résumé d’Antoine Comte, l’avocat de l’ancien porte-parole du NPA. «On a un rapport de filature de quinze pages, une surveillance du domicile, on se poste dans un hôtel en face pour vérifier qui rentre et qui sort.» On apprend que Besancenot se rend à son travail à Montreuil (Seine-Saint-Denis) avec sa vieille Peugeot 106 grise. «On surveille Stéphanie Chevrier, on vérifie qu’elle se rend bien chez Flammarion, où elle est directrice littéraire, on a une fiche sur Flammarion.»

 

Ces «pratiques barbouzardes», comme les a qualifiées l’Express en mai 2008, allaient au-delà de ces filatures, qui ne sont d’ailleurs pas visées par la procédure. Ce qui l’est, ce sont les soldes de tous les comptes détenus par le couple, qui ont été consultés par les prévenus via différents fichiers, et transmis à Di Zazzo. Cela, c’est illégal. Le reste «colore» les faits, comme le signale joliment le procureur. «Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas graves.»

 

Hier, le tribunal a longuement entendu Gérard Dussaucy, 72 ans, ancien commandant de police pendant trente ans, devenu détective. Costume gris, cravate rouge et filet de voix penaud, il a bien du mal avec les dates. Un jour, donc, il est «entré en contact» avec Di Zazzo, «par un ancien collègue de la police». La première chose que Di Zazzo lui a dite, c’est : «J’ai un problème avec Olivier Besancenot.» Di Zazzo «craignait aussi pour sa personne. Il m’a demandé de faire des filatures, et des contre-filatures, pour relever les immatriculations des voitures qui le suivaient». Mais le plus surprenant, c’est sans doute ce «gros dossier» que Di Zazzo possédait sur Besancenot, qu’il ne montrait à personne, et surtout pas au détective, et cette certitude qu’il roulait parfois carrosse, «dans une Porsche Cayenne». Voilà donc le détective à la poursuite de cette voiture fantôme. «Je suis certain qu’elle n’existait pas, sinon on l’aurait vue. Di Zazzo m’a dit de persévérer.» Et voilà comment on en vient à pratiquer sur le fil du rasoir, faire des choses «illégales».Dit par Gérard Dussaucy, cela devient : «Quelquefois, on accepte des choses qu’on ne devrait pas, ce jour-là, j’ai accepté.»

 

Le tribunal, les avocats le cuisinent. Comment un ancien flic de son acabit a pu se laisser corrompre ? «La peur», répond Dussaucy. «Di Zazzo était très énervé, excité, il faisait peur la dernière fois qu’on s’est vus», dira-t-il sur procès verbal. «C’était un comportement que je n’avais jamais vu avec quelqu’un d’autre», explique-t-il à l’audience. Avant de suggérer : «Il avait pris l’ascendant psychologique.»

 

Débouté. Pour savoir ce qu’il y a sur les «comptes» du couple, le détective fait alors appel à un certain Michel Rolland, un de ses «sous-traitants» habituels. Et Dussaucy revient vers Di Zazzo qui «pique une crise terrible, car il veut les soldes». Mais pourquoi donc entrer dans ces détails ? «Il voulait connaître les moyens de Besancenot pour l’attaquer en justice et lui demander réparation», explique Gérard Dussaucy.

 

En 2008, Antoine Di Zazzo a été débouté de son action en diffamation contre le porte-parole du NPA. Selon l’avocat du patron de Taser France, le détective «a fait du zèle» en «allant chercher là où on ne lui avait pas demandé». Faux, répond Dussaucy qui répète pourtant sur tous les tons : «Je ne ferai jamais de recherches qu’on ne m’a pas demandées, sans avoir la certitude d’être payé.» Suite des débats aujourd’hui. 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:53

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/florange-le-gouvernement-trahit-les-salaries-18868

 

Le gouvernement trahit les salariés

 

En refusant de nationaliser Arcelor Mittal, le gouvernement capitule une fois de plus devant le patronat.

 

En effet, l’accord signé ne profite qu’au groupe Mittal et pas du tout aux salariés de Florange car, avant tout, il entérine l’arrêt de la filière chaude. En échange de la promesse d’investir seulement quarante millions d’euros par an pendant cinq ans dans la filière froide, en permettant au groupe Mittal de faire l’économie des investissements nécessaires à la modernisation de la filière chaude et en se dégageant du plan social, cette décision menace la pérennité du site à moyen terme.

 

C’est une double bonne affaire pour le groupe Mittal, car la capitulation du gouvernement Ayrault lui permet de préserver ses marges en évitant la reprise de l’ensemble du site par un groupe concurrent, public ou privé.

 

Par contre, c’est une très mauvaise affaire pour la sidérurgie française.

 

Inévitablement, l’arrêt de la filière chaude se traduira par des suppressions d’emploi en amont chez les sous traitants, ce qui aggravera encore la situation désastreuse de la région où le bassin d’emploi est déjà bien sinistré par la casse industrielle. Par ailleurs, les travaux permettant la reprise des hauts fourneaux à travers le projet écologique Ulcos ne sont pour l’instant associés d’aucune garantie. Le communiqué d’Arcelor Mittal ne fait du reste aucune mention de ce projet.

 

Le Parti de Gauche s’indigne de la méthode du gouvernement ayant consisté à faire croire aux salariés, qui ont aujourd’hui le sentiment légitime d’avoir été trahis, que la nationalisation était acquise, et prend acte du fait que le premier ministre choisit de désavouer ouvertement Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, sur cette question majeure de politique industrielle, en estimant que la politique de nationalisation "n’est pas efficace".

 

Le Parti de Gauche continuera à apporter tout son soutien aux salariés en lutte depuis dix huit mois, et réitère sa demande de nationalisation de la sidérurgie française, sous contrôle des travailleurs et de l’Etat, et la modernisation du site dans les plus brefs délais dans le cadre de la planification écologique.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:39

 

Bernard Thibault évoque un « renoncement condamnable de la part du gouvernement »

 

PARIS (SIPA). Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a évoqué lundi "un renoncement condamnable de la part du gouvernement" dans l'accord sur l'avenir du site d'Arcelor Mittal de Florange.

"Les salariés, leurs représentants, (...) sont très déçus vis-à-vis de ce que je qualifierais d'un renoncement condamnable de la part du gouvernement", a-t-il déclaré sur France Info.

Il a rappelé qu'un rapport officiel commandé par le gouvernement recommandait en juillet une participation financière de l'Etat dans les activités de Florange. C'était effectivement "une forme de nationalisation, de maîtrise publique de cette activité", a-t-il poursuivi.

Le patron de la CGT a observé que le plan présenté vendredi par le gouvernement avait "été pratiqué en Belgique". "Les salariés de Liège aujourd'hui font le constat qu'après les mêmes promesses que celles qui ont été faites au gouvernement français, aujourd'hui les activités sont rompues. On est sur la gestion sociale des licenciements".

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens