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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:04

 

http://www.alencontre.org/europe/espagne/madrid-29-septembre-2012-declaration-lue-sur-la-plaza-neptuno.html

 

Déclaration lue sur la Plaza Neptuno à Madrid le Samedi 29 Septembre 2012

 

Par la Coordination du 25 septembre

 

En une semaine, trois vastes manifestations contre la politique du gouvernement ont marqué la capitale de l’Etat espagnol. La répression brutale exercée contre celles et ceux qui, le mardi 25 septembre 2012, ont voulu encercler le Congrès des députés a suscité l’indignation.

 

Le quotidien El Pais (30 septembre 2012) écrit à ce propos: «Les manifestants [le 29 septembre] exprimaient l’indignation face au comportement de la police, comme face aux déclarations du gouvernement qui affirma que cette intervention policière avait été “extraordinaire”, ”splendide”, “brillante”  et “exemplaire”.» De plus, Mariano Rajoy eut l’outrecuidance, depuis New York, de saluer «l’immense majorité» de ceux qui ne manifestent pas, qui ne regardent pas le téléjournal, qui ignorent les unes de la presse, qui travaillent «pour atteindre cet objectif national qui nous est propre à tous, celui de sortir de cette crise». La manifestation du 29 septembre concrétisa la riposte populaire face aux affirmations de Rajoy et à sa politique d’austérité qui partage la brutalité des forces policières.

 

Les premières indications ayant trait au budget 2013 indiquent que les retraité·e·s, les veuves, les orphelins risquent de voir le «pouvoir d’achat» de leurs allocations encore réduit.

 

Sauver les banques a coûté et coûte cher. Ainsi, le gouvernement a révisé pour la quatrième fois les estimations des déficits publics pour 2011 et pour la cinquième fois celles concernant 2012! Ainsi, en 2011, l’objectif était un déficit équivalant à 6% du PIB. Au cours des quatre révisions, le déficit a été estimé à 8% du PIB, puis à 8,5%, puis à 8,9%, puis à 9,4%, cela en date du 29 septembre! Il en a été de même pour  les déficits publics de 2012: de 5,8% à 7,4%… et ce n’est pas terminé. Le «sauvetage des banques» opère comme une véritable prise d’otage de la société et des mécanismes démocratiques bourgeois les plus élémentaires. La population commence à la refuser. La déclaration publiée ci-dessous entre en syntonie avec une opposition englobant des secteurs sociaux de plus en plus larges dont le refus devient actif. (Rédaction du site www.alencontre.org)

 

 

Le 25 septembre 2015 nous avons appelé à encercler le Congrès des députés [à Madrid] pour affranchir la souveraineté populaire de la séquestration réalisée par Troïka [UE, BCE, FMI] et par les marchés financiers. Une occupation opérée avec le consentement et la collaboration de la plupart des partis politiques. Malgré les menaces constantes, les manipulations médiatiques et l’intense campagne pour répandre la peur dans la population, des dizaines de milliers de personnes sont venues au rendez-vous. Et nous avons dit à haute et intelligible voix que nous n’avons pas peur, que nous sommes ensemble sur cette question et que nous n’allons pas nous arrêter jusqu’à ce qu’ils démissionnent et soit engagé un processus constituant.

 

Le gouvernement nous a répondu avec des coups, des provocations avec des infiltrés, des détentions et de la violence aveugle, des blessés et un déploiement policier absolument inédit. Et pourtant… il a perdu. Les images de la répression ont fait le tour du monde. La visite du président du gouvernement Mariano Rajoy à l’ONU [24 septembre 2012] a été complètement ternie par la capacité d’organisation et de communication dont nous avons fait preuve. Le débat sur la légitimité de l’action du 25 septembre est ouvert. Aujourd’hui l’ensemble de la société espagnole en parle, en débat, donne ses opinions et prend position. Nous avons initié un grand dialogue, et c’est là la voie que nus voulons suivre.

 

Même si le gouvernement et les médias essayent de déformer nos revendications pour en faire un problème d’ordre public, le fait de sortir dans la rue pour revendiquer des droits c’est faire de la politique, manifester c’est faire de la politique, prendre la parole c’est faire de la politique.

 

Nous sommes en train d’apprendre. Aujourd’hui 29 septembre, les rues se sont à nouveau remplies de milliers de personnes qui disent basta et qui tirent sur le frein d’une réalité qui devient de plus en plus insupportable. D’ailleurs, nous sortons aussi aujourd’hui pour accompagner – et nous sentir accompagnés par – nos frères et sœurs portugais, grecs et italiens qui entourent eux aussi leur propre parlement. Les «cochons» [PIGS] ce sont eux [acronyme pour Portugal, Italie, Grèce, Espagne qui signifie porcs en anglais]. Nous sommes le sud de l’Europe; et

sans le sud de l’Europe, il n’y a pas d’Europe possible.

 

Nous continuons à encercler le Congrès parce que nous voulons faire un bond dans la mobilisation sociale et mettre au centre la reconquête de la souveraineté populaire et du pouvoir citoyen, c’est-à-dire la démocratie. Au cours de cette année et demie nous avons appris à intégrer, à penser et à agir collectivement, forgeant des alliances imprévisibles: des marées de toutes les couleurs ont inondé la ville; des habitants empêchant les expulsions, les fonctionnaires bloquant les rues… Nous avons appris à déchiffrer des concepts économiques et légaux complexes, à nous protéger et à protéger les autres, à mieux communiquer, à gérer des espaces de participation et de débat dans les réseaux, les places et les centres de travail ; nous avons appris à rire de la stupide violence du pouvoir devant lequel, de plus en plus, nous résistons au lieu de nous enfuir. Nous avons réussi à élargir les méthodes des vieilles formes de lutte et nous avons mené à bien des initiatives que nous voulons continuer à développer, depuis en bas, sans raccourcis, pas à pas.

 

Car nous pensons que le temps des décisions prises par quelques-uns est terminé; parce que, face à ceux qui veulent nous laisser sans avenir, nous avons les moyens et l’intelligence collective pour décider et de construire la société que nous voulons; parce que nous n’avons pas besoin de faux intermédiaires, mais plutôt de ressources et d’outils collectifs qui encouragent activement la participation politique de tous dans les affaires qui concernent tout le monde.

 

Nous continuons à encercler le Congrès pour dire NON à ceux qui sont aux commandes ; pour dire que nous désobéirons à leurs injonctions injustes, comme celle de payer leur dette pour dire que nous allons défendre nos droits collectifs : le logement, l’éducation, la santé, l’emploi, la participation démocratique, les salaires. Pour commencer un processus qui permettra que les responsables de la crise ne bénéficient plus de l’impunité, pour que les pyromanes qui ont provoqué cette crise ne soient pas récompensés et qu’ils commencent au contraire à être jugés.

 

Ni le gouvernement de Zapatero [PSOE, 2004-2011], ni celui der Rajoy ne nous ont écoutés. Les deux ont trahi leurs propres électeurs en appliquant des mesures qu’ils avaient promis de jamais les appliquer. Ils n’obéissent pas aux citoyens, ils n’ont ni le courage, ni l’intérêt de le faire. Le gouvernement Rajoy ne nous sert donc à rien, et nous exigeons sa démission.

 

Aujourd’hui ont été présentés les budgets généraux de l’Etat pour l’année à venir. Ces budgets sont le résultat d’une réforme de la Constitution qui a été faite par le PSOE et le PP sans que les citoyens n’aient pu se prononcer à ce sujet. Ces budgets consacrent beaucoup plus d’argent au paiement d’une dette illégitime qu’aux besoins sociaux qui pourraient articuler une sortie collective de la crise.

Ces budgets sont une honte pour la souveraineté nationale, pour la démocratie. C’est la raison pour laquelle nous devons les bloquer.

 

Nous voulons appeler à une nouvelle mobilisation lorsque les budgets seront discutés au Parlement. Nous voulons à nouveau être présents à ce moment-là pour leur dire NON, pour leur dire qu’on ne peut plus gouverner sans demander notre avis.

 

Nous exigeons également que cesse la criminalisation, qu’on rende la liberté à la personne qui est encore détenue et que l’on retire toutes les charges retenues contre les autres camarades qui ont été battus et maltraités en vertu d’un acharnement qui est intolérable dans un Etat de droit. Nous exigeons l’ouverture d’une enquête sur les agissements de la police le 25 septembre.

 

Ces jours passés nous avons vu que si nous nous organisons, si nous communiquons entre nous, si nous utilisons nos réseaux, nous pouvons inspirer la confiance, le calme et l’intelligence collective. C’est la raison pour laquelle nous vous proposons de participer à la Coordination du 25 septembre, non seulement à Madrid, mais partout; que vous organisiez vos propres anneaux de cette chaîne, que vous vous appropriiez les appels… Ils sont en train de nous enlever le peu que nous avions à défendre. Il nous reste tout à construire.

 

Nous n’avons pas peur. Nous allons entourer les budgets de la honte. Qu’ils partent. Oui, nous pouvons

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 18:48

 

http://www.paris.reelledemocratie.net/node/1545

 

Manifestation "Annulons la dette"

 

Journée mondiale d'action

 

Samedi 13 Octobre 2012 à 14 heures

 

Paris, Place de la République Dominicaine devant Goldman Sachs près du parc Monceau Métro Monceau

 

Pour annuler la dette illégitime, dans les rues et aux casseroles, citoyens !

La dette c'est du racket ! 

Fermeture d’écoles et d’hôpitaux, diminution ou suppression d’allocations sociales, hausse de la TVA, pénurie de logements sociaux. De telles politiques d'austérité appliquées depuis des années en  Amérique Latine, en Afrique, le sont aussi maintenant dans l'Union européenne. Aucune population n’est ou ne sera épargnée, les plus précaires étant les premiers touchés.  La situation est grave : réveillons-nous ! 

L'austérité serait légitime car la dette viendrait de dépenses sociales trop importantes... En réalité, la dette des États vient du sauvetage des banques privées depuis la crise en 2008 et des nombreux cadeaux fiscaux pour les plus riches et les grandes entreprises depuis des dizaines d'années. 

La dette résulte aussi des intérêts élevés que nous payons aux banques privées à qui l'État emprunte pour se financer, depuis que l'État ne peut plus emprunter à la Banque centrale.

La dette publique est odieuse quand on nous dit de la rembourser à ceux-là mêmes qui sont responsable de  la  crise et n'ont cessé de s'enrichir ces dernières années. 

La dette publique n'est pas légitime quand elle nous appauvrit, nous les 99% pour entretenir des rentiers indus et privés. 

Payer la dette publique ? C'est encore produire de la dette privée : celle des étudiants, des précaires mal-logés, des malades, des  travailleurs, des chômeurs, des agriculteurs, des sans-papiers, toutes celles et ceux qui  devront payer le prix individuellement du démantèlement des services publics et des solidarités. 

Continuer avec la croissance à tout prix imposée par le chantage de la dette, c'est aussi creuser notre dette écologique, qui, bien plus que la dette publique, est le véritable enjeu du vingt et unième siècle. 

Où est la démocratie si l'on ne peut dire NON à ce qui est dans l'intérêt des seuls privilégiés et quand la collusion règne entre eux et ceux qui nous gouvernent ? Où est la démocratie quand tout débat et toute politique à venir sont  verrouillés par des traités européens, dont le dernier en date, dit  traité budgétaire, est en cours de ratification par nos soit disant  "représentants"? 

L'annulation de la dette illégitime doit aussi être soutenue dans les autres pays  : exigeons que l'État français cesse de racketter d’autres pays au nom  d’une dette odieuse qu’ils ont déjà largement remboursée, alors que nous  continuons à piller leurs richesses. Ne payons pas la dette illégitime,  ni ici ni ailleurs ! La seule dette légitime que nous ayons c’est de répondre à l’appel de l’africain Thomas Sankara pour créer un front  mondial contre la dette. 

Samedi 13 octobre 2012, journée mondiale d'action ! Paris debout, toutes et tous dans la rue avec nos casseroles, pour une grande manifestation unitaire depuis Goldman Sachs jusqu'au parlement : stop au traité budgétaire européen, annulons la dette illégitime ici et ailleurs. 

Après  la manifestation, rendez-vous en assemblée pour échanger sur les  alternatives et construire des suites communes à la mobilisation.  

A l'appel de Démocratie réelle maintenant ! Paris (dit les indignés), Coordination des sans-papiers de Paris, ATTAC France, ATTAC Wallonie-Bruxelles, CADTM, Sud BPCE...

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 18:30

 

HORIZONTALITE ET TRANSVERSALITE

 

Nous sommes au milieu d’une très profonde crise mondiale sociale, économique et politique.

Il y a une distinction très importante par rapport à la crise des années 1930.

Il y a une crise économique qualitativement identique, même si l’actuelle crise économique est quantitativement plus importante par rapport à la crise des années 1930. Par contre, dans les années 1930, la génération de plusieurs dizaines de milliers de militants de la révolution d’octobre en union soviétique et dans le monde entier vivait encore, elle avait un parti et une internationale, même si Staline préparait son extermination.

Aujourd’hui, il n’y a plus le début de commencement de parti et de programme révolutionnaire. La crise de l’organisation politique sous forme de parti est totalement à l’intérieur de la crise générale.

Révolution arabe, mobilisation des peuples d’Europe contre la crise des dettes souveraines, aucun parti ni aucune organisation politique n’anticipe ni n’organise plus rien et n’a plus aucune idée ni aucun programme relatif aux perspectives politiques. Les partis communistes disparaissent les uns après les autres, les partis sociaux démocrates sont depuis longtemps des partis bourgeois, les anarchistes n’échappent pas à la crise. Quant une organisation politique émerge du chaos, comme par exemple SYRIZA en Grèce, elle est immédiatement la cible des autres organisations politiques de gauche et d’extrême gauche et l’ampleur de ses responsabilités provoque immédiatement la paralysie et l’immobilisme total de sa direction.

Depuis vingt ans, et ce n’est seulement une coïncidence de date, il y a une multiplication des tentatives d’organisation politique à l’extérieur des partis.

La critique est facile et l’art est difficile. Nous aboutissons à la conclusion selon laquelle l’organisation politique sous forme de parti est naturelle et l’organisation politique à l’extérieur des partis n’est pas du tout naturelle, elle ne correspond pas du tout à la formation politique de notre génération, nous n’apprenions cette nouvelle forme d’organisation politique dans aucune école.

Je présenterais seulement dans ce message les deux bases de mon point de vue les plus fondamentales de ces nouvelles formes d’organisation politique.

C’est premièrement la liberté la plus totale d’organisation. C’est l’horizontalité. Dans ces nouvelles formes d’organisation politique, il n’y a pas d’adhésion, il n’y a donc pas d’exclusion, il n’y a pas de cooptation.

Depuis quatre ans, une vingtaine de militants en moyenne participent aux réunions mensuelles plénières du « Club Socialisme Maintenant » (CSM). Personne ne propose la dissolution de l’association. La majorité des militants participent à une réunion, ils viennent une fois, la majorité sont des auditeurs, ils écoutent et ils n’interviennent pas, on ne les voit plus à la réunion suivante, nous ne connaissons finalement pas les véritables raisons ni de leur arrivée ni de leur départ, à l’exception des conditions de publicité ci-dessous.

Les réunions du CSM sont publiques. Le site du CSM annonce la date, le lieu et l’ordre du jour des réunions. Le site du CSM est un site public. Les mêmes informations sont disponibles si on consulte le site www.demosphere.eu , nous remercions au passage les animateurs de ce site.

Dans ces conditions, depuis quatre ans, aucune réunion du CSM ne voyait jamais la participation de plusieurs centaines de personnes, ni dans un sens d’adhésion aux idées de l’association, ni dans un sens de contestation, nous n’avons d’ailleurs aucune structure d’accueil ni aucune volonté de gestion d’une telle situation.

Le deuxième principe de base de mon point de vue est le suivant, c’est la transversalité. Le CSM n’est candidat à aucun gouvernement, il ne participera jamais à aucun gouvernement, il ne présente pas de candidat aux élections, il traverse les campagnes électorales, il n’organise pas ni de rassemblements ni de manifestations.

Pendant les quatre tours des présidentielles et des législatives françaises de cette année, des militants appelaient à l’abstention, des militants votaient pour les candidats du Nouveau Parti Anticapitaliste, des militants votaient pour les candidats du Front De Gauche, des militants votaient même pour le candidat du parti socialiste au deuxième tour des présidentielles, nous discutons et nous nous réunissons toujours ensemble, les militants du NPA sont toujours au NPA, certains n’y sont plus, les militants du FDG sont toujours au FDG, personne ne demande la démission de personne de nulle part.          

Il n’y a plus le début de commencement de parti révolutionnaire et toute tentative de construction d’un nouveau parti aboutit à des catastrophes supplémentaires. Donnons aux nouvelles générations des références historiques et internationales. C’est déjà beaucoup et nous ne pouvons pas plus.

Bernard Fischer

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:04

 

Le procès en appel des Pussy Riot reporté en Russie

 

MOSCOU (Reuters) - Le procès en appel des membres du groupe Pussy Riot condamnées en août à deux ans d'emprisonnement pour une fausse prière visant Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou a été reporté de dix jours lundi, l'une des trois jeunes femmes ayant récusé ses avocats.

 

La prochaine audience a été fixée au 10 octobre.

 

Une des militantes du groupe féministe, Ekaterina Samoutsevitch, a expliqué à l'audience qu'elle récusait ses avocats en raison d'un désaccord sur la stratégie de défense à adopter.

 

"Ma position sur le dossier ne correspond pas à (celle des avocats)", a-t-elle déclaré dans la petite salle d'audience remplie de sympathisants, de membres des familles des accusées et de journalistes, sans préciser ses propos.

 

Pour Mark Feiguine, un des trois avocats de la défense qui a dit n'avoir appris la décision de Samoutsevitch que durant le week-end, le choix de récuser ses avocats pourrait affaiblir la ligne de défense des trois accusées, dans un procès qu'elles qualifient de politique.

 

Des membres des familles des accusés et les avocats de la défense suggèrent en effet que la décision de Samoutsevitch résulte de la pression des autorités qui tentent de persuader les jeunes femmes de plaider coupable.

 

Le père de Samoutsevitch, Stanislav, a dit espérer réussir à convaincre sa fille de revenir sur sa décision : "Je pense que c'est une erreur profonde, une appréciation erronée de la situation", a-t-il déclaré, émettant l'idée que sa fille puisse subir des pressions.

 

"Apparemment, ils lui ont promis quelque chose. J'ai cet étrange sentiment que quelqu'un essaie de détruire la défense", a-t-il ajouté.

 

"La pression ne se relâche pas. Elle persiste et il serait naïf de penser que les autorités laisseront filer", a déclaré par ailleurs un autre avocat de la défense, Nikolaï Polozov.

 

La ligne de défense des Pussy Riot consiste à plaider non coupable, celles-ci considèrent qu'elles n'ont commis qu'une offense administrative, a-t-il ajouté. "Les autorités n'aiment pas ça."

 

L'ÉGLISE ORTHODOXE POUR UNE CONDAMNATION

 

Le cas Pussy Riot divise l'opinion russe.

 

Dans les couloirs du tribunal lundi se côtoyaient une centaine de partisans des trois jeunes femmes, vêtus de tee-shirts colorés et de chrétiens orthodoxes, pour la plupart assez âgés.

 

Les trois militantes affirment que leur acte n'était pas destiné à offenser les croyants mais à exprimer leur colère envers les relations étroites entretenues par Vladimir Poutine et le patriarche Cyrille, primat de l'Église orthodoxe russe.

 

Vladimir Legoïda, porte-parole de l'Église orthodoxe, a lui déclaré lundi que le tour de force des Pussy Riot "ne devait pas rester impuni, quelle qu'en soit la justification", appelant cependant les jeunes femmes à se repentir.

 

Une grâce ou une réduction de peine seraient envisageables si les trois jeunes femmes admettaient leur culpabilité, ce qu'elles se sont pour l'instant refusé à faire.

 

Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Aliokhina ont été jugées coupables de vandalisme motivé par la haine religieuse et condamnées à deux années d'enfermement dans un camp pénitentiaire.

 

En février, elles étaient entrées dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, court vêtues et portant des cagoules, pour entonner une "prière punk" demandant le départ de Vladimir Poutine.

 

Les gouvernements occidentaux estiment excessive la peine de deux ans à laquelle ont été condamnées les trois jeunes femmes et considèrent cette sanction comme un signe de la volonté de Poutine, revenu à la présidence en mai, d'accentuer la répression contre l'opposition qui conteste avec force son pouvoir depuis les législatives de décembre dernier.

 

Un projet de loi actuellement examiné par le Parlement prévoit jusqu'à trois ans de prison pour offense contre les sentiments religieux.

 

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, s'était prononcé le mois dernier en faveur de la libération des trois Pussy Riot.

 

Selon les résultats d'un récent sondage officiel, plus d'un Russe sur deux serait critique envers l'action des Pussy Riot et considère leur condamnation justifiée, tandis que moins d'un tiers des personnes interrogées pensent le contraire.

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 17:48

 

LES RAISONS DE L ASSASSINAT DE KADHAFI

 

Il y a toute une campagne de presse depuis plusieurs jours selon laquelle le responsable de l’assassinat de Kadhafi serait un agent des services secrets français.

Je n’ai bien évidemment aucune information particulière relative à l’identité et à la nationalité de l’assassin, si on admet l’existence d’un assassin unique.

Cette campagne de presse me semble par contre d’une confondante naïveté pour deux raisons.

Premièrement, la dernière guerre de Libye pendant deux mois entre le 20 août 2011 et le 20 octobre 2011, entre la chute de Tripoli et l’assassinat de Kadhafi, était une guerre de destruction de Syrte, de la plus riche ville de Libye. La seule raison de cette dernière guerre était la présence de Kadhafi à Syrte.

Pendant deux mois l’année dernière, les médias mainstream internationaux nous racontaient une histoire extraordinaire selon laquelle ils ne savaient ou était Kadhafi. C’était un secret de polichinelle.

La destruction d’une ville entière dans le but de la localisation d’une seule personne est d’ailleurs une très mauvaise performance du renseignement militaire.

Deuxièmement, on nous raconte aujourd’hui une autre histoire selon laquelle l’assassinat de Kadhafi par un agent français serait une conséquence des relations entre Sarkozy et Kadhafi, une conséquence de la participation financière de Kadhafi à la campagne électorale de Sarkozy pour les élections présidentielles françaises de 2007. Le but de cet assassinat serait l’élimination du principal témoin de cette participation financière. C’est un autre secret de polichinelle.

Il y a encore de nombreux autres témoins de cette participation financière, les principaux responsables du régime de Kadhafi dont certains sont aujourd’hui en prison en Libye.

Ils sont bien évidemment tous en danger de mort pour la même raison mais l’élimination de tous ces témoins ou bien le respect par tous ces témoins de la omerta relative à cette question sera difficile.

Bernard Fischer

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 18:44

 

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2012/09/28/l-ombre-portee-du-drame-bosniaque_1767488_3210.html  

  

L’ombre portée du drame bosniaque  

 

Par Nathalie Nougayrède  

 

Et si l’histoire se répétait ? « Sur la Syrie, on en est là où je me trouvais en 1993 et en 1994 avec la Bosnie. Cela nous a pris deux ans ». Ce commentaire saisissant de l’ancien président américain Bill Clinton date du mois de juin. Parallèlement, William Hague, le chef du Foreign Office, faisait le même constat : la Syrie « ressemble à la Bosnie des années 1990 ».  

 

Chaque crise est différente, les époques aussi. Pourtant, lorsque des responsables occidentaux, des observateurs, des acteurs ou témoins directs du drame dans les Balkans se remémorent ces événements, la comparaison avec la Syrie vient assez rapidement.    

 

"Après trente ans de travail sur des zones de conflit, nous déclare un ancien conseiller de la force de l'ONU en Bosnie, je dois constater que la Syrie est le dossier qui affiche le plus de similitudes avec la Bosnie : une guerre civile avec de fortes composantes ethnico-religieuses, un environnement régional où des pays "voisins" agissent comme parrains des parties au conflit, et un troisième cercle, celui des grandes puissances, incapables de s'entendre."  

 

Un autre expert des deux dossiers, l'actuel émissaire suisse au Moyen-Orient, Jean-Daniel Ruch, qui a travaillé pour la justice internationale dans les Balkans, évoque comme points communs "une impasse politique, une escalade de la violence, une diplomatie impuissante, une opinion internationale choquée souhaitant que quelque chose soit fait pour mettre fin aux massacres des civils".

 

En Bosnie, la guerre civile a duré de 1992 à 1995. La communauté internationale a paru longtemps hésitante et impuissante. Il fallut attendre cent mille morts et le crime de génocide, à Srebrenica, pour que les occidentaux décident de mettre fin au bain de sang.

 

Des frappes aériennes ciblées de l’OTAN sur les positions serbes, couplées avec une aide en sous main aux forces bosno croates, ont contraint Slobodan Milosevic à la négociation.

 

Elle a abouti aux accords de Dayton, en novembre 1995, qui ont sanctuarisé un partage du pays selon des lignes communautaires.

 

Aujourd'hui, le pilonnage aérien sur Alep et d'autres villes syriennes fait penser à Sarajevo. Les opérations de ratissage et d'épuration ethniques conduites en Syrie par les chabbiha (milices pro-Assad) rappellent cruellement celles de la soldatesque de Ratko Mladic et Radovan Karadzic.

 

Une similitude d'ordre historique apparaît aussi : ces deux crises surviennent chacune dans un contexte international chamboulé. Les bouleversements géopolitiques induits par la chute du communisme à l'Est composent la toile de fond de la guerre en Bosnie. Ce conflit découle de l'effondrement idéologique de la Yougoslavie. Il est le théâtre de la folie meurtrière née du concept de "Grande Serbie", exalté par l'homme fort de Belgrade, Slobodan Milosevic.

 

Le drame de la Syrie se produit dans un contexte de transformations historiques : un printemps de libération des peuples arabes en révolte contre les pouvoirs. A Damas, c'est le crépuscule d'un système clanique, celui des Assad, qui repose sur une coalition de minorités. Il lutte contre sa disparition par un déferlement de violence.

  

L'affrontement en Bosnie était religieux (Serbes orthodoxes contre Croates catholiques et Bosniaques musulmans) et nationaliste (Serbes contre Bosniaques et Croates, Sarajevo étant martyrisée parce qu'elle portait l'étendard de la multiethnicité). En Syrie, le soulèvement anti-Assad est né au sein de la majorité sunnite, tandis que la minorité alaouite est assimilée au pouvoir (tous les alaouites ne sont pas pro-Assad). Ce n'est pas à proprement parler une guerre confessionnelle, même si cette pente existe. L'affrontement se joue principalement entre un peuple en révolte et un régime prêt à recourir aux dernières extrémités pour se maintenir en place. Pendant des mois, en 2011, les contestations de rue étaient pacifiques. La guerre a d'abord été le choix du pouvoir.

   

Le spectacle d'une longue inaction de la communauté internationale est un autre élément commun aux deux dossiers. La paralysie et la division des puissances sont la conséquence du positionnement russe face aux Occidentaux : soutien de Moscou au pouvoir syrien aujourd'hui, soutien de Moscou aux Serbes hier. Pourtant, c'est la posture, en retrait, de Barack Obama qui apparaît comme l'élément le plus déterminant. Comme l'était, en 1993 et 1994, l'attentisme de Bill Clinton face à la Bosnie. Il a hésité pendant près de trois ans avant de se résoudre à une intervention.

   

La Syrie n'a pas été la priorité de Barack Obama. En campagne électorale, il ne veut pas de nouvelle guerre américaine dans le monde musulman. Ce qui prime, c'est de prévenir tout dérapage dans le dossier nucléaire iranien, où la coopération de Moscou est par ailleurs recherchée. Dans les années 1992-1994, les Etats Unis de George Bush père, puis de Bill Clinton, ne voient pas d'intérêt stratégique à se mêler de l'affaire bosniaque. Les Balkans sont à leurs yeux le dossier des Européens. James Baker, le secrétaire d'Etat de George Bush, a cette formule devenue célèbre : "We don't have a dog in that fight" ("Nous n'avons aucun intérêt à défendre dans ce conflit"). Warren Christopher, son successeur, renchérit : "Bosnia is a problem from Hell". 

   

La Syrie, un "problème infernal" ? Les Etats Unis semblent, pour l'essentiel, déléguer la crise à leurs partenaires régionaux, à savoir la Turquie et certains pays arabes. On cherche à contenir le risque de contagion. Mais cette valorisation des acteurs régionaux, dont l'action est confuse, contribue à amplifier l'effet de "guerre par procuration" dans le grand clash stratégico-confessionnel : sunnites contre chiites, Arabie saoudite contre Iran.

   

Sur la Bosnie comme sur la Syrie, les Européens s'illustrent par leur impuissance à agir seuls. Et par leurs divisions, plus ou moins visibles. Dans les années 1991-1994, les Croates ont l'appui de l'Allemagne. Les Serbes, eux, bénéficient d'une forte indulgence de François Mitterrand.

 

Appels français peu suivis d’effets

 

La France de François Hollande, autant que celle de Nicolas Sarkozy, est en pointe en Europe pour dénoncer les agissements du régime Assad. Mais ses solos restent des solos.

 

L'annonce faite par François Hollande, le 27 août, d'une "reconnaissance" d'un futur "gouvernement de transition" à Damas et son récent appel à l'ONU en faveur d'une protection pour les "zones libérées" en Syrie ont eu peu d'effet d'entraînement jusqu'à présent. Les Britanniques comme les Américains ont jugé ces initiatives prématurées. Paris semble avoir étudié l'idée, pendant plusieurs semaines, de s'appuyer sur les "zones libérées" à l'intérieur de la Syrie pour conférer une légitimité à une politique d'ingérence. L'autorité de Damas ne s'exerçant plus sur ces régions, la souveraineté de l'Etat syrien ne serait pas enfreinte.

 

La récente tournée du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, en Jordanie et au Liban a cependant signalé l'abandon de cette option : ni livraisons d'armes ni "zones tampons" protégées. On s'en tient aux équipements "non létaux" distribués à des groupes d'opposants armés que les services français tentent de trier sur le volet, une démarche conforme à ce que font les Américains. Le reste de l'aide concrète est dans le registre de l'humanitaire et du soutien à la société civile. A leurs interlocuteurs français, les chefs de katibas (unités de combattants) anti-Assad répètent que le refus occidental de leur fournir des armes antiaériennes ne fait que pousser la rébellion vers d'autres sources d'approvisionnement : le marché noir, où les islamistes financés par le Golfe auraient la haute main...

 

On retrouve là certains échos du débat qui avait cours à l'époque de la Bosnie : faut-il livrer des armes, violer l'embargo (onusien en Bosnie, européen en Syrie) ?

 

L'administration Clinton était favorable à un approvisionnement des Bosniaques. Paris et Londres étaient contre. Aujourd'hui, la politique des Occidentaux sur la Syrie est de ne pas adopter de posture de belligérant, même si cela paraît en décalage avec leurs appels au départ d'Assad, lancés depuis août 2011. La crainte est vive de voir des armes sol-air sophistiquées tomber un jour entre les mains de groupes radicaux, terroristes ou hostiles aux intérêts occidentaux. Israël a envoyé des messages catégoriques sur ce point, obsédé par le stock d'armement du Hezbollah.

 

Selon une source proche des milieux saoudiens, Washington a mis un veto à toute livraison d'armes antiaériennes performantes à la rébellion syrienne par des pays du Golfe. Vrai ou faux ? Si c'est vrai, quelles en seraient les conséquences pour une rébellion que l'on prétend soutenir ? "Les Américains ont mis quinze ans à retrouver tous les missiles Stinger qu'ils avaient envoyés aux moudjahidin d'Afghanistan", rappelle un expert des questions de défense à Paris. En Bosnie, le problème du "contrôle des airs" ne se posait pas. Milosevic n'employait pas l'aviation car une zone d'exclusion aérienne avait été imposée en 1993, ce qui n'est pas le cas en Syrie. 

 

Depuis 2011, la diplomatie internationale a repris à propos de la Syrie une série de figures imposées, déjà observées pour la Bosnie. Elles se déclinent en conférences, sommets, tentatives de médiations, scénarios hypothétiques de règlement. Sans lendemain. Hier, les émissaires étaient Lord Carrington, Lord Owen, Cyrus Vance ; aujourd'hui, Kofi Annan et Lakhdar Brahimi. La formule "groupe de contact" se retrouve sur les deux crises. De même que la formule des "observateurs internationaux" (casques bleus en Bosnie, missions de la  Ligue arabe et de l’ONU en Syrie). Impuissants, ces observateurs sont cantonnés dans un rôle de spectateurs de la dévastation et des crimes. Le problème de leur sécurité en fait des otages potentiels. 

 

Alors, on s'en remet à l'humanitaire, indispensable volet. Qui a en outre l'avantage de fournir des images plus positives aux téléspectateurs. Comme à Sarajevo autrefois, l'assistance acheminée vers les Syriens allège des souffrances, mais ne règle en rien le fond du problème. La violence continue de s'abattre sur les civils. On compte trente mille morts à ce jour.

 

Comment la donne a-t-elle changé en Bosnie ? Le "facteur CNN" a sans doute été décisif. L'impact de la couverture médiatique de la Syrie est d'ailleurs, aujourd'hui, suivi de très près par les décideurs occidentaux, sur fond de "fatigue des guerres" ressentie par les opinions. En 1995, le choc créé par le massacre de huit mille hommes et adolescents bosniaques à Srebrenica a été un tournant majeur. La passivité face à l'horreur, au coeur de l'Europe, est alors devenue intolérable pour tous. Le rôle des personnalités politiques ne doit pas être négligé. Après l'arrivée au pouvoir de Jacques Chirac, un puissant duo franco-américain se forme avec Bill Clinton. Les deux dirigeants s'entendent pour que l'OTAN montre ses muscles.

 

Afin que la pression militaire sur les Serbes soit crédible et décisive, les Occidentaux décident, en juillet 1995, que le feu vert de l'ONU ne sera pas nécessaire pour déclencher des frappes massives. L'obstacle russe à l'ONU est contourné. Quatre ans plus tard, Américains et Européens iront encore plus loin en intervenant au Kosovo sans mandat explicite délivré par le Conseil de sécurité. L'épuisement de la carte diplomatique et la volonté d'en finir avec Slobodan Milosevic agissent comme un accélérateur majeur.

 

François Hollande répète que rien ne peut être entrepris en Syrie sans résolution de l'ONU - ce que n'ont dit ni les Etats-Unis ni les Britanniques. Le président français enterre ainsi la "doctrine Kosovo", regrettent certains diplomates. Et raye la logique de Jacques Chirac en 1999 selon laquelle "le scandale humanitaire efface le scandale juridique". La seule "ligne rouge " fixée par les Occidentaux à Bachar al Assad concerne l'emploi d'armes chimiques. Il y a là un paradoxe qui peut susciter des accusations de cynisme : les Occidentaux semblent plus préoccupés par le problème de la prolifération des armes de destruction massive que par la protection des civils.

 

En 1995, le dénouement est arrivé en Bosnie avec l'inversion du rapport de forces sur le terrain. Les Serbes ont fini par céder parce qu'ils étaient pris dans la double tenaille des frappes de l'OTAN et de la reconquête menée sur le terrain par les forces croates. Celles-ci ont été équipées et entraînées par une société privée militaire américaine. "Nous savions que la diplomatie ne pouvait pas réussir tant que les Serbes n'auraient pas subi des pertes importantes sur le terrain", racontera Bill Clinton dans ses Mémoires. En novembre 1995, les accords de Dayton entérinent les lignes de front en Bosnie. Une paix imparfaite, aux lourdes séquelles aujourd'hui, mais les armes se sont tues.

 

Les ingrédients du dénouement bosniaque ne sont pas réunis à l'heure actuelle en Syrie. Les Occidentaux sont convaincus que Bachar Al-Assad finira par tomber, à plus ou moins longue échéance. Mais avec le temps, le pourrissement de la situation rendra de plus en plus difficile l'endiguement d'une crise qui menace de déborder dans un Moyen-Orient explosif. Des Etats arabes poussent à faire plus, mais peinent à s'accorder entre eux.

  

En Occident, la perception du facteur islamiste refroidit les enthousiasmes et fait oublier un peu vite la formidable résistance civile à l'oeuvre en Syrie au niveau local. Aucun dirigeant occidental n'a cherché à prendre un leadership sur ce dossier. C'est au contraire Vladimir Poutine, ardemment opposé à une politique de changement de régime imposée de l'extérieur, qui campe une figure dominatrice.  

 

Les Balkans furent peut-être une parenthèse. Un cas très spécifique où l'ingérence pouvait s'exercer hors des clous de la légalité internationale stricte car, après tout, les Européens intervenaient "chez eux", en Europe, et non pas dans d'anciens protectorats ou colonies.  

  

Mais la leçon de la Bosnie, à vingt années de distance, est aussi que le moment finit par arriver où il faut répondre aux appels à l'aide. On s'aperçoit alors que le temps perdu fut un gâchis, que les belligérants les plus actifs, les plus extrémistes, ont pris le dessus, et que, pour la population civile, il est tout simplement trop tard. Des dizaines de milliers de morts trop tard.    

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:54

 

Jean Luc Mélenchon mène la fronde contre le traité européen

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a dénoncé dimanche le traité budgétaire européen et la politique d'austérité au sein d'une manifestation parisienne à l'appel d'une soixantaine d'organisations, dont le Front de gauche.

 

Le cortège de plusieurs milliers de personnes s'est élancé de la place de la Nation vers 14 heures pour rallier la place d'Italie.

 

Les organisateurs ont fait état de quarante mille manifestants. La préfecture de police de Paris a indiqué pour sa part ne pas avoir mis en place de dispositif de comptage parce que l'appel à manifester avait été lancé par un parti politique.

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle du printemps, a estimé que ce défilé était un appel lancé à François Hollande pour lui signifier l'opposition d'une partie de la gauche au traité européen.

 

"Ce qui se passe là va le faire réfléchir parce que je crois qu'il ne croyait pas que cette capacité existait dans le pays d'une manifestation à caractère social et politique. Vous avez des associations, des syndicats et des partis politiques qui sont représentés ici", a-t-il dit.

 

"Pour lui, le traité, c'était une formalité, c'était réglé. Et maintenant, il va prendre conscience du fait que non, qu'en France comme dans le reste de l'Europe, il y a une opposition structurée à ce traité et aux politiques d'austérité", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

 

"En Europe et en France, combattons la finance", ou encore "Non à l'austérité en Europe", pouvait-on lire sur les banderoles.

 

LE TEXTE MARDI À L'ASSEMBLÉE

 

"Le traité va considérablement aggraver la situation au sein de l'Union européenne et en France", a dit à Reuters l'un des manifestants, Pierre Khalfa.

 

"Les politiques d'austérité en Europe entraînent la récession. Nous devons engager aujourd'hui un long processus contre ces politiques qui conduisent notre pays dans le mur", a-t-il ajouté.

 

Les députés français commenceront mardi l'examen du projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (TSCG).

 

Le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), qui rassemble notamment les députés du Front de gauche, mais aussi les élus écologistes et quelques députés socialistes sont hostiles à la ratification du texte.

 

Mais l'immense majorité du groupe PS ainsi que les élus radicaux de gauche y sont favorables, de même que le groupe centriste et une large majorité du groupe UMP.

 

Les députés se prononceront par un vote solennel le 9 octobre sur ce texte que le Sénat examinera à son tour vers le 20 octobre.

 

Adopté en mars par vingt cinq des vingt sept membres de l'UE, le TSCG renforce les dispositions destinées à faire appliquer la discipline budgétaire. Il oblige notamment ses signataires à plafonner leur déficit structurel à 0,5% du PIB sous peine de sanctions.

 

Toujours en vertu de ce traité, un Etat en déficit excessif devra fournir un plan de réformes structurelles soumis à l'approbation du Conseil européen.

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:33

 

Une grande partie des souks d’Alep serait réduite en cendres

 

BEYROUTH (Reuters) - Une grande partie des souks couverts d'Alep, les plus grands au monde et classé au patrimoine mondial de l'Unesco, est partie en fumée dans les combats qui ont opposé ce week-end les forces gouvernementales aux rebelles pour le contrôle de la ville.

 

Le vieux marché, dont l'histoire remonte au quatorzième siècle, avait réussi à échapper aux précédentes attaques, mais ses échoppes ont pris feu samedi matin lors de combats, quoique dans des circonstances encore non élucidées.

 

Les flammes se sont propagées rapidement, en partie parce que de nombreuses échoppes, serrées contre les voûtes du vieux souk, renferment de précieuses étoffes.

 

Au moins mille cinq cent boutiques ont pris feu et continuent encore de brûler, ont rapporté des activistes.

 

"Il n'y a pas que le souk qui brûle, mon coeur aussi brûle", a confié Hashem, un opposant au gouvernement qui a appris l'art de la joaillerie dans le vieux marché, avant le début du soulèvement.

 

La vieille ville d'Alep fait partie des lieux classés au patrimoine mondial de l'UNESCO et aujourd'hui en danger.

 

Selon l'agence onusienne, cinq des six sites syriens classés au patrimoine mondial, parmi lesquels figurent les ruines de Palmyre, le Krach des chevaliers et plusieurs quartiers du vieux Damas, ont été endommagés par les affrontements.

 

Les circonstances de l'incendie du vieux souk de Damas n'ont pas encore été élucidées.

 

Les activistes de l'opposition accusent les forces gouvernementales d'avoir utilisé des balles incendiaires pour attaquer les rebelles qui avaient pris position dans le marché après avoir lancé une nouvelle offensive contre la ville jeudi.

 

TREIZE KILOMETRES DE LONG

 

"Les combattants (rebelles) ont tenté d'éteindre le feu mais ils ont échoué à cause des tirs de tireurs embusqués", a déclaré un activiste. "Le feu fait toujours rage et au moins mille cinq cent échoppes sont maintenant parties en fumée."

 

Le vieux marché d'Alep, qui regroupe un réseau d'allées cintrées en pierres pavées et de façades sculptées dans du bois, était l'une des principales attractions touristiques de la ville, après avoir longtemps été un important centre de commerce sur la "route de la soie" venant de Chine.

 

Mises bout à bout, les nombreuses ruelles du vieux souk d'Alep atteignent treize kilomètres de longueur, ce qui en fait le plus grand marché couvert au monde.

 

Les activistes ont dit être en train d'évaluer l'étendue des dégâts, alors que les réparations sont déjà estimées à plusieurs millions de dollars.

 

Certains membres de l'opposition ont exprimé en privé leur colère envers leurs propres combattants, leur reprochant d'avoir pris position dans la vieille ville.

 

"Nous savons tous que c'est un régime criminel et qu'il fera n'importe quoi", a déclaré un activiste sous couvert d'anonymat. "C'est pourquoi les combattants n'avaient rien à faire dans le souk. Pourquoi sont-ils allés là-bas ?"

 

D'autres ont en revanche défendu leur comportement.

 

"Le feu a pris jusqu'à la mosquée des Omeyyades, les combattants ont réussi à le maîtriser", a dit Yasser, un autre activiste. "A ceux qui demandent pourquoi ils se trouvaient dans la vieille ville, nous répondons que nous sommes seulement entrés pour la libérer."

 

"PEUPLE MASSACRE"

 

Les rebelles ont par ailleurs rapporté avoir participé à de violents affrontements dimanche à Alep, et avoir attaqué la base aérienne militaire de Neirab. Ils ont fait état de combats à Radoub, dans l'est de la ville.

 

Des combats ont aussi été signalés par l'opposition dimanche dans la banlieue de Damas et au moins huit corps ont été retrouvés dans le quartier nord de Barzeh. Des affrontements ont aussi éclaté dans certains quartiers de Homs.

 

La télévision d'Etat a déclaré qu'une attaque suicide avait tué au moins quatre personnes dans la ville de Kamichi, dans le nord du pays. L'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG basée à Londres et proche de l'opposition, a dit qu'au moins huit membres des forces de sécurité avaient été tués dans l'explosion qui visait un poste de police.

 

Sur le front diplomatique, le président égyptien Mohamed Morsi s'est dit partisan d'une solution diplomatique facilitée par la Ligue arabe, les Nations unies et certains autres pays, alors qu'il s'exprimait lors du congrès de l'AKP, le parti au pouvoir en Turquie, à Ankara.

 

Il a déclaré que le peuple syrien était "massacré et tué jour et nuit" et qu'il soutenait totalement son combat pour renverser Bachar al Assad.

 

"Ce régime oppresseur verse le sang de la population et le peuple syrien doit gagner sa pleine liberté", a-t-il dit.

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 17:42

 

Manifestation de salariés de l’automobile au Mondial à Paris

 

PARIS (Reuters) - Des salariés de l'usine PSA d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) et du site Ford de Blanquefort (Gironde) ont manifesté samedi au Mondial de l'automobile à Paris pour la défense de leurs emplois, montrant une certaine hostilité au gouvernement de gauche.

 

Quelques dizaines de syndicalistes d'Aulnay ont brandi des cartons rouges destinés au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qu'ils ont baptisé le "ministre improductif". Il n'y a pas eu d'incident.

 

Arnaud Montebourg, dont la présence avait été annoncée, n'est pas venu mais a dit sur son compte Twitter qu'il se rendrait au Mondial samedi prochain. "Je veux rencontrer les salariés de PSA que j'ai déjà vus à trois reprises et qui défendent légitimement leurs emplois", écrit-il.

 

Un recours en référé contre le plan de PSA qui prévoit notamment la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois d'ici 2014 et la suppression de huit mille emplois a été rejeté par le tribunal de Paris mardi dernier.

 

Le gouvernement a d'abord jugé ce plan inacceptable, mais un rapport officiel l'a globalement validé.

 

François Hollande a promis la semaine dernière à une délégation de salariés de l'usine PSA d'Aulnay la tenue rapide d'une négociation tripartite sur l'avenir de leur site et de celui de Rennes, mais sans aller jusqu'à demander la suspension de la restructuration.

 

Plusieurs centaines de salariés de Ford, conduits notamment par l'ancien candidat d'extrême-gauche à la présidentielle Philippe Poutou, ont également investi les allées du salon et ont déployé des banderoles "sauvons les emplois" sur les voitures de la marque.

 

Les salariés de l'usine de Blanquefort craignent que la promesse de la direction de sauver mille emplois ne soit pas tenue, dans le contexte de suppressions de postes en Europe dans le groupe.

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 17:31

 

Le parti communiste chinois affiche son unité après l’expulsion de Bo Xilai

 

PEKIN (Reuters) - La direction du Parti communiste chinois a affiché son unité samedi au lendemain de l'expulsion de Bo Xilai et de sa mise en accusation pour de multiples délits, qui provoquent un tollé du côté de ses partisans.

Le Premier ministre Wen Jiabao et les huit autres membres du comité permanent du bureau politique du PCC, le coeur du pouvoir en Chine, se sont montrés dans la vaste enceinte du parlement pour une réception, apparaissant pour la première fois en public depuis l'annonce des poursuites pénales contre Bo.

 

Le chef du gouvernement n'a fait aucune allusion à l'affaire qui secoue le parti depuis des mois. "Les yeux tournés vers l'avenir, nous sommes pleins de confiance", a-t-il dit devant des centaines de diplomates, responsables et autres invités.

 

Bo a été expulsé du Parti communiste qui l'accuse "de graves erreurs" dans le dossier du meurtre de l'homme d'affaires britannique Neil Heywood par son épouse Gu Xailai en novembre 2011, ainsi que d'abus de pouvoir, de corruption massive et de "relations sexuelles déplacées avec de nombreuses femmes".

 

Il a également perdu samedi son statut de délégué au parlement.

 

Par cette mise en accusation, les autorités veulent apparemment sceller le sort de cet ambitieux dirigeant tombé en disgrâce avant l'ouverture du dix huitième congrès du PCC le 8 novembre, qui consacrera le renouvellement du comité permanent du bureau politique.

 

Pour les médias officiels, les ennuis de Bo Xilai témoignent de la fermeté du parti face à la corruption.

 

"Quelle que soit l'importance de sa position, quelle que soit son influence, quiconque viole la discipline du parti et les lois de l'Etat sera sévèrement poursuivi et sanctionné", commente l'agence Chine nouvelle.

 

"En tant que haut responsable du parti, Bo Xilai aurait dû être un modèle d'obéissance à la discipline du parti. Au lieu de cela, il a monopolisé le pouvoir et s'est comporté de manière téméraire", ajoute-t-elle.

 

"SOUDAIN TRANSFORMÉ EN DÉMON"

 

Le PCC pourrait cependant avoir du mal à convaincre les sceptiques qu'il vient seulement de découvrir les multiples délits dont il accuse son ancien membre du bureau politique et chef du parti dans la mégalopole de Chongqing.

 

Le scandale Bo Xilai, qui a éclaté en février dernier quand son bras droit Wang Lijun a cherché à demander asile au consulat des Etats-Unis, a mis au grand jour les dissensions internes au Parti communiste, dont certains éléments sont de fervents partisans de Bo et de sa politique néo-maoïste.

 

"La nuit dernière, l'un des principaux membres de la direction du parti au pouvoir a soudain été transformé en démon", relève un commentaire lu sur "Chine rouge", un site internet de l'aile gauche du PCC, où pullulent les textes en faveur de Bo Xilai.

 

Ce "petit prince", fils d'un responsable du PCC sous Mao, avait fait de Chongqing, une ville de trente millions d'habitants où il est arrivé en 2007, une vitrine de sa politique de croissance et de lutte contre la corruption, et un tremplin pour ses ambitions politiques.

 

"Il a gagné le soutien des laissés-pour-compte de la société et des intellectuels radicaux, et peut-être même de certains éléments au sein du parti et de l'armée", estime Lai Hongyi, qui enseigne la Chine contemporaine à l'université de Nottingham en Grande-Bretagne.

 

"Il ne s'agit pas d'une poignée de gens mais d'un segment de l'ensemble de la société et de l'élite au pouvoir."

 

Les accusations portées contre Bo devraient selon toutes probabilités le conduire en prison, à l'issue d'un procès qui pourrait s'ouvrir avant le congrès du Parti.

 

Sa femme, Gu Kailai, et son ex-bras droit l'ancien chef de la police de Chongqing Wang Lijun ont été respectivement condamnés à la peine de mort avec sursis, ce qui revient à la détention à perpétuité, et à quinze ans de prison dans l'affaire du meurtre de Neil Heywood.

 

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