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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:42

 

Syriens, arabes ou musulmans, nous sommes une seule nation unie contre la tyrannie

 

Depuis quelques semaines voire quelques mois, les médias du régime mafieux sanguinaire en Syrie et d'autres médias étrangers ne cessent de nous rabâcher les oreilles en criant au scandale contre ces combattants arabes ou musulmans qui se battent aux côtés des combattants syriens contre la tyrannie de la mafia Assad, et qu'on nomme des "jihadistes". Du côté du régime on nous dit que leur nombre s'élève à cinq mille combattants et du côté de l'ASL on estime leur nombre à mille.

 

Je dis, qu'ils soient mille ou cinq mille, ils sont les bienvenus en Syrie. Nous, les syriens, nous nous vantons qu'Izzeddine al-Qassam qui a mené une révolution en 1935 en Palestine fut syrien arabe musulman, que Jol Jammal qui a affronté un navire de guerre français lors de l'agression tripartite contre l'Egypte en 1956 fut syrien arabe chrétien, et que Suleiman al-Halabi qui a tué le Général français Kléber en Egypte en 1800 fut syrien kurde musulman. Le régime lui-même avait d'ailleurs encouragé la formation des groupes de jeunes syriens pour aller se battre en Irak contre les Américains pour les utiliser comme moyen de pression. Sans oublier que des forces étrangères criminelles sont déjà en Syrie pour aider ce régime et sa machinerie de guerre contre le peuple.

 

Aujourd'hui on ne va pas dire à nos frères arabes ou musulmans qu'ils sont des intrus chez nous. Il faut bien les recevoir et les faire comprendre qu'ils sont les bienvenus tant qu'ils se battent pour aider les syriens à se libérer de ce tyran mafieux sans plus.

 

Il ne fait surtout pas qu'on laisse au régime et aux profiteurs l'occasion de semer la zizanie entre les groupes combattants afin de les pousser à se battre entre eux. Syriens, arabes ou musulmans, nous sommes une seule nation unie contre toute tyrannie.

 

N'oublions pas que les français se sont organisés en Résistance pour se libérer du régime de Vichy soutenu par les Nazis mais qu'ils n'ont pu le faire sans le soutien des Alliés et leur débarquement en Normandie.

 

Iyad Abbara

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:19

 

  

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article130276

 

Grève générale en Pays Basque Sud

 

Mardi 25 Septembre 2012

 

Par Giuliano CAVATERRA

 

Demain, à l’appel de plusieurs dizaines d’organisations syndicales et de mouvements sociaux, aura lieu une grève générale en Pays Basque Sud

 

Cette grève générale a été convoquée pour protester contre les coupes budgétaires dans les services publics, les mesures d’austérité et les politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements pour faire face à la crise.

 

Les syndicats basques ELA, LAB, ESK et STEE EILAS, avec les agriculteurs d’EHNE et les routiers de HIRU, les syndicats anarchistes CNT et CGT et des dizaines de mouvements sociaux (collectifs de jeunes, de femmes, d’immigrés, etc.), ne veulent pas des mesures d’austérité en Pays Basque. Ils accusent le gouvernement de Madrid de vouloir imposer des sacrifices aux travailleurs sans toucher au capital.

 

Mais ils s’en prennent aussi aux gouvernements d’Iruñea et de Gasteiz, accusés d’être "collaborateurs nécessaires" de ces politiques d’austérité. Ils rappellent que tant dans la Communauté autonome basque qu’en Navarre, les exécutifs locaux ont annoncé qu’ils appliqueraient la plupart des mesures imposées par le gouvernement Rajoy (dont la hausse de la TVA) et qu’ils ont eux aussi édicté des mesures d’austérité.

 

Cette grève générale sera la cinquième ayant lieu en Pays Basque Sud depuis 2009, la plus suivie ayant été celle du 29 mars dernier. Lancé par les syndicats basques, le mot d’ordre de grève avait été finalement également repris par les deux grandes centrales espagnoles, l’UGT et les CCOO.

 

Cette fois, la grève n’aura lieu qu’en Pays Basque, mais ni l’UGT ni les CCOO n’y participeront, accusant les syndicats basques d’avoir des objectifs plus politiques que sociaux.

   

Cette absence ne devrait pas altérer une mobilisation massive en Gipuzkoa et Bizkaia. En revanche, la participation risque d’être moindre en Nafarroa.

 

Soutien international

 

Samedi dernier, les organisateurs de la grève ont effectué un tour de chauffe en manifestant dans les capitales de provinces. Ils étaient notamment sept mille manifestants à Bilbo selon les organisateurs. La veille, ils annonçaient que plus de sept cent comités d’entreprises du Pays Basque avaient souscrit à la grève.

 

Les organisateurs se targuent en outre d'avoir reçu de nombreux soutiens dans l'Etat espagnol, mais aussi au niveau international. Ils ont par exemple reçu celui de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM). En outre, le syndicat grec PAME, qui a aussi lancé un appel à le grève générale en Grèce demain, a signé un communiqué commun avec LAB.

 

Dans l’Etat espagnol, des appels à la grève sont également lancés en Andalousie par le Syndicat andalou des travailleurs (SAT).

 

Hier, les représentants des organisations syndicales ont lancé lors d’une conférence de presse un ultime appel à "prendre" la rue.

 

Le secrétaire général du syndicat ELA, Txiki Muñoz, a reconnu que la population était "apeurée" du fait de la crise actuelle, mais pour lui, "on peut vaincre" la peur en étant "nombreux dans la rue" et d’ajouter que "sans peur, le pouvoir économique et le pouvoir politique ne sont rien".

 

Par ailleurs, cette grève générale touchera aussi l’entreprise qui réalise l’impression des quotidiens Gara et Berria, mais également du JPB. Pour cette raison, le Journal du Pays Basque ne sortira pas demain, mercredi 26 septembre.  

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 20:09

 

http://www.alencontre.org/laune/syrie-une-revolution-populaire.html

 

Une révolution populaire

 

Jeudi 27 Septembre 2012

 

Par le Mouvement Pour le Socialisme de Suisse

 

La révolte populaire contre le pouvoir dictatorial du clan Assad en Syrie s’inscrit dans la foulée des soulèvements populaires contre les autocrates Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte. Une date et un fait le rappellent. Ils sont oubliés. Le 31 janvier 2011, six jeunes femmes et hommes ont appelé, sur Facebook, à un rassemblement à Damas de solidarité avec le peuple égyptien. Leurs banderoles demandaient que l’armée ne tire pas sur les manifestants de la place Tahrir. Elles lançaient aussi un cri: «Oui à la liberté!» Quelque cent personnes se réunirent devant l’ambassade d’Egypte à Damas. Une équipe de TV russe a filmé cette manifestation. Quelle a été la réaction du pouvoir de Bachar el-Assad ? Arrêter, maltraiter, torturer les organisateurs et le maximum de manifestants! 

 

La dictature syrienne avait parfaitement compris que la contestation du pouvoir de Moubarak pouvait susciter le même élan en Syrie. Un des organisateurs de cette manifestation, après son arrestation, a pu entrer dans la clandestinité et sortir du pays.

 

Dans un entretien avec Sue Lloyd Roberts de la BBC (17 août 2012), il déclare: «Les Tunisiens s’étaient déjà libérés. Les Egyptiens étaient sur la voie de se libérer. Nous pensions que c’était aussi notre tour d’être libres.» Il rappelle que ses amis étaient sunnites, chrétiens et Kurdes ainsi que Druzes. Il ajoute que le régime a toujours stimulé les conflits interconfessionnels ou ethniques pour mieux assurer son pouvoir, pour coopter une base et distiller des divisions. Ce à quoi le type de guerre menée par le pouvoir peut, partiellement, aboutir.

 

En février 2011, trois manifestations pacifiques eurent lieu à Damas. Un jeune blogueur est condamné à cinq ans de prison au nom de «liens avec la CIA»! Or, le 6 février 2011, encore, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan saluait les excellentes relations économiques et la collaboration entre les deux régimes ; ce qu’avaient fait les gouvernements français ou anglais. Bachar al Assad ne dérangeait pas, au contraire, les puissances impérialistes et Israël.

 

Le clan Assad ne s’était-il pas engagé, dès 1991, dans la coalition américano-saoudienne pour mener leur guerre du pétrole en Irak contre la dictature de Saddam Hussein ? Le 26 mars 2011, le secrétaire de l’ONU, Ban Ki-moon, demandait à Assad plus de «retenue» dans le «maintien de l’ordre». L’hypocrisie institutionnelle des «délégations d’observateurs» de la Ligue arabe, puis de l’ONU, traduit la volonté des puissances dominantes de trouver une solution de changement dans la continuité.

 

Comme a tenté de le faire, le 22 septembre 2012, la réunion à Damas (autorisée par le gouvernement!) d’une opposition voulant négocier le départ d’Assad combiné avec le maintien de l’essentiel des structures du régime, comme au Yémen. De quoi cultiver les illusions et laisser faire Assad.

 

En mars 2011, la dynamique d’un soulèvement populaire apparaît à Deraa dans le sud du pays. Suite à diverses manifestations, cinquante cinq personnes ont déjà été tuées en date du 18 mars 2011 par les «forces de sécurité». L’exemple d’un enfant torturé à mort devient le symbole des méthodes systématiques qu’utilisera – de manière croissante et encore plus terrifiante – cette tyrannie. Elle ne conçoit pas autrement la défense de ses privilèges et de ceux des «élites» économiques et politiques qu’elle nourrit. Le 27 mars 2011, douze manifestants sont tués à Lattaquié. Dès le 30 mars 2011 – il y a donc dix huit mois – Bachar el-Assad affirme, dans un discours, que les multiples manifestations, dans de plus en plus de villes, étaient le fruit «d’une conspiration étrangère». Un refrain qui a sans cesse été repris par des dictatures – aveuglées par leur sentiment de «toute-puissance» – qui font face à un soulèvement populaire.

 

Or à Deraa comme à Deir ez-Zor ou encore dans la périphérie de Damas, la population subissait, depuis des années, le triple joug : d’une crise sociale, d’une inégalité croissante mêlée à une vaste corruption et d’un pouvoir policier et répressif omniprésent. «L’ouverture économique» (infitah), placée sous les auspices de la Banque mondiale et du FMI, a abouti à une concentration de la richesse (terre, importation, finances, tourisme, pétrole, etc.) entre les mains du clan Assad – incrusté dans l’Etat et son appareil répressif gigantesque – et entre celles d’une couche de «nouveaux riches». Rami Maklouf et sa famille, cousin germain de Bachar el-Assad, symbolise la concentration de cette richesse : cinq pour cent des «élites» accaparent cinquante pour cent du revenu national.

 

La paupérisation des couches paysannes a été brutale. Leur départ vers la périphérie des grandes villes explique l’adhésion rapide de leur population au soulèvement.

 

Quelque soixante cinq pour cent de la population a moins de trente ans. Cette couche a subi de plein fouet les coups des transformations socio-économiques: allant du chômage aux diverses formes de sous-emploi ou de brutale chute dans une paupérisation implacable. La peur allait tomber.

 

Le soulèvement populaire est donc une riposte à cette situation devenue insupportable et à l’impulsion de conquête des droits démocratiques qui se sont affirmés et s’affirment dans toute la région, malgré de nombreux obstacles. La brutalité épouvantable de la répression – torturer dans les hôpitaux, détruire des quartiers entiers en tuant des familles entières, bombarder des personnes qui attendent devant une boulangerie – a mis crûment en lumière la nature profonde du régime. Les chiffres de plus de trente mille morts, de plus de quarante mille personnes arrêtées et torturées et de dizaines de milliers de disparus, de deux millions de déplacés internes, de trois cent mille réfugiés dans les pays limitrophes arrivent mal à traduire, au-delà de leur amplitude, l’horreur de cette guerre contre la population civile.

 

Les médias internationaux mettent l’accent sur l’«affrontement militaire». Ils distordent grossièrement la réalité en mettant un signe d’égalité entre une puissante armée – utilisant tanks, hélicoptères, avions, milices criminelles (chabihas) – et des groupes locaux faiblement armés, issus de la révolte populaire. Ils gomment aussi et surtout la permanence de la mobilisation civile, sans laquelle ces groupes liés, à des degrés divers, à l’Armée syrienne libre (ASL) ne pourraient pas agir, ni exister dans une région.

 

Cet «activisme civil» trouve son expression: dans l’organisation des manifestations du vendredi (qui sont le plus souvent des funérailles); dans les actes de résistance au sein des universités; dans l’aide alimentaire et en logement aux déplacés de l’intérieur; dans l’impression de tracts et la diffusion d’informations sur la Toile; dans l’appui, malgré les ressources restreintes, aux cliniques clandestines; dans la recherche de médicaments suite à leur disparition frappant des dizaines de milliers de personnes souffrant de maladies chroniques.

 

La répression n’a fait que s’amplifier. Elle a contraint le peuple insurgé à se défendre militairement. D’où l’émergence de l’Armée syrienne libre (ASL), dont la majorité des groupes sont issus des divers Comités de résistance locaux qui ont reçu l’assistance de soldats désertant l’armée officielle. De suite, une partie des «observateurs» – reprenant le discours du régime Assad – a caractérisé des groupes de l’ASL de «forces islamistes». Qu’elles existent, cela ne fait pas de doute. Qu’elles soient encore très marginales c’est aussi un fait. De plus, le nom qu’un «bataillon» peut se donner ne peut être détaché de l’histoire et de la culture d’un pays et donc n’équivaut pas à une adhésion «islamiste». Toute l’histoire des résistances armées, dans divers continents, relève un même processus.

 

Après des mois de mobilisation pacifique, l’essor d’une résistance armée, nécessaire à la protection des civils, a multiplié la production d’«analyses» sur les «interventions extérieures». Quand un pays comme la Syrie et un régime comme celui du clan Assad sont emportés dans de tels remous – au sein d’une telle région – il est évident que des ex-alliés cherchent à réorganiser leur influence (des Etats-Unis à la France, en passant par l’Arabie saoudite) et d’autres renforcent leur soutien à la dictature pour défendre leurs intérêts propres et pas ceux du peuple syrien.

 

Une donnée est établie : les seuls intervenants étrangers directs sur le terrain sont le pouvoir théocratique d’Iran – ce que le général Mohammad Ali Jafari vient de reconnaître – avec un déploiement de forces spécialisées dans l’écrasement de soulèvements populaires avec la complicité du gouvernement Maliki en Irak (Guardian, 16 septembre 2012) et le pouvoir du despote Poutine, sans lequel hélicoptères et MIG ne pourraient infliger à la population des bombardements si meurtriers (avec la même «tactique» qu’en Tchétchénie).

 

Pour le reste, la formule de Rony Brauman, opposé à l’intervention en Libye et animateur de la Fondation de Médecins sans frontières, résume bien la position des pays occidentaux: «aussi bien à Paris qu’à Londres (sans parler de Washington qui a déjà donné sa position) on bénit le veto russo-chinois – tout en le maudissant publiquement – au Conseil de sécurité qui permet d’éviter d’avoir à se confronter à cette situation régionale», caractérisée «d’incontrôlable» (Politis, 13 septembre 2012). Effectivement, rien n’est fait pour que les groupes de l’ASL puissent combattre hélicoptères et avions.

 

La Turquie a changé de bord. Elle aide, de manière mesurée, des secteurs de la résistance et vient d’ailleurs de fermer ses frontières. Les «anti-impérialistes» qui dénoncent cette intervention turque – et s’alignent de fait sur Assad – taisent que c’est la même fondation turque (l’IHH) qui soutenait la flottille contre le blocus israélien de Gaza en 2010 qui, aujourd’hui, est la plus active auprès des réfugiés syriens!

 

Des pouvoirs réactionnaires – comme celui d’Arabie saoudite qui a aidé à écraser le soulèvement au Bahreïn ou du Qatar – financent des factions afin de contrecarrer l’influence iranienne. Une aide réduite qui véhicule le sectarisme confessionnel. Ce dernier est dénoncé par les Comité locaux et les représentants les plus autorisés de l’ASL. Ils condamnent d’ailleurs les exactions que peuvent commettre, dans cet affrontement si disproportionné, des «groupes de combattants» et prônent un strict code de conduite.

 

Face à ces interventions, le peuple insurgé de Syrie se trouve bien seul, ne pouvant compter, pour l’essentiel, que sur son courage, une meilleure coordination de ses forces, une jonction plus effective entre la résistance civile et militaire (le «commandement de l’ASL» s’est déplacé en Syrie, le 23 septembre) ainsi qu’une représentation politique étroitement liée à la résistance interne.

 

Et cela dans le but de construire une Syrie libre, démocratique, laïque et de justice sociale, reconnaissant le droit à l’autodétermination du peuple kurde, ainsi que le respect des minorités. Ce but passe par le renversement du régime Assad. Un vaste mouvement international de soutien et de solidarité avec la révolution populaire syrienne est plus nécessaire que jamais.

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 16:35

 

http://www.npa2009.org/content/etat-espagnol-25-septembre-le-sauvetage-de-la-d%C3%A9mocratie

 

http://www.esthervivas.com/francais/etat-espagnol-25s-le-sauvetage-de-la-democratie

 

Le sauvetage de la démocratie

 

Par Esther Vivas

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté le mardi 25 septembre à Madrid, à l’appel de la plateforme « Debout ! » et de la Coordination du 25 septembre, pour protester contre la séquestration de la souveraineté populaire par les banques et les « marchés ». La répression, une fois de plus, a été brutale, laissant des dizaines de blessés et de nombreuses arrestations. Dans cet article, Esther Vivas revient sur les motivations de cette mobilisation et sur les causes d’une répression policière sans cesse plus brutale.

 

« Ils l’appellent démocratie mais ça n’en est pas une » as-t-on crié de manière répétée sur les places et dans les manifestations… Et à mesure que le temps passe, ce slogan prend encore plus tout son sens. La stigmatisation et la répression contre ceux qui luttent dans la rue pour leurs droits n’ont fait que s’intensifier ces derniers temps. Au plus la crise s’aggrave, au plus s’élargit le soutien populaire envers ceux qui protestent et au plus s’accroît la répression brutale. La soif de liberté est en train d’être étouffée avec l’actuelle « démocratie ».

 

Ces derniers jours l’ont bien illustré. Le samedi 15 septembre, quand des activistes ont été détenus lors de la manifestation contre l’austérité à Madrid, quel était leur crime ? Porter une pancarte avec l’inscription : « 25 septembre : Encercle le Parlement ». Le lendemain, deux fourgons de policiers ont procédé au contrôle d’identité de dizaine de personnes dans le parc du Retiro. Motif ? Participer à une assemblée préparatoire à ladite action. Cinq jours plus tard, plusieurs de ces activistes étaient accusés de délit contre les hautes institutions de la nation et ils risquent une peine allant jusqu’à un an de prison.

 

Quels sont les objectifs de l’action « 25 septembre : Encercle le Parlement » ? Son appel l’exprime clairement : « Le 25 septembre prochain, nous encerclerons le Parlement pour le sauver d’un kidnapping qui a transformé cette institution en un organisme superflu. Un kidnapping de la souveraineté populaire mené à bien par la Troïka et les marchés financiers et exécuté avec le consentement et la collaboration de la majorité des partis politiques ». Quelle sera la forme de cette action ? Ses organisateurs l’ont dit et redit : « non violente ». Alors de quoi ont-ils peur ceux qui dictent toutes ces mesures policières ? De la violence – à partir de laquelle ils justifient leurs opérations – ou de la liberté d’expression ?

 

Comme je l’ai lu il y a quelques mois dans un centre social : « Quand ceux d’en bas se bougent, ceux d’en haut tremblent ». Telle est la vérité. La peur, même si ce n’est que de manière partielle, a commencé à changer de camp. Les mesures répressives, comme celles que nous avons citées, démontrent la peur de ceux qui exercent le pouvoir. La peur que les gens se soulèvent, s’organisent, s’expriment librement contre l’injustice. La peur d’une poignée face à la multitude.

 

Coup d’Etat ?

 

La criminalisation du « 25 septembre : Encercle le Parlement » a pratiquement commencé il y a un mois quand la déléguée du gouvernement à Madrid, Cristina Cifuentes, qualifia cette initiative de « coup d’Etat masqué ». L’ex-secrétaire d’Etat et député du PSOE José Martínez de Olmos ne fut pas en reste en comparant cette action avec le coup d’Etat de Tejero : « Occuper le Parlement à l’intérieur comme l’a fait Tejero ou dehors, comme certains veulent le faire le 25 septembre, c’est avec la même finalité : séquestrer la souveraineté ». Des paroles qui ont été répétées hier par la secrétaire générale du Parti Populaire, Dolores de Cospedal.

 

Coup d’Etat ? Les seuls putschistes ici sont les pouvoirs financiers qui renversent comme bon leur semble des gouvernements et les remplacent par des hommes de confiance. En Italie, ils ont écarté Silvio Berlusconi pour désigner Mario Monti, ex-conseiller de la banque Goldman Sachs. En Grèce, ils ont remercié Giorgios Papandréou pour lui substituer Lucas Papadémos, ex-vice président de la Banque Centrale Européenne. Et sans aller plus loin, le fringuant ministre de l’Economie espagnole, Luis de Guindos, est un ancien de la banque Lehman Brothers. Comme le disait le journaliste Robert Fisk: « Les banques et les agences de notation se sont transformées en dictateurs de l’Occident ». Et quand les « marchés » entrent par la porte, c’est la démocratie qui sort par la fenêtre.

 

Il est difficile d’estimer aujourd’hui que le Parlement « représente la volonté populaire ». Bon nombre de ministres et de députés proviennent des entreprises privées, d’autres y retournent sitôt leur carrière politique terminée. Les entreprises récompensent généreusement les services rendus. Vous souvenez-vous d’Eduardo Zaplana ? D’abord ministre du Travail, puis conseiller de Telefonica. Elena Salgado ? De vice ministre de l’Economie, elle est devenue conseillère d’Abertis. Sans parler de Rodrigo Rato, ex ministre de l’Economie, puis directeur du Fonds Monétaire International et enfin président de Bankia. Ses aventures comme patron de banque nous ont coûté cher. Sans oublier les ex premiers ministres Felipe González et José Maria Aznar, le premier étant devenu conseiller adjoint de Gas Natural et le second de Endesa, News Corporation, Barrick Gold, Doheny Global Group. Ainsi vont les choses.

 

Plus de démocratie

 

Mais la démocratie c’est, précisément, ce que revendique le mouvement des indignés, une démocratie réelle au service du peuple et incompatible avec la séquestration de la politique par le monde des affaires ou avec l’espagnolisme centraliste qui nie le droit à l’autodétermination des peuples. Paradoxalement, c’est avec l’adjectif « d’anti-démocrates » que le pouvoir qualifie les protestataires. Anti-démocrates pour « assiéger » symboliquement le Parlement catalan le 15 juin 2011, à l’occasion des débats sur le budget qui impliquaient alors les plus importantes mesures d’austérité de la démocratie catalane alors qu’elles ne figuraient dans aucun programme électoral. Anti-démocrates pour organiser des assemblées sur les places et stimuler le débat public. Anti-démocrates pour occuper des logements vides et leur donner une utilisation sociale. Anti-démocrates, en définitive, pour combattre des lois et des pratiques injustes.

 

Et quand il y a plus de démocratie dans la rue, il y a plus de répression. Des amendes d’une valeur de cent trente trois mille euros sont exigées par le ministère de l’Intérieur contre quatre cent quarante six activistes du 15 mai de Madrid ; six mille euros contre deux cent cinquante étudiants du « Printemps de Valence » ; des centaines d’euros contre des activistes en Galice, pour ne citer que quelques exemples. A côté de cela : plus d’une centaine d’arrestations en Catalogne depuis la grève générale du 29 mai ; l’ouverture du page web de délation des manifestants à la police. Et, aujourd’hui, on modifie le Code Pénal pour criminaliser les nouvelles formes de protestation.

 

L’autre visage des politiques d’austérité, c’est la politique de la peur et de la répression. Moins d’Etat social, c’est plus d’Etat pénal. La démocratie n’est pas du côté de ceux qui prétendent l’exercer, mais bien du côté de ceux qui luttent pour elle. L’histoire en est pleine d’exemples. Le 25 septembre sera l’un d’eux.

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 16:05

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/09/26/andalous-la-terre-est-a-vous_1766198_3214.html

 

« Andalous, la terre est à vous »

 

Par Sandrine Morel

 

Un virage, un petit pont qui enjambe un maigre ruisseau, et le chemin de terre grimpe sur une colline à l’herbe jaunie. Un panneau officiel du gouvernement d’Andalousie indique l’arrivée à Somonte, un « domaine expérimental destiné au travail de reconversion de l’agriculture traditionnelle à l’agriculture écologique ». Mais au dessus flotte le drapeau vert et blanc du Syndicat des Travailleurs Andalous (SAT), signe que cette terre a changé de mains. 

 

Depuis six mois, la parcelle de Somonte est "occupée" par une vingtaine de travailleurs agricoles, bien décidés à faire prospérer cette terre de quatre cent hectares laissée en jachère par le gouvernement régional. La fleur au fusil, les mains prêtes à l'ouvrage, Lola, Manuel, Paco, Maria, Eugenio et d'autres sont arrivés là, entre Séville et Cordoue, le 4 mars. Près de cinq cent personnes, membres du SAT et sympathisants, les accompagnaient, pour les aider à déblayer le terrain et surtout pour dissuader la police d'empêcher cette occupation illégale.

 

Ce n'est pas la première fois que le SAT mène une action de la sorte. Les occupations de terres agricoles, qu'elles soient publiques ou qu'elles appartiennent à la noblesse locale, sont courantes depuis une trentaine d'années en Andalousie. Mais elles sont d'ordinaire symboliques. Elles visent tantôt à dénoncer les cultures extensives peu gourmandes en main-d'oeuvre que privilégient les grands propriétaires terriens, tantôt les subventions de la politique agricole commune (PAC) versées aux latifundia, les grandes exploitations agricoles, les aides européennes étant attribuées non pas en fonction de ce qui est cultivé mais du nombre d'hectares possédés.

 

Figure de proue

 

Cette fois, c'est différent. Somonte se veut la figure de proue d'un mouvement plus ample, plus concret et plus durable, de récupération des terres. Car la crise est passée par là. Et pour ces paysans sans terre, nombreux dans la vallée du Guadalquivir, il n'est plus temps de revendiquer mais d'agir, puisque le chômage frappe trente quatre pour cent de la population active en Andalousie.

 

Le détonateur a été la mise en vente aux enchères de quinze mille hectares de terrains publics par le gouvernement andalou, dans l'espoir de récolter quelques dizaines de millions d'euros pour renflouer ses comptes, la région étant au bord de la faillite.  

 

"Comment est-il possible de vendre la terre alors que des gens ont faim ?", s'insurge Lola Alvarez, porte-parole du mouvement d'occupation et sorte de madone des paysans.  

 

"Aujourd'hui, notre combat n'est plus symbolique. Il est vital", poursuit cette femme de 44 ans, ouvrière agricole depuis qu'elle a 16 ans, à la peau tannée par le soleil.

 

Beatriz Nieto et Rafael Alvarez sont venus s'installer le 3 juin à Somonte, avec leurs deux filles de 7 et 9 ans, après avoir été expulsés de leur appartement dont ils ne payaient plus le loyer. Cela fait deux ans et demi que Beatriz, 30 ans, est au chômage, sans indemnités car elle n'a pas de quoi payer le timbre agricole (quatre vingt sept euros par mois) qui permet de bénéficier des aides publiques. Son mari, blessé sur les chantiers, ne trouve pas non plus d'emploi dans les champs et la famille survit avec trois cent cinquante euros d'indemnités d'accident du travail. "Nous n'avions nulle part où aller, résume Beatriz Nieto. Et il nous fallait un toit pour nos filles."

   

Les résidents de Somonte ont reçu l'aide de particuliers venant de toute l'Espagne, organisés en comités de soutien dans de nombreuses provinces du pays. Ils leur ont apporté de quoi meubler deux maisons mitoyennes abandonnées, des semences, des plantes, des poules et des brebis. Régulièrement, certains restent quelques jours pour aider à cultiver la terre. C'est le cas de Susana Tejedo et de son mari, Emilio Grediaga, venus de Madrid donner un coup de main. Tous deux sont au chômage, elle, artisane du cuir, depuis trois ans, lui, électricien, depuis un an et demi. "Nous sommes venus par solidarité, affirme Susana Tejedo. Parce que si la terre disponible était redistribuée, il y aurait six cent mille personnes de moins au chômage en Andalousie."

 

Eugenio veut y croire. "Il n'y a plus de travail dans les champs, explique cet ouvrier agricole sans emploi arrivé dès le premier jour de l'occupation à Somonte. Depuis le début de l'année, je n'ai pu travailler que deux mois et quatre jours pour la collecte des oranges, car ceux qui étaient dans la construction sont venus dans les champs. Aujourd'hui, il y a trop de main-d'oeuvre et de moins en moins de cultures."

 

"La campagne a toujours été le refuge de ceux qui se retrouvaient au chômage, ajoute un autre travailleur agricole de Somonte qui préfère ne pas donner son nom. Avant la crise, durant la saison de l'olive de table, on pouvait travailler trois mois d'affilée. Aujourd'hui, il y a tellement de monde que c'est à peine si l'on peut faire vingt jours."

 

Redistribution des terres

 

A côté de l'étendard du syndicat, les nouveaux résidents de Somonte ont accroché un drapeau de Che Guevara sur le toit de l'édifice principal. Ils ont peint sur le mur de la maison le slogan : "Somonte pour le peuple, que le monde le sache." Sur le mur du hangar agricole, ils ont encore écrit : "Andalous, n'émigrez pas, combattez !" ou "La terre est à vous, récupérez-la !".

 

Autant de slogans qui témoignent du désir encore vivace dans une partie de la campagne andalouse d'obtenir une nouvelle répartition des terres et leur redistribution aux travailleurs agricoles, comme le prévoyait la réforme agraire engagée sous la deuxième république (1931-1939), mais tuée dans l'œuf par la guerre civile (1936-1939) et le coup d'Etat du général Francisco Franco.

 

Dès son arrivée au pouvoir, le dictateur s'était chargé de rendre aux grandes familles les terres confisquées et nationalisées par le gouvernement républicain. Et le retour de la démocratie, en 1975, a laissé de côté cette question. "Une poignée d'individus concentre toujours des milliers d'hectares, reconnaît Manuel Gonzalez de Molina, professeur d'histoire environnementale à l'université Pablo de Olavide de Séville. En Andalousie, la redistribution des terres ne s'est jamais faite à cause de la pression de l'oligarchie terrienne et plus de soixante pour cent des aides de la PAC se concentrent dans quelques mains." Le cas de la duchesse d'Albe, dont la famille est propriétaire de trente quatre mille hectares en Espagne et reçoit près de trois millions d'euros de subventions européennes par an, est régulièrement dénoncé par le SAT, qui y voit une injustice d'autant plus grande que la crise sévit durement dans les champs.

 

Marinaleda, le modèle

 

Les travailleurs agricoles de Somonte ont un objectif : transformer la parcelle en une coopérative qui donnerait un travail à des centaines de personnes. Et un modèle, Marinaleda. Marinaleda est une commune située à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Somonte, dans la province de Séville, où le maire communiste, Juan Manuel Sanchez Gordillo, un des responsables du SAT, a obtenu au début des années 1980, après des années de lutte, l'expropriation des terres du duc del Infantado. La création d'une coopérative agricole sur les 1 deux cent hectares de terres expropriées du domaine d'El Humoso a permis d'éradiquer une partie du chômage local.

 

"Le duc avait choisi des cultures qui généraient peu d'emplois, se souvient Juan Manuel Gordillo. Nous les avons remplacées par des poivrons, des artichauts, des fèves et d'autres cultures gourmandes en main-d'oeuvre." La coopérative emploie aujourd'hui environ trois cent personnes. Elle ne reverse pas de bénéfices mais crée des emplois quand elle en perçoit. Elle s'est aussi dotée d'une usine qui se charge de la transformation et emploie quatre vingt femmes du village. "Dans les années 1980, la situation était dure. Aujourd'hui, c'est pire. Les gens avaient atteint un certain niveau de vie et ils sont en train de tout perdre, même leur maison", souligne Juan Manuel Gordillo.

 

Le modèle de l'Humoso n'a pas que des admirateurs. Felix Talego, professeur d'anthropologie sociale à l'université de Séville, lui reproche de ne pas être exportable. "Si cette expérience se généralisait, il y aurait un surplus de production agricole impossible à absorber", soutient le chercheur, qui rappelle que "l'argument productiviste que défend le SAT se heurte au problème de surproduction qui existe en Europe".

   

A Somonte, les travailleurs n'ont que faire de ces critiques. Les poules courent en liberté autour de la maison, l'âne Manolo observe la scène de loin, brebis et chevreaux tournent dans leur enclos sous le soleil, et Pepe Valle bêche la terre en évitant d'abîmer les plants de pommes de terre écologiques. Les productions de l'été ont presque toutes été ramassées et il est temps de planter pour l'hiver.

 

Les "squatteurs" n'ont cultivé que deux hectares sur les quatre cents que compte la parcelle, mais ils ont déjà produit suffisamment de tomates, d'aubergines, de poivrons, de pommes de terre, de melons et de pastèques pour en vivre. Ils vendent même le surplus dans les marchés des villages environnants et dans une boutique de Cordoue, à soixante kilomètres de là, ce qui leur permet d'acheter des outils, des semences et tout ce dont ils ont besoin. Pas de quoi, cependant, percevoir un salaire. "Mais imaginez, si nous pouvions exploiter les quatre cent hectares de Somonte, combien de gens pourraient vivre de cette terre", interpelle Lola Alvarez. C'est le prochain défi que s'est fixé le SAT : augmenter la surface cultivée pour pouvoir accueillir davantage de monde. "Quand nous aurons mis le train sur des rails, nous tendrons la main pour que ceux qui veulent le prendre en marche puissent monter", soutient la porte-parole du mouvement.

 

Pour cela, il ne suffit pas que le gouvernement andalou leur donne la terre et écarte pour de bon la menace d'une nouvelle expulsion. Ils auront aussi besoin de subventions pour que ces terres soient dotées d'un système d'irrigation. Leur puits n'y suffirait pas. "S'ils nous délogent encore, nous reviendrons, assure Lola Alvarez. Parce que nous n'avons rien d'autre."  

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 17:02

 

http://www.fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8KR3QL20120927?sp=true

 

L’Espagne présente son budget en pensant à une aide extérieure

 

MADRID, 27 septembre (Reuters) - L'Espagne doit annoncer ce jeudi toute une série de réformes économiques et un budget 2013 serré, pour s'épargner l'humiliation politique de voir Bruxelles imposer ses conditions à un plan de renflouement.

Les médias espagnols croient savoir que certains ministères pourraient voir leur budget amputé de près d'un tiers, les efforts déployés par le président du gouvernement, Mariano Rajoy, pour réduire l'un des plus gros déficits publics de la zone euro étant entravés par une récession qui provoque une baisse des recettes fiscales.

Les coupes dans les crédits varieraient de 4,2% pour la Justice à 30% pour l'Agriculture, écrit l'agence de presse Europa Press, citant des sources gouvernementales.

D'autres médias évoquent un budget de la Culture réduit d'un tiers et celui du ministère des Travaux publics rogné d'un quart.

Les détails du budget seront communiqués en conférence de presse vers 12 heures GMT, à la suite du conseil des ministres.

"Nous savons ce que nous devons faire; le sachant, nous le ferons", a dit Mariano Rajoy mercredi à New York, où il se trouvait pour l'assemblée générale annuelle des Nations unies.

"Nous savons aussi que cela implique beaucoup de sacrifices à répartir (...) de façon égale dans l'ensemble de la société espagnole".

Madrid devrait notamment annoncer la création d'un nouvel organe de supervision budgétaire, comme le recommande l'Union européenne, ainsi qu'un encadrement des préretraites, de nouvelles taxes sur les émissions de gaz à effet de serre et les transactions boursières et la suppression de certaines niches fiscales.

Selon des sources syndicales, le gel actuel des traitements des fonctionnaires pourrait être prolongé en 2013.

L'ENJEU CLÉ DES RETRAITES

L'Espagne négocie les modalités d'un programme d'aide européen qui déclencherait la mise en oeuvre du plan d'achats obligataires de la Banque centrale européenne (BCE), censé soulager ses coûts d'emprunt. Les réformes présentées jeudi ont pour but d'anticiper les conditions qui pourraient être fixées à une telle assistance.

Le rendement de l'emprunt à dix ans espagnol est repassé mercredi au-dessus de 6 %, pour la première fois depuis que le président Mario Draghi a annoncé son plan au début du mois. Il s'affichait à 6,035% en milieu de matinée jeudi.

Les investisseurs craignent que la quatrième économie de la zone euro soit incapable de maîtriser ses finances publiques et que Rajoy n'ait pas la volonté politique de pratiquer des réformes très impopulaires.

Des milliers de manifestants anti-austérité se sont à nouveau rassemblés près du Parlement mercredi soir à Madrid. Cette manifestation s'est déroulée dans le calme, alors que la marche organisée la veille s'était terminée par des échauffourées avec la police.

Des chiffres publiés mardi laissent penser que l'Espagne ratera son objectif d'un déficit public de 6,3% du PIB cette année. Et la Banque d'Espagne a annoncé mercredi que l'économie s'était encore fortement contractée au troisième trimestre.

Après les hausses d'impôts et les réductions des dépenses massives instaurées en juillet, la marge de manoeuvre de Rajoy se trouve donc très limitée, ce qui pourrait l'obliger à geler les pensions de retraite, ce à quoi il s'est refusé jusqu'à présent.

Ses partenaires européens pressent Madrid d'opter pour un tel gel, l'indexation des pensions sur l'inflation coûtant environ six milliards d'euros par an à l'Etat. Mais l'équipe Rajoy a fait savoir que la réforme des retraites serait un acte de dernier recours.

"Pour que les ajustements réalisés soient crédibles aux yeux des marchés, il ne reste plus que les retraites", dit Juan Ignacio Conde-Ruiz, économiste de l'Université Complutense de Madrid.

Aux difficultés budgétaires de l'Etat central s'ajoutent la menace de tensions accrues les communautés autonomes d'Espagne: plusieurs d'entre elles ont demandé à Madrid de combler leurs besoins de financement pour cette année et la Catalogne, qui représente à elle seule vingt pour cent de l'activité économique du pays, a convoqué pour le 25 novembre des élections anticipées qui pourraient bien ressembler à un référendum de fait sur la sécession de la région.

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 18:05

 

Trois anciens généraux turcs condamnés à la prison à vie

 

SILIVRI, Turquie (Reuters) - La justice turque a condamné vendredi trois anciens généraux à la réclusion à perpétuité pour leur implication dans un complot visant à renverser le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, issu de la mouvance islamiste.

 

Il s'agit des premières condamnations dans ce procès ouvert depuis deux ans, au cours duquel sont jugés trois cent soixante cinq accusés, dont trois cent soixante quatre officiers.

 

Les trois généraux condamnés ne purgeront que vingt ans de prison car leur complot a échoué, a précisé le tribunal.

 

Ce dernier a en outre acquitté trente quatre officiers. Deux autres généraux à la retraite et un général ont par ailleurs été condamnés à dix huit ans de prison.

 

Le parquet avait requis des peines comprises entre quinze et vingt ans de prison contre les trois cent soixante cinq accusés, poursuivis pour leur participation à l'opération "Masse de Forgeron" (Balyoz).

 

Cette opération, qui aurait été préparée lors d'un séminaire militaire en 2003, visait notamment à commettre une série d'attentats contre des mosquées d'Istanbul pour provoquer une intervention de l'armée et chasser le Parti de la justice et du développement (AKP) d'Erdogan du pouvoir, qu'il occupe depuis 2002.

 

Les militaires se sont défendus en disant qu'il ne s'agissait que d'un exercice théorique.

 

BRAS DE FER

 

Ce procès illustre le bras de fer entre l'armée -qui se présente comme garante du caractère laïque de la Turquie- et le gouvernement civil conservateur, qui plonge ses racines dans l'islamisme.

 

Une autre affaire est en cours, visant un ancien chef d'état-major des forces armées turques, le général Ilker Basbug, accusé d'avoir été l'un des chefs de l'organisation Ergenekon qui aurait ourdi des complots en vue de renverser le gouvernement Erdogan.

 

Le général Basbug, qui a été cité en tant que témoin dans l'enquête sur l'opération Balyoz, est l'officier de plus haut rang à être accusé de conspiration et de terrorisme.

 

L'enquête sur Ergenekon remonte à la découverte d'une cache d'armes en 2007, à l'époque où l'armée s'opposait à la nomination d'Abdullah Gül à la présidence du pays, en raison de son penchant islamiste.

 

L'armée a commis trois coups d'Etat en Turquie entre 1960 à 1980, et a contraint un Premier ministre islamiste, Necmettin Erbakan, à la démission en 1997.

 

Les généraux turcs se considèrent traditionnellement comme les garants du système laïque mis en place par le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk.

 

Comme une partie de l'appareil judiciaire, ils se méfient d'Erdogan et des autres responsables de l'AKP en raison de leurs orientations islamistes.

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 17:49

 

Grève nationale en Grèce, un test pour le gouvernement

 

ATHENES (Reuters) - Avions cloués au sol et trains à l'arrêt, magasins rideaux tirés et service minimum dans les hôpitaux, la Grèce a tourné au ralenti mercredi lors de la première journée de grève nationale contre l'austérité depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement de coalition en juin.

 

A Athènes, près de soixante dix mille personnes ont marché en direction de la place Syntagma, devant le Parlement dont les accès étaient barrés par la police, en scandant "Ne plions pas devant la troïka" des bailleurs de fonds et "UE, FMI, dehors !"

 

Les manifestants sont mobilisés pour dénoncer le nouveau train de restrictions demandées par les créanciers de la Grèce, l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

 

A l'issue du rassemblement place Syntagma, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes sur des dizaines de jeunes manifestants cagoulés qui leur jetaient des pierres, des bouteilles et des cocktails Molotov, tandis que des hélicoptères survolaient le quartier.

 

Des arrêts de bus ont été saccagés et des conteneurs à ordures incendiés. Il y a eu cent vingt interpellations.

 

Les policiers ont empêché un retraité de se rendre devant les bureaux du Premier ministre avec une pancarte portant les photos de plusieurs chefs du gouvernement présentés comme "les pires traîtres de l'histoire grecque".

 

FIN DE LA TRÊVE ESTIVALE

 

L'appel à la grève a été lancé par les deux principaux syndicats du pays, ADEDY pour la fonction publique et GSEE pour le secteur privé, qui représentent deux des quatre millions d'actifs.

 

Il s'agit du premier test important pour le gouvernement du Premier ministre Antonis Samaras, qui a bénéficié du calme de la rue au cours de la traditionnelle trêve estivale.

 

"On ne peut plus supporter ça. Nous sommes exsangues, ce n'est plus possible de nourrir nos enfants", déclare Dina Kokou, enseignante de 54 ans et mère de quatre enfants qui doit vivre avec mille euros par mois. "Les hausses d'impôts et la baisse des salaires sont en train de nous tuer."

 

"Hier, les Espagnols sont descendus dans la rue, aujourd'hui c'est nous, demain ce sera les Italiens et plus tard tous les peuples d'Europe", a lancé à la foule Yiorgos Harisis, un responsable de l'ADEDY.

 

"Avec cette grève, nous envoyons un message fort au gouvernement et à la troïka. Leurs mesures ne passeront pas, même si elles sont votées au Parlement, parce que les jours de ce gouvernement sont comptés", a-t-il ajouté.

 

TROIS MILLE POLICIERS MOBILISÉS

 

Environ trois mille policiers, soit le double du nombre habituellement mobilisé, avaient été déployés dans le centre de la capitale, les autorités redoutant des émeutes semblables à celles qui ont marqué les précédentes manifestations.

 

En février, des émeutiers avaient incendié des magasins et des banques au moment où le projet de loi imposant de nouvelles mesures d'austérité était adopté par le Parlement.

 

Les navires sont restés à quai dans les ports du pays, les magasins ont baissé leurs rideaux et les musées et monuments ont été fermés pour la journée. Les contrôleurs aériens ont également cessé le travail pendant trois heures tandis que les hôpitaux n'ont assuré que les services d'urgence.

 

Les syndicats dénoncent les économies budgétaires de près de douze milliards d'euros que le gouvernement s'est engagé à réaliser au cours des deux prochaines années auprès de l'UE et du FMI afin d'obtenir le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide.

 

Ces économies vont se traduire par des réductions de salaires, du montant des retraites et des prestations sociales, ce qui devrait accentuer la précarité.

 

Un sondage réalisé la semaine passée par l'institut MRB révèle que quatre vingt dix pour cent des grecs estiment que ces coupes budgétaires sont injustes et qu'elles pèsent avant tout sur les pauvres.

 

Le gouvernement d'Antonis Samaras, confronté au risque de faillite et à une éventuelle sortie de la zone euro, n'a guère d'autre choix que d'imposer des mesures impopulaires.

 

La Grèce connaît sa cinquième année consécutive de récession et les observateurs estiment que la patience de la population est en train de s'épuiser et pourrait faire exploser la fragile coalition gouvernementale.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 17:35

 

Les rebelles syriens frappent au  cœur du pouvoir

 

BEYROUTH (Reuters) - Les rebelles syriens ont frappé au coeur du pouvoir syrien mercredi en déclenchant deux explosions dans un complexe militaire abritant le siège de l'état-major, en plein centre de Damas.

 

L'Armée syrienne libre (ASL), la principale force qui cherche à renverser le président Bachar al Assad, a revendiqué l'attaque qui a fait, selon elle, des dizaines de morts.

 

D'après un bilan fourni par la télévision officielle syrienne, quatre militaires chargés de garder les bâtiments ont été tués. Elle fait en outre état, citant une source militaire, de quatorze blessés, civils et militaires.

 

Un premier communiqué des forces armées disait qu'un certain nombre de gardes avaient été blessés par les explosions ressenties dans tout Damas vers 7 heures (4 heures GMT).

 

Il s'agit de l'attaque la plus grave dans la capitale depuis le 18 juillet. Un attentat à la bombe visant le bâtiment de la Sécurité nationale avait tué ce jour-là plusieurs hauts responsables syriens de la sécurité, dont le beau-frère de Bachar al Assad, le ministre de la Défense et un général.

 

Cette opération avait permis aux rebelles d'avancer dans le centre de la capitale. Mais ils ont depuis été repoussés vers les quartiers périphériques.

 

ÉCHANGES DE TIRS

 

Des images diffusées par la télévision montrent les étages supérieurs du siège de l'état-major en flammes, suggérant que des explosifs ont été placés à l'intérieur du bâtiment, place des Omeyyades. La porte centrale était noircie par le feu. Toutes les fenêtres du bâtiment ont été soufflées.

 

Selon des images tournées par Reuters Television, les rues avoisinantes étaient jonchées de bris de verre. On pouvait voir un profond cratère, creusé apparemment par l'explosion d'une voiture piégée. Les rues alentour étaient bloquées par le passage des ambulances.

 

Des échanges de tirs ont été entendus dans le quartier pendant au moins deux heures après l'explosion, ont rapporté des habitants. Les forces de sécurité se sont mises à la recherche des "terroristes armés", expression utilisée par les autorités pour désigner les insurgés qui cherchent à renverser le président Assad.

 

Mardi, devant l'Assemblée générale des Nations unies, les chefs d'Etat se sont succédé pour dénoncer le régime syrien, mais le Conseil de sécurité de l'ONU, qui pourrait décider de sanctions contre la Syrie, est bloqué par l'opposition de la Russie et de la Chine à toute sanction contre la Syrie.

 

"ACTE TERRORISTE"

 

"C'est un acte terroriste, proche d'un site important, c'est vrai. Mais, comme d'habitude, ils ne sont pas parvenus à leurs fins", a déclaré le ministre de l'Information, Omran Zoabi, à la télévision syrienne.

 

Selon un activiste du nom de Sami al Chami, les deux plus grosses explosions ont été causées par un attentat suicide à la voiture piégée et par une seconde voiture chargée d'explosifs dans le périmètre du complexe militaire.

 

"Les combattants sont alors entrés et se sont battus avec la sécurité à l'intérieur pendant qu'une partie des hommes commençait à mettre le feu au bâtiment", a-t-il raconté.

 

"Il doit y avoir plusieurs membres des forces de sécurité qui sont morts. Il n'est pas possible que les rebelles puissent être allés si loin, en luttant pour entrer, sans tuer personne de la sécurité", a-t-il déclaré à Reuters.

 

Cela semble correspondre aux récits des habitants qui ont entendu des tirs et des petites explosions après les premières grosses déflagrations.

 

"Les explosions ont fait beaucoup de bruit. Elles ont secoué toute la ville et, chez nous, les vitres ont tremblé. On a vu une fumée noire s'échapper de la zone du bâtiment de l'état-major", a rapporté un habitant, joint par téléphone.

 

Un journaliste de la chaîne de télévision al Manar, propriété des chiites du Hezbollah, l'allié libanais du président Assad, raconte qu'il était dans le bâtiment après l'explosion et qu'il a vu les corps de trois "hommes armés".

 

Un autre habitant a confirmé les deux explosions de départ. "J'ai été réveillé à sept heures moins quatre par une première forte explosion. Cinq ou six minutes plus tard, il y en a eu une seconde". Il dit avoir vu des soldats sur le toit du bâtiment des renseignements de l'armée de l'air, qui fait partie du même complexe militaire.

 

Plus de vingt sept mille personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement contre le régime syrien en mars 2011, selon un bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une organisation proche de l'opposition basée à Londres.

 

Par ailleurs, un journaliste de la chaîne de télévision iranienne en anglais Press TV a été tué par un tireur embusqué à Damas, et son chef de bureau blessé, a rapporté Press TV.

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 20:08

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE88N00E20120924

 

L’ex bras droit de Bo Xilai condamné à quinze ans de prison en Chine

 

PEKIN (Reuters) - Le Parti communiste chinois (PCC) a fait un pas en avant dans le règlement du sort de son ex-étoile montante Bo Xilai avec la condamnation à quinze ans de prison de l'ancien chef de la police de Bo pour tentative de dissimulation de meurtre.

Cet ex-chef de la police de la ville de Chongqing, Wang Lijun, a été condamné par un tribunal de Chengdu qui l'a reconnu coupable de quatre chefs et notamment pour avoir cherché à dissimuler le meurtre en novembre 2011 de l'homme d'affaires britannique Neil Heywood par la femme de Bo Xilai.

La femme de Bo Xilai, Gu Kailai, a déjà été condamnée pour cette affaire, en août, à la peine capitale avec sursis, ce qui revient à la détention à perpétuité.

Wang Lijun la rejoignant derrière les barreaux, la hiérarchie du PCC doit maintenant décider que faire de Bo, homme politique aux méthodes controversées mais qui était promis à un brillant avenir, alors que le pays se prépare à un changement de direction lors du XVIIIe Congrès du PCC le mois prochain.

Wang occupait le poste de chef de la police de Chongqing, mégalopole du sud-ouest de la Chine, lorsque Bo Xilai en était le chef du Parti communiste.

"Wang Lijun a présenté les indications d'importantes infractions au droit et de crimes commis par d'autres", lit-on dans le verdict du tribunal, cité par l'agence de presse Chine nouvelle. L'agence ne dit pas quelles sont ces autres personnes.

"Il a effectué une contribution majeure, et, selon le droit, il peut être l'objet d'une peine plus légère", déclare encore la justice chinoise. Wang Lijun était passible de la prison à perpétuité, voire de la peine capitale.

Cette peine relativement clémente donne du poids à ceux qui pensent que le PCC va décider d'emprisonner Bo Xilai également, estime He Weifang, professeur de droit à l'université de Pékin, qui a suivi l'affaire de près.

"Le filet (...) autour de Bo Xilai se resserre lentement", commente le professeur He. "Il va sans doute avoir un procès pénal."

D'autres observateurs estiment au contraire que le Parti épargnera un procès à Bo et le sanctionnera en interne.

PAS D'APPEL

Avant qu'une enquête pénale puisse être lancée, la direction du PCC devra d'abord prendre connaissance des résultats d'une enquête interne et décider de remettre le dossier à la justice. Cela pourrait se passer lors d'une réunion prévue avant celle du Congrès du PCC.

Wang Lijun, qui avait aidé Bo à faire de Chongqing son fief politique, avait avoué la semaine passée les charges retenues contre lui au deuxième jour de son procès, rapporte Chine nouvelle. Seule la presse officielle a eu accès au procès.

L'ancien chef de la police de Chongqing ne fera pas appel, a annoncé son avocat Wang Yuncai. Une fois qu'il aura purgé la moitié de sa peine, celle-ci pourra être réduite, a précisé l'avocat.

Le scandale qui a emporté Bo Xilai et Wang Lijun a éclaté après le meurtre de Neil Heywood par Gu Kailai dans un hôtel de Chongqing, municipalité géante que Bo Xilai et Wang Lijun géraient comme leur fief.

Wang Lijun avait d'abord tenté d'écarter les soupçons qui pesaient contre Gu Kailai qui avait empoisonné Heywood, puis il avait conservé en secret les preuves du meurtre.

Fin janvier, Wang avait été éconduit par Bo lorsqu'il lui avait présenté la situation. Bo avait même giflé son super-policier et l'avait ensuite déchu de son poste de chef de la police.

"C'est une gifle qui a changé l'histoire", commente Li Zhuang, un avocat de Pékin qui s'est opposé aux deux hommes pour avoir organisé la répression de leurs adversaires sous le prétexte de lutter contre le crime organisé. "Autrement, Bo pourrait encore être au pouvoir et espérer monter plus haut."

Craignant pour sa sécurité, Wang s'était réfugié pendant vingt quatre heures au consulat des Etats-Unis à Chengdu, point de départ des révélations publiques sur l'affaire.

En mars, Bo Xilai était démis de ses fonctions de chef du Parti communiste de Chongqing, brisant sa carrière politique qui semblait promise à un bel avenir. En avril, Bo était démis du Politburo.

Il n'est pour l'instant accusé que d'avoir enfreint la discipline interne du parti. Ses partisans accusent ses ennemis d'exploiter les charges contre son épouse Gu Kailai pour le renverser. Il n'a pas pour l'instant eu l'occasion de se défendre publiquement depuis sa chute en mars.

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