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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 16:02

 

DERNIER MESSAGE DE GUY FAWKES

 

Vous trouverez ci-dessous le dernier message des courageux corbeaux anonymes du site www.paris.indymedia.org

http://www.paris.indymedia.org/spip.php?article12321

Je ne diffuserais pas ce dernier message et je perdrais encore moins de temps pour la réponse à ce dernier message.

Ce dernier message est bien évidemment un message relatif à la manifestation de réoccupation du Samedi 17 Novembre 2012 à Notre Dame des Landes, ses causes et ses conséquences.

Les mêmes rédacteurs anonymes de ce message préparaient cette manifestation par une extraordinaire campagne de propagande électronique, par des centaines et des milliers de vrais faux messages facebook et twitter, messages de vrais provocateurs, vrais défenseurs du gouvernement Ayrault et faux défenseurs de Notre Dame des Landes, contre Mélenchon et Bové selon lesquels, si Mélenchon et Bové participaient à cette manifestation, les rédacteurs anonymes de ces messages interviendraient militairement contre leur participation à cette manifestation.

Comme nous le constations tous il y a quinze jours à Notre Dame des Landes, Mélenchon et Bové participaient tranquillement à la manifestation de réoccupation et les rédacteurs et diffuseurs des messages anonymes avaient apparemment des problèmes au niveau du passage du virtuel au réel.

Faux anonymous, enlevez votre masque, vous êtes trop lourds, révélez votre véritable identité, nous vous connaissons.

Guy Fawkes

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 18:43

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/quelques-nouvelles-de-grece-126637

http://www.meselucubrations.hautetfort.com/archive/2012/11/27/quelques-nouvelles-de-grece.html

 

Quelques nouvelles de Grèce

 

Mardi 27 Novembre 2012

 

Depuis les élections de juin dernier, il y a eu quelques changements en Grèce. La majorité formée d'une coalition entre le PASOK, la ND (les deux partis qui ont alterné au pouvoir de 1980 à 2012) et la DIMAR s'est quelque peu réduite, en quelques mois.

 

De cent soixante dix neuf sièges sur trois cent après les élections, la majorité s'est réduite à cent soixante sept. Tout cela à cause du comportement ultra-rigoriste de la coalition pro-mémorandum. En effet, jusqu'à présent, chaque fois qu'un député d'un des trois partis votait contre un texte du mémorandum, il était immédiatement exclu. Ainsi, quatre députés ND ont été exclus, ainsi que six du PASOK et un de la DIMAR (ce dernier ayant rejoint le groupe SYRIZA). De plus, un député PASOK a choisi de quitter le groupe avant d'en être renvoyé. Si pour le moment ces exclusions à répétition n'ont pas remis en cause la majorité, la situation pourrait bien changer pour peu que l'habitude des exclusions demeure. En effet, le dernier texte sur le mémorandum n'a été adopté qu'à une seule voix de majorité. Pour le moment, tous les députés PASOK, ND et DIMAR qui ont voté contre n'ont pas été sanctionnés (cependant, sept députés auraient été exclus de leurs groupes, réduisant la majorité à cent soixante sièges sur trois cent, information à confirmer car le site officiel du parlement hellène ne l'indique pas), mais la situation du gouvernement devient de plus en plus précaire.

 

Contrairement à ce qu'il s'était produit en 2010 et 2011, les députés exclus de leurs groupes ne se sont pas encore structurés. Ainsi, les députés exclus du groupe ND n'ont pas rejoint l'ANEL (qui est née suite à l'exclusion de députés de la ND en 2011), pas plus que ceux exclus du groupe PASOK n'ont rejoint le groupe SYRIZA, qui comprend notamment deux députés du KOISY, une scission anti-austérité du PASOK. 

 

Si les partis de la coalition majoritaire continuent de faire preuve d'une telle intransigeance envers leurs propres députés, s'ils conservent leur ligne de défense absolue du mémorandum, il est fort probable que le parlement chute à plus ou moins court terme, entraînant, si aucune nouvelle majorité n'émerge, de nouvelles élections. Et c'est là que tous les commentateurs se jettent sur les sondages. Car en Grèce comme en France, la saison des sondages, c'est presque toute l'année !

 

Après une brève accalmie dans les deux mois qui avaient suivi les élections de juin, c'est depuis le 6 septembre que les instituts grecs ont décidé d'initier des batteries de sondages électoraux. Et les chiffres avancés sont explosifs.

 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire une analyse détaillée de tous les sondages (douze) parus entre le 6 septembre et aujourd'hui (le plus récent date d'hier 26 novembre). Pour ceux que ça intéresse, à la fin de cette note, j'ai récapitulé les chiffres (avec les sources, toutes tirées du site www.eklogika.gr qui répertorie les sondages politiques en Grèce). Néanmoins, et même si je suis très critique quant à la théorie sondagière, le simple pouvoir d'injonction qu’ont les sondages sur les électeurs me pousse à faire une analyse globale sommaire.

 

Premier enseignement de cet ensemble de sondages : SYRIZA est donnée gagnante.

 

Seuls trois sondages (tous publiés en septembre) sur douze la donnent battue par la ND. De plus, plus les sondages publiés sont récents, plus l'avance accordée à SYRIZA sur la ND est importante. Ceci est cohérent avec un sondage SKAI selon lequel cinquante neuf pour cent des personnes interrogées pensent que SYRIZA gagnerait en cas d'élection anticipée, contre vingt six pour cent qui pensent que la ND resterait vainqueur.

 

Deuxième enseignement de cet ensemble de sondages : la XA (Aube Dorée) progresse nettement.

 

En effet, les sondages sont unanimes à accorder au parti ouvertement néo-fasciste (qui a relativement mis de l'eau dans son vin : ses deux députés les plus turbulents ont été remplacés par leurs suppléants, le logo du parti, représentant le dédale grec en noir sur fond rouge, référence directe au parti nazi, a été officiellement remplacé par le dédale encadré d'une couronne de lauriers en noir sur fond blanc, et le parti ne soutient plus officiellement les milices violentes qui s'en prennent aux immigrés à Athènes et dans d'autres villes), qui s'était maintenu à sept pour cent entre les scrutins de mai et juin, au grand désespoir de ses dirigeants qui cultivaient l'objectif d'atteindre les dix pour cent, une troisième place avec un résultat à deux chiffres. Elle pourrait obtenir jusqu'à quinze pour cent des suffrages, mais un résultat situé entre douze et treize pour cent semble plus probable. Cela n'en constituerait pas moins un record historique pour un parti d'extrême-droite en Grèce.

 

Troisième enseignement de cet ensemble de sondages : le PASOK s'écroule.

 

Il avait déjà enregistré une importante baisse au scrutin de mai dernier, mais avait stoppé sa chute en juin, se maintenant comme troisième force à douze pour cent des voix. Il semble acquis que l'ancien parti social-démocrate le plus puissant d'Europe ne dépassera pas les dix pour cent en cas de scrutin anticipé. De plus, dans les sondages les plus récents, il est donné au coude-à-coude, voire dépassé par l'ANEL, la DIMAR et le KKE.

 

Quatrième enseignement de cet ensemble de sondages : la DIMAR régresse, le KKE ne progresse pas.

 

En effet, et comme l'avaient prévu nombre d'observateurs, la participation de la DIMAR à la coalition pro-mémorandum fait fuir ses anciens électeurs. Elle qui s'était maintenue autour des six pour cent en mai et juin pourrait chuter à cinq pour cent, voire à quatre pour cent.

 

Le KKE, quant à lui, avait enregistré en juin le plus mauvais résultat de son histoire, avec 4,5% des voix seulement, alors qu'il a obtenu pratiquement le double en mai et au scrutin de 2009. Au mieux, on lui accorde un peu plus de cinq pour cent, mais la plupart des sondages le situent entre 4% et 4,5%. Toutefois, aucun sondage ne semble indiquer qu'il réaliserait moins que les trois pour cent nécessaires à l'entrée au parlement.

 

Enfin, le cinquième enseignement de cet ensemble de sondages : aucun "petit parti" ne devrait pouvoir intégrer le parlement.

 

Si la coalition libérale anti-austérité DX-Drasi semble maintenant bien implantée dans le paysage politique grec, les sondages lui accordent royalement entre un pour cent et deux pour cent des voix. L'OP écologiste, après avoir réalisé successivement en 2009 et en mai 2012 deux résultats historiquement élevés pour un parti écologiste en Grèce, au point de frôler de quelques centaines de voix seulement l'entrée au parlement en mai 2012, avait brutalement régressé en juin. Il semblerait que cette tendance se confirme, les sondages lui accordent au mieux 1,5%, plus sûrement entre 0,5% et 1%.

 

Le Laos, quant à lui, ne se remet toujours pas de sa participation au gouvernement d'union nationale avec le PASOK et la ND en 2010 et 2011. Sorti du parlement de justesse en mai dernier, il avait encore reculé en juin. Le rôle de fédérateur de l'extrême-droite grecque (qui a toujours réalisé entre sept pour cent et dix pour cent des voix mais ne parvenait pas à intégrer le parlement du fait de ses divisions) qu'il a patiemment construit depuis son entrée surprise au parlement en 2007 semble lui échapper au profit de la XA, et ce n'est pas sa rénovation (avec un nouveau logo bien plus "abstrait" que la vieille croix orthodoxe stylisée) en parti conservateur classique qui changera quoique ce soit à sa chute. Il est donné entre 0,3% et 1,5%, et il est très douteux qu'il dépasse 1% des suffrages.

 

Pour ce qui est de la fédération d'extrême-gauche ANTARSYA, elle serait très probablement, en cas d'élection anticipée, le seul parti d'extrême-gauche en position de se présenter. En effet, trois élections en moins d'un an, ça vide les caisses, et si les deux partis marxistes-léninistes avaient pu être présents en juin, il est douteux qu'ils puissent l'être cette fois encore. Ainsi, ANTARSYA pourrait faire le plein de voix à l'extrême-gauche, bien que le succès de SYRIZA ai considérablement réduit les perspectives électorales de cette dernière (qui, en comptabilisant toutes les listes, parvenaient à recueillir près de cinq pour cent à chaque élection législative, contre 1,5% en mai et moins de 0,5% en juin dernier). Les sondages lui accordent généreusement 1,5% des suffrages environ ; pour ma part, je la situerais plutôt autour de 1%, soit environ son niveau de mai dernier.

 

Quant aux autres partis qui pourraient être présents (le parti "Nous ne paierons pas", le Parti Pirate, le Parti Libéral), il leur est accordé suivant les sondages entre un pour cent et deux pour cent pris ensemble. D'une manière générale, l'ensemble des "petits partis" devrait réunir entre cinq pour cent et sept pour cent des suffrages, soit sensiblement le même niveau qu'en juin, confirmant que les résultats du 6 mai (où l'ensemble des partis non représentés au parlement représentait près de vingt pour cent des suffrages) demeurent exceptionnels. 

 

Pour ce qui est de l'analyse des sondages, ils sont assez difficiles à comparer. En effet, il n'y a pas comme en France de consensus entre les instituts sur la manière de présenter les données. Ainsi, tous les sondages n'indiquent pas les mêmes partis (ce qui, compte tenu du caractère très hypothétique d'une élection et donc de l'ignorance pure et simple de quels partis pourraient être présents en-dehors des sept plus importants, est assez logique), certains prévoient une catégorie "autres partis" et d'autres non, et les catégories "Blanc", "Nul", "Indécis", "Ne vote pas" et "Non répondu", outre qu'elles ne sont pas toujours toutes présentes (et parfois aucune ne l'est), sont souvent peu crédibles (exemple : même en les combinant toutes, on ne dépasse pas les vingt cinq pour cent d'abstentionnistes potentiels, alors que l'abstention était de trente huit pour cent en juin et trente cinq pour cent en mai) et parfois combinées en dépit du bon sens (que "blanc" et "nul" soient combinés passe encore, mais pourquoi agréger les "indécis" avec les non répondants ?). De plus, certains sondages prennent en compte de telles catégories mais sans les indiquer sur les données finales (on s'en rend compte en faisant la somme des résultats : elle est inférieure à cent).

 

Du coup, pour pouvoir comparer les sondages entre eux (dont de toutes façons j'ai retranscris le contenu en fin d'article), il faut opérer des recalculs. Comme la méthode de présentation en France consiste à prendre comme base les seuls répondants valides (c'est-à-dire pas ceux qui indiquent vouloir s'abstenir ou voter blanc ou nul), j'ai réalisé un graphique comparatif des différents sondages publiés en prenant comme base les seuls répondants valides et en regroupant les "petits partis" (DX-DRASI, ANTARSYA, LAOS, OP, DEN, KPE) et la catégorie "autres" en une catégorie "autres".

 

Il est très probable que la lecture de ces sondages alarme quelque peu les responsables politiques de la majorité, qui vont probablement s'efforcer d'éviter le scénario d'une troisième élection anticipée en un an qui conduirait soit à l'impasse politique (car il est fort possible, surtout avec le résultat annoncé de la XA, qu'aucune majorité ne puisse émerger d'une telle élection) soit à un gouvernement de gauche radicale constitué autour de SYRIZA.

 

Brath

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 21:01

 

Le corps de Yasser Arafat exhumé à Ramallah

 

RAMALLAH (Reuters) - Le corps de Yasser Arafat a été exhumé mardi matin à Ramallah, huit ans après son décès près de Paris, pour les besoins d'une enquête qui doit déterminer s'il est mort empoisonné, comme le pensent de nombreux Palestiniens.

 

Une enquête pour assassinat a été confiée en août en France à trois juges d'instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine) sur la mort de l'ancien président de l'Autorité palestinienne après l'annonce par l'Institut de radio physique de Lausanne de la découverte d'une quantité anormale de polonium sur des effets personnels remis par sa veuve, Souha.

 

Yasser Arafat est décédé à l'âge de soixante quinze ans après une courte et mystérieuse maladie le 11 novembre 2004 à l'hôpital militaire de Percy, à Clamart dans les Hauts-de-Seine, où il avait été transféré avec l'accord d'Israël après avoir été isolé par l'armée israélienne dans son quartier général de la Moukataa à Ramallah.

 

Aucune autopsie n'a été pratiquée à l'époque, à la demande de sa veuve, et les médecins français qui l'ont soigné se sont dits incapables de déterminer la cause du décès.

 

Des soupçons d'assassinat ont vite émergé, de nombreux Palestiniens accusant Israël.

 

L'Etat juif a toujours nié être impliqué en quoi que ce soit dans la mort d'Arafat, invitant la direction palestinienne à rendre publics tous les dossiers médicaux concernant le chef historique de l'OLP, ce qui n'a jamais été fait.

 

L'exhumation a été menée après l'aube, à l'abri des regards derrière des bâches bleues, par des experts palestiniens épaulés par des équipes de médecins légistes venus de Suisse, de France et de Russie, rapporte la radio Voix de la Palestine.

 

Des ouvriers ont placé un immense drapeau palestinien au-dessus du mausolée où est enterré l'ancien chef palestinien, à l'intérieur de l'enceinte de la Moukataa.

 

DÉLAI LIMITE

 

"Les échantillons seront prélevés suivant un protocole très strict et seront analysés", a déclaré Darcy Christen, porte-parole de l'hôpital universitaire de Lausanne qui a effectué les examens sur les effets personnels de Yasser Arafat.

 

"Pour faire ces analyses, vérifier, revérifier, procéder aux contre-examens, il faudra plusieurs mois. Je ne crois pas que nous aurons quoi que ce soit de tangible avant mars ou avril de l'an prochain", a-t-il dit.

 

Le polonium a été à l'origine du décès de l'ancien espion russe Alexandre Litvinenko à Londres en 2006, mais certains experts se demandent comment Yasser Arafat aurait pu mourir de la sorte, soulignant qu'il a connu un bref rétablissement pendant sa maladie qui ne colle pas avec la thèse d'un empoisonnement radioactif. Ils notent également que l'ancien président palestinien n'avait pas perdu tous ses cheveux, comme c'est le cas avec le polonium.

 

D'après l'Institut de radio physique de Lausanne, un délai de huit ans est considéré comme la limite pour pouvoir détecter toute trace de substance radio active. L'hôpital de Lausanne s'est demandé en août s'il valait la peine de procéder à cette exhumation si celle-ci était repoussée à « octobre ou novembre ».

 

Toute la famille d'Arafat n'a pas donné son accord à cette exhumation, à laquelle sa veuve Souha n'assistait pas mardi.

 

Une fois que les échantillons seront prélevés, le corps de l'ancien dirigeant palestinien sera de nouveau inhumé dans la journée avec les honneurs militaires dans son mausolée de Ramallah.

 

Parallèlement aux experts de médecine légale, les magistrats français se trouvent également cette semaine à Ramallah où ils interrogent les membres du cercle intime de Yasser Arafat.

 

Même si de nombreux palestiniens soupçonnent Israël d'être responsable de la mort de leur ancien leader, ils reconnaissent que le poison a sans doute été administré par un palestinien, à sa connaissance ou à son insu.

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 20:35

 

L’UMP à nouveau dans l’impasse

 

PARIS (Reuters) - L'UMP est à nouveau plongée dans l'impasse après que Jean-François Copé et François Fillon, rivaux pour la présidence du principal parti d'opposition, se sont lancé mercredi des ultimatums, provoquant l'exaspération dans la formation.

 

Les deux hommes s'étaient accordés mardi sur l'idée d'un référendum interne sur l'opportunité d'organiser un nouveau vote pour les départager après l'élection contestée de Jean-François Copé, premier signe d'apaisement dans leur bras de fer.

 

Mais les deux camps avaient posé leurs conditions pour la concrétisation de cette initiative prise sous la pression de Nicolas Sarkozy. Elles se sont révélées incompatibles.

 

Jean-François Copé a estimé mercredi que les conditions pour l'organisation d'un référendum n'étaient pas réunies, son rival François Fillon ayant créé un groupe parlementaire dissident à l'Assemblée nationale baptisé « Rassemblement UMP » (RUMP).

 

Le référendum "n'a de sens qu'à partir du moment où François Fillon lui-même prend l'initiative d'arrêter immédiatement le groupe dissident qu'il a formé", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au siège de l'UMP.

 

LES INITIATIVES SE MULTIPLIENT

 

François Fillon a proposé mercredi de réintégrer l'UMP avec ses partisans, soixante sept députés au total, dès qu'un accord sur un nouveau vote, et non un référendum, aura été atteint.

 

Au Sénat, quatre vingt douze de ses partisans sur les cent deux que compte le groupe UMP ont voté pour de nouvelles élections sans référendum.

 

"Dès qu'il y aura un accord sur les modalités du nouveau vote, François Fillon demandera à son groupe de réintégrer le groupe UMP et mettra fin aux procédures judiciaires en cours", lit-on dans un communiqué de l'ancien Premier ministre.

 

Jean-François Copé a opposé une fin de non recevoir à cette nouvelle proposition et a expliqué qu'il se consacrerait désormais à son "job de chef de l'opposition".

 

Excédés par l'escalade, onze jours après le vote, des élus des deux camps et "non-alignés" ont multiplié les initiatives pour tenter de débloquer la situation.

 

Christian Jacob, proche de Jean-François Copé, a écrit aux élus du groupe UMP qu'il préside pour proposer la création "sans délai" d'une commission paritaire, fillonistes et copéistes associés, qui arrêterait les modalités d'un référendum.

 

Le député Damien Meslot, proche de Xavier Bertrand et soutien de François Fillon, est à l'origine d'un appel à l'union des fédérations UMP qui, dans une motion commune, demandent une commission de Sages pour une nouvelle élection et la dissolution du groupe Rassemblement UMP. "La base est en train de se révolter contre la guerre des chefs", a-t-il dit.

 

Les anciens ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, qui n'avaient pu réunir les parrainages nécessaires pour l'élection et n'ont pas pris parti, ont pour leur part demandé avec quarante huit autres députés que François Fillon renonce à son groupe et qu'un comité se réunisse en vue d'un référendum d'ici au 31 janvier sur l'organisation d'un nouveau vote.

 

"ÇA S'ARRÊTE MAINTENANT"

 

Une initiative "sage" reprise par Jean-François Copé qui donnait à François Fillon jusqu'à 15 heures pour dissoudre le "RUMP". Le député de Paris a fait savoir par ses soutiens qu'il ne céderait pas aux "ultimatums chronométrés".

 

Michèle Tabarot, secrétaire générale dans le "ticket" de Jean-François Copé, a alors annoncé "la fin des négociations".

 

"François Fillon ayant refusé cette main tendue une énième fois, il est décidé que c'est la fin des négociations. Ça s'arrête maintenant", a-t-elle déclaré au siège de l'UMP.

 

Les partisans de François Fillon "prennent acte" de cette décision mais ne ferment pas la porte aux discussions, a déclaré le député Lionel Tardy. "Notre groupe parlementaire vit, nous avons des réunions ce soir. (...) Nous verrons ce que cela donnera dans les jours qui viennent".

 

Le conflit provoque la réprobation et l'exaspération dans les rangs du parti.

 

"J'en ai marre de ce foutoir", a dit Xavier Bertrand, ancien numéro un de l'UMP, sur Europe Un. "On dit que le ridicule ne tue pas, j'aimerais en être sûr."

 

Selon le baromètre TNS Sofres à paraître dans Le Figaro Magazine, la cote d'avenir de François Fillon (trente huit pour cent, moins six points) et Jean-François Copé (vingt pour cent, moins six points) est en baisse. Ils perdent respectivement dix points et dix sept points auprès des sympathisants UMP.

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 20:17

 

http://www.demosphere.eu/node/31121

 

Manifestation « chômage, précarité, tous concernés »

 

Samedi Premier Décembre  2012 à 14 heures à Paris de la Place Stalingrad à la Place de Clichy

 

Pour la dixième année consécutive, les chômeurs et précaires feront entendre leur voix dans la rue et manifesteront publiquement samedi premier décembre pour dénoncer une situation scandaleuse faite à un nombre croissant de personnes exclues des droits élémentaires que sont un emploi, un revenu, un logement, l'accès aux soins et à la culture…

 

Six mois après les élections, rien de nouveau sous les nuages de la précarité

 

Un coup de pouce dérisoire aux allocations chômage, pas un centime d'euro pour les allocataires du RSA et de l'ASS, un manque d'emplois de plus en plus terrible et une pression de Pôle Emploi de plus en plus forte, voilà le changement dans la continuité que vivent quotidiennement chômeurs et précaires.

 

Par ailleurs, les chômeurs et les précaires exigent des réponses à leurs besoins immédiats et à leurs légitimes revendications. Ils affirment aussi qu'une véritable politique de l'emploi et des revenus est possible grâce à une répartition équitable des richesses. Ils rappellent leurs principales revendications :

 

Un emploi stable pour tous, librement choisi et permettant de vivre décemment.

 

Une indemnisation décente de toutes les formes de chômage et la revalorisation des différents revenus des chômeurs et précaires.

 

Une meilleure répartition du travail par le respect des trente cinq heures et par une nouvelle réduction du temps de travail.

 

Davantage de moyens pour que les chômeurs accèdent à de vraies formations, et librement choisies.

 

Une retraite décente pour tous à soixante ans y compris pour les chômeurs non indemnisés et les allocataires du RSA.

 

Une réforme de Pôle emploi : plus de moyens pour accompagner les chômeurs vers l'emploi, une séparation claire des deux fonctions principales : « indemnisation » et « accompagnement vers l'emploi ».

 

L’arrêt immédiat des radiations sanctions.

 

La revalorisation de l’allocation exceptionnelle de fin d’année (dite « prime de Noël ») à cinq cent euros, pour tous.

 

Le chômage et ses conséquences concernent l’ensemble de la société, nous appelons tous les chômeurs, précaires, salariés, retraités et tous les citoyens à nous rejoindre pour manifester avec nous.

 

Premiers signataires

 

Agir contre le Chômage, APEIS, CGT chômeurs, MNCP

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 20:09

 

La France pour un statut d’observateur de la Palestine à l’ONU

 

PARIS (Reuters) - La France votera pour l'octroi à la Palestine d'un statut d'État non membre observateur aux Nations Unies, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

 

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncé qu'il demanderait le 29 novembre aux Nations unies d'accorder ce statut à la Palestine, se disant prêt à entamer des pourparlers avec Israël une fois qu'il l'aura obtenu.

 

"Jeudi ou vendredi prochains, quand la question sera posée, la France répondra oui par souci de cohérence", a déclaré Laurent Fabius à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement.

 

"Le moment où cette question va être posée est un moment très délicat, à la fois parce que le cessez-le-feu est extrêmement fragile, parce qu'il y a les élections israéliennes, parce qu'il y a un changement dans la composition de l'administration américaine", a-t-il toutefois ajouté.

 

"C'est seulement par la négociation, que nous demandons sans condition et immédiate entre les deux parties, qu'on pourra aboutir à la concrétisation d'un Etat palestinien", a-t-il encore dit.

 

Un accord de cessez-le-feu a été conclu le 21 novembre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, mettant fin à huit jours de bombardements israéliens et de tirs de roquettes palestiniennes qui ont coûté la vie à cent soixante sept palestiniens et à six israéliens. Des pourparlers ont débuté lundi sous médiation égyptienne pour mettre au point les dispositions de cet accord.

 

La semaine dernière, Laurent Fabius avait laissé entendre que la France s'orientait vers un soutien à la demande palestinienne à l'ONU, rappelant l'engagement du président François Hollande d'oeuvrer à sa reconnaissance internationale.

 

Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Paris avait plaidé en faveur d'un statut de non membre pour la Palestine à l'ONU, similaire à celui du Vatican. La France avait également voté pour que la Palestine devienne membre de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

 

L'Autorité palestinienne n'est pas parvenue en 2011 à obtenir de la part du Conseil de sécurité de l'ONU une reconnaissance pleine et entière d'un Etat palestinien, en raison notamment d'un veto des Etats-Unis.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 19:55

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/notre-dame-des-landes-40-jours-repression-pour-une-commission-le-compte-n-y-est-pas-18654

 

Quarante jours de répression pour une commission, le compte n’y est pas

 

Dimanche 25 Novembre 2012

 

Le Parti de Gauche

 

Alors que plusieurs milliers de citoyens, face aux lances à eau de la police, défilaient samedi soir à Nantes aux slogans de "Ayrault, démission", ce dernier a enfin jugé bon, après quarante jours d’affrontements, d’appeler "à l’apaisement".

 

Las, les forces de l’ordre étaient de retour sur la zone et usaient à nouveau de gaz lacrymogènes dès 23 heures.

 

Où est l’apaisement ? Le Parti de Gauche demande le retrait total des forces de police de la ZAD, préalable à tout « apaisement » et réaffirme son soutien aux opposants.

 

Le gouvernement a annoncé le report de six mois des travaux de défrichement avec la création d’un comité scientifique et d’une commission chargée d’"entendre toutes les parties prenantes". Il reconnait donc à mi-mots que ce n’était pas le cas jusqu’ici. Le collectif d’élus CEDPA appréciera, lui qui a déjà commandité une étude alternative auprès d’experts indépendants et saisi la justice européenne pour un recours en matière de loi sur l’eau.

 

Mais patatras ! Matignon indique, après ces bonnes intentions, que "le premier ministre réitère l’engagement du gouvernement à contribuer au développement économique et social du Grand Ouest, dont le projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes est une composante", soutenu par les trois ministres de l’écologie, des transports et de l’agriculture.

 

Où sont le dialogue et l’écoute ? Qui peut croire, comme l’ont indiqué les trois ministres, que « conforter les initiatives en faveur du respect de la biodiversité et de la préservation des terres agricoles » peut passer par le bétonnage de mille six cent hectares de terres situées en plein bocage et zones humides ?

 

Le Parti de Gauche réitère son refus du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes et appelle à poursuivre la lutte juridique et militante pour que cet aéroport inutile, coûteux et nuisible ne voit pas le jour.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:56

 

Le président d’Arcelor Mittal reçu mardi par François Hollande

 

PARIS (Reuters) - Arnaud Montebourg, qui a dit au quotidien Les Echos ne plus vouloir de Mittal en France, a précisé lundi que la présence du groupe dans le pays n'était pas en question mais que les menaces et les méthodes du sidérurgiste n'étaient pas acceptables.

 

Le président d'Arcelor Mittal, Lakshmi Mittal, sera reçu mardi par François Hollande pour discuter de l'avenir du site de Florange, au coeur du bras de fer avec le ministre du Redressement productif, a-t-on dit de source proche du dossier.

 

Le gouvernement presse Mittal de céder plus d'activités que prévu pour permettre la reprise du site mosellan, une opération qui pourrait passer par une nationalisation temporaire.

 

"La présence industrielle de Mittal en France n'est pas en cause", écrit Arnaud Montebourg sur Twitter. "Ce sont les méthodes de Mittal, les menaces proférées à l'encontre des vingt mille salariés vendredi qui ne sont pas acceptables."

 

Il expliquait dans un entretien aux Echos publié lundi que "nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France". "Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants", ajoutait-il, à propos de la fermeture du site de Gandrange. Il n'a "jamais tenu ses engagements" envers l'Etat.

 

L'entourage de Lakshmi Mittal a protesté. "Nous sommes particulièrement choqués par ce qu'a dit M. Montebourg", a dit une source proche. "Ce sont des déclarations assez violentes à l'égard d'un groupe qui emploie vingt mille personnes en France."

 

DEUX OFFRES POUR FLORANGE

 

A cinq jours de l'expiration du délai accordé au gouvernement pour trouver un repreneur aux deux hauts fourneaux et à l'aciérie de Florange, qu'Arcelor Mittal veut fermer, Arnaud Montebourg a confirmé qu'il travaillait sur un "projet de nationalisation transitoire" de Florange.

 

"Le problème des hauts fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts fourneaux de Florange, c'est Mittal", dit-il. Le groupe refuse de céder l'activité transformation de l'acier, comme le réclame le gouvernement pour faciliter une reprise.

 

Selon Les Echos, le ministre, qui a fait état de deux offres sur l'ensemble de Florange, envisage "une association avec un industriel, minoritaire, le temps de stabiliser l'activité".

 

Arnaud Montebourg a précisé que l'opération se ferait sans coût pour l'Etat, lors de la visite d'une usine Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret).

 

"Nous faisons la proposition de prendre le contrôle de façon temporaire à coût nul pour les finances publiques. Tout argent investi fera l'objet d'une recette ultérieure quand (Florange) sera revendu, en conséquence de quoi les finances publiques n'auront pas à supporter le moindre coût", a-t-il dit.

 

Les syndicalistes de Florange appuient sa démarche.

 

"Est-ce que le gouvernement aura le courage d'aller au bout de la démarche ?", s'interroge cependant Frédéric Weber (CFDT), porte-parole de l'intersyndicale. "Ce qui est sûr, c'est qu'avec Mittal, on est mort."

 

Une délégation de l'intersyndicale sera reçue mercredi à Paris par Arnaud Montebourg et se rendra ensuite à l'Assemblée nationale.

 

Le ministre avait accusé jeudi Arcelor Mittal d'être "redevable aux yeux de l'administration fiscale française d'une dette fiscale que nous considérons astronomique", ce à quoi le groupe avait apporté un démenti catégorique.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:42

 

http://www.fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8MQ7U220121126

 

La gauche radicale favorite des électeurs grecs

 

ATHENES, 26 novembre (Reuters) - La Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA) remporterait les élections en Grèce si elles avaient lieu aujourd'hui, avec une petite avance sur les conservateurs au pouvoir, bien que la cote des deux partis ait baissé, selon un sondage publié lundi.

 

Pourfendeur de l'austérité, SYRIZA a promis de rompre le programme d'aide international de cent trente milliards d'euros dont bénéficie Athènes s'il arrive au pouvoir.

 

Cette formation obtiendrait 26% des voix, soit neuf points de moins que lors des élections législatives du 17 juin. Le parti du Premier ministre, Antonis Samaras, Nouvelle démocratie, est crédité de 21,5% des voix, en baisse de 8,1 points.

 

Aube dorée, parti ultra-nationaliste dont la popularité a été dopée par ses positions fermes en matière d'immigration et de corruption, bondit en revanche à 13,5%, contre sept pour cent recueillis il y a cinq mois.

 

Le sondage révèle également que peu nombreux sont les Grecs qui pensent que le déblocage maintes fois retardé d'une nouvelle tranche d'aide suffira pour "sauver" leur pays fortement endetté et que l'incertitude continuera de peser sur ses finances.

 

L'Euro groupe et le Fonds Monétaire International doivent se réunir lundi pour chercher à débloquer une nouvelle tranche de quarante quatre milliards d'euros et discuter de la possibilité d'appliquer une décote à la dette grecque.

 

Dans ce sondage effectué par Pulse pour le journal Six Jours, quatre vingt quatre pour cent des personnes interrogées pensent que le doute continuera de planer sur l'économie du pays même si les fonds sont débloqués, seuls dix pour cent croient que cet argent pourrait sauver le pays.

 

Deux Grecs sur trois considèrent par ailleurs que le gouvernement n'a pas suffisamment négocié lors de la réunion des ministres des finances de la zone euro qui s'est tenue le 20 novembre et à l'issue de laquelle aucun accord n'a été trouvé. Pour soixante seize pour cent, ceci s'explique par un manque de volonté ou une incapacité du gouvernement.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:08

 

Doutes sur le référendum après les élections en Catalogne

 

BARCELONE, Espagne (Reuters) - Les indépendantistes ont, comme prévu, remporté une large victoire lors des élections anticipées dimanche en Catalogne, mais un morcèlement dans la répartition des sièges pourrait compliquer la tenue d'un référendum sur une autonomie accrue de la région.

 

Les quatre formations favorables à une consultation référendaire sur l'indépendance obtiennent ensemble les deux tiers des cent trente cinq élus au parlement régional mais les électeurs ont sanctionné la première d'entre elle, la coalition Convergence et union (CIU, centre droit).

 

Le parti du président catalan, Artur Mas, demeure, certes, le plus important de la région, mais avec 50 élus il ne dispose pas d'une majorité absolue.

 

Les Catalans ont, semble-t-il, sanctionné la politique d'austérité menée par Artur Mas pour réduire l'important déficit budgétaire de la Catalogne, la CIU perdant douze élus par rapport à sa représentation dans l'assemblée sortante.

 

Artur Mas, qui a fait du référendum le thème central de sa campagne après les grandes manifestations de septembre, sera contraint de nouer des alliances avec des formations plus petites, qui ont bénéficié du scrutin.

 

La Gauche républicaine (ERC), autre parti indépendantiste, apparaît ainsi comme le véritable vainqueur de cette consultation, doublant le nombre de ses élus de dix à vingt et un.

 

Artur Mas peut trouver un terrain d'entente avec ses partenaires, mais une coalition pourrait se révéler chaotique en raison de l'opposition de la Gauche républicaine à ses projets de stabilité financière.

 

ERREUR

 

"Disposer d'une large majorité aurait dégagé la voie vers l'indépendance. Il sera plus difficile désormais de faire pression sur Madrid en l'absence de majorité", juge Jesus Gilabert, militant de la CIU. "Dans ce processus, il est important d'avoir un seul chef de file, une personnalité à laquelle les gens peuvent s'identifier".

 

A Madrid, les résultats de ce scrutin ont été accueillis avec soulagement par les conservateurs du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, président du gouvernement, et par les socialistes du PSOE. Le PP obtient dix neuf sièges et le PSOE obtient vingt sièges.

 

Le revers relatif subi par Artur Mas, dans un scrutin marqué par une mobilisation record (68%) depuis 1988, a été interprété comme un échec du projet de référendum.

 

"Mas voulait que les Catalans décident et c'est ce qu'ils ont fait. Ils ont dit non à sa majorité absolue et à une séparation de la Catalogne du reste de l'Espagne", a expliqué Alicia Sanchez-Camacho, chef de file du PP dans la région.

 

"Mas a manifestement commis une erreur", estime José Ignacio Torreblanca, directeur de l'antenne madrilène du Conseil européen des relations étrangères, un centre de réflexion. "Il a défendu un programme séparatiste, et les gens lui ont montré qu'ils voulaient voir d'autres personnes mener ce programme."

 

FRUSTRATION

 

Redoutant que le vent de séparatisme ne balaie également le Pays basque et d'autres régions, Mariano Rajoy avait estimé que le scrutin catalan était encore plus important que les élections générales.

 

"La question catalane est l'occasion de discuter d'un modèle qui est un sujet de débat depuis le début. Cela concerne le modèle territorial espagnol", a expliqué Antonio Barroso, analyste politique chez Eurasia Group.

 

Le séparatisme en Catalogne, comme au Pays basque espagnol, a été durement réprimé sous la dictature franquiste entre 1939 et 1975 mais les dix sept régions espagnoles ont obtenu une large autonomie après le rétablissement de la démocratie et les velléités indépendantistes sont restées limitées dans les années 1980 et 1990.

 

Des événements récents ont cependant alimenté le sentiment de frustration des Catalans vis-à-vis de Madrid, à commencer par le rejet en 2010 par le Tribunal constitutionnel de plusieurs articles du nouveau statut d'autonomie régional, l'Estatut, dont celui reconnaissant une "nation" catalane.

 

La crise économique aiguë que traverse l'Espagne est venue renforcer l'argumentaire en faveur d'une sécession de la région, forte de sept millions cinq cent mille habitants et dont le PIB équivaut à celui du Portugal.

 

La récession qui frappe le royaume depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2007 entretient un ressentiment des Catalans à l'égard de Madrid. Nombreux sont ceux qui accusent le gouvernement central de prendre leurs impôts pour les reverser aux régions les plus pauvres. Les autorités régionales évaluent le manque à gagner à seize milliards d'euros par an.

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