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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 19:55

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-transfuge-syrien-manaf-tlass-est-en-185842122.html

 

Le général transfuge syrien Manaf Tlass est en France

 

PARIS (Reuters) - Le général Manaf Tlass, le plus haut gradé syrien ayant fait défection et proche du président syrien Bachar al Assad, a annoncé mardi être à Paris et a dit espérer une phase de transition constructive en Syrie.

 

Sa présence dans la capitale française a été confirmée par François Hollande.

 

Prié de dire, lors d'une conférence de presse avec son homologue tunisien, si l'officier syrien se trouvait à Paris, le président français a répondu: "Effectivement, nous sommes aujourd'hui informés de cette situation. Il est là."

 

Dans un texte non-authentifié parvenu à Reuters et daté de Paris, le général Tlass avait auparavant souhaité que son pays sorte de la crise "au travers d'une phase de transition constructive qui garantisse à la Syrie son unité, sa stabilité et sa sécurité ainsi que les aspirations légitimes de son peuple."

 

"Je ne peux qu'exprimer ma colère et ma douleur de voir l'armée poussée à mener un combat contraire à ses principes", ajoute-t-il.

 

Il souligne avoir été "isolé, accusé et même qualifié de traître" quand il a "refusé de participer à l'option sécuritaire". "Mais, ajoute-t-il, ma conscience, ma profonde conviction m`ont poussé à contester cette option destructrice et à m'en éloigner."

 

Les affrontements entre l'armée syrienne et les insurgés ont fait rage mardi à Damas pour la troisième journée consécutive, donnant lieu à des combats d'une violence sans précédent dans la capitale en dix sept mois de violences politiques en Syrie.

 

Les insurgés de l'Armée syrienne libre (ASL) engagés dans cette "bataille de Damas" se disent prêts à mourir pour cette "opération de libération" de la capitale.

 

Un général et plusieurs autres officiers de l'armée syrienne ont fui dans la nuit de lundi à mardi en Turquie avec quelque mille deux cent quatre vingt syriens, a-t-on appris mardi auprès d'un responsable turc.

 

Selon ce responsable, les dernières défections qui ont affecté l'armée syrienne portent à dix huit le nombre de généraux syriens ayant trouvé refuge en Turquie.

 

François Hollande a regretté une nouvelle fois l'inflexibilité de la Russie au sujet de la Syrie.

 

Les Russes "doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas être regardés comme les seuls ou presque à empêcher qu'il y ait recherche d'une solution", a-t-il dit.

 

"Si les Russes veulent qu'il y ait un retour à l'ordre et à la stabilité en Syrie, s'ils veulent éviter la guerre civile et le chaos, le mieux est d'assurer la transition politique qui passe par le départ de Bachar al Assad", a-t-il ajouté.

 

"Nous continuerons autant que cela est nécessaire à faire ce travail de conviction et à faire cette pression car il est intolérable, insupportable, qu'il y puisse y avoir chaque jour des massacres", a-t-il insisté.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les violences politiques ont fait depuis mars 2011 plus de dix sept mille morts en Syrie.

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 19:44

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-insurg%C3%A9s-affirment-avoir-lanc%C3%A9-la-bataille-damas-185551001.html

 

Les insurgés affirment avoir lancé la « bataille de Damas »

 

BEYROUTH (Reuters) - L'Armée syrienne libre (ASL) a déclaré mardi qu'elle avait déclenché une opération de "libération de Damas" et que les combats en cours depuis trois jours dans la capitale syrienne, impliquant jusqu'à deux mille cinq cent insurgés, allait s'intensifier.

 

Le colonel Kassem Saadeddine, porte-parole du commandement de l'ASL en Syrie, a ajouté que les insurgés allaient viser des installations sensibles liées à l'appareil sécuritaire du régime syrien.

 

Joint via Skype par l'agence Reuters, il a expliqué que de nombreux combattants insurgés s'étaient infiltrés il y a dix jours et qu'ils seraient rapidement rejoints par d'autres rebelles.

 

"La bataille de Damas est notre priorité. Nous avons lancé une opération pour libérer Damas", a-t-il dit, ajoutant que les rebelles avaient nommé leur opération "Volcan de Damas et tremblement de terre en Syrie".

 

Depuis dimanche, la capitale syrienne, qui avait été jusque-là relativement épargnée, est le théâtre de combats d'une intensité inédite depuis le déclenchement de la crise syrienne, en mars 2011.

 

"Ceci a été planifié il y a un certains temps déjà. Nous avons envoyé de nombreux groupes de combattants dans Damas et ses environs voici dix jours. Nous avons envoyé au moins cinquante brigades formées chacune d'une cinquantaine de combattants", a poursuivi le colonel Saadeddine.

 

"Nous ne nous arrêterons pas, c'est une opération sans retour", a-t-il ajouté.

 

Selon un officier de l'ASL participant aux combats dans le quartier de Midan, non loin du centre de Damas, la situation au sol est "vraiment excellente". Il a affirmé que les forces insurgées avaient pris le contrôle de ce quartier et qu'ils avaient réussi à repousser les assauts lancés depuis par les soldats syriens.

 

Sur une vidéo diffusée lundi par la chaîne de télévision Al Djazira, les insurgés affirment être prêts à combattre un mois s'il le faut.

 

"Nos combattants sont déjà déployés dans des secteurs sensibles de Damas. Ils sont allés là-bas en sachant qu'ils y joueraient leur vie. C'est la bataille, c'est notre bataille", a souligné ce même officier de l'ASL.

 

"Nous sommes au coeur de Damas, nous avons nos plans, nous avons même prévu des lignes de retraite et des lignes d'évacuation des blessés", a-t-il ajouté.

 

Un troisième officier a affirmé lui aussi que tout se passait bien: "Je ne peux pas vous donner de détails mais globalement, la situation est bonne, le régime a engagé cette bataille et nous allons la terminer."

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 19:32

 

http://www.humanite.fr/fil-rouge/madame-taubira-georges-abdallah-va-t-il-enfin-etre-libere-

 

Christiane Taubira, Georges Ibrahim Abdallah va-t-il enfin être libéré ?

 

Lundi 16 Juillet 2012

 

En ce mois de juillet 2012, Georges Ibrahim Abdallah, résistant communiste libanais, est toujours en prison en France, où il est incarcéré depuis près de 28 ans. Il est le plus ancien prisonnier politique détenu actuellement dans notre pays. Depuis 1999 il a terminé la peine de sûreté assortie à sa condamnation et il est donc légalement libérable.

 

Christiane Taubira, allez-vous le garder indéfiniment captif de l'État français ?

 

En 2003, la juridiction régionale de Pau avait d’ailleurs ordonné sa remise en liberté, à condition qu'il quitte définitivement le territoire français. Mais, à la suite de pressions du gouvernement étatsunien, le ministre de la Justice de l'époque est intervenu pour faire appel de la décision de libération et maintenir ainsi Georges Abdallah en prison.

 

Christiane Taubira, allez-vous continuer à céder aux ingérences étrangères dans ce dossier ?

 

Le 6 juin dernier, le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a écrit à Christiane Taubira, nouvelle ministre de la justice, demandant une entrevue afin de faire le point sur l'avancée du dossier de libération de Georges Abdallah. Ce courrier rappelait entre autres comment une machination politico-policière avait abouti en 1987 à la condamnation de Georges Abdallah à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises spéciale ;

 

Il rappelait que le consul libanais de France a réaffirmé en novembre 2011 l'accord des autorités libanaises autorisant la résidence de Georges Abdallah sur son territoire, comme il l'avait déjà officiellement confirmé en juin 2007, et que le premier ministre libanais lui-même s'est entretenu sur ce dossier avec Nicolas Sarkozy lors de sa visite officielle en France en février 2012 ;

 

Il rappelait qu'Yves Bonnet, directeur de la DST lors de l'arrestation de Georges Abdallah, récemment entendu par le juge chargé du dossier, considère qu'il est "anormal et scandaleux de maintenir Georges Ibrahim Abdallah en prison".

 

Georges Abdallah a déposé en janvier dernier une nouvelle demande de libération. Une fois de plus, il a subi les dispositions de l'inique loi Sarkozy-Dati sur la rétention de sûreté (qu'un gouvernement réellement de gauche devrait abolir, comme toutes les lois sécuritaires et répressives), loi que le militant politique Georges Abdallah avait déjà expérimentée de façon rétroactive en 2008, alors qu'elle avait été présentée comme devant prévenir la récidive des seuls criminels sexuels.

 

En avril-mai 2012, il lui a donc été imposé, durant six semaines, un nouveau séjour éprouvant au Centre national d’évaluation de Fresnes, au cours duquel administration pénitentiaire, médecins, psychologues et psychiatres ont prétendu évaluer la "dangerosité" (notion absente du code pénal et qui renvoie à la conception réactionnaire du "risque zéro") de son engagement politique.

 

Deux mois plus tard, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté n'a toujours pas rendu son avis, indispensable pour la procédure de libération. Nous dénonçons fermement ce blocage inadmissible. Christiane Taubira, allez-vous débloquer l'affaire Georges Abdallah ?

 

L'avancée du dossier de libération de Georges Abdallah ne doit pas être suspendue à la décision de pseudo-experts en maladie mentale chargés de vérifier si Georges Abdallah est guéri de son engagement politique.

 

Rappelons d'ailleurs que ces "experts" ont déjà été désavoués dans le cas du militant d'Action directe, Georges Cipriani, lorsque la cour d’appel avait jugé en 2010 qu'ils avaient outrepassé leur mission en émettant un avis défavorable à la libération conditionnelle en se fondant sur de douteuses considérations d’ordre moral.

 

A son courrier du 6 juin à la ministre, envoyé de nouveau le 6 juillet, le Collectif pour la libération de Georges Abdallah n'a pas reçu de réponse.

 

Vendredi 20 Juillet 2012 à 18 heures, nous retournerons donc – accompagnés par tous les soutiens de Georges Abdallah qui pourront appuyer cette démarche - au ministère de la justice, place Vendôme à Paris, où nous avions été reçus par le prédécesseur de Christiane Taubira, en décembre 2011, et nous protesterons contre le mépris affiché par la nouvelle ministre dans ce dossier.

 

Nous demanderons des comptes à l'État français et au nouveau gouvernement, nous exigerons des engagements concernant les prochaines échéances qui doivent permettre à Georges Abdallah de quitter enfin la prison et de retourner dans son pays.

 

Libérez Georges Ibrahim Abdallah !

 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 19:15

 

http://www.fr.news.yahoo.com/nouveaux-affrontements-%C3%A9clatent-%C3%A0-damas-091515867.html

 

De violents combats signalés à Damas, Kofi Annan à Moscou

 

BEYROUTH (Reuters) - Des affrontements d'une rare violence se sont poursuivis lundi à Damas, pour la deuxième journée consécutive, entre l'armée syrienne et les forces d'opposition au président Bachar al Assad.

 

Selon des militants de l'opposition, les forces syriennes appuyées par des véhicules blindés sont entrées dans le quartier sunnite de Midan pour déloger les rebelles qui avaient pris le contrôle de certaines zones, non loin des principaux bâtiments gouvernementaux.

 

Des véhicules de combat d'infanterie ont pris position le long des principaux axes de circulation de Midan, tandis que les rebelles se sont repliés dans les ruelles adjacentes. Des combats sporadiques ont été signalés.

 

"Les rebelles tentent de déloger l'armée (du quartier) de Zahra al Jadida. Il y a des combats là-bas et le bruit du bombardement et des roquettes résonne jusqu'ici", a déclaré par téléphone de Midan, Radif, un militant de l'opposition.

 

"Les blindés sont maintenant déployés dans le reste (du quartier) de Midan et les tireurs embusqués de l'armée ont pris position sur les toits", a-t-il ajouté.

 

L'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (OSDH) et d'autres sources de l'opposition ont annoncé par ailleurs que des habitants du quartier de Nahr Aicheh, un quartier sunnite du sud de Midan, avaient bloqué avec des pierres la route reliant Damas à Amman et brûlé des pneus afin de relâcher la pression sur Midan.

 

Des combats ont également éclaté dans le quartier de Tadamon, dans le sud de la capitale, selon un autre militant.

 

Selon de nombreux habitants contactés par Reuters, la capitale syrienne n'avait pas encore connu de tels affrontements depuis le début de la répression des manifestations antigouvernementales, mi-mars 2011.

 

ANNAN À MOSCOU

 

Cette nouvelle vague de violences intervient au premier jour d'une visite de 48 heures de l'émissaire international Kofi Annan à Moscou où il va tenter de convaincre la Russie d'accentuer la pression sur le président Bachar al Assad.

 

Le diplomate ghanéen, chargé en février par l'Onu et la Ligue arabe de trouver une issue positive à la crise syrienne, rencontrera mardi le président russe Vladimir Poutine.

 

La Russie, qui a opposé son veto à deux reprises à des projets de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu condamnant la répression du soulèvement syrien, reste pour l'heure hostile aux sanctions prônées par les puissances occidentales.

 

S'exprimant lundi lors d'une conférence de presse, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a une nouvelle fois rejeté un projet de résolution britannique incluant une menace de sanctions à l'encontre du régime de Bachar al Assad.

 

"A notre grand regret, on voit des éléments de chantage (...) C'est une approche absolument contreproductive et dangereuse", a estimé Lavrov, qui a exhorté ses alliés à soutenir le projet de résolution russe qui ne prévoit aucune sanction à l'encontre du régime de Damas.

 

"Nous n'autoriserons pas l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité qui ne se base pas sur les accords de Genève", a-t-il prévenu, faisant référence à la réunion du 30 juin à Genève des membres du groupe d'action sur la Syrie qui se sont mis d'accord sur les principes d'un processus de transition en Syrie.

 

"Si nos partenaires décident tout de même de bloquer notre résolution, la mission (des observateurs) de l'Onu n'obtiendra pas de mandat et devra quitter la Syrie. Ce serait dommage", a-t-il ajouté.

 

AMBASSADEUR EXPULSÉ

 

A Rabat, le ministère marocain des Affaires étrangères a annoncé avoir demandé à l'ambassadeur de Syrie, désormais persona non grata au Maroc, de quitter immédiatement le pays.

 

En réplique à la mesure des autorités marocaines, le gouvernement syrien a annoncé un peu plus tard, lundi, que l'ambassadeur du Maroc à Damas était désormais "persona non grata" en Syrie.

 

Le ministère marocain des Affaires étrangères n'a pas fourni d'explication à sa décision, se bornant à dire que la situation en Syrie ne pouvait "pas rester ce qu'elle est".

 

En mai, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, l'Australie, la Bulgarie et la Suisse ont tous expulsé les diplomates syriens en poste dans leurs capitales, cela en réplique au massacre de cent huit personnes le même mois dans la ville syrienne de Houla.

 

Selon l'opposition syrienne, entre cent et deux cent vingt personnes ont été massacrées jeudi dernier par l'armée syrienne et les miliciens "chabiha" dans le village de Tremsa, près d'Hama.

 

Le régime syrien a démenti dimanche les affirmations de Kofi Annan selon lesquelles les forces régulières auraient fait usage d'armes lourdes ou d'hélicoptères à Tremsa. Damas présente les violences comme une opération spéciale contre "des groupes terroristes armés."

 

Selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, proche de l'opposition, les violences politiques ont fait depuis mars 2011 plus de dix sept mille morts en Syrie. La Croix-Rouge qualifie désormais les combats de "conflit armé intérieur" autrement dit de guerre civile.

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 18:13

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/06/13/alexis-tsipras-grec-moderne_826144

Alexis Tsipras, grec moderne

Mercredi 13 Juin 2012

A Trente huit ans, cet opposant à l’austérité imposée par Bruxelles est le grand favori des élections de dimanche

Par Maria Malagardis

En Grèce, le candidat «normal», c’est lui : à quelques jours d’un scrutin décisif pour l’avenir du pays, Alexis Tsipras persiste à cultiver une attitude banale, ordinaire, comme détachée des passions qu’il déchaîne. Car à 38 ans, le leader de la coalition de la gauche radicale, Syriza, est devenu le sujet de toutes les conversations à Athènes. Et désormais, en Grèce, on ne peut être que «tsiprophile» ou «tsiprophobe».

La polémique est en réalité récente. Elle s’amorce le 6 mai : ce jour-là, grâce à son jeune leader, Syriza, coalition jusqu’alors marginale, devient la deuxième force politique du pays. Derrière les conservateurs de Nouvelle Démocratie, mais devant les socialistes du Pasok. Pourtant, faute de majorité issue des urnes, les Grecs vont devoir revoter dimanche. Et ces nouvelles élections se joueront en grande partie pour «Alexis», comme l’appellent ses partisans, ou contre «Tsipras», comme le nomment ses détracteurs. Un nom qui, de Bruxelles à Washington, fait des ricochets sur les eaux tourmentées de l’économie mondiale. A la veille des élections du 17 juin, les mises en garde au peuple grec pour qu’il fasse un choix «raisonnable», ou «pro-européen» se sont ainsi multipliées. Car Alexis Tsipras, c’est avant tout le leader qui a promis d’arrêter la politique d’austérité et donc de remettre en cause l’accord de sauvetage passé avec Bruxelles et le FMI.

Face à l’orage qui guette, «l’homme qui fait trembler l’Europe», comme l’ont surnommé les médias, semble pourtant imperturbable. A Athènes, place de la Liberté, dans son petit bureau au sixième étage du siège de son parti, il dessine sur un bloc-notes tout en parlant. «Les pays de l’eurozone sont comme une chaîne, tous liés les uns aux autres, explique-t-il, esquissant d’un coup de crayon des anneaux accrochés les uns aux autres. Si on brise un maillon, c’est la chaîne tout entière qui risque de se défaire. Exclure la Grèce de l’euro provoquerait un effet domino», ajoute-t-il, avant de relever la tête. «Nous ne souhaitons pas que la Grèce quitte l’euro, mais le mémorandum d’austérité imposé par Bruxelles et le FMI est déjà mort», ajoute-t-il en souriant. De fait, il sourit souvent, dévoilant de petites canines pointues, et parle toujours d’un ton neutre, sans emphase. «Je sais me mettre en colère, s’excuse-t-il presque, mais crier, m’énerver, ce n’est pas dans mon tempérament.» Cette maîtrise de soi, ce self-control constant, c’est aussi sa marque : jamais il ne s’énerve, même lorsque les journalistes le bousculent ou tentent de l’interrompre. «Il a toujours été comme ça. Pondéré, calme, confirme Charis Constantos, un responsable de Syriza qui connaît "Alexis" depuis plusieurs années. Ce n’est pas ce qu’on appelle un intello, mais il a une réelle capacité à rendre accessible des concepts compliqués, à formaliser des idées.» «Et il parle comme les gens», ajoute l’ami fidèle.

Son talent oratoire, Tsipras l’exerce à merveille dans ses meetings de campagne. Il s’exprime sans notes, dénonce et ironise avec aisance. «Il dit ce que les gens veulent entendre, riposte un cacique socialiste. En temps de crise, c’est facile. En réalité, c’est un populiste, comme l’était en son temps Andréas Papandréou, le leader socialiste du Pasok. Il berce les gens de faux espoirs, alors qu’il n’a pas les compétences pour gouverner.» La bourgeoisie intellectuelle et «progressiste» grecque comme l’immense majorité des journalistes ont été les premières à fustiger «l’illusion Tsipras». Avant même cette fameuse interview à CNN, à la mi-mai, au cours de laquelle le jeune leader a dévoilé un anglais très approximatif. Un buzz intense sur la Toile grecque s’en est suivi, suscitant des railleries incrédules.

Sa faible carrure internationale constitue le vrai point faible d’Alexis Tsipras. Et ce n’est pas les quarante-huit heures passées à Paris et à Berlin fin mai qui ont permis d’y remédier. Ni de lui assurer «l’appui des Européens» comme il le souhaitait. Il s’est affiché aux côtés de Mélenchon, mais Hollance à peine élu a refusé de le recevoir. Reste que les Grecs ont toujours préféré les leaders qui leur ressemblent à ceux qui ont acquis du prestige à l’extérieur. Avec Tsipras, ils sont comblés. Même physiquement, le candidat normal ressemble au quidam de base : un visage d’éternel jeune homme, lisse, sans particularité. Des cheveux vaguement gominés, comme tous les palikaria, les jeunes garçons qui, comme lui, roulent en Vespa, de préférence sans casque.

Sa vie personnelle comme son parcours politique sont également formatés made in Greece : né quatre jours après la chute de la dictature des colonels, c’est un enfant de la petite bourgeoisie d’Athènes qui grandit dans le quartier d’Ambelokipi. Comme beaucoup de jeunes Grecs, il se passionne pour la politique dès le lycée. Jeunesses communistes, mouvement estudiantin : le jeune Alexis reste ensuite dans la tradition militante de la jeunesse de gauche. Côté cœur, il est aussi d’une grande constance : il a rencontré Peristera, sa discrète compagne et la mère de son fils de deux ans, sur les bancs du lycée où ils distribuaient des tracts ensemble. Après des études d’ingénieur à l’Ecole polytechnique, Tsipras suit encore le parcours de nombreux jeunes diplômés grecs en travaillant quelque temps dans la petite entreprise de bâtiment paternelle, comme ses deux frères. Mais c’est bien la politique qui l’accroche.

Secrétaire de la jeunesse du principal parti radical grec, il prend les commandes de cette coalition en 2008. Et là, Tsipras innove en devenant le plus jeune leader jamais désigné à la tête d’un parti politique dans un pays volontiers gérontocrate, où la vieillesse est souvent synonyme de sagesse. Prouesse supplémentaire, il réussit à faire taire les voix discordantes dans un parti par nature fragmenté en multiples tendances.

«Il a très vite compris qu’il ne fallait pas se perdre dans les dissensions internes et s’adresser plutôt à l’extérieur. Son succès populaire a ensuite été le gage de son autorité dans le parti», analyse son camarade Charis Constantos, persuadé que la jeunesse de Tsipras est également devenue un avantage face «à une classe politique de vieux briscards discrédités». Il aurait pu ajouter que sa diabolisation par les grands argentiers de la planète conforte encore la popularité de Tsipras, dans un pays au nationalisme suffisamment chatouilleux pour refuser de suivre des consignes de vote venues de Bruxelles, Berlin et Washington.

Alors, Tsipras sortira-t-il Premier ministre du scrutin du 17 juin ? Les banques grecques seront-elles nationalisées ? Les armateurs (enfin) taxés ? L’austérité, oubliée ? «Nous savons bien qu’il faudra encore demander des efforts au peuple grec. Mais il faut que les gens aient l’impression que leurs sacrifices sont utiles et que ce ne sont pas toujours les plus pauvres qui trinquent», répète Tsipras en boucle. Dans son bureau, ce jour-là, il dessine une tête mystérieuse, tout en rêvant à haute voix : «Quand même ! Nous pourrions devenir le premier pays d’Europe à élire un vrai parti de travailleurs.» 

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 18:00

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-la-poudriere-de-kirkouk-menace-d-exploser-107719109.html

 

Mardi 3 juillet 2012

 

Irak: La poudrière de Kirkouk menace d’exploser

 

Par Gilles Munier (Afrique Asie – juillet 2012)

 

Massoud Barzani, président de la Région autonome du Kurdistan, a pris la tête de l’opposition irakienne en déclarant l’Irak « au bord du gouffre » et en accusant le Premier ministre Nouri al-Maliki de monopoliser le pouvoir. Depuis octobre 2011, suite à la signature d’un contrat autorisant Exxon Mobil à prospecter six champs pétroliers dans sa région, il ne rate aucune occasion de déclarer que Maliki nourrit des ambitions dictatoriales. Il juge à juste titre « inacceptable » qu’un Premier ministre soit à la fois « ministre de la Défense, ministre de l'Intérieur, chef des renseignements et commandant en chef des forces armées ».

 

Mais, renverser Maliki démocratiquement n’est pas une mince affaire. En visite aux Etats-Unis, en avril dernier, Barzani a comparé la présence d’Exxon au Kurdistan à celle de plusieurs divisions militaires américaines et dit qu’elles, au moins, ne se retireraient pas sur un coup de fil du Pentagone ! Il a salué la création d’un US-Kurdistan Business Council. Ce consortium est présidé par le général James Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama, très apprécié des Barzani. Il commandait l’unité de Marines envoyée au Kurdistan en avril 1991 pour soutenir les peshmergas aux prises avec l’armée irakienne, dans le cadre de l’opération Provide Comfort.

 

La carte du nationalisme

 

Dès son retour de Washington, Barzani a confirmé son refus de livrer à Bagdad le vice-Président irakien Tarek al-Hashemi sous le coup d’un mandat d’arrêt irakien pour terrorisme et a annoncé la tenue d’une réunion de dirigeants irakiens à Erbil pour « sauver» le pays et adopter des « solutions radicales ». Résultat : quelques jours plus tard, Iyad Allaoui – chef du bloc Iraqiya, majoritaire aux dernières législatives - Moqtada al-Sadr et Oussama al-Nujafi, président du Parlement, ont lancé un appel réclamant plus de démocratie dans la gestion du pays et ont demandé à Nouri al-Maliki de ne pas briguer un troisième mandat en 2014. Se doutant de la réponse, ils tentent depuis de réunir suffisamment de députés pour mettre le chef du gouvernement en minorité au Parlement. Sans succès.

 

Fin manœuvrier, Nouri al-Maliki a contre-attaqué en jouant la carte du nationalisme irakien. Il a convoqué un Conseil des ministres à Kirkouk pour déclarer la ville irakienne et a exigé le départ des forces non officielles, autrement dit des milices kurdes et du Parastin, service secret dirigé par le fils aîné de Barzani, Masrour. Sous prétexte d’assurer la sécurité de la réunion, évidement boycottée par ses ministres kurdes, il a ordonné le déploiement de forces anti-terroristes venues de Bagdad, disposant d’armement lourd et d’hélicoptères. Elles y sont toujours.

 

L’opération lui a permis de diviser ses détracteurs arabes sunnites. Necmeddin Kerim, gouverneur membre de l’UPK de Jalal Talabani,  et Turan Hasan Bahaa Eddin, président turkmène de l’Assemblée provinciale, lui ont réservé un accueil qui n’était pas uniquement protocolaire. Aujourd’hui, plusieurs membres du Front Turkmène, ayant soutenu la liste Iraqiya aux élections de 2010, ont l’impression qu’Iyad Allaoui les a « vendus » aux Kurdes en échange du soutien de Barzani dans sa querelle avec Maliki.

 

Le 13 mai dernier, nouvelles provocations de Maliki : interrogé par une radio privée, il a déclaré que l’article 140 de la Constitution qui prévoit un recensement et un référendum à Kirkouk pour décider de l’avenir de la province, est l’œuvre d’un « ignorant ». Puis il a fait courir le bruit q’une rencontre secrète entre Barzani et Allaoui, avait débouchée sur un accord permettant aux Kurdes d’annexer Kirkouk et la plaine de Mossoul.

 

Fin mai, al Dawa, le parti de Maliki, a accusé le Kurdistan de complicité avec Israël, produisant un rapport iranien certifiant que le commando du Mossad ayant assassiné des scientifiques nucléaires avait pénétré en Iran par le nord de l’Irak. Une liste d’agents locaux était jointe au document. Quelques semaines plus tôt, Hussein al-Sharistani, vice-Premier ministre chargé de l’Energie, avait dénoncé la contrebande de pétrole entre le Kurdistan et Israël via le port jordanien d’Aqaba.

 

Bombarder Erbil

 

Depuis 2003, le partage des ressources pétrolières de la province de Kirkouk est remis en cause régulièrement. Les attentats d’Al-Qaïda et d’Ansar al-islam et les exécutions ciblées se succèdent. Le recensement de la population, préalable à une consultation électorale, est sans cesse repoussé. Les litiges résultant de l’arabisation de la région sous Saddam Hussein – déplacements de population, terres confisquées -  sont loin d’être résolus. Sur les deux cent cinquante mille habitants supposés avoir été expulsés par le régime baasiste, seuls trente huit mille dossiers ont été déposés depuis 2003. En 2011, on estimait à cinq mille le nombre de cas réglés. Comment pourraient-ils l’être puisque les dirigeants kurdes refusent de démolir les maisons construites par les colons kurdes sur des terres ne leur appartenant pas ? En revanche, les bâtiments « illégaux » appartenant aux minorités locales sont détruits sans discussion. La démolition d’une Husseiniyah - lieu de culte chiite - dans un quartier turkmène a provoqué deux jours d’émeutes, au point que l’opération a été suspendue.

 

Massoud Barzani et de nombreux hommes politiques irakiens pensent que Nouri al-Maliki est capable de tout s’il est mis en minorité au Parlement. Kirkouk et son pétrole se retrouveraient alors au cœur d’un conflit sanglant. En avril, en conférence de presse à Washington, le chef kurde a raconté qu’en réponse à des officiers irakiens lui suggérant de bombarder Erbil, Maliki a répondu : « Attendez l’arrivée des F-16» ! Dix huit avions de chasse sont en effet en attente de livraison. Barzani, Israël et le Koweït voudraient bien qu’Obama suspende leur remise.

 

L’annonce qu’ils ne seront pas armés de missiles de dernière génération ne suffit pas à les rassurer. Arshad Salhi, président du Front turkmène a demandé, début juin, le déploiement d’une force de sécurité de l’ONU pour protéger la population. Le mieux, dit-il, serait de déclarer l’article 140 nul et non avenu et de rechercher un compromis satisfaisant Erbil, Bagdad… et les habitants de Kirkouk. Avant qu’il ne soit trop tard…

 

Massoud Barzani a sans doute raison de comparer la présence d’Exxon au Kurdistan à celle de plusieurs divisions militaires américaines et de dire qu’elles, au moins, ne se retireraient pas sur un coup de fil du Pentagone. Selon l’International Herald Tribune (12 juin 2012), la compagnie pétrolière américaine gère « une des plus grandes opérations de lobbying de Washington, avec une vingtaine d’ex-sénateurs, de députés et de conseillers juridiques travaillant comme ses employés… comme elle opère dans deux cent pays ou territoires, on peut dire qu’elle a sa propre politique étrangère, qui diffère parfois de celle du gouvernement US ».  

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 15:46

  

http://www.blogs.rue89.com/tunisie-libre/2012/07/13/tunisie-ce-qua-dit-khaled-mechaal-au-congres-dennahda-228009

Ce qu’a dit Khaled Mechaal au congrès d’Ennahda

Par Thierry Brésillon

 

Vendredi 13 Juillet 2012

 

Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas en exil, était la guest-star du congrès d’Ennahda qui a débuté jeudi matin, dans la banlieue de Tunis. Le dirigeant palestinien a prononcé le discours le plus politique de cette cérémonie d’ouverture très consensuelle.

 

L’évocation de la Palestine a soulevé une vive émotion dans un public estimé à environ dix mille personnes. Khaled Mechaal a donc logiquement recueilli l’ovation la plus chaleureuse.

 

Réfugié à Damas jusqu’en octobre dernier, il a longtemps été considéré comme l’incarnation de l’aile dure du Hamas, avant d’évoluer vers des positions plus pragmatiques. Sa présence à Tunis est l’un des signes les plus tangibles de l’évolution du positionnement stratégique de la Tunisie post-Ben Ali.

 

Les ambassadeurs occidentaux avaient déjà quitté la salle à l’issue des discours des intervenants tunisiens. Ce qui leur à évité de se trouver en présence du leader d’une formation inscrite sur la liste des organisations terroristes.

 

Conseils aux nouveaux dirigeants arabes

 

Après avoir rendu un hommage appuyé à la troïka et à l’esprit de rassemblement qui l’anime, il a fait quatre recommandations aux nouvelles démocraties arabes :

 

Il a d’abord insisté sur l’esprit de consensus qui doit les inspirer :

 

«  A la différence de l’Europe et des démocraties occidentales, quand Dieu vous a fait la grâce de recueillir une majorité de voix aux élections, il faut néanmoins rechercher le consensus. Les forces politiques minoritaires sont libres de se placer dans l’opposition. Mais il faut tendre la main à ses adversaires pour obtenir la participation de tous. »

 

Il a ensuite évoqué la possibilité d’un retour du monde arabe sur la scène internationale :

 

«  Cette révolution nous donne la possibilité d’agir dans un contexte arabe d’abord et musulman ensuite. Jusque-là, nous étions absents à cause de régimes corrompus. Nous pouvons désormais nous développer par nous-mêmes, mettre en œuvre un projet arabe et un projet régional, à l’exclusion d’Israël. Désormais, les Arabes peuvent être traités sur un pied d’égalité.  »

 

Il a ensuite appelé les pays arabes à garder la Palestine à l’esprit :

 

«  Nous ne sommes pas égoïstes. Prenez votre temps pour reconstruire vos pays, pour élaborer votre équilibre intérieur. Nous ne demandons pas aux pays arabes de déclarer la guerre à Israël. Mais la Palestine doit rester présente à votre esprit. Dans votre développement, la Palestine ne sera pas un fardeau, mais un atout. Si vous oubliez la Palestine, Israël ne vous lâchera pas. La question palestinienne reste au cœur des printemps arabes. »

 

Il a enfin défini les bases de la relation avec l’Occident :

 

«  Nous sommes favorables à des relations sur un pied d’égalité et sans agressivité. Mais n’oubliez pas que votre légitimité vous vient du peuple et non de l’Occident. Le monde ne peut que se soumettre à la volonté du peuple arabe et musulman. Nous avons besoin du monde extérieur, mais le monde a besoin de nous.»

 

L’état du mouvement palestinien

 

Dans la deuxième partie de son discours, il a resitué le mouvement palestinien dans ce nouveau contexte régional.

 

Il a d’abord dressé le bilan des tentatives de processus de paix :

 

«  Depuis la conférence de Madrid, la rencontre de Camp-David, l’initiative arabe pour la paix, nous avons traversé vingt et un ans d’égarement qui nous ont menés à la reddition. L’essentiel est de libérer la Palestine, de sauvegarder Jérusalem, d’obtenir le retour du peuple sur son sol et dans ses villages, et de rétablir la souveraineté sur l’ensemble du territoire national avec Al Quds [Jerusalem] pour capitale.  »

 

Il a ensuite évoqué la stratégie :

 

«  Nous avons besoin de tous les processus, politiques, diplomatiques, de l’information, mais notre chemin stratégique reste la résistance. Une terre usurpée par la force ne peut être récupérée que la force. C’est une loi de l’Histoire. La résistance a obligé l’ennemi à se retirer de Gaza, du Sud-Liban et du Sinaï. 

 

La résistance palestinienne est pour l’instant très affaiblie. Mais le monde est en constant changement, il y a des cycles, mais la résistance du peuple palestinien ne s’éteindra pas. »

 

Il est revenu sur la division du mouvement national palestinien, notamment depuis les élections qui ont vu la victoire du Hamas en janvier 2006 :

 

«  Il est naturel qu’on soit en désaccord. Il n’est pas naturel qu’on se combatte. Des erreurs ont été commises par les Palestiniens. Mais cette division nous a été imposée de l’extérieur.

 

J’ai été le premier à dire que Yasser Arafat avait été assassiné comme l’a été cheikh Yassine. Pour les sionistes, les leaders palestiniens n’ont de place que sous terre.

 

J’appelle le Fatah à mener le combat ensemble au nom du sang versé de Yasser Arafat !  »

  

Pour finir, il a évoqué l’incidence du printemps arabe sur la question palestinienne :

 

«  Vous nous avez rapprochés de la libération de la Palestine. La Oumma rassemblée pourra se dresser face à Israël et à ceux qui le soutiennent.

 

J’appelle les dirigeants des pays arabes à mettre en œuvre une stratégie arabe et islamique pour libérer la Palestine.  »

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 15:27

 

http://www.fr.news.yahoo.com/hillary-clinton-re%C3%A7ue-par-le-nouveau-pr%C3%A9sident-%C3%A9gyptien-184651029.html

 

Hillary Clinton reçue par le nouveau président égyptien

 

LE CAIRE (Reuters) - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a rencontré samedi soir au Caire le nouveau président égyptien, Mohamed Morsi, qui a été investi dans ses fonctions voici deux semaines.

 

Il s'agit de la rencontre de plus haut niveau jamais tenue entre un responsable américain et une personnalité des Frères musulmans. Mohamed Morsi est le premier chef de l'Etat égyptien depuis 1952 à ne pas être issu des rangs de l'armée.

 

La secrétaire d'Etat, qui a entamé samedi sa visite égyptienne, sera reçue dimanche par le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui assurait jusqu'au 30 juin l'intérim du pouvoir.

 

"Les Etats-Unis soutiennent une transition complète vers un régime civil, avec tout ce que cela comporte", a dit Hillary Clinton au cours de la conférence de presse consécutive à son entretien avec le président Morsi.

 

"Mais il y a d'autres tâches qui attendent. Et j'estime que les questions concernant le Parlement, la Constitution, doivent être résolues par les Egyptiens eux-mêmes. Je suis impatiente de discuter de ces sujets demain avec le maréchal Tantaoui et d'oeuvrer à ce que l'armée en revienne à une mission limitée à la sécurité nationale", a continué la chef de la diplomatie américaine.

 

L'Egypte traverse une nouvelle phase de turbulences opposant l'armée au pouvoir civil depuis que l'élection de Mohamed Morsi à la présidence de la république a été confirmée le 24 juin.

 

La Haute Cour constitutionnelle a décidé mardi de suspendre un décret du chef de l'Etat qui ordonnait au Parlement de siéger de nouveau malgré sa dissolution par le CSFA le 16 juin dernier, dans le sillage de l'invalidation de la loi électorale par la Haute Cour.

 

Les Etats-Unis ont soutenu pendant trente ans le régime autoritaire d'Hosni Moubarak, et en particulier l'armée égyptienne, à laquelle ils versent aujourd'hui une subvention annuelle de un milliard cinq cent cinquante millions de dollars.

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 15:09

 

http://www.liberation.fr/medias/2012/07/12/aef-pouzilhac-sans-fusion-ni-couronne_833039

 

Pouzilhac sans fusion ni couronne

 

Jeudi 12 Juillet 2012

 

Le gouvernement stoppe le rapprochement des rédactions de France 24 et RFI, et contraint au départ le patron de l’Audiovisuel Extérieur de la France.

 

Par Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts

 

Velu sous la droite, velu il restera sous la gauche, le merdier de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF). Le gouvernement - en l’espèce les deux ministères de tutelle, celui de la Culture et de la Communication et celui des Affaires étrangères - a tranché dans l’épineux dossier : Alain de Pouzilhac, le très décrié président de l’AEF, est éjecté, et la fusion des rédactions de France 24 et RFI qu’il a voulu imposer à tout prix est stoppée net. Quant à TV5 Monde, elle va voir France Télévisions se substituer à l’AEF dans son capital.

 

Mais… Mais le rapprochement entre France 24 et RFI se poursuit : le déménagement de la radio dans un immeuble jouxtant celui de la chaîne (coût : soixante millions d’euros) sera mené à son terme, l’intégration des rédactions web n’est pas remise en cause, pas plus que la fusion juridique. Le schéma final de l’AEF devrait ressembler à France Télévisions : une holding chapeautant, à la manière de France 2 et France 3, RFI et France 24, toutes deux dotées d’un directeur, avec chacune sa rédaction, indépendante de la voisine, mais cohabitant dans le même immeuble et vouée à la même mission d’information internationale.

 

Un choix a minima, sans grande prise de risque pour le gouvernement, à part celle de se mettre à dos l’intersyndicale de RFI outrée par la décision petit bras : «Pouzilhac, c’est une étape, mais ce qui nous intéresse nous, c’est le projet. La fusion juridique continue ? Ce n’est pas viable. Est-ce que l’Etat aura les moyens d’assurer la pérennité de RFI et le développement de France 24 ? C’est ça qui nous importe. Résultat : après cinq ans de lutte sous Sarkozy, il va falloir se remettre à la bataille, ce n’est pas ce qu’on attend du gouvernement socialiste !» tempête Elisa Drago élue (SNJ-CGT) du comité d’entreprise de RFI.

 

Il en aura fallu du temps pourtant au gouvernement pour prendre cette décision, du temps et un énième rapport confié, début juin, à l’ex-président de Radio France (et RFI) Jean-Paul Cluzel. Lequel a présenté ses conclusions, hier, à un conseil d’administration de l’AEF convoqué par l’Etat. Parmi les autres hypothèses évoquées dans le rapport dont Libération a eu copie, l’une a sérieusement été envisagée, autrement plus ambitieuse, qui consistait à adosser RFI à Radio France et France 24 à France Télévisions : la radio avec la radio, la télé avec la télé. Mais compliquée à mettre en œuvre, et vue d’un mauvais œil par France 24, la solution a été repoussée, notamment par le Quai d’Orsay.

 

Vuvuzela. Hier, alors que se tenait sans lui le conseil d’administration destiné à entériner le nouveau cap, le tout juste viré Pouzilhac a adressé un message façon méthode Coué au personnel, ses «très chers amis», écrit-il en préambule, pour annoncer sa démission.  

 

«L’essentiel est acquis, affirme-t-il, Quant à la fusion des rédactions, il est peut-être trop tôt pour la réaliser, mais j’ai la conviction personnelle qu’elle est l’avenir d’un AEF fort.» Il poursuit ainsi : «Je prends acte du fait que l’Etat, notre actionnaire, souhaite une nouvelle présidence pour l’AEF. Je considère donc que ma mission est terminée.» Et il conclut sa lettre d’un tendre «Je vous embrasse». Aussitôt son message envoyé, Pouzilhac se rend dans la newsroom de France 24, où quelques cadres de la chaîne, l’œil humide pour certains - la journaliste Roselyne Febvre est inconsolable -, l’entourent et l’embrassent. Puis, Pouzilhac fait le tour des services pour faire ses adieux. Un départ sans tambour ni trompette, ou plutôt sans vuvuzela, l’instrument dont le fantasque président se servait pour annoncer de bonnes nouvelles à ses troupes, notamment la désormais décédée fusion.

 

En partant de lui-même, Pouzilhac, 67 ans, ôte une épine du pied de François Hollande. S’il avait refusé de démissionner, alors le Président aurait dû user du pouvoir de révocation des patrons de l’audiovisuel public que s’était créé sur mesure Nicolas Sarkozy, pouvoir que Hollande n’a cessé de critiquer tout au long de la campagne. Ça aurait fait bien mauvais genre, mais virer Pouzilhac, c’était quasiment une promesse du candidat Hollande qui, dans Libération, avait signé une pétition contre la fusion des rédactions.

 

Lubie. Car depuis 2005 qu’il préside aux destinées de l’Audiovisuel extérieur de la France (c’était alors la CFII, la Chaîne française d’information internationale), Pouzilhac a accumulé les casseroles. D’emblée, et avant même son arrivée, le projet est mal embringué, une lubie chiraquienne de 2008 visant à doter notre beau pays d’une «CNN à la française», outil contre-nature de journalisme au service de la diplomatie.

 

L’affaire aboutit, après bien des péripéties, à la création, fin 2006, de France 24, chaîne étrangement codétenue par TF1 et France Télévisions. Un nouveau locataire à l’Elysée plus tard et voilà que s’annoncent l’AEF et la fusion juridique et rédactionnelle de France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya, la radio arabophone. Une fusion rejetée par tous, à commencer par RFI où l’on craint de se voir dézingué au profit de France 24.

 

A raison : la radio essuie sous l’ère Pouzilhac plusieurs plans sociaux qui ont vu près de trois cent personnes quitter la station depuis 2009.

 

Au passif de Pouzilhac, il y a bien sûr la rocambolesque guerre des chefs à France 24 et son affrontement avec Christine Ockrent sur fond de plus ou moins fumeuse affaire d’espionnage. Exemplaire affaire qui voit Pouzilhac faire fuiter une enquête privée révélant le piratage de plus de deux millions cinq cent mille fichiers informatiques, via le disque dur de l’AEF par une proche d’Ockrent. Laquelle éclaboussée par ce scandale, et très impopulaire, est poussée dehors en mai 2011. Sauf que quand Libération, en septembre de la même année, sort l’enquête de la police, on s’aperçoit que la proche d’Ockrent avait pénétré dans le système informatique pour récupérer des mails et des documents la concernant, mais n’avait certainement pas piraté deux millions cinq cent mille fichiers ; mieux c’est un informaticien de l’AEF qui avait copié le disque dur retrouvé sur l’ordinateur de la collaboratrice. Ce que Pouzilhac - au bas mot - savait. Et a tout de même - au bas mot - laissé dire pour aboutir à l’éviction de sa grande - au bas mot - amie Ockrent.

 

Qui pour remplacer si pétaradant personnage ? Le nom de Marie-Christine Saragosse, aujourd’hui à la tête de TV5 Monde, circule. Mais voilà : nommer un président à l’AEF, ce serait se servir de la baguette magique sarkozyste. Et Hollande semble ne pas vouloir s’y résoudre : du coup, Pierre Hanotaux, actuel numéro deux de l’AEF, assurera l’intérim. Jusqu’à quand ? Sans doute jusqu’à ce qu’une nouvelle loi, attendue d’ici la fin de l’année, éradique la nomination des patrons de l’audiovisuel public par l’Elysée et réforme le CSA qui désignera alors lesdits patrons. En attendant, indique un journaliste de France 24, «les chefs ont globalement peur, les autres continuent leur job».

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 14:53

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-l-omerta-des-amis-des-kurdes-107743408.html

 

Mardi 3 juillet 2012

 

Irak: L’Omerta des « amis des Kurdes »

 

Par Gilles Munier (Afrique Asie – Juillet 2012 – version augmentée le 3/7/12)

 

L'ONG Transparency International classe l’Irak parmi les huit pays les plus corrompus du monde. Au Kurdistan, tout a commencé pendant la guerre du Golfe de 1991 avec l’interdiction faite au pouvoir central d’intervenir au nord du pays.  

Le maintien de l’Irak sous embargo a ensuite généré des trafics qui ont considérablement enrichis Massoud Barzani et Jalal Talabani, notamment la contrebande de pétrole et de pneumatiques. Depuis 2003, la corruption au Kurdistan atteint des sommets : aucun contrat ne peut être signé sans payer sa dîme. Actuellement, deux fils de Massoud Barzani, font scandale. Mansour, qui a perdu trois millions deux cent mille dollars dans un casino des Emirats Arabes Unis et que son père est allé rembourser. Masrour, chef des escadrons de la mort du régime, qui s’est offert une villa de dix  millions de dollars dans l’Etat de Virginie, à cinq kilomètres du siège de la CIA ! Serwan Mustafa, un neveu, est impliqué dans une affaire de rétro commissions. Le nom de France Telecom a été cité dans les médias kurdes.  

Plusieurs journalistes qui dénonçaient la cupidité des Barzani et des Talabani ont été arrêtés ou assassinés, des manifestants tués et des militants torturés. Aso Jabar, auteur de Hell of truth, un livre interdit de cinq cent pages documentant la corruption et les violations des droits de l’homme au Kurdistan, s’est enfui aux Etats-Unis. 

Pour l’exemple, Zana Mohamed Salih, puissant maire de Soulimaniya, a été arrêté le 8 avril dernier et accusé de corruption. Quelques jours plus tard, on l’a retrouvé mort, pendu dans sa cellule. Selon des parents, des traces de tortures constellaient le corps qui leur a été remis. Non seulement Zana Mohamed Salih niait toute implication dans le scandale, mais il refusait de taire les noms des personnalités du régime impliquées dans l’affaire. Est-il besoin de préciser que la prison de Soulimaniya est gérée par l’Asayish, le service secret de Masrour Barzani ? 

Ces informations ne sont que la face immergée de l’iceberg. Comment se fait-il que les « amis des Kurdes », nombreux en Europe, ferment les yeux sur de tels agissements ?

 

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