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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:07

 

http://www.pcfaubervilliers.fr/spip.php?page=debats#forum8516

 

http://www.georgessali.fr/?p=1163

 

Lettre ouverte de Georges Sali, président du groupe des élus socialistes de Saint Denis

 

Lettre ouverte aux électeurs socialistes dionysiens

 

Saint-Denis, le 13 juin 2012

 

A quelques jours du second tour de l’élection législative dans la deuxième circonscription (Saint-Denis nord, Pierrefitte et Villetaneuse), je souhaite m’adresser à vous pour vous expliquer pourquoi j’ai décidé d’appeler à voter pour le député sortant Patrick Braouezec

 

Dionysien de toujours, militant socialiste depuis trente ans, président du groupe des élus socialistes et partenaires au conseil municipal de Saint-Denis, j’ai pris la tête du comité de soutien dionysien à François Hollande dès le lendemain de la déclaration de sa candidature en mars 2011. Avec de nombreux dionysiens, nous avons porté sa victoire locale aux primaires, puis la victoire éclatante dans notre ville à la présidentielle.

 

Notre nouveau président a maintenant besoin d’une large majorité de gauche à l’Assemblée nationale pour concrétiser le changement voulu par les français. Le premier tour dimanche dernier annonce que cet objectif majeur sera atteint. Saint-Denis sera à nouveau au rendez-vous avec deux députés de gauche : Bruno Le Roux (sud de Saint-Denis) et, pour la partie nord, soit Patrick Braouezec soit Mathieu Hanotin. Le maintien d’un duel à gauche dimanche prochain s’explique par deux raisons objectives : la Droite et l’extrême-droite ont été éliminées sèchement dès le premier tour dimanche dernier ; l‘actuel candidat socialiste avait fait le choix de ne pas appliquer le désistement républicain lors de la cantonale de mars 2011.

 

Mon engagement politique jamais démenti au sein du parti socialiste m’inclinerait naturellement à soutenir ce dernier, ce d’autant que j’ai développé depuis plusieurs années des désaccords sur la façon dont la majorité communiste gère notre ville. J’ai pourtant décidé, en conscience et en responsabilité, de faire un autre choix. Je me sens le devoir de témoigner de ce qui se passe au parti socialiste actuellement. Un groupe de personnes, issu du syndicat étudiant UNEF, conduit par Mathieu Hanotin, a littéralement atterri sur le territoire de Plaine Commune depuis très peu de temps en vue de permettre à ses protecteurs socialistes départementaux de faire tout simplement main basse sur notre ville. Il s’agit d’une véritable opération commando, s’appuyant sur des méthodes particulièrement violentes, d’abord dirigées contre les militants socialistes locaux. Mais cela ne serait pas très grave si le véritable enjeu de cette opération ne concernait pas l’avenir de notre population.

 

J’ai acquis la conviction que la victoire de Mathieu Hanotin serait un signal très fort lancé aux intérêts financiers privés et aux promoteurs pour investir notre territoire qui est au cœur de la révolution urbaine programmée par le projet du « Grand Paris ». La conséquence en serait immanquablement l’engagement d’une spéculation immobilière irrésistible qui aurait vite fait de chasser la partie de notre population vivant dans des conditions modestes ou précaires. Un tel schéma est parfaitement contraire à l’objectif de François Hollande d’égalité des territoires et de mixité sociale dans tous les quartiers. On ne répond pas à nos actuels problèmes de ghettoïsation, réels dans certains de nos quartiers, par l’évacuation des populations fragiles.

 

Un élu de gauche doit protéger par la solidarité la population dans sa diversité et combattre toutes les ségrégations tout en favorisant un développement économique et urbain de qualité.

 

Or tel est l’engagement pris par Patrick Braouezec dans le cadre de la négociation du Contrat de Développement Territorial avec l’Etat : l’objectif est bien de veiller à ce que la dynamique du Grand Paris soit mise an bénéfice de tous les habitants de notre territoire.

 

En présence de deux conceptions si opposées de l’avenir de notre ville, la question des éthiques ou des jeux d’appareils politiques apparaît pour ce qu’elle est : dérisoire. Il revient dès lors à chacun de faire son choix en toute connaissance de cause.

 

Pour ma part, ce choix est fait. Il est en faveur du respect de tous les Dionysiens en garantissant à tous un avenir dans notre ville. C’est pourquoi j’appelle à voter pour Patrick Braouezec.

 

Georges SALI, président du groupe des élus socialistes et partenaires dionysiens

 

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:28

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/13/merah-manipule-par-la-dcri_826159

 

Merah manipulé par la DCRI ?

 

Mercredi 13 Juin 2012

 

Le parquet met en doute la crédibilité des vidéos qu’une avocate du père du tueur dit détenir

 

Par Jean Manuel Escarnot à Toulouse et Patricia Tourancheau

 

Après la plainte déposée lundi, à Paris, par le père de Mohamed Merah pour «homicide volontaire» contre les policiers du Raid, son avocate algérienne Zahia Mokhtari a dit détenir deux vidéos de vingt minutes démontrant que le jeune homme a été «utilisé par les services français et ensuite liquidé». Elle a promis de les remettre à la justice française. Sa collègue parisienne Isabelle Coutant-Peyre a intégré à la plainte quatre pages de retranscription de ces enregistrements, que le parquet de Paris attend toujours… La police et la justice émettent des «doutes sur la véracité et l’existence de ces vidéos». Les avocates, elles, croient tenir «la preuve que Mohamed Merah était lié aux services de renseignements, qui l’ont utilisé comme un agent et l’ont envoyé en mission», selon Isabelle Coutant-Peyre.

Que disent ces vidéos supposées ?

Les retranscriptions non datées et non authentifiées retracent des échanges téléphoniques entre Mohamed Merah et un certain «Zuhair», présenté comme «officier des services français». Ils se seraient déroulés durant le siège de son appartement les 21 et 22 mars à Toulouse.  Merah lui lance : «Va au diable sale traître, vous me tuez pour quel motif, j’ai rien fait, j’ai tué personne et c’est toi qui m’as mis dans cette galère […]. Vous avez monté le coup, je connais ta vraie identité et tu me trompes en t’appelant Zuhair, sale traître.»

Il accuse «Zuhair» de l’avoir manipulé : «Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan, en Syrie pour aider les musulmans, et après je découvre que tu es à la solde des services français.» L’interlocuteur répond : «Ce qui s’est passé, c’est arrivé. Maintenant, il faut que je te sauve la vie.» Le tueur répète «je suis innocent», il se filme à trois reprises «en pleurant» et en parlant : «J’ai découvert que Zuhair, mon meilleur ami, travaille dans les services français […] et m’a envoyé en Irak […], en Syrie […], au Kurdistan, en Algérie pour faire des contacts avec les moudjahidin.» Comme une mise en scène, «l’image s’assombrit», «on entend le Coran provenant du portable» qui «tombe de sa main».

Quelle est leur crédibilité ?

Pour l’instant, personne n’a visionné ces vidéos, pas même Isabelle Coutant-Peyre : «Je ne les ai pas vues, mais elles existent et Zahia Mokhtari se charge de les communiquer au parquet.»

Sans pouvoir juger sur pièces, le parquet constate déjà «des incohérences factuelles majeures» avec la procédure judiciaire. Ainsi, «aucun iPhone, aucun téléphone d’aucune sorte n’a été découvert» dans l’appartement de Merah après l’assaut du Raid. Un patron de police ajoute que le tueur présumé «n’avait pas non plus d’ordinateur ou de caméra» chez lui : «Il est techniquement et matériellement impossible que Merah ait pu enregistrer de tels propos. Il communiquait avec le Raid au moyen d’un talkie-walkie. C’est bidon complet.»

Ou alors, suggère un autre policier, «Merah a réalisé avant sa mort un montage qu’il a envoyé à sa famille». Un chef d’enquête souligne que «l’esprit des propos retranscrits est en totale contradiction avec tout ce que Mohamed Merah a pu exprimer. Il n’a jamais pleuré. Il n’y a jamais eu de Zuhair. Il n’a jamais dit "je suis innocent". Il a répété : "C’est moi qui les ai tués et je voulais en tuer plus encore"».

Et les armes des crimes ont été retrouvées sur ses indications. Les retranscriptions seront comparées au décryptage en cours des dialogues enregistrés par la police pendant les négociations.

Merah a-t-il été manipulé par les services ?

Mohamed Merah a été en contact avec un officier arabisant du Renseignement intérieur de Toulouse, qui l’avait convoqué et «débriefé» le 14 novembre 2011, à son retour du Pakistan, sur ce «voyage touristique» et sur son incursion en Afghanistan, fin 2010. Curieusement, Merah, qui avait été l’objet au premier semestre 2011 «de surveillances sur Internet, téléphoniques et physiques», n’ayant «pas démontré de radicalisation, ni de fréquentation de mosquée, ni d’activisme», selon la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), n’a pas été plus surveillé par la suite.

Pourtant, Merah avait été fiché fin 2006 par les Renseignements Généraux (RG) pour «atteinte à la sûreté de l’Etat», à cause de ses liens avec le jihadiste Sabri Essid (fils du compagnon de sa mère). Il était «mis en attention» dans le fichier des personnes recherchées. Ses déplacements, en cas de contrôle, étaient signalés en vertu de cette fiche qui le présentait, selon le Point, comme «membre de la mouvance islamique radicale susceptible de voyager et de fournir assistance à des militants intégristes».

Mais il n’a jamais été signalé aux frontières lors de ses voyages dans des pays arabes, en Israël, en Afghanistan, au Pakistan. Bernard Squarcini, alors chef de la DCRI, a démenti fin mars qu’il ait été un «indic». Selon un policier, «il a pu être traité directement par la DCRI de Paris, par-dessus l’officier de Toulouse». A l’inverse, un ponte parisien du renseignement nous assure que «Merah n’a jamais été une source de la DCRI, ni immatriculé comme indicateur». Dans tous les cas, les services de renseignements ont failli en ne détectant pas sa dangerosité.

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:12

 

http://fr.news.yahoo.com/le-proc%C3%A8s-hach%C3%A9mi-dresse-un-noir-tableau-la-152455794.html  

 

Le procès Hachémi dresse un noir tableau de la politique en Irak

 

BAGDAD (Reuters) - Rythmé depuis un mois par des récits de torture, de trahison et de meurtre, le procès par contumace du vice-président irakien Tarek al Hachémi, accusé d'avoir dirigé des escadrons de la mort, ravive les fractures intercommunautaires en Irak et brosse un tableau brutal des coulisses de la politique du pays.

 

Tarek al Hachémi, un sunnite issu du groupe parlementaire Irakia, s'est enfui de Bagdad en décembre après avoir été accusé par le Premier ministre chiite Nouri Al Maliki d'avoir dirigé des groupes armés sunnites.

 

L'affaire, qui a éclaté peu après le départ des dernières troupes américaines, a ravivé la crise politique ouverte entre chiites, sunnites et Kurdes qui tentent depuis plus d'un an de se mettre d'accord sur un partage équitable du pouvoir.

 

Visé par une "notice rouge" d'Interpol, Hachémi dément les accusations de financement et de planification d'attaques terroristes et dénonce des poursuites motivées par un rival qui tente, selon lui, d'écarter sunnites et Kurdes du pouvoir.

 

Le vice-président irakien, son gendre Ahmed Kahtan et une dizaine de leurs gardes du corps sont notamment poursuivis pour le meurtre de six juges et d'un directeur général du ministère de la sécurité nationale, d'un officier du ministère de l'Intérieur et d'un avocat.

 

A la barre, les accusés entendus ont brossé un portrait glaçant d'Hachémi et de son gendre, présentés comme au coeur d'un gang armé planifiant attentats à la voiture piégée, assassinats et autres attaques.

 

Selon plusieurs témoignages, les deux hommes n'hésitaient pas à menacer leurs futures recrues, à l'image de Racha al Husseini, qui travaillait au service de presse d'Hachémi.

 

"Ahmed Kahtan m'a violée dans sa maison, dans la Zone Verte, lorsque sa femme était absente", a-t-elle dit à Reuters dans une interview accordée dans une cellule avec l'accord du tribunal. "Il a enregistré l'incident et m'a menacée (de diffuser) cette cassette".

 

Cette chiite de 36 ans, mère d'un garçon de huit ans, raconte qu'elle a été également été contrainte de conduire trois voitures piégées et deux voitures transportant des armes.

 

AUX ORDRES DE MALIKI

 

Hachémi et son gendre, qui se trouvent tous deux en Turquie, rejettent les accusations et affirment que les gardes du corps et les autres employés ont été torturés par les services de sécurité pour produire de faux témoignages contre eux. Ils refusent d'être jugés par le tribunal de Bagdad, qui se trouve selon eux aux ordres de Nouri al Maliki.

 

"Je pense que Racha a produit ces fausses accusations sous la torture. En ce qui me concerne, je démens toutes ces accusations. Je suis prêt à comparaître devant n'importe quel tribunal qui garantira la justice et ma protection personnelle", a écrit à Reuters Ahmed Kahtan.

 

Dans une réponse écrite aux accusations, Hachémi rejette aussi celles de Racha al Husseini, estimant que l'affaire a été fabriquée de toutes pièces et répond à des motifs politiques.

 

Selon le témoignage de quinze accusés entendus par les trois juges lors des trois dernières audiences, Hachémi orchestrait les attaques et Kahtan faisait le lien entre eux et Hachémi.

 

De nombreux accusés racontent les promesses de promotion avancées par les deux hommes en échange de leurs services.

 

« Il m'a promis de me nommer commandant en chef de la police secours ou de la police de la circulation à Bagdad en échange de ma complète coopération et obéissance », dit ainsi le brigadier Salam Kareem. Les accusés disent qu'ils recevaient entre trois cent et trois mille dollars selon la nature du service rendu.

 

"J'ai aidé Hachémi et j'ai aidé des criminels à s'enfuir des lieux de crime en utilisant mon badge et aujourd'hui je suis ici pour aider les familles des victimes et leur demander de me pardonner", explique Ahmed Chaouki, un ancien policier.

 

Il est peu probable qu'Hachémi, qui demande d'être jugé devant un tribunal spécial, se rende à son procès.

 

"Toutes ces accusations viennent d'accusés qui tentent de prendre leur revanche", estime son avocat, Hakem Attiyah. "Une condamnation par contumace signifierait une condamnation à mort pour le vice-président et Ahmed Kahtan."

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:54

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/13/prison-le-ps-ferme-la-porte-a-l-amnistie_82616

 

Le parti socialiste ferme la porte à l’amnistie

 

Mercredi 13 Juin 2012

 

Le contrôleur des lieux de détention a proposé une solution à la surpopulation et ravivé une polémique qui embarrasse la gauche.

 

Par Sonya Faure

 

Un certain sens du timing… et le chic pour mettre mal à l’aise les socialistes. En prônant, hier, à trois jours du deuxième tour des législatives, une «loi d’amnistie spécifique» à l’égard des condamnés à des peines «très légères» pour lutter contre une surpopulation dramatique des prisons, le contrôleur des lieux de privation de liberté Jean-Marie Delarue a contraint le gouvernement à se positionner sur une question totalement absente de ces longs mois de campagne : la prison. Un sujet que les socialistes avaient jusqu’à présent largement su planquer sous le tapis, de peur de passer pour angéliques.

 

A raison, qaund on lisait, hier, le communiqué du député de la Droite populaire Jean-Paul Garraud, laissant croire à un curieux complot : «Jean Marie Delarue cache mal le jeu du gouvernement avec cette annonce et on se doute bien que dans quelques semaines, si elle est toujours ministre, Christiane Taubira annoncera une grande loi d’amnistie.» A tort, quand on entend les professionnels qui travaillent, au quotidien, au contact des délinquants et des prisons.

 

Malaise à gauche. Quand ils étaient dans l’opposition, les socialistes aimaient s’appuyer sur les avis du contrôleur des prisons, souvent critiques vis-à-vis de la politique pénale de Nicolas Sarkozy (lire ci-dessous). Cette fois, les voilà contrits. «Le contrôleur est sorti de son périmètre : on ne lui a pas demandé de bâtir la politique pénale du pays, dit Jean-Jacques Urvoas, député socialiste pressenti pour devenir président de la commission des lois dans la future Assemblée. Le moment est mal choisi : aborder ce sujet entre les deux tours d’une élection conduit inévitablement chacun à adopter une posture. Cherche-t-on à faire avancer des dossiers ou à dresser des herses ?»

 

La ministre déléguée à la Justice, Delphine Batho, a rapidement réagi à la proposition d’une amnistie des courtes peines, que le contrôleur avait pris soin de lui envoyer quinze jours avant sa publication au Journal officiel : c’est non. «Ne remettons pas en cause le principe d’individualisation des peines : toute mesure automatique adresse un mauvais signal», explique-t-elle à Libération. A sa sortie du Conseil des ministres, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a rappelé la position de François Hollande, opposé à toute idée d’amnistie et de grâce : «On doit à mon avis résoudre la surpopulation par une politique pénale qui dit très clairement quelle est la place de la prison, qui revienne sur une gradation des peines qui ait du sens.»

 

Ce n’est pas la première fois que la gauche hésite à lutter de manière radicale contre la surpopulation, de peur de braquer l’opinion publique. En 2010, le socialiste Dominique Raimbourg avait porté (en vain) une proposition de loi instaurant un numerus clausus sur les places de prison. Une idée - relancée au printemps par le Sénat passé à gauche - jamais reprise dans le programme socialiste et devenue quasi tabou : «Permettez-moi d’insister sur les mots, il ne s’agissait pas vraiment d’un numerus clausus, mais d’un mécanisme de régulation de la population carcérale, prévient Marie-Pierre de la Gontrie, chargée de la justice au PS. La prison doit être réformée à bas bruit.»

 

«Je suis effectivement favorable, de manière temporaire, à n’accepter un détenu en surnombre que si, dans un délai de deux mois, on prépare la sortie d’un autre prisonnier en fin de peine», explique Dominique Raimbourg. Au-delà d’un certain seuil, un détenu ne rentrerait pas en prison sans qu’un autre n’en sorte. «Mais au-delà des mesures d’urgence, il faut aujourd’hui mener une révolution intellectuelle et managériale : la prison ne doit plus être considérée comme la seule peine possible. Il faut créer une peine de probation, hors des prisons, certains appellent ça un "contrôle communautaire", à laquelle seraient associés les policiers, les élus locaux, les juges.» Raimbourg rappelle quelques secondes plus tard : «Tout ceci se situe dans la volonté de faire baisser la délinquance, ce n’est pas une position angélique, vous l’avez bien compris ?»

 

Précédent. L’idée de «probation» reprise hier par Taubira comme Batho est justement la base d’un manifeste lancé hier dans Libération par des juristes et des chercheurs : «Nous appelons à sortir des enjeux politiciens. Au nom de l’efficacité, nous en appelons à une politique de prévention de la récidive, articulée autour du développement de la probation et cantonnant l’enfermement aux cas les plus graves», dit le texte. «L’avis du contrôleur ne se résume pas à la question de l’amnistie, insiste Delphine Batho. C’est aussi une critique en règle de ce qu’a été la politique de la droite. Nous travaillons à une nouvelle politique d’aménagement de peine et de probation pour mettre fin à l’inutile inflation carcérale passée.» En attendant, dans les prisons, les détenus dormiront sur des matelas, à terre. «Entre juin et octobre 1981, Robert Badinter a fait baisser la population carcérale d’environ vingt pour cent avec une loi d’amnistie et des décrets de grâce collective, rappelle Matthieu Bonduelle, du Syndicat de la magistrature. Et la terre ne s’est pas arrêtée de tourner pour autant.»

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:31

 

http://www.communistesunitaires.net/index.php?option=com_content&view=article&id=2218:de-patrick-braouezec-a-alexis-tsipras&catid=88888912&Itemid=88888930

 

http://www.gauchecitoyenne.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=9538:de-patrick-braouezec-a-alexis-tsipras&catid=52:quand-dautres-que-nous-le-disent&Itemid=101

 

De Patrick Braouezec à Alexis Tsipras

 

Communiqué des communistes unitaires

 

Dimanche 17 juin auront lieu simultanément deux élections dans l’Union européenne : le second tour des élections législatives en France et les élections législatives grecques.

En Grèce, l’affrontement entre les forces austéritaires et la coalition SYRIZA constitue un évènement inédit. Une victoire de SYRIZA contre les libéraux et les sociaux-libéraux ouvrirait un espoir pour toute l’Europe. En effet, soit nous changeons de logique, soit nous restons prisonniers du capitalisme et l’avenir sera sombre.  

En France, le Parti socialiste, par ses incessants appels au "vote utile",  entend conquérir une majorité absolue afin de pouvoir mettre en œuvre le programme de François Hollande. Quels que soient les résultats du second tour, les autres forces de gauche seront très affaiblies à l’Assemblée nationale. Au mieux, le Front de gauche - dont nous souhaitons l’élection de tous les candidats présents au second tour - et Europe Ecologie les Verts obtiendront chacun un groupe, à la faveur d’un éventuel changement du règlement de l’Assemblée.

Dans ce contexte et à l’heure où le Président de la République presse le peuple grec de céder aux injonctions de l’Union européenne, le maintien de Patrick Braouezec au second tour dans la deuxième circonscription de Seine-Saint-Denis, où son seul concurrent est un candidat du PS, envoie un signal fort.

Au-delà des considérations locales et du choix délibéré du PS de faire du Front de gauche son adversaire principal en Seine-Saint-Denis, il exprime trois exigences, que la gauche de résistance et d’alternative reconquiert une authentique autonomie par rapport à un parti socialiste résigné aux politiques d’austérité,  que le Front de gauche devienne une force politique ouverte à la participation de toutes celles et ceux qui le souhaitent et qu’une dynamique de réflexions et d’actions conduise au profond renouvellement dont la gauche d’alternative a besoin.

En France, en Grèce et dans toute l’Europe, la question posée est de construire une alternative sociale, écologique et démocratique. Les Communistes unitaires, avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, sont totalement engagés avec Patrick Braouezec pour refonder une gauche qui ne lâche rien.

Saint-Denis, le 14 juin 2012   

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 18:10

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-b%C3%A9rets-bleus-entrent-dans-haffeh-d%C3%A9serte-et-172702274.html

 

Les « bérets bleus » entrent dans Haffeh déserte et endommagée

 

HAFFEH, Syrie (Reuters) - Les observateurs de l'Onu arrivés jeudi à Haffeh, en Syrie, ont découvert une ville quasiment déserte et portant les traces des récents combats entre insurgés et forces de Bachar al Assad, rapporte un photographe de Reuters voyageant à bord du convoi des "bérets bleus".

 

Des colonnes de fumée s'élevaient de bâtiments endommagés ou de carcasses de voitures calcinées. On pouvait voir les signes de violents bombardements dans cette ville de la province de Lattaquié, dans les montagnes bordant la côte méditerranéenne.

 

Les observateurs n'ont aperçu que quelques habitants dans les rues et un homme a déclaré que vingt six mille personnes avaient pris la fuite.

 

Le siège du parti Baas, les bureaux de poste et une antenne du ministère de l'Agriculture ont été incendiés. Un cadavre abandonné gisait sur la chaussée.

 

Les "bérets bleus" de l'ONU avaient tenté une première fois mardi de se rendre à Haffeh, dont les rebelles se sont retirés après un siège d'une semaine par les forces gouvernementales. Ils avaient dû rebrousser chemin face à la colère des habitants.

 

L'émissaire international Kofi Annan a exprimé lundi ses craintes pour les habitants de la ville coincés par les combats. Les Etats-Unis ont dit redouter un "massacre".

 

Les forces de sécurité ont utilisé chars et hélicoptères pour frapper des faubourgs de Damas aux mains des rebelles, ainsi que la province de Daïr az Zour, dans l'est du pays, tuant au moins onze personnes après une offensive au sol qui a rencontré une vive résistance, a-t-on appris auprès de l'opposition.

 

Les bombardements ont blessé environ deux cent personnes, disent les opposants au régime de Bachar al Assad.

 

Des chars sont par ailleurs entrés dans la banlieue de Douma, dix kilomètres au nord-ouest de Damas, où les forces gouvernementales ont combattu les rebelles, ont rapporté des activistes.

 

Au moins deux personnes ont été tuées et quinze autres blessées. "C'est une guerre que nous avons aujourd'hui", a déclaré par Skype Ziad, opposant au régime, sous le bruit des bombardements. "Il y a dix chars en banlieue, mais les rebelles en ont détruit un."

 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, dont le siège est à Londres, a annoncé que des villages rebelles dans la campagne d'Alep, avaient également été pilonnés par les forces de sécurité syriennes qui ont tenté d'encercler et d'attaquer les zones rebelles.

 

LE GROUPE DE CONTACT BIENTÔT RÉUNI?

 

Sur le plan diplomatique, la Chine a marqué jeudi ses distances avec la proposition française de rendre obligatoire, par le biais d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, l'application du plan de paix de Kofi Annan pour la Syrie.

 

Pékin ne l'a toutefois pas rejetée absolument.

 

Le ministère chinois des Affaires étrangères, par le biais de son porte-parole Liu Weimin, a déclaré que la Chine ne jugeait pas pertinent de compter excessivement sur les pressions et les sanctions contre le régime syrien pour résoudre la crise.

 

Dans une nouvelle tentative de règlement diplomatique, les grandes puissances s'efforcent également d'organiser une réunion du groupe de contact sur la Syrie le 30 juin à Genève, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

 

"On se dirige vers le 30 juin mais rien n'est confirmé", a précisé un diplomate.

 

Kofi Annan a souhaité voir ce groupe de contact se réunir au plus vite pour remettre son plan de paix sur les rails mais les tractations à propos d'une éventuelle participation de l'Iran, à laquelle s'opposent les Américains, semblent retarder l'échéance.

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 17:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-t%C3%A9moin-j%C3%A9r%C3%B4me-kerviel-conteste-la-version-la-145906863--finance.html

 

Un témoin de Jérôme Kerviel conteste la version de la Société Générale

 

PARIS (Reuters) - La défense a joué son va-tout jeudi au procès Kerviel avec la déposition d'un témoin accusant la Société générale d'avoir connu dès 2007 l'ampleur des engagements du trader et d'avoir alourdi ses pertes après le "débouclage" de sa position en 2008.

 

Jérôme Kerviel admet avoir pris des positions de trente milliards d'euros puis cinquante milliards d’euros en 2008 et est tenu pour responsable d'une perte record pour la finance de quatre milliards neuf cent millions d'euros provoquées lorsque la banque les a soldées.

 

Philippe Houbet, 55 ans, cadre d'une filiale de courtage de la banque, a justifié sa décision de témoigner pour la défense par le comportement des dirigeants de la Société Générale.

 

Selon lui, ces derniers auraient préféré faire passer l'entreprise à laquelle il se dit très attaché pour un "bazar et un bateau ivre" où les milliards circulent sans contrôle, plutôt que d'assumer leurs responsabilités.

 

La manière dont la Société Générale présente l'affaire "insulte la profession, le bon sens et la justice", a dit ce témoin, présenté comme déterminant par la défense, au sixième jour d'un procès mal engagé pour le trader.

 

Philippe Houbet a jugé "techniquement impossible" que la banque n'ait pu déceler des prises de positions de cinquante milliards d'euros.

 

"Comment est-ce qu'on peut ne pas avoir vu des choses énormes soi-disant dissimulées par des petites bidouilles d'amateur ?", a-t-il insisté.

 

Au fil de l'audience, Philippe Houbet, très accrocheur, a gagné en autorité, allant jusqu'à lancer à la cour : "il faudrait qu'on arrête de se disperser", et permettant à la défense de retrouver le sourire.

 

A l'époque, Philippe Houbet était chargé de compte depuis 1993 à la Fimat, une filiale de la banque servant de courroie de transmission pour le passage des ordres.

 

Or, selon lui, personne n'ignorait à la Fimat que la Société Générale "avait pris des opérations massives vendeuses", la situation ayant même provoqué une altercation entre Moussa Bakir, le courtier de Jérôme Kerviel, et son supérieur.

 

"TRADER STAR"

 

Ce dernier lui reprochait de conserver, au mépris des règles, les opérations tous les soirs sur un compte d'attente, a-t-il dit, précisant que l'affaire était remontée "jusqu'au PDG de la Fimat".

 

Dans la matinée, la cour d'appel avait entendu Maxime Kahn, le "trader star" de la Société Générale qui a débouclé en urgence la position de cinquante milliards d'euros de Jérôme Kerviel, du 21 au 23 janvier 2008.

 

Maxime Kahn a expliqué ne pas avoir été informé des finalités de l'opération, menée dans une petite salle de trading isolée, et avoir respecté, vu les sommes en jeu, les règles de prudence "pour ne pas déstabiliser le marché".

 

La présidente Mireille Filippini lui demandant de donner son sentiment général, il a répondu s'être douté "que le client en question est peut-être la Société Générale".

 

"Il fallait déboucler cette position aussi vite que possible car la Société Générale n'avait pas les fonds propres pour supporter cinquante milliards d'euros d'engagements. Elle n'aurait plus été solvable", a-t-il dit.

 

Maxime Kahn a assuré avoir agi dans les règles sans convaincre l'avocat de Jérôme Kerviel, David Koubbi, qui a eu toutes les peines du monde à lui faire reconnaître qu'il avait touché en 2007 "plusieurs millions d'euros de bonus".

 

Une façon pour l'avocat de suggérer qu'il ne peut rien refuser à la banque.

 

Philippe Houbet, lui, a douté que le "débouclage" se soit fait dans les règles, relevant dans une étude remise à la cour qu'un autre compte serait intervenu pour prendre une position inverse à celle de Jérôme Kerviel, parallèlement à des quantités inhabituelles d'options sur le DAX allemand.

 

Selon lui, la banque "a chargé Kerviel d'au moins un milliard" d'euros.

 

La représentante de la Société générale, Claire Dumas, a répliqué à la barre que les documents dont dispose Philippe Houbet, de par sa position chez Fimat, ne donnent qu'une vision parcellaire des opérations.

 

Elle a justifié l'intervention de plusieurs "comptes" - autres que celui de Jérôme Kerviel pendant le "débouclage" par des "transferts de portefeuilles" liés aux évolutions des marchés.

 

Le témoin insistant sur le fait que la banque avait elle-même créé des opérations fictives "pour lisser les résultats", la banque a dit c'était pour contrebalancer celles de Jérôme Kerviel et éviter la propagation de l'information.

 

Le procès se poursuit lundi.

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 17:44

 

http://www.fr.news.yahoo.com/ahmed-chafik-pourra-%C3%AAtre-candidat-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidentielle-124132945.html

 

Ahmed Chafik maintenu en Egypte, dissolution de la chambre basse

 

LE CAIRE (Reuters) - La difficile transition politique en Egypte a connu un nouveau coup de théâtre jeudi avec la décision de la Cour suprême constitutionnelle d'invalider un tiers des sièges du parlement et de maintenir Ahmed Chafik, ancien responsable du régime Moubarak, comme candidat à la présidentielle de ce week-end.

 

Le jugement concernant le parlement entraînera la dissolution de la chambre basse, a déclaré le président de la Cour, Farouk Soltan.

 

La juridiction a parallèlement annulé une loi votée en avril par le parlement qui visait à interdire aux hauts responsables de l'ancien régime de concourir à la magistrature suprême.

 

Ahmed Chafik, ancien commandant en chef des forces aériennes et dernier Premier ministre d'Hosni Moubarak, est arrivé en deuxième position au premier tour de la présidentielle, les 23 et 24 mai. Il doit affronter au second tour, samedi et dimanche, le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi.

 

Il a salué un jugement "historique" lors d'un meeting au Caire, affirmant qu'il renforçait sa légitimité.

 

La confrérie islamiste a pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle et a indiqué qu'elle maintenait son candidat dans la course à la magistrature suprême.

 

"C'est une réalité maintenant et nous allons devoir faire avec", a dit Mahmoud Gozlan, porte-parole des Frères musulmans.

 

La Cour a également invalidé un tiers des quatre cent quatre vingt dix huit sièges du parlement, où dominent les islamistes, en estimant que certaines règles appliquées lors des législatives de l'hiver dernier étaient contraires à la Constitution.

 

Cette décision entraînera une dissolution de l'Assemblée du peuple, la chambre basse du parlement, a déclaré le président de la Cour, Farouk Soltan.

 

"Le jugement concernant le parlement inclut la dissolution de la chambre basse du parlement dans sa totalité car la loi qui a gouverné le déroulement des élections est contraire aux règles de la constitution", a expliqué Farouk Soltan par téléphone à Reuters. Ce sera à l'exécutif, a-t-il ajouté, de convoquer un nouveau scrutin.

 

Les premières élections législatives depuis la chute du président Hosni Moubarak lors de la "révolution du Nil" en février 2011 ont eu lieu entre novembre et janvier dernier et ont consacré une nette victoire des islamistes.

 

"FELOUL"

 

Selon la télévision d'Etat, le Conseil suprême des Forces armées (CSFA), au pouvoir depuis février 2011, a prévu de tenir une réunion d'urgence pour discuter des conséquences de la dissolution de la chambre basse.

 

L'Egypte entrera dans un "sombre tunnel" si le parlement est dissous, a mis en garde le député du parti de la Liberté et de la Justice (Frères musulmans) El Erian.

 

"Le futur président n'aura ni parlement ni constitution (...) Il y a de la confusion et de nombreuses questions", a-t-il dit à Reuters par téléphone.

 

Le candidat islamiste dissident à la présidentielle Abdel Moneim Abol Fotouh a pour sa part qualifié la dissolution de "coup d'Etat" sur sa page Facebook.

 

"Maintenir le candidat de l'armée (dans la course) et renverser le parlement élu après avoir accordé à la police militaire le droit de procéder à des arrestations est un véritable coup d'Etat et quiconque pense que des millions de jeunes vont laisser le coup d'Etat se produire se leurre", écrit-il.

 

A deux jours du deuxième tour de l'élection présidentielle, plusieurs centaines d'Egyptiens sont venus manifester devant la Cour constitutionnelle, placée sous haute surveillance policière. Ils ont exhorté les juges à chasser du pouvoir les "feloul", "les résidus" de l'ancien Parti national démocratique d'Hosni Moubarak qui ont mis leur argent et leurs réseaux clientélistes aux services d'Ahmed Chafik.

 

"Cour constitutionnelle, les feloul ne sont pas légitimes", ont-ils scandé.

 

La loi contre les hauts responsables de l'ancien régime, votée par un parlement dominé par les islamistes, a conduit dans un premier temps à l'invalidation de la candidature de Chafik.

 

Il a été réadmis dans la course après la censure de cette loi en première instance, et dans l'attente de son examen par la juridiction suprême.

 

Dans un message diffusé sur son site internet, l'ambassade des Etats-Unis au Caire a prévenu que la décision de la Cour constitutionnelle, quelle qu'elle soit, risquait d'accentuer "le degré de tension" dans le pays.

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 17:12

 

http://www.fr.news.yahoo.com/m%C3%A9lenchon-cite-le-pen-en-correctionnelle-pour-faux-135909457.html

 

Mélenchon cite Le Pen en correctionnelle pour de faux tracts

 

HENIN-BEAUMONT, Pas-de-Calais (Reuters) - Le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a cité directement la présidente du Front national Marine Le Pen devant le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) pour des tracts anonymes diffusés pendant la campagne des législatives.

 

"Face à l'inertie du commissariat de Hénin-Beaumont qui n'a pas transmis la plainte, nous avons décidé de la citer directement", a dit son avocate, Raquel Garrido, à la presse, précisant que l'audience aurait lieu le 19 juin.

 

Ces tracts en français et en arabe ont été diffusés dans la circonscription de Hénin-Beaumont, où Jean-Luc Mélenchon a été éliminé au premier tour face à Marine Le Pen, qui a justifié cette contre-propagande électorale.

 

Ils présentaient une photo de Jean-Luc Mélenchon avec en exergue une phrase où il disait qu'il "n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb".

 

Un autre tract le représentait en Adolf Hitler. L'avocate de Jean-Luc Mélenchon a assuré détenir l'identité des personnes qui ont monté les images de Jean-Luc Mélenchon et celle "de la première personne à l'avoir diffusée".

 

Elle a aussi annoncé des poursuites judiciaires contre l'ancien ministre Alain Juppé, le patron de l'UMP Jean-François Copé et l'ex-porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

Jean-Luc Mélenchon leur reproche de l'avoir fait passer pour un antisémite "avec la seule volonté ignoble de justifier la porosité entre le FN et l'UMP".

 

L'ex-candidat du Front de gauche au premier tour des élections présidentielles fait allusion à des propos lui reprochant sa proximité avec le compositeur grec Mikis Theodorakis, présenté comme antisémite.

 

Jean-Luc Mélenchon a perdu son pari à Hénin-Beaumont en étant devancé et éliminé dimanche au premier dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais par Marine Le Pen, arrivée nettement en tête avec plus de 42% des voix, et le socialiste Philippe Kemel, qui l'affrontera au second tour.

 

 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 18:57

 

http://www.liberation.fr/economie/2012/06/11/guerre-de-succession-chez-les-confederes_825547

 

Guerre de succession chez les confédérés

 

Lundi 11 Juin 2012

 

Depuis janvier 2011, la CGT est fragilisée par un violent conflit interne, ne parvenant pas à choisir le remplaçant de Bernard Thibault

 

Par Luc Peillon

 

Un SMS, reçu quelques minutes après avoir raccroché : «Surtout ne citez pas cette phrase, sinon je serai reconnu, la chasse aux sorcières a commencé.» On doit rassurer, comme avec les autres interlocuteurs. Aucun nom, aucune allusion qui permettrait de l’identifier ne figurera dans l’article. Aucune citation trop précise que le camp d’en face se ferait une joie d’exploiter. Pas une seule phrase, même banale, versée en «on» dans le papier. Tout est «off», dans cette lutte de fantômes où chacun débine l’autre dans le secret des sources.

 

Bienvenue à la CGT. A feu et à sang depuis plusieurs semaines, la principale organisation syndicale de France vit l’un des pires conflits internes de son histoire centenaire. Incapable de trouver un successeur à son actuel secrétaire général, Bernard Thibault, dont le quatrième, et en principe dernier mandat, s’achève dans neuf mois, l’organisation s’enfonce, jour après jour, dans une lutte fratricide pour le pouvoir. Une guerre de coulisses, nourrie de haine et de paranoïa, et façonnée par les rebondissements ou les coups de billard à trois bandes. Au point d’inquiéter le gouvernement. Et de sidérer les adhérents.

 

« Méthode ». Aujourd’hui encore, une commission exécutive (CE, direction élargie de cinquante membres), doit tenter de définir un processus permettant de sortir la centrale de l’impasse. Echaudé par ses précédents échecs, Bernard Thibault ne devrait proposer aucun candidat. Seulement «une méthode et un calendrier». Retour à la case départ, donc, six mois après l’ouverture de sa succession… sauf surprise. Car depuis le début, cette guérilla de couloirs est ponctuée de coups de théâtre, que certains interprètent comme autant de soubresauts dans l’apprentissage maladroit et non assumé d’un début de démocratie interne.

 

Latente pendant le conflit des retraites, la sourde lutte débute en janvier 2011, par un article du Parisien. Selon le quotidien, Bernard Thibault aurait confié à ses proches, un mois plus tôt, son souhait de quitter la tête de la confédération fin 2011, sans achever son mandat, qui court jusqu’en mars 2013. L’information est démentie par l’intéressé, mais confirmée, par la suite, par certains destinataires (anonymes) de ces confessions.

 

Qui a fait fuiter l’info, et dans quel but ? Bernard Thibault lui-même, pour tester les réactions ? Un candidat-homme à sa succession, afin de le fragiliser, au moment où il exprime son souhait de se faire remplacer par une femme - peut-être Nadine Prigent, membre du bureau confédéral et responsable des relations intersyndicales, qu’il met de plus en plus en avant ?

 

Au même moment, un autre prétendant émerge. Eric Aubin, secrétaire général de la fédération de la construction, sort de plusieurs mois d’exposition médiatique en tant que «monsieur retraites» de la confédération. Considéré comme «un type sympa et ouvert, cherchant à chaque fois à préserver l’unité syndicale», selon le négociateur retraites d’une autre organisation, l’homme est aussi très à l’aise avec les médias. Il tranche avec une Nadine Prigent plutôt rugueuse, et à la langue de bois taillée dans la plus pure tradition CGT. Tout en incarnant, au-delà du style, une ligne plus ouverte à la négociation.

 

Les mois passent, Eric Aubin s’installe discrètement, en interne, dans la peau du successeur potentiel. Ou plutôt se rend «disponible», selon la terminologie cégétiste. Car à la CGT, pas question de faire montre d’ambition, dans un système où «c’est le secrétaire général sortant qui propose un nom», rappelle un connaisseur de l’organisation.

 

Arrive la fin de l’année. Thibault, subitement, paraît changer d’avis. Il aurait tâté le terrain pour savoir si, in fine, il ne pourrait pas rempiler pour un cinquième mandat. Sa proposition accueillie froidement, il n’insiste pas. Après treize ans passés à la tête de la confédération, l’ancien responsable de la fédération des cheminots, star du mouvement de 1995 contre les réformes Juppé, annonce officiellement, le 24 janvier, son départ de l’organisation, fixé au congrès de mars 2013 à Toulouse. Commence alors un processus «inédit» de consultation interne, par écrit, auprès des responsables de fédérations professionnelles et d’unions départementales, ceux-là même qui composent le comité confédéral national (CCN), le parlement de l’organisation, chargé, sur suggestion de la CE, de valider la candidature à proposer au prochain congrès.

 

« Trompé ». Problème : sa favorite, Nadine Prigent, est loin d’arriver en tête. Eric Aubin serait même sorti favori de cette consultation. Pas question, cependant, pour Thibault, de proposer son nom le 17 avril, date à laquelle il doit soumettre une candidature à la commission exécutive. Outre le fait qu’officiellement il souhaite une femme pour le remplacer, il met un point d’honneur à barrer la route au responsable de la fédération de la construction. «Bernard s’est senti trompé. Alors même qu’il n’avait pas encore annoncé, début 2012, qu’il renonçait à un cinquième mandat, il a réalisé qu’Aubin pensait déjà à lui succéder», analyse un dirigeant confédéral. «La démarche d’Aubin est une démarche structurée qui vient de loin, confirme un autre, et cela, Thibault ne l’a pas supporté.» Or, quand «Thibault est déçu par quelqu’un, impossible de le faire revenir en arrière», glisse une troisième source. D’autant qu’Eric Aubin ne ménage pas ses critiques contre l’organisation interne de la CGT. Il veut donner plus de pouvoirs au bureau confédéral - la direction resserrée de huit membres -, au détriment d’une commission exécutive de cinquante personnes aux responsabilités diluées.

 

Refusant de proposer Aubin, mais craignant un rejet de Prigent, Thibault se rabat alors sur un troisième nom. Et finit par choisir, début avril, Agnès Naton, retraitée de France Télécom, membre du bureau confédéral et responsable de la Nouvelle Vie ouvrière, l’hebdomadaire de la CGT. «Prigent l’a très mal pris, explique un responsable confédéral. Elle a mené une campagne interne pour faire invalider ce choix, en mettant une pression énorme sur Thibault.» Avec succès. Car dix jours plus tard, Bernard Thibault revient sur sa décision, et remet Nadine Prigent dans le jeu. Le 16 avril au soir, la direction l’assure : un nom sera proposé le lendemain à la commission exécutive, et tout le monde attend celui de Prigent.

 

Sauf que le jour J, coup de théâtre : Thibault, craignant que celle-ci soit rejetée lors du scrutin, renonce à avancer une candidature. Furax, il évoque, dans sa déclaration devant la CE, «les coups tordus qui viennent de notre propre camp», dans «une sorte de primaire qui ne dirait pas son nom». Et dénonce «des camarades [qui] se sont organisés depuis plusieurs mois pour imposer leur réponse, quoi qu’en pense le reste de la CGT». Une allusion à peine voilée à Eric Aubin. Bernard Thibault dément avoir voulu briguer un nouveau mandat et, surtout, affirme que parmi les responsables qui se sont exprimés, aucun nom ne s’est détaché du lot.

 

Sécher. Le choix est renvoyé au 25 mai. Le boss de Montreuil, bien décidé à convaincre les cadres locaux, entame alors une série de réunions interrégionales. Cette succession l’absorbe tellement qu’elle le conduit même à sécher l’investiture de François Hollande, le 15 mai, préférant une réunion à Lyon avec des cadres régionaux.

 

Peine perdue : le 25 mai, un nouveau rebondissement va encore aggraver la crise. Alors qu’il soumet enfin la candidature de Nadine Prigent à sa commission exécutive, celle-ci est repoussée, par vingt et une voix contre vingt.

 

«Il a fait une vraie erreur lors de ces consultations, relève un membre de la CE. Lors des premières réunions, il n’évoquait pas de nom, donc les gens n’exprimaient pas forcément leur désapprobation, ce qui l’a trompé sur le rapport de force.» Ce nouveau processus de consultations a aussi «libéré la parole, et distillé un début de démocratie dont les gens se sont saisis», explique ce responsable. Mais alors que ce revers aurait dû alerter Thibault, celui-ci va s’entêter.

 

Cinq jours plus tard, le comité confédéral national, qui se tient sur quarante-huit heures, et auquel la direction aurait dû soumettre un candidat, décide de mandater la commission exécutive pour un nouveau nom le lendemain. Réunie dans la nuit, la commission vote alors sur trois candidatures. Le scrutin est très serré : Agnès Naton sort majoritaire avec dix sept voix, suivie de Nadine Prigent (seize voix), et d’Eric Aubin (quinze voix). Un deuxième tour est organisé sur les deux premiers noms. Les partisans d’Aubin vont alors opérer un choix tactique. Ils choisissent de voter massivement pour Prigent, leur ennemie préférée, éliminant ainsi Naton, qu’ils savent plus dangereuse pour eux. Bien vu. Car le lendemain, le nom de Prigent est soumis au vote des cent trente membres du CCN, qui la repoussent par trois cent quatre mandats contre deux cent cinquante cinq.

 

« Crédibilité ». En moins d’une semaine, c’est un nouveau désaveu pour Thibault. Et un cran supplémentaire est franchi dans une crise dont plus personne ne sait, aujourd’hui, comment sortir. «L’ambiance est devenue détestable au sein du bureau confédéral, témoigne un de ses membres. Tenir encore neuf mois, jusqu’au prochain congrès, va être très difficile.» Même difficulté à la commission exécutive, coupée en trois tiers à peu près équivalents, et dont «la crédibilité est clairement remise en cause», insiste une de ses membres.

 

Cette gestion calamiteuse de la succession interroge aussi le cas Thibault, que la longue carrière syndicale aurait dû prémunir contre de telles erreurs. «Il est conseillé par des types qui ne connaissent plus la CGT, tente d’expliquer un responsable national. Des gens coupés de la base qui le poussent à l’erreur, notamment par rejet, parfois irrationnel, d’Aubin.» Une allusion à un trio de proches du secrétaire général, que sont Jean-Christophe Le Duigou, ancien bras droit de Thibault, aujourd’hui son conseiller spécial ; Michel Donnedu, trésorier, ou encore Joël Decaillon, ancien responsable national, désormais secrétaire général adjoint de la confédération européenne des syndicats.

 

Pour l’opposition, la raison de cette crise est ailleurs. Seul à se livrer ouvertement, Jean-Pierre Delannoy, candidat contre Bernard Thibault au dernier congrès, estime que «si personne n’émerge pour l’instant, c’est que les véritables questions de fond ne sont pas soulevées, et que les candidats annoncés, ou autoproclamés, sont sur la même ligne». Et de considérer que le débat sur cette succession ne peut se limiter à des «questions de sexe ou de profil de telle ou telle personne». Delannoy, un candidat de plus ?

 

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