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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 19:42

 

Les socialistes d'Andalousie ouvrent la voie à un gouvernement de Mariano Rajoy (Reuters)

 

La fédération de l'Andalousie du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), la plus importante du pays, s'est prononcée Lundi 17 Octobre 2016 en faveur d'une abstention des députés du PSOE si Mariano Rajoy, le chef du gouvernement sortant de droite, sollicite la confiance des députés. 

Si l'ensemble du PSOE suit, Mariano Rajoy pourrait former un gouvernement minoritaire soutenu par son Parti Populaire et les centristes libéraux de Ciudadanos et l'Espagne, privée de majorité parlementaire depuis le mois de décembre 2015, s'épargnerait la tenue de troisièmes élections législatives en un an. 

« Il y a unanimité au sein de la fédération pour éviter un troisième scrutin et l'abstention est la seule voie », a déclaré le secrétaire à l’organisation du PSOE en Andalousie, Juan Cornejo, à l'issue d'une réunion. 

La présidente de la fédération, Susana Diaz, est favorite pour succéder à Pedro Sanchez, le secrétaire général du PSOE qui a démissionné le premier octobre 2016 après avoir été mis en minorité par le comité fédéral du parti. 

La fédération socialiste de l'Estrémadure, dont le président Guillermo Fernández Vara est l'un des barons socialistes qui ont défendu avec le plus de véhémence la nécessité de permettre la formation d'un gouvernement minoritaire pour sortir de d'impasse institutionnelle, a adopté Lundi 17 Octobre 2017 la même position. 

Bien que « personne au PSOE » ne souhaite la reconduction de Mariano Rajoy pour un second mandat, a dit Guillermo Fernández Vara, « il n'y a pas d'alternative ». 

Jusqu'à présent, sous la férule de Pedro Sanchez, les députés du PSOE ont refusé de voter la confiance à Mariano Rajoy, ou même de s'abstenir, ce qui lui aurait permis de former un gouvernement minoritaire. 

Mais un sondage Metroscopia publié dimanche par el Pais montre que le PSOE serait le grand perdant de nouvelles élections législatives, avec dix huit pour cent des intentions de vote contre vingt trois pour cent des voix aux élections législatives du mois de juin 2016 et vingt deux pour cent des voix aux élections législatives du mois de décembre 2015. 

L'enquête Metroscopia note aussi que cinquante six pour cent des électeurs du PSOE sont favorables à ce que le PSOE permette la constitution d'un gouvernement minoritaire du Parti Populaire tandis que trente sept pour cent préfèrent rester sur la ligne de Pedro Sanchez. 

Les dirigeants du PSOE se réuniront Dimanche 23 Octobre 2016 pour fixer une ligne. Si aucun gouvernement n'obtient la confiance d'ici au 31 octobre 2016, de nouvelles élections législatives auront lieu au mois de décembre 2016.

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 19:24

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/10/19/en-appel-les-ex-salaries-de-goodyear-denoncent-un-acharnement-contre-la-cgt_5016516_3234.html

 

Deux ans de prison avec sursis requis contre les anciens salariés de Goodyear 

Huit anciens salariés de Goodyear, dont cinq délégués de la Confédération Générale du Travail (CGT), ont comparu en appel Mercredi 19 Octobre 2016 pour « séquestration et violences en réunion ». Le délibéré sera rendu le 11 janvier 2017. 

Par Jérémie Lamothe, envoyé spécial du Monde à Amiens 

Condamnés pour séquestration à deux ans de prison, dont neuf mois de prison ferme, en première instance au mois de janvier 2016, huit anciens salariés de Goodyear Amiens-Nord ont comparu Mercredi 19 Octobre 2016 devant la cour d’appel d’Amiens, dans le département de la Somme. A l’issue de la journée d’audience, l’avocat général, Dominique Tailhardat, a requis deux ans de prison avec sursis pour les anciens ouvriers. L’avocat de la défense, Fiodor Rilov, a demandé de son côté la relaxe, après deux heures de plaidoirie, pour les huit anciens salariés de Goodyear. 

Les prévenus, dont cinq sont des délégués de la CGT, étaient poursuivis pour « séquestration et violences en réunion » après avoir retenu pendant plus de trente heures deux cadres de l’entreprise, le 6 janvier et le 7 janvier 2014. Une ultime action intervenue à l’époque après sept années de lutte contre la fermeture de l’usine, actée deux semaines plus tard. 

La condamnation des protagonistes, deux ans plus tard, à de la prison ferme avait été perçue comme un coup de tonnerre dans le milieu syndical et politique. C’était en effet une première en France contre des syndicalistes. D’autant plus que les deux cadres séquestrés, Bernard Glesser, directeur des ressources humaines, et Michel Dheilly, directeur de production, ainsi que la direction de Goodyear avaient retiré leur plainte dans le cadre de l’accord de fin de conflit signé le 21 janvier 2014. Mais le parquet a décidé de poursuivre l’affaire. 

Les prévenus se sont donc retrouvés devant la cour d’appel d’Amiens, Mercredi 19 Octobre 2016, soutenus par plusieurs milliers de personnes, dix mille selon la CGT et cinq mille selon la préfecture, parmi lesquelles de nombreuses personnalités politiques, dont les candidats au premier tour des élections présidentielles Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud, ou encore Olivier Besancenot. Ils dénoncent un procès de la répression syndicale. 

« Les pires heures de ma vie » 

Mercredi 19 Octobre 2016, les anciens salariés ont été interrogés à nouveau sur le déroulement de la journée du 6 janvier 2014. Ce matin-là, deux délégués syndicaux, Reynald Jurek et Mickaël Wamen, le chef de file médiatique des salariés, devaient retrouver à 10 heures Michel Dheilly pour connaître la réponse du groupe à leur demande de rouvrir les négociations sur les conditions de départ dans le cadre de la fermeture de l’usine. 

« Mais quand nous sommes montés, la secrétaire nous a dit que Michel Dheilly et Bernard Glesser étaient en bas, dans la salle de réunion avec les salariés, affirme Reynald Jurek. Mais ce n’est pas ce qui était prévu, c’est étonnant ». 

« Comment une direction, qui est la seule à pouvoir ouvrir la salle, permet aux salariés d’y entrer », questionne Michaël Wamen, qui ne comprend pas que la direction n’ait pas été plus prudente. « Près de cent personnes étaient présentes dans cette salle. L’ambiance était déjà très tendue ». 

Rapidement, une des portes de sortie est bloquée par un pneu. La tension monte. « Quand les cadres ont annoncé qu’il n’y aurait pas de réouverture des négociations, les gens étaient en colère. Ils étaient en train de perdre leur emploi quand même », poursuit Reynald Jurek, tandis qu’au même moment les militants de la CGT continuent à chanter leur slogan, devant le tribunal. « Le climat était anxiogène », rappelle un autre prévenu, Mickaël Mallet, à la barre. 

« On peut être en colère, mais il y a la manière de la manifester », rétorque alors le président de la cour d’appel, René Grouman. Mais la plupart des prévenus l’assurent, ils n’étaient pas forcément d’accord avec cette action. Selon eux, ils auraient alors tenté d’apaiser la situation. « Mon intégrité physique aurait été mise à mal si j’avais tenté de m’y opposer », fait savoir Mickaël Mallet, également délégué de la CGT. « Il y aurait eu du grabuge ».

« J’ai passé les pires heures de ma vie », se souvient de son côté Mickaël Wamen. J’ai dit aux salariés que « vous êtes cinglés, vous allez finir en taule. Je ne pensais pas que c’est moi qui y finirais ». 

« Je n’ai rien entravé du tout » 

Tous contestent ainsi avoir joué un rôle actif dans cette séquestration de plus d’une trentaine d’heures. Leur seul tort selon eux est de ne pas avoir réussi à arrêter les autres salariés avant que cela ne dégénère. 

« Qu’ils se soient sentis retenus, peut-être. Je suis ici, mais à aucun moment je n’ai entravé leur liberté de se lever ou de partir. Pour moi, je n’ai rien entravé du tout », assure Reynald Jurek. Un autre prévenu, Jean-François Quandalle, est ensuite revenu sur une scène qui s’est déroulée le 6 janvier 2014. 

«  Michel Dheilly était en train de fumer dehors. Je le rejoins. Et là, trois ou quatre personnes sont arrivées, l’ont attrapé par le col. Je me suis interposé, je l’ai ramené à l’intérieur. Je ne sais pas ce qu’ils lui auraient fait. Mais je n’ai pas pris le risque de les laisser tout seuls avec lui. Et selon moi, Michel Dheilly pouvait identifier ces personnes ». 

Mais l’avocat général, Dominique Tailhardat, est revenu dans son réquisitoire sur les arguments des anciens salariés de Goodyear, « dire que je ne comprends pas pourquoi je suis là n’a aucun sens. Tous ceux qui ont adhéré et qui ont participé activement doivent être poursuivis chaque fois qu’ils ont été identifiés ». 

Mais pour les prévenus, la raison de leur présence dans cette salle d’audience est simple, c’est leur appartenance à la CGT. Ils soulignent que peu de personnes ont été poursuivies dans cette affaire. Un des prévenus, Hassan Boukri, s’exprime en disant que « je n’ai rien fait de mal. Et puis les deux cadres connaissaient tout le monde dans la salle. Pourquoi les responsables de cette action ne sont pas ici ? Et pourquoi je suis là ? Moi j’ai l’étiquette de la CGT ». 

« Cette séquestration a été programmée » 

Mickaël Mallet affirme même ensuite qu’un salarié, dont il ne veut pas donner le nom, s’est présenté « avec un couteau dans la salle. Les huissiers, les forces de l’ordre l’ont vu, mais pourquoi il n’est pas ici ? Tout le monde n’est pas au courant de tout, j’ai l’impression ». 

Mais pour l’avocat général, Dominique Tailhardat, « cette séquestration a été programmée, ce n’est pas un mouvement qui arrive d’un seul coup. Dès le départ, nous savons que la décision de retenir ces personnes et de séquestrer ces gens-là avait été prise. Cette séquestration a même été revendiquée devant les chaînes de télévision qui ont été appelées pour l’occasion. Et si nous acceptons les séquestrations, nous tuons le dialogue social. Mais je préfère oublier les peines de prison ferme car ils ont quasiment tous un casier vierge », a-t-il affirmé pour justifier ses réquisitions. Le délibéré sera rendu le 11 janvier 2017.

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 19:22

 

http://www.liberation.fr/france/2016/10/17/notre-dame-des-landes-valls-repousse-l-echeance-des-travaux_1522532

 

Notre-Dame-Des-Landes, Manuel Valls repousse l'échéance des travaux 

Le premier ministre assure que l'évacuation des opposants au projet d'aéroport se fera, mais avec la préoccupation « d'éviter toutes les violences ». 

Les premiers travaux pourraient commencer dans plus d'un an. 

Nous avons connu recadrage plus musclé. Le premier ministre, Manuel Valls, a assuré, Lundi 17 Octobre 2016, que l’évacuation des opposants au projet controversé d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, dans le département de la Loire-Atlantique, « devra évidemment se faire », lors d’une visite au salon international de l’alimentation (SIAL). Un message envoyé à l’adresse de Ségolène Royal, sa ministre de l'environnement, qui avait estimé Dimanche 16 Octobre 2016, dans une interview au Journal Du Dimanche (JDD), que, sur ce dossier qui empoisonne le quinquennat de François Hollande, il valait mieux « arrêter les frais ». 

Mais le premier ministre a aussi dit « partager » avec Ségolène Royal une « préoccupation, qui est celle d’éviter toutes les violences. Donc maintenant, les choses doivent se faire mais, encore une fois, avec méthode et avec la volonté d’éviter la violence », a-t-il poursuivi, sans évoquer de calendrier précis pour cette opération d’évacuation qui devra mobiliser au moins deux mille Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) et gendarmes mobiles. 

Des déclarations assez éloignées de celles qu’il avait pu tenir la semaine passée lors d’un déjeuner à Matignon avec quelques journalistes, quand il avait répété que l’évacuation était « pour cet automne ». Pour lui, « si cela ne se fait pas avant le mois de mars 2017, cela ne se fera jamais ». 

Désormais, tout comme l'Elysée, Manuel Valls évoque une échéance plus lointaine, « personne ne doit en douter, les travaux devront commencer, mais cela n'est pas prévu avant la fin de l'année 2017 ou bien le début de l'année 2018 ». De quoi éviter de se lancer dans un dossier truffé d’embûches à quelques mois des élections présidentielles.

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 19:09

 

Voix discordantes sur la situation à Alep (Reuters)

 

Les insurgés et les forces armées syriennes qui s'affrontent à Alep ont fait entendre des voix contradictoires, Vendredi 14 Octobre 2016, les premiers affirmant que le pouvoir ne parviendrait jamais à reprendre Alep, tandis que l'armée estime que l'offensive sur la partie est de la ville se déroule comme prévu. 

La bataille d'Alep est d'autant plus féroce que la diplomatie est impuissante. 

La Russie, qui soutient le président syrien Bachar al Assad, a dit n'attendre rien de spécial de la réunion sur la Syrie qui se tiendra Samedi 15 Octobre 2016 en Suisse au niveau des ministres des affaires étrangères et ne prévoit pas de faire de nouvelles propositions pour résoudre le conflit. 

Selon le vice-commandant du groupe rebelle Fastakim pour Alep, Melhem Akidi, les frappes aériennes russes ne s'avèrent pas très efficaces pour appuyer les forces gouvernementales syriennes sur le terrain. Et de souligner que si les bombes pleuvent sur une grande partie de la ville, elles évitent de cibler la ligne de front où les ennemis s'affrontent de près. Il s'agit apparemment pour les avions russes et syriens d'éviter de toucher leur propre camp au sol. 

D'ailleurs, affirme Melhem Akidi, les rebelles étaient tout à fait préparés au siège d'Alep-Est qui leur est imposé depuis l'été, et les préparatifs d'une contre-attaque sont en cours. 

« Militairement, il n'y a pas de danger pour la ville d'Alep », affirme-t-il.

« Le plus dangereux, ce sont les massacres quotidiens de la part du régime qui visent non seulement la population, mais aussi les fondations de la vie à Alep ». 

A l'opposé, un militaire syrien, ainsi qu'un autre militaire, non syrien mais allié au régime de Bachar al Assad, disent que la grande offensive lancée le 22 septembre 2016 contre Alep-Est avec l'appui de l'armée russe et de milices irakiennes, iraniennes et libanaises, se déroule comme prévu et réaffirment que les civils ne sont pas visés. 

« Ce qui est réalisé pour l'instant se déroule conformément au plan et nous travaillons étape par étape », a dit le second. 

L'assaut sur Alep-Est a fait plusieurs centaines de morts et détruit de nombreux bâtiments. Des hôpitaux ont été touchés, ce qui a fait dire à la France et aux Etats-Unis que la Syrie et la Russie était coupables de crimes de guerre. 

Moscou et Damas affirment qu'ils ne visent que les insurgés. 

Briser le siège 

Selon Mohamed Sandehoun, du conseil municipal d'opposition à Alep, le combustible pour faire tourner les boulangeries pourrait venir à manquer d'ici un mois si le siège persiste. En outre, un moulin a été bombardé, Mercredi 12 Octobre 2016, ajoute-t-il. 

Pour l'heure, l'avancée la plus notable des forces gouvernementales syriennes et de leurs alliés s'est faite au nord d'Alep, avec notamment la prise du camp de réfugiés palestiniens d'Handarat. 

L'armée a également fait état d'avancées dans le centre-ville, que les rebelles disent avoir repoussées. 

De source militaire syrienne, on indique que l'armée a pris le contrôle de plusieurs sites industriels et d'un établissement d'enseignement agricole Vendredi 14 Octobre 2016 dans le nord-est d'Alep. 

Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une Organisation Non Gouvernementale (ONG) basée à Londres qui fait un point quotidien sur la guerre, les avancées revendiquées pour l'instant par le gouvernement ne correspondent pas à l'intensité de la puissance de feu déployée. 

Le vice-commandant de Fastakim à Alep note aussi la proximité des places fortes tenues par la rébellion à l'ouest d'Alep et dans la province d'Idlib ainsi que la position qu'il qualifie de fragile du gouvernement sur un point d'accès important à la périphérie sud d'Alep. « Je n'exclus pas que les révolutionnaire soient capable de briser le siège sous peu », déclare Melhem Akidi. 

D'après les chiffres publiés jeudi par le bureau de l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) de l'Organisation des Nations Unies (ONU), quatre cent six personnes sont mortes et mille trois cent quatre vingt quatre personnes ont été blessées dans la partie est d'Alep entre le 23 septembre 2016 et le 8 octobre 2016. Dans la partie ouest tenue par le gouvernement, elle aussi visée par les obus des insurgés, quatre vingt onze personnes, dont dix huit enfants, ont été tués dans le même temps. 

Selon l'OCHA, la situation s'est un peu améliorée après l'accord trouvé Lundi 10 Octobre 2016 par les parties pour préserver les stations d'épuration. 

Mais, précise Ibrahim Abou al Laith, du service de protection civile, même après la remise en service des stations, l'eau n'a pas pu atteindre les habitants en raison du manque de combustible. 

« Le fuel est vital pour Alep Est », souligne-t-il. 

« Le nôtre est en train de s'épuiser », ajoute-t-il. 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 19:04

 

La justice française refuse la remise d'une militante à l'Espagne (Reuters)

 

La justice française s'est opposée Mardi 18 Octobre 2016 à la demande des autorités judiciaires espagnoles de lui remettre Émilie Martin, militante basque de nationalité française visée par un Mandat d’Arrêt Européen (MAE) pour « participation à une organisation terroriste », a-t-on appris de source judiciaire. 

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, a rejeté la demande du juge espagnol de l'Audiencia Nacional qui a émis le MAE au mois d’avril 2016, reprochant à Émilie Martin ses activités au sein d’Herrira, une association considérée en Espagne comme proche d'Euskadi Ta Askatasuna (ETA), mais dont les activités en France de défense des prisonniers basques sont légales. 

Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet général retenant, outre la légalité des actes reprochés au regard de la loi française, le fait qu'ils n'avaient pas été commis en Espagne. 

Avant d'émettre le mandat, les autorités espagnoles avaient lancé une commission rogatoire internationale demandant à la justice française de mettre en examen Emilie Martin, ce à quoi le juge saisi s'est opposé, proposant seulement qu'elle soit entendue comme témoin. 

Emilie Martin est la sœur d'Aurore Martin, militante basque visée elle aussi par un MAE qui avait été interpellée par les autorités françaises et remise à la justice espagnole au mois de novembre 2012. Elle est la seule basque de nationalité française à l'avoir été à ce jour. 

Placée en détention provisoire, Aurore Martin avait été remise en liberté sous caution deux mois après. Elle a été condamnée à l'automne 2015 à vingt mois de prison mais une transaction pénale lui a permis d'échapper à la prison, comme la trentaine d'autres prévenus dans le même procès.

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 18:51

 

Les rebelles syriens refusent d'évacuer Alep (Reuters)

 

La Russie et la Syrie ont cessé leurs bombardements aériens contre Alep, Mardi 18 Octobre 2016, avant une pause humanitaire prévue Jeudi 20 Octobre 2016, a annoncé le ministère russe de la défense, mais les rebelles refusent de quitter la grande ville du nord de la Syrie. 

Cette pause humanitaire dans deux jours sera en vigueur Jeudi 20 Octobre 2016 de 8 heures à 16 heures, afin de permettre aux civils et aux insurgés de quitter la ville, a dit Moscou, Lundi 17 Octobre 2016. 

Les rebelles ont toutefois fait savoir qu'ils n'avaient pas l'intention d'abandonner la partie orientale de la ville. 

« Les factions rejettent toute sortie, il s'agirait d'une reddition », a déclaré Zakaria Malahiifji, chargé des affaires politiques du groupe Fastakim. 

Le commandant d'un puissant groupe islamiste également retranché dans l'est d'Alep, Ahrar al Cham, a lui aussi rejeté la proposition russe. 

« Quand nous avons pris les armes au début de la révolution pour défendre notre peuple abandonné, nous avons promis à dieu que nous ne les déposerions pas avant l'effondrement de ce régime criminel », a dit al Farouk Abou Bakr. 

L’Organisation des Nations Unies (ONU) estime que deux cent soixante quinze mille civils et huit mille combattants se trouvent dans Alep-Est. 

Ces combattants seraient répartis en une cinquantaine de groupes, a dit à Reuters le directeur régional du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), Robert Mardini. 

L'ONU n'est en outre pas en mesure de garantir que de l'aide humanitaire pourra passer lors de cette pause. 

« Nous avons besoin de l'engagement de toutes les parties au conflit, pas uniquement une annonce unilatérale », a déclaré à Genève un porte-parole de l’ONU, Jens Laerke. 

Selon le ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou, l'interruption des frappes aériennes, Mardi 18 Octobre 2016, effective à partir de 10 heures du matin, devait contribuer à garantir la sécurité de six corridors destinés à l'évacuation des civils et à préparer celle des malades et des blessés hors de l'est d'Alep. 

Le ministre a dit s'attendre à ce que les insurgés quittent Alep, avec leurs armes, via deux corridors spéciaux, l'un par la route Castello, l'autre près du marché al Khaï Souk. 

« Nous demandons aux dirigeants de la communauté internationale d'user de leur influence sur les groupes armés de l'est d'Alep pour convaincre leurs chefs de cesser les combats et d'abandonner la ville », a-t-il déclaré. 

La campagne de bombardements russo-syrienne a causé des dégâts considérables dans Alep, estime l’ONU. La plupart des établissements de santé ont été détruits. 

Le nombre de victimes du 23 septembre 2016 au 8 octobre 2016 s'établissait à quatre cent six morts, avec en plus mille trois cent quatre vingt quatre blessés.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 20:17

 

Moscou annonce une pause humanitaire de huit heures Jeudi 20 octobre 2016 à Alep (Reuters)

 

Les armées russes et syriennes vont suspendre leurs bombardements à Alep pendant huit heures, Jeudi 20 Octobre 2016, pour permettre aux rebelles et à la population civile de quitter librement la ville, a annoncé Lundi 17 Octobre 2016 le ministère russe de la défense. 

« Jeudi 20 Octobre 2016, de 8 heures à 16 heures, une pause humanitaire sera mise en oeuvre dans la région d'Alep », a déclaré le général Sergueï Roudskoï, au nom du ministère russe de la défense. 

« Pendant cette période, l'armée de l'air russe et les forces gouvernementales syriennes suspendront les frappes aériennes et tout autre bombardement », a-t-il poursuivi, soulignant qu'il s'agissait « d'abord et surtout de faire en sorte que les civils se déplacent librement, que les malades et les blessés puissent être évacués et que les rebelles se retirent ». 

L'émissaire de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Staffan de Mistura, a proposé d'organiser l'évacuation des combattants djihadistes de l’ancien Front al Nosra pour rétablir le cessez-le-feu qui s'est achevé le 19 septembre 2016. 

« Une pause de huit heures dans les souffrances incessantes de la population d'Alep serait une bonne chose, mais c'est insuffisant et trop tardif », a jugé Mark Toner, porte-parole du département d’état américain, lors d'un point de presse à Washington. 

Sergueï Roudskoï a par ailleurs exclu tout cessez-le-feu unilatéral qui, selon lui, « n'aurait pas de sens parce que le Front al Nosra et ses alliés en profiteraient pour se regrouper et restaurer leurs capacités militaires. La Russie continue à négocier avec les autres parrains du processus de paix en vue d'une cessation durable des hostilités, mais cela prendra du temps », a-t-il ajouté. 

Le secrétaire d’état américain John Kerry et le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov se sont retrouvés Samedi 15 Octobre 2016 à Lausanne, en présence de représentants de sept pays de la région, l'Iran, l'Irak, la Jordanie, l'Egypte, la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar, mais la réunion n'a rien donné de concret. 

L'armée russe a en outre invité les rebelles à déminer les routes menant à deux corridors humanitaires par lesquels elle se dit prête à laisser partir les habitants des quartiers orientaux d'Alep contrôlés par les insurgés, selon l'agence russe Interfax. 

Toujours selon Interfax, l'armée affirme par ailleurs que les rebelles ont reçu de nouveaux lance-missiles antichars portables TOW de fabrication américaine.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 17:34

 

http://www.lavoixdunord.fr/59305/article/2016-10-14/recours-contre-le-demantelement-de-jungle-la-justice-se-prononcera-la-semaine

 

Recours contre le démantèlement de la jungle de Calais 

La justice se prononcera la semaine prochaine 

Onze associations d’aide aux migrants avaient déposé Mercredi 12 Octobre 2016 un recours devant le tribunal administratif de Lille pour s’opposer au démantèlement annoncé de la jungle de Calais. Leur requête, en référé, a été examinée Vendredi 14 Octobre 2016. Les juges administratifs se prononceront en début de semaine prochaine sur leur demande. 

Dans le hall du tribunal administratif de Lille, des soutiens aux migrants de Calais s’étaient donné rendez-vous pour assister à l’audience, Vendredi 14 Octobre 2016 en fin de matinée. Venus en bus, des calaisiens, favorables au démantèlement de la jungle, avaient également fait le déplacement. Certains portaient sur eux le logo affiché par le grand rassemblement du Calaisis, « j'aime Calais ». 

L’audience, qui a duré près de quatre heures, a vu les avocats des associations et de la préfecture opposer leurs arguments. Si les associations ne rejettent pas l’idée d’un démantèlement du campement, elles s’offusquent des conditions dans lesquelles celui-ci pourrait être mené. Une demande de report jugée indécente par l’avocate de la préfecture du Pas-de-Calais, qui a par ailleurs souligné qu’aucune date n’avait jusqu’à présent été annoncée pour le début des opérations de démantèlement. 

Les juges administratifs rendront leur décision en début de semaine prochaine. 

Pour mémoire, les associations avaient saisi Mercredi 12 Octobre 2016 en référé le tribunal administratif de Lille pour s’opposer au démantèlement programmé de la jungle de Calais. «  Nous avons saisi le tribunal administratif de Lille car, en l’état, cette mesure d’évacuation constitue une atteinte aux droits fondamentaux des exilés », expliquait alors Julie Bonnier, défendant les intérêts des onze associations requérantes, parmi lesquelles Emmaüs, le Secours Catholique et l’Auberge des Migrants. « Les vraies solutions pérennes ne sont pas trouvées, c’est ce que nous redoutons et craignons depuis longtemps. Les personnes évacuées vont se retrouver privées de l’accès aux soins, privées de l'accès à leurs droits, pas écoutées dans leurs besoins et envoyées dans les Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO) alors qu’ils n’ont rien à y faire », estime Julie Bonnier, qui avait déjà saisi le tribunal administratif de Lille au mois de février 2016 pour s’opposer, en vain, au démantèlement de la partie sud de la jungle. 

Par ailleurs, le report du démantèlement de la jungle a été confirmé aux associations d’aide aux migrants, Jeudi 13 Octobre 2016. Le sort des mineurs isolés présents dans le campement serait le principal obstacle au début des opérations. Le dernier comptage réalisé dans le campement en début de semaine a établi que près de cinq mille sept cent migrants y vivaient actuellement.

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 17:21

 

http://www.courrier-picard.fr/region/proces-en-appel-des-ex-goodyear-plusieurs-milliers-de-ia167b0n864479

 

Procès en appel des anciens salariés de Goodyear

 

Plusieurs milliers de personnes sont attendues Mercredi 19 Octobre 2016 à Amiens pour soutenir les huit anciens salariés de Goodyear jugés en appel après leur condamnation inédite au mois de novembre 2015 à neuf mois de prison ferme pour séquestration de cadres, a-t-on appris Mercredi 12 Octobre 2016 de sources concordantes. 

Si la préfecture de la Somme s’attend à la présence de plusieurs milliers de manifestants, l'union départementale de la Somme de la Confédération Générale du Travail (CGT) parle « d’au moins dix mille sympathisants » espérés devant le tribunal. 

L’un des prévenus et figure du combat des Goodyear, Mickaël Wamen, évoque même de son côté quinze mille à vingt mille personnes attendues. 

« Cette initiative, prévue par la direction de la CGT à Paris en concertation avec la direction de l'union départementale de la Somme, s’inscrit dans les journées d’action organisées par la CGT pour défendre les syndicalistes poursuivis par la justice, comme ce fut le cas à la fin du mois de septembre 2016 à Bobigny pour ceux d’Air France », a expliqué à l’Agence France Presse (AFP) Christophe Saguez, secrétaire général de l’union départementale de la Somme de la CGT. 

« Il y aura du monde venant de toute la France mais aussi de Belgique et de Suisse. Nous attendons déjà une centaine de cars », prédit Mickaël Wamen. 

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent sont annoncés 

Selon le syndicaliste, différentes prises de paroles auront lieu, notamment celle du militant du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD) contre la loi travail blessé à l’oeil lors de la manifestation du Jeudi 15 Septembre 2016 à Paris, en présence de Jean-Luc Mélenchon et de Pierre Laurent. 

Selon Mickaël Wamen, le Mercredi 19 Octobre et le Jeudi 20 Octobre 2016 seront également « des journées de mobilisation nationale » avec des grèves prévues en soutien dans « différents services publics » ou encore « dans l’industrie ». 

Les huit anciens salariés sont poursuivis pour avoir, trente heures durant le 6 janvier et le 7 janvier 2014, aux côtés de plusieurs dizaines de salariés de l’usine, retenu le directeur des ressources humaines ainsi que le directeur de la production dans des locaux de Goodyear occupés avant de les relâcher, sans violence. 

Quelques jours après cette séquestration, l’usine fermait ses portes, entraînant mille cent quarante trois licenciements. 

Depuis leur condamnation en première instance au mois de novembre 2015, plusieurs manifestations ont été organisées en leur soutien et une pétition en ligne réclamant l’arrêt des poursuites à leur encontre a été signée par plus de cent soixante dix mille personnes. 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 16:59

 

Ségolène Royal s'oppose à Manuel Valls sur Notre-Dame-Des-Landes (Reuters)

 

Ségolène Royal poursuit son bras de fer avec Manuel Valls sur la question de Notre-Dame-Des-Landes, dans le département de la Loire-Atlantique, en appelant, dans une interview publiée Dimanche 16 Octobre 2016, à « arrêter les frais » face à l'évacuation annoncée pour l'automne du site occupé par les opposants à ce projet controversé d'aéroport. 

Ce dossier, qui donne lieu depuis deux ans à des désaccords entre la ministre de l’écologie et le premier ministre, s'annonce comme l'un des sujets épineux de la fin du quinquennat de François Hollande. 

Pour tenter de déminer la crise, le chef de l’état avait organisé une consultation locale au mois de juin 2016 qui a vu le projet, dont les opposants mettent en doute la pertinence, recueillir cinquante cinq pour cent de voix favorables. 

A la suite du référendum, le premier ministre avait annoncé que l'évacuation du site de mille six cent hectares, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, aurait lieu à l'automne et a réaffirmé cette position cette semaine. 

« Est-il pertinent de faire prendre des risques pour une infrastructure inadaptée comme l'ont dit les experts indépendants », s'interroge Ségolène Royal dans les colonnes du Journal Du Dimanche. 

« N'y a-t-il pas actuellement d'autres priorités pour la nation ? Les élus locaux ne veulent pas perdre la face, c'est compréhensible », poursuit-elle. 

« Mais le résultat du référendum, positif pour eux, leur permet justement de prendre acte de cette caution tout en reconnaissant que devant le blocage sur le terrain, il vaut mieux arrêter les frais. Il est de ma responsabilité d'alerter sur le risque d'une évacuation par la force », ajoute-t-elle. 

« Je suis prête à donner du temps pour des réunions de travail afin de sortir par le haut de cette situation et j'appelle toutes les parties à faire un effort de bon sens ». 

Une première tentative d'évacuation du site avait échoué en 2012. Au début du mois d’octobre 2016, plusieurs milliers d'opposants au projet ont manifesté pour affirmer leur détermination à défendre la Zone d’Aménagement Différée, qu'ils ont rebaptisée Zone A Défendre (ZAD). 

L'évacuation « devra se faire avec sang-froid et méthode pour éviter les violences mais ne pas le faire, cela serait un affaiblissement de l'autorité et un affaiblissement de la démocratie », a prévenu un proche de Manuel Valls, Dimanche 16 Octobre 2016, précisant que le non-respect du résultat du référendum du mois de juin 2016 était « inconcevable ». 

Les déclarations de Ségolène Royal ont fait réagir cette semaine le Syndicat Mixte Aéroportuaire (SMA), qui regroupe les vingt deux collectivités locales favorables au projet. 

Dans une déclaration commune, le président des Républicains de la région Pays de la Loire Bruno Retailleau, la maire du Parti Socialiste de Nantes Johanna Rolland, le maire du Parti Socialiste de Saint-Nazaire David Samzun et le président du Parti Socialiste du conseil départemental de la Loire-Atlantique Philippe Grosvalet, ont notamment appelé François Hollande et Manuel Valls à recadrer Ségolène Royal. 

« De telles déclarations sont totalement irresponsables car elles apparaissent clairement comme un encouragement à la violence envers les forces de l’ordre », écrivent-ils. 

« Après cent cinquante six décisions de justice, plus de deux cent exactions commises, Ségolène Royal est bien la seule à croire encore à la volonté des opposants d’un dialogue à bâtons rompus », ajoutent-ils. 

Le président de l'association des Ailes pour l'Ouest, qui milite en faveur de la construction de l'aéroport, Alain Mustière, a pour sa part estimé que la ministre « soufflait sur les braises et cautionnait l’opposition illégale à un projet qui a suivi tous les processus démocratiques ». 

Son association a symboliquement déposé Vendredi 14 Octobre 2016 cinq cent cartons de déménagement dans le bourg de Notre-Dame-Des-Landes pour appeler les zadistes à quitter les lieux de leur propre chef. 

« En restant, les zadistes feront le choix d’un affrontement dont ils seront les responsables », a estimé Alain Mustière. 

A six mois des élections présidentielles, le sujet s'est invité dans la campagne. Invité Dimanche 16 Octobre 2016 dans l'émission Punch Line, Nicolas Sarkozy a dénoncé des déclarations irresponsables. 

« Ségolène Royal dit de ne pas tenir compte des décisions de justice, de ne pas tenir compte du résultat du référendum et de ne pas faire l'aéroport », a déclaré l'ancien chef de l’état et candidat à l’élection primaire de la droite et du centre en vue des élections présidentielles. 

« Pour quelqu'un qui voulait la démocratie participative, c’est un mensonge de plus », a-t-il conclu.

 

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