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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 13:30

 

http://www.gauche-anticapitaliste.org/content/communique-de-la-ga-soutien-aux-revolutionnaires-syriens-1

 

Communiqué de la Gauche Anticapitaliste

 

Soutien aux révolutionnaires syriens

 

Vendredi 24 Août 2012

 

Depuis mars 2011, le peuple syrien est entré en révolution contre son dictateur et se bat pour obtenir plus de justice sociale et de liberté. Depuis plus d’un an pourtant, Bachar al-Assad a tout fait pour pousser à une militarisation de la situation et exacerber les violences. On compte aujourd’hui environ vingt mille morts, des milliers de disparus et de prisonniers politiques. La population manque de nourriture, d’électricité, de soin… Tout cela sans compter les flots de milliers de réfugiés ou déplacés accueillis dans des camps dans les pays voisins de la Syrie (Jordanie, Turquie, Liban).

La situation stratégique de la Syrie attire les convoitises des puissances internationales qui tentent de déposséder le peuple syrien de sa lutte contre la domination qu’il subit. Il faut pourtant, en refusant toute lecture en termes religieux, toute tentative de division du pays et toute tentative d’intervention internationale, appuyer le combat pour l'émancipation du peuple syrien.

C’est pourquoi, la Gauche Anticapitalisme réaffirme son soutien au peuple syrien dans sa révolution contre son dictateur et son engagement profond dans la lutte contre les politiques impérialistes.



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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:45

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7564

http://www.demosphere.eu/node/31410

 

MANIFESTATION DE SOUTIEN A BIENVENUE PALESTINE A PARIS

DIMANCHE 26 AOUT A 16 HEURES, PLACE EDMOND MICHELET (CENTRE POMPIDOU, METRO CHATELET OU HOTEL-DE-VILLE)

A l’heure où ces lignes sont écrites, plus d’une centaine de délégués de France, ainsi que d’autres pays d’Europe et d’Amérique du Nord, sont en route pour rejoindre Amman (Jordanie), avant de se présenter dimanche 26 août au Pont King Hussein (Pont Allenby) séparant la Jordanie des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie.

Dans le cadre de cette nouvelle édition de la mission Bienvenue en Palestine, ces volontaires, âgés de 9 ans à 82 ans, répondent à une invitation du gouvernorat de Bethléem, ainsi que d’associations de la société civile de cette ville palestinienne.

Symbole de notre volonté commune de montrer aux Palestiniens qu’ils ne sont pas seuls, la mission Bienvenue en Palestine est placée sous le signe de la solidarité avec l’enfance, la jeunesse, et le droit à l’éducation. A l’occasion de la rentrée des classes, nos amis apportent ainsi dans leurs bagages plus d’une tonne de fournitures scolaires achetées grâce à des donc et collectes de solidarité avant le voyage.

A la différence de missions antérieures, où les voyageurs entendaient rejoindre la Cisjordanie occupée en atterrissant dans un premier temps à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, le trajet emprunté cette fois n’empiète pas d’un centimètre sur le territoire israélien.

Pour autant, c’est bien l’armée israélienne qui contrôle, vingt quatre heures sur vingt quatre, les entrées et sorties de voyageurs sur le Pont Allenby, comme des milliers de Palestiniens en font en permanence la douloureuse expérience.

Et bien que les autorités israéliennes se soient jusqu’à présent abstenues de toute remarque sur la nouvelle mission Bienvenue en Palestine, le gouvernement français a tenu à rappeler que les dirigeants israéliens étaient capables de n’importe quelle le infraction, y compris dans des zones où ils n’ont rien à faire, comme c’est le cas sur le Pont Allenby.

Le ministère français des Affaires étrangères a ajouté qu’il mobilisait son réseau diplomatique dans la région pour porter assistance, le cas échéant, à nos camarades.

Mais ceux-ci doivent pouvoir aussi compter sur le soutien citoyen de tous les amis du peuple palestinien, dont les conditions d’existence, pour être moins sanglantes ces jours-ci qu’ailleurs au Proche-Orient (avec la guerre civile en Syrie, l’arrivée apparente d’Al Qaeda dans le Sinaï égyptien, sans parler des menaces quotidiennes d’attaque israélienne sur l’Iran) ne cessent de s’aggraver.

C’est par exemple le cas des deux prisonniers grévistes de la faim Hassan Safadi et Samer Al-Barq, incarcérés depuis des années (dix ans pour Hassan !) sans jugement, susceptibles de décéder à n’importe quel moment maintenant.

C’est pourquoi nous appelons tous nos amis de la région Ile-de-France à venir nombreux, DIMANCHE 26 AOUT A 16 HEURES, PLACE EDMONT MICHELET (CENTRE POMPIDOU, ANGLE RUE SAINT-MERRI et RUE DU RENARD, Métro CHATELET ou HOTEL-DE-VILLE, 75004 - PARIS témoigner de leur solidarité avec la mission Bienvenue en Palestine, et plus généralement avec le peuple palestinien.

CAPJPO-EuroPalestine

 

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:29

 

http://www.pcinpact.com/news/73297-michael-moore-et-oliver-stone-apportent-leur-soutien-a-julian-assange.htm

 

Michael Moore et Oliver Stone apportent leur soutien à Julian Assange

 

Dans une tribune publiée Lundi 20 Août dans les colonnes du New York Times, Michael Moore et Oliver Stone ont apporté leur soutien à Julian Assange, comme le pointe Télérama. Les deux célèbres cinéastes ont notamment applaudi la décision de l’Équateur d’accorder sa protection diplomatique à Julian Assange, avant d'évoquer les persécutions auxquelles faisait face le fondateur de Wikileaks.

 

D’entrée, Michael Moore et Oliver Stone expliquent qu’ils sont bien placés pour parler de liberté d’expression, étant donné que leurs films ont selon eux souvent démontré que les médias américains échouaient à informer leurs concitoyens sur les « choses hideuses » qu’avaient pu faire leurs dirigeants. Ils s’estiment par conséquent «profondément reconnaissants pour le travail de WikiLeaks», en référence notamment à la divulgation de la vidéo d'une bavure d’un hélicoptère américain ayant provoqué la mort de plusieurs civils à Bagdad. 

 

Les deux cinéastes en viennent ensuite au cas plus spécifique de Julian Assange, « applaudissant la décision de l'Équateur de lui accorder l'asile politique ». Pour eux, Quito « a agi en conformité avec les principes fondamentaux des droits de l'homme. En effet, rien ne pouvait démontrer la pertinence de la décision équatorienne plus que la menace du gouvernement britannique de violer un principe sacro-saint des relations internationales et d'intervenir dans l'ambassade pour y arrêter Julian Assange ».   

 

Alors que la situation du fondateur de Wikileaks demeure extrêmement délicate, Michael Moore et Oliver Stone tentent de plaider la cause de Julian Assange. « La plupart des Américains, des Britanniques et des Suédois ne savent pas que la Suède n’a formellement accusé Julian Assange d'aucun crime ». Les cinéastes relèvent d’ailleurs que la Suède a refusé de venir s’entretenir avec le fondateur de Wikileaks au sein de l’ambassade londonienne, comme l’avait proposé l’Équateur. 

 

« Si Julian Assange est extradé vers les États-Unis, il y aura des répercussions dans le monde entier », s’alarment les deux américains, qui comparent ces persécutions à celles que pourraient exercer des pays comme la Chine. « Si les États-Unis peuvent poursuivre un journaliste dans ces circonstances, les autorités russes ou chinoises pourraient, par la même logique, demander que des journalistes étrangers du monde entier puissent être extradés pour avoir violé leurs lois ». 

 

Selon eux, « les citoyens britanniques et suédois ont une opportunité unique de se mobiliser pour la liberté d'expression, au nom du monde entier », et ce en posant deux questions à leurs gouvernements : « Pourquoi les autorités suédoises refusent d’auditionner Julian Assange à Londres ? Pourquoi aucun de ces deux gouvernements ne promet qu'il ne sera pas extradé vers les Etats-Unis ? ». 

 

Xavier Berne

 

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:06

 

http://www.fr.news.yahoo.com/larmée-syrienne-entre-dans-daraya-lexode-saccentue-144754694.html

 

L’armée syrienne entre dans Daraya, l’exode s’accentue

 

AMMAN (Reuters) - L'armée syrienne est entrée vendredi dans le centre-ville de Daraya, dans la banlieue de Damas, faisant vingt et un morts, alors que les Nations unies estiment à quelque deux cent mille le nombre de réfugiés qui ont fui la guerre civile.

 

Les soldats ont pénétré dans Daraya à l'issue de trois jours d'intenses combats, ont déclaré des insurgés.

 

Des centaines d'hommes et des dizaines de chars se sont déployés dans la rue d'al Saoura alors que les rebelles se retiraient, ont déclaré des activistes à Reuters par téléphone. Les pilonnages de l'armée ont fait vingt et un morts lors de ce troisième jour d'assaut.

 

"De nombreux corps sont pris au piège sous les décombres et les civils tentent de fuir vers Damas", a précisé à Reuters un insurgé.

 

Les combats touchent également d'autres villes de banlieue abritant des classes moyennes telles que Qatana, Sbeineh, Qadam, Assali et Hajar al Assouad, selon l'opposition.

 

A Alep, capitale économique du pays, les affrontements se poursuivent, l'armée pilonnant les quartiers tenus par des rebelles durant la nuit.

 

"Les rebelles occupent des commissariats de police abandonnés et des hôpitaux mais l'armée sait exactement où ils se trouvent", a déclaré Abu Ahmed, un habitant d'un quartier frappé par les combats.

 

Les combats en Syrie, qui menacent la fragile stabilité du Proche-Orient, touchent notamment le nord du Liban. Au moins trois personnes ont été tuées mardi dans des combats entre sunnites et alaouites dans la ville de Tripoli, où les tensions entre ces deux communautés ont été ravivées par le conflit voisin.

 

EXODE MASSIF

 

Quelque deux cent vingt personnes ont été tuées jeudi en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres et proche de l'opposition.

 

Ces bilans quotidiens sont devenus ordinaires avec l'intensification des combats par les forces loyalistes à Damas et à Alep, après l'explosion d'une bombe dans la capitale qui avait tué quatre membres de la garde rapprochée du président syrien le 18 juillet.

 

Environ trois mille cinq cent personnes se sont réfugiées en Turquie en vingt quatre heures, ont annoncé vendredi les autorités turques, qui ont vu le nombre de Syriens franchir la frontière augmenter considérablement lors des deux mois passés. Cet afflux porte à entre soixante quatorze mille et soixante dix huit mille le nombre total de syriens réfugiés en Turquie depuis le début du conflit en mars 2011.

 

"En Jordanie, un nombre record de deux mille personnes ont franchi la frontière dans la nuit pour rejoindre le camp de Zaatari", a déclaré vendredi le porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

 

La révolte de la population à majorité sunnite contre le président Bachar al Assad, de confession alaouite, et à laquelle il a répondu par la violence, a fait plus de dix huit mille morts en dix-sept mois et deux cent mille réfugiés, selon les Nations unies.

 

Côté diplomatique, Ankara, qui se dit incapable d'accueillir plus de cent mille réfugiés, a suggéré aux Nations unies la création d'une "zone de sécurité" en Syrie.

 

Cette proposition, qui nécessiterait une intervention militaire et donc un mandat du Conseil de sécurité, n'a qu'une infime chance d'aboutir étant donné l'opposition de la Russie et de la Chine à toute intervention extérieure en Syrie.

 

Le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a par ailleurs convié la Turquie, l'Irak, le Liban et la Jordanie à participer à la réunion ministérielle du Conseil de sécurité de l'ONU convoquée au siège new-yorkais le 30 août pour discuter d'une réponse humanitaire à apporter aux Syriens.

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:21

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/05/30/gabriel-nadeau-dubois-jeune-premier-de-la-classe_822527

 

Gabriel Nadeau Dubois, jeune premier de la CLASSE

 

Mercredi 30 Mai 2012

 

Le porte-parole du syndicat étudiant québécois participe depuis Lundi 28 Mai aux négociations sur la hausse des frais d’inscription, à l’origine du printemps érable.

 

Par Anabelle Nicoud, correspondante de Libération à Montréal

 

En quelques mois, Gabriel Nadeau-Dubois est devenu l’un des visages les plus connus de la fronde québécoise. Porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante), le syndicat étudiant le plus véhément de la province canadienne, cet homme de 21 ans est un des principaux interlocuteurs de la ministre de l’Education, Michelle Courchesne, qui a ouvert lundi des négociations difficiles avec les contestataires de la hausse des frais de scolarité dans les universités québécoises (d’abord annoncée à soixante quinze pour cent sur cinq ans, puis à quatre vingt deux pour cent sur sept ans). Cet étudiant en histoire suscite des réactions vives et contrastées.

 

Jésus et Ben Laden. Depuis le mois de février et le début de la grève étudiante, Nadeau-Dubois est partout. En une des magazines, poing levé, tel un révolutionnaire romantique.

 

Sur les plateaux de télévision, dans les journaux. Le mois dernier, son omniprésence médiatique a éclipsé Jean Charest, le Premier ministre du Québec : il donne entre dix et trente interviews chaque jour. «Nous sommes dans les médias parce que nous avons des choses à dire. La parole que je porte, celle de la Classe, est très forte, dit-il. La grève a des objectifs concrets. Nous refusons la vision néolibérale des services publics.»

 

Les médias et le gouvernement n’ont pas toujours été tendres à son égard. Des chroniqueurs ont vu en lui un agitateur, un «fanatique de gauche». On l’a caricaturé en Jésus, en Ben Laden, quand on ne lui a pas tout simplement reproché d’incarner une génération d’enfants gâtés, qui préfèrent semer le désordre plutôt que de travailler pour payer leurs études. «Il y a eu une entreprise de diabolisation assez délirante à mon sujet. Des chroniqueurs et même des ministres ont fait un portrait très négatif de ma personne. Faire peser la crise sur mes épaules, c’est une incompréhension totale du mouvement», commente-t-il.

 

Sa notoriété fait grincer des dents au sein de la Classe, association sans hiérarchie et qui pratique la démocratie directe. En interview, le porte-parole ne peut donc se laisser entraîner aux confidences. En négociation, il ne peut non plus présumer de ce que dira sa «base». Nadeau-Dubois explique : «Je n’ai pas de pouvoir décisionnel et je n’en veux pas. Je suis une courroie de transmission.»

 

Depuis le début de la mobilisation extraordinaire qui fait descendre chaque jour depuis quatre mois des milliers de jeunes dans les rues, cet étudiant à l’Université du Québec A Montréal (UQAM), titulaire d’une bourse d’excellence, défend sur toutes les tribunes la détermination des membres de son syndicat pour faire reculer le gouvernement libéral sur la hausse des droits d’inscription et le contraindre à annuler une loi spéciale limitant le droit de manifester. En trois mois, la question des droits d’inscription a été soigneusement évitée par le gouvernement. Mais elle a tout de même fini par se retrouver à l’ordre du jour des discussions entre la ministre de l’Education et les organisations étudiantes. Tout accord devra recevoir l’aval des syndicats. «Notre position reste la même, a fait savoir Nadeau-Dubois, dès le début du dialogue. On attend que le gouvernement nous fasse une offre claire et précise pour la présenter à nos membres.»

 

Décalé. S’il a grandi dans un milieu militant (son père, Gilles Dubois, a été syndicaliste avant de se tourner vers l’écologie), Gabriel Nadeau-Dubois n’envisage pas de devenir un homme politique. Les débats autour de l’adoption de la loi spéciale, auxquels il a assisté il y a dix jours, l’en ont «découragé». Il rêve toujours de devenir professeur, même si son physique de jeune premier et son aisance face aux caméras lui valent bien des comparaisons avec l’un de ses compatriotes, l’acteur Ryan Gosling. Deux Montréalaises se sont même inspirées d’un site consacré à cet acteur pour créer Fuck Yeah Gabriel Nadeau-Dubois, un site décalé plein d’images du porte-parole agrémentées de légendes dragueuses et humoristiques.

 

Parce qu’on l’aime autant qu’on le déteste et qu’il reçoit des menaces de mort, Nadeau-Dubois ne sort plus seul. Par «mesure de sécurité», il manifeste entouré de quatre ou cinq personnes. Cette longue grève a peut-être changé sa vie, mais redessine surtout le visage du Québec. «On a commencé à construire un rempart contre l’austérité et les idées néolibérales, affirme-t-il. Les gens vont rester politisés, peu importe l’issue de la grève.»

 

Les élections anticipées, qui pourraient être convoquées dès juillet si le gouvernement réussit à conclure un accord avec les étudiants, seront l’occasion de juger de ce qui a réellement changé sur la scène politique du Québec, où le débat droite-gauche vient de supplanter la traditionnelle rivalité entre indépendantistes et fédéralistes.

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 16:42

 

http://www.alencontre.org/europe/etat-espagnol-dactions-symboliques-a-un-mouvement-plus-massif.html

 

D’actions « symboliques » à un mouvement plus massif ?

 

«Dans ce moment de crise, lorsqu’ils exproprient le peuple, nous voulons exproprier les expropriateurs, c’est-à-dire les grands propriétaires terriens, les banques et les grands magasins qui se font de l’argent en pleine crise économique.» Cette déclaration, Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire de la bourgade de Marinaleda (Andalousie), animateur du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT), l’a faite le mardi 7 août 2012 (El Paìs – Andalucia).  

 

Cette affirmation principielle faisait suite à l’entrée de membres du SAT dans deux supermarchés, l’un à Ecija (Séville) et l’autre à Arcos de la Frontera (Cadix). On ne peut que souligner le peu d’enthousiasme initial face à cette action d’élus d’Izquierda Unida (IU), dont Sanchez Gordillo est membre et député. Izquierda Unida participe au gouvernement de la région autonome d’Andalousie aux côtés du PSOE.

 

Les travailleurs membres du SAT ont rempli quelques caddies avec des aliments de base: huile, sucre, riz, pâtes, lait et quelques légumes. Le secrétaire général du SAT, Diego Canamero, a insisté lors de l’expropriation à Arcos (chaîne Carrefour) que les travailleurs agricoles journaliers «ne prendraient ni chocolat, ni yogourt, ni dessert». Ils ont remis ces marchandises à une ONG.

 

Les dirigeants de la chaîne Mercadona à Ecija ont dénoncé les travailleurs pour agression et vol d’aliments. Par contre, à Arcos, la direction du supermarché a accepté que le contenu des caddies remplis d’aliments pour une valeur estimée à mille euros soit remis aux services sociaux locaux. Ces deux expropriations ont été faites sans violence.

 

Les membres du SAT, depuis fin juillet 2012, avaient aussi organisé l’occupation d’une grande propriété qui appartient à l’armée (Las Turquillas, près de la ville sévillane d’Osuna). Le 10 août, la Guardia Civil a obligé les travailleurs à quitter cette propriété de mille deux cent hectares, dont l’essentiel n’est pas cultivé.

 

Les membres du SAT revendiquaient que «ces terres publiques soient mises en vente pour que les coopératives puissent les acquérir, alors qu’elles ne sont pas cultivées».

 

Ce type d’action traduit à la fois la profondeur de la crise sociale en Andalousie et la volonté initiale d’une réponse concrète, sous forme d’action directe.

 

La politique répressive s’est immédiatement déchaînée: «l’Etat de droit» du Royaume d’Espagne ne protège pas les épargnants qui sont volés par les banques, mais, par contre, engagent des poursuites et des arrestations pour ceux accusés de mener «des attaques» contre les supermarchés. Face à ce qui apparaît si injuste, des dizaines de personnes (El Paìs, 16 août 2012) se sont déclarées, auprès du ministère de l’Intérieur, coresponsables de ces expropriations.

 

Les réactions des gouvernants traduisent la volonté de réprimer toute forme de désobéissance civile pacifique, d’autant plus si elle touche à la propriété privée.

 

Parmi ceux qui ont lancé le mouvement de coresponsabilité, se trouve José Coy, un des animateurs de la Plate-forme des personnes affectées par les hypothèques (PAH) à Murcia. Il a déclaré: «Des gens ont faim alors que l’on jette de la nourriture [des invendus]. Il y a cinq cent dix sept expulsions quotidiennes de logements, alors qu’il existe six millions de logements vides. Voilà la vraie cruauté.» (El Paìs, 16 août 2012) D’ailleurs les occupations de logements vides se multiplient.

 

C’est cette effervescence sociale que veut étouffer dans l’œuf le ministère de l’Intérieur du Royaume d’Espagne. Pour cela, il propose de durcir le Code pénal à ce propos (El Paìs, 8 avril 2012).

 

(Rédaction A l’Encontre)

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 18:08

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/08/18/la-legion-etrangere-de-l-armee-de-bachar-al-assad_1747368_3218.html

 

La légion étrangère de l’armée de Bachar al Assad

 

LE MONDE | 18.08.2012 à 10h05 • Mis à jour le 18.08.2012 à 10h05

 

Par Christophe Ayad

 

Les dirigeants syriens sont ils en train de mettre sur pied une forme de légion étrangère destinée à assurer leur sécurité ainsi que la survie du régime ? La question peut légitimement se poser après deux évènements qui, coup sur coup, semblent confirmer la présence de plus en plus massive de combattants étrangers aux côtés des forces gouvernementales syriennes, handicapées par des désertions massives et confrontées à une guérilla de mieux en mieux armée, organisée et répartie sur le territoire.

 

Le 4 août, à Damas, quarante huit ressortissants iraniens ont été enlevés. Puis, lundi 13 août, c'était au tour d’Hassan al Moqdad, un Libanais appartenant à un puissant clan chiite originaire du nord de la vallée de la Bekaa, au Liban, de subir le même sort. La famille de ce dernier, accusé de combattre aux côtés des forces de Bachar al Assad, assure avoir enlevé, en représailles, une trentaine de syriens réfugiés au Liban ainsi qu'un turc. Dans une vidéo diffusée par les insurgés syriens, Hassan al Moqdad affirme être un membre du Hezbollah libanais, allié de Damas, et travailler comme franc-tireur pour le compte du régime Assad. Le parti chiite libanais conteste avoir envoyé Hassan al Moqdad au Liban, ou tout autre combattant.

 

Omniprésence de l’ASL

 

Si l'affaire Moqdad semble compliquée à démêler et la présence du Hezbollah difficile à prouver, le cas des quarante huit otages iraniens s'apparente beaucoup plus à ce que l'administration américaine décrit comme une aide militaire directe de Téhéran à son protégé syrien. Le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, a dénoncé, mardi, l’Iran, qui "essaie de mettre sur pied et former une milice en Syrie pour combattre pour le compte du régime", a ajouté Léon Panetta, qui s'est dit inquiet d'une "présence grandissante" de l'Iran en Syrie.

 

Le chef d'état-major interarmes américain, Martin Dempsey, a livré une explication à cette implication croissante : "L'armée syrienne se bat depuis près de dix-huit mois. N'importe quelle armée serait affectée par un tel rythme. C'est pour ça que l'Iran entre dans le jeu pour former cette milice destinée à enlever une partie de la pression pesant sur les militaires syriens." On peut ajouter à cette explication le degré croissant d'infiltration des forces armées syriennes, qui a permis aux insurgés de l'Armée syrienne libre (ASL) de réaliser un attentat, le 18 juillet, qui a tué cinq hauts responsables sécuritaires syriens, dont le propre beau-frère de Bachar al Assad, Assef Chawkat, et aurait grièvement blessé aux jambes son frère Maher, selon des sources non confirmées. Autre signe de l'omniprésence de l'ASL jusque dans la capitale, Damas, l'attentat à la bombe du 15 août, qui a eu lieu dans un parking de l'armée.

 

Téhéran a avancé dans un premier temps que les quarante huit otages étaient des pèlerins venus visiter le sanctuaire de Sayeda Zeinab, avant de reconnaître que certains membres du groupe étaient des gardiens de la révolution (pasdarans) et des militaires à la retraite.

 

Selon le mouvement d'opposition iranien des Moudjahidins du peuple, quatorze des quarante huit otages sont des commandants du corps des pasdarans de la province de l'Azerbaïdjan occidental, à Oroumieh. Ces hommes compteraient le général Abedine Khoram, commandant en chef des pasdarans de cette province, ainsi que sept colonels et le mollah Karim Hossein Khani, commandant de la milice Bassij. "Au moins certains de ces otages" appartiennent aux gardiens de la révolution, a confirmé à l'AFP un responsable américain sous le couvert de l'anonymat, sans en préciser le nombre.

 

Une milice chiite sur le modèle de celle d’al Sadr en Irak

 

Pour les Moudjahidins du peuple, tous ces hommes, de rang élevé et sélectionnés dans tout l'Iran, appartiennent à la force Al-Qods (qui signifie Jérusalem), fer de lance de l'action extérieure clandestine de la révolution islamique. Dirigée par Qassem Souleimani (donné à tort pour mort dans l'attentat du 18 juillet à Damas), la force al Qods est représentée à Damas par le général Haj Heydar, sous les ordres du général Mohammad Reza Zahedi. L'Iran chercherait, selon des responsables américains, à monter en Syrie une milice chiite pro-régime sur le modèle de l'Armée du Mahdi de Moqtada al Sadr en Irak.

 

Très active par le passé au Liban et en Irak, la force Al-Qods utilise la couverture d'une agence de voyages culturels et religieux, Samen Al-Aémeh (le huitième imam, en farsi), censée avoir organisé le "pèlerinage" de Damas. La compagnie aérienne Mahan, elle aussi aux mains des pasdarans, se charge des vols, qui décollent tous les mardis matin de Téhéran.Depuis l'enlèvement des quarante huit iraniens, assure Afchine Alavi, porte-parole des Moudjahidins du peuple, les "conseillers militaires" iraniens embarquent depuis la ville sainte chiite de Najaf, en Irak.

 

Recours à des francs tireurs

 

En revanche, la participation directe du Hezbollah est moins claire. Au printemps, une source diplomatique confirmait au Monde la mort de plusieurs combattants de la milice chiite libanaise en Syrie, mais précisait que ces cas – de l'ordre de quelques dizaines – relevaient plus d'initiatives individuelles et ponctuelles que d'une stratégie assumée.

 

Malgré un soutien politique sans faille à Bachar Al-Assad, "le Hezbollah ne veut pas couler avec le régime syrien", souligne Joseph Bahout, enseignant à Sciences Po. Le parti chiite se tient donc en retrait. D'où le recours à des francs-tireurs comme le clan Moqdad – dont certains membres seulement sont au Hezbollah – ou le militant pro-syrien chrétien Michel Samaha, arrêté le 9 août et soupçonné  d’avoir transporté des explosifs en vue d'attentats au Liban. 

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 17:21

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-bilan-des-affrontements-au-nord-liban-salourdit-083051466.html

 

Le bilan des affrontements au Nord Liban s’alourdit à dix morts

 

TRIPOLI, Liban (Reuters) - Le bilan des affrontements qui ont opposé dans la nuit de lundi à mardi des sunnites et des alaouites à Tripoli, dans le nord du Liban, s'élève désormais à dix morts, ont annoncé mercredi des sources médicales.

 

Plus de cent personnes ont été blessées dans les combats au cours desquels des hommes armés originaires du quartier sunnite de Bab al Tabbaneh et de celui, alaouite, de Djebel Mosen ont échangé des coups de feu et lancé des grenades.

 

Après une accalmie mardi, une vingtaine d'explosions, attribuées par des témoins à des tirs de roquettes, ont secoué Tripoli au cours de la nuit de mardi à mercredi.

 

Déjà vives, les tensions entre les deux quartiers se sont intensifiées depuis l'année dernière et le début du soulèvement populaire, majoritairement sunnite, en Syrie voisine contre le président syrien Bachar al Assad, issu de la minorité alaouite.

 

Début juin, quinze personnes avaient déjà trouvé la mort dans des affrontements entre les deux communautés à Tripoli.

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 18:23

 

http://www.anniebannie.net/2012/08/21/lhistoire-ne-sera-pas-tendre-pour-le-regime-syrien

 

Le grand philosophe palestinien, ancien membre de la Knesset, Azmi Bishara, parle de la révolution syrienne.

 

Supposons que l’appauvrissement de la population et la suppression de ses libertés soit marginaux dans le contexte d’un but supérieur tel que la défense de la patrie. Ceci n’aurait de sens que pendant une période  limitée comme par exemple pendant une guerre. De toute façon, de tels buts ne justifient pas la manière dont le peuple doit vivre dans la pauvreté tandis que ses dirigeants vivent dans le luxe. De tels slogans ne justifient pas non plus le déni institutionnalisé et systématique de ses droits. Rien ne justifie la tyrannie et la corruption ni l’appropriation des fruits du travail des masses.

 

Essayer d’exploiter une cause chère au coeur du peuple et du régime pour atteindre ce but est le début de la démagogie et un outil pour préserver uniquement l’existence d’un régime corrompu et tyrannique.

 

Bien entendu ceci n’enlève rien à la justesse de la cause ainsi exploitée, mais on s’en sert pour légitimer un régime illégitime. La rébellion contre cette tyrannie placera nécessairement l’élimination du régime en première ligne, mais il faut également préserver le caractère sacré des causes justes que le régime exploite. Ceci est d’application quand on en vient au projet étasunien de domination de notre région, par le biais de politiques pour les états arabes favorisant les intérêts d’Israël,  ainsi que la question de la Palestine et le devoir que nous avons de résister à l’occupation à tous égards.

 

Aucun peuple, où que ce soit dans le monde n’accepte la torture, l’emprisonnement injuste, la corruption financière et le musèlement des médias génération après génération peu importe la justification évoquée. Personne non plus n’a le droit d’exiger que ceux qui sont persécutés restent silencieux pour un intérêt  supérieur et sans aucun espoir de changement tout ceci pour apaiser les commentateurs qui semblent penser que la souffrance du peuple est secondaire par rapport à la « question centrale » d’autant plus que tout montre que cette même « question centrale » n’enregistre aucun progrès .

 

Personne n’a le droit de prétendre avoir « compris » la douleur du peuple et le bien-fondé de ses revendications tout en demandant que ce peuple reste simplement en marge tandis que les dirigeants entreprennent quelques réformes. Aucun être humain n’aime se faire tirer dessus et bombarder et vous ne pouvez pas compter que le peuple qui est mitraillé alors qu’il proteste pacifiquement, reste sans réagir. Si vous ne pouvez pas obliger le régime à réagir pacifiquement à des manifestations pacifiques, alors demander que la rébellion se termine équivaut à exiger que le peuple accepte de se faire tuer et que par conséquent ceux qui sont morts pour la révolution sont morts en vain.

 

L’histoire ne sera pas tendre pour un régime syrien qui a donné l’ordre aux soldats de tirer sur des manifestants pacifiques. Ces manifestations pacifiques sont ce que le régime craignait le plus et il a donc tout fait pour les écraser dans l’oeuf.

 

Il semble inévitable que si vous vous faites bombarder, expulser de chez vous, que l’on saccage vos biens, vous tendrez la main à quiconque vous la tend. Ceux qui ont abandonné les révolutionnaires dans la difficulté n’ont pas le droit de leur faire la leçon quant à l’origine de leur soutien spécialement si personne n’est à même de persuader le régime d’entreprendre un quelconque processus de réforme vers la démocratie, voire de céder le pouvoir progressivement.

 

Il n’y a rien de mal à ce qu’un peuple cherche sa dignité et sa liberté ; ce n’est pas un péché que ces jeunes aient pris les armes face à un régime barbare. Le seul coupable est le régime. On prétend que les premières protestations ont été le fait d’une conspiration étrangère et on passe sous silence les démarches diplomatiques arabes , toutes refusées par le régime, en faveur d’un transfert progressif de pouvoir, comme le plan de août 2011 pour la formation d’un gouvernement d’unité nationale-qui semble maintenant fantaisiste-  qui aurait préparé des élections présidentielles en 2014,  et comme  le plan de janvier 2012 pour le transfert du pouvoir au vice-président. Aucune de ces propositions n’a jamais visé à démanteler l’armée syrienne ou à saper le moral de l’armée

 

Le devoir du leadership révolutionnaire et de l’opposition politique à ce stade est de rester vigilant en ce qui concerne les puissances qui soutiennent leurs efforts et à l’égard de leurs motivations politiques. Il incombe à ce leadership révolutionnaire de préserver la souveraineté et l’identité de la Syrie, d’empêcher que le soutien étranger à la révolution devienne une tête de pont pour les plans ultérieurs de ces puissances étrangères.

 

Malgré ce qui précède je peux comprendre la confusion et l’angoisse ressentie par bon nombre de patriotes arabes au sujet des événements de Syrie. Ce n’est pas seulement l’angoisse partagée par ceux qui sont choqués par les vastes étendues de cette partie de la patrie arabe touchées par la décision du régime de choisir l’option de Samson, c’est aussi une angoisse politique plus nuancée. À considérer les états qui soutiennent actuellement la révolution syrienne, ou qui du moins le prétendent, on peut voir qu’aucun d’entre eux n’a jamais été démocratique et qu’ils se sont en fait opposés à toutes les autres révolutions arabes. Incontestablement, ces états le font pour des raisons entièrement différentes : la politique étrangère de la Syrie et le soutien de ce pays aux mouvements de résistance de Palestine et du Liban. Le recours au sectarisme pour souffler sur les flammes de la révolution est également présent et très inquiétant : dans notre partie du monde, le sectarisme est non seulement répugnant, il est mortel.

 

Néanmoins, quelles que soient l’angoisse et la confusion éprouvées par un observateur extérieur devant ces questions, l’angoisse et la confusion ne peuvent pas être la politique du peuple syrien et de la révolution syrienne. Le peuple syrien n’est pas un observateur extérieur ; il doit choisir entre aller de l’avant ou se replier et avoir affaire à une nouvelle série de bandits enhardis et méprisables. Le peuple syrien ne peut pas se permettre de se poser des questions au sujet de l’identité de ceux qui soutiennent sa révolution car son seul souci porte sur le nombre limité de ses partisans et du caractère limité et prudent  de leur soutien.

 

Un intellectuel véritablement patriotique acquis aux valeurs démocratiques ne doit jamais renoncer à expliquer les dangers d’un sectarisme potentiel et doit dire clairement que les véritables composantes d’un État démocratique se fondent sur la citoyenneté et la justice sociale et qu’il faut éviter de remplacer un type de tyrannie par une autre.

 

Nous ne devons pas non plus oublier le rôle historique joué par la Syrie dans la cause palestinienne et dans le monde arabe plus vaste. Pourtant cet enthousiasme doit se fonder avant tout sur notre souci de soutenir le peuple syrien et de défendre  sa révolution contre la tyrannie. Chanter les louanges du régime Assad est une faute impardonnable qui ne servira qu’à discréditer les causes sur lesquelles se fonde ostensiblement ce soutien au régime syrien.

 

En ce qui concerne le peuple syrien aucune cause ne peut être plus sacrée que la défense de la vie de ses enfants ; pour lui aucune cause ne peut être plus urgente que la nécessité de renverser le régime d’Assad et de le remplacer par le gouvernement démocratique qu’il mérite.

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 17:27

 

http://www.plataformaenpie.wordpress.com/2012/07/23/el-25-de-septiembre-rodeamos-el-congreso-el-25-de-septiembre-el-pueblo-sera-soberano    

 

Le 25 Septembre, occupons le congrès ! Le 25 Septembre, le peuple sera souverain ! 

 

Définition idéologique   

 

Nous sommes des gens ordinaires unis dans un mouvement social, anti néolibéral, anticapitaliste et démocratique. Nous nous réunissons en ce moment parce que nous croyons que la société devrait faire un pas en avant dans le sens de la détermination de la souveraineté et parce que nous croyons qu'il est temps d'exiger une démocratie directe et participative. Nous voulons vivre dans une société véritablement démocratique qui réponde aux besoins fondamentaux des personnes.  

 

Nous voulons la création d’un Etat non monarchique, car jamais une monarchie n’est élue par le peuple et n’a donc pas de légitimité démocratique, et nous encourageons la participation populaire à l’élection de tous les pouvoirs, du chef de l’Etat au pouvoir judiciaire, limitant au maximum, et autant que possible, le pouvoir des représentants, pour l’exercice d’un réel contrôle des représentants par le peuple. 

 

Nous sommes convaincus de la nécessité d'un changement social réel pour une répartition équitable des richesses, pour le respect des droits de l'homme et pour le rejet de la guerre comme une forme de domination et de résolution des conflits entre des communautés humaines. 

 

Nous voulons un changement social réel pour le respect de l’environnement et de la Terre Mère, de la durabilité et de l'équilibre, et pour le respect du principe de la limitation de ses ressources naturelles et de sa capacité à recycler les déchets.   

 

Nous voulons un changement social réel pour la lutte contre l'exploitation des hommes des femmes et des enfants, pour la justice historique, pour des réparations pour les victimes de l’histoire et pour la non-marchandisation des ressources et des personnes.

 

Nous soutenons la lutte des peuples pour leur émancipation et la souveraineté, nous soutenons la lutte de classe et l’auto-détermination des peuples contre l'oligarchie financière et pour les principes de liberté, d'égalité et de justice.   

 

Nous soutenons un système économique au service des êtres humains et nous nous opposons à l'enrichissement d'une minorité, nous préconisons une économie fondée sur la connaissance et la libre diffusion.   

 

Nous soutenons l’immigration dans le sens de la défense des droits de l'homme et de la fraternité entre les peuples, le libre accès au travail et à la circulation des personnes à travers la planète.   

 

Nous nous opposons à des alliances politiques avec le libéralisme capitaliste, aux contrôles d'identité et aux positions idéologiques fascistes et néo phalangistes, à la xénophobie, à l'homophobie et au sexisme et nous déclarons que nous n'avons pas à obéir à aucune organisation politique ou syndicale, mais nous comptons sur les références historiques de la lutte pour un monde meilleur, pour le bien-être et l'égalité .  

 

Cette plate-forme rassemble des sensibilités différentes et des courants d'opinion

 

Il y a le courant de gauche, social, engagé, de transformation, républicain, démocratique et anticapitaliste. C’est le courant pour les droits de l'homme, le partage des biens sur la planète pour tous les peuples, l'égalité, la protection de l'environnement, le développement de la science et de la technologie pour servir le peuple et tous les êtres sur la planète, et le développement et le respect de la diversité culturelle.   

 

Il y a le courant anarchiste. Ce courant agit pour une société fondée sur la liberté et l'égalité économique. Il rejette la nécessité d’un Etat ou d’un pouvoir public qui gouverne les personnes. Il développe et propose les concepts d’"autogestion", "action directe", "démocratie directe", prise de décision horizontale, contrôle des organisations par la base et «antipolitisme ".

 

Il y a le courant 15M. Ce courant n'est lié à aucune idéologie particulière, mais avec une idéologie sociale, démocratique et anticapitaliste. Il agit pour les droits de la personne humaine, le partage des biens sur la planète pour tous les peuples, l'égalité, la protection de l'environnement, le développement de la science et de la technologie pour servir le peuple et tous les êtres sur la planète, le respect et le développement de la diversité culturelle.   

 

Il y a le courant anti patriarcal. Ce courant lutte contre un système de relations sociales politiques et sexuelles basé sur des institutions publiques et privées (famille) créé par les hommes, qui en tant que groupe social, individuellement et collectivement, oppriment les femmes par l’appropriation de leur force productive et reproductive, de leur corps et de leur travail, soit par des moyens pacifiques ou par l'utilisation de la violence physique ou psychologique. Il dénonce et combat pour son élimination et travaille pour l'égalité des sexes et pour le respect des droits de la personne humaine dans toutes les sphères de la vie.  

 

Il y a le courant écologique. Il prône la protection de l'environnement pour la satisfaction des besoins de la personne humaine, y compris les besoins sociaux et de santé. L'environnementalisme est lié à un engagement à maintenir la santé des êtres humains en harmonie avec les écosystèmes naturels, l'humanité est considérée comme une partie de la nature et non pas séparé d'elle, en relation avec le développement de systèmes démocratiques et le progrès des libertés civiles.   

 

Description et justification de l'action   

 

Définition de l'action particulière   

 

Nous appelons tous les citoyens espagnols le 25 Septembre 2012, ensemble et indéfiniment, à l’occupation du congrès pour la démission du gouvernement et l'ouverture d'un processus constitutionnel, nous appelons à l'union de toutes les luttes pour une société plus juste et démocratique. Nous demandons instamment à toutes les personnes résidant en dehors de la capitale à organiser le transport pour soutenir cette action au cœur de la situation actuelle, et si vous trouvez qu'il est impossible d'aller à Madrid, nous demandons à faciliter, coordonner et participer à des actions similaires dans votre région ou dans vos parlements régionaux ou  délégations gouvernementales.   

 

Le moment que nous vivons est si grave qu'il est essentiel que les personnes recouvrent leur souveraineté, puisque le système politique qui nous gouverne a oublié sa mission et puisque la constitution espagnole de 1978 ne remplit plus sa fonction, nous considérons que dans ces circonstances la seule possibilité de changement consiste à effectuer une action de cette nature.   

 

Nous notons qu'il s'agit d'une proposition de paix, mais pas «pacifiste», nous acceptons l'auto-défense dans le respect des différentes formes de lutte, en gardant toujours le cadre des droits humains en général, le respect des autres personnes qui participent à l'action, et appelons au sens commun et la conscience de chaque participant pour décider la meilleure attitude à tout moment.   

 

Ce n’est pas une action légaliste, nous ne donnons pas un avertissement et nous ne demandons pas une permission pour l’action. Nous croyons au travail responsable et cohérent, mais nous sommes prêts à transgresser les limites de la légalité, puisque ces limites nous sont imposées et restreignent nos libertés.   

 

Nous ne pouvons pas continuer à souffrir et à accepter les politiques néo libérales, les politiques xénophobes, l’escroquerie bancaire, la corruption politique, l’incompétence de la classe politique, la spoliation des plus pauvres, la constitution espagnole obsolète, la perte des droits de la citoyenneté, la justice inefficace, la pseudo démocratie, la démocratie non représentative, la destruction de l'environnement de l'éducation et de la santé, l’investissement nul dans la culture et dans la recherche et le développement, le cambriolage des maisons, le capitalisme sauvage, l’injustice et l'inégalité, l’Etat confessionnel, l’inégalité des sexes et la politique patriarcale, le taux de chômage inacceptable, les privatisations, la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux, la corruption dans la maison royale et la classe politique et enfin la violation continue des droits de l'homme qui devient de plus en plus grave et manifeste dans l'augmentation des taux de détresse, de pauvreté et d’exclusion sociale.   

 

Processus destituant

 

Nous demandons la démission de l'ensemble du gouvernement, pour avoir trompé le pays de manière si inconcevable et conduisant à la catastrophe, la dissolution du Parlement et la démission du chef de l'Etat.   

 

Nous demandons l’abolition de la constitution actuelle par manque de légitimité ayant été imposée par les héritiers de la dictature franquiste et sans la participation des gens, qui détermineront le modèle de l'État dans lequel ils veulent vivre.

 

Nous demandons la création d’un processus constituant, la rédaction d’une nouvelle constitution, avec la participation et la représentation réelle de toute la société, qui doit prévoir des mécanismes de contrôle et le droit d’amendement qui garantisse à tout moment la souveraineté populaire.

 

Pour ce faire, il faudra la création d'une loi électorale afin d'assurer la proportionnalité dans le processus électoral, afin de désigner les modalités d’expression de la volonté populaire dans le texte constitutionnel.   

 

Revendications transitoires   

 

Nous demandons l’abrogation immédiate de toutes les coupes et de toutes les réformes contre l'État-providence sous prétexte de la crise, et comportant des restrictions des droits et des libertés des citoyens. Nous considérons également qu'il est nécessaire de prendre des mesures d'urgence pour remédier à la situation actuelle par un gel immédiat de toutes les saisies, et la mise à la disposition de la population à des prix locatifs sociaux des propriétés des banques et des caisses d'épargne qui ont reçu des fonds publics.   

 

Nous demandons l’audit de la dette publique de l'Espagne, avec le moratoire du paiement de la dette jusqu'à la délimitation claire des parties illégitimes qui ne doivent donc pas être payées par la nation, comme elles ont servi les intérêts privés et utilisé le pays pour leurs propres besoins et non pas ceux de l'ensemble des citoyens. Nous exigeons également la poursuite de tous ceux qui n’ont pas confiance dans ces mesures et qu’ils répondent de leurs biens personnels en cas de condamnation.   

 

La forme de gestion du pays pendant le processus de transition permettra la mise en œuvre de différents modèles ayant fait leurs preuves dans d'autres pays. Dans ce cas, nous comprenons qu'il s'agit d'une question qui sera débattue par divers groupes, organisations et experts attachés à ce projet pour trouver le modèle le plus viable pour la situation espagnole.

 

Poursuite du processus constitutionnel

 

Le développement de mécanismes de transparence et de contrôle démocratique exige le strict respect des programmes électoraux et, au cas où ceux-ci ont besoin d'être modifiés, la décision appartient aux citoyens par voie de référendum ou tout autre outil contraignant autre que le référendum. En outre, des mécanismes sont nécessaires pour donner la possibilité de corriger les déviations du gouvernement par rapport à la volonté citoyenne.   

 

Nous demandons le développement de mécanismes de participation des citoyens dans le  processus d’élaboration des lois.   

 

Nous demandons la création d'un cadre juridique contre les privilèges de ceux qui exercent des responsabilités politiques, la mise en œuvre de mécanismes stricts de contrôle et la définition des incompatibilités dans l’exercice de leurs fonctions.   

 

Nous demandons la séparation effective des pouvoirs et la garantie de la liberté de l'information.   

 

Nous demandons la création de nouveaux emplois, dont la première condition est la durabilité et dont le but est le développement de l'humanité, et la gestion cohérente des emplois disponibles de sorte que tous les gens peuvent travailler pour gagner leur vie mais ne sont pas forcés de vivre pour travailler. La défense de la cupidité des grands intérêts est contraire aux intérêts des gens ordinaires.    

 

Nous demandons la nationalisation et le contrôle public des secteurs stratégiques et de première nécessité pour la société, les banques, l’énergie, l’eau, la santé, l’éducation et la gestion de l'environnement.

 

Ce document est un document de travail ouvert au débat populaire pour atteindre un large consensus avec les autres forces et organisations sociales, et toutes les luttes similaires qui se réunissent pour créer un monde meilleur.

 

Pour le pouvoir populaire ! Pour la fin des politiques néo libérales ! Pour la démission du gouvernement actuel ! Pour la création d'emplois !  Pour la justice et l'égalité sociale ! Pour le respect de tous les droits fondamentaux et des libertés individuelles ! Pour une politique économique d’égalité et de partage ! Pour une nouvelle constitution ! Pour les générations futures ! Pour le droit de rébellion !



Nous sommes l’immense majorité, nous sommes le peuple, nous avons raison, nous ne vous laisserons pas passer !  

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