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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 17:32

 

http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Oreste_Scalzone


Oreste Scalzone (né le 26 janvier 1947 à Terni en Ombrie) est un militant politique italien d’extrême gauche, proche de l’opéraïsme.

 

Oreste Scalzone est un des cofondateurs avec Toni Negri, Franco Piperno, et un millier d'autres activistes, partisans d'une critique radicale du capitalisme, du travail, de l'État et de la société actuelle, du mouvement Potere Operaio en 1969. En 1981, accusé dans le cadre de l'instruction contre les « arrêtés du 7 avril 1979 », il est mis en liberté provisoire, à la suite d'une forte campagne de soutien, du fait de son grave état de santé. Il fuit alors l'Italie, et quelques mois après il se réfugie, comme beaucoup d'autres, en France. Il sera condamné en première instance à vingt ans de réclusion dans le procès des « mauvais maîtres », au cours duquel les dirigeants de Potere Operaio et de la nébuleuse de l’Autonomie Ouvrière qui lui a succédé, étaient accusés de « tentative d'insurrection armée contre les pouvoirs de l'État », et à seize ans dans le cadre du procès contre les Comités communistes révolutionnaires.

 

En 1988 est prononcée la condamnation finale, définitive, à dix ans de réclusion pour constitution d'« association subversive et de bande armée ». Le 4 février 2007, une fois les faits prescrits, il entame son retour en Italie.

 

En 1998, il est retourné en coup de vent et en cachette en Italie via la Corse, comme a rapporté le journal L'Espresso par la suite.

 

En 2002, il fait une grève de la faim pour protester contre l'extradition de Paolo Persichetti.

 

Le 17 janvier 2007, la cour de Milan prononce que ces crimes sont prescrits après vingt six ans de sa condamnation par contumace.

 

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 16:32

 

http://www.gauche-anticapitaliste.org/content/le-gouvernement-russe-prepare-un-proces-politique-massif-contre-lopposition-nous-avons

 

Le gouvernement russe prépare un procès politique massif contre l’opposition. Nous avons besoin de votre solidarité

 

En Russie, la première moitié du mois d’octobre s’est déroulée sous le signe d’un durcissement de la répression contre l’opposition. Pour le moment, dix neuf personnes sont accusées dans la dite affaire des « troubles de l’ordre public massifs » du 6 mai ; la plupart se trouve actuellement en prison. Alors que les arrestations arbitraires de participants aux actions du printemps continuent, il est d’ores et déjà évident qu’un procès politique massif contre les leaders de l’opposition se prépare. Le 5 octobre, l’une des principales chaines de télévision russe, NTV, diffusait un film produit dans le style « enquête documentaire », contenant des accusations sans précédent contre l’opposition, notamment contre la figure la plus connue de l’opposition de gauche, Sergueï Oudaltsov. Dans ce film de propagande filmé dans la plus pure tradition goebbelsienne, on apprend qu’Oudaltsov entretient des liens avec les services secrets étrangers et que la principale activité du Front de Gauche qu’il dirige consiste à manigancer avec les ennemis extérieurs du pays. En guise de preuve, le film reproduit l’enregistrement d’une conversation entre Sergueï Oudaltsov, l’activiste du Front de Gauche Léonid Razvojaev, le membre du Mouvement Socialiste de Russie (RSD) Konstantin Lebedev et l’un des plus proches conseillers du président géorgien, Guivi Targamadzé. La conversation évoque notamment un transfert d’argent de la part de la Géorgie, dans le but de « déstabiliser » la Russie. Bien que les visages soient à peine visibles sur l’enregistrement et que le son ait été monté et posé sur la vidéo séparément, à peine deux jours plus tard celle-ci servait de prétexte à l’introduction d’une action pénale auprès du Comité d’enquête du Parquet de la Fédération – l’organe qui tient aujourd’hui le rôle principal dans l’organisation de la répression.

 

Le 17 octobre, notre camarade Konstantin Lebedev était arrêté et Sergueï Oudaltsov libéré après son interrogatoire, sous réserve de signer un engagement à ne pas quitter le territoire de Moscou. Le troisième participant à « l’affaire », Léonid Razvojaev, a quant à lui demandé l’asile politique en Ukraine mais a été enlevé dans le centre de Kiev par les collaborateurs des services secrets russes. Il convient de remarquer que le Parquet, bien qu’il ait agit sous couvert d’une conspiration d’espions, a fini par accuser ces trois personnes de « troubles de l’ordre public massifs ». Il s’agit là de lancer un procès potentiellement d’envergure, dans lequel plusieurs cas seront traités ensemble et toute l’activité du mouvement de contestation du régime apparaîtra comme un complot géant.

 

Il est important de noter également qu’aussi bien les accusés dans l’affaire « d’espionnage » que la majorité des personnes arrêtées pour leur participation aux « troubles de l’ordre public » du 6 mai appartiennent à différentes fractions de la gauche. À la veille de l’application de nouvelles mesures d’austérité en Russie, d’attaques contre les droits des travailleurs et de la réforme des pensions, ce qui effraie le duo Poutine Medvedev c’est l’éventualité de voir s’unir le mouvement démocratique qui existe déjà avec les éléments de la contestation sociale.

 

La vague de répression à laquelle nous assistons aujourd’hui est un stress test pour le mouvement de contestation : soit nous tiendrons bon, soit nous aurons à traverser une nouvelle période d’apathie et de peur. Face à cette pression policière sans précédent, nous avons besoin de la solidarité de nos camarades d’Europe et du monde entier.

 

Nous demandons la tenue de piquets pour la libération immédiate de Konstantin Lebedev, l’arrêt de l’action pénale contre Sergueï Oudaltsov et Léonid Razvojaev ainsi que la libération des prisonniers politiques ayant participé à la manifestation du 6 mai à Moscou.

 

Mouvement Socialiste de Russie, Dimanche 21 Octobre 2012

 

Traduit du russe par Matilde Dugaucquier

 

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 16:14

 

http://www.fr.euronews.com/2012/10/27/les-indignes-de-retour-dans-les-rues-espagnoles

 

Les « indignés » de retour dans les rues espagnoles

 

Samedi 27 Octobre 2012

 

Des milliers d’Espagnols ont défilé aux abords du parlement à Madrid, à la suite d’un appel lancé par le mouvement des “Indignés”. Leur revendication ? L’abandon pur et simple du projet de budget 2013, symbole de la politique d’austérité engagée par le gouvernement de Mariano Rajoy. Celui-ci prévoit des coupes budgétaires d’un montant de trente neuf milliards d’euros pour l’année prochaine. Avec entre autres des baisses de salaire et des hausses d’impôt.

 

“On vient protester contre ce budget injuste que prévoit de voter le gouvernement. Un budget qui est en réalité un génocide. Parce que ce sont les plus faibles qui vont trinquer. Les personnes âgées, les enfants. Notre système de santé, l‘éducation, la culture. Tout cela va s‘écrouler une fois que le gouvernement aura approuvé ce “budget de la terreur”, explique un manifestant.

 

A Barcelone, le scénario est identique. Une centaine de retraités s’est dirigée vers le parlement régional, certains tentant même d’entrer de force dans le bâtiment. Deux personnes auraient été blessées dans des heurts avec la police anti-émeute.

 

D’ici 2014, le gouvernement prévoit d‘économiser cent cinquante milliards pour redresser les comptes publics.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:04

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/10/25/beppe-sirene-populiste-en-sicile_856004

 

« Beppe », sirène populiste en Sicile

 

Jeudi 25 Octobre 2012

 

Le mouvement du comique italien devrait réaliser une percée aux régionales de dimanche dans l’île.

 

Par Eric Jozsef, envoyé spécial de Libération à Termini Imerese

 

« Ils disent que je suis populiste ? Je m’en branle ! Ce que je veux, c’est l’expulsion de tous les politiciens !» Perché sur une petite estrade devant la mairie de Termini Imerese, à l’est de Palerme, il vocifère, hurle, arpente la scène un micro à la main pour désigner à la vindicte populaire toute la classe dirigeante sicilienne : «Une fois virés, ils ne s’en tireront pas comme cela ! Nous demanderons un contrôle fiscal, ils devront rendre des comptes en place publique et on leur enverra un crachat virtuel.»

 

Depuis plus d’une heure, Beppe Grillo captive une foule composite et hilare devant ses bons mots et surtout sa promesse d’envoyer «se faire foutre» des dirigeants discrédités par la crise et les scandales de corruption. «Ils essaient de se racheter in extremis ! Ils disent qu’ils ont troqué leurs belles voitures de fonction pour se déplacer en patins. C’est trop tard !» Pas la moindre affiche de son Mouvement cinq étoiles (M5S) collée sur les murs siciliens tapissés, à l’inverse, des photos des candidats traditionnels. Mais au rythme de deux à trois one-man shows par jour de Trapani à Catane en passant par Corleone ou Enna, l’ancien comique s’attend «à faire sauter le système».

 

Déflagration. Avec quatorze pour cent d’intentions de vote, les derniers sondages placent son mouvement légèrement en tête à l’occasion de cette consultation régionale convoquée à la suite de la mise sous enquête pour collusion avec la mafia du président (centriste) Raffaele Lombardo. Dans une terre qui, en 2001, avait donné soixante et un collèges électoraux sur soixante et un à Silvio Berlusconi, un tel résultat, dimanche, provoquerait selon tous les observateurs une déflagration au niveau national, confirmant une tendance qui place aujourd’hui le M5S à environ vingt pour cent dans le pays, à savoir en deuxième position derrière le Parti démocrate (PD). En Sicile, depuis quinze jours, Grillo fait salle comble. Les places sont remplies de curieux venus au spectacle, mais surtout de citoyens, de droite comme de gauche, tous désabusés face à un système clientéliste à bout de souffle.

 

«Si tu n’as plus rien à perdre, tu es beaucoup plus dangereux», répète l’indomptable sexagénaire, barbe et tignasse blanche, qui a entamé son tour de l’île en camping-car après avoir, très médiatiquement, débarqué à Messine en crawl, depuis Reggio de Calabre distante de 3,2 kilomètres. «Je suis venu à la nage, parce que je ne marche pas encore sur l’eau, lance-t-il à une assemblée hilare avant d’expliquer : si un vieux grassouillet comme moi réussit à traverser le détroit de Messine, cela veut dire que rien n’est impossible.»

 

A Alcamo, ville de cinquante mille habitants entre Trapani et Palerme, près de dix pour cent de la population a fait le déplacement pour écouter la parole de «Beppe». «Il dit la vérité, il faut tout changer, commente Salvatore, ostéopathe de 24 ans. Après cinq ans d’études à Milan, j’ai décidé de revenir travailler ici, mais je ne peux pas ouvrir mon cabinet. Il n’y a plus d’eau courante.» Son père et sa copine voteront aussi Grillo.

 

Seule la mère, déléguée syndicale, continuera sans doute à soutenir le PD, «mais il faut une révolution, nous sommes tous enragés». «Je dois calmer les esprits, assure Grillo en marge de ses meetings. Si je n’étais pas là, nous aurions en Italie les fascistes ou, comme en Grèce, les néonazis d’Aube dorée.»

 

Dans une île où le taux de chômage des jeunes atteint cinquante pour cent, sa proposition d’instaurer un «revenu minimum pour tous, en mettant un seuil de quatre mille euros pour les pensions de retraite» ou l’engagement de ses candidats de baisser leur rémunération de quatre vingt cinq pour cent (à deux mille cinq cent euros) s’ils sont élus suscitent la clameur populaire. Et les anciens électeurs de Berlusconi sont aussi sensibles à ses attaques contre le président du Conseil, Mario Monti, défini comme «le notaire de la faillite italienne au service de la finance internationale».

 

Bruxelles, l’Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, ou encore «les Français qui veulent s’emparer de notre eau publique», sont les boucs émissaires faciles d’une situation catastrophique, à laquelle Grillo oppose une recette mélangeant décroissance, économie verte et défense de la production locale. Le tout en renvoyant Berlusconi et la gauche dos-à-dos : «Au cours des vingt dernières années, ils ont gouverné pratiquement autant de temps.» «Ils sont tous morts, martèle le tribun, ils ne sont tenus encore en vie que grâce aux médias», qu’il stigmatise constamment. Notamment les télévisions, accusées d’ignorer le M5S. Avant d’admettre qu’il a enjoint à ses candidats de refuser leurs invitations. Toute la communication du mouvement passe par le Net.

 

Le Pen. Les meetings sont suivis par des milliers d’internautes. «Je soutiens à fond Julian Assange, tout doit être transparent», assure Grillo. Une transparence qui a toutefois ses limites. «Il faut un référendum sur la sortie de l’Italie de l’euro qui a appauvri les familles !» clame-t-il de façon démagogique. «Ce que je voterais à ce sujet ? Je ne vous le dis pas», coupe-t-il court. De même, reste-t-il ambigu sur l’immigration. «Il ne faut pas laisser cette question aux racistes. Mais Marine Le Pen a raison de dire qu’il faut en discuter. On aurait dû réfléchir avant d’ouvrir les frontières aux Polonais, aux Bulgares et aux Roumains.» Et d’ajouter : «Sur le droit du sol aux enfants d’immigrés, il faut un référendum. Mais je ne vous dirai pas ce que je voterais», glisse-t-il avant de remonter dans son camping-car à la conquête de la Sicile et, pronostique-t-il, de l’Italie.

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:47

 

L’Iran annule une visite de députés européens

 

BRUXELLES (Reuters) - L'Iran a annulé une visite d'euro députés, en raison de leur demande de rencontre avec les deux récipiendaires du prix Sakharov, décerné la veille, a annoncé samedi une porte-parole du Parlement européen.

 

Le Parlement européen a décerné vendredi à Strasbourg son prix Sakharov "pour la liberté de l'esprit" à l'avocate Nasrin Sotoudeh, actuellement emprisonnée, et au cinéaste Jafar Panahi, assigné à résidence, et les présidents de groupe ont demandé à la délégation de leur remettre des lettres de félicitation.

 

"Après avoir pris connaissance des nouvelles conditions, les Iraniens ont décidé d'annuler", a déclaré à Reuters la porte-parole du Parlement européen, Satu Helin. L'Iran a confirmé l'information.

 

La délégation devait se rendre en Iran du 27 octobre au 2 novembre.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 15:55

 

 

http://www.leggo.it/roma/nera/no_monty_day_sabato_a_roma_si_temono_scontri_ecco_il_piano_per_la_sicurezza/notizie/199628.shtml  

 

« No Monti Day » samedi à Rome, on a peur des affrontements, voici le plan pour la sécurité



Jeudi 25 Octobre 2012

 

Par Franco Pasqualetti

 

ROME - Une ville blindée. Contre les fauteurs de troubles du Black Bloc, c’est un plan global qui a été mis au point par le commissaire Fulvio Della Rocca pour faire face au No Monti Day. Le risque d’infiltrés violents préoccupe les forces de l’ordre. C’est pourquoi ils ont choisi une ligne dure : plus de mille agents impliqués, routes fermées à la circulation et au stationnement et pas de poubelles le long du chemin. Il s'agit d'un ordre de service de « légitime défense » à l'intérieur de la manifestation.



Imposer des mesures pour ce que sera le test décisif. La police et le Capitole travaillent sur les détails d'un changement de stratégie dans la gestion de l'ordre public par rapport à l'an dernier, lorsque le 15 Octobre 2011, la ville a été ravagée par les « fascistes ». Le No Monti Day débutera par un concert géant à 14 heures 30. Trente mille manifestants partiront de la Piazza della Repubblica pour se rendre à la Piazza di Porta San Giovanni, au même endroit que le 15 Octobre de l'année dernière.



Il semble maintenant certain que, en plus de la déviation de plusieurs lignes de transports en commun et la fermeture de certaines stations de métro, est également organisé l'enlèvement temporaire de certaines des cibles favorites du Black Bloc, tels que des bacs et des voitures incendiées dans le passé au passage des vandales. L'interdiction de stationnement pour les voitures sera étendue le long de la manifestation à partir de samedi matin. Le parcours de la manifestation fera l'objet d'un petit changement : une fois partis de la Piazza della Repubblica, les manifestants défileront en passant par la Piazza dei Cinquecento, et non par la rue Amendola. A Rome, on attend l’arrivée de cent cars de toute l'Italie. Parmi les participants, il y a le mouvement No Tav de la vallée de Suse, les représentants des centres sociaux de toute l’Italie, les étudiants, les syndicats de base, les délégués de Carbosulcis, Fincantieri, Fiat Pomigliano, Fiat Mirafiori, Fiat Melfi, du Val di Sangro et de nombreuses organisations d’extrême-gauche.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 12:15

 

http://www.cgt.fr/Communique-commun-CFDT-CGT-FSU,39720.html

 

Communiqué commun CFDT CGT FSU SOLIDAIRES et UNSA

 

Vendredi 26 Octobre 2012

 

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES et UNSA s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération Européenne des Syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

En France c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis dix sept mois avec encore une hausse record en septembre. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes, les plans de licenciements se multiplient. Onze millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux.

 La cohésion sociale, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.

En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.

L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes.

Cela implique une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes.

Cela implique la négociation d’un « contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les Etats, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays.

Cela implique des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES et UNSA décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe et en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. Elles appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 19:30

 

http://www.sebastien.schifres.free.fr/italie.htm

 

 

L'autonomie italienne

 

Le mouvement autonome italien au sens strict s’est formé entre 1973 et 1974. Les références au concept d’autonomie ouvrière sont cependant plus anciennes. En Italie, elles se développent plus particulièrement dans les années 1960 en même temps que l’ « opéraïsme ». Le terme d’« opéraïsme » est généralement traduit en français de manière littérale par « ouvriérisme ». Mais cette traduction prête à controverse. En effet, les opéraïstes italiens tiennent généralement à se démarquer de l’ « ouvriérisme », qu’ils qualifient par opposition de « travaillisme » ou d’ « usinisme ». Au contraire de l’ouvriérisme qui se réfère principalement à l’ouvrier du modèle keynésien bénéficiant d’un certain nombre de garanties sociales, l’opéraïsme se réfère en priorité au travailleur précaire. Alors que l’ouvriérisme fait habituellement référence au concept de phase de transition socialiste, l’opéraïsme met au contraire en avant le refus du travail et le « communisme immédiat » comme moteur de la lutte des classes.

 

Les thèses opéraïstes s’affirment à partir de 1961 autour d’une revue de sociologie militante : les « Quaderni Rossi » (« Cahiers Rouges »), fondée alors par Raniero Panzieri. La plupart des intellectuels de cette revue sont issus de la gauche syndicale, du Parti Communiste, ou du Parti Socialiste. Une première scission a lieu en 1963 autour de Mario Tronti, Antonio Negri, Sergio Bologna, et Alberto Asor Rosa, qui aboutit à la création d’un nouveau journal : « Classe Operaia » (« Classe Ouvrière »), « favorable à une intervention plus directement politique auprès de la classe ouvrière ». Les « Quaderni Rossi » disparaissent en 1966 avec la naissance du groupe « Potere Operaio Classe Operaia ». Suite au mouvement de 1967-1969, alors que Mario Tronti retourne au Parti Communiste, les groupes opéraïstes vont être à l’origine de la création, avec des ouvriers de la Fiat et d’autres militants, des deux principales organisations de l’extrême-gauche italienne : Lotta Continua et Potere Operaio.  

 

Mais en 1973, ces organisations s’essoufflent, la crise économique entraînant paradoxalement la fin des grandes luttes ouvrières. Comme en France, c’est aussi la crise de l’extrême-gauche : Potere Operaio s’auto dissout au mois de mai 1973. Ce sera aussi le cas de Lotta Continua trois ans plus tard, après une brève tentative d’institutionnalisation. Mais comme l’écrit Isabelle Sommier, « à la différence de ce qui se passe en France, on observe l’émergence de ce que l’on pourrait qualifier une relève qui, innovant sur le plan organisationnel, idéologique, et stratégique, relance et radicalise le mouvement de protestation pour atteindre son apogée en 1977 : l’Autonomie » : « Le Mouvement Autonome naît parallèlement à la crise des groupes d’extrême gauche issus du « biennio rosso » et se nourrit de la décomposition de Potere Operaio (été 1973), de la confluence d’ ex-militants déçus (venant surtout de Lotta Continua et des organisations marxistes léninistes) et du ralliement de groupes entiers comme le groupe Gramsci ou, en 1975, la Fédération Communiste Libertaire de Rome. Sur la vague des grèves ouvrières et notamment l’ occupation de la Fiat en mars 1973, des groupes autonomes ouvriers se rassemblent sous l’égide d’une coordination et du « Bulletin des organismes autonomes ouvriers » (Congrès de Bologne, 23 mars 1973) ». Malgré leurs pratiques spontanéistes, il est cependant important de préciser que la plupart des groupes italiens se réclamant de l’autonomie ouvrière restent dominés par l’idéologie léniniste de construction du parti révolutionnaire.

 

En 1973, on peut distinguer deux grandes tendances au sein de la coordination nationale de l’Autonomie Ouvrière (Autonomia Operaia) :

 

Les « opéraïstes » orthodoxes : le collectif de la Via dei Volsci à Rome, qui regroupe les Comités Ouvriers Autonomes, avec notamment Paolo Virno. Issu d’une scission au sein de « Il Manifesto » (1971-1972), autour des salariés de l’ENEL et du Policlinico. Il dispose d’un journal, « I Volsci », ainsi que d’une radio : Radio Onda Rossa.

 

Les « négristes » : influencés par les théories d’Antonio (dit « Toni ») Negri. Organisés en Collectifs Politiques Ouvriers, ils ont une conception de l’opéraïsme qui met l’accent sur le concept d’ « ouvrier social ». Principalement implantés à Milan et Padoue, ils publient le journal « Rosso ».

 

En atteignant son apogée en 1977, l’Autonomie italienne va voir se développer en son sein un second mouvement : l’Autonomie dite « désirante » ou « créative », qui privilégie les luttes se situant en dehors de la sphère strictement économique : cercles féministes et « indiens métropolitains », qualifiés aussi parfois de « transversalistes ». L’Autonomie désirante s’organise en petits groupes sur des bases pratiques et lutte surtout sur le terrain de la culture et de la révolution de la vie quotidienne. Elle est très peu implantée en milieu ouvrier et est surtout constituée d’étudiants et de chômeurs. Les transversalistes éditent de nombreux journaux : « A traverso », lié à la radio Alice, est le plus important d’entre eux.

 

A la même époque, un certain nombre de groupes léninistes se réclament eux aussi de l’autonomie ouvrière, sans pour autant faire partie de la coordination nationale « Autonomia Operaia », notamment le Parti Communiste Italien Marxiste-Léniniste, le Comité Communiste Marxiste-Léniniste et le Comité Communiste pour le Pouvoir Ouvrier, qui est  un groupe clandestin issu de Potere Operaio. Dirigé par Oreste Scalzone, il édite la revue « Senza Tregua » (« Sans Trêve »).

 

En 1976, le Comité Communiste pour le Pouvoir Ouvrier explose en une myriade de groupes dont la revue « Senza Tregua », les Unités Communistes Combattantes (implantées à Florence), les Comités Communistes pour la Dictature Prolétaire qui éditent le journal « Pour le Pouvoir Ouvrier » et les Comités Communistes Révolutionnaires. Apparaissant  en mars 1977 et dirigés par  Oreste Scalzone, ils éditent le journal « Nous appelons communisme le mouvement réel ».

 

Au total, le mouvement autonome italien va rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes.

 

En ce qui concerne Autonomia Operaia (AutOp), sa nature politique est relativement ambiguë. AutOp se présente en effet à la fois comme une coordination de groupes ouvriers luttant sur le terrain social, et en même temps comme une organisation politique. Cette contradiction s’explique par la conception du parti révolutionnaire développée par les militants de AutOp. En effet, cette conception du parti se distingue de manière notable de la conception léniniste habituelle. Pour Lénine, le parti avait non seulement vocation à diriger le processus révolutionnaire, mais aussi à s’emparer du pouvoir étatique pour mettre en œuvre et superviser le socialisme. Pour AutOp, le parti n’est qu’un outil provisoire qui doit progressivement disparaître dans le processus révolutionnaire avec le développement des conseils ouvriers (soviets). Selon cette conception, ce sont les soviets, et non pas le parti, qui doivent diriger la révolution et s’emparer du pouvoir étatique, pour réaliser en l’occurrence non pas le socialisme, mais directement le communisme : les conseils ouvriers se transforment alors en Etat communiste. En ce sens, AutOp se rapproche des positions conseillistes.

 

L'autre tendance de l’autonomie italienne, la sphère « désirante » ou « transversaliste », est décrite de manière très succincte dans la brochure publiée par Spartacus en mars 1978 : « On peut parler après le mouvement de printemps [1977] du nouveau mouvement autonome défini quelques fois comme les « autonomes désorganisés », influencés par les transversalismes. On définit dans le transversalisme la tendance qui se retrouve dans un certain nombre de journaux dont le plus important est A/Traverso, lié à la radio Alice ». Franco Berardi, dit « Bifo »,  est alors le principal animateur de cette radio qui émet depuis Bologne.

 

Pour Spartacus, le transversalisme se caractérise sur le plan organisationnel par « le refus de la forme parti » et « la formation d’une myriade de petits groupes qui s’organisent sur des pratiques sociales comme la radio libre et qui les satisfont immédiatement ». « Sur le plan de la communication, c’est la tentative de traverser les séparations que la société crée, à travers un instrument nouveau, que ce soit sur le plan du langage ou sur le plan technique (radio, cassettes). Sur le plan des contenus politiques qu’ils mettent en avant, le refus du travail n’est pas entendu comme une attaque contre l’usine capitaliste, mais comme une acceptation de travaux marginaux créatifs (par exemple, produire des cassettes, des journaux ; créer des circuits alternatifs ou s’exprime la créativité). Sur le plan programmatique, ils prônent ce qu’ils appellent l’« intelligence technico-scientifique », comme capacité de réduire le temps de travail nécessaire, en développant des recherches techniques sur la structure productive ». Spartacus ajoute enfin à propos des tranversalistes : « Ne prenant pas en compte la lutte au sein de la production capitaliste et étant strictement axés sur l’organisation du temps libre, ils sont très peu implantés en milieu ouvrier et presqu’ uniquement chez les étudiants et les chômeurs ou les travailleurs occasionnels (ce qu’on appelle couramment en Italie les « sans garantie ») ». « Transversalistes », « créatifs », « désirants », « inorganisés », ou  « Indiens Métropolitains » : différentes appellations pour désigner la tendance sans aucun doute la plus libertaire de l’Autonomie italienne.

 

Le mouvement autonome italien se développe essentiellement dans les années 1970 à travers les grèves sauvages anti syndicales, les luttes des auto réductions et l’extension de la violence politique. Le mouvement des auto réductions s’attaque alors à toute l’économie : squats, pillages, refus de payer les transports publics, le téléphone, l’électricité, le cinéma. Ce mouvement est aussi lié à la petite délinquance et au grand banditisme, revendiqués comme des formes de lutte prolétarienne, et donc aussi par conséquence aux luttes de prisonniers et aux évasions organisées. Le concept de « communisme immédiat » est sans doute celui qui résume le mieux la diversité des pratiques de l’Autonomie italienne.

 

La violence du mouvement autonome italien apparaît notamment sous différentes formes insurrectionnelles : en particulier des manifestations de rue qui prennent des formes émeutières et au cours desquelles les policiers et les autonomes échangent des coups de feu. Mais cette violence prend aussi une forme clandestine avec de multiples actions armées de différentes natures : attentats au cocktail Molotov ou à l’explosif, hold-up, « jambisations » (attentats consistant à tirer dans les jambes), ou assassinats. Toutes ces actions sont organisées par des centaines de groupes différents. Certains groupes ne les revendiquent pas, d’autres utilisent plusieurs sigles. De plus, ces actions armées interviennent dans un contexte où de nombreux attentats sont aussi organisés par d’autres groupes d’extrême-gauche qui ne font pas partie du mouvement autonome, en particulier les Brigades Rouges.

 

Mais cette violence de l’extrême-gauche italienne ne peut être comprise sans prendre en compte le contexte plus général de violence politique qui traverse alors l’Italie. Plusieurs éléments sont à prendre à compte.

 

Premièrement, l’aspect historique : l’héritage du fascisme et la tradition répressive de la police italienne (avec notamment un certain nombre de cas de répression du mouvement ouvrier particulièrement meurtriers), mais aussi l’héritage de la Résistance. Deuxièmement, l’aspect économique : en l’occurrence le pouvoir de la mafia et ses complicités au sein même de l’Etat, de l’Eglise, et à la tête des grandes entreprises. Troisièmement, l’aspect étatique, avec le rôle des services secrets dans la « stratégie de la tension ». En 1990, le premier ministre Giulio Andreotti a ainsi révélé officiellement l’existence du réseau « Gladio » au sein des services secrets italiens. Ce réseau militaire constitué de plusieurs centaines d’hommes avait été créé en 1951 dans le but de parer à une éventuelle prise de pouvoir des communistes en Italie. A partir de 1969, ce réseau s’engage dans une politique terroriste visant à renforcer l’Etat italien et à criminaliser l’extrême-gauche : plusieurs bombes sont déposées dans des lieux publics. Ces « massacres d’Etat » sont alors invoqués par l’extrême-gauche italienne pour justifier la lutte armée. Enfin, dernier élément à prendre en compte : l’aspect plus strictement politique, avec le rôle de l’extrême-droite italienne dans l’organisation d’un certain nombre d’attentats.

 

Le mouvement autonome italien atteint son apogée au printemps 1977. Une émeute d’ampleur insurrectionnelle éclate à Bologne le 11 mars suite à la mort d’un jeune tué par la police. Le lendemain, soixante mille personnes manifestent à Rome : des armureries sont pillées et des coups de feu échangés avec la police. Mais l’année suivante, l’enlèvement d’Aldo Moro par les Brigades Rouges va marquer un tournant politique. Le président du parti de la Démocratie Chrétienne est alors kidnappé le 16 mars 1978, jour où il devait former un gouvernement de « compromis historique » avec le soutien du Parti Communiste. La lutte contre ce compromis historique est au cœur du combat des Brigades Rouges contre l’évolution réformiste du Parti Communiste Italien (PCI). L’Etat italien refusant de libérer les militants des Brigades Rouges (BR) incarcérés, Aldo Moro est finalement exécuté le 9 mai 1978.

 

A partir de ce moment, le mouvement autonome italien adopte une position défensive face à la répression, la militarisation de l’affrontement contre l’Etat provoquant la fragilisation du mouvement social. A partir de 1979, l’Etat italien lance une grande offensive répressive en accusant le mouvement autonome d’être une vitrine légale des Brigades Rouges. Les principaux leaders du mouvement, dont Toni Negri et Oreste Scalzone, sont arrêtés le 7 avril. Dans les mois qui suivent et tout au long de l’année 1980, le mouvement autonome italien se militarise alors de plus en plus au fur et à mesure  de l’accentuation de la répression. L’Italie traverse alors une période de quasi-guerre civile aboutissant à la défaite politique et à la mort de l’Autonomie italienne : douze mille militants d’extrême-gauche sont incarcérés, six cent s’exilent à l’étranger, dont trois cent en France et deux cent en Amérique du Sud. La mort du mouvement autonome italien provoquera alors la décomposition de la mouvance autonome française qui l’avait pris jusqu’à présent pour modèle.

 

Sébastien Schifres 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:27

 

La famille du premier ministre chinois aurait accumulé une fortune colossale

 

PEKIN (Reuters) - La famille du premier ministre chinois Wen Jiabao, lui-même perçu comme proche du peuple, a accumulé une fortune colossale depuis qu'il a accédé aux plus hautes fonctions en Chine, rapporte vendredi le New York Times.

 

"L'examen de registres d'entreprises et de documents juridiques indique que les proches du Premier ministre, dont certains ont le don de la négociation, y compris sa femme, contrôlent des actifs pour une valeur d'au moins deux milliards sept cent millions de dollars", soit deux milliards cent millions d'euros, écrit le New York Times.

 

Les versions chinoise et anglaise du site internet du journal américain étaient bloquées vendredi matin en Chine, de même que les recherches par les mots-clés du New York Times et des enfants et de la femme de Wen sur le site de micro blogging chinois.

 

Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole du ministère des affaires étrangères Hong Lei a déclaré que l'article "salissait la réputation de la Chine et avait des arrière-pensées".

 

Prié de dire pourquoi les sites avaient été bloqués, il a répondu: "La Chine gère internet en fonction de ses lois et de ses règlements."

 

La mère, les frères et soeurs et les enfants de Wen Jiabao ont accumulé l'essentiel de leur fortune après sa nomination au poste de vice-Premier ministre en 1998, rapporte le New York Times. Wen a été promu à la tête du gouvernement en 2003. Il devrait quitter ses fonctions après le prochain Congrès du Parti communiste chinois, qui doit d'ouvrir le 8 novembre.

 

A titre d'exemple, le New York Times affirme que les parts détenues par les proches de Wen et leurs amis représentaient jusqu'à deux milliards deux cent millions de dollars en actions au sein de Ping An Insurance en 2007, dernière année où on peut retrouver leur trace dans les documents officiels.

 

La mère de Wen, âgée de 90 ans, disposait elle-même cette année-là d'un investissement de cent vingt millions de dollars dans Ping An, affirme le journal.

 

Le New York Times dit avoir sollicité une réaction auprès du gouvernement chinois, qui a décliné. Les membres de la famille de Wen ont eux aussi soit refusé de s'exprimer soit ignoré les demandes de réaction.

 

SECRETS D'ETAT

 

Ni le ministère des Affaires étrangères ni le Conseil des Affaires d'Etat, c'est-à-dire le gouvernement, n'ont réagi dans l'immédiat aux demandes de réaction formulées par Reuters.

 

Les détails de la vie privée des dirigeants chinois, et a fortiori leurs fortunes, sont considérés comme des secrets d'Etat en Chine.

 

Certains responsables subalternes sont parfois dénoncés dans les médias officiels mais rares sont les cas comme celui de Bo Xilai, ancien chef du PCC dans la municipalité autonome de Chongqing, tombé en disgrâce en début d'année pour abus de pouvoir et corruption présumés après la mort d'un homme d'affaires britannique.

 

Le site internet de Bloomberg est bloqué depuis juin en Chine en raison d'un article dans lequel il était écrit que la famille élargie de Xi Jinping, probable futur numéro un du régime, disposait d'investissements dans des sociétés pesant trois cent soixante quinze millions de dollars et une part indirecte de dix huit pour cent dans une société valant un milliard sept cent millions de dollars.

 

Au sujet de Wen et de ses proches, le New York Times écrit que leurs noms ont été "dissimulés" derrière une multitude de partenariats et d'instruments d'investissement.

 

Le journal affirme que la famille du Premier ministre a investi dans un projet immobilier à Pékin, dans une fabrique de pneus dans le nord de la Chine, dans une entreprise ayant participé à la construction de certains sites des Jeux olympiques de Pékin en 2008, notamment le "Nid d'oiseau", et dans Ping An, l'une des plus grandes sociétés de services financiers au monde.

 

Un frère cadet de Wen possède une société qui a obtenu plus de trente millions de dollars de subventions et de marchés publics pour le traitement des eaux usagées et de déchets médicaux dans certaines des plus grandes villes de Chine, selon le Times. Il contrôle aussi deux cent millions de dollars d'actifs dans diverses sociétés, poursuit le journal.

 

Wen Jiabao est souvent appelé "grand-père Wen" dans les médias chinois pour sa proximité apparente avec ses compatriotes, qu'il est toujours prompt à venir réconforter après des catastrophes naturelles ou des accidents. 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:09

 

Moscou accentue la pression contre l’opposant Sergueï Oudaltsov

 

MOSCOU (Reuters) - L'appareil judiciaire russe a accentué vendredi sa pression contre l'opposant Sergueï Oudaltsov, l'un des principaux animateurs du mouvement de contestation contre le pouvoir de décembre dernier.

 

Sergueï Oudaltsov a été inculpé par le Comité d'enquête fédéral pour préparation de troubles à grande échelle en Russie. Il a été laissé en liberté avec interdiction de quitter Moscou.

 

Les faits reprochés sont passibles de dix ans de prison. Deux de ses proches, qui sont eux emprisonnés, ont été inculpés la semaine dernière pour les mêmes motifs.

 

L'un d'eux, Leonid Razvozjaïev, affirme avoir été enlevé la semaine dernière alors qu'il était en Ukraine, puis torturé. Les opposants russes craignent que les deux hommes ne soient utilisés pour témoigner à charge contre Oudaltsov.

 

"Je ne suis coupable de rien. Je garde la tête haute", a déclaré l'opposant de gauche au crâne rasé à son arrivée au siège moscovite du comité d'enquête où des sympathisants s'étaient rassemblés.

 

"Je répète que je n'ai ni conçu, ni préparé, ni organisé des émeutes de masse. Je suis un partisan de manifestations de masse pacifiques", a-t-il dit à sa sortie de l'audience.

 

Sergueï Oudaltsov a été l'un des protagonistes du vaste mouvement de contestation organisé par l'opposition russe contre les fraudes aux élections législatives de décembre dernier.

 

L'accusation se fonde sur des soupçons formulés dans un documentaire diffusé par la chaîne de télévision contrôlée par le Kremlin NTV, selon lequel Sergueï Oudaltsov aurait reçu de l'argent de la part d'un allié du président géorgien Mikheïl Saakachvili pour fomenter des troubles en Russie.

 

A Kiev, les services de sécurité nationale (SBU) ont annoncé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances du séjour puis du départ de Leonid Razvozjaïev du pays.

 

L'Union européenne a appelé l'Ukraine à fournir toute la lumière sur cette affaire. "Les accusations sont graves et de nombreuses questions doivent être clarifiées", a déclaré un membre de la représentation communautaire à Kiev.

 

La décision de la SBU intervient deux jours avant les élections législatives, où le Parti des Régions du président Viktor Ianoukovitch, proche de Moscou, tente de conserver la majorité.

 

"Des services de sécurité étrangers opèrent en Ukraine", a accusé le chef de l'opposition Arseni Iatseniouk dans un communiqué posté sur son site internet. "Je me demande s'ils ne vont pas aussi participer au dépouillement", ajoute-t-il.

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