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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:06

 

Les « bérets » bleus de l’ONU suspendent leurs missions en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Les observateurs des Nations unies en Syrie ont suspendu samedi leurs opérations en raison d'une escalade des violences entre le régime de Bachar al Assad et les insurgés, qui menace le plan de paix négocié par Kofi Annan, le médiateur international.

 

Le général norvégien Robert Mood a annoncé que les effusions de sang mettaient en danger les "bérets bleus", qui ne portent pas d'armes, et les empêchaient de vérifier l'application d'un cessez-le-feu décidé le 12 avril, mais largement ignoré par les deux camps.

 

"Il y a eu une intensification des violences à travers la Syrie lors des dix derniers jours", a déclaré dans un communiqué le chef de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus). "Dans cette situation de risque élevé, (...) les observateurs n'effectueront plus de patrouilles et resteront confinés dans leurs bases jusqu'à nouvel ordre."

 

Des coups de feu ont été tirés mardi sur une voiture transportant des observateurs qui avaient été chassés de la ville de Haffeh, alors contrôlée en partie par les rebelles, par des pierres et des barres de métal lancées par des partisans de Bachar al Assad.

 

Les insurgés se sont finalement retirés de Haffeh mercredi, après une semaine de siège par l'armée syrienne.

 

Le ministère des Affaires étrangères a dit comprendre les préoccupations de Robert Mood et a accusé des "groupes terroristes armés" - le terme utilisé par Damas pour désigner les rebelles - d'être responsables des attaques contre les "bérets bleus".

 

Les Etats-Unis ont pour leur part pressé la Syrie de se conformer au plan Annan et ont annoncé qu'ils consultaient leur partenaires internationaux sur de "prochaines étapes" vers une transition politique à Damas.

 

Robert Mood devrait donner lundi un aperçu de la situation aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu - Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie -, qui discuteront probablement de la situation en Syrie en marge du sommet du G20 au Mexique lundi et mardi.

 

Les grandes puissances envisagent par ailleurs d'organiser une réunion du groupe de contact sur la Syrie le 30 juin.

 

BOMBARDEMENTS SUR HOMS

 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH, opposition basée à Londres), a annoncé qu'au moins vingt deux civils avaient été tués samedi, la plupart dans des bombardements de l'armées sur des faubourgs de la capitale, Damas.

 

Des insurgés ont par ailleurs rapporté que des bombardements sur des bastions rebelles de la ville de Homs, dans le centre de la Syrie, avaient tués cinq personnes.

 

Selon l'OSDH, un millier de familles étaient prises au piège

samedi dans les quartiers rebelles de Homs, encerclés par les troupes fidèles au régime, et le manque d'équipement médical menace des dizaines de blessés.

 

Les affirmations des deux camps sont difficiles à vérifier, le régime syrien restreignant l'accès au pays pour les médias internationaux.

 

La France a exprimé vendredi soir sa préoccupation quant à la situation à Homs, craignant que l'armée soit sur le point de lancer une opération de grande ampleur.

 

"La répression sanglante (...) doit s'achever", a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Tôt ou tard, le Conseil de sécurité devra tenir compte des conséquences."

 

Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, avait dit plus tôt dans l'après-midi que la France envisageait d'apporter une aide matérielle à la rébellion.

 

L'Onu affirme que les forces du régime ont tué quelque dix mille personnes depuis le début de l'insurrection en mars 2011. Le pouvoir syrien met les violences sur le compte d'islamistes soutenus par l'étranger, qui ont, selon lui, tué deux mille six cent soldats et policiers.

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 14:33

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7348

 

Prison avec sursis pour des voyous de la LDJ

 

Mardi 12 Juin 2012

 

Deux voyous de la « Ligue de Défense Juive » ont été condamnés mardi à Paris à des peines de prison avec sursis pour l’une de leurs agressions, perpétrée en avril 2009 contre les participants à une soirée culturelle palestinienne.

Jason Tibi et David Bennaroche, déjà condamnés l’un et l’autre, ont ainsi écopé de six mois et quatre mois avec sursis respectivement, et devront verser des dommages et intérêts à Rami et Hassan, deux participants à l’événement culturel palestinien qu’ils avaient sauvagement attaqué, en meute, sur le trottoir du boulevard Voltaire dans le onzième arrondissement de Paris, le mercredi 22 avril 2009.

Mais si ce jugement de la quinzième chambre correctionnelle du Tribunal de Paris revêt un semblant de cohérence, au regard des faits et de leur gravité, cela était loin d’être acquis par avance, tant l’institution judiciaire a été instrumentalisée dans cette affaire, au profit des agents israéliens opérant en France, cela va sans dire.

Les trois longues années qui ont séparé l’agression du procès de mardi ont en effet été émaillées d’une série de manipulations destinées, sinon à étouffer carrément l’affaire, du moins à la transformer en « bagarre entre bandes de jeunes », où les torts sont alors partagés.

Des éléments de la police de Paris, puis du parquet, ont joué un jeu plus que trouble dans la gestion du dossier : ils ont inventé une agression commise par les deux victimes, Rami et Hassan (quatre jours d’ITT pour l’un, deux jours pour l’autre), alors même qu’aucune violence ne leur était reprochée, et, mieux encore, qu’aucune plainte n’était déposée contre eux ! Et s’ils comparaissaient comme plaignants mardi au tribunal, ils comparaissaient surtout comme mis en examen, au même titre que leurs agresseurs Tibi et Bennaroche.

Heureusement, le procureur a requis de manière logique : constatant l’absence de violences imputables à Rami et Hassan, il a requis leur relaxe ; constatant inversement le caractère incontestable et prémédité des violences de Tibi et Bennaroche, il a requis leur condamnation, assortie du sursis, au motif qu’en avril 2009, Tibi et Bennaroche avaient encore un casier judiciaire vierge. Les juges ont donc suivi le procureur, et ont délivré leur sentence au terme d’un bref délibéré dans la foulée des débats. Les deux voyous sont en outre condamnés à verser mille huit cent euros de dommages et intérêts à Rami et Hassan, ainsi que deux mille quatre cent euros au titre des frais de justice exposés par les deux victimes.

Le jugement de mardi ne fera évidemment pas plaisir à Sammy Ghozlan, le menteur-mythomane à la tête du BNVCA. Quelques jours après l’agression du boulevard Voltaire, Ghozlan s’était en effet pavané, au cours de l’émission de télévision « C dans l’air », où il avait vanté, précisément à propos des incidents du boulevard Voltaire, les mérites de « ces jeunes juifs qui ont pris le parti de se défendre ».

L’issue de ce procès –en première instance- laisse cependant un goût amer, tant il illustre le « deux poids, deux mesures » pratiqué par le système politico-judiciaire, quand il est question de la LDJ, une milice fasciste interdite y compris aux Etats-Unis et en Israël, mais ouvertement active en France.

Ainsi, le 5 juin dernier, une procureure aux ordres n’a pas craint de requérir de la prison ferme contre de jeunes participants à une manifestation pro-palestinienne, Place de l’Opéra en janvier 2009, qui s’étaient défendus contre une attaque d’éléments de la LDJ. Le jugement a été mis en délibéré. Et le tribunal de Paris traîne manifestement à audiencer le procès d’une troisième attaque de la LDJ, commise également en avril 2009 contre les spectateurs d’une pièce de théâtre palestinienne, dans le septième arrondissement de Paris. Affaire pour laquelle plusieurs membres de la même bande, dont Jason Tibi, sont mis en examen.

Tous les ministres de l’Intérieur de la France de ces dix dernières années : Sarkozy, Villepin, Alliot-Marie, Hortefeux et Guéant, ont cautionné les agissements de cette milice. En sera-t-il de même du nouveau « premier flic de France », un certain Manuel Valls ?

CAPJPO-EuroPalestine

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 14:16

 

http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/13/pcf-l-inexorable-demantelement-de-la-banlieue-rouge_826095

 

L’inexorable démantèlement de la banlieue rouge

 

Mercredi 13 Juin 2012

 

Par David Gouard, docteur en sciences politiques, attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à Montpellier, Centre d’Etudes Politiques de l’Europe Latine (CEPEL)

 

Dimanche, le Parti communiste français a perdu la circonscription la plus emblématique de ce que fut la banlieue rouge. En effet, dans la dixième circonscription du Val-de-Marne, qui regroupe les villes d’Ivry-sur-Seine, du Kremlin-Bicêtre, de Vitry-Nord et de Gentilly-Est, le dernier député communiste du département s’est désisté au profit du candidat chevènementiste, soutenu par le Parti socialiste. L’événement n’est pas anodin puisque, dans ce pôle historique d’expansion de la banlieue rouge, la circonscription était systématiquement restée communiste depuis la candidature de Maurice Thorez, en 1932.

 

Le phénomène d’affaiblissement (d’extinction ?) du PCF se poursuit donc en dépit d’une conjoncture nationale favorable à la gauche, dont les diverses composantes retirent des bénéfices très inégaux. La situation est telle que le secrétaire national du PCF a dû quémander auprès de ses partenaires de la gauche un nouvel abaissement du seuil de députés donnant droit à la constitution d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

 

Dans cette circonscription, le maire communiste d’Ivry, Pierre Gosnat, n’est pas parvenu à devancer Jean-Luc Laurent, son principal concurrent. Ce dernier est donc assuré de remporter le siège de député en vertu du principe de désistement en faveur du candidat le mieux placé à gauche. Il n’aura en effet aucun candidat face à lui dimanche puisque la droite n’a pu atteindre le seuil nécessaire pour pouvoir être représentée au second tour.

 

Le basculement de cette circonscription est significatif de l’incapacité du PCF à faire face aux profondes transformations sociodémographiques affectant depuis trente ans l’ex-banlieue industrielle. Il révèle la rétraction du noyau dur formant les soutiens aux représentants communistes locaux, sans qu’un nouveau modèle d’affiliation sociopolitique ne parvienne à garantir à l’étiquette communiste une attractivité supérieure à celle dont bénéficie le Parti socialiste auprès des nouveaux habitants, souvent bobos, mais aussi des milieux populaires issus d’Ivry.

 

En 2007, le PCF avait misé, avec succès, sur la notoriété de Pierre Gosnat pour succéder au député communiste sortant. Il est en effet le fils de Georges Gosnat, ancien trésorier du parti et, surtout, député de la circonscription de 1964 à 1982.

 

Depuis plusieurs scrutins, cette élection législative s’inscrit aussi dans un jeu de rivalité entre les maires de deux villes composant la circonscription : Pierre Gosnat pour Ivry et Jean-Luc Laurent pour le Kremlin-Bicêtre. Si, dans sa ville, Pierre Gosnat enregistre encore cette fois-ci quinze points de plus que Jean-Luc Laurent, ce dernier surpasse nettement le candidat communiste dans la ville dont il est le maire. Plus significatif encore, il le devance aussi dans le canton de Vitry-Nord, dont le conseiller général et le maire sont pourtant communistes et dans le canton de Gentilly-Est, dont la ville est dirigée par un maire communiste.

 

Mais l’échec de Pierre Gosnat ne s’explique pas seulement par le vote des électeurs résidant hors d’Ivry. Dans sa propre ville, comparativement à 2007, il perd tout de même 6% du nombre de bulletins à son nom, tandis que Jean-Luc Laurent en a comptabilisé 69% de plus.

 

Ainsi, en valeur absolue, alors que le candidat communiste voit son soutien s’éroder, le reste de la gauche progresse. Le phénomène révèle la faiblesse du soutien rencontré par le PCF dans ce qui avait longtemps constitué son électorat traditionnel. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les évolutions du bureau de vote du quartier populaire de la cité Youri-Gagarine, particulièrement significatif de la désaffiliation politique consécutive au renouvellement des différentes générations d’Ivryens. Les recherches que je conduis sur ce quartier montrent que le vote communiste est aujourd’hui essentiellement porté par les anciennes générations. Dans ce bureau de vote, en 1981, quelques semaines après l’accès de François Mitterrand à la présidence de la République, le candidat communiste Georges Gosnat obtenait dès le premier tour 72,1% des suffrages exprimés, soit cinq cent quatre vingt quatorze bulletins ; un volume quatre fois supérieur à celui dont son fils a été crédité dimanche dernier. Depuis trente ans, le recul communiste n’y a jamais été enrayé.

 

Le résultat de dimanche s’inscrit donc dans le temps long du déclin de l’influence communiste dans le quartier. L’échec du PCF dans cette circonscription montre que la mobilisation des descendants de l’aristocratie ouvriéro communiste locale, pour la plupart résidant dans le centre-ville d’Ivry, ne suffit plus à faire contrepoids au conglomérat électoral composé des cités et des «bobos» qui assure le succès, ici comme dans d’autres circonscriptions de la banlieue nord, des candidatures socialistes.

 

Sur le plan politique, ce cas illustre les limites de «l’effet Front de gauche». En effet, il y a un an, les deux tiers des adhérents communistes ivryens avaient investi Jean-Luc Mélenchon à la candidature de la présidentielle. La dynamique semblait avoir touché l’électorat ivryen lui-même. Jean-Luc Mélenchon y avait enregistré parmi ses tout meilleurs résultats en banlieue parisienne (25,5% des suffrages exprimés).

 

Contrairement à ce qui était attendu, l’effet Mélenchon n’est guère parvenu à mobiliser au-delà des allégeances communistes traditionnelles.

 

Le résultat de dimanche peut constituer un premier coup de canif dans cet ancien bastion communiste qui faisait jusque-là preuve de capacités de résistances étonnantes.

 

Bien que bénéficiant toujours d’une assise locale, notamment par la présidence du département, pour les représentants communistes la menace d’une éviction se fait de plus en plus précise. On pense à la direction municipale, mais aussi aux conseillers généraux des deux cantons. Plus que jamais, les élections municipales de 2014 vont être l’occasion de convoitises et de rivalités acérées entre les différentes forces politiques de gauche, autour de ce qu’il reste de la banlieue rouge.

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:07

 

http://www.pcfaubervilliers.fr/spip.php?page=debats#forum8516

 

http://www.georgessali.fr/?p=1163

 

Lettre ouverte de Georges Sali, président du groupe des élus socialistes de Saint Denis

 

Lettre ouverte aux électeurs socialistes dionysiens

 

Saint-Denis, le 13 juin 2012

 

A quelques jours du second tour de l’élection législative dans la deuxième circonscription (Saint-Denis nord, Pierrefitte et Villetaneuse), je souhaite m’adresser à vous pour vous expliquer pourquoi j’ai décidé d’appeler à voter pour le député sortant Patrick Braouezec

 

Dionysien de toujours, militant socialiste depuis trente ans, président du groupe des élus socialistes et partenaires au conseil municipal de Saint-Denis, j’ai pris la tête du comité de soutien dionysien à François Hollande dès le lendemain de la déclaration de sa candidature en mars 2011. Avec de nombreux dionysiens, nous avons porté sa victoire locale aux primaires, puis la victoire éclatante dans notre ville à la présidentielle.

 

Notre nouveau président a maintenant besoin d’une large majorité de gauche à l’Assemblée nationale pour concrétiser le changement voulu par les français. Le premier tour dimanche dernier annonce que cet objectif majeur sera atteint. Saint-Denis sera à nouveau au rendez-vous avec deux députés de gauche : Bruno Le Roux (sud de Saint-Denis) et, pour la partie nord, soit Patrick Braouezec soit Mathieu Hanotin. Le maintien d’un duel à gauche dimanche prochain s’explique par deux raisons objectives : la Droite et l’extrême-droite ont été éliminées sèchement dès le premier tour dimanche dernier ; l‘actuel candidat socialiste avait fait le choix de ne pas appliquer le désistement républicain lors de la cantonale de mars 2011.

 

Mon engagement politique jamais démenti au sein du parti socialiste m’inclinerait naturellement à soutenir ce dernier, ce d’autant que j’ai développé depuis plusieurs années des désaccords sur la façon dont la majorité communiste gère notre ville. J’ai pourtant décidé, en conscience et en responsabilité, de faire un autre choix. Je me sens le devoir de témoigner de ce qui se passe au parti socialiste actuellement. Un groupe de personnes, issu du syndicat étudiant UNEF, conduit par Mathieu Hanotin, a littéralement atterri sur le territoire de Plaine Commune depuis très peu de temps en vue de permettre à ses protecteurs socialistes départementaux de faire tout simplement main basse sur notre ville. Il s’agit d’une véritable opération commando, s’appuyant sur des méthodes particulièrement violentes, d’abord dirigées contre les militants socialistes locaux. Mais cela ne serait pas très grave si le véritable enjeu de cette opération ne concernait pas l’avenir de notre population.

 

J’ai acquis la conviction que la victoire de Mathieu Hanotin serait un signal très fort lancé aux intérêts financiers privés et aux promoteurs pour investir notre territoire qui est au cœur de la révolution urbaine programmée par le projet du « Grand Paris ». La conséquence en serait immanquablement l’engagement d’une spéculation immobilière irrésistible qui aurait vite fait de chasser la partie de notre population vivant dans des conditions modestes ou précaires. Un tel schéma est parfaitement contraire à l’objectif de François Hollande d’égalité des territoires et de mixité sociale dans tous les quartiers. On ne répond pas à nos actuels problèmes de ghettoïsation, réels dans certains de nos quartiers, par l’évacuation des populations fragiles.

 

Un élu de gauche doit protéger par la solidarité la population dans sa diversité et combattre toutes les ségrégations tout en favorisant un développement économique et urbain de qualité.

 

Or tel est l’engagement pris par Patrick Braouezec dans le cadre de la négociation du Contrat de Développement Territorial avec l’Etat : l’objectif est bien de veiller à ce que la dynamique du Grand Paris soit mise an bénéfice de tous les habitants de notre territoire.

 

En présence de deux conceptions si opposées de l’avenir de notre ville, la question des éthiques ou des jeux d’appareils politiques apparaît pour ce qu’elle est : dérisoire. Il revient dès lors à chacun de faire son choix en toute connaissance de cause.

 

Pour ma part, ce choix est fait. Il est en faveur du respect de tous les Dionysiens en garantissant à tous un avenir dans notre ville. C’est pourquoi j’appelle à voter pour Patrick Braouezec.

 

Georges SALI, président du groupe des élus socialistes et partenaires dionysiens

 

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:28

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/13/merah-manipule-par-la-dcri_826159

 

Merah manipulé par la DCRI ?

 

Mercredi 13 Juin 2012

 

Le parquet met en doute la crédibilité des vidéos qu’une avocate du père du tueur dit détenir

 

Par Jean Manuel Escarnot à Toulouse et Patricia Tourancheau

 

Après la plainte déposée lundi, à Paris, par le père de Mohamed Merah pour «homicide volontaire» contre les policiers du Raid, son avocate algérienne Zahia Mokhtari a dit détenir deux vidéos de vingt minutes démontrant que le jeune homme a été «utilisé par les services français et ensuite liquidé». Elle a promis de les remettre à la justice française. Sa collègue parisienne Isabelle Coutant-Peyre a intégré à la plainte quatre pages de retranscription de ces enregistrements, que le parquet de Paris attend toujours… La police et la justice émettent des «doutes sur la véracité et l’existence de ces vidéos». Les avocates, elles, croient tenir «la preuve que Mohamed Merah était lié aux services de renseignements, qui l’ont utilisé comme un agent et l’ont envoyé en mission», selon Isabelle Coutant-Peyre.

Que disent ces vidéos supposées ?

Les retranscriptions non datées et non authentifiées retracent des échanges téléphoniques entre Mohamed Merah et un certain «Zuhair», présenté comme «officier des services français». Ils se seraient déroulés durant le siège de son appartement les 21 et 22 mars à Toulouse.  Merah lui lance : «Va au diable sale traître, vous me tuez pour quel motif, j’ai rien fait, j’ai tué personne et c’est toi qui m’as mis dans cette galère […]. Vous avez monté le coup, je connais ta vraie identité et tu me trompes en t’appelant Zuhair, sale traître.»

Il accuse «Zuhair» de l’avoir manipulé : «Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan, en Syrie pour aider les musulmans, et après je découvre que tu es à la solde des services français.» L’interlocuteur répond : «Ce qui s’est passé, c’est arrivé. Maintenant, il faut que je te sauve la vie.» Le tueur répète «je suis innocent», il se filme à trois reprises «en pleurant» et en parlant : «J’ai découvert que Zuhair, mon meilleur ami, travaille dans les services français […] et m’a envoyé en Irak […], en Syrie […], au Kurdistan, en Algérie pour faire des contacts avec les moudjahidin.» Comme une mise en scène, «l’image s’assombrit», «on entend le Coran provenant du portable» qui «tombe de sa main».

Quelle est leur crédibilité ?

Pour l’instant, personne n’a visionné ces vidéos, pas même Isabelle Coutant-Peyre : «Je ne les ai pas vues, mais elles existent et Zahia Mokhtari se charge de les communiquer au parquet.»

Sans pouvoir juger sur pièces, le parquet constate déjà «des incohérences factuelles majeures» avec la procédure judiciaire. Ainsi, «aucun iPhone, aucun téléphone d’aucune sorte n’a été découvert» dans l’appartement de Merah après l’assaut du Raid. Un patron de police ajoute que le tueur présumé «n’avait pas non plus d’ordinateur ou de caméra» chez lui : «Il est techniquement et matériellement impossible que Merah ait pu enregistrer de tels propos. Il communiquait avec le Raid au moyen d’un talkie-walkie. C’est bidon complet.»

Ou alors, suggère un autre policier, «Merah a réalisé avant sa mort un montage qu’il a envoyé à sa famille». Un chef d’enquête souligne que «l’esprit des propos retranscrits est en totale contradiction avec tout ce que Mohamed Merah a pu exprimer. Il n’a jamais pleuré. Il n’y a jamais eu de Zuhair. Il n’a jamais dit "je suis innocent". Il a répété : "C’est moi qui les ai tués et je voulais en tuer plus encore"».

Et les armes des crimes ont été retrouvées sur ses indications. Les retranscriptions seront comparées au décryptage en cours des dialogues enregistrés par la police pendant les négociations.

Merah a-t-il été manipulé par les services ?

Mohamed Merah a été en contact avec un officier arabisant du Renseignement intérieur de Toulouse, qui l’avait convoqué et «débriefé» le 14 novembre 2011, à son retour du Pakistan, sur ce «voyage touristique» et sur son incursion en Afghanistan, fin 2010. Curieusement, Merah, qui avait été l’objet au premier semestre 2011 «de surveillances sur Internet, téléphoniques et physiques», n’ayant «pas démontré de radicalisation, ni de fréquentation de mosquée, ni d’activisme», selon la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), n’a pas été plus surveillé par la suite.

Pourtant, Merah avait été fiché fin 2006 par les Renseignements Généraux (RG) pour «atteinte à la sûreté de l’Etat», à cause de ses liens avec le jihadiste Sabri Essid (fils du compagnon de sa mère). Il était «mis en attention» dans le fichier des personnes recherchées. Ses déplacements, en cas de contrôle, étaient signalés en vertu de cette fiche qui le présentait, selon le Point, comme «membre de la mouvance islamique radicale susceptible de voyager et de fournir assistance à des militants intégristes».

Mais il n’a jamais été signalé aux frontières lors de ses voyages dans des pays arabes, en Israël, en Afghanistan, au Pakistan. Bernard Squarcini, alors chef de la DCRI, a démenti fin mars qu’il ait été un «indic». Selon un policier, «il a pu être traité directement par la DCRI de Paris, par-dessus l’officier de Toulouse». A l’inverse, un ponte parisien du renseignement nous assure que «Merah n’a jamais été une source de la DCRI, ni immatriculé comme indicateur». Dans tous les cas, les services de renseignements ont failli en ne détectant pas sa dangerosité.

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:12

 

http://fr.news.yahoo.com/le-proc%C3%A8s-hach%C3%A9mi-dresse-un-noir-tableau-la-152455794.html  

 

Le procès Hachémi dresse un noir tableau de la politique en Irak

 

BAGDAD (Reuters) - Rythmé depuis un mois par des récits de torture, de trahison et de meurtre, le procès par contumace du vice-président irakien Tarek al Hachémi, accusé d'avoir dirigé des escadrons de la mort, ravive les fractures intercommunautaires en Irak et brosse un tableau brutal des coulisses de la politique du pays.

 

Tarek al Hachémi, un sunnite issu du groupe parlementaire Irakia, s'est enfui de Bagdad en décembre après avoir été accusé par le Premier ministre chiite Nouri Al Maliki d'avoir dirigé des groupes armés sunnites.

 

L'affaire, qui a éclaté peu après le départ des dernières troupes américaines, a ravivé la crise politique ouverte entre chiites, sunnites et Kurdes qui tentent depuis plus d'un an de se mettre d'accord sur un partage équitable du pouvoir.

 

Visé par une "notice rouge" d'Interpol, Hachémi dément les accusations de financement et de planification d'attaques terroristes et dénonce des poursuites motivées par un rival qui tente, selon lui, d'écarter sunnites et Kurdes du pouvoir.

 

Le vice-président irakien, son gendre Ahmed Kahtan et une dizaine de leurs gardes du corps sont notamment poursuivis pour le meurtre de six juges et d'un directeur général du ministère de la sécurité nationale, d'un officier du ministère de l'Intérieur et d'un avocat.

 

A la barre, les accusés entendus ont brossé un portrait glaçant d'Hachémi et de son gendre, présentés comme au coeur d'un gang armé planifiant attentats à la voiture piégée, assassinats et autres attaques.

 

Selon plusieurs témoignages, les deux hommes n'hésitaient pas à menacer leurs futures recrues, à l'image de Racha al Husseini, qui travaillait au service de presse d'Hachémi.

 

"Ahmed Kahtan m'a violée dans sa maison, dans la Zone Verte, lorsque sa femme était absente", a-t-elle dit à Reuters dans une interview accordée dans une cellule avec l'accord du tribunal. "Il a enregistré l'incident et m'a menacée (de diffuser) cette cassette".

 

Cette chiite de 36 ans, mère d'un garçon de huit ans, raconte qu'elle a été également été contrainte de conduire trois voitures piégées et deux voitures transportant des armes.

 

AUX ORDRES DE MALIKI

 

Hachémi et son gendre, qui se trouvent tous deux en Turquie, rejettent les accusations et affirment que les gardes du corps et les autres employés ont été torturés par les services de sécurité pour produire de faux témoignages contre eux. Ils refusent d'être jugés par le tribunal de Bagdad, qui se trouve selon eux aux ordres de Nouri al Maliki.

 

"Je pense que Racha a produit ces fausses accusations sous la torture. En ce qui me concerne, je démens toutes ces accusations. Je suis prêt à comparaître devant n'importe quel tribunal qui garantira la justice et ma protection personnelle", a écrit à Reuters Ahmed Kahtan.

 

Dans une réponse écrite aux accusations, Hachémi rejette aussi celles de Racha al Husseini, estimant que l'affaire a été fabriquée de toutes pièces et répond à des motifs politiques.

 

Selon le témoignage de quinze accusés entendus par les trois juges lors des trois dernières audiences, Hachémi orchestrait les attaques et Kahtan faisait le lien entre eux et Hachémi.

 

De nombreux accusés racontent les promesses de promotion avancées par les deux hommes en échange de leurs services.

 

« Il m'a promis de me nommer commandant en chef de la police secours ou de la police de la circulation à Bagdad en échange de ma complète coopération et obéissance », dit ainsi le brigadier Salam Kareem. Les accusés disent qu'ils recevaient entre trois cent et trois mille dollars selon la nature du service rendu.

 

"J'ai aidé Hachémi et j'ai aidé des criminels à s'enfuir des lieux de crime en utilisant mon badge et aujourd'hui je suis ici pour aider les familles des victimes et leur demander de me pardonner", explique Ahmed Chaouki, un ancien policier.

 

Il est peu probable qu'Hachémi, qui demande d'être jugé devant un tribunal spécial, se rende à son procès.

 

"Toutes ces accusations viennent d'accusés qui tentent de prendre leur revanche", estime son avocat, Hakem Attiyah. "Une condamnation par contumace signifierait une condamnation à mort pour le vice-président et Ahmed Kahtan."

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:54

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/13/prison-le-ps-ferme-la-porte-a-l-amnistie_82616

 

Le parti socialiste ferme la porte à l’amnistie

 

Mercredi 13 Juin 2012

 

Le contrôleur des lieux de détention a proposé une solution à la surpopulation et ravivé une polémique qui embarrasse la gauche.

 

Par Sonya Faure

 

Un certain sens du timing… et le chic pour mettre mal à l’aise les socialistes. En prônant, hier, à trois jours du deuxième tour des législatives, une «loi d’amnistie spécifique» à l’égard des condamnés à des peines «très légères» pour lutter contre une surpopulation dramatique des prisons, le contrôleur des lieux de privation de liberté Jean-Marie Delarue a contraint le gouvernement à se positionner sur une question totalement absente de ces longs mois de campagne : la prison. Un sujet que les socialistes avaient jusqu’à présent largement su planquer sous le tapis, de peur de passer pour angéliques.

 

A raison, qaund on lisait, hier, le communiqué du député de la Droite populaire Jean-Paul Garraud, laissant croire à un curieux complot : «Jean Marie Delarue cache mal le jeu du gouvernement avec cette annonce et on se doute bien que dans quelques semaines, si elle est toujours ministre, Christiane Taubira annoncera une grande loi d’amnistie.» A tort, quand on entend les professionnels qui travaillent, au quotidien, au contact des délinquants et des prisons.

 

Malaise à gauche. Quand ils étaient dans l’opposition, les socialistes aimaient s’appuyer sur les avis du contrôleur des prisons, souvent critiques vis-à-vis de la politique pénale de Nicolas Sarkozy (lire ci-dessous). Cette fois, les voilà contrits. «Le contrôleur est sorti de son périmètre : on ne lui a pas demandé de bâtir la politique pénale du pays, dit Jean-Jacques Urvoas, député socialiste pressenti pour devenir président de la commission des lois dans la future Assemblée. Le moment est mal choisi : aborder ce sujet entre les deux tours d’une élection conduit inévitablement chacun à adopter une posture. Cherche-t-on à faire avancer des dossiers ou à dresser des herses ?»

 

La ministre déléguée à la Justice, Delphine Batho, a rapidement réagi à la proposition d’une amnistie des courtes peines, que le contrôleur avait pris soin de lui envoyer quinze jours avant sa publication au Journal officiel : c’est non. «Ne remettons pas en cause le principe d’individualisation des peines : toute mesure automatique adresse un mauvais signal», explique-t-elle à Libération. A sa sortie du Conseil des ministres, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a rappelé la position de François Hollande, opposé à toute idée d’amnistie et de grâce : «On doit à mon avis résoudre la surpopulation par une politique pénale qui dit très clairement quelle est la place de la prison, qui revienne sur une gradation des peines qui ait du sens.»

 

Ce n’est pas la première fois que la gauche hésite à lutter de manière radicale contre la surpopulation, de peur de braquer l’opinion publique. En 2010, le socialiste Dominique Raimbourg avait porté (en vain) une proposition de loi instaurant un numerus clausus sur les places de prison. Une idée - relancée au printemps par le Sénat passé à gauche - jamais reprise dans le programme socialiste et devenue quasi tabou : «Permettez-moi d’insister sur les mots, il ne s’agissait pas vraiment d’un numerus clausus, mais d’un mécanisme de régulation de la population carcérale, prévient Marie-Pierre de la Gontrie, chargée de la justice au PS. La prison doit être réformée à bas bruit.»

 

«Je suis effectivement favorable, de manière temporaire, à n’accepter un détenu en surnombre que si, dans un délai de deux mois, on prépare la sortie d’un autre prisonnier en fin de peine», explique Dominique Raimbourg. Au-delà d’un certain seuil, un détenu ne rentrerait pas en prison sans qu’un autre n’en sorte. «Mais au-delà des mesures d’urgence, il faut aujourd’hui mener une révolution intellectuelle et managériale : la prison ne doit plus être considérée comme la seule peine possible. Il faut créer une peine de probation, hors des prisons, certains appellent ça un "contrôle communautaire", à laquelle seraient associés les policiers, les élus locaux, les juges.» Raimbourg rappelle quelques secondes plus tard : «Tout ceci se situe dans la volonté de faire baisser la délinquance, ce n’est pas une position angélique, vous l’avez bien compris ?»

 

Précédent. L’idée de «probation» reprise hier par Taubira comme Batho est justement la base d’un manifeste lancé hier dans Libération par des juristes et des chercheurs : «Nous appelons à sortir des enjeux politiciens. Au nom de l’efficacité, nous en appelons à une politique de prévention de la récidive, articulée autour du développement de la probation et cantonnant l’enfermement aux cas les plus graves», dit le texte. «L’avis du contrôleur ne se résume pas à la question de l’amnistie, insiste Delphine Batho. C’est aussi une critique en règle de ce qu’a été la politique de la droite. Nous travaillons à une nouvelle politique d’aménagement de peine et de probation pour mettre fin à l’inutile inflation carcérale passée.» En attendant, dans les prisons, les détenus dormiront sur des matelas, à terre. «Entre juin et octobre 1981, Robert Badinter a fait baisser la population carcérale d’environ vingt pour cent avec une loi d’amnistie et des décrets de grâce collective, rappelle Matthieu Bonduelle, du Syndicat de la magistrature. Et la terre ne s’est pas arrêtée de tourner pour autant.»

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 13:31

 

http://www.communistesunitaires.net/index.php?option=com_content&view=article&id=2218:de-patrick-braouezec-a-alexis-tsipras&catid=88888912&Itemid=88888930

 

http://www.gauchecitoyenne.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=9538:de-patrick-braouezec-a-alexis-tsipras&catid=52:quand-dautres-que-nous-le-disent&Itemid=101

 

De Patrick Braouezec à Alexis Tsipras

 

Communiqué des communistes unitaires

 

Dimanche 17 juin auront lieu simultanément deux élections dans l’Union européenne : le second tour des élections législatives en France et les élections législatives grecques.

En Grèce, l’affrontement entre les forces austéritaires et la coalition SYRIZA constitue un évènement inédit. Une victoire de SYRIZA contre les libéraux et les sociaux-libéraux ouvrirait un espoir pour toute l’Europe. En effet, soit nous changeons de logique, soit nous restons prisonniers du capitalisme et l’avenir sera sombre.  

En France, le Parti socialiste, par ses incessants appels au "vote utile",  entend conquérir une majorité absolue afin de pouvoir mettre en œuvre le programme de François Hollande. Quels que soient les résultats du second tour, les autres forces de gauche seront très affaiblies à l’Assemblée nationale. Au mieux, le Front de gauche - dont nous souhaitons l’élection de tous les candidats présents au second tour - et Europe Ecologie les Verts obtiendront chacun un groupe, à la faveur d’un éventuel changement du règlement de l’Assemblée.

Dans ce contexte et à l’heure où le Président de la République presse le peuple grec de céder aux injonctions de l’Union européenne, le maintien de Patrick Braouezec au second tour dans la deuxième circonscription de Seine-Saint-Denis, où son seul concurrent est un candidat du PS, envoie un signal fort.

Au-delà des considérations locales et du choix délibéré du PS de faire du Front de gauche son adversaire principal en Seine-Saint-Denis, il exprime trois exigences, que la gauche de résistance et d’alternative reconquiert une authentique autonomie par rapport à un parti socialiste résigné aux politiques d’austérité,  que le Front de gauche devienne une force politique ouverte à la participation de toutes celles et ceux qui le souhaitent et qu’une dynamique de réflexions et d’actions conduise au profond renouvellement dont la gauche d’alternative a besoin.

En France, en Grèce et dans toute l’Europe, la question posée est de construire une alternative sociale, écologique et démocratique. Les Communistes unitaires, avec la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, sont totalement engagés avec Patrick Braouezec pour refonder une gauche qui ne lâche rien.

Saint-Denis, le 14 juin 2012   

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 18:10

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-b%C3%A9rets-bleus-entrent-dans-haffeh-d%C3%A9serte-et-172702274.html

 

Les « bérets bleus » entrent dans Haffeh déserte et endommagée

 

HAFFEH, Syrie (Reuters) - Les observateurs de l'Onu arrivés jeudi à Haffeh, en Syrie, ont découvert une ville quasiment déserte et portant les traces des récents combats entre insurgés et forces de Bachar al Assad, rapporte un photographe de Reuters voyageant à bord du convoi des "bérets bleus".

 

Des colonnes de fumée s'élevaient de bâtiments endommagés ou de carcasses de voitures calcinées. On pouvait voir les signes de violents bombardements dans cette ville de la province de Lattaquié, dans les montagnes bordant la côte méditerranéenne.

 

Les observateurs n'ont aperçu que quelques habitants dans les rues et un homme a déclaré que vingt six mille personnes avaient pris la fuite.

 

Le siège du parti Baas, les bureaux de poste et une antenne du ministère de l'Agriculture ont été incendiés. Un cadavre abandonné gisait sur la chaussée.

 

Les "bérets bleus" de l'ONU avaient tenté une première fois mardi de se rendre à Haffeh, dont les rebelles se sont retirés après un siège d'une semaine par les forces gouvernementales. Ils avaient dû rebrousser chemin face à la colère des habitants.

 

L'émissaire international Kofi Annan a exprimé lundi ses craintes pour les habitants de la ville coincés par les combats. Les Etats-Unis ont dit redouter un "massacre".

 

Les forces de sécurité ont utilisé chars et hélicoptères pour frapper des faubourgs de Damas aux mains des rebelles, ainsi que la province de Daïr az Zour, dans l'est du pays, tuant au moins onze personnes après une offensive au sol qui a rencontré une vive résistance, a-t-on appris auprès de l'opposition.

 

Les bombardements ont blessé environ deux cent personnes, disent les opposants au régime de Bachar al Assad.

 

Des chars sont par ailleurs entrés dans la banlieue de Douma, dix kilomètres au nord-ouest de Damas, où les forces gouvernementales ont combattu les rebelles, ont rapporté des activistes.

 

Au moins deux personnes ont été tuées et quinze autres blessées. "C'est une guerre que nous avons aujourd'hui", a déclaré par Skype Ziad, opposant au régime, sous le bruit des bombardements. "Il y a dix chars en banlieue, mais les rebelles en ont détruit un."

 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, dont le siège est à Londres, a annoncé que des villages rebelles dans la campagne d'Alep, avaient également été pilonnés par les forces de sécurité syriennes qui ont tenté d'encercler et d'attaquer les zones rebelles.

 

LE GROUPE DE CONTACT BIENTÔT RÉUNI?

 

Sur le plan diplomatique, la Chine a marqué jeudi ses distances avec la proposition française de rendre obligatoire, par le biais d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, l'application du plan de paix de Kofi Annan pour la Syrie.

 

Pékin ne l'a toutefois pas rejetée absolument.

 

Le ministère chinois des Affaires étrangères, par le biais de son porte-parole Liu Weimin, a déclaré que la Chine ne jugeait pas pertinent de compter excessivement sur les pressions et les sanctions contre le régime syrien pour résoudre la crise.

 

Dans une nouvelle tentative de règlement diplomatique, les grandes puissances s'efforcent également d'organiser une réunion du groupe de contact sur la Syrie le 30 juin à Genève, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

 

"On se dirige vers le 30 juin mais rien n'est confirmé", a précisé un diplomate.

 

Kofi Annan a souhaité voir ce groupe de contact se réunir au plus vite pour remettre son plan de paix sur les rails mais les tractations à propos d'une éventuelle participation de l'Iran, à laquelle s'opposent les Américains, semblent retarder l'échéance.

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 17:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-t%C3%A9moin-j%C3%A9r%C3%B4me-kerviel-conteste-la-version-la-145906863--finance.html

 

Un témoin de Jérôme Kerviel conteste la version de la Société Générale

 

PARIS (Reuters) - La défense a joué son va-tout jeudi au procès Kerviel avec la déposition d'un témoin accusant la Société générale d'avoir connu dès 2007 l'ampleur des engagements du trader et d'avoir alourdi ses pertes après le "débouclage" de sa position en 2008.

 

Jérôme Kerviel admet avoir pris des positions de trente milliards d'euros puis cinquante milliards d’euros en 2008 et est tenu pour responsable d'une perte record pour la finance de quatre milliards neuf cent millions d'euros provoquées lorsque la banque les a soldées.

 

Philippe Houbet, 55 ans, cadre d'une filiale de courtage de la banque, a justifié sa décision de témoigner pour la défense par le comportement des dirigeants de la Société Générale.

 

Selon lui, ces derniers auraient préféré faire passer l'entreprise à laquelle il se dit très attaché pour un "bazar et un bateau ivre" où les milliards circulent sans contrôle, plutôt que d'assumer leurs responsabilités.

 

La manière dont la Société Générale présente l'affaire "insulte la profession, le bon sens et la justice", a dit ce témoin, présenté comme déterminant par la défense, au sixième jour d'un procès mal engagé pour le trader.

 

Philippe Houbet a jugé "techniquement impossible" que la banque n'ait pu déceler des prises de positions de cinquante milliards d'euros.

 

"Comment est-ce qu'on peut ne pas avoir vu des choses énormes soi-disant dissimulées par des petites bidouilles d'amateur ?", a-t-il insisté.

 

Au fil de l'audience, Philippe Houbet, très accrocheur, a gagné en autorité, allant jusqu'à lancer à la cour : "il faudrait qu'on arrête de se disperser", et permettant à la défense de retrouver le sourire.

 

A l'époque, Philippe Houbet était chargé de compte depuis 1993 à la Fimat, une filiale de la banque servant de courroie de transmission pour le passage des ordres.

 

Or, selon lui, personne n'ignorait à la Fimat que la Société Générale "avait pris des opérations massives vendeuses", la situation ayant même provoqué une altercation entre Moussa Bakir, le courtier de Jérôme Kerviel, et son supérieur.

 

"TRADER STAR"

 

Ce dernier lui reprochait de conserver, au mépris des règles, les opérations tous les soirs sur un compte d'attente, a-t-il dit, précisant que l'affaire était remontée "jusqu'au PDG de la Fimat".

 

Dans la matinée, la cour d'appel avait entendu Maxime Kahn, le "trader star" de la Société Générale qui a débouclé en urgence la position de cinquante milliards d'euros de Jérôme Kerviel, du 21 au 23 janvier 2008.

 

Maxime Kahn a expliqué ne pas avoir été informé des finalités de l'opération, menée dans une petite salle de trading isolée, et avoir respecté, vu les sommes en jeu, les règles de prudence "pour ne pas déstabiliser le marché".

 

La présidente Mireille Filippini lui demandant de donner son sentiment général, il a répondu s'être douté "que le client en question est peut-être la Société Générale".

 

"Il fallait déboucler cette position aussi vite que possible car la Société Générale n'avait pas les fonds propres pour supporter cinquante milliards d'euros d'engagements. Elle n'aurait plus été solvable", a-t-il dit.

 

Maxime Kahn a assuré avoir agi dans les règles sans convaincre l'avocat de Jérôme Kerviel, David Koubbi, qui a eu toutes les peines du monde à lui faire reconnaître qu'il avait touché en 2007 "plusieurs millions d'euros de bonus".

 

Une façon pour l'avocat de suggérer qu'il ne peut rien refuser à la banque.

 

Philippe Houbet, lui, a douté que le "débouclage" se soit fait dans les règles, relevant dans une étude remise à la cour qu'un autre compte serait intervenu pour prendre une position inverse à celle de Jérôme Kerviel, parallèlement à des quantités inhabituelles d'options sur le DAX allemand.

 

Selon lui, la banque "a chargé Kerviel d'au moins un milliard" d'euros.

 

La représentante de la Société générale, Claire Dumas, a répliqué à la barre que les documents dont dispose Philippe Houbet, de par sa position chez Fimat, ne donnent qu'une vision parcellaire des opérations.

 

Elle a justifié l'intervention de plusieurs "comptes" - autres que celui de Jérôme Kerviel pendant le "débouclage" par des "transferts de portefeuilles" liés aux évolutions des marchés.

 

Le témoin insistant sur le fait que la banque avait elle-même créé des opérations fictives "pour lisser les résultats", la banque a dit c'était pour contrebalancer celles de Jérôme Kerviel et éviter la propagation de l'information.

 

Le procès se poursuit lundi.

 

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