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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:35

 

 

Je suis un fonctionnaire de 54 ans et je travaille à la Poste depuis 38 ans.

 

 

 

Durant toutes ces années, le Groupe La Poste m'a donné la possibilité de pouvoir évoluer au sein de l'entreprise dans différents métiers aussi passionnants les uns que les autres et qui m'ont apporté beaucoup de satisfaction. Grâce à ma détermination et à ma volonté, j’ai eu un parcours professionnel exemplaire et j'ai su m'adapter aux différentes évolutions du Groupe La Poste.

 

 

Depuis ma prestation de serment à La Poste en 1974, j'ai toujours respecté les règles éthiques de mon entreprise en faisant preuve d'honnêteté et de probité.

 

 

Néanmoins malgré mon entière intégrité, depuis plus de deux ans et demie, ma situation professionnelle est devenue un vrai cauchemar. Les conditions déplorables dans lesquelles je me trouve encore actuellement, je ne les ai pas voulues et ce n'est pas moi qui les ai provoquées.

 

 

D'une manière arbitraire, sans motif apparent, je suis devenu l'homme indésirable. Du jour au lendemain sans aucune explication, mes responsables hiérarchiques de la télévente m'ont dépouillé de l’ensemble de mes attributions liées à ma fonction de superviseur télévente créant chez moi un très grand désarroi.

 

 

La Direction Nationale de la Télévente n'hésite pas à enfreindre les règles en vigueur à La Poste et à bafouer mes droits au travail pour arriver à leurs fins et me voir partir tout cela malgré déjà un recours déposé au tribunal administratif.

 

 

Rien ne les arrête et le rouleau compresseur continue à m’écraser. Tout au long de ces longs mois qui viennent de s'écouler, j'ai dû faire face une fois encore au mépris et à l'humiliation de mes responsables hiérarchiques. Petit à petit, je n'ai plus eu droit ni au commissionnement ni aux formations. L'animateur des ventes chargée de monter en compétence les superviseurs, m'a dit que je ne faisais plus parti de sa sphère de compétence. Non seulement j'ai été affecté sur une position de travail inexistant mais à deux reprises mon directeur des ventes m'a refusé de me muter sur des postes de travail vacants et de même niveaux, j'ai même pensé fortement à mettre fin à mes jours alors que l'on m'avait confié en toute connaissance de cause la responsabilité d'une équipe d'assistants bien connus de toute la télévente pour leur état d’esprit vindicatif et qui m’a valu deux mois d’arrêt pour dépression. Mais ce qui m'a fait le plus mal, ce qui m'a fortement choqué, c'est lorsque mon responsable plateau m'a humilié à plusieurs reprises devant mes collègues superviseurs qui sont restés impassibles en me disant que je ne n'étais plus superviseur, fonction que j'ai acquise avec le fruit de mon travail.

 

 

Mes collègues de travail qui durant des mois m'ont vu m'enfoncer dans la déprime ne sont jamais intervenus et ne m'ont jamais soutenu jusqu'a me reprocher de les ennuyer avec mes problèmes en me demandant de ne plus intervenir en réunion et de me rapprocher d'un avocat. Cette attitude pourrait s'apparenter à de la non-assistance à personne en danger.

 

 

Face au mépris et au silence complice de l'ensemble du plateau télévente, j'ai demandé la mise en place d'un CHSCT extraordinaire pour dénoncer ces comportements odieux et retrouver mon honneur. A plusieurs reprises, j'ai alerté tous les syndicats de La Poste pour leur faire part de ma situation dramatique. Hélas aucun syndicat n'est intervenu me laissant dans un profond désarroi.

 

 

Quelques jours avant la tenue du CHSCT, la représentante du personnel m'avait gentiment dit qu'elle n'interviendrait pas au cours de la réunion pour préserver ses intérêts professionnels à La Poste.

 

 

La procédure du CHSCT extraordinaire mise en place en début 2010 n'ayant abouti sur rien, afin de défendre mes droits, mes intérêts et mon honneur il a fallu que je fasse appel à un avocat pour en arriver au dépôt d'une plainte pour harcèlement moral au tribunal administratif de Melun en décembre 2010.

 

 

Les relations avec la télévente sont devenues des rapports de force qui, à la longue, deviennent usantes. Je n’existe plus, je suis déjà rayé des cadres. En acceptant un détachement à l'université du courrier comme formateur, cela a permis à la Direction Nationale de la Télévente à atteindre leur objectif de me voir partir de la Télévente. Je pensais bien y rester mais cela n'a fait que renforcer ma précarité.

 

 

Depuis le début de mon stage à l'université du courrier de La Poste, je ne reçois plus aucune communication, plus aucune information, plus aucun courrier et documents administratifs émanant de la télévente alors que j’en recevais régulièrement. Le renouvellement des lettres de mission qui n'ont aucun cadre légal prouve bien la forte volonté de m'évincer alors que je ne suis pas en reclassement. Ces lettres de missions ne servent qu’à mettre sur la touche les indésirables et à fournir une main d'œuvre bon marché au service prenant.

 

 

Tous ces faits portent une fois encore atteintes à mes droits, à ma dignité et mon avenir professionnel et financier est compromis. Ma situation physique et psychologique s'est détériorée. Je suis dépossédé d'une partie de moi même ce qui me rend fragile; je suis séropositif depuis 28 ans.

 

 

Je ne comprends pas cet acharnement alors que j'ai toujours fait preuve d'un comportement et d'un travail irréprochable. Suis-je trop âgé, est-ce à cause de ma maladie ?

 

 

Toujours est-il, après 38 ans de bons et loyaux services je mérite plus de considération et de reconnaissance. Je suis encore bon pour le service et à 54 ans j'ai encore l'avenir devant moi et beaucoup à donner.

 

 

Ces attitudes déplorables nuisent gravement à l'image de La Poste déjà ternie par d'innombrables suicides (le dernier suicide d'un cadre de la Poste à Rennes remonte au 29 février 2012) notamment dû au stress et à la pression ce dont je souffre actuellement.

 

 

Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Telle serait la devise de Jean Paul Bailly. Les décisions qu'il a pris dernièrement pour se donner bonne conscience n'est que de la poudre aux yeux. Le dialogue sur le bien-être au travail que Jean Paul Bailly souhaite ouvrir arrive bien tard, au prix de la vie de soixante quinze collègues. En 2010 les médecins de La Poste dénonçaient déjà ce mal être à la Poste. La nomination d'une médiatrice est un aveu d'échec alors qu'il existe déjà des organismes de soutien aux postiers tel que "soutien aux postiers"  et "diversité-handicap". Les plaies ouvertes ont du mal à se cicatriser.

 

 

A grand renfort de communication, Jean Paul Bailly qui a été reconduit dans ses fonctions à la Direction du Groupe La Poste par le président de la république, fait l'éloge de la déontologie de La Poste dans laquelle il est demandé à chaque postier d'avoir une attitude intègre, de se conformer aux lois et aux règlements, de respecter l'entreprise et les collaborateurs, d’être attentif à la santé et à la sécurité de tous et de lutter contre toutes les formes de harcèlement et de discrimination.

 

 

Cette démarche déontologique du Groupe s’appuie notamment sur des textes de références comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et les Conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du travail (OIT), ce qui n'est pas rien!!!

 

 

En désespoir de cause, j'ai écrit au président de la République qui à ce jour ne m'a toujours pas daigné me répondre.

 

 

La crise et les réorganisations internes n'excusent en rien de tels comportements et je ne veux pas être un bouc émissaire de ces bouleversements qui nous touchent tous. En ces temps difficiles qui supposent du respect, de la tolérance, de l’humilité, il ne faut pas se laisser aller à des débordements qui remettent fondamentalement en cause mes droits de salarié, ma dignité d'homme et le citoyen honnête que je suis.

 

 

Il me reste encore des batailles à gagner avant que je retrouve ma dignité pleine et entière et mon honneur, en particulier ma plainte au tribunal administratif déposée il y a un an et demi, le protocole de harcèlement que j'ai entamé à l’encontre des assistants, les propositions d'indemnisation que j'ai réclamées auprès de mon DNT concernant les lettres de missions, des sanctions que j'estime légitimes pour ces personnes qui ont portés atteinte à ma dignité et qui eux ont eu de la promotion.

 

 

Loin de me résigner, j'y mettrai là encore toute mon énergie.

 

 

Ma cause est juste, Ma volonté est forte !!!!

 

 

Jean Dupont

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:09

 

http://www.fr.news.yahoo.com/bo-xilai-exclu-du-comit%C3%A9-central-du-pc-174032527.html

 

Bo Xilai exclu du comité central du PC chinois

 

PEKIN (Reuters) - Bo Xilai, ancien dirigeant de la mégapole de Chongqing et partisan d'un retour à la politique de Mao, a été exclu du comité central et du bureau politique du Parti communiste chinois (PCC), rapporte mardi l'agence Chine nouvelle.

 

Suspendu de toutes ses fonctions, Bo Xilai a été reconnu coupable d'infractions disciplinaires.

 

Son épouse, Gu Kailai, est soupçonnée par ailleurs d'être impliquée dans le meurtre du consultant britannique Neil Heywood, décédé dans un hôtel de Chongqing en novembre, dont la mort était restée jusqu'ici inexpliquée, ajoute Chine nouvelle. Elle a été remise aux autorités judiciaires, ainsi que Zhang Xiaojun, employé de la famille Bo, qui est également soupçonné dans l'affaire.

 

"Le camarade Bo Xilai est soupçonné d'être impliqué dans de graves violations de la discipline (du parti)", dit l'agence officielle, citant la décision du comité central.

 

"La police a constitué une équipe pour mener une nouvelle enquête sur la mort du Britannique Neil Heywood, qui a été retrouvé mort à Chongqing (...) Les résultats apportent la preuve qu'Heywood a été victime d'un homicide. Gu Kailai et Zhang Xiaojun, un employé de la famille, sont sérieusement soupçonnés d'avoir commis ce crime", ajoute Chine nouvelle, qui évoque une querelle entre Gu et Heywood au sujet d'"intérêts économiques" non spécifiés.

 

LA FIN D'UNE CARRIÈRE

 

Il y a quelques mois encore, Bo Xilai, 62 ans, ancien ministre du Commerce connu pour ses grandes ambitions politiques, espérait intégrer le comité permanent du bureau politique, l'organe suprême de décision en Chine qui sera renouvelé à l'automne lors du dix huitième congrès du PCC.

 

Il a vu sa carrière s'effondrer en février à la suite de la défection de son bras droit, le maire adjoint de Chongqinq, Wang Lijun, qui avait trouvé refuge pendant vingt-quatre heures au consulat américain de Chengdu.

 

La fuite de Wang a mis au jour de ténébreuses affaires autour de Bo et de sa famille. A la mi-mars, Bo avait été relevé de ses fonctions à la tête du PCC de Chongqinq.

 

Le comité central du PCC, qui compte environ deux cent membres, se réunit une fois par an. Le bureau politique, formé de deux douzaines de membres issus du comité central, est le plus puissant organisme du pays.

 

La chute de Bo Xilai révèle l'intensité des luttes internes au moment où une nouvelle génération s'apprête à prendre les rênes du pays.

 

Elle pourrait accentuer les tensions entre les partisans de la vision plutôt traditionnelle du socialisme, que défendait notamment Bo Xilai, et les promoteurs d'une ligne économiquement libérale, qui le présentent comme un dangereux opportuniste.

 

Bo a fait de Chongqing, une gigantesque agglomération de trente cinq millions d'habitants située dans le centre-sud du pays, un nouveau bastion de la culture maoïste et un modèle de développement économique égalitaire largement critiqué par les partisans du libre marché.

 

Le dix huitième congrès du PCC doit entériner à l'automne la plus importante transition politique en Chine depuis une dizaine d'années, avec le remplacement du président et chef du Parti, Hu Jintao, et d'autres dirigeants âgés par de nouvelles figures emmenées par le vice-président Xi Jingping.

 

UN HOMME DE L'OMBRE

 

Les circonstances suspectes de la mort de Neil Heywood, dont le corps avait été incinéré sans autopsie, avaient poussé le Royaume-Uni à réclamer une enquête approfondie. Cette mort avait d'ailleurs été très commentée sur les sites de micro blogging chinois, suscitant toutes sortes d'hypothèses.

 

La surconsommation d'alcool avait été évoquée dans un premier temps, mais le Wall Street Journal avait évoqué la thèse de l'empoisonnement.

 

Un homme d'affaire occidental qui avait rencontré Heywood l'an dernier l'avait décrit comme un consultant financier "extrêmement discret". "Il semblait bien connaître les arcanes de la vie politique chinoise. Il m'a fait l'effet de quelqu'un d'un peu mystérieux, qui ne donne pas facilement ses coordonnées", ajoutait-il.

 

Le Financial Times avait rapporté que Heywood, ancien élève de l'école Harrow, dans laquelle le fils de Bo Xilai avait été scolarisé plus tard, entretenait d'excellentes relations avec la famille Bo, et avait épousé une Chinoise.

 

A Pékin, il avait travaillé comme consultant pour plusieurs entreprises, dont un bureau de conseil fondé par des membres du renseignement britannique.

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 18:00

 

http://www.liberation.fr/societe/01012400814-au-pakistan-mohamed-merah-a-l-ecole-du-crime

 

 Vendredi 6 Avril 2012

 

Au Pakistan, Mohamed Merah à l’école du crime

 

« Libération » révèle que des talibans affirment avoir entraîné au tir, en 2011 au Waziristan, l’auteur des meurtres de Toulouse et Montauban.  

 

Par Patricia Tourancheau et Luc Mathieu

 

Selon nos informations, Mohamed Merah a bien été formé au maniement des armes en septembre 2011 au Waziristan (Pakistan) dans un centre d’entraînement d’un groupe islamiste radical lié à Al-Qaeda. Les renseignements français et américains, qui n’y ont vu que du feu à l’époque, ont désormais la preuve que ce prétendu «loup solitaire» entré au Pakistan mi août 2011 avec un visa touristique de deux mois, avait réussi à s’introduire dans une fabrique de jihadistes. Un haut responsable des services français affirme à Libération que «Mohamed Merah a noué des contacts avec les talibans à Islamabad puis a été conduit au Waziristan, dans un camp situé dans les zones tribales. Il a été testé par les organisateurs extrêmement méfiants pendant dix jours pour voir s’il n’était pas infiltré par les services occidentaux. Puis Mohamed Merah a eu deux jours d’entraînement au tir». Les vérifications de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et de la CIA - avec les services pakistanais - permettent de mieux retracer le périple de Merah qui a sillonné le Pakistan entre Lahore, Gujarat et Islamabad, puis disparu la seconde quinzaine de septembre au Waziristan.

  

« Munitions ». Au Pakistan, le groupe des «Soldats du Califat» (Jund al-Khilafah), qui avait revendiqué les attentats de Toulouse, a publié le 31 mars, sur un site jihadiste, un texte jugé «crédible» par la DGSE et la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Ce document de trois pages est signé par Abu Qaqaa al-Andalusi qui se présente comme l’un des mentors de Mohamed Merah. Selon lui, le Toulousain, surnommé Yusef al-Faransi («Youssef le Français»), arrivé au Pakistan avec un visa délivré en France, est entré en contact avec des talibans qui l’ont conduit dans les zones tribales. C’est là qu’il a rejoint l’une des «brigades» du groupe jihadiste. Selon Abu Qaqaa al-Andalusi, Mohamed Merah a refusé de manier des explosifs, mais s’est montré passionné par les armes : «Il voulait avoir les meilleures. En outre, il possédait un lance-grenades Narenjak et des munitions variées. […] Un accord initial avec lui prévoyait qu’il exécute une opération martyre sur un site ennemi important, avec une ceinture d’explosifs». D’après son mentor, Merah a «voulu aller voir avec lui dans le local de stockage la ceinture d’explosifs qu’il était supposé utiliser dans sa mission». Mais «un jour plus tard», ce projet a finalement été abandonné «pour des raisons qui ne peuvent être dévoilées», écrit ce «soldat du Califat» : «En fonction de sa volonté, et de ses capacités physiques et mentales, le plus adapté pour lui était de commettre des assassinats.» Mohamed Merah serait alors rentré en France en promettant «d’accomplir ce qu’il pourrait». Ce texte qui reste à authentifier, émane d’un groupe peu connu et relativement peu actif, qui prône l’instauration d’un «califat mondial». Composé en grande majorité de Kazakhs, le Jund al-Khilafah a revendiqué trois attentats au Kazakhstan à l’automne dernier et deux autres contre des bases de l’armée américaine dans la région de Khost, en Afghanistan. Le texte livre toutefois d’étonnantes précisions sur Mohamed Merah ne parlant pas couramment arabe, qui leur a laissé son appareil photo Panasonic lui ayant «coûté cher» et possédait un «Mac rempli de logiciels de production vidéo»  

 

« Epouse ». Au Pakistan, Mohamed Merah apprend par sa mère qu’il est convoqué par un officier du renseignement intérieur (RI) de Toulouse et lui téléphone le 13 octobre 2011 pour lui signaler son «voyage». Il le rappelle le 3 novembre pour lui dire qu’il est hospitalisé à Toulouse avec une hépatite A. Le 14, Merah se rend au débriefing de l’officier Hassan de Toulouse et d’un spécialiste des jihadistes de la DCRI de Paris. Selon les propos du chef de la DCRI, Bernard Squarcini, au Monde, Mohamed Merah «vient à l’entretien avec sa clé USB qui contient ses photos de voyage» et «explique en photos tout le parcours qu’il a réalisé au Proche-Orient, en Afghanistan et au Pakistan». Il cherchait soi-disant «une épouse». Il embobine les officiers qui l’ont surveillé. Squarcini a démenti qu’il ait pu être retourné par les services français : «Mohamed Merah n’était ni un indic ni un agent.»  

 

Il est cependant plausible que l’officier du «RI» lui ait demandé de le contacter «s’il avait des tuyaux». Retranché dans son appartement assiégé par le Raid, le 21 mars, Mohamed Merah a tenu à parler à l’officier Hassan et lui a lancé : «De toute façon, je devais t’appeler pour te dire que j’avais des tuyaux à te donner mais, en fait, j’allais te fumer.» «Youssef le Français» lui explique alors ce qu’il lui avait dissimulé quatre mois plus tôt. Il lui dit qu’il a été «formé au tir au sein d’Al-Qaeda au Waziristan», qu’il a refusé de «provoquer un attentat-suicide», mais «a accepté une mission générale d’Al-Qaeda pour commettre un attentat en France». 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 14:25

 

Evacuation de l’immeuble occupé par Jeudi Noir à Paris

 

PARIS (Associated Press) — La police a évacué dimanche à la mi-journée la clinique vide occupée depuis la nuit dernière à Paris par des mal-logés et des militants du collectif Jeudi Noir, a-t-on appris de source policière. La préfecture de police a assuré que cette évacuation s'était faite "dans le calme et sans interpellation". Pour le collectif, il s'agissait de s'inviter dans la campagne présidentielle pour interpeller les candidats sur le mal-logement et la flambée des loyers.

Des étudiants à la recherche d'un toit et quatre familles soutenues par l'association Droit au logement (DAL) avaient ainsi investi nuitamment cet immeuble de cinq étages, une ancienne clinique située rue Duhesme (dix huitième arrondissement) qui serait vide depuis 2009 et appartiendrait à une "grosse SCI", selon Jeudi Noir.

L'objectif de cette action était "de mettre le logement au coeur de la campagne présidentielle, car pour l'instant, ce n'est pas du tout abordé (...) On sait que le logement n'arrive pas spontanément comme sujet de débat dans une campagne. Donc il faut un peu les pousser aux fesses", a déclaré à l'Associated Press l'un des porte-parole du collectif Manuel Domergue. Pourtant, a-t-il ajouté, "la cherté des loyers, c'est des millions de gens et pas seulement quelques centaines de milliers de sans-abri".

"A quinze jours de la fin de la campagne présidentielle, une vingtaine de galériens du logement et de prioritaires DALO (droit au logement opposable) ont déposé leurs bagages pour remettre le logement au coeur de la campagne. Le débat de la campagne présidentielle sur le logement est aussi creux qu'un oeuf de Pâques. Jeudi Noir et le DAL s'associent pour forcer les candidats à se positionner sur cette question essentielle", ont écrit les deux organisations dans un communiqué diffusé dimanche matin.

"Ces cinq dernières années, la spéculation immobilière a fait flamber les loyers aux dépens des mal-logés et des précaires, les classes populaires et même moyennes se voient expulsées des centres urbains", dénoncent le DAL et Jeudi Noir qui réclament "l'encadrement à la baisse des loyers", "l'arrêt des expulsions locatives" et la "production massive de logements sociaux".

Début 2011, le collectif Jeudi Noir avait fait parler de lui en occupant durant plusieurs semaines un bâtiment proche de l'Elysée dont les toits et les drapeaux tricolores étaient visibles depuis la terrasse.  

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 13:15

 

http://www.npa2009.org/content/hommage-jean-baumgarten%E2%80%891932-2012

 

Hommage à Jean Baumgarten (1932/2012)

 

Dimanche 25 Mars 2012

 

Avec Jean Baumgarten, c’est un de ces vétérans du trotskisme, de ceux qui n’ont jamais baissé les bras, qui s’éteint. Il n’avait pas 16 ans quand il adhéra au PCI (Parti communiste internationaliste, la section française de la quatrième internationale), juste après être entré aux Auberges de Jeunesse, et venant des Éclaireurs de France dont il était membre depuis 1943.

Auparavant, il avait rompu, à Grenoble, avec les Éclaireurs israélites auxquels il appartenait depuis ses 10 ans, après sa découverte de leur manipulation par le sionisme. Ainsi sa vie consciente commença par l’éloignement d’un courant contre lequel il la termina, dans une violente indignation contre l’utilisation du génocide juif – auquel avec ses parents il avait échappé, mais non sans peine –, par un État d’Israël dont les pratiques à l’égard des Palestiniens étaient celles même du nazisme (voir son livre En finir avec le sionisme, 2004, La Brèche).

Avec la même rapidité d’évolution, il fut vite un cadre du mouvement de jeunesse du PCI, et avec la particularité d’être un animateur culturel, liant la musique (on l’appelait Crincrin), les chansons (dont celles qu’il écrivait), à la politique, et où il devint vite un élève et quasi un fils spirituel de Marcel Bleibtreu.

Cette liaison l’aida à coup sûr à éviter les doubles déviationnismes du trotskisme, le «pablisme» (de Michel Raptis, dit Pablo) et du «lambertisme» (de Pierre Boussel, dit Lambert), et par de longs détours (Groupe bolchevik léniniste, Nouvelle Gauche, UGS, et enfin Tendance socialiste révolutionnaire, puis gauche du PSU), de rejoindre tardivement la LCR. Longtemps, en même temps dans les organisations de jeunesse, étudiantes et politiques, il fut un grand recruteur. Ce fut lui qui gagna au trotskisme, juste avant l’exclusion de la tendance Bleibtreu-Lequenne par Lambert, l’étudiant Jean-Marie Vincent qui devint l’éminent marxiste que l’on sait, et qui suivit le même cheminement que Jean, dont il ne se sépara que dans le PSU, suivant alors tous deux des chemins parallèles et parfois croisés.

Jean fut de toutes les grandes luttes du demi-siècle, et surtout celle contre la guerre d’Algérie, y compris avec affrontement physique avec Le Pen, et forçant la direction de la Nouvelle Gauche à condamner le vote des «pouvoirs spéciaux», puis celle du PSU à une riposte, qui fut d’ailleurs trop faible, au massacre de la manifestation des Algériens du 17 octobre 1961.

Toute son activité de militant et de propagandiste, jusqu’à la lutte contre le Traité européen en 2005, s’est accompagnée d’écrits dont la plupart sont de dénonciation par l’humour, de son Procès de Paris, pastiche de ceux du Kominform, fait à «Fils du Peuple» (Thorez), auquel Maurice Henry ne dédaigna pas donner une superbe illustration, à l’«opéra» antiterroriste Où est donc passé Ben Laden, en passant par la «farce tragique» Allergie française, et celle, plus «tranquille», l’Entrevue ou le Jugement de Dieu, pastiche complément de l’entretien de François Mitterrand avec Elkabbach.

Toujours passant du carré du radicalisme à la rondeur de l’humour, il était à la fois un camarade attachant, mais pas toujours facile dans les polémiques, soit un homme d’une richesse vitale comme il en faudrait beaucoup, et qui a gardé jusqu’au bout la chaude amitié de ses vieux camarades.

Michel Lequenne

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 20:08

 

http://www.cercles.communistes.free.fr/rcc/publi.php?idArticle=2012_04_09_edito

Avec Mélenchon et le Front de Gauche, l’Humain d’abord contre le profit



Editorial de Chantiers, journal du Rassemblement des Cercles Communistes, actuellement engagé dans la campagne du Front de Gauche pour les élections présidentielles et législatives

 

La principale contradiction du système capitaliste, qui chaque fois nous conduit vers une crise plus ou moins aiguë, tient dans le fait que pour réaliser son profit il faut vendre et faire payer sa production à au prix adéquat à un maximum de consommateurs. Et pour réaliser le taux de profit maximum, il faut payer les producteurs, qui sont aussi les consommateurs, au prix le plus bas possible. C’est en prenant compte cette contradiction qu’il faut analyser toute l’actualité politique nationale, européenne et internationale. C’est en prenant compte cette contradiction qu’il faut comprendre les licenciements, les délocalisations, les baisses de salaire, l’attaque contre toutes les protections sociales… qu’il faut comprendre que pour trouver de nouveaux consommateurs, les patrons n’hésitent pas à créer des conflits et à utiliser les guerres pour mettre en place des gouvernements plus dociles prêts à ouvrir sans entraves le marché de leur pays.

 

Cette fameuse dette qui actuellement plomberait toute l’économie et surtout la politique sociale, si on l’analyse à partir de cette même contradiction, tire son origine dans les cadeaux qui sont faits aux patrons pour « faire baisser le coût du travail ».

 

Tous les gouvernants successifs ont essayé d’aider les capitalistes à résoudre cette contradiction en baissant le montant des impôts et en supprimant toute une partie des cotisations sociales. L’Etat ainsi volontairement appauvri, pour compenser cela, est allé s’endetter sur le marché bancaire et financier privé à des taux d’intérêts prohibitifs. Plus schématiquement, pour aider les capitalistes l’Etat a emprunté aux capitalistes… C’est cette contradiction poussée à son paroxysme qui a conduit l’Etat grec à la faillite et à entrer en guerre économique contre son peuple.  Cette dette n’est pas la nôtre, il faut refuser de la payer.

 

Ainsi dans cette campagne électorale, tous ceux qui s’apprêtent à aménager, gérer et rembourser docilement cette dette, sans que rien ne change sont les continuateurs de ce système qui immanquablement nous conduira vers d’autres crises, vers d’autres conflits et vers d’autres guerres. Ceux qui au contraire s’interrogent sur l’origine de la dette, qui veulent que ce système financier international soit réformé, que les Etats puissent emprunter à des organismes financiers publics méritent qu’on leur accorde de la confiance.

 

Ainsi, en analysant la dernière proposition de N. SARKOZY qu’est la TVA sociale, on s’aperçoit qu’il s’agit en fait de la transformation d’une cotisation sociale en un impôt injuste qui exonérera les patrons au détriment des consommateurs. C’est un nouveau cadeau aux patrons et tous ceux qui s’y opposent ont raison pour peu qu’ils ne proposent pas en remplacement un autre cadeau déguisé. L’Etat ne peut que se financer par l’impôt équitablement payé selon toutes ses ressources, et la protection sociale ne peut se financer que par des cotisations sociales payées par tous, employeurs et salariés selon un barème juste. C’est le principe du socle social français de la solidarité né du Conseil National de la Résistance.

 

Dans cette campagne présidentielle et législative, on s’aperçoit que chacun des candidats en lice doit se positionner vis-à-vis de ce système en fonction de ses propositions économiques et sociales. En gros, comment vont-ils se positionner vis-à-vis de cette contradiction essentielle du système capitaliste ? Depuis la bataille victorieuse du NON au traité constitutionnel européen, une ligne de démarcation sépare d’un côté les tenants du libéralisme économique d’un marché sans entrave qui accompagne les capitalistes dans la réalisation du profit maximum, et de l’autre, ceux qui s’interrogent sur cette contradiction du capitalisme et qui tentent de replacer l’humain, le consommateur dans un autre rapport de force face au marché. Certes, ce n’est forcément de l’anticapitalisme, c’est au moins de l’antilibéralisme. Mais de cet antilibéralisme est né un mouvement qui a débouché sur la création du FRONT DE GAUCHE qui en se développant interroge de plus en plus ce système et se rapproche de l’anticapitalisme. C’est à partir de ce positionnement que nous appelons les communistes, dans et hors du PCF, à observer les perspectives qui s’offrent à nous pour le développement de nos idées anticapitalistes. C’est à partir de ce positionnement que nous appelons les travailleurs en lutte à participer à la campagne électorale pour protéger leurs collègues de travail des mirages du Front National. C’est à partir de ce positionnement que nous appelons les populations à soutenir les candidats qui ont décidé de placer « l’HUMAIN d’ABORD » au centre de leurs propositions et de leurs solutions.

 

En votant, pour Jean Luc Mélenchon et les candidats du FRONT de GAUCHE, chacun participera au développement d’une idée qui, en se développant, interrogera de plus en plus la contradiction essentielle du capitalisme : le profit contre l’humain.

 

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 19:50

 

ILS NE COMPRENDRONT JAMAIS RIEN

 

Cent vingt mille personnes participaient donc dimanche 18 mars à la manifestation et au rassemblement de soutien à la candidature de Jean Luc Mélenchon Place de la Bastille à Paris. Les résultats de cette manifestation dépassaient complètement les objectifs de ses organisateurs.

 

Ils prévoyaient la participation de trente mille personnes, ils étaient cent vingt mille, quatre fois plus nombreux.

 

Mélenchon a plus d’une heure de retard quand il commence son discours quand la fin de la manifestation arrive Place de la Bastille.      

 

La revendication la plus importante du mouvement des indignés est le mot d’ordre d’assemblée constituante souveraine, la revendication centrale du Front de Gauche est identique, mais quand le mouvement des indignés prend la Bastille, nous sommes mille, et quand le Front de Gauche prend la Bastille, nous sommes cent vingt mille.

 

Il y avait peu d’autres mots d’ordre ce jour là Place de la Bastille à Paris, il y avait le mot d’ordre de « résistance ». C’est un peu court. Proposons leur un autre mot d’ordre « Ni Sarkozy, ni Hollande, pouvoir populaire ». Et par rapport à la résistance, proposons leur « dans les urnes et dans la rue, résistance ».

 

La candidature Mélenchon vient de loin, elle dépasse totalement chaque composante du Front de Gauche, c’est une équation historique, elle passait par le non de gauche majoritaire au référendum contre la constitution européenne du 29 mai 2005, elle passait par la candidature Bové aux élections présidentielles de 2007.

 

Pour la première fois depuis 1974, le parti communiste français ne présente pas de candidat et soutient le candidat d’un autre parti au premier tour des élections présidentielles. Le point de vue selon lequel la candidature Mélenchon provoquerait la résurrection du PCF est un point de vue totalement faux. Après les élections présidentielles et législatives, il y aura un processus de transformation du Front de Gauche en un nouveau parti et de dissolution de toutes les composantes du Front de Gauche dans ce nouveau parti. Depuis la chute du mur de Berlin et la dissolution de l’union soviétique, tous les partis communistes d’Europe occidentale changeaient de nom sauf le PCF. Le processus de social-démocratisation des partis communistes d’Europe occidentale commençait dans les années 1970 longtemps avant la disparition de l’union soviétique. C’est la fin de cette exception française.

 

Deuxièmement, Mélenchon était pendant trente ans un des principaux responsables du parti socialiste français. La candidature Mélenchon, c’est la réalisation du plus vieux rêve de tous les vrais trotskystes depuis quatre vingt ans. L’entrée d’un certain nombre de militants trotskystes dans la social- démocratie provoque la sortie d’un certain nombre de responsables du parti socialiste. Après de nombreux rejets, la greffe prend enfin. Dans une situation dans laquelle les trois plus importantes organisations d’extrême gauche dans ce pays sont trois grosses boutiques trotskystes, et c’est une autre exception française, aucune d’entre elles ne soutient la candidature Mélenchon. Ils ne comprendront jamais rien.

 

Pour la première fois depuis trente ans, un responsable politique français attaque le Front National. C’est la principale contradiction par rapport à Mitterrand et la principale distinction par rapport à 1981. En 1981, Mitterrand et les médias français fabriquaient le Front National pour des raisons politiciennes de division de la droite. Trente ans plus tard, pour la première fois, le fils politique de Mitterrand attaque le Front National.

 

La candidature Mélenchon modifie totalement le couple franco allemand et la question des relations entre la France et l’Allemagne. Die Linke de Lafontaine était un modèle pour le Front de Gauche français. Le Front de Gauche de Mélenchon est maintenant un modèle pour la gauche allemande.

 

La candidature Mélenchon suit enfin le modèle espagnol. Il y a un an, le mouvement des indignados espagnols naissait à la Puerta del Sol à Madrid, Plaza de Catalunya à Barcelone et dans toutes les villes d’Espagne. Six mois plus tard, des dizaines d’indignados présentaient leur candidature et des centaines de milliers d’entre eux votaient Izquierda Unida aux élections législatives de novembre 2011 en Espagne, Izquierda Unida doublait le nombre de ses voix et de ses parlementaires. Les médias français ne le savaient pas, mais ne leur dites surtout pas.

 

Les élections législatives en Grèce du mois de mai 2012 confirmeront certainement cette tendance.

 

Bernard Fischer

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:09

 

http://www.liberation.fr/monde/01012399001-lorsque-2000-tibetains-se-seront-immoles

 

Jeudi 29 Mars 2012

 

« Lorsque deux mille tibétains se seront immolés »

 

Le 17 mars, un berger de Tongren, père de quatre enfants, s’est immolé. C’est le vingt-neuvième suicide par le feu en un an. Rencontre avec ceux qui bravent la répression chinoise et se sacrifient pour un Tibet libre.

 

Par Philippe Grangereau, envoyé spécial à Tongren

 

De la grande lamasserie de Tongren surgit soudain un étrange tumulte. Une masse désordonnée de pèlerins et de passants se projette vers un parvis balisé de stûpas d’où s’échappe une fumée âcre. «Quand j’ai vu ça, je me suis plongé dans la foule pour voir ce qui se passait, murmure Dorge, un commerçant de Tongren. Des gens bouleversés criaient, d’autres priaient. En m’approchant j’ai vu un homme à terre qui brûlait.»«Comme d’autres, j’ai pris des photos»,dit-il en sortant son téléphone portable. Sur les clichés flous, une forme humaine carbonisée gît au sol, entourée de tissus de soie jaune et blanc.

 

En ce matin du 17 mars, Dorge assistait à la vingt-neuvième immolation de Tibétains en l’espace d’un an. «Les gens ne tentaient pas d’éteindre les flammes… mais jetaient des écharpes de cérémonies autour du corps, en signe d’offrande», raconte-t-il, encore suffoqué. «Depuis peu, confie-t-il, il s’est répandu une rumeur à laquelle désormais croient beaucoup de gens. Elle dit que lorsque deux mille tibétains se seront immolés, le sacrifice sera tel que, par une sorte de miracle divin, le Tibet deviendra enfin libre.»

 

Echarpes. L’homme qui ce jour-là s’est transformé en torche vivante s’appelle Sonam Thargyal. C’était un berger de 44 ans, père de quatre enfants, qui effectuait des travaux de menuiserie dans la lamasserie de Tongren pour gagner de quoi nourrir sa famille.

 

Celle-ci vit dans un petit village, Xiabulang, situé sur les hauteurs, à huit kilomètres de là. Pour s’y rendre, des précautions s’imposent. Depuis que les suicides par le feu se sont généralisés dans les régions tibétaines - tant dans la province du Sichuan que dans celles du Qinghai et du Gansu - les routes sont barrées pour empêcher les journalistes de s’y rendre.

 

Le Tibet proprement dit - la «Région autonome du Tibet» - est, quant à elle, pratiquement en état de siège depuis le grave soulèvement antichinois de 2008, et inaccessible à la presse depuis quatre ans. Cette technique permet à Pékin d’endiguer l’information et de minimiser la portée de ces inimaginables actes de défiance dont seuls les Tibétains exilés, en contact avec la population locale, se font le relais. Dans Tongren, comme tant d’autres villes tibétaines, une troupe chinoise dressée à l’attaque patrouille jour et nuit, tandis que des escouades de policiers en civil, Chinois et Tibétains, quadrillent les rues. Tous les journalistes qui ont tenté dernièrement de s’y rendre ont été refoulés. Mieux vaut emprunter les chemins de traverse.

 

On accède à Xiabulang par un sentier. Ce village de six cent âmes est presque entièrement analphabète, car la première école n’a été construite qu’il y a deux ans. En novembre, les autorités ont néanmoins gratifié l’entrée de ce dérisoire village d’un pylône de surveillance directement relié à un commissariat de la ville : pas moins de quatre caméras vidéo scrutent les allées et venues. Il y en a beaucoup en ce moment. En voiture, en bus, à pied même, chaque jour amène un flot ininterrompu de centaines de pèlerins venus de tout le Tibet rendre hommage à la famille du berger immolé. Ils défilent solennellement devant le sanctuaire érigé dans la modeste demeure du martyr. Bien que proscrits, de grands portraits du dalaï-lama, ainsi que des écharpes de cérémonies multicolores, couronnent un petit autel où figure la photo du défunt.

 

Listes. Celui-ci a été incinéré par les lamas de Tongren quelques jours après son acte, au cours d’une cérémonie rassemblant une telle affluence que les autorités ont renoncé à la disperser. Dans la cour de la maison, des femmes en chouba (manteau traditionnel) font tourner de gros moulins à prières munis d’une auréole de tissu multicolore. Un aka (moine) en toge pourpre et les quatre enfants de Sonam Thargyal, âgés de 6 à 23 ans, accueillent les visiteurs qui apportent leur obole, dûment répertoriée dans un cahier par le clerc du village.

 

Les plus démunis offrent des briques de thé ou des sacs d’orge qui s’entassent dans un hangar en bois. D’autres donnent jusqu’à l’équivalent de mille deux cent euros - une petite fortune. «Papa ne nous a rien dit avant de commettre son geste, et rien ne nous donnait à penser qu’il y songeait», marmonne en tibétain l’un des enfants en croisant les mains. Le clerc, un des rares habitants à parler chinois, traduit d’un ton grave. La famille est-elle fière de son sacrifice ? «Nous ne pouvons pas répondre franchement à cette question, mais vous devez vous douter de la réponse», dit le clerc en décochant un regard inquiet.

 

Dans le Tibet barricadé, où disparitions, emprisonnements et tortures font partie du quotidien, mieux vaut rester circonspect. Mais cette répression stimule aussi, plus que jamais, les actes de défiance. «Nous sommes un peuple de conscience qui ne peut pas vivre sans dignité, sans religion, sous la coupe d’un gouvernement chinois qui insulte ce que nous avons de plus sacré»,dit Kelsang, un poète Tibétain. Le prestige du dalaï-lama est tel, dit-il, que de longues listes portant les noms des défunts de tout le Tibet lui sont constamment envoyées en Inde où il réside, par messager ou par courrier électronique, afin qu’il les bénisse. Selon lui, «le simple fait qu’il lise ces patronymes suffit à les consacrer».

 

De son côté, Pékin, qui accuse le grand lama exilé de «séparatisme», oblige les moines à renier par écrit leur saint père - par ailleurs constamment stigmatisé par la propagande.

 

Alors que le dalaï-lama dénonce la politique d’immigration massive de Chinois de souche dans les régions tibétaines, l’agence Chine nouvelle l’accusait cette semaine d’être «aussi cruel que les Nazis» et de préconiser contre les colons chinois un «holocauste similaire à celui d’Hitler contre les Juifs»…«La répression qui sévit depuis les émeutes de 2008 est devenue plus intolérable que jamais»,s’exclame une écrivaine tibétaine en soulignant que, depuis deux ans, l’enseignement en tibétain est proscrit dans toutes les écoles, même pour les enfants de primaire.

 

«Avant 2008, complète un fonctionnaire tibétain, on pensait, comme nous le répète sans cesse la Chine, que nous étions un peuple arriéré qui devait se siniser pour entrer dans la modernité. La ténébreuse répression chinoise nous a désormais tous fait comprendre, du simple berger aux intellectuels en passant par le clergé, que l’intention des Chinois est de nous couper le cou pour s’emparer mort ou vif de notre Tibet. Cette prise de conscience identitaire est sans précédent dans l’histoire de notre peuple.»

 

Agonie. La résistance prend de nombreuses formes. «De plus en plus d’entre nous font attention à n’utiliser que des mots tibétains, et à remplacer les mots chinois que nous utilisions auparavant par des mots tibétains nouvellement forgés», dit une enseignante en évoquant le sacrifice d’une lycéenne de Maqu (province du Gansu) qui voulait protester contre l’interdiction de l’enseignement en Tibétain. C’était le 3 mars : Tsering Kyi, 20 ans, s’est recouvert le corps de couvertures imbibées d’essence qu’elle a fixé sur son corps avec du fil de fer, avant de sortir s’immoler sur la place du marché de la ville. Son agonie n’a duré que quelques minutes.

 

La police a immédiatement bouclé la place et confisqué les téléphones portables de tous les passants pour effacer les clichés du drame. «Le bouddhisme interdit le suicide, souligne un écrivain de Tongren, mais dans une situation où on ne peut même plus pratiquer librement notre religion, l’immolation est justifiée. Ce sacrifice ultime pour la cause tibétaine me rend fière d’être Tibétain.» Il ajoute : «La non-violence prêchée par le dalaï-lama est entrée dans la conscience des Tibétains, et le suicide par le feu est l’expression d’une résistance la plus intense qui soit, tout en restant dans le cadre de ce principe.» Beaucoup de Tibétains soulignent que ces suicides par le feu ne sont pas des gestes de désespoir, bien au contraire. «Après tant d’années de tourment et d’abattement, assure le poète Kelsang, ces immolations ont redonné aux Tibétains un incroyable sentiment d’espérance. Ces sacrifices ont forgé une conscience commune et réveillé une volonté de résistance.»

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 14:48

 

http://www.marche-paris-2012.com/29-03-12-les-marcheurs-de-la-marche-baiona-etaient-a-coulombiers

 

Les marcheurs de la marche Baiona étaient à Coulombiers

 

Le 30 mars 2012, les marcheurs de la marche Baiona étaient à Coulombiers, dernière étape avant le week-end à Poitiers. La logistique est arrivée vers 11 heures, conduite par un marcheur touché par une sciatique.

 

Le campement est installé avec l’accord du maire devant la salle des fêtes. Les marcheurs arrivent vers 16 heures, un peu d’affichage a pu être fait, après discussions. Par contre, le bourg est petit, ce qui fait peu de monde intéressé... voire pas du tout, avant l’arrivée du contact local.

 

Grâce à lui, les marcheurs rechargent les batteries... toutes les batteries : ordis, téléphones, et aussi les « batteries corporelles ».

 

Les douches du stade y sont aussi pour quelque chose et sont très appréciées des marcheurs.

 

Puis dans la soirée, repas et discussion sur la route à faire pour rejoindre Poitiers [ils sont passés par l’immense grande surface au sud de la ville].

 

Le vendredi matin, après une nuit tranquille et un repos bien mérité, les marcheurs repartent peu après 11 heures avant le week-end sur Poitiers qui promet d'être actif.

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 20:02

 

http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Yannis_Youlountas

 

En 2007, Yannis Youlountas tente une pétition en faveur de la candidature de José Bové avec les électrons libres et le soutien immédiat de Michel Onfray, Ridan, Anémone et Gustave Parking, puis celui de Raoul Marc Jennar, Etienne Chouard, Siné, Magyd Cherfi et Jean Ferrat, qui obtient plus de quarante mille signatures en trois semaines.

 

Yannis Youlountas organise des réunions sur le Larzac puis dans le Gard avec José Bové qui annonce finalement sa candidature le premier février 2007 à  Saint Denis.

 

Yannis Youlountas devient le porte-parole de José Bové, de médias en meetings.

 

Il écrit plusieurs tribunes, notamment avec Michel Onfray et Raoul Marc Jennar, dans Le Monde et dans Politis.

 

Il apporte sa contribution au livre « un autre monde est en marche ».

 

Il exprime des divergences de points de vues sur la campagne avec le principal conseiller de José Bové, Denis Pingaud.

 

Il annonce au siège de la campagne à Ménilmontant le risque d’un mauvais score et en expose les motifs avec l’appui des électrons libres.

 

Il propose sa démission à José Bové qui la refuse le 16 mars à Montreuil.

 

Il continue à mener campagne jusqu’au bout.

 

Il anime le dernier grand meeting de la campagne à Toulouse devant cinq mille personnes.

 

Au lendemain du premier tour des élections présidentielles de 2007, il retire sa candidature aux élections législatives de 2007 et retourne à l’écriture. Il écrit et publie « Odyssées » et un premier roman, « Les lèvres d’Athènes »

 

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