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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 18:20

 

Voici quelques informations sur l'évolution de la situation en Grèce.  

 

Le 14 mai au soir, le président Carolos Papoulias a annoncé la convocation de tous les dirigeants des partis, à l'exception des néo nazis de l'Aube Dorée, pour 14 heures ce Mardi 15 Mai. La formulation utilisée pouvait laisser entendre la possible constitution d'un gouvernement «de personnalités», ce que la presse internationale a nommé «un gouvernement de technocrates». 

 

La réponse des partis a été la suivante : 

 

Aleka Papariga, dirigeant du PC (KKE), a affirmé qu'elle ne participerait pas à cette réunion car elle était opposée à tout gouvernement de coalition et ne voulait pas entrer dans une discussion qui était déjà conditionnée par la formation d'un «gouvernement de personnalités». 

 

Samaras de la Nouvelle Démocratie a insisté sur la formation possible d'un gouvernement politique et en cas de nécessité d'un gouvernement de technocrates, étant donné l'urgence de la situation. 

 

SYRIZA a clairement fait connaître qu'un gouvernement dit "d'experts" n'avait d'autre but que d'appliquer une politique anti populaire d'austérité. Et que SYRIZA n'était pas prêt à participer à une quelconque opération politique de ce genre.

 

Toutefois, le porte-parole de SYRIZA, Panos Skourletis, a indiqué qu'il était possible d'être présent à cette réunion sans que cela implique la plus petite modification de leur position. 

 

Evangélos Vénizélos (PASOK) a indiqué "qu'il était normal d'avoir un gouvernement de technocrates dans une telle crise". Mais qu'il n'était pas optimiste sur l'aboutissement de cette proposition. 

 

Fotis Kouvélis de la Gauche démocratique a affirmé : "J'ai indiqué au président qu'un tel gouvernement de technocrates ou de personnalités laisserait entendre l'échec des politiques. J'ai fait connaître mes objections."

 

Le bureau présidentiel a donné une transcription en grec des réunions tenues par le président le dimanche 13 mai, afin d'augmenter la pression politique. Les attaques contre SYRIZA se sont durcies. (Ces discussions peuvent être trouvées en langue anglaise, grâce à la traduction volontaire d'un journaliste, sur le site www.radioBubble.gr )

 

Le gouvernement s'est engagé Mardi 15 Mai à 10 heures 55, selon Reuters, de payer les obligations arrivant à maturité ce jour pour un montant de quatre cent trente millions d'euros. Ce sont des obligations qui ont échappé à l'opération d'échange (swaps) et de décote mise au point en mars et finalisée le 18 avril. 

 

Mardi 15 Mai à 11 heures 25, la police intervient sur la place Syntagma et arrête quelque trente militants venus de France, d'Espagne, d'Italie, d'Irlande, appuyés par des Grecs. La police avait demandé que la place soit dégagée. 

 

Importante indication sur la contraction du PIB grec (de trimestre à trimestre par rapport à l'année précédente) : baisse de 6,2% au premier trimestre 2012, de 7,5 % au quatrième trimestre 2011, de 5 % au troisième trimestre 2011, de 7,3% au deuxième trimestre 2011et de 8% au premier trimestre 2011. 

 

Ce sont des chiffres à la 1929 1930

 

La stagnation de la production industrielle à l'échelle de la zone euro est claire depuis plusieurs mois : par rapport au mois précédent, les chiffres sont les suivants, baisse de 0,1 % en octobre 2011, de 0,4 % en novembre 2011, de 1 % en décembre 2011, stagnation en janvier 2012, hausse de 0,8 % en février 2012, baisse de 0,3 % en mars 2012. L'Allemagne est en hausse de 1,3 % en mars 2012, en baisse de 2,5 % en décembre 2011, en hausse de 0,9 % en janvier 2012 et en hausse de 0,8 % en février 2012. 

 

La réunion en début d'après-midi appelée par le président se tient sous la pression : ceux qui sont pour sortir ou non de l'euro. Tous les membres de la troïka vont dans ce sens pour accroître la pression. 

 

Durant les débats, tout indique que la pression a été très forte sur les Démocrates de gauche et sur SYRIZA pour accepter l'idée d'un gouvernement de personnalités.

 

Mais aucun accord n'a abouti. Mardi 15 Mai à 17 heures 30, le fait que des nouvelles élections aient lieu faisait l'unanimité. Le débat portait sur la date des élections, le 10 ou le 17 juin. 

 

Les débats internes puis publics ont de suite porté sur le maintien dans la zone euro ou pas. 

 

La bourse a évidemment réagi. Les valeurs bancaires ont été mises au tapis (il ne faut pas oublier que des banques françaises, si elles ont peu de créances publiques grecques, ont beaucoup de créances envers des acteurs privés grecs, que ce soit des banques ou des entreprises). L'indice de la bourse d'Athènes a touché son point le plus bas depuis vingt ans, ce qui est une expression déformée de la profondeur de la crise. 

 

Le dirigeant de SYRIZA a plusieurs fois répété qu'il fallait rejeter le chantage, le terrorisme économique qui état exercé à l'encontre de la population et que celle-ci n'accepterait plus ce chantage. 

 

Mardi 15 Mai à 18 heures 30 (heure grecque), la dirigeante du KKE, Aleka Papariga, a déclaré que seul le PC avait une ligne correcte. Et a insisté une fois de plus sur ou bien les communistes ont le gouvernement, ou bien c'est l'échec. Rien d'étonnant quand on connaît la ligne du KKE. Elle est exposée dans l'éditorial de DEA publié sur le site www.alencontre.org

 

Pour ce qui est des élections, il faut avoir en tête les points suivants.

 

Il faut 3% pour entrer au parlement. 

 

Le parlement est composé de trois cent députés élus pour quatre ans normalement. 

 

Le parti arrivant en tête reçoit une part plus que proportionnelle des sièges (répartition des restes dans un système proportionnel). Le nombre de sièges alloués ainsi est de cinquante. 

 

Le président (en l'occurrence Carolos Papoulias) doit nommer, dans l'ordre des résultats, le dirigeant de parti pour former le gouvernement, si aucun parti n'a la majorité de cent cinquante et un sièges, ou aucune coalition de deux partis n'obtient les cent cinquante et un sièges. Si un parti a les cent cinquante et un sièges, il forme automatiquement le gouvernement. Si une coalition majoritaire n'est pas constituée, il y a de nouvelles élections. 

 

Les partis ont la possibilité constitutionnelle de présenter une personne qui ne soit pas le dirigeant d'un parti. Cela a été le cas pour le gouvernement technique de Papadémos soutenu par la coalition de la ND et du PASOK, avant les élections. 

 

Pour rappel, trente deux partis avaient été reconnus par la Cour suprême (Areios Pagos) le 26 avril pour les élections du 6 mai. 

 

Charles André Udry 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 17:31

 

PLACE DE LA FONTAINE DES INNOCENTS

 

Les vingt cinq indignés du campement qui ont été arrêtés et emmenés en contrôle d'identité au commissariat du dix-huitième arrondissement de Paris le Mardi 15 Mai 2012 ont finalement tous été libérés. Il semble que tout leur matériel (qui avait été embarqué) leur a été restitué (il ne reste plus rien à la Fontaine des innocents). 

La déclaration était arrivée à terme Dimanche 13 Mai à 23 heures (conformément à ce qui avait été décidé à l'Assemblée Générale du 6 mai), mais le rassemblement avait au delà ce terme été toléré, et il était en train de se développer (on est passé de vingt à vingt cinq personnes). Il faut savoir que la jurisprudence européenne (CEDH) protège les rassemblements pacifiques même non déclarés (fondement de la plainte en cours contre la préfecture de police), mais cet argument est peu entendu par la police... 

 

Une nouvelle déclaration a été faxée aujourd'hui pour protéger plus formellement le rassemblement jusqu'au 27 mai minuit (renouvellement à envisager pour la suite) mais ne prendra effet qu'après trois jours ouvrés, c'est à dire à partir de samedi minuit. Je passerai demain soir la déclaration aux gens que je trouverais à fontaine des innocents (il y aura la réunion du groupe de travail dette) 

 

Je suggérerais une opération de relance du campement samedi prochain (ou vendredi minuit) pour être synchro avec la déclaration, pour que les campeurs se donnent le temps de se réorganiser (et pourquoi pas se reposer aussi) et pour se donner le temps d'une communication suffisante (facebook etc.). 

 

Ce serait bien qu'il y ait toujours une présence régulière en soirée via groupe de travail et commission d'ici là... 

 

A noter qu'il ne reste d'actifs dans la commission juridique du mouvement des indignés parisiens que Pierre et Sophie. Ils vont à Francfort (pour le blocage de la BCE organisé par blockoccupy) cette fin de semaine, Sophie à partir de jeudi, Pierre à partir de vendredi soir, ils reviennent dimanche matin. Donc ce serait préférable d'éviter les arrestations d'ici leur retour.

 

Guy Fawkes  

 

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 20:44

 

http://www.fr.news.yahoo.com/echec-des-discussions-en-grèce-nouvelles-élections-législatives-133350006.html

 

Retour à la case élections pour la Grèce

 

ATHENES (Reuters) - Les tractations entamées en Grèce après les législatives du 6 mai en vue de la formation d'un gouvernement ont échoué mardi et un nouveau scrutin qui pourrait accélérer une hypothétique sortie de l'union monétaire devrait avoir lieu en juin.

 

Un gouvernement chargé des affaires courantes sera nommé mercredi, a annoncé un porte-parole de la présidence, où les chefs de file des partis représentés au Parlement avaient été conviés pour une réunion de la dernière chance.

 

"Nous nous dirigeons vers des élections", a-t-il dit sans évoquer de date. Les exigences du code électoral laissent toutefois supposer que le scrutin aura lieu à la mi-juin.

 

"Pour l'amour de Dieu, allons vers un mieux plutôt que vers le pire !", a déclaré Evangelos Venizelos, chef de file du Parti socialiste (Pasok), s'adressant à la presse à sa sortie du palais présidentiel. "Notre Mère patrie peut s'en sortir. Nous nous battrons pour qu'elle s'en sorte", a-t-il ajouté.

 

Depuis les élections législatives du 6 mai, marquées par l'affaiblissement spectaculaire des grands partis et une fragmentation du paysage politique, tous les efforts déployés pour former un gouvernement de coalition ont buté sur les positions incompatibles des partisans et des adversaires de l'austérité.

 

Arrivée en deuxième position, la Coalition de la gauche radicale (Syriza), formation hostile aux coupes budgétaires exigées par les créanciers internationaux, fait désormais figure de favorite pour le prochain scrutin. La première place est assortie d'une prime de cinquante sièges à la Vouli, qui en compte trois cent.

 

"QU'ILS AILLENT AU DIABLE"

 

Le non respect des engagements pris par Athènes en échange de l'aide internationale entraînerait l'arrêt de son versement, a averti Bruxelles. Un tel scénario entraînerait à coup sûr la faillite et le retour à la drachme, disent les observateurs.

 

"Il y a maintenant un risque considérable de voir la Grèce manquer tout simplement d'argent le mois prochain, ne plus pouvoir verser les salaires, faire fonctionner les transports publics, entretenir les infrastructures, et que le pays sombre dans le chaos total", a commenté Jonathan Loynes, responsable de l'Europe chez Capital Economics, selon lequel Athènes pourrait quitter la zone euro avant la fin de l'année.

 

Le président de l'Euro groupe s'est indigné lundi soir de ces rumeurs, estimant que l'hypothèse relevait de la "propagande" et du "non-sens". Au terme d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker s'est dit fermement opposé à cette idée, tout en rappelant Athènes à ses engagements.

 

Les marchés financiers, qui craignent la contagion à des économies plus importantes telles que l'Espagne ou l'Italie, ont toutefois accusé le coup mardi.

 

Alexis Tsipras, chef de file de Syriza, conteste les plans d'austérité mais se dit attaché à la monnaie unique, tout comme une énorme majorité de ses concitoyens. Près de quatre vingt pour cent d'entre eux souhaitent que le gouvernement fasse le nécessaire pour le maintien de la monnaie unique, selon un sondage récent.

 

D'abord ravis du revers infligé aux "partis de gouvernement" jugés responsables de la crise, les Grecs craignent désormais de ne plus pouvoir sortir de l'impasse.

 

"Qu'ils aillent au diable ! Dieu seul sait ce qui nous attend maintenant. J'ai très peur de l'avenir. Je ne pense pas que les élections résoudront quoi que ce soit, parce que, dans un mois, on sera dans la même situation", dit Giouli Thomopoulou, une chômeuse de 59 ans.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:39

 

 

WE ARE ALL GREEKS

 

 

Il y a actuellement une intervention policière Place de la Fontaine des Innocents à Paris.

 

Les forces de l’ordre procèdent au démantèlement du campement des indignés parisiens à l’occasion bien évidemment de l’investiture du nouveau président de la république française.

 

Ce n’est pas seulement le coup de foudre entre François Hollande et Angela Merkel.

 

C’est aussi le coup de foudre entre les forces de l’ordre et les indignés parisiens.

 

We are all greeks

 

Paris, Mardi 15 Mai 2012, 21 heures

 

Guy Fawkes  

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 19:51

 

 

La « génération perdue » espagnole se cherche à Toulouse

 

TOULOUSE (Reuters) - Sourire timide et cheveu de jais, Esther Piedrabuena craint de faire partie d'une "génération perdue".

 

Cette photographe a 22 ans, deux BTS en poche mais, faute d'emplois dans l'audiovisuel, elle a dû quitter son Espagne natale pour tenter sa chance en France.

 

Comme elle, ils sont des milliers de jeunes Espagnols à être contraints au départ. Un an après la mobilisation des "Indignés", lancée le 15 mai 2011 pour dénoncer le capitalisme financier et les inégalités sociales, nombre d'entre eux fuient la crise et le chômage de masse qui frappe leur pays.

 

Autour d'un verre, dans un café toulousain, Esther partage son désenchantement avec Cristina, Ismael, Elvira et Laura. Tous les cinq sont diplômés mais tous ont choisi de quitter l'Espagne, où règne l'un des taux de chômage les plus élevés au monde.

 

Au premier trimestre, ce taux a bondi à plus de 24%, son plus haut niveau depuis le début des années 1990. Un jeune Espagnol sur deux est sans emploi, le pays traverse sa deuxième récession en trois ans et des mesures d'économies budgétaires de quelque quarante deux milliards d'euros cette année sapent tout espoir de redémarrage prochain.

 

"La différence entre la France et l'Espagne, c'est qu'ici il y a des offres d'emploi, et que là-bas, il n'y en a pas", résume Cristina Velar, 29 ans, dans un français encore hésitant.

 

Titulaire d'un master dans le marketing et la publicité, la jeune femme a trouvé un stage d'assistante pédagogique dans un lycée toulousain. Et, malgré son bac plus six, elle a abandonné sa vie et ses proches en Cantabrie, dans le nord de la péninsule.

 

"Mon compagnon est resté à Santander. Désormais, j'ai 29 ans, j'aimerais construire ma vie mais je ne peux pas", dit-elle. Samedi, elle a pris la route de Barcelone pour aller manifester avec les autres "Indignados", qui se sont rassemblés par milliers dans tout le pays.

 

"CONTRATS-POUBELLE"

 

Ismael Flores, lui, mesure la chance d'"avoir un travail qui correspond à (sa) formation", même s'il ne s'agit pour le moment que d'un stage. Ce Catalan de 26 ans, diplômé de sciences politiques, est assistant dans un organisme destiné à promouvoir la coopération transfrontalière.

 

"(En Espagne) on ne te propose que des 'contrats-poubelle'", déplore-t-il. Au point que la situation des "mileuristas", ces jeunes qui, avant la crise, gagnaient seulement mille euros par mois, est désormais enviable. "C'est devenu une aspiration", explique le jeune homme, fervent supporter du FC Barcelone.

 

Après avoir multiplié les petits boulots - cuisinier, téléopérateur... -, Ismael a élargi le rayon de ses recherches d'emploi pour finalement atterrir à Toulouse. "On ne trouve pas en Catalogne, alors on cherche en Espagne, puis en Europe", raconte-t-il.

 

Toulouse, qui a une longue tradition d'accueil des émigrants espagnols, est une des destinations privilégiées de ces nouveaux "exilés", au même titre que l'Allemagne, le Royaume-Uni ou l'Amérique latine, souligne Bruno Vargas, historien spécialiste de l'Espagne et enseignant-chercheur aux universités de Toulouse et d'Albi.

 

"Comme disait Nougaro, l'Espagne pousse un peu sa corne jusqu'à Toulouse", confie le chercheur, coauteur de "'Les Espagnols en France, une vie au-delà des Pyrénées".

 

Dans une région marquée au vingtième siècle par l'immigration espagnole, d'abord politique avec la guerre d'Espagne, puis économique pendant les Trente Glorieuses, la nouveauté est que ce flux d'arrivants franchit les Pyrénées avec ses diplômes sous le bras.

 

"Depuis 2008 et surtout 2010, l'Espagne est redevenue une terre d'émigration (...) La grande différence avec les années 1950, c'est que ce sont des gens diplômés, voire surdiplômés qui émigrent", dit Bruno Vargas. "Il y a une fuite des cerveaux. Et quand ces gens-là auront un contrat à l'étranger, ils ne reviendront plus. La génération perdue, elle est là."

 

Le Consulat général d'Espagne à Toulouse compte deux mille inscrits de plus qu'en 2008. Ces chiffres sont toutefois minorés par le fait que tous les ressortissants ne font pas la démarche de s'inscrire.

 

Le Consulat général de Paris, qui couvre l'Ile-de-France et une large partie nord-ouest de l'Hexagone, a enregistré plus de six mille nouvelles inscriptions en 2011, contre trois mille par an environ au cours des quatre années précédentes. Un tiers des nouveaux inscrits de l'an dernier ont entre vingt cinq et quarante ans.

 

"PROMESSES D'AVENIR BOUCHÉES"

 

"Nous sommes une génération très formée. Mais l'Espagne n'a pas l'industrie et l'économie pour nous accueillir", explique Laura Ribes, 24 ans et en stage dans une web-TV toulousaine.

 

"Toutes nos promesses d'avenir sont bouchées", ajoute cette Valencienne, selon qui mieux vaut être stagiaire en France que demandeuse d'emploi en Espagne.

 

"J'ai cherché du travail là-bas, mais chaque jour, un média ferme. Et puis j'avais envie de voyager (...) Au moins, ce n'est pas du temps perdu d'apprendre une langue étrangère", juge-t-elle.

 

Pour Esther, qui dit vouloir revenir "un jour" en Espagne, une crainte domine : celle d'être une génération sacrifiée.

 

"Quand la croissance va repartir, on recrutera les futurs jeunes, pas nous. On va être une génération perdue", redoute-t-elle.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 19:03

 

http://www.elwatan.com/actualite/les-partis-se-concertent-pour-une-riposte-commune-14-05-2012-170546_109.php

 

Certains proposent de ne pas siéger à l’Assemblée Populaire Nationale

 

Les partis se concertent pour une riposte commune

 

Etat d’alerte dans les états-majors des partis politiques algériens

 

Sonnés par les résultats officiels du scrutin législatif de jeudi passé, ils sont unanimes à dénoncer « la confiscation de la volonté populaire» et menacent le pouvoir d’une riposte commune et « forte ». Et c’est le président du Front pour la justice et le développement (FJD), Abdallah Djaballah, qui prend l’initiative d’associer les autres partis politiques, en colère, à ne pas siéger dans la future Assemblée nationale.

 

Visiblement désarçonné par le très faible score qu’il a réalisé (sept sièges), il brandit la solution à la tunisienne. Un soulèvement populaire.

 

« Ce ne sont pas des élections ; le terme fraude est faible pour qualifier ce qui s’est passé le 10 mai. Le pouvoir a arrêté les résultats à l’avance et nous regrettons que l’institution militaire soit impliquée. La seule réponse à donner au pouvoir c’est de boycotter la future Assemblée nationale si l’on veut réellement faire trembler les fondements du système. Nous sommes en contact avec l’ensemble des partis politiques pour une réaction concertée et commune. Les communiqués de dénonciation ne servent plus à rien », a déclaré, hier, Abdelghafour Saâdi, vice-président du FJD. Le parti de Djaballah a pris attache avec le MSP, Ennahda, El Islah (de l’Alliance verte), le FFS, le PT, le FD et le FNA. 

 

Les autres formations politiques auront-elles le «courage» d’abandonner leurs sièges au Parlement pour provoquer une sérieuse crise politique dans le pays qui obligerait le pouvoir à revoir ses calculs ? Pas si facile. Rares sont les fois où la classe politique a été «unie» pour faire face au pouvoir, hormis le retrait des six candidats à l’élection présidentielle de 1999 qui reste dans les annales politiques. 

 

De son côté, la coalition des trois partis islamistes sous la bannière de l’Alliance verte, qui a vu rouge au soir des élections législatives, se dit favorable à une position commune « pour redresser le processus démocratique et mettre en échec les partisans du retour à avant Octobre 1988 ». « Tous les choix sont envisageables. Plusieurs propositions sont sur la table et effectivement, le boycott de l’APN en est une », a affirmé Abderrezak Mokri du MSP, qui dit que des contacts sont en cours avec les autres partis de différentes obédiences pour agir en rangs serrés. Dans un communiqué d’une rare virulence, les trois partis islamistes estiment que les résultats des élections législatives « marquent le retour du train des réformes à la case départ et le retour du pays à l’ère du parti unique ».

 

Le Parti des travailleurs, qui a pourtant dénoncé «un coup de force inacceptable», reste prudent quant à sa réaction. Le PT est préoccupé par les recours. « Pour le moment, nous sommes préoccupés par les recours à faire pour reprendre ce qui nous a été pris. Nous avons effectivement été contactés par d’autres partis pour élaborer une stratégie commune, mais nous attendons la réunion du bureau politique cette semaine pour prendre les décisions nécessaires. On n’anticipe pas », a indiqué hier le porte-parole du parti, Djelloul Djoudi. Le FFS, qui a obtenu vingt sièges, préfère attendre avant de se lancer dans une quelconque bataille avec les autres forces politiques. «Nous avons été contactés, mais nous sommes au stade de l’évaluation des résultats. Nous réagirons après la validation des résultats par le Conseil constitutionnel», a expliqué Chafaâ Bouiche, chargé de communication du parti.

 

Cependant, nombre d’observateurs de la scène politique nationale se demandent si les partis sont réellement déterminés à en découdre avec le pouvoir ou s’il s’agit seulement d’une « pression » sans lendemain, comme ce fut le cas lors de la fraude massive des élections communales de 1997. Wait and see.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 18:44

 

http://www.algerie360.com/algerie/louisa-hanoune-sg-du-pt-%C2%AB-c%E2%80%99est-un-hold-up-electoral-%C2%BB

 

La dame de fer du parti des travailleurs d’Algérie, Louisa Hanoune, a qualifié hier les résultats des élections du 10 mai de « hold up électoral » et de « grosse provocation » contre la majorité du peuple.

Et d’ajouter « c’est une hogra (injustice), incommensurable contre le peuple et son intelligence ». Selon elle « le score du FLN (à qui on a attribué deux cent vingt sièges) est irréel, de même que celui du parti des travailleurs (vingt sièges) ». « Les résultats officiels ne correspondent nullement aux résultats enregistrés dans les bureaux de vote et ce, dans l’ensemble des wilayas » a-t-elle dit encore.

La secrétaire générale du parti des travailleurs animait une conférence de presse au siège national de son parti, à Alger. Elle paraissait hors d’elle, fatiguée mais déterminée. « Nous rejetons ces résultats en gros et dans le détail » a-t-elle martelé plusieurs fois. Elle a commencé du reste sa conférence par commettre un lapsus révélateur en déclarant vouloir évaluer le « scrutin législatif prochain ». Hanoune a dit « prendre acte des résultats », tout en insistant sur le contexte dans lequel s’est déroulé le scrutin du 10 mai passé. « Cinquante ans après l’Indépendance, note-t-elle, les plus grands dangers planent sur notre région, et les plus grands bouleversements menacent de dislocation toutes les nations ». Et d’ajouter « la nation algérienne est appelée à vivre dans sa plénitude territoriale, dans son unité et sa souveraineté nationales, ce qui compte pour nous, c’est la sauvegarde de la nation, laquelle exige le respect de la volonté populaire, qui demeure l’impératif de l’heure, la priorité des priorités, sans lesquels on ne peut réaliser aucun projet ».

Pour la secrétaire générale du parti des travailleurs « les résultats des législatives ne traduisent pas la volonté populaire telle qu’elle s’est manifestée pendant la campagne électorale et lors du scrutin ». Hanoune accuse : « suivant une orientation contraire aux engagements du président de la république, les résultats des élections ont été complètement changés au profit du FLN, et c’est dans ce but que le taux de participation a été gonflé ». Et d’ajouter « c’est un scrutin dont les procédés rappellent ceux à l’œuvre dans les plus abjects systèmes staliniens. Il ressemble aux scrutins sous le régime de Ben Ali en Tunisie ».

Louisa Hanoune se dit craindre « pour la stabilité du pays ». Et de s’interroger « ceux qui ont confisqué la souveraineté populaire, ne cherchent-ils pas à provoquer un printemps arabe en Algérie ». La secrétaire générale du parti des travailleurs a soutenu que le parti qu’elle dirige « a obtenu au niveau de la capitale, selon des résultats officiels qui ont émané des bureaux, onze sièges ».

Et d’ajouter « mais hier matin (vendredi) on a détourné quatre sièges ». Selon elle « le RND qui avait zéro siège, s’est vu affecter trois alors que le FLN qui en avait sept, donc moins que nous, se verra attribuer onze sièges ». Pour Hanoune « la liste des Verts ou de Amar Ghoul (ministre) que j’appelle la liste de l’autoroute, avait obtenu seize sièges, mais s’est vue retirer trois sièges ». Sur sa lancée l’oratrice dénonce « une opération de fraude caractérisée basée sur le jeu des quotas attribués d’une manière arbitraire à l’échelle du territoire national ».

« Dans la majorité des wilayas, nous avons obtenu plus qu’un siège » a-t-elle soutenu. Et d’ajouter « l’administration n’a pas été neutre, le dispositif de surveillance des élections a été balayée à tous les niveaux, et la commission des magistrats était aux abonnés absents ».

Plus grave Hanoune charge le ministre de l’Intérieur, Ould Kablia, qu’elle accuse de « proclamer les résultats alors que les commissions dans les wilayas, n’avaient pas encore terminé l’opération de décompte des voix ». Hanoune a annoncé qu’elle va introduire des recours et saisir le président de la république.

Es-ce que le Parti des Travailleurs ira jusqu’à refuser de siéger dans la future APN, Louisa Hanoune répond « on prendra la décision qu’il faut lors de la réunion du bureau politique qui va se tenir dans deux jours ».

 

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 18:18

 

http://www.fr.news.yahoo.com/vers-un-accord-sur-le-sort-d%C3%A9tenus-palestiniens-151957203.html

 

Des détenus palestiniens vont lever leur grève de la faim

 

GAZA (Reuters) - Des centaines de détenus palestiniens en Israël ont accepté lundi de cesser leur grève de la faim après une médiation de l'Egypte.

 

Ce mouvement de protestation menaçait de déclencher une nouvelle flambée de violences dans les territoires palestiniens au cas où l'un de ces grévistes de la faim décédait.

 

La plupart de ces mille six cent prisonniers, qui représentent un tiers des quatre mille huit cent palestiniens détenus en Israël, ont cessé de s'alimenter le 17 avril pour réclamer une amélioration de leurs conditions de détention, la fin de la mise à l'isolement ou encore davantage de visites de proches.

 

Ils dénoncent en outre la détention administrative, qui permet aux autorités israéliennes de détenir un individu pour une durée illimitée sans aucune charge.

 

Certains détenus jeûnaient depuis plus longtemps encore, jusqu'à soixante dix sept jours.

 

Aux termes de l'accord conclu lundi, Israël accepte de mettre fin à l'isolement de dix neuf prisonniers et il lève l'interdiction des visites de proches venant de la bande de Gaza, administrée par les islamistes du Hamas, a déclaré un responsable égyptien impliqué dans les discussions.

 

Israël va améliorer d'autres aspects des conditions de détention et accepte de libérer les prisonniers à l'issue de leur "détention administrative" s'ils n'ont pas entre temps été présentés à un juge, a ajouté ce responsable.

 

Un porte-parole du Hamas a confirmé l'existence de cet accord. "Les prisonniers ont signé l'accord après que leurs revendications ont été satisfaites. L'accord est le fruit d'une médiation de l'Egypte", a dit Sami Abou Zouhri.

 

INQUIÉTUDE DU CICR

 

Dans un communiqué, l'administration pénitentiaire israélienne a aussi annoncé l'accord : "Un accord a été signé pour mettre fin à la grève de la faim de vingt huit jours des prisonniers palestiniens."

 

Ces derniers vont s'engager par écrit "à ne pas participer à des actions menaçant la sécurité dans les prisons", ajoute l'administration. En échange, Israël va les sortir de l'isolement et pourra les laisser recevoir des parents originaires de la bande de Gaza.

 

Les discussions au sein de la prison d'Ashkelon, au sud de Tel Aviv, entre des représentants des prisonniers et les autorités israéliennes semblaient se diriger vers un échec jusqu'à l'intervention d'un médiateur égyptien.

 

Le gouvernement israélien avait dans un premier temps récusé la clause prévoyant la remise en liberté des "détenus administratifs" dont le maintien en détention, d'ordinaire de six mois renouvelables sur décision de la justice militaire, n'est plus justifié.

 

Les visites des familles ont été suspendues après l'enlèvement du soldat franco-israélien Gilad Shalit en 2006 par des activistes palestiniens. Il a été relâché en octobre dernier contre la libération de mille prisonniers palestiniens.

 

Les prisonniers détenus en Israël sont des militants du Hamas et du Djihad islamique, hostiles au processus de paix avec l'Etat hébreu, ainsi que des membres du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas.

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé la semaine dernière Israël à transférer d'urgence à l'hôpital six détenus palestiniens en grève de la faim, estimant qu'ils se trouvaient en "danger de mort imminente".

 

La Cour suprême israélienne a rejeté lundi dernier la demande de libération de deux Palestiniens en grève de la faim depuis soixante dix jours.

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 18:24

 

http://www.terredegauche.fr/index.php?option=com_content&view=category&id=23:actualites-sociale-et-politique&layout=blog&Itemid=73

 

Dans les trois départements du Limousin, les élections législatives ont lieu dans une configuration Limousin Terre de Gauche (PCF,PG, NPA, Alternatifs) élargie à l’ADS en Haute Vienne

Première circonscription de la Corrèze (Tulle Ussel)

Christian Audouin, titulaire, et Véronique Momenteau, suppléante

Deuxième circonscription de la Corrèze (Brive)

Eric Coquerel, titulaire, et Marie Claude Ripert, suppléante

Circonscription unique de la Creuse

Marie Hélène Pouget Chauvat, titulaire, et Aymeric Martin, suppléant

Première circonscription de la Haute Vienne (Limoges Eymoutiers)

Claude Toulet, titulaire, et Roger Souteyrand, suppléant

Deuxième circonscription de la Haute Vienne (Limoges Saint Junien)

Marie José Dumas Delage, titulaire, et Francis Dauliac, suppléant

Troisième circonscription de la Haute Vienne (Limoges Bellac)

Daniel Clerembaux, titulaire et Danielle Soury, suppléante

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 15:10

 

http://www.pcfmontbeliard.wordpress.com/2012/04/28/legislatives-le-front-de-gauche-et-le-npa-font-alliance-sur-la-quatrieme-circonscription-du-doubs-lunite-comme-seul-mot-dordre-lest-republicain-280412/#more-2292

 

http://www.estrepublicain.fr/doubs/2012/04/28/l-unite-comme-seul-mot-d-ordre

 

Le Front de Gauche et le NPA font alliance sur la quatrième circonscription du Doubs.

 

L’unité comme seul mot d’ordre

 

C’est une première. Le NPA (nouveau parti anticapitaliste) et le Front de gauche feront campagne ensemble pour les législatives sur la quatrième circonscription du Doubs.

 

Chantal Adami (Front de gauche) sera candidate titulaire et Fabienne Finck (NPA) sera candidate suppléante.

 

Ce mouvement de regroupement s’étend à la cinquième circonscription où Claude Faivre (NPA) sera candidat titulaire et aura comme suppléante une candidate issue du mouvement des Alternatifs, un parti du Front de Gauche.

 

Alors qu’aucun accord de rassemblement n’a été trouvé pour les présidentielles, l’unité est donc désormais clairement affichée entre les deux partis. Le but ? Porter « une véritable dynamique de gauche » dans l’optique du scrutin de juin prochain. « Nous ne sommes pas antiunitaires par principe », explique Fabienne Finck. « On l’est quand on n’arrive pas à se mettre d’accord. Or nous avons des vues qui se rapprochent sur de nombreux points. Aujourd’hui, il faut voir ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise ». 

 

Le Front de Gauche approuve : « Il était dommage que le NPA ne nous rejoigne pas sur la quatrième circonscription, où nous avons fait un gros travail d’élargissement, au contact des associations, des gens, et des partis politiques » constate René Taillandier, responsable du Parti de Gauche.

 

Sur la quatrième circonscription, la formation de Mélenchon enregistre une poussée de quatre points par rapport à 2007 (soit quatre mille huit cent cinquante électeurs en plus) et espère, avec le NPA comme allié, faire barrage à la droite en juin.

 

Et tout particulièrement à l’extrême droite qui marque douze points de plus qu’il y a cinq ans. « Seule l’extrême gauche a combattu ses thèses pendant la campagne, qui ont été reprises par l’UMP et diffusées par la presse » souligne René Taillandier qui espère que les milieux défavorisés et ouvriers se tourneront vers son parti plutôt que celui de Marine Le Pen.

 

Reste maintenant à proposer un programme commun qui contente chacun.

 

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