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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 20:08

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE88N00E20120924

 

L’ex bras droit de Bo Xilai condamné à quinze ans de prison en Chine

 

PEKIN (Reuters) - Le Parti communiste chinois (PCC) a fait un pas en avant dans le règlement du sort de son ex-étoile montante Bo Xilai avec la condamnation à quinze ans de prison de l'ancien chef de la police de Bo pour tentative de dissimulation de meurtre.

Cet ex-chef de la police de la ville de Chongqing, Wang Lijun, a été condamné par un tribunal de Chengdu qui l'a reconnu coupable de quatre chefs et notamment pour avoir cherché à dissimuler le meurtre en novembre 2011 de l'homme d'affaires britannique Neil Heywood par la femme de Bo Xilai.

La femme de Bo Xilai, Gu Kailai, a déjà été condamnée pour cette affaire, en août, à la peine capitale avec sursis, ce qui revient à la détention à perpétuité.

Wang Lijun la rejoignant derrière les barreaux, la hiérarchie du PCC doit maintenant décider que faire de Bo, homme politique aux méthodes controversées mais qui était promis à un brillant avenir, alors que le pays se prépare à un changement de direction lors du XVIIIe Congrès du PCC le mois prochain.

Wang occupait le poste de chef de la police de Chongqing, mégalopole du sud-ouest de la Chine, lorsque Bo Xilai en était le chef du Parti communiste.

"Wang Lijun a présenté les indications d'importantes infractions au droit et de crimes commis par d'autres", lit-on dans le verdict du tribunal, cité par l'agence de presse Chine nouvelle. L'agence ne dit pas quelles sont ces autres personnes.

"Il a effectué une contribution majeure, et, selon le droit, il peut être l'objet d'une peine plus légère", déclare encore la justice chinoise. Wang Lijun était passible de la prison à perpétuité, voire de la peine capitale.

Cette peine relativement clémente donne du poids à ceux qui pensent que le PCC va décider d'emprisonner Bo Xilai également, estime He Weifang, professeur de droit à l'université de Pékin, qui a suivi l'affaire de près.

"Le filet (...) autour de Bo Xilai se resserre lentement", commente le professeur He. "Il va sans doute avoir un procès pénal."

D'autres observateurs estiment au contraire que le Parti épargnera un procès à Bo et le sanctionnera en interne.

PAS D'APPEL

Avant qu'une enquête pénale puisse être lancée, la direction du PCC devra d'abord prendre connaissance des résultats d'une enquête interne et décider de remettre le dossier à la justice. Cela pourrait se passer lors d'une réunion prévue avant celle du Congrès du PCC.

Wang Lijun, qui avait aidé Bo à faire de Chongqing son fief politique, avait avoué la semaine passée les charges retenues contre lui au deuxième jour de son procès, rapporte Chine nouvelle. Seule la presse officielle a eu accès au procès.

L'ancien chef de la police de Chongqing ne fera pas appel, a annoncé son avocat Wang Yuncai. Une fois qu'il aura purgé la moitié de sa peine, celle-ci pourra être réduite, a précisé l'avocat.

Le scandale qui a emporté Bo Xilai et Wang Lijun a éclaté après le meurtre de Neil Heywood par Gu Kailai dans un hôtel de Chongqing, municipalité géante que Bo Xilai et Wang Lijun géraient comme leur fief.

Wang Lijun avait d'abord tenté d'écarter les soupçons qui pesaient contre Gu Kailai qui avait empoisonné Heywood, puis il avait conservé en secret les preuves du meurtre.

Fin janvier, Wang avait été éconduit par Bo lorsqu'il lui avait présenté la situation. Bo avait même giflé son super-policier et l'avait ensuite déchu de son poste de chef de la police.

"C'est une gifle qui a changé l'histoire", commente Li Zhuang, un avocat de Pékin qui s'est opposé aux deux hommes pour avoir organisé la répression de leurs adversaires sous le prétexte de lutter contre le crime organisé. "Autrement, Bo pourrait encore être au pouvoir et espérer monter plus haut."

Craignant pour sa sécurité, Wang s'était réfugié pendant vingt quatre heures au consulat des Etats-Unis à Chengdu, point de départ des révélations publiques sur l'affaire.

En mars, Bo Xilai était démis de ses fonctions de chef du Parti communiste de Chongqing, brisant sa carrière politique qui semblait promise à un bel avenir. En avril, Bo était démis du Politburo.

Il n'est pour l'instant accusé que d'avoir enfreint la discipline interne du parti. Ses partisans accusent ses ennemis d'exploiter les charges contre son épouse Gu Kailai pour le renverser. Il n'a pas pour l'instant eu l'occasion de se défendre publiquement depuis sa chute en mars.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:54

 

L’opposition légale demande une transition pacifique en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Des membres de l'opposition syrienne autorisée par le gouvernement de Bachar al Assad se sont réunis dimanche dans la capitale Damas et ont demandé que le départ du président se déroule pacifiquement, après dix-huit mois d'un conflit meurtrier.

 

Radjaa Nasser, l'un des organisateurs de la Conférence pour le salut de la Syrie, a demandé "un arrêt immédiat des fusillades, un arrêt des bombardements brutaux et barbares, une trêve et une pause chez les combattants".

 

Une telle trêve pourrait "ouvrir la voie à un processus politique (...) qui garantirait un changement politique radical, la fin du régime actuel et une démocratie sérieuse et authentique", a ajouté Radjaa Nasser qui s'exprimait lors de la rencontre organisée par l'Organe de coordination nationale (NCB), principal groupe légal d'opposition.

 

Malgré l'arrestation de plusieurs opposants ces derniers jours, la réunion avait été autorisée par les autorités, ce que les rebelles syriens ont présenté comme un stratagème de Damas pour donner une illusion d'ouverture politique.

 

"Cette opposition est simplement l'autre côté de la même pièce", a dit un porte-parole de l'Armée syrienne libre (ASL), principal composante de la rébellion armée, dont la direction a quitté cette semaine la Turquie pour s'installer en Syrie.

 

Des opposants, dont certains ont passé des années en prison pour leurs critiques envers Bachar al Assad, ont précisé que la Chine et la Russie, alliées de Damas sur la scène internationale, s'étaient engagées à faire usage de leur influence pour protéger la rencontre.

 

Huit membres du NCB ont cependant été arrêtés par les forces de sécurité dans la semaine. Trois d'entre eux ont été interpellés à l'aéroport de Damas au retour d'un voyage en Chine.

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 19:25

 

 

Echauffourées lors d’une manifestation anti austérité en Espagne

 

MADRID (Reuters) - Des échauffourées ont opposé manifestants et policiers lors d'un rassemblement mardi à Madrid contre les mesures d'austérité que doit annoncer cette semaine le gouvernement de Mariano Rajoy dans le cadre du budget 2013.

 

Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place Neptune où elles voulaient former une chaîne humaine autour du Parlement, dont l'accès était bloqué par les forces de l'ordre.

 

La télévision espagnole a diffusé des images où l'on voit des policiers matraquer des manifestants.

 

Les participants à la manifestation, organisée via internet par différents groupes d'activistes, semblaient plus jeunes que dans les récents rassemblements qui ont eu lieu, à l'appel des syndicats institutionnels.

 

Les manifestants accusent l'Etat d'avoir réduit les aides sociales au profit d'un renflouement du secteur bancaire.

 

"Mon salaire annuel a chuté de huit mille euros et s'il continue à baisser je ne pourrai pas joindre les deux bouts", a dit Luis Rodriguez, un pompier de 36 ans qui participaient à la manifestation.

 

Le président du gouvernement, Mariano Rajoy, a une marge de manoeuvre réduite après avoir déjà considérablement diminué les traitements des fonctionnaires, augmenté de trois points la TVA de dix huit à vingt et un pour cent, et réduit les dépenses en matière d'éducation et de santé.

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 17:58

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2012/09/24/la-s-ur-de-bachar-al-assad-s-exile-a-dubai_1764415_3210.html

 

La sœur de Bachar al Assad s’exile à Dubaï

 

Par Christophe Ayad

 

C’est une défection pas comme les autres : le départ discret de Bouchra, la sœur aînée du président syrien Bachar al Assad, est elle l’expression de dissensions au sein de la famille au pouvoir ? C’est ce qu’affirme l’opposant indépendant Ayman Abdel Nour, qui dirige le site d’information www.all4sy.com, généralement bien informé.

 

Bouchra Al-Assad est la veuve d'Assef Chawkat, l'ex-vice-ministre de la défense tué officiellement dans l'attentat du 18 juillet 2012 contre la "cellule de crise" du régime, avec trois autres hauts responsables. Elle s'est installée dans l'émirat de Dubaï, où elle jouit de la protection de la famille régnante al Maktoum, avec ses cinq enfants, qu'elle a inscrits dans une école.

 

Difficile de savoir si ce départ a une raison politique ou plus simplement pratique, la vie en Syrie étant devenue extrêmement compliquée pour les proches des dirigeants syriens, qui craignent de faire l'objet d'attentats ou d'enlèvements. L'état du système scolaire syrien, dont dix pour cent des écoles ont été détruites ou endommagées et où nombre de professeurs sont portés absents, est peut-être une raison de cet exil.

 

Les relations entre Bachar al Assad et sa sœur sont notoirement mauvaises. Pourtant, le jeune président avait été le seul à plaider pour son mariage avec Assef Chawkat, un obscur officier syrien, dont la famille, d'origine sunnite et de Tartous, est assimilée à la communauté alaouite, la confession du clan au pouvoir.

 

Bouchra n’avait pas apprécié le mariage de Bachar avec Asma

 

L'aîné Bassel et le benjamin Maher n'ont jamais caché leur hostilité à cet ambitieux considéré comme un intrus. Bassel est décédé dans un accident de voiture en 1994 et Maher, après avoir tiré une balle dans le ventre de son beau-frère en 1999 lors d'une querelle familiale, avait fini par s'en accommoder.

 

A son tour, Bouchra n'avait pas apprécié le mariage de Bachar avec Asma al Akhras, l'actuelle première dame, issue d'une famille de notables sunnites de Homs et élevée à Londres. Insupportée par les manières hautaines d'Asma et ses origines sunnites, Bouchra l'aurait même giflée au début des années 2000.

 

Ce n'est pas la première fois que Bouchra part "en exil". En 2008, elle avait déjà déménagé aux Emirats arabes unis pour marquer son mécontentement après le limogeage de son mari de ses fonctions de chef du renseignement militaire.

 

Elle était rentrée au pays durant l'été 2009 et le soulèvement syrien avait permis à son mari d'opérer un rétablissement de façade comme vice-ministre de la défense et membre de la "cellule de crise" chargée de gérer le soulèvement.

 

En mai 2012, il aurait fait l'objet d'une tentative d'empoisonnement. Bachar Al-Assad et son frère Maher n'ont pas jugé nécessaire d'assister aux obsèques de leur beau-frère, ou bien les ont-ils évitées pour raison de sécurité.

 

Maintenant que son mari est mort et qu'elle ne se sent plus liée au sort du régime, Bouchra al Assad a pu juger qu'il était plus prudent de partir s’installer en des lieux plus sûrs.

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 17:18

 

http://www.paris.reelledemocratie.net/node/1589

 

Soutien au mouvement « ocupa el congreso »

 

Occupons l'ambassade d'Espagne

 

Mardi, 25 Septembre 2012 à 19 heures

 

Rassemblement de solidarité à la journée d'action espagnole. Devant l'ambassade d'Espagne 22 Rue Marceau 75008 Paris Métro Alma-Marceau, Kleber ou Georges V. Manifestation déclarée en préfecture.

 

Le 25 septembre, une mobilisation citoyenne d'ampleur est prévue en Espagne. Lors de cette journée, les citoyens vont tenter de bloquer le parlement pour exprimer leur refus des plans de rigueur successifs.

A Paris est prévu un rassemblement de soutien devant l'ambassade d'Espagne Mardi 25 septembre à 19 heures. Nous craignons une forte répression policière à Madrid et estimons indispensable d'apporter notre soutien aux espagnols qui luttent contre les plans d'austérité et le chantage à la dette. Nous appelons à vous joindre à ce rassemblement pour faire pression sur le gouvenement Rajoy.

Merci de votre soutien et de votre aide dans la diffusion de cette information.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 15:28

 

 

L'islam et les islamophobes

 

 Mahomet, les caricatures et les musulmans

 

Et quoi d'autre encore ?

 

Par Chérif Boudelal

 

Jeudi 20 Septembre 2012

 

Les idéologues de la haine ont atteint leurs objectifs

 

Charlie Hebdo récidive en publiant encore une fois les caricatures danoises sur Mahomet, ce mercredi 18 septembre 2012. Par leur publication, ce journal jette de l’huile sur le feu allumé par le film islamophobe US sur le Prophète de l’Islam, intitulé : «L’Innocence des musulmans», provoquant une vague de protestations dans plusieurs pays musulmans ainsi que dans des pays occidentaux.  

 

 

Qu’est-ce qu’il y a de particulier dans ces caricatures qui passionnent tant de monde ? A première vue, il n’y a rien de particulier. Si on n’explique pas la pensée de l’auteur, ces caricatures se font passer pour des dessins à amuser les enfants. Pourquoi les musulmans pensent que ces caricatures sont dégradantes pour leur prophète et pour les musulmans ? Au contraire, ce sont ceux qui se sont acharnés contre les musulmans et leur prophète à travers ses caricatures et films, en essayant de porter atteinte aux musulmans et à leur prophète qui ont montré au monde leur bassesse, leur cynisme et leur immoralité motivés par la haine.

 

 

Sur le plan moral, ceux qui veulent faire du mal aux autres en essayant de ridiculiser les personnages auxquels ils sont attachés, sont des gens qui souffrent du complexe d’infériorité. Mais dans notre cas, il y a un autre facteur prédominant : celui de l’endoctrinement idéologique. Les auteurs et leurs supporters obéissent aveuglément à une idéologie dont l’objectif est de déstabiliser les communautés musulmanes dans les pays occidentaux, et inciter des gens dans les pays musulmans à s’attaquer aux représentations diplomatiques des pays où ces caricatures et films sont réalisés et publiés.

 

 

C’est la seconde fois que Charlie Hebdo publie ces caricatures. La première fois, il a vu ses locaux incendiés, à moins que la motivation, cette fois ci, de sa direction ait été impulsée par le désir de rénover les locaux du journal aux frais des assurances. Dans ce cas, c’est raté puisque la protection policière a été renforcée autour du bâtiment du journal.

 

 

Après la première publication (en 2006) des caricatures danoises sur Mahomet, l’ex directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, avait justifié son geste par la « liberté d’expression », mais aussi par sa solidarité avec le journal danois car, selon lui, le Danemark avait refusé de livrer les juifs aux nazis lors de la seconde guerre mondiale ! Un prétexte qui n’a aucun sens si ce n’est son idéologie sioniste qui l’a aveuglé au point de voir en tout musulman un ennemi potentiel des juifs.

 

 

Ce même Philippe Val avait licencié le caricaturiste Siné (en 2008) après avoir fait des caricatures sur Jean Sarkozy, sa fiancée, le judaïsme et l’argent (rappelons que Jean Sarkozy est le fils de son ami Nicolas Sarkozy, alors qu’il était président de la république française, qui lui avait donné un coup de pouce pour gagner son procès relatif à ces caricatures que les musulmans lui avaient intenté). Et là, tout d’un coup, Philippe Val oublie la liberté d’expression du caricaturiste et confrère Siné !

 

 

La ruse des uns et la naïveté des autres

 

 

Connaissant le point faible et la naïveté des musulmans, les islamophobes utilisent insidieusement des ruses pour les provoquer, en espérant que certains d’entre eux réagissent à chaud par la violence pour les qualifier ensuite d’intégristes et de violents. Bien entendu ceux parmi les musulmans qui tombent dans leur piège apportent de l’eau au moulin de leurs ennemis. Et dans de tels cas les islamophobes atteignent leur objectif, celui de dénigrer et l’Islam et les musulmans.

 

 

Nous savons qui sont les gens qui tirent les ficelles en Occident pour déstabiliser les musulmans et dresser l’opinion contre eux. Pour prendre le cas de la France, ceux qui tirent les ficelles sont ceux qui ont peur que les citoyens issus des communautés musulmanes arrivent à faire leur place dans la société française. Donc ils ont peur de la stabilité des communautés arabo-musulmanes et non pas de leur « intégrisme » comme ils le prétendent. Car ces marchands de la haine savent que si les jeunes issus de ces communautés font leurs places dans la société française, ils ne pourront plus faire de la politique sur leur dos pour garder leurs privilèges. C’est pourquoi, ils doivent leur créer des problèmes pour qu’ils restent éternellement en marge de la société afin de leur laisser le champ libre de continuer à spéculer sur leur sort.

 

 

Malheureusement, nous constatons que des musulmans naïfs ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et tombent dans le piège de leurs détracteurs en leur donnant satisfaction. La meilleure façon de répondre aux provocations de ces marchands de la haine serait celle de les ignorer carrément. On les ignorant, ce sont eux-mêmes qui vont être déstabilisés car ils n’auront plus de boucs émissaires qui les feront vivre, ils finiront par être asphyxiés tel un poisson sans eau.

 

Les prétextes utilisés par ces islamophobes et ceux qui les soutiennent sont aussi ridicules que leurs actes : ils se cachent derrière la « liberté d’expression » pour insulter les gens. Malheureusement les politiques les suivent dans cet argument vide de sens, préférant même fermer leurs représentations diplomatiques et culturelles dans les pays musulmans que de censurer les caricature d’un journal, au nom de la « liberté d’expression ». Si on les suit dans leur raisonnement, menacer les auteurs de ces caricatures peut aussi être considéré comme une liberté d’expression !

 

 

Quel est l’intérêt de ceux qui insultent les autres à travers le dénigrement de leurs religions sinon de créer des problèmes à la société concernée ? Ce sont des provocations gratuites qui visent à déstabiliser les sociétés à des fins politiques et idéologiques. Et les provocateurs sont connus par leurs appartenances à des idéologies de la haine. Ceci dit, ce sont ceux qui ne respectent pas cette diversité qui sont en opposition avec la laïcité, à l’instar de ceux qui se moquent des religions et de leurs adeptes à travers des caricatures, vidéos, etc.

 

 

C'est quoi au juste la laïcité ?

 

 

On entend des « laïcistes » marteler le mot « laïcité » à tort et à travers en l’opposant abusivement aux religions, alors que la vertu de la laïcité se situe dans le respect mutuel des uns et des autres, donc le contraire de ce que disent ces derniers. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le respect de la diversité culturelle, philosophique et religieuse. La laïcité, en plus de la séparation de l’Eglise (ceci sous entend aujourd’hui les la Synagogue et la Mosquée) et de l’Etat, ne recommande-t-elle pas le respect des croyances de chacune et de chacun ?

 

 

C’est bien cela le sens et la vertu de la laïcité que certains déforment délibérément pour tromper l’opinion publique en vue d’atteindre leur objectif : celui de déstabiliser les communautés visées et dresser l’opinion française contre elles ( dans notre cas ce sont les musulmans qui sont visés). La laïcité sous entend également que les pratiques religieuses sont strictement personnelles et ne doivent être, sous aucun prétexte, imposées aux autres.

 

 

La liberté d'expression ? Parlons-en !

 

 

Aux musulmans qui réclament une loi qui interdirait ce genre d’offense à leur religion, on leur dit : dans un Etat de droit on ne peut pas interdire aux citoyens de s’exprimer librement. Soit, que ce raisonnement soit applicable pour tout le monde sur le même pied d’égalité. Le fait d’interdire une manifestation porte atteinte aussi à la liberté d’expression. Or, des manifestations ont été interdites pour les musulmans qui voulaient pratiquer leur liberté d’expression en manifestant leur indignation contre ceux qui publient les caricatures considérées comme portant atteinte à leur prophète. Les nombreuses énumérations suivantes vont montrer aux lecteurs que ces arguments de la liberté d’expression ne tiennent pas debout, car le contraire a été appliqué dans d’autres circonstances.

 

 

On a institué une loi interdisant le racisme. On a institué une loi interdisant l’antisémitisme. On a institué une loi interdisant la publication de tout document mettant en cause la véracité de ce qui est raconté sur l’holocauste. On a institué une loi interdisant la publication des « Protocoles des sages de Sion ». On a même remis en cause des thèses universitaires considérées comme « révisionnistes ». On a révoqué et ou suspendu des professeurs d’universités parce qu’ils n’étaient pas sur la même ligne générale concernant l’histoire de l’holocauste.

 

 

Des maires ont retiré des salles aux organisateurs de conférences en obéissant aux lobbies de pression. On a interdit des salles municipales à des comédiens, comme Dieudonné, parce qu’il critique le sionisme. Des maires ont fait retirer des livres des bibliothèques municipales sous la pression du CRIF.

 

 

Pour le moins qu’on puisse dire ces arguments ne sont pas convaincants. On ne voit la liberté d’expression que lorsque les plaignants sont des musulmans, car ils n’ont pas un rapport de force politique. Et c’est logique. Ce sont les rapports de forces qui régissent la politique d’un Etat, quel qu’il soit. C’est à ceux qui s’estiment lésés dans leurs droits de faire en sorte qu’ils aient, eux aussi, un poids politique pour qu’ils soient respectés par les autres. Les musulmans de France ne sont pas organisés, voire ils s’entredéchirent. Et tant qu’ils ne sont pas organisés, ils pèsent moins qu’une feuille morte sur le plan politique ; c’est-à-dire ils n’ont et n’auront aucun respect de la part des politiques, mais seulement du mépris. Même quand on les invite à des soirées mondaines, comme celle du repas du CRIF, c’est une façon de les humilier davantage, en les considérant comme des marionnettes à la recherche d’un strapontin parmi les « grands » de ce monde.

 

 

Bernard Frau de L’Express écrit, le 20 septembre 2012 ceci : « l'initiative de Charb (le directeur actuel de Charlie Hebdo) n'apporte strictement rien à la nécessité de faire reculer le fondamentalisme politiquement intéressé qu'il prétend combattre ». Non Monsieur, Charb et ses amis ne combattent pas le fondamentalisme, mais ils le cultivent en poussant des jeunes sans aucune connaissance de l’Islam de renforcer ses rangs.

 

 

Ces gens obéissent à une idéologie perverse, celle de diviser pour régner dans le but de justifier leur haine envers les musulmans vis-à-vis de l’opinion internationale. Cette stratégie vise à mobiliser les médias, les politiques pour préparer l’opinion à accepter la chasse aux « salafistes » ; leur objectif est de déstabiliser les communautés musulmanes et provoquer en leur sein des réactions hostiles à l’ordre établi pour justifier leur propagande islamophobe.

 

 

Ces marchands de la haine, voyant la croisade née du 11 septembre 2001 arriver à sa fin, essaient d’entrainer les pays occidentaux dans d’autres aventures qui pourraient être encore plus néfastes, car cette fois-ci il s’agit de dresser les citoyens du même pays entre eux. Si la France veut véritablement résoudre le problème des « extrémistes », elle doit s’attaquer d’abord au terrorisme intellectuel qui provoque des jeunes pour les pousser à réagir maladroitement, sans réfléchir, afin de donner une mauvaise image à leurs communautés respectives et assouvir ainsi leur haine d’islamophobes. Ensuite elle doit abolir la politique de deux poids deux mesures qui règne à tous les niveaux de la vie dont les musulmans de France sont les premières victimes.

 

 

Ces observations sont aussi valables aux autres pays occidentaux qui ont le même problème de terrorisme intellectuel et politique, qui est à l’origine de tous les extrémismes. Et nous avons vu à quel point la campagne de Bush qui voulait s’attaquer à « l’axe du mal islamiste » a fait du mal, non seulement au peuple US mais au monde entier, puisqu’ils ont entraîné plusieurs pays dans leur sillage dans les guerres en Afghanistan et en Irak.

 

 

Résultat : ils ont détruit les infrastructures de ces pays, exterminé une partie de leurs peuples et laissé derrière eux des milliers de morts de leurs soldats et une perte matérielle considérable aux frais de leurs peuples. La seule « victoire » que les USA et leurs alliés ont réalisée, c’est d’avoir réussi à gonfler l’effectif de l’organisation, alors que cette organisation était inconnue dans le monde jusque-là.

 

 

Enfin, il faut que les musulmans sachent que tant qu’ils sont divisés et inorganisés, aussi bien en Occident qu’ailleurs, ils doivent s’attendre au pire. Ils doivent savoir que dans la politique il n’y a ni logique ni sentiments, mais seulement des intérêts ; et tant qu’ils n’ont aucun rapport de force, ils doivent s’attendre à d’autres humiliations de la part des islamophobes de tout bord. S’ils veulent que les autres les respectent, ils doivent appliquer le proverbe arabe qui dit : « respectez-vous vous-mêmes et les autres vous respectent ».

 

 

Ceci signifie que le respect doit être réciproque, et si on ne se respecte pas soi-même il ne faut attendre à ce qu’on bénéficie du respect des autres. En clair, si les musulmans sont incapables de s’entendre et de s’organiser entre eux pour se faire respecter dans les sociétés où ils vivent, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

 

 

A bon entendeur salut.

 

 

Chérif Boudelal

 

 

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 15:07

 

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-la-legion-francaise-d-assad_1160179.html  

 

La légion française d’Assad  

 

Par Vincent Hugeux et Hala Kodmani  

 

Jeudi 13 Septembre 2012  

 

Le dictateur de Damas peut compter dans l'Hexagone sur le soutien obstiné d'une coalition hétéroclite. De l'extrême droite aux lobbys pro arabes radicaux, revue des troupes éparses mais fidèles du "bacharisme" made in France.   

 

Le dictateur de Damas peut compter dans l’hexagone sur le soutien obstiné d’une coalition hétéroclite. De l’extrême droite aux lobbys pro arabes radicaux, revue des troupes éparses mais fidèles du « bacharisme » made in France.  

 

Sur la scène comme dans les coulisses de ce théâtre d'ombres s'affaire une troupe bigarrée. En tournée depuis dix-huit mois, la compagnie des disciples français de Bachar el-Assad a ses stars, ses jeunes premiers, ses seconds rôles, ses héros masqués et ses figurants candides, accourus de tous les horizons.   

 

La fuite en avant meurtrière du tyran syrien aura réuni, en un douteux combat, une bande de lobbyistes que tout oppose. Le facho y côtoie le gaucho. Le pieux musulman y côtoie l'islamophobe, le laïcard radical, le catho intégriste, l'altermondialiste de stricte obédience, le négationniste impénitent et, un peu égaré, l'expert atterré par cet Occident dont la cécité hâterait la venue d'un "hiver salafiste" sans retour.    

 

Mais nombre d'entre eux s'enivrent du même breuvage, cocktail où se mêlent, selon un dosage aléatoire, l'anti-impérialisme, la haine d'Israël -fût-elle affublée des atours de l'antisionisme-, la hantise du djihad triomphant, la défense de minorités confessionnelles en péril, le mépris qu'inspirent l'acharnement d'une presse asservie et le culte un rien nostalgique des régimes "forts". Le tout relevé d'une mesure de complotite chronique.    

 

L'appât du gain ? Il peut, çà et là, stimuler les vocations; mais pèse bien moins, à l'heure de s'engager sur le chemin de Damas, que les lubies idéologiques. Si notre tribu ne compte que peu d'adeptes -quelques dizaines d'activistes-, si ses manifestations parisiennes ne rassemblent qu'un maigre noyau de fidèles, les outils de la planète Web, les réseaux sociaux et les médias dits alternatifs dopent son audience. D'autant que le même militant peut, pseudonymes à l'appui, sévir sous diverses bannières.  

 

A l'extrême droite du portrait de famille, un personnage retient l'attention : Frédéric Chatillon, 44 ans. Ancien patron du Groupe union défense (GUD), phalange estudiantine encline à singer les rituels néonazis, ce colosse gominé, air rogue et veste de cuir, apparaît notamment en octobre 2011 en marge d'un meeting pro-Bachar ponctué de saluts hitlériens. Lui a fondé dès 1995 la société Riwal, "agence spécialisée dans le conseil en communication, la création graphique et l'événementiel", matrice flanquée treize ans plus tard d'une filiale baptisée Riwal Syria, censée oeuvrer à la "promotion des sociétés privées et des institutions publiques syriennes en France". A commencer par le ministère du Tourisme, client généreux.    

 

« Agence de ré information »  

 

La maison Chatillon doit pour l'essentiel sa bonne fortune -et le décuplement d'un capital au sein duquel figure le copain et associé Axel Loustau, patron de l'entreprise de gardiennage Vendôme Sécurité- au parrainage des Tlass, dynastie baasiste autrefois très en cour et prompte à financer l'impression d'affiches et d'ouvrages révisionnistes. Sunnite, le père Mustapha fut ministre de la Défense; quant au fils Manaf, général placé à la tête d’une unité d’élite, il a fait défection en juillet. "Trahison d'enfant gâté" instantanément fustigée par le site  www.infosyrie.fr, autre planète de la galaxie Chatillon, domiciliée elle aussi rue Vineuse, dans le seizième arrondissement. Cette "agence de ré-information" s'emploie, comme son nom l'indique, à corriger les ravages d'une couverture mensongère de la tragédie syrienne.   

 

A propos de mensonge... Présidente du Front national, Marine Le Pen minimise le rôle joué à ses côtés par l'ami Frédéric, croisé sur les bancs de la fac de droit d'Assas, mais relégué au rang de "prestataire de services". Services éminents : comme l'atteste un documentaire de Canal +, le "fournisseur" Chatillon a veillé à l'automne 2011 au bon déroulement de la virée romaine de "Marine". Son épouse, Marie d’Herbais, fille d'une ex-élue régionale frontiste de Picardie, présente le blog vidéo de Jean Marie Le Pen. Le tropisme baasiste du Front National a la vie dure. Compagnon et bras droit de la conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, Louis Aliot invoquait le 17 août une imaginaire "parité dans les massacres" pour renvoyer dos à dos le régime de Damas et la rébellion.   

 

Assadolâtre certifié, l'"effroyable imposteur" Thierry Meyssan, passé à la postérité pour avoir tantôt nié, tantôt imputé à une conspiration ourdie par la CIA les attentats du 11 septembre 2001, mérite de figurer au centre de la photo. D'autant que c'est lui qui aurait recommandé Chatillon aux Tlass, alors en quête d'un propagandiste de choc. A 54 ans, le fondateur du Réseau Voltaire pérore sans désemparer sur les plateaux d'Al-Manar, la chaîne du Hezbollah libanais, ou de la télévision d'Etat syrienne, où il lui arrive d'accuser nommément tel reporter parisien de jouer les espions pour les services français.    

 

L'examen attentif de sa logorrhée délirante et narcissique laisse peu de place au doute : le cas Meyssan relève au mieux de la psychanalyse. Au gré d'un parcours chaotique détaillé par Fiammetta Venner dans un essai incisif, ce fabuliste a ferraillé tour à tour en faveur de l'intégrisme catholique, de la cause homosexuelle, de la pornographie, de la laïcité, du kadhafisme et de la théocratie iranienne. On l'a même vu s'agiter au sein d'un Comité de vigilance contre l'extrême droite, auprès de Bernard Tapie, puis de l'actuelle garde des Sceaux, Christiane Taubira. 

 

« Nous avions misé sur le réformisme de Bachar » 

 

On épargnera au lecteur la liste complète des graphomanes bacharophiles et de leurs sites favoris. Avec toutefois trois mentions spéciales. L'une attribuée à un certain Louis Denghien, dont  www.infosyrie.fr, TSS (Tout sauf Sarkozy) et le Réseau Voltaire hébergent la prose volontiers ordurière. Une autre à Ginette Skandrani, ex-écologiste atteinte par la névrose révisionniste. La troisième au sinistre humoriste Dieudonné, dont le premier pèlerinage damascène, accompli en compagnie de Meyssan et de Chatillon, date de 2006. 

 

Vecteurs traditionnels du lobbying en faveur des despotes "fréquentables", les groupes d'amitiés parlementaires font preuve cette fois d'une sobriété rare. D'autant qu'à l'instar du député socialiste Gérard Bapt, ceux qui les animent ont d'emblée pris leurs distances avec le raïs alaouite. De même, si elle exaltait encore le 21 mars 2011, à la faveur d'un dîner et sur un mode mélancolique, l'"excellence" du lien bilatéral, l'Association d'amitié France-Syrie, assemblée d'ambassadeurs retraités et de vieux syrianologues, se tient coite. Nul doute en revanche que la volonté, patente jusqu'en 2004 chez Jacques Chirac puis ranimée dès 2007 par Nicolas Sarkozy, de normaliser la relation Paris-Damas afin d'exister sur l'échiquier proche-oriental, aura stimulé le tropisme arabophile de la diplomatie bleu-blanc-rouge. "Nous avions tous misé sur les promesses réformistes du jeune Bachar, concède un témoin privilégié. Mais jamais il n'y eut envers la Syrie de compromissions à l'irakienne." Allusion aux égarements de deux anciens barons du Quai d'Orsay grisés par les largesses pétrolières de Saddam Hussein.  

 

Jamais ? Une exception : l'impayable Roland Dumas, ministre des affaires étrangères de François Mitterrand, dont la liaison avec la fille de Mustapha Tlass parasita l'écran radar franco-syrien. Dans l'ombre, quelques émissaires familiers de l'Elysée ont ensuite orchestré la romance entre Sarkozy et Assad. Parmi eux, l'ancien ministre de l'Information libanais, Michel Samaha, intime du raïs aux abois, arrêté le 9 août dernier à son retour de Damas pour transport d'explosifs ; et l'affairiste Ziad Takkiedine, lui aussi fils du pays du Cèdre, conseiller occulte de Claude Guéant. 

 

Les stratèges du bacharisme à la française font bien sûr leur miel de l'angoisse -légitime- qu'alimente chez les chrétiens le sort de leurs frères syriens, promis à les en croire aux cimeterres des hordes djihadistes. "Le risque de récupération est indiscutable, admet Monseigneur Pascal Gollnisch, directeur général de l'Oeuvre d'Orient, association caritative liée à l'archevêché de Paris. Qu'il soit commis par le régime ou par les rebelles, tout carnage reste inacceptable. Mais on ne peut placer sur un même pied une insurrection mal structurée et un Etat doté de blindés et d'avions de guerre." "Nourrir l'opposition frontale entre chrétiens et musulmans est une ânerie, avance en écho un autre prélat. Que récusent d'ailleurs nos cousins de Syrie." 

 

Autant dire que ces hommes d'Eglise réprouvent le discours et l'activisme frénétique de l'étrange sœur Agnès Marie de la Croix, prieure libanaise du couvent Saint-Jacques-le-Mutilé de Qâra, non loin de Homs. Réputée proche des services de renseignement du pouvoir, louangée par Meyssan et consorts, cette routarde repentie a fermement cornaqué maints reporters étrangers adoubés par les autorités. "Manipulée et manipulatrice", soupire un diplomate. Animé par Anas Alexis Chebib, radiologue à Tulle (Corrèze), un Collectif pour la Syrie a également épaulé divers journalistes français en quête d'un visa. Au sein de son conseil d'administration siège Michel Lelong, père blanc et pro palestinien radical, témoin à décharge lors des procès du négationniste Roger Garaudy et de Maurice Papon.  

 

Les médias grand public et l'édition ont aussi leur contingent d'agents d'influence. Profil qu'incarne à merveille Richard Labévière. A coup sûr, cet ancien de Radio France Internationale s'offusquera de figurer ici en si piètre compagnie. Mais voilà: s'ils recourent à un argumentaire sophistiqué, adossé à une connaissance approfondie de la géopolitique arabe, les articles, ouvrages et rapports de l'intéressé tendent à avaliser les thèses du régime et dénotent a minima une fascination résiduelle pour la lignée des Assad. A preuve, ses écrits dans Afrique Asie, mensuel où l'on ose qualifier de "réforme majeure" le toilettage de la Constitution syrienne, plébiscité en février dernier à la faveur d'un référendum ubuesque, ou encore cet essai paru en 2011 chez Perrin intitulé Quand la Syrie s'éveillera, et préfacé par Alain Chouet, autrefois directeur de la DGSE. Moins connu, Frédéric Domont, fondateur et patron d'une société de "média, production et communication" installée à Beyrouth et baptisée Median, jouit à Damas d'une aura flatteuse. Passé lui aussi par RFI, Domont a été congédié de la "radio mondiale" en 2008 pour avoir vendu à la chaîne TV5, avant de la livrer à son employeur, une interview du raïs Assad, conduite au côté de son ami Labévière. Bachar, quand tu nous tiens...   

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 14:59

 

EELV se prononce contre la ratification du traité européen

 

PARIS (Reuters) - Le Conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le parlement du parti écologiste, s'est prononcé samedi contre la ratification du traité budgétaire européen par la France, ce qui pourrait provoquer des tensions au sein de la majorité.

 

Les militants ont adopté par soixante dix sept voix contre vingt quatre une motion qui critique ce traité présenté mercredi dernier en conseil des ministres et qui sera examiné par le parlement à partir du 2 octobre, sans suspense puisque l'opposition de droite a déjà promis de voter pour, tout comme l'essentiel des députés PS.

 

Pour le parlement d'EELV, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) "dont une lecture stricte ne répondra pas durablement aux crises auxquelles est aujourd'hui confrontée l'Union européenne et constitue un obstacle à la transition écologique" doit être modifié.

 

Le texte mandate le bureau exécutif d'EELV "pour engager des discussions avec le gouvernement et les autres formations politiques de la majorité pour déterminer avec elles un nouvel agenda européen de la France, dans le respect des propositions écologistes, visant à poursuivre et amplifier la réorientation de l'Union européenne".

 

"Personne ne s'attendait à ce que le parti écologiste soit un parti godillot", a déclaré sur BFM TV Pascal Durand, secrétaire national d'EELV. "Les Françaises et les Français, ils attendent que les débats aient lieu."

 

Dans un communiqué, le Front de gauche, qui est composé notamment du Parti de gauche et du Parti communiste, dont le vote contre au parlement ne fait aucun doute, salue la motion adoptée samedi par les écologistes.

 

"Cet acte important, qui intervient après l'engagement de plusieurs parlementaires socialistes dans le même sens, montre que le refus du TSCG est majoritaire à gauche", dit ce texte.

 

"François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent l'entendre. Ils ne doivent pas s'allier avec la droite pour faire passer en force un texte qui doit être soumis par référendum à tous les citoyens", ajoute le communiqué.

 

Le Front de gauche appelle EELV à se joindre à sa manifestation contre le traité européen qui aura lieu le 30 septembre à Paris et qui est soutenu par de nombreuses organisations politiques et syndicales.

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé la majorité gouvernementale, dont font partie deux ministres écologistes, à l'unité et à la solidarité sur le vote du TSCG. Les députés EELV sont partagés entre le vote contre et l'abstention.

 

Une renégociation avec les partenaires européens est à ce stade impossible, François Hollande affirmant avoir obtenu que la croissance soit prise en compte dans un texte séparé.

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 14:04

 

http://www.souriahouria.com/2012/09/20/25092012-paris-rencontre-et-conference-les-chretiens-de-la-syrie-avec-pere-paolo-dalloglio

 

Rencontre et conférence « les chrétiens de Syrie » avec père Paolo D’all’Oglio

 

Le père Paolo D’all’Oglio, jésuite italien qui a vécu trente ans en Syrie et a été forcé de quitter son deuxième pays pour des raisons politiques en juin 2012, sera avec nous pour nous raconter la situation des chrétiens syriens sous le régime syrien depuis cinquante ans.

 

Il nous parlera de la position actuelle des chrétiens depuis le déclenchement de la révolution, du rapport entre les chrétiens du peuple et les églises, et du chemin à travers lequel le changement radical arrivera en Syrie.

 

Il nous parlera enfin de comment il imagine l’avenir de la Syrie.

 

Ziad Majed (chercheur et politologue) animera le débat

 

La langue parlée sera le français

 

Mardi 25 Septembre 2012 de 19 heures à 21 heures

 

Mairie du vingtième arrondissement de Paris Salle des fêtes

 

6 Place Gambetta 75020 Paris Métro Gambetta

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 17:48

 

Les libyens chassent une milice islamiste de Benghazi

 

BENGHAZI, Libye (Reuters) - Des milliers de manifestants libyens ont réussi à chasser de Benghazi la puissante milice islamiste Ansar al Charia, dix jours après l'attaque du consulat américain qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis.

 

Mais les manifestants, après avoir attaqué vendredi soir le Quartier Général des islamistes, ancien siège des forces de Mouammar Kadhafi dans la capitale de la Cyrénaïque, s'en sont pris par erreur à une autre base défendue par des miliciens pro-gouvernementaux qui ont ouvert le feu pour se défendre.

 

Cette méprise illustre la confusion qui règne dans la grande ville de l'Est libyen, berceau de l'insurrection de 2011 contre Mouammar Kadhafi, et la difficulté pour le nouveau gouvernement libyen d'imposer son autorité dans le pays onze mois après la mort du "Guide".

 

Au moins onze personnes ont été tuées et une soixantaine blessées dans ces violences, selon des sources médicales.

 

Les manifestants ont envahi vendredi le quartier général d'Ansar al Charia dont les membres ont été contraints de fuir avant d'abandonner tôt samedi matin leur dernier repaire dans la ville.

 

Scandant "Libye, Libye! Plus jamais al Qaïda!", des centaines de personnes ont pénétré dans les locaux d'Ansar al Charia, arraché les drapeaux de la milice et incendié un véhicule dans l'enceinte du complexe militaire.

 

Agitant des épées et même un couteau de boucher, elles ont scandé des slogans comme "Assez d'Al Qaïda" ou "Le sang versé pour la liberté ne doit pas l'avoir été en vain", avant de mettre à sac le quartier général du groupe islamiste.

 

"Après ce qui s'est passé au consulat de Benghazi, les gens en ont assez des extrémistes", a commenté un manifestant. "Les miliciens ne veulent pas faire allégeance à l'armée, donc le peuple est intervenu et ils ont fui".

 

"COMME LA BASTILLE"

 

Cette offensive est apparemment l'aboutissement d'une campagne coordonnée par la police, les forces gouvernementales et les protestataires après la manifestation massive de vendredi contre des unités de la milice.

 

Des armes ont été récupérées dans les locaux désertés par les miliciens, tandis que des hommes applaudissaient et scandaient: "Dites à Ansar al Charia : Benghazi sera votre enfer."

 

Selon Adoussalam al Tarhouni, un fonctionnaire arrivé avec la première vague de protestataires, des miliciens ont d'abord ouvert le feu sur les manifestants, en blessant deux à la jambe.

 

"Ils sont ensuite remontés dans leurs camions et ont fichu le camp", a-t-il ajouté, précisant que les manifestants avaient libéré quatre prisonniers trouvés dans les bâtiments fortifiés de la milice.

 

"Nous manifestions pacifiquement. Quand nous sommes arrivés, ils ont commencé à nous tirer dessus", a témoigné un étudiant, Sanad al Barani. "Cinq personnes ont été blessées près de moi."

 

La police et des soldats libyens sont ensuite arrivés sur place. "Nous prenons le contrôle des locaux", a confirmé le colonel Nadji al Chouaibi. "Nous l'avons fait à la demande du peuple, qui a souhaité que le bataillon (d'Ansar) quitte les lieux."

 

"Cet endroit, c'est comme la Bastille. C'est de là que Kadhafi contrôlait la Libye et Ansar al Charia avait pris la place. C'est un tournant pour les habitants de Benghazi", a dit un manifestant.

 

"JUSTICE POUR STEVENS"

 

Les milliers de manifestants, emportés par leur enthousiasme et scandant toujours des slogans anti-Ansar, se sont ensuite dirigés vers un dépôt d'armes gardé par la milice pro-gouvernementale Rafallah al Sahati, dont les hommes ont ouvert le feu sur la foule.

 

Six corps ont été retrouvés samedi matin près du dépôt d'armes.

 

Vendredi, la manifestation "Sauvons Benghazi" demandait au gouvernement de dissoudre les groupes armés qui ont refusé de déposer les armes depuis la révolte soutenue par l'Otan contre Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011.

 

Des chasseurs et des hélicoptères gouvernementaux ont survolé la foule en signe de soutien du pouvoir en place.

 

Sur certaines affiches placardées à l'attention des médias internationaux, on pouvait lire en anglais : "Nous demandons la justice pour Stevens" et "La Libye a perdu un ami", faisant référence à l'ambassadeur américain tué.

 

Samedi, Ansar al Charia a déclaré avoir évacué ses bases à Benghazi pour préserver la grande ville de l'Est libyen, berceau l'an dernier de l'insurrection contre Mouammar Kadhafi.

 

"Le commandant du bataillon a donné l'ordre d'évacuer les lieux et de les remettre au peuple de Benghazi", a dit le porte-parole du groupe, Yousef al Djehani. "Nous respectons les opinions du peuple de Benghazi et nous avons évacué nos bases pour préserver la sécurité dans la ville."

 

La défaite d'Ansar al Charia à Benghazi et le déferlement de soutien populaire au gouvernement marque un changement notable dans un pays où les autorités sont fortement démunies pour lutter contre l'influence des milices armées.

 

Ansar al Charia et d'autres milices islamistes disposent néanmoins de bases dans l'est du pays, notamment aux alentours de la ville côtière de Derna, connue pour être un important centre de recrutement de combattants islamistes.

 

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