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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 19:55

 

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/notre-dame-des-landes-40-jours-repression-pour-une-commission-le-compte-n-y-est-pas-18654

 

Quarante jours de répression pour une commission, le compte n’y est pas

 

Dimanche 25 Novembre 2012

 

Le Parti de Gauche

 

Alors que plusieurs milliers de citoyens, face aux lances à eau de la police, défilaient samedi soir à Nantes aux slogans de "Ayrault, démission", ce dernier a enfin jugé bon, après quarante jours d’affrontements, d’appeler "à l’apaisement".

 

Las, les forces de l’ordre étaient de retour sur la zone et usaient à nouveau de gaz lacrymogènes dès 23 heures.

 

Où est l’apaisement ? Le Parti de Gauche demande le retrait total des forces de police de la ZAD, préalable à tout « apaisement » et réaffirme son soutien aux opposants.

 

Le gouvernement a annoncé le report de six mois des travaux de défrichement avec la création d’un comité scientifique et d’une commission chargée d’"entendre toutes les parties prenantes". Il reconnait donc à mi-mots que ce n’était pas le cas jusqu’ici. Le collectif d’élus CEDPA appréciera, lui qui a déjà commandité une étude alternative auprès d’experts indépendants et saisi la justice européenne pour un recours en matière de loi sur l’eau.

 

Mais patatras ! Matignon indique, après ces bonnes intentions, que "le premier ministre réitère l’engagement du gouvernement à contribuer au développement économique et social du Grand Ouest, dont le projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes est une composante", soutenu par les trois ministres de l’écologie, des transports et de l’agriculture.

 

Où sont le dialogue et l’écoute ? Qui peut croire, comme l’ont indiqué les trois ministres, que « conforter les initiatives en faveur du respect de la biodiversité et de la préservation des terres agricoles » peut passer par le bétonnage de mille six cent hectares de terres situées en plein bocage et zones humides ?

 

Le Parti de Gauche réitère son refus du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes et appelle à poursuivre la lutte juridique et militante pour que cet aéroport inutile, coûteux et nuisible ne voit pas le jour.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:56

 

Le président d’Arcelor Mittal reçu mardi par François Hollande

 

PARIS (Reuters) - Arnaud Montebourg, qui a dit au quotidien Les Echos ne plus vouloir de Mittal en France, a précisé lundi que la présence du groupe dans le pays n'était pas en question mais que les menaces et les méthodes du sidérurgiste n'étaient pas acceptables.

 

Le président d'Arcelor Mittal, Lakshmi Mittal, sera reçu mardi par François Hollande pour discuter de l'avenir du site de Florange, au coeur du bras de fer avec le ministre du Redressement productif, a-t-on dit de source proche du dossier.

 

Le gouvernement presse Mittal de céder plus d'activités que prévu pour permettre la reprise du site mosellan, une opération qui pourrait passer par une nationalisation temporaire.

 

"La présence industrielle de Mittal en France n'est pas en cause", écrit Arnaud Montebourg sur Twitter. "Ce sont les méthodes de Mittal, les menaces proférées à l'encontre des vingt mille salariés vendredi qui ne sont pas acceptables."

 

Il expliquait dans un entretien aux Echos publié lundi que "nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu'ils n'ont pas respecté la France". "Les mensonges de Mittal depuis 2006 sont accablants", ajoutait-il, à propos de la fermeture du site de Gandrange. Il n'a "jamais tenu ses engagements" envers l'Etat.

 

L'entourage de Lakshmi Mittal a protesté. "Nous sommes particulièrement choqués par ce qu'a dit M. Montebourg", a dit une source proche. "Ce sont des déclarations assez violentes à l'égard d'un groupe qui emploie vingt mille personnes en France."

 

DEUX OFFRES POUR FLORANGE

 

A cinq jours de l'expiration du délai accordé au gouvernement pour trouver un repreneur aux deux hauts fourneaux et à l'aciérie de Florange, qu'Arcelor Mittal veut fermer, Arnaud Montebourg a confirmé qu'il travaillait sur un "projet de nationalisation transitoire" de Florange.

 

"Le problème des hauts fourneaux de Florange, ce n'est pas les hauts fourneaux de Florange, c'est Mittal", dit-il. Le groupe refuse de céder l'activité transformation de l'acier, comme le réclame le gouvernement pour faciliter une reprise.

 

Selon Les Echos, le ministre, qui a fait état de deux offres sur l'ensemble de Florange, envisage "une association avec un industriel, minoritaire, le temps de stabiliser l'activité".

 

Arnaud Montebourg a précisé que l'opération se ferait sans coût pour l'Etat, lors de la visite d'une usine Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret).

 

"Nous faisons la proposition de prendre le contrôle de façon temporaire à coût nul pour les finances publiques. Tout argent investi fera l'objet d'une recette ultérieure quand (Florange) sera revendu, en conséquence de quoi les finances publiques n'auront pas à supporter le moindre coût", a-t-il dit.

 

Les syndicalistes de Florange appuient sa démarche.

 

"Est-ce que le gouvernement aura le courage d'aller au bout de la démarche ?", s'interroge cependant Frédéric Weber (CFDT), porte-parole de l'intersyndicale. "Ce qui est sûr, c'est qu'avec Mittal, on est mort."

 

Une délégation de l'intersyndicale sera reçue mercredi à Paris par Arnaud Montebourg et se rendra ensuite à l'Assemblée nationale.

 

Le ministre avait accusé jeudi Arcelor Mittal d'être "redevable aux yeux de l'administration fiscale française d'une dette fiscale que nous considérons astronomique", ce à quoi le groupe avait apporté un démenti catégorique.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:42

 

http://www.fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8MQ7U220121126

 

La gauche radicale favorite des électeurs grecs

 

ATHENES, 26 novembre (Reuters) - La Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA) remporterait les élections en Grèce si elles avaient lieu aujourd'hui, avec une petite avance sur les conservateurs au pouvoir, bien que la cote des deux partis ait baissé, selon un sondage publié lundi.

 

Pourfendeur de l'austérité, SYRIZA a promis de rompre le programme d'aide international de cent trente milliards d'euros dont bénéficie Athènes s'il arrive au pouvoir.

 

Cette formation obtiendrait 26% des voix, soit neuf points de moins que lors des élections législatives du 17 juin. Le parti du Premier ministre, Antonis Samaras, Nouvelle démocratie, est crédité de 21,5% des voix, en baisse de 8,1 points.

 

Aube dorée, parti ultra-nationaliste dont la popularité a été dopée par ses positions fermes en matière d'immigration et de corruption, bondit en revanche à 13,5%, contre sept pour cent recueillis il y a cinq mois.

 

Le sondage révèle également que peu nombreux sont les Grecs qui pensent que le déblocage maintes fois retardé d'une nouvelle tranche d'aide suffira pour "sauver" leur pays fortement endetté et que l'incertitude continuera de peser sur ses finances.

 

L'Euro groupe et le Fonds Monétaire International doivent se réunir lundi pour chercher à débloquer une nouvelle tranche de quarante quatre milliards d'euros et discuter de la possibilité d'appliquer une décote à la dette grecque.

 

Dans ce sondage effectué par Pulse pour le journal Six Jours, quatre vingt quatre pour cent des personnes interrogées pensent que le doute continuera de planer sur l'économie du pays même si les fonds sont débloqués, seuls dix pour cent croient que cet argent pourrait sauver le pays.

 

Deux Grecs sur trois considèrent par ailleurs que le gouvernement n'a pas suffisamment négocié lors de la réunion des ministres des finances de la zone euro qui s'est tenue le 20 novembre et à l'issue de laquelle aucun accord n'a été trouvé. Pour soixante seize pour cent, ceci s'explique par un manque de volonté ou une incapacité du gouvernement.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:08

 

Doutes sur le référendum après les élections en Catalogne

 

BARCELONE, Espagne (Reuters) - Les indépendantistes ont, comme prévu, remporté une large victoire lors des élections anticipées dimanche en Catalogne, mais un morcèlement dans la répartition des sièges pourrait compliquer la tenue d'un référendum sur une autonomie accrue de la région.

 

Les quatre formations favorables à une consultation référendaire sur l'indépendance obtiennent ensemble les deux tiers des cent trente cinq élus au parlement régional mais les électeurs ont sanctionné la première d'entre elle, la coalition Convergence et union (CIU, centre droit).

 

Le parti du président catalan, Artur Mas, demeure, certes, le plus important de la région, mais avec 50 élus il ne dispose pas d'une majorité absolue.

 

Les Catalans ont, semble-t-il, sanctionné la politique d'austérité menée par Artur Mas pour réduire l'important déficit budgétaire de la Catalogne, la CIU perdant douze élus par rapport à sa représentation dans l'assemblée sortante.

 

Artur Mas, qui a fait du référendum le thème central de sa campagne après les grandes manifestations de septembre, sera contraint de nouer des alliances avec des formations plus petites, qui ont bénéficié du scrutin.

 

La Gauche républicaine (ERC), autre parti indépendantiste, apparaît ainsi comme le véritable vainqueur de cette consultation, doublant le nombre de ses élus de dix à vingt et un.

 

Artur Mas peut trouver un terrain d'entente avec ses partenaires, mais une coalition pourrait se révéler chaotique en raison de l'opposition de la Gauche républicaine à ses projets de stabilité financière.

 

ERREUR

 

"Disposer d'une large majorité aurait dégagé la voie vers l'indépendance. Il sera plus difficile désormais de faire pression sur Madrid en l'absence de majorité", juge Jesus Gilabert, militant de la CIU. "Dans ce processus, il est important d'avoir un seul chef de file, une personnalité à laquelle les gens peuvent s'identifier".

 

A Madrid, les résultats de ce scrutin ont été accueillis avec soulagement par les conservateurs du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, président du gouvernement, et par les socialistes du PSOE. Le PP obtient dix neuf sièges et le PSOE obtient vingt sièges.

 

Le revers relatif subi par Artur Mas, dans un scrutin marqué par une mobilisation record (68%) depuis 1988, a été interprété comme un échec du projet de référendum.

 

"Mas voulait que les Catalans décident et c'est ce qu'ils ont fait. Ils ont dit non à sa majorité absolue et à une séparation de la Catalogne du reste de l'Espagne", a expliqué Alicia Sanchez-Camacho, chef de file du PP dans la région.

 

"Mas a manifestement commis une erreur", estime José Ignacio Torreblanca, directeur de l'antenne madrilène du Conseil européen des relations étrangères, un centre de réflexion. "Il a défendu un programme séparatiste, et les gens lui ont montré qu'ils voulaient voir d'autres personnes mener ce programme."

 

FRUSTRATION

 

Redoutant que le vent de séparatisme ne balaie également le Pays basque et d'autres régions, Mariano Rajoy avait estimé que le scrutin catalan était encore plus important que les élections générales.

 

"La question catalane est l'occasion de discuter d'un modèle qui est un sujet de débat depuis le début. Cela concerne le modèle territorial espagnol", a expliqué Antonio Barroso, analyste politique chez Eurasia Group.

 

Le séparatisme en Catalogne, comme au Pays basque espagnol, a été durement réprimé sous la dictature franquiste entre 1939 et 1975 mais les dix sept régions espagnoles ont obtenu une large autonomie après le rétablissement de la démocratie et les velléités indépendantistes sont restées limitées dans les années 1980 et 1990.

 

Des événements récents ont cependant alimenté le sentiment de frustration des Catalans vis-à-vis de Madrid, à commencer par le rejet en 2010 par le Tribunal constitutionnel de plusieurs articles du nouveau statut d'autonomie régional, l'Estatut, dont celui reconnaissant une "nation" catalane.

 

La crise économique aiguë que traverse l'Espagne est venue renforcer l'argumentaire en faveur d'une sécession de la région, forte de sept millions cinq cent mille habitants et dont le PIB équivaut à celui du Portugal.

 

La récession qui frappe le royaume depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2007 entretient un ressentiment des Catalans à l'égard de Madrid. Nombreux sont ceux qui accusent le gouvernement central de prendre leurs impôts pour les reverser aux régions les plus pauvres. Les autorités régionales évaluent le manque à gagner à seize milliards d'euros par an.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:49

 

Les basques de l’ETA veulent discuter avec Madrid et Paris

 

MADRID (Reuters) - Le mouvement séparatiste basque ETA a souhaité samedi l'ouverture de pourparlers avec les gouvernements espagnol et français afin de négocier la fin définitive de ses opérations militaires et la livraison de ses armes aux autorités.

 

Le journal basque Naiz publie samedi un résumé d'une déclaration qui sera faite dimanche, dans laquelle l'ETA demande que soit discutés le retour des détenus de son mouvement au pays basque espagnol, le démantèlement de sa structure militaire et un désarmement total.

 

Si un accord intervenait sur ces trois sujets, "cela aboutirait à la fin définitive du conflit armé", indique le mouvement séparatiste.

 

Il y a un an, l'ETA a annoncé qu'il mettait fin à quarante ans de lutte armée pour l'indépendance, mais qu'il ne cessait pas totalement ses opérations et qu'il ne livrait pas ses armes.

 

Le mouvement précise samedi qu'il étudiera les propositions venant de Madrid et de Paris.

 

L'ETA a perdu ces dernières années une partie de son soutien dans l'opinion publique basque et a été décimé par les arrestations et les découvertes de caches d'armes.

 

La déclaration du mouvement séparatiste intervient quatre jours après des discussions à Saint Sébastien entre des représentants des partis politiques basques, des syndicats, de l'Eglise catholique et du Parti socialiste français.

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:33

 

Des élus manifestent contre « l’Ayraultport » de Nantes

 

NANTES (Reuters) - Une quarantaine d'élus de différents partis politiques ont manifesté dimanche contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes devant la préfecture de Loire-Atlantique, à Nantes.

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé samedi un "dialogue" sur le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, une concession faite après une nouvelle journée d'affrontements entre les opposants au projet et les forces de l'ordre.

 

Parmi les élus qui manifestaient dimanche, Jean-Philippe Magnen, porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) et conseiller régional en Pays de la Loire.

 

Certains portaient leurs écharpes tricolores. D'autres se sont enchaînés aux grilles de la préfecture.

 

Une délégation a finalement été reçue en préfecture. "Nous demandons à Manuel Valls et à Jean-Marc Ayrault d'ordonner le départ de toutes les forces de l'ordre qui sont stationnées sur le périmètre du projet d'aéroport. C'est le seul préalable au dialogue avec le gouvernement", a dit à la presse Françoise Verchère, du Parti de Gauche, co-présidente du collectif.

 

Françoise Verchère déplore que de nouveaux affrontements aient eu lieu dans la nuit.

 

Dans la matinée, Dominique Fresneau, co-président de l'Association Citoyenne Inter communale des Populations concernées par le projet d'Aéroport (ACIPA) avait formulé la même demande sur le retrait des gendarmes mobiles.

 

Il dénonce "une répression très forte" et évoque de nombreux blessés. "Même si l'opposition est illégale, elle est légitime à Notre-Dame-des-Landes, poursuit Dominique Fresneau. Le Premier ministre veut amener des mesures d'apaisement, alors que c'est lui qui a allumé des incendies partout. Il se met lui-même en position de siège éjectable à Matignon", a-t-il dit.

 

Ce dimanche midi, des opposants ont organisé un grand pique-nique sur un terrain de Notre-Dame-des-Landes. Ils annoncent reprendre la construction de cabanes pour poursuivre leur lutte, alors que tout un campement de constructions illégales a été détruit samedi.

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:21

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7798

 

La Tunisie reprend avec éclat son soutien au peuple palestinien

Mardi 13 Novembre 2012

Le président de la République Tunisienne Moncef Marzouki a enterré avec fermeté les années de collaboration du régime Ben Ali avec Israël, dans son discours d’ouverture de la Conférence internationale de soutien aux prisonniers palestiniens, qui vient de se tenir à Tunis.

Plusieurs centaines de délégués venus de trente pays, et notamment de Palestine occupée, ont participé aux travaux ouverts samedi par Moncef Marzouki.

Marzouki a tout d’abord martelé, que la « normalisation » avec l’Etat d’Israël, en vogue du temps de Ben Ali, ne risquait plus, dans la Tunisie d’après la révolution, d’être à l’ordre du jour tant qu’Israël bafouera les droits les plus élémentaires du peuple palestinien.

 « Vous n’obtiendrez pas la paix par la reddition du peuple palestinien, vous ne l’aurez pas non plus en poursuivant votre politique de guerre », a-t-il dit, à l’adresse des dirigeants israéliens, sous le regard attentif de la dizaine d’ex-prisonniers Palestiniens invités d’honneur de la conférence.

Saluant la résistance du peuple palestinien, « qui a été le premier à donner des leçons au peuple tunisien en matière révolutionnaire », Moncef Marzouki a ensuite assuré l’engagement de son pays, qui avait accueilli la résistance palestinienne en exil au cours des années 1980, à poursuivre son soutien : pour la libération des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants torturés dans les prisons de l’occupant, pour tous les Palestiniens enfin, auxquels « nos installations, nos hôpitaux et nos universités sont grand ouverts ».

Autre « star » de la conférence, le leader du mouvement islamique des Palestiniens d’Israël, Cheikh Raed Salah, survivant de la tuerie du Mavi Marmara en 2010 (les commandos de tueurs israéliens avaient manifestement pour consigne de l’abattre à bord du navire pris d’assaut, mais ils s’étaient trompés de cible, et ont tué un citoyen turc ressemblant physiquement au Cheikh).

Raed Salah a d’abord rappelé que sa propre ville, Jérusalem, avait une part d’héritage tunisien, à travers le célèbre ancien « Quartier des Maghrébins » de la vielle ville, sauvagement détruit par l’armée israélienne dans les jours suivant la conquête militaire de Jérusalem en juin 1967.

Il a rendu hommage, comme tous les membres de la délégation palestinienne, à l’hospitalité que le gouvernement tunisien, sous la présidence d’Habib Bourguiba, avait accordée à la résistance palestinienne quand celle-ci, assaillie par l’armée israélienne en 1982 à Beyrouth, avait été contrainte de quitter le Liban.

Une solidarité pour laquelle les tunisiens ont payé un lourd tribut au terrorisme d’Etat israélien, a rappelé Raed Salah, à l’occasion d’un déplacement à Hammam Chatt, dans la banlieue de Tunis, où l’aviation israélienne avait perpétré un raid sanglant en 1985, faisant plus de quatre vingt morts, palestiniens et tunisiens confondus.

La conférence a également permis d’entendre la voix des ex-prisonniers : tous ceux qui étaient présents à Tunis venaient de la bande de Gaza. Il s’agit d’hommes âgés d’une cinquantaine d’années en moyenne, qui ont été libérés l’an dernier dans le cadre de l’échange avec le prisonnier de guerre israélien Gilad Shalit.

Ces hommes, entrés pour la plupart dans la résistance alors qu’ils étaient encore adolescents lors de la « première Intifada » à partir de 1987 et1988, ont pour la plupart enduré de très longues peines, de vingt, vingt cinq voire trente ans dans les prisons israéliennes (auxquelles se sont ajoutées, pour certains d’entre eux, des années d’incarcération dans les prisons de « l’Autorité Palestinienne »).

Le déplacement à Tunis représentait pour eux la première sortie de la bande de Gaza depuis leur libération des prisons israéliennes.

Le public de la conférence, comptant une proportion importante de jeunes militants de l’Association Tunisienne de Soutien à la Palestine, a écouté avec attention et émotion les récits de ces survivants de l’enfer.

Tous ont compris, à travers les travaux de la conférence, à quel point la prison est un élément central du processus israélien de destruction de tout un peuple, notamment quand un orateur a rappelé que, depuis 1967, ce sont sept cent mille palestiniens, de sexe masculin, dans une large majorité des cas, qui sont passés par la case prison. Un nombre à mettre en regard avec une population totale inférieure à cinq millions d’habitants dans les territoires palestiniens occupés !

Les visages et les corps des ex-prisonniers présents à Tunis portent la trace des épreuves subies, en violation du droit international et particulièrement des Conventions de Genève, qui interdisent à une puissance occupante de transférer ses prisonniers sur son propre territoire.

Sans parler des privations de soins généralisées, qui font qu’aujourd’hui au moins mille deux cent prisonniers palestiniens souffrent d’une ou plusieurs pathologies sévères non prises en charge ; ou des expérimentations, à leur insu, de médicaments encore en phase de recherche.

Situation dénoncée à la tribune par Mustapha Barghouti, député et président de la Société Médicale Palestinienne, venu de Cisjordanie.

Les ex-prisonniers avec lesquels nous avons échangé, que ce soit Mohammad El Hassani (vingt six ans de détention), Mohammad Abou Jalal (vingt et un ans de détention) ou Omar Shallah (six ans de détention israélienne plus cinq ans de détention dans les prisons de l’ « Autorité Palestinienne ») sont marqués par les épreuves. Ils estiment néanmoins qu’ils n’ont pas d’autre choix que de continuer à résister. Le message, pensons-nous, a été reçu « cinq sur cinq » par l’ensemble des participants à la conférence.

La présence française à la conférence de Tunis y était assurée par un délégué du site www.info-palestine.net , et un autre de notre association, CAPJPO-EuroPalestine.

CAPJPO-EuroPalestine

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:01

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/11/23/arenys-commune-catalane-deja-sortie-d-espagne_862636

 

Arenys, commune catalane déjà sortie d’Espagne

 

Vendredi 23 Novembre 2012

 

Cette petite ville a joué un rôle majeur pour le mouvement indépendantiste, grand favori des élections législatives régionales de dimanche.

 

Par François Musseau, envoyé spécial de Libération à Arenys de Munt en Catalogne.

 

A l’entrée sud de la bourgade d’Arenys de Munt, au pied du parc de loisirs Jalpi, difficile de rater les quatre immenses sculptures métalliques. Elles représentent les quatre barres de la senyera, le drapeau catalan ; une étoile, symbole de la sécession, figure au faîte de l’une d’entre elles. Ce monument à l’indépendance, unique en Catalogne, a été inauguré en 2010 : depuis, il est le théâtre, une fois l’an, d’une cérémonie officielle. Il devait être financé par des donateurs privés, mais a finalement coûté soixante mille euros aux contribuables locaux.

 

« Divorce ». L’entrepreneur Ramon Freixas, 33 ans, ne s’y est jamais rendu, bien sûr. Un tel coût lui paraît «scandaleux», d’autant qu’il abomine la fièvre séparatiste qui a saisi la Catalogne ces derniers mois. Lors des législatives régionales de dimanche, elle sera mesurée en termes électoraux : s’il obtient une claire majorité favorable au divorce avec l’Espagne, le leader nationaliste qui dirige le gouvernement autonome catalan, Artur Mas - très largement favori -, a promis d’organiser un référendum d’autodétermination d’ici à 2016. Et ce, malgré le rejet de Madrid qui taxe cette initiative d’«illégale» et d’«inadmissible».

 

Ramon Freixas, exportateur de cava (un mousseux régional), n’a pas froid aux yeux. Natif d’un bourg proche situé sur le littoral, il est depuis l’an dernier le premier élu municipal du Parti populaire (PP, au pouvoir à Madrid) d’Arenys de Munt, où vit sa mère. Or, dans cette coquette ville de huit mille habitants, le PP représente pour la plupart la droite espagnoliste, anticatalane, voire néo franquiste. En un mot, le diable.

 

Faire son trou dans un pareil bastion séparatiste tient de la gageure. Depuis les municipales de juin 2011, sur les treize élus, onze sont ouvertement indépendantistes.

 

Ils ne sont donc que deux «intrus espagnolistes», la socialiste Angels Castillo et lui. Ce matin, au volant de sa Polo, Ramon Freixas ne cache pas son agacement : «J’en avais assez de cette religion identitaire obligatoire. Ils passent des heures à répéter que l’Espagne nous vole. Et, moi, ils osent me traiter d’anticatalan, alors que mes origines se trouvent ici depuis de nombreuses générations, que je ne vends que des produits régionaux et que j’aime autant qu’eux mon pays !»

 

Pour «exister» dans les conseils municipaux, Angels Castillo et lui disent se borner aux problèmes concrets, le ramassage déficient des poubelles, l’éclairage laissant à désirer et, surtout, les quinze millions d’euros dépensés en pure perte pour canaliser sous terre l’écoulement des eaux le long de la Riera, la rue principale, périodiquement inondée.  

 

«En revanche, tout ce qui touche aux symboles et aux sujets identitaires, je préfère ne pas l’aborder. Cela fâche», admet Angels Castillo, fonctionnaire. Jordi Clopès, professeur de catalan, 34 ans, s’en défend : «Moi, je suis ouvert. L’indépendance, je la veux, car c’est le seul moyen de protéger notre langue.»

 

« Insurrectionnel ». C’est peu dire qu’Arenys de Munt est un bastion séparatiste. Dans les années 1930, déjà, il se distinguait par la virulence de son républicanisme catalaniste.

 

Plus récemment, ce village fut à l’origine de l’actuelle marée indépendantiste qui, lors de la dernière Diada (fête nationale catalane), le 11 septembre, a vu défiler un million cinq cent mille personnes à Barcelone, un record. Il y a trois ans, en effet, une inédite consultation populaire (le référendum étant interdit) avait été convoquée à Arenys, causant un grand fracas médiatique dans toute l’Espagne : quatre vingt seize pour cent des habitants, avec une participation de quarante et un pour cent, avaient voté oui à l’indépendance.

 

Même si les organisateurs avaient pris soin de placer les urnes dans un centre civique, et non dans la mairie, les esprits étaient à vif. L’important déploiement policier avait évité que la visite d’une petite centaine de phalangistes déchaînés tourne à l’affrontement physique. Mais, dans la presse espagnole, on parle de cette bourgade comme d’un «lieu insurrectionnel, contre la Constitution». Depuis, sur les neuf cent quarante sept municipalités de Catalogne, cinq cent cinquante quatre ont suivi l’exemple d’Arenys, avec un succès inégal. Au total, soixante mille volontaires ont participé au processus, constituant la base de l’actuelle Assemblée Nationale de Catalogne (ANC), lobby citoyen très organisé en faveur de la sécession.

 

Petites lunettes, bouc et sourire radieux, Ramon Pujol se souvient bien de ces jours agités de septembre 2009. «Je me suis alors rendu compte que quelque chose d’important se passait, puisque toute l’Espagne avait les yeux fixés sur nous.»

 

Camionneur, séparatiste «depuis toujours», il milite pour Esquerra Republicana, la gauche indépendantiste qui compte quatre élus locaux. Organisateur actif de la consultation à Arenys, Ramon a sillonné la Catalogne rurale pour prêcher la bonne parole dans les mairies. «Notre scrutin, pionnier, aurait pu être une bouffonnerie. La clé du succès fut qu’on l’a organisé très sérieusement, avec des garanties juridiques.»

 

Dans le bureau du maire, Josep Manel Ximenis, ce n’est pas la peine de chercher l’habituel portrait du roi : il a «disparu mystérieusement» un jour de Diada, et lui n’est pas pour s’en plaindre. Membre de la CUP (quatre élus à Arenys), un parti sécessionniste d’obédience marxiste, Ximenis s’exprime en castillan à contrecœur.

 

L’Espagne, il l’abhorre : «Ils nous spolient, veulent nous imposer leur impérialisme, ils n’ont rien de démocrates comme les autres pays de l’UE. Ils menacent de nous envoyer leurs tanks et ne respectent ni notre culture ni notre langue.»

 

D’ailleurs, le maire d’Arenys et les siens font tout pour signifier que l’Espagne est une terre étrangère. En mars, une motion municipale a officialisé l’absence de drapeau espagnol sur le balcon de la mairie, aux côtés de la senyera. Un peu plus tard, il a été «recommandé» aux huit mille habitants d’aller désormais travailler chaque 6 décembre (Fête de la Constitution) et chaque 12 octobre (Jour de l’hispanité), deux jours fériées dans le pays. Et puis, en septembre, comme une centaine d’autres mairies catalanes, Arenys s’est déclaré «territoire libre et souverain». Ximenis sourit : «Réjouissez-vous : vous êtes ici en zone décolonisée !»

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 20:08

 

Fronde des juges en Egypte, manifestations prévues mardi

 

LE CAIRE (Reuters) - La contestation contre le décret renforçant les pouvoirs du président Mohamed Morsi a gagné samedi l'appareil judiciaire en Egypte, où partisans et adversaires des Frères musulmans prévoient de poursuivre l'épreuve de force dans la rue mardi lors de rassemblements concurrents.

 

Au lendemain d'une journée de manifestations et de violences à travers le pays, notamment au Caire, à Alexandrie, à Port Saïd et à Suez, l'odeur du gaz lacrymogène continuait de planer sur la place Tahrir, où se sont rassemblés vendredi des milliers d'opposants à Mohamed Morsi.

 

Une poignée de jeunes radicaux ont continué à affronter de manière sporadique les forces de l'ordre dans les rues proches de cette place du centre du Caire, épicentre de la révolution qui a renversé Hosni Moubarak en février 2011.

 

Des organisations de gauche et libérales ont appelé à occuper la place jusqu'à l'annulation du décret présidentiel, qui rend les décisions du chef de l'Etat irrévocables par l'appareil judiciaire dans l'attente de l'élection d'un nouveau Parlement. Quelques dizaines d'activistes étaient postés à des barricades détournant la circulation automobile de Tahrir.

 

Les violences ont fait plus de trois cent blessés vendredi et des locaux des Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi, ont été attaqués dans au moins trois villes.

 

Le pouvoir est désormais confronté à une fronde des juges.

 

Réuni en urgence, le Conseil suprême judiciaire, plus haute instance du pays en la matière, a qualifié samedi le décret présidentiel d'"attaque sans précédent", a rapporté l'agence de presse officielle Mena.

 

A Alexandrie, les juges ont menacé de se mettre en grève illimitée jusqu'à l'abrogation du texte tandis que lors d'une réunion de l'association des juges égyptiens au Caire, certains ont lancé des appels à la "chute du régime".

 

Les milliers de participants à cette réunion du Caire ont réservé un accueil triomphal à Mahmoud Abdel Maguid, relevé jeudi de ses fonctions de procureur général par Mohamed Morsi. En signe de défi à l'égard du pouvoir, le président de cette association de juges, Ahmed al Zind, a présenté Mahmoud Abdel Maguid en utilisant son précédent titre.

 

BIPOLARISATION

 

Jugeant l'initiative présidentielle "fasciste et despotique", les adversaires du pouvoir ont appelé à un grand rassemblement mardi contre ce décret révélant à leurs yeux l'ambition autocratique d'un homme emprisonné du temps de l'ancien régime.

 

"Nous vivons un moment historique lors duquel soit nous achevons notre révolution, soit nous y renonçons pour qu'elle devienne la proie d'un groupe qui a placé ses petits intérêts partisans au-dessus de l'intérêt national", écrit le parti libéral Doustour dans un communiqué.

 

Signe de la bipolarisation de la société égyptienne, les Frères musulmans ont invité leurs partisans à manifester le même jour pour apporter leur soutien au décret présidentiel.

 

Vainqueurs des élections législatives et présidentielles, les Frères musulmans ont procédé en août à une purge au sein de l'armée pour écarter les généraux jugés trop proches de l'ancien pouvoir.

 

Le décret publié jeudi soir illustre leur méfiance à l'égard d'un appareil judiciaire qui n'a guère été renouvelé depuis le renversement d'Hosni Moubarak. Les nouvelles prérogatives accordées à Mohamed Morsi lui ont ainsi permis de limoger dès jeudi le procureur général du pays, Mahmoud Abdel Maguid.

 

Ce décret annule aussi tous les recours engagés contre l'assemblée chargée de la rédaction de la future Constitution et dominée par les islamistes.

 

Le nouveau pouvoir défend son initiative en affirmant qu'elle est destinée à accélérer la transition vers un régime démocratique.

 

"Elle vise à écarter les adversaires de Morsi au sein de l'appareil judiciaire et, au bout du compte, à éviter tout recours juridique contre la Constitution", affirme pour sa part Elijah Zarwan, de l'European Council on Foreign Relations.

 

"Nous nous trouvons désormais dans une situation où chacun des deux camps pratique la surenchère et il est de plus en plus difficile de voir comment l'un des deux camps peut reculer sans perdre la face", ajoute-t-il.

 

Les organisations salafistes, telles Nour et Gamaa Islamiya, qui prônent une interprétation stricte de la loi islamique, la "charia", dans la Constitution, ont apporté leur soutien au décret présidentiel.

 

L'initiative de Mohamed Morsi a en revanche été critiquée par les Etats-Unis, l'Union européenne et les Nations unies, alors que sa médiation pour obtenir une trêve dans la bande de Gaza venait tout juste de lui valoir les remerciements de la communauté internationale.

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 19:57

 

La crise alimente le sentiment indépendantiste en Catalogne

 

BARCELONE, Espagne (Reuters) - Le mouvement en faveur de l'indépendance de la Catalogne, thème central des élections de dimanche, a connu un nouvel élan en raison de la crise économique et il trouve maintenant parfois ses plus ardents défenseurs parmi des habitants venus d'autres régions d'Espagne.

 

Au-delà de l'affirmation d'une identité culturelle, les velléités sécessionnistes expriment aussi désormais une frustration croissante à l'égard de la récession, du chômage et du poids des impôts, autant de maux imputés au gouvernement central de Madrid.

 

A 72 ans, Josep Periera fait partie de ces nombreux habitants originaires d'autres régions d'Espagne et convertis à la cause de l'indépendance de la Catalogne, longtemps perçue comme un eldorado dans les provinces déshéritées du pays.

 

Lorsqu'il est arrivé au milieu du vingtième siècle dans le cadre d'une vague d'immigration en provenance d'Andalousie, il s'appelait Jose. Il a changé son prénom par son équivalent catalan et il est désormais parfaitement intégré.

 

"Il y a encore trois ans, je n'étais pas favorable à l'indépendance. Mais on ne peut plus supporter tout cela", a-t-il dit à Reuters lors d'un rassemblement électoral d'Artur Mas, président nationaliste de la communauté autonome.

 

D'après les sondages, la coalition d'Artur Mas (CIU) et trois autres partis indépendantistes devraient obtenir dimanche deux tiers des sièges au sein du prochain Parlement régional, la majorité nécessaire à l'organisation d'un référendum d'autodétermination.

 

Avec la récession et l'explosion du chômage dans toute l'Espagne, la colère grandit en Catalogne face au refus du gouvernement central à Madrid de renégocier le pacte par lequel la région lui verse chaque année seize milliards d'euros de revenus fiscaux.

 

D'après un récent sondage de l'institut catalan de la statistique, quatre vingt pour cent des adultes dont les parents sont catalans sont favorables à l'indépendance de la région.

 

Le taux est de quarante et un pour cent chez les adultes dont les parents ne sont pas catalans, mais il n'était que de vingt cinq pour cent en juin 2011.

 

INCOMPRÉHENSION

 

Or ces derniers représentent environ trois des sept millions cinq cent mille habitants de la région.

 

Jadis, les immigrés d'Andalousie vivaient dans leurs propres quartiers en périphérie de Barcelone, où ils continuaient de parler espagnol. Ils souffraient de discrimination et étaient même souvent appelés des "xarnego", mot catalan désignant une race de chiens.

 

Désormais, leurs enfants parlent catalan et regrettent l'époque où la région était capable de créer des emplois pour les travailleurs en provenance de toute l'Espagne.

 

"Ce sont les circonstances qui me rendent partisan de l'indépendance en raison des conséquences brutales de la crise et du fait que l'Espagne a pillé les richesses de la Catalogne pendant des années", dit Lluis Val, dont les parents se sont installés dans la région il y a plusieurs décennies. A 32 ans, il peine à trouver un emploi bien rémunéré.

 

Fils d'immigrés andalous, Salvador Garcia Ruiz juge comme beaucoup de Catalans que le reste de l'Espagne ne comprend pas les sentiments exprimés dans la région.

 

"Les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas contre l'Espagne, nous sommes simplement favorables à l'indépendance et c'est pourquoi ce sentiment est désormais le plus répandu. Nous voulons toujours entretenir de bonnes relations avec l'Espagne", dit cet économiste de 36 ans.

 

Beaucoup de Catalans admettent qu'il sera probablement impossible de parvenir à une indépendance totale car le reste du pays s'y opposerait fermement et que cela impliquerait en outre une sortie de l'Union européenne, avec des conséquences désastreuses sur le plan économique.

 

Une grande majorité veut tout de même avoir le droit de s'exprimer lors d'un référendum d'autodétermination, comme l'a illustré la manifestation d'un million de personnes en septembre dans les rues de Barcelone en faveur de l'indépendance.

 

"La marée humaine qui est descendue dans la rue a rendu tout cela possible et la seule chose que nous réclamons, c'est un référendum pour pouvoir au moins exprimer ce que nous voulons", dit Miriam Cascales, employée de supermarché de 32 ans.

 

Le sentiment indépendantiste est particulièrement répandu chez les jeunes, durement frappés par le chômage. D'après l'institut de sondage Metroscopia, environ soixante pour cent des électeurs de dix huit à trente cinq ans sont pour l'indépendance de la Catalogne.

 

"Le débat s'est éloigné de la simple question de l'indépendance de la Catalogne vers un débat économique plus large", juge Maria Jose Hierro, politologue à l'université Pompeu Fabra.

 

Beaucoup de Catalans refusent cependant de devoir choisir entre deux identités, régionale et espagnole.

 

Entrepreneur de 52 ans, Josep se dit favorable à l'indépendance avant d'ajouter :

 

"Beaucoup ne se sentent ni totalement Espagnols ni totalement Catalans. Il y a une masse importante de gens qui ne savent pas pour qui voter."

 

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