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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 20:45

 

CONTRIBUTION DE ROBERT DUGUET

 

Il y a une différence très importante entre la candidature de Jean Luc Mélenchon de 2012 et celle de 2017. En 2012, Jean Luc Mélenchon était le candidat du Front De Gauche (FDG), c’est-à-dire d’un accord électoral entre un courant scissionniste du Parti Socialiste, le réseau Pour la République Sociale (PRS), et le Parti Communiste Français (PCF). A cet attelage se sont joint des forces politiques plus modestes, mais néanmoins significatives quant à leurs références idéologiques au socialisme, trois courants venant du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), au moment où le canal historique fondateur du NPA, l'ancienne Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), montrait son incapacité à ouvrir son champ à la construction d’un parti de masse.

Malgré le caractère modeste du programme du FDG, la candidature de Jean Luc Mélenchon a traduit un mouvement profond dans la société de recherche d’une alternative. Dans les semaines qui ont suivi les élections présidentielles de 2012, Jean Luc Mélenchon a fait la preuve qu’il ne voulait pas d’un parti et il a passé à la trappe tous ceux et celles qui étaient venus là pour construire un parti et pour exiger le respect de la démocratie. La candidature de Jean Luc Mélenchon de 2017 est une candidature de rupture avec la démarche qui était celle du FDG, comme orientation réformiste ou néo-réformiste issue de la crise du Parti Socialiste. Avec le FDG, nous restions, certes sur des positions réformistes, mais sur le terrain du mouvement ouvrier. A partir du moment où il n’y a plus cette volonté de construire une alternative, le PCF renouait avec le Parti Socialiste pour sauver ses élus, et Christian Picquet de la Gauche Unitaire cherchait un siège au conseil municipal de Paris, en liquidant au passage son organisation dans le FDG.

Aujourd’hui la forme que prend la campagne de Jean Luc Mélenchon est purement médiatique et cela ne suffira pas. Pour mener une telle démarche à son terme, il faut un parti, ou un ensemble de partis rassemblés sur un pacte électoral. Jean Luc Mélenchon a coupé les branches sur lesquelles il était assis. Le point de vue que vient de donner André Chassaigne du PCF est clair. Il explique qu’il n’approuve pas le choix de Jean Luc Mélenchon, mais qu’il ne s’opposera pas à la position majoritaire de son parti, et il ajoute que « je n’irai ni tenir le micro, ni coller les affiches ». Et si je discute autour de moi avec les camarades qui se sont dépensés sans compter pour faire la campagne de 2012, je rencontre le même point de vue. Ils iront peut être voter mais ils ne feront pas la campagne, ou ils s’abstiendront.

C’est un point de vue qui sera courant dans l’espace militant disponible de l'ancien FDG. Cela, c’est la tambouille électorale, mais allons au fond. J’ai écrit un article caractérisant sa candidature dans la pure tradition de la cinquième république, comme une candidature bonapartiste. Son dernier livre explique bien sa position. Il y a le peuple et l’oligarchie. Les élections présidentielles, c’est la rencontre d’un homme avec le peuple, par-dessus la tête de la « classe politique ». Charles de Gaulle n’aurait certes pas renié ce point de vue, lorsqu’il dénonçait le « régime des partis ». De plus ses positions sur les questions internationales sont de plus en plus réactionnaires, voir la question de la Syrie et les quelques positions que je relève sur les questions d’éducation et de laïcité ne sont pas pour me motiver. Jean Luc Mélenchon, c’est la continuité du mitterrandisme, avec un zeste de lambertisme pour couvrir à gauche.

Sur l’Union Européenne, je ne vois toujours pas comment on peut avoir une position de rupture, pour une Europe des nations souveraines et être député européen. Cela indique que Jean Luc Mélenchon est un homme qui s’est coulé dans le système et qu’il est devenu un homme du système. Il ne fera plus un pas en dehors du cadre légal. C’est même Marine le Pen, qui a de très bons conseillers politiques, qui lui dame le pion. Dernièrement elle a expliqué que s’il fallait faire une réforme de l'état, il faudrait faire disparaitre les coûteuses régions et redonner au peuple français sa souveraineté à travers les communes et les pouvoirs du parlement. La république, c’est d’abord la commune et un parlement qui traduise tous les courants de la vie politique nationale. Les régions compétitives entre elles, qui organisent le dépeçage de la nation, c’est le cœur de l'Union Européenne. Ce n'est pas Jean Luc Mélenchon qui dit cela aujourd’hui. C'est hélas Marine Le Pen.

Un dernier point sur Grenoble, ce fut la première grande ville, lors des récentes élections municipales, à être gagnée par une coalition d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) et du Parti de Gauche, plus quelques associations très implantées dans cette ville. La campagne qui a été faite fut très militante et le groupe du Parti de Gauche, issu du trotskysme, y a joué un rôle déterminant. La majorité municipale applique aujourd’hui un plan de destruction des services publics et de suppression de postes, du fait de la baisse de dotation de l'état aux collectivités territoriales. Il y a un conflit entre les citoyens et la mairie, des manifestations, les conseils municipaux sont pris d’assaut si bien que le maire appelle les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) à la rescousse. Le 19 décembre 2016, les manifestants ont été reçus à coup de grenades lacrymogènes. Le Parti de Gauche de Grenoble avait été en 2011 et 2012 l’organisateur des estivales du FDG, au cours desquelles près de trois mille militants ont participé.

C’est dire que le Parti de Gauche de l’Isère a été un élément important du dispositif de Jean Luc Mélenchon. Elisa Martin, membre de la direction nationale du Parti de Gauche et son groupe soutiennent le maire Eric Piolle. Aujourd’hui ce sont deux élus qui sont exclus de la majorité pour s’être abstenus sur le budget. C’est dire que la campagne de Jean Luc Mélenchon dans l’Isère se présente très mal.

J’avais écrit un article dans mon blog « Grenoble c’est la France ». A quoi cela peut-il servir de soutenir un candidat ou des candidats qui, demain au pouvoir, appliqueront ou appliquent le contraire de ce qu’ils ont dit dans les médias ou dans leurs meetings ?

Dans les conditions actuelles je ne voterai pas pour Jean Luc Mélenchon. Est-ce dramatique de ne pas participer à une élection présidentielle ? Que fera le peuple français ? Il est vraisemblable que l’abstention sera massive et que le Front National sera sans doute au second tour. L’état de la représentation politique aujourd’hui fait qu’on ne peut pas s’appuyer sur des forces locales pour présenter des candidats dans les élections législatives, par exemple faire campagne sur un programme de défense de la classe ouvrière et ouvrir le débat pour une assemblée constituante. Aujourd’hui c’est le fond du fond de la décomposition.

 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 20:19

 

http://www.politis.fr/articles/2017/01/houssam-el-assimi-autre-coupable-de-delit-de-solidarite-36137

 

Houssam el Assimi, autre coupable de délit de solidarité ?

 

Jugé au Tribunal de Grande Instance (TGI) pour « rébellion et violence sur personne dépositaire de l’autorité », Mardi 17 Janvier 2017, le militant de la Chapelle en Lutte, collectif de soutien aux migrants, a vu son procès reporté.

 

Par Judith Perrin

 

Houssam el Assimi, trente et un ans, le dit lui-même, la vingt huitième chambre correctionnelle du TGI de Paris n’est malheureusement qu’un « tribunal pour petites frappes ». Figure emblématique du collectif d’aide aux migrants de la Chapelle en Lutte, il s’est vu convoqué avec les « droits communs ». Mais ce ne sera pas pour cette fois. Le procès a été reporté au 5 mai 2017, à la demande de son avocat. Houssam el Assimi se considère victime d’une rafle. Il juge bon de rappeler la définition qu’en donne le Larousse, « opération d’arrestation massive opérée dans la rue à l’improviste ». Le 30 septembre 2016, il a été arrêté avenue de Flandre alors qu’il tentait d’informer de leurs droits des réfugiés expulsés et embarqués par la police. Celle-ci l’a appréhendé avec violence, ce qui lui vaudra trois jours d’Interruption Temporaire de Travail (ITT) puis gardé à vue pour « rébellion et violence sur personne dépositaire de l’autorité ».

Une conversation surréaliste avec la police

Houssam el Assimi relate une conversation surréaliste pendant sa détention. « Si vous aimez tant les migrants, pourquoi vous ne les prenez pas chez vous », lui a demandé un policier. Un autre d'enchérir, « vous savez pourquoi il n’y en a pas en Russie ? Vladimir Poutine en fait de l’engrais, lui au moins il est courageux ». Outre que, selon Houssam el Assimi, son arrestation est totalement infondée, sa garde-à-vue a été prolongée sans raison valable. Mais loin de s’appesantir sur sa situation, il estime en substance n'être « qu’une victime collatérale », alors qu'il faudrait se soucier des migrants. C’est pourquoi il aurait voulu profiter du procès pour « soulever des questions de fond ».

« Nous, ce que nous voulons, que nous soyons condamnés ou que nous ne le soyons pas, c’est que le tribunal assume le caractère politique de son jugement ».

Ce n’est pas la première fois que ce militant reconnu dénonce le « racisme d’état, le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile (CESEDA) et le manque d’indépendance de la justice ». Il s’est déjà exprimé, le 26 mai 2016, au Théâtre de la Ville lors de la lecture de « chronique d’une violence institutionnelle » qu’il avait coécrit avec Valérie Osouf, autre membre du collectif de la Chapelle en Lutte.

Par ailleurs, il a déjà été arrêté, le 9 novembre 2016, pendant une manifestation de soutien aux migrants non autorisée par la mairie, et relaxé, regrettant à cette occasion que la justice « esquive tout débat sur la question des migrants ».

« Ils sont là, le fait qu’on refuse de les voir et le fait qu’ils soient altérisés à l’extrême et transformés en statistiques, a pour conséquence qu’on les laisse mourir dans la rue ».

Dans le cas présent du procès, son avocat a exigé le report pour pouvoir rassembler davantage de témoignages, visant autant à prouver l'innocence de son client qu’à créer une tribune favorable aux migrants, même si Houssam el Assimi est bien conscient que ces audiences finalement ne font « qu’épuiser nerveusement les militants et les ruiner financièrement ».

Au total, entre ses deux procès, il aura déboursé cinq mille cinq cent euros, prélevés en partie dans la caisse de solidarité du collectif, donc in fine au détriment des migrants. Voilà pourquoi, quand on lui demande s’il a l’intention de porter plainte contre la police pour arrestation abusive, il hésite.

Conversation politique, à la sortie de l’audience

Mardi 17 Janvier 2017 après le report du procès, devant la « chambre pour petites frappes », Houssam el Assimi a longuement discuté avec ceux qui étaient venus le soutenir, à savoir sa mère, un ancien réfugié devenu « un ami proche », des stagiaires en journalisme, des militants aguerris et abonnés aux salles d’audience depuis l’état d’urgence et ses conséquences répressives, une classe de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) venue en observation, et Eric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche et conseiller régional de l’Île de France.

En attendant la décision du tribunal le 5 mai 2017, le prévenu, qui risque quand même trois ans de prison et quarante cinq mille euros d’amende, n’a pas l’intention de renoncer à son devoir de solidarité envers les migrants. Ce qui fait dire à sa mère que « pourvu qu’il ne soit pas encore arrêté d’ici-là ».

 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 19:57

 

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/01/10/migrants-vers-un-retour-des-campements-de-rue_5060001_1654200.html

 

Vers un retour des campements de rue à Paris

 

Des associations de soutien aux réfugiés ont organisé une opération coup de poing en dressant un campement dans le dix huitième arrondissement de Paris, à la halle Pajol.

 

Par Maryline Baumard

 

Une tente, dix, vingt, cinquante, en dix minutes, la halle Pajol, dans le dix huitième arrondissement de Paris, est redevenue, dans la soirée du Lundi 9 Janvier 2017, le lieu d’un campement sauvage de migrants. Il est 20 heures. Sofin y croit à peine. Il regarde ces maisons de toile s’inventer en quelques gestes. « Depuis une semaine que je suis à Paris, je dors dehors. Evidemment, je suis très content, je serai mieux que dans le petit jardin voisin », soupire le jeune érythréen. Il sourit à un de ses amis, la petite trentaine, qui ne lâche pas la couverture rouge qui lui couvre les épaules. Il a froid, il est malade et il a envie de dormir, mais le camp sera démantelé par la police au milieu de la nuit.

Des soutiens aux migrants, issus des divers collectifs et des associations parisiennes ont décidé de passer à l’action et d’organiser cette opération coup de poing. « Depuis l’ouverture du camp humanitaire d’Anne Hidalgo, au mois de novembre 2016, des réfugiés restent chaque jour sur le carreau. Comme Médecins Sans Frontières (MSF) l’a rappelé ce week-end, ils subissent les violences des policiers qui ont pour consigne qu’aucun campement de rue ne se recrée dans Paris. Vient le moment où tout cela n’est plus tolérable et où il faut agir », observe un habitant de l’arrondissement, en montant un abri.

Samedi 7 Janvier 2017, MSF avait lancé un cri d’alarme. « Les policiers harcèlent les migrants en leur confisquant leurs couvertures. Ils utilisent parfois des gaz lacrymogènes pour les disperser, allant jusqu’à leur interdire de s’asseoir dans la file du centre de la Chapelle où ils attendent une place d’hébergement. Ces pratiques inacceptables mettent en danger la vie des migrants. Les équipes de MSF ont dû prendre en charge huit personnes proches de l’hypothermie », observaient les humanitaires dans un communiqué.

Si Bruno Le Roux, le ministre de l’intérieur, a démenti que les forces de l’ordre aient pour consigne de dépouiller les réfugiés de leurs couvertures, il n’a pas réfuté le harcèlement plus global qui est le lot quotidien de ces populations depuis l’été 2016 dans les rues de Paris.

« Lorsqu'on demande policiers qu’aucun campement ne se reforme, soit ils chassent les gens, soit ils les dispersent, soit ils les dépouillent de ce dont ils ont besoin pour dormir, sacs de couchage ou tentes », rappelle un membre d’un collectif.

Rencontré Lundi 9 Janvier 2017 devant le camp humanitaire, Ahmed, un jeune afghan, racontait, sans se plaindre, qu’il avait été chassé trois fois des places où il dormait durant la nuit précédente non loin du camp humanitaire de la Chapelle. A la fatigue de son voyage depuis son pays, s’ajoute l’inconfort de ses nuits parisiennes entrecoupées de réveils violents. Mais à ce jour, il n’avait pas réussi à décrocher une date d’entrée dans le centre humanitaire.

En soirée, ceux qui entraient sous les tentes de la halle Pajol n’avaient pas tous non plus le précieux ticket avec un rendez-vous pour entrer dans le centre humanitaire. Pour en finir avec les cohues matinales, avec la tentation de dormir devant le lieu pour essayer d’y être accueilli dans la journée, Emmaüs Solidarité, son gestionnaire, a décidé de mettre en œuvre ce système.

Ahmed espérait pouvoir rester à Pajol, sous une tente, jusqu'au Vendredi 13 Janvier 2017, date de sa convocation au centre humanitaire du boulevard Ney. Rien n'était moins sûr puisque Lundi 9 Janvier 2017 dès 20 heures 40, deux policiers sont venus prévenir qu’ils allaient déloger l’installation. Trois cars de Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) ont suivi Lundi 9 Janvier 2017 vers 23 heures. L’espace était trop symbolique pour perdurer. C'est là que se sont organisés les premiers campements parisiens de migrants à l’été 2015.

En regardant la police arriver, Bayeh et ses amis éthiopiens se moquaient bien de cette charge symbolique. Eux ne rêvaient que d’éviter le froid et la pluie pour la nuit. Si leur souhait n’est pas exaucé, une amélioration du camp humanitaire se profile pourtant à l’horizon. La préfecture de région serait en effet « sur le point de passer de cinquante à soixante dix rendez-vous quotidiens d’examen des situations administratives des migrants », rappelait, la veille, le porte-parole d’Anne Hidalgo.

Le nombre d’entrées dans le camp humanitaire est en effet conditionné par la capacité de la préfecture à étudier les dossiers. « La préfecture de région a entendu nos remarques. Cette augmentation devrait être instaurée dans les jours qui viennent », ajoute-t-on à la mairie de Paris.

Jeudi 19 Janvier 2017, le centre d’Ivry sur Seine, destiné aux familles, va ouvrir ses portes. Il arrivera en complément de l’hébergement offert aux hommes seuls porte de la Chapelle et, à terme, quatre cent places y seront disponibles pour les familles.

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:38

 

« Attention à ce que vous dites », dit le directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) à Donald Trump (Reuters)

 

L'actuel directeur de la CIA, John Brennan, a conseillé Dimanche 15 Janvier 2017 à Donald Trump de faire attention à ce qu'il dit, en particulier lorsqu'il s'agit de la Russie.

 

Invité de l'émission de télévision Fox News Sunday, John Brennan s'est inquiété du penchant manifesté par le futur président des Etats-Unis à communiquer via Twitter.

 

« La spontanéité n'est pas quelque chose qui protège les intérêts de la sécurité nationale, donc quand il s'exprime ou réagit, il faut être sûr qu'il comprend bien les implications et l'impact profonds que cela peut avoir sur les Etats-Unis », a-t-il dit à propos du magnat de l'immobilier, qui deviendra Vendredi 20 Janvier 2017 le quarante-cinquième président des Etats-Unis.

 

« Cela ne concerne pas seulement Donald Trump, cela concerne les Etats-Unis d'Amérique ».

 

John Brennan est revenu sur la controverse née de la publication la semaine dernière par certains organes de presse d'un rapport contenant des informations compilées par la Russie et apparemment compromettantes pour Donald Trump.

 

Le futur locataire de la Maison Blanche s'est offusqué de la publication de ces documents, qu'il a jugés faux ou inventés de toutes pièces, et il a accusé les agences de renseignement américaines de pratiques rappelant l'Allemagne nazie.

 

Ce qui a particulièrement déplu à John Brennan. Il a jugé pareille comparaison infamante, disant en prendre fort ombrage, et il s'est demandé s'il était souhaitable que le futur président des Etats-Unis déclare publiquement qu'il n'a pas confiance dans les services de renseignement de son pays.

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:29

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/01/17/pouvoirs-illimites-pour-le-president-turc-erdogan_5063859_3210.html

 

Pouvoirs illimités pour le président turc Recep Tayyip Erdogan

 

La réforme controversée adoptée par le parlement turc doit encore être approuvée par référendum au printemps

 

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

 

Le parlement turc a adopté les amendements constitutionnels qui donnent au président Recep Tayyip Erdogan des pouvoirs illimités. Approuvés en première lecture, Dimanche 15 Janvier 2017, ces amendements feront l’objet d’une seconde lecture, à partir du Mercredi 18 Janvier 2017, avant d’être soumis à un référendum, au mois de mars ou d’avril 2017.

La réforme modifie de fond en comble le système politique hérité en 1923 de Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne, en instituant un régime présidentiel sans contre-pouvoir. Dix-huit articles de la constitution ont été modifiés, de façon que Recep Tayyip Erdogan devienne le maître absolu du pays.

Selon les amendements adoptés, le président pourra rester à la tête de son parti politique une fois élu. C’est lui qui nommera et révoquera les ministres. C’est lui qui choisira son ou ses vice-présidents. La séparation des pouvoirs n’est plus de mise, car c’est le président qui dorénavant désignera les juges, notamment douze des quinze juges de la cour constitutionnelle habilitée, entre autres, à se prononcer sur la destitution du président.

Désormais, le parlement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement. Le président peut aisément le contourner, en gouvernant par décrets. Il peut l’abolir d’un trait de plume, en convoquant de nouvelles élections.

Privée de réels pouvoirs, la nouvelle chambre verra malgré tout le nombre de ses députés augmenter, passant à six cent au lieu de cinq cent cinquante actuellement. L’âge minimum des élus a été abaissé de vingt cinq à dix huit ans. Il s’agit de créer un ascenseur social pour les jeunes, nombreux à militer dans les rangs du parti de la justice et du développement (AKP), la formation islamo-conservatrice au pouvoir. La durée du mandat présidentiel est fixée à cinq ans, le président est autorisé à exercer deux mandats au maximum.

Elu président en 2014, après trois mandats à la tête du gouvernement en tant que premier ministre, le grand homme, l’un des surnoms de Recep Tayyip Erdogan, pourra se maintenir à la tête du pays jusqu’en 2029. « Grâce à dieu, la Turquie sera gouvernée de façon plus efficace », s’est félicité le vice-premier ministre, Numan Kurtulmus, sur son compte Twitter.

Le poste de premier ministre, jusqu’ici détenteur du pouvoir exécutif en Turquie, est aboli. Binali Yildirim, l’actuel possesseur du titre, s’en est félicité. « Je suis un marin et je peux vous dire que deux capitaines pour un même navire, c’est le naufrage assuré. Il faut un seul capitaine en action », a déclaré ce proche compagnon de Recep Tayyip Erdogan, ingénieur naval de formation.

Adoptée grâce au soutien du parti d’action nationaliste (MHP), qui dispose de trente neuf sièges au parlement, la réforme constitutionnelle a suscité bien des remous dans ses rangs. Un vent de fronde s’est levé, remettant en cause l’autorité déjà bien érodée du chef du parti, Devlet Bahçeli.

Yusuf Halaçoglu, vice-président du MHP, a ainsi déclaré qu’il voterait contre le projet constitutionnel, critiquant la perte de souveraineté du parlement. Pour ramener le MHP à la raison, l’AKP a menacé de convoquer de nouvelles élections législatives. Cette menace a suffi à rétablir la discipline dans les rangs.

Dans la nuit du Mercredi 11 Janvier au Jeudi 12 Janvier 2017, des députés en sont même venus aux mains, distribuant coups de poing et de pied, se jetant des chaises à la tête et détruisant le perchoir. Un élu AKP a même été mordu à la jambe.

Aux yeux de l’AKP, la présidentialisation du système est un gage de stabilité dans la période troublée que traverse le pays, purges, croissance économique en berne, dépréciation continue de la monnaie, attentats à répétition, guerre contre l’organisation Etat Islamique et contre les rebelles kurdes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et conflit en Syrie.

L’opposition y voit en revanche un effet de la dérive autoritaire du chef de l'état doté de pouvoirs illimités. « Même Mustafa Kemal Atatürk n’en avait pas autant », a fait remarquer Kemal Kiliçdaroglu, le président du parti républicain du peuple (CHP), la formation fondée par Mustafa Kemal Atatürk. Le CHP et le parti démocratique des peuples (HDP) se sont résolument opposés au projet, accusant Recep Tayyip Erdogan de profiter de l’état d’urgence actuellement en vigueur pour s’arroger tous les pouvoirs.

Cette réforme « va rendre au palais les pouvoirs retirés au sultan ottoman » il y a un siècle, a ainsi estimé Bülent Tezcan, député du CHP, qui dénonce « la dictature d’un seul homme ».

Nombreux sont les députés d’opposition persuadés que cette réforme ramène la Turquie au niveau d’une dictature ordinaire de type moyen-oriental. « Nous assistons à un coup d'état civil. Si le putsch raté du Vendredi 15 Juillet 2016 avait réussi, nous aurions eu à peu près la même chose que ce à quoi nous assistons aujourd’hui », a déclaré la députée du HDP Meral Bestas.

Le mécontentement existe aussi dans les rangs de l’AKP. Ainsi, Sami Selçuk, ancien président de la cour d’appel et sympathisant de longue date du camp islamo-conservateur, a qualifié la réforme, dans une tribune publiée par Cumhuriyet le Mardi 10 Janvier 2017, de dangereuse.

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:08

 

https://www.letemps.ch/monde/2017/01/15/raslebol-basque-contre-leloignement-prisonniers-leta

 

Le ras-le-bol basque contre l’éloignement des prisonniers d'Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

 

Près de quatre vingt mille personnes ont bravé Samedi 14 Janvier 2017 la pluie et le froid pour demander la fin de la politique de dispersion des trois cent cinquante prisonniers basques répartis entre la France et l’Espagne et la libération des détenus malades

 

Dans la Kalea Somera, une rue de la vieille ville de Bilbao, les préparatifs battent leur plein. Samedi 14 Janvier 2017, quatre heures avant le début de la manifestation pour une amnistie des prisonniers d'ETA, l’organisation armée séparatiste basque, les cafés sont remplis. Aux murs, les noms des associations de défense de prisonniers ont été fraîchement tagués.

 

Urtzi Errazkin, porte-parole de l’association Etxerat, qui comprend les membres des familles de prisonniers, enchaîne les interviews. « Nous allons marcher aujourd’hui pour demander des conditions plus justes pour nos prisonniers et une paix véritable. Mon frère est en prison à Fresnes à Paris, c’est très compliqué et coûteux d’aller le voir ».

 

Solidaires, les familles et les amis des prisonniers ont pour règle de visiter leur proche une fois par semaine. Des volontaires conduisent des camionnettes achetées avec l’argent récolté par des loteries ou des événements organisés dans les différents villages basques. Pourtant, ce week-end du Samedi 14 Janvier 2017, personne n’ira en visite en prison. Ils seront tous à la manifestation.

 

Quelques heures plus tard, les membres des familles de prisonniers sont en tête de file. Munie de mains en plastique noir et blanc avec un doigt levé, la foule se met en branle au son de « prisonniers basques à la maison ». Pepi Gorostiaga raconte son histoire à qui veut bien l’entendre, « ma fille et son copain de l’époque ont été arrêtés en 1988. Ils ont fait six ans de prison. Ils sont dehors depuis longtemps. Je pourrais rester chez moi mais quand on sait la douleur vécue, je me sens obligée de soutenir les autres ».

 

Originaire de Tolosa, à l’est de Bilbao, cette femme énergique aux cheveux courts est venue soutenir les familles de sa région. Avec elle, ils sont presque quatre vingt mille, selon les organisateurs de la manifestation, à avoir bravé le froid et la pluie mordante. Des bâtiments illuminés se dressent tout au long du parcours qui les amènera jusqu’à la mairie de Bilbao et la marche ressemble presque à une procession religieuse.

 

Un peu plus loin dans le cortège, se trouve Iratxe Urizar, avocate spécialisée dans les droits humains. « Ce que nous demandons avant tout, c’est d’arrêter l’isolement. Il n’y a quasiment aucun prisonnier politique dans les prisons du pays basque. Ils sont en moyenne à sept cent cinquante kilomètres de chez nous. Au final, c’est une punition pour les proches. Ils font des milliers de kilomètres pour une visite de quarante minutes derrière une vitre ».

 

Même si le nombre de prisonniers a fortement diminué depuis 2011, date du cessez-le-feu définitif adopté par ETA, sur les trois cent cinquante prisonniers restants, seuls deux se trouvent sur le territoire basque, soit le double de la Suisse avec le cas de Nekane Txapartegi. Ils sont soixante seize en France et deux cent soixante cinq en Espagne répartis sur tout le pays. Une dizaine d’entre eux se trouve, par exemple, à Algesiras, dans la baie de Gibraltar, à plus de mille kilomètres du Pays Basque.

 

Grande fille aux cheveux noirs, Iratxe Urizar s’exprime doucement mais avec conviction, « nous ne comprenons pas pourquoi le droit international ne s’applique pas en France ou en Espagne. Il y a dix prisonniers qui ont des maladies chroniques et des pathologies incurables. Ils devraient pouvoir rentrer chez eux, mais aucun prisonnier politique n’a jamais eu de remise de peine ».

 

Regroupés derrière une pancarte qui demande des conditions de détentions plus humaines et justes, les politiciens indépendantistes basques sont venus en nombre. Parmi eux, Arkaitz Rodriguez, porte-parole de Sortu, le parti indépendantiste de gauche. « Nous sommes ici pour protester contre une situation unique au monde. D’un côté, vous avez une organisation armée comme ETA qui a manifesté son désir de se désarmer un nombre incalculable de fois et, de l’autre côté, vous avez la France et l’Espagne qui ne l’aide pas du tout à le faire ».

 

Prenant l’exemple de la Colombie et de l’accord de paix avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), il s’étrangle, « la France et l’Espagne soutiennent le processus de justice transitionnelle colombien, qui sous-entend que des centaines de prisonniers seront libérés de prison, et ne veulent pas faire la même chose avec nous. Cela n'a aucun sens ».

 

Les manifestants arrivés devant la mairie, un discours se prépare. Bernadette et ses amies boivent un verre de vin rouge. Venues du pays basque français, plus exactement de Saint Jean Pied de Port, elles ont pris l’un des trois cent bus affrétés pour la manifestation. La soixantaine passée, Bernadette explique avec son un accent chantant, « nous venons chaque année. Mais j’espère vraiment que cette fois ce sera la dernière ».

 

 

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:48

 

https://www.change.org/p/déclaration-d-aide-aux-réfugiés

 

Déclaration sur le droit à l'aide aux réfugiés

 

Un important mouvement de protestation se développe en Europe et maintenant en France devant la défection, voire la véritable lâcheté, de nombreux gouvernements face à l'afflux des réfugiés fuyant les guerres, les attentats et les effondrements économiques du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Afghanistan. L'opinion française et internationale prend clairement conscience que la crise ouverte depuis plus de six ans ne se résoudra pas par des mesures locales de coercition, par des murs frontaliers ou des retours forcés. L'Europe a sa part de responsabilité dans la dramatique situation actuelle et doit contribuer activement à y mettre fin.

 

Quelle que soit leur opinion sur la solution des conflits, un nombre croissant d'européens et de français juge indigne le sort fait à ceux que l'on appelle hypocritement des migrants, qui arrivent dans nos pays après avoir fait face à tous les dangers, sur terre et sur mer, et surtout aux violences des hommes, armées, polices, bandes et mafias de toutes sortes. Plus de dix mille sont morts depuis 2014. Le problème des réfugiés ne peut être traité par la contrainte dans une improvisation permanente.

 

La France n'est menacée d'aucune invasion. Notre pays a les moyens d'accueillir dignement des réfugiés dont la grande majorité ne souhaitent pas s'installer à demeure mais simplement trouver la paix en attendant des jours meilleurs. Et pourtant, en notre nom, le pouvoir politique les chasse, les repousse et les condamne, dans des conditions qui encouragent la violence, la xénophobie et le racisme. Attitude indigne d'un pays qui se réclame des droits de l'homme. Attitude qui compromet et pervertit la nation elle-même. Nous refusons d'en être complices.

 

L'Etat engage aujourd'hui des procès contre ceux qui reçoivent chez eux des réfugiés pour les nourrir et les aider à survivre et à poursuivre leur voyage. On nous dit qu'ils désobéissent à la loi et qu'il y a là volonté de sortir de la justice pour faire de leur action une tribune politique. Ces citoyens contribuent à rendre un visage humain et fraternel à notre pays. C'est bien, en effet, une prise de position politique. C'est aussi la nôtre.

 

Les soussignés considèrent qu'il est désormais impossible de présenter des actes de solidarité humaine comme des aventures individuelles. Nous approuvons et respectons la conduite des français qui apportent aide et protection aux réfugiés maltraités au nom du peuple français. Nous souhaitons ne pas nous contenter d’appuyer leur action. Nous considérons que nous avons, chacun à notre place et selon nos moyens, le devoir d'intervenir comme eux auprès des réfugiés. C'est rétablir notre dignité avec la leur et défendre les valeurs d'humanité.

 

Premiers Signataires

 

Yann Arthus-Bertrand, Alain Badiou, Edith Bouvier, Rony Braumann, François Burgat, Manuel Cervera Marzal, Patrick Chamoiseau, Antoine Comte, Philippe Corcuff, Sonia Dayan Herzbrun, Catherine Dolto, Ivar Ekeland, Annie Ernaux, Eric Fassin, Dan Franck, Bernard Friot, Romain Goupil, Georges Kiejman, Hervé Le Bras, Olivier Le Cour Grandmaison, Michael Löwy, Gilles Manceron, Philippe Marlière, Gérard Mordillat, Véronique Nahoum-Grappe, Jean-Luc Nancy, Toni Negri, Valérie Osouf, Ernest Pignon-Ernest, Jacques Rancière, Hubert Reeves, Michèle Riot-Sarcey, Christian Salmon, Jean-Marc Salmon, Yves Sintomer, Etienne Tassin, Jacques Testart, Pierre Tevanian, André Tosel, Sophie Wahnich, Michel Wieviorka

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:55

 

https://www.change.org/p/procureur-du-tgi-de-paris-abandon-des-poursuites-contre-houssam-el-assimi-pour-en-finir-avec-le-délit-de-solidarité

 

Pétition pour l'abandon des poursuites contre Houssam el Assimi et pour en finir avec le délit de solidarité

 

La solidarité encore et toujours en procès

 

Mardi 17 Janvier 2017 devant la vingt huitième chambre du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, se tiendra le procès d'Houssam el Assimi, membre du collectif de la Chapelle Debout, qui risque d’aller en prison pour avoir aidé des migrants à la rue.

 

Nous, membres des différents collectifs de soutien aux exilés, demandons que soient abandonnées les poursuites contre Houssam el Assimi et contre toute personne qui ne fait que manifester partout en France sa solidarité envers les exilés.

 

Présent lors d’une rafle le 30 septembre 2016 sur le campement de l’avenue de Flandre à Paris, alors qu’il informait les personnes présentes de leurs droits, Houssam el Assimi a été appréhendé avec violence par deux policiers avant d'être menotté et conduit dans un commissariat où il a été retenu en garde-à-vue pendant vingt sept heures. Il a ensuite été convoqué en justice pour « rébellion et violence sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

 

Il encourt une peine de trois années d’emprisonnement et quarante cinq mille euros d’amende.

 

Or, une vidéo atteste qu’il ne s’est rendu coupable d’aucune violence et c'est bien lui qui a eu trois jours d’Interruption Temporaire de Travail (ITT) à la suite de son interpellation, alors que le policier qui l’accuse de violence ne peut produire aucune preuve de cette accusation.

 

Après Rob Lawrie en 2015, Pierre-Alain Mannoni en 2016, Cédric Herrou en 2017 et tant d’autres, Mardi 17 Janvier 2017 à Paris se tiendra encore une fois le procès de la solidarité et de la contestation du non-accueil érigé en politique.

 

Ce qui devrait être jugé au contraire, c'est le recours systématique à la technique policière de la rafle. Symptômes et symboles d’une réponse purement policière à une tragédie humaine et de la politique de non-accueil réaffirmée chaque jour avec détermination par le gouvernement français, ces rafles ont été menées tous les trois jours en moyenne à Paris pendant tout l’été 2016. Depuis le tournant sécuritaire du 22 juillet 2016, nous dénombrons ainsi à Paris plus de quatre mille cinq cent arrestations, quatre cent Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF), cent vingt placements dans des Centres de Rétention Administrative (CRA) et plusieurs expulsions vers des pays où les demandeurs d’asile risquent leur vie, par exemple en Afghanistan et au Soudan.

 

Depuis l’ouverture du centre de la Porte de la Chapelle, qui n’a d’humanitaire que le nom, c'est avec toujours plus d’ardeur que les policiers harcèlent les migrants à la rue à coups de matraques télescopiques et de gaz lacrymogènes et confisquent les tentes et les duvets, même par températures négatives, respectant ainsi à la lettre la consigne donnée de concert par la préfecture et la mairie de Paris, plus de campements dans les rues de Paris.

 

La communication des autorités, aussi rodée et professionnelle soit-elle, sur un gouvernement qui prend ses responsabilités et une ville refuge qui accueille ne trompe personne. Celles et ceux qui, témoins directs de ces violences, refusent une telle politique et manifestent leur solidarité vis-à-vis de toute personne, fut-elle étrangère et en situation irrégulière, doivent être soutenus et non jugés.

 

Inhumanité et violence d’un côté, égalité et solidarité de l’autre, le combat continue.

 

Mardi 17 Janvier 2017 à 9 heures du matin, venez soutenir Houssam el Assimi devant le TGI de Paris, pour l'abandon de toutes les poursuites contre lui et contre toutes les personnes qui ne font que manifester leur solidarité.

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:36

 

http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/15/pourquoi-elles-organisent-marche-femmes-21-janvier-266093

 

Pourquoi elles organisent une marche des femmes, Samedi 21 Janvier 2017

 

Le rassemblement pour défendre les droits des femmes, prévu au lendemain de l’investiture de Donald Trump à Washington et dans des dizaines d’autres villes, est né sur Facebook.

 

Par Emilie Brouze

 

Dimanche 15 Janvier 2017

 

Le Mardi 8 Novembre 2016, les résultats tombent. Donald Trump va bel et bien remporter l’élection présidentielle américaine. Sur l’île de Maui, dans l’archipel d’Hawaï, une avocate à la retraite est abasourdie.

La campagne électorale a été marquée par les déclarations vulgaires et sexistes du candidat républicain et son élection est une menace pour les droits des femmes.

Teresa Shook a une idée. Et si les femmes marchaient à Washington contre l’investiture ? Elle la partage sur un groupe Facebook privé de soutien à Hillary Clinton, Pantsuit Nation. Puis elle finit par créer un événement Facebook. Avant de se coucher, elle invite une douzaine de ses amies à la rejoindre.

« Quand je me suis réveillée, c’était dingue », témoigne-t-elle à Reuters. Des milliers de personnes sont intéressées pour participer à la marche et Teresa Shook commence à recevoir des messages de femmes de tout le pays. L’activiste Bob Land, qui avait en tête une idée similaire, la contacte pour l’aider à organiser l’événement. D’autres proposent bénévolement leur aide.

Dimanche 15 Janvier 2017, près de deux cent mille personnes ont indiqué sur la page Facebook qu’elles allaient participer à la marche à Washington, Samedi 21 Janvier 2017. Pour le Washington Post, la marche des femmes pourrait être le plus grand rassemblement en réaction à l’investiture d’un président américain.

Peu après le lancement de l’événement, il a été reproché aux organisatrices, toutes des femmes blanches, l’absence de diversité.

Le problème est réglé. Trois autres activistes expérimentées ont finalement rallié l’équipe organisatrice, Tamika Mallory, Carmen Perez et Linda Sarsour. Trois femmes qui ont toutes les trois organisé en 2015 une marche pour la justice de New York à Washington.

Il a fallu enfin ajuster le nom. La manifestation, initialement baptisée Million Woman March, un nom déjà utilisé en 1997, a été changée pour la marche des femmes, clin d’œil aux manifestations pour les droits civiques du mois d'août 1963.

Pas que pour les femmes

Aujourd’hui, des dizaines d’associations soutiennent l’initiative, dont Amnesty International et Planned Parenthood, réseau de planning familial. Quelques célébrités se sont aussi ralliés à la marche, Katy Perry, Julian Moore, Cher ou encore Scarlett Johansson. Teresa Shook, la retraitée hawaïenne, a évidemment prévu de s’envoler vers la capitale pour marcher à Washington.

Des dizaines d’événements sont prévus dans les autres états américains ce même jour, mais aussi ailleurs dans le monde, au Canada, en Australie, en Grande-Bretagne ou encore en France, à Paris ou à Montpellier. A Paris, c’est la Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) qui a organisé en solidarité le rassemblement.

Si la marche de Washington est organisée par des femmes, il ne s’adresse pas qu’aux femmes. « Tout ceux qui soutiennent les droits des femmes sont les bienvenus », affiche l’événement.

« Nous faisons front commun en solidarité avec nos compagnons et enfants pour la protection de nos droits, de notre sécurité, de notre santé et de nos familles. Nos différentes communautés font la force de notre pays.

La rhétorique utilisée pendant la compagne a insulté, diabolisé et menacé bon nombre d’entre nous, femmes, immigrés de tous statuts, croyants en diverses religions et en particulier les musulmans, les personnes s’identifiant comme LGBTQIA, ceux qui ont la peau noire ou brune, les handicapés, les personnes pauvres ou ceux ayant été agressé sexuellement.

La marche des femmes à Washington enverra un message à notre nouveau gouvernement au premier jour de son mandat et au monde, que les droits de la femme sont des droits humains ».

« Nous ne resterons pas silencieuses »

Les organisateurs ne souhaitent pas que le rassemblement soit une manifestation contre Donald Trump, souligne Vox. Mais les inquiétudes sur la manière dont les femmes et leurs droits pourraient être menacés sous la présidence de Donald Trump sont assurément à l’origine de la mobilisation et source de motivation pour se faire entendre. Ceux qui comptent participer sont invités à le faire savoir sur les réseaux sociaux, sous le hashtag pourquoi je marche.

« Nous ne resterons pas silencieuses et que nous ne laisserons personne revenir sur des droits pour lesquels nous nous sommes battues », affirme Tamika Mallory, l’une des organisatrices, au Washington Post.

« Nous craignons que la misogynie couplée à la xénophobie et au racisme exprimés pendant la campagne ne fassent reculer la lutte des femmes en faveur de l’équité et de la parité », explique Fontaine Pearson, cinquante quatre ans, une autre organisatrice, au Temps.

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:00

 

http://www.elmundo.es/pais-vasco/2017/01/11/58764612468aeb10528b4580.html

 

Podemos se mobilise pour les prisonniers d’Euskadi Ta Askatasuna (ETA)

Podemos demande au congrès le transfert des prisonniers d’ETA dans des prisons basques

Nagua Alba et Pilar Zabala Artano vont participer à titre individuel à la manifestation du réseau des citoyens pour les droits des détenus, des exilés et des déportés basques (SARE)

Mercredi 11 Janvier 2017

Podemos Euskadi a commencé cette année 2017 à se mobiliser pour les prisonniers d'ETA et pour leur transfert dans des prisons basques. La secrétaire générale de Podemos Euskadi, Nagua Alba, a annoncé qu’elle participera à titre individuel à la manifestation appelée par le réseau citoyen SARE Samedi 14 Janvier 2017 à Bilbao avec Pilar Zabala Artano.

Nagua Alba elle-même a présenté avec Eduardo Maura une initiative au congrès pour le transfert de la compétence des prisonniers au Pays Basque pour mettre fin à la « violation des droits de l'homme ».

Nagua Alba a déclaré aux médias après l'enregistrement de l'initiative qu’elle défend la nécessité du transfert de cette compétence au gouvernement basque comme un outil contre la « violence exercée contre les prisonniers et leurs familles », sans mentionner une seule fois qu’ils sont prisonniers pour leur appartenance ou pour leur collaboration avec ETA.

« La libération des prisonniers ne sera pas une conséquence directe de ce transfert, mais ce sera une bonne première étape », a dit Nagua Alba, qui croit que la fin de la politique de dispersion des prisonniers d’ETA est « essentielle pour la construction de la paix et de la coexistence en Euskadi ».

Par rapport à sa participation à la marche du Samedi 14 Janvier 2017, Nagua Alba a souligné qu’elle participait à titre individuel, comme Pilar Zabala Artano, parce que « toutes les conditions ne sont pas remplies » pour que Podemos Euskadi participe à la manifestation comme force politique.

Nagua Alba a expliqué que le parti qu’elle dirige soutient « la justice et la reconnaissance du préjudice causé » et que cela suffit, même si l'appel est chaque année « plus pluriel et inclusif ».

L’année dernière, quand elle n’était pas encore secrétaire générale de Podemos Euskadi, Nagua Alba n'avait pas participé à la manifestation du réseau citoyen SARE, à laquelle avait participé des militants du courant anticapitaliste de Podemos, comme la conseillère régionale basque Neskutz Rodriguez.

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