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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:22

http://www.communisteslibertairescgt.org/Calais-Tenir-une-ligne-de-classe.html

Tenir une ligne de classe

Lundi 5 Septembre 2016

Il est bien évident que, de par sa taille, le bidonville de Calais pose des problèmes compliqués et quotidiens pour les habitants et les salariés de Calais et des alentours.

Mais il n’est pas possible pour autant de perdre notre boussole de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de manifester avec les petits patrons du coin sur des mots d’ordres qui prônent le « démantèlement » du bidonville en lieu et place du « relogement » des personnes ou pire « l’expulsion immédiate des immigrés économiques ».

Secrétaire général de la CGT du Port de Calais, Hervé Caux, dans un communiqué daté du Jeudi Premier Septembre 2016, justifie la position de certains secteurs locaux de la CGT par la nécessité de couper l’herbe sous les pieds de l’extrême-droite. Si l’intention du camarade, connu également pour avoir été plusieurs fois candidat sur des listes du Parti Communiste Français (PCF), est louable, il est bien évident que la méthode est funeste. Ce n’est pas en reprenant une partie de la thématique des fascistes que l’on pourra les combattre.

Dans une formule volontairement ambigüe, Hervé Caux demande « l’éradication » des personnes qui gravitent autour du bidonville. Or s’il existe des salopards qui profitent de la misère des réfugiés, nombre de militants travaillent de manière solidaire sur le terrain et venir les renforcer devrait être un axe militant pour des syndicalistes.

Des syndicalistes du secteur maritime et d’Euro Tunnel pourraient y compris jouer un rôle utile en organisant un passage massif de la Manche puisque c’est l’objectif de celles et ceux qui s’entassent à Calais. Voilà qui ferait une belle manifestation de classe et la chose est possible avec le soutien de toute la CGT.

Enfin comment entendre qu’un syndicat de la CGT puisse demander que Calais soit déclarer zone franche ? Comment des syndicalistes peuvent-ils demander que les patrons soient exonérés de taxe alors qu’on sait que ces zones franches ne produisent aucun emploi mais seulement des effets d’aubaines pour des patrons qui emménagent volontiers mais sans créer même un chouia d’emploi ?

Il est sans doute temps que la direction confédérale se déplace et vienne apporter son soutien et une orientation claire aux militants du calaisis. Sinon le risque est grand que la CGT ne s’ensable.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:07

http://www.lesinrocks.com/2016/09/08/actualite/frederic-lordon-bilan-de-nuit-debout-on-ne-va-se-raconter-dhistoire-feu-na-pris-11862763

Frédéric Lordon fait le bilan du mouvement des Nuits Debout, « on ne va pas se raconter d’histoires, le feu n’a pas pris »

Par Mathieu Dejean

Jeudi 8 Septembre 2016

Le mouvement des Nuits Debout a plié bagages, l’heure est au bilan. Le philosophe et économiste Frédéric Lordon se prête à cet exercice et se montre sans concessions pour ce mouvement dont il a été un des acteurs. Le philosophe Manuel Cervera-Marzal, également actif dans le mouvement, estime cependant qu’une de ses victoires réside « dans sa propre existence ».

Il était sur la place de la République le Jeudi 31 Mars 2016 après la manifestation contre la loi travail, premier jour d’occupation du mouvement qui hésitait encore entre deux noms, Nuit Rouge ou Nuit Debout. Ce jour-là, on l’a même « poussé au cul » pour qu’il prenne la parole sur scène, devant la foule qui avait décidé de ne pas rentrer chez elle. Frédéric Lordon, économiste et philosophe, directeur de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), devenait alors l’un des visages de cet événement inédit en France qui allait s’étendre jusqu’aux prémisses de l’été et qui a finalement pris le sobriquet de Nuit Debout.

L’intellectuel, récalcitrant par rapport à la médiatisation dont il a pu faire l’objet à l’époque, a fait partie des soutiens à la fois fervents et intransigeants de ce mouvement. Sans concessions, déjà à l’époque, avec sa tendance citoyenniste qui parle beaucoup, au détriment de l’action, il l’avait encouragé, avec François Ruffin et le collectif pour la convergence des luttes, à s’organiser pour réellement faire peur et obtenir le retrait de la loi travail.

« Le feu n’a pas, ou pas encore, pris »

L’été s’est écoulé, la loi travail est passée en force par le quarante-neuvième article de la constitution, et le mouvement des Nuits Debout a périclité. La tête froide, Frédéric Lordon, qui s’apprête à publier un nouveau livre, « les affects et la politique », aux éditions du Seuil, au début du mois d’octobre 2016, en dresse le bilan dans une interview accordée au Bondy Blog.

D’après lui, la portée du mouvement des Nuits Debout a en définitive été relativement modeste, malgré l’impression de ses participants de vivre un bouleversement politique majeur.

« Tous les mouvements insurrectionnels commencent à très petite échelle. Le problème pour le pouvoir c’est quand cela gagne et quand la plaine entière vient à s’embraser. On ne va pas se raconter d’histoire, le feu n’a pas, ou pas encore, pris. Je crois cependant que beaucoup de gens qui étaient loin de l’événement l’ont regardé avec intérêt et qu’il s’est peut être passé quelque chose dans les têtes dont nous ne pouvons pas encore mesurer tous les effets ».

Frédéric Lordon analyse ensuite la mécanique par laquelle le mouvement s’est transformé. Selon lui, sa persistance dans le temps et ses actions ont suscité en retour la violence des gardiens de l’ordre, qui a eu pour effet de radicaliser à son tour les manifestants.

« Lorsqu’il se sent réellement mis en danger, un ordre institutionnel et un système de pouvoir peuvent devenir capables de tout, je veux dire de toutes les violences. À un degré certes encore modéré, c’est cela que le mouvement social et la composante de Nuit Debout qui s’y reconnaissait ont expérimenté. Violences policières, violences judiciaires et violences symboliques d’éditorialistes littéralement écumants, c’est tout un, le système en train de se défendre. On ne pouvait pas nous donner plus parlante attestation de ce que nous étions dans le vrai », estime-t-il.

« La réalité du cortège de tête, c’est la diversité de sa composition »

Enfin, le philosophe spinoziste décrit le fameux cortège de tête qui s’est constitué dans les manifestations contre la loi travail à partir du premier mai 2016 au moins. Il étaye à cet égard l’hypothèse d’une porosité entre les manifestants habituellement pacifistes et ceux que l’on désigne couramment comme des casseurs.

« Il faut être un éditorialiste de BFM Télévision le cul vissé dans son fauteuil pour faire du cortège de tête un pur ramassis de casseurs. La réalité du cortège de tête, c’est la diversité de sa composition, autonomes et Mouvement Indépendant Inter Lycées (MILI) bien sûr, mais également manifestants tout à fait ordinaires rendus furieux par la violence policière au fil des manifestations et militants syndicaux décidés à ne plus se laisser matraquer et gazer sans réagir ».

« La grande victoire de Nuit Debout, c’est sa propre existence »

Frédéric Lordon n’est pas le seul intellectuel à avoir participé au mouvement des Nuits Debout et à saluer aujourd’hui, sans fétichisme ni complaisance excessive, son irruption dans le débat public. Le philosophe Manuel Cervera Marzal en a également été un soutien actif. Il en tire son propre anti bilan dans la revue Contretemps, citant Karl Marx à propos de la Commune de Paris.

« On ne demande pas des comptes innocemment. Et ceux qui y étaient n’ont pas besoin de ce bilan. Ils savent que la grande victoire de Nuit Debout c’est, comme le dit un esprit aiguisé dans des circonstances analogues, sa propre existence.

Il en énumère d’autres victoires, dont il précise ironiquement qu’elles devraient satisfaire « ceux qui se plaignent quotidiennement que l’abstention grimpe et que le charbon de la colère alimente les chaudières du Front National. Dans un régime oligarchique où les gens ordinaires sont depuis longtemps exclus des lieux dans lesquels se décide leur avenir, voire des milliers de citoyens reprendre en mains leurs affaires est en soi un immense soulagement ».

Tout mouvement porte en lui sa propre fin, philosophaient certains activistes lucides du mouvement des Nuits Debout. Peut-être cette rentrée du mois de septembre 2016 porte-t-elle les prémisses d’une nouvelle phase de contestation ? Si c’est le cas, la journée du Jeudi 15 Septembre 2016, où une manifestation contre la loi travail est prévue, devrait en indiquer la nature.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 20:37

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/09/06/plusieurs-manifestations-contre-le-putschiste-michel-temer_4993154_3222.html

Plusieurs manifestations contre le putschiste Michel Temer

Par Claire Gatinois, correspondante du Monde à Sao Paulo

Une nouvelle fois, depuis la destitution de la présidente Dilma Rousseff, Mercredi 31 Août 2016, la rue brésilienne a crié « fora Temer ». A Sao Paulo, Dimanche 4 Septembre 2016, les manifestants étaient cent mille, selon les organisateurs, à appeler au départ du nouveau président brésilien, Michel Temer. Un dirigeant qu’ils jugent illégitime, réclamant l’organisation de nouvelles élections. Des protestations, moins étoffées, ont aussi eu lieu à Rio de Janeiro, Curitiba et Salvador à l’appel des mouvements de gauche tels « Brasil popular » et « povo sem medo ».

Faisant fi des mises en garde du nouveau chef de l'état, agacé d’être traité de putschiste par ses adversaires et le Parti des Travailleurs de la présidente déchue, la foule a fait sien le slogan de « diretas ja », « des élections directes tout de suite », un mot d’ordre déjà employé à la fin de la dictature militaire.

Contestation insignifiante

La manifestation à Sao Paulo s’est déroulée dans le calme jusqu’à sa dispersion, entre 20 heures et 21 heures A ce moment-là, des témoignages recueillis par les médias brésiliens évoquent des actes de vandalisme de la part de casseurs, surnommés les « blacks blocs », et des ripostes démesurées de la part de la police militaire usant généreusement de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Un journaliste de la British Broadcasting Corporation (BBC) du Brésil a, notamment, reçu des coups de matraque. « Une escalade de violence qui vise à dissuader les manifestants », dénonce le député du Parti des Travailleurs Paulo Teixeira, évoquant des débordements policiers. Mercredi 31 Août 2016, une jeune manifestante de dix neuf ans, Deborah Fabri, avait eu l’œil gauche perforé par un projectile.

Depuis Hanghzou, où il participait au sommet du G20, Michel Temer a minimisé l’ampleur de la contestation de ces derniers jours, qualifiée d'insignifiante et composée tout au plus de « quarante, cinquante ou cent personnes ». De petites actions a appuyé le ministre des relations extérieures, José Serra, à ses côtés. Les manifestants se sont à nouveau donné rendez-vous Jeudi 8 Septembre 2016.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 20:18

L'opposition syrienne fixe un calendrier pour le départ de Bachar al Assad (Reuters)

Le Haut Comité des Négociations (HCN) représentatif de l'opposition syrienne a averti Mercredi 7 Septembre 2016 qu'il s'opposerait à l'accord que russes et américains s'efforcent de conclure s'il est différent de son propre plan, qui passe par la mise à l'écart du président Bachar al Assad.

Mis sur pied avec l'appui de l'Arabie Saoudite et des puissances occidentales dans l'optique de négociations de paix aujourd'hui dans l'impasse, le HCN a présenté ce plan à Londres.

Il propose six mois de négociations en vue de la formation d'un organe de transition constitué de représentants de l'opposition, de membres du gouvernement et de personnalités de la société civile, qui serait chargé d'administrer le pays pendant dix huit mois, après quoi des élections seraient organisées.

« Cette période de transition s'ouvrira avec le départ de Bachar al Assad et de sa clique et, bien sûr, de ceux qui ont commis des crimes aux dépens du peuple syrien », a expliqué Riad Hidjab, principal coordinateur du HCN.

« Si les russes et les américains s'accordent sur quelque chose de très différent de ce à quoi les syriens aspirent, nous ne l'accepterons pas », a-t-il poursuivi.

« Il n'est pas question de garder Bachar al Assad pendant six mois, ni même un mois ou un jour durant cette période de transition. Les russes et les américains le savent. Ils connaissent la position du peuple syrien. Il a fait de grands sacrifices et ne renoncera pas à cette exigence », a-t-il rappelé.

Moscou et Washington, qui ont pris des partis diamétralement opposés dans le conflit, seraient sur le point de s'entendre.

Le secrétaire d’état américain John Kerry et le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov doivent se revoir Jeudi 8 Septembre et Vendredi 9 Septembre 2016 à Genève, selon Moscou, ce que n'a pas confirmé le département d’état américain.

A Washington, le porte-parole du département d’état, Mark Toner, a précisé que John Kerry ne serait pas à Genève, Jeudi 8 Septembre 2016. « Nous n'accepterons pas un accord qui ne répond pas à nos objectifs fondamentaux », a ajouté le porte-parole.

Renforts gouvernementaux à Alep

La cessation des hostilités obtenue au mois de février 2016 par John Kerry et Sergueï Lavrov a tourné court au bout de quelques semaines, notamment en raison de l'offensive des forces gouvernementales à Alep.

Première ville de Syrie avant la guerre, elle est aujourd'hui le principal enjeu du conflit, mais aussi des négociations entre la Russie et les Etats Unis, et une trêve dans ce secteur pourrait ouvrir la voie à une cessation globale des hostilités.

Or sur le terrain, les combats semblent au contraire s'intensifier. Les forces gouvernementales soutenues par l'aviation russe assiègent à nouveau depuis Dimanche 4 Septembre 2016 les quartiers sud et est aux mains des insurgés. La milice chiite irakienne Harakat al Noudjaba, engagée aux côtés de l'armée, a dépêché ces deux derniers jours un millier d'hommes supplémentaires.

Un peu plus au sud, les rebelles ont lancé la semaine dernière une offensive dans un secteur stratégique de la province d’Hama où se trouvent des villes acquises au régime, peuplées de chrétiens et d'alaouites, minorité à laquelle appartient Bachar al Assad.

Les combats y ont fait cent mille déplacés entre le Dimanche 28 Août 2016 et le Lundi 5 Septembre 2016, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui citent le Croissant-Rouge Arabe Syrien et le gouverneur de la province.

A la frontière turque, qu'Ankara dit avoir débarrassée de la présence de l'Etat Islamique avec l'appui de l'Armée Syrienne Libre (ASL), deux cent quatre vingt douze habitants de Djarablous ont en revanche pu regagner leurs foyers. Les djihadistes en ont été chassés dans le cadre de l'opération Bouclier de l'Euphrate, lancée le Mercredi 24 Août 2016 par l'armée turque et ses alliés locaux.

Objectif Rakka

Le ministère russe des affaires étrangères s'est dit Mercredi 7 Septembre 2016 vivement préoccupé par leurs mouvements. « Cela remet en question la souveraineté et l'intégrité territoriales de la république arabe syrienne », juge-t-il dans un communiqué.

« Nous appelons Ankara à s'abstenir de toute nouvelle mesure, qui ne ferait que déstabiliser un peu plus la situation en Syrie », ajoute-t-il.

Outre la lutte contre l'Etat Islamique, l'opération Bouclier de l'Euphrate avait pour but d'enrayer la progression des miliciens kurdes des unités de protection du peuple (YPG), soutenus par les Etats-Unis, qui multiplient les victoires dans le nord de la Syrie.

L'administration turque les assimile aux séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), auxquels elle a déclaré la guerre.

Ankara les a sommés de se replier à l'est de l'Euphrate, ce qu'ils n'ont pas fait totalement, a déploré Mercredi 7 Septembre 2016 le vice-premier ministre turc Nurettin Canikli. Il a par ailleurs fait état de cent dix morts dans les rangs de l'Etat Islamique et des YPG depuis le début de l’opération Bouclier de l'Euphrate.

Cité Mercredi 7 Septembre 2016 par le quotidien Hurriyet, le président turc Recep Tayyip Erdogan indique que Barack Obama a évoqué l'idée d'une action militaire commune à Rakka, capitale du califat proclamé par l'Etat Islamique.

« Nous avons dit que, de notre point de vue, ce ne serait pas un problème. Unissons nos soldats, tout ce qui est nécessaire sera fait. Mais, à ce stade, nous devons montrer notre présence dans la région. Nous n'avons pas la possibilité de faire un pas en arrière. Si nous reculons, des groupes terroristes comme l’Etat Islamique, le PKK, le parti de l’union démocratique (PYD) et les YPG s'y installeront », a-t-il ajouté.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 19:58

https://www.unitepopulaire-fr.org/2016/08/25/communique-dunite-populaire-laiki-enotita-nous-denoncons-linvasion-turque-en-syrie

Nous dénonçons l’invasion turque en Syrie

Communiqué d’Unité Populaire

La Grèce doit demander le retrait immédiat des troupes turques du territoire syrien

Jeudi 25 Août 2016

Nous dénonçons et nous condamnons l’invasion militaire turque en Syrie ainsi que la création d’une zone neutre sous contrôle turc sur le territoire syrien, qui ont pour cible les kurdes de Syrie et qui visent dans un deuxième temps le contrôle par la Turquie de l’évolution de la situation en Syrie.

L’invasion turque en Syrie, qui s’est déroulée sous la couverture des Etats Unis et avec la bénédiction de l’Union Européenne, est inacceptable, illégale et éminemment dangereuse pour la situation et le cours des événements dans la région.

La crise syrienne ne peut et ne doit être résolue que sur la base de la légalité internationale, par un véritable dialogue à l’intérieur de la Syrie, auquel participeront, sur la base des principes et des résolutions de l’Organisation des Nations Unies (ONU), toutes les nationalités et les groupes religieux de la Syrie, dont naturellement les kurdes, qui doivent voir leurs droits strictement protégés et respectés.

C’est le moment pour la Grèce de demander, avec l’ensemble des forces pacifiques de la région, d’exiger l’arrêt immédiat de l’invasion turque en Syrie et le retrait immédiat de toutes les forces turques du territoire syrien.

C’est une tragédie pour notre pays, face à des événements qui changent la donne pour toute la région, que la Grèce soumise aux mémorandums s’en tienne au rôle pitoyable de spectateur et se comporte comme un satellite des Etats Unis et de l'Union Européenne.

Aujourd’hui plus que jamais, le réalisme et l’urgence pour notre pays, c’est d’adopter une démarche de rupture avec les mémorandums, de secouer la tutelle néo coloniale et de reconquérir l’indépendance nationale, en appliquant une politique étrangère indépendante et multilatérale qui aura pour seul critère la défense de nos intérêts nationaux légaux et de la paix dans toute la région.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 19:15

NUIT DEBOUT PARIS A LA FETE DE L HUMANITE

Par Bernard Fischer

Mardi 6 Septembre 2016

Je participais et j’intervenais hier soir Lundi 5 Septembre 2016 dans l’assemblée générale de Nuit Debout Paris relative à la participation de Nuit Debout à la fête de l’Humanité.

Je tire un bilan positif de cette assemblée générale.

Il y avait au moins une cinquantaine de personnes, dont plusieurs des principaux animateurs de Nuit Debout Paris.

L’assemblée générale commençait par la lecture de deux textes. Le modérateur présentait ces deux textes comme deux textes contradictoires. Le premier texte était le texte d’Odile Hélier.

D’autre part, le modérateur nous annonçait la rédaction ce week end d'un autre texte par deux ou trois personnes anonymes de Jury Citoyen.

Le modérateur nous présentait ce deuxième texte comme un texte de défense de la participation de Nuit Debout à la fête de l’Humanité.

Personne ne diffusait par internet ce texte avant l’assemblée générale.

Les rédacteurs anonymes de ce texte ne participaient pas à l’assemblée générale. Le modérateur nous lisait ce texte. Je le diffuserais bien évidemment s’il est un jour disponible par internet. Si le lecteur de ce texte ne trahissait pas les mots de ses rédacteurs, ceux-ci présentaient Nuit Debout comme un mouvement sans leaders et sans portes paroles.

Ils faisaient très clairement la distinction entre une participation individuelle, une participation collective de l’assemblée générale de Nuit Debout ou bien une participation collective d’une commission de Nuit Debout. Leur participation à la fête de l’Humanité serait une participation individuelle ou bien elle serait la participation collective d’une commission de Nuit Debout, mais elle ne serait pas la participation collective de l’assemblée générale de Nuit Debout.

Ils interviendraient dans la fête de l’Humanité à titre personnel ou bien ils interviendraient au nom d’une commission de Nuit Debout, ils n’interviendraient pas au nom de l’assemblée générale de Nuit Debout.

Ils tiendraient un stand à titre individuel ou bien ils tiendraient un stand d’une commission de Nuit Debout, ils ne tiendraient pas un stand de l’assemblée générale de Nuit Debout.

J’écris tout cela au conditionnel sous réserve et dans l’attente de la diffusion de ce texte par internet, si ses rédacteurs anonymes le diffusent un jour. Leur texte ne serait donc pas contradictoire par rapport au texte d’Odile Hélier et c’était le sens de mon intervention dans l’assemblée générale. Les mots sont importants.

Après quatre heures de discussion politique contradictoire entre 19 heures et 23 heures, il y avait un vote contradictoire symbolique dont les résultats, de mon point de vue, importent peu.

En effet, le mouvement des Nuits Debout à ce jour connaît et pratique une et une seule procédure de vote, le vote par consensus. Il n’y a aucune procédure relative à l’organisation de votes contradictoires. Ce sont les avantages et les inconvénients d'un mouvement sans leaders et sans portes paroles.

Il y aurait bien le principe de la souveraineté de l’assemblée générale. Mais ce principe ne suffit pas. En effet, si une tendance organise une opération de bourrage des places un jour, comme par exemple d'autres organisent le bourrage des amphithéâtres dans les assemblées générales étudiantes ou bien le bourrage des urnes dans les élections parlementaires, et si l’autre tendance organise le lendemain la même opération, on aboutirait au résultat inverse.

Au-delà de l’apparent consensus autour du mouvement sans leaders et sans portes paroles, il y avait bien deux tendances et deux types d’interventions. Il y avait d’une part les interventions des nostalgiques du grand parti de la classe ouvrière. Il y avait d’autre part des interventions très claires et très dures contre le Parti Communiste Français (PCF), l’organisateur de la fête de l’Humanité, l’une d’entre elles faisait par exemple la comparaison entre le PCF et un astre mort.

Personne ne convainquait bien évidemment personne.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 20:26

Alternative Für Deutschland (AFD) inflige un camouflet à Angela Merkel dans son fief (Reuters)

Le parti anti-immigration AFD a réussi son pari Dimanche 4 Septembre 2016 dans la région de Mecklembourg Poméranie Occidentale en devançant l’union chrétienne démocrate (CDU) d'Angela Merkel aux élections régionales, remportées par le parti social démocrate d’Allemagne (SPD).

Ces élections, organisées un an jour pour jour après la décision de la chancelière fédérale d'ouvrir les frontières de l'Allemagne aux dizaines de milliers de réfugiés bloqués en Hongrie, avaient une valeur symbolique très forte, c'est dans cette région du nord-est de l'Allemagne, à la frontière polonaise, qu’Angela Merkel a entamé sa carrière politique après la chute du mur de Berlin.

Avec vingt et un pour cent des suffrages, selon les premiers résultats préliminaires, la formation de droite radicale repousse le parti de la chancelière à près de deux points.

Frauke Petry, sa coprésidente, s'est félicité de la claque infligée à la chancelière fédérale. « Les électeurs ont clairement rejeté la politique désastreuse d’Angela Merkel en matière d'immigration », a-t-elle dit. « Nous avons renvoyé la CDU dans les cordes ».

Pour la CDU, un résultat amer mais attendu

Créé en 2013 initialement contre les plans de renflouement financier dans la zone euro, l’AFD s'est mué en un parti anti-immigration, incarnant une ligne opposée à celle d’Angela Merkel.

Au mois de mars 2016, il en avait engrangé les premiers fruits aux régionales dans les régions du Bade-Wurtemberg, de Rhénanie-Palatinat et surtout de Saxe-Anhalt où, avec plus de vingt quatre pour cent des voix, il était devenu la deuxième force politique régionale, talonnant la CDU. Mais jamais encore il n'avait devancé la droite allemande dans une élection régionale.

Le SPD, qui gouverne depuis 2006 cette région rurale du bord de la Baltique dans le cadre d'une grande coalition avec la CDU, conserve sa première place avec trente et un pour cent des voix, mais est en net recul par rapport au précédent scrutin, en 2011, qui l'avait vu réunir trente six pour cent des voix. Le score de la CDU passe de vingt trois pour cent à dix neuf pour cent.

Les autres partis reculent aussi. Quatrième, la formation de la gauche radicale die Linke perd un tiers de ses électeurs, obtenant treize pour cent des voix contre dix huit pour cent des voix en 2011. Les verts, crédités de neuf pour cent des voix en 2011, sont donnés à moins de cinq pour cent des voix et disparaîtraient du parlement régional, le seuil de représentation étant fixé à cinq pour cent des voix. Avec quatre pour cent des voix contre six pour cent des voix en 2011, le parti d'extrême droite NPD disparaît de l'assemblée régionale où il siégeait depuis 2006.

La participation, en nette hausse par rapport aux précédentes élections, soixante deux pour cent contre cinquante deux pour cent, a surtout favorisé l'AFD.

« Ce résultat, de même que la forte présence de l’AFD, est amer pour beaucoup et pour nous tous au sein du parti », a constaté Peter Tauber, secrétaire général de la CDU. « Mais il était également évident que le bon bilan du gouvernement régional ne jouerait aucun rôle aux yeux de nombreux électeurs », a-t-il poursuivi.

Référendum sur la politique d’accueil

Car toute la campagne électorale a tourné autour de la politique d'accueil des réfugiés décidée par Angela Merkel, à laquelle l’AFD s'oppose frontalement. D'après un sondage ZDF sur la motivation des électeurs, la question des réfugiés a été essentielle alors même que la région n'héberge, selon le ministère de l’intérieur, que vingt trois mille réfugiés enregistrés sur une population totale d’un million sept cent mille habitants.

Lorenz Caffier, qui conduisait la liste locale de la CDU, a déploré que les élections se soient jouées « autour de la seule thématique des réfugiés ».

Malgré leur recul, la coalition sortante que forment le SPD et la CDU pourrait être reconduite.

Elle disposera de quarante deux des soixante et onze élus dans le prochain parlement.

Mathématiquement, une coalition du SPD et de die Linke serait également possible, avec un total de trente sept élus. L’AFD enverra pour sa part dix huit élus à Schwerin, où siège le parlement régional.

Angela Merkel, qui a effectué Samedi 3 Septembre 2016 un ultime déplacement de campagne à Bad Doberan, une petite localité de sa région d'origine, avait mis en garde contre la « politique de la peur » qu'incarne à ses yeux l’AFD.

« Chaque voix va compter », avait-elle dit. « Cette élection porte sur l'avenir de cette région », avait poursuivi la chancelière, appelant les électeurs à passer outre les slogans de campagne et de mesurer les effets de la politique menée par la coalition sortante, à laquelle participe la CDU, qui a divisé le chômage par deux et encouragé le développement du tourisme.

Elle n'a visiblement pas été entendue.

Dans les sondages nationaux, à un an des prochaines élections législatives, l’AFD est créditée de douze pour cent des intentions de vote, ce qui en fait la troisième force politique et lui permettrait, surtout, d'accéder pour la première fois au parlement fédéral.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 17:46

Bernard Cazeneuve promet à Calais la fermeture de la jungle (Reuters)

Bernard Cazeneuve s'est engagé Vendredi 2 Septembre 2016 à démanteler la partie restante du camp de migrants de Calais, ville où il s'est efforcé de rassurer les élus et la population qui s'inquiètent du quasi-doublement des réfugiés depuis le début de l'été.

Le ministre de l’intérieur n'a toutefois pas fixé de calendrier, disant vouloir continuer à avancer avec méthode, même s'il souhaite la fermeture du campement la plus rapide possible.

« Le campement de la Lande a vocation à être entièrement démantelé. Mais pour atteindre cet objectif il faut de la méthode de la détermination, du dialogue et de la responsabilité. Nous avançons donc avec méthode en gardant notre cap, le démantèlement maîtrisé du campement de la Lande », a-t-il dit.

Le nombre des migrants présents dans la jungle a atteint six mille neuf cent personnes, selon le ministre, contre quatre mille cinq cent personnes au mois de juin 2016, et plus de neuf mille personnes selon les associations.

Le gouvernement espérait au printemps le réduire à deux mille personnes.

Ce nouvel afflux de réfugiés a provoqué un regain de tensions et ravivé l'inquiétude de la population, pour qui le camp sauvage fragilise l'économie de la région et pose des problèmes lancinants de sécurité.

Une association de commerçants de Calais et des routiers ont ainsi prévu le blocage de l'autoroute Lundi 5 Septembre 2016 pour réclamer le démantèlement total du camp, dont la partie sud a été vidée au mois d’avril 2016 et qui est donc réduit de moitié.

Dans un entretien accordé au quotidien Nord Littoral, Bernard Cazeneuve ne fixé pas non plus de calendrier, disant attendre la décision du conseil d’état, saisi à la suite d'une décision de justice qui refuse à l’état de supprimer les petits commerces et lieux de restauration situés à l'intérieur du plus grand bidonville de France.

Le ministre de l’intérieur veut accompagner le démantèlement du camp par la création de places d'accueil et d'hébergement supplémentaires pour offrir une solution aux migrants, une politique mise en place depuis plusieurs mois.

Rappelant que « cinq mille cinq cent vingt huit migrants en provenance de Calais ont déjà été accueillis dans les cent soixante et un Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) créés en France », il assure que l'effort va être amplifié « avec la création d'ici la fin de l'année de deux mille nouvelles places d'hébergement en CAO et de six mille places en Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (CADA) ».

Il a également évoqué la création de cinq mille nouvelles places d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile en 2017.

François Hollande attendu à la fin du mois de septembre 2016

Bernard Cazeneuve, qui effectuait son huitième déplacement à Calais en tant que ministre de l’intérieur, poste qu'il occupe depuis le mois d’avril 2014, a rencontré la maire des Républicains de la ville, Natacha Bouchart, ainsi que Xavier Bertrand, le président des Républicains de la région Nord Pas De Calais Picardie, et des représentants du secteur socio-économique et des forces de l'ordre. Ces interlocuteurs réclament la sécurisation de Calais et la fermeture totale du bidonville.

A l'issue de l'entretien, Natacha Bouchard a assuré aux journalistes que Bernard Cazeneuve s'était « engagé au démantèlement total du périmètre de la zone nord en une étape. La date ne sera pas communiquée, évidemment. Cela aurait été moins compliqué si le démantèlement de la zone nord s'était fait dans la foulée de la zone sud au mois d’avril 2016 », a-t-elle ajouté.

Mais selon l'entourage du ministre, les cabanes seront démantelées en une fois, mais seulement lorsque le camp aura été vidé de ses occupants par étapes.

Dans la matinée, les associations qui viennent en aide aux migrants s'étaient félicitées du refus du ministre de fermer la jungle du jour au lendemain tout en jugeant les réponses insuffisantes sur le plan humanitaire.

« Nous sommes rassurés qu’il ne plie pas à l’exigence de la maire de Calais qui veut une date exacte de démantèlement. Nous sommes d’accord pour qu’à terme le camp n’existe plus mais on ne met pas des milliers de personnes dehors comme cela, en un clin d’œil », a déclaré Maya Konforti, secrétaire de l’Auberge des Migrants.

Bernard Cazeneuve a également annoncé dans Nord Littoral la venue à la fin du mois de septembre 2016 de François Hollande qui, dit-il, « s'adressera à tous les calaisiens ».

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 17:22

http://www.ataturquie.fr/le-parti-islamo-conservateur-turc-purge-meme-dans-ses-rangs

http://www.lemonde.fr/international/article/2016/09/03/le-parti-islamo-conservateur-turc-purge-meme-dans-ses-rangs_4992050_3210.html

Le parti islamo-conservateur turc purge même dans ses rangs

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

Annoncée Mercredi 31 Août 2016, la démission d’Efkan Ala, le ministre de l’intérieur de Turquie, n’a pas provoqué beaucoup de commentaires. Le premier ministre Binali Yildirim y a consacré une minute et demie lors d’une apparition à la télévision le soir-même.

Remerciant Efkan Ala pour ses services, Binali Yildirim ne s’est pas étendu sur les raisons du départ de ce poids lourd du gouvernement. Réputé proche du président Recep Tayyip Erdogan, Efkan Ala, cinquante et un ans, a été remplacé par Süleyman Soylu, ministre du travail et de la sécurité sociale. En partance pour le sommet du G20 à Hangzhou, Vendredi 2 Septembre 2016, Recep Tayyip Erdogan a été plus disert, « cet homme est notre compagnon de route, mais il a manqué de performance ».

En fonction depuis le mois de décembre 2013, avec une interruption de neuf mois en 2015, Efkan Ala n’avait plus les faveurs du chef. Bien avant les événements, des mauvaises langues le disaient usé jusqu’à la corde.

Le fait d’avoir été injoignable la nuit du putsch raté du Vendredi 15 Juillet 2016, dans un avion entre Erzurum et Ankara, n’a pas redoré son blason.

Avant tout, l’homme a fait partie de l’équipe gouvernementale chargée des pourparlers avec les rebelles kurdes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il était présent lors de l’annonce de l’accord esquissé avec les représentants kurdes, le 28 février 2015 au palais de Dolmabahçe, à Istanbul, et dénoncé depuis. Efkan Ala était alors entouré du vice-premier ministre, Yalçin Akdogan, et du ministre de la culture et du tourisme, Mahir Unal, lesquels ont perdu leur poste quelques mois plus tard, juste avant que la guerre ne reprenne de plus belle entre les rebelles kurdes et les forces turques dans le sud-est du pays.

Même si Recep Tayyip Erdogan a regretté la piètre performance de son ministre de l’intérieur, la purge menée actuellement en Turquie contre les adeptes de la communauté religieuse de l’imam Fethullah Gülen, que les autorités désignent comme l’instigateur du putsch raté, ne manque pourtant pas de rythme.

Depuis le soulèvement manqué, trente cinq mille personnes ont été interpellées, parmi lesquelles dix sept mille ont été mises en examen. Au total, quatre vingt mille personnes, soupçonnées de liens avec les adeptes de Fethullah Gülen, ont perdu leur emploi. Pour moitié, il s’agit de fonctionnaires de l’état, dont vingt huit mille cent soixante trois travaillaient au ministère de l’éducation, selon un décret publié Jeudi Premier Septembre 2016 au journal officiel turc. Le ministère de l’intérieur a limogé trois cent soixante neuf employés, le ministère des affaires étrangères a limogé deux cent quinze personnes et le ministère des finances a limogé mille six cent quarante deux personnes. Les services du premier ministre se sont débarrassés de trois cent deux fonctionnaires, la direction des affaires religieuses a démis mille cinq cent dix neuf employés et vingt quatre gouverneurs ont été limogés.

Aucun secteur épargné

Rien ne semble pouvoir arrêter le rouleau compresseur. Après le putsch raté, le président Recep Tayyip Erdogan a promis d’éradiquer les entreprises, les associations caritatives et les écoles liées au réseau, des « nids de terroristes », a-t-il dit, et d’assécher leurs sources de financement, une initiative qui fait consensus au sein de la société turque, où le mouvement de Fethullah Gülen est désormais honni.

Comme les prisons sont pleines, le ministre de la justice, Bekir Bozdag, a déclaré récemment que trente huit mille détenus de droit commun allaient être libérés à la faveur d’une réforme de la liberté conditionnelle. A terme, quatre vingt treize mille détenus pourraient en bénéficier.

Aucun secteur d’activité n’est épargné. L’épuration a frappé de plein fouet certaines des Petites et Moyennes Entreprises (PME) familiales qui sont la colonne vertébrale de l’économie turque, tels les groupes Boydak dans le secteur de l’ameublement, Aydinli dans le secteur de la confection, Eroglu Holding et Akfa Holding dans le secteur de la construction, et Gulluoglu Baklava dans le secteur de la pâtisserie.

Pépinière du business musulman, la ville de Kayseri vit au rythme des arrestations. Le Samedi 27 Août 2016, trente six personnes, dont des hommes d’affaires et des employés municipaux, ont été mises en examen pour leur appartenance à la communauté de Fethullah Gülen. Omer Dengiz, ancien cadre régional du parti de la justice et du développement (AKP), est au nombre des inculpés.

Après avoir longtemps fonctionné main dans la main avec l’AKP, la confrérie est aujourd’hui traquée jusqu’au sein du parti. Le Vendredi 5 Août 2016, le président Recep Tayyip Erdogan a demandé aux membres de sa formation politique de « purger immédiatement ceux qui sont liés à la structure et ceux qui ont soutenu le coup d’état ignoble » au cours duquel deux cent soixante dix personnes au total ont trouvé la mort, deux cent quarante si l’on ne compte pas les insurgés.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 16:51

Recep Tayyip Erdogan justifie l'incursion militaire dans le nord de la Syrie (Reuters)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré Jeudi Premier Septembre 2016 que l'incursion militaire menée dans le nord de la Syrie avait déjà permis de libérer quatre cent kilomètres carrés de toute présence de combattants de l'Etat Islamique ou de la milice kurde syrienne des unités de protection populaire (YPG).

« Nul ne peut attendre de nous que nous autorisions un corridor du terrorisme sur notre frontière sud », a-t-il dit en réplique aux critiques des Etats-Unis, qui ont déploré que les forces turques aient attaqué des combattants des YPG, milice qui a le soutien de Washington.

Recep Tayyip Erdogan, qui s'exprimait devant la presse, a déclaré que l'opération était pour l'instant un succès.

Vendredi 2 Septembre 2016, des frappes aériennes turques ont détruit trois immeubles de l'Etat Islamique à Arab Ezza et à al Ghundura, dans le nord de la Syrie, à l'ouest de la ville de Djarablous, reprise la semaine dernière, a annoncé l'armée turque.

Ankara a déclenché le 24 août 2016 l'opération Bouclier de l'Euphrate, une offensive militaire dans le nord de la Syrie qui vise un double objectif, chasser le groupe Etat Islamique des régions frontalières et empêcher les miliciens kurdes syriens de progresser à l'ouest de l'Euphrate.

En quelques heures, des groupes de combattants arabes et turkmènes, regroupés sous la bannière de l'Armée Syrienne Libre (ASL) et appuyés par des blindés, des avions et des éléments des forces spéciales de l'armée turque, ont repoussé l'Etat Islamique de Djarablous, que les djihadistes tenaient depuis trois ans.

Mais prendre cette ville du nord syrien située à la frontière avec la Turquie était peut-être l'aspect le plus facile de l'opération et, une semaine après son déclenchement, leur capacité à tenir ces territoires dépendra sans doute de la volonté d'Ankara de maintenir ses forces en territoire syrien.

De même, il pourrait être plus compliqué pour ces rebelles soutenus par la Turquie, et dont le nombre n'est estimé qu'à mille cinq cent combattants, de pousser leur avantage vers l'ouest et de sécuriser les quatre vingt dix kilomètres de frontière encore contrôlés par l'Etat Islamique.

Car ils sont non seulement opposés aux djihadistes fidèles à l'organisation d'Abou Bakr al Baghdadi mais aussi aux miliciens kurdes des YPG qui ambitionnent de relier les cantons déjà sous leur contrôle, dans le nord-est de la Syrie, et le secteur d'Afrin, que les kurdes syriens contrôlent également, plus à l'ouest, près d'Alep.

Les autorités turques n'ont pas dévoilé beaucoup de chose de la stratégie qui sous-tend leur première incursion majeure en Syrie sinon, ainsi que l'a redit Recep Tayyip Erdogan, Jeudi Premier Septembre 2016, d'empêcher que des groupes hostiles à Ankara s'implantent à leur frontière.

Le ministre allemand des affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier, a appelé, Vendredi 2 Septembre 2016, la Turquie à ne pas s'attarder top longtemps en Syrie lors d'une réunion avec ses homologues des vingt sept autres états de l'Union Européenne à Bratislava, qui doivent rencontrer Samedi 3 Septembre 2016 le ministre turc aux affaires européennes, Omer Celik.

« Nous avons tous intérêt à éviter des confrontations militaires à long terme sur le sol syrien », a-t-il déclaré.

Ancien commandant au sein de l'armée turque aujourd'hui analyste pour le journal al Monitor, Metin Gurcan juge que l'objectif turc est de transformer l'Armée Syrienne Libre (ASL) en une force organisée et cohérente et d'en faire un contre poids aux YPG, que Washington considère de son côté comme une des forces les plus efficaces contre l'Etat Islamique.

A cette aune, le contrôle d’al Bab pourrait être crucial.

C'est dans cette ville située à mi-chemin entre Manbij, reprise aux djihadistes par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition incluant les YPG, et Alep qu'Abou Mohammed al Adnani, porte-parole de l'Etat Islamique et membre parmi les plus influents de sa direction, a sans doute été tué cette semaine.

Al Bab est pour l'instant tenue par les djihadistes de l'Etat Islamique.

Elle occupe le flanc sud de la zone tampon que la Turquie souhaite créer dans le nord de la Syrie pour protéger sa frontière. Elle se trouve aussi sur l'axe d'une unification des secteurs sous contrôle kurde.

« Nous sommes en présence de deux forces fortement motivées et pressées de capturer al Bab. Au final, cela sert les intérêts stratégiques des Etats-Unis, qui font du combat contre l'Etat Islamique la priorité », ajoute Metin Gurcan.

Ankara, mais aussi Washington, ont demandé aux kurdes syriens de rester à l'est de l'Euphrate. Manbij, comme Djarablous et al Bab sont à l'ouest du fleuve. Pour la Turquie, une présence kurde à l'ouest du fleuve est inacceptable.

« La ligne rouge fondamentale des turcs, ce n'est pas Bachar al Assad mais la perspective de formation d'un état kurde », souligne James Stavridis, ancien commandant suprême des forces de l'Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Europe, aujourd'hui doyen de la Fletcher School à l'université Tufts.

Recep Tayyip Erdogan a une nouvelle fois réfuté Vendredi 2 Septembre 2016 les affirmations selon lesquelles les YPG ont regagné l'est de l'Euphrate comme le disent les combattants kurdes.

« A l'heure actuelle, ils disent que les YPG ont franchi le fleuve », a dit le président turc. « Nous disons qu’ils ne l'ont pas franchi. La preuve résulte de nos propres observations », a-t-il poursuivi.

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