Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 15:07

 

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-la-legion-francaise-d-assad_1160179.html  

 

La légion française d’Assad  

 

Par Vincent Hugeux et Hala Kodmani  

 

Jeudi 13 Septembre 2012  

 

Le dictateur de Damas peut compter dans l'Hexagone sur le soutien obstiné d'une coalition hétéroclite. De l'extrême droite aux lobbys pro arabes radicaux, revue des troupes éparses mais fidèles du "bacharisme" made in France.   

 

Le dictateur de Damas peut compter dans l’hexagone sur le soutien obstiné d’une coalition hétéroclite. De l’extrême droite aux lobbys pro arabes radicaux, revue des troupes éparses mais fidèles du « bacharisme » made in France.  

 

Sur la scène comme dans les coulisses de ce théâtre d'ombres s'affaire une troupe bigarrée. En tournée depuis dix-huit mois, la compagnie des disciples français de Bachar el-Assad a ses stars, ses jeunes premiers, ses seconds rôles, ses héros masqués et ses figurants candides, accourus de tous les horizons.   

 

La fuite en avant meurtrière du tyran syrien aura réuni, en un douteux combat, une bande de lobbyistes que tout oppose. Le facho y côtoie le gaucho. Le pieux musulman y côtoie l'islamophobe, le laïcard radical, le catho intégriste, l'altermondialiste de stricte obédience, le négationniste impénitent et, un peu égaré, l'expert atterré par cet Occident dont la cécité hâterait la venue d'un "hiver salafiste" sans retour.    

 

Mais nombre d'entre eux s'enivrent du même breuvage, cocktail où se mêlent, selon un dosage aléatoire, l'anti-impérialisme, la haine d'Israël -fût-elle affublée des atours de l'antisionisme-, la hantise du djihad triomphant, la défense de minorités confessionnelles en péril, le mépris qu'inspirent l'acharnement d'une presse asservie et le culte un rien nostalgique des régimes "forts". Le tout relevé d'une mesure de complotite chronique.    

 

L'appât du gain ? Il peut, çà et là, stimuler les vocations; mais pèse bien moins, à l'heure de s'engager sur le chemin de Damas, que les lubies idéologiques. Si notre tribu ne compte que peu d'adeptes -quelques dizaines d'activistes-, si ses manifestations parisiennes ne rassemblent qu'un maigre noyau de fidèles, les outils de la planète Web, les réseaux sociaux et les médias dits alternatifs dopent son audience. D'autant que le même militant peut, pseudonymes à l'appui, sévir sous diverses bannières.  

 

A l'extrême droite du portrait de famille, un personnage retient l'attention : Frédéric Chatillon, 44 ans. Ancien patron du Groupe union défense (GUD), phalange estudiantine encline à singer les rituels néonazis, ce colosse gominé, air rogue et veste de cuir, apparaît notamment en octobre 2011 en marge d'un meeting pro-Bachar ponctué de saluts hitlériens. Lui a fondé dès 1995 la société Riwal, "agence spécialisée dans le conseil en communication, la création graphique et l'événementiel", matrice flanquée treize ans plus tard d'une filiale baptisée Riwal Syria, censée oeuvrer à la "promotion des sociétés privées et des institutions publiques syriennes en France". A commencer par le ministère du Tourisme, client généreux.    

 

« Agence de ré information »  

 

La maison Chatillon doit pour l'essentiel sa bonne fortune -et le décuplement d'un capital au sein duquel figure le copain et associé Axel Loustau, patron de l'entreprise de gardiennage Vendôme Sécurité- au parrainage des Tlass, dynastie baasiste autrefois très en cour et prompte à financer l'impression d'affiches et d'ouvrages révisionnistes. Sunnite, le père Mustapha fut ministre de la Défense; quant au fils Manaf, général placé à la tête d’une unité d’élite, il a fait défection en juillet. "Trahison d'enfant gâté" instantanément fustigée par le site  www.infosyrie.fr, autre planète de la galaxie Chatillon, domiciliée elle aussi rue Vineuse, dans le seizième arrondissement. Cette "agence de ré-information" s'emploie, comme son nom l'indique, à corriger les ravages d'une couverture mensongère de la tragédie syrienne.   

 

A propos de mensonge... Présidente du Front national, Marine Le Pen minimise le rôle joué à ses côtés par l'ami Frédéric, croisé sur les bancs de la fac de droit d'Assas, mais relégué au rang de "prestataire de services". Services éminents : comme l'atteste un documentaire de Canal +, le "fournisseur" Chatillon a veillé à l'automne 2011 au bon déroulement de la virée romaine de "Marine". Son épouse, Marie d’Herbais, fille d'une ex-élue régionale frontiste de Picardie, présente le blog vidéo de Jean Marie Le Pen. Le tropisme baasiste du Front National a la vie dure. Compagnon et bras droit de la conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, Louis Aliot invoquait le 17 août une imaginaire "parité dans les massacres" pour renvoyer dos à dos le régime de Damas et la rébellion.   

 

Assadolâtre certifié, l'"effroyable imposteur" Thierry Meyssan, passé à la postérité pour avoir tantôt nié, tantôt imputé à une conspiration ourdie par la CIA les attentats du 11 septembre 2001, mérite de figurer au centre de la photo. D'autant que c'est lui qui aurait recommandé Chatillon aux Tlass, alors en quête d'un propagandiste de choc. A 54 ans, le fondateur du Réseau Voltaire pérore sans désemparer sur les plateaux d'Al-Manar, la chaîne du Hezbollah libanais, ou de la télévision d'Etat syrienne, où il lui arrive d'accuser nommément tel reporter parisien de jouer les espions pour les services français.    

 

L'examen attentif de sa logorrhée délirante et narcissique laisse peu de place au doute : le cas Meyssan relève au mieux de la psychanalyse. Au gré d'un parcours chaotique détaillé par Fiammetta Venner dans un essai incisif, ce fabuliste a ferraillé tour à tour en faveur de l'intégrisme catholique, de la cause homosexuelle, de la pornographie, de la laïcité, du kadhafisme et de la théocratie iranienne. On l'a même vu s'agiter au sein d'un Comité de vigilance contre l'extrême droite, auprès de Bernard Tapie, puis de l'actuelle garde des Sceaux, Christiane Taubira. 

 

« Nous avions misé sur le réformisme de Bachar » 

 

On épargnera au lecteur la liste complète des graphomanes bacharophiles et de leurs sites favoris. Avec toutefois trois mentions spéciales. L'une attribuée à un certain Louis Denghien, dont  www.infosyrie.fr, TSS (Tout sauf Sarkozy) et le Réseau Voltaire hébergent la prose volontiers ordurière. Une autre à Ginette Skandrani, ex-écologiste atteinte par la névrose révisionniste. La troisième au sinistre humoriste Dieudonné, dont le premier pèlerinage damascène, accompli en compagnie de Meyssan et de Chatillon, date de 2006. 

 

Vecteurs traditionnels du lobbying en faveur des despotes "fréquentables", les groupes d'amitiés parlementaires font preuve cette fois d'une sobriété rare. D'autant qu'à l'instar du député socialiste Gérard Bapt, ceux qui les animent ont d'emblée pris leurs distances avec le raïs alaouite. De même, si elle exaltait encore le 21 mars 2011, à la faveur d'un dîner et sur un mode mélancolique, l'"excellence" du lien bilatéral, l'Association d'amitié France-Syrie, assemblée d'ambassadeurs retraités et de vieux syrianologues, se tient coite. Nul doute en revanche que la volonté, patente jusqu'en 2004 chez Jacques Chirac puis ranimée dès 2007 par Nicolas Sarkozy, de normaliser la relation Paris-Damas afin d'exister sur l'échiquier proche-oriental, aura stimulé le tropisme arabophile de la diplomatie bleu-blanc-rouge. "Nous avions tous misé sur les promesses réformistes du jeune Bachar, concède un témoin privilégié. Mais jamais il n'y eut envers la Syrie de compromissions à l'irakienne." Allusion aux égarements de deux anciens barons du Quai d'Orsay grisés par les largesses pétrolières de Saddam Hussein.  

 

Jamais ? Une exception : l'impayable Roland Dumas, ministre des affaires étrangères de François Mitterrand, dont la liaison avec la fille de Mustapha Tlass parasita l'écran radar franco-syrien. Dans l'ombre, quelques émissaires familiers de l'Elysée ont ensuite orchestré la romance entre Sarkozy et Assad. Parmi eux, l'ancien ministre de l'Information libanais, Michel Samaha, intime du raïs aux abois, arrêté le 9 août dernier à son retour de Damas pour transport d'explosifs ; et l'affairiste Ziad Takkiedine, lui aussi fils du pays du Cèdre, conseiller occulte de Claude Guéant. 

 

Les stratèges du bacharisme à la française font bien sûr leur miel de l'angoisse -légitime- qu'alimente chez les chrétiens le sort de leurs frères syriens, promis à les en croire aux cimeterres des hordes djihadistes. "Le risque de récupération est indiscutable, admet Monseigneur Pascal Gollnisch, directeur général de l'Oeuvre d'Orient, association caritative liée à l'archevêché de Paris. Qu'il soit commis par le régime ou par les rebelles, tout carnage reste inacceptable. Mais on ne peut placer sur un même pied une insurrection mal structurée et un Etat doté de blindés et d'avions de guerre." "Nourrir l'opposition frontale entre chrétiens et musulmans est une ânerie, avance en écho un autre prélat. Que récusent d'ailleurs nos cousins de Syrie." 

 

Autant dire que ces hommes d'Eglise réprouvent le discours et l'activisme frénétique de l'étrange sœur Agnès Marie de la Croix, prieure libanaise du couvent Saint-Jacques-le-Mutilé de Qâra, non loin de Homs. Réputée proche des services de renseignement du pouvoir, louangée par Meyssan et consorts, cette routarde repentie a fermement cornaqué maints reporters étrangers adoubés par les autorités. "Manipulée et manipulatrice", soupire un diplomate. Animé par Anas Alexis Chebib, radiologue à Tulle (Corrèze), un Collectif pour la Syrie a également épaulé divers journalistes français en quête d'un visa. Au sein de son conseil d'administration siège Michel Lelong, père blanc et pro palestinien radical, témoin à décharge lors des procès du négationniste Roger Garaudy et de Maurice Papon.  

 

Les médias grand public et l'édition ont aussi leur contingent d'agents d'influence. Profil qu'incarne à merveille Richard Labévière. A coup sûr, cet ancien de Radio France Internationale s'offusquera de figurer ici en si piètre compagnie. Mais voilà: s'ils recourent à un argumentaire sophistiqué, adossé à une connaissance approfondie de la géopolitique arabe, les articles, ouvrages et rapports de l'intéressé tendent à avaliser les thèses du régime et dénotent a minima une fascination résiduelle pour la lignée des Assad. A preuve, ses écrits dans Afrique Asie, mensuel où l'on ose qualifier de "réforme majeure" le toilettage de la Constitution syrienne, plébiscité en février dernier à la faveur d'un référendum ubuesque, ou encore cet essai paru en 2011 chez Perrin intitulé Quand la Syrie s'éveillera, et préfacé par Alain Chouet, autrefois directeur de la DGSE. Moins connu, Frédéric Domont, fondateur et patron d'une société de "média, production et communication" installée à Beyrouth et baptisée Median, jouit à Damas d'une aura flatteuse. Passé lui aussi par RFI, Domont a été congédié de la "radio mondiale" en 2008 pour avoir vendu à la chaîne TV5, avant de la livrer à son employeur, une interview du raïs Assad, conduite au côté de son ami Labévière. Bachar, quand tu nous tiens...   

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 14:59

 

EELV se prononce contre la ratification du traité européen

 

PARIS (Reuters) - Le Conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le parlement du parti écologiste, s'est prononcé samedi contre la ratification du traité budgétaire européen par la France, ce qui pourrait provoquer des tensions au sein de la majorité.

 

Les militants ont adopté par soixante dix sept voix contre vingt quatre une motion qui critique ce traité présenté mercredi dernier en conseil des ministres et qui sera examiné par le parlement à partir du 2 octobre, sans suspense puisque l'opposition de droite a déjà promis de voter pour, tout comme l'essentiel des députés PS.

 

Pour le parlement d'EELV, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) "dont une lecture stricte ne répondra pas durablement aux crises auxquelles est aujourd'hui confrontée l'Union européenne et constitue un obstacle à la transition écologique" doit être modifié.

 

Le texte mandate le bureau exécutif d'EELV "pour engager des discussions avec le gouvernement et les autres formations politiques de la majorité pour déterminer avec elles un nouvel agenda européen de la France, dans le respect des propositions écologistes, visant à poursuivre et amplifier la réorientation de l'Union européenne".

 

"Personne ne s'attendait à ce que le parti écologiste soit un parti godillot", a déclaré sur BFM TV Pascal Durand, secrétaire national d'EELV. "Les Françaises et les Français, ils attendent que les débats aient lieu."

 

Dans un communiqué, le Front de gauche, qui est composé notamment du Parti de gauche et du Parti communiste, dont le vote contre au parlement ne fait aucun doute, salue la motion adoptée samedi par les écologistes.

 

"Cet acte important, qui intervient après l'engagement de plusieurs parlementaires socialistes dans le même sens, montre que le refus du TSCG est majoritaire à gauche", dit ce texte.

 

"François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent l'entendre. Ils ne doivent pas s'allier avec la droite pour faire passer en force un texte qui doit être soumis par référendum à tous les citoyens", ajoute le communiqué.

 

Le Front de gauche appelle EELV à se joindre à sa manifestation contre le traité européen qui aura lieu le 30 septembre à Paris et qui est soutenu par de nombreuses organisations politiques et syndicales.

 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé la majorité gouvernementale, dont font partie deux ministres écologistes, à l'unité et à la solidarité sur le vote du TSCG. Les députés EELV sont partagés entre le vote contre et l'abstention.

 

Une renégociation avec les partenaires européens est à ce stade impossible, François Hollande affirmant avoir obtenu que la croissance soit prise en compte dans un texte séparé.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 14:04

 

http://www.souriahouria.com/2012/09/20/25092012-paris-rencontre-et-conference-les-chretiens-de-la-syrie-avec-pere-paolo-dalloglio

 

Rencontre et conférence « les chrétiens de Syrie » avec père Paolo D’all’Oglio

 

Le père Paolo D’all’Oglio, jésuite italien qui a vécu trente ans en Syrie et a été forcé de quitter son deuxième pays pour des raisons politiques en juin 2012, sera avec nous pour nous raconter la situation des chrétiens syriens sous le régime syrien depuis cinquante ans.

 

Il nous parlera de la position actuelle des chrétiens depuis le déclenchement de la révolution, du rapport entre les chrétiens du peuple et les églises, et du chemin à travers lequel le changement radical arrivera en Syrie.

 

Il nous parlera enfin de comment il imagine l’avenir de la Syrie.

 

Ziad Majed (chercheur et politologue) animera le débat

 

La langue parlée sera le français

 

Mardi 25 Septembre 2012 de 19 heures à 21 heures

 

Mairie du vingtième arrondissement de Paris Salle des fêtes

 

6 Place Gambetta 75020 Paris Métro Gambetta

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 17:48

 

Les libyens chassent une milice islamiste de Benghazi

 

BENGHAZI, Libye (Reuters) - Des milliers de manifestants libyens ont réussi à chasser de Benghazi la puissante milice islamiste Ansar al Charia, dix jours après l'attaque du consulat américain qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis.

 

Mais les manifestants, après avoir attaqué vendredi soir le Quartier Général des islamistes, ancien siège des forces de Mouammar Kadhafi dans la capitale de la Cyrénaïque, s'en sont pris par erreur à une autre base défendue par des miliciens pro-gouvernementaux qui ont ouvert le feu pour se défendre.

 

Cette méprise illustre la confusion qui règne dans la grande ville de l'Est libyen, berceau de l'insurrection de 2011 contre Mouammar Kadhafi, et la difficulté pour le nouveau gouvernement libyen d'imposer son autorité dans le pays onze mois après la mort du "Guide".

 

Au moins onze personnes ont été tuées et une soixantaine blessées dans ces violences, selon des sources médicales.

 

Les manifestants ont envahi vendredi le quartier général d'Ansar al Charia dont les membres ont été contraints de fuir avant d'abandonner tôt samedi matin leur dernier repaire dans la ville.

 

Scandant "Libye, Libye! Plus jamais al Qaïda!", des centaines de personnes ont pénétré dans les locaux d'Ansar al Charia, arraché les drapeaux de la milice et incendié un véhicule dans l'enceinte du complexe militaire.

 

Agitant des épées et même un couteau de boucher, elles ont scandé des slogans comme "Assez d'Al Qaïda" ou "Le sang versé pour la liberté ne doit pas l'avoir été en vain", avant de mettre à sac le quartier général du groupe islamiste.

 

"Après ce qui s'est passé au consulat de Benghazi, les gens en ont assez des extrémistes", a commenté un manifestant. "Les miliciens ne veulent pas faire allégeance à l'armée, donc le peuple est intervenu et ils ont fui".

 

"COMME LA BASTILLE"

 

Cette offensive est apparemment l'aboutissement d'une campagne coordonnée par la police, les forces gouvernementales et les protestataires après la manifestation massive de vendredi contre des unités de la milice.

 

Des armes ont été récupérées dans les locaux désertés par les miliciens, tandis que des hommes applaudissaient et scandaient: "Dites à Ansar al Charia : Benghazi sera votre enfer."

 

Selon Adoussalam al Tarhouni, un fonctionnaire arrivé avec la première vague de protestataires, des miliciens ont d'abord ouvert le feu sur les manifestants, en blessant deux à la jambe.

 

"Ils sont ensuite remontés dans leurs camions et ont fichu le camp", a-t-il ajouté, précisant que les manifestants avaient libéré quatre prisonniers trouvés dans les bâtiments fortifiés de la milice.

 

"Nous manifestions pacifiquement. Quand nous sommes arrivés, ils ont commencé à nous tirer dessus", a témoigné un étudiant, Sanad al Barani. "Cinq personnes ont été blessées près de moi."

 

La police et des soldats libyens sont ensuite arrivés sur place. "Nous prenons le contrôle des locaux", a confirmé le colonel Nadji al Chouaibi. "Nous l'avons fait à la demande du peuple, qui a souhaité que le bataillon (d'Ansar) quitte les lieux."

 

"Cet endroit, c'est comme la Bastille. C'est de là que Kadhafi contrôlait la Libye et Ansar al Charia avait pris la place. C'est un tournant pour les habitants de Benghazi", a dit un manifestant.

 

"JUSTICE POUR STEVENS"

 

Les milliers de manifestants, emportés par leur enthousiasme et scandant toujours des slogans anti-Ansar, se sont ensuite dirigés vers un dépôt d'armes gardé par la milice pro-gouvernementale Rafallah al Sahati, dont les hommes ont ouvert le feu sur la foule.

 

Six corps ont été retrouvés samedi matin près du dépôt d'armes.

 

Vendredi, la manifestation "Sauvons Benghazi" demandait au gouvernement de dissoudre les groupes armés qui ont refusé de déposer les armes depuis la révolte soutenue par l'Otan contre Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011.

 

Des chasseurs et des hélicoptères gouvernementaux ont survolé la foule en signe de soutien du pouvoir en place.

 

Sur certaines affiches placardées à l'attention des médias internationaux, on pouvait lire en anglais : "Nous demandons la justice pour Stevens" et "La Libye a perdu un ami", faisant référence à l'ambassadeur américain tué.

 

Samedi, Ansar al Charia a déclaré avoir évacué ses bases à Benghazi pour préserver la grande ville de l'Est libyen, berceau l'an dernier de l'insurrection contre Mouammar Kadhafi.

 

"Le commandant du bataillon a donné l'ordre d'évacuer les lieux et de les remettre au peuple de Benghazi", a dit le porte-parole du groupe, Yousef al Djehani. "Nous respectons les opinions du peuple de Benghazi et nous avons évacué nos bases pour préserver la sécurité dans la ville."

 

La défaite d'Ansar al Charia à Benghazi et le déferlement de soutien populaire au gouvernement marque un changement notable dans un pays où les autorités sont fortement démunies pour lutter contre l'influence des milices armées.

 

Ansar al Charia et d'autres milices islamistes disposent néanmoins de bases dans l'est du pays, notamment aux alentours de la ville côtière de Derna, connue pour être un important centre de recrutement de combattants islamistes.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 17:36

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/20/n-incriminons-pas-le-printemps-arabe_1763175_3232.html

 

N’incriminons pas le « printemps arabe »

 

LE MONDE | 20.09.2012 à 14h43 • Mis à jour le 20.09.2012 à 15h54

 

Par Olivier Roy, politologue, spécialiste de l'islam

 

Ça recommence ! Mais quoi ? Le grand clash des civilisations, la "colère musulmane", le monde islamique qui s'embrase, l'incapacité de l'islam à accepter l'esprit critique et la liberté de pensée ?

 

Mais quand on regarde les faits, que voit-on ? Quelques milliers de manifestants à Tunis et à Benghazi, certes très violents, à peine plus au Caire, en Afghanistan, un attentat de plus dans une longue série qui relève d’une autre logique, et à Paris quelques dizaines de jeunes supposés salafistes qui viennent prier devant l’ambassade américaine et semblent tout surpris d’être mal accueillis. Et pour la grande masse des musulmans, la passivité, sinon l’indifférence.

 

Une fois de plus le décalage entre les titres et la réalité est sidérant. Bien sûr, c'est parce que l'opinion publique voit la réalité à travers un cliché tenace : le monde musulman est un, agit en tant que monde musulman, et tant qu'une réforme théologique n'aura pas touché l'islam, celui-ci ne saurait entrer dans la modernité.

 

En fait, les protestations et la forme qu'elles prennent ne peuvent se comprendre que si on dissocie justement les deux niveaux : le religieux et le politique. Le défi que représente le blasphème n'est pas propre à l'islam, mais la violence politique est, quant à elle, une conséquence du processus de transformation qui traverse le Moyen-Orient.

 

De La Dernière Tentation du Christ, de Martin Scorsese en 1988, à Golgotha Picnic, de Rodrigo Garcia en 2011, en passant par le détournement de la Cène par le publiciste Marithé et François Girbaud en 2005, certains milieux chrétiens ont manifesté pour empêcher le spectacle ou l'affichage (et parfois violemment), et l'Eglise catholique a entrepris un certain nombre des démarches, pacifiques, pour faire interdire l'objet du scandale (l'affiche publicitaire de la Cène, par exemple).

 

Aujourd'hui, tant l'Eglise que les musulmans parlent de la "souffrance" du croyant et de son indignation face aux incessantes agressions contre le sacré. C'est le symptôme d'une dissociation croissante entre des communautés de foi qui ne veulent plus souffrir en silence et une culture sécularisée qui ne voit dans le religieux que du bizarre ou du fanatique. Par contre, la violence contre les ambassades américaines, toute minoritaire soit-elle, est très politique.

 

Les trois premières ambassades attaquées se trouvent dans les trois pays qui ont fait le "printemps arabe" (Tunisie, Egypte, Libye), et le seul Etat qui essaie de prendre la tête de la nouvelle protestation, l'Iran, est celui dont la position au Moyen-Orient a été presque entièrement sapée par ce même "printemps arabe".

 

Ce ne sont pas les auteurs du "printemps arabe" qui ont attaqué les ambassades américaines, ce ne sont même pas les premiers bénéficiaires des élections, les Frères musulmans et al Nahda, ce sont au contraire ceux pour qui le "printemps arabe" a détourné les pays arabes de leur vrai combat. Il faudrait que l'opinion occidentale comprenne enfin que les sociétés arabes sont tout aussi divisées et complexes que leurs voisines du Nord.

 

Les salafistes tunisiens refusent la démocratie, rejettent toute vision nationale (ils arrachent le drapeau tunisien encore plus souvent que le drapeau américain) et veulent ramener la Tunisie dans le cadre de l'oumma imaginaire et militante qu'ils promeuvent.

 

C'est donc normal qu'ils fassent tout pour imposer terreur et guerre civile. En Libye, ce sont des djihadistes locaux, incapables de peser sur les élections, qui ont attaqué - et la main d'al Qaïda n'est pas loin, qui a bien des morts à venger.

 

En Egypte c'est plus complexe, car une partie des salafistes est bien entrée dans le jeu électoral, ce qui explique la moindre violence des manifestants. Quant aux islamistes au pouvoir, ils se retrouvent de fait dans une configuration pro-occidentale (hostilité à l'Iran, volonté de tisser des liens économiques avec l'Occident), mais ont du mal à clarifier leur position envers les salafistes (en Tunisie, le ministre de l'intérieur est partisan de la répression, mais le chef historique d'al Nahda, Rached Ghannouchi, s'y oppose encore).

 

Enfin, en donnant voix à la majorité du peuple aux dépens des régimes, le "printemps arabe" a remis en cause les équilibres géostratégiques du Moyen-Orient, articulés jusqu'ici sur le conflit israélo-palestinien.

 

Désormais, le conflit majeur, c'est celui qui oppose un axe sunnite (des Frères musulmans aux Saoudiens en passant par la Turquie), et un axe chiite autour de l'Iran et de ses alliés (le Hezbollah et le régime syrien). Et de fait, le premier axe partage, du moins en ce moment, la même obsession d'un Iran nucléaire, que l'on retrouve à Tel-Aviv, à Paris et à Washington.

 

C'est pourquoi Téhéran et le Hezbollah ont tout intérêt à mobiliser la "rue arabe" contre l'Occident, pour tenter de reprendre le leadership moral qu'ils ont brièvement exercé après la dernière guerre du Liban en 2005 : d'où la surenchère sur Salman Rushdie.

 

Mais c'est trop tard : la "rue arabe", d'Alep à Tripoli, a d'autres combats à mener que celui des caricatures du Prophète.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 17:01

 

Le gouvernement portugais renonce à la hausse des cotisations sociales

 

LISBONNE (Reuters) - Le gouvernement portugais a accepté dans la nuit de vendredi à samedi de négocier des solutions de rechange à une hausse des cotisations sociales à l'origine de mouvements de contestation attisés par le renforcement du plan d'austérité élaboré avec l'Union européenne et le FMI, l'an passé.

 

Alors que des milliers de manifestants s'étaient réunis dans le quartier de Belém, devant le palais présidentiel, le gouvernement a annoncé au terme d'une réunion de huit heures que des négociations se dérouleront entre le gouvernement, les syndicats et les organisations patronales.

 

Vendredi, le Premier ministre Pedro Passos Coelho avait promis "d'écouter le pays" après les grandes manifestations de la semaine passée qui l'avaient conduit à accepter de "calibrer" les mesures d'austérité.

 

Le gouvernement de centre-droit avait annoncé le 7 septembre qu'il souhaitait une augmentation de sept points des cotisations salariales, qui passeraient de onze pour cent à dix huit pour cent en 2013. L'annonce avait provoqué une crispation de la population déjà peu encline à accepter le plan d'austérité.

 

"Le gouvernement a informé le conseil (d'Etat, organe consultatif) qu'il était prêt à étudier, dans le cadre d'une négociation sociale, d'autres solutions au changement du taux de cotisations sociales", indique un communiqué publié après la réunion.

 

Le texte précise que "les difficultés qui pouvaient affecter la solidité de la coalition au pouvoir ont été surmontées", confirmant que les deux formations dirigeantes restent unies pour parvenir à atteindre les objectifs du plan de sauvetage financier.

 

Ce changement de cap s'est opéré sous la pression de la rue qui a accueilli vendredi soir les membres du conseil d'Etat et le ministre des Finances Vitor Gaspar par des huées à leur arrivée au palais présidentiel.

 

Des milliers de Portugais étaient déjà descendus dans la rue samedi dernier pour protester contre cette nouvelle vague d'austérité. Ils n'avaient jamais protesté en aussi grand nombre depuis l'attribution au printemps 2011 d'une aide financière par le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne en échange d'une politique de rigueur.

 

Les nouvelles mesures d'austérité ont fait l'objet de vives discussions entre les sociaux-démocrates de Passos Coelho et leurs partenaires de coalition, les conservateurs du Parti populaire (CDS), traditionnellement hostiles aux hausses d'impôts.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 16:49

 

Les rebelles syriens abattent un avion gouvernemental

 

AMMAN (Reuters) - Les insurgés syriens ont abattu un chasseur gouvernemental qui survolait la ville d'Atarib, dans la province septentrionale d'Idlib, a rapporté samedi un témoin.

 

Un journaliste indépendant a déclaré que les rebelles étaient en train d'attaquer une base militaire située près d'Atarib lorsque l'avion est apparu. Les insurgés l'ont alors abattu avec leurs armes anti-aériennes.

 

Surpassés militairement, les rebelles disent avoir besoin de missiles sol-air pour abattre les avions et les hélicoptères utilisés par l'armée pour bombarder leurs positions.

 

Faute de matériel plus perfectionné, ils utilisent de vieilles mitrailleuses montées sur leurs pick-up mais ces armes se révèlent imprécises et inutiles lorsque les avions de l'armée syrienne volent à une certaine altitude.

 

Le 27 août, les insurgés ont abattu un hélicoptère de l'armée dans les faubourgs de Damas. Trois jours plus tard, ils annonçaient avoir détruit un avion de combat qui survolait la région d'Idlib, près de la frontière turque.

 

Jeudi dernier, un hélicoptère militaire s'est écrasé à Douma, près de la capitale, ont annoncé les autorités sans en fournir les raisons.

 

Selon le ministère de l'Information, l'hélicoptère, dans sa chute, a heurté un avion de ligne avec deux cent passagers à son bord, mais l'appareil commercial a pu se poser.

 

Depuis le début du soulèvement à la mi-mars 2011, les violences en Syrie ont fait plus de vingt sept mille morts, en majorité des civils, selon l'opposition.

 

Vendredi, l'Irak a refusé l'accès à son espace aérien à un avion nord-coréen qui se rendait en Syrie et soupçonné de transporter des armes.

 

Le vice-président américain Joe Biden avait téléphoné dans la journée au premier ministre irakien Nouri al Maliki pour évoquer la protection par Bagdad de son espace aérien, qui aurait été illégalement utilisé par l'Iran pour envoyer des armes en Syrie.

 

Selon un rapport des services de renseignement occidentaux, l'Iran a utilisé des moyens aériens civils pour acheminer en Syrie des militaires et de grandes quantités d'armes via l'espace aérien irakien, afin d'aider le président Bachar al Assad à réprimer l'insurrection.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 16:32

 

http://www.socialisme-maintenant.com/reunion-debat-du-22-septembre-2012

 

http://www.demosphere.eu/node/31839

 

Samedi 22 Septembre 2012 à 14 heures 30

 

Réunion débat pour la construction d’un véritable lieu d’échange et de réflexion

 

Librairie L’Emancipation 8 Impasse Crozatier 75 012 Paris à la hauteur du 43 Rue Crozatier Métro Faidherbe Chaligny ou Gare de Lyon 

 

Les ravages causés par la crise ouverte du système capitaliste depuis 2008 laissent une marque destructrice dans le cœur même de pays comme les Etats-Unis ou ceux d’Europe, où chômage, précarité, inégalités, menaces sur la santé, l’éducation, et autres reculs sociaux, culturels et environnementaux s’étendent… Or aux USA, un candidat favorable à pousser plus loin encore toutes ces destructions sociales a des chances sérieuses de gagner les prochaines élections. En Europe, pressés par « les marchés financiers », les gouvernements mettent en place des règles et des mesures pour plus d’austérité encore, même s’ils installent par là ces pays dans la récession et l’approfondissement de la crise.

 

Hollande s’inscrit dans cette spirale vertigineuse. Il y apporte son style propre : pour la première fois dans l’histoire de notre pays le premier ministre d’un gouvernement se réclamant de la gauche se déplace, accompagné de dix ministres,  dans un rassemblement de l’organisation des patrons, dans l’université d’été du MEDEF. Non seulement ces derniers  ne cèdent rien, mais ils exigent plus. A partir de là le chœur des chiens de garde en France, éditorialistes et experts de toute nuance, se déchaîne : il faut bouger, les contre réformes doivent arriver tout de suite, le code du travail doit cesser d’être un obstacle au profit des entreprises. Le Président  « normal » fixe alors le cap : deux ans d’austérité tout de suite et l’encadrement du « dialogue social » pour y conduire l’ensemble des salariés et de la société. Et tout d’abord les travailleurs de chez Peugeot qui, sur la base d’un rapport d’expert, doivent comprendre qu’il faut accepter de nouvelles pertes d’emplois et la suppression du site d’Aulnay!

 

La réponse sociale et politique dans le monde et en France, est elle à la hauteur de ce qui est en jeu : stopper une marche infernale et précipitée vers les formes les plus diverses de destruction des bases mêmes de la société tout en construisant les bases d’un autre système, d’une autre société? Lequel ? Laquelle et comment ?

 

C’est parce que pour agir à la hauteur de ce qui se joue nous avons besoin d’un examen sans fard de cette situation, nous vous invitons Samedi 22 septembre à 14 heures 30 à débattre avec nous. Après un échange sur la situation, nous engagerons la discussion sur l’objectif de la construction d’un véritable lieu de dialogue, d’un véritable club de réflexion, sur ses fondements et règles, sur les chantiers théoriques qu’il doit entreprendre, sur les passerelles et dialogues qu’il doit engager en France et dans le monde avec d’autres efforts et d’autres lieux du même type. A cette fin nous soumettons à votre réflexion un premier brouillon de texte proposé par l’un de nos camarades. N’hésitez pas à réagir, à enrichir, à modifier, à proposer d’autres pistes et à participer nombreux. 

 

UN BROUILLON POUR ENGAGER LE DEBAT

 

Un club car jusqu’alors tout a échoué. Les partis, les mouvements, les grands ou petits regroupements. Toutes les formations de tradition socialiste, léniniste, trotskyste, libertaire sont en dépôt de bilan plus ou moins avancé depuis plus ou moins longtemps. La répétition de formules élaborées il y a presque un siècle injurie la réflexion théorique. Les crises succèdent aux scissions. Les militants, la plupart d’entre eux sont fatigués, sceptiques, usés par l’activisme politique.

 

Nombreux n’osent même plus s’interroger de peur de conclure à un échec. Et nous nous sommes issus de ce processus débilitant. Nous avons donc notre part de responsabilité. Mais nous essayons d’être lucides.

 

Malgré toutes ces difficultés, il nous semble qu’il faut réagir. La crise économique qui a éclatée en 2008, mais était à l’œuvre souterrainement depuis longtemps, menace l’humanité des pires barbaries. La guerre est de retour : Irak, Afghanistan, Syrie, demain l’Iran (?). En Asie, au Moyen-Orient, les états-majors travaillent aux conflits de demain. La multiplication des lanceurs, celle des bombes atomiques font froid dans le dos. Un ancien ministre de la défense, français, évoque les risques d’apocalypse… La pauvreté explose dans le monde entier [ Elle vient de battre tous les records aux USA] et les budgets d’armement de Chine, du Japon, du Vietnam, des Philippines, atteignent des sommets. La folie meurtrière va de pair avec l’extension de la misère.

 

L’Etat du monde appelle analyses, réflexions solides. Et que dire de la mise en coupe réglée par la planète ? Les prédateurs pillent les matières premières menaçant toutes les espèces. L’écologie est réduite à un argument électoral ! L’Humanité vacille sur ses bases.

 

Un club car il faut analyser, réfléchir, décrypter. Oser la novation. S’interroger sur les nouvelles formes d’organisation, les regroupements de la modernité.

 

Un club, c’est à dire un lieu de liberté, où ceux qui ont une « carte », qui militent dans une formation existante peuvent participer à des travaux qui ne font pas double emploi avec leurs regroupements. Donc un club au contraire d’un parti avec sa discipline, ses règles établies. Notre première référence c’est Rosa Luxembourg qui d’emblée s’oppose aux fonctionnaires de la sociale démocratie allemande; puis se rallie à la révolution d’octobre tout en critiquant sévèrement la démarche liberticide des bolcheviks. Rosa Luxembourg car femme, internationaliste et révolutionnaire, elle met au premier rang la nécessité que révolution, démocratie et liberté aillent de pair. C’est la question du siècle.

 

Notre club fera les efforts d’une démocratie vivante. Du refus des chefs grands et petits, écartant les enjeux de pouvoir.

 

Il existe des clubs, des cercles divers de réflexion et d’intervention. Nous souhaitons connaître mieux l’état de leur réflexion et établir des passerelles et dialogues avec eux.

 

Il y a aussi des clubs qui, le plus souvent sont liés à des partis politiques, des organisations et sont des sortes de think-tank même à l’extrême gauche.

 

Nous, nous voulons, nous serons indépendants. De sorte que nous pourrons aborder tous les problèmes politiques que l’époque commande.

 

Notre club intègre l’apport marxiste, mais se définit également en référence aux clubs du dix huitième siècle, faiseurs de Lumières, qui ont préparés la révolution française elle-même.

 

Tout indique que la crise économique mondiale n’est pas seulement une « réplique historique » de celle de 1929. La mondialisation explose. Il n’est pas un arpent de sol sur la planète qui ne soit concerné par la crise financière, par la menace, à court terme des catastrophes comme celle de Grèce, la terre est plus ronde que jamais. Seule la perception globale peut permettre de différencier les situations, pays par pays, seule l’analyse du temps long peut nous permettre d’évaluer le temps réel des processus politiques.

 

Sommes-nous déjà entrés dans une nouvelle période historique ou sommes nous encore à la lisière ? Notre club devra en débattre d’autant que l’internationalisme commence par la capacité de croiser analyses, expériences. Nous travaillons donc avec tous les regroupements étrangers sensibles à nos objectifs.

 

Lorsque nous avons commencé à discuter de la fondation de notre club, Sarkozy était encore président. Hollande a été élu. Nombreux sont les camarades qui pensaient que le président socialiste serait moins répressif avec les étrangers, les jeunes, un peu plus souple avec les salariés. Trois mois après, Manuel Valls répète à qui veut l’entendre que les sans papiers seront expulsés pour les « mêmes chiffres » que sous Claude Guéant. Les Echos publient le nombre de salariés qui bénéficieront de la retraite à 60 ans : quatre mille cinq cent par an ! PSA sera le Villevorde du gouvernement. Ayrault et Varin se sont entendus, compris. Les bonus seront en augmentation (subventions) et les huit mille salariés virés…

 

En quelques mois le gouvernement, avec le sourire, va se retrouver dans le même face à face avec le désespoir des salariés que Jospin, en quatre ans ! Tout va plus vite !

 

De ces problèmes nous devons débattre. Le système néo-libéral mondial est-il sérieusement entamé, ou s’agit-il d’une crise grave mais conjoncturelle ?

 

En somme, le dispositif politique dans les principaux pays du Capital est-il en bout de course ? Quel rôle jouent, dans cette position, les partis socialistes ? La bourgeoisie a-t-elle épuisé ses capacités à diriger, à dominer ?

 

Ces problèmes répétons le, ne sont pas nationaux. Dans chaque pays, la forme diffère mais probablement le contenu converge. Commun. Notre club devra s’attacher à préciser le contenu des communs. La définition d’objectifs de civilisations, d’objectifs politiques de changements réels appellent la définition de nouveaux chemins. Les nouvelles technologies de communication doivent être réfléchies : révolution arabes, mobilisation en Grèce, en Russie, luttes des fonctionnaires en Espagne, les Indignés aux USA, les expériences de mobilisations à l’aide des réseaux sociaux se multiplient.

 

C’est le mouvement réel de l’auto-organisation.

 

Voici quelques uns des problèmes que nous souhaitons aborder.

 

N’hésitez pas à participer à cette aventure, à critiquer, à amender ce texte, à réfléchir à un nom pour notre club.

 

Charles Jérémie

 

Paris, Août 2012

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:40

 

http://www.lesinrocks.com/2012/09/18/actualite/bernard-squarcini-et-alexandre-djouhri-ont-ils-participe-a-lexfiltration-de-bachir-saleh-11304632

 

Bernard Squarcini et Alexandre Djouhri ont-ils participé à l’exfiltration du lybien Bachir Saleh ?

 

Mardi 18 Septembre 2012

 

Juste avant le second tour de la présidentielle 2012, un proche de Nicolas Sarkozy et le patron des services secrets français Bernard Squarcini auraient ils aidé Bachir Saleh, un lybien recherché par Interpol, à s’enfuir ? En toile de fond, les soupçons de financement de la campagne de Sarkozy par Kadhafi en2007. Extrait de l’enquête à lire dans les Inrocks en kiosque Mercredi 19 Septembre 2012.

 

Il se promenait toujours avec sa mallette en cuir noir, à roulettes, rectangulaire, semblable à celle qui suit les pilotes d’avion. Dedans, des documents, des euros, des dollars, et des enveloppes – pour bien répartir tout cela. Bachir Saleh est aujourd’hui un homme très recherché. Son nom a fait la une des journaux en avril lorsqu’il est apparu comme le destinataire d’un document publié par Médiapart : une note secrète, dont l’authenticité est débattue, mentionnant le feu vert de Kadhafi pour financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 à hauteur de cinquante millions d’euros. L’ancien chef de l’État a porté plainte. Mediapart attaque aussi Sarkozy pour dénonciation calomnieuse. Le parquet a ouvert une enquête, toujours en cours, pour “faux et usage de faux” et “publication de fausses nouvelles”.

 

Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet de Kadhafi, était l’un des trésoriers du régime libyen. Dirigeant d’un fonds d’investissement consacré à l’Afrique et évalué à cinq milliards six cent millions d’euros, il connaît quantité de secrets liés aux dollars de la Libye de Kadhafi. Après la chute de Tripoli, il a trouvé refuge à Paris, avec l’accord des autorités françaises et sous la protection d’un passeport diplomatique nigérien. Son séjour se complique au mois de mai 2012, lorsqu’on découvre dans Paris Match une photo de lui se promenant tranquillement dans une rue de la capitale. L’homme est alors recherché par Interpol à la suite d’une plainte déposée par la Libye pour détournement de fonds.

 

À quatre jours du second tour de l’élection présidentielle, la nouvelle peut troubler les électeurs. Nicolas Sarkozy doit réagir : le 2 mai, il déclare au micro de RMC que “si [Bachir Saleh] est recherché par Interpol, [il] sera livré à Interpol”. Le lendemain de cette déclaration, Saleh disparaît.

 

Dans une enquête de sept pages à paraître demain, les Inrockuptibles racontent la dernière journée parisienne de l’ex-dignitaire libyen, le 3 mai. Une journée où Bachir Saleh s’est retrouvé vers 19 heures sur une pelouse du Champ de Mars, en compagnie de l’homme d’affaires proche de Nicolas SarkozyAlexandre Djouhri, qui faisait la navette entre lui et l’ancien patron de la DCRI Bernard Squarcini.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 18:18

 

http://www.npa2009.org/content/caricatures-de-charlie-hebdo

 

Communiqué du NPA

 

 

Caricatures de Charlie Hebdo

 

 

Jeudi 20 Septembre 2012

 

Dans un contexte de provocations réciproques, de l’extrême droite intégriste chrétienne américaine auquel répond l’extrême droite intégriste musulmane, Charlie Hebdo a cru devoir prendre part à cette situation en publiant dans son dernier numéro des caricatures de Mahomet déclenchant une polémique pour le moins exagérée. Charlie Hebdo a atteint son objectif, faire parler de lui, mais, ce faisant, il participe à cette agitation démagogique, politique des tensions et de diversion à laquelle les médias se complaisent à donner la plus grande publicité.

La liberté d’expression n’est pas en cause pas plus que la liberté de critiquer ou de se moquer des religions, bien évidemment. Le délit de blasphème n'existe pas, cependant, à sa manière, Charlie Hebdo participe à l’imbécillité réactionnaire du "choc des civilisations". Plus qu'une maladresse. Les peuples, et particulièrement ceux qui depuis la révolution tunisienne jusqu’à celle de la Syrie, se sont soulevés pour leur émancipation, méritent mieux que ces surenchères démagogiques.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens