Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 21:12

 

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2017/01/andre-chassaigne-deplore-des-candidatures-du-mouvement-france-insoumise-de-melenchon-contre-des-deputes-communistes-sortants-paris-n

 

http://www.paris-normandie.fr/breves/l-essentiel/legislatives--andre-chassaigne-deplore-des-candidatures-du-mouvement-melenchon-contre-des-communistes-sortants-EH8009204#.WHaWM-zhAdU

 

André Chassaigne déplore des candidatures du mouvement de Jean Luc Mélenchon contre des communistes sortants

 

La mobilisation des communistes sur le terrain pour Jean-Luc Mélenchon pourrait pâtir de l’incompréhension née de candidatures aux élections législatives au nom de la France Insoumise, mouvement du candidat au premier tour des élections présidentielles, contre des communistes sortants, a estimé Mardi 10 Janvier 2017 André Chassaigne, patron des députés du Front De Gauche (FDG).

« Pour les parrainages, je pense que c’est réglé pour Jean-Luc Mélenchon, il ne lui en manquerait que quatre ou cinq, et qu’il ne va pas courir après les parrainages du Parti Communiste Français (PCF) », a déclaré André Chassaigne, lors d’une conférence de presse.

Mais « la mobilisation pose problème sur le terrain, quand nous apprenons par exemple que des députés sortants ont des candidats de la France Insoumise contre eux, comme dans ma circonscription ou dans celle de Nicolas Sansu », a-t-il expliqué.

Cette situation suscite « de grandes interrogations et une incompréhension, alors qu’il y avait chez des militants très attachés au FDG une volonté de s’inscrire dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon après le choix majoritaire des adhérents du PCF » de le soutenir pour 2017, a poursuit le député du Puy-de-Dôme.

Le chef de file des députés du FDG compte discuter Mercredi 11 Janvier 2017 de cette situation extrêmement compliquée liée aux élections législatives avec le numéro un du PCF, Pierre Laurent.

« J’espère que chacun prendra ses responsabilités dans les élections législatives », a déclaré de son côté, Mardi 10 Janvier 2017, Pierre Laurent sur La Chaîne Parlementaire (LCP), regrettant des décisions pour l’instant ultra centralisées de la part de la France Insoumise.

« Nous voulons être présents dans le pays avec nos idées et avec nos candidats. Nous aurons tellement besoin d’un groupe communiste, du FDG et d’autres alliés peut-être demain, dans l'assemblée nationale, il faut que tout le monde se rassemble autour de ces candidatures », a poursuivi le secrétaire national.

« Nous travaillons de manière ouverte et rassembleuse avec tous ceux qui sont disponibles », a-t-il promis, promettant qu’il s’adressait « aux militants de la France Insoumise », a-t-il assuré.

« Mais pour le moment, j’ai compris que leur décision était ultra-centralisée, donc j’espère que le dialogue national sur ce point sera aussi possible », a-t-il déclaré.

Il a assuré que des contacts étaient prévus « au cours du mois de janvier 2017 ». Le PCF réunit son conseil national Samedi 14 Janvier 2017 au cours duquel il devrait avaliser une première série d’investitures pour les élections législatives.

Regrettant que le PCF fasse « une séparation très nette entre les élections présidentielles et les élections législatives », André Chassaigne a estimé qu’il n’y avait « pas de négociations avec Jean-Luc Mélenchon, qui ne souhaite pas négocier et qui a pris acte du soutien du PCF ».

Il a assuré qu’il n’aurait néanmoins « pas un comportement en opposition avec la décision prise majoritairement par les adhérents de son parti » en faveur de la candidature de Jean Luc Mélenchon, à laquelle il était opposé.

Mais, a-t-il prévenu, il n’ira « pas en première ligne avec le drapeau à la main et le mégaphone », préférant se concentrer sur les élections législatives.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 20:55

 

http://www.liberation.fr/france/2017/01/11/un-seul-des-ex-goodyear-relaxe-du-sursis-pour-les-autres_1540651

 

Un seul des anciens employés de Goodyear Amiens Nord relaxé, du sursis pour les autres

 

Par Amandine Cailhol

 

Mercredi 11 Janvier 2017

 

La cour d'appel d'Amiens a condamné sept anciens salariés de Goodyear Amiens Nord, poursuivis pour séquestration, à des peines de prison avec sursis allant jusqu'à douze mois. Leur avocat entend se pourvoir en cassation. Un seul salarié à bénéficié d'une relaxe.

Ils encouraient jusqu’à cinq ans de prison. Trois ans après la fermeture de leur usine, les huit de Goodyear, poursuivis pour séquestration et violence en réunion, ont finalement été condamnés par le tribunal d’Amiens à des peines de sursis allant jusqu’à un an. Un jugement plus clément que les réquisitions du parquet, deux ans de prison avec sursis, et que la peine prononcée en première instance, vingt quatre mois de prison, dont neuf mois de prison ferme. Mais qui est toutefois loin de satisfaire les huit anciens salariés, dont cinq syndicalistes de la Confédération Générale du Travail (CGT), qui demandaient la relaxe.

D’où leur décision de se pourvoir en cassation, selon leur avocat Fiodor Rilov.

Dans le détail, quatre d’entre eux, dont Mickaël Wamen, l'ancien leader de la CGT de l’usine, ont été reconnus coupables de séquestration et condamnés à douze mois de prison avec sursis, tout en étant relaxés du chef d’accusation de violence en réunion. A l’inverse, trois salariés ont été relaxés du chef de séquestration, mais reconnus coupables de violence en réunion. Deux d’entre eux ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis et le troisième à deux mois de prison avec sursis. Le dernier a été relaxé.

Une distinction entre prévenus qui étonne leur avocat. « Notre objectif, c’était la relaxe pour la totalité des salariés. Nous avons obtenu la moitié, puisque quatre des prévenus sont relaxés pour les faits de séquestration. C’est un progrès significatif mais pas suffisant. Nous n'allons donc pas nous arrêter là ». Même mécontentement sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, où la décision est comparée à celle rendue, quelques jours plus tôt, dans le cadre de l’affaire de Christine Lagarde.

Au cours des trois dernières années, les huit prévenus n’ont eu de cesse de plaider la légitimité de leur action et de leur colère. Celle du 6 janvier 2014, jour où deux cadres de l’usine avaient été retenus pendant une trentaine d’heures dans les locaux de l’usine de pneus d’Amiens, alors que la direction venait d’annoncer qu’elle mettait la clé sous la porte.

Les prévenus n’en démordent pas. Ils n’ont rien à se reprocher. « Selon l’accusation, les huit prévenus ont participé à un événement empêchant les deux cadres de se mouvoir librement. Tout le débat est là. Est-ce que, oui ou non, il y a des preuves de cela ? La réponse est non. Il n’y a rien », expliquait à Libération leur avocat, au mois d’octobre 2016, lors du procès en appel. « Au contraire, leur présence a permis d’éviter le drame ».

D’où leur demande de relaxe, maintenue tout au long du procès, un message aussi porté par les quelque trois cent cinquante militants environ, issus notamment des rangs de la CGT, qui s’étaient rassemblés, dans l’attente du jugement, devant le palais de justice, pour les soutenir. Trois mois plus tôt, ils étaient également plusieurs milliers, venus de toute la France, réunis au même endroit et dans un parc de la ville, pour réclamer la relaxe des anciens employés de Goodyear Amiens Nord. Une mobilisation sur laquelle Fiodor Rilov compte pour appuyer son pourvoi en cassation et, au travers de cette affaire, « faire lever l’épée de Damoclès qui pèse sur tous les salariés qui se battent pour sauver leur emploi ».

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 20:54

 

http://www.rue89lyon.fr/2017/01/10/a-grenoble-la-majorite-politique-deric-piolle-sebreche

 

À Grenoble, sécession dans la majorité d’Eric Piolle

 

Par Victor Guilbert

 

Après s’être abstenus sur le budget prévisionnel 2017 de la ville de Grenoble, deux élus sur les quarante deux élus de la municipalité rouge, verte et citoyenne, ont fait sécession. La majorité minimise leur départ et les oppositions se saisissent de cette fracture.

Ils ne sont que de simples élus sans délégation et, pourtant, la scission de Guy Tuscher, militant d'Ensemble, et de Bernadette Richard-Finot, militante du Parti de Gauche, est lourde de sens pour la vie politique grenobloise.

Les deux frondeurs, coutumiers de votes différenciés avec la majorité, ont franchi une étape supplémentaire dans leur démarcation en annonçant, Lundi 9 Janvier 2017, la création de leur propre groupe politique, Ensemble à Gauche, au conseil municipal.

Ils reprochent à l’exécutif municipal son « absence de débat sur les choix d’austérité budgétaire » compris dans le plan de rigueur annoncé au mois de juin 2016, prévoyant notamment la fermeture de bibliothèques municipales.

Le pari d’un groupe unique

Dès le début du mandat, l’ensemble des élus de la majorité avaient fait le pari ambitieux de siéger dans un unique groupe au conseil municipal.

Ce devait être le signe de leur unité malgré les différentes composantes politiques, mais aussi une manière de contraindre tout le monde à assumer le bilan des politiques menées, en conduisant les débats en interne plutôt que d’afficher publiquement les divergences.

Pourtant, par deux fois, des lignes de fractures dans la ligne majoritaire sont apparues au grand jour.

Au mois de mai 2015, Guy Tuscher et Bernadette Richard-Finot faisaient déjà partie des cinq conseillers municipaux de la majorité ayant voté contre l’attribution du marché de l’éclairage public à un consortium privé. Le camouflet était trop rude pour ces partisans d’un service public de l’éclairage.

Puis, au mois de juin 2016, il ne restait plus que ces deux-là pour s’opposer de nouveau à une révision des tarifs de stationnement. Les deux élus estimaient que la nouvelle grille n’était pas pertinente, ni écologiquement, ni socialement, car elle serait « difficile à vivre pour de nombreux foyers ».

L’abstention de trop sur le budget 2017

Dernièrement, c’est donc sur le budget prévisionnel 2017 que les deux sécessionnistes ont fait valoir leur désaccord, s’abstenant de le voter lors du conseil municipal du 19 décembre 2016, sans compromettre son adoption.

Guy Tuscher détaille leur position, « nous sommes contraints d’appliquer l’austérité imposée par le gouvernement à travers la baisse des dotations aux collectivités. Cependant, nous pouvions élaborer d’autres scénarios en réduisant les subventions accordées aux clubs de sports professionnels ou en augmentant de un à deux pour cent la fiscalité foncière. Mais l’orientation budgétaire n’a pas été débattue. Les documents ne nous ont même pas été transmis ».

En réservant leur voix lors du vote, les deux élus se seraient exclus d’eux-même de la majorité, selon Alan Confesson, co-président du groupe majoritaire Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Ecologistes (RCGE), « ce n’est pas une délibération anodine, c’est celle qui définie l’action municipale pour l’année à venir. Si vous ne votez pas le budget, vous ne faites pas partie de la majorité, c’est ainsi dans toutes les assemblées délibérantes ».

Une discrimination politique

La conséquence de cet acte de défiance considéré comme non-conforme à la charte du groupe ne s’est pas fait attendre. Les deux abstentionnistes ont été exclus des réunions de groupe, des listings de courriels et du séminaire de travail organisé le week-end dernier, dans le Vercors.

La scission était devenue inévitable, selon Guy Tuscher, « l’entourage proche d’Eric Piolle a abandonné l’engagement de participation citoyenne pour faire passer le plan de rigueur. Avec l’aval d’Eric Piolle, les coprésidents de groupe ont organisé notre discrimination politique mais nous continuerons de mener notre action sans opposition systématique, en restant fermes sur nos engagements de campagne ».

Ils revendiquent le soutien d’un groupe d’appui politique d’une quinzaine de militants de leurs propres formations politiques.

Nous nous souvenons que, au comité local du Parti de Gauche notamment, le plan d’économie de quatorze millions d’euros de la municipalité avait fait des remous, comme l’avait révélé le journal satirique local du Postillon, faisant fuiter des correspondances internes houleuses, au mois d'octobre 2016.

Laurence Comparat, l’autre coprésidente de la majorité, tente de minimiser la fronde.

« Ce sont des décisions isolées traduisant un état d’esprit individuel dans l'attente du grand soir. Mais le reste du groupe reste uni et déterminé à travailler de façon collégiale ».

Une aubaine pour les oppositions

Cet éclatement, même minime, de la majorité est du pain béni pour les oppositions municipales qui se sont empressées de la commenter sur les réseaux sociaux.

Le socialiste Jérôme Safar estimant que « cette auto-exclusion de la majorité municipale démontre à quel point cette équipe est sectaire et brutale ».

À droite, cela a inspiré le conseiller municipal Vincent Barbier, « cette majorité s'est fait élire sur des mensonges, la démission des deux élus n'est qu'une étape d'une longue chute ».

Guy Tuscher n’ignore pas que cet éclatement de la majorité, comme le mouvement de contestation syndical d’une partie des bibliothécaires, sera récupéré politiquement pour entacher l’action politique d’Eric Piolle et de son équipe.

C’est d’ailleurs ce qui fonde en partie sa décision, « notre majorité était issue des mouvements sociaux, mais l’exécutif municipal considère désormais les combats syndicaux comme des oppositions. Nous aurions dû entendre leurs revendications légitimes plutôt que de les laisser à nos opposants ».

Déjà confrontés aux tirs croisés des trois groupes d’oppositions du Parti Socialiste, des Républicains et du Front National, Eric Piolle devra désormais se protéger du risque de tirs fratricides venus de sa gauche, qu’il n’a pas su neutraliser.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 20:30

 

http://www.courrierdesafriques.net/2016/12/la-chronique-du-bledard-poutinolatres-et-bacharogroupies

 

http://akram-belkaid.blogspot.fr/2016/12/la-chronique-du-bledard-poutinolatres.html

 

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5237507&archive_date=2016-12-15

 

Poutinolâtres et bacharogroupies

 

Par Akram Belkaïd

 

Jeudi 15 Décembre 2016

 

Il est des analogies de discours qui méritent d'être relevées. Alors que les bombes à fragmentation de fabrication russe continuaient de se déverser contre Alep-Est, les poutinolâtres et autres bacharogroupies avançaient des arguments en tous points comparables à ce que la propagande pro-israélienne diffusait durant les bombardements de Gaza en 2009 et en 2014.

Le sort des victimes civiles, autrement dit la question essentielle dans ce genre de situation, ou du moins celle qui devrait primer et être au-dessus de toute considération partisane ? La réponse habituelle est que leur drame est à imputer aux combattants, tous désignés par le terme désormais passe-partout de djihadistes, qui les prennent en otage, qui se cachent parmi elles ou qui les utilisent comme boucliers humains.

Si nous évoquons la question des hôpitaux détruits ou des ambulances ciblées, nous avons ce genre de réplique, c'est encore la faute des combattants et des djihadistes qui se réfugient parmi les premiers en les transformant en centres opérationnels ou qui utilisent les secondes sans aucun scrupule. Parlons alors de la population qui souffre des bombardements et qui n'en peut plus des privations et l'on s'entend dire que, si elle n'est pas complice, c'est donc qu'elle est prise en otage et qu'elle fuirait si elle le pouvait pour se réfugier dans la joie et la bonne humeur auprès de ceux qui veulent la libérer en la bombardant.

Enfin, et comme c'est systématiquement le cas quand on s'indigne du sort des palestiniens devant des partisans d'Israël, parler d'Alep Est en particulier et de la Syrie en général, c'est s'entendre dire « et le reste, pourquoi ne parlez-vous pas du Yémen ou de ce qui se passe à Mossoul ». Ainsi, avant d'aborder le sujet de la Syrie ou de la Palestine, il faudrait un liminaire aussi long que les prolégomènes d'Ibn Khaldoun où seraient citées les situations au Tibet, au Timor, en Birmanie, au Burundi, en République Démocratique du Congo sans oublier le sort funeste des premières nations d'Amérique.

Il est évident que la situation en Syrie et à Alep génère en Algérie comme en France des confrontations musclées tant les positions sont irréconciliables. Prendre position contre Bachar al Assad et son régime, c'est être automatiquement accusé de faire le jeu des intégristes et d'être à la solde du Qatar, de l'Arabie Saoudite, des Etats Unis, de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et d'Israël. Affirmer, encore et encore, que la contestation syrienne était au départ pacifique et cela parce que nous l'avons vu sur le terrain quand tant d'autres ne savaient même pas à l'époque où se trouvaient Alep, Palmyre ou Homs, c'est se faire qualifier d'agent de propagande pour cette main invisible qu'aiment tant dénoncer les complotistes en tous genres. Enfin, estimer que Vladimir Vladimirovitch Poutine est tout sauf un dirigeant progressiste porteur d'une nouvelle espérance pour tous les damnés de la terre, c'est se faire excommunier par les camarades d'hier qui restent engoncés dans la nostalgie des bonnes vieilles dialectiques anti-impérialistes et qui ne se demandent même pas pourquoi Vladimir Poutine est si populaire auprès de l'extrême-droite européenne.

Ce qui me frappe dans la bataille des mots, c'est que de nombreuses personnes se positionnent surtout en fonction des médias occidentaux principaux. A les entendre, puisque des journaux comme le Monde, le New York Times ou le Guardian dénoncent ou critiquent l'intervention russe en Syrie, c'est donc que cette dernière doit être défendue et soutenue. Il est vrai que l'indignation médiatique occidentale à propos d'Alep est très sélective et que nous aurions aimé entendre les mêmes discours quand les pauvres gazaouis mourraient sous les bombes à sous-munitions israéliennes. Mais concernant la Syrie, nous pouvons aussi se rappeler qu'une montre cassée donne l'heure exacte deux fois par jour. Autrement dit, aussi critiquables soient-ils, les médias mainstream peuvent parfois être dans le juste. En tous les cas, en tant que journaliste, l'auteur de ses lignes préfère de loin lire un papier dans ces journaux plutôt que d'accorder le moindre crédit à cette floraison de sites dits alternatifs et qui ne sont qu'un ramassis de fausses informations et d'analyses tronquées, cela sans oublier les médias financés par les fonds publics russes dont on est en droit d'interroger l'indépendance si ce n'est l'intégrité.

L'autre point marquant a été relevé dans une excellente tribune du journaliste Dominique Vidal publiée sur son mur Facebook. Il est frappant de voir à quel point l'ignorance caractérise tant de gens qui s'expriment à propos de la Syrie. Celles et ceux qui clament que le régime syrien est la dernière ligne de défense face à Israël semblent ainsi ignorer à quel point Hafez al Assad et son fils Bachar al Assad se sont accommodés de la cohabitation avec leur voisin. Caractéristique de notre temps où l'opinion prime sur le savoir, ils écoutent à peine quand nous leur parlons du refus de la Syrie de se porter au secours des palestiniens lors des événements de septembre noir en 1970.

Inutile aussi de leur parler du martyre du camp palestinien de Tell al-Zaatar à Beyrouth, assiégé durant l'été 1976 par les milices phalangistes qui, après sa prise, s'y livrèrent à des massacres de civils qui firent deux mille morts avec l'aval et la complicité passive de Damas dont les troupes étaient pourtant présentes au Liban. Même chose, comme l'a rappelé Dominique Vidal, en ce qui concerne les massacres d'Hama en 1982.

L'histoire récente de la Syrie est une longue séquence de répressions violentes et de négation forcenée de tout pluralisme politique réel. Il faudrait être fou pour souhaiter que ce pays tombe entre les mains de l'Etat Islamique ou d'autres groupes intégristes. Mais il faut prendre conscience que la perpétuation coûte que coûte du régime et de son mur de la terreur ne peut que préparer d'autres embrasements et d'autres tragédies. Ne pas se réjouir de la victoire de Vladimir Poutine et de son désormais obligé qu'est Bachar al Assad n'est donc pas simplement une position éthique. C'est aussi de la clairvoyance.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:29

 

http://www.lavoixdunord.fr/96839/article/2016-12-30/le-froid-est-la-et-les-migrants-ne-renoncent-pas-l-angleterre

 

Le froid est là, et les migrants ne renoncent pas à la Grande Bretagne

 

Au camp de la Marnière, ils sont entre soixante et quatre vingt à apprivoiser le début de l’hiver. Dans le cadre du plan grand froid, la municipalité a prévu une solution alternative aux baraquements de fortune. Pour certains bénévoles, cela tarde à se mettre en place.

 

Par Floriane Gérenthon

 

Vendredi 30 Décembre 2016, au parc de la Roupie, à Isbergues, un groupe d’hommes est là pour prendre une douche et avaler un repas concocté par les bénévoles de Terre d'Errance.

 

D’autres sont restés au camp et s’occupent de décharger les bouteilles d’eau ramenées par d’autres bénévoles. Selon Terre d'Errance, les migrants seraient entre soixante et quatre vingt sur le camp.

 

Mais, depuis quelques jours, le froid est là. Les températures sont négatives. Les baraquements où s’abritent les réfugiés ont été renforcés pour être plus solides et Terre d'Errance s’est procurée plusieurs poêles à bois.

 

Du côté de la municipalité, une solution alternative a été mise en place, avec l’association Habitat Insertion, dans le cadre du plan grand froid. À l’espace Jules-Noël, des locaux associatifs, inutilisés à cette période, ont été libérés pour l’hiver. L’association Habitat Insertion a récupéré matelas et duvets pour une capacité de trente six places. Les femmes seront accueillies à la maison paroissiale.

 

Le sous-préfet de Béthune et le directeur départemental de la cohésion sociale sont venus valider cette solution alternative. Les bénévoles s’étonnent de ne pas la voir être appliquée plus rapidement. Du côté de la mairie, on attend le feu vert de la préfecture, explique le maire Bertrand Cocq.

 

En ce moment, le camp est calme, mais les esprits se sont échauffés ces derniers jours. « Nous lisons qu’un nouveau camp s’est créé à Norrent-Fontes mais c’est faux », explique Marie-Claire.

 

Un article du quotidien anglais The Independent, publié Mardi 27 Décembre 2016, a semé le trouble. Il y est écrit que les migrants sont de retour en nombre pour s’installer dans l’un des camps sauvages autour de Calais, dont celui de Norrent-Fontes. « Sauf que cela fait des années qu’il est là », précisent les bénévoles et, pour le moment, les retours se font rares. « Peut-être trois ou quatre », mais leur nombre est difficile à évaluer. Parce que les tentatives de passage en Grande Bretagne continuent. « S’ils voient qu’ils peuvent revenir, ils le feront ».

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:15

 

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/01/08/msf-denonce-les-violences-policieres-contre-les-migrants-a-paris_5059437_1654200.html

 

Médecins Sans Frontières (MSF) dénonce les violences policières contre les migrants à Paris

 

L’association humanitaire accuse les forces de l’ordre de se livrer à « une tentative dérisoire de soustraire cette population en détresse à la vue du public ».

 

MSF a dénoncé, Samedi 7 Janvier 2017, les violences policières à l’encontre des migrants en errance qui dorment dans les rues de la capitale. Selon l’association humanitaire, les forces de police « harcèlent les migrants en confisquant leurs couvertures, utilisant parfois des gaz lacrymogènes pour les disperser, allant jusqu’à leur interdire de s’asseoir dans la file d’attente du centre humanitaire de la Chapelle où ils attendent une place d’hébergement ».

 

En l’espace d’une semaine, huit migrants en situation d’hypothermie ont ainsi été pris en charge par les équipes de MSF lors de consultations ambulatoires. Dénonçant des « pratiques inacceptables » qui mettent en péril la vie des personnes visées, MSF accuse les forces de l’ordre de se livrer à « une tentative dérisoire de soustraire cette population en détresse à la vue du public. Ce déni de réalité par la violence doit cesser », insiste l’organisation.

 

Le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, a défendu Dimanche 8 Janvier 2017 le travail des policiers, évoquant « un sport national de mise en cause » de leur travail. « Ce que font aujourd’hui les forces de police, c’est de la mise à l’abri de personnes qui sont vulnérables », selon le ministre. « C’est vrai, quelquefois, il peut y avoir une forme de contrainte à mettre une personne à l’abri », a-t-il ajouté.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:53

 

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1933/11/lt19331107.htm

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/janvier2017.php#jan03

 

La situation en Europe et nos tâches d'aujourd'hui

 

Par Léon Trotsky

 

Mardi 7 Novembre 1933

 

La victoire du national-socialisme en Allemagne a provoqué dans les autres pays européens le renforcement, dans le prolétariat, non des tendances communistes, mais des tendances démocratiques. Nous le voyons sous une forme particulièrement claire en Angleterre et en Norvège mais, sans aucun doute, le même processus se produit en d'autres pays. Il est très probable, en particulier, que la sociale démocratie de Belgique connaîtra, dans la prochain, période, une nouvelle montée. Que le réformisme soit le pire frein de l'évolution politique et que la sociale démocratie soit vouée à l'effondrement, c'est pour nous l'ABC. Mais rien que l'ABC, c'est peu. Il faut savoir discerner les étapes concrètes du processus politique. Dans le déclin historique général du réformisme comme du capitalisme, il y a d'inévitables périodes de remontée temporaire. Une lampe, avant de s'éteindre, se ranime parfois très vivement.

La formule fascisme ou communisme est absolument juste, mais seulement en dernière analyse. La politique fatale de l'internationale communiste soutenue par l'autorité de l'état ouvrier n'a pas seulement compromis les méthodes révolutionnaires. Elle a donné à la sociale démocratie, souillée de crimes et de trahisons, la possibilité de lever de nouveau au-dessus de la classe ouvrière le drapeau de la démocratie comme drapeau du salut.

Des dizaines de millions d'ouvriers sont alarmés jusqu'au tréfonds de leur conscience par le danger du fascisme. Adolf Hitler leur a montré de nouveau ce que signifie l'écrasement des organisations ouvrières et des droits démocratiques élémentaires. Les staliniens affirmaient au cours des dernières années que, entre le fascisme et la démocratie, il n'y avait pas de différence et que le fascisme et la sociale démocratie étaient des étoiles jumelles. Les ouvriers du monde entier se sont convaincus par la tragique expérience allemande de la criminelle absurdité de tels discours. De là, le déclin prochain des partis staliniens, dans des circonstances exceptionnellement favorables pour l'aile révolutionnaire. De là aussi, les aspirations des ouvriers à se cramponner à leurs organisations de masse et à leurs droits démocratiques. Grâce à dix années de politique criminelle de l'internationale communiste stalinisée, le problème se pose devant la conscience de millions de travailleurs, non sous la forme de l'antithèse décisive de la dictature du prolétariat contre la dictature du fascisme, mais sous la forme de l'alternative beaucoup plus primitive et beaucoup moins nette de la démocratie contre le fascisme.

Il nous faut prendre la situation politique qui est notre point de départ telle qu'elle est, sans nous faire aucune illusion. Evidemment, nous restons fidèles à nous-mêmes et à notre drapeau. Toujours et dans toutes les conditions nous disons qui nous sommes, ce que nous voulons et où nous allons. Mais nous ne pouvons pas imposer mécaniquement notre programme aux masses. L'expérience des staliniens à ce sujet est suffisamment éloquente. Au lieu d'accrocher leur locomotive au train de la classe ouvrière et d'accélérer son mouvement en avant, les staliniens lancent leur locomotive à coups de sifflets retentissants à la rencontre du train du prolétariat, entravent son mouvement et parfois se heurtent à lui. Alors, la petite locomotive vole en éclats. Le résultat d'une telle politique est que, dans certains pays, le prolétariat est devenu la victime sans défense du fascisme et que, dans d'autres pays, il est rejeté en arrière sur les positions du réformisme.

Il ne peut évidemment être question d'une régénération sérieuse et durable du réformisme. Il s'agit à proprement parler non du réformisme au sens large du mot, mais des aspirations instinctives des ouvriers à défendre leurs organisations et leurs droits. De ces positions purement défensives et conservatrices, la classe ouvrière peut et doit, dans le processus de la lutte, passer à une offensive révolutionnaire sur toute la ligne. L'offensive doit, à son tour, préparer les masses à accepter les grandes tâches révolutionnaires et, par conséquent, notre programme. Mais pour atteindre cette étape, il faut savoir traverser la période défensive qui s'ouvre actuellement avec les masses, au premier rang, sans se dissoudre en elles, mais aussi sans s'en détacher.

Les staliniens ont frappé d'interdit les mots d'ordre démocratiques pour tous les pays du monde. Pour l'Inde, qui n'a pas encore accompli sa révolution nationale libératrice. Pour l'Espagne, où l'avant-garde prolétarienne a encore à trouver la voie de la transformation de la révolution bourgeoise rampante en révolution socialiste. Pour l'Allemagne, où le prolétariat, brisé et atomisé, est privé de tout ce qu'il avait conquis au cours du siècle écoulé. Pour la Belgique, dont le prolétariat garde les yeux fixés sur ses frontières de l'est et où, étouffant la profonde défiance qu'il éprouve en son cœur, il soutient le parti du pacifisme démocratique d'Emile Vandervelde. La négation pure et simple des mots d'ordre démocratiques, les staliniens la déduisent abstraitement des caractéristiques générales de notre époque, qui est celle de l'impérialisme et des révolutions socialistes. Il n'y a pas un grain de dialectique dans une telle façon de poser la question. Les mots d'ordre et les illusions démocratiques ne se suppriment pas par décret. Il faut que la masse les traverse et les vive dans l'expérience des combats. La tâche de l'avant-garde est d'accrocher sa locomotive au train des masses. Dans la position défensive actuelle de la classe ouvrière, il faut trouver des éléments dynamiques, il faut pousser la masse à tirer les déductions de ses propres prémisses démocratiques et il faut approfondir et étendre le champ de la lutte. Dans cette voie aussi, la quantité doit se changer en qualité.

Rappelons encore une fois qu'en 1917, quand les bolcheviks étaient déjà incomparablement plus forts qu'aucune des sections actuelles de l'internationale communiste, ils continuaient d'exiger la convocation rapide de l'assemblée constituante, l'abaissement de la limite d'âge électorale, les droits électoraux pour les soldats et l'éligibilité des fonctionnaires. Le mot d'ordre principal des bolcheviks, tout le pouvoir aux soviets, signifiait, entre le mois d'avril 1917 et le mois de septembre 1917, tout le pouvoir aux sociaux démocrates, mencheviks et socialistes révolutionnaires. Quand les réformistes conclurent une coalition gouvernementale avec la bourgeoisie, les bolcheviks lancèrent le mot d'ordre « à bas les ministres capitalistes ». Cela signifiait encore une fois, « ouvriers, forcez les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires à prendre dans leurs mains tout le pouvoir ». L'expérience politique de la seule révolution prolétarienne victorieuse est défigurée et faussée par les staliniens au point d'être méconnaissable. Notre tâche, ici aussi, est de rétablir les faits et d'en tirer les conclusions indispensables aujourd'hui.

Nous, bolcheviks, nous pensons que pour échapper réellement au fascisme et à la guerre, il faut prendre le pouvoir par la révolution et instaurer la dictature prolétarienne. Vous, ouvriers socialistes, vous n'êtes pas d'accord pour vous engager dans cette voie. Vous croyez pouvoir non seulement sauver ce que vous avez conquis, mais encore aller de l'avant dans les voies de la démocratie. Bien, tant que nous ne vous aurons pas convaincus et amenés de notre côté, nous sommes prêts à parcourir avec vous cette voie, jusqu'au bout. Mais nous exigeons que vous meniez la lutte pour la démocratie non en paroles mais en actes. Tout le monde reconnaît, chacun à sa manière, que, dans les conditions actuelles, il faut un pouvoir fort. Obligez donc votre parti à ouvrir une lutte véritable pour un état démocratique fort. Il faut pour cela avant tout extirper les restes de l’état féodal. Il faut donner le droit de vote à tous les hommes et à toutes les femmes de plus de dix-huit ans, soldats compris. Il faut concentrer tous les pouvoirs, législatifs et exécutifs, entre les mains d'une chambre unique. Que votre parti engage une campagne sérieuse sur ces mots d'ordre, qu'il dresse sur leurs jambes des millions d'ouvriers et que, grâce à la poussée des masses, il s'empare du pouvoir. Ce serait, en tout cas, une tentative sérieuse de lutter contre le fascisme et la guerre. Nous, bolcheviks, nous conserverions le droit d'expliquer aux ouvriers l'insuffisance des mots d'ordre démocratiques. Nous ne pourrions certes endosser des responsabilités pour ce gouvernement social démocrate, mais nous vous aiderions honnêtement à lutter pour lui. Avec vous, nous repousserions toutes les attaques de la réaction bourgeoise. Plus encore, nous nous engagerions devant vous à ne pas entreprendre d'actions révolutionnaires qui sortiraient des limites de la démocratie, de la véritable démocratie, tant que la majorité des ouvriers ne se serait pas placée consciemment du côté de la dictature révolutionnaire.

Telle doit être, dans la prochaine période, notre attitude envers les ouvriers sociaux démocrates et sans-parti. En occupant avec eux, au point de départ, la position de défense de la démocratie, nous devons dès le début lui donner un sérieux caractère prolétarien. Il faut nous dire fermement que nous ne permettrons pas que se répète ce qui s'est passé en Allemagne. Il faut que chaque ouvrier avancé se pénètre complètement de la détermination de ne pas permettre au fascisme de lever la tête. Il faut envelopper, pas à pas et avec persévérance, les maisons du peuple, les rédactions et les clubs, des anneaux de la défense prolétarienne. Il faut entourer avec autant de persévérance tous les foyers du fascisme, rédaction de journaux, clubs et casernes fascistes, de l'anneau du blocus prolétarien. Il faut conclure des accords de combat entre organisations ouvrières, politiques, syndicales, culturelles et autres, pour des actions communes de défense de toutes les institutions de la démocratie prolétarienne. Plus ce travail aura un caractère sérieux et réfléchi, moins il sera criard et vantard et plus il conquerra rapidement la confiance des masses prolétariennes, en commençant par la jeunesse, et plus sûrement il nous mènera à la victoire.

C'est ainsi que nous nous représentons les grandes lignes d'une politique véritablement marxiste dans la période qui vient. Cette politique revêtira assurément dans les différents pays d'Europe des formes qui dépendront des circonstances nationales. Suivre attentivement les changements de la situation et les modifications dans la conscience des masses et lancer à chaque étape les mots d'ordre qui découlent de l'ensemble de la situation, c'est la tâche de la direction révolutionnaire.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 19:06

 

http://www.lemonde.fr/logement/article/2017/01/09/droit-au-logement-conquiert-trente-places-d-hebergement-pour-les-sdf-dans-l-hotel-dieu_5059591_1653445.html

 

L'association Droit Au Logement (DAL) conquiert trente places d’hébergement pour les Sans Domiciles Fixes (SDF) dans l’Hôtel-Dieu

 

L’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP) a autorisé l’association à conserver les chambres situées dans une aile désaffectée jusqu'au mois de mars 2017.

 

Par Isabelle Rey-Lefebvre

 

C’est une jolie victoire pour les sans-abris parisiens qui, au cœur des journées les plus froides de l’hiver, le week-end du Samedi 7 Janvier et du Dimanche 8 Janvier 2017, auront gagné une trentaine de lits d’hébergement qu’ils peuvent conserver jusqu’à la fin du mois de mars 2017. Deux initiatives se sont, par un heureux hasard, conjuguées pour ce résultat.

Le médiatique docteur Gérald Kierzek, urgentiste à l’Hôtel-Dieu, hôpital de l’APHP, avait, Vendredi 6 Janvier 2017, tweeté le message « je suis de garde ce soir et j’accueillerai au chaud les personnes qui en ont besoin ». Puis, « il est inadmissible que des dizaines de lits au chaud soient vides, nous pourrions soigner et accueillir », tweet assorti de photographies de lits vides.

L’information a immédiatement circulé. « J’ai, Vendredi 6 Janvier 2017, avec le Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU), été porter secours à un SDF en hypothermie, à vingt huit degrés », raconte le docteur Gérald Kierzek, « alors que nous aurions pu prévenir cela puisque, dans mon hôpital, je sais que quatre vingt lits sont vides. C’est insupportable, comme si nous avions oublié que, dans assistance publique, il y a le mot assistance ».

Samedi 7 Janvier 2017, le DAL a de son côté organisé l’occupation d’une aile désaffectée du plus vieil hôpital de France, l’Hôtel-Dieu, sur le parvis même de Notre-Dame de Paris, par une trentaine de SDF et mal-logés qui y ont passé la nuit du Samedi 7 Janvier au Dimanche 8 Janvier 2017.

« Nous nous attendions à être expulsés très vite par les flics, mais ce sont les soignants de la Confédération Générale du Travail (CGT) qui nous ont porté secours, nous procurant matelas, lits de camp et couvertures, puis la direction a accepté que nous nous installions dans l’aile Saint-Côme et elle y a rétabli le chauffage », expliquait Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL, Dimanche 8 Janvier 2017, n’en revenant pas. Les lieux, treize chambres avec cabinets de toilette, douches et kitchenettes, se prêtent on ne peut mieux à un hébergement temporaire.

Parmi les mal-logés présents, il y a Mustapha, vingt cinq ans. Cet apprenti boulanger ne sait plus depuis combien de mois il est à la rue, « j’appelle le cent quinze tous les jours et quand, par miracle, j’arrive à l’avoir, c’est pour me faire dire qu’il n’y a pas de place. Et c’est impossible de trouver du travail lorsqu’on ne sait même pas où on va dormir le soir même ». Ayadelé Abdoulakeem, jeune nigérian, exhibe, outre sa carte de résident, un jugement condamnant le préfet de Paris à l’héberger, avec une astreinte de cinquante euros par jour, « je suis à la rue depuis mon arrivée en France en 2013. Pourtant, je travaille, dans un atelier de réparation de vélos du quatorzième arrondissement de Paris ».

Isabelle Semado, cap verdienne, a bien obtenu un hébergement en hôtel à Chelles, dans le département de la Seine-et-Marne, mais à deux heures de transport de son travail d’auxiliaire de vie chez des personnes âgées. Diabi, sénégalaise, son mari, qui, comme elle, travaille comme personnel de ménage, et leurs deux enfants, sont hébergés chez des amis dans une chambre infestée de rats et de cafards, « nous avons besoin d’habiter pas loin de Paris, car nous travaillons tôt le matin et tard le soir et nos enfants sont scolarisés dans le troisième arrondissement ».

Le préfet d’Ile-de-France, Jean-François Carenco, et le directeur de l’APHP, Martin Hirsch, venus sur place, Dimanche 8 Janvier 2017 dans l’après-midi, ont trouvé un accord avec les nouveaux occupants de l’Hôtel-Dieu. L’APHP accepte de concéder l’aile Saint-Côme, gérée par l’association Aurore, jusqu’au mois de mars 2017, mais pas plus car, a expliqué Martin Hirsch, « l’hôpital, en pleine réorganisation, ne sera pas vendu mais retrouvera une vocation médicale », promet-il.

« Dès la fin du mois de janvier 2017, cet hôpital accueillera, dans une autre aile d’une quarantaine de places, de jeunes mères qui viennent d’accoucher et ne savent pas où aller », explique Sophie Brocas, secrétaire générale de la préfecture, qui dit répondre ici à « un besoin crucial », puisqu’environ cinq bébés naissent, chaque jour, à Paris, dans ces conditions.

« L’APHP est de bonne volonté, elle a mis à notre disposition de nombreux locaux sur les sites hospitaliers de Necker, de Broussais et de Fernand-Widal », ajoute Sophie Brocas. Par ailleurs, un nouvel accord passé entre le DAL et le préfet d’Ile-de-France permettra à une centaine de ménages d’être relogés dans le parc social de façon pérenne.

« Il y a beaucoup de locaux vides, notamment dans les établissements de soins dont la mission est l’hospitalité, et qui pourraient être mis à la disposition des mal-logés. J’espère que cette mobilisation à deux pas du kilomètre zéro du parvis de Notre-Dame va créer une onde de choc vers toute la France », prédit Jean Baptiste Eyraud, président fondateur du DAL.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 17:13

 

POUR UN BILAN DU LAMBERTISME

 

Suite à la lecture du témoignage de Pierre Salvaing, Robert Duguet écrivait récemment un message relatif au bilan du lambertisme.

 

Vous trouverez ci-dessous un paragraphe de ce message.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez le blog personnel de Robert Duguet à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/janvier2017.php#jan02

 

POUR UN BILAN DU LAMBERTISME

 

Dans la théologie lambertiste, il n’y a pas seulement l’imminence de la révolution qui tarde toujours à venir, il y a aussi, point aussi important, l’attitude à avoir vis-à-vis du parti de François Mitterrand. Là nous sommes en face du facteur politique qui a largement contribué à la liquidation du trotskysme dans notre pays. Pour ma part, ce processus je l’ai vécu de 1978 à 1984 à l’intérieur du Parti Socialiste. Etant dans le réseau de Jean Luc Mélenchon au sein du courant mitterrandiste et malgré d’incessantes interrogations que je posais à Marc Lacaze avec qui je discutais très régulièrement, je ne comprenais pas la stratégie qui était alors celle de la direction de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) vis-à-vis du Parti Socialiste. L’afflux de nombreux adhérents et militants dans les sections du Parti Socialiste à partir de la vague électorale aux élections municipales de 1977 ouvrait une perspective de construction d’un courant à la gauche du Parti Socialiste. Je ne comprenais pas le refus de cette opportunité qui s’achève à mon sens avec le plan de Jacques Delors de 1983 et la honteuse défaite laïque de 1984. Rétrospectivement, je pense qu’après 1984 la présence de militants révolutionnaires au sein du parti de François Mitterrand ne se justifie plus.

Quand Pierre Salvaing décrit le fait que la politique de l’OCI dans les années 1976 ne permet plus de passer au stade du parti des dix mille militants, l’absurdité de la méthode des objectifs et des résultats, aussi justifiées que soient les problèmes pointés par Stéphane Just, l’analyse ne regarde pas ce qui se passe dans la représentation politique dans son ensemble, les rapports entre les classes et leurs représentations. La vague de fond de 1977 traduit le fait que la classe ouvrière regarde du côté du Parti Socialiste et ce mouvement s’approfondira jusqu’en 1982. La rupture de l’union de la gauche par le Parti Communiste Français (PCF) ne fera qu’amplifier ce mouvement de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie vers François Mitterrand. Alors oui durant ces quelques années il y avait une vraie opportunité de préparer les bases d’un dégagement centriste. Il ne se retrouvera d’ailleurs plus jamais après. En 1976, Pierre Salvaing souligne que l’OCI discute de la perspective de la Ligue Ouvrière Révolutionnaire (LOR), c’est-à-dire offrir aux militants en opposition à leurs directions politiques un cadre provisoire vers le parti révolutionnaire. Mais ce débat est à cette date à côté de la plaque. C’est vers le Parti Socialiste que le mouvement s’oriente. La LOR, ce n’est pas l’heure. Ce sera une opportunité perdue.

Ce qui se passera ultérieurement dans l’histoire ultérieure du Parti Socialiste n’a que peu d’intérêt pour ceux qui n’ont pas renoncé au socialisme. Il y a eu Marc Dolez qui, pour plagier le poète, résistera « ce que vivent les roses, l’espace d’un matin », après la bataille pour le non socialiste de 2005 à l’Europe néo-libérale. Puis il y a eu le départ de Jean Luc Mélenchon, sans bataille de fond d’ailleurs contre la direction du Parti Socialiste, ce qui infirme totalement l’idée que le mélenchonisme serait un développement centriste venu du Parti Socialiste. Ses positions actuelles, tant sur les questions nationales qu’internationales, n’ont plus rien à voir avec le centrisme d’un Marceau Pivert par exemple. Ce qui s’agitera à la gauche du Parti Socialiste sera d’une autre nature. Il me semble tout à fait contradictoire de placer Lionel Jospin au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste, avec l’accord de François Mitterrand, et en même temps de construire un courant de gauche à l’intérieur du Parti Socialiste. Donner les rênes du Parti Socialiste à un homme que François Mitterrand lui-même connaissait comme un cadre de Pierre Lambert, c’était aussi un moyen de verrouiller l’organisation contre d’éventuels dégagements centristes.

Pour revenir à la question de l’entrisme, l’opération de Lionel Jospin n’a rien à voir avec la stratégie que Léon Trotsky avait préconisé en France et en Espagne dans les années qui précédent la seconde guerre mondiale. En opposition dans le mouvement ouvrier au rôle éminemment réactionnaire joué par l’internationale stalinienne, notamment en Allemagne en 1933, la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) voit ses effectifs grandir et la démocratie devenir une réalité dans son organisation. Léon Trotsky défend l’entrée de ses camarades dans la SFIO, mais drapeau déployé et musique en tête. Ce qui l’opposera du reste aux pivertistes qui cristalliseront une opposition dans la SFIO, après la grève de 1936, la gauche révolutionnaire. Et il s’agit à l’époque de faire l’unité contre le fascisme. Mais dès lors où la SFIO prend le pouvoir, il va évoluer, comme parti parlementaire ouvrier-bourgeois, vers la crise de l’état et avec l’accord de front populaire vers sa droite. Pour Léon Trotsky, le temps sera alors venu de rompre avec l’appareil social-démocrate.

Voilà brièvement pour l’entrisme version Léon Trotsky. Chez Pierre Lambert, il s’agit de tout autre chose. François Mitterrand était coincé entre les attaques des néo-corporatistes de Michel Rocard et celles du Centre d’Etudes, de Recherches et d’Education Socialiste (CERES) de Jean Pierre Chevènement, relayant les positions de la direction du PCF contre le Parti Socialiste. Par ailleurs son courant n’avait aucune unité doctrinale, c’était un conglomérat d’appétits de carrières diverses et variées, il était bien incapable de mener une campagne présidentielle. Lionel Jospin n’est absolument pas un sous-marin du trotskysme, un entriste, mais un cadre politique prêté par la direction de l’OCI, dans un but bien précis, permettre à François Mitterrand de gagner au mois de mai 1981. Cela n’a plus rien à voir avec le trotskysme. Quant à la campagne de 1981, je ne suis pas d’accord avec Pierre Salvaing, l’ayant vécu de l’intérieur du Parti Socialiste, l’OCI a été infiniment plus efficace que les sections socialistes, elle avait alors l’organisation et la discipline. A l’époque, les militants socialistes un peu formés sur le plan doctrinal, et sur un ton un peu goguenard, appelaient l’OCI le cinquième courant du Parti Socialiste. Ils obéissaient, ils faisaient le boulot, surtout ils ne demandaient rien et ils ne risquaient pas de contrecarrer les ambitions locales de tel ou tel.

Les petits marquis de banlieue ou de province pouvaient s’endormir sur leurs deux oreilles, on travaillait à leur place. Il y a un point que ne soulève pas Pierre Salvaing. Appeler à soutenir François Mitterrand dès le premier tour des élections présidentielles et engager une campagne efficace sur ce point précis, en opposition à la ligne classique du trotskysme dans les élections, pour Pierre Lambert cela s’est négocié en espèces sonnantes et trébuchantes avec la direction du Parti Socialiste. Pourquoi ne pas en parler ? C’est toujours sur les questions d’argent que les vraies raisons d’une trahison apparaissent.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:46

 

http://www.mesopinions.com/petition/justice/abandon-toutes-charges-retenues-relaxe-cedric/27173

 

Pétition pour l'abandon de toutes les charges retenues contre Cédric Herrou et pour sa relaxe.

 

Mercredi 4 Janvier 2017, un homme était convoqué par la justice pour avoir fait la seule chose humainement possible pour des personnes et des enfants en danger, leur porter secours.

Nous demandons l'abandon de toutes les charges retenues et la relaxe de cet homme courageux.

Contre le délit de solidarité

Cédric Herrou est un agriculteur français de la vallée franco-italienne de la Roya.

Témoin de la détresse des migrants dont beaucoup sont des enfants, il va décider, comme d'autres habitants de la vallée, de leur venir en aide.

Hébergement, soins et nourriture, il essaye, avec les moyens dont il dispose, de soulager la misère de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants.

L'agriculteur comparaissait Mercredi 4 Janvier 2017 devant le tribunal de Nice pour avoir installé une cinquantaine de réfugiés dans les locaux d'une ancienne colonie de vacances et pour avoir fait passer la frontière à près de deux cent personnes.

Une peine de prison de huit mois avec sursis a été requise à son encontre.

Le jugement sera rendu le 10 février 2017. Cédric Herrou n'est ni un criminel ni même un activiste, juste un homme ému par tant de détresse et déterminé à ne pas fermer les yeux et à agir là où les autorités brillent par leur absence.

Nous demandons sa relaxe ainsi que l'abandon de toutes les charges retenues contre cet homme qui a pour seul tort d'avoir agi comme chaque être humain devrait agir.

Signez la pétition pour ce citoyen solidaire des réfugiés

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens