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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 18:58

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-important-chef-fran%C3%A7ais-dal-qa%C3%AFda-arr%C3%AAt%C3%A9-au-074712380.html

 

Un important chef français d’al Qaïda arrêté au Pakistan

 

ISLAMABAD (Reuters) - Le Pakistan a arrêté "un important" chef français d'Al Qaïda, Naamen Meziche, lors d'une opération menée à la frontière avec l'Iran, a-t-on appris mercredi auprès de responsables pakistanais.

 

Meziche, un Français d'origine algérienne, était un proche d'un autre leader d'Al Qaïda, Younis al Mauritani, responsable des opérations internationales au sein de la nébuleuse islamiste, a-t-on appris de mêmes sources. Mauritani a été arrêté en septembre l'année dernière au Pakistan.

 

Selon plusieurs médias, Naamen Meziche, connu pour avoir des liens avec des groupes d'activistes basés en Europe, pourrait avoir joué un rôle dans les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

 

Les responsables pakistanais n'ont pas précisé l'heure et le lieu de la capture de Meziche, qu'ils présentent comme le meneur d'un groupe de onze personnes qui ont quitté l'Allemagne en 2009 pour combattre les forces de la coalition emmenée par les Etats-Unis en Afghanistan.

 

Lors d'un déplacement en Afghanistan début juin, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a estimé que les efforts de stabilisation dans ce pays resteraient compliqués tant que les rebelles disposeraient de bases de repli au Pakistan.

 

Washington juge que la coopération du Pakistan est essentielle pour rétablir la stabilité en Afghanistan avant le départ des troupes de combat étrangères prévu en 2014.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 18:49

 

http://www.fr.news.yahoo.com/assange-risque-larrestation-sil-quitte-lambassade-dequateur-141101892.html

 

Assange risque l’arrestation s’il quitte l’ambassade d’Equateur

 

LONDRES (Reuters) - Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui s'est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, risque d'être arrêté s'il sort de la mission diplomatique, pour avoir enfreint les clauses de sa liberté conditionnelle, a dit mercredi la police britannique.

 

Une dizaine de sympathisants, brandissant des pancartes avec les mots "Libérez Assange !", se sont réunis devant le bâtiment de brique rouge de l'ambassade, dans le quartier chic de Knightsbridge, où Julian Assange, Australien dont la Suède réclame l'extradition, s'est réfugié mardi, posant à la Grande-Bretagne un casse-tête juridique et diplomatique.

 

Arrêté en décembre dernier en Grande-Bretagne, Julian Assange a été placé en liberté conditionnelle peu après et vivait depuis lors en résidence surveillée, dans des conditions très strictes, dans un manoir au nord-est de Londres.

 

La nouvelle de la fuite d'Assange, qui a demandé l'asile politique à l'Equateur, intervient alors qu'il a épuisé tous les recours judiciaires pour empêcher son extradition vers la Suède, où il est recherché pour des violences sexuelles qu'il nie. La semaine dernière, la Cour suprême britannique a rejeté le dernier appel qu'il pouvait interjeter.

 

WikiLeaks a diffusé fin 2010 par dizaines de milliers des notes diplomatiques du département d'Etat américain. Les avocats de Julian Assange redoutent que leur client, une fois extradé en Suède, ne soit transféré ensuite vers les Etats-Unis où il serait passible de la peine de mort pour divulgation de secrets d'Etat.

 

INTERVIEW AVEC RAFAEL CORREA

 

"Il suffit de voir comment les Américains ont traité Bradley Manning pour se dire qu'il a tout lieu d'avoir peur", a déclaré à la BBC Vaughan Smith, fondateur d'une agence de presse vidéo qui a accueilli Assange dans sa villa à la campagne pendant treize mois, après sa libération conditionnelle en décembre 2010.

 

Bradley Manning, analyste des services de renseignement américains accusé d'avoir communiqué à WikiLeaks des milliers de câbles diplomatiques américains, sera traduit en septembre devant une cour martiale qui pourrait le condamner à la réclusion à perpétuité.

 

Quito avait invité en 2010 Julian Assange à demander la résidence permanente sur le sol équatorien, mais il était revenu ensuite sur cette idée en l'accusant d'avoir enfreint la législation américaine.

 

Sa fuite à l'ambassade d'Equateur est de nature à raviver les tensions entre le président socialiste équatorien Rafael Correa, très critique envers Washington, et les autorités américaines.

 

On ignore si la décision de Julian Assange de se tourner vers l'Equateur a partie liée avec une interview qu'il a récemment accordée, ainsi que Rafael Correa, à Russia Today, chaîne russe en langue anglaise parrainée par le Kremlin.

 

"Bienvenue au club des persécutés !", avait dit Correa à Assange à la fin des vingt cinq minutes d'interview, diffusée sur YouTube par Russia Today le 22 mai.

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 18:24

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lassembl%C3%A9e-constituante-d%C3%A9fie-les-militaires-en-egypte-202229775.html

 

L’assemblée constituante défie les militaires en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Défiant les militaires, l'assemblée constituante égyptienne s'est réunie pour la première fois lundi au Caire, dans le bâtiment du Parlement dissous.

 

Cette assemblée de cent membres, désignée par le défunt Parlement jugé illégal par la justice égyptienne, est censée rédiger une nouvelle constitution dans le cadre du processus de transition.

 

"On continuera à se réunir, même si nous devons rester sur le trottoir, ou alors il faudra qu'ils envoient contre nous des 'snipers'", a dit le député libéral Mohamed el Saoui.

 

L'assemblée constituante a choisi pour la présider le juge Hossam el Gheriani, qui dirige le Conseil suprême de la justice et la Cour de cassation, et a décidé de se réunir de nouveau samedi.

 

Les employés du Parlement avaient reçu pour consigne d'empêcher les membres de l'assemblée d'entrer dans le bâtiment.

 

Dimanche, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis la chute du président Hosni Moubarak il y a plus de seize mois, a publié un décret qui lui octroie les pouvoirs législatifs et l'autorise si nécessaire à désigner une nouvelle assemblée constituante.

 

Les militaires semblent ainsi vouloir se garder des conséquences d'une victoire du candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, à l'élection présidentielle du week-end, dont les résultats sont attendus jeudi.

 

Révolutionnaires, libéraux et islamistes ont uni leurs voix pour dénoncer "un coup d'Etat" institutionnel du CSFA. Le président du Parlement, Saad al Katatni, a affirmé que seul un référendum populaire pouvait conduire à la dissolution de la représentation nationale.

 

Les deux candidats à la présidence égyptienne ont tous les deux revendiqué la victoire à l'élection du week-end.

 

Les Frères musulmans ont déclaré que Mohamed Morsi devançait largement son rival Ahmed Chafik, dernier Premier ministre du président Moubarak, une affirmation contestée par l'ex-commandant en chef de l'armée de l'air.

 

Quel que soit le vainqueur, les pouvoirs du futur président seront strictement limités par le décret du CSFA.

 

Après avoir dissous le Parlement dominé par les Frères musulmans, conséquence de l'invalidation d'un tiers des sièges par la Haute Cour constitutionnelle jeudi dernier, le CSFA a annoncé le transfert du pouvoir législatif à l'armée jusqu'à l'élection d'un nouveau Parlement.

 

Cette "déclaration constitutionnelle" pourrait aussi permettre aux généraux de confier la rédaction de la future Constitution à une commission formée par leurs soins.

 

Aux termes du décret de l'armée, la rédaction de la future Loi fondamentale pourrait être confiée à une commission formée par le CSFA si la justice invalide l'instance formée par le Parlement, comme cela a déjà été le cas une première fois.

 

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 18:05

 

http://www.socialisme-maintenant.com/breves-notes/#more-185

 

L’élection de François Hollande a permis, finalement de peu, cinq cent mille voix, de battre Nicolas Sarkozy… Dehors ! On ne veut plus te voir ! C’est grosso modo la réaction de soulagement qui s’est manifesté dans l’opinion publique. Ce vote expulsion a certes été porté par les couches populaires, mais pas seulement ; des secteurs de la grande bourgeoisie en avaient assez de ce clown-valet qui se prenait pour un roi. Ainsi va la vie politique, la vie médiatique.

 

En deux coups de cuillers à pot, les élections législatives, avec un taux d’abstention record (43 %) ont troqué une majorité de « droite » usée mais pas morte, contre une nouvelle majorité de gauche, « pour le changement ». Sénat, Assemblée nationale, Matignon, Elysée, pour la première fois depuis 1958, le PS contrôle tous les pouvoirs, dominant les deux assemblées sans oublier plus de la moitié des conseils généraux, et vingt et une régions sur vingt deux ! Tel est l’état électoral de la France.

 

Dix ans après l’échec de Lionel Jospin, François Hollande triomphe. Le Front National qui avait frôlé le pire a repris du poids, des forces, dorénavant implanté nationalement. L’extrême gauche a disparu.

  

S’agit-il d’un remake « La gauche en forme remplace la droite usée et réciproquement ? » Dans l’apparence, c’est le cas. Cette alternance réussie donne à la bourgeoisie, politiquement, une force considérable. Elle troque une formation épuisée contre une équipe nouvelle. La machine médiatique, les chiens de garde, se chargent de vendre l’histoire et les nouveaux personnages. La « démocratie » gagne à tous les coups. L’alternance est une machine parfaitement huilée qui bloque toute alternative réellement démocratique (Jacques Rancière). Mais ne l’oublions pas, le nouveau gouvernement est aussi fragile que celui auquel il a succedé.

 

Les résultats électoraux fournissent des indications utiles sur le moyen terme. Dès que les salariés se sont mobilisés, dans la longue foulée de l’après 1995, contre la politique du gouvernement Jospin, l’extrême gauche a suscité intérêt et parfois espoirs : grèves dans les usines, manifestations de jeunes, mouvements de mobilisation contre la politique d’Allègre conduisant à la démission, au deuxième gouvernement Jospin ont marqué les esprits.

 

L’extrême gauche s’est affirmée. D’abord la LCR notamment quand elle faisait alliance avec LO… puis le NPA. Il se présentait comme un nouveau rassemblement avec des militants d’origines différentes, rompant avec la conception léniniste du parti (tout vient d’en haut) offrant aux jeunes générations un cadre vivant pour agir et combattre. Avec le recul on a le sentiment que le congrès de fondation du NPA (février 2009) marque le début des difficultés. D’emblée l’organisation songe essentiellement aux élections, d’autant qu’elle dispose d’un porte-parole talentueux (Olivier Besancenot) adoubé par les médias.

 

Les historiens mettront à nu les différentes étapes qui ont conduit de ces conditions heureuses aux crises qui ont détruit l’espoir que cette organisation a porté un long moment. C’est probablement en 2009 que tout s’est noué. De nombreuses entreprises étaient en grève. Les militants révolutionnaires étaient au premier rang de la lutte. La coordination et l’organisation politiques des salariés étaient à l’ordre du jour. Le NPA jouait un rôle majeur dans cette volonté de centraliser les mobilisations contre le patronat, le gouvernement… et les appareils syndicaux.

 

Alors, à la suite de la direction de la CFDT, la direction de la CGT est intervenue à son tour brutalement en interdisant verbalement au NPA de critiquer la direction de la CGT et de se mêler de politique dans les usines… Dans un premier temps, le NPA résistera à cet oukase élaborant dans son université d’été une orientation visant à créer un comité des usines en luttes et des secteurs syndicaux combattifs. Cette position était claire. Elle établissait le lien, du combat politique contre le capital à la lutte pour le socialisme. Le NPA manifestait son utilité politique. Las ! Dix jours après, au début septembre, se tient à Blanquefort autour des salariés des usines Ford en lutte, un rassemblement aux contours définis plus haut. Le NPA, qui est pourtant l’artisan de cette initiative, se refuse à y constituer un tel Comité et même à l’adoption d’un texte en faveur de cette orientation. En Octobre une rencontre a lieu avec la direction de la CGT. Résultat, la direction du NPA cède devant l’appareil. Elle déclare publiquement qu’elle ne constituera pas de courant dans la CGT. Dans les faits, il n’y aura plus d’intervention coordonnée de l’organisation politique dans la lutte des classes. A la CGT les salariés, au NPA… les électeurs ! Mais y compris sur ce terrain la direction du NPA se fera prendre le drapeau de l’unité.

 

Le Front de Gauche s’est constitué lui, dès son origine dans ses sommets, dans le respect de ce domaine réservé aux appareils syndicaux et dans un appui ferme aux politiques du « dialogue social » des directions de la CGT et de la CFDT, même si, ici ou là, telle ou telle équipe militante a cherché à secouer ce carcan. Lors du mouvement contre la réforme des retraites dont la lutte pour le retrait posait le problème du retrait de Sarkozy et de son gouvernement, une formule de Mélenchon est devenue célèbre : « Il y a trois choses à faire : suivre les syndicats, suivre les syndicats, suivre les syndicats », c’est-à-dire l’ orientation que Thibault-Chérèque avaient imposé à l’ Intersyndicale, non pas le terrain du retrait de la contreréforme mais celui de son amendement par le « dialogue social » et l’ évitement de la confrontation. Plus même, en pleine ascension du mouvement social, dont la force et la ténacité surprit les appareils eux-mêmes, Mélenchon proposait de l’ orienter vers une réponse institutionnelle, la demande au Président de la République d’ organiser un référendum sur cette question. Dans les faits le mouvement a été conduit par ces orientations vers l’ idée que la solution et la revanche se trouveraient… dans les élections de 2012. La défaite du mouvement contre la réforme des retraites s’est terminée dans la confusion.

 

En cela elle a pesé lourdement. Puisque par leur propre mouvement ils en étaient incapables, les salariés ont été conduits au « réalisme » du vote utile pour se débarrasser de Sarkozy. C’est une constante : quand les travailleurs se mettent en mouvement et déploient leur énergie, la population les accompagne dans leur entreprise. Pendant tout le mouvement, plus de soixante dix pour cent de la population a constamment approuvé ce combat. Dès lors que les salariés sont défaits et montrent ainsi leur incapacité à se défendre collectivement, quand cela de plus se termine dans la confusion, surgissent alors les réflexes réactionnaires et les replis… Une des causes du renforcement du FN a là sa source. La magie du verbe, même manié avec le talent d’un illusionniste comme Mélenchon, ne peut se substituer aux rapports de force brutalement inscrits dans la réalité, d’autant plus quand on a contribué à les façonner vers la défaite. Bilan, le Front de gauche, aura contribué à remettre en selle, même de façon instable et fragile… la direction du PCF qui vient de déclarer par la voix de Marie Georges Buffet: « (…) Nous ne sommes pas dans l’opposition mais dans la majorité de gauche de façon constructive pour réussir ».

 

La crise internationale du système capitalise pose avec brutalité dans chaque pays, la question de la survie. En Grèce, en Irlande, en Espagne, en Italie et aussi en France le système étouffé par les différents soubresauts de la crise éjecte des millions de femmes, d’hommes, d’enfants de la plus élémentaire survie ! En quelques mois des millions de salariés perdent travail, droit à la santé, droit à un toit ! Tout indique que cette situation va s’étendre. Moins 20, 25 % sur les salaires, les pensions ! Ces millions de femmes, d’hommes sont directement confrontés aux questions centrales, essentielles. Pourquoi cette situation ? Comment y mettre un terme ? Où est la solution ?

 

L’auteur de ces lignes a voté NPA. Par principe – discutable. Par tradition – c’est l’âge. Mais la profession de foi du NPA pour les législatives ne disait mot, je n’exagère pas, de la Grèce ! Or la Grèce est un véritable laboratoire politique.

 

L’époque et à la nécessité de la politique.

 

La politique est le seul moyen dont les opprimés disposent pour résister. Analyser. Expliquer. Interroger. Tenter des réponses. Tels sont naturellement les nécessités.

 

Nous souhaitons nous tromper, mais tout indique que le NPA lancé en 2008/2009 est en phase d’agonie. L’extrême gauche, toutes casaques confondues a fait un pour cent aux dernières élections ! Un encéphalogramme plat. Scissions à répétitions, départs vers le Front de gauche, lui-même en échec, on peut craindre pour le NPA. Ne parlons pas de LO et du POI… Le problème est désormais posé concrètement : globalement ces élections illustrent-elles la fin de l’extrême gauche telle qu’elle est apparue jusqu’ici ? La discussion doit certainement porter sur le pouvoir, sa conquête. Oui par tous les moyens de l’histoire. Que dirons-nous à des millions de salariés au chômage, sans véritables indemnités, virés de leur logement, dont les enfants n’auront plus d’avenir ?! Un mot d’ordre sur le SMIG ?! Soyons sérieux. Il faut réfléchir aux réponses politiques que nous suggérons de discuter avec les salariés, les jeunes. Jusqu’alors les organisations révolutionnaires calaient leur calendrier sur celui des élections. La crise européenne frappe chaque pays. Aujourd’hui des millions de salariés suivent les événements grecs. Demain, l’Espagne, l’Italie, la France…

 

Notre club est petit, très petit. Ce qui nous conduit à le faire vivre, à l’animer, c’est l’absolue nécessité de prendre le temps de l’analyse. Chez nous, aucun goût pour les ambitions personnelles. Un fonctionnement démocratique même si en la matière nous pouvons faire plus. Enfin, aucune personnalisation. Il faut travailler sur les questions du pouvoir collectif. Collectivement. Pour la première fois depuis les années trente, des organisations d’extrême droite, voire directement fascistes voient le jour. Si le salariat ne se hisse pas à la hauteur des enjeux, le Front National qui aujourd’hui n’est pas grand chose deviendra un monstre dangereux.

 

Paris, Lundi 18 Juin 2012

 

Charles Jérémie

 

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:05

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7386

 

Mahmoud Sarsak serait libéré le 10 juillet prochain

 

Mahmoud Sarsak vient apparemment d’obtenir gain de cause avec une promesse israélienne de libération le 10 juillet prochain, qui l’a amené à rompre sa grève de la faim ce lundi, selon son avocat Muhammad Jabarein.

La mobilisation aura, nous l’espérons, été payante : le gouvernement israélien n’a pas osé laisser mourir le jeune footballeur palestinien.

Les avertissements lancé à partir du monde entier ont fini par porter leurs fruits, mais Mahmoud mettra sans doute longtemps à se remettre — s’il s’en remet— de la cruauté des dirigeants israéliens et de leur volonté de nuire à toute aspiration palestinienne, y compris sur le plan sportif.

"Il sera transféré demain (mardi) dans un hôpital civil pour être soigné et le 10 juillet il rentrera dans la bande de Gaza", dont il est originaire, a précisé son avocat à l’AFP.

L’agence palestinienne Maan News indique en revanche qu’il ne serait hospitalisé qu’une journée dans un hôpital civil et qu’il retournerait ensuite à la prison de Ramleh en attendant sa libération le 10 juillet, ce qui inquiète beaucoup l’association israélienne des médecins pour les droits de l’homme (PHR).

"Un homme qui vient de faire plus de quatre vingt dix jours de grève de la faim et qui recommence à s’alimenter, doit être suivi médicalement de façon très sérieuse, autrement il court un énorme danger", a déclaré cette association.

On ne sait pas non plus s’il la promesse israélienne a donné lieu à un engagement écrit de cesser de renouveler sa détention, ce qui a été le cas six fois de suite pendant les trois ans qu’il vient de passer en prison ! Et nous nous méfions des promesses verbales israéliennes.

L’AFP souligne de son côté : "Le sort de Mahmoud Sarsak, 25 ans, espoir du football palestinien, de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a ému non seulement les organisations de défense des droits de l’Homme, mais aussi les instances du football. Le 12 juin, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Joseph Blatter, avait exhorté la fédération israélienne à intervenir en faveur des joueurs palestiniens "détenus de manière prétendument illégale", dont Mahmoud Sarsak.

Mahmoud Sarsak, qui s’était joint le 23 mars à la grève de la faim de quelque mille six cent à deux mille détenus palestiniens d’Israël, a repris son action malgré l’arrêt de ce mouvement collectif après un accord le 14 mai avec l’administration pénitentiaire. Il réclame l’engagement écrit que sa détention ne sera plus renouvelée et d’être relâché en juillet.

Il a été arrêté le 22 juillet 2009 par les forces israéliennes au terminal d’Erez, entre la bande de Gaza et Israël, alors qu’il se rendait en Cisjordanie pour rejoindre le club de Balata, dans le nord de la Cisjordanie, et détenu en tant que "combattant ennemi".

En Israël, la détention administrative autorise l’incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment, permettant aux autorités de maintenir secrets les dossiers des suspects pour protéger leur réseau d’informateurs, considérés comme des "collaborateurs" par les Palestiniens."

CAPJPO-EuroPalestine

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 19:49

 

LA CARPE ET LE LAPIN

 

Après le deuxième tour des élections législatives françaises, il n’y a plus d’urgence électorale et c’est le temps des analyses et des bilans.

 

Ce message est un premier bilan de la longue séquence électorale d’avril, mai et juin 2012.

 

Les institutions de la cinquième république depuis le premier jour sont des élections particulièrement antidémocratiques. L’organisation des élections législatives un mois après les élections présidentielles en font des institutions encore plus antidémocratiques.

 

Le parti socialiste est donc majoritaire à lui tout seul à l’assemblée nationale. Hollande bénéficie totalement aujourd’hui des institutions présidentielles bonapartistes de la cinquième république, exactement comme Mitterrand, le rédacteur du « coup d’état permanent », en bénéficiait totalement il y a trente et un ans.  

 

Le Front de Gauche subit de plein fouet ces institutions antidémocratiques. Il n’y a pas d’accord politique pour les présidentielles sans accord politique pour les législatives.

 

Les deux principales composantes du Front de Gauche, le Parti Communiste Français et le Parti de Gauche, signaient un accord politique selon lequel le parti communiste français acceptait la candidature de Mélenchon au premier tour des élections présidentielles. En échange, il demandait et il obtenait quatre vingt pour cent des candidatures pour les élections législatives.

 

Tout était dans cet accord politique de la carpe et du lapin. Il en résultait mécaniquement une relativement bonne campagne présidentielle et une calamiteuse campagne législative dans laquelle le parti communiste français perdait un certain nombre de ses derniers bastions, en particulier la circonscription historique de Thorez et de Marchais dans le Val de Marne, très exactement quatre vingt ans après la première élection de Thorez au parlement français.

 

Au centre de la campagne présidentielle et des trois grands rassemblements  du Front de Gauche à Paris, à Toulouse et à Marseille, il y avait deux mots d’ordre, les mots d’ordre d’assemblée constituante souveraine et de sixième république. Ces deux mots d’ordre disparaissaient totalement de la campagne législative. Pendant près de cinquante cinq ans, le parti communiste français ne faisait jamais campagne pour ces deux mots d’ordre.

 

Il y avait un autre symbole au fond des urnes du premier tour des élections législatives françaises. Le parti pirate français présentait pour la première fois une centaine de candidats aux élections législatives dont une cinquantaine en Ile de France. Dans l’immense majorité de cette centaine de circonscriptions, le candidat du parti pirate arrivait devant le candidat du NPA et dans certaines circonscriptions le candidat du parti pirate faisait deux fois plus de voix par rapport au candidat du NPA. La présentation des cent candidats du parti pirate comme la présentation des quatre cent candidats du NPA était totalement symbolique et ne changeait rien aux résultats des élections.

 

Le Front de Gauche français promettait la révolution par les urnes. Elle n’avait pas lieu en France mais elle avait lieu en Grèce. Aux élections du 6 mai 2012, la coalition de la gauche radicale SYRIZA passait devant le parti socialiste grec PASOK. Aux élections du 17 juin, le PASOK perdait encore en voix et en pourcentage et arrivait à 11 % des voix et SYRIZA gagnait encore en voix et en pourcentage et arrivait à 27 % des voix.

 

La situation économique et sociale de la France et la situation d’effondrement économique et social de la Grèce ne sont bien évidemment pas comparables, mais il n’y a pas de relation automatique entre crise économique et crise politique et nous rêvons d’un pays où le parti socialiste ferait 11 % des voix et ou le front de gauche ferait 27 % des voix.

 

En France, comme en Grèce, comme dans le monde entier, il y a une seule alternative, ou bien les communistes, les trotskystes et les marxistes léninistes travailleront ensemble dans une coalition de la gauche radicale, ou bien ils disparaîtront.

 

Il y a une rupture totale de génération entre la génération de 1981 et la génération de 2012. Les révolutionnaires d’aujourd’hui et de demain, ce sont les indignés en Espagne, aux Etats Unis, en Grande Bretagne, au Chili et au Québec, c’est le mouvement cinq étoiles en Italie, ce sont les pirates en Allemagne. Les indignés et les pirates préparent déjà des listes communes dans tous les pays d’Europe pour les élections européennes de 2014, mais c’est déjà une autre histoire.

 

Bernard Fischer   

 

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 17:13

 

http://www.leparisien.fr/bobigny-93000/bagarres-a-saint-denis-apres-la-defaite-de-braouezec-18-06-2012-2054831.php

 

Bagarres à Saint Denis après la défaite de Braouezec

 

A 22 heures, une vague rose déferle dans la mairie de Saint- Denis scandant « Mathieu député, Mathieu député ». A sa tête, le sourire triomphant, le jeune conseiller général socialiste vient de détrôner le député sortant, Patrick Braouezec, élu depuis dix-neuf ans, avec 1 439 voix d’avance. Dans la salle des mariages, les militants de Braouezec lèvent le poing en criant : « Résistance, résistance, résistance ». Mathieu Hanotin a à peine fait quelques pas qu’une bagarre éclate entre les deux camps.

La panique gagne la foule

Débordés, les élus de Saint-Denis et les proches de Mathieu Hanotin tentent de ramener le calme. En vain. La panique gagne la foule, une femme fond en larmes, certains se réfugient sur les chaises et les tables alignées le long des murs. L’adjoint communiste Stéphane Peu s’empare du micro pour appeler au calme, mais les accrochages reprennent de plus belle. Livide, Mathieu Hanotin contourne ses opposants et se réfugie sur une table pour participer à l’annonce définitive des résultats.

A 22 heures 15, Patrick Braouezec, qui avait pourtant décidé de rester dans son bureau municipal, intervient pour calmer les esprits. « Vous vous taisez maintenant, crie-t-il. La politique, ce n’est pas la guerre. Ce soir, il y a un vainqueur et il y a un vaincu. Mathieu Hanotin a gagné cette élection, point barre. J’en appelle à la responsabilité de tous. Sortez tranquillement. »

Le vainqueur l’applaudit, appelle à son tour au calme avant de repartir avec ses militants sous la protection de policiers armés de flash-balls en direction de sa permanence, à quelques centaines de mètres, pour fêter sa victoire. Braouezec réunit ses troupes dans une salle et commente : « C’est dur, la défaite, mais ce n’est pas une mort politique, je suis encore vivant et nous avons des choses à faire ensemble.» La bataille des municipales vient de commencer.

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 15:37

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/06/11/a-gaza-le-centre-culturel-francais-pousse-les-murs_825484

 

A Gaza, le centre culturel français pousse les murs

 

Lundi 11 Juin 2012

 

Exposition, concerts. Dans un territoire soumis au Hamas et au blocus israélien, l’institution française, unique en son genre, est devenu un havre rare.

 

Par Sylvie Briet, envoyée spéciale dans la bande de Gaza

 

Dans le quartier chic de Gaza City, s’ouvre la Sharl Degoul Street. Il faut quelques instants pour comprendre que cette transcription inattendue rend hommage à l’homme qui libéra la France… Dans cette rue, face à l’ancien palais présidentiel de Yasser Arafat, une vingtaine d’ouvriers coulent du béton : le chantier du nouveau centre culturel français (CCF) avance à toute allure en dépit des coupures d’électricité et de la pénurie d’essence. Le précédent était devenu trop petit pour accueillir les activités culturelles qu’entend y développer la France.

 

Dans un territoire pris en étau entre le blocus israélien et le régime du Hamas, le projet réussit la prouesse d’avoir rallié l’accord des deux ennemis. La France est le seul pays au monde à avoir un centre culturel à Gaza, et son directeur, Jean Mathiot, est le seul étranger vivant sur place avec un statut diplomatique. «Mais le centre n’est pas une représentation diplomatique», précise tout de suite le consul de France à Jérusalem, puisque Paris n’a pas de contact avec le Hamas. C’est au prix de telles contorsions que le CCF réussit à se maintenir depuis son ouverture en 1982, et à s’agrandir à présent.

 

En 2006, l’Autorité palestinienne a donné à la France un terrain de 2 000 m2 en plein cœur de la ville pour y construire son nouveau centre culturel, à quelques centaines de mètres de l’ancien. Un ultime geste en souvenir de l’amitié qui liait Jacques Chirac et Yasser Arafat. Mais en 2007, le Hamas prend le contrôle de la bande de Gaza. Israël instaure un blocus.

 

L’importation des matériaux de construction est interdite. Les Français se refusent à faire transiter ciments et parpaings par les tunnels creusés clandestinement entre Gaza et l’Egypte et par lesquels arrivent un grand nombre de marchandises. Des discussions s’engagent avec Israël. La France fait valoir que le blocus est contre-productif, que le centre culturel français diffuse à Gaza les valeurs de la paix et des droits de l’homme. En 2011, les Israéliens donnent leur feu vert. Quelques jours avant Noël, le chantier est lancé.

 

Une entreprise à haut risque. Le British Council (le centre culturel britannique) a brûlé en 2006, représailles des Palestiniens qui soupçonnaient les services secrets britanniques d’avoir aidé les Israéliens à attaquer la prison de Jéricho en Cisjordanie . Il n’a jamais rouvert.

 

Quant au centre culturel français, il a résisté à toutes les opérations israéliennes, aux noms les plus évocateurs : «Arc-en-ciel» en 2004, «Pluie d’été» en 2006, «Plomb durci» en 2009. Et il survit en respectant autant que faire se peut les règles du Hamas : «Nous offrons un espace de mixité, de dialogue et d’enseignement du français dans les limites imposées par la situation locale et par le blocus», résume diplomatiquement Frédéric Desagneaux, le consul de France à Jérusalem. Parfois, les tensions sont fortes. En  2010, la Commission européenne contraint Eutelsat, dont le siège est en France, à arrêter la diffusion de la chaîne du Hamas, al Aqsa.

 

A Gaza, la décision est perçue comme venant de Paris. Pendant plusieurs jours, les militants du Hamas manifestent devant le centre culturel français avec du ruban adhésif sur la bouche pour protester contre la censure.

 

Artistes interdits d’entrée de Gaza

 

Actuellement, le CCF occupe une jolie villa, au milieu d’un jardin, havre de paix. Etudiants, professeurs, visiteurs s’y retrouvent, discutent autour d’un café, à l’ombre d’une tonnelle.

 

Chaque année, six cent élèves y prennent des cours de français. Dans le hall, se tient une exposition sur le thème «Un œil de Gaza sur la France» réalisée par les artistes locaux ayant séjourné à la Cité internationale des arts et qui en ont ramené des images de pigeons amoureux, de toits de Paris… Un calme trompeur.

 

Pour obtenir ce quotidien ordinaire, l’équipe déploie une énergie extraordinaire. Le directeur du CCF, Jean Mathiot, accepte des conditions de vie drastiques. Depuis l’assassinat de Vittorio Arrigoni, membre d’une ONG italienne, kidnappé le 14 avril 2011 et tué le lendemain, probablement par des salafistes, il ne peut se déplacer qu’en voiture blindée, avec des gardes du corps. Le soir, comme tous les habitants de Gaza, il doit grimper le plus souvent à pied les treize étages de la tour dans laquelle il habite et passe souvent des soirées monacales, faute d’électricité en continu. Quant à son travail, il tient du parcours du combattant.

 

Jean Mathiot met un point d’honneur à offrir aux Gazaouis une déclinaison de l’agenda culturel français : Fête de la musique, Nuit blanche, Festival du court métrage, Printemps des poètes, Journée de l’environnement… Mais le blocus israélien complique sérieusement l’offre culturelle. Les artistes invités à Gaza se retrouvent pour la plupart bloqués à Erez, seul point de passage entre l’Etat hébreu et Gaza. Des clowns, des conférenciers, des troupes de théâtre ont dû faire demi-tour. Et Jean Mathiot d’annoncer sur Internet à chaque fois : «Annulé». La raison ? «Ces jours-là, on se contente de nous indiquer que seuls les diplomates, les ONG et les journalistes sont autorisés à se rendre à Gaza.» Alors, le CCF s’est adapté. Il a développé le soutien à la création artistique locale, fournissant par exemple des toiles et de la peinture.

 

 « Pornographie occidentale »

 

De temps en temps, un miracle. Pour la Noël 2011, des musiciens de l’association palestinienne al Kamandjati ont pu quitter la Cisjordanie et traverser Israël afin de donner un concert de musique baroque dans l’église latine de la vieille ville de Gaza.  

 

«Elle était pleine à craquer, on leur a joué du Haendel, du Vivaldi. Peu de spectateurs connaissaient, mais ils aiment les instruments à cordes.» Il y a mille huit cent chrétiens à Gaza, dont deux cent de rite latin et mille six cent de rite orthodoxe.

 

Ces derniers mois, la tendance semble être à l’assouplissement, peut-être grâce à la libération du soldat israélien Gilad Shalit kidnappé à Gaza : trois jeunes Français du collectif Ebullitions ont pu donner le 4 mars un spectacle magique de bulles géantes.

 

Les relations avec le Hamas ne sont pas plus faciles. Les lignes rouges de son ordre moral sont, partout, mouvantes. Le moindre film ou documentaire destiné à être projeté au CCF est soumis à la censure qui ne vient pas forcément frapper là où on l’attend.

 

Comment deviner que Masho Matook, le film du Gazaoui Khalil al Mozayen, sélectionné à Cannes en 2011, allait poser des problèmes ? Le cinéaste y raconte son enfance dans les années 1970, sous l’occupation israélienne. Soudain, une jeune femme sans voile passe au milieu de soldats israéliens qui la sifflent. Le film a été censuré.

 

Motif invoqué : «Cette séquence déshonore la femme palestinienne.» Autre bête noire du Hamas, le rap, considéré comme de la «pornographie occidentale».Lors de la dernière Nuit blanche, un jeune rappeur devait interpréter deux titres. Tous ses copains étaient là. Un message est passé discrètement au directeur : le Hamas n’est pas d’accord. La soirée a tourné court. Lors d’une Fête de la musique, avec petits concerts dans le jardin du CCF rassemblant six cent personnes, le bruit a couru que des salafistes allaient jeter des grenades. Intox du Hamas que la musique insupporte ? Le directeur a préféré mettre un terme à la fête.

 

Certains jeunes trouvent le CCF trop prudent. Mais Jean Mathiot s’est fixé une règle : tout faire pour maintenir ce centre qui offre une ouverture sur l’étranger, un espoir de voyager un jour. Chaque année, une douzaine de boursiers, artistes ou universitaires sortent de leur étroit territoire grâce à l’entremise du CCF. Mohammed al Ajwari et Raed Issa, deux peintres qui animent la galerie gazouie Eltiqa, ont ainsi séjourné quatre mois à Paris. Depuis, ils ont été invités dans d’autres pays.

 

Malgré les pressions directes ou indirectes qu’il exerce sur le CCF, le Hamas le tolère d’autant mieux qu’il représente pour lui aussi une ouverture vers l’Europe. Le nouveau centre ne pourrait, d’ailleurs, se construire sans son aval. Les relations entre le pouvoir gazaoui et la France relèvent néanmoins d’un grand jeu d’hypocrisie, les Français ne parlant pas officiellement au Hamas.

 

Ainsi, pour mener à bien la mise en valeur du monastère byzantin de Saint-Hilarion, la France et l’Unesco ont signé une convention non pas avec les autorités locales, mais avec l’université islamique de Gaza. Une autre pourrait suivre, concernant les maisons mameloukes et ottomanes de la vieille ville. Ces belles demeures s’effondrent. Un riche homme d’affaires de Gaza, Jawdat al Khoudary, en a rénové deux à ses frais.

 

« Une bouteille à la mer »

 

Aujourd’hui, elles n’ont plus rien à envier aux ryads de luxe. Sauf que la clientèle n’existe pas. Un dynamique professeur d’architecture de l’université islamique de Gaza, Ahmed Mohaisen a remis en état trois maisons du centre-ville avec ses étudiants et très peu de moyens. Mais lorsqu’il est retourné sur les lieux en avril, le découragement l’a gagné : l’hiver a été froid et des habitants ont fait du feu dans les cours des maisons, bientôt transformées en décharges publiques. Une partie du travail est à refaire, avec l’aide de la France, espère-t-il.

 

«Le centre culturel français est devenu le principal entrepreneur culturel de la ville. La France a une longue histoire à Gaza, ayant compris très tôt la nécessité d’y travailler. Les autres pays sont venus dans la foulée des accords d’Oslo, en 1993, et sont repartis, explique Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po, qui vient de publier une Histoire de Gaza. Les Français n’ont jamais quitté Gaza, même aux heures les plus dures, et cela, on le sait là-bas. Pour tous, le CCF est un espace de liberté.» Au point qu’il est devenu une source d’inspiration pour le cinéma : le film franco-israélien Une bouteille à la mer, sorti en France en février, racontait l’impossible histoire d’amour entre une jeune Française installée à Jérusalem et un jeune Gazaoui.

 

Plusieurs scènes ont pour décor le centre culturel français : le jeune Roméo y apprend le français, obtient une bourse et franchit pour la première fois de sa vie le point de contrôle d’Erez. L’équipe de tournage, elle, n’a pas pu y entrer et a filmé à Jaffa, le vieux quartier arabe de Tel-Aviv !

 

L’inauguration du nouveau centre est prévue à l’automne. Le niveau de la représentation diplomatique française envoyée aux festivités fera l’objet d’intenses tractations. Seule certitude, Une bouteille à la mer ne sera pas au programme : la scène montrant des militants du Hamas en train de tabasser un jeune ne passerait pas la censure.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 13:45

 

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68439&frid=18&seccatid=22&cid=18&fromval=1

 

Cinquante ONG et agences de l’ONU appellent « Israël » à lever le blocus de Gaza

 

Cinquante organisations internationales et agences de l'ONU ont appelé jeudi « Israël » à lever son blocus de la bande de Gaza, à l'occasion du cinquième anniversaire du renforcement de cette mesure à l’encontre du peuple palestinien.

 

"Depuis plus de cinq ans dans la bande de Gaza, plus de un million six cent mille personnes sont soumises à un blocus, en violation du droit international. Plus de la moitié sont des enfants", selon la déclaration commune, signée notamment par Oxfam, Amnesty International, Médecins du Monde, Save the Children, l'Unicef ou l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

"Le gouvernement d'Israël fait face à des critiques internationales croissantes concernant ce blocus" notent ces organisations.

 

Dans des documents publiés à l'occasion du cinquième anniversaire du durcissement du blocus, les ONG soulignent les difficultés que cette situation entraîne pour la population, comme la "fermeture depuis 2007 de trente pour cent des entreprises de Gaza", où "quatre vingt pour cent des habitants dépendent de l'aide".

 

En outre, "quatre vingt dix à quatre vingt quinze pour cent de l'eau de la nappe phréatique de Gaza est impropre à la consommation" et les restrictions imposées par « Israël » à l'importation vers Gaza de nombreux matériaux de construction ont entraîné "un manque de plus de soixante et onze mille unités de logement, soit environ vingt trois pour cent du logement total à Gaza", selon les mêmes études.

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:37

 

 

 

 

 http://www.demosphere.eu/node/30689

 

Journée mondiale de résistance en solidarité aux québécois

 

Manifestation Dimanche 24 Juin 2012 à 14 heures à Paris de la Porte Dauphine au Trocadéro

 

Le jour J, on donne rendrez vous aux manifestants à 14 heures Porte Dauphine, on part à 14 heures 30, on emprunte une allée de l'avenue Foch (pas à contre-sens), si on le peut, on fait une halte au plus proche de la Délégation du Québec et on tape sur les casseroles, on tourne dans l'avenue Raymond Poincaré jusqu'au Parvis des droits de l'homme. On y arrive vers 15 heures 30, on commence le temps des discours, des casseroles et autres vers 15 heures 45. Fin de l'évènement vers 17 heures.

  

Depuis plus de cent jours maintenant, les étudiants québécois se soulèvent contre la hausse des frais de scolarité. La réponse des pouvoirs publics à cette mobilisation pacifique a été la promulgation d'une loi d'exception, la loi 78 rapidement qualifiée rapidement par la population québécoise de "loi matraque" visant à restreindre de manière drastique le droit de manifester.. C'est pourtant l'un des fondements de toute société démocratique qui est ainsi remis en cause.

 

Malgré cette atteinte à une des libertés fondamentales, le Québec continue de se soulever tous les jours par des actions artistiques et diverses manifestations au gré d'arrestations collectives arbitraires...

 

Ce n'est pas la seule région du monde gagnée par la révolte. En effet, depuis peu, les étudiants mexicains se soulèvent contre la corruption générale des politiciens.

 

N'oublions pas non plus les luttes étudiantes des chiliens, espagnols, brésiliens, tunisiens ou encore grecs... Bref, toutes les populations du monde qui se battent pour le maintien de leurs droits les plus fondamentaux et pour un monde plus juste.

 

Le point commun de toutes ces luttes est le refus d'un modèle de société que l'on nous présente comme inéluctable où l'accès aux services publics fondamentaux (éducation, culture, santé, retraite...) est privatisé, où l'avenir des pays et des peuples est soumis à la spéculation, où la dette (largement illégitime) est utilisée comme un moyen de soumission et de servage.

 

Très rapidement, un élan de solidarité s'est constitué autour de la lutte québécoise grâce aux réseaux sociaux et plus largement avec Internet. Nous avons pu être témoins des actions souvent violentes de la police. Nous dénonçons ces pratiques, qui, sous prétexte de maintien d'ordre public, cherchent à museler et effrayer le peuple en colère. Ils veulent nous diviser, ils n'y arriveront pas.

 

C'est pourquoi nous, étudiants, travailleurs, chômeurs et retraités de tous pays affirmons notre soutien aux Québécois en lutte et appelons les populations du monde attachées aux libertés et droits fondamentaux à se réunir dans toutes les villes et villages au soir du 24 juin. Munis de nos casseroles et d'un carré rouge symbole de la contestation, nous ferons résonner sur les places notre solidarité envers les Québécois et toutes les populations qui luttent à travers le monde. Nous appelons tous les individus de bonne volonté, sensibles à notre appel, à s'organiser afin de faire du 24 juin, une journée de solidarité et de résistance internationale !  

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