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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 17:03

 

http://www.fr.news.yahoo.com/rixes-au-tribunal-du-caire-%C3%A0-propos-l%C3%A9quilibre-121123074.html

 

Rixes au tribunal du Caire, l’arrêt sur la constituante différé

 

LE CAIRE (Reuters) - Des bagarres ont éclaté mardi dans la salle d'audience du tribunal administratif du Caire, retardant une décision que les juges devaient rendre sur la légitimité de l'assemblée constituante.

 

Dépassés par les événements, les juges ont suspendu la séance et se sont repliés dans une autre salle. En fin d'après-midi, rien n'avait filtré de leurs débats.

 

La décision de la Cour est susceptible d'influer sur l'équilibre des pouvoirs entre l'armée et le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans.

 

Le tribunal peut décider de dissoudre l'assemblée chargée de rédiger la nouvelle Constitution, où la branche politique des Frères, le Parti liberté et justice (PJD), dispose d'une présence relativement importante, avec seize membres sur cent.

 

La justice doit également se prononcer sur une demande de dissolution de la chambre haute du parlement, dominée par les Frères, et une autre qui conteste la manière dont le Conseil suprême des forces armées (CSFA) s'est arrogé l'essentiel des pouvoirs législatifs, peu avant l'annonce de la victoire de Mohamed Morsi.

 

La Cour a déjà annulé le 10 juillet la convocation de la chambre basse demandée peu après son élection par Mohamed Morsi, qui était allé à l'encontre de la dissolution ordonnée par la même juridiction, il y a un mois, et rendue effective par le CSFA.

 

Des centaines de partisans de Mohamed Morsi sont venus manifester dans la salle d'audience contre ce qu'ils présentent comme une instrumentalisation des institutions judiciaires, exercée par l'armée pour asseoir son pouvoir.

 

"Je n'ai jamais vu nulle part une salle d'audience comme cela", a affirmé un avocat, Khaled Fouad. "Il n'y aucun moyen pour nous de travailler. Est-ce que vous appelez cela de la justice ?"

 

Abdel Salam al Naggar, un juge du tribunal, est finalement intervenu pour suspendre la séance en attendant que l'atmosphère se calme. "Votre présence ici n'intimidera pas la Cour", a-t-il lancé à la foule. "Ce tribunal a toujours tiré sa fierté du fait que ses audiences étaient ouvertes au public", a-t-il dit un peu plus tard. "Que se passe-t-il dans cette salle d'audience ? Un tel terrorisme est-t-il approprié ?", a-t-il poursuivi.

 

TRANSITION CHAOTIQUE

 

Ces incidents illustrent le regain de tensions en Egypte depuis la proclamation de l'élection de Mohamed Morsi à la présidence et la lutte de pouvoir qui l'oppose aux militaires du CSFA, qui assuraient l'intérim depuis la chute d'Hosni Moubarak en février 2011.

 

"Tout le monde devrait savoir que le complot contre le parlement se soldera par un échec, comme le complot contre l'assemblée constituante et la Constitution, et contre le président lui-même", a déclaré Essam al Erian, un des hauts responsables du PJD, cité par le quotidien al Ahram.

 

Les partisans des Frères musulmans accusent le conseil militaire de vouloir priver la fonction présidentielle de ses prérogatives.

 

En dépit de sa victoire au second tour de la présidentielle, Mohamed Morsi, qui a prêté serment le 30 juin, n'a toujours pas formé de gouvernement et ne peut s'appuyer sur un parlement opérationnel ni même sur une constitution.

 

Les juges ont démenti être sous l'influence des militaires, et l'opinion égyptienne est divisée, comme l'a illustré un échange particulièrement vif dans la salle d'audience.

 

"À bas, à bas le pouvoir militaire", scandaient des partisans des Frères, ce qui a échauffé l'atmosphère entre avocats, manifestants et simples spectateurs qui se bousculaient mutuellement.

 

"À bas, à bas le pouvoir du Guide suprême", leur a répliqué une femme visant Mohamed Badie, le leader de la confrérie islamiste.

 

"Ce n'est pas de la justice. Je tiens Morsi personnellement responsable de ce chaos", a déploré un avocat, Nabil Gabriel.

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 16:47

 

http://www.fr.news.yahoo.com/deux-g%C3%A9n%C3%A9raux-syriens-transfuges-seraient-arriv%C3%A9s-en-turquie-093151933.html

 

Deux généraux syriens transfuges seraient arrivés en Turquie

 

ANKARA (Reuters) - Deux généraux de l'armée syrienne faisaient partie du groupe de six cent réfugiés syriens qui ont fui leur pays pour la Turquie dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé mercredi un responsable turc.

 

Ces nouvelles défections portent à vingt le nombre de généraux syriens qui ont trouvé refuge en Turquie, dont un à la retraite.

 

Le responsable turc, qui n'a pas confirmé si d'autres officiers avaient fait défection au cours des dernières vingt quatre heures, a précisé qu'un certain nombre de soldats de rang inférieur accompagnaient habituellement les généraux transfuges.

 

La Turquie abrite au total quarante trois mille deux cent réfugiés syriens.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:59

 

http://www.fr.news.yahoo.com/paris-promet-son-aide-pour-retrouver-largent-vol%C3%A9-194153637.html

 

Paris promet son aide pour retrouver l’argent « volé » par Ben Ali

 

PARIS (Reuters) - La France apportera son aide technique afin d'aider la Tunisie à retrouver l'argent qu'il lui aurait été "volé" par l'ancien président Zine ben Ali, a promis mardi François Hollande à son homologue tunisien en visite à Paris.

 

Déposé lors du "printemps arabe", Zine ben Ali a fait savoir lundi par son avocat qu'il était prêt à restituer à son pays tous les avoirs se trouvant sur ses comptes bancaires en Suisse, d'un montant total estimé à plus de huit millions d'euros.

 

"J'ai été très surpris par la proposition de Ben Ali de nous rétrocéder une partie (de sa fortune) car nous voulons le tout. Nous estimons que ce que cet homme et sa famille ont volé se chiffre en milliards de dollars", a déclaré le président tunisien Moncef Marzouki, lors d'une conférence de presse à l'Elysée.

 

Avant de s'enfuir en Arabie saoudite, le 14 janvier 2011, après plusieurs semaines de révolte populaire, Ben Ali et sa famille ont disséminé à l'étranger de nombreux capitaux que le gouvernement tunisien cherche maintenant à récupérer.

 

Se félicitant que Zine ben Ali ne dispose "d'aucune complicité en France", le président de la jeune démocratie a fait appel à l'aide des "détectives financiers" français.

 

"Ce que nous avons demandé à nos amis français, c'est qu'ils puissent nous aider avec leur technicité à repérer la façon dont cet argent s'est évaporé", a-t-il encore expliqué, une demande entendue par François Hollande.

 

"Sur la question de la technicité, nous mettrons tout en oeuvre pour qu'il y ait effectivement tous les moyens qui soient mis à disposition de la Tunisie pour retrouver l'argent qui a été capté, volé", a répondu le président français.

 

"Les dictateurs, en tout cas celui-là, n'a pas mis ses économies dans les banques françaises avec son nom et sur des dépôts rémunérés", a-t-il expliqué.

 

"Nous avons quelques millions d'euros sur lesquels nous pouvons agir et pour le reste nous mettrons toutes les compétences qui sont grandes chez nous pour que nous puissions aider la Tunisie à retrouver ce dont elle a été privée."

 

En mai, le ministre tunisien de la Justice avait confié à Reuters qu'il s'attendait à remettre d'abord la main sur les avoirs placés en Suisse et au Liban.

 

Le Liban a ainsi dit qu'il allait renvoyer environ trente cinq millions d'euros appartenant à Leïla Trabelsi, l'épouse du président déchu. Il y a un an, la Suisse a annoncé avoir trouvé cinquante millions d'euros liés à Ben Ali et gelé le compte correspondant.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:48

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-la-defection-du-general-manaf-tlass-est-elle-la-cle-de-la-crise_1139429.html#xtor=AL-447


 

La défection du général Manaf Tlass est elle la clé de la crise ?

 

Par Dominique Lagarde

 

Mardi 17 Juillet 2012

 

Le général Manaf Tlass, le plus haut gradé syrien ayant fait défection à ce jour, confirme sa présence à Paris, ce mardi. Alors que le pays s’enfonce dans la guerre civile, le geste de ce proche du président Bachar al Assad peut il favoriser la recherche d’une solution négociée ?

 

Longtemps, il a fait partie du premier cercle. La défection, le 6 juillet dernier, du général Manaf Tlass est assurément un coup dur pour Damas. L'officier, qui commandait une unité d'élite de l'armée régulière syrienne, était certes en disgrâce depuis plusieurs mois. Mais Manaf Tlass, la cinquantaine, ami intime du chef de l’Etat syrien, n'est pas un haut gradé tout à fait comme les autres. Fils de Mustapha Tlass, qui fut le compagnon d'armes du président Hafez al Assad, le père de Bachar, il est issu d'une famille qui a lié son destin depuis plus d'un demi-siècle au clan Assad et servi sans faillir de caution sunnite à un régime dominé par la minorité alaouite. 

 

Tout commence en 1952. C'est cette année-là que Mustafa Tlass et Hafez el-Assad, qui viennent d'intégrer comme cadets l'académie militaire de Homs, se lient d'amitié. Les deux jeunes gens sont d'extraction modeste, et l'un comme l'autre attirés par les idées nationalistes arabes, qui ont alors le vent en poupe dans cette partie du monde. Dix-huit ans plus tard, Hafez el-Assad prend le pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat. Mustafa Tlass devient alors ministre de la Défense, un poste qu'il conservera jusqu'en 2004.  

 

Il a grandi avec Bachar al Assad

 

Leurs enfants grandissent ensemble. Manaf, qui a choisi comme Bassel, le fils aîné de Hafez, la carrière des armes, est d'abord très proche de ce dernier, dauphin désigné, jusqu'à son décès dans un accident de voiture en 1994. Après la disparition de Bassel, Manaf se lie avec Bachar, qu'il est chargé de "coacher" lorsque celui-ci retrouve le sérail damascène après plusieurs années passées à Londres. Les Tlass encaissent aussi leur part de dividendes: l'homme d'affaires de la famille, Firas Tlass, fils aîné de Mustafa, obtient le monopole des fournitures à l'armée, de la nourriture au matériel informatique, en passant par les uniformes. 

 

Grosses cylindrées, vacances sur la Côte d'Azur, vêtements de marque, restaurants branchés, boîtes à la mode: la dictature est un formidable ascenseur social. Les rejetons de la nomenklatura vivent une jeunesse dorée. La plupart d'entre eux choisissent leurs épouses dans la haute bourgeoisie sunnite, qui est depuis toujours l'élite du pays. Elles sont modernes, cultivées, parlent le français et l'anglais, prennent l'avion pour aller faire leur shopping à Londres ou à Paris. C'est sur cette "jeune garde" que s'appuiera Bachar al Assad au début de son règne pour moderniser sans démocratiser. 

 

Les Tlass fréquentent aussi assidûment les bords de la Seine. Dans les années 1980, le général Mustafa Tlass soutient même une thèse à la Sorbonne. Sa fille Nahed, qui a épousé le marchand d'armes saoudien Akram Ojjeh (d'origine syrienne), devient après son veuvage une figure du tout-Paris. Ses dîners mondains lui permettent de côtoyer tous les cercles du pouvoir. Grands patrons, hommes politiques, intellectuels en vue... Dans les années 1990, elle est la maîtresse de Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères. Elle sera ensuite, pendant quatre ans, la compagne du journaliste Franz Olivier Giesbert, à l'époque directeur du Figaro et aujourd'hui patron du Point.  

 

Des désaccords à l’exil

 

Entre la famille Tlass et le clan Assad, les premiers craquements remontent au printemps 2011. S'il participe à la répression du soulèvement de Douma en avril 2011, le général Manaf Tlass est, dès le début, de ceux qui plaident pour une politique de réformes, afin de donner des gages à l'opposition et de faire baisser la tension. Mais cette tendance va être rapidement balayée par les tenants du tout-sécuritaire emmenés notamment par Maher al Assad, frère cadet du chef de l'Etat, qui commande la garde prétorienne du régime, et son cousin Rami Makhlouf.  

 

Manaf aurait ensuite tenté à plusieurs reprises, en vain, de jouer les bons offices entre les protestataires et le régime, d'abord à Deraa, dans le sud, puis à Rastan, la ville du centre de la Syrie dont la famille Tlass est originaire. En février, il refuse de prendre la tête de l'unité chargée de l'offensive contre le quartier de Baba Amr, à Homs. Il est alors écarté et placé sous surveillance. Il troque son uniforme pour des vêtements civils, se laisse pousser les cheveux et trompe son ennui en jouant aux cartes jusqu'à l'aube dans sa villa damascène.  

 

La famille se prépare à l'exil. Au mois de février, Firas, le frère aîné de Manaf, élit domicile à Dubai, d'où il continue à surveiller ses affaires tout en critiquant régulièrement sur sa page Facebook le régime syrien. En juin, dès la fin de l'année scolaire, Tala, l'épouse de Manaf, s'installe à Paris avec les quatre enfants du couple dans un confortable pied-à-terre acquis deux ans auparavant, boulevard Saint-Germain. Mustafa, le père, dont les séjours parisiens sont de plus en plus fréquents depuis le printemps, quitte le 2 juillet la capitale syrienne pour Chypre, où il doit participer à un tournoi de bridge. Il est rejoint sur place par sa fille, Nahed Ojjeh. Deux jours plus tard, ils regagnent ensemble Paris à bord d'un jet privé.  

 

Manaf, lui, aurait quitté la Syrie par la route dans la nuit du 3 au 4 juillet. De là, il a rejoint, le 6 juillet, dans la plus grande discrétion, sa famille à Paris, où il aurait aussi retrouvé son frère Firas. [Il confirme ce mardi sa présence dans la capitale française.] 

 

Son profil rassure les russes

 

Quel rôle peut-il jouer? Firas Tlass d'abord, après son installation à Dubai, puis Manaf se sont rapprochés au cours des derniers mois d'une fraction de l'opposition syrienne, celle du dissident "historique" Michel Kilo. Ce dernier rejette toute intervention militaire extérieure et milite depuis le début de la crise pour la constitution d'un gouvernement de transition composé de personnalités acceptables de l'ancien régime et de représentants de l'opposition. Or cette idée a été reprise, tout récemment, dans le plan de règlement de l'émissaire de l'ONU, Kofi Annan, adopté le 30 juin à Genève par les cinq grandes puissances.  

 

Sans évoquer explicitement le départ de Bachar al Assad, ce texte – jusqu’ici le seul que Moscou ait accepté d’entériner - prévoit le transfert du "pouvoir exécutif" à une autorité de transition "composée par consentement mutuel". La défection de Manaf Tlass s'inscrit très probablement dans ce scénario. Militaire, fils d'un ancien ministre de la Défense que les Russes ont longtemps pratiqué, il a un profil plutôt rassurant pour ces derniers, en dépit de son manque d'envergure politique.  

 

Le 9 juillet, dans une conférence de presse donnée à Moscou, Michel Kilo, après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, évoquait publiquement le rôle que pourrait jouer Manaf Tlass dans un gouvernement intérimaire. Trois jours plus tard, Firas Tlass prenait position dans un entretien au quotidien saoudien Al Shark Al Awsat en faveur d'un règlement négocié avec le régime. Il affirmait être en contact avec son cousin Abderazzak Tlass, qui commande à Homs une unité de l'Armée syrienne libre, et précisait qu'une quarantaine d'officiers membres de la famille Tlass avaient fait défection.  

 

Il est cependant peu probable que ces tractations débouchent sur un accord : ni les rebelles ni les brigades de défense du régime ne semblent prêts à laisser les couteaux aux vestiaires. 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:15

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-attentat-touche-le-coeur-du-pouvoir-syrien-161805746.html

 

Un attentat touche le cœur du pouvoir syrien à Damas

 

BEYROUTH (Reuters) - Un attentat perpétré au coeur du centre de décision du pouvoir syrien à Damas a ébranlé mercredi le régime de Bachar al Assad, tuant dans le bâtiment de la Sécurité nationale trois hauts responsables du gouvernement et de l'armée.

 

L'Armée syrienne libre (ASL) et un groupe islamiste, la Brigade de l'islam, ont tous deux revendiqué la responsabilité de cet attentat qui survient alors que les insurgés affirment avoir lancé ce week-end la "bataille pour la libération de Damas".

 

D'après une source proche des services de sécurité syriens, le kamikaze auteur de l'attentat serait un garde du corps appartenant au cercle proche du pouvoir. Il aurait actionné sa charge explosive en pleine réunion de ministres et de responsables militaires et de sécurité.

 

Parmi les victimes confirmées par la chaîne de télévision officielle syrienne figure le général Assef Chaoukat, vice-ministre de la Défense et beau-frère du président Bachar al Assad.

 

Le ministre de la Défense, Dawoud Rajha, et le général Hassan Tourkmani, ancien ministre de la Défense et haut responsable militaire, ont également péri dans l'explosion.

 

Tous trois appartenaient au premier cercle du pouvoir syrien, membre de l'unité d'élite qui dirige au quotidien la gestion de la crise.

 

Le ministre de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al Chaar, donné pour mort par certains médias arabes et le chef des renseignements, Hicham Bekhtyar, ont été blessés, ajoute la télévision syrienne.

 

Quelques heures à peine après l'attentat, la télévision d'Etat a annoncé la nomination d'un nouveau ministre de la Défense, Fahad Djassim al Freij, ancien chef d'état-major des forces armées.

 

Le président syrien n'est pas apparu publiquement depuis l'explosion, mais selon des sources proches, il n'était pas présent à la réunion de mercredi matin.

 

UN TOURNANT

 

Cette attaque marque un tournant dans la crise syrienne, qui a débuté à la mi-mars 2011, date des premières manifestations hostiles au régime alaouite et au clan Assad.

 

"Cet attentat constitue d'une certaine manière l'attaque directe la plus réussie portée contre le régime", a commenté l'analyste Gala Riani, qui estime que "les prochains jours vont être cruciaux".

 

"A tout le moins, nous pouvons nous attendre à ce que la situation continue de se dégrader, mais je pense qu'il en faudra plus pour abattre le régime d'Assad", a ajouté cette spécialiste du Moyen-Orient pour la société de consultants Control Risk.

 

"Psychologiquement, ces derniers événements devraient renforcer la détermination de l'ASL et accroître les défections au plus haut niveau du pouvoir", estime Anthony Skinner, responsable de la société de consultants Maplecroft.

 

Dans un communiqué repris par la télévision officielle, le pouvoir syrien a affirmé que "l'attentat à la bombe terroriste" était l'oeuvre de mercenaires et a promis d'en finir avec les "bandes criminelles". L'état-major de l'armée syrienne a prévenu de son côté que ses troupes étaient "plus déterminées que jamais" à mettre en échec "toutes les formes de terrorisme".

 

Jusqu'à présent relativement épargnée par les affrontements entre l'armée et les forces de l'opposition, Damas est le théâtre depuis dimanche d'une violence sans précédent depuis le début des manifestations antigouvernementales.

 

ANNAN DEMANDE LE REPORT DU VOTE A L'ONU

 

L'ASL la présente comme la "bataille pour la libération de Damas", engagée alors que le Conseil de sécurité s'apprête à mettre aux voix ce mercredi un projet de résolution qui sanctionnerait Damas s'il ne respecte pas le plan de sortie de crise élaboré par Kofi Annan.

 

William Hague, secrétaire au Foreign Office, a jugé que "tous ces développements augmentaient les arguments en faveur d'une résolution forte et décisive des Nations unies".

 

Mais Kofi Annan a demandé un report du vote.

 

La Russie, alliée de la Syrie et qui dispose d'un droit de veto, a réaffirmé son opposition à toute menace de sanctions.

 

"Adopter une résolution dans un tel contexte reviendrait à apporter un soutien direct au mouvement révolutionnaire", a dit mercredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

 

Ailleurs dans Damas, les troupes gouvernementales ont fait usage de mitrailleuses et d'armes antiaériennes contre les rebelles dans les banlieues résidentielles.

 

Les insurgés ont ciblé leurs attaques durant la nuit contre un bâtiment qui abriterait le quartier général des "chabiha", les milices pro Assad. Des chars et des armes anti aériennes ont été postés dans le quartier de Barzeh, dans le nord, où des centaines de familles venues du quartier de Kaboun s'étaient réfugiées.

 

Un opposant de longue date, Faouaz Tello, craint pour les rebelles "des difficultés dans la chaîne d'approvisionnement", ce qui pourrait les pousser "à un retrait tactique".

 

"Mais il est clair que Damas a rejoint la révolte. En s'en prenant aux quartiers sunnites, comme Midan, le régime montre la nature confessionnelle de la répression", dit-il.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 19:55

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-transfuge-syrien-manaf-tlass-est-en-185842122.html

 

Le général transfuge syrien Manaf Tlass est en France

 

PARIS (Reuters) - Le général Manaf Tlass, le plus haut gradé syrien ayant fait défection et proche du président syrien Bachar al Assad, a annoncé mardi être à Paris et a dit espérer une phase de transition constructive en Syrie.

 

Sa présence dans la capitale française a été confirmée par François Hollande.

 

Prié de dire, lors d'une conférence de presse avec son homologue tunisien, si l'officier syrien se trouvait à Paris, le président français a répondu: "Effectivement, nous sommes aujourd'hui informés de cette situation. Il est là."

 

Dans un texte non-authentifié parvenu à Reuters et daté de Paris, le général Tlass avait auparavant souhaité que son pays sorte de la crise "au travers d'une phase de transition constructive qui garantisse à la Syrie son unité, sa stabilité et sa sécurité ainsi que les aspirations légitimes de son peuple."

 

"Je ne peux qu'exprimer ma colère et ma douleur de voir l'armée poussée à mener un combat contraire à ses principes", ajoute-t-il.

 

Il souligne avoir été "isolé, accusé et même qualifié de traître" quand il a "refusé de participer à l'option sécuritaire". "Mais, ajoute-t-il, ma conscience, ma profonde conviction m`ont poussé à contester cette option destructrice et à m'en éloigner."

 

Les affrontements entre l'armée syrienne et les insurgés ont fait rage mardi à Damas pour la troisième journée consécutive, donnant lieu à des combats d'une violence sans précédent dans la capitale en dix sept mois de violences politiques en Syrie.

 

Les insurgés de l'Armée syrienne libre (ASL) engagés dans cette "bataille de Damas" se disent prêts à mourir pour cette "opération de libération" de la capitale.

 

Un général et plusieurs autres officiers de l'armée syrienne ont fui dans la nuit de lundi à mardi en Turquie avec quelque mille deux cent quatre vingt syriens, a-t-on appris mardi auprès d'un responsable turc.

 

Selon ce responsable, les dernières défections qui ont affecté l'armée syrienne portent à dix huit le nombre de généraux syriens ayant trouvé refuge en Turquie.

 

François Hollande a regretté une nouvelle fois l'inflexibilité de la Russie au sujet de la Syrie.

 

Les Russes "doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas être regardés comme les seuls ou presque à empêcher qu'il y ait recherche d'une solution", a-t-il dit.

 

"Si les Russes veulent qu'il y ait un retour à l'ordre et à la stabilité en Syrie, s'ils veulent éviter la guerre civile et le chaos, le mieux est d'assurer la transition politique qui passe par le départ de Bachar al Assad", a-t-il ajouté.

 

"Nous continuerons autant que cela est nécessaire à faire ce travail de conviction et à faire cette pression car il est intolérable, insupportable, qu'il y puisse y avoir chaque jour des massacres", a-t-il insisté.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les violences politiques ont fait depuis mars 2011 plus de dix sept mille morts en Syrie.

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 19:44

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-insurg%C3%A9s-affirment-avoir-lanc%C3%A9-la-bataille-damas-185551001.html

 

Les insurgés affirment avoir lancé la « bataille de Damas »

 

BEYROUTH (Reuters) - L'Armée syrienne libre (ASL) a déclaré mardi qu'elle avait déclenché une opération de "libération de Damas" et que les combats en cours depuis trois jours dans la capitale syrienne, impliquant jusqu'à deux mille cinq cent insurgés, allait s'intensifier.

 

Le colonel Kassem Saadeddine, porte-parole du commandement de l'ASL en Syrie, a ajouté que les insurgés allaient viser des installations sensibles liées à l'appareil sécuritaire du régime syrien.

 

Joint via Skype par l'agence Reuters, il a expliqué que de nombreux combattants insurgés s'étaient infiltrés il y a dix jours et qu'ils seraient rapidement rejoints par d'autres rebelles.

 

"La bataille de Damas est notre priorité. Nous avons lancé une opération pour libérer Damas", a-t-il dit, ajoutant que les rebelles avaient nommé leur opération "Volcan de Damas et tremblement de terre en Syrie".

 

Depuis dimanche, la capitale syrienne, qui avait été jusque-là relativement épargnée, est le théâtre de combats d'une intensité inédite depuis le déclenchement de la crise syrienne, en mars 2011.

 

"Ceci a été planifié il y a un certains temps déjà. Nous avons envoyé de nombreux groupes de combattants dans Damas et ses environs voici dix jours. Nous avons envoyé au moins cinquante brigades formées chacune d'une cinquantaine de combattants", a poursuivi le colonel Saadeddine.

 

"Nous ne nous arrêterons pas, c'est une opération sans retour", a-t-il ajouté.

 

Selon un officier de l'ASL participant aux combats dans le quartier de Midan, non loin du centre de Damas, la situation au sol est "vraiment excellente". Il a affirmé que les forces insurgées avaient pris le contrôle de ce quartier et qu'ils avaient réussi à repousser les assauts lancés depuis par les soldats syriens.

 

Sur une vidéo diffusée lundi par la chaîne de télévision Al Djazira, les insurgés affirment être prêts à combattre un mois s'il le faut.

 

"Nos combattants sont déjà déployés dans des secteurs sensibles de Damas. Ils sont allés là-bas en sachant qu'ils y joueraient leur vie. C'est la bataille, c'est notre bataille", a souligné ce même officier de l'ASL.

 

"Nous sommes au coeur de Damas, nous avons nos plans, nous avons même prévu des lignes de retraite et des lignes d'évacuation des blessés", a-t-il ajouté.

 

Un troisième officier a affirmé lui aussi que tout se passait bien: "Je ne peux pas vous donner de détails mais globalement, la situation est bonne, le régime a engagé cette bataille et nous allons la terminer."

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 19:32

 

http://www.humanite.fr/fil-rouge/madame-taubira-georges-abdallah-va-t-il-enfin-etre-libere-

 

Christiane Taubira, Georges Ibrahim Abdallah va-t-il enfin être libéré ?

 

Lundi 16 Juillet 2012

 

En ce mois de juillet 2012, Georges Ibrahim Abdallah, résistant communiste libanais, est toujours en prison en France, où il est incarcéré depuis près de 28 ans. Il est le plus ancien prisonnier politique détenu actuellement dans notre pays. Depuis 1999 il a terminé la peine de sûreté assortie à sa condamnation et il est donc légalement libérable.

 

Christiane Taubira, allez-vous le garder indéfiniment captif de l'État français ?

 

En 2003, la juridiction régionale de Pau avait d’ailleurs ordonné sa remise en liberté, à condition qu'il quitte définitivement le territoire français. Mais, à la suite de pressions du gouvernement étatsunien, le ministre de la Justice de l'époque est intervenu pour faire appel de la décision de libération et maintenir ainsi Georges Abdallah en prison.

 

Christiane Taubira, allez-vous continuer à céder aux ingérences étrangères dans ce dossier ?

 

Le 6 juin dernier, le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a écrit à Christiane Taubira, nouvelle ministre de la justice, demandant une entrevue afin de faire le point sur l'avancée du dossier de libération de Georges Abdallah. Ce courrier rappelait entre autres comment une machination politico-policière avait abouti en 1987 à la condamnation de Georges Abdallah à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises spéciale ;

 

Il rappelait que le consul libanais de France a réaffirmé en novembre 2011 l'accord des autorités libanaises autorisant la résidence de Georges Abdallah sur son territoire, comme il l'avait déjà officiellement confirmé en juin 2007, et que le premier ministre libanais lui-même s'est entretenu sur ce dossier avec Nicolas Sarkozy lors de sa visite officielle en France en février 2012 ;

 

Il rappelait qu'Yves Bonnet, directeur de la DST lors de l'arrestation de Georges Abdallah, récemment entendu par le juge chargé du dossier, considère qu'il est "anormal et scandaleux de maintenir Georges Ibrahim Abdallah en prison".

 

Georges Abdallah a déposé en janvier dernier une nouvelle demande de libération. Une fois de plus, il a subi les dispositions de l'inique loi Sarkozy-Dati sur la rétention de sûreté (qu'un gouvernement réellement de gauche devrait abolir, comme toutes les lois sécuritaires et répressives), loi que le militant politique Georges Abdallah avait déjà expérimentée de façon rétroactive en 2008, alors qu'elle avait été présentée comme devant prévenir la récidive des seuls criminels sexuels.

 

En avril-mai 2012, il lui a donc été imposé, durant six semaines, un nouveau séjour éprouvant au Centre national d’évaluation de Fresnes, au cours duquel administration pénitentiaire, médecins, psychologues et psychiatres ont prétendu évaluer la "dangerosité" (notion absente du code pénal et qui renvoie à la conception réactionnaire du "risque zéro") de son engagement politique.

 

Deux mois plus tard, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté n'a toujours pas rendu son avis, indispensable pour la procédure de libération. Nous dénonçons fermement ce blocage inadmissible. Christiane Taubira, allez-vous débloquer l'affaire Georges Abdallah ?

 

L'avancée du dossier de libération de Georges Abdallah ne doit pas être suspendue à la décision de pseudo-experts en maladie mentale chargés de vérifier si Georges Abdallah est guéri de son engagement politique.

 

Rappelons d'ailleurs que ces "experts" ont déjà été désavoués dans le cas du militant d'Action directe, Georges Cipriani, lorsque la cour d’appel avait jugé en 2010 qu'ils avaient outrepassé leur mission en émettant un avis défavorable à la libération conditionnelle en se fondant sur de douteuses considérations d’ordre moral.

 

A son courrier du 6 juin à la ministre, envoyé de nouveau le 6 juillet, le Collectif pour la libération de Georges Abdallah n'a pas reçu de réponse.

 

Vendredi 20 Juillet 2012 à 18 heures, nous retournerons donc – accompagnés par tous les soutiens de Georges Abdallah qui pourront appuyer cette démarche - au ministère de la justice, place Vendôme à Paris, où nous avions été reçus par le prédécesseur de Christiane Taubira, en décembre 2011, et nous protesterons contre le mépris affiché par la nouvelle ministre dans ce dossier.

 

Nous demanderons des comptes à l'État français et au nouveau gouvernement, nous exigerons des engagements concernant les prochaines échéances qui doivent permettre à Georges Abdallah de quitter enfin la prison et de retourner dans son pays.

 

Libérez Georges Ibrahim Abdallah !

 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 19:15

 

http://www.fr.news.yahoo.com/nouveaux-affrontements-%C3%A9clatent-%C3%A0-damas-091515867.html

 

De violents combats signalés à Damas, Kofi Annan à Moscou

 

BEYROUTH (Reuters) - Des affrontements d'une rare violence se sont poursuivis lundi à Damas, pour la deuxième journée consécutive, entre l'armée syrienne et les forces d'opposition au président Bachar al Assad.

 

Selon des militants de l'opposition, les forces syriennes appuyées par des véhicules blindés sont entrées dans le quartier sunnite de Midan pour déloger les rebelles qui avaient pris le contrôle de certaines zones, non loin des principaux bâtiments gouvernementaux.

 

Des véhicules de combat d'infanterie ont pris position le long des principaux axes de circulation de Midan, tandis que les rebelles se sont repliés dans les ruelles adjacentes. Des combats sporadiques ont été signalés.

 

"Les rebelles tentent de déloger l'armée (du quartier) de Zahra al Jadida. Il y a des combats là-bas et le bruit du bombardement et des roquettes résonne jusqu'ici", a déclaré par téléphone de Midan, Radif, un militant de l'opposition.

 

"Les blindés sont maintenant déployés dans le reste (du quartier) de Midan et les tireurs embusqués de l'armée ont pris position sur les toits", a-t-il ajouté.

 

L'Observatoire syrien pour les droits de l'homme (OSDH) et d'autres sources de l'opposition ont annoncé par ailleurs que des habitants du quartier de Nahr Aicheh, un quartier sunnite du sud de Midan, avaient bloqué avec des pierres la route reliant Damas à Amman et brûlé des pneus afin de relâcher la pression sur Midan.

 

Des combats ont également éclaté dans le quartier de Tadamon, dans le sud de la capitale, selon un autre militant.

 

Selon de nombreux habitants contactés par Reuters, la capitale syrienne n'avait pas encore connu de tels affrontements depuis le début de la répression des manifestations antigouvernementales, mi-mars 2011.

 

ANNAN À MOSCOU

 

Cette nouvelle vague de violences intervient au premier jour d'une visite de 48 heures de l'émissaire international Kofi Annan à Moscou où il va tenter de convaincre la Russie d'accentuer la pression sur le président Bachar al Assad.

 

Le diplomate ghanéen, chargé en février par l'Onu et la Ligue arabe de trouver une issue positive à la crise syrienne, rencontrera mardi le président russe Vladimir Poutine.

 

La Russie, qui a opposé son veto à deux reprises à des projets de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu condamnant la répression du soulèvement syrien, reste pour l'heure hostile aux sanctions prônées par les puissances occidentales.

 

S'exprimant lundi lors d'une conférence de presse, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a une nouvelle fois rejeté un projet de résolution britannique incluant une menace de sanctions à l'encontre du régime de Bachar al Assad.

 

"A notre grand regret, on voit des éléments de chantage (...) C'est une approche absolument contreproductive et dangereuse", a estimé Lavrov, qui a exhorté ses alliés à soutenir le projet de résolution russe qui ne prévoit aucune sanction à l'encontre du régime de Damas.

 

"Nous n'autoriserons pas l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité qui ne se base pas sur les accords de Genève", a-t-il prévenu, faisant référence à la réunion du 30 juin à Genève des membres du groupe d'action sur la Syrie qui se sont mis d'accord sur les principes d'un processus de transition en Syrie.

 

"Si nos partenaires décident tout de même de bloquer notre résolution, la mission (des observateurs) de l'Onu n'obtiendra pas de mandat et devra quitter la Syrie. Ce serait dommage", a-t-il ajouté.

 

AMBASSADEUR EXPULSÉ

 

A Rabat, le ministère marocain des Affaires étrangères a annoncé avoir demandé à l'ambassadeur de Syrie, désormais persona non grata au Maroc, de quitter immédiatement le pays.

 

En réplique à la mesure des autorités marocaines, le gouvernement syrien a annoncé un peu plus tard, lundi, que l'ambassadeur du Maroc à Damas était désormais "persona non grata" en Syrie.

 

Le ministère marocain des Affaires étrangères n'a pas fourni d'explication à sa décision, se bornant à dire que la situation en Syrie ne pouvait "pas rester ce qu'elle est".

 

En mai, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, l'Australie, la Bulgarie et la Suisse ont tous expulsé les diplomates syriens en poste dans leurs capitales, cela en réplique au massacre de cent huit personnes le même mois dans la ville syrienne de Houla.

 

Selon l'opposition syrienne, entre cent et deux cent vingt personnes ont été massacrées jeudi dernier par l'armée syrienne et les miliciens "chabiha" dans le village de Tremsa, près d'Hama.

 

Le régime syrien a démenti dimanche les affirmations de Kofi Annan selon lesquelles les forces régulières auraient fait usage d'armes lourdes ou d'hélicoptères à Tremsa. Damas présente les violences comme une opération spéciale contre "des groupes terroristes armés."

 

Selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, proche de l'opposition, les violences politiques ont fait depuis mars 2011 plus de dix sept mille morts en Syrie. La Croix-Rouge qualifie désormais les combats de "conflit armé intérieur" autrement dit de guerre civile.

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 18:13

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/06/13/alexis-tsipras-grec-moderne_826144

Alexis Tsipras, grec moderne

Mercredi 13 Juin 2012

A Trente huit ans, cet opposant à l’austérité imposée par Bruxelles est le grand favori des élections de dimanche

Par Maria Malagardis

En Grèce, le candidat «normal», c’est lui : à quelques jours d’un scrutin décisif pour l’avenir du pays, Alexis Tsipras persiste à cultiver une attitude banale, ordinaire, comme détachée des passions qu’il déchaîne. Car à 38 ans, le leader de la coalition de la gauche radicale, Syriza, est devenu le sujet de toutes les conversations à Athènes. Et désormais, en Grèce, on ne peut être que «tsiprophile» ou «tsiprophobe».

La polémique est en réalité récente. Elle s’amorce le 6 mai : ce jour-là, grâce à son jeune leader, Syriza, coalition jusqu’alors marginale, devient la deuxième force politique du pays. Derrière les conservateurs de Nouvelle Démocratie, mais devant les socialistes du Pasok. Pourtant, faute de majorité issue des urnes, les Grecs vont devoir revoter dimanche. Et ces nouvelles élections se joueront en grande partie pour «Alexis», comme l’appellent ses partisans, ou contre «Tsipras», comme le nomment ses détracteurs. Un nom qui, de Bruxelles à Washington, fait des ricochets sur les eaux tourmentées de l’économie mondiale. A la veille des élections du 17 juin, les mises en garde au peuple grec pour qu’il fasse un choix «raisonnable», ou «pro-européen» se sont ainsi multipliées. Car Alexis Tsipras, c’est avant tout le leader qui a promis d’arrêter la politique d’austérité et donc de remettre en cause l’accord de sauvetage passé avec Bruxelles et le FMI.

Face à l’orage qui guette, «l’homme qui fait trembler l’Europe», comme l’ont surnommé les médias, semble pourtant imperturbable. A Athènes, place de la Liberté, dans son petit bureau au sixième étage du siège de son parti, il dessine sur un bloc-notes tout en parlant. «Les pays de l’eurozone sont comme une chaîne, tous liés les uns aux autres, explique-t-il, esquissant d’un coup de crayon des anneaux accrochés les uns aux autres. Si on brise un maillon, c’est la chaîne tout entière qui risque de se défaire. Exclure la Grèce de l’euro provoquerait un effet domino», ajoute-t-il, avant de relever la tête. «Nous ne souhaitons pas que la Grèce quitte l’euro, mais le mémorandum d’austérité imposé par Bruxelles et le FMI est déjà mort», ajoute-t-il en souriant. De fait, il sourit souvent, dévoilant de petites canines pointues, et parle toujours d’un ton neutre, sans emphase. «Je sais me mettre en colère, s’excuse-t-il presque, mais crier, m’énerver, ce n’est pas dans mon tempérament.» Cette maîtrise de soi, ce self-control constant, c’est aussi sa marque : jamais il ne s’énerve, même lorsque les journalistes le bousculent ou tentent de l’interrompre. «Il a toujours été comme ça. Pondéré, calme, confirme Charis Constantos, un responsable de Syriza qui connaît "Alexis" depuis plusieurs années. Ce n’est pas ce qu’on appelle un intello, mais il a une réelle capacité à rendre accessible des concepts compliqués, à formaliser des idées.» «Et il parle comme les gens», ajoute l’ami fidèle.

Son talent oratoire, Tsipras l’exerce à merveille dans ses meetings de campagne. Il s’exprime sans notes, dénonce et ironise avec aisance. «Il dit ce que les gens veulent entendre, riposte un cacique socialiste. En temps de crise, c’est facile. En réalité, c’est un populiste, comme l’était en son temps Andréas Papandréou, le leader socialiste du Pasok. Il berce les gens de faux espoirs, alors qu’il n’a pas les compétences pour gouverner.» La bourgeoisie intellectuelle et «progressiste» grecque comme l’immense majorité des journalistes ont été les premières à fustiger «l’illusion Tsipras». Avant même cette fameuse interview à CNN, à la mi-mai, au cours de laquelle le jeune leader a dévoilé un anglais très approximatif. Un buzz intense sur la Toile grecque s’en est suivi, suscitant des railleries incrédules.

Sa faible carrure internationale constitue le vrai point faible d’Alexis Tsipras. Et ce n’est pas les quarante-huit heures passées à Paris et à Berlin fin mai qui ont permis d’y remédier. Ni de lui assurer «l’appui des Européens» comme il le souhaitait. Il s’est affiché aux côtés de Mélenchon, mais Hollance à peine élu a refusé de le recevoir. Reste que les Grecs ont toujours préféré les leaders qui leur ressemblent à ceux qui ont acquis du prestige à l’extérieur. Avec Tsipras, ils sont comblés. Même physiquement, le candidat normal ressemble au quidam de base : un visage d’éternel jeune homme, lisse, sans particularité. Des cheveux vaguement gominés, comme tous les palikaria, les jeunes garçons qui, comme lui, roulent en Vespa, de préférence sans casque.

Sa vie personnelle comme son parcours politique sont également formatés made in Greece : né quatre jours après la chute de la dictature des colonels, c’est un enfant de la petite bourgeoisie d’Athènes qui grandit dans le quartier d’Ambelokipi. Comme beaucoup de jeunes Grecs, il se passionne pour la politique dès le lycée. Jeunesses communistes, mouvement estudiantin : le jeune Alexis reste ensuite dans la tradition militante de la jeunesse de gauche. Côté cœur, il est aussi d’une grande constance : il a rencontré Peristera, sa discrète compagne et la mère de son fils de deux ans, sur les bancs du lycée où ils distribuaient des tracts ensemble. Après des études d’ingénieur à l’Ecole polytechnique, Tsipras suit encore le parcours de nombreux jeunes diplômés grecs en travaillant quelque temps dans la petite entreprise de bâtiment paternelle, comme ses deux frères. Mais c’est bien la politique qui l’accroche.

Secrétaire de la jeunesse du principal parti radical grec, il prend les commandes de cette coalition en 2008. Et là, Tsipras innove en devenant le plus jeune leader jamais désigné à la tête d’un parti politique dans un pays volontiers gérontocrate, où la vieillesse est souvent synonyme de sagesse. Prouesse supplémentaire, il réussit à faire taire les voix discordantes dans un parti par nature fragmenté en multiples tendances.

«Il a très vite compris qu’il ne fallait pas se perdre dans les dissensions internes et s’adresser plutôt à l’extérieur. Son succès populaire a ensuite été le gage de son autorité dans le parti», analyse son camarade Charis Constantos, persuadé que la jeunesse de Tsipras est également devenue un avantage face «à une classe politique de vieux briscards discrédités». Il aurait pu ajouter que sa diabolisation par les grands argentiers de la planète conforte encore la popularité de Tsipras, dans un pays au nationalisme suffisamment chatouilleux pour refuser de suivre des consignes de vote venues de Bruxelles, Berlin et Washington.

Alors, Tsipras sortira-t-il Premier ministre du scrutin du 17 juin ? Les banques grecques seront-elles nationalisées ? Les armateurs (enfin) taxés ? L’austérité, oubliée ? «Nous savons bien qu’il faudra encore demander des efforts au peuple grec. Mais il faut que les gens aient l’impression que leurs sacrifices sont utiles et que ce ne sont pas toujours les plus pauvres qui trinquent», répète Tsipras en boucle. Dans son bureau, ce jour-là, il dessine une tête mystérieuse, tout en rêvant à haute voix : «Quand même ! Nous pourrions devenir le premier pays d’Europe à élire un vrai parti de travailleurs.» 

 

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