Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:17

 

 http://www.fr.news.yahoo.com/le-roi-du-maroc-nomme-un-nouveau-gouvernement-172725195.html

 

Le roi du Maroc nomme un nouveau gouvernement

 

RABAT (Reuters) - Le roi Mohammed VI a accordé mardi pour la première fois des postes ministériels à des islamistes modérés après leur victoire aux élections législatives de novembre censées répondre aux aspirations en faveur de réformes au Maroc.

 

Vainqueur du scrutin avec 27% des sièges à la Chambre des représentants, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) hérite notamment des portefeuilles des Affaires étrangères, de la Justice et des Affaires sociales.

 

Son secrétaire général, Abdelilah Benkirane, avait été nommé au poste de Premier ministre dès le 29 novembre, quatre jours après les élections.

 

Le gouvernement de coalition nommé par Mohammed VI comporte de nouveaux visages, ce qui donne déjà une apparence au changement avant que les Marocains puissent le voir dans les faits.

 

Le PJD a conclu un accord de partage du pouvoir avec deux partis conservateurs proches du palais - l'Istiqlal, arrivé deuxième aux élections, et le Mouvement populaire - et avec le Parti du progrès et du socialisme.

 

UNE SEULE FEMME

 

Nizar Baraka, de l'Istiqlal, va succéder au poste de ministre de l'Economie et des Finances à Salaheddine Mezouar, dont le parti, le Rassemblement national des indépendants, arrivé troisième, a choisi de se ranger dans l'opposition.

 

Fortement pressenti pour ce poste, Mohamed Najib Boulif, du PJD, a finalement été nommé ministre chargé des Affaires générales et de la gouvernance, ce qui signifie qu'il aura notamment la lourde tâche de réformer le système complexe des subventions publiques.

 

Avocat de renom réputé pour ses critiques contre les services de sécurité et lui aussi membre du PJD, Mustafa Ramid devient ministre de la Justice et des Libertés.

 

La seule femme parmi les trente et un membres du gouvernement est également issue des rangs des islamistes modérés. Il s'agit de Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social.

 

Le ministère des Affaires étrangères a été confié à Saad-Eddine El Othmani tandis que Mohand Laenser, chef de file du Mouvement populaire, a été nommé ministre de l'Intérieur.

 

Des personnalités proches du palais et sans affiliation politique ont été portées à la tête des ministères de la Défense, des Affaires religieuses et de l'Agriculture et au secrétariat général du gouvernement.

 

Les élections législatives du 25 novembre ont été avancées de près d'un an par le roi en réaction aux manifestations appelant à des réformes au Maroc dans le sillage du "printemps arabe".

 

Elles ont été organisées après l'approbation par référendum d'amendements constitutionnels transférant une partie des prérogatives du souverain à un gouvernement élu. L'une des principales nouveautés induites par ces réformes est que le Premier ministre doit être choisi au sein de la formation arrivée en tête du scrutin.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 17:56

 

http://www.jemproductions.fr/cinema/les-nouveaux-chiens-de-garde

 

LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE

 

Les médias se proclament "contre-pouvoir". Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.  

En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi.

Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique.

Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d'une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 16:22

 

http://wsws.org/francais/News/2011/dec2011/serv-d14.shtml

Des historiens européens s’opposent à la publication par Suhrkamp de la biographie de Trotsky par Robert Service
 
Par Wolfgang Weber
 
14 décembre 2011
 
Dans une lettre datée du 30 juillet 2011, adressée à Ulla Unseld-Berkéwicz, qui est à la tête d'une des plus importantes maisons d'édition allemandes, Suhrkamp Verlag, quatrorze historiens éminents, spécialistes des sciences politiques et journalistes de presse d'Allemagne et d'Autriche se sont opposés à la publication, prévue par cette société, de la biographie de Léon Trotsky par Robert Service. Le World Socialist Web Site publie aujourd'hui cette lettre.

 

Les auteurs et premiers signataires de la lettre sont le professeur de science politique et d'histoire contemporaine,  Hermann Weber (de l'Université de Mannheim) et  Helmut Dahmer,  professeur de sociologie (de l'Université de technologie de Darmstadt).

 

Ils soutiennent la critique de la biographie de Trotsky par Service présentée par David North dans le livre In Defense of Leon Trotsky (publié par Mehring Books, 2010). En juin de cette année, l'historien américain Bertrand Patenaude s'est associé à la critique de North dans un compte rendu du livre de Service effectué pour la prestigieuse American Historical Review (AHR). Il a convenu  que le livre de Service est une diatribe concoctée à la hâte, qui viole les normes élémentaires du travail scientifique et que les éditeurs du livre ont manqué aux normes professionnelles de qualité et d'intégrité en usage dans le domaine de l'édition scientifique. (Lire "L’American Historical Review discrédite la biographie de Trotsky écrite par Robert Service".) Ni Service, ni son éditeur, n'ont jusqu'à présent répondu à cette critique ou ne l'ont réfutée.

 

La lettre au Suhrkamp Verlag déclare : « North et Patenaude ont mis en évidence une multitude d'erreurs factuelles de la part de Service . les sources de Service ne sont pas fiables. Des sources qui sont très difficiles d'accès et difficilement vérifiables par la plupart des lecteurs sont souvent sans rapport avec les affirmations de l'auteur, ou démontrent l'opposé. Contrairement aux annonces faites par Suhrkamp, Service n'a pas cherché à présenter Trotsky ou Staline d'une manière « impartiale et vraie ». Au lieu de cela, le but de son travail est de discréditer Trotsky et malheureusement il recourt souvent pour cela aux formules associées à la propagande stalinienne. »

 

Les auteurs et les signataires de la lettre souhaitent attirer particulièrement l'attention sur les nombreux passages dans lesquels Service fait appel aux préjugés antisémites et citent différents passages de l'ouvrage pour le justifier. Leur verdict à la fin de la lettre à l'éditeur est que : « nous sommes de l'avis que le livre de Service n'est pas à sa place dans une maison d'édition tenue en haute estime. »

 

Acclamé dès sa sortie dans de nombreux organes de presse, tant par des universitaires de droite que par des intellectuels ex-radicaux, la biographie du professeur d'Oxford Robert Service a été publiée en 2009 par Harvard University aux États-Unis et Macmillan au Royaume-Uni. En 2010, elle a été publiée par Ediciones B en Espagne et en Amérique latine et il y a plusieurs semaines par Perrin en France. Une prochaine édition allemande par Suhrkamp a été annoncée il y a quelque temps.

 

Le professeur Hermann Weber (83 ans) est considéré partout en Europe comme un chercheur d'importance majeure sur le mouvement communiste et le stalinisme au vingtième siècle. De 1975 à 1993, il a tenu la chaire de Science Politique et d'Histoire Contemporaine à l'Université de Mannheim. Il a publié de nombreux travaux classiques sur l'histoire du Parti communiste allemand (KPD), le Parti socialiste unifié (SED) de l'ancienne Allemagne de l'Est, le Komintern et la terreur stalinienne. Son livre, Geschichte der DDR (Histoire de la RDA) est toujours un best-seller. Dans son rôle à la tête du projet de recherche "Komintern" par la Commission allemande-russe d'historiens du Centre pour la Recherche Sociale européenne de Mannheim et comme éditeur associé du Jahrbuch für historische Kommunismusforschung (Annuaire pour la recherche historique sur le communisme), il continue à prendre une part active dans les discussions sur la science et la recherche.

 

Le professeur Helmut Dahmer est un remarquable expert des ouvres de Léon Trotsky et depuis plus de 20 ans a été responsable de leur publication dans une édition critique en dix volumes.

 

Un des premiers à avoir signé la lettre était Hartmut Mehringer. Malheureusement, cet expert reconnu de l'opposition socialiste à l'intérieur du Troisième Reich est mort subitement le 17 octobre de cette année des suites d'une maladie. Mehringer a soutenu sa thèse de doctorat sur le développement de la théorie de la révolution permanente au cours des années 1848-1907. Dans les années 1970, il a publié des ouvrages de Léon Trotsky et a tenu plus tard des postes de direction à l'Institut pour l'Histoire Contemporaine à Munich et à Berlin.

 

Les autres signataires sont :

 

Bernhard Bayerlein, maître de conférence à l'Université de Cologne et chercheur au Centre pour l'Histoire Contemporaine de Potsdam, auteur de nombreuses publications sur l'histoire du mouvement communiste en Allemagne et sur le stalinisme.

 

Heiko Haumann, professeur émérite pour l'Histoire de l'Europe de l'Est et l'Histoire Moderne à l'Université de Bâle.

 

Wladislaw Hedeler, historien et auteur vivant à Berlin, un expert de l'histoire de l'Union soviétique.

 

Andrea Hurton, historienne et auteur vivant à Vienne.

 

Le professeur Mario Kessler, maître de conférence et chercheur au Centre pour l'Histoire Contemporaine de Potsdam. Le professeur Kessler a commencé sa carrière universitaire en Allemagne de l'Est et après la réunification a été nommé une seconde fois à ce poste. Un thème central de ses recherches et publications a longtemps été celui du mouvement ouvrier et de la question juive.

 

Oskar Negt, professeur honoraire de sociologie à l'Université de Hanovre. En tant que membre de l'Association des étudiants socialistes allemands (SDS) à partir de 1956, il était un des porte-paroles de l'opposition extra-parlementaire au cours des années 1960.

 

Le professeur Oliver Rathkolb, professeur d'histoire contemporaine et directeur de l'Institut pour l'Histoire Contemporaine à l'Université de Vienne. Il a une réputation internationale établie pour ses recherches sur la période nazie et l'histoire politique de l'Autriche et de l'Europe.

 

Hans Schafranek, historien à Vienne. Ses principaux domaines d'intérêt se retrouvent dans ses nombreuses publications sur les questions du stalinisme, du trotskisme et de la Guerre civile espagnole.

 

Peter Steinbach enseigne l'histoire contemporaine en tant que professeur à l'Université de Mannheim et est le directeur scientifique du Mémorial de la Résistance allemande à Berlin.

 

Reiner Tossdorf, maître de conférences en Histoire est-européenne à l'Université de Mayence.

 

Rolf Wörsdörfer, maître de conférences à l'Université Technique de Darmstadt et spécialiste de l'histoire de l'Europe de l'Est et de la Yougoslavie.

 

Comme la liste le montre, les auteurs et les signataires représentent des points de vue politiques et des écoles de pensée très variés, mais ils ont une chose en commun : ils considèrent qu'ils ont une responsabilité personnelle vis-à-vis de la vérité historique et de la défense de normes scientifiques dans le domaine de l'historiographie.

 

La lettre a eu un effet sur l'éditeur Suhrkamp. Après l'avoir reçue, l'impression du livre a été repoussée. Dans une lettre au Professeur Helmut Dahmer, le Dr. Sparr, le représentant de Ulla Unseld-Berkéwicz pour l'administration de la maison d'édition, a écrit que les allégations étaient prises au très sérieux et que des avis d'expert complémentaires avaient été recherchés.

 

Mais au moment où nous écrivons, Suhrkamp n'a, à l'évidence, pas pris la décision d'abandonner la publication. Le fait que la société n'ait pas fait de déclaration détaillée en réponse à la lettre objective des historiens, et que par ailleurs les librairies et les chaînes de livraison ont déjà annoncé la livraison du livre pour le mois de janvier 2012, suggère qu'ils ont l'intention de publier.

 

Même si Suhrkamp publie le livre, cette lettre porte un coup sévère à la réputation de Robert Service et à sa tentative d'« en terminer » avec Trotsky en tant que figure historique mondiale au moyen de falsifications historiques et de diffamations, commettant ainsi, comme cela a été salué dans la presse britannique, « un deuxième assassinat de Trotsky. »

 

Il n'y a aucune autre figure historique du vingtième siècle qui ait été autant traquée et diffamée que Léon Trotsky. L'appareil stalinien l'a attaqué au moyen de falsifications historiques et de campagnes de haine, a assassiné des dizaines de milliers de ses partisans et finalement l'a tué. Les anticommunistes de l'Ouest ont de la même façon calomnié Trotsky parce qu'ils ont correctement reconnu en lui un marxiste et un socialiste incorruptible et de principe.

 

Le fait que Trotsky soit aussi devenu l'objet d'attaques féroces et de calomnies au vingt-et-unième siècle témoigne de son actualité pour le monde contemporain. Dans les conditions de la crise la plus profonde du capitalisme mondial depuis les années 1930, les cercles dirigeants craignent un renouveau des idées socialistes. Il est à saluer que de nombreux historiens et journalistes s'opposent maintenant à ces calomnies et défendent la vérité historique. Le World Socialist Web Site se consacre à intensifier et à enrichir l'intérêt renouvelé pour la personne et les idées de Léon Trotsky. Nous ferons connaître la lettre des historiens à un public aussi étendu que possible et encouragerons à son propos la discussion la plus large possible.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:11

 

http://www.alencontre.org/moyenorient/egypte/le-mouvement-ouvrier-egyptien-face-a-une-culbute.html

 

Le mouvement ouvrier égyptien face à une culbute

 

Par Yassin Gaber

 

Des syndicalistes indépendants exigent le renvoi des responsables de la répression

 

Des données statistiques, datant de 2010, indiquent que six Egyptiens sur dix gagnent moins de 3135 francs (CHF) – ou 3333 dollars – par année. Ces données corroborent les résultats d’une enquête faite par l’Egypt’s Information and Decision Support Center(IDSC) qui démontrait que quarante trois pour cent des familles disposent d’un revenu insuffisant pour faire face à leurs besoins sociaux les plus élémentaires. Autrement dit, ils vivent – pour reprendre un indice inadéquat mais «normalisé» par la Banque mondiale – dans une situation de «pauvreté» ou «d’extrême pauvreté».  Pour ce qui est de cette dernière classification, elle renvoie à un revenu de moins de deux dollars par jour. De 1996 à 2005 – derniers chiffres disponibles – deux Egyptiens sur dix «disposaient» d’un revenu inférieur à cette limite de la survie. Pauvreté et relégation sociale fournissent un terreau mis à profit par diverses forces islamistes qui déploient un réseau de structures et d’initiatives caritatives.

 

En même temps, au sein de secteurs de salarié·e·s, des mobilisations, des grèves importantes et un nouveau type d’organisation syndicale s’étaient affirmés antérieurement au 25 janvier 2011, date symbolique marquant le début du «processus révolutionnaire» en Egypte. Ces luttes avaient pris leur essor dans des secteurs tels que: la sidérurgie, les transports, les hôpitaux, le textile, les travailleurs de la zone du Canal de Suez, l’enseignement, l’administration fiscale, etc. Elles portaient souvent sur l’exigence d’augmentation du salaire, tout en mettant en relief des revendications démocratiques.

 

La création de la Fédération égyptienne des syndicats indépendants (EFITU) a marqué une rupture fondamentale avec les structures syndicales mises en place par le régime en 1957, c’est-à-dire la centrale unique ayant pour nom Fédération syndicale égyptienne (ETUF). L’appel à la grève générale lancé par l’EFITU, le 30 janvier 2011 – une grève très suivie – a joué un rôle déterminant dans la chute de Moubarak. L’EFITU, lors de sa conférence officielle de fondation, a demandé la dissolution de l’ETUF et la saisie de ses fonds. Cette conférence se tenait dans les locaux du syndicat des journalistes (voir à propos de la répression contre ces derniers l’article publié le 15 décembre sur ce site: « Egypte : des journalistes dans le viseur des snipers »).

 

Dans le contexte socio-politique présent, le contrôle de certaines associations professionnelles – entre autres dans des secteurs comme celui des médecins ou des pharmaciens – est l’enjeu de batailles politiques dans lesquelles les Frères musulmans mettent à profit une force organisationnelle qu’ils utilisaient déjà, entre autres dans ces milieux, sous le régime de Moubarak. Lorsque s’organisent des forces opposées – comme les «Médecins sans droits» – la prise de contrôle de ces «syndicats» par les Frères musulmans est mise en échec, comme l’illustrent les élections du «syndicat» des médecins d’Alexandrie.

 

Toutefois, pour ce qui a trait aux syndicats plus liés directement à des secteurs de salarié·e·s ayant engagé des luttes d’ampleur, la contre-offensive organisationnelle peut aussi venir des cercles issus de l’ancien régime et ayant des liens avec l’institution qui centralise encore le pouvoir en Egypte: le Conseil suprême des forces armées (CSFA). C’est ce que décrit, ici, Yassin Gaber, en date du 8 décembre 2011 dans Ahramonline. Un point de vue qui mérite d’être porté à la connaissance de nos lecteurs et lectrices, afin qu’ils puissent saisir une facette peu éclairée d’un affrontement social et politique en cours, aux multiples dimensions, qui ne peut être totalement séparé des résultats électoraux. (Rédaction A l’Encontre)

 

Une vague de grèves et d’actions menées par les travailleurs a alimenté et permis le soulèvement de 18 jours en Egypte. Le mouvement ouvrier naissant, prenant peu à peu de l’assurance, a déclaré unilatéralement la création d’une Fédération syndicale indépendante (EFITU) afin de s’opposer à son homologue dirigée par l’Etat. Il a donc engagé des actions visant à démanteler le pouvoir et la structure du syndicat d’Etat (ETUF). Mais, récemment, les travailleurs d’Egypte et les syndicalistes se sont retrouvés à devoir se battre pour préserver ce qu’ils viennent de gagner.

 

En mars 2011, le ministre de la Main-d’œuvre et des Migrations d’Egypte, Ahmed Hassan El-Borai, avait annoncé le droit pour les travailleurs égyptiens d’établir leurs propres syndicats et leurs fédérations, une action saluée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Mais une nouvelle législation syndicale est sur le point d’être introduite par les dirigeants militaires d’Egypte: le Conseil suprême des forces armées (CSFA).

 

Au mois d’août 2011, en vertu de l’application d’un jugement datant de 2006, la direction de la Fédération syndicale égyptienne (ETUF), dirigée par l’Etat, était dissoute. Cependant, ces avancées ont été freinées par la confiance que le gouvernement continue à accorder à des membres de la vieille garde pour ce qui concerne la mise en place de nouvelles structures. On a ainsi, selon les propos de Hisham Fouad, un membre fondateur du Parti démocratique des travailleurs, une perspective gouvernementale qui est «contre-révolutionnaire et opposée aux avancées des travailleurs». On doit ajouter à cela le refus de consulter directement les syndicalistes indépendants, ce qui constitue, pour lui, la preuve d’une intransigeance plus profonde et démontre le désir du CSFA au pouvoir d’étouffer le mouvement syndical indépendant.

 

La décision prise par l’ancien premier ministre Essam Charaf [ancien ministre des Transports en 2004-2005, puis premier ministre du 3 mars au 7 décembre 2011] de dissoudre la direction de l’ETUF et de geler les avoirs de ce syndicat étatique a constitué un moment fort important pour les syndicalistes indépendants. Mais une réalité donnant à réfléchir a suivi immédiatement. Un Comité de pilotage – composé de syndicalistes indépendants, de syndicalistes liés à l’Etat et de représentants des Frères musulmans – a été chargé d’examiner les affaires financières du syndicat ETUF. Cette direction de facto a commencé par mettre son nez dans des rapports établis par l’Organisation centrale d’audit: des rapports qui font état de centaines d’infractions et d’irrégularités financières liées autant à l’ETUF qu’à d’autres organisations chapeautées par cette centrale officielle.

 

Des syndicalistes dont on s’est aperçu qu’ils étaient impliqués dans des opérations financières illicites étaient censés être déférés devant le procureur général; mais des intérêts bien précis se sont élevés pour bloquer cette voie… Le Comité de pilotage a ainsi été paralysé à cause de sa composition incluant des factions multiples…

 

Une coalition de quatre Fédérations – le syndicat des travailleurs du pétrole, le syndicat des travailleurs des minoteries, le syndicat des travailleurs du transport maritime et celui des transports – a fait grève à la mi-novembre 2011, appelant à la dissolution du Comité de pilotage désigné par le gouvernement. Des membres de cette direction autoproclamée ont essayé, sans succès, d’écarter la tête de ce Comité, à savoir Ahmed Abdel Zahir. C’est un transfuge de la direction dissoute de l’ETUF et un associé de la personne qui était à sa tête auparavant, Hussein Mégaouir. Il y a quelques mois, ce célèbre homme d’affaires avait été accusé d’avoir joué un rôle dans la «Bataille du Chameau», du 2 février 2011 [en attaquant les personnes occupant la Place Tahrir]. [L’ex-trésorier de l’ETUF, Samir Sayad, était devenu le patron d’une des plus grandes entreprises de peinture d’Egypte, jouissant des appuis du clan Moubarak.]

 

Lorsque le ministre El-Borai s’est vu incapable de mettre fin à la grève, il a prononcé la dissolution du Comité de pilotage et l’a remplacé par un autre composé de personnalités de l’ancienne direction, des associés de Mégaouir. «Nous avons régressé. La situation est maintenant exactement la même que lorsqu’il y avait Hussein Mégaouir», affirme Wael Habib, membre de ce Comité de pilotage.

Hisham Fouad pense que pour le CSFA ce changement constitue une réponse à la vague de grèves qui a secoué l’Egypte en septembre 2011. «Le CSFA s’est senti avoir un certain contrôle et pouvoir réprimer le mouvement ouvrier grandissant», affirme Fouad.

 

Après l’imposition d’un nouveau comité de direction de l’ETUF, El-Borai a annoncé, le 28 novembre 2011, que la nouvelle Fédération égyptienne des syndicats indépendants (EFITU) était d’accord de rejoindre l’ETUF, dirigée par l’Etat. Cette déclaration a provoqué beaucoup de bruit et envoyé des signaux selon lesquels le gouvernement ne voulait plus du pluralisme syndical et des libertés syndicales. Bien que confusion et spéculation aient été bon train, il s’avère qu’un tel consensus entre les syndicats indépendants et leurs homologues affiliés à l’Etat n’a jamais existé.

 

«Nous ne nous engagerons par à leurs côtés sur quoi que ce soit. Nous rejetons la notion même d’un syndicat dirigé par l’Etat», a déclaré Fatma Ramadan, membre de la direction de l’EFITU et militante syndicale.

 

Fatma Ramadan a été contrainte de retirer sa candidature pour les élections de l’Assemblée du Peuple (la chambre basse du Parlement), après que les tribunaux administratifs des gouvernorats de Gizeh et de Menoufiya ont refusé d’accepter des candidats ayant reçu leur statut de travailleurs de la part du syndicat indépendant [à côté des listes de partis, existent des listes permettant l’élection – par quota – d’un représentant des «professionnels» et d’un représentant du «bloc ouvrier-paysan»].

 

Selon Fatma Ramadan, l’EFITU a autorisé la candidature de trois cent à quatre cent «ouvriers» pour les élections en trois phases [de décembre 2011 à janvier 2012] de l’Assemblée du Peuple d’Egypte. Parmi eux, on a retiré à environ dix syndicalistes, dont Fatma Ramadan, le droit de participer aux élections en tant que représentant du «bloc ouvrier-paysan».

 

Par un décret du 20 juillet 2011, le CSFA au pouvoir a maintenu en vigueur un système de quotas vieux de 47 ans concernant la représentation des ouvriers et des paysans aux deux chambres du Parlement égyptien. Les syndicalistes sont divisés sur le fait de savoir si ce système de quotas doit être considéré comme relevant d’un reste de l’ancien régime ou s’il doit être revu, corrigé: «Le quota de 50% pour les ouvriers et paysans est fait pour protéger les secteurs dominants: c’est bien de  donner une voix aux démunis, mais lorsque le quota est utilisé pour remplir le parlement d’hommes d’affaires et de techniciens… Qui pensez-vous que ceux-ci vont défendre: eux-mêmes ou les travailleurs?» demande Fatma Ramadan.

 

Saud Omar, un membre du Syndicat des travailleurs de l’Autorité du Canal de Suez et candidat pour les travailleurs à Suez, pense que le quota de 50% doit être maintenu. Mais pour éviter une mauvaise utilisation de ce système, une nouvelle loi devrait être établie afin d’assurer que les représentants élus provenant des rangs des ouvriers défendent ces derniers, véritablement. «Le Parlement ne parle pas vraiment pour le peuple. Les millions de gens qui descendent dans les rues sont la preuve de cela et ils nient le rôle supposé du parlement, mais nous devons encore travailler sur ces schémas politiques», dit-il.

 

Alors que les premières élections post-Moubarak mettront en place ce parlement dont certains observateurs disent qu’il sera le premier parlement légitime depuis les années 1930, sa composition déterminera à un certain degré le cours du mouvement ouvrier.

Les résultats de la première phase révèlent de forts gains électoraux pour le bras armé des Frères musulmans, le Parti de la Justice et de la Liberté (FJP), et pour le parti des salafistes: Al-Nour. Même si deux phases des élections restent à faire [l’article a été écrit avant que commence la deuxième phase, le 14 décembre 2011], beaucoup d’observateurs pensent qu’une prise de pouvoir parlementaire islamiste est maintenant inévitable.

 

Si les islamistes arrivent au pouvoir, le mouvement des travailleurs peut s’attendre à rencontrer certains obstacles. Le FJP a accepté l’opposition du CSFA aux grèves, faisant même un pas de plus lorsqu’il a essayé de forcer la grève des enseignants à prendre fin dans certains gouvernorats, en septembre passé. Le parti Al-Nour a clairement adopté une ligne antigrève, en qualifiant de telles actions d’«indésirables», pour le moment. Le seule liste partisane «libérale» à avoir obtenu des résultats substantiels au premier tour était le Bloc Egyptien [coalition qui inclut le Parti des Egyptien libres, le Parti social-démocrate égyptien et le Parti Al-Tagammou, issu en partie du Parti communiste]. Les Egyptiens Libres – la force dirigeante du Bloc – ont également une position défavorable aux travailleurs. Ils l’ont démontré clairement lorsqu’ils ont, de suite, déclaré leur soutien à la loi antigrève adoptée en juillet 2011 par le CSFA.

 

Quoi qu’il en soit, certains militants syndicaux sont résolus: «Nous ne sommes pas découragés par les élections parlementaires; la bataille pour le parlement est seulement une partie de la bataille. C’est dans la rue que se trouve notre principale bataille. Nous exigeons: le droit de nous syndiquer librement; la suppression de la loi qui criminalise les grèves; l’établissement d’un salaire minimum et maximum; le redémarrage des usines mises à l’arrêt et la réembauche des ouvriers; une augmentation des retraites et une couverture médicale adéquate», déclare Fatma Ramadan.

 

Selon l’avocat du travail et membre des Socialistes Révolutionnaires, Haitham Mohamedein: «Le véritable enjeu se trouve dans la loi.» Spécifiquement, la Loi numéro trente cinq (1976) qui constitue la base des règles ayant trait à la structure et au système des élections de l’ETUF, dirigé par l’Etat, parmi d’autres organisations centrales. La décision de la junte militaire au pouvoir de suspendre le projet de loi –  approuvé par le ministre de la Main-d’œuvre et des Migrations (Al-Borai) et ensuite par le gouvernement de Charaf – est le cœur de l’affaire, pense Mohamedein. Cette législation permettrait, pour la première fois depuis les années 1950, le pluralisme syndical et donnerait la liberté aux ouvriers et aux professionnels de former chacun leurs propres associations et syndicats. Des associations et des syndicats forts constitueraient un défi pour un système qui cultive la corruption, l’oligarchie et l’inégalité sociale.

 

Les Frères musulmans se sont toujours battus pour le contrôle des syndicats et des associations professionnelles, déclare l’avocat du travail. Et ils approcheront la question de l’ETUF de la même manière. «Le FJP veut que la centrale syndicale soit sous leur commandement et ils contrôleront les fédérations par le biais des élections: des élections encadrées par la Loi numéro cinquante trois. Ce n’est pas dans leur intérêt de changer radicalement cette loi. Le mouvement des travailleurs est une source d’anxiété pour les hommes d’affaires comme pour les Frères musulmans. Ils pourraient peut-être chercher à amender la loi, mais ne permettraient pas les mêmes libertés que la loi qui a été suspendue.»

 

(Traduction A l’Encontre)

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 20:57

 

 http://www.atlasinfo.fr/Turquie-Erdogan-recoit-le-leader-du-mouvement-palestinien-Hamas_a24336.html

Turquie: Erdogan reçoit le leader du mouvement palestinien "Hamas"

 

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a reçu, mardi à Ankara, le dirigeant du mouvement palestinien "Hamas", Ismail Haniyeh, en visite en Turquie depuis dimanche dernier.

Selon l'Agence de presse turque "Anatolie", Haniyeh a pris part à une réunion des députés du Parti de la Justice et de Développement (AKP, au pouvoir), avant d'avoir un tête-à-tête avec Erdogan, président de l'AKP.

C'est la deuxième rencontre entre Erdogan et Haniyeh depuis l'arrivée de ce dernier en Turquie dans le cadre d'une première tournée dans la région depuis 2007 (Egypte, Soudan, Qatar, Tunisie et Bahreïn), visant à trouver un "soutien financier" pour la reconstruction de la bande de Gaza.

Le leader du mouvement Hamas s'est entretenu auparavant avec le président de la principale formation d'opposition en Turquie, le Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kaliçdaroglu.

Haniyeh s'est rendu lundi dans le bateau "Mavi Marmara", qui faisait partie de la flottille humanitaire destinée à Gaza et qui avait été attaquée en mai 2010 par l'armée israélienne.

Neuf ressortissants turcs ont perdu la vie sur le "Mavi Marmara" lors du raid israélien, qui a provoqué une dégradation des relations entre la Turquie et Israël, autrefois des alliés forts dans la région.

Le leader de Hamas a rendu hommage aux victimes de cette attaque meurtrière de l'armée israélienne et remercié la Turquie pour la constance de son engagement en faveur de la cause palestinienne.


Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 21:32

 

http://www.lariposte.com/la-revolution-trahie-leon-trotsky,1661.html

La révolution trahie

Léon Trotsky

La dégénérescence bureaucratique de la révolution russe est l’un des arguments les plus puissants dont se sert la classe dirigeante contre les idées du communisme. Les capitalistes et leurs intellectuels s’appuient sur cette expérience pour affirmer que le renversement du système capitaliste déboucherait inévitablement sur une dictature bureaucratique. La révolution trahie est l’une des meilleures réfutations de cette idée. Trotsky y explique d’un point de vue marxiste quels étaient les facteurs économiques, sociaux et culturels qui ont déterminé la réaction stalinienne. Il montre qu’elle n’était pas inscrite dans les idées du marxisme, mais découlait d’un ensemble de conditions objectives – à commencer par l’isolement de la révolution russe après la défaite des révolutions allemande et chinoise. Notre édition comprend une préface de Greg Oxley rappelant le contexte historique de l’époque.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 20:59

 

http://www.ernestmandel.org/fr/biografie/index.htm

 

Ernest Mandel : Repères biographiques

 

Ernest Mandel est né en 1923 à Francfort dans une famille révolutionnaire communiste. Son père était membre du Spartakus Bund qui lutte aux côtés de Rosa Luxemburg et qui, dans les années 1930, s'est activement opposé au stalinisme et à la montée du fascisme. C'est dans cette atmosphère, alors qu'il était "Minuit dans le siècle" que le jeune Mandel a grandi. A dix sept ans, il rejoint les rangs de la Quatrième Internationale en Belgique, où sa famille s'était exilée.

 

Il participe à la Résistance contre la guerre et l'occupation nazie, en défendant un point de vue internationaliste courageux (à l'encontre des courants bourgeois et staliniens) allant jusqu'à diffuser des tracts révolutionnaires parmi les soldats allemands. Avec Abraham Léon, il gagne les sionistes de gauche de la Shomer Hazaïr (Jeune Garde) - dont l'organisation avait rompu avec le PC après le Pacte Hitler-Staline - à la cause du marxisme-révolutionnaire. Comme militant du PSR (Parti socialiste révolutionnaire, précurseur du POS), Ernest Mandel construit des noyaux révolutionnaires parmi les mineurs et les ouvriers métallurgistes de Charleroi et de Liège. A plusieurs reprises, il est arrêté par l'occupant, mais il s'échappe à chaque fois. A la fin de la guerre, il est déporté vers les camps de travail en Allemagne. Lorsque la défaite du nazisme approche, il s'échappe à nouveau (en avril 1945) et rejoint ses camarades en Belgique.

Après la guerre, il s'engage dans le mouvement syndical. Il devient l'un des principaux conseillers d'André Renard (le secrétaire général adjoint de la FGTB, qui dirigeait la gauche syndicale). Tous deux s'étaient rencontrés à la JGS liégeoise et dans la Résistance antifasciste, où Renard avait joué un rôle dirigeant.

A la FGTB, Ernest Mandel est l'un des instigateurs du programme «Holdings et Démocratie économique» et du plan de réformes structurelles anticapitalistes. Parallèlement, il participe à la création du journal La Gauche qui rassemble toute la gauche du PSB, et dont il est le rédacteur en chef.

Cette activité du mouvement syndical prépare la grève générale de décembre 1960-janvier 1961 contre la Loi Unique du Premier ministre Gaston Eyskens.

En 1964, il est exclu -comme toute la gauche anticapitaliste - du PSB qui participait au gouvernement avec le CVP et vait fait passer progressivement toutes les mesures contenues dans la Loi Unique, assorties de lois anti grèves. 
 



Ernest Mandel est alors très actif dans la solidarité avec les Révolutions anti-coloniales : Algérie, Cuba,... Che Guevara l'appelle à Cuba pour qu'il participe au débat sur l'organisation économique de la Révolution cubaine (1963-64) 

  

L'engagement internationaliste était pour Ernest Mandel une seconde nature. Dans les camps nazis, il prônait ouvertement la solidarité entre les travailleurs allemands, français, belges et anglais contre le grand capital. En 1949, il avait rejoint les brigades de soutien au peuple yougoslave et à sa révolution, que Staline menaçait d'écraser.

Il saisit toute l'importante de l'année 1968, tournant dans la situation mondiale (Mai 68 en France, Printemps de Prague, offensive du Têt au Vietnam). Le gouvernement français lui interdit d'entrer sur son territoire. On lui refuse les visas pour les Etats-Unis, les deux Allemagne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande,...

En Belgique, Ernest Mandel est l'un des fondateurs en 1971 de la LRT (Ligue révolutionnaire des travailleurs, qui deviendra le POS), résultat de la fusion de la gauche anticapitaliste du mouvement ouvrier socialiste et de nouveaux groupes radicalisés dans la jeunesse. Jusqu'à sa mort , il a activement participé à la direction du POS.

Ernest Mandel a consacré toute son existence à l'élaboration d'un marxisme radical et ouvert. Son Traité d'économie marxiste a été l'objet d'une très large diffusion dès 1962. Il a été traduit dans plusieurs langues et eut une grande influence dans la formation d'une nouvelle génération d'économistes critiques.

 

Parmi les oeuvres les plus importantes, citons «La formation de la pensée économique de Karl Marx», le commentaire de l'édition Pélican du Capital, l'ouvrage sur les «ondes longues du développement capitaliste » et surtout «Le troisième âge du capitalisme ». Cette étude constitue, selon Perry Anderson, «la première analyse théorique du développement global du mode de production capitaliste depuis la Seconde guerre mondiale, à partir des catégories marxistes classiques ». Citons également «The meaning of World War Two, Sur le Fascisme, Contrôle ouvrier, conseils ouvriers et autogestion, Critique de l'Eurocommunisme, De la Commune à Mai 68, » etc.

Plus récemment, il a écrit «Où va l'URSS de Gorbatchev » et surtout «Power and Money ». Il a également écrit une masse impressionnante d'articles pour la presse des sections de la Quatrième Internationale (Mandel parlait et écrivait couramment plusieurs langues), d'analyses de lettres et autres des documents politiques.

En 1989-1990, il caressa de grands espoirs pour les développements politiques en Allemagne. Il prend par aux événements en Europe de l'Est en poursuivant la lutte de l'Opposition de gauche au stalinisme et au capitalisme. Il participe au débat de la direction du PCUS sur la signification politique du combat de Trotsky.

Malgré les défaites en Europe de l'Est et la situation difficile du mouvement ouvrier mondial, Ernest Mandel parcourt les cinq continents pour y défendre ses idées sans sectarisme, avec optimisme et conviction. A plusieurs endroits, il contribue à jeter des ponts entre les différents courants de gauche et à consolider de nouvelles alliances. Il en gagna la conviction que malgré les difficultés de la situation mondiale, la gauche est porteuse de nouveaux espoirs pour une marxisme critique, non dogmatique, conséquent et radical. Les développements politiques au Brésil, aux Philippines, au Moyen-Orient, en Europe Occidentale... ont renforcé cette conviction.

Mais son activité sans relâche a pesé sur sa santé. Il a très rarement accepté de prendre du repos. Ce n'est que les derniers mois de sa vie que que l'aggravation de son état de santé l'a contraint à restreindre ses activités.
 

 

Le 20 juillet 1995, une brutale crise cardiaque a mis fin à la vie de ce révolutionnaire pleinement impliqué dans les combats de l'humanité. En juin 1995, il exprimait encore son enthousiasme, lors du quatorzième congrès de la Quatrième Internationale, pour les potentialités qui s'ouvrent devant notre Internationale plus que jamais active dans la recherche de nouvelles formes d'organisation pour la gauche anticapitaliste sur le plan politique et internationale.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:45

 

http://www.fr.news.yahoo.com/larmée-syrienne-quitté-les-villes-dit-la-ligue-133805202.html

 

L’armée syrienne aurait évacué les villes

 

 

BEYROUTH (Reuters) - L'armée syrienne s'est retirée des villes du pays pour se redéployer dans les faubourgs, a déclaré lundi le secrétaire général de la Ligue arabe, qui a souligné la persistance de fusillades et le danger présenté par les tireurs embusqués.

 

Nabil al Arabi s'exprimait au Caire alors que des observateurs envoyés par l'organisation panarabe se trouvent en Syrie depuis une semaine pour se rendre compte par eux-mêmes de la situation et déterminer si la répression continue.

 

La Ligue arabe, a-t-il ajouté, va étudier s'il y a lieu d'envoyer davantage d'observateurs en Syrie. Pour le moment, ils sont au nombre de soixante dix, déployés dans six villes. Trente autres sont attendus prochainement.

 

"Donnez l'occasion à la mission d'observation de faire la preuve de sa présence sur le terrain", a plaidé le secrétaire général, affirmant que les observateurs ont réussi à approvisionner en vivres la ville de Homs.

 

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSH, dont le siège est à Londres), deux personnes ont été tuées par balles lundi dans cette ville du Centre, bastion de la contestation. Les corps de deux autres victimes ont été rendus à leurs familles.

 

Selon cette même source, un agriculteur du faubourg damascène de Douma a été tué par les forces de l'ordre qui opéraient une perquisition.

 

Enfin, l'agence de presse officielle Sana rapporte qu'un journaliste de la radio d'Etat avait succombé lundi à ses blessures par balles après avoir été touché par des tireurs il y a plusieurs jours à Daraya, dans la province de Damas.

 

ENGAGEMENTS

 

"D'après nos derniers contacts téléphoniques, a dit le patron de la Ligue arabe, il y a des échanges de coups de feu en plusieurs endroits (du pays), ce qui rend difficile de dire qui tire sur qui. Les fusillades doivent cesser et il y a des tireurs embusqués".

 

"Nous invitons le gouvernement syrien à honorer pleinement tous ses engagements", a-t-il ajouté.

 

Les observateurs de la Ligue arabe ont obtenu la remise en liberté de trois mille quatre cent quatre vingt quatre détenus, a précisé Nabil al Arabi. La Ligue a demandé aux mouvements d'opposition les noms de personnes qui ont été, à un moment ou un autre, emprisonnées de manière à vérifier que leur libération est bien effective.

 

On ne sait pas avec certitude si le chiffre de trois mille quatre cent quatre vingt quatre comprend les détenus élargis en décembre selon Damas. Le 28 décembre, les autorités syriennes avaient annoncé sept cent cinquante cinq libérations.

 

L'OSDH a déclaré pour sa part que des insurgés syriens avaient fait prisonniers plusieurs dizaines de membres des forces de sécurité en s'emparant lundi de deux postes de contrôle militaires de la province septentrionale d'Idlib.

 

Des combats ont opposé en outre des déserteurs de l'armée aux forces de sécurité à un troisième poste de contrôle, où un nombre indéterminé de soldats fidèles au régime du président Bachar al Assad ont été tués ou blessés, ajoute l'observatoire.

 

Selon son directeur, Rami Abdelrahman, les opérations ont eu lieu lundi dans la région de Djabal al Zaouiyah.

 

Vendredi, l'Armée syrienne libre (ASL, composée de déserteurs de l'armée) avait annoncé avoir ordonné à ses hommes d'interrompre leurs attaques, en l'attente d'une rencontre avec des observateurs de la Ligue arabe.

 

LA DÉFENSE DU GENERAL DABI

 

Le patron de la Ligue a également pris la défense du chef de la mission panarabe d'observation en Syrie, le général soudanais Mohamed al Dabi, qui, la semaine dernière, avait assuré que "rien d'inquiétant" ne se produisait à Homs, bastion de la contestation du régime.

 

"C'est, à n'en pas douter, un chef militaire respectable et l'enregistrement (de ses propos) que j'ai pu consulter ne comprend rien qui puisse l'incriminer", a-t-il dit.

 

Le général soudanais, accusé par certains d'être impliqué dans la guerre civile au Darfour, devrait selon al Arabi rentrer au Caire cette semaine et soumettre un rapport préliminaire.

 

Il appartiendra alors au Conseil ministériel de la Ligue de décider du bien-fondé d'augmenter les effectifs de la mission.

 

Les Nations unies estiment à plus de cinq mille le nombre de personnes qui ont été tuées dans les violences politiques en Syrie depuis le début du mouvement de contestation à la mi-mars.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 21:02

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-fin-des-%C3%A9lections-avanc%C3%A9e-en-egypte-183316841.html

 

La fin des élections parlementaires avancée en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir en Egypte a publié dimanche un décret pour avancer la date à laquelle doivent s'achever les élections parlementaires.

 

La phase finale de l'élection de la chambre haute, la Choura, n'aura pas lieu le 12 mars comme prévu initialement, mais le 22 février et sa séance inaugurale est programmée le 28, peut-on y lire.

 

Le CSFA fait l'objet d'intenses pressions pour hâter le transfert du pouvoir à un régime civil. Cinquante-neuf personnes ont trouvé la mort dans les manifestations pour le départ des militaires qui ont eu lieu fin novembre et en décembre.

 

Beaucoup jugent que l'armée n'est plus en mesure d'assurer la sécurité et procéder aux difficiles réformes nécessaires pour sortir de la crise politique et économique. D'autres assurent qu'il s'agit de la seule institution à même de préserver la cohésion nationale menacée par la rivalité des mouvements politiques qui ont émergé après le renversement du président Hosni Moubarak, le 11 février.

 

Les manifestations de novembre avaient déjà amené le CSFA à fixer à la mi-2012 la date-butoir pour le transfert des pouvoirs à un régime civil.

 

La fin anticipée des élections parlementaires organisées en plusieurs phases pourrait apaiser les manifestants, qui recrutent essentiellement parmi les militants démocrates et les défenseurs des droits de l'homme, et qui soupçonnent les militaires de chercher à se maintenir au pouvoir.

 

"HARCÈLEMENT"

 

La troisième et dernière phase des législatives aura lieu la deuxième semaine de janvier. Le parti formé par les Frères musulmans a remporté les deux premières et les salafistes ont pris la deuxième place.

 

La première phase de l'élection de la chambre haute aura lieu les 29 et 30 janvier et un second tour est prévu le 7 février, précise le CSFA dans son décret. La deuxième phase se déroulera les 14 et 15 février et le second tour de cette seconde phase est donc fixé au 22 février.

 

Les autorités ont par ailleurs nié dimanche les accusations de mouvements de défense des droits de l'homme que soupçonnent les militaires d'avoir voulu faire taire leurs opposants les plus virulents en perquisitionnant cette semaine dans les locaux de dix sept organisations non gouvernementales.

 

L'initiative a amené les Etats-Unis à dénoncer le "harcèlement" du personnel de ces organisations.

 

Lors d'une conférence de presse, les membres du gouvernement ont assuré que les forces de l'ordre avaient agi en toute légalité dans le cadre d'une enquête sur le financement illégal d'activités politiques.

 

"Ces infractions sont criminelles et leurs auteurs passibles d'emprisonnement", a déclaré le ministre de la Justice Abdel Abdelhamid Abdallah.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 18:32

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2342:la-gauche-et-le-mouvement-de-contestation-en-russie&option=com_content&Itemid=53

   

La gauche et le mouvement de contestation en Russie

 

Déclaration de nos camarades du RSD

 

Lors des élections à la Douma d’Etat de ce 4 décembre, la société russe a, grâce à Internet et aux informations fournies par des milliers d’observateurs volontaires, pu prendre la mesure des falsifications massives profitant au parti dirigé par Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev : Russie unie. Le meeting de protestation organisé le 5 décembre a constitué le point de départ d’un mouvement de contestation du système politique en place qui ne cesse de prendre de la vitesse. Le 10 décembre, des mobilisations massives « Pour des élections honnêtes » organisés par des groupes d’opposition issus de différentes tendances politiques ont eu lieu à Moscou et dans presque toutes les grandes villes de Russie.  

 

Selon différentes estimations, ce sont entre quarante mille et soixante mille personnes qui sont descendues sur la place Balotnaya  à Moscou. À Saint-Pétersbourg on en comptait près de dix mille, et dans certaines régions (Ekaterinbourg, Novossibirsk, Rostov et d’autres), entre trois mille et cinq mille. Le caractère spontané des mobilisations constitue l’un des éléments qui différencie le plus ces événements de, par exemple, la « Révolution orange » de 2004 en Ukraine.

 

L’opposition n’était absolument pas prête à une politisation soudaine de la société et ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle prenne la rue. Le mouvement n’avait pas de direction clairement définie et la plupart des participants au meeting du 10 décembre n’a pas affirmé son soutien à l’une ou l’autre des personnalités politiques connues qui occupait la scène. Deux semaines plus tard, le 24 décembre, un nouveau meeting a rassemblé plus de cent mille personnes à Moscou. Cela en fait la mobilisation la plus massive de toute l’histoire de la Russie post soviétique.  

 

Les forces politiques

 

Les partis représentés au Parlement, qui font partie intégrante du système de la « démocratie dirigée » et qui ont obtenu une place dans la nouvelle Douma, - le Parti communiste russe (PCR), le parti Russie Juste de centre-gauche et le LDPR (Parti libéral-démocrate de Russie, populiste surfant sur le nationalisme) de Jirinovski – ont exprimé leur désaccord vis-à-vis le résultat des élections mais l’ont accepté dans les faits. Ils n’ont pas soutenu les revendications concernant l’annulation des élections du 4 décembre et l’organisation d’un nouveau scrutin, tout comme ils ont refusé de soutenir le mouvement naissant. Bien que des représentants du PCR et de Russie Juste aient pris la parole lors des meetings du 10 décembre, l’immense majorité ne considère pas ces partis comme des forces capables de mener le mouvement. Ainsi, à peu près mille personnes se sont rendues le 18 décembre au meeting organisé par le PCR.

 

Ce sont en fait les forces politiques exclues depuis de nombreuses années du système Poutine et qui peuvent compter sur leur expérience du travail public et de l’organisation de mobilisations dans la rue qui jouent un rôle politique majeur dans le mouvement : les libéraux (surtout le mouvement « Solidarnost » de Boris Nemtsov), l’extrême droite (les mouvements « Russes », « contre l’immigration illégale », etc.) et l’extrême gauche (Front de gauche, Mouvement socialiste de Russie (RSD), les anarchistes). En outre, les organisations citoyennes telles que le mouvement des observateurs indépendants, les défenseurs des droits de l’homme, le mouvement « ruban blanc » et sont également très actifs.  

 

Bien que pour le moment les libéraux occupent le devant de la scène, aussi bien l’extrême droite que l’extrême gauche tente d’affirmer sa présence, participe au comité organisationnel et propose des orateurs. La « bataille pour la scène » s’accompagne de conflits. Ainsi la droite siffle et crie durant les interventions des libéraux et de la gauche, et la gauche en fait de même durant les interventions de la droite.

 

Les leaders

 

Parmi les leaders ayant fait connaître leur nom et obtenu leur popularité dans le cadre des mobilisations on trouve Alexeï Navalnyi, un jeune activiste issu de la société civile et de la lutte contre la corruption qui n’est membre d’aucun parti. Il prône une synthèse entre les libéraux et les nationalistes « modérés », entretien ouvertement de nombreux contacts avec l’extrême droite qu’il considère comme « une part important du mouvement représentative de la population ». On trouve également les leaders libéraux Boris Nemtsov et Vladimir Ryjkov qui ont commencé leur carrière dans les années 1990 dans le « camp Eltsine ». Ils disposent du soutien des médias libéraux mais leur passé les discrédite largement aux yeux de la majorité des participants. Il faut également nommer Sergueï Oudaltsov, leader du Front de gauche, un jeune activiste social et politique au passé post-stalinien. Il semble que les autorités considèrent Oudaltsov comme le plus dangereux des leaders du mouvement. Il est écroué et retenu par la police depuis près d’un mois par le biais d’accusations montées de toutes pièces et l’implicant dans de petits délits.



Sa libération était une des revendications des meetings du 10 et 24 décembre. Son intervention vidéo du 24 décembre a rencontré un soutien massif. Ilya Ponomaev, député au Parlement pour Russie Juste et proche du Front de gauche joue également un rôle très actif. Par ailleurs, parmi les participants aux meetings se sont les figures dites « apolitiques » - les journalistes, les écrivains et les acteurs entretenant principalement des vues libérales – qui jouissent de la plus grande popularité.  

 

Les masses

 

On peut affirmer sans crainte que la majorité absolue des participants aux mobilisations ne soutient aucune force politique. Les 10 et 24 décembre, nombre de personnes présentes n’écoutait pas les orateurs sur la scène mais faisait preuve d’un grand intérêt pour les échanges et discussions politiques à l’intérieur du meeting. Selon les données sociologiques intéressantes récoltées par le centre Levada, au meeting du 24 décembre à Moscou 60% des participants étaient des hommes, 62% avaient une formation de l’enseignement supérieur, 31% avaient entre 25 et 39 ans, près de 25% avaient moins de 25 ans et 23% avaient entre 40 et 55 ans. La majorité se range dans la catégorie « spécialiste » (46%) ou bien « étudiant » (12%). En réponse à la question concernant les convictions politiques, la majorité s’est affirmée « démocrate » (31%), « socio-démocrate » (10%) ou communiste/de gauche (13%). On peut également affirmer que de nombreux représentants de la « classe moyenne », du secteur public et des pensionnaires étaient présents aux meetings.

 

La tactique de la gauche

 

Depuis le départ, la gauche – Front de gauche, RSD, les anarchistes et d’autres – joue un rôle important dans le cours des événements. À Saint-Pétersbourg des membres du RSD ont pris la parole lors des meetings et ont intégré le comité organisationnel. À Moscou un représentant du RSD aurait du avoir la parole le 24 décembre, mais il ne l’a finalement pas obtenue en raison de manœuvres de la part des libéraux. Dans plusieurs régions (Irkoutsk, Perm, Novossibirsk, Kalouga, Iaroslav) le RSD faisait partie des organisateurs et nos représentants ont pris la parole lors des meetings.

 

Dès le départ, nous, RSD, nous sommes exprimés en faveur de la plus étroite collaboration possible entre tous les représentants de la gauche radicale lors des mobilisations, pour une tactique commune, pour la formation de ce que nous qualifions de « pôle de gauche » lors des meetings massifs.  

 

Depuis le 5 décembre nous participons activement aux réunions permanentes des groupes de gauche où l’on discute de la situation et de la coordination des actions. Le Front de gauche, les anarchistes, les « Communistes de Russie » (fraction du PCR), le Parti communiste des travailleurs et d’autres y participent également.

 

L’orientation commune principale consiste à créer des espaces alternatifs à l’intérieur des meetings et à provoquer la discussion avec les passants. Le 24, à Moscou, le RSD disposait d’un stand où il exposait sa littérature et avait organisé un atelier de confection de pancartes auquel pouvaient participer tous ceux qui le souhaitaient. Un « microphone vivant » avait été mis à la disposition de tous. Il y avait également un stand thématique contre la privatisation de la sphère de l’enseignement auquel participaient le syndicat des enseignants et des groupes d’étudiants. Les anarchistes avaient leur propre « micro ouvert ».

 

L’avenir

 

Il est évident qu’après le 24 il faut s’attendre à une chute de l’activité momentanée, liée à l’hiver et aux fêtes de fin d’années. Cependant, tous comprennent que les élections présidentielles du 4 mars seront décisives et qu’elles sont proches. Poutine essaiera de rester au pouvoir en remportant la victoire dès le premier tour, ce pour quoi il doit récolter 50% des voix. Avec sa popularité en chute libre, il semble évident que cela n’est possible que via des falsifications massives. Le prochain grand rassemblement est prévu pour le premier février, date correspondant au lancement de la campagne présidentielle.

 

Nous avons l’intention de continuer le travail de renforcement du RSD (qui peut compter sur un flux de nouveaux militants) ainsi que les négociations pour la formation d’un front uni des organisations de gauche, en particulier avec le Front de gauche et d’autres.

 

Nos angles d’attaques pour les élections présidentielles : pas une seule voix à Poutine, pour un contrôle populaire sur les élections, pour un programme social (contre les privatisations et les mesures d’austérité, contrôle des corporations et des ressources naturelles), pour le développement de mobilisations massives comme condition principale d’un changement de système.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens