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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:30

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-front-gauche-va-pr%C3%A9sider-le-groupe-gdr-162412361.html

 

Le Front de gauche va présider le groupe GDR à l’Assemblée

 

PARIS (Reuters) - Le Front de gauche, qui rassemble les communistes et le Parti de gauche, a décidé de prendre la présidence du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (PC, PG et Verts) de l'Assemblée nationale, provoquant le départ des élus écologistes.

 

Les députés du Front de gauche vont profiter du départ le 6 décembre de l'actuel président du groupe, Yves Cochet (Europe Ecologie Les Verts), comme député européen, pour reprendre en main la direction de ce groupe créé en juin 2007.

 

Cette décision traduit le mécontentement des députés PC et apparentés face à l'accord conclu entre écologistes et socialistes afin de présenter un candidat commun face au député Front de Gauche sortant, François Asensi, dans la onzième circonscription de Seine-Saint-Denis.

 

Roland Muzeau, le porte-parole des députés PC et apparentés, qui prendra la présidence du groupe GDR a dénoncé mardi dans un communiqué cet "entêtement regrettable".

 

"Il s'agit (...) d'une manoeuvre déloyale", affirme-t-il.

 

"Cette opération politicienne vise pour EELV, avec l'appui du PS, à gagner des sièges contre le Front de gauche, en contradiction totale avec l'aspiration de toutes celles et tous ceux qui veulent battre la droite en 2012", ajoute le député PC.

 

Le groupe GDR compte outre les députés PC et apparentés et des divers gauche d'Outre-mer, les quatre députés EELV qui seront désormais trois à compter du 6 décembre.

 

Dans un communiqué, les quatre députés écologistes ont accusé les députés PC et apparentés de "rompre unilatéralement" le contrat conclu en 2007.

 

"Refusant ce diktat", les députés écologistes "exclus de fait du groupe GDR, siègeront donc désormais parmi les non-inscrits".

 

"Cela privera l'écologie d'un véritable temps de parole à l'Assemblée nationale. Au moment où les écologistes vont constituer un groupe au Sénat cela démontre la nécessité d'une représentation équitable des écologistes à l'Assemblée nationale", ajoutent les quatre élus EELV.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 21:09

 

http://www.liberation.fr/politiques/01012373699-trotski-hors-pistes-pour-2012

Vendredi 25 Novembre 2011

Trotski hors piste pour 2012

Lutte Ouvrière et le NPA sont crédités de moins de un pour cent des intentions de vote. Loin des dix pour cent que Laguiller et Besancenot totalisaient au premier tour de la présidentielle de 2002

Par Christian Losson et Lilian Alemagna

C’est Alain Krivine qui le dit : «La crise économique actualise plus que jamais ce que la gauche anticapitaliste apporte, sourit le cofondateur de la Ligue communiste révolutionnaire. On n’apparaît plus comme des zombies !» Mais pourquoi, en ces temps «d’horreur économique», les deux partis d’extrême gauche sont aujourd’hui renvoyés à la figuration de morts-vivants dans la séquence présidentielle de 2012 ?

 

Cruel constat : le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et Lutte ouvrière (LO) rament en cet automne préélectoral pour atteindre, à eux deux, la barre des 2% dans les sondages.

 

Le plus bas niveau pour l’extrême gauche depuis 1974. «Une catastrophe absolue», se lamente un théoricien des «multitudes» chères à Toni Negri. Les beaux jours trotskistes semblent loin. Lorsqu’en cette année 2002 Arlette Laguiller (LO) cartonait avec 5,72% et Olivier Besancenot, jeune premier de 28 ans de la LCR, flambait avec ses 4,25%.

 

Une présidentielle avec 10% au premier tour : un record. Dix ans plus tard, inconnus du grand public, leurs successeurs, Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA), jouent les lanternes rouges (lire ci-contre). Pire : «Les voitures balais de la gauche radicale», avoue une jeune militante.

 

La crise de 2008 leur offrait un boulevard ? Celle de 2011 devrait faire grimper la cote de leurs candidats ? «Elle est notre cercueil», peste un militant, qui essaie d’ouvrir des brèches «en tentant d’infiltrer» les Indignés. «La destruction de l’espace démocratique par l’hyperprésidentialisation nous a asphyxiés», avance Samuel Johsua, du NPA. Paradoxe. La gauche anticapitaliste victime de la crise du capitalisme ? «Les solutions proposées par l’extrême gauche constituent un saut vers l’inconnu, pointe Florence Johsua (la nièce de Samuel), docteure en sciences politiques à l’IEP de Paris. Or, la crise accentue la peur et crée un désir de sécurité. D’où, à l’inverse, une extrême droite forte : fermer les frontières, sortir de l’euro, réactions xénophobes de rejet de l’étranger…» Vrai. Mais ça ne suffit pas. «La réalité, c’est que le large électorat de Besancenot et Laguiller était antilibéral mais pas anticapitaliste», estime Stéphane Rozès, politologue et patron de CAP (Conseils, analyses et perspectives). Et qu’aujourd’hui le désir de changer de monde pollinise moins que le désir de réformer, déjà, le système actuel. Surtout : les mots antisystème, la rhétorique antispéculation, irriguent tout l’échiquier politique… «L’électorat potentiel de l’extrême gauche ne veut pas des idées abstraites mais une alternance de gauche !» assure ainsi Philippe Raynaud, professeur à Paris-II. En 2002, au sortir du gouvernement Jospin, l’électorat de gauche pouvait se faire plaisir à rougir son vote.

 

En 2012, dix ans après le «trauma» du 21 avril, «il est plus attirant d’utiliser l’autoroute que la route départementale, pour se débarrasser de Sarkozy», ironise Pierre-François Grond, membre de la minorité du NPA, courant prêt à discuter avec le Front de gauche.

 

Révolte. Une extrême gauche victime donc du vote utile. Mais aussi de ses erreurs de tactique et de stratégie. «On n’est pas parvenus à rénover notre parti», admet Samuel Johsua. L’extrême gauche «s’est endormie sur ses facilités verbales, ses vieilles lunes, sa surenchère face au Front de gauche et au PS au lieu d’explorer de nouveaux territoires idéologiques», flingue Yann Moullier-Boutang, économiste et directeur de la revue Multitudes. Sévère ? Injuste ? «Nous avons un besoin de recrédibiliser un projet de rupture avec le capitalisme», reconnaît Frédéric Borras, membre de la direction du NPA et de la minorité. «L’intervention dans le champ politique doit être subordonnée aux mobilisations, dans les entreprises, dans les quartiers populaires», complète Gaël Quirante, également de la direction du NPA. Peut-être, mais, pour l’instant, la révolte ne frémit guère…

 

Principal bénéficiaire des «abstractions» anticapitalistes - ou de l’absence de concrétisation tangible : Jean-Luc Mélenchon, en alliance «Front de gauche» avec le Parti communiste depuis les européennes de 2009. L’ex-tribun du PS occupe à plein la case médiatique délaissée par Besancenot. Et vampirise donc une partie de son électorat potentiel.«Son discours type "nouveau programme commun" passe mieux», souligne Philippe Raynaud. L’image de «rassemblement» et l’«assise institutionnelle» du Front de gauche lui donnent, selon Florence Johsua, «une prime très forte».

 

C’est un fait. En trois ans, le NPA a été incapable de transformer l’enthousiasme militant de ses débuts en succès politiques. Les déchirements féministes et laïques autour d’une candidate portant le foulard aux régionales de 2010 n’y ont rien arrangé…

 

LO est, elle, orpheline de l’«effet Arlette», son «socle électoral porté par le discours ouvriériste de Laguiller disparaît en raison d’une base sociologique qui s’effrite», analyse Philippe Raynaud. Oubliée, donc, «la forme de synthèse qu’avaient su catalyser les figures totémiques de Laguiller et la plasticité de Besancenot», note Stéphane Rozès. Peut-être, aussi, des modes de fonctionnement dépassés ? «C’est une vraie question, avoue Samuel Johsua. Le Nouveau Parti anticapitaliste marche sur deux jambes : le parti et les mouvements sociaux. Les seconds ont perdu.» Le premier boite sévèrement…

 

Fantômes.«LO comme le NPA sont déphasés, pyramidaux, arc-boutés sur leurs appareils, critique Yann Moullier-Boutang. Ils n’arrivent plus à capter les nouvelles générations.» Précisément l’un des objectifs que s’était fixé le NPA, retombé à quatre mille militants après avoir frôlé les dix mille… Exception française ? Convergence continentale plutôt. «La France est aussi à l’image de l’extrême gauche en Europe qui baisse ; au Portugal, en Allemagne, même au Pays-Bas où elle a fait jusqu’à 18%», note Christophe Aguiton, chercheur et ex-adhérent à la LCR. «La gauche radicale est censée représenter les couches populaires qui s’abstiennent, avance Willy Pelletier, responsable de la Fondation Copernic et proche du NPA. Or, les collectifs de travail sont aujourd’hui atomisés.» Balkanisés. Sans parler des fantômes communistes qui dorment encore dans les placards : «On se débat encore dans les décombres du mur de Berlin !» dit Frédéric Borras du NPA.  

 

«L’effondrement de l’URSS a eu pour conséquence de fragiliser la conviction qu’un autre système était possible, souligne Florence Johsua. La LCR et LO, qui ont constamment lutté contre le stalinisme, subissent les effets de cette fragilisation du principe d’espérance.»

 

Alternance.Leur indicateur de bonne santé est indexé sur celui des mobilisations. L’échec sur les retraites les aurait affaiblis ? «Cela n’y change rien, écarte Aguiton.  

L’extrême gauche partidaire n’est plus perçue comme un débouché politique.» Plus que jamais, donc, la militance radicale s’expérimente ailleurs. «L’extrême gauche irrigue désormais les associations, les mouvements sociaux», observe, de son côté, Annie Pourre, cofondatrice de Droit au logement (DAL) et de Droits devant !!. Il faut donc désormais distinguer les partis d’extrême gauche de… la gauche radicale mouvementiste. Les militants de la politique partidaire, et ceux de la politique «hors-sol». Gustave Massiah, membre du conseil international du Forum social mondial : «Les seconds ont abandonné l’idée du grand soir et accepté le principe d’une transition pour remettre en cause le système capitaliste, souligne-t-il. Ils acceptent de répondre à l’urgence (fiscalité, redistribution, socialisation de la finance…) pour construire une autre société. L’extrême gauche partidaire ne répond, elle, à aucune de ces questions. Normal qu’elle soit en crise.» Associations et collectifs éphémères, réseaux horizontaux ou engagements locaux aimantent davantage les sympathisants d’extrême gauche déçus des débouchés politiques.

 

Un désenchantement de l’extrême gauche «made in» parti politique ? «Oui, tant que durera la crise, estime Stéphane Rozès. Car ceux qui sont touchés par la mondialisation comptent sur les remparts de la République, une protection nationale.» Les jeunes, les ouvriers - socle traditionnel de la gauche radicale - auraient, selon lui, une tendance au repli. Préférant une figure plus populaire ou tribunicienne «à la Mélenchon». Jusqu’à quand ? Pas longtemps, veut croire Samuel Johsua : «Attendez le troisième plan de rigueur que le gouvernement va être contraint de faire, et vous allez voir, ça va rugir. Si les mouvements sociaux ne sont pas anticapitalistes, le fond de l’air l’est viscéralement : reste à montrer comment on peut en sortir.»

 

L’extrême gauche compte aussi sur son meilleur ami naturel pour se refaire : «Les sociaux-libéraux, contre lesquels on a toujours capitalisé historiquement», résume un penseur de l’anticapitalisme français. Vivement, donc, la prochaine alternance… «Si le PS l’emporte, cela ouvrira un nouveau contexte d’opportunités politiques à gauche de la gauche institutionnelle», insiste Florence Johsua. Alain Krivine ne dit pas autre chose : «Quand la gauche gagne, la gauche anticapitaliste est toujours plus forte. Elle se renforce de la déception des gens qui ont voté à gauche.» Comme en 2002.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 18:44
 
  
Communiqué de presse sur la nuit du 26 au 27 novembre 2011
 
Dimanche 27 novembre, 3 heures du matin devant l'Arche de La Défense : les forces de l'ordre en uniforme et en civil  frappent sans motifs de nombreux citoyens tirés du sommeil, et saccagent une oeuvre d´art des indigné-e-s.
 
Bilan : un bras cassé et de nombreux campeurs  contusionnés. 
 
Pour fêter la troisième semaine d'occupation sur le parvis de la Défense, les indigné-e-s avaient organisé un lâcher de ballons avec des chèques symboliques.
 
La déclaration de présence pour une semaine avait été déposée en préfecture et présentée au commissaire qui ne l'a pas contestée.
 
Malgré l'interdiction de fait de laisser entrer quoi que ce soit qui aide au confort du campement, les indigné-e-s ont réussi à amener les pièces détachées d'une structure préparée par des artistes et étudiants comme contribution au mouvement des indigné-e-s. Le montage de ce dôme de cinq mètres de diamètre, une oeuvre d´art en carton, était effectif à 19 heures. 
 
L'après-midi avait été accompagnée de fanfares et fut suivi d´un concert le soir, dans la bonne humeur. Environ deux cent personnes, dont des familles, se sont retrouvées sur place. 
 
En fin de soirée, les personnes présentes sur le parvis ont souffert de provocations verbales et physiques de la police.  
 
Vers 3 heures 30 du matin, les forces de l'ordre composées de gendarmes mobiles et de CRS (environ une centaine d'hommes) ont chargé sans sommation le campement où soixante dix indigné-e-s dormaient.
 
Un groupe de trente à quarante personnes de la police avaient investit le campement dans les minutes précédentes.
 
Les CRS ont détruit l´oeuvre d´art démontable et le lieu de cuisine.
 
Une chaîne humaine pacifique a alors été formée par les campeurs. 
 
Les policiers en civil ont pris le relais des forces de l'ordre en uniforme et ont très violemment agressé la plupart des indigné-e-s sous l´approbation des premiers.
 
Selon des témoins, leurs visages étaient à demi-couverts.
 
Ils ont également volé des téléphones et appareils photographiques qui les filmaient et proféré des menaces. 
 
Une dizaine d'indigné-e-s ont été frappés pour certains à plusieurs reprises. 
 
Cette nuit les gardiens de la paix se sont de  nouveau attaqués aux indigné-e-s pacifiques, mais de plus à une oeuvre d'art ! 
 
Face  à ce nouvel abus de la part des forces de l'ordre, les indigné-e-s, qui restent avant tout des citoyens, vont déposer une nouvelle plainte collective et constituer une banque de témoignages audiovisuels sur les faits de la nuit du 26 au 27 novembre. 
 
Nous invitons d'une part tous et toutes à témoigner en apportant les contributions écrites, photos, vidéos sur dr.paris.media@gmail.com.
 
Les victimes et témoins peuvent d'autre part porter plaine collectivement ou attester des faits dans l'optique d'une deuxième "plainte commune" en suivant la procédure sur : http://paris.reelledemocratie.com/node/709 
 
Le 10 décembre, nos organisons une marche de la place de Clichy (14 h) jusqu'à la place Stalingrad pour des danses et une assemblée populaire. 
 
Nous sommes intrigués de connaître l'accueil que nous réserve le Ministère de l'Intérieur pour la journée internationale des Droits de l'Homme...

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 16:33

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6661

Boycott Israël

Encore une instrumentalisation de la justice à Pontoise

Mercredi 23 Novembre 2011

 

Heureusement pour certains que le ridicule ne tue plus : sept militant(e)s de la région parisienne sont poursuivis par le ministère public pour avoir organisé une parodie de tribunal dans le magasin Carrefour de Montigny, dans le Val d’Oise (vidéo).

 

Communiqué de presse :

 

Sept militants de la campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) : Laurent Alcini (PCF , Front de gauche), Alima Boumédiene-Thiery (EELV, ex-sénatrice), Serge Groswak (FASE), Nicolas Shahshahani (Europalestine), Omar Slaouti (NPA), Sylvette Amestoy (EELV), et Sylvain Desmet (EELV), sont cités à comparaître devant le tribunal de Pontoise, sur requête du procureur, ce dernier agissant lui-même sur ordre d’un gouvernement complètement aligné sur les officines israéliennes sévissant en France.

 

Les faits ? Le 26 juin 2010, nos camarades s’étaient rendus, aux côtés d’une centaine d’autres sympathisants de la cause palestinienne, dans l’hypermarché Carrefour de Montigny-lès-Cormeilles (Val d’Oise), pour y dénoncer, sur un mode humoristique, d’une part la vente de produits israéliens alors que les droits du peuple palestinien ne sont pas respectés, et d’autre part la complicité du gouvernement français, avec les crimes de l’Etat israélien.

 

Il s’agissait de tourner en ridicule une première procédure judiciaire intentée contre deux des animateurs de la campagne BDS dans le Val d’Oise, Alima Boumédiene-Thiery (EELV) et Omar Slaouti (NPA). Et pour cause : quelques mois plus tard, le 17 octobre 2010, le tribunal de Pontoise prononçait lui-même la nullité des poursuites contre Omar et Alima, envoyant procureur et officines sionistes dans les cordes.

 

La vidéo tournée le 26 juin 2010 dans l’enceinte de l’hypermarché de Montigny a été reprise par de nombreux sites sur internet, où elle a connu un franc succès.

 

Depuis, tandis que la campagne citoyenne et pacifique de boycott du régime israélien ne cesse de s’étendre en France et dans le monde, la justice a eu à connaître d’autres cas, discutés cette fois sur le fond : le 8 juillet 2011, le tribunal de Paris a ainsi relaxé Olivia Zémor (présidente de l’association Europalestine), à propos d’une action similaire conduite dans un hypermarché d’Evry (Essonne), et il a jugé que les actions de boycott visant l’Etat d’Israël, tant que celui-ci privera le peuple palestinien de ses droits élémentaires, étaient parfaitement légales.

 

Les « Sept du Val d’Oise » attendent donc avec sérénité et détermination leur comparution devant le tribunal de Pontoise, dont ils feront une tribune pour la défense du droit, et la critique de l’instrumentalisation de la justice par le gouvernement de Sarkozy, Mercier et consorts.

 

Les sept militants se rendront à l’audience le Lundi 28 Novembre à 13 heures 30 au Tribunal de Grande Instance de Pontoise et tiendront une conférence de presse avec le soutien des organisations suivantes : Les Alternatifs 95, BDS Val d’Oise, EELV 95, EuroPalestine, La FASE 95, NPA, PCF 95, PG 95.

 

Argenteuil le Mercredi 23 Novembre 2011

 

CAPJPO-EuroPalestine

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 16:07

 

PREMIER ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION ARABE

 

Ce sera bientôt le premier anniversaire de la révolution arabe et c’est le temps d’un premier bilan de la révolution arabe.

Les deux principales caractéristiques de la révolution arabe sont les suivantes. Premièrement, c’est une révolution démocratique. Deuxièmement, ce n’est pas une révolution dans un seul pays, c’est une révolution régionale.

La révolution arabe est une révolution démocratique. En Russie en 1917, il y aura bientôt un siècle, il y avait deux révolutions, il y avait la révolution démocratique de février et il y avait la révolution socialiste d’octobre. La principale divergence pendant des dizaines d’années à l’intérieur du mouvement communiste international était la divergence entre les défenseurs de la révolution socialiste permanente (Trotsky) et les défenseurs de la révolution démocratique par étapes dans un seul pays (Staline). En Egypte en 2011, comme en Russie en 1917, il y a aussi deux révolutions, il y a la révolution de février et la révolution d’octobre. Mais ces révolutions sont des révolutions démocratiques, pour des élections démocratiques, pour le pluralisme politique et pour les libertés démocratiques élémentaires, le socialisme n’est pas à l’ordre du jour nulle part, c’est l’immense régression de ce début du vingt et unième siècle par rapport aux révolutions du vingtième siècle.

La révolution arabe est une révolution régionale. Le pronostic d’une révolution arabe régionale, la démocratie nulle part ou bien partout sous des formes nationales particulières et originales, n’était pas un pronostic très difficile en raison de la profonde unité culturelle et civilisationnelle du monde arabe dont les principales caractéristiques sont la communauté linguistique et religieuse.

La révolution tunisienne contre Ben Ali, la révolution égyptienne contre Moubarak, la révolution libyenne contre Kadhafi et la révolution syrienne contre Assad vont exactement dans le même sens. Des militants et des organisations d’extrême gauche diffusent en même temps des messages de soutien à Kadhafi et à Assad et en même temps des messages de soutien à la révolution égyptienne. Ces messages expriment seulement la profonde crise politique et idéologique des rédacteurs et des diffuseurs de ces messages. Ben Ali et Moubarak étaient des agents de l’impérialisme. C’était une évidence. Kadhafi était un agent de l’impérialisme depuis 2004. C’était également une évidence.

Des militants et des organisations d’extrême gauche présentent l’actuel régime syrien comme un régime anti impérialiste. Dans quel monde vivent-ils ? Il y a vingt ans, il y avait une guerre civile au Liban. Le gouvernement syrien était le principal responsable de cette guerre civile, l’armée syrienne occupait le Liban pendant près de trente ans. En 1976, l’armée syrienne faisait le siège pendant plusieurs mois et détruisait le camp palestinien de Tall al Zaatar. La signature des accords de paix de Taëf en 1989 en Arabie Saoudite provoquait la fin de la guerre civile libanaise. En 1991, des unités de l’armée syrienne participaient à la première guerre impérialiste du golfe contre l’Irak.

Il y a beaucoup de points communs entre la Syrie d’Assad et la Libye de Kadhafi. En Syrie aujourd’hui, comme en Libye pendant plus de six mois, il y a une guerre civile. En Syrie aujourd’hui, comme en Libye pendant six mois, je soutiens tous les plans et toutes les négociations de paix. En Libye, il y avait un plan de paix de l’Union africaine, je soutenais le plan de paix de l’Union africaine. En Syrie, il y a un plan de paix de la Ligue arabe, je soutiens le plan de paix de la Ligue arabe.

Il y a d’ailleurs un paradoxe. En Libye, un certain nombre de militants et d’organisations soutenaient le plan de paix de l’Union africaine et dénonçaient la position de l’impérialisme contre le plan de paix de l’Union africaine. En Syrie, les mêmes militants et les mêmes organisations dénoncent le plan de paix de la Ligue arabe. La majorité des gouvernements de la Ligue arabe sont des gouvernements réactionnaires mais la majorité des gouvernements de l’Union africaine sont aussi des gouvernements réactionnaires.

Les mêmes militants et les mêmes organisations présentent le gouvernement algérien comme un gouvernement progressiste. Le gouvernement algérien votait pour le plan de paix de la Ligue arabe et prenait position pour l’envoi de cinq cent observateurs arabes en Syrie. Le gouvernement algérien a raison.

Il y a aussi beaucoup de points communs entre d’une part l’actuelle guerre civile en Syrie et d’autre part la décennie noire dans les années 1990 en Algérie. En 1991, les généraux de l’armée algérienne organisaient un coup d’Etat militaire après la victoire du FIS au premier tour des élections législatives en Algérie. Ce coup d’Etat militaire provoquait dix ans de guerre civile en Algérie. Il y avait par exemple dans les années 1990 en Algérie une armée des officiers libres comme il y a aujourd’hui en Syrie une armée syrienne libre. La signature des accords de Rome en 1995 et l’élection de Bouteflika en 1999 provoquaient la fin de la guerre civile algérienne.

La guerre civile libanaise il y a trente ans et la guerre civile algérienne il y a vingt ans étaient des répétitions générales. Il y aura demain une Syrie nouvelle sans Assad, comme il y a aujourd’hui une Tunisie nouvelle sans Ben Ali, une Egypte nouvelle sans Moubarak et une Libye nouvelle sans Kadhafi.

Bernard Fischer

 

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 20:49

 

http://www.promcomm.wordpress.com/2011/11/14/capital-contre-democratie

 

Capital contre Démocratie

 

La crise qui secoue, depuis 2008, le capitalisme mondial provoque de violentes secousses dans l’Union européenne et plus particulièrement dans la zone euro. Sur fond de profonde et durable crise économique systémique perce une tout aussi profonde crise politique. De sommets européens en G20, de réunions en conciliabules du directoire germano-français, les gouvernements affichent le marasme dans lequel ils évoluent avec l’unique objectif d’être les meilleurs serviteurs possibles de leur Maître : le Capital que les médias domestiqués s’obstinent à appeler les marchés financiers.

 

Cette situation illustre à merveille que « le gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière. » Comme de quelconques actionnaires mécontents qui virent les membres du Conseil d’administration d’une entreprise, les fantomatiques marchés financiers virent les gouvernements dans lesquels ils n’ont plus confiance. La mesure de cette confiance est déterminée « scientifiquement » par les agences de notation. Malheur à celui qui est rétrogradé !

 

C’est ce que viennent de subir en quelques semaines la Grèce et l’Italie. Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur ce qui va suivre : à Prométhée nous n’avons aucune sympathie pour le social-libéral Papandreou ou pour le réactionnaire Berlusconi. Mais force est de constater que le renversement de deux gouvernements issus du suffrage universel porte un nom : il s’agit de coups d’État. Ces derniers ont été pilotés par Angela Merkel et son second Nicolas  Sarkozy, ressuscitant ainsi la théorie de la souveraineté limitée de Leonid Brejnev en 1968..

 

La démocratie, même formelle, devient un obstacle à la volonté supérieure du capitalisme. Cette volonté est renforcée par la peur de la mobilisation des masses populaires qui sont contraintes au sacrifice pour que vive le veau d’or du capital.

 

Qu’on se souvienne de l’angoisse qui a envahi le maître et ses principaux serviteurs à la seule annonce d’un possible référendum en Grèce.

 

La réaction ne s’est pas fait attendre trop longtemps : il faut remplacer les gouvernements incapables de maîtriser la classe ouvrière par des gouvernements dits « techniques » et si possible d’union nationale. La crise dans la zone euro est si profonde que les bourgeoisies retrouvent les accents de… 1914.

 

Les nouveaux chefs de gouvernements ont prouvé dans le passé qu’ils avaient une réelle expertise se situant au dessus des choix politiques partisans. Mario Monti, en Italie, fut de 1995 à 2004 commissaire européen à la concurrence et au marché intérieur. Cerise sur le gâteau il a exercé son expertise auprès de la banque Goldman Sachs.

 

Loukas Papademos, en Grèce – avant d’œuvrer comme vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) – fut de 1994 à 2002 gouverneur de la Banque de Grèce, à l’époque où la Grèce préparait le passage à l’euro avec l’aide d’un expert de Goldman Sachs (encore !), un dénommé Mario Draghi, aujourd’hui président de la BCE. Voilà ce qui se cache sous l’appellation « gouvernement technique » : c’est les pleins pouvoirs au capitalisme financier. Autrement dit : donner les clés de la caserne de pompiers aux pyromanes !

 

L’autre aspect de l’histoire qui s’écrit en Europe porte le nom d’union nationale. La situation est si grave qu’il faut impliquer le maximum possible de partis. Et cette union nationale n’a pas de limites, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Ainsi en Grèce le LAOS, parti nostalgique de la dictature des colonels, vient d’entrer au gouvernement. Pour ceux qui ne comprendraient pas très bien le sens d’un tel gouvernement, il faut imaginer, en France, un gouvernement qui irait du PS au FN en passant par le centre et l’UMP.

 

Pour le capital tout doit être mis en œuvre pour que la classe ouvrière renonce, si possible en faisant sienne l’objectivité des sacrifices. Pas si sûr qu’il y parvienne !

 

Prométhée

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 20:35

 

http://www.france.attac.org/articles/nous-sommes-les-99-solidarite-determinee-avec-le-mouvement-occupy-wall-street-et-les

 

Nous sommes les quatre vingt dix neuf pour cent

Solidarité déterminée avec le mouvement Occupy Wall Street et les indignés

La police new-yorkaise procède aujourd'hui à l'expulsion brutale du "Parc de la Liberté" : cette place du sud de Manhattan, qu'occupe depuis le 17 septembre dernier le mouvement "Occupy Wall Street". D'autres campements ont été évacués ces derniers jours un peu partout aux États-Unis, parfois très violemment, comme à Oakland (Californie).

 

De leur côté, les Indignés français subissent un harcèlement policier permanent, qui vise à empêcher l'installation durable de tout campement.

 

C'est une preuve de plus de la régression démocratique inouïe à laquelle la crise sert de prétexte. Les un pour cent ont bien compris qu'ils ne pourront jamais faire accepter l'austérité aux quatre vingt dix neuf pour cent. Car nous savons tous que ce sont eux, les plus riches, qui sont les uniques bénéficiaires d'une crise dont ils portent la responsabilité.

 

Ne pouvant réaliser la proposition de Brecht de "dissoudre le peuple", ils ont tout simplement décidé de s'en passer. En Italie et en Grèce, des gouvernements "d'union nationale" ont été mis en place par et pour les banques, et la tutelle de la Troïka, Banque centrale, FMI et Union Européenne, est toujours plus forte.

 

À la Défense comme à New-York, place Syntagma comme Puerta del Sol, ce sont les expressions déterminées de cette indignation planétaire qu'on veut réduire au silence.

 

Nous sommes déterminés à résister. Attac France apporte son soutien aux militants new-yorkais, aux indignés français, et à toutes celles et ceux qui résistent à ces reculs démocratiques, et réaffirme son engagement à désarmer les marchés.

 

Attac France, le 15 novembre 2011

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 17:01

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/131111/les-quartiers-populaires-font-bloc-contre-les-politiques-paternalistes

Les quartiers populaires font bloc contre les «politiques paternalistes»

Par Ellen Salvi

Lundi 14 novembre 2011 

Le fait est assez rare pour être souligné. Samedi en début de soirée, après trois heures de débat passionné, les associations du Forum social des quartiers populaires (FSQP) décident d'écrire ensemble un texte actant la création d'un front commun pour défendre leurs droits.

 

Tandis que l'amphithéâtre de l'université de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qui a accueilli leurs échanges durant deux jours, se vide, Christel, du FSQP, relit le texte à voix haute devant une vingtaine de militants: «Ce mouvement n'a pas vocation à remplacer les mouvements existants, mais à être l'expression politique d'une identité commune.»«De NOTRE identité commune», renchérit un jeune homme. La phrase est modifiée.

 

Chacun tombe d'accord pour attendre les troisièmes rencontres nationales des luttes de l'immigration – qui se tiendront du 25 au 27 novembre à Créteil (Val-de-Marne) – avant de parapher le document. Encore deux semaines de patience qui laisseront aux représentants de la quarantaine d'associations qui œuvrent en banlieue le temps de discuter avec leurs militants.

 

«Ce n'est pas anodin que l'on arrive, au bout de deux jours de débats, à acter la nécessité d'une action commune des associations et des mouvements issus des quartiers et de l'immigration, explique le Toulousain Salah Amokrane, ex-porte-parole des Motivé-e-s, membre de Tactikollectif et chef de file du FSQP. A partir de cette base-là, on peut enfin envisager la suite.»

 

Cette décision est d'autant plus importante qu'un tel rassemblement s'annonçait ardu. «Ils ont grandi ensemble et sont taraudés par les mêmes problèmes de fond. Et pourtant, les conditions d'un rapprochement ont toujours été compliquées», regrette Bernadette Hetier, co-présidente du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), venue à l'université de Saint-Denis «à titre personnel».

 

Mais quel est donc ce mal qui freine la moindre initiative du FSQP et empêche un vrai rapprochement des différentes associations qui le composent ? La réponse est sur toutes les lèvres: ego. «On va continuer combien de temps à faire chacun de notre côté ? A se rassembler pour rien ? On va mourir ici, c'est ça ?, questionne dans l'assistance Salika Amara de FFR (Filles et fils de la République). On n'a plus le temps désormais ! C'est l'urgence !»

 

En 2009, le FSQP avait acté son entrée en politique. Deux ans plus tard, les quelque deux cent militants réunis pour la quatrième édition du Forum sont tombés d'accord sur la nécessité de dépasser les ambitions de chacun et de mettre de côté les querelles intestines pour porter une parole commune.

 

Des handicaps quotidiens

 

Mouvement des travailleurs arabes (MTA),Mouvement de l'immigration et des banlieues (MIB), Collectif des musulmans de France(CMF), Indigènes de la République, collectif féminin «Quelques-unes d'entre nous», ACLEFEU... Chacune des organisations du FSQP porte un combat spécifique qui, s'il est désormais bien ancré localement, peine à trouver un écho sur le plan national.

 

Pourtant, les préoccupations exposées pendant deux jours dépassent largement le cadre des quartiers populaires: transports («c'est hors de prix de se déplacer de banlieue en banlieue»), logement, santé («même la tuberculose réapparaît à Clichy-sous-Bois»), emploi... Des handicaps quotidiens, nourris sur le terreau des inégalités, qui n'épargnent personne.

 

Pour Abdelaziz Chaambi du CMF et de l'Union des jeunes musulmans (UJM), cette difficulté des associations à se faire entendre est le résultat d'un «système qui travaille sur des individus et met en avant des personnalités, des gadgets médiatiques». Dans un tel contexte, chacun à voulu mettre en lumière son propre combat, au risque de le voir se dissoudre dans le millier d'autres luttes qui touchent les quartiers populaires.

 

«Jusqu'à présent, c'était "Moi je suis noir, je vais parler du racisme anti-noirs", "Moi je suis une femme, je vais parler du féminisme", mais il faut dépasser ça !, poursuit-il. Aujourd'hui, on a mis tout le monde au pied du mur. On a dit: "Toi, tu vas plus nous la faire à l'envers. Tu vas pas venir demain te réclamer des luttes contre les bavures policières, la discrimination ou l'urbanisme à deux balles pour dire moi je". C'est plus "moi je", c'est "nous" maintenant.»

 

Selon Abdelaziz Chaambi, le texte qui s'est écrit au terme des deux jours de débats est le résultat d'une réflexion engagée depuis la création du FSQP en 2007, mais aussi le moyen le plus efficace de vérifier que tout le monde tiendra sa parole: «J'appelle ça une opération tamis, dit-il. On va voir les bons grains livrés, ceux qui sont vraiment honnêtes et prêts à dépasser leur ego, leur petite structure et leur petite identité pour faire don de leur maturité politique au collectif.»

 

Au FSQP, on s'emporte et on s'enthousiasme, autant que l'on se méfie. Des bonnes intentions avortées, des promesses non tenues, de «la masturbation des esprits» exercée au détriment de l'action. Des partis politiques aussi, pour ne pas dire surtout. Le débat de samedi après-midi s'est d'ailleurs ouvert sur l'avertissement suivant: «Ceux qui sont là pour vendre des alliances électorales, qu'ils écoutent, mais ne vendent rien. On risque d'être très secs avec ceux qui nous prennent pour des bouffons.»

 

Le «hold-up» de Montpellier

 

Aux quelques personnalités politiques qui ont, selon les mots d'Abdelaziz Chaambi, «le culot ou la bêtise de venir avec une posture paternaliste pour essayer de gratter et de récupérer quelques voix», le FSQP réserve un accueil pour le moins glacial. Adhérer à un parti, pourquoi pas, mais à deux conditions: que les revendications des habitants des quartiers populaires deviennent des priorités et qu'elles soient portées par les «vrais acteurs de ces luttes».

 

 «Pour le moment, on en est très loin, regrette Abdelaziz Chaambi. La priorité des politiques, c'est le CAC 40, le grand méchant loup du capitalisme, le FMI, tout ça. On n'est pas dupes, on n'est pas des ignares, on connaît très bien les mécanismes puisque c'est dans les quartiers populaires qu'ils sont expérimentés. La gestion policière, militaire, économique... Eux l'analysent dans leurs laboratoires, nous on la vit au quotidien depuis 30 ans.»

 

Les militants du FSQP se disent «écœurés» par l'ensemble des forces de gauche qui «ont toujours cherché à (les) instrumentaliser et n'ont jamais tenu leurs promesses». Pour autant, plusieurs d'entre eux, à l'instar de Salah Amokrane, croient encore «qu'il y a des possibilités de faire des choses avec les partis politiques, mais le préalable c'est d'avoir un poids suffisamment important pour pouvoir le faire».

 

Après avoir conduit une liste autonome à Toulouse pour les municipales en 2001 et obtenu «un résultat intéressant», M. Amokrane sait que la nature des rapports change lorsque l'on passe par les urnes: «Les questions que l'on met en avant sont mieux entendues et je ne crois pas que c'est parce qu'elles sont mieux comprises.»

 

Alors que les discussions reprennent de plus belle dans l'amphithéâtre, un autre débat s'engage dans les couloirs de l'université de Saint-Denis. La militante féministe Clémentine Autain, en charge de l'organisation des fronts thématiques dans l'équipe de campagne du candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, s'apprête à partir lorsqu'elle est accostée par le président d'ACLEFEU, Mohammed Mechmache. Ce dernier veut mettre au clair une affaire qui lui «a mis un peu les nerfs», celle de Mohamed Bouklit, candidat à Montpellier aux dernières cantonales, ayant obtenu 35% au second tour sous l'étiquette du Front de gauche (lire notre enquête ici).

 

Actif dans les quartiers montpelliérains de La Paillade depuis plus de dix ans, ce jeune docteur en informatique a quelque peu irrité les militants associatifs du FSQP en créant le «Front de gauche des quartiers populaires». «Une initiative isolée», si l'on en croit Clémentine Autain. «Un hold-up», pour Mohammed Mechmache qui regrette que ce «mec qui n'a aucune légitimité» ait récupéré toutes les idées du FSQP, sans que le Front de gauche, qui l'a pourtant accueilli en son bureau national, s'en offusque.

 

 «C'était à vous de dire que vous aviez déjà rencontré des gens avec une légitimité, une histoire, des combats nobles, assure le président d'ACLEFEU à Clémentine Autain. Autour de la table des dernières régionales, il y avait Mélenchon, Besancenot, toi... Vous ne pouvez pas faire semblant aujourd'hui !»

 

«Les politiciens ne peuvent pas nous la faire»

 

Pour Abdelaziz Chaambi, «l'affaire Bouklit» n'est qu'un exemple de plus permettant d'illustrer la récupération des partis politiques. «Mélenchon, c'est un mec qui veut faire carrière. Il dit "Moi je fais du populisme, je fais de la grande gueule". Il met un peu de noirs, un peu d'arabes, un peu de musulmans... C'est comme ça qu'il a récupéré Bouklit. Moi j'ai des factures de téléphone, où j'ai passé des heures avec lui pour le briefer. Ils nous l'ont absorbé. Ils nous sabotent le truc. Et maintenant ils font ce "Front de gauche des quartiers populaires". C'est insultant. On ne dit pas que les quartiers populaires sont notre propriété privée, mais soyons sérieux, on ne va pas se la jouer entre nous, on voit bien leur business, les politiciens ne peuvent pas nous la faire.»

 

Si elle comprend la défiance du FSQP à l'égard des politiques et entrevoit l'ampleur de la tâche qui attend la gauche pour renouer le dialogue avec les quartiers populaires, Clémentine Autain estime que «les propositions du Front de gauche sont les mieux à même de répondre à leurs préoccupations»: «C'est notre défi d'inventer de nouvelles formes de co-production de la politique qui permettent de travailler ensemble et pas dans une logique délégataire», poursuit-elle avant d'être de nouveau prise à partie par un militant venu de Vaulx-en-Velin (Rhône).

 

«Ce qui se dit ici est une caisse de résonance des quartiers populaires, conclut Clémentine Autain. Notre travail avec eux est un travail au long court qui va bien au-delà de la présidentielle.» Si la prochaine échéance électorale n'est pas, selon Salah Amokrane, celle où le FSQP peut le mieux se positionner, elle reste toutefois à l'esprit de chacun.

 

 «On travaille sur le plus grand parti de France: le parti des abstentionnistes, estime Abdelaziz Chaambi. Aujourd'hui, dans les quartiers populaires, il y a peut-être 5% de gens qui votent. Donc, on a un potentiel de 95%. S'ils veulent être cohérents avec leur vision de la démocratie participative, les politiques doivent nous aider à mobiliser ces gens-là, non pas pour venir alimenter le truc ou coller leurs affiches, mais pour les rendre autonomes.»

 

Une ambition partagée par ACLEFEU qui a relancé, mercredi 9 novembre à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), une campagne citoyenne pour inciter les jeunes des quartiers populaires à s'inscrire sur les listes électorales. Pour le président du collectif, Mohammed Mechmache, les choses sont claires: «L'élection présidentielle devra se faire avec la voix de la banlieue.»

 

Toutes les personnes citées ont été interrogées, samedi 12 novembre, en marge du Forum social des quartiers populaires (FSPQ) qui se tenait à l'Université de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 16:28
 
 

Lettre ouverte du mouvement Démocratie réelle Indignés de Paris aux militants et associations pour les libertés et les droits humains

  
Un projet est actuellement en discussion au niveau du réseau international des Indignés : l’élaboration d’une charte commune des droits humains, en perspective de la prochaine journée mondiale d’action des Indignés le 10 décembre, dont le thème sera les droits humains.
  
Pour contribuer à ce projet, l’Assemblée du mouvement à Paris organise une assemblée thématique sur les droits humains le samedi 3 décembre, sur le parvis de la Défense, à partir de 14 heures.
 
Cette Assemblée aura pour objectif de définir des propositions concrètes qui pourront ensuite être mises en commun avec les propositions des autres assemblées, et avec elle faire l’objet d’un débat dans l’ensemble du mouvement.
 
La journée du 10 décembre marquerait le lancement de ce débat au niveau international.
 
L’assemblée du 3 décembre doit permettre d’ancrer ce projet international dans un processus local, démocratique, autogéré et populaire, en donnant la parole à chacun en tant que personne, dans le respect et l’écoute de chacun.
 
Il nous semble très important de bénéficier de l’expérience et du travail réalisé par les militants des associations engagés pour les droits dans différents champs : droit des citoyen-ne-s, des femmes, des migrants, des travailleurs, des sans-papiers, des locataires, des chômeurs, des sans-logis, des enfants, des détenus, des justiciables, de la presse, etc.
 
Aussi nous invitons fortement les militant-e-s de ces associations à participer à cette assemblée, et les associations à relayer auprès d’eux cette invitation. Si vous souhaitez participer à l’organisation du débat, vous pouvez contacter la commission Réseau du mouvement à Paris : drp.reseau@gmail.com.
 
Mouvement Démocratie Réelle maintenant / Indignés de Paris
 
Adopté par consensus en Assemblée Générale à La Défense, le 20 novembre 2011
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 21:03

 

http://www.humanite.fr/monde/espagne-la-percee-historique-dizquierda-unida-484140

 

Lundi 21 Novembre 2011

Espagne : la percée historique d’Izquierda Unida

Malgré un système électoral qui privilégie les partis nationalistes régionaux face aux petites formations nationales, les écolos-communistes d’Izquierda Unida occuperont onze sièges contre deux auparavant, au Congrès, la puissante chambre basse du Parlement où elle va constituer un groupe parlementaire.

 

"Nous n'allons pas devenir une institution. Nous allons continuer dans la rue", assurait dimanche Cayo Lara, candidat d’IU à la présidence du gouvernement. Avec sept cent mille voix en plus par rapport aux législatives de 2008, Izquierda Unida qui comptait deux députés jusqu'à présent, a ainsi réussi à se frayer un chemin et occupera onze sièges au Congrès. "Vous ne pouvez pas imaginer comme cela fait plaisir que la joie entre, de temps en temps, dans la maison des pauvres", a ajouté Coyo Lara. Une percée qui fait écho au mouvement des indignados, né il y a six mois en Espagne et sonne comme un avertissement aux grands partis dont la crédibilité s'effrite sous l'effet de la crise.

 

Et ce en dépit d'un système électoral complexe, résultant de la forte décentralisation de l'Etat espagnol, qui privilégie les partis nationalistes régionaux face aux petites formations nationales. En nombre de voix, Izquierda Unida est la troisième formation espagnole, derrière les socialistes.

 

Sous l'effet des nouvelles mesures d'austérité qui se profilent, la mobilisation sociale pourrait gagner en ampleur, alors que le chômage reste à un niveau record (21,52%). "L'axe central du discours de campagne d'IU passait par une opposition frontale aux politiques du gouvernement et aux coupes budgétaires à venir", souligne le politologue Anton Losada. "La période qui s'ouvre va voir les syndicats et les partis politiques de gauche jouer un rôle très actif", ajoute-t-il.

 

"Après le 20 novembre, la lutte se poursuit dans la rue", annonçait, comme en écho, une grande affiche placardée dimanche soir sur la Puerta del Sol, la place au centre de Madrid qui a vu naître les "indignés" au printemps. "Nous pouvons nous attendre à un grand mouvement social", assure Manolo Nolla, 64 ans, l'une des têtes les plus visibles de la commission économique des "indignés" madrilènes.

 

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