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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 21:03

 

Le procès de Teodorin Obiang renvoyé à une date ultérieure (Reuters)

 

Le tribunal correctionnel de Paris a reporté Mercredi 4 Janvier 2017 au 19 juin 2017 le procès de Teodorin Obiang, fils aîné du président de la Guinée Equatoriale, jugé depuis Lundi 2 Janvier 2017 dans l'affaire dite des biens mal acquis qui menace aussi d'autres responsables africains.

Les avocats de l’ancien ministre de l’agriculture et des forêts, désormais vice-président de la Guinée Equatoriale, estimaient ne pas avoir eu assez de temps pour préparer leur défense avant le début des débats, à l'origine prévus jusqu'au 12 janvier 2017.

La présidente du tribunal leur a donné raison sur ce point et évoqué également une procédure parallèle devant la Cour International de Justice (CIJ).

A l'audience du Lundi 2 Janvier 2017, les parties civiles, comme le Parquet National Financier (PNF), avaient dénoncé des manoeuvres dilatoires de la défense.

Le procès doit désormais se tenir du 19 juin 2017 au 6 juillet 2017.

Poursuivi pour blanchiment de corruption, de détournement de fonds publics et d'abus de bien social, Teodorin Obiang encourt jusqu'à dix ans d'emprisonnement et au moins cinquante millions d'euros d'amende.

D'après l'accusation, il a acquis entre 2007 et 2011, soit directement, soit par l'intermédiaire de prêtes noms ou de sociétés écrans, un patrimoine considérable en France avec le produit de délits commis en Guinée Equatoriale.

Parmi ces biens, dont il ne conteste pas la propriété, un hôtel particulier avenue Foch à Paris abritant notamment une salle de sport, un hammam, une discothèque et un salon de coiffure, acheté vingt cinq millions d'euros en 2005, de la joaillerie, ainsi qu'un parc automobile hors du commun.

Teodorin Obiang conteste tout délit et assure avoir acquis son patrimoine français avec de l'argent légalement gagné dans son pays.

Ce procès est une première en France pour des biens soupçonnés d'avoir été mal acquis par des chefs d’état africains ou leur entourage.

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 20:51

 

http://tendanceclaire.org/article.php?id=1114

 

Arrestation de deux volontaires internationalistes du Rojava par l’armée turque

 

Par Heval Azad

 

Mercredi 4 Janvier 2017

 

Deux internationalistes tchèques qui se rendaient au Rojava pour y livrer du matériel médical, dont le manque se fait cruellement sentir sur place, ont été arrêtés par l'armée turque le 16 novembre 2016. Cela a été annoncé dans la presse turque. Accusés de « trafic d'armes pour le compte d'une organisation terroriste », Serxwebûn Botan et Zelane Botan risquent d'être condamnés à de longues peines de prison.

Déjà à l'été 2016, le gouvernement turc avait explicitement visé les volontaires internationalistes se battant aux côtés des unités de protection du peuple (YPG) en plaçant le bataillon international de libération sur la liste des organisations terroristes. Au mois de septembre 2016, une ancienne volontaire franco-kurde, Ebru Firat, avait été arrêtée à Istanbul et elle attend toujours, dans les geôles turques d'être jugée pour terrorisme.

Comment interpréter le fait que les volontaires internationalistes soient de plus en plus visé-e-s par l'état turc ? S'agit-il d'une mise en garde à ceux et celles qui se risqueraient à soutenir concrètement et activement les YPG dans leur combat contre l'Etat Islamique ? Le gouvernement turc souhaite-t-il évincer les internationalistes présents au Rojava pour, à la veille d'une offensive généralisée contre les YPG, éviter des morts embarrassantes pour ses alliés occidentaux ? Il est difficile de se prononcer actuellement et les conjectures vont bon train.

Quelles que soient les intentions de l'état turc vis-à-vis des volontaires internationalistes, celui-ci a déjà reçu une réponse univoque de la part des gouvernements occidentaux. Le gouvernement allemand n'a pas dévié de son obsession contre le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de son soutien inconditionnel à l'état turc et il n'a pas commenté la mort de l'un de ses ressortissants combattant l'Etat Islamique sous les bombes de l'armée turque qui n'était pas censée intervenir. De même, les réactions françaises ont été plus que timorées suite à l'arrestation d'Ebru Firat.

Mais le plus abject reste sans doute la réaction du gouvernement des Etats Unis. Aucun commentaire officiel n'a été fait sur la mort du martyr Hevel Robîn volontaire américain au Rojava.

Barack Obama a bien, le 15 décembre 2016, présenté ses condoléances, mais à Recep Tayyip Erdogan, « pour les soldats turcs tués en Syrie dans leur combat contre l'Etat Islamique.

Quand un volontaire américain combattant l'Etat Islamique est tué par une bombe turque, Barack Obama trouve opportun de présenter ses condoléances à ses bourreaux qui ne sont pas en Syrie pour combattre l'Etat Islamique, mais pour empêcher les kurdes de Syrie de réaliser leur unité territoriale.

Recep Tayyip Erdogan a les mains libres et, s'il nourrissait quelques craintes quant à la réaction qu'entraînerait la mort de volontaires occidentaux combattant l'Etat Islamique, le voici rassuré.

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 20:23

 

Prison avec sursis requise pour avoir aidé des migrants (Reuters)

 

Huit mois de prison avec sursis ont été requis Mercredi 4 Janvier 2017 contre un agriculteur du sud-est de la France, accusé d'avoir aidé quelque deux cent migrants en situation irrégulière à franchir la frontière franco-italienne et de les avoir transportés et hébergés.

Cédric Herrou, habitant de la vallée de la Roya, une région rurale située sur les hauteurs entre Menton et l'Italie, est devenu l'emblème de l'accueil des réfugiés par des habitants.

Le jugement sera rendu le 10 février 2017.

« Même si vous me condamnez, je continuerais », a-t-il déclaré Mercredi 4 Janvier 2017 à la barre du tribunal correctionnel de Nice. « Il faut le faire. Des mineurs sont morts en marchant le long des voies de chemin de fer », a-t-il souligné.

Face à l'afflux de migrants, la frontière entre la France et l'Italie est davantage contrôlée depuis l'été 2015.

Devant le tribunal, le trentenaire a dit avoir mis sa vie de côté pour aider les migrants, dont la majorité venait d'Erythrée.

Il a logé ces migrants dans deux caravanes et cinq tentes puis il les a transportés vers des gares non contrôlées dans un véhicule acheté spécialement par un collectif créé pour répondre à la crise des migrants.

Il a été interpellé le 8 août 2016 après avoir transporté huit migrants entre l'Italie et la France. Invoquant une immunité humanitaire, le parquet des Alpes-Maritimes ne l'avait pas poursuivi.

Il a ensuite été arrêté le 20 octobre 2016 pour avoir organisé avec d'autres un centre d'accueil sauvage dans des locaux désaffectés de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF). La SNCF a porté plainte et le site a été évacué par les forces de l'ordre alors que vingt neuf migrants mineurs et vingt huit migrants majeurs s'y trouvaient.

Six témoins sont venus lui apporter leur soutien lors du procès.

« Moi aussi j'ai pris des gens en galère dans ma voiture, nous ne pouvons pas les laisser au bord de la route et tourner la tête », a déclaré Michel Masseglia, maire adjoint de Breil-sur-Roya et membre du collectif.

Le tribunal de Nice rendra Vendredi 6 Janvier 2017 son délibéré dans une affaire similaire, celle de Pierre-Alain Mannoni, un enseignant chercheur arrêté en octobre avec des érythréennes à bord de son véhicule et contre lequel six mois de prison avec sursis ont été requis.

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 20:18

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/01/03/qui-est-jason-greenblatt-l-avocat-pro-israelien-que-vient-de-nommer-trump_1538818

 

Qui est Jason Greenblatt, l'avocat pro-israélien que vient de nommer Donald Trump ?

 

Par Vincent Dozol

 

Mardi 3 Janvier 2017

 

L'avocat d'affaires de la Trump Organization deviendra « représentant spécial pour les négociations internationales », chargé notamment de gérer les relations entre Israël et l’Autorité Palestinienne.

La confiance et la foi semblent guider Donald Trump dans le choix de son équipe. Le 23 décembre 2016, le président élu a nommé Jason Greenblatt, son avocat d’affaires depuis une vingtaine d’années au sein de la Trump Organization, « représentant spécial pour les négociations internationales ». Le périmètre de ce nouveau poste, créé spécialement pour le personnage, n’est pas clairement défini. Jason Greenblatt, quarante neuf ans, vice-président exécutif et chef du service juridique de l’empire immobilier de Donald Trump, est l’un des conseillers les plus proches du milliardaire. Il sera chargé d’assister le président « dans les négociations internationales de tous types et dans les traités commerciaux partout dans le monde », a précisé le nouveau président élu.

Plus important, l'avocat juif orthodoxe sera chargé des négociations entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Une nomination symbolique, alors que Barack Obama, le même jour, envenimait ses relations avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, en s'abstenant lors d'un vote de l'Organisation des Nations Unies (ONU) exigeant « l'arrêt immédiat et complet des activités israéliennes de colonisation dans les territoires palestiniens occupés », laissant ainsi le texte être adopté faute de veto américain.

Diplômé de l’école de droit de la New York University, Jason Greenblatt a enseigné à son ancienne alma mater, l’université privée juive Yeshiva, à Manhattan. Il vit avec sa famille de six enfants à Teaneck, dans le New Jersey. L’avocat, qui n’a pas donné suite à une demande d’interview de Libération, a conseillé le candidat Donald Trump sur le conflit israélo-palestinien pendant sa campagne, aux côtés de David Friedman, le futur ambassadeur des Etats-Unis en Israël, juif orthodoxe comme lui. Lors d’une rencontre au mois d'avril 2016, c'est Jason Greenblatt qui avait dû répondre aux questions d’une délégation de militants juifs orthodoxes adressées au candidat, Donald Trump ne connaissant pas assez bien les sujets abordés, selon la Jewish Telegraphic Agency. Sur ce dossier, Donald Trump suit également les avis de son gendre, Jared Kushner, mari de sa fille Ivanka Trump, qui a par ailleurs fait des dons pour le développement de colonies israéliennes.

La nomination de Jason Greenblatt fait grincer des dents dans le camp républicain. Pour Lisa Spies, l’ancienne responsable de la campagne de Mitt Romney pour les communautés juives, citée par Politico, « c’est presque dégradant de dire que, juste parce que tu es juif, tu connais ces questions. C’est dégradant pour les gens qui sont des professionnels ».

Jason Greenblatt, comme David Friedman, n'ont, en effet, aucune compétence diplomatique. Le premier est un professionnel des contrats immobiliers et le second est un avocat spécialiste des faillites. « Il y a beaucoup d’experts, pendant des décennies, qui ont vécu dans le monde politique et dans le monde de la diplomatie et du gouvernement. Sans vouloir atténuer leurs rôles, sommes-nous plus proches aujourd’hui de la réussite du processus de paix » , a dit avec provocation l'avocat fraîchement nommé, lors d’un interview à Politico.

Pendant la campagne, David Friedman et Jason Greenblatt ont signé des communiqués communs appelant à la reconnaissance de Jérusalem comme la « capitale éternelle et indivisible de l'état juif » et soutenu le déplacement de l’ambassade américaine dans la ville. Selon eux, « une solution à deux états entre Israël et la Palestine semble impossible aussi longtemps que ces derniers seront réticents à renoncer à la violence contre Israël ou qu'ils ne reconnaîtront pas le droit d’Israël à exister en tant qu'état juif ». Les deux hommes ne considèrent pas les colonies israéliennes comme un obstacle à la paix et rejettent tout accord imposé à Israël par les Etats-Unis ou une autre puissance étrangère.

Discret, Jason Greenblatt n’est pas aussi exposé médiatiquement, dogmatique ou controversé que son collègue. David Friedman s’est impliqué personnellement dans la construction des colonies et dans la levée de fonds à cette fin. Il a écrit de nombreuses tribunes pour Arutz Sheva, un site israélien pro colons. Il a également comparé les soutiens de J-Street, un groupe progressiste de lobbying, à des « kapos », les juifs forcés à contrôler les prisonniers des camps de concentration et qui ont collaboré avec le pouvoir nazi. Il a aussi décrit l'Anti Defamation League (ADL), la principale organisation contre l’antisémitisme, comme un « groupe de crétins ».

Dans le passé, Donald Trump a inquiété ses soutiens juifs et pro-Israël à plusieurs reprises. « J’ai des noirs qui comptent mon argent. Je déteste cela. Les seuls comptables que je veux, ce sont des petits gars qui portent des kippas tous les jours », aurait-il déclaré selon un de ses anciens employés, John O Donnell. Pendant la campagne, il a d’abord promis d’être neutre dans le conflit entre Israël et la Palestine, avant d’embrasser une politique de soutien actif à Tel Aviv. Sa future administration pourrait abandonner toute pression sur Israël et sa politique intérieure. Il en a donné un avant-goût sur Twitter. Le 28 décembre 2016, le président élu a rompu avec la tradition en s’opposant ouvertement à la politique de l’administration sortante, « nous ne pouvons pas laisser Israël être traité avec un mépris et un manque de respect total. Ils sont habitués à voir dans les Etats-Unis un grand ami, mais plus maintenant. Le début de la fin fut l’horrible traité avec l’Iran, et maintenant il y a l'ONU. Reste fort Israël, le 20 janvier 2017 arrive vite ».

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 19:48

 

https://www.rsf.org/fr/actualites/proces-derol-onderoglu-la-liberte-de-la-presse-sur-le-banc-des-accuses

 

Procès d’Erol Onderoglu, la liberté de la presse sur le banc des accusés
 

Le procès du représentant de Reporters Sans Frontières (RSF) en Turquie, Erol Onderoglu, et de ses confrères, Sebnem Korur Fincanci, Ahmet Nesin et İnan Kizilkaya, s’est ouvert le 8 novembre 2016 à Istanbul. Le tribunal a refusé d’abandonner les poursuites à leur encontre. RSF appelle à maintenir la mobilisation la plus large d’ici la prochaine audience, le 11 janvier 2017.

La salle d’audience était pleine à craquer. Près d’une centaine d’observateurs avait fait le déplacement au palais de justice de Caglayan, à Istanbul, pour l’ouverture du procès d'Erol Onderoglu, de Şebnem Korur Fincancı et d’Ahmet Nesin, le 8 novembre 2016. Le représentant de RSF en Turquie, la présidente de la fondation pour les droits de l’homme (TIHV) et l’écrivain sont poursuivis pour avoir pris part à une campagne de solidarité avec le quotidien kurde Özgür Gündem, persécuté par la justice. Le rédacteur en chef de ce journal, İnan Kızılkaya, comparaît à leurs côtés. Tous sont accusés de « propagande terroriste ».

A la barre, Erol Önderoğlu et Şebnem Korur Fincancı ont rejeté les accusations et invoqué l’exercice légitime de la liberté d’expression. Ils ont tous deux refusé la possibilité que leur peine soit commuée en sursis, s’ils étaient reconnus coupables. Trois avocats se sont relayés pour présenter leur défense et réclamer l’abandon des poursuites, ce que le tribunal a refusé. Les deux autres prévenus n’ont pas assisté à l’audience. Le procès reprendra le 11 janvier 2017.

« Cela fait vingt ans que je défends la liberté de la presse et les journalistes turcs engagés dans une mission d'information, quelles que soient leurs orientations politiques », déclare Erol Önderoğlu à la sortie du tribunal. « Je rejette totalement les accusations fallacieuses portées à notre encontre. Je n'accepterai jamais le fait que nous ayons été emprisonnés en raison d'une campagne de solidarité avec un journal. Défendre des idées critiques et exercer un droit fondamental ne devraient conduire personne en prison ».

La présidente de la section autrichienne de RSF, Rubina Möhring, la directrice des programmes de RSF, Lucie Morillon, le responsable de son bureau de l’Europe de l’Est et de l’Asie Centrale, Johann Bihr, et l’attachée de presse de sa section allemande, Anne Renzenbrink, étaient présents à l’audience pour soutenir les accusés. Ils ont également pris part à un rassemblement devant le palais de justice et à un forum international pour la justice et la liberté, aux côtés de nombreuses autres organisations turques et internationales de défense des droits de l’homme. La veille, la délégation de RSF avait observé le procès de Nadire Mater, directrice du site d’information de référence Bianet, elle aussi poursuivie en tant que « rédactrice en chef d’un jour » d’Özgür Gündem. Elle avait également rendu visite à la rédaction de Cumhuriyet, dont neuf collaborateurs ont été jetés en prison le 5 novembre 2016.

« La balle est dans le camp du tribunal, nous attendons qu’il abandonne enfin ces poursuites absurdes », déclare Lucie Morillon. « La mobilisation la plus large reste nécessaire pour que la justice reconnaisse l’innocence d’Erol Onderoglu, de Sebnem Korur Fincanci, d’Ahmet Nesin et des dizaines d’autres participants à la campagne de solidarité avec Özgür Gündem. Défendre le pluralisme est plus que jamais nécessaire à l’heure où les derniers médias critiques sont liquidés les uns après les autres et où plus d’une centaine de journalistes croupissent en prison ».

Erol Önderoğlu est poursuivi sur la base de trois articles publiés par Özgür Gündem le 18 mai 2016. Ils traitaient de luttes d’influence entre diverses forces de sécurité turques et des opérations en cours contre les rebelles kurdes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est anatolien. Représentant RSF en Turquie depuis 1996, Erol Önderoğlu compile les rapports trimestriels sur l’état de la liberté d’expression en Turquie du site d’information Bianet. Membre du conseil de l’International Freedom of Expression Exchange (IFEE), il collabore régulièrement avec l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et de nombreuses autres organisations internationales.

La Turquie occupe la cent-cinquante-et-unième place sur cent quatre vingt dans le classement de la liberté de la presse pour l’année 2016, publié par RSF. Déjà très préoccupante, la situation des médias est devenue critique sous l’état d’urgence proclamé suite à la tentative de putsch du Vendredi 15 Juillet 2016. Les locaux d’Özgür Gündem ont été placés sous scellés au mois d’août 2016 et le journal a finalement été liquidé par décret, le 29 octobre 2016. Près de cent cinquante titres ont été interdits de la même façon et autant de journalistes sont actuellement en prison.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 19:40


 

Donald Trump conteste à nouveau un piratage russe de la campagne d’Hillary Clinton (Reuters)

 

Donald Trump a une nouvelle fois émis des doutes Mercredi 4 Janvier 2017 sur le piratage informatique auquel se serait livrée la Russie pour tenter d'influencer l'issue de l'élection présidentielle aux Etats-Unis en faveur du candidat républicain.

Dans une série de messages sur son compte Twitter, le président élu continue de soutenir que les conclusions de plusieurs agences du renseignement américain, notamment celles contenues dans un rapport confidentiel de la Central Intelligence Agency (CIA), sont sujettes à caution et il entretient le doute sur leur régularité.

Selon la communauté américaine du renseignement, des actes de piratage ont été commis par des groupes proches des services de sécurité russes contre les serveurs du Comité National Démocrate (CND) avant le scrutin du Mardi 8 Novembre 2016.

Les documents ainsi récupérés, en particulier des courriers électroniques de John Podesta, directeur de campagne d'Hillary Clinton, ont ensuite fuité dans la presse via le site Wikileaks, sans doute dans le but d'influencer le scrutin.

Donald Trump dément avoir bénéficié de ces opérations de piratage dont il impute la responsabilité au Parti Démocrate lui-même qui, selon lui, s'est montré imprudent dans ses protocoles de sécurité.

« Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, dit qu'un enfant de quatorze ans aurait pu pirater John Podesta. Pourquoi le CND a-t-il été aussi imprudent », écrit-il sur son compte Twitter.

Julian Assange dit aussi que les russes ne lui ont transmis aucune information, ajoute le futur président des Etats-Unis avant de s'en prendre à la manière très malhonnête dont il estime que la presse américaine et la chaîne de télévision Fox News ont rendu compte de cette affaire.

Le Federal Bureau of Investigation (FBI), la CIA et la direction du renseignement national américain ont conclu à la responsabilité de la Russie dans le piratage des serveurs du CND et estiment que ces actions visaient à favoriser la candidature de Donald Trump.

Le sénat américain a prévu Vendredi 6 Janvier 2017 une audition consacrée aux menaces cybernétiques extérieures pesant sur les Etats-Unis au cours de laquelle témoigneront James Clapper, directeur du renseignement national, et l'amiral Mike Rogers, qui dirige le commandement cybernétique des forces américaines.

Donald Trump s'est également interrogé sur cette procédure parlementaire. « L'audition du renseignement sur le prétendu piratage russe a été reportée à Vendredi 6 Janvier 2017, peut-être pour avoir le temps de monter le dossier. C’est très étrange », dit-il.

Donald Trump doit rencontrer Vendredi 6 Janvier 2017 James Clapper ainsi que le directeur de la CIA, John Brennan, et celui du FBI, James Comey, a confirmé un des ses porte-parole, Mercredi 4 Janvier 2017.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 19:24

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article180

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/IMG/pdf/-2.pdf

 

Samedi 28 Janvier 2017 à 14 heures 30

 

Librairie de l’EDMP

 

8 Impasse Crozatier 75 012 Paris Métro Gare de Lyon

 

De crise en crise de la direction révolutionnaire jusqu'à la victoire finale

 

Réunion débat sur la crise de l’humanité qui se réduirait à la crise de la direction révolutionnaire depuis la mort de Vladimir Lénine le 21 janvier 1924 à 18 heures 50.

 

Pierre Salvaing écrivait récemment « ce que je sais de ce que fut l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) pour la reconstruction de la quatrième internationale ».

 

Débat avec Pierre Salvaing, militant des groupes Révoltes en 1965, au Comité de Liaison des Etudiants Révolutionnaires (CLER) de 1966 à 1968, à l’OCI et au Parti Communiste Internationaliste (PCI) de 1968 à 1989 puis dans le comité de Stéphane Just de 1992 à 2005, à partir de son passionnant texte bilan de quarante années de militantisme.

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 20:42

 

https://www.paris-luttes.info/1er-janvier-1894-suite-au-vote-des-7313

 

Lundi Premier Janvier 1894, suite au vote des lois scélérates, la répression s’abat contre les anarchistes français.

 

Dimanche Premier Janvier 2017

 

Durant l’année 1892 une série d’attentats à la bombe perpétrés par Ravachol inaugure un ensemble d’actions qui visent à déstabiliser le pouvoir en attaquant directement ses détenteurs.

Cette année là de nombreuses actions violentes sont menées, vol de dynamite à Soisy-sous-Etiolles, attentat, le 11 mars 1892 au 136 boulevard Saint-Germain habité par un conseiller à la cour d’appel, le 13 mars 1892, une bombe est découverte sur une fenêtre de la caserne Lobau, le 27 mars 1892, une nouvelle explosion vise le domicile de l’avocat général Léon Jules Bulot. Toutes ces actions sont menées par des anarchistes convaincus de la propagande par le fait.

La propagande par le fait proclame le fait insurrectionnel et vise à sortir du terrain légal pour passer à une période d’action et de révolte permanente, la seule voie menant à la révolution.

Les actions de propagande par le fait sont diverses et visent à provoquer une prise de conscience populaire. Il peut s’agir d’attentats, d’actions de récupération et de reprise individuelle ou encore d’expéditions punitives, de sabotage et de boycott.

En Europe dès 1881, plusieurs attentats son menés avec succès. Les plus fameux d’entre-eux déclencheront de nombreuses vagues de répressions contre les anarchistes et les milieux contestataires en général. En Allemagne, l’empereur Guillaume Premier est victime de deux tentatives d’assassinat. Le chancelier Otto von Bismarck prend alors prétexte de ces événements pour faire passer des lois contre les socialistes. En Russie, le tsar Alexandre II est assassiné par un groupe anarchiste, le 13 mars 1881. La réaction mettra alors en place une nouvelle police politique de sécurité, l’Okhrana.

C’est dans ce contexte que, le 9 décembre 1893, Auguste Vaillant lance une bombe de la tribune à la chambre des députés. Ces événements suscitent l’inquiétude et les journaux républicains radicaux comme les feuilles conservatrices réclament des mesures d’exception.

Dès le 12 décembre 1893, à la suite de l’attentat à la chambre, les députés adoptent en une série de lois liberticides, dites lois scélérates.

La première abroge les garanties conférées à la presse et fait désormais juger les délits d’opinion au tribunal correctionnel.

La seconde, concerne les associations de malfaiteurs et vise particulièrement les groupes anarchistes. C’est une loi qui permet d’inculper tout membre ou sympathisant sans faire de distinction. Elle encourage également à la délation. Elle est votée le 18 décembre 1893.

La troisième, le 28 juillet 1894, vise directement les mouvements anarchistes en les nommant et en leur interdisant tout type de propagande. De nombreux journaux anarchistes comme Le Père Peinard sont alors interdits.

Cette série de dispositions législatives viole les principes du droit d’expression et de la liberté de la presse et elles criminalisent les individus qui, au moindre soupçon, deviennent passibles des travaux forcés. Ces mesures permettront des milliers de perquisitions et d’arrestations. Des séries de listes nominatives sont dressées sur demande de l’état par des agents zélés afin de répertorier les individus soupçonnés de sympathies libertaires.

Louis Lépine est alors préfet de Paris et du département de la Seine.

Inventeur de la brigade criminelle, des permanence dans les commissariats, de la brigade fluviale et des brigades cyclistes, et fervent supporter des méthodes scientifiques d’enquêtes criminelles, il supervise les rafles d’anarchistes en région parisienne.

Face à la répression, quelques voix s’élèvent pour protester dont la plus célèbre est celle de Jean Jaurès, mais aussi celles d'Emile Pouget et de Léon Blum. Jean Jaurès prononce un discours à la chambre, le 30 avril 1894, où il dénonce la politique répressive du gouvernement, la censure du Père Peinard et la disparité de la répression avec d’un côté la censure des journaux et des députés socialistes et de l'autre côté la tolérance de discours violents de certains catholiques et réactionnaires. Il y dénonce également l’usage d’agents provocateurs par les forces de police.

« C’est ainsi que vous êtes obligés de recruter dans le crime de quoi surveiller le crime, dans la misère de quoi surveiller la misère et dans l’anarchie de quoi surveiller l’anarchie. Et il arrive inévitablement que ces anarchistes de police, subventionnés par vos fonds, se transforment parfois, comme il s’en est produit de douloureux exemples que la chambre n’a pas pu oublier, en agents provocateurs ».

Il se réfère dans cette citation à Marius Tournadre, qui avait proposé aux ouvriers de Carmaux lors des grèves de 1892, de l’argent pour acheter de la dynamite. On découvrira chez lui lors de perquisitions deux lettres, l’une du baron de Rothschild, l’autre de la duchesse d’Uzès incitant à penser qu’il agissait pour leur compte.

Le 25 juillet 1894, Jean Jaurès dénonçait aussi la promiscuité entre parlementaires et milieux d’affaire.

« Est-ce que vous vous imaginez », a-t-il pu s’écrier, « qu’il y a eu quelqu’un qui n’ait pas pu être touché, remué et bouleversé dans sa conscience si isolé que vous le supposiez, lorsque pendant six mois, tout ce pays et toute cette chambre ont été suspendus à la dramatique discussion de l’affaire que vous connaissez bien, lorsque le pays a appris tout à coup que, sur les centaine de millions qu’il avait versés, près des deux tiers avaient été gaspillés d’une façon criminelle, quand il a pu voir que cette corruption capitaliste et financière avait voisiné avec les pouvoirs publics et que le parlement et la finance causaient dans les coins et trinquaient ensemble ».

Après le vote de la première loi scélérate, la répression ne se fait pas attendre. Lundi Premier Janvier 1894, Jean Casimir-Périer, président du conseil, David Raynal, ministre de l’intérieur, et Antonin Dubost, ministre de la justice, ont les pleins pouvoirs pour agir. Les commissaires de police perquisitionnent mandat en main les anarchistes connus dans toute la France. Ainsi commence le Lundi Premier Janvier 1894 une véritable rafle.

A la fin de la journée, deux mille perquisitions auront été effectuées dont il résultera soixante arrestations. L’état va poursuivre durant l’année 1894 une intense répression contre les idées anarchistes et ceux qui s’en réclament.

La vague d’arrestations se poursuit tout au long de l’année, Paul Bernard, Charles Chatel, Ivan Agueli, Sébastien Faure, Félix Fénéon, Jean Grave, Louis Matha et Elisée Bastard, sont ainsi emprisonnés.

Du premier janvier 1894 au 30 juin 1894, quatre cent vingt six personnes, dont vingt neuf ne purent être arrêtées, furent jugés sous l’accusation « d’association de malfaiteurs ». Ceux qui échapperont à ces rafles entrent alors dans la clandestinité ou fuient à l’étranger. C’est ainsi que Louise Michel, Charlotte Vauvelle, Achille Vauvelle, Charles Malato, Emile Pouget, Jacques Prolo, Constant Martin, Lucien Pemjean, Augustin Hamon, Zo d’Axa et bien d’autres s’exilent en Angleterre. Une partie des militants arrêtés durant ces rafles seront jugés lors du procès des trente.

Le 6 août 1894, à Paris, devant la cour d’assises de la Seine, trente personnes sont jugées, mais seulement vingt-cinq sont effectivement au procès, les autres sont en exil. Des anarchistes connus comme des détenus de droit commun se retrouvent alors sur les bancs de la justice accusés d’affiliation à une association de malfaiteurs. La censure s’exerce encore un peu plus lorsque la cour décide qu’il sera interdit de reproduire les interrogatoires de Jean Grave et de Sébastien Faure de peur que cela ne soit employé par le mouvement pour faire de la propagande via les récits du procès dans les journaux.

Le 12 août 1894, c’est la fin de ce procès visant à justifier les mesures de répression. L’avocat général s’emploie sans succès à soutenir l’accusation.

Les prévenus, dont certains ne se connaissant même pas, n’eurent aucun mal à réfuter l’accusation. Les jurés prononcent, malgré tous les efforts de l’état pour réprimer le mouvement, un acquittement général sauf à l’encontre des trois prévenus coupables de vols qui écopent de plusieurs années de bagne.

Paul Reclus, Alexandre Cohen, Constant Martin, Louis Duprat et Emile Pouget, absents au procès, ils sont en exil pour fuir la répression, quant à eux, seront condamnés par défaut, le 31 octobre 1894, à vingt ans de travaux forcés.

En dépit de ce désaveu par les jurés de la politique de répression visant à criminaliser et étouffer toutes velléités contestataires, et notamment libertaires, la loi du 28 juillet 1894 ne sera abrogée que le 23 décembre 1992.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 20:04

 

L'état d'urgence en Turquie devrait être prorogé de trois mois (Reuters)

 

Le parlement turc devra voter cette semaine sur une nouvelle prorogation de trois mois de l'état d'urgence, a annoncé Mardi 3 Janvier 2017 le premier ministre Binali Yildirim lors d'un discours devant les députés de sa formation, le parti de la justice et du développement (AKP).

L'état d'urgence, instauré pour trois mois après le coup d'état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016, a été une première fois prorogé de trois mois au mois d'octobre 2016. Il autorise le gouvernement à légiférer par ordonnance sans passer par le parlement et à limiter ou suspendre les droits et libertés s'il l'estime nécessaire.

La commission de Venise, un organe consultatif du conseil de l'Europe, a estimé le mois dernier que la mise en oeuvre de l'état d'urgence échappait à tout contrôle judiciaire et violait le droit turc et international, en raison notamment du nombre très important d'arrestations arbitraires au sein de la fonction publique.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 19:55

 

Première séance agitée au nouveau congrès des Etats-Unis (Reuters)

 

Le nouveau congrès américain issu des élections du Mardi 8 Novembre 2016 a vécu Mardi 3 Janvier 2017 une première séance houleuse qui a fait apparaître des tensions entre les élus républicains de la chambre des représentants et Donald Trump, pourtant issu lui aussi du Grand Old Party.

Le futur président des Etats-Unis, qui sera investi le 20 janvier 2017, a sommé la majorité républicaine de la chambre basse du congrès de revenir sur une décision adoptée la veille à huis clos visant à rogner les prérogatives de l’Office of Congressional Ethics (OCE).

Créé en 2008 sous majorité démocrate à la suite de plusieurs scandales de corruption, l'OCE est un organisme indépendant et bipartisan chargé d'enquêter sur les allégations d'inconduite portées contre des élus, des fonctionnaires ou des assistants parlementaires de la chambre des représentants.

L'annonce de cette décision a été dénoncée par la présidente du groupe démocrate, Nancy Pelosi, à l'origine de la création de l'OCE, qui a déploré dès Lundi 2 Janvier 2017 que « la déontologie soit évidemment la première victime du nouveau congrès à majorité républicaine ».

Mais Donald Trump, qui a promis lors de la campagne « d’assécher le marécage » de Washington et d'y rétablir l'éthique, n'a lui non plus guère apprécié la décision et l'a fait savoir Mardi 3 Janvier 2017 en écrivant sur son fil Twitter « qu’avec tout le travail qui attend le congrès, avaient-ils vraiment besoin de faire de l'affaiblissement de l'office indépendante de supervision de la déontologie, aussi injuste puisse-t-il être, leur première initiative et priorité. Focalisez-vous sur la réforme fiscale, la santé et tant d'autres choses d'une tout autre importance », a-t-il ajouté.

Avant même la sortie du président élu, d'autres républicains parmi lesquels des ténors du parti s'étaient émus de l'initiative. Le tweet de Donald Trump a entraîné une réunion de crise. Et le président élu a obtenu gain de cause. La décision a été enterrée, a fait annoncer dans la journée Paul Ryan, par ailleurs réélu président de la chambre des représentants.

Mais ce couac a fait passer au second plan, du moins momentanément, les premiers pas d'une majorité républicaine qui entend bien profiter de son contrôle sur les deux chambres du cent quinzième congrès des Etats-Unis pour annuler une partie des réformes du démocrate Barack Obama dans le domaine de la santé, de la finance et de l'environnement.

Au sénat, le républicain Mike Enzi, élu du Wyoming et président de la commission budgétaire, a déposé une résolution autorisant l'abrogation de l'Obamacare, la réforme de l'assurance maladie qui constitue l'une des principales réalisations de Barack Obama.

La mesure est encore très symbolique et les républicains, qui estiment que le processus pourrait durer des mois, n'ont pas finalisé leur projet de contre-réforme.

« Les gens doivent se souvenir que l'Obamacare ne fonctionne tout simplement pas et qu'elle n'est pas abordable. C'est une santé lamentable », a écrit Donald Trump sur Twitter.

Du côté du parti démocrate, on n'entend pas laisser la nouvelle administration défaire cette réforme emblématique de la présidence de Barack Obama dont la Maison Blanche dit qu'elle a permis d'assurer vingt millions d’américains jusque-là privés de couverture maladie.

Dès Lundi 2 Janvier 2017, Nancy Pelosi et Steny Hoyer, son numéro deux, ont annoncé le lancement d'une campagne de mobilisation qui mettra l'accent sur les répercussions de son abrogation. « Nous allons lutter comme jamais pour la protéger », a déclaré Steny Hoyer.

Barack Obama a prévu pour sa part de réunir Mercredi 4 Janvier 2017 à la Maison Blanche les parlementaires démocrates pour réfléchir à la stratégie à adopter pour contrer les attaques républicaines.

Outre l'abrogation de la loi santé, les républicains veulent aussi revenir sur la législation visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Ils veulent aussi lever des garde-fous instaurés dans le monde bancaire par la loi de Christopher Dodd et de Barney Frank après la crise financière de 2008.

Le sénat doit en outre s'atteler aux audiences de confirmation des personnalités, parfois controversées, choisies par Donald Trump pour constituer le futur gouvernement et la haute fonction publique.

Le sénateur républicain John Mac Cain a prévenu que Rex Tillerson, qui était Président Directeur Général (PDG) d'Exxon Mobil avant d'être choisi par le futur président comme chef de la diplomatie américaine, allait devoir s'expliquer sur ses relations avec le président russe Vladimir Poutine.

John Mac Cain a qualifié ce dernier de voyou et de meurtrier.

De même, les démocrates devraient exprimer leur opposition à la nomination du très conservateur Jeff Sessions au poste de ministre de la justice, en raison notamment de ses positions contre l'immigration.

 

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