Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 17:13

 

http://www.leparisien.fr/bobigny-93000/bagarres-a-saint-denis-apres-la-defaite-de-braouezec-18-06-2012-2054831.php

 

Bagarres à Saint Denis après la défaite de Braouezec

 

A 22 heures, une vague rose déferle dans la mairie de Saint- Denis scandant « Mathieu député, Mathieu député ». A sa tête, le sourire triomphant, le jeune conseiller général socialiste vient de détrôner le député sortant, Patrick Braouezec, élu depuis dix-neuf ans, avec 1 439 voix d’avance. Dans la salle des mariages, les militants de Braouezec lèvent le poing en criant : « Résistance, résistance, résistance ». Mathieu Hanotin a à peine fait quelques pas qu’une bagarre éclate entre les deux camps.

La panique gagne la foule

Débordés, les élus de Saint-Denis et les proches de Mathieu Hanotin tentent de ramener le calme. En vain. La panique gagne la foule, une femme fond en larmes, certains se réfugient sur les chaises et les tables alignées le long des murs. L’adjoint communiste Stéphane Peu s’empare du micro pour appeler au calme, mais les accrochages reprennent de plus belle. Livide, Mathieu Hanotin contourne ses opposants et se réfugie sur une table pour participer à l’annonce définitive des résultats.

A 22 heures 15, Patrick Braouezec, qui avait pourtant décidé de rester dans son bureau municipal, intervient pour calmer les esprits. « Vous vous taisez maintenant, crie-t-il. La politique, ce n’est pas la guerre. Ce soir, il y a un vainqueur et il y a un vaincu. Mathieu Hanotin a gagné cette élection, point barre. J’en appelle à la responsabilité de tous. Sortez tranquillement. »

Le vainqueur l’applaudit, appelle à son tour au calme avant de repartir avec ses militants sous la protection de policiers armés de flash-balls en direction de sa permanence, à quelques centaines de mètres, pour fêter sa victoire. Braouezec réunit ses troupes dans une salle et commente : « C’est dur, la défaite, mais ce n’est pas une mort politique, je suis encore vivant et nous avons des choses à faire ensemble.» La bataille des municipales vient de commencer.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 15:37

 

http://www.liberation.fr/monde/2012/06/11/a-gaza-le-centre-culturel-francais-pousse-les-murs_825484

 

A Gaza, le centre culturel français pousse les murs

 

Lundi 11 Juin 2012

 

Exposition, concerts. Dans un territoire soumis au Hamas et au blocus israélien, l’institution française, unique en son genre, est devenu un havre rare.

 

Par Sylvie Briet, envoyée spéciale dans la bande de Gaza

 

Dans le quartier chic de Gaza City, s’ouvre la Sharl Degoul Street. Il faut quelques instants pour comprendre que cette transcription inattendue rend hommage à l’homme qui libéra la France… Dans cette rue, face à l’ancien palais présidentiel de Yasser Arafat, une vingtaine d’ouvriers coulent du béton : le chantier du nouveau centre culturel français (CCF) avance à toute allure en dépit des coupures d’électricité et de la pénurie d’essence. Le précédent était devenu trop petit pour accueillir les activités culturelles qu’entend y développer la France.

 

Dans un territoire pris en étau entre le blocus israélien et le régime du Hamas, le projet réussit la prouesse d’avoir rallié l’accord des deux ennemis. La France est le seul pays au monde à avoir un centre culturel à Gaza, et son directeur, Jean Mathiot, est le seul étranger vivant sur place avec un statut diplomatique. «Mais le centre n’est pas une représentation diplomatique», précise tout de suite le consul de France à Jérusalem, puisque Paris n’a pas de contact avec le Hamas. C’est au prix de telles contorsions que le CCF réussit à se maintenir depuis son ouverture en 1982, et à s’agrandir à présent.

 

En 2006, l’Autorité palestinienne a donné à la France un terrain de 2 000 m2 en plein cœur de la ville pour y construire son nouveau centre culturel, à quelques centaines de mètres de l’ancien. Un ultime geste en souvenir de l’amitié qui liait Jacques Chirac et Yasser Arafat. Mais en 2007, le Hamas prend le contrôle de la bande de Gaza. Israël instaure un blocus.

 

L’importation des matériaux de construction est interdite. Les Français se refusent à faire transiter ciments et parpaings par les tunnels creusés clandestinement entre Gaza et l’Egypte et par lesquels arrivent un grand nombre de marchandises. Des discussions s’engagent avec Israël. La France fait valoir que le blocus est contre-productif, que le centre culturel français diffuse à Gaza les valeurs de la paix et des droits de l’homme. En 2011, les Israéliens donnent leur feu vert. Quelques jours avant Noël, le chantier est lancé.

 

Une entreprise à haut risque. Le British Council (le centre culturel britannique) a brûlé en 2006, représailles des Palestiniens qui soupçonnaient les services secrets britanniques d’avoir aidé les Israéliens à attaquer la prison de Jéricho en Cisjordanie . Il n’a jamais rouvert.

 

Quant au centre culturel français, il a résisté à toutes les opérations israéliennes, aux noms les plus évocateurs : «Arc-en-ciel» en 2004, «Pluie d’été» en 2006, «Plomb durci» en 2009. Et il survit en respectant autant que faire se peut les règles du Hamas : «Nous offrons un espace de mixité, de dialogue et d’enseignement du français dans les limites imposées par la situation locale et par le blocus», résume diplomatiquement Frédéric Desagneaux, le consul de France à Jérusalem. Parfois, les tensions sont fortes. En  2010, la Commission européenne contraint Eutelsat, dont le siège est en France, à arrêter la diffusion de la chaîne du Hamas, al Aqsa.

 

A Gaza, la décision est perçue comme venant de Paris. Pendant plusieurs jours, les militants du Hamas manifestent devant le centre culturel français avec du ruban adhésif sur la bouche pour protester contre la censure.

 

Artistes interdits d’entrée de Gaza

 

Actuellement, le CCF occupe une jolie villa, au milieu d’un jardin, havre de paix. Etudiants, professeurs, visiteurs s’y retrouvent, discutent autour d’un café, à l’ombre d’une tonnelle.

 

Chaque année, six cent élèves y prennent des cours de français. Dans le hall, se tient une exposition sur le thème «Un œil de Gaza sur la France» réalisée par les artistes locaux ayant séjourné à la Cité internationale des arts et qui en ont ramené des images de pigeons amoureux, de toits de Paris… Un calme trompeur.

 

Pour obtenir ce quotidien ordinaire, l’équipe déploie une énergie extraordinaire. Le directeur du CCF, Jean Mathiot, accepte des conditions de vie drastiques. Depuis l’assassinat de Vittorio Arrigoni, membre d’une ONG italienne, kidnappé le 14 avril 2011 et tué le lendemain, probablement par des salafistes, il ne peut se déplacer qu’en voiture blindée, avec des gardes du corps. Le soir, comme tous les habitants de Gaza, il doit grimper le plus souvent à pied les treize étages de la tour dans laquelle il habite et passe souvent des soirées monacales, faute d’électricité en continu. Quant à son travail, il tient du parcours du combattant.

 

Jean Mathiot met un point d’honneur à offrir aux Gazaouis une déclinaison de l’agenda culturel français : Fête de la musique, Nuit blanche, Festival du court métrage, Printemps des poètes, Journée de l’environnement… Mais le blocus israélien complique sérieusement l’offre culturelle. Les artistes invités à Gaza se retrouvent pour la plupart bloqués à Erez, seul point de passage entre l’Etat hébreu et Gaza. Des clowns, des conférenciers, des troupes de théâtre ont dû faire demi-tour. Et Jean Mathiot d’annoncer sur Internet à chaque fois : «Annulé». La raison ? «Ces jours-là, on se contente de nous indiquer que seuls les diplomates, les ONG et les journalistes sont autorisés à se rendre à Gaza.» Alors, le CCF s’est adapté. Il a développé le soutien à la création artistique locale, fournissant par exemple des toiles et de la peinture.

 

 « Pornographie occidentale »

 

De temps en temps, un miracle. Pour la Noël 2011, des musiciens de l’association palestinienne al Kamandjati ont pu quitter la Cisjordanie et traverser Israël afin de donner un concert de musique baroque dans l’église latine de la vieille ville de Gaza.  

 

«Elle était pleine à craquer, on leur a joué du Haendel, du Vivaldi. Peu de spectateurs connaissaient, mais ils aiment les instruments à cordes.» Il y a mille huit cent chrétiens à Gaza, dont deux cent de rite latin et mille six cent de rite orthodoxe.

 

Ces derniers mois, la tendance semble être à l’assouplissement, peut-être grâce à la libération du soldat israélien Gilad Shalit kidnappé à Gaza : trois jeunes Français du collectif Ebullitions ont pu donner le 4 mars un spectacle magique de bulles géantes.

 

Les relations avec le Hamas ne sont pas plus faciles. Les lignes rouges de son ordre moral sont, partout, mouvantes. Le moindre film ou documentaire destiné à être projeté au CCF est soumis à la censure qui ne vient pas forcément frapper là où on l’attend.

 

Comment deviner que Masho Matook, le film du Gazaoui Khalil al Mozayen, sélectionné à Cannes en 2011, allait poser des problèmes ? Le cinéaste y raconte son enfance dans les années 1970, sous l’occupation israélienne. Soudain, une jeune femme sans voile passe au milieu de soldats israéliens qui la sifflent. Le film a été censuré.

 

Motif invoqué : «Cette séquence déshonore la femme palestinienne.» Autre bête noire du Hamas, le rap, considéré comme de la «pornographie occidentale».Lors de la dernière Nuit blanche, un jeune rappeur devait interpréter deux titres. Tous ses copains étaient là. Un message est passé discrètement au directeur : le Hamas n’est pas d’accord. La soirée a tourné court. Lors d’une Fête de la musique, avec petits concerts dans le jardin du CCF rassemblant six cent personnes, le bruit a couru que des salafistes allaient jeter des grenades. Intox du Hamas que la musique insupporte ? Le directeur a préféré mettre un terme à la fête.

 

Certains jeunes trouvent le CCF trop prudent. Mais Jean Mathiot s’est fixé une règle : tout faire pour maintenir ce centre qui offre une ouverture sur l’étranger, un espoir de voyager un jour. Chaque année, une douzaine de boursiers, artistes ou universitaires sortent de leur étroit territoire grâce à l’entremise du CCF. Mohammed al Ajwari et Raed Issa, deux peintres qui animent la galerie gazouie Eltiqa, ont ainsi séjourné quatre mois à Paris. Depuis, ils ont été invités dans d’autres pays.

 

Malgré les pressions directes ou indirectes qu’il exerce sur le CCF, le Hamas le tolère d’autant mieux qu’il représente pour lui aussi une ouverture vers l’Europe. Le nouveau centre ne pourrait, d’ailleurs, se construire sans son aval. Les relations entre le pouvoir gazaoui et la France relèvent néanmoins d’un grand jeu d’hypocrisie, les Français ne parlant pas officiellement au Hamas.

 

Ainsi, pour mener à bien la mise en valeur du monastère byzantin de Saint-Hilarion, la France et l’Unesco ont signé une convention non pas avec les autorités locales, mais avec l’université islamique de Gaza. Une autre pourrait suivre, concernant les maisons mameloukes et ottomanes de la vieille ville. Ces belles demeures s’effondrent. Un riche homme d’affaires de Gaza, Jawdat al Khoudary, en a rénové deux à ses frais.

 

« Une bouteille à la mer »

 

Aujourd’hui, elles n’ont plus rien à envier aux ryads de luxe. Sauf que la clientèle n’existe pas. Un dynamique professeur d’architecture de l’université islamique de Gaza, Ahmed Mohaisen a remis en état trois maisons du centre-ville avec ses étudiants et très peu de moyens. Mais lorsqu’il est retourné sur les lieux en avril, le découragement l’a gagné : l’hiver a été froid et des habitants ont fait du feu dans les cours des maisons, bientôt transformées en décharges publiques. Une partie du travail est à refaire, avec l’aide de la France, espère-t-il.

 

«Le centre culturel français est devenu le principal entrepreneur culturel de la ville. La France a une longue histoire à Gaza, ayant compris très tôt la nécessité d’y travailler. Les autres pays sont venus dans la foulée des accords d’Oslo, en 1993, et sont repartis, explique Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po, qui vient de publier une Histoire de Gaza. Les Français n’ont jamais quitté Gaza, même aux heures les plus dures, et cela, on le sait là-bas. Pour tous, le CCF est un espace de liberté.» Au point qu’il est devenu une source d’inspiration pour le cinéma : le film franco-israélien Une bouteille à la mer, sorti en France en février, racontait l’impossible histoire d’amour entre une jeune Française installée à Jérusalem et un jeune Gazaoui.

 

Plusieurs scènes ont pour décor le centre culturel français : le jeune Roméo y apprend le français, obtient une bourse et franchit pour la première fois de sa vie le point de contrôle d’Erez. L’équipe de tournage, elle, n’a pas pu y entrer et a filmé à Jaffa, le vieux quartier arabe de Tel-Aviv !

 

L’inauguration du nouveau centre est prévue à l’automne. Le niveau de la représentation diplomatique française envoyée aux festivités fera l’objet d’intenses tractations. Seule certitude, Une bouteille à la mer ne sera pas au programme : la scène montrant des militants du Hamas en train de tabasser un jeune ne passerait pas la censure.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 13:45

 

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68439&frid=18&seccatid=22&cid=18&fromval=1

 

Cinquante ONG et agences de l’ONU appellent « Israël » à lever le blocus de Gaza

 

Cinquante organisations internationales et agences de l'ONU ont appelé jeudi « Israël » à lever son blocus de la bande de Gaza, à l'occasion du cinquième anniversaire du renforcement de cette mesure à l’encontre du peuple palestinien.

 

"Depuis plus de cinq ans dans la bande de Gaza, plus de un million six cent mille personnes sont soumises à un blocus, en violation du droit international. Plus de la moitié sont des enfants", selon la déclaration commune, signée notamment par Oxfam, Amnesty International, Médecins du Monde, Save the Children, l'Unicef ou l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

"Le gouvernement d'Israël fait face à des critiques internationales croissantes concernant ce blocus" notent ces organisations.

 

Dans des documents publiés à l'occasion du cinquième anniversaire du durcissement du blocus, les ONG soulignent les difficultés que cette situation entraîne pour la population, comme la "fermeture depuis 2007 de trente pour cent des entreprises de Gaza", où "quatre vingt pour cent des habitants dépendent de l'aide".

 

En outre, "quatre vingt dix à quatre vingt quinze pour cent de l'eau de la nappe phréatique de Gaza est impropre à la consommation" et les restrictions imposées par « Israël » à l'importation vers Gaza de nombreux matériaux de construction ont entraîné "un manque de plus de soixante et onze mille unités de logement, soit environ vingt trois pour cent du logement total à Gaza", selon les mêmes études.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:37

 

 

 

 

 http://www.demosphere.eu/node/30689

 

Journée mondiale de résistance en solidarité aux québécois

 

Manifestation Dimanche 24 Juin 2012 à 14 heures à Paris de la Porte Dauphine au Trocadéro

 

Le jour J, on donne rendrez vous aux manifestants à 14 heures Porte Dauphine, on part à 14 heures 30, on emprunte une allée de l'avenue Foch (pas à contre-sens), si on le peut, on fait une halte au plus proche de la Délégation du Québec et on tape sur les casseroles, on tourne dans l'avenue Raymond Poincaré jusqu'au Parvis des droits de l'homme. On y arrive vers 15 heures 30, on commence le temps des discours, des casseroles et autres vers 15 heures 45. Fin de l'évènement vers 17 heures.

  

Depuis plus de cent jours maintenant, les étudiants québécois se soulèvent contre la hausse des frais de scolarité. La réponse des pouvoirs publics à cette mobilisation pacifique a été la promulgation d'une loi d'exception, la loi 78 rapidement qualifiée rapidement par la population québécoise de "loi matraque" visant à restreindre de manière drastique le droit de manifester.. C'est pourtant l'un des fondements de toute société démocratique qui est ainsi remis en cause.

 

Malgré cette atteinte à une des libertés fondamentales, le Québec continue de se soulever tous les jours par des actions artistiques et diverses manifestations au gré d'arrestations collectives arbitraires...

 

Ce n'est pas la seule région du monde gagnée par la révolte. En effet, depuis peu, les étudiants mexicains se soulèvent contre la corruption générale des politiciens.

 

N'oublions pas non plus les luttes étudiantes des chiliens, espagnols, brésiliens, tunisiens ou encore grecs... Bref, toutes les populations du monde qui se battent pour le maintien de leurs droits les plus fondamentaux et pour un monde plus juste.

 

Le point commun de toutes ces luttes est le refus d'un modèle de société que l'on nous présente comme inéluctable où l'accès aux services publics fondamentaux (éducation, culture, santé, retraite...) est privatisé, où l'avenir des pays et des peuples est soumis à la spéculation, où la dette (largement illégitime) est utilisée comme un moyen de soumission et de servage.

 

Très rapidement, un élan de solidarité s'est constitué autour de la lutte québécoise grâce aux réseaux sociaux et plus largement avec Internet. Nous avons pu être témoins des actions souvent violentes de la police. Nous dénonçons ces pratiques, qui, sous prétexte de maintien d'ordre public, cherchent à museler et effrayer le peuple en colère. Ils veulent nous diviser, ils n'y arriveront pas.

 

C'est pourquoi nous, étudiants, travailleurs, chômeurs et retraités de tous pays affirmons notre soutien aux Québécois en lutte et appelons les populations du monde attachées aux libertés et droits fondamentaux à se réunir dans toutes les villes et villages au soir du 24 juin. Munis de nos casseroles et d'un carré rouge symbole de la contestation, nous ferons résonner sur les places notre solidarité envers les Québécois et toutes les populations qui luttent à travers le monde. Nous appelons tous les individus de bonne volonté, sensibles à notre appel, à s'organiser afin de faire du 24 juin, une journée de solidarité et de résistance internationale !  

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:17

 

http://www.blogs.mediapart.fr/blog/stephane6/140612/eric-cantona-boycott-du-foot-en-israel-soutien-au-joueur-sarsak-lagonie

 

Eric Cantona contre la tenue de la coupe européenne de football junior en Israël en mars 2013

 

Mercredi 13 Juin 2012

 

Cantona vient d’appeler à la libération du footballeur palestinien Mahmoud Sarsak, et se prononce contre la tenue de la coupe européenne de football junior en Israël, en mars 2013.

 

Communiqué de plusieurs personnalités dont Eric Cantona

 

"Nous sommes choqués de voir que certains politiciens et institutions sportives qui se sont inquiétés de la tenue de l’Euro en Ukraine, en raison des violations des droits de l’homme, se taisent quand Israël est censé accueillir la coupe européenne de foot des moins de 21 ans en 2013.

 

Le racisme, les violations des droits de l’homme et du droit international sont monnaie courante dans ce pays. Le gouvernement israélien laisse ainsi sa population attaquer les immigrés africains, qu’ils qualifient d’"infiltrés" et veulent emprisonner dans des camps militaires.

 

Il y a dans les prisons israéliennes plus de quatre mille prisonniers politiques palestiniens, dont plus de trois cent "détenus administratifs", incarcérés sans procès ni accusations.

 

Parmi ces derniers, le footballeur de Gaza, Mahmoud Sarsak, 25 ans, emprisonné depuis près de trois ans. Désespéré, il s’est mis en grève de la faim il y a plus de quatre vingt jours et il est à l’agonie.

 

Nous appelons à le soutenir, ainsi que toutes les victimes des exactions israéliennes.

 

Il est temps de mettre un terme à l’impunité israélienne et d’exiger de cet Etat le respect des mêmes lois que les autres pays."

 

Eric Cantona, acteur et ancien footballeur ; Noam Chomsky, Professor MIT, USA ; John Dugard, Former Special Rapporteur of UN on Palestine, South Africa ; Trevor Griffiths, écrivain, UK ; Paul Laverty, scénariste, UK ; Ken Loach, réalisateur, UK ; Michael Mansfield, QC, UK ; Miriam Margolyes OBE, Acteur, UK ; John Pilger, Journaliste, auteur, réalisateur, Australia ; Ahdaf Soueif, écrivain, UK

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:06

 

Les « bérets » bleus de l’ONU suspendent leurs missions en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Les observateurs des Nations unies en Syrie ont suspendu samedi leurs opérations en raison d'une escalade des violences entre le régime de Bachar al Assad et les insurgés, qui menace le plan de paix négocié par Kofi Annan, le médiateur international.

 

Le général norvégien Robert Mood a annoncé que les effusions de sang mettaient en danger les "bérets bleus", qui ne portent pas d'armes, et les empêchaient de vérifier l'application d'un cessez-le-feu décidé le 12 avril, mais largement ignoré par les deux camps.

 

"Il y a eu une intensification des violences à travers la Syrie lors des dix derniers jours", a déclaré dans un communiqué le chef de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus). "Dans cette situation de risque élevé, (...) les observateurs n'effectueront plus de patrouilles et resteront confinés dans leurs bases jusqu'à nouvel ordre."

 

Des coups de feu ont été tirés mardi sur une voiture transportant des observateurs qui avaient été chassés de la ville de Haffeh, alors contrôlée en partie par les rebelles, par des pierres et des barres de métal lancées par des partisans de Bachar al Assad.

 

Les insurgés se sont finalement retirés de Haffeh mercredi, après une semaine de siège par l'armée syrienne.

 

Le ministère des Affaires étrangères a dit comprendre les préoccupations de Robert Mood et a accusé des "groupes terroristes armés" - le terme utilisé par Damas pour désigner les rebelles - d'être responsables des attaques contre les "bérets bleus".

 

Les Etats-Unis ont pour leur part pressé la Syrie de se conformer au plan Annan et ont annoncé qu'ils consultaient leur partenaires internationaux sur de "prochaines étapes" vers une transition politique à Damas.

 

Robert Mood devrait donner lundi un aperçu de la situation aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu - Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie -, qui discuteront probablement de la situation en Syrie en marge du sommet du G20 au Mexique lundi et mardi.

 

Les grandes puissances envisagent par ailleurs d'organiser une réunion du groupe de contact sur la Syrie le 30 juin.

 

BOMBARDEMENTS SUR HOMS

 

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH, opposition basée à Londres), a annoncé qu'au moins vingt deux civils avaient été tués samedi, la plupart dans des bombardements de l'armées sur des faubourgs de la capitale, Damas.

 

Des insurgés ont par ailleurs rapporté que des bombardements sur des bastions rebelles de la ville de Homs, dans le centre de la Syrie, avaient tués cinq personnes.

 

Selon l'OSDH, un millier de familles étaient prises au piège

samedi dans les quartiers rebelles de Homs, encerclés par les troupes fidèles au régime, et le manque d'équipement médical menace des dizaines de blessés.

 

Les affirmations des deux camps sont difficiles à vérifier, le régime syrien restreignant l'accès au pays pour les médias internationaux.

 

La France a exprimé vendredi soir sa préoccupation quant à la situation à Homs, craignant que l'armée soit sur le point de lancer une opération de grande ampleur.

 

"La répression sanglante (...) doit s'achever", a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Tôt ou tard, le Conseil de sécurité devra tenir compte des conséquences."

 

Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, avait dit plus tôt dans l'après-midi que la France envisageait d'apporter une aide matérielle à la rébellion.

 

L'Onu affirme que les forces du régime ont tué quelque dix mille personnes depuis le début de l'insurrection en mars 2011. Le pouvoir syrien met les violences sur le compte d'islamistes soutenus par l'étranger, qui ont, selon lui, tué deux mille six cent soldats et policiers.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 14:33

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7348

 

Prison avec sursis pour des voyous de la LDJ

 

Mardi 12 Juin 2012

 

Deux voyous de la « Ligue de Défense Juive » ont été condamnés mardi à Paris à des peines de prison avec sursis pour l’une de leurs agressions, perpétrée en avril 2009 contre les participants à une soirée culturelle palestinienne.

Jason Tibi et David Bennaroche, déjà condamnés l’un et l’autre, ont ainsi écopé de six mois et quatre mois avec sursis respectivement, et devront verser des dommages et intérêts à Rami et Hassan, deux participants à l’événement culturel palestinien qu’ils avaient sauvagement attaqué, en meute, sur le trottoir du boulevard Voltaire dans le onzième arrondissement de Paris, le mercredi 22 avril 2009.

Mais si ce jugement de la quinzième chambre correctionnelle du Tribunal de Paris revêt un semblant de cohérence, au regard des faits et de leur gravité, cela était loin d’être acquis par avance, tant l’institution judiciaire a été instrumentalisée dans cette affaire, au profit des agents israéliens opérant en France, cela va sans dire.

Les trois longues années qui ont séparé l’agression du procès de mardi ont en effet été émaillées d’une série de manipulations destinées, sinon à étouffer carrément l’affaire, du moins à la transformer en « bagarre entre bandes de jeunes », où les torts sont alors partagés.

Des éléments de la police de Paris, puis du parquet, ont joué un jeu plus que trouble dans la gestion du dossier : ils ont inventé une agression commise par les deux victimes, Rami et Hassan (quatre jours d’ITT pour l’un, deux jours pour l’autre), alors même qu’aucune violence ne leur était reprochée, et, mieux encore, qu’aucune plainte n’était déposée contre eux ! Et s’ils comparaissaient comme plaignants mardi au tribunal, ils comparaissaient surtout comme mis en examen, au même titre que leurs agresseurs Tibi et Bennaroche.

Heureusement, le procureur a requis de manière logique : constatant l’absence de violences imputables à Rami et Hassan, il a requis leur relaxe ; constatant inversement le caractère incontestable et prémédité des violences de Tibi et Bennaroche, il a requis leur condamnation, assortie du sursis, au motif qu’en avril 2009, Tibi et Bennaroche avaient encore un casier judiciaire vierge. Les juges ont donc suivi le procureur, et ont délivré leur sentence au terme d’un bref délibéré dans la foulée des débats. Les deux voyous sont en outre condamnés à verser mille huit cent euros de dommages et intérêts à Rami et Hassan, ainsi que deux mille quatre cent euros au titre des frais de justice exposés par les deux victimes.

Le jugement de mardi ne fera évidemment pas plaisir à Sammy Ghozlan, le menteur-mythomane à la tête du BNVCA. Quelques jours après l’agression du boulevard Voltaire, Ghozlan s’était en effet pavané, au cours de l’émission de télévision « C dans l’air », où il avait vanté, précisément à propos des incidents du boulevard Voltaire, les mérites de « ces jeunes juifs qui ont pris le parti de se défendre ».

L’issue de ce procès –en première instance- laisse cependant un goût amer, tant il illustre le « deux poids, deux mesures » pratiqué par le système politico-judiciaire, quand il est question de la LDJ, une milice fasciste interdite y compris aux Etats-Unis et en Israël, mais ouvertement active en France.

Ainsi, le 5 juin dernier, une procureure aux ordres n’a pas craint de requérir de la prison ferme contre de jeunes participants à une manifestation pro-palestinienne, Place de l’Opéra en janvier 2009, qui s’étaient défendus contre une attaque d’éléments de la LDJ. Le jugement a été mis en délibéré. Et le tribunal de Paris traîne manifestement à audiencer le procès d’une troisième attaque de la LDJ, commise également en avril 2009 contre les spectateurs d’une pièce de théâtre palestinienne, dans le septième arrondissement de Paris. Affaire pour laquelle plusieurs membres de la même bande, dont Jason Tibi, sont mis en examen.

Tous les ministres de l’Intérieur de la France de ces dix dernières années : Sarkozy, Villepin, Alliot-Marie, Hortefeux et Guéant, ont cautionné les agissements de cette milice. En sera-t-il de même du nouveau « premier flic de France », un certain Manuel Valls ?

CAPJPO-EuroPalestine

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 14:16

 

http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/13/pcf-l-inexorable-demantelement-de-la-banlieue-rouge_826095

 

L’inexorable démantèlement de la banlieue rouge

 

Mercredi 13 Juin 2012

 

Par David Gouard, docteur en sciences politiques, attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à Montpellier, Centre d’Etudes Politiques de l’Europe Latine (CEPEL)

 

Dimanche, le Parti communiste français a perdu la circonscription la plus emblématique de ce que fut la banlieue rouge. En effet, dans la dixième circonscription du Val-de-Marne, qui regroupe les villes d’Ivry-sur-Seine, du Kremlin-Bicêtre, de Vitry-Nord et de Gentilly-Est, le dernier député communiste du département s’est désisté au profit du candidat chevènementiste, soutenu par le Parti socialiste. L’événement n’est pas anodin puisque, dans ce pôle historique d’expansion de la banlieue rouge, la circonscription était systématiquement restée communiste depuis la candidature de Maurice Thorez, en 1932.

 

Le phénomène d’affaiblissement (d’extinction ?) du PCF se poursuit donc en dépit d’une conjoncture nationale favorable à la gauche, dont les diverses composantes retirent des bénéfices très inégaux. La situation est telle que le secrétaire national du PCF a dû quémander auprès de ses partenaires de la gauche un nouvel abaissement du seuil de députés donnant droit à la constitution d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

 

Dans cette circonscription, le maire communiste d’Ivry, Pierre Gosnat, n’est pas parvenu à devancer Jean-Luc Laurent, son principal concurrent. Ce dernier est donc assuré de remporter le siège de député en vertu du principe de désistement en faveur du candidat le mieux placé à gauche. Il n’aura en effet aucun candidat face à lui dimanche puisque la droite n’a pu atteindre le seuil nécessaire pour pouvoir être représentée au second tour.

 

Le basculement de cette circonscription est significatif de l’incapacité du PCF à faire face aux profondes transformations sociodémographiques affectant depuis trente ans l’ex-banlieue industrielle. Il révèle la rétraction du noyau dur formant les soutiens aux représentants communistes locaux, sans qu’un nouveau modèle d’affiliation sociopolitique ne parvienne à garantir à l’étiquette communiste une attractivité supérieure à celle dont bénéficie le Parti socialiste auprès des nouveaux habitants, souvent bobos, mais aussi des milieux populaires issus d’Ivry.

 

En 2007, le PCF avait misé, avec succès, sur la notoriété de Pierre Gosnat pour succéder au député communiste sortant. Il est en effet le fils de Georges Gosnat, ancien trésorier du parti et, surtout, député de la circonscription de 1964 à 1982.

 

Depuis plusieurs scrutins, cette élection législative s’inscrit aussi dans un jeu de rivalité entre les maires de deux villes composant la circonscription : Pierre Gosnat pour Ivry et Jean-Luc Laurent pour le Kremlin-Bicêtre. Si, dans sa ville, Pierre Gosnat enregistre encore cette fois-ci quinze points de plus que Jean-Luc Laurent, ce dernier surpasse nettement le candidat communiste dans la ville dont il est le maire. Plus significatif encore, il le devance aussi dans le canton de Vitry-Nord, dont le conseiller général et le maire sont pourtant communistes et dans le canton de Gentilly-Est, dont la ville est dirigée par un maire communiste.

 

Mais l’échec de Pierre Gosnat ne s’explique pas seulement par le vote des électeurs résidant hors d’Ivry. Dans sa propre ville, comparativement à 2007, il perd tout de même 6% du nombre de bulletins à son nom, tandis que Jean-Luc Laurent en a comptabilisé 69% de plus.

 

Ainsi, en valeur absolue, alors que le candidat communiste voit son soutien s’éroder, le reste de la gauche progresse. Le phénomène révèle la faiblesse du soutien rencontré par le PCF dans ce qui avait longtemps constitué son électorat traditionnel. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les évolutions du bureau de vote du quartier populaire de la cité Youri-Gagarine, particulièrement significatif de la désaffiliation politique consécutive au renouvellement des différentes générations d’Ivryens. Les recherches que je conduis sur ce quartier montrent que le vote communiste est aujourd’hui essentiellement porté par les anciennes générations. Dans ce bureau de vote, en 1981, quelques semaines après l’accès de François Mitterrand à la présidence de la République, le candidat communiste Georges Gosnat obtenait dès le premier tour 72,1% des suffrages exprimés, soit cinq cent quatre vingt quatorze bulletins ; un volume quatre fois supérieur à celui dont son fils a été crédité dimanche dernier. Depuis trente ans, le recul communiste n’y a jamais été enrayé.

 

Le résultat de dimanche s’inscrit donc dans le temps long du déclin de l’influence communiste dans le quartier. L’échec du PCF dans cette circonscription montre que la mobilisation des descendants de l’aristocratie ouvriéro communiste locale, pour la plupart résidant dans le centre-ville d’Ivry, ne suffit plus à faire contrepoids au conglomérat électoral composé des cités et des «bobos» qui assure le succès, ici comme dans d’autres circonscriptions de la banlieue nord, des candidatures socialistes.

 

Sur le plan politique, ce cas illustre les limites de «l’effet Front de gauche». En effet, il y a un an, les deux tiers des adhérents communistes ivryens avaient investi Jean-Luc Mélenchon à la candidature de la présidentielle. La dynamique semblait avoir touché l’électorat ivryen lui-même. Jean-Luc Mélenchon y avait enregistré parmi ses tout meilleurs résultats en banlieue parisienne (25,5% des suffrages exprimés).

 

Contrairement à ce qui était attendu, l’effet Mélenchon n’est guère parvenu à mobiliser au-delà des allégeances communistes traditionnelles.

 

Le résultat de dimanche peut constituer un premier coup de canif dans cet ancien bastion communiste qui faisait jusque-là preuve de capacités de résistances étonnantes.

 

Bien que bénéficiant toujours d’une assise locale, notamment par la présidence du département, pour les représentants communistes la menace d’une éviction se fait de plus en plus précise. On pense à la direction municipale, mais aussi aux conseillers généraux des deux cantons. Plus que jamais, les élections municipales de 2014 vont être l’occasion de convoitises et de rivalités acérées entre les différentes forces politiques de gauche, autour de ce qu’il reste de la banlieue rouge.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:07

 

http://www.pcfaubervilliers.fr/spip.php?page=debats#forum8516

 

http://www.georgessali.fr/?p=1163

 

Lettre ouverte de Georges Sali, président du groupe des élus socialistes de Saint Denis

 

Lettre ouverte aux électeurs socialistes dionysiens

 

Saint-Denis, le 13 juin 2012

 

A quelques jours du second tour de l’élection législative dans la deuxième circonscription (Saint-Denis nord, Pierrefitte et Villetaneuse), je souhaite m’adresser à vous pour vous expliquer pourquoi j’ai décidé d’appeler à voter pour le député sortant Patrick Braouezec

 

Dionysien de toujours, militant socialiste depuis trente ans, président du groupe des élus socialistes et partenaires au conseil municipal de Saint-Denis, j’ai pris la tête du comité de soutien dionysien à François Hollande dès le lendemain de la déclaration de sa candidature en mars 2011. Avec de nombreux dionysiens, nous avons porté sa victoire locale aux primaires, puis la victoire éclatante dans notre ville à la présidentielle.

 

Notre nouveau président a maintenant besoin d’une large majorité de gauche à l’Assemblée nationale pour concrétiser le changement voulu par les français. Le premier tour dimanche dernier annonce que cet objectif majeur sera atteint. Saint-Denis sera à nouveau au rendez-vous avec deux députés de gauche : Bruno Le Roux (sud de Saint-Denis) et, pour la partie nord, soit Patrick Braouezec soit Mathieu Hanotin. Le maintien d’un duel à gauche dimanche prochain s’explique par deux raisons objectives : la Droite et l’extrême-droite ont été éliminées sèchement dès le premier tour dimanche dernier ; l‘actuel candidat socialiste avait fait le choix de ne pas appliquer le désistement républicain lors de la cantonale de mars 2011.

 

Mon engagement politique jamais démenti au sein du parti socialiste m’inclinerait naturellement à soutenir ce dernier, ce d’autant que j’ai développé depuis plusieurs années des désaccords sur la façon dont la majorité communiste gère notre ville. J’ai pourtant décidé, en conscience et en responsabilité, de faire un autre choix. Je me sens le devoir de témoigner de ce qui se passe au parti socialiste actuellement. Un groupe de personnes, issu du syndicat étudiant UNEF, conduit par Mathieu Hanotin, a littéralement atterri sur le territoire de Plaine Commune depuis très peu de temps en vue de permettre à ses protecteurs socialistes départementaux de faire tout simplement main basse sur notre ville. Il s’agit d’une véritable opération commando, s’appuyant sur des méthodes particulièrement violentes, d’abord dirigées contre les militants socialistes locaux. Mais cela ne serait pas très grave si le véritable enjeu de cette opération ne concernait pas l’avenir de notre population.

 

J’ai acquis la conviction que la victoire de Mathieu Hanotin serait un signal très fort lancé aux intérêts financiers privés et aux promoteurs pour investir notre territoire qui est au cœur de la révolution urbaine programmée par le projet du « Grand Paris ». La conséquence en serait immanquablement l’engagement d’une spéculation immobilière irrésistible qui aurait vite fait de chasser la partie de notre population vivant dans des conditions modestes ou précaires. Un tel schéma est parfaitement contraire à l’objectif de François Hollande d’égalité des territoires et de mixité sociale dans tous les quartiers. On ne répond pas à nos actuels problèmes de ghettoïsation, réels dans certains de nos quartiers, par l’évacuation des populations fragiles.

 

Un élu de gauche doit protéger par la solidarité la population dans sa diversité et combattre toutes les ségrégations tout en favorisant un développement économique et urbain de qualité.

 

Or tel est l’engagement pris par Patrick Braouezec dans le cadre de la négociation du Contrat de Développement Territorial avec l’Etat : l’objectif est bien de veiller à ce que la dynamique du Grand Paris soit mise an bénéfice de tous les habitants de notre territoire.

 

En présence de deux conceptions si opposées de l’avenir de notre ville, la question des éthiques ou des jeux d’appareils politiques apparaît pour ce qu’elle est : dérisoire. Il revient dès lors à chacun de faire son choix en toute connaissance de cause.

 

Pour ma part, ce choix est fait. Il est en faveur du respect de tous les Dionysiens en garantissant à tous un avenir dans notre ville. C’est pourquoi j’appelle à voter pour Patrick Braouezec.

 

Georges SALI, président du groupe des élus socialistes et partenaires dionysiens

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:28

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/13/merah-manipule-par-la-dcri_826159

 

Merah manipulé par la DCRI ?

 

Mercredi 13 Juin 2012

 

Le parquet met en doute la crédibilité des vidéos qu’une avocate du père du tueur dit détenir

 

Par Jean Manuel Escarnot à Toulouse et Patricia Tourancheau

 

Après la plainte déposée lundi, à Paris, par le père de Mohamed Merah pour «homicide volontaire» contre les policiers du Raid, son avocate algérienne Zahia Mokhtari a dit détenir deux vidéos de vingt minutes démontrant que le jeune homme a été «utilisé par les services français et ensuite liquidé». Elle a promis de les remettre à la justice française. Sa collègue parisienne Isabelle Coutant-Peyre a intégré à la plainte quatre pages de retranscription de ces enregistrements, que le parquet de Paris attend toujours… La police et la justice émettent des «doutes sur la véracité et l’existence de ces vidéos». Les avocates, elles, croient tenir «la preuve que Mohamed Merah était lié aux services de renseignements, qui l’ont utilisé comme un agent et l’ont envoyé en mission», selon Isabelle Coutant-Peyre.

Que disent ces vidéos supposées ?

Les retranscriptions non datées et non authentifiées retracent des échanges téléphoniques entre Mohamed Merah et un certain «Zuhair», présenté comme «officier des services français». Ils se seraient déroulés durant le siège de son appartement les 21 et 22 mars à Toulouse.  Merah lui lance : «Va au diable sale traître, vous me tuez pour quel motif, j’ai rien fait, j’ai tué personne et c’est toi qui m’as mis dans cette galère […]. Vous avez monté le coup, je connais ta vraie identité et tu me trompes en t’appelant Zuhair, sale traître.»

Il accuse «Zuhair» de l’avoir manipulé : «Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan, en Syrie pour aider les musulmans, et après je découvre que tu es à la solde des services français.» L’interlocuteur répond : «Ce qui s’est passé, c’est arrivé. Maintenant, il faut que je te sauve la vie.» Le tueur répète «je suis innocent», il se filme à trois reprises «en pleurant» et en parlant : «J’ai découvert que Zuhair, mon meilleur ami, travaille dans les services français […] et m’a envoyé en Irak […], en Syrie […], au Kurdistan, en Algérie pour faire des contacts avec les moudjahidin.» Comme une mise en scène, «l’image s’assombrit», «on entend le Coran provenant du portable» qui «tombe de sa main».

Quelle est leur crédibilité ?

Pour l’instant, personne n’a visionné ces vidéos, pas même Isabelle Coutant-Peyre : «Je ne les ai pas vues, mais elles existent et Zahia Mokhtari se charge de les communiquer au parquet.»

Sans pouvoir juger sur pièces, le parquet constate déjà «des incohérences factuelles majeures» avec la procédure judiciaire. Ainsi, «aucun iPhone, aucun téléphone d’aucune sorte n’a été découvert» dans l’appartement de Merah après l’assaut du Raid. Un patron de police ajoute que le tueur présumé «n’avait pas non plus d’ordinateur ou de caméra» chez lui : «Il est techniquement et matériellement impossible que Merah ait pu enregistrer de tels propos. Il communiquait avec le Raid au moyen d’un talkie-walkie. C’est bidon complet.»

Ou alors, suggère un autre policier, «Merah a réalisé avant sa mort un montage qu’il a envoyé à sa famille». Un chef d’enquête souligne que «l’esprit des propos retranscrits est en totale contradiction avec tout ce que Mohamed Merah a pu exprimer. Il n’a jamais pleuré. Il n’y a jamais eu de Zuhair. Il n’a jamais dit "je suis innocent". Il a répété : "C’est moi qui les ai tués et je voulais en tuer plus encore"».

Et les armes des crimes ont été retrouvées sur ses indications. Les retranscriptions seront comparées au décryptage en cours des dialogues enregistrés par la police pendant les négociations.

Merah a-t-il été manipulé par les services ?

Mohamed Merah a été en contact avec un officier arabisant du Renseignement intérieur de Toulouse, qui l’avait convoqué et «débriefé» le 14 novembre 2011, à son retour du Pakistan, sur ce «voyage touristique» et sur son incursion en Afghanistan, fin 2010. Curieusement, Merah, qui avait été l’objet au premier semestre 2011 «de surveillances sur Internet, téléphoniques et physiques», n’ayant «pas démontré de radicalisation, ni de fréquentation de mosquée, ni d’activisme», selon la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), n’a pas été plus surveillé par la suite.

Pourtant, Merah avait été fiché fin 2006 par les Renseignements Généraux (RG) pour «atteinte à la sûreté de l’Etat», à cause de ses liens avec le jihadiste Sabri Essid (fils du compagnon de sa mère). Il était «mis en attention» dans le fichier des personnes recherchées. Ses déplacements, en cas de contrôle, étaient signalés en vertu de cette fiche qui le présentait, selon le Point, comme «membre de la mouvance islamique radicale susceptible de voyager et de fournir assistance à des militants intégristes».

Mais il n’a jamais été signalé aux frontières lors de ses voyages dans des pays arabes, en Israël, en Afghanistan, au Pakistan. Bernard Squarcini, alors chef de la DCRI, a démenti fin mars qu’il ait été un «indic». Selon un policier, «il a pu être traité directement par la DCRI de Paris, par-dessus l’officier de Toulouse». A l’inverse, un ponte parisien du renseignement nous assure que «Merah n’a jamais été une source de la DCRI, ni immatriculé comme indicateur». Dans tous les cas, les services de renseignements ont failli en ne détectant pas sa dangerosité.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens