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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:29

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/04/la-guerre-coloniale-du-cameroun-a-bien-eu-lieu_1581974_3232.html

 

La guerre coloniale du Cameroun a bien eu lieu

 

LEMONDE | 04.10.11 | 13h09   Mis à jour le 05.10.11 | 16h07

 

A moins d'un improbable coup de théâtre, Paul Biya, 78 ans, président du Cameroun depuis 1982, sera "réélu" pour un nouveau septennat le 9 octobre prochain. Malgré les fraudes électorales, les journalistes emprisonnés, les opposants menacés et une corruption omniprésente, il aura droit aux félicitations de Paris, comme cela a toujours été le cas depuis trente ans.

 

Paul Biya est arrivé au pouvoir sans jamais avoir été élu, ni s'être jamais présenté à la moindre élection. Il a simplement été désigné par son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, qui gouverna lui aussi son pays d'une main de fer. A l'origine de ce demi-siècle de dictature, on trouve une guerre. Une terrible guerre coloniale menée par l'armée française, une guerre cachée et encore taboue aujourd'hui, qu'il nous appartient à nous, Camerounais comme Français, de regarder en face.

 

Avant et après la proclamation officielle de l'indépendance de ce pays, le premier janvier 1960, Paris a tout essayé pour briser les mouvements qui, portés principalement par l'Union des populations du Cameroun (UPC), réclamaient une indépendance réelle respectant la souveraineté populaire. Dans ce territoire placé sous la tutelle de l'ONU en 1946 - mais administré par la France et le Royaume-Uni -, la quatrième République, sous les ordres de François Mitterrand, Gaston Defferre ou Pierre Messmer, a déclenché une véritable guerre au milieu des années 1950. Bâillonnement de l'opposition, création de milices sanguinaires, torture à grande échelle, déplacement des populations, guerre psychologique, assassinats : les méthodes de la "guerre révolutionnaire" - et parfois les hommes chargés de les appliquer - sont les mêmes que celles mises en oeuvre au même moment en Algérie.

 

La cinquième République du général de Gaulle a poursuivi la même politique de répression après l'"indépendance" confiée au candidat choisi par Paris, le président Ahmadou Ahidjo. En accentuant encore la guerre à l'ouest du pays à l'aide de bombardements intensifs, qui mirent à feu et à sang toute la région "bamiléké". Combien de morts ce terrible conflit a-t-il provoquées ? De soixante et un mille à soixante seize mille, comme l'estimait l'ambassade du Royaume-Uni en 1964 ? Cent vingt mille, comme le rapportait deux ans plus tôt André Blanchet, alors journaliste au Monde ? Davantage, comme l'affirment certains commentateurs ?

 

Dénoncée depuis des décennies et aujourd'hui largement documentée, cette guerre reste un tabou français. Le mot lui-même, pourtant utilisé à l'époque par les militaires pour décrire leur action, est banni du vocabulaire officiel, qui ne retient que les mots de "troubles", d'"émeutes", de "guerre civile" et, parfois, d'affrontements "ethniques". En 1972, la France de Pompidou interdisait "Main basse sur le Cameroun" (éditions Maspero), l'essai de l'écrivain camerounais Mongo Beti, qui dénonçait déjà ces atrocités et la responsabilité de Paris.

 

On retrouve cette négation, officiellement exprimée, dans la bouche de François Fillon en mai 2009. Interrogé sur ces "événements" et, notamment, sur l'"assassinat par l'armée française de certains nationalistes camerounais", le premier ministre osa dire que "tout cela" relevait "de la pure invention". L'armée française a pourtant, d'après ses propres archives, assassiné Ruben Um Nyobé, secrétaire général et leader charismatique de l'UPC, en septembre 1958. Ses services secrets ont, comme l'ont avoué plusieurs de leurs responsables, fait empoisonner à Genève Félix-Roland Moumié, président de l'UPC, en octobre 1960. L'aviation française a, toujours d'après les archives françaises, tiré à l'ouest du Cameroun des centaines de milliers de cartouches entre décembre 1959 et septembre 1960... Que M. Fillon aille vérifier par lui-même : les archives françaises regorgent de "pures inventions" de ce type.

 

Si, encore aujourd'hui, le gouvernement français ment aussi effrontément, c'est parce que ce passé reste d'une actualité brûlante. Paul Biya, formé à l'Ecole nationale de la France d'outre-mer au moment où la répression battait son plein au Cameroun, avant d'entrer au cabinet d'Ahidjo, de devenir son secrétaire général puis son premier ministre, est toujours au pouvoir aujourd'hui.

 

Soutenu à bout de bras par la France malgré une répression aussi sournoise que permanente des mouvements populaires, il a autoritairement modifié la Constitution camerounaise en 2008 pour briguer un nouveau septennat. Au même moment, alors que la jeunesse camerounaise se soulevait contre ce coup d'Etat constitutionnel et contre la misère entretenue par le régime, son armée et sa police noyaient la révolte dans le sang, faisant plus d'une centaine de morts. Sans aucune réaction ou presque de la communauté internationale.

 

Nicolas Sarkozy martèle depuis des années que la France ne doit plus se "repentir". "Nul, affirmait-il dans son fameux discours de Dakar en 2007, ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères." Mais personne ne demande cela. Ce dont il s'agit, c'est d'en finir avec la falsification de l'Histoire : la France de 2011 doit admettre qu'elle a mené une guerre au Cameroun. Elle doit ouvrir entièrement ses archives, soutenir les travaux des chercheurs français et camerounais qui veulent connaître leur histoire, et participer, avec les autorités camerounaises, à la sauvegarde des archives de ce conflit, qui pourrissent à grande vitesse au Cameroun.

 

En février 2005, l'ambassadeur de France en Algérie a reconnu la "tragédie inexcusable" des massacres de Sétif et Guelma en 1945. La même année, Jacques Chirac est allé à Madagascar reconnaître la responsabilité de la France dans la terrible répression de 1947. Qui ira au Cameroun pour dire - simplement dire - une réalité historique : la France y a mené une guerre ? Cette démarche impliquera sans doute de reconnaître que cette guerre a enfanté une dictature implacable, c'est-à-dire une autre forme de guerre, permanente, contre un peuple entier. Mais à l'heure où les dirigeants français prétendent promouvoir la démocratie dans le monde arabe, ne serait-il pas cohérent de reconnaître la responsabilité majeure de la "patrie des droits de l'homme" dans la guerre qui a embrasé le Cameroun et y a installé depuis cinq décennies une dictature sanglante typique de la Françafrique ?

 

Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, auteurs de "Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971)" (La Découverte, 2011) ;

 

François Gèze, PDG des Editions La Découverte ;

 

Ambroise Kom, professeur des universités ;

 

Achille Mbembe, professeur de science politique à l'université du Witwatersrand (Johannesburg) ;

 

Odile Tobner, écrivain.

 

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 11:34

 

http://lafederation.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1940:une-assemblee-citoyenne-du-front-de-gauche-le-cas-de-saint-denis&catid=266:assemblees-citoyennes&Itemid=207

 

 

Une Assemblée citoyenne du Front de gauche

 

Le cas de Saint-Denis

 

A lire ci-dessous, quelques lignes sur l’Assemblée citoyenne du Front de gauche de Saint-Denis qui vient de se constituer le 30 septembre, son origine, son mode d’organisation et ses perspectives. Elles permettent de cerner un peu ce qui a été réalisé en un mois, ses limites et son potentiel.

 

Origine

 

Déjà avant l’été des contacts existaient entre la FASE de Saint-Denis et le Front de Gauche. Et nous travaillions ensemble au moins depuis la campagne pour la réélection de Florence Haye, conseillère générale sortante PCF, au Conseil général de la Seine Saint Denis.

 

Début septembre paraît l’appel pour la constitution de l’Assemblée citoyenne du Front de Gauche de Saint-Denis (voir appel en pièce-jointe). C’était une demande forte de la FASE et du Parti de Gauche local.

 

Mode de diffusion de l’appel

 

Par mails auprès des contacts des organisations politiques du Front de Gauche, par mails par la Conseillère générale auprès de son comité de soutien – d’autres, du député, du maire, du deuxième conseiller général pourront être mobilisés- constitué lors de sa campagne, par des messages largement diffusés sur des listes et des carnets d’adresses personnels, par une place au sein du stand PCF Saint-Denis à la fête de l’Humanité, par la lettre numéro un du Front de Gauche de Saint-Denis, par tracts avec plusieurs distributions, par des affichages, et par une brève dans le Journal de Saint-Denis.

 

Des tensions

 

La nature et le rôle de l’Assemblée citoyenne ont fait l’objet d’un vif débat entre la conception défendue par la FASE et le Parti de Gauche local à savoir un espace d’initiatives et d’actions où chacun compte pour « un » qui dépasse le cartel de partis et qui va au-delà du cadre électoral, et la conception défendue par le PCF local à savoir un espace piloté par un comité restreint qui s’inscrit dans le cadre strict des prochaines échéances électorales. C’est notre conception qui l’a emporté lors de la préparation et définitivement lors l’Assemblée citoyenne qui a eu lieu le 30. Il y a aussi des militants de la Gauche Unitaire à Saint-Denis. R et S et C et A n’y existent pas. Les militants locaux des Alternatifs et du MPEP ont fait savoir depuis début septembre qu’ils souhaitaient être partie prenante du Front de Gauche local sur des bases qui correspondent peu ou prou à celles de la FASE, même si la place du MPEP reste à préciser.

 

Déroulement

 

Cette première Assemblée citoyenne a eu lieu le vendredi 30 septembre 2011. Elle était présidée par un militant « non encarté ».

 

Celui-ci, ayant participé en amont à l’organisation de l’Assemblée citoyenne avec les organisations du Front de Gauche, faisait l’unanimité pour tenir ce rôle.

 

Il avait été convenu que l’Assemblée se déroulerait comme suit :

 

Brève présentation par le Président de séance

 

Débat d’environ une heure sur le programme suite à une brève présentation de la singularité du PPP (je me suis proposé pour cette présentation)

 

Deuxième débat d’une heure environ sur l’organisation de cette Assemblée citoyenne, ses perspectives, suite à une brève présentation de la singularité de celle-ci (une militante du Parti de Gauche s’est proposée pour cette présentation)

 

Présence à l’Assemblée citoyenne : près de cent personnes dont le député FASE, le maire PCF, la Conseillère générale PCF, de mémoire sept élus municipaux (un apparenté FASE, un PCF, un MPEP, deux PG, deux personnalités).

 

Commentaires sur l’affluence

 

Il existe à Saint-Denis (cent mille habitants) un potentiel militant sous exploité mais néanmoins très important : une vie associative très riche, sans doute la ville qui compte le plus de syndicalistes en Ile-de-France (hors Paris), divers collectifs de lutte (santé, antiracisme, Rroms...) et une municipalité à majorité Front de Gauche élargi.

 

Il faut donc se garder de tout excès de satisfaction pour avoir réuni cent personnes au premier coup. Excès non mais satisfaction tout de même car ce n’était pas acquis. C’est d’ailleurs la première fois depuis trop longtemps que cent militants de la gauche de transformation sociale étaient réunis à Saint-Denis. Depuis au moins les collectifs pour le non au TCE si l’on excepte les moments particuliers que sont les meetings des campagnes électorales locales (municipales et cantonales 2008 et cantonales 2011).

 

Autre motif de satisfaction, la composition de l’Assemblée. Des retraités bien sûr mais une majorité d’actifs (salariés et chômeurs), des personnes « issues de », beaucoup de syndicalistes et de militants associatifs.

 

Perspectives

 

Organiser la prochaine Assemblée citoyenne qui aura lieu le 4 novembre sur le thème de la dette. Avec une plus grande implication des élus, une réelle mise en mouvement des organisations politiques, une place « à égalité » à toutes celles et tous ceux qui ne sont pas dans les organisations, un choix judicieux des intervenants, et avec un travail plus approfondi auprès de la population, il faut se donner pour objectif de multiplier par quatre le nombre de participants qui constitueront autant de relais pour une démultiplication, pour les activités électorales comme pour un ancrage permanent des Fronts : de gauche, de lutte,….

 

Des personnes présentes du même quartier, ont également souhaité se constituer en Assemblée citoyenne de quartier du Front de gauche (deux quartiers concernés). C’est d’ailleurs une question essentielle qui a été abordée : décentralisation, se tourner vers les quartiers populaires, s’appuyer sur la proximité et une présence permanente sur le terrain.

 

Les organisations du Front de Gauche et tous ceux qui le souhaitent parmi les citoyen/ne/s se verront chaque vendredi soir pour une coordination hebdomadaire.

 

Il reste à articuler avec souplesse l’Assemblée citoyenne et la campagne électorale du député –un collectif d’animation existe où la Fase est représentée- dont la circonscription ne comprend pas toute la ville de Saint-Denis mais sur laquelle sont rattachées deux autres villes dans lesquelles il n’y a pas d’Assemblée citoyenne. Mais la question est posée de leurs créations.

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:59

 

http://fr.news.yahoo.com/les-indign%C3%A9s-%C3%A9rigent-un-deuxi%C3%A8me-campement-%C3%A0-londres-220148507.html

 

 

Les « indignés » érigent un deuxième campement à Londres

 

 

LONDRES (Reuters) - Les "indignés" londoniens, dont plusieurs centaines campent depuis six jours sur le parvis de la cathédrale Saint Paul, ont érigé samedi un nouveau campement dans le quartier financier de la capitale britannique.

 

Les autorités ecclésiastiques ont décidé vendredi de fermer les portes de la cathédrale, invoquant les conditions sanitaires et des risques d'incendie face au flot grandissant de manifestants anti-capitalistes.

 

Entre deux cent et trois cent personnes ont rejoint un deuxième campement érigé à Finsbury Square, également situé dans le quartier de la City, selon les organisateurs du mouvement.

 

"Nous voulons avoir de bonnes relations avec le voisinage", explique Kai Wargalla, un manifestant. "Nous avons atteint la limite de capacité d'accueil à Saint Paul et le nouveau camp devrait permettre de relâcher la pression" autour de la cathédrale.

 

Le nombre de tentes situées sur le parvis ne semblait toutefois pas avoir diminué samedi soir.

 

S'inspirant du mouvement new-yorkais Occupy Wall Street et des "Indignados" de Madrid, les "indignés" britanniques avaient entamé leur action samedi dernier en se rassemblant devant la bourse de Londres.

 

Après avoir été refoulés par les forces de l'ordre, ils s'étaient repliés et installés dimanche devant la cathédrale où ils avaient érigé environ soixante dix toiles de tentes.

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 20:10

 

http://www.reveilcommuniste.over-blog.fr/article-un-militant-syndical-du-pame-tue-a-athenes-87011521.html

http://www.frontsyndical-classe.org/article-dimitris-kotzaridis-mort-dans-la-defense-des-droits-des-travailleurs-86980233.html

 

Dimitris Kotzaridis, mort dans la défense des droits des travailleurs

 

 

Dimitris Kotzaridis, ouvrier du bâtiment et syndicaliste du PAME, le Front militant des travailleurs, est décédé au pied du Parlement grec. Cet ouvrier de 53 ans manifestait, avec des dizaines de milliers de travailleurs, contre le vote des lois anti-ouvrières par le Parlement ce 20 octobre.

 

Cécile Chams

 

Le PAME, ainsi que le Parti communiste de Grèce (KKE), avaient appelé les travailleurs à se mobiliser massivement et à encercler le Parlement grec pour empêcher le vote des lois liquidant l’ensemble des droits des travailleurs. Ces lois prévoient notamment l’abolition des conventions collectives.

 

Des dizaines de milliers de travailleurs étaient rassemblés sur la place Syntagma, face au Parlement, clamant avec dignité leur opposition aux mesures d’austérité qui étranglent les travailleurs et les familles populaires.

 

C’est alors que des individus organisés, cagoulés ont alors mené une attaque organisée contre le bloc du PAME, avec des molotov, des gaz lacrymogènes, des grenades flash et des pierres. « A côté des structures de répression de l’Etat, explique le PAME, il existe un autre mécanisme qui rassemble des fascistes, des anarchistes, des militants fascistes et d’extrême droite ainsi que des agents cagoulés infiltrés. »

 

Grâce à l’organisation, le calme et la détermination des forces du PAME, ces provocateurs ont été repoussés. Mais un peu plus tard, il sont revenus à la charge, blessant des dizaines de manifestants. L’atmosphère suffocante des bombes lacrymogènes et des gaz toxiques ont fait s’évanouir Dimitris Kotzaridis. Ses camarades l’ont éloigné de la place Syntagma et lui ont prodigué les premiers soins. Mais il n’a pas survécu. « L’étouffement provoqué par les gaz lacrymogènes ont entraîné un arrêt respiratoire et le décès », explique Ilias Sioras, cardiogue et président de l’Union des travailleurs de l’hôpital Evanggelismos aux médias.

 

Le PAME et le KKE expriment leur tristesse et leurs sincères condoléances à la famille de Dimitris Kotzaridis, qui était aussi secrétaire du syndicat du bâtiment de Vyronas, commune de la banlieue d’Athènes. « Nous promettons de continuer encore plus énergiquement les luttes pour les aspirations que nous partagions avec lui », déclare le communiqué du PAME.

 

Pour le KKE, le gouvernement porte l’écrasante responsabilité de ce drame. « Les tentatives d'intimidation, de calomnie et de répression du mouvement populaire sont enracinées dans les structures, les centres et les services de l'Etat. Les cagoulés, les anarcho-autonomes, fascistes ou quel que soit le nom qu’ils se donnent, ont entrepris de mener à bien ce que les forces de répression, le chantage et les menaces n’ont pas réussi : intimider le peuple afin qu'il courbe la tête. Mais leur but de briser le rassemblement du PAME a échoué. C'est ainsi que doivent aussi échouer les plans du gouvernement. » Le KKE invite le peuple à affirmer sa dignité, à continuer la lutte avec le PAME et toutes les organisations qui combattent la politique impopulaire et le pouvoir des monopoles.

 

Sources: PAME et KKE, 20 octobre 2011.

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 19:41

 

http://www.droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/10/07/michel-thooris-le-fantasque-conseiller-police-de-marine-le-pen

 

Michel Thooris, le fantasque conseiller police de Marine Le Pen

 

 

Dans l'organigramme officiel de campagne présenté jeudi 6 octobre par Marine Le Pen, il est l'un des quarante trois conseillers politiques qui entourent la candidate du Front national, plus précisément en charge de la sécurité. Il était déjà intervenu en juin au colloque sur la sécurité du Club idées nation, un think-tank mariniste.

 

Michel Thooris, 31 ans, est un syndicaliste policier qui fut tour à tour encarté au Syndicat national des policiers en tenue (SNPT, gauche) puis à Action Police CFTC, qu'il a contribué à fonder.

 

Lors des émeutes de 2005, Action Police CFTC avait appelé à l'intervention de l'armée dans les banlieues. Sur sa page Facebook, Michel Thooris écrit que "C’est l'Intifada contre la police dans les quartiers et aucune politique propre à enrayer ce phénomène n’est mise en place."

 

Comme le notait Christophe Forcari, dans Libération, en février 2007, "Action Police s'est rapproché de plusieurs associations de la communauté juive après les émeutes en banlieue de novembre 2005 et le meurtre d'Ilan Halimi début 2006, considérant que ces associations étaient les seules à pouvoir faire barrage à la menace de 'l'islamisation' de la France dénoncée par Philippe de Villiers."  Michel Thooris fut d'ailleurs militant du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, entre 1999 et 2005, et son conseiller sécurité entre 2003 et 2004.

 

Proche de l'extrême droite israélienne, M. Thooris a pris à plusieurs reprises la défense de la Ligue de défense juive (LDJ)."Pourquoi la communauté juive n'aurait-elle pas le droit de se défendre ? (...) La LDJ et Betar (...) accomplissent une mission de service public en défendant les personnes et les biens", a-t-il notamment avancé à l'époque. Une vision par ailleurs très "communautariste" à des lieux du discours étatiste de Marine Le Pen.

 

"Guerre"

 

Il ajoutait : "Mon organisation syndicale, Action Police CFTC, et moi-même pensons qu’il y a véritablement une guerre qui a été déclenchée par l’islam radical contre l’occident judéo-chrétien, dont les premières victimes sont les français autochtones et la communauté juive (composée de français à part entière)."

 

Action Police, dont l'avocat n'était autre que Gilbert Collard (actuel président du comité de soutien de Marine Le Pen), finira par quitter, en février 2007, la confédération syndicale, en délicatesse avec la direction de cette dernière.

 

M. Thooris a depuis créé un nouveau syndicat policier, France Police, aux effectifs infra groupusculaires.

 

En 2007, il s'est aussi présenté aux élections législatives à Paris sous l'étiquette d'un fantomatique Parti anarchiste révolutionnaire (l'homme n'ayant apparemment peur ni des contradictions ni des pléonasmes).

 

Michel Thooris a aussi été au centre de la rumeur au mois de mars concernant un éventuel voyage de Marine Le Pen en Israël. Selon le site Atlantico, Michel Thooris entretiendrait des relations avec le parti d'extrême droite israélien Israel Beitenou et aurait fait jouer ses contacts pour ce déplacement qui n'a finalement jamais eu lieu.

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 20:11

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lonu-et-des-ong-r%C3%A9clament-une-enqu%C3%AAte-sur-192855464.html

 

L’ONU et des ONG réclament une enquête sur la mort de Kadhafi

 

GENEVE (Reuters) - L'ONU et des associations de défense des droits de l'homme ont demandé vendredi l'ouverture d'une enquête sur la mort de Mouammar Kadhafi, tué jeudi à Syrte dans des circonstances encore floues.

 

"Les circonstances de sa mort restent obscures. Une enquête est nécessaire", a estimé le porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, Rupert Colville, lors d'une conférence de presse à Genève.

 

Colville a jugé très inquiétantes les deux vidéos qui ont circulé jeudi montrant successivement Mouammar Kadhafi le visage et les vêtements en sang puis mort entouré de combattants.

 

Une commission d'experts, mise en place par le Conseil des droits de l'homme de l'Onu, enquête déjà sur les meurtres, actes de torture et autres violences commises en Libye, a-t-il rappelé.

 

"Le jugement de personnes accusées de crimes graves est un principe fondamental du droit international. Les exécutions sommaires sont absolument illégales. C'est différent si quelqu'un est tué au combat", a-t-il dit à Reuters Télévision.

 

Selon les Conventions de Genève, il est interdit de torturer, d'humilier ou d'assassiner des prisonniers.

 

Un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a rappelé qu'"une personne capturée doit être traitée correctement".

 

Amnesty international s'offusque également des conditions de la mort de l'ancien chef d'Etat libyen. "Si le colonel Kadhafi a été tué après sa capture, cela devrait être considéré comme un crime de guerre et les responsables devraient être traduits en justice", a dit Claudio Cordone, un des dirigeants de l'ONG.

 

Même malaise de la part d'Human Rights Watch (HRW).

 

"Nous ne pensons pas qu'il ait péri lors d'un échange de coups de feu. Est-ce que Mouammar Kadhafi est mort de ses blessures ou est-ce qu'il a reçu une blessure mortelle après avoir quitté cet endroit ?", a demandé Peter Bouckaert, expert de cette ONG, interrogé par CNN à proximité du lieu de capture de Kadhafi, à l'ouest de Syrte.

 

"Nous demandons une autopsie et une enquête. C'est une tache sur la nouvelle Libye qu'il soit mort dans ces conditions suspectes", a-t-il dit, avant d'ajouter que quatre vingt quinze corps ont été par ailleurs retrouvés à Syrte, certains portant les marques d'une exécution d'une balle en pleine tête.

 

La Russie a également estimé que Mouammar Kadhafi aurait dû être traité comme un prisonnier de guerre, dans le respect des Conventions de Genève.

 

Safia Kadhafi, la veuve de l'ex-dirigeant libyen, réfugiée en Algérie, a aussi réclamé une enquête des Nations unies.

 

Les dirigeants mondiaux n'ont pas regretté la disparition sans procès de Mouammar Kadhafi, pourtant réclamé par la Cour pénale internationale (CPI). Un procès aurait pu plonger dans l'embarras gouvernements étrangers et compagnies pétrolières occidentales, qui se sont rapprochés de Mouammar Kadhafi ces dix dernières années.

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:51

 

http://www.liberation.fr/economie/01012366736-impots-appels-a-la-desobeissance

 

Impôts : appels à la désobéissance

 

En réponse aux nouvelles taxes, des mouvements incitent à refuser de payer

 

«Je ne paie pas» : c’est devenu, dans les cortèges, le cri de ralliement de milliers de Grecs qui refusent d’acquitter leurs impôts. Parce qu’ils ne le peuvent pas ou parce qu’ils refusent de payer de nouvelles taxes destinées à rembourser une dette publique dont ils ne se sentent pas responsables.

 

Opérations.«Je n’ai pas le sentiment de devoir de l’argent à quiconque, et certainement pas aux banquiers qui ont spéculé sur notre dos, explique Georges Bakagiannis, qui possède une petite entreprise informatique à Athènes et a été contraint de licencier une partie de son personnel. Il n’y a plus de livres pour les lycéens et tout ce que l’on nous demande, c’est de payer plus pour recevoir moins. Alors non, poursuit-il, je ne paierai pas les impôts divers que l’on me réclame d’ici à la fin de l’année.»

 

Avec ses collègues de Den Plirono («On ne paie pas»), un collectif de la «Grèce d’en bas» qui n’est affilié à aucun parti, il multiplie les opérations afin de sensibiliser les Grecs à cette «résistance» sous forme de désobéissance fiscale. Après le blocage des péages d’autoroutes privatisées - «Au nom de quoi devrait-on payer une deuxième fois ce qui a été construit avec nos impôts ou l’argent de l’Europe ?» -, le mouvement s’est fait remarquer dans les hôpitaux en incitant les patients à ne pas s’acquitter de la franchise de cinq euros désormais exigée à chaque consultation.

 

Mais c’est la nouvelle taxe sur l’immobilier votée par le Parlement qui a mis le feu aux poudres et pourrait déchaîner la jacquerie fiscale. Prévue pour rapporter deux milliards cent millions d’euros d’ici à la fin 2012, elle va affecter les soixante dix pour cent de Grecs propriétaires, soit cinq millions cinq cent mille foyers qui devront, selon la valeur de leur bien, payer de cinquante centimes à vingt euros par mètre carré. En l’absence de cadastre, c’est DEH, l’EDF grec, qui a été chargé de sa collecte via la facture d’électricité, avec la menace, pour les récalcitrants, de se voir couper le courant.

 

Les «On ne paie pas» ont été relayés par la gauche radicale, qui fait circuler sur la Toile des formulaires, à remettre au fisc, qui invoquent l’inconstitutionnalité de la mesure. Bien que lié au PASOK au pouvoir, le syndicat des électriciens a bloqué en début de semaine le centre informatique de DEH, d’où devaient partir les premières factures. Et annoncé qu’il s’opposerait à ce que l’on coupe l’électricité de ceux qui n’ont pas les moyens de payer. Bien consciente de ces difficultés de perception, la troïka des bailleurs de fonds (UE, FMI, BCE) ne mise plus que sur un milliard deux cent millions de recettes. Afin de compenser ce manque à gagner, elle a exigé de nouvelles taxes.

 

Grève du zèle. Difficile, dans un pays où l’économie grise est évaluée autour de trente pour cent et où moins de vingt pour cent des impôts escomptés début 2011 rentreront dans les caisses, de mesurer les effets de cette désobéissance. D’après Yannis Pretenderis, éditorialiste au quotidien Te Nea, l’impact sur les rentrées fiscales de la grève du zèle pratiquée par les inspecteurs du fisc est bien plus fort. «La désobéissance, c’est invérifiable, alors que la désorganisation du fisc est une réalité. Il faudra attendre novembre pour voir si la taxe commence à rentrer. Ce sera un test scruté par toute l’Europe».

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:37

 

http://www.liberation.fr/societe/01012366684-a-beziers-un-lycee-toujours-a-vif

 

A Béziers, un lycée toujours à vif

Une semaine après l’immolation de l’enseignante, la cité scolaire est sous le choc et cherche des réponses

Par Antoine Guiral, envoyé spécial à Béziers

La phrase tourne en boucle dans les têtes : «C’est pour vous…» Mais à qui s’adresse ce «vous» murmuré par Lise Bonnafous, en flammes, jeudi dernier, à l’heure de la récréation dans la cour du lycée Jean-Moulin de Béziers ? Aux professeurs qu’elle a traités de «cons» avant de mourir ? Aux élèves qu’elle ne supportait plus ? Aux parents, coupables à ses yeux de ne pas jouer leur rôle ? Ou à l’Education nationale, incapable de prendre en compte ses souffrances ? Une semaine après l’immolation de la prof de maths, la communauté scolaire reste anéantie.

Sous le préau, les traces noires des pas de l’enseignante en feu ont été effacées. Pas le choc ressenti. Les cours n’ont toujours pas repris, en dépit des appels du proviseur. Ouvertes à tous, les assemblées générales accueillent dans le réfectoire jusqu’à trois cent personnes par jour. Entre volonté de pudeur, crainte de la récupération et envie de grand déballage, la parole peine à se libérer. L’heure est à la culpabilité collective. «Comme Lise, qui traînait son mal-être, on déambule ici - profs, élèves, parents - tels des zombies, ne sachant plus à quoi et à qui nous raccrocher», explique un enseignant d’arts plastiques.

Inédit. Parfois, les accusations fusent. Un prof a failli en venir aux mains avec le proviseur. Les élèves sont tantôt jugés «formidables», tantôt traités «d’animaux» pour «leur indiscipline et leur comportement, toujours excusés par les parents, avec la complicité des autorités scolaires». Alors que certains ont tenté de sauver la prof, l’un a filmé la scène puis l’a mise sur le Web. D’autres auraient chanté Allumer le feu. Sur le fronton du lycée, un grand drap blanc a été accroché, avec des messages à la mémoire de l’enseignante décédée au lendemain de son immolation. Chacun tente de trouver des explications à ce geste inédit en France dans un établissement scolaire. «Violence extrême», «acte politique», «volonté de prendre à témoins les élèves et les professeurs», «terrible malaise personnel», «résultat de la dégradation de nos conditions de travail»… Des larmes coulent parfois. «Pourquoi c’est tombé sur nous ? On ne se l’explique pas. Ici, ce n’est pas pire qu’ailleurs. Pas mieux non plus… Cela aurait pu arriver n’importe où», se rassure un prof de mécanique.

La cité scolaire Jean-Moulin n’est pourtant pas un lieu anodin. Construite à la fin des années 1960 aux marges de la ville, elle est aujourd’hui constituée d’un lycée général et technologique, d’un lycée professionnel, d’un Greta (formation continue), d’un internat (deux cent quarante cinq places) et d’une section aménagée pour le rugby. Plus de trois mille élèves sur onze hectares et une sale réputation. «Profs, élèves ou éducateurs, tous ceux qui peuvent fuir Jean-Moulin, le fuient», tranche un surveillant. Deuxième établissement du Languedoc-Roussillon, Jean-Moulin ressemble à un campus. Où chacun s’accorde à dire que sévit une «sorte d’apartheid» entre lycée général et lycée professionnel. Depuis dix ans, il est l’objet d’incessants travaux, dont l’avancement fluctue au gré des guéguerres politiques entre la région (PS) et la municipalité (UMP). Le gymnase et le réfectoire sont neufs, mais les bâtiments où l’enseignante s’est suicidée sont dans un tel état de décrépitude que l’on n’a pas osé y faire venir le ministre de l’Education, Luc Chatel, passé jeudi après le drame.

Une prof d’histoire-géo insiste pour une visite des lieux : vitres cassées dans les couloirs, fuites d’eau, rideaux déchirés et pendouillants (quand il y en a), barres de fer pour fermer des portes d’accès, murs lépreux, matériel informatique ou musical d’un autre âge… «Parfois, on monte un petit collectif entre profs et élèves pour repeindre un corridor… Lise Bonnafous, on savait tous que ça n’allait pas. Mais rien ne va ici, alors que pouvait-on faire ?» se désole un enseignant en arts plastiques. Du deuxième étage de sa classe, sa collègue d’histoire-géo raconte à nouveau ce qu’elle a vu ce jour-là par sa fenêtre : «Au début, j’ai cru que c’était un arbre qui brûlait…»

Rumeurs. La prof de maths disparue est l’objet de toutes les conversations. Et de toutes les rumeurs. Cette célibataire de 44 ans, sans enfant, vivait dans le village de Causses-et-Veyran, à une trentaine de kilomètres. «Elle avait un niveau d’exigence et des valeurs qu’elle voulait faire partager», a déclaré le proviseur, Jean-Régis Véniant, après les faits. Traduction d’un collègue se présentant comme «un de ses rares amis» : «C’était une prof à l’ancienne, attachée aux bons élèves, pas aux autres, avec qui elle ne voulait plus perdre son temps. Elle avait tout investi sur son travail et ça ne se passait pas bien.» Elle rêvait «d’être pilote de chasse», lâche un autre, ne «supportait plus les élèves et avait la haine du système scolaire».

Mardi après-midi, une marche blanche et silencieuse à sa mémoire était organisée. Le proviseur et ses adjoints n’y étaient pas. Dans un silence pesant, deux mille cinq cent personnes ont défilé. Le cortège a tourné en rond avant de revenir à son point de départ, le lycée Jean-Moulin, avenue des Martyrs-de-la-Résistance.

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:46

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article2406

 

APPEL DES MILLE : UN RÉFÉRENDUM POUR SORTIR LE TRAITÉ DE LISBONNE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE

 

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (MPEP).

 

Le 4 octobre 2011.

 

Ce sont près de mille citoyens qui viennent de lancer un « Appel à référendum pour sortir le traité de Lisbonne de la Constitution française ».

 

SORTONS LE TRAITÉ DE LISBONNE DE LA CONSTITUTION FRANÇAISE

 

Signez l’Appel à référendum lancé par le MPEP !

 

Le 29 mai 2005, lors d’un référendum, le peuple français rejetait à 54,68% le projet de traité constitutionnel européen. Ce traité visait à graver dans le marbre du droit européen la doctrine néolibérale : priorité absolue à la « concurrence libre et non faussée » ; libéralisation des services publics pour les privatiser ; libéralisation du commerce international pour faire du libre-échange un système de mise en concurrence entre les nations, les systèmes sociaux, les peuples et les travailleurs ; libéralisation du « marché » du travail pour organiser la précarité et la soumission du salariat ; libéralisation des marchés financiers pour placer les finances publiques sous la domination de la finance ; monnaie unique placée sous le contrôle d’une Banque centrale européenne « indépendante », retirée des prérogatives de la puissance publique.

 

Le 4 février 2008, le Congrès réuni à Versailles (députés et sénateurs) votait à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés une révision de la Constitution française, grâce à la plupart des parlementaires socialistes et verts qui ont soutenu la droite. Le titre quinze de la Constitution était modifié et stipulait, notamment : « La République […] participe à l’Union européenne dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne… ».

 

Ce traité avait été signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 entre les vingt-sept États membres de l’Union européenne et entrait en vigueur le premier décembre 2009. Le traité de Lisbonne a modifié les deux traités fondamentaux de l’Union européenne : le traité instituant la Communauté européenne (traité de Rome, 1957, qui est rebaptisé traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), et le traité sur l’Union européenne (traité de Maastricht, 1992).

 

En réalité, le traité de Lisbonne n’est qu’un résumé du projet de traité constitutionnel européen. Toutes les tares qui avaient été dénoncées au moment du référendum de 2005 se retrouvent dans le traité de Lisbonne. Dans ces conditions, ce traité interdit toute politique de gauche. En effet, un gouvernement de gauche qui voudrait s’opposer, par exemple, à des directives européennes de libéralisation en pratiquant la désobéissance européenne, ne le pourrait pas. La droite saisirait immédiatement le Conseil constitutionnel au motif que refuser d’appliquer une directive européenne n’est pas conforme à la Constitution puisque celle-ci, désormais, a intégré le traité de Lisbonne. Il ne fait aucun doute que le Conseil constitutionnel annulerait de telles décisions prises par une majorité de gauche.

 

Pour mener des politiques de gauche, il faut donc sortir de l’Union européenne ou pratiquer ce que le MPEP nomme la « désobéissance européenne » en ôtant de la Constitution française toute référence au droit européen en général et au traité de Lisbonne en particulier.

 

C’est la raison pour laquelle, si la gauche était majoritaire, le MPEP appelle à l’organisation d’un référendum pour sortir le Traité de Lisbonne de la Constitution, afin de restaurer la souveraineté populaire et de pouvoir enfin mener de véritables politiques de gauche. Ce référendum devrait intervenir immédiatement après l’élection d’une majorité de gauche. La question posée aux Français serait : « Souhaitez-vous réviser la Constitution française pour en ôter le titre quinze (‘‘De l’Union européenne’’) ? ».

 

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:49

 

http://www.alencontre.org/europe/espagne/espagne-l%e2%80%99enthousiasme-du-15-m-est-toujours-vivant.html

 

Espagne : l’enthousiasme du 15 M est toujours vivant

 

Par Jaime Pastor

 

Le samedi 15 octobre 2011, à Madrid, cinq cortèges sont partis à des heures différentes de la Plaza Castilla (nord), de Templo de Debod (ouest), de Leganés Central (sud), de Alto del Arenal (sud-est) et de Parque Paraiso et Parque Santa Maria (nord-est). Avant d’arriver sur la place de Cibeles, là où devaient confluer les cinq manifestations, les routes menant à la place Del Sol étaient engorgées par les gens. La manifestation a été massive, au-delà de très nombreuses prédictions. Elle était très animée et pacifique. Le nombre de pancartes était infini et elles reflétaient une créativité politique. Beaucoup de manifestants ne purent atteindre les lieux de regroupement tant la foule était importante. A l’instar d’autres manifestations, elle s’est terminée au son de la neuvième Symphonie de Beethoven.

Il en alla de même à Barcelone où la «marée humaine» a été plus massive que lors de la manifestation du 19 juin 2011. Comme à Madrid, la composition sociale allait de jeunes étudiants à des travailleurs, à des enseignants ou des employés du secteur de la santé. A Grenade, ce sont entre dix mille et quinze mille personnes qui ont manifesté le 15 octobre. En tête du défilé, la banderole proclamait: «Contre la dictature du capital. Pour un changement de système».

Des comptes rendus similaires seraient valables pour les très nombreuses villes qui ont, le 15 octobre, connu une nouvelle affirmation de la force du mouvement du 15 mai (15-M). Nous publions ci-dessous un article de Jaime Pastor qui, dans ses conclusions, éclaire les défis qui se profilent. (Rédaction)

«Comme c’est incroyable et quel plaisir!» Voilà un des messages que j’ai reçus hier soir [15 octobre] après avoir vécu et partagé avec des centaines de milliers de personnes une journée inoubliable. «Unis pour un changement global», nous sommes descendus dans la rue [à Madrid… et dans beaucoup d’autres villes d’Espagne] pour crier bien fort que ces élites politiques et financières qui «ne nous représentent pas» sont en train de dépouiller les peuples au moyen du chantage de «la crise». Mais comme nous l’avons aussi crié: «Ce n’est pas la crise, c’est le système»… capitaliste.

A nouveau, l’énorme allégresse, l’imagination et la créativité extraordinaires qui se sont manifestées en ce 15 octobre 2011 – en quelque sorte l’enthousiasme collectif que nous avons partagé durant la journée d’hier – ont dépassé les prévisions les plus optimistes. Le mouvement apparu il y a cinq mois à peine [15 mai] a démontré non seulement qu’il est très vivant, mais qu’il acquiert aujourd’hui une dimension internationale.

Quelqu’un peut-il encore douter que ce mouvement est là pour durer et que son indignation collective face à tout type d’injustice est capable de réussir à diffuser dans de nouveaux secteurs sociaux non seulement dans l’Etat espagnol mais aussi sur la planète entière? Souvenons-nous, cependant, que le début de ce cycle rebelle a pris forme au cours des révoltes de Tunisie et d’Egypte, avec le symbole de la place Tahrir du Caire (même si elles ont eu leur précédent dans les manifestations de novembre 2010 dans les camps des Sahraouis). Ensuite ce fut le 15-M espagnol qui a fait irruption dans les pays du Nord avec une telle force qu’il a pu s’étendre comme une référence internationale en peu de mois, jusqu’à atteindre le cœur du géant impérialiste et financier. Comme l’ont si bien exprimé ces slogans qui affirmaient par exemple: «Notre Moubarak mondial, ce sont les banquiers de Wall Street».

Ce nouveau mouvement fait face à de nombreux défis, mais sa conversion en un acteur politique international laisse augurer un avenir où l’espoir a sa place. Il prend la relève d’un autre mouvement qui n’avait pas réussi à prendre vraiment – celui des manifestations à dimension internationale contre la guerre en Irak du 15 février 2003 – face à une crise qui aujourd’hui aussi est aussi d’ordre mondial et systémique. En effet, la sortie de cette crise socio-économique et politique ne se dessine même pas dans les vues de ceux qui en sont les responsables. Par contre, aujourd’hui, commence à émerger la possibilité qu’à partir de ce mouvement international puisse se construire un possible autre monde. C’est pourquoi le slogan «Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, la lutte continue, coûte que coûte» est peut-être un des plus emblématiques d’une mobilisation dont nous savons tous qu’elle sera dure et difficile face à l’autisme des élites. Mais la mobilisation ne va pas faiblir pour autant.

En ce sens, même certains grands médias ont remarqué le symbolisme des manifestations en des lieux aussi emblématiques que New York et Bruxelles. Cela devra être accentué encore prochainement. Parce que le «grand refus» qui se construit se heurte dans ces capitales du monde aux principaux ennemis auxquels nous devrons nous affronter, tout particulièrement nous les peuples de cet «Occident» aujourd’hui chaque fois plus «provincialisé» et en déclin. C’est pourquoi nous ne pouvons pas négliger la centralité de notre lutte contre cette «dettocratie» [allusion au pouvoir des créanciers et à leurs plans d’austérité] qu’on nous impose, à certains d’ores et déjà de forme drastique, comme en Grèce, au Portugal ou en Irlande, et à d’autres, comme à nous en Espagne, avec cette réforme fin août de l’article 135 de la Constitution, imposée à la manière d’un coup d’Etat [article portant sur l’équilibre budgétaire, issu d’un accord entre le PSOE et le PP].

Dans notre cas, en outre, les élections du 20 novembre 2011 nous obligent à prendre en compte que si le mouvement du 15-M jouit d’une légitimité sociale énorme parmi de larges secteurs de la population, la victoire du PP [Parti Populaire de Mariano Rajoy] qui est à craindre va nous rappeler que d’autres couches de la population misent, elles, sur une force politique ultra-néolibérale et conservatrice comme «alternative» face à un PSOE qu’elles considèrent coresponsable de la crise et des coupes sociales dont elles souffrent.

C’est pourquoi le mouvement devra s’efforcer d’élargir des alliances avec d’autres organisations sociales et citoyennes et d’être très actif durant la campagne électorale, comme il l’avait fait durant les journées qui avaient précédé les élections régionales du 22 mai [élections gagnées par le PP].

L’objectif durant cette campagne devrait être non seulement de dénoncer les fortes convergences entre les deux grands partis [PSOE et PP] dans leur fidèle obéissance à la «dictature des marchés», mais de proposer un programme politique alternatif qui permette de délégitimer les mesures que le nouveau gouvernement voudra prendre.

Nous entrerions ainsi dans une nouvelle étape marquée par une dynamique d’affrontement probable, à moyen terme, qui sera impulsée par le choc entre, d’un côté, la légitimité du mouvement du 15-M et de ses alliés et, de l’autre côté, une légalité électorale qui pourrait être rapidement érodée par la servilité envers «les marchés» du nouveau parti gouvernant [du PP].

Dans ce contexte, nous ne devrons pas oublier que l’ascension également probable de la nouvelle formation électorale basque Amaiur doit obliger, tôt ou tard, le mouvement à assumer la nécessité de reconnaître la réalité plurinationale et pluriculturelle de l’Etat espagnol et à revendiquer le respect du droit du peuple basque à décider de son futur. C’est là une revendication qui rendra sans doute encore plus nécessaire, face à un régime en crise, l’ouverture d’un nouveau processus constituant qui dépasse l’«Immaculée Transition», puisque la Constitution de 1978 n’a été remise en question, récemment, que pour y inscrire le néolibéralisme [entre autres l’article 135]. (Traduction A l’Encontre)



 

 

 

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