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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 21:58

 

Caravane de la liberté vers la Syrie

 

Nous sommes un groupe de jeunes syriens n’appartenant à aucune dénomination politique et entreprenons de lancer un convoi pacifiste vers la Syrie, avec le but de mettre fin au siège/blocus médiatique qui règne en Syrie. Nous souhaitons également attirer l’attention internationale sur la situation humanitaire critique dans le pays et permettre a des organisations internationales de faire entrer des aides humanitaires dans le pays, ne serait-ce que symboliques… Dans ce contexte, nous appelons toutes les associations charitables ainsi que les organisations humanitaires à se joindre à nous, de même que nous appelons toutes les organisations internationales de défense des droits de l’homme à participer à ce projet afin de prendre note des exactions qui seraient commises a l’encontre des participants au convoi ou à l’encontre du peuple syrien dans le cadre d’une entrée sur le territoire syrien, si celle-ci peut avoir lieu. Ces organisations auront également comme rôle de constater la légalité des articles transportés par le convoi, avant que ceux-ci n’entrent en Syrie, et cela afin de pallier à la propagande du régime syrien et de ses médias qui tenteront probablement d’accuser le convoi de faire entrer des articles prohibés en Syrie. Nous prions enfin ces organisations d’appeler des pacifistes internationaux de tous les coins du monde à participer a ce convoi.

 

Le départ de ce convoi aura lieu le 15 Mars 2012, une date symbolique représentant le début de la révolution syrienne il y a un an. Le départ se fera à partir de deux points géographiques : le premier en Turquie, dans la ville de Ghazi Aintab ; le deuxième en Jordanie, dans la région de Ramtha. Nous organiserons un sit-in aux frontières des deux côtés pendant une durée de trois jours minimum. Quiconque des participants ne pouvant pas entrer dans le territoire pour quelque raison que ce soit pourra demeurer symboliquement à la frontière dans le cadre du sit-in, ceci au cas où le convoi serait autorisé à entrer dans le pays.

 

Le 12 Janvier dernier le premier convoi de la liberté pour la Syrie a eu lieu, avec pour départ la ville de Ghazi Aintab en Turquie. Ce convoi transportait des vivres ainsi que de l’aide humanitaire, et était sous la protection de medias arabes et internationaux qui s’étaient déplacés.

 

Cependant, le régime syrien a interdit au convoi d’entrer dans le pays, ce qui conduit l’ensemble du convoi et de ses participants a organiser un sit-in de deux jours ainsi qu’une grève de la faim pour contester cette décision du régime syrien. Nous avons des lors noté le faible nombre d’organisations des droits de l’homme participant au convoi, en dépit de nos nombreux appels à beaucoup d’entre elles. Notre condition première à l’entrée du convoi en Syrie est la présence et l’accompagnement de médias qui suivraient tous les mouvements du convoi dans les différentes régions de Syrie.

 

Nous appelons à votre aide et votre présence a nos côtés, de même que votre soutien. Nous sommes en effet de jeunes Syriens indépendants de tous partis politiques et n’agissant sous le couvert d’aucune organisation.

 

Nous représentons un mouvement populaire et civil constitué de diverses composantes de la société syrienne et d’activités internationales. Dans cette perspective, nous confions la représentation du convoi au professeur et avocat Muhannad al Husny, qui se chargera de représenter le convoi auprès des comités de droits de l’homme. 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 21:41

 

http://www.gauche.blog.lemonde.fr/2012/03/13/le-front-de-gauche-veut-faire-du-18-mars-une-demonstration-de-force

 

Le Front de Gauche veut faire du 18 mars une démonstration de force

 

Dimanche 18 mars, le Front de gauche ambitionne de "prendre la Bastille". En ce jour anniversaire du début du soulèvement de la Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871), une marche est prévue de la Place de la Nation à 14 heures à la Place de la Bastille, où Jean-Luc Mélenchon prononcera un discours sur la Sixième République. "Je serai le dernier président de la Cinquième République", a-t-il coutume de répéter. Dans son programme, le Front de gauche propose la convocation d'une Assemblée constituante, la suppression du Sénat ou encore le rétablissement de la proportionnelle à toutes les élections.

 

Entre vingt mille et trente mille personnes sont attendues à ce rassemblement. Un "socle" sur lequel compte le Front de gauche, qui espère bien faire de cette journée une démonstration de force. "Ca va être la réplique  à Villepinte, veut croire François Delapierre, directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon. A eux, les salles confortables et les publics bien mis, à nous, la rue bouillante et tourbillonnante. A eux les symboles d'ordre et à nous ceux de la prise de la Bastille."

 

« Un printemps de la Sixième République »

 

François Delapierre a particulièrement visé le candidat-président, jugeant que sa prestation à Villepinte a marqué la"fuite en avant personnelle d'un président de la République" avec un "dimanche de division et de haine". Au contraire, a-t-il ajouté, le Front de gauche entend faire de cette manifestation "un moment d'espoir et d'avenir" qui "dissipera l'ambiance crépusculaire" de cette "fin de régime". "Un printemps de la Sixième République", a-t-il résumé.

 

Deux cents cars et huit trains sont prévus au départ de toute la France. En revanche, aucun arrangement avec la SNCF n'a pu être trouvé pour obtenir des tarifs avantageux. Et à la différence de l'UMP pour Villepinte,  le Front de gauche n'a pas les moyens de prendre en charge une partie du déplacement de ses militants. "Ceux qui montent paieront comptant", déplore François Delapierre.

 

Des représentants d'entreprises en lutte seront présents : les Fralib, Arcelor Mittal, Petroplus, ERDF, les Trois Suisses ou encore les postiers de Nanterre. Le syndicat Solidaires a également annoncé un point fixe lors de la manifestation, comme les partis de gauche ont coutume de le faire lors des manifestations syndicales. Des groupes de musique, dont le chanteur Ridan, seront présents. Neuf cent bénévoles ont été mobilisés et quatre mille kits-militants seront distribués. Le tout pour un budget de l'ordre de quatre vingt mille euros. "Un dixième du budget du Bourget, a souligné François Delapierre. Quant à Villepinte, on ne compte plus..."

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 21:08

 

LE BOYCOTT DE L'ÉTAT D'ISRAEL EST NON SEULEMENT UN DROIT, C'EST UN DEVOIR MORAL

TOUS AU PROCÈS DE BOBIGNY LE JEUDI 15 MARS 2012 à MIDI

Soutien à Olivia, Maha, Mohamed et Ulrich

Convoqués au Tribunal de Grande Instance de Bobigny (Métro Pablo Picasso. Ligne 5)

POUR LEURS ACTIONS DE DÉFENSE DU PEUPLE PALESTINIEN (BDS)

NON À UNE FRANCE COMPLICE !

Le ministère de la Justice, à la demande du lobby israélien, a ordonné aux juges de condamner les femmes et les hommes qui appellent au boycott des produits israéliens.

Le gouvernement veut nous faire condamner pour "incitation à la haine raciale" en prétextant la "discrimination contre une nation". On tente ainsi de transformer une loi qui a été conçue pour lutter contre le racisme, en instrument de défense d'un Etat raciste et terroriste.

Michèle Alliot-Marie comme Martine Aubry ne sont pas gênées, elles, pour appeler au boycott du Mexique, BHL à celui de la Chine, et… Brigitte Bardot à celui du Canada (à cause des bébés phoques) ! Seul le boycott d'Israël constituerait-il donc une discrimination contre une nation ?

Nos dirigeants ayant choisi la collaboration avec l'occupant israélien, c'est à nous, femmes et hommes de conscience, de réagir, de nous porter au secours d'un peuple massivement spolié, emprisonné, ghettoïsé, massacré.

Le boycott, comme dans le cas de l'Afrique du Sud de l'Apartheid, est le seul moyen non violent à notre disposition pour faire cesser l'occupation, la colonisation, et l'apartheid, pratiqués par Israël depuis des décennies en toute impunité.

NOUS APPELONS À UN GRAND RASSEMBLEMENT EN PRÉSENCE DES INCULPÉS, DE LEURS AVOCATS ET TÉMOINS DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE BOBIGNY JEUDI 15 MARS A MIDI POUR DIRE "MOI AUSSI  JE BOYCOTTE" ET POUR EXIGER DES SANCTIONS CONTRE ISRAEL PAS CONTRE LES MILITANTS !

CAPJPO-EuroPalestine - www.europalestine.com

Campagne Internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 18:32

 

http://www.paris.fr/politiques/paris-a-l-international/rassemblement-en-soutien-au-peuple-syrien-le-15-mars-a-18h30-sur-le-parvis-de-l-hotel-de-ville/rub_6585_actu_112363_port_24632

 

Rassemblement de soutien au peuple syrien

 

Afin de soutenir le peuple syrien et à l’occasion du premier anniversaire du mouvement de contestation en Syrie, un rassemblement aura lieu le jeudi 15 mars à partir de 18 heures 30 sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. N’oubliez pas de vous munir d’une bougie : symbole de solidarité, elles seront allumées à la tombée de la nuit.

Alors que la situation en Syrie ne fait qu'empirer et que les attaques brutales des forces de sécurité de Bachar Al Assad ont entraîné la mort de près de dix mille personnes, ce rassemblement permettra aux Parisiens d’exprimer leur solidarité envers le peuple syrien et de lui dire toute son admiration pour le combat héroïque qu’il mène pour la liberté.

Cet évènement sera ouvert par Bertrand Delanoë, Maire de Paris et se déroulera en présence de nombreuses associations, ONG et représentants de la société civile syrienne et parisienne.

Outre la diffusion de messages et témoignages de solidarité prononcés par les personnalités présentes, des photos et vidéos réalisées en Syrie seront projetées sur grand écran.

N’oubliez pas de vous munir d'une bougie : symbole de solidarité, elles seront allumées à la tombée de la nuit.

Programme de la manifestation

18 heures 30 : Reporters Sans Frontières diffusera sur grand écran des photos réalisées par les 9 journalistes tués pendant le soulèvement syrien, dont le photojournaliste français Rémi Ochlik

18 heures 45 : diffusion de messages vidéos filmés avec la participation de Jacques Weber et Olivier Py

18 heures 55 : chant a capella de Noma Omran, chanteuse lyrique syrienne actuellement accueillie à la Cité Internationale des arts

19 heures : interventions de Bertrand Delanoë, Bassma Kodmani et Georges Sabra pour le Conseil National Syrien, et Souhair Atassi, militante syrienne des droits de l'Homme arrêtée en 2011 par le régime pour avoir appelé à la libération de détenus politiques. 

19 heures 25 : allocution d’Oussama Jaber, jeune lauréat du concours de plaidoirie des lycéens et d’origine syrienne

19 heures 30 : diffusion des images de manifestations du jour en Syrie commentées par des représentants des collectifs de soutien, des associations et des ONG

20 heures : accompagnée de musiciens et comédiens, Noma Omran interprètera des chants poétiques traditionnels d'Alep et des textes de Mahmoud Darwich et d'Ibn Al-Farid

Une manifestation à suivre en direct sur www.paris.fr

A partir de 18 heures 30, www.paris.fr retransmettra en vidéo la manifestation de soutien au peuple Syrien. Si vous n'êtes pas à Paris ce jour-là, soyez présents sur internet ! 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 21:14

 

UNE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE ANTISIONISTE

 

Plus d’un an après son début, des militants, des organisations et des gouvernements ne comprennent toujours rien au sens historique de la révolution arabe.

La révolution arabe est une des nombreuses conséquences de la chute du mur de Berlin et de la disparition de l’union soviétique.

Au vingtième siècle pendant des dizaines d’années, nous ne sortions pas de la double propagande selon laquelle le socialisme serait la dictature et le capitalisme serait la démocratie. Il y a un peu plus de vingt ans, la deuxième puissance militaire nucléaire mondiale disparaissait sans un coup de feu.

La force du sionisme est une force militaire, c’est le soutien militaire total des Etats Unis à Israël depuis plus de soixante ans, mais c’est aussi une force idéologique, c’est la propagande selon laquelle Israël serait la seule démocratie du Proche Orient.

Pendant plus de soixante ans, nous ne sortions pas de la double propagande selon laquelle Israël serait une démocratie et les gouvernements arabes seraient forcément des dictatures, il y aurait incompatibilité entre l’islam et la démocratie.

C’est le sens historique de la révolution démocratique arabe, c’est l’invention de la démocratie musulmane, c’est une arme de destruction massive antisioniste.

La dynastie des Assad ne tuait aucun sioniste depuis au moins 1973, elle ne faisait jamais rien pour la récupération du Golan, elle tue des milliers de syriens depuis un an.

Un pas en avant dans le sens de la démocratie en Syrie, c’est un pas en avant dans le sens de la libération de la Palestine. Un pas en avant dans le sens de la répression en Syrie, c’est un pas en avant dans le sens de l’occupation de la Palestine.

Bernard Fischer

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 20:32

 

http://www.fr.news.yahoo.com/accord-entre-isra%C3%ABl-et-palestiniens-sur-une-tr%C3%AAve-075938590.html

 

Accord entre Israël et palestiniens sur une trêve à Gaza

 

GAZA (Reuters) - Israël et les mouvements palestiniens de la bande de Gaza ont conclu un accord de trêve, à la suite d'une médiation de l'Egypte, après quatre jours de violences transfrontalières ayant coûté la vie à vingt cinq Palestiniens.

 

Cette trêve a pris effet mardi à 1 heure, heure locale (lundi 23 heures GMT), a précisé un responsable égyptien joint au téléphone par Reuters.

 

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a averti qu'Israël riposterait à toute violation de la trêve. "Notre message, c'est que le calme engendrera le calme.

 

Quiconque le violera ou tentera de le violer aura affaire à nos armes", a dit le chef du gouvernement dans un discours à Jérusalem mardi.

 

L'intensité des tirs de roquettes sur le sud d'Israël en provenance du territoire palestinien a considérablement baissé après l'entrée en vigueur de l'accord. L'armée israélienne a fait état de six tirs de roquette, qui n'ont fait aucun blessé et n'ont pas visé de grandes villes. Aucun raid de l'armée israélienne n'a été signalé.

 

Par le passé, lors de cycles de violences similaires, des périodes de transition ont généralement été nécessaires avant le respect plein et entier des accords de cessez-le-feu.

 

Les deux camps se sont "mis d'accord pour stopper les opérations actuelles", a dit le responsable égyptien. Israël, utilisant une formule peu habituelle, s'engage "à cesser les assassinats" et les deux parties se disent d'accord pour entamer une période de calme "complet et réciproque", a-t-il poursuivi.

 

L'accord fait suite aux appels à la retenue lancés par les Etats-Unis, l'Onu, la France, l'Union européenne et la Ligue arabe.

 

"Nous nous attendons à ce que ce cessez-le-feu se poursuive, mais nous ne pouvons en être certains, par conséquent, nos forces sont prêtes à continuer si cela s'avère nécessaire", a dit le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak.

 

Au micro de la radio militaire, Amos Gilad, haut responsable de la défense israélienne, a précisé que l'Etat juif se sentait libre de procéder à des "actions préventives" si des vies israéliennes étaient en danger.

 

"DÔME DE FER"

 

Un responsable palestinien proche des négociations a déclaré que "les factions se sont engagées", en allusion au Djihad islamique et aux Comités de résistance populaire. Ces deux mouvements, les plus actifs dans les derniers affrontements, attendent cependant d'observer l'attitude d'Israël, a ajouté le responsable palestinien.

 

"Si Israël respecte cet accord, nous le respecterons aussi", a confirmé Khaled al Batch, un haut responsable du Djihad islamique.

 

La bande de Gaza est dirigée par le Hamas, dont les forces sont largement restées à l'écart des derniers combats. Israël considère cependant le mouvement islamiste comme responsable de toutes les initiatives en provenance du territoire côtier, soumis à un blocus par l'Etat hébreu.

 

Ce dernier cycle de violences a éclaté vendredi avec la mort d'un chef activiste palestinien, tué par Israël qui le soupçonnait de préparer une attaque à partir du territoire égyptien.

 

Les activistes palestiniens ont réagi en tirant des roquettes en direction des communes israéliennes proches de la bande de Gaza. Israël a mené en représailles une campagne de bombardements dans laquelle ont péri vingt activistes palestiniens et cinq civils, selon les autorités médicales palestiniennes. Au moins quatre vingt Palestiniens, en majorité des civils, ont en outre été blessés.

 

Israël estime qu'environ deux cent roquettes ont été tirées par les Palestiniens et que plusieurs dizaines d'entre elles ont été interceptées par le bouclier antimissiles "Dôme de fer". Huit personnes ont été blessées en territoire israélien.

 

Pour Ehud Barak, ces bilans sont un "succès" pour les Forces israéliennes de défense. Il a insisté sur l'"impressionnante efficacité" du bouclier anti missiles.

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 20:09

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/03/13/en-arabie-saoudite-la-mort-pour-un-tweet_1666893_3218.html 

 

 

En Arabie Saoudite, la mort pour un tweet

 

Editorial du Monde

 

Il y a un mois, un saoudien de 23 ans était embastillé dans son pays pour crime de tweet. Il aurait publié sur le réseau social quelques pensées jugées inconvenantes sur l’islam. Il risque la peine de mort, par pendaison ou décapitation, au choix. On n’a, depuis, aucune nouvelle de lui. Pourtant, il ne faut pas oublier Hamza Kashgari.

 

Son cas est emblématique. Au-delà du drame individuel – qui a lui seul vaut qu’on se préoccupe de ce jeune homme -, le sort qui lui sera réservé en dira long sur le chemin qu’entend suivre l’un de nos alliés dans la région : l’Arabie Saoudite.

 

 Rappelons les faits. Hamza Kashgari est éditorialiste au quotidien Al-Bilad. Il dispose comme beaucoup de ses collègues d'un comte Twitter. Le 4 février, il a la malencontreuse idée de s'en servir à l'occasion de l'anniversaire supposé du Prophète. Kasghgari est un croyant sincère, tendance réfléchie - on n'en n'attend pas moins d'un éditorialiste.

 

Il entretient un dialogue raisonné avec le Prophète Mohamed : "Je dirai qu'il y a des choses que j'aime chez toi, mais des choses que je déteste aussi, et d'autres que je ne peux plus comprendre." Au passage, il note que "les Saoudiennes ne sauraient aller en enfer, au motif qu'on ne peut aller deux fois en enfer, et qu'elles y sont déjà, en Arabie saoudite".

 

Ces impertinentes réflexions, celles d'un croyant face à sa foi, déclenchèrent l'ire des chefs religieux. Ils déclarèrent Hamza Kashgari coupable "d'hérésie". Dans l'Arabie saoudite, pays fondamentaliste où la charia est appliquée à la lettre, cela vaut la mort.

 

Le jeune homme affronta sur Twitter une campagne de haine, le dénonçant comme "mécréant" et lui promettant la décapitation. Hamza Kashgari s'envola pour la Nouvelle-Zélande, avec escale en Malaisie. Mal lui en prit. Les Malaisiens, à la demande de Riyad, l'arrêtent à l'aéroport de Kuala Lumpur pour le remettre, le 12 février, à son pays. Que lui est-il arrivé depuis ? Mystère.

 

L'affaire témoigne de toutes les ambiguïtés saoudiennes. Le pays est l'allié traditionnel des Etats-Unis dans la région. Il est un membre actif de la coalition qui, au nom des droits de l'homme, défend l'insurrection syrienne. Il a aidé au renversement du dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Premier producteur de pétrole du monde, il est l'un des partenaires commerciaux privilégiés de l'Europe et des Etats-Unis.

 

Il est aussi l'un des pays les plus rétrogrades de la région, l'un de ceux qui piétinent les libertés, l'un de ceux qui répriment leur minorité chiite, au nom d'une version moyenâgeuse de l'islam sunnite.

 

Riyad a été le fer de lance de l'intervention armée des pays du Golfe pour écraser, l'an passé, la rébellion chiite dans l'Etat voisin de Bahreïn.

 

Si l'on veut tenir partout le même langage, alors il faut dénoncer aussi fermement le mépris des libertés en Arabie saoudite qu'en Iran ou partout ailleurs dans la région. Cela passe par le devoir de ne pas oublier un jeune homme du nom d'Hamza Kashgari. 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 19:38

  

http://www.tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120313.OBS3655/le-wall-street-journal-appelle-sarkozy-nicolas-le-pen.html

  

Le « Wall Street Journal » appelle Sarkozy « Nicolas Le Pen »

 

Le quotidien économique américain critique vivement la politique « cynique » et « xénophobe » du président de la République .

 

Si même les Américains s'y mettent... Sarkozy en ouvrant les pages du Wall Street Journal ce matin (pour l'histoire on veut croire qu'il le fait) a pu découvrir un titre assez agressif contre lui : « Nicolas Le Pen ». Ce mélange entre les noms de la candidate du Front National et du président sortant est expliqué dans le sous titre de l'édito explique le choix : "Même d'après les critères locaux, la récente poussée de xénophobie du président français est assez cynique."

 

Même s’il est peu probable que Marine Le Pen soit très connue aux Etats Unis, l’attaque est assez dure envers la droitisation de la campagne de Sarkozy. Fini donc Sarkozy l’Américain ? Pourtant le « Wall Street Journal » est un quotidien national économique outre atlantique qui appartient au groupe News Corporation de Rupert Murdoch, pas vraiment soupçonné de gauchisme.

 

"Les attaques sur l'immigration sont une tentative pour courtiser les électeurs du Front national xénophobes de Marine Le Pen, pour le premier tour le 22 avril", explique le journaliste. "la discussion sur l'immigration est généralement un prétexte pour l'anxiété française à propos de leur système d'Etat-providence incroyablement délabré."

 

Le "Wall Street Journal" estime que c'est "une pensée assez laide, pas seulement pour les sentiments laids sur lesquels cela joue, mais aussi parce que c'est un exemple parfait d'analphabétisme économique." Pour eux, l'immigration est une chance, notamment pour la situation démographique de la France, et pour garder une population active assez large.

 

"L'assimilation" devrait être la priorité, ce que Nicolas Sarkozy sait pertinemment, expliquent-ils. "Mais nous nous demandons si M. Sarkozy comprend aussi que l'étalage évident de son cynisme comme dans ce cas, l'a conduit a la situation difficile dans laquelle il se trouve."   

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 21:36

 

AU PAYS DU SANG ET DU MIEL

 

Vous trouverez ci-dessous la deuxième et dernière partie d’une longue interview d’Angelina Jolie par Rémy Ourdan à l’occasion de la sortie de son premier film comme réalisatrice, « Au pays du sang et du miel ».

 

L’interview est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.lemonde.fr/m/article/2012/02/24/angelina-jolie-portrait-d-une-guerriere_1647546_1575563.html

 

(...) Ainsi, davantage que sa vie d'actrice, c'est ce parcours politique de dix années qui l'a menée à réaliser Au pays du sang et du miel. L'Angelina Jolie dont la vraie vie a commencé à 25 ans a fini par réconcilier l'engagement et le cinéma. " Je sentais que je devais en savoir davantage sur cette guerre de Bosnie. Même après dix années de voyages, à discuter avec des gens, je ne comprenais pas cette guerre. J'ai passé un Noël au Kosovo, mais cela restait confus. Alors j'ai beaucoup lu, regardé des documentaires, puis je suis allée en Bosnie, rendre visite à des familles qui m'ont parlé de la guerre. "

 

Elle écoute pendant des heures des survivants des camps de prisonniers, des femmes violées. Deux scènes du film, l'une où les prisonnières sont utilisées comme boucliers humains pendant un combat et l'autre où de vieilles femmes sont forcées de se dénuder et de danser devant les soldats, sont inspirées de témoignages directs. Elle a également accès à un témoin protégé du tribunal de La Haye, une Bosniaque musulmane ayant vécu, comme dans le film, une histoire d'amour avec un soldat serbe et ayant ensuite témoigné contre lui.

 

Elle revient de Bosnie très marquée par l'absence d'intervention internationale pendant la guerre, et par les crimes commis à l'encontre des femmes. Le bilan de la guerre s'élève à environ cent mille morts, dont plus de dix mille dans Sarajevo assiégée, sous les yeux du monde entier. Le bilan des viols est incertain, toutes les femmes n'ayant pas déclaré l'agression. L'ONU affirme que cinquante mille à soixante mille femmes ont été violées, le gouvernement bosnien confirme vingt mille viols répertoriés.

 

" J'ai écrit ce scénario en un mois, sans savoir que j'allais en faire un film. Puis je me suis dit que j'allais le montrer à des gens des différentes communautés, des Bosniaques, des Serbes, des Croates, et que si par miracle tout le monde acceptait de faire ce film, alors je le ferai. "

 

" Je l'ai d'abord envoyé à Rade Serbedzija ", seul acteur d'ex-Yougoslavie célèbre à Hollywood, où il a joué dans des volets de Mission Impossible, Harry Potter et X-Men, ainsi que dans Le Saint ou Eyes Wide Shut. " Je savais qu'il restait à l'écart de tout film évoquant l'ex-Yougoslavie, alors je me suis dit qu'il serait une personne idéale avec laquelle travailler. Si lui acceptait, alors ça irait. "Rade Serbedzija, un acteur et chanteur très populaire dans son pays dans les années 1970 et 1980, un Yougoslave qui n'est jamais parvenu à se sentir "Serbe de Croatie", selon les nouvelles expressions en vigueur, a, dès les premières tensions, pris des positions farouchement antinationalistes qui lui ont valu d'être détesté à la fois à Belgrade et à Zagreb, et de recevoir des menaces de mort qui l'ont convaincu de partir en exil.

 

Les deux acteurs parlent du scénario, et notamment du personnage que doit jouer Serbedzija, le général serbe Nebojsa Vukojevic, qui n'est pas sans rappeler le chef militaire serbe Ratko Mladic, lequel attend d'être jugé pour " crimes contre l'humanité " à La Haye. Le personnage est extraordinairement fidèle à ce que furent Mladic et ses généraux, avec ce mélange de délire historique anti-ottoman et anticroate et de bonhomie apparente arrosée à la slibovica, l'alcool de prunes. Ces hommes qui commirent la pire vague de crimes de guerre qu'ait connue l'Europe depuis la Seconde guerre mondiale.

 

Angelina Jolie fait ensuite réaliser des castings partout en ex-Yougoslavie, en gommant son nom du scénario, afin de ne pas biaiser les réactions par sa célébrité. " Je pensais que c'était un Bosnien ou un étranger ayant vécu cette guerre qui l'avait écrit. C'était tellement authentique ! ", se souvient Zana Marjanovic, l'actrice principale, rencontrée, avec les autres comédiens, à Sarajevo, puis à Paris. " Moi, j'ai tout de suite senti que le scénario avait été écrit par un étranger. Je l'ai trouvé objectif et brutal. Pour une fois, et contrairement aux cinéastes bosniens, quelqu'un ne prenait pas de gants pour parler de cette guerre ! J'étais sous le choc ", raconte Vanesa Glodjo, le second rôle féminin. " J'étais submergé d'émotions. Le scénario était si fort ", dit pour sa part Goran Kostic, l'acteur principal, qui joue un officier devenu criminel de guerre contre son gré, par fidélité familiale, parce qu'il est le fils du général Vukojevic et qu'il estime ne pas avoir d'autre choix.

 

Ces trois comédiens sont tous des enfants de Sarajevo, aux parcours très différents. Zana Marjanovic a vécu pendant la guerre en exil, avant de revenir en Bosnie il y a dix ans. Vanesa Glodjo a vécu le siège de Sarajevo, durant lequel elle se frayait un chemin entre les bombes et les tirs de snipers pour se rendre à ses cours de théâtre.

 

Goran Kostic a quitté Sarajevo peu avant la guerre pour Londres. Son père, officier serbe, a servi dans l'armée de Mladic. " Il n'a pas commis de crimes de guerre, mais il ne peut pas dire à ses petits-enfants qu'il a mené une guerre juste. Quant à moi, si j'étais revenu, ma première réaction aurait été de rejoindre l'armée bosnienne, qui était au départ multiethnique et qui défendait Sarajevo. " Contre l'armée serbe, où servait son père. " Ne pas revenir fut la bonne décision ", estime Goran Kostic.

 

Sa troupe réunie, Angelina Jolie tourne son film en Bosnie et en Hongrie. C'est là, dans la direction d'acteurs autant que dans les recherches menées avant l'écriture du scénario, qu'Au pays du sang et du miel prend sa couleur bosnienne. " J'ai dirigé le film avec les acteurs. Ils m'ont guidée en me racontant leur culture, leur vie. "Il y a une scène où Vanesa Glodjo décide de braver les tirs pour aller chercher des médicaments. " Comment imaginer que je puisse diriger Vanesa, qui a connu cette situation pendant la guerre ? C'est elle qui me dirige. " Angelina Jolie admire à l'évidence ces acteurs de Sarajevo. " Il y a une forte différence entre moi et Vanesa. Moi, je suis allée à mes cours de comédie ici, à Los Angeles, en conduisant tranquillement ma voiture. Elle, elle y est allée en courant le long de Sniper Alley. Cela crée une autre sorte de comédien, de passion. "

 

Le tournage achevé, Angelina Jolie poursuit ses recherches. Elle appelle le journaliste Tom Gjelten, de la National Public Radio américaine, qui a couvert la guerre de Bosnie. " J'ai trouvé les scènes très vraies, le film très authentique, raconte Gjelten. Angie m'a demandé d'écrire les trois reportages radio qu'on entend dans le film en fond sonore. Elle m'a demandé d'insister sur le fait que la communauté internationale n'était pas intervenue. "Au pays du sang et du miel sort en décembre 2011 aux Etats-Unis, en deux versions, bosnienne et anglaise, chaque scène ayant été tournée dans les deux langues. Angelina Jolie prend soin de le montrer aussi à Sarajevo à des associations de victimes de guerre. Une projection également destinée à éteindre une polémique, l'association Femmes victimes de la guerre ayant obtenu un moment une interdiction de tournage sous prétexte que le film évoquerait une histoire d'amour entre une femme violée et son violeur, ce qui n'est pas le cas. L'autorisation de filmer avait été de nouveau accordée trois jours plus tard, après envoi du scénario.

 

Avant la première de Sarajevo, une autre polémique prend de l'ampleur. Sans que nul ne l'ait vu, le film est qualifié d'" antiserbe " par la presse de Serbie et par les autorités de Banja Luka, siège de la République serbe de Bosnie. Le journal belgradois Kurir dénonce " les préjugés antiserbes " de la réalisatrice. Le cinéaste Emir Kusturica, un enfant de Sarajevo devenu un farouche nationaliste serbe depuis son départ en Serbie, où il a changé son prénom d'Emir en un Nemanja d'origine serbe et s'est converti à la religion orthodoxe, décrète -qu'Angelina Jolie est " une propagandiste " pro-bosniaque.

 

Le ton est donné. A Banja Luka, le ministre du travail Petar Djokic affirme qu'" Angelina Jolie est utilisée pour attaquer la République serbe, pour rejeter la honte de la guerre sur les Serbes. Comment les Serbes pourraient-ils être des criminels ? Il est évident que Jolie a été payée cher pour affirmer cela. " Le distributeur en République serbe, Vladimir Ljevar, d'Oscar Films, évite au gouvernement de prononcer l'interdiction réclamée par certains en décidant de ne pas diffuser le film. " Ce film ne sera pas montré à Banja Luka. Qui voudrait voir cette saloperie ici ? "

 

Arrivée à Sarajevo, Angelina Jolie donne une conférence de presse au Café Viennois de l'Hôtel Europa, un lieu où des centaines de réfugiés furent pilonnés aux bombes incendiaires pendant la guerre. Des journalistes bosno-serbes la harcèlent de questions. Elle se défend. " Je ne suis pas antiserbe, et mon film n'est pas antiserbe. Il est triste que cette question soit encore posée aujourd'hui. " Le cinéaste sarajévien Danis Tanovic, oscarisé pour No Man's Land, qui anime la réunion, intervient. " Le seul anti que je vois dans ce film, c'est peut-être qu'il est antiguerre. "

 

Une journaliste demande à la réalisatrice pourquoi le film déclenche la colère des Serbes s'il est " équilibré ", comme elle l'affirme souvent. " Mais la guerre ne fut pas équilibrée !, réplique Angelina Jolie. Quand j'emploie ce mot, je veux dire qu'il est juste, fidèle aux faits, et qu'il n'est pas noir et blanc, qu'il retranscrit une complexité. " Elle annonce que, devant les appels à la déclarer persona non grata, elle annule la première prévue à Belgrade. Elle confie plus tard que sa décision a été guidée à la fois par sa volonté de " ne pas être instrumentalisée en année électorale en Serbie ", et parce que " certains acteurs vivant en Serbie ont reçu des menaces ".

 

Le soir de la première, l'élite sarajévienne se mêle aux milliers de personnes pour lesquelles Angelina Jolie a réservé des tickets : membres d'associations de prisonniers, de femmes violées, de veuves. La cause est presque entendue d'avance. Les attaques serbes ont exacerbé l'envie du public d'aimer le film. Ce dont se désole le cinéaste Srdjan Vuletic. " Certains détestent le film sans l'avoir vu, et d'autres l'adorent sans l'avoir vu. Cela montre dans quel marasme nous sommes encore plongés... Ce film aurait pu être une excellente plate-forme pour un dialogue sur notre passé. Au lieu de ça, je crains qu'il devienne un outil pour tous les nationalistes. "

 

Beaucoup ont toutefois sincèrement adoré le film, comme en témoignent les voix nouées et les yeux rougis, et la longue standing ovation. Le chef du Parti social-démocrate, Zlatko Lagumdzija, est si bouleversé qu'il ne parvient d'abord pas à parler, de crainte d'éclater en sanglots. Plus tard, il dira que " sur une échelle de cent, ce film se situe à cent un. C'est à la fois si personnel et si universel. Comme l'a fort justement dit Angelina Jolie, voilà ce que nous avons enduré, et voilà ce à quoi nous avons survécu. "Le cinéaste Ademir Kenovic lève les bras au ciel. " Ce film est si fort ! Toutes les analyses seraient absurdes. C'est un symbole des horreurs de la guerre, réalisé par quelqu'un qui a une immense sensibilité. Elle nous jette ces monstruosités à la figure, et lance aussi cela à la face du monde. C'est si fort ! "Même un cinéaste comme Pjer Zalica, qui n'a pas aimé le film d'un point de vue cinématographique, se pose la même question que tous : pourquoi Angelina Jolie a-t-elle fait ce film ? " Je m'interroge, et je ne vois qu'une seule réponse possible : elle doit être une femme extraordinaire ! "Le lendemain, lors d'une rencontre à l'Holiday Inn, l'hôtel des reporters durant la guerre, qu'elle souhaite découvrir, Angelina Jolie donne l'impression d'être déjà dans l'avenir. " Que pourrais-je faire pour aider la Bosnie ? ", se demande-t-elle. La militante reprend le dessus sur la réalisatrice, et rien ne lui semble insurmontable. Elle est consciente que le pays est paralysé par l'accord de paix de Dayton, qui mit fin à la guerre en 1995 mais sanctuarisa la division ethnique. La Bosnie n'évoluera pas tant qu'il n'y aura pas de changement constitutionnel. " Si l'accord de Dayton ne fonctionne pas, alors il faut l'améliorer. On ne peut pas s'en laver les mains et oublier ce pays. " Elle a récemment rencontré le président américain, Barak Obama, " pour parler de la région, de ce que ces gens ont vécu, pour qu'il garde un oeil dessus ".Angelina Jolie est profondément, viscéralement interventionniste. Elle croit qu'il faut parcourir le monde pour aider les gens à dialoguer. Elle croit en la diplomatie.

 

Et quand la diplomatie échoue à prévenir un carnage, elle est convaincue qu'il faut parfois se résoudre à l'intervention armée. " Si j'avais été reporter pendant le siège de Sarajevo, je n'imagine même pas combien j'aurais été frustrée, fâchée que personne n'intervienne pour sauver les habitants. Je crois que j'aurais perdu l'esprit et aurais été en colère pour toujours. " Juste avant la présentation d'Au pays du sang et du miel à Sarajevo, elle a lié son film à la situation en Syrie : " Si ce film montre quelqu'un du doigt, c'est la communauté internationale, et avec ce qui se passe en Syrie, j'espère qu'il représentera un cri d'alarme. " A Zagreb, elle a appelé plus explicitement à une intervention, lors d'un entretien avec al Jazira. " Nous en sommes malheureusement arrivés à un point, en Syrie, où une certaine forme d'intervention est absolument nécessaire. Ce qui s'y passe est si triste, si bouleversant, si horrible. Il faut tout faire pour éviter que les civils soient massacrés. Quand on assiste à cette violence de masse et à ces assassinats, on doit agir. "

 

L'opposition de la Chine et de la Russie à une résolution à l'ONU ne doit pas, selon elle, interdire de réagir. " Je crois fortement que l'usage du veto à l'ONU en cas d'intérêt financier dans un pays ou contre une intervention humanitaire doit être remis en cause. "

 

Ainsi va Angelina Jolie, engagée, passionnée. Elle n'a pas de projet immédiat d'autre réalisation, mais elle avait confié, à Los Angeles, avoir " écrit quelque chose ". La guerre, toujours. " Cela parle de l'Afghanistan, du fossé entre les soldats américains et les civils afghans, de leurs vies si différentes. Mais je ne l'ai encore montré à personne. Je ne sais pas si c'est le bon moment... "Angelina Jolie donne l'impression de tracer un sillon, sans savoir exactement où cela la mènera. " Au bout du compte, je suis juste une citoyenne du monde, estime-t-elle. J'ai une famille métissée, j'ai plusieurs passeports, je vais où je peux aller, je parle avec qui veut bien me parler, j'essaye de bâtir des ponts, d'écouter, d'apprendre... Je suis encore jeune, mais je deviens certainement moins patiente avec l'idée d'apporter un peu d'aide ici ou là. Il y a de la bonne volonté, mais peu de solutions globales. Il faut de grandes décisions pour réellement changer les choses... Je voudrais ne pas être présente seulement quand il y a une crise, je voudrais prévenir les crises. "Et si Angelina Jolie, humble et pragmatique pour tous ceux qui la rencontrent, poursuivait en réalité le rêve insensé de sauver le monde ? Et si c'était cela, sa part de mystère, et la vie qu'elle s'est choisie ? " Je ne sais pas encore où je suis la meilleure. Suis-je meilleure en diplomatie, ou dois-je m'impliquer davantage en politique ? Ou dois-je rester une artiste ? Je suis encore en train d'apprendre, de voir où est ma place, et où je suis la plus efficace. "

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 21:14

 

http://www.fr.news.yahoo.com/nouveau-suicide-dun-cadre-la-poste-104233242.html

 

Nouveau suicide d’un cadre de la Poste

 

RENNES (Reuters) - Dix jours après le suicide d'un cadre de la Poste à Rennes, un postier a été retrouvé pendu sur son lieu de travail à Tregunc, dans le Finistère, a t-on appris lundi auprès de la CGC.

 

Ce postier, adjoint au directeur d'établissement de Concarneau, était en arrêt longue maladie depuis le mois de décembre mais est revenu dimanche sur la plate-forme courrier de Trégunc pour se suicider, précise le syndicat dans un communiqué.

 

En novembre dernier, ce cadre âgé de 42 ans, marié et père de deux enfants, avait adressé un courrier au PDG de la Poste Jean-Paul Bailly où "il faisait part de ses difficultés et de sa souffrance au travail", a dit à Reuters un porte-parole de la CGC.

 

"La CGC Groupe La Poste ne peut que s'alarmer une nouvelle fois de la situation de 'mal être' qui existe dans l'entreprise et appelle la direction de La Poste à prendre en toute urgence toutes les mesures nécessaires pour empêcher que de nouveaux drames se produisent", poursuit le communiqué de la CGC.

 

Le 29 février, Jérémy Buan, 28 ans, s'est suicidé en se jetant par la fenêtre d'une salle de travail située au dernier étage du bâtiment de la poste centrale à Rennes.

 

Dans une lettre de désespoir adressé à sa famille il faisait part de son "anxiété permanente", disant préférer "ne pas vivre dans un tel contexte opprimant".

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