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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:19

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24260

 

Grèce : les Travailleurs d’Eleftherotypia sont de retour avec leur propre journal !

 

Par Moisis Litsis

 

Ci-dessous la traduction en francais de la « Tribune Libre » de Moissis Litsis, dirigeant du mouvement gréviste des huit cent travailleurs et travailleuses du grand quotidien grec Eleftherotypia (Liberté de la presse) qui vient de sortir ce matin. La parution du journal autogéré Les Travailleurs à Eleftherotypia représente un énorme pas en avant. Une telle expérience autogestionnaire dans la Grèce actuelle de la crise cataclysmique sociale, économique et politique constitue un exemple tangible et très visible de ce qui doit être fait partout ailleurs pour débloquer une situation qui a déjà atteint les limites des luttes défensives les plus radicales.

Ça y est ! C’est fait ! Les travailleurs d’Eleftherotypia, un des plus grands et plus prestigieux quotidiens grecs, vont de l’avant dans la grande entreprise de l’édition de leur propre journal « Les Travailleurs à Eleftherotypia » !

Depuis le mercredi 15 février, les kiosques dans tout le pays affichent à côté des journaux habituels un journal de plus, écrit par ses propres salariés. Un journal qui ne cherche pas seulement à mettre en évidence la lutte des travailleurs de Eleftherotypia, mais qui veut aussi être un journal d’information complète, spécialement en cette période si critique pour la Grèce.

Les huit cent travailleurs et travailleuses à l’entreprise X. K. Tegopoulos, qui édite le journal Eleftherotypia, des journalistes aux techniciens, des nettoyeuses aux employés et aux concierges, sont en grève reconductible depuis le 22 décembre 2011 puisque le patron ne leur verse plus leurs salaires depuis août passé !

Les travailleurs de Eleftherotypia, voyant que le patron demande l’application de l’article 99 du code des mises en faillite, en vue de se protéger de ses créanciers, en réalité ses salariés auxquels il doit un total d’environ sept millions d’euros en salaires impayés (!), ont décidé parallèlement aux mobilisations et aux actions en justice de faire paraître leur propre journal. Un journal distribué par les agences de la presse dans tout le pays, pour le prix de un euro (contre le un euro trente centimes qui est le prix habituel des autres journaux), avec comme objectif de soutenir da caisse de grève.

Etant impayés depuis sept mois, les travailleurs et travailleuses de Eleftherotypia sont soutenus par un mouvement de solidarité des diverses collectivités ou même des citoyens isolés qui font des dons en argent ou en espèces (nourriture, couvertures). Avec l’édition de leur propre journal et l’argent de sa vente, ils pourront soutenir financièrement leur grève sans qu’il y ait la moindre médiation de personne : En somme, ils avancent dans une sorte d’autogestion.

Le journal a été confectionné dans un atelier ami, dans une ambiance qui rappelait l’édition d’un journal clandestin, puisque la direction, dès qu’elle a appris que les journalistes vont de l’avant dans leur entreprise d’édition, a coupé d’abord le chauffage, ensuite le système employé par les rédacteurs pour écrire leurs articles et enfin, elle a fermé l’atelier lui-même, bien que pour l’instant l’accès aux bureaux du journal reste libre. Eleftherotypia des Travailleurs a été imprimé dans une imprimerie étrangère à l’entreprise avec l’appui des syndicats des salariés de la presse, parce que les travailleurs de sa propre imprimerie hésitaient à occuper leur lieu de travail.

La direction qui a peur de l’impact de l’édition autogestionnaire du journal, menace de recourir à des actions en justice, elle intimide en menaçant de licencier les membres du comité de rédaction qui ont été élus tout a fait démocratiquement par l’assemblée générale des grévistes. Cependant, le public grec, et pas seulement les lecteurs de Eleftherotypia, attendait avec grand intérêt sa parution – on a été submergé par les messages encourageant les journalistes à éditer seuls le journal – puisque la dictature des marchés est couplée de la dictature des medias qui rendent opaque la réalité grecque. S’il n’y avait pas le climat consensuel cultivé par la plupart des medias en 2010, avec l’argument qu’il n’y avait pas d’alternative quand le gouvernement Papandreou signait le premier Mémorandum dont l’échec patent est reconnu maintenant par tout le monde, on aurait peut être vu le peuple grec se révolter plus tôt pour renverser une politique catastrophique pour toute l’Europe.

Le cas d’Eleftherotypia n’est pas unique. Des dizaines d’entreprises du secteur privé ont cessé depuis longtemps de payer leurs salariés, et leurs actionnaires les ont virtuellement abandonnées en attendant des jours meilleurs… Dans la presse, la situation est même pire. A cause de la crise, les banques ne prêtent plus aux entreprises tandis que les patrons ne veulent pas payer de leur poche, préférant avoir recours à l’article 99 –il y au moins cent sociétés cotées en bourse qui l’ont déjà fait- afin de gagner du temps en vue de l’éventuelle faillite grecque et de sa probable sortie de la zone euro.

Elefthrotypia a été créée en 1975 comme un « journal de ses rédacteurs » dans la période de radicalisation qui a suivi la chute de la dictature en 1974. Aujourd’hui, dans une époque marquée par la nouvelle « dictature des créanciers » internationaux, les travailleurs et les travailleuses d’Eleftherotypia ont l’ambition de devenir l’exemple lumineux d’une information totalement différente, en résistant à la « terreur » tant du patronat que des barons des medias, qui ne voudraient absolument pas voir les travailleurs prendre en main le sort de l’information.

Moisis Litsis est rédacteur économique, membre du Comité de Rédaction d’ « Eleftherotypia des Travailleurs », membre suppléant du Conseil d’Administration du syndicat grec des Journalistes (ESHEA).

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:50

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/16/syrie-qui-a-tue-gilles-jacquier_1644441_3232.html#ens_id=1481132

 

Syrie : qui a tué Gilles Jacquier ?

 

Le Monde | 16.02.12 | 14h07  •  Mis à jour le 16.02.12 | 17h59

 

Qui a tiré les munitions qui ont fauché Gilles Jacquier, grand reporter de France 2, le 11 janvier à Homs ? Qui sont les civils du quartier de New Akrama qui l'ont poussé - et nous avec lui - vers le danger ? Le régime du président Bachar Al-Assad prétend qu'il s'agit d'une bavure de l'Armée syrienne libre (ASL). Nous avons plutôt, pour notre part, l'impression d'être tombés dans un piège.

L'enquête, confiée au juge d'instruction Quentin Dandoy, va devoir répondre à une longue série de questions, des questions que nous nous posons aussi, nous qui étions ce mercredi funeste aux côtés de Gilles Jacquier, de son épouse, la photographe Caroline Poiron, ainsi que de Christophe Kenck, cameraman de France 2.

Pourquoi notre escorte de sécurité a-t-elle disparu ? L'attitude de la vingtaine d'hommes armés qui nous escortait, en treillis militaires et en civil, est une énigme. La plupart nous abandonnent à la première explosion, à 15 heures 20. Seuls deux seront à nos côtés lorsque nous nous faisons souffler par la seconde, à 15 heures 23. Ils disparaîtront lors de la troisième (15 heures 25) et de la dernière (15 heures 26). Leur nonchalance et leurs rires moqueurs sont étranges. Durant l'attaque, ils ne ripostent pas et ne se mettent pas à l'abri. A aucun moment ils ne nous incitent à nous cacher. Ils nous poussent plutôt vers les lieux des impacts en nous affirmant qu'il s'agit de "bombes sonores". Après la quatrième explosion, ils quittent les lieux, sans se presser, et nous prient de nous rendre au dispensaire tout proche pour filmer les "victimes des bombes de la liberté". La circulation, bloquée de 15 heures 20 à 15 heures 26, reprend alors. Comme si de rien n'était. Après la mort de Gilles, nous ne reverrons plus ces hommes.

Un quartier dangereux ? En rentrant en France, vendredi 13 janvier, nous apprenons que Mère Agnès, la religieuse chrétienne qui nous a facilité l'entrée en Syrie et qui ne cache pas sa sympathie pour le régime de Bachar al Assad, nous aurait avertis qu'à partir de 15 heures, tous les jours, les insurgés - des "terroristes", pour elle - bombardent New Akrama. Elle prétend également nous avoir conseillé de nous munir de gilets pare-balles et de casques. Elle n'a jamais rien dit de tel. Surtout, nous n'avons constaté aucune destruction dans ce quartier. Quand nous arrivons à proximité du parc d'attractions, vers 15 heures 10, nous y voyons des enfants qui jouent, des familles qui se promènent. De nombreux commerces sont ouverts. Cela ne ressemble pas à un quartier visé tous les jours.

Qui sont les pro-Bachar qui participent à la manifestation qu'on nous invite à couvrir ? Des habitants du quartier, mais surtout des agents de sécurité en civil, des chabiha. Après la première explosion, ils accourent vers notre véhicule, ouvrent les portes et nous poussent vers le lieu d'où s'échappe un nuage de fumée. En revoyant nos images, nous nous rendons compte que certains vont rester à nos côtés tout au long de l'attaque et qu'ils reçoivent des ordres de deux militaires qui leur chuchotent à l'oreille. Comment expliquer cette proximité alors que, au pays de Bachar, tout civil est considéré par un soldat comme un danger potentiel ?

Gilles Jacquier était-il visé personnellement ? C'est une piste. Notre confrère avait pris des contacts à haut niveau au sein du régime : il peut avoir été victime de la guerre fratricide qui s'y joue. Il voulait également suivre les troupes de Maher al Assad, le frère du président. Au moment où nous sommes arrivés à l'Hôtel al Safir, un militaire syrien s'est approché de nous pour savoir où se trouvait l'équipe de France Télévisions. Encore plus troublant : un journaliste d'al Watan croisé à l'hôtel Dedeman de Damas a conseillé à Gilles, et à Gilles seul, d'être très prudent. Etranges aussi, les accusations d'un docteur russe nommé Boris V. Dolgov : dans un article publié par le Réseau Voltaire, il qualifie notre confrère d'agent secret français en mission à Homs. A noter enfin que son sac à dos a disparu lors de son transfert à l'hôpital ; il contenait son iPad et tous ses contacts en Syrie.

Quelle arme ? Quatre explosions puis plus rien... Aucune autre détonation ne retentit cette nuit-là dans le quartier alors que le corps de Gilles repose dans une chambre du dispensaire Al-Nahda et qu'avec Caroline et Christophe nous en refusons l'accès aux autorités syriennes. Nous ne voulons pas que les médias officiels du régime instrumentalisent la mort du premier journaliste étranger depuis le début de la contestation en Syrie. Or, en voyant les blessures de Gilles, nous ne pouvons nous empêcher de nous demander ce qui a pu le tuer. Un obus de mortier ? Une grenade ? Un tir de sniper ? Plusieurs armes à la fois ? Selon les premiers résultats de l'enquête, le grand reporter a été touché au niveau des poumons et du coeur par trois éclats de projectile. Probablement un obus de mortier d'origine russe.

Quel est le rôle de Mère Agnès ? Peu de portes officielles résistent à cette religieuse qui s'est donné pour mission de défendre les chrétiens de Syrie mais qui fait d'étranges déclarations. Elle affirme par exemple que nous avons refusé de prendre le bus officiel du ministère de l'information qui était à Homs le même jour que nous avec des équipes de la BBC et de CNN. Il est arrivé le matin à 9 heures 30 avant de devoir quitter la ville précipitamment vers 14 heures 45 pour des raisons de sécurité. Or nous n'avons jamais entendu parler de cette proposition. La religieuse oublie également de dire qu'elle nous a fait chanter sur la prolongation de nos visas de quatre jours, qu'elle nous a menacés d'expulsion si nous ne suivions pas son programme, qu'elle a eu un clash violent avec Gilles qui ne voulait pas se rendre à Homs, et qu'elle a piqué une grosse colère quand elle a compris que notre confrère avait des contacts avec l'opposition. Mère Agnès a-t-elle été utilisée par l'un des multiples services de renseignement syrien pour nous piéger ? Etait-elle au courant ? Comment a-t-elle pu annoncer dès 15 heures 19 la mort de Gilles, alors que celle-ci ne subviendra que quelques minutes plus tard ? Espérons que la justice française l'entendra.

Patrick Vallélian, grand reporter, "L'Hebdo", Lausanne (Suisse), et Sid Ahmed Hammouche Grand reporter, "La Liberté", Fribourg (Suisse)

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:25

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lassemblée-générale-lonu-adopte-la-résolution-sur-la-065132971.html

 

L’Assemblée Générale de l’ONU adopte la résolution sur la Syrie

 

NATIONS UNIES (Reuters) - L'Assemblée générale de l'Onu a adopté jeudi à une écrasante majorité la résolution sur la Syrie qui appuie le plan de la Ligue arabe prévoyant la mise à l'écart du président Bachar al Assad.

 

Le texte, similaire à celui auquel Moscou et Pékin ont opposé leur veto le 4 février au Conseil de sécurité, a été approuvé par cent trente sept voix contre douze et dix sept abstentions.

 

La Chine et la Russie ont à nouveau voté contre le projet d'inspiration saoudienne que l'Egypte a fait circuler au nom des délégations arabes.

 

Aucun veto n'est possible à l'Assemblée générale. A la différence du Conseil de sécurité, ses résolutions ne sont pas contraignantes, mais elles ont une forte valeur symbolique qui viendra s'ajouter aux intenses pressions exercées sur le régime baasiste.

 

"L'Assemblée générale a adressé aujourd'hui un message clair au peuple de Syrie. Le monde est avec vous", se félicite Susan Rice, ambassadrice des Etats-Unis à l'Onu, dans un communiqué.

 

DAMAS DÉNONCE UN COMPLOT

 

"A une écrasante majorité, les Etats membres ont apporté leur soutien au plan avancé par la Ligue arabe pour mettre fin aux souffrances des Syriens", poursuit-elle, soulignant que Bachar al Assad "n'a jamais été aussi isolé".

 

Alain Juppé s'est lui aussi félicité de ce "soutien massif et sans équivoque au peuple syrien, à la Ligue arabe et à la seule initiative qui permette à la Syrie de sortir pacifiquement de la crise".

 

"Après le blocage par veto du Conseil de Sécurité, chacun doit tirer les conséquences de cette mobilisation exemplaire des Nations Unies", ajoute dans un communiqué le ministre français des Affaires étrangères, en allusion à la Russie et à la Chine.

 

La résolution exprime le "plein soutien" de l'Assemblée générale à ce plan qui, outre la mise à l'écart du président, invite Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, à désigner un représentant spécial en Syrie.

 

Il condamne par ailleurs "les atteintes nombreuses et systématiques aux droits de l'homme" et réclame le retrait des moyens militaires déployés dans les centres urbains.

 

"Nous avons de profondes inquiétudes quant aux réelles intentions des Etats qui ont coparrainé ce projet, en particulier parce qu'ils ont pris la tête d'une agression politique et médiatique de la Syrie", a déploré l'ambassadeur syrien Bachar al Dja'afari, dénonçant un complot ourdi pour permettre à l'opposition "terroriste" de prendre le pouvoir.

 

Pour son homologue russe Vitali Tchourkine, le texte "reflète la tendance inquiétante (...) visant à isoler l'administration syrienne, à récuser tout dialogue avec elle et à imposer une formule extérieure en guise de solution politique".

 

Iran, Corée du Nord, Bolivie et Venezuela font également partie des Etats membres qui ont voté contre et leurs délégués ont exprimé leur soutien au gouvernement syrien.

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:59

  

http://www.fr.news.yahoo.com/désordre-et-insécurité-pour-lanniversaire-du-soulèvement-libyen-142648849.html

 

Désordre et insécurité pour l’anniversaire du soulèvement libyen

 

BENGHAZI/TRIPOLI (Reuters) - Un an après le début du soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi, les Libyens célèbrent leur révolution, mais nombre d'entre eux déplorent l'insécurité et le désordre qui règnent encore dans le pays.

 

La place des Martyrs à Tripoli et celle de la Liberté à Benghazi, deux des hauts lieux de la contestation, ont été envahies par une foule qui a dû négocier plusieurs barrages mis en place pour empêcher des partisans de l'ancien régime de perturber les festivités.

 

Des rassemblements spontanés avaient déjà eu lieu la veille dans les deux villes et ailleurs.

 

"Malgré les problèmes auxquels le pays reste confronté, c'est un jour extraordinaire et nous voulons le fêter. Regardez ce qui a été accompli cette année !", s'est réjoui Sarah, élève ingénieur de 22 ans, interrogée dans la capitale.

 

"Avant, c'était lui (Kadhafi) et le peuple était faible. Maintenant, nous sommes égaux", ajoute Basmah, une mère de trois enfants.

 

Les conditions de vie se sont certes améliorées depuis la fin des bombardements de l'Otan et de la guerre civile, qui a fait rage pendant huit mois, mais les Libyens, qui seront appelés aux urnes en juin, restent confrontés à de nombreux problèmes politiques et à une instabilité persistante.

 

Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir, qui s'efforce de jeter les bases d'un Etat démocratique, peine à imposer son autorité à l'ensemble d'un territoire où les armes pullulent. La police et l'armée restent en outre balbutiantes.

 

Les milices issues de la révolution n'ont pas tardé à combler le vide et des potentats locaux se sont vite créés. Leurs membres se disent fidèles au CNT, mais ne répondent qu'aux ordres de leurs chefs. Des affrontements parfois sanglants dus aux rivalités territoriales éclatent régulièrement depuis le renversement de Kadhafi.

 

ABDELJALIL ATTENDU À BENGHAZI

 

Pour Ezzieddine Agiel, professeur d'ingénierie à l'université de Tripoli, l'insécurité pourrait avoir de lourdes conséquences sur le scrutin de juin.

 

"La plus grande réussite de la révolution, c'est le renversement du régime de Kadhafi et la fin de la corruption de sa famille. Les élections témoignent de l'intention des Libyens de construire un Etat et une Constitution", dit-il.

 

Mais il ajoute que "la faiblesse des institutions politiques risque de causer à la Libye de graves problèmes, qui pourraient être difficiles à maîtriser".

 

Comme les vieilles rivalités tribales, les revendications d'une mouvance islamiste étouffée pendant des décennies ressurgissent avec d'autant plus de force et ajoutent à l'effervescence.

 

Si la priorité est au rétablissement de l'ordre, les nouvelles autorités doivent également s'atteler à la reconstruction des infrastructures vieillissantes ou endommagées pendant le conflit, ainsi qu'à la réforme du système éducatif, de l'appareil judiciaire et de services publics fragiles.

 

Par respect pour les victimes de la guerre civile, aucune cérémonie officielle n'a été organisée pour célébrer le premier anniversaire du soulèvement, qui s'est achevé avec la capture et l'exécution du "guide", le 20 octobre. Moustapha Abdeljalil, président du CNT, devait toutefois faire une apparition à Benghazi, berceau de la contestation, où une marche aux flambeaux a eu lieu mercredi soir.

 

Selon Tripoli, des partisans acharnés de Kadhafi pourraient tenter de perturber l'anniversaire, mais la principale menace qui pèse sur la capitale de la Cyrénaïque est certainement celle que représentent les déçus du "printemps libyen".

 

Le mois dernier, Moustapha Abdeljalil y a été pris à partie par des manifestants qui accusent le CNT d'avoir trahi les idéaux de la révolution. Ils réclamaient en outre la transparence dans la répartition des revenus pétroliers et l'éviction des membres de l'ancien régime toujours en fonction.

 

"Le CNT semble incapable de faire face au mécontentement croissant de la population à son égard et vis-à-vis de son président en ce qui concerne le processus de transition", observe Crispin Hawes, consultant chez Eurasia Group.

 

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 20:50

 

http://www.npa2009.org/content/d%C3%A9claration-de-la-gauche-anticapitaliste-courant-unitaire-pour-l%C3%A9cosocialisme-12-f%C3%A9vrier

http://www.gauche-anticapitaliste.org/content/declaration-de-la-gauche-anticapitaliste-le-12-fevrier-2012

 

Déclaration de la Gauche Anticapitaliste, courant unitaire pour l’éco socialisme

 

Dans un contexte de crise globale du capitalisme, la zone euro et la France sont fortement frappées. Ce qui se traduit par une accentuation des remises en cause des conquêtes sociales, la généralisation des politiques d’austérité, l’imposition par les marchés, de gouvernements menant des politiques ultralibérales alors même que la crise apparaît comme le produit de ces mêmes politiques. La Grèce subit plans d’austérité sur plans d’austérité, tandis que les gouvernements de plusieurs États de l’Union Européenne ont été imposés par les marchés et choisis parmi le personnel de l’oligarchie capitaliste. Dans beaucoup d’États de l’Union Européenne, des pressions populistes et des progrès de l’extrême droite pèsent sur le champ politique.

Dos au mur, peuples, jeunes et travailleurs ont du mal à trouver le chemin de la riposte. Les grèves et les manifestations qui ont secoué divers pays capitalistes « avancés » ainsi que le mouvement des indignés indiquent cependant le potentiel de mobilisations.

A cette situation déjà lourde de menaces, s’ajoute une crise écologique d’une ampleur sans précédent. Catastrophe nucléaire, crise énergétique, menace climatique, pollutions généralisée, crise d’extinction des espèces… c’est finalement la capacité même de l’humanité à vivre décemment sur cette planète qui est en jeu.

Dans cette situation confuse, se mêlent poids des défaites passées et prise en compte de nouvelles réalités produites par un monde transformé par la mondialisation, comme l’illustrent la profondeur mais aussi les limites des révolutions qui secouent la rive sud de la Méditerranée.

La construction d’une alternative anticapitaliste, écologique, féministe, antiraciste, démocratique et internationaliste est, dès lors, décisive. La généralisation de luttes, de grèves, de mouvements sociaux est la condition sine qua non d’un déblocage de la situation.

Mais sans construction immédiate d’une réponse politique à la hauteur des défis, ces mouvements s’étioleront et ne parviendront pas à inverser les rapports de force.

Il s’agit dès maintenant, de construire un bloc de gauche anti crises, dans la rue comme dans les urnes, candidat au pouvoir pour appliquer, en relation étroite avec l’auto-activité des masses, un programme de rupture avec le capitalisme.

La violence des attaques à venir, en particulier sur le terrain de l’austérité et quel que soit le vainqueur de la présidentielle, implique des tensions sociales et politiques, des possibilités de mobilisation d’envergure, des reclassements politiques à gauche et dans le mouvement ouvrier en deux lignes contradictoires : l’adaptation ou la résistance. Grand angle, notre proposition de bloc de gauche anti crises répond à cet objectif : la construction d’une réponse politique unitaire, d’un front de résistance face aux crises économiques, écologiques et démocratiques du capitalisme et à l’emprise croissante du FN dans les classes populaires.

En cas de victoire de Hollande, il a vocation à rassembler tous ceux qui, à gauche, ne se reconnaissent ni dans le gouvernement, ni dans sa majorité parlementaire.

Cette construction d’un bloc de gauche anti crises est à la fois impérative et en même temps complexe, dans une situation de dégradation du rapport de forces, y compris à la gauche de la gauche. Ce bloc doit répondre à la triple crise qui frappe le système capitaliste : économique, écologique et démocratique. Pour satisfaire les objectifs que nous nous sommes fixé les 5 et 6 novembre, il s’agit à terme de la mise en œuvre d’un bloc, alliant courants politiques (de l’extrême gauche anticapitaliste aux réformistes de gauche anti libéraux issus du mouvement ouvrier), animateurs et animatrices de mouvements sociaux, syndicalistes, militants des quartiers populaires, intellectuels critiques, mouvements de jeunes, courants écologistes radicaux autour d’un programme de rupture sur les questions sociales, démocratiques et écologiques. Il s’agit pour nous d’une construction politique qui ne se résume pas à un cartel électoral, mais qui marie alliances de courants politiques et organisation en comités (ou en assemblées à la base), de tous celles et ceux qui partagent ces objectifs.

Dit autrement, cet objectif général ne peut au stade actuel se traduire mécaniquement par un choix tactique mais reste à construire. Tout le problème est de savoir à partir de quelles forces on s’oriente vers cet objectif. Une telle construction ne surgira pas ex-nihilo; il s’agit d’ores et déjà de s’engager en ce sens dans une politique de regroupement. La réunion du 11 février qui a rassemblé outre nous-mêmes et des animateurs du mouvement social, la FASE, les Alternatifs, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, Convergence et Alternative, la direction du NPA et la direction du PCF, est un premier pas dans ce sens.

Les derniers contacts montrent que des animateurs et animatrices significatifs du mouvement social se posent le problème de la nature de leur association à cette démarche, même si le problème déterminant d’un engagement conjoint de la gauche sociale, en particulier syndicale et politique, reste à construire et prendra du temps. Si la dette, le refus de l’austérité, la lutte démocratique contre la dictature des marchés, la sortie du nucléaire et la transition énergétique apparaissent comme des questions-clés, le programme d’un tel bloc reste largement à écrire.

De cette analyse découlent deux conclusions qui fondent une réorientation unitaire globale de notre courant, que nous mettons en œuvre dès maintenant et proposons au NPA et à toutes les forces disponibles pour s’engager résolument dans la direction de l’insertion des anticapitalistes dans un bloc de gauche large anti crises et dans la direction de la construction d’un pôle, à l’intérieur de ce front anti crises, d’une nouvelle force anticapitaliste, plus large politiquement que le NPA, c’est-à-dire ne se résumant pas à l’unité des révolutionnaires ; un pôle qui rassemble les anticapitalistes écologistes animés de la volonté de refondation d’un programme et d’une stratégie de rupture avec le système. Des forces sont disponibles à l’intérieur et à l’extérieur du Front de Gauche pour cela. A nous, après la rencontre du 11 février, de prendre les initiatives visant à les regrouper. Il va de soi que nous souhaitons que le NPA, comme le maximum de ses militants, participent à cette démarche.

Nous, les membres de la GA au sein du NPA œuvrerons donc en ce sens, afin que la rupture avec l’orientation actuellement suivie par sa direction soit la plus majoritaire possible. Ce qui implique la tenue d'une échéance nationale «extraordinaire» à une échéance très rapprochée.

Ces deux aspects : insertion dans un front large et travail de regroupement des anticapitalistes au sein de ce front sont indissociables. L’un sans l’autre nous déséquilibre : soit la dissolution dans un front large, soit la marginalité dans de petites forces (dont nous-mêmes) vaillantes mais sans écho politique réel.

La présidentielle est toujours un moment décisif dans les rapports de force vu la nature particulière de cette élection.

Malgré l’impopularité de Sarkozy, la droite n’est pas battue d’avance contrairement à ce que semble penser l’état major socialiste. Ne serait-ce que parce que dans le domaine des réponses à la crise, la campagne Hollande est incapable de faire vraiment la différence et de bloquer la surenchère droitière et provocatrice menée par l’UMP : TVA sociale, trente cinq heures, « valeur » des civilisations… Hollande compte sur le rejet du pouvoir en place (qui a fonctionné dans d’autres pays européens dans les deux sens) et laisse de l’espace à la fois à Bayrou et à une emprise manifestement forte du FN dans une partie des classes populaires.

Dans cette situation, nous ne disposons pas de tous les éléments puisque nous ne connaissons pas les candidatures qui iront jusqu’au bout, dont la candidature Poutou. C’est pourquoi, la discussion se poursuit dans la Gauche anticapitaliste jusqu’à notre réunion nationale des 17 et 18 mars.

Cela dit, la plupart des éléments politiques sont d’ores et déjà à notre disposition :

Il est décisif du point de vue des rapports de force généraux de ne pas hésiter une seconde sur la nécessité de battre la droite, une droite de plus en plus poreuse aux idées du FN et qui ne pourra gagner qu’avec l’appui de l’électorat de celui-ci.

Les déclarations récentes de Claude Guéant que la «hiérarchisation des civilisations» impose une riposte unitaire sur le terrain de l’antiracisme et de l’anticolonialisme.

Il faut constater une nouvelle fois l’incapacité social-libérale, empêtrée dans une logique de gestion d’un système qu’elle a contribué à construire, à répondre aux défis posés par la crise.

Il faut également constater la faillite du projet écologique porté par EELV, rendu impuissant par un processus d’alignement systématique, en dernière instance, sur l’alliance avec le social-libéralisme.

Les candidatures Poutou et Arthaud sont en situation d'échec. L’impasse de la campagne Poutou, votée majoritairement par le NPA, est patente et grave. Elle apparait au mieux comme une candidature marginale de témoignage, impuissante, au pire, comme une candidature inutile et inaudible. Les conséquences, tant sur nos franges sympathisantes que plus largement auprès des couches de la population attentives à notre discours, à nos explications, à nos mots d’ordre, sont catastrophiques.

C’est la preuve que l’isolement et l’absence de réponses à la hauteur de la gravité de la crise, rendent inaudibles ces candidatures. C’est pourquoi nous avons proposé, sans succès, au Conseil Politique National (CPN) du NPA, d’arrêter cette expérience peu concluante.

La pression du vote utile rend l’existence de l’espace à gauche du PS, déjà rétréci par les échecs unitaires, difficile.

La candidature de Mélenchon est la seule à exister à une échelle de masse avec des meetings nombreux, une présence médiatique, un niveau d’intentions de votes crédible. Malgré des contenus avec lesquels nous sommes en désaccord (nostalgie de l'Union de la Gauche et Jospin, place de l'internationalisme, de la république...), cette campagne se situe très largement sur le plan social et écologique en alternative au PS. Elle partage beaucoup de nos revendications en particulier, cette question-clé de savoir qui paiera la facture de la crise. Les dernières déclarations du candidat sur sa non-participation gouvernementale sont claires sans que les ambiguïtés relevant de la direction du PCF soient pour autant levées. De tous ces points de vue, la candidature de Mélenchon est un succès et nous considérons positivement la dynamique créée par cette campagne dans une situation particulièrement difficile.

Les législatives.

Le paysage politique va se décanter en ce qui concerne la campagne des Législatives. Non seulement parce que nous saurons d’ici quelques semaines qui l’emportera en mai mais aussi, en cas de victoire du PS, qui composera un gouvernement sous la présidence de Hollande. Ce qui devrait trancher la question de l’indépendance par rapport au social-libéralisme. Les premières mesures du gouvernement seront annoncées ainsi que le contenu d’une éventuelle renégociation avec Merkel du futur traité européen. Bref, nous serons devant une nouvelle donne.

Les réformes institutionnelles de Jospin et de Chirac ont effacé les élections législatives en subordonnant celles-ci aux résultats des élections présidentielles. Le mode de scrutin majoritaire écrase par ailleurs les petits courants politiques. La plupart des partis dont le Front de gauche se sont certes, d’ores et déjà, réparti les circonscriptions. De ce constat pourrait découler une attitude spectatrice de ces élections en jugeant que tout est joué.

Mais nous devons considérer que les résultats de la Présidentielle peuvent faire rapidement bouger les lignes, que des initiatives peuvent être prises dans notre sens ou dans le sens inverse qui accentuent les fractures potentielles.

De ce fait, prendre au sérieux notre orientation, c’est mener une bataille publique dès aujourd’hui pour des accords de rassemblement pour ces élections de juin prochain. Nous considérons que toutes les forces voulant battre la droite et l’extrême droite, et se situant en indépendance vis-à-vis de l’orientation défendue par François Hollande, doivent faire entendre ensemble leur voix et peser dans le champ politique électoral, en étant de fait une opposition de gauche aux politiques d'austérité. Le refus de la dette, de l’austérité, le refus de la dictature des marchés financiers, la sortie du nucléaire décidée et contrôlée par la population, la régularisation des sans-papiers sont autant de questions qui font clivage à gauche et qui impliquent de rassembler celles et ceux qui veulent se battre dans la rue et dans les urnes, pour les imposer.

Quels que soient pronostics et résultats, une bataille publique unitaire doit commencer maintenant, elle devrait être menée par la Gauche Anticapitaliste et si possible le NPA dans son ensemble. Cela implique de ne pas tenir compte de la décision votée par le dernier CPN et que les militants du NPA s’emparent dès maintenant localement de cet enjeu. Car, c’est dès les mois de mai et juin, donc également pendant les législatives, que commencent à se construire et à s’incarner un éventuel bloc de gauche anti crises.

Sous la forme d’accords unitaires, larges ou partiels, ou sous la forme de candidats et de professions de foi se prononçant pour une telle politique, de telles candidatures doivent être proposées et testées dans un maximum de circonscriptions. Pour l’heure, le Limousin reste une exception c’est-à-dire une région où nous sommes engagés justement dans un accord unitaire.

A l’inverse de la présidentielle, les élections législatives permettent de mener une action nationale comme locale. La gauche anticapitaliste, après la réunion du 11 février, va déployer ses efforts en cette direction en poursuivant sa mise en œuvre.

Cela implique une prise de position publique en direction de toutes les forces y compris le Front de gauche, des prises de contact nationales et locales, un travail sur le programme. Nous chercherons à mettre en œuvre cette politique dès maintenant par tous les moyens à notre disposition, dans et en dehors du NPA.

Adoptée à l’unanimité par les délégué  ( e ) s réuni ( e ) s à Paris

Dimanche 12 Février 2012

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 18:45

 

http://www.french.irib.ir/analyses/commentaires/item/170167-violents-affrontements-entre-les-r%C3%A9volutionnaires-bahre%C3%AFnis-et-les-forces-des-al-e-khalifa-au-premier-anniversaire-du-soul%C3%A8vement-populaire

 


Bahrein : une révolution qui n’a pas dit son dernier mot

 

 

IRIB- Les sources d’informations ont fait état de violents affrontements entre les révolutionnaires et les forces du régime des al Khalifa. Selon la chaîne al Alam, les forces d’occupation saoudiennes, épaulant, mardi, celles du régime au pouvoir, à Bahreïn, et tirant des balles et des gaz toxiques, sont entrées en action, pour empêcher l’entrée des protestataires, sur la Place des Martyrs (Perle), à Manama. Aucun rapport n’est parvenu, jusqu’à présent, indiquant le nombre éventuel de tués ou de blessés, parmi les manifestants.

 

Au premier anniversaire du soulèvement du 14 février, et pour réprimer les manifestations d’envergure de mardi, le régime de Manama a usé de toutes les méthodes disponibles, y compris, écraser les manifestants avec des voitures, tuant deux protestataires, à Bani Djamara.

 

Les forces du régime des al Khalifa ont tiré, également, des gaz toxiques sur des lycéens de l’île de Sitra et ont encerclé l’île, pour empêcher ses habitants de rejoindre les manifestants, sur la Place des Martyrs, ex-place de la Perle, d’où est partie la contestation. Les efforts des protestataires, pour atteindre cette place, interviennent, alors que les forces conjointes saoudo-bahreïnies ont réprimé les manifestations, dans les localités de Alakr, Bani Djamara, Amladieh, Asalehieh, Ozari, Sanabes, et Al-Belad al-Qadim. Selon les sources d’informations, les fédayins bahreïnis ont tenté, mardi, d’atteindre la place des Martyrs, aux premières heures de la journée. Les dirigeants de l’opposition, dont Mohammad al-Haeki et Mohammad Djafar ont été arrêtés, par la police, alors qu’ils cherchaient à arriver sur cette place. Ce, alors que l’Ayatollah Cheikh Mohammad Sand a demandé à la jeunesse de résister. Le courant islamiste al Wefaq a appelé les révolutionnaires à poursuivre le combat, en descendant dans les rues de Manama. Certains rapports font état du retrait des forces de sécurité des rues qui étaient le théâtre des manifestations. Malgré un dispositif de sécurité renforcé, les révolutionnaires sont, largement, présents, sur la place des Martyrs

 

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 18:31

 

http://www.france.attac.org/evenement/18-fevrier-manifestations-de-solidarite-avec-le-peuple-grec

http://www.tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=1501

http://www.socialisme-maintenant.com/manifestation-de-solidarite-avec-la-grece

http://www.demosphere.eu/node/28637

http://www.paris.reelledemocratie.net/node/1070

 

Contre la dictature des marchés

Solidarité avec le peuple grec

Nous sommes tous des grecs

Manifestation Samedi 18 Février à 14 heures au parvis des droits de l’homme Place du Trocadéro à Paris

 « Démocratie : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple »

La nuit du 12 février, cent quatre vingt dix neuf député-e-s grecs ont voté les nouvelles mesures imposées par la Troïka (UE, BCE, FMI) qui plongent le pays dans un chaos et une misère encore plus profonde. Cent un député-e-s ont désapprouvé soit la totalité, soit une partie de ce nouvel accord. Sous la menace de la faillite et absolument conscients que le parlement n’allait pas décider, mais seulement ratifier les diktats, la majorité des député-e-s a cédé au chantage. Alors que dans tout le pays le peuple exprimait son opposition aux projets monstrueux des créanciers, le parlement accordait aux banques le droit de mort et de vie sur le peuple grec, tout en admettant que ce n’est plus aux institutions politiques ni aux élu-e-s de gouverner. Au delà du drame que vit la Grèce, cette évolution constitue le renversement le plus flagrant du système et des traditions politiques européennes ; et, en tant que tel, il annonce l’avenir de toute l’Europe. Contrairement à ses députés, la population du pays n’a pas cédé face à ce chantage. A Athènes et partout dans le pays, le peuple qui résiste a inondé les rues. Encore une fois la seule réponse du gouvernement a été la répression.

Alors que les politiques d’austérité ne font qu’exploser la dette publique, on impose au peuple grec encore plus de mesures suicidaires :

La réduction du SMIC de vingt deux pour cent pour gagner quatre cent cinquante euros par mois net et cinq cent quatre vingt six euros brut, contre sept cent cinquante et un euros brut jusqu’alors. Pour les jeunes, la réduction s'élève à trente cinq pour cent.

L’abolition des conventions collectives, par branche et par métier, qui sont remplacées par des contrats individuels au niveau de l'entreprise.

L’application rétroactive de toutes les réductions à partir de janvier 2012, des salaires, retraites et allocations chômage (qui passent de quatre cent soixante et un euros par mois à trois cent cinquante neuf euros par mois, touchable uniquement pendant un an).

La baisse de la retraite minimum à trois cent quatre vingt douze euros par mois contre cinq cent trois euros par mois aujourd'hui).

Le licenciement de cent cinquante mille fonctionnaires de 2012 à 2015, dont quinze mille d’ici la fin 2012.

L’abolition du statut du fonctionnaire.

Le démantèlement de l’Etat social et la liquidation de toute la richesse du pays pour cinquante milliards d’euros par la privatisation.

Ces mesures viennent s’ajouter à bien d’autres imposées et appliquées depuis plus de deux ans. Les salaires et les retraites ne font que baisser, les impôts directs et indirects ne font qu’augmenter, alors que le chômage devient le quotidien de plus en plus de grecs.

Au niveau social, le peuple grec fait face à des phénomènes de misère et de pauvreté qu’il n’avait pas vécus depuis l’occupation. Les faits sont accablants, selon « Médecins du monde » le centre ville d’Athènes vit une véritable crise humanitaire : une personne sur dix se nourrit aux soupes populaires, le ministre de l’éducation met en place la distribution de repas gratuits dans certaines écoles en réponse aux nombreux évanouissements d’élèves pour cause de malnutrition.

Les nouvelles mesures imposées vont non seulement perpétuer le cycle infernal de la récession qui conduit tout droit à l’explosion du déficit public et au défaut de paiement, mais elles vont, partout en Europe, accentuer la baisse des salaires et des dépenses publiques, et ce à un moment où le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter dans tous les pays, y compris en Allemagne. Ce que les élites de la finance n’ont pas envie de comprendre c’est que c’est le modèle économique qui ne fonctionne pas.

La Grèce est le laboratoire de l’austérité en Europe ! Résistons partout en Europe ! Solidarité avec le peuple grec ! Non au sacrifice des peuples sur l’autel de la finance !

Premiers signataires

Initiative des Travailleurs et Etudiants Grecs à Paris, Nouveau Parti Anticapitaliste, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, Union Syndicale Solidaires, ATTAC, Marche Mondiale des Femmes, Convergence et Alternative, FASE, Marches Européennes, Parti de Gauche, Les Alternatifs, Gauche Unitaire, Mémoire des luttes, Initiatives Pour un Autre Monde, Alternative Libertaire, Paris Démocratie Réelle Maintenant

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 20:56

 

http://www.gups-france.org/index.php?option=com_content&view=category&id=43:communiques&layout=blog&Itemid=104

 

Rassemblement de solidarité Vendredi 17 Février 2012 de 18 heures à 20 heures 30 à la Fontaine Saint Michel à Paris Métro Saint Michel pour soutenir Shaykh Khader Adnan, sa famille et tous les prisonniers palestiniens

 

La GUPS (Union Générale des Etudiants de Palestine) réclame la libération immédiate de tous les prisonniers palestiniens, le retour de tous les réfugiés dans les foyers dont ils ont été chassés, l’établissement d’un Etat Palestinien souverain et indépendant avec Jérusalem al Qods pour capitale et des sanctions contre l’occupant qui viole continuellement les droits de notre peuple et les lois internationales

Khader Adnan

Le prix de la dignité

Le 17 décembre 2011, dans son village près de Jénine, Khader Adnan, 33 ans, a été emmené par des hommes armés et masqués. Ce jeune père de famille, diplômé en mathématiques et en économie, a été placé en « détention administrative », sans jugement et sans limite. Dès le lendemain de son « arrestation », il a commencé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements, tortures et privations qu’il a subis et que subissent, comme lui, les prisonniers palestiniens.

Depuis cette date, sa femme, qui a été elle-même harcelée par les forces de l’occupation, n’a pu le visiter qu’une seule fois, elle l’a trouvé dans un état alarmant, trop affaibli pour prendre sa fille dans ses bras. Ses avocats, Samer Sem’an et Jawad Boulos, avaient dénoncé la détérioration dangereuse de la santé du prisonnier et les risques pour sa vie : Après cinquante neuf jours sans s’alimenter, sheykh Khader Adnan a perdu au moins quarante deux kilogrammes et est dans le coma depuis hier, menotté par le poignet et la cheville à son lit d’hôpital à Safad depuis le 30 décembre.


Ses revendications sont celles des trois cent quinze autres prisonniers palestiniens en « détention administrative » ainsi que de tous les palestiniens enfermés dans les prisons sionistes : être traité en être humain, avoir droit au respect, à la dignité et à la justice ! Israël garde ces hommes en otages, faisant fi des Conventions de Genève, des droits de l’Homme et des résolutions de l’ONU !

 

Palestiniens, nous sommes tous très inquiets. Nos pensées et nos prières vont à sa famille. Nous en appelons à tous les hommes libres, Khader Adnan meurt pour les valeurs d’humanité et de justice dont notre peuple est privé ! Khader Adnan doit être libéré et pris en charge par les médecins palestiniens qu’il a désignés !

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 20:35

 

http://akinorev31.mabulle.com/index.php/2012/02/10/204578-soutien-a-serge-letchimy-apres-sa-reaction-aux-propos-de-claude-gueant-le-07-02-2012

Communiqué de presse des premiers signataires de la pétition de soutien qui a reçu dix huit mille neuf cent signatures

Aucune excuse demandée, aucune sanction prise à l’égard de Serge Letchimy, député de Martinique.

 C’est un événement qui fera date dans le contexte actuel : l’Assemblée ne sanctionnera pas Serge Letchimy, décision prise Mardi 14 Février à 12 heures 30 par le bureau de l’assemblée nationale française après une réunion exceptionnellement longue. Voilà qui réhabilite un choix juste de société : Il revient à un pays qui revendique ses choix démocratiques de laisser le dialogue s'installer, de donner le droit à l'expression des opinions. La question au premier ministre est dans la continuité des apports multiples et composites qui irriguent notre société et en font sa richesse. Même si elle s’était appuyée sur des arguments qui prétendaient aux « injures, provocations ou menaces envers un membre du gouvernement », une sanction, quelle qu'elle soit, aurait de fait privilégié le droit de Monsieur Guéant et du premier ministre de refuser d'être interpellés sur leurs propos. Sanctionner aurait été perçu comme « un terrible camouflet et une insondable humiliation » à nous toutes et tous qui réclamons le droit de réfuter sans crainte les assertions d'un ministre, ou d'un président. La démocratie ne se divise pas, ne hiérarchise pas les points de vue, mais s’enrichit dans le dialogue : citoyennes et citoyens demeurent libres et égaux en droit.

Premiers signataires : Veronika Daae (Association des Communistes Unitaires), Jean-François Lafontaine ( Directeur de cabinet du Président du Conseil Régional de Martinique) , Martine Rainaud ( Militante FASE 33310 Lormont), Raoul Marc Jennar ( Essayiste, Mosset (66)), Myriam Martin (NPA), Olivier Le Cour Grandmaison ( Universitaire), Elodie Vieille-Blanchard ( Les Alternatifs), Patrick Braouezec ( Député), Francine Bavay (conseillère régionale IDF), Roland Mérieux ( Les Alternatifs), Janie Arneguy (Les Alternatifs Nîmes), François Simon ( vice-président région Midi-Pyrénées, EELV), Jacqueline Fraysse (Députée), Etienne Adam ( FASE Basse Normandie), Françoise Diehlmann (Conseillère régionale EELV, Ile de France), Jean-Marie Harribey (Professeur, économiste atterré), Geneviève Azam (ATTAC), Patrick Le Hyaric ( directeur de L'Humanité, Député européen, Vice président du groupe Gauche unitaire européenne au parlement européen), Pénélope Komites (PS, maire-Adjointe en charge des solidarités, Paris), Mathieu Colloghan (Artiste peintre, Montreuil), Yannis Youlountas (écrivain, journaliste Siné-Mensuel), Pierre Zarka (Association des Communistes unitaires), Xavier Marchand ( FASE Languedoc-Roussillon)

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 19:58

 

http://www.liberation.fr/monde/01012389813-face-a-bruxelles-le-grec-manolis-glezos-repart-en-resistance

 

Face à Bruxelles, le grec Manolis Glezos repart en résistance

 

A quatre vingt neuf ans, le héros du combat contre les nazis appelle son peuple à s’opposer aux plans d’austérité à répétition imposés par l’Europe

 

Par Maria Malagardis

 

Le vieux lion rugit encore. Et tant pis pour les cyniques qui se moquent parfois de cet utopiste de 89 ans reparti pour une ultime bataille. Idéaliste, Manolis Glezos peut bien l’être. Il est entré dans l’histoire le 30 mai 1941, à 19 ans, lorsque sur un coup de tête et avec un jeune camarade, Apostolos Santas, il décide de grimper de nuit au sommet de l’Acropole. Les deux garçons décrochent alors le drapeau nazi qui flotte depuis trois jours sur la célèbre colline. Par ce geste, ils signent le premier acte de résistance de la Grèce occupée et invitent à l’insoumission face à l’occupant allemand. L’opération sera alors saluée à travers toute l’Europe, du moins celle qui résiste.

 

Icône nationale. Près de trois quarts de siècle plus tard, le héros de la résistance, plusieurs fois emprisonné, torturé et même condamné à mort, est à nouveau en guerre. Associé au compositeur Mikis Theodorakis, avec lequel il a partagé un autre combat, celui contre la dictature des colonels entre 1969 et 1974, Glezos vient de créer un mouvement : Résistance des peuples démocratiques unis, dont l’acronyme, Elada, signifie «Grèce». En appelant les Grecs à manifester massivement devant le Parlement, dimanche, pour s’opposer «à la trahison» que représente le nouveau plan d’austérité imposé par Bruxelles, les deux vieux combattants ont contribué au succès de ce rassemblement de la colère qui, comme souvent en Grèce, a dégénéré.

 

Les tirs de gaz lacrymogène n’ont d’ailleurs pas épargné le compositeur et le héros de la résistance. Il y a deux ans déjà, lors de la manifestation du 5 mars, Glezos avait été blessé par un jeune policier qui s’était par la suite répandu en excuses sur toutes les chaînes de télé pour avoir touché l’icône nationale. Rencontré quelques jours plus tard dans sa modeste maison de la banlieue d’Athènes, le vieil homme avait raconté qu’il avait lui-même appelé le jeune flic pour lui dire qu’il ne le jugeait pas responsable.

 

Le «Stéphane Hessel grec» peut parfois faire sourire avec son lyrisme et son amour inconditionnel de la Grèce éternelle, il cultive une modestie qui force le respect. Proche de la gauche radicale, il n’a cessé depuis le début de la crise de fustiger les diktats de Bruxelles et l’arrogance de ceux qui humilient les Grecs, «en oubliant que ce peuple indocile a été le premier à dire non à l’armée mussolinienne et donc aux puissances de l’Axe». Aujourd’hui, c’est avec les mêmes accents patriotiques qu’il dénonce, dans la profession de foi de son nouveau mouvement, «une poignée de banques internationales, d’agences d’évaluation, de fonds d’investissement […] qui revendiquent le pouvoir en Europe et dans le monde et se préparent à abolir [les] Etats et [la] démocratie en utilisant l’arme de la dette».

 

Sursaut. Cette fois-ci encore, les Grecs seront-ils les premiers à dire non ? Le vieux lion aux yeux bleus l’espère et tente de susciter un sursaut national pour «arrêter cette politique irresponsable et criminelle d’austérité et de privatisation, qui conduit à une crise pire que celle de 1929». Le résistant est aussi l’un des premiers à avoir mis l’accent sur la dette que l’Allemagne doit à la Grèce depuis l’occupation nazie. Hitler avait en effet forcé le Trésor grec à prêter de l’argent au Reich.

 

Une somme évaluée aujourd’hui entre cinquante deux et cent milliards d’euros (selon qu’on y ajoute intérêts et réparations), que l’Allemagne, même réunifiée, a toujours refusé de rembourser, malgré les engagements pris lors de l’accord de Londres en 1953. Début février, vingt huit députés de droite comme de gauche ont repris le combat de Manolis Glezos pour exiger le remboursement d’une dette historique. Quelques jours plus tard, c’est un économiste allemand, Albert Ritschl, qui, sur le site de l’hebdomadaire Der Spiegel, légitimait à son tour ces revendications.

 

En Grèce, où le souvenir de l’Occupation est encore très sensible, la lutte pour le remboursement de l’emprunt nazi et contre la soumission à «l’Europe allemande» incarnée par le couple Merkel-Sarkozy frappe dans le mille. «Il y a encore un an, le combat de Glezos n’aurait pas reçu un tel écho, tempère le politologue Georges Seferzis. Mais l’attitude intransigeante et souvent humiliante de l’Allemagne a fait resurgir les blessures du passé.» Comme le héros de la résistance qui redescend dans l’arène, beaucoup de Grecs sont excédés par «les leçons de morale infligées par un pays qui, lui, n’a jamais soldé les dettes du passé et a même largement contribué à la corruption à travers les pots-de-vin versés par Siemens, l’un des plus grands scandales financiers de ces dernières années en Grèce», ajoute le politologue, qui prévoit l’émergence d’un mouvement de résistance économique aux accents nationalistes. Dimanche, le vieux lion indigné clamait encore : «Il faut faire descendre le drapeau de la soumission.»

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