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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 12:53

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-de-la-guerre-ideologique-90864726-comments.html#comment92934237

 

Jeudi 1 Décembre 2011

 

De la guerre idéologique

 

Michel COLLON devait animer un débat à la Bourse du travail de Paris le 9 novembre dernier sur les Médias mensonges, à propos de la guerre en Lybie.

 

Il en a été interdit après l’intervention publique d’un groupe anonyme s’intitulant « Missak et Mélinée » [référence donc aux héroïques combattants de la résistance immortalisés par la fameuse affiche rouge et le poème d’Aragon chanté par Léo Ferré].

 

Nous avons publié sur notre site la réaction d’Annie Lacroix-Riz qui y disait sa réprobation d’une pareille interdiction en dénonçant une véritable opération de chasse aux sorcières et en contestant fermement les accusations lancées contre Michel Collon par ses détracteurs anonymes.

 

Depuis, notre organisation fait l’objet et sur son propre site et sur certains forums des mêmes accusations et de menaces à peine voilées qui nous désignent comme de potentiels ennemis de groupuscules se réclamant de l’anti-fascisme et de la démocratie.

 

C’est pourquoi nous avons décidé de faire le point sur la question, d’autant que nous sommes loin d’être les seuls concernés.

 

Un peu d’histoire :

 

Les accusations

 

Sans remonter plus avant, c’est en mars 2011 que sur un site (Article11) est édité un article signé notamment par Marie-Anne Boutoleau (de son vrai nom Ornella Guyet), prenant à parti le site alternatif Grand Soir.

 

Le site est accusé de publier des auteurs "issus de l’extrême-droite ou de la mouvance conspirationniste" et de sombrer dans "une dérive regrettable, sur fond de confusionnisme politique et avec l’anti-impérialisme pour seule grille de lecture".

 

A partir d’un positionnement se déclarant "anarchiste libertaire antifasciste", Marie-Anne Boutoleau dénonçait le "confusionnisme politique" et le "conspirationnisme" de Grand Soir.

 

La méthode

 

Une liste de noms à proscrire et considérés comme infréquentables, donc non publiables pour un site se réclamant de la gauche radicale, était dressée, comprenant : Michel Collon, - Eva R-sistons, Paul-Éric Blanrue, Silvia Cattori, Jean Bricmont,

 

Annie Lacroix-Riz dépeinte comme une "historienne stalinienne, fondatrice du très douteux PRCF (Pôle de renaissance communiste en France) qui mêle allègrement rhétorique nationaliste et marxiste", mais aussi des sites donc comme GS ou Dazibaoueb etc.

 

Le support et le réseau de diffusion de cette position

 

On y trouve le réseau des sites Indymedia et celui de Paris en particulier et le site Rebellyon, Article11, l’information étant relayée dans un certain nombre d’autres sites et forums.

 

L’objectif poursuivi

 

Il s’agit, d’après les auteurs de l’article, de mettre en garde ceux qui en particulier se reconnaissent dans la gauche radicale et de faire en quelque sorte la promotion d’un type de censure en dénonçant "un confusionnisme malsain, donnant une caution de « gauche » ou « progressiste » aux fascistes et antisémites qu’il accepte de publier. Il est à ce titre problématique – voire navrant - de constater que Rezo.net, portail d’informations alternatives qui fait référence au sein de la « gauche de gauche », continue de référencer certaines publications du Grand Soir, donnant ainsi à ce site une visibilité qu’il ne mérite pas".

 

La riposte

 

Elle est venue de Grand soir, mais aussi d’autres organisations (comme l'Union Populaire Républicaine (UPR)) réfutant point par point les allégations mensongères de l’accusatrice. Dans cette riposte, nous voulons retenir essentiellement les arguments de fonds qui se sont entrelacés :

 

Les personnalités et les organisations pointées du doigt ont pour point commun leur engagement contre les interventions guerrières des Etats-Unis et de l’Union européenne et leur dénonciation de la politique d’oppression des dirigeants israéliens à l’égard du peuple palestinien et le fait qu’elles développent une argumentation visant à déconstruire l’argumentation des médias dominants qui justifient ces interventions et cette politique.

 

Le véritable procès monté contre le site et contre les personnalités citées, est construit sur des amalgames infondés : qui en effet, en connaissance de cause, peut douter de l’engagement anti-raciste et contre l’antisémitisme d’Annie Lacroix-Riz, de Michel Collon, de Maxime Vivas et de Victor Dedaj ?


Sachant par ailleurs que le procédé qui consiste à désigner comme négationnistes, antisémites, des personnalités telles Edgar Morin, Stéphane Hessel ou Daniel Mermet et son émission Là-bas si j’y suis, a été largement employé, dès lors qu’ils formulaient des critiques contre la politique de l'Etat d’Israël !

 

L’objectif était donc de les faire taire ou/et de jeter la suspicion auprès d’une partie de ceux qui leur accordaient confiance au nom même des valeurs dont ils se réclamaient !

 

Et à présent ?

 

Avec le surgissement des luttes dans le monde arabe, l’irruption des peuples sur la scène politique, au Moyen-Orient et au Maghreb, suivie et accompagnée par l’intervention politique et militaire des Etats-Unis et celle de l’OTAN, la question pour une gauche authentique d’un véritable positionnement et d’une action réellement anti-impérialiste et de soutien aux luttes populaires de ces pays s’est posée avec force.

 

Elle passait et elle passe par la dénonciation de l’intervention des forces impériales contre la souveraineté des peuples, d’autant que c’est en notre nom que ces guerres sont menées, soi-disant pour défendre les populations civiles et des droits de l’homme tandis que sur le terrain, en violation des mandats de l’ONU, ces mêmes populations étaient soumises à des bombardements intensifs ainsi que des lieux qui n’ont strictement rien à voir avec des objectifs purement militaires (Syrte) !

 

Et c’est donc dans ce contexte qu’ont rebondi les accusations de confusionnisme, de complicité avec l’extrême droite, de soutien aux dictatures arabes contre tous ceux qui ont eu à cœur de dénoncer les "Médias-mensonges" et de mettre en garde l’opinion sur la tentation du capitalisme en crise de tenter d’en sortir par la guerre et le contrôle accru des sources de matières premières comme de l’eau et du pétrole !

 

Attitude qui ne présume en rien les jugements divers par ailleurs que l’on peut porter sur les pays et les régimes victimes de cette agression.

 

C’est donc après plusieurs mois d’accalmie (depuis mars 2011) qu’un récent article, "Grand Soir et gueule de bois" daté du 17 octobre 2011, a été publié dans Indymedia Paris, relançant donc massivement les mêmes accusations. Il a été relayé cette fois par de nouveaux sites du type "Conspis hors de nos villes » et de nouveaux acteurs anonymes, comme le "Comité Missak et Mélinée".

 

Avec des caractéristiques nouvelles :

 

La liste des cibles désignées s’allonge (nombre de contributeurs de Grand Soir), mais aussi d’autres, comme par exemple Etienne Chouard, enseignant, connu pour la bataille qu’il a menée contre le traité constitutionnel européen en 2005, qualifié "d’ alter côté face brun côté pile", mais aussi Pascal Boniface.

 

Les menaces (y compris physiques) étaient déjà présentes dès mars 2011, mais elles se précisent : l’objectif étant cette fois et de discréditer les cibles ET d’empêcher par différents moyens la tenue de débats, comme ce fut le cas pour Michel Collon à la Bourse du travail de Paris.


Le même collectif appelant au boycott pour ce qui concerne Maxime Vivas, dont l’invitation à "l’autre salon du livre de Grigny", était considérée comme inacceptable "compte tenu des dérives fascisantes du site qu’il anime".


Un des articles du site Rebellyon.info étant chapeauté par le titre : "Halte au confusionnisme politique ! A Lyon, à Grigny ou ailleurs : les fachos hors de nos quar­tiers, pas de quar­tier pour les fachos ! » !

 

Et depuis que nous avons publié sur notre site l’intervention d’Annie Lacroix-Riz, sur divers forums, c’est à nous traiter en ennemis qu’il est fait appel, si nous avions l’outrecuidance de ne pas nous excuser!

 

Ces procédés sont indignes !

 

Ils s’apparentent à des méthodes elles effectivement d’extrême droite !

 

Ils visent, dans un espace médiatique pourtant verrouillé et totalement contrôlé par les grandes puissances financières (Bouygues, Lagardère, Dassault …), à discréditer et à interdire si possible les voix discordantes, à faire douter du réel engagement de celles-ci dans le combat pour la démocratie et pour un monde débarrassé du racisme, de l’exploitation et des dominations post-coloniales et impérialistes !

 

Et ce à l’heure d’un système capitaliste en crise profonde qui viole de manière récurrente la souveraineté des peuples et les droits des travailleurs.

 

Par conséquent, il s’agit de déjouer les pièges d’une véritable guerre idéologique menée avec des méthodes s’inspirant à la fois de l’intimidation (menaces, listes dressées qui s’apparentent aux pratiques du maccarthysme des années 1950) et des procédés de la guerre secrète : feindre d’agir au nom des valeurs de gauche afin de semer la discorde parmi les forces que tout doit pousser à s’unir.

 

Là est le confusionnisme, là sont les manipulations !

 

Et la radio anti-cubaine, organe de la mafia de Miami, n’a-t-elle pas eu le front de s’intituler radio Marti, du nom de celui qui est révéré dans tout Cuba et dont le buste pare toutes les écoles ?

 

Sur le Net, l’anonymat sert trop souvent de couverture à de sales opérations et à des travestissements idéologiques douteux !

 

Alors, ne nous laissons pas leurrer ! Libertaires authentiquement à la fois anti-racistes, anti-capitalistes et anti-impérialistes, ne vous trompez ni de combat, ni d’adversaires !

 

Missak et Mélinée Manouchian étaient des combattants anti-nazis et communistes lumineux !

 

Ne laissons pas utiliser leur combat dans de sombres entreprises !

 

Le Conseil d’administration du Front Syndical de Classe, 28 novembre 2011

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:57

http://www.lefigaro.fr/societes/2011/12/03/04015-20111203ARTFIG00002-l-argent-cache-des-syndicats.php

 

L'argent caché des syndicats

 

Ils touchent quatre milliards par an de la collectivité pour huit pour cent de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie... Un rapport parlementaire lève le voile. Décapant !

 

Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom ! En février dernier, douze délégués syndicaux du groupe se sont rendus au Sénégal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Dans leurs valises, un mandat en bonne et due forme du très imposant Comité central de l'unité économique et sociale (CCUES). Pour représenter les salariés de France Télécom face à la «place importante faite au secteur des télécoms, notamment dans le cadre des relations nord-sud», la délégation a reçu un chèque de douze mille euros. À l'heure où les entreprises serrent les coûts et l'État taille dans ses dépenses, les syndicats ne rechignent pas à envoyer leurs membres au soleil, tous frais payés, simplement «pour nourrir leur réflexion».

 

Gonflé? Non, une pratique plutôt ordinaire dans une France qui n'aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement. Car si le syndicalisme n'a jamais été aussi peu représentatif dans notre pays - seuls huit pour cent des salariés (public et privé confondus) adhèrent à une organisation, le taux le plus bas de l'Union européenne ! -, la machine syndicale, elle, se porte bien, très bien même. Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! C'est la démonstration choc que font les députés dans un rapport rendu public cette semaine, et que Le Figaro Magazine a pu consulter en avant-première.

 

Au terme d'une commission d'enquête de six mois, de dizaines d'auditions, les élus font ce constat : la collectivité fait chaque année un chèque de quatre milliards d'euros pour financer l'activité syndicale. Presque l'équivalent du budget de l'Enseignement supérieur...


Les cotisations ne représentent qu'une part infime des budgets syndicaux: guère plus de trois à quatre pour cent pour les organisations représentant les salariés et de quinze à soixante pour cent selon les cas pour les structures patronales. C'est une «exception française en Europe», relèvent les parlementaires, soulignant qu'ailleurs sur le continent, «les cotisations occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de quatre vingt pour cent dans l'ensemble». Leur «légitimité» est à ce prix, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics, glisse le rapport.

 

Ici, ce sont les détachements syndicaux, les décharges horaires, les subventions aux comités d'entreprise ou encore la gestion des organismes sociaux et de la formation professionnelle qui fournissent le gros des moyens. Un système bien huilé mis en place au lendemain de la guerre et que personne - même en ces temps de crise - n'a osé remettre en cause. Et surtout pas l'État impécunieux, pourtant avide d'économies. Y trouverait-il son compte?

 

Lorsqu'il a décidé de se pencher sur cette délicate question, Nicolas Perruchot, ce député centriste qui a fait une entrée tonitruante sur la scène politique en 2001, en évinçant Jack Lang de la Mairie de Blois, savait qu'il avançait en terrain miné.

 

L'annonce de sa commission d'enquête a été fraîchement accueillie «en haut lieu», souffle-t-il. À plusieurs reprises, on m'a fait dire qu'une commission d'enquête parlementaire sur le prix de l'essence serait mieux venue», précise Perruchot, pas mécontent de n'en avoir fait qu'à sa tête.

 

Les syndicats ne se sont pas bousculés à la porte de la commission. «Nous nous sommes même demandé si nous aurions besoin de faire intervenir la force publique, comme nous en avons le droit», confie-t-il. Les représentants de l'UIMM - la puissante fédération patronale de la métallurgie - ou de FO ne se sont présentés à la convocation des députés qu'in extremis, lors de la dernière semaine d'audition.

 

On comprend leurs réticences. Le tableau que dressent les élus est décapant: «mécanismes de financement structurellement opaques», «absence de prise en considération (...) des mises à disposition de personnels et de locaux», «dérives»... Le schéma des circuits de financement qu'ils ont tenté de reconstituer vaut son pesant d'or, tant il est incompréhensible.

 

Les députés se sont fondés pour leur enquête sur de tout nouveaux éléments, fournis par les fédérations elles-mêmes. Car, pour la première fois cette année, les organisations syndicales et patronales ont dû se livrer à un exercice d'un genre nouveau: la publication de leurs comptes, en vertu de la loi d'août 2008 sur la représentativité syndicale. Personne n'avait osé leur demander le moindre bilan depuis la loi Waldeck-Rousseau créant les syndicats en... 1884 !

 

Certes, une incertitude plane encore sur les obligations des puissants syndicats de la fonction publique. En outre, toutes les organisations ne se sont pas pliées aux nouvelles règles du jeu avec le même entrain, certaines les ont même royalement ignorées. On attend toujours les comptes de FO pour 2010, de même que ceux de l'Union nationale des professions libérales (UNAPL). Quant à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), elle a carrément fait savoir qu'elle n'entendait pas commencer l'exercice avant l'année prochaine.

 

Bernard Thibault, lui, a fait le choix de présenter le bilan de la CGT à la presse le 14 novembre. Sur soixante dix neuf millions d'euros de cotisations versés par ses adhérents, un peu moins de treize millions ont été affectés à la confédération pour financer ses activités, a-t-il détaillé. Ce qui lui a permis d'affirmer que près des deux tiers des recettes de la CGT provenaient des adhérents. À l'entendre, on serait donc «très loin» de l'image d'un syndicat «fonctionnant avec l'argent public». Simple question de présentation. Ce que l'on nomme par facilité «syndicat» est juridiquement composé d'une kyrielle de structures : sections d'entreprises, unions locales, départementales, fédérations professionnelles... La maison-mère est souvent elle-même incapable d'indiquer avec certitude le nombre de ses affidés. La CGT, par exemple, hésite entre vingt cinq mille et trente mille entités.

 

Quoi qu'en dise Bernard Thibault, l'essentiel de la richesse de la CGT et des autres syndicats de salariés provient des moyens humains - détachements, décharges horaires, etc. - mis à leur disposition par les entreprises et surtout par l'Etat. Ces petites mains se comptent par dizaines de milliers dans la fonction publique. Ou plutôt, elles ne se comptent pas. Car en la matière, l'unité de mesure, c'est l'estimation. Le doigt mouillé.

 

Pour en avoir le cœur net, l'Inspection générale de l'administration a épluché l'an dernier les mécanismes de mise à disposition pour les syndicats de la fonction publique dans deux départements, le Rhône et le Loiret. Son rapport, resté confidentiel, montre que l'administration n'est pas tatillonne avec les absences syndicales, qu'elle a parfois même renoncé à comptabiliser.

 

Au service des impôts notamment, les syndicats déclarent que tous les droits syndicaux ont été pris quand la direction, elle, fait état d'une importante sous-consommation des heures de détachement ! De manière générale, les administrations peinent à distinguer les différents types d'absence ou de décharge.


Les abus prospèrent dans un univers où règne le flou. Soumis aux questions des inspecteurs de l'administration, les directeurs des ressources humaines des ministères ont bien dû admettre qu'ils ne disposaient d'aucun tableau de bord détaillé de leurs effectifs. Des réponses au moins aussi vagues ont été données aux députés. Du bout des lèvres, au ministère de la Fonction publique, on reconnaît qu'environ dix sept mille agents (en postes équivalents temps plein) seraient mis à la disposition des syndicats dans la fonction publique. Dont près de mille deux cent à l'Éducation nationale. Les parlementaires ont conclu de cet aveu à moitié officiel que la réalité devait se situer bien au-dessus et Perruchot avance le chiffre de «vingt huit mille équivalents temps plein pour les trois fonctions publiques». Si l'on s'en tient au chiffre officiel, les moyens humains offerts aux syndicats par l'État représenteraient une enveloppe minimale de un milliard trois cent millions d’euros. «J'ai dit à Valérie Pécresse : rien qu'avec une économie de dix pour cent sur ce budget, je te fais l'équivalent de deux taxes sodas», ironise le rapporteur.

 

Dans certains services de l'État comme la police, fortement syndiquée, ces mises à disposition ont atteint une telle ampleur que le ministre a dû taper du poing sur la table. Depuis une dizaine de jours, le cabinet du ministre de l'Intérieur reçoit discrètement les syndicats de policiers les uns après les autres. Claude Guéant a lancé un pavé dans la mare en déclarant qu'il comptait «remettre les policiers sur le terrain». Depuis les déclarations du ministre, les langues se délient, et les différentes centrales se renvoient la patate chaude. Les uns ont reconnu des syndicalistes policiers assurant le service d'ordre de manifestation d'un candidat de gauche, les autres dénoncent les moyens humains particulièrement généreux consacrés aux œuvres sociales de la police. Jusqu'où ira le ministre de l'Intérieur?

 

Dans bien des cas, les administrations préfèrent fermer les yeux pour assurer la paix sociale.«Globalement, les quotas de détachement dans la fonction publique ont souvent été dépassés avec la bénédiction des ministères», concède un connaisseur.

 

Cette stratégie dépasse de beaucoup les détachements de permanents syndicaux. Elle passe aussi par des largesses aux comités d'entreprise, la mise à disposition de locaux et de moyens matériels. Toujours dans la police, à Lyon, les syndicats policiers bénéficient depuis 2008, date de la destruction d'un immeuble ancien, d'un relogement dans le domaine privé pour un loyer annuel de quatre vingt sept mille euros.

 

Au fil des ans, certains comités d'entreprise de la sphère publique sont devenus de véritables coffres-forts ! Il est vrai que les patrons n'hésitent pas à mettre la main à la poche bien au-delà des obligations prévues par la loi. Manière d'acheter, au prix fort, la paix sociale. Pierre Mongin, à la tête de la RATP, n'aligne-t-il pas seize millions par an, c'est-à-dire sept millions de plus que ce que lui imposent les textes, dans la caisse syndicale? Durant plus de dix ans à la tête d'Air France, Jean-Cyril Spinetta a mis des sommes importantes à disposition de ses comités d'entreprise (3,1 % de la masse salariale). Un compte courant avait même été mis à disposition par l'entreprise pour éponger les dettes et la gestion hasardeuse du CCE. Air France l'a fermé en 2008 et a accepté d'éponger un découvert de sept millions d'euros. Une goutte d'eau face aux enjeux poursuivis par la direction: faire passer la privatisation de l'entreprise et la fusion avec le néerlandais KLM.

 

Même chose à EDF, qui abrite la plus grosse cagnotte de la CGT, l'intouchable Caisse centrale d'action sociale (CCAS). «Les magistrats ne comprennent rien aux impératifs économiques!» s'était emporté un certain ministre du Budget en 2004 alors qu'une information judiciaire était ouverte sur les irrégularités de la gestion du comité d'entreprise (quatre mille permanents syndicaux). Met on en cause la gestion d'un syndicat majoritaire à la veille d'un changement de statut de l'entreprise ?

 

Chez France Télécom-Orange, la direction a trouvé une méthode tout aussi efficace de mettre de l'huile dans les rouages: acheter des pages de publicité dans les journaux syndicaux ou encore louer des stands dans les grands congrès.

 

Par comparaison, les entreprises privées «contribuent financièrement assez peu, sauf exception, au financement des syndicats de leurs salariés», note la commission d'enquête parlementaire. Hormis les décharges horaires prévues par la loi et les locaux syndicaux mis à disposition et dûment mentionnés dans leurs comptes. Au total, les députés évaluent le coût de la représentativité syndicale dans le secteur privé à un milliard six cent millions d'euros. Un chiffre qui «ne correspond pas, à proprement parler, au financement des "syndicats", mais plus précisément à celui de l'activité de représentation, de défense, de revendication menée par les syndicalistes dans les entreprises», note le rapport. En outre, plus des trois quarts de ces syndicalistes sont élus par le personnel et non désignés par leurs syndicats.

 

Les organisations syndicales et patronales se partagent enfin également, depuis plus de soixante ans, le gros gâteau du paritarisme. Ce sont elles qui gèrent le circuit de la formation professionnelle en France (un pactole de 6,3 milliards) et le «un pour cent logement». Elles encore qui sont aux commandes des grands organismes de la Sécurité sociale et de l'Unedic, des mastodontes qui assoient leur puissance et font vivre des dizaines de milliers de militants promus au rang d'administrateurs. Indemnités forfaitaires, frais de formation, prise en charge de secrétariat, voyages d'études...: les députés énumèrent les multiples avantages que procure la gestion des organismes paritaires (voir tableau). «Tout le monde se tient, car tout le monde en croque», résume un dirigeant d'une caisse de retraite complémentaire, la galaxie AGIRC ARRCO.

 

Denis Gautier-Sauvagnac, ancien dirigeant de la très puissante UIMM au sein du Medef, n'a toujours pas livré les secrets de la «fluidification du dialogue social». Dix-neuf millions d'euros ont été retirés en liquide des caisses de l'organisation entre 2000 et 2007, qui auraient majoritairement servi au financement occulte de syndicats, selon les soupçons des enquêteurs.

 

«Je suis parvenu à la conclusion qu'il existe bien un système, une stratégie globale et une alliance objective entre acteurs concernés, analyse Jean-Luc Touly, syndicaliste lui-même, en cours de rédaction de son deuxième ouvrage sur les financements occultes. Si la CGT n'a pas mené la fronde lors de la réforme des régimes sociaux, comme elle aurait pu facilement le faire, c'est que le gouvernement avait une monnaie d'échange: la loi sur la transparence des comptes syndicaux dont l'incidence est limitée. »

 

Au plus fort de la crise, les confédérations affichent une insolente santé financière. Toutes les centrales sont propriétaires de vastes locaux parisiens : le siège du Medef est valorisé vingt quatre millions d'euros, l'UIMM dispose d'un trésor de guerre de près de cinq cent cinq millions d'euros, selon le rapport. François Chérèque, à la tête de la CFDT, avoue avoir du mal à cacher ses économies de plus de trois cent cinquante millions d'euros, dont 34,7 millions de « trésorerie disponible ». Celle de la CGT est de quarante deux millions d'euros. Les fruits d'une «gestion de père de famille» ont expliqué, sans rire, plusieurs responsables syndicaux...

 

Des rentiers, les syndicats français? Ils fonctionnent en tout cas très bien indépendamment de leur manque de représentativité. Inutile de grandir pour s'enrichir ! À l'extrême, ils n'auraient guère besoin d'adhérents. Premier syndicat français, la CGT en compte six cent soixante dix mille. Très loin des deux millions quatre cent mille d'IG Metall, le syndicat allemand des «métallos».

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 19:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-gouvernement-dunion-form%C3%A9-au-y%C3%A9men-sur-fond-173303231.html

 

Le gouvernement d’union formé au Yémen sur fond de combats

 

SANAA (Reuters) - Le vice-président yéménite, Abd-Rabbou Mansour Hadi, a publié mercredi un décret portant création d'un gouvernement d'union nationale dirigé par le chef de l'opposition, Mohammed Basindwa, rapporte l'agence officielle Saba.

 

Ce développement résulte d'un plan de transition négocié par les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour faciliter le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, et mettre fin à des mois de manifestations qui ont paralysé le pays en le plaçant au bord de la guerre civile.

 

Alors que Basindwa se préparait à présenter le nouveau gouvernement, des affrontements à l'arme lourde ont opposé dans les rues de Sanaa les forces gouvernementales à des combattants tribaux hostiles au président Saleh, ont rapporté des témoins.

 

Ces combats, livrés à proximité de bâtiments officiels et du bastion des forces de Sadeq al Ahmar, de la confédération tribale des Hached, représentent le dernier défi à la mise en oeuvre du plan de transition et du gouvernement.

 

Après dix mois de manifestations de masse contre Saleh, l'Arabie saoudite redoute comme les Etats-Unis de voir le chaos s'aggraver et la branche régionale d'Al Qaïda s'enhardir au Yémen, malgré les opérations que l'armée américaine a déclenchées par drones interposés contre le mouvement islamiste.

 

Des obus ont touché les façades de la radio publique et les bureaux du Premier ministre pendant les tirs d'artillerie opérés dans le quartier de Hasaba, où sont basés les hommes de Sadeq Ahmar.

 

Un habitant de Sanaa a dit que les combats avaient débuté à l'aube. "Ils utilisent des mitrailleuses et des lance-grenades", a ajouté Abdul Rahman par téléphone tandis que des tirs retentissaient à l'arrière-plan.

 

DÉFIS MULTIPLES

 

"Nous sommes bloqués chez nous, pas moyen de sortir", a-t-il dit. D'autres habitants de la capitale ont dit que les rues de plusieurs quartiers étaient quasi désertes.

 

Saleh a fini par signer le plan du CCG en novembre sous la pression de manifestants qui protestaient contre une pauvreté chronique, la corruption et le manque de perspectives économiques. Il a officiellement cédé ses pouvoirs au vice-président Hadi.

 

Mais l'accord de transition reste menacé par les combats entre alliés et ennemis de Saleh à Taëz, à deux cent kilomètres au sud de Sanaa, où vingt personnes au moins ont été tuées. Les Nations unies ont exhorté les forces gouvernementales à cesser de faire feu sur les manifestants.

 

Basindwa, ancien ministre des Affaires étrangères, a été choisi par les partis d'opposition pour le gouvernement d'union. Il a indiqué que le gouvernement serait investi dans ses fonctions samedi. Le Congrès Populaire général (CPG) de Saleh conserve les portefeuilles clés de la Défense et des Affaires étrangères, tandis que les partis de l'opposition obtiennent ceux de l'Intérieur et des Finances.

 

Le gouvernement devra relever une série de défis, notamment une poussée séparatiste dans le Sud, qui s'était uni avec le Nord en 1990 avant de le combattre au cours d'une guerre civile.

 

Le Sud est aussi le théâtre d'un conflit entre forces gouvernementales et rebelles islamistes qui a déplacé des dizaines de milliers d'habitants.

 

Dans le Nord, de nouveaux combats ont éclaté mercredi entre des insurgés chiites et des islamistes salafistes sunnites, a déclaré un porte-parole salafiste.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 19:21

 

http://www.anticolonial.net/spip.php?article2392

 

Samedi 10 décembre 2011 de 16 heures à 20 heures

A l’occasion de la journée internationale des Droits de l’Homme, participez au Live Syria Day

Manifestation internationale de Soutien au peuple Syrien

Au SOCLE, 100 rue de Charenton, 75012 Paris

(Métro gare de Lyon ou Ledru Rollin)

Malgré neuf mois de répression brutale et d’exactions systématiques contre leurs droits élémentaires (torture enlèvement, assassinat, villes assiégées…), les syriens poursuivent leur lutte pacifique pour la défense de leur liberté et de leurs droits.

A l’occasion de la journée internationale des Droits de l’Homme, les manifestants et les activistes syriens vous appellent à manifester simultanément avec eux ce samedi 10 décembre lors du Live Syria Day.

Lors de cet événement, vous partagerez avec les manifestants en Syrie les chants et slogans projetés en directe sur écran géant en provenance de toutes les régions de Syrie (Homs, Daara, Hama, Damas, Jabal Al Zaouie).

Cette journée sera une journée de partage et de soutien pour un peuple qui affronte la mort depuis plus de huit mois avec une audace et une ténacité imbattables.

Soyons Solidaire avec le peuple Syrien, participons au Live Syria Day.

Journée à l’initiative de la commission générale de la révolution Syrienne (Al Haya Al Aama)

Coordination à l’internationale par News Network, SMART, La page de révolution Syrienne 2011 contre Bachar al Assad.

Avec le soutien et la participation en France de SMART-France, Souria Houria, Urgence Syrie, Collectif du 15 Mars, Comité de la déclaration de Damas, Association Pour une Syrie Libre, comités locaux de coordination LCC, comités locaux de coordination à l’étranger LCCabroad, Le Comité de Coordination de Paris pour le Soutien à la Révolution Syrienne, Sortir du colonialisme, Union syndicale Solidaires, Europe Ecologie Les Verts, NPA, PCF …

Entrée libre mais nombre de places limitées, merci de confirmer votre venue par email à : livesyriaday@gmail.com

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 20:16

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-fr%C3%A8res-musulmans-emporteraient-34-si%C3%A8ges-plus-en-152242476.html

 

Les Frères musulmans emporteraient trente quatre sièges de plus en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - La victoire électorale du parti des Frères musulmans semble se confirmer en Egypte, où le nouveau gouvernement de Kamal al Ganzouri, aux pouvoirs renforcés, a finalement été investi.

 

Le Parti liberté et justice (FJP) a remporté la majorité des duels de second tour de la première phase des élections législatives, qui s'étendront jusqu'au mois de janvier, a annoncé dans la soirée la commission électorale égyptienne.

 

La participation a toutefois fortement reculé, avec seulement 39% de votants contre 52% lors du premier tour, le mois dernier.

 

Le FJP a remporté 24 des 44 sièges attribués, et ses alliés en ont pris quatre autres. Le décompte des bulletins a été suspendu pour huit autres sièges en raison de recours légaux, mais le FJP a indiqué s'attendre à en gagner six.

 

Avec les deux sièges obtenus au premier tour, le FJP détiendrait 36 des 56 sièges en lice dans cette première phase pour ce qui concerne le scrutin majoritaire uninominal.

 

Les islamistes modérés sont également arrivés en tête du scrutin de liste, avec un peu moins de 37% des suffrages exprimés. Les salafistes du parti Al Nour ont créé la surprise en prenant la deuxième place (24%). Les libéraux du Bloc égyptien sont crédités de 13% des suffrages.

 

Les élections législatives, premier scrutin de l'après-Moubarak, sont organisées en trois phases, selon un système complexe de répartition des 498 sièges de la future Assemblée du peuple. Les deux tiers des députés sont élus au scrutin de liste à la proportionnelle; le tiers restant est désigné au scrutin majoritaire à deux tours.

 

Les résultats officiels du deuxième tour ne seront pas connus avant jeudi mais il semble que les partisans de la laïcité aient voté en faveur des Frères musulmans dans les vingt quatre duels de second tour qui les opposaient aux salafistes.

 

ÉCHEC SYMBOLIQUE POUR LES SALAFISTES

 

Un porte-parole du parti salafiste, Abdel Moneim el Shahat, a par exemple été battu à Alexandrie par un candidat du FJP, rapporte la presse. Il avait suscité la polémique en suggérant que la démocratie était "haram" (interdite) et que les statues des pharaons devraient être recouvertes ou détruites car symboles d'idolâtrie.

 

Shahat doit sa défaite au report des voix des jeunes électeurs libéraux et chrétiens vers le candidat indépendant Hosni Deouidar, qui était également soutenu par les Frères musulmans.

 

"Les Frères ne me représentent pas, mais ils valent mieux que les salafistes", a déclaré Beshoy Gerges, étudiant en droit de 23 ans de confession copte. "Je préfère mourir plutôt qu'être représenté par un salafiste au parlement."

 

Le mandat populaire dont jouiront les Frères musulmans après les élections ne pourra être ignoré par le conseil militaire au pouvoir, mais l'armée conservera le pouvoir exécutif jusqu'à l'élection présidentielle prévue en juin.

 

Cette élection doit marquer la fin de la période de transition entamée avec la chute, le 11 février, du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans.

 

Le procès de l'ancien "raïs" et de deux de ses fils, poursuivis notamment pour la mort de 850 manifestants, va pouvoir reprendre à la fin du mois. La justice a rejeté la demande de dessaisissement des juges chargés de l'affaire, rapporte mercredi l'agence de presse officielle Mena.

 

Le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) a par ailleurs publié un décret donnant au Premier ministre des prérogatives présidentielles, rapporte Mena.

 

La nomination de Ganzouri, 78 ans et Premier ministre d'Hosni Moubarak à la fin des années 1990, n'a pas fait l'unanimité parmi les mouvements révolutionnaires.

 

Le Premier ministre a mis du temps à former un gouvernement susceptible de satisfaire la population. Son cabinet a été investi mercredi par le chef du CSFA, a rapporté la télévision publique.

 

Le ministère de l'Intérieur, un poste-clé, a été confié au responsable de la sécurité de la province de Giza, sur la rive ouest du Nil, rapporte le journal du pouvoir Al Ahram.

 

Le ministre des Finances, Moumtaz al Saïd, a été confirmé dans ses fonctions. D'après des médias d'Etat, la moitié des membres du gouvernement sortant devraient conserver leur poste.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 19:54

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-police-d%C3%A9mant%C3%A8le-le-camp-des-indign%C3%A9s-san-182718892.html

 

La police démantèle le camp des « indignés » de San Francisco

 

SAN FRANCISCO (Reuters) - La police californienne a démantelé mercredi matin un camp de toile du mouvement "Occupy" à San Francisco et procédé à une cinquantaine d'arrestations. Il s'agissait du dernier grand campement de manifestants "anti-Wall Street" sur la côte Ouest.

 

Ces dernières semaines, la ville avait demandé à plusieurs reprises aux manifestants de quitter la place qu'ils occupaient près de la rue piétonnière Market Street, et tenté sans succès de négocier leur installation à un autre endroit.

 

Une centaine de personnes se trouvaient dans le camp lorsqu'un nombre équivalent de policiers sont intervenus peu avant 2 heures du matin, a indiqué Greg Suhr, chef de la police de San Francisco.

 

Une cinquantaine d'entre elles ont été interpellées, dont deux pour agression après avoir frappé un policier au visage avec une chaise. Le reste de l'opération s'est déroulé sans incident notable. Un petit groupe de manifestants a continué de faire face aux forces de l'ordre sur Market Street, mais la plupart s'étaient dispersés vers 5 heures 30.

 

Une opération analogue à Oakland avait entraîné le mois dernier de violents affrontements entre policiers et manifestants, dont plusieurs avaient été grièvement blessés. Les autorités de San Francisco tenaient à éviter le même scénario.

 

A Los Angeles, la police avait mobilisé mille deux cent policiers pour démanteler un camp d'"indignés" à la fin du mois dernier.

 

Les autorités de nombreuses villes américaines ont démonté des camps qui avaient surgi dans la foulée du mouvement "Occupy Wall Street" de New York, dirigé contre les inégalités économiques et les excès imputés au système financier américain.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 21:06

 

http://www.fr.news.yahoo.com/des-sanctions-demand%C3%A9es-apr%C3%A8s-un-d%C3%A9c%C3%A8s-lors-dune-153020107.html

 

Des sanctions demandées après un décès lors d’une interpellation

 

STRASBOURG (Reuters) - Le Défenseur des droits en France, Dominique Baudis, recommande au ministère de l'Intérieur la prise de sanctions à l'encontre de quatre policiers impliqués dans la mort d'un homme qu'ils venaient d'interpeller en 2009 dans le Doubs.

 

Cette affaire fait partie des cinq cas de personnes décédées entre les mains de la police entre 2004 et 2009 qu'Amnesty International a dénoncés dans une lettre ouverte le 30 novembre.

 

Le collège "Déontologie de la sécurité" du Défenseur des droits estime dans une délibération récente qu'en interpellant Mohamed Boukrourou, le 12 novembre 2009 à Valentigney, les policiers "ont fait un recours inadapté et disproportionné à la force" et ont fait subir à la victime un "traitement inhumain et dégradant".

 

Ce Marocain de 41 ans souffrant de troubles psychiatriques s'était énervé contre son pharmacien auquel il avait lui-même demandé d'appeler la police afin de porter plainte.

 

Alors qu'il était allongé dans le fourgon de police, les menottes aux poignets, trois fonctionnaires s'étaient installés sur son corps pour le maîtriser.

 

Le quadragénaire serait décédé d'une défaillance cardiaque.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 18:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/heurts-entre-manifestants-et-forces-lordre-%C3%A0-ath%C3%A8nes-133017911.html

 

Heurts entre manifestants et forces de l’ordre à Athènes

 

ATHENES (Reuters) - La police grecque a fait usage de gaz lacrymogène mardi à Athènes contre des dizaines de manifestants cagoulés qui jetaient des cocktails molotov et des pierres contre les forces de l'ordre en marge d'une manifestation.

 

Des centaines de personnes s'étaient rassemblées dans la capitale jusqu'au parlement pour commémorer la mort d'un jeune lycéen tué par la police en 2008.

 

La mort d'Alexandros Grigoropoulos, 15 ans, avait déclenché les émeutes les plus violentes de l'histoire du pays. Les troubles, qui se nourrissaient également des difficultés économiques, avaient duré deux semaines et joué un rôle dans l'alternance politique aux législatives d'octobre 2009.

 

La crise de la dette grecque a éclaté peu de temps après l'arrivée des socialistes au pouvoir, lorsque les nouveaux gouvernants ont découvert la réalité de la situation macroéconomique du pays.

 

La Grèce est depuis lors le théâtre de manifestations régulières qui dégénèrent souvent en affrontements entre policiers et manifestants devant le parlement.

 

Mardi, dix personnes au moins ont été légèrement blessées. Des groupes de militants radicaux, vêtus de noir, ont brisé des vitrines et incendié des poubelles.

 

Des incidents ont été signalés dans d'autres quartiers d'Athènes ainsi qu'à Salonique, dans le nord du pays.

 

Les cortèges étaient plus maigres que ceux des derniers rassemblements liés à cet événement et des dernières manifestations contre la politique économique.

 

Dans le centre d'Athènes, le cortège principal des manifestants a dénoncé les nouvelles mesures d'austérité. "La révolution sociale maintenant", pouvait-on lire sur une banderole.

 

BUDGET

 

"C'est une colère sourde, comme une tension, et c'est dangereux", a constaté Mary Bossis, professeur de sécurité internationale à l'université du Pirée.

 

Le rassemblement a été dispersé en moins d'une heure, mais une nouvelle manifestation, dirigée contre la politique d'austérité, devait débuter en fin d'après-midi.

 

Les députés doivent se prononcer dans la soirée sur le budget 2012 préparé par le gouvernement d'union de Lucas Papadémos. Le budget contient des hausses d'impôts et des réductions des dépenses de l'Etat, pour parvenir à un déficit de 6,7% du produit intérieur brut en 2012 contre 9% cette année.

 

Il devrait être adopté sans difficulté malgré la colère sociale, en raison de la marge dont dispose le gouvernement de coalition au Parlement.

 

La Grèce a obtenu la semaine dernière le versement d'une nouvelle tranche d'aide internationale de huit milliards d'euros, qui lui permet jusqu'à présent d'éviter la faillite.

 

"Il n'y a pas de solution miracle", a dit le ministre du Travail, George Koutroumanis, aux députés. "Mais en 2012, nous devrons travailler pour ramener la croissance et les investissements qui créeront du travail."

 

"Nous devons résoudre ces problèmes qui sapent la cohésion sociale et frappent des centaines de milliers de jeunes", a insisté le ministre.

 

Le taux de chômage des jeunes a atteint 43% en Grèce après une succession de plans d'austérité qui ont contribué à provoquer une quatrième année consécutive de récession.

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 17:41

 

Un mois de campement et appel pour le 10 décembre

 

Mouvement Démocratie Réelle Paris

 

Indignés de la Défense

 

Après l'occupation du temple de la finance et de la spéculation, les Indigné-e-s se tournent à présent vers la question des Droits de l'Homme : diverses actions sont prévues ce 10 décembre.

 

Premier bilan : malgré des conditions climatiques difficiles, le blocus et le harcèlement permanent des forces de l'ordre, cette action dépasse les espérances.

 

Un grand nombre de personnes nous ont apporté un fort soutien logistique et moral ; le campement a permis de considérables échanges avec des habitués du quartier d'affaire et des sympathisants de toute la région parisienne, de France et d'Europe.

 

Il a aussi été un espace au sein duquel beaucoup de personnes, jusqu'alors exclues, ont pu trouver de quoi manger, partager avec les autres et retrouver simplement des raisons d´avoir de l'espoir en l'avenir. Cette expérience artisanale et humaine a été possible grâce à la contribution de milliers d'anonymes solidaires que nous tenons à remercier, notamment par l'intermédiaire des médias.

 

Un mois après le début de ce campement, l'Assemblée des indigné-e-s a décidé d'y maintenir symboliquement une occupation avec un nombre de personnes plus réduit sur place. Des points d'accueil et de participation sont en création dans différents endroits de la capitale.

 

Les Indigné-e-s en appellent désormais à une nouvelle mobilisation le samedi 10 décembre à 14 heures, place de Clichy à Paris.

 

Lors de cet événement mondial des indigné-e-s, à l'occasion du soixante troisième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme nous rappellerons qu'ils n'ont jamais été appliqués à l'échelle planétaire. Et nous réfléchirons tous ensemble à une « Déclaration des Droits de l'Humain applicable à tous ».

 

La marche partira à 14 heures de la place de Clichy pour aller jusqu'à la place de Stalingrad où aura lieu une Assemblée Populaire. Trajet prévu : Place de Clichy, Boulevard de Clichy, Boulevard de Rochechouart, Boulevard de la Chapelle, Boulevard de la Villette, Place de la Bataille de Stalingrad.

 

Nous allons lentement parce que nous allons loin !

 

 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 17:23

 

http://fr.news.yahoo.com/lenquête-philippe-courroye-sur-les-fadettes-jugée-illégale-135858658.html

 

L’enquête de Philippe Courroye sur les « fadettes » jugée illégale

 

PARIS (Reuters) - La plus haute juridiction française a déclaré illégale mardi l'enquête menée en 2010 par le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine), Philippe Courroye, sur le journal Le Monde, un précédent en matière de protection de la presse qui devrait entraîner la mise en examen de ce magistrat.

 

L'arrêt de la Cour de cassation est un nouvel épisode de la saga judiciaire autour de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, qui a déjà embarrassé l'Elysée et la majorité sur plusieurs plans, avec notamment le départ du gouvernement en 2010 du ministre Eric Woerth, mis en cause pour ses liens avec la milliardaire.

 

Cette fois, c'est Philippe Courroye, magistrat qui revendique son amitié personnelle avec Nicolas Sarkozy, qui risque une mise en cause, alors même que l'opposition de gauche l'accuse d'agir sur les ordres de la présidence.

 

La Cour de cassation a confirmé un arrêt rendu en mai dernier par la cour d'appel de Bordeaux, déclarant illégales les réquisitions délivrées en septembre 2010 à la police par le procureur Courroye afin qu'elle examine les factures détaillées de téléphone de deux reporters du Monde, Gérard Davet et Jacques Follorou.

 

Il s'agissait alors de savoir qui avait inspiré un article relatant une perquisition chez Liliane Bettencourt. Philippe Courroye soupçonnait sa rivale, la présidente de chambre correctionnelle Isabelle Prévost-Desprez. Sur sa demande, la police a constitué un dossier de sept cent pages sur les sources des deux journalistes et leurs contacts privés.

 

"L'atteinte portée au secret des sources n'était pas justifiée par l'existence d'un impératif prépondérant d'intérêt public et la mesure n'était pas strictement nécessaire et proportionnée au but légitime poursuivi", dit la Cour dans son arrêt.

 

Philippe Courroye et son adjointe Marie-Christine Daubigney devraient désormais être à nouveau convoqués, peut-être avant Noël, par la juge parisienne Sylvie Zimmermann, saisie d'une plainte du Monde, en vue d'une possible mise en examen.

 

Les deux magistrats avaient déjà été convoqués en septembre en vue de poursuites pour "atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique et collecte de données personnelles par moyen frauduleux, déloyal et illicite". La procédure avait cependant été renvoyée pour le problème de procédure tranché par la Cour de cassation.

 

Pour ces démêlés avec la presse, le pouvoir est mis en cause dans une seconde affaire de violation présumée du secret des sources du Monde, où le gouvernement a reconnu avoir mandaté en 2010 la Direction centrale du renseignement intérieur. Son patron Bernard Squarcini, autre proche de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen en octobre.

 

L'arrêt de la Cour de cassation consacre par ailleurs définitivement un droit que l'actuel gouvernement lui-même a fait inscrire dans la loi en 2010, la protection des sources, qui ne peuvent être recherchées que dans des cas extrêmes d"'impératif prépondérant d'intérêt public".

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