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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 18:14

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lid%C3%A9e-dun-d%C3%A9faut-grec-gagne-du-terrain-le-150559871.html

 

L’idée d’un défaut grec gagne du terrain, le G20 déçoit

 

ATHENES/WASHINGTON (Reuters) - La possibilité d'un défaut de la Grèce sur sa dette a pris de l'ampleur vendredi, et même l'engagement du G20 à faire le nécessaire pour empêcher que la crise en zone euro ne sape les banques et l'activité économique n'est pas parvenu à apaiser les marchés financiers mondiaux.

 

Athènes a démenti des informations de la presse grecque affirmant que l'un des scénarios envisagés pour sortir de la crise était un défaut ordonné avec une décote de cinquante pour cent pour les détenteurs d'emprunts souverains.

 

Le Premier ministre George Papandréou a dit que la Grèce avait pour seul souci la mise en oeuvre d'un second plan de sauvetage convenu avec l'Union européenne en juillet.

 

"Parce qu'on dit et écrit beaucoup de choses, concernant les scénarios, je souligne une fois de plus que nous avons choisi de mettre en vigueur l'accord du 21 juillet", lit-on dans un communiqué publié par ses services.

 

Le ministère grec des Finances a lui réagi à ces articles en assurant que le pays était déterminé à mettre en oeuvre le deuxième plan d'aide international, de cent neuf milliards d'euros, défini le 21 juillet. "Toutes les autres discussions, les rumeurs, les commentaires, les scénarios détournent notre attention de cet objectif central", a dit le ministre Evangelos Venizelos dans un communiqué.

 

De son côté, Klaas Knot, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a estimé que le scénario d'un défaut grec ne pouvait plus être écarté, devenant ainsi le premier banquier central de la zone euro à admettre la perspective d'une telle issue, longtemps exclue par les dirigeants européens.

 

"C'est l'un des scénarios", a-t-il dit au quotidien néerlandais Het Financieele Dagblad. "Tous les efforts visent à prévenir cela, mais je suis désormais moins certain d'exclure une faillite qu'il y a encore quelques mois", a-t-il ajouté, se demandant "si les Grecs se rendent compte de la gravité de la situation".

 

LES BANCAIRES GRECQUES À LA PEINE

 

L'aversion au risque s'est encore accentuée après que Deutsche Bank a déclaré que la décote que les investisseurs privés ont accepté de passer sur les titres de dette souveraine grecs dans le cadre du deuxième plan de sauvetage d'Athènes pourrait être supérieure aux vingt et un pour cent retenus lors de la définition du programme.

 

Les Bourses européennes effaçaient leurs pertes en fin d'après-midi mais dans un marché toujours très nerveux, les investisseurs étant de plus en plus sceptiques quant à la capacité des gouvernements à sortir de la crise de la dette souveraine et du marasme économique.

 

L'euro restait sous pression, tout en regagnant du terrain au-dessus de 1,35 dollar après son plus bas de huit mois touché la veille contre la devise américaine.

 

En particulier, les investisseurs semblent déçus par le fait qu'aucune mesure précise n'accompagne l'engagement des ministres des Finances et banquiers centraux du G20 à agir pour endiguer la crise.

 

Dans un marché toujours très volatil, les valeurs bancaires se sont retournées à la hausse dans l'après-midi, semble-t-il après des propos d'Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, jugeant qu'il serait peut-être souhaitable de réintroduire les appels d'offres à un an.

 

Mais les banques grecques chutait de huit pour cent après l'abaissement par l'agence de notation Moody's des notes de huit établissements du pays.

 

LA RECAPITALISATION AU CENTRE DES DÉBATS

 

Dans ce contexte, la question d'une recapitalisation des banques européennes les plus vulnérables paraît de plus en plus pressante aux yeux des investisseurs.

 

Les banques grecques n'ont pas besoin d'être nationalisées mais devraient recevoir un soutien direct du fonds de sauvetage de la zone euro, a préconisé le chef d'une délégation de l'Union européenne chargée d'aider Athènes à mettre au point son programme de réformes.

 

Selon le président de l'Autorité française des marchés financiers (AMF), entre quinze et vingt banques européennes ont besoin d'une recapitalisation. Jean-Pierre Jouyet a en outre appelé à "retrouver des investisseurs privés qui viennent augmenter le capital de ces banques".

 

Mais la Commission européenne a assuré qu'il n'y avait aucun plan de recapitalisation des banques prévu au niveau européen, jugeant les établissements du continent bien plus solides qu'il y a trois ans.

 

Quelque quatre cent vingt milliards d'euros de capital ont été injectés dans les banques européennes depuis la crise financière de 2008 et cette recapitalisation se poursuit, a souligné lors d'une conférence de presse Olivier Bailly, porte-parole de l'exécutif européen.

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 15:25

 

http://www.solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-apres-l-annonce-des-nouvelles-mesures-d-austerite-manifestation-massive-a-athenes-organisee-par-les-84957374.html

 

Après l’annonce des nouvelles mesures d’austérité, manifestation massive à Athènes organisée par les communistes grecs qui appellent à ne pas payer la dette du capital

 

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

 

 « Nous pouvons les arrêter ! Nous ne leur devons rien, nous ne paierons pas leur capitation ! »

[capitation: impôt prélevé sur chaque individu mâle, particulièrement en France de1695 à la Révolution de 1789]

Les travailleurs d'Athènes ont envoyé ce message le mercredi 21 septembre, tout le monde du travail des quartiers d'Athènes et du Pirée, travailleurs, femmes, indépendants, retraités, chômeurs et étudiants ont envahi la place Syntagma par milliers. Des rassemblements ont été organisés en conséquence dans des dizaines de villes de toute la Grèce. Dans une grande manifestation animée, le peuple a crié haut et fort sa décision claire et inébranlable : « Nous ne leur devons rien, Nous ne paierons pas ! »La manifestation était un message fort de désobéissance face aux injonctions de paiement du fisc envoyées massivement à chaque famille ouvrière et populaire, tandis qu'une nouvelle offensive fiscale a été adoptée hier au Parlement par un gouvernement qui exige de chaque propriétaire, même de la plus petite propriété, de payer une taxe permanente et onéreuse via les factures d'électricité.

 

Si nous ajoutons à ces lourdes taxes, une nouvelle série de mesures qui prévoient des taxes supplémentaires, une nouvelle diminution dramatique des salaires, une réduction du montant des retraites allant jusqu'à cinquante pour cent ainsi que le licenciement de trente mille fonctionnaires avec comme perspective immédiate d'atteindre le chiffre des deux cent mille. Les familles ouvrières et populaires seront traînées dans la misère et menées à la faillite.

 

Le PAME, le syndicat de classe, avec une action organisée dans la période est en train de recueillir les injonctions de paiement envoyés aux travailleurs et crie haut et fort qu'ils ne paieront pas en dépit des intimidations du gouvernement, qui joue sur la menace de saisies et d'arrestations, alors que dans le même temps le grand capital se voit accorder des exonérations fiscales choquantes et bénéficie de nouveaux privilèges.

 

Désormais, la seule voie est le refus organisé et massif de payer, le PAME appelle à de nouvelles actions contre ces lourdes taxes le 28 septembre, après la manifestation de masse du 21 septembre, débouchant sur la grève dans le secteur public et les anciennes entreprises publiques le 5 octobre et une grève nationale le 19 octobre. 

 

Il convient de noter qu'une importante délégation du Comité central du KKE était présente au rassemblement, avec à sa tête la secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, qui a rendu la déclaration suivante aux médias : « Pas un pas en arrière. L'immense majorité du peuple doit faire ce qu'il pense devoir faire, ne pas payer ces taxes énormes, refuser d'être acculé dos au mur. Nous devons faire de leurs vies un enfer. Cet affrontement commence, il existe déjà et il va continuer dans la période à venir. »

 

Il convient de noter aussi que lors de la manifestation du PAME, une résolution de solidarité avec le peuple Palestinien a été adoptée avec comme revendication que la Palestine devienne un Etat-membre de l'ONU, reconnu dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 15:06

 

http://www.paris.reelledemocratie.fr/node/511

 

Le procès aux onze détenus pour un contrôle d’identité par la police française le 21 septembre Place de la Bourse à Paris a été reporté au 31 octobre 2011 à 9 heures par le Tribunal Correctionnel de Paris.

Parmi les onze détenus il y a sept hommes et quatre femmes, la majorité sont sans emploi et ont entre 27 et 37 ans, dix d’entre eux sont français et une de nationalité venezuelienne.

La seule charge qui pèse sur les imputés est la détérioration de bien public pour la vitre désajustée d’un fourgon de police.

Maître Brigitte Plaza a auditionné les détenus entre 1 heure et 3 heures 30, ils avaient été isolés dans des cellules différentes mais toutes leurs versions des faits ont coïncidé.

Les détenus présentaient des symptômes d’épuisement et étaient transis de froid.

L’un des détenus n’était même pas dans le fourgon d’où la défense doute du bien fondé des poursuites a son encontre.

Les imputés ont été libérés à 11 heures 30 aujourd’hui 23 septembre 2011 Quai de l’Horloge où une cinquantaine d’Indignés les attendaient.

International Commission 15M

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 20:03

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lotan-est-s%C3%BBre-dachever-sa-mission-en-libye-114405048.html

 

Le CNT libyen consolide ses positions dans le Sud

 

SYRTE/NORD DE BANI WALID, Libye (Reuters) - Le gouvernement intérimaire libyen a annoncé jeudi avoir consolidé ses positions dans deux villes du Sud, Sebha et Djoufra, qui comptaient parmi les derniers bastions de Mouammar Kadhafi.

 

A Syrte, ville natale du "guide" libyen sur la côte méditerranéenne, à quatre cent cinquante kilomètres à l'est de la capitale Tripoli, le porte-parole de Kadhafi, Moussa Ibrahim, a affirmé que les bombardements des forces du Conseil national de transition (CNT) et de l'Otan avaient fait plus de cent cinquante morts dans la population civiles ces dernières heures.

 

Pour rassurer ses alliés sur sa capacité à contrôler et gouverner le pays, le CNT tient à nettoyer les dernières poches de résistance des hommes de Kadhafi, près d'un mois après la chute de Tripoli.

 

Mais la progression des forces révolutionnaires est lente à Syrte et à Bani Walid, à cent soixante dix kilomètres au sud-est de Tripoli, où les partisans de l'ancien régime opposent une farouche résistance.

 

Les combattants du CNT ont cependant réussi à prendre le contrôle de la quasi-totalité de la ville de Sebha, à huit cent kilomètres au sud de la capitale, même si certains tireurs embusqués n'ont toujours pas pu être délogés, a dit à Tripoli le porte-parole militaire du CNT, Ahmed Bani.

 

"La résistance des hommes de Kadhafi est sans espoir. Ils savent très bien qu'à la fin de la journée ils devront hisser le drapeau blanc ou bien mourir", a-t-il ajouté.

 

Le CNT a aussi annoncé la prise de Djoufra, au nord-est de Sebha, et des oasis de Sokna, Ouaddane et Houn.

 

"Il n'y a plus aucune tribu ou aucune ville qui soit dans sa totalité du côté de Kadhafi", a affirmé Ahmed Bani, qui a demandé aux populations du Sud de transmettre aux nouvelles autorités toute information susceptible d'aider à localiser l'ancien dirigeant libyen.

 

"Nous faisons de notre mieux pour retrouver le tyran. Selon certaines informations, il aurait quitté Sebha pour une destination inconnue mais nous n'avons aucune certitude là-dessus", a-t-il dit.

 

A Syrte, plusieurs jours d'offensive n'ont pas permis de prendre la ville en raison de la résistance des pro-Kadhafi, appuyés par une puissante artillerie.

 

L'OTAN PROLONGE SA MISSION

 

Le porte-parole de Kadhafi a accusé les forces du CNT d'avoir tué cent cinquante et une personnes au cours de bombardements sur la ville natale du "guide".

 

"Entre hier et jeudi matin, cent cinquante et un civils ont été tués dans leurs maisons par les missiles Grad et les autres explosifs qui leur sont tombés dessus", a déclaré Moussa Ibrahim par téléphone satellitaire au bureau de Reuters à Tunis.

 

Il a ajouté que le principal hôpital de la ville, à court de vivres et d'électricité, avait cessé de fonctionner.

 

Ces informations étaient invérifiables dans l'immédiat, la plupart des communications avec Syrte étant coupées.

 

A une cinquantaine de kilomètres à l'est de la ville, près du village de Soultana, les positions du CNT ont été prises jeudi sous un violent feu d'artillerie.

 

A l'ouest de Syrte, un reporter de Reuters a vu des centaines de civils fuir la ville à bord de camionnettes et de voitures.

 

Au nord de Bani Walid, les forces du CNT, parfois rétives à toute discipline, semblent se préparer à un nouvel assaut.

 

Les pro-Kadhafi ont continué à bombarder les positions du CNT en lisière de la cité, et des colonnes de fumée s'élevaient aussi de certains quartiers à l'intérieur de la ville.

 

En Tunisie, le dernier Premier ministre de Kadhafi, Al Baghdadi Ali Al Mahmoudi, a été arrêté mercredi soir, a annoncé un responsable du ministère tunisien de l'Intérieur.

 

Il a été condamné à six mois de prison pour entrée illégale dans le pays, a déclaré un porte-parole du ministère de la Justice.

 

L'Algérie a fait savoir pour sa part qu'elle était prête à "coopérer étroitement" avec le nouveau pouvoir en Libye. Selon la chaîne Al Arabia, Alger a même reconnu la légitimité du CNT.

 

A Bruxelles, l'Otan, qui a prolongé de trois mois ses opérations en Libye, a assuré être en mesure d'achever sa mission dans ce délai.

 

"J'ai confiance dans le fait que nous remplirons cette mission dans les limites fixées par l'Otan", a déclaré le général Charles Bouchard, commandant des opérations de l'Otan en Libye.

 

L'Alliance atlantique poursuivra ses opérations tant que la vie des civils sera menacée, a-t-il ajouté.

 

Les Etats membres de l'Otan participant aux opérations en Libye contre les forces de l'ancien dirigeant ont accepté mercredi de prolonger de trois mois leur mission qui devait initialement s'achever le 27 septembre.

 

C'est la seconde fois que l'Otan, qui a pris le commandement des opérations le 31 mars, prolonge ses opérations dans le pays.

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 19:41

 

http://www.fr.news.yahoo.com/nicolas-bazire-mis-en-examen-dans-le-dossier-094118106.html

 

L’affaire Karachi se rapproche de Nicolas Sarkozy

 

PARIS (Reuters) - Après son ancien conseiller Thierry Gaubert, un autre de proche de Nicolas Sarkozy a été mis en examen jeudi dans l'enquête sur une possible corruption politique lors de l'élection présidentielle de 1995.

 

Témoin de mariage du chef de l'Etat et de Carla Bruni en 2008, Nicolas Bazire, qui était directeur de cabinet du Premier ministre Edouard Balladur entre 1993 et 1995 et directeur de la campagne présidentielle de ce dernier, est poursuivi pour complicité d'abus de biens sociaux, a dit une source judiciaire.

 

Il a été laissé libre sans contrôle judiciaire par le juge d'instruction financier Renaud Van Ruymbeke, contrairement à Thierry Gaubert, qui a interdiction de rencontrer les autres protagonistes de l'affaire.

 

Aujourd'hui directeur général de Groupe Arnault, la holding familiale de l'homme d'affaire Bernard Arnault, Nicolas Bazire, siège au comité exécutif et au conseil d'administration du groupe de luxe LVMH.

 

"Cette affaire n'a strictement aucun lien et aucun rapport avec les fonctions que M. Bazire occupe chez LVMH", a déclaré un porte-parole du groupe.

 

Ce dossier est une conséquence de l'enquête antiterroriste sur l'attentat anti-français de Karachi en 2002, derrière lequel se profilent des querelles d'argent et des allégations de versement en espèces, sur fond de guerre politique à droite.

 

Les deux hommes seraient liés à l'homme d'affaires Ziad Takieddine, mis en examen la semaine dernière pour recel et complicité d'abus de biens sociaux dans ce dossier.

 

Ziad Takieddine est au centre de deux importants contrats d'armement des années 1990, la vente de sous-marins au Pakistan en 1994 et un marché de frégates avec l'Arabie saoudite.

 

BAZIRE CONFIANT

 

L'hypothèse du juge est que les commissions versées en marge de ces contrats – quatre vingt quatre millions d'euros pour le Pakistan et deux cent millions pour les frégates saoudiennes - sont revenues en partie en France pour financer la campagne d'Edouard Balladur de 1995, dont Nicolas Sarkozy était porte-parole.

 

L'avocat de Nicolas Bazire, Jean-Yves Liénard, a déclaré à Reuters que son client démontrerait son innocence.

 

"M. Bazire va pouvoir s'expliquer dans un temps très proche et il démontrera son absence totale d'implication tant dans la conception que dans la réalisation de ces contrats à quelque niveau que ce soit", a-t-il dit en ajoutant que le nom de Nicolas Sarkozy n'apparaissait à aucun moment dans le dossier.

 

Même s'il est démontré que plus de trois millions d'euros en espèces ont abondé les comptes de cette campagne, les preuves manquent encore pour établir le lien entre cet argent et celui des marchés d'armement, mais le juge dispose de témoignages.

 

Nicola Johnson, ex-épouse de Ziad Takieddine, et Hélène de Yougoslavie, ancienne femme de Thierry Gaubert, ont déposé devant le juge ou la police début septembre pour impliquer les trois suspects aujourd'hui poursuivis.

 

Thierry Gaubert et Ziad Takieddine se rendaient en Suisse en 1993-1995, selon Hélène de Yougoslavie, pour ramener de l'argent remis ensuite à Nicolas Bazire à Paris, selon le témoin.

 

UN "MONDE DE FOUS", POUR SARKOZY

 

Edouard Balladur a jusqu'ici nié toute fraude sur les marchés d'armement. Il a parlé de produits de vente de gadgets, puis de dons de sympathisants pour justifier ces versements en espèces.

 

Il pourrait prochainement être interrogé dans la procédure, de même que l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, un autre proche de Nicolas Sarkozy qui a travaillé aussi pour la campagne Balladur.

 

Nicolas Sarkozy, désigné par un rapport de police luxembourgeois remis au juge Van Ruymbeke comme l'un des possibles maîtres d'oeuvre de circuits financiers au Luxembourg, par lesquels sont passés les commissions du contrat pakistanais, bénéficie de l'immunité présidentielle.

 

Il a contesté les soupçons, notamment dans un aparté avec des journalistes le 23 novembre 2010. "On est dans un monde de fous. Il n'y a pas un seul parmi vous qui croie que je vais organiser des commissions et des rétrocommissions sur des sous-marins au Pakistan, c'est incroyable", avait-il dit.

 

Il avait parlé auparavant de "fable" concernant l'hypothèse d'un lien entre le dossier de corruption présumée et l'attentat de Karachi, où furent tués onze employés français de la Direction des constructions navales travaillant sur les sous-marins.

 

Cette enquête sur l'attentat se poursuit en parallèle et a déjà invalidé l'hypothèse initiale d'un attentat d'Al Qaïda.

 

La piste suivie est celle d'une vengeance d'officiels pakistanais mécontents de l'arrêt du paiement de commissions par Jacques Chirac, élu en 1995 à l'Elysée après avoir battu au premier tour Edouard Balladur.

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:32

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE78L01120110922?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0

 

Troy Davis exécuté après le rejet d’un ultime recours

 

WASHINGTON (Reuters) - Troy Davis, condamné à mort pour le meurtre d'un policier en 1989, a été exécuté par injection mercredi soir dans une prison de Jackson en Géorgie, peu après le rejet d'un ultime recours par la Cour suprême des Etats-Unis.

 

La Cour suprême a refusé en dernière minute d'annuler l'exécution du condamné, qui devait initialement avoir lieu mercredi à 19 heures locales (23 heures GMT), à la prison de Jackson. Il a fallu à la Cour suprême plus de quatre heures pour rendre son avis, délai inhabituellement long pour ce genre de cas, et le condamné a été exécuté à 23 heures 08 locales (jeudi 3 heures 08 GMT).

 

Davis, alors qu'il se rendait à la chambre d'exécution, a une dernière fois clamé son innocence, selon des journalistes qui ont assisté à ses ultimes instants.

 

"Je ne suis pas responsable de ce qui s'est passé cette nuit-là (en 1989). Je n'avais pas d'arme à feu", a-t-il dit, selon Rhonda Cook, du quotidien Journal-Constitution, qui paraît à Atlanta.

 

"Ce n'est pas moi qui ai tué votre fils, votre père ou frère. Je suis innocent!", a-t-il dit aux membres de la famille du policier assassiné venus assister à l'exécution.

 

Condamné à mort pour le meurtre du policier Mark MacPhail en 1989 à Savannah, en Géorgie, Troy Davis était devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale.

 

Sept des neuf témoins de l'accusation se sont rétractés depuis son procès et les partisans de l'abolition estiment que la justice américaine a exécuté un homme dont la culpabilité n'était pas certaine.

 

MULTIPLES RECOURS

 

Aux abords de la prison, à Jackson, plusieurs centaines de manifestants s'étaient rassemblés mercredi en espérant que la sentence ne serait pas exécutée. Ils scandaient "S'il vous plaît, ne laissez pas mourir Troy Davis" et "Je suis Troy Davis!". Les manifestations, qui ont commencé en début d'après-midi, ont eu lieu sur fond de forte présence policière et deux personnes au moins ont été appréhendées.

 

"C'est un moment tragique. Nous espérions un résultat différent mais nous sommes déterminés à lutter", a déclaré Raphael Warnock, pasteur de l'Eglise baptiste Ebenezer, à Atlanta.

 

"Les gens assistent à cette exécution-là d'une façon qui n'a pas de précédent, et je pense qu'elle les conduit à porter un regard dur sur notre système pénal", a-t-il ajouté.

 

De nombreuses personnalités, dont le prix Nobel de la paix Desmond Tutu et la religieuse Helen Prejean, auteur de "Dead Man Walking" (La Dernière marche), militaient depuis des années contre l'exécution de Troy Davis. La France et le Conseil de l'Europe avaient joint cette semaine leur voix à ces militants.

 

"Vous savez que la France est intervenue pour demander la grâce du condamné. Je pense qu'aujourd'hui, dans des grands pays développés, des grands pays civilisés, la justice a d'autres moyens d'agir que la peine de mort", a estimé Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement.

 

L'ancien garde des Sceaux Robert Badinter, architecte de l'abolition de la peine capitale en France en 1981, a jugé sur Europe 1 que l'affaire Davis resterait "comme une tache sur la justice des Etats-Unis, et en tout cas sur celle de l'Etat de Georgie".

 

"Il faut être juste à l'égard des Etats-Unis: le mouvement abolitionniste aux Etats-Unis ne cesse de marquer des points même si, cette nuit, c'est une très grande défaite", a-t-il toutefois ajouté.

 

"Trois Etats, et non des moindres, viennent d'abolir la peine de mort aux Etats-Unis: l'Etat de New York, l'Illinois -M. Obama - et le New Jersey; c'est ça, la marche de l'histoire!"

 

L'affaire Troy Davis avait donné lieu à de multiples recours et la Cour suprême des Etats-Unis avait demandé en août 2009 un autre procès pour examiner les nouveaux éléments et témoignages mis en avant par la défense. La justice de Géorgie avait confirmé la culpabilité de l'accusé un an plus tard.

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:04

 

http://www.paris.reelledemocratie.fr/node/504

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE MEDIA CENTER PARIS

 

Mercredi 21 Septembre 2011 – 22 heures

 

18 heures, Marcha Bruselas qui regroupe différentes marches depuis L´Espagne et la France est partie de Bercy en file indienne, sur le trottoir et dans le respect du code de la route en direction de Notre Dame de Paris. Il ne s´agit pas d´une manifestation, juste d´un déplacement de la marche vers un autre lieu. Marche, qui a déjà parcouru des milliers de kilomètres en France sans aucun souci.

Pendant ce temps à Notre Dame, trois camions de police et un autobus attendaient les indignés.

La marche se déroula dans un parfait silence sous les regards surpris des passants. Pas de police, tout se passe dans le calme. Au passage devant le Ministère des Finances, les gardes ferment les portes d´entrées avec entrain.

Nous avions fait un appel à la presse à Notre Dame, mais au vu des circonstances d´accueil plus que probable à Notre Dame, et ayant toujours à l´esprit les faits du 19 septembre derniers, les marcheurs décidèrent de célébrer l´assemblée Place de La Bourse.

Les Indignés se sont assis par terre devant l´édifice de France Press juste à côté de la Bourse. Très vite des gendarmes sont arrivés sur place, les ont encerclés. Les Indignés ont commencé leur assemblée, sans faire attention au large dispositif policier disposé autour d´eux. De plus en plus de policiers ont continué à arriver, mais aussi des citoyens et des caméras. Un streaming a été mis en place para nos compagnons pour pouvoir suivre ce qui se passait en direct.

D´abord nous avons eu droit à un arrêté pour contrôle d´identité, le motif qui lui a été donné par l´agent : c´est une manifestation illégale. Les Indignés sur place se sont mis à résister pacifiquement demandant la libération du compagnon. Par la suite, les gendarmes sont passés à arrêter tous les gens encerclés. Les premiers groupes ont été emmenés par camion, trente personnes sont restées assises sur la place pendant que les forces de l´ordre préparaient l´autobus.

Très rapidement toutes les personnes encerclées ont été arrêtées, parfois avec violence comme nous avons pu constater via le streaming en live et emmenées vers une destination inconnue.

Une fois l´autobus rempli, les forces de l´ordre quittent la place de la Bourse, il reste beaucoup de monde et les Indignés se réorganisent pour décider des actions futures.

Au même moment, au Média Center Paris on s´informe. Il résulte que :

Les indignés se sont fait arrêter par une brigade spéciale apparemment celle qui s´occupe de la sécurité du territoire.

Nous rappelons que les Indignés nous sommes un mouvement pacifiste qui depuis Mai a organisé beaucoup de manifestations et assemblées populaires à Paris sans qu´il n´y ait de dégâts ni de vandalisme, ni violence de notre part.

On nous reproche de ne pas avoir respecté deux lois : la loi du port du voile, et une nouvelle loi d´il y a trois jours qui interdisent au gens de s´assoir pour prier dans les lieux publics.

Les masques de déguisement utilisés par certains indignés ne sont nullement représentatif d´aucune religion, il s´agit de déguisement ! Les Indignés ne prient pas, ils s´assoient sur les places pour parler et échanger des idées.

Les personnes arrêtées ont été emmenées aux commissariats du dix huitième et dix neuvième arrondissements de Paris. Il s´agit d´une centaine de personnes.

Merci à tous les Officiers de Police Judiciaire du Sud de Paris qui se sont manifestés contre de ces mesures disproportionnées face à des personnes et citoyens pacifistes.

Le Ministère des affaires étrangères d´Espagne est intervenu aujourd´hui pour demander des explications sur le traitement réservé à ses citoyens en France.

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 19:49

 

http://www.france-palestine.org/article18235.html

http://www.liberation.fr/monde/01012360586-pour-l-admission-de-la-palestine-aux-nations-unies

http://www.plateforme-palestine.org/Pour-l-admission-de-la-Palestine,2310

 

Lundi 19 septembre 2011

 

Pour l’admission de la Palestine aux Nations unies

 

Cette semaine, le président Mahmoud Abbas présentera la demande d’adhésion de l’Etat palestinien aux Nations unies. La Palestine deviendrait alors le cent quatre vingt quatorzième Etat membre de l’ONU. 

 

Nous, élus de la République, appelons le gouvernement français à s’engager fermement en faveur de l’admission de l’Etat palestinien au sein des Nations unies, selon les paramètres internationalement reconnus et en application des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, c’est-à-dire dans les frontières de 1967 avec pour capitale Jérusalem-Est.

 

Alors que les négociations ont abouti à une impasse et que le gouvernement israélien, refusant tout dialogue, mène une politique de colonisation illégale pour imposer une situation de fait accompli, cette échéance représente une fenêtre d’opportunité cruciale pour la population palestinienne mais aussi israélienne.

 

Les Palestiniens ont réussi à préparer les outils de leur souveraineté. L’ONU, la Banque mondiale et le FMI ont récemment indiqué que l’Autorité palestinienne a mis en place les institutions nécessaires à la création d’un Etat viable. Une admission à l’ONU permettrait enfin l’existence de deux Etats disposant des mêmes droits et des mêmes devoirs, et donnerait ainsi une chance à la relance des négociations de paix, sous les auspices des Nations unies dont c’est la mission, et ceci sur la base du droit international.

 

En reconnaissant pleinement la souveraineté et les frontières de la Palestine, la France fera preuve de son engagement en faveur de la paix au Proche-Orient. A l’heure de l’émancipation des peuples arabes et tandis que plus de cent vingt cinq pays se sont prononcés pour l’admission de l’Etat palestinien à l’ONU, le gouvernement français ne peut rester muet sur cette question. Il doit prendre ses responsabilités et, constatant qu’il n’y a aucune autre voie praticable aujourd’hui pour avancer vers une paix basée sur le droit, voter pour l’admission de la Palestine à l’ONU et entraîner ses partenaires européens sur cette même voie.

 

Premiers signataires :

 

François Alfonsi député européen EELV, Jean-Paul Besset député européen EELV, Jean-Louis Bianco député PS, Didier Boulaud sénateur PS, José Bové député européen EELV, Marie-Christine Blandin sénatrice EELV, Marie-George Buffet députée PCF, Monique Cerisier-ben Guiga sénatrice PS, Yves Cochet député EELV, Daniel Cohn-Bendit député européen EELV, Jean-Pierre Decool député apparenté UMP, Karima Delli députée européenne EELV, Michelle Demessine sénatrice PCF, Jean Desessard sénateur EELV, Marc Dolez député PG, Christian Eckert député PS, Hervé Féron député PS, Hélène Flautre députée européenne EELV, Pierre Gosnat député PCF, Catherine Grèze députée européenne EELV, Françoise Hostalier députée UMP, Yannick Jadot député européen EELV, Claude Jeannerot sénateur PS, Eva Joly députée européenne EELV, Nicole Kill-Nielsen députée européenne EELV, Yves Krattinger sénateur PS, Jean-Paul Lecoq député PCF, Didier Mathus député PS, Noël Mamère député EELV, Bertrand Pancher député UMP, Bernard Piras sénateur PS, Dominique Voynet sénatrice EELV…

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 19:25

 

http://www.fr.news.yahoo.com/nicolas-bazire-en-garde-%C3%A0-vue-dans-laffaire-113145707.html

 

Deux proches de Nicolas Sarkozy en cause dans l’affaire Karachi

 

PARIS (Reuters) - Un proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, a été mis en examen mercredi dans l'enquête sur une corruption présumée en marge de contrats d'armements et de la présidentielle de 1995, tandis qu'un second ami du chef de l'Etat, Nicolas Bazire, était placé en garde à vue.

 

Ces mesures s'inscrivent dans les enquêtes liées à un attentat anti-français commis en 2002 à Karachi au Pakistan, derrière lequel se profilent des querelles d'argent et des allégations au sujet de mallettes d'argent en espèces, sur fond de guerre politique à droite en France.

 

Thierry Gaubert, conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget en 1993-1995, ex-secrétaire général de la mairie de Neuilly, a passé deux jours en garde à vue depuis lundi.

 

Déféré au juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, il a été mis en examen pour "recel d'abus de biens sociaux" et placé sous contrôle judiciaire, a dit son avocat François Esclatine.

 

"Il conteste tout financement politique. C'est un acte judiciaire purement technique", a dit l'avocat à Reuters.

 

Témoin de mariage de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni en 2008, Nicolas Bazire a de son côté été simultanément arrêté à son domicile et les enquêteurs ont perquisitionné à son domicile et son bureau. Il pourrait être présenté d'ici vendredi au juge.

 

Actuellement directeur général de la holding privée du groupe de Bernard Arnault et siège au conseil d'administration du groupe de luxe LVMH, il est soupçonné d'avoir pris part aux opérations de corruption quand il était directeur de cabinet à Matignon en 1993-1995.

 

Les deux hommes seraient liés à l'homme d'affaires Ziad Takieddine, mis en examen la semaine dernière pour recel et complicité d'abus de biens sociaux dans ce dossier.

 

Ziad Takieddine est au centre de deux importants contrats d'armement des années 1990, la vente de sous-marins au Pakistan en 1994 et un marché de frégates avec l'Arabie saoudite.

 

COMMISSION OCCULTES

 

Me Olivier Morice, avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, estime que Nicolas Sarkozy est désormais en première ligne, même si son statut le protège de toute audition par la justice.

 

"Il va de soi et il est certain que si Nicolas Sarkozy n'était pas actuellement président de la République, il serait entendu parce que les pistes mènent vers sa responsabilité", a-t-il dit à la presse.

 

Une mission d'information parlementaire et des éléments des procédures judiciaires ont désigné Ziad Takieddine comme l'intermédiaire par lequel sont passés trente trois millions d'euros de commissions occultes dans le contrat des sous-marins au Pakistan et deux cent millions en marge du contrat saoudien.

 

Le juge Van Ruymbeke pense que cet argent a pu revenir en partie financer en 1995 la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, qui a utilisé selon des découvertes la police plusieurs millions d'euros en espèces.

 

La preuve manque pour établir le lien entre cet argent et celui des marchés d'armement, lien nié par Edouard Balladur. Ce dernier a parlé de produits de vente de gadgets, puis de dons de sympathisants pour justifier ces versements en espèces.

 

"INCROYABLE"

 

Nicolas Sarkozy était porte-parole de la campagne Balladur et un rapport de police luxembourgeois remis au juge Van Ruymbeke le désigne comme l'un des possibles maîtres d'oeuvre de la mise en place de circuits financiers au Luxembourg, par lesquels sont passés les commissions du contrat pakistanais.

 

Nicolas Sarkozy a contesté les soupçons, notamment dans un aparté avec des journalistes le 23 novembre 2010. "On est dans un monde de fous. Il n'y a pas un seul parmi vous qui croie que je vais organiser des commissions et des rétrocomissions sur des sous-marins au Pakistan, c'est incroyable (...) et ça devient un sujet à la télévision", avait-il dit.

 

Devant le juge Van Ruymbeke, l'ex-épouse de Ziad Takieddine a détaillé le lien de son ex-mari avec plusieurs dirigeants politiques, dont Nicolas Bazire.

 

Selon Mediapart et Le Nouvel observateur, l'ex-femme de Thierry Gaubert, Hélène de Yougoslavie - descendante du roi d'Italie - a par ailleurs affirmé que Thierry Gaubert et Ziad Takieddine s'étaient rendus à plusieurs reprises en Suisse en 1994 et 1995 pour y retirer des fonds en espèces remis ensuite à Paris à Nicolas Bazire.

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:38

 

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-indignes-marchent-sur-paris-101063#commentaires

http://www.lebuvardbavard.com/2011/09/les-indignes-marchent-sur-paris.html

 

Mercredi 21 Septembre 2011

Les indignés marchent sur Paris

Badi Baltazar

La reconquête de l’espace public face à la tolérance zéro

Arrivée des marches à Paris les 17, 18, 19 et 20 septembre 2011

Il nous tardait de pouvoir plaquer ces mots sur vos murs. Un buvard imbibé des couleurs feu de notre escapade parisienne. Car l’expérience humaine que nous avons vécue ensemble, avec bien d’autres qui avaient aussi fait le voyage vers Paris, est tout sauf anodine. Nul besoin de nous torturer pour que l'on vous livre ce morceau de vie. En vous confiant que nous y avons vu une lumière que les yeux ne peuvent voir.

  

Partis samedi de la Place Flagey à Bruxelles sur le coup de 6 heures du matin, nous étions équipés du matériel nécessaire et résolument décidés à couvrir l’arrivée à Paris des marches espagnoles et française. Une étape importante avant l'objectif final : Bruxelles, du 8 au 15 octobre. Cette première journée parisienne du 17 septembre coïncidait avec l’Anti-Banks Day. Nous apprendrons d'ailleurs quelques heures plus tard la mobilisation simultanée de plusieurs dizaines de milliers de personnes de l’autre côté de l’Atlantique, au cœur même de Wall Street. Quasi au même moment chez nous, plus de deux mille personnes se réunissaient à Thiange pour dénoncer la politique belge en matière de nucléaire ainsi que l’omerta qui règne sur la catastrophe humaine de Fukushima...

Mise en jambes

Mais peu avant tout cela, nous voici donc enfin parvenus au point de rencontre annoncé par les protagonistes parisiens du Mouvement, la Cité Universitaire, dans le quatorzième arrondissement de Paris. Durant plus de quatre heures, nous avons pu discuter, faire connaissance et préparer ensemble banderoles et pancartes, certains n'hésitant pas à se faire maquiller comme des guerriers avant la bataille. Pendant ce temps, un buffet de fortune était dressé sur une des allées de la Cité U, posé sur des cartons eux même posés sur des poubelles publiques. Il est à noter qu’après le départ des Indignés, l’endroit était aussi propre qu’à leur arrivée.

Les participants n’étaient autres que des femmes, des hommes et des enfants, citoyens venus d’Espagne, de Grèce, de Belgique et d’ailleurs. Ils n’étaient autres que l’aveugle qui marchait vers la Bastille parmi les voyants ; ils n’étaient autres que des inconnus unis, en marge d’un monde déshumanisé et désuni. De la Cité Universitaire à la Bastille, à la reconquête de l’espace public, nous avons pu ressentir dans les jambes et les tripes ce qui faisait l’essence de cette longue Marche. La journée était belle, ensoleillée, jalonnée de rencontres et de bonne humeur. De place en place, d'une banque à l'autre, les marcheurs ont su marquer leur passage intelligemment. Un véritable happening. Les uns rebaptisaient les rues - "rue du Capitalisme", puis "rue de la Vraie Liberté", ou encore "place de la Dignité" - les autres recouvraient les vitrines des banques de messages à la craie, barraient les distributeurs de billets par des bandes adhésives, tandis qu'autours d'eux les autres marcheurs pointaient un doigt accusateur en scandant : "coupables, coupables !". Devant eux, des groupes de gendarmes se postaient systématiquement devant chaque banque sur le parcours, démontrant symboliquement à quel point leur rôle de gardiens de la paix s’était étrangement transformé en celui de défenseurs des banques. Un des moments les plus surréalistes de la journée fut marqué par une course-poursuite absolument étonnante. Dans un moment d'hilarité générale, les Indignés se sont mis à courir derrière les CRS qui tentaient d’atteindre la banque suivante avant l'arrivée du cortège. Exquis, pour un peu on en redemanderait. Ces heures de marche à travers Paris étaient rythmées à la guitare, au sax ou au chant par de joyeux musiciens saltimbanques, certains affublés d’un nez rouge. Une marche pour les 7 à 77 ans, tous indignés, tous anonymes.

Pari gagné

Autour d’une centaine de marcheurs principalement venus d’Espagne mais aussi de Toulouse, l’affluence internationale de ce 17 septembre a démontré qu’il était possible de mobiliser un nombre important de citoyens sans pour autant déployer les calicots traditionnels des organisations syndicales et partisanes. Non pas que leurs adhérents ne soient pas les bienvenus, que du contraire ! Mais l’heure n’est décidément pas à la défense des intérêts d’un groupe particulier, il s'agit aujourd'hui d’appeler ensemble à une convergence générale de tous les acteurs de la société civile.

Tout va bien se passer...

Après cette traversée de la Ville Lumière, de la Banque de France aux Halles en passant par Notre-Dame, nous voici arrivés place de Bastille, peu après 20 heures, sous une pluie battante. Et là il y eut comme un froid. Le comité d’accueil était particulièrement impressionnant. Un dispositif répressif composé d'au moins trois cent CRS et gendarmes, spectaculairement alignés devant les fourgons tels des soldats prêts à intervenir au moindre clignement de paupière de leur supérieur hiérarchique. Emmurés dans leur harnachement façon Robocop, ils nous apparaissaient soudainement comme de sinistres exécutants décérébrés à la solde du Ministère de l’Intérieur. De dialogue il ne pouvait être question. "Tout va bien se passer" qu'ils disaient... Il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre que le but de la manoeuvre consistait tout simplement à nous encercler sur une recoin de la place. Ainsi rassemblés sur les pavés ruissellants de la place, certains des Indignés se sont assis en un groupe compact, accrochés les uns aux autres, les coudes serrés, conscient que leurs sorts individuels étaient liés au sort du groupe. L'un de nous deux était alors lui-même au beau milieu de ce petit groupe d'irréductibles et peut témoigner de l’émotion et de la force qu’une telle union a généré en lui. Nous avons vu des femmes et des hommes pleurer. Certains chantaient alors que d’autres se faisaient traîner par terre, dans les flaques, comme de vulgaires sacs de sable.

 

Ces confrontations, sous la drache de surcroît, ont empêché une grande Assemblée Générale sur la place. Elle a néanmoins pu se tenir le lendemain après-midi, au même endroit, sous la surveillance étroite de nombreux gendarmes postés comme des épouvantails sur les marches de l’Opéra Bastille.

Contrastes

Certains médias traditionnels ont relayé ces évènements, le plus souvent en les minimisant. Ce positionnement nous semble révélateur de l’intérêt disons sélectif de ces bourreaux de la médiation. En revanche, du côté des réseaux de renseignement citoyens, des millions de tweets et des centaines de retransmissions en streaming depuis les différents théâtres d’opération ont permis aux internautes du monde entier de suivre les faits en direct.

Vous avez dit non-violence ?

Lundi 19 septembre vers 20 h, plus de deux cent marcheurs qui parcouraient ensemble les rues de Paris (sans bloquer la circulation, se limitant à marcher sur les trottoirs) se sont fait littéralement agresser par la police, sans avertissement, à coup de flashballs et de gaz lacrymogènes, pris en étau sur le boulevard Saint-Germain, alors qu’ils se dirigeaient vers l’endroit où ils comptaient camper et tenir une Assemblée Populaire. Une personne est tombée inconsciente et des blessés sont à déplorer, ils ont été emmenés en ambulance par les pompiers. Habilement mis à l'écart, isolés des regards extérieurs par les fourgons de police, une centaine de marcheurs ont ainsi été molestés, arrêtés puis entassés dans un bus, drivés à toute allure vers un poste de police où ils ont été parqués plusieurs heures comme des animaux, faisant l'objet d'une vérification d'identité, pour ne pas parler d'un fichage en bonne et due forme. Malgré la violence policière, il est à noter que l'attitude non-violente des Indignés n’a jamais été prise en défaut. Ils ont ensuite été relaxés au compte-gouttes jusqu'aux petites heures du matin, seuls ou par petits groupes, sans doute pour éviter qu’ils ne se rassemblent à nouveau. C’est cependant mal les connaître, car il y a de grandes chances que ces porteurs de dignité soient encore plus nombreux la prochaine fois !

Ils ont le coeur sur la main

Nous sommes encore marqués par les images de ces coeurs dessinés au marqueur rouge sur les paumes de nos mains, ouvertes vers le ciel. Et par ces messages adressés sur le bitume de Paris aux forces de l’ordre gouvernemental : "Ceci est notre seule arme!" ou encore "Libérez nos camarades!". La disproportion des effectifs policiers déployés et leur contreproductive inutilité expriment mieux que des mots l'attitude crispée des autorités face à la tentative des marcheurs de se réapproprier l’espace public. Cette attitude porte pourtant un nom: la tolérance ZERO.

Autorisation de respirer

Mardi 20 septembre, 22 h - toujours à Paris. Dernières infos. Les marcheurs ont décidé de poser leurs tentes à Bercy. Une quinzaine de tentes ont été installées à l'heure qu'il est. D'après des sources fiables sur place, un représentant de la police est passé les voir lors de l'assemblée qui se tenait là, pour leur signifier oralement qu'ils avaient l'autorisation de passer la nuit à cet endroit. Après lecture de la presse espagnole, qui ce matin se faisait largement l'écho des événements de Paris, il y a de quoi se demander si ce revirement de situation n'est pas le signe de la crainte des autorités de voir les multiples bavures se retourner contre elles, sur le plan médiatique.

Bruxelles : du 8 au 15 octobre

Au regard de ce que nous avons vécu ici à Paris ces quatre derniers jours, nous ne pouvons que vous encourager à nous rejoindre et à participer à cette extraordinaire aventure humaine. Soyez avec nous tous, à Bruxelles, pour l'arrivée des marcheurs le 8 octobre. Femmes, hommes et enfants de tous bords, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, ouvriers, employés, fonctionnaires, indépendants, artistes, féministes, humanistes et activistes, pères ou mères de famille, retraités ou étudiants, que vous soyez syndiqués, membres d’une association ou même d’un parti. Car aujourd’hui les choses sont claires : c’est à tous mais donc à chacun qu'il revient de joindre les actes aux paroles.

Badi Baltazar et Roland Nasky

Cet article peut être imprimé, mis en ligne et diffusé sous toutes les formes et sur tout support à la condition expresse que son intégrité soit respectée.

Voici le témoignage d'un des Indignés présents sur le boulevard Saint-Germain le Lundi 19 Septembre 2011

"Lundi soir la marche des indignés se dirigeant vers Bruxelles, passait son troisième jour à Paris et empruntait le boulevard Saint-Germain, quand vers 21 heures sont arrivés plusieurs fourgons de la police nationale.

Rappelons puisque ceci n'est plus une évidence que la police est sensée servir le peuple et le protéger.

Or, sans aucun avertissement préalable et sans aucune raison, ils ont gazé avec des lacrymogènes les marcheurs qui évoluaient sur le trottoir et les ont dirigé vers le boulevard Saint-Germain, dans lequel ils les ont encerclé.

Sous le prétexte d'un contrôle d'identité, ils les ont gazé une seconde fois et ont utilisé la violence (coups de poings, de pieds et insultes) sur les citoyens des différents pays présents (Français, Espagnols, Grecs, Allemands, Anglais...).

Pour toute réponse sur la raison de cette interpellation violente de citoyens pacifiques dans leurs droits : "ce sont les ordres que nous avons reçu". Rappelons qu'un policier a le devoir de ne pas exécuter un ordre allant contre les lois françaises et européennes et de surcroît de dénoncer la personne donnant cet ordre et les agents qui l’exécute. Les citoyens utilisaient ici leur droit à la liberté d'expression et d'opinion et ne troublaient en aucun cas l'ordre public, puisqu'ils empruntaient les espaces réservés aux piétons.

Une personne a été gravement blessée, inconsciente lors de son départ avec les pompiers et deux autres personnes plus légèrement (l'une d'entre elle a eu une épaule déboitée), ils sont actuellement hospitalisés.

Plusieurs personnes se sont opposées à l’interpellation en se plaçant devant les bus de CRS amenant lesquatre vingt indignés au commissariat de police pour le contrôle de leur identité. Ils ont également été violentés, mais cette fois-ci, de manière plus particulière. Maitrisés par la force, certains d'entre eux ont été éloignés de la vue des gens, derrière les fourgons de police, ils ont été insultés et ont reçu des gifles et des coups de pied de la part des CRS, les policiers ont rempli leurs gants de gaz lacrymogène et les leur ont passé sur le visage, leur mettant au passage des doigts dans les yeux, pour enfin les embarquer dans un fourgon, qu'ils avaient au préalable également rempli de gaz lacrymogène.

Finalement les trois quart des personnes ont été relâchées rapidement, puisque aucun chef d'inculpation concret n'existait, les derniers interpellés ont été relaché entre une heure et deux heures du matin.

Cette interpellation est symbolique de la dictature dans laquelle nous vivons et est très grave. C'est la manière que le gouvernement français utilise pour accueillir ses confrères européens et pour répondre à leur aspiration d'une démocratie participative et horizontale.

Chaque jour nous vivons l'oppression et la répression de cette société oligarchique. C'est une urgence de se soulever pour reprendre nos droits. C'est même un devoir. Nous voulons reconstruire ce monde que nos dirigeant détruisent jour après jour. Mais nous ne pourrons le faire qu'avec vous et votre parole. Un peuple uni va de l'avant.

La résistance est en marche, rejoignez-nous,

Un Indigné."

 

 

 

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