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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 18:13

 

 

http://www.liberation.fr/amphtml/desintox/2017/08/30/repression-au-venezuela-les-mauvais-comptes-de-corbiere_1592988

 

Répression au Venezuela, les mauvais comptes d'Alexis Corbière

 

Par Jacques Pezet

 

Mercredi 30 Août 2017

 

Le député du Mouvement de la France Insoumise (MFI) assure que, sur les cent trente morts ces derniers mois, cinquante cinq morts étaient des pro Chavez. Rien ne permet de le dire.

Invité d'une émission de France Info, le député du MFI Alexis Corbière a, comme souvent, été interrogé sur la situation au Venezuela, dont le régime de Nicolás Maduro a été qualifié de dictature par Emmanuel Macron. Répondant à Jean-François Achilli qui avance le nombre de cent vingt cinq morts dans la rue, le député du MFI a convenu de la tragédie en cours, tout en souhaitant détailler ce décompte, « cent trente morts, dont soixante dix morts à peu près de l'opposition et cinquante cinq morts pro Chavez, c’est compliqué ». Cette clarification laisse donc entendre que les soutiens du régime de Nicolas Maduro représentent environ quarante pour cent des tués lors de ces manifestations. Sauf que rien ne confirme ce chiffre, sauf peut être une lecture un peu trop rapide d’un communiqué de l’Organisation des Nations Unies (ONU) publiée le 8 août 2017.

Le 8 août 2017, l’ONU a en effet publié un communiqué sur les violations des droits de l’homme au Venezuela. Sur la base d’une enquête, il y est écrit que « les témoignages suggèrent que les forces de l’ordre, principalement la garde nationale, la police nationale et les forces de police locales, ont systématiquement recouru à une force disproportionnée pour faire naître la peur, écraser la contestation et empêcher les manifestants de se rassembler et de rejoindre les institutions publiques afin d’y présenter des pétitions ». Le communiqué précise que, au 31 juillet 2017, « le bureau de la procureure générale enquêtait sur cent vingt quatre morts dans le cadre des manifestations. D’après l’analyse de l’équipe des droits de l’homme de l'ONU, les forces de l’ordre seraient responsables d’au moins quarante six de ces morts tandis que vingt sept autres morts seraient imputés à des groupes armés gouvernementaux, dénommés collectifs armés ».

Sur cent vingt quatre morts, il y a donc eu soixante treize morts causés par les soutiens du régime de Nicolás Maduro. Un nombre proche de celui qu’a évoqué Alexis Corbière sur France Info. Reste donc cinquante et un morts. Alexis Corbière évoque cinquante cinq morts.

Nous ne pouvons pas en déduire, comme le fait le député du MFI, qu’il s’agit de victimes pro Chavez. D’ailleurs, le communiqué de l’ONU précisait bien que « les coupables des autres morts n’ont pas été clairement identifiés », en promettant un rapport plus détaillé à la fin du mois d'août 2017.

Celui-ci est tombé Mercredi 30 Août 2017 et il confirme que l’interprétation d'Alexis Corbière était bien trompeuse. Le rapport, intitulé « violations et abus des droits de l’homme durant le contexte des manifestations dans la république bolivarienne du Venezuela du premier avril 2017 au 31 juillet 2017 », reprend les mêmes chiffres, cent vingt quatre morts, mais il apporte quelques précisions. Outre les soixante treize morts causés par les forces de l’ordre ou les soutiens du régime de Nicolás Maduro, l’ONU décompte cinquante et une victimes pour lesquelles les responsabilités ne sont pas avérées. Le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme (HCDH) de l'ONU permet tout de même d’en savoir un peu plus à partir d’un graphique publié.

Nous constatons que, sur ces cinquante et un cas restants, quinze cas sont survenus à cause des barricades, douze cas ne sont pas directement liés aux manifestations, c’est-à-dire qu'ils ont eu lieu par exemple durant des pillages, neuf cas sont survenus dans des situations contestées ou peu claires et deux accidents ont été subis par des manifestants. Si ces morts ne sont pas imputables aux forces de l’ordre, rien ne permet de décréter que les victimes sont des pro-Chávez.

Si l’on se fie au décompte de l’ONU, treize victimes peuvent être comptabilisées comme des pro-Chávez, quoique pro-Maduro soit plus adapté. Il s’agit des huit morts parmi les membres des forces de sécurité, le rapport évoque aussi le décompte de neuf morts déclarés par le gouvernement, et des cinq morts et lynchages commis par des manifestants opposés au gouvernement, cela fait treize personnes et cela ne fait pas cinquante cinq personnes comme le dit Alexis Corbière.

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 17:45

 

 

https://www.humanite.fr/palestine-cinq-jours-pour-liberer-salah-hamouri-641342

 

Cinq jours pour libérer Salah Hamouri

 

Par Pierre Barbancey

 

Vendredi Premier Septembre 2017

 

Placé en détention administrative Mardi 29 Août 2017, le militant franco palestinien comparaît de nouveau devant un juge, Mardi 5 Septembre 2017, qui doit infirmer ou confirmer la décision militaire.

Il reste cinq jours pour obtenir la libération inconditionnelle de Salah Hamouri. Le jeune militant franco palestinien, arrêté à son domicile de Jérusalem, Mercredi 23 Août 2017, doit être présenté devant un juge, Mardi 5 Septembre 2017, qui décidera s’il suit l’ordre militaire édicté Mardi 29 Août 2017 le plaçant en détention administrative pour une durée de six mois.

Personne ne sait pour quelles raisons, le dossier le concernant étant secret, ni lui ni ses avocats n’y ont accès. Voilà donc une justice qui, sous prétexte d’enquêter sur une personne, perquisitionne à son domicile, saisit des documents et son téléphone et, sans autre forme de procès, c’est le mot, le place en détention et ne l’interroge qu’une vingtaine de minutes. Sans aucune explication, sa détention, initialement prévue jusqu’au Dimanche 27 Août 2017, a été prolongée jusqu’au Mardi 29 Août 2017. Là, tout le vice de cette machine judiciaire, tout entière au service de l’occupation des territoires palestiniens, s’est mis en marche.

Le juge a d’abord prononcé une libération sous caution mais, alors que celle-ci allait être payée, la famille de Salah Hamouri apprenait qu’il était placé en détention administrative.

De nouveau, un juge devait donc donner son avis. Mais les avocats de Salah Hamouri, soucieux de défendre au mieux celui qui est un de leurs confrères depuis peu, ayant passé avec succès ses examens, ont demandé, Mardi 29 Août 2017, un report de l’audience afin d’étudier le seul document qu’ils peuvent consulter, le procès-verbal de son interrogatoire. « Nous voulons essayer de déceler ce qui aurait pu, dans ses déclarations, amener à sa détention administrative puisque nous n’avons pas accès au dossier », explique Mahmoud Hassan, l’un des défenseurs. Il espère plaider plus concrètement la relaxe, Mardi 5 Septembre 2017.

Les députés et les sénateurs du Parti Communiste Français (PCF) ont immédiatement réagi à l’incarcération de Salah Hamouri, de même que de nombreuses associations. Un rassemblement était organisé, Jeudi 31 Août 2017, devant le ministère  français des affaires étrangères à Paris.

Le silence de l’Élysée est effarant. L’Humanité a envoyé un message électronique, Mardi 29 Août 2017, ainsi libellé, « le militant franco palestinien Salah Hamouri vient d’être mis en détention administrative, Mardi 29 Août 2017, par le gouverneur militaire israélien pour la Cisjordanie. Nous aurions aimé solliciter une réaction de la présidence de la république ». Une demande restée toujours sans réponse à ce jour. Contacté à nouveau, Jeudi 31 Août 2017, par nos soins, il nous a été même impossible de parler à un attaché de presse et ce n’est que sur notre insistance que nous avons reçu, minimum de respect et de politesse, un accusé de réception. Mais nous n'avons pas de réponse politique. S’agissant d’Israël, la diplomatie française se veut toujours discrète, si tant est qu’elle agit.

Il reste donc cinq jours pour que la France, patrie de la déclaration des droits de l’homme, intervienne avec fermeté pour exiger la libération de Salah Hamouri. Comme un symbole sombre, Israël vient de fermer, pour une durée de six mois, la radio palestinienne al Hourriya, qui signifie liberté et qui émettait depuis Hébron.

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 17:25

 

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article41850

 

http://vientosur.info/spip.php?article12944

 

Manifeste contre la tragédie du Jeudi 17 Août 2017

 

Vos politiques, nos morts

 

Paix, solidarité et coexistence dans la diversité

 

Nous descendons dans la rue Samedi 26 Août 2017 à Barcelone pour montrer notre rejet de l’attaque revendiquée par l'Etat Islamique et notre soutien aux victimes et à leurs familles.

Nous le faisons à cause des événements du Jeudi 17 Août 2017 à Barcelone et à Cambrils qui ont tué quinze personnes et qui ont fait plus d’une centaine de blessés. Mais nous n’oublions pas et nous gardons à l’esprit les victimes qui souffrent au quotidien de cette même violence qui, rien que ce mois d’août 2017, a frappé de nombreux pays, en plus de la Catalogne. Nous pensons en particulier à la Syrie, où cinq cent mille personnes sont mortes aux mains des soldats gouvernementaux et non gouvernementaux, locaux et internationaux. Des victimes qui ne font pas la une des journaux, des victimes oubliées. Beaucoup ne meurent pas, mais ils restent bloqués à nos frontières. Nous, les organisations, les plateformes et les mouvements sociaux, nous voulons dire haut et fort que ces morts sont les nôtres, autant que ceux de Barcelone et de Cambrils. Nous ne faisons pas de différence.

Nous occupons les rues comme nous l’avons fait tant de fois auparavant. Souvenons-nous des cris de non à la guerre de 2003, suite à l’invasion criminelle de l’Irak menée par José Maria Aznar, Georges Bush et Tony Blair, qui avaient inondé les rues de Barcelone et des nombreuses autres manifestations contre les interventions militaires dans le monde et pour la paix et l’accueil des réfugiés et des migrants, comme celle du 18 février 2017. Nous descendons donc encore dans la rue pour une fois de plus dénoncer les causes et mettre au jour les responsables.

Nous manifestons pour dénoncer l’hypocrisie de certains leaders et représentants politiques, en particulier du gouvernement espagnol et de la monarchie. Leurs politiques favorisent les guerres et les conflits armés à travers la vente et le commerce des armes avec des pays comme l’Arabie Saoudite et le Qatar et par leurs interventions militaires.

À ceux qui violent les engagements d’accueil, comme le font les états membres de l’Union Européenne, à ceux qui incitent à la haine, au racisme, à la xénophobie et à l’islamophobie avec une inquiétante collaboration des médias, à ceux qui identifient nos amies et amis dans la rue à cause de leur couleur de peau et les enferment dans des centres de détention pour étrangers, à ceux qui expulsent nos voisins et voisines de chez eux ou qui répriment violemment les manifestations populaires, nous leurs disons no pasarán. Aux groupes qui nous menacent de retourner à un passé sombre et à tous ceux qui laissent le fascisme agir en toute impunité, nous disons basta. Il est temps de reprendre le cri de « vos guerres, nos morts ».

Nous manifestons parce que c’est l’occasion de réfléchir sur le modèle de société et de vie en commun que nous construisons. Les conséquences à long et à moyen terme nous préoccupent. Ces jours-ci, il y a eu des réactions de haine, de racisme et de xénophobie et la communauté musulmane a été montrée du doigt. Il ne s’agit pas d’eux et nous, mais de nous, tous et toutes.

Par conséquent, nous exigeons que la réponse à la barbarie du Jeudi 17 Août 2017 ne soit pas encore plus de sécurité répressive, plus de surveillance, plus de frontières, plus de policiers, plus d’armes et plus de violence. Barcelone et la Catalogne doivent donner l’exemple avec une réponse différente fondée sur la paix, les droits humains, la solidarité, la cohésion et la justice mondiale, et c’est en ce sens que nous, en tant que société civile, revendiquons cet espace aujourd’hui.

La diversité nous rend plus riches et plus forts. Et aujourd’hui, plus que jamais, nous réaffirmons notre engagement pour une société ouverte et solidaire qui ne permettra à aucune idéologie de la haine de s’enraciner en Catalogne.

Nous exigeons aussi que la réponse de nos dirigeants soit claire et nette. Respectez les accords et traités contre le commerce des armes que vous avez signé. Respectez la déclaration universelle des droits humains. Rompez les accords avec les gouvernements opaques et autoritaires. Arrêtez d’intervenir militairement. Ouvrez plus que jamais nos frontières pour accueillir les personnes qui fuient la même violence que celle qui s’est abattue sur la Catalogne et qui maintenant se trouvent piégées à nos frontières. Exigez enfin des entreprises qu’elles respectent les droits humains dans les pays tiers et, si nécessaire, mettez fin aux contrats.

Nous, la société civile organisée depuis la base, nous avons fait le choix de nous construire sur des fondements de paix, de droits humains, de diversité et de justice mondiale. Face au racisme et à l’islamophobie, nous faisons le choix de la vie en commun. C’est pourquoi nous descendons dans la rue, Samedi 26 Août 2017.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 19:43

 

 

http://www.transform-network.net/fr/blog/article/le-forum-de-gauche-a-new-york/

 

Forum de Gauche à New York

 

Par Barbara Steiner

 

Lundi 12 Juin 2017

 

Le Forum de Gauche qui se tient chaque printemps a eu lieu du Vendredi 2 Juin au Dimanche 4 Juin 2017 et a rassemblé près de trois mille activistes, chercheurs et organisations de la gauche américaine et internationale. Transform Europe a contribué à trois ateliers.

Ces acteurs se sont rencontrés pour discuter en petites commissions pendant que les intellectuels de renom parmi les invités se sont exprimés en séance plénière et ont offert de nombreuses conférences et mené des discussions sur les différents stands. Des maisons d’éditions et des artistes ont offert à voir de la littérature critique et de l’art.

Transform Europe a participé à trois ateliers. Transform Europe a participé à l'atelier « dialogue transatlantique, la gauche et la lutte des géants », avec Michel Brie, Waltraud Fritz-Klackl, Leo Panitch, Ethan Young et Conny Hildebrandt. Transform Europe a partcipé à l'atelier « la gauche en Europe, stratégies et urgences », avec Waltraud Fritz-Klackl, Conny Hildebrandt, Javier Moreno et Walter Baier. Transform Europe a participé à l'atelier « le populisme et l'extrême droite en Europe » avec Walter Baier, Conny Hildebrandt, Natalia Sineaeva-Pankowska et Barbara Steiner.

Le yearbook 2017 « la gauche, le peuple et le populisme » a été présenté sur le stand du bureau newyorkais de la fondation Rosa Luxembourg, membre du réseau Transform. Des échanges propices ont eu lien entre la gauche européenne et la gauche américaine. Cette année, le Forum de Gauche s’est tenu dans le John Jay College of Criminal Justice, une université publique, avec comme thème « la résistance, stratégie, tactiques, luttes, solidarité et utopie ». L’attention s’est bien entendu portée sur les manifestations et protestations contre la politique et le gouvernement de Donald Trump.

Dans une conférence, certains ont vu dans les protestations contre « la très organisée droite raciste et misogyne » au pouvoir, une chance d’élargir le mouvement de protestation au système même qui a produit une telle droite.

Ces dernières années ont en effet vu l’augmentation de protestations majeures. On peut y voir comme exemple de fortes mobilisations dans l’action des militants à Standing Rock, dans l’élan pour Bernie Sanders, un démocrate socialiste qui n’est pas passé loin de gagner la Maison Blanche, dans ces jeunes américains préférant le socialisme au capitalisme, dans le mouvement Black Lives Matters, dans la repolitisation d’une partie de la population, sur le site du Forum de Gauche certains discutent de la grève générale, ainsi que dans la Marche des Femmes.

L’appel du Forum de Gauche a établi que les opposants de Donald Trump au sein de l’establishement sont pour autant des soutiens du même système que lui, qu’il soit de la droite antirusse ou du parti démocrate. Ce dernier, par le biais de son establishment  avait pris position contre Bernie Sanders, « un socialiste populiste qui aurait sans doute pu battre Donald Trump a son propre jeu », une décision très critiquée aujourd’hui.

Au delà de la condamnation de la politique de Donald Trump et de l’évolution drastique de la présente situation, le ressentiment antirusse et la critique des démocrates, vus comme néolibéraux, ont été au cœur des discussions. L’unanimité a déclaré le besoin d’une gauche unie. Beaucoup se sont demandés si la stratégie de Bernie Sanders pour changer le parti démocrate de l’intérieur et son mouvement Our Revolution fait partie de la gauche en dehors du milieu démocrate.

Le spectre des discussions dans les différents ateliers était très large, de la vision socialiste de Karl Polanyis et du Capital de Karl Marx, atelier organisé par le bureau newyorkais de la fondation Rosa Luxembourg, aux expériences de luttes dans le monde du travail, aux différentes manifestations, à la vie quotidienne des enseignants et aux stratégies médiatiques et politiques à adopter. Le programme contenait aussi des projections de film et des pièces du théâtre de l’oppression ont été jouées.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 19:19

 

 

http://www.hurriyetdailynews.com/ankara-court-rejects-merging-of-file-on-jailed-hdp-co-chair-demirtas.aspx?pageID=238&nID=117372&NewsCatID=338

 

Un tribunal d'Ankara rejette la fusion du dossier sur le coprésident du parti démocratique des peuples (HDP) emprisonné, Selahattin Demirtas

 

Un tribunal régional d'Ankara a renvoyé un dossier sur le coprésident du HDP emprisonné, Selahattin Demirtas, à la deuxième cour pénale d'Ankara, au motif qu’il n'était pas préparé conformément aux procédures nécessaires, a annoncé l'agence de presse Dogan, Mercredi 30 Août 2017.

Le dossier concernait un désaccord entre le deuxième et le dix-neuvième tribunal pénal d'Ankara.

Le dix-neuvième tribunal pénal d'Ankara avait demandé de fusionner le dossier de Selahattin Demirtas, dans lequel il est accusé d'avoir créé et dirigé une organisation terroriste, de faire de la propagande terroriste et de faire l'éloge des criminels, avec un autre dossier du deuxième tribunal pénal dans lequel le meurtre d’un adolescent de quinze ans, Yasin Boru, et de trois autres personnes font l'objet d'une enquête.

Le dix neuvième tribunal pénal avait exigé que Selahattin Demirtas soit accusé du meurtre de Yasin Boru et de trois personnes dans la province du sud-est de Diyarbakır entre le 6 et le 8 octobre 2014 en fusionnant les dossiers. Toutefois, le deuxième tribunal pénal a rejeté la fusion, ce qui signifie que la question a été portée devant un tribunal supérieur, la cour régionale de justice d'Ankara.

La cour régionale de justice d'Ankara aurait renvoyé la requête du deuxième tribunal pénal, indiquant que le dossier de demande contenait les signatures des membres du tribunal alors qu'il ne devait contenir que la signature du président du tribunal. 

L'avocat de Selahattin Demirtas, Avukat Karaman, a condamné l’instruction de l'affaire. « Une date de procès ne peut même pas être donnée car il n'y a pas de tribunal pour juger mon client », a-t-il déclaré.

Avukat Karaman a également déclaré que parce que le dossier de Selahattin  Demirtas ne peut être traité, l'examen de la poursuite de la détention provisoire du coprésident, qui est requis une fois par mois, n'a pas été effectué pendant deux mois.

« Selahattin Demirtas est en prison depuis plus de deux mois sans mandat d'arrêt judiciaire », a-t-il ajouté.

Le coprésident du HDP est emprisonné dans la province du nord-ouest d'Edirne depuis le 4 novembre 2016.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 18:53

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/08/29/59a5606846163fbc3d8b4679.html

 

Carles Puigdemont menace d'imposer la sécession par décret


Rejeter le blocage de la Candidature d’Unité Populaire (CUP) et maintenir le secret de l’opération de la consultation jusqu'à ce que le référendum soit convoqué

La CUP avise Junts pel Sí que les lois de déconnexion doivent être approuvées avant la Diada

L'exécutif de Carles Puigdemont et d’Oriol Junqueras a l'intention de cacher ses cartes jusqu'au dernier moment et d'ignorer les exigences de ses partenaires de la CUP. Le gouvernement fait valoir que ses membres sont les plus exposés à des représailles parce qu'ils sont ceux qui, une fois approuvé la déconnexion des lois, ont promis de signer le décret convoquant le référendum et qu’ils s’exposent à des sanctions légales qui, entre autres, pourraient avoir une incidence sur leur patrimoine. « La CUP doit comprendre que le gouvernement a une responsabilité supplémentaire. Personne ne les regardera lorsque la consultation sera convoquée, alors nous demandons que notre agenda soit respecté », a déclaré le porte-parole du gouvernement catalan et le conseiller de la présidence, Jordi Turull.

Ainsi, Lundi 28 Août 2017, le bureau du parlement n'a pas inclus dans l'ordre du jour de la session plénière la semaine prochaine l'approbation de la loi de référendum ou de la loi de transitoire juridique, présentée Lundi 28 Août 2017 et qui prévoit théoriquement le passage de la légalité espagnole à la légalité catalane si le oui est majoritaire lors de l’éventuel référendum du premier octobre 2017.

Après avoir pris connaissance de la décision du bureau du parlement de continuer à retarder le traitement des deux lois qui attendent leur tour dans un tiroir du parlement, après avoir été déjà enregistrées, le porte-parole du gouvernement a reconnu que deux voies sont explorées, le recours au quatre vingt unième article du règlement de la chambre catalane, qui permet la modification de l'ordre du jour d'une séance plénière quelques minutes après la demande de deux groupes, dans ce cas, Junts pel Sí et la CUP, ou bien directement l'approbation des lois par décret, en évitant tout processus parlementaire.

Cette dernière option n'est pas du goût de la CUP, qui défend le pouvoir du parlement d'approuver les règles qui violent l'ordre constitutionnel avec la simple exigence qu'un nombre suffisant de députés catalans votent en leur faveur.

« C'est ce parlement qui doit approuver ces lois. Nous sommes contre le décret-loi », a averti  Lundi 28 Août 2017 le parlementaire des indépendantistes radicaux, Mireia Boya.

Le député a critiqué ses alliés en disant que « nous optons pour la stratégie de la ruse et nous sommes en retard ». Sa partenaire du parti, Gabriela Serra, a soutenu qu'il fallait agir rapidement pour « obliger le gouvernement à se prononcer sur les mécanismes qu'il faut pour arrêter le référendum ».

En vertu de ce principe, la CUP exige également que le gouvernement catalan explique publiquement et sans délai la logistique du référendum en entier, au lieu d’expliquer petit à petit des détails comme le fait qu’il a déjà six mille urnes sans dire comment il les a achetées et les autres solutions restant inconnues, comme l'endroit où ces urnes seront placées ou la façon dont le recensement sera établi.

Les anticapitalistes disent que, trente trois jours avant le premier octobre 2017, la transparence est indispensable pour que la population perçoive que le vote sécessionniste a toutes les garanties nécessaires et pour qu’elle vote massivement.

Cependant, le gouvernement de Junts pel Si ne cède pas sur ce point. Lundi 28 Août 2017, son porte-parole a insisté pour que tous les détails de l'opération ne soient pas connus jusqu'à ce que le référendum soit officiellement convoqué. « Nous aimerions le faire différemment, mais l’état applique des actions contre la Catalogne pour des raisons idéologiques », a-t-il déclaré. Jordi Turull a demandé un acte de foi aveugle aux catalans qui demandent d’agir en tant que citoyens et pas comme des sujets de l’état afin que les urnes soient pleines le premier octobre 2017 et que le résultat soit assez clair pour être validé, y compris par la communauté internationale. « Que l’état ne perde pas de temps, le vote du premier octobre 2017 arrive », a déclaré le conseiller de la  présidence pour terminer son discours.

Ignorant les affrontements des groupes séparatistes qui dominent aujourd'hui le parlement, les groupes d'opposition ont de nouveau dénoncé Lundi 28 Août 2017 le dépassement des limites des institutions par Junts pel Si et la CUP et ils ont accusé Carme Forcadell de refuser ses responsabilités et d’approuver les arguments utilisés par les sécessionnistes pour organiser le référendum dans le dos de la chambre de Catalogne.

Ciudadanos, le Parti Socialiste Catalan (PSC), le Parti Populaire et Catalunya Si Que es Pot (CSQP), ont demandé un avis juridique aux avocats du parlement pour évaluer la légalité du contenu de la loi référendaire et de la loi de transition juridique et le retard dans le traitement, comme d'habitude jusqu'à ce que le processus indépendantiste change les règles du jeu et que les projets de loi soient examinés en séance plénière immédiatement après leur enregistrement.

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 18:34

 

 

Les Etats Unis demandent à Moscou de fermer des missions diplomatiques (Reuters)

 

Les Etats-Unis demandent à la Russie de fermer son consulat à San Francisco ainsi que deux bâtiments diplomatiques annexes à Washington et à New York, a annoncé Jeudi 31 Août 2017 le département d’état, en riposte à la demande faite par Moscou aux américains de réduire leurs effectifs diplomatiques sur le sol russe.

Au mois de juillet 2017, la Russie avait ordonné aux américains de réduire les effectifs de leur personnel diplomatique et technique de plus de moitié sur son sol, à savoir quatre cent cinquante cinq personnes, dans la foulée de l'adoption par le congrès des Etats Unis de nouvelles sanctions contre Moscou concernant l'Ukraine.

« Dans l'esprit de parité invoqué par la Russie, nous demandons au gouvernement russe de fermer son consulat général à San Francisco, ainsi qu'une annexe de chancellerie à Washington et une annexe consulaire à New York », a déclaré Jeudi 31 Août 2017 la porte-parole du département d’état, Heather Nauert, « ces fermetures doivent intervenir d'ici le Samedi 2 Septembre 2017 ».

Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a exprimé ses regrets au secrétaire d’état américain Rex Tillerson lors d'une conversation téléphonique, a indiqué le ministère russe des affaires étrangères.

« Moscou va examiner de près les nouvelles mesures annoncées par les américains, après quoi notre réaction sera transmise », indique un communiqué.

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 19:50

 

 

http://www.leparisien.fr/paris-75011/paris-l-emouvante-mission-des-chirurgiens-de-la-main-a-gaza-13-07-2017-7132932.php

 

L'émouvante mission des chirurgiens de la main à Gaza

 

Jeudi 13 Juillet 2017

 

Le professeur Christophe Oberlin, chirurgien orthopédiste, et son équipe viennent de rentrer de leur mission bénévole à l’hôpital Shifa de Gaza. En une semaine, ils ont réalisé dix huit opérations.

« La première fois que je suis entré à Gaza, l’électricité était coupée. C’était en décembre 2001, nous avions traversé Israël illuminé et en arrivant sur le territoire palestinien, c’était le noir total ». Quelques jours après son retour de mission à Gaza où il a pratiqué, avec son équipe, dix huit opérations chirurgicales extrêmement minutieuses, le professeur Christophe Oberlin, pratiquant à la clinique Mont Louis, dans le onzième arrondissement de Paris et enseignant à l’université Paris Diderot, se remémore les impressions de son premier voyage, il y a quinze ans. Les conditions archaïques de l’époque n’avaient pas découragé ce médecin déjà très expérimenté. Lui, qui se considère comme médecin du monde, a passé sa carrière à s’engager dans des programmes de bénévolat notamment en Algérie où il a participé à la formation de plusieurs chirurgiens. Là-bas, il a appris à faire avec ce qu’il avait sous la main et seul. « J’ai vu des patients arriver sur leurs pieds, monter sur ma table et mourir. Vous imaginez le niveau d’épuisement ». Quand Marcel-Francis Kahn, rhumatologue, lui propose en 2001 de lancer un programme de formation et d’opération à Gaza, il n’hésite pas. Depuis, il se rend trois fois par an sur cette terre enclavée entre l’Egypte et Israël. Sa trentième mission organisée par le Palestine Children's Relief Fund (PCRF), le fonds d’aide pour les enfants de Palestine, s’est achevée le Jeudi 6 Juillet 2017. Au total, douze enfants et six adultes ont subi une chirurgie.

Là-bas, le professeur Christophe Oberlin, accompagné de Christophe Denantes, anesthésiologiste, et de Paulette Fauché, infirmière de quatre vingt cinq ans infatigable, accomplissent trois types d’opérations, toujours concernant des paralysies, celles des membres inférieurs et supérieurs et les paralysies obstétricales.

Le chirurgien à de nombreux souvenirs en Palestine. Comme cette fille de six ans, victime d’un attentat, qui est arrivée gravement blessée dans son service en 2004. De multiples fractures, un coude luxé et traumatisée par un bras devenu difforme, la fillette s’était complètement renfermée sur elle-même. « Après trois opérations, nous avons réussi à rendre ce bras esthétique, c’est très important là-bas car c’est ce qui fait qu’elle se mariera. Plus tard je l’ai revue, elle était transformée, son visage souriait à nouveau. C’est la plus belle reconnaissance pour moi ».

En quinze ans de mission à Gaza, le médecin bénévole a opéré près de mille patients. Aide indispensable les premières années, il constate l’amélioration de la prise en charge médicale, « maintenant, ils ont leurs propres spécialistes. Avant, ils venaient de Russie et du Kirghizistan avec une formation aléatoire. Désormais, les médecins sont très bien formés ». Les conditions de travail se sont également améliorées. Le médecin explique qu’il opère à Paris dans les mêmes conditions de personnel, de sérieux et d’hygiène qu’à Gaza, « évidemment, c’est un peu plus rustique ».

En sortant de l’hôpital, tout est différent. Le médecin bénévole décrit les terribles problèmes d’électricité et d’eau insalubre qui touchent les gazaouis. Sans compter la pollution inimaginable et la misère effroyable qui touche la population. A son niveau, l’équipe de médecins apporte son aide à la ville de Gaza. Et les trois compères ont déjà rendez-vous au mois de décembre 2017 pour mener de nouvelles opérations.

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 19:28

 

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/08/25/la-diplomatie-suedoise-accusee-de-mollesse-face-a-ankara_5176473_3214.html

 

La diplomatie suédoise accusée de mollesse face à Ankara

 

L’écrivain turco-suédois Hamza Yalcin est détenu depuis le 3 août 2017 en Espagne en vertu d’un mandat d’arrêt d’Interpol.

 

Par Anne-Françoise Hivert

 

Espérant sans doute faire taire les critiques sur sa passivité face à Ankara, la chef de la diplomatie suédoise, la sociale-démocrate Margot Wallström, a annoncé, Jeudi 24 Août 2017, sur son compte Facebook, qu’elle avait convoqué, plus tôt dans la journée, l’ambassadeur turc à Stockholm. Et ce afin de lui faire part de son inquiétude et de ses exigences concernant les deux citoyens turco-suédois actuellement en détention, par la volonté du président Recep Tayyip Erdogan.

L’activiste Ali Gharavi, consultant en technologie de l’information, est en prison depuis le 5 juillet 2017, en Turquie, où il a été interpellé alors qu’il participait à un séminaire sur la liberté de l'internet près d’Istanbul.

Le journaliste et écrivain Hamza Yalcin a, lui, été arrêté le 3 août 2017 en Espagne, sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par Interpol à la demande d’Ankara, lors du contrôle de passeports à l’aéroport barcelonais d'el Prat.

Agé de cinquante neuf ans, ce père de deux enfants, exilé en Suède depuis 1984, est accusé par la Turquie d’appartenir au groupe d’extrême-gauche turc parti front de libération populaire (DHKPC) et d’écrire pour le magazine en ligne Odak, dont il est un des rédacteurs en chef, très critique à l’égard du régime de Recep Tayyip Erdogan.

Ignorant l’existence du mandat d’arrêt qui le visait jusqu’à son arrestation, il raconte dans un texte, publié dans le journal suédois Expressen, Lundi 21 Août 2017, ses conditions de détention kafkaïennes, le choc de l’arrestation, les interrogatoires et sa crainte de demander un interprète turc qui le trahirait. Il accuse aussi le dictateur turc Recep Tayyip Erdogan d’avoir utilisé à des fins personnelles Interpol pour obtenir son arrestation.

Il n’est pas le seul concerné. L’écrivain allemand d’origine turque Dogan Akhanli, lui aussi critique du régime d’Ankara, a été interpellé à son tour, Samedi 19 Août 2017, à Grenade, également sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par Interpol à la demande de la Turquie. Mais, contrairement à Hamza Yalcin, il a été remis en liberté conditionnelle, Dimanche 20 Août 2017.

Cette différence de traitement n’a pas tardé à soulever la réprobation en Suède où la chef de la diplomatie, Margot Wallström, est accusée de ne pas en avoir fait assez pour obtenir la libération de l’écrivain, contrairement à son homologue allemand, qui aurait mis la pression sur Madrid pour que Dogan Akhanli soit immédiatement relâché.

La première salve a été tirée par Hamza Yalcin qui, depuis son centre de détention espagnol, témoigne de sa déception à l’égard du royaume scandinave où il s’est réfugié il y a trente ans et dont il est devenu citoyen, rappelle-t-il, mais qui ne s’est pas montré « à la hauteur de sa souveraineté et de ses valeurs démocratiques ».

Jeudi 24 Août 2017, le quotidien Svenska Dagbladet relayait ses critiques, exigeant que Stockholm mette fin à la diplomatie silencieuse pour adopter la diplomatie allemande. Le Dagens Nyheter a dénoncé pour sa part le silence honteux de Margot Wallström, notant que « la Turquie n’est pas un état de droit » et que, si l’Allemagne le sait, « la Suède ne le sait apparemment pas ».

Se défendant d’être restée inactive, la ministre assure qu’elle-même et son gouvernement ont « fait connaître depuis longtemps clairement aux dirigeants turcs leur vision des évolutions très inquiétantes en Turquie ».

Elle a aussi précisé que Stockholm comptait s’assurer que les mandats d’Interpol ne puissent être utilisés à des fins politiques, une préoccupation déjà formulée par la chancelière allemande Angela Merkel.

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 19:13

 

 

http://liberezsalahhamouri.wesign.it/fr

 

Non à l'arbitraire colonial

 

Libérez Salah Hamouri

 

Salah Hamouri a été arrêté dans la nuit du Mardi 22 Août au Mercredi 23 Août 2017 par les forces d'occupation israéliennes, dans l'arbitraire le plus total.

Déjà emprisonné sans motif de 2005 à 2011, le militant franco-palestinien Salah Hamouri a été brutalement réveillé en plein milieu de la nuit du Mardi 22 Août au Mercredi 23 Août 2017 à son domicile de Jérusalem-Est par l’armée d’occupation israélienne.

Comme des milliers d'autres palestiniens, Salah Hamouri a été placé en détention sans raison valable, de manière reconductible et sans possibilité de consulter un avocat.

Nous ne pouvons rester silencieux face à cette injuste démonstration de force de l’occupation.

Nous apportons notre pleine solidarité à Salah Hamouri et à ses proches et demandons aux autorités françaises d'agir immédiatement pour la libération de Salah Hamouri.

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