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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 16:36

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/ensemble-doit-continuer

 

Ensemble doit continuer

 

Par Sylvie Larue

 

Vendredi 30 Juin 2017

 

Par leur interpellation, des camarades jugent qu’Ensemble doit rejoindre au plus vite le Mouvement de la France Insoumise (MFI). D’où leur demande d’une consultation pour décider rapidement.

Pour notre part, nous sommes déterminés à ce qu'Ensemble se maintienne comme mouvement indépendant et pour ce faire redéfinisse son projet dans une situation politique marquée à gauche par le succès du MFI.

Nous pensons que ce choix est largement partagé au-delà des différences antérieures.

Ce débat de fond est indispensable. La tâche de l'heure est de définir les conditions permettant de le mener au mieux.

Ensemble résulte de l’engagement de courants politiques porteurs de traditions différentes, de personnes à titre individuel et de collectifs dont nombre d’entre eux lui préexistaient.

Personne ne peut disposer du devenir des collectifs.

D'autant que le choix à faire, loin de se borner à une option seulement interne à notre mouvement, est en lien avec les aspirations de centaines de milliers de personnes, celles de l’ensemble des militants de toutes les composantes de la gauche politique, sociale, écologiste, féministe et associative. Nous devons contribuer à rassembler dans la clarté après les séquences électorales. Cela s’adresse aux militants du MFI, aux anciens militants du Parti Socialiste, aux militants écologistes, aux militants du Parti Communiste Français (PCF) et aux militants sans appartenance partisane. Ce débat sera public.

Convaincus de l'utilité d'Ensemble et soucieux de renforcer celle-ci, il nous paraît impératif que ce débat s'accompagne d'initiatives en vue de participer aux efforts pour faire force face au nouveau pouvoir politique, à la droite et à l'extrême droite.

Faire force suppose de multiples contacts avec le souci de favoriser une dynamique de type nouveau. L’urgence l’impose pour s’opposer aux ordonnances au sujet du droit du travail, comme aux effets liberticides de l’état d’urgence maintenu, mais elle n’est pas moindre pour imposer l’égalité entre les femmes et les hommes qui ne peut rester une promesse électoraliste, pour développer en actes une politique écologiste, pour une véritable égalité des droits et pour faire reculer les discriminations sexistes comme xénophobes et racistes.

Nous devons poursuivre des discussions pour élaborer un socle social européen.

Cela demande une présence dans de multiples initiatives en prêtant attention aux propositions et aux réalisations qui auront lieu dans les prochains mois. Cela implique les espaces les plus larges, notamment les suites de l'appel des cent et du front commun, comme celles auxquelles inviteront des groupes du MFI et sans doute d’autres manifestations militantes associatives, syndicales et citoyennes. Au-delà même des divergences à analyser et à discuter avec le MFI, ce mouvement s’avère être un partenaire incontournable pour une construction d’une gauche debout.

Une réelle recomposition, une réelle reconstruction et un mouvement politique nouveau, exigent de définir des axes de transformations ouvrant la voie à une révolution démocratique. Cela est possible. Nous contribuerons à tous les débats locaux ou nationaux allant dans ce sens. Le travail collectif d’élaboration que cela implique ne pourra pas se clore par une simple consultation pour ou  contre entrer dans le MFI.

Il nous faut donc établir un calendrier d’actions et de réflexions de notre collectif national du mois de juillet 2017 jusqu’à une autre étape à la fin du mois de septembre 2017.

Nous pourrons, ainsi, vérifier et décider des contours à maintenir et à changer dans notre mouvement et dans ses investissements politiques.

 

Premiers signataires

 

Etienne Adam, Louis Aminot, Janie Arnéguy, Pierre Cours-Salies, Alexis Cukier, Bruno Della Sudda, Didier Epsztajn, Karl Ghazi, Sylvie Larue, Laurent Lévy, Philippe Marlière, Roland Mérieux, Richard Neuville, Patrick Silberstein, Cécile Silhouette, Francis Sitel, Pierre Zarka

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 05:27

 

COOPERATIVE POLITIQUE ECOLOGIE SOCIALE

 

La Coopérative Politique Ecologie Sociale écrivait récemment un long message relatif au bilan des élections présidentielles et législatives.

 

Vous trouverez ci dessous les quatre derniers paragraphes de ce message.

 

Le message est disponible en totalité si vous consultez son site internet à l'adresse ci dessous.

 

Bernard Fischer

 

https://www.ecologiesociale.org/2017/07/02/le-jour-dapres-declaration-de-la-cooperative-politique-ecologie-sociale

 

Le jour d’après, déclaration de la Coopérative Politique Ecologie Sociale

 

 

La séquence électorale a été marquée par le dégagisme. Celles et ceux d’en bas se sont débarrassés de ceux d’en haut, jugés inutiles, inefficaces, corrompus et politiciens. Ce « qu’ils s’en aillent tous » à la française a été taxé de populisme alors qu’il est une forme d’expression populaire mais surtout une forme d’intervention électorale face à la crise de représentation. Il a été utile à la nouvelle offre électorale, encore plus à la République En Marche (REM) qu’au Mouvement de la France Insoumise (MFI). Celles et ceux d’en bas ne veulent plus être menés en bateau par celles et ceux d’en haut. C’est le dégagisme qui a été à la base du succès du MFI qui, à la manière d’une voiture-bélier, a broyé les appareils du Parti Communiste Français (PCF), du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie Les Verts (EELV). Pourtant le résultat paradoxal de la séquence électorale est qu’elle renforce le présidentialisme. Lionel Jospin avait accéléré la bipolarisation en inversant le calendrier électoral consacrant ainsi la présidentialisation du régime. Emmanuel Macron en incarnant à la fois la droite et la gauche, en liquidant les partis qui les représentaient et en se présentant comme le seul garant de l’équilibre des pouvoirs, est soutenu alternativement par l’électorat de la gauche contre la droite et inversement. Mais la présidentialisation à l’américaine a son revers. La crise de représentation démocratique sans précédent actée par le deuxième tour des élections législatives dans lequel cinquante sept pour cent des électeurs se sont abstenus sans compter les deux millions de votes blancs auront des conséquences profondes.

Contre un pouvoir illégitime et les pleins pouvoirs, les conflits issus de sa politique risquent bien de se régler cette fois ci dans la rue.

La principale victime du dégagisme a été la gauche plurielle devenue une gauche plus rien. L’union de la gauche n’est plus car elle n’est adaptée ni aux exigences du social libéralisme, ni aux nécessités de la gauche de transformation sociale. Le Parti Socialiste n’est plus que l’ombre de lui même. Le constatant, le Parti des Radicaux de Gauche (PRG) comme une partie des écologistes ont rejoint la REM. L’avenir du Parti Socialiste maintenu, c’est celui de la gauche italienne ou de la gauche chilienne, être un des acteurs subalternes d’un parti démocrate de gestion de l’ordre néolibéral rassemblant la droite et la gauche. La crise du Parti Socialiste était inéluctable car c’est une crise idéologique, stratégique et générationnelle. La tentation de la troisième force a toujours divisé la gauche gestionnaire. François Hollande était favorable à ce tournant stratégique mais il ne s’en est pas donné les moyens politiques. Jusqu’à la fin du vingtième siècle, les états nations assuraient des possibilités de redistribution. Aujourd’hui, la mondialisation libérale étouffe les possibilités d’indépendance d’une gauche réformiste dans la lignée de Jean Jaurès, de Léon Blum et de François Mitterrand. Le néo-centrisme est le nouvel outil de la domination libérale car celle-ci n’a plus besoin de s’encombrer des illusions de redistribution de la sociale démocratie. Le chemin est ouvert aux partisans de la société de post croissance qui risque bien de s’imposer non par le choix mais par la nécessité.

La gauche de transformation sociale s’est retrouvée majoritairement dans le MFI.  Celui-ci est fort de sa cohérence politique, de sa capacité de mobilisation et du charisme jaurésien de son leader. Avec un groupe à l’assemblée nationale, elle a les moyens de fédérer la gauche et l’écologie populaire. Le reste, c’est-à-dire les appareils du PCF, du Parti Socialiste et d’EELV, ont explosé en vol faute d’avoir clarifié leurs contours idéologique, stratégique et politique. Face au bloc bourgeois social libéral, notre tâche est de construire un bloc populaire pour l’alternative citoyenne qui, dans l’indépendance absolue avec le Parti Socialiste, unisse les composantes disparates de la gauche de transformation sociale. Organiser la résistance à la révolution néolibérale est l’urgence absolue. La démoralisation, la démotivation et l’éparpillement, comme après chaque défaite, va gagner toute la gauche. Nous pouvons nous attendre à des explosions de colère sans lendemain et à des règlements de compte au sein et entre les partis. Nous devons refuser ces impasses et proposer une feuille de route au mouvement social. Elle passe par la construction du mouvement de résistance à la mainmise de la REM sur tous les rouages du système politique et par la lutte contre les politiques antisociales.

La destruction et le démantèlement du tissu de la révolution industrielle a déplacé la centralité de l’action politique de l’entreprise au quartier. Il n’y a plus de priorité entre les urgences sociale, sociétale et environnementale. C’est l’accumulation des injustices et des inégalités qui allume le détonateur des résistances. La précarisation des conditions de vie ne se résume pas à la question du travail, du logement ou du revenu. C’est la lutte contre la précarisation et la marchandisation de la vie qui doit être l’enjeu de la résistance. Les élections présidentielles ont démontré l’immense besoin de prévention, de protection et de sécurisation de la plus grande partie de la population. Refuser d’être des kleenex corvéables, vendables et jetables à merci, c’est déjà lutter contre le macronisme et l’ubérisation qui va avec, c’est aussi lutter pour que la santé environnementale, avec les conséquences de sa non-prise en compte chez les salariés comme chez les riverains, soit considérée comme une question sociale et écologique à part entière. La défense des libertés démocratiques est le second pilier de la résistance. La lutte contre l’état d’urgence, dont les dispositions d’exception vont être introduites dans la loi, comme la lutte pour les libertés numériques, est une priorité.

L’émergence de mouvements politiques nouveaux a été centrale dans ses élections. La REM et le MFI sont des Objets Volants Non Identifiés (OVNI) politiques. Des centaines de milliers de gens peuvent s’organiser et agir horizontalement dans le cadre fourni par une direction politique verticaliste. Ce modèle, issu du grillinisme, le Mouvement Cinq Etoiles (MCE) en Italie, et en partie de Podemos et du mouvement pour Bernie Sanders, rompt radicalement avec la structuration pyramidale des partis nés de la révolution industrielle. Le centre nerveux de l’organisation n’est plus le lieu de travail, ni même le quartier. L’organisateur collectif n’est plus le journal. L’espace où se déploie l’organisation politique est le réseau social virtuel et les événements physiques ou virtuels qu’il promeut. La recomposition politique ne pourra pas se faire à travers les vieux appareils issus de l’ère industrielle. La révolution numérique change la donne. Les débats sur la recomposition qui est en cours ne passent plus par la seule remise en cause de la charte d’Amiens qui avait ossifié les rapports entre syndicats et partis politiques, les deux étant des catégories étanches. Il faudra désormais combiner l’activité virtuelle du réseau social avec l’action coopérative, le tout bâtissant une contre-société et un peuple en mouvement. Tous les essais en France ont jusqu’ici été des échecs de la forme cartel du Front De Gauche (FDG) à la coopérative d’EELV en passant par le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Nouvelle Donne. Le MFI, s’il ne veut pas connaître leur sort, devra se dépasser, inventer les règles de cohabitation entre le Parti de Gauche et le MFI et trouver la forme d’un mouvement alter politique de type nouveau où la démocratie et l’action militante pourront se conjuguer. Le nouveau mouvement politique de masse se formera par en bas et par en haut. Il se formera par en bas par le maillage de groupes locaux issus des partis, MFI, EELV, PCF, gauche du Parti Socialiste et mouvance citoyenne, et surtout de citoyens non encartés. Il se formera par en haut à travers le regroupement des parlementaires à l’assemblée nationale et au sénat et des autres élus qui s’organiseront en lien avec la résistance des mouvements sociaux.

L’écologie politique mainstream d’EELV a failli. Le retrait du candidat écologiste pour la première fois depuis 1974 aura acté l’existence de trois écologies masqué par l’absence de débat au sein d’EELV. Ces trois écologies émergent du vide idéologique incarné par l’appareil d’EELV.

Ces trois écologies ont leur légitimité propre. L’écologie de marché, l’écologie sociale et l’écologie de transformation représentent des orientations, des contenus programmatiques et des alliances potentielles différentes. `

L’écologie politique est conflictuelle pas consensuelle et doit non seulement tirer le bilan de ses erreurs tactiques mais surtout rompre avec ses mythes fondateurs, l’autonomie stratégique, le peuple de l’écologie et la majorité culturelle. La première notion est impraticable sans une vraie proportionnelle, improbable dans la cinquième république. Elle existerait que cela n’invalide pas la question des alliances qui, comme en Allemagne, est toujours aussi prégnante. Le peuple de l’écologie n’existe pas car tout peuple politique que ce soit, celui d’Emmanuel Macron avec ses start-up de l’extrême centre ou celui de Jean Luc Mélenchon avec ses insoumis, se construit dans une dynamique politique et dans des pratiques sociales éparses. On n’est pas un citoyen écologiste quand on va chercher son panier à l’AMAP. Il n’existe pas de peuple écologiste. C’est un objectif à atteindre. Quant à la majorité culturelle, s’il en existe une, elle est environnementaliste et non écologiste. Confondre l’adhésion à un projet de protection de l’environnement avec l’adhésion à un projet de société écologiste est l’erreur originelle des verts puis d’EELV.

EELV a été jusqu’au bout de son alliance structurelle avec le Parti Socialiste. Sa direction s’oriente vers l’écologie sociale en choisissant de se regrouper avec ce qui reste de la gauche du Parti Socialiste pour construire un nouveau Parti Socialiste Unifié (PSU).  Cette voie est une impasse. La sociale démocratie-verte sera broyée comme le Parti Socialiste l’a été entre Emmanuel Macron et Jean Luc Mélenchon. Son espace est déjà pris par les écologistes de la REM, Nicolas Hulot en tête, pour qui la sortie de la crise passe par l’investissement massif dans le développement durable comme nouvelle source de profit pour les sociétés occidentales menacées par les pays émergents. Le groupe vert au parlement européen est devenu le laboratoire idéologique de cette politique maintenant suivie par le PVE dans de nombreux pays, en Finlande, en Allemagne, en Autriche et en Tchéquie.

Construire la Coopérative Politique Ecologie Sociale (CPES) comme un mouvement central de l’écologie populaire

Depuis sa prise de position en faveur de Jean Luc Mélenchon, la CPES a fédéré des cadres de valeur, membres ou non d’EELV, d’associations et de collectifs porteurs d’un projet d’écologie populaire et dessinant une insertion stratégique dans le mouvement social. Il faut maintenant qu’elle se dote d’une feuille de route.

Défendre un projet de société écologiste. Devant la faillite de l’écologie mainstream réduite à un consensus mou autour de quelques mesures autour de la transition écologique, nous devons expliquer en quoi notre projet de société écologiste, décentralisée, communaliste et autogestionnaire est différent de la société de marché. Il faut pour cela rompre avec l’idéologie du développement durable, de l’économie verte ou encore de la transition écologique, termes valises cachant le plus souvent le green washing. Ce projet de société écologiste passe par la recherche de toutes les formes de démarchandisation et de déconstruction des modèles dominants de la pensée, ici et maintenant.

Il s’agit de faire contre-société en construisant un peuple de l’écologie à travers un mouvement. La force des écologistes sociaux, c’est de prendre en main cette bataille par le bas, en partant du municipalisme de combat, des enjeux liés à la santé environnementale, à l’alimentation, à l’écologie urbaine et à la défense des communs, des formes de démocratie collaborative, de production d’information et de medias indépendants. Comme le PCF des années 1930, 1940 et 1950, ou certains mouvements des années 1970, il faut faire contre société, c’est-à-dire bâtir des formes de société alternatives et écologiques dans tous les domaines des politiques publiques ou intersticielles, en passant par l’aide concrète aux populations les plus fragiles.  C’était le projet initial de la CPES d’EELV. Il peut maintenant être mis en œuvre avec toutes les forces qui se réclament de la gauche écologiste insoumise.

Construire un pôle d’écologie sociale, inséré dans une dynamique claire antilibérale réunissant tous les courants de l’écologie de transformation.

La CPES doit rester un espace transpartidaire dans cette phase particulière. Ce qui fait notre richesse c’est la construction d’une orientation d’écologie populaire qui pour le moment est minoritaire. Cette option n’a pas de précédent dans le mouvement écologiste, sauf à l’échelle locale comme à Grenoble. Celles et ceux qui l’emprunteront devront donc innover et créer à partir de leurs seules convictions cet espace politique. L’écologie populaire est divisée. L’écologie politique doit unifier l’écologie associative, l’écologie municipale et l’écologie mouvementiste, celle des zadistes notamment, de plus en plus concurrentes. Pour cela elle doit surtout investir des terrains désertés par les écologistes, les quartiers populaires, les injustices sociales et environnementales et les rapports entre le nord et le sud, et contribuer à faire émerger des mouvements et initiatives capables de fédérer des mondes clivés tels que paysans et habitants des banlieues pour faire culture commune des combats des sans droits.

La CPES doit ouvrir un espace politique permanent de discussion avec les autres composantes du mouvement d’écologie populaire, écosocialistes, écosyndicalistes, Utopia, décroissants et gauche alternative d’Ensemble, et des mouvements citoyens apparus cette année. L’objectif est l’unification des composantes écologistes apparues dans la campagne de Jean Luc Mélenchon, l’altermondialisme, l’écologie sociale et les militants des quartiers sans rompre avec les centaines de militants verts déboussolés après le retrait de leur candidat et le ralliement au Parti Socialiste contraire à l’engagement du congrès de juin 2016.

Préparer dés maintenant les municipales de 2020. La CPES doit avec d’autres contribuer à l’émergence de listes citoyennes en formulant des propositions de programmes municipaux déclinables notamment dans les quartiers populaires. Construire un municipalisme écologique est la condition d’une construction politique nationale.

Se concentrer sur la formation et la politisation des mouvements sociaux écologiques, et de la jeunesse en formation.  Nous devons, comme le MFI a su le faire dans la campagne, renouer avec l’éducation populaire en organisant des universités populaires de l’écologie autour de l’histoire de l’écologie paysanne et ouvrière et des orientations de l’écologie sociale. Nous devons constituer un réseau d’éco-syndicalistes pour renouer avec le mouvement ouvrier et aider au développement d’une force d’écologie sociale implantée dans les universités et les lycées et tisser des liens plus étroits avec les mouvements d’éducation à l’environnement qui fasse la part belle à une approche plus systémique et politique des questions environnementales.

Construire un réseau transnational d’écologie populaire regroupant l’écologie sociale, l’écosocialisme et la décroissance soutenable.

L’écologie politique ne peut être absente de l’affrontement entre les oligarchies et les peuples dans le monde entier. Les écologistes sociaux sont souvent au coeur de ces mouvements même s’ils y sont minoritaires. L’internationale des partis verts telle qu’elle existe ne permet pas d’être des acteurs réels de ce mouvement qui, des Zones A Défendre (ZAD) aux luttes contre l’extractivisme en passant par le mouvement pour la justice climatique, est en train de redessiner les contours de l’écologie politique.

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 17:19

 

http://socialisme-2010.fr/blog2016/juillet2017.php#juillet01

 

Le vent se lève

 

Par Robert Duguet

 

Vendredi 30 Juin 2017

 

Quelques jours après cette longue séquence électorale, il me semble nécessaire de procéder à une réflexion politique et idéologique utile pour l’avenir.

Y compris si nous souhaitons être efficaces localement, il faut situer le débat premièrement à l’échelle de l’avenir du pays et secondairement prendre en compte les rapports de force qui se dessinent à l’échelle de l’Europe, particulièrement en Grande Bretagne et en Espagne. Bref, il faut sortir d’une démarche qui ne pense la politique que lorsqu’il faut se situer dans les élections et dans un repli hexagonal. La montée de Jérémy Corbyn dans le parti travailliste britannique contre les blairistes, la réorientation stratégique de Pablo Iglesias au sein de Podemos vis-à-vis de la prise en main du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) par son aile gauche et le choix de pousser à gauche Pedro Sanchez contre le parti libéral au pouvoir, témoignent d’une situation nouvelle contre le néo-libéralisme à l’échelle européenne. Il faut appréhender la situation française dans ce cadre de réflexion. C'est une défaite historique des partis qui ont fondé ou étayé les institutions réactionnaires de la cinquième république. C'est la défaite des républicains, héritiers lointains du gaullisme. C'est la défaite du mitterrandisme et du parti d’Epinay. La majorité qui sort des ruines ne doit pas faire illusion. Elle n’existe que par l’absence d’une alternative anticapitaliste.

Quand je lis les articles qu’écrivent un certain nombre de militants de la gauche radicale française, je suis surpris par ces éléments qui ne sont pas pris en compte et, pour ce qui est de la situation française, par une caractérisation relativement fausse de ce que représente le gouvernement d'Emmanuel Macron et sa majorité présidentielle.

L’élément central, à savoir une abstention massive des salariés et de la jeunesse précarisée, grimpant jusqu’à cinquante six pour cent lors du deuxième tour des élections législatives, traduit le fait que ce gouvernement n’a aucune légitimité pour imposer le programme de destruction des acquis sociaux. Mais aussi que le mouvement social a du mal à se porter en avant du fait qu’il ne s’estime plus représenté dans les institutions et dans la vie. De plus la décomposition du système politique et institutionnel de la cinquième république se poursuit malgré les efforts inouïs déployés par les medias aux ordres pour occulter ces profonds processus en court. Une trentaine de députés proches d'Emmanuel Macron ont déjà eu affaire à la justice dans le passé, quatre ministres sont contraints à la démission dès la constitution du deuxième gouvernement, dont l’innommable François Bayrou. Ce gouvernement ne va tenir que par la volonté de ceux, partis traditionnels de gauche en crise ou en voie de disparition, qui en reconnaisse la légitimité et qui donc hypertrophie sa prétendue puissance de nuisance.  Y compris Jean Luc Mélenchon qui déclarait dans son blog du 28 mai 2017 que l’exigence « d'un gouvernement de cohabitation dirigé par le Mouvement de la France Insoumise (MFI) correspond à la ligne d’action du mouvement ». Il oubliait l'assemblée constituante et la sixième république. Ce gouvernement ne va tenir aussi que par la volonté des confédérations ouvrières d’en reconnaître la légitimité et de négocier. Laurent Berger, responsable de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) donne le la, il demande à Emmanuel Macron de partager le pouvoir. Il faudrait que Jean Claude Mailly nous explique ce qu’il est en train de négocier de positif dans le silence feutré des cabinets ministériels.

La difficulté de la situation politique tient au fait que nous sommes en face de deux impasses.

A l’heure où je rédige ces notes me parvient l’appel lancé par le collectif de Démocratie et Socialisme, animé par Gérard Filoche, Jean Yves-Lalanne et Claude Touchefeu. Appel lancé en direction de toutes les composantes se réclamant de la gauche, de Clémentine Autain à André Chassaigne, de Philippe Poutou à Jean Luc Mélenchon, de Pierre Laurent à Arnaud Montebourg. Il s’agit une nouvelle fois de nous replacer dans le sillage du parti d’Epinay, dont le résultat dans ces élections annonce l’avis de décès. Aucune des contradictions politiques qui se sont fait jour dans ces élections ne sont posées par cette démarche prétendument inspirée du front de classe.

Quant à l’alternative proposée par le MFI, elle pose un autre type de problème. En rompant avec le Front De Gauche (FDG) de façon brutale et sans aucun respect pour les nombreux militants qui s’étaient investis dans sa politique, Jean Luc Mélenchon entre dans une autre logique. En refusant de continuer l’expérience du FDG et de l’ouvrir à autre chose qu’un cartel d’appareils électoraux, il s’est donné tous les moyens de ne pas être au deuxième tour des élections présidentielles.

Nul doute que, s’il avait entraîné le char dans le bon sens, il aurait été investi incontestablement comme le représentant du front dans les élections présidentielles. Mais, pour ce faire, il fallait entrer dans une logique de pratique démocratique. 

En fait le choix idéologique fait à l’été 2014 dans l’ouvrage intitulé l’ère du peuple pose les principes de la campagne présidentielle de 2017. Il y a le peuple et son combat contre l’oligarchie ou contre la caste. Le candidat-président parle au peuple directement par-dessus la tête de l’oligarchie. Remplacez l’oligarchie par le régime des partis et vous retrouvez la position gaullienne traditionnelle, inspirée du nationalisme intégral de Charles Maurras. Jean Luc Mélenchon s’inspire aujourd’hui d'Ernesto Laclau et de Chantal Mouffe, idéologues du populisme de gauche. La rupture avec le FDG, quelles que soient par ailleurs les défauts et les limites néo-réformistes du cartel, défauts et limites que Jean Luc Mélenchon lui-même a défendu, est une rupture avec les traditions du mouvement ouvrier. J’aimerais bien qu’on me dise ce qui différencie le populisme de gauche du populisme de droite.

Vincent Présumey écrit à juste titre que « l'idéologie est empruntée à Ernesto Laclau et à Chantal Mouffe, c'est le populisme de gauche. Premièrement, qu'on ne parle plus, ou alors juste par une habitude qui va s'effacer peu à peu, de lutte de classe, de classes sociales, de salariat et de travailleurs. Le clivage fondamental oppose le peuple, également appelé les quatre vingt dix neuf pour cent, à l'oligarchie, appelée aussi la caste. Deuxièmement, le peuple est une nation, la nation française, et son identification comme peuple repose sur une thématique et une symbolique nationale, qui doit se substituer aux thèmes et aux symboles issus du mouvement ouvrier. C'est ainsi que pendant que de faux naïfs dissertent contre les gauchistes qui n'ont pas compris que le drapeau tricolore et le drapeau rouge ne s'opposent pas, Jean Luc Mélenchon, lui, donne des consignes pour que dans ses rassemblements le drapeau rouge soit éliminé progressivement au profit du drapeau tricolore. Troisièmement, le peuple doit se construire par un mouvement qui associe les individus et les citoyens, mouvement dont le contenu premier n'est pas social, mais symbolique et national, reposant sur deux facteurs clefs de mobilisation et de dynamisme. Ernesto Laclau avait vu celle-ci, en Argentine, dans le général Juan Péron, dont il était un partisan ».

Le populisme est un nationalisme.

Quant à établir un parallèle entre Podemos et le MFI, même si les fondateurs de Podemos défendent une position populiste, l’histoire de Podemos est totalement différente. Ce mouvement en Espagne vient du mouvement des indignés et il s’est organisé sur une échelle de masse, comportant, à travers ses instances de base, une vraie référence à la démocratie sociale. Podemos s’appuie sur une réaction motivée par le mouvement propre de la classe ouvrière et de la jeunesse espagnole précarisée. Podemos est passé par la case démocratie, ce qui n’est pas le cas de Jean Luc Mélenchon.

Je redis ce que j’ai défendu dans les articles de mon blog depuis plusieurs années. Jean Luc Mélenchon n’a jamais saisi les opportunités qui auraient pu conduire à l’émergence d’un courant de rupture avec la cinquième république, avec le néo-libéralisme européen et donc à terme avec le capitalisme. La campagne pour le non socialiste au référendum de 2005 se termine chez Jean Luc Mélenchon par un accord avec Laurent Fabius puis par la synthèse dans un congrès du Parti Socialiste. C’est seulement en 2008 que Jean Luc Mélenchon avec Pour la République Sociale (PRS) fait le choix d’une rupture minoritaire et absolument pas discutée à l’intérieur du Parti Socialiste avec les militants qui voulaient en découdre. La base politique de la rupture est très étroite et elle ne vise que des objectifs électoraux. Le dernier grand mouvement politique des militants pour se réapproprier leur parti, c’est en 2005, en fait le non au traité européen était majoritaire. Il y avait là un boulevard pour construire un mouvement politique de masse, mais il fallait passer par la case de la démocratie et Jean Luc Mélenchon n’en voulait pas. Quitter le Parti Socialiste à chaud sur la base du mouvement pour le non au traité européen, il n’en voulait pas. Il le fera à froid en 2008, pour verrouiller d’emblée un parti, le Parti de Gauche, dont il ne voulait pas une construction démocratique. D’ailleurs à quand la disparition définitive du Parti de Gauche au profit d’un MFI qui n’a aucune réalité comme organisation ?

A partir de là, nous pouvons décliner ce qui dérive du nationalisme, large rassemblement social associant le capital et le travail autour d’un destin national du peuple français, opposition entre les bonnes Petites et Moyennes Entreprises (PME) bleu-blanc-rouge et les mauvaises multinationales étrangères, chauvinisme qui conduit le leader maximo à dire que son « amour de la France est physique et pour ainsi dire charnel » ou encore l’exaltation de la Marseillaise et son « sentiment amoureux que l’hymne national délivre et répand entre la chair et l’os ». J’en passe et des meilleures, notamment sur les questions internationales.

Le choix stratégique fait par Jean Luc Mélenchon pour les élections législatives se fonde sur ce populisme gaullien, le refus de déployer une force dans les localités sur la ligne de l’unité a conduit à centrer l’offensive contre les positions électives du  Parti Communiste Français (PCF).

Derrière l’offensive contre le PCF, c’est la question de la rupture avec le mouvement ouvrier qui est posée. Je ne prendrai que deux exemples. Dans la dix-huitième circonscription de Paris, la candidature de Caroline de Haas se situait sur une ligne de rassemblement contre Myriam el Khomri. Caroline De Haas obtient treize pour cent des voix au premier tour des élections législatives et le candidat du MFI obtient seize pour cent des voix au premier tour. L’unité permettait d’élire une députée de gauche contre Myriam el Khomri et contre la loi travail d’Emmanuel Macron. Le MFI a refusé toute alliance politique avec les unitaires, résultat, c’est un macroniste qui l’emporte, merci le MFI. Dans la huitième circonscription de l’Essonne, le député sortant Nicolas Dupont Aignan essuie une campagne de mobilisation sans précédent contre l’alliance qu’il vient de passer avec Marine Le Pen au premier tour des élections présidentielles. Le MFI refuse toute alliance avec le PCF et les quelques militants et élus du Parti Socialiste qui n’ont pas sombré dans le macronisme, alors qu’il y avait une forte demande des citoyens de base pour une candidature de rassemblement. Une campagne quasiment perdue pour Nicolas Dupont Aignan se termine par une courte victoire de Nicolas Dupont Aignan, avec cinquante deux pour cent des voix, merci le MFI.

Par contre dans la première circonscription de l’Allier, à Moulins, une campagne militante en amont conduit à regrouper la gauche sur un programme largement discuté autour du candidat présenté par le PCF le mieux à même de gagner la circonscription, malgré le taux d’abstention populaire.

Jean Luc Mélenchon sauve sa cohorte d’acier en présentant ses dix sept députés comme une victoire politique. La cohorte d’acier d’ailleurs n’est pas aussi unifiée que cela, il y a par exemple François Ruffin et Clémentine Autain. Le résultat du MFI aux élections législatives est une défaite, la défaite d’une orientation populiste, nationaliste et sectaire. Une nouvelle impasse qu’il faudra bien dépasser.

« Le vent se lève, il faut tenter de vivre », écrivait le poète Paul Valéry, alors que la peste brune en 1922 commençait à gagner des positions dans cette Europe capitaliste. Comprendre le développement social et y prendre sa place, c’est surtout réfléchir et refuser les impasses. Ni retour vers le parti d’Epinay très bien exprimée d’ailleurs par Gérard Filoche, ni reconstruction sur la base des principes du populisme, le populisme mène à tout, y compris aux aventures autocratiques.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 16:37

 

http://www.humanite.fr/histoire-bataille-de-rue-paris-contre-le-general-americain-ridgway

 

Bataille de rue à Paris contre le général américain Matthew Ridgway

 

Par Michel Pigenet, directeur du centre d’histoire sociale du vingtième siècle, professeur d’histoire contemporaine à l’université Panthéon-Sorbonne.

 

Vendredi 25 Mai 2012

 

Le 28 mai 1952, le Parti Communiste Français (PCF) appelle à manifester contre la venue à Paris du général Matthew Ridgway, accusé d’avoir utilisé les armes bactériologiques en Corée. Le PCF entend tenir la rue, quoi qu’il en coûte. La répression est féroce. Il y a des morts. Des dirigeants du PCF sont emprisonnés.

« Le peuple de Paris ne tolérera pas un criminel de guerre dans la capitale », avait prévenu la fédération de la Seine du PCF. De fait, le 28 mai 1952, quinze mille à vingt mille personnes protestent contre l’arrivée à Paris du général américain Matthew Ridgway, le successeur du général Dwight Eisenhower à la tête des forces armées de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Commandant, jusque-là, des troupes américaines en Corée où il porterait la responsabilité de l’emploi d’armes bactériologiques, le général Matthew Ridgway constitue une cible de choix.

Il offre aussi le prétexte d’une démonstration exceptionnelle dont témoigne le bilan, trois cent soixante douze blessés, dont vingt sept blessés graves, dans les rangs des forces de l’ordre et bien davantage parmi les manifestants. L’un d’eux, Bélaïd Hocine, ouvrier municipal algérien d’Aubervilliers, tombe, place Stalingrad à Paris, mortellement touché par balles. Un autre travailleur, Charles Guénard, également atteint par le tir d’un brigadier, décédera quelques mois plus tard. La police de l’époque n’est pas tendre envers les manifestants du PCF.

Cette fois, pourtant, ceux-ci sont venus avec l’intention d’en découdre. Il y va de l’application de la nouvelle ligne offensive, dévoilée peu auparavant par un éditorial de François Billoux paru dans les cahiers du communisme. Sous une rhétorique empruntée à la troisième période d'erreurs de l'internationale communiste entre 1929 et 1933, il s’agit tout à la fois d’offrir des perspectives immédiates aux militants, de les aguerrir et d’envoyer un avertissement au moment où la France s’apprête à signer, le 27 mai 1952, l’accord instituant la renaissance d’une armée allemande au sein de la très controversée communauté européenne de défense.

Dans l’urgence, réunions internes, tracts, affiches et journaux s’attachent à galvaniser le PCF. Il est question de « nettoyer notre pays de l’armée des milliardaires et de renverser le pouvoir honteux des exploiteurs ».

Pour l’heure, les spécialistes de la puissante fédération de la Seine du PCF, près de cinquante neuf mille cartes placées en 1952, tracent des itinéraires, calculent les temps de trajet et prévoient des positions de repli. Les consignes préconisent de tenir la rue, de ne pas se laisser faire et de pas reculer. Dans les locaux du comité d'entreprise de Renault Billancourt et dans les ateliers municipaux de la banlieue rouge, on fabrique en conséquence de gros manches et des petites pancartes.

Jour après jour, la pression monte. Le 25 mai 1952, le rédacteur en chef de l’Humanité, André Stil, est arrêté en vertu d’une loi de 1848 sur la provocation d’attroupements publics.

Le 28 mai 1952, vers 18 heures, les premiers groupes s’ébranlent en direction d’une place de la République inaccessible. Partis du nord et du nord-est, des cortèges fusionnent place de la Chapelle pour s’engouffrer vers le boulevard Magenta. À l’est, d’autres parcourent le vingtième et le onzième arrondissement. À l’ouest et au nord-ouest, la jonction s’opère dans le secteur de la gare Saint-Lazare et de la place de l'Opéra. Sur la rive gauche, la convergence s’effectue boulevard Saint-Germain en vue de franchir le Pont-Neuf. Place Stalingrad, au carrefour de l’Odéon et devant la gare de l’Est, les premiers barrages de police plient, voire cèdent à la panique. Sur les Grands Boulevards, des véhicules de la préfecture de police sont renversés. Assiégé, le commissariat de la rue de la Banque subit un début d’incendie. L’effet de surprise passé, les forces de l’ordre reprennent le contrôle de la situation sans ménagement.

Au hasard des charges, sept cent dix huit personnes sont interpellées. Parmi eux, une majorité de jeunes adultes, des hommes pour l’essentiel, souvent ouvriers, à l’image du cœur militant communiste de la Seine. En fin de soirée, une arrestation retient plus particulièrement l’attention, celle de Jacques Duclos, secrétaire général du PCF par intérim en l’absence de Maurice Thorez, soigné en Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). Dans la voiture du dirigeant, interceptée à deux pas de la place de la République, la police saisit des documents confidentiels et deux pigeons récemment étouffés, formulation lourde de sous-entendus pour des volatiles destinés à la plus banale des casseroles. Lancé en catastrophe, un appel à la grève, le 4 juin 1952, pour sa libération et celle de ses camarades, tourne au fiasco, y compris dans les bastions. L’échec expose à la répression patronale qui décapite le syndicat de Renault Billancourt de la Confédération Générale du Travail (CGT). Une première information ouverte pour atteinte à la sûreté intérieure de l'état entraîne cent soixante dix inculpations, des dizaines de perquisitions et de saisies de documents à l’origine d’une seconde instruction pour démoralisation de l’armée et atteinte à l’intégrité du territoire en relation avec l’action contre la guerre d’Indochine.

L’heure n’est plus à l’offensive. À défaut d’en entretenir la mémoire, le PCF tirera les leçons des dérapages de la manifestation contre la venue en France du général Matthew Ridgway.

Les communistes connaîtront, certes, bien d’autres manifestations sanglantes après 1952. Plus jamais, toutefois, ils n’en reprendront l’initiative.

Le 29 mai 1952, il y a l'ouverture d’une information pour atteinte à la sûreté intérieure de l'état.

Entre le 31 mai et le 7 juin 1952, il y a des perquisitions à Paris et en province.

Le premier juillet 1952, il y a la libération de Jacques Duclos.

Le 8 août 1952, il y a l'ouverture d’une seconde information pour démoralisation de l’armée et de la nation et atteinte à l’intégrité du territoire.

Le 10 août 1952, il y a la libération des interpellés du mois de mai 1952.

Le 8 octobre 1952, il y a des perquisitions et des arrestations parmi les dirigeants du Mouvement des Jeunesses Communistes de France (MJCF) et de la CGT, dont Alain Le Léap, emprisonné le 11 octobre 1952. Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT, plonge dans la clandestinité.

Le 15 novembre 1952, il y a la demande de levée de l’immunité parlementaire des principaux dirigeants du PCF.

Le 24 mars 1953, il y a des perquisitions et des mandats d’amener contre des dirigeants de la CGT.

Le 17 novembre 1953, il y a un non-lieu général dans l’instruction ouverte le 8 août 1952.

Le 24 novembre 1955, les vingt deux derniers inculpés du mois de mai 1952 comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour rébellion et insultes à agents, port d’armes, coups et blessures. Il y a neuf relaxes et treize peines de prison avec sursis.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 16:10

 

L'autonomie de Hong Kong face à de nouveaux défis, selon Xi Jinping (Reuters)

 

Le président chinois Xi Jinping, en visite à Hong Kong pour le vingtième anniversaire de la rétrocession du territoire à la Chine, a reconnu Vendredi 30 Juin 2017 que le modèle d’un état et de deux systèmes était confronté à de nouveaux défis avec la montée de la contestation des militants démocrates.

La visite de Xi Jinping intervient dans un contexte tendu où l'ingérence de Pékin dans les affaires d’Hong Kong dérange, malgré les promesses d'autonomie faites par la Chine lors de la rétrocession de Hong Kong par les britanniques en 1997.

« Depuis vingt ans que Hong Kong a été rattaché à la patrie, le succès du modèle d’un état et de deux systèmes est reconnu par le monde entier », a déclaré Xi Jinping, qui n'était jamais venu à Hong Kong depuis son arrivée à la tête du pouvoir central en 2012.

« Bien sûr, pendant sa mise en oeuvre, nous avons dû faire face à de nouvelles situations, de nouvelles questions et de nouveaux défis. Ces questions doivent être considérées correctement et analysées objectivement », a-t-il poursuivi, « elles ne doivent pas effrayer. La clé est de réfléchir à comment les résoudre ».

Parallèlement, le ministère chinois des affaires étrangères a annoncé Vendredi 30 Juin 2017 que la déclaration sino-britannique sur le statut de Hong Kong conclue en 1984 par Margaret Thatcher et Zhao Ziyang en 1984 n'avait plus aucune valeur, sinon historique.

Cette déclaration fixait les conditions de sortie du Royaume-Uni après un siècle et demi de domination sur la colonie et garantissait les droits et libertés dans la ville selon la formule d’un état et de deux systèmes.

En la jugeant nulle et non avenue, Pékin retire de fait tout droit de regard britannique sur Hong Kong.

Jeudi 29 Juin 2017, le ministre des affaires étrangères du Royaume Uni Boris Johnson avait déclaré que l'engagement britannique envers Hong Kong, gravé dans un traité, était toujours aussi fort aujourd'hui qu'il y a vingt ans.

« Le Royaume-Uni n'a aucune souveraineté, aucun pouvoir pour régner et aucun pouvoir pour superviser Hong Kong après la rétrocession », a répondu le ministère chinois des affaires étrangères.

Xi Jinping s'est également rendu Vendredi 30 Juin 2017 dans la garnison de Shek Kong, située dans les nouveaux territoires, où, juché à l'arrière d'un véhicule de commandement, il a passé en revue plus de trois mille soldats de l'Armée Populaire de Libération (APL).

Le nombre exact de soldats chinois déployés à Hong Kong est inconnu, mais des diplomates étrangers estiment qu’ils sont entre huit mille et dix mille, dont des soldats d'infanterie et des membres des forces spéciales, répartis dans plusieurs garnisons et bases héritées de l'armée britannique.

Ces soldats vivent isolés de la population de Hong Kong, où la sécurité relève des prérogatives de la police locale.

La veille de l'arrivée de Xi Jinping, Mercredi 28 Juin 2017, la police a interpellé vingt six militants démocrates alors qu'ils s'étaient réunis sur un monument commémorant la rétrocession du territoire pour réclamer l'instauration d'une démocratie pleine et entière.

La police a indiqué Vendredi 30 Juin 2017 que les vingt six militants concernés, dont Joshua Wong, chef de file du mouvement de contestation de 2014, avaient été remis en liberté sous caution et devront se présenter aux autorités à la fin du mois de septembre 2017.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 15:56

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19L21U-OFRTP

 

Marine Le Pen mise en examen pour abus de confiance (Reuters)

 

Marine Le Pen a été mise en examen Vendredi 30 Juin 2017 pour abus de confiance dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front National.

La présidente du Front National a aussitôt annoncé par son avocat, Rodolphe Bosselut, son intention de saisir Lundi 3 Juillet 2017 la chambre de l'instruction d'un recours contre cette décision, qu'elle juge en violation du principe de séparation des pouvoirs.

Elle entend pour cette raison demander aussi une suspension de l'instruction, a ajouté l'avocat dans un communiqué.

Selon une source judiciaire, la dirigeante d'extrême-droite, convoquée Vendredi 30 Juin 2017 en début d'après-midi au pôle financier du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, a notamment été mise en examen pour abus de confiance en sa qualité de député européenne entre 2009 et 2016.

Est visée l'utilisation de fonds du parlement européen pour rémunérer son chef de cabinet, Catherine Griset, et son garde du corps, Thierry Légier, deux des assistants parlementaires en question, précise-t-on de même source.

Marine Le Pen est également mise en examen pour complicité d'abus de confiance entre 2014 et 2016, en sa qualité de présidente du Front National, ajoute-t-on.

L’ancienne candidate aux élections présidentielles, élue députée à l’assemblée nationale le Dimanche 18 Juin 2017, avait jusqu'ici refusé de se rendre aux convocations des juges chargés de ce dossier.

Selon son avocat, elle a contesté formellement les griefs qui lui sont faits lors de son audition et elle a « fait connaître qu'elle saisirait Lundi 3 Juillet 2017 la chambre de l'instruction d'un recours contre sa mise en examen en considération de la violation du principe de séparation des pouvoirs. En raison du caractère fondamental de cette question posée, une demande de suspension de l'instruction sera également introduite », ajoute Rodolphe Bosselut.

Au-delà du cas de Catherine Griset et de Thierry Légier, la justice soupçonne le Front National d'avoir instauré un système frauduleux de rétribution de ses salariés avec des fonds européens en les faisant passer pour des collaborateurs parlementaires.

Le parlement européen estime à près de cinq millions d'euros le préjudice potentiel qu'il a subi du fait de ce système.

Le Front National dénonce depuis le début de la procédure une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Joint par Reuters, le parti n'a pas souhaité réagir officiellement à l'annonce de la mise en examen.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 19:30

 

http://www.revolutionpermanente.fr/Plus-d-un-millier-de-personnes-aux-Invalides-pour-preparer-la-lutte-contre-la-loi-travail-XXL

 

Plus d’un millier de personnes sur l'esplanade des Invalides pour préparer la lutte contre la deuxième loi travail

 

Ils étaient plus d’un millier, rassemblant différents secteurs parisiens qui ont été en lutte contre la première loi travail, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, à dénoncer, Mardi 27 Juin 2017, la deuxième loi travail. Un rendez vous a été pris pour le 12 septembre 2017.

 

A l’appel de l'union régionale de l'Ile-de-France de la Confédération Générale du Travail (CGT), près d’un millier de militants et de salariés opposés à la deuxième loi travail du gouvernement d'Emmanuel Macron se sont rassemblés Mardi 27 Juin 2017 sur l’esplanade des Invalides pour dénoncer une réforme qui s’annonce comme étant une des plus dures de ces dernières années contre notre camp social.

 

Le rassemblement avait un air d’échauffement et de rencontre préparatoire avant l'été pour préparer la rentrée sociale. Car la période estivale est tout sauf un bon moment pour organiser une riposte nationale contre ce qui s’annonce être un acte de décès du code du travail.

 

A la tribune, de nombreux secteurs ont pris la parole pour dénoncer les dernières lois antisociales dans lesquelles Emmanuel Macron a eu un rôle central. Les travailleurs de chez Tati, dont près de deux cent soixante salariés vont être licenciés, ont dénoncé les effets de la loi d'Emmanuel Macron de 2015, suivis par la fédération des retraités de la CGT, la fédération de l'énergie de la CGT, le syndicat du travail social de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), les salariés de l’Hôpital Beaujon, ou encore les travailleurs de l’hôtel Campanile Tour Eiffel qui viennent d’obtenir une victoire par la grève.

 

De plus, des porte-paroles de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), de la CGT Force Ouvrière, de l'Union Syndicale Solidaire (USS) et de la CGT ont tous dénoncé cette nouvelle loi travail et ses dispositions, du plafonnement des indemnités prud’hommales à la nationalisation de la sécurité sociale en passant par le Contrat à Durée Indéterminée (CDI) de projet, les syndicats sont vent debout contre la réforme que le gouvernement veut faire passer par des ordonnances.

 

Ainsi, si de nombreuses interventions ont expliqué qu’il fallait commencer le combat dès l’été, c’est bien la rentrée qui était dans toutes les têtes, notamment après les quatre mois de lutte contre la loi travail au printemps dernier. De nombreuses équipes syndicales particulièrement mobilisées contre la loi travail, comme les cheminots de la gare d’Austerlitz, étaient également présents, aux côtés de nombreuses personnalités politiques. Les députés du Parti Communiste Français (PCF) et du Mouvement de la France Insoumise (MFI) étaient venus de l'assemblée nationale, tandis que Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Pierre Laurent ou encore Gérard Filoche étaient venus porter la voix des millions de travailleurs en colère contre cette réforme antisociale.

 

Si la mobilisation durant l’été prendra surtout la forme d’un travail de préparation, c’est la CGT qui a hier pris l’initiative d’une première date de mobilisation, le 12 septembre 2017, date à laquelle le syndicat appelle à une journée d’action et de grève dans toute la France, dans les services et les entreprises. Une date autour de laquelle va donc se préparer toute la mobilisation contre cette nouvelle loi travail.

 

Car ces conditions de travail déplorables que veut nous imposer Emmanuel Macron sont loin de s’arrêter aux frontières de l’hexagone, des ouvriers détachés du bâtiment d’origine roumaine, travaillant pour une entreprise espagnole et en grève depuis plusieurs semaines, ont aussi manifesté leur opposition à cette réforme.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 19:11

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/280617/un-recours-contre-lelection-de-valls-est-depose-au-conseil-constitutionnel?onglet=full

 

https://tendanceclaire.org/breve.php?id=24329

 

Un recours contre l'élection de Manuel Valls est déposé devant le conseil constitutionnel

 

Par Loup Espargilière

 

Farida Amrani, candidate du Mouvement de la France Insoumise (MFI) au premier tour des élections législatives dans la première circonscription de l’Essonne et battue par Manuel Valls au deuxième tour des élections législatives, a tenu une conférence de presse, Mercredi 28 Juin 2017. Après avoir déposé leur recours en annulation auprès du conseil constitutionnel, les militants du MFI ont exposé ce qu'ils estiment être les preuves d’irrégularités dans le scrutin.

C’était le dernier jour réglementaire pour déposer un recours devant le conseil constitutionnel, c’est désormais chose faite. Farida Amrani, candidate du MFI au premier tour des élections législatives dans la première circonscription de l’Essonne, avait perdu de cent trente neuf voix face à Manuel Valls au soir du second tour des élections législatives, Dimanche 18 Juin 2017. Elle a toujours contesté la réélection de l’ancien premier ministre et avait, dès l’annonce de sa défaite, annoncé qu’elle était en possession de preuves indiquant des irrégularités dans ce scrutin.

Mercredi 28 Juin 2017, les militants du MFI de l’Essonne ont tenu une conférence de presse devant le conseil constitutionnel, pour présenter plusieurs éléments du dossier de recours qui leur font espérer l’annulation de cette élection et la tenue future d’une élection législative partielle. « Le travail de vérification a fait apparaître un certain nombre d’irrégularités, dont certaines sont d’une gravité qualifiée de suffisante par d’autres décisions du conseil constitutionnel et qui ont dans certains cas pu justifier l’annulation d’une élection », a expliqué l’avocat de la candidate du MFI, Hervé Tourniquet.

Les militants du MFI ont également affirmé avoir relevé des dizaines et des dizaines de signatures d’électeurs qui paraissent dissemblables entre le premier tour et le deuxième tour des élections législatives sur les listes d’émargement de différents bureaux de vote. Des traces de crayon de papier retrouvées sur d’autres signatures laissent à penser à l’équipe de Farida Amrani qu’elles ont été contrefaites.

Dans une des communes de la circonscription que l’avocat de la candidate refuse de nommer, vingt trois nouveaux électeurs se sont inscrits entre le premier tour et le deuxième tour des élections législatives, tous dans un seul et même bureau de vote.

Parmi les autres accusations portées par Farida Amrani, Mercredi 28 Juin 2017 sur France Bleu Paris, est pointé le manque de coopération du maire de Bondoufle, Jean Hartz, ancien militant des Républicains qui avait soutenu Manuel Valls dès le premier tour des élections législatives. Il aurait refusé de faire parvenir aux perdants les cahiers d’émargement du premier tour, auxquels ces derniers avaient pourtant droit. Dans sa commune, comme c’est le cas parfois, il y avait deux listes d’émargement, une par tour de scrutin, contrairement aux autres.

La veille, Manuel Valls avait dénoncé sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) une « campagne aux relents antisémites » de la part de l’équipe des militants du MFI. « Vous comprenez bien que c’est parce que je m’appelle Farida Amrani que j’ai le droit aujourd’hui à ce procès en antisémitisme », a répondu ce matin la candidate. « Il est en train d’instrumentaliser cette discrimination et cela ne le grandit pas du tout », a-t-elle ajouté. Son camp réfléchit désormais à porter plainte pour diffamation à l’encontre de l’ancien premier ministre.

Le conseil constitutionnel devrait mettre plusieurs mois avant de prendre une décision quant à cette demande de recours en annulation. Il pourra au choix valider l’élection, l’annuler et ordonner la tenue d’une élection législative partielle, ou encore proclamer l'élection d'un autre candidat, en l’occurrence Farida Amrani. Ce qui ne s’est jamais produit.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 18:42

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19K20L-OFRTP

 

Les députés du Mouvement de la France Insoumise (MFI) vont boycotter le congrès de Versailles (Reuters)

 

Les députés du MFI ne se rendront pas à Versailles Lundi 3 Juillet 2017 pour le congrès au cours duquel Emmanuel Macron s'exprimera devant le parlement, a annoncé Jeudi 29 Juin 2017 Jean-Luc Mélenchon, président du groupe parlementaire de dix sept membres.

 

« Puisque nous sommes convoqués pour entendre le monarque présidentiel s'exprimer et puisque nous sommes convoqués sans délai et mis à discrétion de sa bonne volonté à propos du débat parlementaire, nous nous rebellons, nous ne nous soumettrons pas et nous n'irons pas », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

 

« Nous n'avons d'autre moyen pour faire connaître notre alerte et la gravité de la situation que de dire que nous n'irons pas à Versailles », a ajouté le député de Marseille, mettant en garde contre un « coup de force qui précède un coup d’état social » au sujet de la réforme par ordonnances du code du travail.

 

Le discours du chef de l’état aura lieu la veille du discours de politique générale du premier ministre Edouard Philippe.

 

C'est une « signature de cette dérive pharaonique de la monarchie présidentielle », a condamné Jean-Luc Mélenchon.

 

L'Elysée a expliqué que ce type de discours devant le congrès avait vocation à devenir annuel, afin de donner les grandes orientations au pays.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 18:31

 

http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/18/2596294-tres-grosse-surprise-ariege-deux-deputes-insoumis-siegeront-assemblee-nationale.html

 

Très grosse surprise dans le département de l'Ariège, deux députés du Mouvement de la France Insoumise (MFI) siégeront à l'assemblée nationale

 

Elections après élections, les séismes n’en finissent plus de secouer le département de l'Ariège.

Après l’élimination des candidats du Parti Socialiste sur les deux circonscriptions lors du premier tour des élections législatives, la dernière réplique a été violente à l’occasion du deuxième tour des élections législatives, Dimanche 18 Juin 2017. Au terme d’un deuxième tour qui a vu une abstention record, cinquante et un pour cent des inscrits, les candidats du MFI ont gagné les deux duels qui les opposaient aux candidats de la République En Marche (REM) et ils réalisent le grand chelem. Le MFI se positionne désormais comme une force politique incontournable dans le département de l'Ariège.

Sur la première circonscription, avec douze mille sept cent soixante seize voix, Bénédicte Taurine, une enseignante du Parti Communiste Français (PCF) de quarante ans dont c’est la première candidature titulaire, prend le meilleur sur Jérôme Azéma, le candidat de la REM qui obtient douze mille six cent trente trois voix, un écart de cent quarante trois voix qui pèse lourd à l’arrivée.

Jérôme Azéma doit décider Lundi 19 Juin 2017 s’il dépose un recours ou pas. On lui a signalé des distributions de tracts dans les boîtes aux lettres après la fin de la campagne officielle.

Sur la deuxième circonscription, l’écart est un peu plus important entre le candidat du MFI, Michel Larive, qui obtient douze mille cinq cent soixante dix voix, et la candidate de la REM, Huguette Bertrand-Vinzerich, qui obtient douze mille deux cent quatre vingt quatorze voix.

Les deux candidats de la REM regrettaient, Dimanche 18 Juin 2017, l’absence de reports suffisants des voix de la droite et du Parti Socialiste.

Après avoir placé Jean-Luc Mélenchon en tête au premier tour des élections présidentielles, les ariégeois renversent la table et envoient deux députés du MFI à l'assemblée nationale. Ils comptent bien peser dans le futur groupe parlementaire d’opposition.

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