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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 16:59

 

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11045

 

L’Egypte rappelle son ambassadeur en Israël

Samedi 20 août 2011

Manifestation au Caire, après l’assassinat de policiers égyptiens par l’armée israélienne...

Le gouvernement égyptien a rappelé son ambassadeur en Israël pour protester contre une fusillade transfrontalière, ce jeudi, qui a fait cinq morts dans le personnel de sécurité égyptien.

Le cabinet a également convoqué l’ambassadeur israélien au Caire afin d’obtenir des réponses sur la façon dont un hélicoptère israélien a tué plusieurs membres de la police égyptienne des frontières tout en poursuivant des hommes armés qu’Israël aurait soupçonné d’avoir été impliqués dans une attaque plus tôt dans la journée.

L’augmentation de la pression diplomatique sur Israël s’est produite tôt ce samedi matin après que le Premier ministre Essam Charaf ait réuni le cabinet pour une session spéciale, tandis que des centaines de manifestants assiègent l’ambassade d’Israël au Caire.

Les manifestants sont arrivés à l’ambassade, située au sud-ouest du Caire, vendredi après-midi et sont toujours sur place.

Les manifestants ont brûlé le drapeau israélien, exigeant que l’ambassadeur d’Israël soit expulsé et que l’armée égyptienne protège mieux ses frontières dans la péninsule du Sinaï.

Les manifestants ont arraché les barrières métalliques entourant l’ambassade et les ont franchies, selon Rawya Rageh, la correspondante d’Al Jazeera qui est sur place.

« Les gens sont toujours rassemblés devant l’ambassade et ils font beaucoup de bruit », dit-elle.

« Les manifestants insistent pour faire entendre leur voix et l’un d’eux m’a dit qu’ils n’avaient aucune intention de partir tant que le drapeau israélien, perché au 20ème étage de l’immeuble, n’aurait pas été descendu. »

« Que [les policiers] aient été tués à la suite de coups de feu directs ou des raids aériens reste encore flou et c’est l’une des principales questions en litige, et aussi l’une des principales raisons de la colère que nous voyons ici à l’extérieur de l’ambassade d’Israël ... Il y a un manque de transparence concernant ce qui s’est exactement passé. »

« Nous n’avons pas vu l’armée tenter de chasser les manifestants devant l’ambassade, une indication peut-être que l’armée cette fois-ci comprend vraiment à quel point le sentiment exprimé est fort dans la rue, et l’ampleur du problème que cela représente pour les Egyptiens. Et il lui faut cette fois-ci régir avec précaution. »

« Enquête urgente »

Plus tôt dans la journée, les médias d’Etat ont indiqué que l’Egypte avait envoyé une protestation officielle à Israël, exigeant une enquête sur les meurtres de responsables de la sécurité lors d’une opération militaire israélienne près de la frontière.

« L’Egypte a déposé une plainte officielle devant Israël suite aux décès hier à la frontière entre Israël et l’Egypte », a communiqué l’agence de nouvelles officielle MENA ce vendredi, citant un responsable militaire.

« L’Egypte a exigé une enquête urgente sur les circonstances des décès et des blessures infligées à des membres des forces égyptiennes à l’intérieur de nos frontières. »

Les meurtres ont suscité la colère dans la population égyptienne, surtout après qu’Ehoud Barak, le ministre israélien de la défense, ait déclaré que les attaques de jeudi dans le sud d’Israël reflétaient « l’affaiblissement de l’emprise de l’Egypte dans le Sinaï et l’augmentation des activités d’éléments terroristes ».

Khaled Fouda, le gouverneur du Sinaï, a réfuté les déclarations de Barak en disant que l’Egypte disposait « de patrouilles de sécurité en nombre plus élevé ainsi que de checkpoints dans le Sinaï ».

Réaction du gouvernement

Sami Enan, le chef d’état-major égyptien, a visité le Sinaï ce vendredi pour se recueillir devant ceux qui ont été tués et pour parler aux troupes.

Essam Charaf, le Premier ministre égyptien, a condamné les meurtres et a tenu une réunion d’urgence avec les membres du conseil militaire et les responsables des services du renseignement afin d’évaluer la situation.

Notre correspondant a déclaré qu’un certain nombre de décisions ont été prises lors de cette réunion.

« Le gouvernement égyptien a déclaré qu’il allait renouveler sa demande pour obtenir des excuses complètes de la part de l’état d’Israël. »

« Nous comprenons aussi que ils vont également exiger des compensations pour les familles du personnel de sécurité qui a été tué. »

« Peut-être plus important encore, le ministre égyptien des Affaires étrangères va convoquer l’ambassadeur d’Israël au Caire pour lui transmettre personnellement ces exigences », nous dit notre journaliste.

Plus tôt, Charaf a juré que le sang égyptien ne sera pas « versé sans qu’il y ait une réponse. »

 

 

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 16:33

 

http://www.fr.news.yahoo.com/legypte-rappelle-son-ambassadeur-en-isra%C3%ABl-072722151.html

 

Tension avec Israël, l’Egypte rappelle son ambassadeur

 

LE CAIRE (Reuters) - L'Egypte a rappelé samedi son ambassadeur en Israël dans l'attente des résultats de l'enquête que l'Etat hébreu mène sur la mort de cinq membres des services de sécurité égyptiens à la frontière entre les deux Etats.

 

Le gouvernement égyptien a convoqué l'ambassadeur israélien au Caire en signe de protestation pour demander des excuses aux dirigeants israéliens après leurs déclarations sur l'absence d'un contrôle militaire efficace dans la péninsule de Sinaï.

 

Quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi soir devant le bâtiment consulaire dans la capitale égyptienne et ont tenté d'abattre des barrières de protection tout en demandant le départ du diplomate hébreu.

 

Cinq membres des services de sécurité égyptiens ont été tués jeudi en Egypte alors que les Israéliens poursuivaient les auteurs d'attaques qui ont fait huit morts dans le sud d'Israël.

 

Cinq soldats égyptiens ont également été blessés dans cet incident qui a provoqué un regain de tension entre les deux pays au moment où l'Egypte assiste à un renforcement des formations hostiles à Israël depuis la chute du président Hosni Moubarak.

 

Face à cette situation, un haut responsable de la défense israélienne a déclaré que pour son pays l'accord de paix conclu en 1979 demeure "un élément fondamental de l'existence" au Proche-Orient et que Tsahal n'avait aucunement eu l'intention de blesser des membres de la sécurité égyptienne.

 

"Une chose est sure, il n'existe pas une seule personne en Israël qui souhaite du mal à un policier ou à un soldat égyptien", a dit Amos Gilad, officier de liaison avec l'Egypte et les Palestiniens, dans une intervention sur Radio Israël.

 

Gilad a précisé que l'enquête n'a pas encore permis de déterminer qui avait tué les soldats égyptiens et a appelé au "dialogue et à la coopération".

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a entamé des consultations avec ses ministres à propos de cette crise.

 

SURVEILLANCE FRONTALIÈRE

 

De son côté, la Ligue arabe a annoncé la tenue d'une réunion d'urgence dimanche au niveau des représentants permanents.

 

C'est la seconde fois que Le Caire procède au rappel de son représentant à Tel Aviv. Le précédent date de 2000 lorsqu'Israël avait procédé à d'intenses bombardements sur la bande de Gaza.

 

Israël, inquiet de la sécurité dans le Sinaï, affirme que les activistes venaient de la bande de Gaza et avaient traversé le désert égyptien en dépit des efforts des militaires au pouvoir au Caire pour lutter contre les islamistes.

 

Les militaires qui assurent la transition après la chute de Moubarak ont rejeté ces accusations.

 

"Le cabinet (gouvernemental) a décidé de rappeler l'ambassadeur d'Egypte en Israël en attendant le résultat de l'enquête menée par les autorités israéliennes et en attendant des excuses du gouvernement israélien pour les déclarations hâtives et regrettables formulées à l'encontre de l'Egypte", déclare le gouvernement égyptien sur son site.

 

L'Egypte "impute à Israël la responsabilité politique et légale de cet incident qui constitue une entorse à l'accord de paix entre l'Egypte et Israël", ajoute le gouvernement.

 

"Le cabinet a demandé au ministre des Affaires étrangères de convoquer l'ambassadeur israélien au Caire pour protester contre les tirs effectués depuis le territoire israélien qui ont conduit à des morts sur le territoire égyptien", a indiqué la télévision d'Etat.

 

Cette mesures ont été décidées lors d'une réunion de crise de quatre heures à laquelle participaient des généraux de l'armée et le chef des services de renseignement, Mourad Mouafi.

 

Le Caire a annoncé qu'il va prendre des mesures pour assurer une meilleure surveillance de la zone frontalière, relativement poreuse, par laquelle s'infiltrent des clandestins.

 

Le Sinaï est une zone désertique qui sert de tampon depuis les accords de paix signés en 1979 par l'Egyptien Anouar el Sadate et l'Israélien Menachem Begin.

 

Pour Emad Gad, chercheur au Centre al Ahram pour les études politiques et stratégiques, ni les Egyptiens, ni les Israéliens n'ont intérêt à envenimer la situation.

 

"Rappeler l'ambassadeur est une bonne mesure mais l'Egypte doit insister pour obtenir des excuses officielles de la part d'Israël", a-t-il estimé.

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 19:35

 

Je sais pour avoir travaillé les deux dernières nuits que la féria vient à peine de se terminer, que la fête de la Plantade n'a lieu que début septembre, que beaucoup d'entre vous ont fui la ville, que les autres se reposent ou préparent la rentrée mais je viens d'être réveillé ce matin par quelqu'un qui s'occupait de l'organisation du parcours languedocien de la branche barcelonaise de la marche des indignés sur Bruxelles (ceux de Madrid passent plus à l'ouest Irun, etc....) qui doivent converger à Paris 17 septembre.

 

Nous autres d'ATTAC Béziers, ça fait plusieurs années qu'on aimerait voir inscrire Béziers sur le parcours des marches européennes (celle "des femmes", celles des "sans"...) et nous ne cacherons à personne que nous sommes attentifs à la perspective du prochain contre sommet à l'occasion du G20 mais, d'une nous ne sommes pas en capacité d'improviser seuls l'organisation du passage de la marche des indignés et de deux nous n'éprouvons pas la tentation d'instrumenter un tel mouvement (à supposer que nous puissions nous croire en capacité de le faire, ou que les indignés laissent qui que se soit essayer de les "récupérer")

 

Les sympathisants biterrois des indignés, de démocratie réelle ne sont pas réellement donné de structures équivalentes mais il me semble qu'on peut prendre le pari que "pourtant ils existent" (AH le plaisir de fredonner Léo)

 

La marche passerait, s'arrêterait, camperait, sur Béziers le 22 août et aimerait nous rencontrer. Sommes nous assez nombreux pour bricoler dans l'urgence une réponse collective? Cimade? NPA? cercle Lazare? café? théâtre de verdure? Dans quel lieu, sur quelle place nous réunir pour l'élaborer rapidement, des idées, des propositions s'il vous plait, voyez qui contacter, relayez, tant pis il y aura des doublons mais on travaille dans l'urgence, leur passage est prévu pour le 22 août.

 

Alain Fauré

 

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 19:17

http://www.homme-moderne.org/societe/philo/debord/declin

Guy Ernest Debord

 

Le déclin et la chute de l'économie spectaculaire marchande

 

Publié en mars 1966 dans le numéro dix de la revue de l'internationale situationniste

 

Entre le 13 et le 16 août 1965, la population noire de Los Angeles s’est soulevée. Un incident opposant policiers de la circulation et passants s’est développé en deux journées d’émeutes spontanées. Les renforts croissants des forces de l’ordre n’ont pas été capables de reprendre le contrôle de la rue. Vers le troisième jour, les Noirs ont repris les armes, pillant les armureries accessibles, de sorte qu’ils ont pu tirer même sur les hélicoptères de la police. Des milliers de soldats et de policiers – l poids militaire d’une division d’infanterie, appuyée par des tanks – ont dû être jetés dans la lutte pour cerner la révolte dans le quartier de Watts ; ensuite pour le reconquérir au prix de nombreux combats de rue, durant plusieurs jours, les insurgés ont procédé au pillage généralisé des magasins, et ils y ont mis le feu. Selon les chiffres, officiels, il y aurait eu trente deux morts, dont vingt sept noirs, plus de huit cent blessés et trois mille emprisonnés.

 

Les réactions, de tous côtés, ont revêtu cette clarté que l’événement révolutionnaire, du fait qu’il est lui-même une clarification en actes des problèmes existants, a toujours le privilège de conférer aux diverses nuances de pensée de ses adversaires. Le chef de la police, William Parker, a refusé toute médiation proposée par les grandes organisations noires, affirmant justement que « ces émeutes n’ont pas de chefs ». Et certes, puisque les Noirs n’avaient plus de chefs, c’était le moment de la vérité dans chaque camp. Qu’attendait, d’ailleurs, au même moment un de ces chefs en chômage, Roy Wilkins, secrétaire de la National Association for the Advancement of Colored People ? Il déclarait que les émeutes « devaient être réprimées en faisant usage de toute la force nécessaire ». Et le cardinal de Los Angeles, McIntyre, qui protestait hautement, ne protestait pas contre la violence de la répression, comme on pourrait croire habile de le faire à l’heure de l’aggiornamento de l’influence romaine ; il protestait au plus urgent devant « une révolte préméditée contre les droits du voisin, contre le respect de la loi et le maintien de l’ordre », il appelait les catholiques à s’opposer au pillage, à « ces violences sans justification apparente ». Et tous ceux qui allaient jusqu’à voir les « justifications apparentes » de la colère des Noirs de Los Angeles, mais non certes la justification réelle, tous les penseurs et les « responsables » de la gauche mondiale, de son néant, ont déploré l’irresponsabilité et le désordre, le pillage, et surtout le fait que son premier moment ait été le pillage des magasins contenant l’alcool et les armes ; et les deux mille foyers d’incendie dénombrés, par lesquels les pétroleurs de Watts ont éclairé leur bataille et leur fête. Qui donc a pris la défense des insurgés de Los Angeles, dans les termes qu’ils méritent ? Nous allons le faire. Laissons les économistes pleurer sur les vingt sept millions de dollars perdus, et les urbanistes sur un de leur plus beaux supermarkets parti en fumée, et McIntyre sur son shérif abattu ; laissons les sociologues se lamenter sur l’absurdité et l’ivresse dans cette révolte. C’est le rôle d’une publication révolutionnaire, non seulement de donner raison aux insurgés de Los Angeles, mais de contribuer à leur donner des raisons, d’expliquer théoriquement la vérité dont l’action pratique exprime ici la recherche.

 

Dans l’Adresse publiée à Alger en juillet 1965, après le coup d’État de Boumedienne, les situationnistes, qui exposaient aux Algériens et aux révolutionnaires du monde les conditions en Algérie et dans le reste du monde comme un tout, montraient parmi leurs exemples le mouvement des Noirs américains qui, « s’il peut s’affirmer avec conséquence », dévoilera les contradictions du capitalisme le plus avancé. Cinq semaines plus tard, cette conséquence s’est manifestée dans la rue. La critique théorique de la société moderne, dans ce qu’elle a de plus nouveau, et la critique en actes de la même société existent déjà l’une et l’autre ; encore séparées mais aussi avancées jusqu’aux mêmes réalités, parlant de la même chose. Ces deux critiques s’expliquent l’une par l’autre ; et chacune est sans l’autre inexplicable. La théorie de la survie et du spectacle est éclairée et vérifiée par ces actes qui sont incompréhensibles à la fausse conscience américaine. Elle éclairera en retour ces actes quelque jour.

 

Jusqu’ici, les manifestations des Noirs pour les « droits civiques » avaient été maintenues par leurs chefs dans une légalité qui tolérait les pires violences des forces de l’ordre et des racistes, comme au mois de mars précédent en Alabama, lors de la marche sur Montgomery ; et même après ce scandale, une entente discrète du gouvernement fédéral, du gouverneur Wallace et du pasteur King avait conduit la marche de Selma, le 10 mars, à reculer devant la première sommation, dans la dignité et la prière. L’affrontement attendu alors par la foule des manifestants n’avait été que le spectacle d’un affrontement possible. En même temps la non-violence avait atteint la limite ridicule de son courage : s’exposer aux coups de l’ennemi, et pousser ensuite la grandeur morale jusqu’à lui épargner la nécessité d’user à nouveau de sa force. Mais la donnée de base est que le mouvement de droits civiques ne posait, par des moyens légaux, que des problèmes légaux. Il est logique d’en appeler légalement à la loi. Ce qui est irrationnel, c’est de quémander légalement devant l’illégalité patente, comme si elle était un non-sens qui se dissoudra en étant montré du doigt. Il est manifeste que l’illégalité superficielle, outrageusement visible, encore appliquée aux Noirs dans beaucoup d’États américains, a ses racines dans une contradiction économico-sociale qui n’est pas du ressort des lois existantes ; et qu’aucune loi juridique future ne peut même défaire, contre les lois plus fondamentales de la société où les Noirs américains finalement osent demander de vivre. Les Noirs américains, en vérité, veulent la subversion totale de cette société, ou rien. Et le problème de la subversion nécessaire apparaît de lui-même dès que les Noirs en viennent aux moyens subversifs ; or le passage à de tels moyens surgit dans leur vie quotidienne comme ce qui y est à la fois le plus accidentel et le plus objectivement justifié. Ce n’est plus la crise du statut des Noirs en Amérique ; c’est la crise du statut de l’Amérique, posé d’abord parmi les Noirs. Il n’y a pas eu ici de conflit racial : les Noirs n’ont pas attaqué les Blancs qui étaient sur leur chemin, mais seulement les policiers blancs ; et de même la communauté noire ne s’est pas étendue aux propriétaires noirs de magasins, ni même aux automobilistes noirs. Luther King lui-même a dû admettre que les limites de sa spécialité étaient franchies, en déclarant, à Paris en octobre, que « ce n’étaient pas des émeutes de race, mais de classe ».

 

La révolte de Los Angeles est une révolte contre la marchandise, contre le monde de la marchandise et du travailleur-consommateur hiérarchiquement soumis aux mesures de la marchandise. Les Noirs de Los Angeles, comme les bandes de jeunes délinquants de tous les pays avancés, mais plus radicalement parce qu’à l’échelle d’une classe globalement sans avenir, d’une partie du prolétariat qui ne peut croire à des chances notables de promotion et d’intégration, prennent au mot la propagande du capitalisme moderne, sa publicité de l’abondance. Ils veulent tout de suite tous les objets montrés et abstraitement disponibles, parce qu’ils veulent en faire usage. De ce fait ils en récusent la valeur d’échange, la réalité marchande qui en est le moule, la motivation et la fin dernière, et qui a tout sélectionné. Par le vol et le cadeau, ils retrouvent un usage qui, aussitôt, dément la rationalité oppressive de la marchandise, qui fait apparaître ses relations et sa fabrication même comme arbitraires et non nécessaires.

 

Le pillage du quartier de Watts manifestait la réalisation la plus sommaire du principe bâtard : « À chacun selon ses faux besoins », les besoins déterminés et produits par le système économique que le pillage précisément rejette. Mais du fait que cette abondance est prise au mot, rejointe dans l’immédiat, et non plus indéfiniment poursuivie dans la course du travail aliéné et de l’augmentation des besoins sociaux différés, les vrais désirs s’expriment déjà dans la fête, dans l’affirmation ludique, dans le potlatch de destruction. L’homme qui détruit les marchandises montre sa supériorité humaine sur les marchandises. Il ne restera pas prisonnier des formes arbitraires qu’a revêtues l’image de son besoin. Le passage de la consommation à la consummation s’est réalisé dans les flammes de Watts. Les grands frigidaires volés par des gens qui n’avaient pas l’électricité, ou chez qui le courant était coupé, est la meilleure image du mensonge de l’abondance devenu vérité en jeu. La production marchande, dès qu’elle cesse d’être achetée, devient critiquable et modifiable dans toutes ses mises en forme particulières. C’est seulement quand elle est payée par l’argent, en tant que signe d’un grade dans la survie, qu’elle est respectée comme un fétiche admirable.

 

La société de l’abondance trouve sa réponse naturelle dans le pillage, mais elle n’était aucunement abondance naturelle et humaine, elle était abondance de marchandises. Et le pillage, qui fait instantanément s’effondrer la marchandise en tant que telle, montre aussi l’ultima ratio de la marchandise : la force, la police et les autres détachements spécialisés qui possèdent dans l’État le monopole de la violence armée. Qu’est-ce qu’un policier ? C’est le serviteur actif de la marchandise, c’est l’homme totalement soumis à la marchandise, par l’action duquel tel produit du travail humain reste une marchandise dont la volonté magique est d’être payée, et non vulgairement un frigidaire ou un fusil, chose aveugle, passive, insensible, qui est soumise au premier venu qui en fera usage.

 

Derrière l’indignité qu’il y a à dépendre du policier, les Noirs rejettent l’indignité qu’il y a à dépendre des marchandises. La jeunesse sans avenir marchand de Watts a choisi une autre qualité du présent, et la vérité de ce présent fut irrécusable au point d’entraîner toute la population, les femmes, les enfants et jusqu’aux sociologues présents sur ce terrain. Une jeune sociologue noire de ce quartier, Bobbi Hollon déclarait en octobre au Herald Tribune : « Les gens avaient honte, avant, de dire qu’ils venaient de Watts. Ils le marmonnaient. Maintenant ils le disent avec orgueil. Des garçons qui portaient toujours leurs chemises ouvertes jusqu’à la taille et vous auraient découpé en rondelles en une demi-seconde ont rappliqué ici chaque matin à 7 heures. Ils organisaient la distribution de la nourriture. Bien sûr, il ne faut pas se faire d’illusion, ils l’avaient pillée […] Tout ce bla-bla chrétien a été utilisé contre les Noirs pendant trop longtemps. Ces gens pourraient piller pendant dix ans et ne pas récupérer la moitié de l’argent qu’on leur a volé dans ces magasins pendant toutes ces années… Moi, je suis seulement une petite fille noire. » Bobbi Hollon, qui a décidé de ne jamais laver le sang qui a taché ses espadrilles pendant les émeutes, dit que « maintenant le monde entier regarde le quartier de Watts ».

 

Comment les hommes font-ils l’histoire, à partir des conditions préétablies pour les dissuader d’y intervenir ? Les Noirs de Los Angeles sont mieux payés que partout ailleurs aux États-Unis, mais ils sont là encore plus séparés qu’ailleurs de la richesse maximum qui s’étale précisément en Californie. Hollywood, le pôle du spectacle mondial, est dans leur voisinage immédiat. On leur promet qu’ils accéderont, avec de la patience, à la prospérité américaine, mais ils voient que cette prospérité n’est pas une sphère stable, mais une échelle sans fin. Plus ils montent, plus ils s’éloignent du sommet, parce qu’ils sont défavorisés au départ, parce qu’ils sont moins qualifiés, donc plus nombreux parmi les chômeurs, et finalement parce que la hiérarchie qui les écrase n’est pas seulement celle du pouvoir d’achat comme fait économique pur : elle est une infériorité essentielle que leur imposent dans tous les aspects de la vie quotidienne les mœurs et les préjugés d’une société où tout pouvoir humain est aligné sur le pouvoir d’achat. De même que la richesse humaine des Noirs américains est haïssable et considérée comme criminelle, la richesse en argent ne peut pas les rendre complètement acceptables dans l’aliénation américaine : la richesse individuelle ne fera qu’un riche nègre parce que les Noirs dans leur ensemble doivent représenter la pauvreté d’une société de richesse hiérarchisée. Tous les observateurs ont entendu ce cri qui en appelait à la reconnaissance universelle du sens du soulèvement : « C’est la révolution des Noirs, et nous voulons que le monde le sache ! » Freedom now est le mot de passe de toutes les révolutions de l’histoire ; mais pour la première fois, ce n’est pas la misère, c’est au contraire l’abondance matérielle qu’il s’agit de dominer selon de nouvelles lois. Dominer l’abondance n’est donc pas seulement en modifier la distribution, c’est en redéfinir les orientations superficielles et profondes. C’est le premier pas d’une lutte immense, d’une portée infinie.

 

Les noirs ne sont pas isolés dans leur lutte parce qu’une nouvelle conscience prolétarienne (la conscience de n’être en rien le maître de son activité, de sa vie) commence en Amérique dans des couches qui refusent le capitalisme moderne et, de ce fait, leur ressemblent. La première phase de la lutte des Noirs ; justement, a été le signal d’une contestation qui s’étend. En décembre 1964, les étudiants de Berkeley, brimés dans leur participation au mouvement des droits civiques, en sont venus à faire une grève qui mettait en cause le fonctionnement de cette « multiversité » de Californie et, à travers ceci, toute l’organisation de la société américaine, le rôle passif qu’on leur y destine. Aussitôt on découvre dans la jeunesse étudiante les orgies de boisson ou de drogue et la dissolution de la morale sexuelle que l’on reprochait aux Noirs. Cette génération d’étudiants a depuis inventé une première forme de lutte contre le spectacle dominant, le teach in, et cette forme a été reprise le 20 octobre en Grande-Bretagne, à propos de la crise de Rhodésie. Cette forme, évidemment primitive et impure, c’est le moment de la discussion des problèmes, qui refuse de se limiter dans le temps (académiquement) ; qui ainsi cherche à être poussé jusqu’au bout, et ce bout est naturellement l’activité pratique. En octobre des dizaines de manifestants paraissent dans la rue, à New York et à Berkeley, contre la guerre au Viêt-nam, et ils rejoignent les cris des émeutiers de Watts : « Sortez de notre quartier et du Viêt-nam ! ». Chez les Blancs qui se radicalisent, la fameuse frontière de la légalité est franchie : on donne des « cours » pour apprendre à frauder aux conseils de révision (Le Monde du 19 octobre 1965), on brûle devant la TV des papiers militaires. Dans la société de l’abondance s’exprime le dégoût de cette abondance et de son prix. Le spectacle est éclaboussé par l’activité autonome d’une couche avancée qui nie ses valeurs. Le prolétariat classique, dans la mesure même où l’on avait pu provisoirement l’intégrer au système capitaliste, n’avait pas intégré les Noirs (plusieurs syndicats de Los Angeles refusèrent les Noirs jusqu’en 1959) ; et maintenant les Noirs sont le pôle d’unification pour tout ce qui refuse la logique de cette intégration au capitalisme, nec plus ultra de toute intégration promise. Et le confort ne sera jamais assez confortable pour satisfaire ceux qui cherchent ce qui n’est pas sur le marché, ce que le marché précisément élimine.

 

Le niveau atteint par la technologie des plus privilégiés devient une offense, plus facile à exprimer que l’offense essentielle de la réification. La révolte de Los Angeles est la première de l’histoire qui ait pu souvent se justifier elle-même en arguant du manque d’air conditionné pendant une vague de chaleur.

 

Les noirs ont en Amérique leur propre spectacle, leur presse, leurs revues et leurs vedettes de couleur, et ainsi ils le reconnaissent et le vomissent comme spectacle fallacieux, comme expression de leur indignité, parce qu’ils le voient minoritaire, simple appendice d’un spectacle générale. Ils reconnaissent que ce spectacle de leur consommation souhaitable est une colonie de celui des Blancs, et ils voient donc plus vite le mensonge de tout le spectacle économico-culturel. Ils demandent, en voulant effectivement et tout de suite participer à l’abondance, qui est la valeur officielle de tout Américain, la réalisation égalitaire du spectacle de la vie quotidienne en Amérique, la mise à l’épreuve des valeurs mi-célestes, mi-terrestres de ce spectacle. Mais il est dans l’essence du spectacle de n’être pas réalisable immédiatement ni égalitairement même pour les blancs (les noirs font justement fonction de caution spectaculaire de cette inégalité stimulante dans la course à l’abondance). Quand les noirs exigent de prendre à la lettre le spectacle capitaliste, ils rejettent déjà le spectacle même. Le spectacle est une drogue pour esclaves. Il n’entend pas être pris au mot, mais suivi à un infime degré de retard (si il n’y a plus de retard, la mystification apparaît). En fait, aux États-Unis, les Blancs sont aujourd’hui les esclaves de la marchandise, et les Noirs, ses négateurs. Les Noirs veulent plus que les blancs : voilà le cœur d’un problème insoluble, ou soluble seulement avec la dissolution de cette société blanche. Aussi les blancs qui veulent sortir de leur propre esclavage doivent rallier d’abord la révolte noire, non comme affirmation de couleur évidemment, mais comme refus universel de la marchandise, et finalement de l’État. Le décalage économique et psychologique des noirs par rapport aux blancs leur permet de voir ce qu’est le consommateur blanc, et le juste mépris qu’ils ont du blanc devient mépris de tout consommateur passif. Les blancs qui, eux aussi, rejettent ce rôle n’ont de chance qu’en unifiant toujours plus leur lutte à celle des Noirs, en en trouvant eux-mêmes et en en soutenant jusqu’au bout les raisons cohérentes. Si leur confluence se séparait devant la radicalisation de la lutte, un nationalisme noir se développerait, qui condamnerait chaque côté à l’affrontement selon les plus vieux modèles de la société dominante. Une série d’exterminations réciproques est l’autre terme de l’alternative présente, quand la résignation ne peut plus durer.

 

Les essais de nationalisme noir, séparatiste ou pro-africain, sont des rêves qui ne peuvent répondre à l’oppression réelle. Les Noirs américains n’ont pas de patrie. Ils sont en Amérique chez eux et aliénés, comme les autres Américains, mais eux savent qu’ils le sont. Ainsi, ils ne sont pas le secteur arriéré de la société américaine, mais son secteur le plus avancé. Ils sont le négatif en œuvre, « le mauvais côté qui produit le mouvement qui fait l’histoire en constituant la lutte » (Misère de la philosophie). Il n’y a pas d’Afrique pour cela.

 

Les Noirs américains sont le produit de l’industrie moderne au même titre que l’électronique, la publicité et le cyclotron. Ils en portent les contradictions. Ils sont les hommes que le paradis spectaculaire doit à la fois intégrer et repousser, de sorte que l’antagonisme du spectacle et de l’activité des hommes s’avoue à leur propos complètement. Le spectacle est universel comme la marchandise. Mais le monde de la marchandise étant fondé sur une opposition de classes, la marchandise est elle-même hiérarchique. L’obligation pour la marchandise, et donc le spectacle qui informe le monde de la marchandise, d’être à la fois universelle et hiérarchique aboutit à une hiérarchisation universelle. Mais du fait que cette hiérarchisation doit rester inavouée, elle se traduit en valorisations hiérarchiques inavouables, parce que irrationnelles, dans un monde de la rationalisation sans raison. C’est cette hiérarchisation qui crée partout les racismes : l’Angleterre travailliste en vient à restreindre l’immigration des gens de couleur, les pays industriellement avancés d’Europe redeviennent racistes en important leur sous-prolétariat de la zone méditerranéenne, en exploitant leurs colonisés à l’intérieur. Et la Russie ne cesse pas d’être antisémite parce qu’elle n’a pas cessé d’être une société hiérarchique où le travail doit être vendu comme une marchandise. Avec la marchandise, la hiérarchie se recompose toujours sous des formes nouvelles et s’étend ; que ce soit entre le dirigeant du mouvement ouvrier et les travailleurs, ou bien entre possesseurs de deux modèles de voitures artificiellement distingués. C’est la tare originelle de la rationalité marchande, la maladie de la raison bourgeoise, maladie héréditaire dans la bureaucratie. Mais l’absurdité révoltante de certaines hiérarchies, et le fait que toute la force du monde de la marchandise se porte aveuglément et automatiquement à leur défense, conduit à voir, dès que commence la pratique négative, l’absurdité de toute hiérarchie.

 

Le monde rationnel produit par la révolution industrielle a affranchi rationnellement les individus de leurs limites locales et nationales, les a liés à l’échelle mondiale ; mais sa déraison est de les séparer de nouveau, selon une logique cachée qui s’exprime en idées folles, en valorisation absurdes. L’étranger entoure partout l’homme devenu étranger à son monde. Le barbare n’est plus au bout de la Terre, il est là, constitué en barbare précisément par sa participation obligée à la même consommation hiérarchisée. L’humanisme qui couvre cela est le contraire de l’homme, la négation de son activité et de son désir ; c’est l’humanisme de la marchandise, la bienveillance de la marchandise pour l’homme qu’elle parasite. Pour ceux qui réduisent les hommes aux objets, les objets paraissent avoir toutes les qualités humaines, et les manifestations humaines réelles se changent en inconscience animale. « Ils se sont mis à se comporter comme une bande de singes dans un zoo », peut dire William Parker, chef de l’humanisme de Los Angeles.

 

Quand « l’état d’insurrection » a été proclamé par les autorités de Californie, les compagnies d’assurances ont rappelé qu’elles ne couvrent pas les risques à ce niveau : au-delà de la survie. Les Noirs américains, globalement, ne sont pas menacés dans leur survie – du moins s’ils se tiennent tranquilles – et le capitalisme est devenu assez concentré et imbriqué dans l’État pour distribuer des « secours » aux plus pauvres. Mais du seul fait qu’ils sont en arrière dans l’augmentation de la survie socialement organisée, les Noirs posent les problèmes de la vie, c’est la vie qu’ils revendiquent. Les Noirs n’ont rien à assurer qui soit à eux ; ils ont à détruire toutes les formes de sécurité et d’assurances privées connues jusqu’ici. Ils apparaissent comme ce qu’ils sont en effet : les ennemis irréconciliables, non certes de la grande majorité des Américains, mais du mode de vie aliéné de toute la société moderne : le pays le plus avancé industriellement ne fait que nous montrer le chemin qui sera suivi partout, si le système n’est pas renversé.

 

Certains des extrémistes du nationalisme noir, pour démontrer qu’ils ne peuvent accepter moins qu’un État séparé, ont avancé l’argument que la société américaine, même leur reconnaissant un jour toute l ‘égalité civique et économique, n’arriverait jamais, au niveau de l’individu, jusqu’à admettre le mariage inter racial. Il faut donc que ce soit cette société américaine qui disparaisse, en Amérique et partout dans le monde. La fin de tout préjugé racial, comme la fin de tant d’autres préjugés liés aux inhibitions, en matière de liberté sexuelle, sera évidemment au-delà du « mariage » lui-même, au-delà de la famille bourgeoise, fortement ébranlée chez les noirs américains, qui règne aussi bien en Russie qu’aux États-Unis, comme modèle de rapport hiérarchique et de stabilité d’un pouvoir hérité (argent ou grade socio-étatique). On dit couramment depuis quelque temps de la jeunesse américaine qui, après trente ans de silence, surgit comme force de contestation, qu’elle vient de trouver sa guerre d’Espagne dans la révolte noire. Il faut que, cette fois, ses « bataillons Lincoln » comprennent tout le sens de la lutte où ils s’engagent et la soutiennent complètement dans ce qu’elle a d’universel. Les « excès » de Los Angeles ne sont pas plus une erreur politique des Noirs que la résistance armée du P.O.U.M. à Barcelone, en mai 1937, n’a été une trahison de la guerre antifranquiste. Une révolte contre le spectacle se situe au niveau de la totalité, parce que – quand bien même elle ne se produirait que dans le seul district de Watts – elle est une protestation de l’homme contre la vie inhumaine ; parce qu’elle commence au niveau du seul individu réel et parce que la communauté, dont l’individu révolté est séparé, est la vraie nature sociale de l’homme, la nature humaine : le dépassement positif du spectacle.

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 19:59

 

http://www.fr.news.yahoo.com/appels-internationaux-%C3%A0-la-d%C3%A9mission-bachar-al-assad-154610178.html

 

Appels internationaux à la démission de Bachar al Assad

 

AMMAN (Reuters) - Les Etats-Unis et l'Union européenne ont réclamé jeudi la démission du président syrien Bachar al Assad, après cinq mois de répression sanglante du mouvement de contestation.

 

Le maître de Damas a affirmé au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, que les opérations militaires contre l'opposition avaient pris fin, mais des militants anti-Assad ont fait état de nouveaux raids à Daïr az Zour, dans l'est du pays.

 

A Lattaquié, le grand port qui a été bombardé pendant plusieurs jours, des blindés et des soldats d'Assad ont pris position autour d'une mosquée, ont précisé des membres de l'opposition.

 

A Washington, le président Barack Obama a ordonné le gel des avoirs du gouvernement de Damas et a interdit aux ressortissants américains d'avoir des relations commerciales et d'investir en Syrie. Les importations de pétrole syrien sont également interdites aux Etats-Unis.

 

"L'avenir de la Syrie doit être décidé par son peuple, mais le président Bachar al Assad s'y oppose. Les appels au dialogue et aux réformes sont restés lettres mortes tandis qu'il emprisonne, torture et massacre son propre peuple", a dit le chef de la Maison blanche dans un communiqué.

 

"Pour le bien du peuple syrien, le moment est venu pour le président Assad de démissionner", a-t-il ajouté.

L'Union européenne a également demandé la démission d'Assad et l'a menacé de nouvelles sanctions.

 

"L'UE a réclamé à plusieurs reprises l'arrêt de la répression brutale (...) mais les autorités syriennes ont adopté une attitude de défi", a dit Catherine Ashton, haute représentante de la diplomatie européenne.

 

"Cela montre que le régime syrien n'est pas prêt à changer (...) L'UE prend acte de la perte totale de légitimité de Bachar al Assad aux yeux du peuple syrien et de la nécessité pour lui de démissionner.

 

"ASSAD A PERDU TOUTE LÉGITIMITÉ"

 

Elle a ajouté que les vingt sept s'apprêtaient à allonger la liste des personnalités syriennes visées par les sanctions européennes, qui pourraient également être alourdies.

 

Dans un communiqué commun, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont aussi appelé Bachar al Assad à quitter le pouvoir.

 

"Nos trois pays estiment que le président Assad, qui a recours à la force militaire brutale contre son propre peuple et qui porte la responsabilité de la situation, a perdu toute légitimité et ne peut plus prétendre diriger le pays", lit-on dans ce communiqué.

 

"Nous l'appelons à tirer les conséquences du rejet total de son régime par le peuple syrien et à quitter le pouvoir, dans l'intérêt supérieur de la Syrie et de l'unité de son peuple."

 

La Suisse a quant à elle rappelé pour consultations son ambassadeur en poste à Damas.

 

Un rapport accablant remis à Genève au Conseil des droits de l'homme de l'Onu affirme que les forces syriennes ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques, souvent à bout portant et sans avertissement, tuant au moins mille neuf cent civils depuis cinq mois, ce qui pourrait constituer un crime contre l'humanité.

 

"La mission d'enquête a mis au jour des exemples de violations des droits de l'homme à travers des attaques généralisées ou systématiques contre la population civile, ce qui pourrait relever du crime contre l'humanité", écrivent les enquêteurs de l'Onu.

 

Une liste de cinquante suspects appartenant à différents niveaux de l'administration a été établie en vue de possibles poursuites judiciaires.

 

MOBILISATION À L'ONU

 

Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu tiendra lundi une session extraordinaire sur les violences en Syrie.

 

Le Haut Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, la Sud-Africaine Navy Pillay, pourrait appeler le Conseil de sécurité à saisir la Cour pénale internationale (CPI).

 

Lors d'un entretien téléphonique avec Assad mercredi soir, Ban Ki-moon a exprimé son inquiétude face aux "violations répandues et continues des droits de l'homme et de l'usage excessif de la force" par les forces de sécurité syriennes.

 

Le président syrien lui a répondu que les opérations de l'armée et de la police avaient cessé, mais cette allégation est démentie sur le terrain par l'opposition.

 

Selon l'Union pour la coordination de la révolution syrienne, un groupe d'opposition, les forces syriennes ont ouvert le feu jeudi près d'une mosquée de Lattaquié qui a été encerclée par des véhicules blindés.

 

A Daïr az Zour, ville de l'Est prise d'assaut par les chars il y a onze jours, des soldats et des policiers ont fouillé des maisons dans la quartier de Djoubaïla.

 

Plusieurs pays arabes et la Turquie, autrefois alliée fidèle de Damas, ont dénoncé la répression qui s'est intensifiée depuis le début du ramadan le 1er août.

 

"Assad cherche à convaincre la Turquie que les attaques ont cessé, ce qui pourrait aussi apaiser la colère de Washington, mais c'est faux, les opérations militaires se poursuivent", a dit un diplomate occidental en poste à Damas.

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 19:47

 

http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/candidats/les-mysterieux-voyages-diplomatiques-de-villepin-18-08-2011-1569733.php

Les mystérieux voyages diplomatiques de Villepin

Fort de son aura dans le monde arabe, l’ex premier ministre a participé à plusieurs discussions pour trouver une issue au conflit

Nathalie Segaunes

Jeudi 18 août 2011

Tandis que d’autres prétendants à l’Elysée rédigent leur programme ou visitent les campings, Dominique de Villepin a trouvé un rôle à sa mesure en cet été 2011 : l’ancien Premier ministre joue les messieurs bons offices dans le conflit libyen. Le site d’information tunisien www.businessnews.com.tn , lundi 15 août, dans un hôtel de Djerba, en Tunisie, où « étaient également présents le ministre libyen du pétrole, Omrane Ghanem, et des représentants de l’opposition libyenne ». Une information que l’ancien ministre des Affaires étrangères confirme au « Parisien »-« Aujourd’hui en France » : « J’étais effectivement là-bas, mais je ne peux faire aucun commentaire, car ce serait compromettre les chances de succès et l’efficacité de ces discussions. »

Même si la rébellion dément catégoriquement toute « négociation directe ou indirecte avec le régime de Kadhafi », des pourparlers secrets ont bien eu lieu dimanche à Djerba, non loin de la frontière tuniso-libyenne. L’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Abdul Ilah al-Khatib, a quant à lui quitté la Tunisie mardi après une visite de vingt-quatre heures.

« Comme connaisseur de la région, c’est quand même autre chose que Bernard Henri Lévy »

Que Dominique de Villepin ait lui aussi participé à ces discussions en coulisses n’est qu’une demi-surprise : fin connaisseur du monde arabe et bénéficiant d’une aura considérable depuis son discours de l’ONU en 2003 contre la guerre en Irak, l’ancien patron du Quai d’Orsay, né au Maroc, a noué de nombreux contacts, dans une région où les relations personnelles comptent au moins autant que les titres officiels. Il entretient notamment des rapports privilégiés avec Béchir Salah Béchir, secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi. « Comme connaisseur de la région, c’est quand même autre chose que Bernard-Henri Lévy! » souligne Patrick Haimzadeh, ancien diplomate français en Libye, qui a vu Villepin à l’œuvre à Tripoli lorsque ce dernier était ministre des Affaires étrangères.

Depuis le début de l’intervention militaire occidentale, Villepin a en réalité, et dans le plus grand secret, effectué de nombreux allers-retours dans la région, afin d’œuvrer à la recherche de solutions politiques ou diplomatiques au conflit. Il connaît très bien le président vénézuélien Hugo Chavez, soutien de Kadhafi, et participe à la recherche d’une sortie pour le Guide, vraisemblablement en Afrique. L’ex-locataire du Quai d’Orsay admet toutefois que, à l’heure où les rebelles libyens affirment être aux portes de Tripoli et prêts à faire tomber le régime, la situation est « totalement confuse » et les discussions « extrêmement difficiles ».

L’ancien Premier ministre affirme n’être « mandaté » par personne pour jouer les médiateurs dans le conflit libyen et le palais de l’Elysée dément lui avoir confié la moindre mission officielle, comme il le fait parfois avec les anciens locataires de Matignon. Pas de commentaire non plus au Quai d’Orsay, même s’il ne fait aucun doute que Villepin tient informé son ami Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, dont il fut le directeur de cabinet. Au siège de République solidaire, on se refuse à toute explication sur les activités secrètes du président-fondateur de l’autre côté de la Méditerranée.

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 17:24

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-rebelles-libyens-prennent-la-raffinerie-zaouïah-124420994.html

 

Les rebelles libyens prennent la raffinerie de Zaouïah

 

ZAOUIAH, Libye (Reuters) - Les insurgés libyens ont pris jeudi le contrôle de la raffinerie de Zaouïah, l'une des dernières sources d'approvisionnement en carburant des forces de Mouammar Kadhafi, et occupé la ville de Gariane, isolant de plus en plus Tripoli.

 

Appuyée par l'Otan, l'avancée des rebelles, ces derniers jours à l'ouest et au sud de la capitale, a privé l'armée gouvernementale de ses principales voies de ravitaillement.

 

De petits groupes d'insurgés occupaient jeudi matin la raffinerie de Zaouïah, à cinquante kilomètres à l'ouest de Tripoli, que les soldats de Kadhafi ont défendue trois jours durant. La route côtière conduisant à la frontière libyenne est sous le contrôle de l'insurrection.

 

L'oléoduc reliant la raffinerie à la capitale est coupé depuis mardi, a dit un commandant rebelle sur place.

 

Si c'est le cas, "les conséquences seront terribles pour la population de Tripoli", a estimé Fernando Calado, de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

Il a précisé à Reuters que de plus en plus de résidents étrangers demandaient à quitter la capitale. Selon lui, plus de trois cent mille étrangers résident toujours à Tripoli, dont de nombreux Philippins et Sri-Lankais, ainsi que des Tchadiens, des Egyptiens et des Tunisiens.

 

"Nous avons reçu deux mille demandes (...) Nous étudions la possibilité d'évacuations aussi bien par air, par mer que par voie de terre."

 

"ET MAINTENANT, EN ROUTE POUR TRIPOLI !"

 

Les combats de mercredi dans le secteur de Zaouïah ont fait neuf morts et quarante cinq blessés, en majorité des combattants rebelles, a-t-on appris de source médicale. Des roquettes Grad tirées par les soldats de Kadhafi sont tombées sur une maison proche de l'hôpital.

 

Les insurgés ont également pris le contrôle de la ville de Gariane, à quatre vingt kilomètres au sud de Tripoli, et coupé la route qui mène à la capitale, a constaté un journaliste de Reuters. Un char T34 et un canon anti aérien pris aux forces de Kadhafi sont en position sur la grand-place de la ville.

 

"Et maintenant, en route pour Tripoli !", lance l'un des combattants rebelles, Mohammad.

 

A Tripoli, un porte-parole du gouvernement a minimisé les récents succès de la rébellion, ajoutant que le régime gardait le contrôle du pays.

 

"C'est une crise qui ne durera que quelques jours. Et à la fin nous vaincrons, si Dieu le veut", a dit Moussa Ibrahim à l'agence de presse officielle Jana. "Nous irons de l'avant et nous libérerons notre pays."

 

On ignore où se trouve le "guide" libyen, au pouvoir depuis près de 42 ans.

 

Appuyés par les bombardiers et les hélicoptères de l'Otan, dont la marine impose un blocus au large de la Libye, les rebelles ont réalisé ces derniers jours des progrès considérables après des semaines de statu quo.

 

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi avoir déployé deux autres drones - avions sans pilote - de surveillance Predator au-dessus de la Libye. Le nombre exact de ces appareils actuellement en opération est tenu secret.

 

Dans l'Est, à Brega, les rebelles ont eu dix huit morts et trente trois blessés dans les combats de mardi et mercredi pour tenter de déloger les soldats de Kadhafi du port pétrolier et de la raffinerie, où les affrontements durent depuis de nombreux jours.

 

Kadhafi, 69 ans, semble de plus en plus isolé et les forces rebelles ont promis d'être à Tripoli avant la fin du mois.

 

A Misrata, à environ deux cent kilomètres à l'est de la capitale, un porte-parole des rebelles a fait état de la découverte d'une fosse commune contenant les corps de cent cinquante civils qui auraient été massacrés par les hommes de Kadhafi.

 

Il a ajouté que les forces rebelles se trouvaient dorénavant devant Hicha, sur la route côtière, à une centaine de kilomètres à l'est de la capitale.

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 18:19

 

http://www.acampadabcninternacional.wordpress.com/2011/08/16/notes-marche-de-toulouse-1508-2

Notes de la Marche de Toulouse

15 août 2011

Vingt troisième étape de Saint Pardoux à Bessines sur Gartempe

L’étape du jour étant plus courte qu’à l’habitude (neuf kilomètres), les marcheurs ont pu se permettre de prendre quelques heures de sommeil supplémentaires . Ils ont également pu fêter le retour de leur blessé qui était resté sur Limoges pour quelques jours de convalescence.

Quatre marcheurs et un éclaireur ont donc pris le départ de Saint-Pardoux en début d’après-midi pour une étape “détente”. Les marcheur ont pu apprécier le retour du soleil, et n’ont quasiment pas mis un pied sur la route, les sentiers forestiers ont été privilègiés.

L’arrivée à Bessines s’est faite en fin de journée. Malgré le peu d’accueil sur place, les marcheurs ont quand même eu le plaisir de trouver avec une famille originaire de Marseille venue à leur rencontre à l’arrivée. Tous ont partagé leurs points de vue autour d’un bon diner et tout au long de la soirée.

Les marcheurs ont été accueillis gratuitement sur un site touristique des alentours. La solidarité avec la marche se révèle plus forte de jours en jours.

Les marches espagnoles se rapprochent de la frontière française.

La Marcha Meseta était hier soir à Donosti ( Saint Sébastien) où s’est tenue une belle assemblée qui s’est prolongée sur la plage.

La Marcha Mediteranea était hier soir à  Figueres.

Nous ferons suivre dans un prochain billet la liste de leur besoins matériels.

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 17:58

 

http://www.marche-paris.fr/fr/la-marche-vers-bruxelles/france/915-communique-de-presse-une-fronti%C3%A8re-de-moins-vers-la-d%C3%A9mocratie-les-indign%C3%A9-es-de-bayonne.html


 

Communiqué de presse

 

Une frontière de moins vers la démocratie

 

Les indignés de Bayonne

 

Mercredi 17 août 2011

 

Ce mercredi matin la délégation des citoyens indignés espagnols en partance pour Bruxelles est arrivée en France. Symbolique et important, ce franchissement plein d’engouement augure une union des peuples qui surpasse les délimitations géographiques.

 

Sur le pont piéton d’Irun, les espagnols, trépignant de leur  côté, portaient de leur bras levés et de leur voix, les slogans de la démocratie en marche. Les français de l’autre côté, en joie de les accueillir, se tenaient banderoles et sourires aux lèvres. Notion de partage improvisée, les français soutenaient tantôt les slogans espagnols, tantôt leurs offraient une traduction française qui trouvait écho dans l’instant.

 

A 8 heures 15, les indignés espagnols  ont traversé le pont dans la liesse, et une grande accolade franco espagnole sous les voix criant « abrazo colectivo ! » «(accolade collective) a eu lieu. Beaucoup d’émotion et de force se sont échangés, et sans perdre de temps dans une joie renouvelée la marche a foulé les premiers mètres français à Hendaye.

 

Leur rythme soutenu les fait arriver à Saint Jean de Luz à 11 heures 30, puis à Biarritz à 15 heures pour un casse-croûte au Rocher de la Vierge, où malheureusement devra se tenir une Assemblée Générale exceptionnelle !

 

En effet, la première étape française, Bayonne, a choisi son camp ! À 12 heures 30 les trois voitures, et six espagnols de la marche venus décharger une vingtaine de caissettes de nourriture près du mail en vue d’un pique nique citoyen se sont vu nez à nez avec un cortège de policiers croissant. A 13 heures, cinq voitures, deux camions de la police nationale, une douzaines d’agents, un tracto-pelle, deux poids lourds se trouvaient autour du mail Chao Pelletier. Les premiers exerçant une pression douteuse sur des citoyens venus se sustenter, les seconds barrant tous types d’accès au mail à grand renfort de blocs de béton.

 

« Nous nous demandons si leur agissement est légal sans arrêté municipal. Ils doivent avoir eu la crainte que les citoyens s’emparent de nouveau de la place publique, et sans doute que, recourir encore à la menace, comme la première fois que nous l’avions occupé, est une possibilité qui les met mal à l’aise, malheureusement pour eux, nous voulions juste nous asseoir et discuter ensemble… »

 

Il semblerait que l’application du droit démocratique a chaque jour un peu plus de chemin à faire dans notre pays ou nous n’avons plus d’argent pour la santé et l’éducation, mais ou nous pouvons mobiliser  de façon démesurée des moyens d’oppressions contre la  population.

 

Une Assemblée Générale citoyenne se tiendra ce soir et demain à 19 heures sur la mail Chao Pelletier à Bayonne.

 

« Car nous savons que remettre en cause le système, c’est remettre en cause les acquis individuels, c’est avec cette peur que flirte les gouvernements en place : « cette démocratie falsifiée qui te donne juste assez pour que tu puisses la boucler » comme le dit le chant des indignés.

 

Nous lançons un appel à tous les grévistes qui se sont dressés, mais de façon éparse et ponctuelle (Airbus, SNCF,  France Télécom, Renault, Pole Emploi….), aux grutiers, magistrats, pécheurs, agriculteurs, aux policiers qui voient leur travail se compliquer chaque jour à cause des injustices croissantes, aux employés du système de santé qui voient l’hôpital devenir une entreprise, aux relais de l’éducation nationale qui se battent pour une éducation digne de nos enfants, aux étudiants qui ne se projettent plus, aux fonctionnaires encore au service du peuple malgré les pressions politiques, aux précaires des retraites ou de la vie, aux victimes des haines montantes dues à la division instrumentalisée des classes sociales, aux parents et enfants que nous sommes, garants de nos avenirs… « Ils ont le chiffre, nous avons le nombre ».

 

La discussion démocratique est ouverte sur le sol bayonnais, mail Chao Pelletier mercredi 17 août à 19 heures. Indignons-nous ! Ensemble ! »

 

 

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 19:12

 

http://www.fr.news.yahoo.com/des-lib%C3%A9raux-sallient-contre-les-fr%C3%A8res-musulmans-en-183503581.html

 

Des libéraux s’allient contre les Frères musulmans en Egypte

 

LE CAIRE (Reuters) - Des groupes politiques libéraux alliés à un parti islamiste traditionnaliste ont formé une coalition lundi, "Le Bloc égyptien", dans le but de remporter les élections législatives de novembre face aux puissants Frères musulmans.

 

Beaucoup d'Egyptiens ont exprimé leurs inquiétudes à l'égard des islamistes, notamment des Frères musulmans, la force politique la mieux organisée du pays, craignant qu'ils ne transforment l'Egypte en un pays islamiste en cas de victoire électorale.

 

"Notre objectif est de dire clairement ce que nous pensons, à savoir que la nouvelle Egypte devra être un Etat démocratique et civil", a déclaré Oussama Ghazali Harb, fondateur du parti du Front démocratique, un groupe d'opposition sous Moubarak.

 

L'alliance des quinze groupes politiques a décidé de lever ensemble des fonds en vue des élections, de présenter une liste commune de candidats et de faire campagne main dans la main.

 

Elle soutient également la proposition de "décret constitutionnel" du gouvernement d'Essam Charaf, qui vise à empêcher les islamistes à rédiger seuls le projet de nouvelle s'ils obtiennent la majorité aux élections.

 

Selon Nabil Abdel Fattah, chercheur au Centre Al-Ahram d'études stratégiques et politiques, cette coalition "est la dernière tentative de forces politiques diverses" pour former un groupe d'opposition destiné à résister aux islamistes lors des élections.

 

"Cette coalition pourrait avoir sa chance si elle agit rapidement et utilise (à son avantage) la peur grandissante de la population envers les Frères musulmans et leurs objectifs."

 

En plus du Front démocratique, la coalition comprend le Parti des Egyptiens libres, un parti progressiste dirigé par le magnat chrétien des télécoms Naguib Sawiris, le Syndicat des paysans et le Parti de libération soufi, qui regroupe des islamistes traditionnalistes.

 

Le parti libéral Wafd a aussi rejoint la coalition lundi, après avoir menacé la semaine dernière de mettre fin à son alliance avec les Frères musulmans en raison de divergences sur la nouvelle Loi fondamentale.

 

La confrérie des Frères musulmans, créée en 1920 et réputée pour ses qualités d'organisation, est considérée comme l'organisation la mieux préparée pour les élections de novembre. Ses partisans ont remporté un cinquième des sièges aux élections de 2005.

 

Cette année, les Frères ont annoncé leur objectif - contrôler la moitié des cinq cent quatre sièges du Parlement.

 

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