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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 18:38

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-proc%C3%A8s-moubarak-reprendra-le-5-septembre-135837327.html

 

Plus de télévision au procès Moubarak, reprise le 5 septembre

 

LE CAIRE (Reuters) - Le juge qui préside le procès d'Hosni Moubarak a interdit lundi les retransmissions télévisées des débats jusqu'au verdict final, suscitant la fureur des adversaires du président déchu qui entendent contester cette décision par des manifestations dans le centre du Caire.

 

Hosni Moubarak est le premier chef d'Etat renversé durant les révoltes du "printemps arabe" à comparaître en justice et la couverture télévisée de son procès passionne les foules du Proche-Orient. Un procès public répondait à une exigence clé des manifestants qui ont réoccupé la place Tahrir du Caire pendant des semaines en juillet pour accélérer le processus judiciaire.

 

"Grotesque !", a lancé Cherif Mohamed, ingénieur qui suivait le procès à l'extérieur du tribunal du Caire. "Cette affaire est une nécessité pour l'opinion publique. Ne pas la diffuser signifie qu'il y a un accord avec Moubarak."

 

"A Tahrir, c'est là que je vais dès maintenant. Le pouvoir du peuple est plus fort que les gens au pouvoir", a dit Mohamed Ali, 35 ans.

 

Hosni Moubarak est jugé pour corruption, détournement de fonds publics et homicides avec préméditation durant la répression du mouvement de contestation de janvier et février qui a provoqué sa démission et a fait environ huit cent cinquante morts. Il avait comparu en première audience le 3 août.

 

INCIDENTS DEVANT LE TRIBUNAL

 

Le juge Ahmed Refaat a ajourné le procès au 5 septembre en annonçant qu'il serait traité conjointement avec celui de l'ex-ministre de l'Intérieur Habib el Adli et de six autres personnes, dans le souci d'alléger les procédures.

 

Des échauffourées ont éclaté aux abords du tribunal, partisans et opposants de Moubarak échangeant insultes et jets de pierres malgré des centaines de policiers anti-émeutes. Hosni Moubarak, acheminé par hélicoptère, a comparu de nouveau dans une cage métallique et sur une civière.

 

"Juge, réveille-toi ! Moubarak a tué mes frères ! Exécutez l'assassin !", lançait-on d'un côté. "C'est un Egyptien jusqu'à la mort", "Moubarak n'est pas Saddam", criait-on d'un autre par allusion à l'ex-président irakien jugé et exécuté en 2006.

 

L'air austère et calme, l'ancien "raïs", pull-over bleu et mains jointes sur la poitrine, a échangé quelques mots avec ses fils Alaa et Gamal, également jugés, et a répondu "présent" lorsque le juge Ahmed Refaat a prononcé son nom. Il ne portait pas l'uniforme blanc réglementaire des prisonniers.

 

Evincé le 11 février, Moubarak avait quitté Le Caire pour la station balnéaire de Charm el Cheikh. Selon les bulletins de santé publiés après son hospitalisation en avril, il souffrait de troubles cardiaques, de dépression et de pertes de connaissance.

 

"Je tiens à ce que les gens s'instruisent de leur histoire et sachent ce que ce grand homme a fait pour nous. Il a assuré la stabilité de l'Egypte. Il a été humilié mais il traverse les intempéries avec honneur", a déclaré Ehab Sameh, 30 ans.

 

LA COUVERTURE TV DIVISE

 

Des générations durant, les dirigeants arabes ont gouverné à vie en se voyant rarement demander des comptes. S'il est jugé coupable, Hosni Moubarak encourt en théorie la peine capitale.

 

Le juge a fixé l'audience au 5 septembre parce que l'avocat de Moubarak, Farid al Dib, a réclamé un délai supplémentaire pour examiner tous les documents présentés à la justice.

 

Les avocats étaient partagés sur la question de suspendre la couverture télévisée du procès. L'audience de lundi a été marquée par des échanges très vifs entre les dizaines d'avocats qui se bousculaient pour formuler leurs exigences.

 

"Le public égyptien a besoin d'un procès transparent au stade actuel. S'il ne voit pas ce qui se passe, des rumeurs vont circuler et le flou qui entourera le procès s'aggravera", a déclaré un avocat de plaignants, Mahmoud el Khoudary.

 

"Il est compréhensible qu'on supprime la retransmission directe de ce procès à sensation", a répondu Ahmed Hamraoui, avocat d'autres plaignants. "Il y a des avocats qui se soucient plus d'apparaître devant les caméras que d'avancer un bon argument (...) Maintenant, les audiences seront plus concentrées et moins chaotiques."

 

Vu le nombre des témoins, des avocats, des plaignants et la diversité des accusations, le procès pourrait durer des mois et même des années. Les dossiers des accusés sont liés entre eux et chacun pourrait accuser son supérieur d'avoir ordonné de tirer, ce qui affaiblirait le dossier à charge contre Hosni Moubarak, fait valoir Essam Soltan, l'un des avocats des plaignants.

 

Le 3 août, des avocats avaient demandé à entendre le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays, l'ex-chef des services de renseignement Omar Souleimane et mille six cent autres témoins.

 

Les avocats de la défense estiment qu'un témoignage de Mohamed Tantaoui sur le rôle de Moubarak face au soulèvement pourrait décider du sort de l'ex-président, âgé de 83 ans.

 

Tantaoui a été ministre de Défense pendant deux décennies avant de prendre la tête du CSFA après la chute du "raïs".

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 15:12

 

http://www.fr.news.yahoo.com/kadhafi-défie-les-rebelles-qui-progressent-à-louest-075257258.html

 

Kadhafi défie les rebelles qui cherchent à isoler Tripoli

 

ZAOUIAH, Libye (Reuters) - Mouammar Kadhafi a appelé lundi les Libyens à libérer leur pays "des traîtres et de l'Otan" tandis que les insurgés qui opèrent dans l'Ouest s'employaient à priver Tripoli d'une importante voie de communication.

 

Le message de Kadhafi a été enregistré sur une ligne téléphonique de mauvaise qualité et retransmis par la télévision d'Etat. Quelques heures plus tard, son ministre de l'Intérieur arrivait au Caire avec des membres de sa famille sur fond de rumeurs laissant entendre qu'il abandonnait le "guide" libyen.

 

Selon des sources autorisées à l'aéroport du Caire, Nasser al Mabrouk Abdullah est arrivé avec neuf de ses proches en provenance de l'île tunisienne de Djerba. Il a dit à des responsables de la sécurité égyptienne qu'il était en vacances.

 

Tripoli n'a fait aucun commentaire à ce sujet.

 

Malgré les démentis du régime kadhafiste, on rapporte de source fiable que des représentants du gouvernement et de la rébellion ont eu des discussions dimanche dans un hôtel de Djerba sur un règlement éventuel du conflit engagé en février.

 

SEULE RAFFINERIE EN ACTIVITÉ

 

En réalisant samedi une progression spectaculaire dont Reuters a été témoin, les rebelles ont pris le contrôle de Zaouïah, à cinquante kilomètres environ à l'ouest de Tripoli sur la côte, ce qui leur permet de bloquer les livraisons de vivres et de carburant en provenance de Tunisie et destinées à la capitale.

 

Tripoli ne semble pas directement menacé dans l'immédiat, mais les rebelles contrôlent à présent la côte aussi bien à l'est qu'à l'ouest de Tripoli. Au nord, un blocus naval assuré par l'Otan est en place et, au sud, des combats sont en cours.

 

"La chute de Zaouïah pourrait constituer l'étape la plus importante pour les rebelles depuis la libération de Misrata", note Shashank Joshi, du Royal United Services Institute de Londres. "(La ville) abrite la seule raffinerie de pétrole du régime en activité."

 

Des rebelles ont toutefois rapporté que les troupes de Kadhafi contrôlaient encore la raffinerie de Zaouïah.

 

"Nous pensons que l'opération de l'Otan réussit à entamer la capacité de Kadhafi de faire la guerre à son peuple", a dit un porte-parole du Premier ministre britannique David Cameron, dont le pays joue un rôle important dans la coalition alliée.

 

Les insurgés bénéficient du soutien de l'aviation de l'Otan, qui bombarde les troupes gouvernementales en vertu d'un mandat de l'Onu qui vise à protéger les civils.

 

Devant l'hôpital de Zaouïah, des médecins ont déclaré lundi que des tireurs isolés et l'artillerie kadhafiste avaient tué trois civils dont une adolescente.

 

Les forces de Tripoli "nous tirent dessus à l'aveuglette", déclarait Walid, frère d'une femme blessée.

 

DÉPÔT DE MUNITIONS DANS UN HÔPITAL

 

Un médecin a rapporté que l'hôpital universitaire de Zaouïah, qui compte six cent lits, avait été réquisitionné par l'armée et transformé en immense dépôt d'armes, en particulier l'étage situé en dessous de la maternité.

 

Des Libyens fuyant vers le sud en voiture ont signalé des tirs à Harcha, entre Tripoli et Zaouïah. Un homme qui a requis l'anonymat a fait état d'accrochages entre les rebelles et l'armée dimanche soir dans la capitale. "Il n'y a pas d'essence, pas d'électricité, les prix alimentaires ont augmenté de trois cent pour cent. On ne peut plus vivre comme ça", a-t-il dit.

 

Dans son message diffusé durant la nuit, Mouammar Kadhafi a lancé: "Avancez, prenez vos armes, allez au combat pour libérer la Libye mètre par mètre des traîtres et de l'Otan."

 

"Le sang des martyrs nourrit le champ de bataille", a poursuivi le dirigeant libyen au pouvoir depuis 1969. "La fin du colonialisme est proche. La fin des rats (rebelles) est proche, car ils s'enfuient...", a-t-il ajouté.

 

A Zaouïah, un combattant rebelle du nom de Khalid al Zaoui a commenté : "Kadhafi est fou. Il est absolument capable de tout. C'est la seule chose que nous devons garder à l'esprit."

 

Dimanche à Djerba, des agents de la sécurité ont barré à un journaliste de Reuters l'accès d'un hôtel où se tenaient des discussions entre représentants de l'insurrection et du gouvernement libyens selon une source informée.

 

A Tripoli, le porte-parole du gouvernement Moussa Ibrahim a nié l'information en l'assimilant à "une guerre des médias contre nous". "Le dirigeant est ici en Libye, il combat pour la liberté de notre nation. Il ne quittera pas la Libye."

 

Le discours de Mouammar Kadhafi faisait suite à une journée d'intenses opérations militaires dans le Nord-Ouest libyen où les rebelles ont dit avoir pris le contrôle de Sourmane, à soixante dix kilomètres environ à l'ouest de la capitale, et attaqué Gariane, à quatre vingt kilomètres au sud de Tripoli.

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 14:34

 

http://www.ugtg.org/article_1565.html

COMMUNIQUE de L’UGTG relatif au verdict du procès de Michel MADASSAMY, Gabriel BOURGUIGNON et Fred LOUISE

Gabriel BOURGUIGNON : RELAXÉ !

Freddy LOUISE : RELAXÉ !

Michel MADASSAMY : CONDAMNÉ à trois mois de prison avec sursis !

Voilà la sentence prononcée par le tribunal de Pointe-à-Pitre ce Mardi 9 août 2011 à l’encontre des trois militants de l’UGTG.

Il aura donc fallu près de dix ans de procédure pour découvrir qu’il n’y a jamais eu de tentative d’incendie, ni de mise en danger de la vie d’autrui, ni de rébellion contre la force publique. Et pourtant, nos camarades ont été frappés, maltraités et présentés comme des criminels, des terroristes.

Ce verdict confirme donc qu’il s’agit bien d’une affaire montée de toutes pièces pour tenter de diaboliser l’UGTG et de criminaliser l’action syndicale.

Mais la justice coloniale ne peut s’avouer vaincue. Ainsi, une nouvelle fois, elle condamne Michel MADASSAMY à une peine de prison avec sursis pour avoir soi-disant blessé seize gendarmes armés alors que même les témoignages des gendarmes mettent MADASSAMY hors de cause.

Nous l’avons compris, il fallait en épingler un et leur choix s’est naturellement porté sur Michel MADASSAMY car l’Etat français garde en mémoire le combat héroïque mené par Michel MADASSAMY pour la reconnaissance du 27 mai en Guadeloupe.

Un nouveau rendez-vous est d’ores et déjà fixé au 4 octobre 2011.

L’UGTG appelle ses militants et adhérents, les Travailleurs à rester en alerte.

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 17:45

 

http://www.jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-michel-peyret-il-faut-tuer-la-constitution-76265339.html

http://www.legrandsoir.info/il-faut-tuer-la-constitution.html

http://www.rougemidi.org/spip.php?article5935

11 juin 2011

 

Il faut « tuer » la constitution

 

Par Michel Peyret

 

Des communistes candidats à un pouvoir monarchique, je trouve cela quelque peu « cocasse » aujourd’hui ! Pour ma part, je me réclame du communisme, et donc du pouvoir démocratique de la majorité du peuple contre celui d’une minorité d’exploiteurs et de profiteurs du système dont l’actualité met tous les jours en évidence les turpitudes honteuses, alors que l’exploitation et la misère s’accroissent ! Avec Marx, je me prononce pour un projet de société conforme à mes convictions reposant sur quelques principes essentiels : Abolition du salariat, Appropriation sociale des grands moyens de production, d’échange, établissements financiers, assurances..., dépérissement de l’Etat.

Développement des gratuités....

Bien évidemment, la mise en oeuvre de ces principes est un processus scandé par les décisions du peuple souverain selon les nécessités qu’il ressent.

Je réaffirme donc le principe du peuple souverain ! Ce n’est pas avec la Constitution actuelle que l’on peut avancer dans cette mise en oeuvre : elle a été décidée pour briser le principe du peuple souverain ! Je rappelle à nouveau que, avec le PCF de l’époque, en 1958-59 et en 1962, j’ai voté contre les principes essentiels de la constitution actuelle.

Précisément parce que elle instituait un pouvoir personnel d’essence monarchique ! Ces dernières années, le peuple français a fait savoir fortement à plusieurs reprises, dans ses luttes et en boycottant les élections, son rejet des institutions actuelles, sinon un rejet de tout le système capitaliste.

Je rappelle que soixante douze pour cent des salariés considèrent ce système capitaliste comme négatif ! Avec la majorité du peuple, dans la situation actuelle, je suis opposé à toute utilisation du système dit « représentatif » : l’expérience montre avec force qu’il ne permet pas de parvenir aux changements souhaités.

Ce système n’a plus rien de démocratique. Il a été mis en place pour violer les décisions du peuple, comme, par exemple, a été violé le résultat du référendum de 2005 sur l’Europe !

Comme sont violées tous les jours les principales aspirations du peuple français ! Faut-il rappeler les luttes de l’automne dernier relatives aux retraites ! Il faut au contraire aujourd’hui « achever » ce système institutionnel déjà bien malade ! Et il convient, comme à une autre grande époque de notre histoire, de décider la convocation d’ Etats Généraux, d’élaborer dès la base de la société, lieux de travail, quartiers et villages, des Cahiers de doléances et de désigner directement des représentants pour les porter et faire valoir ! Le peuple français n’a pas d’autorisation a demander à personne pour ce faire !

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 17:32

 

http://www.rfi.fr/afrique/20110808-tunisie-inscription-automatique-listes-electorales

 

Tunisie : inscription automatique des récalcitrants sur les listes électorales

 

Les nombreuses campagnes de sensibilisation n’y ont rien fait : l’inscription sur les listes électorales, en vue de l’élection de l’assemblée constituante, ne fait pas recette. Un tiers seulement des électeurs s’est inscrit volontairement à huit jours de la clôture du délai d’inscription. Résultat : l’instance supérieure indépendante des élections va recourir à l’inscription automatique.     

 

Sésame pour aller voter, la carte d’identité nationale. Une bonne partie des citoyens tunisiens devraient être inscrits automatiquement sur les listes électorales en vue du premier scrutin du 23 octobre prochain qui vise à élire une assemblée constituante. Ils se verront attribuer une circonscription en fonction des informations de leur carte d’identité.

 

L’instance en charge des élections s’est donc résolue à utiliser les données du ministère de l’Intérieur qui organisait des scrutins falsifiés sous le régime de Ben Ali. Un processus qu’elle voulait éviter en appelant les électeurs à s’enregistrer pour établir de nouvelles listes.

 

Mais à huit jours de la clôture des inscriptions le 14 août, moins de deux millions six cent mille tunisiens se sont déplacés, soit environ un tiers du nombre d’électeurs potentiels estimé à sept millions cinq cent mille.

 

L’instance s’est pourtant donné beaucoup de mal. Des opérations d’inscription avaient commencé le 11 juillet après une campagne intensive de sensibilisation. Elles devaient s’achever le 2 août, mais face à la faible mobilisation, un délai supplémentaire de douze jours avait été décrété.

 

Les listes électorales qui seront donc loin d’être complètement actualisées seront affichées le 20 août et les contestations pourront être enregistrées jusqu’au 26 août.

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 15:52

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-rebelles-libyens-visent-les-routes-dapprovisionnement-080441717.html

 

Les rebelles à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Tripoli

 

ZAOUIAH, Libye (Reuters) - Les rebelles libyens occupaient dimanche le centre-ville de Zaouïah, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli, sur la route côtière qui mène à la Tunisie, l'un des derniers liens entre Tripoli et le monde extérieur.

 

Cette offensive marque l'avancée la plus spectaculaire depuis six mois des insurgés dans les zones de l'ouest du pays contrôlées par les partisans de Mouammar Kadhafi.

 

Toutefois, des troupes gouvernementales lourdement armées sont stationnées en nombre sur la route de la capitale, qui ne semble pas directement menacée dans l'immédiat.

 

Un journaliste de Reuters a pu voir dimanche matin une cinquantaine de combattants rebelles près du grand marché de Zaouïah, chantant "Allah est grand", tandis que le drapeau rouge, noir et vert de l'insurrection flottait devant un magasin.

 

Les insurgés ont précisé que des soldats loyalistes et des tireurs embusqués se trouvaient encore dans la ville.

 

L'un d'eux a ajouté que les gouvernementaux contrôlaient toujours la raffinerie au nord de Zaouïah, la seule encore en activité dans l'ouest de la Libye et dont dépendent les forces de Kadhafi pour leur ravitaillement.

 

"Je suis sûr à mille pour cent que nous contrôlerons totalement Zaouïah à la fin de la journée et que nous continuerons ensuite vers Tripoli", lance Bin Djaffin Ali, un volontaire de 34 ans, devant un panneau routier indiquant la direction de la capitale.

 

AFFRONTEMENTS A BREGA

 

Les autorités de Tripoli avaient affirmé samedi soir avoir repoussé "une petite attaque suicide" des insurgés contre Zaouïah.

 

Plus à l'ouest, près de la frontière avec la Tunisie, des habitants ont fait état de violents combats entre rebelles et gouvernementaux samedi soir, ajoutant que les hommes de Kadhafi contrôlaient toujours le poste-frontière.

 

A Tunis, des réfugiés libyens sont descendus samedi soir dans les rues pour crier leur joie après des rumeurs sur la fuite de Tripoli du Guide et de sa famille.

 

A Bruxelles, l'Otan a dit surveiller de près une situation "fluide" sur le terrain. "Les forces pro- et anti-Kadhafi sont au contact. Nous ne savons encore rien de sûr, notamment à propos du contrôle de Zaouïah", a dit un responsable de l'Alliance.

 

Deux soulèvements s'étaient produits à Zaouïah depuis le début de la révolte contre Kadhafi en février mais avaient été réprimés par les forces loyalistes. De nombreux rebelles combattant sur le front ouest sont originaires de cette ville.

 

Dans l'Est, des affrontements ont été signalés dimanche dans la ville pétrolière de Brega, à deux cent kilomètres au sud de Benghazi, mais on ne fait pas état de victimes.

 

Ces trois derniers jours, les combats pour le contrôle de cette ville stratégique sur le golfe de Syrte ont fait seize morts et une cinquantaine de blessés dans les rangs des insurgés. Six soldats gouvernementaux ont également été tués.

 

Les rebelles ont pris le contrôle d'un quartier résidentiel mais les forces de Kadhafi tiennent toujours un terminal dans l'ouest de la ville.

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 15:35

 

http://www.fr.news.yahoo.com/nouveaux-bombardements-larmée-syrienne-à-lattaquié-110858958.html

 

La marine syrienne pilonne la cité portuaire de Lattaquié

 

AMMAN (Reuters) - Vingt-et-une personnes ont trouvé la mort, dimanche, lors du pilonnage de Lattaquié, premier port de la Syrie, par les blindés et la marine, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

 

D'après cet organisme, la plupart des victimes ont été touchées par des tirs de mitrailleuses à gros calibre montées sur les chars déployés dans les quartiers sud de la cité portuaire. Ces quartiers ont également été la cible de tirs d'unités de la marine de guerre croisant au large.

 

Pour sa part, l'Union de coordination de la révolution syrienne, autre organisation de l'opposition au régime du président Bachar al Assad, a déclaré posséder les noms de 19 personnes tuées.

 

Au deuxième jour de l'offensive militaire visant Lattaquié, des bâtiments de la marine ont bombardé deux quartiers populeux.

 

"Je peux voir les silhouettes de deux navires peints en gris. Ils font usage de leurs canons et ils touchent les quartiers d'Al Raml al Filistini et d'Al Chaab", a raconté un témoin joint au téléphone par Reuters.

 

Au moins huit personnes ont été tuées lors de ce pilonnage.

 

Le gouvernement a déployé des chars et des véhicules blindés il y a trois mois dans cette cité portuaire afin de réprimer les manifestations réclamant le départ de Bachar al Assad.

 

La population de Lattaquié est à majorité sunnite mais Bachar al Assad a encouragé la minorité alaouite au pouvoir, à laquelle il appartient, à venir s'implanter dans la localité en leur proposant des emplois et des terres à bas prix.

 

Plusieurs quartiers de la cité portuaire, dont celui de Salibïa dans le centre et ceux d'Al Raml al Filistini et d'Al Chaab dans le sud de l'agglomération, ont été le théâtre de mouvements de contestation.

 

CONSULTATIONS ENTRE LONDRES ET WASHINGTON

 

Les militaires, appuyés par des blindés, assiègent depuis plusieurs mois les deux quartiers du sud de la ville où les ordures ménagères ne sont plus ramassées et les coupures d'électricité sont fréquentes.

 

En mars, plusieurs personnalités de l'opposition, dont l'économiste de renom Aref Dalila, originaire de Lattaquié, avaient publié une déclaration dénonçant le sectarisme et appelant à des changements politiques pacifiques.

 

Aref Dalila a mis en garde contre la tentation du gouvernement d'exploiter les peurs des Alaouites face une possible volonté de revanche de la majorité sunnite en cas de chute du pouvoir.

 

L'Etat, l'armée et l'appareil sécuritaire sont en Syrie aux mains des membres de cette secte minoritaire issue de la branche chiite de l'islam.

 

Le président américain Barack Obama s'est entretenu samedi avec le Premier ministre britannique, David Cameron, des récents développements en Syrie.

 

Les deux dirigeants ont réclamé un arrêt immédiat de la répression des manifestations par les forces gouvernementales et ont décidé de "se consulter sur de nouvelles mesures dans les jours qui viennent", indique un communiqué de la Maison blanche.

 

Samedi, l'Organisation de la conférence islamique a accusé la Syrie de faire un "usage excessif de la force armée".

 

Le secrétaire général de l'OCI, le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, a exhorté le chef de l'Etat syrien "à faire preuve de la plus grande retenue en cessant sur-le-champ d'user de la force pour réprimer les manifestations populaires".

 

Barack Obama et le roi Abdallah d'Arabie saoudite se sont entretenus samedi par téléphone et ont estimé que la violence exercée "par le gouvernement syrien contre ses propres ressortissants doit prendre fin immédiatement", a indiqué la Maison blanche. Les deux dirigeants ont aussi décidé de se consulter régulièrement sur cette question.

 

Le monarque saoudien, qui entretient des relations difficiles avec Bachar Assad mais a coopéré avec lui l'an dernier pour réduire les tensions au Liban, a rappelé lundi son ambassadeur à Damas.

 

La France a conseillé à ses ressortissants de renoncer à tout projet de voyage en Syrie et de quitter le pays s'ils le peuvent.

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 19:28

 

http://www.ledauphine.com/actualite/2011/08/10/une-etrange-mission-pour-eviter-une-somalie-bis

Trois ex élus dont un drômois en mission discrète à Tripoli

Une étrange mission pour éviter « une Somalie bis »

Du 2 au 7 août derniers, trois anciens eurodéputés français (Margie Sudre-UMP, Michel Scarbonchi-PRG et le Drômois Thierry Cornillet-Parti radical valoisien) ainsi que le Britannique John Corrie (conservateur) ont rencontré des proches de Mouammar Kadhafi à Tripoli. Une mission en dehors de toutes les voies diplomatiques classiques sur laquelle le quai d’Orsay s’est refusé à tout commentaire.

 

Thierry Cornillet, qui est président de l’Association internationale des régions francophones (AIRF), justifie cette initiative par l’inquiétude manifestée par des élus de pays du Sahel face à l’enlisement de la guerre menée par les forces de l’Otan contre le régime de Tripoli depuis cinq mois : “Ce conflit a un effet déstabilisant pour toute la région” explique l’ancien eurodéputé. “D’autant que désormais dans le Sahel, les armes circulent librement après le pillage des dépôts.” Ce qui est en jeu selon lui est le risque “d’une Somalie bis”.

 

C’est dans ce contexte que le quatuor d’anciens élus a séjourné à Tripoli. “Autant au début, les frappes de l’Otan étaient fondées, autant la diplomatie française a bien fait son travail, autant aujourd’hui une solution politique est la seule issue.”

 

La délégation préconise la tenue à Paris d’une “commission préparatoire au dialogue inter-libyen réunissant sous l’égide de l’Onu et de l’Union africaine, les représentants de l’Otan, de l’Union européenne, des autorités de Tripoli et du CNT (Conseil national de transition de Benghazi)”.

 

“La solution est africaine”, ajoute encore Thierry Cornillet car “l’Europe n’a pas les moyens de voir une grande partie de l’Afrique complètement bouleversée à une heure d’avion de ses côtes”.

 

Lors de son séjour, la délégation a rencontré des proches de Mouammar Kadhafi dont Ali Lahwal, le coordinateur général des tribus et Bechir Saleh, son directeur de cabinet. “Ce voyage n’apporte en aucune façon un quelconque soutien au régime de Tripoli” se défend Thierry Cornillet. “Et d’ailleurs, nous n’avons pas rencontré Kadhafi.”

 

L’ancien eurodéputé constate que l’OTAN sous-estime “le poids réel, politique et militaire de Kadhafi dans un pays qui compte deux mille cent tribus qu’il a su fédérer”. D’autre part, les forces engagées dans les frappes “surestiment la représentativité du Conseil national de transition (CNT)”. “Il me semble que l’inquiétude et le délitement sont plus du côté du CNT que de Kadhafi” affirme encore Thierry Cornillet. Selon lui, rien ne dit que “l’OTAN ne soit pas désavouée par l’assemblée générale de l’ONU en septembre au motif que le cadre de la résolution 1973 autorisant les frappes a été dépassé”.

 

Le gouvernement français, pas plus que l’Union européenne, n’ont réagi à cet étrange voyage en dehors de tout mandat officiel.

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 19:11

 

Vous trouverez ci-dessous la troisième et dernière partie du rapport de Amadeo Bordiga, fondateur et premier secrétaire général du parti communiste italien, au quatrième congrès de l’internationale communiste à Moscou le 16 novembre 1922.

http://www.pcint.org/15_Textes_Theses/07_01_fr/1922-rap-ab-4CIC-fasc.htm

Les derniers évènements d’Italie

Je dois maintenant parler des derniers événements advenus en Italie et sur lesquels notre Congrès attend des informations précises. Notre délégation a quitté l’Italie avant qu’ils ne se produisent et n’en a été informée que tout dernièrement lorsqu’un délégué de notre C.C. est arrivé et nous a fait un tableau des événements dont je vous garantis l’exactitude. Je répéterai les nouvelles qui nous ont été données.

Comme je vous l’ai déjà dit, le gouvernement Facta avait laissé aux fascistes toute liberté d’appliquer leur politique. Je ne vous en donnerai qu’un exemple. Le fait que dans les ministères successifs, le parti populaire italien, qui est paysan et catholique, ait joui d’une forte représentation n’a pas empêché les fascistes de continuer la lutte contre les organisations, les membres et les institutions de ce parti. Le gouvernement établi n’était qu’une ombre de gouvernement dont la seule activité consistait à appuyer l’offensive fasciste vers le pouvoir, offensive que nous avons définie purement territoriale et géographique. Le gouvernement préparait en réalité le terrain au coup d’Etat fasciste. Pendant ce temps, la situation se précipitait. Une nouvelle crise ministérielle s’ouvrit. On exigea la démission de Facta. Les dernières élections avaient donné au Parlement une composition telle qu’il était impossible de s’assurer une majorité stable sur la base de l’ancien système des partis bourgeois traditionnels. En Italie, on avait coutume de dire que «le puissant parti libéral» était au pouvoir. En réalité, celui-ci ne constituait pas un parti au sens propre du mot; il n’avait jamais eu d’organisation digne de ce nom, ne constituant qu’un mélange de cliques personnelles de politiciens du Nord et du Sud et de coteries d’industriels ou de propriétaires fonciers manoeuvrées par des politiciens de métier. L’ensemble de ces parlementaires formait le noyau de toutes les combinaisons ministérielles. Le moment était donc venu pour le fascisme de changer cette situation, s’il ne voulait pas tomber dans une grave crise intérieure. C’était aussi pour lui une question pratique: il lui fallait satisfaire les exigences du mouvement fasciste et payer les frais de son organisation. La classe dominante a dans une large mesure avancé les moyens matériels nécessaires, ainsi que, semble-t-il, certains gouvernements étrangers. La France a financé le groupe Mussolini. A une séance secrète du gouvernement français, on a discuté un bilan qui comprenait les sommes énormes fournies à Mussolini en 1915. Le Parti socialiste a pris connaissance de ces documents et de quelques autres, mais il ne leur a pas donné suite parce qu’il considérait Mussolini comme un homme fini. D’autre part, le gouvernement italien a toujours facilité la tâche aux fascistes qui, par exemple, ont pu faire voyager gratuitement en chemin de fer des bandes entières de chemises noires. Mais étant données les énormes dépenses du mouvement fasciste, sa situation financière serait devenue critique s’il n’avait décidé de prendre directement le pouvoir. Il n’aurait pas pu attendre de nouvelles élections, même si son succès avait été certain.

Les fascistes possèdent une forte organisation politique. Ils comptent déjà trois cent mille hommes et même davantage selon eux. Ils auraient pu l’emporter même avec des moyens démocratiques. Mais il fallait faire vite et ils firent vite. Le 24 octobre, le conseil national fasciste s’est réuni à Naples. On dit aujourd’hui que cet événement, auquel toute la presse bourgeoise a fait de la publicité, n’a été qu’une manoeuvre pour détourner l’attention du coup d’Etat. A un certain moment, on dit aux congressistes: mettons un terme aux débats, il y a mieux à faire; que chacun retourne à son poste. Une mobilisation fasciste commença alors. C’était le 26 octobre. Dans la capitale régnait encore un calme complet. Facta avait déclaré qu’il n’entendait pas donner sa démission avant d’avoir réuni encore une fois le cabinet pour observer la procédure normale, ce qui ne l’empêcha pas de remettre sa démission au roi. Les négociations pour un nouveau ministère commencèrent. Les fascistes se mirent en marche vers Rome, centre de leur activité (ils sont particulièrement actifs en Italie centrale, spécialement en Toscane). On les laissa faire.

Chargé de former le nouveau gouvernement, Salandra y renonça par suite de cette attitude des fascistes. Il est probable que si on ne leur avait pas donné satisfaction en chargeant Mussolini de former le nouveau gouvernement, les fascistes se seraient comportés comme des bandits, même contre la volonté de leurs chefs, et qu’ils auraient tout saccagé et détruit dans les villes et les compagnes. L’opinion publique commença à montrer des signes d’inquiétude. Le gouvernement Facta déclara: nous proclamons l’état de siège. Il fut en effet proclamé et pendant toute une journée, l’opinion publique attendit un heurt entre le pouvoir d’Etat et les forces fascistes. A cet égard, nos camarades restèrent extrêmement sceptiques. De fait, nulle part sur leur passage les fascistes ne se heurtèrent à une résistance sérieuse. Pourtant, certains milieux de l’armée leur étaient défavorables; les soldats étaient prêts à se battre contre eux, mais la majorité des officiers sympathisaient avec eux.

Le roi refusa de signer le décret d’état de siège. Cela signifiait accepter les conditions des fascistes qui, dans le «Popolo d’Italia», écrivaient: il suffit de charger Mussolini de former un nouveau gouvernement et on aura trouvé une solution légale; dans le cas contraire, nous marcherons sur Rome et nous nous en emparerons.

Quelques heures après l’abrogation de l’état de siège, on apprit que Mussolini partait pour Rome. Une défense militaire avait été déjà préparée et des troupes réunies, mais les accords étaient désormais conclus, et le 31 octobre, les fascistes entrèrent sans coup férir dans la capitale.

C’est Mussolini qui forma le nouveau gouvernement, dont la composition est connue. Le parti fasciste qui, au Parlement, ne comptait pas plus de trente cinq sièges, obtint au gouvernement la majorité absolue. Pour lui-même, Mussolini ne prit pas seulement la présidence du conseil, mais aussi les portefeuilles de l’intérieur et des Affaires étrangères. Ce furent des fascistes qui se virent attribuer les autres ministères importants. Mais puisqu’ils n’étaient pas arrivés à une rupture complète avec les partis traditionnels, il y eut également dans le gouvernement deux représentants de la démocratie sociale, c’est-à-dire de la gauche bourgeoise, ainsi que des libéraux de droite et un partisan de Giolitti. La tendance royaliste fut représentée par le général Diaz au ministère de la Guerre et l’amiral Thoon di Revel au ministère de la Marine. Le parti populaire, qui avait beaucoup de poids à la Chambre, s’est montré prêt à un compromis avec Mussolini. Sous le prétexte que les organes officiels du parti ne pouvaient pas se réunir à Rame, la responsabilité d’accepter les propositions de Mussolini fut laissée à la réunion officieuse de quelques parlementaires. On a pourtant réussi à obtenir de Mussolini quelques concessions et la presse du parti populaire a pu déclarer que le nouveau gouvernement ne changeait pas grand chose à la représentation électorale du peuple.

Le compromis s’est étendu jusqu’aux sociaux-démocrates et pendant un moment, il sembla que le réformiste Baldesi participerait au gouvernement. Mussolini a eu l’habileté de le faire sonder par un de ses lieutenants, et Baldesi répondit qu’il serait heureux d’accepter le poste. C’est alors que Mussolini ébruita le fait que sa démarche avait été faite par un de ses amis sous sa responsabilité personnelle et Baldesi n’entra pas dans le nouveau cabinet. Mussolini n’a pris aucun représentant de la C.G.T. réformiste dans son gouvernement parce que les éléments de droite de son cabinet s’y sont opposés. Mais en ce qui le concerne, il reste d’avis qu’une représentation de cette organisation dans sa «grande coalition nationale» est nécessaire, maintenant que la C.G.T. s’est rendue indépendante de tout parti révolutionnaire.

Dans ces événements, nous voyons un compromis entre les cliques politiques traditionnelles et les diverses couches de la classe dominante - industriels, banquiers, propriétaires fonciers - toutes bien disposées à l’égard du nouveau régime instauré grâce à l’appui de la petite-bourgeoisie au mouvement fasciste.

A notre avis, le fascisme est un moyen pour renforcer le pouvoir par tous les moyens dont dispose la classe dominante, non sans mettre à profit les enseignements de la première révolution prolétarienne victorieuse, la révolution russe. Face à une grave crise économique, l’Etat ne suffit plus à défendre le pouvoir de la bourgeoisie. Il faut un parti unitaire, une organisation contre-révolutionnaire centralisée. Par ses liens avec l’ensemble de la classe bourgeoise, le parti fasciste est, dans un certain sens, ce qu’est le parti communiste en Russie par ses liens avec le prolétariat, c’est-à-dire un organe de direction et de contrôle bien organisé et discipliné de tout l’appareil d’Etat. En Italie, le parti fasciste a occupé presque tous les postes importants dans l’appareil d’Etat: il est l’organe bourgeois dirigeant de l’Etat à l’époque de décomposition de l’impérialisme. C’est là à mon avis une explication historique suffisante du fascisme et des derniers événements d’Italie.

Les premières mesures du nouveau gouvernement montrent qu’il n’entend pas modifier la base des institutions traditionnelles. Naturellement, je ne prétends pas que la situation soit favorable au mouvement prolétarien et communiste, bien que je prévoie que le fascisme sera libéral et démocratique. Les gouvernements démocratiques n’ont jamais rien donné au prolétariat si ce n’est des proclamations et des promesses. Par exemple, le gouvernement Mussolini a donné l’assurance que la liberté de la presse serait respectée. Mais il n’a pas oublié d’ajouter que la presse devait se montrer digne de cette liberté. Qu’est-ce que cela signifie? Que le gouvernement promet bien de respecter la liberté de la presse, mais qu’il laissera ses organisations militaires fascistes libres de bâillonner la presse communiste si elles en ont envie, comme c’est déjà arrivé dans certains cas. D’autre part, il faut reconnaître que si le gouvernement fasciste fait quelques concessions aux libéraux bourgeois, on ne doit pas prêter grande foi à sa promesse de transformer ses organisations militaires en associations sportives ou autres (nous savons que des douzaines de fascistes ont été maintenus en état d’arrestation pour s’être opposés à l’ordre de démobilisation lancé par Mussolini).

Quelle influence ces faits ont-ils sur le prolétariat? Celui-ci n’a pu jouer aucun rôle important dans la lutte et a été contraint de se comporter de façon presque passive. Quant au parti communiste, il a toujours bien compris que la victoire du fascisme serait une défaite du mouvement révolutionnaire. Le problème est essentiellement de savoir si la tactique du P.C. a permis d’obtenir le maximum de résultats dans la défense du prolétariat italien, et si nous parlons de défensive, c’est que nous n’avons jamais pensé que le prolétariat fût aujourd’hui en mesure de lancer une offensive contre la réaction fasciste. Si au lieu du compromis entre la bourgeoisie et le fascisme, un conflit armé, une guerre civile avait éclaté entre eux, le prolétariat aurait peut-être pu jouer un rôle, créer un front unique pour la grève générale et obtenir des succès; mais la situation étant ce qu’elle était, le prolétariat n’a pas pu participer aux actions. Quelle que soit l’importance des événements en cours, il ne faut pas oublier que le changement politique a été en réalité moins brusque qu’il a pu sembler puisque même avant l’offensive finale du fascisme, la situation se tendait de jour en jour davantage. A Crémone, la lutte contre le pouvoir d’Etat et le fascisme a fait par exemple six morts. Le prolétariat n’a combattu qu’à Rome où les troupes ouvrières révolutionnaires se sont heurtées à des groupes fascistes armés et où il y a eu des blessés. Le lendemain, la garde royale a occupé le quartier ouvrier, l’a privé de tout moyen de défense, si bien que les fascistes accourus ont pu tirer de sang-froid sur les ouvriers. C’est là l’incident le plus sanglant qui se soit produit dans les luttes récentes.

Quand le P.C. proposa la grève générale, la C.G.T. le désarma en incitant les prolétaires à ne pas obéir aux dangereuses exhortations des révolutionnaires, et elle fit par ailleurs courir le bruit que le P.C. s’était dissous au moment précis où, dans l’impossibilité de faire sortir ses journaux, il ne pouvait démentir la nouvelle.

A Rome, l’événement le plus grave pour le parti fut l’occupation du siège de la rédaction du «Comunista». La typographie fut occupée le 31 octobre au moment où le journal allait sortir et où cent mille fascistes tenaient la ville en état de siège. Tous les rédacteurs avaient réussi à se mettre en sécurité en quittant l’immeuble par des issues secondaires, à l’exception du rédacteur en chef, le camarade Togliatti, qui était resté dans son bureau. Les fascistes s’emparèrent de lui. Il déclina fièrement sa qualité de rédacteur en chef du «Comunista» et il avait déjà été collé au mur pour être exécuté, tandis que les fascistes repoussaient la foule, quand le bruit courut que les autres rédacteurs s’étaient échappés par les toits; les agresseurs se mirent alors à leur poursuite et c’est uniquement à cette circonstance que Togliatti dut son salut. Cela n’a pas empêché notre camarade de tenir quelques jours plus tard un discours au meeting tenu à Turin pour l’anniversaire de la révolution russe.

Mais il s’agit d’un cas isolé. L’organisation de notre parti est en assez bon état. Si «il comunista» ne paraît pas, ce n’est pas à cause d’une interdiction gouvernementale, mais parce que l’imprimerie refuse de le publier. Nous l’avons donc fait imprimer dans une imprimerie illégale. Les difficultés de publication étaient d’ordre financier et non pas technique.

A Turin, le siège de l’«Ordine nuovo» a été occupé et les armes qui s’y trouvaient confisquées. Mais actuellement le quotidien est lui aussi publié ailleurs. A Trieste, la police a envahi l’imprimerie du «Lavoratore», qui maintenant paraît illégalement lui aussi. Notre parti a encore la possibilité de travailler publiquement et notre situation n’a en fait rien de tragique. Mais on ne sait pas comment les choses tourneront par la suite, et je suis donc contraint de m’exprimer avec une certaine réserve sur la situation et le travail du parti dans l’avenir. Le camarade qui vient d’arriver d’Italie est un des dirigeants d’une importante organisation locale du parti, et son avis, partagé par d’autres militants, est qu’à partir de maintenant, nous pourrons mieux travailler que par le passé. Je ne veux pas présenter cette opinion comme une vérité définitive, mais le camarade qui l’exprime est un militant qui travaille vraiment parmi les masses et son avis a une grande importance.

Je vous ai déjà dit que la presse adverse a diffusé la fausse nouvelle selon laquelle notre parti se serait dissous. Nous avons publié un démenti et rétabli la vérité. Nos organes politiques centraux, notre centrale militaire clandestine, notre centrale syndicale sont en pleine activité, et les contacts avec la province ont été repris presque partout. Les camarades restés en Italie n’ont jamais perdu la tête et font tout ce qui est nécessaire. En ce qui concerne les socialistes, le siège de l’«Avanti!» a été détruit par les fascistes et il faudra quelque temps avant que le journal puisse à nouveau paraître. Le siège du Parti socialiste à Rome a été lui aussi détruit et ses archives brûlées. En ce qui concerne la position des maximalistes dans la polémique entre le P.C. et la C.G.T., nous ne possédons ni manifeste ni déclaration. Quant aux réformistes, il ressort clairement de leur presse, qui continue à paraître, qu’ils se rangeront derrière le nouveau gouvernement.

En ce qui concerne la situation syndicale, le camarade Repossi, membre du nouveau comité syndical, est d’avis que le travail pourra continuer. Telles sont les informations que nous avons reçues et qui datent du 6 novembre.

Mon discours est déjà long et je n’aborderai pas la question de la prise de position de notre parti pendant toute la période de développement du fascisme, parce que je me réserve de le faire à propos d’autres points de l’ordre du jour. Nous voulons seulement poser la question des perspectives d’avenir. Nous avons soutenu que le fascisme devra compter avec le mécontentement provoqué par la politique du gouvernement. Mais nous ne savons que trop bien que quand on dispose non seulement de l’Etat, mais d’une organisation militaire, il est plus facile de mater les mécontents et de se rendre maître même d’une situation économique défavorable. Cela est beaucoup plus vrai sous la dictature du prolétariat où le développement historique va dans notre sens.

Mais il n’y a pas de doute que les fascistes sont très bien organisés et qu’ils ont des buts précis, et dans ces conditions, on peut prévoir que la position du fascisme sera tout autre que précaire.

Comme vous l’avez vu, je n’ai pas exagéré les conditions dans lesquelles notre parti a lutté, car nous ne voulons pas soulever une question sentimentale. Le P.C. d’Italie a peut-être commis des erreurs, on peut le critiquer, mais je crois que l’attitude des camarades dans le moment actuel prouve que nous avons fait du bon travail, un travail de formation du parti révolutionnaire du prolétariat, base de la reprise de la classe ouvrière italienne.

Les communistes italiens ont le droit de demander à être reconnus pour ce qu’ils sont même si leur attitude n’a pas été toujours approuvée, ils sentent qu’ils n’ont rien à se reprocher devant la Révolution et devant l’Internationale communiste.

 

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:36

 

http://www.fr.news.yahoo.com/berlin-marque-le-50e-anniversaire-la-construction-du-135803228.html

Berlin marque le cinquantième anniversaire de la construction du mur

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne a marqué samedi le cinquantième anniversaire de la construction du Mur de Berlin, dans la nuit du 12 au 13 août 1961, qui a divisé pendant vingt-huit ans la capitale allemande au coeur d'une Europe alors partagée entre Est et Ouest.

 

Le maire de la ville réunifiée, Klaus Wowereit, a vivement critiqué les nostalgiques du "Mur de la honte" qui jugent que son érection s'appuyait à l'époque sur des motifs légitimes.

 

Aux côtés du maire, la chancelière Angela Merkel et le président Christian Wulff ont particulièrement rendu hommage aux cent trente six personnes tuées en tentant de franchir cette frontière fortifiée pour gagner le secteur Ouest.

 

A midi pile, les cloches de toutes les églises ont sonné, les trains et les voitures se sont arrêtés pour une minute de silence en souvenir des victimes.

 

La fin du Mur en novembre 1989 doit rester un symbole pour tous les partisans de la liberté et de la démocratie dans le monde entier, a déclaré Klaus Wowereit.

 

"Nous ne faisons preuve d'aucune tolérance pour ceux qui, pleins de nostalgie, déforment l'histoire du Mur de Berlin et de la division de l'Allemagne", a-t-il lancé lors d'une cérémonie devant une petite portion du Mur récemment reconstruite comme témoignage historique pour la postérité.

 

"Le Mur s'inscrivait dans le contexte d'une dictature. C'est inquiétant de voir des gens, même aujourd'hui, affirmer qu'il y avait de bonnes raisons de le construire. Non ! Il n'y a aucune raison légitime, il n'y a aucune justification pour violer les droits de l'homme, pour que des gens aient été tués près de ce mur..."

 

"UN MUR INVISIBLE"

 

La majeure partie du Mur de cent soixante kilomètres le long construit autour de Berlin-Ouest, enclavé alors au coeur de la République démocratique allemande, a été abattue dans l'euphorie de la révolte populaire de 1989. Seuls quelques tronçons restaient debout un an plus tard, au moment de la réunification en octobre 1990.

 

Depuis, la municipalité a décidé de reconstruire quelques petites parties du Mur pour répondre à la curiosité des touristes.

 

La cérémonie de samedi était organisée devant l'un de ces tronçons de huit cent mètres de long réédifié le long de la Bernauer Strasse, théâtre de dramatiques tentatives d'évasion vers l'Ouest juste après l'édification du Mur.

 

Un demi-siècle plus tard, le traumatisme est toujours là.

 

"On ne pouvait pas le croire, on est resté sans voix quand on a vu à notre retour ce mur au milieu de la ville", se rappelle Harry Dieter, aujourd'hui âgé de 80 ans, ancien fonctionnaire de Berlin-Ouest qui se trouvait en lune de miel en Italie au moment de l'édification du "Mur de la honte".

 

"Personne n'aurait pu penser qu'ils feraient ça. Je me revois en train de regarder les barbelés et les plaques de ciment, j'espérais que l'ordre viendrait vite de mettre tout ça en l'air... Malheureusement, l'ordre n'est jamais venu."

 

"Bien sûr, c'est bien que le Mur soit tombé et que Berlin soit redevenu Berlin... Mais il reste toujours un peu un 'Mur invisible' dans l'esprit de certaines personnes et je crains que cela ne dure encore un bon moment", dit sa femme, Doris Dieter, 72 ans.

 

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