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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 14:48

 

http://www.marche-paris-2012.com/29-03-12-les-marcheurs-de-la-marche-baiona-etaient-a-coulombiers

 

Les marcheurs de la marche Baiona étaient à Coulombiers

 

Le 30 mars 2012, les marcheurs de la marche Baiona étaient à Coulombiers, dernière étape avant le week-end à Poitiers. La logistique est arrivée vers 11 heures, conduite par un marcheur touché par une sciatique.

 

Le campement est installé avec l’accord du maire devant la salle des fêtes. Les marcheurs arrivent vers 16 heures, un peu d’affichage a pu être fait, après discussions. Par contre, le bourg est petit, ce qui fait peu de monde intéressé... voire pas du tout, avant l’arrivée du contact local.

 

Grâce à lui, les marcheurs rechargent les batteries... toutes les batteries : ordis, téléphones, et aussi les « batteries corporelles ».

 

Les douches du stade y sont aussi pour quelque chose et sont très appréciées des marcheurs.

 

Puis dans la soirée, repas et discussion sur la route à faire pour rejoindre Poitiers [ils sont passés par l’immense grande surface au sud de la ville].

 

Le vendredi matin, après une nuit tranquille et un repos bien mérité, les marcheurs repartent peu après 11 heures avant le week-end sur Poitiers qui promet d'être actif.

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 20:02

 

http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Yannis_Youlountas

 

En 2007, Yannis Youlountas tente une pétition en faveur de la candidature de José Bové avec les électrons libres et le soutien immédiat de Michel Onfray, Ridan, Anémone et Gustave Parking, puis celui de Raoul Marc Jennar, Etienne Chouard, Siné, Magyd Cherfi et Jean Ferrat, qui obtient plus de quarante mille signatures en trois semaines.

 

Yannis Youlountas organise des réunions sur le Larzac puis dans le Gard avec José Bové qui annonce finalement sa candidature le premier février 2007 à  Saint Denis.

 

Yannis Youlountas devient le porte-parole de José Bové, de médias en meetings.

 

Il écrit plusieurs tribunes, notamment avec Michel Onfray et Raoul Marc Jennar, dans Le Monde et dans Politis.

 

Il apporte sa contribution au livre « un autre monde est en marche ».

 

Il exprime des divergences de points de vues sur la campagne avec le principal conseiller de José Bové, Denis Pingaud.

 

Il annonce au siège de la campagne à Ménilmontant le risque d’un mauvais score et en expose les motifs avec l’appui des électrons libres.

 

Il propose sa démission à José Bové qui la refuse le 16 mars à Montreuil.

 

Il continue à mener campagne jusqu’au bout.

 

Il anime le dernier grand meeting de la campagne à Toulouse devant cinq mille personnes.

 

Au lendemain du premier tour des élections présidentielles de 2007, il retire sa candidature aux élections législatives de 2007 et retourne à l’écriture. Il écrit et publie « Odyssées » et un premier roman, « Les lèvres d’Athènes »

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 17:42

 

Grèce : violences après les funérailles d’un retraité qui s’est suicidé devant le Parlement

 

ATHENES (Associated Press) — Quelque deux mille personnes ont assisté samedi à Athènes aux obsèques d'un retraité grec, qui s'est suicidé mercredi dans la capitale en invoquant des problèmes financiers liés à la politique d'austérité. Une manifestation à l'issue de la cérémonie a dégénéré et des protestataires ont molesté un policier.

 

Dimitris Christoulas, un pharmacien à la retraite de 77 ans, s'est tiré une balle dans la tête mercredi sur la place Syntagma devant le Parlement en plein centre d'Athènes.

 

Il a laissé une lettre accusant les responsables politiques de ses problèmes financiers, expliquant que sa pension de retraite ne lui permettait pas de survivre.

 

"Je ne vois pas d'autre solution qu'en finir dignement avant de devoir commencer à faire les poubelles pour manger", a-t-il écrit, en appelant les Grecs à se révolter et "pendre les traîtres".

 

En pleine crise de la dette et mesures d'austérité drastiques prises par le gouvernement, son décès a suscité une vive émotion en Grèce. Quelque deux mille personnes ont assisté samedi à la cérémonie d'obsèques, non religieuse, au cimetière municipal d'Athènes. "Ce n'est pas un suicide, c'est un meurtre", "Pain, éducation liberté", "Ne votez pas pour eux, la seule solution de sortie est une nouvelle révolution", ont notamment scandé les personnes présentes.

 

Emy Christoulas, la fille du défunt, a souligné que son père s'était battu contre les mesures d'austérité, manifestant avec les "Indignés" ou le collectif "Je ne paierai pas".

 

"Papa, tu ne pouvais pas supporter qu'ils prennent notre démocratie, notre liberté, notre intégrité. Tu ne pouvais pas supporter l'apartheid économique et social qui nous cerne.

Tu ne pouvais comprendre qu'ils aient donné notre souveraineté et les clés du pays" aux bailleurs internationaux de la Grèce, a-t-elle déclaré dans son discours d'adieu.

 

Markos Basioukas, du collectif "Je ne paierai pas", lui a promis de "poursuivre la bataille". A l'issue de la cérémonie, quelques centaines de manifestants se sont dirigés vers la place Syntagma, où des fleurs, bougies et messages d'adieu ont été déposés depuis mercredi sous un arbre à l'endroit où Dimitris Christoulas s'est suicidé.

 

Une douzaine de manifestants, qui avaient repéré deux policiers sur la place, ont enfilé des cagoules et s'en sont pris aux deux hommes. L'un a pu s'échapper mais l'autre a été jeté à terre et frappé pendant environ trois minutes. Les attaquants lui ont enlevé son gilet pare-balle et un sac contenant une ceinture, un uniforme et une paire de menottes, qui ont rejoint le mémorial improvisé sous l'arbre.

 

Le policier, le visage en sang, est parvenu à rejoindre un car de police arrivé sur les lieux. Le fonctionnaire a été hospitalisé mais ses jours ne sont pas en danger, a précisé un responsable de la police.

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 17:27

 

http://www.cadtm.org/Lettre-manuscrite-de-Dimitris

 

Lettre manuscrite de Dimitris Christoulas, le pharmacien retraité âgé de soixante dix sept ans qui a mis fin à ses jours sur une pelouse de la place Syntagma à Athènes le 4 avril 2012

« Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant trente cinq ans, (sans aucune contribution de l’État).

Mon âge, ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que si un grec prenait une kalachnikov je n’aurais pas été le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne, ou sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir, prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la Piazzale Loreto, à Milan ».

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 16:59

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-junte-malienne-pr%C3%A9cise-son-calendrier-retrait-135532026.html

 

La junte malienne précise son calendrier de retrait

 

BAMAKO (Reuters) - Le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte militaire aux commandes depuis le 22 mars en Mali, a annoncé samedi que le transfert de pouvoir convenu avec la CEDEAO devrait intervenir "dans les jours à venir" avec la nomination d'un gouvernement provisoire d'union nationale.

 

"La volonté du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte militaire) est d'aller de l'avant rapidement vers la transition (...)", a dit le capitaine dans la caserne de Kati, à la périphérie de la capitale, qui fait office de quartier général des putschistes.

 

"Dans les jours qui viennent vous verrez un Premier ministre et un gouvernement en place", a-t-il dit aux envoyés spéciaux de Reuters, iTélé et la chaîne de télévision hispanophone TeleSur.

 

Vendredi soir, le CNRDRE et les médiateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest avaient fait état d'un accord sur un transfert du pouvoir à un régime civil, sans donner de calendrier précis.

 

Le coup de force d'officiers subalternes quasi-inconnus entendait protester contre le laxisme supposé du gouvernement du président élu Amadou Toumani Touré envers la rébellion targuie dans le Nord désertique.

 

Le putsch a plongé le pays dans le chaos et encouragé la rébellion du MNLA et de ses alliés islamistes à pousser leur avantage sur le terrain en s'emparant de la totalité de la moitié nord du Mali.

 

L'accord intervenu entre le CNRDRE et les médiateurs de la CEDEAO a été annoncé quelques heures après la décision des rebelles touaregs de proclamer unilatéralement l'indépendance de "l'Etat d'Azawad" - une initiative condamnée unanimement par la communauté internationale et tous les voisins du Mali, Algérie en tête, inquiets de l'effet contagion d'un démantèlement du Mali et de la poussée des islamistes dans la région.

 

Selon le communiqué diffusé vendredi soir à Bamako, l'armée remettra ses pouvoirs au président du Parlement, Diouncounda Traoré, qui prêtera serment en tant que président par intérim et sera chargé d'organiser des élections dans un délai de quarante jours.

 

SOULAGEMENT À BAMAKO, PARIS SE RÉJOUIT

 

Le document de cinq pages indique que la CEDEAO va immédiatement prendre les mesures préalables à la levée des sanctions infligées après le coup d'Etat. Les pays voisins ont notamment fermé leurs frontières avec le Mali et imposé un embargo commercial qui risquait d'asphyxier rapidement l'économie de ce pays déshérité et enclavé.

 

Si la guérilla targuie qui s'est emparée du nord du pays empêche la tenue d'élections dans le délai de quarante jours fixé par la Constitution, un organe de transition devra être mis sur pied, ajoutent les auteurs du communiqué.

 

Lors de son interview de samedi, le capitaine Sanogo, sanglé dans son traditionnel treillis camouflage, a donné des signes de fatigue après trois jours de pourparlers intenses avec les médiateurs ouest-africains.

 

Il a exhorté les pays de la CEDEAO à apporter une aide logistique et des moyens de transport à l'armée malienne plutôt que de dépêcher des troupes sur le terrain.

 

"L'armée malienne a toujours besoin d'un soutien aérien et logistique, mais pas de troupes au sol, pour nous aider à régler le problème de l'insécurité dans le Nord", a-t-il plaidé.

 

Jeudi à Abidjan, les chefs d'état-major de quinze pays membres de la CEDEAO avaient évoqué la mise sur pied d'une force de trois mille hommes qui pourrait être déployée au Mali avec la double mission de rétablir l'ordre constitutionnel et de stopper la progression des rebelles.

 

Un certain soulagement était perceptible samedi dans les rues de Bamako, où un petit groupe de Maliens -des femmes et des enfants- s'est rassemblé en brandissant des banderoles affirmant "Tout ce que nous voulons, c'est la paix !".

 

"Nous sommes optimistes que tout va finir par s'arranger parce que les responsables de tous les partis politiques seront associés", a expliqué une Bamakoise, Fomba Yefing.

 

A Paris, le gouvernement français s'est réjoui samedi de l'accord-cadre annoncé la veille au soir à Bamako et, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, "(...) invite tous les acteurs maliens à mette en oeuvre sans délai ses dispositions".

 

"Dès l'installation des autorités constitutionnelles, la France reprendra sa coopération bilatérale civile et militaire", annonce le chef du Quai d'Orsay dans un communiqué, qui rappelle l'attachement de l'ancienne puissance coloniale à l'unité et à l'intégrité territoriale du Mali. "La France (...) se tient aux côtés du Mali et des Etats de la région dans la lutte contre le terrorisme."

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 19:50

 

http://www.aletheiareview.wordpress.com/2012/03/29/sauvons-le-peuple-grec-de-ses-sauveurs-3

 

Sauvons le peuple grec de ses sauveurs

 

Au moment où un jeune Grec sur deux est au chômage, où vingt cinq mille SDF errent dans les rues d’Athènes, où trente pour cent de la population est tombée sous le seuil de pauvreté, où des milliers de familles sont obligées de placer leurs enfants pour qu’ils ne crèvent pas de faim et de froid, où nouveaux pauvres et réfugiés se disputent les poubelles dans les décharges publiques, les « sauveurs » de la Grèce, sous prétexte que les Grecs « ne font pas assez d’efforts », imposent un nouveau plan d’aide qui double la dose létale administrée. Un plan qui abolit le droit du travail, et qui réduit les pauvres à l’extrême misère, tout en faisant disparaître du tableau les classes moyennes.

 

Le but ne saurait être le « sauvetage » de la Grèce : sur ce point, tous les économistes dignes de ce nom sont d’accord. Il s’agit de gagner du temps pour sauver les créanciers tout en menant le pays à une faillite différée. Il s’agit surtout de faire de la Grèce, avec la collaboration active de sa propre classe dirigeante, le laboratoire d’un changement social qui, dans un deuxième temps, se généralisera à toute l’Europe. Le modèle expérimenté sur les Grecs est celui d’une société sans services publics, où les écoles, les hôpitaux et les dispensaires tombent en ruine, où la santé devient le privilège des riches, où les populations vulnérables sont vouées à une élimination programmée, tandis que ceux qui travaillent encore sont condamnés aux formes extrêmes de la paupérisation et de la précarisation.

 

Mais pour que cette offensive du néo libéralisme puisse arriver à ses fins, il faut instaurer un régime qui fait l’économie de droits démocratiques les plus élémentaires.

 

Sous l’injonction des sauveurs, on voit donc s’installer en Europe des gouvernements de technocrates qui font fi de la souveraineté populaire. Il s’agit d’un tournant dans les régimes parlementaires où l’on voit les « représentants du peuple » donner carte blanche aux experts et aux banquiers, abdiquant leur pouvoir décisionnel supposé. Un coup d’Etat parlementaire en quelque sorte, qui fait aussi appel à un arsenal répressif amplifié face aux protestations populaires. Ainsi, dès lors que les députés ont ratifié la convention dictée par la troïka (l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international), diamétralement opposée au mandat qu’ils avaient reçu, un pouvoir dépourvu de légitimité démocratique aura engagé l’avenir du pays pour trente ou quarante ans.

 

Parallèlement l’Union européenne s’apprête à constituer un compte bloqué où serait directement versée l’aide à la Grèce afin qu’elle soit employée uniquement au service de la dette. Les recettes du pays devraient être en « priorité absolue » consacrées au remboursement de créanciers, et, si besoin est, directement versées à ce compte géré par l’Union européenne. La convention stipule que toute nouvelle obligation émise dans son cadre sera régie par le droit anglais, qui engage des garanties matérielles, alors que les différends seront jugés par les tribunaux du Luxembourg, la Grèce ayant renoncé d’avance à tout droit de recours contre une saisie décidée par ses créanciers. Pour compléter le tableau, les privatisations sont confiées à une caisse gérée par la troïka, où seront déposés les titres de propriété de biens publics. Bref, c’est le pillage généralisé, trait propre du capitalisme financier qui s’offre ici une belle consécration institutionnelle. Dans la mesure où vendeurs et acheteurs siégeront du même côté de la table, on ne doute guère que cette entreprise de privatisation soit un vrai festin pour les repreneurs (qu’ils soient grecs ou étrangers)…

 

Or toutes les mesures prises jusqu’à maintenant n’ont fait que creuser la dette souveraine grecque et, avec le secours de sauveurs qui prêtent à des taux usuraires, celle-ci a carrément explosé en approchant des cent soixante dix pour cent d’un PIB en chute libre, alors qu’en 2009 elle n’en représentait encore que cent vingt pour cent. Il est à parier que cette cohorte de plans de sauvetage – à chaque fois présentés comme « ultimes » – n’a eu d’autre but que d’affaiblir toujours davantage la position de la Grèce de sorte que, privée de toute possibilité de proposer elle-même les termes d’une restructuration, elle soit réduite à tout céder à ses créanciers sous le chantage de « la catastrophe ou l’austérité ».

 

L’aggravation artificielle et coercitive du problème de la dette a été utilisée comme une arme pour prendre d’assaut une société entière. C’est à bon escient que nous employons ici des termes relevant du domaine militaire : il s’agit bel et bien d’une guerre conduite par les moyens de la finance, de la politique et du droit, une guerre de classe contre la société entière. Et le butin que la classe financière compte arracher à « l’ennemi », ce sont les acquis sociaux et les droits démocratiques, mais au bout du compte, c’est la possibilité même d’une vie humaine. La vie de ceux qui ne produisent ou ne consomment pas assez au regard des stratégies de maximisation du profit, ne doit plus être préservée.

 

Ainsi, la faiblesse d’un pays pris en étau entre la spéculation sans limites et les plans de sauvetage dévastateurs, devient la porte dérobée par où fait irruption un nouveau modèle de société conforme aux exigences du fondamentalisme néo libéral. Modèle destiné à toute l’Europe et plus si affinités. C’est le véritable enjeu et c’est pour cela que défendre le peuple grec ne se réduit pas à un geste de solidarité ou d’humanité abstraite : l’avenir de la démocratie et le sort des peuples européens sont en question. Partout la « nécessité impérieuse » d’une austérité « douloureuse, mais salutaire » va nous être présentée comme le moyen d’échapper au destin grec, alors qu’elle y mène tout droit.

 

Devant cette attaque en règle contre la société, devant la destruction des derniers îlots de la démocratie, nous appelons nos concitoyens, nos amis français et européens à s’exprimer haut et fort. Il ne faut pas laisser le monopole de la parole aux experts et aux politiciens. Le fait qu’à la demande des dirigeants allemands et français en particulier la Grèce soit désormais interdite d’élections peut-il nous laisser indifférents ? La stigmatisation et le dénigrement systématique d’un peuple européen ne mériteraient-ils pas une riposte ? Est-il possible de ne pas élever sa voix contre l’assassinat institutionnel du peuple grec ? Et pouvons-nous garder le silence devant l’instauration à marche forcée d’un système qui met hors la loi l’idée même de solidarité sociale ?

 

Nous sommes au point de non-retour. Il est urgent de mener la bataille des chiffres et la guerre des mots pour contrer la rhétorique ultralibérale de la peur et de la désinformation. Il est urgent de déconstruire les leçons de morale qui occultent le processus réel à l’œuvre dans la société. Il devient plus qu’urgent de démystifier l’insistance raciste sur la « spécificité grecque », qui prétend faire du caractère national supposé d’un peuple (paresse et roublardise à volonté) la cause première d’une crise en réalité mondiale. Ce qui compte aujourd’hui ne sont pas les particularités, réelles ou imaginaires, mais les communs : le sort d’un peuple qui affectera tous les autres.

 

Bien des solutions techniques ont été proposées pour sortir de l’alternative « ou la destruction de la société ou la faillite » (qui veut dire, on le voit aujourd’hui : « et la destruction et la faillite »). Toutes doivent être mises à plat comme éléments de réflexion pour la construction d’une autre Europe. Mais d’abord il faut dénoncer le crime, porter au grand jour la situation dans laquelle se trouve le peuple grec à cause des « plans d’aide » conçus par et pour les spéculateurs et les créanciers. Au moment où un mouvement de soutien se tisse autour du monde, où les réseaux d’Internet bruissent d’initiatives de solidarité, les intellectuels français seraient-ils donc les derniers à élever leur voix pour la Grèce ? Sans attendre davantage, multiplions les articles, les interventions dans les médias, les débats, les pétitions, les manifestations. Car toute initiative est bienvenue, toute initiative est urgente.

 

Pour nous, voici ce que nous proposons : aller très vite vers la formation d’un comité européen des intellectuels et des artistes pour la solidarité avec le peuple grec qui résiste. Si ce n’est pas nous, ce sera qui ? Si ce n’est pas maintenant, ce sera quand ?

 

Premiers signataires

 

Vicky Skoumbi (rédactrice en chef de la revue Aletheia, Athènes), Michel Surya (directeur de la revue « Lignes », Paris), Dimitris Vergetis (directeur de la revue Aletheia, Athènes), Giorgio Agamben, Diamanti Anagnostopoulou, Enzo Apicella, Albena Azmanova, Daniel Alvara,Alain Badiou, Jean-Christophe Bailly, Etienne Balibar, Fernanda Bernardo, David Berry, Sylvie Blocher, Laura Boella, Carlo Bordini, Hervé le Bras, Roberto Bugliani, Daniela Calabro, Claude Cambon, Maria Elena Carosella, Barbara Cassin, Bruno Clément, Danielle Cohen-Levinas, Christiane Cohendy, Yannick Courtel, Martin Crowely, Rolf Czeskleba-Dupont, Michel Deguy, Michel Didelot, Didier Deleule, Claire Denis, Georges Didi-Huberman, Costas Douzinas, Riccardo Drachi-Lorenz, Marie Ducaté, Leili Echghi, Les Economiste Atterrés, Roberto Esposito, Camille Fallen, Celine Flecheux, Chiara Frugoni, Ivetta Fuhrmann, Enzo Gallori, Jean-Marie Gleize, Francesca Isidori, Clio Karabelias, Jason Karaïndros, Stathis Kouvelakis, Pierre-Philippe Jandin, Fréderic Lordon, Jeremy Leaman, Jérôme Lèbre, Marie-Magdeleine Lessana, Jacques Lezra, Gianna Licchetta, Marco Mamone Capria Jean-Clet Martin, Pr. Jobst Meyer, Pierre Murat, Jean-Luc Nancy, Maurizio Neri, Gloria Origgi, Marco Palladini, Timothy Perkins, Matthaios Petrosino, Nicola Predieri, Stefano Pippa, Philippe Rahme, Jacques Rancière, Haris Raptis, Judith Revel, Elisabeth Rigal, Franco Romanò, Avital Ronell, Jacob Rogozinski, Alessandro Russo, Hugo Santiago, Ingo Schmidt, Beppe Sebaste, Giacomo Sferlazzo, Amalia Signorelli, Michèle Sinapi, Maria Giulia Soru, Benjamin Swaim, Bruno Tackels, Enzo Traverso, Gilberte Tsaï, Catherine Velissaris, Frieder Otto Wolf

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:42

 

http://www.ldh-france.org/Vague-blanche-pour-la-Syrie-17

 

Vague blanche pour la Syrie

 

Action solidaire mardi 17 avril 2012 de 19 heures à 19 heures 30 soutenue par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et la Ligue des Droits de l’Homme, le jour du soixante-sixième anniversaire de l’indépendance de la Syrie.

 

Le mardi 17 avril prochain, jour du soixante-sixième anniversaire de l’Indépendance de la Syrie, sera celui du lancement d’une action solidaire libre de toute influence politique, étatique ou partisane, placée sous l’égide de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme et de la Ligue des Droits de l’homme.

 

Cette action citoyenne, conçue par Sarah Moon s’inscrit dans le projet Inside Out  initié par l’artiste français JR et soutenue, par des personnalités aussi diverses que Stéphane Hessel, Costa-Gavras, Lilian Thuram, Jane Birkin, Yannick Noah, Izia, Charles Berling, Chiara Mastroianni, Nathalie Baye, Bertrand Blier, Ernest Pignon-Ernest, Robert Delpire, Coline Serreau, Ousmane Sow, Bernard Lavilliers, Nathalie Baye, Catherine Dolto, Olivier Py, Anouk Grinberg, Jacques Higelin, Arthur H, Michel Piccoli, Jean-Claude Casadesus, Philippe Claudel, Agnès Jaoui, Pierre Arditi, Pierre Joliot, Laurent Gaudé, Philipe Caubère et Catherine Deneuve…

 

Son objectif est d’impulser, à travers les réseaux sociaux et les médias, une manifestation internationale intitulée une vague blanche pour la Syrie.

 

En demandant à toute personne concernée de sortir dans la rue le mardi 17 Avril, entre 19 heures et 19 heures 30, un tissu blanc à la main, le mot « Stop » écrit dessus, nous ferons de cette date en France, le jour du départ de la vague que nous espérons voir ensuite se propager et se déplacer en une gigantesque « ola » de protestation, d’un bout à l’autre du monde.

 

Toutes les villes et villages de France sont invités à proposer un rendez-vous pour des rassemblements laissés à l’initiative de chacun. Afin de donner une visibilité à cet événement, un rassemblement significatif est prévu à Paris, place du Trocadéro, sur le Parvis des libertés et des droits de l’homme. A 19 heures, la vague blanche apparaîtra sur fond de Tour Eiffel, en une vague humaine, constituée d’une petite centaine « d’hommes sandwich », le côté face en blanc, habillés de lettres composant les mots « Syrie » et « Stop ». La vague ondulera pendant quelques minutes, avant que les « hommes sandwich » ne se retournent. Sur leur dos, on découvrira les photos des personnalités, un tissu blanc à la main, le mot stop écrit dessus.

 

Afin de prolonger cette manifestation, nous demandons aux personnes de se photographier les unes les autres et de mettre leurs photos en ligne sur le site consacré à l’évènement.

 

Ainsi chacun pourra participer, dans son environnement ou sur le lieu de rassemblement. Les personnes seules ou isolées pourront accrocher un tissu blanc à leur fenêtre ou mettre leur photo sur le net. Les actions laissées à l’initiative de chacun ont pour référence commune le tissu blanc. Ainsi, de la plus petite à la plus grande manifestation, sur toutes les places et à toutes les fenêtres de France, les tissus blancs parleront par milliers au seul nom de l’humanité.

 

Le peuple syrien saura qu’il n’est pas seul.

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:26

 

http://www.fr.news.yahoo.com/%C3%A0-toulouse-jean-luc-m%C3%A9lenchon-promet-r%C3%A9volution-et-200711986.html

 

A Toulouse, Jean Luc Mélenchon promet révolution et souveraineté

 

TOULOUSE (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a emprunté les mots de Jean Jaurès et le ton des grands révolutionnaires jeudi soir à Toulouse pour appeler à affirmer la souveraineté de la France face à l'Europe ou l'Otan, et celle des salariés vis-à-vis des moyens de production.

 

Lors d'un meeting sur la place du Capitole, où étaient réunies plusieurs dizaines de milliers de personnes, soixante dix mille selon les organisateurs, le candidat du Front de gauche a livré une nouvelle démonstration de force à dix sept jours du premier tour de l'élection présidentielle.

 

Celui que les sondages présentent comme un potentiel "troisième homme" du scrutin a promis de soumettre à référendum, s'il est élu, le traité budgétaire européen et l'appartenance à l'Alliance atlantique.

 

Il a aussi milité pour inclure dans la Constitution un "droit de préemption" ou "droit de réquisition" pour former des "coopératives ouvrières" qui deviendraient propriétaires des outils de production, afin d'éviter des fermetures d'usines comme celles qu'ont connues les anciens employés de Molex ou Celanese.

 

"La démocratie politique (...) s'exprime en une idée centrale, ou mieux encore en une idée unique: la souveraineté politique du peuple, c'est-à-dire n'obéir qu'aux lois auxquelles on a personnellement contribué avec son vote", a dit le candidat, évoquant Jean Jaurès, icône de la gauche et enfant du Midi.

 

"La souveraineté est l'autre nom de la liberté", a-t-il ajouté.

 

Dans un discours de vingt cinq minutes, l'ancien socialiste a souvent pris des accents révolutionnaires devant une foule qui, malgré la pluie qui s'est abattue en soirée, a scandé "Président! Président!"

 

"Une fois de plus, il va vous falloir être ce cratère d'où va jaillir de nouveau la flamme de la révolution, qui par contagion devien(dra) la cause commune de tous les peuples de l'Europe", a dit Jean-Luc Mélenchon, appelant de ses voeux une "nouvelle alliance alter mondialiste" indépendante des Etats-Unis pour ne pas devenir la "roue de secours du char impérial".

 

"Nous sommes au mois de Germinal (...) France, belle et rebelle, vienne le temps des cerises et des jours heureux", a-t-il conclu à l'issue de son deuxième grand meeting en plein air, après celui de la place de la Bastille à Paris et avant celui du 14 avril à Marseille.

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 14:38

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-touaregs-proclament-lindépendance-du-nord-du-mali-064850893.html

 

Les touaregs proclament l’indépendance du nord du Mali

 

BAMAKO (Reuters) - Les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont proclamé vendredi l'indépendance du territoire qu'ils occupent dans la moitié nord du Mali, une sécession immédiatement rejetée par l'Union africaine, l'Algérie voisine et l'ancienne puissance coloniale française.

 

Dans un communiqué signé par le secrétaire général du MNLA, Billal Ag Acherif, et daté de Gao, le mouvement précise que cette décision, annoncée au lendemain de l'arrêt des combats par les séparatistes, prend effet immédiatement.

 

"Le comité exécutif du MNLA appelle la communauté internationale dans son ensemble à reconnaître immédiatement, dans un esprit de justice et de paix, l'indépendance de l'Etat de l'Azawad", écrit Acherif.

 

Le communiqué, publié sur le site internet de l'organisation, dresse une liste des griefs formulés depuis cinq décennies par les Touaregs à l'égard des autorités au pouvoir à Bamako.

 

Le mouvement annonce en outre reconnaître les frontières avec les Etats voisins et promet de créer un Etat démocratique fondé sur les principes de la Charte des Nations unies.

 

La France a jugé "nulle et non avenue" cette proclamation d'indépendance. "La France, avec la communauté internationale, est attachée à et défend l'unité et l'intégralité territoriales du Mali", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.

 

Des termes identiques ont été employés par l'Union africaine qui a condamné "fermement cette annonce" et a appelé la communauté internationale à "soutenir fermement cette position de principe de l'Afrique".

 

L'Algérie, par la voix de son Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s'est déclarée "très très inquiète" et dit qu'elle "n'acceptera pas que l'intégrité territoriale du Mali soit remise en question".

 

MANIFESTATION À BAMAKO

 

A Bamako, quelque deux cent maliens originaires du Nord se sont rassemblés pour exprimer leur consternation.

 

"C'est vraiment une mauvaise blague", a déclaré Touré Alassane, un natif de Tombouctou âgé de 42 ans. "Cela ne marchera jamais. On ne déclare pas l'indépendance quand les gens n'ont rien à manger et que rien ne fonctionne dans le Nord."

 

Les séparatistes et les islamistes du groupe Ansar Dine se sont emparés la semaine passée de trois villes, Gao, Kidal et Tombouctou, situées dans la partie septentrionale du Mali, au terme d'une offensive éclair de soixante douze heures.

 

Ils ont profité de la désorganisation de l'armée malienne après le coup d'Etat militaire perpétré le 22 mars à Bamako contre le président Amadou Toumani Touré.

 

Les salafistes d'Ansar Dine, qui entretiennent des relations avec les représentants d'Al Qaïda dans la région, souhaitent imposer la charia (la loi coranique) au Mali et semblent moins intéressés par l'idée d'une sécession.

 

Un habitant de Kidal déclare que la ville a échappé au contrôle du MNLA et est désormais aux mains d'Ansar Dine. "On ne peut rien faire sans leur accord", dit-il.

 

Inquiet de l'instabilité actuelle, le Royaume-Uni a fermé son ambassade à Bamako et retiré son personnel diplomatique du pays.

 

VERS UNE LEVÉE DES SANCTIONS?

 

Les Etats de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont imposé lundi des sanctions contre la junte au pouvoir afin de contraindre le capitaine Amadou Sanogo, chef des putschistes, à se retirer.

 

Mais jeudi, un groupe de médiateurs a estimé avoir bon espoir de voir Sanogo annoncer prochainement des mesures permettant un abandon des sanctions.

 

"Je peux vous garantir que le capitaine comprend la situation et prend des mesures. Il va prochainement faire une déclaration dans ce sens", a déclaré Djibril Bassole, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, après des entretiens avec le chef de la junte.

 

Réunis à Abidjan, jeudi, les chefs d'état-major des quinze pays membres de la CEDEAO ont étudié le mandat d'une force de trois mille soldats qui pourrait être déployée au Mali avec la double mission de rétablir l'ordre constitutionnel et stopper l'avance des rebelles.

 

Le général ivoirien Soumaila Bakayoko a indiqué que les participants à la réunion avaient exprimé "la volonté claire" de la CEDEAO de trouver une solution à la crise malienne.

 

A Paris, le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a évalué à un maximum de trois mille le nombre de combattants du MNLA, ajoutant qu'ils étaient sans doute dix fois plus nombreux que ceux d'Ansar Dine. Il a réaffirmé que la France était prête à fournir une aide logistique à une force de la CEDEAO.

 

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 17:39

 

Cher Front de Gauche

Je n’ai pas de nouvelles de toi depuis des mois.

Je voterais pour Mélenchon le 22 avril, comme toi et comme des centaines de milliers sinon des millions de citoyens français.

Nous ne voterons certainement pas pour Mélenchon pour les mêmes raisons, mais le vote Mélenchon est et sera fort et riche de sa diversité.

Je pense très fort, tu t’en souviens certainement toi aussi, au 10 mai 1981 et à la campagne pour le vote Mitterrand dès le premier tour des élections présidentielles de 1981, les meilleurs de la génération de 1981 y croyaient, même espoir au cœur avant l’élection et le soir du dimanche 10 mai 1981 Place de la Bastille à Paris et dans toute la France, même déception deux ans plus tard.

Les raisons de mon vote Mélenchon sont dans un petit message de mon blog personnel du 7 août 2011 dont tu trouveras ci-dessous le lien

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-tactique-et-strategie-pour-les-presidentielles-81049734.html

Personne ne le lisait mais personne n’est prophète dans son pays et huit mois plus tard je persiste et je signe.

Bernard Fischer

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