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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 17:32

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/12/bananiere-la-ve-republique_1570963_3232.html#ens_id=1569975

 

Bananière, la cinquième République ?

 

Editorial du Monde | 12.09.11 | 13h33  •  Mis à jour le 12.09.11 | 18h08

 

Il y a les faits et les circonstances. Si les premiers devaient se révéler exacts, ils sont graves. Ils touchent à la démocratie française. Ils concernent le financement des campagnes électorales dans notre pays. C'est une affaire de moralité publique qui nous ramène à un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, et que l'on croyait passé depuis belle lurette, le temps de la "Françafrique".

Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, l'avocat Robert Bourgi, ex-conseiller de l'Elysée pour les questions africaines, tient des propos préoccupants au plus haut point. Il accuse l'ancien président Jacques Chirac et Dominique de Villepin d'avoir reçu "par mallettes entières" des fonds occultes de dirigeants africains.

M. Chirac a porté plainte pour diffamation ; M. de Villepin, ancien premier ministre, a jugé qu'il s'agissait là de "fariboles".

Dans cette interview, M. Bourgi développe les accusations qu'il formule dans le nouveau livre de l'enquêteur Pierre Péan, La République des mallettes. En contrepartie d'on ne sait quels services, cinq chefs d'Etat africains - Sénégal, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Congo-Brazzaville et Gabon - auraient versé des millions de dollars à M. Chirac.

Cet argent serait allé au financement des campagnes de M. Chirac entre 1997 et 2005.

M. Bourgi n'est pas n'importe qui. Il a longtemps été le collaborateur de Jacques Foccart, père de la cellule africaine de l'Elysée, inventeur de ces relations incestueuses entre la France et ses anciennes colonies : financement occulte de tel ou tel à Paris, en échange du soutien de la France aux régimes en place en Afrique.

On espérait ce temps révolu. Après quelques courageuses - même si parfois excessives - batailles menées par la presse, le Parlement a voté en janvier 1995 une loi sur le financement par les contribuables de la vie politique en France. C'est un texte remarquable que nous envient nombre de pays. Et qui aurait dû, une fois pour toutes, rendre caduques des pratiques qui humilient la France.

D'où la nécessité pour le parquet d'ouvrir une enquête. Il faut savoir ce qu'il en est de la réalité des faits invoqués avec force détails par M. Bourgi. On ne comprendrait pas que de telles accusations puissent rester sans suite judiciaire, d'autant qu'elles interviennent dans des circonstances particulières.

La France est en campagne pour le scrutin présidentiel de mai 2012. M. Bourgi a été un collaborateur officieux de Nicolas Sarkozy, qui l'a décoré et a salué "un grand serviteur de la France". Pourquoi parle-t-il maintenant ? M. Bourgi dit vouloir soulager son âme ; M. de Villepin, potentiel candidat à la présidence, y voit une diversion à certaines affaires embarrassantes pour l'Elysée. Les deux hypothèses sont plausibles. Mais, venant après les remugles de l'affaire Bettencourt et la surveillance illégale d'un journaliste du Monde, cela donne de notre démocratie une image dégradée, salie, peu propice à un débat électoral à la hauteur des enjeux du moment.

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 17:17

 

http://www.fr.news.yahoo.com/erdogan-en-egypte-sur-fond-rivalités-régionales-085118958.html

 

Erdogan en Egypte sur fond de rivalités régionales

 

LE CAIRE (Reuters) - Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan doit rencontrer lundi les chefs militaires qui assurent le gouvernement intérimaire en Egypte au moment où Ankara et Le Caire ont vu leurs relations diplomatiques se dégrader avec Israël.

 

Cette visite d'Erdogan sera suivie par un déplacement en Libye et en Tunisie, les deux autres pays d'Afrique du Nord ayant accompli leur révolution, soulignant la volonté du gouvernement turc de développer son influence dans la région.

 

L'Egypte s'est longtemps considérée comme une voix prépondérante dans le monde arabe mais le rôle de la Turquie n'a cessé de s'accroître en même temps que sa puissance économique et que sa position ferme à l'égard d'Israël qui lui a valu des louanges parmi les Arabes.

 

"Il est certain que va naître une rivalité régionale. L'Egypte n'est pas en mesure d'assumer un tel rôle pour le moment et Erdogan essaie de tirer avantage de cette situation", explique Adel Soliman, directeur du Centre international d'études prospectives et stratégiques du Caire.

 

Ankara a expulsé début septembre l'ambassadeur d'Israël en raison du refus de l'Etat hébreu de présenter ses excuses après le raid de Tsahal contre une flottille d'aide humanitaire pour la bande de Gaza en mai 2010 qui s'est soldé par la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens.

 

Dans une interview à Al Djazira, dont des extraits ont été diffusés jeudi, le chef du gouvernement turc Erdogan estime que le raid constituait un "motif de guerre" mais que son gouvernement avait choisi d'opter pour la voie de la patience.

 

RAID DE TSAHAL À LA FRONTIÈRE

 

L'Egypte avait annoncé de son côté qu'elle souhaitait rappeler son ambassadeur à Tel Aviv après la mort de cinq gardes-frontières égyptiens abattus par des soldats de Tsahal dans le Sinaï le mois dernier. Le Caire n'avait pas mis sa menace à exécution.

 

Depuis, des manifestants égyptiens ont tenté d'investir l'ambassade d'Israël au Caire, ce qui a conduit le gouvernement israélien à rapatrier son diplomate et le personnel de la chancellerie, samedi.

 

Egyptiens et Turcs ont exprimé leur souhait de revenir à des relations diplomatiques normales avec Israël.

 

En dépit de ces contentieux, il est peu probable que l'Egypte et la Turquie décident d'ouvrir un front commun politique contre Israël.

 

"Je ne crois pas qu'on puisse assister à un accord important sur la question israélienne", a estimé Soliman. "Il y a beaucoup d'exagération. Cela a plutôt un caractère spectaculaire que pratique".

 

L'Egypte a bénéficié d'une manne de plusieurs milliards de dollars de la part des Etats-Unis depuis la signature des accords de paix de 1979.

 

Les généraux du Conseil supérieur des forces armées (CSFA) qui assure la transition vers la démocratie après la chute d'Hosni Moubarak savent que ce paramètre doit être mis en regard de la colère de l'opinion publique.

 

Pour Uzi Rabi, spécialiste du Proche-Orient à l'université de Tel Aviv, "la visite d'Erdogan fait partie de sa stratégie pour asseoir la position de son pays dans le monde arabe.

 

"Il va se servir de son voyage au Caire comme d'un baromètre pour mesurer sa popularité dans l'opinion arabe mais certains dirigeants risquent de ne pas être contents de le voir exploiter cette popularité", a ajouté Uzi Rabi.

 

Erdogan doit rencontrer le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, qui dirige le CSFA, et devrait s'exprimer devant la Ligue arabe basée au Caire.

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 19:12

 

http://www.soutienasergeguichard.over-blog.fr/article-petition-de-soutien-82685779.html

 

"Non au délit de solidarité humanitaire : Pétition de Soutien à Serge Guichard pour l'annulation de la procédure judiciaire"

 

 

Serge Guichard, président de l'Association de Solidarité aux familles Roumaines, Roms, association adhérente au réseau Romeurope, a reçu début juillet une assignation à comparaître en pénal le 22 Septembre à 14 heures au Tribunal de proximité,1 rue de la patinoire, à Evry pour le délit de "dépôt d'immondices sur la voie publique". Les faits remontent au 26 mars dernier quand, avec les Roms du bidonville de Moulin Galant, l'Association de Solidarité aux familles Roumaines, Roms, a organisé une action de "solidarité propreté" afin que les ordures ménagères y soient ramassées.

 

Cette action de nettoyage et d’exigence de ramassage des ordures ménagères, a été annoncée aux pouvoirs publics concernés, menée en toute transparence, proprement et efficacement, avec le soutien de nombreuses autres organisations du département, avec la participation large de citoyennes, de citoyens, et des familles roms elles-mêmes. 

 

Cette action s'inscrivait dans la journée "Essonne propre" organisée par le Conseil Géneral de l'Essonne.

 

Depuis le ramassage des ordures est effectif. L’action a été utile.

 

Comment admettre que, trois mois plus tard, une convocation au tribunal, soit remise au président de l’ASEFRR. 

 

Parce que la solidarité est une valeur citoyenne, un principe fondamental de la République, nous, citoyens, associations, syndicats, organisations politiques exigeons que soit annulée la procédure pénale lancée à l’encontre de l’Association de Solidarité en Essonne aux familles Roumaines, Roms, via son président actuel Serge Guichard.

 

Depuis huit années l’ASEFRR, affiliée au réseau Rom’Europe, s’efforce d’apporter un peu de soutien, d’aide sociale et morale dans les bidonvilles et squat Roms de l’Essonne. Ses actions sont reconnues, appréciées. 

 

Non au délit de solidarité humanitaire.

 

L’action de « Solidarité-propreté », menée le 26 mars au bidonville dit de Moulin Galant, sert de prétexte à l’assignation de serge Guichard au pénal. Nous revendiquons le droit, le devoir, de nous indigner et de mener ce type d’action humanitaire quand nécessité s’en fait jour.

 

L’intimidation, l’assignation en pénal, ne peuvent être acceptées.

 

Nous demandons l’arrêt de ces poursuites 

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:51

 

http://www.blogs.mediapart.fr/blog/stephane-allies/050911/velveth-ne-commentera-plus

 

Velveth ne commentera plus

 

Lundi 5 septembre 2011

 

Par Stéphane Alliès

 

Dans les fils de commentaires, Jean-Robert Velveth ne lâchait généralement rien. Ce lundi matin, il s'en est allé, pour de bon.

 

Abonné de la première heure à Mediapart, il publiait régulièrement sur son blog « Noir Rouge Vert » (ouvert le 26 mai 2008) ses billets d’humeur, évoquant tour à tour Noam Chomsky ou Bob Marley, le nucléaire ou la Tunisie.

 

Progressivement, il s'était imposé comme un blogueur politique de référence sur l'extrême gauche, commentant avec une exigeante bienveillance, souvent teintée d'états d'âme sans concession, l'évolution d'un nouveau parti anticapitaliste (NPA) qu'il accompagnait depuis ses années de militances à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), dont il fut un temps responsable de la communication.

 

Avec un réflexe journalistique qui ne le quittera jamais, c’est lui qui annoncera en premier le renoncement d’Olivier Besancenot à la prochaine présidentielle, repris par tous les médias en boucle, ne sachant pas bien qui était donc ce moustachu intrigant à l'allure de doux colosse. Régulièrement, il gratifiait aussi le club de Mediapart d'entretiens tout personnels avec des figures comme Eric Hazan, Michel Warschawski, ou Gérard Mordillat.

 

Fin juin, cet inlassable militant avait jeté l'éponge et disait « Bye bye NPA ». Une façon très politique de dire au revoir à la vie, lui qui ne pouvait la concevoir autrement qu'évidemment très politisée.

 

A la Ligue, comme dans le monde militant de la «gauche de gauche», il était «Archie». A Mediapart, il était un lecteur assidu et un commentateur prolifique et enflammé, qui restera dans la petite histoire de notre petite entreprise comme celui qui aura le plus alimenté les discussions de fond ainsi que les disputes les plus épidermiques. Quatorze mille six cent soixante neuf commentaires en trois ans, ce n'est pas la moindre des performances de ce débatteur inarrêtable, qui rythmait aussi la vie du quartier d'Aligre, celui de Mediapart (dans le douzième arrondissement de Paris), animant régulièrement les activités de l'association de la «Commune libre». 

 

Pour illustrer son blog, il avait choisi une maxime qui le résume si bien, et qui l'accompagnera à jamais: «Céder un peu, c'est capituler beaucoup». Même disparu, on peut être certain qu'il résistera toujours.

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:19

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-forces-anti-kadhafi-entrent-nouveau-dans-bani-175321888.html

 

Les forces anti Kadhafi entrent de nouveau dans Bani Walid

 

AU NORD DE BANI WALID (Reuters) - Les forces anti-Kadhafi sont entrées de nouveau dans la ville de Bani Walid, dont elles disaient dimanche soir contrôler une partie importante.

 

"Nous nous trouvons à l'intérieur de Bani Walid et contrôlons d'importantes parties de la ville. Il reste des poches de résistance", a déclaré un combattant du nom de Sabhil Warfalli, qui revenait de la ligne de front dans cette ville de cent mille habitants, située dans le désert, à cent cinquante kilomètres au sud-est de Tripoli.

 

Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi se sont regroupées dans le quartier du marché central, a-t-il dit.

 

Cette information était corroborée par un habitant qui a téléphoné à une famille dans le centre de la ville.

 

"Il reste de la résistance du côté du marché central. Toutes les autres parties de Bani Walid ont été libérées", a déclaré cet habitant.

 

"Un autre bataillon de révolutionnaires entre actuellement par le sud de la ville. Les forces de Kadhafi sont éparpillées. Ce n'est plus qu'une question d'heures maintenant".

 

"Nous appelons les habitants de Bani Walid à défendre la ville contre les rats et les bandes armées. Ne baissez pas les bras. Luttez jusqu'à la mort. Nous vous attendons. Vous n'êtes qu'une bande de gangsters. Dieu est de notre côté!", a déclaré un kadhafiste sur une station de radio locale.

 

Les forces du Conseil national de transition (CNT) progressent également en direction d'un autre bastion, Syrte, dont elles ne sont plus qu'à quatre vingt dix kilomètres côté Est.

 

"Il y a eu des affrontements ce matin et les forces de Kadhafi tirent des roquettes Grad, mais nous avons réussi à avancer un peu et nous entrerons bientôt dans Syrte", a déclaré un combattant anti-Kadhafi, Salah al Chaery.

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 11:07

 

http://www.demosphere.eu/node/25470  

http://paris.reelledemocratie.fr/node/452

Agora Paris

 

Rendez-vous autour de l'arrivée à Paris des Marches internationales indignées

 

Vendredi 16 septembre à 18 heures : Débat sur la construction européenne avec Étienne Chouard, Place de la Bastille à Paris

 

Samedi 17 septembre à 11 heures : Assemblée à Cité Universitaire pour accueillir aux portes de Paris les marches venues de Madrid, Barcelone, Toulouse

 

Samedi 17 septembre à 15 heures : Marche des Indignés au départ de Cité Universitaire vers la Place de la Bastille

 

Samedi 17 septembre à 18 heures : Assemblée populaire Place de la Bastille : échange d'expériences, témoignages, perspectives du mouvement, débat libre

 

Dimanche 18 septembre à 14 heures : Théâtre Place de la Bastille

 

Dimanche 18 septembre à 15 heures : Débat sur la dette et l'austérité, avec Frédéric Lordon (économiste atterré, journaliste au Monde Diplomatique), Jean-Paul Lambert (économiste décroissant),

 

Dimanche 18 septembre à 17 heures : Débat sur les résistances et l'agir politique, avec Evelyne Perrin (sociologue militante, AC!, Droits nouveaux), Azouz Gharbi (directeur de la régie de quartier d'Auber)

 

Dimanche 18 septembre à 19 heures : Assemblée populaire

 

Qui n'a jamais refait le monde, entre amis, en privé, dans son coin ?

 

Aujourd'hui, et depuis plusieurs mois, les citoyens, indignés, se ré-approprient les places publiques afin de réinventer la démocratie pour les générations futures.

 

Nous n'acceptons plus cette dictature financière, nous n'acceptons plus de payer une dette illégitime, nous n'acceptons plus de vivre sans perspective d'avenir.

 

Et vous, allez- vous accepter cela encore longtemps ?

 

Nous voulons une économie au service de l'humain pour garantir le respect et la dignité de chacun.

 

De toute l'Europe, des marches citoyennes et spontanées convergent vers Bruxelles dans le but d'une sensibilisation internationale.

 

Ces marches font étapes à Paris le 17 Septembre. Ce jour là, rencontrons-les à Cité Universitaire et manifestons notre indignation d'une seule voix vers la Place de la Bastille pour une Réelle Démocratie et contre la dictature de la finance.

 

Assemblée générale de Paris

 

 

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 20:00

 

http://www.fr.news.yahoo.com/bataille-autour-du-bastion-kadhafiste-bani-walid-en-150957128.html

 

Bataille autour du bastion kadhafiste de Bani Walid en Libye

 

PRES DE BANI WALID, Libye (Reuters) - Les forces anti-Kadhafi qui tentent de s'emparer de Bani Walid ont rencontré samedi dans ce bastion de l'ex-homme fort de Libye une forte résistance de la part des forces loyalistes qui refusent de déposer les armes malgré la fin de l'ultimatum lancé par le nouveau pouvoir.

 

Les dirigeants du Conseil national de transition (CNT) avaient donné jusqu'à samedi aux kadhafistes pour se rendre à Bani Walid, située à cent cinquante kilomètres au sud-est de Tripoli, à Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi et à Sebha dans le désert.

 

Après avoir reçu le feu vert du CNT, les anciennes forces rebelles ont progressé de cinq cent mètres vers le centre de Bani Walid samedi avant de rebrousser chemin pour laisser le champ libre à l'Otan.

 

"Les commandants sur le terrain nous ont dit de nous retirer parce que l'Otan allait bientôt procéder à des bombardements", a déclaré un des combattants, Abdoul Moilla Mohamed, alors que son convoi s'éloignait de la ville.

 

Selon un journaliste de Reuters, des avions de l'Alliance atlantique ont mené au moins cinq frappes dans le secteur de Bani Walid.

 

L'Otan avait démenti auparavant les informations selon lesquelles elle avait demandé aux anciens rebelles de se retirer de Bani Walid en préparation de raids aériens.

 

"La libération de Bani Walid est proche", a estimé Daw Saleheen un représentant du conseil militaire du CNT. "Nous exhortons les combattants de Kadhafi à déposer leurs armes. Vous pouvez allez dans n'importe quelle maison, vous serez en sécurité. Il n'est pas trop tard."

 

Selon des combattants du CNT, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam, et Moussa Ibrahim, porte-parole de l'ancien gouvernement, se trouvent retranchés dans Bani Walid.

 

Deux commandants du CNT ont été tués et deux autres blessés dans les combats samedi. Selon des médecins, deux soldats de Kadhafi et un du CNT ont été tués vendredi. Abdoullah Kanchile, un responsable du CNT, a pour sa part fait état de quatre ou cinq civils tués dans la nuit.

 

"Ils tirent des roquettes Grad à partir de maisons, de telle sorte que les avions de l'Otan ne peuvent rien faire contre eux", a déclaré Kanchile qui fait état de mille soldats loyalistes déployés dans la ville.

 

COMBATS INTENSES

 

Des pièces de métal et des carcasses de voitures témoignent de la violence des combats qui ont éclaté entre les deux camps vendredi à Bani Walid et à Syrte à la veille de l'ultimatum fixé par le nouveau pouvoir libyen

 

Selon des diplomates, la Grande-Bretagne envisage de soumettre en début de semaine un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu pour desserrer l'étau des sanctions imposées à Tripoli et mettre sur pied une mission de l'Onu dans le pays.

 

Mais les forces du CNT, qui se sont emparées de la capitale libyenne le 23 août, doivent auparavant prendre le contrôle des trois derniers bastions de l'ancien régime et mettre la main du Mouammar Kadhafi avant de déclarer la libération de la Libye et de lancer les bases de l'organisation des élections et d'une nouvelle constitution.

 

Samedi, le calme était revenu sur les lignes de front autour de Syrte après les combats de la veille. A Sebha, des centaines de combattants du CNT ont été dépêchés ces deux derniers jours en prévision de l'assaut final. Peu d'information filtre de cette ville de 100.000 habitants située dans le sud du pays.

 

"Nous ne voyons personne quitter la ville. Comment les habitants le pourraient-ils?", indique Khalid al Riahi, commandant du CNT près de Sebha. "Ils n'ont pas d'argent, ils n'ont pas les moyens d'acheter du carburant (...) et la route n'est pas sécurisée."

 

KADHAFI AU NIGER?

 

On ignore si Kadhafi, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, se trouve dans un des ces trois bastions.

 

Dans un message diffusé jeudi, l'ancien "Guide" de la révolution libyenne, qui a régné sans partage pendant 42 ans, a affirmé qu'il ne quitterait pas pays et qu'il se battrait jusqu'au bout contre les forces de l'OTAN et le nouveau pouvoir en place.

 

Plusieurs hauts responsables de l'ancien régime ont trouvé ces derniers jours refuge au Niger dont les autorités ont fait savoir qu'elles respecteraient leurs engagements internationaux si Kadhafi ou un responsable libyen recherché par la CPI se présentaient sur son territoire.

 

Un convoi de douze véhicules libyens et deux véhicules militaires nigériens ont quitté la ville d'Agadez, dans le nord du Niger, en direction de Niamey, vendredi après-midi, selon un journaliste de Reuters.

 

Quatorze anciens responsables libyens, dont le général Ali Kana et le général Ali Charif al Rifi, se trouveraient à bord du convoi.

 

Hicham Buhagiar, le coordinateur militaire du CNT chargé de retrouver Kadhafi, a dit vendredi avoir des indications selon lesquelles le colonel se trouverait près de la ville de Birak, à sept cent kilomètres de Tripoli. Les forces de l'Otan ont bombardé la ville jeudi, a-t-il indiqué.

 

"Nous pensions qu'il se trouvait à Birak. J'ai vu les avions de l'OTAN bombarder Birak. Ils suivent la même piste."

 

A Benghazi, des centaines de personnes ont défilé vendredi soir pour protester contre les "opportunistes" au sein de la direction du CNT dont de nombreux responsables sont d'anciens responsables du régime de Kadhafi ayant fait défection.

 

"Certains membres du comité exécutif sont des suceurs de sang et des voleurs (...) Ils devraient être au tribunal", a estimé un manifestant.

 

Un document signé par cinquante six organisations politiques, en provenance majoritairement de l'Est libyen, ont critiqué une feuille de route du CNT estimant qu'elle ne "correspondait pas à la volonté de la rue ni aux souhaits du peuple libre".

 

Sur le plan diplomatique, le Fonds monétaire international (FMI) a reconnu samedi le Conseil national de transition et a annoncé l'envoi d'une équipe sur place dès que la sécurité le permettrait.

 

Les ministres des Finances du G8, réunis à Marseille, se sont engagés pour leur part à verser trente huit milliards de dollars à la Tunisie, à l'Egypte, au Maroc et à la Jordanie sur la période 2011-2013 et ont déclaré que le Conseil de transition au pouvoir en Libye serait invité à s'associer à ce programme d'assistance.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 19:44

 

http://www.fr.news.yahoo.com/assad-est-convenu-avec-la-ligue-arabe-mesures-153204807.html

 

Assad est convenu avec la Ligue arabe de mesures réformistes

 

LE CAIRE (Reuters) - La Ligue arabe est convenue avec le président syrien Bachar al Assad d'une série de mesures destinées à mettre fin à la répression du mouvement de contestation, et ces mesures seront présentées lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de pays arabes au Caire, a déclaré samedi l'organisation panarabe.

 

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al Araby, a déclaré à son retour au Caire après une brève visite à Damas samedi qu'il avait exhorté le chef de l'Etat syrien à "accélérer les projets de réformes au moyen d'un calendrier qui fera comprendre à tous les Syriens qu'il est passé à une nouvelle étape".

 

Cinq personnes ont été tuées samedi dans le quartier de Bab Amro, dans la grande ville de Homs, au cours d'une opération conjointe de l'armée et des forces de sécurité, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, organisation d'opposition basée à Londres.

 

En outre, un homme a été tué par balles par les forces de sécurité à un poste de contrôle de la province septentrionale d'Idlib, frontalière de la Turquie, a ajouté l'organisation d'opposition.

 

Al Araby, a rapporté l'agence de presse officielle syrienne Sana, a dit à Assad que la Ligue arabe "rejetait toute forme d'intervention étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie" et que les deux hommes étaient convenus de moyens concrets pour accélérer l'adoption de réformes dans le pays.

 

Al Araby devait à l'origine se rendre à Damas mercredi, mais la Syrie, selon des diplomates arabes, avait demandé un report de sa venue, signe de sa crainte des critiques étrangères ou de quelque autre forme d'ingérence.

 

Voici deux semaines, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe avaient demandé à la Syrie de s'employer à mettre fin aux violences et d'en "revenir à la raison avant qu'il ne soit trop tard".

 

Des pressions s'exercent sur la Ligue arabe pour qu'elle s'exprime plus ouvertement sur la situation en Syrie, dans la foulée des autres soulèvements du "printemps arabe", qui ont abouti au renversement de régimes autoritaires en Tunisie, en Egypte et, plus récemment, en Libye.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:20

 

http://www.fr.news.yahoo.com/israël-rapatrie-son-ambassadeur-au-caire-125233782.html

 

Israël rapatrie son ambassadeur au Caire

 

LE CAIRE (Reuters) - Israël a rapatrié samedi son ambassadeur en Egypte après l'attaque dans la nuit du bâtiment abritant sa représentation diplomatique au Caire par une foule de manifestants.

 

L'Etat hébreu maintient tout de même un diplomate en poste en Egypte, premier pays arabe à avoir signé la paix avec lui en 1979.

 

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, doit faire une déclaration aux alentours de 20 heures 30 locales (17 heures 30 GMT) pour évoquer la situation, a fait savoir son cabinet.

 

L'attaque de l'ambassade représente le premier incident diplomatique majeur en Egypte depuis l'arrivée au pouvoir du Conseil suprême des forces armées (CSFA) en février, après la démission du président Hosni Moubarak.

 

L'ambassadeur Yitzhak Levanon, ses collaborateurs et leurs familles sont arrivés en Israël samedi matin. Un autre avion a ramené six membres de la sécurité de l'ambassade, qui avaient été laissés sur place pour tenter de protéger les lieux avant de les quitter avec l'aide de militaires égyptiens.

 

Des manifestants, réunis vendredi soir place Tahrir pour exiger une accélération du processus de transition après le renversement d'Hosni Moubarak en février, ont convergé vers l'immeuble abritant la représentation diplomatique d'Israël. Ils en ont saccagé le hall et ont jeté au sol des documents et le drapeau israélien.

 

La police a tiré des coups de feu en l'air et usé de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser la foule, qui a aussi incendié des pneus sur la chaussée et mis le feu à au moins quatre véhicules près de l'ambassade, située dans des étages élevés d'un immeuble résidentiel donnant sur le Nil.

 

Selon le ministère de la Santé, trois personnes ont été tuées et mille quarante neuf autres blessées dans des affrontements entre les manifestants et la police.

 

RÉUNION DU CSFA

 

Au lever du jour samedi, environ un demi-millier de manifestants continuaient de défier la police, certains d'entre eux jetant des pierres contre les forces de l'ordre. La police les a progressivement repoussés et a pris le contrôle des lieux.

 

Face à l'escalade de la violence, le Premier ministre égyptien Essam Charaf a réuni ce samedi matin un conseil des ministres extraordinaire avant de s'entretenir avec le général Mohamed Hussein Tantaoui, qui dirige le CSFA depuis le 11 février.

 

Selon la chaîne de télévision Al Arabia, Charaf a présenté sa démission au Conseil militaire, qui l'a refusée.

 

Le Premier ministre avait laissé entendre un peu plus tôt sur un site internet d'informations qu'il pourrait proposer de quitter ses fonctions à la suite de l'attaque survenue dans la nuit.

 

Le ministre de l'Information, Osama Hassan Heikal, a prévenu que les personnes ayant participé à l'attaque de l'ambassade israélienne, seraient poursuivies devant une cour de sécurité de l'Etat.

 

L'Egypte "prendra les mesures judiciaires pour traduire les personnes arrêtées et les personnes reconnues coupables d'incitation ou de participation aux événements de vendredi devant la cour de sûreté de l'Etat", a-t-il déclaré.

 

Les Etats-Unis, alliés aussi bien d'Israël que de l'Egypte, ont exprimé leur préoccupation et ont invité l'Egypte à "honorer ses obligations internationales" et à protéger la mission israélienne.

 

Il s'agit de la seconde éruption de violence autour de l'ambassade d'Israël au Caire depuis la mort de cinq gardes-frontières égyptiens en août. Ces derniers ont été tués au cours d'une opération militaire israélienne dans le Sinaï contre des hommes armés responsables de la mort de huit Israéliens.

 

Des manifestations quotidiennes ont lieu depuis aux abords de la représentation diplomatique, que les autorités égyptiennes ont entrepris de protéger avec un mur, rapidement recouvert de slogans anti-israéliens et des couleurs nationales de l'Egypte.

 

"Le fait que les autorités égyptiennes aient finalement agi avec détermination est louable. Ceci étant dit, l'Egypte ne peut laisser passer ce coup sévère porté aux relations avec Israël et cette violation manifeste des normes internationales", a réagi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans un communiqué.

 

DES GARDES ONT CRAINT POUR LEUR VIE

 

Vendredi, après un rassemblement en faveur d'une accélération des réformes démocratiques, des manifestants ont brisé le mur à l'aide de marteaux et de barres métalliques.

 

Les six gardes israéliens restés dans l'ambassade ont alors été assiégés et, d'après des collaborateurs de Benjamin Netanyahu, certains ont craint pour leur vie et demandé par téléphone au Premier ministre qu'il transmette leurs adieux à leurs familles.

 

Benjamin Netanyahu a téléphoné aux militaires égyptiens assurant l'intérim à la tête de leur pays ainsi qu'à des responsables de l'administration américaine. Des forces de sécurité égyptiennes sont ensuite intervenues pour extraire les six gardes du bâtiment.

 

"Je suis heureux que nous soyons parvenus à éviter une catastrophe", a dit Benjamin Netanyahu, selon un collaborateur.

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 18:00

 

http://www.fr.news.yahoo.com/des-opposants-syriens-r%C3%A9clament-une-intervention-%C3%A9trang%C3%A8re-152151416.html

 

Des opposants syriens réclament une intervention étrangère

 

AMMAN (Reuters) - Des manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs villes de Syrie après la grande prière du vendredi pour demander la protection de la communauté internationale face à la répression orchestrée depuis six mois par le régime du président Bachar al Assad.

 

Une foule immense a défilé à Homs, dans le centre du pays, où l'armée et les milices fidèles à Assad ont mené une série de raids dans plusieurs quartiers cette semaine, rapportent des témoins.

 

Daïr az Zour, cible de bombardements quasi quotidiens en août, a également été le théâtre de grands rassemblements et d'autres manifestations ont été signalées dans la banlieue de Damas, dans le Nord-Est kurde, dans la province d'Idlib, frontalière de la Turquie, et dans le Sud.

 

"Le peuple syrien demande une protection internationale pour les civils", clamait une banderole brandie à Idlib.

 

A Hadjar al Assouad, dans les faubourgs sud de Damas, des opposants ont défilé avec le drapeau vert, blanc et rouge en vigueur avant l'arrivée au pouvoir du parti Baas.

 

"Le peuple veut l'exécution du président", ont scandé les manifestants, dont une banderole réclamait une intervention étrangère pour mettre fin à une répression qui a fait deux mille deux cent morts, selon les Nations unies.

 

La Commission générale de la révolution syrienne, qui réunit différentes composantes de l'opposition, a demandé jeudi le déploiement d'observateurs internationaux pour dissuader les forces de l'ordre de s'en prendre aux civils.

 

Plusieurs dizaines de personnes auraient été arrêtées jeudi à Homs, au lendemain d'une offensive qui a fait vingt sept morts. Témoins et opposants signalent en outre de nouvelles défections dans les rangs de l'armée.

 

INCOMPRÉHENSIBLE ET CONTRADICTOIRE

 

Human Rights Watch accuse par ailleurs les services de sécurité d'avoir "déplacé de force" dix huit blessés hospitalisés à Homs mercredi et empêché le personnel médical de porter secours à d'autres victimes.

 

"Enlever des blessés dans la salle d'opération est inhumain et illégal, pour ne pas dire criminel", a souligné Sarah Leah Whitson, directrice de l'organisation pour le Moyen-Orient.

 

Malgré les appels des manifestants, la communauté internationale ne semble pas prête à s'engager comme en Libye, où l'Otan a instauré une zone d'exclusion aérienne pour assurer la protection de la population.

 

Trois fois plus peuplée, la Syrie, très liée à l'Iran, est en outre étroitement impliquée dans le conflit Proche-Oriental.

 

La Turquie, qui accueille de nombreux réfugiés syriens et s'efforce depuis plusieurs mois de raisonner Damas, n'a toutefois pas caché son impatience.

 

"M. Assad, comment pouvez-vous dire que vous tuez des terroristes quand vous bombardez Lattaquié de la mer et visez des cibles civiles?", s'est indigné le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dans un entretien diffusé jeudi par Al Djazira.

 

La Russie, qui dispose d'une base militaire et de concessions gazières et pétrolières en Syrie, s'oppose au projet de résolution mis en circulation au Conseil de sécurité de l'Onu qui condamne les seules autorités syriennes.

 

Les Nations unies "doivent adresser un signal ferme à toutes les parties pour qu'elles s'assoient à la table des négociations. Elles doivent s'entendre et mettre fin à l'effusion de sang", a déclaré le président Dmitri Medvedev.

 

Ammar al Kourabi, chef d'une délégation de l'opposition syrienne en visite à Moscou, l'a exhorté à prendre parti en faveur des manifestants.

 

"La position incompréhensible et contradictoire de l'administration russe au sujet des événements de Syrie pourrait affecter son image à l'avenir.

 

"Nous ne voulons pas que la Russie répète l'erreur qu'elle a commise en Libye. Elle a reconnu le conseil de transition trop tard (...) La même chose s'est produite en Irak et nous ne voulons pas que la Russie le répète pour la troisième fois", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

 

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