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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 18:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/retour-des-indignados-%C3%A0-la-puerta-del-sol-073222638.html


 

Retour des « indignados » à la Puerta del Sol à Madrid

 

MADRID (Reuters) - Les "Indignados" espagnols ont fait leur retour dans le centre de Madrid vendredi soir, pour protester contre des violences policières.

 

Des centaines de personnes ont déferlé à la Puerta del sol, lieu symbolique de la contestation des Espagnols contre le chômage et les mesures d'austérité du gouvernement Zapatero, en scandant "La place est prise", a constaté un journaliste de Reuters.

 

Le rassemblement s'est déroulé dans un climat bon enfant, certains applaudissant tandis que d'autres jetaient des confettis.

 

"La Puerta del sol est le symbole du réveil des gens", a confié Sandra Ruperez, réceptionniste âgée de 31 ans.

 

"Nous ne voulons pas camper ici, mais ils (les autorités) ne peuvent pas nous interdire d'être sur la place. Ce serait violer la constitution", explique-t-elle.

 

La police avait récemment investi la place, délogeant les derniers campeurs et démontant le poste d'information du mouvement. Des milliers d'Espagnols ont protesté mardi à Madrid contre cette intervention.

 

Jeudi soir, un rassemblement de moindre envergure a eu lieu devant le ministère de l'Intérieur, qui s'est terminé par une charge de la police, faisant vingt blessés. Quatre personnes ont également été interpelées.

 

"Los Indignados", qui ont vu le jour peu avant les élections municipales et régionales du 22 mai, reprochent notamment aux gouvernements d'avoir renfloué les pertes du secteur financier après la crise de 2008-2009 et d'en faire payer le prix aux peuples, victimes de l'austérité et du chômage.

 

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 16:56

 

http://www.solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-president-venezuelien-hugo-chavez-confirme-la-centralite-de-l-alliance-avec-les-communistes-non-80921051.html

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1724

 

Le président vénézuelien Hugo Chavez confirme la centralité de l’alliance avec les communistes « non comme une entente conjoncturelle mais comme une nécessité historique »

 

Le président a salué les cinq cent vingt six délégués nationaux et quarante trois représentants internationaux qui participent au quatorzième Congrès du Parti communiste vénézuelien (PCV), qui se tient dans le contexte du soixante quatorzième anniversaire du PCV.

Le président de la république, Hugo Chavez Frias, a déclaré ce jeudi que l’alliance du processus révolutionnaire avec le Parti communiste vénézuelien (PCV), bien au-delà du conjoncturel, est une nécessité historique.

« Notre alliance va bien au-delà du conjoncturel, c’est une nécessité historique que nous devons continuer à construire », a affirmé le président lors d’une brève participation téléphonique pour l’ouverture du quatorzième Congrès du Parti communiste vénézuelien, qui s’est tenue dans la salle de conférence du Parc Central.

Dans son discours, le chef de l’État a remercié les militants du PCV « pour leur soutien de toujours »et a confirmé son appui à cette formation politique.

Il a réaffirmé que les États-Unis étaient plongés dans une crise capitaliste, moment propice pour passer à l’offensive, une occasion selon lui à saisir pour construire des modèles alternatifs.

« La voie (vers le socialisme) est pleine de contradictions et de dilemmes, mais c’est la nôtre, nous mettons le cap vers une nouvelle hégémonie », a souligné le Chef de l’État.

Il a rappelé que 2011 marque le septième anniversaire de la déclaration du caractère socialiste et anti-impérialiste de la Révolution bolivarienne, née comme le fruit d’un enchaînement d’événements qui ont émaillé une voie « qui est encore pleine de contradictions, de doutes et de dilemmes, mais qui continue à avancer ».

Par ailleurs, le président Chavez a annoncé qu’il entamera d’ici quelques heures la deuxième phase de sa chimiothérapie. « C’est une bataille que je remporterai avec l’aide de vous tous, la solidarité du peuple vénézuelien et des médecins vénézueliens et cubains. Je vivrai pour que, tous ensemble, nous continuions à construire la patrie socialiste », a-t-il affirmé.

Un total de cinq cent vingt six délégués nationaux et quatre représentants de trente et une organisations venant de vingt huit pays des cinq continents participent à ce Congrès, intégré dans les célébrations du soixante quatorzième anniversaire du PCV.

La cérémonie d’ouverture a vu la présence du vice-président de la République, Elias Jaua Milano ; du président de l’Assemblée nationale (AN), Fernando Soto Rojas ; du ministre des Affaires étrangères Nicolas Maduro ainsi que de la députée Cilia Flores, des dirigeants du PCV ainsi que d’autres personnalités de la vie politique nationale et internationale.

Compte-rendu publié par le PC Vénézuelien

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 16:43

http://www.humanite.fr/03_08_2011-riposte-la%C3%AFque-la-nouvelle-extr%C3%AAme-droite-en-guerre-des-cultures-477353

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/08/08/LA-NOUVELLE-EXTREME-DROITE

 


 

Riposte laïque : la nouvelle extrême droite en guerre des cultures

 

4 août 2011

 

La tuerie norvégienne a offert une nouveau prétexte au site d’extrême droite pour dénoncer la politique d’immigration en se parant de valeurs progressistes. Retour sur une croisade contre l’islam qui joue la confusion idéologique.

 

Leur paysage mental est peuplé d’envahisseurs. Et la double attaque perpétrée en Norvège par le fondamentaliste chrétien Anders Breivik et le manifeste de mille cinq cent pages qu’il laisse derrière lui aura permis à certains groupes, dont Riposte laïque, de relancer le débat sur la prétendue «islamisation» des sociétés européennes.

 

A l’instar du positionnement officiel de Marine Le Pen, le site internet Riposte laïque s’est d’emblée lancé dans une condamnation de l’attentat avant d’opter pour une analyse du profil psychologique du tueur d’Oslo afin d’effacer tout mobile politique et de gommer toute référence idéologique. En résonance avec certains dirigeants de l’UMP ou du FN, ces rédacteurs n’ont d’ailleurs pas tardé à rendre l’immigration responsable du drame norvégien :

 

 «Personne ne peut nier que la politique d’immigration exponentielle impulsée par les dirigeants européens ces trente dernières années, qu’ils ont imposée à leurs concitoyens, déjà frappés par une crise, n’a fait qu’accentuer les inégalités et appauvrir le monde du salariat», écrit ainsi Fabrice Letailleur. Parallèlement, le site se lance dans un décompte macabre et compare le nombre d’attentats dits musulmans depuis le 11 septembre 2001 – sans que l’on sache réellement ce que chiffre recouvre – à l’unicité de la double tuerie d’Oslo. « La véritable extrême droite (…) ce ne sont pas les Marine Le Pen, Oskar Freysinger, Nigel Farage ou Geert Wilders qui menacent nos vies, nos valeurs, nos démocraties, ce sont les fascistes islamistes qui veulent nous imposer la charia, et nous transformer en dhimmis », écrit un certain Cyrano, alias Pierre Cassen. Ou le massacre norvégien comme révélateur idéologique.

 

Créé en 2007, le Journal en ligne prétend trouver son fondement dans la défense de la laïcité tout en dévoyant ce socle républicain. Riposte laïque se dit en outre au service d’un « projet de progrès social, sans lequel le mot république demeurerait vide de sens ». Si les références sont empruntées à la gauche, la mise en valeur de la laïcité sert essentiellement un projet d’exclusion et de « préférence nationale » dont la cible principale reste l’islam. Issu d’une scission de l’Union des familles laïques et du journal en ligne Respublica, le site glisse rapidement vers l’extrême droite avant de devenir l’une des références de ce que certains appellent la « fachosphère ». Pierre Cassen, l’un de ses principaux fondateurs et ancien de la LCR, dénonce la complaisance des responsables politiques à l’égard de l’immigration et de l’islam. Et en particulier d’une gauche qui favoriserait le multiculturalisme et lâcherait du lest sur la laïcité. « Nous sommes consternés par la passivité des acteurs politiques, par la façon dont ils minimisent le phénomène. Dans la gauche, qui est notre camp, les laïcs et les féministes sont aux abonnés absents. (…) Sur le sujet de la montée de l’islam et ses enjeux, la gauche est en faillite idéologique. »

 

Contrairement à l’extrême droite traditionnelle qui fondait une part de son projet sur un racisme hiérarchisant, il est ici question de défense d’une identité et prétendument d’un modèle social. Selon le même Pierre Cassen, l’islam serait « le fer de lance de la mondialisation pour casser la République laïque. C’est l’outil antisocial du capitalisme ».

 

Les références sont pourtant nombreuses aux figures de la droite populiste européenne et à l’extrême droite. Le Néerlandais Geert Wilders, qui assimile le Coran à Mein Kampf, est ainsi régulièrement cité. Son discours de haine s’accompagne d’une défense des « valeurs judéo-chrétiennes ». Riposte laïque avait également fait d’Oskar Freysinger, l’initiateur des référendums suisses contre l’édification des minarets et pour l’expulsion des étrangers, l’invité de ses « assises internationales contre l’islamisation de l’Europe », en décembre dernier, à Paris.

 

Côté français, Riposte laïque, épaulé par le Bloc identitaire, a savamment travaillé à la tenue d’un « apéro saucisson-pinard » – finalement interdit – le 18 juin 2010, toujours dans la capitale. Dans le quartier populaire de la Goutte d’or, les activistes entendaient alors faire de cet événement un « symbole de reconquête territoriale et identitaire » face à ce « fascisme politico-religieux ». « Rue Myrha, à Paris, tous les vendredis après-midi, si ce n’est pas un territoire occupé, c’est en tout cas très bien imité. La laïcité a capitulé devant les lois de l’islam avec la complicité de Bertrand Delanoë, de Jacques Chirac avant lui », tempête le souverainiste Pierre Cassen, aux yeux duquel seule Marine Le Pen trouve grâce. Une dirigeante dont il loue la rupture de façade avec le discours classique de l’extrême droite. « Les alliances traditionnelles vont exploser. » S’attaquant à l’islam, le journal n’évoque jamais les intégristes religieux de tout poil avec qui il fait parfois alliance ou les autres remises en cause de la laïcité telle que la loi Debré de 1959, qui permet à l’enseignement privé de tirer sept  milliards d’euros par an sur les deniers publics. Même en période proclamée d’austérité. Cette nouvelle extrême droite, qui a fait sienne le vocabulaire des guerriers de la « bien-pensance » (de Robert Ménard à Alain Finkielkraut), se projette contre un islam qui entend, selon elle, soumettre ses lois à la République. Si sa force politique reste mineure, Riposte laïque contribue abondamment à la confusion idéologique.

 

Lina Sankari

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 18:43

 

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2436

http://www.marianne2.fr/Proces-Filoche-quand-les-patrons-jouent-les-victimes_a208192.html

Procès Filoche : quand les patrons jouent les victimes

L’ex-inspecteur du travail était jugé le 6 juillet pour « entrave » au fonctionnement d’un comité d’entreprise. Le parquet a demandé une amende de deux mille euros. Délibéré le 12 octobre.

Ce mercredi 6 juillet, une affaire de droit social était jugée à la trente et unième chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris. L’entreprise Guinot est opposée à Gérard Filoche, inspecteur du travail à la retraite, membre du PS et blogueur sur Marianne2. Mais contrairement aux apparences, Filoche ne vient pas clouer au pilori un patron voyou. Cette fois, c’est lui qui est le prévenu, accusé de délit d’entrave au fonctionnement d’un comité d’entreprise, en l’occurrence celui de Guinot, entreprise de cosmétiques basée sur Paris. Une situation qui peut paraître incongrue : « Je suis stupéfait et inquiet, je me demande ce que je fais là », a déclaré Filoche à Marianne2 avant l’audience.

Cette affaire date de presque sept ans, du 23 juillet 2004, plus exactement. Ce jour là, Gérard Filoche veut régler au plus vite le cas de Nassera F., une déléguée syndicale menacée de licenciement. En août, Filoche part en vacances et il n’y aura alors plus personne pour défendre son dossier. Car, selon le Code du travail, pour licencier un représentant du personnel, le patron doit consulter le CE puis avoir l’aval de l’inspection du travail. Et le 23, le CE est justement censé se réunir pour délibérer sur ce cas Avant le vote et à la demande de la syndiquée, Filoche se rend dans les locaux de Guinot pour assister à une réunion en présence du patron de Guinot, d’autres salariés de l’entreprise et des membres du CE.

Et là, la partie civile, citant plusieurs témoins, affirme que Filoche, aurait menacé de saisir le procureur pour harcèlement moral si le CE votait en défaveur de Nassera. A l’audience, Filoche rétorque qu’il n’a « jamais menacé » d’une telle action en justice et que de toute façon l’avis du CE n’a qu’une valeur indicative. Surtout, il note que les jeux étaient déjà presque fait avant cette fameuse réunion du 23 juillet 2004. En effet, par deux fois, Guinot a déjà essayé de licencier Nassera F. A chaque fois, Filoche s’est opposé. En mars 2004, le CE, accusé par Filoche d’être manipulé par la direction de Guinot, avait déjà voté en défaveur de la syndicaliste. Deux arguments brandis par Filoche pour explique qu’il n’avait pas besoin de faire pression puisque le CE et lui-même avait déjà statué sur le cas : « En quoi aurais-je eu besoin de l’influer ? ».

Hamon à la barre

Au final, le CE votera quand même en défaveur de Nassera F. Mais Filoche refusera le licenciement avant d’être désavoué par Jean-Denis Combrexelle, directeur général du travail et patron de l’Inspection du travail. « Jean-Denis Combrexelle, c’est le Besson du Code du travail, il vient de la gauche et il fait le boulot de la droite depuis huit ans », dit Gérard Filoche à son sujet. De son côté, Guinot n’appréciera l’intervention de Filoche et portera plainte contre lui.

Et pour Filoche, cette audience va plus que loin que l’affaire Nassera F. Dans le public, on compte des syndicalistes, des sympathisants politiques, Alain Krivine est venu montrer son soutien devant le Palais de Justice, Benoît Hamon est cité comme témoin de même que l’ex-ministre du Travail Jean Auroux. Plus qu’un procès, l’audience a des allures de meeting politique. `

L’inspecteur tient d’ailleurs à rappeler les casseroles de Guinot. Car le cas de Nassera F. est un symbole de toutes les dérives en matière de droit social dans les entreprises. En 2003, elle revient d’un congé maternité. Mais elle ne retrouve pas son poste de départ et est désormais chargée en tant que cadre commerciale de l’Amérique latine et non plus du monde arabe. « Ils nous ont interverti avec une collègue pour nous déstabiliser », explique-t-elle. Pire, elle se retrouve sans téléphone ni ordinateur. Pour se défendre, suivant les conseils de Gérard Filoche, elle se syndique et cherche à monter un CE alors inexistant. D’où l’hostilité de Guinot à son égard.

L’entreprise n’hésitera alors pas à utiliser tous les moyens pour faire tomber la syndicaliste. Pour justifier le licenciement de Nassera en juillet 2004, la direction prétend qu’elle a pris une semaine de congé sans accord de sa hiérarchie. Celle-ci répondra qu’elle a bien eu un accord écrit. Ses patrons prétexteront qu’il s’agit d’un faux et porteront plainte contre elle pour « faux en écriture », procès perdu par Guinot en appel. Le même employeur a également été condamné en appel pour « entrave » à l’exercice du mandat de délégué syndicale de Nassera F. Cerise sur la gâteau, en mars 2010 la Cour d’appel administrative a donné raison à Filoche en cassant la décision de son supérieur Jean-Denis Combrexelle qui avait confirmé le licenciement de la syndicaliste.

Patron délinquant

Au vu de ce pedigree, Filoche fait le fier : « Elle a gagné douze procédures sur douze, le patron est trois fois délinquant ». « Une pure invention », répond Maître Varaut. Après l’audience, il indiquera à Marianne2 qu’en fait le Conseil d’Etat a été saisi sur le licenciement mais n’a finalement pas statué et que les deux parties ont conclu un arrangement financier tenu secret. Des arguments qui n’atteignaient pas l’ex-inspecteur : « La Cour administrative d’appel a rendu un jugement définitif ».

Et Filoche veut que cette audience soit le procès de tous les patrons voyous. « Si le jugement est défavorable, pour moi, ce ne sera pas grave, je suis à la retraite. Mais ce le sera pour tous les inspecteurs du travail », lance-t-il à ses juges.

A l’inverse, Maître Varaut refuse tout procès politique, débutant sa plaidoirie par une touche d’ironie : « On a entendu des ex-directeurs de Gérard Filoche, des chercheurs, des camarades politiques pour dire deux choses : le droit social va mal et Gérard Filoche est quelqu’un de bien ». Pour lui, « ce qui nous intéresse, c’est ce qu’il s’est passé le 23 juillet ». Maître Varaut reproche notamment à Filoche d’avoir choisi des témoins très politiques et non des protagonistes directs de l’affaire : « Pourquoi ne pas avoir fait venir des gens qui ont assisté à la scène ? Parce que tous les témoignages ne lui sont guère favorables ». Filoche répond que les salariés ont subi des pressions de leur direction.

De son côté, l’avocat de Filoche estime que son client n’a en aucun cas entravé le fonctionnement du CE : « La réunion s’est déroulée normalement et a abouti à un vote secret ». Dans sa plaidoirie, il cite une jurisprudence de la Cour de Cassation datant de 1983 donnant une définition restrictive du délit d’entrave. Il invite également le tribunal à penser aux conséquences d’un jugement défavorable à Filoche : « On apportera de l’eau au moulin de ceux qui pensent que la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail ». Il conclut ainsi sa plaidoirie : « Avec lui (Gérard Filoche, ndlr), indignez-vous ! »

Mais si le procureur s’est indigné, c’est surtout contre Filoche. Dans son réquisitoire, elle demande sa condamnation à deux mille euros d’amende. Délibéré le 12 octobre.

Tefy Andriamanana pour Marianne

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 18:23

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/050811/le-manifeste-des-69-signe-lorganisation-de-la-contestation-syrienne

http://www.alencontre.org/?p=3378

Syrie : le « Manifeste des soixante neuf »

Par Caroline Donati

En ce mois de ramadan qu’ils ont dédié «à la victoire de la révolution», les révolutionnaires syriens redoublent d’audace dans l’épreuve de force qui les oppose au régime de Bachar El-Assad. Ni la sanglante répression du soulèvement ni l’impuissance de la communauté internationale n’entament leur détermination à faire tomber le clan Assad installé au pouvoir depuis plus de quatre décennies.

Ce 5 août, premier vendredi du mois de ramadan, «trente mille manifestants défilent à Deir Ezzor (est), et des milliers d’autres à Deraa (sud) et Qamechli (nord-est) pour soutenir la ville de Hama (centre)», annonce Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne des droits de l’homme, soulignant qu’«à Irbine, près de Damas, les hommes de la sécurité ont tiré sur une manifestation, faisant au moins cinq morts et de très nombreux blessés». Pour sa part Rami Abdel Rahmane, président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), annonce «plus de douze mille manifestants dans le gouvernorat d’Idleb (nord-ouest)». L’agence de presse officielle Sana indique, de son côté, que «deux membres des forces de l’ordre (avaient) été tués et huit blessés dans une embuscade tendue par des hommes armés sur la route de Maarrat al-Noomane et Khan Chaykhoune, dans la région d’Idleb».

Mais, tout en continuant à investir la rue, de jour comme de nuit, les Syriens occupent désormais aussi le terrain politique. Dans une déclaration commune signée dans la soirée du 3 août, soixante neuf «coordinations et comités de la révolution syrienne» condamnent d’une seule voix l’assaut sanglant lancé, à la veille du ramadan, contre la ville de Hama et appellent le monde arabo-musulman et la communauté internationale à prendre ses responsabilités. Un bel exploit alors que le régime déploie ses chars et ses milices et que l’implacable maillage sécuritaire du pays empêche les contestataires de communiquer entre eux, d’une région à une autre, voire au sein du même quartier.

«Cette déclaration commune est une étape importante dans le soulèvement, souligne, depuis Paris, Oussama, membre du mouvement pacifiste et originaire de Daraya, la banlieue sud-ouest de Damas très active dans la Révolution. Elle signifie que les Syriens parviennent à communiquer entre eux rapidement: en vingt quatre heures, ils ont réussi à élaborer cette déclaration. C’est le signe évident d’une meilleure organisation.»

Démasquer les indics du régime

 «Le communiqué commun des Coordinations et comités de la révolution syrienne» regroupe la myriade de structures qui jouent un rôle clé dans la révolte syrienne, tant dans la diffusion de l’information que dans la mobilisation. Parmi les signataires figurent des organisations de droits de l’homme (Comité syrien des droits de l’homme), des associations (Centre d’Orient arabe des études stratégiques et de la civilisation) mais aussi les principaux réseaux sociaux (Shabbakat Sham al-Akhbariya – Sham News/ SHAMSNN, la page Facebook de la révolution syrienne, Ugarit, Flash News…) et comités de coordination locale, qui sont devenus pour les médias étrangers la première source d’information en raison du black-out médiatique imposé par Damas.

Constituées de manière spontanée par la population locale pour faire face à la répression, ces fameuses coordinations (tansiquiyat, de l’arabe tansiq, coordination, par extension, “structures de coordination”) ont émergé sur tout le territoire. Au fil des semaines, chaque quartier, chaque région gagnée par la contestation se sont dotés de leur propre comité. Les Syriens ont ainsi tissé des réseaux de confiance pouvant permettre de démasquer les «infiltrés», les indics du régime. La liste est aujourd’hui impressionnante: toutes les régions syriennes en révolte y sont représentées, donnant la mesure de l’étendue du soulèvement dont on n’avait jusqu’à présent qu’une image très fragmentaire.

Ce communiqué commun est donc un affront de taille pour le régime de Bachar El-Assad. Non seulement les révolutionnaires sont parvenus à déjouer le système sécuritaire en constituant des canaux de communication sécurisés au niveau national, mais ils constituent un collectif, donnant une visibilité aux acteurs de la révolte syrienne. Les coordinations locales, les comités de la révolution syrienne et ces réseaux sociaux sont en liaison étroite et, parfois même, incluent les leaders du soulèvement populaire, contraints de rester dans l’ombre pour des raisons de sécurité.

Membre de la tribu des Abazeid, le porte-parole désigné de la «Déclaration commune», Abdallah Abazeid, est originaire de Dera’a, d’où est partie la révolte en mars dernier. La capitale du Hauran, la province sud du pays, s’était alors soulevée en réponse aux sévices infligés à des enfants de 15 ans de la même tribu, torturés par les services de renseignement pour avoir écrit des slogans sur les murs de la cité appelant à la chute du régime. Un choix hautement symbolique, garant en quelque sorte de la légitimité des signataires.

Elaboré en Syrie par cette nouvelle génération de militants, composée de trentenaires voire de quadragénaires qui encadrent les manifestants – en majorité des Chabab (jeunes) âgés de 15 à 20 ans –, le communiqué commun a été relayé par les activistes de la diaspora, brisant le huis clos imposé par Damas. Cette déclaration marque une avancée significative dans la coordination entre les forces de l’intérieur et de l’extérieur, là où les différentes conférences de l’opposition qui se sont tenues à l’étranger ont jusqu’à présent échoué.

Méfiance envers les représentants officiels de la diaspora

Une façon aussi d’écarter les forces traditionnelles de l’opposition de la diaspora – des partis politiques aux tribus et personnalités –, aux méthodes peu démocratiques et aux ambitions très personnelles. «Derrière un soutien affiché, chacun ramène la révolution à soi: les responsables de l’opposition de la diaspora – y compris des personnalités respectables – se posent en représentant des révolutionnaires et des comités de coordination de l’intérieur sans avoir été élu et sans les consulter, explique M. N, représentant à l’étranger de la coordination de la région centrale de Homs. Les révolutionnaires ont donc décidé d’élire eux-mêmes leurs représentants, d’une manière transparente, pour constituer un conseil représentatif  des manifestants qui font la Révolution. Ils pourront ainsi élire leurs correspondants à l’extérieur qui seront leurs interlocuteurs auprès de la communauté internationale.» Enclenché après la conférence de Salut national d’Istanbul (le 16 juillet dernier), qui a entraîné une profonde déception parmi les jeunes activistes, ce processus de structuration du mouvement de contestation est en bonne voie: en l’espace de quinze jours, deux représentants auraient été élus dans la quasi-totalité des départements syriens afin de constituer des organes de coordination au niveau départemental.

La violence de la répression au premier jour du ramadan, et en particulier l’assaut contre «Hama», la ville martyre de 1982, a accéléré le processus. Le souvenir des vingt mille morts a nul doute renforcé le volontarisme des révolutionnaires d’aujourd’hui. Montrant ainsi que le mur de la peur est réellement tombé. ?«Le souvenir de Hama a en effet joué, reconnaît M. N. Mais le plus important est moins la déclaration en soi que l’entente réalisée. C’est le début d’un travail collectif de coordination et d’une centralisation. Cela peut prendre du temps, mais le mouvement est lancé.»

Soutien public d’éminents oulémas

Le processus devrait aboutir à la formation d’un comité représentatif de la rue syrienne et, à terme, d’un conseil politique, regroupant les «leaders de la révolution».

Cette avancée politique intervient alors que la mobilisation populaire gagne du terrain. Le premier août, les manifestants ont reçu le soutien public d’éminents oulémas de Damas qui ont condamné l’usage de la violence contre Hama et les autres villes de Syrie au premier jour du ramadan, accusant les autorités syriennes de mener le pays vers le chaos.

Cette prise de position émane de cheikhs connus pour leur proximité avec les contestataires, à l’instar du cheikh Jaoudat Said, apôtre de la non-violence, ou encore du cheikh Krayem Rajeh, qui officie dans le quartier Midan à la mosquée Hassan, haut lieu de la contestation. Parmi les signataires figurent également les frères Ousama et Sariya Al Rifa’i de la mosquée du même nom, située à l’entrée du nouveau quartier aisé de Kfar Soussé, dont les disciples appartiennent tant à la classe moyenne inférieure qu’à la petite bourgeoisie damascène.

Nommés par l’institution religieuse contrôlée par le pouvoir sans être pour autant inféodés au «clan Assad», ces dignitaires religieux bénéficient surtout d’une légitimité auprès de l’ensemble de la communauté sunnite damascène, qu’ils tirent de leur savoir religieux.

Dans le même temps, les manifestants défient un peu plus chaque jour le pouvoir. Même Alep, la deuxième ville du pays, au nord, semble entrer dans le mouvement, comme en témoignent les appels au ralliement lancés sur Facebook.

Les manifestants du premier jour du ramadan ont rassemblé près de mille personnes parties de sept mosquées dans sept quartiers différents, en dépit d’un dispositif sécuritaire redoutable. Dans la capitale Damas, les contestataires se rapprochent du centre, en investissant de nouveaux quartiers plus aisés où se concentrent les bâtiments officiels. « Ce sont des petits groupes d’une soixantaine voire une centaine de personnes mais, si cela commence ainsi, il peut y avoir de plus en plus de manifestants car la confiance sera installée », espère Oussama, sans se nourrir d’illusions sur la longue bataille qui y attend les révolutionnaires.

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:21

 

TACTIQUE ET STRATEGIE POUR LES PRESIDENTIELLES

 

 Ce message est un projet d’appel collectif dans lequel les lecteurs trouveront des consignes de vote, des considérations tactiques et stratégiques et un projet de programme pour le premier et le deuxième tour des élections présidentielles françaises de 2012.

 

Ce message est d'abord un appel au vote Mélenchon au premier tour des élections présidentielles de 2012. La candidature Mélenchon est une candidature de rassemblement partiel. A la date de l'écriture de ce message, la candidature Mélenchon n'est pas une candidature de large rassemblement, aucune composante de l’actuel Front de Gauche ne veut  d'une candidature de large rassemblement, ni Mélenchon, ni le Parti de Gauche, ni le PCF. Ce n'est pas une candidature du mouvement social. Mais ce n'est pas non plus une candidature du seul PCF. C'est une candidature du PCF et de quatre ou cinq petites organisations de gauche et d'extrême gauche, Parti de Gauche, Gauche Unitaire, FASE, Convergence et Alternative. La présentation d'autres candidatures d'extrême gauche au premier tour des élections présidentielles de 2012, POI, Lutte Ouvrière et NPA, sont et seraient des candidatures électoralistes de division.

 

La stratégie de Mélenchon et la stratégie des rédacteurs de ce message sont exactement inverses. Il y a un temps pour la présentation d'une candidature identitaire et programmatique au premier tour et pour l'appel au désistement en faveur du candidat socialiste au deuxième tour des élections présidentielles. Après des années d'expériences de gestion gouvernementale de gauche capitaliste libérale en Espagne, en Grèce, au Portugal, en Grande Bretagne et en France, c'est le temps de l'appel au vote pour un candidat de rassemblement de la gauche de la gauche au premier tour et de l'appel à l'abstention au deuxième tour des élections présidentielles de 2012. 

 

Les programmes de la droite et de la gauche françaises, de l'UMP et du parti socialiste, sont exactement identiques, blanc bonnet et bonnet blanc, pas une voix pour l'UMP, pas une voix pour le Parti Socialiste, pas une voix pour le Front National au premier et au deuxième tour des élections présidentielles de 2012. 

 

Les rédacteurs de ce message prennent position pour un véritable programme anticapitaliste, pour une élaboration collective du programme du candidat de rassemblement de la gauche de la gauche au premier tour des élections présidentielles.  

 

Nous prenons position pour la fin immédiate de la participation de la France à toutes les guerres impérialistes, en Afghanistan et en Libye. 

 

Nous prenons position pour le soutien à la révolution arabe et au mouvement des indignés. 

 

Nous prenons position pour l’annulation de la dette, la suppression des agences de notation et la nationalisation des banques. 

 

Nous prenons position  pour une assemblée constituante souveraine. 

 

Nous prenons position pour une sortie préventive, conditionnelle et provisoire de l’euro et de l’Europe, pour un moratoire et une réorientation de la construction européenne, pour une Europe des peuples contre l’Europe libérale. 

 

Bernard Fischer

 

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 14:10

 

http://www.rue89.com/2011/08/06/succes-sans-predecent-de-la-manifestation-sociale-du-printemps-israelien-216953


 

Succès sans précédent de la manifestation du « printemps israélien »

 

Par Pierre Haski

 

Deux cent mille manifestants à Tel Aviv, plus de trois cent mille dans l'ensemble d'Israël sur une population de sept millions d'habitants : samedi soir, le « Printemps israélien » a fait le plein une nouvelle fois, trois semaines après le début d'un mouvement spontané de protestations contre la vie chère qui a pris l'allure d'un vaste happening social et culturel.

 

Le mouvement a démarré lorsque des jeunes Israéliens ont installé leur tente sur le Boulevard Rothschild, une grande artère de Tel Aviv, pour protester contre le prix des loyers et le coût de la vie trop cher. Le geste a aussitôt été suivi par d'autres « campeurs », et est devenu un phénomène national, aux accents combinés des « Indignados » de Madrid et des révolutionnaires de la place Tahrir du Caire, une référence explicite pour certains manifestants.

 

Depuis, le mouvement s'est étendu avec ces manifestations monstres du samedi soir, depuis trois weekends, et un véritable village de la protestation sur le Boulevard Rothschild, alliant la diversité des revendications à une parole libérée.

 

Ce récit de Noam Sheifaz, publié ce samedi sur le site indépendant 972 (le code téléphonique d'Israël…), intitulé « entre euphorie et anarchie, le festival révolutionnaire de Tel Aviv », donne une bonne idée de l'atmosphère :

 

« Ce qui se passe ne concerne plus le logement. Les journaux débattent de données économiques et de projets sociaux, mais il se passe quelque chose de très différent sur le Boulevard Rothschild. Il semble que tous ceux qui ont quelque chose à dire sont venus ici, ont dressé leur tente, et ont commencé à crier.

 

L'euphorie des premiers jours de la lutte est toujours présente, mais la tension monte vite. Les gens jouent toujours de la musique et discutent de politique, mais beaucoup redoutent la violence. J'ai entendu dire que le groupe qui a démarré le mouvement de protestation ne dort plus sur place après avoir reçu des menaces de mort.

 

Et pourtant, le campement semble grossir à vue d'oeil. Il y a des tentes partout, et entre elles des tables et des gens qui vous tendent des tracts au milieu de la nuit. Il y a des tentes pour les droits des animaux. Il y a des tentes pour forcer les ultra-orthodoxes à faire leur service militaire (vous voulez signer la pétition ?). Il y a des tentes du parti communiste. Il y a des tentes pour peupler le nord d'Israël de juifs. Il y a un camp judéo-arabe baptisé “Tente 1948”. Il y a un groupe de travailleurs sociaux travaillant avec de jeunes marginaux et dont le service a été privatisé, et qui réclament le retour à leur contrat initial. Il y a un campement new-age avec l'inévitable jeune fille qui parle de paix intérieure pour résoudre les problèmes de la société.

 

Et au milieu, des dizaines de pancartes : “Bibi (surnom de Netanyahou, ndlr) nous a vendus”, “le marché est libre, mais vous ? ”, “Tahrir, au coin de Rothschild”, “nous sommes apolitiques”, “Milliardaires, enfermez vous ! ”…

 

Qu'est-ce que tout cela signifie ? A chacune de mes visites, j'ai l'impression qu'il faudrait moins d'analyse politique, et plus de roman ou de journalisme gonzo ».

 

Une vidéo amateur, postée sur YouTube, montre également le caractère festif de la mobilisation, malgré la gravité des sujets et les tensions inévitables.

 

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, n'a pas mis longtemps pour prendre la mesure du mouvement, comme le souligne le quotidien Haaretz, et pour tenter de l'éteindre avant qu'il ne se politise et ne se transforme en menace pour sa coalition de droite et d'extrême droite.

 

Il a annoncé des mesures pour la construction de logements, et promis de s'en prendre aux monopoles qui verrouillent l'économie israélienne et qui font que les prix, malgré des salaires plus faibles, sont souvent plus élevés que dans les grandes capitales européennes. Des annonces qui n'ont pas empêché la mobilisation ce samedi d'être plus forte encore que la semaine précédente.

 

Samedi soir, plus de dix mille manifestants défilaient en direction de la résidence du premier ministre, comme l'indiquait le site 972 sur Twitter.

 

Un mouvement apolitique

 

Jusqu'ici, le mouvement a largement conservé un caractère apolitique, et évité la récupération par les partis politiques existant, même si, dans les sondages, la gauche et l'extrême gauche retrouvent des couleurs qu'elles avaient perdu ces dernières années.

 

Les grands rassemblements de ce type étaient jusqu'ici le fait des pacifistes de La paix maintenant ; Mais la question de la paix avec les Palestiniens est largement absente de cette mobilisation, même si certains tentent de l'inclure. Qu'il s'agisse des partisans de la paix, comme des colons juifs des territoires occupés qui tentent de profiter de la situation pour pousser leur agenda.

 

Cette semaine, d'ailleurs, le gouvernement israélien a autorisé la construction de nouveaux logements dans un secteur contesté de Jérusalem-Est, s'attirant la condamnation des grandes capitales étrangères et des Palestiniens.

 

Quel impact politique ?

 

L'absence de politisation de ce mouvement social est à la fois sa force, lui permettant de rassembler dans la rue et dans les sondages une large proportion des Israéliens ; C'est aussi sa faiblesse potentielle, puisque, comme le rappelle dans le quotidien Haaretz ce weekend, le professeur Zeev Strernhell, une grande figure pacifiste, les mouvements spontanés qui ne se donnent pas de perspective politique sont voués à se désintégrer, citant en exemple … mai 68 (Sternhell a fait ses études en France ! ).

 

L'ampleur de la mobilisation est, quoi qu'il en soit, historique, et il est évident qu'elle aura un impact politique dans un pays situé au coeur du Proche Orient, dans une région en pleine ébullition, entre révolution égytienne qui se cherche, le massacre à huis-clos en Syrie, et des territoires palestiniens prêts à exploser si, une nouvelle fois en septembre, ils se voient privés de toute perspective étatique.

 

Les campeurs du boulevard Rothschild n'avaient pas cette vision en tête lorsqu'ils ont dressé leur tente au coeur de la métropole israélienne, donnant naissance à un mouvement sans précédent.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:18

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-turquie-se-dote-dun-nouvel-%C3%A9tat-major-133807938.html

La Turquie se dote d’un nouvel état major militaire

ANKARA (Reuters) - La Turquie s'est dotée jeudi d'un nouvel état-major militaire au terme d'un remaniement qui devrait permettre au gouvernement dirigé par un parti issu de la mouvance islamiste de renforcer son contrôle sur l'armée, jadis toute puissante et intouchable.

 

Le général Necdet Ozel, ancien chef de la gendarmerie, a été confirmé au poste de chef d'état-major interarmes, où il avait été nommé la semaine dernière après la démission surprise du général Isik Kosaner.

 

Le départ de Kosaner et des commandants des trois armes (terre, marine et aviation) a fait resurgir les tensions latentes entre l'armée et le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

 

Les quatre hauts gradés entendaient dénoncer l'arrestation de deux cent cinquante officiers accusés de complot contre le gouvernement.

 

Le président Abdullah Gül a approuvé le nouvel état-major proposé par le Conseil militaire suprême (YAS), a dit un porte-parole du chef de l'Etat. Recep Tayyip Erdogan avait auparavant signé dans la matinée les promotions décidées par le YAS à l'issue d'une réunion de quatre jours.

 

Les observateurs estiment que la vague de départs à la tête de l'armée devrait permettre au chef du gouvernement d'affirmer son autorité sur la deuxième armée de l'Otan, responsable de trois putschs depuis 1960 et de la chute d'un gouvernement à dominante islamiste en 1997.

 

Depuis son accession au pouvoir en 2002, le Premier ministre a mis fin à la domination sans partage des militaires à la faveur d'une série de réformes adoptées dans le cadre de la candidature d'adhésion d'Ankara à l'Union européenne.

 

COMPROMIS

 

Les quatre nouveaux généraux ne sont pas réputés favorables à l'AKP, relèvent les analystes, mais Recep Tayyip Erdogan aura beau jeu d'exiger d'eux la plus grande intransigeance à l'égard d'officiers qui pourraient se livrer à des activités visant à déstabiliser le gouvernement.

 

La démission de leurs quatre prédécesseurs plonge ses racines dans "l'opération Sledgehammer" (Masse), complot présumé contre le gouvernement Erdogan qui aurait été ourdi en 2003 au cours d'un séminaire militaire. Certains des deux cent cinquante officiers arrêtés dans le cadre de l'enquête disent que l'opération n'était qu'un exercice et que les preuves utilisées contre eux ont été inventées.

 

Aucune des nominations ne constitue une surprise mais plutôt un signe de compromis entre l'armée et le pouvoir civil.

 

Le choix du général Hayri Kivrikoglu comme chef d'état-major de l'armée de terre en est une illustration.

 

Lorsqu'il commandait les troupes turques dans la partie nord, occupée par Ankara, de Chypre, ce général avait refusé de serrer la main du président Abdullah Gül. En 2007, l'armée avait essayé en vain d'empêcher l'AKP de porter Gül à la présidence de la République.

 

Plusieurs généraux soupçonnés d'avoir trempé dans le complot contre le gouvernement ont été nommés à des postes subalternes ou mis à la retraite. Quatorze autres, actuellement détenus, ont en revanche été reconduits à leur poste pour une période d'un an alors que leur limogeage était envisagé.

 

L'AKP, qui a remporté 50% des sièges au Parlement lors des élections législatives de juin, espère parvenir à un consensus avec les partis laïques et kurdes pour remplacer la Constitution rédigée au lendemain du coup d'Etat militaire de 1980.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:01

 

http://www.printempsdespeuples44.over-blog.com/article-le-vent-des-revoltes-arabes-souffle-sur-israel-03-08-11-80809047.html

Le vent des révoltes arabes souffle sur Israël

Mercredi 3 août 2011

Plus de cent cinquante mille israéliens juifs et arabes, religieux ou laïcs, ont manifesté samedi pacifiquement et crié leur colère dans les rues de plusieurs villes de l'Etat hébreu.

L'Egypte a tremblé. La secousse a été ressentie en Israël. 87% des Israéliens soutiennent le mouvement populaire, qui a pris naissance il y a quelque deux semaines, selon un sondage publié par le très influent Haaretz (troisième quotidien israélien) qui est aussi le porte-drapeau de la gauche israélienne. Les Israéliens sont en colère contre leur gouvernement. «Si les choses ne changent pas, la prochaine étape deviendra probablement plus violente. Maintenant, ça ressemble à Woodstock. Mais ensuite, ce sera la place Tahrir», prédit Moshe Gant, un des protestataires de Tel-Aviv. Le mouvement de contestation égyptien semble avoir fait des émules chez le voisin israélien. Netanyahu connaîtra-t-il le même sort que les présidents tunisien Zine el Abidine Ben Ali ou égyptien Hosni Moubarak? Sera-t-il contraint à la démission? Le parallèle avec le sort réservé aux deux dictateurs arabes devrait ne pas dépasser le stade de cette comparaison. Confronté à une contestation historique, le Premier ministre israélien a promis d'engager des réformes.


Les manifestants ne lui font pas confiance et ne l'entendent pas de cette oreille. Ils veulent un changement radical du système. «Nous descendons dans la rue pour exiger un changement de système alors que lui se contente de former une commission en cherchant ainsi à se défausser de ses responsabilités», a souligné Daphne Leef, qui est à l'origine de ce mouvement de protestation. Le Printemps arabe souffle sur le coeur du centre diplomatique, économique et financier de l'Etat hébreu: Tel-Aviv. Les appels à la contestation à travers Facebook ont fait mouche. Cet extraordinaire outil de communication est devenu tout simplement craint et redouté même par les pays qui se targuent de respecter les fondements et les principes qui découlent de la démocratie : l'alternance au pouvoir, la liberté d'expression, le multipartisme...Israël qui a colonisé la terre de Palestine, et qui a privé ses enfants de la naissance d'un Etat, est en train d'en faire l'expérience.

La preuve est désormais faite: les inégalités sont criantes entre Israéliens. Daphne Leef, une jeune Israélienne, s'est installée sur le boulevard Rothschild, après avoir été contrainte de quitter son appartement. Elle a lancé un appel à la contestation sur Facebook. Il a trouvé un formidable écho et a fait tache d'huile dans la plupart des grandes villes du pays.

 

Plus de cent cinquante mille israéliens juifs et arabes, religieux ou laïcs, ont manifesté pacifiquement, samedi dernier, et crié leur colère dans les rues de plusieurs villes de l'Etat hébreu. Tel-Aviv deviendra t-elle la place Tahrir ? «Depuis plus de deux semaines, le visage du boulevard Rothschild, à Tel-Aviv, s'est transformé. Des centaines de tentes ont été érigées en son centre, sur un îlot de verdure traversé par une piste cyclable.

 

Certains ont apporté fauteuils et chaises en plastique. D'autres ont installé des petites piscines gonflables», peut-on lire sur Cyberpresse.ca. Les revendications des manifestants portent sur le coût élevé de la vie. Dans la foulée, ils exigent des changements politiques et plus de justice sociale. «Les protestataires, en grande partie issus de la classe moyenne, exigent des loyers abordables, mais aussi une plus grande justice sociale et des réformes dans les systèmes d'éducation et de santé. Des groupes d'Arabes israéliens, qui, avec les Juifs ultra-orthodoxes, constituent une des franges les plus pauvres de la société, se sont aussi joints aux manifestations la semaine dernière», rapporte le site francophone Cyberpresse. Le feu couvait depuis déjà un certain temps. «J'imagine que le terreau était fertile pour recevoir ce genre de manifestation, à cause du contexte socio-économique. L'écart entre les gens de la classe moyenne et les riches est tel que même avec un bon salaire, on a de la difficulté à arriver, parce que les loyers sont tellement élevés», témoigne Yigal Rambam, un des principaux animateurs de la contestation.

 

Le mouvement, qui semble vouloir s'inscrire dans la durée, peut-il provoquer la chute du gouvernement ? «A court terme, le gouvernement n'est pas en péril, mais ce n'est plus vrai à moyen terme. Netanyahu a de bonnes raisons de s'inquiéter», a fait remarquer le politologue Yaron Ezrachi, professeur de l'université hébraïque de Jérusalem, qui a annoncé une probable implosion de l'équipe gouvernementale, hétéroclite, basée sur l'alliance entre droite, extrême-droite et partis religieux. Ces deux derniers groupes politiques seront «les premiers à quitter un navire qui coule», a-t-il souligné. L'affaire est jugée assez grave.

 

Elle a nécéssité l'intervention du président israélien Shimon Peres qui a proposé sa médiation à de jeunes responsables de ce mouvement au cours d'un débat télévisé. Des milliers d'employés municipaux ont fait grève lundi en signe de solidarité avec les contestataires. Les effluves de la révolution de Jasmin commencent à parfumer les ruelles de Jérusalem.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 14:48

 

http://www.blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/300611/pour-un-front-de-gauche-des-quartiers-populaire

 

Pour un Front de gauche des quartiers populaires

 

Plusieurs militants associatifs des quartiers populaires de Montpellier appellent à la création d'un Front de gauche des quartiers populaires, afin de «répondre au malaise et à l'angoisse sociale ambiante que vivent durement nos concitoyens dans les quartiers populaires, y compris sur le terrain électoral».

 

Depuis la création des ZUP en 1959, les quartiers populaires ont vu se succéder des mesures, des discours, des déclarations présidentielles, des opérations coups de poing, des plans Marshall, des zones franches, des organismes, des subventions, des espoirs noyés dans les décrets et les dérogations... sans qu'au fond leurs situations ne cessent de se dégrader : taux de chômage record, échec scolaire, misère sociale et affective, ghettoïsation et ethnicisation, démantèlement des services publics, bétonisation, discriminations en tous genres, rénovations interminables, non aménagement des espaces communs...

Après les émeutes de 2005, il n'y a pas eu de véritables réponses politiques à la hauteur des maux de nos quartiers populaires. La colère des jeunes ne correspond qu'à la partie visible d'un mal-être qui touche toutes les générations. Ce mal-être croît depuis des décennies sur les injustices vécues dans les quartiers et sur l'idée, chez beaucoup de nos concitoyens, que la République ignore ses enfants.


C'est dans ce contexte qu'est né, fin 2010, le Front de Gauche des Quartiers Populaires (FGQP) au cœur des quartiers populaires montpelliérains, d'abord de la Paillade puis du Petit Bard et des Cévennes. La création de ce mouvement politique qui rassemble des citoyens, des militants de partis politiques, de syndicats et d'associations, répond à la nécessité de s'organiser dans nos quartiers pour contribuer à apporter des réponses concrètes face à la crise du capitalisme ainsi qu'à la catastrophe sociale et écologique que nous vivons tous.

Il s'agit ainsi de proposer un nouveau type de développement économique, social et environnemental qui mette l'Homme au centre de ses préoccupations. Outil de combat contre la droite, le FGQP participe au rassemblement et à la construction du Front de Gauche qui doit répondre aux préoccupations démocratiques, sociales et écologiques de la population. Le FGQP souhaite répondre au malaise et à l'angoisse sociale ambiante que vivent durement nos concitoyens dans les quartiers populaires, y compris sur le terrain électoral.

C'est pourquoi, à Montpellier, lors des dernières élections cantonales, nous avons porté avec le soutien du Front de Gauche les préoccupations de la population dans le débat politique. Au premier tour, nous avons éliminé la droite et l'extrême droite. Au second tour, nos concitoyens avaient le choix entre deux gauches: la gauche traditionnelle incarnée par le Parti socialiste local et une autre gauche ancrée dans les quartiers populaires répondant aux aspirations profondes de la population. A l'issue du second tour, c'est près de 35% des électeurs qui ont opté pour une véritable transformation démocratique, sociale et écologique dans les quartiers populaires.

Un souffle de renouveau et d'espoir s'est alors levé dans nos quartiers et de nombreux habitants ont fièrement relevé la tête. Et très vite d'autres quartiers de la ville nous ont rejoints. Fort de ce résultat, et à l'heure où nous constatons une montée des extrêmes et des populismes dans notre pays, nous lançons cet appel pour que la question des quartiers populaires soit parmi les enjeux importants lors des prochains scrutins, notamment de l'élection présidentielle de 2012.

Nous contribuerons au rassemblement le plus large et à la victoire d'une gauche sociale et solidaire en rupture avec le capitalisme.

 

Nous invitons l'ensemble des femmes et des hommes de gauche à répondre à cet appel et à nous rejoindre lors des Assises nationales des quartiers populaires que nous organiserons à l'automne 2011 à Montpellier.
 

Mohamed Bouklit, candidat citoyen aux élections cantonales de mars 2011 soutenu par le Front de Gauche, Adda Sadi et Joël Vézinhet, porte-parole du Front de Gauche des Quartiers Populaires (FGQP), Chantal Ponsot, secrétaire du FGQP. 

 

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