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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 19:59

 

http://www.peacelink.it/campagne/index.php?id=91&amp&nbsp

 

Syrie No War

 

Appel urgent pour mettre fin à l’intervention militaire étrangère en Syrie et rétablir les droits humains et le respect de la légalité

 

Nous, soussignés organisations humanitaires (ONG)  pour les droits humains, exhortons les Nations Unies et la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour faire cesser toute intervention militaire étrangère contre la Syrie, et au contraire,  d'agir de bonne foi pour une honnête médiation. Il est essentiel d’agir rapidement. Nous demandons d'agir de bonne foi pour rejoindre une vraie médiation  pacifique.

Au cours des derniers mois, nous avons observé une augmentation constante des campagnes de presse qui présentent seulement une vision partielle et pas vérifiée ce qui passe en Syrie. La même chose s'est produite aussi dans le cadre des préparatifs à l'intervention étrangère en Libye. 

Nous savons qu'il y a des affrontements violents entre les troupes gouvernementales et les insurgés armés de l'auto proclamée "Armée Libre Syrienne " avec des bases en Turquie, près de la frontière syrienne. Et nous savons que ces conflits provoquent un énorme nombre de morts parmi les civils, qui sont toujours les premières victimes de n’importe quel conflit. Il semble donc clair que les deux côtés armés ont des responsabilités.

Mais une ingérence militaire étrangère  n'est pas une bonne façon de protéger les droits civils et humains.

Nous affirmons avec force que le projet d’ «intervention militaire humanitaire» en Syrie est la pire des solutions et il ne peut revendiquer aucune légitimité, car on ne peut pas obtenir la protection des droits humains par une intervention armée;

En effet, l'histoire récente montre que, les résultats inévitables de l'intervention armée étrangère, sont des violations massives des droits, comme en Libye;

 

La contrebande d'armes dans une zone de conflit alimente seulement  une guerre «civile» et ce doit être arrêtée;

 

On ne peut pas autoriser un scénario libyen en Syrie, c'est à dire une « no fly zone" qui se transforme en une intervention militaire directe suivie par des massacres et des violations massives des droits.

 

Nous exhortons donc la communauté internationale à favoriser un cessez le feu sur les deux côtés et une médiation neutre entre les parties. Nous rappelons que la proposition faite par certains pays d'Amérique latine à partir du groupe ALBA semble être accueillie aussi par l'opposition non armée

 

Nous demandons des mesures pour arrêter l'ingérence militaire et politique étrangère en Syrie visant à déstabiliser le pays (et éventuellement toute la région);

 

Nous demandons la restauration de la Syrie dans le bloc régional;

 

Nous demandons la fin des sanctions actuelles qui portent atteinte à des civils;

 

Nous demandons une mission internationale d'enquête par les pays et les organisations neutres pour établir la vérité sur les conditions de vie en Syrie;

 

Nous demandons une enquête menée par les observateurs internationaux neutres sur les accusations et sur les nouveaux rapports en provenance de Syrie et qu’il n'a pas été possible de vérifier.  

 

Premiers signataires

 

Amedeo Barigozzi, Antonella Laganà, Association des Amis de Mar Moussa, Bruno Antonio Bellerate, Concetta Centonze, Eleonora Bellini, Eliades Acosta, Kathy Ford, Luciano Corradini, Luigi Pedrabissi, Patrick Boylan, Roberta Sangriso

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:29

 

http://www.memorial-caen.fr/portail/images/recueil-lyceens-2012.pdf

 

Ce vendredi 28 janvier s’est déroulé au mémorial de Caen la finale du concours 2012 de plaidoiries des lycéens pour la défense des droits de l’Homme. L’un des lauréats de ce concours, Oussamah Jaber, est un jeune franco-syrien. Il parla avec son cœur et avec ses tripes.

 

Depuis quarante ans, nous vivons, en Syrie, écrasés par la dictature des Assad… Petit à petit, nous nous sommes résignés à une nuit qui semblait interminable… L’aube vint pourtant… Le premier rai de lumière fut éblouissant. Quand, le 14 janvier dernier, je sus que le peuple tunisien avait vaincu, je restais abasourdi… heureux… Les prémices de l’aube arrivèrent ainsi, lentes, espacées, et si lumineuses… et si belles… Et malgré cette beauté, je me disais encore que dans notre ciel à nous, la nuit, jamais, n’aura de fin… 

 

Nous avions tous abandonné et arrêté le combat… Les agents du régime étaient partout. Qui aurait osé critiquer le pouvoir ? Tous les hommes, toutes les femmes, vivaient dans la peur la plus totale. Mais cet effroi qu’on inculque aux enfants, lentement, dès leur plus jeune âge, n’atteint pas immédiatement la terreur absolue dans laquelle ils sont censés vivre à l’âge adulte. Les adultes étant tous soumis, ce sont les enfants qui se sont libérés. Dans une ville appelée Deraa, des enfants ont bravé tous les interdits, ont répondu à leur nature d’être humain, digne et libre, des enfants ont écrit, sur les murs de leur collège : « Le peuple veut abattre ce régime ». 

 

Au sein de vingt millions d’esclaves, quinze enfants ont redressé l’échine. 

 

L’un des dix-sept appareils de police politique du régime syrien a détenu, illégalement et arbitrairement ces quinze enfants… Violant par-là la Convention internationale des droits de l’enfant, qui stipule à l’article 37b :

 

Nul enfant ne sera privé de liberté de façon illégale ou arbitraire. L’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible. 

 

Ces enfants ont été torturés… Puis relâchés… Tous ? Non… Selon Florence Ghazlan, de L’Observatoire syrien des droits de l’homme et selon l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie, seuls quatorze enfants ont été relâchés… Tous présentaient des marques de mauvais traitements, mais le quinzième, Ahmad Abou Zeid, est toujours, à l’heure qu’il est, dans les geôles du régime. Il a été détenu à la section Palestine, une section des renseignements, en plein Damas, atrocement réputée pour les horreurs qui y ont lieu… Il a été ensuite transféré dans une prison pour grands criminels, dans le Sud du pays. Ahmad n’a que 15 ans… 

 

Suivant la voie tracée par leurs fils, les habitants de Deraa se sont libérés, et, pacifiquement, ont exigé la libération des leurs. C’était le 18 mars 2011, une date qui restera gravée dans le cours de l’histoire de la Syrie. 

 

Bachar al Assad, le président de la République, a immédiatement choisi de noyer dans le sang cette contestation. Il a suivi la voie sanglante de son père, Hafez al Assad, le « guide éternel », qui avant lui, en 1982, avait tué quarante mille personnes en trois semaines à Hama, soit un habitant sur cinq. Son père, à qui il a succédé en héritant du trône présidentiel et du pouvoir, en 2000. 

 

Dès le premier jour de la contestation, quatre personnes sont mortes dont un mineur de 14 ans. Les manifestations ont gagné l’agglomération : le régime est intervenu immédiatement. Souvenons-nous des soixante trois personnes qui, le 23 mars, ont été tuées à Deraa. Parmi eux une petite fille de 11 ans, Ibtissam al Masalmeh, qui regardait par la fenêtre. Les manifestants se faisaient arrêter arbitrairement par centaines… Près de deux cent ont été arrêtés ensemble, le 29 avril, alors qu’ils tentaient de forcer le blocus établi sur Deraa.  

 

Un enfant de 13 ans a été arrêté ce jour-là, qui s’appelait Hamza al Khatib… Un enfant dont le cadavre a été rendu à sa famille le 27 mai. Je me souviens encore des images atroces, du corps d’un enfant de 13 ans, mort sous la torture… Un corps qui ne ressemblait plus au bel adolescent, souriant et heureux, qui vit encore sur certaines photos, qui vit encore dans le coeur de sa mère… La dépouille de Hamza était boursouflée, bleue, rouge d’hématomes et de sang. Citons la courte description du rapport d’Amnesty International : « il a été retrouvé mort couvert de blessures manifestement infligées au moyen d’armes contondantes et le pénis sectionné. » 

 

Si je suis, ici, devant vous, c’est en hommage à Hamza. En hommage au petit Hamza qui aurait eu 14 ans si le régime syrien ne l’avait pas tué… D’autres enfants sont morts ainsi, en Syrie, lâchement massacrés par le régime… Parmi eux Samer al Charii tué en détention. Electrocuté, et mort après avoir reçu treize balles dans le corps, aucune n’étant destinée à le tuer… 

 

Imaginez que l’on vienne demain, que l’on vienne aujourd’hui vous rendre le corps tant aimé de votre fils, de votre fille, de votre frère, de votre soeur, découpé, transpercé, brûlé… Imaginez l’être tant aimé, que vous ne reconnaîtrez plus… Depuis le 15 mars, ce sont plus de dix autres enfants qui sont morts sous la torture, selon un rapport d’Amnesty International… Dix enfants… Mais qui a pu, qui a eu l’audace de défigurer ainsi l’innocence dix fois, impunément, dix fois de suite… 

 

Les enfants se font torturer, des femmes se font violer dans les geôles des milices pro-Assad. Des crimes contre l’humanité ont lieu en ce moment même en Syrie. Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Article 5 de la déclaration universelle des droits de l’homme signée le 18 septembre 2004 par Bachar El Assad au nom de sa volonté d’ouverture… Pour le septième anniversaire de cette signature, un homme est mort sous la torture et un enfant de 11 ans a été tué par un tireur d’élite d’une balle dans la tête. 

 

Les droits de l’homme ne sont pas qu’une idée abstraite et vide… Les droits de l’homme sont un combat ! Les droits de l’homme sont un défi qui nous est lancé. Relevons-le, tout comme l’ont relevé Hamza, Samer et plus de deux cent autres hommes, femmes et enfants morts sous la torture pour avoir réclamé leurs droits… 

 

Eh bien… Au nom des enfants qui meurent, au nom des jeunes qui souffrent sous la torture, au nom, enfin, de ces principes si sacrés des droits de l’homme, j’enjoins le monde à réagir !

 

J’enjoins le monde à prendre position contre les crimes d’Assad ! J’enjoins le monde à soutenir le peuple de Syrie dans sa révolution… Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit voter une résolution condamnant le régime syrien. Le régime syrien doit subir un embargo sur les armes, afin qu’il ne les utilise plus pour tuer son peuple. 

 

Les diplomates dont le régime de Bachar al Assad se sert afin de traquer les opposants de par le monde, doivent être expulsés ! Des pressions, réelles, doivent être exercées afin que des journalistes indépendants puissent enfin aller rendre compte de la situation en Syrie. Les responsables de toutes ces horreurs, et en premier lieu Bachar al Assad lui-même, doivent être impérativement traduits devant la Cour Pénale Internationale pour que justice soit rendue ! C’est là un strict minimum ! 

 

Je voudrais ici saluer tous ceux qui sont morts et tous ceux qui meurent encore au nom des Droits fondamentaux. Je voudrais saluer, en particulier, les martyrs de la Liberté en Syrie. Je voudrais rendre hommage à ces gens, qui ont décidé, un jour, de prendre leur destin en main… Qui ont décidé de se battre pour l’application des droits de l’homme, et qui ont cessé d’attendre qu’on vienne les appliquer à leur place… Je voudrais saluer ces jeunes qui sortent de chez eux, regardant la mort, ces jeunes qui crient de douleur, dans une geôle obscure, et qui restent confiants en l’avenir, et qui se répètent encore et encore : Et la Justice viendra sur nos pas triomphants. 

 

Rendons hommage à ces jeunes dont les flots de sang forment des fleuves qui se déversent et qui nourrissent le torrent de la révolution d’un peuple,

 

Une révolution menée au nom de la Dignité, de la Liberté et, indéniablement, au nom de l’Espoir :

 

Celui qui croyait au ciel. Celui qui n’y croyait pas.

 

Qu’importe comment s’appelle cette clarté sur leurs pas.

 

Et leur sang rouge ruisselle… Même couleur, même éclat.

 

Pour qu’à la saison nouvelle, mûrisse un raisin muscat. 

 

Ces vers ont été écrits par Aragon, pour un autre temps, pour d’autres hommes, combattant un ennemi différent, mais ce combat, en réalité, n’a pas changé. La lutte pour les droits de l’homme et le combat pour la liberté sont immuables. Et quand, à travers le monde, un Hamza meure, un Samer tombe, il rejoint, comme d’autres, comme tant d’autres avant lui, le Panthéon des géants, et des héros immortels de jadis.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:10

 

http://www.liberation.fr/economie/01012386707-on-n-avait-pas-vu-ca-en-grece-depuis-l-occupation

« On n’avait pas vu cela en Grèce depuis l’occupation »

 

Menacés par la famine, comme pendant la seconde guerre mondiale, les grecs ont l’impression de replonger dans la dictature. Economique, cette fois.

 

Par Maria Malagardis, envoyée spéciale à Athènes

 

Tous les jours, la même scène : à midi, une foule silencieuse se presse devant les grilles de la mairie d’Athènes, à deux pas de la place Omonia. Combien sont-ils ? Une centaine ? Bien plus encore ? «Le soir, ils sont deux à trois fois plus nombreux», soupire Xanthi, une jeune femme rousse, chargée par la mairie «de gérer la foule».

 

L’ambiance est tendue quand les grilles s’ouvrent enfin, et qu’une longue cohorte se forme jusqu’au stand où l’on distribue un Coca-Cola light et une sorte de purée de patates dans une gamelle en plastique.

 

Certains tentent de doubler, d’autres de repasser une seconde fois. Il y a des cris, des disputes, tout doit aller très vite : la distribution ne dure qu’une demi-heure. Et tant pis pour les retardataires ! Gestes fébriles, regards fuyants, ils s’accrochent à leur repas qu’ils avalent rapidement assis dans la cour. Au milieu des quelques marginaux et des vieillards aux vêtements usés, on remarque tout de suite cette nouvelle catégorie de citadins jusqu’à présent peu habitués à quémander sa nourriture. La plupart d’entre eux refusent de parler aux journalistes, détournent la tête dès qu’on les aborde. «Ils ont honte», confie Sotiris, 55 ans, qui s’est retrouvé au chômage après avoir travaillé vingt ans dans une compagnie de sécurité. «Mais en Grèce, les allocations chômage ne durent qu’un an», rappelle-t-il. Tirant nerveusement sur sa cigarette, il évoque sa femme, malade du cancer et alitée, ses deux fils, aussi au chômage, qui vivent sous le même toit. «Que va-t-on devenir ?Je n’ai plus d’argent et je ne peux même plus payer les traites pour mon appartement ! Bientôt, ils viendront le saisir», s’affole-t-il. Juste avant de partir, il demande un euro, murmurant : «Juste pour un café. J’en ai oublié le goût.»

 

Années fastes. En Grèce, on les appelle les «néo pauvres», ou encore les «SDF avec iPhone» : des salariés virés d’une des nombreuses PME qui ont fait faillite, des fonctionnaires licenciés à la suite des mesures d’austérité prises depuis deux ans. Tous se sont retrouvés au chômage, alors que les crédits à la consommation les avaient poussés à se surendetter pendant les années fastes. Qui ne sont pas si loin : entre 2000 et 2007, la Grèce affichait encore un taux de croissance prometteur de 4,2%. Puis la crise bancaire de 2008 et l’annonce coup de tonnerre d’un déficit budgétaire record de 12,7% du PIB fin 2009 ont fait s’effondrer, comme un château de cartes, une économie aux bases trop fragiles pour résister au jeu spéculatif des marchés.

 

Premier pays «dégradé» d’Europe, la Grèce est aujourd’hui le plus mal noté par les agences financières. Travail au noir, fraude fiscale, administration inefficace : les maux sont connus et une grande partie de la population accepte la nécessité des réformes structurelles exigées par «Merkozy», comme on appelle ici le tandem Angela Merkel-Nicolas Sarkozy, qui domine les négociations à Bruxelles. Mais les plans d’austérité imposés au pays depuis le printemps 2010 passent mal. Ils frappent en priorité les salariés et les retraités, qui ont vu leurs revenus diminuer, voire disparaître quand ils ont été licenciés, et leurs impôts, prélevés à la source, augmenter de façon exponentielle. Résultat ? En deux ans, le nombre de sans-domicile-fixe a augmenté de vingt cinq pour cent et la faim est devenue une préoccupation quotidienne pour certains.

 

«J’ai commencé à m’inquiéter lorsqu’en consultation j’ai vu un, puis deux, puis dix enfants qui venaient se faire soigner le ventre vide, sans avoir pris aucun repas la veille», raconte Nikita Kanakis, président de la branche grecque de Médecins du monde. Il y a une dizaine d’années, l’ONG française avait ouvert une antenne en Grèce pour répondre à l’afflux aussi soudain que massif d’immigrés clandestins sans ressources. «Depuis un an, ce sont les Grecs qui viennent nous voir. Des gens de la classe moyenne qui, en perdant leurs droits sociaux, n’ont plus droit à l’hôpital public. Et depuis six mois, nous distribuons aussi de la nourriture comme dans les pays du tiers-monde, constate le docteur Kanakis, qui s’interroge. Le problème de la dette est réel mais jusqu’où peuvent aller les exigences de Bruxelles, quand des enfants qui ne vivent qu’à trois heures d’avion de Paris ou Berlin ne peuvent plus de soigner ou se nourrir ?»

 

Diktats. Jeudi, une scène insolite s’est déroulée au cœur d’Athènes, sur la place Syntagma, juste en face du Parlement : des agriculteurs venus de Thèbes, à quatre vingt trois kilomètres de la capitale, distribuent cinquante tonnes de patates et d’oignons gratuitement. Annoncée à a télévision, la distribution tourne vite à l’émeute. Tout le monde se précipite sur les étals. A nouveau des disputes, des cris. «On n’avait pas vu ça depuis l’Occupation», peste Andreas qui observe le spectacle à distance.

 

L’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale avait provoqué une terrible famine qui reste dans toutes les mémoires.

 

Mais si le mot revient si souvent pour décrire le retour de la faim qui frappe les classes moyennes, c’est aussi en référence aux diktats de Bruxelles, et plus encore de Berlin. «Tous les trois mois, on nous menace de faillite immédiate et on nous ordonne d’étrangler encore plus les plus pauvres. L’argent qu’on nous promet ? Ce sont des prêts qui ne servent qu’à rembourser nos créanciers !» s’exclame Andreas.

 

Employé dans une entreprise maritime, il rit en évoquant l’éventualité de supprimer les treizième et quatorzième mois des salariés du privé. Comme beaucoup d’employeurs, le sien ne lui verse aucun salaire depuis des mois. «Les patrons invoquent la crise pour éviter de payer leurs employés», se plaint-il. Puis, se tournant vers l’ancien Palais royal qui abrite le Parlement, il ajoute : «Ici, il y a trois cent crétins qui suivent un gouvernement non élu par le peuple. Est-ce qu’ils ont diminué leur train de vie ? Les fonctionnaires de l’Assemblée touchent toujours seize mois de salaires et personne à Bruxelles ne s’en préoccupe.»

 

«Laboratoire». Loin d’avoir, comme en Italie, provoqué un sursaut national face à la crise, Loukas Papademos, le Premier ministre «technocrate» nommé en novembre, brille surtout par son silence. Alors que le pays négocie à nouveau sa survie en promettant de nouvelles mesures de rigueur, la seule interview qu’il a accordée était destinée au… New York Times. Andreas en est persuadé : «Nous vivons sous une dictature économique. Et la Grèce est le laboratoire où l’on teste la résistance des peuples. Après nous, ce sera le tour des autres pays d’Europe. Il n’y aura plus de classe moyenne.»

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 19:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-conseil-constitutionnel-saisi-sur-les-g%C3%A9nocides-175603065.html

 

Le Conseil constitutionnel saisi sur les génocides

 

PARIS (Reuters) - Cent trente-sept députés et sénateurs français ont saisi mardi le Conseil constitutionnel dans l'espoir de faire invalider une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, notamment celui des Arméniens par les Turcs en 1915.

 

Ce texte avait été adopté le 23 janvier dernier par le Sénat, qui avait suivi l'Assemblée en punissant la négation d'un génocide d'un an d'emprisonnement, d'une amende de quarante cinq mille euros ou des deux à la fois, provoquant l'ire de la Turquie.

 

 

Le Premier ministre turc Tayyip Erdogan s'est immédiatement félicité de l'initiative des élus français.

 

"C'est ce qu'on pouvait attendre de mieux des hommes politiques français, je crois qu'ils ont fait ce qu'il fallait faire", a-t-il déclaré.

 

A l'inverse, le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) regrette que les parlementaires français aient cédé "à la formidable entreprise de pression exercée par un Etat étranger négationniste et raciste".

 

Le CCAF appelle les parlementaires favorables à cette loi, ainsi que l'ensemble des citoyens français "épris de justice à faire bloc et à résister à ce chantage inédit de la Turquie contre la République française, ses autorités et ses juges".

 

Il fallait que soixante députés ou soixante sénateurs déposent un recours devant le Conseil constitutionnel pour que ce dernier doive se prononcer sur la conformité de ce texte dans un délai d'un mois, ce qui suspend la promulgation de la loi, ou sept jours si le gouvernement demande une procédure accélérée.

 

Ils sont en fait soixante douze pour le Sénat et soixante cinq pour l'Assemblée dont, fait notable, de très nombreux élus de la majorité. Cinquante-deux députés UMP et Nouveau Centre, contre onze socialistes et apparentés, sont ainsi signataires.

 

"Il ne s'agit pas d'un débat gauche-droite puisque la loi a été votée par des parlementaires de la majorité et de l'opposition, et que la saisine du Conseil Constitutionnel a également été signée par des députés de la majorité et de l'opposition", soulignent trois députés UMP, Jacques Myard, Michel Diefenbacher, et François Cornut-Gentille.

 

HISTOIRE ET LOI

 

Un rejet de la proposition de loi par le Conseil constitutionnel retirerait une épine du pied de Nicolas Sarkozy, dans la mesure où il permettrait d'apaiser les relations entre la France et la Turquie, très tendues depuis le vote.

 

Pour les signataires du recours, "il ne s'agit pas d'ignorer les souffrances de nos compatriotes d'origine arménienne et de tous les Arméniens dans le monde".

 

"Notre objectif est de faire préciser par le juge constitutionnel les domaines sur lesquels peuvent porter les 'lois mémorielles' et les conditions d'exercice par les historiens de leur liberté en matière de recherche, d'analyse et d'expression", affirment-ils.

 

"Au-delà des questions juridiques, c'est un débat politique, au sens le plus noble, qui est ouvert. Il porte sur les rapports entre l'Histoire et la loi", poursuivent-ils.

 

Les opposants estiment que ce texte viole l'article 34 de la Constitution qui définit la loi et délimite son domaine et nourrissent de bons espoirs de succès, l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, qui fut président du Conseil constitutionnel, ayant abondé dans leur sens.

 

Les partisans de la proposition de loi affirment qu'ils veulent remplir un vide juridique, la France ayant reconnu par la loi deux génocides, la Shoah et les massacres d'Arméniens, mais que seule la négation du génocide juif est réprimée.

 

La Turquie, qui voit dans le vote français un geste en direction des quelque cinq cent mille français d'origine arménienne à l'approche des échéances électorales du printemps, a menacé Paris d'une "rupture totale" des relations diplomatiques, sans toutefois mettre sa menace à exécution dans l'immédiat.

 

Lors de l'adoption du texte à l'Assemblée, Ankara avait rappelé son ambassadeur à Paris et annulé toutes les rencontres politiques, économiques et militaires prévues avec la France ainsi que l'autorisation accordée aux avions de chasse et aux bâtiments de l'armée française d'atterrir ou d'accoster en Turquie.

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:57

 

 

http://www.legrandsoir.info/les-nouveaux-chiens-de-garde-un-film-desopilant-a-ne-pas-manquer.html

 

Lundi 16 Janvier 2012

Les nouveaux chiens de garde : un film désopilant à ne pas manquer

Par Rosa Llorens

Selon certains, la dénonciation de la pensée unique des médias et de leur collusion avec les intérêts économiques dominants serait un sujet usé. Pourtant, le but d’une dénonciation est de provoquer la prise de conscience d’un problème et un changement de situation ; or, on a beau entendre dire et lire que les journalistes n’ont plus aucune compétence professionnelle ni déontologie (les plus célèbres d’entre eux, Elkabbach, Poivre d’Arvor, Pujadas, Ockrent ... ont été mis en cause pour des fautes caractérisées), rien ne bouge (rien n’a bougé même sous les gouvernements socialistes). Jean Pierre Elkabbach, symbole vivant de ces nouveaux chiens de garde, n’a cessé d’être actif depuis sa première apparition comme présentateur de journal télévisé en 1970 : ce sont quarante ans de pouvoir médiatique ! à titre de comparaison, Hosni Moubarak n’a exercé le pouvoir que pendant trente ans.

Non seulement les journalistes vedettes sont indéboulonnables (même si la vieillesse et la décrépitude finissent par avoir raison d’eux !), mais le pouvoir médiatique pèse de plus en plus lourdement sur nous : on n’entend plus sur toutes les ondes qu’un même ron-ron qui forme une barrière, ou un écran, entre la réalité et nous ; Peter Handke l’appelle le "télé-savoir", c’est à dire, étymologiquement, un savoir lointain, dont le spectateur n’a aucune expérience, qu’il se contente d’avaler, jour après jour, comme, jadis, on avalait l’hostie et les sermons du curé.

C’est pourquoi Les Nouveaux Chiens de garde est un film nécessaire (combien en faudrait-il de semblables pour se faire entendre au milieu du bruit abrutissant des medias ?). Mais c’est aussi un film qui fait du bien parce qu’il est drôle et stimulant. En France, depuis les années 1970, chaque tentative de cinéma réaliste est aussitôt contestée : le réalisme est lourd, ennuyeux, misérabiliste, plein de bons sentiments (ces bons sentiments qui ne font pas de bons livres ou films). Il est vrai que le cinéma français n’a pas encore trouvé son Ken Loach (mais on devrait se montrer d’autant plus enthousiaste quand sort un film social réussi comme, récemment, Ma Part du gâteau, de Cédric Klapisch). En tout cas, avec Les Nouveaux Chiens..., nous avons notre Michael Moore. Le film est conçu comme une série de gags, utilisant le dessin animé et le montage burlesques (ainsi dans la séquence où une dizaine d’experts et débatteurs médiatiques viennent continuer et finir les phrases les uns des autres).

Il est vrai que le matériau était porteur : tous ces membres du "beautiful people", si bouffis d’auto-satisfaction, sont en fait d’une bêtise réjouissante : certains critiques ont reproché au livre de Serge Halimi, point de départ du film, d’être "caricatural" ; en fait, ce sont les journalistes eux-mêmes qui le sont : c’est Ubu au pays des médias. Ils sont si faciles à piéger, avec leurs déclarations aussi arrogantes qu’imbéciles ! Ainsi du grand expert omniprésent Alain Minc, qui, trois mois avant la crise des sub-primes, en juin 2008, se félicite que la finance mondiale fonctionne de façon si harmonieuse...

Mais s’agit-il vraiment d’un piège ? Ces experts et journalistes médiatiques ne sont pas payés pour être compétents et lucides : ils sont payés d’autant plus cher qu’on leur demande, au contraire, de ressasser des âneries ; ils ne font jamais la moindre analyse, aussi leur métier ne peut-il leur apporter la moindre satisfaction intellectuelle (de même, Hollywood ne distribue des cachets aussi astronomiques que parce qu’il ne peut proposer aux acteurs que des navets, et exige donc de renoncer à toute carrière artistique). C’est ainsi que les titulaires des rubriques de la Bourse se contentent de répéter, quand elle baisse, qu’elle s’est "mal conduite", et, lorsqu’elle monte, qu’elle retrouve sa bonne humeur. Dans la Rome antique, on disait que deux augures ne pouvaient se regarder sans éclater de rire : la plaisanterie semble faite pour les "experts" médiatiques d’aujourd’hui.

Alain Minc peut donc continuer à sourire de toutes ses dents : plus ses commentaires s’avèrent imbéciles, plus cela prouve qu’il fait bien "le job" pour lequel il est payé.

Mais le film fait aussi du bien parce qu’il exerce le seul type de vengeance possible contre ce pouvoir étouffant : rire de sa suffisance, sa bêtise, sa laideur. Il constitue une galerie de monstres : c’est, non pas Affreux, sales et méchants, mais : Affreux, clean et méchants. On se croirait dans une séquence de comédie italienne, lorsqu’on voit, réunies sur un plateau de télé-salon, les trois Grâces des médias : la Momie (Laure Adler), Piggy (Anne Sinclair) et Miss Lifting (Christine Ockrent, celle qu’on appelait, du temps de sa splendeur, la Reine Christine), riant, épanouies, à l’évocation de la censure de la cinquième République, si "antique" et "soviétique" (adjectifs qui les font se pâmer) ; aujourd’hui, en effet, les médias, devenus modernes, sont parfaitement indépendants, ce dont témoigne l’atmosphère de tranquille complicité de la scène : ces dames ne dépendent plus du jugement des téléspectateurs, mais seulement de patrons de chaîne, Bouygues ou Lagardère, qui fréquentent les mêmes salons et cercles qu’elles. Ou bien, on pense au cinéma de F. Rosi, lorsque la caméra filme l’entrée, dans un restaurant de la Concorde, des membres du Cercle du Siècle et qu’on voit arriver un petit bonhomme à la magnifique permanente argentée, Elie Cohen (qu’à peine rentrée chez moi après avoir vu le film j’entends expliquer, sur France Info, que la perte par la France du triple A est tout à fait logique, qu’il faut faire confiance aux agences de notation, que, certes, elles se sont trompées dans leur évaluation des banques, très complexes à noter, mais qu’elles sont infaillibles lorsqu’il s’agit de noter des Etats, organismes beaucoup plus simples !).

Cependant, les auteurs du film auraient été excusables de se montrer graves et moralisateurs, comme dans un film réaliste des années 1970 : le travail réel de ces "journalistes" (faire accepter aux téléspectateurs une vision du monde favorable aux intérêts des grands patrons, par exemple le marchand d’armes Lagardère) les rend co-responsables de ces massacres qu’ils présentent imperturbablement comme des opérations humanitaires faisant avancer la démocratie ; car c’est seulement quand on juge l’opinion suffisamment anesthésiée que l’OTAN lâche ses bombes sur les pays tour à tour présentés comme "voyous", depuis la Yougoslavie jusqu’à la Libye.

Pour le CNR, au sortir de l’Occupation, éviter la constitution de puissances médiatiques était un objectif essentiel : il a totalement échoué. Mais on pourrait rappeler qu’à la Libération les intellectuels collaborateurs, les chiens de garde d’alors, ont été mis en cause au même titre que les hommes politiques ; c’est ainsi qu’en février 1945 on a fusillé Robert Brasillach, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire fasciste Je suis partout.

Rosa Llorens

Rosa Llorens est normalienne, agrégée de lettres classiques et professeur de lettres en classe préparatoire. Elle a la double nationalité française et espagnole.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:04

 

Appel à toutes celles et à tous ceux qui ne veulent plus des patrons, des banquiers, des gouvernements et des politiciens

 

Nous sommes nombreu-x-ses à ne plus vouloir de cette économie. Elle est faite de pillage au Sud, et partout du gaspillage, de la destruction des hommes et des ressources dans la course à la croissance des profits. Pour s’enrichir encore, patrons, banquiers, gouvernements et politiciens nous bonimentent que c’est « LA CRISE ! », qu’ils n’y peuvent rien et qu’il faudra bien qu’on se serre la ceinture si l’on veut garder les fameux « acquis ». On peut toujours gueuler qu’on ne paiera pas leur crise. Droite comme gauche s’accordent : il faudra que l’on paie.

 

Nous sommes nombreu-x-ses à ne plus vouloir de ces cortèges funèbres qui accompagnent l’enterrement des retraites, des services publics, des libertés, bientôt de la sécurité sociale, dans des grèves défouloirs programmées par des bureaucraties partenaires sociales du MEDEF négociatrices en notre nom.

 

Nous sommes nombreu-x-ses à ne plus vouloir de cette société de la peur ni de ces Etats au service des riches. Patrons, banquiers et actionnaires se gavent des profits de la spéculation, du remboursement des dettes. Ils ne distribuent plus les miettes du gâteau. Dans ce contexte, comme rien ne s’oppose réellement à eux, la colère des exploités monte. Il reste alors aux gouvernements la police partout et la justice complice. Il reste la désignation de boucs émissaires. Il reste à nous faire peur par la chasse au pauvre, à l’étranger, au terroriste potentiel, à l’ « activiste », au contestataire, au syndicaliste en rupture… bref, à tout ce qui pourrait représenter, un jour peut-être, un danger pour eux. Pour les protéger, droite et gauche nous vendent « sécurité » et contraintes.

 

Nous sommes nombreu-x-ses à ne plus vouloir de ces politiques. Droite et gauche agitent le nationalisme dans le produisons français, achetons français… Pourtant leurs amis patrons et banquiers n’ont d’autre patrie que leur portefeuille. Nous, nous n’avons rien contre le plombier polonais, le travailleur africain ou chinois. Droite et gauche tentent de nous effrayer avec le FN, le spectre d’un 21 avril, qu’elles agitent en repoussoir. Pourtant elles mènent déjà de nombreux points de la politique du FN. Ici, elles font mine de s’opposer, ailleurs dans la grande Europe, elles s’unissent dans des gouvernements d’union sacrée comme en Espagne, en Italie ou en Grèce pays où elles ont même passé un pacte avec l’extrême droite.

 

Patrons, banquiers, gouvernements et politiciens nous ont conduits dans le mur. On peut espérer que ce soit « la crise finale », « la crise historique », le « stade suprême » du capitalisme mais y en a tellement eu de ces crises que l’on y croit plus. Le capitalisme est toujours là, il n’est pas cardiaque et ne crèvera pas d’un AVC. Cessons de geindre, refusons de continuer. On ne joue plus votre jeu du pacte républicain qui sert à protéger les intérêts des riches.

 

A partir de là, comment croire que les élections mettront fin à la guerre sociale que nous mènent les capitalistes ?

 

Il nous appartient à nous toutes et tous de construire les ripostes.

 

C’est pourquoi nous lançons un appel à la constitution de comités, assemblées, collectifs, conseils, forum… tout ce qu’on voudra, pour décider librement de ce que l’on veut.

 

C’est pourquoi nous lançons un appel à mettre en débat le productivisme, la fin immédiate du nucléaire (emblème du sécuritaire, des productions dangereuses, du profit, de la société militarisée), la gestion capitaliste de l'habitat, des transports, les contraintes que nous imposent les frontières (répression des "sans-papiers"), les mesures incompatibles avec le capitalisme, la gratuité…

 

C’est pourquoi nous lançons un appel à organiser des rencontres avec nos amis des pays européens et d’ailleurs qui mènent le même combat.

 

On sait que cette campagne ne sera pas facile. On sait que l’on nous reprochera, surtout les « démocrates de gauche » de faire le jeu de Sarko, voire même de Marine, pendant que la droite et les fachos verrons la main d’un complot anarcho-autonome déstabilisant les institutions.

 

Mais, nous ne voulons plus que l’on parle et décide en notre nom. Plutôt que de voter par défaut, décidons enfin de ce dont nous voulons.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:49

 

http://www.ujfp.org/spip.php?article2101

 

 

Avec ou sans foulards, Mamans Toutes Egales

 

Le Collectif Mamans Toutes Egales organise, en partenariat avec le Groupe des Associations de Bagnolet

 

UN MEETING PUBLIC LE JEUDI 9 FEVRIER 2012 à partir de 19 HEURES

 

AU CIN’HOCHE, 6 rue Hoche 93170 BAGNOLET (métro Gallieni)

 

Avec : Anissa Fathi, Rokhaya Diallo, Mireille Fanon Mendès-France, Jean Baubérot, Lila Charef, Esther Benbassa, Ismahane Chouder, Joël Roman, Alima Boumediene, Christine Delphy, Saïd Bouamama, Françoise Vergès, Ndella Paye, Pierre Tévanian, Monique Crinon, Djamila Bekioui, Olivier Besancenot, Houria Bouteldja, Sonia Dayan Herzbrun … et bien d’autres.

 

Oui à la laïcité, Non à l’islamophobie !

 

L’adoption par le Sénat de la proposition de loi Laborde visant à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et aux assistantes maternelles à domicile marque une escalade insupportable dans l’islamophobie. Ce projet remet en cause l’égalité devant le travail : il introduit une discrimination ignoble en fonction de la religion. Il rappelle certains des moments les plus sombres de l’histoire de ce pays, l’interdiction de certaines professions aux Juifs sous le régime de Vichy et le statut de sous-citoyens des musulmans sous la colonisation. Il constitue une atteinte aux libertés individuelles car les assistantes maternelles seront poursuivies et contrôlées jusque dans leur domicile. La chasse aux musulmanes est ainsi totale  : espace public et espace privé, aucun répit ne leur est laissé. L’Assemblée nationale ne doit pas voter ce texte. Il faut mettre un terme à l’ignominie.

 

Depuis la loi du 15 mars 2004 interdisant l’école publique aux élèves musulmanes portant le foulard, les exclusions se sont multipliées, non seulement à l’encontre des élèves mais aussi à l’encontre des mères d’élèves, que ce soit pour l’accompagnement des sorties scolaires ou pour la participation à des activités au sein de l’école.

 

Malgré un avis de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité), rappelant que l’interdiction du foulard ne s’applique pas aux parents d’élèves, le ministre Luc Chatel a annoncé au printemps dernier son intention d’instaurer par décret cette nouvelle discrimination. La proposition fut reprise dans le programme de l’UMP pour 2012 – parmi vingt six propositions tout aussi inquiétantes, légalisant notamment la discrimination à l’embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le secteur privé !

 

Ces mesures obéissent à une même logique de stigmatisation et d’exclusion, en rupture complète avec les principes laïques tels qu’ils ont été fixés par la loi de 1905 et les lois Ferry-Goblet sur l’école. Nous refusons ce détournement de la laïcité, qui s’inscrit dans une série interminable d’offensives : loi anti-foulard, loi anti-niqab, "débat sur l’identité nationale", stigmatisation des "prières de rue", des minarets et des menus "halal", invectives de Nicolas Sarkozy sur "l’égorgement du mouton" et de Claude Guéant sur le "trop grand nombre" de musulmans, "débat sur l’Islam" rebaptisé "débat sur la laïcité", appels à généraliser l’interdiction du foulard aux usager-e-s des service publics, Nous refusons cette logique de guerre et de mise au ban, qui désigne les femmes portant le foulard comme des pestiférées et les disqualifient aux yeux de leurs propres enfants,

 

Parce que l’école publique ne doit pas choisir son public, parce qu’elle doit être un lieu de rencontre et non d’exclusion, parce qu’elle doit promouvoir le droit à la différence et non le mépris de l’autre ;

 

Parce que nous tenons au principe de laïcité, aux libertés individuelles, à l’égalité de traitement ;

 

Parce qu’un État démocratique n’a pas à imposer à ses citoyen-ne-s leur manière de s’habiller ;

 

Parce que ce sont une fois de plus des musulmans, et une fois de plus des femmes, qui sont discriminé-e-s.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:16

 

http://www.liberation.fr/societe/01012354750-le-juteux-marche-des-squats-de-macaq

 

Jeudi 18 Août 2011

 

Le juteux marché des squats de Macaq

 

L’association contre le mal logement a mis en place un lucratif système de sous locations, loin des préoccupations sociales

 

Par Willy le Devin

 

D’aucuns diraient qu’il y a de quoi avoir mal à sa gauche. Oui, l’association Macaq, célèbre pour ses actions coup-de-poing dénonçant le scandale du mal-logement, n’est pas qu’un collectif aux actions vertueuses. Composé majoritairement de militants autoproclamés «à gauche», et dont certains sont même élus socialistes de la ville de Paris, Macaq apparaît une nouvelle fois dans un jeu trouble de sous-locations illégales, de demandes de subventions suspectes, voire de conflits d’intérêts.  

En janvier dernier, Libération révélait comment Macaq avait sous-loué illégalement à une société de production privée des locaux situés au 24 Rue de la Banque (propriété de l’office HLM Paris Habitat), un des squats les plus emblématiques de la capitale. A l’époque, Julien Boucher, directeur général de l’association et conseiller municipal PS du dix-septième arrondissement, s’était justifié en expliquant que l’association ne pouvait survivre avec le peu de subventions qu’elle touchait. La sous-location, «à laquelle Macaq n’avait eu recours qu’une seule fois», était alors un moyen de s’acquitter «des fluides» - les dépenses d’eau et d’électricité, nécessaires au maintien d’une hygiène décente - qui pesaient sur les finances de l’association.  

Il faut savoir que lorsque Macaq investit un bâtiment, il passe un bail d’occupation précaire avec le propriétaire, qui lui interdit formellement toute activité commerciale. L’association est tenue de restituer l’immeuble dans l’état ou il se trouvait avant l’intrusion.  

Libération s’est procuré des documents mettant à mal cet argumentaire. Ils révèlent un recours systématique aux sous-locations, dans quasiment tous les squats. Et l’argent glané n’a pas été uniquement reversé aux «fluides» ou aux actions nobles (apéros solidaires, vide-greniers, événements culturels).  

«Macaq a mis en place un système qui, sous couvert de bonne morale, est en réalité complètement occulte. Les comptes de l’association sont tenus n’importe comment, et certains en profitent. Pourtant, au départ, Macaq véhiculait de vraies valeurs de solidarité et d’humilité. Mais, depuis plusieurs années déjà, l’association est devenue une sorte de multinationale de la charité. A cause de ces dérives, ce sont tous les militants honnêtes qui vont en sortir discrédités», s’emporte G., ancienne administratrice du collectif. «Ecœurée par les pratiques utilisées à Macaq», elle a quitté l’association en mars 2010.

 

Les sous locations

 

Le squat le plus «juteux» était situé au 1 Place de Rio de Janeiro, dans le huitième arrondissement de Paris. De décembre 2007 à mai 2009, Libération a recensé quinze mille cinq cent euros de contrats de sous-location dans cet immeuble appartenant à un particulier. Bien que ces agissements soient illégaux, Macaq a paradoxalement toujours veillé à les contractualiser, «afin de se prémunir contre toutes dégradations commises par les personnes qui sous-louent et qui, en ce sens, pourraient détériorer impunément», estime G. Du coup, il n’y a qu’à se baisser pour dresser la liste de ceux qui ont joui de locaux en plein Paris à des prix défiants toute concurrence. On y trouve des magazines de mode parisiens et quelques boîtes de production, qui achalandaient les étages vides afin d’y réaliser des clips, des shootings ou des scènes de films. Ces sociétés contactaient Macaq par l’intermédiaire de l’agence vingt mille lieux, située dans le troisième arrondissement.  

Ainsi, Phildar a payé mille deux cent euros à Macaq pour une après-midi de prise de vues, le 22 mai 2008. Le contrat mentionne : «Installation à 8 heures. Travail photographique de 8 heures à 19 heures. Puis remise en état.» Même procédé avec la société de production Errance pour six cent euros, les magazines de mode allemand Bolero (huit cent euros) et Amica (mille six cent euros), l’agence photo Schierke pour deux mille euros. Les prix varient selon le temps de mise à disposition des locaux et le nombre de mètres carrés utilisés.  

En septembre 2009, Macaq a carrément élaboré un plan d’occupation durable du 1 Place Rio de Janeiro. Là encore, les personnes en situation d’urgence sociale semblent écartées au profit d’activités plus lucratives. Dans un mail envoyé aux autres membres de l’association, Julien Boucher, un des fondateurs de Macaq, en détaille le menu : «Au deuxième étage s’installeront Soleil Vert production et Pierre Guignard avec son association d’architectes. Troisième étage : activités de tournage plus studio photos. Quatrième étage : Gilles Béres [l’avocat de Macaq, ndlr]. Les serrures ont été rechangées sur l’escalier principal et celui de service. Des doubles seront mis à disposition après marquage des clés aux différents occupants des étages. Tout sera géré administrativement au 123 Rue de Tocqueville [siège de Macaq, dans le dix septième arrondissement.]»  

Au «123», il y a eu aussi des sous-locations. Mais, quartier général oblige, le «123», propriété de la mairie de Paris, jouit, lui, d’un dispositif de sécurité pour déjouer les contrôles. Le 12 octobre 2009, Eric Debeir, le président de Macaq, envoie un mail à ses collaborateurs : «Je vais vous embêter avec un truc nul mais hélas parfaitement indispensable. […] Nous avons un risque de visite de la mairie de Paris à partir de 14 heures. Si cette visite se fait, nous risquons de très gros problèmes. [Il faut] s’assurer que les portes menant aux étages soient fermées. […] Si quelqu’un arrive à l’accueil et veut visiter la consigne est : 1) Appeler Eric [Debeir]. 2) Si Eric ne répond pas, vous n’avez pas la clé. 3) S’ils insistent, retour au 1). 4) Etre plus patient qu’eux.» A cette adresse, Libération a retrouvé deux mille cinq cent euros de contrats passés avec la société Holi Films. Cumulée à quelques autres squats recensés dans la capitale et le Val-d’Oise, les sous-locations se chiffrent pour Macaq à près de vingt trois mille euros.

 

Où va l’argent ?

 

Macaq encaissait systématiquement l’argent des sous-locations en chèque. Sorte de traçabilité au cas où, un jour, la manipulation venait à être dévoilée ? Peut-être. Toujours est-il qu’une partie de cet argent a été utilisé de façon peu claire, notamment par Julien Boucher.  

H., une ancienne salariée de Macaq, l’affirme : «Julien Boucher a abusé pas mal de temps de la carte bleue de l’association, au point qu’on la lui a retirée. S’il ne menait pas non plus grand train, il y a tout de même quelque chose d’écœurant à se dire que ses petits privilèges émanaient d’argent destiné logiquement à un public en difficulté.» Selon les listings des dépenses de Julien Boucher, que nous nous sommes procurés, le directeur général de Macaq est l’auteur, entre 2008 et 2010, de plusieurs milliers d’euros de dépenses qu’une ancienne salariée chargée de la comptabilité avait déclarées injustifiées : des restos et des retraits au distributeur essentiellement. A ce sujet, il fut plusieurs fois rappelé à l’ordre. Cette même salariée écrivait, dans une note interne, le 5 mai 2009 : «Il y a un virement sur le compte de Julien. Pourquoi, je ne sais pas. Ce n’est pas moi qui ai fait ce virement…» 

  

Les subventions

 

A en croire ses dirigeants, l’association est trop faiblement subventionné pour subvenir à ses besoins. Mais Macaq n’en demeure pas moins une des associations les mieux dotées d’Ile-de-France. Depuis 2008, l’association reçoit une dotation annuelle d’environ trente mille euros de la ville de Paris. Le maire, Bertrand Delanoë, est un proche de la famille Boucher : la mère de Julien, Claude, est une de ses intimes. Idem au conseil régional. Macaq y dispose d’appuis de choix. Membre influent du collectif, Muriel Guenoux y est élue sous la bannière du Parti radical de gauche.

L’association peut aussi s’appuyer sur le puissant réseau de Julien Bayou, élu d’Europe Ecologie-Les Verts, fondateur du collectif Jeudi noir et compagnon de route de longue date. Des mails en possession de Libération révèlent les liens privilégiés entre ce dernier et le cabinet de Bruno Julliard, adjoint à la Jeunesse de Delanoë.  

«Cela facilite grandement les choses, ironise G. Evidemment, à Macaq, on vous répondra que ce ne sont pas Guenoux et Bayou qui statuent sur les demandes de subventions, ce qui est le cas. Néanmoins, on est entre amis ! Macaq bénéficie d’une véritable complaisance dans les institutions.» L’ex-administratrice va plus loin : «A Macaq, les demandes de subventions sont fréquentes. Des dossiers sont montés afin de récolter des fonds sur des activités, qui, ensuite, ne sont pas vraiment développées. Comme le système est basé sur le déclaratif et que les contrôles sont quasi absents, l’association engrange de l’argent qui n’est pas réinvesti sur ce qu’elle promet. Alors, où va-t-il ? Je pense que la justice devrait mettre le nez dans cette tambouille. Le système est clairement incestueux. Il favorise le copinage au mérite.»  

Dernier point, Julien Boucher dispose d’un emploi tremplin. Ce type de contrat, subventionné par la région, est attribué en fonction de plusieurs critères : âge, minimas sociaux ou obligation d’habiter en quartier certifié «politique de la Ville». Pour correspondre à ces critères, Julien Boucher s’est fait domicilier dans un quartier «politique de la ville» du dix huitième arrondissement, au 62 Rue René Binet. Or, le 62 Rue René Binet est inhabitable : il s’agit d’une antenne municipale de quartier, qui met un local à la disposition de Macaq. On peut aussi s’étonner de l’intitulé du poste que finance la région, à hauteur de mille deux cent cinquante euros mensuels, occupé par celui qui se présente partout comme le directeur de Macaq : «Chargé d’insertion.»  

Contacté mardi par Libération, Eric Debeir nous a indiqué qu’il lui semble «immédiatement impossible de réagir à des accusations sans avoir pu en prendre connaissance au préalable», mais qu’il répondrait prochainement. Julien Boucher, lui, ne souhaite pas s’exprimer, affirmant que le conseil d’administration de l’association ne l’y autorise pas. 

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 16:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/heurts-entre-police-et-manifestants-à-oakland-en-152759379.html

 

Heurts entre police et manifestants à Oakland en Californie

 

OAKLAND, Californie (Reuters) - Des échauffourées ont opposé samedi des policiers anti-émeutes à des "indignés" anti-Wall Street à Oakland, en Californie, où des grenades lacrymogènes ont été tirées et plus de deux cent personnes arrêtées.

Trois policiers et un manifestant ont été blessés dans les affrontements, a fait savoir la municipalité de la ville, située près de Berkeley, au bord de la baie de San Francisco.

 

Dans des vidéos diffusées sur internet par des militants d'"Occupy Oakland", on voit des manifestants recevoir des soins et être évacués par des ambulances.

 

Les heurts ont éclaté dans l'après-midi de samedi lorsque les manifestants ont tenté de prendre le contrôle d'un centre de congrès où ils voulaient installer leur quartier général.

 

Les affrontements ont persisté tout au long de la nuit de samedi à dimanche.

 

"Occupy Oakland doit cesser d'utiliser la ville comme cour de récréation", a déclaré la maire de la ville, Jean Quan. Selon le président du conseil municipal, Larry Reid, un groupe de protestataires a fait irruption à l'hôtel de ville, brûlant un drapeau américain et endommageant des objets exposés.

 

Le mouvement des "indignés", qui proteste contre les inégalités économiques, est en perte de vitesse aux Etats-Unis depuis que la police a fait évacuer divers campements de manifestants, comme à New York près de la Bourse de Wall Street, à la fin de l'année dernière.

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 20:38

 

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11695

 

Hamas : l’enlèvement de Dweik a pour but de saboter l’union nationale

 

Vendredi 20 Janvier 2012

 

Par Saed Bannoura

 

Ahmad Bahar, vice-président du Conseil législatif palestinien (CLP), a vivement dénoncé l’enlèvement du président du CLP, Aziz Dweik, et tenu responsable Israël de sa sécurité. Le CLP et le gouvernement dirigé par le Hamas à Gaza ont également dénoncé l’enlèvement de Dweik, et exigé sa libération immédiate et inconditionnelle.  

Aziz Dweik a été enlevé hier jeudi par les soldats israéliens postés au check-point de Jaba, au sud de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie.  

Dans un communiqué de presse publié jeudi, Ahmad Bahar déclare que « l’enlèvement d’Aziz Dweik est un crime israélien de plus contre le peuple palestinien et leur représentants démocratiquement élus. »  

Il appelle la Ligue arabe et l’Organisation de la Conférence islamique à intervenir et à assurer la libération de Dweik, sain et sauf, ajoutant que cette arrestation viole le droit et les règlements internationaux relatifs à la protection des représentants élus.  

Ahmad Bahar soutient encore que l’enlèvement d’Aziz Dweik vise à saper tous les efforts déployés pour l’union palestinienne, et à entraver le travail du Conseil législatif en Cisjordanie.  

Il demande aux Nations-Unies d’honorer leurs obligations et d’assurer la libération de Dweik, ajoutant qu’elles doivent également agir contre les violations et les crimes israéliens contre le peuple palestinien, leurs terres et leurs lieux saints.  

En outre, le gouvernement palestinien dirigé par le responsable Hamas, Ismail Haniyyeh, dans la bande de Gaza, a dénoncé l’enlèvement de Dweik et appelé à sa libération immédiate, sain et sauf.  

Pour le gouvernement, Aziz Dweik a été enlevé après qu’il se soit entretenu avec le représentant d’Afrique du Sud en Cisjordanie.  

Aziz Dweik est allé rencontrer l’officiel sud-africain à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, et il a été enlevé alors qu’il revenait à Hébron, dans le sud du territoire.  

Le cabinet d’Aziz Dweik déclare que l’enlèvement vise à saper les efforts des Palestiniens pour réussir l’union nationale, et qu’il s’inscrit dans « la politique hostile d’Israël à l’égard des Palestiniens et de leurs représentants élus ».   

Après avoir été élu à la présidence du CLP en 2006, Aziz Dweik a été enlevé en août et il a passé trois ans en détention administrative jusqu’à ce qu’il soit libéré en juin 2009.  

Aziz Dweik a été enlevé et emprisonné à plusieurs reprises par Israël. En 1992, lui et quatre cent quinze dirigeants politiques du Hamas ont été expulsés vers la zone de Marj az Zohour, dans le sud du Liban. Ils refusèrent d’aller au Liban et campèrent dans le froid à Marj Az-Zouhour jusqu’à ce qu’ils soient autorisés à rentrer en Palestine.  

Il a été porte-parole de langue anglaise du Hamas, et en 2006, il a été élu à la présidence du Conseil législatif palestinien, le Hamas ayant remporté une victoire écrasante aux élections législatives et locales. Israël et les États-Unis décidèrent alors de rejeter ce gouvernement élu.  

Le 29 juin 2006, après avoir été élu président du CLP, Aziz Dweik a été enlevé, avec des dizaines d’autres officiels élus du Hamas ; il a été emprisonné par Israël pendant trois ans en dépit du fait qu’aucune charge n’était retenue contre lui, et placé en détention administrative. 

Il a été libéré le 23 juin 2009, après le refus d’un tribunal israélien de prolonger sa détention, le procureur israélien ayant été incapable de produire la moindre preuve contre lui. L’accusation avait tenté de prolonger la détention administrative d’Aziz Dweik d’une année supplémentaire.  

 

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