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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 20:02

 

http://www.paris.reelledemocratie.net/node/1225

 

Assemblée de préparation du 12 mai et autres échéances

 

 Samedi, 7 Avril 2012 de 14 heures à 19 heures

 

Jussieu, amphithéâtre du quai Saint Bernard. Pour trouver l'assemblée du 7 avril, partez du métro Jussieu, prenez en descendant la rue Jussieu, puis à droite le rue des Fossés Saint Bernard jusqu'à l'Institut du Monde Arabe, traversez et descendez sur le quai à l'intérieur du parc en face de l'Institut. L'assemblée se tiendra dans l'un des amphis sur le quai. Vous trouverez alors la banderole "Indignés pour un changement global".

 

Appel aux citoyens, associations et autres groupes pour le 12 Mai à Paris et sa préparation le 7 avril.

 

Le rendez-vous est donné à toutes et tous le 7 avril à 14h au quai Saint Bernard (m° Jussieu, indications ci-dessous).  

 

Le 12 mai 2012 sera la prochaine journée mondiale des "indignés" avec des manifestations dans le monde entier.

 

http://www.globalmay.org/ https://n-1.cc/pg/pages/view/1246594.

 

Nous appelons tous les citoyens, militants, activistes ou simples promeneurs à nous rejoindre pour participer à cette journée de mobilisation sans drapeau. Divers, multiples, au-delà des allégeances et des affiliations, nous, "les indignés", voulons travailler à l'activation d'un mouvement social transversal capable de rassembler largement ici toutes les forces de progrès et de s'associer efficacement aux mouvements pour une démocratie réelle ici et ailleurs.

 

A l'heure où en France la campagne pour l'élection présidentielle bat son plein et provoque en deux temps divisions partisanes puis relégitimation des institutions et des oligarchies qui les contrôlent, transversalité, pluralisme et horizontalité, parce qu'ils sont multiplicateurs d'énergies créatives, doivent être défendus et utilisés pour provoquer un soulèvement démocratique.

 

Les crises multiples - financière, économique, sociale et politique - ne trouveront de résolutions justes qu'au moyen d'une participation citoyenne plus avancée donnant à tous des moyens de défendre efficacement ses intérêts, ses droits et ses idées.

 

C'est dans cet esprit que nous lançons un appel aux associations, organisations, syndicats, partis, groupes d'idées et d'intérêt de toute sorte, à participer le 12 mai à cette journée de manifestations et d'expression politique libérée, afin de contribuer à l'amplification d'une prise de conscience citoyenne européenne et mondiale, dans une dynamique de mobilisation apartisane, sans drapeau, démocratique et populaire.

 

Unissons-nous pour défendre notre idéal démocratique et passons sans attendre à sa réalisation par des pratiques politiques et militantes renouvelées. Nous sommes nombreux à rêver d'une société différente, plus juste, plus ouverte et plus libre.

 

Afin d'associer le plus de monde possible à la préparation de ce prochain temps fort de la mobilisation, nous invitons chacune et chacun à venir construire ce projet le 7 avril à 14 heures sur le quai Saint Bernard (Métro Jussieu) dans le cadre d'une assemblée thématique ouverte à toutes et tous. Un compte rendu de cette première assemblée de préparation sera partagé notamment à l'occasion de la réunion du Printemps des Luttes le 11 avril.
 

Ce sera une première étape de construction de notre projet avant le départ de la marche "banlieues" le 14 avril (Saint Denis)

 

http://www.marche-paris-2012.com/marches/marche-des-banlieues

 

Cette élaboration collective continuera avec les personnes rencontrées au fur et à mesure des étapes de la marche banlieues notamment dans le département de la Seine Saint Denis, jusqu'à la convergence avec les marches Paris 2012

 

http://www.marche-paris-2012.com

 

parties le 21 avril 2012 de Lille

 

http://www.scoop.it/t/marches-lille-paris-2012

 

de Marseille

 

http://www.marche-paris-2012.com/marches/marche-marseille

 

de Bayonne

 

http://www.marche-paris-2012.com/marches/marche-baiona

 

de Toulouse  

 

http://www.marche-paris-2012.com/marches/marche-du-nord

 

et d’Angers

 

http://www.marche-paris-2012.com/marches/marche-breizh

 

L'arrivée à Paris des marches Paris 2012 sera l'occasion de finaliser en commun le projet d'action pour la journée mondiale du 12 mai.

 

Cette après-midi de travail permettra aussi de faire le point et le lien avec les autres échéances importantes : Marches Banlieues partant 14 avril, arrivée des Marches Paris 2012 le  21 avril, 1er mai (convergence avec les travailleurs) et 15 mai (appel à une grève générale internationale).

 

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 19:14

 

http://www.demosphere.eu/node/29520

http://www.socialisme-maintenant.com/reunion-du-7-avril-marx-prenom-karl

 

Samedi 7 Avril 2012 à 14 heures 30

 

Librairie l’Emancipation 8 Impasse Crozatier 75 012 Paris à la hauteur du 43 Rue Crozatier

 

Métro Reuilly Diderot, Ledru Rolin, Faidherbe Chaligny ou Gare de Lyon

 

Débat public avec Pierre Dardot et Christian Laval

 

Marx prénom Karl

 

Club Socialisme Maintenant

 

Nous vous invitons à débattre, après l'exposé introduction de Pierre Dardot et Christian Laval, auteurs du formidable essai « Marx, prénom Karl » qu'ils viennent de publier aux Editions Gallimard

 

En quoi la relecture de Marx nous permet-elle de répondre à la question qui est la nôtre :

 

" Comment nous libérer du capitalisme, de cette forme historique qui est devenue "monde", sans être condamnés à le subir encore longtemps, au prix de ravages de tous ordres dont nous ne faisons aujourd'hui qu'entrevoir l'ampleur"?

 

Certes la crise mondiale du capitalisme porte à redécouvrir Marx. Comme le disent Pierre Dardot et Christian Laval, "il serait pourtant vain d'y rechercher une doctrine prête à l'emploi moyennant une simple actualisation. Mais on éprouve la nécessité d'apprendre quelque chose de lui - non point parce qu' il fournirait la doctrine et la croyance dont nous manquerions -, mais parce cette réflexion permet de réfléchir à l' état du monde". Notre dernière réunion nous a permis d'élargir la base de notre débat. Pour accueillir Pierre Dardot et Christian Laval nous vous invitons encore plus largement à débattre ensemble.

 

Pierre Dardot et Christian Laval sont les auteurs de « Sauver Marx » (Editions La Découverte, 2007) et de « La Nouvelle raison du monde, Essai sur la société néolibérale » (Editions La Découverte, 2009)

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 18:52

 

http://www.fr.news.yahoo.com/sarkozy-vigilant-contre-tout-d%C3%A9bordement-du-congr%C3%A8s-luoif-170939424.html

 

Sarkozy prévient contre tout débordement au congrès de l’UOIF

 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a mis en garde mardi l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) contre tout débordement lors de son congrès, du 6 au 9 avril au Bourget, près de Paris.

 

Dans un courrier au président de l'UOIF rendu public par l'Elysée, il prend acte "avec satisfaction" d'un engagement de ce dirigeant à écarter de son mouvement les "extrémistes qui instrumentalisent l'Islam" et à ne pas leur offrir de tribune, lors de la vingt neuvième rencontre annuelle des Musulmans de France.

 

"Mais je vous assure en même temps de mon extrême vigilance face à d'éventuels débordements qui pourraient se produire lors de ce congrès", poursuit le chef de l'Etat dans cette réponse à une lettre d'Ahmed Jaballah en date du 27 mars.

 

La France a déjà interdit l'entrée sur son territoire à quatre prédicateurs musulmans aux positions considérées comme présentant un "fort risque de troubles à l'ordre public", qui étaient invités au congrès de l'UOIF.

 

Deux autres prédicateurs jugés indésirables, Youssef al Qaradaoui, basé au Qatar, et l'Egyptien Mahmoud al Masri, ont pour leur part renoncé à venir en France, selon les ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères.

 

Dans sa lettre à Ahmed Jaballah, Nicolas Sarkozy juge que Youssef al Qaradaoui fait partie des prédicateurs qui "appellent à la haine et au viol des valeurs et des lois de la République".

 

"Je vous le dis avec la plus grande fermeté", poursuit-il : "Je ne tolérerai pas que puissent s'exprimer au cours d'une manifestation publique organisée sur le sol français les porteurs de messages d'appels à la violence, à la haine, à l'antisémitisme."

 

"DÉTERMINATION ABSOLUE"

 

"La France est un pays démocratique, laïc, profondément respectueux des religions comme des droits de l'homme, attaché à la paix", ajoute-t-il. "Il est de mon devoir de président de la République de ne pas accepter et de réprimer tout ce qui pourrait porter atteinte à ces valeurs. Ma détermination est à cet égard absolue. Les congressistes que vous réunirez dans quelques jours au Bourget doivent en être convaincus."

 

L'UOIF, réputée défendre un islam fondamentaliste proche de celui des Frères musulmans, siège au Conseil français du culte musulman, créé sous la houlette de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.

 

Elle organise chaque année cette Rencontre annuelle des musulmans de France, qui réunit des milliers de participants.

 

En 2003, Nicolas Sarkozy y avait pris la parole en tant que ministre de l'Intérieur et des cultes. D'abord acclamé, il s'était fait huer quand il avait rappelé, en pleine bataille sur le voile islamique, que la loi française impose aux femmes comme aux hommes d'être tête nue sur leurs papiers d'identité.

 

Cette année, cette conférence intervient dans un climat alourdi par l'affaire Mohamed Merah, un homme de 23 ans se réclamant d'al Qaïda, qui a abattu trois militaires, trois enfants juifs et un rabbin entre le 11 et le 19 mars à Montauban et Toulouse, avant d'être tué par les policiers venus l'arrêter.

 

Cette affaire, qui a suscité une profonde émotion en France, a provoqué un retour en force des thèmes de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme dans la campagne pour l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai.

 

"TOLÉRANCE ZÉRO"

 

Le chef de l'Etat, candidat à un second mandat, en a parlé abondamment dans ses meetings électoraux et interventions publiques et a annoncé de nouvelles mesures de lutte contre l'extrémisme religieux et le terrorisme.

 

Les autorités françaises ont décidé lundi d'expulser cinq imams ou militants considérés comme des islamistes radicaux et Nicolas Sarkozy a dit qu'il y en aurait d'autres.

 

Ces imams et militants de diverses nationalités tenaient des propos "parfaitement incompatibles avec les valeurs de la République française (...), des propos de haine (et) de violence", a-t-il expliqué mardi matin sur Canal+.

 

"Après le drame de Montauban et de Toulouse, nous ne pouvons pas tolérer des comportements de cette nature", a-t-il ajouté. "Tout étranger en France qui prononcera des paroles contraires à nos valeurs sera raccompagné immédiatement à son pays d'origine (...) Ça sera une règle, maintenant, qui ne souffrira aucune exception (...) Nous avons décidé que ça serait tolérance zéro."

 

Treize islamistes présumés ont été présentés mardi à des juges afin d'être mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre un acte de terrorisme.

 

Le parquet a requis l'incarcération de neuf d'entre eux, membres présumés du groupe Forsane Alizza ("Cavaliers de la fierté") dissous en février, dont leur leader Mohamed Achamlane.

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:08

 

http://www.ism-france.org/communiques/Shalabi-Je-ne-suis-pas-une-deportee-mais-parmi-ma-famille-de-Gaza-article-16822

 

Gaza - 2 avril 2012

 

Hana Shalabi : je ne suis pas une déportée, mais parmi ma famille à Gaza

 

Par Maan News

 

Au lendemain de son arrivée dans la Bande de Gaza, après un accord de fin de sa détention administrative, Hana Shalabi a dit lundi qu'elle ne se considère pas comme une déportée. "Je suis heureuse d'être parmi ma famille et mes proches à Gaza," a-t-elle dit à Ma'an depuis l'hôpital Shifa de Gaza-ville. Shalabi, originaire de Jenin, a mis fin à quarante trois jours de grève de la faim jeudi, après conclusion d'un accord avec les autorités israéliennes selon lequel elle serait envoyée à Gaza pendant trois ans avant de revenir chez elle. A son arrivée à Gaza hier, elle a reçu un accueil officiel des diverses factions et a été transférée à l'hôpital, où les médecins ont considéré que son pronostic vital n'est plus engagé.

 

Des groupes pour les droits de l'homme ont violemment critiqué les conditions de l'accord, et le Comité international de la Croix-Rouge a exhorté Israël "à se conformer au droit humanitaire, qui interdit qu'Israël, quels que soient ses motifs, transfère de force des Palestiniens dans un autre territoire."

Addameer et Médecins pour les droits de l'homme Israël ont dit dans un communiqué commun qu'ils craignaient que la restriction d'accès de Shalabi aux médecins et à ses avocats, en plus de l'interdiction de visites familiales, ait été utilisée comme mesure de coercition.




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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 19:56

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7063

 

Succès électoral écrasant de George Galloway

 

Le militant britannique George Galloway, cible de tous les tirs pour son opposition aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi que pour son soutien assumé à la cause du peuple palestinien, a obtenu jeudi un succès électoral aussi inattendu qu’incontestable.

Candidat indépendant de la coalition Respect, Galloway a en effet écrasé tous ses concurrents dans une élection législative partielle à Bradford, où vit une importante communauté issue de l’immigration indienne et pakistanaise, majoritairement musulmane.

Ancien membre du Parti Travailliste (Labour), George Galloway en avait été exclu en 2003, pour s’être opposé à l’invasion de l’Irak fomentée par le chef du gouvernement (Travailliste) Tony Blair et le gouvernement américain.

Il avait alors contribué à la formation de la coalition Respect, dont les thèmes d’intervention sont aussi bien la résistance à la politique néo-libérale des trois partis dominant la vie institutionnelle britannique (Labour, Conservateurs, Libéraux-Démocrates), qu’à leurs menées bellicistes et islamophobes.

Respect et Galloway se sont aussi sérieusement investis dans les campagnes de solidarité avec le peuple palestinien.

On leur doit en particulier l’organisation de grands convois terrestres, les caravanes « Viva Palestina », qui ont réussi à plusieurs reprises à rompre le blocus criminel de la bande de Gaza (CAPJPO-EuroPalestine, avec l’aide précieuse de plusieurs municipalités, a organisé plusieurs des étapes françaises de ces caravanes internationales, en 2008 puis 2010).

La circonscription ouvrière de Bradford-Ouest où se déroulait l’élection législative partielle de jeudi était depuis près de cent ans un fief du Parti Travailliste.

Galloway y a fait campagne en exigeant le retrait immédiat des troupes britanniques d’Afghanistan, où elles constituent, derrière les Etats-Unis et devant la France, le deuxième contingent des forces d’occupation, avec environ dix mille soldats sur place (tant qu’ils ne sont pas rapatriés dans des cercueils).

Face aux accusations diffamatoires de communautarisme, Galloway a eu beau jeu de faire remarquer que les électeurs de Bradford l’ont préféré, lui « l’Ecossais de souche », au candidat du Labour, Imran Hussein, dont les accointances musulmanes sont connues et reconnues.

La presse britannique de tous bords a fait vendredi ses gros titres du « coup de tonnerre Bradford-West », où Galloway a obtenu 56 % des voix, contre 25 % à Imran Hussein, et 8 % au candidat du Parti Conservateur (actuellement au pouvoir à Londres).

CAPJPO-EuroPalestine

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 20:13

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-junte-malienne-promet-c%C3%A9der-le-pouvoir-165548831.html

 

La junte malienne promet de céder le pouvoir

 

BAMAKO (Reuters) - La junte malienne, affaiblie par l'offensive éclair des rebelles touaregs dans le nord du pays, qui sont entrés à Tombouctou, a rétabli dimanche la Constitution et promis de remettre à terme le pouvoir aux civils.

 

"Nous prenons l'engagement solennel de rétablir à compter de ce jour la Constitution de la République du Mali du 25 février 1992, ainsi que les institutions républicaines", a annoncé le chef des officiers putschistes du 22 mars, le capitaine Amadou Sanogo, à des journalistes dans sa garnison proche de Bamako.

 

Amadou Sanogo a ajouté que la junte avait accepté de consulter les forces politiques locales pour mettre en place un organisme de transition afin d'organiser des élections pacifiques, libres, ouvertes et démocratiques "auxquelles nous ne participerons pas".

 

La CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), principale organisation régionale, avait donné aux militaires jusqu'à ce dimanche minuit pour restituer le pouvoir aux civils, faute de quoi les putschistes s'exposaient à des sanctions.

 

Si, à Bamako, les auteurs du putsch ont bénéficié tout d'abord du soutien de nombreux Maliens lassés par la présidence d'Amadou Toumani Touré, les derniers revers militaires en date et l'ampleur de la condamnation du coup d'Etat à l'étranger ont nettement fragilisé leur position.

 

DRAPEAU REBELLE À TOMBOUCTOU

 

Profitant de la confusion consécutive au putsch, les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont poursuivi dimanche leur offensive éclair dans le nord du pays.

 

Après avoir conquis le centre administratif de Kidal vendredi, puis la ville-garnison de Gao samedi, les séparatistes sont entrés dimanche dans Tombouctou où ils ont hissé leur drapeau, selon un élu local joint par téléphone dans la ville d'environ cinquante mille habitants.

 

La situation dans la ville est assez calme, à l'exception de quelques tirs sporadiques, a-t-il précisé.

 

En s'emparant de Tombouctou, les rebelles contrôlent désormais les trois principales villes du nord du Mali, un territoire désertique plus vaste que la France.

 

Des sources locales ont signalé que l'armée régulière malienne avait quitté ses principales positions, laissant la défense de la ville à des milices, qui ont tiré en l'air et qui sont présentes dans les rues.

 

Samedi, l'armée malienne a dit avoir abandonné ses bases militaires aux environs de Gao. "Comme les camps militaires sont proches des quartiers d'habitation, nos forces ont décidé de ne pas combattre", a justifié le chef de la junte dans un communiqué lu à la télévision nationale.

 

"L'armée a pris la direction de Bamako, par la route", a-t-on déclaré de source civile, à propos de l'axe menant à la capitale, située à un millier de kilomètres plus au sud. Des dizaines de véhicules militaires ont quitté les camps et pris cette route, a déclaré une source proche des autorités locales.

 

"ZONE GRISE"

 

En plus de fermer les frontières à un pays largement dépendant de ses importations pétrolières, la CEDEAO menace de priver le Mali des fonds de la Banque centrale d'Afrique de l'Ouest (BCAO) et de geler les avoirs des membres de la junte, qui seraient en outre interdits de voyage.

 

L'organisation régionale n'a pas réagi dans l'immédiat à l'annonce du capitaine Sanogo, mais le ministre burkinabé des Affaires étrangères Djibril Bassolet, dont le pays agit comme médiateur, a noté que le rétablissement de la Constitution et des institutions républicaines étaient deux conditions essentielles réclamées par la CEDEAO.

 

"Après, nous verrons ce qui se passe concernant le président Amadou Toumani Touré", a-t-il dit. "Nous voulons être prudents, nous devons avancer progressivement", a-t-il ajouté, avertissant contre un risque de vacance du pouvoir.

 

Le président Touré, dont les dix années au pouvoir étaient marquées jusque-là par la stabilité et des accusations de corruption, a dit être en bonne santé dans un lieu tenu secret.

 

Le Mali est la première victime collatérale du conflit libyen de 2011: des mercenaires maliens puissamment armés qui s'étaient battus pour le numéro un Mouammar Kadhafi, renversé et tué l'an dernier, sont venus gonfler les rangs du MNLA.

 

Les séparatistes, ainsi que l'affirme Bamako, bénéficient également de l'appui de groupes armés liés de manière plus ou moins étroite à Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et qui prospèrent dans la "zone grise" de l'Afrique subsaharienne.

 

Les Etats voisins du Mali, notamment le Niger et la Côte d'Ivoire, redoutent un effet de contagion des événements de Bamako.

 

Les putschistes maliens affirment avoir renversé le président Amadou Toumani Touré en raison de son laxisme et de son incapacité à lutter contre les "hommes bleus", qui ont repris les armes à la mi-janvier dans le désert du Nord.

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 19:29

 



Vous trouverez ci-dessous la dernière partie d’un long message de bilan de l’assemblée générale des indignés parisiens du dimanche 25 mars 2012.

 

Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.paris.reelledemocratie.net/node/1215

  

Niel : Malgré un gros travail fourni par les groupes de travail, que ce soit dans la réception des marcheurs, la Constituante, la solidarité inter-luttes ou les actions directes, des propositions concrètes et du contenu politique et stratégique dans son discours, l'assemblée Générale de Paris fut une fois de plus perturbée par ce même petit groupe de dissidents convulsifs qui d'assemblée en assemblée sabotent toutes les propositions et donnent une image déplorable au public du mouvement, lui manquant d'ailleurs excessivement de respect. Utilisant la diffamation, la moquerie ou la violence, et s'attardant sur de fausses polémiques, ils bloquent toutes les propositions sans le moindre argument, la moindre contre-proposition ni le moindre intérêt pour le travail fourni dans la semaine. 

 

Le dynamisateur de la première partie ne voulait pas parler dans le mégaphone fut remplacé par le second qui fit face a beaucoup de trollage par ce même groupe de perturbateurs s'offrant une série de tribunes libres et se faisant passer pour des groupes de travail.

 

La troisième partie, celle des prises de décisions, fut complètement boycottée par ces mêmes perturbateurs alors qu’elle était très axée sur le développement de la communication interne et externe, de la stratégie à court et moyen terme, et de la dynamisation en général.

 

Le tour de parole libre a vite tourné aux règlements de comptes mais le constat de sabotage récurrent par une petite minorité de provocateurs fut partagé largement jusqu’à parler d’ostracisme. Des réflexions ont continué dans la soirée après le départ des perturbateurs et tournaient autour de la gestion d’agent de la discorde. Un appel fut lancé à la participation pour la réunion de vendredi prochain qui tournera autour de ce même thème. Pad ?

  

Pierre : Dans la modération, on n'est pas assez rigoureux par rapport à octobre et novembre. Maintenant, il y a des confusions. Il faut être plus rigoureux : Qui tour de parole, qui scripte, qui modère ?

 

Sophie : La dynamisation a été faite en urgence une heure avant l'assemblée par quatre volontaires. Appel à nouveaux volontaires ? Pierre, Enrico.

 

Devant l'absence ou le peu de contre pouvoirs dans les structures et mandats utilisés en Assemblée, Marc a rappelé le rôle joué durant un temps par l'ostracisme dans la démocratie athénienne antique, exclusion pour dix ans d'une personne représentant un danger pour la cité en raison de sa soif immodérée de pouvoir. Il a proposé que, sous forme de jeu, les participants désignent la personne qui perturbe pour l'exclure durant dix minutes.

 

Daniel : Afin de parvenir à un consensus, quelqu’un qui bloque le fait car l’approbation de la décision en cours irait contre ses principes et celui du mouvement. Si cette décision serait amenée à passer, il serait donc amené à quitter le mouvement.

 

Une opposition radicale (bloc) doit être validée par un argument (sans détournement diffamatoire de l’énoncé de la proposition) et doit convaincre plus que l’argumenteur, une opposition constructive doit être complétée d’une contre proposition qui améliore la proposition initiale.

 

Niel : J'ai fait cinq propositions bloquées par les trois mêmes personnes ! Et c'est le cas à chaque assemblée

 

Christophe : Niel, tu es revenu de Marseille en disant qu'ils sont super chauds, ce n'était pas le cas. Ton excès d'optimisme rappelle celui de Benjamin. A Clermont-Ferrand, c'est apparu comme un projet de Paris. Il y a des différences entre ce qui est dit à un endroit ou à un autre. Ce qui est important ce n'est pas ici le résultat mais le moyen d'avancer. En Assemblée, le but n'est pas de faire passer en force des décisions mais de débattre pour construire. Il faut que chacun ne se limite pas à essayer de faire passer en force ses propres projets.

 

Niel a démenti ces énièmes accusations de paranoïaques: "on a préparé le CR de la rencontre avec les marcheurs dans le train du retour, on est arrive en retard d'ailleurs a l'AG mais on n'a dit la même chose au sujet de la rencontre, et en aucun cas que la marche Marseille était a fond pour une constituante. On a dit qu'il y avait eu  beaucoup de confusion a ce sujet chez les marcheurs et qu'au final trois personnes se sont décidés à être porteurs du projet."

 

Christophe a donc menti une fois de plus et c’est une chance que cela ait été relevé par Niel en ayant un droit de réponse et Daniel en confirmant ses dires en tant que témoin.

 

Mieux qu’un droit de réponse, c’est le point technique demandé par Niel qui aurait du être pris en compte pour éviter de laisser Christophe déballer de la fausse information sur cinq minutes. Plus tôt dans l’assemblée était arrivée la même chose quand Brigitte a affirmé que le texte au sujet de la constituante (lequel ?) avait été écrit par une seule personne alors que Niel précisa à la suite de cette intervention que cette même Brigitte avait participé à un groupe de travail contenu et travaillé sur ce même texte avec cinq autres personnes.  



Claude : Le problème, c'est le manque de participation.

 

Niel précise que, à Marseille, trois personnes ont dit qu'elles feraient circuler l'information. A Bayonne, tous l'ont validée.

 

François : Pour la Constituante, tout a été expliqué.

 

Christophe : J'aimerai qu'on ait l'impression qu'on fonctionne comme un collectif, pas comme un assortiment d'individualités disparates. (Depuis) Bayonne, tous ne marchent pas que pour la Constituante. (Depuis) Marseille, il y a bien un blocage. Et alors? Quel est le problème?    

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 15:02

 

Vous trouverez ci-dessous la septième partie d’un très long message de Samuel Johsua relatif à la crise du NPA. Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

 

Bernard Fischer

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24654

 

 

Le point ou la rupture passa

 

 

Toutes ces considérations, si elles rendent moins inexorable dans le raisonnement ce qui conduisit à une rupture majeure, n’enlèvent rien au fait que oui, il y avait bien un maillon faible au milieu de la chaîne. Un lieu d’où les points de vue sur la nature du parti à construire se soutenaient l’un l’autre, puis se juxtaposaient à peine, avant d’évoluer en sens contraire.


Le NPA était présenté dès l’origine comme « un processus ». Mais vers où ? La forte influence aujourd’hui au sein du NPA d’une série de groupes dès l’origine hostiles à toute « ouverture » ne doit pas troubler la perspective. La crise du parti ne vient pas d’eux ; c’est au contraire la crise qui leur donne presque la majorité. C’est leur fonction constante devant l’Éternel de chercher à se greffer sur les processus vivants, et on ne peut guère leur reprocher d’agir en fonction de leur nature. On peut juste regretter une certaine naïveté et, surtout, que ces pratiques paraissent increvables. Mais même leur présence à l’origine du NPA prouve surtout le caractère vivant du processus. On ne va pas « faire son marché » dans un cimetière, même si une fois ce marché fait, il ne reste guère qu’un cadavre à dépecer. Non, le processus était bien réel et imprimait sa marque. Un « parti processus » dont la stratégie était en discussion, mais aussi les frontières. En aucun cas un parti « achevé ». Un parti fermement arrimé sur « la radicalité ». Ce qui en pratique signifiait fondamentalement deux éléments. L’insistance sur (et la confiance prioritaire dans) le mouvement des masses elles-mêmes. Et, sur le plan purement politique, une indépendance sourcilleuse vis à vis du PS. C’était peu et beaucoup à la fois.

 

Cette radicalité un peu vague se combinait, une fois ces frontières données, avec une volonté « d’unité ». Donc dans un champ associatif, syndical, politique travaillé plus ou moins par les mêmes exigences, mais de manière certainement pas aussi conséquente que le NPA. Et donc finalement, c’était la formule « unité et radicalité » comme aimait à le proclamer le NPA à ses débuts. Comme il était prévisible, ceci s’est révélé une ligne de crête plutôt qu’un boulevard malgré la relative simplicité de la formule. Comme souvent en politique, et encore plus pour des mouvements dont l’implantation sociale est faible, qui plus est s’ils sont révolutionnaires, les risques sont constants de tirer les choses de manière trop appuyée d’un côté ou de l’autre. Au risque donc de l’isolement au nom de la sauvegarde de ce qui apparaît non négociable de la radicalité revendiquée. Ou alors de la négociation à la baisse sans fin de celle-ci au nom de l’unité. Rien là de très nouveau, au moins pour une tradition comme celle venant de la LCR, où le jeu fin et complexe entre des impératifs contradictoires avait fini par devenir partie constituante du génome. Mais avec la constitution du NPA, les choses changeaient sur un point majeur, avec désormais un « processus » en œuvre concrètement.

 

Une fois regroupée la première vague des anticapitalistes, vers où se tourner ? Et à travers cette question, une autre, bien plus fondamentale. Non seulement vers où, mais pourquoi faire ? Selon la réponse à cette dernière question, celle donnée à la première ne pouvait qu’en être impactée. Pour certains (dont je suis, mais était-ce représentatif ?) il s’agissait au final de lutter pour regrouper un camp composite, celui qui avait manifesté son existence et sa portée à plusieurs reprises en France. Sous des formes toujours très diverses et dépendant des conjonctures : allant du « mouvement social » après les luttes de 95, à celle du TCE en 2005. Comme encore aux présidentielles de 1995, 2002 et 2007. Mais de le faire à certaines conditions, dont celle, majeure, de l’indépendance vis à vis du PS.

 

Cette dernière condition faisait le partage avec les courants (dont certains issus aussi de la LCR) pour lesquels en définitive la partie « radicalité » de la position était fétu de paille devant l’exigence « d’unité ». Dit sous une autre forme, était-on prêts à une lutte pour l’hégémonie sur ce camp potentiel (« l’union est un combat » comme disait Georges Marchais…) ? Sans certitude de la gagner bien sûr ? Ou alors acceptait-on d’emblée (et donc pour toujours) une position subalterne face à des forces (le PC en particulier) dont l’ancrage réformiste était tout sauf superficiel ?

 

La position qui était la mienne consistait à garder en permanence en point de mire le projet d’un regroupement le plus vaste possible. Incluant donc incontestablement ce qu’en langage codé, et en fait très inadapté, on appelle « réformistes » dans notre tradition. Mais outre que tous ces termes ont vieillis et sont piégés, derrière celui-ci en particulier on regroupe des choses très différentes. Depuis le réalisme basique de tout un chacun, ou encore l’expérimentation limitée dans le temps et l’espace, mais très utile, jusqu’à des forces dont le « réformisme » n’est plus que discours du dimanche.

 

Et dont la réalité est bien plus la cristallisation de liens très matériels avec telle ou telle branche de l’État. Plus évidemment tous les intermédiaires. Il y a donc derrière ce terme des contenus en fait bien différents, mais on sait aussi, depuis longtemps, qu’il est impossible de s’adresser à une partie sans aussi, et souvent d’abord, s’adresser à l’autre. L’idée apparemment séduisante de détacher une « base » saine de dirigeants « corrompus » (outre son simplisme constitutif) n’ayant jamais marché, nulle part.

 

Il découlait de cette vision que le « processus » commencé avec le NPA ne pouvait pas s’élargir autrement que vers des militant-e-s, groupes militants, formations politiques situés géographiquement moins « à gauche » sur le champ politique. Plus « à gauche », il n’y a que LO dont il est inutile de rappeler les caractéristiques. Tout ceci donc à certaines conditions politiques fermes, mais limitées.

 

Pendant un temps il apparaissait que c’est dans le jeu entre ces deux contraintes (toujours unité et radicalité) que se nichaient débats et divergences, inévitables et parfois âpres, mais dans un cadre commun. Il y a une vraie interrogation sur le fait de savoir si ce cadre commun était fantasmé, par moi entre autres, autrement dit s’il a jamais existé vraiment. La rupture à ce propos était-elle écrite ? Ou alors, dans l’ordre des choses de la vie, un se divisant en deux, ce qui n’étaient que postures différentes se seraient systématisées jusqu’à devenir opposées et incompatibles.

 

Un événement presque sans importance, passé à peu près inaperçu à l’époque, marque avec le recul quelque chose comme un point tournant, au moins un vrai révélateur. Il s’agit de l’attitude par rapport à l’accord électoral passé en Languedoc-Roussillon, principalement entre le FG et le NPA, à l’occasion des élections régionales de 2010.

 

Dans le microcosme de la gauche de la gauche, et dans ces élections là, c’est plutôt ce qui s’est passé dans le Limousin qui a tenu le devant de la scène. Mais cette dernière situation était en fait bien moins révélatrice. C’est le PS qui en refusant le NPA sur des listes fusionnées a conduit en réalité l’ensemble de « Limousin terre de gauche » à entrer en opposition. Si bien que l’on ne pouvait pas tirer un bilan réel des conditions de l’accord passé. Celles-ci prévoyaient une liste commune de premier tour, mais des attitudes annoncées opposées ensuite, le FG dans l’exécutif, le NPA dans l’opposition de gauche. Impossible de juger en définitive la viabilité et la portée de la chose.

 

En Languedoc Roussillon (à cause des conditions particulières produites par la présence controversée du dirigeant socialiste local Georges Frèche), on aboutissait au contraire à une situation chimiquement pure. Un accord de « l’autre gauche » en rupture annoncée et collective avec le PS. Toute une partie de la majorité du NPA a pourtant refusé de considérer cet accord comme la réalisation (certes limitée et spécifique) de ce que pourquoi le parti se battait. Une révélation donc : en réalité, pour cette partie, il n’était simplement pas question, jamais, de passer à la concrétisation de ce qu’elle défendait pourtant publiquement. Autrement dit encore, il n’y avait plus guère de différence avec tous les « politiciens » que nous dénoncions par ailleurs à juste titre. Puisque nous aussi faisions des propositions que nous n’avions nullement l’intention de confirmer, même quand les conditions que nous avions nous-mêmes posées se réalisaient.

 

La même chose devait se développer en bien plus important par la suite. La victoire possible de Hollande allait poser concrètement une question demeurée abstraite pendant une décennie, celle de la participation à un gouvernement socialiste de tout ou partie de la gauche de la gauche. En toute logique, conformément à des déclarations répétées des centaines de fois, le NPA aurait dû annoncer sa volonté de s’unir solidement aux secteurs qui ne rejoindraient pas le PS. Mais (comme dans le cas du Languedoc Roussillon) la perspective se rapprochant elle s’est révélée insupportable à concevoir pour une partie importante du NPA.

 

En raisonnant à partir de là et en régression, cela signifiait que le « processus » NPA était abandonné ou changeait de nature. Et en fait, des théorisations complètement nouvelles sont venues confirmer une mutation surprenante. Deux principalement.

 

La première concerne la nature de ce qu’il faut comprendre par « unité ». Non au sens précis et situé de la manière, compliquée, dont la question se présente en France aujourd’hui. Mais dans la foulée d’un débat un peu daté, central tout de même, sur ce que notre tradition appelle « le Front Unique ». A l’appui du rejet de tout « processus » politique unitaire concret, même à nos conditions, fut défendue l’idée, sortie de nulle part, que le Front Unique « c’était pour les luttes », mais jamais « politique ». De nulle part, puisqu’une vérification élémentaire montrerait que lors de l’élaboration du concept dans les années 20 à l’intérieur du mouvement communiste, une telle séparation n’a jamais existé. Lénine par exemple a consacré une part de son livre « La maladie infantile » à la destruction pied à pied d’une vision aussi futile. Plus tard Trotski a multiplié en vain les appels angoissés à un front, y compris électoral évidemment, entre les communistes allemands et la social-démocratie (« les assassins de Rosa Luxemburg » comme les appelait le PC allemand stalinisé) pour contrer la montée de Hitler. Plus modestement, on aurait du mal par exemple à savoir si la campagne commune contre le TCE en 2005, c’était « de la lutte » ou « de la politique ». Le Front Unique appelle unité et aussi indépendance. Donc débats et luttes internes au Front s’il voit le jour, au moins sur l’orientation politique générale du front, et surtout sur la démocratie de son fonctionnement et l’appui sur des structures de base. Mais rien qui ressemble à une opposition naïve base et sommet et encore moins une division entre « les luttes » et « la politique ».

 

Mais quittons la théorie. Ceci venait indiquer que pour ces secteurs, par nature, un rapprochement électoral (et encore moins une alliance plus durable) ne pouvait s’envisager avec d’autres courants (sauf LO, et il n’est pas exclu que cette hypothèse reprenne de la vigueur). Par nature, cela veut dire jamais. Mais alors « le processus » ?

 

C’est là que s’est forgée une deuxième invention : il devait se poursuivre, mais avec « les anonymes », loin des « politiciens professionnels ». Autrement dit, de « processus », il n’y avait plus. Le NPA, entité achevée, n’avait plus qu’à organiser son recrutement et son extension comme n’importe quel parti de la place, considérant définitivement toutes les autres formations ou bouts de formations comme des adversaires par définition, en nature. Pour cela, parer « les anonymes » de beaucoup de vertus était indispensable et…pas mal affligeant.

 

Une de fois de plus, il est vraiment difficile de savoir s’il s’agit d’une évolution, toujours possible. Ou d’une position présente dès le départ. Ce n’est intéressant que pour les historiens. Il est en particulier possible que des évènements lointains aient en réalité eu une influence importante. Entre autres l’expérience du Parti de la Refondation Communiste en Italie, où l’intégration de révolutionnaires n’a rien pu faire contre une évolution qui a conduit à la quasi disparition de la gauche elle-même. Et encore plus celle d’un courant trotskyste au Brésil, fondateur du Parti des Travailleurs de Lula. Et accroché en définitive jusqu’à la mort à ce même parti, même quand il révéla d’évidence sa conversion totale au social-libéralisme. Questions fondamentales d’ailleurs que je reprends plus longuement ci-dessous. Mais que de ces échecs on tire les conclusions que j’ai décrites, cela signifiait que le projet même du NPA était plombé dès l’origine.

 

Tout ceci va en fait bien plus loin. Pour la première fois dans sa déjà longue histoire, ce courant du marxisme révolutionnaire qui se retrouve au NPA ne dispose plus d’aucun projet de transcroissance. Il n’en a pourtant pas manqué. Depuis les « pans entiers » du Parti communiste qui devaient in fine se convertir à la bonne parole, jusqu’aux « partis larges » (comme le NPA, thème fondamental que j’aborde plus loin) en passant par des « recompositions », des « pôles de radicalité », des « reconstructions ». Tous projets qui ont été en définitive des échecs plus ou moins importants, sinon ça se saurait. Mais toujours ces « projets » conservaient un pied dans la réalité : il est impossible que le seul développement d’un noyau minoritaire ne parvienne à résoudre même très partiellement la question de doter les opprimé-e-s d’une représentation politique adéquate.

 

Voilà, mutation inattendue mais fondamentale, que cette partie du NPA s’est convertie à la théorie du « noyau » délimité au couteau et qui ne cherche plus que sa voie. Seul, mais bien accompagné par des « anonymes ». La même vision que LO. Sauf que ce n’est pas le même noyau. De plus il est acquis que parmi les partisans du « noyau » à développer, tout le monde ne part pas du même y compris au sein du NPA. Or l’expérience démontre aisément qu’à l’extrême gauche la pérennité de ces sectarismes n’est possible qu’adossée à un corps de doctrine immuable, alliée à une confiance aveugle dans une direction dotée de la légitimité en toute occasion, et – souvent mais pas toujours – l’existence d’un gourou. Rien de tout cela n’étant disponible d’une manière homogène au NPA, ce projet lui-même est voué à l’échec. C’est comme pour Dieu : vu l’importance de la chose, il importe de choisir le bon. Et comment faire ?

 

Sans chercher de fausse symétrie on ne peut que constater que « la ligne de crête » a été abandonnée par certains aussi de l’autre côté. L’abandon de « la radicalité » au profit de « l’unité » s’est révélé extrêmement imaginatif mois après mois. En plus du débat classique de l’endroit où passe le curseur (débats délicieux mais inévitables, dont il n’y a pas lieu de s’offusquer. Que n’a t-il pas fallu entendre sur nos camarades limougeauds, des demi-traîtres n’est-il pas ?) il y a un moyen imbattable de régler la question à la racine. C’est de décréter que l’unité réelle qu’on a sous les yeux est justement…radicale ! Coup de chance ! On est au port, finis les soucis. L’union n’est plus ce combat qui fatigue les plus endurcis. Pas allègrement franchi par certain-e-s.

 

Concrètement, que le PC réellement existant soit au cœur du dispositif pourrait troubler ? Mais pourquoi se faire du mouron ? La dynamique y pourvoira.

Même si les arguments à l’appui de cette évolution sont parfois désarmants, ils n’ont toutefois pas les mêmes conséquences que les précédents. Parce que la volonté est quand même de se lier avec des phénomènes réellement existants et parfois très marquants (comme le rassemblement du Front de Gauche à la Bastille). Parce que cette même réalité amène tôt ou tard son verdict sur ce genre de questions. Soit effectivement le problème est résolu. Plus de ligne de crête, le repos enfin. Soit il ne l’est pas, et ce sera au su et au vu de tout le monde. Et il faudra alors reprendre le débat et le combat, pour celles et ceux qui en auront encore le courage. On revient de ces illusions, ou on les assume définitivement. Difficilement parfois c’est vrai. De l’autre voyage mutationnel, jamais.

 

La description est ici durcie, rabattue sur ses extrémités. En pratique les positionnements furent bien plus mouvants et plus divers. Comme d’habitude…

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 14:48

 

http://www.fr.news.yahoo.com/jean-luc-m%C3%A9lenchon-%C3%A0-la-3e-place-au-084308067.html

 

Le phénomène Mélenchon trouble le jeu à trois semaines du vote

 

PARIS (Reuters) - La poussée du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, situé en troisième place du premier tour de la présidentielle par un sondage dimanche, bouleverse la donne à gauche et donne à la droite ce qu'elle voit comme des raisons d'espérer.

 

Le camp du candidat PS François Hollande fait mine de ne pas s'inquiéter tout en admettant à demi-mots un changement de la donne, au moins pour les législatives de juin. La droite ironise sur la gêne du camp PS, et semble voir, sans le dire, le leader du Front de gauche en atout paradoxal.

 

Le camp de Nicolas Sarkozy met régulièrement en avant désormais le risque supposé de radicalisation du PS sous la pression de Jean-Luc Mélenchon, érigé en épouvantail.

 

La présidente du Medef Laurence Parisot, qui soutient Nicolas Sarkozy, s'est déclarée dimanche effrayée en faisant du candidat de la gauche radicale l'héritier de la violence révolutionnaire de 1793.

 

"Il y a aussi des phases dans les révolutions qui sont terribles. Je trouve que Mélenchon est beaucoup plus l'héritier d'une forme de Terreur que l'héritier des plus belles valeurs de la Révolution", a-t-elle dit sur Europe 1 et I-télé.

 

Un sondage LH2-Yahoo confirme de manière spectaculaire la progression de l'ancien sénateur PS, crédité désormais de la 3e place au premier tour avec 15%, soit une progression de quatre points par rapport au précédent sondage du même institut publié le 18 mars.

 

Cette poussée s'affirme de jour en jour comme le phénomène majeur de la campagne, puisque Jean-Luc Mélenchon est parti des alentours de 7% à la fin de 2011, et qu'il ne semblait pas alors pouvoir troubler le jeu entre les quatre candidats Nicolas Sarkozy, François Hollande, la présidente du FN Marine Le Pen et le centriste François Bayrou.

 

NOUVELLE DONNE POUR LES LÉGISLATIVES

 

Accueilli au départ de manière tiède par les militants communistes ralliés à contrecoeur à sa candidature, qui permettait d'éviter l'étiquette communiste et la perspective de l'humiliant score de 1,97% de 2007 de Marie-George Buffet, il a conquis les coeurs des électeurs de la "gauche de la gauche".

 

Son éloquence et sa gouaille, alliées à la puissance toujours forte de l'appareil militant et politique du PC, ont jusqu'ici réduit à quasi-néant, à en croire les sondages, ses rivaux trotskystes Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, crédités de moins de 0,5% chacun et même l'écologiste Eva Joly, positionnée à gauche mais qui stagne entre 2 et 3%.

 

L'analyse de ce phénomène est cependant contradictoire dans les camps de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.

 

Pour l'UMP et la majorité, Jean-Luc Mélenchon affaiblirait potentiellement le score de François Hollande au premier tour et en ferait, ensuite, au second tour, le prisonnier des options radicales du Front de gauche, un thème rassembleur à droite.

 

Pour le PS, Jean-Luc Mélenchon présente l'avantage de rassembler un électorat de gauche susceptible sans lui de s'abstenir et ses voix se porteront de toute manière en totalité ou quasi-totalité sur le candidat PS au second tour.

 

Sur Radio J dimanche, Michel Sapin, chargé du projet du candidat PS, a ironisé sur l'utilisation du phénomène que font à ses yeux des médias qu'il voit comme proches de l'Elysée.

 

"Je ne m'inquiète de rien du tout. Quand le Figaro ou le Journal du dimanche font de Jean-Luc Mélenchon leur vedette, ça ne doit pas être sans arrières-pensées. Ils se trompent, plus la gauche est forte au premier tour, mieux c'est pour la gauche au second tour", a-t-il dit.

 

Il admet cependant à demi-mots que le phénomène modifie la donne pour les législatives de juin, où le PS n'a jusqu'ici un accord qu'avec les écologistes, leur réservant un nombre de circonscriptions susceptibles de leur permettre de constituer un groupe parlementaire.

 

"Dans une présidentielle, il n'y a pas de négociations, ce n'est pas le lieu. Avant ou après, oui, mais là dans une campagne électorale c'est la constance", a-t-il dit.

 

Les accords avec les Verts seront respectés, a-t-il réaffirmé, tout en laissant entendre qu'il pourrait y en avoir d'autres. "Il y aura des négociations ou des discussions avec les forces politiques qui seront présentes aux législatives de manière à ce que la gauche soit la plus forte possible à l'Assemblée nationale", a-t-il déclaré.

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:19

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-chefs-du-renseignements-ne-seront-pas-entendus-181232294.html

 

Les chefs du renseignement ne seront pas entendus au Sénat

 

PARIS (Reuters) - Les ministres de l'Intérieur et de la Défense, Claude Guéant et Gérard Longuet, ont refusé vendredi l'audition par le Sénat des directeurs des services de renseignement après les tueries de Montauban et de Toulouse, qui ont fait sept morts.

 

Le Sénat, où la gauche est majoritaire, avait décidé de faire entendre la semaine prochaine les responsables des services de renseignement par sa commission pour le contrôle de l'application des lois, présidée par le socialiste David Assouline.

 

L'objectif affiché était de "dresser un diagnostic des dispositifs législatifs en vigueur concernant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme".

 

"Les deux ministres ont décidé de ne pas donner de suite favorable à cette demande, les fonctionnaires concernés n'ayant pas de responsabilité en matière d'évaluation des lois, et étant par ailleurs, en cette période pré-électorale tenus à un strict devoir de réserve", peut-on lire un communiqué commun.

 

"Conformément à l'ordonnance du 17 novembre 1958, les directeurs des services de renseignement répondront à la convocation de la délégation parlementaire au renseignement, composée de députés et de sénateurs de la majorité et de l'opposition, qui est habilitée par le législateur à connaître des activités et des moyens des services de renseignement", ajoutent les deux ministres.

 

Ce refus a provoqué l'ire du président du Sénat Jean-Pierre Bel, de David Assouline et de François Rebsamen, président du groupe PS de la haute assemblée. Tous demandent aux ministres de revenir sur cette décision.

 

Jean-Pierre Bel parle de "grave précédent", signe d'un "mépris pour les prérogatives du Parlement dont le rôle constitutionnel est d'exercer son contrôle sur l'activité du pouvoir exécutif".

 

"Les ministres n'ont pas 'refusé' des demandes d'auditions, ils ont annulé autoritairement des auditions déjà arrêtées en interdisant à leurs directeurs de s'y rendre", déplore David Assouline.

 

Si elle était confirmée, cette décision "porterait un coup sérieux, et peut être sans précédent, aux droits du Parlement, en particulier à sa fonction de contrôle du gouvernement", ajoute le député PS de Paris.

 

Pour François Rebsamen, "ce refus est inexplicable".

 

Le député-maire de Dijon y voit "un profond mépris pour le Sénat et la représentation nationale, mais ensuite et surtout une crainte que ces auditions ne confirment que l'annonce d'une nouvelle loi anti-terroriste faite dans la précipitation par le président candidat, n'est qu'un effet d'affichage dicté par des préoccupations électoralistes".

 

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