Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:58

 

http://www.fr.news.yahoo.com/nouvelle-manifestation-pour-la-d%C3%A9mocratie-place-tahrir-au-112350048.html

 

Nouvelle manifestation pour la démocratie place Tahrir au Caire

 

LE CAIRE (Reuters) - Plusieurs milliers d'Egyptiens se sont rassemblés vendredi place Tahrir, au Caire, pour réclamer un calendrier précis en vue de l'instauration de la démocratie et la fin des procès militaires intentés à des civils.

 

Les organisateurs des manifestations qui ont contraint Hosni Moubarak à céder le pouvoir aux militaires le 11 février ont baptisé leur dernier mouvement "Corriger le tir". Il donnera un aperçu de la popularité du Conseil suprême des forces armées (CSFA), après l'ouverture du procès de l'ex-président.

 

Les Frères musulmans, mouvement le mieux structuré depuis la dissolution du Parti national démocrate dont Hosni Moubarak était issu, n'ont pas souhaité s'associer au mouvement.

 

"Le peuple veut purifier l'Etat", pouvait-on lire sur l'une des banderoles brandies par les manifestants qui ont afflué place Tahrir, épicentre de la contestation contre le régime de Moubarak cet hiver.

 

Parmi les milliers de manifestants réunis place Tahrir, certains s'en sont pris directement au maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, qui assure l'intérim à la tête de l'Etat et qui doit témoigner à huis clos dimanche au procès d'Hosni Moubarak.

 

"C'est votre dernière chance. Soit vous dites que vous portez le peuple dans votre coeur, soit vous dégagez. Est-ce que vous serez capable de dire que Moubarak n'a pas donné l'ordre de tirer ?", a lancé l'un d'eux.

 

AUCUN DÉBORDEMENT TOLÉRÉ

 

Aux yeux de nombreux Egyptiens, la "révolution du Nil", qui fit huit cent cinquante morts selon le bilan officiel, tarde à porter ses fruits et beaucoup soupçonnent l'armée de chercher à se maintenir au pouvoir après les élections législatives et présidentielles promises avant la fin de l'année.

 

Des milliers de protestataires ont campé plusieurs semaines place Tahrir cet été pour réclamer une accélération des réformes démocratiques et des procédures judiciaires entamées à l'encontre des caciques de l'ancien régime impliqués dans la répression du soulèvement ou soupçonnés de corruption.

 

Ils ont finalement été dispersés par les forces de l'ordre. Les manifestants réunis vendredi n'ont pas l'intention de camper sur la place.

 

Le CSFA a récemment fait savoir via Facebook que les rassemblements pacifiques seraient permis, mais qu'aucun débordement ne serait toléré.

 

Selon les organisateurs, une trentaine de mouvements et de partis politiques devaient participer à la mobilisation de vendredi. Parmi eux, le Front démocratique, qui a invité les militaires au pouvoir à préparer "un calendrier complet détaillant les étapes de la transition, à commencer par l'élection présidentielle".

 

Mohammed ElBaradeï, candidat à la magistrature suprême et ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a jugé leur mobilisation justifiée.

 

Mohamed Saad el Katatni, secrétaire général du Parti pour la liberté et la justice mis sur pied par les Frères musulmans dans l'optique des législatives de novembre, a en revanche prôné la patience, dans la mesure où les précédentes manifestations ont déjà donné des résultats.

 

"S'ils ne se matérialisent pas, nous retournerons sur la place", a-t-il ajouté.

 

Des manifestations ont également eu lieu à Alexandrie et à Suez, où trois personnes ont été arrêtées, rapportent des témoins.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:38

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-cas-gu%C3%A9rini-tourmente-le-ps-%C3%A0-un-162602004.html

 

Le cas Guérini tourmente le parti socialiste à un mois de la primaire  

 

PARIS (Reuters) - Décidée à un mois de la primaire socialiste pour l'élection présidentielle, la mise en examen de Jean-Noël Guérini tombe à un mauvais moment pour le PS, où cette affaire engendre des réactions contrastées.

 

L'opposition ne s'y est pas trompée, ironisant notamment sur le "masque pudique" arboré par les deux favoris à l'investiture, Martine Aubry et François Hollande.

 

Invité à quitter le PS par le premier secrétaire par intérim Harlem Désir, Jean-Noël Guérini réplique de manière cinglante vendredi sur le site internet du Parisien.

 

"Ça me faire sourire. Ce garçon est décidément un tout petit personnage", dit-il, estimant n'avoir "pas de leçon à recevoir" d'un "premier secrétaire intérimaire qui retournera au néant après le 16 octobre", date du second tour de la primaire.

 

Depuis sa nomination fin juin en remplacement de Martine Aubry, Harlem Désir s'est montré très ferme avec l'homme fort de la fédération des Bouches-du-Rhône.

 

"Il faut mettre fin au système Guérini", a-t-il dit jeudi, demandant à l'intéressé de "se retirer du PS et de toutes ses fonctions et responsabilités politiques".

 

Jean-Noël Guérini, par ailleurs sénateur, n'a pas abandonné ses fonctions de président du conseil général.

 

"Je me mets en congé du parti car je ne veux pas être la balle de ping-pong que l'on se renvoie pendant les primaires", dit-il sur leparisien.fr.

 

Jean-Noël Guérini est poursuivi pour "association de malfaiteurs, prise illégale d'intérêt, trafic d'influence" dans une affaire de malversations présumées sur des marchés publics, pour laquelle son frère a été incarcéré plusieurs mois.

 

"PAS DE LIEN DIRECT AVEC LA PRIMAIRE"

 

Cet épisode, qui s'ajoute à d'autres affaires judiciaires impliquant des élus socialistes dans le Sud et à l'embarras créé par le retour en France de Dominique Strauss-Kahn dimanche dernier pourrait brouiller le message des six candidats en lice pour la primaire des 9 et 16 octobre.

 

"Tout cela n'a pas de lien direct avec la primaire", temporise Stéphane Le Foll, proche de François Hollande.

 

"Chaque candidat incarne de manière différente une personnalité, une histoire, un engagement sur des valeurs. Et quand il y a un problème, il faut le traiter", a dit le député européen à Reuters.

 

Martine Aubry, à qui Jean-Noël Guérini aurait apporté son appui pour le poste de première secrétaire en 2008, a insisté sur le respect de la présomption d'innocence tout en considérant "qu'à partir du moment où il est mis en examen", Jean-Noël Guérini devait se mettre "en retrait du parti comme de ses fonctions de président du conseil général".

 

Interrogée jeudi sur BFM-TV, la maire de Lille a interrompu l'entretien au moment où on allait l'interroger sur le contraste entre ses déclarations et celles d'Harlem Désir.

 

Arnaud Montebourg, auteur d'un rapport sévère sur le "système" mis en place par Jean-Noël Guérini, demande qu'il soit mis "hors d'état de nuire à la réputation du PS".

 

Le député juge "parfaitement possible que la direction du Parti socialiste réunisse les conseillers généraux socialistes des Bouches-du-Rhône et leur propose de voter une motion de destitution de leur président du conseil général".

 

A ses yeux, Harlem Désir "a eu les mots qu'il fallait", à la différence de Martine Aubry.

 

"Je regrette que sa position n'ait pas été celle du parti précédemment. On ne peut pas combattre l'affairisme du sarkozysme (...) si nous-mêmes ne sommes pas intraitables avec les nôtres", a souligné le député.

 

Une version contestée dans le camp Aubry, où l'on explique que la première secrétaire "a laissé la procédure interne suivre son cours" dans cette affaire.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 20:02

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article22029

Egypte : présentation des organisations politiques liées aux mouvements sociaux

15 juin 2011

Du temps de Moubarak existaient au sein du monde du travail et de la jeunesse plusieurs grands courants politiques. Il y avait l’opposition légale respectueuse, essentiellement représentée par la direction du Tagammu. Il y avait le Parti communiste, impliqué dans le Tagammu jusqu’à la révolution. Il y avait des réseaux militants issus de différents courants de la tradition communiste. Il y avait un courant trotskyste , né dans les années 1990, et dont la façade légale était le Centre d’études socialistes. Il est représenté depuis 2010 par deux organisations différentes. Il y avait des jeunes, dont une partie seulement se reconnaissait dans les organisations politiques existantes.

Tagammu a eu jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de membres sous l’ancien régime et en aurait toujours des milliers.

En février 2011, l’effectif total des autres organisations ne dépassait pas un millier de membres.

Tagammu (en français : Rassemblement)

Sous l’ancien régime, le Tagammu était un parti légal disposant de quelques sièges au Parlement, d’un journal (al Ahâlî), de locaux et de permanents. Certains militants étaient à la fois membres de la direction de Tagammu et de la direction de l’ETUF (la centrale syndicale officielle sous la dictature).

Le parti Tagammu était très complaisant envers Moubarak : son président avait même déclaré que la chute de celui-ci serait négative. Cette attitude a entraîné le départ sur la gauche de militants refusant de telles compromissions.

Parti communiste égyptien

Sous Moubarak, le PC était dans la clandestinité. Il était simultanément impliqué dans le parti légal Tagammu.

Le PC comptait un certain nombre de militants syndicalistes, comme par exemple à Mahallah dans la plus grande usine textile du pays. Il était également présent dans les universités.

Parti socialiste égyptien

Ce parti a vu le jour après le départ de Moubarak. Il a été fondé par des militants issus de différents courants de la gauche marxiste. Le PS est peu présent dans la jeunesse. Il a par contre une influence au niveau syndical par le biais de militants participant depuis les années 1990 à diverses structures militantes, dont le Comité de coordination qui réunit mensuellement de façon informelle des militants syndicaux combatifs.

Socialistes Révolutionnaires

Ce groupe est sorti de la clandestinité en 2011. Sa priorité est d’organiser politiquement des travailleurs, même lorsque ces derniers ne se reconnaissent pas nécessairement dans l’ensemble de ses orientations. Il a fondé à cet effet, le 25 février 2011, le « Parti ouvrier démocratique », au sein duquel les Socialistes révolutionnaires sont le seul courant politique organisé.

Tagdid (en anglais Renewal Socialist ; en français : Renouveau socialiste)

Ce groupe, également clandestin sous Moubarak, est né en 2010 d’une scission des Socialistes révolutionnaires (voir ci-dessus). Il intervient parmi les travailleurs, ainsi qu’au sein des différents mouvements sociaux, à commencer par celui de la jeunesse. Il a joué un rôle important dans la révolution de janvier-février 2011.

Renouveau considère que la construction d’un parti large passe par un regroupement préalable de plusieurs courants politiques (voir plus loin).

Tahalouf (en anglais : Socialist People’s Alliance ; en français : Parti de l’Alliance Populaire)

Ce parti a été crée le 26 janvier 2011 à l’initiative de Renouveau socialiste, de militants ayant rompu sur la gauche avec le Tagammu, ainsi que d’intellectuels, de militants syndicalistes, associatifs, et/ou ayant appartenu par le passé à diverses organisations de gauche.

Même s’ils ne s’impliquent pas vraiment dans ce parti, les Socialistes révolutionnaires ont néanmoins un représentant dans sa direction.

Front des forces socialistes (en anglais : Coalition of Socialist Forces)

Constitué le mardi 10 mai, il ne s’agit pas d’une organisation mais d’une coordination entre l’ensemble des partis pouvant être véritablement être considérés comme étant de gauche (donc à l’exception de Tagammu) : le Parti socialiste égyptien, le Parti communiste égyptien, l’Alliance populaire socialiste (dont Renouveau socialiste), les Socialistes révolutionnaires (et le Parti ouvrier démocratique).

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 19:39

 

http://www.solidaritefreedomtheatrejenine.com/spip.php?article1


LE THEATRE DE LA LIBERTE DE JENINE DOIT VIVRE

 

PETITION

 

Juliano Mer Khamis a été assassiné le 4 avril 2011 par un inconnu devant le Théâtre de la Liberté (Freedom Theatre) de Jénine, en Cisjordanie, théâtre qu’il a fondé en 2006 pour continuer le travail de sa mère Arna avec des jeunes du camp de réfugiés. Le théâtre a permis à de nombreux jeunes Palestiniens de résister aux violences et à l’oppression que leur imposent les autorités d’occupation israéliennes, d’extérioriser leurs angoisses, de sortir de leur isolement et de s’épanouir. 

 

De mère juive israélienne et de père palestinien de Nazareth, réalisateur du film « Les enfants d’Arna », Juliano Mer Khamis s’était rallié au mouvement de boycott, y compris culturel, de l’Etat d’Israël tant qu’il ne se conforme pas au droit international. Après son assassinat, les autorités israéliennes ont saisi sa voiture, son ordinateur et son téléphone portable, puis à partir de fin juillet elles ont utilisé sa nationalité israélienne comme prétexte d’enquête pour lancer une forte offensive visant à briser le Freedom Theatre et à provoquer sa fermeture. 

 

Le 27 juillet, les forces d’occupation ont violemment attaqué le théâtre en pleine nuit, commettant d’importants dégâts, et ont arrêté sous le régime arbitraire et brutal de « détention administrative » deux responsables palestiniens du théâtre, Adnan Naghnaghiye et Bilal Saadi, qu’elles ont alors considérés comme suspects du meurtre. Puis elles ont arrêté à un check-point, pour le même motif, l’étudiant acteur palestinien du Freedom Theatre, Rami Hwayel, qui se préparait au rôle principal dans la pièce « En attendant Godot. »

 

Le 21 août, les trois détenus ont été disculpés mais Rami Hwayel, au prétexte qu’il était allé antérieurement en Israël sans autorisation, a été condamné à un mois d’incarcération, ce qui a provoqué l’annulation des premières représentations de la pièce.  

 

Le 22 août, l’armée israélienne a de nouveau attaqué le Freedom Theatre et arrêté Mohammed Naghnaghhiye, frère d’Adnan, après avoir dévasté son appartement situé dans le bâtiment du théâtre. Depuis lors, les autorités d’occupation ont harcelé d’autres membres du Freedom Theatre. 

 

Ces pratiques de puissance occupante, contraires aux conventions sur les droits humains et à toute légalité internationale, doivent cesser ! Qu’en serait-il si la France opérait de tels coups de force à l’encontre d’un autre pays sous couvert d’enquêter sur l’assassinat de l’un de ses ressortissants dans ce pays ? 

 

Une troupe du Freedom Theatre, invitée par les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, venait d’effectuer en France de fin juin à mi-juillet une tournée réussie et s’était produite dans le cadre des vingt troisième rencontres du jeune théâtre européen à Grenoble. Deux tournées importantes sont programmées en Allemagne et aux Etats-Unis dès l’automne. 

 

Le Théâtre de la Liberté de Jénine doit pouvoir continuer son travail émancipateur au service des jeunes et de la population palestinienne ! 

 

C’est pourquoi nous exigeons l’arrêt de toute attaque contre le Freedom Theatre et ses membres.

 

Nous exigeons la libération de toute personne liée au théâtre qui serait incarcérée ou inculpée par les autorités d’occupation israéliennes.

 

Nous exigeons une activation des autorités judiciaires palestiniennes pour la conduite de l’enquête sur l’assassinat de Juliano Mer Khamis.

 

Nous exigeons le dédommagement par les autorités israéliennes des dégâts qu’elles ont commis lors de leurs attaques des 27 juillet et 22 août.

 

Nous exigeons une entière liberté de circulation pour les membres du Freedom Theatre, que ce soit en Palestine, en Israël ou ailleurs. 

 

Nous demandons en outre que les instances concernées des pays ayant des relations avec Israël interviennent énergiquement auprès de cet Etat et de son ambassade pour la satisfaction de ces cinq points.

 

Nous demandons en particulier pour la France une intervention du ministère des Affaires Etrangères, qui avait publié un hommage élogieux à Juliano Mer Khamis après son assassinat, du ministère de la Culture, du ministère de l’Intérieur et de l’ambassade d’Israël. 

 

« Il n’y a pas de liberté sans savoir. Il n’y a pas de paix sans liberté. La paix et la liberté sont inséparables » Arna Mer Khamis

 

PREMIERS SIGNATAIRES (liste par ordre alphabétique)

 

ABDALLAH Samir, réalisateur et scénariste ; BALIBAR Etienne, philosophe, membre de la Fondation du Jenine Freedom Theatre ; BEN HIBA Tarek, président de la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives) ; CHAHAL Nahla, sociologue, journaliste, coordinatrice de la CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien) ; CORDOVA KACZERGINSKI Liliane, représentant IJAN (International Jewish Anti-Zionist Network) ; GEZE François, éditeur ; LEFORT Jean-Claude, président de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) ; LOMBARD Roland, président du CICUP (Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes) ; MASSIAH Gustave, membre fondateur du CEDETIM ; MORIN Edgar, sociologue et philosophe ; PY Olivier, dramaturge, directeur du Théâtre national de l’Odéon de mars 2007 à mars 2012 et futur responsable du Festival d’Avignon ; RALITE Jack, Sénateur, ancien ministre, animateur des Etats généraux de la Culture ; RANCIERE Jacques, philosophe ; SANBAR Elias, historien et essayiste, observateur permanent de la Palestine auprès de l’UNESCO ; ZEMOR Olivia, présidente de CAPJPO EuroPalestine

 

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 19:44

 

http://www.marche-paris.fr/de/la-marche-vers-bruxelles/france/2197-marche-pacifique-des-indign%C3%A9s-vers-bruxelles-45e-%C3%A9tape-onzain.html

 

Marche pacifique des indignés vers Bruxelles

 

Quarante cinquième étape

 

Dix marcheurs et un éclaireur ont pris le départ à Onzain. Les marcheurs avaient décidé d'avancer l'horaire du réveil la veille afin d'avoir une meilleure gestion de leur temps. A 7 heures certains avaient les yeux qui collaient, mais cela a permis de prendre un départ plus tôt.

L'étape a été avalée en peu de temps, et l'arrivée à Blois s'est faite en début d'après-midi. Les marcheurs sont entrés dans la ville en chanson, accompagnés par les klaxons des voitures qui les croisaient. Les Blésois surpris par l'avance prise par la marche sont venus rencontrer en masse les marcheurs. Eux qui avaient fait le trajet sans pause déjeuner ont pu être abondamment  ravitaillés en nourriture. Merci à tous ceux qui se sont mobilisés pour que la marche puisse repartir avec de bonnes réserves de nourriture.

Les marcheurs ont également été accueillis par le maire de Blois. Un lieu pour prendre une douche leur a été proposé par la municipalité. Les marcheurs sont ensuite allés installer leur campement sur la place Louis XII. Enfin la Marche Toulousaine est sur la place publique !! Une assemblée d’une quarantaine de personne s’est tenue sur la place. Les marcheurs ont pu présenter le mouvement, la marche, leurs objectifs. Tous les sujet et thématiques d’indignation ont été abordés et partagés.


De nouveaux marcheurs ont rejoint la troupe en provenance de Toulouse, d’Angers et  d’autres marches...

L’idée du campement à Orléans fait toujours débat au sein des marcheurs. Ce point sera mis à l’ordre du jour de la prochaine assemblée.

Plusieurs véhicules de soutien ont été mis à la disposition de la marche pour l’étape suivante. Mais le problème de transport se représentera dès jeudi.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 19:18

 

http://www.fr.news.yahoo.com/quatri%C3%A8me-journ%C3%A9e-daudience-au-proc%C3%A8s-moubarak-112825794.html

 

La cour va entendre le maréchal Tantaoui au procès Moubarak

 

LE CAIRE (Reuters) - La cour qui juge Hosni Moubarak va entendre le témoignage du maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, ex-ministre de la Défense qui dirige aujourd'hui le Conseil suprême des forces armées (CSFA), l'instance assurant l'intérim à la tête de l'Egypte, a annoncé mercredi le juge Ahmed Refaat.

 

Omar Souleïmane, qui dirigeait les Services du renseignement général (EGIS) depuis 1993 et que Hosni Moubarak avait nommé vice-président pour tenter de calmer les manifestants, de même que Sami Enan, chef d'état-major de l'armée nommé par le raïs, et le ministre de l'Intérieur Mansour el Essaoui seront également interrogés comme témoins la semaine prochaine, a ajouté le magistrat lors de la quatrième journée d'audience du procès de Moubarak.

 

Les témoignages de Tantaoui, qui a été pendant vingt ans le ministre de la Défense de Moubarak et sera entendu dimanche, et de Souleïmane avaient été réclamés un peu plus tôt dans la journée par un avocat de familles de victimes.

 

La convocation de ces responsables a provoqué la stupeur dans le tribunal.

 

"Ce qui s'est passé aujourd'hui signifie que l'Egypte est devenue un Etat où la loi règne. C'est historique dans tous les sens du terme. Que le juge convoque ces témoins de haut rang en l'espace d'une semaine ne s'est jamais produit dans aucun pays du monde", a réagi Khaled Abou Bakr, qui représente les familles de victimes.

 

Le juge a par ailleurs annoncé que les audiences, au nombre de quatre depuis le 3 août, seraient désormais quotidiennes.

 

L'ancien président égyptien, renversé en février après trente ans au pouvoir, est accusé notamment d'avoir incité les forces de l'ordre à tirer à balles réelles contre les manifestants. Le bilan officiel des journées révolutionnaires fait état de près de huit cent cinquante morts.

 

NOUVEL INCIDENT D'AUDIENCE

 

Mais lundi, lors de la troisième audience, plusieurs anciens responsables de la police égyptienne appelés à la barre ont laissé entendre que ni Hosni Moubarak, ni son ministre de l'Intérieur, Habib el Hadli, qui comparaît à ses côtés, n'ont donné l'ordre d'ouvrir le feu.

 

Faisant écho aux critiques d'avocats et de familles de victimes de la répression, les procureurs ont accusé mercredi un des officiers de police entendu par la cour d'avoir livré un faux témoignage.

 

Lors de l'instruction, Abdel Hakim avait dit avoir reçu trois cent cartouches de fusil. Lors de son interrogatoire devant la cour, il s'est rétracté. "Les armes n'étaient pas admises dans l'unité (de police). Les instructions étaient que les agents ne devaient même pas prendre leurs armes personnelles", a-t-il dit à l'audience.

 

Un avocat l'a accusé d'avoir été payé pour mentir tandis que le juge Refaat ordonnait l'évacuation du témoin vers une salle adjacente, le temps de se pencher sur ces accusations de faux témoignage, finalement rejetées.

 

Hosni Moubarak, 83 ans, hospitalisé depuis avril, est le premier chef d'Etat emporté par le "printemps arabe" à comparaître en personne devant la justice - le Tunisien Zine ben Ali, réfugié en Arabie saoudite, a été jugé, lui, par contumace.

 

Il a assisté aux trois premières audiences sur une civière. Mercredi, la télévision publique égyptienne a rapporté qu'il avait été transporté par hélicoptère jusqu'à l'Ecole de police du Caire où se tient son procès.

 

Contrairement aux deux premières audiences, les caméras et appareils de photos sont désormais interdits à l'intérieur de la salle où se déroulent les débats. Cette décision, acceptée par certains, est en revanche critiquée par d'autres, tels l'ancien opposant Aymane Nour, selon lequel ce huis clos risque d'alimenter les soupçons d'une partie de la population sur l'impartialité des débats et du jugement.

 

Un important dispositif policier a été déployé aux abords du bâtiment pour éviter de nouveaux incidents entre partisans et adversaires du président déchu. A l'intérieur du tribunal, un nouvel incident a perturbé les débats et contraint le juge Refaat à suspendre brièvement l'audience.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 12:58

 

DU PRINTEMPS ARABE AU CAUCHEMAR SYRIEN

La révolution arabe commençait en Tunisie en décembre 2010. La Tunisie était le maillon faible de la chaîne des dictatures arabes. La révolution arabe provoquait rapidement la chute de Ben Ali en janvier 2011 et la chute de Moubarak en février 2011.

Comme toute révolution, la révolution arabe provoquait une importante mobilisation politique, militaire et idéologique de la réaction mondiale contre elle.

La réaction mondiale lançait une importante campagne idéologique de négation de la révolution arabe selon laquelle la chute de Ben Ali et de Moubarak étaient des complots impérialistes et n’étaient pas des révolutions.

En Libye, Kadhafi tombait en août 2011 après six mois de guerre civile et de guerre impérialiste.

La situation de la Syrie est encore pire. Il y a aussi en Syrie une guerre civile du gouvernement syrien contre son peuple depuis six mois.

La Syrie vit depuis six mois une situation de schizophrénie médiatique. Il y a deux versions. Il y a la version de l’opposition syrienne et de l’ONU, je ne parlerais même pas des gouvernements impérialistes, selon laquelle il y a en Syrie depuis six mois deux mille deux cent morts de citoyens civils victimes de la répression gouvernementale. Il y a la version du régime syrien selon laquelle de mystérieux escadrons de la mort assassinent non moins systématiquement depuis six mois des dizaines de policiers et de soldats syriens.

Les deux bases les plus fondamentales de l’opposition syrienne sont précisément le refus de la résistance militaire et le refus de toute intervention militaire occidentale.

Les deux versions sont malheureusement vraies, elles ne sont pas contradictoires.

Souvenons nous de la guerre civile en Algérie pendant huit ans entre 1991 et 1999. Personne n’identifiait jamais les responsables des massacres de la Mitidja. L’armée algérienne ne faisait jamais de commission d’enquête algérienne et refusait toujours toute commission d’enquête internationale.

La situation en Syrie est inséparable de son contexte régional en Palestine, au Liban et en Irak, un contexte dans lequel des gouvernements impérialistes évoluent vers la gauche (Egypte, Turquie) et des gouvernements anti impérialistes évoluent vers la droite (Syrie).

La stratégie d’Assad en Syrie est exactement identique par rapport à la stratégie des Etats Unis en Irak. La stratégie d’Assad en Syrie, c’est la tentative de provocation d’affrontements sectaires inter ethniques entre alaouites, sunnites et kurdes, exactement comme la stratégie des Etats Unis en Irak, c’est l’organisation d’affrontements sectaires entre sunnites et chiites.

La guerre civile du gouvernement syrien contre son propre peuple provoquera inéluctablement la transformation de l’actuelle opposition syrienne pacifique en résistance militaire. C’est encore le temps des réformes politiques et constitutionnelles du régime syrien. Mais ce temps n’est pas et ne sera pas éternel.

Bernard Fischer   

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:43

 

http://www.marche-paris.fr/de/la-marche-vers-bruxelles/france/2062-marche-pacifique-des-indign%C3%A9s-vers-bruxelles-44e-%C3%A9tape-amboise.html

 

Marche pacifique des indignés vers Bruxelles

Quarante quatrième étape

Lundi 5 septembre 2011

Sept marcheurs étaient au départ d'Amboise ce matin. Quatre personnes étaient restées sur place pour s'organiser en deux équipes afin de travailler sur la récupération de nourriture et le recyclage de matériel.

Les marcheurs sont partis chargés comme des mules, portant chacun une vingtaine de kilos sur leur dos car aucun véhicule de soutien n'était présent pour accompagner. Heureusement une personne à proximité de Blois a contacté la marche en cours de journée pour proposer son aide avec une voiture équipée d'une remorque et les marcheurs ont pu s'alléger pour terminer l'étape. Les marcheurs seront soutenus par ce véhicule pour l'étape de demain, merci à cette personne venue à leur secours.

La récupération a permis de rassembler du matériel permettant d'optimiser notre visibilité, cependant peu de nourriture a pu être récoltée. Nous relançons l'appel à la solidarité, le groupe de marcheur augmente depuis Tours et d'autres doivent nous rejoindre demain à Blois. Tous ont besoin de manger à leur faim pour avancer. Une liste de besoins a été mise en ligne ce matin et sera remise à jour régulièrement.

Tout le monde s'est rejoint à l'arrivée à Onzain pour installer le campement dans un parc de la ville. Peu de rencontres ont été faites, une personne est quand même venue ravitailler la marche. Le repas a permis aux marcheurs de tenir une nouvelle assemblée interne permettant de faire des ajustements dans l'organisation.

La question d'attendre la Marche Meseta à Orléans a été discutée, cela entraînerait un réajustement de notre itinéraire ( deux jours supplémentaires) ce qui permettrait d'installer un camp de quatre nuits sur place. Un appel au soutien de tous sera lancé des demain si cela est confirmé. Ce campement s'annonce difficile, la ville d'Orléans semble plutôt hostile à l'idée de nous laisser nous installer.


Demain les marcheurs marcheront groupés vers Blois où l'accueil semble être au rendez-vous. Le programme de la suite est le suivant :

Mardi 6 Septembre à 17 heures 30 à la Place de la Résistance à Blois

Mercredi 7 Septembre à 19 heures à la Place de l’Eglise à Mer

Jeudi 8 Septembre à 19 heures à la Halle à Meung sur Loire

Vendredi 9 Septembre à 19 heures à la Place du Martroi à Orléans

Samedi 10 Septembre à 19 heures à la Place de la Loire à Orléans



 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:08

 

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/300811/npa-est-ce-la-crise-finale


http://www.npa2009.org/content/npa-est-ce-la-crise-finale-m%C3%A9diapart


http://www.gauchemip.org/spip.php?article16967

 

NPA : est ce la crise finale ?

 

Mercredi 31 août 2011

 

Par Lénaïg Bredoux, envoyée spéciale à Port Leucate

 

«Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt, et même un doigt qui serait rabougri ou cassé» : Olivier Besancenot n'est pas candidat à la présidentielle mais il est en meeting. Et il jubile aux dépens des «observateurs» qui ont parié sur la mort du NPA, devant ses camarades réunis en université d'été. Désormais «libéré», lui refuse de croire que les tensions qui ont tant crispé la jeune organisation avant l'été ont altéré définitivement le projet d'un vaste parti de rupture à la gauche du PS, lancé dans l'allégresse en 2009 avec, à l'époque, neuf mille membres.

 

Depuis, la moitié est partie, et ceux qui sont restés sont désormais divisés en deux, avec une courte avance pour les tenants d'une ligne plus «révolutionnaire», adversaires des négociations avec le Front de gauche. Ce sont eux qui ont choisi Philippe Poutou, un ouvrier de la métallurgie de 44 ans, pour les représenter à la présidentielle. Les autres, attachés à un profil plus unitaire, ont assisté, impuissants, à ce qu'ils vivent parfois comme une trahison.

 

Après la pause estivale, où en sont-ils? Alors, mort ou pas mort, le NPA?

 

D'abord, il y a les chiffres. La direction affiche une fréquentation de huit cent cinquante personnes à Port-Leucate, soit moins que les deux années précédentes (entre mille et mille cinq cent) mais sans être ridicule. «Il y avait à peine quatre cent personnes inscrites début juillet», soupire, soulagé, Pierre Baton, élu au comité exécutif (CE). Les multiples ateliers organisés, sur les gauches, Daniel Bensaïd, les quartiers populaires ou le féminisme, étaient bien fréquentés, les participants enthousiastes, témoignant d'une vie militante à mille lieues des bras de fer de la direction.

 

«C'est la deuxième vie du NPA, martèle Olivier Besancenot. Ceux qui ont annoncé que le NPA n'en finit pas de mourir se sont trompés... Le cadavre est résistant. On revendique et on assume qu'on est dans un processus, et qu'on apprend en marchant.» Lui balaie toutes les objections. Les tensions?

 

«Une phase obligée. Mais on a un candidat. Et le NPA n'a pas pété en deux.» Certains ne feront pas la campagne? «En 2002 et 2007, c'était pareil. Je n'ai jamais fait consensus.» Poutou, ultra-novice? «La crise donne un nouveau relief à sa candidature. Lui saura de quoi il parle quand il évoquera les conséquences concrètes de la crise.»

 

Bref, le NPA est sur la Lune. Sauf qu'Olivier Besancenot est un des seuls à l'y voir.

 

Pour la grande majorité de ses camarades de la direction, le moment est «critique». Les mines un brin déconfites, et les sourires crispés. Certains se parlent à peine, Pierre-François Grond, autrefois très proche de Besancenot, n'est pas venu. Les plus amers sont les anciens alliés du candidat-facteur de 2002 et 2007: avec le choix Poutou, c'est toute la direction du NPA qui a explosé, Besancenot et certains proches rejoignant les «durs» de l'organisation (position A) quand l'autre moitié s'est alliée avec les «unitaires» (position B).

 

Parmi eux, Ingrid Hayes, membre du comité exécutif, et «entre rage et inquiétude». D'ordinaire mesurée devant la presse, elle fait cette fois claquer les mots. «Il y a un aspect de gâchis dont j'ai du mal à me remettre. Et une inquiétude parce que ce qui est engagé, c'est la possibilité de survie du courant dans lequel je me suis engagée il y a dix ans», dit-elle d'emblée.

 

Elle enchaîne: «La seule fonction de la candidature de Philippe Poutou est d'installer une majorité sectaire à la tête du NPA, avec des courants révolutionnaristes hostiles au projet initial du NPA. Ils veulent faire autre chose: un énième groupuscule d'extrême gauche qui essaie de rassembler les courants trotskistes. Cette candidature est aux antipodes de ce qu'on avait tenté de faire et je ne vois pas sa fonctionnalité politique: elle ne sert à rien; il y a déjà Lutte ouvrière.»

 

Le retrait d’Olivier Besancenot

 

Dans son viseur, il y a les anciens de Lutte Ouvrière, qui avaient rejoint la LCR il y a plusieurs années – comme Philippe Poutou –, ceux qui sont venus avec le NPA, les petits groupes d'ultra gauche intégrés au nouveau parti, et les anciens dirigeants de l'organisation de jeunesse de la LCR. «Eux sont dans une logique de putsch, dit un autre dirigeant, préférant le «off». Des débats internes, il y en a toujours eu. Mais là c'est autre chose, ce n'est plus ma maison.»

 

Pour le dire vite, la position B craint qu'une petite minorité, autour de ces groupes, ne prenne le contrôle du NPA et le torpille définitivement. Ceux qui les soutiennent sans y être, dont une grande partie de dirigeants «historiques» de la LCR, jurent que c'est une vue de l'esprit. Alain Krivine : «La position B pensent qu'on a trahi. Moi pas du tout. Les trois quarts de l'activité du NPA sont unitaires. Quant à eux (les “révolutionaristes”), ils ne tiennent rien du tout. C'est nous...» Olivier Sabado : «Le repli sectaire ? Mais c'est une connerie!»

 

«Ils prennent trop de place aujourd'hui, mais le candidat n'est pas issu de leurs rangs et ils ne sont pas majoritaires dans l'équipe de campagne, dit aussi Pierre Baton, un des rares de la direction à ne pas avoir milité à la LCR avant de s'engager au NPA. Je n'ai pas du tout l'intention de participer à une organisation sectaire. Mais on peut être ouvert et large sans envisager de trouver un bloc de gauche.» «Moi je n'ai pas fait une majorité d'orientation avec eux. Ils surestiment la radicalité ; ils n'ont qu'un mot d'ordre, c'est le socialisme et la révolution. Pour l'instant, ce n'est qu'une direction de campagne», abonde sa camarade et alliée Sandra Demarcq.

 

Voilà pour l'accusation d'un NPA se transformant en «mini-Lutte Ouvrière». Reste que le NPA avait deux visages à Port-Leucate: la majorité jurant que «ça va mieux», et que la campagne est lancée, quand les autres restent sonnés, incertains de vouloir distribuer des tracts appelant à voter Poutou. Mais tous, ou presque, s'interrogent sur les raisons de la crise interne.

 

Un nom revient alors sans cesse: celui d'Olivier Besancenot. C'est quand il a annoncé son refus de se représenter que la direction en place depuis deux ans a implosé. «C'était le ciment de la direction», explique Léonce Aguirre, un des représentants des «unitaires». En gros, explique Pierre Baton, «certains pensaient déjà que la ligne était trop dure mais qu'elle était assumable avec la surface d'Olivier», c'est-à-dire sa popularité, y compris dans les milieux populaires et ouvriers.

 

La porte-parole Christine Poupin l'admet: «On a été percuté par une contradiction énorme à la constitution même du NPA. La possibilité de la création du NPA était liée aux succès électoraux et à la place qu'a occupée Olivier. Or c'était une situation éminemment contradictoire, entre notre analyse de la transformation de la société et la personnalisation à outrance. On a peut être tiré sur la corde. On ne l'a pas anticipé.»

 

Et puis il y a toute une série d'autres facteurs cités par les militants. En vrac : la crise du capitalisme qui provoque repli et désarroi, notamment chez les plus précaires ; les défaites sociales successives, notamment l'échec du mouvement des retraites – «on n'est que le reflet de ce qui se passe dans la vie sociale», dit Poutou ; les tactiques électorales en solo qui se sont soldées par des échecs ; le débat sur le voile ; la faiblesse de la direction ; le vide laissé par la mort de Daniel Bensaïd ou encore le manque de débats démocratiques.

 

Deux projets contradictoires ?

 

Car, sur le fond, une question existentielle est posée au NPA: et s'il avait été fondé sur un grand malentendu avec un projet qui semblait satisfaire toutes les sensibilités mais dont chacun faisait, en réalité, sa propre interprétation? C'est, en partie, la thèse de Léonce Aguirre, dirigeant de la LCR, et aujourd'hui dans la minorité du NPA:

 

«La racine de la crise interne n'est pas le désaccord sur la démarche unitaire pour les élections. Il y a deux conceptions du NPA, avec d'un côté la volonté de faire un parti révolutionnaire classique des années 70 et le NPA devient une centrifugeuse: partis de neuf mille militants, on arrive à une LCR élargie numériquement. De l'autre, c'est l'idée d'un parti large et pluraliste, en acceptant que certaines questions ne soient pas tranchées, comme sa délimitation stratégique (sa nature révolutionnaire ou non). L'orientation actuelle tourne le dos à cela.»

 

La plupart avaient fait le pari que ces débats se régleraient d'eux-mêmes, pris dans la dynamique d'expansion du NPA. «Mais pour cela, il fallait qu'elle se poursuive», explique Ingrid Hayes. L'autre porte-parole, Myriam Martin, qui défend elle aussi l'orientation désormais minoritaire, l'admet: «On a eu des interprétations différentes du projet initial. Il y a des choses qui ne s'étaient pas assez exprimées ces deux dernières années.»

 

Leur position B a déjà annoncé qu'elle allait se constituer en courant, avec une apparition publique (un nom, un site internet, une revue), pour tenter de remotiver les troupes et de rattraper les militants partis ou en partance du NPA.

 

La nouvelle majorité, elle, tente de déminer et veut croire que le débat est ailleurs. Pour ses partisans, les désaccords sont beaucoup moins profonds. «Ce sont des surinterprétations de désaccords tactiques et non stratégiques», explique Sabado. Sandra Demarcq : «Je défends la même chose qu'à la création du parti : un parti de transformation révolutionnaire et de rupture. Certains pensent que ce n'est plus possible à cause du reflux actuel et parce qu'Olivier n'est pas candidat. Mais je ne sais pas encore jusqu'où va le désaccord. On n'a pas eu le temps d'avoir le débat.»

 

Gaël Quirante, membre du comité exécutif et un des chefs de file du courant dit « révolutionnaire », ne dit pas autre chose: «On fait des analyses différentes des potentialités de la période: certains pensent que c'est une période de repli ; d'autres que c'est une période de mobilisations, qui ouvre des opportunités. Il n'y a pas de victoire mais la question de la révolution est possible au sud de la Méditerranée. Des processus révolutionnaires sont en cours, des mobilisations de masse importantes existent sous une forme d'indignation, qui viendront dans le reste de l'Europe.» Pour lui, pas de doute, la «nouvelle accentuation des contradictions de classes», mise au jour par la crise, «remet le NPA sur les rails».

 

Avec ses camarades de la majorité, il espère que les campagnes à venir, notamment sur la dette, au cœur du premier discours de candidat de Philippe Poutou lundi soir, permettront d'apaiser les esprits. A condition, bien sûr, que le NPA réussisse à rassembler les cinq cent parrainages d'élus. A décrocher la Lune, en quelque sorte.  

 

Cet article est le fruit de plusieurs heures de discussions informelles avec des militants et des dirigeants du NPA et d'entretiens – plus formels – avec les personnes citées. J'ai choisi de m'intéresser à la crise du NPA, plutôt qu'aux nombreux débats organisés à l'occasion de cette université d'été, car le sujet n'avait pas encore été traité dans Mediapart depuis les vives tensions suscitées par la candidature de Philippe Poutou. Le rendez-vous de Port-Leucate était donc l'occasion d'y revenir en profondeur.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 19:23

 

http://www.fr.news.yahoo.com/incidents-au-proc%C3%A8s-moubarak-un-policier-t%C3%A9moigne-145434849.html

 

Incidents au procès de Moubarak, un policier témoigne

 

LE CAIRE (Reuters) - Des échauffourées ont opposé partisans et adversaires d'Hosni Moubarak lundi à l'intérieur et hors du tribunal où avait lieu la troisième audience de son procès, où un premier témoin a défendu le rôle de la police avant le renversement du président égyptien.

 

Les forces de l'ordre ont dû interrompre une bagarre dans la salle d'audience entre certains des nombreux avocats présents, des plaignants et des fidèles de l'ancien raïs, évincé du pouvoir lors d'un soulèvement populaire en février et hospitalisé depuis avril pour problèmes cardiaques notamment.

 

Allongé sur une civière, Hosni Moubarak a été conduit dans la cage métallique des prévenus. Agé de 83 ans, il est le premier dirigeant arabe jugé en personne depuis qu'ont éclaté les révoltes du "printemps arabe" au début de l'année.

 

Le juge Ahmed Refaat a interdit les caméras au procès organisé à l'Ecole de police du Caire après les deux premières audiences, que les Egyptiens avaient suivies avec fascination.

 

Selon des personnes présentes dans la salle, une rixe y a éclaté lorsqu'un partisan de l'ex-président a brandi une photo de lui, suscitant la colère de parents de victimes du soulèvement. Des avocats de plaignants se sont aussi jetés dans la mêlée. La police est intervenue pour les séparer.

 

JETS DE PIERRES

 

L'agitation qui avait lieu à l'intérieur du tribunal a amené le juge à décider une suspension d'audience qui a retardé les dépositions de quatre témoins de la police.

 

A l'extérieur, des manifestants anti-Moubarak ont lancé des pierres sur les cordons de police et certains membres des forces de l'ordre ont répliqué en leur renvoyant leurs pierres. A un moment, des policiers munis de boucliers et de matraques ont chargé un groupe de protestataires.

 

"Il doit être pendu. On ne veut pas d'autre report du procès", a déclaré Mohamed Essam, un manifestant venu au Caire de Kafr el Cheikh, dans le delta du Nil.

 

Un homme au visage couvert de sang a crié: "Je demande au peuple égyptien libre, aux jeunes de la révolution, de regarder ce que la sûreté de l'Etat fait des révolutionnaires."

 

Des accrochages entre pro et anti-Moubarak et la police avaient déjà émaillé les audiences précédentes du procès.

 

Hosni Moubarak est jugé pour corruption, détournement de fonds publics et meurtre avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement qui a provoqué sa démission en février et fait huit cent quarante morts selon un bilan officiel.

 

Le premier témoin entendu lundi a été le général Hussein Saïd Mohamed Moursi, qui était responsable de la communication au centre opérationnel de la police lors du soulèvement.

 

Il a dit au tribunal que les policiers avaient reçu pour instruction de faire usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser les manifestants la nuit du 25 janvier, quand les manifestations contre Moubarak avaient éclaté.

 

LA POLICE N'A PAS TIRÉ

 

Le général a dit n'avoir eu connaissance d'aucun ordre visant à faire tirer sur des manifestants.

 

"En trente ans d'expérience au sein de la sûreté de l'Etat, je n'ai été informé d'aucun incident où l'on ait ordonné d'utiliser des munitions réelles contre des manifestants", a-t-il dit selon un correspondant de Reuters.

 

D'après la télévision d'Etat, Moursi "a nié un éventuel recours à des armes automatiques contre les manifestants". Un reporter de la télévision a également dit que le général Moursi avait déclaré précédemment avoir été informé d'instructions données par le ministre de l'Intérieur Habib al Adli pour que l'on fasse usage d'armes pour disperser des manifestants devant son ministère, des prisons et des postes de police.

 

Hussein Moursi a évoqué les événements du 28 janvier, l'une des journées les plus violentes, en déclarant que la police avait reçu l'ordre d'empêcher des manifestants d'atteindre la place Tahrir, point central du mouvement de contestation.

 

"Les ordres étaient de faire face aux manifestants comme l'exigeait la situation, et liberté leur était laissée de le faire comme ils le jugeaient approprié", a-t-il ajouté.

 

Habib Adli est jugé en même temps qu'Hosni Moubarak et les deux fils de ce dernier - Gamal, un temps considéré comme son dauphin, et Alaa - ainsi que six hauts responsables de la police.

 

De nombreux postes de police ont été attaqués et incendiés au plus fort d'un soulèvement de dix huit jours qui a pris fin avec la démission d'Hosni Moubarak le 11 février. Beaucoup de véhicules de police ont aussi été attaqués, renversés et brûlés.

 

Les trois autres témoins convoqués lundi - Emad Badr Saïd, Bassim Mohamed el Otaify et Mahmoud Gala Abdel Hamid - sont également des policiers qui étaient présents au même centre opérationnel durant les dix huit jours de la "révolution du Nil".

 

Dix avocats koweïtiens ont annoncé qu'ils se joindraient à l'équipe de défense de l'ancien président. Certains d'entre eux parlent d'un geste de gratitude à l'égard de Moubarak pour son soutien à la coalition rassemblée sous l'égide des Etats-Unis contre l'Irak lors de la guerre du Golfe en 1991.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens