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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 08:34

 

http://www.jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-j-informe-mes-lecteurs-que-depuis-hier-27-07-2011-mes-articles-n-apparaissent-plus-dans-les-quatre-c-80478601.html 

 

J'informe mes lecteurs que depuis le mercredi 27 juillet 2011, pour des raisons que j'ignore, les articles que je publies, n'apparaissent plus dans les quatre communautés citées ci-dessous, dans lesquelles je suis inscrit, syndicalisme, un PCF de lutte de classe, les anticapitalistes et pour la grève générale

 

Afin de limiter le tort considérable fait à mon travail militant sur ce blog engagé dans la lutte de classe, je demande à mes lecteurs de venir directement sur mon blog pour y lire les articles que je publie.

 

Cet incident est signalé à

www.over-blog.com   qui, je l'espère va solutionner ce problème .

 

Jacques Tourtaux

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:07

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6373 

 

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de notre camarade Jean-Claude Ponsin, survenu ce week-end à l’âge de 81 ans. Les obsèques de Jean-Claude Ponsin, qui a demandé à être incinéré, auront lieu jeudi 4 août, au cimetière du Père-Lachaise à Paris (rendez-vous à 15 heures, au crématorium).

 

Originaire du département du Gers, Jean-Claude était né dans une famille de militants communistes, internationalistes. Alors qu’il était encore un enfant, sous l’Occupation, sa mère avait par exemple, fait le choix de l’envoyer à l’école avec l’étoile jaune cousue sur son tricot, pour manifester sa solidarité avec les juifs persécutés.

 

Brillant élève, Jean-Claude Ponsin intégra la prestigieuse école Polytechnique, où il ne faisait pas bon, au tournant des années 1940, de s’afficher comme communiste, et il entama ensuite une carrière d’ingénieur : c’est en travaillant en Israël, où il s’était porté volontaire dans les années 1950, qu’il découvrit, derrière le mythe de la « construction du socialisme dans les kibboutz », la réalité de l’injustice faite au peuple palestinien.

 

Découverte qui déterminera tout son engagement, jusqu’aux derniers jours de sa vie, en faveur de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, et en soutien à sa résistance.

 

Mettant son expertise d’ingénieur au profit d’autres peuples en lutte contre l’impérialisme –notamment à Cuba, où il travaillera trois années dans la décennie 1960 – Jean-Claude Ponsin changea ensuite d’orientation professionnelle, et poursuivit, avec succès, des études médicales, qui le virent exercer au service des plus vulnérables, dans le populaire dix huitième arrondissement de Paris.

 

Et c’est en qualité de médecin qu’on le retrouvera en 1982, à Beyrouth, pendant le terrible siège de l’armée israélienne. CAPJPO-EuroPalestine avait eu l’honneur de compter Jean-Claude Ponsin parmi ses membres fondateurs. Lorsque notre association fut créée, début 2002, nous avons ainsi pu bénéficier, d’emblée, de l’ expérience accumulée par ce militant admirable.

 

Jean-Claude a consacré les dernières années de son engagement en faveur de la Palestine à la mise sur pied, avec son complice du camp de réfugiés palestiniens d’Aïda (Bethléem) Abdelfattah Abou Srour, de la compagnie de théâtre Al-Rowwad, dont la dernière tournée en France vient d’ailleurs de s’achever.

 

Jean-Claude avait réussi ces dernières années, grâce à sa volonté inébranlable, à triompher d’un méchant cancer. Les circonstances de sa mort, suite à une intoxication par champignons vénéneux, ne rendent sa disparition que plus douloureuse encore.

 

A son épouse Sylvie, à ses enfants et petits-enfants, à ses amis de l’association des amis du théâtre Al-Rowwad qu’il avait fondée, CAPJPO-EuroPalestine présente ses condoléances émues.

 

CAPJPO-EuroPalestine

 
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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 21:29

 

http://www.fr.news.yahoo.com/quatre-vingts-civils-tu%C3%A9s-%C3%A0-hama-en-syrie-202257437.html 

 

Quatre vingt civils tués à Hama, en Syrie, selon des militants

 

AMMAN (Reuters) - Les chars de l'armée syrienne ont donné l'assaut dimanche à la ville de Hama, l'un des principaux foyers du mouvement de révolte contre le régime du président Bachar al Assad, tuant 80 civils selon des militants des droits de l'homme.

 

L'attaque de Hama, théâtre d'un massacre en 1982 durant la répression d'un soulèvement islamiste ordonnée par Hafez al Assad, père de Bachar, a débuté aux premières heures, la veille du mois de jeûne du ramadan, après un siège de près d'un mois.

 

Des habitants de la ville ont déclaré par téléphone à Reuters que des chars et des tireurs d'élite avaient ouvert le feu dans des secteurs où une population non armée avait érigé des barrages pour tenter de s'opposer à leur progression.

 

Selon l'agence officielle Sana, l'armée est entrée dans Hama pour y neutraliser des groupes armés se livrant à "des tirs intensifs pour terroriser les citoyens". Un responsable de l'ambassade de Washington à Damas a rejeté cette version des faits en la qualifiant d'"absurde".

 

Barack Obama s'est dit choqué par le recours des autorités à la violence contre leurs concitoyens à Hama et a promis de s'employer avec d'autres pays à isoler Bachar Assad.

 

CONDAMNATIONS, APPELS À L'ONU

 

"La Syrie sera un endroit meilleur lorsqu'une transition démocratique se mettra en place", dit le président américain dans un communiqué.

 

"Dans les jours qui viennent, les Etats-Unis continueront d'accentuer la pression sur le régime syrien et coopéreront avec d'autres à travers le monde pour isoler le gouvernement d'Assad et soutenir le peuple syrien", ajoute-t-il.

 

La France, la Grande-Bretagne et l'Italie ont aussi condamné l'assaut sur Hama. Paris et Rome engagent le Conseil de sécurité de l'Onu à s'exprimer avec force sur la situation en Syrie.

 

Les gouvernements de l'Union européenne prévoient de durcir les sanctions contre le gouvernement de Damas en imposant des restrictions à cinq autres personnalités. L'UE a déjà infligé des sanctions à Bachar Assad et à une vingtaine d'autres responsables ainsi qu'à des firmes liées à l'armée en Syrie.

 

L'organisation syrienne de défense des droits de l'homme Saouassiah a annoncé que le bilan des victimes civiles était passé à quatre vingt morts à Hama. Ce groupe indépendant cite des médecins et des témoins à l'appui de son information.

Damas a expulsé la plupart des journalistes indépendants depuis le début du mouvement de révolte en mars, ce qui rend difficile de vérifier les informations sur les violences.

 

Située dans le centre du pays, Hama a connu certaines des plus grandes manifestations des derniers mois.

 

La ville est un symbole pour le mouvement de contestation en raison des milliers de morts qu'avait faits en 1982 l'écrasement d'une rébellion islamiste par l'armée. Certaines estimations avancent un bilan de trente mille morts.

 

Des observateurs voient dans l'attaque de Hama une tentative de Bachar Assad pour mater la révolte avant le mois de jeûne du ramadan, qui débute lundi. "Assad cherche à régler la question avant le ramadan, où les prières de chaque jour risquent de se transformer en nouveaux vendredis (de manifestations après les prières). Mais il jette de l'huile sur un brasier", dit Yasser Saadeldine, islamiste syrien en exil au Qatar.

 

ARRESTATION D'UN CHEF TRIBAL INFLUENT

 

Les ambassadeurs de France et des Etats-Unis en Syrie se sont rendus à Hama ce mois-ci en signe de soutien à ce qu'ils qualifiaient de manifestations pacifiques pour la démocratie.

 

Citant des responsables d'hôpitaux, l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme a fait état dans la journée de dizaines de personnes grièvement blessées à Hama, en prévenant que le bilan allait sans doute s'alourdir.

 

Un médecin, qui a souhaité préserver son anonymat par crainte de représailles, a fait savoir que la majorité des corps avaient été transportés à Badr, Horani et Hikmeh, les trois hôpitaux de la ville, ajoutant que les poches de sang destinées aux transfusions venaient à manquer dans ces établissements.

 

"Les chars nous attaquent en provenance de quatre directions différentes. Leurs mitrailleuses tirent à l'aveuglette et les chars détruisent les barricades érigées dans les rues par des habitants", a témoigné ce médecin.

 

De sources proches de l'opposition, on rapporte que le cheikh Naouaf al Bachir, chef de l'importante tribu des Baqqara et l'une des figures de proue de la contestation, a été arrêté samedi après-midi par la police secrète à son domicile de Damas.

 

Ce chef tribal a autorité sur environ un million deux cent mille Baqqara, qui habitent la province de Daïr az Zour.

 

La Turquie, naguère proche alliée de Bachar Assad, a fait savoir qu'elle était, comme le reste du monde musulman, "profondément déçue" par l'escalade de la violence en Syrie, soulignant que cela réduisait à néant les promesses de réformes qu'avait faites le président.

 

"De telles opérations (...) auront un impact très négatif sur le processus nécessaire des réformes. Ces opérations et la violence sont un facteur de blocage et non de règlement. Le gouvernement syrien doit reconnaître cette réalité", dit un communiqué publié par le ministère turc des Affaires étrangères en réaction à l'attaque de Hama.

 

Dans le sud du pays, trois civils ont été tués lors d'une attaque de l'armée à Hirak, à trente cinq kilomètres au nord-est de Deraa, berceau du mouvement de contestation, selon des militants locaux

 

Selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, une centaine de personnes ont été arrêtées à Mouadamiyah, dans la banlieue de Damas, où un diplomate occidental a vu entrer plusieurs chars de l'armée. Dans l'Est, selon des habitants, au moins onze civils ont été tués à Daïr az Zour depuis samedi et le début des bombardements de chars de l'armée syrienne contre cette ville de cent trente mille habitants de la vallée de l'Euphrate.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 09:57

http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/29/les-indignes-a-la-conquete-de-l-europe

 

Les "indignés" à la conquête de l'Europe ??

Fin du voyage : le 8 octobre à Bruxelles. D'ici là ces jeunes Espagnols partis de Madrid le 26 juillet rencontreront sur les routes de France toute l'Europe indignée.

 

"On meurt d'envie d'arriver, et on n'est même pas encore partis." Piotr Lewandowski, un Polonais de 22 ans, a perdu en janvier son emploi dans une cartonnerie espagnole. En juin, il est parti de Santander, dans le nord-ouest du pays, et a marché pendant vingt-trois jours aux côtés des "indignés" pour rejoindre Madrid. Le 26 juillet dernier, il a une nouvelle fois décidé, avec une trentaine de membres du "mouvement du 15 mai", de prendre la route jusqu'à Bruxelles. A pied. Son objectif ? Une "révolution mondiale".

"La décadence sociopolitique, économique et environnementale qui règne dans nos systèmes est un ennemi international complexe et intangible contre lequel nous devons lutter en se mobilisant en bloc." Derrière ce mot d'ordre, un groupe d'indignés a décidé d'avancer le départ de la marche vers la capitale administrative de l'Union européenne au cours d'une assemblée qui s'est tenue le 25 juillet dans le parc madrilène du Retiro. "Le 'mouvement du 15 mai' continue, nous n'avons rien à perdre", expliquaient certains d'entre eux, rassemblés par petits groupes sur la place de la Puerta del Sol avant le grand départ.

Les marcheurs ont prévu d'arriver à Bruxelles le 8 octobre pour présenter au Parlement européen leurs revendications. Ils profiteront du chemin pour "dialoguer". Ce parcours sera ainsi l’occasion d’améliorer la coordination du mouvement au niveau international et de parvenir à un cadre d'action commun.

Comme l'explique l’un des porte-parole, il s’agit de "diviser la France en terrains d'action". A chaque étape, des indignés venus de différents pays rejoindront la marche. Le 17 septembre, ils seront tous rassemblés à Paris. Les organisateurs attendent encore des confirmations d'autres indignés venus d'Italie, de Grèce, d'Allemagne, de Suisse et du Royaume-Uni. A priori, ils sont tous prêts à entreprendre ce chemin pour "porter le message du mouvement partout en Europe" et arriver simultanément à Bruxelles. Par ailleurs, un autre groupe devrait quitter Barcelone dans les jours à venir. Les deux convois se rejoindraient alors à Tours et termineraient la route ensemble.

Le jour du départ, le "mouvement du 15 mai' a largement incité ses sympathisants par l'intermédiaire des réseaux sociaux à se rendre à la Puerta del Sol pour dire au revoir aux pèlerins. Ils étaient une centaine à avoir fait le déplacement, pour les soutenir et les accompagner sur la première étape. Parmi eux, Beatriz, une jeune fille de Bilbao, assure qu'elle les rejoindra quand ils passeront par le Pays basque : "A Bruxelles, nous allons prouver que, si les gouvernements ne sont pas capables de s'unir, les peuples le peuvent."

Juste avant le départ régnait la même ambiance festive et revendicatrice qui caractérise le mouvement depuis le début. Le cri de guerre des manifestations indignées : "Du nord au sud, d'est en ouest, la lutte continue coûte que coûte !" a été repris en chœur par les participants. On a pu entendre d'autres slogans traditionnels du 'mouvement du 15 mai' du genre : "Non, non, non, ils ne nous représentent pas !" ou "Le peuple uni jamais ne sera vaincu !".

Guillermo, arrivé à Madrid à pied depuis Alcázar de San Juan (dans la province castillane de Ciudad Real [à environ cent quarante kilomètres de la capitale]), a rejoint lui aussi la grande marche. "Nous voulons faire passer à la société et au monde politique un message de changement et, par ce modeste symbole, montrer que rien n'est impossible."

A Bruxelles, les marcheurs indignés sont attendus par Carmen Gil, une Sévillane installée dans la capitale belge depuis deux ans. Avec d'autres membres du mouvement, elle se chargera de coordonner l'accueil des voyageurs: "Il y a beaucoup de gens, des Espagnols et des Belges, qui les attendent déjà."

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 09:40

http://www.fr.news.yahoo.com/départ-des-quatre-plus-hauts-commandants-larmée-turque-081450817.html

 

Départ des quatre plus hauts commandants de l'armée turque

 

ISTANBUL (Reuters) - Le chef d'état-major de l'armée turque et les commandants des trois armes (armée de terre, armée de l'air et marine) ont démissionné vendredi pour protester contre la détention de deux cent cinquante officiers accusés de conspirer contre le gouvernement du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

 

La défection du général Isik Kosaner et des trois autres plus hauts gradés de l'armée turque crée un climat d'incertitude entre les militaires, gardiens de la laïcité, et le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), issu de l'islam politique.

 

Dans un message d'adieu adressé à ses "frères d'armes", le général Kosaner, promu à son poste en août de l'année dernière, explique que, dans l'incapacité de protéger les droits de militaires détenus dans des procédures judiciaires imparfaites, il lui était devenu impossible de poursuivre sa tâche.

 

Dans un passé pas si lointain, les généraux turcs étaient plus enclins au coup d'Etat qu'à la démission. Mais Erdogan, au pouvoir depuis 2003, a mis un terme à la domination des militaires par une série de réformes adoptées dans le cadre de la candidature d'adhésion d'Ankara à l'Union européenne.

 

Cette subordination des généraux a été illustrée de manière éclatante l'an dernier lorsque la police a arrêté des dizaines d'officiers impliqués dans l'"opération Sledgehammer (Masse)", un complot présumé contre le gouvernement Erdogan qui aurait été discuté en 2003 au cours d'un séminaire militaire.

 

Deux cent cinquante militaires sont actuellement en prison (cent soixante treize militaires d'active et soixante dix sept du cadre de réserve).

 

Les officiers affirment que l'opération Sledgehammer était guère plus qu'un exercice militaire et que les preuves utilisées contre eux ont été fabriquées.

 

D'après des médias turcs, un procureur enquêtant sur un autre complot présumé aurait requis vendredi l'arrestation de vingt deux personnes, dont le commandant de l'armée d'Egée.

 

Au total, plus de quarante généraux d'active, soit un dixième du commandement militaire turc, sont détenus, accusés d'être impliqués dans des complots visant l'AKP.

 

"Il est clair que cet extraordinaire développement a ouvert la porte à une grave crise de l'Etat", a réagi Devlet Bahceli, qui dirige le Parti d'action nationaliste (MHP) d'opposition.

 

Des politologues jugent que le risque politique pesant sur Erdogan est réduit: l'AKP vient de remporter largement les élections législatives de juin, obtenant cinquante pour cent des suffrages et décrochant un troisième mandat consécutif. Les départs du général Kosaner et des chefs d'état-major des trois armes pourraient même fournir à Erdogan l'opportunité de nommer des officiers en meilleurs termes avec son parti.

 

Le Premier ministre a posé un premier jalon dès vendredi, ses services annonçant la promotion du général Necdet Ozel, commandant de la gendarmerie, au poste de chef d'état-major de l'armée de terre et major général des forces armées. Il est désormais le numéro deux de l'état-major général.

 

Le Conseil militaire suprême, qui se réunit deux fois par an, se retrouvera comme prévu lundi pour décider de nouvelles promotions et dessiner les contours de la nouvelle chaîne de commandement de l'armée turque.

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 17:18

http://www.fr.news.yahoo.com/les-rebelles-libyens-annoncent-la-mort-leur-chef-075911745.html

 

Le chef militaire des rebelles libyens assassiné

 

BENGHAZI, Libye (Reuters) - Les insurgés libyens ont annoncé la mort de leur chef militaire, Abdel Fattah Younès, abattu dans des circonstances obscures qui pourraient masquer de profondes divisions au sein de la rébellion ou un assassinat commis par des fidèles de Mouammar Kadhafi.

 

La mort d'Abdel Fattah Younès, annoncée jeudi soir par le président du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdeldjalil, porte un coup sévère à la rébellion au moment où celle-ci lance une nouvelle offensive dans l'ouest du pays.

 

La famille de l'ancien ministre de l'Intérieur de Mouammar Kadhafi, rallié depuis février à l'opposition, a néanmoins assuré vendredi au CNT qu'elle continuerait à soutenir la rébellion.

 

"Ce message s'adresse à Moustafa Abdeldjalil: nous resterons à vos côtés jusqu'au bout", a déclaré son neveu, Abdoul Hakim, sur la place centrale de Benghazi (est), où le cercueil contenant le corps d'Abdel Younès a été transporté vendredi.

 

"La Libye passe en premier, jusqu'à ce que Dieu nous donne la victoire ou nous choisisse comme martyrs", a-t-il ajouté en présence d'autres membres de la famille.

 

"Nous avons reçu son corps hier, il a été criblé de balles et brûlé", a dit Abdoul Hakim. "Il nous avait appelé à 10 heures (jeudi matin) pour nous dire qu'il rentrait."

 

Abdel Fattah Younès a été abattu dans des circonstances encore mal élucidées alors qu'il avait été rappelé de la ligne de front de Brega, à l'ouest de Benghazi.

 

Il devait comparaître devant une commission judiciaire chargée d'enquêter sur des questions militaires, a déclaré Moustafa Abdeldjalil sans donner plus de précisions.

 

Le bruit a couru qu'il était soupçonné d'avoir mené des discussions secrètes avec le gouvernement de Kadhafi.

 

"Cela ressemble à un assassinat orchestré par les hommes de Kadhafi", estime le journaliste et activiste libyen Chamis Achour, basé à Londres.

 

"L'appareil sécuritaire de Kadhafi a tenu sa promesse et son objectif de se débarrasser de Younès. Ils espèrent ainsi créer des divisions entre les rebelles", poursuit-il.

 

CELLULE DORMANTE

 

"Il y a certainement eu une trahison, une cellule dormante parmi les rebelles. On l'a incité à rentrer à Benghazi et il a été abattu avant d'y arriver. C'est un gros revers et une lourde perte pour les rebelles."

 

L'annonce de sa mort a provoqué des scènes de liesse chez les partisans de Kadhafi à Tripoli, selon des témoins. La capitale libyenne a été secouée par quatre explosions dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

Abdel Younès faisait partie du groupe qui porta Mouammar Kadhafi au pouvoir par un coup de force en 1969.

 

Il avait fait défection pour rejoindre la rébellion en février dernier, devenant le chef des opérations militaires du CNT, instance aujourd'hui reconnue comme représentante légitime du peuple libyen par une trentaine de pays.

 

"Beaucoup de membres du CNT ont été des fidèles de Kadhafi pendant très longtemps. Ils appartenaient au premier cercle et ont rejoint le CNT dans un deuxième temps", rappelle Geoff Porter, du cabinet de consultants North Africa Risk.

 

La mort d'Abdel Younès, estime-t-il, "est révélatrice de schismes qui apparaissent ces derniers mois au sein du CNT (...) On pourrait assister aux exemples les plus extrêmes de ces divisions entre les anciens membres du régime et les pionniers de la rébellion".

 

Certains insurgés n'ont jamais accepté de voir leur armée dirigée par un ancien proche de Kadhafi.

 

Abdel Younès a été tué alors que les rebelles du djebel Nefoussa (ouest) ont lancé jeudi une nouvelle offensive contre les troupes loyales au colonel Kadhafi.

 

La guérilla dit s'être emparée de plusieurs villages, dont Ghezaïa, près de la frontière tunisienne, mais n'ont toujours pas réalisé de percée décisive et les deux camps semblent se préparer à voir perdurer la guerre civile pendant le ramadan, qui intervient cette année au mois d'août.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 17:01

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-islamistes-participent-%C3%A0-une-manifestation-unitaire-au-120840349.html

 

Les islamistes s'invitent sur la place Tahrir au Caire

 

LE CAIRE (Reuters) - Des dizaines de milliers d'islamistes égyptiens se sont invités vendredi sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, provoquant de vives tensions avec les manifestants laïques qui y sont rassemblés depuis trois semaines.

 

Des slogans religieux comme "il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu" ou "l'Egypte est islamique" ont été scandés par les Frères musulmans et les salafistes, qui avaient participé à une grande manifestation le 8 juillet pour réclamer l'accélération des réformes mais s'étaient désolidarisés ensuite du mouvement contestataire.

 

Un dirigeant des Frères musulmans a parlé de "Vendredi de l'unité de toutes les forces politiques", mais cette déclaration d'intention ne masque pas de profondes divergences entre contestataires sur la place de la religion et le type de pression à exercer sur l'armée au pouvoir à cinq jours du début du procès d'Hosni Moubarak.

 

De nombreux manifestants présents vendredi sur Tahrir appartenaient à des mouvements fondamentalistes salafistes.

 

Certaines banderoles proclamant que "la loi islamique est au-dessus de la constitution" ont ravivé l'inquiétude des libéraux et des laïques qui craignent que les islamistes ne cherchent à imposer un Etat religieux s'ils remportent les élections législatives de l'automne prochain.

 

Selon le calendrier fixé par l'armée et validé en mars par référendum, le Parlement désignera une assemblée constituante qui sera chargée de rédiger la nouvelle constitution.

 

Les libéraux plaident pour l'adoption d'un Etat "civil" et moderne, mais ils ont peu de chances d'être entendus.

 

SENTIMENT D'OPPRESSION

 

"Il y a tellement de barbes (islamiques). On se sent clairement oppressés", souligne Sami Ali, un étudiant présent sur la place Tahrir, selon lequel les salafistes ont essayé de séparer les hommes et les femmes qui campent sur la place depuis trois semaines.

 

"Il y a des signes préoccupants qui laissent penser que le 'Vendredi de l'unité' va se transformer en 'Vendredi de la division'. Espérons que ce ne soit pas le cas", ajoute Shadi Hamid sur Twitter.

 

Les tensions entre salafistes et laïques ont gagné d'autres villes du pays, notamment Suez (est), où le parti libéral Wafd et la Coalition révolutionnaire de Suez ont quitté la manifestation.

 

"Nous avons décidé de ne pas y participer quand il est devenu évident que les groupes religieux tenaient à scander des slogans qui sèment la division", a expliqué Ali Amin, un membre du Wafd, cité par l'agence officielle Mena.

 

Tous les mots d'ordre lancés vendredi sur la place Tahrir n'étaient cependant pas religieux.

 

"L'armée et le peuple, main dans la main", ont scandé certains manifestants en reprenant un slogan de la "révolution du Nil" tombé en désuétude, les jeunes révolutionnaires accusant le Conseil suprême des forces armées (CSFA) de ne pas avoir rompu assez franchement avec le régime d'Hosni Moubarak.

 

Les islamistes disent vouloir laisser du temps à l'armée, alors que les libéraux, comme le mouvement du 6-Avril, entendent maintenir la pression pour obtenir une accélération des procès des symboles de l'ancien régime, la purge des institutions étatiques ou la fin des procès devant des tribunaux militaires.

 

"Nous sommes heureux que les forces politiques montrent leur unité à ce stade critique de la révolution", a déclaré Mohamed Adel, porte-parole du 6-Avril, dans un souci d'apaisement.

 

MOUBARAK EN PROCÈS

 

Après les violents affrontements qui ont émaillé le week-end dernier, une marche des manifestants en direction du ministère de la Défense, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, chef du CSFA, a accusé des "acteurs étrangers" de fomenter des troubles en manipulant les manifestants.

 

Le 6-Avril a rejeté ces accusations.

 

"Les récentes tentatives de nous marginaliser ont échoué car l'opposition sait très bien que si un groupe est diabolisé, cela affectera tous les autres groupes qui veulent protéger les acquis de la révolution", a dit Mohamed Adel.

 

Mohamed Beltagui, un dirigeant du parti Liberté et justice créé par les Frères musulmans, a apporté vendredi son soutien au mouvement du 6-Avril. "La confrérie refuse que l'on discrédite toute force révolutionnaire qui choisit de manifester pacifiquement", a-t-il assuré.

 

L'une des principales revendications des manifestants est l'accélération du procès d'Hosni Moubarak, renversé le 11 février et hospitalisé dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh depuis qu'il a été placé en détention provisoire en avril.

 

Les autorités judiciaires ont annoncé jeudi que son procès, ainsi que celui de ses deux fils, Alaa et Gamal, et celui de l'ancien ministre de l'Intérieur, Habib al Adly, tous poursuivis pour meurtres de manifestants, se déroulerait au Caire, et non à Charm el-Cheikh.

 

Mais une source proche de Moubarak a confié que son avocat dirait au tribunal que le président déchu est trop affaibli pour assister à l'audience inaugurale du procès, programmée le 3 août.

 

Hosni Moubarak, 83 ans, refuserait de s'alimenter, selon des sources médicales, mais beaucoup d'Egyptiens soupçonnent l'armée de ne pas vouloir infliger une humiliation publique à son ancien commandant en chef.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 19:16

 

http://www.lecourrier.ch/le_venezuela_connectera_cuba_au_reseau_mondial_internet

Le Vénézuela connectera Cuba au réseau mondial internet

Mercredi 2 février 2011

Par Sébastien Brulez

Un câble de fibre optique long de mille six cent kilomètres est actuellement déployé depuis les côtes vénézuéliennes vers la région orientale de Cuba. Il permettra à l'île de multiplier par trois mille sa capacité de connexion.

L'arrivée du navire français Ile de Batz au port de Siboney, dans la province de Santiago de Cuba, est prévue pour le 8 février. De là, l'extension du câble sous-marin de fibre optique se prolongera encore de deux cent trente kilomètres pour atteindre la Jamaïque, dans ce qui est considéré par les autorités concernées comme un «projet d'intégration régionale».

 

Effet de l’ALBA

 

Les travaux d'installation sont assurés par une filiale de la compagnie française Alcatel-Lucent, la chinoise Shanghai Bell, et représentent un investissement d'environ soixante dix millions de dollars. Mais l'administration du projet sera à charge d'une entreprise cubano-vénézuélienne cent pour cent publique, Telecomunicaciones Gran Caribe, créée dans le cadre de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba).

Le câble, qui devrait être opérationnel à partir du mois de juillet, a une durée de vie estimée de vingt-cinq ans et fournira à Cuba une capacité de connexion de six cent quarante gigabits. Actuellement, l'île ne dispose que de deux cent neuf mégabits par seconde de sortie et de trois cent soixante dix neuf mégabits d'entrée, d'après les informations publiées sur le site de Radio Habana Cuba (RHC).

Cuba était jusqu'ici le seul pays du continent américain à ne pas être connecté au reste du monde par le réseau sous-marin de fibre optique. L'embargo américain imposait encore jusqu'il y a peu des surcoûts prohibitifs à La Havane pour se connecter au câble qui relie Cancun à Miami, et qui passe pourtant à trente deux kilomètres au large de la capitale cubaine.

D'après les déclarations de son gérant local, José Ignacio Quintero, Alcatel-Lucent a d'ailleurs dû prendre des précautions par rapport au blocus. Le représentant de la firme a assuré à la presse vénézuélienne qu'aucune entité ni aucun citoyen étasunien ne participait au projet, «afin de ne s'exposer à aucun type de sanction».

 

Internet pour tous

 

Cette exclusion du réseau mondial obligeait jusqu'ici Cuba à se connecter à internet via satellite, un substitut lent et coûteux. Mais l'installation du nouveau câble n'impliquera pas forcément une massification immédiate de l'accès à la toile. Officiellement, des «carences technologiques et financières» empêcheront encore de généraliser la connectivité. Selon Ramon Linares, vice-ministre cubain de l'Informatique et des télécommunications, «la priorité consiste à poursuivre la création de centres collectifs d'accès à internet et à renforcer les connexions dans les centres de recherche scientifique, les centres d'enseignement et de santé du pays».

La basse densité téléphonique de l'île représente une des limitations d'ordre technique pour le déploiement massif d'internet, mais il devrait cependant y avoir des avancées à moyen terme. D'après les déclarations du haut fonctionnaire à RHC, «tous les Cubains ayant le téléphone devraient, en principe, avoir droit à une connexion internet». Reste à savoir si la volonté politique suivra. I

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 19:02

 

http://www.liberation.fr/monde/01012349916-allemagne-le-parti-die-linke-en-plein-doute

20 juillet 2011

Allemagne : le parti Die Linke en plein doute

Par Nathalie Versieux, correspondante à Berlin

La gauche de la gauche allemande a du vague à l’âme. A peine 7 à 9% d’intentions de vote, selon les sondages, loin derrière les Verts, crédités de 23%. Die Linke traverse une crise grave, la première depuis la naissance du parti néo communiste qui, jusqu’aux législatives de 2009, devançait encore les Verts avec 11,9% des voix. Pressée de sortir de la défensive, la direction bicéphale de Die Linke a présenté lundi son ébauche de programme en vue des législatives de 2013 : quarante pages d’un texte dense réclamant la nationalisation des banques, la réduction du temps de travail à trente heures par semaine, l’abolition de l’Otan et la grève politique. «Nous croyons à ce rêve de l’humanité qu’un monde meilleur est possible, un monde sans chômeurs de longue durée, sans participation de l’Allemagne aux conflits armés, une société solidaire, sans dumping des salaires, sans pauvreté, sans centrales nucléaires, où banques et producteurs d’électricité seraient nationalisés», précise Klaus Ernst, coprésident de Die Linke.

Mais ni la crise financière ni la lutte contre les politiques d’austérité ne suffisent à crédibiliser le parti. Quatre ans après la fusion entre néo communistes est-allemands (PDS) et dissidents de la social-démocratie ouest-allemands (WASG), la greffe a toujours du mal à prendre. A l’Est, Die Linke engrange régulièrement vingt à trente pour cent des voix. Le parti est au pouvoir à Berlin et dans le Brandebourg ainsi qu’à la tête de nombreuses communes. «A l’ouest, Die Linke est issu d’un mouvement radical qui aurait presque des allures de secte», note Carsten Koschmieder, politologue à l’université libre de Berlin.

Le malaise interne se focalise maintenant sur l’antisémitisme latent dont seraient porteuses les fédérations radicales de l’Ouest. Depuis des mois, les camarades s’opposent avec virulence sur la position à adopter face à Israël. Où s’arrête critique légitime du sionisme et où commence l’antisémitisme ? Dans une Allemagne hantée par son passé, l’argument est sensible. Il y a quelques semaines, Gregor Gysi, coprésident du groupe au Bundestag, interdisait à ses députés d’appeler à un boycott des produits israéliens ou à participer aux flottilles de Gaza. Tentant de mettre fin aux débats, la direction a inscrit noir sur blanc dans son ébauche de programme la reconnaissance du droit à exister pour Israël. Les plus radicaux n’ont guère apprécié. Les débats internes sur le sujet risquent de s’attiser avant le congrès d’octobre, qui doit approuver le programme.

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 12:40

 

http://www.wsws.org/francais/News/2010/sep2010/reso-s09.shtml

Vingt cinq ans depuis la scission avec le Workers Revolutionary Party

Résolution du congrès du Socialist Equality Party (USA)

Du 11 au 15 août 2010, le Socialist Equality Party (USA) tenait son premier congrès national régulier à Ann Arbour, Michigan. Le World Socialist Web Site publie les résolutions adoptées et les rapports présentés à ce congrès. Nous publions ici une résolution adoptée à l’unanimité le premier jour du congrès : « Vingt-cinq ans depuis la scission avec le Workers Revolutionary Party. »

 

Le premier congrès national du Socialist Equality Party (SEP) envoie ses plus chaleureuses salutations révolutionnaires à ses condisciples et camarades de toutes les sections du Comité International de la Quatrième Internationale (CIQI).

 

Le congrès du SEP se tient à la veille d’un anniversaire d’une importance décisive pour la classe ouvrière internationale et le développement du marxisme. Cette année marque les vingt cinq ans depuis la scission du Comité International avec le Workers Revolutionary Party britannique. Cette lutte politique a ouvert la voie à un développement extraordinaire du CIQI et du trotskysme. Elle a défendu et enrichi les principes théoriques et politiques qui constituent leur fondement et sur lesquels se base le travail de notre congrès.

 

La scission de 1985-86 avait été le point culminant de plus de trente ans de lutte contre le révisionnisme au sein de la Quatrième Internationale. En 1953, les trotskystes orthodoxes menés par James P. Cannon, le fondateur du Socialist Workers Party (SWP) américain, s’étaient opposés aux profondes révisions exigées par Michel Pablo et Ernest Mandel au programme de la Quatrième Internationale. Confronté à la tentative de Pablo et de Mandel de détruire la Quatrième Internationale, Cannon rédigea sa « Lettre ouverte, » qui fonda le Comité International pour unir les trotskystes du monde entier contre le programme révisionniste.

 

La tendance pabliste représentait une rébellion petite-bourgeoise et opportuniste contre le programme révolutionnaire de la Quatrième Internationale. En proclamant ouvertement son intention de mettre « à la ferraille, le vieux trotskysme, » elle répudiait le programme marxiste révolutionnaire de la Quatrième Internationale et son orientation vers la classe ouvrière.

 

Elle rejetait la lutte pour le pouvoir sur la base du programme historique qui a guidé la Révolution d’Octobre et qui avait été défendu et développé par Léon Trotsky. Cette tendance révisionniste a cherché à réduire le mouvement trotskyste à une annexe des mouvements staliniens, réformistes et nationalistes bourgeois qui étaient politiquement dominants après la Deuxième Guerre mondiale.

 

Dans les années 1950, le SWP battit en retraite par rapport aux principes qu’il avait défendus durant la scission avec Pablo et Mandel. En refusant de discuter des questions programmatiques cruciales qui avaient conduit à la scission de 1953, le SWP organisa en 1963 une réunification sans principes avec les révisionnistes. La section britannique du Comité International menée par Gerry Healy s’est opposée à cette trahison. Bien que le rapport des forces politiques au plan international fût favorable aux révisionnistes, la lutte de Healy contre la politique sans principes empêcha la liquidation de la Quatrième Internationale et procura de nouvelles forces au Comité International. La Workers League, (le prédécesseur du Socialist Equality Party) qui fut fondée en 1966, est directement issue de la lutte menée par les trotskystes britanniques. D’autres sections du CIQI se développèrent au Sri Lanka, en Allemagne et en Australie. Dans les années 1970, l’organisation britannique, renommée Workers Revolutionary Party, commença à revenir à des conceptions politiques ressemblant fortement à celles des pablistes. La direction britannique adopta une orientation de plus en plus nationaliste. Elle en vint à considérer le mouvement international comme un simple complément au développement du parti en Angleterre.

 

Alors qu’il suivait cette voie, le Workers Revolutionary Party rencontra une opposition déterminée de la part de la Workers League, le prédécesseur du Socialist Equality Party aux Etats-Unis. Les trotskystes américains avaient suivi dans leur développement une trajectoire opposée à celle du WRP. Tout au long des années 1970, la Workers League avait placé l’assimilation des expériences historiques du mouvement trotskyste, notamment la lutte contre le révisionniste de Pablo et de Mandel, au centre de son travail tout en effectuant un tournant décisif vers la classe ouvrière.

 

A partir de 1982, cette opposition se manifesta de façon explicite dans une critique approfondie des déviations théoriques et politiques du WRP et développée par le camarade David North, alors secrétaire de la Workers League. North exposa l’abandon par le WRP de la théorie de la Révolution permanente et son adaptation au nationalisme bourgeois qui prenait des formes rappelant la dégénérescence du mouvement pabliste. Il analysa également le rapport existant entre l’opportunisme politique du WRP et la déformation subjective et idéaliste par Healy de la philosophie matérialiste développée par Marx et Engels. Cette dégénérescence théorique faisait partie d’une attaque plus générale contre le marxisme et tout spécialement du matérialisme historique et était menée sous l’influence de l’Ecole de Francfort et du soi-disant « marxisme occidental. »

 

Le refus de Healy de discuter des critiques théoriques et politiques sérieuses de ce retour au pablisme et soulevées par le Workers League entre octobre 1982 et février 1984, excluait la possibilité de surmonter les problèmes politiques grandissants existant au sein du WRP. Ceci prépara le terrain à une crise organisationnelle qui éclata au sein de la section britannique durant l’été 1985. Dans cette situation, la critique qui avait été élaborée par North au cours des trois années précédentes obtint du soutien au sein du Comité International et devint la base de l’implantation d’une nouvelle majorité trotskyste au Comité International qui mit les opportunistes au sein de la direction du WRP sur la défensive.

 

Tous ceux qui avaient rompu avec le Comité International virèrent rapidement vers la droite et se désintégrèrent. La seule tendance politique viable à émerger de la destruction du WRP fut celle créée par un groupe important de camarades britanniques, dirigé par Dave Hyland et qui rejoignit la majorité du Comité International et la perspective de l’internationalisme.

 

La signification de cette scission pour la classe ouvrière internationale et le marxisme fut démontrée dans le fait qu’elle fut une anticipation des grands événements historiques qui se sont produits immédiatement après. Tout comme la scission avec les pablistes en 1953 avait eu lieu à la veille d’une crise historique du stalinisme qui fut marquée par des soulèvements ouvriers en Allemagne de l’Est, en Hongrie et en Pologne en 1956 et qui vit aussi le discours de Khrouchtchev et la révélation de bon nombre des crimes de Staline, la scission avec le WRP eut lieu au moment où la crise du stalinisme entrait dans sa phase finale, entraînant la liquidation de la bureaucratie de l’Union soviétique et la restauration du capitalisme.

 

L’effondrement des bureaucraties staliniennes faisait partie d’une crise plus large qui s’était emparée de toutes les directions dans le mouvement ouvrier – des staliniens aux réformistes et à la bureaucratie anti-communiste de l’AFL-CIO aux Etats-Unis – et qui étaient toutes basées sur un programme national. Des changements dans l’économie mondiale, en premier lieu l’intégration mondiale de la production capitaliste, ont révélé la véritable nature de ces programmes nationaux réformistes et montré qu’ils étaient dépassés.

 

La ligne de partage fondamentale de la scission se situait entre l’internationalisme révolutionnaire d’un côté et l’opportunisme national de l’autre. La défense de l’internationalisme par la majorité des sections de CIQI mit le mouvement à l’unisson des changements en profondeur existant dans la situation objective et leur énorme potentiel révolutionnaire. La scission fut suivie par une production de matériel théorique et politique du Comité International qui créa les fondations pour un renouvellement de la perspective de l’internationalisme révolutionnaire.

 

Alors qu’il célèbre cet important anniversaire politique, le congrès national du SEP exprime sa grande appréciation pour la contribution apportée par les camarades du CIQI qui ont joué un rôle central dans les luttes de 1985-86 – notamment, Peter Schwarz et Uli Rippert de la section allemande, Nick Beams de la section australienne et Dave Hyland et Chris Marsden qui avaient dirigé l’opposition britannique aux opportunistes du WRP.

 

En marquant l’anniversaire de la scission avec le Workers Revolutionary Party, le Socialist Equality Party rend hommage à la mémoire de Keerthi Balasuriya, le secrétaire général de la Revolutionary Communiste League, le prédécesseur du Socialist Equality Party sri lankais dont la mort, en décembre 1987 à l’âge de 39 ans, a privé le mouvement trotskyste de l’un de ses plus grands dirigeants.

 

Le camarade Keerthi dont les principes politiques furent forgés en opposition à la grande trahison du Lanka Sama Samaja Party en 1964, était un défenseur implacable de la perspective de la Révolution permanente. Au cours de toute une décennie ceci l’avait engagé dans une confrontation avec la direction du WRP qui s’adaptait de plus en plus ouvertement au nationalisme stalinien et bourgeois. En 1985, le camarade Keerthi réalisa sa plus grande contribution au trotskysme en s’unissant à la majorité des sections du CIQI contre la direction nationale opportuniste du WRP, apportant sa propre et longue expérience acquise dans la lutte contre le pablisme. Durant les deux années qui ont précédé sa mort, il a joué un rôle décisif et irremplaçable dans la renaissance politique du Comité International.

 

Les implications considérables de la scission de 1985-86 sont devenues d’année en année plus claires. La scission de 1985-86 a rendu possible la transformation du Comté International en un mouvement international unifié sur le plan programmatique. Ceci a, à son tour, conduit à la fondation du Socialist Equality Party et au développement du World Socialist Web Site.

 

Aujourd’hui, le CIQI est le seul parti de la planète qui mène son travail sur la base des traditions, de la théorie, des principes et du programme du marxisme. Dans les conditions d’une crise du capitalisme mondial et d’une nouvelle montée de la lutte de classe internationale, le CIQI attirera sous sa bannière les sections de la classe ouvrière les plus conscientes, les plus combatives et disposant d’un grand sens de sacrifice.

 

(Article original paru le 30 août 2010)

 

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