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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 19:07

 

http://www.fr.news.yahoo.com/amende-avec-sursis-pour-olivier-besancenot-et-dix-124058883.html

 

Amende avec sursis pour Besancenot et dix autres postiers

 

PARIS (Reuters) - Olivier Besancenot et dix autres postiers ont été condamnés lundi à mille cinq cent euros d'amende avec sursis chacun pour la séquestration de cadres et l'occupation de locaux de La Poste en mai 2010.

 

L'ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et ses dix collègues, membres du syndicat Sud-PTT, devront également payer cinq cent euros de dommages et intérêts aux parties civiles et cent cinquante euros pour frais de justice.

 

"Nous avons décidé de faire appel", a dit à Reuters Olivier Besancenot, expliquant que la peine prononcée lundi serait inscrite au casier judiciaire.

 

Quatre autres prévenus ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Nanterre.

 

Dans un communiqué, Sud-PTT dénonce à la suite de la condamnation de lundi "une nouvelle criminalisation du mouvement syndical".

 

Pour des faits de séquestration, les peines peuvent aller jusqu'à cinq ans de prison et soixant quinze mille euros d'amende. Or, si la juge reconnaît la séquestration, "elle condamne les prévenus à des faibles peines ce qui rend le verdict inacceptable", écrit le syndicat.

 

Lors du procès, en juin dernier, Olivier Besancenot et les syndicalistes de Sud-PTT avec lesquels il avait manifesté avaient récusé les accusations de séquestration.

 

Protestant contre la réforme "Facteurs d'avenir", les militants avaient fait le pied de grue devant le sas d'accès aux bureaux de la direction départementale des Hauts-de-Seine, bloquant de fait les allées et venues des cadres.

 

Treize d'entre eux avaient engagé une procédure judiciaire en affirmant avoir été bloqués et, pour certains, séquestrés.

 

A l'audience, le parquet avait estimé qu'il y avait bien eu séquestration, sans pour autant requérir de peine spécifique.

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 20:10

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/03/retour-a-la-case-depart-en-grece_1567332_3214.html

 

Retour à la case départ en Grèce ?

 

 

Editorial du Monde | 03.09.11 | 13h35   Mis à jour le 03.09.11 | 13h35

 

Les mois passent, et l'actualité se répète en Grèce. Le départ précipité de la "troïka" - Commission européenne, Fonds monétaire international (FMI) et Banque centrale européenne (BCE) - d'Athènes, vendredi 2 septembre, suscite à nouveau des interrogations sur la capacité du gouvernement socialiste de Georges Papandréou à mener à bien les réformes promises.

 

Le ministre des finances, Evangélos Vénizélos, l'a reconnu : la Grèce ne tiendra pas ses objectifs en 2011, avec un déficit de plus de 8 % du produit intérieur brut (PIB) - 10,5 % en 2010 et 15,5 % en 2009 - alors que le Parlement a adopté à l'arraché, fin juin, un nouveau plan d'austérité de près de sept milliards d'euros d'économies, pour ce second semestre.

 

M. Vénizélos impute principalement à la récession cette aggravation. Elle pourrait être égale ou supérieure à celle de 2010 (- 4,5 %), suscitant le doute sur l'efficacité du remède de cheval prescrit par la "troïka", que la population digère de plus en plus mal. Alors que le plan devait relancer l'économie, la croissance risque de ne pas être au rendez-vous en 2012, ce qui se traduirait par une quatrième année de récession.

 

Mais la récession n'explique pas tout. Si le gouvernement a largement coupé dans les dépenses en 2010, il peine à poursuivre sur sa lancée cette année, avec la même efficacité. Et c'est surtout du côté des recettes que le compte n'y est pas. Le gouvernement n'arrive pas à faire rentrer l'impôt. Les Grecs gagnent moins et donc paient moins d'impôts, pour ceux qui en paient. La lutte contre la fraude fiscale est un échec. Le gouvernement, malgré de nombreux effets d'annonce, n'a pas su réformer son administration fiscale, qui reste inefficace et encore en partie corrompue.

 

En Grèce, plus encore qu'ailleurs, il ne suffit pas qu'une loi soit votée pour qu'elle soit appliquée. La "troïka" a eu la surprise de voir que la liste des sociétés à privatiser n'était toujours pas complète. Or ce plan, destiné à récolter cinquante milliards d'euros, est une condition sine qua non à l'engagement financier européen. Il heurte de front la base électorale du Parti socialiste (Pasok). Et le gouvernement a trop souvent donné l'impression de traîner les pieds. Il en est de même pour la grille salariale de la fonction publique, qui s'est complexifiée au gré de la politique clientéliste, pratiquée à droite comme à gauche.

 

S'il a su bousculer son parti en 2010 face au risque de naufrage du pays, M. Papandréou a donné l'impression en 2011 qu'il essayait de temporiser, perdant de précieuses semaines à concilier les plus réfractaires au sein du Pasok. Confronté à une grogne des étudiants, des restaurateurs et des taxis, face aux incertitudes européennes et financières, le premier ministre semble avoir perdu pendant l'été le maigre capital engrangé après le vote du plan d'austérité et l'accord européen pour un deuxième plan de sauvetage.

 

La fragilité et les hésitations de la Grèce sont du plus mauvais effet au moment où le plan de cent soixante milliards d'euros va être examiné, parfois avec réticence, par les Parlements nationaux.

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:34

 

http://www.aloufok.net/spip.php?article5209

 

Syrie : le chef de la Ligue arabe ira à Damas

 

dimanche 4 septembre 2011, par La Rédaction

 

Le régime syrien, en proie à une contestation qui ne faiblit pas, a accepté que le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi se rende à Damas pour trouver un règlement à la crise dans le pays où le répression a fait douze morts dimanche.

 

D’autre part, les médias officiels ont fait état de la mort de six militaires, trois civils et trois assaillants dans une embuscade à Maharda (centre) attribuée à une "bande armée".

 

"J’ai été informé que la Syrie accueillait favorablement" une telle visite, qui aura lieu "probablement cette semaine", a déclaré M. Arabi dans une conférence de presse au siège de la Ligue arabe au Caire. "Je vais exprimer l’inquiétude arabe et je vais écouter".

 

M. Arabi devrait présenter une initiative arabe visant à régler la crise dans ce pays en proie à un mouvement de contestation du régime du président Bachar al Assad qui se poursuit depuis la mi-mars malgré une répression sanglante.

 

Réunis la veille au Caire, les ministres des Affaires étrangères arabes avaient appelé la Syrie à "mettre fin à l’effusion de sang et à suivre la voie de la raison avant qu’il ne soit trop tard", en exprimant leur "inquiétude face aux développements graves sur la scène syrienne qui ont fait des milliers de victimes et de blessés".

 

Mais les délégués syriens auprès de la Ligue avaient rejeté ce communiqué en le qualifiant de "violation (...) claire des principes de la charte de la Ligue et des fondements de l’action arabe conjointe".

 

Sur le terrain, des militants ont fait état de douze personnes tuées dimanche lors d’opérations sécuritaires dans le nord-ouest et le centre du pays alors que les médias officiels faisaient état de neuf tués, dont six militaires, dans une embuscade dans le centre du pays.

 

"Quatre personnes sont mortes à Karnaz, près de la ville de Mahradé (centre)", a déclaré Omar Idlebi, porte-parole des Comités locaux de coordination (LCC), un des mouvements animant la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad.

 

Dans la région d’Idleb (nord-ouest), "deux personnes ont été tuées à Khan Cheikhoun, trois à Tahtaya et une à Jabala, ainsi qu’une femme à Saraqeb, par des tirs des forces de sécurité qui menaient des opérations", a-t-il ajouté.

 

En outre, "une personne a été tuée par des tirs des forces de sécurité sur un bus dans la ville d’Idleb". Selon M. Idlebi, "les opérations sécuritaires dans la région sont destinées à traquer le procureur général de Hama (centre) Adnane al Bakkour", qui avait annoncé sa démission en dénonçant les exactions du régime.

 

M. Bakkour avait annoncé sa démission dans une vidéo diffusée sur internet mercredi soir, mais les autorités ont démenti ses propos, affirmant que le procureur avait été enlevé et qu’ils avaient été arrachés sous la contrainte.

 

L’agence de presse officielle Sana a pour sa part fait état de la mort dimanche de six militaires et trois civils dans une embuscade dans le centre de la Syrie.

 

"Un officier, cinq sous-officiers et trois civils ont été tués ce matin à Maharda (centre), dans une embuscade tendue par une bande armée qui a tiré sur un bus transportant des militaires et des ouvriers se rendant à leur travail", a rapporté Sana.

 

L’embuscade a fait également dix sept blessés, a ajouté l’agence, selon laquelle trois des assaillants ont été tués et un quatrième grièvement blessé par une patrouille de sécurité.

 

Vingt-sept personnes ont été tuées vendredi et samedi dans des opérations des forces de sécurité et de l’armée à travers le pays.

 

Selon l’ONU, les violences en Syrie ont fait au moins deux mille deux cent morts depuis le début des manifestations contre le régime à la mi-mars, en majorité des civils, et selon les militants, plus de dix mille personnes ont été arrêtées.

 

Pour discuter d’un meilleur accès aux détenus et aux zones des violences, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, se trouve depuis samedi en Syrie où il doit rencontrer le président Assad.

 

La chef de la délégation du CICR à Damas, Marianne Gasser, a déclaré que le CICR avait pu se rendre dans des villes en proie aux troubles et s’est dite confiante dans les possibilités de pouvoir commencer à rencontrer des détenus.

 

Lors de la dernière visite de M. Kellenberger en Syrie en juin, un accord avait été conclu sur ces deux sujets, et cette nouvelle visite a pour objectif de "mesurer les progrès accomplis dans ces deux domaines depuis le mois de juin", selon un communiqué du CICR à Genève.

 

Pour amener Damas à mettre fin à la répression, l’Union européenne a décrété vendredi un embargo sur les importations de pétrole syrien. Les pays européens représentent quatre vingt quinze pour cent des débouchés actuels du pétrole syrien.

 

La Russie en revanche a désapprouvé l’embargo, arguant que des sanctions unilatérales détruisaient "la possibilité d’une approche commune face à une crise". La Russie et la Chine sont opposées à des sanctions contre la Syrie.

 

(Dimanche 4 septembre 2011 - Avec les agences de presse)

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:16

 

http://www.aloufok.net/spip.php?article5210

 

Quand la CIA collaborait avec le régime Kadhafi

 

dimanche 4 septembre 2011, par La Rédaction

 

Des documents découverts dans le bureau abandonné de l’ex-chef du renseignement libyen montrent que les services secrets américains et britanniques ont pris une part active à la répression de la dissidence, avant le soulèvement de février, selon Human Rights Watch (HRW). Le mouvement de défense des droits de l’homme dit avoir mis la main sur des centaines de lettres de la CIA et du MI6 adressées à Moussa Koussa, qui fut également ministre des Affaires étrangères de Muammar Kadhafi. Il vit aujourd’hui en exil à Londres.

 

"Cher Moussa", écrivent ses interlocuteurs de la CIA, qui signent seulement de leur prénom, précise l’organisation, selon laquelle Abdel Hakim Belhadj, militant islamiste aujourd’hui chef militaire des ex-rebelles à Tripoli, a été capturé par l’agence américaine et livré au régime de Muammar Kadhafi.

 

"Parmi les documents que nous avons découverts au bureau de Moussa Koussa figure un fax de la CIA daté de 2004 dans lequel l’agence informe le gouvernement libyen qu’elle est sur le point de capturer et de livrer Belhadj", a déclaré à Reuters Peter Bouckaert, membre de l’équipe de HRW qui a fait cette découverte.

 

"L’opération a bien été menée. Il a été capturé par la CIA en Asie et embarqué à bord d’un vol secret pour la Libye, où il a été interrogé et torturé par les services de sécurité libyens", a-t-il ajouté. L’intéressé assure avoir également été torturé par des agents de la CIA avant son transfert en Libye et dit l’avoir été de nouveau à la prison Abou Salim de Tripoli.

 

La découverte de HRW apporte un nouvel éclairage à la pratique des "renditions", mise en oeuvre par le gouvernement de George Bush dans le cadre de "la guerre contre le terrorisme". Après leur capture, il s’agissait de transférer les terroristes présumés dans des pays moins scrupuleux que les États-Unis en ce qui concerne les méthodes d’interrogatoire. "Notre inquiétude est que ces gens étaient torturés lorsqu’ils étaient remis aux services de sécurité libyens et que la CIA savait ce se passait quand elle envoyait des gens comme Abdel Hakim entre leurs mains", a souligné Peter Bouckaert.

 

Les services de renseignements occidentaux ont commencé à coopérer avec la Libye de Muammar Kadhafi en 2004, lorsque le "guide la révolution" a officiellement renoncé à ses programmes d’armement non conventionnels.

 

Les documents découverts par HRW montrent toutefois que cette coopération a été plus importante qu’on ne l’imaginait. "Il n’y a rien de surprenant à ce que l’Agence centrale de renseignements coopère avec des gouvernements étrangers pour protéger notre pays du terrorisme et d’autres menaces meurtrières. C’est exactement ce qu’on attend de nous", a fait valoir une porte-parole de la CIA, interrogée sur le sujet.

 

(Dimanche, 04 septembre 2011 - Avec les agences de presse)

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 19:48

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article2387


Il se passe des choses étonnantes à Melun en Seine et Marne. Un groupe de jeunes « indignés » pénètre dans les succursales des banques et les grandes surfaces, harangue la foule avec des chansons et des prises de parole pour dénoncer la crise et ses profiteurs…

Face à la crise de l’euro, un mouvement surtout composé de jeunes, appelé les « Indignés » s’est développé dans plusieurs pays de la zone euro. C’est, à notre connaissance, le premier mouvement social organisé à l’échelle de la zone euro.

En ce moment, trois marches des « Indignés » sont parties de Madrid, Barcelone et Toulouse. Elles devraient arriver à Paris le 17 septembre, et à Bruxelles le 8 octobre afin d’organiser une mobilisation mondiale du 15 octobre.

Le M’PEP soutient ces initiatives et appelle à les rejoindre.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 19:24

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-patron-du-cicr-en-syrie-pour-obtenir-134913221.html

 

Le patron du CICR en Syrie pour obtenir un accès aux prisonniers

 

ZURICH (Reuters) - Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a entamé samedi une visite en Syrie au cours de laquelle il va tenter de négocier un accès inédit aux détenus emprisonnés dans le pays.

 

Depuis le début de la contestation populaire contre le président syrien Bachar al Assad, des milliers de militants et de civils ont été emprisonnés dans le cadre de la répression menée par le pouvoir.

 

Lors d'une visite à Damas en juin, Jakob Kellenberger, le patron du CICR, avait obtenu un accord de principe sur le droit de visiter les prisons syriennes et l'organisation humanitaire travaille maintenant à régler les détails de cet accès.

 

"La visite du président du CICR offrira également une opportunité de discuter de la mise en application des visites aux personnes détenues par le ministère de l'Intérieur", précise la Croix-Rouge dans un communiqué.

 

"Le CICR rend visite aux prisonniers afin d'évaluer les conditions dans lesquelles ils sont détenus ainsi que le traitement qui leur est réservé", ajoute le texte.

 

Kellenberger, qui est à Damas jusqu'à dimanche, doit avoir des entretiens avec de hauts responsables syriens dont le président Assad et abordera la question d'un meilleur accès aux zones où règne la contestation.

 

"Garantir aux malades et aux blessés un accès à des soins médicaux fait partie des défis humanitaires particulièrement urgents auxquels les autorités syriennes doivent répondre", poursuit le CICR.

 

La Croix-Rouge tente depuis plusieurs années de visiter les prisons syriennes et son insistance s'est accrue avec le déclenchement des manifestations antigouvernementales, en mars.

 

Le CICR exige le respect d'une procédure standardisée prévoyant un accès à tous les centres de détention, le droit de s'entretenir avec les détenus en privé et la conduite de visites de contrôle.

 

En échange, le CICR s'engage à ne divulguer les informations recueillies qu'aux autorités pénitentiaires.

 

Plus de dix mille personnes auraient été arrêtées, souvent à l'occasion de rafles, estiment les ONG et le Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay.

 

Dans un rapport publié le mois dernier, des enquêteurs de l'Onu signalent des cas d'assassinats, de disparitions et de tortures dont ils estiment qu'ils pourraient être apparentés à des crimes contre l'humanité.

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 15:30

 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/09/02/regle-dor-en-espagne-non-au-coup-detat-financier

http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites-internationales/4034-regle-dor-en-espagne-non-au-coup-detat-financier-

 

Règle d’or en Espagne : non au coup d’Etat financier

  

Par 316 voix contre 5, le Parlement espagnol vient d’adopter la constitutionnalisation de la "règle d'or". Une coalition de députés sociaux démocrates et libéraux en déroute vient d’abandonner sa souveraineté budgétaire et de graver dans le marbre constitutionnel un dogme imbécile.

 

Je conteste cette course à l’austérité qui conduit l’Europe à l’effondrement économique.

 

Je dénonce ce coup d’état financier qui place les exigences des banques au-dessus de la souveraineté populaire.

 

Je déplore la capitulation des députés sociaux-démocrates qui pouvaient refuser cela.

 

Je soutiens les syndicats et les indignés espagnols qui réclament la tenue d’un référendum sur cette prétendue « règle d’or ».  

 

Jean Luc Mélenchon

Communiqué de presse du 2 septembre 2011

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 19:53

 

http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/09/02/le-calvaire-des-africains-noirs-de-tripoli-brutalises-par-les-revolutionnaires-libyens_1566734_1496980.html

 

Le calvaire des africains noirs de Tripoli, brutalisés par les révolutionnaires libyens

 

Le Monde | 02.09.11 | 11h46  •  Mis à jour le 02.09.11 | 11h47

 

Comme les vieux rafiots qui rouillent à quai, ils ont échoué là, dans cette crique abandonnée. Le petit port de Sayad, à vingt cinq kilomètres à l'ouest de Tripoli, est devenu le refuge de plusieurs centaines d'Africains fuyant les exactions et les arrestations arbitraires dans la nouvelle Libye libre. Huit cents hommes et quelques femmes. Certains sont là depuis deux mois, d'autres sont arrivés la veille, mercredi 31 août.

Mike et Harrison, deux Nigérians de respectivement 19 et 20 ans, ont tout fait ensemble : l'arrivée en Libye, il y a deux ans, l'embauche chez un installateur de télévision par câble à deux cent dinars (cent vingt euros) par mois, et maintenant la fuite. "Avant la révolution, les Libyens étaient déjà arrogants avec nous, raconte Mike. Parfois, ils ne nous payaient pas. Mais depuis février, tout est difficile. Les propriétaires ont commencé à nous chasser en disant que nous étions des mercenaires de Kadhafi. Des jeunes nous attaquaient pour nous voler."

Les deux compères ont déménagé pour Abou Salim, un quartier jouxtant Bab Al-Aziziya, le grand complexe occupé par Mouammar Kadhafi, et réputé abriter des tribus qui lui étaient acquises ainsi que des combattants de ses milices. "Un jour, on nous a dit de partir, enchaîne Harrison. Nous sommes venus ici." Le lieu est une ancienne garnison italienne, devenue une base militaire navale comme en témoigne une grande structure de béton qui devait être futuriste au moment de sa construction. Après son bombardement par l'aviation américaine en 1986, l'endroit a été abandonné. Des pêcheurs s'en servent, ainsi que des trafiquants de clandestins, manifestement avec la bénédiction des autorités. Les bateaux de pêche, dont nombre sont en cale sèche, ne semblent même plus en état de naviguer jusqu'aux îles de Lampedusa (Italie) ou de Malte, situées en face de la Libye. "De toute façon, personne ne sait les conduire ici", déplore Harrison, qui a élu domicile, avec une vingtaine d'autres, sous la coque d'un navire.

« Là, c’est devenu la panique »

Au fil des semaines et via le bouche-à-oreille, le flux des arrivées à Sayad de ceux pris au piège d'une guerre de plus en plus proche n'a cessé de grossir. Puis les rebelles ont pris Tripoli. "Là, c'est devenu la panique, témoigne Modibo, un Malien. Les Africains comme nous se font prendre aux barrages." Kizita Okosun, originaire de Benin-City (Nigeria), lui, a été arrêté à la maison. "Quelqu'un du quartier à dû me dénoncer. Ils ont volé mes biens et si ma propriétaire n'avait pas été là, je serais mort à l'heure qu'il est."

Il a été conduit dans un centre de détention provisoire. "Nous étions cinquante neuf Africains de toutes les nationalités dans la même cellule, sans eau, sans toilettes, sans matelas. On nous donnait à manger et à boire une fois par jour. Il y a un Malien blessé qui disait qu'il préférait mourir que rester là. Mais ils ne l'ont jamais amené à l'hôpital. Certains gardiens nous battaient, d'autres pas. Jamais ils ne nous ont interrogés." Kizita doit son salut à un Libyen d'origine américaine, revenu au pays pour combattre le colonel Kadhafi et ému par son sort. "Au bout d'une semaine, il a ouvert la porte et m'a dit : “Toi, suis moi!” Il m'a amené jusqu'ici en voiture. Dieu m'a sauvé, mais les autres sont toujours là-bas. Que vont-ils devenir?"

Et que vont devenir les réfugiés de Sayad ? Ils tuent le temps et l'angoisse dans des parties de foot, qui dégénèrent parfois en pugilat, ou entonnent des cantiques. L'argent et les vivres commencent à manquer. Médecins sans frontières, qui a découvert le campement improvisé le 27 août, effectue des visites journalières pour prodiguer des soins de base. Une réserve d'eau potable de mille cinq cent litres était en cours d'installation jeudi après-midi. "Mais ce qu'il faut, c'est une protection et une solution pour ces gens-là", souligne François Dumont, de MSF. D'après lui, un autre campement de ce type, plus petit, se trouve dans des fermes au sud de Tripoli.

"Le jour de l'attaque de Tripoli, les rebelles sont arrivés ici, ils nous ont fait asseoir cinq heures sous le soleil, se souvient Mike. Puis ils sont partis sans rien dire." Les réfugiés africains de Sayad se plaignent d'être régulièrement intimidés par des jeunes du coin, qui viennent tirer en l'air la nuit ou les rançonner de leurs maigres effets. Des jeunes Libyens passent en voiture à vive allure, mais refusent de répondre aux questions des journalistes.

Les thuwar (combattants rebelles) assurent que le Guide libyen était essentiellement défendu par des mourtazaka (mercenaires). Les Africains rencontrés à Sayad jurent qu'ils ne connaissent aucun mercenaire. La réalité, selon plusieurs sources concordantes, se situe autour d'un tiers de mercenaires africains – essentiellement des Tchadiens, des Soudanais et des Touaregs du Niger et du Mali – dans les forces kadhafistes. A Tripoli, des mercenaires se cacheraient dans des appartements, certains d'entre eux grièvement blessés mais trop terrorisés pour se rendre dans les hôpitaux, où ils craignent d'être livrés à la justice expéditive des rebelles. Les rumeurs d'exactions et d'arbitraire, ainsi que les conditions de détention des Africains alarment de plus en plus les organisations des droits de l'homme.

Interrogé à ce sujet, Oussama Al-Abed Al-Abed, vice-président du conseil municipal autoproclamé de Tripoli, assurait jeudi : "Il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Ces gens seront jugés tout ce qu'il y a de plus légalement. Mais à l'avenir, les immigrés devront avoir des papiers. L'ancien régime laissait venir n'importe qui et ce n'est pas acceptable." Mais dans la rue, le ton est plus agressif : "Kadhafi a dilapidé tout notre argent auprès des Noirs", se plaignent nombre de Libyens.

Tous les Africains de Tripoli ne sont pas inquiétés. Certains d'entre eux, connus dans leur quartier, sont protégés par leurs voisins. Mais il arrive aussi que des Libyens noirs soient arrêtés dans ces rafles. Mercredi soir, une vingtaine de femmes gorane et toubou – deux ethnies africaines du Sud libyen, à la frontière tchadienne – campaient devant le complexe sportif de Bab Al-Bahr, où croupissent deux cent dix mercenaires présumés. Elles réclament la libération d'un mari, d'un frère ou d'un fils, tous arrêtés, selon leurs récits, durant la nuit. Elles assurent qu'ils n'étaient pas des miliciens et que les révolutionnaires venus les arrêter en ont profité pour les voler et les battre. Un homme, la barbe fine et les épaules étroites, sort du bâtiment et leur intime l'ordre de se taire : "Vous n'avez pas le droit de ternir la révolution. Ce sont des mensonges." Un instant interdites, elles se ressaisissent : "Alors, c'est ça, la liberté ?"

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 17:58

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-rapport-lonu-condamne-lassaut-isra%C3%A9lien-sur-la-053643416.html

 

Détérioration des relations entre la Turquie et Israël

 

ANKARA (Reuters) - La Turquie a expulsé l'ambassadeur d'Israël vendredi, au lendemain de la sortie d'un rapport de l'Onu condamnant le raid israélien contre un navire à destination de Gaza en 2010 qui avait fait neuf morts.

 

"Les relations diplomatiques entre la Turquie et Israël ont été abaissées au niveau du deuxième secrétaire d'ambassade. Tout le personnel au-dessus du niveau du second secrétaire rentrera dans le pays mercredi au plus tard", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

 

L'ambassadeur d'Israël en Turquie, Gabby Levy, qui se trouvait en Israël, a renoncé jeudi à regagner son poste.

 

A la suite de l'annonce d'Ankara, Israël a dit vouloir renouer des relations diplomatiques normales avec la Turquie, tout en refusant de présenter des excuses officielles. Les autorités israéliennes se sont contentées de déplorer la mort des personnes à bord.

 

Irritée par le refus d'Israël de présenter des excuses officielles, de verser des dédommagements aux familles des victimes et de cesser le blocus de Gaza, la Turquie a donc décidé de revoir ses relations diplomatiques avec l'Etat hébreu.

 

Des commandos israéliens étaient intervenus le 31 mai 2010 pour arraisonner le Mavi Marmara, un navire faisant partie d'une flottille qui tentait de rallier l'enclave palestinienne pour y apporter de l'aide humanitaire.

 

Lors de l'assaut, neuf militants turcs pro-palestiniens avaient été tués.

 

A la suite du raid meurtrier, la Turquie avait rappelé son ambassadeur en Israël, suspendu les exercices militaires conjoints et interdit l'accès à son espace aérien à l'armée israélienne.

 

Un rapport de l'Onu, dont certains extraits ont été publiés par le New York Times, juge "excessive et déraisonnable" cette intervention militaire mais considère légal le blocus imposé par Israël contre la bande de Gaza.

 

SUSPENSION DES ACCORDS MILITAIRES

 

"Le gouvernement israélien, qui devrait mieux analyser les événements qui se déroulent au Proche-Orient, manque complètement de stratégie", a déclaré le président turc Abdullah Gül à la presse. "La Turquie recherche la paix et la stabilité. Israël doit prendre des mesures dans la région pour parvenir à la paix et à la stabilité".

 

Ahmet Davutoglu a par ailleurs estimé que Israël était responsable de la situation de tension entre les deux pays et a précisé que la Turquie ne reviendrait pas en arrière tant que ses demandes pour résoudre cet incident ne seront pas acceptées.

 

Le ministre turc a ajouté qu'Ankara suspendait en outre ses accords militaires avec Israël et que les autorités turques ne reconnaissaient pas la légalité du blocus israélien sur Gaza. L'Etat hébreu impose un blocus partiel à la bande de Gaza contrôlée depuis juin 2007 par le mouvement islamiste du Hamas.

 

D'après un responsable israélien, Israël devait moderniser des chars et des chasseurs F-16 turcs et vendre des drones à Ankara. "Nous étudions les conséquences de l'annonce turque", a confié le responsable.

 

Le chef de la diplomatie turque a promis par ailleurs de demander à la justice internationale de se prononcer sur le bien-fondé du blocus israélien.

 

"La Turquie ne reconnaît pas le blocus de Gaza et va s'assurer de la légitimité du blocus auprès de la Cour internationale de justice. Nous commençons à lancer des initiatives pour que l'assemblée générale de l'Onu se penche sur la question", a-t-il dit.

 

Le Hamas a salué la décision turque.

 

"Le mouvement Hamas se réjouit de la décision turque et le renvoi de l'ambassadeur israélien en Turquie et considère cela comme une réponse naturelle au crime israélien commis contre la flottille de la Liberté et la poursuite du blocus de Gaza", a déclaré le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zuhri.

 

Le rapport doit être formellement remis au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, vendredi. La publication du rapport de la commission d'enquête, présidée par l'ancien Premier ministre néo-zélandais Jeffrey Palmer, avait été reportée à plusieurs reprises pour permettre un rapprochement entre les deux pays.

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 19:00

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-temoignage-la-syrie-dans-l-oeil-de-l-otan-82879009.html

Mardi 30 août 2011

 

Témoignage : La Syrie dans l’œil de l’OTAN

 

Par Gilles Munier (carnet de route Damas - Hama)

 

Damas, 20-21 août 2011 - La Syrie ayant enfin décidé de communiquer sur les graves événements qui l’ensanglantent depuis les premières manifestations anti-gouvernementales à Deraa, près de la frontière jordanienne, j’ai répondu favorablement à l’invitation d’une association de la société civile formée par un groupe de chefs d’entreprise - comprenant Anas al Jazaïri, arrière-arrière petit-fils de l’Emir Abdelkader – proposant de se rendre compte sur place de la situation. Une centaine de journalistes et de personnalités, parmi lesquelles un ambassadeur des Etats-Unis à la retraite et un ancien ministre de la Justice turc, participaient au voyage. Autant le dire tout de suite, ceux qui connaissent Damas n’y ont pas vu de changement ou ressenti de tensions liées à l’actualité. Les déploiements militaires et policiers dont fait état al Jazeera, n’existent que dans les communiqués d’opposants résidant à l’étranger.

 

Sarkozy, un des pires ennemis de la Syrie

 

Bien sûr, les troubles qui secouent le pays sont au centre de beaucoup de conversations. Les Syriens veulent savoir ce qu’en pensent les Français et pourquoi Nicolas Sarkozy, qui invitait il n’y pas si longtemps Bachar al Assad à Paris, est devenu un des pires ennemis de la Syrie. Le retard pris par leur président à réformer le pays est porté au compte des « vieilles barbes » du parti Baas. Il n’entame pas trop son capital de confiance. Tout va se jouer avec la mise en application des lois de démocratisation annoncées. Seront-elles suffisantes pour neutraliser les jusqu’au-boutistes appelant au renversement du régime ? Jusqu’où iront les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, la France, Israël, la Turquie et le Qatar, dans leurs menées déstabilisatrices ? La Russie - remerciée pour sa fidélité sur des calicots accrochés dans Damas - ne sera pas de trop pour court-circuiter la panoplie des embargos occidentaux dont la Syrie est menacée.

 

Hama, 22 août – Départ en autocar pour Hama, située à environ deux cent kilomètres au nord de Damas, ville conservatrice et rétive au pouvoir central comme l’est aux éléments le Nahr al-Assi (le Fleuve rebelle) qui la traverse, nom arabe de l’Oronte. Dès les premières manifestations à Deraa, le souvenir du soulèvement de Hama en février 1982, écrasé par Rifaat al Assad - frère du président Hafez al Assad - est revenu dans les mémoires. La répression y aurait fait, selon les estimations, entre dix mille et vingt mille morts. Pour certains observateurs du « Printemps arabe », la question n’était pas tant de savoir ce qui allait se passer à Deraa, mais ce qui adviendrait si Hama se révoltait à nouveau.

 

« Que le pouvoir s’en aille, que l’ONU intervienne et que l’OTAN vienne… »

 

Depuis, Hama a eu son compte d’émeutes, de pillages, de meurtres. Le gouverneur de la ville a tenté de résoudre la crise par la négociation. Faute de résultats probants, il a été remplacé. Son successeur a repris le contrôle de la ville manu militari. Il nous reçoit à la préfecture et nous projette une vidéo des rues et bâtiments de Hama, tournée à la fin de la révolte. Vision d’apocalypse !

 

La suite de notre programme comprend : la visite du palais de Justice incendié et d’un commissariat attaqué par des « terroristes ». Les cars nous attendent. Dehors, surprise : des opposants aussi. Une quarantaine de jeunes, prévenus on ne sait comment, crient des slogans anti-régime. Au carrefour, les militaires en faction derrière des sacs de sable ne bougent pas. Ceux postés sur les toits, non plus. Un policier en civil tente d’arrêter un manifestant qui a été interviewé par une télévision. Ses camarades lui viennent aussitôt en aide… l’agent s’enfuit, poursuivi par quelques irréductibles. Près de moi, une journaliste de télévision indienne demande à une jeune fille en hijab, d’environ 17 ans, quelles sont ses revendications. Elle récite dans un anglais approximatif : « Que le pouvoir s’en aille, que l’ONU intervienne et que l’OTAN vienne ! ». Dommage que la journaliste ne lui ait pas demandé si elle ne trouvait pas risqué de parler à visage découvert, et de dire ce que l’OTAN signifiait pour elle. Une organisation humanitaire, probablement…

 

Des têtes plantées sur des pics

 

Les murs du commissariat attaqué par des opposants sont noircis par l’incendie provoqué par une bouteille de gaz transformée en explosif. Sa façade est criblée d’impacts de tirs de gros calibres. Des véhicules calcinés encombrent la cour. Selon les témoignages de jeunes du quartier, les dix-sept policiers pris au piège des flammes, se sont rendus. Des assaillants « venus d’ailleurs » les ont aussitôt égorgés et décapités. Leur tête a été plantée sur des pics et leurs corps jetés dans l’Oronte. La scène, horrible, filmée par des acolytes, a été placée sur You Tube, sans doute pour avertir les fonctionnaires des services de sécurité de ce qui leur arrivera s’ils ne démissionnent pas.

 

Sur le chemin du retour, le directeur de L’Index, un quotidien de Constantine, reçoit un appel d’Algérie. Un de ses collègues a entendu sur al Jazeera que des opposants syriens venaient de tirer sur les cars des journalistes quittant Hama. Il le rassure. L’ex-grande chaîne arabe n’est pas à un coup d’intox prêt depuis qu’elle est devenue la voix de l’OTAN.

 

D’où viennent les armes ?

 

Damas, 20 heures 30 – Dans quelques instants, le président Bachar al-Assad s’entretiendra avec des journalistes d’une chaîne de télévision satellitaire syrienne. Répondra-t-il aux questions que tout le monde se pose : qui sont les extrémistes infiltrés dans les manifestations ? Qui les a entraînés ? Certes, détenir une kalachnikov n’est pas rare dans les familles syriennes, mais les armes et les explosifs utilisés ou découverts dans des caches sont récents, modernes et en grand nombre. Les soupçons se portent naturellement en direction de la frontière libanaise, traditionnellement poreuse. Mais, on en est réduit à des supputations : si c’est le cas, les armes proviennent-elles d’Arabie saoudite via les réseaux dits islamistes contrôlés financièrement par Hariri, ou d’Israël via des extrémistes libanais chrétiens liés au Mossad ? Ou encore, font-elles partie de stocks de l’OTAN livrés aux services secrets turcs ? Un peu des trois à la fois, peut-être. Ce qui est certain, c’est que le régime baasiste affronte des organisations lourdement armées qui n’ont que faire des revendications légitimes du peuple syrien.

 

Damas, 23 août – Avant notre retour dans nos pays respectifs, on nous distribue la traduction de larges extraits de l’interview de Bachar al Assad, diffusée la veille par la télévision syrienne. Pour le président, la Syrie a été victime d’un complot dont l’objectif est « l’effondrement du pays ». La situation sécuritaire s’étant améliorée, il estime que « l’aggravation des événements ne constitue plus un problème ». Les attaques de postes de police, les assassinats, les embuscades tendues à des bus civils ou militaires ne l’inquiètent pas outre mesure. « Nous sommes capables de traiter ces problèmes comme il se doit ». Il s’agit pour lui d’améliorer la sécurité, étant entendu que la solution des problèmes rencontrés n’est pas d’ordre sécuritaire, mais politique.

 

Bachar al Assad évoque la réunion du comité central du parti Baas du 17 août dernier, au cours de laquelle a été discutée la mise en place de mécanismes permettant au parti de « conserver sa position durant les prochaines décennies ». La question de l’article huit de la constitution syrienne qui fait du Baas le parti dirigeant a été débattue. Son abrogation nécessiterait une révision de la constitution, plusieurs articles lui étant liés.

 

Des législatives en février prochain ?

 

Le président syrien énumère les réformes promulguées  - fin de l’état d’urgence, lois sur la création de partis politiques, élections pluralistes – et annonce celles à venir : loi sur l’information, création d’une commission qui aura trois à six mois pour réviser la constitution, élections à l’assemblée du peuple en février prochain afin de permettre aux partis nouvellement créés de faire campagne. Il s’inquiète de la marginalisation des jeunes. C’est un phénomène « fort dangereux » dit-il, convenant et qu’ils doivent jouer un rôle grandissant dans la société. Concernant la loi sur l’information, Bachar al Assad critique les carences de la presse officielle. Il se déclare pour la liberté d’expression, mais opposé à la diffusion de tabloïd people.

 

Répondant à une question sur le décret accordant la nationalité syrienne aux Kurdes qui ne l’avaient pas, Bachar al Assad a indiqué que le texte était prêt depuis 2004, mais que son application avait été reportée en raison de troubles survenus à cette époque dans les régions de al Hassaké et de Qamichli. Les Kurdes, rappelle-t-il, sont une des composantes de la Syrie, ils ont lutté contre l’occupant français aux plus hauts niveaux.

 

Bachar al Assad est bien conscient que ce premier train de réformes ne satisfera pas les Occidentaux. « Insuffisant » diront aussitôt en coeur les opposants jusqu’au-boutistes ou armés qu’ils soutiennent.

 

Le peuple syrien ne reçoit pas d’ordres de l’étranger

 

Chaque fois que l’Occident parle de « droits de l’homme », c’est pour atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec ces derniers. Les pays occidentaux, dit Bachar al-Assad, « sont responsables des massacres perpétrés aujourd’hui de l’Afghanistan à l’Irak en passant par la Libye… des millions de martyrs, de victimes, d’handicapés, de blessés, de veuves et d’orphelins, sans parler de leur appui à Israël dans ses crimes contre les Palestiniens et les Arabes ». Leur but, affirme-t-il, n’est pas de permettre à la Syrie de se développer, mais de lui retirer ses droits. Il ne démissionnera pas, comme le demandent, entre autres, Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Il n’est pas un président fabriqué aux Etats-Unis et le peuple syrien ne reçoit pas d’ordres de l’étranger.

 

Bachar al Assad qualifie la relation de la Syrie avec les pays occidentaux de « relation de conflit continuel ». En temps normal, ils interviennent gentiment pour nous habituer à cette pratique. Aujourd’hui, ils menacent : seule la forme change, remarque-t-il. Il ne faut avoir peur ni du Conseil de sécurité, ni de la guerre psychologique, assène-t-il, révélant qu’après la chute de Bagdad, un responsable américain était venu lui dire ce qu’il devait faire et qu’ayant refusé, les Etats-Unis lui ont adressé des cartes militaires signalant les cibles qui seraient bombardées en Syrie !

 

« Nous ne plierons pas », dit Bachar al Assad

 

En 2005, après l’assassinat de Rafic Hariri, les Occidentaux ont de nouveau utilisé le Conseil de sécurité pour s’en prendre à la souveraineté de la Syrie, « sous prétexte d’enquêtes ». Les pays occidentaux étaient alors à leur apogée, dit-il, mais nous n’avons pas plié. Aujourd’hui, ils sont plus faibles qu’il y a six ans. Ils sont traversés par des crises militaire, économique, politique, sociale. Pourquoi plierions nous ?... « Nous ne plierons pas !».

 

Face aux embargos, Bachar al Assad affirme qu’existent des alternatives dans presque tous les domaines avec des pays voisins ou amis. La Syrie a l’expérience des mesures coercitives. Dès 2005, elle s’est tournée vers les pays de l’Est. « L’essentiel est de ne pas paniquer », dit-il, la Syrie est autosuffisante au plan alimentaire. Elle « a surmonté dans le passé beaucoup de crises semblables », conclut Bachar al-Assad, et elle en est sortie plus forte.

 

Paris, 25 août -  Appuyés par les hélicoptères de l’OTAN, les combattants du Conseil national de transition libyen (CNT) sont entrés dans Tripoli, précédés par les forces spéciales françaises et les djihadistes du Groupe islamique de combat libyen et d’Al-Qaïda. Selon Natalie Nougayrède du quotidien Le Monde (daté du 26 août 2011), Nicolas Sarkozy décrit « sa  campagne de Libye comme le point d’orgue d’une nouvelle diplomatie ». Le « régime syrien » est dans sa ligne de mire, un dossier sur lequel l’affaire libyenne « aura des conséquences » prévient-il, avant de préciser « qu’il ne s’agit pas de faire des interventions militaires à chaque fois ». Il faut agir, dit Sarkozy, dans « la légalité internationale » que seule l’ONU peut dispenser. Autant dire que l’escalade verbale, les embargos sectoriels et les interventions clandestines des ennemis de la Syrie n’en sont qu’à leur début.

 

 

 

 

 

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