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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:14

  
 
http://www.liberation.fr/economie/01012372714-indignes-la-parole-est-a-la-defense

Indignés : la parole est à La Défense

Depuis quinze jours, une centaine d’activistes campent au cœur du temple de la finance, qu’ils dénoncent dans une relative indifférence

Par Fabrice Tassel

Ecrasée par la hauteur d’une dizaine de tours glaçantes, statique au milieu des milliers de claquements de pas pressés qui les encerclent, la petite centaine d’Indignés français s’accroche coûte que coûte à ses rêves. Malgré le froid, une demi-douzaine de charges policières, le manque de sommeil, de repas chauds, de douches, de médicaments, de vêtements propres, et malgré la relative indifférence - surtout si on les compare à leurs homologues espagnols ou américains - qui accueille leur tentative utopiste dans le pays de Stéphane Hessel, ils sont là depuis le 4 novembre. Et, à leurs yeux, même fatigués, c’est l’essentiel. Durer, afficher ses différences sur ce temple de la déshumanisation qu’est l’esplanade de La Défense (Hauts-de-Seine), parier qu’à quelques dizaines ils expriment ce que «99% de Français ressentent» (pendant que «le 1% empoche les profits immédiats»), voilà les objectifs de ce laboratoire politique fragile incarné par les Indignés. Car, du côté des actions et des résultats concrets, il y a très peu à se mettre sous la dent. Jeudi, après deux semaines d’occupation, le seul aboutissement a été le collage «à la mano» dans plusieurs centaines d’exemplaires de journaux gratuits d’un cœur avec la mention «Souriez, vous êtes indignés !» 

C’est plutôt maigre. Et certains participants, lucides, ont parfois l’impression d’avancer à contre-courant sur un tapis roulant dont ils ne verraient jamais la fin. «A force de tout soumettre à la majorité, on fait parfois du surplace», admet Aurore, 31 ans, au chômage et membre de la Brigade activiste des clowns (BAC). Depuis trois ou quatre jours, l’organisation est le grand sujet de discussions sur le camp, avec un postulat a priori non négociable : l’horizontalité du système, «cette trace d’une démocratie authentique, ahiérarchique et apartisane», pour Nicolas, 20 ans, étudiant en cinéma. «On allait dans le mur. Alors, mercredi, on a fait une assemblée générale, où tout a été remis à plat pour savoir qui s’occupe des tracts, des actions, de la santé, des médias, etc.», explique Jaïlis, 22 ans, qui travaille dans la restauration depuis sept mois. 

«Ça patine». Mais tout n’est pas encore réglé, et l’écart est palpable entre ce foisonnement de mots, de slogans, d’idées, et leur laborieuse mise en application. Cohabitent des règles à l’apparence claire (assemblée générale régulière où sont votées des propositions élaborées dans des groupes de travail) et des appels à la volée comme ce «qui veut aller à Nanterre ?» lancé vendredi matin par un jeune homme barbu… sans que personne ne comprenne bien l’objet de la proposition. Chaotique, énergique, pas toujours efficace, ce bouillonnement traduit avant tout l’obsession de vivre autrement.  
 
«On est en train de créer un outil et pourquoi pas faire émerger un système parallèle. Pourquoi continuer à se battre contre ça [il désigne les tours des multinationales] puisqu’"ils" ont l’argent et le pouvoir ? Pourquoi jouer avec ceux qui ont inventé les règles ?» interroge Guillaume, photographe-vidéaste qui, malgré l’«horizontalité», s’affiche comme «un des responsables de la cellule communication» des Indignés. 

On reconnaît Léo, jeune homme qui, il y a trois ans, avait brillamment pilonné la rhétorique de Marine Le Pen à la télévision. Depuis, après dix-huit mois à la New York University puis en fac, il a abandonné ses ambitions politiques et rêve d’une carrière d’acteur, mais a gardé toute sa fougue revendicative.
 
Concernant cette tentative de «démocratie réelle», Léo estime que «tout est à réapprendre. On nous a appris à marcher sur l’autre et pas à l’écouter, alors, même ici, c’est compliqué de se comprendre. Ce n’est pas de la faute des gens si certains n’ont pas de conscience politique, c’est voulu, le système a construit cette carence. Ici, on se décrasse de nos mauvaises habitudes. Alors, oui, ça patine. Et puis, on n’est pas nombreux. Mais ça va venir» ! 

L’espoir est le bien le plus partagé sur le camp. Surtout celui de durer, de prendre date, malgré les conditions précaires. Mardi, une charge de CRS a détruit les tentes qui avaient été bâties. Depuis, le camp, arasé, repose sur la dalle glacée. «On est tellement dans la survie que c’est compliqué d’être dans la proposition», analyse Jaïlis. «Le monde entier vit sur le court terme, pas nous, il nous faut du temps. C’est long, mais ça va payer à long terme», se convainc Laurent, autoentrepreneur de l’Yonne. 

«Moutons». Avec une ironie acide, le terme «psychopathe» revient souvent pour évoquer ces milliers d’hommes et de femmes qui travaillent dans les tours voisines, «obsédés par le profit immédiat». «Regardez le triangle d’or, s’énerve Aurore en montrant trois tours. Ici, ils font des faux bilans ; là, ils les valident ; et là, ils les financent. Au milieu de tout ça, les politiques sont des Muppets.» A 17 et 18 heures, les «psychopathes» sortent par colonnes des tours. «Ah, les moutons sont lâchés !» s’amuse un homme avant de distribuer des tracts et de lancer quelques slogans plus ou moins réussis : «Démocratie sodomie, le vote est le choix du lubrifiant.» 

Les différents niveaux de langage sont d’ailleurs frappants. David, étudiant au parcours elliptique, veut «inventer une politique plus autonome, plus directe, qui ne serait pas occultée par le grand film électoral». Pour lui, si les Indignés français ne rencontrent qu’un écho relatif, «c’est à cause de la prégnance de la temporalité électorale». Derrière ces formulations plus ou moins politisées se niche la certitude d’œuvrer «pour les 99% qui subissent le système». «On est vraiment ici pour l’intérêt général, pas pour nous seuls, c’est la différence avec des mobilisations comme celle contre la réforme des retraites», explique Laurent. Mais ces comparaisons ramènent à la question du nombre, qui taraude pas mal de participants. «A quoi ça sert d’avoir des bonnes idées si le peuple n’est pas derrière nous ?» se demande Aurore. 

Sur l’esplanade de La Défense, «le peuple» observe la petite troupe d’Indignés, lit les slogans écrits sur des cartons posés au sol. Les échanges sont assez rares, même si le camp vit d’une réelle solidarité, comme en témoignent des paquets de vêtements, des couvertures, des livres, des fruits, cakes, boissons, biscuits apportés par des passants, dont un trader qui a, un matin, apporté deux grands sachets de viennoiseries. Charly, 24 ans, confesse «un énorme a priori sur les mecs à costumes. Eh bien, j’ai été surpris, un avocat nous a déposé deux sacs pleins de tapis de sol, sans un mot. Respect. On a même fait un foot avec des mecs en cravate l’autre jour» ! 

Ce menuisier spécialisé dans les décors aime raconter qu’il y a un mois il bossait pour une société qui devait aménager un meeting de l’UMP. «Quand j’ai su que je devais fabriquer le pupitre des orateurs, j’ai dit non, je ne pouvais pas», rigole-t-il. Une solidarité entre Indignés s’est aussi construite.
 
Plusieurs participants sont arrivés sans connaître personne, des liens se sont tissés. Ici une chanson s’élève pour fêter un anniversaire, là un groupe réclame un joueur de belote. «Et de la solidarité, on va en avoir besoin car le système est en train de s’écrouler, mais c’est loin d’être fini. Quand on sera dans la situation de l’Espagne ou de la Grèce, les gens nous rejoindront plus nombreux», pense Cyril, «auto-stoppeur de 22 ans», selon lequel «l’essentiel est que les médias parlent de nous». 

«Oligarchies». Les médias, bien sûr un des grands sujets de réflexion, au point que le projet de futurs camps devant des chaînes de télévision a été évoqué en AG. Jeudi, un Indigné intarissable synthétisait ce mélange de rejet et d’attirance : «Sans les médias, nous ne sommes rien. Qu’ils soient manipulés par des oligarchies financières, on s’en moque !» Le lendemain matin, à l’occasion d’une conférence de presse spontanée, il appelait, devant deux caméras des Indignés et une de l’AFP, «TF1, M6, BFM, i-Télé, France Télévisions à [les] inviter en plateau pour présenter aux Français un projet de société». 

L’attitude est plus claire à l’égard des partis politiques : en raison de leur structure hiérarchique, ils sont majoritairement rejetés. Clio, vendeuse sur les marchés et venue de Dijon, s’étonne tout de même de l’absence «des anars et de l’extrême gauche». Mais, à l’orée d’une nouvelle semaine d’incertitude, les Indignés bourdonnent au pied des tours. Persuadés, comme Aurore, citant des activistes américains : «Si tu penses que quelque chose de petit ne peut pas changer le cours de l’histoire, alors tu n’as jamais passé une nuit avec un moustique.»

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:00

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-pr%C3%A9sident-du-y%C3%A9men-accepte-c%C3%A9der-le-pouvoir-173220705.html

 

Le président du Yémen accepte de céder le pouvoir

 

DUBAI (Reuters) - Après des mois d'atermoiements, le président du Yémen a signé mercredi un accord organisant le transfert du pouvoir à son vice-président et visant à mettre fin aux manifestations qui ont mené le pays au bord de la guerre civile.

 

La télévision saoudienne a diffusé des images montrant le président Ali Abdallah Saleh paraphant à Ryad l'accord établi sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG, entité régionale de six pays dont l'Arabie saoudite), en présence du roi Abdallah et du prince héritier Naïef.

 

Les représentants de l'opposition yéménite ont ensuite signé l'accord négocié avec le concours d'un émissaire de l'Onu, Jamal Benomar.

 

A trois reprises par le passé, Ali Saleh avait annoncé son intention d'accepter le plan du CCG mais avait changé d'avis à la dernière minute provoquant la colère des manifestants qui campent dans le centre de Sanaa, la capitale du Yémen, pour obtenir le départ du président au pouvoir depuis 33 ans.

 

En vertu du plan, Saleh doit transférer ses pouvoirs au vice-président, Abd-Rabbou Mansour Hadi, avant la tenue d'élections anticipées. Il conserverait son titre de président après avoir transmis la totalité de ses pouvoirs à Hadi, lequel devra former un gouvernement d'union nationale avec l'opposition. Hadi devra organiser en outre une élection présidentielle anticipée dans les trois mois.

 

Selon l'agence Saba, Saleh a reçu mardi un appel téléphonique du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, le remerciant "de ses efforts pour sortir le Yémen de sa crise de manière pacifique".

 

Plusieurs sources diplomatiques et d'opposition ont expliqué que l'accord serait signé en Arabie saoudite car le secrétaire général du CCG, Abdoulatif Al Zayyani, refusait de se rendre à Sanaa, lassé des atermoiements du président yéménite.

 

La part active prise par l'Arabie saoudite dans cette transition s'explique par la crainte de Ryad de voir se développer à ses portes des groupes d'activistes liés à Al Qaïda, profitant du vide politique et des tensions qui durent depuis des mois au Yémen.

 

SALEH SERA SOIGNÉ À NEW YORK

 

Lors de leur conversation téléphonique, le président yéménite a informé Ban Ki-moon qu'il entendait se rendre à New York pour y suivre un traitement médical aussitôt après la signature.

 

"Il m'a dit qu'il viendra à New York pour un traitement médical aussitôt après la signature de l'accord", a déclaré Ban, mercredi. "S'il vient à New York, je serai ravi de le rencontrer", a-t-il ajouté.

 

Saleh a été soigné en Arabie saoudite après avoir été blessé au mois de juin dans un attentat à la bombe qui avait endommagé le palais présidentiel peu après son premier refus de signer l'accord de transfert du pouvoir.

 

"Je lui ai dit que les Nations unies n'épargneront aucun effort et que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour mobiliser les ressources et le soutien nécessaires afin que la paix, la stabilité et l'ordre démocratique soient rétablis au Yémen", a poursuivi Ban Ki-moon.

 

Un responsable yéménite a souligné que les deux principaux adversaires de Saleh, le général Ali Mohsen, qui a fait défection au début des manifestations, et Ahmar, pourraient s'opposer à un accord dont ils seraient exclus.

 

La guerre dans les rues de Sanaa entre les troupes de Mohsen et Ahmar et celles de Saleh, dirigées par le fils et le neveu du président, semble dans l'impasse.

 

Des tirs ont été échangés mercredi dans les quartiers de Soufan et d'Al Hasaba, où vit Ahmar. Des explosions pouvaient être entendues au loin. Aucune victime n'a été signalée.

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 15:23

 

Une commission de l'assemblée générale de l'Onu condamne Damas

 

NATIONS UNIES (Reuters) - La commission des droits de l'homme de l'Assemblée générale des Nations unies a condamné mardi la Syrie pour sa répression, depuis huit mois, du mouvement de contestation pro-démocratique du régime de Bachar al Assad.

 

Cette résolution non-contraignante, élaborée par la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, a été adoptée par 122 voix pour, 13 voix contre et 41 abstentions.

 

Elle était parrainée par treize pays arabes dont Bahreïn, Oman, la Jordanie, le Koweït, le Maroc, le Qatar, le Soudan, la Tunisie, la Mauritanie, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite. L'Egypte a également voté pour, de même que la Libye et la Turquie, ancienne alliée de Damas.

 

L'Algérie, le Yémen, le Liban et les Comores se sont abstenus.

 

La Russie et la Chine ont fait de même. Ces deux pays avaient bloqué en octobre un projet de résolution similaire au Conseil de sécurité, où ils disposent d'un droit de veto, selon un décompte officiel de l'Onu. Des diplomates estiment que cette abstention pourrait annoncer un changement de position.

 

Parmi les pays qui ont voté contre la résolution figurent l'Iran, la Corée du Nord, la Biélorussie, le Nicaragua, le Venezuela et le Vietnam.

 

L'Irak, Djibouti et la Somalie n'ont pas voté à la commission, où l'ensemble des 193 pays de l'Onu sont pourtant représentés.

 

L'écrasant soutien à la résolution non-contraignante de la commission traduit l'isolement de plus en plus grand de Damas sur la scène mondiale.

 

L'ambassadeur syrien à l'Onu, Bachar Djaafari, a dénoncé un texte sans signification aucune et l'a qualifié d'initiative politique inspirée par les Etats-Unis.

 

RENVOI DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ ?

 

Cette résolution déclare que la commission "condamne fermement la poursuite des atteintes graves et systématiques aux droits de l'homme de la part des autorités syriennes, telles que les exécutions arbitraires, l'usage excessif de la force et la persécution et le meurtre de manifestants et de militants des droits de l'homme".

 

Elle demande aussi la fin immédiate de la "détention arbitraire, des disparitions forcées, de la torture et des mauvais traitements des détenus, notamment des enfants" en Syrie.

 

D'après l'Onu, la répression du mouvement de contestation, né en mars, a coûté la vie à au moins trois mille cinq cent civils en Syrie.

 

Le régime syrien impute pour sa part ces événements à des groupes armés et à des "terroristes" soutenus par l'étranger.

 

L'ambassadeur allemand à l'Onu, Peter Wittig, a déclaré qu'il était temps de renvoyer la question devant les quinze nations du Conseil de sécurité, actuellement dans une impasse sur la Syrie du fait de l'opposition de la Chine et de la Russie.

 

"Le Conseil de sécurité ne peut pas prendre du retard sur la région", a t-il dit, faisant référence à la suspension de la Syrie par la Ligue arabe. "Nous pourrions encourager le Conseil à revenir sur le problème."

 

Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a déclaré dans un communiqué que la résolution "envoyait le signal d'une condamnation unanime des abus systématiques du régime syrien en matière de droits de l'homme".

 

Philippe Bolopion, de l'ONG Human Rights Watch, a salué le vote de la commission : "En se ralliant aux victimes de la répression impitoyable du gouvernement syrien, l'Assemblée générale a réussi là où le Conseil avait échoué, paralysé par les vetos russe et chinois", a t-il dit.

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 14:49
 
 
L'armée égyptienne lâche du lest mais ne convainc pas Tahrir
 
 
LE CAIRE (Reuters) - Des affrontements se sont poursuivis mercredi dans les rues du Caire, où les manifestants hostiles au pouvoir militaire tournent en dérision l'accord conclu entre l'armée et certains partis, dont les islamistes, pour accélérer le retour de civils à la tête de l'Etat.
 
Depuis le début des protestations il y a cinq jours, le bilan s'élève à trente sept morts, selon Reuters, après la mort d'un homme dans la matinée à Alexandrie, une des autres villes égyptiennes gagnées par ce regain de mobilisation. Le ministère de la Santé compte quant à lui trente deux morts et deux mille blessés.
 
Le haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a appelé mercredi à une enquête indépendante sur ces violences.
 
"J'invite les autorités égyptiennes à ne plus faire un usage excessif de la violence contre les manifestants de la place Tahrir et d'ailleurs, et à ne plus utiliser à mauvais escient les bombes lacrymogènes, les balles en caoutchouc et les balles réelles", dit-elle dans un communiqué.
 
Le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, qui dirige le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis la chute d'Hosni Moubarak en février, a annoncé mardi une accélération du processus de transfert du pouvoir avec la tenue d'une élection présidentielle en juin, soit six mois plus tôt que le calendrier de la transition initialement prévu par les militaires.
 
Mais son geste d'apaisement n'a pas convaincu les milliers de manifestants qui sont restés après le crépuscule sur la place Tahrir, sanctuaire de la contestation en plein coeur du Caire, où de nouveaux incidents se sont produits dans la nuit.
 
Son intervention a au contraire nourri la colère des manifestants, qui ont repris à l'unisson le slogan "Dégage, dégage" qui avait marqué les journées révolutionnaires de l'hiver dernier.
 
"SOYEZ PATIENTS"
 
Après avoir opté ce week-end pour la manière forte, les autorités provisoires semblent avoir abandonné l'idée de déloger les manifestants de la place Tahrir.
 
Le maréchal Tantaoui a confirmé que les élections législatives débuteraient bien lundi et a également promis un gouvernement de "salut national" pour remplacer le gouvernement démissionnaire d'Essam Charaf.
 
Il a par ailleurs proposé l'organisation d'un référendum sur un retrait avancé de l'armée. Cette proposition a provoqué la colère des manifestants, qui redoutent un piège destiné à mobiliser les Egyptiens effrayés par de nouveaux troubles.
 
Après des discussions avec les différentes mouvements politiques, notamment avec les représentants des Frères musulmans autrefois interdits, Tantaoui a modifié l'agenda.
 
En avril, un référendum sur les modifications temporaires apportées à la Constitution par l'armée avait remporté 77% d'approbation. Les généraux bénéficiaient alors encore d'une large popularité pour avoir aidé au renversement de Moubarak.
 
"Il faut attendre et être patients avec l'armée. On ne devrait pas organiser de référendum, c'est une perte de temps", résume Mohamed Rasheed, 62 ans, bijoutier au Caire.
 
Près de la place Tahrir, des accrochages ont eu lieu entre les manifestants et la police anti-émeutes. "Dès que le jour s'est levé, ils ont commencé à tirer parce qu'ils pouvaient nous voir", a déclaré Tareq Zaki, un ébéniste de 32 ans.
 
La police a démenti avoir utilisé des balles réelles, mais la plupart des trente six décès des derniers jours sont dus à des blessures par balles, selon les médecins.
 
A Tahrir, des centaines de manifestants ont passé la nuit sous des tentes ou en plein air.
 
"Nous resterons ici jusqu'à ce que le maréchal parte et qu'un conseil de transition civil le remplace", a déclaré Abdullah Galal, 28 ans. "Il faut changer le régime comme en Tunisie ou en Libye".
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 20:52

 

http://www.fr.news.yahoo.com/mariano-rajoy-fait-patienter-les-espagnols-et-les-195218683.html

 

Mariano Rajoy fait patienter les espagnols et les marchés

 

MADRID (Reuters) - Mariano Rajoy a résisté lundi aux attentes de ses compatriotes et à la pression des marchés, avides de connaître le détail de ses mesures d'austérité pour lutter contre l'endettement de l'Espagne au lendemain du triomphe électoral des conservateurs aux élections législatives.

 

Réputé pour son flegme, le chef de file du Parti populaire (PP) ne dévoilera ni son équipe gouvernementale, ni le contenu détaillé de sa politique économique avant son investiture, prévue constitutionnellement un peu avant Noël.

 

Lors d'une réunion de la direction du PP, Mariano Rajoy a déclaré que les Espagnols lui avaient confié pour mandat de mettre en oeuvre une politique d'austérité, a rapporté Dolores Cospedal, secrétaire générale du parti.

 

La résolution du problème des dettes souveraines au sein de la zone euro passe par une réponse coordonnée au niveau européen mais l'Espagne respectera ses engagements en matière de rétablissement de ses comptes publics, a-t-elle ajouté.

 

"La première chose à dire aux Espagnols, c'est la vérité. La société est suffisamment mûre pour être informée d'absolument tout ce qui se passe", a dit Mariano Rajoy, citée par Dolores Cospedal.

 

"Rajoy a formulé le voeu que le débat d'investiture et la formation du nouveau gouvernement aient lieu aussi tôt que possible dans le respect de la loi et nous allons nous employer à ce que le nouveau gouvernement soit formé avant Noël", a ajouté la secrétaire générale du PP.

 

"PAS DE PRESSION"

 

Priée de dire si Mariano Rajoy était préoccupé par cette période d'inaction susceptible d'alarmer les investisseurs, une source du PP a déclaré à Reuters: "Il est inquiet, mais il ne ressent pas de pression."

 

Signe de la nervosité des investisseurs, l'écart de rendement entre les obligations de l'Espagne et celles de l'Allemagne, références de la zone euro, a grimpé lundi de 25 points de base et atteint 470 points. Le rendement des emprunts espagnols à dix ans a grimpé à 6,58%, proche des 7%, niveau jugé insoutenable pour un pays sur le long terme.

 

L'agence de notation Standard & Poor's a jugé lundi que le résultat des élections espagnoles n'affecterait pas la note du pays.

 

Les conservateurs ont profité dimanche de la colère de la population envers le gouvernement socialiste sortant. Avec près de 45% des voix, ils vont disposer pour la première fois de la majorité absolue au sein du Congrès des députés, avec cent quatre vingt six élus sur trois cent cinquante.

 

Le Parti socialiste (PSOE), après sept années au pouvoir, a réuni moins de 29% des voix et perdu une soixantaine d'élus au Congrès, où son groupe fond à cent onze sièges, sa pire performance depuis trente ans.

 

Les Espagnols reprochent au gouvernement sortant d'avoir tardé à réagir pour redresser l'économie et juguler le chômage dont le taux (21,5%) est le plus élevé de l'Union européenne.

 

Après l'Irlande, le Portugal, la Grèce et l'Italie, l'Espagne est le cinquième Etat européen dont le gouvernement est poussé vers la sortie, par le biais d'élections ou d'une démission, par la crise économique et budgétaire.

 

"PAS DE MIRACLE"

 

Après une campagne durant laquelle il a savamment entretenu le flou sur son programme, les marchés obligataires attendent de Mariano Rajoy des mesures plus concrètes pour réduire le déficit public et relancer la croissance.

 

Les émissions de dette du Trésor espagnol prévues mardi et jeudi seront observées de près, comme un premier test de la confiance des marchés envers le futur gouvernement.

Depuis sa victoire, Rajoy a simplement affirmé qu'il n'y aurait "pas de miracle" pour résoudre la crise.

 

Contrairement aux Grecs dont les manifestations anti-austérité ont provoqué une crise politique, les Espagnols semblent résignés à se serrer la ceinture et à subir des coupes budgétaires dans les domaines de la santé et de l'éducation.

 

Relativement discrets lors de la campagne, les "Indignados" se disent prêts à manifester de nouveau une fois que le nouveau gouvernement aura présenté son plan d'austérité.

 

"Je pense que les gens sortiront dans la rue quand ils verront ce qu'ils (les conservateurs) vont faire", dit Jose Antonio Garcia, électeur de gauche âgé de 28 ans.

 

Oscar Ortega, concierge de 38 ans, n'a pas compris les effusions de joie des électeurs du PP: "Je veux croire qu'ils vont nous aider mais c'est honteux de célébrer une victoire vu la situation dans laquelle on est. Je ne sais pas ce que ces gens fêtaient dans la rue hier (dimanche) soir. Attendons d'avoir une solution pour faire la fête."

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/legypte-nouveau-sous-tension-135405969.html

 

L’Egypte de nouveau sous tension

 

LE CAIRE (Reuters) - Les affrontements entre les forces de l'ordre égyptiennes et les manifestants qui réclament que l'armée quitte le pouvoir ont fait au moins trente trois morts, a-t-on appris lundi de sources médicales.

 

L'Egypte n'avait pas connu de telles scènes de violences depuis le renversement d'Hosni Moubarak, le 11 février, au terme de la "révolution du Nil".

 

Ces tensions interviennent une semaine avant le début des élections législatives le 28 novembre, premier scrutin de l'après-Moubarak.

 

Les quelque quatre mille manifestants installés place Tahrir, au Caire, ont fait échec dans la matinée à une nouvelle tentative de dispersion des forces de l'ordre, rapportent des témoins.

 

Les policiers se sont servis de gaz lacrymogène et s'en sont pris à un hôpital de fortune, ont-ils précisé, ajoutant que les contestataires avaient riposté en leur lançant des morceaux de béton arrachés à la chaussée.

 

Les blessés se comptent par centaines. Des dizaines de personnes ont été arrêtées.

Les autorités affirment que la police n'a pas ouvert le feu sur les manifestants mais ces derniers ont brandi des cartouches, des douilles et des grenades vides de gaz lacrymogènes.

 

"Le peuple veut la chute du régime", ont scandé des milliers de manifestants avant et après la charge de la police, appuyée par des militaires qui étaient jusqu'à présent restés en retrait.

 

D'autres slogans visaient directement le maréchal Hussein Tantaoui, qui fut pendant vingt ans le ministre de la Défense de Moubarak et dirige le Conseil suprême des forces armées (CSFA), à la tête de l'Egypte depuis le renversement du "raïs".

 

CLIMAT D'INSÉCURITÉ

 

Les généraux de l'armée égyptienne étaient fêtés en héros après le 11 février pour n'avoir pas réprimé les manifestations mais ce week-end a mis en lumière l'exaspération de la population face au statu-quo observé depuis neuf mois.

 

Lundi, l'armée a assuré qu'elle ne prenait pas parti entre les manifestants et la police et qu'elle n'avait pas tenté d'évacuer les manifestants de la place Tahrir.

 

Le ministère de l'Intérieur a demandé la protection de l'armée et une protection similaire peut être offerte aux manifestants, a dit le général Saïd Abbas, adjoint au chef du Commandement central.

 

"Si les manifestants veulent être protégés des voyous sur la place, nous enverrons des hommes pour écarter le danger de la place", a dit le militaire. Les "voyous" désignent ici ceux au service, selon les manifestants, des opposants au soulèvement contre Hosni Moubarak.

 

"J'ai vu la police frapper des femmes qui avaient l'âge de ma mère. Je veux la fin de ce régime militaire", a dit Mohamed Gamal, 21 ans.

 

Une partie des Egyptiens est opposée à ces manifestations, souhaitant le retour à la stabilité compte tenu de l'état de délabrement de l'économie.

 

D'autres, dont les islamistes favoris des futures élections, soupçonnent l'armée d'entretenir de climat d'insécurité pour rester en place.

 

L'armée assure que ces violences n'empêcheront pas l'organisation de la première phase des élections législatives, à partir de lundi prochain.

 

Les généraux comptent conserver l'essentiel du pouvoir jusqu'à la désignation au scrutin direct du prochain président, qui pourrait ne pas intervenir avant la fin de l'année prochaine ou début 2013.

 

"PRATIQUES DE L'ANCIEN RÉGIME"

 

Les forces de l'ordre étaient déjà intervenues dimanche soir pour tenter d'évacuer la place Tahrir à coups de matraques et de grenades lacrymogènes, mais des manifestants se sont regroupés et ont passé une troisième nuit sur ce site-symbole de la révolution de l'hiver dernier.

 

"On a clairement atteint un point de non-retour, on ne pourra pas faire comme si cette violence n'avait jamais existé", a dit Essam Gouda, un manifestant.

 

Deux cortèges devaient converger lundi après-midi vers la place Tahrir, a-t-il dit. "Nous voulons contrôler les points d'entrée de place pour que la sécurité n'empêche pas les manifestants d'y pénétrer."

 

Les forces de l'ordre ont effacé d'internet des vidéos, dont l'authenticité n'a pu être vérifiée, montrant des policiers frappant les manifestants, les traînant par les cheveux et, dans un cas, jetant sur un tas d'ordures ce qui semble être un cadavre.

 

Le Mouvement du 6 Avril, qui fut en pointe dans la contestation contre le régime de Moubarak, a prévenu qu'il resterait place Tahrir tant que ses exigences n'auraient pas été acceptées.

 

Il réclame notamment la tenue de l'élection présidentielle d'ici avril prochain et la constitution d'un gouvernement de salut national en lieu et place du CSFA.

 

Les Frères musulmans, dont le parti est favori des élections, ont condamné l'intervention des forces de sécurité au Caire même si eux-mêmes s'étaient auparavant retiré de la place Tahrir : "Cela rappelle les pratiques du ministère de l'Intérieur de l'ancien régime", disent-ils dans un communiqué.

 

Mohamed al Baradeï et Abdallah al Achaal, candidats potentiels à la présidentielle, ont dénoncé les violences contre les manifestants et réclamé la formation d'un gouvernement de salut national, selon l'agence de presse officielle Mena.

 

La haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Catherine Ashton, a invité les autorités à mettre fin aux violences contre les manifestants et à garantir le bon déroulement de la transition vers la démocratie.

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 20:53

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-ligue-arabe-entend-toujours-envoyer-des-observateurs-123905325.html

 

La Ligue arabe rejette des demandes de Damas sur son plan

 

AMMAN (Reuters) - La Ligue arabe a rejeté dimanche une demande de Damas de modifier son plan d'envoi d'une mission de cinq cent observateurs en Syrie, où le président Bachar al Assad promet de réprimer les troubles et de ne pas céder aux pressions de l'étranger.

 

Quelques heures après l'expiration de l'ultimatum fixé par l'organisation panarabe à Assad pour qu'il cesse la répression, deux roquettes se sont, d'après des habitants, abattues à Damas sur un bâtiment du parti Baas, au pouvoir, marquant la première attaque de ce genre par les insurgés dans la capitale.

 

"Le conflit va continuer et les pressions pour faire plier la Syrie vont elles aussi se poursuivre", avait déclaré quelques heures plus tôt Bachar al Assad dans un entretien au Sunday Times. "Cependant, je peux vous assurer que la Syrie ne cédera pas et qu'elle continuera à résister à la pression dont elle fait l'objet."

 

Dans une lettre adressée au chef de la diplomatie syrienne, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al Arabi, a rejeté la demande de Damas de modifier son plan d'envoi d'une mission exploratoire, qui doit comprendre des militaires et des spécialistes des droits de l'homme.

 

"Les adjonctions réclamées par les Syriens affectent le coeur même du plan et modifient de fond en comble la nature de la mission", estime Nabil al Arabi dans sa lettre au chef de la diplomatie syrienne Walid al Moualem.

 

Pour celui-ci, le plan, en l'état, attente à la souveraineté de la Syrie, mais Damas ne rejette pas pour autant la mission de la Ligue arabe.

 

Cette mission d'observation s'inscrit dans le cadre du plan de paix proposé début novembre par la Ligue arabe à la Syrie, qui vise à mettre fin à la répression des manifestations contre le président Bachar al Assad.

 

RÉUNION DE LA LIGUE ARABE JEUDI

 

La Ligue avait fixé à Damas, le 16 novembre, un ultimatum de trois jours pour appliquer ce plan. Il a pris fin samedi, mais on ignore quelle sera l'attitude de l'organisation, qui a brandi la menace de sanctions politiques et économiques.

 

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue ont prévu de se retrouver jeudi pour évoquer le dossier syrien, a rapporté dimanche l'agence de presse nationale égyptienne Mena.

 

La veille, les membres de la commission chargée du dossier syrien, à laquelle siègent des représentants de l'Egypte, du Soudan, de l'Algérie et du Qatar, tiendront réunion pour préparer ce conseil ministériel, a déclaré un responsable de la Ligue arabe, dont le siège est au Caire.

 

En Syrie, dimanche, des militaires ont ouvert le feu sur des quartiers d'habitation de Homs, blessant trois manifestants, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme. A Talbisseh, une ville des environs, les forces de sécurité ont restitué les corps de deux hommes arrêtés en octobre, et à Idlib, deux civils ont été tués lors d'opérations de l'armée, toujours selon l'Observatoire.

 

Le bilan des violences de samedi s'est quant à lui alourdi à dix sept morts dans les rangs des contestataires.

 

L'Armée syrienne libre, qui regroupe des déserteurs, a revendiqué l'attaque contre les locaux du parti Baas à Damas, disant répliquer de la sorte au refus du régime de libérer les dizaines de milliers de prisonniers politiques qu'il détient, et de renvoyer l'armée dans ses casernes comme le lui demande la Ligue arabe.

 

L'attaque n'a pu être confirmée de source indépendante et Moualem a démenti qu'elle ait eu lieu. Un témoin a cependant indiqué que les forces de sécurité avaient bouclé la place où se trouve le bâtiment censé avoir été visé. Il dit avoir vu de la fumée s'élever et des camions de pompiers se rendre sur les lieux.

 

Mercredi, l'Armée syrienne libre avait mené sa première attaque d'envergure contre le gouvernement en tirant au lance-roquette et à la mitrailleuse sur une installation des services de renseignements de l'armée de l'air.

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 20:20

 

http://fr.news.yahoo.com/deux-morts-et-nombreux-bless%C3%A9s-lors-daffrontements-en-081855398.html

 

Le Caire promet de respecter la date des législatives

 

LE CAIRE (Reuters) - Les élections législatives débuteront bien le 28 novembre en Egypte, a assuré dimanche le gouvernement provisoire tandis que, sur la place Tahrir du Caire, la police appuyée par l'armée a de nouveau entrepris de déloger par la force les manifestants réclamant une accélération du transfert du pouvoir aux civils.

 

L'Egypte n'avait quasiment plus connu de telles scènes de violences depuis le renversement d'Hosni Moubarak le 11 février par un soulèvement populaire.

 

L'agence de presse Mena a fait état de trois morts et cent quatre vingt douze blessés dimanche, au deuxième jour de ces violences. De sources médicales, on a signalé quatre morts dimanche.

 

Ces chiffres portent à au moins cinq morts et plus d'un millier de blessés le bilan des affrontements depuis samedi.

 

"Le peuple veut la chute du régime", ont scandé des milliers de manifestants avant et après la charge de la police, appuyée par des militaires qui étaient jusqu'à présent restés en retrait.

 

Tandis que la nuit tombait, les forces de sécurité sont intervenues sur la place Tahrir à coups de matraques et de grenades lacrymogènes.

 

Sur des images de télévision, on a pu voir un groupe de manifestants former un cordon face à la progression de la police.

 

"L'armée envoie ses soldats sur la place Tahrir pour aider la sûreté de l'Etat à disperser les manifestants. Ils nous cognent fort dessus", a dit un manifestant, Ragab Chemiekhi.

 

Les forces de sécurité ont procédé à des dizaines d'arrestations, a rapporté un témoin, ce qui n'a pas empêché les manifestants de revenir sur la place, épicentre du soulèvement de janvier et février derniers.

 

PAS DE TIRS À BALLES RÉELLES, DIT LE GOUVERNEMENT

 

"Le conseil militaire se bouche les oreilles, il nous ignore, il n'en a rien à faire de nous et nous allons continuer à occuper les rues et à revendiquer nos droits. La justice finira par triompher", a dit Amal el Mohandes, 31 ans.

 

L'armée a pris les rênes du pays après la chute d'Hosni Moubarak et les manifestants soupçonnent les militaires d'oeuvrer en coulisses pour conserver le pouvoir tandis qu'ils supervisent le processus de transition.

 

Les généraux du Conseil suprême des forces armées (CSFA) démentent ces accusations et le gouvernement qu'ils ont formé a répété dimanche que les élections débuteraient bien le 28 novembre. Ce scrutin, étalé sur plusieurs semaines, doit aboutir à la formation d'une assemblée qui désignera une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Une élection présidentielle sera ensuite organisée, certainement pas avant fin 2012.

 

Des manifestations ont aussi eu lieu dans d'autres villes du pays, notamment à Alexandrie, où huit cent personnes se sont rassemblées devant la préfecture, et à Suez, où un millier de personnes ont affronté les forces de l'ordre devant un commissariat.

 

"Le gouvernement est décidé à procéder à des élections à la date prévue", dit le gouvernement dans un communiqué repris à la télévision publique après une réunion extraordinaire avec les membres du Conseil suprême des forces armées. Il assure en outre que la police n'a pas tiré à balles réelles sur les manifestants et salue la "retenue" des agents.

 

Au Caire, les heurts ont éclaté samedi lorsque les policiers ont tenté d'évacuer les quelque cinq cent manifestants qui se trouvaient toujours sur la place, au lendemain d'une grande manifestation qui avait réuni cinquante mille personnes.

 

"PRATIQUES DE L'ANCIEN RÉGIME"

 

"Nous sommes au bord du danger", a dit le général Mohsen Fangary, membre du CSFA. "Ceux qui demandent la chute du gouvernement demandent la chute de l'Etat."

 

Les Frères musulmans, dont le parti Liberté et justice fait figure de favori, ont fait savoir qu'ils n'accepteraient aucun report des législatives. Ils ont en outre condamné la dispersion du sit-in du Caire par les forces de l'ordre. "Cela rappelle les pratiques du ministère de l'Intérieur de l'ancien régime", disent-ils dans un communiqué.

 

La manifestation de vendredi, rassemblant islamistes et libéraux, visait à dénoncer des dispositions du projet de réforme constitutionnelle du gouvernement.

 

Le texte incriminé accorderait à l'armée une autorité exclusive sur la gestion de ses affaires et de son budget et lui confierait des pouvoirs étendus dans le domaine de la sécurité nationale.

 

Ces projets ont été amendés mais pas suffisamment aux yeux des manifestants.

 

A l'issue de la réunion ministérielle de dimanche, le vice-Premier ministre, Ali al Silmi, a prévenu: "Nous ne reculerons pas sur les derniers amendements proposés au texte constitutionnel."

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:19

 

http://www.fr.news.yahoo.com/occupy-oakland-investit-nouveaux-terrains-093040748.html

 

« Occupy Oakland » investit de nouveaux terrains

 

OAKLAND, Californie (Reuters) - Des militants du mouvement anti-Wall Street ont érigé samedi un nouveau campement sur un terrain vague et un parc municipal d'Oakland, en Californie, cinq jours après leur évacuation par la police.

 

"Occupy Oakland a une nouvelle maison", écrivent les organisateurs du mouvement contestataire sur Twitter, invitant leurs abonnés à venir "pendre la crémaillère" avec eux.

 

Les manifestants ont commencé à planter des tentes sur le terrain vague et un parc voisin, sous les yeux des forces de l'ordre déployées sur place qui ne sont pas intervenue.

 

"Les formes pacifiques d'expression et de liberté de parole seront facilitées, mais les actes de violence, la destruction de biens et l'occupation nocturne ne seront pas tolérés", a dit la porte-parole de la police, Johnna Watson, dans un communiqué.

 

Le maire de la ville, Jean Quan, a prévenu vendredi que "camper sur un terrain de la mairie, que ce soit dans un parc ou ailleurs (...) ne (serait) pas autorisé".

 

Ces terrains sont situés dans un quartier en voie d'embourgeoisement, symboliques selon les manifestants d'une ville qui privilégie "les intérêts des grosses entreprises et des promoteurs" à ceux des habitants.

 

Les manifestants ont été évacués lundi de la place Frank Ogawa par la police après plusieurs semaines d'indécision des autorités sur la manière de gérer le mouvement de contestation.

 

Une première tentative de mettre fin au mouvement avait dégénéré le 25 octobre en violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

 

Le mouvement de protestation d'Oakland a été lancé dans le sillage du mouvement "Occupy Wall Street" déclenché le 17 septembre à New York.

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 15:58

 

http://www.fr.news.yahoo.com/fin-lultimatum-%C3%A0-la-syrie-le-parti-baas-081658882.html

 

Fin de l’ultimatum à la Syrie, le parti Baas attaqué à Damas

 

BEYROUTH (Reuters) - Damas a été dimanche, pour la première fois depuis le début du soulèvement en Syrie, le théâtre d'une attaque des adversaires au régime.

 

Les opposants demandent le départ du président Bachar al Assad, qui répète dans un entretien diffusé samedi soir qu'il ne cèdera pas aux pressions internationales, alors que l'ultimatum fixé par la Ligue arabe a expiré.

 

Au moins deux roquettes ont été tirées à l'aube sur l'un des sièges du parti Baas au pouvoir depuis 1963 en Syrie, ont rapporté des habitants.

 

L'Armée syrienne libre, composée de déserteurs et basée en Syrie, a revendiqué l'attaque.

 

"La place où est situé le siège local du parti Baas a été bouclée par la police. Mais j'ai vu de la fumée s'élever du bâtiment et des camions de pompiers", a dit un des témoins qui a requis l'anonymat.

 

Cette attaque n'a pu être vérifiée de manière indépendante, la Syrie ayant expulsé la plupart des journalistes indépendants.

 

Mercredi, l'Armée syrienne libre a mené une première attaque d'envergure contre le gouvernement en tirant au lance-roquette et à la mitrailleuse sur une installation des services de renseignements de l'armée de l'air.

 

Quatorze personnes ont été tuées samedi par les forces de sécurité, selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme au lendemain de la mort de vingt cinq civils dans des affrontements avec l'armée.

 

Dans un entretien accordé au Sunday Times, Bachar al Assad a une nouvelle fois défié la communauté internationale en promettant de ne pas céder à l'ultimatum de la Ligue arabe.

 

L'organisation panarabe, qui a suspendu Damas de ses instances et menacé de sanctions, avait laissé à la Syrie jusqu'à samedi pour appliquer le plan de paix qui prévoit notamment un retrait des troupes déployées dans plusieurs villes du pays.

 

"LA SYRIE NE PLIERA PAS"

 

La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et plusieurs pays arabes espèrent soumettre mardi prochain au vote de l'Assemblée générale de l'ONU une résolution condamnant la Syrie pour la répression de l'opposition.

 

La Turquie, qui a coupé les ponts avec son ancien allié, élaborerait pour sa part des plans en vue de l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne pour protéger les civils en cas de durcissement de la répression.

 

Bachar al Assad estime que "le conflit continuera et la pression pour soumettre la Syrie aussi."

 

"Cependant je peux vous assurer que la Syrie ne pliera pas et qu'elle continuera à résister à la pression dont elle fait l'objet", poursuit le président.

 

Les Syriens pourront s'exprimer lors des élections législatives qui se tiendront en février ou mars et qui donneront naissance à un parlement et une nouvelle constitution, assure-t-il.

 

"En tant qu'Etat, notre politique n'est pas d'être cruels envers les citoyens", affirme-t-il.

 

Selon l'Onu, la répression des manifestations antigouvernementales a fait plus de trois mille cinq cent morts depuis mi-mars. Bachar al Assad, qui impute les troubles à des "groupes terroristes armés" soutenus par l'étranger, fait pour sa part état de six cent dix neuf morts et de huit cent forces gouvernementales tuées.

 

"Mon rôle en tant que président, et c'est mon obsession quotidienne, est de savoir comment mettre un terme à ce bain de sang causé par des terroristes armés qui oeuvrent dans plusieurs régions", dit Bachar al Assad.

 

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