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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:07

 

http://www.fr.news.yahoo.com/france-bras-fer-entre-marine-le-pen-et-162525239.html

 

Bras de fer entre Marine Le Pen et l’UOIF

 

NICE (Reuters) - L'Union des organisations islamiques de France (UOIF) veut poursuivre Marine Le Pen en justice mais la présidente du Front national demande toujours son interdiction et celle de son rassemblement annuel du 6 au 9 avril au Bourget, près de Paris.

 

La France a décidé jeudi d'interdire la venue sur son territoire de quatre prédicateurs conviés par l'UOIF du 6 au 9 avril au Bourget (Seine-Saint-Denis).

 

Le cheikh qatari Youssef Qaradaoui avait déjà été déclaré "indésirable" par le président Nicolas Sarkozy et un imam égyptien s'était désisté auparavant de lui-même.

 

"Le gouvernement réagit maintenant, parce que nous sommes à trois semaines de l'élection. Mais on voit bien qu'il minimise volontairement la venue de prédicateurs fondamentalistes islamistes dans notre pays", a déclaré Marine Le Pen samedi lors d'un déplacement à Nice.

 

"Il y a six prédicateurs islamistes qui seraient venus s'il n'y avait pas eu l'affaire Merah", a-t-elle ajouté, soulignant que certains des invités de l'organisation tenaient "des discours d'appel au meurtre".

 

La polémique sur l'UOIF s'est développée après les tueries de Montauban et de Toulouse, revendiquées par Mohamed Merah au nom d'al Qaïda.

 

Dans un communiqué, l'UOIF estime que la liberté d'association et d'expression, "l'un des fondements de notre République", ne saurait être "remis en cause pour des raisons électoralistes évidentes."

 

"Les propos de Marine Le Pen sont une fois de plus diffamatoires", écrit l'UOIF, soulignant avoir "toujours agi dans le cadre de la légalité" et n'avoir jamais "été inquiété par la justice" depuis 29 ans.

 

"Cette accusation mensongère et intolérable met en danger, à travers l'UOIF, l'ensemble des musulmans de France", ajoute-t-il, en annonçant son intention "de poursuivre les auteurs de ces propos inacceptables en justice."

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 13:43

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/03/30/npa-bataille-autour-de-l-heritage-financier-de-la-lcr_1677948_1471069.html

 

Au NPA, bataille autour de l’héritage financier de la LCR

 

 

Le Monde.fr | 30.03.2012 à 10h50 • Mis à jour le 30.03.2012 à 12h42

 

Par Sylvia Zappi

 

C'est la dernière bagarre devant la dépouille de la Ligue communiste révolutionnaire. Un peu comme celle que se livre une famille devant le cercueil d'un être qu'elle a jadis chéri et qui peut lui rapporter gros. Voilà des mois que la direction du Nouveau Parti Anticapitaliste se déchire entre sa majorité pro-Poutou et sa minorité, la Gauche anticapitaliste, attirée par le Front de gauche de Mélenchon.

 

Samedi 24 mars, lors d'un conseil politique national, c'est sur une histoire financière que le ton est monté. Depuis sa dissolution en février 2009, concomitante avec la création du NPA, c'est encore la LCR qui touche l'aide publique allouée aux partis politiques en fonction des résultats obtenus lors des élections législatives de 2007.

 

Deux millions d’aide publique

 

Pour gérer l'héritage - qui comporte aussi deux sociétés civiles et immobilières pour les locaux de l'organisation rue Taine (Paris, douzième arrondissement) et Montreuil (Seine-Saint-Denis) -, un "comité de suivi" avait été mis en place. Vingt-trois personnes, tous membres à l'époque du bureau politique de la LCR, étaient censées assurer la transition.

 

Mais entre temps, au gré des départs de courants et de quelques figures historiques, ou des divisions internes du NPA, Olivier Besancenot et ses amis ont perdu la majorité. A la mi-mars, alors qu'il fallait décider de la répartition des deux millions touchés au titre de l'année 2011, la guerre a été déclarée.

 

La minorité, la Gauche anticapitaliste de Pierre-François Grond et Myriam Martin (alors porte-parole du NPA), propose un partage au prorata de ce que représente chaque sensibilité : trente cinq pour cent pour elle-même, soit sept cent mille euros, huit pour cent soit cent cinquante mille euros pour la Gauche unitaire de Christian Picquet, sorti depuis 2009 du NPA pour rejoindre le Front de gauche, et le reste, un million cent cinquante mille euros pour la majorité actuelle du NPA.

 

Référé au tribunal administratif

 

La proposition, violemment combattue par Alain Krivine, ex-porte parole de la LCR, est soutenue par Christian Picquet et adoptée. Les ordres de virements sont alors transmis par le trésorier. Alain Krivine refuse de l’appliquer et tente, en ses qualités de président du comité de suivi, d'obtenir de la banque le contrôle de l'intégralité du compte.

 

La banque se rendant compte du pataquès possible bloque toutes les opérations. La direction tente alors la voie judiciaire : Alain Krivine et Olivier Besancenot déposent un référé au tribunal administratif pour "détournement de l'aide publique" et "fraude à la loi" et réclament l'invalidation de la décision du comité.

 

C'est dans cette ambiance que s'est réuni le conseil politique du NPA samedi. Le clash entre la majorité et la minorité est consommé quand la direction propose "pour solde de tout compte" une motion allouant deux cent mille euros aux amis de Pierre François Grond et la révocation du trésorier contre le retrait de la procédure judiciaire. Les responsables de la minorité quittent alors la séance.

 

Nouveau round de discussion

 

"Pour la première fois dans l'histoire du NPA, des désaccords politiques seraient réglés devant lajustice", s'indigne la Gauche anticapitaliste dans une tribune publiée dans Tout est à nous, l'hebdomadaire du parti. Aux yeux de la direction, "il s'agit d'établir un règlement global avec des camarades qui sont à la fois dans et à l'extérieur du NPA", faisant allusion à l’appel à voter Mélenchon qu’ont publié quatre dirigeants de la minorité

 

Depuis la tension est légèrement retombée : la minorité a annulé ses ordres de virements et Alain Krivine son référé. Un nouveau round de discussions s'est ouvert pour tenter de trouver un compromis. "Il faut à tout prix éviter des procédures judiciaires qui ajouterait du sordide à la décomposition politique du NPA", décrypte Christian Picquet. Surtout que dans un mois, se posera une nouvelle question épineuse : combien de candidats par courant seront présentés aux législatives qui permettront à chaque sensibilité de toucher la prochaine dotation.

 

Sylvia Zappi

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 13:16

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/03/29/nicolas-sarkozy-et-la-cgt-un-amour-decu_1677523_1471069.html#xtor=AL-32280515

 

Nicolas Sarkozy et la CGT, « un amour déçu »

 

LE MONDE | 29.03.2012 à 11h43 • Mis à jour le 29.03.2012 à 17h32

 

Par Alexandre Lemarié et Arnaud Leparmentier

 

Bernard Thibault était le meilleur allié du président. La CGT est devenue le meilleur ennemi du candidat Sarkozy. Pas un jour ne passe sans que le président sortant s'en prenne à la centrale syndicale, qui fut pendant des années son interlocuteur privilégié.

 

Tradition gaulliste exige.

 

C'est flagrant depuis mardi 27 mars. Ce jour-là, Nicolas Sarkozy peaufine avec sa plume, Henri Guaino, le discours qu'il doit tenir le soir à Nantes. Le matin, la CGT a empêché la parution partielle du quotidien Ouest-France, auquel il a accordé un entretien. Le 20 mars, la diffusion d'un entretien de François Hollande avait elle aussi été perturbée.

 

Le président-candidat n'hésite pas longtemps et rédige une charge contre la centrale.  

 

"J'ai un message pour les permanents de la CGT, qui ont scandaleusement empêché la diffusion de Ouest-France, qui avait commis un crime : prendre une interview que je leur ai donnée. Voilà la conception de la démocratie par les permanents de la CGT. Honte sur les gens qui se comportent ainsi. Je leur dis : faut-il que vous ayez peur pour nous empêcher de parler ? Mai vous n'y arriverez pas !", accuse-t-il.

 

Triomphe devant les militants UMP.

 

Pas de censure

 

Officiellement, le quotidien n'est pas paru en raison d'un mouvement de solidarité envers le pôle normand, en redressement judiciaire, du groupe Hersant, dont Paris-Normandie, mais la moitié des cent vingt mille lecteurs de Loire-Atlantique, lieu du déplacement de Nicolas Sarkozy, n'ont pas pu lire Ouest-France. "Le but n'était pas de censurer Sarkozy, mais de défendre des emplois menacés dans la presse", explique Marc Peyrade, secrétaire général de la Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication CGT (Filpac-CGT). Avant d’ironiser : "Mais si ça l'a embêté, tant mieux ! Et s'il pense que la CGT est contre sa politique, il a peut-être raison..." La centrale de Bernard Thibault a de nouveau eu droit aux attaques de Nicolas Sarkozy mercredi 28 mars, lors du meeting d'Elancourt, dans les Yvelines, promettant de révéler le "dessous des cartes".

 

Explication de ce retournement d'alliance : "C'est un amour déçu", assure un visiteur du soir. "Sarkozy avait compris que Bernard Thibault flingue la réforme des retraites, mais là, il trouve qu'il en fait trop. Il faut se rappeler comment Sarkozy l'a aidé à sortir du conflit des régimes spéciaux en 2007, et qu'ils ont cogéré le pays pendant la crise de 2009", poursuit ce proche du chef de l'Etat.

 

Une paix armée

 

Le pacte fut scellé lors de la réforme des régimes spéciaux. A l'automne 2007, Bernard Thibault est débordé par la Fédération cheminots, dirigée par son adversaire Didier Le Reste. Nicolas Sarkozy l’aide à sortir la tête haute du conflit. Le ministre du travail, Xavier Bertrand, et le conseiller social de l'Elysée, Raymond Soubie, inventent le concept de "signe de reprise du travail", pour sceller un accord sans que nul ne perde la face. Au prix de lourdes concessions financières en faveur des cheminots.

 

Depuis, jamais le président n'a dit du mal en public de Bernard Thibault, avec lequel il affichait ostensiblement sa complicité. Pour mieux attaquer  le MEDEF de Laurence Parisot et humilier François Chérèque, leader de la CFDT, coupable du crime d'avoir révélé, dans un livre, des conversations avec le président. La chorégraphie des sommets sociaux de l'Elysée était bien réglée, Nicolas Sarkozy volant au secours des propositions faites par "Bernard" pour réclamer un délai sur la réforme des retraites ou attaquer Laurence Parisot sur l'inéquitable partage de la valeur ajoutée. En début de mandat, l'heure était à la négociation, une social démocratie à la française faite de compromis, comme celle prônée par Raymond Soubie.

 

Chacun trouvait son intérêt à une paix armée. Chacun trouve désormais son intérêt à l'affrontement. La CGT, parce qu'elle souhaite le retour de la gauche au pouvoir; Nicolas Sarkozy, parce qu'il a décidé de faire campagne pour le peuple, contre les corps intermédiaires, à commencer par les syndicats. Au premier rang desquels la CGT, ce qui lui permet d’agiter le spectre du communisme.

 

 « Conquérir la justice sociale »

 

Le candidat UMP fait mine de s’agacer de l'engagement de la CGT, qui a culminé le 13 mars, date à laquelle le syndicat a appelé à voter contre le président sortant. La centrale, longtemps sous la coupe du parti communiste, a pris officiellement position. Depuis 1995, soucieuse de se dépolitiser, elle s'abstenait de donner des consignes de vote explicites. Pour 2012, le syndicat a adopté un réquisitoire anti sarkozyste, intitulé "Changer de politique, conquérir la justice sociale". Tiré à un million d'exemplaires, ce document - distribué par les militants cégétistes - souligne que le maintien de Nicolas Sarkozy au pouvoir "ouvrirait à coup sûr une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux".

 

Déjà le 17 janvier, Nicolas Sarkozy avait été furieux que Bernard Thibault se rende aux Lilas, en banlieue parisienne, pour rencontrer Jean Luc Mélenchon à son Quartier Général de campagne. C'était à la veille de l'ultime sommet social de l'Elysée sur la TVA sociale, censé mettre en scène un président réformateur jusqu'au bout. Le 31 janvier, la CGT organise un meeting sur les retraites au Zénith, à Paris, à la tonalité très anti-Sarkozy.

 

Des attaques à but électoraliste

 

Au fond, le chef de l'Etat se satisfait d'un affrontement qui peut s'avérer fructueux. Dans l'entretien du 11 février au Figaro Magazine, qui lance sa campagne, le candidat annonce son intention de recourir aux référendums, pour forcer les chômeurs à accepter une formation et un emploi. Contre les syndicats, qui gèrent le budget de la formation.

 

La première attaque a lieu le 15 mars lors de la visite d'une fonderie à Suippes, dans la Marne. Vers midi, les délégués CGT et CFDT de Florange (Moselle), qui se dirigeaient vers le Quartier Général de campagne parisien de Nicolas Sarkozy, ont été repoussés par des gaz lacrymogènes. "Que les syndicalistes défendent les syndiqués et ne fassent pas de politique et la CGT se portera mieux", attaque Nicolas Sarkozy. Il ajoute : Les gaz lacrymogènes, c'est jamais bien, mais je ne suis pas décidé à laisser casser quoi que ce soit". "Je dis aux vrais salariés de Florange, ceux qui travaillent, que je suis à leur disposition". Pour les recevoir à l'Elysée en tant que président.

 

Car dans cette période, Nicolas Sarkozy espère pouvoir faire des "coups politiques" avec la CGT, en endossant l'habit du chef de l'Etat. Lorsqu'il se rend, jeudi 9 février, à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), dont la fermeture est promise par la gauche, il est fêté par les salariés. Il veut répéter la même opération à Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), lundi 26 mars. Mais entre-temps, le président est devenu candidat.

 

La CGT refuse de participer à la réunion syndicale à huis clos dans une centrale nucléaire, transformée en terrain de campagne. "Curieux", a osé Nicolas Sarkozy.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 17:36

 

Front de Gauche Val d’Yerres

 

Meeting du Mardi 27 Mars 2012 à Yerres

 

Intervention de Robert Duguet sur le thème de la sixième république

 

La perspective de la sixième république est cadrée par la méthode qui a présidé à la convocation d’une marche pour la sixième république le 18 mars à la Bastille. Le choix du 18 mars n’était pas anodin puisque c’était l’anniversaire de la proclamation de la Commune de Paris, le Front de Gauche marque ainsi la volonté de s’inscrire d’emblée dans la continuité de la République laïque, sociale, démocratique et anticapitaliste dont la Commune fut l’embryon : saluée par Karl Marx lui-même comme « la forme enfin découverte de l’émancipation du travail » c’est à dire du salariat, le premier gouvernement ouvrier osant prendre entre ses mains la totalité du pouvoir politique.  

 

Après l’écrasement de la Commune ouvrière en mai 1871, la république démocratique et sociale sous la houlette de la bourgeoisie républicaine qui se met en place à partir de 1876, satisfait partiellement les revendications politiques dont celle-ci était porteuse : lois sur les syndicats dès 1885 puis sur la liberté d’association en 1901, suffrage universel et libre organisation des partis et syndicats, lois sur l’organisation de l’instruction publique en 1882-1882 qui culmine en 1905 avec la loi de séparation des églises et de l’état, début de développement des services publics. Il faut rappeler brièvement ces quelques éléments d’histoire pour comprendre qu’une constitution n’est pas définie par des discussions abstraites sur le droit universel, mais qu’elle est le produit d’un rapport de force entre les classes sociales, le capital et le travail.  

 

A la veille de la victoire de Nicolas Sarkozy en mai 2007, un responsable national du MEDEF écrivait dans l’organe du patronat français : le programme du CNR (Conseil National de la Résistance) c’est terminé, il faut en finir. A ce titre le MEDEF fixait clairement le programme que devait appliquer le candidat Sarkozy.

 

Le chef de l’Etat a tenu parole, jamais les attaques contre tous les acquis de civilisation que portait le CNR adopté en 1943 dans la clandestinité et appliqué à la Libération n’ont été aussi profondes : services publics, retraites, sécurité sociale, libertés dans l’entreprise et droit du travail, école publique, autonomie des universités, remises en cause du statut des enseignants… tout y est passé. Et ce bien avant que n’éclate la crise de l’automne 2008 avec les ravages qui aujourd’hui s’amplifient. Je tiens pour ma part, fils de déporté-résistant, à rappeler l’affaire du CNR : lorsque s’effondre la machine de guerre nazie et à sa suite l’Europe brune, c’est le programme du CNR qui s’impose en France. Le mouvement ouvrier est encore aux avant-postes et lorsque De Gaulle quitte le pouvoir contraint et forcé en 1946 (voir les mémoires de guerres) c’est dans l’impossibilité de faire face à la lame de fond et d’imposer sa propre conception de l’Etat contre ce qu’il appelle « le régime des partis ». La constitution qui sort de la seconde guerre mondiale traduit un rapport entre les classes sociales qui est largement favorable au salariat (droits sociaux, comités d’entreprise, nationalisation des entreprises ayant collaboré avec la machine de guerre nazie, libertés syndicales et politiques, extension des services publics, retraites, plan Langevin Wallon pour l’enseignement, statut de la fonction publique (Maurice Thorez)… le Gouvernement de Sarkozy s’est assez largement attaqué à beaucoup d’acquis de civilisation qui étaient sortis des rapports de force de la Libération.

 

Il en va autrement de cette monarchie républicaine qu’est la cinquième république. Dans cette circonscription où nous avons un député qui se réclame du gaullisme historique, Monsieur Nicolas Dupont-Aignan, il faut tout de même rappeler que Charles De Gaulle est un homme philosophiquement nourri du nationalisme intégral de Charles Maurras et dont les conceptions sur l’Etat-Nation, sur le rôle du chef d’Etat s’inscrivent dans cette continuité, y compris pendant la guerre. La gauche à l’époque avait rejeté le principe d’élection du chef de l’Etat au suffrage universel. Avant même que ne fut reconstitué le PS à Epinay en 71, François Mitterrand (comme Mendès France du reste) avaient fustigé le « coup d’Etat permanent ». L’affaire d’Algérie dans laquelle De Gaulle évite une guerre civile au peuple français le met en position d’imposer un régime semi-bonapartiste : l’ensemble des libertés publiques restent garanties mais l’essentiel des pouvoirs politiques sont retirés aux élus du peuple. Encore une fois cette constitution de 1958-1962 qui survit aujourd’hui n’est plus du tout en mesure d’exprimer les règles de vie en société : elle n’a pas été gravée dans le marbre pour l’éternité, elle est le produit d’un rapport de force entre les classes qui était à l’époque nettement défavorables à la classe ouvrière, eu égard en particulier par la politique de la SFIO dans la guerre coloniale contre le peuple algérien.

 

Alors la question de la sixième république est elle une nécessité de l’heure ? Une enquête d’opinion du 27 mars sur ce qu’attendent les français de l’élection présidentielle est tout à fait claire. Les questions de sécurité et d’immigration, malgré l’affaire de la tuerie de Toulouse, sont au second plan. Ce qui est premier, c’est l’emploi, le chômage, le pouvoir d’achat, bref les questions sociales de première nécessité. Alors introduire une discussion sur un éventuel changement de constitution, qu’est ce que cela signifie ?  

 

La question de la sixième république ne peut être posée qu’à travers le mouvement que nous avons commencé à construire avec les salariés et la jeunesse. Le Front de Gauche s’est construit sous l’angle de la résistance à la situation qui nous est imposée par la crise et par le régime de Sarkozy, par les capitulations progressives du social-libéralisme, c'est-à-dire l’adaptation complète de la social-démocratie européenne et du PS français au néo-libéralisme. Il y a nécessité d’une alternative politique sociale, démocratique, laïque, de rupture avec le social-libéralisme, ceci ne pouvant s’envisager qu’avec le peuple, les salariés, la jeunesse qu’à travers un processus constituant.

 

Le problème n’est pas ici de dire quels sont les principes institutionnels qui garantiront la vie en société demain : exemple quels seront les pouvoirs du parlement dans la nouvelle république ? Garderons-nous l’élection d’un président bonaparte, fut-il de gauche au suffrage universel ? Toutes choses sur lesquelles nous pouvons avoir les uns et les autres des opinions, mais ce n’est pas sur un coin de table ou dans un congrès quelconque que les options peuvent être prises. Le chemin qu’a commencé à initier le Front de Gauche est le suivant : une politique à gauche toutes appuyée sur le mouvement populaire qui s’exprime et qui rassemble la gauche à gauche, battre Sarkozy tout en rompant avec le social-libéralisme, se positionner pour être le recours demain. Si 6ème République il doit y avoir, elle ne peut sortir que d’une volonté du peuple français élisant une assemblée nationale constituante.  

 

Donc la question de la nouvelle république est indissociable du chemin à tracer, donc de la ligne politique. L’élection est nationale mais sortons par la pensée de la réalité hexagonale. Je prendrai deux exemples :

 

La Grèce tout d’abord. Le néolibéralisme, principalement les règles imposée par les accords conjoints Sarkozy-Merkel qui sont le vecteur de l’Europe actuelle, a mis ce pays en état d’effondrement. Les grèves générales à caractère quasiment insurrectionnel qui se succède chaque fois que le gouvernement impose un nouveau plan, ne trouvent pas en elles-mêmes de solutions politiques. Il y a aujourd’hui une pluralité de formation politiques à gauche du PASOK qui sont incapables à l’étape d’ouvrir une perspective politique.

 

La Tunisie : des mouvements de type révolutionnaire se développent depuis un an dans les pays arabes pour chasser les vieilles dictatures corrompues. Personnellement je n’aime pas le concept de « révolution arabe », c’est dans ces pays que la chaine du néo-libéralisme a cassé en premier de manière sérieuse.

 

L’exemple de la Tunisie est intéressant : (au passage souvenons-nous d’Alliot Marie qui proposait les CRS pour endiguer le mouvement contre la dictature de Ben Ali) les premières élections libres du pays donne une majorité à un parti islamiste modéré, alors que les partis laïques se retrouvent en minorité. Je doute qu’il y ait un accord profond entre les aspirations de la révolution tunisienne et la traduction politique majoritaire qui sort des urnes.

 

La conclusion que j’en tire, aussi profond que soit un mouvement de contestation social, la question de sa représentation politique et institutionnelle reste posée, il n’en est pas l’enfant naturel. C’est la question que nous avons à résoudre : résister, chasser Sarkozy, donner un contenu politique à la résistance, jeter les bases d’une nouvelle majorité politique, redonner les clés au peuple, engager un processus constituant. C’est ainsi que peut se trouver posée la question de la nouvelle république.

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 17:15

  

  

http://www.oumma.com/12129/le-leader-de-forsane-alizza-embarque-dans-une-descente



 

Le leader de Forsane Alizza embarqué dans une descente policière dans les milieux islamistes

 

Huit jours après les tueries de Toulouse, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ont riposté, ce vendredi matin, par un vaste coup de filet dans les milieux islamistes radicaux, notamment à Toulouse et Le Mans, mais aussi en région parisienne, autour de Lyon et dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 

Selon une source proche de l'enquête, restée évasive, cette incursion policière, opérée sur commission rogatoire d'un juge antiterroriste, ne serait pas liée directement avec l'affaire Mohamed Merah, la volonté gouvernementale de « démanteler des filières » étant mise en avant.



Cette descente de grande ampleur, menée avec l'appui du Raid et du GIGN, avait notamment dans sa ligne de mire  l'agglomération nantaise, repaire des dirigeants du groupe dissous Forsane Alizza, ainsi que l’a précisé une source proche de l’enquête. Son leader, Mohammed Achamlane, a été arrêté, ainsi que dix huit autres individus, comme l’a relaté Europe 1. Un véritable arsenal a été découvert à leur domicile, puis saisi lors de leur interpellation, comprenant pas moins de "trois kalachnikov, un pistolet Glock et une grenade", ainsi que cinq fusils, des armes de poing, et des tasers. 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:57

 

 

 

Un proche de Nicolas Sarkozy a fait rentrer Mohamed Merah en Israël

 

Par Hicham Hamza

 

Mardi 27 Mars 2012

 

Retenez bien son nom : Erard Corbin de Mangoux. Cet homme dirige depuis 2008 le bastion des services secrets français -la DGSE. A en croire le scoop révélé lundi soir par le quotidien italien il Floglio, c’est sous sa responsabilité que l’assassin présumé de Toulouse, Mohamed Merah, a pu accéder en septembre 2010 au territoire israélien.

 

En contrepartie, le jeune homme devait rapporter des informations aux responsables du contre-espionnage français. Mohamed Merah était-il un informateur de la DGSE ?

 

Dans cette affaire encore obscure, une chose est certaine : l’actuel dirigeant des services secrets a été nommé par Nicolas Sarkozy en raison de sa proximité avec le président de la République. Dérogeant à la règle coutumière d’une nomination militaire à la tête de la DGSE, le chef de l’Etat a préféré placer un de ses  hommes, préfet de carrière, pour chapeauter le renseignement extérieur.

 

Après les indices relatifs à une collaboration avec la DCRI, ce nouvel élément suggère une étroite et troublante connivence entre la sécurité d’Etat et la mouvance djihadiste.

 

Une information méconnue mérite ici d’être rappelée : fin 2001, le terroriste Richard Reid avait tenté, en vain, de faire exploser des explosifs, dissimulés dans ses chaussures, lors d’un vol Paris-Miami. Un témoignage ultérieur, rapporté par l’émission « Pièces à conviction » de France 3, était particulièrement intriguant : selon un responsable du contrôle de l’aéroport parisien, Richard Reid avait pu aisément monter à bord car il disposait d’un tampon israélien dans son passeport. Un élément interprété finalement comme un gage de sécurité pour l’embarquement d’un passager considéré comme nerveux. Pour l’homme en charge du contrôle, l’accès – généralement difficile – au territoire israélien signifiait que ce touriste ne présentait pas de danger particulier puisqu’il avait été autorisé à passer par l’une des douanes les plus vigilantes au monde.

 

Résister à l’apathie médiatique : à travers les tribunes et les analyses fournies par une variété d’intervenants, Oumma continuera, dans les prochains temps, de mettre à jour toutes les connexions et d’enquêter -avec vous-  sur l’affaire Merah.

 

http://www.oumma.com/12077/un-proche-de-nicolas-sarkozy-fait-rentrer-mohamed-mera

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 15:54

 

http://www.fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-boucle-la-cisjordanie-pour-la-journ%C3%A9e-la-081050964.html

 

Heurts en Cisjordanie et à Gaza pour la Journée de la terre

 

JERUSALEM (Reuters) - Des rassemblements palestiniens organisés vendredi à l'occasion de la Journée de la terre ont donné lieu à de violents affrontements avec les forces de l'ordre israéliennes.

 

Celles-ci ont fait usage de balles en caoutchouc, de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes pour disperser des lanceurs de pierres. Des tirs à balles réelles en direction de manifestants qui approchaient du mur frontalier ont fait neuf blessés dont un grave dans la bande de Gaza, selon des médecins.

 

Une "marche mondiale vers Jérusalem" est prévue dans le cadre de ces manifestations annuelles organisées pour dénoncer l'occupation et l'annexion de terres revendiquées par les Palestiniens.

 

"Nous avons affaire à un certain nombre de perturbations, mais la situation générale dans le pays est relativement calme", a dit Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne.

 

Les forces israéliennes déployées aux frontières libanaise et syrienne ont été placées en état d'alerte, mais aucun incident n'a été signalé dans ces secteurs, où plusieurs manifestants avaient été tués l'an dernier.

 

Des heurts ont en revanche éclaté à des barrages routiers de Cisjordanie situés au nord et au sud de Jérusalem. Des témoins en signalent également aux portes de la vieille ville, où la police limite l'accès à la mosquée Al Aksa.

 

Un correspondant de Reuters a assisté à l'évacuation de deux blessés après des affrontements à la Porte des Lions. Les forces de l'ordre font état de cinq arrestations à la Porte de Damas.

 

"Nous sommes décidés à marcher ensemble jusqu'à Jérusalem et, avec un peu de chance, nous passerons et nous y arriverons", a lancé un jeune homme masqué, faisant face à des militaires à Ramallah, ville voisine de Jérusalem.

 

Des manifestants se sont rassemblés près du point de passage de Kalandia, aux abords de Ramallah. Des pierres ont été lancées en direction des forces israéliennes, qui ont repoussé les marcheurs à l'aide d'un canon projetant un liquide nauséabond. Des affrontements ont également éclaté à Bethléem, où des cocktails Molotov ont été lancés sur un mirador israélien.

 

La Journée de la terre commémore la mort, en 1976, de six Arabes israéliens au cours de manifestations contre la confiscation de terres en Galilée, dans le nord d'Israël.

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 20:14

 

 

Deux juges français pour un mandat d’arrêt contre Obiang fils

 

PARIS (Reuters) - Deux juges français ont demandé un mandat d'arrêt international pour "blanchiment" contre le fils du président de Guinée-Equatoriale, Teodorin Obiang, dans le cadre de l'enquête sur son patrimoine français, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

 

Les juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman ont, comme le veut la procédure, demandé au préalable l'avis du procureur dans une ordonnance transmise début mars. Le procureur n'a pas répondu à ce jour, a-t-on précisé de même source.

 

Les magistrats, qui seront libres de décider en dernier ressort, estiment qu'il existe des soupçons de fraude dans l'acquisition d'un très important patrimoine, notamment immobilier, en France par Teodorin Obiang, fils de Teodoro Obiang et ministre de l'Agriculture dans son pays.

 

Les magistrats, saisis depuis 2010 malgré l'opposition du parquet d'une information judiciaire sans précédent pour "recel de détournement de fonds publics", validée par la Cour de cassation en 2010, soupçonnent que ces biens ont été achetés avec des fonds publics équato-guinéens pour un profit privé.

 

Ils avaient relancé en février dernier l'enquête pénale sur ce dossier en diligentant une perquisition dans un immeuble détenu par la Guinée-Equatoriale, avenue Foch à Paris. Des oeuvres d'art et des vins fins ont été extraits pour plusieurs millions d'euros. L'immeuble est évalué à cent cinquante millions d’euros.

 

L'organisation anti-corruption Transparency, à l'origine de l'affaire, soupçonne un pillage systématique des caisses de l'Etat de ce petit pays ouest-africain.

 

Sans précédent en Europe, la procédure vise aussi les biens détenus en France par les familles d'Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville), qui possèdent respectivement à Paris trente neuf et vingt quatre propriétés immobilières de luxe et environ deux cent comptes bancaires au total.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 19:51

 

 

« Un retour d’une force de gauche »

 

 

Raoul Hedebouw, porte parole du Parti du Travail de Belgique, a participé à la marche du Front de Gauche qui a réuni plus de cent mille personnes à Paris ce dimanche 18 mars. Voici ses impressions.

 

« C’était vraiment un bon moment à vivre, on a vraiment senti un retour d’une force de gauche qui ose remettre en cause les dogmes du capitalisme. Il y avait beaucoup de jeunes, de délégués syndicaux, on a senti qu’il y avait une vague de fond en réaction, non seulement au sarkozysme, mais aussi à la gauche de gouvernement à la sauce “Hollande”.

 

L’ambiance était très combative, beaucoup de gens avaient fait leur propre panneau, avec des revendications locales, par département ou entreprise, et claires.

 

Ce qui sautait aussi aux yeux, c’est le nombre de drapeaux du PCF, ce qui montre que la candidature de Mélenchon n’est pas qu’une mode médiatique, mais qu’il y a une structure profonde derrière.

 

Il y avait plusieurs organisations et collectifs dans le bloc « belge », dont la FGTB et la CNE par exemple, mais il y avait aussi beaucoup d’individus. Et les français qui habitent en Belgique étaient en nombre également. C’était important d’être là car c’est un évènement important pour le rapport de force en Europe ».

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 17:35

 

 

Grève générale en Espagne à la veille du budget d’austérité

 

MADRID (Reuters) - Les syndicats ont décrété une grève générale ce jeudi en Espagne à la veille de la présentation d'un projet de budget d'austérité "très sévère" par le président du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy.

 

Officiellement, ce mouvement vise à s'opposer à une réforme du marché du travail assouplissant les conditions de licenciement et permettant aux employeurs de baisser les salaires.

 

Le mouvement sera un test de la patience des Espagnols face à la politique de rigueur du gouvernement en raison du déséquilibre des comptes publics qui inquiète les marchés.

 

En début de matinée, les syndicats ont affirmé que le succès initial du mouvement avait "pratiquement paralysé" les usines durant la vacation de nuit. Ils ont par ailleurs fait état d'un taux de quatre vingt cinq pour cent de grévistes dans le secteur agro-alimentaire.

 

Selon l'opérateur national REE, la demande d'électricité était inférieure de vingt pour cent environ à ce qui était escompté à 9 heures 40.

 

Côté gouvernement, la porte-parole du ministère de l'Intérieur, Cristina Diaz, a déclaré à la presse que la majorité des banlieusards se rendaient normalement ce matin à leur travail.

 

La police a, par ailleurs, procédé à cinquante huit interpellations depuis le début, à minuit, de la grève -essentiellement des militants montant des piquets de grève pour empêcher le personnel de nuit de prendre son service dans les transports en commun, les usines et les marchés de gros.

 

La population a fait preuve jusqu'ici d'une tolérance remarquable alors que le gouvernement dirigé par le Parti populaire s'efforce de respecter les stricts objectifs de déficit fixés par l'Union européenne.

 

Mais cette patience pourrait toucher à sa fin alors que l'économie, frappée par un chômage de vingt trois pour cent touchant près d'un jeune de moins de 25 ans sur deux, entre dans sa quatrième de croissance faible ou nulle.

 

A en croire les sondages, un Espagnol sur trois seulement compte débrayer jeudi à l'occasion de cette grève de vingt quatre heures mais les revers surprise subis par le PP aux élections régionales en Andalousie et dans les Asturies ce week-end pourraient grossir les rangs des grévistes.

 

"Les résultats des scrutins dominicaux sont un signe du refus des Espagnols de ce genre de réformes (...) et pourraient marquer un nouveau cycle caractérisé par une opposition plus active à la politique mise en oeuvre ces derniers mois", estime Xavier Vence, professeur d'économie à l'université de St-Jacques de Compostelle.

 

Les puissants syndicats des transports ont accepté d'instaurer un service minimum jeudi, ce qui signifie qu'un bus sur quatre et un train de banlieue et une rame de métro sur trois devraient circuler.

 

SOUS SURVEILLANCE

 

Dans le ciel, dix pour cent des vols intérieurs devraient être assurés et vingt pour cent des vols moyen-courrier vers l'Europe.

 

Iberia a fait savoir qu'elle annulerait deux cent vingt deux vols au total, soit plus de soixante pour cent de son programme de vols de la journée.

 

On ignore en revanche quel sera l'impact réel de la grève dans de grandes entreprises où les syndicats sont bien implantées comme l'opérateur Telefonica et la compagnie pétrolière Repsol.

 

La dernière grève générale remonte à septembre 2010 en Espagne, gouvernée à l'époque par les socialistes du PSOE. Elle n'avait eu qu'un impact limité sur les transports et dans les usines.

 

Mais le pays aborde sa deuxième récession en trois ans et certains observateurs s'attendent à ce qu'au moins un million de personnes supplémentaires viennent grossir les rangs des chômeurs.

 

Le projet de réforme du marché du travail prévoit de rendre moins coûteux pour les employeurs de licencier du personnel et de démanteler le système national de négociations collectives.

 

Le pouvoir des syndicats s'est lentement érodé en Espagne, où moins d'un salarié sur cinq est aujourd'hui membre des deux principales organisations -les Commissions ouvrières (CCOO) et l'Union générale des travailleurs (UGT).

 

Pour Mariano Rajoy, la réforme du marché du travail actuellement soumise au Parlement est nécessaire pour lutter contre le chômage.

 

Le président du gouvernement, qui a obtenu de la Commission européenne de ramener à 5,3% du PIB l'objectif de déficit public pour cette année contre 4,4% auparavant, présentera vendredi un budget annoncé "très sévère".

 

Madrid, dont le déficit a atteint 8,5% du PIB l'an dernier, est désormais sous surveillance -comme l'illustrent les tensions sur le rendement de sa dette à long terme- et doit toujours revenir sur le seuil des trois pour cent du PIB en 2013.

 

Mariano Rajoy a évoqué mardi un "budget très, très sévère" alors que les objectifs de réduction du déficit impliquent une baisse des dépenses d'au moins trente cinq milliards d'euros.

 

Confronté à la montée de la contestation sociale, son gouvernement est coincé entre le risque de plonger le pays dans la récession et celui de voir le coût de sa dette s'envoler s'il ne maîtrise pas les comptes publics.

 

L'économie, qui a connu un taux de croissance de 3,4% par an en moyenne sur la période 2001-2007, a connu dix huit mois de récession à partir de 2008 après l'éclatement d'une bulle immobilière qui a déprimé la demande intérieure et provoqué un chômage de masse.

 

Depuis la sortie de récession au premier trimestre 2010, le pays peine à renouer avec la croissance, et l'activité s'est contractée au dernier trimestre de 2011.

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