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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 21:04

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article2444

http://www.demosphere.eu/node/26948

 

Rassemblement contre la dictature des marchés le jeudi 17 novembre à 19 heures au 43 Rue Saint-Denis à Paris Place de la Fontaine des Innocents RER Châtelet Les Halles.

Ce rassemblement fait suite à l’appel à l’initiative des travailleurs et étudiants grecs à Paris, reproduit ci-après, et soutenu par les organisations suivantes : Aitec-IPAM, Attac, CADTM, Fondation Copernic, FSC, FSU, Gauche Unitaire, MJC, M’PEP, PCF, PG, PRCF, NPA, SNHR-Sud, Sud Etudiants, Union syndicale Solidaires.

Avec le peuple grec, luttons ensemble contre la dictature des marchés !

Le 17 novembre 1973, la jeunesse grecque s’est révoltée contre la dictature des colonels, ouvrant la voie à la chute du régime. Cette date symbolise désormais en Grèce l’aspiration du peuple à prendre son destin en main et la lutte contre l’arbitraire.

Cette lutte est aujourd’hui plus que jamais d’actualité, face aux diktats imposés par les marchés financiers par l’intermédiaire du FMI, de la BCE et de l’UE. Le nouveau gouvernement, incluant l’extrême droite, et avec à sa tête l’ancien vice-président de la BCE, n’est que la marionnette de cette « troïka ».

Depuis trois ans, les plans d’austérité et de privatisation, censés « sauver » la Grèce, se sont succédés et ont plongé le pays dans une catastrophe économique et sociale sans précédent. Le chômage atteint 18,1% de la population, plus de 40% chez les jeunes. Les salaires ont diminué en deux ans de plus de 40%, et les écoles, les hôpitaux ferment les uns après les autres.

Ces destructions sociales sont justifiées par le poids de la dette grecque, dont le peuple serait seul responsable. Les grecs seraient paresseux... alors que les dernières statistiques européennes montrent que le temps de travail est plus élevé en Grèce qu’en Allemagne ou en France. Les fonctionnaires grecs seraient des fraudeurs... alors que leurs impôts sont prélevés à la source.

Ce discours aux relents racistes occulte le caractère illégitime de cette dette, qui profite principalement aux grandes banques qui se sont enrichies en spéculant massivement sur la dette grecque, aux grandes entreprises européennes d’armement ou de travaux publics, qui ont bénéficié de la « bienveillance » de politiciens corrompus, aux riches grecs qui bénéficient d’exonérations d’impôts et pratiquent l’évasion fiscale et certainement pas à l’ensemble de la population.

Présentés comme des « sauvetages », les plans européens imposés à la Grèce ne permettent pas de rompre avec le cercle vicieux de l’endettement ; ce n’est pas au peuple grec qu’ils viennent en aide, mais à ces secteurs qui ont profité et profitent de l’arnaque de la dette.

Cette arnaque est mondiale, et la Grèce en est le laboratoire : comme partout en Europe, la dette illégitime justifie les reculs sociaux et démocratiques. En France, le plan Fillon en est un nouvel exemple.

Pourtant, malgré la violence de la répression, la Grèce est aussi un laboratoire pour les résistances qui se développent dans le monde, depuis Madrid jusqu’à Wall Street. S’opposer aux politiques d’austérité en France ne va pas sans l’expression d’une solidarité avec le peuple grec.

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 20:30

 

 
 
 
 
 
Communiqué de presse des citoyens occupant le parvis de la Défense.
 
 
Mardi 15 novembre 2011. 
 
Depuis  le vendredi 4 novembre, le quartier de la Défense a vu s'installer un  campement, symbole de la réappropriation et de l'occupation de l'espace  public par de nombreux citoyens Indignés.  Une centaine de personnes se  relaient afin de faire vivre ce campement depuis douze jours, avec pour  objectif de construire une démocratie plus juste et plus directe. 
Cette initiative citoyenne  non-violente se heurte à une campagne de démoralisation de la part des  forces de l'ordre qui n'agissent sur aucune base légale. Le matériel de  campement destiné à se protéger du froid et de la pluie est  systématiquement confisqué ; toute construction, même provisoire, est  détruite. 
Les  violences illégitimes et humiliations quotidiennes infligées par les  forces de l'ordre à l'égard des occupants  ont atteint lundi encore un  seuil préoccupant:
La gendarmerie a décidé de mettre en place un embargo sur le papier, le  carton, la nourriture, fermant même l'accès au camp aux personnes   venant à la rencontre des occupants et en entravant ainsi les libertés  fondamentales de circulation  et d'expression.
Vers midi un incident a éclaté suite à une tentative d'introduction sur le campement de rouleaux de papiers. Au cours de la bousculade, la  gendarmerie a fait usage de gaz lacrymogènes sur un mineur. Un ressortissant slovaque a également blessé au bas-ventre par un gendarme et par la suite enmené par les pompiers à l´hôpital entrainant ainsi une plainte du consulat de Slovaquie.
Semblant prendre conscience de l'absurdité et de la totale illégalité  de ce dérapage, l'embargo a ensuite été levé, laissant la libre  circulation des personnes et du matériel sur le parvis de la Défense.  Les gendarmes  refusant d'appliquer les ordres, c'est une Compagnie Républicaine de  Sécurité qui a fait son apparition en fin de journée pour prendre le  relais.
Peu avant 22 heures, les occupants ont éte victimes d'une nouvelle charge policière sans sommation, visant à  détruire une partie des équipements montés dans la journée. Cette  intervention s'est transformée en un véritable pillage, les policiers  saisissant les affaires personnelles et les couvertures stockées dans  une partie du camp. La démonstration de force démesurée a duré environ  vingt minutes, laissant une cinquantaine de personnes dans des  conditions d'une précarité intolérable, engendrant de forts risques sanitaires et portant atteinte à la dignité, la santé et l'integrité physique de ces personnes. 
Il est à noter  que le campement n'a toujours pas reçu d'avis d'expulsion, et que les  forces de l'ordre ont refusé de soumettre les textes légaux sur lesquels  étaient basées leurs interventions. Une demande directement adressée à la préfecture reste toujours aujourd'hui sans réponse.
Ce harcèlement policier ne fait que renforcer la légitimité de cette occupation par ces citoyens déterminés à prendre leurs responsabilités et à résister de manière non-violente face un Etat qui emploie des méthodes fascistes indignes d'une démocratie.  
Dans la nuit de mardi, le campement s´est vu à nouveau saccagé avec violence par les  forces de l´ordre qui sont allées jusqu´à piétiner la nourriture et les  médicaments.  
Une action légale commune des indigné-e-s est en cours pour dénoncer toutes ces actions, toutes les personnes concernées par ces abus de pouvoir sont invitées à se manifester. Toutes les informations accessibles sur http://paris.reelledemocratie.com/node/709
 
Malgré toutes ces entraves, les indigné-e-s continuent à s´organiser et résistent encore et toujours à l´oligarchie financière. 
Nous vous invitons tous et toutes à nous rejoindre sur le parvis de la Défense pour continuer à dénoncer notre démocratie défaillante. Venez défendre vos droits, nos droits! 
Les journalistes sont également convié-e-s à venir partager nos expériences, aventure garantie !  
Les Indigné-e-s de la Défense.
 
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 21:00

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-ligue-arabe-prie-les-opposants-syriens-pr%C3%A9parer-152128673.html

 

La Ligue arabe prie les opposants syriens de préparer l’avenir

 

LE CAIRE (Reuters) - La Ligue arabe a demandé à des représentants de l'opposition à Bachar al Assad d'élaborer un schéma de transition en vue d'une conférence sur l'avenir de la Syrie, ont déclaré mardi un responsable de la Ligue et un opposant au régime en place à Damas.

 

Après avoir suspendu samedi la Syrie de ses instances, la Ligue arabe a décidé d'engager des pourparlers avec des opposants au régime. L'instance panarabe reproche à Bachar al Assad la poursuite de sa répression contre les manifestants réclamant son départ, malgré son accord donné à un plan de sortie de crise élaboré par l'organisation.

 

Des responsables de la Ligue ont eu lundi et mardi des discussions informelles avec des représentants de l'opposition syrienne au Caire, où se trouve le siège de l'organisation, a déclaré Abdel Basset Sedah, membre du bureau exécutif du Conseil national syrien (CNS).

 

"La Ligue arabe va bientôt annoncer une date pour la tenue d'une conférence qui réunira la plupart des organisations de l'opposition syrienne afin de discuter des moyens et des délais nécessaires pour progresser vers une période de transition", a-t-il dit à Reuters.

 

"Nous pourrions aussi débattre du mécanisme destiné à négocier avec le régime au sujet de son abolition", a-t-il ajouté.

 

Nabil al Arabi, secrétaire général de la Ligue arabe, "a demandé lundi à une délégation du Conseil national syrien d'exposer dans un document sa vision pour la Syrie via une période de transition", a dit un responsable de la Ligue ayant requis l'anonymat.

 

Une requête similaire a été adressée à d'autres groupes d'opposants, a-t-il ajouté.

 

SANCTIONS

 

Ce dernier a précisé que la Ligue arabe organiserait une grande conférence avec l'opposition syrienne pour débattre de ses projets. La date de cet événement sera fixée après la réunion de la Ligue mercredi au Maroc.

 

Nabil al Arabi a souligné dimanche qu'il était prématuré pour la Ligue arabe de considérer les organisations d'opposants comme les représentants légitimes de la Syrie.

 

La suspension de la Syrie doit être effective à partir de mercredi. Damas a tenté de contre-attaquer en réclamant la tenue d'un sommet extraordinaire de la Ligue arabe.

 

L'organisation n'a pas encore réagi à cette requête. Mais le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe six Etats arabes, a jugé mardi qu'un tel sommet était "sans intérêt".

 

Les pressions diplomatiques se font de plus en plus fortes sur le régime de Bachar al Assad. Outre la décision de la Ligue arabe, les Etats-Unis et l'Union européenne lui ont imposé des sanctions, cette dernière ayant même décidé lundi de les renforcer.

 

Pour en atténuer les effets, la Syrie va renforcer ses liens économiques avec des pays d'Asie et d'Afrique, a déclaré le ministre syrien de l'Economie et du Commerce.

 

"Les investissements actuels en Syrie n'ont pas été lourdement affectés par les événements, hormis en ce qui concerne les investissements européens dans le secteur pétrolier", déclare Mohamed Nidal al Chaar au journal égyptien Al Alam al Youm.

 

"Les entreprises syriennes exportent déjà vers l'Asie", ajoute-t-il.

 

"Nous disposons d'un grand nombre d'options (...) notamment les pays du Mercosur (en Amérique latine-NDLR), la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, l'Afrique et certains pays d'Asie du Sud-Est", poursuit-il.

 

"Dans les faits, les sanctions américaines ont toujours existé et leur effet sera limité (...) L'économie syrienne s'y est adaptée."

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 20:45

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6625

http://www.danactu-resistance.over-blog.com/article-bds-mulhouse-rassemblement-de-soutien-aux-militants-convoques-88417131-comments.html#anchorComment

 

Procès des douze militants du collectif Boycott 68 convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le Jeudi 17 Novembre 2011 à 8 heures 30

 

Pour avoir distribué, à deux reprises, des tracts appelant au boycott des produits exportés par Israël à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, nous sommes au total douze militants convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse. Nous sommes accusés de provocation «à la discrimination, à la haine ou à la violence» alors que nos actions s’inscrivent dans le cadre de la Campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions). Cette campagne vise à faire appliquer le droit international, à faire respecter les droits fondamentaux des Palestiniens et à sanctionner l’Etat d’Israël pour ses outrances, ses crimes de guerre, et sa politique discriminatoire à l’égard du peuple palestinien.

 

Reporté quatre fois, ce procès qui aura lieu le jeudi 17 novembre à 8 heures 30 est avant tout un procès politique. En effet, les procès contre les militants de la campagne BDS ont été diligentés par le gouvernement suite à des plaintes déposées par des organisations soutenant la politique illégale, agressive et violente de l’Etat d’Israël. Le CRIF, dans son communiqué de réjouissance suite à la censure du meeting parisien autour de Stéphane HESSEL se vantait déjà d’être «à la manœuvre derrière toutes les procédures contre le boycott, même si par tradition il s’abstient de porter plainte lui-même».

 

Alors qu’en juin 2011, dans un autre procès contre une militante de la cause palestinienne, la dix septième chambre correctionnelle de Paris s’est prononcée pour la légalité du boycott des produits israéliens, nous sommes déterminés à poursuivre la campagne BDS tant que l’Etat d’Israël ne respectera pas le droit international.

 

Nous revendiquons la liberté d'expression et le droit de critiquer la politique israélienne et nous vous appelons à participer au rassemblement de soutien le 17 novembre 2011 à 8 heures devant le Tribunal de Grande Instance de Mulhouse, 21 avenue Robert Schuman.

 

Les 12 militants du Collectif Boycott 68

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 20:24

 

http://www.danactu-resistance.over-blog.com/article-bds-mulhouse-rassemblement-de-soutien-aux-militants-convoques-88417131.html

 

Vendredi 18 novembre 2011 à 20 heures

Salle polyvalente

84 400 Gargas

La servitude volontaire en période de crise

Association Transition

Jean Baumgarten, témoin de soixante ans de politique, ouvrira le débat sur la servitude volontaire en période de crise.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 18:16

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-police-évacue-le-campement-d-occupy-wall-152247539.html

 

La police évacue le campement « Occupy Wall Street »

 

NEW YORK (Reuters) - La police new-yorkaise est intervenue pour démanteler le campement installé depuis le 17 septembre sur le parc Zuccotti par les militants du mouvement "Occupy Wall Street".

 

Casqués et équipés de matraques, des centaines de policiers se sont déployés sur l'esplanade dans la nuit de lundi à mardi et ont démantelé la mer de tentes, de toiles et des banderoles du parc, où ils ont arrêté cent quarante sept personnes, dont une dizaine qui s'étaient enchaînées les unes aux autres ou à des arbres.

 

La municipalité et le propriétaire privé du parc, Brookfield Office Properties, avaient averti par voie de tracts que les manifestants devaient "temporairement" quitter le parc afin qu'il soit procédé au nettoyage du site.

 

"Les manifestants ont eu deux mois pour occuper le parc avec leurs tentes et leurs sacs de couchage.

Désormais, ils devront occuper l'espace avec la force de leurs arguments", a déclaré le maire de New York, Michael Bloomberg, en ajoutant que la situation était devenue "intolérable".

 

Certaines zones du parc dégageaient une forte odeur d'urine et d'excréments. Des parterres de fleurs avaient été piétinés. En outre, autorités et manifestants ont fait état de plusieurs agressions sexuelles, vols et affaires de trafic de drogue.

 

Le parc devait normalement rouvrir mardi matin et les manifestants devaient être autorisés à y revenir, à condition de respecter les nouvelles règles du parc, et notamment l'interdiction d'y déployer des sacs de couchage et des tentes.

 

Cependant, en l'attente d'une clarification juridique, le maire de la ville a annoncé lors d'une conférence de presse que le parc resterait fermé.

 

SONNER LA "CLOCHE DU PEUPLE"

 

L'opération menée par la police pour déloger ces "Indignés" du parc Zuccotti fait suite à des opérations analogues menées à Atlanta, Portland et Salt Lake City.

 

Contrairement à ce qui s'est passé lundi à Oakland, près de San Francisco, la police de New York n'a cependant pas eu recours aux gaz lacrymogènes et aux grenades assourdissantes. Les contestataires se sont retirés pour la plupart dans le calme et sans que les agents fassent usage de la force.

 

Le mouvement "Occupy Wall Street" entend dénoncer un système financier qui profite essentiellement aux entreprises et aux individus les plus riches. Il a essaimé depuis septembre dans de nombreuses villes américaines et donné lieu parfois à de vives échauffourées entre militants et policiers venus les évacuer.

 

Les centaines de contestataires chassés du parc Zuccotti se sont regroupés dans la nuit sur une place voisine et ont entrepris en milieu de matinée de défiler à travers les rues de Lower Manhattan, avant de se rassembler dans un autre parc.

 

"Occupy Wall Street" compte organiser jeudi une fête populaire devant le New York Stock Exchange pour tenter de le contraindre à la fermeture.

 

Les organisateurs ont admis que cette journée d'action risquait, par son côté provocateur, de se traduire par des arrestations massives et d'aggraver les relations déjà tendues avec la municipalité.

 

En octobre, plus de sept cent personnes avaient été interpellées lors d'un défilé semblable sur le pont de Brooklyn qui avait fortement perturbé la circulation automobile.

 

"Nous fermerons Wall Street !", affirme un mot d'ordre mis en ligne sur la page Facebook du mouvement contestataire.

 

"Nous ferons tinter la 'Cloche du peuple' (la cloche qui traditionnellement sonne pour marquer l'ouverture et la fermeture de la séance quotidienne à la Bourse-NDLR) et nous organiserons une fête de rue pour célébrer la destruction de l'économie de Wall Street."

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:37

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6635

 

William Goldnadel sanctionné par la justice pour avoir comparé le boycott d’Israël à celui des nazis

L’avocat Gilles William Goldnadel qui poursuivait en justice Olivia Zémor et lui réclamait quinze mille euros de dommages et intérêts pour l’avoir traité de "salaud’ lors d’un procès, a été débouté de toutes ses demandes par la justice.

En effet, lors de la comparution, le 10 juillet 2009, des quatre voyous de la Ligue de Défense Juive (LDJ) qui avaient saccagé la librairie Résistances quelques jours plus tôt, Maître Goldnadel, défenseur de deux d’entre eux, s’était permis d’inverser les rôles, et de justifier cet acte barbare par une comparaison nauséabonde.

Certes, ses clients avaient peut-être été un peu "crétins" d’avoir détruit des milliers de livres, et on n’aurait pas dû attendre cela de jeunes "juifs", "représentants du peuple du Livre", avait-il entamé.

Mais les voyous avaient quand même quelque part de bonnes raisons d’agir, avait-il poursuivi, car les responsables de la librairie Résistances sont des gens engagés dans la campagne de boycott d’Israël. C’’est-à-dire, avait alors osé Goldnadel, des agissements comparables à ceux "des nazis qui s’attaquaient aux magasins juifs, en Allemagne, dans les années 1930" !

A ce moment précis, Olivia Zémor, assise devant le juge de la vingt-troisième chambre du tribunal correctionnel de Paris, n’y tenant plus, s’est levée et à dit "Vous êtes un salaud".

William Goldnadel, estimant que sa robe et son impunité coutumière lui donnaient tous les droits, a alors attaqué Olivia Zémor en justice, pour "injure".

Le 16 septembre 2011, l’affaire est venue, après instruction, à l’audience de la dix-septième chambre correctionnelle, et le jugement, qui vient d’être rendu par celle-ci, stipule que Maître Goldnadel, et les avocats en général, bénéficient certes d’une grande liberté de parole, mais ils n’ont pas tous les droits.

En l’occurrence, les arguments de Maître Goldnadel, selon lesquels une telle comparaison ne constituerait pas une provocation, d’une part parce l’avocat a une entière liberté de parole, et d’autre part parce que des "intellectuels reconnus, tel Pierre André Taguieff, ont fait le même rapprochement avec la politique des nazis", ont été rejetés par les juges.

Ces derniers ont clairement fait savoir que "la comparaison de l’action d’Olivia Zémor avec les pratiques de l’Allemagne nazie à l’égard des magasins juifs d’où se déduisait une accusation d’antisémitisme était d’une extrême gravité".

Ils soulignent que si "la liberté de parole de l’avocat lorsqu’il défend ses clients est presque sans limite, cette indispensable liberté ne fait néanmoins pas obstacle à ce que des tiers puissent être blessés et provoqués, provocation qui peut être de nature à excuser les injures".

Il est fort rassurant que ce procédé récurrent de la part du lobby israélien et notamment de leurs avocats, qui se permettent régulièrement cette comparaison odieuse pour essayer de faire taire des hommes et des femmes profondément antiracistes et pacifiques, qui s’en prennent à la politique criminelle d’un Etat et tous ceux qui participent à ses crimes, et non à "des juifs", soit ainsi clairement condamné.

CAPJPO-EuroPalestine

 

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:21

 

http://www.lafederation.org/index.php?option=com_content&view=article&id=2080:au-sujet-des-legislatives-et-des-discussions-en-cours&catid=261:elections-legislatives-2012&Itemid=210

 

Au sujet des législatives et des discussions en cours

Mardi 1 Novembre 2011

Les représentant-e-s de la FASE ont déclaré être prêt-e-s à participer à cette discussion depuis le mois de juin pour s’adapter aux formes de lancement du Front de Gauche. Afin d’être compris, un mandat était nécessaire.

Résumé des informations et épisodes précédents.

Les dirigeants des trois composantes d’origine ont tenu à se livrer à des « négociations », auxquelles nous n’avons pas été invités à participer parce qu’elles étaient commencées avant l’été. Ils voulaient terminer cela entre eux et ont annoncé qu’ils seraient évidemment ouverts aux nouvelles composantes une fois un pré-accord intervenu entre elles.

Nous les avons donc informés, dès le 12 juin, que nous discuterions de l’accord sur les législatives à la suite de leur accord pour la transformation du Front de gauche qui conditionnait notre participation. Ils ont répondu positivement à ces demandes et un communiqué, le 2 juillet, a enregistré l’existence d'un Front de gauche avec six composantes.

La question des législatives devait être traitée dès le mois de juillet puis, au vu des « difficultés entre eux », ils ont reporté cette réunion avec les six composantes en septembre.

Un accord à trois a été signé le 16 septembre. Pour beaucoup, il se réduit à un jeu absurde de répartition de ce que peuvent « rapporter » des législatives. Car le financement des activités politiques se fait sur la base de 1,65 euros par électeur pendant cinq ans pour les formations ayant présenté des candidats dans au moins 50 circonscriptions et ayant obtenu au moins 1 % des suffrages… Après une présidentielle qui est loin d’être jouée, selon de bons ou de faibles résultats de Jean-Luc Mélenchon, qui peut aujourd’hui calculer les effets sur des législatives menées de façon dynamique ou platement électoraliste ?

Pour ce début novembre, il a été annoncé aux quatre nouvelles composantes qu’une réunion sur ces questions aurait sans doute lieu dans quelques jours.

Nous sommes bien obligés de figurer dans ces discussions si nous voulons dire : l’accord à trois composantes ne convient pas, dans la mesure où celui-ci est intervenu en faisant fi de la plupart des situations locales.

Nous ne voulons pas lancer de polémique publique sur ces avanies parce que cela pourrait freiner le décollage des Assemblées citoyennes et le lancement de la campagne. Nous voulons seulement faire lever ces obstacles à une activité dynamique menée en commun prenant en compte la diversité des composantes et des personnes diverses qui veulent s’y joindre.

Le dépôt de candidatures aux législatives ne se fera pas avant la présidentielle, c’est la loi électorale. En fait, pour avoir le temps de construire la campagne en commun, beaucoup de participants veulent que les comités locaux du Front de Gauche, en lien avec les Assemblées citoyennes, fassent le choix des candidat-e-s. Elles et ils le diront localement quand ce n’est pas déjà fait. Gageons que cela sera une question, dès que ces Assemblées citoyennes et ces collectifs locaux se développeront.

Afin d’être compris, nous devons disposer d’un mandat.

Une première règle simple : PAS UN SIMPLE ACCORD ÉLECTORAL, UN RASSEMBLEMENT DE TOUTES LES FORCES

Nous ne négocions pas pour défendre des intérêts de boutiques, mais nous parlons au nom de la dynamique unitaire et de la transformation nécessaire du Front de Gauche. Les primaires du PS ont fait la démonstration que, si le Front de Gauche ne réussissait pas à apparaître comme le creuset qui rassemble forces sociales, syndicales, associatives et politiques - comme l'avait fait le mouvement populaire que nous avons connu en 2005 - il n’aurait pas la force d’attraction nécessaire pour éviter un nouveau pas vers le bipartisme. C’est de la réalité d’un tel rassemblement que dépend la possibilité que l’exaspération sociale trouve à s'exprimer de façon positive lors des prochaines échéances électorales.

Deuxième règle simple : SE DONNER UN DÉLAI POUR RASSEMBLER VRAIMENT

Pour ces législatives il faut enregistrer une nécessité : qu’un délai soit donné jusqu’en janvier. Nous attendons bien depuis juillet. Des Assemblées locales peuvent parfaitement disposer de deux mois de plus pour discuter ! Sauf, évidemment, dans le cas où un accord existe, vérifié par les sept composantes (voire plus) et des réseaux associatifs et syndicaux, bref des assemblées citoyennes réellement constituées et pas de simples « cartels élargis » de responsables politiques.

Il nous est déjà annoncé que de nombreux collectifs et comités de Front de Gauche ne feront pas campagne pour les candidat-e-s des législatives si la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui n'évolue pas.

Troisième règle simple : DÉVELOPPER LA CAMPAGNE TOUT DE SUITE

Une liste de circonscriptions nous a été demandée. Elle comporte 24 circonscriptions, et a été donnée il y a plus de trois semaines. Cette liste correspond aux résultats de discussions locales dans lesquelles les responsables des trois composantes veulent que les dirigeants nationaux assument un rôle.

Nous avons aussi annoncé que certains départements allaient en proposer d’autres.

Si l’accord se fait rapidement, nous tombons dans le cas de la première règle ci-dessus. Sinon, cela ne contredit pas - pour nous au moins – l’animation d’activités politiques avec mise en place des Assemblées citoyennes.

En fait, une discussion est à reprendre quasiment partout où des candidatures sont imposées par des dirigeants trop zélés qui ont conservé les pratiques qui ont mené au gâchis de 2007. Que chacun se rassure : les candidats désignés par tel ou tel parti seront pris au sérieux. Sans doute finiront-ils souvent comme les candidat-e-s retenu-e-s par toutes et tous. Mais il n’est pas possible, en voulant imposer des ordres, de mobiliser des enthousiasmes.

Pour notre part, d’ailleurs, nous n’avons pas renoncé à ce que le Front de gauche puisse attirer, au-delà de ses sept composantes actuelles, des forces comme Les Alternatifs et le plus possible de militant-e-s du NPA par exemple. C'est possible, dès lors qu'est clairement affirmé l’objectif stratégique d’une réelle alternative à la droite et au social-libéralisme du PS et de ses alliés de même que la nécessaire unité pour une force de transformation sociale et écologique la plus large possible !

Développons, partout et tout de suite, l’animation d’activités politiques avec mise en place des Assemblées citoyennes !

 

 

 

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 20:20

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6626

 

Le détournement violent et dangereux de la flottille « Vagues de la Liberté » par Israël

Mardi 8 Novembre 2011

Contrairement aux affirmations israéliennes prétendant que leur acte de piraterie dans les eaux internationales s’est déroulé le plus paisiblement du monde, les passagers des bateaux irlandais et canadien emmenés de force à Ashdod, donnent une autre version des faits.

 

Dublin (Saeeb Press) – Le Docteur Fintan Lane, coordinateur du Navire Irlandais pour Gaza, a pu donner un coup de téléphone, samedi 6 novembre après-midi, depuis la prison israélienne où lui-même et treize autres ressortissants irlandais sont détenus.

 

« Le détournement du navire Saoirse a été violent et dangereux. En dépit de protestations très claires des occupants des deux bateaux, disant qu’ils ne voulaient pas être emmenés en Israël, ils ont été extirpés des bateaux d’une manière violente. L’ensemble de l’opération a duré environ trois heures. Elle a débuté par la projection sur les embarcations de jets d’eau à forte pression et le braquage de fusils vers les passagers à travers les fenêtres.

 

La force des jets d’eau m’a précipité en bas des escaliers du bateau. Des fenêtres ont été fracassées et il s’en est fallu de peu que le pont du navire prenne feu. Les embarcations ont été rapprochées de telle sorte que les deux bateaux, le Saoirse et le Tahir, sont entrés en collision et endommagés, en particulier le Saoirse. Ils ont failli couler.

 

Ce type de détournement mettait en péril les vies humaines. Initialement, les forces israéliennes prévoyaient de laisser les bateaux en mer, mais, craignant de s’égarer et peut-être de se noyer, les passagers kidnappés ont demandé à ne pas être laissés à dériver sur l’eau. Tous les effets personnels des passagers et de l’équipage leur ont été enlevés, et ils ignorent toujours ce qui, éventuellement, leur en sera restitué. Les quatorze ressortissants irlandais restent incarcérés à la prison de Givon ».

 

L’appel téléphonique, donné dans la précipitation, s’est terminé abruptement quand Fintan a dit : « il faut que je m’en aille ». Claudia Saba, porte parole du navire irlandais pour Gaza, destinataire de cet appel, a déclaré : « le récit de Fintan Lane est en contradiction flagrante avec la version israélienne selon laquelle Israël « a pris toutes les précautions requises pour assurer la sécurité des militants qui étaient à bord des bateaux ». C’est en fait un petit miracle que personne n’ait été gravement blessé au cours de cet accostage manifestement violent des navires Vagues de la Liberté.

 

Laurence Davis, autre porte-parole, a ajouté : « Ce rapport confirme notre crainte quant à la forte violence du détournement, et il explique le laps de temps durant lequel nous avons perdu contact avec les bateaux à partir du mercredi à 11 heures 12 du matin (heure irlandaise) jusqu’à la nouvelle de l’arrivée des passagers à Ashdod, pas avant 5 heures de l’après-midi.

 

Dans une interview donnée au site www.Omniatv.com, le capitaine grec du Tahrir, Giorgos Klontzas, a confirmé que des soldats israéliens lui ont infligé des violences durant son interrogatoire.

 

Le dernier contact que Aide à la Palestine ait eu de son délégué Trevor Hogan (sur le Saoirse) est ce texto reçu le 3 novembre à 10 heures 08 du soir (heure palestinienne) : « Sommes kidnappés, retenus contre notre gré par l’armée israélienne dans les eaux internationales. Bateau presque détruit. Nécessité que le gouvernement intervienne pour libération immédiate ». Quelques instants plus tard, Trevor a appelé son amie en lui disant : « Est-ce que tu as reçu le texto ? Diffuse-le ». Puis le téléphone s’est tu. Majd Kayal, délégué à bord du bateau canadien pour Gaza qui a été capturé, et récemment libéré de la prison de Givon, confirme que le « pacifique » détournement du Tahrir par les forces israéliennes a été tout sauf paisible.

 

Une vidéo israélienne montre distinctement les militaires en train de tirer au canon à eau sur le Tahrir, sur une mer agitée, mettant en péril la vie de ceux qui étaient à bord. Des délégués opposant la non-violence au détournement d’un navire civil dans les eaux internationales ont été menacés puis frappés par les soldats. Un des délégués, âgé de 45 ans, David Heap, professeur à l’université de l’Ontario occidental, a été battu de façon particulièrement sévère. Les responsables de la prison israélienne persistent à empêcher la famille de Heap de le contacter par téléphone.

 

« En tant que Palestinien, je n’ai pas été surpris de la manière dont l’armée israélienne nous a traités », a déclaré Kayak après sa libération, faisant valoir que cette forme de maltraitance est une réalité quotidienne pour le million et demi d’habitants de Gaza, indéfiniment captifs d’une prison en plein air. « Par contre, pour les Canadiens et les autres occidentaux qui étaient à bord, cela a été un choc absolu ».

 

De grâce, aidez-nous à poursuivre notre œuvre.

 

www.freepalestinemovement.org

 

(Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)

 

COMMUNIQUÉ

 

Le député européen détenu illégalement accuse Israël de mauvais traitement et de tactiques sournoises

 

Lundi 7 Novembre 2011 - Le président du groupe GUE/NGL Lothar Bisky a demandé à plusieurs reprises à Israël la libération sans conditions des activistes de la flottille de la liberté pour Gaza dont fait partie le député européen irlandais Paul Murphy.

 

« Nous exigeons la libération immédiate des passagers de la flottille et de Paul Murphy » a déclaré Bisky en critiquant les actions d’Israël et en saluant les « efforts de ces militants dans leur mission humanitaire et pour attirer l’attention sur les souffrances du peuple de Gaza ».

 

S’exprimant par téléphone depuis la prison de Givon en Israël, dans laquelle les activistes de la flottille de la liberté pour Gaza sont toujours emprisonnés, Paul Murphy a fait état des mauvais traitements que lui et les autres prisonniers subissent depuis leur emprisonnement vendredi dernier par l’armée israélienne.

 

« Les autorités ont tenté de nous désorienter en nous empêchant de dormir. Notre droit de contacter nos familles dans les vingt quatre heures suivant notre arrestation conformément à la loi israélienne nous a été refusé ».

 

La flottille - les bateaux irlandais, le MV Saoirse, et canadien, le Tahrir - a tenté de faire voile depuis la Turquie vers Gaza. Paul Murphy, ainsi que vingt autres activistes dans la prison, refuse de signer un formulaire de déportation qui les accuse d’avoir pénétré illégalement sur le sol israélien.

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 20:04

 

http://www.liberation.fr/societe/01012371084-des-policiers-poursuivis-par-la-filature-du-groupe-de-tarnac

 

Samedi 12 Novembre 2011

Des policiers poursuivis pour la filature du groupe de Tarnac

Des agents de la Sous Direction Anti Terroriste sont accusés de « faux en écritures » pour avoir nié la pose d’une balise sous la voiture de Julien Coupat

Par Patricia Tourancheau  

Trois ans après le sabotage d’une ligne de TGV en Seine-et-Marne que la justice relie à une «entreprise terroriste», les dix mis en examen de Tarnac accusent la sous-direction antiterroriste (Sdat) d’avoir «rédigé un procès-verbal mensonger pour les faire plonger», selon Maîtres Jérémie Assous et Thierry Lévy. La plainte avec constitution de partie civile pour «faux en écritures publiques» qu’ils ont déposée fin février 2011 au nom des leaders supposés du «Groupe de Tarnac», Julien Coupat, 37 ans et sa compagne Yldune Lévy, 28 ans, va donner lieu à une autre enquête. La juge Nathalie Turquey de Nanterre est chargée depuis mercredi d’instruire ce dossier ouvert pour «faux et usage de faux en écritures publiques» contre des officiers de Police Judiciaire.

 

Fer à béton. C’est le Procès Verbal numéro 104 du 8 novembre 2008, pièce maîtresse de l’instruction à Paris du juge Thierry Fragnoli, qui fait l’objet des soupçons. Ce document élaboré et signé par l’officier Hubert Mancheron de la SDAT reprend les étapes de dix-sept heures de filature derrière la Mercedes de Julien Coupat et Yldune Lévy, les 7 et 8 novembre 2008. La surveillance aurait établi la présence de leur véhicule à Dhuisy (Seine-et-Marne) entre 4 heures et 4 heures 20, aux abords de la voie ferrée où un fer à béton a été posé à l’aide d’une perche sur une caténaire, pour saboter la ligne.

 

Selon Maître Assous, «ce Procès Verbal est truffé d’incohérences et de contradictions», notamment sur la «présence des effectifs» de police à certains endroits. Elles ne résisteraient pas à l’analyse de leur trafic téléphonique : «Malgré des moyens d’investigation colossaux mis en œuvre durant trois ans, la procédure qui fait vingt huit volumes est en miettes, vide. Il n’y a toujours pas le moindre indice, ni de commencement de preuve. C’est la fin de l’instruction contre les dix mis en examen de Tarnac et le début de celle contre la police.»

 

Depuis le 16 mai 2008, sur ordre du procureur, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et la SDAT surveillaient Julien Coupat et Yldune Lévy, que le FBI avait repérés et contrôlés aux Etats-Unis après une manif à Times Square à New York devant un centre de recrutement de l’armée américaine ayant explosé par la suite. Ils mettent le paquet sur ces deux suspects de «menées subversives» et de «contestation violente» avec des Allemands, Grecs et Italiens.

 

Si l’on en croit Maître Assous, qui a également porté plainte à Brive-la-Gaillarde pour écoutes illégales et «violation de l’intimité de la vie privée», le téléphone de l’épicerie communautaire de Tarnac, qui sert soi-disant de Quartier Général au groupe, a été branché et un système de vidéo installé dans un arbre à Tarnac, sans compter deux caméras positionnées face à l’appartement du couple Coupat Lévy à Paris.

 

Mouchard.Surtout, des fonctionnaires de police ont révélé à Libération (édition du 15 novembre 2008) qu’ils avaient piégé la Mercedes de Coupat avec «une balise GPS électronique». Ce mouchard leur a permis, le 7 novembre 2008, de suivre à distance le véhicule. Le jour des faits, Coupat et Lévy partent du domicile des parents de Coupat à Rueil-Malmaison, s’arrêtent à Trilport (Seine-et-Marne) pour dîner dans une pizzéria, stationnent devant l’hôtel du Mouflon d’or - complet - pour dormir dans la voiture. La Mercedes redémarre «à 3 heures 50» selon le Procès Verbal numéro 104, pour arriver à Dhuisy à 4 heures. Or, leurs avocats ont démontré qu’il est impossible de parcourir 26,6 kilomètres en dix minutes, à moins de rouler à 159,6 kilomètres heure. La SDAT invoquera «une erreur de retranscription» et rectifiera «à 3 heures 30». Par la suite, les policiers positionnent bizarrement la Mercedes à des points différents autour du pont ferroviaire de Dhuisy. Et - à imaginer qu’ils soient bien là - les enquêteurs ne les ont pas vus sortir des perches ou placer un crochet : «Ils n’ont rien vu ni entendu, c’est la preuve qu’ils n’y étaient pas», assène Maître Assous.

 

Les policiers prétendent avoir été «vingt, répartis en douze véhicules». Ils en rajoutent sûrement pour masquer l’existence du GPS, illégal s’il n’est pas autorisé par un juge. Et ils nient son existence au juge Fragnoli, dans un PV du 26 juillet dernier : «La SDAT n’a pas été amenée à faire usage de dispositif GPS sous le véhicule Mercedes… les 7 et 8 novembre 2008.»

 

Les policiers ont pu bidouiller le PV numéro 104 pour cacher l’usage de la balise. D’où l’accusation de faux. L’absence officielle de géolocalisation arrange le défenseur du groupe de Tarnac : «S’il n’y a pas de balise et s’il n’y a pas de témoin, cela prouve l’analyse de Julien Coupat et de Yldune Lévy, à savoir que le PV 104 est un faux.»

 

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