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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 12:22

 

http://www.renenaba.com/le-pacte-de-quincy

http://www.oumma.com/L-Arabie-saoudite-face-au-double

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article851

Arabie Saoudite : le pacte de Quincy (the Quincy agreement), une relation spéciale, mais de vassalité

René Naba

19 septembre 2010

L’Arabie saoudite et les Etats-Unis s’acheminent vers la conclusion d’un contrat, le plus important contrat d’armement de l’Histoire, de l‘ordre de quatre vingt dix milliards de dollars, impliquant la modernisation de la flotte aérienne et de la marine saoudiennes. Soixante milliards de dollars seront affectés à la vente à l’Arabie saoudite de quatre vingt sept chasseurs bombardiers « F-15», de soixante dix hélicoptères de combat «Apache» et de soixante douze hélicoptères «Black Hawk», trente six hélicoptères Little Bird AH-6, ainsi que des bombes, des missiles, y compris la bombe guidée par GPS  JDAM  produite par Boeing et le missile guidé par laser Hellfire. Trente milliards de dollars complémentaires seront affectés à la fourniture de bâtiments de guerre et d’un système de défense balistique, complémentaire au réseau de missiles de type Patriot et au reconditionnement des anciens appareils de l’armée de l’air et de la marine.

Ce contrat a été conclu à l’occasion de la fête nationale saoudienne, le 23 septembre 2010, célébrant la fondation du Royaume. Il devra être soumis au Congrès pour ratification et permettra le maintien d’un bassin d’emploi de soixante quinze mille personnes de l’industrie militaire américain.

Le «Wall Street Journal», qui rapporte l’information le 13 septembre 2010, précise que la transaction vise à «renforcer les capacités combatives du Royaume face à l’Iran» sans faire peser des risques sur Israël. Les avions saoudiens seront privés d’armes de longue portée afin de sécuriser l’espace aérien israélien et leurs performances, tant en ce qui concerne leur équipement que leur maniabilité, seront, en tout état de cause, de moindre capacité que le nouveau appareil que les Etats-Unis envisagent de vendre à Israël, vingt chasseurs-bombardiers américains F-35 Lightning II (JS F-35), le  super bombardier de supériorité technologique, dont le coût unitaire atteint la somme considérable de cent treize millions de dollars pièce.

Ce contrat, jamais conclu par l’Amérique avec un autre pays, témoigne des «relations spéciales» entre les Etats-Unis et le Royaume d’Arabie saoudite depuis la signature du Pacte de Quincy. Une relation spéciale, certes, mais de vassalité

Le «Pacte de Quincy» a été scellé, en février 1945, sur le croiseur Quincy entre le Roi Abdel Aziz Ibn Saoud, fondateur du royaume, et le président américain Franklin Roosevelt, en route pour Yalta pour le sommet soviéto américain portant sur le partage du monde en zone d’influence.

Il s’articule sur cinq points.

La stabilité de l’Arabie Saoudite fait partie des “intérêts vitaux” des Etats-Unis qui assurent, en contrepartie, la protection inconditionnelle du Royaume contre toute menace extérieure éventuelle. Par extension la stabilité de la péninsule arabique et le leadership régional de l’Arabie Saoudite font aussi partie des «intérêts vitaux» des Etats-Unis.

En contrepartie, le Royaume garantit l’essentiel de l’approvisionnement énergétique américain, la dynastie Ibn Saoud n’aliénant aucune parcelle de son territoire, les compagnies concessionnaires ne seraient que locataires des terrains.

Les autres points portent sur le partenariat économique, commercial et financier saoudo américain ainsi que sur la non ingérence américaine dans les questions de politique intérieure saoudienne.

Le « Pacte du Qunicy »»s’est révélé être une alliance contre nature entre une puissance qui se veut la plus grande démocratie libérale du monde et une dynastie qui se revendique comme la plus rigoriste monarchie théocratique du monde.

Ce pacte a assuré la stabilité du ravitaillement énergétique mondiale et la prospérité économique occidentale, parfois au détriment des intérêts des autres producteurs du tiers-monde, sans pour autant donner satisfaction aux revendications légitimes arabes notamment à propos de la question palestinienne.

En application de ce pacte, qui a donné lieu aux plus invraisemblables dérives, l’Amérique a assumé un rôle étymologiquement rétrograde, en négation avec les valeurs qu’elle professe.

Parangon de la démocratie et du libéralisme dans le monde, elle s’est posée en «parrain» du royaume le plus hermétique de la planète, s’opposant aux expériences de modernisation et de démocratisation du tiers-monde, comme ce fut le cas, en Iran, en 1953, lors de la nationalisation des installations pétrolières par le dirigeant nationaliste Mossadegh, en Egypte, en 1967, contre le chef de file du nationalisme arabe, Gamal Abdel Nasser, ou encore dans le pré carré américain, au Guatemala, en 1954, et au Chili, en 1973, contre le président socialiste démocratiquement élu Salvador Allende, renversé par une junte militaire le 11 septembre 1973, curieusement à la date anniversaire des attentats de Manhattan et de Washington, avec le soutien actif des Américains.

Toujours en application de ce même pacte, l’Amérique a décrété à la suite de l’invasion du Koweït en 1990 une mobilisation internationale contre l’Irak anéantissant pratiquement ce pays jadis à l’avant garde du monde arabe, le maintenant en état d’apoplexie, sous embargo près de douze ans après les hostilités, nourrissant ainsi le procès de la partialité occidentale par sa mansuétude à l’égard d’Israël, suscitant en contrepoint une volonté de réhabilitation des peuples arabes et musulmans qui s’est confondue pour beaucoup de militants islamistes avec une soif de revanche.

Enfin en vertu de ce même pacte, les Etats-Unis ont exonéré l’Arabie saoudite de sa responsabilité dans les attentats anti-américains du 11 septembre 2001, marqués par la participation à l’opération de quinze saoudiens sur les 19 membres de l’équipée, détournant sur l’Irak la colère vindicative du peuple américain.

Le nouveau contrat militaire de quatre vingt dix milliards de dollars témoigne de cette «servitude volontaire» de l’Arabie saoudite à l’égard des Etats-Unis. Alors qu’une importante armada américaine est déployée dans la zone Golfe persique – Océan indien, et, qu’un cordon sanitaire a été déployé autour de l’Iran par un chapelet de bases (Bahreïn, Abou Dhabi, Koweït, Massirah, Diego Garcia et Djibouti), ce contrat vise non à doter l’Arabie saoudite d’une défense tous azimuts, mais de la renforcer «face à l’Iran», puissance du seuil nucléaire, et non Israël, puissance nucléaire de plein exercice, de surcroît puissance occupante de Jérusalem, le 3me haut lieu saint de l’Islam.

Le Royaume saoudien débloque ainsi quatre vingt dix milliards de dollars pour résorber le chômage aux Etats-Unis et justifier, sous l’apparence d’un faux équilibre, une transaction qualitativement supérieure entre les Etats-Unis et Israël.

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 19:56

 

http://www.unbateaupourgaza.fr/index.php/Nouvelles/Un-bateau-pour-Gaza-Premiers-elements-de-bilan-de-la-campagne-francaise

http://www.france-palestine.org/article17967.html

Un bateau pour Gaza

Premiers éléments de bilan de la campagne française


La campagne française a été initiée dès l’été 2010, par le « Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » et « la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ». Menée démocratiquement et en toute transparence, elle a reçu le soutien et l’adhésion de nombreuses associations et organisations ainsi que de très nombreux collectifs nationaux, régionaux et locaux.

Elle s’est inscrite dans une campagne internationale, composées de coalitions d’une vingtaine de pays engagées dans la Flottille 2, un an après la première Flottille en 2010. Cette dynamique a permis que se crée un front international élargi contre le blocus illégal et inhumain de Gaza.

 

Elle a eu un large écho dans la société palestinienne, aussi bien à Gaza qu’en Cisjordanie.

 

Un événement sans précédent dans l’histoire déjà longue de la solidarité avec les Palestiniens

 

La campagne française constitue un événement sans précédent dans l’histoire déjà longue de la solidarité avec les Palestiniens dans notre pays. Largement rassembleuse, elle a réuni des forces citoyennes d’opinions diverses et de toutes générations. Elle a bénéficié du soutien de personnalités, d’organisations, d’élus français et européens, de collectivités territoriales, bien au-delà de ceux qui se mobilisent habituellement dans les actions en faveur de la Palestine.

 

Pendant plusieurs mois, des collectifs locaux se sont impliqués avec détermination dans des initiatives de collectes sur les marchés, dans les quartiers populaires et les universités. Ils ont multiplié les débats de proximité sur la situation de Gaza et des Palestiniens. Nous saluons tous ces efforts militants, qui ont permis à de simples citoyens de se sentir concernés et impliqués dans la mobilisation nécessaire pour mettre un terme au blocus total qui frappe Gaza. Rappelons que ce blocus a aussi pour conséquence l’absence de liberté de circulation pour les Palestiniens entre la Cisjordanie et Gaza.

 

Cette mobilisation exceptionnelle a permis de collecter sept cent mille euros, auprès d’un nombre très large de donateurs : quatre vingt quinze pour cent des dons viennent de particuliers et quatre vingt cinq pour cent sont inférieurs à cent euros. Cette mobilisation a permis à la campagne française d’engager deux bateaux, le « Louise Michel » et « Le Dignité-Al Karama », dans la Flottille internationale.

 

Le petit poucet des mers

 

Cette deuxième Flottille a du faire face à une stratégie israélienne puissante visant à étendre le blocus de Gaza à l’ensemble de la Méditerranée. Elle a bénéficié du soutien incroyable, mais particulièrement appuyé, du gouvernement grec soutenu par l’Union Européenne, le Quartet et le secrétaire général de l’ONU. Le gouvernement grec a mis en œuvre, pour le compte du gouvernement israélien, un inimaginable blocus des bateaux de la Flottille dans ses ports, violant ainsi ouvertement et froidement le droit de libre circulation et la Convention des droits de la mer. Harcèlement administratif et sabotage ont neutralisé les bateaux et ont permis au gouvernement israélien d’annoncer avec « fierté », le lundi 4 juillet, que la Flottille internationale était morte : il a d’ailleurs remercié pour cela les différents gouvernements, spécialement le gouvernement grec… Quelques jours plus tard, le blocus se déployait également dans les aéroports européens en bénéficiant des mêmes complicités.

 

Dans ce contexte inédit, le fait que le bateau français, « Dignité-Al Karama », ait réussi à prendre la mer le 4 juillet a jeté la consternation parmi les partisans du blocus. Réalisant un véritable périple pendant deux semaines, il a finalement, avec à son bord des militants internationaux et français, atteint les eaux internationales à quelques miles de Gaza ! Il a démontré ainsi que la Flottille n’avait pas renoncé et que la stratégie israélienne soutenue par toutes ces forces au niveau mondial et européen pouvait être mise en échec. Pendant deux semaines, ce « petit Poucet des mers », symbole de la Campagne française et de la Flottille internationale, a tracé sa route vers Gaza, porteur de la solidarité internationale contre le blocus.

 

C’en était véritablement trop pour le gouvernement israélien ! Il a, avec des moyens considérables et totalement disproportionnés, arraisonné le mardi 19 juillet, dans les eaux internationales et donc en toute illégalité, le « Dignité-Al Karama. Cet arraisonnement s’est fait en déployant cinq bateaux militaires et sept bateaux commandos - cent cinquante soldats - contre un petit bateau de plaisance de seize mètres avec seize personnes à bord ! Il a été l’expression de la démesure israélienne contre ce qui constitue à ses yeux la menace numéro un : la mobilisation citoyenne porteuse du droit comme facteur essentiel de la solution aux problèmes que connaît le Proche-Orient.

 

Un impact médiatique fort et international

 

La campagne a eu un impact médiatique fort et international. La couverture médiatique a été constante depuis le début de la campagne, notamment dans la Presse quotidienne régionale. Plusieurs centaines d’articles, dépêches et interviews ont été publiés dans le monde, notamment en Egypte et en Tunisie. La page Facebook de la campagne a été une des plus consultées en France. Le nom des deux bateaux et de notre campagne sont connus partout dans le monde. Tout cela a permis que, pendant six mois, la question du blocus de Gaza revienne dans l’actualité brisant ainsi mondialement le silence dans lequel veut l’enfermer le gouvernement israélien. La campagne a trouvé un écho médiatique inédit qui a fait perdre à Israël la « guerre de l’image ».

 

Pas de condamnation de l’arraisonnement par la France

 

Le gouvernement français quant à lui, a réaffirmé officiellement et à plusieurs reprises que le blocus de Gaza devait être levé. Pour autant, il n’a eu de cesse de mettre en garde toute participation de ressortissants français à cette Flottille, donnant ainsi raison par avance à l’intervention israélienne. Il a, certes, apporté l’aide normale du Consulat pour rapatrier les passagers. Mais il n’a pas condamné l’arraisonnement, pas plus qu’il n’a protégé un bateau battant pavillon français victime d’un acte de piraterie, non plus que ses passagers littéralement kidnappés par l’armée israélienne dans les eaux internationales.

 

La lutte contre le blocus de Gaza est entrée dans une nouvelle étape positive

 

La lutte contre le blocus de Gaza est ainsi entrée dans une nouvelle étape positive. Malgré l’arsenal politique, médiatique et militaire déployé par le gouvernement israélien, de plus en plus de citoyens dans le monde n’acceptent pas ce déni de justice et du droit international que constitue ce blocus de la bande de Gaza dont souffrent depuis plus de quatre ans un million cinq cent mille Palestiniens. L’incroyable épopée du « Dignité-El Karama » a clairement démontré à la face du monde que la légitimité était du côté de ceux et celles qui s’engagent contre ce blocus et non pas du côté du gouvernement israélien.

 

La Campagne « Un bateau français pour Gaza », a pris des engagements durables de mobilisation en lien avec les associations partenaires de la bande de Gaza. Nous avons la responsabilité de poursuivre et d’élargir cette campagne : les Palestiniens ne doivent plus subir ce blocus qui n’est en rien allégé contrairement aux dires israéliens et autres.

 

Toute cette campagne donne de l’espoir aux Palestiniens et leur montre qu’ils ne sont pas isolés et qu’au contraire c’est la politique israélienne qui l’est de plus en plus aux yeux des peuples du monde.

 

La Campagne « Un bateau français pour Gaza » n’a pas dit son dernier mot ! Elle va poursuivre son travail et son engagement citoyen, en lien avec la Flottille internationale.

 

Sans attendre, des démarches juridiques vont s’engager :

 

Intervention auprès du gouvernement français pour qu’il prenne ses responsabilités et exige que le bateau « Dignité-Al Karama » soit restitué sans délai tandis qu’il a été illégalement astreint dans le port d’Ashdod ;

 

Intervention juridique contre le gouvernement israélien pour l’arraisonnement dans les eaux internationales du bateau et le kidnapping de ses passagers ;

 

Intervention juridique auprès du gouvernement grec pour que le bateau « Louise Michel », toujours bloqué au port du Pirée, soit libre.

 

Le blocage des bateaux a entraîné des dépenses importantes, notamment en frais juridiques, qui s’ajoutent à l’achat des deux bateaux. Les fruits de la collecte ont été utilisés. Un bilan financier précis sera communiqué, dès la rentrée pour rendre compte en toute transparence aux organisations, aux collectifs et aux donateurs qui se sont impliqués.

 

Notre indignation reste entière et notre détermination à poursuivre et élargir encore la mobilisation française et internationale contre le blocus de Gaza et pour la reconnaissance des droits des palestiniens.

 

Nous appelons à rester mobilisés pour, ensemble, prendre de nouvelles initiatives : la légitimité et le droit sont de notre côté ! Nous briserons le blocus de Gaza !

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 15:31

 

Rapport d’activité du Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes  (CICUP) pour la période du 15 mai 2010 au 17 septembre 2011

 

Pour une grande partie, l’activité du CICUP depuis l’Assemblée Générale du 15 mai 2010 a été évoquée dans la dernière Lettre du CICUP. Aussi nous nous contenterons ici de la résumer.

 

Le colloque autour des doctorants palestiniens étudiant en France, organisé conjointement avec la GUPS a été une réussite. Les participants auraient pu être plus nombreux. De multiples difficultés ont entravé l’organisation. Les débats ont permis des échanges fructueux sur l’accueil en France, l’engagement des étudiants palestiniens envers leur pays. Les exposés ont montré la qualité des recherches effectuées par les doctorants palestiniens. Un second colloque est prévue par la GUPS en 2012. Le CICUP devrait s’y associer.

 

Le CICUP a participé au Forum social mondial sur l’éducation en Palestine, qui s’est tenu du 27 octobre au 2 novembre 2010. Il était présent lors de la réunion de lancement de cette action le 7 octobre par une conférence de presse, en présence de Stéphane Hessel, suivie d’un débat. Délégués du CICUP en Cisjordanie et à Beyrouth, Gérard Faÿ, Josette Hérou et Khira Lamèche ont donné leurs comptes-rendus dans la Lettre du CICUP numéro 31. A ce que nous savons, nos collègues universitaires palestiniens ont été peu informés et l’enseignement supérieur pratiquement absent des débats.

 

Le CICUP a été convié à l’Assemblée Générale du programme PEACE, géré par l’UNESCO, qui a eu lieu à l’université polytechnique de Barcelone. Roland Lombard a représenté notre association et ses impressions sont à lire dans la Lettre du CICUP. Une évolution du programme PEACE dans le sens de la coordination dans l’enseignement et la recherche se fait sentir, une stratégie au niveau de la Palestine semble se mettre en place.

 

Membre de la Plateforme des Organisations Non Gouvernementales pour la Palestine, le CICUP a participé à l’Assemblée Générale de la Plateforme le 6 juin 2011. Un problème financier menace l’existence de la Plateforme : le ministère des affaires étrangères a décidé de surseoir sa décision concernant la demande de subvention annuelle malgré un très bon dossier déposé auprès de l’agence française pour le développement. Le CICUP est intervenu par une lettre au ministre des affaires étrangères en soutien aux démarches de Bernard Ravenel, président de la Plateforme.

 

Le CICUP a été partie prenante de l’opération « un bateau pour Gaza ». Des livres ont été collectés par Marie Noëlle Lombard, qui s’adressent tant aux universitaires qu’aux lycéens. Ils n’ont pu prendre place sur les bateaux ; nous oeuvrons pour leur acheminement vers Gaza dès que possible. Le CICUP participe également aux réunions de Collectif national pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

 

Enfin, profitant de ses fréquents séjours en Suisse, Roland Lombard a présenté à plusieurs reprises le

documentaire de Claire Duguet « Etudiants en Palestine ». Ce fut le cas, en particulier, au Collège de Bulle (Fribourg), collège qui avait accepté, quelques mois auparavant, la présentation d’un représentant de l’ambassade d’Israël en Suisse. Ce fut l’occasion de remettre les pendules à l’heure !

 

Le CICUP a également apporté un soutien financier à des actions telles que l’école d’été organisée à

Bordeaux par « Palestinian Youth Net ». Le CICUP a accordé une somme de quatre cent euros et l’appel a été diffusé à l’ensemble des adhérents et sympathisants. Des soutiens financiers personnels pour des stages ont été accordés à Rawan Odeh (inscription à l’INALCO), à Rasha Kayyat (stage au Genethon, Centre de recherche sur les thérapies géniques situé à Evry), et accord de principe a été donné pour le stage de français au Centre de Langues Appliquées de Besançon de Salma Ahmed dont le stage a du être reporté.

 

Dans le cadre de la réflexion sur l’avenir du CICUP et sur le renouvellement de l’équipe des responsables, l’assemblée générale de mai 2010 a donné mandat au Conseil d’Administration pour des prises de contacts avec des organismes susceptibles de nous apporter un soutien ou de prendre le relai de notre action.

 

Par ailleurs, dans le cadre du mandat donné par l’Assemblée Générale et suite au forum social mondial que nous avions préparé en concertation, nous avons rencontré le SNESUP en la personne de Marc Delepouve (chargé des relations internationales) et Stéphane Tassel (secrétaire général), Séraphin Alava, membre des deux organisations était en liaison internet avec nous. Il en est ressorti une convergence de vues sur l’analyse de la situation et sur le positionnement par rapport à la campagne BDS, une volonté de faire un état des coopérations avec la Palestine pour mieux oeuvrer à leur développement. Dans ce but nous avions programmé une rencontre conjointe avec Frédéric Ogée.

 

 Nous avons également tenté de prendre contact avec le programme PEACE, lui-même en pleine évolution, par l’intermédiaire de Frédéric Ogée. Cette démarche n’a pas pu être suivie d’une rencontre.

 

A ce jour le problème reste entier. Il n’est pas souhaitable de laisser perdurer une situation floue et insatisfaisante. Il sera donc essentiel que l’Assemblée Générale du 17 septembre 2011 prenne une décision sur le maintien ou non de notre association.

 

Roland Lombard, président du CICUP

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 13:18

 

http://www.wsws.org/francais/News/2011/mar2011/assa-m01.shtml

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Robert_Stevens.010311.htm

Défendons Julian Assange

Par Robert Stevens

Premier mars 2011

Le verdict du juge Howard Riddle au tribunal d’instance Belmarsh à Londres selon lequel le fondateur de WikiLeaks devra être extradé en Suède représente une grave menace pour sa liberté et même sa vie.

 

Cette décision est seulement le dernier épisode d’une campagne massive, coordonnée à l’échelle internationale et menée par l’administration Obama et les services de renseignements américains pour discréditer et détruire WikiLeaks.

 

Assange est la victime d’une tentative politiquement motivée pour le diffamer et le poursuivre en justice sur des accusations totalement forgées d’inconduite sexuelle. Les principaux collaborateurs de Washington sont le gouvernement et les tribunaux britanniques, le gouvernement suédois et son système juridique ainsi que le gouvernement Gillard en Australie, qui n’a rien fait pour défendre un de ses propres citoyens.

 

Julian Assange a émergé comme une personnalité majeure du journalisme, luttant pour une presse véritablement indépendante. À l’opposé du New York Times et du reste de l’establishment médiatique, qui collaborent systématiquement avec l’État pour dissimuler la vérité et laisser le public dans l'ignorance, il a travaillé pour révéler les crimes de l’impérialisme américain. Pour cette raison, on veut l'éliminer.

 

La poursuite vise à bâillonner WikiLeaks, qui a rendu publics des milliers de documents secrets de l’armée américaine exposant le caractère criminel des invasions et des occupations de l’Afghanistan et de l’Irak. Il a également rendu publics des câbles diplomatiques américains documentant les sales conspirations qui ont été perpétrées contre la population mondiale par Washington et ses alliés.

 

La détermination des États-Unis à détruire Assange n’a fait que croître au moment où les révélations faites par WikiLeaks aidaient à déclencher des révoltes populaires de masses en Tunisie, en Égypte et dans d’autres pays, mettant à mal les efforts des États-Unis et de l’Europe visant à se présenter comme des défenseurs bienveillants de la démocratie.

 

Assange a eu des relations sexuelles consensuelles avec deux femmes en Suède en août dernier avant d’être la cible d’allégations d’agressions sexuelles. En vingt quatre heures, toutes poursuites contre lui furent rejetées par le procureur en chef de la Suède, Eva Finne, qui a déclaré que les accusations étaient sans fondement.

 

Mais le verdict de Finne fut renversé après qu’un membre important du parti social-démocrate, Claes Borgström, fut intervenu à la faveur des deux femmes. Une des femmes qui a fait les allégations est associée à l’aile chrétienne de la social-démocratie suédoise.

 

Le 18 novembre 2010, la directrice du département chargé au Parquet des crimes sexuels, Marianne Ny, a transféré un mandat d’arrêt européen à la police britannique, seulement dix jours avant que WikiLeaks ne divulgue les câbles diplomatiques américains.

 

Borgström a pour partenaire, dans sa société d'avocats, Thomas Bodström, ancien ministre de la Justice dans le gouvernement social-démocrate de 2000 à 2006. En 2001, Bodström avait été impliqué dans l'affaire de deux demandeurs d'asile qui avaient été désignés comme présumés terroristes et rendus à la Central Intelligence Agency. Ils auraient été torturés par la suite en Égypte. Le gouvernement du Parti social-démocrate a participé à la guerre menée par les États-Unis en Afghanistan.

 

La coalition Alliance pour la Suède élue en 2007, sous la gouverne du premier ministre Fredrik Reinfeldt, entretient des relations tout aussi étroites avec Washington. Karl Rove, anciennement conseiller du président George W. Bush, est maintenant conseiller pour Reinfeldt depuis deux ans.

 

S'il est extradé en Suède, Assange risque d'être détenu pour une période prolongée, car il n'existe pas de système de libération sous caution pour ceux qui sont accusés de viol. Il devrait ensuite subir un procès à huis clos, où les preuves seraient présentées en privé, présidé par un juge principal et trois juges non professionnels nommés par le gouvernement. S'il est reconnu coupable, il pourrait purger jusqu'à quatre ans de prison.

 

Il est superflu de soulever la question de l'étroite relation politique entre la Grande-Bretagne et Washington. Londres a été mêlé à tous les crimes des États-Unis révélés par WikiLeaks et Assange, surtout ceux liés aux guerres en Irak et en Afghanistan et à la fameuse « guerre contre le terrorisme ».

 

Il suffit de comparer le traitement réservé à Assange à l'attitude envers le dictateur chilien Augusto Pinochet pour comprendre combien les actions de la Grande-Bretagne sont politiquement motivées.

 

Le juge Howard Riddle a statué qu'Assange peut être extradé, même s'il n'est accusé d'aucun crime. Il a rejeté sommairement toutes les préoccupations qu'avaient soulevées les avocats d'Assange.

 

Pinochet, auteur d'un massacre, fut arrêté en Grande-Bretagne, le 17 octobre 1998, sur la base d'un mandat d'arrêt émis par le juge espagnol Baltazar Garzón. Contrairement à Assange, qui n'a commis aucun crime et qui n'a même pas été officiellement accusé, Pinochet a passé dans le luxe son séjour au Royaume-Uni tout en étant célébré par des politiciens en vue comme l'ancienne première ministre Margaret Thatcher. Parmi ses avocats se trouvait Clare Montgomery, un procureur de la Couronne qui a argumenté en faveur de l'extradition d'Assange.

 

Montgomery avait notoirement défendu devant les Lords juristes que seul le Chili pouvait poursuivre Pinochet car « lorsque la torture est pratiquée dans un contexte où l'armée fait respecter une certaine politique de sécurité interne... la définition de fonctions souveraines ou du gouvernement s'applique toujours. Et les actes souverains ou de l'État ont droit à l'immunité. »

 

En janvier 2000, le secrétaire de l'Intérieur du Parti travailliste, Jack Straw, était intervenu directement pour décider que Pinochet ne devait pas être extradé, mais retourné au Chili en raison de ses problèmes de santé.

 

S'il est extradé en Suède, Assange risque d'être envoyé aux États-Unis, où il pourrait être condamné à mort. Des politiciens au pouvoir aux États-Unis, tels que le vice-président Joseph Biden, l'ont qualifié de « terroriste » et de « traître », tandis que d'autres personnalités en vue, comme l'ancien candidat républicain à la présidence, Mike Huckabee, et l'ancienne candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin, ont appelé à son assassinat.

 

Ce ne sont pas des menaces en l’air. L’année dernière, le président Obama a lui-même ordonné l' « assassinat ciblé » d’Anwar Al-Awlaki, un imam d’origine américaine accusé de terrorisme qui se cacherait au Yémen.

 

Il suffit de considérer le traitement barbare infligé au soldat de l’armée américaine Bradley Manning, qui est détenu dans une base américaine à Quantico, en Virginie, uniquement car il est soupçonné d’avoir fourni des documents secrets à WikiLeaks. En attente de procès, il a été torturé physiquement et psychologiquement pendant plus de neuf mois, maintenu en isolement vingt trois heures par jour, il s’est fait refuser le droit de faire de l’exercice ou même d’avoir un oreiller ou un drap. Il est autorisé à porter ses lunettes uniquement pour la lecture, le rendant pratiquement aveugle la majeure partie de la journée.  

 

Les médias, y compris la presse libérale et de pseudo-gauche, ont joué un rôle politique criminel en légitimant et en promouvant la vendetta contre Assange. Le New York Times et le Guardian, qui avaient initialement décidé de publier et de diffuser les documents de WikiLeaks, l’ont fait uniquement dans le but de supprimer les informations les plus dommageables. Le New York Times admet même avoir consulté le département d'État et des hauts placés de la Maison-Blanche avant de publier un petit nombre de documents.

 

Une fois que la décision a été prise de s'en prendre à Assange, le Times et le Guardian ont mené la frénésie médiatique visant à dépeindre Assange comme un criminel et ont donné de la crédibilité aux accusations sans fondement de sévices sexuels et de viol portées contre lui. De nombreuses commentatrices féministes ont affirmé que quiconque se portait à la défense d’Assange était non seulement un adepte des théories du complot, mais aussi coupable de salir le nom de ses accusateurs et d’être indifférent au « viol ».

 

Il faut faire l’avertissement suivant. Le gouvernement américain et ses complices ont travaillé sans relâche pour handicaper WikiLeaks et créer les conditions pour qu’Assange doive possiblement purger une longue peine de prison. Leur capacité à mener une telle attaque témoigne de la vaste érosion des droits démocratiques aux États-Unis et internationalement.

 

Si les conditions politiques actuelles avaient prévalu en 1969, Seymour Hersh, l’auteur des révélations du massacre de My Lai et le soldat qui lui a fourni les informations se seraient tous deux retrouvés en prison. 

 

En revanche, aucun des responsables des massacres, de la torture et de la destruction en Irak, en Afghanistan et partout ailleurs qui ont été exposés par WikiLeaks n’ont été tenus de rendre des comptes.

 

Cela ne peut durer. La décision d’extrader Assange en Suède doit servir de cri de ralliement pour un mouvement de protestation de masse mobilisant les travailleurs, les étudiants et tous ceux qui sont préoccupés par les droits démocratiques afin de revendiquer sa libération.

 

(Article original anglais paru le 26 février 2011)

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:55

 

http://www.jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-plus-de-20-000-manifestants-a-tel-aviv-le-peuple-veut-la-chute-de-netanyahu-80188495.html

 

 

Plus de vingt mille manifestants à Tel Aviv

 

Le peuple veut la chute de Netanyahu

 

« Le peuple veut renverser Netanyahu », « le peuple veut la justice sociale », « Netanyahu rentre chez toi », ont scandé entre autre plus de vingt mille israéliens à Tel Aviv, protestant contre la cherté de vie, les prix élevés de l’habitat et la mauvaise politique sociale et économique du gouvernement extrémiste.

Cette manifestation grandiose a surpris les ministres réunis dimanche en séance gouvernementale, certains d’entre eux sont allés jusqu’à se disputer ensemble. Alors Netanyahu a commencé à crier et à frapper à la table pour calmer la situation.


Cette mobilisation d’Israéliens a été baptisée « La révolution des tentes », vingt personnes ayant dressé cinq tentes dans une place de Tel Aviv il y a dix jours, pour protester contre les prix élevés des habitations.

Le nombre des tentes est rapidement passé à deux mille, qui ont été réparties sur cinq villes de la Palestine occupée, du nord (Keryat Shmona) jusqu’au sud (Beersheva).


Les manifestants ont appelé à faire de la place « Hipma » au cœur de Tel Aviv « la place de la liberté israélienne qui se soldera par la chute du gouvernement de Netanyahu ».

La mobilisation s’est faite sur la page internet de Facebook. Plus de vingt mille jeunes ont répondu à cet appel, ainsi que des médecins qui mènent une bataille syndicale avec le gouvernement pour l’augmentation des salaires.


Les députés de gauche ont pris part à ce mouvement de contestation, tout en affirmant qu’ils participent à titre personnel, puisque les manifestants ne veulent pas d’ingérence politique dans leur action.

Parmi ces membres de la Knesset figurent Mohammad Baraké, Dov Hanine et l’avocat Tsahi Gabrelli qui occupait le poste du conseiller personnel du Premier ministre.
Sachant que les pris des habitats israéliens ont augmenté de soixante quatre pour cent depuis l’an 2008.

« Le gouvernement agit contre le peuple, pour cela le peuple est contre le gouvernement », « l’Etat d’Israël en vente, celui qui veut l’acheter qu’il paie le plus » et « toute une génération recherche des habitations », ont entre autre scandé les manifestants.

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:23

 

http://www.bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/06/16/democratie-participative-lislande-reecrit-sa-constitution-avec-facebook-et-twitter

16 juin 2011

Démocratie participative

L’Islande réécrit sa constitution avec Facebook et Twitter         

C'est un processus politique inédit qui devrait susciter l'émoi des plus conservateurs de nos parlementaires. Depuis avril, vingt-cinq conseillers issus de la société civile — avocat, journaliste, professeur d’économie, physicien, directeur de théâtre, pasteur, étudiant — sont chargés de superviser l'écriture de la nouvelle Constitution islandaise, racontent le site Numerama et le quotidien le Guardian. Le pays, durement touché par la crise économique de 2008, a ainsi décidé de se redresser en actualisant sa loi fondamentale, en vigueur depuis 1944, date de l'indépendance avec le Danemark.

 

Là où l'Islande innove vraiment, c'est que le processus de révision se veut collaboratif : les projets d'article sont publiés sur le site du gouvernement afin d'être commentés, critiqués, amendés par les internautes via les réseaux sociaux. Tous peuvent ainsi visualiser l'actuelle constitution ou consulter le dernier brouillon et directement réagir sur la page Facebook, le compte Twitter ou la chaîne You Tube du "Conseil". Chacune des réunions est par ailleurs retransmise en direct et ouverte au public.

 

"Je crois que c'est la première fois qu'une Constitution est en cours de rédaction essentiellement sur Internet, commente Thorvaldur Gylfason, membre du Conseil constitutionnel islandais. Le public voit la Constitution prendre forme sous ses yeux. C'est très différent de l'ancienne époque où les constituants pensaient qu'il était parfois préférable de se trouver hors de portée des remarques."

 

Le processus devrait se terminer le mois prochain. Cette nouvelle Constitution sera ensuite soumise à référendum afin de savoir si la majorité des Islandais l'accepte. Et, surtout, le Parlement islandais n'aura pas le droit de lui apporter la moindre modification.

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 13:23

 

http://www.liberation.fr/monde/01012350781-a-madrid-les-indignados-sont-de-retour

25 juillet 2011

A Madrid, les « indignados » sont de retour

Des milliers de manifestants venus de toute l’Espagne ont rallié la Puerta del Sol, ce week end

Par Marc Semo

Ils marchent à travers le pays, campent et occupent les places, se réunissent en sommet, manifestent, tiennent des assemblées… Un peu plus de deux mois après l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, l’auto dénommée Spanish Revolution est toujours en marche. Les pavés de la Puerta del Sol brûlent à nouveau de mille et une revendications : les indignados sont de retour. Ils n’étaient jamais vraiment partis, vous diront-ils. Leur point d’information, une simple bâche recouvrant un comptoir bricolé de bouts de bois au milieu du grand carrefour madrilène, est resté en service depuis le 13 juin, jour où ils avaient levé le camp après un mois d’occupation héroïque. Mais faire venir des indignés des quatre coins du pays, comme ils l’ont fait ce week-end, pour remplir à nouveau chaque centimètre carré de leur Puerta del Sol est un tour de force admirable en plein cœur de l’été.

Euphorie.

Hier soir, lors d’une manifestation qui a relié la gare d’Atocha à la place emblématique, ces indignés ont uni leurs voix pour scander le désormais traditionnel «ils ne nous représentent pas !» en allusion aux gouvernants et à la classe politique. La veille, les six cortèges venus de régions différentes avaient fait une entrée triomphale à la tombée de la nuit sur la Puerta del Sol.

Des contingents, formés chacun d’une centaine de personnes - étudiants, chômeurs et retraités -, étaient partis il y a un mois de Barcelone, Valence, Malaga, Saint-Jacques-de-Compostelle, Bilbao et d’Estrémadure. Les colonnes, grossissant en cours de route, ont convergé vers Madrid, où des milliers de personnes les ont accompagnés et encouragés sur les derniers kilomètres. «C’était vraiment beau de traverser tous ces villages, d’écouter les populations nous parler de leurs problèmes, et à notre tour de promouvoir le mouvement en leur transmettant l’idée qu’ils peuvent changer les choses», raconte Guillermo, un étudiant de Lleida (Catalogne), qui porte sur son visage bronzé et barbu la fatigue et la joie de vingt-sept jours de marche à travers la campagne. Transportés par une euphorie croissante au fur et à mesure qu’approchait le mythique carrefour de Sol, les marcheurs ont offert aux caméras des scènes de liesse mémorables sur la place, dans une profusion de danses, de chants et d’embrassades. Le haut-parleur annonçait l’arrivée de chaque caravane sous les applaudissements des Madrilènes, alors qu’Agora Sol, la radio des indignés, retransmettait l’événement.

Explosion.

Depuis la veille, l’organisation méthodique de cette rébellion sérieuse avait repris ses quartiers sur la place : les tentes des différentes commissions de travail étaient réapparues, et les collectes de nourriture avaient repris auprès de la population. En fin de soirée, tous ces indignés ont tenu une improbable et démesurée assemblée pour partager les expériences récoltées en cours de route. A un moment donné, le micro est tombé aux mains d’un policier, qui a lancé ce message : «Dans la police, nous sommes aussi indignés, nous vous soutenons !»

Les délégations régionales ont campé sans vraiment dormir dans les allées ombragées en face du musée du Prado, puis se sont retrouvées au parc du Retiro hier matin, pour une nouvelle assemblée, cette fois-ci sur les stratégies à mettre en place pour assurer la vigueur du mouvement. Divisé en sept groupes travaillant sur des aspects différents, les activistes, assis en ronds sur le gazon, ont décidé d’assurer davantage de coordination pour souder la révolte et préparer des actions concertées aux niveaux national et international.

Dans la section dédiée à l’analyse, on tentait de définir le mouvement et la façon dont la population le percevait, notamment les générations plus âgées, alors que le groupe étudiant les scénarios pour le futur prédisait une explosion de révoltes «un peu partout en Europe». «J’ai l’impression que notre mouvement est mûr», explique Roberto García-Patrón, doctorant en sciences politiques et coordinateur de l’assemblée des stratégies du 15 mai. «Nous avons commencé dans le chaos, puis nous avons organisé ce chaos, et nous avons considérablement mûri, en nous installant dans chaque village et dans chaque quartier.»

Au-delà des campements c’est l’occasion d’échanges et de brainstormings festifs. Les indignés ont reconnu lors de cette réunion l’importance de poursuivre dans la voie de l’ancrage local et de la multiplication des assemblées populaires dans les villes et villages, qui constituent la base du mouvement et lui donne sa substance. L’objectif reste plutôt la démocratie participative que la création d’un nouveau parti. «Nous sommes un pouvoir instituant, pas institué», résume Roberto.

Ce lundi, les indignés espagnols tiennent leur premier forum social à Madrid, avant de rentrer dans leurs villes et leurs régions. Après la parenthèse de repos qu’ils s’imposent en août, ils prépareront la journée mondiale d’indignation et de mobilisation contre la crise du 15 octobre.

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 13:09

 

http://www.pcf.fr/11035

Libye : « il faut savoir ne pas commencer une guerre »

En Libye comme en Afghanistan, la France et l'OTAN sont en échec.

En Libye, c'est l'impasse et l'enlisement dans une opération militaire sans issue. La protection des populations civiles - inscrite dans la résolution 1973 du Conseil de Sécurité - n'était que le masque de la guerre. Un mensonge d'États pour essayer de faire passer l'objectif réel : installer un régime solidement et durablement compatible avec les intérêts stratégiques, énergétiques et politiques des principales puissances européennes et occidentales. 

Cette guerre au coût exorbitant est une tragédie pour tout le peuple libyen, profondément divisé, et entraîné dans une guerre civile qui risque de faire éclater le pays lui-même. 

Le PCF, dès le mois de mars, a fermement condamné l'intervention militaire en Libye. Aujourd'hui, il regrette le choix désastreux, voté à une large majorité à l'Assemblée nationale. Les députés communistes, citoyens et du parti de gauche se sont, pour leur part, opposés à la prolongation de la présence militaire française en Libye.

Une solution politique est une exigence et une urgence. Les bombardements doivent cesser immédiatement dans un cessez-le-feu multilatéral. L'OTAN doit retirer ses forces. La protection et les droits des réfugiés doivent être garantis. Un règlement politique doit pouvoir s'imposer dans une Conférence internationale ou une session spéciale de l'Assemblée générale de l'ONU.

 « Il faut savoir finir une guerre », disait hier, Nicolas Sarkozy à propos de l'Afghanistan. Il faut surtout savoir comment ne pas la commencer ! La France peut et doit jouer un rôle positif dans le monde à condition d'en finir avec un suivisme atlantiste et pro-américain systématique et néfaste.

 Parti communiste français, 

Paris, le 13 juillet 2011.

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:38

 

http://www.fr.news.yahoo.com/l%C3%A9missaire-lonu-re%C3%A7u-par-les-insurg%C3%A9s-libyens-%C3%A0-170332035.html

 

L’émissaire de l’ONU reçu par les insurgés libyens à Benghazi

 

BENGHAZI, Libye (Reuters) - L'émissaire des Nations unies pour la Libye, Abdoul Elah al Khatib, a eu lundi des discussions avec les chefs de la rébellion à Benghazi, la grande ville de l'Est libyen entre leurs mains.

 

Ils ont évoqué des idées générales susceptibles d'enclencher un processus politique conduisant à l'arrêt du conflit, mais aucun plan clair n'a été mentionné.

 

L'émissaire a déclaré à Reuters après la rencontre qu'il se rendrait mardi à Tripoli pour sonder les points de vue des dirigeants libyens.

 

Un dirigeant des insurgés, Mahmoud Djibril, a souligné que les rebelles n'accepteraient aucun plan qui ne prévoie pas le départ du pouvoir du colonel Mouammar Kadhafi.

 

Signe que l'on tend peut-être vers un règlement politique, Moustafa Abdeldjeïl, qui préside le Conseil national de transition (CNT, à la tête des insurgés), déclare dans une interview que publie lundi le Wall Street Journal que Mouammar Kadhafi pourrait rester en Libye en cas d'accord négocié, mais à certaines conditions.

 

Ce revirement du chef du CNT fait suite à des propos d'Alain Juppé, chef de la diplomatie française, qui allaient dans le même sens, mercredi dernier.

 

Mouammar Kadhafi, outre le fait qu'il devrait céder le pouvoir, devrait séjourner là où les insurgés le détermineraient et ce sont eux qui choisiraient qui le surveilleraient, précise Moustafa Abdeldjeïl dans l'interview.

 

Les autorités de Tripoli n'ont pas réagi à ses déclarations.

 

Le "Guide" libyen s'accroche au pouvoir malgré les quatre mois de bombardements aériens menés par les avions de l'Otan et les cinq mois d'affrontements avec les insurgés, qui ont pris le contrôle d'importantes régions du pays, dont la Cyrénaïque (Est), le Djebel Nefoussa (Ouest) et la grande ville de Misrata.

 

L'Otan a continué à prendre pour cible des objectifs du régime libyen, lundi, frappant à deux reprises dans le centre de Tripoli. La Grande-Bretagne a assuré que les bombardements ne s'arrêteraient pas pendant le mois de jeûne du ramadan, qui commence le 1er août, mais l'espoir grandit ces temps-ci de voir s'imposer un règlement négocié à la guerre.

 

ÉMISSAIRE DE KADHAFI AU CAIRE

 

Khatib, diplomate jordanien de haut rang, veut s'employer à convaincre les deux camps d'accepter un plan informel qui prévoit un cessez-le-feu suivi de la mise en place d'un gouvernement d'union et de transition et d'un retrait de Kadhafi du pouvoir.

 

"Les Nations unies déploient des efforts très sérieux pour lancer un processus politique suivant deux axes: un accord de cessez-le-feu et, simultanément, un accord créant un mécanisme de transition", avait-il dit à Reuters la semaine dernière à Amman.

 

Sa visite à Benghazi a eu lieu au lendemain de la fin de celle effectuée pendant trois jours au Caire par le ministre des Affaires étrangères de Kadhafi, Abdelatif Obeïdi, pour tenter de trouver une issue négociée au conflit.

 

Le régime du colonel Kadhafi a fait savoir d'ores et déjà qu'il était disposé à avoir d'autres discussions avec des représentants américains mais aussi avec les insurgés, tout en ajoutant que le numéro un libyen ne négocierait pas personnellement et qu'il ne quitterait jamais le pouvoir.

 

Le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, a déclaré vendredi que des responsables libyens avaient eu un dialogue "fructueux" avec des émissaires américains en Tunisie ce mois-ci.

 

Sur le terrain, les fronts étaient relativement calmes lundi. Des fusillades ont eu lieu dimanche dans le secteur du Djebel Nefoussa, où les insurgés ont progressé sensiblement ces dernières semaines. Les forces de Kadhafi ont pilonné les positions des insurgés à Kaoualich, rapportent des témoins.

 

L'Otan a effectué cent soixante trois sorties aériennes dimanche, dont quarante trois destinées à viser des objectifs. Un dépôt militaire a ainsi été atteint près de Brega, ou encore deux dépôts de munitions et un centre de commandement près de Zlitane, ville située dans l'Ouest, entre Misrata et Tripoli.

 

Depuis que l'Otan a pris le commandement des frappes aériennes le 31 mars, ses appareils ont effectué seize mille quatre cent quarante quatre sorties, dont six mille cent quatre vingt cinq destinées à frapper des objectifs.

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:22

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1296596/2011/07/25/Le-gouvernement-syrien-adopte-un-projet-de-loi-sur-le-multipartisme.dhtml

Le gouvernement syrien adopte un projet de loi sur le multipartisme

Le gouvernement syrien a adopté un projet de loi autorisant le multipartisme pour "permettre l'alternance" du pouvoir en Syrie, a annoncé l'agence officielle Sana dans la nuit de dimanche à lundi.

Le gouvernement "a adopté le projet de loi pour les partis (politiques) en Syrie dans le cadre des orientations du programme de réformes et dans le but d'enrichir la vie politique, la dynamiser et permettre l'alternance", a annoncé Sana.
 
"Le projet de loi stipule les objectifs et les principes essentiels régissant l'activité des partis, les conditions pour leur établissement ainsi que pour l'obtention d'une autorisation et les règles relatives à leur financement, leurs droits et leurs obligations", précise Sana.
 
Il interdit tout parti fondé sur "des bases religieuses, tribales, locales, catégorielles, professionnelles ou à partir de discriminations, de race, de sexe ou de couleur" ou encore s'il est "issu d'une organisation ou d'un parti non syrien", selon l'agence.
 
Le multipartisme est une revendication essentielle de l'opposition en Syrie, en proie depuis le 15 mars à une vague de contestation sans précédent. Le parti Baas est au pouvoir en Syrie depuis 1963. Selon la Constitution il est "le dirigeant de l'Etat et de la société".

 

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