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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 17:06

 

 

Vendredi 23 Mars 2012

 

Riposte laïque condamné pour ses propos islamophobes

 

Deux membres du collectif ont été condamnés pour provocations à la haine, suite à la publication de deux textes sur leur site

 

Par Esther Lagarde

 

Dans la dix septième chambre du Palais de Justice de Paris, le Tribunal Correctionnel a rendu sa décision : le fondateur de Riposte Laïque, Pierre Cassen, et un des collaborateurs du site, Pascal Hilout, sont condamnés pour provocation à la haine envers les musulmans, après la plainte de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH).

 

Publié le 11 octobre 2010 sous le pseudo Cyrano, l'éditorial de Pierre Cassen se demandait si l'islam était «compatible avec la République».  

 

«Pourra-t-on compter sur les musulmans “modérés” quand il faudra combattre l'Islam au cœur ?» De son côté, l'éditorial de Pascal Hilout, daté du 13 décembre 2010, explique que «l'Islam n'est pas une religion mais un projet politico-religieux totalitaire, et qu'il ne sait exister que par la conquête».

 

Pierre Cassen, qui a été jugé coupable du délit, et Pascal Hilout, condamné en tant que complice, doivent verser respectivement quatre mille et mille cinq cent euros d'amende, mille cinq cent euros de dommages et intérêts à la LDH ainsi que deux mille euros de frais de justice. Ils devront aussi payer un euro à titre de dommages et intérêts et huit cent euros au titre des frais de justice aux autres associations qui se sont portées parties civiles (la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), l'Association de défense des droits de l'Homme (ADDH), SOS Racisme et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap).

 

Un éditorial qui cite René Marchand

 

Les juges ont estimé que le premier texte poursuivi, publié le 11 octobre 2010, «entend manifestement imposer dans l'esprit du lecteur» que les musulmans «constituent, dans leur ensemble, un groupe irréductiblement étranger à la nation française, qu'ils mettent en péril par leur nombre croissant et leurs visées expansionnistes, sans la moindre réserve sur le souhait que pourrait avoir, même une partie d'entre eux seulement, de vivre paisiblement avec leur famille sur le sol français». L'éditorial de Pascal Hilout cite des propos de René Marchand, journaliste et collaborateur de Riposte laïque, qui a notamment écrit deux livres qui dénonce l'Islam, La France en danger d'Islam en 2002 et Mohammed, la contre-enquête en 2006.

 

Dès la fin de l'audience, Pascal Hilout rejoint son avocat, Joseph Scipilliti, et les sympatisants de Riposte Laïque, venus le soutenir. «Heureusement qu'on n'a pas eu la prison avec sursis, parce que pour ma mère, ça aurait été la honte», lâche-t-il. Son avocat le rassure: «De toute façon, on va faire appel, j'y vais tout de suite», et s'empresse de descendre le grand escalier du Palais pour aller poser l'appel.

 

L'avocat de la LDH, Michel Tubiana, est «parfaitement satisfait de la décision rendue». «Nous verrons ce que dira la Cour d'Appel, mais on continuera à veiller sur ce qu'écrit Riposte Laïque», assure-t-il.

 

«En tout cas, les dommages et intérêts demandés sont supérieurs à ce que l'on voit habituellement.»

 

«Mon combat ne va pas s'arrêter là, bien sûr je vais peser mes termes désormais, lance Pascal Hilout, à sa sortie de l'audience. Mais c'est pas demain que je vais arrêter de critiquer le Coran et l'Islam

 

Riposte Laïque doit également publier sa condamnation sur son site pendant trois mois.

 

http://www.liberation.fr/societe/01012397916-riposte-laique-condamne-pour-ses-propos-islamophobes

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:15

 

http://www.pcfjarnisy54.fr/pages/brisons-le-silence-70-suicides-a-la-poste-4539394.html


Brisons le silence

 

Soixante dix suicides à la Poste

 

L’enquête que nous publions aujourd’hui, sur le désastre humain à la poste ne devrait pas constituer une indignation de plus s’ajoutant à tant d’autres, mais devrait bel et bien agir comme une révélation, une mise en alerte, un cri collectif contre la mise en danger d’autrui !

 

Ce qui se passe en effet chez le «  premier employeur de France après l’Etat », selon la terminologie officielle, a de quoi nous inquiéter et nous révolter. La poste en plein mal-être ?

 

Beaucoup ont sourit. La réalité s’avère pourtant d’une cruauté extrême : stress, ambiance délétère, conditions de travail dégradées, rapports alarmants des médecins du travail, managers cruels, harcèlement… et suicides.

 

Chacun connaît les racines du mal, déjà expérimentées chez France Télécom

La Poste vit une crise identitaire sans précédent. Cette administration, que le monde entier jadis nous enviait, a été récemment transformée en société anonyme par le gouvernement de Nicolas Sarkozy- avec le cortège anti social qui accompagne la privatisation. Pour décrire ce que les dirigeants tentent de leur imposer, certains postiers en pleine souffrance psychologique, n’hésitent pas à parler de « révolution culturelle ». Les témoignages sont éloquents et incarnent les uns après les autres l’ampleur de ce malaise social. Management dur, aveugle, souvent scandaleux. Cadences de plus en plus infernales.

 

Changements de poste (sans mauvais jeu de mots) injustifiés. Logiques libérales mises en place du haut en bas de la hiérarchie, en totale contradiction avec les valeurs et l’éthique des missions de service public d’autrefois.

 

Rappelons qu’avec treize mille emplois supprimés par an, la Poste a déjà perdu soixante trois mille emplois depuis 2003

 

En cette époque ou tous les salariés sont menacés d’être dissous dans l’acide financier, quand toutes les frontières de la douleur ont déjà cédé sous les assauts du monstre de l’injustice, il faut se rendre à l’évidence : la souffrance au travail tue beaucoup ces temps-ci. L’ « affaire » France Télécom a levé le voile. Celle de la Poste sera plus grave encore. Evoquant ni plus ni moins une «  vague de suicides », les syndicats avancent déjà le chiffre effarent de soixante dix suicides de postiers ces derniers dix huit mois, soit deux fois plus pour une même période, qu’à France Télécom.

 

Faudra-t-il que le décompte macabre dépasse les bornes pour que, comme à France Télécom, on finisse par ouvrir les yeux ?

 

Comme chaque suicidé à la Poste paraphe par son sang l’arrêt de mort du service public.

 

Une véritable catastrophe humaine.

 

La section du Parti Communiste Français du Jarnisy soutient le mouvement de grève des postiers du centre de tri postal d’Homécourt ainsi que le personnel de distribution (nos facteurs)

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 17:39

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/27/affaire-bettencourt-le-juge-gentil-vise-le-chef-de-l-etat_1676249_3224.html

 

L’affaire Bettencourt se rapproche de Nicolas Sarkozy

 

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

A quelques semaines seulement du terme de son mandat, Nicolas Sarkozy est, pour la première fois, directement visé par un juge d'instruction. Le juge Jean-Michel Gentil, qui instruit au tribunal de grande instance de Bordeaux les principaux volets de l’affaire Bettencourt, semble bien déterminé à enquêter sur le président de la République - protégé par l'immunité pénale que lui confère la Constitution durant son mandat.

 

Le juge soupçonne désormais ouvertement le président d’avoir fait financer illégalement sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. De nombreux documents judiciaires, dont Le Monde a eu connaissance, en attestent.

 

Le juge Gentil dispose ainsi du témoignage, recueilli le 26 janvier, de l'artiste François Marie Banier, mis en examen pour "abus de faiblesse, abus de confiance et escroquerie aggravés et blanchiment", et interrogé sur le contenu de son journal intime.

 

L'écrivain-photographe, très proche de Liliane Bettencourt, avait notamment inscrit des propos de la vieille dame, héritière de L'Oréal, sur ses carnets, à la mi-avril 2007: "De Maistre m'a dit que Sarkozy avait encore demandé de l'argent. J'ai dit oui." Invité par le juge à s’expliquer, François Marie Banier, manifestement embarrassé, a tenté d'éluder.

 

« Des gens de tous bords qui viennent demander de l’argent »

 

"Je suis écrivain et je trouve intéressant de montrer les rapports d'une femme face à son trouble vis-à-vis des gens en qui elle doit avoir confiance", a-t-il commencé.  

 

"Pour cette demande d'argent, a-t-il poursuivi, ambigu, c'était une demande officielle car il y a toujours des demandes officielles pendant les campagnes. Il y a une somme officielle que l'on peut donner et il y a toujours des gens de tous bords qui viennent demander de l'argent à Liliane Bettencourt."

 

Ces explications ne semblent pas avoir convaincu le magistrat. "Dans vos annotations, il semble que la demande d'argent a été formulée mais que la remise n'a pas été effectuée. Est-ce exact?", a questionné le magistrat. "Oui. D'ailleurs elle n'a pas encore donné cet argent et on ne sait pas si elle le donnera", a indiqué l'écrivain.  

 

"Dans la conversation, a-t-elle bien mentionné le nom de Sarkozy?", a insisté le juge.  

 

"Je ne suis pas sûr qu'elle ait mentionné le nom de Sarkozy mais c'était quelqu'un d'important", a répondu François Marie Banier.

 

Une réponse qui n'a manifestement pas satisfait le juge Gentil: "Nous faisons remarquer que nous sommes à la mi-avril 2007 et qu'à cette époque il n'y a qu'une seule campagne électorale, celle de la présidentielle de 2007, qu'à la mi-avril il s'agit de l'entre deux tours de l’élection présidentielle et qu'il n'y a donc plus que deux candidats en lice à ce moment-là, c'est-à-dire au moment où il inscrit cette conversation. En conséquence, si une personnalité s'est présentée pour demander de l'argent à Liliane Bettencourt, ce ne peut être que l'une des deux personnalités concernées par le second tour de l'élection présidentielle, dont Nicolas Sarkozy."

 

Et le juge de faire part de sa conviction : "Dans votre souvenir, une dernière fois, Liliane Bettencourt a-t-elle évoqué Nicolas Sarkozy - ce qui semble logique - ou l'autre candidat?" "Ce n'est pas ce qui m'intéresse", a coupé François Marie Banier.

 

Des visites de Nicolas Sarkozy au domicile des Bettencourt durant la campagne de 2007

 

Par ailleurs, ces derniers mois, le juge a recueilli plusieurs témoignages de personnes situées dans l'entourage proche de Liliane et André Bettencourt - mort en novembre 2007 - qui ont certifié que Nicolas Sarkozy se serait rendu au domicile du couple, à Neuilly-sur-Seine, lors de la campagne présidentielle de 2007.

 

Selon l'un de ces témoins, Dominique Gautier, chauffeur des Bettencourt de 1994 à 2004, qui a gardé des liens avec les employés de la milliardaire, le futur chef de l'Etat serait venu lui-même réclamer de l'argent pour sa campagne. Une démarche qui lui aurait été rapportée par l'ex-gouvernante du couple, Nicole Berger, décédée depuis.

 

Interrogé par le juge le 8 mars, Dominique Gautier a déclaré: "Nicole Berger m'a dit que Nicolas  Sarkozy était venu pour un rendez-vous pour voir Monsieur et Madame très rapidement, que c'était pour demander des sous." Couchés sur procès verbal, ces propos accusateurs font écho à ceux que Dominique Gautier avait tenus au site Mediapart, dès novembre 2010: "Lors d'une conversation téléphonique, avait-il dit à propos de Nicole Berger, elle m'a dit que Nicolas Sarkozy était venu chercher de l'argent chez André et Liliane  Bettencourt. C'était juste en pleine campagne électorale."

 

Un système de sortie de fonds en espèces organisé par Patrice de Maistre

 

Le juge paraît accorder d'autant plus de crédit à ces témoignages et aux écrits de François Marie Banier - plus qu'à ses déclarations - qu'ils sont confortés par les découvertes effectuées en Suisse, dévoilées par le Journal Du Dimanche du 25 mars.

 

Le magistrat, en s'intéressant à un compte suisse de Liliane Bettencourt, a mis au jour un système de sortie de fonds en espèces organisé par Patrice de Maistre, l'ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, dont une partie pourrait avoir alimenté les caisses du candidat Sarkozy il y a cinq ans.

 

Via un mécanisme de compensation passant par des établissements financiers français et suisses, Patrice de Maistre - mis en examen pour abus de faiblesse et abus de biens sociaux et placé en détention provisoire le 23 mars - aurait récupéré en toute discrétion un total de quatre millions d'euros entre 2007 et 2009.

 

Sept retraits auraient été effectués par un intermédiaire mandaté par Patrice de Maistre.

 

Les fonds étaient remis au gestionnaire de fortune dans les locaux parisiens de la société Clymène, entité chargée de valoriser les actifs de Liliane Bettencourt.

 

Dans une ordonnance du 22 mars citée par le JDD, le juge Gentil souligne le caractère éminemment suspect des deux retraits d'espèces de quatre cent mille euros chacun effectués par l'intermédiaire du gestionnaire de fortune en 2007. Le premier est intervenu le 5 février 2007, soit "deux jours avant" un rendez-vous entre Fabrice de Maistre et Eric Woerth, alors trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy, souligne le juge.

 

Un second retrait daté du 26 avril 2007, quatre jours après le premier tour de la présidentielle

 

Le magistrat précise que le second retrait date du 26 avril 2007 (quatre jours après le premier tour de la présidentielle), soit le jour même où François Marie Banier reporta dans son carnet la fameuse phrase prêtée à Liliane Bettencourt, sur les demandes insistantes de Nicolas Sarkozy... Dans son ordonnance, le juge Gentil conclut: "Il convient de noter que des témoins attestent d'une visite du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s'agissant de ces premières remises de 2007."

 

Ces nouveaux développements, extrêmement embarrassants pour le chef de l'Etat, donnent de plus en plus de crédit aux révélations de l'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout. Cette dernière affirmait dès le mois de juillet 2010 que Patrice de Maistre lui avait réclamé au début de l'année 2007 de sortir cent cinquante mille euros en liquide, somme qu'il devait remettre à Eric Woerth afin de contribuer illégalement au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 17:06

 

Un réseau citoyen pour le Front de Gauche

 

L'appel lancé afin que soit créé au sein du Front de gauche un cadre permettant à celles et ceux qui en partagent les objectifs fondamentaux de s’y investir personnellement a été signé par plus de mille sept cent personnes. Sur cette base a été crée un véritable réseau citoyen : « Initiatives Citoyennes Front de Gauche ».

L'objectif est de permettre à chacun, adhérent ou pas d'un des partis qui constituent le Front de gauche, de trouver un lieu où s'exprimer, échanger et proposer librement, mais aussi prendre ensemble toutes les initiatives utiles au développement et au rayonnement du Front de gauche. Ce que nous voulons, c'est contribuer ainsi à une véritable dynamique politique citoyenne.

En vous rendant sur le site http://reseau.dynamique-frontdegauche.fr, vous découvrirez comment participer à cette dynamique. Vous pourrez prendre contact avec celles et ceux qui, comme vous, veulent contribuer de façon citoyenne au succès et à l'avenir du Front de gauche ; et inviter vos amis, collègues et connaissances à vous y rejoindre.

Plus de cent réseaux thématiques ou territoriaux y ont déjà été créés. En quelques « clic », vous pouvez rejoindre l'un d'eux, ou en créer vous-mêmes de nouveaux, là ou vous vivez ou sur les questions auxquelles vous vous intéressez. Se tenir au courant, débattre, organiser des rencontres, mettre en place des assemblées citoyennes, participer à des ateliers législatifs... : beaucoup devient possible lorsque chacun s'y met.

Ensemble, engageons-nous dans les campagnes de 2012 et pour l'avenir du Front de gauche.

Premiers signataires de l’appel « pour une dynamique populaire du Front de Gauche »

Gérard Alezard (syndicaliste), Nils Anderson (militant associatif), Ariane Ascaride (comédienne), François Asensi (député-maire de Tremblay-en-France), Gérard Aschiéri (syndicaliste), Jacques Blin (militant associatif), Bernard Bloch (comédien, metteur en scène), Gérard Boulanger (Avocat), Magyd Cherfi (artiste), Patrice Cohen-Séat (président d’Espaces-Marx), Pierre Concialdi (économiste), Jacques Cossart (économiste), Claude Debons (syndicaliste), Bernard Defaix (militant pour les services publics), Sophie de La Rochefoucauld (comédienne), Valérie de Saint Do (journaliste), Christian Digne (journaliste), Jean-Michel Drevon (syndicaliste), Jean-Michel Ducomte (avocat), Helène Franco (magistrate), Robert Guédiguian (cinéaste), Jeannette Habel (Universitaire), Alain Hayot (sociologue, conseiller régional PACA), André Jaeglé (scientifique)), Madeleine Jaeglé (cadre de soins), Gisèle Jean (syndicaliste), François Labroille (conseiller régional IDF), Richard Lagache (éditeur), Frédéric Lebaron (sociologue), Didier Le Reste (Syndicaliste), Philippe Maingault (militant associatif), Roger Martelli (historien), Anne Mesliand (syndicaliste universitaire, conseillère régionale PACA), Claude Michel (syndicaliste), Gérard Mordillat (écrivain), Dominique Noguères (militante associative), Jacques Lerichomme (syndicaliste, Conseiller régional PACA), Claude Mazauric (historien, professeur émérite), Simone Mazauric (philosophe et historienne des sciences, professeure émérite), Alain Obadia (membre du Conseil économique, social et environnemental), Laurence Paché (Conseillère régionale du Limousin), Michel Pinçon (sociologue), Monique Pinçon-Charlot (sociologue), Sophie Ponthieux (économiste), Jacques Ralite (sénateur), Jacques Rigaudiat (économiste), Michel Rousseau (militant associatif), Jean-Louis Sagot-Duvauroux (philosophe, homme de théâtre), Marie-Jean Sauret (psychanalyste), Georges Séguy (syndicaliste), Jean-Christophe Sellin (Conseiller municipal de Toulouse), Evelyne Sire-Marin (magistrat, militante associative), Francis Sitel (responsable de revue), Juliette Tricot (juriste), Marcel Trillat (journaliste, réalisateur), Louis Viannet (syndicaliste), Marie-Christine Vergiat (députée européenne), Marie-Pierre Vieu (éditrice), Louis Weber (syndicaliste), Serge Wolikow (historien)

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 20:09

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-r%C3%A9gime-syrien-accept%C3%A9-le-plan-kofi-annan-104352296.html

 

Damas accepte le plan de Kofi Annan et intervient au Liban

 

PEKIN/BEYROUTH (Reuters) - Le régime syrien a accepté le plan de paix en six points proposé par Kofi Annan avec l'aval du Conseil de sécurité, a déclaré mardi l'ancien secrétaire général de l'Onu, au moment où des soldats syriens pénétraient en territoire libanais pour y affronter des insurgés.

 

Kofi Annan rendra compte des résultats de sa mission lundi prochain à 10 heures locales (14 heures GMT) au Conseil de sécurité de l'ONU, probablement par visioconférence, a précisé à New York l'ambassadeur britannique aux Nations unies, Mark Lyall Grant.

 

L'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe sur la Syrie, dans un communiqué diffusé mardi à Pékin par son porte-parole, juge que son plan pourrait "aboutir à l'arrêt des violences et du bain de sang, permettre l'acheminement de l'aide à ceux qui souffrent, et créer un climat permettant un dialogue politique qui réponde aux aspirations légitimes du peuple syrien".

 

Si l'acceptation du plan par Damas est "un premier pas important", c'est son application par toutes les parties et à tous les niveaux qui sera déterminante, a ajouté Kofi Annan, qui effectue une visite de quarante-huit heures en Chine.

 

Ce plan prévoit notamment la cessation des combats, qui ont fait plus de neuf mille morts en un an, la possibilité pour les organisations humanitaires d'acheminer librement leur aide à travers le pays, et pour les journalistes de se déplacer sans entrave.

 

Il n'appelle pas au départ du pouvoir de Bachar al Assad, contrairement aux précédents textes soumis aux Nations unies, auxquels la Russie et la Chine se sont opposés.

 

"Nous avons eu des discussions fructueuses sur la situation en Syrie et ils (les Chinois) nous ont apporté leur soutien", a dit Kofi Annan à l'issue de son entretien avec le premier ministre Wen Jiabao. "Ils vont travailler avec moi et avec les autres membres du Conseil de sécurité pour s'assurer que le plan sera appliqué."

 

COMBATS AU LIBAN

 

L'acceptation formelle du plan de paix par Damas n'a pas empêché des dizaines de soldats syriens de pénétrer mardi en territoire libanais, où ils ont affronté des insurgés syriens qui s'y étaient réfugiés, selon des habitants et des sources sécuritaires de la région.

 

"Plus de trente cinq soldats syriens ont franchi la frontière et entrepris de détruire des habitations", a dit Abou Ahmed, un habitant de la région montagneuse d'al Kaa, dans le nord du Liban. Selon un autre habitant, les soldats, dont certains circulaient à bord de véhicules blindés de transport de troupes, ont tiré des roquettes RPG et échangé des tirs de mitrailleuses lourdes avec les insurgés.

 

A Beyrouth, une source proche des services de sécurité a reconnu que des combats s'étaient déroulés à proximité de la frontière -très mal délimitée dans cette région montagneuse- mais sans confirmer l'incursion de l'armée syrienne.

 

Les violences ont également fait de nouvelles victimes dans la nuit de lundi à mardi à Idlib et à Homs, selon des militants de l'opposition. Une vidéo mise en ligne sur internet montre des panaches de fumée noire et des bâtiments en feu dans un quartier de Homs, où des hommes et des femmes blessés gisent dans la rue.

 

La télévision nationale diffuse de son côté des images de Bachar al Assad déambulant en costume, sous une pluie fine, dans les rues dévastées du quartier de Bab Amro, durement bombardé par les forces syriennes en février.

 

"La vie reviendra à la normale à Bab Amro et elle sera mieux qu'avant", entend-on le président syrien déclarer, tout sourire, à un groupe de personnes qui chantent des slogans pro-régime.

 

Bachar al Assad "croit qu'il a remporté une grande victoire", a réagi Saïf Hourria, un activiste de Homs joint par téléphone. "Il veut montrer au monde qu'il a mis à terre la révolution. Mais en réalité, il ne peut pas contrôler Homs".

 

DISCUSSIONS EN TURQUIE

 

Face à la poursuite des combats et la perspective de pressions internationales en vue d'une solution politique, l'opposition syrienne continue d'essayer de s'organiser.

 

Mardi, les organisations d'opposition ont entamé des discussions à Istanbul pour tenter de former un front commun, à l'initiative de la Turquie et du Qatar, émirat qui assume la présidence tournante de la Ligue arabe.

 

"Etant donné la responsabilité nationale qui incombe à toutes les forces politiques de la révolution syrienne et les efforts de l'opposition pour présenter une plate-forme unie, nous proclamons les principes fondamentaux sur lesquels le nouvel Etat s'appuiera", dit le projet de déclaration commune.

 

Selon ce projet, la Syrie nouvelle sera "civique, démocratique et totalement libre", avec à sa tête un gouvernement de transition qui devra organiser l'élection d'une assemblée constituante.

 

L'opposition a jusqu'à présent rejeté les appels au dialogue, estimant que Bachar al Assad est allé trop loin dans une répression qui irrite également nombre de pays arabes, comme le Qatar et l'Arabie saoudite.

 

Les ministres arabes des Affaires étrangères, qui doivent se retrouver dimanche en Turquie pour une deuxième réunion des "Amis de la Syrie" après celle de Tunis, devraient toutefois y promouvoir l'idée d'un transfert du pouvoir assuré par les Syriens eux-mêmes, a dit le chef de la diplomatie irakienne.

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 17:48

 

http://www.fr.news.yahoo.com/mobilisation-contre-une-diffusion-des-images-film%C3%A9es-par-152626825.html

 

Mobilisation contre une diffusion des images filmées par Merah

 

PARIS (Reuters) - Le malaise autour de l'affaire Mohamed Merah a persisté mardi avec l'envoi à une chaîne de télévision qatarie d'une vidéo des sept meurtres de Toulouse et Montauban et les propos du père du tueur, qui dit vouloir porter plainte pour la mort de son fils.

 

Al Djazira a décidé en début d'après-midi, conformément à son code d'éthique, de ne pas diffuser les images filmées lors des assassinats par le tueur abattu jeudi par la police.

 

Nicolas Sarkozy, qui a salué une "décision raisonnable", s'est toutefois déclaré prêt à faire brouiller les images si elles devaient être reprises par d'autres télévisions.

 

"Si elle devait être détournée par des télévisions appartenant ou proches d'organisations propageant des idées terroristes, nous n'hésiterions pas à faire ce qu'il faut pour empêcher la diffusion du signal", a-t-il dit en marge d'un déplacement de campagne à Guérande (Loire-Atlantique).

 

Fait exceptionnel, le parquet de Paris a assigné mardi en référé Al Djazira France pour empêcher la diffusion de la vidéo de Mohamed Merah au nom de la protection des victimes des tueries, a-t-on appris de source judiciaire.

 

L'audience, prévue en fin d'après-midi, a été maintenue en dépit de la décision de la chaîne de ne pas diffuser le film.

 

Une enveloppe expédiée au bureau parisien d'Al Djazira contenait une lettre de revendication au nom d'Al Qaïda écrite en français et une clé USB où figurait un montage des images des meurtres de trois militaires et de quatre personnes de confession juive, accompagné de musiques et de chants religieux.

 

Nicolas Sarkozy avait appelé dans la matinée les chaînes en possession d'images de ces crimes à ne les diffuser "sous aucun prétexte", de même François Hollande, pour qui une telle diffusion aurait compromis les relations avec le Qatar.

 

La vidéo, intitulée "Al Qaïda attaque la France", montre les attaques perpétrées à Toulouse et à Montauban mais pas le visage du meurtrier et ne contient pas de déclaration de sa part, précise Al Djazira dans un communiqué.

 

"Il y a eu un mixage de musiques et de chants religieux, des lectures, des récitals de versets coraniques", a expliqué Zied Tarrouche, chef du bureau parisien d'Al Djazira.

 

MOHAMED MERAH INHUMÉ EN ALGÉRIE ?

 

"On entend les voix de cette personne qui a commis les assassinats" et "les cris des victimes", a-t-il précisé sur BFM-TV. Le courrier accompagnant la vidéo est formé de "quelques petits mots comportant la revendication de ces attentats par soi-disant Al Qaïda".

 

Nicolas Sarkozy s'est par ailleurs indigné du projet du père de Mohamed Merah de porter plainte contre la France pour avoir tué son fils lors d'un assaut de la police jeudi dernier.

 

Mohamed Benalen Merah avait annoncé lundi vouloir poursuivre les autorités françaises qui, selon lui, avaient les moyens d'arrêter son fils vivant au terme d'un siège de trente deux heures de son appartement toulousain.

 

"C'est avec indignation que j'ai appris que le père de l'assassin des sept personnes (...) voulait porter plainte contre la France pour la mort de son fils", a dit le chef de l'Etat à l'Elysée.

 

Il a souligné par la suite que Mohamed Benalen Merah avait eu "à connaître la prison".

 

Le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, a estimé mardi à Audinghen (Pas-de-Calais) que les propos du père de Mohamed Merah suscitaient l'indignation.

 

"Ce père n'avait pas d'ailleurs été lui-même un père attentif et je pense que dans ce moment-là il n'y avait qu'une chose a faire c'était de se taire", a-t-il dit.

 

Selon la radio RTL, Mohamed Benalen Merah a été impliqué dans une affaire de trafic de stupéfiants en 1999 et condamné en juin 2000 à cinq ans de prison ferme.

 

TROISIÈME HOMME?

 

En 2001, il a écopé de neuf mois de prison supplémentaires pour subornation de témoin puis a bénéficié en 2005 d'une libération conditionnelle et s'est installé en Algérie.

 

La famille de Mohamed Merah en France a décidé de le faire enterrer en Algérie, a déclaré mardi Abdallah Zekri, conseiller du recteur de la mosquée de Paris et délégué général chargé des régions. Elle craint en effet qu'une sépulture en France ne soit "profanée en permanence" ou ne devienne un lieu de pèlerinage.

 

Les enquêteurs ont la conviction que Mohamed Merah n'est pas l'expéditeur de la vidéo envoyée à Al Djazira à Paris et recherchent un éventuel troisième homme pour le vol du scooter, a-t-on appris de source policière.

 

Le colis portait un cachet postal daté de mercredi dernier et les enquêteurs essaient de savoir s'il a été posté mardi soir par Mohamed Merah lui-même avant qu'il ne fasse l'objet d'une surveillance policière, ou par un complice mercredi matin.

 

Son frère aîné, Abdelkader, a été mis en examen dimanche et écroué pour complicité d'assassinats pour avoir été présent lors du vol du scooter utilisé par son frère pour commettre les tueries. Il nie toute participation aux crimes.

 

Les enquêteurs tentent d'identifier un troisième homme qui aurait pu participer au vol du scooter Yamaha T-Max ou se présenter avec l'un des deux frères auprès d'un concessionnaire moto pour l'achat d'accessoires.

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 17:26

 

 

 

Yves Bonnet (ex DST) suggère que Merah collaborait avec la DCRI

 

La Dépêche du Midi consacre un large interview aujourd’hui à Yves Bonnet, ex-patron de la Direction de la Surveillance du Territoire et ses déclarations sont fracassantes, puisqu’il suggère carrément une "collaboration" entre Merah et la D.C.R.I. ! Par ailleurs, dans un autre article, la Dépêche nous informe que lors de son audition à l’automne 2011 à la DCRI, il est également interrogé par "un spécialiste de la mouvance islamiste, envoyé spécial de la direction centrale à Paris." Ca fait beaucoup pour un simple voyage touristique !

 

Dépêche du Midi : Pourtant, des éléments interpellent. Le 10 septembre 2010, le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, expliquait au Journal du Dimanche qu’il plaçait en tête des menaces du terrorisme islamiste « le Français converti qui se radicalise et monte son opération seul » et les djihadiste français « qui partent en Afghanistan ». Comment expliquer que Merah repéré, la DCRI n’ait pas vu de risque après avoir eu un entretien avec lui, le 14 novembre 2011 ?

 

Yves Bonnet : Ce qui, personnellement, me paraît poser question, c’est que le garçon avait manifestement des relations avec la DCRI comme on l’a appris à travers les déclarations de Bernard Squarcini lui-même. C’est-à-dire qu’il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Alors appelez ça « correspondant », appelez ça « officier traitant »… je ne sais pas jusqu’où allaient ces relations, voire cette « collaboration » avec le service, mais on peut effectivement s’interroger sur ce point.

 

D.D.M : Pour mettre un mot sur les choses, était-il un indicateur de la

DCRI ?

 

Y.B : Eh bien voilà… c’est exactement ça le problème. Car ce qui interpelle, quand même, c’est qu’il était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu’il était islamiste, mais parce qu’il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Or avoir un correspondant ce n’est pas tout à fait innocent. Ce n’est pas anodin.

 

D.D.M : Que pensez-vous de la façon dont a été conduite l’intervention pour interpeller Mohamed Merah ? Ce choix du siège et de l’assaut plutôt que celui, qui prime habituellement lors des interpellations d’etarras, par exemple : une arrestation discrète, dès que le suspect sort de chez lui ?

 

Y.B : A priori, il y a eu un grand temps de latence. Le temps de latence devrait profiter aux professionnels, les plus nombreux, les mieux équipés, les mieux entraînés… Après, sur les données de l’intervention, je m’en remettrai à l’avis de Christian Prouteau, s’il y a un expert en France, c’est bien lui : il est étonné qu’on n’ait pas réussi à le prendre vivant. Il pense qu’on n’a pas utilisé les bons moyens, et qu’on s’est bêtement privé de l’expertise du GIGN, et il faut reconnaître que dans ce genre d’affaire, les plus professionnels, les plus qualifiés et les meilleurs, ce sont les gendarmes du GIGN. Après, pourquoi a-t-on voulu prendre le Raid.. ?

 

D.D.M : Pour des questions politiques ?

 

Y.B : Certains le disent. Je n’irai pas jusque-là : je n’ai pas le dossier en mains. Mais quand on juge d’une intervention violente où les policiers risquent leur vie il faut être prudent et mesuré, faire en sorte que les policiers ne risquent pas leur vie et ça pour moi, c’est une donnée extrêmement importante. à présent je suis de ceux qui regrettent vraiment qu’il n’ait pas été pris vivant et beaucoup de questions restent posées. Sur une affaire comme celle-là, il faudrait une expertise. [...]

 

La Dépêche du Midi : A l’automne 2011, Mohammed Merah revient d’Afghanistan. Le 22 novembre, il se rend à une convocation au commissariat. Il est interrogé par deux personnes. Un policier de la direction régionale du renseignement intérieur, la DRCI, et un spécialiste de la mouvance islamiste, envoyé spécial de la direction centrale à Paris. Mohammed Merah se remet alors d’une hépatite contractée au Pakistan, va leur expliquer qu’il s’était rendu là-bas pour faire du tourisme…

 

Les fonctionnaires seront bien obligés de le laisser repartir car faute d’infraction, aucune charge ne peut être retenue contre lui. Il Mais ils vont poursuivre une surveillance discrète, qui a débuté il y a déjà bien longtemps, dès ses premiers séjours au Pakistan ou en Afghanistan. Ils trouvent le garçon « bizarre », sournois, potentiellement dangereux… Alors, qu’aurait-il fallu faire à ce moment-là ?

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article126556

 

  

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:14

 

http://www.bouklit.fr/?p=430

 

Ou en est le Front de Gauche avec les Quartiers Populaires ?

 

Montpellier, Lundi 26 Mars 2012

 

Voilà plusieurs décennies que nous avons décidé de prendre notre destin en main et de devenir les sujets libres de notre propre histoire politique dans les quartiers populaires en entamant une révolution citoyenne pour nous libérer des carcans d’un régime oligarchique, clientéliste et capitaliste qui nous asservit.  C'est dans cet esprit que nous organisions il y a trois ans à Montpellier des Etats généraux de la Citoyenneté pour dresser le constat des réalités sociales et politiques. 

 

Nous avons pris la responsabilité historique, il y a un an, de donner une nouvelle orientation à notre révolution citoyenne en présentant une candidature citoyenne sur le neuvième canton de l'Hérault, soutenue par le Front de Gauche.  Cette dynamique politique nouvelle nous a permis d’éliminer au premier tour avec près de vingt deux pour cent des suffrages la droite et l’extrême droite.  Nous avions ainsi offert à la population le choix entre deux gauches : la gauche traditionnelle incarnée par un parti socialiste local post-frechiste divisé et une autre gauche citoyenne ancrée dans les quartiers populaires répondant aux aspirations de la population. A l’issue du second tour, ce seront près de trente cinq pour cent qui opteront pour une véritable transformation démocratique, sociale et écologique dans les quartiers populaires. Notre présence et notre engagement dans le débat politique citoyen ont contribué à exprimer avec force les attentes et les aspirations de la population sur les questions de sécurité,  de logement, d’emploi et de formation des jeunes, d’accueil de la petite enfance, de prise en charge des personnes âgées, de démocratie participative, du vivre ensemble. 

 

Dans la foulée, nous portons notre engagement citoyen à l’échelle nationale dans la perspective des futures élections présidentielles en lançant sur MediaPart un appel pour que la question des quartiers populaires soit parmi les enjeux importants lors des prochains scrutins, notamment lors de l’élection présidentielle de cette année. Quelques jours plus tard, Jean Luc Mélenchon, tout nouveau candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, répond à notre appel national en nous rencontrant dans le quartier de la Paillade à Montpellier. Il promet alors de prendre en compte dans sa campagne cette question prioritaire et nous encourage dans la voie de l'insurrection citoyenne.  Il  m’invite à rejoindre le Conseil National de Campagne du Front de Gauche présidé par Pierre Laurent à l’automne. 

 

Nous acceptions alors d’entrer dans cette dynamique plurielle du Front de Gauche qui en principe a vocation à devenir un véritable Front Populaire en  incluant en son sein d’autres composantes citoyennes et syndicales comme les mouvements issus des quartiers populaires et de l’immigration postcoloniale. Nous considérions que  le Front de Gauche pouvait être un outil d’éducation populaire capable d’accompagner les révolutions citoyennes. 

 

Hélas, au fil des mois, alors que la Révolution citoyenne est un processus historique irréversible en marche, nous avons vu au sein du Front de Gauche apparaître des esprits chagrins qui souhaitent  voler au peuple leurs révolutions citoyennes en reproduisant les mêmes pratiques oligarchiques et clientélistes qu’ils dénoncent paradoxalement. Plus concrètement, nous allons nous apercevoir de l’absence de prise en compte réelle de la question prioritaire des quartiers populaires pour laquelle nous nous sommes engagés au Front de Gauche.  

 

Je ne comprends pas pourquoi la direction de la campagne nationale serait ouverte aux seuls partis politiques comme s’il  préexistait une sorte de pacte de Yalta entre les partis politiques à l’origine du Front de Gauche historique.  Je ne comprends pas pourquoi les décisions sont prises en catimini sans concertation des véritables acteurs qui sont les principaux moteurs des révolutions citoyennes notamment dans les quartiers populaires. 

 

Le Front de Gauche doit saisir ce moment historique pour apporter un véritable message d’espoir, de confiance  et de solidarité envers ces territoires abandonnés de la République et dialoguer avec toutes les forces autonomes de progrès dans notre pays. 

 

Dans tous les cas,  avec ou sans le Front de Gauche qui devrait être un vecteur d’émancipation du Peuple,  il ne fait aucun doute que surgira en juin prochain dans plusieurs quartiers populaires une véritable insurrection citoyenne et électorale. Il ne fait aucun doute que nous aurons  un printemps révolutionnaire, un printemps des quartiers populaires un an après les printemps arabes. Des collectifs entrent depuis des années en résistance citoyenne. Leurs acteurs sont comme, je l’écrivais il y a quelques mois, les nouveaux sans culottes de la république  et l’âme d’une République vivante, laïque et solidaire. Ils se rassembleront pour porter ensemble la véritable parole du Peuple. 

 

Pendant plusieurs années, nous n’avons cessé d’espérer l’émergence d’un véritable Front Populaire qui inclue et prend en compte de manière égalitaire les mouvements issus des quartiers populaires et de l’immigration postcoloniale. Entre l’idéal républicain d’égalité et de justice sociale symbolisé par la Prise de la Bastille et la réalité paupérisée de ces territoires abandonnés de la République, la route est longue et  parsemée d’embûches clientélistes et oligarchiques même au Front de Gauche.

 

Vive la Révolution citoyenne.

 

Avec détermination.

 

Mohamed BOUKLIT

 

Membre du Conseil National de Campagne du Front de Gauche

 

Président de l’Université Populaire Montpellier Averroès

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:02

 

http://www.fr.news.yahoo.com/ennahda-ne-veut-pas-la-charia-dans-la-112313367.html

 

Ennahda ne veut pas de la charia dans la constitution tunisienne

 

TUNIS (Reuters) - Le parti islamiste modéré Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien, n'accédera pas à la demande de certains milieux religieux lui demandant d'inscrire la charia (loi islamique) dans la nouvelle Constitution, a déclaré lundi un haut responsable de cette formation.

 

"Ennahda a décidé de conserver sans modification la première clause de la constitution précédente", a déclaré Ameur Larayed à la station Radio Mosaïque. "Nous souhaitons l'unité de notre peuple et ne voulons pas de divisions".

 

Une assemblée constituante, élue en octobre, met au point actuellement une nouvelle constitution, dans le cadre de la transition politique consécutive au soulèvement qui a fait tomber le président Zine Ben Ali au début 2011.

 

Rachid Ghannouchi, dirigeant d'Ennahda, formation qui contrôle plus de quarante pour cent des sièges à l'assemblée, avait promis avant le scrutin que son parti se contenterait de la première clause de la constitution encore en vigueur, qui définit l'islam comme religion d'Etat mais ne fait pas précisément mention de la charia.

 

Voici un mois, il a toutefois déclaré qu'Ennahda débattait de l'idée d'y inclure la charia, mais n'avait pas encore statué définitivement.

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 17:58

 

http://www.fr.news.yahoo.com/au-s%C3%A9n%C3%A9gal-abdoulaye-wade-admet-sa-d%C3%A9faite-face-051247780.html

 

Au Sénégal, Abdoulaye Wade admet sa défaite face à Macky Sall

 

DAKAR (Reuters) - Le président sénégalais Abdoulaye Wade qui briguait un troisième mandat a admis dimanche sa défaite au soir du second tour de l'élection présidentielle et, avant même la publication des résultats officiels, a félicité par téléphone son adversaire, Macky Sall.

 

"Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais", s'est réjoui l'ancien Premier ministre de Wade qui s'apprête à devenir, à cinquante ans, le quatrième président du Sénégal depuis l'indépendance.

 

"Nous avons montré au monde que notre démocratie est mature. Je serai le président de tous les Sénégalais", a-t-il promis.

 

Dans Dakar, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour laisser éclater leur joie tandis que les tout premiers résultats du scrutin donnaient le président sortant très en retard sur son rival.

 

"Le président de la République Abdoulaye Wade a appelé le candidat Macky Sall à 21 heures 30 GMT pour le féliciter", a annoncé la radio télévision sénégalaise (RTS) dans la soirée.

 

Les résultats complets du scrutin ne sont pas attendus avant ce lundi, voire mardi. Mais les premiers résultats connus à Dakar semblent sans appel: au Point E, quartier huppé de la capitale où Abdoulaye Wade vote, Macky Sall aurait obtenu 417 voix contre 120 seulement pour le président sortant.

  

"Ce jour est un grand jour pour le Sénégal", a réagi Arona Ndoffene Diouf, un des conseillers de Macky Sall.

 

Dans le camp d'Abdoulaye Wade, Amadou Sall, porte-parole de campagne, a déclaré à Reuters que "c'est le pays tout entier qui l'a emporté". "C'est un grand moment pour la démocratie et le président Abdoulaye Wade a respecté la voix du peuple", a-t-il ajouté.

 

Nicolas Sarkozy a salué "une très bonne nouvelle pour l'Afrique en général et le Sénégal en particulier".

 

"Le Sénégal est un pays considérable d'Afrique qui a été un modèle de démocratie et que les choses se passent aussi dignement, il faut que (le président sortant) Abdoulaye Wade en soit félicité et Macky Sall aussi", a déclaré le président français sur France Info.

 

UN FRONT ANTI-WADE

 

L'élection présidentielle au Sénégal constituait un test supplémentaire sur l'état de la démocratie en Afrique, et pouvait freiner ou au contraire accentuer ce que les observateurs ont qualifié de "récession démocratique", notamment après la présidentielle en Côte d'Ivoire qui a débouché sur une guerre civile l'année dernière.

 

La campagne pour le premier tour laissait craindre que le Sénégal, seul pays d'Afrique de l'Ouest à n'avoir jamais fait l'expérience d'un coup d'Etat, bascule dans un cycle de violences.

 

Des manifestations avaient éclaté lorsque le Conseil constitutionnel avait validé la candidature de Wade à un troisième mandat, estimant que le premier mandat du président sortant ne devait pas entrer en ligne de compte dans l'application de la nouvelle règle institutionnelle limitant à deux le nombre de mandats présidentiels mais introduite après l'arrivée au pouvoir de Wade en 2000.

 

Six personnes avaient été tuées dans ces manifestations pré-électorales et la France et les Etats-Unis avaient fait part de leurs doutes sur cette nouvelle candidature du président sortant.

 

Mais le premier tour s'était déroulé dans un calme inattendu. Dimanche, le second tour s'est également tenu sans incidents majeurs, et en concédant sa défaite, Abdoulaye Wade semble avoir désamorcé les risques de crise post-électorale.

 

"Il n'a fallu que quelques heures à Wade pour admettre qu'il avait perdu (...) Une passation de pouvoir pacifique va renforcer les institutions du Sénégal et sa réputation historique de stabilité politique", a noté Samir Gadio, de la Standard Bank.

 

Le 26 février, Abdoulaye Wade était arrivé en tête du premier tour avec 34,8% des suffrages, devant Macky Sall, crédité lui de 26,6%. Mais dans l'entre-deux tours, Sall a su rallier autour de lui l'ensemble des candidats éliminés au premier tour et obtenu le soutien du chanteur Youssou N'Dour, écarté du scrutin par le Conseil constitutionnel.

 

Cette alliance anti-Wade avait fait naître pour une partie de l'opinion sénégalaise l'idée que le président sortant ne pouvait pas remporter le second tour.

 

Après douze années au pouvoir, Abdoulaye Wade misait pour sa part sur les nombreux abstentionnistes du premier tour mais aussi sur les chefs religieux, qui exercent encore une forte influence sur leurs communautés.

 

A 85 ans, celui que les Sénégalais surnomment Ndiombor - le lièvre, en wolof - pour son habileté politique, celui qui avait mis triomphalement un terme en l'an 2000 à quatre décennies de présidence socialiste, n'a pas réussi son pari.

 

"UNE DÉMOCRATIE MAJEURE"

 

"Ceci montre que notre pays est une démocratie majeure. Nous avons une population mature qui est capable de choisir de manière lucide et responsable, et cela est un encouragement pour moi", a déclaré de son côté Macky Sall après avoir voté, commentant le bon déroulement du scrutin.

 

Son programme électoral prévoit un renforcement des institutions démocratiques du pays et une réorganisation du secteur de l'énergie pour lutter contre les pannes de courant chroniques. Il promet aussi de réduire les taxes sur les produits de première nécessité, tels que le riz.

 

Macky Sall veut également relancer les initiatives visant à mettre un terme à la rébellion rampante en Casamance, naguère destination touristique de premier choix.

 

Le futur président sénégalais est un ancien proche d'Abdoulaye Wade, dont il fut tour à tour ministre de l'Energie et des Mines puis de l'Intérieur avant d'être nommé Premier ministre et de devenir, après la réélection de Wade en 2007, président de l'Assemblée nationale.

 

Il était tombé en disgrâce après s'être publiquement heurté au fils du président sortant, Karim Wade. Il est entré dans l'opposition en créant son propre parti, l'Alliance pour la République (APR-Yakaar).

 

Ce géologue et géophysicien de formation, qui a étudié à Dakar et à Paris, s'apprête désormais à devenir le quatrième président du Sénégal depuis l'indépendance, après Léopold Sédar Senghor (1960-1981), Abdou Diouf (1981-2000) et Abdoulaye Wade.

 

 

 

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