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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 21:16

 

http://www.lariposte.com/la-cgt-doit-elle-s-investir-dans,1755.html

 

La CGT doit elle s’investir dans la campagne électorale ?

 

En meeting le 31 janvier dernier, la CGT a donné la parole aux candidats de gauche à l’élection présidentielle. Dans son discours, Bernard Thibault a ciblé la politique de Sarkozy et déclaré que « peu d’entre nous vont l’aider à rempiler cinq ans ».

 

Quant « aux députés en place, nous saurons rafraîchir la mémoire des salariés électeurs ». Ces propos du secrétaire général de la CGT reflètent le sentiment général à la base de la confédération. Pendant cinq ans, les militants ont organisé la résistance à la régression sociale imposée par la droite au pouvoir.

 

Ces propos de Bernard Thibault ont suscité de nombreuses réactions. Xavier Bertrand, ministre du Travail, a parlé d’une atteinte à la « tradition de neutralité syndicale ». Etant donné le bilan de son gouvernement, il préfèrerait que les syndicats ne s’intéressent pas à la campagne électorale. Mais des dirigeants syndicaux lui ont emboîté le pas. Jean-Claude Mailly (FO) a déclaré que Thibault avait dépassé la « ligne jaune » : « vous ne m’entendrez jamais dire […] qu’il ne faut pas voter pour X ou voter pour Y ». François Chérèque (CFDT) a estimé que la CGT « a rompu avec la tradition de non-partisianisme ». Ces critiques sont-elles justifiées ?

 

Indépendance et neutralité

 

François Chérèque et Jean-Claude Mailly confondent délibérément deux choses : l’indépendance et la neutralité. Un syndicat ouvrier doit être « indépendant » dans le sens où il doit être sous le contrôle démocratique de ses militants. Mais cette indépendance organisationnelle ne signifie pas la neutralité politique. Celle-ci n’existe pas, d’ailleurs. Ne pas prendre position sur des questions politiques qui, par définition, touchent aux intérêts des travailleurs, ce n’est pas être neutre ; c’est abandonner le terrain politique à la classe dirigeante, ses politiciens de droite, ses journalistes ou aux réformistes. Dans les faits, cette pseudo-neutralité facilite le travail de nos adversaires. Voilà pourquoi Xavier Bertrand tient tant à cette « tradition » !

 

Est-il permis de douter qu’un deuxième mandat de Sarkozy ouvrirait une nouvelle série d’attaques majeures contre nos droits et nos conditions de travail ? Les dirigeants de la CFDT et de FO ne savent-ils pas que le programme de l’UMP est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salariés ? Mais s’ils n’appellent pas à chasser la droite du pouvoir, c’est qu’ils ne veulent pas reconnaître cette réalité.

 

Ils veulent limiter la contestation sociale aux frontières de l’entreprise, sans remettre en cause les fondements de l’exploitation capitaliste. Ceci n’a rien de « neutre », car cela renforce la position de la classe capitaliste.

 

Le programme de la CGT

 

S’il est naturel d’appeler à rejeter le programme de Sarkozy, il serait tout aussi naturel que les programmes présentés par les candidats de gauche soient débattus dans le syndicat. Il n’y a pas de différence fondamentale entre le programme de François Hollande et celui de la droite. Le candidat socialiste se prépare à mener une politique d’austérité draconienne pour répondre aux exigences des marchés.

 

Son élection ne règlerait aucun de nos problèmes fondamentaux. Les dirigeants de la CGT doivent l’expliquer très clairement aux travailleurs. L’alternative à François Hollande, à gauche, c’est le Front de Gauche, dont le programme est nettement plus offensif que celui du PS. Les dirigeants de la CGT doivent le dire et faire campagne pour le Front de Gauche. Ceci, bien sûr, ne devrait pas empêcher la CGT de critiquer le programme du Front de Gauche, d’en souligner les limites ou les carences. Ce serait même très positif. Mais il ne suffit pas de dire : « chasser la droite ». Il faut aider les travailleurs à distinguer et évaluer les différents programmes des partis de gauche.

 

Il ne faut pas élever de barrière artificielle entre syndicat et politique. Un programme politique doit prolonger les revendications « économiques » des salariés. Les militants veulent des explications sur les processus en cours, les perspectives politiques pour sortir de l’impasse. D’ailleurs, la gravité de la crise économique a poussé la direction de la CGT à proposer un programme politique, les « dix exigences pour sortir de la crise », parmi lesquelles des mesures contre les licenciements, pour l’augmentation des salaires, le développement des services publics et une fiscalité qui taxe davantage les riches et le capital. Ce programme devrait être complété par des mesures visant à briser le contrôle des capitalistes sur l’économie. Autrement dit, la CGT devrait défendre la nécessité d’une transformation socialiste de la société.

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 21:04

 

http://www.liberation.fr/societe/01012397943-1-h-11-durn-sort-son-arme-et-tire

 

Samedi 24 Mars 2012

 

Une heure onze minutes, Durn sort son arme et tire

 

Dans les archives de Libération il y a dix ans. A Nanterre, le conseil municipal tourne au cauchemar. Richard Durn, le dernier spectateur présent passe à l’acte : il tue huit élus de sang froid et en blesse dix neuf autres.

 

Par Fabrice Tassel (Libération du 28 mars 2002)

 

Christian et Sylvain Demercastel vont se souvenir toute leur vie de cette soirée du 26 mars. Christian est élu (Vert) à Nanterre. Mercredi, à 19 heures, il prend place pour assister au conseil municipal. La ville compte 53 élus, dont certains sont absents. Juste derrière Christian, à la première des dix rangées de gradins du public, riche d’une trentaine de personnes, s’assied son fils Sylvain, la trentaine. Il se trouve à deux mètres des premiers élus, afin de pouvoir échanger quelques mots avec son père.

 

A côté de Sylvain, Richard Durn, vaguement connu pour avoir déjà suivi ce type de réunions. Christian Demercastel le salue, Sylvain échange quelques banalités avec Durn, qui compare cette séance à «une comédie humaine» et se demande «ce qu’il faudrait faire pour que les choses changent». Durn parle brièvement avec Pascal Sternberg, autre élu Vert. Au cours du conseil, long de cinq heures, Sylvain Demercastel et Pascal Sternberg sortent de la salle faire quelques pas. Durn les suit. «Il ne parlait pas, nous écoutait surtout», raconte Sylvain. Il est minuit et demi. Christian Demercastel, médecin généraliste, est fatigué. Les questions importantes ont été traitées, il décide de s’en aller. «C’est la première fois qu’il partait avant la fin, il se sentait un peu coupable», dit Sylvain, qui quitte la salle avec son père. Les deux hommes ignorent encore que cette décision leur évite peut-être la mort.

 

Une grosse demi-heure plus tard, Jacqueline Fraysse, maire (PCF) de Nanterre, suspend les débats. Il est 1 heure 10, Richard Durn est le dernier spectateur présent. Il occupe la même place qu’en début de séance, à deux mètres des élus écologistes.

 

L’homme se lève, sort de sa parka verte un pistolet automatique neuf millimètres de marque Glock et tire sans sommation. Une première fois vers la tribune, où siègent le maire et ses quinze adjoints, distante d’une quinzaine de mètres. Le premier adjoint, le communiste Michel Laubier, est touché à l’épaule. «Je n’ai pas tout de suite réalisé, puis j’ai vu du sang», raconte la maire. Samuel Rijik, élu RPR, évoque aussi cet instant de latence : «J’ai d’abord cru à un très mauvais gag, je suis resté passif. Puis je me suis caché.» Dans la salle, la scène tourne à l’horreur. Durn abat, presque à bout portant, l’élu le plus proche, Sternberg, avec qui il bavardait quelques heures plus tôt, puis fait feu sur Estelle Le Touzé, autre conseillère écologiste, touchée au ventre.

 

L’homme descend les marches des gradins et entreprend, sans cesser de tirer, de contourner l’hémicycle réservé aux élus. Il tire vers les pupitres de droite, occupés par les socialistes, puis sur sa gauche, où se trouvent les élus de l’opposition. Certains sont abattus, alors qu’ils sont encore assis. «Il a tiré comme un malade, il était venu tous nous tuer», a raconté à l’AFP Emmanuelle Bobin, conseillère municipale socialiste.

 

Richard Durn dispose de six chargeurs de quinze balles chacun et d’un chargeur rallongé de vingt six munitions. Il tire, recharge, tire, le bras tendu, sans un mot. Une quarantaine de projectiles au total, dont la plupart font mouche. «Trois élus ont été blessés par la même balle, qui a touché le bras du premier avant de ricocher sur les deux autres», témoigne Alexis Bacheley, collaborateur du groupe socialiste. Durn tue deux élus réfugiés sous une table. D’autres rampent difficilement dans les travées vers la sortie.

 

«Agissant avec beaucoup de détermination, de façon méthodique», selon les mots du procureur de Nanterre, Yves Bot, Richard Durn progresse vers la tribune du maire. Une chaise est lancée vers lui. Profitant de la confusion, trois adjoints, Philippe Lacroix, Jean-Pierre Campos et Laurent el Ghozi, tentent de le ceinturer. Durn extirpe alors un deuxième pistolet, de même marque que le premier, et recommence à faire feu, blessant grièvement Lacroix et Campos et plusieurs autres personnes. El Ghozi, touché dans le haut de la cuisse, tente de réanimer des collègues déjà morts. Alors que Durn glisse un nouveau chargeur dans son arme, deux autres adjoints, René Amand et Michel Laubier, parviennent à le maîtriser, puis à le désarmer.

 

Peu avant cette intervention décisive, Samuel Rijik, après avoir senti «une balle frôler [sa] veste», est parvenu à s’échapper. Il court vers le commissariat, à une centaine de mètres de la mairie. Les policiers arrivent, interpellent Durn, qui crie alors : «Tuez-moi ! Tuez-moi !», des mots qu’il répète aux policiers dans le fourgon qui l’emmène vers l’Hôtel-Dieu, à Paris, où il subit une visite médicale avant d’être présenté au siège de la police judiciaire. Les policiers découvrent que l’homme détenait une troisième arme, un revolver .357 magnum de marque Smith et Wesson. Au total, il a tué huit élus et en a blessé dix neuf autres, dont quatorze gravement. Son domicile de Nanterre est perquisitionné. Les enquêteurs y découvrent les factures des armes, acquises légalement.

 

A l’hôtel de ville, les survivants téléphonent à leurs proches, qui affluent durant toute la matinée, comme le personnel administratif. Daniel Vaillant, le ministre de l’Intérieur, arrive sur les lieux à trois heures, en compagnie de Lionel Jospin, qui découvre les corps des victimes gisant encore dans la salle. Jacques Chirac rejoint Nanterre au lever du jour. «Acte de folie meurtrière», pour l’un, «drame tout à fait inimaginable», pour l’autre. Dans l’après-midi, plusieurs centaines de Nanterriens se sont recueillis devant la chapelle ardente dressée à l’hôtel de ville. Sur une table couverte d’une nappe verte reposaient les photos des huit victimes. Personne ne pouvait encore comprendre le geste de Richard Durn.

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:04

 

http://www.cesteneurodictaturecapitaliste.skynetblogs.be/archive/2012/03/23/en-belgique-aussi-avec-melenchon-c7.html

 

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120323_00135531    

 

Mélenchon séduit en Wallonie picarde

 

TOURNAI. Quatre cents militants FGTB, dont une grande partie de notre région, soutiendront le représentant de « la vraie gauche » à Lille.



Deux jours avant qu’un fou ne monopolise à Toulouse l’attention des Français, un homme avait frappé les imaginations : Jean-Luc Mélenchon. Ce week-end, le candidat du Front de gauche a rempli la place de la Bastille. Tout un symbole. Des dizaines de milliers de militants, peut-être cent mille, ont scandé le nom de celui qui s’est installé au-delà du seuil des dix pour cent d’intentions de votes aux présidentielles françaises. Bref, Jean-Luc Mélenchon a acquis une crédibilité plus large qu’un petit carré d’extrême gauche. « Les détracteurs de Jean Luc Mélanchon, les socialistes notamment, considèrent cette gauche comme une extrême gauche. C’est faire preuve d’ostracisme que de prétendre ça. Le parti socialiste n’a pas le monopole des valeurs de gauche et je considère ce mouvement comme une alternative », insiste Pascal Douliez, syndicaliste tournaisien qui organise sous la bannière FGTB, le jeudi 29 mars prochain, un déplacement au Grand Palais lillois où quelque douze mille personnes sont attendues pour écouter Jean-Luc Mélenchon.



Voici quelques semaines, le secrétaire permanent de la CGSP Admi de Wallonie picarde pensait y aller juste avec quelques amis. « J’en ai parlé sur un réseau social, des collègues montois et Tournaisiens m’ont fait part de leur souhait de m’accompagner ; puis il y a eu tant de personnes intéressées que l’idée est venue d’organiser un bus », explique-t-il. Un deuxième, un troisième, jusqu’à huit autocars au total ont été réservés.« Il y aura à Lille beaucoup de Tournaisiens, mais aussi des Montois, des métallos liégeois, des Carolos, soit quelque quatre cents personnes au total ». 

 

Les syndicalistes, nous dit Pascal Douliez, se retrouvent dans le discours réellement ancré à gauche de l’anticapitaliste Jean-Luc Mélanchon. « Il incarne les vraies valeurs de gauches, il refuse de jouer le jeu du libéralisme, et à ce titre il devrait inspirer les socialistes wallons dont les discours en demi-teinte et des attaques régulières des services publics déçoivent beaucoup les militants ». 

 

Mardi prochain, à Lille, la plupart des militants de la FGTB ne scanderont pas « Mélenchon président » parmi les douze mille autres personnes, pense Pascal Douliez. « Nous crierons ‘Résistance’, notamment aux côtés d’amis de la CGT qui eux aussi ont soutenu publiquement Jean Luc Mélenchon ».   

 

Le PC tournaisien observe

 

Lassé de voir le parti socialiste trop au centre de l’échiquier politique, le parti communiste tournaisien avait constitué une liste aux dernières élections régionales, sous la bannière « PC-GE » (parti communiste/gauche européenne). Le succès actuel de Jean-Luc Mélenchon et les circonstances politiques belges ne justifient-elles pas que le parti communiste se lance dans la bagarre au scrutin communal prochain ? « Bien sûr que ça m’interpelle ce qui se passe en France. Mais méfions-nous des comparaisons entre les situations belge et française : j’ai déjà constaté qu’il n’y avait pas forcément de répercussions chez nous de phénomènes constatés chez nos voisins. D’autre part, nos expériences précédentes, notamment celles de fronts de gauche, nous ont refroidi et nous incitent à une grande prudence », explique Didier Caluwaerts, porte-parole du Parti communiste de Wallonie picarde. 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 16:43

 

http://www.fr.news.yahoo.com/enquête-sur-abdelkader-merah-pour-complicité-dassassinats-091702210.html

 

Des « indices graves » contre le frère de Mohamed Merah

 

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert dimanche une information judiciaire pour "complicité d'assassinats", notamment, à l'encontre du frère aîné de Mohamed Merah, l'auteur des tueries de Montauban et Toulouse, précisant détenir des "indices graves" à son encontre.

 

Abdelkader Merah, âgé d'une trentaine d'années, a été présenté à un juge d'instruction antiterroriste en vue de sa probable mise en examen, après une garde à vue dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (SDAT) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), près de Paris.

 

Interpellé mercredi avec sa compagne à leur domicile d'Auterive, à une quarantaine de kilomètres de Toulouse, et transféré samedi matin à la SDAT, Abdelkader Merah a achevé dimanche matin une garde à vue de 96 heures, durée maximale autorisée en matière d'affaires de terrorisme.

 

Sa compagne a pour sa part été libérée vers 4 heures 30, a-t-on appris auprès de son avocat toulousain, Maître Guy Debuisson, qui assure que la jeune femme ignorait tout de la double vie présumée d'Abdelkader Merah.

 

"Les investigations diligentées par les services de police ont permis d'établir à l'encontre de Merah Abdelkader l'existence d'indices graves ou concordants rendant vraisemblable sa participation comme complice à la commission des crimes en lien avec une entreprise terroriste", précise le procureur de la République de Paris dans un communiqué.

 

L'information judiciaire est ouverte pour "complicité d'assassinats", "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'acte de terrorisme" et "vol en réunion" du scooter qui a servi à Mohamed Merah pour l'exécution de ses crimes - un militaire abattu le 11 mars à Toulouse, deux militaires tués et un grièvement blessé le 15 mars à Montauban, et un adulte et trois enfants tués devant une école juive le 19 mars à Toulouse.

 

Mohamed Merah, 23 ans, a été tué jeudi matin lors d'une opération du Raid contre le logement toulousain où il s'était retranché.

 

D'AUTRES COMPLICITÉS?

 

A ce stade de l'enquête, aucune charge ne peut être retenue à l'encontre de Zoulikha Aziri, la mère des frères Merah dont la garde à vue avait été levée vendredi soir à Toulouse, et de la compagne d'Abdelkader Merah, indique le parquet.

 

Lors de sa garde à vue à Toulouse, Abdelkader Merah s'était déclaré "fier" des actes commis par son frère, selon une source policière. Il a reconnu sa complicité dans le vol du scooter Yamaha T-Max tout en niant être au courant des projets meurtriers de son frère cadet, a-t-on ajouté de même source.

 

Le directeur de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), Bernard Squarcini, a déclaré qu'Abdelkader Merah avait effectué plusieurs séjours au Caire pour suivre des cours dans une école coranique. Il est fiché en France comme un intégriste religieux et avait été inquiété pour sa participation présumée à une filière d'acheminement de "djihadistes" en Irak il y a quelques années, sans être mis en examen.

 

Les enquêteurs cherchent à déterminer si Mohamed Merah a bénéficié d'autres complicités. La justice a la conviction que Merah était seul lors des tueries mais l'enquête doit déterminer s'il a agi pour le compte d'une organisation et s'il a bénéficié d'un soutien logistique.

 

Sans emploi, Mohamed Merah disposait de nombreuses armes, avait effectué plusieurs voyages à l'étranger et loué deux voitures fin février en vue de perpétrer d'autres attentats, selon une source policière citée par Le Journal du Dimanche.

 

Selon un compte rendu, publié dans le JDD, des échanges via talkie-walkie que Mohamed Merah a eus avec les policiers du Raid, le jeune homme affirmait avoir agi seul après avoir été entraîné par un instructeur unique au Waziristan, région pakistanaise limitrophe de l'Afghanistan. Il disait ne pas avoir confiance en son frère.

 

SELON EVA JOLY, MERAH AURAIT PU ÊTRE ARRÊTÉ "BIEN AVANT"

 

Les talibans pakistanais (TTP) ont affirmé dimanche à Reuters par la voix d'un porte-parole que Mohamed Merah avait subi un entraînement dans un camp du groupe islamiste au Waziristan.

 

Mohamed Merah avait filmé tout ou partie de ses crimes et avait préparé la diffusion des images sur internet en les accompagnant d'une revendication, a-t-on précisé dimanche de source policière.

 

Selon une autre source policière, la mère du tueur a épousé le père d'un homme qui appartenait à un groupe de l'Ariège dont les membres ont été condamnés pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" en 2009. Les services de police auraient mis en évidence à partir de 2008 les liens entre les frères Merah et ce groupe, hébergé par un chef religieux autoproclamé, un Français né en Syrie surnommé "l'émir blanc."

 

L'affaire a de nouveau dominé dimanche la campagne pour l'élection présidentielle, François Bayrou et Eva Joly estimant que les drames auraient pu être évités.

 

"La République a des questions à se poser" quand "un assassin désaxé", "repéré par tous les services", peut ainsi passer à l'acte, a déclaré le candidat du MODEM lors d'un meeting à Paris. La candidate écologiste, ex-magistrate, a pour sa part assuré sur Radio J que Mohamed Merah aurait pu être interpellé "bien avant" les crimes. "Il y avait parfaitement de quoi commencer une enquête préliminaire, (...) de faire une perquisition et de déterminer sa dangerosité", a-t-elle dit.

 

Plusieurs marches et rassemblements en mémoire des victimes des tueries étaient organisés dimanche en France, à Lyon, Strasbourg, Toulouse ou encore Paris, où plusieurs centaines de personnes défilaient en silence "contre le racisme, l'antisémitisme et le terrorisme".

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 20:37

 

http://www.liberation.fr/monde/01012396566-le-politburo-chinois-ne-peut-plus-sentir-bo

 

Samedi 17 Mars 2012

 

Le politburo chinois ne peut plus sentir Bo

 

Sur fond de luttes de succession, la destitution de cette étoile montante du parti communiste était programmée

 

Par Philippe Grangereau, correspondant de Libération à Pékin

 

«Beaucoup de gens ont jeté de l’eau sale sur moi et ma famille. On a même dit que mon fils étudiait à l’étranger et conduisait une Ferrari rouge… Quelles balivernes ! Je suis outré d’entendre de telles calomnies.» Bo Xilai, le puissant chef du Parti de la municipalité de Chongqing, tentait ainsi de se défendre la semaine dernière, lors d’une conférence de presse hâtivement convoquée dans une salle de l’Assemblée nationale populaire. C’était un chant du cygne. La chute de ce fils d’un vétéran de la Longue Marche, qui fut garde rouge, puis ministre du Commerce, avant d’entrer au politburo, le cercle très fermé des vingt cinq hommes qui dirigent la Chine, était en fait déjà programmée.

 

Jeudi, le couperet est tombé sous la forme d’une dépêche de l’agence Chine nouvelle : «Bo Xilai est limogé de son poste de chef du Parti communiste de Chongqing.» Par voie de conséquence, cet homme de 62 ans ne conservera plus longtemps sa haute fonction au politburo. Pékin n’a donné aucun motif à la révocation de Bo. Sa destitution n’a toutefois certainement rien à voir avec le fait que son fils roule bel et bien en Ferrari dans les rues de Pékin et suive des études à Harvard. Dans un pays où le mot d’ordre est «stabilité» et où «l’unité du Parti» est un principe sacro-saint, cette purge brutale est un séisme.

 

Torture. «C’est la première fois depuis le massacre de Tiananmen [en 1989, ndlr] que les luttes de clans au sein du Parti sortent au si grand jour», constate Tao, un journaliste basé à Chongqing. A la tête de cette municipalité géante de trente millions d’habitants qu’il comptait utiliser comme marchepied vers le pouvoir suprême, le flamboyant Bo Xilai avait inauguré un style de gestion alliant nostalgie maoïste, politique sociale, populisme et répression anticriminelle. Sorti de «l’aristocratie rouge», il a toutefois surestimé sa marge de manœuvre.

 

Pour donner une couleur à son programme politique, il a obligé ses administrés à chanter des chansons maoïstes aux relents de Révolution culturelle (1966-1976), sans se soucier du fait que ses pairs du politburo ont presque tous été persécutés durant cette période. C’est ce qu’a souligné le Premier ministre Wen Jiabao, dans une pique lancée mercredi contre Bo Xilai : «Le peuple chinois tout entier a compris […] qu’il faut tirer les leçons de l’histoire.» Durant la Révolution culturelle, alors même que sa propre mère était torturée à mort par les gardes rouges, Bo Xilai en dirigeait l’une des plus violentes factions…

 

Mais cet homme arrogant a commis une erreur plus grave encore aux yeux du Parti. En 2009, il a lancé à Chongqing une campagne tonitruante contre les «sociétés noires» (la mafia) appelée «da hei» (abattre les mafias). Des enquêtes sont alors menées sur plus de  neuf mille personnes, dont bon nombre de hauts fonctionnaires, des policiers, des magistrats. Treize personnes, dont le numéro deux de la police, sont condamnées à mort, le plus souvent sur la base d’aveux soutirés sous la torture. La répression, applaudie par la population, est menée tambour battant, dans un mépris presque total du droit. Un avocat va être condamné pour avoir plaidé que son client avait été torturé... Pékin s’offusquera pour sa part que cette vaste campagne anti crime dévoile sans fard la collusion entre pouvoir et mafias.

 

Surtout, elle sous-entend que les deux prédécesseurs de Bo à la tête de la ville étaient eux-mêmes corrompus. Or tous deux sont des protégés du président chinois, Hu Jintao. L’un d’eux est Wang Yang, l’actuel chef du Parti dans la province du Guangdong ; l’autre, He Guoqiang, dirige la toute puissante commission de la discipline chargée de réprimer la corruption des cadres.

 

En Chine, où le pouvoir est des plus opaques, il est difficile de connaître les tenants et aboutissants d’une affaire comme celle-ci. Certaines informations, certes impossibles à corroborer, filtrent toutefois. Pour «régler son compte» à Bo Xilai, He Guoqiang a lancé une enquête anticorruption visant son bras droit, le chef de la police et vice maire de Chongqing, Wang Lijun, exécutant de la campagne anti crime, rapporte un journaliste basé dans cette ville : «Comme les cadres, à tous les niveaux, sont presque tous corrompus, ce n’est jamais très compliqué de trouver quelque chose. C’est comme ça que les politiques règlent leurs comptes en Chine.»

 

Consulat. «L’objectif initial était d’arrêter Wang Lijun et, par contrecoup, de discréditer Bo Xilai afin de l’obliger à prendre sa retraite sans faire trop de bruit», pense Tao, le journaliste. Se sachant perdu, Wang Lijun a agi de manière inattendue. Il s’est réfugié le 6 février dans le consulat des Etats-Unis, où il est resté vingt quatre heures.

 

A-t-il remis aux Américains des documents compromettants sur Bo Xilai ? Les diplomates états-uniens n’ont rien dit, et cette incertitude avait déjà réduit à néant toute chance de promotion pour Bo Xilai. Des officiels invités dans le consulat ont convaincu Wang Lijun de se rendre. Il a depuis été qualifié de «traître» par le président chinois, Hu Jintao, qui semble avoir aussi scellé le sort de Bo Xilai. Ce dernier a eu le tort de vouloir faire carrière aux dépens de ses pairs plus puissants que lui.

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 20:18

 

http://www.haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2012/03/18/machiavelisme-sioniste-et-drame-syrien.html

 

Machiavélisme sioniste et drame syrien

 

Le Temps (13 mars 2012) a cru bon d’offrir une tribune à Shlomo Ben Ami, ancien ministre des Affaires étrangères israélien, afin qu’il s’exprime sur la répression et la guerre en Syrie. 

 

Avec une parfaite mauvaise foi, l’auteur parle de l’hostilité résolue du gouvernement syrien à l’encontre d’Israël, du danger qui menace les minorités – Chrétiens, Druzes et Kurdes – si ce régime venait à s’effondrer, et de la présence d’Al-Qaida, qui serait, je cite : « probablement à l’origine de certaines des récentes atrocités terroristes commises à Alep et à Homs » !

 

Je pense que je ne suis pas le seul lecteur à être scandalisé par les propos de Shlomo Ben Ami.

 

Premièrement, il est évident que face à la révolution syrienne, le gouvernement despotique de Bachar al Assad sert de rempart à l’Etat d’Israël. Les dictatures arabes ont toutes, sans exception, collaboré avec l’Etat sioniste pour se protéger d’un ennemi commun : le mouvement islamique – notamment celui des Frères musulmans – qui n’a cessé de réclamer l’établissement de gouvernements respectueux de la volonté populaire. Car le printemps arabe, cela est évident, sonne comme une menace pour les militaires israéliens.

 

Deuxièmement, la communauté internationale agit dans le but de transformer cet élan révolutionnaire en une guerre civile. Il s’agit d’instaurer le chao en Syrie, comme cela s’est produit en Irak. Or, cette volonté machiavélique, confirmée par les faits, relève d’un plan fixé par l’Organisation Sioniste mondiale  qui affirmait dans la revue Kivounim (Orientation, Jérusalem, numéro 14, février 1982) : « L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux, doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces États. »

 

Troisièmement, le fait d’attribuer à la nébuleuse d’Al-Qaida les atrocités commises par les soldats de Bachar à Homs et Alep est aberrant. A la question : « Damas rejette la faute sur les terroristes armés par l’étranger. En avez-vous vu ? », Jacques Bérès, cofondateur de Médecin sans frontières, qui a observé l’horreur sur place en tentant d’aider les habitants de Homs, répond  : « Il n’y a pas de terroristes armés par l’étranger. Cela fait partie de la propagande menteuse de ce régime. » (Tribune de Genève, 14 mars 2012)

 

Propagande reprise par Shlomo Ben Ami, qui révèle que pour l’heure, Israël n’a aucun intérêt à ce que les révolutionnaires renversent le tyran de Damas trop vite.

 

Hani Ramadan

 

Le Temps, 16 mars 2012

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:16

 

http://www.contretemps.eu/lectures/%C3%A0-ne-pas-manquer-victor-serge-insurg%C3%A9-carmen-castillo

 

Victor Serge l’insurgé, de Carmen Castillo

 

Diffusion dimanche 25 mars à 22 heures France 5

 

On admirera, pour sa qualité cinématographique, son intelligence de cœur et son intelligence tout court, le portrait que Carmen Castillo vient de faire de celui que Susan Sontag, peu avant sa mort, évoquait comme « l’un des héros moraux et littéraires les plus envoûtants du vingtième siècle siècle ». On eût souhaité que Carmen disposât de bien plus que ces cinquante-deux minutes, pour ce travail considérable où elle a bénéficié notamment des apports de l’érudit Jean Rière, mais aussi des réflexions de Michaël Löwy et de Régis Debray (« L’intelligence plus le caractère, ça vous tue un homme »), ainsi que des souvenirs de Vlady Kibaltchitch, le grand fresquiste mexicain et fils de Victor Serge, dont il rappelle ce trait caustique, bien dans le style sans jamais atermoiements de l’indomptable qu’il était : « De défaites en défaites jusqu’à la victoire finale ! »

 

Beaucoup de temps et d’argent ont été consacrés à l’acquisition des images d’archives, et la moisson, en appui des écrits de Serge, lus par Jacques Bonnaffé, est d’une richesse incomparable en documents inédits, telles ces vues de « la capitale du froid » affamée pendant la guerre civile, des grands procès, de Staline, du camp où Serge fut relégué à Orenbourg, de la misère dans l’Asie russe, jusqu’à cette séquence où l’on voit Trotsky, en français, chapitrer : « L’ouvrier qui se tient pour communiste mais se nourrit de racontars, tance-t-il, qui n’étudie pas les documents, ne vérifie pas par lui-même les faits, ne vaut pas grand-chose ». Elle sonne comme un peu dérisoire, aujourd’hui, après coup, quand on sait, après Serge, qu’il était « minuit dans le siècle ». Ces pépites, leur provenance ? Surprise encore : non pas Moscou mais à deux pas d’ici, car l’ouverture des fonds soviétiques, nous apprend la réalisatrice, a été le signal d’une grande braderie, au bénéfice du plus offrant, Pathé et autres Gaumont.

 

Il y a des moments à mourir de tristesse, tel celui où, sur un fond de nuit parcouru d’éclats de lumière spectrale, celle du blanc de la neige se réfléchissant à la lueur des réverbères, on entend Serge évoquer la fin du poète Essénine et citer les derniers mots qu’il laissa, écrits avec le sang de ses veines ouvertes : « Au revoir, mon ami, au revoir. Il n’est pas nouveau de mourir dans cette vie, mais il n’est certes pas plus nouveau de vivre ». Tout est dit, dans ces adieux, de l’absurdité et de l’atroce des temps, mais aussi de ce que la mort est un non-événement, s’en trouvant irrévocable la vie, cette entêtée matrice d’espérance.

 

Il y a des moments où l’on sourit, tel celui où l’on voit Régis Debray feuilleter le dossier Serge au musée de la Préfecture de police, avec ce commentaire : « Un intellectuel révolutionnaire, c’est quelqu’un qui fait des brochures, des tracts, des livres, mais surtout sur qui on fait énormément de dossiers. C’est fou ce qu’il a donné de travail aux agents de police, qui devraient lui en être reconnaissants. Il décède en 1947, ce qui n’arrête pas du tout la paperasserie. Voyez cette note de mai 1973. On frémit à l’idée des dossiers qu’on a ici, sur nous ».

 

Formidablement attachante, comme toujours, est Carmen Castillo, ici à la poursuite de Victor Serge, avec lequel elle est en profonde empathie, et pour cause : celle de la Révolution, ses lendemains qui chantent, ses lendemains qui déchantent, ses martyrs et ses déracinements. Cette quête est en effet aussi celle d’elle-même, elle pour qui Serge est « l’un des fantômes qui se promènent dans [ses] nuits d’insomnie » : « Dans la résistance à Pinochet, dans la clandestinité, dans nos bagages, il y avait des armes et des livres. Les siens nous rendaient lucides, donc plus forts. »

 

Dernières nouvelles : trois romans de Serge, qui écrivait en français, sont aujourd’hui, et pour la première fois, traduits en russe ; et Carmen prépare maintenant un film sur un certain Daniel Bensaïd, dont le titre sera On continue.

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:08

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-la-menace-d-extradition-pese-toujours-sur-mourad-dhina-102163863.html

 

La menace d’extradition pèse toujours sur Mourad Dhina

 

Par Gilles Munier

 

Mercredi 21 mars, la salle d’audience de la Cour d’appel du Palais de justice de Paris, où comparaissait Mourad Dhina, était trop petite pour contenir tous ceux venus soutenir son combat et réclamer sa libération.

 

L’opposant algérien, connu pour son engagement non-violent, directeur d’al Karama, organisation arabe des droits de l’homme, a été arrêté - rappelons-le - à l’aéroport d’Orly, le 16 janvier 2012, alors qu’il retournait à Genève après avoir participé à une réunion du Mouvement Rachad (Droiture) dont il est un des fondateurs. Cette organisation, créée en avril 2007, est « un rassemblement politique, social et intellectuel » militant par « des voies non-violentes » pour établir en Algérie «un Etat de droit et de bonne gouvernance »».

 

Les jours précédents, des manifestations en sa faveur avaient eu lieu devant les ambassades d’Algérie dans plusieurs capitales : Paris, Bruxelles, Genève, mais aussi Tunis, Le Caire, Tripoli et Sanaa. Amnesty International avait appelé la France « à rejeter la demande des autorités algériennes d’extrader Mourad Dhina, ressortissant algérien résident en Suisse, vers l’Algérie où il risque d’être exposé à la torture et à d’autres mauvais traitements ».

 

Si les islamistes se mettent à être non-violents, on est foutus !

 

Depuis le renversement de Ben Ali en Tunisie, les dictatures arabes craignent que des manifestations de mécontentement populaire dérapent en soulèvements, d’autant qu’en Algérie ce n’est pas un, mais des dizaines de Mohamed Bouazizi qui se sont immolés par le feu ces derniers mois.

 

Les émeutes de laissés-pour-compte dépassent la centaine, la désespérance est telle que, dans certaines régions, des adolescents se pendent. Effrayant bilan pour un cinquantième anniversaire de l’indépendance ! Certes, le pays est « sous contrôle », disent les généraux algériens pour se rassurer, mais m’a dit dernièrement un partisan du régime : « si les islamistes se mettent à être non-violents, alors on est foutus ! ».

 

Les élections législatives qui se dérouleront, début mai, en Algérie, sont présentées comme un tournant. Le bourrage des urnes et le vote téléguidé sont des pratiques où les tenants du régime excellent. Dernièrement, des partis algériens ont dénoncé la réouverture des listes électorales après la fin des délais réglementaires pour inscrire des « nouveaux électeurs », notamment des militaires et des jeunes recrues du service national. A Tindouf, le Parti des Travailleurs de Louisa Hanoune en a décompté près de trente trois mille… Trois partis islamistes régimistes ont menacé de se retirer des élections législatives si le pouvoir recourt à la fraude. La crainte d’un boycott massif du scrutin est telle que le Président Bouteflika donne à ces élections la même importance que le déclenchement de la lutte pour l’indépendance le premier novembre 1954 ! On comprend mieux pourquoi ses services spéciaux s’en prennent à Mourad Dhina qui appelait les électeurs au boycottage du scrutin, sur Rachad TV.

 

Un coup monté par les services secrets algériens

 

En janvier, la demande d’extradition présentée à la justice française était la même que celle rejetée par la Suisse il y a quelques années, à savoir que Mourad Dhina aurait constitué un groupe « terroriste » à « Zurich et sur le territoire Suisse », et acheté un petit avion immatriculé aux Etats-Unis dans les années 1990. Du pipeau… A l’époque d’ailleurs, un policier suisse avait été inculpé pour avoir fabriqué de fausses preuves contre Mourad Dhina à la demande des services secrets algériens. De plus, il y a quelques jours, le procureur fédéral suisse a fait savoir à Antoine Comte, l’avocat de Mourad Dhina, que la surveillance de l’opposant algérien entre 1994 et 2000 n’avait abouti à aucun élément justifiant des poursuites : « mon meilleur alibi », dira l’opposant dans son intervention à l’audience !

 

Le 21 mars, les juges de la Cour d’appel auraient dû le libérer. On veut croire que le climat anti-musulman suscité par les meurtres de l’ « islamiste » de Toulouse a retardé son élargissement. La décision d’extrader, ou non, Mourad Dhina sera prise le 4 avril. En attendant, des précisions sont demandées aux autorités algériennes. Rien n’est joué, car en période de surenchère électoraliste, il faut toujours s’attendre au pire.

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 19:07

 

http://www.solidaires.org/article40197.html

 

Elections présidentielles ou pas

Pour l’emploi, contre les licenciements et contre les suppressions de postes, il y a urgence

L’Union Syndicale Solidaire organise une manifestation nationale pour l’emploi

Samedi 24 Mars à 13 heures 30 Place de la Bourse à Paris

Plus de cinq millions de chômeurs et chômeuses, plus de huit millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté

Les « plans sociaux » se succèdent, …

Les suppressions d’emplois publics s’accumulent, …

Le chômage partiel, le temps partiel imposé, les emplois précaires sont présentés comme les seules solutions, …

Les discours politiques continuent, laissant patrons et banquiers poursuivre la destruction des emplois et de nos vies.

Ca suffit ! C’est ce que disent des millions de travailleurs, de chômeurs, de retraités, de jeunes en formation. Ce cri de révolte doit se transformer en espoir de faire fondamentalement changer les choses. Prenons nos affaires en mains !

L’Union syndicale Solidaires appelle à une manifestation nationale à Paris le samedi 24 mars, pour le droit à l’emploi pour tous et toutes !

Dans l’automobile comme à PSA

Dans le commerce, comme chez Virgin

Dans la chimie, comme chez Total

Dans le secteur public comme à La Poste

Partout, ils créent du chômage supplémentaire

Partout, ils détériorent les conditions de travail des salariés qui ont encore un emploi

Avec des représentants d’entreprises en lutte, avec les associations de chômeurs,

Rendez-vous le samedi 24 mars pour une nouvelle étape dans la coordination nationale des luttes !

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:53

 

 

http://www.liberation.fr/economie/01012397087-t-es-en-trop-mais-on-est-humain-donc-on-te-garde

 

Mardi 20 Mars 2012

 

« Tu es de trop, mais on est humain, donc on te garde »

 

Après deux suicides en trois semaines en Bretagne, les salariés de la Poste accusent les restructurations à répétition dans l’entreprise.

 

Par Catherine Maussion, envoyée spéciale de Libération à Quimper

 

Ils sont guichetiers, facteurs ou encadrants, et ils patientent, ce jeudi, dans une brume frigorifiante, devant la direction territoriale Ouest-Bretagne de la Poste, en périphérie de Quimper. Ils attendent la sortie d’une délégation syndicale venue réclamer le gel des restructurations après les récents suicides de deux cadres régionaux, dont le dernier a eu lieu il y a une semaine. Une pause refusée hier par Jean-Paul Bailly, le patron de la Poste.

 

Une femme relève son col, l’autre piétine le sol pour se réchauffer : «On devrait être tranquille jusqu’en 2013», veut espérer Giselle, guichetière, en évoquant son poste. Sa peur ? Que son bureau disparaisse dans le mouvement perpétuel de réorganisation du réseau. Giselle est responsable d’un bureau de proximité, dans une petite localité, à quelques kilomètres du centre-ville. «Ils nous disent que tant qu’on est au-dessus de trente mille points, on sera tranquille.» Les points, c’est une petite cuisine que Giselle a du mal à expliquer : «Ils calculent toutes les opérations qui se font en guichet : les ouvertures de compte, les colis à déposer, les recommandés…» Chaque opération est affectée d’un coefficient. «Mais ils changent constamment de méthode», poursuit, Giselle, un brin fataliste.

 

« Militaire ». Dans son bureau, la guichetière est seul maître à bord. Sauf pour décider des horaires d’ouverture au public : «Moi, c’est de neuf à douze heures et de quatorze à seize heures.» Trop peu pour meubler son temps complet. Alors, quand le rideau est tombé, dans la solitude de son local, elle s’occupe, comme on le lui a demandé : «Je recharge les présentoirs, j’appelle les clients bancaires, je vérifie si les imprimés sont bien remplis.» Et, pour les jours de cafard, elle a «toujours un quart de Lexomil dans la poche».«Mes proches me disent : "Tu as 54 ans, prends du recul." Mais c’est terrible, j’aime ce que je fais !»

 

Sa collègue et copine, Corinne, 48 ans, est factrice : «J’ai vingt-huit ans de métier et, pour la première fois, je prends des antidépresseurs.» Pourtant, quand, en 2003, «on a fait "facteurs d’avenir" [plan de réorganisation de la distribution du courrier, NDLR], j’y ai cru !» La rupture date d’il y a trois ans, «quand on a fait la sécabilité. Cela fait trois fois déjà qu’on me change ma tournée !» Sécabilité, un mot dénué d’affect pour qualifier une réforme majeure : la suppression des brigades de facteurs remplaçants pour pallier les absences pour vacances ou maladie. Les tournées «orphelines» sont alors réparties entre les facteurs en service.

 

Pour Corinne, assurer la bonne distribution du courrier (85% du courrier est délivré à J+1) se traduit par des journées rallongées et une charge alourdie. Chaque matin, elle prend son service à 7 heures 25 et le termine à 13 heures 45, six jours sur sept. Cela, dit-elle, «c’est l’horaire officiel». Le lundi et le mardi, deux jours creux pour le courrier, «c’est plus facile d’absorber la tournée sécable, même si on nous charge en pub». Les jours suivants sont plus tendus : il faut trier et distribuer des tournées supplémentaires dans des temps contraints. Conséquence : «On ne peut plus s’arrêter pour voir les gens», se désole Corinne. Son voisin, facteur, la reprend au vol : «Moi, les plus de 90 ans, je sonne à leur porte. On est encore humain !» Mais quand la tournée s’étire, difficile de faire valider les heures supplémentaires : «Il faut argumenter pied à pied. On me dit : "Tu es trop lente." J’ai des collègues qui font plus de cent kilomètres en voiture par jour.» Corinne, comme Giselle, imagine un avenir encore plus trouble : «Cette année, ils nous ont annoncé treize pour cent de baisse de trafic pour la Bretagne ! C’est ce qu’ils disent quand ils chamboulent nos tournées.» Mais cette baisse, elle ne la voit pas dans sa sacoche. Et ne croit plus aux chiffres qui tombent d’en haut.

 

Direction Chateauneuf-du-Faou, à quelques kilomètres. Le bureau de poste, pimpant, ouvre sur une vaste place. Sylvaine, conseillère financière, y a trouvé refuge et, en prime, «la confiance et le sourire», dit-elle après un douloureux conflit avec son chef, qu’elle accuse de harcèlement. En cause : la pression des objectifs et une façon «très militaire et infantilisante» de se comporter. Après vingt ans dans la banque privée, Sylvaine avait choisi la Banque postale, pour finalement tomber sur des méthodes d’un autre âge: «J’ai eu l’audace de parler un peu franchement à mon chef.» Lequel est devenu violent et a monté un dossier contre elle. Mais dans cette bagarre, «c’est la hiérarchie qui a gagné», en couvrant son chef, dit-elle. En dépit des témoignages de ses collègues, elle vient de perdre son procès pour harcèlement devant les prud’hommes. Les experts médico-sociaux de terrain, qui ont eu à connaître le cas de Sylvaine, font ce constat amer : «Il n’y a pas d’écoute à la Poste, et un réel problème de management.»

 

Sur la côte Nord de la Bretagne, Morlaix n’échappe pas davantage aux vents du mouvement. Le mot honni ici s’appelle «Terrain», un sigle anodin dont le déroulé (territoire d’attractivité et d’initiative) cache un bulldozer : la restructuration du réseau. Un premier Terrain, lancé en 2005, réduit comme peau de chagrin les bureaux autour de Morlaix. Il est suivi d’une autre purge, en octobre dernier. L’ouverture au public des bureaux de poste secondaires rétrécit à nouveau.

 

« Hybride ». Morgane, vingt-quatre ans de service à la Poste, brandit sa «lettre de mission» : «Archivage, comptabilité, commande de petit matériel…» Certains de ses collègues, dont le bureau n’ouvre que le matin, dit-elle, «ont jusqu’à vingt heures de "mission"», soit plus de la moitié de leur temps à ronger leur frein. Un appauvrissement «organisé» de l’activité, disent les syndicats, avant la suppression pure et simple du bureau, transféré à la commune. Une grève déclenchée à l’automne et soutenue par le public s’est soldée par un échec. Ce qui fait râler Alain Le Corre, délégué CGT du Finistère : «On crée un statut hybride très déstabilisant. On leur dit : "T’es en trop, mais comme on est humain, on te garde."»

 

Ni les cadres supérieurs ni l’encadrement intermédiaire n’échappent à la souffrance. En mars 2010, une dizaine de directeurs d’établissement, soit la quasi-totalité des responsables du courrier du groupement de Cornouaille, ont même fait rajouter à leur feuille d’objectifs pour 2010 - baptisée «Cap courrier 2010» - une mention manuscrite pour se protéger, sur fond de réduction des effectifs, de la pression managériale : «La réalisation de ce "Cap" se fera en respectant la législation, la réglementation, l’intégrité physique et morale des personnels dont j’ai la responsabilité.» Bruno Peuziat, le cadre suicidé le 11 mars, en était signataire. Du côté de «l’enseigne» (les bureaux de poste), les chiffres consolidés sur le Finistère disent l’ampleur de la diète : sur les cent cinquante bureaux de plein exercice qui existaient en 2006, il n’y en a plus que vingt six en 2012. Patrice Campion, délégué de SUD pour la Bretagne, décrypte : «Cela veut dire autant de chefs d’établissements à reclasser, autant de postes de comptables à redéployer sur d’autres sites.»

 

Hémorragie. Dans la branche courrier, c’est la même hémorragie. René Bilien, de la CFDT du Finistère, fait le décompte : «On est passé, sur un an, de trente quatre établissements à dix sept. Cela fait dix sept cadres supérieurs qui se retrouvent sur le carreau.»Planté sur le trottoir devant le siège de la direction du courrier de Quimper, il pointe son doigt vers un bureau vitré du rez-de-chaussée : «Il y a un cadre qui a patienté dans ce bureau plus d’un mois avant qu’on lui trouve un point de chute.»

 

Cadres ou personnels d’exécution, tout le monde déguste, si l’on en croit les chiffres encore confidentiels du bilan social 2011 pour la Bretagne. Selon nos informations, les arrêts maladie dans les bureaux de poste de la région, qui emploient neuf cent trente et un agents, ont flambé de vingt cinq pour cent par rapport à 2010. Même score pour les accidents de trajet. Dans le même temps, les effectifs ont chuté de six pour cent. Au point que certains, qui s’étaient retenus de faire le parallèle, parlent ouvertement à la Poste de syndrome France Télécom. 

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