Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 19:00

 

http://www.fr.news.yahoo.com/l%C3%A9pouse-mouammar-kadhafi-et-trois-ses-enfants-en-172738707.html

 

La femme et trois enfants de Kadhafi sont en Algérie

 

ALGER (Reuters) - La femme de Mouammar Kadhafi, Safia, sa fille Aicha et ses fils Hannibal et Mohammed, se sont réfugiés en Algérie lundi matin, rapporte l'agence algérienne de presse APS.

 

Citant un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, l'APS précise que cette arrivée a été signalée aux Nations unies et aux autorités rebelles libyennes.

 

L'épouse de Mouammar Kadhafi, "Safia, sa fille Aicha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants sont entrés en Algérie à 8 heures 45 par la frontière algéro-libyenne", indique l'agence de presse.

 

Cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de Mahmoud Djibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT), ajoute-t-elle.

 

Le gouvernement mis en place par les insurgés libyens estime qu'Alger commettrait un acte d'agression en accordant l'asile aux membres de la famille de Kadhafi et va réclamer leur extradition.

 

"Nous nous sommes engagés à accorder un procès équitable à tous ces criminels, et nous considérons par conséquent qu'il s'agit d'un acte d'agression", a réagi Mahmoud Chamman, porte-parole du Conseil national de transition.

 

"Nous conseillons à tous de ne pas protéger Kadhafi et ses fils. Nous les traquerons où qu'ils se trouvent et les arrêterons", a-t-il ajouté.

 

Les rebelles libyens ont accusé par le passé l'Algérie de soutenir le colonel dans la guerre civile qui se déroule en Libye, une accusation démentie par les autorités algériennes.

 

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a engagé des discussions avec un responsable des rebelles, a annoncé l'APS plus tôt dans la journée. Il s'agit du premier contact à haut niveau après des mois de relations tendues avec la nouvelle direction libyenne.

 

L'Algérie est le dernier pays d'Afrique du Nord à ne pas avoir reconnu le Conseil national de transition comme le nouveau gouvernement de fait de la Libye après la prise du QG de Mouammar Kadhafi à Tripoli.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 17:29

 

http://www.reopen911.info/News/2011/08/12/11-septembre-la-cia-de-george-tenet-a-tente-de-recruter-2-des-pirates-avant-le-119-affirme-richard-clarke-ex-conseiller-a-la-maison-blanche

 

Onze septembre : « la CIA de George Tenet a tenté de recruter deux des pirates avant le onze septembre » affirme Richard Clarke, ex conseiller à la Maison Blanche

 

Dans le documentaire-choc SecretSkills qui sera diffusé aux USA pendant les célébrations du dixième anniversaire des attentats, l’ancien conseiller à la Securité nationale Richard Clarke, homme de confiance des présidents Clinton et Bush, accuse nommément l’ex-chef de la CIA George Tenet d’avoir essayé de recruter deux des pirates de l’air avant le 11-Septembre, puis d’avoir dissimulé toutes les informations relatives à ces deux terroristes, même vis-à-vis de la Maison Blanche et des dirigeants du FBI. Cet ancien homme-fort de l’Administration Bush chercherait à faire porter le chapeau à Tenet pour protéger son ancien président George W. Bush, Dick Cheney, le FBI de Robert Mueller, et les autres agences de renseignements US qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

 

Rappelons quand même que malgré la gravité de ces accusations, la véritable question est de connaitre le véritable rôle de ces dix neuf pirates de l’air le jour des attentats, étant donné que, contrairement à la croyance populaire, rien à ce jour ne prouve que dix neuf musulmans aient détourné des avions le 11 septembre 2001.

 

L’interview de Richard Clark diffusée dans le documentaire SecretSkills est disponible en anglais sur le site de FF4Films.

 

Onze Septembre : Une nouvelle accusation explosive

 

Dans un tout nouveau documentaire, l’ex-conseiller [de la Maison Blanche] pour la Sécurité nationale Richard Clarke affirme que la CIA a recruté les pirates de l’air du 11/9, et a ensuite dissimulé cette information. Voici l’article de Philip Shenon à propos des dénégations de George Tenet (ex-directeur de la CIA).

 

Par Philip Shenon, The Daily Beast, le 11 août 2011

 

A un mois du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, l’ex-directeur de la CIA George Tenet et deux hauts dirigeants s’élèvent avec force contre les allégations selon lesquelles en 2000 et 2001 ils auraient délibérément caché des informations à la Maison Blanche et au FBI, lesquelles informations auraient pu aider à empêcher les attentats.

 

Ces affirmations explosives, mais non prouvées, proviennent d’un homme que Tenet considérait autrefois comme un ami proche : l’ex tsar de l’anti terrorisme à la Maison Blanche, Richard Clarke, qui porte ces accusations contre Tenet et la CIA dans un documentaire qui sera diffusé lors du dixième anniversaire, le mois prochain. Des extraits de l’interview de Clarke ont été fournis au Daily Beast par les producteurs du documentaire.

 

Dans l’interview donnée pour ce documentaire, Clarke propose une théorie révolutionnaire qui, si elle est vérifiée, obligerait à réécrire l’histoire des attentats du 11 septembre 2001; [selon lui], la CIA a intentionnellement caché des informations à la Maison Blanche et au FBI en 2000 et 2001, sur deux terroristes saoudiens qui se trouvaient sur le sol des USA – ces mêmes terroristes se transformeront en pirates kamikazes le 11 Septembre 2001.

 

Clarke explique que même s’il ne peut effectivement pas le prouver, la CIA a dissimulé ces informations du fait que l’Agence avait essayé de recruter les terroristes lorsqu’ils vivaient dans le sud de la Californie sous leurs vrais noms, afin de les employer comme agents infiltrés dans al-Qaida. Les tentatives de recrutement ayant échoué, les hauts dirigeants de la CIA ont continué de cacher ces informations de peur d’être accusés de « malversations et d’abus », a affirmé Clarke.

 

Il explique que si sa thèse est correcte, Tenet et les autres n’admettront jamais la vérité, « même si vous les soumettez au ‘’waterboarding’’. »

 

La thèse de Clarke traite d’un point central toujours resté mystérieux des attentats du 11/9, à savoir, pourquoi la CIA a-t-elle omis si longtemps d’informer la Maison Blanche et la direction du FBI, qu’elle savait que deux terroristes d’al-Qaïda étaient arrivés aux États-Unis en janvier 2000, quelques jours après avoir assisté à la réunion des chefs terroristes en Malaysie, que la CIA surveillait discrètement.

 

Dans sa réponse préparée dès la semaine dernière en vue de la diffusion du documentaire, Tenet explique que Clarke, qui s’était fait connaître du public en 2004 en dénonçant la Maison Blanche et les graves manquements des Services secrets avant le 11 septembre 2001, a « soudainement inventé des théories sans fondement, contredites par les rapports et indignes d’être examinées sérieusement. »

 

La position de la CIA face à la Commission d’enquête sur le 11 septembre 2001 et aux autres investigations gouvernementales a toujours été de dire que l’Agence n’avait pas localisé précisément les deux pirates de l’air, Nawaf al-Hazmi et Khalid al-Midhar sur le sol des USA – et avait encore moins essayé de les recruter comme espions.

 

Certains officiels de l’Agence expliquent que le retard dans la transmission des informations concernant les deux terroristes constitue une faute grave, mais ils insistent sur le fait qu’il n’y avait aucune duplicité intentionnelle de la part de la direction de la CIA. Tenet a indiqué qu’il n’a pas été informé au sujet de l’arrivée d’Hazmi et de Mihdhar aux USA, même si cette information était très largement connue à des niveaux inférieurs de la CIA.

 

La Commission sur le 11 septembre 2001 a examiné les rumeurs circulant dans la communauté du Renseignement, selon lesquelles la CIA avait essayé de recruter les deux terroristes – Clarke n’est pas le premier à en parler – mais l’enquête n’a débouché sur aucun élément pouvant étayer cette hypothèse. La Commission écrit dans son rapport final que « personne au FBI ou à la CIA n’a informé les niveaux supérieurs de la direction » au sujet des deux terroristes.

 

Cependant, lors de son interview, Clarke explique que son scénario, malgré son caractère apparemment improbable – à savoir, une tentative ratée de recrutement de terroristes par la CIA, et sa dissimulation par la suite (cover-up) – constitue « la seule possibilité rationnelle à laquelle je suis arrivé » et qui expliquerait pourquoi lui et d’autres à la Maison Blanche n’ont pas été tenus au courant à propos des deux terroristes, et ce, jusqu’au jour des attentats.

 

« J’ai beaucoup réfléchi à tout ça, » dit Clarke lors de l’interview qui a été réalisée en octobre 2009. Il indique que pour lui, la conclusion logique est qu’« il y a eu une décision prise à haut niveau à la CIA ordonnant à chacun de ne pas diffuser ces informations. » A la question de savoir qui aurait émis ces ordres, Clarke répond, « je pense qu’ils ont été émis par le directeur, » en référence à George Tenet.

 

Clarke, qui est aujourd’hui un consultant et un auteur à succès, avait déjà dans ses écrits évoqué la possibilité d’une vaste opération de dissimulation par la CIA au sujet d’Hazmi et Mihdhar, mais n’avait jamais visé nommément George Tenet ou d’autres membres de la CIA.

 

Il n’a pas souhaité répondre aux questions du Daily Beast lui demandant de développer ses propos et d’expliquer pourquoi il ne les avait pas répétés publiquement depuis l’interview de 2009. Les producteurs du documentaire, FF4 Films, ont contacté Clarke le mois dernier et ont indiqué qu’il maintenait ses déclarations.

 

Les producteurs, John Duffy et Ray Nowosielski1, avaient déjà produit un film documentaire très apprécié, Press For Truth sur le combat d’un groupe de familles de victimes du 11 Septembre pour obliger le gouvernement à ouvrir une enquête sur les attentats.

 

En terminant le documentaire radio, ils ont récemment fourni une copie des déclarations de Clarke à Tenet qui, avec deux des anciens membres de la CIA – à savoir Cofer Black, l’ex-chef du centre de lutte antiterrorisme de l’Agence, et Richard Blee, l’ancien chef de l’unité chargée d’Oussama Ben Laden -, ont publié une déclaration dénonçant [les affirmations de] Clarke.

 

« Richard Clarke a été un fonctionnaire compétent qui a bien servi son pays pendant de nombreuses années, » indiquent-ils dans ce communiqué. « Mais ses commentaires récents à propos du traitement du 11 Septembre sont irresponsables et profondément erronés. »

 

« Clarke part du présupposé que des informations importantes sur le transfert des futurs pirates vers les États-Unis lui ont intentionnellement été dissimulées au début de l’année 2000. Ce ne fut pas le cas. »

 

Le communiqué poursuit: « En s’appuyant sur l’idée fausse qui voudrait que l’information ait été dissimulée intentionnellement, M. Clarke a ensuite spéculé – tout en admettant se reposer uniquement sur son imagination, que la CIA aurait pu essayer de recruter ces deux futurs pirates de l’air. Ceci, comme beaucoup des choses que M. Clarke a dit dans son interview, est sans aucun fondement. »

 

Clarke, qui a coordonné la lutte antiterroriste de la Maison Blanche sous les administrations Clinton et Bush, a dit dans le passé qu’il avait été stupéfait d’apprendre après le 11 Septembre que la CIA avait connaissance depuis longtemps de la présence de Hazmi et Mihdhar aux Etats-Unis .

 

« A ce jour, je ne m’explique pas pourquoi, alors que j’étais tenu au fait de toutes les informations liées au terrorisme et de tous les détails, le directeur du centre de lutte contre le terrorisme ne m’en pas pas parlé, » s’est étonné Clarke dans l’interview du documentaire, se référant à Tenet et à Cofer Black. « Ils nous ont dit tout, sauf ça. »

 

Il a affirmé que s’il avait su quelque chose sur Hazmi et Mihdhar, même au dernier moment avant le 11 Septembre, il aurait ordonné une chasse à l’homme immédiate pour les trouver, et qu’il y serait parvenu à coup sûr, ce qui aurait peut-être permis de déjouer le complot du 11 Septembre.

 

« Nous aurions effectué une traque massive, » a-t-il dit. « Nous l’aurions menée publiquement. Nous aurions trouvé ces connards. Cela ne fait aucun doute dans mon esprit, même si nous n’avions eu qu’une semaine. Ils utilisaient des cartes de crédit à leur propre nom. Ils logeaient à l’Hôtel Charles à Harvard Square, pour l’amour du ciel ! » s’est-il emporté, « Ces gars-là auraient été arrêtés dans les vingt quatre heures. »

 

Philip Shenon

 

The Daily Beast, 11 août 2011

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 17:05

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-rebelles-libyens-convergent-vers-syrte-recherchent-kadhafi-062151376.html

 

Les adversaires de Kadhafi convergent sur son fief côtier

 

TRIPOLI (Reuters) - Les rebelles libyens avançaient lundi vers Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi sur la côte méditerranéenne, dans l'espoir de couronner leur révolution en prenant les derniers bastions d'un "guide" déchu mais peut-être encore dangereux.

 

On ignore où se trouve le colonel Kadhafi depuis la chute de Tripoli aux mains des insurgés il y a une semaine.

 

Des habitants de la capitale, en proie à des pénuries d'eau, de vivres et de carburant, se hasardaient dehors pour faire quelques achats en vue de la fête musulmane de l'Aïd al Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan.

 

"Dieu merci, cet Aïd a une saveur particulière. Pour cet Aïd, nous avons la liberté", a déclaré Adel Kachad, informaticien du secteur pétrolier âgé de 47 ans, sur un marché aux légumes. "La Libye renaît."

 

Mais tout le monde ne se réjouit pas de la fin de Kadhafi.

 

"Vous, les médias, vous ne dites pas la vérité, vous êtes tous des traîtres, des espions", criait un chauffeur de taxi furieux dans un quartier loyaliste, sans se soucier de la présence de combattants anti-Kadhafi à proximité.

 

Le fief kadhafiste de Syrte et quelques villes du Sud enfoncées dans le désert demeurent un défi pour ceux qui s'approprient le pouvoir en Libye. Les rebelles comptent les prendre par la force au cas où des négociations échoueraient.

 

KADHAFI RESTE UNE MENACE, DIT LE CNT

 

Moustafa Abdeldjeïl, président du Conseil national de transition (CNT), a demandé à l'Otan de poursuivre ses raids aériens qui ont fourni une couverture décisive aux rebelles démunis soulevés contre Mouammar Kadhafi depuis février.

 

"Je réclame le maintien de la protection de l'Otan et de ses alliés contre ce tyran", a-t-il dit lors d'une réunion de ministres de la Défense au Qatar, Etat du Golfe comptant parmi les pays qui ont soutenu la révolte. "Il reste une menace, non seulement pour les Libyens mais pour le monde entier."

 

Un commandant de l'Otan a assuré que l'alliance poursuivrait sa mission au moins jusqu'à l'expiration de son mandat le 27 septembre. "Nous pensons que le régime de Kadhafi est au bord de l'effondrement et veillerons à ce que l'opération aille à son terme", a dit l'amiral américain Samuel Locklear lors d'une conférence de presse à Doha, la capitale qatarie.

 

"Les poches de résistance des pro-Kadhafi diminuent de jour en jour. Le régime n'a pas la capacité de monter une opération décisive", a-t-il dit, ajoutant que les raids de l'Otan avaient détruit cinq mille objectifs militaires en Libye.

 

Dimanche, l'aviation alliée a pilonné Syrte pour le troisième jour consécutif, a fait savoir un porte-parole de l'Otan à Bruxelles. La Grande-Bretagne a indiqué que ses appareils avaient aussi attaqué les forces kadhafistes près de Sidra, à l'ouest du centre pétrolier de Ras Lanouf.

 

Que Syrte soit ou non le théâtre d'un baroud d'honneur du colonel déchu, la ville constitue un trophée stratégique et symbolique pour ses adversaires dans leur conquête du pays. Le CNT a offert une récompense de un million trois cent mille dollars pour la capture de Mouammar Kadhafi mort ou vif.

 

LE CNT RECOMMANDE D'ÉVITER LES ABUS

 

Djamal Tounally, commandant rebelle à Misrata, dans l'Ouest, a dit à Reuters : "Le front se situe à trente kilomètres de Syrte. Si Dieu le veut, la situation se réglera de façon pacifique à Syrte."

 

"Maintenant, il ne nous reste qu'à trouver Kadhafi. Je pense qu'il se cache toujours sous Bab al Aziziah, comme un rat", a-t-il ajouté par allusion au complexe fortifié du colonel Kadhafi, dont les rebelles ont pris le contrôle mardi.

 

Sur la route côtière à l'est de Tripoli, des véhicules acheminaient vers Syrte des chars T-55 d'origine soviétique. Des combattants ont dit les avoir saisis dans une base abandonnée.

 

Les forces en provenance de l'Est ont progressé de sept kilomètres après avoir dépassé le village de Bin Djaouad et contrôlaient le carrefour de Naoufalia, a déclaré un porte-parole.

 

"Nous avançons lentement. Nous souhaitons laisser du temps aux négociations, donner une chance à ceux qui essaient de persuader les gens qui sont dans Syrte de se rendre et d'ouvrir la ville."

 

Soucieux de préserver leur image auprès de l'opinion internationale malgré les informations faisant état de partisans de Kadhafi retrouvés morts les mains liées dans le dos, le CNT a recommandé à ses combattants d'éviter les abus.

 

"Rappelez-vous, quand vous arrêtez n'importe quel fidèle de Kadhafi, qu'il est comme vous, qu'il a une dignité comme vous, que cette dignité est votre propre identité et qu'il est assez humiliant pour lui d'être prisonnier", dit une directive du CNT.

 

Selon le colonel Ahmed Bani, porte-parole militaire du CNT, environ quarante mille personnes arrêtées par les forces kadhafistes restent portées disparues. Certaines pourraient encore être détenues dans des bunkers souterrains à Tripoli, a-t-il ajouté.

 

La brigade Khamis, unité commandée par Khamis Kadafi, l'un des fils de Mouammar, semble responsable de la mort de quarante cinq détenus dans un entrepôt des environs de Tripoli, a déclaré Sarah Leah Wilson, directrice de l'organisation Human Rights Watch (HRW) pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord.

 

Le CNT, reconnu par plus de quarante pays comme autorité légitime de la Libye, consolide son emprise sur la capitale après des journées de combats et de confusion. Il compte transférer ses dirigeants cette semaine de Benghazi à Tripoli

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 19:04

 

http://www.reopen911.info/11-septembre/grande-manifestation-a-paris-le-dimanche-11-septembre

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/grande-manifestation-a-paris-pour-99630

Venez manifester pour la paix et la fin du silence et des mensonges d’Etat sur le terrorisme et les guerres illégales

Rendez vous le dimanche 11 septembre 2011 à 14 heures au parvis de la tour Montparnasse  à Paris

Cette année, nous commémorerons le dixième anniversaire de la tragédie du 11 Septembre. Cette tragédie, véritable événement fondateur vu et revu sur toutes les télévisions du monde et surtout toujours très présente dans l'imaginaire collectif, nous a fait plonger dans le vingt et unième siècle avec la rhétorique de la « Guerre contre le terrorisme ». Cette stratégie a été utilisée à des fins de justification de guerres illégales par la plupart des grandes nations. Ça a d'abord commencé par la relance de l'utilisation de l'OTAN en Afghanistan, où la France est toujours présente, puis la mise en place d'une coalition occidentale en Irak, où le nombre de victimes dépasse le million de morts, sans parler de l'augmentation drastique des budgets militaires et la remise en cause des libertés individuelles avec par exemple le Patriot Act.

 

A travers ce choc planétaire, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de chaos. C'est pourquoi, à l'association ReOpen911, dans une démarche citoyenne fondamentalement pacifiste, démocratique et dans le cadre d'un mouvement international « pour la vérité » initié par des familles de victimes du 11 Septembre, nous considérons qu'il est nécessaire de revenir sur cet événement fondateur, d'autant plus que la fable de Ben Laden et d'al Qaïda racontée par l'Administration Bush et reprise sans aucune critique par les médias de masse est de plus en plus remise en cause.

 

Depuis plusieurs années, des milliers de citoyens à travers le monde, principalement aux Etats Unis, ont passé bénévolement beaucoup de temps et d'énergie à faire le travail que le quatrième pouvoir, pierre angulaire de nos sociétés démocratiques, n'a pas su, pu ou voulu faire. Des dizaines de films et de livres, des centaines d'articles, de sites Internet ont ainsi été réalisés, en toute humilité et dans une logique de réflexion et de débat.

 

Aujourd'hui, le débat s'est ouvert dans le monde politique avec pas moins de cinq Présidents en activité qui ont exprimé leurs doutes sur cette tragédie ou encore aux parlements japonais, européens et canadiens. Il est aussi lancé dans le monde scientifique avec une première publication, et aussi dans le milieu des architectes et des chimistes.

 

Mais c'est surtout les citoyens qui sont au devant de ce mouvement comme le montre formidablement bien le travail réalisé bénévolement par des dizaines de personnes sur notre site : des heures et des heures de films sous-titrées, de montage, des heures et des heures de recherches et de traduction de documents, de travail de synthèse et de rédaction, mais aussi de débat et de réflexion commune.

 

Seuls les médias de masse (sauf quelques exceptions) restent fermés à nos questions légitimes et surtout très documentées.

 

C'est pourquoi l'association ReOpen911 continue, plus que jamais, à essayer d'ouvrir ce dossier avec l'organisation d'une grande manifestation pour commémorer le dixième anniversaire de cette tragédie.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 16:11

 

http://www.paris.reelledemocratie.fr/node/409

Lettre au Conseil National de la Résistance

A tous les résistants et résistantes en marche, et tout particulièrement à Raymond Aubrac, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London et Georges Séguy, qui ont su nous transmettre si affectueusement cette flamme de résistance, cette envie de construire ce monde autrement. Cette flamme nous a réchauffé, puis nous avons compris à quel point nous étions prêts à combattre pour que sa lumière ne s'éteigne jamais.

 

A la mémoire de Lucie Aubrac, Henri Bartoli, Georges Gingouin, Germaine Tillon et Jean Pierre Vernant, et à la mémoire de tous ceux qui sont mort pour que nous vivions, combattants pour la paix et la démocratie. 

 

Les 16,17 et 18 septembre prochain, des marcheurs indignés venant de différentes villes d'Espagne et de France vont arriver sur la Place de la Bourse à Paris. Ils marchent, pacifiquement, pensent un autre possible, et en ce sens, résistent. Au même moment d'autres résistants se rassembleront à Bruxelles, Los Angeles, Madrid, San Francisco et Wall Street.

 

Nous préparons avec beaucoup d'enthousiasme et d'espoir leur arrivée, occasion de résistance, d'hospitalité, d'échange et de création. Nous sommes unis par l'idée de créer une démocratie réelle, politique, économique, médiatique, sociale et culturelle.

 

Nous serions immensément honorés de votre présence à cette occasion, de pouvoir échanger avec vous, parler librement et simplement, échanger des visions du monde, construire et par là éloigner la barbarie fasciste dont la menace, nourrie par les injustices sociales et les différentes crises qui agitent notre monde, se fait plus sérieuse chaque jour.

 

Nous nous préparons à ces journées, et imaginons des débats créatifs qui pourraient être un pas vers le programme de résistance pour notre siècle.

 

Le 17 septembre, nous allons réfléchir à la démocratie économique, aborder par exemple les questions des droits sociaux comme l'éducation et la sécurité sociale, de la répartition des richesses, de la croissance, de la création de la monnaie et de la dette. Nous avons invité des économistes, résistants par leur savoir et leur envie de le faire partager.

 

Le 18 septembre, nous avons choisi de débattre des résistances actuelles et passées et nous serions infiniment reconnaissants de pouvoir partager votre expérience, votre compréhension de notre histoire, pour changer ce monde. La guerre, le racisme, le sexisme, l'intolérance, les médias de masse contrôlés par des intérêts privés, l'injonction permanente à la surconsommation et à la concurrence de tous contre tous sont autant de nécessités urgentes de résister. 

 

Si la vie fait qu'il ne vous est pas possible de vous déplacer à nos cotés, sachez que nous le comprendrions et que vous seriez là quand même, dans nos pensées et nos cœurs. Nous ne manquerons pas de vous faire connaître les chemins de résistance vers lesquels nous marcherons. L'une de nos premières étapes sera celle d'un rassemblement mondial à Bruxelles.

 

Merci pour cette flamme. Qu'elle ne s'éteigne jamais.

 

Avec toute notre affection,

 

Les Indignés de Paris, Démocratie Réelle Maintenant.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 15:55

 

http://www.baleiniers.org/index.php?option=com_content&view=article&id=162:alors--cette-audience-en-appel-cest-pour-quand--chantal-beauchamp-25082012&catid=6:les-prevenues&Itemid=12

Procès des quatre de Tours

Alors ? Cette audience en appel, c’est pour quand ?

Début juillet, les prévenu-e-s apprenaient que l’audience à la Cour des appels correctionnels d’Orléans aurait lieu le 23 août 2011. Le choix d’une telle date suscita diverses réactions, tant chez les prévenu-e-s qu’auprès de certains de leurs camarades.  Quelques uns préférèrent en rire, d’autres étaient atterrés : comment, dans ces conditions, s’assurer de la présence des témoins et des soutiens ?

Et puis, aux alentours du 25 juillet, on apprit que cette date du 23 août était purement formelle. Dans un procès en diffamation, un acte de procédure doit intervenir au moins une fois tous les trois mois. Dans le cas contraire, la poursuite s’éteint d’elle-même. On imagine mal qu’après avoir mis tant d’acharnement à poursuivre les quatre, l’institution lâche l’éponge si facilement.

Donc, l’audience du 23 août à laquelle Maître Nawel Gafsia était présente ne servit qu’à fixer la date de l’audience authentique, la vraie de vraie. La règle des trois mois restant applicable, l’audience fut fixée au 14 novembre… mais ce jour là les conseillers près la Cour d’appel ne pourront consacrer que deux heures à ce procès, une durée notoirement insuffisante pour entendre les prévenu-e-s, les témoins et les plaidoiries. Ce 14 novembre, il ne se passera donc pas grand-chose, hormis la détermination de la date de l’audience, vous savez, la vraie de vraie. Ce qui ne devrait pas être bien long, puisque cette date est d’ores et déjà fixée au lundi 16 janvier 2012, de 14 à 18 heures, et plus si nécessaire.

J’en vois deux ou trois au fond qui n’ont pas tout suivi… mais que croient-ils, ces cancres ? Que la Justice s’amuse ?

Note de Chantal Beauchamp pour le site des Baleiniers

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 15:28

 

http://www.rue89.com/2011/08/28/11-septembre-la-cia-savait-mais-pourquoi-na-t-elle-rien-fait-219417

 

Onze septembre : la CIA savait, mais pourquoi n’a-t-elle rien fait ?

 

Dans son livre, le journaliste Fabrizio Calvi montre que les attentats auraient pu être évités si le FBI avait été averti. Extraits.  

 

Dix-huit mois avant les attaques du 11 septembre 2001 la CIA suivait deux des futurs pirates de l'air, les Saoudiens Khalid al Mihdhar et Nawef al Hazmi. Elle savait qu'ils étaient aux États-Unis et a tout fait pour empêcher le FBI de le découvrir.

 

Dix ans après les attaques, l'ancien responsable de l'antiterrorisme de la Maison Blanche, Richard Clarke, pose une question essentielle :

 

« Pourquoi la CIA n'a-t-elle pas prévenu le gouvernement américain de la présence sur notre sol de deux agents d'Al-Qaïda réputés dangereux ? C'est un des grands mystères du 11 Septembre. »

 

De nouveaux éléments recueillis au terme d'une enquête de trois ans permettent cependant d'affirmer que cette surveillance était une opération majeure de la CIA contre Al Qaeda.

 

Décembre 1999, Yémen : l’ordre de Ben Laden

 

Tout commence en 1998, avec l'écoute de conversations téléphoniques d'une maison de Sana'a, capitale du Yémen, par les services de renseignements américains. La maison abrite une « centrale de la terreur » d'Al Qaeda, Les djihadistes y prennent des instructions et laissent leurs messages. Ben Laden et ses proches ont appelé ce numéro plus de deux cents fois entre 1996 et 1998.

 

Fin décembre 1999, les services américains enregistrent un appel en provenance d'Afghanistan. Ben Laden donne l'ordre à « Khalid » et « Nawaf » de se rendre à Kuala Lumpur en Malaisie pour prendre part à une réunion importante.

 

Une nouvelle enquête sur le 11 septembre

 

L'article de Fabrizio Calvi que nous publions est développé dans trois des chapitres du livre de son livre, « 11 Septembre, la contre-enquête », paru aux éditions Fayard.

 

« Alec Station », l'organisme de la CIA chargé de traquer Ben Laden, identifie Khalid al Mihdhar et Nawaf al Hazmi. La traque commence.

 

Le 5 janvier 2000, Khalid al Mihdhar est repéré à l'aéroport de Dubaï. Avant même qu'il n'embarque, la photocopie de son passeport est envoyée au siège d'Alec Station.

 

Le Saoudien possède un visa d'entrée pour les Etats-Unis. La photocopie est communiquée à Marc Rossini et Doug Miller, deux agents de liaison du FBI en poste au sein d'Alec Station. Ils rédigent un rapport à l'attention du Bureau, concernant l'arrivée imminente du terroriste aux Etats-Unis.

 

Mais le numéro deux d'Alec Station, Tom Whilshire, leur interdit de l'envoyer leur rapport. Placés sous l'autorité de la CIA, ils sont obligés d'obéir.

 

Marc Rossini proteste et demande des explications. « Quand nous voudrons informer le FBI, nous le ferons », lui répond une responsable de la CIA.

 

Janvier 2000, Malaisie : la réunion de Kuala Lumpur

 

La CIA intervient tout de même. Par manque de temps, elle alerte son homologue, la Special Branch malaise.

 

Les agents malais suivent le terroriste jusqu'à un luxueux appartement de la banlieue de Kuala Lumpur, propriété d'un riche homme d'affaire proche d'Al Qaeda, où se déroule une réunion présidée par Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau des attaques du 11 septembre.

 

But de la rencontre : finaliser deux attaques, celle contre l'USS Cole au Yémen, et celles du 11 septembre.

 

Les agents de la Special Branch suivent les deux terroristes et assistent à leur départ pour Bangkok le 8 janvier. Une équipe de la CIA se rend à l'aéroport d'arrivée, où elle perd leur trace.

 

Au QG d'Alec Station, les agents du FBI ne comprennent toujours pas pourquoi la CIA leur interdit d'informer le Bureau de l'arrivée imminente des deux terroristes aux Etats-Unis. « J'étais très inquiet », dit Marc Rossini :

 

« Je savais qu'ils allaient arriver et que ça ne serait pas une visite touristique. J'avais compris que leur voyage faisait partie du show à venir. Je me demandais “Que viennent-ils faire ici ? Que veulent-ils ? ” Mais je ne pouvais rien faire. »

 

L'agent du FBI Doug Miller rédige un nouvel e-mail à l'attention de Tom Wilshire, demandant au numéro 2 d'Alec Station de lui donner par écrit les raisons qui l'ont amené à bloquer le rapport du 5 janvier 2000 destiné à alerter le FBI. Il n'obtient pas de réponse.

 

Mars 2000, Los Angeles : les deux kamikazes s’installent

 

Les deux djihadistes arrivent à Los Angeles ce même jour. Ils sont pris en charge par Omar al-Bayoumi, un ancien employé du ministère de la Défense saoudien que l'on dit proche des services secrets saoudiens. Ce dernier leur offre l'hospitalité et les introduit dans la communauté musulmane de San Diego, où il réside.

 

Là, les deux Saoudiens prennent des cours d'anglais et s'inscrivent pour suivre des cours de pilotage. Ils ne se cachent pas : leur nom figure dans l'annuaire de la ville.

 

Au début du mois de mars 2000, les analystes d'Alec Station reçoivent un message de la CIA de Bangkok, qui s'est aperçue avec deux mois de retard que Khalid al Mihdhar et Nawaf al Hazmi sont partis pour Los Angeles.

 

A compter de ce moment, la CIA sait officiellement que deux djihadistes sont aux Etats-Unis. Pourtant, l'équipe concernée n'avertit toujours pas le FBI. Les agents détachés auprès d'Alec Station n'ont pas accès au message de la CIA de Bangkok, alors qu'ils auraient dû.

 

Mai 2000, Arabie Saoudite : un visa pour le terroriste

 

A la fin du mois de mai 2000, Khalid al Mihdhar quitte les Etats-Unis pour se rendre au Yémen et en Afghanistan. Son but : recruter les membres des commandos qui doivent s'emparer des avions. Nawaf al Hazmi reste à San Diego où d'autres pirates du 11 Septembre doivent le rejoindre.

 

Les autres pilotes kamikazes et les hommes de mains arrivent aux Etats-Unis, fin 2000 début 2001. Tous sont munis de visas d'entrée, leurs passeports sont à leur vrai nom. Presque tous suivent des cours d'aviation.

 

En mai 2001, Khalid al Mihdhar retourne en Arabie Saoudite. Il voyage sous son vrai nom et présente son vrai passeport, qui porte un signe distinctif invisible à l'œil nu, réservé aux terroristes dangereux à suivre de près. Les Saoudiens savent qu'il est membre d'Al Qaeda et l'ont dit aux Américains.

 

Khalid al Mihdhar déclare ses papiers volés : le passeport dont il se sert porte des tampons afghans et yéménites récents qui risquent d'attirer l'attention des Américains. Le premier juin 2001, il obtient un nouveau titre de voyage muni de l'indicateur le désignant comme terroriste.

 

Pour une raison que l'on ne s'explique pas, il n'a pas de date d'expiration. Personne ne s'aperçoit de l'anomalie, qui rend caduc le document, et surtout pas l'agent consulaire américain, qui lui accorde un visa d'entrée pour les Etats-Unis le 13 juin 2001.

 

Khalid al Mihdhar n'aurait jamais dû avoir de visa américain. Outre le sigle terroriste et l'absence de date d'expiration du passeport, son formulaire de demande de visa est incomplet : il a omis des indications importantes.

 

Il ment en affirmant n'avoir jamais reçu de visa américain et ne s'être jamais rendu aux Etats-Unis, alors que ce même consulat lui a délivré un visa en décembre 1999. Mais l'agent consulaire chargée du dossier, ne relève aucune irrégularité.

 

Juillet 2001, Washington : la CIA s’alarme

 

Pendant ce temps, la CIA tire la sonnette d'alarme et fait savoir partout qu'elle s'attend à une attaque majeure. Le 10 juillet 2001, le directeur de la CIA George Tenet rencontre Condoleezza Rice, conseillère pour la Sécurité nationale du président Bush. Tenet est accompagné du responsable d'Alec Station, qui annonce :

 

« Il y aura des attaques spectaculaires dans les mois ou dans les semaines à venir. Elles auront lieu simultanément et provoqueront des dégâts massifs. Les attaques viseront les intérêts américains, peut-être même auront-elles lieu aux Etats-Unis… »

 

Pour résumer, la CIA sait avec certitude dès les mois de juillet 2001 que Khalid al Mihdhar et Nawaf al Hazmi sont aux Etats-Unis pour participer à une attaque majeure d'Al Qaeda. Mais il lui reste encore bien des choses à découvrir.

 

Le numéro deux d'Alec Station, Tom Wilshire, a été détaché auprès du quartier général du FBI pour servir de liaison. Peut-être est-il aussi là pour s'assurer qu'il n'y a pas de fuites concernant les informations sur le sommet de Kuala Lumpur ?

 

Il est en tout cas obsédé par cette rencontre. A la fin du mois de mai, il a demandé à Margaret Gillespie, une analyste du FBI, de passer en revue ce dossier et de vérifier que rien n'a échappé aux officiers de la CIA.

 

Margaret Gillespie n'a pas accès à la totalité des informations de la CIA. Tom Wilshire ne lui dit pas qu'au moins deux des participants, Khalid al Mihdhar et Nawaf al Hazmi, sont aux Etats-Unis. Il ne confère aucun caractère d'urgence à cette recherche.

 

Août 2001, Washington : le déclic d’un agent du FBI

 

Le 21 août 2001, à son retour de vacances, Margaret Gillespie tombe enfin sur le rapport d'Alec Station faisant état de l'arrivée des deux djihadistes aux Etats-Unis plus d'un an auparavant. Dans les heures qui suivent, elle apprend deux nouvelles inquiétantes.

 

Nawaf al Hazmi est toujours aux Etats-Unis, où il a pris plusieurs fois des vols internes. Khalid al Mihdhar est rentré aux Etats-Unis le 4 juillet 2001, et n'en est pas reparti.

 

« C'est là que j'ai eu le déclic », dira par la suite l'agent du FBI. Le lendemain, elle fait part de sa découverte à Tom Wilshire. Cette fois, ce dernier ne peut plus bloquer l'information. Le FBI ouvre enfin une enquête.

Mais les choses ne se passent pas comme elles le devraient.

 

L'enquête est classée « routine », c'est-à-dire qu'elle ne comporte aucun caractère d'urgence. Nawaf al Hazmi et Khalid al Mihdhar sont placés sur les listes des terroristes à interpeller… aux frontières. Mais personne n'alerte les autorités aériennes civiles, les seules à disposer d'une liste de surveillance réservée aux vols internes.

 

Septembre 2001, New York : l’enquête de la dernière chance

 

Le 23 août 2001, le FBI de New York est chargé de localiser les deux Saoudiens. Mais l'affaire est confiée à un agent inexpérimenté, à peine sorti de l'école. C'est sa première enquête, il ne connaît rien à Al Qaeda. Il prend connaissance de la demande le 28 août 2001, note qu'elle est classée « routine ». L'agent du FBI commence à travailler sur les deux terroristes le 4 septembre 2001.

 

Il est la dernière chance d'arrêter les attaques.

 

L'agent du FBI interroge les banques de données des polices américaines. Il aurait dû y trouver la trace des terroristes, repérés après avoir commis des excès de vitesse. Le dernier signalement en date porte sur une voiture qu'ils ont louée le 28 août 2001. Que l'agent du FBI le voit, et il est en mesure de remonter jusqu'aux deux terroristes et tout s'arrête. Mais il ne le voit pas.

 

L'agent du FBI ne trouve pas non plus trace de Khalid al Mihdhar et Nawaf al Hazmi dans les bases de données des cartes bancaires. Or, au début du mois de septembre, les djihadistes ont acheté des billets d'avions sur le vol 77 de l'American Airlines pour la date du 11 septembre 2001.

 

L'agent du FBI n'a donc pas pu empêcher Khalid al Mihdhar, Nawef al Hazmi et trois autres djihadistes, d'embarquer à bord du vol AA 77 pour le précipiter contre le Pentagone.

 

Après l’attentat, les doutes de Richard Clarke

 

A l'époque, Richard Clarke, coordinateur national pour la Sécurité, supervisait toutes les opérations antiterroristes depuis la Maison Blanche. Il aurait dû être informé de l'arrivée aux Etats-Unis des deux Saoudiens :

 

« La CIA savait qu'ils étaient aux Etats-Unis et ils ne m'ont pas prévenu. Ils n'ont pas prévenu le FBI. Après le 11 Septembre, quand j'ai appris ça, j'étais indigné, j'étais fou de rage. J'ai essayé de trouver des excuses, je me suis dit qu'ils allaient trouver une excuse. »

 

Depuis, Richard Clarke a mené sa propre enquête.

 

« Maintenant, je sais que toutes les personnes responsables du contre-terrorisme de la CIA étaient au courant, à commencer par le directeur.

 

Cinquante personnes étaient au courant ! Cinquante ! Et ils l'ont su pendant un an. Et pas une seule fois pendant cette année ils ne m'ont averti ou n'ont averti le directeur du FBI. Ces cinquante personnes se sont tues pendant plus d'un an. Ça, c'est un petit peu plus qu'une coïncidence.

 

Je ne veux pas échafauder de théories conspirationistes. Mais j'aimerais trouver une explication. La Commission d'enquête sur le 11 septembre n'en a pas trouvé. Le directeur de la CIA m'appelait régulièrement pour me communiquer des informations banales. La CIA m'abreuvait d'information par écrit et par oral. »

 

George Tenet a démenti toute dissimulation

 

Après les attaques du 11 Septembre, Clarke a essayé d'obtenir une réponse du directeur de la CIA, George Tenet. En vain. Il a demandé à Dale Watson qui s'occupait du contre-terrorisme au FBI comment aurait réagi le FBI s'il avait su que deux dangereux terroristes étaient arrivés aux Etats-Unis. Dale Watson lui répondu : « On aurait mis leur photos partout, on les aurait fait circuler sur Internet. »

 

« Je lui ai alors demandé qu'elle aurait été la possibilité d'arrêter ces deux types », explique Richard Clarke. « Il m'a dit : cent pour cent » Et les attaques du 11 septembre n'auraient jamais eu lieu…

 

Face aux accusations de Richard Clarke, le directeur de la CIA d'alors George Tenet et ses deux plus proches collaborateurs ont publié le 12 aout 2011 un démenti affirmant que la CIA n'a dissimulé aucune information et rejettent la faute sur des employés subalternes et sur… des agents du FBI.

 

Le 26 août 2011 on apprenait que la CIA a fait censurer avant publication le livre de révélations à paraître d'un des plus brillants agents du FBI, Ali Soufan qui avait lui aussi tenté en vain d'obtenir des informations sur la réunion de Kuala Lumpur dès janvier 2001

 

Des hypothèses sur les raisons d’un tel fiasco

 

Que s'est-il passé ? Pourquoi la CIA a-t-elle tout fait pour empêcher le FBI de découvrir la présence aux États-Unis de Khalid al Mihdhar et Nawef al Hazmi ?

 

Tous les protagonistes de l'affaire que j'ai eu l'occasion d'interroger (principalement des agents du FBI) se posent des questions sur le seul grand mystère du 11 Septembre, et hasardent des hypothèses pour expliquer les manœuvres occultes de la CIA en 2001.

 

L'agence aurait-elle essayé de recruter certains des pirates de l'air ou leurs proches ?

 

On sait avec certitude que la CIA a tenté des manœuvres d'approche à deux reprises (à Kuala Lumpur et à Hambourg) auprès de comparses des djihadistes du 11 septembre.

 

On sait que les dix neuf djihadistes se sentaient surveillés lors de leurs déplacement à l'intérieur des Etats-Unis avant le 11 septembre 2001.

 

Les silences de la CIA sont-ils destinés à protéger une source proche des assaillants ? Aurait-elle été victime d'un agent triple ? Ce ne serait pas la première fois.

 

Les réponses à ces questions sont cruciales pour comprendre l'événement le plus considérable de ce début de siècle. La somme des mystères de Kuala Lumpur ne fait pas une conspiration, mais en refusant de s'expliquer, les dirigeants de la CIA nourrissent les théories les plus folles.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 19:03

 

http://www.democom.perso.neuf.fr/leninisme.htm

 

 

Le léninisme et la révolution russe

 

Pour le marxisme l’histoire doit être analysée et critiquée : c’est la « conception matérialiste et critique »[1] de l’histoire. Connaître l’histoire ne doit pas servir à répéter des formules ou des recettes, mais à comprendre les événements et à ne pas commettre les mêmes erreurs. Notre but est donc de comprendre l’action du léninisme dans la révolution russe, et ainsi d’approcher la nature pratique, réelle, de cette doctrine.

 

Contrairement aux léninistes, il ne s’agit pas pour nous de défendre tel courant ou telle personne, et déclarer que tout ce qu’il a fait et dit était juste et parfait. Un tel courant « parfait » n’existe pas dans la révolution russe, et certainement dans aucune révolution.

 

La prise du pouvoir d’octobre 1917

 

Le mythe répété religieusement est clair : en octobre 1917, les bolcheviks auraient fait une « révolution ». Encore plus fort, cette « révolution » d’octobre aurait été une « révolution socialiste », voire une « révolution marxiste » !

 

Il est donc nécessaire de rappeler ici une des bases du marxisme : le volontarisme politique ne peut pas se substituer à l’action consciente des masses elles-mêmes. L’action politique ne peut en aucun cas remplacer l’action sociale.

 

Ce qui a eu lieu en octobre 1917 en Russie, c’est une prise du pouvoir par un parti, le parti bolchevik. Lénine écrit en septembre 1917 au comité central bolchevik : « les bolchéviks peuvent et doivent prendre en mains le pouvoir. »[2] C’est franc : pour Lénine, c’est bien aux bolcheviks seuls de prendre le pouvoir.

 

Juste après le coup bolchevik, Trotsky le dit sans ambiguïté : « L'habitant dormait tranquillement et ne savait pas que, pendant ce temps, un pouvoir était remplacé par un autre. »[3] Aucun rapport, donc, avec une révolution populaire.

 

D’où vient alors la confusion ? D’abord la Russie était en révolution depuis février 1917, cette révolution ayant renversé le tsarisme, mais n’arrivant pas à se trouver un nouveau régime, bien que l’aspiration populaire soit clairement pour une véritable démocratie. Le « coup d’Etat d’octobre »[4] n’a été qu’un des événements de la révolution russe, mais des décennies de propagande et de contre-vérités ont fait confondre ce putsch mené de nuit avec la révolution russe, qui est un événement bien plus vaste où les masses ont joué un rôle primordial.

 

Après octobre, le pouvoir est exercé par un « Conseil des commissaires » dirigé par Lénine (qui n’a jamais été membre d’un soviet), et en pratique encore plus par la petite direction bolchevique.

 

La pratique du pouvoir léniniste 

 

L’échec des gouvernements provisoires de février à octobre 1917 a constitué le terreau du développement des bolcheviks. Mais il ne faudra que quelques semaines pour que les bolcheviks fassent sur plusieurs points les mêmes reniements que les gouvernements provisoires (les similitudes sont évidentes concernant le rétablissement de la peine de mort, ainsi que le renoncement à la Constituante). 

 

La volte-face de Lénine est ainsi résumée par Boris Souvarine en 1935 : « Après avoir demandé aux socialistes au pouvoir la liberté au nom de leurs principes, il la leur refusait au nom de sa tactique. »[5] Souvarine poursuit : « Dans la mesure où ils théorisent la terreur, Lénine et Trotsky entrent en contradiction avec la pensée marxiste dont ils se croient les fidèles interprètes. Ils n’ont su que répondre quand on leur opposait Engels pour qui la terreur est "la domination de gens eux-mêmes terrorisés", faite de "cruautés inutiles commises pour se rassurer par des gens qui ont peur eux-mêmes". Opinion nullement fortuite confirmée par Marx »[6].

 

Rosa Luxemburg constate en septembre 1918 que le pouvoir bolchevik a fait « preuve du mépris le plus glacial à l’égard de l’Assemblée constituante, du suffrage universel, de la liberté de la presse et de réunion, bref de tout l’appareil des libertés démocratiques fondamentales des masses populaires »[7]. Cette politique des bolcheviks constitue l’inverse de ce qui est indispensable selon le marxisme, ce que rappelle Luxemburg quand elle en appelle à « la vie politique active, libre, énergique, de larges masses populaires »[8], à « la démocratie la plus large et la plus illimitée »[9], à « une vie intensément active des masses dans une liberté politique illimitée »[10].

 

Moins d’un an après le coup d’Etat bolchevik, Rosa Luxemburg constate que « sans l’action internationale de la révolution prolétarienne », le régime russe doit « inévitablement tomber dans un tourbillon de contradictions et d’erreurs »[11], ce que l’histoire a amplement confirmé.

 

Luxemburg déplore « les deux cent victimes expiatoires de Moscou », et « la terreur et l’écrasement de la démocratie »[12]. Les deux cent victimes dont il est question étaient deux cent militants socialistes-révolutionnaires de gauche, qui avaient été exécutés à Moscou par le pouvoir bolchevik en juillet 1918. Rosa Luxemburg avait été très affectée par cette répression, comme en témoigne cet extrait de sa correspondance : « règne au vrai tout autour de moi un climat de fin du monde. Peut-être sont-ce spécialement les deux cent "exécutions d’otages" de Moscou que j’ai lues hier dans le journal, qui m’ont affectée de la sorte… »[13]

 

Selon Luxemburg le pouvoir léniniste est « un gouvernement de coterie - une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d’une poignée de politiciens, c’est-à-dire une dictature au sens bourgeois, au sens de la domination jacobine »[14]. Lénine se revendique lui-même de « l’exemple » du gouvernement jacobin, et en 1920 il reconnaît que le régime n’est dirigé que par quelques chefs bolcheviks : « la plus authentique "oligarchie" »[15] selon ses propres mots.

 

Sur le plan économique, les bolcheviks mettent en place les méthodes d’exploitation capitaliste : « salaire aux pièces » et « système Taylor »[16], notamment.

 

Le 29 avril 1918 Lénine déclare au comité exécutif central de Russie : « Etablir à présent le capitalisme d’Etat, c’est appliquer le recensement et le contrôle qu’appliquaient les classes capitalistes. »[17] En mai 1918, Lénine confirme que son but est d’« organiser la grande production à l’échelle de l’Etat, sur les bases du capitalisme d’Etat » ! Il s’agit là d’un point central pour comprendre le léninisme : la mise en place dès 1918 du capitalisme d’Etat (perspective qui était auparavant unanimement condamnée par les marxistes, et qui était désormais revendiquée et appliquée par Lénine). Ce système économique sera par la suite appliqué par l’ensemble des régimes d’inspiration léniniste.

 

Dans le même article, Lénine ajoute : « notre devoir est de nous mettre à l'école du capitalisme d'Etat des Allemands, de nous appliquer de toutes nos forces à l'assimiler, de ne pas ménager les procédés dictatoriaux pour l'implanter en Russie »[18]. Rosa Luxemburg n’eut pas connaissance de cet éloge par Lénine du système qu’elle avait tant combattu, qu’avaient durement subi des millions de prolétaires en Allemagne, et que maintenant un « marxiste » voulait… copier. Lénine a donc, effectivement, appliqué le système économique de la monarchie allemande, et l’a fait avec les méthodes de la monarchie allemande.

 

Au bout de trois ans, en avril 1921, Lénine persistait dans sa défense du capitalisme d’Etat : « Puisque nous ne sommes pas encore en état de réaliser le passage immédiat de la petite production au socialisme, le capitalisme est, dans une certaine mesure, inévitable […] aussi devons-nous l’utiliser (surtout en l’orientant dans la voie du capitalisme d’Etat) »[19]. Découvrant au printemps 1921, trois ans et demi après la prise du pouvoir, que le capitalisme est inévitable étant donné l’état de développement de la Russie, Lénine décide néanmoins de se maintenir comme chef d’un Etat capitaliste. Seule modification du système économique : la NEP, qui consiste en l’injection d’une dose de capitalisme privé au sein du capitalisme d’Etat, lequel reste malgré tout la base du mode de production de la Russie léniniste.

 

Le 28 mars 1922 à la tribune du congrès du parti bolchevik, il reconnaît encore que l’économie russe est un capitalisme d’Etat, et il déclare que « le capitalisme d’Etat […] c’est un capitalisme toléré par nous », ajoutant : « le capitalisme d’Etat est toléré par notre Etat prolétarien : or, l’Etat, c'est nous. Si nous nous y sommes mal pris, nous sommes les coupables, inutile d’en chercher d’autres ! ». Au delà de la formule absurde « Etat prolétarien », Lénine emprunte ici à Louis XIV sa conception de l’Etat (« l’Etat, c'est moi »), le souverain russe s’associant cependant la direction du parti bolchevik en un « l’Etat, c'est nous » qui pousse le reniement jusqu’au ridicule.

 

Enfin, Lénine affirme qu’il ne veut pas d’un « débat sur la façon dont les professeurs allemands comprenaient le capitalisme d'Etat et dont nous le comprenons. Depuis lors, nous avons subi bien des épreuves et il n'y a absolument aucune raison de regarder en arrière »[20]. Et pour cause : un « regard en arrière » permettrait de s’apercevoir que les marxistes et les autres socialistes ont toujours rejeté le capitalisme d’Etat ; et les épreuves russes ne justifient en rien qu’au nom du « socialisme » soit menée une politique capitaliste.

 

Faire de nécessité vertu est une chose, déjà peu acceptable pour un marxiste, mais mentir de façon aussi nette pour couvrir ce retournement en est une autre, encore plus grave. C’est ce mensonge sur lequel est bâti la légende de l’« URSS socialiste » - alors que c’était en réalité l’inverse : l’URSS capitaliste d’Etat. En effet, les rapports de production y ont du début à la fin été basés sur le travail salarié, la forme marchandise, et le capital. Ces trois éléments sont décrits par Karl Marx dans Le Capital comme les trois bases du capitalisme.

 

Fin 1922 encore, Lénine affirme : « l’instauration du capitalisme d’Etat dans notre pays n’est pas aussi rapide que nous le voudrions. […] si le capital étranger ne participe pas au développement de notre économie on ne peut espérer la rétablir rapidement. »[21]

 

Comme l’écrivit le marxologue Maximilien Rubel : « En Russie, Lénine, son parti et la bureaucratie assumèrent le rôle dévolu partout ailleurs à la bourgeoisie […] Cette économie prétendument socialiste n’est autre qu’une forme particulière du type de production et de distribution déjà décrit dans le troisième livre du Capital : le capitalisme directorial, variété du capitalisme privé surgie grâce à l’expropriation des petites entreprises et à leur absorption dans des oligopoles et monopoles. »[22].

 

L’exploitation du travail contraint étant restée la règle sous le régime léniniste, les travailleurs russes sont donc restés exploités de la même façon. La production était dirigée par la nouvelle classe dominante : la bureaucratie d’Etat (laquelle n’était pas plus élue que les possesseurs du capital en régime de capitalisme privé). Les privilégiés de cette classe dirigeante obtenaient leurs privilèges économiques par l’exploitation de la majorité, tout comme les autres classes capitalistes dans les autres formes d’économies capitalistes.

 

Déjà, en renonçant à la démocratie, les léninistes renonçaient de fait à toute tendance vers le socialisme. Lénine tenta en 1920 de justifier son « pouvoir personnel », par ces propos clairement opposés au marxisme : « la volonté d’une classe est parfois réalisée par un dictateur, qui parfois fait à lui seul davantage et est souvent plus nécessaire. »[23] Difficile d’être plus clair, et de renier encore plus la pensée de Marx.

 

Au niveau de l’appareil répressif d’Etat, la tchéka s’est développée dès les premiers mois du pouvoir léniniste, se comportant en continuatrice de l’okhrana (la tentaculaire police politique tsariste). Le schéma de la continuité du tsarisme par le régime léniniste est pour l’essentiel le même concernant les camps de prisonniers.

 

Avec la suppression de la liberté de la presse et de la démocratie politique (qui étaient des conquêtes de la révolution des masses de 1917), ainsi qu’avec le maintien de la répression, Lénine renie ses promesses antérieures. C’est cet ensemble de reniements que des générations de léninistes ont approuvé.

 

Le 30 décembre 1922, Lénine estime que l’appareil de l’Etat russe est « emprunté au tsarisme »[24], lucidité dont l’immense majorité de ses « disciples » seront incapables.

 

Concernant le soulèvement de Kronstadt de février-mars 1921, on se limitera ici à citer quelques éléments relevés par Boris Souvarine en 1935, soit avant que la controverse concernant Trotsky ne se déclenche[25] : « Le mouvement de revendication des ouvriers et des marins, d’aspect absolument pacifique à l’origine, correspondait à l’agitation du prolétariat de Pétrograd excédé de privations, de déceptions et des brutalités de la "commissarocratie". […] Si les matelots et les ouvriers de Cronstadt avaient ourdi un complot ou dressé un plan, ils eussent attendu le dégel qui rendrait leur forteresse imprenable et mettrait Pétrograd sous le tir de la flotte. Mais ils espéraient gain de cause par la seule puissance de leur droit et grâce à la solidarité de la Russie laborieuse. […] ils se savaient les interprètes des doléances populaires. Leur candeur politique reste hors de doute comme leur fidélité à la révolution. Mais le lourd "appareil" du parti bolchéviste n’était déjà plus sensible à la pureté des meilleures intentions. […] Par une sinistre ironie de l’histoire, la Commune de Cronstadt périt le 18 mars 1921, cinquantième anniversaire de la Commune de Paris. »[26]

 

Une pratique ossifiée en "théorie"

 

D’un point de vue théorique, Lénine était inspiré par Plekhanov et Kautsky, bien plus que par Marx ou Engels. Il ne fut par ailleurs jamais lui-même un théoricien et, avant de devenir chef d’Etat, ne fut pas considéré comme tel. Il a fallu tout le pouvoir de persuasion de l’Etat qu’il dirigeait pour réussir à faire croire à un « Lénine théoricien » voire, plus absurde encore, à un « Lénine théoricien marxiste » ! 

 

Suivant Lénine, les principaux dirigeants bolcheviks (Trotsky, Zinoviev, Staline, Boukharine…) avaient des formules justifiant la situation politique et économique qu’ils menaient en Russie, cela au nom du « marxisme » - mentant ou se fourvoyant ainsi de façon grotesque. Le léninisme s’est souvent présenté comme étant « le marxisme », contribuant ainsi à recouvrir le marxisme de dogmatisme, de nombreux mythes, et d’innombrables déformations. En « remplaçant » le marxisme, le léninisme a ainsi participé à l’ignorance très répandue vis-à-vis du marxisme réel, aboutissant à la situation - qui perdure aujourd’hui encore - où le marxisme n’est le plus souvent « connu » qu’au travers de quelques formules vidées de leur sens, voire absentes des écrits de Marx.

 

Le léninisme appliquant la « realpolitik », les divers courants léninistes se sont nourris de cet opportunisme, allant jusqu’à croire que ce serait une qualité… « marxiste » ! Loin de la rigueur et de l’esprit critique marxiste, le léninisme fonctionne à base de sentences aussi définitives que fausses, de jugements aussi arrêtés qu’inexacts, d’argumentaires aussi pauvres qu’insultants.

 

La base du léninisme, ce « volontarisme politique » se substituant à la libre œuvre émancipatrice des masses, consiste dans une foi irrationnelle en un gouvernement « socialiste », naturellement dirigé par des léninistes, qui mènerait la transformation sociale. En vérité, un gouvernement « socialiste » ne permet en aucun cas un passage au socialisme. C’est seulement un mouvement populaire massif qui peut bouleverser les structures de la société, passant d’une société hiérarchique-capitaliste à une société démocratique-socialiste, par la victoire du champ social sur les champs économique et politique.

 

Ignorant cette réalité, on retrouve la même illusion d’un « gouvernement socialiste » chez Lénine comme chez Ebert en Allemagne à la même époque, et finalement la même trahison dans les deux cas (que cette trahison se fasse en conscience ou « malgré eux » étant une autre question).

 

Des bolcheviks contre le léninisme

 

Même chez les bolcheviks, dès le début nombreux sont ceux qui s’opposent à telle ou telle des fautes de Lénine : Victor Serge rappellera « la lutte de Maxime Gorki contre la Terreur, l’insistance de Riazanov à réclamer l’abolition de la peine de mort, les efforts de Kaménev en vue de sauvegarder un minimum de liberté pour la pensée imprimée »[27].

 

Par la suite, des courants, tendances ou fractions s’opposent encore à la conception léniniste ou à certains de ses aspects : les communistes de gauche de la revue Le Communiste au printemps 1918, l’Opposition Ouvrière à partir de 1919, le Groupe du Centralisme Démocratique (dit « déciste »), la Vérité Ouvrière, le Groupe Ouvrier de Miasnikov… Mais l’interdiction des tendances par le congrès bolchevik en mars 1921 empêche cette contestation de s’exprimer librement, et elle devient essentiellement clandestine[28].

 

Anton Ciliga, communiste yougoslave anti-stalinien arrêté en URSS en 1930, a côtoyé des militants bolcheviks emprisonnés appartenant aux différents courants d’opposition. Il explique notamment les positions du Groupe Ouvrier, qui « entra en guerre dès le début contre les concepts léninistes de la "dictature du parti", et de l’organisation bureaucratique de la production » ; pour ce Groupe, « le socialisme ne peut être qu’une œuvre de libre création des travailleurs. Tandis que ce que l’on édifiait par la contrainte, en lui donnant le nom de socialisme, ne fut pour eux, dès le début, qu’un capitalisme bureaucratique d’Etat. »[29]. L’ouvrier « déciste » Procopénia estime que « Lénine, à la fin de sa vie, persistait à se méfier des masses ouvrières »[30]. Ciliga estime pour sa part que « dès l’instant où l’édifice ancien se fut écroulé et où Lénine prit le pouvoir, le divorce tragique commença entre lui et les masses »[31].

 

Les faits désavouent les deux mythes centraux concernant le léninisme, qui disent que ce serait un courant « marxiste » et « ouvrier ». En réalité, au sein même du parti bolchevik les très rares ouvriers associés à la direction s’opposèrent tous à Lénine (Chliapnikov, Sapronov, Loutovinov) ; de même concernant le seul véritable spécialiste de Marx parmi les bolcheviks : David Riazanov[32].

 

Le léninisme après Lénine

 

La propagande mensongère menée par la presse de droite et d’extrême-droite, avec ses clichés anti-communistes et anti-marxistes, a contribué à légitimer le léninisme : de nombreux militants de gauche ont, en réaction, défendu le régime bolchevik, qui était dans ce cas attaqué pour des raisons absolument fausses, sur la base d’arguments fallacieux.

 

Plus tragique encore, la répression anti-communiste des dictatures d’extrême-droite, touchant tant les communistes réels que les staliniens, contribua à faire passer les différences fondamentales au second plan, amenant au fait que des dirigeants du Komintern sont devenus des victimes aux côtés de véritables tenants du marxisme et de la démocratie.

 

La guerre civile menée par les « blancs », en réduisant l’alternative politique à seulement tsarisme ou bolchevisme, a donné une légitimité aux bolcheviks comme opposition au régime d’avant février 1917 - faisant oublier que février aurait pu déboucher sur un autre résultat, plus conforme aux aspirations des masses (même s’il est évident que ce régime se serait également trouvé face à de nombreuses difficultés). En réalité dans les premières années du pouvoir léniniste, même au niveau des pouvoirs concurrents on trouve certes des tsaristes et des bolcheviks, mais aussi des groupes de paysans indépendants, ainsi que des gouvernements locaux mencheviks, socialistes-révolutionnaires, ou encore anarchistes. S’ajoutent à cela les SR de gauche, les bolcheviks oppositionnels, et les possibilités de coalitions (l’idée d’une coalition de tous les socialistes avait rencontré de nombreux avis favorables au cours du 2e semestre 1917, mais elle fut rejetée par Lénine).

 

La direction léniniste de l’Etat russe n’est évidemment pas seule responsable de la stérilisation de la vie politique russe après octobre 1917, mais sa responsabilité ne saurait être minimisée.

 

Par la suite, on peut parler de divers léninismes : en fait essentiellement le trotskisme et le bordiguisme - le stalinisme, et son dérivé le maoïsme, bien que se revendiquant du léninisme, sont des courants décomposés et opportunistes qu’il est difficile de rattacher réellement au léninisme en tant que doctrine. Après Lénine, c’est officiellement au nom du « léninisme » que va être dirigée l’URSS, mais c’est en réalité le stalinisme qui va s’imposer.

 

L’étatisme intégral est instauré avec le premier plan quinquennal en 1928, et l’étatisation de l’agriculture en 1929 (qu’on trouve encore parfois désignée comme « collectivisation », qui était le terme utilisé par la désinformation stalinienne). L’exploitation salariale est systématisée dans les campagnes par les sovkhozes et kolkhozes, qui sont des systèmes d’étatisation de la paysannerie[33]. A partir de 1935, la doctrine du stakhanovisme renforça encore l’exploitation des salariés.

 

Il est évident à partir de ces faits que la logique du stalinisme était de « n’invoquer le socialisme que pour en illustrer l’antithèse. »[34]

 

Fernand Loriot écrivait en 1929 que pour « les pseudos-communistes » de l’IC et du PC, « l’ennemi n’est plus, depuis longtemps, le capitaliste, c’est l’ouvrier syndiqué, c’est l’ouvrier communiste lui-même, s’ils ne sont pas stalinistes. »[35]

 

En 1936, l’écrivain André Gide rapporta ses observations sur l’URSS stalinienne. Il écrit notamment :  « Qu'il y ait divergence de l'idéal premier, voici qui ne peut être mis en doute. » Observant en particulier la situation politique, il constate : « Dictature, évidemment ; mais celle d'un homme, non plus celle des prolétaires unis, des Soviets. Il importe de ne point se leurrer, et force est de reconnaître tout net : ce n'est point là ce qu'on voulait. Un pas de plus et nous dirons même : c'est exactement ceci que l'on ne voulait pas. » Ces observations faites, Gide conclue que « Les erreurs particulières d'un pays ne peuvent suffire à compromettre la vérité d'une cause internationale, universelle. Le mensonge, fût-ce celui du silence, peut paraître opportun, et opportune la persévérance dans le mensonge, mais il fait à l'ennemi trop beau jeu, et la vérité, fût-elle douloureuse, ne peut blesser que pour guérir. »[36]

 

Au delà du stalinisme, qui constitue en quelque sorte la trahison d’une trahison, s’est également formé le trotskisme, comme continuation du léninisme. L’intervention de Trotsky au treizième congrès bolchevik, en mai 1924, est révélatrice : « Personne d’entre nous ne veut ni ne peut avoir raison contre son parti. En définitive, le parti a toujours raison »[37]. Le trotskisme a ainsi conservé telles quelles les tares du léninisme, alors que le stalinisme les a aggravées jusqu’à l’extrême, tout en ajoutant de nouveaux crimes, de nouvelles trahisons, et de nouveaux « emprunts » à la dictature tsariste.

 

Les léninistes sont essentiellement dans un rapport d’imitation par rapport à la révolution russe ; il faudrait selon eux prendre exemple sur ce qu’y ont fait les bolcheviks. Une perspective marxiste se doit au contraire d’analyser et de tirer toutes les leçons des multiples erreurs et renoncements du pouvoir léniniste, et ce dès les premières années.

 

Le léninisme est la théorie d’un parti « d'élite », auto-proclamé, qui cherche à prendre le pouvoir au nom de la classe salariée, et à sa place.

 

Marxisme ou léninisme : il s’agit là d’un choix décisif à faire, entre deux conceptions politiques très différentes. 

 

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 15:19

 

http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article518

 

Appel de l’assemblée populaire de la Place de la Constitution (Syntagma) à Athènes pour le trois septembre

 

Nous arrivons au terme de deux mois d’une vaste mobilisation politique et de luttes visant à abolir le mémorandum, la dette, la mainmise du FMI, à renverser un régime politique qui nous prive de liberté en nous excluant de la participation aux décisions prises, ainsi qu’à nous libérer d’un système économique d’exploitation qui nous dépossède de notre vie.

A travers les grandes batailles que nous avons déjà menées au sein de ce mouvement sociopolitique des places publiques pour la démocratie directe et contre le mémorandum, la troïka, le gouvernement et tous ceux qui nous exploitent, nous avons pris conscience que notre lutte sera longue. Cela implique qu’elle doive être également marquée par la persévérance, la détermination, la créativité, l’unité, par des propositions d’action et de sortie de cette situation difficile et surtout, par une participation massive et vivace pour qu’elle devienne plus efficace. Nous n’en sommes encore qu’au début et nous devons continuer sur notre lancée.

A ce stade, il nous faut une date clé, une étape qui marque la poursuite et l’intensification de notre action. Le 3 septembre est une date symbolique, car elle rappelle l’échec de l’accomplissement des désirs du peuple pour la liberté et la dignité. Echecs et reculs survenus à cause des demi-mesures via lesquelles certains porte-parole de la colère et des aspirations du peuple lui ont imposé, d’une part, la Constitution de la monarchie constitutionnelle (3 septembre 1843), et d’autre part, les miettes de la social-démocratie (3 septembre 1974) et, finalement, l’instauration de l’oligarchie moderne.

« De deux maux, il faut choisir le moindre » et « prenez ce que l’on vous donne », c’était la triste situation antérieure, caractérisée par une logique bien enracinée de concession, et combinée avec l’intimidation ou la diversion que les autorités parvenaient à imposer. Mais, maintenant, nous pouvons enfin nous exprimer. Nous sommes tous d’accord : nous ne désirons pas avoir des représentants dans ce mouvement, cela par défaut, mais aussi précisément parce que dans le régime politique et économique actuel, les représentants seront corrompus, coupés du peuple, et finiront par le trahir. Nous voulons décider pour notre propre compte. Nous nous efforçons de prendre nos vies en main. Le 3 septembre est donc une date clé que nous pouvons nous approprier et à laquelle nous pourrons donner le sens réel des aspirations populaires telles qu’elles ont été formulées au fil du temps : pain-éducation-liberté, égalité-justice-dignité, DEMOCRATIE DIRECTE.

Le 3 septembre, nous entamerons une vaste consultation populaire pour établir ensemble les positions et les principes d’une démocratie directe qui nous réuniront tous. Dans ce but, nous lançons un appel public à un rassemblement vaste et massif sur la place de la Constitution et sur toutes les places du pays. Le 3 septembre, ne restez pas chez vous. A partir de dix-huit heures, rendez-vous sur la place de la Constitution et dans tous les quartiers d’Athènes. Tous dans la rue ! Le soir même, un grand concert populaire sera donné place de la Constitution par tous les artistes qui voudront y participer, sans invitation spéciale (comme nous toutes et tous). Des scènes et des tambours se trouveront également sur place.

Grâce à un débat ouvert et public, et à travers des processus conformes aux traits de la démocratie directe, auxquels participeront une grande partie des gens qui vivent dans ce pays, nous parviendrons à aboutir à des positions et des principes pour la démocratie directe.

Afin de préparer l’esquisse de principes de base qui seront présentés le 3 septembre pour consultation, nous proposons que ce travail soit inclus dans les travaux de la commission sur la démocratie directe qui est ouverte, ainsi que tous les autres groupes et commissions, et qui se réunit à sept heures, à la deuxième sortie du métro, au point 33.

L’objectif principal du groupe sera la présentation de principes et de positions de démocratie directe qui réuniront de grandes parties du peuple.

Nous n’avons aucune illusion : le déficit démocratique actuel ne peut être compensé sans le renversement du gouvernement, de la troïka et du système politique et économique global. Nous ne parviendrons pas à instaurer la démocratie directe ni à recouvrer la souveraineté du peuple à moins que nous nous débarrassions de la dette, des serviteurs du système financier et des marchés, ainsi que de ceux qui nous exploitent. Pour prendre nos vies en main, notre participation est indispensable ; la route est encore longue, mais il faut continuer à la suivre indépendamment des obstacles que posent les autorités, les médiateurs professionnels (intervenants entre plusieurs parties politiques) et leurs porte-voix. Ils font leur travail et nous continuons notre lutte. C’est nous ou eux.

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 13:08

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-insurg%C3%A9s-libyens-plac%C3%A9s-sous-un-commandement-unifi%C3%A9-074953940.html

 

Les insurgés libyens placés sous un commandement unifié

 

TRIPOLI (Reuters) - Les combattants rebelles libyens à Tripoli vont être placés sous un commandement unifié et intégrés au sein d'une nouvelle armée nationale au terme d'une période de transition, a annoncé vendredi Abdel Hakim Belhadj.

 

Ce dernier dirige l'insurrection armée dans la capitale libyenne. Issu de la mouvance islamiste, il s'était réfugié à la fin des années 1990 en Afghanistan, alors dirigé par les taliban, et, s'il a bien été en contact alors avec Oussama ben Laden, il n'a pas adhéré à la stratégie d'attentats anti-occidentaux développée par Al Qaïda, disent les observateurs.

 

Abdel Hakim Belhadj a précisé que le commandement unifié des insurgés libyens serait confié à un Conseil militaire.

 

"Le Conseil militaire annonce son intention de dissoudre toutes les formations rebelles et de les intégrer au sein des institutions de l'Etat", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse.

 

Il a ajouté que les insurgés mettaient au point une stratégie pour garantir la sécurité de toutes les institutions publiques et de toutes les missions diplomatiques à Tripoli.

 

Les insurgés s'attachent pour l'instant à "purifier" la capitale libyenne des dernières poches de résistance des partisans de Mouammar Kadhafi, lequel est introuvable, a-t-il dit.

 

D'après les médias arabes, Abdel Hakim Belhadj a joué un rôle de premier plan dans l'offensive menée par les rebelles contre Tripoli.

 

Il fait partie de la direction du Mouvement islamique pour le changement en Libye (Al Haraka al Islamiya al Libiya Lit-Tahghir), organisation composée pour l'essentiel d'anciens membres du Groupe islamique de combat en Libye (GICL). Ce GICL a désormais disparu après avoir tenté de renverser Mouammar Kadhafi dans les années 1990.

 

PLUS POLITIQUE QUE RELIGIEUX

 

Abdel Hakim Belhadj, qui aurait près de 50 ans, est aussi connu sous le nom d'Abou Abdoullah al Sadek et il s'agit d'un chef militaire de grande qualité, juge Noman Benotman, ancien commandant du GICL et désormais expert au sein du centre de réflexion britannique Quilliam.

 

Comme de nombreux dissidents islamistes dans les pays arabes, il s'est réfugié en Afghanistan à la fin des années 1990. Là, il y a croisé Oussama ben Laden mais s'est opposé à la stratégie d'Al Qaïda, selon Noman Benotman.

 

Il a en revanche consacré son temps passé en Afghanistan à rétablir les réseaux du GICL en Libye afin de tenter de remplacer le régime de Mouammar Kadhafi par un Etat islamique, ajoute cet expert.

 

"Il a davantage de considérations politiques que religieuses", dit Noman Benotman. "Il est toujours parvenu à maintenir une distance entre Ben Laden et notre lutte (en Libye)."

 

D'après Camille Tawil, historien des mouvements islamistes en Afrique du Nord, Abdel Hakim Belhadj est arrivé en Afghanistan en 1999 après l'anéantissement des réseaux du GICL en Libye par les services de sécurité de Mouammar Kadhafi.

 

Lorsque, en 2007, Al Qaïda a annoncé qu'il intégrait le GICL en son sein, Abdel Hakim Belhadj, qui se trouvait alors dans les prisons libyennes, a rejeté cet accord et il a publiquement renoncé à la violence deux ans plus tard.

 

Après le renversement du régime taliban par les Etats-Unis en 2001, Abdel Hakim Belhadj a fui en Iran puis en Asie du Sud-Est, où l'on pense qu'il a été arrêté. Il a été remis à la Libye en 2004 dans des conditions mystérieuses.

 

LIBÉRÉ EN 2010

 

Dans le cadre d'un programme de réconciliation nationale promu par Saïf al Islam, fils de Mouammar Kadhafi, Abdel Hakim Belhadj et d'autres responsables du GICL ont engagé en 2007 des discussions avec le régime qui ont abouti à la libération de centaines de membres du GICL et d'autres islamistes. Lui-même a été libéré le 23 mars 2010.

 

Pour de nombreux observateurs, il est erroné de croire que la présence d'islamistes au sein de la rébellion fera le jeu d'Al Qaïda.

 

Dans une note publiée le 3 août, Noman Benotman souligne que des extrémistes islamistes susceptibles d'être rapprochés d'Al Qaïda figurent bien au sein de la rébellion mais qu'ils constituent une minorité.

 

Le Mouvement islamique pour le changement en Libye a en revanche endossé le principe d'une Libye démocratique et "il a clairement fait savoir qu'il s'engagerait et qu'il participerait à tout processus politique dans l'après-Kadhafi", ajoute cet expert.

 

"Etant donné qu'ils acceptent le système démocratique, ils ne peuvent être considérés comme des 'djihadistes', selon l'acception internationale du terme", dit-il.

 

Anna Murison abonde dans ce sens.

 

"Dire que (la présence de combattants issus du GICL) ouvre le pays à Al Qaïda serait une erreur", dit cette spécialiste de l'extrémisme islamiste au sein d'Exclusive Analysis, organisation basée à Londres. "Je ne vois aucun lien entre les deux groupes."

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens