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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 13:09

 

http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/11/ibrahim-qachouch-une-voix-qui-derangeait

Ibrahim Qachouch, une voix qui dérangeait

Pour punir le chantre des manifestations de Hama qui enflammait les foules, les services secrets ont décidé de l'assassiner en l'égorgeant, leur manière de se venger de ses cordes vocales. Le chroniqueur d'"Al-Hayat" lui rend hommage.

 

Sa voix profonde et émouvante a fait le tour des extraits vidéo sur Internet. Il chantait, scandait, criait, tantôt ses propres textes, tantôt les slogans lancés par la foule à Hama, à Homs, à Deraa et ailleurs. Son timbre n'était pas sorti du moule des cours de chant, des chorales et des leçons de solfège, mais était brut, âpre, puissant comme celui des travailleurs sur les chantiers ou des vendeurs au marché d'un quartier populaire. Avec des mots simples, il résumait l'essentiel : vive la liberté, non à la tyrannie, non à la corruption. Cela était une leçon de patriotisme et se passait de longs discours.

Ses chants ont tenu tête aux portraits géants des pontes du régime qui ornent les façades d'immeubles et ont permis de vaincre la frayeur qu'on ressentait à chaque fois qu'on passait sous les regards d'une de ces statues érigées sur les places et aux ronds-points. Soudainement, les rois étaient nus, apparaissaient dans toute leur futilité et devenaient objet de sarcasmes. C'était une victoire symbolique remportée contre la terreur.

Des centaines de milliers de Syriens ont ri en écoutant ses textes, tapé du pied le rythme de sa musique, repris ses refrains. Comme si cela avait été le fruit d'un élan collectif. Lui, c'est Ibrahim Qachouch. Un jour, quand on écrira l'Histoire, on dira de lui qu'il a été la voix des habitants de Hama, des Syriens, des Arabes, de toux ceux qui se sont dressés contre l'oppression, la torture, les arrestations et les disparitions forcées, qui ont refusé ces régimes qui ne sont que marchands d'illusion.

Cet élan collectif a donc trouvé sa voix en la personne d'Ibrahim. Ses paroles exprimaient sans détour ni fioritures les sentiments du Syrien ordinaire. S'il a été assassiné, c'est parce que tous les régimes répressifs savent le danger que représente quelqu'un qui trouve les mots justes pour tourner la terreur en dérision, et aussi parce qu'il est tout aussi important de vaincre les symboles de la liberté que de déployer les forces de "sécurité" dans les rues. Le régime de Damas était conscient que l'assassinat était le seul moyen de le faire taire et de montrer l'exemple à tous ceux qui l'avaient applaudi et avaient repris ses refrains.

Il est mort au même moment où l'eau et l'électricité étaient coupées dans cette ville qui a pris goût à la liberté. Sans vouloir retirer quoi que ce soit à l'importance d'Ibrahim Qachouch, aux souffrances qu'il a endurées de la part de ses tortionnaires, au drame qui se déroule dans la ville de Hama, qu'on nous permette de conclure en disant que son assassinat ressemble à toutes les autres mesures répressives, ou encore aux promesses de "réformes" du régime : elles resteront sans effet parce qu'elles arrivent trop tard.

Ce crime-ci, à l'instar de tous les autres, ne fera pas renoncer les Syriens à leur principale revendication, exprimée très simplement par les mots de Qachouch : "La Syrie veut la liberté !"

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 12:46

 

Vous trouverez ci-dessous un message du site www.lariposte.com relatif à la question de l’immigration et de la sortie de l’euro. Ce message n’est pas diffusable sans commentaire. Le problème est le suivant. Les gestionnaires du site www.lariposte.com sont des animateurs d’une tendance oppositionnelle interne au PCF et ils polémiquent très normalement contre les responsables de deux autres tendances oppositionnelles internes au PCF. Les questions de l’immigration et de la sortie de l’euro ne concernent pas seulement les militants du PCF, elles concernent tous les militants de toutes les organisations politiques et syndicales de gauche et d’extrême gauche. Ils ont raison quand ils posent ces deux questions en soi. Par contre, ils ont tort quand ils introduisent la question du Front National. Les médias officiels font depuis trente ans une énorme campagne de promotion et de publicité pour le Front National. Le Front National est en lui-même une fabrication médiatique. Toute introduction de la question du Front National dans toute discussion, comme si le Front National avait des idées originales, est une forme de publicité supplémentaire pour le Front National. Il y avait par exemple récemment une discussion à la télévision entre Jean Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Mélenchon avait tort, par sa participation à cette discussion, il faisait de la publicité aux Le Pen, père et fille. Par ailleurs, ce message provoquait bien évidemment une assez importante polémique médiatique. Vous trouverez l’intégralité de cette discussion si vous consultez le site www.lariposte.com

Bernard Fischer

http://www.lariposte.com/gerin-dang-tran-et-les-idees-du,1654.html

Gérin, Dang Tran et les idées du Front National

La direction du PCF s’est enfin publiquement dissociée des prises de position d’André Gerin sur l’immigration. Mieux vaut tard que jamais. Par son nationalisme, par sa campagne sur le thème de la burqa (menée aux côtés du député UMP Eric Raoult), par ses communiqués visant ceux qu’il appelle « les talibans » des quartiers populaires, par sa proposition d’expulser du territoire les délinquants « étrangers » et toute leur famille, par son opposition à une régularisation massive des travailleurs sans-papiers, le député de Vénissieux n’a cessé de stigmatiser les « étrangers » et la communauté musulmane. Ses nombreuses déclarations sur ces questions vont dans le sens de la propagande du Front National et d’autres mouvements racistes – qui n’ont pas manqué d’approuver et reprendre ses propos. Le 23 juin dernier, par exemple, le Front National de la Jeunesse publiait un article intitulé : Monsieur Gerin, on vous attend dans nos rangs.

 

L’association du PCF aux idées de l’extrême droite, par la voix d’un de ses députés, est totalement inacceptable. La direction du parti aurait dû réagir depuis longtemps. Car le problème ne date pas d’hier. Rappelons que dans son livre, Les Ghettos de la République, publié en 2006 et préfacé par Eric Raoult, André Gerin approuvait les propos de Jacques Chirac sur le prétendu parasitisme des familles d’origine étrangère. Il approuvait notamment la tristement célèbre formule sur « le bruit et l’odeur ».

 

Le calcul de Gerin est le même que celui de Chirac à l’époque. Convaincu que cette propagande « fait recette » sur le plan électoral, Gerin reprend à son compte des éléments du programme et de l’idéologie du Front National. Le député de Vénissieux assortit ces idées réactionnaires de critiques « de gauche » à l’encontre de la direction du PCF. Certes, la direction du parti est critiquable sur bien des points. Mais quand la critique se base sur des idées empreintes de nationalisme et de racisme, elle n’apporte rien de positif au parti.

 

Malheureusement, Gerin n’est pas le seul opposant à la direction du PCF qui reprenne à son compte certains aspects du programme du Front National. Emmanuel Dang Tran, le secrétaire de la section du quinzième arrondissement de Paris, est dans le même cas. Au trente quatrième Congrès du parti, en 2008, Gerin et Dang Tran ont présenté ensemble un texte alternatif. Et le 14 juin dernier, devant les caméras de France 3, Dang Tran affirmait que les militants du Front National « distribuent des tracts qui, à 80 % ou 85 %, défendent la position qu’on [le PCF] devrait défendre. ». Quand un représentant du parti tient de tels propos à la télévision, il ne faut pas s’étonner si des travailleurs en déduisent que les communistes n’ont pas d’arguments sérieux à opposer au programme du Front National.

 

Parmi les positions du FN que le PCF devrait défendre, selon Dang Tran, il y a celle sur l’Union Européenne. En effet, sur cette question, Dang Tran (comme Gerin) reprend pratiquement mot pour mot la position du Front National, qui prône la « sortie de l’Union Européenne » – sur la base du capitalisme – et le retour au franc français.

 

Voici comment Dang Tran pose le problème de la monnaie, dans un texte publié le 28 mai dernier et intitulé Des dirigeants du PCF à la rescousse de l’euro ? : « … les chroniqueurs Francis Wurtz et Jean-Christophe le Duigou dénoncent fermement toute revendication de "sortie de l’euro". En décembre dernier déjà, Pierre Laurent se prononçait pour une réorientation de la BCE mais s’exclamait à propos de l’euro : "ne bazardons pas l’instrument !". Il y a de quoi être étonné. Le PCF est l’organisation qui a le plus précisément depuis l’origine dénoncé et combattu l’Europe supranationale du capital. De l’Acte unique en 1986 au Traité d’Amsterdam en 1998, en passant bien sûr [par] la grande campagne de 1992 contre Maastricht, nous avons avec force argumentation expliqué les dangers de la monnaie unique, l’arme supplémentaire qu’elle allait représenter pour les capitalistes européens contre les peuples.

 

Tout ce que nous avions annoncé et dénoncé se réalise. L’euro sert à aggraver la mise en concurrence des travailleurs des différents pays à la fois de la zone euro elle-même et de la périphérie. Il contribue à exacerber la xénophobie un peu partout en Europe. La monnaie unique encourage les délocalisations, favorise les secteurs capitalistes les plus puissants, compromet le développement des activités productives les plus faibles, pays par pays. L’euro, comme le démontre le "Pacte pour l’euro", est un instrument redoutable pour tirer les salaires, les acquis sociaux vers le bas, dans tous les pays, y compris l’Allemagne.

 

Le rapport de force que nous avons contribué à construire de façon déterminante contre l’UE du capital se retrouve, renforcé, contre l’euro aujourd’hui. Les 55% de NON au projet de "constitution" européenne, un vote de classe, ne se sont pas évaporés. Le lien entre la monnaie unique et la "vie chère", principalement l’insuffisance des salaires et des pensions par rapport à l’envolée de toutes les dépenses de base, est largement établi, même si c’est parfois de façon simpliste en apparence. L’euro comme instrument pour affamer les peuples au profit de la finance internationale est bien identifiable dans les crises grecque, portugaise ou irlandaise. Dans ces conditions, comment pouvons-nous, communistes, laisser la revendication de la sortie de l’euro au FN ? »

 

Des gens confus ne peuvent produire que de la confusion. La citation ci-dessus en est une parfaite illustration. Dang Tran part d’une idée juste pour arriver à une idée complètement fausse. Il est exact que tous les traités ayant contribué à construire l’Union Européenne étaient dans l’intérêt exclusif des capitalistes. Dans la période qui a précédé l’introduction de la monnaie unique, les partis et les médias capitalistes, avec le concours de la direction du PS, ont mené une puissante campagne de propagande pour faire croire aux travailleurs que le traité de Maastricht et la monnaie européenne allaient jeter les bases d’une période de stabilité et de croissance économique, dans une Europe « sociale » et harmonieuse.

 

Mais en réalité, l’euro visait à protéger les intérêts des capitalistes – et surtout des plus puissants d’entre eux – en éliminant notamment les risques inhérents aux fluctuations monétaires sur le marché européen. Pour les travailleurs de France et de tous les autres pays concernés, la monnaie unique ne pouvait rien apporter de bon. Un simple changement monétaire de ce genre ne pouvait en aucun cas éradiquer, ni même atténuer les contradictions fondamentales du système capitaliste, contradictions qui généraient à l’époque – et génèrent encore – la surproduction, les récessions, le chômage de masse et la régression sociale. La propagande visant à faire croire le contraire était fausse et mensongère. Il fallait donc s’opposer au traité de Maastricht et à l’introduction de l’euro. Cependant, contrairement à ce qu’affirme Dang Tran (ou le Front National), et pour précisément les mêmes raisons, le rétablissement du franc français ne produirait aucune amélioration des conditions de vie des travailleurs. En acceptant cet aspect du programme du FN, Dang Tran commet la même erreur, dans le sens inverse, que ceux qui acceptaient la propagande destinée à promouvoir l’euro, à l’époque.

 

« Je réfute tout de suite, écrit Dang Tran, l’argument consistant à dire qu’aucune de nos propositions ne peut être assimilée au FN. Si nous avions raisonné comme cela, nous n’aurions pas combattu Maastricht ou le TCE. » Cet argument rate sa cible. Il serait bien évidemment idiot d’affirmer que le PCF ne doit en aucun cas avancer une revendication qui se trouverait dans l’arsenal d’un autre parti, fût-ce le Front National. Mais lorsque la revendication en question est un piège, lorsqu’elle est destinée à empoisonner la conscience des travailleurs en y injectant des idées fausses, comme c’est le cas pour la « sortie de l’euro », elle n’a pas sa place dans le programme du PCF. En outre, le taux de compatibilité entre les idées du communisme et celles du Front National n’est pas de 80 ou 85 %, mais de zéro pour cent. Par exemple, il est vrai que le PCF et le FN faisaient tous deux campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE), en 2005. Mais derrière une même consigne de vote, il y avait deux positions politiques irréconciliables. Les militants communistes s’opposaient au caractère pro-capitaliste et réactionnaire du TCE, sans renoncer à leur internationalisme. Le Front National, lui, s’opposait au TCE sur la base d’une démagogie nationaliste, réactionnaire et pro-capitaliste. Les objectifs des communistes sont diamétralement opposés à ceux du FN – et non seulement sur la question européenne, mais sur toutes les questions. Lorsque Marine Le Pen affirme, par exemple, qu’elle est favorable à la retraite à 60 ans, il faut dénoncer le caractère purement démagogique et électoraliste d’une telle déclaration, dont le but est de tromper les électeurs et de masquer le vrai programme – archi-réactionnaire et pro-capitaliste – du Front National.

 

« Bien évidemment, poursuit le secrétaire de la section du quinzième arrondissement de Paris, la fin de l’euro, le retour au franc ne signifient pas l’avènement du socialisme en France. J’en suis le premier conscient. Le pouvoir resterait dans les mains du capitalisme français. En Grande-Bretagne, la même politique d’austérité peut être menée par les socio-démocrates ou les conservateurs sans besoin de l’euro. »

 

Là encore, Dang Tran passe à côté du problème. Certes, on ne saurait rejeter une revendication parce que sa réalisation laisserait intact le pouvoir des capitalistes. Par exemple, une augmentation des salaires ou la construction de logements sociaux ne met pas fin au système capitaliste, mais constitue une amélioration tangible des conditions de vie des travailleurs concernés. Cependant, nous chercherions en vain, dans tous les écrits de Dang Tran – ou de Gerin, ou du Front National – le moindre argument sérieux indiquant comment le rétablissement des monnaies nationales constituerait une avancée pour la classe ouvrière française et européenne. Par exemple, Dang Tran affirme que l’euro « favorise les délocalisations ». Mais il ne dit pas comment l’abandon de l’euro servirait à les décourager. De même, il affirme que l’euro est responsable d’une exacerbation de la « xénophobie ». Cela nous semble très difficile à démontrer, mais admettons que ce soit vrai. Peut-on en déduire que ce phénomène reculerait avec le retour du franc français ? Absolument pas. Toute l’argumentation de Dang Tran repose sur cette « méthode » fallacieuse : l’euro « facilite » la politique réactionnaire des capitalistes – et donc, par inférence, le retour du franc français serait une mesure « anti-capitaliste » !

 

Le Front National affirme qu’un retour du franc permettrait de mieux défendre les « productions nationales ». Cette idée n’a aucun fondement. Ce n’est qu’un leurre, comme tout le reste du programme du Front National. L’économie « nationale » est inextricablement liée à l’économie mondiale, et en particulier à l’économie européenne. Elle l’était déjà avant l’euro, elle l’est depuis l’introduction de l’euro et le serait même si la France abandonnait l’euro au profit du franc. Au fond, la régression sociale n’est pas le produit d’un système monétaire. Elle est la conséquence du fait que la bourgeoisie – en France comme partout en Europe – est désormais une classe totalement parasitaire, qui s’efforce par tous les moyens d’augmenter ses profits par la destruction de toutes les conquêtes les sociales du passé. Le capitalisme signifie la régression sociale permanente, quels que soient les dispositifs monétaires en vigueur.

 

En quoi le rétablissement du franc permettrait-il d’inverser la régression sociale ? Selon le FN, une monnaie nationale ouvrirait la possibilité de « dévaluations compétitives », afin de rendre les importations plus chères et donc moins compétitives, tout en donnant un avantage aux exportations françaises sur les marchés étrangers. Mais cette politique protectionniste est une impasse. Elle entraînerait une augmentation des prix sur le marché intérieur, ainsi qu’une augmentation massive de la dette publique (qui est en euros). Elle provoquerait inéluctablement des mesures de rétorsion de la part d’autres pays, et notamment de l’Allemagne, des Etats-Unis et la Chine. De manière générale, les mesures et contre-mesures protectionnistes mèneraient à une contraction du volume des échanges internationaux. Une politique protectionniste ne permettrait pas de défendre les emplois et les « productions nationales ». Au contraire, elle se traduirait par leur destruction à une échelle encore plus massive qu’à présent.

 

Clairement, le retour au franc ne résoudrait aucun problème des travailleurs. Il n’y a donc aucune raison de suivre Dang Tran et Gerin quand ils exigent que le PCF adopte ce volet du programme du Front National. Ces idées mèneraient le PCF dans une impasse. Oui, il faut « sortir » de l’Europe capitaliste. Mais un retour au franc français n’aboutirait pas à cela, ni à rien d’autre de positif du point de vue des travailleurs. La seule façon d’en finir vraiment avec l’Europe capitaliste, c’est de mobiliser les travailleurs de France et des autres pays européens autour d’un programme communiste et internationaliste.

 

La crise sociale et économique engendrée par le capitalisme est bien trop grave pour être combattue par un programme qui se limite à des mesures réformistes superficielles. Il est nécessaire de réarmer le PCF avec un programme authentiquement communiste. C’est la seule façon de lutter efficacement contre le poison du racisme et du nationalisme. Les travailleurs qui sont tentés de voter pour le Front National ne sont pas atteints de « xénophobie ». Ce terme n’est pas approprié, car cela donne l’impression que les travailleurs en question sont animés par une crainte irrationnelle des étrangers. Or, ils sont au contraire confrontés à des problèmes très concrets auxquels ils cherchent une solution. S’ils s’inquiètent de l’immigration, s’ils se laissent convaincre qu’il y a trop d’étrangers en France, c’est une expression de ce que les Communards de 1871 appelaient « la concurrence ruineuse entre les travailleurs ». Les travailleurs sont au chômage ou craignent de l’être ; ils voient comment les employeurs profitent de l’immigration pour réduire les salaires ; ils constatent la pénurie de logements, de places dans les crèches, de lits dans les hôpitaux, etc. Lénine disait que la question nationale était, au fond, « une question de pain ». Ne voyant aucun moyen d’inverser la dégradation constante de leurs conditions de vie, ne voyant pas d’alternative aux dures réalités du capitalisme, des travailleurs se disent que quand il n’y a pas assez pour tout le monde, quelqu’un mangera et quelqu’un ne mangera pas. Avec sa politique de « préférence nationale », le Front National exploite les craintes des travailleurs pour leur propre avenir et celui de leurs enfants. Il les dresse les uns contre les autres pour ne pas qu’ils voient les véritables causes de l’exploitation et de la régression sociale qui les frappent tous, indépendamment de leur nationalité ou de leur religion. Les « étrangers » sont les boucs émissaires du système capitaliste.

 

L’immense majorité des communistes rejettent sans appel les idées véhiculées par Gerin à propos des « étrangers », qui vont à l’encontre de nos traditions internationalistes. Notre but n’est pas de diviser les travailleurs, mais de les unir tous autour d’un programme qui associe la lutte pour la défense de leurs intérêts matériels – salaires, retraites, santé, éducation, logement, etc. – à des mesures qui s’attaquent à la source même du pouvoir des capitalistes, à savoir la propriété privée des banques et des grands moyens de production. Et notre but n’est pas de séparer la France capitaliste de l’Union Européenne, mais d’en finir avec le capitalisme, en France et à travers le continent.

 

Greg Oxley et Jérôme Métellus (PCF Paris)

 

POST-SCRIPTUM : Parmi les réactions à cet article qui nous parviennent, plusieurs nous reprochent d’attribuer à Dang Tran les idées de Gerin sur l’immigration. On les invite à bien relire notre article, car nous ne disons (ni ne "sous-entendons") rien de tel. Nous savons parfaitement que Dang Tran a critiqué les idées de Gerin sur la burqa, etc. L’article ci-dessus vise les idées de Dang Tran sur l’Europe, qui recoupent celles du Front National (et de Gerin). Inutile de faire dire à cet article ce qu’il ne dit pas.

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 19:29

 

http://www.liberation.fr/politiques/01012349677-eva-joly-binationale-la-droite-bloquee-au-stade-du-terroir

Eva Joly bi nationale ? La droite bloquée au stade du terroir

Par Esther Benbassa, directrice d’études à l’Ecole pratique des Hautes Etudes

Le tollé suscité par la déclaration d’Eva Joly, demandant à ce que le traditionnel défilé militaire du 14 Juillet sur les Champs-Elysées soit remplacé par un «défilé citoyen», est un de ces accès de xénophobie désormais habituels pendant les mois d’été. L’année dernière, c’étaient les Roms et les gens du voyage. Nulle fatalité, ici, seulement le constat de la cristallisation de l’identité nationale comme thème politique majeur de la droite dite républicaine.

 

La proposition d’Eva Joly n’est pas une nouveauté. On peut penser que le moment n’était pas bien choisi pour la réitérer, lorsque six soldats français venaient de mourir en Afghanistan. C’est d’abord pour cette raison, mais aussi pour ne pas heurter les Français, futurs électeurs, que la gauche a marqué sa réserve.

 

Cette maladresse mise à part, on peut déplorer que la droite et l’extrême droite aient saisi l’occasion pour proférer des propos relevant de la pire xénophobie à l’encontre la candidate à la présidentielle d’Europe Ecologie-les Verts, la désignant comme ennemie intérieure au seul motif qu’elle était d’origine étrangère. Les efforts déployés pour supprimer la binationalité ayant échoué, on s’en est consolé en faisant d’Eva Joly, la Franco-Norvégienne, la cible du moment et en promouvant bruyamment l’un des vestiges du nationalisme d’antan.

 

Les défilés du 14 Juillet sont devenus le symbole de l’unité nationale et du redressement militaire après la Première Guerre mondiale avec celui de 1919, l’institution du 14 Juillet comme fête nationale remontant elle à 1880. Si, jusqu’en 1919, on s’est passé de défilé militaire sur les Champs-Elysées, pourquoi serait-il interdit de poser la question aujourd’hui ? Le débat n’aurait pas été inutile, même si le timing n’était pas approprié.

 

On sait combien les symboles nationaux ont la vie dure. Pourtant, on n’avait pas jusqu’ici attaqué avec autant de violence ceux qui s’offusquaient régulièrement de ces parades militaires. L’an dernier, les élus verts de la mairie de Paris avaient soulevé la question de leur suppression pour faire des économies en cette période de restrictions budgétaires et pour des raisons écologiques. Et cela n’avait pas fait tant de bruit.

 

Norvégienne d’origine et donc suspecte aux yeux des Français de «souche», Eva Joly pouvait être facilement prise à partie pour manque de patriotisme envers son pays d’adoption. Dreyfus aussi, s’il n’avait pas été juif, n’aurait probablement pas suscité autant de haine. Certes, fort heureusement, Eva Joly n’a pas encore subi les tribulations du capitaine et la comparaison a ses limites. Mais le mécanisme est le même : c’est parce qu’elle incarne l’étrangère naturalisée, jamais entièrement française malgré ses cinquante ans de séjour sur notre sol et ses nombreuses années passées au service de la magistrature - grande institution nationale s’il en est -, qu’Eva Joly sert d’alibi à un nouveau sursaut de la vague nationaliste et xénophobe qui agite depuis un certain temps la France et l’Europe. Dreyfus, en son temps, fut aussi un alibi, celui d’une campagne nationaliste et antisémite dont les maîtres à penser étaient Maurice Barrès et Charles Maurras.

 

Le thème du «cosmopolitisme», alors synonyme de déracinement, d’incapacité à s’identifier à une terre, à une culture, à une patrie dont les intérêts devaient primer sur tous les autres, s’installera à partir des dernières décennies du dix neuvième siècle, favorisé par le climat antisémite qui commence à régner en France.

 

Cosmopolite était en fait l’autre nom du juif. Le mot a quasiment disparu en raison de sa connotation négative, mais apparemment pas le soupçon, ni l’accusation. Les récents débats sur la bi nationalité - qui ciblaient plutôt les Arabo-musulmans - rappelaient déjà ceux que suscita le cosmopolitisme de ces temps sombres. Eva Joly, européenne, non juive, non musulmane, n’aura pas échappé à la vague d’un nationalisme qui, chérissant l’«entre-soi», n’hésite jamais à élargir le champ de sa xénophobie. A entendre François Fillon qui, depuis Abidjan où il se trouvait, déclare que «cette dame n’a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française», on ne se trompe pas. On dirait du Barrès sans le lyrisme. Le culte de la terre et des morts n’est pas loin. Au fond, ce que François Fillon reproche à Eva Joly, c’est de ne pas avoir ses racines dans cette terre-ci et de n’y avoir pas ses morts. Ni sa naturalisation ni le fait qu’elle partage depuis un demi-siècle l’histoire de ce pays ne comptent. Il lui manque le terroir.

 

Ce qui ressort de tout cela, c’est qu’aux yeux de certains on ne peut jamais devenir français. La France n’appartiendrait qu’à ceux qui sont réputés y avoir vécu de toute éternité. Comme si la mondialisation et les moyens de transport et de communication modernes n’avaient rien changé à la France d’autrefois, où l’on mourait là où l’on était né. Et comme si l’exode rural, entamé au dix neuvième siècle, n’avait pas depuis longtemps érodé un ancrage de plus en plus imaginaire. A vrai dire, il ne suffit même plus de naître en France pour être Français. Les Arabo-musulmans nés en France, citoyens de ce pays, ne sont toujours pas considérés comme des Français à part entière, même lorsque les aïeux de certains d’entre eux ont versé leur sang pour ce pays.

 

Les propos de François Fillon divisent la France au lieu de l’unir. En 1898, dans son «J’accuse», Zola - «l’Italien» - stigmatisait l’exploitation faite des passions antisémites. Aujourd’hui, on assiste à l’exploitation faite des passions nationalistes par une droite que le FN a mise au pas, et qui, pour rattraper Marine Le Pen, s’ingénie à inoculer le poison xénophobe à une population à qui elle n’a rien d’autre à offrir pour améliorer son quotidien qu’une idéologie datée. La gauche française est en grande partie née des turbulences de l’affaire Dreyfus. Espérons qu’elle sortira renforcée de cette campagne et qu’elle arrivera au pouvoir unie, avec de vraies propositions. Si Eva Joly, à ses dépens, a servi à ce renforcement et à ce sursaut, ce sera tant mieux. On n’avait pourtant pas besoin d’une «affaire Joly». L’affaire Dreyfus nous aurait amplement suffi.

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 19:15

 

http://www.fr.news.yahoo.com/madrid-indign%C3%A9s-retour-%C3%A0-puerta-del-sol-123939705.html

A Madrid, les « indignés » de retour à la Puerta del Sol

MADRID (Associated Press)

 

Des milliers d'"indignés" ont envahi de nouveau ce week-end la place de la Puerta del Sol dans le centre de Madrid, point de ralliement de manifestants venus de plusieurs villes d'Espagne, dont certains ont parcouru plusieurs centaines de kilomètres pendant des semaines.

 

Cinq cortèges ont convergé samedi vers la place au coeur de la capitale espagnole, où des manifestants avaient campé pendant trois semaines au mois de mai pour exprimer leur révolte devant conséquences de la crise économique dans le pays, qui frappe durement les jeunes et les plus pauvres.

 

Après avoir salué les douze coups de minuit à l'horloge de l'hôtel de ville, la foule s'est dispersée, des centaines de manifestants dressant leurs tentes ou déroulant leurs sacs de couchage sur le Paseo del Prado, un grand boulevard au coeur de Madrid.

 

Un grand rassemblement célébrant l'arrivée des marcheurs était prévu dimanche plus tard dans la journée.

Des masseurs et des soignants avaient accompagné les manifestants dont certains ont parcouru six cent cinquante kilomètres depuis Cadix en Andalousie dans le sud-ouest du pays. Certains envisageaient désormais de continuer jusqu'à Bruxelles, alors que les "indignés" ont déjà fait des émules dans d'autres pays européens.

 

Les manifestants entendent marquer l'indignation de la jeunesse espagnole devant le chômage élevé qui touche l'Espagne et dénoncer l'attitude des responsables politiques.

 

Après deux années de récession, l'Espagne a vu le chômage grimper à 21% de la population active, le plus fort taux des dix sept pays de la zone euro, et est accablée par le poids de sa dette. Environ 35% des jeunes de 16 à 29 ans sont demandeurs d'emploi.

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 15:45

 

QUARANTE ANS APRES CHAPPAQUIDDICK

 

L’impérialisme états unien et mondial connait sa plus grave crise politique, économique, militaire et internationale depuis les années 1960. 

 

Il y a quarante ans, les relations entre les Etats Unis et l’union soviétique, entre l’impérialisme américain et la bureaucratie soviétique, dominaient le monde. 

 

En l’espace d’une décennie, les relations politiques internationales passent lentement de la guerre froide à la coexistence pacifique. Les dernières manifestations de la guerre froide sont les suivantes. Il y a d’abord la révolution cubaine. La prise du pouvoir à Cuba par le mouvement du 26 juillet à deux cent kilomètres des côtes de Floride et de Miami Beach et l’adhésion du gouvernement de Fidel Castro au Parti communiste cubain provoquent une crise politique et militaire internationale majeure entre Washington et Moscou. C’est l’échec lamentable de la tentative de renversement du régime castriste par la tentative de débarquement de la baie des Cochons en avril 1961. C’est ensuite la crise des missiles nucléaires soviétiques entre La Havane et Washington en octobre 1962. 

 

La dernière manifestation de la guerre froide, c’est la guerre du Vietnam. Après la défaite française de Dien Bien Phu en 1954, l’armée américaine prend progressivement la place du colonisateur français et installe un régime compradore, la république du Sud Vietnam, à  Saïgon. C’est la partition du Vietnam entre le nord et le sud et le début de la guerre entre le Nord Vietnam et le Sud Vietnam. L’union soviétique et la Chine soutiennent le Nord Vietnam. 

 

La guerre du Vietnam prend fin en 1975 par la défaite militaire des Etats Unis et la réunification du Vietnam sous la domination de l’ex Nord Vietnam, trois ans après la réconciliation entre les Etats Unis et la Chine par la spectaculaire poignée de main entre Mao et Nixon à Pékin en 1972. 

 

Les années 1960 aux Etats Unis, c’est aussi la montée du mouvement des droits civiques et de la conscience noire et le vote des lois contre la discrimination raciale. Le mouvement des droits civiques a d’abord un leader réformiste, Martin Luther King. Il a ensuite, après l’assassinat de Martin Luther King en 1968, des leaders révolutionnaires comme Stokely Carmichael, Malcolm X et les leaders des Blacks Panthers.

 

Ces guerres et ce mouvement révolutionnaire provoquent une grave crise de leadership aux Etats Unis, c’est la saga de la famille des trois frères Kennedy. En 1963 à Dallas, c’est l’assassinat du président John Kennedy. En 1967 à Los Angeles, c’est l’assassinat de Robert Kennedy, ministre de la justice et candidat à la présidence des Etats Unis. En 1969, le troisième frère, le sénateur Edward Kennedy est à son tour candidat à la présidence des Etats Unis. Il est victime d’un grave accident de voiture dans l’île de Chappaquiddick. Sa voiture plonge en pleine nuit au fond d’un lac. Il y a deux personnes à bord, le sénateur Kennedy et une jeune assistante parlementaire. Le sénateur Kennedy sort en vie mais la jeune femme meurt dans la voiture au fond du lac. Cet accident est il une tentative d’assassinat contre le sénateur ou bien contre sa passagère ? Personne ne le saura jamais. C’est la fin de la candidature du sénateur Kennedy à la présidence des Etats Unis. Il fera pendant quarante ans une brillante carrière de sénateur et il mourra quarante ans plus tard de mort naturelle, neuf mois après l’élection du président Obama dont il était un des plus importants acteurs de sa campagne électorale.

 

Quarante ans plus tard, l’impérialisme mondial traverse sa plus grave crise depuis la fin de la guerre du Vietnam. Ce sont d’abord les deux présidences de Bush entre 2000 et 2008. Le quarante troisième président des Etats Unis est le pire président de toute l’histoire des Etats Unis. L’histoire écrira dans plusieurs années sinon dans plusieurs dizaines d’années sa responsabilité dans la réalisation des évènements du 11 septembre 2001 à New York et à Washington. C’est le véritable acte fondateur de sa présidence, c’est la cause immédiate des deux interminables guerres de conquête coloniale d’Afghanistan et d’Irak. Ces deux guerres provoquent elles mêmes la crise économique mondiale de 2008, la crise dite des subprimes, la pire crise économique du mode de production capitaliste depuis 1929.

 

Le gouvernement des Etats Unis décide une thérapie de choc contre la crise. Contre la guerre des civilisations des néo conservateurs du programme pour un nouveau siècle américain, une autre fraction du lobby militaro industriel états unien fabrique la candidature Obama et organise l’élection du premier président noir de l’histoire des Etats Unis. Le département du Trésor des Etats Unis et la banque centrale européenne décident des plans de subventions publiques de plusieurs dizaines de milliards de dollars et d’euros pour le sauvetage du système bancaire mondial. La banque centrale de Chine  achète des milliards de dollars de bons du trésor de la réserve fédérale des Etats Unis et sauve le capitalisme mondial.

 

La crise économique traverse l’Atlantique et change de nom. En Europe, elle prend le nom de crise de la dette souveraine. La spéculation internationale attaque les pays les plus faibles de la zone euro, la zone euro et la monnaie unique européenne elles mêmes. Elle commence par la Grèce, le maillon faible de la chaîne impérialiste. Depuis deux ans, c’est la succession des plans d’austérité en Grèce et des plans européens de sauvetage de la Grèce. Le sommet des chefs d’état européens de juillet 2011 décide l’annulation de plusieurs dizaines de milliards d’euros de la dette grecque. La seule alternative est l’alternative entre la fuite en avant dans le sens de l’intégration économique capitaliste européenne fédérale par la création d’un fonds monétaire européen ou bien la sortie de la Grèce de l’Europe et de l’euro.

 

L’affaire Strauss Kahn éclate dans ce contexte en mai 2011. Elle n’est pas une cause et une conséquence obligatoire de la crise économique mondiale du capitalisme exactement comme l’assassinat du président Kennedy n’était pas une cause et une conséquence automatique et obligatoire ni de la guerre du Vietnam ni de la révolution cubaine.

 

La véritable affaire Strauss Kahn commence en 2007 par son élection au poste de directeur général du FMI. Le politicien social démocrate français est alors le candidat de la France de Sarkozy donc des Etats Unis de Bush au poste de directeur général du FMI. C’est l’adhésion et le ralliement de la diplomatie française à la théorie de la guerre des civilisations au moment où les Etats Unis l’abandonnent. Kouchner sert de caution et fait de la figuration au Quai d’Orsay au moment où l’Elysée décide la totalité de la politique étrangère de la France.

 

L’invraisemblable affaire de l’hôtel Sofitel de New York éclate en mai 2011. Je ne suis pas un professionnel ni des enquêtes policières ni des procédures judiciaires ni en France ni aux Etats Unis. Mes lecteurs me permettront seulement un certain nombre de commentaires. De mon point de vue, la totalité des acteurs judiciaires états uniens sont à leur place et font leur travail. Le juge fait son travail de juge, le procureur fait son travail de procureur, les avocats de Nafissatou Diallo défendent Nafissatou Diallo et les avocats de DSK défendent DSK. Les deux questions les plus importantes sont les suivantes.

 

Premièrement, la femme de chambre est totalement sous protection policière depuis plus de deux mois, elle quittait à priori définitivement son lieu de travail et son lieu de résidence depuis plus de deux mois. Son mari serait un petit dealer en prison. L’enquête de personnalité la plus élémentaire et la moins contestable pose la question des relations entre la police fédérale de New York et les réseaux de trafic de drogue. L’autre question importante est la question de la nomination, de la sélection et de la nationalité du personnel de direction des grandes institutions politiques et économiques internationales. Les intérêts du capitalisme mondial et les révélations médiatiques relatives à ces deux questions sont totalement contradictoires et incompatibles.

 

Un sénateur noir de New York soutient Nafissatou Diallo. C’est très bien. Il prendra certainement bientôt position pour la libération de Mumia Abu Jamal. Mais, de mon point de vue, l’affaire Strauss Kahn sera une parenthèse et n’apportera pas de réponse fondamentale ni à la question du fonctionnement des institutions policière et judiciaire des Etats Unis ni à la question du fonctionnement des institutions internationales.

 

L’affaire Strauss Kahn perturbera certainement un peu plus la campagne pour les élections présidentielles françaises de 2012 mais les programmes de la droite et de la gauche française sont exactement identiques et je n’accorderais pas plus d’importance à l’identité du candidat du parti socialiste aux élections présidentielles françaises de 2012.

 

Bernard Fischer

 

         

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:49

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article2187

Lettre ouverte à Jean Luc Mélenchon

De David Desgouilles (un citoyen), diffusée par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Aujourd’hui, sur Europe 1 [26 juin 2011], interrogé sur la sortie de l’euro, vous avez cru bon de déclarer qu’il s’agissait d’une solution d’essence « maréchaliste ». Ce propos visait Marine Le Pen, avec laquelle vous avez déjà quelques démêlés judiciaires pour d’autres noms d’oiseau. Selon vous, refuser d’imposer à l’Allemagne une autre gestion de la monnaie unique (abandon du principe de monnaie chère, monétisation des dettes souveraines par la BCE) rappelle le défaitisme, l’esprit capitulard du Maréchal Pétain.

Permettez-moi d’abord de vous rappeler que cette référence honteuse - qui ne vous grandit pas - vise non seulement la Présidente du Front National - qui, pourtant, s’inspire sur ce sujet d’économistes qui ne sont pas connus pour une proximité idéologique avec elle - mais aussi mon ami Nicolas Dupont-Aignan, lequel préconise comme vous l’établissement d’un salaire maximum, et - plus grave, de votre point de vue - le Mouvement Pour une Éducation Populaire (M’PEP) lequel, si je ne m’abuse, fait partie du Front de Gauche. Maréchalistes aussi, Jacques Nikonoff et Aurélien Bernier ? Il faudra bien vous en expliquer avec eux et avec les électeurs de gauche qui, dans les milieux populaires, ne croient plus depuis longtemps aux bienfaits de l’union monétaire. Mais quittons ces arguments que vous pourriez trouver trop politiciens, bien qu’ils expliquent pourquoi vous n’arrivez pas encore à attirer vers vous un certain nombre d’électeurs hésitant entre la pêche et la Marine.

Il est totalement mensonger de dire que les partisans de la sortie de l’euro seraient mués par une quelconque tentation capitularde. Premièrement, certains d’entre eux - dont je suis - proposent de se tourner vers l’Allemagne et de lui proposer de transformer la monnaie unique en monnaie commune, solution qui permettrait aux États-Nations de retrouver leur souveraineté monétaire tout en conservant l’euro comme monnaie de réserve internationale. Si nous ne croyons plus à votre solution, c’est que nous savons que l’Allemagne d’aujourd’hui ne l’acceptera pas et qu’elle préférerait sortir elle-même de la zone euro que de la voir appliquée. Peut-être, d’ailleurs, tablez-vous sur cette issue ? Simplement, pour nous, le temps presse. Et nous n’allons pas attendre encore quelques années que nos amis Allemands boutent Angela Merkel de la chancellerie et la remplacent par une coalition dominée par Die Linke. Notre économie ne peut faire ce pari risqué. Nous devons agir, et vite, car les peuples souffrent.

Nous savons aussi, quant à nous, que l’euro n’est pas viable en tant que monnaie unique car cette monnaie ne correspond pas à une zone monétaire optimale, lui permettant de résister à des chocs asymétriques. Trois conditions sont nécessaires pour qu’elle le devienne : un budget fédéral beaucoup plus important, une convergence macro-économique et une mobilité des travailleurs. Un Jean-Luc Mélenchon président pourrait peut-être imposer la première condition, peinerait à permettre la seconde mais ne pourrait absolument pas satisfaire la troisième. Les Andalous n’iront jamais travailler dans le froid de Hambourg d’autant que peu d’entre eux maîtrisent la langue de Goethe. Cette zone monétaire optimale n’avait jamais existé en Tchécoslovaquie, comme l’explique mon ami Laurent Pinsolle, nous ne croyons pas qu’il soit possible qu’elle existe sur quinze pays ou plus. Ou alors dans le long-terme, dans lequel, comme vous le savez, nous serons tous morts.

Enfin, notre débat n’aura peut-être bientôt plus lieu d’être. La zone euro implosera peut-être avant que les tréteaux de la campagne présidentielle ne soient installés. Que direz-vous alors ? Vous ne serez plus audible. Les Français se tourneront vers ceux qui leur auront tenu un langage de vérité. Au moins, faites comme Chevènement et ménagez-vous un plan B. Cela vous évitera, afin de vous différencier à tout prix de Madame Le Pen, d’insulter jusqu’à vos propres amis du MPEP.

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 19:45

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article2186

http://www.eldiablo.over-blog.org/article-appel-contre-la-constitutionnalisation-de-la-rigueur-budgetaire-79801892.html

http://www.canempechepasnicolas.over-blog.com/article-appel-contre-la-constitutionnalisation-de-la-rigueur-budgetaire-et-commentaire-de-canempechepasnic-79819635.html

Appel contre la constitutionnalisation de la rigueur budgétaire

Non à la soumission aux marchés financiers

Les peuples ne doivent pas payer leur crise

L’Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.

C’est pour cela que les gouvernements de l’Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les états en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.

Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales. Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier international ! Une mesure déjà prise, le « semestre européen », vise à soumettre au Conseil et à la Commission, les budgets des états avant même qu’ils soient débattus par les parlements nationaux.

Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens veulent intégrer dans la loi fondamentale des états l’objectif de l’équilibre budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle « la règle d’or ». Stupide économiquement - que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise financière où les états ont renfloué les banques -, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision citoyenne. Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la République et l’Union Européenne.

Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de la soumission des États aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles.

Premiers signataires

ATTAC, CGT Finances, FASE, Fondation Copernic, Gauche Unitaire, les Alternatifs, Marches européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, Parti de Gauche, Union Syndicale Solidaire

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 19:24

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-jeunes-manifestants-%C3%A9gyptiens-comptent-rester-place-tahrir-111932334.html

Des milliers d’égyptiens marchent sur le ministère de la défense

LE CAIRE (Reuters) - Des milliers d' égyptiens ont marché samedi dans le calme sur le ministère de la Défense au Caire pour exiger de l'armée une accélération du processus de réformes au lendemain de la dispersion par la force d'une manifestation à Alexandrie, ont rapporté des témoins.

 

Quelques heures auparavant, le maréchal Mussein Tantaoui, président du Conseil suprême des forces armées (CSFA, au pouvoir depuis le renversement, le 11 février, du président Hosni Moubarak), a promis l'organisation d'élections pour faire de l'Egypte un pays démocratique.

 

Des véhicules de l'armée bloquent le principal accès au ministère de la Défense, où siège le CSFA, et des gendarmes armés de Tasers et de matraques sont déployés pour faire face aux manifestants.

 

"Si on ne nous laisse pas passer, nous resterons jusqu'à ce qu'ils perdent patience", a prévenu un manifestant.

 

Le maréchal Tantaoui a quitté son ministère avant l'arrivée des manifestants.

 

Les gendarmes ont par la suite procédé à des tirs de semonce en l'air après des incidents entre radicaux et partisans du régime devant le ministère de la Défense, ont rapporté des témoins. On dénombre plusieurs blessés, dont au moins trois enfants apparemment touchés par des jets de pierres.

 

Un journaliste de l'agence Reuters a compté une quinzaine de salves de coups de feu, semble-t-il, à blanc.

 

"Le peuple veut le départ du maréchal Tantaoui", scandaient des manifestants en se dirigeant sur le ministère de la Défense tout en paralysant la circulation.

 

Les jeunes Egyptiens qui campent depuis deux semaines sur la place Tahrir ont juré de rester jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites.

 

Vendredi, des violences ont éclaté dans plusieurs villes du pays entre gendarmes et manifestants, faisant quatorze blessés, dont quatre parmi les forces de l'ordre.

 

Dans son discours télévisé prononcé à l'occasion de la Fête de l'armée qui commémore le renversement en 1952 du roi Farouk par les "officiers libres" emmenés par Gamal Abdel Nasser, le maréchal a souligné que son mandat était de faciliter l'avènement d'un gouvernement élu en Egypte.

 

"UN ETAT CIVIL MODERNE"

 

"Nous sommes attachés à faire de l'Egypte un Etat civil moderne", a-t-il dit lors de ce discours, son premier à la nation depuis la chute d'Hosni Moubarak.

 

"Nous irons de l'avant pour consolider la démocratie en garantissant les libertés et les droits des citoyens par le biais d'élections libres et équitables".

 

Mohamed Hussein Tantaoui, qui a été deux décennies durant le ministre de la Défense du "raïs" déchu, n'a pas avancé de réponses particulières aux revendications des révolutionnaires.

 

A la veille du 23 juillet, la gendarmerie a tiré en l'air et battu des manifestants qui bloquaient une rue d'Alexandrie vendredi, selon des témoins.

 

Un autre accrochage dans la ville portuaire de Suez a alimenté la colère des jeunes révolutionnaires.

 

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le CSFA a nié avoir utilisé la force et accusé le Mouvement du 6-Avril, un des groupes qui avaient appelé au soulèvement contre Hosni Moubarak, de chercher à semer la division entre l'armée et le peuple.

 

Le Mouvement du 6-Avril a dénoncé des "allégations mensongères" et promis de "ne pas se laisser intimider".

 

"Nous serons les derniers à quitter Tahrir, soit vivants et la tête haute après avoir obtenu triomphalement la réalisation des demandes du peuple égyptien, soit en martyrs pour le bien de Dieu et du pays", a ajouté le groupe.

 

Les jeunes révolutionnaires sont rassemblés depuis le 8 juillet sur la place Tahrir pour demander une rupture plus rapide et plus complète avec l'ancien régime.

 

Ils n'ont pas été satisfaits par le remaniement du gouvernement annoncé jeudi, jugeant celui-ci insuffisant en raison notamment du maintien de ministres contestés, comme ceux de l'Intérieur et de la Justice.

 

Pour quitter Tahrir, ils réclament également le transfert d'une partie des pouvoirs de l'armée au gouvernement de transition, l'abandon des tribunaux militaires pour juger les manifestants, le jugement rapide des responsables du régime Moubarak et des policiers accusés d'avoir tiré sur les manifestants pendant la révolution, ou encore la hausse du salaire minimum.

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 13:37

 

http://www.liberation.fr/economie/01012350162-en-espagne-les-indignes-jouent-la-proximite

21 juillet 2011

En Espagne, les indignés jouent la proximité

Par Emmanuelle Steels

Les partisans du mouvement du 15 mai mènent désormais des actions locales, infiltrant les conseils de quartiers madrilènes.

Ils sont indignés, quartier par quartier. Atteindre le local, toucher les citoyens, entendre leurs besoins, capter sur chaque place et à chaque coin de rue l’énorme envie d’agir qui parcourt la population : c’est la nouvelle forme d’organisation du mouvement de protestation né à Madrid. On s’indigne localement, via la tenue hebdomadaire d’assemblées populaires dans tous les quartiers de la capitale espagnole. C’est ce que le journal El País a très judicieusement baptisé «le big-bang du 15-M», l’appel à la mobilisation ayant été lancé le 15 mai dans 58 villes espagnoles.

En projetant son énergie au plus près des gens, en multipliant les centres de décision et les espaces d’action, le mouvement a éclaté sans se disperser. Au contraire, il s’est régénéré et attire chaque jour de nouveaux participants. Alors même qu’on glosait sur l’inéluctable déclin des «Indignados», qu’on pronostiquait qu’«ils ne passeraient pas l’été» au moment où l’Espagne tout entière plonge dans la torpeur des vacances, on les voit revivre dans une nouvelle forme de mobilisation : les indignés de proximité.

Voisins.

Lorsqu’ils ont levé le campement de la Puerta del Sol, le 13 juin, ces révoltés consciencieux ont maintenu le modèle d’organisation exemplaire qui avait d’emblée dissuadé de les assimiler à une rébellion éphémère. D’anciennes assemblées de quartiers ont alors récupéré la cause des Indignés et de nouvelles se sont créées un peu partout. Aujourd’hui, cent dix assemblées forment, à Madrid, le mouvement «Toma los barrios» (occupe les quartiers) qui s’inscrit dans la continuité du mot d’ordre initial «Toma la plaza» (occupe la place) et qui attire autant de retraités et de familles que d’étudiants et de chômeurs. Chaque samedi, les voisins se réunissent sur la place principale du quartier pour débattre et voter à main levée des actions à mener.

L’assemblée de Carabanchel organise, par exemple, des mobilisations pour réclamer la fermeture des centres d’internement pour sans-papiers. A Mostoles, on tient des concerts de casseroles en soutien aux travailleuses du service d’aide à domicile municipal, dont le revenu n’atteint pas sept cent euros, alors que dans le village d’Alpedrete, les habitants manifestent contre l’augmentation de salaire du maire. Pendant ce temps, dans le quartier d’Usera, des brigades d’Indignés parcourent les rues pour marquer au spray les trous dans la chaussée, et ainsi dénoncer la passivité de l’administration face à la dégradation de la voie publique.

Les actions promues trouvent parfois un grand écho dans les médias, comme les récentes mobilisations pour empêcher les expulsions de petits propriétaires, souvent des chômeurs et des immigrés, incapables de rembourser leur prêt hypothécaire (Libération du 11 juillet). Le jour de la saisie de leur logement par les huissiers, des centaines d’Indignés bloquent l’accès au bâtiment afin d’empêcher que les hypothéqués ne soient délogés et jetés à la rue. Ces actions ont connu un tel succès à Madrid que des forces de police antiémeute bouclent désormais le quartier pour éviter que les manifestants empêchent l’expulsion de propriétaires.

Atomisation.

En adoptant des revendications parfois singulières car très locales, en optant pour une atomisation extrême, les Indignés ne craignent-ils pas de perdre de vue le global et de s’éloigner de l’esprit du grand soulèvement du 15 mai contre un système politique et économique enkysté ? Eux affirment donner de l’espace à leurs projets. «On ne peut pas contenir une mobilisation aussi ample sur une seule place. Tous les grands thèmes traités dès les débuts se répercutent aujourd’hui dans les quartiers», affirme Paco, membre de l’assemblée populaire de Madrid, qui réunit les délégués des cent dix congrès locaux.

«C’est un mouvement horizontal qui encourage la participation citoyenne», renchérit Ramón, un autre animateur de ces assemblées, qui cite le modèle de gestion participative de Porto Alegre comme référence. Ce quadrillage de la protestation se reproduit aujourd’hui dans presque toutes les villes d’Espagne, où fleurissent les assemblées populaires des Indignés.

 

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 13:19

 

http://www.paris.reelledemocratie.fr/node/280

http://www.pressenza.com/npermalink/les-indignes-de-paris-reprennent-la-bastille-le-14-juillet

Les indignés parisiens reprennent la Bastille le 14 juillet

Le jour de la fête nationale, les Indignés ont repris la Bastille. Surveillés par la police depuis un mois et demi, les escaliers de l’Opéra étaient interdits aux Indignés qui avaient dû organiser leurs assemblées et leurs groupes de travail sur le Boulevard Richard Lenoir et le quai Saint Bernard. Mais aujourd'hui, 14 Juillet, Bastille est redevenue le « lieu » du mouvement. Un mouvement qui démontre une fois de plus qu’il est bien vivant et que, bien qu’il ait commencé en période estivale, il continue. Ainsi, des citoyens de toutes nationalités, essentiellement des français et des espagnols, unis pour une même cause se sont mobilisés pour ce jour festif.

 

La journée a commencé à Belleville, où une manifestation, qui avait fait l’objet d’une demande d'autorisation préalable, s'est bien déroulée jusqu'à la Place de la Bastille, au rythme de slogans tels que "Citoyenne indignée pas résignée !", “La vraie démocratie est ici ! “et “El pueblo unido jamás será vencido”.

 

Après cet événement il était prévu de manger ensemble pour ensuite commencer une assemblée populaire avec les Indignés venus de différentes villes de France et d’Europe. Le repas s’est déroulé Boulevard Richard Lenoir et la Bastille a été reprise pour mener à bien une assemblée populaire et faire résonner à nouveau sur les marches de l’Opéra des propositions, des votes et des expériences partagées. Des Indignés venus d’Orléans, de Lyon, de Marseille, de Bordeaux ainsi que des citoyens d’Outre-Atlantique (Pérou, Etats-Unis, Chili) se sont exprimés. Cela a été possible malgré la mise en place d’un dispositif des forces de l’Ordre présent non seulement lors de l'assemblée, mais aussi lors des événements planifiés à la suite : musique, danse, dîner et campement toute la nuit. Campement qui en raison de la règlementation française, n’a été toléré que sans tente et sans sac de couchage !

 

Malgré tout, aujourd’hui le « 14 juillet des Indignés » a permis de concrétiser ce qui avait été préparé pendant plusieurs semaines et de réaliser avec un campement après une quatrième tentative.

 

Durant tout le week end auront lieu Place de la Bastille des débats et des échanges et seront fêtés joyeusement les deux mois de naissance du # 15M.

 

 

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