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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 15:54

 

http://www.fr.news.yahoo.com/damas-réclame-un-sommet-extraordinaire-la-ligue-arabe-141622115.html

 

Damas réclame un sommet extraordinaire de la Ligue arabe

 

AMMAN (Reuters) - Damas a réclamé la tenue d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Ligue arabe, afin de débattre des troubles en cours en Syrie, a rapporté dimanche la télévision nationale syrienne, au lendemain de la suspension de la Syrie par l'organisation pour sa répression violente des manifestations.

 

Citant une source autorisée, la télévision a indiqué que l'objectif d'un tel sommet serait d'évoquer les "répercussions négatives sur la situation arabe" des troubles en Syrie.

 

La suspension de la Syrie par la Ligue arabe doit entrer en vigueur mercredi, et l'appel de Damas en faveur d'un sommet extraordinaire semble une tentative pour contrecarrer cette suspension. C'est la décision la

Ligue arabe de suspendre la Libye qui avait facilité le vote du Conseil de sécurité de l'Onu en faveur d'une campagne aérienne de l'Otan au-dessus de ce pays.

 

Les forces de sécurité ont tué par balles dimanche huit personnes qui scandaient des slogans hostiles au président Bachar al Assad au cours d'un rassemblement organisé par les autorités de la ville de Hama pour montrer la colère de la population contre la décision de la Ligue arabe, ont rapporté des défenseurs des droits de l'homme.

 

"Les forces de sécurité canalisaient les fonctionnaires et des étudiants vers la place de l'Oronte lorsque des groupes se sont détachés du cortège et se sont mis à scander 'Le peuple veut la chute du régime!'", a dit l'un des militants, à Hama, à deux cent quarante kilomètres au nord de Damas. "Ils se sont échappés par les ruelles mais ont été pourchassés(...)", a-t-il ajouté.

 

Des millions de Syriens, selon la télévision nationale, se sont rassemblés dans les lieux publics à travers le pays pour dénoncer la décision de la Ligue arabe, adoptée en réplique à la répression des manifestations, qui a fait selon les Nations unies dans les trois mille cinq cent morts depuis le mois de mars.

 

La télévision a montré des foules brandissant des drapeaux syriens et des portraits du président Assad sur les places publiques de Damas, tout comme à Rakka dans l'Est du pays ou encore dans la ville côtière de Lattaquié et à Tartous.

 

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al Arabi, a annoncé dimanche que des représentants de l'organisation rencontreraient mardi des responsables d'organisations de l'opposition syrienne. Il est toutefois prématuré d'envisager une reconnaissance par la Ligue arabe de l'opposition syrienne comme autorité légitime du pays, a estimé Nabil Elarabi.

 

"Les reconnaître comme gouvernement? Il est sans doute un peu trop tôt pour parler de cela", a-t-il dit à Tripoli, en Libye, où il était en visite dimanche pour rencontrer le chef du Conseil national de transition (CNT), qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi.

 

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a fait savoir quant à lui qu'il comptait rencontrer ce dimanche soir des représentants de l'opposition syrienne.

 

La décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie a provoqué la colère de certains groupes en Syrie, qui s'en sont pris à des missions diplomatiques étrangères.

 

Ainsi, des foules armées de bâtons et de couteaux ont attaqué l'ambassade d'Arabie saoudite à Damas et les consulats français et turcs à Lattaquié, samedi soir, ont rapporté des habitants.

 

LES MISSIONS TURQUES ELLES AUSSI VISÉES

 

La France, dans une déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a dit condamner "avec la plus grande fermeté les attaques inadmissibles contre des représentations diplomatiques ou consulaires en Syrie".

 

Paris, parlant d'"une tentative d'intimidation de la communauté internationale après les décisions courageuses de la Ligue arabe", dit condamner "tout particulièrement la destruction en règle de l'ambassade d'Arabie saoudite à Damas et exprime sa solidarité avec le royaume d'Arabie saoudite comme avec l'ensemble des pays visés".

 

Le ministère évoque des "tentatives d'agression contre le consulat honoraire de France à Lattaquié et la chancellerie détachée française d'Alep par des groupes de manifestants organisés et sans réaction des forces de sécurité", les jugeant "inacceptables".

 

L'ambassadeur de Syrie en France a été convoqué au Quai d'Orsay "pour un rappel des obligations internationales de la Syrie".

 

Plusieurs centaines d'hommes scandant des slogans favorables au président Bachar al Assad ont frappé un garde et pénétré dans l'ambassade saoudienne à Abou Roummaneh, dans l'un des quartiers les plus surveillés de la capitale, à quelques pâtés de maison de la présidence.

 

L'ambassade de Turquie à Damas a quant à elle été attaquée par une foule d'un millier de personnes samedi soir. Les assaillants ont lancé des pierres et des bouteilles avant que la police syrienne n'intervienne pour disperser les manifestants, rapporte l'agence de presse turque Anatolie.

 

Des attaques ont également visé les consulats de Turquie à Alep et à Lattaquié.

 

Ankara a fait savoir dimanche que les familles de ses diplomates en poste en Syrie allaient être évacuées rapidement. Aucun employé des missions diplomatiques turques n'a été blessé dans ces attaques, précise l'agence officielle turque. Le ministère turc des Affaires étrangères a déconseillé d'autre part aux ressortissants turcs tout voyage non essentiel en Syrie.

 

La Turquie n'appartient pas à la Ligue arabe, mais des responsables de l'opposition syrienne se sont réunis à Istanbul pour forger un front uni face au régime Assad. En outre, la Turquie, qui accueille sur son territoire des officiers syriens ayant déserté, a vigoureusement condamné la répression des manifestations en Syrie.

 

En plus de suspendre la Syrie, la Ligue arabe a décidé d'imposer des sanctions économiques et politiques contre le régime du président Assad et demandé à ses membres de retirer leurs ambassadeurs en poste à Damas.

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 12:06

 

http://www.fr.news.yahoo.com/berlusconi-parti-litalie-va-former-un-nouveau-gouvernement-084544378.html

 

L’Italie post Berlusconi se cherche un nouveau gouvernement

 

ROME (Reuters) - Le président italien Giorgio Napolitano poursuivait dimanche ses consultations en vue de la nomination d'un nouveau gouvernement en remplacement de l'équipe sortante de Silvio Berlusconi, qui a démissionné samedi soir sous les huées du peuple romain.

 

Selon toute vraisemblance, Napolitano proposera à l'ancien commissaire européen Mario Monti de devenir le président du Conseil et de former un cabinet, de préférence avant l'ouverture des marchés financiers lundi.

 

Les consultations se sont ouvertes en début de matinée, quelques heures seulement après la fin du rassemblement spontané dans les rues de Rome pour fêter le départ de Berlusconi.

 

Renato Schifani, président du Sénat, et Gianfranco Fini, son homologue à la Chambre des députés, les premiers à être reçus par le président italien, n'ont fait aucun commentaire à leur sortie.

 

On s'attend à ce que les discussions durent jusqu'en fin d'après-midi. La nomination de Mario Monti pourrait être officialisée aux alentours de 18 heures, selon le scénario qui circule à Rome.

 

Après avoir assisté à une messe, ce dernier s'est rendu dans ses bureaux du Sénat pour continuer de travailler à la composition de son gouvernement. "C'est une belle journée, n'est-ce pas", a-t-il dit simplement dit aux journalistes qui l'attendaient à la sortie de son hôtel.

 

"TRISTE SORTIE DE SCÈNE"

 

La démission du "Cavaliere", qui a gouverné l'Italie pendant dix des dix-sept dernières années, a suivi l'adoption définitive samedi d'une loi d'austérité censée remettre les finances publiques italiennes en ordre.

 

Comme prévu, Berlusconi a alors présidé son ultime conseil des ministres avant de se rendre dans la soirée au palais du Quirinal pour présenter sa démission au président Napolitano.

 

La voiture du président du Conseil a dû se frayer un chemin parmi une foule compacte de centaines de Romains qui l'ont copieusement sifflé et ont scandé "Bouffon, bouffon" à son arrivée au Quirinal.

 

"Triste sortie de scène", résume dimanche le quotidien turinois La Stampa qui souligne que Silvio Berlusconi a dû quitter le Quirinal par une porte dérobée pour se soustraire à la foule.

 

Certains journaux proches de l'opposition évoquent la journée du 12 novembre comme d'un "Jour de libération" de l'Italie. Le quotidien Libero, pro-Berlusconi, appellent pour sa part les Italiens à "surveiller leurs portefeuilles": le gouvernement Monti, les prévient-il, va imposer toute une série de nouvelles taxes.

 

UN AN ET DEMI POUR REDRESSER L'ITALIE

 

L'incertitude des dernières semaines a fortement pénalisé l'Italie sur les marchés obligataires, et Rome espère que l'arrivée de Mario Monti permettra de rassurer la planète financière.

 

Ce dernier, nommé la semaine dernière sénateur à vie, a rencontré samedi le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi ainsi que des responsables politiques italiens issus de divers partis. Il a également eu un déjeuner de travail avec Berlusconi.

 

Pas encore nommé formellement, l'ancien commissaire européen à la Concurrence a d'ores et déjà reçu le soutien des principales formations d'opposition ainsi que celui du parti de Berlusconi, le Peuple de la liberté (PDL), soumis toutefois à conditions et arraché après l'opposition initiale de plusieurs factions internes.

 

"Au final, c'est le sens des responsabilités qui l'a emporté", a commenté Mario Baccini, député PDL. Le parti soutiendra un gouvernement Monti, a-t-il précisé, tant qu'il s'en tiendra à l'application des réformes décidées par l'équipe sortante avec l'Union européenne.

 

Les prochaines élections législatives en Italie sont prévues en 2013. Le gouvernement dispose donc théoriquement d'un an et demi pour mener ses réformes, mais devra s'assurer du soutien d'une majorité d'élus au parlement, faute de quoi il pourrait chuter avant cette échéance.

 

Mario Monti devra composer avec les réticences probables des partis de gauche face à la hausse annoncée de l'âge de la retraite ou l'assouplissement des conditions de licenciement, mais aussi avec l'hostilité potentielle de la droite.

 

La Ligue du Nord, ancienne alliée de la majorité sortante, a en effet refusé d'apporter son soutien au prochain gouvernement et l'un de ses principaux responsables, Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement sortant, pronostique dimanche que Mario Monti éprouvera de grandes difficultés à faire passer les réformes économiques.

 

"Les décisions que Monti prendra devront être adoptées par le parlement et je pense qu'avec une majorité aussi hétérogène, il aura de nombreux problèmes", a-t-il dit à la télévision.

 

Les agences de presse italiennes rapportent que Silvio Berlusconi a déclaré à des membres de son parti, avant de quitter le pouvoir, qu'ils contrôleraient l'avenir du prochain gouvernement. "Nous pourrons débrancher la prise quand nous le voudrons", leur aurait-il affirmé.

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:34

 

http://www.egyptesolidarite.wordpress.com/2011/11/12/pas-de-proces-militaire-pour-les-citoyens-appel-a-defendre-la-revolution-egyptienne

 

Pas de procès militaire pour les citoyens

Appel à défendre la révolution égyptienne

Samedi 12 Novembre 2011

Lettre du Caire aux mouvements pour la décolonisation et aux autres mouvements de solidarité

Après trois décennies sous une dictature, le peuple égyptien s’est lancé dans une révolution pour exiger du pain, la liberté et la justice sociale. Après une occupation quasi-utopique de la place Tahrir durant dix huit jours, nous nous sommes débarrassés de Moubarak, et la deuxième tâche a commencé, plus ardue encore : renverser les appareils de son pouvoir. Moubarak est parti, mais le régime militaire est encore là.

 

Aussi, la révolution se poursuit : en faisant monter la pression, en prenant d’assaut la rue et en revendiquant le droit de contrôler nos vies et nos moyens de vivre contre les systèmes de répression qui ont abusé de nous pendant des années. Mais d’ores et déjà, et semblerait-il, si vite après ses débuts, la révolution est menacée.

 

Nous écrivons cette lettre pour vous parler de ce que nous voyons, de comment nous entendons nous opposer à la répression, et pour en appeler à votre solidarité.

 

Les 25 et 28 janvier, le 11 février : vous avez vu et vécu ces jours-là avec nous à la télévision. Mais nous avons aussi lutté le 25 février, le 9 mars, le 9 avril, le 15 mai, le 28 juin, le 23 juillet, le premier août, le 9 septembre et le 9 octobre. Encore et toujours, l’armée et la police nous ont attaqués, battus, arrêtés, certains d’entre nous ont été tués.

 

Et nous avons résisté, nous avons continué. Certains jours, nous avons perdu. D’autres, nous avons gagné, mais jamais sans pertes. Plus d’un millier de personnes ont donné leur vie pour renverser Moubarak.

 

Beaucoup d’autres sont morts depuis. Nous continuons pour que leur mort ne soit pas vaine. Des noms comme Ali Maher (un manifestant de 15 ans, tué par l’armée à Tahrir, le 9 avril), Atef Yehia (tué d’une balle dans la tête par les forces de sécurité dans une manifestation en solidarité avec la Palestine, le 15 mai), Mina Danial (abattu par l’armée à la manifestation à Maspero, le 9 Octobre). Mina Danial, même mort, souffre l’outrage pervers d’être encore sur la liste de ceux accusés par le procureur militaire.

 

En outre, depuis que la junte militaire a pris le pouvoir, au moins douze mille d’entre nous ont été jugés par des tribunaux militaires, sans avoir la possibilité d’avoir recours à des témoins et avec un accès restreint aux services d’un avocat. Les mineurs sont envoyés dans des prisons pour adultes, des condamnations à mort ont été prononcées, la torture sévit. L’armée a soumis les femmes des manifestants à des agressions sexuelles sous la forme de «tests de virginité».

 

Le 9 octobre, l’armée a massacré vingt huit d’entre nous à Maspero, ils nous ont poursuivis avec des chars et nous ont abattus dans la rue tout en manipulant les médias d’Etat pour tenter d’inciter à la violence interconfessionnelle. Le récit de cette histoire a été censuré. L’armée enquête sur elle-même. Et elle vise systématiquement ceux d’entre nous qui prennent la parole. Ce dimanche, notre camarade et blogueur Alaa Abd El Fattah a été emprisonné sur des accusations mensongères. Il passe une nuit encore dans une cellule sans lumière ce soir.

 

Tout cela par les militaires censés assurer une transition vers la démocratie et qui prétendaient défendre la Révolution et ont convaincu apparemment un grand nombre aussi bien en Egypte qu’à l’étranger. La ligne officielle a été de garantir la «stabilité», sans garantie que l’armée puisse créer un contexte favorable aux prochaines élections.

 

Mais même une fois un nouveau parlement élu, nous vivrons encore sous une junte qui détient les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, sans aucune garantie que cela prenne fin. Ceux qui contestent ce scénario sont harcelés, arrêtés, et torturés. Les procès militaires de civils sont le principal outil de cette répression. Les prisons sont pleines des victimes de cette «transition».

 

Nous refusons de coopérer avec les procès militaires et les poursuites. Nous ne nous rendrons pas, nous ne nous soumettrons pas aux interrogatoires. S’ils veulent nous trouver, qu’ils viennent donc nous chercher dans nos maisons et sur nos lieux de travail.

 

Après neuf mois de répression militaire, nous nous battons encore pour notre Révolution. Nous marchons, occupons, faisons grève, renversons le statu quo. Et vous aussi, vous marchez, occupez, faites grève, en renversant le statu quo. Nous savons, par l’élan de soutien que nous avons reçu en janvier dernier, que le monde nous a observés de près et a même été inspiré par notre Révolution. Nous nous sommes sentis plus proches de vous que jamais. Et maintenant, c’est à votre tour de nous inspirer, comme nous le montre les luttes de vos mouvements. Nous avons manifesté à l’ambassade américaine au Caire pour protester contre l’expulsion violente de l’occupation de la place Oscar Grant à Oakland. Notre force réside dans le partage de la lutte. S’ils étouffent notre résistance, un pour cent va gagner – au Caire, à New York, à Londres, à Rome – partout. Mais tant que la Révolution vit dans nos esprits, elle ne connaîtra pas de limite. Nous pouvons encore créer un monde où il fait bon vivre.

 

Vous pouvez nous aider à défendre notre Révolution.

 

Les États du G8, du FMI et du Golfe ont promis au régime des prêts de trente cinq milliards. Les États-Unis donnent à l’armée égyptienne un milliard trois cent millions d’aides par an. Les gouvernements du monde entier maintiennent leur soutien à long terme et l’alliance avec les dirigeants militaires de l’Égypte. Les balles avec lesquelles nous nous faisons tuer sont fabriquées en Amérique. Les gaz lacrymogènes qui brûlent d’Oakland à la Palestine sont fabriqués dans le Wyoming. La première visite de David Cameron dans l’Égypte post révolutionnaire a consisté à conclure un marché de vente d’armes. Ce ne sont que quelques exemples. La vie des gens, les libertés civiles et l’avenir ne doivent plus être marchandés contre des atouts stratégiques. Nous devons nous unir contre les gouvernements qui ne partagent pas les intérêts de leur peuple.

 

Nous vous appelons à entreprendre des actions de solidarité pour nous aider à nous opposer à cette répression. Nous proposons une Journée internationale pour défendre la Révolution égyptienne  le 12 novembre sous le slogan «Défendre la Révolution égyptienne – Pas de procès militaires pour les civils. »

 

L’événement pourrait inclure des actions ciblant les ambassades ou les consulats égyptiens pour demander la libération des civils condamnés par des tribunaux militaires. Si Alaa est libéré, la demande de libération des milliers d’autres.

 

Il pourrait inclure la demande de la libération des civils condamnés à des tribunaux militaires. Si Alaa est libéré, les milliers d’autres doivent suivre.

 

Il pourrait inclure la projection de vidéos sur la répression à laquelle nous sommes confrontés (les procès militaires, le massacre Maspero) et notre résistance continue. Écrivez-nous pour recevoir les liens internet.

 

Il pourrait inclure une vidéoconférence avec des militants en Égypte.

 

Il pourrait inclure toute action créative qui montre votre soutien, et montre au peuple égyptien qu’ils ont des alliés dans le monde.

 

Si vous organisez quelque chose ou si vous souhaitez le faire, écrivez-nous à defendtherevolution@gmail.com. Nous aimerions aussi voir des photos et des vidéos de tous les événements que vous organisez.

 

Appel à l’initiative de la Campagne pour mettre fin aux procès militaires des civils, de la Campagne pour la libération d’Alaa, et du collectif Mosireen

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:07

 

http://www.wsws.org/francais/News/2011/nov2011/lond-n05.shtml

 

Un intervenant du SEP s’oppose au « pas de politique » dans le mouvement Occupy London Stock Exchange

Par Aidan Claire

Samedi 5 Novembre 2011

Depuis le 15 octobre, date où le campement Occupons la Bourse de Londres s'est installé devant la cathédrale Saint Paul, un certain nombre de ses organisateurs, composés de sympathisants du parti travailliste et de membres de diverses organisations de pseudo-gauche, insistent pour que le « Pas de politique » en soit le principe conducteur.

 

Leur objectif s'est fait plus clair ces derniers jours, et on voit les débats qui se tiennent durant l'occupation être consciemment orientés de l'hostilité envers le capitalisme - et la nécessité de lutter contre - vers un dialogue avec l'élite politique et financière.

 

Depuis le début de l'occupation, les porte-parole du campement encouragent les banquiers et les financiers à participer au débat sur l'avenir du capitalisme, leur assurant qu'on leur donnerait la parole lors des assemblées. La direction de la cathédrale Saint Paul a précédemment proposé d'organiser un événement impliquant la City [le quartier financier de Londres] où les manifestants participeraient à des discussions sur la meilleure manière de gérer le quartier.

 

Le journal du campement, The Occupied Times, contient un argument « pour et contre » avec des anti-anticapitalistes déclarant que le mouvement « comprend de nombreuses personnes qui aspirent à entrer dans les affaires. Et pourquoi pas? »

 

La plateforme du « Pas de politique » a donné la liberté à un groupe de dix sept individus non identifiés de produire un « manifeste » adressé non pas aux travailleurs, mais qui en appelle à la « démocratisation » de la City of London Corporation.

 

La Corporation est un organisme ancien qui surveille le Square Mile [quartier financier de Londres] qui comprend la Bourse de Londres et la Banque d'Angleterre. Il a un certain nombre de prérogatives archaïques ainsi que sa propre police et son propre système judiciaire.

 

Ce manifeste appelle à se défaire des aspects les plus ouvertement antidémocratiques de la Corporation, dont la fin du vote groupé exercé par les entreprises dans les élections locales, et la mise en place d'une commission de « vérité et réconciliation » pour examiner les transactions de la City.

 

Ce que ces projets signifient en réalité, c'est que l'élite financière maintiendrait sa position de pouvoir, sous le faux-semblant d'une plus grande « transparence » et « responsabilité.» Il n'y aura aucun empiètement sur les gains mal acquis des ultra-riches, ni aucune demande de redistribution radicale de la richesse en faveur des travailleurs pour répondre à l'accroissement gigantesque de l'inégalité sociale.

 

Le manifeste s'inspire largement de la politique de l'universitaire Maurice Glasman, conseiller du dirigeant travailliste Ed Miliband et architecte du projet « Blue Labour. »

 

Blue Labour est un mélange délétère de chauvinisme anti-immigrés et « d'anti- étatisme » qui décrit la création de l'Etat Providence comme étant le pire moment de l'histoire du Parti travailliste. Tout ceci se cache derrière des appels à mettre des limites au capital financier et à accorder un rôle plus important aux syndicats afin d'assurer la cohésion nationale.

 

Glasman prône depuis longtemps des mesures pour réformer la Corporation. Cette mesure a l'avantage de détourner de la lutte contre le système capitaliste dans son ensemble, et de promouvoir ce que Glasman décrit comme un « renouveau civique ».

 

S'exprimant dans le Guardian le week-end dernier, il a accueilli favorablement ce manifeste, déclarant qu'il avait « transformé la signification de l'occupation. »

 

Malgré les efforts faits pour réduire au silence la vraie politique anticapitaliste, c'est à dire la politique socialiste, le Socialist Equality Party (SEP) a distribué des centaines de copies de l'article de perspective du World Socialist Web Site, « Le mouvement Occupons Wall Street à la croisée des chemins, » à ceux qui étaient présents à la manifestation du week-end.

 

La plus grande partie des discussions lors des assemblées générales est consacrée aux questions pratiques de la gestion du campement. C'est aussi de cette manière que le programme du « Pas de politique » a été imposé aux manifestants. Samedi dernier, la dernière partie du débat était consacrée à des « shout out », des créneaux de deux minutes durant lesquels chacun a soi-disant la possibilité de s'adresser à la foule. Des membres du SEP ont demandé la parole et il leur a été notifié qu'aucun intervenant politique n'avait le droit de dire qui il était ni quelle était son affiliation politique. Et pourtant la première personne à s'adresser à la foule était le député travailliste John McDonnell, dont les platitudes creuses et les appels à la solidarité ont reçu un accueil froid d'une grande partie de l'auditoire.

 

Un autre intervenant a lu une lettre de Shami Chakrabati, directeur du groupe de défense des droits de l'Homme, Liberty, leur proposant un « lieu neutre » où entrer en discussion avec la Corporation et Saint Paul. D'autres intervenants ont supplié les manifestants de se tourner vers Dieu et d'adopter un style de vie minimaliste en réponse à l'accroissement de la pauvreté de masse.

 

Celui qui écrit ses lignes a finalement obtenu la possibilité de s'adresser aux manifestants et s'est identifié comme membre du SEP. Il parlé de l'importance du mouvement international d'Occupation et dénoncé la répression policière qui s'est déchaînée aux Etats-Unis et en Australie.

 

L'intervenant du SEP a dit avec insistance que « Pas de politique » veut dire « ne pas parler de vraie politique d'opposition, cela veut dire s'en remettre au système politique existant. »

 

Rejetant les demandes de réunions avec la Corporation, il a appelé à un mouvement de masse contre l'inégalité sociale, mettant l'accent sur le fait que ce mouvement doit être international de par son caractère et son programme. Il a dit que ce n'est pas vers l'élite financière et patronale que devraient se tourner les manifestants: « Ce qu'il faut, c'est un authentique débat démocratique et l'élargissement de cette lutte vers les travailleurs. »

 

Ses remarques ont été chaleureusement accueillies par de nombreuses personnes, notamment parmi les étudiants et travailleurs plus jeunes présents à la manifestation.

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 17:23

 

 

http://www.liberation.fr/politiques/01012370070-le-npa-secoue-par-un-nouveau-courant

 

 

Lundi 7 Novembre 2011

 

Le NPA secoué par un nouveau courant

 

La minorité du Nouveau Parti Anticapitaliste reproche au parti son isolement et se constitue en courant

 

Par Lilian Alemagna

 

Un pied dedans, un pied dehors. Réunie ce week-end à Saint-Denis, la minorité du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a fondé son nouveau courant: «La Gauche anticapitaliste», avec, en sous-titre, «courant unitaire pour l'écosocialisme». «L'actuelle majorité du NPA tourne le dos à toute la bataille pour rassembler les différentes composantes politiques et équipes du mouvement social qui, à gauche, contestent le social-libéralisme», peut-on lire dans la déclaration du courant adoptée ce week-end à l'unanimité des quelques trois cent délégués présents à Saint-Denis.

 

« La majorité actuelle a fait le choix de l’isolement »

 

 «Nous allons mener la politique que le NPA devrait, selon nous, mener, a expliqué lundi Ingrid Hayes, une des animatrices du courant. La majorité actuelle à fait le choix de l'isolement choisi. Elle se cantonne à faire de la propagande et se refuse à toute confrontation sur le terrain politique et social.» Le nouveau courant reproche ainsi à la direction actuelle du parti d'extrême gauche de «remettre en cause le projet fondateur du NPA» et de ne pas «se donner les moyens d'être un creuset de la gauche anticapitaliste», poursuit Hayes.

 

Après des échecs électoraux, un débat fratricide sur la candidature d'une militante portant le foulard aux régionales de 2010 et les relations avec le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et des communistes, le NPA est profondément divisé depuis le refus d'Olivier Besancenot de rempiler pour une troisième candidature présidentielle en 2012 et le choix de l'ouvrier bordelais Philippe Poutou pour le remplacer. La majorité actuelle refuse ainsi toute discussion avec le Front de gauche tandis que la minorité insiste pour discuter avec le reste de la gauche radicale.

 

Le NPA fragilisé

 

Un nouvel épisode de l’agonie du NPA préparant une future scission dans une formation politique née il y a moins de trois ans ? «Nous ne sommes pas destiné à devenir une organisation politique mais nous ne sommes pas non plus un courant classique», explique Hayes. «Ce n'est pas dans notre esprit de préparer une scission», complète son camarade Guillaume Floris. Leur objectif: «rassembler les personnes qui se sont éloignés du NPA», souligne Floris et préparer l'après-2012 en cas de victoire de François Hollande et d'un gouvernement «social libéral» avec la constitution d'un «bloc anticrise» qui «prendra la forme d'un bloc rassemblant les forces sociales et politiques d'opposition de gauche», peut-on lire dans la déclaration du courant.

 

Un pied hors du NPA mais pas encore dans le Front de gauche comme leurs anciens camarades de la Gauche unitaire réunis autour de Christian Picquet et qui font désormais cause commune avec Mélenchon et le PCF. «La question de l'indépendance pas rapport au PS n'est pas réglée au sein des composantes du Front de gauche», insiste Ingrid Hayes. «Or c'est une question qui reste pour nous déterminante.»

 

Espérant toujours une «réorientation du NPA», la Gauche anticapitaliste veut «convaincre le NPA qu'il faut préparer l'après-2012», poursuit Guillaume Floris. Et la campagne de Philippe Poutou ? «Il y a des attitudes différentes de la part des militants, concède Ingrid Hayes. Certains font la campagne, d'autres pas.» Pour le retour de l'enthousiasme au NPA, on repassera.

 

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 14:54

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-ligue-arabe-exclut-la-syrie-ses-activit%C3%A9s-131854481.html

 

La Ligue arabe suspend la Syrie

 

LE CAIRE (Reuters) - Déjouant les attentes, la Ligue arabe, dont les ministres des Affaires étrangères tenaient réunion au Caire samedi, a suspendu la Syrie et demandé à l'armée syrienne de cesser de tuer des civils.

 

L'organisation panarabe va imposer des sanctions économiques et politiques contre le régime du président Bachar al Assad et va demander à ses membres de retirer leurs ambassadeurs en poste à Damas, a déclaré le Premier ministre du Qatar, le cheikh Hamad Bin Djassim.

 

La suspension de la Syrie entrera en vigueur le 16 novembre, a-t-il précisé.

 

Le représentant de la Syrie auprès de la Ligue arabe a estimé quant à lui que la décision de l'organisation de suspendre son pays violait la charte de la ligue, a rapporté la télévision nationale syrienne.

 

"On nous a reproché d'attendre longtemps, mais c'était par inquiétude pour la Syrie", a estimé pour sa part le Premier ministre du Qatar, devant la presse au Caire. "Il nous fallait une majorité pour approuver ces décisions".

 

"Nous invitons tous les partis de l'opposition syrienne à une réunion au siège de la Ligue arabe, afin de nous entendre sur une vision commune de la période de transition à venir", a ajouté le Premier ministre qatari.

 

LINCEULS DEVANT LE SIÈGE DE LA LIGUE

 

Selon les Nations unies, la répression du mouvement de contestation, qui a débuté en mars en Syrie, a fait environ trois mille cinq cent morts. Le président syrien Bachar al Assad a poursuivi la répression militaire en dépit du plan de paix arabe présenté le 2 novembre.

 

Djassim n'a pas exclu que la Ligue arabe appelle à l'aide les Nations unies pour protéger les droits des Syriens.

 

"Si la violence et les crimes ne cessent pas, le secrétaire général se tournera vers les organisations internationales chargées des droits de l'homme, dont les Nations unies", a-t-il dit.

 

Alors que les ministres de la Ligue arabe tenaient leur réunion, une centaine de manifestants réunis aux abords du siège de l'organisation ont étendu des linceuls, symboles des milliers de morts de la répression du mouvement de contestation.

 

"Bachar dégage, la Syrie est libre!", ont-ils scandé en agitant des drapeaux syriens et des banderoles où l'on pouvait lire "Le peuple réclame une protection internationale".

 

"Bachar est un boucher voué à tomber. Il faut en finir avec le silence sur ce qui se passe", déclarait une manifestante, une Yéménite de 25 ans qui étudie au Caire. "Nous sommes ici pour venir en aide à nos frères syriens qui meurent jour après jour".

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 17:57

 

http://www.solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-la-secretaire-generale-du-pc-de-grece-kke-aleka-papariga-oppose-a-la-grande-coalition-nouvelle-dem-88327629.html

 

 

La secrétaire générale du Parti Communiste de Grèce (KKE) Aleka Papariga oppose à la grande coalition de la Nouvelle Démocratie et du PASOK la nécessité d’un front populaire social forgé dans les luttes

 

Conférence de presse d'Aleka Papariga, secrétaire générale du Comité central du KKE, ce 7 novembre, sur la formation d'un nouveau gouvernement à partir des forces des deux partis bourgeois du pays, le social-démocrate PASOK et le parti de droite Nouvelle démocratie, qui a également le soutien du parti nationaliste LAOS. Aleka Papariga a appelé la classe ouvrière, les couches populaires à faire tomber ce gouvernement aussi vite que possible par leur lutte. Elle a insisté sur la nécessité de constituer un front populaire social pour renverser le pouvoir des monopoles, les socialiser, pour retirer la Grèce de l'UE et de l'OTAN et annuler la dette.

 

Intégralité de la déclaration introductive de la secrétaire générale du Comité central du KKE à la conférence de presse :

 

« Un gouvernement du front obscur des partis du capital est sur le point d'être formé, un gouvernement du capital en personne, avec l'UE dans le rôle du chef d'orchestre. Ce gouvernement va être formé pour imposer les intérêts du capital Grec et Européen dans des conditions de crise et de rivalités, pour faire face aux tensions exacerbées dans l'UE et pour soumettre le peuple. De façon ostensible, l'UE a fait pression sur la Nouvelle démocratie et le PASOK pour qu'ils forment ce gouvernement. En réalité, ces pressions se retournent contre le peuple. Nous affirmons sans le moindre doute que ce gouvernement ne va pas s'occuper de la dette ou des déficits, ou du fond de la crise, si vous préférez, il ne va même pas s'occuper de la possibilité d'une faillite incontrôlée.

 

Éviter la faillite dans les prochains mois ou/et les prochaines années ne dépend pas de la combinaison politique de gouvernement que les divers gouvernements bourgeois pourraient réaliser, que ce soit une coalition gouvernementale ou un gouvernement avec un seul parti à sa tête etc. La question de savoir si il y aura des partis supplémentaires dans la coalition, nous le réaffirmons, est fondamentalement liée à une pédagogie de la soumission du peuple, car le problème de la crise est plus profond, il concerne le système capitaliste même et non sa gestion.

 

Le peuple doit savoir la chose suivante : que ce qu'il a vécu dans la période précédente, il va le revivre maintenant. Pour commencer, ils vont prendre des mesures anti-populaires, anti-ouvrières et après le versement sera payé, et en fait nous allons maintenant entrer dans le nouveau cycle de versements du nouveau mémorandum. Nous ne croyons pas le moins du monde que l'initiative de G.Papandreou de procéder à un référendum 'Euro ou Drachme' est ce qui a mené à la formation d'un gouvernement de coalition. Ils se préparaient pour cela depuis longtemps, bien sûr cela a été la bonne occasion.

 

Le capital dans notre pays et dans l'UE veut imposer un gouvernement fort et énergique. Et en fait, si vous y regardez de plus près, il est même allé plus loin que ce qu'il louait déjà auparavant au Portugal, où l'opposition avant les élections avait déclaré qu'elle serait d'accord sur tout et voterait tout. Ce n'était pas assez. Il ne veut pas de la Nouvelle démocratie comme parti d'opposition qui, clairement pour des motifs d'opposition tactique et non pour des raisons stratégiques a voté contre ces mesures, affirmant bien entendu comme il l'avait déjà dit qu'il respecterait les engagements du gouvernement précédent. Il voulait une alliance gouvernementale unitaire.

 

Une bonne partie du peuple, mais ce qui est étrange c'est que certains politiciens font aussi comme si c'était le cas, s'est sentie humiliée par les interventions de l'UE et par les déclarations de Merkel et de Sarkozy. Nous disons les choses clairement. Si le peuple ne veut plus se sentir humilié, ce qui à l'avenir, si rien ne change, sera bien pire, si il veut être libéré de ce sentiment d'humiliation il doit, avant tout, se libérer du pouvoir des monopoles dans notre pays, se retirer de l'UE. Autrement, de telles humiliations continueront à exister, et nous le redisons, elles seront bien pires à l'avenir.

 

Le patriotisme de notre temps pour nous, c'est : socialisation des monopoles, pouvoir populaire et ouvrier, retrait de l'UE, ce qui dans les conditions actuelles, implique également l’annulation unilatérale de la dette.

 

Ce gouvernement ne va pas être mis en place juste pour quelques mois. Ils ont l'intention de tirer sur la corde le plus longtemps possible. Mais même si il ne restait que quelques mois, il prendrait des mesures qui touchent la vie, les conditions de vie et les droits du peuple sur les dix à quinze prochaines années.

 

Et en fait, le FMI parle d'un gouvernement sur deux ans. Nous appelons la classe ouvrière, les couches populaires à faire tomber ce gouvernement par la lutte le plus rapidement possible, à lui rendre la vie impossible, à utiliser toutes les difficultés que puisse rencontrer la nouvelle coalition gouvernementale (du neuf avec du vieux, mais neuf pour ce qui est de sa composition unitaire) et à rendre son existence aussi brève que possible, avant que des décisions définitives soient prises, et à imposer les élections. Ce qu'il faut bien sûr ici, c'est une lutte sans précédent et particulièrement que les travailleurs, les couches populaires qui croient encore dans le PASOK et la ND n'aient aucune inhibition à ce sujet, ils ne doivent avoir aucune illusion sur le fait que cette alliance puisse améliorer les choses. Elle est mise sur pied pour porter le pire, et même bien pire que ce que nous avons déjà vécu. Le peuple a une arme supplémentaire aujourd'hui, qui n'est pas seulement la justesse de sa cause et l'expérience acquise dans la période récente et dans le passé, mais aussi le fait que l'UE rencontre des difficultés sérieuses. Les gouvernements de l'UE ne peuvent pas gérer la crise, le système politique en Grèce est sous tension, et c'est pour cette raison qu'ils ont été contraints de monter une coalition gouvernementale alors qu'ils ont bien du mal à sauver le système d'alternance des deux partis au gouvernement.

 

Le peuple ne doit pas nourrir d'inquiétudes sur les faiblesses du système bourgeois, les inquiétudes et les dilemmes qui sont les siens. Les dettes, déficits, tout cela, le mémorandum, les programmes à moyen terme, qu'ils soient adoptés ou non, ce sont les inquiétudes de la classe dirigeante de notre pays et les partis qui la servent et le peuple ne doit pas être inquiet sur la façon dont les choses se dérouleront.

 

Le peuple ne doit se préoccuper que d'une seule chose : comment il va être en mesure de mettre en échec et d'inverser ces mesures, comment il peut être en mesure d'être victorieux.

 

Ils menacent le peuple Grec d'exclusion, d'exclure la Grèce de la zone Euro. Le peuple doit se servir de cette menace, relever la tête et dire : Avec notre résolution, avec notre force, avec notre projet, à partir de maintenant, nous allons nous retirer de l'UE.

 

Ce n'est pas impossible ; il est possible dans les prochaines années que l'UE ne ressemble plus à ce qu'elle est aujourd'hui. Des pays peuvent être exclus de la zone Euro, de l'UE, l'UE pourrait exploser, et quelque chose d'autre pourrait prendre sa place. Il y a même des discussions pour transformer l'UE en une organisation du type États-Unis d'Amérique. Ils envisagent même d'abolir l'organisation en États nations par décret politique. Parce que c'est un moyen pour pousser le peuple à se soumettre, à cesser son activité militante. Et ensuite, c'est aussi un moyen de s'assurer que la lutte entre les monopoles soit menée dans les meilleures conditions possibles pour eux. Ce plan ne pourra pas par contre abolir les crises en système capitaliste, les rivalités et les fractures.

 

Et puisque l'opportunité se présente, sachant que les médias continuent de dire que j’affirme que si nous retournons à la Drachme certains vont spéculer dessus, clarifions les choses. Sur la question particulière Euro ou Drachme, notre réponse était qu'il y a des fractions du capital, non seulement en Grèce mais dans d'autres pays également, qui sont intéressés à ce que la Grèce reste dans l'UE et quitte la zone Euro car leur position économique dans le système est vouée à la spéculation. Cependant, notre réponse, c'est : retrait. Car nous n'allons pas nous ranger du côté des spéculateurs de l'Euro ou des spéculateurs du Drachme. Ainsi, nous considérons que les intérêts du peuple ne seront pas servis par un front général « anti-memorandum », peu importe qu'il se proclame progressiste, patriotique ou de gauche. Jusqu'à présent, la Nouvelle démocratie se rangeait parmi les forces contre le mémorandum et vous verrez bien où ils vont finir. Il s'agit bien sûr d'un choix réfléchi, elle n'a pas changé de camp. Quel sens aurait un front contre le mémorandum, de gauche, progressiste ?

 

Le front dont nous avons besoin aujourd'hui ne doit pas être juste un front « anti ». Il faut qu'il dise où le peuple doit aller. Et cela détermine son caractère « anti ». Donc nous parlons d'un front populaire social pour le renversement du pouvoir des monopoles, pour leur socialisation, pour le contrôle populaire et ouvrier, pour le retrait de la Grèce de l'UE et de l'OTAN et bien sûr tout cela implique l’annulation de la dette. Nous ne voulons des politiques anti-ouvrières ni avec l'Euro ni avec le Drachme.

 

De ce point de vue, tout front contre le mémorandum de ce type n'est pas seulement temporaire – il éclatera tôt ou tard – mais constituera un des remparts qui protégera la classe bourgeoise qui d'une part veut d'un front clairement conservateur réactionnaire mais qui dans le même temps peut utiliser un front de ce type pour se constituer une forme de protection. Car quiconque qui lutte dans le cadre de l'UE, en termes de négociations et de changements dans les combinaisons politiciennes, ne constitue pas une menace pour le système. L'action commune avec le KKE constitue une des conditions préalables irremplaçables, nous ne prétendons pas que c'est la seule, mais c'est une condition préalable essentielle pour que ce front populaire social – des germes de ce front existent déjà – puisse se constituer et riposter.

 

Dans le même temps, nous estimons que des fronts de lutte doivent se développer immédiatement, dès demain si possible, avec des exigences mises à jour sur la base des sept points de la feuille de route. De nouvelles revendications spécifiques apparaissent. Je ne vais pas les détailler. Par exemple : sur les caisses de sécurité sociale, le « haircut » revient à un « haircut » de cinquante pour cent pour les banques et les caisses de sécurité sociale ; sur les accords collectifs de branche, le budget à venir va encore plus couper dans les dépenses, je ne sais même pas si il va laisser quelque chose pour l'éducation, la santé, les allocations sociales, les crèches, pour les personnes âgées, pour les personnes qui ont des besoins particuliers, pour les problèmes spécifiques des femmes et des jeunes ; le chômage, armée industrielle de réserve, la soi-disant libéralisation des professions. Je ne mentionne ici que quelques exemples, je ne présente pas une plate-forme revendicative générale. Par ailleurs, les fronts de lutte émergent du peuple même, dans les quartiers, dans les entreprises. Néanmoins, ces fronts de lutte doivent viser à mettre en échec ces mesures, à les empêcher, à faire tomber le gouvernement. A des élections maintenant.

 

Et bien sûr qu'après les élections, le peuple doit créer les conditions d'une riposte forte. Ile ne faut pas oublier qu'il y a d'autres questions également : L’Égée, les droits souverains dans la mer Égée, le tribunal de la Haye qui va trancher sur le nom de la République de Macédoine – ce n'est pas la question du nom qui nous concerne mais d'autres questions qui ont à voir avec les frontières, la Constitution, etc. Ce sont des événements qui se produisent actuellement et le peuple ne peut rien attendre des déclarations programmatiques du gouvernement. Les déclarations programmatiques du gouvernement sont connues de tous. La manière dont les choses vont évoluer va faire que cela va être bien pire que dans la période précédente. Par conséquent, nous devons lutter immédiatement en utilisant toutes les formes de lutte – grèves, manifestations, comités populaires à la base, alliance sociale à la base. Il ne peut y avoir d'entreprise ni de quartier populaire sans foyer d'action et de lutte. Ils doivent tous converger dans un torrent massif pour le renversement du pouvoir des monopoles. Il n'y a pas d'autre solution alternative aujourd'hui. »

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 17:34

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lucas-papadémos-prête-serment-comme-premier-ministre-en-153823280.html

 

 

Lucas Papadémos prête serment comme premier ministre en Grèce

 

 

ATHENES (Reuters) - Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne, a prêté serment vendredi comme Premier ministre d'un gouvernement d'union nationale en Grèce, après plusieurs jours d'âpres tractations entre les deux grands partis politiques du pays, socialiste et conservateur.

 

Lors d'une imposante cérémonie d'intronisation, des prêtres orthodoxes conduits par l'archevêque d'Athènes ont béni le nouveau Premier ministre et son gouvernement, dominé par les membres du PASOK socialiste et de Nouvelle Démocratie, le parti conservateur.

 

Le ministre des Finances sortant, Evangélos Vénizélos, conserve son portefeuille. Il avait été nommé en juin par le socialiste George Papandréou.

 

Pour la première fois depuis la fin de la dictature militaire en 1974, un membre de l'extrême droite, venant du parti LAOS, entre au gouvernement.

 

La tâche de Papadémos est immense mais les Grecs se félicitent de sa nomination en espérant que ce dernier remettra l'économie sur les rails et apaisera la tourmente politique qui a menacé de faire sortir Athènes de la zone euro.

 

Le nouveau gouvernement doit mettre en oeuvre des mesures d'austérité draconiennes dans un pays déjà miné par des mois de récession afin d'obtenir un nouveau prêt de cent trente milliards d'euros pour empêcher la Grèce de faire faillite.

 

Il doit encore s'efforcer de diminuer les tensions entre dirigeants politiques dont les querelles, à l'approche des élections législatives anticipées début 2012, ont déstabilisé les marchés financiers et suscité la colère de l'Union européenne.

 

"UN BON DÉPART"

 

"Si le peuple est uni, nous réussirons", a déclaré lors de la cérémonie d'investiture Lucas Papadémos à son prédécesseur.

 

L'arrivée au pouvoir de l'ancien numéro deux de la BCE a été bien accueillie par la population grecque.

 

"Une nouvelle ère" ou "L'espoir revient", n'hésitent pas à titrer les journaux grecs même s'ils mesurent les difficultés à venir.

 

"Ce ne sera pas facile pour la Grèce de sortir du tunnel mais j'espère que Papadémos préparera le terrain à la renaissance économique grecque. C'est un bon départ", estime Maria Apostolou, une formatrice âgée de 42 ans.

 

"Je suis très heureuse que ce ne soit pas un homme politique. (...) Les politiciens sont responsables de cette situation. Il vaut mieux avoir des technocrates au gouvernement", ajoute-t-elle.

 

Lucas Papadémos avait conclu jeudi des discussions avec les représentants du Pasok de Papandréou et de Nouvelle Démocratie d'Antonis Samaras.

 

De sources politiques, on indique que Samaras a failli torpiller l'accord sur un gouvernement de coalition car Papadémos avait exigé des partis qu'ils signent un engagement à soutenir les réformes.

 

Or la perspective d'élections anticipées, dont la date a été provisoirement fixée au 19 février, conduit les partis à vouloir prendre leurs distances avec d'impopulaires mesures d'austérité.

 

BUDGET DE RIGUEUR

 

Le nouveau Premier ministre devra faire adopter un budget 2012 de nouveau marqué par la rigueur, organiser la privatisation de plusieurs entreprises publiques, lutter contre une évasion fiscale généralisée et commencer à réduire la montagne de dette du pays.

 

L'endettement est estimé par la Commission européenne à 162% du produit intérieur brut cette année, bien au-dessus de la moyenne européenne de 85% du PIB et du ratio de 62% de l'Argentine au moment de sa faillite en 2001. Ces chiffres conduisent de nombreux économistes à la conclusion qu'Athènes ne pourra échapper à un défaut de paiement.

 

Le taux de chômage a atteint 18,4% en août dernier, un record depuis l'entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001, à une période de l'année normalement propice aux embauches saisonnières dans le secteur du tourisme.

 

"Les mesures qui ont déjà été annoncées seront imposées", constate Yiannis Papageorgiou, un fonctionnaire de 57 ans, par allusion aux baisses de salaires et de pensions, et aux hausses d'impôt.

 

"Mais j'espère au moins que le nouveau gouvernement ne prendra pas de nouvelles mesures parce que jusqu'à présent, ce ne sont que les travailleurs grecs qui ont payé pour la crise", ajoute-t-il.

 

Environ huit mille partisans du Parti communiste ont défilé jeudi soir devant le parlement aux cris de "Halte à l'austérité".

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 18:34

 

http://www.fr.news.yahoo.com/entretiens-%C3%A0-ath%C3%A8nes-avec-le-pr%C3%A9sident-grec-papademos-102517698.html

 

Le gouvernement Papadémos sera investi vendredi en Grèce

 

ATHENES (Reuters) - Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a été nommé à la tête d'un gouvernement d'union nationale en Grèce qui prêtera serment vendredi à 12 heures GMT, a annoncé mercredi la présidence grecque.

 

Le chef de l'Etat, Karolos Papoulias, a reçu jeudi matin les dirigeants des principaux partis politiques, dont le Premier ministre sortant, George Papandréou, mais aussi Lucas Papadémos, qui fut également gouverneur de la banque centrale grecque.

 

"Le président, sur recommandation des responsables politiques ayant participé à la réunion, a demandé à Lucas Papadémos de former un nouveau gouvernement", lit-on dans un communiqué de la présidence.

 

La nouvelle équipe sera chargée de mettre en oeuvre le plan de sauvetage de cent trente milliards d'euros élaboré par l'Union européenne et de préparer des élections législatives anticipées qui doivent avoir lieu en février 2012.

 

"L'économie grecque fait face à d'énormes problèmes, malgré les efforts que nous avons consentis", a déclaré Lucas Papadémos à sa sortie du palais présidentiel.

 

"Nos choix seront décisifs pour le peuple grec. Ce ne sera pas facile, mais je suis convaincu que la participation du pays à la zone euro constitue une garantie de stabilité monétaire. Nous devons tous être optimistes quant à l'issue tant que nous ferons preuve d'unité", a-t-il ajouté.

 

Aucune date précise n'a été arrêtée pour les élections, a-t-il dit, expliquant que celle du 19 février n'était qu'une préférence.

 

Respecté à l'étranger et dans le monde de la finance, Lucas Papadémos passe pour une personnalité posée mais sans charisme sur un échiquier grec haut en couleurs.

 

"IL SAIT CE QU'IL A À FAIRE"

 

"Il a les idées claires. Il ne s'est jamais mêlé de politique. Il sait ce qu'il a à faire", a commenté Thanos Papasavvas, responsable des placements monétaires chez Investec Asset Management, à Londres.

 

Les chefs de file des principales formations ont arrêté leur choix au terme de négociations parfois houleuses. Le nom de Filipos Petsalnikos, président du Parlement, avait émergé mercredi, avant d'être éclipsé par celui de Lucas Papadémos.

 

"Après plusieurs jours d'une comédie ridicule, la Grèce dispose aujourd'hui d'un Premier ministre tout à fait qualifié pour mener à bien la tâche qui lui a été assignée", a assuré Costas Panagopoulos, directeur de l'institut de sondage Alco.

 

"Le fait que les partis soient finalement parvenus à coopérer est également très positif. J'espère que le fossé béant entre les partis politiques et les citoyens grecs va désormais se combler", a-t-il ajouté.

 

Signe de l'ampleur de la tâche qui attend Lucas Papadémos, l'institut grec de la statistique a fait état d'une forte hausse du chômage, dont le taux a atteint 18,4% en août, au plus fort de la fréquentation touristique. Il était de 16,5% en juillet.

 

Le futur Premier ministre assure qu'il n'a fixé aucune condition à sa nomination. De source proche du gouvernement, on indique toutefois qu'il a exigé de George Papandréou et d'Antonis Samaras, respectivement chefs de file du Parti socialiste (PASOK) et de la Nouvelle démocratie (opposition), un engament écrit en faveur de l'accord conclu avec l'UE.

 

Ce plan prévoit de nouvelles mesures d'austérité qui viendront ajouter à la grogne des Grecs, épuisés par la rigueur.

 

Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, en avait déjà fait un préalable au déblocage de prochaine tranche d'aide de huit milliards d'euros.

 

Sans cet argent, la Grèce sera en cessation de paiement en décembre.

 

La France et l'Allemagne ont averti qu'elles ne laisseraient pas son sort menacer la stabilité de la zone euro et ont invité Athènes à se prononcer pour ou contre son maintien dans le groupe.

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:42

 

http://www.tariqramadan.com/Mort-sans-proces-Une-fois-de-plus.html

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Tariq_Ramadan.241011.htm

 

Mort sans procès. Une fois de plus.


lundi 24 octobre 2011, par Tariq Ramadan

Il n’y eut ni procès, ni jugement, une fois encore. Au cours des cinq dernières années, le scénario dans le monde arabe semble être le même. Encore et toujours, le même désordre, la même fin dramatique. Saddam Hussein, Oussama Ben Laden et Kadhafi ont été tués sans procès équitable - aucun juge ni aucun jury n’a rendu de verdict - et de la manière la plus indigne. Saddam Hussein a été pendu le jour de la fête musulmane (après une parodie de procès) et son exécution a été filmée par une caméra de téléphone mobile. Oussama Ben Laden a été assassiné alors qu’il était non armé, sans qu’aucune image ne puisse apporter une preuve de son sort. Kadhafi a été capturé vivant, battu, puis exécuté, avec des centaines de personnes autour de lui qui prenaient des photos de son visage couvert de sang. Ils riaient, criaient et dansaient même tout en lui arrachant des cheveux et en tordant sa tête afin de prouver qu’il s’agissait bien de lui. Certains s’étonnent de ce spectacle pitoyable : jusqu’où notre humanité peut-elle donc aller ? Kadhafi était un tyran, un dictateur, cela ne fait aucun doute. Mais en tant qu’être humain, il avait le droit d’être jugé et, une fois mort, son corps aurait dû être protégé et respecté. La couverture médiatique de sa capture et de sa mort, ainsi que les commentaires faits à son sujet étaient inhumains, troublants, révoltants. Je n’aimais pas Kadhafi ; j’ai détesté la manière dont ses assassins se sont comportés - de près comme de loin.

 

Nous connaissons à présent une partie de l’histoire. Il était en train de tenter de fuir de Syrte avec un groupe de partisans, lorsque les forces de l’OTAN les ont localisés et bombardés. Les forces françaises qui dirigeaient l’opération ont été capables d’arrêter le convoi et, ce faisant, d’aider les opposants de Kadhafi à le capturer. Voilà bien l’image du soulèvement libyen : sans l’OTAN, l’opposition à Kadhafi n’aurait pas remporté de succès. Il reste à répondre à une question cruciale : quel rôle jouera l’influence étrangère dans l’avenir de la Libye ? Qu’il est troublant de voir les Présidents et Premiers Ministres, de Nicolas Sarkozy à Barack Obama et David Cameron - qui négociaient ouvertement avec Kadhafi jusqu’à l’année dernière - saluer sa mort, tout en essayant de convaincre le public qu’ils avaient toujours soutenu les démocrates, ainsi que la démocratie. Dans l’ivresse de la victoire, il n’y a aucune honte à profaner les morts, aucune honte à mentir aux vivants. La Libye est sous contrôle, disent-ils. Mais qui contrôle la Libye ?

 

On ne peut pas faire confiance au Conseil National de Transition (CNT). Il est dirigé par un ancien ministre du gouvernement de Kadhafi dont on soupçonne qu’il a eu des liens secrets avec les services secrets américains bien avant la rébellion. D’autres membres de haut rang du CNT avaient également participé au régime précédent, certains faisant partie de l’armée ; certains des services de renseignements libyens, tandis que d’autres ont même été identifiés comme étant des extrémistes. Cependant, il est assez clair que si le CNT a reçu un soutien aussi rapide de l’Occident, ainsi que des Nations Unies, c’est parce que ces derniers connaissaient les acteurs clé et parce qu’ils avaient reçu l’assurance que leurs intérêts seraient protégés. La présence des dirigeants français, britanniques, américains et turcs à Tripoli avant même la capture de Kadhafi confirme qu’ils avaient raison.

 

Le CNT semble aujourd’hui contrôler la situation - mais de nombreuses questions demeurent sans réponse. Il y a tant d’informations contradictoires qui émanent du CNT (au sujet d’accords secrets avec l’Occident, de la capture de certains individus et même de son succès sur le terrain) et on a assisté à un traitement tellement inhumain durant les combats (en particulier contre des immigrés africains), qu’il y a toutes les raisons de douter de l’avenir de la Libye en tant qu’Etat fondé sur la transparence, ainsi que des valeurs démocratiques.

 

Kadhafi est mort. Le peuple libyen a acclamé et célébré l’événement. La page d’une ère sombre a été tournée. Toutefois, la révolution est loin d’être achevée. Un coup d’œil rapide vers l’Irak, l’Egypte ou la Syrie suffit à nous convaincre que de puissants intérêts économiques et géostratégiques sont en jeu, et que les pays concernés sont loin d’être autonomes. La Libye ne sera pas une exception : les Etats-Unis, ainsi que les pays européens ne laisseront pas le nouveau régime faire usage de ses ressources pétrolifères afin de développer en Afrique du Nord une dynamique de solidarité Sud-Sud. La Libye est à présent à un carrefour critique ; les mois et années à venir démontreront si nous avons assisté à une révolution dans la région ou bien à une cynique redistribution des alliances. Les nouveaux dirigeants sont tellement reconnaissants à l’Occident qu’il paraît plutôt impossible de pouvoir espérer un avenir véritablement indépendant. Des démocraties tant contrôlées sont loin d’être des démocraties ; la voie vers une libération entière et réelle est jonchée de défis.

 

Regarder les images de Kadhafi mort et maltraité a été une triste expérience. Lire la couverture médiatique et entendre certains dirigeants occidentaux et arabes célébrer sa mort et féliciter les Libyens était encore plus perturbant. Faisaient-ils la fête parce que le dictateur était mort ou bien parce que la route était désormais ouverte à de nouvelles stratégies de contrôle à mettre en œuvre ? Ce qui était sensé avoir été une marche vers la liberté ressemble aujourd’hui de plus en plus à une voie menant à des troubles futurs, ainsi qu’à une nouvelle forme de servitude.

 

Chaleureux remerciement à S.H. pour la traduction

 

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