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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 20:04

 

http://www.marianne2.fr/Emmanuelli-En-Libye-nous-faisons-la-guerre-Je-suis-contre_a208213.html

 

Emmanuelli : « En Libye, nous faisons la guerre. Je suis contre! »

 

Alors que le Bureau national du Parti socialiste a fait savoir qu'il jugeait la poursuite de l'engagement en Libye nécessaire dans le cadre du mandat des Nations Unies, Henri Emmanuelli explique pourquoi il votera contre la poursuite de l'intervention. C'est son côté «gaulliste», dit-il.

Régis Soubrouillard :  Quatre mois après le début de l’intervention militaire française en Libye, le parlement sera appelé à se prononcer sur la prolongation de cette intervention militaire. Dans un communiqué, le Bureau national du Parti Socialiste a fait savoir qu’il jugeait la poursuite de cet engagement nécessaire. Vous avez publiquement affiché votre désaccord avec la position du PS. Qu’est ce qui motive votre position ?

Henri Emmanuelli : Je suis hostile à la poursuite de cette opération depuis le début. Comme le sont les Allemands, comme l’est le congrès américain dont la chambre des représentants a  récemment infligé un revers à Barack Obama en rejetant le texte qui autorisait la campagne en Libye.  Cela fait des années que je dis que je ne comprends pas ce que signifie le droit d’ingérence, c’est à dire le droit que s’octroient les puissances armées et développées à aller bombarder au hasard de leur choix, qui sont ceux de l’OTAN, des populations sur leur territoire. Je reste fidèle au principe d’autodétermination des peuples : aux Tunisiens d’écrire leur histoire, aux Libyens, aux Syriens etc.


Par ailleurs, je constate que le droit d’ingérence ne s’applique qu’aux adversaires de l’Otan jamais aux amis. Depuis que Monsieur Kouchner l’a mis à la mode, c’est une réhabilitation du droit du plus fort.

Régis Soubrouillard : Les arguments portant sur le mandat 1973 de l'ONU et la protection de populations civiles ne vous ont pas plus convaincus ?
 
Henri Emmanuelli : Cela fait longtemps, et cela a été souligné par beaucoup de nos alliés, que nous sommes hors du cadre du mandat de l’ONU. Quand nous envoyons des hélicoptères, je ne vois pas en quoi nous protégeons des populations. Nous faisons la guerre !

Régis Soubrouillard : L’intervention de l’Otan peut aussi s’interpréter comme une aide apportée à un pays engagé sur la voie de la démocratie dans la suite des révolutions arabes ?  

Henri Emmanuelli : Sur le principe, évidemment que je suis pour la chute de tous les régimes dictatoriaux, mais j’ai remarqué que nous n’attaquions pas l’Arabie Saoudite et quelques autres pays qui ne me semblent guère plus démocratiques que le régime Libyen…

 

Effectivement la Libye est une dictature, mais c’est un tout petit peu plus compliqué que ça aussi. Ce sont des gestions claniques, tribales. Je ne suis pas certain que le principe démocratique soit le ferment de l’action. Quant à l’opposition entre Tripoli et Benghazi, elle ne date pas d’aujourd’hui. Je ne doute pas qu’il y ait des opposants en Libye à Monsieur Kadhafi, ils ont ma sympathie et je ne leur conteste pas le droit de se débarrasser de Monsieur Kadhafi mais ce n’est pas à l’armée française d’arbitrer ce genre de choses.


D’autant que je n’ai pas aucun complexe vis à vis de Kadhafi, ce n’est pas moi qui l’ai invité à planter sa tente à Paris. J’avais déjà eu la même réaction au moment de la Serbie à l’époque où nous défendions glorieusement le Kosovo, pour s’apercevoir ensuite  que le patron de l’UCK était un drôle de personnage sur lequel on a été très discret d’ailleurs dans les médias (NDLR : Selon un rapport de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Hashim Thaçi était à la tête du groupe criminel de Drenica, coupable notamment de trafic d'organes prélevés sur des prisonniers, principalement serbes, entre 1998 et 2000).  En Côte d’Ivoire, j’ai toujours dit que je ne  comprenais pas à quel titre la force Licorne intervenait car c’est quand même elle qui a fait la différence. Il y a eu une mission parlementaire sur l’Afghanistan, depuis le début j’ai eu l’occasion de dire que j’étais également opposé à cette opération.

Régis Soubrouillard : Le Bureau National du PS a fait savoir qu’il jugeait nécessaire la prolongation de l’intervention militaire française en Libye. Votre prise de position pose-t-elle des problèmes à l'intérieur du Parti ?

Henri Emmanuelli : Personne ne me l’a dit. Si je dois voter mardi, je voterai contre. Il y a une dizaine de personnes au Parti Socialiste, quelques proches de Laurent Fabius - Guillaume Bachelay par exemple - qui sont sur cette ligne et au-delà du PS, il y a un groupe de députés qui sont opposés à la poursuite des opérations.

Régis Soubrouillard : Quelle analyse vous faîtes aujourd’hui de l’évolution de ce conflit ?

Henri Emmanuelli : J’ai l’impression que nous sommes dans une impasse. Monsieur Sarkozy qui avait sans doute des choses à se faire pardonner a cru bon de s’engager dans cette aventure, sans le consentement de son voisin allemand. Je lui en laisse l’entière responsabilité.

Régis Soubrouillard : Nous allons entrer dans une période assez riche en débats politiques. Les questions de politique étrangère ou qui portent sur l’engagement des forces armées françaises dans des opérations extérieures semblent complètement indifférentes aux partis politiques, parti socialiste compris ?

Henri Emmanuelli : Vous avez raison. Cela provient sans doute d’un enferment naturel à l’intérieur du « mainstream » : nous suivons les alliés, nous faisons comme les autres. C’est confortable. Cela évite de se poser des questions quant à savoir si ce que font les autres est justifié, utile, ou non. Cela avait été le principal argument à l’époque pour la Serbie et le Kosovo . Il était impossible de lâcher les alliés. Nous en sommes toujours là.  Je me suis plaint à plusieurs reprises au bureau national du fait que nous parlions aussi peu de politique étrangère. C’est mon côté gaulliste !

 

Vendredi 8 Juillet 2011

 

 

 

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 17:51

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-l%C3%A9gislatives-%C3%A9gyptiennes-s%C3%A9taleront-sur-un-mois-051750676.html

 

Les législatives égyptiennes s’étaleront sur un mois

 

LE CAIRE (Reuters) - Les élections législatives en Egypte, qui doivent permettre le transfert du pouvoir à un gouvernement civil, s'étaleront sur un mois et se dérouleront en trois phases afin de favoriser le travail des observateurs électoraux, a dit mercredi un général de l'armée au pouvoir.

 

Les dernières élections, en novembre 2010, avaient été manipulées par le Parti national démocrate (PND) d'Hosni Moubarak, renversé en février.

 

Les préparatifs des élections pour l'Assemblée du peuple (Chambre basse) et la Choura (Chambre haute) commenceront en septembre et le vote se tiendra au moins un mois après, a annoncé le général Mamdouh Chahine lors d'une conférence de presse au Caire.

 

Les dates du vote pour chaque région seront annoncées le 18 septembre par décret militaire, a-t-il ajouté.

 

Les électeurs voteront en même temps pour les deux chambres du parlement et il y aura cent vingt circonscriptions.

 

"Le rôle de l'armée durant les élections sera uniquement d'assurer la sécurité. Seule la justice jouera le rôle d'observateur", a assuré Mamdouh Chahine.

 

Cette décision a été saluée par de nombreux commentateurs politiques.

 

"C'est une bonne chose. C'est une garantie positive pour la supervision", estime l'analyste Moustapha al Sayyid. "Organiser des élections en trois phrases va permettre aux juges d'être présents" dans tous les bureaux de vote et centres de dépouillement.

 

SUPERVISION JUDICIAIRE

 

Les législatives seront les premières élections organisées dans le pays depuis la révolte populaire qui a conduit en février à la chute d'Hosni Moubarak.

 

Le Conseil suprême des forces armées, qui dirige depuis le pays, avait annoncé l'organisation du scrutin en septembre en s'engageant à transférer le pouvoir à la société civile à l'issue du vote.

 

Ces nouvelles mesures signent le retour de la supervision judiciaire en vigueur lors des élections de 2005, qui avaient permis aux Frères musulmans, la force politique la mieux organisée du pays depuis la dissolution du PND, d'obtenir le meilleur score de leur histoire avec un cinquième des sièges.

 

Hosni Moubarak avait remplacé lors du scrutin suivant, en 2010, la supervision judicaire par une commission centrale des droits de l'homme qui s'était révélée incapable d'empêcher les fraudes électorales massives.

 

S'estimant victimes d'irrégularités et d'intimidations de la part du parti au pouvoir, les Frères musulmans avaient, comme le reste de l'opposition, boycotté le deuxième tour des élections de novembre.

 

Sous le régime de Moubarak, la confrérie islamiste interdite, mais tolérée, devait présenter ses candidats sous étiquette indépendante. Elle vient de fonder un parti légalement reconnu, le parti Liberté et Justice, en vue des prochaines législatives.

 

La moitié des cinq cent quatre sièges du parlement seront attribués par scrutin uninominal à deux tours et l'autre moitié par scrutin proportionnel, a confirmé mercredi le général Chahine.

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 17:36

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-guerre-de-libye-du-sang-sur-les-mains-des-deputes-fran-ais-79908852.html

Jeudi 21 juillet 2011

Guerre de Libye : du sang sur les mains des députés français

Par Gilles Munier

François Fillon a déclaré le 15 juillet dernier, à Abidjan, que la « Françafrique » est un « logiciel dépassé ». Pour les faucons anti-Kadhafi, ceux qui s’opposent à l’intervention française en Libye sont des adeptes d’un tiers-mondisme suranné. Après le vote massif des députés – et des sénateurs - pour la poursuite de l’opération Harmattan, on est en droit de se demander si leur soutien sans nuance doit être interprété comme un blanc-seing donné à de futures guerres « humanitaires » en Méditerranée ou en Afrique. Radiographie d’un scrutin digne du temps des colonies.

Comme il fallait malheureusement s’y attendre, les députés ont « autorisé », le 12 juillet dernier, à une écrasante majorité, la prolongation de l’intervention militaire française en Libye (1). Aucun n’a posé de questions sur les préparatifs précédant la guerre ni ses buts réels. Ils auraient sans doute été moins nombreux si certains avaient pris la peine de visiter les hôpitaux de Tripoli et s’étaient entretenus avec les familles des victimes civiles, car le bilan des bombardements de l’OTAN est épouvantable. Le 13 juillet, le procureur général libyen, Mohammed Zikri al-Mahjoubi, a en effet annoncé que plus de mille cent civils ont été tués et quatre mille cinq cent autres blessés depuis le 19 mars. Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN (2), a réfuté l’évaluation au prétexte que la parole d’un dirigeant libyen est sujette à caution. Tout comme les médias-mensonges contredits par les enquêtes d’ONG des droits de l’homme – les six mille victimes civiles de la répression du régime, les mercenaires étrangers, le viagra distribué aux soldats pour violer les femmes des rebelles… etc – les évaluations libyennes ne seront déclarées fondées, ou non, que si une délégation indépendante les vérifie.

Un engrenage dramatique et coûteux

Jean Bardet a été le seul député UMP à oser voter contre la poursuite de l’intervention militaire. Président du Groupe parlementaire d’Etude France-Palestine, il est connu, notamment, pour s’être opposé à l’embargo de l’ONU contre l’Irak. A droite, René Couanau, maire de Saint-Malo, qui a quitté l’UMP en avril dernier, a fait de même. Le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a également voté contre la guerre, après s’être bâillonné avec son écharpe tricolore, pendant le discours du Premier ministre François Fillon, pour protester contre le refus du gouvernement de donner la parole aux députés indépendants des grands partis. Lui qui s’était déclaré favorable au but affiché de l’intervention militaire – protéger les populations civiles de Cyrénaïque – s’est rendu compte que « les rebelles ne sont pas les forces démocratiques comme on l'a prétendu au départ ». « En Libye », dit-il maintenant, «on est parti dans un engrenage dramatique pour la France (3). Il a dénoncé, sur RTL, « un fiasco qui va coûter une fortune au contribuable français ».

Bien que Marine Le Pen se soit prononcée clairement contre cette guerre « absurde, meurtrière et coûteuse », « qui n’est pas dans l’intérêt de la France », la quarantaine de députés de la Droite populaire - courant UMP créé pour contrecarrer la montée électorale du Front national - n’ont pas, cette fois, récupéré son analyse (4). L’Elysée l’aurait mal pris. Il est vrai que la présidente du FN, veut qu’on mette un terme à l’intervention « tout de suite », et affirme carrément que Sarkozy l’a lancée dans « un but bassement électoraliste ».

Dans le camp gaulliste, la signification des embardées tacticiennes de Dominique de Villepin est difficile à décrypter. En mars, il avait salué, au nom de son mouvement République Solidaire, « l’engagement de la communauté internationale à travers la résolution 1973 ». Il préconisait alors « une détermination sans faille pour obtenir le retrait du colonel Kadhafi et des siens » (5). Quatre mois plus tard, voilà qu’il prône « la poursuite de l’action en Libye sous conditions», et demande que l’on revienne « à l'esprit originel de cette intervention qui était militaire, avec un objectif humanitaire (...) et en aucun cas de s'engager dans une guerre avec un objectif politique de renversement du régime du colonel Kadhafi » (6). Parmi ses proches, François Goulard, député non-inscrit, a donc voté… pour la prolongation de l’intervention, mais avec des réserves. Inaudible !

Les communistes exigent un cessez-le-feu

A gauche, Jean-Michel Boucheron (PS), sans la moindre gêne, a salué « la grande technicité de nos opérations aériennes, ce qui permet de n'avoir que très peu de dommages collatéraux » et, dans la foulée, 154 députés de son groupe ont approuvé la poursuite des opérations... « en toute responsabilité ». Sept se sont tout de même abstenus. Henri Emmanuelli, ancien ministre de François Mitterrand, a voté contre la guerre. C’est son côté « gaulliste », a-t-il- dit, sur le site Marianne 2 (7). Julien Dray, autre député PS, a justifié son refus de prendre part au scrutin, en écrivant sur son blog que la poursuite du conflit « ne fera que générer un peu plus de chaos dans la région. Cela porte un nom : l’enlisement, le bourbier, concepts bien connus des Américains » (8).

Les députés communistes, opposés depuis le début à la guerre de Libye, ont évidement tous voté contre, exigeant - par la voix de Jean-Jacques Candelier« l’établissement immédiat d’un cessez-le-feu multilatétal ». Pour toute réponse Alain Juppé a qualifié son intervention de « magnifique exercice de langue de bois ». Après avoir applaudi les bombardements, Jean-Luc Mélanchon, député européen désigné par le PCF candidat du Front de Gauche (9) à la présidentielle de 2012, a finalement convenu que la Libye subit une agression impérialiste et que l’OTAN n’a rien à y faire (10). Mieux vaut tard que jamais, mais son tête-à-queue politique ne fait pas oublier qu’il s’est tu, en 2002, quand Jacques Chirac et Lionel Jospin - dont il était ministre - ont envoyé des troupes françaises en Afghanistan (11).

Comprenne qui pourra : chez les écologistes, Noël Mamère et François de Rugy ont voté pour, « sans que ce soit un chèque en blanc » donné à Sarkozy. Leurs collègues, Yves Cochet et Anny Poursinoff, contre. L’ex-juge Eva Joly, leur candidate à la présidentielle de 2012, qui joue maintenant les antimilitaristes en préconisant la suppression du défilé du 14 juillet, tenait en juin des propos va-t-en-guerre forcenés. Elle se disait « à cent pour cent » pour l’intervention en Libye et même pour l’envoi de troupes au sol (12)…

Comme l’a remarqué Henri Emmanuelli, le « droit de protéger » introduit dans la résolution 1973, c’est à dire de s’ingérer dans les affaires des autres pays, « ne s’applique qu’aux adversaires de l’OTAN ». L’empressement mis par Sarkozy pour renverser le Guide libyen, ont plus à voir avec son irrépressible envie de doubler ses partenaires occidentaux désireux d’étouffer les révolutions arabes, qu’avec l’essor de la démocratie en Méditerranée. Le devenir du colonel Kadhafi, la rédaction d’une nouvelle constitution, l’organisation d’élections, la formation d’un gouvernement, les exportations de pétrole et le choix d’alliances internationales, sont des domaines de souveraineté. Ils ne concernent que les Libyens.

Notes

(1) Scrutin public sur la déclaration du Gouvernement sur l'intervention des forces armées en Libye pour la mise en oeuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU.

A l’Assemblée nationale : Nombre de votants : 516 - Nombre de suffrages exprimés : 509 - Majorité absolue : 255 - Pour l'adoption : 482 - Contre : 27.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0786.asp

(2) Libye/Otan : Rasmussen rejette des accusations de crimes de guerre

http://www.romandie.com/news/n/_LibyeOtan__Rasmussen_rejette_des_accusations_de_crimes_de_guerre140720111707.asp

Rappel : Ancien Premier ministre danois, Rasmussen est connu pour avoir défendu le droit à la publication des caricatures du prophète Muhammad, parues dans le quotidien Jyllands-Posten en septembre 2005.

(3) Nicolas Dupont-Aignan : « En Libye, on est parti dans un engrenage dramatique pour la France »

http://www.rtl.fr/actualites/international/article/nicolas-dupont-aignan-en-libye-on-est-parti-dans-un-engrenage-dramatique-pour-la-france-7702086302

(4) Analyse de Marine Le Pen – 27/5/11)

http://www.youtube.com/watch?v=ZUCs4Y8Ci7M

(5) Communiqué de Dominique de Villepin

http://www.republiquesolidaire.fr/7490-libye-resolution-1973-communique-de-dominique-de-villepin/

(6) Déclaration de Dominique de Villepin

http://2villepin.free.fr/index.php/2011/07/10/1961-dominique-de-villepin-sur-europe-1

(7) Emmanuelli: « En Libye, nous faisons la guerre. Je suis contre! » (Marianne 2 – 8/7/11)

http://www.marianne2.fr/Emmanuelli-En-Libye-nous-faisons-la-guerre-Je-suis-contre_a208213.html

(8) http://juliendray.blogspot.com/2011/07/pourquoi-je-nai-pas-pris-part-au-vote.htm

(9) Le Front de gauche comprend le Parti communiste, le Parti de gauche et diverses organisations communistes.

(10) Déclaration de Jean-Luc Mélanchon (L’Humanité - 23/3/11)

(11) Comme Nicolas Sarkozy avec l’intervention en Libye, Jacques Chirac et Lionel Jospin avaient invoqué un prétexte humanitaire en 2002 pour envoyer des troupes dans la région de Mazar-e-Charif, au nord de l'Afghanistan. Le débat parlementaire organisé à la demande de Jospin, n’avait pas été suivi d’un vote, Chirac l’ayant refusé. L’armée française est toujours en Afghanistan, alors que le candidat Nicolas Sarkozy avait laissé entendre, en 2007, qu’il fallait se désengager.

(12) Tchat avec Eva Joly (Rue 89 – 8/6/11)

http://www.rue89.com/2011/06/08/pensez-vous-que-lintervention-armee-contre-la-libye-de-kadhafi-est-justifiee-208463

 

 

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 20:02

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-nouveau-gouvernement-%C3%A9gyptien-pour-apaiser-la-rue-135756992.html

 

Un nouveau gouvernement égyptien pour apaiser la rue

 

LE CAIRE (Reuters) - Le nouveau gouvernement égyptien du Premier ministre Essam Charaf a prêté serment jeudi dans le cadre d'un remaniement réclamé depuis plusieurs jours par les manifestants de la place Tahrir, qui exigent une accélération des réformes.

 

Dix-huit nouveaux ministres, soit plus de la moitié du gouvernement, ont ainsi fait leur entrée dans le nouveau cabinet égyptien, avec des changements opérés notamment aux portefeuilles clés des Affaires étrangères et des Finances.

 

Les ministres ont prêté serment devant le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige l'Egypte depuis la chute de l'ancien président Hosni Moubarak, survenue le 11 février.

 

La plupart des nominations avaient été arrêtées le week-end dernier et la cérémonie devait initialement se dérouler lundi. Mais l'hospitalisation du Premier ministre, victime d'une chute de tension lors de ces discussions, a repoussé de trois jours la prise de fonctions officielle des nouveaux ministres.

 

Les derniers détails de ce remaniement, notamment sur les noms des prochains ministres du Commerce et de l'Industrie, et de la Communication ont été finalisés dans la matinée de jeudi.

 

L'initiative politique d'Essam Charaf est destinée à calmer la colère des manifestants qui campent sur la place Tahrir depuis le 8 juillet.

 

"CE N'EST TOUJOURS PAS SUFFISANT"

 

Ceux-ci réclament en effet au CSFA des réformes politiques et économiques plus rapides, ainsi qu'une purge plus profonde de l'ancien régime.

 

"Cela risque de calmer un peu le peuple et ce n'est toujours pas suffisant car (...) les gens attendaient des changements aux ministères de l'Intérieur et à la Justice", confie un expert à la tête d'un groupe de réflexion égyptien, Adel Soliman.

 

"Mais il est évident que le Premier ministre ne dispose pas des pleins pouvoirs pour les remplacer et qu'il est sous pression", ajoute cet analyste.

 

Le ministre de l'Intérieur, Mansour al Issaoui, a été confirmé dans ses fonctions. En Egypte, l'opinion demeure partagée sur ce responsable qui a ordonné récemment le renvoi de centaines de policiers impliqués dans des violences lors de la "Révolution du Nil".

 

Certains pensent en effet que son action a été aussi courageuse que positive, tandis que d'autres, estiment qu'il n'est pas allé assez loin afin de mettre un terme à la culture de l'impunité qui règne, selon eux, au sein des services de sécurité égyptiens.

 

Sauf retournement de situation, ce nouveau gouvernement devrait rester en fonction jusqu'aux élections législatives, qui doivent en principe se tenir à l'automne.

 

Les législatives seront les premières élections organisées dans le pays depuis la révolte populaire qui a conduit à la chute d'Hosni Moubarak.

 

A cette époque, le CSFA avait annoncé l'organisation de ce scrutin en s'engageant à transférer le pouvoir à la société civile à l'issue du vote.

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 19:51

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-s%C3%A9n%C3%A9gal-interdit-tout-rassemblement-politique-%C3%A0-dakar-160255218.html

 

Le Sénégal interdit tout rassemblement politique à Dakar

 

DAKAR (Reuters) - Les autorités sénégalaises ont interdit jeudi tout rassemblement politique dans le centre de Dakar, à deux jours d'une manifestation programmée par l'opposition pour protester contre l'intention du président Abdoulaye Wade de briguer un nouveau mandat en février 2012.

 

Des observateurs craignent que cette mesure d'exception exacerbe les tensions entre les membres de l'opposition et les partisans d'Abdoulaye Wade, d'autant qu'une marche prévue par ces derniers dans la banlieue de la capitale sénégalaise ne tombera pas sous le coup de cette interdiction.

 

Dans une interview à paraître vendredi dans La Croix, le président sénégalais, âgé de 85 ans, réitère sa proposition d'une élection présidentielle anticipée.

 

"Je suis prêt. Je ne suis pas trop vieux (...) C'est parce que l'opposition me demande de partir maintenant que je lui ai proposé une élection anticipée", dit-il.

 

Prié de dire s'il envisage de partir "maintenant", il répond: "Non, car mon départ créerait au Sénégal un chaos pire qu'en Côte d'Ivoire. Qui pourrait me remplacer 'maintenant' ? Personne de crédible."

 

Le Sénégal a connu une série de violentes manifestations à la fin du mois de juin. Les manifestants reprochaient notamment à Abdoulaye Wade de vouloir s'accrocher au pouvoir à tout prix.

 

Sous la pression de la rue, le président sénégalais avait dû à l'époque revenir sur une réforme qui aurait réduit à vingt cinq pour cent des suffrages le minimum requis pour gagner le prochain scrutin présidentiel en un seul tour - ce qui, arguaient ses adversaires, lui aurait permis de l'emporter face à une opposition divisée.

 

Ses opposants l'accusent également de vouloir faire de son fils Karim, ministre d'Etat influent mais impopulaire, son successeur au cas où la situation exigerait une relève.

 

Dans La Croix, Abdoulaye Wade assure qu'il n'a jamais envisagé de proposer son fils comme candidat à la vice-présidence. "Mais personne ne peut l'empêcher de se présenter à l'élection présidentielle après ma mort. La perspective qu'il devienne un jour président du Sénégal ne me déplaît pas", dit-il.

 

Jeudi, le ministre de l'Intérieur a expliqué que la décision d'interdire tout rassemblement politique à Dakar avait été prise pour des raisons de sécurité.

 

L'annonce de cette mesure intervient quelques jours après la promesse d'Abdoulaye Wade de réprimer durement toute manifestation qui s'inscrirait dans la lignée de celles de la fin du mois de juin.

 

"Cela prouve que les positions se durcissent au gouvernement contre les manifestants qui lui sont hostiles", a dit à Reuters un diplomate basé à Dakar.

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 18:01

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article119264

http://www.jeunes-communistes.org/Les-jeunes-communistes-rencontrent

 

Les jeunes communistes rencontrent Salah Hamouri

 

Ce mercredi 20 juillet, deux jeunes communistes ont pu rencontrer Salah Hamouri pendant près de trois heures. Pour nous qui menons la campagne pour la libération des prisonniers politiques palestiniens et en particulier celle de Marwan Barghouti et de notre compatriote Salah Hamouri, cette rencontre était capitale.

 

Après avoir passé les nombreux sas de sécurité, les deux jeunes communistes prennent place dans une ancienne salle de classe pour la rencontre. Après plusieurs minutes d’attente, Salah arrive enfin. L’émotion est sur tous les visages.

 

Très vite pourtant, Salah évoque la situation de tous les prisonniers politiques palestiniens faisant primer le « nous » sur le « je » avec une modestie extrême. Aussitôt, s’oubliant, il évoque les trois cent enfants âgés de 7 à 18 ans qui croupissent dans les geôles israéliennes. « Qu’est-ce qu’un État comme Israël et ses deux cent cinquante bombes nucléaires peut craindre d’un enfant de sept ans ? Pourquoi refuser aux dix huit prisonniers atteints du cancer le droit de mourir dignement chez eux ? » Le traitement des prisonniers politiques palestiniens par Israël brave toutes les conventions internationales, mais ce n’est toujours pas assez pour certains ! Le gouvernement veut durcir encore la détention des prisonniers politiques avec la « loi Shalit ». 

 

Face au sort réservé aux prisonniers politiques palestiniens et au peuple palestinien tout entier, Salah Hamouri a souligné avec force la nécessité de l’unité de tous les Palestiniens. « Divisé, aucun peuple, n’a jamais obtenu sa libération nationale ! »

 

Dans ce combat, la reconnaissance de l’ État palestinien à l’ONU au mois de septembre est aux yeux de Salah un point très important même s’il souligne dans le même temps qu’il s’agira – si cette reconnaissance a bien lieu – d’un point de départ et non d’arrivée (mur, colonies, checkpoints, refugiés...).

 

La rencontre s’est close avec les questions d’actualité. Salah a ainsi évoqué l’arraisonnement du bateau français pour Gaza. Il a pointé la responsabilité de l’Etat français, de l’Union européenne et de la communauté internationale dans cet épisode tragique. En décourageant, en critiquant et en ne protégeant pas cette initiative de solidarité internationale, ils se rendent complices du blocus de Gaza.

 

Salah a enfin tenu à remercier avec chaleur tous les jeunes communistes pour leurs actions : « Sans vous tous qui luttez en France et dans le monde pour la cause palestinienne, notre combat ne pourra pas être victorieux. »

 

Ne relâchons pas nos efforts avant la libération de Salah prévue le 28 novembre prochain. Liberté pour Salah ! Liberté pour tous les prisonniers politiques palestiniens ! Liberté pour la Palestine !

 

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 19:56

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-passagers-du-navire-fran%C3%A7ais-pour-gaza-vont-073412180.html

 

Les passagers du navire français pour Gaza vont regagner Paris

 

PARIS (Reuters) - Un accord va permettre aux seize passagers appréhendés à bord du navire français "Dignité-Al Karama" arraisonné par la marine israélienne de regagner leur pays d'origine, a indiqué mercredi Alain Juppé.

 

"Ils ont trouvé un accord avec les autorités israéliennes qui va leur permettre de rentrer", a dit le ministre français des Affaires étrangères sur LCI.

 

Les passagers du navire devaient regagner Paris mercredi à la mi-journée par un vol d'Air France, ont indiqué les organisateurs de la flottille pour Gaza dans un communiqué.

 

Des commandos de la marine israélienne sont montés à bord d'un bateau français qui tentait mardi de forcer le blocus maritime de la bande de Gaza et l'ont contraint à faire route vers le port d'Ashdod.

 

Le navire avait quitté dimanche les eaux grecques en déclarant naviguer à destination d'Alexandrie en Egypte puis l'équipage avait annoncé qu'il modifiait son cap pour tenter de gagner le territoire palestinien.

 

Alain Juppé a souligné que Paris avait appelé Israël "à la mesure". "Nous avions dit aussi aux passagers de ces bateaux que cette provocation n'était pas opportune", a-t-il ajouté.

 

Peu après l'abordage, Plateforme Palestine, l'un des organisateurs de la flottille, avait estimé qu'il s'agissait d'"une violation patente (de) la liberté de navigation en haute mer".

 

Au moins deux des passagers du navire sont d'origine israélienne: le militant Dror Feiler et Amira Hass, journaliste au quotidien Haaretz.

 

Israël, dont un commando de fusiliers-marins avait tué neuf militants turcs pro-Palestiniens lors d'un assaut contre une précédente flottille pour Gaza, en mai 2010, avait annoncé qu'il s'opposerait à toute nouvelle tentative visant à forcer le blocus de l'entité palestinienne.

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 19:32

 

http://www.unbateaupourgaza.fr/index.php/On-parle-de-nous/Le-recit-de-l-abordage-du-Dignite-Al-Karama-Haaretz

http://www.gauche.unitaire82.over-blog.com/article-le-recit-de-l-abordage-du-dignite-al-karama-haaretz-79844656.html

Le récit de l’abordage du « Dignité al Karama »

Haaretz

Mercredi 20 juillet 2011

Par Amira Hass, journaliste israélienne à bord du bateau

Trois navires de missiles et sept bateaux de commandos ont été envoyés pour reprendre le baquet connu comme "le Dignité Al Karama" hier, à environ cinquante miles nautiques de la côte.
Au moins cent cinquante soldats ont été envoyés à la mer tôt le matin pour éviter aux dix activistes civils, trois membres d'équipage et trois journalistes de la "flottille de la liberté" d'atteindre le port de Gaza.
Pendant une heure, hier, les militants ont pensé que la marine pourrait avoir renoncé à sa mission coûteuse pour les intercepter. Ils ont imaginé une autre fin, non-violente, à leur voyage, qui a débuté en Corse le 25 Juin, et a continué dans les eaux internationales, le samedi à partir de l'île grecque de Kastellorizo.
Le lundi, les militants et l'équipage ont décidé de jeter l'ancre à environ quatre vingt miles nautiques de la côte de sorte que s'ils devaient être interceptés, ce serait durant la journée.
Mardi matin, le navire lève l'ancre et repart.
Vers 10 heures, un navire de la marine israélienne est apparu au nord. La radio du Karama a commencé à grésiller: «C'est la marine israélienne. Quelle est votre destination.?"
«Le port de Gaza."
Permission refusée, dit la voix.
Au même moment, la communication a été coupée. A environ 13 heures, un commando de quelques bateaux accélérait vers le Karama depuis l'ouest. Depuis le sud et le nord, trois bateaux de missiles sont apparus.
Nous étions tous vêtus de nos plus gilets de sauvetage orange fluo. Les huit personnes en dessous du pont ressemblaient à des personnages de dessins animés.
Mais ce qui approchait n'était pas une plaisanterie. Deux longs bateaux de missiles verdâtres avec des commandos à bord, des masques noirs cachant leurs visages, pointant toutes sortes d'armes sur les personnages orange.
Les bateaux de commando s'approchèrent ; à leurs côtés, deux canots pneumatiques gris.
Plus tard, trois de plus apparurent.
L'expatrié israélien Feiler Dror, aujourd'hui citoyen suédois, a crié en hébreu: "Arrêtez de pointer votre arme sur nous, nous ne sommes pas armés !" Il a joué une mélodie qu'il avait composé, avec des motifs juifs cantoriaux, sur son saxophone.
Juste quand il s'est arrêté de jouer, les bateaux de commando ont commencé à ralentir et à se replier. Les militants ont plaisanté en disant que la chanson avait fait son travail.
Autour de 14 heures, sept bateaux de commando sont venus à quelques mètres du yacht des deux côtés.
Les canons à eau ont été pointés sur la droite du pont. Les bateaux en caoutchouc s'approchèrent également, et l'équipage du Karama a commencé à descendre de la plate-forme supérieure humide. Le moteur s'est arrêté et les soldats, avec leurs masques noirs et de leurs armes pointées, ont ordonné à tous de rentrer dans la cabine.
"Nous n'allons pas vous blesser si vous obéissez", dit quelqu'un. Les activistes ont été entassés dans la cabine, et le pont rempli avec des hommes masqués qui les ont amenés un par un dans les vaisseaux en caoutchouc.
Les hommes masqués tendaient leurs mains et disaient des choses calmantes comme « prenez ma main ; ici, laissez moi prendre votre sac ». Nous étions à peine montés sur le bateau en caoutchouc, qui avait le marquage de la police des frontières, qu’on nous donnait de l’eau. Les soldats masqués sur les autres bateaux étaient occupés à prendre des photos de chaque acte humanitaire.
Des canots pneumatiques, nous avons été emmenés sur l'énorme bateau de missiles Kidon, parmi les missiles - manifestement destinés à Gaza - et des soldats dont les visages n'étaient pas masqués.
Plus tard nous avons été emmenés en bas dans des cabines sans air. Trois ou quatre jeunes hommes nous gardaient. Ils étaient gentils, ils nous ont apporté de l'eau et des fruits. Quelqu'un vérifié notre pouls. Quelqu'un a demandé si quelqu'un avait mal quelque part.
Quatre heures plus tard, quand nous sommes arrivés à Ashdod, nous avions mal à la tête à cause des cabines suffocantes.
A environ 19 heures, nous avons mis le pied sur le quai d'Ashdod. Des masses de soldats et quelques personnes en civil nous sont tombés dessus. Les gens ont été amenés à leurs bagages.
C'est là que nous nous sommes séparés: en tant qu'israélienne et journaliste, j'ai été mise de côté et libérée après que mon passeport a été tamponné. Les autres quinze passagers du Karama ont été arrêtés et n'ont pas été autorisés à voir leurs avocats.

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:28

 

http://www.france-palestine.org/article17842.html

Relaxe de la directrice éditoriale du site « Europalestine »

Dimanche 10 juillet 2011

La dix septième Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris vient de relaxer le 8 juillet Olivia Zémor directrice éditoriale du site « Europalestine » qui faisait l’objet de poursuites pour avoir mis en ligne la vidéo d’une action BDS dans un hyper marché Carrefour en 2009.

 

Déjà, lors de l’audience du 17 juin, la Procureure s’en était remise, de façon assez révélatrice, à « l’appréciation du tribunal » plutôt que de requérir une peine quelconque dans une affaire relevant de la liberté d’expression et sans rapport aucun avec un prétendu appel à la « discrimination ».

 

Nous y avions vu un signe du malaise des magistrats face à ce que furent les consignes et amalgames scandaleux de Michèle Alliot-Marie assimilant le boycott à une provocation à la discrimination. Consignes qui avaient suscité la réaction scandalisée des milliers de signataires de « l’Appel Hessel ». Celui-ci avait rassemblé très au-delà des seuls tenants du boycott.

 

Que ce jugement, déboutant le prétendu Bureau de vigilance contre l’antisémitisme et autres officines du même acabit ait été rendu en s’appuyant sur la nécessaire défense de la liberté d’expression est particulièrement positif. Nous saluons à cet égard le travail remarquable de Maître Antoine Comte.

 

Ce sera un point d’appui pour l’ensemble des autres affaires aujourd’hui pendantes dans lesquelles sont poursuivis des militants au titre d’actions BDS.

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:10

 

http://www.alencontre.org/?p=3226

Egypte : le masque est tombé

Déclaration de l’organisation des socialistes révolutionnaires

Le gouvernement égyptien et le Conseil suprême des forces armées (CSFA) se partagent les rôles. Le second insiste sur l’ordre et menace les «protestataires» – ceux et celles qui ont relancé la mobilisation depuis le 8 juillet 2011 – et le premier répond, partiellement, à certaines revendications populaires, lorsque la pression se fait forte.

Ainsi, le 13 juillet 2011, le ministre de l’Intérieur, Mansour al-Essawy, a annoncé que cinq cent cinq généraux, quatre vingt deux généraux de brigade et quatre vingt deux colonels seraient relevés de leurs fonctions. Ils sont contraints à prendre une retraite anticipée, mais avec les avantages matériels qui y sont attachés. Sur les six cent soixante neuf officiers «remerciés», seuls vingt sept sont impliqués dans les tueries au cours de la montée révolutionnaire de dix huit jours, selon le ministère de l’Intérieur.  

Cette affirmation suscite quelques interrogations – pour utiliser un euphémisme – auprès de divers analystes. Mohamed al-Quassas, porte-parole de la Coalition des Jeunes de la Révolution du 25 janvier, déclare au quotidien Al Masry Al Youm (14 juillet 2011): «Il y a encore des mesures à prendre pour purger le ministère de l’Intérieur.» En effet, le pouvoir, pour l’heure, annonce simplement le changement de poste de quelque quatre mille officiers qui seraient impliqués dans la répression. «La mutation de quelqu’un qui est impliqué dans un assassinat ne va pas aboutir à la purge d’un ministère», souligne Magda Boutros de l’Egyptian Initiative for Personal Rights. Un débat public, sur le thème d’une purge effective du ministère de l’Intérieur, sera lancé dans diverses villes, dans les jours qui viennent.

Selon divers rapports de presse, des manifestations sur des revendications sociales et démocratiques – avant le vendredi 15 juillet qui sera une nouvelle journée de mobilisation – ont eu lieu dans de multiples villes: Suez, Port Saïd, Ismailia, Mansoura, Assiout, Al-Minya, Beni Suef, Assouan. Cela indique la dimension nationale de la mobilisation et l’importance de l’affrontement actuel, qui dépasse la seule question du report des élections, comme le mentionne l’essentiel des médias.

Nous publions ci-dessous la Déclaration de l’organisation Socialistes révolutionnaires. Elle situe bien les enjeux fondamentaux de la conjoncture présente et de l’affrontement avec le CSFA qui vise, lui et ses alliés, à exproprier et congeler le processus révolutionnaire. (Rédaction)

 

Il y a peu de temps encore le porte-parole du Conseil militaire, le général de division Moshen El-Fangari saluait les martyr·e·s de la révolution et faisait fondre les cœurs des Egyptiens en évoquant les souvenirs des journées qu’ils avaient passées à scander des mots d’ordre vantant l’unité entre l’armée et le peuple. Aujourd’hui [12 juillet 2011], il a tenu un tout autre langage aux révolutionnaires: il menaçait qu’il «prendrait toutes les mesures pour faire face aux menaces qui cernent la patrie à moins que cette contestation du processus en cours ne cesse… tout comme les rumeurs et les idées fausses qui conduisent à la discorde, à la rébellion et à promouvoir les intérêts d’une étroite minorité au détriment de l’ensemble du pays.» Il a appelé les honnêtes citoyens à œuvrer pour un retour à la vie normale pour les enfants de «notre grand peuple» et en brandissant son index à l’égard de gens comme Moubarak, il insiste sur le fait que «les forces armées ne permettront à personne de saisir le pouvoir ou de fouler aux pieds l’autorité légitime, en dehors du cadre de la légitimité légale et constitutionnelle.»

C’est ainsi que se terminait le discours, prononcé vingt quatre heures après la brève annonce d’Essam Charaf [premier ministre], qui confirmait que le ministère de Charaf n’est qu’un masque destiné à cacher la face sombre du règne militaire. Toutefois, au cours des événements de ces derniers six mois, le peuple a appris à décrypter cette répartition des rôles entre celui du «bon flic», tenu par le premier ministre, et celui du «mauvais flic» tenu par le représentant du Conseil militaire [le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, ex-ministre de la Défense Moubarak durant deux décennies, dirige le CSFA; El-Fangari est le porte-parole du CSFA].

La position des révolutionnaires est que, cette fois-ci, il ne peut y avoir de recul. Nous occuperons les rues jusqu’à ce que les revendications de la révolution soient exaucées, pour rendre justice aux martyrs qui ont versé leur sang pour la liberté sur les places d’Egypte. Nous n’accepterons pas moins que des procès justes et publics pour les criminels du régime Moubarak et les assassins des martyrs. Nous ne renoncerons pas à nos revendications en faveur de la justice sociale et de la dignité humaine qui exigent l’application de salaires minimums décents et de conditions de travail convenables, ainsi que la suppression des contrats à durée déterminée esclavagistes. Nous défendrons notre droit à la grève et à l’occupation [des usines, des terres…]. Ces droits n’ont pas été accordés. Or, ils ont été gagnés par des années de lutte dans la rue, des années qui ont eu le goût amer d’arrestations, de torture et d’inculpations. Aucune loi émise par le Conseil Suprême des Forces Armées (CSFA) pour criminaliser les grèves et les occupations et aucune punition qu’il impose ne peut enlever ce droit à un peuple libre.

Les tribunaux militaires qui volent des années de vie à nos jeunes [des centaines de jeunes ont été condamnés, depuis janvier 2011, à de lourdes peines de prison] auraient dû être réservés au président déchu pour son rôle à la tête des forces armées. Cela, au lieu de le laisser jouir du luxe d’un procès civil. Protégé par le CSFA, Moubarak bénéficie du luxe d’un procès civil, dont la date a d’ailleurs été reportée, une fois pour cause de maladie, une autre suite à la rumeur prétendant qu’il était à l’agonie.

Non, nous ne «remettons pas en question le processus en cours». Mais nous affirmons que celui-ci a été freiné et mis en question dans le but de protéger de la justice les officiers de police meurtriers. Nous déclarons au monde que dix mille des enfants de ce pays croupissent dans des prisons militaires après avoir subi les pires tortures. Nous savons que le système fait un maximum d’efforts pour empêcher les gens de se réapproprier les richesses qui leur ont été dérobées depuis des décennies. Nous savons que seuls des participants à la révolution sont traduits devant les tribunaux militaires, alors que les tueurs ont le droit aux tribunaux civils, et sont relâchés, sous caution, entre les séances des tribunaux.

Nous ne répandons pas de «fausses rumeurs», mais au contraire la vérité que vous tentez de dissimuler: la vérité est qu’après le 25 janvier 2011 la pauvreté, la répression, la torture et les détentions existent encore partout, comme avant. Avant, nous avions les prisons d’Etat, maintenant nous avons des prisons militaires ; à la place des procureurs de la sécurité de l’Etat, nous avons des procureurs militaires ; et à la place des tribunaux d’exception nous avons des tribunaux militaires. Les lois d’urgence ne suffisaient pas à nos dirigeants militaires: ils leur ont ajouté de nouvelles lois qui criminalisent les grèves et les occupations dans une tentative de réduire les libertés des Egyptiens. Il s’est avéré que le budget, dont le gouvernement nous avait promis qu’il serait équitable, opère des coupes dans les dépenses de santé, de l’éducation et des retraites afin de dégager des fonds pour le Ministère de l’intérieur et de l’Armée.

Les intérêts des gens ne sont pas  «étroits». Les revendications pour une miche de pain, pour des soins de santé, pour l’éducation et des logements dignes d’êtres humains, pour la liberté d’expression, pour le droit à un emploi et l’obtention de la justice sont au cœur des revendications de la révolution. Elles ne peuvent être mises sur le même pied que les intérêts individuels étroits des hommes d’affaires et de leurs associés qui pillent les richesses du peuple. Ces individus sont terrifiés par les chutes des cours du marché boursier. Mais ils restent impassibles devant le sang de 1’200 martyres ou devant le fait que moitié de la population vit au-dessous du niveau de pauvreté… ou que des jeunes perdent des années de leur vie en prison. La seule chose qui les préoccupe c’est que leurs comptes en banque continuent à grossir et qu’ils puissent continuer à drainer le sang et la sueur des travailleurs pour un salaire aussi bas que possible.

Enfin, les révolutionnaires n’ont pas «pris le pouvoir» ; il leur appartient de droit. Ce pays devrait être gouverné par ceux qui ont versé leur sang pour lui. Si quelqu’un a «pris le pouvoir», c’est plutôt le CSFA et ses partisans, auxquels personne n’a demandé de gouverner le pays, mais qui ont volé – ou tenté de voler – la révolution par la force, en profitant de l’euphorie du peuple après le renversement du dictateur.

Il semble que celui qui tend son index et menace les révolutionnaires considère qu’ils ne comprennent ce que c’est que de perdre leurs enfants, non sur le champ de bataille contre une armée étrangère, mais sur la terre de leur patrie, aux mains d’officiers de police dont les salaires étaient payés avec nos impôts. En fait El-Fangari ne comprend pas ce s’est passé le 25 janvier 2011. Ce jour-là, le peuple d’Egypte s’est soulevé, déterminé à n’être plus jamais réduits à l’esclavage, dépouillé ou exploité. Le 25 janvier, le peuple égyptien a regagné sa dignité et sa confiance dans le fait qu’il pouvait renverser les symboles de la dictature. La tête est tombée, laissant derrière elle le corps corrompu. Le peuple a juré de ne pas s’arrêter avant la chute du régime, et si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain.

Gloire aux martyrs ! Victoire pour la révolution ! Pouvoir au peuple ! (12 juillet 2011)

(Traduit par A l’Encontre )

 

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