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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 12:46

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-insurgés-semparent-du-poste-frontière-ras-djir-200509585.html

 

Les insurgés s’emparent du poste frontière de Ras Djir

 

TUNIS (Reuters) - Les insurgés ont chassé vendredi soir les forces loyalistes du poste de Ras Djir, à la frontière tunisienne, où les couleurs de la "Libye libre" (rouge, vert, noir) ont été hissées, ont rapporté deux témoins.

 

La bataille pour Ras Djir, point de passage stratégique pour l'acheminement de ravitaillement en Libye, durait depuis le début de la journée.

 

L'armée tunisienne avait fermé la zone frontalière par laquelle transitent l'aide humanitaire et d'autres produits de première nécessité destinés à la Libye, ont rapporté les autorités de Tunis.

 

"Des affrontements éclatent entre un grand nombre d'insurgés et les forces fidèles à Kadhafi pour le contrôle de la frontière", avait auparavant déclaré un habitant de la région, Fassi Chandol.

 

"L'armée nous a demandé de rester à l'écart de la zone", a-t-il dit. "La région a été déclarée zone militaire interdite".

 

Un peu plus tôt, des sources proches des services de sécurité tunisiens avaient fait état de négociations en cours entre des responsables tunisiens et des représentants du régime libyen pour remettre le contrôle du poste de Ras Jdir aux insurgés, cela afin d'éviter un bain de sang.

 

"Des responsables des forces armées (tunisiennes) s'efforcent de convaincre les partisans de Mouammar Kadhafi de livrer le poste-frontière mais il semble qu'ils aient peur et qu'ils veuillent obtenir la garantie qu'ils pourront se rendre en Tunisie", a déclaré un responsable tunisien.

 

Le contrôle de Ras Djir devrait permettre aux rebelles d'acheminer des vivres, de l'eau et d'autres produits de première nécessité à partir de la Tunisie.

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 19:20

 

http://www.liberation.fr/monde/01012356209-abdelhakim-belhaj-le-retour-d-al-qaeda

 

Abdelhakim Belhaj, le retour d’al Qaeda

 

Jihadiste de longue date, le nouveau gouverneur militaire de la capitale libyenne avait été capturé par la CIA.

 

Par Jean Pierre Perrin

 

Pour les services secrets américains, l’homme qui a pris Tripoli à la tête des rebelles libyens et en est aujourd’hui le gouverneur militaire de facto, est une vieille connaissance. La CIA l’a pisté, traqué, et, finalement capturé en Malaisie en 2003. Elle l’a ensuite transféré dans le plus grand secret dans l’une de ses «prisons secrètes», celle de Bangkok. A cette époque, Abdelhakim Belhaj, plus connu sous le nom d’Abou Abdallah al Sadek, né le premier mai 1966, a déjà derrière lui une belle carrière de jihadiste qui a commencé, comme pour tant d’autres militants, en Afghanistan, en 1988. Mais si la CIA le recherche, c’est d’abord parce qu’il est un des fondateurs et même l’ « émir » du Groupe Islamique Combattant (GIC) libyen, une petite formation ultra radicale qui, dans les années précédant le 11 septembre, possédait au moins deux camps d’entraînement secrets en Afghanistan. L’un d’eux intéressait au plus haut point la CIA, celui de Shahid Cheikh Abou Yahya, à une trentaine de kilomètres au nord de Kaboul, dans lequel le GIC accueillait des volontaires liés à al Qaeda.

 

Pakistan

 

L’organisation de Ben Laden a d’ailleurs compté nombre de libyens parmi ses dirigeants, dont Abou Faraj al Libi, qui fut son chef militaire jusqu’à son arrestation en 2005, ou Abou al Laith al Libi, un des chefs militaires d’al Qaeda, tué en Afghanistan en 2008. En 2007, le GIC sera avalisé par al Qaeda sur internet par Ayman al Zawahiri, alors son numéro deux. Le GIC appellera alors les libyens à se révolter contre Kadhafi, les Etats Unis et « les infidèles ».

 

Après l’Afghanistan, la piste d’Abdelhakim Belhaj mène au Pakistan, en Irak. Dans ce dernier pays, il aurait été proche d’Abou Moussab al Zarqaoui, le chef d’al Qaeda dans ce pays, où les libyens constituent le second contingent de volontaires islamiques après les saoudiens. Après avoir été longuement interrogé à Bangkok, probablement torturé, par la CIA, il est remis en 2004 aux services secrets libyens.

 

En 2009, le régime libyen, sous l’impulsion de Saïf al Islam, le dauphin de Kadhafi, entreprend une inattendue politique de réconciliation avec le GIC. Est-ce la conséquence des tortures qu’ils subissent mais les chefs du groupe publient un document de quatre cent dix sept pages, appelé « les études correctrices », dans lesquels ils décrètent que la guerre sainte contre Kadhafi est illégale et n’est permise que dans les pays musulmans envahis (Afghanistan, Irak, Palestine). Cela vaut à Belhaj de sortir de prison. Il ne restera pas longtemps fidèle à sa parole puisqu’il rejoindra l’insurrection et prendra la tête des insurgés de l’ouest et de la montagne berbère qu’il conduira à la victoire à Tripoli. Un succès permis grâce aux bombardements de l’OTAN. Belhaj s’est il distancié d’al Qaeda ? Difficile à dire puisque l’homme s’est parjuré déjà à deux reprises. Il est ardu de ne pas voir sa griffe dans l’assassinat du ministre de l’intérieur, Abdel Fattah Younès, le mois dernier. « Pour une bonne raison, souligne un observateur libyen, c’est Younès, quand il dirigeait les forces spéciales, qui a mené une lutte acharnée contre le GIC de 1990 à 1995 en Cyrénaïque ».

 

Pertes militaires

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si ce sont les anciens du GIC qui occupent aujourd’hui les postes militaires de premier plan : Belhaj à Tripoli, Ismaël as Salabi à Benghazi, Abdelhakim al Assadi à Derna. Au sein du conseil de transition, on trouve al Salabi. C’est lui qui a négocié en 2009 pour le compte de Saïf al Islam la libération des prisonniers du GIC en échange de leur renoncement à l’action armée. La boucle est bouclée.

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 15:46

 

Michel Peyret <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

 

23 août 2011

 

BIEN SUR QUE LA COMMUNE N'EST PAS MORTE !

 

Eugêne Pottier l'a immortalisée :

 

« On l'a tuée à coups de chassepot, à coup de mitrailleuse et roulée avec son drapeau dans la terre argileuse. Et la tourbe des bourreaux gras se croyait la plus forte. Tout ça n'empêche pas Nicolas qu'la Commune n'est pas morte. »

 

(Elle n'est pas morte – Eugène Pottier – 1886)

 

INVENTER L'INCONNU

 

Et c'est en août 2008 que Daniel Bensaïd présentait en un volume, sous le titre : « Inventer l'inconnu », des textes et correspondances de Karl Marx et Friedrich Engels autour de la Commune(1).

 

Sa propre introduction titrait : « Politiques de Marx – Des luttes de classes à la guerre civile en France ». C'est une somme d'une centaine de pages réparties en quatre chapitres, le théâtre des opérations stratégiques, la Commune l'Etat et la révolution, spectres de la Commune et une écriture stratégique de l'histoire.

 

Non point pour en rendre compte, mais davantage pour inciter à la lecture de l'ensemble, je vais concentrer ma propre présentation sur le deuxième chapitre, « La Commune, l'Etat et la révolution ».

 

LA MONTEE, LE DECLIN ET LA CHUTE DU SECOND EMPIRE

 

Pour Daniel Bensaïd, la période considérée des oeuvres de Marx, 1850–1871, c'est toute une séquence autour de la montée, du déclin et de la chute du Second Empire.

 

Il se réfère à Maximilien Rubel pour lequel cette séquence offre à Marx matière à méditer cet étrange phénomène politique moderne qu'est le bonapartisme, et de reconsidérer à travers lui la question de l'Etat et de son rapport à la société civile.

 

« La leçon majeure, dit-il, en est que la classe travailleuse « ne peut pas se contenter de prendre telle quelle la machine de l'Etat pour la faire fonctionner pour son propre compte ».

 

« C'est cette leçon que les dignitaires de la deuxième Internationale s'empresseront d'enterrer, et qu'exhumera Boukharine pendant les premiers mois de la guerre mondiale.

 

LE POUVOIR D'ETAT EST ABOLI

 

« (Re)découverte si étonnante, poursuit-il, que Lénine lui-même, dans un premier temps, y vit une foucade libertaire du bouillant Nicolaï, et en fut presque scandalisé, avant de renouer le fil, après vérification, dans « l'Etat et la Révolution ».

 

Marx a bel et bien écrit, en effet, que, sous la Commune, « forme politique enfin trouvée de l'émancipation, le pouvoir d'Etat avait été aboli ».

 

Et Daniel Bensaïd va faire une sorte de bilan des réflexions de Marx à ce sujet.

 

Les organes militaires et bureaucratiques de l'appareil d'Etat centralisé « enserrent le corps vivant de la société civile comme un boa constrictor. »

 

Construit sur les décombres de la société féodale et de son « anarchie bariolée », cet appareil, ayant rempli son rôle historique, s'est désormais transformé en une « excroissance parasitaire greffée sur la société civile ». Ainsi, à mesure que la lutte des classes moderne a pris forme, « la physionomie et le caractère du pouvoir d'Etat ont subi un changement frappant » : sa fonction répressive « n'a cessé de se développer. »

 

Resurgit ainsi, poursuit Bensaïd, la critique impitoyable de la bureaucratie amorcée en 1843 dans le « Manuscrit de Kreuznach », et laissée depuis en jachère, ou reprise de manière éparse...

 

LA BUREAUCRATIE DANS L'ETAT

 

« Le même esprit qui, à l'intérieur de la société, crée la corporation, crée dans l'Etat la bureaucratie...La bureaucratie est le formalisme d'Etat de la société civile. »

 

Elle est « la conscience de l'Etat, la volonté de l'Etat, le pouvoir de l'Etat, incarnés dans une corporation, formant une société particulière et fermée à l'intérieur de l'Etat ».

 

Elle « ne peut être qu'un tissu d'illusions pratiques : elle est l'illusion même de l'Etat ».

 

Et l'esprit bureaucratique est « un esprit foncièrement jésuitique et théologique : les bureaucrates sont les jésuites de l'Etat et les théologiens de l'Etat ; la bureaucratie est la république prêtre... »

 

Aussi, forme enfin trouvée de l'émancipation, la Commune de Paris apparaît-elle précisément aux yeux de Marx comme la critique en acte de l'Etat bureaucratique et comme l'intérêt particulier devenu effectivement l'intérêt général.

 

L'ANTITHESE DIRECTE DE L'EMPIRE

 

En quoi, dit Bensaïd, « la plus grande mesure » qu'ai prise la Commune, ce n'est pas une invention doctrinaire ou un paradis artificiel, ce n'est pas l'établissement d'un phalanstère ou d'une Icarie, mais « sa propre existence », limites et contradictions inclues.

 

Ainsi, poursuit-il, la Commune est « l'antithèse directe de l'Empire ». Ou encore, « la forme positive de la République sociale « rêvée depuis les Trois Glorieuses de 1830 et les journées sanglantes de juin 1848. Grâce à l'abolition des deux grandes formes de dépense que sont « l'armée permanente et le fonctionnarisme d'Etat, elle fut un gouvernement à bon marché. »

 

C'est, poursuit Marx, avec des accents libertaires, « une révolution contre l'Etat lui-même, cet avorton surnaturel de la société, la reprise par le peuple et pour le peuple de sa propre vie sociale », une révolution « pour briser cet horrible appareil de la domination de classe. »

 

BRISER L'HORRIBLE APPAREIL DE LA DOMINATION DE CLASSE

 

C'est, en d'autres termes, continue Marx, « la négation nette du Second Empire » comme  « forme achevée de l'usurpation de l'Etat », et par suite « le début de la révolution sociale du dix neuvième siècle ».

 

Avec elle, « commence l'émancipation du travail... »

 

Ainsi, reprend Bensaïd, le bonapartisme se révèle peu à peu, non comme une résurrection de l'ancien césarisme, ni comme un reste de féodalisme d'ancien Régime, mais comme la forme adéquate, voire « le seule forme possible de gouvernement à une époque où la bourgeoisie avait déjà perdu et où la classe ouvrière n'avait pas encore acquis la capacité de gouverner la nation ».

 

La bourgeoisie, dit-il, est alors contrainte de déléguer son pouvoir à un appareil incarnant un simulacre d'intérêt général : « le régime impérial, avec sa dérision de parlement, est le régime qui fleurit à présent dans la plupart des grands Etats militaires du continent ».

 

A première vue, cette « dictature usurpée du corps gouvernemental sur la société semble humilier également toutes les classes ». Mais, en réalité, elle est « devenue la seule forme possible d'Etat par laquelle la classe des appropriateurs peut continuer à tenir sous sa coupe la classe des producteurs ».

 

L'ELECTION DU PRESIDENT AU SUFFRAGE UNIVERSEL

 

« A travers le coup d'Etat du 2 décembre, dit Bensaïd, Marx saisit fort bien que l'élection du président au suffrage universel constitue une onction républicaine qui investit sa personne d'une « sorte de droit divin » et l'autonomise par rapport à la classe qu'il est censé servir.

 

Car « il est par la grâce du peuple », et il entretient avec la nation un « pouvoir personnel ». Mais derrière cette figure, qui semble hissée au-dessus de l'antagonisme des classes par la magie du suffrage, se tient un appareil à son image, un « régime de prétoriens » dont la police officieuse de la Société du Dix décembre et l'armée (qui « doit représenter l'Etat dans son antagonisme avec la société civile ») constituent les deux piliers...

 

Ainsi, dit-il, loin d'une péripétie ou d'un avatar de la domination de classe, le bonapartisme apparaît donc désormais, pour Engels, comme « la forme nécessaire de l'Etat dans un pays où la classe ouvrière a été vaincue ».

 

Le bismarckisme en est la version allemande. Il se caractérise, vis-à-vis des travailleurs et des capitalistes, par le fait qu'il « les empêche de se battre entre eux ».

 

LA VRAIE RELIGION DE LA BOURGEOISIE MODERNE

 

Le bonapartisme flatte la fierté nationale par des guerres d'apparence héroïque. Il est bien « la vraie religion de la bourgeoisie moderne », qui « n'est pas faite pour régner directement. »

 

Là, Daniel Bensaïd revient sur la formule de Marx pour lequel le pouvoir d'Etat est « désormais aboli » par la Commune.

 

« Aboli », dit-il, le mot est fort. Il semble contredire les polémiques contre Proudhon ou Bakounine, dans lesquelles Marx s'oppose à l'idée qu'une telle abolition, du salariat ou de l'Etat, puisse se décréter.

 

Il s'agit, poursuit-il, plutôt d'un processus, dont il faut commencer par réunir les conditions : la réduction du temps de travail, la transformation des rapports de propriété, la modification radicale de l'organisation du travail...

 

EXTINCTION OU DEPERISSEMENT DE L'ETAT

 

D'où, dit Bensaïd, les termes « d'extinction » ou de « dépérissement » (de l'Etat) qui, à l'instar de la « révolution permanente », mettent l'accent sur le lien entre l'acte et le processus, et soulignent une dynamique et une temporalité à l'oeuvre dans le changement révolutionnaire du monde.

 

Pour Daniel Bensaïd, le deuxième essai de rédaction de « La Guerre civile » nuance fortement ce que l'on peut entendre par « abolition ».

 

Selon Marx, en tant « qu'antithèse directe de l'Empire », la Commune « devait être composée de conseillers municipaux élus au suffrage de tous les citoyens, responsables et révocables à tout moment... Elle « devait être un corps agissant et non parlementaire, exécutif et législatif en même temps ».

 

Les fonctionnaires et les propres membres de la Commune devaient « accomplir leur tâche pour des salaires d'ouvriers » : « En un mot, toutes les fonctions publiques, même les rares fonctions qui auraient relevé d'un gouvernement central, devaient être assumées par des agents communaux et placés par conséquent sous la direction de la Commune.

 

« C'est, entre autres choses, une absurdité de dire que les fonctions centrales, non point les fonctions d'autorité sur le peuple mais celles qui sont nécessitées par les besoins généraux et ordinaires du pays, ne pourraient plus être assurées...

 

CE N'EST PAS L'AUTOGESTION SOCIALE

 

Marx poursuit : « Ces fonctions devaient exister, mais les fonctionnaires eux-mêmes ne pouvaient plus, comme dans le vieil appareil gouvernemental, s'élever au-dessus de la société réelle, parce que ces fonctions devaient être assumées par des agents communaux et soumises par conséquent à un contrôle véritable. La fonction publique devait cesser d'être une propriété personnelle. »

 

Ainsi, Daniel Bensaïd considère-t-il qu'il ne s'agit donc pas d'interpréter le dépérissement de l'Etat comme l'absorption de toutes ses fonctions dans l'autogestion sociale, et encore moins dans la simple « administration des choses ».

 

Certaines de ces « fonctions centrales » doivent bel et bien continuer à exister, mais comme fonctions publiques sous contrôle populaire.

 

Le dépérissement de l'Etat ne signifie pas alors le dépérissement de la politique, ou son extinction dans la simple gestion rationnelle du social.

 

LA DELIBERATION PERMANENTE DE LA CHOSE PUBLIQUE

 

Le dépérissement signifie donc plutôt l'extension du domaine de la lutte politique par la débureaucratisation des institutions et la mise en délibération permanente de la chose publique.

 

Une telle interprétation, ajoute-t-il, peut tirer argument de l'introduction d'Engels à l'édition de 1891.

 

Le prolétariat, écrit Engels, ne pourra s'empêcher de « rogner » les côtés les plus nuisibles de l'Etat, jusqu'à ce qu'une « génération grandie dans des conditions sociales nouvelles et libres soit en état de se défaire de tout le bric-à-brac de l'Etat. »

 

Il s'agit bien, conclut Bensaïd sur ce point, non pas de proclamer ou de décréter l'abolition de l'Etat, mais de réunir les conditions permettant de se dispenser de son bric-à-brac bureaucratique.

 

LA PRISE DU POUVOIR N'EST QU'UN PREMIER PAS

 

« La prise du pouvoir n'est donc qu'un premier pas dans cette perspective, l'amorce d'un processus et non son aboutissement...

 

« Se dessine ainsi, à propos même de la Commune, et sous l'effet de son expérience, une problématique que l'on retrouvera plus tard (5ème congrès de l'Internationale communiste, puis débats de l'Opposition de gauche) à propos « des revendications transitoires... »

 

« La perspective du dépérissement de l'Etat demeure cohérente avec celle du dépérissement des classes sociales, telles du moins qu'elles existent dans les sociétés modernes... »

 

DISPARITION DU TRAVAIL CONTRAINT ET FORCE

 

Ainsi, poursuit Bensaïd, « le travail lui-même subsisterait, au sens général du métabolisme entre l'espèce humaine socialisée et les conditions naturelles de sa reproduction, mais il disparaîtrait au sens du travail contraint ou forcé du contrat de travail asymétrique.

 

« De même, dès lors que dépérirait le « marché du travail, que la force de travail ne serait plus une marchandise, que la logique de la solidarité et du bien commun l'emporterait sur celle du profit et de la concurrence généralisée, la notion de « travail productif » perdrait le sens étroit d'un travail salarié échangé contre du capital.

 

« Il retrouverait le sens large d'une activité utile aux besoins de la société dans son ensemble.

 

« Ainsi, « une fois le travail émancipé, tout homme devient un travailleur et le travail productif cesse d'être l'attribut d'une classe... »

 

QU'EN EST-IL ALORS DE LA DICTATURE DU PROLETARIAT

 

Daniel Bensaïd considère d'abord ce que proclame Engels, vingt ans après la Commune, en conclusion de son introduction, datée précisément du 18 mars 1891, à « La Guerre civile en France » :

 

« Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l'air ? Regardez la Commune de Paris. C'était la dictature du prolétariat ».

 

Mais, dit-il, il vaut en effet la peine d'y regarder de plus près. Le mot « dictature », au dix neuvième siècle, évoque encore la version romaine d'un pouvoir d'exception, dûment mandaté et limité dans le temps pour faire face à une situation d'urgence. Il s'oppose à l'arbitraire de la « tyrannie »...

 

Après un vingtième siècle qui, poursuit-il, connu tant de despotismes militaires et bureaucratiques, la connotation du terme dictature l'a emporté sur la signification initiale, au point qu'il est devenu imprononçable...

 

SAVOIR CE QU'ETAIT LA COMMUNE

 

Si, comme le déclare Engels sur le ton du défi, la Commune « c'était la dictature du prolétariat », il importe de savoir plus précisément ce qu'était la Commune.

 

« En se dotant de mandataires sous contrôle populaire permanent, rétribués comme des ouvriers qualifiés, elle supprime « tous les mystères et les prétentions de l'Etat. »

 

« Sa mesure la plus importante, ce fut « sa propre organisation qui s'improvisa avec l'ennemi étranger à une porte et l'ennemi de classe à l'autre. »

 

« Certes, elle « ne supprime pas la lutte des classes », mais représente « la libération du travail » comme « condition fondamentale de toute vie individuelle et sociale. »

 

« Elle crée ainsi « l'ambiance rationnelle » dans laquelle peut commencer – commencer seulement ! - à se développer l 'émancipation sociale.

 

« Elle est, dit encore Marx, « ce sphinx qui tracasse fort l'entendement bourgeois. »

 

ET ENCORE LE SUFFRAGE UNIVERSEL !

 

« Tout simplement », encore, « la forme sous laquelle la classe ouvrière prend le le pouvoir politique. »

 

« Cette forme « enfin trouvée » de la dictature du prolétariat – il faut le souligner avec force tellement c'est oublié – reste celle du suffrage universel (dont les femmes cependant demeurent exclues!) et de la représentation territoriale des communes et des quartiers :

 

« La Commune devait être composée de conseillers municipaux des divers arrondissements (comme Paris en a été l'initiateur le modèle, ce sera notre référence) élus au suffrage de tous les citoyens, responsables et révocables à tout moment.

 

« La majorité de cette assemblée était naturellement composée d'ouvriers ou de représentants reconnus de la classe ouvrière. »

 

Dans l'Adresse du 31 mai 1871 au Conseil général de l'AIT, Marx insiste :

 

« Le suffrage universel devait servir au peuple constitué en communes », et « rien ne pouvait être plus étranger à l'esprit de la Commune que de remplacer le suffrage universel par une investiture hiérarchique... »

 

LA NON-SEPARATION DES POUVOIRS

 

Pour Daniel Bensaïd, l'autre aspect, plus discutable, des leçons tirées par Marx de sa compréhension de la Commune de Paris comme « corps agissant et non-parlementaire, exécutif et législatif en même temps », c'est la non-séparation des pouvoirs.

 

Elle relève, dit-il, d'une confusion entre la notion de dépérissement de l'Etat comme corps parasitaire séparé, et de la notion de la disparition de la politique au profit d'une simple auto-administration des choses ou du social.

 

S'il suffit, conclut-il, pour savoir ce qu'était la dictature du prolétariat dans l'esprit de Marx et d'Engels, de regarder la Commune, et si l'on s'en tient à leur présentation pour comprendre ce qu'elle était, il apparaît que les premières mesures de cette « dictature », respectueuse du suffrage universel et du pluralisme politique, consistent en une débureaucratisation et une démilitarisation de l'Etat-Léviathan.

 

Elles consistent en dispositions qui relèvent de ce qu'on appellerait aujourd'hui une « démocratie réellement participative » et en mesures élémentaires de justice sociale.

 

Cette « dictature » n'a donc pas grand-chose d'un pouvoir dictatorial arbitraire ou d'un régime d'exception, si ce n'est la suspension de l'ordre légal existant au profit de l'exercice du pouvoir constituant inaliénable d'un peuple souverain.

 

Notes (1) : Karl Marx et Friedrich Engels – Inventer l'inconnu – Textes et correspondance autour de la Commune – Précédé de « Politiques de Marx », par Daniel Bensaïd – La Fabrique Editions.

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 15:27

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article2341

 

Lettre du MPEP aux dirigeants du Front de Gauche

 

Cette lettre est destinée aux représentants des organisations membres du Front de gauche à l’échelle nationale, Yann Cochin pour Convergences et alternative (CA), Pierre Cours-Salies pour la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), François Calaret pour la Gauche unitaire (GU), Francis Parny pour le Parti communiste français (PCF), Eric Coquerel pour le Parti de gauche (PG) et Lucien Jallamion pour République et socialisme (RS).

Le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) renouvelle sa demande de rejoindre le Front de gauche. À l’approche d’échéances électorales importantes, la gauche de gauche – la vraie gauche ! - doit se rassembler dans la diversité de ses composantes, au-delà de ses désaccords. Il faut, en effet, construire une force qui compte à la gauche du Parti socialiste.

Notre Mouvement, dès l’origine, a salué la création du Front de gauche. Il a participé, à ses côtés, aux campagnes électorales de 2009 (européennes), de 2010 (régionales) et de 2011 (cantonales) en ayant même des candidats sur les listes du Front de gauche. Pour les élections de 2012, notre organisation reste disponible et considère que tout sectarisme doit être banni, que la priorité doit être donnée à l’union de la gauche de gauche.

Le Front de gauche, pour l’instant, refuse l’entrée du M’PEP au motif, principalement, que le Front de gauche ne veut pas sortir de l’euro alors que le M’PEP prône une sortie de gauche de l’euro. De même le Front de gauche espère faire évoluer l’Union européenne de l’intérieur, alors que nous pensons qu’il faut désobéir à l’Union européenne et ne pas craindre de prendre des mesures unilatérales pour appliquer une politique de gauche, maintenant, en France.

Nous sommes sûrs que ces difficultés peuvent être surmontées et que le patrimoine politique qui nous rassemble devrait l’emporter. D’autant que, depuis trois ans, des sondages montrent qu’environ la moitié de l’électorat du Front de gauche, du NPA et de LO est favorable à la sortie de l’euro. Comme le Front de gauche a l’ambition de rassembler toute la gauche de gauche, il serait logique qu’il tente de converger avec ce courant d’idées qui ne cesse de croître avec la crise.

Nier cette réalité que chacun peut constater dans les échanges de la vie quotidienne et militante peut priver le Front de gauche d’une véritable dynamique politique pourtant indispensable aux changements escomptés.

Bien évidemment, le M’PEP n’a pas la prétention de représenter toutes les forces qui luttent pour une sortie de gauche de l’euro, considérant ainsi qu’elles sont fidèles aux « non » à Maastricht en 1992 et au « non » au projet de traité constitutionnel européen en 2005. Mais l’entrée du M’PEP au Front de gauche serait un signe très positif donné à cet électorat dont une partie risque de faire défaut au Front de gauche si ce dernier persiste dans son refus de le reconnaître.

Nous ne nourrissons pas non plus l’illusion de pouvoir convaincre les directions du PCF et du PG qu’il est nécessaire de préparer une sortie de gauche de l’euro. Toutefois, nous n’avons pas l’intention de renoncer à nos convictions. Mais nous sommes persuadés qu’un équilibre peut être trouvé dans l’organisation du Front de gauche pour respecter toutes les sensibilités qui y seraient rassemblées. La crainte que le Front de gauche se présente devant les citoyens avec des points de vue différenciés sur des sujets importants comme l’analyse de l’Union européenne, troublant les électeurs, n’est pas fondée. Nous sommes au contraire certains que les électeurs apprécieront que le Front de gauche soit véritablement un front et qu’il accepte en son sein la diversité et le pluralisme. Ce ne sera pas un handicap, mais un atout, un signe d’ouverture.

Le M’PEP n’est pas pour le tout ou rien. Il est prêt à soutenir le programme du Front de gauche dans la mesure où ce dernier constituerait un pas en avant vers la mise en œuvre de politiques vraiment de gauche. Il renouvellera, à cet égard, dans les jours qui viennent, ses propositions d’amendements à ce programme. Notre Mouvement souhaite donc rencontrer les dirigeants de C&A, de la FASE, de GU, du PCF, du PG, de RS, pour étudier les conditions de son entrée au Front de gauche. Nous souhaitons que chaque organisation réponde à notre demande.

Le Conseil national du M’PEP, 17 août 2011.

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 19:57

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lambassadeur-am%C3%A9ricain-en-syrie-se-rend-dans-une-184029506.html

 

L’ambassadeur américain en Syrie se rend dans une ville du sud

 

AMMAN (Reuters) - Prenant le risque de mécontenter à nouveau les autorités de Damas, l'ambassadeur des Etats-Unis en Syrie, Robert Ford, a effectué mardi une visite surprise à Djassem, dans le sud du pays, où ont été réprimées au printemps des manifestations contre le président Bachar al Assad.

 

Le diplomate avait déjà irrité les dirigeants syriens en se rendant au début du mois dernier à Hama en signe de solidarité avec les habitants de cette ville où d'énormes rassemblements anti-Assad s'étaient produits en juin et juillet. Début août, l'armée s'était déployée à Hama pour écraser le soulèvement.

 

A Djassem, ville située à trente kilomètres environ à l'est du plateau du Golan sous occupation israélienne, l'ambassadeur américain a visité un secteur où, selon des militants, l'armée syrienne a tué au moins douze personnes en mai à la suite de troubles importants.

 

"Il est venu en voiture ce matin bien que Djassem grouille de membres de la police secrète", a déclaré un habitant à Reuters. "Il est sorti et a passé un bon moment à se promener. Il a fait en sorte qu'on ne le voie pas parler à des gens, apparemment pour ne pas leur causer d'ennuis."

 

Victoria Nuland, porte-parole du département d'Etat américain, a confirmé que Robert Ford s'était rendu à Djassem et qu'il y avait passé quatre heures.

 

Le diplomate américain, premier ambassadeur nommé par Washington à Damas après un refroidissement lié à l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005, a ouvertement critiqué les autorités syriennes, qui ont fait tirer sur des manifestants civils au cours des derniers mois.

 

La répression méthodique des manifestations en Syrie a donné lieu à des condamnations internationales qui ne semblent pas avoir eu d'effet notable sur les dirigeants du pays.

 

Selon les Nations unies, plus de deux mille deux cent personnes ont été tuées en Syrie. Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu a lancé mardi une nouvelle commission d'enquête sur la répression dans le pays, notamment pour étudier d'éventuels crimes contre l'humanité.

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 19:43

 

http://www.liberation.fr/culture/01012355489-petroleuses-de-la-commune

 

Les pétroleuses de la Commune

 

Par Emmanuèle Peyret

 

Des pochtronnes, des mégères, des pétroleuses incendiaires, des femmes débraillées, sales, rougeaudes ou, hérésie suprême, des femmes en uniforme. Ainsi paraissent les communardes (dix mille selon Louise Michel, la plus célèbre d’entre elles) dans la belle série de lithographies des Communeux de Paris réalisée à chaud à l’été 1871 par Bertall, caricaturiste mondain du Second Empire. Cette typologie qui vaque de la combattante exaltée à la fille de petite vertu, restera fixée dans la mémoire collective.

 

 

Bertall ne fut pas le seul à épingler les communardes. Dans pratiquement tous les journaux et les chroniques qui suivent la révolution parisienne du printemps 1871, la «fille» de la Commune est présentée comme l’anti femme du dix neuvième siècle (ni bonne mère ni bonne épouse), une hystérique qui boit et qui fume. On les traite de «femelles», de «louves», de «mégères», de «soiffardes», de «pillardes», de «buveuses de sang». Se pliant à l’idéologie déjà en vogue des antécédents viciés, il est répété à longueur de profil psychologique que ces vilaines femmes sont censées se distinguer dès l’enfance par leurs «mauvais instincts», leur «conduite immorale», leur «détestable réputation». On traite les plus intellectuelles d’entre elles, dont Louise Michel, de «laideronnes furibondes» ou d’«institutrices déclassées».

 

«Mégères, ivrognes, prostituées»

 

«Alexandre Dumas résume à lui seul la misogynie des écrivains de l’époque», souligne Catherine Tambrun directrice du fonds d’archives photos au musée Carnavalet et auteur d’une conférence sur les femmes de la Commune à travers la photographie. Avec des formules comme «quintessence de l’obscénité», «hystérie», «cruauté», «ivrognerie», Dumas dresse un portrait qui, à vrai dire, parle plus de lui que d’elles, et les achève en les traitant de «femelles, par respect pour ces femmes à qui elles ressemblent quand elles sont mortes». Chignons incendiaires, sphères à venin, elles sont «les sorcières de l’époque», poursuit Catherine Tambrun.

 

 

Aux ruines réelles des monuments parisiens, photographiées et utilisées comme repoussoir au message révolutionnaire et social de la Commune, répond «l’imagerie anti communarde qui a délibérément occulté l’action politique des grandes figures féminines de la Commune, de même que le travail humanitaire des nombreuses ambulancières derrière les figures caricaturales de la mégère, de la cantinière, de l’ivrogne et de la prostituée», explique Pierre Casselle, directeur de la bibliothèque de l’Hôtel de Ville et commissaire de l’exposition «la Commune, 1871, Paris capitale insurgée» qui a eu lieu cette année.

 

A leur procès, retranscrit en feuilletons (été et automne 1871) pour des lecteurs conservateurs soulagés par la chute de la Commune, la façon dont elles sont décrites est fascinante : dépenaillées, peu soignées, l’insolence dans les yeux. «Les comptes rendus mis en scène décrivent les prévenues communardes, la plupart accusées d’incendies, sous des traits devant provoquer l’indignation et la répulsion plutôt que la pitié», poursuit Pierre Casselle.

 

Devant leurs juges versaillais, les femmes ou filles Rétiffe, Marchais, Bocquin, Suétens, Papavoine, se présentent, dixit les commentateurs, le nez retroussé, l’œil vicieux, affublées d’une tête de fouine, coiffées de rubans et de cheveux sales, et le visage ravagé par la débauche. Face à leur a plomb, tirés, eux à quatre épingles, «les honnêtes témoins à charge, concierges ou cuisinières appartenant également au petit peuple de Paris, ne peuvent se retenir de fondre en larmes», cite Pierre Casselle. Selon le rapport du général Félix-Antoine Appert sur l’insurrection de 1871, (rapport fait en 1875), on dénombre sur le millier de femmes arrêtées (ambulancières, cantinières, «autres»), six cent vingt non-lieux, soixante sept acquittements, huit condamnations à mort commuées (l’époque a du mal à guillotiner les femmes), une trentaine de déportées, vingt condamnations aux travaux forcés, une petite centaine de peines de prison dont soixante d’environ un an. On compte, côté communards, à peu près vingt mille morts, sans savoir exactement la part des femmes.

 

 

Très souvent accusées d’avoir participé aux grands incendies qui ont ravagé la capitale, on les appelle les «Pétroleuses» (procès de septembre 1871), l’imaginaire collectif se persuadant d’avoir vu ces femmes (Louise Michel en «chef incendiaire» et en tête) armées de pot de pétrole et mettant le feu partout. Le tout allant souvent avec des accusations de prostitution et d’avoir «bu et couché pêle-mêle avec des hommes», comme on le reproche à la femme Papavoine. Des Pétroleuses ? Aucun tribunal n’a jamais réussi à en donner une preuve. Marx, cite Catherine Tambrun, écrit : «Cette histoire est l’une des plus abominables machinations qu’on ait jamais inventées dans un pays civilisé.»

 

Premiers mouvements féminins de masse

 

Elles payent, outre leur participation très active aux combats de rue contre un gouvernement couché devant les Prussiens, leur liberté de réunion, leurs clubs et unions de femmes, fondés pendant la Commune. Parmi les plus connus, l’Union de vigilance des citoyennes du dix huitième arrondissement parisien, avec Louise Michel, ou l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés d’Elisabeth Dmitrieff, aristocrate russe, et de Nathalie Lemel, ouvrière relieuse. On peut les considérer comme les premiers mouvements féminins de masse, selon Annie Metz, conservatrice en chef de la bibliothèque qui porte le nom de Marguerite Durand, l’une des grandes féministes du dix neuvième siècle, qui accueillit pas mal d’anciennes communardes dans son journal de femmes, la Fronde. «Les femmes sont beaucoup plus sur le terrain qu’à la Révolution française où elles sont renvoyées dans leurs foyers.» Pendant la Commune, très engagées dans la lutte politique, «elles sont très actives, organisent les secours et les soins, créent des commissions pour épouses de travailleurs, exigent l’enseignement pour femmes, créent des écoles considérées comme extrémistes», poursuit Annie Metz. Nombreuses sont celles, blanchisseuses, ouvrières, qui se sont jetées dans l’insurrection pour des raisons économiques, vivant dans des conditions misérables avec des salaires de moitié inférieurs à ceux des hommes. Parmi leurs revendications reviennent sans cesse le droit au travail et l’égalité des salaires. La Commune elle-même reconnaît l’union libre, abolit toute forme d’exploitation. Les femmes de la Commune réclament en plus l’abolition de toute inégalité entre les sexes.

 

Au sein même du mouvement communard, tient à préciser Catherine Tambrun, «elles peinent à se faire accepter : les infirmières du dix septième arrondissement ne trouvent personne qui les accepte : les hommes gradés n’en veulent pas». Egalitaires, elles le seront jusqu’au bout, jusqu’à leurs condamnations où elles seront nombreuses à exiger la peine de mort comme pour leurs camarades masculins, ou à refuser toute forme d’adoucissement de leur peine, comme la jolie veuve Leroy, condamnée à la déportation sans enfermement et qui demandera à être internée avec ses camarades d’exil. On peut comprendre que ce courage-là ait pu exaspérer un dix neuvième siècle exemplairement répressif envers les femmes. «Quelle utopie, l’émancipation de la femme», disait un commentateur de l’époque.

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 21:25

 

http://www.fr.news.yahoo.com/un-cessez-le-feu-annonc%C3%A9-entre-isra%C3%ABl-et-093537774.html

 

Un cessez le feu annoncé entre Israël et le Hamas à Gaza

 

Lundi 22 Août 2011

 

 GAZA (Reuters) - Israël et le Hamas, groupe islamiste aux commandes de la bande de Gaza, sont convenus lundi d'un cessez-le-feu après cinq jours de tirs de roquettes et de raids aériens, a-t-on appris de source proche des négociations.

Un responsable impliqué dans les négociations a dit que les deux parties avaient "trouvé un accord pour une trêve et que la trêve avait débuté".

 

Un responsable palestinien a précisé que le Hamas avait accepté de faire respecter le cessez-le-feu aux petits groupes d'activistes responsables de la plupart des tirs de roquettes sur Israël ces derniers jours.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 21:04

 

http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=331:urgent-manifestation-27-aout-15eme-anniversaire-de-loccupation-de-leglise-st-bernard--exposition-et-conference-de-presse-jeudi-25-aout-communique-de-la-coordination-nationale-des-sans-papiers-&catid=3:manifestations&Itemid=7

 

http://www.demosphere.eu/node/25406

 

Quinzième anniversaire de l’occupation de l’Eglise Saint Bernard

 

Communiqué de la Coordination Nationale des Sans Papiers


Le Samedi 27 aout 2011 aura lieu une manifestation nationale pour la commemoration du quinzième anniversaire de l'ocupation de l'Eglise St Bernard le 23 aout 1996 suivi d'une évacuation musclée par la police à coup de hache des occupants grévistes de la faim .

 

Cet évènement du 23 aout 1996, à mis aussi la naissance du Mouvement des Sans papiers avec la création de la Coordination Nationale des Sans papiers CNSP, à cette occasion la CNSP fête aussi ses quinze ans d'existence.

 

A cet effet, la Coordination Nationale des Sans papiers appelle l'ensemble du mouvement des sans papiers Collectifs et mouvement solidaire de la lutte des sans papiers à participer à cette Manifestation le Samedi 27 août 2011 au départ à 14 heures Place de la République à Paris.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 17:12

 

http://www.blogs.mediapart.fr/blog/jacques-fortin/230811/claude-debons-quitte-le-parti-de-gauche-de-melenchon

 

Claude Debons quitte le Parti de Gauche de Mélenchon

 

Mardi 23 août 2011

 

Par Jacques Fortin

 

Allons bon, Claude Debons, un des membres fondateurs, non des moindres, du Parti de Gauche avec Jean Luc Mélenchon, en démissionne. Ça fait son (mauvais) effet à la veille des journées de « remue-méninges » convoquées par Mélenchon (avec plein d’intervenants très bien mais pas une once de temps de rencontres/débats entre militant/es…).

 

Debons reproche à Mélenchon de jouer les « néoNPA » (cf sa lettre). A ses yeux, ça ne le fait pas, et même, précise-t-il, ce serait « gauchiste », carrément. Or Debons répugne avec obstination à tout gauchisme qu'il a tendance à voir ultra et un peu partout.

 

Il est vrai que Mélenchon se la joue à tue tête plus gauche que moi, tu meurs, depuis deux bonnes années, sur l'air du rassembleur. Il porte ainsi surtout coups et divisions dans un NPA assez grand pour s'en donner déjà lui-même. C'était là le but. On l'a dit et redit ici, pas question pour la gauche institutionnelle de laisser se stabiliser un parti anticapitaliste indépendant aussi bien des alliances avec le PS que de l'appel des institutions, donc des arcanes tripatouilleuses des unions à dénominations variables et des délices du « cambouis » (sic) tout en velours et dorures des renonciations sociales par voie parlementaire.

 

Mélenchon avait dit à la sortie du référendum que « il y avait plusieurs gauches et qu'il fallait les rassembler », donc de Besancenot au PS malgré sa concurrence libre et non faussée. Il se positionne aussi non pas à gauche de la gauche mais « au cœur de la gauche », jolie formule pour ne pas excommunier les sociaux libéraux pourtant honnis urbi et orbi. Mais ça ne suffit plus pour Debons. La vie politique est dure aux équilibristes.

 

Tout cela ne paye que par l'effacement actuel du NPA et de Besancenot, car les scores, facétieux, ne s'additionnent ni ne se démultiplient. Tant pis pour les tenants des dynamiques unitaires. Par contre la petite musique du « plus gauche que moi tu meurs » finit par agacer au PS et donc chez ses alliés qui trouvent qu'une fois le travail fait sur le dos du NPA, il faudrait que l'ex-sénateur se calme. Debons est le porteur de cet avis sans frais.

 

Mélenchon va donc devoir maintenant libérer sur sa droite des... retours sur investissement. Par un de ces silences qu'on dit assourdissant, le PS l'a étrangement (sic) ménagé durant toute sa trajectoire de dissidence, de démission, de lancement d'un nouveau parti. Frère garde-toi à gauche, frère garde-toi à droite, pris entre le marteau et le compas, l'excellent Jean-Luc va devoir réfréner ses ardeurs et se faire plus souple envers le PS. Ce ne sont pas ceux qui, à sa gauche, rallient ses roucoulades unitaires, qui vont « peser » sur cet assouplissement. Ils vont, angéliques, le « déplorer ».

 

Cet assouplissement est nécessaire pour trois raisons. D'abord Mélenchon n'est pas un révolutionnaire même pas par les urnes (ça se serait vu depuis quarante ans qu'il vit de sinécures parlementaires obtenues sans quasiment passer devant l'électeur). Il peut avec des vibrati vocaux en prendre la posture, il aime ça, mais pas plus, il se veut quand même « homme d'Etat ». Il a appris de Mitterrand qu'on peut promettre la « rupture avec le capitalisme » (congrès d'Epinay) et faire tout le contraire dans la foulée de victoires obtenues. (Il fut ministre du gouvernement qui prit, à Barcelone, des engagements dont ma retraite a, hélas, sérieusement pâti. Elle avait déjà été écornée par les mesures Balladur, que ce même gouvernement n'a pas abrogées malgré quelques promesses. Je suis rancunier ? Oui, je sais, c'est mesquin).

 

D'autre part il faut ménager un PS qui, dans la conjoncture, va devoir jouer le réalisme c'est-à-dire amadouer les marchés (se mettre en quatre, en huit, en seize, façon Papandréou la honte finale de la social-démocratie) en promettant d'en faire baver aux braves gens tout en susurrant aux (in)dit gens que c'est pour leur bien, et que demain sera meilleur. On connaît la chanson que droite et gauche nous chantent en canon depuis trente ans.

 

Enfin pour sa crédibilité, le Front de Gauche a besoin d'assez de voix pour ne pas être ridicule dans le futur d'éventualités gouvernementales. Il s'agit donc de séduire des hésitants qui se demandent si, somme toute, l'original PS ne vaut pas mieux que sa gauche copie, d'autant que s'y profile un courant tout aussi social républicain que le Front de Gauche, autour de Montebourg et de sa démondialisation toute clinquante. Et puis l'ombre du 21 avril...

 

Ainsi, à la veille des journées de remue méninges qui devaient être l'acmé de la montée en charge mélenchonienne, Debons n'est pas gentil, et frappe plus fort que sa discrétion affectée ne l'affiche.

 

Ah, l'unité est un combat.

 

Et Debons, somme toute, demande aussi : avec qui, l'unité ? Et pourquoi ? Hein ?
 

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:47

 

http://www.midilibre.fr/2011/08/22/aude-herault-apres-l-etape-narbonnaise-les-indignes-marchent-sur-beziers,375295.php

Après l’étape narbonnaise, les indignés marchent sur Béziers

Lundi 22 août 2011


Après Durban-Corbières vendredi, et avant Béziers aujourd’hui, vingt cinq marcheurs indignés, ces espagnols qui manifestent depuis le 15 mai à Madrid, rejoints par quelques Français sont arrivés hier en fin d’après-midi à Narbonne.

"Nous voulons diffuser notre philosophie qui est “changer tout ce qui ne va pas” : la politique, l’écologie, l’éducation, la santé...", a expliqué un des indignés hier à Narbonne.

 

Fatigués et harassés par la chaleur, les indignés sont néanmoins allés à la rencontre de Narbonnais au jardin de la Révolution et place de l’Hôtel de Ville.

 

Aujourd’hui, ils traversent l’Hérault avant de rejoindre Paris le 17 septembre, puis Bruxelles le 8 octobre pour un Forum social européen.

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