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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:36

 

http://www.tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=434

http://www.wsws.org/francais/News/2011/jul2011/syri-j16.shtml

Le dirigeant de SYRISA propose ses services à l’élite politique européenne

Par Stefan Steinberg

16 juillet 2011

Mercredi 6 juillet, le président du parti grec SYRIZA (la coalition des radicaux de gauche), Axis Tsipras, a lancé un appel urgent à l'élite politique et financière européenne pour une restructuration des prêts accordés à la Grèce. Tsipras a averti que si ce n'était pas le cas, elle courait le danger de voir se développer des formes de troubles sociaux potentiellement incontrôlables.

Les commentaires de Tsipras ont révélé très clairement le caractère bourgeois de SYRIZA qui est opposé à une perspective socialiste et s'efforce désespérément d'empêcher le développement de tout mouvement indépendant de la classe ouvrière grecque et européenne susceptible de défier le statu quo politique.

Tsipras a fait ses remarques à Berlin lors d'une réunion organisée par le parti allemand La Gauche (Die Linke) avec lequel SYRIZA entretient des liens étroits. Ces deux organisations  ont joué un rôle majeur dans la mise en place en 2003 du groupe de la gauche européenne au Parlement européen. La Gauche européenne consiste en un certain nombre d'organisations staliniennes, beaucoup d'entre elles collaborant étroitement au sein de coalitions nationales avec des groupes soi-disant de « gauche » tels SYRIZA en Grèce ou le Bloc de gauche au Portugal (Bloco de Esquerda, BE).

 

Le président de longue date de la Gauche européenne a été le membre influent du parti Die Linke, Lothar Bisky, qui a récemment abandonné ses fonctions et remis son poste au secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent. En plus de son poste de député au parlement grec, Tsipras est également président de Synapsismos (le plus grand parti au sein de SYRIZA) et vice-président du groupe parlementaire de la Gauche européenne.

 

A Berlin, au siège de Die Linke, Tsipras s'est adressé à une assemblée composée principalement de cadres staliniens vieillissants. Il a été présenté à l'auditoire par un vétéran stalinien et membre du parti Die Linke, Diether Dehm, qui est actuellement le trésorier de la Gauche européenne.

 

En Grèce, Tsipras et SYRIZA ont des relations de longue date avec le parti dirigeant, le PASOK, notamment par le biais des liens que Tsipras entretient avec la bureaucratie syndicale.

 

L'automne dernier, Tsipras avait demandé à Spyros Papaspyrou, président du syndicat de la fonction publique ADEDY et membre du PASOK, de se présenter aux élections locales à Attica, banlieue d'Athènes, comme candidat soutenu par SYRIZA. Papaspyrou avait décliné l'offre. Tsipras s'était alors adressé à Alexis Mitropoulos, membre fondateur de PASOK et professeur de droit, dont les activités en faveur du PASOK remontent aux années 1980 lorsqu'il collaborait étroitement avec Andreas Papandreou, père de l'actuel premier ministre grec.

 

Tsipras ne s'est pas attardé sur les multiples liens existant entre son organisation et le PASOK. Au cours des quarante minutes de son intervention à Berlin, il n'a pas mentionné le gouvernement grec ou le PASOK. Au lieu de cela, il a en grande partie limité ses commentaires à une série de statistiques décrivant la manière dont les institutions financières internationales avaient cherché à exploiter la crise en Grèce.

 

Après son discours, Tsipras a rapidement rendu le micro et quitté la tribune, sans attendre qu'on lui pose des questions et sans participer à la discussion.

 

Tout en refusant d'aborder le rôle du PASOK, Tsipras a clairement indiqué à Berlin que la perspective de SYRIZA se fondait entièrement sur un appel lancé à l'élite bancaire et financière en faveur d'une restructuration de leurs prêts à la Grèce. Tsipras a mis en garde que l'alternative serait un soulèvement social encore plus violent.

 

En parlant de la colère publique massive contre les mesures d'austérité introduites par le gouvernement PASOK en 2009, en 2010 et à nouveau il y a à peine un mois, Tsipras a déclaré, « Je ne peux pas être sûr que la population grecque continuera de supporter ce fardeau. La Grèce ressemble à une poudrière et le danger existe que la Grèce ne s'effondre avant qu'on ne trouve une solution à ses problèmes. »

 

Afin de désamorcer la situation, Tsipras a demandé aux pays européens et à l'élite financière d'élaborer un projet basé sur le plan Marshall d'après-guerre pour sauver la Grèce. Tsipras a rappelé à l'auditoire qu'en 1953 le gouvernement américain avait été prêt à effacer les dettes allemandes dûes aux Etats-Unis et a réclamé des mesures identiques pour la Grèce aujourd'hui.

 

A Berlin, Tsipras a réclamé le rejet de tout nouveau prêt de la troïka (FMI-UE-BCE) tout en montrant clairement que son organisation ne s'attendait pas à ce que des banques européennes et internationales effacent leurs dettes grecques. Tsipras a expressément demandé à la Banque centrale européenne d'effacer soixante pour cent de ses obligations grecques. Ce faisant, il a indiqué que SYRIZA appuierait les exigences de mesures d'austérité exprimées par la BCE si cette dernière était disposée à annuler au moins en partie son portefeuille d'investissement grec.

 

En plus de l'appel pour une restructuration de la dette grecque, Tsipras a aussi proposé l'émission d'euro obligations - émises ensemble par plusieurs pays de la zone euro - pour financer l'investissement en Grèce et en Europe, ainsi qu'un contrôle public accru des banques.

 

En tout, les propositions de Tsipras ne sont rien d'autre qu'une reprise des options politiques qui sont discutées au plus haut niveau hiérarchique de l'élite politique et financière.

 

L'organe de presse le plus connu du capital financier international, le Financial Times, a longtemps argumenté en faveur d'une restructuration de la dette grecque pour éviter un défaut de paiement du genre de celui de la banque Lehman Brothers qui avait provoqué la crise financière de 2008. Une certaine restructuration de la dette grecque est la politique du gouvernement allemand et continue de faire partie du programme politique du PASOK qui est présentement en train d'imposer des réductions en Grèce. Elle est aussi une revendication majeure du parti d'opposition grec, Nouvelle démocratie.

 

Quant à la proposition en faveur d'euro obligations, c'est la politique officielle du parlement européen. Vers la fin juin, Olli Rehn, le commissaire européen chargé de l'économie qui a argumenté à maintes reprises en faveur de coupes brutales dans les dépenses de la Grèce, a annoncé que le parlement européen à Bruxelles présenterait bientôt ses propres projets pour l'émission d'euro obligations.

 

Rehn a dit sans ambiguïté que pour l'élite dirigeante européenne le principal avantage des euro obligations est qu'elles faciliteraient l'application de mesures d'austérité de même type dans les économies très divergentes d'Europe. Parallèlement, elles seraient un puissant mécanisme pour le renforcement de la compétitivité de l'euro et des intérêts financiers européens par rapport au dollar et à la domination des marchés financiers américains.

 

La récente proposition avancée par Tsipras - en faveur d'un contrôle plus important exercé sur les banques - fait aussi l'objet d'un vaste débat au sein de l'élite politique et financière, notamment sous la forme d'exigences pour une plus grande régulation étatique et une surveillance des opérations financières.

 

Au total, les propositions faites par Tsipras à Berlin n'affecteraient pas la domination de la vie politique et économique par les banques et l'élite financière. Le programme de Tsipras est identique à celui de la bureaucratie syndicale et de vastes couches au sein du gouvernement PASOK au pouvoir. D'importantes parties du programme économique de Tsipras pourraient  aussi être approuvées par Nouvelle Démocratie.

 

En fait, il existe des précédents en ce qui concerne la collaboration entre ces deux organisations. Durant la période de crise de 1989 à 1990, un gouvernement de coalition de Nouvelle Démocratie et Synapsismos avait joué un rôle clé dans la démobilisation des travailleurs - ouvrant la voie à l'application de coupes sociales durant l'effondrement des régimes staliniens en Union soviétique et en Europe de l'Est.

 

Tsipras propose de toute évidence ses services et ses relations avec la bureaucratie syndicale afin de rejoindre un futur gouvernement grec, soit dans une coalition avec le PASOK soit avec Nouvelle Démocratie. Une telle coalition laisserait en place l'ensemble des mécanismes et des institutions du capitalisme financier moderne tout en essayant d'appliquer plus efficacement les mesures d'austérité et ce en dépit d'une opposition populaire générale.

 

Les exigences de Tsipras à l'adresse de l'élite politique européenne ne sont pas du domaine exclusif de SYRIZA. Ses propositions sont partagées par tous les partis composant la Gauche européenne - notamment du parti allemand Die Linke qui a joué un rôle influent dans l'élaboration du programme de l'organisation européenne de tutelle.

 

Ce faisant, Die Linke a pu se baser sur sa longue histoire d'application de mesures d'austérité tout en sauvegardant les intérêts des banques. Le parti Die Linke (anciennement le Parti du Socialisme démocratique, PDS) avait formé il y a dix ans, après l'effondrement de la grande banque Berliner Bankgesellschaft, une coalition avec le parti social-démocrate SPD au Sénat de Berlin.

 

Depuis lors, il a joué un rôle crucial dans l'imposition de mesures d'austérité et de coupes brutales dans les dépenses sociales afin de rembourser des milliards aux actionnaires de BBG. Ceci a produit une aggravation considérable de la pauvreté et du déclin social dans la capitale allemande.

 

A cet égard, Die Linke a une longueur d'avance sur son homologue grec. Lors de la réunion à Berlin, une déclaration d'une page de Die Linke a été diffusée. Préparée par les experts financiers du parti, elle proposait la création d'une agence de notation européenne. A un moment où de nombreux chefs d'Etat européens, dont la chancelière allemande, critiquent le monopole de la notation des agences de notation américaines, Die Linke réagit immédiatement pour satisfaire le veux de ses maîtres politiques en réclamant une agence européenne dans le but de rivaliser avec les agences américaines existantes.

 

(Article original paru le 9 juillet 2011)

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:20

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-marine-disra%C3%ABl-aborde-un-bateau-fran%C3%A7ais-pour-105009137.html

 

La marine d’Israël aborde un bateau français pour Gaza

 

JERUSALEM (Reuters) - Des commandos de la marine israélienne sont montés à bord d'un bateau français qui tentait mardi de forcer le blocus maritime de la bande de Gaza et l'ont contraint à faire route vers le port d'Ashdod.

 

Aucun incident lors de l'intervention n'a été signalé.

 

"Je peux confirmer que le yacht a été pris à l'abordage et que tout s'est passé dans le calme, il n'y a pas eu de victimes", a dit une porte-parole de l'armée.

 

Le "Dignité-Al Karama" et ses seize passagers avaient quitté dimanche les eaux grecques en déclarant naviguer à destination d'Alexandrie en Egypte puis ils avaient annoncé qu'ils modifiaient leur cap pour tenter de gagner le territoire palestinien. Leur arrivée était programmée mardi après-midi.

 

La marine israélienne était entrée en contact dans la matinée avec l'équipage, l'informant qu'il était "sur une route menant à une zone placée sous blocus maritime de sécurité au large de la côte de Gaza" et le sommant de renoncer à son projet.

 

"La marine lui a rappelé que toutes les marchandises qu'il était susceptible de transporter devaient être transférées légalement par les points de passage terrestres et par le port d'Ashdod", ajoutait alors la marine dans un communiqué.

 

L'armée israélienne affirme par ailleurs dans ce communiqué que l'abordage a été rendu nécessaire puisque les militants pro-Palestiniens refusaient d'obtempérer.

 

Ils sont montés à bord d'un navire de la marine israélienne, en direction d'Ashdod, où ils doivent être interrogés par la police, précise le texte, qui ajoute que certains d'entre eux pourraient être expulsés.

 

"NOUS EXIGEONS LEUR REMISE EN LIBERTÉ"

 

Le Hamas, qui contrôle depuis 2007 la bande de Gaza, a condamné la prise de contrôle du navire, son porte-parole Ismaïl Roudouan parlant d'un "acte de piraterie" ou encore d'un "crime de guerre" et d'une violation des droits de l'homme.

 

En France, peu après l'abordage, "Plateforme Palestine", l'un des organisateurs de la flottille, a estimé qu'il s'agissait d'"une violation patente (de) la liberté de navigation en haute mer".

 

"Une nouvelle fois, le gouvernement israélien répond par une démonstration de force disproportionnée, inacceptable, face à une initiative de solidarité citoyenne, explicitement non-violente", dénonce l'organisation dans un communiqué.

 

"Nous avons les plus vives inquiétudes quant au sort des passagers qui seront vraisemblablement détenus en Israël (...) Nous exigeons du gouvernement français des informations fiables sur la situation des seize passagers et qu'il prenne ses responsabilités pour assurer leur protection", poursuit "Plateforme Palestine".

 

Au moins deux des passagers du navire sont d'origine israélienne: le militant Dror Feiler et Amira Hass, journaliste au quotidien Haaretz.

 

"Nous exigeons leur mise en liberté immédiate, ainsi que la restitution du bateau arraisonné", ajoute l'organisation.

 

Israël, dont un commando de fusiliers-marins avait tué neuf militants turcs pro-palestiniens lors d'un assaut contre une précédente flottille pour Gaza, en mai 2010, avait annoncé qu'il s'opposerait à toute nouvelle tentative visant à forcer le blocus de l'entité palestinienne.

 

Pour les Palestiniens et leurs partisans, ce blocus est illégal et nuit au développement économique d'un territoire dont un million cinq cent mille habitants dépendent de l'aide humanitaire internationale.

 

Le "Dignité-Al Karama" fait partie d'une nouvelle flottille internationale pour Gaza. Les neuf autres bateaux qui composaient la flottille, avec à leur bord au total trois cent militants venus de vingt deux pays, n'ont pas été autorisés à quitter la Grèce par les autorités, invoquant la sécurité des militants.

 

A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a déconseillé à ses ressortissants de participer à une nouvelle flottille en raison des risques pour leur sécurité.

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:42

 

http://www.lariposte.com/pourquoi-les-marxistes-s-opposent,151.html

Pourquoi les marxistes s’opposent au terrorisme individuel

Cet article de Léon Trotsky date de 1911.

 

Nos ennemis de classe ont l’habitude de se plaindre de notre terrorisme. Ce qu’ils entendent par là n’est pas très clair. Ils aimeraient qualifier de terrorisme toutes les activités du prolétariat dirigées contre les intérêts de nos ennemis de classe. La grève, à leurs yeux, est la principale méthode de terrorisme. Une menace de grève, l’organisation de piquets de grève, le boycott d’un patron esclavagiste, le boycott moral d’un traître de nos propres rangs – ils appellent tout cela terrorisme et bien plus encore. Si on conçoit de cette façon le terrorisme comme toute action inspirant la crainte ou faisant du mal à l’ennemi, alors, naturellement, la lutte de classe toute entière n’est pas autre chose que du terrorisme. Et la seule question restante est de savoir si les politiciens bourgeois ont le droit de déverser le flot de leur indignation morale à propos du terrorisme prolétarien, alors que leur appareil d’Etat tout entier avec ses lois, sa police et son armée ne sont rien d’autre qu’un appareil de terreur capitaliste !

 

Cependant, il faut dire que quand ils nous reprochent de faire du terrorisme, ils essaient, – bien que pas toujours sciemment – de donner à ce mot un sens plus étroit, plus indirect.

 

Dans ce sens strict du mot, la détérioration de machines par des travailleurs, par exemple, est du terrorisme. Le meurtre d’un employeur, la menace de mettre le feu à une usine ou une menace de mort à son propriétaire, une tentative d’assassinat, revolver en main, contre un ministre du gouvernement – toutes ces actions sont des actes terroristes au sens complet et authentique. Cependant, quiconque ayant une idée de la vraie nature de la social-démocratie internationale devrait savoir qu’elle s’est toujours opposée à cette sorte de terrorisme et le fait de la façon la plus intransigeante.

 

Pourquoi ? Faire du terrorisme par la menace d’une grève, ou mener de fait une grève, est quelque chose que seuls les travailleurs de l’industrie puissent faire. La signification sociale d’une grève dépend directement, premièrement, de la taille de l’entreprise ou du secteur industriel qu’elle affecte et, deuxièmement, du degré auquel les travailleurs y prenant part sont organisés, disciplinés, et prêts à l’action. Ceci est aussi vrai d’une grève politique que cela l’est pour une grève économique. C’est la méthode de lutte qui découle directement du rôle productif du prolétariat dans la société moderne.

 

Pour se développer, le système capitaliste a besoin d’une superstructure parlementaire. Mais comme il ne peut pas confiner le prolétariat moderne à un ghetto politique, il doit tôt ou tard permettre aux travailleurs de participer au parlement. Dans toutes les élections, le caractère de masse du prolétariat et son niveau de développement politique – quantités, qui, une fois de plus, sont déterminées elles aussi par son rôle social, c’est-à-dire, par-dessus tout, son rôle productif – trouvent leur expression.

 

Dans une grève, de même que dans des élections, la méthode, le but, et les résultats de la lutte dépendent toujours du rôle social et de la force du prolétariat en tant que classe. Seuls les travailleurs peuvent mener une grève. Les artisans ruinés par l’usine, les paysans dont l’eau est polluée par l’usine, ou les membres du lumpen prolétariat, avides de saccage, peuvent briser les machines, mettre le feu à une usine ou assassiner son propriétaire. Seule la classe ouvrière, consciente et organisée, peut envoyer une foule en représentation au parlement pour veiller aux intérêts des prolétaires. Par contre, pour assassiner un personnage officiel en vue, on n’a pas besoin d’avoir derrière soi les masses organisées. La recette pour fabriquer des explosifs est accessible à tous, et on peut se procurer un Browning n’importe où.

 

Dans le premier cas, il s’agit d’une lutte sociale, dont les méthodes et les moyens découlent nécessairement de la nature de l’ordre social dominant du moment, et, dans le second, d’une réaction purement mécanique, identique n’importe où – en Chine comme en France – très frappante dans sa forme extérieure (meurtre, explosions, et ainsi de suite... ) mais absolument inoffensive en ce qui concerne le système social.

 

Une grève, même d’importance modeste, a des conséquences sociales : renforcement de la confiance en soi des travailleurs, renforcement des syndicats et même, assez souvent, une amélioration de la technologie de production. Le meurtre du propriétaire d’usine ne produit que des effets de nature policière, ou un changement de propriétaire dénué de toute signification sociale. Qu’un attentat terroriste, même « réussi », jette la confusion dans la classe dirigeante, dépend des circonstances politiques concrètes. Dans tous les cas, cette confusion ne peut être que de courte durée. L’Etat capitaliste ne se fonde pas sur les ministres du gouvernement et ne peut être éliminé avec eux. Les classes qu’il sert trouveront toujours des remplaçants ; la machine reste intacte et continue de fonctionner.

 

Mais le désordre introduit dans les rangs des masses ouvrières elles-mêmes par un attentat terroriste est plus profond. S’il suffit de s’armer d’un pistolet pour atteindre son but, à quoi bon les effets de la lutte de classe ? Si un dé à coudre de poudre et un petit morceau de plomb sont suffisants pour traverser le cou de l’ennemi et le tuer, quel besoin y a-t-il d’une organisation de classe ? Si cela a un sens de terrifier des personnages hauts placés par le grondement des explosions, est-il besoin d’un parti ? Pourquoi les meetings, l’agitation de masse, et les élections, si on peut si facilement viser le banc des ministres de la galerie du parlement ?

 

A nos yeux la terreur individuelle est inadmissible précisément parce qu’elle rabaisse le rôle des masses dans leur propre conscience, les faits se résigner à leur impuissance, et leur fait tourner les yeux vers un héros vengeur et libérateur qui, espèrent-ils, viendra un jour et accomplira sa mission. Les prophètes anarchistes de la « propagande de l’action » peuvent soutenir tout ce qu’ils veulent à propos de l’influence élévatrice et stimulante des actes terroristes sur les masses. Les considérations théoriques et l’expérience politique prouvent qu’il en est autrement. Plus « efficaces » sont les actes terroristes, plus grand est leur impact, plus ils réduisent l’intérêt des masses pour l’auto-organisation et l’auto-éducation.

 

Mais les fumées de la confusion se dissipent, la panique disparaît, le successeur du ministre assassiné apparaît, la vie s’installe à nouveau dans l’ancienne ornière, la roue de l’exploitation capitaliste tourne comme auparavant ; seule la répression policière devient plus sauvage, plus sûre d’elle-même, plus impudente. Et, en conséquence, au lieu des espoirs qu’on avait fait naître, de l’excitation artificiellement soulevée, arrivent la désillusion et l’apathie.

 

Les efforts de la réaction pour mettre fin aux grèves et au mouvement de masse des ouvriers en général se sont toujours, et partout, soldés par un échec. La société capitaliste a besoin d’un prolétariat actif, mobile et intelligent ; elle ne peut, donc, maintenir le prolétariat pieds et poings liés pendant très longtemps. D’autre part, la propagande anarchiste de « l’action » a montré chaque fois que l’Etat est plus riche en moyen de destruction physique et de répression mécanique que ne le sont les groupes terroristes.

 

S’il en est ainsi, où cela laisse-t-il la révolution ? Est-elle rendue impossible par cet état de choses ? Pas du tout. Car la révolution n’est pas un simple agrégat de moyens mécaniques. La révolution ne peut naître que de l’accentuation de la lutte de classe, et elle ne peut trouver une garantie de victoire que dans les fonctions sociales du prolétariat. La grève politique de masse, l’insurrection armée, la conquête du pouvoir d’Etat – tout ceci est déterminé par le degré auquel la production s’est développée, l’alignement des forces de classes, le poids social du prolétariat, et enfin, par la composition sociale de l’armée, puisque les forces armées sont le facteur qui, en période de révolution, détermine le sort du pouvoir d’Etat.

 

La social-démocratie est assez réaliste pour ne pas essayer d’éviter la révolution qui se développe à partir des conditions historiques existantes ; au contraire, elle évolue pour affronter la révolution les yeux grands ouverts. Mais, contrairement aux anarchistes, et en opposition directe avec eux, la social-démocratie rejette toutes les méthodes et tous les moyens ayant pour but de forcer artificiellement le développement de la société et de substituer des préparations chimiques à la force révolutionnaire insuffisante du prolétariat.

 

Avant d’être promu au rang de méthode de lutte politique, le terrorisme fait son apparition sous la forme d’actes de vengeance individuels. Ainsi en était-il en Russie, terre classique du terrorisme. Le fait qu’on eût donné le fouet à des prisonniers politiques poussa Véra Zassoulitch à exprimer le sentiment général d’indignation par une tentative d’assassinat du général Trépov. Son exemple fut imité dans les cercles de l’intelligentsia révolutionnaire qui manquait de tout support de masse. Ce qui avait commencé comme un acte de vengeance non réfléchi se développa pour devenir tout un système en 1879-1881. Les vagues d’assassinat commis par les anarchistes en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord viennent toujours après quelque atrocité commise par le gouvernement – le fait de tirer sur des grévistes ou l’exécution d’opposants politiques. La source psychologique du terrorisme la plus importante est toujours le sentiment de vengeance à la recherche d’un exutoire.

 

Il n’est pas besoin d’insister sur le point que la social-démocratie n’a rien de commun avec ces moralistes vénaux qui, en réponse à tout acte terroriste, font des déclarations à propos de la « valeur absolue » de la vie humaine. Ce sont les mêmes qui, en d’autres occasions, au nom d’autres valeurs absolues – par exemple l’honneur de la nation ou le prestige du monarque – sont prêts à pousser des millions de gens dans l’enfer de la guerre. Aujourd’hui, leur héros national est le ministre qui accorde le droit sacré de la propriété privée, et, demain, quand la main désespérée des travailleurs au chômage se serre en un poing ou ramasse une arme, ils profèrent toutes sortes d’inepties à propos de l’inadmissibilité de la violence sous quelque forme que ce soit.

 

Quoi que puissent dire les eunuques et les pharisiens de la moralité, le sentiment de vengeance a ses droits. Il accorde à la classe ouvrière le plus grand crédit moral : le fait qu’elle ne regarde pas d’un œil indifférent, passivement, ce qui se passe dans ce meilleur des mondes. Ne pas éteindre le sentiment de vengeance inassouvi du prolétariat, mais au contraire l’attiser encore et encore, le rendre plus profond, et le diriger contre les causes réelles de toute l’injustice et de la bassesse humaine – c’est là la tâche de la social-démocratie.

 

Si nous nous opposons aux actes terroristes, c’est seulement que la vengeance individuelle ne nous satisfait pas. Le compte que nous avons à régler avec le système capitaliste est trop grand pour être présenté à un quelconque fonctionnaire appelé ministre. Apprendre à voir tous les crimes contre l’humanité, toutes les indignités auxquelles sont soumis le corps et l’esprit humain, comme les excroissances et les expressions déformées du système social existant, dans le but de diriger toutes nos énergies en une lutte contre ce système – voilà la direction dans laquelle le désir brûlant de vengeance doit trouver sa plus haute satisfaction morale.

 

Léon Trotsky, 1911

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:43

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-scandale-news-world-fait-tomber-les-têtes-053332457.html

 

Le scandale News of the World inquiète David Cameron

 

LONDRES (Reuters) - La tempête déclenchée par le scandale des écoutes téléphoniques imputées à News of the World semble lundi se rapprocher dangereusement de David Cameron, après avoir fait tomber deux hauts dirigeants de Scotland Yard.

 

Le Premier ministre a écourté un déplacement en Afrique du Sud et rentrera mardi à Londres. Il a dû s'expliquer lors d'une conférence de presse à Pretoria sur sa gestion du scandale et sa proximité avec des responsables du tabloïd.

 

Le Premier ministre a embauché en 2007 Andy Coulson, ancien rédacteur en chef de News of the World, pour devenir son porte-parole.

 

Ce dernier venait d'être contraint à la démission en raison de l'incarcération d'un journaliste du tabloïd impliqué dans des écoutes téléphoniques. Andy Coulson a quitté en janvier ses fonctions auprès du chef du gouvernement. Il a été arrêté le 8 juillet puis libéré sous caution.

 

Le scandale des écoutes de News of the World a fait lundi une nouvelle victime au sein de la police métropolitaine. Scotland Yard a annoncé la démission de John Yates, responsable de la cellule antiterroriste, qui avait décidé en 2009 de ne pas rouvrir l'enquête sur cette affaire malgré les 11.000 pages de preuves à disposition de la police.

 

Le chef de la police de Londres, Paul Stephenson, avait démissionné la veille en raison des soupçons de corruption au sein de la police et de la légèreté des enquêtes sur les accusations d'écoutes illégales portées dès 2005.

 

Les soupçons de collusion entre la police et News of the World tiennent à l'emploi de Neil Wallis, ancien rédacteur en chef adjoint du tabloïd, comme conseiller en communication de la police.

 

Paul Stephenson a également séjourné dans un établissement thermal de luxe dont Neil Wallis était l'un des conseillers en communication. L'ancien journaliste a été arrêté la semaine dernière.

 

"CRISE DE GOUVERNANCE"

 

Le scandale des écoutes a provoqué la disparition de News of the World et l'arrestation dimanche de Rebekah Brooks, ancienne rédactrice en chef du tabloïd puis patronne de News International, la branche britannique de News Corp. Elle a été libérée sous caution depuis lors. Rebekah Brooks affirme qu'elle n'était pas au courant des mises sur écoute de milliers de personnes.

 

David Cameron est un ami de Rebekah Brooks et était déjà accusé d'une trop grande proximité avec Rupert Murdoch.

 

En annonçant sa démission, Paul Stephenson a comparé à mots couverts sa situation à celle du Premier ministre.

 

Neil Wallis n'était pas lié au scandale quand il a été embauché par Scotland Yard, a souligné Stephenson, à l'inverse d'Andy Coulson, longtemps porte-parole de David Cameron.

 

"Je ne pense pas que les deux situations soient les mêmes, que ce soit sur le fond ou sur la forme", a estimé David Cameron à Pretoria.

 

"Il y a une différence avec la situation à la police métropolitaine, où de toute évidence la question de savoir si l'enquête a été menée ou non dans les règles se pose", a-t-il ajouté.

 

L'opposition travailliste a sauté sur l'occasion pour critiquer le Premier ministre.

 

"Il est frappant que Sir Paul Stephenson assume ses responsabilités et réponde aux questions (...) (tandis que) le Premier ministre persiste à refuser de reconnaître son erreur de jugement et de répondre aux questions", a dit Yvette Cooper, porte-parole du Labour sur les affaires intérieures.

 

Tim Bale, professeur de sciences politiques à l'université du Sussex, évoque une "crise de gouvernance".

"La démission (de Paul Stephenson) nous projette au-delà du simple cas de quelques brebis galeuses (...) On a l'impression que les choses échappent à tout contrôle."

 

Iain Dale, éminent observateur de la droite britannique, écrit sur son blog : "J'ai du mal à croire que je sois en train d'écrire ça, mais il n'est plus impossible d'imaginer que ce scandale renverse le Premier ministre, et même le gouvernement."

 

Pour autant, cette perspective est lointaine et les éléments connus jusqu'à présent ne le mettent pas réellement en danger, estime Toby Young, du journal conservateur Daily Telegraph.

 

RUPTURE

 

Les révélations sur les méthodes de News of The World et d'autres journaux de News International ont suscité une indignation générale en Grande-Bretagne. Elles ont aussi soulevé des interrogations quant à l'influence qu'exercerait Rupert Murdoch sur la classe politique.

 

Que Rupert Murdoch ait renoncé provisoirement à l'acquisition du bouquet de chaînes satellite BSkyB, fait disparaître News of The World et présenté des excuses dans la presse n'a pas suffi à éteindre la colère des Britanniques.

 

Les membres de la commission des médias comptent le soumettre à un feu roulant de questions mardi, de même que son fils et successeur présumé, James, et Rebekah Brooks.

 

La Grande-Bretagne devrait avoir les yeux rivés sur les chaînes d'information de la BBC et de Sky - dont News Corp est actionnaire - durant l'audition, qui sera retransmise en direct.

 

Elle sera l'occasion pour la classe politique britannique de mettre en scène sa rupture avec Murdoch, après avoir tenté durant des décennies de gagner le soutien de ses journaux.

 

"Je ne veux pas que nous les lynchions", a dit le conservateur John Wittingdale, président de la commission. "D'un autre côté, je ne veux pas qu'ils s'en sortent sans répondre précisément aux questions que nous avons", a-t-il dit à la BBC.

 

Une dizaine de parlementaires interrogeront le magnat et son fils dans une salle exigüe et surchauffée de la Portcullis House, une annexe du parlement.

 

Seuls cinquante journalistes ou citoyens pourront accéder à la salle. Ils devront arriver de bonne heure et jouer des coudes pour assister au spectacle.

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 15:46

 

http://www.fr.news.yahoo.com/démission-du-chef-la-diplomatie-égyptienne-075556587.html

Poursuite du remaniement ministériel en Egypte

LE CAIRE (Reuters) - Le Premier ministre égyptien Essam Charaf a poursuivi dimanche le remaniement de son gouvernement en confiant notamment au conseiller auprès du Fonds monétaire arabe Hazem el Beblaoui le portefeuille des Finances.

 

Hazem el Beblaoui succède à Samir Radouan, nommé peu avant la chute de l'ancien président Hosni Moubarak, qui a présenté sa démission dimanche.

 

Le Premier ministre avait promis lundi dernier de remanier son gouvernement dans la semaine après la reprise des manifestations dans le centre du Caire par des milliers d'Egyptiens réclamant l'accélération des réformes démocratiques et des procédures judiciaires contre les membres de l'ancien régime.

 

Essam Charaf n'a pas encore dévoilé l'ensemble du remaniement mais les ministres des Finances, de l'Industrie et des Affaires étrangères ont d'ores et déjà démissionné. Les ministres chargés de la Justice, de l'Intérieur, de l'Education, de la Culture et de l'Information pourraient conserver leur portefeuille, selon l'agence de presse officielle Mena.

 

"J'ai présenté ma démission au conseil suprême des forces armées et au Premier ministre. Ils l'ont acceptée même s'ils l'ont regrettée", a déclaré Radouan à Reuters, ajoutant que Beblaoui, nommé vice-Premier ministre samedi, prendrait sa succession.

 

"Les gens ne savent pas ce qu'ils veulent. Est-ce qu'ils veulent augmenter les dépenses et ne pas emprunter à l'étranger? Tout le monde est soudainement devenu un expert de la finance. L'atmosphère actuelle ne favorise pas l'efficacité", a-t-il estimé.

 

Le ministre de l'Industrie Samir el Sayyad a également quitté le gouvernement.

 

"Le ministre de l'Industrie et du commerce extérieur Samir el Sayyad a présenté sa démission et elle a été acceptée par le Premier ministre Essam Sharaf", a indiqué le gouvernement sur sa page Facebook.

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 14:58

 

http://www.france-palestine.org/article17877.html

La Flottille de la liberté n’est pas morte : le bateau français « Dignité Al Karama » est dans les eaux internationales.. Il est parti, laissez le passer !

Samedi 16 juillet, le bateau français Dignité al-Karama a fini par l’emporter sur les milles obstacles et tracasseries dont il a été l’objet de la part des autorités grecques. Il a quitté le port de Kastellorizo, en Grèce, et a enfin atteint les eaux internationales. À son bord, en plus des militants français, une délégation qui représente toutes les campagnes internationales menées dans le cadre la Flottille de la liberté II « Restez humains »

Parti à l’origine d’un port en Corse fin juin, et battant pavillon français, le Dignité Al Karama est le seul bateau qui a pu se défaire de l’interdiction de naviguer décrétée par les autorités grecques à la demande du gouvernement israélien. La campagne "Un bateau français pour Gaza" a alors décidé d’en faire le porte-parole de l’ensemble de la flottille, pour dénoncer le siège de Gaza, exiger sa levée, et porter aux Palestiniens un message de solidarité.

A son bord : Stéphane Corriveau (coordinateur du « Tahrir », bateau canadien pour Gaza), Ayyache Derraji (Journaliste-Al Jazeera), Dror Feiler (Campagne Ship to Gaza-Sweden et président des Juifs européens pour la Paix, musicien), Hilaire Folacci (Marin), Jérôme Gleizes (Membre du bureau exécutif d’Europe Ecologie Les Verts, professeur), Stéphane Guida (Cameraman-Al Jazeera), Amira Hass (Journaliste israélienne-Haaretz), Jacqueline Le Corre (Collectif 14 de soutien au peuple palestinien et Parti communiste français, médecin), Jean Claude Lefort (Député honoraire), Jo Leguen (Navigateur), Claude Léostic (Porte parole de la campagne Un bateau français pour Gaza et vice présidente de l’Association France Palestine Solidarité), Yamin Makri (Collectif 69 de soutien au peuple palestinien, éditeur), Oumayya Naoufel Seddik (Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, politologue), Vangelis Pissias (Campagne Ship to Gaza-Greece, professeur), Thomas Sommer –Houdeville (Porte parole de la campagne Un bateau français pour Gaza et membre de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien, chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient), et Yannick Voisin (Marin).

Le « Dignité Al Karama » porte les valeurs de la campagne Un bateau français pour Gaza et de la coalition internationale : l’exigence de justice et de droit pour mettre un terme au blocus illégal de Gaza, condamné à plusieurs reprises par la communauté internationale. Face aux menaces du gouvernement israélien, nous réaffirmons notre démarche non-violente en solidarité avec les Palestiniens.

Il est maintenant parti laissez le naviguer !!!

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 14:26

 

Procès en appel des quatre de Tours

 

 

Je vous informe que l’audience en appel du procès des quatre de Tours est inscrite au rôle de la cour d’appel d’Orléans le mardi 23 août 2011 à 14 heures.

 

Rappel des faits : deux militants du RESF 37 (Kader et Chantal) et deux militants du collectif Soif d’Utopies (Muriel et Jean Christophe) ont été poursuivis par le procureur du TGI de Tours pour diffamation publique à l’égard d’autorités publiques (préfectures de Guyane, d’Ille et Vilaine et d’Indre et Loire), sur plainte d’Hortefeux, alors ministre de l’intérieur.

 

Après moult péripéties judiciaires, notamment des audiences interrompues, et donc reprises trois fois, le tribunal correctionnel de Tours a condamné le 26 mai Kader, Muriel et Jean Christophe à cinq cent euros d’amende avec sursis chacun, trois cent euros de dommages et intérêts chacun et de façon indivise à trois mille euros de frais de justice en faveur de l’avocat du ministre, partie civile. Chantal a été relaxée. Les trois condamnés ont fait appel, et de son côté le procureur, jugeant les peines trop clémentes, a également fait appel, notamment contre la relaxe de Chantal.

 

La cour d’appel d’Orléans vient donc de décider d’audiencer le nouveau procès au 23 août. Il est difficile d’imaginer, c’est du moins l’avis de l’auteure de ces lignes, une date plus calamiteuse que celle là. Les nombreux témoins entendus en première instance pourront ils être présents ? Pourront ils seulement recevoir leur convocation des mains de l’huissier, en temps et en heure, sachant que beaucoup sont en vacances ? Quelle mobilisation politique et médiatique le comité de soutien aux quatre de Tours pourra t il mettre en place à une date où les forces militantes seront probablement encore peu opérationnelles ?

 

Quoiqu’il en soit, de nouveaux frais sont à prévoir, pour les honoraires des deux avocates, pour les déplacements à Orléans, pour la mobilisation. Il est toujours possible de faire un don par chèque à l’ordre de Solidaires 37 (préciser au dos « soutien aux quatre de Tours »), à envoyer à SUD Solidaires, Maison des syndicats, La Camusière, 18 rue de l’Oiselet, 37 550 SAINT AVERTIN.

 

Chantal Beauchamp

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:09

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lopposition-syrienne-%C3%A9lit-un-conseil-salut-national-074618978.html

L’opposition syrienne élit un conseil de salut national

ISTANBUL (Reuters) - Malgré leurs divisions, les opposants syriens réunis samedi à Istanbul ont élu dans la soirée un Conseil de salut national, mais ont remis la formation d'un gouvernement en exil à plus tard.

 

"Nous devons tendre la main à d'autres mouvements d'opposition pour conduire le pays vers notre projet démocratique", a déclaré Haisam al Maler, figure de l'opposition, interrogé par Reuters à l'issue de cette conférence parfois houleuse.

 

Les personnalités réunies pour la journée n'étaient pas toutes favorables à la formation d'un gouvernement parallèle pour faire pression sur le président Bachar al Assad, non seulement dans la rue, mais aussi sur le plan politique.

 

Les trois cent cinquante délégués présents, pour la plupart des dissidents en exil depuis plusieurs années, se sont toutefois entendus pour élire ce Conseil de salut national.

 

Il se réunira dimanche pour désigner les onze membres d'un comité distinct chargé d'organiser un nouveau congrès "dont l'ordre du jour sera dominé par l'élection d'un gouvernement en exil pour aborder la période de transition après la chute du régime", a expliqué Adib Chichakli, militant démocrate issu d'une lignée de responsables politiques, installé en Arabie saoudite.

 

A l'origine, une conférence jumelle devait se tenir simultanément à Damas, grâce à un système de visioconférence. Sous la pression des services de sécurité, les intellectuels et dissidents syriens qui devaient y participer ont toutefois dû y renoncer.

 

Islamistes, militants de gauche, dignitaires tribaux, représentants de la communauté kurde et dissidents en exil n'ont que peu de choses en commun sinon leur hostilité au régime baassiste qui les persécute depuis des décennies.

 

DÉPASSER LES LUTTES DE POUVOIR

 

"Le sens des responsabilité les poussera à dépasser les luttes de pouvoirs. S'ils ne le font pas, la rue les discréditera", a assuré Radouane Ziadeh, dissident réputé, qui vit à Washington.

 

"Les gens demandent à l'opposition de faire rapidement cause commune pour être considérée comme une alternative crédible", a quant à lui souligné Ali Sadreddine Bayanouni, ancien chef de file des Frères musulmans syriens, interrogé par Reuters.

 

Outre la formation d'un gouvernement parallèle, Wael al Hafez, l'une des figures de l'opposition présente à Istanbul, a lancé l'idée d'un mouvement de désobéissance civile.

 

"Je suis pour toute chose qui unifiera le peuple syrien, aidera la population et nous unira dans notre combat contre ce régime répressif, illégitime, qui a usurpé le pouvoir et bafoué les droits de l'homme", a-t-il dit devant les centaines de personnalités réunies en Turquie.

 

"Nous souhaitons intensifier les manifestations pacifiques en nous livrant à des actes de désobéissance civile, mais aussi en étouffant le pays économiquement, en le paralysant, le tout en causant le minimum de dégâts", a ajouté Wael al Hafez.

 

Vendredi, les troupes fidèles à Bachar al Assad, dont la famille gouverne la Syrie depuis quarante et un ans, ont tué trente deux civils au cours d'immenses manifestations. Samedi, une personne a été tuée et cinq autres blessées lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants près de la frontière irakienne.

 

En marge d'une visite officielle en Turquie, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la répression "inquiétante".

 

"La brutalité doit cesser. L'opposition doit faire un effort sincère et légitime pour essayer de faire changer les choses", a-t-elle déclaré lors d'une rencontre avec des jeunes dans un café.

 

"L'avenir de la Syrie est désormais entre les mains des Syriens et, bien évidemment, les efforts mis en oeuvre par l'opposition pour se rassembler, s'organiser et définir un agenda sont tout aussi importants", a estimé la secrétaire d'Etat américaine.

 

Son homologue turc, Ahmed Davutoglu, s'est montré beaucoup plus dur envers le régime de Bachar al Assad.

 

"Un gouvernement qui méprise les revendications de sa société ne peut pas survivre", a-t-il dit, après avoir conseillé au président syrien de mettre en place "une véritable thérapie de choc" pour ouvrir la voie à la démocratie.

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 19:57

 

http://www.npa2009.org/content/contre-la-r%C3%A9pression-des-militantes-%C3%A0-l%E2%80%99ens%E2%80%89

Contre la répression des militants à l’ENS

14 juillet 2011  

Cette année, l’Ecole normale supérieure de Paris a été secouée par un conflit social long et combatif, impliquant élèves, étudiants et travailleurs du ménage et de la restauration, contre la précarité et les conditions de travail. Ce mouvement s’est terminé par une victoire : même si nous n’avons pas obtenu les titularisations et les créations de postes espérées, la direction a dû lâcher vingt deux CDI et une augmentation de salaire, déplacer le chef de service violent, raciste et homophobe et céder sur le paiement de plus de quatre vingt pour cent des jours de grève. Mais au début du mois de juillet, neuf élèves ayant participé au mouvement ont été convoqués en conseil de discipline pour des faits commis ou censément commis au cours du mouvement. Tous les convoqués se voient reprocher d’avoir occupé illégalement les locaux de la direction ; deux d’entre eux, plus lourdement chargés, sont également accusés d’avoir brisé un mur en contreplaqué avec un pied de biche, d’avoir « envahi » le bureau de la DRH et même d’avoir participé à l’ »organisation illégale d’un banquet » de soutien au mouvement et à une opération « pot gratuit », consistant à servir gratuitement à manger à la cantine. Un vol imaginaire de documents est également imputé aux élèves mobilisés.  

 

La direction cherche à faire passer l’ensemble des militants pour des délinquants. Elle est pourtant particulièrement mal placée pour cela, elle qui a maintenu des travailleurs dans la précarité pendant des années et couvert les violences commises par le chef de cuisine. De plus, ces conseils de discipline pour faits de grève sont inédits à l’ENS : les derniers conseils convoqués l’ont été, il y a une dizaine d’années, pour un cas de proxénétisme dans une chambre de l’internat et pour l’envoi d’un mail antisémite et homophobe. Mais la directrice Monique Canto Sperber ne sait manier que le bâton : c’est une nouvelle étape dans la répression du mouvement, après l’appel à des vigiles, les convocations au tribunal administratif de cinq camarades et la brutale évacuation policière des locaux occupés pendant quatre semaines. En réalité, il s’agit d’une vengeance à la fois personnelle et politique : la direction veut faire payer aux militants la défaite qu’ils lui ont infligée et les mauvais moments passés, mais aussi mater toute velléité de résistance collective à l’avenir en sanctionnant principalement des syndicalistes (sept élèves sur neuf) dont deux camarades du NPA. 

 

Face à cette répression scandaleuse, nous nous mobilisons et resterons mobilisés contre les sanctions disciplinaires, mais aussi contre les différentes plaintes déposées au pénal. Les travailleurs mobilisés pour leur CDI avec le soutien des élèves sont solidaires, à présent, de ces mêmes élèves face à la répression, et se sont remis en grève, lundi 11 et mardi 12 juillet.

 

Mardi, jour des conseils de discipline, une centaine de personnes (dont des représentants nationaux de la CGT, de Solidaires, du PCF, du PG et du NPA) se sont rassemblées pour protester contre leur tenue. La mobilisation a certainement contribué à ce que la plupart s’en sortent avec un avertissement (ils risquaient une exclusion temporaire ou définitive de l’ENS), mais un camarade a reçu un blâme, qui restera trois ans dans son dossier administratif, compromettant ses chances d’obtenir une allocation de thèse à sa sortie de l’école. Pour faire annuler ces sanctions, les élèves réfléchissent à faire appel aux armes du droit (recours au conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche et au conseil d’Etat car les convocations des conseils sont entachées d’irrégularités évidentes) et, comme lors de la grève du printemps, aux armes de la lutte collective, démocratique et auto organisée.

 

Comité NPA de l’ENS

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 13:23

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article119118

http://www.frontsyndical-classe.org/article-libye-communique-de-la-federation-cgt-des-cheminots-79558279.html

LIBYE, communiqué de la Fédération CGT des cheminots.

 

NON A LA POURSUITE DE L’INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE EN LIBYE !

La Fédération CGT des Cheminots a toujours oeuvré pour la PAIX et la souveraineté des peuples.

En ce sens, la Fédération CGT des Cheminots ne peut passer sous silence la guerre en Libye qui dure depuis des mois.

En premier lieu, cette guerre contre la Lybie, où la France apparait comme en étant l’instigatrice, s’inscrit dans la récente série noire d’incohérences de la diplomatie française qui lui fait perdre tout son crédit international.

Personne n’a la mémoire courte même si certains peuvent être frappés d’amnésie passagère.

Cette nouvelle guerre n’est-elle pas, officiellement du moins comme le prétend le président Sarkozy, le moyen de se débarrasser d’un affreux dictateur sanguinaire ?

Pourtant, c’est ce même président qui a signé différents partenariats avec Kadhafi, en juillet 2007,dont un "partenariat industriel de défense", prometteur pour les sociétés d’armement françaises et pour les affaires de Dassault.

C’est en ami que le Président de la République et le Président de l’Assemblée le recevait, avec les plus grands égards en décembre 2007.

Après des mois de frappes aériennes, la France est entrée dans l’engrenage de la guerre civile, avec un statut de cobelligérant auprès des insurgés, et aucune solution politique négociée n’est en vue.

En revanche, la catastrophe humanitaire ne cesse de s’amplifier.

En plus des morts et des blessés, selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 740000 personnes ont quitté la Libye dans les 3 derniers mois pour se réfugier dans les pays voisins, notamment la Tunisie, dans des conditions sanitaires particulièrement difficiles.

La situation actuelle nécessite donc d’aboutir très rapidement à un cessez le feu en appuyant les efforts diplomatiques en cours.

Alors qu’il faudrait agir avec détermination pour imposer une solution politique en arrêtant les bombardements, en retirant les forces de l’OTAN, en favorisant la négociation d’un cessez le feu multilatéral, les autorités françaises jettent de l’huile sur le feu en Libye, en renforçant leurs moyens militaires avec des hélicoptères d’attaque.

Alors que le gouvernement français impose l’austérité aux français sur la santé, les retraites, et les services publics, ce sont deux millions d’euros par jour qui sont dépensés en Libye, pour servir les intérêts de quelques multinationales.

LA FEDERATION CGT DES CHEMINOTS CONDAMNE CETTE POLITIQUE GUERRIERE AU SERVICE DU CAPITAL !

Intervention militaire où les enjeux économiques dépassent largement les enjeux humanitaires.

La France rejoue l’interminable et horrible chanson de l’impérialisme que connaissait déjà Anatole France : " on croit mourir pour la liberté ;on meurt pour les industriels."

C’est au peuple libyen de décider de son destin. Cela passe par l’arrêt des hostilités et une solution politique permettant l’instauration d’un régime démocratique.

La Fédération CGT des Cheminots

 

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