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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 17:51

 

http://www.occuponsladefense.net/2011/11/restons-a-la-defense

 

Restons à la défense

 

Le mouvement Démocratie Réelle Paris, Indignés de la Bastille, Uncut France et Occupy Paris, et les Pas de Noms l´avaient annoncé : » le vendredi 4 novembre à Paris, nous, les Indigné-e-s nous occuperons la Défense ».

 

Le lieu avait été choisi en tant que symbole de l´oligarchie financière et du fait de sa localisation entre Paris et sa banlieue. Occuper la Défense c´était symboliquement reprendre le pouvoir sur la finance pour un monde équitable, durable et fraternel, de partage, de justice, de paix et d’épanouissement pour tous.

 

Le rendez-vous était fixé à 17 heures, dès 16 heures 45, huit fourgons de la gendarmerie et cinq camions de police attendaient déjà sur place formant un « comité d´accueil ». Les médias aussi étaient au rendez-vous : depuis Mai 2011, on n´avait pas vu autant de caméras sur une action des Indigné-e-s à Paris.

 

17 heures, des Indigné-es sont déjà sur place. Rapidement un stand d’accueil est installé pour informer les nouveaux venus et les curieux. Peu à peu, les gens commencent à arriver, et, vers 18 heures, une centaine de personnes s’organisent en Assemblée populaire.

 

Un groupe d’Indigné-e-s se présente à la tribune ; ils annoncent leur intention de camper. Des tentes sont déployées sur place. Elles ne restent en place que cinq minutes… La police les arrachent et les confisquent aussitôt montées.

 

Suite à cette intervention de la police (qui avait oublié de demander son tour de parole) les Indigné-e-s, loin de s’affoler, poursuivent le déroulement de leur assemblée durant laquelle ils décident de rester camper la nuit même à la Défense. Au vu de cette décision, une dizaine de tentes sont installées au pied de l´Arche de la Défense. Beaucoup de gens arrivent à partir de 19 heures 30 et, de quelques centaines on passe à un peu plus d´un millier de personnes sur la place avec encore une vingtaine de tentes dressées.

 

Aux alentours de 21 heures, alors que les forces de police commencent visiblement à se mobiliser à nouveau, les participants de la tribune de l´Assemblée Générale rappellent aux assistants leurs droits vis-à-vis de la police notamment les trois sommations avant une charge et réinsistent sur les consignes de non violence.

 

Vingt minutes plus tard, les forces de police se mettent en mouvement.

 

La première charge a lieu à 21 heures, neuf autres suivront. Les charges sont violentes, avec poussées, coups de matraques, bousculades à coups de bouclier…

 

Progressivement les forces de l´ordre, sous les huées et les flashs, arrachent, détruisent les tentes dans une grotesque chorégraphie de « on avance, on recule, on avance, on recule »…

 

A 23 heures, l´éclairage sous l´Arche s’éteint, les Indigné-e-s chantent Joyeux Anniversaire, et 200 personnes environ, assises, continuent à partager, dans la bonne humeur.

 

Toutefois le déploiement des forces de l’ordre aboutira à deux blessés transportés à l´hôpital dont un jeune homme de 21 ans dans un état grave. Au moment de la rédation de ce communiqué les deux blessés ont été pris en charge.

 

Vers minuit et demi, dernière tentative de « charge » de la police. Une fois le calme revenu, loin d´être découragés, les Indigné-e-s annoncent: RENDEZ-VOUS DEMAIN 5 NOVEMBRE À 14 HEURES !

 

2 heures, dernière charge des forces de l´ordre contre cinquante irréductibles : on leur arrache leurs couvertures de survie, confisquent leur nourriture, mais ce sont des Indigné-e-s vraiment pas résigné-e-s et ils décident de rester sur place.

 

 

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 21:00

 

CANNES N´EST PAS POUR DES FESTIVALS.

 

Media Center Nice [ vendredi 4 novembre 2011]

 

Le Sommet du G20 a débuté à Cannes en France avec la présence des gouvernements des pays les plus industrialisés.

 

En vue de ce sommet, des collectifs altermondialistes de toute la planète se sont rencontrés à Nice pour participer à un contre-sommet où des propositions de développement équitable tant à l’échelle locale qu’à l’échelle mondiale vont être proposées.

 

Durant cette semaine, les participants au contre-sommet débattent de thèmes comme la dette illégitime, les politiques d´austérité, la souveraineté alimentaire ou la précarité.

 

Le mouvement des indigné-e-s s´est joint à ce rendez-vous avec pour objectif de participer aux débats, rencontrer les autres organisations, travailler sur des projets communs et améliorer la coordination internationale.

 

Ce contre-sommet se terminera avec le départ de Nice de différentes marches populaires indigné-e-s vers la Grèce.

 

La manifestation Contre G20 s’est déroulée sans incidents. [Mardi 1 Novembre]

 

La manifestation contre le sommet du G20 a commencé aux alentours de 16 heures à Nice avec à peu près dix mille personnes.

 

Différentes organisations altermondialistes ont défilé ensemble, avec le mouvement 15M dans un parcours caractérisé par une ambiance festive et revendicative.

 

Parmi les nombreux Indignés qui s’étaient donnés rendez-vous à Nice on pouvait reconnaître un bon nombre de participants des Marches à Bruxelles. D’autres groupes d’indignés s’identifiaient à leurs consignes prononcées dans des langues aussi variées que le hollandais, l’allemand, le grec ou l’hébreu.

 

La manifestation s’est déroulée normalement et dans le calme malgré l’énorme dispositif policier déployé dans la ville, dispositif devenu habituel dans les sommets du G20 avec par exemple un hélicoptère survolant les participants. Au milieu de cette masse populaire on entendait les indignés espagnols entonner les chants familiers « Que No, que No, que No nos representan…” tandis que les français répétaient “nous sommes indigné-e-s indigné-e-s indigné-e-s!”

 

Avant que l’obscurité ne tombe on pouvait voir des banderoles et des affiches comme “Quatre vingt dix neuf pour cent respeto, un pour cent provecho” ou le « G20, j’ai faim ». Les britanniques étaient bien visibles et certains ont été très ingénieux pour montrer leur rejet de la réunion des pays industrialisés avec des pancartes faisant allusion au mouvement occupy : “Lost my job, found an occupation”. (« ai perdu mon job, ai trouvé une occupation »)

 

Vers 18 heures 30 la manifestation est arrivée à l’ancien abattoir de Nice et peu à peu tout le monde a commencé à s’organiser autour d’une assemblée populaire. L’ordre du jour a tourné autour des activités à développer le lendemain et parmi les points traités on peut souligner l’échange d’expériences, d’idées et d’opinions.

 

CONFÉRENCE SUR ECONOMIE [Mercredi 2 Novembre]

 

Peu avant 10 heures du matin, une conférence organisée par le collectif ATTAC a débutée sur le thème: “Crise, dette, fiscalité et lutte contre les paradis fiscaux”. Deux cent personnes ont rempli la salle du collège Don Bosco, lieu choisi pour l´évènement. Ricardo Gómez, un des porte-paroles du groupe Économie de Sol a participé à la conférence avec une exposition sur la série de propositions pour l´éradication des paradis fiscaux et l´application des mesures financières, certaines avaient déjà été approuvées par les gouvernements sans avoir été jamais mises en pratique. L´intervention a mis en doute l´efficacité des organismes comme l’OCDE et le groupe GAFI. Il a également été dit que les paramètres utilisés pour décider ce qui est un paradis paraissent arbitraires, politisés, comme exemple on a mentionné la Suisse qui, se basant sur une valeur constitutionnelle comme le secret bancaire, dans la pratique fonctionne comme un refuge pour les évasions fiscales de grandes fortunes, multinationales et groupes qui cachent ainsi leurs activités d´une transparence douteuse et parfois délictives.

 

L´autre proposition de Economie Sol fut l´application de standards de transparence communs qui puissent s´appliquer aux entreprises transnationales et qui permettent d´identifier l´activité, la facturation, l´emploi, les échanges d´achats et les coûts intra-groupe (entre sociétés mères et filiales).

 

Le débat a pris ses racines dans la lutte que différentes organisations développent pour éradiquer les paradis fiscaux, connus comme niche où la richesse privée continue de croître de plus en plus et qui en ce moment représente un treize pour cent du PIB mondial et vingt cinq pour cent de la richesse privée. En fin de compte, toute cette fuite d´argent implique que les gouvernements n´ont pas la richesse suffisante pour assurer les mesures sociales réclamées ces derniers temps, à leur place, les gouvernements dédient leur temps aux restrictions budgétaires.

 

Parmi les interventions du public, il est intéressant de souligner la mise en route du “Transition Day”, une proposition pour retirer l´argent des banques convoquée pour le samedi 5 novembre.

 

RÉUNION INTERNATIONALE [Mercredi 2 Novembre]

 

Environ soixante personnes ont assisté à la Réunion Internationale qui a eu lieu mercredi 2 novembre à Nice. La diversité était présente: des groupes d’Égypte, de Tunisie, d’Italie, de Belgique, de France, des États-Unis, d’Israël, de Grèce, de Hollande, du Canada, d’Allemagne et d’Espagne à l’initiative du mouvement Occupy London.

 

Assis sur le sol du gymnase Pasteur, les participants ont commencé leurs interventions avec la présentation des différentes luttes qui se déroulent dans leurs pays respectifs.

 

Le récit des expériences vécues en Syrie, Égypte ou Grèce étaient particulièrement intéressantes, car dans ces pays la liberté d’expression et les conséquences économiques de la crise sont beaucoup plus intenses qu’ailleurs.

 

Le printemps arabe a commencé en Tunisie, pays qui a vécu les élections de l’assemblée constituante le 23 octobre dernier. La participation a été de quarante cinq pour cent et la droite a gagné avec quarante pour cent des votes. Le mouvement et les partis tunisiens ont accepté la décision du peuple et sont conscients des règles de la démocratie, le grand défi aujourd’hui est que la droite cesse d’être soutenue par le système néolibéral et par les pays riches du golfe persique. La société civile tunisienne continue de renforcer les conquêtes de la révolution comme la liberté d’expression ou la défense des droits économiques et sociaux.

 

Le porte-parole égyptien a voulu souligner que la vraie révolution est encore loin, et d’un autre côté il a fait remarquer que les élections qui approchent en Egypte sont loin d’être démocratiques.

 

Il faut dire que certains pays comme le Bahreïn ou la Syrie luttent encore contre leurs dictatures pour réussir à obtenir la liberté; le prix que les peuples sont en train de payer se compte en victimes humaines chaque jour, des victimes ignorées par la presse internationale.

 

Nous avons appris comment, en Israël, s’est initié dans tout le pays le mouvement ‘prendre la place’. Au début il avait été impulsé par la bulle immobilière instaurée depuis des années dans cette région. Ensuite la contestation et les assemblées postérieures ont fait que la justice sociale inclue aussi la paix avec le peuple palestinien, même s’il est clair que ce processus prendra beaucoup de temps.

 

La porte-parole italienne a dit que la mise au point qui avait été donnée dans son pays pour le 15 octobre avait permis l’intégration de plusieurs collectifs et organisations.

 

Elle a ajouté qu’un groupe de cinq cent manifestants violents avaient boycotté une manifestation dont ils savaient qu’ à aucun moment elle se terminerait violemment.

 

Les groupes de Occupy London et Occupy Wall Street ont révélé que les campements ont augmenté et qu’il y a chaque fois plus de commissions. D’autre part les mobilisations convoquées par ces groupes comptent chaque jour de plus en plus d’adeptes, des gens qui commencent à collaborer de façon désintéressée pour un futur plus digne.

 

Il faut souligner l’intervention d’une des participantes aux Marches à Bruxelles. La jeune d’origine vénézuélienne qui a marché de Madrid à Bruxelles a ajouté ” j’ai vécu en Espagne et j’ai vu comment le pays est passé de la richesse à une totale marginalité, cela me déçoit. Comme beaucoup d’autres, je n’ai rien pu faire jusqu’à la sortie des Marches… ” Il n’y a pas qu’en Espagne où l’on est en train de vivre une dictature… La dictature est encore plus forte en France… Ils sont réprimés, ils ne peuvent même pas s’exprimer librement, ils sont en train d’être manipulés car la majorité des gens a une vie commode, mais il y a des milliers de personnes qui vont mal “

 

Chaque fois que les porte-paroles s’exprimaient, il était curieux d’observer comment les mêmes problèmes se répètent presque systématiquement.

 

Une constante entre les pays cités fut que d’une part nous sommes confrontés aux mêmes problèmes, que les gouvernements locaux n’ont rien pour faire face à une économie globalisée et que d’autre part le G20 ne semble avoir aucune intention d’arranger les problèmes mondiaux parce que les gouvernements représentés au Sommet sont ceux-là mêmes qui défendent les Transnationales qui sont en train de profiter des lois et des paradis fiscaux, avec pour objectif de continuer à spolier la société.

 

LE CONTRE-SOMMET CONTINUE AVEC DES ARRESTATIONS [Jeudi 3 Novembre]

 

Des débats et ateliers sur la dette publique, son impact sur l´emploi et les coûts sociaux ont aussi fait partis du contre-sommet. Un autre groupe a traité le sujet de la réforme du système financier.

 

Il y a eu aussi des actions comme la concentration face à la frontière de Monaco pour vérifier la fermeture des paradis fiscaux et judiciaires promise par le G20 de Londres. Avec une note plus ironique, une fausse conférence de presse de Sarkozy a été parodiée.

 

À 16 heures, la manifestation de trois cent personnes surveillée par deux cent policiers est partie de l´Abattoir vers la Place Garibaldi en soutien aux trois détenus d´origine basque qui ont été envoyés en prison le mardi 2 novembre. Ils ont été accusés de possession d´objets dangereux et incarcérés suite au contrôle policier de leur voiture alors qu´ils arrivaient à Nice. Parmi le matériel confisqué il y avait : un piquet, deux crampons, deux bâtons de sendérisme, des lunettes de protection solaire, des gants de cuirs, un couteau suisse, des clous et des vis. Le propriétaire de la voiture a déclaré que tout le matériel lui appartenait car il travaille dans un service de maintenance de campings et il est un passionné d´alpinisme.

 

Passé trente heures d´isolement et sans communication au commissariat, les détenus ont accepté un procès rapide durant lequel on les a accusés de conspiration en groupe dans le but de nuire à autrui (charge dont ils furent acquittés) et transport d´arme de sixième degré (charge pour laquelle on les a déclaré coupables).

 

Le procureur a requis dix mois de prison pour le propriétaire de la voiture, huit mois pour le second qui s´était déclaré membre de syndicats anarchistes et cinq mois pour le troisième qui avait dit n´être lié à aucune organisation.

 

La sentence a été prononcée d’un mois de prison prolongée à trois mois selon la conduite, confiscation du matériel et interdiction d´entrée dans la région alpine pour une période de trois ans.

 

Selon les déclarations de l´un des amis des détenus, la traduction du procès a été insuffisante pour une totale compréhension des accusés. De plus, les questions du juge ont toutes eues la même orientation politique et idéologique des trois détenus. Ils ont été représentés par un avocat commis d´office qu´il a été impossible de contacter suite au procès expédié.

 

Les avocats qui ont repris l´affaire présenteront un recours et demanderont la libération immédiate des citoyens d´origine basque.

 

Depuis le début du contre-sommet de Nice, tout citoyen d´origine espagnole est contrôlé et son identité vérifiée comme les policiers eux-mêmes l´ont déclaré aux assistants. Un des participants du contre-sommet, résidant à Paris, a déclaré: “j´ai été contrôlé trois fois avant d´arriver au cabinet de l´avocat des détenus. Je suis arrivé avec une heure de retard à cause de ça (…) Ici, c´est comme une prison, on ne peut pas marcher dans les rues sans être interpellé.”

 

 

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 20:24

 

CONQUERIR LE PRESENT POUR GARANTIR L AVENIR

 

 

Voilà des décennies que les militants de tradition marxiste ou indépendants scrutent l’horizon de l’histoire : analyse de l’état du monde, de la montée des périls, mise en exergue de telle ou telle lutte exceptionnelle. Ce faisant, lucidement, les mêmes constataient l’ampleur des défaites mondiales consacrées en 1989 par la victoire de la coalition des oligarques russes capitalistes occidentaux détruisant pierre sur pierre, jusqu’au souvenir de la Révolution d’Octobre.

 

Cette débâcle a permis à la contre-révolution, sur tous les continents, d’accéder.

 

A partir de la fin des années 1970, quelques intellectuels, quelques militants ont commencé à analyser le libéralisme comme nouvelle expression du système capitaliste. De fait, l’analyse a toujours retardé sur les conséquences de l’offensive libérale contre les exploités, classes et peuples confondus. Les défaites ont succédé aux échecs.

 

Dévitalisant le prolétariat des pays avancés par la délocalisation systématique, mise en concurrence des classes ouvrières entre elles, désintégration totale de toutes les conquêtes sociales, explosions du chômage, etc. Jamais la violence sociale ne s’est exercée à l’échelle du globe avec une telle persévérance. Quasiment planifiée, l’offensive pouvait marquer le pas dans ce pays, elle progressait sur l’ensemble du reste du front.

 

Ajoutons que le libéralisme n’est pas limité à une démarche économique ou financière. Il faut que ça tienne ! Et pour ce faire, les maîtres de la mondialisation ont bâti un système mondial, total, intervenant en temps réel, qui à chaque moment matraque les opinions, fournit des explications. Fiction, publicité, propagande forment un tout qui produit en permanence le spectacle positif de la société. Un véritable programme ! La barbarie n’a jamais été aussi sensuelle, conquérante, jeune, attrayante. Les maitres du monde instruits par l’histoire savent qu’à l’échelle du globe, l’ordre des prédateurs doit éviter autant que faire se peut l’utilisation de l’armée. La répression passe aussi par la télévision, les médias modernes, les systèmes d’éducation, de formation.

 

De surcroit, cette communication est rentable.

 

Combien de fois avons-nous pensé, après tel ou tel événement : ça ne tiendra pas… Ca tenait. Au point que depuis vingt ans au moins, chaque crise économique financière semblait régénérer le système qui tel un phénix revivait en permanence de ses cendres.

 

L’offensive libérale, depuis le coup d’état de Pinochet a ravagé la planète. Partout où il y a eu résistance, combat, partout  au bout du bout, les masses ont perdu la bataille, le chômage a explosé, la paupérisation s’est installée, banalisée, la pauvreté bat des records en Europe et aux Etats-Unis. Les sans toits sont maintenant des centaines de milliers et nombreux sont ceux qui ne peuvent plus se soigner !

 

Hier, la barbarie c’était ailleurs, encore loin. Maintenant sans exagérer, c’est ici. Par leurs seules forces, les salariés, défaits, démoralisés, sans imaginaire politique, (encadrés par des appareils politiques et syndicaux affaiblis mais très présents pour défendre l’ ordre social, accompagner et aider à la mise en place de ces contre réformes et défaites), ne sont pas en mesure de combattre avec une chance sérieuse de l’emporter sur un système organisé mondialement (Europe, FMI, Alena, ONU, OTAN, etc).

 

Un système politiquement centralisé. Les sommets européens, les réunions du G7 du G20 n’ont qu’une fonction. Coordonner les politiques libérales sur tous les continents.

 

Mais depuis 2008 (crise des subprimes), une nouvelle situation politique s’écrit sous nos yeux. Le salariat, la classe ouvrière internationale n’y sont pas pour grand-chose (même s’ il y a débat et nuances entre nous sur ce point). Les militants révolutionnaires encore moins…

 

Le système économique, financier, politique bâti depuis 1980 commence à s’effriter, à s’effondrer. Ce n’est ni une berlue ni une exagération. En particulier l’Europe implose.

 

Ici le toit glisse, là les murs se fissurent... La panique boursière, les peurs financières (stabilité des banques) impuissantent les gouvernants. A peine annoncent-ils un accord laborieux qu’il est remis en cause !

 

Avec la crise de la dette souveraine, le système commence à prendre l’eau.  L’incroyable se réalise. Même pour nous. Nous avons si longtemps scruté l’avenir sans rien apercevoir, que là nous sommes sur le retrait. Annulation de tout ou partie de la dette grecque ! et déjà les « marchés » lorgnent du côté de l’Italie… L’Euro peut sauter disent les « experts. » Les gouvernements européens ne parviennent pas à juguler l’hémorragie. Tout le système se craquèle. L’unité du commandement n’est plus. Les intérêts anglais, français, allemands et américains s’opposent.

 

C’est dans cette situation que salariés et jeunes peuvent relever la tête. Ils doivent se battre car évidemment le système capitaliste ne peut faire payer la situation qu’aux opprimés. La crise des sommets ne déclenche pas automatiquement une contre-offensive mais elle la rend possible.

 

C’est ici bien sûr que nous devons mesurer et analyser la portée des révolutions initiées cet hiver en Tunisie, Egypte etc… et aussi le mouvement des « indignés » de ce printemps, un ensemble hétérogène et différencié dont la dimension et l’ apport  font débat aussi entre nous : en quoi bouscule t il  nos convictions et/ou les conforte t il ?

 

Ce n’est pas une crise économique de plus.

 

Ce n’est pas une crise politique supplémentaire.

 

Une nouvelle époque commence. Si les principaux bateaux de l’armada libérale ont des avaries, peuvent s’échouer ; si l’avalanche de la dette souveraine écrase les institutions financières internationales, la question d’un nouvel ordre contre ce désordre va être posée. Peut-être que le cycle de près de quarante ans de stabilité libérale s’épuise…

 

Ce n’est pas une affaire revendicative ou syndicale.

 

Nous sommes les quatre vingt dix neuf pour cent, disent les Indignés. Et c’est dans la citadelle de la mondialisation, aux Etats-Unis, que ce mouvement semble prendre tout son sens.

 

Ce que je trouve exceptionnel, ce qui à mon avis annonce peut-être une nouvelle période et non pas un simple classique « tournant », c’est que la crise mondiale du capitalisme pose à des millions de femmes et d’hommes, une question simple.

 

Si ce système, cette économie, ces modes de gouvernements, conduisent à de tels cataclysmes alors il faut débattre d’un autre monde. Tout de suite. Maintenant. Hors de quoi nos enfants, nos petits-enfants sont condamnés à la barbarie.

 

Il me semble que la question d’un processus révolutionnaire : conquérir le présent pour garantir l’avenir est posé. Il me semble que ce sont ces problèmes qu’il faut mettre au cœur de nos discussions.

 

Un mot encore. Les événements grecs annoncent la politique que le prochain gouvernement de François Hollande mettra en œuvre. Tous les candidats des primaires socialistes ont soutenu, loué, Papandréou.

 

Ne nous racontons pas d’histoires. Evitons d’en raconter. La « victoire » de Hollande sera une défaite électorale de Sarkozy. Certainement pas une victoire des salariés. Discutons-en !

 

Le 4 novembre 2011

 

Charles Jérémie

 

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 21:10

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6603

http://www.blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/301011/des-indignes-americains-appellent-la-greve-generale

 

Des indignés américains appellent à la grève générale

 

 

Le mouvement des Indignés américains se radicalise. Ceux d’Oakland, en Californie, appellent à la grève générale sur l’ensemble de la ville, pour le mercredi 2 novembre. Ailleurs, des vétérans de la guerre en Irak, en armes, ont rejoint les manifestants pour les protéger de la police.

 

« On se serait cru dans les années 1960, au milieu d’une manifestation contre la guerre du Vietnam », écrivait le New York Times du jeudi 27 octobre, après la répression violente subie le mardi soir précédent par les Indignés d’Oakland. Gaz lacrymogènes et balles lestées (plusieurs balles minuscules regroupées dans une enveloppe en plastique) furent alors utilisées par la police pour les déloger de la place qu’ils occupaient au centre ville. Des affrontements très violents eurent ensuite lieu entre manifestants et policiers. Un vétéran de la guerre d’Irak a été grièvement blessé par une arme « non-létale » tirée par un policier, causant une vague d’émotion dans le pays. Le mercredi, trois mille manifestants réoccupaient la place de la ville, avec l’aide de vétérans des Marines. Le jeudi soir, réunis en assemblée générale, ils lançaient cet appel à la grève générale à Oakland :

 

« Nous, occupants de la place Oscar Grant, proposons que le mercredi 2 novembre 2011, nous libérions Oakland et que nous mettions un coup d’arrêt au un pour cent.

 

Nous proposons une grève générale sur l’ensemble de la ville et nous proposons que tous les étudiants quittent les cours. Au lieu que les travailleurs aillent au travail et les étudiants à l’école, les gens convergeront vers le centre-ville pour arrêter la ville. Toutes les banques et les grandes entreprises devront fermer pour la journée ou nous marcherons sur elles. Bien que nous appellions à une grève générale, nous appelons aussi à bien plus. Les gens qui sont occupés en dehors de leurs quartiers, écoles, organisations communautaires, groupes affinitaires, lieux de travail et familles sont invités à s’auto-organiser d’une façon qui leur permette de prendre part à l’arrêt du fonctionnement de la ville, de la façon qui leur convient et comme ils le peuvent.

 

Le monde entier regarde Oakland. Montrons leur ce qui est possible. »

 

À l’image d’Oakland, les autorités d’autres villes américaines ont décidé de déloger les manifestants campant dans leur centre ville, comme à Nashville au Tennessee, où la police est intervenue à la demande du gouverneur républicain (trente six arrestations). À Atlanta (Géorgie), la police a arrêté cinquante manifestants, mercredi 26 octobre, indique le New York Times qui prédit un même scénario pour la ville de Providence (Rodhes-Island) et Baltimore (Maryland).

 

D’autres grandes villes, telles que New York, Boston, Philadelphie et Los Angeles, ont adopté une tactique moins brutale en autorisant les campements des Indignés. Là, les autorités parient sur l’essoufflement du mouvement ; ou sur le général Hiver, comme à New-York, où la brigade des sapeurs-pompiers a confisqué les groupes électrogènes et le combustible utilisés pour se chauffer par les Indignés retranchés dans le parc de Lower Manhattan, non loin de Wall Street... en prévision de la tempête de neige qui s’est abattue samedi matin sur la ville. « La neige ? Quelle neige ? Je dois m’occuper de mon pays », ont écrit des manifestants à l’entrée du campement balayé par des rafales de vents glaciales.

 

Depuis sa naissance à Wall Street, le 17 septembre dernier, le mouvement des Indignés américains n’a cessé de monter en puissance. C’est le soutien des principaux syndicats locaux qui a changé la donne. Dès le 27 septembre, sept cent pilotes d’avion, qui se font des cheveux blancs pour leurs pensions de retraite ont rejoint le mouvement. Deux jours plus tard, c’était au tour du très influent syndicat du secteur des transports (soixante quatre mille adhérents) d’afficher son soutien, rejoint ensuite par le syndicat du secteur de la santé (trois cent mille adhérents). « Nos organisations ont besoin de leur énergie », a affirmé le président de la Fédération des employés du commerce, Stuart Appelbaum. À New-York, plus de trente neuf syndicats et associations ont manifesté avec les Indignés de Wall Street, depuis le début du mouvement.

 

Et il y a aussi le soutien des First Responders, les pompiers, policiers, sauveteurs, ouvriers et volontaires qui ont participé aux opérations de sauvetage et de déblaiement dans les ruines du World Trade Center après le 11-Septembre. Ils reprochent au gouvernement un manque de prise en charge des frais occasionnés par les maladies que beaucoup d’entre eux ont développées.

 

Maintenant, se sont des vétérans de l’armée, en uniforme militaire avec leurs armes de guerre, qui se déploient de leur propre initiative autour des cortèges, à Phoenix (Arizona) d’abord puis dans d’autres villes, pour sécuriser les manifestants contre de possibles attaques externes et contre les violences policières !

 

Médias et politiques sont déconcertés par un mouvement inédit, impulsé par la jeunesse des classes moyennes, une vague de fond anticapitaliste et libertaire, qui attaque les fondements de la société américaine. Après les avoir regardé de haut, pressés par une opinion publique majoritairement favorable au mouvement contestataire, les médias prennent désormais celui-ci au sérieux. Si certains, comme le célèbre blogueur John Hawkins, sur le site du Huffington Post, continuent à confondre les Indignés avec une bande de « hippies », l’hebdomadaire The Week se demande si « Occupy Wall Street » fait émerger un « Tea Party de gauche ». Le fameux Tea Party a d’ailleurs pris un coup de vieux et certains de ses membres vont même jusqu’à apporter leur soutien aux Indignés, espérant ainsi surfer sur la vague contestataire. « Je comprends la colère qui s’exprime dans ces manifestations » s’est senti obligé de dire Obama dans un entretien à la télévision.

 

Le 23 octobre dernier, Noam Chomsky, intellectuel radical connu pour ses critiques de l’impérialisme américain et des médias, déclarait devant des milliers de personnes réunies à Boston, face au bâtiment de la banque de la réserve fédérale : « Ce mouvement est spectaculaire. C’est sans précédent. Je ne me souviens pas qu’il y ait jamais eu quelque chose comme ça. Si les associations qui ont lancé ces rassemblements peuvent tenir pendant une longue et dure période -parce que la victoire ne viendra pas rapidement- cela pourrait vraiment se révéler être un événement historique, un moment important de l’histoire américaine. »

 

30 Octobre 2011 Par Jean-Pierre Anselme

 

En France, un appel a été lancé par les Indignés pour investir le quartier de la Défense ce vendredi 4 novembre, à partir de 17 H 30.

 

 

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 20:45

 

http://www.carre-rouge.org/spip.php?article419

 

Grèce : "Des défilés d’indignés dans tout le pays"

 

dimanche 30 octobre 2011, par Christiane Fourgeaud

 

C’est le titre de l’article du quotidien Eleftherotypia (comparable au Libération français), du 30 octobre 2011, à propos des défilés du 28 octobre en Grèce.

 

Fait sans précédent, les défilés militaires de la fête nationale grecque du 28 octobre (en commémoration du 28 octobre 1940, jour du « non » à l’ultimatum de Mussolini, point de départ de la longue et héroïque résistance du peuple grec lors de la deuxième guerre mondiale) ne se sont pas déroulés comme prévu. (il faut savoir que, chaque année, pour la commémoration du 28 octobre, dans chaque ville du pays, les élèves des écoles défilent en parades « militaires »).

 

Dans de nombreuses villes et îles du pays (Thessalonique, Athènes, Xanthy, Patras, Tripoly, Nauplie, Volos, Trikala, Chios, Serres, Rhodes, Syros, Kozany, Héraklion, entre autres), ils ont été soit annulés, soit perturbés par des milliers de citoyens indignés.

 

Comme le rapporte le quotidien Eleftherotypia

 

«  A Thessalonique, le défilé militaire a été annulé .

 

Des milliers de manifestants de différentes groupes sociaux, réagissant à la politique économique du gouvernement, ont envahi le lieu où devait avoir lieu le défilé militaire. La place a été bloquée par les MAT [CRS grecs] et pour la première fois dans les annales, le président de la République, Karolos Papoulias a été contraint de quitter les lieux et le défilé a été annulé. » Furieux aussi de la situation, le ministre de la Défense nationale s’est également retiré, tandis que le maire de Thessalonique a caractérisé les mots d’ordre des manifestants d’ « incompréhensibles » ajoutant que « le sens de l’institution a été aboli »…

 

Des groupes nombreux de citoyens, de motocyclistes, de supporters de l’équipe de football et d’autres citoyens indignés ont envahi le Boulevard Alexandre le Grand, criant des slogans [« traîtres », « dehors les voleurs »] et ont approché de la tribune des officiels ; en conséquence la police a bloqué les lieux et le défilé a été annulé.

 

Certains des manifestants ont jeté des objets [œufs, yaourts, oranges] tandis que les messages injurieux fusaient. »

 

A Athènes :

 

« Sous haute surveillance, le défilé des élèves s’est déroulé à Syntagma, en présence de la ministre de l’éducation, et s’est terminé à 11 heures 30 tandis qu’un nombre conséquent de gens restait à l’extérieur de l’Assemblée nationale, criant des mots d’ordre. Pendant toute la durée du défilé des élèves, on a entendu des slogans anti-gouvernementaux [dont « La Grèce n’est pas à vendre », « Pain, éducation, liberté », « Peuple, ne baisse pas la tête »], les élèves de certaines écoles ont refusé de saluer la ministre, tandis que d’autres tournaient la tête dans la direction opposée. Certains élèves portaient des foulards noirs qu’ils levaient en passant devant la tribune des officiels.. Et aussi, les membres de l’orchestre philarmonique de la municipalité d’Athènes ont exprimé leur protestation en suspendant des rubans noirs à leurs instruments de musique, bien que le maire d’Athènes les ait avertis que s’ils tentaient un tel mouvement, ils seraient envoyés devant le conseil de discipline avec un licenciement à la clé. »

 

A Rhodes :

 

« des incidents se sont produits lors du défilé qui a eu lieu dans la ville de Rhodes à l’initiative de groupes de citoyens indignés, lesquels ont forcé l’encerclement policier et ont fait mouvement [et jeté des oranges] vers la tribune officielle, où se trouvait le ministre de l’Agriculture et du Développement, des députés du PASOK et de Nea Democratia ainsi que des représentants des autorités locales. Le défilé a été interrompu et les officiels ont été évacués, sous protection de la police, jusqu’au bâtiment de la Région Nord Egée »

 

En Crête :

 

«  A Héraclion, une foule de gens ont exprimé leur désapprobation de la politique gouvernementale et jeté des objets contre la tribune des officiels, en exigeant qu’ils se retirent ; ce qui fut le cas avec pour résultat que le défilé s’est déroulé en la seule présence de l’Archevêque de Crête et des représentants du Port. »

 

A Patras :

 

« Et à Patras, où la cible des citoyens indignés était le vice ministre de la défense Nationale, la tension était vive. .. Le vice ministre a été contraint de quitter la tribune officielle peu de temps après le début du défilé, alors que des manifestants lançaient bouteilles d’eau et œufs vers la tribune. Un peu plus tôt, un groupe de manifestants, criant des mots d’ordre contre la politique du gouvernement, avaient occupé la tribune officielle, entraînant l’intervention de la police ».

 

A Xanthy (ville du Nord du pays), une vidéo (à visionner sur le site des indignés de Londres

 

http://www.occupiedlondon.org/blog/2011/10/28/october-28th-is-greeces-national-beat-up-your-local-politician-day

 

 montre des élèves quittant les rangs de leur défilé pour rejoindre la masse des manifestants. A propos de ces « mouvements de protestation inédits » lors des défilés du 28 octobre, le quotidien « To Vyma » évoque « des phénomènes de dissolution de l’état, de paralysie des mécanismes de préservation de l’ordre public » et estime que « le gouvernement a sous-estimé les dimensions qu’ont pris les phénomènes d’illégitimité ces derniers temps mais aussi l’intensité des réactions des gens »

 

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 20:23

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6604

 

Flottille de la liberté

 

Deux bateaux font route vers Gaza

 

Deux bateaux, un canadien et un irlandais, sont actuellement en Méditerranée orientale et mettront le cap sur le territoire de Gaza au cours des prochaines heures, ont annoncé mercredi après-midi les militants à l’origine de ce nouveau défi à l’apartheid israélien.

 

Voici leur communiqué, diffusé par le Canadian Boat To Gaza, Bateau canadien pour Gaza

 

Le 2 novembre 2011

 

Deux bateaux, l’un canadien et l’autre irlandais, naviguant sous la bannière « Les vagues de libération pour Gaza », s’apprêtent à défier Israël et son blocus illégal.

 

Le bateau canadien, le Tahrir, et le bateau irlandais, le Saoirse, ont atteint les eaux internationales, marquant ainsi le début de la campagne « Les vagues de libération pour Gaza ».

 

Les bateaux sont présentement en mer Méditerranée et mettront le cap sur Gaza dans les prochaines heures.

 

« Émanant des Flottilles de la libération, les vagues de libération pour Gaza sont en train de se soulever » a dit, à bord du Tahrir, Ehab Lotayef, membre du comité de direction du Bateau canadien pour Gaza. L’initiative étant citoyenne, des délégués d’Australie, des États-Unis et de Palestine sont aussi à bord.

 

« Nous sommes maintenant en eaux internationales et comptons atteindre les rives de Gaza d’ici quelques jours, dit Lotayef. Parmi les obstacles importants sur notre route, il y a les Forces israéliennes et la complicité du gouvernement Harper avec celles-ci, mais le vent de l’opinion publique souffle dans nos voiles, ce qui nous motive encore plus à contester le blocus illégal que subissent un million cinq cent mille habitants de Gaza. »

 

A bord du Tahrir, David Heap, qui est aussi membre du comité de direction du Bateau canadien pour Gaza, rajoute : « Le simple fait que nous ayons atteint les eaux internationales est en soi une victoire pour le mouvement. Malgré le chantage économique, malgré l’expansion du blocus jusqu’à la Grèce, malgré avoir été arraisonnés de force par la garde côtière grecque, et malgré une mobilisation importante de la marine israélienne pour nous arrêter, nous sommes désormais près des rives de Gaza et de l’atteinte de notre but : percer le blocus de Gaza, et occuper l’occupation. » Lotayef précise que « les Palestiniens vivant à Gaza ne veulent pas de la charité mais de la solidarité, et ils affirment sans équivoque au monde entier que ce qu’ils veulent, c’est simplement d’être libres. L’aide humanitaire est certes utile, mais les Gazaouis demeurent des prisonniers sans liberté de mouvement. Par son blocus illégal de Gaza, Israël empêche non seulement l’importation de biens vers Gaza, mais aussi l’exportation de biens en provenance de Gaza. Et le blocus empêche les Palestiniens de circuler librement entre Gaza et la Cisjordanie, en violation des droits humains fondamentaux. »

 

L’initiative des vagues de libération pour Gaza est un mouvement non-violent de la société civile qui veut contester le blocus israélien de Gaza. La biographie de chaque délégué est disponible ici. De nombreux médias couvrent les développements à bord du Tahrir, dont Al Jazeera et Democracy Now.

 

Des restrictions de dernière minute par les autorités portuaires nous obligent à n’avoir à bord qu’un tiers des délégués et journalistes prévus.

 

Malgré tout, le Tahrir et la Saoirse, sous peu, se dirigeront à vitesse grand V vers Gaza.

 

« Bien que le Tahrir apporte de l’aide médicale qui fait cruellement défaut à Gaza, notre but principal est de libérer les Palestiniens de la prison à ciel ouvert nommée Gaza », dit Heap. « Nous nous reconnaissons dans les paroles d’une chanson du mouvement contre la ségrégation aux États-Unis, le mouvement pour les droits civiques : « We who believe in freedom cannot rest » (pas de repos pour nous, qui croyons à la liberté). Et nous allons continuer à contester le blocus illégal jusqu’à ce que Gaza et le reste de la Palestine soient libérés. »

 

CAPJPO-EuroPalestine

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:12

 

http://www.fr.news.yahoo.com/manifestation-et-appel-%C3%A0-la-gr%C3%A8ve-g%C3%A9n%C3%A9rale-%C3%A0-203906594.html

 

Manifestation et appel à la grève générale à Oakland aux Etats Unis

 

OAKLAND, Californie (Reuters) - Plusieurs centaines de manifestants sont descendus mercredi dans les rues d'Oakland, dans le nord de la Californie, appelant à la grève générale contre la situation économique et les violences policières qu'ils dénoncent.

 

Mais en dépit des appels lancés en ce sens par les organisateurs du mouvement "Occupy Oakland", les commerces de la ville sont pour la plupart restés ouverts et les employés se sont rendus au travail comme à l'accoutumée.

 

"Je n'ai pas vraiment le sentiment qu'une grève soit nécessaire. Je travaille pour une petite entreprise, pas pour Bank of America", a réagi Rebecca Leung, salariée de 33 ans.

 

Elle se dit toutefois globalement solidaire des revendications des manifestants, promettant d'aller voir où en était leur action à l'heure de sa pause déjeuner.

 

Les contestataires, qui occupent un important carrefour du centre-ville, ont indiqué avoir l'intention de bloquer dans l'après-midi le port de la ville, l'un des plus grands des Etats-Unis.

 

Les syndicats locaux, bien que sympathisant de leurs revendications, ont fait savoir qu'ils n'avaient pas l'autorisation de déclarer une grève officielle. Les responsables municipaux ont annoncé que les administrations étaient normalement ouvertes.

 

Le mouvement d'Oakland, affilié de loin au regroupement "Occupy Wall Street" de New York, a été galvanisé la semaine dernière après des heurts avec la police.

 

Lors de ces affrontements, Scott Olsen, un ancien marine âgé de 24 ans, avait été grièvement blessé. L'état de santé de ce vétéran de la guerre d'Irak, où il a été envoyé à deux reprises entre 2006 et 2010, s'est depuis amélioré.

 

Les manifestants affirment qu'une grenade lacrymogène tirée par la police l'a heurté à la tête, lui causant une fracture du crâne. Le chef par intérim de la police d'Oakland, Howard Jordan, a ouvert une enquête sur les faits.

 

"Nous sommes ici pour défendre Scott Olsen et honorer la mémoire d'Oscar Grant", a déclaré mercredi devant la foule la militante Angela Davis, figure emblématique des mouvements de contestation des années 1960 et 1970.

 

Oscar Grant avait été tué le jour de l'an 2009 à l'âge de 22 ans sur un quai de gare d'Oakland par un policier qui a par la suite expliqué avoir confondu son pistolet avec son taser lors d'une échauffourée.

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:00

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-syrie-accepte-le-plan-sortie-crise-la-170742276.html

 

Damas accepte le plan de sortie de crise de la Ligue arabe

 

LE CAIRE (Reuters) - La Syrie a accepté le plan de la Ligue arabe pour faire cesser la répression des manifestations contre le président Bachar al Assad, a annoncé mercredi l'organisation.

 

En vertu de ce plan, Damas s'engage à faire cesser complètement les violences, à évacuer les troupes déployés dans les villes et les zones résidentielles, à libérer des prisonniers et à autoriser les médias à travailler en Syrie, a déclaré le Premier ministre qatari, Hamad ben Djassim al Thani.

 

"Nous sommes heureux d'avoir conclu cet accord et nous serons encore plus heureux quand il sera mis en oeuvre", s'est il félicité à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue au siège de l'organisation, au Caire.

 

Al Thani a ajouté que la Ligue arabe poursuivrait sa médiation auprès du gouvernement syrien et de l'opposition pour préparer "l'ouverture d'un dialogue national d'ici deux semaines".

 

"Le comité arabe (chargé du dossier) devra établir des rapports périodiques sur la mise en oeuvre du plan pour le conseil des ministres de la Ligue arabe", précise l'organisation dans un communiqué.

 

Les Etats-Unis ont néanmoins réitéré leur appel à la démission de Bachar al Assad. "Notre position reste inchangée, à savoir que le président a perdu toute légitimité à gouverner et devrait démissionner", a déclaré à la presse Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche.

 

"Nous appuyons tous les efforts internationaux visant à persuader le régime de cesser d'attaquer sa propre population", a-t-il toutefois ajouté.

 

Les autorités syriennes sont pleinement en accord avec les termes du plan, mais veulent encore discuter du lieu où se dérouleront les négociations avec l'opposition et du mécanisme de contrôle, avait-on indiqué de source proche de la Ligue avant l'officialisation de l'accord.

 

"LE RÉGIME CHERCHE À GAGNER DU TEMPS"

 

Nabil el Arabi, secrétaire de la Ligue arabe, a annoncé sur l'antenne d'Al Arabia, que les pourparlers entre le gouvernement et l'opposition auraient lieu au Caire.

 

Bachar al Assad a plusieurs fois dit souhaiter un dialogue avec ses opposants, qui exigent au préalable la fin de la répression.

 

"Le régime cherche à gagner du temps. Ses appels à la réforme et au dialogue sont faux et trompeurs. Le Conseil national (syrien) réaffirme les exigences qu'il a soumises à la Ligue arabe", avait déclaré le CNS, qui chapeaute plusieurs organisations d'opposition, avant l'annonce de l'accord.

 

Le CNS veut notamment que la Ligue suspende la Syrie de ses instances et garantisse une protection internationale pour les populations civiles.

 

La Ligue arabe a pris de telles mesures face au soulèvement en Libye qui a abouti à la chute de Mouammar Kadhafi en août mais la question d'une suspension de la Syrie, évoquée récemment par les ministres arabes, se heurte à l'opposition de plusieurs pays membres.

 

D'après les estimations des Nations unies, la répression gouvernementale menée en Syrie depuis mars a causé plus de trois mille morts parmi les opposants qui réclament des réformes politiques. Le gouvernement fait état de mille cent membres des forces de sécurité tués par des groupes armés.

 

Des opposants ont annoncé mercredi la mort de onze personnes, tuées par les forces de l'ordre à Homs, dans le centre de la Syrie, et à sa périphérie.

 

Des déserteurs de l'armée syrienne ont par ailleurs tué sept militaires, huit membres des forces de sécurité ainsi que plusieurs miliciens fidèles au régime baasiste, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, basé à Londres.

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:31

 

http://www.occuponsladefense.net/2011/11/appel-aux-blogueurs-et-aux-journalistes

 

Appel aux blogueurs et aux journalistes

 

A partir de vendredi 4 novembre 2011à 17 heures, nous occuperons le quartier d’affaire de La Défense.

 

Par leur traitement des différents mouvements de contestation qui ont lieu partout dans le monde, les médias nous indignent de plus en plus ! Comment peuvent-ils traiter des sujets aussi graves et indignants en une petite colonne ou dans un sujet télévisé d’à peine une minute ?

 

Les questions de la création monétaire, du rôle de la BCE (et de la récente nomination de son nouveau président), de la crise actuelle de la zone euro et de la finance mondiale, de l’illégitimité du G20 et de la précarisation des citoyens (entres autres) sont expédiées et traitées avec fatalité.

 

Il ne passe pas une journée sans qu’une nouvelle information nous indigne toujours plus. Pour passer pas mal de temps sur le terrain, dans la rue, la population est dans sa très grande majorité tout aussi indignée que nous.

 

Nous ne sommes pas des utopistes marginaux. De grands noms de l’économie, de la sociologie et des médias (encore trop peu nombreux) soutiennent notre cause et saluent nos actions.

 

Nous posons alors la question suivante : pourquoi, les journalistes (dont les emplois sont de plus en plus précarisés et la liberté de ton de plus en plus menacée) ne nous soutiennent pas plus ouvertement ? Nous avons besoin d’eux et de vous, amis blogueurs, pour ouvrir les yeux à la majorité de la population et pour leur montrer que, contrairement à ce qui se dit dans les journaux télévisés, la révolte est bien là, que d’autres solutions sont possibles et proposées.

 

Nous en avons assez du traitement de nos actions dans les médias. Toujours minimisées, trop peu expliquées et souvent ridiculisées.

 

Nous en appelons donc aujourd’hui à chacun d’entre vous: que votre blog soit visité par cinq, dix, cent ou dix mille personnes par jour à relayer notre appel, à diffuser les informations sur l’occupation de la Défense et sur les aberrations du monde dans lequel on vit et que nous voulons changer.

 

Nous sommes les quatre vingt dix neuf pour cent, nous sommes indignés, nous sommes de plus en plus révoltés, nous ne les laisserons pas nous décourager !

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:07

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-locaux-lhebdomadaire-charlie-hebdo-incendi%C3%A9s-071732294.html

 

Un incendie ravage les locaux de Charlie Hebdo

 

PARIS (Reuters) - Un incendie qualifié d'attentat par le ministre de l'Intérieur a ravagé les locaux parisiens de Charlie Hebdo dans la nuit de mardi à mercredi alors que l'hebdomadaire satirique publie un numéro renommé "Charia Hebdo" avec en "Une" un prophète Mahomet hilare.

 

Selon le directeur de la publication de Charlie, Stéphane Charbonnier, l'incendie, qui a détruit la rédaction du journal mais n'a fait aucun blessé, a été provoqué par un cocktail molotov. Il établit un lien direct entre ce sinistre, et son "Charia hebdo", dans lequel le prophète Mahomet, déclaré rédacteur en chef après l'instauration de la charia en Libye et la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie, promet "cent coups de fouet si vous n'êtes pas morts de rire".

 

"On aime ou on n'aime pas Charlie Hebdo, mais c'est un journal. La liberté de la presse est une liberté sacrée pour les Français", a déclaré le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, qui s'est rendu en fin de matinée sur les lieux du sinistre, dans le vingtième arrondissement de Paris.

 

"Tout sera fait pour retrouver les auteurs de cet attentat parce qu'il faut bien appeler ça un attentat, et si certains croient pouvoir imposer une façon de voir dans la République française, (...) eh bien ils se trompent, (...) les Français n'accepteront pas cet impérialisme", a-t-il ajouté.

 

La police judiciaire a été saisie pour déterminer l'origine et les circonstances de cet incendie. Claude Guéant a précisé que toutes les pistes étaient examinées. "Il est vrai qu'un certains nombre de messages de menaces qui ont été reçus par Charlie Hebdo amènent à ne pas négliger (la) piste" des musulmans intégristes, a-t-il indiqué.

 

Pour Stéphane Charbonnier, il n'y a aucun doute sur l'origine du sinistre.

 

"Une vitre a été pétée et un cocktail molotov a été balancé à l'intérieur. Heureusement, les pompiers sont intervenus à temps", a-t-il dit sur Europe 1.

 

"Il n'est pas question de laisser le terrain aux islamistes donc on continuera, il en va de la survie de Charlie", a-t-il ajouté.

 

Le site internet de l'hebdomadaire a également été piraté mercredi. Vers 8 heures, la page d'accueil du site faisait apparaître une photographie d'une mosquée et un verset du coran traduit en Anglais. En fin de matinée, il redirigeait vers une page blanche et deux mots: "it works!".

 

"C'est une manoeuvre intimidatoire qui nous dit 'si vous continuez à faire ce que vous faites on ira forcément plus loin'" a déclaré sur i>Télé Luz, dessinateur de la Une de "Charia Hebdo".

 

CONDAMNATIONS

 

De nombreuses voix politiques, religieuses et associatives ont condamné de concert cet incendie, perçu comme une atteinte à la liberté d'expression.

 

"La liberté d'expression est une valeur inaliénable de notre démocratie et toute atteinte à la liberté de la presse doit être condamnée avec la plus grande fermeté", écrit le Premier ministre François Fillon dans un communiqué.

 

François Hollande, candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012, a exprimé son indignation dans un communiqué. "Aucune atteinte à la liberté de la presse ne peut être acceptée. Encore moins quand elle prend des formes violentes et destructrices", écrit-il.

 

La Ligue des droits de l'Homme, la Licra et la CGT ont également condamné cet incendie.

 

Les organisations musulmanes ont pour leur part dénoncé cet incendie, tout en déplorant le choix éditorial de Charlie Hebdo.

 

"Conscient de la place qu'occupe le Sacré dans les cours des musulmans, le CFCM déplore vivement le ton très caricatural du journal à l'égard de l'islam et de son prophète mais réaffirme avec force son opposition totale à tout acte et à toute forme de violence", écrit le Conseil français du culte musulman (CFCM) dans un communiqué.

 

Même écho du côté de la Grande Mosquée de Paris qui a condamné cet acte "qui ne peut en aucun cas représenter les principes de liberté, de tolérance et de paix qui sont le message de notre institution" tout en soulignant "que le climat européen anxiogène d'islamophobie, fait d'amalgames en tous genres et de stigmatisations caricaturales de la foi islamique et des musulmans, est fort regrettable et nuisible aux valeurs laïques et du vivre ensemble que les musulmans de France partagent pleinement".

 

SOUTIENS AUX JOURNALISTES

 

Mercredi matin, les journalistes de l'hebdomadaire, privés de locaux, étaient rassemblés "dans une ambiance de résistance" sur le trottoir devant leur rédaction détruite.

 

"Il y a un tiers qui a brûlé et les deux autres tiers sont inutilisables à cause de la fumée", a dit à Reuters Patrick Pelloux, médecin urgentiste et chroniqueur à Charlie Hebdo. "Tout est cuit (...) mais le journal va continuer".

 

L'équipe de Charlie Hebdo se réunit à 13 heures dans les locaux de Libération pour tenir sa conférence de rédaction. Nicolas Demorand, directeur de la rédaction du quotidien, a invité les journalistes de l'hebdomadaire à les rejoindre dans leurs locaux pour continuer à travailler.

 

Le Nouvel Observateur et Rue89 ont également proposé aux journalistes de Charlie Hebdo de venir dans leurs locaux le temps qu'ils retrouvent un espace de travail, a-t-on appris auprès de journalistes. La LICRA a aussi offert l'hospitalité de ses locaux parisiens à l'équipe de Charlie Hebdo et le maire de Paris Bertrand Delanoë s'est déclaré prêt à l'aider à se reloger.

 

"Ce qui est merveilleux, c'est la solidarité de tous", a dit à Reuters Patrick Pelloux.

 

 

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