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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:30

 

http://www.fr.news.yahoo.com/abandon-des-poursuites-dans-le-volet-p%C3%A9nal-laffaire-171804739.html

 

Fin du « cauchemar » américain de Dominique Strauss Kahn

 

NEW YORK (Reuters) - La procédure pénale pour agression sexuelle visant Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis s'est conclue mardi par l'abandon des poursuites et le refus de nommer un procureur spécial.

 

Arrêté le 14 mai à l'aéroport JFK de New York, l'ancien directeur général du FMI, assigné à résidence à Manhattan après quelques jours passés au pénitencier de Rikers Island, va pouvoir rentrer en France, tous les recours ayant été épuisés.

 

Dominique Strauss-Kahn, qui avait été contraint de quitter ses fonctions de directeur général du Fonds monétaire international dans des circonstances humiliantes, a reconnu avoir vécu cette affaire comme un "cauchemar" pour lui et sa famille et a dit être impatient de rentrer chez lui et de reprendre une "vie normale".

 

Il a dit qu'il s'exprimerait "plus longuement" une fois de retour en France.

 

Le juge Michael Obus a suivi la requête présentée par le procureur de l'Etat de New York, Cyrus Vance, qui estimait que l'accusatrice de DSK, une femme de chambre d'origine guinéenne, ne disposait pas d'une crédibilité suffisante pour convaincre les douze membres du jury qui auraient été appelés à juger des faits.

 

L'un de ses deux avocats américains, William Taylor, a critiqué l'empressement mis par la police et les médias pour "charger" son client.

 

"Il y a eu un mouvement précipité de la part non seulement des forces de l'ordre mais aussi des médias. Je voudrais vous rappeler comment les médias ont, depuis le tout début, abordé de façon non critique cette affaire sans même examiner le caractère improbable de cette histoire", a lancé l'avocat aux journalistes peu après l'abandon des charges au pénal.

 

Le magistrat de la Cour suprême de l'Etat de New York a rendu sa décision après une ultime audience à laquelle l'ex-patron du FMI s'est présenté accompagné par sa femme, Anne Sinclair.

 

AU-DELÀ DU DOUTE RAISONNABLE

 

Le magistrat a par ailleurs refusé la demande d'un avocat de l'accusation de désigner un procureur spécial, nomination qui aurait permis de prolonger la procédure pénale. "La requête est repoussée à tous égards", dit le juge dans sa décision écrite.

 

Cette décision tient en grande partie aux incohérences qui ont émaillé les déclarations de la plaignante, Nafissatou Diallo, femme de chambre au Sofitel de Manhattan, qui affirmait que Dominique Strauss-Kahn l'avait agressée sexuellement dans sa suite.

 

Si la femme de trente deux ans est restée fidèle à ses premières déclarations sur son agression, elle a en revanche offert des versions divergentes sur les événements qui ont suivi.

 

De plus, les examens pratiqués par les services de la médecine légale n'ont pas permis d'établir avec certitude que le rapport sexuel entre la femme de chambre et l'ancien ministre socialiste des Finances n'avait pas été consenti.

 

Les déclarations contradictoires faite par Nafissatou Diallo ainsi que des mensonges concernant son passé ont conduit le ministère public à conclure dans un rapport de vingt cinq pages : "si nous ne pouvons pas la croire au-delà d'un doute raisonnable, nous ne pouvons pas demander à un jury de le faire".

 

L'arrêt des poursuites pénales ne signifie pas que Dominique Strauss-Kahn, un temps présenté comme le favori de la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012, est totalement tiré d'affaire.

 

Nafissatou Diallo a en effet déposé une plainte au civil et le volet américain de l'affaire se double d'un volet français: le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur la plainte de l'écrivain Tristane Banon qui accuse Dominique Strauss-Kahn d'une tentative de viol en 2003 à Paris.

 

REPRENDRE UNE VIE NORMALE

 

Les proches de Dominique Strauss-Kahn se sont félicités des dernières évolutions de cette affaire médiatique riche en rebondissements.

 

Candidate à la primaire organisée par le PS, Martine Aubry a fait part de son "immense soulagement" en évoquant l'épilogue favorable à son ancien collègue dans le gouvernement de Lionel Jospin.

 

L'abandon des poursuites pénales pose maintenant la question de l'avenir politique d'un homme dont l'image a été largement ternie lorsqu'il est apparu les mains menottées dans le dos, abattu, mal rasé et la mine déconfite sortant du commissariat du Special Victims Unit de Harlem le 16 mai.

 

Proche de DSK, le socialiste Pierre Moscovici, qui s'est rallié à François Hollande dans la primaire du PS, a désigné un avenir aux contours flous:

 

"Il ne sera pas candidat à la primaire, il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle mais oui, le moment venu, il peut faire entendre une voix utile à la gauche et au pays", a-t-il dit.

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:13

 

http://www.fr.news.yahoo.com/prise-du-qg-mouammar-kadhafi-dont-le-sort-183536225.html

 

Prise du quartier général de Mouammar Kadhafi, dont le sort reste incertain

 

TRIPOLI (Reuters) - Les derniers fidèles de Mouammar Kadhafi menaient mardi soir un combat d'arrière-garde contre les rebelles libyens qui se sont rendus maîtres de la plus grande partie de Tripoli et se sont emparés de son quartier général.

 

Alors que la chute du régime semblait scellée, les partisans du dirigeant libyen dont le sort demeurait toujours inconnu donnaient le sentiment de vouloir résister "jusqu'au bout" après près de quarante deux années passées par leur chef au pouvoir.

 

Des journalistes de Reuters ont vu plusieurs centaines d'insurgés armés pénétrer à l'intérieur du QG de Bab al Aziziah où ils se sont un temps heurtés à des poches de résistance et à des tireurs isolés.

 

Après plusieurs heures d'intenses combats, les rebelles ont pu entrer dans des dizaines de bâtiments, ont pillé une armurerie et ont saisi des armes et des véhicules. Ils ont ensuite célébré leur victoire par des coups de feu en l'air.

 

L'émissaire des rebelles auprès des Nations unies a affirmé que le quartier général était "totalement aux mains des révolutionnaires" et a prédit que la ville de Syrte, dont est originaire Kadhafi, serait prise dans les deux prochains jours.

 

"Nous nous attendons à voir la Libye totalement libérée et totalement pacifiée dans les prochaines soixante douze heures", a dit Ibrahim Dabbachi.

 

Les kadhafistes ont abandonné l'important port pétrolier de Ras Lanouf, où aucun dégât apparent n'a été signalé, et ont commencé à se replier vers Syrte, a ajouté un porte-parole.

 

KADHAFI À TRIPOLI ?

 

En revanche, aucune précision n'a été fournie sur Kadhafi lui-même, les membres de sa famille et les dirigeants libyens qui pourraient être retranchés dans un bunker ou pourraient se cacher dans des habitations de la capitale.

 

"Nous ne pensons pas qu'il ait quitté le pays. Nous pensons qu'il est encore en Libye. Nous pensons qu'il se trouve soit à Tripoli, soit dans ses environs", a dit un porte-parole rebelle interrogé par la BBC.

 

Le président de la Fédération internationale d'échecs (FIDE), Kirsan Ilioumdjinov, a dit avoir reçu mardi après-midi un appel de Kadhafi. Il "est à Tripoli, il est en vie et en bonne santé et il est prêt à se battre jusqu'au bout", a déclaré Ilioumdjinov, qui avait rencontré le dirigeant lors d'une visite à Tripoli en juin.

 

Pour l'émissaire des rebelles à Rome, "il semble clair qu'il est retranché dans son bunker".

 

Les opposants étudient la possibilité de traduire Kadhafi, son fils Saïf al Islam et le chef des services de renseignements devant la Cour pénale internationale (CPI), mais seraient plus enclins à les juger en Libye comme criminels de guerre.

 

Pour l'Otan, qui a soutenu les rebelles par des raids aériens contre des objectifs militaires et gouvernementaux, le sort de Mouammar Kadhafi n'est plus une source prioritaire de préoccupation.

 

L'Alliance atlantique, et en particulier Washington, s'inquiètent désormais de la résistance opposée par les forces loyalistes et les Etats-Unis surveillent les dépôts d'armes chimiques craignant qu'ils passent aux mains d'organisations hostiles à l'Occident.

 

Les dirigeants occidentaux souhaitent un arrêt prochain des combats et un rapide rétablissement de l'ordre afin que les exportations de pétrole puissent reprendre leur cours.

 

LE CNT RECONNU PAR PLUS DE TRENTE PAYS

 

Alors que la situation évolue rapidement sur le terrain, les réactions diplomatiques se sont multipliées mardi en faveur des opposants du Conseil national de transition (CNT) dont la légitimité a déjà été reconnue par plus de trente pays.

 

Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a annoncé qu'il rencontrerait Mahmoud Djibril, Premier ministre des rebelles, jeudi à Milan.

 

Barack Obama s'est entretenu au téléphone avec Nicolas Sarkozy de la situation en Libye et les deux chefs d'Etat ont appelé le CNT à s'assurer que son gouvernement respecte les droits du peuple libyen en assurant une transition équitable vers la démocratie.

 

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a insisté sur l'importance pour le nouveau pouvoir libyen de garantir une unité nationale, d'oeuvrer à la réconciliation et d'assurer la sécurité des représentations diplomatiques.

 

Pour aider les insurgés dans cette période charnière, Washington entend débloquer entre un milliard et un milliard et demi de dollars d'avoirs libyens qui avaient été gelés, a annoncé Victoria Nuland, porte-parole du département d'Etat.

 

Au total, environ trente milliards de dollars ont été gelés par les Etats-Unis cette année, dont environ un dixième sous forme de liquidités.

 

La Suisse s'apprête à prendre une mesure similaire mais attend le feu vert des Nations unies.

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 19:42

 

http://www.fr.news.yahoo.com/damas-sur-la-sellette-au-conseil-des-droits-144939429.html

 

Damas sur la sellette au conseil des droits de l’homme de l’ONU

 

GENEVE (Reuters) - La Syrie est au banc des accusés dans le cadre d'une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l'homme de l'Onu qui s'est ouverte lundi à Genève et dont la représentante américaine a dit qu'elle soulignait l'isolement croissant du président Bachar al Assad.

 

Les Etats-Unis, l'Union européenne et plusieurs pays arabes entendent mettre en place une enquête internationale sur des atteintes aux droits de l'homme commises par les forces gouvernementales syriennes contre des manifestants d'opposition.

 

"Nous disposons d'allégations crédibles et détaillées indiquant qu'Assad a utilisé des chars, des mitrailleuses, des grenades et des tireurs embusqués contre des manifestants pacifiques et des défenseurs des droits de l'homme. Des civils innocents se font massacrer", a dit l'ambassadrice américaine Eileen Chamberlain Donahoe.

 

Fayçal Khabbaz Hamoui, ambassadeur de Syrie auprès de l'Onu à Genève, prendra la défense de son gouvernement devant le Conseil, qui compte quarante sept membres et dont la séance, retardée par un problème technique, se prolongera sans doute mardi.

 

"Il est évident qu'Assad est isolé, je crois que la séance d'aujourd'hui mettra ce point en lumière", a dit Eileen Donahoe. "Nous voyons émerger un consensus dans la communauté internationale (...) quant au fait qu'Assad doit partir."

 

Un projet de résolution présenté par vingt cinq pays membres environ, dont quatre Etats arabes (Jordanie, Koweït, Qatar, Arabie saoudite) auxquels s'ajoute la Tunisie qui n'est pas membre du Conseil, vise à créer une commission d'enquête internationale sur des crimes présumés contre l'humanité.

 

Cette commission remettrait un rapport d'ici à la fin novembre et ses conclusions seraient transmises au secrétaire général de l'Onu ainsi qu'aux organismes compétents.

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 19:12

 

LA CHUTE DE KADHAFI

Le régime de Kadhafi tombait donc lundi 22 août 2011 après deux jours de combats dans les rues de Tripoli le week end des 20 et 21 août 2011. Encore une fois, un régime apparemment indestructible tombait comme un château de cartes. C’est une nouvelle victoire de la révolution arabe.

Des militants, des organisations et des gouvernements multipliaient dans les derniers jours avant sa chute les messages de soutien à Kadhafi. Ils étaient victimes d’auto intoxication, ils croyaient eux-mêmes et eux seuls à leur propre propagande. Il y a et il y aura des nostalgiques de Kadhafi, comme il y a et il aura des nostalgiques de Ben Ali et de Moubarak, du mur de Berlin et de l’union soviétique de Brejnev.

D’un certain point de vue, le régime de Kadhafi tombait dans les pires conditions. Il tombait après six mois de guerre civile et après la transformation de la guerre civile en guerre impérialiste.

Pendant six mois, il y avait deux guerres en Libye, il y avait la guerre civile de Kadhafi contre le peuple libyen et il y avait la guerre impérialiste contre la Libye. Il y aura pendant des mois des illusions relatives à l’existence d’un impérialisme démocratique.

Nous étions contre cette guerre impérialiste comme nous sommes contre toutes les guerres impérialistes. Le gouvernement français était le fer de lance et l’avant-garde de cette guerre impérialiste et pendant six mois il n’y avait aucune mobilisation populaire en France ni pour Sarkozy ni pour Kadhafi.

Pendant six mois, nous prenions position pour une solution politique, pour un dialogue national libyen et pour des négociations de paix entre le gouvernement de Tripoli et le gouvernement de Benghazi. Mais personne ne voulait la paix, ni l’OTAN, ni Kadhafi. Tous les plans de paix, de l’ONU, de l’Union Africaine, de la Ligue Arabe, de la Russie, de la Chine, de la Turquie et du Venezuela aboutissaient à autant d’échecs.

Mais le plus important, c’était la guerre civile des libyens contre les libyens. Pendant six mois entre février et août 2011 en Libye, exactement comme pendant quatre mois entre novembre 2010 et février 2011 en Côte d’Ivoire, il y avait deux gouvernements, le gouvernement de Tripoli et le gouvernement de Benghazi. La libération des peuples ne passait jamais et ne passera jamais par la guerre civile.

Tout commence maintenant. La responsabilité du conseil national de transition et des nouvelles autorités libyennes est aujourd’hui immense. C’est la définition et l’imposition d’une politique et d’un gouvernement de réconciliation nationale contre toute politique de revanche, une amnistie générale et l’organisation du pluralisme politique et d’élections libres dans les délais les plus brefs en Libye, comme en Tunisie, comme en Egypte.

Bernard Fischer

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 11:09

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-rebelles-dans-tripoli-scènes-liesse-dans-les-050017930.html

 

Tripoli presque acquise aux rebelles, Kadhafi introuvable

 

TRIPOLI (Reuters) - Des milliers d'opposants à Mouammar Kadhafi ont célébré dans la nuit le succès des rebelles à Tripoli mais les forces gouvernementales contrôlaient encore lundi matin plusieurs quartiers de la capitale libyenne.

Les combats ont repris à l'aube, notamment autour de la résidence fortifiée du colonel libyen. Des chars ont été vus quittant son quartier général de Bab al Aziziah et bombardant des rues alentours, a rapporté la chaîne de télévision al Djazira, citant une source rebelle.

Les hommes de Kadhafi "contrôlent à peu près quatre zones à l'heure actuelle (...) Cela ne représente que quinze à vingt pour cent de la ville", a dit à al Djazira un porte-parole rebelle, qui se prénomme Nasser.

Deux fils de Mouammar Kadhafi ont été arrêtés par les insurgés mais on ignore toujours où se trouve le "guide" lui-même.

Agitant des drapeaux rouge, noir et vert aux couleurs de l'opposition en signe de victoire, les insurgés ont atteint dans la nuit la place Verte située dans le centre de Tripoli. La place, jusqu'alors lieu de rassemblement des partisans du colonel libyen, a été rebaptisée par les rebelles place des Martyrs.

"Nous sommes sur le point d'être délivrés du pouvoir du tyran. C'est tout nouveau pour moi. Je suis très optimiste", confie Laila Jawad, âgée de 36 ans.

De nombreux habitants de la capitale ont reçu un texto du Conseil national de transition (CNT, organe politique des rebelles) disant : "Dieu est grand. Nous félicitons le peuple libyen pour la chute de Mouammar Kadhafi."

SAÏF AL ISLAM ET MOHAMMED KADHAFI ARRÊTÉS

Le fils aîné du "guide", Mohammed Kadhafi, a confirmé son arrestation et son placement en résidence surveillée à Tripoli.

Annoncée par le CNT, la capture de Saïf al Islam, le plus jeune fils du colonel libyen, a été confirmée par le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo.

La CPI a émis en juin des mandats d'arrêt à l'encontre de Mouammar Kadhafi, de Saïf al Islam et du chef des services de renseignement Abdallah al Senoussi, inculpés pour crimes contre l'humanité.

Alors que les forces rebelles progressaient vers le centre de la capitale, Mouammar Kadhafi a une nouvelle fois invité les Libyens à "sauver Tripoli" dans le deuxième message sonore diffusé dimanche par la télévision publique.

"Il s'agit d'une obligation pour tous les Libyens. C'est une question de vie ou de mort", a dit Kadhafi dont la garde rapprochée s'est rendue en début de soirée dimanche aux rebelles.

"Je crains que si nous n'agissons pas, ils brûlent Tripoli", a indiqué le colonel libyen qui règne sans partage depuis 42 ans dans le pays. "Il n'y aura plus d'eau, de nourriture, d'électricité et de liberté."

Mais la résistance aux rebelles semblait faible dimanche soir, au point qu'ils ont atteint le centre-ville en quelques heures.

TRANSITION PACIFIQUE ET IMMÉDIATE

A Benghazi, fief de l'insurrection dans l'Est, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre ville et ont piétiné des portraits de Kadhafi.

"C'est fini!", a crié un homme, sortant en trombe d'un immeuble, un téléphone portable vissé à l'oreille.

Préparé depuis des mois, le soulèvement de la capitale a été coordonné par des cellules de l'opposition sur place. Selon une source diplomatique à Paris, les cellules rebelles de Tripoli n'ont fait que suivre les plans établis il y a des mois et répondu au signal.

Le président américain Barack Obama a estimé dimanche que le régime libyen montrait des signes d'effondrement et a appelé de nouveau Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir afin de mettre un terme au bain de sang.

"La façon la plus sûre de mettre un terme au bain de sang est simple : Mouammar Kadhafi et son régime doivent reconnaître que leur règne est terminé. Kadhafi doit regarder la réalité en face, il ne contrôle plus la Libye. Il doit abandonner le pouvoir une fois pour toutes", a indiqué le chef de la Maison blanche dans un communiqué.

"En ce moment historique et décisif, le CNT doit continuer à faire preuve de l'autorité nécessaire pour conduire le pays vers une transition qui respecte les droits du peuple de Libye", a estimé Obama, actuellement en vacances sur l'île de Martha's Vineyard (Massachusetts).

Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a pour sa part appelé à une transition pacifique et immédiate en Libye et s'est dit prêt, pour y parvenir, à travailler avec les rebelles qui combattent depuis mi-février.

L'Alliance atlantique a également annoncé qu'elle continuerait à protéger la population civile en Libye conformément à la résolution 1793 du Conseil de sécurité de l'Onu adoptée le 17 mars, qui autorise les Etats membres à prendre toutes les mesures nécessaires dans ce but.

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 18:19

 

 

Michel Peyret

 

19 août 2011

 

LE COMMUNISME ? AUTORITAIRE ?

 

C'est en 1983 que Maximilien Rubel ajoute un post-scriptum à son « Marx, théoricien de l'anarchisme », essai publié une dizaine d'années auparavant (1).

 

Et ce n'est pas pour contredire mais plutôt pour renforcer ce qu'il écrivait alors.

 

MARX, THEORICIEN DE L'ANARCHISME

 

« En cette année du centenaire de la mort de Marx, l'essai ci-dessus, publié il y a dix ans, nécessiterait un remaniement en vue d'en renforcer la thèse centrale : la fondation par Marx d'une théorie politique de l'anarchisme.

 

En effet, selon Maximilien Rubel, « si l'on fait abstraction de la critique traditionnelle de caractère purement phraséologique dont cette théorie fait l'objet de la part d'idéologues anarchistes et libertaires, on doit admettre que le véritable débat sur les modes de transition des sociétés dominées par le capital et l'Etat est loin d'être commencé... Le plus souvent l'enseignement du principal intéressé n'est pas réellement pris en considération.

 

« Que la quasi-totalité des résolutions « politiques » rédigées par Marx pour les congrès successifs de l'Internationale ouvrière aient obtenu l'accord unanime des délégués, ce seul fait suffit pourtant pour reconnaître l'inanité des critiques soi-disant anti-autoritaires. »

 

LES ANTI-AUTORITAIRES ?

 

« En réalité, poursuit-il, les « anti-autoritaires » n'étaient pas moins « marxistes » que leurs opposants, puisque, en votant ces résolutions dont ils ignoraient probablement l'auteur, ils rendaient hommage à « l'autorité » de ce dernier.

 

« Et que dire du vote unanime, par l'ensemble des sections de l'AIT, de l'adresse sur La Guerre civile en France où le « vrai secret » de la nature de la Commune est révélé en ces termes :

 

« C'était essentiellement un gouvernement de la classe ouvrière, le résultat de la lutte de la classe des producteurs contre la classe des accapareurs, la forme politique enfin découverte sous laquelle s'accomplira l'émancipation économique du Travail. »

 

« Comment ne pas s'étonner, constate Maximilien Rubel, d'une phraséologie « anti-autoritaire » toujours florissante, lorsqu'on sait que cette conception du caractère politique de la Commune fut partagée sans réserve par les adeptes de Proudhon comme par ceux de Bakounine, lequel, peu de temps après, s'est évertué à répandre parmi ses compagnons de lutte des libelles où Marx est traité de « représentant de la pensée allemande », de « Juif allemand », de « chef des communistes autoritaires de l'Allemagne » aux « allures de « dictateur-messie », partisan fanatique du « pangermanisme ».

 

MARX ET L'EMANCIPATION HUMAINE

 

Je fais ici grâce au lecteur de quelques qualifications supplémentaires qui n'enrichissent guère le débat et ne sont guère à l'honneur de leur auteur pour revenir au débat politique exposé par Rubel.

 

« Comment prendre au sérieux un « anarchisme » qui, « anti-autoritaire » par essence et proclamation, attribue au même Marx le glorieux mérite d'avoir rédigé « les considérants si beaux et si profonds des statuts », et d'avoir « donné corps aux aspirations instinctives, unanimes, du prolétariat de presque tous les pays d'Europe, en concevant l'idée et en proposant l'institution de l'Internationale, dans les années 1863-1864 », tout en oubliant ou feignant d'oublier que la Charte de l'Internationale fut d'emblée un document politique, un manifeste qui confère à la lutte politique de la classe des producteurs le caractère d'un impératif catégorique, condition absolue et moyen indubitable de l'émancipation humaine ? »

 

DE HAUT EN BAS, OU DE BAS EN HAUT ?

 

« Ce n'est pas Marx, poursuit Rubel, mais Bakounine qui pratiquait le principe de la libération de « haut en bas » prônant la constitution d'une autorité centralisée et secrète, d'une élite ayant pour mission d'exercer une « dictature collective et invisible » afin de faire triompher « la révolution bien dirigée. »

 

Et là, Rubel multiplie les exemples et les citations qui confirment son affirmation première.

 

La carrière de Marx, continue-t-il ensuite, s'inscrit d'un bout à l'autre dans un processus de militantisme contre l'autorité.

 

L'Etat et l'Eglise de Prusse furent le premier obstacle que le « docteur en philosophie » eut à affronter, pour pouvoir exercer la profession d'enseignant universitaire : ce fut le premier échec et aussi la première impulsion au combat contre l'autorité politique...

 

A l'exception de l'Angleterre, lieu de liberté relative, les pays où Marx a séjourné ont mis la police à ses trousses... Bref, son combat était toujours dirigé contre les régimes réactionnaires, donc autoritaires...

 

UN OUVRAGE SUR L'ETAT ?

 

Marx a cherché à connaître les modes de transformation révolutionnaire des sociétés dans le passé, afin de déduire de ces expériences historiques des enseignements généraux...

 

Et ce n'est pas en spécialiste de l'économie politique qu'il se posait...L'originalité de sa méthode devait s'exercer dans l'observation des rapports humains qui sous-tendent les phénomènes dits économiques, tant dans leur expression théorique que dans leurs manifestations pratiques.

 

Séparer le critique de l'économie politique et le théoricien de la politique révolutionnaire, c'est se fermer à la compréhension du sens profond de son oeuvre...

 

Et là, Rubel dévoile un aspect peu connu de l'oeuvre de Marx.

 

« Nous disposons de nombreux indices, dit-il, qui permettent d'affirmer que le livre de l'Etat prévu dans le plan de l' « Economie » défini par Marx dans l'Avant-propos de la Critique de l'économie politique (1859) devait exposer une Théorie de l'Anarchisme.

 

« Lorsque, pour commémorer le centenaire de la mort de Marx, un chroniqueur regrette que l'économiste l'ait emporté sur le théoricien du politique, il semble se fonder sur ce plan qu'il n'a pas été donné à Marx de mettre à exécution...

 

UN HALO DE LEGENDE

 

« Or, l'auteur de la Critique prétend disposer des « matériaux » destinés aux cinq « rubriques » ou « livres » ; il parle même de « monographies » susceptibles de se changer, les circonstances aidant, en écrits élaborés conformément au schéma des deux triades où l'on devine facilement le rapport à la méthode dialectique d'un Hegel préalablement « redressé ».

 

« Le halo de légende qui entoure l'oeuvre de Marx a fini par atteindre un degré de mystification jamais atteint jusqu'ici, et l'on est bien obligé d'admettre que « libertaires » et « anti-autoritaires » y ont contribué pour une part non-négligeable, se faisant ainsi les complices, souvent involontaires, des idéologues libéraux et démocrates enrôlés au service des intérêts du capitalisme vrai contre le faux socialisme peint sous les couleurs du démon totalitaire...

 

C'EST LE POLITIQUE QUI TRAVERSE L'OEUVRE DE MARX

 

« A la vérité, poursuit Rubel, c'est « le politique » qui traverse de bout en bout l'ensemble de l'oeuvre de Marx, demeurée fragmentaire pour des raisons évidentes...

 

« On sait maintenant que Marx n'a jamais cessé de travailler pour la « rubrique » intitulée « l'Etat »...

 

« On sait surtout que le premier plan du Livre de l'Etat date de 1845, alors qu'il venait d'écrire la première ébauche d'une critique de l'économie politique.

 

« Traiter d'un sujet tel que « Marx théoricien de l'anarchisme » sans soumettre ce plan au jugement des lecteurs, et plus particulièrement de ceux parmi eux qui ne se passent pas de s'acharner contre le « communisme d'Etat », c'est se priver d'un argument capital. »

 

Voici donc, dit-il, les onze thèmes inscrits par Marx dans un carnet utilisé pendant les années 1844-1847, leur date précise n'étant pas établie.

 

LE PLAN DE L'OUVRAGE

 

Premièrement, l’histoire de la genèse de l'Etat moderne ou la Révolution française ; L'outrecuidance du politique : confusion avec l'Etat antique. Rapport des révolutionnaires à la société bourgeoise. Dédoublement de tous les éléments en bourgeois et citoyens.

 

Deuxièmement, la proclamation des droits de l'homme et la constitution de l'Etat. La liberté individuelle et la puissance publique. Liberté, égalité, unité. La souveraineté populaire.

 

Troisièmement, l’Etat et la société civile.

 

Quatrièmement, l’Etat représentatif et la Charte. L'Etat représentant constitutionnel, ou l'Etat représentant démocratique.

 

Cinquièmement, la séparation des pouvoirs. Pouvoir législatif et pouvoir exécutif.

 

Sixièmement, le pouvoir législatif et les corps législatifs. Clubs politiques.

 

Septièmement, le pouvoir exécutif ; Centralisation et hiérarchie. Centralisation et civilisation politique. Système fédéral et industrialisme. L'administration publique et l'administration communale.

 

Huitièmement, le pouvoir judiciaire et le droit.

 

Neuvièmement, la nationalité et le peuple.

 

Dixièmement, les partis politiques.

 

Onzièmement, le droit de suffrage, la lutte pour l'abolition de l'Etat et de la société bourgeoise...

 

L'IRONIE DE MARX

 

A la liste des textes déjà mentionnés, complète Rubel, il convient d'ajouter un écrit polémique d'une concision et d'une ironie telles qu'il mériterait d'être cité en entier en tant que document conclusif de la théorie politique qui se dégage de l'ensemble de l'oeuvre de Marx et en justifie l'intention stratégique subordonnée à la cause de l'anarchie.

 

Par le subterfuge d'un pastiche, Marx prête la parole à un défenseur de « l'indifférentisme politique », si bien que les propos cités, avant même d'être commentés, révèlent l'inanité du raisonnement soit-disant anarchiste. Il suffit de modifier le caractère ironique du discours fictif pour parvenir à reconstituer la conception positive du prétendu « communisme d'Etat » :

 

« La classe ouvrière doit se constituer en parti politique, elle doit entreprendre des actions politiques, au risque de heurter les « principes éternels » selon lesquels le combat contre l'Etat signifie la reconnaissance de l'Etat. Ils doivent organiser des grèves, lutter pour des salaires plus élevés ou empêcher leur réduction, au risque de reconnaître le système du salariat et de renier les principes éternels de la libération de la classe ouvrière...

 

« Aux yeux des « anti-autoritaires », les travailleurs commettent l'horrible crime de violation des principes si, pour satisfaire leurs mesquins et profanes besoins quotidiens et pour briser la résistance de la bourgeoisie, ils mènent le combat politique sans reculer devant des moyens violents, en mettant à la place de la dictature de la bourgeoisie leur propre dictature révolutionnaire. »

 

UN COMMUNISME D'ETAT !!!

 

Maximilien Rubel reprend le fil :

 

« Marx ne s'avise nullement de désigner cette dictature ouvrière de « communisme d'Etat », bien qu'il emploie une formule non dépourvue d'ambiguïté, en déclarant que le nouveau pouvoir, « au lieu de déposer les armes et d'abolir l'Etat », conserve en quelque sorte l'appareil de coercition existant en « donnant à l'Etat une forme révolutionnaire et transitoire. »

 

Ces lignes, dit-il, écrites dix-huit mois après l'écrasement de la Commune de Paris, nous prouvent à l'évidence que, dans la théorie politique de Marx, les événements de 1871 en France n'avaient rien d'une expérience susceptible d'être évoquée pour illustrer le concept de « dictature du prolétariat ».

 

« Nous avons signalé ailleurs, poursuit-il, l'erreur commise par Engels à cet égard et nous jugeons utile de la rappeler dans ce post-scriptum – qui est loin d'épuiser le débat sur le thème examiné – par quelques passages d'un texte publié en 1971 :

 

L'ERREUR D'ENGELS

 

« Engels ne pouvait ignorer que, pour Marx, la dictature du prolétariat était une phase de transition « nécessaire » - au sens historique et éthique – entre le système capitaliste et le mode de production socialiste, « négation » du précédent.

 

« La théorie politique de Marx – qu'il aurait sans doute développée dans le Livre sur l'Etat prévu dans le plan de l' « Economie » - repose sur le principe de l'évolution progressive des « modes de production » dont chacun crée, en se développant, les conditions matérielles et morales de son dépassement par le suivant.

 

« En vertu de ses propres antagonismes sociaux, le capitalisme prépare le terrain économique et social de sa mutation révolutionnaire qui n'a rien d'un phénomène accidentel : afin que puisse se réaliser la dictature du prolétariat, les conditions matérielles et intellectuelles doivent avoir atteint un niveau de développement qui rende tout retour en arrière impossible...

 

LA DICTATURE DU PROLETARIAT EXCLUT L'ECHEC

 

« En d'autres termes, poursuit-il, le postulat de la dictature prolétarienne exclut l'éventualité d'un échec. Une dictature, pour mériter le nom de prolétarienne, doit aboutir au type de société qu'elle a aidé à naître.

 

« Son existence ne peut être démontrée qu'a posteriori.

 

« Par conséquent, l'échec de la Commune prouve qu'il n'y eut pas de dictature du prolétariat et qu'il ne pouvait pas y en avoir. »

 

Ce rappel effectué, Maximilien Rubel conclut son post-scriptum :

 

« En accordant à l'oeuvre de Marx une place éminente parmi les contributions à une théorie de l'anarchisme, nous nous efforçons de préserver l'héritage intellectuel des penseurs révolutionnaires du 19ème siècle...

 

LA NOUVELLE THEORIE NAITRA DU MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE

 

« La nouvelle théorie, dit-il, naîtra d'un mouvement révolutionnaire à l'échelle mondiale, sans quoi la « loi économique du mouvement de la société moderne » - que Marx prétendait avoir révélée – l'emportera sur l'instinct de survie et de conservation de notre espèce.

 

« Alors que cette « loi » relève de l'analyse scientifique du mode de production capitaliste – qui semble loin d'être parvenu au terme de son évolution – l'impératif catégorique de la révolution prolétarienne s'inscrit dans cette éthique de l'anarchie dont Kropotkine nous a légué les prolégomènes. »

 

Maximilien Rubel, octobre 1983

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 15:55

 

http://www.fr.news.yahoo.com/assad-va-prendre-la-parole-une-mission-lonu-122936148.html

 

Assad va prendre la parole, une mission de l’ONU sur place

 

BEYROUTH (Reuters) - Le président Bachar al Assad doit prendre la parole ce dimanche en Syrie, où est arrivée une mission des Nations unies chargée d'évaluer les besoins humanitaires de la population après cinq mois de troubles.

 

L'interview du chef de l'Etat à la télévision nationale - sa quatrième intervention publique depuis les premières manifestations à la mi-mars - traitera "de la situation actuelle qui prévaut en Syrie, (...) de l'implication des Etats-Unis et des pressions des pays occidentaux dans les domaines politique et économique", dit-on à Damas.

 

Sa dernière prise de parole publique date de juin, lorsqu'il avait promis de lancer des réformes dans les mois à venir. Il avait alors imputé les violences accompagnant la vague de manifestations populaires contre son régime à des "saboteurs" et prévenu qu'il n'était pas question de négocier avec des hommes en armes.

 

Depuis, les chancelleries ont accru leurs pressions sur le "raïs" de Damas, les Etats-Unis et leurs alliés européens l'appelant à se retirer et décrétant de nouvelles sanctions pour protester contre l'ampleur de la répression des manifestations contre son régime.

 

Selon les Nations unies, cette répression a fait environ deux mille morts.

 

Plusieurs pays arabes ainsi que la Turquie, puissance montante au Proche-Orient, ont eux-aussi critiqué le régime Assad pour avoir envoyé en plein ramadan ses blindés - et ses navires de guerre, dans le cas de Lattaquié - pilonner des agglomérations en révolte.

 

Selon des militants des droits de l'homme, les forces de sécurité ont tué deux civils lors de perquisitions de domicile, samedi, à Rastan, une localité située au nord de Homs.

 

UN ACCÈS LIBRE À TOUT LE TERRITOIRE?

 

L'Union de coordination de la révolution syrienne a ajouté qu'un homme avait été tué à Al Hirak, dans la province méridionale de Deraa, lorsque les forces de l'ordre ont ouvert le feu lors d'obsèques.

 

Vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire, trente quatre personnes en tout ont trouvé la mort, dont quatre enfants, à Homs et à Deraa, berceau du "printemps syrien" en mars, ainsi que dans les faubourgs de Damas et de Palmyre. Cette dernière ville, située dans le désert, était dans l'Antiquité le fief de la reine Zénobie.

 

Les autorités syriennes ont expulsé les représentants de tous les médias étrangers depuis le début du soulèvement, si bien qu'il est très difficile de vérifier de source indépendante les informations émanant du terrain.

 

La délégation de l'ONU arrivée à Damas a pour mission officielle d'évaluer les besoins humanitaires de la population. Les Nations unies cherchaient depuis le mois de mai à envoyer une mission humanitaire en Syrie.

 

"Nous nous réjouissons du fait que le gouvernement syrien ait donné son accord à notre mission", a précisé une responsable de l'ONU, sans préciser les villes exactes où se rendra la délégation, dont la mission se prolongera jusqu'à jeudi.

 

Il y a trois jours, Valerie Amos, secrétaire générale adjointe chargée des Affaires humanitaires de l'ONU, avait déclaré devant le Conseil de sécurité que cette visite devrait se renouveler et affirmé que la mission actuelle devrait avoir un accès sans entrave à l'ensemble du territoire syrien.

 

Cette semaine, Bachar al Assad avait assuré au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, que les opérations militaires et de maintien de l'ordre avaient cessé en Syrie.

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 15:37

 

http://www.fr.news.yahoo.com/tripoli-secou%C3%A9e-par-des-explosions-et-des-%C3%A9changes-080048285.html

 

Les rebelles et l’OTAN lancent la bataille de Tripoli

 

DJADDAÏM, Libye (Reuters) - Les rebelles libyens affirment avoir pris le contrôle de plusieurs quartiers de Tripoli à l'issue d'une nuit de combats, et l'avancée d'autres hommes vers la capitale annonce un dernier combat avec Mouammar Kadhafi.

 

Des explosions et des échanges de tirs ont retenti dans la nuit de samedi à dimanche à Tripoli. C'était le signe du déclenchement de la révolte dans la capitale libyenne, une opération préparée depuis des mois par les rebelles.

 

Dimanche, des avions de l'Otan ont bombardé la caserne de Bab al Azizia, le complexe fortifié du colonel libyen dans le centre de Tripoli, rapporte la chaîne Al Djazira.

 

"Nos révolutionnaires contrôlent plusieurs quartiers et d'autres arrivent d'ailleurs, en ce moment même, pour rejoindre leurs frères", a dit à Reuters Abdel Hafiz Ghoga, vice-président du Conseil national de transition (CNT).

 

La ligne de front la plus proche de la capitale est à l'ouest, le long de la route côtière. Les rebelles disent avoir pris Djaddaïm et affirment qu'ils sont à une vingtaine de kilomètres de Tripoli, près de Djanzour, dans la banlieue.

 

Les tirs d'obus de mortier continuent sur la ligne de front et le va-et-vient des ambulances entre le front et l'hôpital de Zaouïah se poursuit, selon un envoyé spécial de Reuters.

 

Le destin des rebelles de Tripoli dépend peut-être de l'avancée de leurs soutiens sur ce front.

 

"Les insurgés se sont peut-être soulevés trop tôt à Tripoli et le résultat pourrait être de nombreux combats désordonnés", estime Oliver Miles, ancien ambassadeur britannique en Libye. "Le régime ne s'est peut-être pas effondré dans la ville autant qu'ils le pensaient."

 

La chute de Kadhafi est loin d'être acquise. Les forces de sécurité du colonel n'ont pas fait défection comme les rebelles l'espéraient. Le soulèvement s'est limité à quelques quartiers de Tripoli.

 

Le dirigeant libyen a félicité ses partisans pour avoir repoussé les "rats", ces rebelles qui luttent depuis le mois de février pour le renverser et sont soutenus par l'aviation de l'Otan.

 

"L'HEURE H"

 

A l'aube, près de douze heures après les premiers combats, on pouvait encore entendre des fusillades dans la capitale, quoique plus disparates que dans la nuit.

 

Une journaliste de Reuters, dans son hôtel du centre-ville, entendait fréquemment des rafales de mitrailleuse et des explosions dues à des armes lourdes.

 

Interrogé par Reuters à Paris, Bernard-Henri Lévy, qui entretient des contacts réguliers avec le CNT de Benghazi, affirme qu'il s'agit d'un "soulèvement à la fois spontané et encadré par les responsables du CNT".

 

"Le CNT a toujours été présent à Tripoli, de manière clandestine, mais ses délégués vont, maintenant, apparaître à la lumière", a dit le philosophe français.

 

De source diplomatique française, on confirme que les cellules rebelles de Tripoli n'ont fait que suivre les plans établis il y a des mois et répondu au signal.

 

Le signal est venu au moment de l'"iftar", le repas que prennent les musulmans au coucher du soleil pendant le ramadan. C'est à ce moment que les imams ont utilisé les haut-parleurs des minarets pour appeler les adversaires de Kadhafi à descendre dans les rues, selon des habitants.

 

Pour Abdel Hafiz Ghoga, "l'heure H est venue. Les rebelles se sont soulevés à Tripoli".

 

Les avions de l'Otan , qui interviennent en Libye depuis le 31 mars dans le cadre de la résolution 1793 du Conseil de sécurité de l'Onu, ont lancé des raids pour détourner l'attention des forces de Mouammar Kadhafi, a-t-il ajouté.

 

Les rebelles disent contrôler tout ou partie des quartiers de Tadjourah, Fachloum et Souk al Djouma.

 

Al Djazira rapporte que les combats ont fait trente et un morts parmi les soldats du colonel Kadhafi et que quarante deux autres ont été arrêtés par les rebelles.

 

RENFORTS POUR KADHAFI

 

"Les possibilités d'une sortie en douceur pour Kadhafi s'amenuisent d'heure en heure", a dit Achour Chamis, journaliste et activiste d'opposition en exil au Royaume-Uni. "Je pense qu'on ne lui dit pas tout ce qui se passe. (Son fils) Saïf al Islam est celui qui mène la lutte en son nom."

 

La télévision d'Etat a montré dans la nuit Saif al Islam s'adressant à une assemblée de jeunes. "Nous ne nous rendrons jamais, ni ne brandirons le drapeau blanc, c'est impossible", a-t-il dit.

 

On ignore où se trouve Mouammar Kadhafi actuellement.

 

Selon un rebelle de Tripoli, les forces de sécurité de Kadhafi ont placé des tireurs embusqués sur les toits des immeubles entourant son "bunker" de Bab al Azizia, et au sommet d'un château d'eau attenant.

 

Ce combat pour des positions sur les toits augure de nouveaux combats dans la nuit de dimanche à lundi.

 

"Les forces de Kadhafi reçoivent des renforts pour passer la capitale au peigne fin", a dit ce rebelle.

 

La télévision officielle libyenne diffuse des messages ordonnant aux habitants de ne pas laisser les rebelles se cacher sur leurs toits et de prévenir les autorités.

 

Les capitales occidentales restent prudentes sur le sort de Mouammar Kadhafi.

 

"Il est clair que Kadhafi n'est pas ancré dans la réalité (...) et qu'il n'est pas personnellement intéressé par la fuite ou la négociation", a dit Alastair Burt, secrétaire d'Etat au Foreign Office, à la BBC.

 

"Mais ceux qui l'entourent continuent à faire défection (...) Cette tension montre que ceux qui entourent Kadhafi savent ce qui se passe. On ne peut qu'espérer qu'ils lui passent le message", a ajouté Burt.

 

Un haut responsable de la Maison blanche à Washington estime que "si jamais Tripoli tombe aux mains de rebelles, les options déjà limitées qui se présentent à Kadhafi vont encore se réduire".

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 10:27

 

http://www.transports.cgt.fr/spip.php?article785

 

 

Communiqué dénonçant les méthodes de répression à l’encontre de la représentante syndicale CGT, pratiquées chez Emirates Airlines.

 

Nouha BOUBET est Représentante du SATA CGT à Emirates Airlines.

 

Elle fait l’objet, depuis le 10 août 2011, d’une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à son licenciement.

 

Les faits ne sont pas dûment établis dans le courrier de convocation de l’entretien préalable comme le prévoit la loi en vigueur.

 

Mais Nouha subit depuis plusieurs années du harcèlement moral de la part de la Direction d’Emirates. Le premier août la Direction, lui a envoyé un courrier recommandé, à son domicile, pour reprocher les termes d’un tract de la CGT ! Et ce n’est pas la première fois.

 

Sa simple « erreur » est d’être militante de la CGT et de dénoncer, haut et fort, la politique répressive appliquée chez Emirates.

 

Cette Direction revancharde n’hésite pas à mettre en œuvre des méthodes intolérables de répression basées sur un anti-syndicalisme primaire. Désormais elle s’attaque à notre camarade Nouha BOUBET

 

Les organisations CGT, Fédération des Transports, l’Union Départementale CGT Paris et le syndicat SATA CGT s’insurgent contre cette répression inadmissible à l’encontre de Nouha qui oeuvre pour la défense des intérêts des salariés, nous exigeons l’arrêt immédiat de la procédure de licenciement en cours.

 

Toutes les structures de la CGT agiront avec l’ensemble des Syndiqués, Sections Syndicales et Syndicats pour faire respecter les droits des salariés et combattre toute forme de discrimination et de répression syndicale.

 

Un rassemblement est prévu le 19 août 2011 devant le siège d’Emirates au 69, boulevard Haussmann 75008 Paris Métro St Lazare à partir de 11 heures 30.

 

Paris, le 17 août 2011

 

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 16:59

 

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11045

 

L’Egypte rappelle son ambassadeur en Israël

Samedi 20 août 2011

Manifestation au Caire, après l’assassinat de policiers égyptiens par l’armée israélienne...

Le gouvernement égyptien a rappelé son ambassadeur en Israël pour protester contre une fusillade transfrontalière, ce jeudi, qui a fait cinq morts dans le personnel de sécurité égyptien.

Le cabinet a également convoqué l’ambassadeur israélien au Caire afin d’obtenir des réponses sur la façon dont un hélicoptère israélien a tué plusieurs membres de la police égyptienne des frontières tout en poursuivant des hommes armés qu’Israël aurait soupçonné d’avoir été impliqués dans une attaque plus tôt dans la journée.

L’augmentation de la pression diplomatique sur Israël s’est produite tôt ce samedi matin après que le Premier ministre Essam Charaf ait réuni le cabinet pour une session spéciale, tandis que des centaines de manifestants assiègent l’ambassade d’Israël au Caire.

Les manifestants sont arrivés à l’ambassade, située au sud-ouest du Caire, vendredi après-midi et sont toujours sur place.

Les manifestants ont brûlé le drapeau israélien, exigeant que l’ambassadeur d’Israël soit expulsé et que l’armée égyptienne protège mieux ses frontières dans la péninsule du Sinaï.

Les manifestants ont arraché les barrières métalliques entourant l’ambassade et les ont franchies, selon Rawya Rageh, la correspondante d’Al Jazeera qui est sur place.

« Les gens sont toujours rassemblés devant l’ambassade et ils font beaucoup de bruit », dit-elle.

« Les manifestants insistent pour faire entendre leur voix et l’un d’eux m’a dit qu’ils n’avaient aucune intention de partir tant que le drapeau israélien, perché au 20ème étage de l’immeuble, n’aurait pas été descendu. »

« Que [les policiers] aient été tués à la suite de coups de feu directs ou des raids aériens reste encore flou et c’est l’une des principales questions en litige, et aussi l’une des principales raisons de la colère que nous voyons ici à l’extérieur de l’ambassade d’Israël ... Il y a un manque de transparence concernant ce qui s’est exactement passé. »

« Nous n’avons pas vu l’armée tenter de chasser les manifestants devant l’ambassade, une indication peut-être que l’armée cette fois-ci comprend vraiment à quel point le sentiment exprimé est fort dans la rue, et l’ampleur du problème que cela représente pour les Egyptiens. Et il lui faut cette fois-ci régir avec précaution. »

« Enquête urgente »

Plus tôt dans la journée, les médias d’Etat ont indiqué que l’Egypte avait envoyé une protestation officielle à Israël, exigeant une enquête sur les meurtres de responsables de la sécurité lors d’une opération militaire israélienne près de la frontière.

« L’Egypte a déposé une plainte officielle devant Israël suite aux décès hier à la frontière entre Israël et l’Egypte », a communiqué l’agence de nouvelles officielle MENA ce vendredi, citant un responsable militaire.

« L’Egypte a exigé une enquête urgente sur les circonstances des décès et des blessures infligées à des membres des forces égyptiennes à l’intérieur de nos frontières. »

Les meurtres ont suscité la colère dans la population égyptienne, surtout après qu’Ehoud Barak, le ministre israélien de la défense, ait déclaré que les attaques de jeudi dans le sud d’Israël reflétaient « l’affaiblissement de l’emprise de l’Egypte dans le Sinaï et l’augmentation des activités d’éléments terroristes ».

Khaled Fouda, le gouverneur du Sinaï, a réfuté les déclarations de Barak en disant que l’Egypte disposait « de patrouilles de sécurité en nombre plus élevé ainsi que de checkpoints dans le Sinaï ».

Réaction du gouvernement

Sami Enan, le chef d’état-major égyptien, a visité le Sinaï ce vendredi pour se recueillir devant ceux qui ont été tués et pour parler aux troupes.

Essam Charaf, le Premier ministre égyptien, a condamné les meurtres et a tenu une réunion d’urgence avec les membres du conseil militaire et les responsables des services du renseignement afin d’évaluer la situation.

Notre correspondant a déclaré qu’un certain nombre de décisions ont été prises lors de cette réunion.

« Le gouvernement égyptien a déclaré qu’il allait renouveler sa demande pour obtenir des excuses complètes de la part de l’état d’Israël. »

« Nous comprenons aussi que ils vont également exiger des compensations pour les familles du personnel de sécurité qui a été tué. »

« Peut-être plus important encore, le ministre égyptien des Affaires étrangères va convoquer l’ambassadeur d’Israël au Caire pour lui transmettre personnellement ces exigences », nous dit notre journaliste.

Plus tôt, Charaf a juré que le sang égyptien ne sera pas « versé sans qu’il y ait une réponse. »

 

 

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