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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 12:04

 

http://www.oumma.com/Des-extremistes-pro-israeliens

 

 

Des extrémistes pro israéliens envahissent les locaux des éditions Hachette

 

 

Chantage à l’antisémitisme. Des membres de la Ligue de Défense Juive ont occupé une maison d’édition et exigé le retrait d’un exercice scolaire jugé anti-israélien.

 

La scène est édifiante : un groupe de jeunes hommes munis de pancartes et d’un drapeau israélien investit le hall d’entrée des éditions Hachette. Le but ? « Dénoncer » ce qu’ils estiment être de la « désinformation et de l’antisionisme », en l’occurrence la photo issue d’un manuel scolaire de 4ème qui serait, selon eux, de nature à attiser « l’antisémitisme ». Accompagnant un exercice de rédaction, l’image illustre le passage d’une fille - éventuellement palestinienne - devant des militaires israéliens. Le collégien découvrant cette page est invité à rédiger une lettre « pour émouvoir le lecteur » à partir de ce que lui suggère cette photo.

 

Il s’agit là d’une nouvelle action coup de poing de la Ligue de Défense Juive, une association extrémiste interdite aux Etats-Unis et même en Israël. Prénommé Yoni, l’homme s’affichant auprès d’une responsable d’Hachette comme un « représentant de la communauté juive » fait connaître les exigences de son groupe : « On demande au directeur s’il pourrait faire un effort pour éventuellement enlever cet exercice et le remplacer ». Pour appuyer son propos, le militant prétend qu’il sera prochainement reçu « en personne » par le ministre de l’Education.

 

En novembre dernier, Oumma avait déjà relaté une autre manœuvre -plus violente- de la LDJ : l’intimidation exercée par ses membres à l’encontre de la direction du musée d’Art moderne de Paris lors d’une exposition photographique consacrée à Gaza. Aujourd’hui, ce type d’action à l’encontre d’un éditeur s’inscrit dans une campagne plus large, organisée notamment par le CRIF, pour tenter de faire censurer des extraits de manuels scolaires faisant nommément état, par exemple, de l’expulsion des Palestiniens en 1948.

 

Le retour des milices

 

A cet égard, la LDJ représente d’une certaine manière la frange jeune, activiste et décomplexée du CRIF. Fin juin, ses membres n’ont pas hésité à commettre un délit –la dégradation d’édifice public- en allant de nuit coller des affiches -en faveur de la libération du soldat Gilad Shalit - sur les mairies d’arrondissement de Paris.

 

A propos des éditions Hachette, l’administrateur du site de la LDJ menace sous couvert d’anonymat : « Si il n’y a pas de changement, nous reviendrons et cette fois-ci nous irons directement auprès de la personne qui s’est engagé à réexaminer l’exercice ». Activités associatives non reconnues par la préfecture, occupation illégale d’un lieu privé, dégradation d’un édifice public, menaces à peine voilées sur Internet et, au final, aucune rétorsion exercée par les autorités françaises, d’ordinaire plus répressives envers d’autres formes également radicales de communautarisme. Bienheureux les membres de la LDJ : pour ceux-là, l’impunité systématique est un luxe qui va de soi.

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 20:07

 

http://www.france-palestine.org/article17829.html

 

Roissy n’est pas Ben Gourion Airport

 

L’Association France Palestine Solidarité condamne fermement les entraves scandaleuses à la liberté du transport aérien mises en œuvre aujourd’hui sur divers vols à destination de Tel-Aviv.

 

Retrouvez aussi ci-dessous la lettre de Jean-Claude Lefort à Thierry Mariani, ministre des transports.

 

Il s’agit d’une opération dont tout laisse penser qu’elle est directement orchestrée par le gouvernement israélien, les autorités françaises ayant accepté sans broncher de se faire les auxiliaires zélés de leurs homologues de Tel-Aviv.

 

Pour sa part l’AFPS, qui avait mis en garde ses militants contre les risques d’expulsion, entend poursuivre et développer ses diverses missions de solidarité en Palestine occupée avec le seul souci de l’efficacité et de la coopération à long terme avec ses partenaires palestiniens et anti-colonialistes israéliens.

 

Paris, le 7 juillet 2011

 

Monsieur le Ministre,

 

J’apprends, après avoir vérification de mes sources d’information, que plus de trois cent personnes sont actuellement totalement bloquées à l’aéroport Français de Roissy-Charles de Gaulle au prétexte que ces personnes entendent aller en Palestine, ce qui suppose qu’elles puissent prendre l’avion via l’aéroport « Ben Gourion » à Tel-Aviv, en Israël, puisqu’il n’y pas d’aéroports palestiniens - comme vous le savez, j’imagine – du fait que ceux-ci ont tous été bombardés par l’armée israélienne.

 

Ce blocage sur le sol de notre pays est absolument inadmissible. Il ne peut que répondre aux demandes israéliennes. Pire : aux injonctions israéliennes.

 

Comment la France peut elle se soumettre ainsi aux diktats israéliens et faire, sur son sol, des opérations de basse police contre des citoyens français désireux d’aller – conformément au droit de libre circulation – en Palestine ? Comment peut-elle s’opposer à ces départs alors que les personnes ont acheté et payé leur billet et sont en règle selon notre législation ? Comment est-ce possible ? En France ? C’est cela le « sarkorzisme ?

 

Nous sommes devenus, sous votre houlette récente, des supplétifs des autorités israéliennes donneuses d’ordre. Il n’y a pas, jusqu’à preuve du contraire, de blocus de la Cisjordanie contrairement à celui, illégal et condamné, de Gaza.

 

Nous – je veux dire : la France – avons passés donc avec Israël un accord de sous-traitance ou bien une délégation de service pour ses basses œuvres ?

 

Quoi qu’il en soit c’est inacceptable !

 

Et je vous demande instamment et fermement de laisser passer ces passagers qui sont parfaitement en règle pour qu’ils puissent aller à Tel-Aviv.

 

Je vous demande instamment et fermement de ne plus vous mettre en situation affligeante d’abandonner notre souveraineté pour vous soumettre à Israël. Et ce qui est vrai de ce pays l’est pour tout pays, quel qu’il soit.

 

Dans l’attente de vos décisions enfin conformes à la liberté, notamment à celle qui est fondamentale de circuler librement,

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mon plus vif mécontentement et de ma consternation profonde.

 

Jean-Claude Lefort Président de l’AFPS Député honoraire



 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:46

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6344

Passage par Israël : le témoignage d’Aziz

"Je suis Aziz du groupe « Le Silence Des Mosquées » et donc une des personnes françaises qui a participé à la mission "BIENVENUE EN PALESTINE" le 8 juillet dernier."

 

"J’ai eu la chance avec quelques camarades de pouvoir embarquer dans un avion de GENEVE à destination de TEL AVIV. A ma grande surprise plusieurs dizaines de personnes qui devaient faire le même voyage ont été arrêtées dès leur arrivée à l’aéroport de GENEVE. Sans aucune explication valable le gouvernement israélien leur refusait l’entrée sur son territoire. On leur a seulement dit qu’elles auraient été susceptibles de provoquer des troubles à l’ordre public. Notre seul souhait était de rejoindre la CISJORDANIE et JERUSALEM. Et pourtant tous étaient en règle (billet d’avion, passeport, aucun antécédent judiciaire etc...).

 

Pour ceux qui ont eu la chance de partir, un accueil plus qu’impressionnant nous a été réservé (plusieurs centaines de gardes, policiers, militaires etc...). Deux bus étaient présents à la sortie de l’avion. Deux militaires sont entrés dedans et nous ont fait sortir par trois. Lorsque mon tour arriva, plusieurs militaires se sont rapprochés de moi et m’ont confisqué ma sacoche et mon passeport. A partir de ce moment, j’ai compris que la suite allait être difficile.

 

Tandis que les ressortissants israéliens montaient dans un bus tout à fait normal, le nôtre était plein de militaires. A ce moment, toujours pas d’explication, personne ne nous adresse la parole. Puis finalement le bus s’en va, pour une destination inconnue. Les militaires nous filmaient sans avoir notre accord et sans qu’on puisse connaître la raison. Arrivés dans une route souterraine à l’aéroport, on nous fait descendre et on nous a demandé de les suivre. A ce moment là je suis accompagné de SALIM, NADIA, LAMIA, STEPHANE et d’autres personnes que je ne connaissais pas. On nous a mis dans une pièce sombre entourée de militaires. Nous étions assis sur des chaises séparées de plusieurs mètres. Nous demandions de l’eau et on nous répondait : « Taisez-vous » !

 

Puis un peu plus tard, un haut gradé est apparu. Nos passeports en main, il nous demanda de le suivre. J’étais le premier à m’entretenir dans son bureau. Par le biais d’une traductrice, il me demanda la raison de ma venue en Israël, mon âge, le nom de mon père, ma profession etc. Je leur ai répondu que je suis un citoyen français qui voulait se rendre en CISJORDANIE pour rencontrer les Palestiniens. Il m’a dit que mon séjour est refusé. J’ai demandé pourquoi ? On m’a répondu qu’ils étaient en droit parce que je suis une personne dangereuse. Les autres de mon groupe ont eu la même réponse. Cela a duré environ 3 heures. Ensuite nous avons été fouillés de très près, même mes chaussures ont été scannées. Ce traitement est généralement réservé aux terroristes.

 

Deux camions cellulaires nous attendaient dehors. Nous sommes montés et nous avons attendu sous une chaleur écrasante, avec des moteurs qui tournaient pendant plusieurs heures, augmentant celle-ci. Là, d’autres détenus de nationalités différentes nous ont rejoints.

 

Nous avons ensuite été conduits à la prison de RAMLE, où nous étions entassés par dix dans des cellules réservées aux criminels. Nous avons été très maltraités. Nous étions enfermés vingt heures par jour et cela pendant quatre jours. Ni habits de rechange, ni repas avec un minimum d’hygiène ne nous ont été proposés. Nous n’avions pas le droit d’appeler nos familles. Certaines personnes malades se sont vu confisquer leurs médicaments.

 

Pendant ma détention, j’ai fait connaissance avec des personnes exceptionnelles qui ont rendu ma détention enrichissante. Je leur rends d’ailleurs hommage : DJIBRIl, MOHAMED, ARNAUD, YANN, KHALID, SALIM, TARIK, AHMED, et KOELS. Je salue votre détermination et courage pendant ces moments difficiles. Les gardes nous considéraient comme des animaux, toutes les deux heures environ ils entraient dans la cellule pour nous compter et cela même au milieu de la nuit. Pour avoir de l’eau, il fallait attendre la promenade celle de la cellule étant infectée. Pour le petit déjeûner, le garde nous jetait des poivrons crus, bien entendu personne n’en mangeait. Nous avons dû demander à plusieurs reprises un savon pour pouvoir nous laver dans une seule petite douche à proximité des WC. Nous avons été obligés de laver nos habits régulièrement pour garder un minimum d’hygiène, nos affaires étant confisquées. Koels n’a pas pu supporter plus longtemps ces conditions de détention. Il a fait une insuffisance rénale suite à la confiscation de ses médicaments. Ses pieds ont gonflé à un point qu’il ne pouvait plus marcher. Il a été transporté à l’hôpital puis expulsé pour raison médicale.

 

Le troisième jour, nous avons demandé l’autorisation de téléphoner à nos familles. Leur refus nous a amené à organiser une mutinerie dans les cellules. Les gardes se sont affolés et ont enclenché l’alarme. L’électricité a été coupée. Les ventilateurs ont cessé de fonctionner ce qui s’est traduit par une chaleur insupportable. Là, un gradé est venu pour entamer une négociation. Il nous a promis de faire le nécessaire. C’était un beau mensonge encore une fois ! Puis nous avons décidé d’entamer une grève de la faim, ce qui semblait les déranger un petit peu. La déléguée du consul français nous a rendu visite dans une belle pièce climatisée. Cette dame a directement pris la défense des autorités israéliennes. Elle nous a accusés d’être là pour provoquer et qu’il ne fallait pas s’attendre à être bien ou mieux traités. Voilà comment notre belle France, Etat de droit, aide ses ressortissants emprisonnés par Israël injustement.

 

Juste avant mon expulsion, nous avons été séparés. J’ai été mis dans une cellule encore plus horrible. J’ai pu rencontrer un palestinien qui était emprisonné dans une cellule à côté de moi. Ce dernier était en pleurs ! Il m’a demandé de l’aide ! Je lui ai répondu que malheureusement, j’étais plus qu’impuissant. A ce moment, un garde est venu et l’a fortement menacé pour qu’il se taise ! Ce fut une scène abominable. Les pleurs de ce monsieur qui demande de l’aide devant des bourreaux sans cœur, qui n’hésitent pas à utiliser la force pour s’imposer. Pays des droits de l’Homme qui donne des leçons au monde ! Je n’ai eu le temps ni de connaître son nom, ni la raison de son emprisonnement. J’ai rencontré un palestinien et cela dans le pire des endroits. J’ai aperçu le sort qui leur est réservé, je n’ose pas imaginer de quoi ces gens sont capables. Le massacre de Gaza est à leur image.

 

Les droits de l’Homme les plus élémentaires sont bafoués par l’État d’Israël. Ce n’est pas une surprise, le souci c’est que nous avons l’habitude d’entendre toutes ces histoires sans que justice se fasse. Le monde regarde sans bouger. Je comprends que l’Etat d’Israël impressionne. D’ailleurs pour bloquer des personnes à leur départ, sans oublier les navires en Grèce, il faut avoir du pouvoir. Cependant, cela ne nous fait pas peur, nous continuerons à nous battre pour le droit des Palestiniens ! Nous mènerons des actions non violentes jusqu’à ce que vous arrêtiez ! C’est notre engagement !

 

Après ces quelques jours, on nous a obligé à quitter le pays les menottes aux pieds et aux mains devant les regards haineux de quelques civils israéliens.

 

Il est de notre devoir de rester au courant de ce que subit cette population. Nous devons rester mobilisés pour eux et surtout ne pas lâcher. Merci pour votre soutien à notre égard.

 

Le temps nous donnera raison Inch Allah.

 

AZIZ.

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:48

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6326

Importante victoire : un juge israélien donne raison aux internationaux souhaitant se rendre en Palestine

Mercredi 13 juillet 2011

Les efforts et les sacrifices consentis par les centaines de participants à la mission Bienvenue Palestine, et en particulier ceux des cent vingt (Français, Belges, Allemands, Britanniques, etc.) emprisonnés par Israël ont obtenu mercredi un succès judiciaire sans précédent. Un tribunal israélien a en effet jugé que la décision du Ministère israélien de l’Intérieur d’interdire l’entrée du territoire à des militants déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés était illégale.

 

Il a en outre précisé, dans son jugement, qu’il était anormal que des personnes souhaitant se rendre dans les territoires palestiniens occupés soient le plus souvent contraintes, pour avoir une chance de passer, de mentir lorsqu’elles arrivent à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv.

 

En somme, le jugement donne entièrement raison aux organisateurs de la mission « Bienvenue Palestine Welcome to Palestine » dont l’un des fondements majeurs est d’affirmer le droit des citoyens à voyager, et à rendre visite à leurs amis de Palestine occupée.

 

Et il administre une claque sévère, non seulement à son propre gouvernement, mais aussi à la chaîne de ses complices : notamment à la Consule générale de France Colette Le Baron, qui n’a pas eu d’autres paroles pour nos camarades emprisonnés que des « vous n’aviez qu’à pas venir », son chef le ministre Alain Juppé, ou encore les compagnies aériennes, dont Air France, qui ont docilement exécuté les ordres de la police secrète israélienne.

 

Le tribunal avait à connaître du cas de deux militantes, une Australienne et une Néo-Zélandaise, Sylvia Hale et Vivienne Porzsolt, arrivées mardi à l’aéroport de Tel-Aviv.

 

Reprenant le flambeau des mains de nos cent vingt prisonniers, les Mehdi, Mick, Julienne, Fatiha, Djibrill, Fatima, Mohamed, Salim et tant d’autres, ces deux femmes âgées de 69 ans ont-elles aussi déclaré en toute franchise « Oui, nous allons en Palestine », et se sont vu opposer un refus d’entrée, qu’elles ont aussitôt contesté avec l’appui de l’avocat israélien Omer Shatz.

 

« C’est la première fois qu’un procès contestant une mesure d’expulsion se solde par une victoire. C’est une décision extrêmement importante, qui fera jurisprudence pour tous les cas à venir », a-t-il commenté.

 

Nous ne faisons pas une confiance excessive à l’indépendance du système judiciaire israélien. Comme en France, le jugement rendu mercredi est susceptible de faire l’objet de pressions gouvernementales et policières, et être frappé d’appel par un échelon supérieur du système.

 

Dans l’immédiat, il servira de référence, à chaud, à un autre cas, qui doit être jugé jeudi. Celui de l’Allemande Angelica Seyfrid, voyageuse du 8 juillet de la mission Bienvenue Palestine, et qui conteste en justice, depuis sa cellule de prison en Israël, le refus d’entrer. Omer Shatz se déclare confiant.

 

Quant à nous, « terroristes » par centaines sur la liste du Mossad et interdits d’embarquer, ou bien prisonniers d’Israël au cours des derniers jours, ce jugement ne fait que renforcer notre détermination à défendre le droit, et à défendre nos droits : Oui, nous nous représenterons à nouveau, et plus nombreux encore, aux portes de la Palestine.

 

Fait à Paris le 13 juillet, 17 heures

 

CAPJPO-EuroPalestine – Bienvenue Palestine

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:31

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lattaque-dambassades-%C3%A0-damas-condamn%C3%A9e-%C3%A0-lonu-205443524.html

L’attaque d’ambassades à Damas condamnée à l’ONU

NATIONS UNIES (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies, s'exprimant pour la première fois depuis le début des troubles en Syrie, a condamné mardi "dans les termes les plus forts" les attaques commises la veille contre les ambassades de France et des Etats-Unis en Syrie.

 

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité invite en outre le régime de Bachar al Assad à assurer la protection du personnel et des représentations diplomatiques.

 

Les attaques de lundi, imputées à des partisans du président Assad, ont fait suite aux protestations de Damas après les déplacements qu'ont effectués les ambassadeurs des Etats-Unis et de France, Robert Ford et Eric Chevallier, à Hama, la ville où se focalise aujourd'hui le mouvement de contestation qui a débuté à la mi-mars.

 

"Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus forts les attaques contre des ambassades à Damas", peut-on lire dans la déclaration rendue publique par le président en exercice du Conseil, l'ambassadeur allemand Peter Wittig.

 

"Dans ce contexte, les membres du Conseil de sécurité appellent les autorités syriennes à protéger les représentations et le personnel diplomatiques."

 

En réponse, l'ambassadeur de la Syrie à l'Onu a accusé les Etats-Unis et la France d'avoir déformé et exagéré le récit des attaques visant leurs ambassades.

 

Ces manifestations, a dit Bachar Jaafari à la presse, "étaient organisées par certains jeunes afin d'exprimer leur opinion à l'égard de l'ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie des ambassades des pays mentionnés".

 

Il a ajouté que les autorités syriennes avaient "tout fait" pour assurer la protection des bâtiments diplomatiques et que certains manifestants impliqués dans ces événements ont été arrêtés et seront traduits en justice.

 

BIENVENU MAIS "PAS SUFFISANT"

 

La déclaration adoptée mardi à l'Onu ne pointe pas les responsabilités présumées du régime syrien dans ces incidents, mais elle constitue la première intervention du Conseil de sécurité depuis le début des troubles en Syrie.

 

Car les efforts menés depuis des semaines par les pays européens pour obtenir une résolution condamnant la répression des contestataires par le régime syrien restent pour l'heure lettre morte, se heurtant à l'opposition de la Russie et de la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité qui disposent d'un droit de veto.

 

Et l'adoption de la déclaration tient probablement au fait que le principe d'inviolabilité des enceintes diplomatiques est universellement reconnu.

 

Pour l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Mark Lyall Grant, ce texte est bienvenu mais "pas suffisant". Et le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, a annoncé que les Occidentaux poursuivraient leurs efforts pour débloquer leur projet de résolution.

 

A Paris, le Premier ministre français, François Fillon, et son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, avaient déploré dans la journée l'incapacité des Nations unies à se prononcer sur la Syrie.

 

A Washington, la Maison blanche a réitéré la condamnation sans précédent formulée la veille par la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, jugeant à son tour que Bachar al Assad avait "perdu toute légitimité" et qu'il n'était pas "indispensable".

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 17:07

 

http://www.jjcandelier.fr/spip.php?article449

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011-extra/20111012.asp#INTER_8

12  juillet 2011

Débat et vote sur l’intervention des forces armées en Libye

Intervention du député PCF Jean Jacques Candelier

Par une lettre adressée le 25 mai dernier au Premier ministre, les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche ont demandé la tenue de ce débat, en vertu de l’article 35 de la Constitution, avant la fin de la session. Nous avons été entendus. Et nous saisissons cette occasion pour exiger un cessez-le-feu immédiat en Libye.

 

Le 22 mars dernier, alors que la France était déjà entrée en guerre, et dans le cadre d’une parodie de consultation démocratique, nous avions fait connaître l’opposition des députés communistes, républicains et citoyens à l’intervention des forces françaises. Nous étions alors bien seuls dans cet hémicycle. Nous sommes aujourd’hui rejoints par la majorité des Français – plus de cinquante et un pour cent.

 

Monsieur le Premier ministre, je vous ai écouté avec attention. L’intervention en Libye ne devait pas durer plus d’une quinzaine de jours, si je ne me trompe, selon les membres du Conseil national de transition libyen réunis à Paris en mars. Après quatre mois de bombardements, vous voulez encore nous faire croire à un succès imminent – on a même parlé du 14 juillet. Comment ne pas voir dans cet optimisme une marque d’entêtement, alors que, selon tous les indicateurs, la coalition s’enlise ?

 

La démocratie exige rigueur et honnêteté intellectuelle ; elle s’accommode mal des mensonges et de l’hypocrisie. Nous gardons en mémoire les propos tenus par le ministre Alain Juppé dans cet hémicycle le 22 mars : l’opération en Libye, disait-il, « n’est pas une opération de l’OTAN ». Cinq jours plus tard, l’OTAN assumait officiellement 1’intégralité du commandement militaire ! La représentation nationale mérite davantage de considération !

 

Pour leur part, les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche continueront de dire la vérité sur les tenants et aboutissants de cette guerre que nous avions critiquée d’emblée. Malheureusement, les faits nous ont donné raison. Croyez bien que nous aurions préféré nous tromper !

 

L’opération de propagande de la quasi-totalité des responsables politiques français a échoué. Il est de plus en plus difficile de croire au mythe fondateur du sauvetage de Benghazi par la coalition emmenée par les sauveurs suprêmes, Bernard-Henri Lévy et Nicolas Sarkozy. De fait, les Français n’y croient plus. Pouvait-il en être autrement ?

 

En effet, après vous être compromis avec le régime de Kadhafi en recevant le colonel en décembre 2007 – il avait même planté sa tente à l’Élysée –, en l’armant et en le soutenant, vous partez en guerre pour, dites-vous, sauver les populations civiles. Pourtant, l’homme et son régime sanguinaire sont les mêmes. Pourquoi ce revirement dans votre appréciation et votre attitude ? Les Français ne s’y trompent pas, et s’interrogent sur la véritable raison de cette intervention.

 

D’autres populations civiles sont aujourd’hui menacées et massacrées au Moyen-Orient ; cela ne semble pas vous affecter. Pourquoi sommes-nous donc aujourd’hui en Libye ? Les Occidentaux ne voient-ils plus dans le dictateur le « bon cheval » permettant de piller les extraordinaires ressources en matières premières du pays ?

 

De fait, Kadhafi ne tenait plus l’activité économique; l’extraction des hydrocarbures était mise à mal ; la manne pétrolière était bloquée. C’est alors seulement que la situation humanitaire est devenue problématique à vos yeux ; de notre côté, nous n’avions cessé de nous en inquiéter. Les résultats parlent d’eux-mêmes : désormais, une partie de la production pétrolière est vendue aux compagnies occidentales à des conditions défiant toute concurrence. Voilà le succès espéré ! Entre Nicolas Sarkozy et le tyran Kadhafi, tout est question d’intérêts mercantiles !

 

Malheureusement, ce n’est pas un cas isolé : il résume les relations de la France avec les dictatures de par le monde. Peut-il en être autrement dès lors que le Président de la République a réduit les relations diplomatiques de la France à des relations commerciales et préfère faire du business avec les dictateurs plutôt que de tisser des liens avec les peuples ?

 

Nous ne nous livrerons pas à une comptabilité macabre du nombre de victimes de part et d’autre – les populations qui s’insurgent contre le régime de Kadhafi d’un côté, celles qui tombent sous les bombes de l’OTAN de l’autre. Car, en réalité, toute victime est une victime de trop.

 

Cela étant, notre critique de la diplomatie française ne peut en aucun cas être interprétée comme une forme de complaisance à l’égard du régime libyen. Car, contrairement au chef de l’État, nous n’avons jamais changé d’avis sur le dictateur Kadhafi !

 

Notre ligne politique est claire et cohérente. Comment ne pas être révolté par les attaques perpétrées contre des zones résidentielles de Misratah, par les tirs répétés de roquettes, de mortiers et de bombes à sous-munitions sur les civils ? Mais la protection des populations civiles ne peut servir à cautionner une campagne de bombardements !

 

Aujourd’hui comme hier, nous exigeons donc l’arrêt instantané des opérations de bombardement et un cessez-le-feu immédiat.

 

Dès le mois de mars, notre collègue Roland Muzeau avait parfaitement expliqué notre refus de cette guerre, soulignant que la communauté internationale n’était pas unanime, mettant en garde contre la précipitation et les risques d’enlisement et de partition du pays, rappelant surtout, avec Rony Brauman, cette évidence : on n’impose jamais la démocratie et la paix par des bombes.

 

La suite des événements nous a tragiquement donné raison. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, destinée à protéger la population civile et à imposer un cessez-le-feu, est un échec politique et militaire. On savait déjà que l’Inde, la Chine, le Brésil, l’Allemagne, la Russie et plusieurs pays d’Amérique latine avaient refusé de soutenir l’offensive militaire.

 

Et ce n’est pas le soutien de quelques pétromonarchies du Golfe satellisées par les États-Unis qui change la donne !

 

Depuis le début des opérations, la coalition s’effrite. D’emblée, l’opération a perdu le soutien de l’Union africaine et de la Ligue arabe. De son côté, la Norvège a annoncé qu’elle mettrait fin à son engagement dès le premier août. Après la reconnaissance officielle de deux bavures, l’Italie a demandé quant à elle le 22 juin, par la voix du chef de sa diplomatie, la suspension immédiate des hostilités et l’ouverture de couloirs humanitaires.

 

Cette dernière proposition a été immédiatement repoussée par l’OTAN, qui a refusé toute pause dans les opérations. Une fois de plus, l’OTAN est incapable de sortir de son attitude va-t-en-guerre, dont le fiasco afghan a déjà montré les limites. Elle prône la guerre totale, la fuite en avant. En écartant toutes les offres de médiation, la coalition manifeste qu’elle n’a jamais eu pour objectif d’instaurer la paix dans la région, ni de permettre aux populations de choisir librement leur destin.

 

Nous allons jusqu’à larguer des armes et à envoyer des conseillers militaires. Quel manque de discernement ! Quelle absence de recul ! Nous soutenons les populations insurgées qui se battent pour la liberté et pour une véritable démocratie, mais nous ne fermons pas pour autant les yeux sur certaines exactions, notamment envers des travailleurs immigrés venus d’Afrique et assimilés un peu vite à des mercenaires du régime Khadafi.

 

Le parachutage d’armes aux insurgés restera le symbole de 1’impréparation et de l’inconséquence de l’OTAN, ainsi que des dissensions en son sein. Totalement isolée, la France a été obligée de faire machine arrière. Pense-t-on réellement que l’on puisse larguer des fusils-mitrailleurs et des lance-roquettes sur un territoire en conflit en même temps que des médicaments ?

 

Le ministre russe des affaires étrangères a qualifié la livraison d’armes de « violation grossière de la résolution 1970 du Conseil de sécurité de l’ONU ». Pour le dire clairement, la France a violé l’embargo qu’elle avait elle-même contribué à instaurer ! Sans parler du non-respect de notre législation nationale sur l’importation et l’exportation de matériels de guerre, qui découle de la position commune européenne adoptée – cruelle ironie – lors de la présidence française de l’Union !

 

On l’aura compris, la légalité internationale a été mise à mal de manière répétée.

 

De plus, le président de la Commission de l’Union africaine a déclaré le jeudi 30 juin que ces livraisons favorisaient « le risque d’une guerre civile, le risque d’une partition de l’État, le risque d’une somalisation du pays, le risque de prolifération des armes en lien avec le terrorisme ». On ne saurait être plus lucide.

 

La France se devait d’ouvrir la voie au « printemps arabe ». Elle n’en a rien fait ; pire, et édifiant, elle l’a déstabilisé en pratiquant deux poids, deux mesures, s’agitant ici et restant muette sur la situation à Bahreïn, en Syrie ou encore au Yémen !

 

Aujourd’hui, plus de quatre mille militaires sont engagés. Nous réalisons plus de trente pour cent des frappes de la coalition. Nous fournissons un tiers des bâtiments, avec huit navires, mais aussi quatre vingt pour cent des hélicoptères d’attaque, trente pour cent de l’aviation de combat, soit quarante chasseurs, dont vingt-trois de l’armée de l’air et dix-sept de l’aéronavale, et vingt pour cent des avions ravitailleurs, de transport, ainsi que de patrouille maritime.

 

Environ deux millions d’euros de surcoût budgétaire sont engloutis chaque jour pour des frappes dites « chirurgicales ». On connaît cette chirurgie-là : chaque jour, de multiples bâtiments publics, industriels ou culturels, des infrastructures sans intérêt militaire, sont détruits.

 

Il n’est pas trop tard pour arrêter cette folie guerrière ! Nous ne pouvons laisser perdurer plus longtemps des opérations qui constituent une action contraire à la Charte des Nations unies, outrepassant largement la résolution 1973.

 

La France se devait, de par son rôle au sein du Conseil de sécurité, de garantir le pilier fondamental de la Charte des Nations unies, à savoir l’article 2, alinéa 4, qui interdit à tout État membre l’usage de la force ou la menace de l’usage de la force. En favorisant l’adoption de la résolution 1973, la France a failli à ses obligations internationales et participe à l’instauration d’une nouvelle gouvernance mondiale basée sur la loi du plus fort. Ainsi se trouvent remises en cause la paix et la sécurité internationales.

 

Il ne peut y avoir de légalité internationale à détruire un État membre de l’ONU. Une telle ambition est parfaitement contre-productive : comment ne pas voir que Kadhafi utilise l’intervention occidentale et tire profit du réflexe patriotique ?

 

Nous le disons gravement : le choix de la voie diplomatique, que vous avez écarté d’emblée, aurait déjà permis la mise en œuvre de négociations. Nous vous l’avions demandé à maintes reprises. Nous réitérons cette demande. C’est urgent ; il n’y a plus de temps à perdre.

 

Retrouvons vite notre tradition diplomatique passée, fondée sur la reconnaissance des États et sur la primauté du droit international. Ne cédons pas à la doctrine de la guerre du bien contre le mal : voyez où elle a mené en Irak et en Afghanistan !

 

Le temps de la négociation et du cessez-le-feu s’impose plus que jamais – non pour des raisons de coût financier, mais pour les plus élémentaires raisons légales et humanitaires. En ne se limitant pas à la protection des civils, le Gouvernement est allé trop loin. Oserez-vous, chers collègues, le cautionner ?

 

Pour protéger réellement les populations civiles – ce qui doit être notre objectif commun – il faut rechercher une solution politique. Seule la voie diplomatique est susceptible d’apporter une issue durable et juste, de permettre au peuple libyen de vivre en sécurité et de choisir librement son avenir, dans le respect de l’intégrité territoriale du pays.

 

Nous proposons que la France prenne, avec l’Union européenne, l’initiative de réunir une conférence internationale de haut niveau, sous l’égide des Nations unies, ou sollicite la tenue d’une session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU. Les protagonistes libyens seraient appelés à y participer, sous le parrainage vigilant de la Ligue arabe et de l’Union africaine. De nouveaux rapports de force internationaux sont nécessaires pour que les résolutions du Conseil de sécurité soient sans ambiguïté, clairement circonscrites et conduites sous l’égide de l’ONU, et non de l’OTAN.

 

La solidarité vis-à-vis des populations libyennes commande d’agir avec la plus grande détermination pour l’arrêt des bombardements, le retrait des forces de 1’OTAN et pour l’établissement immédiat d’un cessez-le-feu multilatéral.

 

La solidarité appelle aussi une application pleine et entière du droit d’asile. La France, l’Italie et la Grande-Bretagne, notamment, se doivent de donner un avenir aux hommes, aux femmes et aux enfants qui fuient les combats. Il est consternant que le drame des réfugiés ne reçoive aucune réponse digne des valeurs auxquelles les pays occidentaux se réfèrent en permanence. En adoptant une attitude humaine, vous allégeriez la charge qui pèse aujourd’hui sur le peuple de Tunisie, dont je salue la détermination à instaurer une société meilleure.

 

Sortons du carcan belliqueux de l’OTAN ; en nous appuyant sur une doctrine multilatérale renouvelée, réalisons l’amitié entre les nations dans le cadre d’une ONU démocratisée, qui ne serait plus l’apanage de quelques-uns.

 

Pour retrouver une voix respectable et respectée dans le monde, la France doit appeler à réformer une gouvernance mondiale qui ne sert aujourd’hui que les intérêts d’un cercle fermé de grandes puissances. L’organe décisionnel de l’ONU, le FMI ou encore la Banque mondiale doivent ainsi être démocratisés d’urgence.

 

La France s’honorerait en permettant aux peuples de bénéficier des richesses de leur pays, au lieu de soutenir un dictateur parce qu’il satisfait aux besoins commerciaux de notre pays, et de partir en guerre quand celui-ci ne répond plus à ces besoins.

 

Nous prônons une politique étrangère qui n’est pas la vôtre – une politique étrangère au service de la coopération, de la démocratie et de la paix.

 

Dans notre monde en crise, cette politique est d’autant plus indispensable.

 

Vous l’aurez compris, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, dans la logique qui nous a conduits à condamner l’entrée en guerre de notre pays, les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche, en accord avec la majorité des Français, les députés du groupe GDR voteront donc contre la prolongation de l’intervention de nos forces armées en Libye.

 

Monsieur le Premier ministre, prenez l’initiative d’un cessez-le-feu immédiat, osez la paix et la démocratie pour la Libye !

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:47

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lopposition-syrienne-appelle-larm%C3%A9e-%C3%A0-la-dissidence-170101646.html

 

L’opposition syrienne appelle l’armée à la dissidence

 

ISTANBUL/AMMAN (Reuters) - L'opposition en exil au régime de Bachar al Assad, réunie à Istanbul, a exhorté mercredi l'armée à protéger son peuple et à épouser la cause des manifestants.

 

Dans l'est de la Syrie, deux gazoducs secondaires ont été endommagés par des explosions à la bombe, selon des habitants. Les autorités syriennes évoquent pour leur part un incendie accidentel sur une conduite de pétrole.

 

La Syrie ayant interdit son territoire aux médias internationaux, aucune vérification indépendante de ces deux thèses n'est possible.

 

Dans le nord-ouest de la Syrie, les forces de sécurité ont tué mercredi quatre villageois dans la province d'Idlib, à proximité avec la Turquie, selon des défenseurs des droits de l'homme. Les forces de sécurité appuyées par des blindés sont intervenues dans au moins quatre villages de la région du djebel al Zaouia.

 

A Damas, une trentaine de personnes ont été arrêtées mercredi lors d'une manifestation, selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme. "Des intellectuels syriens ont organisé cette manifestation pour appeler à la fin de la répression et à la libération des détenus", a déclaré Rami Abdelrahman, directeur de l'Observatoire.

 

A Istanbul, les dissidents en exil ont appelé les forces de l'ordre syriennes à faire dissidence.

 

"L'armée syrienne est la gardienne du peuple et de l'Etat. Ainsi, nous appelons l'armée à faire son devoir et à protéger le peuple de la cruauté du régime et d'être aux côtés des manifestants courageux", a déclaré Ahmad Abdoul-al, lors d'une déclaration prononcée à la fin de la réunion devant deux cent dissidents.

 

"Soit des membres de l'armée ou des membres à l'intérieur du régime vont conduire au changement, soit les manifestations vont se poursuivre et l'insurrection va continuer, et le pouvoir va passer au main d'un conseil de transition qui organisera des élections", a dit Abdoul-al, qui vit en Arabie saoudite.

 

L'IRAN ET LE HEZBOLLAH ACCUSÉS

 

La déclaration finale fait état de la création prochaine de commissions islamique, humanitaire et des médias pour tenter d'organiser l'opposition. Celle-ci souhaite aussi mettre sur pied une administration parallèle prête à prendre le pouvoir en cas d'effondrement du pouvoir d'Assad.

 

Les opposants demandent que les forces syriennes se retirent des villages et des villes du pays.

 

La déclaration a également condamné l'Iran et le Hezbollah chiite libanais, accusés de soutenir Assad. Les opposants ont en outre lancé un appel à la Ligue arabe et à l'Organisation de la conférence islamique (OCI), leur demandant de venir en aide à la population syrienne.

 

"La violence extrême dont a fait preuve le régime n'a pas été capable d'arrêter les gens", a confié Issam al Attar, ancien chef de file des Frères musulmans en Syrie, présent au rassemblement en Turquie.

 

Les opposants ont annoncé la tenue d'une nouvelle réunion samedi, toujours à Istanbul. Les organisateurs espèrent pouvoir établir une liaison vidéo avec la réunion que tiendra le même jour l'opposition à Damas sous le nom de Conférence du salut national.

 

Selon les groupes de défense des droits de l'homme, au moins mille quatre cent civils ont été tués depuis le début des protestations à la mi-mars contre le régime autocratique de Bachar al Assad.

 

EXPLOSIONS ?

 

Sur le terrain, les troubles ont semblé prendre un nouveau tour: des habitants affirment que deux gazoducs secondaires ont été endommagés par des explosions à la bombe dans l'est, tandis que les autorités évoquent eux un incendie accidentel.

 

Si la thèse de l'attentat était vérifiée, il s'agirait de la première attaque d'une infrastructure pétrolière depuis le début de la contestation.

 

Mais l'agence officielle de presse Sana, citant un responsable du ministère du Pétrole, assure pour sa part que de mauvaises conditions climatiques ou une fuite de pétrole sont probablement à l'origine d'un incendie sur un oléoduc.

 

D'après des habitants, les explosions, survenues pendant la nuit de mardi à mercredi, se sont produites dans les régions d'al Tayana et de Busaira, à l'est de la capitale provinciale de Deïr al Zor, près de la frontière avec l'Irak.

 

"Les gens soupçonnent le régime d'être derrière ces attaques pour discréditer le mouvement démocratique après des mois de manifestations pacifiques", a déclaré à Reuters Cheikh Naouaf al Khatib, une éminent chef de tribu.

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 20:38

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-militaires-au-pouvoir-en-egypte-plus-en-054303963.html

 

Les militaires au pouvoir en Egypte de plus en plus contestés

 

LE CAIRE (Reuters) - Plusieurs milliers d'Egyptiens se sont rassemblés mardi devant le siège du gouvernement, au Caire, pour réclamer la destitution du Conseil supérieur des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis le renversement d'Hosni Moubarak, le 11 février.

 

Les militaires avaient auparavant averti les manifestants, mobilisés depuis vendredi place Tahrir, que tous les moyens légitimes seraient mis en oeuvre pour ramener le calme dans la capitale.

 

"A bas le régime militaire!" ont scandé les contestataires, qui ont défilé entre la place Tahrir, épicentre de la "révolution du Nil", et les bureaux du Premier ministre pour revenir ensuite à leur point de départ, non sans avoir réclamé la démission du Maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, chef du CSFA, qui a été pendant vingt ans ministre de la Défense d'Hosni Moubarak. D'autres manifestations ont eu lieu à Suez et à Alexandrie.

 

Beaucoup d'Egyptiens reprochent au Conseil de ne pas tenir ses promesses et de retarder le procès des caciques de l'ancien régime. Celui d'Hosni Moubarak, toujours hospitalisé à Charm el Cheikh, doit s'ouvrir le 3 août.

 

"RESPONSABILITÉS HISTORIQUES"

 

Plus de huit cent quarante personnes ont été tuées pendant les dix huit jours de contestation qui ont mis fin à son règne, entamé trente ans plus tôt.

 

Le Premier ministre Essam Charaf a promis lundi de remanier son gouvernement dans la semaine, sans parvenir à satisfaire les manifestants qui, outre l'accélération des procédures judiciaires à l'encontre des membres de l'ancien régime, réclament des réformes démocratiques.

 

Il a accepté mardi la démission du vice-Premier ministre, Yehia el Gamal, que les manifestants jugent incompétent.

 

"Les forces armées sont conscientes de leurs responsabilités historiques et de leur devoir à l'égard de la Nation, et appellent les honorables citoyens à s'opposer aux manifestations qui empêchent le retour à la normale", dit le général Mohsen Fangary, membre du CSFA, dans un communiqué.

 

Des élections parlementaires sont prévues en septembre. Elles doivent être suivies d'un scrutin présidentiel.

Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe et prétendant à la magistrature suprême, a jugé les revendications des manifestants légitimes.

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 20:20

 

http://www.demosphere.eu/node/25338

Appel de l'Assemblée Générale parisienne des indignés

 

On nous appelle les Indignés.

 

Nous nous sommes rassemblés spontanément et pacifiquement indépendamment de tout parti politique, syndicat ou association.

 

Depuis, les intimidations et la désinformation se multiplient pour nous marginaliser.

 

Afin de résister à ce système injuste, rencontrons-nous, organisons-nous pour inventer ensemble la démocratie réelle maintenant!

 

En réponse à l'appel de plusieurs villes de France, nous vous invitons à rejoindre Paris du 14 au 17 juillet pour prendre la place tous ensemble et affirmer ainsi notre unité et notre détermination.

 

Jeudi 14 juillet à partir de 13 heures et pendant la marche : Un point d'accueil se situera place de la Bastille à l’entrée du boulevard Richard Lenoir

 

Jeudi 14 juillet à 13 heures 30 : Départ de la marche de la place Belleville (quartiers populaires) vers la place de la Bastille en passant devant le cimetière du Père-Lachaise à 15 heures.

 

Jeudi 14 juillet  à 16 heures : Arrivée à Bastille sur les marches de la Bastille et alentours

 

Les villes présenteront leurs ACTIONS ET DÉSIRS : en vous espérant nombreux, de France et de l'étranger !

 

Plusieurs forums thématiques en même temps :

 

Echanges et débats

 

Démocratie que nous voulons

 

Economie que nous voulons

 

Des jeux, animations ludiques, slam et humour se dérouleront en même temps, le but étant aussi de rallier la population dans les débats.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 19:25

 

Vous trouverez ci-dessous une intervention personnelle dans une réunion du Club Socialisme Maintenant à Paris le 22 juin 2011. La totalité de la discussion est disponible si vous consultez le site du club.

Bernard Fischer

Georges a centré sur l’Espagne dans son rapport. Il ne s’agit pas d’établir une hiérarchie entre ce qu’il se passe en Espagne et l’ampleur du mouvement en Grèce, mais je voudrais surtout intervenir là-dessus et en particulier attirer votre attention et vous inciter à lire l’article sur la Grèce de Sthatis Kouvelakis (que l’on trouve sur le site du club) dans une tribune de Libération ce lundi dernier. Il centre son article sur ce qui s’est passé le 15 juin en Grèce et à Athènes; le fait que c’était la convergence de deux choses. Premièrement, le 15 juin en Grèce c’était la onzième journée de grève de vingt quatre heures appelée par les syndicats grecs mais ce jour- là il y a eu la convergence de cette grève générale de vingt quatre heures et de ce que Kouvelakis appelle un « nouvel acteur politique » qu’il appelle « le peuple des places ». La traduction du mot « indignés » en espagnol , c’est « los indignados » ; je n’ ai pas mémorisé sa traduction grecque mais je trouve que « le peuple des places » en rend bien le sens. Sur la dimension de crise politique, ce jour- là 15 juin, en Grèce et à Athènes, Kouvelakis utilise le mot de « panique », celle qui s’est emparée du pouvoir politique dirigé par Papandréou. Lors de la soirée du 15 juin, dans un premier temps, Papandréou a proposé la formation d’ « un gouvernement d’ union nationale » , puis voyant que cela ne prenait pas, ça s’est terminé par un remaniement ministériel. Il convient de souligner donc la dimension de crise politique et puis le fait que la Grèce c’est vraiment le maillon faible de la chaîne des pays d’Europe . L’ enjeu pour le capitalisme européen c’est le maintien de la Grèce dans l’euro, son maintien dans l’ Europe, et que cela passe par la dernière tranche du plan du FMI qu’ils n’ accordent que si le Parlement adopte le 28 juin le dernier plan d’austérité qui est dix fois pire que les précédents.

La deuxième question qu’il faut poser et qui saute aux yeux à chaque fois qu’on essaye de participer à une assemblée ou manifestation des « Indignés » de Paris, c’est : pourquoi donc le mouvement des « indignés » ne prend pas en France ? Pour comprendre ce qui se passe en Espagne ou en Grèce il ne faut surtout pas comparer avec ce qu’est le mouvement des « indignés » à Paris. Car c’est exactement le contraire de ce qu’il se passe là- bas et de ce qu’il faut faire. D’une part il y a cette véritable peur de tout ce qui ressemble à un militant de gauche ou d’extrême gauche, que ce soit du NPA, du Parti de gauche, qui que ce soit, ici « ils » ne veulent absolument pas que ces militants mettent les pieds dans ces assemblées ou manifestations et à l’inverse, comme par un effet de miroir, on tombe sur quelques dizaines, ou centaines parfois, de jeunes complètement anti- partis. Au début ils nous disaient qu’ils étaient « apolitiques », or nous leur avons dit que en France « apolitique » c’est la catégorie de la droite et de l’ extrême droite. De plus ils ne semblent pas avoir compris ce que font les manifestants des « indignés » d’Espagne et de Grèce car ces derniers n’arrêtent pas de répéter que leur mouvement est totalement politique. De toute manière, pendant ce temps, la gauche des Mélenchon et autres, le NPA et sa conférence nationale, ce qui les intéresse c’est les élections présidentielles de 2012. Là il y a un problème, un décalage.

 

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