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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 20:23

 

http://www.fr.news.yahoo.com/damas-fait-des-efforts-dit-le-chef-la-075017951.html

 

Damas fait des efforts, dit le chef de la diplomatie algérienne

 

NATIONS UNIES (Reuters) - Le ministre algérien des Affaires étrangères a estimé mercredi que le gouvernement syrien avait pris certaines mesures pour contenir la crise et que le risque de violences accrues dans le pays provenait essentiellement de l'opposition armée.

 

Les propos de Mourad Medelci, tenus lors d'une conférence de presse aux Nations unies, soulignent les divisions entre pays arabes face à la répression du soulèvement antigouvernemental en Syrie, sur laquelle enquête actuellement une mission d'observateurs de la Ligue arabe.

 

"Le gouvernement (syrien) a pris certaines mesures. Peut-être pas assez, mais certaines mesures au sens où il y a eu retrait des armes lourdes des villes qui ont désormais des problèmes", a déclaré le chef de la diplomatie algérienne.

 

"Plusieurs milliers de prisonniers ont été libérés, mais beaucoup d'autres ne l'ont pas encore été. Et il y a une ouverture aux médias, même si cette ouverture n'est pas complète, c'est vrai", a-t-il ajouté.

 

Les Nations unies estiment à plus de cinq mille le nombre de personnes tuées dans le soulèvement qui a débuté en mars dernier.

 

Mourad Medelci a déclaré que les violences venaient des deux côtés et que l'opposition avait empêché la mission de la Ligue arabe de se rendre dans les quartiers qu'elle contrôle.

 

"Le sentiment est que le gouvernement syrien est en train de faire un effort, mais la Ligue arabe a surtout des problèmes avec l'opposition armée", a-t-il ajouté.

 

DIVERGENCES

 

La Syrie n'est pas selon lui plongée dans la guerre civile et la violence est confinée à quelques villes. Mais, a-t-il dit, "si l'opposition continue de s'armer, il y aura un risque qui pourrait nous placer dans une situation de violence accrue".

 

Certains responsables arabes n'ont pas le même point de vue. Le Premier ministre qatari, Hamad bin Djassim al Sani, a jugé que Damas n'avait pas appliqué les termes du plan de sortie de crise convenu avec la Ligue arabe.

 

Un membre algérien de la mission, Anouar Malek, a quitté le pays en accusant le régime syrien de rendre les observateurs complices de la répression des manifestations hostiles au président Bachar al Assad.

 

Mourad Medelci a souligné que Malek appartenait à une ONG et que "d'autres Algériens (n'avaient) peut-être pas la même opinion". Il a ajouté que dix responsables du gouvernement algérien figuraient au sein de la mission arabe en Syrie, qui compte actuellement cent soixante cinq membres.

 

La mission doit présenter un rapport détaillé le 19 janvier. Un haut responsable occidental au Conseil de sécurité ne s'attend pas à des conclusions "très claires" en raison des divergences entre pays arabes.

 

"Je serais surpris si la Ligue arabe constatait l'échec de la mission et en appelait au Conseil de sécurité", a déclaré ce diplomate, citant l'Algérie, l'Irak et l'Egypte comme des pays probablement opposés à un renvoi du dossier devant l'instance suprême des Nations unies.

 

Selon les puissances occidentales, la Russie, alliée de longue date à Damas, bloque toute initiative du Conseil contre la Syrie et un seul un appel direct de la Ligue arabe pourrait amener Moscou à modifier sa position.

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 20:10

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lenqu%C3%AAte-sur-le-scandale-igs-men%C3%A9e-avec-rigueur-112542874.html

 

L’enquête sur le scandale IGS menée avec rigueur, dit le parquet

 

PARIS (Reuters) - Les investigations sur une possible enquête truquée de la "police des polices" pour écarter en 2007 des fonctionnaires jugés trop à gauche est conduite avec diligence, a affirmé vendredi le parquet de Paris.

 

Dans un communiqué, le procureur de Paris, François Molins, souligne qu'un seul officier de l'Inspection générale des services (IGS) a été mis en examen à ce jour et détaille les six plaintes en cours d'instruction à Paris.

 

François Molins explique vouloir communiquer des "éléments objectifs" dans cette affaire qui oppose vivement le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et le préfet de police Michel Gaudin à des responsables socialistes.

 

La cour d'appel de Paris a relevé mardi que ces informations judiciaires "étaient conduites avec diligence", précise-t-il.

 

Bruno Le Roux, porte-parole du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, a accusé Claude Guéant d'être "au coeur" d'une manipulation visant à écarter des policiers de gauche à l'approche de la présidentielle de 2007.

 

L'actuel ministre de l'Intérieur, qui était alors chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, puis secrétaire général de l'Elysée, a répliqué par l'annonce d'une plainte en diffamation.

 

"Je n'ai rien à voir avec cette histoire (...) Il y a des limites à tout", a-t-il dit lors d'un vif échange avec les socialistes à l'Assemblée nationale.

 

Michel Gaudin, qui réfute tout rôle dans l'affaire, a relativisé les soupçons pesant sur l'IGS en affirmant qu'aucun de ses membres n'était mis en examen.

 

Le parquet précise toutefois que le commandant de police Jean-Pierre Delcher, "signataire apparent" des rapports incriminant les policiers écartés, a été mis en examen en décembre.

 

UN FAUX PROCÈS-VERBAL ?

 

Or, selon www.lepoint.fr , Jean-Pierre Delcher a affirmé lors de son audition avoir été trahi par son propre service, dont l'un des membres aurait imité sa signature sur le faux procès-verbal présumé qui met en cause Yannick Blanc, l'ex-directeur de la police générale à la préfecture de police, marqué à gauche.

 

"Si l'on a décidé de mettre mon nom à mon insu sur un procès-verbal, en imitant mon visa, pour y porter des accusations infondées ou mensongères à l'encontre d'un fonctionnaire de haut rang, c'est que le ou les auteurs connaissaient parfaitement l'état de santé physique et psychique qui était le mien", dit-il dans un extrait de son audition publié par le site de l'hebdomadaire.

 

Selon Jean-Pierre Delcher, l'auteur du faux pensait qu'il aurait succombé tôt ou tard à la grave maladie qui le touchait, ce qui n'aurait jamais permis de découvrir la manipulation.

 

La signature d'un autre officier du service aurait été usurpée, ajoute www.lepoint.fr .

 

L'instruction en cours doit déterminer qui a monté ce "chantier", en jargon policier, et qui pensait pouvoir en bénéficier.

 

Les trois fonctionnaires injustement accusés de corruption et mis en examen dans un premier temps ont bénéficié d'un non-lieu les premier juin 2010 et 4 janvier 2011, confirme le parquet.

 

Une autre enquête pour violation du secret de l'instruction a été ouverte après une plainte de Bruno Triquenaux, qui travaillait pour Yannick Blanc.

 

Dans cette enquête, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a été entendu comme témoin assisté en tant que signataire de la lettre de suspension de ce fonctionnaire, rappelle le parquet.

 

Dans Le Monde, Michel Gaudin se défend à nouveau d'avoir eu connaissance d'éléments judiciaires visant Bruno Triquenaux.

 

Il "s'honore" d'être un ami de Nicolas Sarkozy mais ajoute : "J'ai servi tous les gouvernements successifs avec loyauté, parce que c'est comme ça que je conçois mon métier".

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 18:40

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/01/09/a-ceux-qui-ont-colle-une-etoile-jaune-sur-ma-boite-aux-lettres

 

A ceux qui ont collé une étoile jaune sur ma boîte aux lettres

 

La culture de la haine règne dans la Hongrie de Viktor Orbán, s'inquiète Boris Kálnoky, journaliste au quotidien allemand die Welt, d'origine magyare. Le mot "juif" y est devenu une insulte.

 

Pendant les fêtes, une étoile de David a été collée sur ma boîte aux lettres, à Budapest. J'en ai parlé à mon voisin. "En quoi cela me regarde-t-il?" m'a-t-il rétorqué, avant d'ajouter : "C'est sur celle de ton voisin de palier qu'ils auraient dû la coller, parce que lui, c'en est un. Peut-être qu'ils se sont trompés". L'affaire m'a quelque peu étonné, pour deux raisons : en tant qu'Européen, d'abord, je pensais que nous n'en étions plus là depuis 1945 ; en tant que citoyen hongrois, ensuite, je suis à peu près certain que personne n'a eu de conjoint juif dans ma famille au cours des huit cent dernières années. En tout cas, je n'en ai trouvé aucun lors des trois années que j'ai consacrées à un ouvrage sur l'histoire de ma famille [Ahnenland ("le pays des ancêtres"), Droemer, février 2011]. Mais peut-être cela se produira-t-il un jour, à mesure des brassages.

Ce n'est pas la première fois que je me fais traiter de "juif". La dernière fois, c'était après avoir interviewé l'écrivain juif hongrois György Dalos. Le site d'extrême droite hunhír.hu m'avait alors défini comme un journaliste juif allemand (je ne suis ni l'un ni l'autre), et le quotidien die Welt d'"organe mondialiste haineux aux mains des juifs ultralibéraux". Ma belle-mère lit ce type de sites Web - qui connaissent semble-t-il un succès croissant - et vit dans la crainte des conspirations sionistes. J'avais voulu réaliser cet entretien car György Dalos, détracteur acharné du gouvernement conservateur hongrois, avait déclaré que ce type d'attaques l'inquiétait de plus en plus. Si elles étaient légitimes, disait-il, leur virulence, en revanche, portait préjudice au pays. C'était également mon avis. Nous voulions voir si nous parviendrions à trouver un terrain d'entente par-delà les frontières idéologiques - il est libéral de gauche, je penche plutôt vers la droite chrétienne.

Ce terrain d'entente, nous le cherchons toujours. Dalos appose volontiers sa signature sur des appels à manifester dont les auteurs mettent en garde contre l'avènement d'une dictature en Hongrie. Ce qui me paraît à la fois exagéré et préjudiciable - car c'est contester l'existence des nombreux électeurs qui soutiennent le gouvernement démocratiquement élu, et exclure de ce fait tout un pan de la société du socle de valeurs démocratiques. Nous sommes en revanche d'accord sur le fait que la Hongrie voit s'installer, à gauche comme à droite, une culture néfaste de la haine qui ne constitue pas un terrain favorable au développement d'une démocratie saine.

Quel dommage! A la fin des années 1980, les prédécesseurs des actuels conservateurs, socialistes et libéraux, étaient parvenus, ensemble, à faire tomber le rideau de fer. Tous avaient contribué à faire de la Hongrie une société libre et démocratique, membre de l'Union européenne et de l'OTAN. Or, à en croire aujourd'hui les discours des conservateurs, des socialistes et des libéraux, les démocrates auraient disparu du paysage hongrois. Seul celui qui parle en est un.

C'est dans cette culture de la mise à mort par le verbe de l'adversaire politique que sévit un nouveau parti d'extrême droite : le Jobbik. Celui-ci suit une ligne ouvertement raciste et n'a pas dévoilé clairement, jusqu'à présent, quel était son rapport aux principes fondamentaux de la démocratie. Les socialistes aiment le Jobbik : il leur permet de discréditer le Fidesz, accusé d'en être un "proche parent". Les nouveaux Verts (LMP) ont même voulu former une coalition avec le parti d'extrême droite, dont le Fidesz tente de récupérer une partie des électeurs en lui emboîtant le pas de temps en temps.

J'ai parfois l'impression que nous avons tous sombré dans la folie. Il existe un antisémitisme qui, comme j'ai pu le constater sur ma boîte aux lettres, peut au besoin se passer des juifs. Tout comme il existe un anticommunisme sans communistes, un antifascisme dirigé davantage contre le Fidesz que contre le fascisant Jobbik, et une lutte contre la dictature en l'absence de dictateur. C'est un peu comme si tout ce que nous avions dissimulé sous le tapis à l'époque de la chute du communisme ressortait aujourd'hui. A l'époque, tous s'étaient assis autour d'une table ronde et avaient convenu d'être aimables les uns envers les autres. Mais aujourd'hui, vingt ans plus tard, on rattrape le temps perdu. Le pouvoir communiste des années d'après-guerre employait de nombreux juifs - aujourd'hui, on voit monter à leur endroit une haine qui repose de manière presque subconsciente sur l'antisémitisme politique des décennies précédentes.

Le fait que le gouvernement postcommuniste au pouvoir de 2002 à 2010 se soit distingué par un climat de corruption sans précédent et ait mené le pays à la ruine économique n'a fait qu'alimenter un stéréotype déjà profondément ancré dans les esprits selon lequel les socialistes sont des juifs, lesquels sont des voleurs. Les socialistes sont exclus des médias. On cherche à sanctionner rétrospectivement les ex-communistes. Et la haine fonctionne exactement dans le cas inverse. Tout conservateur, voire tout chrétien, est traité de fasciste.

Voilà donc où nous sommes rendus. Tout le monde vitupère et s'invective. Pour la première fois, à l'heure où cette crise sans précédent atteint son climax, un gouvernement [celui de Viktor Orbán], fort d'une majorité des deux-tiers, a la possibilité de mener une politique volontariste et tournée vers l'avenir. Au lieu de cela, c'est un programme rigide, idéologique et à maints égards guidé par la haine qui est mis en œuvre, dans un tumulte de discours extrémistes de tous bords politiques.

Beaucoup d'idées du Fidesz étaient bonnes : mettre provisoirement les multinationales à contribution, faire baisser et simplifier l'impôt, réduire la dette publique en puisant partiellement dans les fonds de retraite, c'est-à-dire en prenant l'argent de la génération responsable de la dette plutôt qu'en accablant la suivante. Mais voilà, cela n'a pas fonctionné. Le forint dévisse et l'endettement public reste élevé malgré l'amortissement de la dette. On assiste au règne de l'improvisation, l'impôt se complexifie et repart à la hausse. Il flotte dans l'air un sentiment généralisé de fiasco. C'est un sentiment que j'avais déjà évoqué avant les dernières élections : ce n'est pas le Fidesz qui bénéficie d'une majorité des deux-tiers, c'est la colère citoyenne. Et celle-ci trouvera bientôt d'autres modes d'expression.

Lors de la fête nationale du 15 mars, au plus tard, on assistera à des manifestations monstres qui pourraient bien éclipser toutes celles qui ont eu lieu jusqu'à présent et faire trembler le gouvernement. Reste à espérer que l'opinion ne se radicalisera pas. L'opposition ne parvient à se mettre d'accord sur rien et n'a ni chef de file, ni programme. Les gens savent simplement contre qui ils se dressent : contre ceux d'en haut. Un vieux réflexe qui date de l'ère communiste. Les gouvernements ne peuvent être que mauvais, il convient donc de s'en débarrasser.

Pour éviter le pire, les politiques et les leaders d'opinion les plus raisonnables devraient convenir de s'accorder, en bons démocrates, un respect mutuel - au lieu de se traiter de fascistes, de communistes ou de juifs. En Hongrie, on constate un vide béant au centre de la société et de l'échiquier politique. Or, sans ce noyau, il ne peut y avoir de démocratie stable.

L'Union européenne dispose-t-elle d'une quelconque marge de manœuvre ? Méfions-nous de la méthode forte. Car la grogne persistera si le pays continue à dévisser, et le sentiment de ratage correspond aux années "européennes" depuis 1990. Autrement dit, la colère peut se retourner à n'importe quel moment contre l'Europe.

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 18:09

 

http://www.liberation.fr/monde/01012382847-duel-supreme-en-iran  

 

Duel suprême en Iran

 

Sur fond de querelle idéologique et de tensions dans le détroit d’Ormuz, le président Ahmadinejad et le guide Khamenei se rendent coup pour coup

 

Par Jean Pierre Perrin

 

Docteur. C’est un mot que la République islamique d’Iran avait banni de son vocabulaire, le jugeant trop pro-occidental, trop lié à l’ancien pouvoir du chah et à ceux que Khomeiny appelait «la classe aisée qui ignore la douleur». Seul le mot «frère» trouvait grâce à ses yeux. Mais aujourd’hui, les affidés du régime donnent à nouveau volontiers du «docteur» à Mahmoud Ahmadinejad ou à Rahim Mashai, l’un de ses principaux conseillers et son idéologue. Pareil pour «ingénieur» ou «professeur», des vocables à nouveau employés. Cette petite guerre des titres n’est pas qu’anecdotique. Elle est l’une des nombreuses indications que le régime islamique est en pleine mutation.

Pas tout le régime, puisqu’une puissante faction, peu ou prou l’héritière du khomeinisme, s’oppose à ce qu’elle considère comme une dérive. D’où une guerre qui fut d’abord secrète, puis larvée et, maintenant, ouverte, entre ces deux lignes, l’une incarnée par Ahmadinejad, l’autre par le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Quant à la faction réformiste, elle a mordu la poussière et ses deux principaux leaders étant sous résidence surveillée depuis presque un an, elle ne joue plus qu’un rôle très marginal dans la vie politique.  

Coups bas. C’est le 17 octobre que la confrontation a surgi au grand jour, lorsque le Guide a évoqué publiquement la suppression du poste de président de la République au profit d’un régime parlementaire, sous le prétexte que cela mettrait fin aux querelles entre l’Assemblée et le gouvernement. Une façon de mettre en garde Ahmadinejad.  

Depuis, les coups bas n’ont cessé de se multiplier. En novembre, la police a même fait un raid contre les bureaux de Ali Akbar Javanfekr, le directeur de la puissante agence nationale de presse Inra et l’un des principaux conseillers d’Ahmadinejad, qui venait d’être condamné à un an de prison et trois ans d’interdiction de faire du journalisme. Une chance pour lui, il était en pleine conférence de presse. Trente-deux journalistes proches du président furent appréhendés alors.  

Colère de Javanfekr qui en profita pour dénoncer, quelle ironie, leurs conditions d’arrestation. «Mes collègues furent traumatisés, certains blessés…» Ce qu’on reprochait au conseiller d’Ahmadinejad, c’est d’avoir laissé publier des articles «contraires aux normes islamiques», qui critiquaient l’obligation pour les Iraniennes de porter un tchador noir, estimant qu’il ne faisait pas partie de la culture persane.  

L’incident traduit bien ce qui sépare idéologiquement les deux factions. Celle d’Ahmadinejad incarne un «national islamisme», où se mêlent islam politique et iranité. Celle du Guide se montre davantage dans la ligne de Khomeiny, dont il fut l’un des proches, et pour qui l’héritage perse s’oppose à l’islam. «La ligne de Khamenei est anti-américaine, anti-moderne, en faveur d’une hégémonie islamiste. Ahmadinejad, lui, estime que le peuple n’est pas contre le régime mais qu’il en a assez des mollahs. Il est favorable à davantage de liberté pour les jeunes, de modernité et de social. Et lui n’est pas hostile à des discussions avec les Etats-Unis. Il est donc plus dangereux», explique le chercheur Reza Moini. C’est pourquoi ses adversaires l’accusent de vouloir diluer le caractère islamique de l’Iran et le rôle du clergé.

  Autre différence entre les deux factions, les milieux dont elles sont issues. «Ahmadinejad et les siens viennent des couches populaires, de la petite classe moyenne, souvent d’origine rurale, à la différence des partisans du Guide, comme les frères Larijani, qui appartiennent le plus souvent à la bourgeoisie traditionnelle», renchérit le chercheur et spécialiste en stratégie Hassan Makaremi.  

Crise financière. La ligne rouge a été franchie lors de la bataille pour le contrôle du ministère des Renseignements, que se disputent les deux factions et qui a vu des hommes d’Ahmadinejad faire main basse sur deux cent mille documents, dont certains mettent en cause le fils du Guide, Mojtaba, dans des placements financiers à l’étranger. La bataille se répercute sur les législatives du 2 mars, où les partisans du Président voudraient à tout prix remporter la mise. Via un Bureau des élections rattaché au ministère de l’Intérieur, ils biffent les noms des candidats qui ne leur plaisent pas, y compris des personnalités éminentes proches du Guide, comme Ahmad Tavakkoli, un député sortant, qui fut le candidat ultraconservateur lors de deux élections présidentielles.  

A présent, le Parlement voudrait convoquer Ahmadinejad pour l’attaquer notamment sur sa «mauvaise gestion» de la crise financière que traverse l’Iran, confronté aux menaces de sanctions américaines contre la Banque centrale, qui ont provoqué une chute de vingt pour cent du rial par rapport au dollar. C’est sans doute pour éviter d’avoir à s’expliquer devant les députés que le Président s’est envolé pour une tournée en Amérique du Sud - il était à Cuba hier.  

Comme souvent en Iran, cette guerre déclarée entre factions rivales pourrait avoir de lourdes conséquences au niveau international, à l’heure où Téhéran, qui estime que les sanctions américaines sont un casus bellis, menace de bloquer le détroit d’Ormuz. «Les Gardiens de la révolution savent qu’ils ne font pas le poids contre la marine américaine, analyse le chercheur Michel Makinski. Mais la dangerosité de la situation vient du risque de dérapage non intentionnel, d’autant que les canaux diplomatiques font défaut. Or, le conflit au sein de l’establishment iranien crée un climat anxiogène dangereux. Et on ne peut exclure qu’une faction, parce qu’elle reproche sa gestion à l’autre ou cherche à la mettre en difficulté, enclenche le dérapage»,poursuit le spécialiste, qui souligne «l’autisme» des deux clans, surtout celui du Guide.  

Même l’éditorialiste Mohammad Nourizadeh, un ardent partisan de Khamenei, et un dur parmi les durs, s’en fait l’écho. Dans une des lettres ouvertes qu’il adresse régulièrement à Khamenei, il en témoigne à sa manière toute persane : «Mon cher Guide, même tes proches n’osent pas t’écrire, même pas pour te dire bonjour.» 

 

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:00

 

http://www.actuchomage.org/2012010418632/Mobilisations-luttes-et-solidarites/le-17-janvier-2012-occupons-pole-emploi.html

 

Le Mardi 17 Janvier 2012, occupons Pôle Emploi

 

Les Indignés, en coordination avec des associations de chômeurs et des syndicats, invitent tous les privé(e)s d'emploi et précaires à participer à un mouvement national d'occupation de certaines agences le mardi 17 janvier, veille du «sommet pour l'emploi» de Nicolas Sarkozy. Voici leur appel.

Le gouvernement se refuse à écouter les mouvements des chômeurs et précaires qui demandent, en vertu des alinéas 5 et 11 du préambule de notre constitution qu'on les respecte : si «Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi», alors «Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler, a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence».

STOP aux diminutions d'indemnisation, aux suppressions et aux refus d'allocations; STOP aux retards de traitement des dossiers; STOP aux radiations/sanctions injustifiées et intempestives; STOP aux contrôles abusifs et aux convocations multiples; STOP à la dématérialisation des courriers qui dématérialise les chômeurs; STOP au travail gratuit via les EMTPR et consorts; STOP au travail obligatoire pour les allocataires du RSA; STOP aux contrats précaires CDD, CUI, CAE CIE. STOP à la stigmatisation des sans emploi et aux discriminations sociales !

Le 18 janvier, lors de son «sommet pour l'emploi», le gouvernement se prépare à mettre tout le monde à genoux en imposant aux travailleurs une flexibilité à outrance : CDD de trente mois ou CDI intérimaire, chômage partiel facilité, modulation à la carte du temps de travail avec baisse de salaire... Bref, une légalisation du chantage à l'emploi et du «Gagner moins pour continuer à travailler», sous prétexte de résoudre leur crise !

Le gouvernement Sarkozy nous invite à partager le chômage au lieu de partager le travail !

Chômeurs, précaires, salariés, nous sommes tous concernés : Voilà pourquoi nous devons nous mobiliser !

Gérer l'exclusion, ce n'est pas la combattre. Précariser le salariat, ce n'est pas lutter contre le chômage.

Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de regagner nos droits sociaux et à vivre dignement tous, dépend de chacun d’entre nous.

Le Mardi 17 Janvier 2012, Occupons Pôle Emploi

Bref, de quoi bien commencer l'année !

Les Indignés — en collaboration avec des associations de chômeurs et des collectifs (dont AC!, la CGT-Chômeurs Rebelles du Morbihan, l'APEIS, le MNCP, Génération Précaire, Recours-Radiation, les Désobéissants, ou la C.R.I.S.E de Nancy…), des syndicats (dont FO Intérim, la CNT, la CGT-Pôle Emploi, SUD et le SNU…) et des partis politiques (dont le Front de gauche ou le NPA) — sont en train de se mettre d'accord sur le choix d'une agence dans chaque ville de France concernée par le mouvement, dont voici une première liste non exhaustive.

Ça bouge ! Les actions se montent une par une, ville après ville. Le mouvement se construit et grossit au fur et à mesure. Nous publierons d'ici une semaine sa cartographie définitive afin que vous puissiez participer.

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 18:24

 

 

http://www.elwatan.com//actualite/ouyahia-au-secours-de-la-france-08-01-2012-153978_109.php

 

Après la déclaration d’Erdogan sur le génocide algérien

 

Ouyahia au secours de la France

 

Dimanche 8 Janvier 2012

 

Ahmed Ouyahia invite Erdogan à « cesser de faire de la colonisation française de l’Algérie un fonds de commerce ». Le premier ministre algérien a rappelé que la Turquie s’est prononcée contre l’indépendance de l’Algérie de 1954 à 1962.  

Il est apparemment de bon ton que nos dirigeants se mettent à lancer des signes de «bienveillance» envers l’Etat français. Sarkozy ne pouvait sûrement pas trouver meilleure défense contre l’attaque du Premier ministre turc l’appelant à balayer devant sa porte avant de criminaliser le génocide arménien, que celle que lui a offert hier le Premier ministre algérien, Ahmed Ouayhia.

 

Fonds de commerce

 

Ce dernier, qui n’a pas adopté le ton de la neutralité et encore moins donné la part belle au sens de la mesure vis-à-vis de deux belligérants d’une polémique née entre deux pays que sont la France et la Turquie, choisit de s’en prendre à l’un des deux Etats qui est la Turquie l’invitant à «cesser de faire de la colonisation de l’Algérie un fonds de commerce». Le secrétaire général du RND, mais surtout Premier ministre, qui n’a pas trouvé «opportun» de critiquer la colonisation française et rappeler les horreurs subies par le peuple algérien du fait de cent trente deux années de colonisation, a choisi de s’attaquer à la seule Turquie qui a «osé» rappeler à la mémoire ces horreurs dont ont été victimes les Algériens. «Personne n’a le droit de faire du sang des Algériens un fonds de commerce», dit-il en invoquant à son tour l’histoire pour rappeler que «la Turquie, qui était membre de l’OTAN, pendant la guerre d’Algérie, et qui l’est encore, avait participé, de par sa qualité de membre de cette Alliance, à fournir des moyens militaires à la France, dans sa guerre en Algérie, au moins par l’achat d’une bombe larguée en Algérie ou d’une balle tirée contre des Algériens».  

Ceci et de noter que la même Turquie « avait voté contre la question algérienne de 1954 à 1962 ». Ne s’arrêtant pas à cette page de l’histoire, Ahmed Ouyahia, et comme pour enfoncer davantage les turcs, souligne que « la flotte militaire algérienne ayant pris part à la bataille de Navarin, en 1827, opposant les ottomans à la coalition militaire française, anglaise et russe, a été entièrement détruite. Même le dey Hussein (dey de la régence d’Alger au moment du débarquement des troupes militaires françaises à Alger en 1830) avait quitté le pays trois jours après l’invasion d’Alger par les troupes militaires du roi Charles X ». Au-delà des faits que l’histoire et les peuples ont le loisir de juger, la sortie peu mesurée d’Ouyahia est sans contexte un signe de faveur adressé à l’Etat français en ces temps où il est important pour le régime de s’attirer des soutiens extérieurs, notamment de cet ancien colonisateur qui veut garder une influence certaine sur ses anciennes colonies. Outre ses attaques contre la Turquie qui ouvrent un front de discorde avec un pays qu’il qualifie pourtant « d’ami », Ouyahia enfonce le clou en citant la tentative avortée d’une loi criminalisant la colonisation française en Algérie. Il estime qu’une telle loi serait « une carte politique, pas plus » et qu’elle serait un « désaveu aux dirigeants algériens depuis 1962 qui n’avaient pas élaboré une telle loi ». Et d’ajouter : « défendre la révolution passerait par l’édification d’une Algérie forte ».

Ainsi, pour Ouyahia, il faut des conditions pour défendre son histoire ! Le Premier ministre assimilerait-il la faiblesse actuelle du régime comme celle de l’Algérie ? Quand nos dirigeants cesseront de confondre régime et Etat ce ne sera que salutaire pour l’Algérie qui n’a heureusement pas à rougir de son histoire et encore moins de sa belle révolution contrairement au régime qui, lui, a toutes les raisons du monde d’aller quémander le satisfecit des puissants du monde. Après les regrets à peine voilés, prononcés à l’Assemblée française, du ministre des Affaires étrangères, de ne pas faire partie de l’Union européenne «à cause» de l’indépendance de l’Algérie, le Premier ministre offre une nouvelle tribune à Nicolas Sarkozy pour toiser d’un œil indifférent la mémoire de la guerre de Libération nationale.

 

Nadjia Bouaricha

 

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:15

 

Marche pour les libertés

 

La révolution tunisienne, un an déjà

 

A l’initiative de la société civile tunisienne en France, une marche pour les libertés est organisée par plusieurs associations le samedi 14 janvier 2012 à 14 heures 30 de la Place de la République à la Place de la Bastille à Paris pour célébrer le premier anniversaire de la chute de la dictature en Tunisie.

 

Ce sera une manifestation unitaire pour l’égalité, la dignité et surtout un hommage aux nombreux blessés et martyrs de la révolution qui ont écrit avec leur sang une nouvelle page de l’histoire de notre pays.

 

Le but est de rassembler dans une ambiance festive et sous les couleurs du même drapeau, tous les Tunisiens dans leur diversité pour exprimer leur soutien pour une Tunisie démocratique.

 


Premières associations appelant à l’évènement

 

ACET (Auditons les Créances Européennes envers la Tunisie), ADT (les Amis Des Troglodytes), ADTF (Association Démocratique des Tunisiens en France), AIDDA (Association Interculturelle de production, de Diffusion et de Documentation Audiovisuelle), AFAFE (Association Franco Arabe pour la Formation et l’Education), Collectif Culture Création Citoyenneté, Collectif Citoyen, Engagement Citoyen, Familia Touensa, Génération Jasmin, LNT (La Nouvelle Tunisie), MCTF (Mouvement Citoyen des Tunisiens de France), Pacte des Compétences Tunisiennes Engagées, Tounsia Horra, TSF (Tunisie Sans Frontières), Tunivie

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 22:19

 

http://www.lemonde.fr/depeches/2012/01/11/un-observateur-de-la-ligue-arabe-quitte-la-mission-en-syrie_1382042.html

 

Un observateur de la Ligue arabe quitte la mission en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Un observateur de la Ligue arabe dépêché en Syrie pour vérifier l'application du plan de sortie de crise a quitté le pays, estimant qu'il n'était pas en mesure d'empêcher "les scènes d'horreur" et accusant le régime syrien de rendre les observateurs complices de la répression des manifestations hostiles au président Bachar al Assad.

 

"Je me retire parce que je me retrouve en train de servir le régime", a expliqué Anouar Malek à Al Djazira. "Dans quelle mesure je servais le régime? Je donnais au régime une plus grande chance de continuer le massacre et je ne pouvais rien faire pour l'en empêcher", a ajouté l'observateur algérien dans une interview réalisée au siège de la chaîne de télévision, au Qatar.

 

La mission d'observation de la Ligue arabe, qui compte actuellement cent soixante cinq membres sur place, est arrivée en Syrie le 26 décembre pour vérifier l'application du plan de sortie de crise accepté par Damas en novembre.

 

Ce plan prévoit la libération des prisonniers politiques, le retrait des chars de l'armée des villes du pays, la fin de la répression et l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition.

 

Selon l'Onu, la répression des manifestations antigouvernementales a fait plus de cinq mille morts depuis mi-mars 2011.

 

"Ils n'ont pas retiré leurs chars des rues, ils les ont juste cachés et redéployés après notre départ", a indiqué Anouar Malek, qui arbore encore le gilet jaune des observateurs.

 

"Les snipers sont partout et tirent sur les civils. Les gens sont enlevés, les prisonniers sont torturés et personne n'est libéré. Ceux qui sont censés être libérés et sont montrés à la télévision sont en fait des personnes qui ont été prises au hasard dans les rues."

 

HUMANITÉ

 

Interrogé sur les raisons de son départ, Malek a déclaré : "Ce qui compte le plus c'est d'avoir un sentiment d'humanité. J'ai passé plus de quinze jours à Homs (...) J'ai vu des scènes d'horreur, des corps brûlés (...) Je ne peux pas laisser mon humanité de côté dans ce genre de situation."

 

Malek a également critiqué le chef de la mission de la Ligue arabe, le général soudanais Mohammed al Dabi, dont la nomination a fait l'objet de vives critiques des militants des droits de l'homme estimant qu'il n'était pas le mieux placé au vu de son rôle joué dans le conflit au Darfour.

 

"Le chef de la mission voulait trouver un compromis pour ne pas fâcher les autorités syriennes ou tout autre camp", a estimé Malek qui avait tenu des propos critiques sur la mission sur sa page Facebook alors qu'il était sur le terrain.

 

Un haut dirigeant de l'Onu a indiqué mardi au Conseil de sécurité que le nombre de manifestants tués en Syrie s'était accru depuis l'arrivée des observateurs de la Ligue arabe, a fait savoir Susan Rice, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies.

 

Dans sa première intervention publique depuis juin, le président Bachar al Assad a imputé mardi les dix mois de manifestations qui secouent le pays à un "complot de l'étranger" et a promis de "frapper les terroristes d'une main de fer."

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 21:51

 

A propos de l’occupation des pôles emploi le 17 janvier

 

Une réunion ouverte d’échange d’information a eu lieu à l’initiative du réseau Stop Précarité le mardi 10 janvier pour rassembler les éléments dont on dispose sur l’appel à l’occupation illimitée des pôles emploi le mardi 17 janvier.

 

Elle a réuni :

 

Pour le réseau Stop Précarité, Monika (et aussi d’IWW), Odile (et aussi du Collectif National Droits des Femmes) et Evelyne (et aussi d’AC !), (les autres membres du bureau étant indisponibles). Pour la CIP-IDF (Coordination des Intermittents et Précaires Ile de France), Laurent et Jeff. Pour les Cafards de Montreuil, une copine. Pour le collectif du vingtième arrondissement, Sonia. Pour les Indignés de Démocratie réelle Paris, Marc, Armel. Enfin, Nicolas, et Bernard qui a un blog très lu.

 

Avaient été invités mais n’ont pu venir : l’Appel et la Pioche, le SNU-Pôle emploi, la CNT Pôles emploi,…

 

Cet appel à l’occupation des pôles emploi a été lancé sur Facebook dès début décembre par le POI (Parti Ouvrier International) et le syndicat Force Ouvrière (ou une partie de ses membres), et repris sur Facebook par des inorganisés. Il a été relayé début janvier par Uncut France. Il est repris par certains collectifs d’AC ! (Agir ensemble contre le chômage) notamment AC ! Gironde, et sans doute par AC ! au niveau national, peut-être également par deux autres associations de défense des chômeurs, APEIS et MNCP. Les Indignés de Démocratie réelle Paris ont annoncé reprendre l’appel, mais ne se sont pas encore réunis pour en discuter les modalités concrètes. Les syndicalistes de Pôle emploi au niveau national ne semblent avoir été ni consultés, ni informés.

 

Une réunion des responsables d’organisations concernées par les revendications des chômeurs pendant la campagne présidentielle est convoquée depuis longtemps le mercredi 11 janvier au MNCP ; mais elle est réservée à AC !, APEIS, MNCP, Solidaires et FSU, ainsi que l’Appel et la Pioche (dont la leader Leïla est maintenant au PG) et Génération Précaire. Ni Stop Précarité, ni le Collectif pour les Droits des Femmes, ni la CIP-IDF, ni les autres organisations qui s’étaient regroupées depuis 2005 dans le Collectif Droits Nouveaux (MQJS, Copernic, DAL, ATTAC) et avaient signé en 2006 la « Plate-forme unitaire pour une garantie de revenu décent pour tous, avec ou sans emploi, et la continuité des droits » , et qui avaient organisé en mai 2009 les Etats Généraux du Chômage et de la Précarité (avec deux cent personnes et trente organisations), n’ont été jugés utiles à cette réunion qui porte sur les revendications des chômeurs pendant la campagne. ..

 

Marc a exprimé le souhait que l’on fasse « quelque chose ensemble », qui dépasse les simples revendications concernant la précarité de l’emploi, et il se fie au sens de l’improvisation.

 

Armel a souhaité que l’on coordonne au mieux les actes et les dates.

 

Laurent a souligné que l’occupation – de plus annoncée comme illimitée – des pôles emploi ne s’improvise pas, et que les mouvements de chômeurs et précaires ont une certaine expérience à cet égard (Cf. la « Grève des chômeurs » organisée tout au long de 2010 par divers collectifs en province et Ile de France, ayant consisté à occuper des pôles emploi en y apportant des dossiers individuels à régler, indus et autres). Si plusieurs collectifs locaux en France lancent une occupation en même temps et si le mouvement atteint une certaine masse critique, cela peut être intéressant. Mais il lui semble que le mouvement ne sera important que si au moins certaines organisations syndicales le relaient. Pour le moment la CIP n’appelle pas (besoin de clarification, car trop de flou, certains des appelants paraissant proches de l’extrême-droite) ; elle fera un texte et il propose que l’on se répartisse les contacts pour en savoir plus.

 

Les membres de Stop Précarité présents adhèrent à cette analyse mais doivent en référer au bureau et au Conseil d’Administration.

 

Pour plusieurs participants (Bernard, Evelyne, Laurent, entre autres) il est hors de question de faire quoi que ce soit avec des personnalités aussi troubles qu’Etienne Chouard ou Soral.

 

Aussi, s’il y a quelque chose le 17 janvier, il faudra veiller à éviter à la fois les provocations et dérives et agressions des agents de Pôle emploi pouvant faire le jeu du pouvoir actuel. De même les récupérations de partis politiques en pleine campagne présidentielle sont à éviter.

 

(Compte Rendu fait par Evelyne)

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 21:21

 

http://www.fr.news.yahoo.com/le-reporter-fran%C3%A7ais-gilles-jacquier-tu%C3%A9-%C3%A0-homs-154106341.html

 

Mort d’un journaliste français en Syrie, Paris veut une enquête

 

PARIS (Reuters) - La France a demandé mercredi que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l'attaque qui a coûté la vie à un journaliste de France Télévisions à Homs, en Syrie.

 

Le groupe de télévision publique a annoncé ce même jour la mort de son grand reporter Gilles Jacquier, le deuxième membre de l'équipe de journalistes de France 2 étant indemne.

 

"Ils étaient en mission autorisée par le gouvernement syrien, pour un reportage destiné au magazine de la rédaction Envoyé spécial", peut-on lire dans un communiqué. "Nous sommes en contact avec les autorités syriennes et françaises pour rapatrier le corps et l'équipe de France 2."

 

Selon la télévision syrienne Addounia, le journaliste a trouvé la mort dans une attaque qui a fait au total huit morts et vingt cinq blessés.

 

Les deux journalistes, qui se trouvaient près du quartier d'Akrama, ont été atteints par des tirs de grenade ou de roquette, a dit Rami Abdoulrahman, de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), dont le siège se trouve en Grande-Bretagne.

 

Selon l'organisation Reporters sans frontières (RSF), qui cite un témoin, un obus est tombé sur un groupe de journalistes qui se trouvaient en reportage, sous contrôle des autorités.

 

Gilles Jacquier a selon RSF été tué sur le coup et l'obus a touché de nombreuses personnes présentes.

 

Le grand reporter de France Télévisions, qui a obtenu en 2003 le prix Albert Londres et a couvert les guerres en Irak, au Kosovo, en Israël et en Afghanistan, est le premier journaliste étranger tué en Syrie depuis le début de l'insurrection, le 15 mars 2011.

 

LIBERTÉ D'INFORMATION, DIT LA FRANCE

 

Le président Nicolas Sarkozy a demandé dans un communiqué que "toute la lumière" soit faite sur les circonstances de la mort du reporter.

 

Ce décès "rappelle à chacun d'entre nous la difficulté du métier de journaliste, les dangers qu'ils encourent, et en même temps l'importance dans des régimes qui sont ce qu'ils sont, dans des situations qui sont ce qu'elles sont, d'avoir des femmes et des hommes courageux qui vont dire la vérité de ce qui se passe", a aussi déclaré le chef de l'Etat.

 

"Je suis sûr que toutes les formations politique, ici, s'associeront à l'expression de ces sentiments émus", a-t-il ajouté lors de ses voeux aux parlementaires.

 

Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, affirme qu'"il appartient aux autorités syriennes d'assurer la sécurité des journalistes internationaux sur leur territoire et de protéger cette liberté fondamentale qu'est la liberté d'information".

 

L'ambassadeur de France en Syrie, qui doit se rendre à Homs, a demandé au gouvernement syrien que toute l'aide nécessaire soit apportée aux personnes qui accompagnaient le journaliste.

 

"Face à ce drame, j'adresse toutes mes condoléances à la famille et aux proches de notre compatriote, ainsi qu'à la rédaction de France Télévisions. Je présente également mes condoléances aux familles et aux proches de toutes les victimes de cette attaque", ajoute Alain Juppé dans un communiqué.

 

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande, a lui aussi fait part de son "immense émotion".

 

"Les autorités syriennes, responsables des massacres commis entre les populations civiles, viennent de faillir à une autre de leurs obligations fondamentales : garantir la sécurité des journalistes et la liberté de l'information", écrit-il dans un communiqué.

 

Le président syrien Bachar al Assad, confronté depuis dix mois à des manifestations antigouvernementales, a assuré mercredi à Damas que la Syrie triompherait des "comploteurs étrangers".

 

Selon l'Onu, la répression des manifestations antigouvernementales a fait plus de cinq mille morts. Damas fait état pour sa part de deux mille soldats et policiers tués dans les violences.

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