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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:53

 

http://www.liberation.fr/societe/01012368827-les-indignes-en-proces-pour-nbsp-une-nbsp-vitre-nbsp-decollee?xtor=EPR-450206

 

Lundi 31 Octobre 2011  

 

Les indignés en procès pour une vitre décollée

 

Onze personnes, membres des indignés parisiens, étaient jugés ce matin, pour avoir abîmé un fourgon de police. La procureure a requis trois mois de prison ferme. Leur avocat dénonce un procès disproportionné.

 

Par Fabien Soyez

 

Ce matin, dans la vingt-neuvième chambre du tribunal correctionnel de Paris, une audience pour le moins singulière. Onze Indignés comparaissaient pour avoir, lors d'un rassemblement place de la Bourse, "dégradé des biens publics" - en fait "décollé" la vitre du fourgon de police dans lequel ils étaient détenus.

 

Les prévenus, alignés, se succèdent à la barre, devant le micro. "Je n'ai rien vu, je n'ai rien fait, puisque je n'étais pas dans ce fourgon !", affirme Jérémy, 29 ans. Agent SNCF, il était place de la Bourse, le 21 septembre, au milieu d'une cinquantaine d'activistes du mouvement des Indignés. "Ils étaient assis sur le sol, formant un cercle pacifique. Les policiers sont arrivés, ils ont voulu les dégager", raconte-t-il.

 

"Un policier en civil m'a parlé avec violence, véhémence, poursuit le jeune homme. Il s'est dirigé vers moi, menaçant. En fuyant je me suis dirigé vers un gendarme qui m'a plaqué au sol puis embarqué dans un bus de police... Quelques minutes plus tard, la portière s'est ouverte et on m'a emmené avec une dizaine d'autres que je ne connaissais pas dans un autre fourgon, direction quarante heures de garde à vue, pour avoir dégradé une vitre dans un fourgon dans lequel je n'ai pas mis les pieds..."

 

Maître Breham, l'avocat des onze Indignés, lâche : "Je rappelle que la vitre ne s'est pas cassée, elle s'est juste décollée, parce qu'elle tenait mal."

 

«Oui, je suis vraiment indignée !»

 

Parmi les prévenus, il y a aussi Hilmar, 36 ans. Vénézuélienne, elle était venue manifester le soir du 21 septembre avec une vingtaine d'Espagnols, qui, comme elle, étaient partis de Madrid pour rejoindre Bruxelles, dans une grande "Marche des Indignés" contre "le système économique et politique". La jeune femme brandit les mains devant elle. Deux cœurs roses ont été dessinés sur les paumes. "J'ai montré mes mains devant la vitre, pour montrer ces dessins, lance-t-elle, et je me suis aperçue que le carreau vibrait, qu'il allait se décoller, alors j'ai dit à tout le monde de se tenir loin de la vitre."

 

Séverine, absente au procès, est celle qui, selon la présidente du tribunal, a "le casier le plus chargé" : une arrestation pour conduite en état d'ivresse. La jeune femme était debout, dans le fourgon, quand celui-ci s'est mis en route. "Elle a alors trébuché et a posé ses mains sur la vitre, qui s'est décollée. Un policier l'a vite repoussée d'une main et remise en place", affirme Hilmar. Souriante malgré la situation, la Sud-Américaine s'exclame : "Ce genre de procès est ridicule, où est la justice ? Oui, je suis vraiment, vraiment indignée !"

 

Puis c'est au tour de la procureure, Laurence Dané, de décrire un tout autre scenario. "La vitre n'aurait pu se décrocher que si les prévenus s'y étaient mis à plusieurs, de manière concertée", affirme-t-elle, accusant ces derniers de l'avoir poussée intentionnellement. Et de réclamer, pour Séverine, rien moins que trois mois de prison ferme. Pour les autres, une peine de cent jours-amende à cinq euros, soit cinq cent euros d'amende.

 

«On essaie de criminaliser la lutte sociale»

 

"J'ai entendu, ce matin, juste avant notre affaire, des histoires de violences conjugales, des prévenus qui ont frappé leurs femmes de manière extrêmement violente. Et qu'est-ce qui a monopolisé la majorité de l'audience ? Une vitre", ironise l'avocat des "Indignés". "La police, la justice n'ont-ils rien d'autre à faire que de juger onze personnes pour une vitre décollée ?", s'étonne Maître Breham. "Nous avons ici deux prévenus qui n'étaient pas dans le fourgon. Le chauffeur de camion, les policiers, les témoins, personne n'a été capable de dire qui a poussé la vitre, qui était dans cette soi-disant chaîne."

 

L'avocat ajoute : "Dans ces cas-là, le doute profite aux mis en cause." Quant à Séverine, "la seule à avoir eu l'honnêteté de dire qu'elle a appuyé sur la vitre", Maître Breham s'indigne : "Doit-on la condamner à trois mois de prison pour avoir décollé, de façon non intentionnelle, une vitre de fourgon dont le joint était défectueux ?" La présidente fixe la date du délibéré au 14 novembre.

 

Après l'audience, Emilie, 26 ans, l'une des "Indignés" jugés, est encore toute interloquée. "Je n'ai pas touché cette fichue vitre, tout ce qu'on peut me reprocher, c'est de m'être assise sur l'un des bancs et d'avoir chanté dans un camion de police", lance-t-elle en retirant ses lunettes. "Ce procès est surréaliste, c'est la première fois que je vois une affaire aussi vide. Ou la justice française est extrêmement diligente, ou on essaie de criminaliser la lutte sociale, d'en faire un procès pour l'exemple. J'ai déjà vu ça en Amérique du Sud, je ne pensais pas le voir en France", indique Maître Breham.

 

L'avocat, qui défend également Yldune Levy dans l'affaire de Tarnac, s'étonne : "C'est le même genre de disproportion. On mobilise les forces de l'ordre, un greffier, un procureur pour une vitre décollée !" Pour Marie-Ange, membre du collectif Démocratie réelle maintenant, "on essaie de réduire notre mouvement. Dans les médias, on parle d'une centaine de manifestants alors que souvent, on est plusieurs milliers." Et l'Indignée de donner rendez-vous à ses camarades le vendredi 4 novembre, à 17 heures, à la Défense. "Vous verrez combien nous serons", promet-elle.

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:56

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE79U00N20111031?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true

 

La Ligue arabe dévoile un plan pour stopper la violence en Syrie

 

Lundi 31 Octobre 2011

 

AMMAN (Reuters) - La Ligue arabe a présenté dimanche à la Syrie un plan visant à mettre fin à sept mois de manifestations sanglantes contre le président Bachar al Assad qui a confié à la télévision russe son souhait de coopérer avec l'opposition.

"Nous allons coopérer avec tous les pouvoirs politiques, à la fois avec ceux qui existaient avant la crise et avec ceux qui ont émergé depuis. Nous pensons qu'agir avec ces pouvoirs est extrêmement important", a dit Assad dans une interview dimanche.

Selon les estimations des Nations unies, la répression gouvernementale menée en Syrie depuis le mois de mars a causé plus de trois mille morts parmi les opposants qui réclament des réformes politiques et la fin du règne de la famille Assad.

La Ligue arabe a présenté son plan au ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moualem et au conseiller politique d'Assad, Bouthaina Chaabane, lors d'une rencontre à Doha, capitale du Qatar.

Ce plan prévoit notamment des négociations au Caire, siège de la Ligue, entre les autorités syriennes et leurs opposants.

Le Comité de la Ligue arabe avait auparavant fixé un ultimatum de deux semaines pour l'ouverture de ces négociations, ultimatum qui expirait dimanche.

"L'action est encore plus importante que le dialogue. Le Comité a offert une réponse ferme aux récents massacres", a estimé le Premier ministre qatari, Cheikh Hamad ben Djassim al Thani, dont le pays assure la présidence de l'instance.

Un des points d'achoppement entre les deux parties était le refus de la Syrie d'organiser une réunion sur un sujet qu'elle considère comme relevant de ses affaires internes.

Selon des sources au sein de l'opposition, 61 civils et 30 soldats ont été tués lors des affrontement qui se sont déroulés au cours des trois derniers jours.

Les responsables de l'opposition estiment que les offres de dialogue faites par Assad ne sont pas sérieuses, les arrestations, les cas de torture, les disparitions et les assassinats de militants s'étant multipliés récemment.

L'émissaire chinois au Proche-Orient a appelé les dirigeants de Damas à accélérer la mise en place des réformes promises par Bachar al Assad, estimant que la situation devient dangereuse et que le bain de sang ne peut plus continuer.

"DES DIZAINES D'AFGHANISTAN"

Bien que son pays n'ait pas été sanctionné par le Conseil de sécurité des Nations unies, Assad est conscient de la pression croissante en provenance des pays occidentaux.

Aussi, a-t-il décidé de faire montre de fermeté face à la tentation pour l'Occident de mettre sur pied une opération similaire à celle organisée en Libye.

Dans un entretien publié dimanche par le journal britannique Sunday Telegraph, Bachar al Assad affirme que les Occidentaux provoqueraient un "séisme" au Proche-Orient s'ils intervenaient en Syrie.

Dans cet entretien, le chef de l'Etat syrien estime que les pays occidentaux "vont faire monter la pression" mais rappelle que la Syrie est un "élément central désormais dans la région", où elle partage une frontière avec Israël, le Liban, la Turquie, l'Irak et la Jordanie.

"Il existe une ligne de faille et, si vous jouez avec le sol, vous risquez de provoquer un séisme", affirme Assad.

"Voulez-vous connaître un nouvel Afghanistan ou même des dizaines d'Afghanistan ? Un problème en Syrie embrasera toute la région. Si l'idée est de diviser la Syrie, cela reviendra à diviser toute la région", menace-t-il.

Les propos d'Assad témoignent de sa détermination à rester au pouvoir face à une révolte populaire déclenchée il y a sept mois. Des manifestations de masse n'ont pas réussi à l'évincer. Le blocage et la tension ambiants ne semblent pouvoir céder que sous les effets de sanctions occidentales ou d'une rébellion plus marquée au sein des forces armées et de la police.

Selon des opposants, les forces syriennes de sécurité ont tué au moins cinquante civils au cours des dernières quarante huit heures tandis que des déserteurs abattaient au moins trente soldats dans des affrontements samedi dans la ville d'Homs et la province d'Idlib, dans le nord du pays.

Dans son entretien, Bachar Assad affirme que son pays est "complètement différent de l'Egypte, de la Tunisie ou du Yémen". "L'histoire est différente et la politique est différente", ajoute-t-il.

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 15:37

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE7A008O20111101?sp=true

 

Le projet de référendum grec sème le trouble à Paris

 

Mardi 1 Novembre 2011

 

PARIS (Reuters) - Le projet de référendum grec sur le plan européen de sauvetage financier de la Grèce a semé le trouble mardi à Paris comme dans les autres capitales de la zone euro.

Nicolas Sarkozy a eu mardi à la mi-journée un entretien téléphonique avec Angela Merkel sur la décision annoncée la veille par le Premier ministre grec George Papandreou, à deux jours du sommet du G20 à Cannes sous présidence française.

Le président français devait réunir à 17 heures (16 heures GMT) au Palais de l'Elysée ses principaux ministres concernés et le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande ont été les principaux artisans du nouveau plan de sauvetage de la Grèce et de renforcement des moyens d'intervention des pays de la zone euro pour éviter la contagion de la crise de la dette grecque, laborieusement scellé jeudi dernier à Bruxelles.

Signe de l'embarras de Paris, ou en tout cas du souci des autorités françaises de ne rien faire qui puisse enflammer les marchés financiers, aucune déclaration n'était prévue par la présidence française, après l'entretien téléphonique Sarkozy-Merkel comme après la réunion de l'après-midi.

Hormis l'annonce de cet entretien et de cette réunion, l'Elysée n'a pas commenté le projet de référendum grec.

"UNE TRÈS MAUVAISE NOUVELLE"

Mais un familier du dossier, proche du gouvernement français, a confié à Reuters que c'était "vraiment une très mauvaise nouvelle parce qu'il accroît l'incertitude".

Une incertitude que détestent plus que tout les marchés financiers, comme l'a montré dès ce mardi la chute des valeurs bancaires sur les places boursières européennes.

L'incompréhension, voire la consternation, prédominent partout dans la zone euro.

Les dirigeants de la zone euro ont accepté jeudi dernier de prêter cent trente milliards d'euros à Athènes et obtenu des créanciers privés qu'ils acceptent une perte de cinquante pour cent sur les deux cent dix milliards d'euros de titres grecs qu'ils détiennent.

En échange, la Grèce est sommée de poursuivre les réformes nécessaires au redressement de ses finances, sous surveillance permanente d'une délégation de la zone euro envoyée sur place.

"La Grèce peut se sauver mais la Grèce doit faire des efforts, doit se réformer, doit travailler. Les gens, en Grèce, doivent payer des impôts", a souligné jeudi soir Nicolas Sarkozy lors d'une intervention télévisée.

Or, selon un sondage publié samedi par le journal To Vima, près de soixante pour cent des Grecs dénoncent l'accord de Bruxelles, dans lequel ils voient une atteinte à la souveraineté de leur pays.

Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, proche de Nicolas Sarkozy, a qualifié de "totalement irresponsable", sur France Info, la décision de George Papandreou, qui a, selon lui, cédé à la "panique" face aux manifestations populaires en Grèce.

"C'est un risque important. Je souhaite que le Premier ministre grec revienne sur cette décision", a ajouté cet ancien ministre, qui a dit craindre une victoire du "non".

Lors de son intervention télévisée de jeudi dernier, Nicolas Sarkozy avait estimé que l'admission de la Grèce dans la zone euro au début des années 2000 avait été une "erreur".

"Ce fut une erreur parce que la Grèce est rentrée avec des chiffres qui étaient faux et (que) son économie n'était pas prête", avait-il alors expliqué. "C'est une décision (...) dont nous avons payé les conséquences ces derniers mois."

AGENCES DE NOTATION ET EUROSCEPTIQUES

La décision de George Papandréou risque de compliquer la tâche du président français au sommet de Cannes, où les Européens avaient à coeur de convaincre leurs partenaires du G20 que la remise en ordre de la zone euro était en marche.

L'agence de notation Fitch a estimé que le projet de référendum grec menaçait "dramatiquement" la stabilité financière de la zone euro.

La décision de George Papandreou apporte en outre du grain à moudre à tout ce que les pays de la zone euro comptent d'eurosceptiques, voire d'opposants à la monnaie unique.

En France, le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon, a ainsi salué dans un communiqué une victoire des manifestants grecs.

"Je me réjouis que douze grèves générales aient contraint Georges Papandréou à convoquer un référendum réclamé par le peuple", écrit-il dans un bref communiqué.

"Je forme le voeu que les Grecs disent non au plan européen de dix ans d'austérité qui plomberaient leur avenir", ajoute-t-il. "Ils imposeront ainsi aux dirigeants européens l'obligation de sauver le peuple autant que la monnaie."

La présidente et candidate du Front national, Marine Le Pen, a pour sa part jugé "formidable" le peuple grec.

"Je crois que Georges Papandréou est sage quand il demande son avis à son peuple", a déclaré sur i>Télé la dirigeante d'extrême-droite. "Je crois que plus personne ne croit à la viabilité de la zone euro et de l'euro."

 

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 20:33

 

http://www.paris.reelledemocratie.com/node/629

http://www.pressenza.com/npermalink/proces-des-onze-indignes

 

Communiqué de presse après le procès des onze

 

Nous vous remercions d´avoir été présents au procès des onze « indignés ».

 

Ce lundi 31 octobre, neuf « indignés » ont comparu devant le TGI de Paris pour « dégradation ou détérioration du bien d´autrui commise en réunion ».

 

Le procureur a requis cent jours d´amende à cinq euros par jour pour chaque personne mise en cause et trois mois de prison ferme pour l´une d´entre elles, pour la simple désolidarisation d’une vitre de fourgon de police.

 

Des déclarations corroborées par un témoin indiquent que la vitre était déjà décollée.

 

De plus, deux prévenus ne sont jamais montés dans ce fourgon.

 

L´avocat a souligné la disproportion de la peine requise au vu du manque de preuves matérielles et de l´absence de preuve d´élément moral : rien ne prouve qu´il y ait eu dégradation et encore moins intention de détérioration. L´avocat explique qu´une personne s´est appuyée involontairement sur la vitre après avoir trébuché et rappelle que le doute doit en tout état de cause bénéficier aux prévenus.

 

Nous vous invitons à vous rendre au Tribunal de Grande Instance le 14 novembre 2011 à 9 heures à la vingt neuvième chambre correctionnelle pour le rendu du délibéré ainsi qu´à la conférence de presse de 15 heures.

 

 

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 19:33

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-palestine-devient-membre-lunesco-124325610.html

 

La Palestine devient membre de l’UNESCO

 

PARIS (Reuters) - La Palestine a fait un pas vers la reconnaissance internationale qu'elle appelle de ses voeux en devenant lundi membre à part entière de l'UNESCO.

 

La demande d'adhésion de l'Autorité palestinienne à l'organisation des Nation unies pour l'éducation, la science et la culture, où elle jouissait jusqu'à présent d'un statut d'observateur, a été validée au siège de l'organisation à Paris, par cent sept voix contre quatorze et cinquante deux abstentions. Douze Etats n'ont pas participé au vote.

 

La Palestine devient ainsi le cent quatre vingt quinzième membre de l'Unesco. Après plus de soixante ans de conflit israélo-palestinien, elle rêve maintenant d'être admise au sein de l'organisation des Nations unies, où sa requête risque cependant de se heurter au veto des Etats-Unis.

 

"La victoire d'aujourd'hui à l'UNESCO est le commencement d'une route difficile mais elle mènera à la liberté de notre terre et de de notre peuple", s'est félicité le chef de la diplomatie palestinienne, Riyad al Malki.

 

L'UNESCO devient la première organisation des Nations unies à accueillir la Palestine, ce qui suscite des réticences, notamment de la part d'Israël et des Etats-Unis.

 

Israël souligne que ce vote ne fera avancer en rien le processus de paix. Quant aux Etats-Unis, ils menacent de ne plus financer l'UNESCO, dont ils assurent vingt deux pour cent du budget. Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche, a jugé l'initiative "prématurée".

 

L'ambassadeur d'Israël auprès de l'agence culturelle de l'Onu, Nimrod Barkan, a qualifié le vote de "tragédie pour l'UNESCO".

 

"Il n'y a pas d'Etat palestinien et, par conséquent, il ne fallait pas en admettre l'adhésion", a-t-il ajouté. "L'UNESCO s'occupe de science, pas de science-fiction, et elle a pourtant accepté aujourd'hui une réalité de l'ordre de la science-fiction."

 

Le gouvernement israélien n'a pas tardé à réagir négativement au vote.

 

"Il s'agit d'une manoeuvre palestinienne unilatérale qui n'apportera aucun changement sur le terrain, mais hypothèquera un peu plus les chances de parvenir à un accord de paix", écrit le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

"Cette décision ne fera pas de l'Autorité palestinienne un Etat à part entière et place de nouveaux obstacles sur la voie de la reprise des négociations", ajoute-t-il.

 

PARIS "PREND SES RESPONSABILITÉS"

 

La France a voté pour l'adhésion, alors qu'elle s'était abstenue lors d'un vote antérieur au Conseil exécutif, préalable au vote final.

 

"A partir du moment où la question est posée aujourd'hui, il nous faut prendre nos responsabilités et répondre sur le fond", avait déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères juste avant le vote.

 

"Et sur le fond la France dit oui, la Palestine a le droit de devenir membre de l'UNESCO, cette organisation dont la vocation est d'oeuvrer à la généralisation d'une culture de la paix au sein de la communauté internationale", avait-il ajouté.

 

Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine ont également approuvé son entrée.

 

Les Etats-Unis, le Canada et l'Allemagne ont voté contre. Le Royaume-Uni s'est abstenu. Le vote s'est achevé sous les applaudissements.

 

L'ambassadeur américain auprès de l'UNESCO, David Killion, a simplement déclaré ensuite que la capacité des Etats-Unis à soutenir l'UNESCO allait se "compliquer".

 

"Le vote d'aujourd'hui qui accorde le statut de membre aux Palestiniens ne se substitue pas à des négociations directes et va porter fortement préjudice à l'UNESCO", a estimé pour sa part l'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, dans un message diffusé sur son compte Twitter.

 

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déposé officiellement le 23 septembre une demande d'adhésion pleine et entière à l'Organisation des Nations unies.

 

Le Conseil de sécurité, où Washington détient un droit de veto, est le seul habilité à autoriser semblable demande et les Américains ont fait savoir qu'ils utiliseraient selon toute vraisemblance cette arme pour bloquer la demande palestinienne.

 

Mais l'UNESCO était accessible aux Palestiniens quel que soit leur statut au sein de l'ONU en général. Le conseil exécutif de l'agence culturelle des Nations unies avait décidé début octobre que ses membres se prononceraient sur la demande d'adhésion palestinienne par un vote, ce qu'ils ont fait lundi à Paris.

 

 

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 21:03

 

http://www.fr.news.yahoo.com/une-d%C3%A9l%C3%A9gation-des-fr%C3%A8res-musulmans-re%C3%A7ue-dans-la-174038422.html

 

Une délégation des Frères musulmans reçue dans la bande de Gaza

 

GAZA (Reuters) - Des représentants des Frères musulmans égyptiens se sont rendus samedi dans la bande de Gaza, administrée par le Hamas, pour une visite sans précédent qui confirme le changement d'attitude du Caire à l'égard du mouvement palestinien depuis le renversement d'Hosni Moubarak.

 

La délégation, emmenée par Goma Amin, numéro deux de la confrérie, a été reçue par Ismaïl Haniyeh, chef de l'administration locale, à l'occasion d'une cérémonie pour la remise en liberté de plusieurs centaines de Palestiniens détenus en Israël en échange du soldat franco-israélien Gilad Shalit.

 

"Nous sommes venus participer aux réjouissances après la libération de nos frères. Nous sommes fiers d'eux. La résistance a fait ses preuves", a déclaré Goma Amin, s'adressant à la presse.

 

Comme le Hamas, les Frères musulmans refusent tout contact avec l'Etat hébreu. Le mouvement était interdit lorsqu'Hosni Moubarak, renversé en février, était au pouvoir. Ils sont désormais considérés comme la formation la mieux préparée pour les élections législatives de novembre, ce qui suscite l'inquiétude en Israël.

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:57

 

http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-proc%C3%A8s-de-onze-indign%C3%A9s-%C3%A0-paris-lundi-31-octobre

Communiqué du NPA

Procès de onze indignés à Paris

Onze Indignés de Paris et de villes françaises passeront en procès au TGI de Paris le lundi 31 octobre à 9 heures à la vingt neuvième chambre du Tribunal de grande instance de Paris.

Le 19 septembre dernier, les Indignés de l'État espagnol passaient par Paris pour leur marche à travers l'Europe. Quatre-vingts personnes, qui ne se livraient à aucune manifestation ou action illégale, avaient été encerclées, gazées, rouées de coups et embarquées par les forces de police. Onze avaient été placées en garde à vue pour « dégradations de biens d'autrui en réunion »... Dégradations qui n'ont nullement été constatées ! Voilà comment Sarkozy et sa police essaient d'étouffer toute possibilité de développement d'un mouvement des « Indignés » en France. Ce mouvement s'étend au monde entier, d'Athènes à New-York. Il remet en cause le pouvoir de la finance et la clique politicienne à son service. Voilà pourquoi, depuis le mois de mai dernier, tous les rassemblements se revendiquant de la « démocratie réelle » ont été systématiquement réprimés en France. Le NPA exige la relaxe pour les onze accusés et la fin de toute répression. Il affirme sa solidarité avec les Indigné-e-s du monde entier.

 

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:12

 

http://www.alencontre.org/ameriques/americnord/usa/los-angeles-jonction-entre-les-enseignants-et-le-mouvement-occupy.html

http://www.npa2009.org/content/los-angeles-jonction-entre-les-enseignants-et-le-mouvement-occupy-alencontreorg

Los Angeles : jonction entre les enseignants et le mouvement Occupy

Mardi 25 Octobre 2011

Par Sarah Knopp

Le 18 octobre, environ cinq cents enseignants et des «activistes» du mouvement Occupy LA (Los Angeles) ont marché depuis la mairie, actuellement occupée, jusqu’aux quartiers généraux du Los Angeles Unified School District (LAUSD]. Là nous avons commencé à monter le campement Occupy LAUSD.

Nos revendications sont les suivantes. Premièrement, introduire une taxe de un pour-cent pour financer nos écoles. Deuxièmement, maintenir nos écoles publiques, par les quatre vingt dix neuf pour cent, pour les quatre vingt dix neuf pour cent [de la population]. Troisièmement, avoir des écoles démocratiques basées sur le principe des besoins de la communauté et non sur la « Wall Street reform » [loi introduite en juillet 2010…].

Le cortège – qui lançait des slogans tels que «Taxez les riches, financez nos écoles» ; «Les banques ont été sauvées, les enseignants ont été virés» ou «Ils disent qu’il faut privatiser, nous disons qu’il faut s’organiser !» – a provoqué une très grande curiosité de la part des médias. Depuis lors, des enseignants ont maintenu un campement d’une demi-douzaine de tentes [durant cinq jours].

Mais, fidèle à lui-même, le superintendant du LAUSD, John Deasy, s’est attaqué aux enseignants :

«Occuper le LAUSD est aussi erroné que contraire à l’esprit et à l’objectif de Occupy Wall Street, d’Occupy LA et tous les autres mouvements respectables en faveur de la justice économique qui ont surgi dans notre pays et dans le monde au cours du mois dernier. C’est une insulte à l’égard de ces protestataires que de comparer un district scolaire qui, au cours des quatre dernières années, a subi des coupes budgétaires à hauteur de deux milliards de dollars, avec des politiques et des institutions [les banques] qui ont systématiquement fait du tort aux classes pauvre et moyenne. »

Que peut-on lire d’autre? Pour plus d’information sur la lutte menée par les enseignants pour faire connaître la crise que vivent les écoles de LA, visitez le site web de Occupy LAUSD : http://www.occupylausd.org

Il est assez ironique que notre patron, qui gagne un quart de million par année et qui a un chauffeur personnel, se sente le droit de parler du mouvement «Occupy» comme n’étant rien, ou, bien moins encore, une manifestation organisée par des enseignants. Je suppose que c’est le genre de ritournelle que l’on apprend à l’institut de management Eli Broad [lié à l’Université du Michigan].

En fait, le LAUSD comme John Deasy lui-même refusent de se soumettre à l’article de la Loi 114 édicté par l’Assemblée de Californie qui dit que les districts devraient maintenir cette année les mêmes effectifs en personnel que l’année passée et réengager les enseignant·e·s qui ont été licenciés en raison de réductions budgétaires. John Deasy est en train de choisir de ne pas suivre la loi de l’Etat et de maintenir des centaines d’écoles en état de sous-dotation.

Jose Lara, le président du Central Area of United Teachers de Los Angeles (UTLA) et l’un des organisateurs de la protestation, a déclaré : « Il est temps que la direction du LAUSD nous écoute, nous le quatre vingt dix neuf pour cent. Nous demandons le plein financement de nos écoles et la fin des licenciements qui perturbent nos communautés scolaires, ainsi que la fin du «bradage» des écoles publiques. Il est temps que nous réengagions des enseignants, des conseillers, des infirmières, du personnel administratif et tous ceux qui jouent un rôle essentiel dans l’éducation de nos élèves

A la dernière minute, des militants de l’UTLA, inspirés par le mouvement «Occupy», ont commencé à organiser un campement afin de faire pression sur la tenue de la réunion publique bimensuelle organisée par la direction scolaire. La première nuit de l’occupation, vingt voitures de police ont bloqué la rue passant devant le campement ; la police a exigé des enseignants qu’ils déplacent leurs tentes. Nous avons négocié la possibilité de laisser nos tentes, même pas au nombre de dix, à des endroits n’entravant pas les accès au bâtiment.

Apprenant que nous avions des problèmes avec la police, environ cent militants de Occupy LA se sont précipités, à pied et à vélo, vers le site du LAUSD, pour redonner du courage à nos membres et nous aider à rester fermes contre toute tentative de nous faire déménager.

La seconde nuit d’occupation, le comité directeur du syndicat (CTA) d’enseignants UTLA a décidé de soutenir Occupy LA aussi bien qu’Occupy LAUSD, faisant de notre action une action syndicale officielle. La troisième nuit de l’occupation, des délégués du Conseil National des Associations d’Enseignants de Californie, réunis à Los Angeles depuis le 21 octobre, ont commencé à manifester leur soutien à l’occupation.

Gloria Martinez, une enseignante en section élémentaire de l’Est de Los Angeles, a dit : «Pour moi, l’action Occupy LAUSD signifie l’espoir. Cela signifie que l’on explique au public ce que nos élèves méritent

Kelly Flores quant à elle, une enseignante du sud de la ville de Los Angeles, a campé avec toute sa famille. Elle a expliqué : «C’est inacceptable que des enfants de quelque école que ce soit dans notre district doivent perdre leur temps à être assis dans des classes de quarante cinq élèves et plus où l’on ne peut rien apprendre. Ou de ne pouvoir utiliser les toilettes parce que le concierge, qui travaille seul, ne peut pas les nettoyer, ou parce qu’il n’y a pas de papier. Ou qu’ils ne puissent voir l’infirmière ou emprunter un livre parce que des postes ont été supprimés.

Il est absolument inconcevable que notre propre district scolaire continue à licencier des enseignants malgré un nombre d’élèves à la hausse, alors que dans le cadre d’un agenda de privatisation, on continue à payer plus de trois cent mille dollars par année pour des firmes privées qui viennent faire des tests à grande échelle et que l’on coupe toujours à la base et jamais au sommet.

Il est évident que l’objectif de cet agenda n’est pas de donner de l’éducation aux pauvres, mais plutôt de garantir une force de travail composée de personnes non éduquées quasiment réduites à l’esclavage. C’est pourquoi je campe! Je ne supporte plus cela! Mes élèves me demandent: «Pourquoi donc ouvrent-ils des écoles s’ils ne leur donnent pas les moyens de fonctionner?» « Pourquoi ne pouvons-nous utiliser les toilettes ? » « Pourquoi la bibliothèque est-elle fermée ? »

Le cinquième et dernier jour de l’occupation, trois cents délégués du CTA – représentant des enseignants de tout l’Etat – ont marché depuis le lieu de leur Congrès vers un hôtel proche pour rejoindre notre manifestation, en chantant « Nous sommes, nous enseignons, nous sommes le quatre vingt dix neuf pour cent !» Les militants de Occupy LAUSD, en repliant leurs tentes, ont annoncé le lancement d’une campagne avec l’objectif : «Occuper [leurs] écoles ». (Traduction A l’Encontre)

Cet article a été publié sur le site www.socialistworker.org le 24 octobre 2011.

 

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 12:17

 

http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-les-indignes-sont-ils-altermondialistes-2011-10-26.html#.TqwkmTuZQ-M.email

 

Les indignés sont ils altermondialistes ?

 

Mercredi 26 Octobre 2011                                                       

 

C’est une méthode qui vaut ce qu’elle vaut, mais lorsque sur Internet, dans le moteur de recherche de votre choix, vous saisissez les deux mots suivants : Indignés et Altermondialistes, que croyez-vous qu’il se passe ? Et bien surprise : il ne se passe pas grand-chose. Très peu de résultats. Comme si faire le lien entre les premiers et les seconds n’allait pas de soi.

 

Cette petite démonstration n’a pas valeur de preuve, mais elle est un indice de tout ce qui peut séparer le mouvement altermondialiste, né médiatiquement en décembre 1999 au sommet de l’OMC à Seattle, de celui des Indignés, initié en mai dernier, à Madrid (entre autres), sur la Puerta del sol.

 

Tout ce qui peut les séparer : la nature du projet, plus politique dans un cas, davantage d’ordre moral dans l’autre / le mode d’organisation / les thèmes de revendication.

 

Mais il y a aussi tout ce qui les rapproche. Le 15 octobre dernier, dans nuf cent cinquante et une villes de quatre-vingt-deux pays, des milliers d’indignés répondaient à l’appel planétaire « Tous unis pour un changement global », reprenant à leur compte le slogan « Un autre monde est possible ». A Rome, la mobilisation prenait une tournure violente, entrainant une répression policière qui faisait immédiatement penser à ce qui s’était passé à Gènes en 2001, autre temps fort de la mobilisation altermondialiste.

 

Une mobilisation promise à un nouveau souffle puisque dans l’agenda de la semaine prochaine, il y a à nouveau un sommet du G20, à Cannes, les 3 et 4 novembre. L’avant-veille, à Nice, les altermondialistes espèrent réunir au moins dix mille personnes. Parmi lesquelles des Indignés. Que faut-il conclure de cette première approche ? Que les Indignés sont une des composantes de l’Altermondialisme ? Qu’ils en sont les héritiers ? Ou bien de très lointains cousins ?

 

Invité(s) :

 

Christophe Aguitton, membre du comité scientifique d'Attac

 

Alain Bertho, professeur d’anthropologie à l’Institut d’études européennes et directeur de l’école doctorale de Sciences sociales de l’Université de Paris-VIII

 

Benjamin Ball, indigné

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 20:01

 

http://www.fr.news.yahoo.com/larm%C3%A9e-syrienne-bombarde-homs-apr%C3%A8s-une-journ%C3%A9e-meurtri%C3%A8re-163033664.html

 

L’armée syrienne bombarde Homs après une journée meurtrière

 

BEYROUTH (Reuters) - Des chars syriens ont pilonné samedi un quartier ancien de la ville de Homs, où trois personnes ont été tuées selon des militants, au lendemain d'une des journées les plus sanglantes du soulèvement contre le régime du président Bachar al Assad.

 

Habitants et militants ont dit que les forces armées avaient abattu quarante civils vendredi en ouvrant le feu à Homs et Hama sur des manifestants qui réclamaient une protection internationale contre la répression en cours.

 

De violents combats ont éclaté vendredi soir à Homs entre des dizaines de déserteurs de l'armée et des unités loyalistes, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme, basé à Londres. Dix-sept soldats ont été tués dans l'attaque de deux postes militaires, ajoute-t-il.

 

Ces informations semblent confirmer l'émergence d'une insurrection armée parallèlement aux manifestations de rue à dominante pacifique contre les 41 ans de règne politique de la famille Assad.

 

Selon les Nations unies, trois mille personnes dont près de deux cent enfants ont péri dans les troubles qui ont débuté en mars. Les autorités de Damas en imputent la responsabilité à des groupes armés qui, selon elles, ont tué mille cent soldats et policiers.

 

La plupart des médias internationaux ont été expulsés du pays, ce qui rend difficile de vérifier les informations de l'opposition et des autorités.

 

Mais la résistance des manifestants, la détermination du gouvernement à écraser la dissidence et le nombre croissant des déserteurs ont fait du conflit syrien l'une des épreuves de force les plus dures de l'année des "printemps arabes".

 

L'Observatoire syrien rapporte que trois civils ont été tués samedi matin à Homs, l'un d'eux par un tireur embusqué et les deux autres par des tirs de mitrailleuse opposant les troupes d'Assad à des déserteurs.

 

Des habitants ont dit que l'artillerie avait fait usage de mitrailleuses et de batteries antiaériennes contre des objectifs au sol dans le vieux quartier de Bab Amro. Explosions et tirs ont aussi retenti dans d'autres secteurs, ont-ils dit.

 

APPEL DE LA LIGUE ARABE

 

Les affrontements de vendredi ont incité les ministres de la Ligue arabe à lancer au président Assad leur appel le plus pressant à ce jour en faveur d'un arrêt des violences frappant la population civile.

 

Le comité de la Ligue arabe sur la crise syrienne a dit avoir adressé au gouvernement syrien un "message urgent (...) pour exprimer son profond mécontentement face a la poursuite des massacres de civils syriens".

 

Il "exprime l'espoir que le gouvernement syrien prenne des mesures pour protéger les civils". Les ministres arabes doivent rencontrer des dirigeants syriens dimanche au Qatar.

 

Un représentant du ministère syrien des Affaires étrangères cité par les médias officiels a déclaré que le communiqué de la Ligue arabe était "fondé sur des mensonges de médias". Il a engagé le comité de la Ligue à "contribuer à rétablir la stabilité en Syrie au lieu de favoriser la sédition".

 

Des personnalités de l'opposition ont dit ne pas pouvoir engager de pourparlers avec le gouvernement s'il ne mettait pas fin aux massacres de civils, aux disparitions et aux arrestations en série.

 

"Oui au dialogue - après la chute du régime", proclamait une pancarte brandie par des manifestants vendredi à Homs.

 

En divers points du pays, des opposants réclament une protection internationale. "Une zone d'exclusion aérienne est une exigence légitime pour Homs", disaient des banderoles déployées à Homs dans le quartier de Khalidié.

 

Le Conseil national formé par des opposants syriens demande une protection internationale sans aller jusqu'à requérir une intervention militaire comme celle de l'Otan en Libye, et l'alliance n'a exprimé aucune intention de cet ordre.

 

Le gouvernement syrien n'a fait aucun usage de son aviation contre les manifestants et une zone d'exclusion aérienne aurait peu d'impact sur la répression à moins que des pilotes n'attaquent ses forces terrestres et ses bases militaires comme en Libye.

 

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