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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:45

 

http://www.blog-zero-un.over-blog.fr/article-occupons-la-defense-a-partir-du-04-novembre-a-17h00-87280239.html

http://www.demosphere.eu/node/26265

http://www.parisseveille.info/occupons-la-defense,2988.html

http://www.fruncut.org/actions/78

 

Rendez-vous dès le Vendredi 4 Novembre 2011 à 17 heures devant l’Arche de la Défense, le quartier de leurs affaires.

 

 

Nous sommes les quatre vingt dix neuf pour cent, nous sommes indignés. Nous sommes la créativité, les rires, les sourires, nous sommes les vrais acteurs de ce monde.

 

Nous sommes mal logés, mal payés, précarisés, nous payons de notre santé la crise environnementale, la crise économique et la crise sociale. Nous devons nous serrer la ceinture toujours plus pour payer la crise créée par les un pour cent restant.

 

Nous sommes les quatre vingt dix neuf pour cent, nous refusons que le un pour cent décide de notre avenir et de l’avenir du monde à notre place.

 

Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns, en ignorant aussi bien la volonté de la majorité, que le prix humain et environnemental que nous payons. Les gouvernants, ont depuis trop longtemps abandonné leur responsabilité de faire respecter les droits humains.

 

Il n’y a pas de fatalité, nous pouvons construire ensemble autre chose.

 

Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens qui ne nous représentent pas, et à l’oligarchie financière qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir. Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers.

 

Occupons La Défense !

 

Rendez-vous dès le Vendredi 4 Novembre 2011 à 17 heures devant l’Arche de la Défense, le quartier de leurs affaires.

 

Venez construire avec nous un autre monde, pour que cesse l’austérité et vive la démocratie réelle. Il est temps pour nous de nous unir. Il est temps pour eux de faire face aux conséquences de leurs actes.

 

Nous sommes les quatre vingt dix neuf pour cent !

 

A l’initiative d’Uncut France, des Pas de Noms, des indignés de la Bastille, Occupons La Défense à partir du Vendredi 4 Novembre.

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 15:55

 

http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/appel-pour-un-audit-citoyen-de-la-dette-publique/3804

 

Appel pour un audit citoyen de la dette publique

 

Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, culture, environnement… nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l’intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui détient ses titres et profite de l’austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s’endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne ?

Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d’un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

Premiers signataires :

Marie-Laurence Bertrand (CGT), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Thomas Coutrot (Attac), Pascal Franchet (CADTM), Laurent Gathier (Union SNUI-Sud Trésor Solidaires), Bernadette Groison (FSU), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Jean-François Largillière (Sud BPCE), Philippe Légé (Économistes atterrés), Alain Marcu (Agir contre le Chômage !), Gus Massiah (Aitec), Franck Pupunat (Utopia), Michel Rousseau (Marches européennes), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Pierre Tartakowsky (Ligue des droits de l’Homme), Patricia Tejas (Fédération des Finances CGT), Bernard Teper (Réseau Education Populaire), Patrick Viveret (Collectif Richesse), Philippe Askénazy (économiste), Geneviève Azam (économiste), Étienne Balibar (philosophe), Frédéric Boccara (économiste), Alain Caillé (sociologue), François Chesnais (économiste), Benjamin Coriat (économiste), Cédric Durand (économiste), David Flacher (économiste), Susan George (écrivain), Jean-Marie Harribey (économiste), Michel Husson (économiste), Stéphane Hessel (écrivain), Esther Jeffers (économiste), Jean-Louis Laville (sociologue), Frédéric Lordon (économiste), Marc Mangenot (économiste), Dominique Méda (sociologue), Ariane Mnouchkine (artiste), André Orléan (économiste), Dominique Plihon (économiste), Christophe Ramaux (économiste), Denis Sieffert (journaliste), Henri Sterdyniak (économiste)…

 

 

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 15:32

 

http://www.pressenza.com/npermalink/les-indignes-du-monde-sxunissent-pour-un-changement-mondial

 

Les indignés du monde s’unissent pour un changement mondial

 

Par Isabel Garcia

 

De l'Europe aux continents, depuis la chine aux Etats-Unis en passant par le Chili, la première journée mondiale des "indignés" a réuni samedi 15 octobre des dizaines de milliers de personnes et a été marquée par des slogans comme "Peuples du monde, levez-vous" ou "Descends dans la rue, Crée un nouveau monde". Les "indignés" avaient appelé à manifester dans mille villes de quatre vingt deux pays, selon le site www.15october.net, contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance.

"Le mouvement des indignés renaît comme une force globale" a en tout cas, estimé le quotidien espagnol El Pais ce 16 octobre, tandis que dans la Republica, l'éditorialiste Eugenio Scalfari affirme "qu'il existe désormais de toute évidence un mouvement international".

De New York à Los Angeles des slogans sont scandés par les manifestants: "Chaque jour, chaque nuit, occupons Wall Street", "Nous sommes le peuple", "Nous voulons du travail". Le mouvement s'est étendu comme un tsunami sur tous les Etats: Denver, Boston, Portland, Chicago, Seattle...

A Washington, plusieurs milliers d'autres "indignés" ont fait cause commune pour manifester contre la "rapacité" de la finance et pour "l'emploi et la justice".

Quelque trois cent manifestants se sont rassemblés devant la Maison Blanche et le département du Trésor contre la "mafia financière", avant de rejoindre un autre rassemblement, de plusieurs milliers de personnes, réunies à l'appel d'une vingtaine d'organisations.

Plus de dix mille Canadiens ont également manifesté, pancartes ou guitares en main, dont cinq mille à Toronto, dans le quartier financier. Leurs exigences allaient d'une meilleure répartition des richesses à "la vérité derrière le 11 septembre", ou à la "défense des droits des animaux".

"Nous resterons le temps qu'il faudra", a affirmé à Montréal Paul, un jeune homme, après avoir passé la nuit sous la tente le samedi avec une centaine d'autres manifestants et vêtu d'une vaste robe africaine. En s'exprimant dans le plus pur français québécois, alors que ses camarades transis luttaient sans grand succès avec une grande bâche que de puissants coups de vent froid, empêchaient d'attacher aux arbres du square Victoria, dans le centre-ville.

Malgré la pluie et les évènements parallèles, un rassemblement s’est produit au Brésil sur la Place Cinelandia, à Rio, lieu référent pour les manifestations de la ville. Environ quatre cent personnes, avec comme particularité une qualité et un respect entre les gens qui y ont assisté.

Du côté de l'Amérique latine, en Bolivie des rencontres de jeunes indignés se sont produites sur la place principale de Santa Cruz, avec des projections de vidéos, pancartes, manifestations. On pouvait entendre parmi ceux-ci des paroles comme: "horizontalité, indignation, mouvement, création de commissions, citoyenneté fraternisée et communauté ouverte".

Par contre en Russie on ignore encore si une manifestation s’est tenue à Moscou. Selon les internautes, une manifestation se serait tout de même tenue à Saint-Pétersbourg. Dans les Balkans, les rassemblements ont réuni environ trois mille personnes à Zagreb et des centaines dans des villes comme Sarajevo et Belgrade.

En Asie c'est devant la bourse de Taiwan à Taipei, qu'un manifestant a expliqué à la BBC comment ce mouvement était devenu global: «Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que les inégalités sont devenus un énorme problème». Même au Japon, deux cent personnes ont défilé dans les rues de Tokyo pour attirer l’attention sur la pauvreté avec une marche vers les bureaux du gouvernement nippon. Des actions symboliques contre les banques internationales et centres financiers du lieu se sont mises en place aux philippines, Corée du sud, Hong-Kong, Indonésie et Singapour.

De l'autre côté du globe à Sydney en Australie, deux mille personnes manifestaient, suivies par quelques centaines à Auckland et Wellington en Nouvelle-Zélande. Dans d'autres villes comme Adelaide, Brisbane, Byron Bay, Melbourne, Perth et Townsville les gens aussi sont descendus dans les rues.

A Athènes, épicentre de la crise financière européenne, plusieurs milliers de manifestants se sont massés en soirée devant le parlement, dans une ambiance bon enfant.

Au Portugal, autre pays durement touché par la crise, cinquante mille personnes de tous âges ont défilé à Lisbonne, aux cris de "FMI dehors", rangés derrière une banderole proclamant "Stop troïka", en référence aux créanciers du Portugal (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international).

A Madrid, berceau du mouvement né le 15 mai, des dizaines de milliers de personnes ont convergé jusqu'à la Puerta del Sol. Place emblématique que les "indignés" avaient occupée pendant un mois au printemps. "Le problème c'est la crise, révolte-toi", proclamait une grande banderole en tête de la marche. Dans la soirée, une marée humaine a envahi la place.

A Londres, huit cent "indignés" se sont rassemblés dans la City, tout comme à Rome, où la police de nouveau a provoqué des heurts mineurs avec les manifestants à la mi-journée.

Ce mouvement a essaimé désormais un peu partout dans le monde - y compris en Suisse où quarante personnes ont passé la nuit le samedi sur la Paradeplatz, au cœur de Zurich, malgré le froid glacial. Les activistes n'entendent pour l'heure pas interrompre leur mouvement de protestation contre le système bancaire.

Pour l'Allemagne, dans une joyeuse ambiance de village alternatif, quatre mille personnes se sont réunies dont cent cinquante "indignés" campaient toujours aux abords de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort (ouest) lundi 17 octobre au milieu de la journée, a constaté un journaliste de l'AFP. A Berlin aussi plus de dix mille personnes ont manifesté.

Bruxelles: "Nous ne sommes pas des marchandises dans les mains des banquiers et des politiciens", proclame leur tract. La semaine du 15 octobre où les yeux étaient braqués vers Dexia, deux marches d'indignés, ont convergé à Bruxelles, venus d'Espagne et de France, où elles ont été rejointes par des citoyens d'autres pays d'Europe, dont la Grèce.

Dans les Pays-Bas, un millier de manifestants se sont rassemblés à La Haye, autant de monde sur la place de la Bourse à Amsterdam.

A Paris "Les jeunes ont raison d'être indignés", a déclaré Mario Draghi à des journalistes en marge de la réunion du G20 à Paris. "Ils sont en colère contre le monde de la finance. Je les comprends", a déclaré cet économiste de 64 ans.

La démocratie réelle de paris est un «mouvement politique, dans le sens qu’il veut avoir une influence politique» mais «indépendamment des partis et syndicats», assure un indigné qui appuie le mouvement depuis Paris.

Le mouvement des indignés défend une position pour que «le capitalisme mercantile arrête de transformer les êtres humains en marchandises». Certains membres du mouvement estiment qu'ils peuvent agir beaucoup mieux sans les politiciens "mais nous devons commencer de zéro. Nous ne pouvons pas compter sur les politiciens», ont-ils soutenu devant la presse.

Et beaucoup d'autres villes que je n'ai pas citées se sont rassemblées sur les places...

En conclusion cette journée mondiale nous laisse réfléchir sur l'avenir du monde car de l'Amérique jusqu'à l'Asie, de l'Afrique à l'Europe, "tous les peuples se lèvent pour revendiquer leurs droits et réclamer une vraie démocratie", comme (l'explique) le manifeste du 15 octobre. Maintenant il s'agit de trouver la direction à suivre pour les prochains mois:

Violence ou Non-Violence? Confrontation ou Négociation? Et vous quelle est votre Direction?

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 19:45

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Chems-Eddine_Chitour.251011.htm

 

Dialogue imaginaire entre Salah Hamouri et Gilad Shalit

L’absurdité de l’occupation

Par Chems Eddine Chitour

Mardi 25 Octobre 2011

Gilad Shalit, soldat de l'armée israélienne a été libéré en échange de mille prisonniers dont des femmes. Ce chiffre impressionnant nous montre deux choses: Israël ne recule devant rien quand il s'agit de délivrer un de ses soldats et que la vie d'un Israélien «vaut» au moins celle de mille Palestiniens. On dit que seuls ceux qui n'ont pas du sang sur les mains ont été délivrés. Pourquoi alors ont-ils été arrêtés? Si un millier de prisonniers peuvent être délivrés d'un coup, il faut croire qu'Israël a la capacité de remplir facilement les prisons. Nous avons, alors, penser à un « dialogue imaginaire » à sens unique entre deux Israéliens- qui sont aussi Français-, l'un libéré et qui a bénéficié en France d'un tapage médiatique sans pareil, l'autre qui a été délibérément ignoré et qui croupit encore dans une prison israélienne.

 

Cher Gilad

 

Je suis content de ta libération après 1946 jours, moi qui croupis dans les geôles depuis plus de deux mille quatre cent jours et je suis encore plus content de tes propos sur la paix. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi tu as remis ton uniforme, comptes-tu reprendre du service, remonter dans ton char «Merkeva» dernier cri, pour aller offrir des fleurs aux Palestiniens de Ghaza?

 

Je vais te raconter mon histoire. Je suis né comme toi en 1985. Je suis un étudiant français en sociologie de l'Université de Bethléem, ma mère est française et mon père palestinien. J'ai été inculpé en 2005 sous la double accusation d'avoir projeté de tuer le rabbin Ovadia Yossef, - pour l'occasion, un délit d'intention a été créé- et d'appartenance au Front populaire de libération de la Palestine. Après trois ans de détention provisoire sans jugement, j'ai accepté, sur les conseils de mon avocate, une procédure de plaidoyer de marchandage afin d'échapper à une peine éventuelle de quatorze ans, et ai donc été condamné par le tribunal militaire à une peine de sept ans de prison que je purge actuellement à la prison de Guilboa.

 

On me dit que tu as été fait prisonnier alors que tu conduisais un char Merkeva en faisant le blocus de Ghaza. As-tu une idée de la détresse des enfants que tu terrorises avec ton char, t-a-t-on dit que les avions Apache traumatisent à vie les enfants? Curieusement, les efforts des forces israéliennes et de l'Autorité palestinienne pour te localiser ayant été vains, ton pays a voulu te libérer par la force, il n'a pas hésité à engager une nouvelle guerre en lançant l'opération Pluies d'été, le 28 juin 2006. Sais tu qu'elle a été une source de malheur supplémentaire. Elle comportait toute la panoplie des horreurs: bouclages, incursions, arrestations et frappes aériennes sur la bande de Ghaza, qui ont fait plus de deux cent morts et plus de huit cent blessés. Des centaines de détenus dont des parlementaires palestiniens et des ministres Hamas de l'Autorité palestinienne ont été arrêtés et ont rejoint les quelque dix mille Palestiniens emprisonnés en Israël.

 

Sais-tu aussi, qu'Israël a menti et que tous les enfants palestiniens emprisonnés en Israël ne seront pas libérés? Toutes les femmes non plus? Et bon nombre de ceux qui seront libérés ne pourront pas rentrer chez eux mais seront déportés ailleurs? Sais-(tu aussi qu'un prisonnier palestinien avait 13 ans au moment de sa capture. Il s'agit de Ali Abd Allah Salem Amariya, de nationalité israélienne, né en 1975, arrêté le 24 novembre 1988 à l'âge de 13 ans, condamné à quarante ans de prison, et donc emprisonné depuis près de vingt neuf ans. Sais-tu enfin que vingt deux prisonniers avaient moins de 18 ans au moment de leur arrestation. On dit que seuls ceux qui n'ont pas de sang sur les mains ont été libérés, sais-tu que Nelson Mandela, présenté aujourd'hui comme une sorte d'icône du pacifisme, était considéré comme un terroriste par les Etats-Unis et le Royaume-Uni?

 

Amnesty International avait refusé de l'adopter comme «prisonnier de conscience» parce qu'il prônait la violence. Comme Alain Gresh, je te pose la question essentielle qui ne sera pas posée: est-ce que l'attaque contre Ghaza de décembre 2008, durant laquelle des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis, ne signifie pas que l'armée israélienne a «du sang sur les mains»? Sans parler de l'invasion du Liban de 1982, qui a fait des milliers de victimes civiles, ou de la guerre contre ce même pays en 2006, qui a causé mille quatre cent morts dont tu devrais être certainement au courant et malgré cela, à Ghaza même au plus fort de la tuerie de quatre cent enfants, tes conditions de détention n'ont pas été aggravées.

 

Moi aussi je suis comme toi, né en Palestine, pour toi, c'est Israël d'après un décret de Dieu pour les Israéliens. Je suis comme toi aussi, un Franço-Israélien mais de second collège, ainsi en ont voulu les dirigeants français sous l'emprise de médias et de lobbys pro-israéliens puissants. Moi aussi je suis jeune, moi aussi j'aspire à vivre en paix. L'expression «soldat franco-israélien» me gêne. Elle ne te gêne pas? Est-tu un soldat ayant le haut d'uniforme français et le bas israélien? Ou bien le drapeau français au bras gauche et celui d'Israël à droite? Serais-tu prêt à défendre la France que tu ne connais pas après avoir défendu Israël? Que ferais-tu si la France entrait en guerre contre Israël? En fait, cette expression qui devait aider à ta libération t'a desservi et, d'une certaine façon, m'a valu quelque sympathie par ricochet. Car moi, on m'ignore totalement, on parle de ma double nationalité réelle d'une façon évasive.

 

Si je t'écris c'est parce comme moi tu sais dans ta chair ce que c'est que l'enfermement, la sensation de solitude encore que tu dois savoir le tapage qui est fait pour te faire connaître et apitoyer le monde. Sais-tu que tu as une page wikipédia avec plus de deux millions de références toi qui n'as jamais rien fait si ce n'est de conduire un char pour terroriser des enfants et des personnes sans défense.

 

Sais-tu que ma mère qui vit aussi en France, a remué ciel et terre, en vain pour sensibiliser les pouvoirs publics? Personne ne l'a reçue en France, mon second pays comme le tien. Ma grand-mère vit en France contrairement à toi. On dit que Nicolas Sarkozy, qui recevait régulièrement à l'Élysée ton père, a dit «le fait que Gilad ait été reconnu Français depuis le début, a beaucoup contribué, je pense, à le préserver en vie». Il te recevra à Paris bientôt, a-t-il encore dit.

 

On dit que tu as reçu une lettre du président de la France, il est immensément soulagé par ta libération, il décrit même le bonheur et l'émotion des Français que tu ne connais pas et qui ne te connaissent pas, pas plus que moi, mais qui, grâce à un battage médiatique extraordinaire, tu es sur toutes les lèvres de ceux qui font allégeance à Israël par lobby sioniste français interposé. Il paraît que c'est là que se décident les carrières des hommes politiques français. Ta cause est tellement importante pour la France que ton père Noam Shalit, a déposé plainte contre X le 6 juin 2011, devant le procureur de Paris, pour enlèvement et séquestration. Cette plainte engage la justice française à mener une enquête et notamment, réduire la liberté de mouvement des ravisseurs qui ne font que défendre leur pays.

 

Ma mère

 

Sais-tu justement où est la France? Connais-tu quelques mots de français? Il est vrai que tu as pu avoir ces papiers par, dit-on, ta grand-mère et que même ton père et ta mère ne parlent pas français. Ma mère est française, elle n'a jamais pu, contrairement à tes parents qui sont Israéliens, être reçue par le président de la France et dans sa petite ville qui est aussi la mienne, on m'a fait portrait d'honneur. On dit que Bertrand Delanoë, maire de la ville de Paris qui est, comme tu dois le savoir, la capitale de la France, et qui ne te connais pas, a insisté pour te dresser sur le fronton de la mairie un immense portrait où tu es représenté non pas en militaire se battant pour son pays mais en civil pour attirer la compassion sur ton visage juvénile qui a dû souffrir du «traitement barbare» qui t'a été infligé par des barbus...

 

Rien à voir avec mon procès ou comme tu le sais, je suis innocent, mais là aussi cela n'est pas important, j'avais «l'intention» de commettre un acte délictueux, je suis donc coupable de sept ans de prison où rien ne me fut épargné, même l'isolement. C'est peut-être là que l'on se rejoint. Ma mère s'est lancée en France, en compagnie de personnes honorables éprises de justice dans une campagne pour obtenir ma libération. Mais elle a vite déchanté. Toi et moi n'avons pas pas été traités «sur un pied d'égalité», ne cesse-t-elle de clamer. Pour toi, depuis cinq ans, tout le gratin politique français est mobilisé, la preuve? Les nombreuses visites à l'Élysée de ton père tandis que ma mère a dû se battre pour décrocher deux rendez-vous avec des conseillers de Nicolas Sarkozy.

 

Ma mère a été émue jusqu'aux larmes en écoutant le président parler de ta libération et incidemment de moi: «C'est la première fois dit-elle que Nicolas Sarkozy prononce le nom de mon fils en sept ans. Mais cette phrase n'a pas de sens et demeure même contre-productive. Mon fils doit sortir de prison le 28 novembre prochain. Pourquoi devrait-il attendre le 18 décembre et la seconde vague de libération de prisonniers? Voilà donc le président, en voulant faire du bien, m'enfonce en demandant au Premier ministre de me faire bénéficier d'un rab de détention pour être dans la charrette de ceux qui seront libérés trois semaines plus tard. Je suis sûr qu'il ne l'a pas fait exprès, mais comme tu sais, un jour de prison c'est une éternité... Même la presse m'a ignoré. Le 27 septembre dernier, j'ai fait une grève de la faim dans la prison de Guilboa (nord d'Israël) en signe de solidarité avec d'autres détenus palestiniens, pour protester contre le durcissement de nos conditions de détention depuis ton enlèvement en 2006 près de quinze mois après moi.

 

Tu t'es déclaré en faveur de la libération des derniers prisonniers palestiniens détenus en Israël. Tu dis que tu serais très content s'ils étaient relâchés et pouvaient retrouver leurs familles et leurs terres, «sans amertume». Tes mots sont magnifiques. Ils dénotent une belle sensibilité que tu as dû acquérir pendant ton internement. Tu parles de «retourner vers ma terre». Laquelle? Je n'en ai plus. Sais-tu que depuis ton internement il y a eu cent mille colons nouveaux qui sont venus s'installer chez moi sur les vingt pour cent qui me restent justement de ma terre? Quand tu as été pris, tu participais en juin 2005 avec ton unité de chars faisant un blocus illégal et meurtrier de Ghaza. Sais-tu qu'il y eut seulement que quatre prisonniers israéliens depuis 1994 mais sept cent cinquante mille palestiniens ont séjourné dans les geôles israéliennes depuis 1967?

 

Je vais te donner un échantillon de la vie en prison en te rendant destinataire aussi d'une lettre que j'ai envoyée aux grands de ce monde, sourds à la détresse humaine et à la cause de liberté du peuple palestinien. Tu es à même d'apprécier mieux que les autres toi qui as connu l'enfermement. Tu sauras la réalité de la souffrance, le sens du combat des Palestiniens.: «Depuis les cellules de la prison, on peut entendre des voix parfois indignées qui parlent des droits de l'homme....Ces hommes politiques, ces gouvernements qui prétendent défendre les droits de l'homme et appliquer la justice, savent-ils ce qui se passe dans les prisons de l'occupation israélienne? Savent-ils que plus de huit mille prisonniers sont victimes de mort lente? Parfois des voix s'élèvent lors de réunions au sommet, il arrive que quelqu'un parle des prisonniers politiques palestiniens mais on parle de nous comme des terroristes, des numéros sans visage alors que comme tous les êtres humains, nous sommes parfois faibles, parfois forts, nous aimons et nous détestons, nous rions, nous avons même des moments de joie où nous pleurons aussi quand nous pensons à nos familles. Pour exprimer notre souffrance, il me faudrait écrire cent livres mais même une encyclopédie ne ferait pas bouger vos consciences (...) Peux-tu déjà imaginer une femme palestinienne accouchant en prison, les pieds et mains liés? As- tu déjà vu un enfant de 12 ans menotté a un checkpoint et laissé des heures au soleil ou sous la pluie par la volonté d'un simple soldat? Sais-tu qu'un grand nombre de mes camarades a déjà passé plus de vingt ans derrière les barreaux? Beaucoup ont perdu leurs parents sans pouvoir leur dire "adieu" toi dont les parents ont remué la France.

 

Mon histoire raconte en creux celle de mon peuple et celle de mon pays, la Palestine. Profite bien de ta liberté, mais réfléchis à l'absurdité et à l'illégalité de cette occupation. Si tu as du temps, viens me rendre visite, je te raconterai l'histoire réelle de la Palestine, pas celle que tu as apprise. La vraie, celle des hommes et des femmes depuis la nuit des temps, tous cananéens, tous semblables, je te mettrai aussi en garde contre les fausses certitudes qui font des Israéliens un peuple élu. Un des professeurs les plus connus dans le milieu universitaire israélien et à l'étranger, en l'occurrence le professeur Schlomo Sand a, dans un livre courageux -que tu devrais lire- tordu le cou à ces mythes fondateurs du peuple juif. Il y a bien une religion juive comme il y a une religion chrétienne ou musulmane, mais il n'y a pas de peuple juif. A partir de cela, tu pourras te reconstruire et aller à la conquête spirituelle du monde, convaincu que toute guerre est absurde , nous sommes tous frères. Moi le Palestinien , toi l’Israélien avons en commun l’amour de cette terre trois fois bénie de Dieu , nous pouvons vivre ensemble, nous devons vivre ensemble , c’est à cela que nous devrions consacrer notre combat, si tu décides ,enfin , d’entendre ta conscience.

 

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 15:57

 

http://www.contrelaxenophobie.wordpress.com/2011/10/28/communique-au-sujet-de-lincendie-rue-des-pyrenees

 

Communiqué au sujet de l’incendie de la Rue des Pyrénées

 

Ion Salagean un homme d’une cinquantaine d’années est mort dans l’incendie de La Maison des Roms, la Baraka au 163, rue des Pyrénées. Suite à cette catastrophe une centaine de personnes sont à la rue et démunies de tout.

 

Une enquête est ouverte par le parquet de Paris pour déterminer la cause de cet incendie et il faut que tout soit fait tout pour que cette enquête aboutisse.

La Maison des Roms, la Baraka une ancienne cartonnerie du vingtième arrondissement de Paris propriété de la mairie de Paris était occupée par plusieurs familles depuis le mois de novembre 2010. Le bâtiment détruit par l’incendie, le seul habité par les familles avait été déclaré salubre par la préfecture de Paris.

Le 12 août l’expulsion des familles de ce lieu de vie précaire, qui répondait pourtant aux urgences de la situation, a été prononcée par le Tribunal du vingtième arrondissement. La mairie de Paris disait chercher des solutions de relogement -accorant de fait des délais- mais subissait des pressions de la part de la mairie du vingtième arrondissement pour accélérer l’expulsion.

Par ailleurs dans le voisinage circulait une pétition contre la présence des familles à la Baraka.

Mardi 18 octobre, un rassemblement de voisins a eu lieu devant La Maison des Roms, la Baraka. Une vingtaine de personnes en colère ont essayé d’abord de pénétrer dans les lieux par le portail de devant, puis par la porte arrière. Ils n’ont pas hésité a affirmer qu’ils étaient accompagnés par l’avocate de la mairie : un mensonge.

Devant une telle hostilité, les roms se sont enfermés.

Finalement, une dame c’est présentée comme mandatée par la mairie. Bien que n’ayant pas de carte l’attestant, les habitants lui ont ouvert puisqu’elle elle était déjà venus quinze jours auparavant prendre des photos « pour le diagnostic des travaux en projet sur ce site », avait-elle dit. Elle a refait le tour accompagné d’un homme qui se présentait comme l’entrepreneur.

Le soir même une tentative d’intrusion par la porte arrière a effrayé les familles qui étaient à l’intérieur, elles se sont alors barricadées.

Six jours après il y a eu l’incendie : des personnes ont déclaré avoir vu des ombres se faufiler sur le toit facilement accessible.

La plus part des familles n’ont « bénéficié » que de trois nuits d’hôtels. Elles ont été dispersées, sans qu’aucune des associations qui les suivaient jusque là, Harissa sauce blanche, Secours catholique, La Voix des Roms, le Collectif de la Baraka et les Lutheuses de Rue ne puisse avoir la liste des personnes prises en charge ni l’adresse des lieux où elles ont été dispatchées. En remettant le sort des familles à la seule association Emmaüs coup de main -inconnue par les familles- la mairie les isole des associations qui effectuaient un accompagnement médical, scolaire et administratif en cours et des solidarités qui s’étaient mis en place, d’autant plus précieuses après l’incendie.

Nous apprenons, aujourd’hui, que dix huit personnes ont été dirigées vers des « retour volontaires », par Emmaüs Coup de main.

Nous dénonçons toutes les violence racistes faites aux roms, exigeons un relogement stable pour les victimes, que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incendie.

N’acceptons pas l’intolérable !

Premiers signataires:

FNASAT Gens du Voyage, ASAV 92, Association Nationale des Gens du Voyage Catholiques (ANGVC), La voix des Roms, Le Collectif de la baraka, Le Collectif contre la xénophobie, Les Lutheuse de Rue, Le Collectif de soutiens aux biffins, Bagagerue

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:55

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-victoire-électorale-des-islamistes-confirmée-en-tunisie-051030537.html

 

Le nouveau gouvernement tunisien serait formé dans les dix jours

 

TUNIS (Reuters) - Le nouveau gouvernement provisoire de Tunisie sera formé dans les dix jours, a annoncé vendredi le parti islamiste Ennahda, vainqueur des élections constituantes.

 

"Nous allons accélérer la formation du nouveau gouvernement. Cela prendra entre une semaine et dix jours", a déclaré Hamadi Jbeli.

 

Le secrétaire général d'Ennahda, pressenti pour devenir Premier ministre du futur gouvernement, a ajouté que des discussions étaient déjà en cours avec de possibles partenaires de gouvernement.

 

La proclamation des résultats, tard jeudi soir, par l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), a confirmé les tendances qui se dessinaient largement depuis le vote historique de dimanche, premier scrutin démocratique suivant les bouleversements du "printemps arabe".

 

Ennahda (Renaissance), qui se réclame d'un islam modéré, est arrivée en tête des élections constituantes avec quatre vingt dix des deux cent dix sept sièges en jeu. Insuffisant pour gouverner seul.

 

Face à l'inquiétude que suscite leur arrivée au pouvoir, les islamistes tunisiens ont multiplié les propos rassurants, disant notamment vouloir associer la quasi-totalité des partis politiques mais aussi les organisations de la société civile ou les syndicats aux consultations à venir sur les futures institutions du pays.

 

"Nous sommes prêts à une coalition avec tous les partis qui ont été dans l'opposition à Ben Ali, peu importe leur idéologie", redit Rachid Ghannouchi, chef de file du parti islamiste, dans une interview que publie en France Le Monde daté de samedi.

 

La seule exception concerne la Pétition populaire, dont les listes financées par l'homme d'affaires Hachemi Hamdi, qui vit à Londres, ont créé la surprise et dont l'annulation des résultats obtenus dans six districts électoraux a provoqué de violents incidents à Sidi Bouzid, d'où est partie en décembre la "révolution du jasmin".

 

"Nous excluons Hachemi Hamdi parce qu'il a été un allié de la dictature", explique Ghannouchi dans les colonnes du Monde.

 

A l'Assemblée constituante, le Congrès pour la république, de Moncef Marzouki, ex-opposant au régime de Zine ben Ali qui a longtemps vécu en France, arrive en deuxième place avec trente sièges.

 

L'Ettakatol, autre formation laïque de centre-gauche, a remporté elle vingt et un élus.

 

Lors d'une conférence de presse à Tunis, Rachid Ghannouchi, qui ne brigue pour lui-même pas de poste officielle dans la Tunisie post-Ben Ali, a indiqué vendredi que le futur gouvernement intégrerait des femmes, "qu'elles portent ou non le voile".

 

Il a également annoncé qu'Ennahda n'avait pas l'intention de modifier le mode de vie des Tunisiens.

 

"Toutes les tentatives dans des pays arabes visant à forcer les femmes à porter le hidjab ont échoué et produit le résultat inverse", a-t-il dit. "Ennahda ne changera pas le mode de vie (...) Il reviendra aux femmes tunisiennes de décider."

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 19:59

 

http://www.fr.contrainfo.espiv.net/2011/10/23/rafles-dans-toute-l%E2%80%99italie-apres-les-affrontements-du-15-octobre-a-rome

http://www.tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=772

 

Rafles dans toute l’Italie après les affrontements du 15 octobre à Rome

 

Lundi 17 Octobre 2011

 

Selon des informations provenant de Rome, l’audience ce matin a confirmé l’arrestation de douze manifestants. Il n’ont pas été jugés directement, mais mis en détention provisoire.

 

Les douze sont en ce moment détenus dans les prisons Rebibbia et Regina Coeli et nous essayons de trouver leurs adresses pour la correspondance.

 

Apparemment, toutes les perquisitions ont été effectuées en s’appuyant sur la section 41 du Code unifié des Lois de Sécurité publique « TULPS » (utilisation d’armes et d’explosifs). Dans toutes les maisons, des vêtements et du matériel imprimé ont été regardés, pris en photo ou confisqués.

 

Rien qu’à Rome, de l’équipement informatique (ordinateurs, disques dures, clefs USB) a été confisqué – une opération théoriquement non-autorisée par la section 41 du TULPS.

 

Lecce : Dans la matinée, des flics ont fait une rafle dans les appartements de deux camarades sans avoir un mandat, mais en s’appuyant sur la section 41 du TULPS. Les carabiniers ont cherché des « armes » en faisant référence à la marche de protestation à Rome.

 

Cosenza : Des rafles contre huit camarades, apparemment toutes sans résultats par rapport aux attentes du commissariat de police.

 

Des perquisitions ont également été confirmées à Teramo, Naples (contre dix camarades, pas confirmées) et Florence (contre quatorze camarades). Aussi à Florence, les squatters de « La riottosa » ont passé la matinée sur le toit de la maison pour résister à une opération répressive, subissant des menaces et des intimidations.

 

Des rafles confirmées à Rovereto (deux maisons), Milan (six, pas encore confirmées), Senigallia (deux), Livorno (deux maisons), Palermo (quatre), Rome (six) et Bologne (six ou huit, pas encore confirmées) avec des prises de photo et de la confiscation de vêtements. Aucun camarade arrêté.

 

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 19:26

 

http://www.fr.news.yahoo.com/ennahda-attend-la-confirmation-sa-victoire-en-tunisie-153423271.html

 

Ennahda attend la confirmation de sa victoire en Tunisie

 

TUNIS (Reuters) - Les islamistes tunisiens d'Ennahda attendaient jeudi la confirmation de leur victoire aux élections constituantes de dimanche, premier scrutin libre dans l'histoire du pays.

 

L'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), chargée de l'organisation du scrutin, continue de compiler et de vérifier les résultats remontés des circonscriptions.

 

Une annonce pourrait intervenir dans la journée, dit-on de sources proches de la commission électorale.

 

Selon ses propres chiffres, Ennahda revendique plus de quarante pour cent des deux cent dix sept sièges de l'Assemblée constituante, qui sera chargée de former un nouveau gouvernement provisoire et de rédiger la nouvelle Constitution du pays avant des élections législatives et présidentielle qui devraient intervenir dans un délai d'un an environ.

 

Ses principaux adversaires ont reconnu la victoire de la formation islamiste, et les résultats partiels déjà disponibles semblent confirmer l'avance prise par les listes du parti de Rachid Ghannouchi.

 

A ce stade, Ennahda serait assuré d'obtenir soixante huit sièges. Le Congrès pour la république de Moncef Marzouki, qui arrive en deuxième position, en aurait vingt trois. Ces résultats ne prennent pas en compte les circonscriptions électorales de la capitale, Tunis.

 

"PAS NÉCESSAIREMENT UNE FORCE OBSCURE"

 

Ennahda a tendu la main aux partis laïques de centre-gauche arrivés derrière lui mais pas à l'homme surprise du premier tour, Hachmi Hamdi.

 

La "Pétition populaire" de cet homme de médias vivant à Londres et propriétaire d'une chaîne privée - Al Mostakilla - a obtenu d'excellents scores.

 

Il a notamment battu Ennahda dans la région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne, dont il est originaire.

 

"La liste a gagné dans les urnes et nous demandons que le choix du peuple soit respecté. Sinon, les choses vont empirer ici", a dit à Reuters un manifestant de Sidi Bouzid, Mehdi Horchani, évoquant un rassemblement de plusieurs centaines de personnes.

 

Les islamistes d'Ennahda refusent de former une coalition avec Hamdi, lui reprochant d'être soutenu par des nostalgiques du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique), le parti de l'ancien dirigeant Zine ben Ali. Al Mostakilla a adopté ces dernières années une ligne éditoriale favorable à l'ancien autocrate.

 

Face aux inquiétudes que suscite sa probable arrivée au pouvoir parmi la société laïque et les milieux d'affaires, Ennahda, qui se revendique d'un islam modéré, s'efforce depuis dimanche de rassurer sur son programme politique, affirmant notamment qu'il n'envisage pas de revenir sur les droits des femmes, un des acquis de l'indépendance tunisienne.

 

Mercredi, un de ses principaux dirigeants, Hamadi Jbeli, secrétaire général candidat au poste de Premier ministre, a annoncé qu'il n'était pas question d'imposer un code vestimentaire sur les plages, prises d'assaut par les touristes étrangers.

 

L'actuel Premier ministre, Beji Caïd Essebsi, affirme jeudi qu'il n'a aucune raison de douter des engagements d'Ennahda en faveur d'un Etat civil et démocratique.

 

"Il ne m'appartient pas de juger des intentions, c'est à Allah de le faire. Je peux simplement juger ce qui a été rendu public et à ce stade, c'est positif. Au final, nul ne peut arriver et changer totalement les choses", dit-il dans les colonnes du quotidien égyptien Al Ahram.

 

"Je pense, ajoute-t-il, qu'(Ennahda) gouvernera avec intelligence et fera face à la réalité. Ce n'est pas nécessairement une force obscure. La Tunisie continuera d'aller de l'avant, et non pas à rebours de son histoire."

 

Les élections tunisiennes, les premières organisées depuis le début du "printemps arabe", et leurs répercussions sont suivies de près à l'étranger, où l'on cherche des indications sur les bouleversements en cours dans cette partie du monde.

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:38

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-zone-euro-%C3%A9teint-lincendie-pour-le-moment-143926023.html

 

La zone euro éteint l’incendie, pour le moment

 

BRUXELLES (Reuters) - L'accord arraché dans la nuit de mercredi à jeudi par les dirigeants de la zone euro a éteint temporairement l'incendie qui menaçait la monnaie unique mais de nombreux risques pèsent encore sur la restructuration de la dette grecque et le renforcement du fonds de soutien à l'euro.

Après plus de dix heures de sommet, les chefs d'Etat et de gouvernement de la monnaie unique se sont entendus avec les banques pour réduire de cent milliards d'euros la dette grecque et ont endossé un complexe mécanisme permettant de porter la puissance de tir du Fonds européen de stabilité financière (FESF) à mille milliards d’euros.

Les marchés européens ont bondi et atteint leur plus haut niveau depuis trois mois alors que l'euro s'appréciait à plus de 1,40 dollar, une valeur qu'il n'avait plus franchi depuis début septembre.

Mais si cet accord complexe compte parmi les plus ambitieux conclus depuis l'éclatement de la crise de la dette en Grèce, fin 2009, il n'en est pas moins bancal, truffé de points d'interrogations et porteur d'importants risques quant à sa réalisation.

Les banquiers devront d'abord confirmer leur engagement volontaire à prendre part au nouveau plan de sauvetage de la Grèce - un processus qui avait été long et poussif dans le programme précédent.

Les pays de la zone euro devront ensuite s'entendre sur une série de détails loin d'être anodins dans la mise en place du nouveau FESF, comme la participation des investisseurs internationaux à ce dernier.

"J'estime que le principal risque serait d'attendre trop longtemps la mise en oeuvre de ces accords", a prévenu jeudi Ewald Nowotny, membre de la Banque centrale européenne.

"La vitesse est essentielle dans ce cas", a-t-il dit à la radio autrichienne ORF.

RESTRUCTURATION GRECQUE

Il y a trois mois, les leaders européens étaient déjà parvenus à un accord d'envergure sur une réduction de la dette grecque impliquant les créanciers privés, mais les retards pris dans l'exécution du plan et son manque d'ambition l'ont très vite rendu inopérant, du moins aux yeux des marchés.

Les décisions prises jeudi au petit matin, qui s'attaquent enfin à bras le corps aux questions de la dette grecque et de la contagion de la crise aux pays plus grands comme l'Italie, l'Espagne, voire la France, sont censées éviter à la zone euro de répéter les mêmes erreurs.

Pour la Grèce, il est prévu que sa dette soit ramenée de plus de cent soixante pour cent du PIB actuellement à cent vingt pour cent en 2020, un niveau jugé soutenable par les autorités européennes.

Pour ce faire, les gouvernements de la zone euro mettront sur la table cent trente milliards d'euros sous forme de prêts et garanties, alors que les créanciers privés devront effacer quelque cent milliards des deux cent dix milliards d'euros de titres grecs qu'ils détiennent.

Cette contribution volontaire, censée être reçue d'ici la fin de l'année, équivaudra à un abandon de créance de cinquante pour cent, ont dit Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, qui ont dû se réunir en personne avec les représentants des banques et peser de tout leur poids pour forcer la décision.

Le directeur général de l'Institut de la finance internationale (IFI), Charles Dallara, qui représentait les banques dans la négociation, s'est félicité de cet accord qui révise le plan du 21 juillet, dans lequel le secteur privé n'était engagé qu'à hauteur de cinquante milliards d'euros.

Comme attendu, les dirigeants des Vingt-Sept ont aussi endossé le plan de recapitalisation des banques à hauteur de cent six milliards d'euros d'ici le 30 juin 2012, dont huit milliards huit cent millions pour les banques françaises.

Ce plan prévoit également des garanties publiques destinées à permettre aux banques de s'assurer des financements à moyen et long terme, sur le modèle de celles qui avaient été mises en oeuvre à l'automne 2008, au plus fort de la crise financière.

MILLE MILLIARDS D'EUROS POUR LE FESF

Troisième et dernier volet de la réponse européenne à la crise, les Européens se sont également entendus sur une démultiplication des capacités du Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui pourraient ainsi être portées jusqu'à mille milliards d'euros. Une initiative susceptible de rassurer les marchés sur sa capacité à voler, le cas échéant, au secours de pays comme l'Italie ou l'Espagne.

Ce Fonds disposait à sa création de quatre cent quarante milliards d'euros mais le soutien apporté au Portugal et à l'Irlande et le montage financier complexe nécessaire pour lui assurer une note AAA ont réduit à environ deux cent cinquante milliards aujourd'hui sa capacité effective résiduelle.

L'effet de levier sera obtenu via un double mécanisme: il s'agira d'une part d'assurer partiellement les dettes émises par des pays en difficulté et, d'autre part, de créer un nouveau "véhicule spécial" adossé au FESF et au Fonds monétaire international (FMI) auquel participeront des investisseurs internationaux, comme la Chine ou d'autres pays émergents.

Nicolas Sarkozy, qui a dit à Bruxelles que la participation chinoise était envisagée, s'est entretenu jeudi au téléphone avec son homologue chinois Hu Jintao.

Le directeur général du FESF, Klaus Regling, se rendra en Chine dès vendredi afin de rencontrer des investisseurs.

S'il avait été exclu depuis le week-end dernier de démultiplier le FESF en lui donnant accès aux liquidités illimitées de la Banque centrale européenne, l'institut d'émission a joué un rôle actif dans l'avant-sommet.

Offrant un peu de répit aux marchés, le futur président de BCE, Mario Draghi, avait indiqué mercredi matin que la banque resterait présente sur les marchés obligataires tant que ceux-ci seraient instables, un signe attendu depuis plusieurs jours dont s'est félicité Nicolas Sarkozy.

"Je suis pas le porte-parole de la BCE. La BCE est une institution indépendante. Mario Draghi ne nous a pas interrogés avant de prendre cette décision, nous ne lui avons rien demandé, mais il est permis de se réjouir de ce qu'il a dit, qui est assez clair", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, insistant ensuite sur ces rachats de dette.

 

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 20:16

 

http://www.liberation.fr/monde/01012364686-paul-biya-roi-faineant-a-perpetuite

 

Lundi 10 Octobre 2011

Paul Biya, roi fainéant à perpétuité

Au pouvoir depuis 1982, le président du Cameroun briguait hier un sixième mandat lors d’un scrutin sans enjeu dans un pays miné par la corruption et verrouillé par la répression.

Par Fanny Pigeaud, correspondante à Libreville

Il fait très peu parler de lui. Pourtant, il est dans le pool des présidents qui s’enlisent au pouvoir : Paul Biya, 78 ans, règne sans partage sur le Cameroun depuis 1982. Sans qu’on ne voie de fin : après avoir changé, en 2008, la Constitution pour pouvoir se représenter, il a brigué hier un nouveau mandat de sept ans lors d’un scrutin à un tour. Et nul ne doute vraiment du résultat.

 

Ce n’est pas en travaillant d’arrache-pied pour son pays que cet homme à la voix éraillée et à la démarche aujourd’hui mal assurée a réussi à rester au pouvoir aussi longtemps. Au contraire. Depuis trente ans, le Cameroun recule, plongé dans une profonde léthargie, en total décalage avec son énorme potentiel économique. «Il n’y a pas eu de croissance ces cinq dernières années si on la rapporte au nombre d’habitants», a déploré le Fonds monétaire international début septembre, invoquant notamment un «sous-investissement dans les infrastructures essentielles» et «une mauvaise gestion des finances publiques». Pendant que ses concitoyens tirent le diable par la queue (40% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour), Biya, surnommé le «roi fainéant», séjourne la majeure partie de son temps dans un hôtel huppé de Genève ou dans son village natal, dans le sud du Cameroun. Il préside, en moyenne, un Conseil des ministres par an. Le dernier s’est tenu en juillet 2009.

 

Manipulateur. C’est à son talent de manipulateur que Paul Biya doit sa longévité. Suivant la recette «diviser pour mieux régner», il entretient en permanence rivalités et peur au sein de la classe dirigeante, vieillissante comme lui. Sur le même principe, son régime a instrumentalisé les identités ethniques pour casser l’opposition dans les années 1990. Il utilise aussi la justice et la force : en février 2008, la police et l’armée ont tiré à balles réelles sur des jeunes qui manifestaient contre son projet de révision constitutionnelle et la vie chère. Bilan : officiellement quarante morts, au moins cent trente neuf selon des ONG.

 

Le Président a aussi usé d’une technique originale : celle consistant à maintenir un équilibre institutionnel précaire qui effraie et paralyse tout le monde. Depuis quinze ans, par exemple, le Sénat, qui est censé jouer un rôle important en cas de vacance du pouvoir au sommet de l’Etat, n’existe que sur le papier. Autre particularité : afin de les éloigner du champ politique et s’assurer leur soutien, Paul Biya laisse, voire encourage, ministres et autres hauts responsables à se servir dans les caisses de l’Etat et à tremper dans divers trafics maffieux. Ceux qui ont trop accumulé et commencent à avoir des vues sur le fauteuil présidentiel sont écartés, invariablement inculpés pour «détournements de fonds publics» et incarcérés. Actuellement, neuf anciens ministres sont en prison. Surtout, la corruption et la triche, au cœur du fonctionnement de l’Etat, ont gagné toutes les sphères de la société. Elles ont permis, avec la répression, de tuer le système éducatif ainsi que l’opposition, désormais en lambeaux, et de pourrir la scène politique, comme le montre la foison de candidats qui se présentaient hier : ils étaient vingt deux face au président sortant, et aucun n’a la capacité de mobiliser les foules et d’inquiéter l’autocrate.

 

Cette mainmise totale de Paul Biya n’aurait pas été possible sans la France, qui avait déjà, en 1960, installé au pouvoir son prédécesseur, Ahmadou Ahidjo, à l’issue d’une guerre particulièrement atroce. Les autorités françaises ont en particulier apporté une aide déterminante en 1992, lors d’une élection présidentielle très disputée : elles ont ouvertement soutenu Biya alors qu’au même moment les autres bailleurs de fonds du pays, dont les Etats-Unis, dénonçaient la crédibilité du scrutin. Paris a ensuite donné des financements qui ont permis au régime de reprendre la main face à une opposition largement majoritaire. Auparavant, c’est Elf qui avait avancé de l’argent à Biya pour sa campagne électorale.

 

Depuis, les liens entre Paris et Yaoundé sont restés étroits : ils passent par les nombreuses entreprises françaises installées au Cameroun, qui contrôlent une bonne partie de son économie, en travaillant main dans la main avec des caciques du régime. Orange, Bolloré, Total, Castel, la Compagnie fruitière et Hachette sont de celles qui font de très bonnes affaires dans le pays, où la corruption permet de transgresser les lois et d’engranger des bénéfices énormes.

 

Cynisme. Washington ayant également depuis quelques années des intérêts commerciaux importants dans la région, les pays partenaires du Cameroun ont désormais la même ligne de conduite : ne pas fâcher le prince pour conserver son business. La communauté internationale est ainsi restée muette lors de la violente répression de 2008. Mieux, elle donne de l’argent à Yaoundé. L’Union européenne finance, par exemple l’organisme électoral chargé de la mise en œuvre de l’élection présidentielle, bien qu’il soit totalement inféodé au parti de Biya

 

Les Camerounais restés lucides sont, eux, fatigués. Ils ne prennent plus la peine de voter ou de relever le cynisme de Biya : lors de la campagne électorale de 2004, il avait promis la construction d’infrastructures, parlant d’un «Cameroun des grandes ambitions». Cette fois-ci, et alors que rien ne s’est passé depuis 2004, il annonce sur Twitter (service que son régime a fait interdire en février à cause de timides appels au soulèvement qui circulaient par mail et SMS) : «Croyez-moi, à nos grandes ambitions vont succéder de grandes réalisations.»

 

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