Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:58

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-zone-euro-se-d%C3%A9chire-sur-la-gr%C3%A8ce-143900985.html

La zone euro se déchire sur la Grèce, les marchés chutent

BRUXELLES (Reuters) - Incapables de s'entendre sur les modalités d'une participation du secteur privé à un nouveau plan d'aide à la Grèce, la zone euro a ouvert lundi la voie à un défaut grec, accélérant une vague de défiance généralisée sur les marchés européens.

 

Les Bourses européennes ont souffert mardi matin dans le sillage de l'euro, alors que l'écart de rendement entre les emprunts souverains de l'Italie, désormais dans la tourmente, et ceux de l'Allemagne, références de la zone euro, a atteint un nouveau record à 339 points de base.

 

Mais les marchés du vieux continent ont nettement réduit leurs pertes en début d'après-midi et de nombreuses banques sont repassées dans le vert, en réaction à un possible sommet extraordinaire, vendredi, consacré à la crise des dettes souveraines dans la zone euro.

 

Plusieurs sources ont confirmé, à Bruxelles et à Paris, qu'un sommet serait organisé au cours des prochains jours mais, ont-elles dit, la date n'en est pas encore arrêtée.

 

De source gouvernementale française, on indiquait mardi que le sujet ne serait pas tant de savoir s'il fallait choisir entre l'option française ou allemande de participation du secteur privé à un second plan d'aide à la Grèce, les deux étant jugées comme un défaut de crédit, mais d'apaiser les marchés.

 

Les tensions au sein du gouvernement italien et huit heures de discussions qualifiées d'intenses et de parfois houleuses par plusieurs diplomates, lundi entre les ministres des Finances de la zone euro, ont placé depuis vendredi dernier l'Italie et l'Espagne au coeur d'un orage financier qui éclabousse l'ensemble de la zone euro.

 

"DÉFAUT SÉLECTIF"

 

La réunion mensuelle de l'Euro groupe n'a pas permis de clarifier quelle participation des banques, compagnies d'assurance et fonds d'investissements était envisagée pour aider la Grèce et les ministres se sont limités à charger un groupe technique de les étudier au cours des prochains jours.

 

Surtout, ils sont revenus sur leur promesse d'éviter coûte que coûte un "événement de crédit" et un "défaut sélectif" en Grèce, perspective qui avait pourtant été spécifiquement écartée lors d'une précédente réunion de l'Euro groupe puis par les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept.

 

Seule l'opposition de la Banque centrale européenne à cette possibilité a été reprise dans la déclaration finale, laissant le champ libre à l'Allemagne, aux Pays-Bas, à l'Autriche et à la Finlande pour faire passer le message, en public ou en privé, qu'il fallait désormais l'envisager sérieusement.

 

Selon plusieurs sources, trois options d'une participation du secteur privé au nouveau plan grec restent sur la table.

 

Mais au terme des discussions lundi, deux ont particulièrement la cote: celles d'un rachat des ses propres obligations par l'Etat grec et, principalement, celle d'un "swap" d'obligations grecques existantes contre de nouveaux titres à la maturité allongée, poussée par l'Allemagne.

 

FONDS "ZONE EURO"

 

Cette dernière solution, qui permettrait de réduire de manière conséquente le fardeau de la dette grecque, avait déjà été proposée par Berlin et discutée début juin avant d'être finalement écartée car elle impliquait un "défaut sélectif" de la Grèce, auquel s'opposaient la BCE et la France.

 

L'ensemble de la zone euro s'était rallié à cette position après un accord entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel mais ce consensus a volé en éclat lundi, une semaine jour pour jour après que l'agence de notation Standard and Poor's n'indique que la troisième option, celle proposée par la France d'un "roll-over" de la dette grecque arrivant à maturité d'ici 2014, entraînerait également une situation de défaut.

 

De manière inattendue, les ministres ont en revanche décidé de revoir à nouveau les conditions et le champ d'intervention du fonds de sauvetage "zone euro" (FESF), via notamment un allongement des maturités et un abaissement des taux d'intérêt des prêts versés au pays en difficulté.

 

La ministre autrichienne, Maria Fekter, a précisé que le FESF pourrait être autorisé à racheter des obligations sur le marché secondaire, option qui avait elle-aussi été abandonnée au printemps avant de revenir lundi à la table des discussions.

 

Mardi matin, le Premier ministre français François Fillon a par ailleurs assuré que l'UE, si besoin, pourrait encore augmenter la capacité effective de ce fonds, qui vient d'être portée à quatre cent quarante milliards d'euros, auxquels s'ajoutent des prêts du Fonds monétaire international.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 17:23

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-ambassades-france-et-des-etats-unis-attaquées-163954246.html

Les ambassades de France et des Etats Unis attaquées à Damas

AMMAN (Reuters) - Des partisans de Bachar al Assad ont attaqué lundi les ambassades de France et des Etats-Unis en Syrie, où la répression du mouvement de contestation du régime se poursuit malgré l'ouverture d'un "dialogue national" boycotté par les principaux opposants.

 

La France et les Etats-Unis ont protesté contre ces attaques, trois jours après la visite de leurs ambassadeurs à Hama, l'un des principaux foyers de la contestation. Les deux pays ont accusé les autorités syriennes de passivité face à ces incidents.

 

Le ministère français des Affaires étrangères a fait état de "trois agents de postes blessés" tandis que les Etats-Unis ont déclaré qu'aucun blessé n'avait été recensé à leur ambassade ou à la résidence de leur ambassadeur, elle aussi attaquée.

 

Les gardes de l'ambassade de France ont dû ouvrir le feu pour repousser les assaillants dans un premier temps mais le Quai d'Orsay a fait état d'"attaques récurrentes".

 

"Devant la passivité des forces de l'ordre, les agents de sécurité de l'ambassade ont été contraints d'effectuer trois tirs de sommation pour empêcher la multiplication d'intrusions dans le périmètre de l'ambassade", écrit le Quai d'Orsay dans un communiqué condamnant ces incidents "avec la plus grande énergie".

 

"Ce n'est pas avec de telles initiatives illégales que les autorités de Damas parviendront à détourner l'attention du problème de fond qui demeure la fin de la répression contre la population syrienne et la mise en oeuvre de réformes démocratiques", ajoute le ministère.

 

WASHINGTON ACCUSE UNE TV PROCHE DU POUVOIR

 

A Washington, un responsable américain s'exprimant de manière anonyme a déclaré que les forces syriennes avaient finalement établi un périmètre de sécurité autour de l'ambassade des Etats-Unis.

 

"Nous avons le sentiment que (les forces syriennes) ont failli. Nous allons condamner la lenteur de leur réaction", a dit ce responsable. "Nous avons convoqué le chargé (d'affaires) syrien pour nous plaindre."

 

Le département d'Etat a accusé la Syrie d'avoir refusé de protéger l'ambassade américaine et il a annoncé que les Etats-Unis allaient réclamer des indemnités.

 

"Une chaîne de télévision fortement influencée par les autorités syriennes a encouragé cette violente manifestation", écrit le département d'Etat dans un communiqué.

 

Les ambassadeurs de France, Eric Chevallier, et des Etats-Unis, Robert Ford, se sont rendus jeudi et vendredi à Hama pour exprimer leur solidarité envers les habitants de cette ville où se déroulent des manifestations réclamant la chute du régime de Bachar al Assad.

 

Les autorités syriennes ont protesté contre ces visites.

 

La France avait fait état de premiers rassemblements dès samedi soir devant son ambassade à Damas et son consulat à Alep. Elle a convoqué dimanche l'ambassadrice de Syrie à Paris pour protester notamment contre des "outrages" signalés lors de ces manifestations.

 

Bernard Valero avait alors laissé entendre que ces rassemblements étaient organisés par les autorités, estimant qu'"il y a lieu de penser que le hasard n'avait pas grand-chose à faire dans ces manifestations".

 

UN CIVIL TUÉ À HOMS

 

Bachar al Assad, qui a succédé à son père Hafez en 2000, est confronté depuis mars à un mouvement de contestation à travers la Syrie. D'après des opposants, la répression a entraîné la mort d'au moins mille quatre cent civils.

 

Lundi, les forces de sécurité syriennes ont tué un civil et en ont blessé vingt autres en tirant à la mitrailleuse à Homs, la troisième plus grande ville du pays, ont déclaré des défenseurs des droits de l'homme. Les forces syriennes ont aussi procédé à des fouilles maison par maison à Hama et elles ont procédé à des arrestations, selon ces mêmes militants.

 

Parallèlement à cette répression, le pouvoir syrien a ouvert dimanche une conférence de deux jours consacrée à un "dialogue national" afin de réfléchir à des réformes politiques. La plupart des principaux opposants boycottent cette conférence en raison de la poursuite des violences.

 

"Le dialogue ne peut fonctionner que si les deux parties se respectent mutuellement et se considèrent sur un pied d'égalité", a dit Ayman Abdel-nour, responsable du site internet www.all4syria.com.  "Pour le moment, il n'y a pas de dialogue."

 

Certains participants à la conférence ont plaidé pour l'abolition de l'article huit de la Constitution qui stipule que le parti Baas, au pouvoir depuis 1963, dirige l'Etat et la société.

 

Pour certains spécialistes de la Syrie, d'éventuelles réformes constitutionnelles n'auront aucun effet tant que l'appareil de sécurité pourra agir à sa guise.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 17:08

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6312

Témoignage de Myriam de Ly libérée de la prison de Ramleh à Tel Aviv

Dimanche 10 juillet 2011

Myriam de Ly vient de rentrer en Belgique ce matin avec Jan Cool, tous deux participants à la mission Bienvenue en Palestine, et libérés pour raisons de santé.

 

"Jan, qui fut médecin dans les camps palestiniens au Liban, et retenu en otage pendant treize mois, a fait une violente crise d’angoisse hier à la prison", raconte Myriam. "Alors qu’il souffre d’une pathologie rénale, les Israéliens lui ont confisqué ses médicaments et l’eau commençait à s’accumuler dans ses jambes. Mais la crise s’est déclenchée alors qu’il entendait le récit des brutalités exercées sur ses compatriotes femmes d’origine arabe."

 

Partis de Bruxelles vendredi matin par un vol de la compagnie Swiss Air, nous avons été arrêtés à l’aéroport Ben Gourion et nous nous sommes retrouvés vers 15 heures dans la salle des "suspects" à une quarantaine de passagers de diverses nationalités ayant déclaré que nous souhaitions nous rendre à Bethléem.

 

S’en est suivie une attente de plusieurs heures pendant laquelle des policiers israéliens venaient appeler pour interrogatoire, uniquement des personnes ayant un nom à consonance arabe, tandis que des "faux voyageurs" s’asseyaient parmi ceux qui attendaient pour ... nouer la conversation..

 

Finalement tous les participants à la mission Bienvenue Palestine se sont retrouvés dans un local en étage. Là, nous avons refusé une proposition de ne laisser passer que les personnes les plus âgées (83, 77, 70 ans). Nous avons alors fait une contre-proposition : tout le groupe part à Bethléem et nous resterons à Bethléem. Ce qui nous fut refusé.

 

Puis, comme nous n’avions pas l’air abattu, mais nous chantions au contraire dans toutes les langues et nous racontions nos expériences dans nos pays respectifs, Mick Napier rapportant notamment les progrès de la campagne BDS en Grande-Bretagne, une vingtaine de soldats sont arrivés et ont commencé à nous frapper, tandis que les policiers riaient et nous provoquaient verbalement, après avoir volé les appareils et portables de tous ceux qui tentaient de prendre des photos de ces violences.

 

"Joyce, une britannique de 70 ans a été jetée par terre et tabassée. Mick Napier, qui s’était interposé pour protéger quelqu’un, s’est retrouvé avec des menottes aux pieds et aux mains pendant trois heures. Puis vers 22 heures, tout le monde a été délesté de l’ensemble de ses effets personnels et jeté dans des fourgons cellulaires qui sont restés moteurs allumés sans bouger pendant deux heures, avec impossibilité de se rendre aux toilettes.

 

Finalement nous avons tous été conduits dans une salle commune de la prison de Ramleh, où une "assistante sociale" est venue demander à chacun d’entre nous si nous avions des "antécédents suicidaires" !!.


Puis dix repas d’avion nous ont été remis pour un total de vingt cinq femmes, et à 2 heures 30 du matin nous avons été mis dans des cellules par groupes de cinq, et j’ai donc dormi avec deux françaises, une Irlandaise et une Anglaise, jusqu’à 8 heures, heure à laquelle nos geôliers sont venus tambouriner sur nos portes.

 

Je ne me suis levée que lorsque le Consul de Belgique à Tel Aviv est venu nous voir dans une salle où ont été réunis une vingtaine de Belges. En revanche l’avocate Gaby Lasky n’a pas été autorisée à nous parler collectivement mais seulement individuellement.

 

Quand j’ai repris l’avion j’avais subi entre sept et huit fouilles corporelles et de mes bagages.

 

Mais, si j’ai dû revenir pour des raisons de santé, ma détermination n’est pas davantage entamée que celle de mes camarades qui exigent de pouvoir se rendre en Cisjordanie. Et l’occupant israélien, loin de me terroriser, m’a donné davantage de raisons de me mobiliser pour la liberté du peuple palestinien."

 

Témoignage de Myriam De Ly recueilli par CAPJPO-EuroPalestine

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 17:20

 

http://www.orta.pagesperso-orange.fr/solidint/egypte/situation-egypte-mai-juin-2011.html

La situation actuelle en Egypte (mai juin 2011)

En dix huit jours, le peuple égyptien s'est débarrassé d'un dictateur au pouvoir depuis trente ans. Une telle rapidité s'explique par la conjugaison de plusieurs facteurs :

Premièrement, la période ouverte par la victoire de la révolution tunisienne : tout a commencé en Égypte le 25 janvier, soit onze jours après la fuite de Ben Ali.

Deuxièmement, comme en Tunisie, la mobilisation fougueuse de la jeunesse et le développement des grèves ouvrières.

Tout cela a poussé l'armée à ne pas tirer sur les manifestants et à destituer Moubarak.

Les militant (e) s que la délégation de l'Union syndicale Solidaires a rencontré (e) s fin mai 2011 semblaient considérer que les rapports de forces dans le pays s'étaient globalement maintenus :

Les rassemblements et manifs du vendredi 27 mai (Le Caire, Alexandrie, etc.) ont rassemblé autant de participants qu'en janvier-février.

Des militant (e) s soumis à des poursuites judiciaires pour avoir critiqué le comportement de l'armée ont été acquittés le 31 mai.

Le processus de mise en place de syndicats indépendants connait une accélération notable.

Mais si le dictateur a été chassé, des éléments essentiels de la dictature sont restés en place :

Le pouvoir est exercé par le Conseil supérieur des forces armées, qui a notamment promulgué une loi criminalisant les grèves ;

Des militants sont arrêtés et torturés, ou font l'objet de poursuites devant la justice militaire ;

La police est réapparue dans les rues, réprimant par exemple une manifestation paysanne début juin ;

Des agressions se développent contre des églises chrétiennes coptes, très certainement à l'instigation de salafistes et de membres de l'ancien régime.

Plus inquiétant, les comités populaires apparus lors de la révolution de janvier-février semblent être tombés dans une profonde léthargie.

Les luttes sociales sont limitées et éparpillées.

La jonction reste difficile entre le mouvement ouvrier et le mouvement des jeunes dont certains membres adhèrent au discours des militaires et des libéraux contre la poursuite des mobilisations.

Plus grave, rien ne s'est amélioré dans la vie quotidienne de la population.

Le pouvoir n'est pas avare de proclamations en faveur de la démocratie. En attendant, les lois en vigueur bloquent efficacement la légalisation comme partis des courants politiques ayant joué un rôle moteur dans la révolution : il faut en effet pour qu'un parti soit officiellement reconnu qu'il dépose cinq mille noms chez un notaire et verse une somme importante pour publier une annonce dans de grands quotidiens.

Conséquence, les partis politiques reconnus sont essentiellement ceux de droite, celui mis en place par les Frères musulmans, ainsi que l'ancien parti légal Tagammu (gauche extrêmement modérée).

Les partis pouvant valablement être considérés comme de gauche ont une existence précaire. En février 2011, ils rassemblaient tous ensemble moins d'un millier de membres, dans un pays comptant quatre vingt cinq millions d'habitants. Leurs locaux se réduisent à des appartements ou à des locaux associatifs qui servaient de lieux de réunions sous la dictature.

L'ancienne centrale syndicale officielle (ETUF) reste solidement en place et dispose de moyens matériels considérables. Nombre de ses responsables continuent à fournir au patronat et à la police les renseignements leur permettant de réprimer les grévistes ainsi que ceux qui cherchent à créer des syndicats indépendants.

Néanmoins, les mobilisations continuent. De nombreux syndicats indépendants voient le jour, même si leur mise en place est laborieuse.

Les syndicats indépendants recouvrent des réalités très diverses.

Certains se limitent à une seule entreprise, d'autres ont un champ plus large.

Une minorité d'entre eux font suite à une longue tradition de lutte sous la dictature.

Certains syndicats sont lancés sans grand travail préalable par des équipes très réduites souvent liées à un courant politique donné. Ils ont ensuite du mal à s'élargir à d'autres sensibilités que la leur et à acquérir un caractère de masse (voir à ce sujet l’interview de Fatma Ramadan).

Des désaccords existent sur l'avenir de l'ancienne centrale officielle (ETUF) :

Certains, comme le CTUWS, continuent à demander sa dissolution et le reversement de ses avoirs matériels aux nouveaux syndicats, d'autres, se limitent à demander l'égalité de traitement entre les deux centrales syndicales, avec répartition des avoirs de l'ETUF au prorata du nombre de membres de chacune.

Plusieurs types d'évolution semblent possibles :

Un redémarrage des luttes et une centralisation de celles-ci. Cette hypothèse ne semble pas la plus probable dans l'immédiat ;

Une stabilisation "bourgeoise" avec effacement du Conseil militaire ;

Une stabilisation "bourgeoise" avec présence importante de l'armée ;

Le maintien des seuls militaires au pouvoir pendant un certain temps.

Beaucoup de choses semblent dépendre de l'attitude des Frères musulmans, la principale force politique du pays.

Si un certain nombre de jeunes Frères musulmans continuent à participer aux mobilisations aux côtés des forces laïques, la direction s'est très clairement rangée du côté du blocage de la révolution : elle soutient actuellement sans équivoque le pouvoir militaire, dénonçant notamment les grèves, les revendications ouvrières et les manifestations. En vue des prochaines élections, les Frères musulmans viennent de conclure une alliance incluant notamment le Wafd, le parti historique de la bourgeoisie libérale.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 14:08

 

OU VA LA REVOLUTION ARABE

 

 « Quelles seront les prochaines étapes de la révolution arabe, en Tunisie, en Egypte, en Algérie, en Libye, au Maroc et ailleurs ? Y aura-t-il approfondissement de la révolution ou bien sera-t-elle un épisode plus ou moins long entre deux régimes autoritaires, entre deux périodes réactionnaires ? Personne n’en sait rien. Il n’y a jamais de certitude, d’assurance et de garantie de la victoire avant le début de la lutte. »

C’était la conclusion de mon premier message relatif à la révolution arabe en février 2011. Six mois plus tard, nous en sommes toujours là.

La révolution arabe est une nouvelle expression de la dialectique de la réforme et de la révolution. Il n’y a jamais de réforme sans révolution ni de révolution sans réforme. Avant la révolution, il y a une longue période d’absence et de négation de la réforme. Après la révolution, il y a une longue période de réforme et de consolidation de la révolution. Quand le flot révolutionnaire monte sous les murs et sous les fenêtres du roi, le roi décide au dernier moment des réformes institutionnelles et économiques, il convoque les états généraux et les sujets écrivent des cahiers de doléance. Mais c’est trop tard, et les réformes provoquent généralement l’effet inverse, elles provoquent l’accélération et la précipitation de la révolution.

Résumons et précisons encore. La meilleure comparaison historique, c’est la comparaison entre d’une part la révolution arabe et d’autre part les guerres de dévolution de l’ex Yougoslavie. Ces guerres duraient près de dix ans. Elles commençaient par la proclamation d’indépendance de la Slovénie et de la Croatie en 1991. Elles finissaient par la guerre du Kosovo en 1999. La guerre de Bosnie elle-même durait trois ans entre 1992 et 1995. Elle commençait en avril 1992 par des tirs d’armes automatiques de para militaires serbes contre une manifestation populaire pacifique à Sarajevo. Elle finissait en décembre 1995 par la signature des accords de Dayton.

Tout commençait donc en Tunisie en décembre 2010 par l’immolation par le feu d’un jeune vendeur de fruits et légumes et en janvier 2011 par la chute de la dictature de Ben Ali.

Six mois plus tard, les principales caractéristiques de la révolution arabe sont son apparente lenteur et son extraordinaire confusion politique et idéologique.

Dans les années 1990, personne ne comprenait rien aux guerres de dévolution de l’ex Yougoslavie, c’était le début du naufrage idéologique et intellectuel de la gauche et de l’extrême gauche occidentales. La moitié des militants et des organisations de gauche et d’extrême gauche réclamaient et défendaient l’intervention militaire de l’OTAN, l’autre moitié soutenait Milosevic.

Tout commençait donc en Tunisie en décembre 2010. Six mois plus tard, la direction politique provisoire tunisienne décidait par deux fois le report de la date de l’élection de l’assemblée constituante tunisienne du 24 juillet au 15 octobre et au 23 octobre 2011. La configuration politique est la suivante. Le parti majoritaire dans tous les sondages, c’est Ennahda. Ses militants étaient les plus nombreuses victimes de la dictature de Ben Ali, ce parti occupe la place politique historique des Frères musulmans dans les pays arabes, son modèle est l’AKP, le parti du premier ministre turc Erdogan. La contre révolution tunisienne annonce, prépare et organise un scénario à l’algérienne, un coup d’état militaire après la victoire d’Ennahda aux élections du 23 octobre 2011, comme en 1991 en Algérie l’armée algérienne organisait un coup d’état militaire après la victoire du FIS au premier tour des élections législatives.

En Egypte, la révolution commence tous les jours depuis six mois place Tahrir au Caire. Après la fin de Moubarak, le peuple réclame la fin du Conseil Supérieur des Forces Armées de Tantaoui, le ministre de la défense de Moubarak pendant vingt ans, et la perspective politique est la même, c’est la victoire des Frères musulmans aux élections législatives de septembre 2011. Le CSFA prenait position pour la réunification palestinienne et pour l’ouverture du passage de Rafah mais le gouvernement du CSFA n’est précisément pas un gouvernement civil et la rupture des relations entre l’Egypte et Israël n’est absolument pas dans son programme. Son seul programme, c’est la constitution d’un gouvernement civil après les élections législatives de septembre 2011 et l’application de ce programme sera la deuxième étape de la révolution égyptienne.

En Libye, la prise de la caserne Fadhil de Benghazi par le peuple de Benghazi en février 2011 provoque une guerre civile de Kadhafi contre le peuple libyen. Cette guerre civile provoque elle-même un mois plus tard une guerre impérialiste contre Kadhafi. En Libye, comme il y a quinze ans en Bosnie, la moitié des militants et des organisations de gauche et d’extrême gauche soutient la guerre impérialiste et l’autre moitié soutient Kadhafi. Il n’y a aucune mobilisation populaire en occident pour une solution politique et pour le soutien des plans de paix successifs de l’ONU, de l’Union africaine, de la Ligue arabe, de la Russie, de la Chine, du Venezuela et de la Turquie. Quand l’ONU prend position pour un cessez le feu, les défenseurs de Kadhafi dénoncent l’ONU comme une agence impérialiste. Et pourtant, il y a aura bien un plan de paix après la fin des guerres de Libye comme après la fin de toutes les guerres.

En Syrie, il y a depuis quatre mois des manifestations populaires contre le régime baassiste de Bachar al Assad. Personne ne demande heureusement une intervention militaire occidentale en Syrie. En Syrie aujourd’hui, comme en Iran entre Ahmadinejad et Moussavi en 2009 et entre Ahmadinejad et Khamenei aujourd’hui, il y a de très importantes divergences politiques au plus haut niveau de la direction syrienne. Ces divergences sont des divergences entre d’une part les défenseurs d’une réforme du régime et d’un dialogue national entre le gouvernement et le peuple et d’autre part les défenseurs de la répression militaire contre le peuple. En Syrie, comme dans tous les pays arabes, je crois et il y a une opposition musulmane démocratique anti impérialiste depuis au moins dix ans. L’impérialisme ne soutenait, ne soutient et ne soutiendra jamais cette opposition.

La révolution arabe, c’est aussi le Yémen, Bahrein, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Jordanie, l’Irak, le Liban, le Maroc et l’Algérie, je n’en parlerais pas dans ce message pour des raisons de nombre de signes, c’est inabordable dans un message de trois ou quatre pages, il faudrait une dizaine de pages et je m’en excuse pour les militants de ces pays.

Bernard Fischer

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 17:51

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article118934

http://www.real-democracy.gr/fr/teamvotes/2011-07-03-avertissement-adresse-la-troika-aux-banques-et-aux-investisseurs

Avertissement adressé à la Troïka, aux banques et aux investisseurs de l’assemblée populaire de la place Syntagma

AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA, AUX BANQUES ET AUX SOI-DISANT INVESTISSEURS, LOCAUX OU ÉTRANGERS, QUI FANTASMENT SUR LES BIENS PUBLICS GRECS

 

Un gouvernement grec déchu et dictatorial qui n’est plus représentatif du peuple de ce pays, vient de voter des lois avec lesquelles il a l’intention de brader les biens publics et les territoires grecs, contre la volonté de la grande majorité du peuple grec.

 

Nous informons tous ceux qui y distinguent une occasion d’investissement, que nous ne tarderons pas à renverser ce gouvernement, qui sera appelé rapidement à rendre compte de ses crimes devant le peuple et le pays. Les signatures et les lois sont nulles et non avenues. Elles ne sont pas validées par le peuple grec, qui ne les reconnait pas.

 

Nous mettons en garde tout soi-disant investisseur, qu’il ne lui vienne pas même à l’esprit de s’approcher de quelque vente aux enchères de nos biens publics ou braderie de nos territoires, et encore moins de penser à les acheter. À part le fait qu’il perdra tout ce qu’il a acheté quand nous retrouverons la souveraineté de notre pays en tant que peuple, les sommes qu’il aura dépensées pour ces achats illégitimes ne lui seront pas remboursées.

 

De même nous le prévenons que jusqu’à ce que nous recouvrions le contrôle du pays, dans le cadre de la défense de nos droits tels qu’ils découlent de la constitution grecque mais aussi des droits des peuples et des personnes reconnus internationalement, nous ferons tout ce qui est nécessaire par le biais de notre auto-organisation pour annuler en fait et en acte et pour saboter tous les éventuels investissements de ce type.

 

Que nul soi-disant investisseur n’ose faire ses courses dans les biens publics soldés et les territoires bradés en Grèce, sauf s’il se rend compte des hauts risques que courent ses investissements. Dans ce cas, ses investissements seront "bien reçus" dans notre pays, qui, quand son peuple se voit privé de liberté, sait donner naissance à des héros et se livrer à de haut-faits de résistance.

 

L’assemblée populaire de la Place Syntagma le 3 juillet 2011.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 17:39

 

http://www.orta.pagesperso-orange.fr/solidint/egypte/delegation-solidaires-egypte-intro-mai-juin-2011.html

Délégation de l’Union syndicale Solidaires en Egypte (mai juin 2011)

Une délégation de Solidaires s'est rendue en Égypte fin mai 2011. Elle était composée d'Annick Coupé (secrétariat national), Julien Ente (Sud Éducation) et Alain Baron (Sud Ptt).

Ce voyage a notamment permis de rencontrer la Confédération syndicale indépendante récemment créée, plusieurs de ses structures professionnelles dont celles de l'enseignement, deux associations (ECESR et CTUWS) aidant à la mise en place d'un syndicalisme indépendant du pouvoir, une association féministe (Femme nouvelle) tournée vers le monde du travail et la plupart des forces politiques de gauche.

Nous avons bénéficié de l'aide de Françoise Clément, Mélanie Souad, Omar El Shaffei et Didier Monciaud, quatre chercheur (e) s et militant (e) s, sans l'aide desquel (le) s nombre de ces rencontres n'auraient pas pu avoir lieu.

Une série de textes rendant compte de ce voyage sont progressivement mis en ligne sur ce site.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 12:22

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6304

Bienvenue Palestine : le point sur les français et internationaux détenus par Israël

Une centaine, peut-être plus, de participants à la mission internationale « Bienvenue Palestine – Welcome to Palestine » étaient détenus samedi dans des prisons israéliennes, a-t-on appris par un recoupement d’informations de sources militantes et officielles (israéliennes et étrangères).

 

Il s’agit de camarades qui avaient voyagé vendredi à bord d’avions au départ de plusieurs villes européennes : Paris, Genève, Rome, Francfort, Londres, Zürich, Budapest, notamment.

 

Tous ces volontaires ont délivré avec courage, à leur arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv où les attendaient des meutes de soldats et policiers, le message de notre initiative. Aux fonctionnaires de la police des frontières qui leur demandaient « Où allez-vous en Israël ? », ils ont ainsi répondu : « Nous honorons l’invitation de nos amis de Palestine. Nous sommes attendus par eux à Bethléem ».

 

Ce qui leur a valu refus automatique d’aller plus loin, mise à l’écart dans une cellule de l’aéroport, puis transfert dans d’autres lieux de détention. Comme quoi, la Cisjordanie est bien, elle aussi, soumise à l’implacable blocus de l’Etat israélien, à l’instar de la bande de Gaza. Tout comme cela confirme ce qui était déjà une évidence, à savoir que ce sont bien les opinions politiques, en l’espèce la sympathie pour la cause du peuple palestinien, qui est sont le motif du refus.

 

Tant que leurs téléphones portables n’avaient pas été confisqués, des détenus français, britanniques ou encore belges ont pu nous raconter les débuts de leur séjour dans « la seule démocratie du Moyen-Orient » : vingt soldats commis à l’escorte d’un seul international, hurlements permanents, un cas au moins de tabassage, beaucoup plus de cas de bousculades, etc.

 

S’agissant des Français (les coordinateurs de la partie française de la mission ne pouvant pour leur part accéder qu’aux autorités consulaires françaises, pas belges ou britanniques par exemple), Israël a fourni à la France samedi matin une liste nominative de quarante quatre ressortissants français officiellement détenus.

Cette liste a ensuite été transmise à Bienvenue Palestine.

 

Elle corrèle, mais seulement en partie, le recensement des personnes arrivées à Tel-Aviv effectué au cours des dernières vingt-quatre heures. Une partie des gens dont nous avons toutes raisons de penser qu’ils sont arrivés à Tel Aviv ne figuraient pas, ou pas encore, sur ce listing israélien de quarante quatre français.

 

Samedi en fin de matinée, la consule générale de France à Tel-Aviv n’avait pas encore été en mesure de rendre visite aux détenus français. Ceux-ci sont répartis dans au moins deux centres, à Ramlé (près de Tel-Aviv) et Bersheva (Naqab/Neguev). Les avocats israéliens de nos frères et sœurs non plus.

 

S’agissant des autres internationaux, nous n’avons pas de chiffres recoupés ; nous savons seulement que Nadia et d’autres Belges sont dans les personnes arrêtés, de même que Mick et d’autres britanniques.

 

Les médias israéliens de samedi font état d’un total de soixante neuf arrêtés samedi (dont quatre immédiatement et effectivement expulsés), plus vingt cinq autres arrêtés , à la descente du dernier avion de la soirée, un vol Lufthansa en provenance de Tel-Aviv.

 

En France, en Belgique et ailleurs, les militants effectifs de la solidarité avec le peuple palestinien se mobilisent pour exiger la libération immédiate de nos camarades, comme ils se mobilisent pour mettre les compagnies aériennes collabos du terrorisme d’Etat israélien, ainsi que leurs gouvernements respectifs –dont bien entendu la France de Sarkozy, Juppé, Guéant et compagnie- devant leurs responsabilités minimales. Ils attendent de ce point de vue que les partis politiques, associations, élus, etc. qui soutiennent officiellement la solidarité avec le peuple palestinien, se bougent un peu plus les fesses qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent, tant en ce qui concerne la Flottille que la mission Bienvenue Palestine.

 

CAPJPO-EuroPalestine – Bienvenue Palestine

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 12:05

 

http://fr.news.yahoo.com/manifestations-en-egypte-pour-lacc%C3%A9l%C3%A9ration-des-r%C3%A9formes-121853147.html

 

Manifestations en Egypte pour l’accélération des réformes

 

LE CAIRE (Reuters) - Plusieurs milliers d'Egyptiens se sont rassemblés vendredi sur la place Tahrir au Caire pour réclamer une accélération des réformes démocratiques et des procédures judiciaires contre les caciques de l'ancien régime accusés de meurtres et de corruption.

 

La majorité des mouvements politiques égyptiens, notamment celui des Frères musulmans, le plus organisé, se sont associés à cette journée de protestation organisée dans tout le pays.

 

A Suez et à Alexandrie, des manifestations ont également rassemblé des centaines de personnes.

 

Place Tahrir, épicentre de la contestation populaire qui a abouti le 11 février à la chute du président Hosni Moubarak après trente ans de pouvoir, la foule continuait de grossir en milieu de journée, avant la grande prière hebdomadaire.

 

"Il faut punir les assassins de nos martyrs", lisait-on sur une banderole déployée par les manifestants.

 

"La révolution continue et continuera tant que les assassins et les corrompus n'auront pas été jugés", proclamait une autre banderole.

 

Les affrontements qui ont duré dix-huit jours avant la chute de l'ex-raïs ont coûté la vie à huit cent quarante personnes.

 

Mercredi dernier, des centaines de personnes ont attaqué des bâtiments officiels à Suez, après la décision d'un tribunal de rejeter un appel contre la libération sous caution de dix policiers accusés d'avoir tué des manifestants l'hiver dernier.

 

Beaucoup de militants qui ont participé à la "révolution du Nil" reprochent au Conseil suprême des forces armées, qui dirige le pays depuis la chute d'Hosni Moubarak, de retarder les procès des représentants du régime déchu et la mise en oeuvre des réformes.

 

"À BAS LE MARÉCHAL !"

 

"À bas le maréchal !", scandaient certains manifestants place Tahrir à l'adresse du maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, pendant vingt ans ministre de la Défense de Moubarak et aujourd'hui chef du Conseil suprême des forces armées.

 

"Nous voulons que tout change. L'ancien régime a tout corrompu. Il faut changer de gouvernement, à commencer par le maréchal qui fait partie intégrante de l'ancien régime", a déclaré Ehab Mohamed Mahmoud, 36 ans.

 

Le rassemblement se déroulait toutefois dans une atmosphère festive. On voyait de nombreux enfants le visage peint aux couleurs du drapeau égyptien, rouge-blanc-noir.

 

"Les jours passent et l'inquiétude croît chez tous ceux qui aiment la nation car rien n'est fait contre la corruption", a déclaré dans un communiqué la Coalition des jeunes de la révolution, exigeant que tous les policiers ayant participé à la répression l'hiver dernier soient chassés, de même que les responsables actuels qui ont trahi leurs promesses.

 

Jeudi, le journal Al Ahram, propriété de l'Etat, a rapporté que le gouvernement comptait limoger les gradés de la police impliqués dans la répression des manifestations de janvier.

 

Cité par Al Ahram, un responsable des services de sécurité a assuré que tous les policiers "coupables des événements pendant la révolution, en particulier ceux qui se sont déroulés le 28 janvier", seraient limogés.

 

Le 28 janvier, connu sous le nom de "vendredi de la colère", a été l'un des épisodes les plus sanglants de la révolution, à l'issue duquel l'armée a remplacé la police dans les rues.

 

Le départ d'un nombre important de généraux de police permettra la promotion d'officiers de rang subalterne au sein du ministère de l'Intérieur, a précisé le responsable interrogé par Al Ahram.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 17:58

 

http://fr.news.yahoo.com/deux-cents-militants-pro-palestiniens-bloqu%C3%A9s-dans-des-113146531.html

Deux cent militants pro palestiniens bloqués dans des aéroports

AEROPORT BEN-GOURION, Israël (Reuters) - Environ deux cent militants pro-palestiniens n'ont pas été autorisés à monter vendredi à bord d'avions à destination d'Israël, où les autorités ont mis en place un dispositif pour expulser ceux qui parviendraient tout de même à rejoindre l'Etat juif, a déclaré la police israélienne.

 

Après le blocage par la Grèce d'une flottille visant à briser le blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza, des militants avaient prévu d'envahir l'aéroport Ben-Gourion, près de Tel Aviv, pour défier les restrictions d'accès à la Cisjordanie occupée imposées par les autorités.

 

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dénoncé l'action de provocateurs et son gouvernement a décidé de les refouler en arguant du risque de troubles à l'ordre public.

 

Selon le quotidien Yedioth Ahronoth, les autorités ont parallèlement transmis aux aéroports européens une liste de trois cent quarante deux militants présumés qu'ils ont promis d'expulser en cas d'arrivée à Ben-Gourion, aux frais des compagnies concernées.

 

Dans les aéroports français et allemands, des dizaines de militants pro-palestiniens ont déclaré avoir été empêchés de prendre un avion pour Israël.

 

"Ce que nous pouvons confirmer, c'est qu'environ deux cent personnes n'ont pas pris l'avion à l'étranger", a déclaré le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.

 

Une voyageuse bloquée à l'aéroport de Berlin s'est déclarée "absolument choquée" d'avoir été placée sur une liste noire.

 

"Apparemment, il suffit de déclarer que vous aimeriez aller en Palestine, passer du temps avec des Palestiniens, pour être interdite d'accès à Israël", a ajouté cette passagère, Cynthia Beat.

 

Deux militantes américaines ayant fait le voyage de nuit sont arrivées à l'aéroport Ben-Gourion, où elles ont été interpellées pour raisons de sécurité avant d'être expulsées, a précisé Micky Rosenfeld.

 

Un Palestinien, Mazen Koumsieh, qui organise la campagne, s'est dit satisfait de la publicité fournie à cette initiative par les mesures du gouvernement israélien.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens