Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 15:08

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/22/echec-du-ceta-l-isolement-de-l-europe-est-un-contresens_5018548_3232.html

 

Echec du Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), l’isolement de l’Europe est un contresens 

Editorial du Monde 

Après l’échec des négociations du traité de libre-échange avec le Canada, l’Union Européenne se montre de plus en plus isolée, une aberration pour un continent exportateur net vers le reste du monde 

Samedi 22 Octobre 2016 

Les canadiens ont sonné la fin de la partie et ils ont eu raison. Après avoir multiplié les concessions, exempté de visas les bulgares et les roumains, alors que ce n’était pas l’objet de la négociation, ils sont rentrés à Ottawa faute d’accord pour signer avec l’Europe un traité de libre-échange. 

« L’Union Européenne n’est pas capable de conclure un accord international, même avec un pays qui a autant de valeurs européennes que le Canada », a déploré la négociatrice canadienne, Chrystia Freeland. 

Le Canada explicite une réalité consternante, l’Europe est fermée pour travaux. Fermée comme le fut l'état fédéral américain sous Barack Obama, bloquée par l’intransigeance des républicains. L’historien Francis Fukuyama avait alors dénoncé une Amérique victime de la « vetocratie », victime d’intérêts minoritaires. C’est le sort dans lequel se complaît l’Union Européenne. 

Vetocratie 

Le blocage est venu du ministre-président de Wallonie, le socialiste Paul Magnette, dont le parti est pourtant des plus europhiles. L’Union Européenne n’est même plus une « fédération d'états nations », expression inventée par Jacques Delors pour signifier que Bruxelles ne pouvait pas faire abstraction des états. Elle est un patchwork de vingt huit principautés, sous-découpées en régions, dont on découvre les pouvoirs improbables, en organisant le démantèlement de leur état central, les belges ont confié la compétence commerciale aux régions et à Paul Magnette un pouvoir exorbitant. 

L’Union Européenne n’avait pas besoin de cet épisode humiliant. Cette vetocratie conduit au délitement de la parole des européens. On pourrait chercher à la contourner, en négociant des accords purement commerciaux, relevant de la seule commission européenne. C’est techniquement ce qu’il aurait fallu faire, mais les dirigeants européens, à commencer par François Hollande et Angela Merkel, n’en ont pas voulu, soucieux de pouvoir bloquer à chaque instant la commission européenne. 

Nous assistons ainsi à une farandole de veto, veto au traité d’association avec l’Ukraine, bloqué au parlement néerlandais après un Référendum d'Initiative Populaire (RIP) négatif. Refus de l’accord de répartition des migrants, voté à la majorité à Bruxelles, mais que les pays de l'est n’appliquent pas et que la Hongrie de Viktor Orban a contesté par référendum. Ajoutons-y le Brexit, dont la seule certitude est qu’il plonge l’Union Européenne dans un brouillard paralysant. Nul ne voudra s’engager avec les européens tant qu’ils n’auront pas réglé cette affaire. 

Splendide isolement 

Les fatalistes verront dans ces blocages la conséquence inexorable du populisme ambiant et de la contestation de la mondialisation. C’est un peu court. D’abord, l’accord avec le Canada est un traité raisonnable. Il a été amendé avec succès par le parlement européen, tandis que l’avènement de Justin Trudeau à Ottawa a permis d’obtenir des concessions. 

Mais, surtout, il ne faut pas tomber dans le piège d’un prétendu mouvement mondial protectionniste. C’est inexact. En dépit du ralentissement du commerce mondial, les économies sont de plus en plus imbriquées. 

Quant à la « trumpisation » du discours, elle révèle un malaise de l’Amérique face à la mondialisation, mais elle ne l’a pas encore stoppée. 

La preuve, Washington a signé un traité de libre-échange avec les économies du Pacifique dont la ratification n’est pas impossible. 

Le splendide isolement de l’Europe est un contresens pour un continent exportateur net vers le reste du monde. Il va la conduire à sa marginalisation. Elle ne peut pas en rester là. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 14:52

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/10/22/coup-de-force-judiciaire-au-venezuela_5018545_3222.html

 

Coup de force judiciaire au Venezuela 

La collecte des signatures de vingt pour cent des électeurs en vue de l’organisation d’un référendum révocatoire du président Nicolas Maduro a été annulée Vendredi 21 Octobre 2016. 

Par Marie Delcas, correspondante du Monde à Bogota 

Coup de force ou aveu de faiblesse, les autorités vénézuéliennes ont annoncé, Vendredi 21 Octobre 2016, le report sine die du référendum révocatoire demandé par l’opposition pour écourter le mandat du président chaviste Nicolas Maduro. Dans un communiqué, le Conseil National Electoral (CNE) dit « appliquer les mesures ordonnées par les tribunaux » et ordonne « la suspension du processus de collecte des signatures jusqu’à nouvel ordre judiciaire ». Etape nécessaire pour l’organisation d’un référendum révocatoire, la collecte des signatures de vingt pour cent des électeurs devait avoir lieu du Mercredi 26 Octobre au Vendredi 28 Octobre 2016. 

Dans l’après-midi du Vendredi 21 Octobre 2016, l'ancien candidat présidentiel Henrique Capriles a dénoncé « un coup d'état contre tous les vénézuéliens ». « Le CNE a fermé la soupape d’une sortie pacifique à la crise », se désolent à l’unisson les opposants. « Seules les dictatures privent les citoyens de leurs droits », a renchéri Luis Amalgro, secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA). A Washington, le porte-parole du département d'état a condamné la décision du CNE. 

A l’occasion de la collecte des signatures, la coalition d’opposition, la table de l’unité démocratique (MUD), espérait une mobilisation massive des électeurs, exaspérés par la récession et la dégradation de leurs conditions de vie. Selon le Fonds Monétaire International (FMI), la chute du Produit Intérieur Brut (PIB) vénézuélien pourrait cette année atteindre dix pour cent et l'inflation pourrait atteindre cinq cent pour cent. Selon l’institut de sondage Datanalisis, soixante seize pour cent des vénézuéliens souhaitent le départ de Nicolas Maduro. « Le gouvernement a tué la seule issue démocratique », a déclaré le chaviste dissident Nicmer Evans. 

« Pas de référendum » 

Henrique Capriles qui, au sein de la MUD, défend la voie de la légalité et du référendum contre l’aile la plus radicale, qui rêve de voir le pays se soulever, s’est exprimé sur un ton particulièrement énergique. « Il appartient aux démocrates de défendre la démocratie », a-t-il martelé, « et de souhaiter que les militaires fassent respecter la constitution ». Il a appelé ses compatriotes à se mobiliser massivement à partir du Mercredi 26 Octobre 2016. « Nous allons occuper le Venezuela de bout en bout », a-t-il annoncé. « Etre pacifique ne veut pas dire être idiot. S’ils veulent nous mettre en prison, qu’ils essayent ». 

Jeudi 20 Octobre 2016, le tribunal pénal de première instance de la ville de Valencia, dans l’état du Carabobo, avait interdit la sortie du territoire d’Henrique Capriles, ainsi que celle de Jesus Torrealba, secrétaire général de la MUD, et de six autres responsables de l’opposition. Pour sa part, Lilian Tintori, épouse de Leopoldo Lopez, le dirigeant d’opposition condamné à quatorze ans de prison, a appelé les vénézuéliennes à manifester Samedi 22 Octobre 2016, en invoquant « le trois cent cinquantième article de la constitution qui reconnaît le droit à la désobéissance civile ». 

Les dirigeants chavistes se sont, eux, réjouis de la décision de justice qui a conduit à la suspension du référendum révocatoire. « La contre-attaque du chavisme ne fait que commencer », a prévenu publiquement le député et vice-président du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV), Diosdado Cabello. Les opposants peuvent pleurnicher tout ce qu’ils veulent, mais il n’y aura pas de référendum ». 

Pour que le CNE accepte de mettre en œuvre la procédure susceptible de déboucher sur l’organisation d’un référendum, la loi exige qu’un pour cent des électeurs se manifeste. Le 2 mai 2016, la MUD avait donc présenté quelque deux millions de signatures au CNE, soit dix fois plus que nécessaire. Après plusieurs semaines d’examen, le CNE en a finalement validé trois cent quatre vingt dix neuf mille quatre cent douze, un chiffre suffisant pour mettre en œuvre la procédure d’organisation du référendum. 

Mais plusieurs dirigeants chavistes ont alors accusé en justice la MUD de « fraude électorale ». Jeudi 20 Octobre 2016, cinq tribunaux de première instance de province leur ont donné raison et ont simultanément invalidé cette première collecte de signatures. C’est sur la base de ces décisions de justice que le CNE a décidé de suspendre la procédure d’organisation du référendum. Selon des chavistes, plusieurs milliers de signatures sont celles de personnes mortes, de mineurs ou de citoyens condamnés pour crimes graves. 

Le président Nicolas Maduro a quitté Jeudi 20 Octobre 2016 son pays pour une courte tournée, durant laquelle il espère obtenir des pays pétroliers qu’ils acceptent de réduire leur production pour faire remonter le cours du baril. D’Azerbaïdjan, il a appelé ses compatriotes « au calme et au dialogue ». Henrique Capriles a accusé le chef de l’état d’avoir abandonné « le pays et son poste ».

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 14:26

 

https://www.passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/10/21/destruction-du-bidonville-que-pouvez-vous-faire

 

Destruction du bidonville, que pouvez-vous faire ? 

C’est une question que beaucoup se posent, nous apportons donc des éléments de réponse. 

Si vous n’êtes pas à Calais. 

Le gouvernement essaye de faire passer la destruction de l’équivalent d’une petite ville et le déplacement forcé de sa population en opération humanitaire. N’hésitez pas à faire circuler largement l’information sur ce qui se passe réellement à partir des sources que vous estimez fiables, par mail, par les réseaux sociaux et par les autres canaux à votre disposition. 

Plusieurs appels à rassemblement partout en France circulent pour le soir du premier jour de l’expulsion et pour le samedi suivant. La date du Lundi 24 Octobre 2016 se précisant, des appels circulent en ce sens.

Rejoignez les rassemblements déjà organisés ou regroupez-vous pour en organiser dans votre localité si rien n’est encore prévu. 

Les personnes expulsées du bidonville de Calais vont être envoyées dans cent soixante Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) partout en France, sauf dans les régions de l'Ile-de-France et de la Corse, qui s’ajouteront aux CAO déjà existants. Vous aurez donc fatalement un CAO pas trop loin de chez vous. Nous n’avons pas la liste de ces centres. Vous pouvez avoir des informations par les pages facebook info CAO par grande région, par la page facebook générale info CAO, par les associations de votre région comme le Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE) ou par la presse. Il est important de savoir ce qui se passe dans ces CAO, ce que deviennent les personnes, s’il y a des risques d’expulsions vers d’autres pays et si les personnes ont besoin d’un soutien sur place ou pour revenir vers Calais. Si des associations sont déjà actives par rapport à un CAO, prenez contact avec elles. 

Des places ont été libérées dans différents centres de rétention pour des personnes expulsées de Calais, soit venant directement de Calais soit venant des CAO. Vous trouvez dans un document du site internet du CIMADE une carte des centres de rétention, ainsi que d’autres informations, pour savoir s’il en existe près de chez vous. Vous pouvez prendre contact avec les associations ou collectifs impliqués sur le sujet pour les aider dans leur action. 

Les personnes dont le projet n’est pas de rester en France et qui veulent aller au Royaume Uni ne resteront pas dans les CAO et tenteront de revenir à Calais ou de rejoindre d’autres campements à la frontière britannique. Il est probable que des contrôles au faciès et des arrestations auront lieu dans les gares et les trains en direction de Paris et du littoral. Si vous êtes témoin de contrôles au faciès, d’arrestations ou de comportements agressifs ou violents de la police, rédigez un témoignage précis et circonstancié, lieu, date, heure, policiers impliqués et description des faits, et saisissez le défenseur des droits. 

Vous pouvez aussi communiquer ces informations aux associations de défense des droits de l’homme et des droits des personnes étrangères de votre voisinage. Il serait souhaitable que des vigies citoyennes se mettent en place dans les principales gares. 

Si vous êtes à Calais. 

Il est important qu’un maximum de personnes puissent voir les conditions réelles de l’évacuation et de la destruction du bidonville et donc puissent être présentes sur place et aux alentours. Il est par contre probable que la police bloquera les accès pour éviter qu’il y ait des témoins. 

La moitié du dispositif policier sera utilisé pour empêcher les exilés de s’installer ailleurs dans le Calaisis, ce qui signifie contrôles au faciès dans les gares et dans les rues, arrestations, possibles violences et expulsion des nouveaux lieux où les exilés tenteront de se mettre à l’abri. Vous pouvez également envoyer vos témoignages au défenseur des droits. 

Toute forme de veille citoyenne est la bienvenue. 

Les exilés ne s’arrêteront pas de venir à Calais et une opération à grand spectacle du gouvernement ne stoppera pas les mouvements migratoires. 

Il est donc fondamental que la solidarité et la veille citoyenne continuent au-delà de l’expulsion. 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 16:21

 

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=133070

 

Congrès National du Kurdistan 

Halte à l’invasion du nord de la Syrie par la Turquie 

L’aviation turque bombarde des villages dans les zones d’al Shahba et d’Afrîn du Kurdistan de Syrie 

Vendredi 21 Octobre 2016 

Voulant à tout prix entraver la résistance contre les groupes extrémistes et terroristes du Kurdistan de Syrie, l’armée turque a commencé il y a quelques jours à bombarder les villages d'Um al Housh et d'Um al Qura dans la zone d'al Shahba, au nord d’Alep. Les bombardements sont survenus quelques heures après que ces villages aient été libérés de l'Etat Islamique par les forces démocratiques syriennes composées majoritairement de combattants kurdes. En plus d'al Shahba, l’artillerie turque vise aujourd’hui des villages dans la zone d'Afrîn. Cette dernière offensive a jusqu’à présent causé la mort de quatre civils et grièvement blessé des dizaines d’autres. Dix combattants de la liberté ont par ailleurs été tués. Cette offensive meurtrière s’inscrit dans une campagne d’extermination menée par l'état turc contre les peuples de Syrie. Elle constitue un soutien direct aux mercenaires de l'Etat Islamique sérieusement ébranlés par les forces révolutionnaires. 

Ce faisant, le régime turc viole les conventions internationales qui le lient. La communauté internationale et les puissances engagées dans la lutte contre le terrorisme doivent agir pour empêcher l’intervention turque. Leur silence encourage cependant l’expansion de la Turquie dans la région de Jarablus et permet à son aviation de bombarder les zones environnantes. 

Ces pratiques témoignent du despotisme et de la tyrannie de l'état turc, à l’égal du régime syrien. Elles sont la preuve que la Turquie, tout comme la Syrie, tente d’empêcher toute solution à la crise syrienne en permettant aux forces extrémistes de regrouper leurs forces partout où elles ont été antérieurement défaites. 

Nous condamnons fortement l’intervention meurtrière de la Turquie dans les régions d'al Shahba et d'Afrin. Frustré de ne pouvoir intervenir à Mossoul et en Iraq, Recep Tayyip Erdogan se venge en violant le territoire syrien. Le but poursuivi par la Turquie est de réaliser l’expansion du territoire turc telle que voulue par le Misak i Milli en 1920. 

La Turquie ne vise pas seulement à envahir le nord de la Syrie, mais l'ensemble de son territoire. Il est du devoir de la communauté internationale d'agir immédiatement pour mettre fin à l'expansion de la Turquie au nord de la Syrie.

Nous appelons à manifester partout en Europe contre les offensives meurtrières de l'état turc et contre la violation de la souveraineté du Kurdistan de Syrie et de l'ensemble de la Syrie.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 16:08

 

L'aviation turque bombarde les unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie (Reuters)

 

Des bombardements de l'aviation turque dans le nord de la Syrie ont fait cent soixante à deux cent morts dans les rangs des miliciens kurdes des YPG, soutenues par les Etats-Unis, selon un communiqué de l'armée turque diffusé Jeudi 20 Octobre 2016. 

Vingt-six raids aériens menés dans la nuit du Mercredi 19 Octobre au Jeudi 20 Octobre 2016 ont visé leurs positions dans un secteur repris récemment aux djihadistes de l'Etat Islamique, précise l'état-major de l'armée turque . 

L'administration kurde mise en place dans le nord-est de la Syrie parle de plusieurs dizaines de tués tandis que l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) avance un bilan beaucoup moins lourd d'au moins quatorze morts et plusieurs dizaines de blessés. 

L'OSDH précise que les bombardements ont eu lieu à al Hassiya, Oum al Qoura et Oum al Hoch, trois villages situés au nord d'Alep tenus par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), coalition dirigée par les YPG. Ces localités se trouvent à une trentaine de kilomètres à l'ouest d’al Bab, dernier fief de l'Etat Islamique dans le nord-ouest de la Syrie. 

Dans la soirée, l'armée gouvernementale syrienne a dénoncé une agression flagrante et prévenu qu'elle abattrait tout appareil militaire turc entrant dans l'espace aérien syrien. 

« Tout nouvelle tentative de violer l'espace aérien syrien par des avions de guerre turcs sera traité et ils seront abattus par tous les moyens disponibles », prévient le commandement général de l'armée gouvernementale syrienne. 

L'armée turque et ses alliés locaux ont lancé le 24 août 2016 une offensive dans le nord de la Syrie baptisée Bouclier de l'Euphrate dont l'objectif est à la fois de repousser l'Etat Islamique et d'enrayer la progression des miliciens kurdes. 

Même s'ils sont le principal relais sur le terrain de la campagne américaine de lutte contre l'Etat Islamique en Syrie, Ankara les assimile aux séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). 

Le secrétaire américain à la défense Ashton Carter est attendu Vendredi 21 Octobre 2016 à Ankara. 

Les raids dans la nuit du Mercredi 19 Octobre au Jeudi 20 Octobre 2016 ont été d'une intensité sans précédent depuis le début de l'incursion turque en Syrie. Le président Recep Tayyip Erdogan avait annoncé la veille que la Turquie pourrait agir seule pour éradiquer ses ennemis à l'étranger. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 15:25

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/21/mariano-rajoy-en-route-vers-la-reelection_5017899_3214.html

 

En Espagne, Mariano Rajoy en route vers la réélection 

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) pourrait décider de faciliter une nouvelle investiture du premier ministre pour éviter de troisièmes élections législatives. 

Par Sandrine Morel, correspondante permanente du Monde à Madrid 

Le président du Parti Populaire et chef du gouvernement espagnol par intérim, Mariano Rajoy, voit enfin son horizon s’éclaircir. Après dix mois de blocage politique, il est probable que le PSOE décide, Dimanche 23 Octobre 2016, à l’occasion d’un comité fédéral, de s’abstenir lors du prochain débat d’investiture pour permettre au Parti Populaire de gouverner. C’est en tout cas la logique du « moindre mal » que défend le président de la commission exécutive provisoire qui a pris les rênes du parti, Javier Fernandez. 

Le PSOE est certes encore divisé entre ceux qui veulent maintenir le non à Mariano Rajoy coûte que coûte et ceux qui préfèrent le laisser gouverner pour éviter de nouvelles et périlleuses élections. Mais les défenseurs de l’abstention, qui avaient obtenu au début du mois d'octobre 2016 la tête de l’ancien secrétaire général Pedro Sanchez, continuent de gagner du terrain. « L’abstention ne me provoque pas d’urticaire si c’est la seule option pour éviter de troisièmes élections », a déclaré le numéro deux de la puissante fédération andalouse, Juan Cornejo. 

Le secrétaire général de la fédération de Castille y Leon, Luis Tudanca, rejette cette option, estimant que les socialistes ne peuvent pas « ni activement ni passivement faciliter l’accession d’un gouvernement aussi corrompu et de droite. L’abstention serait le suicide du PSOE ». De leur côté, les socialistes catalans se disent prêts à briser les consignes de vote du parti pour maintenir le non à Mariano Rajoy. Silencieux, indolent, fidèle à lui-même, celui-ci attend son heure, il est souriant et détendu en public, malgré le procès pour corruption qui vise une quinzaine d’élus du Parti Populaire et pourrait confirmer un possible financement illégal du parti. 

Le Lundi 24 Octobre et le Mardi 25 Octobre 2016, le roi Felipe VI convoquera les chefs de file des différents partis pour les sonder sur la possible tenue d’un nouveau débat d’investiture. Si les socialistes se sont mis d’accord sur l’abstention d’ici là, Mariano Rajoy sera reconduit à la tête du gouvernement espagnol.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 15:10

 

http://www.lepoint.fr/societe/policiers-en-colere-un-porte-parole-autoproclame-proche-de-l-extreme-droite-21-10-2016-2077595_23.php

 

Policiers en colère, un leader auto proclamé proche du Front National et employé chez Carrefour 

Rodolphe Schwartz, ancien adjoint de sécurité et sympathisant du Front National, est l'un des manifestants les plus virulents. Problème, il a quitté la police. 

Par Aziz Zemouri 

Vendredi 21 Octobre 2016 

Cette nuit, devant les grilles du ministère de l'intérieur, Rodolphe Schwartz s'exprimait devant les médias audio visuels au nom des policiers en colère qui battent le pavé parisien depuis Lundi 17 Octobre 2016. Mieux, il « négociait » avec un commissaire qui semblait faire l'intermédiaire entre le cabinet du ministre Bernard Cazeneuve et les manifestants afin d'organiser une rencontre entre lui et le titulaire de la place Beauvau. Or, Rodolphe Schwartz, ancien Adjoint De Sécurité (ADS) au commissariat du dix neuvième arrondissement de Paris, ne fait plus partie des effectifs de la préfecture de police depuis 2014. Il a échoué à plusieurs reprises au concours de gardien de la paix, puis s'est reconverti dans le privé. Il est désormais employé chez Carrefour. 

Très actif pour récupérer la colère des policiers, il était présent à Évry le soir où le Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone a été hué à la sortie de la Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP). « C'était un des plus véhéments », raconte un fonctionnaire présent. « Plus il s'agite, plus les autres suivent. Il profite d'une réelle frustration et d'une vraie révolte ». 

Jeudi 20 Octobre 2016, place Beauvau, il fut le plus virulent des portes paroles qui s'adressaient aux médias. « Il joue au jusqu'au boutiste alors qu'il ne risque rien », commentait un ancien des renseignements généraux de Seine-Saint-Denis, aujourd'hui en poste à Roissy, qui tentait de tempérer ses saillies à la mode tous pourris. « Les collègues ne sont pas d'extrême droite. C'est une aberration que Rodolphe Schwartz s'auto proclame porte-parole », explique un brigadier d'origine maghrébine.

En 2015, comme nous le révélions à l'époque, c'est ce même Rodolphe Schwartz qui avait organisé une manifestation sous les fenêtres du ministère de la justice avec pour cible Christiane Taubira, jugée laxiste. 

Rodolphe Schwartz, trente ans, a fondé en 2013 l'Association de Défense des Forces de l’Ordre (ADFO). Comme lui, ses rares adhérents gravitent autour du Front National et du Rassemblement Bleu Marine (RBM). Rodolphe Schwartz a d'ailleurs figuré sur la liste de Wallerand de Saint-Just lors des dernières élections municipales à Paris. Sur son compte Facebook, il avait lancé un appel à Marine Le Pen afin qu'elle rejoigne le rassemblement à Évry, d'où est partie la révolte des policiers de terrain. 

Joint par le Point sur son téléphone portable avant la mise en ligne de cet article, l'ancien ADS n'a pas répondu à nos sollicitations. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:28

 

https://gazettedebout.fr/2016/09/21/pyrenees-a-paris-marche-jours-heureux/

 

Des Pyrénées à Paris, la marche des jours heureux 

Une marche citoyenne des Pyrénées jusqu’à Paris, voici le programme des participants à la marche des jours heureux qui partira du village d’Oloron Sainte-Marie, dans le département des Pyrénées Atlantiques, Vendredi 7 Octobre 2016, pour arriver à Paris, Samedi 5 Novembre 2016. Les étapes d’environ vingt cinq kilomètres par jour se feront à pied, à vélo, en tandem et avec des instruments de musique. Ils passeront à Pau-Lescar, Marmande, Bergerac, Périgueux, Limoges, Romorantin-Lanthenay, Orléans et Créteil. 

La projection du documentaire des Jours Heureux de Gilles Perret sera proposée dans certaines étapes. Ce film, dans lequel ont notamment tourné Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, raconte l’histoire de la naissance du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) intitulé « les jours heureux ». Un texte qui est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition et aux comités d’entreprises. 

Les objectifs de cette marche sont multiples, rencontrer les citoyens et les résistants d’aujourd’hui, mieux faire connaître le programme du CNR et l'appel des résistants de 2004. 

Ses participants aimeraient que d’autres marches citoyennes convergent à Paris avant les élections primaires de la droite du mois de novembre 2016 pour montrer la volonté d’un nouveau cap politique. Ils espèrent être plus de mille à Paris pour terminer la marche. 

Tout au long de leur parcours, les participants aimeraient se mettre en lien avec les Nuits debout locales. Vous pouvez contacter Martin, l’un des organisateurs, pour organiser des rencontres. 

Envoyez vos messages par internet à martin.rf@laposte.net   

Vous pouvez également les contacter sur Facebook et retrouver tous les détails de leur projet sur leur site internet. 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:09

 

https://gazettedebout.fr/2016/10/20/flic-debout/

 

Une manifestation sauvage de la police 

Flics Debout ? 

Des centaines de policiers marchent sur les Champs-Élysées, au beau milieu de la nuit, en chantant la Marseillaise. Environ cinq cent autres se rassemblent place de la République, lieu où il y a encore quelques semaines ils venaient réprimer les participants de Nuit Debout. Nous sommes Mercredi 19 Octobre 2016. Et cette manifestation totalement inédite ne dit rien qui vaille pour le gouvernement. 

Ce n’est pas la première fois que les policiers expriment leur colère. Ils se sont déjà rassemblés sur les Champs-Élysées dans la nuit du Lundi 17 Octobre 2016, également aux alentours de minuit, avec des voitures banalisées, gyrophares allumés et sirènes criantes. Des policiers traumatisés par un acte de violence survenu le 8 octobre 2016 lors d’une mission de sécurité Vigipirate à Viry-Châtillon, dans le département de l'Essonne, suite à une caméra de surveillance vandalisée dans le quartier. Leurs collègues ont pris des coups et leurs véhicules à l’arrêt ont reçu des cocktails Molotov. Un policier a été grièvement brûlé aux mains et au visage et a été hospitalisé à l’hôpital Saint-Louis à Paris. 

Cette manifestation sauvage sur les Champs-Élysées est organisée par « un mouvement asyndical » en réaction à l’absence de réponse de l'état après ces attaques. Les militants ont également chanté à l’unisson la Marseillaise devant l’Arc de Triomphe. La démarche se veut symbolique, quoi de plus nationaliste que de chanter l’hymne devant la tombe du soldat inconnu sur le plus célèbre rond-point de France ? La police veut certes se mobiliser pour soutenir ses collègues blessés de Viry-Châtillon mais surtout exprimer son ras-le-bol face aux violences subies pendant leurs missions. 

La police qui part en manifestation, pourquoi ? 

Les « manifestants », environ cinq cent, critiquaient leurs conditions de travail dangereuses sous les ordres d’une hiérarchie vieillissante, leurs maigres salaires et les heures supplémentaires non rémunérées. La mobilisation a été organisée lors de rencontres « clandestines » après les événements de Viry-Châtillon. 

Les policiers se sont inspirés de leur collègues niçois qui organisent sur la place Masséna des rassemblements silencieux pour soutenir leurs collègues de Viry-Châtillon. Une idée reprise par les policiers d’Ivry, qui se sont retrouvés devant la préfecture durant la nuit du Vendredi 14 Octobre au Samedi 15 Octobre 2016. A la suite de cette réunion, ils ont été menacés de sanctions par le directeur départemental. Une menace vécue comme une mesure destinée à les contraindre au silence. Un autre rassemblement, plus symbolique, devant le commissariat de Savigny sur Orge, celui du policier blessé, a eu lieu le 11 octobre 2016. 

L’événement à pris de l’ampleur grâce au bouche à oreille, « nous avons envoyé des textos à des collègues d’un peu partout », raconte un policier. 

Dans une vidéo de www.taranis.news, l’un d’entre eux témoigne, « nous nous sommes organisés nous-mêmes, par les réseaux sociaux et le bouche à oreille ». Il estime que ce rassemblement a été rendu possible car il n’y avait pas d’organisation syndicale. Pour lui, il s’agit d’un mouvement de « flics qui parlent à des flics ». Sur le fond des luttes syndicales, il pense que ce mouvement soulève d’autres questions sur la peur chez les policiers. Il évoque aussi le manque de concertation entre les magistrats et forces de l’ordre, ou des dispositifs de mission dangereux, tel celui où ses collègues ont été blessés, une mission Vigipirate avec deux véhicules comportant chacun deux personnes dans un quartier réputé à risque. 

Les propos recueillis lors du rassemblement parlent peu de la violence des actes perpétrés à Viry-Châtillon, mais le mouvement va servir d’outil de pression médiatique pour pointer les conséquence des ordres donnés par la hiérarchie. L’acte de désobéissance de ces cinq cent fonctionnaires tente de mettre en lumière leurs conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, tout comme leur image aux yeux de la population, au profit de hauts placés carriéristes qui réclament du chiffre. 

Une action médiatique ? 

La violence policière est plus que jamais d’actualité. Récemment encore, un manifestant a perdu un œil et un jeune est mort étouffé.

Sans parler des rafles de Stalingrad et de l’expulsion prévue du camp de Calais. Ces sujets ont réveillé le débat sur une violence d’état systémique, notamment à Nuit Debout, voir le dossier sur les violences policières de Gazette Debout, la violence induite par l’état d’urgence sur les citoyens, avec ses mesures de sécurité à la limite du voyeurisme, via des caméras de surveillance tous les cinquante mètres, jetez un oeil au travail du collectif Paris sous Surveillance, la présence policière beaucoup plus importante dans les « banlieues chaudes », la répression toujours plus grande, voir la vidéo de Télébocal sur la dernière manifestation contre les violences policières, et la multiplication des contrôles au faciès. 

Évidemment, ce ne sont pas les victimes de ces violences policières qui comprendront les manifestations de la police. Cependant, dans le fonctionnement et l’organisation de ces mouvements, nous pouvons constater quelques similarités avec le mouvement des Nuits Debout.

Ils sont auto-organisés en marge des syndicats via des initiatives locales. 

Ces jeunes policiers seraient-ils des flics Debout ? Difficile à dire. Bien que similaire, ce mouvement ne va pas au fond de son raisonnement. Si c’est bien la politique du chiffre qui engendre une hiérarchie carriériste, pointer du doigt les supérieurs n’est pas suffisant. Cette politique découle d’ordres politiques. Car la police subit, elle aussi, la violence d’un système vieillissant, ne pouvant plus innover et noyé dans des mesures sécuritaires et liberticides. Il y a de plus en plus de suicides dans ses rangs. Les fonctionnaires savent que certains ordres ne font qu’aggraver la situation et les mettre en danger. Ils sont désormais utilisés en manifestation comme un outil de répression.

Mais aussi pour rendre service aux grandes entreprises, Vinci contre la Zone A Défendre (ZAD) de Notre Dame Des Landes et Electricité Distribution de France (EDF) contre la ZAD de Bure. 

Sur les réseaux sociaux, un hashtag je soutiens la police s’est créé. A l’aide d’outils d’analyse, nous avons pu établir une carte de l’activité des comptes relayant cet hashtag. Nous constatons qu’il s’agit de nombreux compte de la droite. Celle-ci s’est empressée de profiter de l’événement pour faire passer des idées sécuritaires, réclamant au passage des mesures rapides du gouvernement contre les « criminels » et la « racaille ». 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 20:02

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/18/l-unesco-adopte-une-resolution-controversee-sur-jerusalem_5015859_3218.html

 

L’United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) adopte une résolution controversée sur Jérusalem 

Israël dénonce la négation des liens historiques entre les juifs et le mont du Temple, soit l’esplanade des Mosquées pour les musulmans. 

Par Piotr Smolar, correspondant permanent du Monde à Jérusalem 

Peu de pays attachent autant d’importance qu’Israël aux votes de l'UNESCO. Cette organisation s’est attiré une nouvelle fois les foudres de l'état hébreu, Mardi 18 Octobre 2016, en adoptant en conseil exécutif une résolution controversée qui concerne notamment la vieille ville de Jérusalem-Est. 

Ce texte, déjà soumis au vote en commission, Jeudi 13 Octobre 2016, ne fait référence qu’aux noms musulmans des sites religieux, en évitant par exemple l’expression mont du Temple pour l’esplanade des Mosquées. En semblant nier les liens historiques et spirituels du judaïsme avec ce lieu, l’UNESCO a provoqué une condamnation unanime de la part des dirigeants du pays, qui fustigent la partialité anti-israélienne de la plupart des forums multilatéraux. 

Jeudi 13 Octobre 2016, l’Allemagne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont fait partie des six pays qui se sont opposés au texte. La France figurait parmi les vingt six pays qui se sont abstenus, tandis que vingt quatre pays votaient pour, dont la Chine, la Russie et l’Egypte.

Depuis des années, l’UNESCO sert de tribune privilégiée pour les défenseurs de la cause palestinienne. L’organisation est aussi devenue une sorte de coupable idéal pour le gouvernement israélien, qui serre ainsi les rangs et éloigne le débat sur l’occupation elle-même.

Au mois d'avril 2016, l’UNESCO avait déjà adopté une résolution similaire. La France avait alors voté pour, au terme d’un imbroglio diplomatique suscitant la colère d’Israël et de la communauté juive française. Le gouvernement et l’Elysée s’étaient ensuite confondus en excuses, promettant une plus grande vigilance à l’avenir. 

« Théâtre de l’absurde » 

Israël, qui avait suspendu à la fin de l'année 2011 le versement de son soutien financier à l’UNESCO après l’acceptation de la Palestine comme membre, a décidé de rompre tout contact officiel avec l’organisation. C’est le ministre de l’éducation, Naftali Bennett, qui en a fait l’annonce Vendredi 14 Octobre 2016, en dénonçant dans une lettre ouverte le « soutien immédiat au terrorisme islamiste » apporté par les votants. 

De son côté, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a dénoncé le « théâtre de l’absurde » qui se déroulerait au sein de l’organisation.

« Et quoi ensuite ? Une décision de l’UNESCO niant la connexion entre le beurre de cacahouète et la confiture, Batman et Robin et le rock et le roll ? », a-t-il ironisé sur son compte Twitter. Pour le chef du gouvernement, ce vote porte atteinte toutefois à l’une de ses grandes ambitions diplomatiques, briser la majorité anti-israélienne systématique en Afrique et parmi les pays arabes à chaque vote lié à l’occupation. 

La directrice de l’UNESCO, Irina Bokova, a immédiatement pris ses distances avec ce texte, voulu par plusieurs pays arabes. « L’héritage de Jérusalem est indivisible et chacune de ses communautés a le droit à une reconnaissance explicite de son histoire et de sa relation avec la ville », a-t-elle souligné dans un communiqué. Le Mexique comptait demander un nouveau vote Mardi 18 Octobre 2016 afin de changer sa propre décision du Jeudi 13 Octobre 2016 en faveur d’Israël. Mais le pays a finalement choisi de faire une simple déclaration au cours du conseil exécutif pour manifester son changement de position, dû à une formulation biaisée du texte, qu’il semblait soudain découvrir. 

La résolution désigne Israël sous l’expression « puissance occupante ». Elle dénonce la poursuite de fouilles archéologiques à Jérusalem-Est, en particulier à l’intérieur et autour de la vieille ville. Elle appelle à la « restauration du statu quo en vigueur jusqu’en 2000 » sur l’esplanade des Mosquées, qui était exclusivement gérée par les administrateurs jordaniens du Waqf. Le texte déplore « l’escalade d’agressions et de mesures illégales » contre ses membres ainsi qu’à l’encontre des croyants musulmans souhaitant se rendre à la mosquée al Aqsa, lieu régulièrement « pris d’assaut par les extrémistes de la droite israélienne ». Le mur des Lamentations est désigné sous l’expression arabe place al Bouraq, ce qui pour les médias israéliens constitue une sorte d’expropriation sémantique.

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens