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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 18:44

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/dont-mourn-organize-ne-prenez-pas-le-deuil-organisez-vous

 

« Don't mourn, organize ».

 

« Ne prenez pas le deuil, organisez-vous ».

 

Juste avant d'être exécuté le 19 novembre 1915 pour un meurtre qu'il n'avait pas commis, Joe Hill, syndicaliste de l'International Workers of the World (IWW), écrivit à Bill Haywood, un responsable de l'IWW, « ne perdez pas de temps dans le deuil, organisez-vous ».

 

Par Mathieu Dargel

 

Jeudi 17 Novembre 2016

 

Une fois le choc de l’élection de Donald Trump passé, Mardi 8 Novembre 2016, les organisations et courants politiques de la gauche radicale américaine ont commencé à s’interroger sur les raisons et sur les conséquences de cette élection. Nous avons déjà publié quelques-unes de ces analyses sur notre site. Aujourd’hui, le débat est lancé.

Comment résister, comment mobiliser, quelle organisation et quelles structures ?

Dès le lendemain de l’élection de Donald Trump, le comité éditorial du magazine Jacobin, www.jacobinmag.com, posait en des termes très clairs le bilan de la campagne électorale, tant celle d’Hillary Clinton que celle de Bernie Sanders, et proposait à l’ensemble des forces de la gauche radicale américaine des pistes pour l’action et la réflexion.

« Nous n’avons pas d’illusions sur l’impact de la victoire de Donald Trump. C’est un désastre. Il y a deux façons de répondre à cette situation. La première est de faire porter la faute au peuple des Etats Unis. L’autre est de blâmer les élites de ce pays. Mais blâmer les américains pour la victoire de Donald Trump ne fait qu’approfondir l’élitisme qui a rassemblé tant de voix autour de Donald Trump. Il est évident que le racisme et le sexisme ont joué un rôle crucial dans la montée de Donald Trump. Et c’est effrayant de constater comment son triomphe servira à renforcer les forces les plus cruelles et réactionnaires dans la société américaine. Mais une réponse à Donald Trump qui commencerait et se terminerait dans l’effroi n’est pas une réponse politique, c’est une forme de paralysie et une politique qui se cache sous un lit. Une réponse à la réaction américaine qui commencerait et se terminerait par des dénonciations morales ne serait absolument pas politique, ce serait le contraire d’une ligne politique et une capitulation.

Hillary Clinton pouvait perdre cette élection et elle l’a perdue. De nombreuses critiques vont pleuvoir sur la candidature d’Hillary Clinton, mais elle a représenté le consensus de sa génération de leaders du parti démocrate. Sous Barack Obama, les démocrates ont perdu presque un millier d’élus au niveau des états, une douzaine de gouverneurs, soixante élus à la chambre des représentants et treize sénateurs. Cette défaite ne vient pas de nulle part. Seul parmi les politiciens démocrates, Bernie Sanders a parlé de cette sensation croissante d’aliénation et de cette colère de classe qui se répand aux Etats Unis. Bernie Sanders a porté ce message de base au peuple américain, vous méritez mieux et vous avez le droit de croire que vous méritez mieux en matière de santé, d’éducation et de salaires. C’est ce message qui l’a rendu, et de loin, le politicien le plus populaire de ce pays.

C’est une ère nouvelle qui exige une nouvelle orientation politique et qui s’adresse aux besoins urgents et aux espoirs du peuple plutôt qu’à ses peurs. Le libéralisme des élites, nous l’avons vu, ne peut vaincre le populisme de droite. Nous ne pouvons pas émigrer au Canada ou nous cacher sous notre lit. C’est le moment de prendre à bras le corps les options politiques démocratiques, ce n’est pas le moment de les rejeter ».

Cette analyse, cet appel à la mobilisation et à reconquérir la politique, relance le débat parmi tous ceux qui ont soutenu la candidature de Bernie Sanders. Entre ceux qui n’ont pas voté, ceux qui ont voté pour le « moindre mal » et ceux qui ont voté pour Jill Stein, pour les forces politiques organisées très faibles qui ont soutenu chacune de ces options, la discussion sera longue et les choix tactiques portant sur l’articulation entre la construction d’une nouvelle force de la gauche radicale et la bataille au sein du parti démocrate seront extrêmement complexes.

Le comité d’orientation de Solidarity, www.solidarity-us.org, fait une analyse comparable du résultat de l’élection et de ses causes mais insiste sur l’état de la gauche radicale et sur les nécessaires mobilisations à organiser.

« Le Green Party, l’alternative la plus visible à la gauche du parti démocrate, semble n’avoir obtenu qu’un pour cent des voix. Un résultat à la fois navrant pour ceux qui souhaitaient construire le parti comme la force de gauche et totalement insignifiant comparé au nombre de démocrates ou d’indépendants qui ont choisi de rester chez eux ou pire de voter pour Donald Trump. Il y a clairement un vide à gauche en Amérique. Nous devons battre le projet de l’extrême droite de suprématie blanche et de nationalisme que Donald Trump représente.

Nos vies en dépendent, littéralement. Mais la seule façon de battre la droite, c’est de construire la gauche.

Pour ce faire, il faut nous organiser. Nous devons construire un outil politique qui puisse donner à la gauche les moyens d’intervenir efficacement dans les élections, en commençant par le niveau local.

Nous devons soutenir et construire le mouvement Black Lives Matter, les luttes des sioux de Standing Rock contre le pipeline Dakota Access et les groupes de défense des droits des immigrants. Il est également vital de construire une organisation renouvelée de la classe ouvrière, comme le syndicalisme de base, mais qui comprenne également des formes nouvelles d’organisation qui puissent unir les travailleurs autour de la solidarité de classe et qui détruisent les discours racistes de droite sur la classe ouvrière blanche.

Enfin, nous avons besoin de construire une organisation révolutionnaire. Nous ne gagnerons pas un monde socialiste sans une organisation socialiste. Nous appelons tous ceux qui s’engagent dans le combat pour un monde juste à trouver, rejoindre et aider à construire une organisation révolutionnaire, que ce soit Solidarity ou un autre groupe. Ne prenez pas le deuil, organisez-vous ».

De son côté, Socialist Alternative, www.socialistalternative.org, qui s’était engagée dans la campagne de Jill Stein, fait une analyse assez proche.

« Socialist Alternative a soutenu Jill Stein et le Green Party qui ont obtenu plus d’un million de voix, parce qu’elle a su mettre en avant une plateforme qui s’adressait principalement aux travailleurs. La campagne de Jill Stein a eu de nombreuses limites mais, malgré celles-ci, les suffrages qu’elle a recueillis indiquent, encore faiblement, l’énorme potentiel qui existe pour le développement d’une alternative de gauche de masse. Un mouvement de masse contre Donald Trump devra s’adresser directement à la classe ouvrière blanche et expliquer comment nous pourrons bâtir un futur dans lequel tous les jeunes pourront avoir un avenir décent plutôt que de recréer un rêve américain en approfondissant les divisions raciales. Un tel avenir ne pourra être atteint que par des orientations politiques socialistes ».

Le plus important et le plus ancien des groupes politiques se référant au socialisme, Democratic Socialists of America (DSA), www.dsausa.org, que l’on classerait en Europe, pour faire vite, à gauche de la sociale démocratie, intervient en tant que courant politique aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du parti démocrate. Une de ses dirigeantes, Marta Svart, expliquait, après la convention démocrate, qu’il ne s’agissait pas de réformer le parti démocrate, mais de le prendre. Au lendemain de l’élection de Donald Trump, DSA cherche les moyens de regrouper ceux que l’on appelle maintenant les « sanderistas », autour d’un programme progressiste basé sur la réforme des impôts, l’accès libre à un enseignement supérieur et à un système de santé de qualité et l’investissement électoral public dans les infrastructures et les énergies alternatives. C’est sur ces bases que DSA entend soutenir et organiser les candidatures de gauche, qu’elles viennent des organisations radicales, des mouvements sociaux, de l’aile « anti corporate » du parti démocrate ou de personnalités indépendantes. C’est pourquoi DSA s’implique dans la plateforme électorale Left Elect, mise en place notamment à l’initiative de Solidarity.

Dans un communiqué « nous luttons pour le socialisme et contre la barbarie », DSA déclare que « nous devons continuer à mettre en œuvre cet ordre du jour, de plus en plus fermement, tout à la fois en élisant de plus en plus d’insurgés à tous les niveaux du gouvernement et en construisant une force socialiste de classe dans nos syndicats, dans les mouvements sociaux et dans les campagnes électorales.

Aucune de ces actions ne pourra être victorieuse sans un changement radical dans le rapport de forces. En l’absence d’une pression massive de la part des mouvements sociaux démocratiques, les mouvements qui veulent perturber et remettre en cause le travail quotidien de nos institutions antidémocratiques, et sans le développement d’une force électorale qui regroupe les militants noirs, féministes, LGBTQ et syndicalistes, les intérêts des grandes entreprises continueront à dominer l’agenda politique. Les neuf mille membres de DSA, dont près de deux mille nous ont rejoint cette semaine, croient que le meilleur moyen de résister et de battre le trumpisme est de construire un mouvement démocratique et socialiste puissant et organisé, un mouvement qui deviendra aussi divers que la classe ouvrière elle-même. La révolution de Bernie Sanders nous a fait avancer d’un pas vers une gauche plus puissante et plus affirmée, qui pourra se mobiliser pour des réformes trop longtemps attendues, que le peuple de ce pays réclame désespérément, telles que le salaire minimum à quinze dollars ou l’éducation universitaire financée par les fonds publics. Le centrisme néo libéral d’Hillary Clinton a montré qu’il était incapable de s’opposer à l’extrême droite suprématiste. Pour aller de l’avant, il nous faut un mouvement pour un socialisme démocratique.

C’est pourquoi nous appelons les militants de la campagne de Bernie Sanders et tous les autres à rejoindre une organisation qui œuvre pour placer le socialisme démocratique au centre de la vie politique américaine ».

Plus que d’une recomposition de la gauche américaine, c’est d’un véritable sentiment de l’urgence historique dont témoignent toutes ces prises de position. Quelles que soient leurs divergences actuelles, les faibles forces organisées de la gauche radicale américaine ont maintenant pris conscience de leurs responsabilités dans l’émergence des mouvements sociaux en cours et de la nécessité de leur donner un cadre unificateur qui reprendra les grandes avancées de la campagne de Bernie Sanders et qui tentera d’unifier les énergies des millions de personnes qui s’y sont engagées d’une manière ou d’une autre.

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 18:11

 

Tous les hôpitaux d'Alep-Est seraient hors service (Reuters)

 

Tous les hôpitaux des quartiers est d'Alep aux mains des insurgés sont désormais hors service, après des jours d'intenses bombardements sur la grande ville du nord de la Syrie.

Samedi 19 Novembre 2016, au moins quarante huit personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans Alep-Est lors de bombardements aériens et de tirs d'artillerie, rapporte l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

« La destruction de ces infrastructures essentielles prive la population assiégée mais déterminée de centres de soins vitaux et les laisse mourir », écrit la direction sanitaire locale dans un courrier électronique adressé à Reuters par un membre de l'opposition syrienne, Vendredi 18 Novembre 2016.

Selon Elizabeth Hoff, représentante de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Syrie, les organisations humanitaires placées sous la direction de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et présentes du côté turc de la frontière « ont confirmé que tous les hôpitaux d'Alep étaient hors service ».

L'OSDH, une Organisation Non Gouvernementale (ONG) basée à Londres qui rend compte du conflit grâce à un réseau d'informateurs sur place, assure en revanche que certains centres hospitaliers de la partie assiégée de ville continuent à prodiguer des soins. Mais, ajoute-t-il, les bombardements dissuadent les habitants de s'y rendre.

A Washington, le gouvernement américain a condamné ces « horribles attaques » contre des hôpitaux et invité la Russie à prendre des mesures pour réduire le niveau de violence à Alep-Est et faciliter la livraison d'aide humanitaire. « Il n'y aucune excuse à ces actes haineux », dit la conseillère à la sécurité nationale, Susan Rice, dans un communiqué.

Plusieurs centres de soins ont été endommagés ces derniers jours par les bombardements et certains ont été directement visés, selon le personnel médical et des habitants.

Médecins Sans Frontières (MSF) estime que, depuis le début du mois de juillet 2016, les hôpitaux d'Alep-Est ont été touchés par des tirs ou des bombardements une trentaine de fois. « Il reste peu de médecins et il manque des fournitures médicales, avec l'impossibilité d'en envoyer », dit MSF.

Au total, deux cent soixante dix mille civils vivraient encore dans la zone et la population n'a, selon l'ONU, quasiment plus de vivres ni donc de médicaments, en raison de l'impossibilité de la ravitailler en aide humanitaire.

L'armée syrienne a repris ses raids aériens meurtriers Mardi 15 Novembre 2016 à Alep au terme d'une « pause » d'environ un mois.

Depuis cette date, environ cent quatre vingt personnes ont été tuées, dont une centaine à Alep-Est. Des combats au sol ont aussi lieu depuis Vendredi 18 Novembre 2016 à la périphérie des quartiers d'Alep Est.

L'aviation russe, qui appuie les forces gouvernementales dans le cadre du soutien militaire apporté par Moscou au régime du président Bachar al Assad, assure ne pas participer à ces opérations mais dit intervenir sur d'autres fronts.

L'opposition les accuse de viser délibérément des cibles civiles, ce que les deux parties démentent.

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 17:56

 

https://www.ensemble-fdg.org/content/communique-du-collectif-national-densemble-des-19-et-20-novembre-2016

 

Communiqué du collectif national d’Ensemble du Samedi 19 Novembre et du Dimanche 20 Novembre 2016

 

Concernant les échéances électorales de 2017, du fait de l’absence de consensus, une consultation s'est faite autour de trois positions soumises à la discussion des membres d'Ensemble. Trente pour cent des militants votaient pour la première position, vingt six pour cent des militants votaient pour la deuxième position, quarante deux pour cent des militants votaient pour la troisième position et il y avait deux pour cent d'abstentions.

Considérant les points majoritairement exprimés dans le vote des collectifs locaux, Ensemble appelle à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Ensemble fera campagne dans un cadre commun, large et pluraliste, intégrant toutes les forces qui soutiennent cette candidature.

Ensemble fera cette proposition notamment au mouvement de la France Insoumise, au Front Commun et, s'ils décident de soutenir Jean-Luc Mélenchon, au Parti Communiste Français (PCF) et à des courants écologistes.

Ensemble se battra pour construire des candidatures unitaires aux élections législatives partout où c'est possible rassemblant le mouvement de la France Insoumise, le PCF, Europe Ecologie Les Verts (EELV), des socialistes en rupture, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), des forces sociales et des groupes citoyens qui s'opposent à la droite et à l'extrême-droite et qui veulent une politique de gauche en opposition à la politique du gouvernement de François Hollande. Nous chercherons à éviter la division mortifère de la gauche de transformation sociale et écologiste.

Ensemble poursuit une démarche de rassemblement unitaire et citoyen, notamment dans le cadre de l'appel des cent.

Ensemble développera un projet politique en insistant sur le rôle primordial du mouvement populaire pour changer la société et sur les ruptures nécessaires avec le système capitaliste.

A l’issue de cette phase de débat qui a traversé notre mouvement sur les échéances de 2017, il est essentiel de se rassembler pour développer ces objectifs, ce qui implique également de respecter la position des camarades qui ne partagent pas ce choix concernant les élections présidentielles.

Le prochain collectif national qui se réunira au début de l'année 2017 fera le point sur les avancées de ces différents objectifs.

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 17:37

 

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/191116/nous-nacceptons-pas-de-voir-notre-passe-commun-insulte-par-jean-luc-melench

 

Dans un texte collectif, Alain Krivine et neuf autres anciens ou toujours militants de la quatrième internationale s’indignent des accusations lancées par Jean-Luc Mélenchon contre Paulo Paranagua, aujourd’hui journaliste au Monde. « S’il est un principe chèrement acquis face au stalinisme », écrivent-ils, « c’est que le débat politique ne saurait être remplacé par la criminalisation de l’adversaire ».

 

Nous n'acceptons pas de voir notre passé commun insulté par Jean-Luc Mélenchon

 

Par Alain Krivine, Hubert Krivine, Alain Cyroulnik, Samy Joshua, Mario Klashko, Michael Löwy, Charles Michaloux, Pierre Rousset, François Sabado et Charles André Udry.

 

Samedi 19 Novembre 2016

 

Nous venons de lire le blog de Jean-Luc Mélenchon qui, pour s’en prendre à la couverture de sa campagne présidentielle par le Monde, choisit de calomnier le passé militant d’un des journalistes de cette rédaction, en charge de l’Amérique Latine. Paulo Paranagua est ainsi décrit par le candidat de la France Insoumise comme un « assassin repenti » en tant qu'ancien dirigeant de la « fraction rouge de l'Ejercito Revolucionario del Pueblo (ERP) d'Argentine », qu’il qualifie de « groupe de provocateurs ». Jean-Luc Mélenchon n’hésite pas à qualifier Paulo Paranagua de « muse de la Central Intelligence Agency (CIA) », l’accusant à demi-mots d’être responsable « de la mort de toutes les personnes qui l’ont approché sur place ».

Ces accusations sont lancées sans l’ombre du début d’une preuve et sans qu’aucun fait ne viennent les étayer. C’est inacceptable.

Les soussignés s'indignent de ces accusations qu’ils jugent contraires à toute éthique militante. S’il est un principe que doit défendre le mouvement ouvrier et social, chèrement acquis face au stalinisme, c’est que le débat politique, aussi vif soit-il, ne saurait être remplacé par la calomnie et la criminalisation de l’adversaire. Le problème n’est donc pas notre désaccord politique actuel avec le journaliste Paulo Paranagua, en raison de sa défense de l’ordre néo-libéral international ou de ses attaques contre les forces progressistes d’Amérique Latine.

Jamais ces désaccords d’aujourd’hui ne nous autoriseront à insulter l’histoire militante collective à laquelle, jeune militant de la quatrième internationale, il a participé.

En traitant  la fraction rouge  de l’ERP d’Argentine de provocateurs, d’assassins et d’agents de la CIA, Jean Luc Mélenchon insulte un groupe de révolutionnaires qui, durant les années 1970, s’affrontèrent au régime militaire, entre 1966 et 1973, et à l’Alliance Anticommuniste Argentine, escadron de la mort qui fit des milliers de victimes, puis combattirent la dictature militaire argentine réinstallée en 1976. Comme d’autres groupes, guévaristes, péronistes de gauche et socialistes révolutionnaires, ces militants pratiquaient la lutte armée, pour résister au plus criminel des régimes militaires de l’époque. Nombre d’entre eux ont été assassinés, torturés et emprisonnés par la dictature. Dont Paulo Paranagua, militant brésilien engagé par internationalisme en Argentine, qui fut arrêté, torturé et emprisonné, avant d’être expulsé vers la France à l’issue d’une campagne internationale de soutien.

Nous pouvons aujourd’hui revisiter la question de la violence révolutionnaire et, évidemment, nous questionner sur les impasses de la lutte armée, thème d’ailleurs déjà débattu à l’époque. Mais, en aucun cas, Paulo Paranagua et les dirigeants de l'ERP d'Argentine ne furent des « assassins à la solde de la CIA ». Ils furent, à l’époque, nos camarades de lutte et d’espoir.

Les soussignés, alors militants de la quatrième internationale et quelles que soient aujourd’hui leurs positions, n'acceptent pas de voir leur passé commun insulté par Jean-Luc Mélenchon.

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 16:45

 

https://gazettedebout.fr/2016/11/18/quolivier-besancenot-pense-de-nuit-debout

 

http://www.revue-ballast.fr/olivier-besancenot

 

Ce qu’Olivier Besancenot pense du mouvement des Nuits Debout

 

Vendredi 18 Novembre 2016

 

La revue Ballast a publié un entretien fleuve avec Olivier Besancenot, porte parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), où il prend le temps de détailler sa pensée, loin des débats dictés par l’actualité médiatique.

 

C’est un échange très intéressant, où il est souvent question du mouvement des Nuits Debout, dont l’homme politique a fréquenté les assemblées générales.

 

Morceaux choisis.

 

« Prendre le pouvoir sans se faire prendre par le pouvoir, voilà l’hypothèse stratégique sur laquelle il faut plancher. Ne serait-ce qu’à Nuit Debout, à une moindre échelle, ce type de problématique s’est posé et vous le savez bien. L’assemblée générale doit-elle décider de tout, évitant ainsi les récupérations ? Mais si la démocratie meurt au sortir de l’assemblée générale et que tu t’interdis toute forme de délégation, même contrôlée, le vide politique créé est occupé par d’autres, en l’absence d’un système pensé et assumé qui permet de désigner des mandataires contrôlables et révocables, des représentants autoproclamés se chargeront de parler au nom d’un mouvement muet. Il faudrait décider à la base le maximum de choses possibles, tout ce qui peut l’être, en acceptant de déléguer à une échelle supérieure uniquement ce qui doit l’être. Et en s’assurant que cette délégation soit contrôlable et révocable par la base à tout instant. Nuit Debout n’est pas parvenu à résoudre ce genre d’équation ».

 

Olivier Besancenot se dit également ravi que les drapeaux, NPA compris, aient été écartés de la place de la république pendant le mouvement. « Les militants des partis étaient les bienvenus. Sauf à y aller drapeau déployé, ou pour faire son marché, ce qui n’est pas très élégant et en dit déjà beaucoup sur ton projet de société ».

 

Il évoque le mouvement Global Debout qui s’est développé spontanément dans les villes du monde entier et plaide pour la convergence des luttes, « il aurait fallu, durant Nuit Debout, interdire de parler d’autre chose que de la loi travail ? Et la Palestine, le droit des femmes, l’économie politique, l’écologie et la cause animale, il aurait fallu ne garder qu’une seule commission place de la république. Dès lors que nous parlons d’une maison des causes communes, chacun vient avec sa pierre à l’édifice et entend faire partager son combat. Il n’y a rien de plus logique. La question devient donc celle de la convergence, qui n’est pas l’uniformisation qui arrondit les angles ».

 

Bien entendu, Nuit Debout n’est pas l’élément central de cet entretien. Olivier Besancenot parle aussi de la définition de la république, de son refus de boycotter les élections présidentielles, de la violence et des rapports de domination sur les plateaux de télévision. Il évoque la philosophie, surtout Jacques Rancière, ainsi que les raisons pour lesquelles il faut résister à la tentation du repli minoritaire. Bref, un article long mais très complet qui permet de mieux cerner le personnage.

 

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 16:28

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/pourquoi-nous-marchons-a-paris-contre-donald-trump_1851965.html

 

Pourquoi nous marchons à Paris contre Donald Trump

Samedi 19 Novembre 2016, des centaines de personnes défileront dans les rues de la capitale pour protester contre l'élection du nouveau président américain Donald Trump. Amy Hong, membre du comité organisateur de la marche Paris Against Trump, nous explique leur démarche.

Samedi 19 Novembre 2016 à 13 heures, Paris s'ajoutera à la liste des villes hors des États-Unis, telles que Berlin, Montréal, Mexico et bien d'autres, qui ont connu des manifestations contre Donald Trump. Nous, un collectif hétérogène comprenant des américains, des français et des citoyens internationaux, sommes derrière l'organisation de cette marche.

Depuis le lancement de cet événement public sur Facebook, nous avons attiré énormément d'intérêt, mais aussi des interrogations.

« Qui êtes-vous et qu’en attendez-vous ». Certaines personnes nous accusent de vouloir influencer les élections françaises du printemps prochain, persuadées que nous sommes un groupe de gauchistes contre la démocratie. Après tout, disent-ils, Donald Trump a été élu de manière démocratique.

La diversité contre Donald Trump

En raison de toutes ces spéculations, il est nécessaire de préciser que notre objectif n'est pas de contester la victoire de Donald Trump, ni le processus par lequel il est arrivé à la tête des Etats-Unis. Nous sommes seulement un groupe d'individus qui croit que Donald Trump représente une grave menace pour les droits humains et les valeurs fondamentales qui nous sont les plus chères. Notre constat est simple.

Le discours d'intolérance et la campagne de Donald Trump, essentiellement basée sur la peur, prennent pour cibles des groupes vulnérables, tels que les immigrés, les musulmans, les minorités en général et les personnes issues de la communauté LGBT. Ces propos ont un impact direct sur le tissu humain de nos sociétés.

Le comité Paris Against Trump a été créé il y a moins d'une semaine pour lutter contre cela. Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois Dimanche 13 Novembre 2016, la diversité de notre groupe nous a sauté aux yeux. Parmi nous, il y a des anticapitalistes et des pro-capitalistes, des gens qui adorent Hillary Clinton et d'autres qui la détestent, il y a des artistes, des enseignants et des personnes qui travaillent dans le marketing. Nous venons de pays, de milieux et de conditions socio-économiques variés. 

Mais, malgré toutes ces différences, nous partageons deux choses, la tolérance, ainsi qu'une expérience particulière. Celle de se réveiller le Mercredi 9 Novembre 2016 dans un état d'horreur et de choc, en se demandant, « qu’arrive-t-il quand l'inimaginable, car cela semblait impossible la veille, devient réalité ».

Cette élection impacte nos vies

Nous discutons quotidiennement des raisons pour lesquelles nous désapprouvons Donald Trump et de la façon dont cela nous impacte, américains, européens et citoyens du monde, et continuera à impacter nos communautés et nos vies.

Emilie, une enseignante française, engagée dans la lutte de la protection de l'environnement, se demande quelles conséquences aura cette élection sur l'accord de Paris maintenant que Myrion Ebell, directeur d'un think-tank climatosceptique, a été choisi pour gérer la transition de l’agence de protection de l’environnement (EPA). Tobias, un graphiste allemand, tremble d'effroi devant les messages de haine diffusés pendant la campagne, ils lui rappellent une sombre partie de l'histoire de son pays. Leah, une chanteuse américaine également professeure d’anglais à Paris, n'arrive pas à croire que le prochain président des États-Unis sera un homme qui se vante d'avoir agressé sexuellement des femmes et de ne pas avoir payé d'impôts pendant plus de vingt ans.

Youssef, un jeune étudiant américain, nous a raconté qu'à Boston, la ville multiculturelle d'où il vient, ses cousins ont été harcelés après avoir parlé arabe dans la rue et que sa mère a désormais peur de porter son hijab. Il se demande également si Donald Trump créera, comme il l'a dit, un registre pour tous les américains musulmans et quel impact ce registre aura sur ses proches. Marva, une étudiante noire américaine en histoire de l'art, se demande ce que signifie la nomination de Stephen Bannon, un héros parmi les suprémacistes blancs, comme un des principaux conseillers de Donald Trump.

Le racisme ne connaît pas de frontière

Dans toutes ces discussions, la conclusion est la même, l'élection de Donald Trump, bien que démocratique, ne change en rien son attitude antidémocratique, ni le péril majeur qu'il peut représenter pour différentes communautés, à l'échelle nationale et mondiale. Après tout, nous vivons dans un monde globalisé, où beaucoup de problématiques, telles que le changement climatique, la stigmatisation, le racisme et l'immigration, ne connaissent pas de frontières.

Samedi 19 Novembre 2016, lors de notre événement Paris Against Trump, nous marcherons dans le but d'apporter notre soutien et notre solidarité envers les minorités vulnérables, de plus en plus attaquées par le camp du nouveau président durant sa vicieuse campagne électorale.

Plus globalement, nous marcherons afin de montrer au monde que nous existons et que nous ne sommes pas d'accord avec tout ce que Donald Trump représente. Notre message est le suivant, les citoyens, peu importe leur origine, ne soutiennent pas ce discours de haine, ces techniques d'intimidation et ces politiques clivantes. L'avenir de notre monde est en jeu et nous sommes prêts à le défendre.

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 16:05

 

https://gazettedebout.fr/2016/11/17/aider-les-refugies

 

https://blogs.mediapart.fr/pierre-alain-mannoni/blog/111116/pourquoi-j-ai-secouru-des-refugies

 

Pourquoi j’ai secouru des réfugiés

 

Pierre-Alain Mannoni est poursuivi en justice pour avoir secouru des réfugiés, son procès se tiendra au palais de justice de Nice a la date confirmée du Mercredi 23 Novembre 2016 à 13 heures 30

 

J’ai quarante cinq ans et deux enfants. Je suis fonctionnaire de l'éducation nationale, ingénieur d'étude dans un laboratoire de recherche du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à l'université de Nice Sophia Antipolis et enseignant à la faculté des sciences de Nice. Je n'étais pas jusqu’à présent militant politique ou associatif.

Dans ma famille, nous sommes corses. J’ai passé toutes mes vacances au village de Pero-Casevecchie dans la maison de mon grand-père, le médecin du canton qui faisait ses visites à cheval. Au village, presque cinquante ans après sa mort, les gens en parlent encore car que ce soit en pleine nuit à l’autre bout du canton, que ce soit un bandit blessé ou un paysan qui n’ait pas de quoi payer, il soignait. Dans les récits que me racontait mon père et dans les expériences que j’ai vécu là-bas, j’ai appris et j'ai compris qu’on ne laisse pas quelqu’un en danger sur le bord de la route, d’abord parce que c’est la montagne mais aussi parce que c’est une question de dignité. Ou d’honneur comme on dit.

J’ai la chance d’avoir des enfants et en tant que père avec la garde partagée, j’ai pris cette tâche pas évidente très au sérieux. Pas évidente car aujourd’hui le monde va mal que ce soit d’un point de vue social ou environnemental alors au delà d’une « bonne situation », ce que je souhaite pour mes enfants, c’est qu’ils soient l’espoir d’un monde meilleur.

Le Dimanche 16 Octobre 2016 en rentrant en voiture de la fête de la brebis à la Brigue avec ma fille de douze ans, nous avons secourus quatre jeunes du Darfour. La Brigue est un village français dans la vallée de la Roya qui est frontalière de Vintimille en Italie. C’est dans cette vallée que sont régulièrement secourus les hommes mais surtout les femmes et les enfants qui se trouvent sur ces routes de montagnes et qu’on appelle migrants. Ces quatre jeunes étaient complètement perdus et se dirigeaient à pied, certains en bermuda, vers les montagnes enneigées. Avec ma fille nous les avons ramenés à Nice, ils ont mangés et dormi avec nous dans mon appartement de quarante mètres carrés.

Le lendemain comme tous les jours d’école nous nous sommes levés à 6 heures 15. Ils sont venus avec moi déposer ma fille à l’école puis je les ai déposés dans une petite gare peu surveillée par la police et je leur ai payé un billet de train pour la première partie du trajet. Ils devaient retrouver leur famille à Marseille.

C’était ma première action de secours envers ces migrants. Pourquoi je l’ai fait ce jour là ? Jusqu’à présent avec mes enfants j’avais déposé des vêtements à la croix rouge à Vintimille, des chaussures et un sac à dos, pour aider mais aussi pour leur montrer qu’il y a des injustices dans le monde et que chacun de nous peut faire quelque chose. Là c’était la deuxième fois que je voyais un groupe sur le bord de la route.

La première fois j’avais hésité, je n’avais pas eu le courage, mais cette fois-ci il y avait ma fille et j’ai pu lui montrer l’exemple.

Le lendemain Lundi 17 Octobre 2016, après une soirée chez des amis dans cette même vallée, sur le retour vers Nice, je décide de m'arrêter dans ce camp pour migrant à Saint Dalmas de Tende, un bâtiment désaffecté pour colonies de vacances de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) qui a été ouvert en urgence quelques heures auparavant, sans autorisation, par un collectif d’associations dont la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Amnesty International et un tas d'associations nationales et locales. L’ouverture de ce lieu à fait l’objet d’un communiqué de ces associations dans les médias. Je sais bien que mon retour vers Nice est une opportunité d’en sortir quelques-uns de ce lieu sans eau ni électricité et ou la température en pleine nuit ne doit pas dépasser dix degrés. Je décide d’en ramener chez moi et de les déposer à la gare le lendemain.

Ce sont trois filles qu’on vient d’aller chercher à l’étage. Elles sont contentes de ma proposition me dit-on car elles sont attendues par une association à Marseille pour être soignées. Quand je les vois mon coeur se déchire. Elles ont peur, elles ont froid, elles sont épuisées et elles ont des pansements aux mains et aux jambes, l’une boite en faisant des grimaces de douleurs et l’autre ne peut pas porter son sac avec sa main blessée. J’apprendrais plus tard que l’une d’elles est la cousine de la jeune fille tuée sur l’autoroute vers Menton quelques semaines avant.

Elles ne parlent ni français, ni anglais. Il faut marcher une centaine de mètres pour rejoindre ma voiture et cela prend très longtemps car l’une marche très difficilement. J’en profite pour essayer de savoir de quel pays elles sont. Elles sont érythréennes. Une fois dans la voiture, je constate qu’elles n’ont jamais utilisé de ceinture de sécurité. Je suis dans l’embarras de m’approcher d’elles qui ont peur pour leur mettre la ceinture. Elles n’ont pas peur de moi mais dans leurs yeux je lis qu’elles savent que rien n’est gagné. Il ne faut pas être un génie pour comprendre qu’au long des six mille kilomètres qu’elles ont fait pour arriver jusqu’ici, elles ont fréquenté la mort et le cortège d’horreurs qu’on n’ose imaginer. Je démarre avec à mon bord ces filles dont je dois prendre soin et que je dois amener à bon port. J’éteins la radio, la situation est suffisamment incroyable.

Nous n’arriverons pas à Nice. Au péage de la Turbie, les gendarmes nous arrêtent et nous conduisent à la Police de l’Air et des Frontières (PAF). Ils m’ont séparé des érythréennes. Ce n’est pas clair ce qu’ils ont fait d’elles, mais je ne crois pas qu’elles aient été soignées. Elles auraient été renvoyées au sud de l’Italie comme cela se fait souvent.

Les policiers m’ont dit qu’au moins l’une d’elle était mineure. Je n’ai pas réussi à les protéger.

Après trente six heures de garde à vue, j’ai été libéré sous contrôle judiciaire. Ma voiture a été saisie ainsi que mon téléphone et je n’ai pas le droit de quitter Nice sauf pour emmener mes enfants à l’école mais il n’y pas de transport en commun à moins de les réveiller à 5 heures 30 du matin. Mon procès sera  renvoyé à une date ultérieure, à la même date que celui de Cédric Herrou membre d’associations humanitaires qui secourent les personnes en danger dans la vallée de la Roya et qui est également poursuivi pour avoir aidé des étrangers.

Le lendemain de ma libération, alors que, coup du sort, je me retrouvais à secourir un accidenté de la route qui se vidait de son sang en bas de chez moi, un jeune migrant est mort percuté par une voiture sur l’autoroute à Menton, il a été projeté par dessus le parapet du viaduc et a fait une chute de plusieurs dizaines de mètres. Venu du bout du monde, perdu sur l’autoroute et mort à vingt kilomètres de chez moi.

Mon geste n’est ni politique, ni militant, il est simplement humain et n’importe quel citoyen lambda aurait pu le faire et que ce soit pour l’honneur de notre patrie, pour notre dignité d’hommes libres, pour nos valeurs, nos croyances, par amour ou par compassion nous ne devons pas laisser des victimes mourir devant nos portes. L’histoire et l’actualité nous montrent suffisamment que la discrimination mène aux plus grandes horreurs et pour que l’histoire ne se répète plus, nous devons valoriser la solidarité et éduquer nos enfants par l’exemple.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 15:39

 

https://www.change.org/p/solidarité-avec-les-solidaires

 

Solidarité avec les citoyens solidaires des réfugiés

Face à l’afflux de réfugiés dans le département des Alpes Maritimes, et plus particulièrement dans la vallée de la Roya, l'état n’a réagi qu’en  renforçant la présence de militaires et de forces de police, renvoyant notamment,  au mépris de la loi, les mineurs en Italie, au lieu de les protéger.

Un certain nombre de citoyens solidaires, comme Cédric Herrou et Pierre-Alain Manonni, qui doivent comparaître le Mercredi 23 Novembre 2016 à 13 heures devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nice au motif « d'avoir facilité l’entrée, la circulation et le séjour irrégulier », en application du six cent vingt deuxième article du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA), pouvant entraîner jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et trente mille euros d’amende, de plusieurs mineurs, femmes et hommes, venus demander l’asile en Europe, sont outrés par l’absence de prise en charge des pouvoirs publics. Ils aident ces personnes en détresse, simplement par humanité, conformément aux valeurs de la république française.

Comment punir quelqu’un qui apporte secours à des personnes en danger ?

Alors que, comme tant d’autres, ils se substituent simplement à l'état français, celui de la cinquième puissance mondiale et des droits de l’homme, qui refuse d’apporter assistance aux réfugiés en zone frontalière, se plaçant ainsi en dehors du droit international.

La solidarité n’est pas un crime, la solidarité n’est pas illégale.

Les associations et les citoyens signataires demandent la relaxe immédiate des prévenus solidaires.

 Premiers signataires :

Fédération des Alpes Maritimes de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), fédération des Alpes Maritimes du Parti Communiste Français (PCF), union départementale des Alpes Maritimes de la Confédération Générale du Travail (CGT), fédération des Alpes Maritimes d'Ensemble, fédération des Alpes Maritimes d'Europe Ecologie Les Verts (EELV)

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 21:06

 

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/11/16/le-journaliste-olivier-bertrand-raconte-ses-jours-kafkaiens-de-prison-en-turquie_5032012_4832693.html

 

Le journaliste Olivier Bertrand raconte ses jours « kafkaïens » de prison en Turquie

Il revient sur ses trois jours en prison, une lucarne « sur ce que vivent ces temps-ci, de façon infiniment plus grave, des dizaines de milliers de turcs ».

Par Big Browser

Olivier Bertrand, journaliste du site www.lesjours.fr, a été détenu par la police turque entre le Vendredi 11 Novembre et le Dimanche 13 Novembre 2016. Il a été arrêté dans la ville de Gaziantep près de la frontière syrienne alors qu’il visitait « une école clandestine dans un quartier pauvre de banlieue » pour réfugiés syriens. Depuis ce moment jusqu’à sa libération, deux jours plus tard, il ne saura jamais vraiment pourquoi il était en état d’arrestation. « Moment désagréable, qui est aussi une petite lucarne entrouverte sur ce que vivent ces temps-ci, de façon infiniment plus grave, des dizaines de milliers de turcs », écrit-il dans le récit de sa captivité publié le Mercredi 16 Novembre 2016, à lire en intégralité sur www.lesjours.fr.

Olivier Bertrand raconte l’incompréhension, l’absence de communication, la peur et l’attitude changeante des différents policiers à son égard. En tant que journaliste étranger, il est considéré comme un espion potentiel.

Un policier lui dit clairement qu’il l’a vu prendre des photos du quartier.

En tant que journaliste étranger, il bénéficie aussi du soutien de son ambassade, « qui s’efforçait tout le week-end de ne pas perdre la trace pour demander mon départ sans vexer les autorités ». Il devinait, quand un de ses interlocuteurs méprisants se faisait « mielleux », que les pressions françaises avaient leur effet. A propos des policiers qui décident de l’arrêter, il dit « qu’ils veulent comprendre ce que je fais là. Ils veulent mes numéros de téléphone, savoir où je vais aller ensuite et sur quoi je travaille. Curieusement, ils ne me demandent pas où je loge à Gaziantep, ni où je suis allé avant. Ni même pour quel média je travaille. Je me demande s’ils savent tout cela et si notre arrestation est vraiment fortuite. D’un bout à l’autre de ces quelques jours, je n’aurai jamais de traducteur officiel et je ne saurai jamais formellement ce que l’on me reproche, ni dans quel service je me trouve ».

Il passe d’un centre de rétention « qui ressemble à une prison » dans la banlieue de Gaziantep à un autre dans la région d’Istanbul, les journées dans la cellule passées à lire un livre, « un roman de Yachar Kemal, un recueil épais de quatre tomes de la saga de Mèmed le Mince. Je n’en reviens pas qu’on m’ait laissé mon livre. C’est un trésor au moment de goûter à l’enfermement ou à chasser les mouches » avec un codétenu iranien.

Avant de remonter dans l’avion qui le ramènera à Paris, Olivier Bertrand « demande une dernière fois à l’homme qui parle anglais pourquoi tout cela, ce qu’on me reproche ».

Il répond « sorry if we make a mistake ».

Une phrase en guise d’épilogue pour « ces quelques jours kafkaïens » aux mains des policiers turcs, que le journaliste met en perspective, « j’ai conscience d’être un journaliste occidental, à ce titre infiniment moins menacé qu’un enseignant turc, par exemple. Mais le président Recep Tayyip Erdogan, isolé, monte son pays contre l’Europe et contre la France et il veut faire payer à chaque fois qu’il le peut l’humiliation de la porte européenne refermée ».

Depuis la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016, que le gouvernement turc impute à un réseau lié au prédicateur Fethullah Gülen, une purge a frappé les médias et les journalistes turcs. Selon l’association des journalistes de Turquie (TGC), cent soixante dix organes de presse ont été fermés, sept cent soixante dix sept cartes de presse ont été annulées et cent cinq journalistes ont été placés en détention. Le dernier en date est Akin Atalay, président du directoire du quotidien d’opposition Cumhuriyet, arrêté, comme Olivier Bertrand, le Vendredi 11 Novembre 2016. Il est toujours en prison, comme une dizaine de ses collègues, accusés d’activités « terroristes ».

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:43

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/11/14/sfr-l-operateur-precise-les-metiers-qui-seront-concernes-par-le-plan-de-depart_5031150_3234.html

 

La Société Française de Radiotéléphone (SFR) précise les métiers qui seront concernés par le plan de départ

La direction a livré les premiers détails des départements touchés par son plan de réduction des coûts, qui prévoit la suppression d’un tiers de ses effectifs.

Par Sandrine Cassini

Les documents livrant le détail de la réduction des coûts chez SFR avaient fait l’objet d’un bras de fer entre les syndicats et la direction la semaine dernière. Lundi 14 Novembre 2016, les dirigeants de l’opérateur de télécommunications ont finalement consenti à livrer les premiers détails du plan qui prévoit la suppression de cinq mille postes, soit un tiers des effectifs à compter du milieu de l'année 2017.

Pour le moment, l’opérateur n’est pas allé jusqu’à cibler les postes qui seront supprimés mais il précise, site par site, les « familles de métiers », support à la vente, management intermédiaire et relation client, qui seront touchées. Même s’ils ne répondent pas entièrement à toutes les questions, ces documents, que le Monde a pu consulter, doivent permettre aux salariés de commencer à réfléchir à leur avenir et à décider d’opter ou pas pour le plan de départ volontaire, qui s’ouvrira au printemps 2017.

En menant sa réorganisation, Michel Paulin, le directeur général de SFR, souhaite simplifier la structure et les offres et supprimer les couches managériales inutiles. Sans surprise, aucun département de l’opérateur n’échappe à la réduction des coûts.

Hémorragie au service client

Le BTOB, qui gère la clientèle entreprise et emploie trois mille cent quarante personnes, va voir ses effectifs amputés de vingt à vingt cinq pour cent. La mesure va se traduire par le départ de six cent vingt huit à sept cent quatre vingt cinq personnes. Les mots d’ordre sont la simplification de la structure commerciale et des offres et la digitalisation.

Autrement dit, il faut convertir les échanges au numérique. Même hémorragie pour le service client à destination du grand public, dont l’effectif de mille trois cent personnes va perdre entre quatre cent cinquante cinq et cinq cent vingt salariés, soit entre trente cinq et quarante pour cent des effectifs. Là aussi, l’opérateur compte sur le numérique pour remplacer les communications téléphoniques et le support afférent.

Les fonctions supports, comme la direction financière, qui compte sept cent trente salariés, vont être réduites de trente à trente cinq pour cent, même chose pour le secrétariat général et ses quatre cent dix salariés.

La partie système d’information, dont le fonctionnement a été profondément modifié, dans la mesure où les budgets consacrés aux projets réalisés à l’extérieur ont été revus drastiquement à la baisse, va fondre de vingt cinq à trente pour cent. Il en sera de même pour la direction des ressources humaines et ses deux cent dix personnes. En revanche, l’activité réseau, qui compte deux mille deux cent dix personnes, est davantage préservée. Elle va perdre seulement entre dix et quinze pour cent de ses emplois.

 

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