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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 20:02

 

NI ASSAD NI BHL

 

La Turquie est le seul pays musulman de l’OTAN depuis 1952, il y a en Turquie d’importantes bases militaires étatsuniennes, comme par exemple la base d’Incirlik, c’est un pilier de la politique étatsunienne au Proche Orient longtemps avant la signature du traité de paix entre l’Egypte et Israël en 1979.

 

La Turquie connaît depuis plusieurs années sous la direction de l’AKP d’Erdogan une évolution vers des positions progressistes anti impérialistes et anti sionistes. Cette évolution est partielle, contradictoire et réversible. Je connais très mal la situation politique intérieure turque mais les principales divergences seraient des divergences entre l’AKP et l’armée turque, l’armée turque défend des positions occidentales traditionnelles et il y a des menaces permanentes de coup d’état de l’armée turque contre l’AKP. Les élections législatives du 12 juin 2011 confirmeront certainement la majorité AKP à l'assemblée nationale turque.

 

On me pose des questions relatives à mes positions par rapport à la révolution syrienne. Si mes messages ne sont pas suffisamment clairs et si vous connaissez mes positions par rapport à la Côte d’Ivoire ou bien par rapport à la Libye, vous imaginerez assez facilement mes positions relatives à la Syrie. Je refuse et je dénonce la fausse alternative entre Assad et BHL en Syrie, comme je refuse la fausse alternative entre Kadhafi et Sarkozy en Libye, comme je refusais la fausse alternative entre Ouattara et Gbagbo en Côte d’Ivoire. C’est la position la plus difficile. Pour les défenseurs du régime syrien, je suis un affreux méchant sioniste et pour les sionistes je suis un affreux méchant défenseur du régime syrien. En même temps, chaque situation nationale est absolument unique, aucune situation nationale n’est identique à aucune autre, Assad est Assad et n’est pas ni Kadhafi, ni Gbagbo, ni Nasrallah, ni Ahmadinejad, ni Mechaal. Remarquons au passage la prudence de Nasrallah par rapport à la question syrienne, Nasrallah prend très clairement position pour des réformes en Syrie et je vois beaucoup de convergences entre Nasrallah et Erdogan par rapport à la question syrienne. Comme d'autres, je crois à une opposition syrienne musulmane anti impérialiste, à une théologie de la libération musulmane. L'organisation musulmane traditionnelle, ce sont les Frères musulmans. Le plus important parti dans les pourcentages d’intentions de vote en Tunisie, c’est Ennahda, le plus important parti dans les intentions de vote en Egypte, ce sont les Frères musulmans égyptiens, et le modèle international de Ennahda, c’est clairement le modèle turc.

 

Il y a enfin un problème de médias. La journaliste française Mireille Delamarre part en guerre contre Sarah Leah Whitson, la directrice du bureau de l'organisation humanitaire anglo saxonne Human Rights Watch à Beyrouth, elle la dénonce nominalement comme si elle la connaissait personnellement. Elle la dénonce personnellement, c’est son choix, c’est son droit. Mireille Delamarre a deux accusations capitales contre Sarah Leah Whitson. Whitson serait sioniste, mais ce n’est pas le principal problème de Delamarre. La plus grave accusation de Delamarre contre Whitson, c’est l’accusation selon laquelle Whitson est une juive américaine. Delamarre fait de l’antisémitisme, c’est le problème de Delamarre, ce n’est pas le problème de Whitson. La deuxième accusation capitale de Delamarre contre Whitson est l’accusation selon laquelle Whitson est à Beyrouth et n’est pas à Damas. Delamarre ne comprend même pas le ridicule de sa position. Le gouvernement syrien interdit précisément toute présence et à fortiori tout travail des ONG et des journalistes occidentaux en Syrie. Delamarre organisera dès demain une formidable campagne pour l’obtention de visas et pour l’entrée des journalistes occidentaux en Syrie. Enfin, plus fondamentalement encore, il y a une et certainement une seule exception, il y a une journaliste française à Damas, elle connaît parfaitement bien la situation en Syrie précisément en raison de sa localisation géographique, mais ne le dites à personne, c’est bien sûr Delamarre elle-même.

 

Bernard Fischer

 

 

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 19:41

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-insurg%C3%A9s-libyens-entrent-dans-la-ville-yafran-105620077.html

Les insurgés libyens s’emparent de Yafran, dans le djebel

YAFRAN, Libye (Reuters) - Les insurgés libyens sont entrés lundi dans la ville de Yafran, à environ cent vingt kilomètres au sud-ouest de Tripoli, chassant les forces fidèles à Mouammar Kadhafi.

 

Cette localité du djebel Nafoussa était assiégée depuis plus d'un mois par les forces loyalistes et risquait de manquer de vivres, d'eau potable et de médicaments.

 

"Les insurgés disent qu'ils ont pris la ville", a témoigné un photographe de l'agence Reuters. "Nous sommes dans la ville (...) Il n'y a aucun signe de présence des forces de Kadhafi."

 

"Je vois des drapeaux des insurgés (...) Nous avons vu des affiches et des portraits de Kadhafi détruits", a-t-il ajouté.

 

On ignore si des forces fidèles au Guide libyen sont toujours présentes au sud de Yafran.

 

Le 2 juin, des avions de combat de la Royal Air Force y ont détruit deux chars et deux véhicules de transport blindés.

 

Yafran est située dans le djebel Nafoussa, région montagneuse dont la population majoritairement berbère

s'est soulevée contre le régime de Tripoli.

 

Les localités disséminées au long de la chaîne montagneuse qui va jusqu'à la frontière tunisienne ont été prises pour cible par les forces loyales au numéro un libyen.

 

Des habitants ayant fui les combats ont déclaré que Yafran avait été particulièrement exposée aux pénuries. Eau, vivres et médicaments commençaient à manquer.

 

Selon Abdoulrahmane, porte-parole des insurgés, les forces du colonel Kadhafi ont commencé à pilonner lundi matin avec des roquettes Grad la ville de Zintane, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Yafran.

 

"Deux civils sont morts en martyrs et un troisième a été blessé", a indiqué le porte-parole.

 

"Des affrontements entre révolutionnaires et membres des brigades (de Kadhafi) ont éclaté en milieu de journée dans le secteur de Bir Ayyad, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Zintane".

 

Trois véhicules blindés des forces loyalistes ont été détruits et les combats continuent, a ajouté Abdoulrahmane.

 

Les informations concernant Zintane ne peuvent être vérifiées de source indépendante, son accès étant interdit à la presse.

 

AJDABIAH VISÉE

 

Dimanche, des hélicoptères d'attaque de l'Otan sont intervenus dans l'Est de la Libye.

 

Selon le ministère britannique de la Défense, des "Apache" ont détruit une batterie de lance-roquettes sur la côte près de la ville pétrolière de Brega.

 

Une source militaire française a quant à elle indiqué, sans plus de précision, que des avions et des hélicoptères français opéraient tous les soirs depuis vendredi.

 

Lundi, les forces de Kadhafi ont également tiré des roquettes sur Ajdabiah, ville de l'Est tenue par les insurgés. Des affrontements ont éclaté sur le principal axe routier plus à l'ouest, d'après des sources rebelles.

 

Dans l'est de la Libye, les lignes de front ne bougent plus depuis des semaines, les deux camps semblant incapables d'avancer sur une portion de la route reliant Ajdabiah à Brega plus à l'ouest.

 

A Tripoli, le gouvernement libyen a condamné la visite éclair effectuée ce week-end par William Hague à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque et place forte de l'insurrection.

 

Le secrétaire au Foreign Office a invité le Conseil national de transition (CNT) à mieux préparer l'après-Kadhafi s'il veut éviter à la Libye un chaos à l'irakienne.

 

La semaine dernière, l'Alliance atlantique a décidé de prolonger de trois mois sa mission en Libye, entamée en mars sous couvert d'un mandat du Conseil de sécurité de l'Onu, pour tenter de pousser le colonel Kadhafi vers la sortie.

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 19:22

 

http://www.fr.news.yahoo.com/grandes-manifestations-%C3%A0-rabat-et-casablanca-pas-r%C3%A9pression-064249305.html

 

Grandes manifestations à Rabat et Casablanca, pas de répression

 

RABAT/CASABLANCA (Reuters) - De nouvelles manifestations antigouvernementales ont eu lieu dimanche au Maroc, à Rabat et Casablanca, et la police ne les a pas dispersées violemment contrairement aux précédentes.

 

Le mouvement a semblé prendre de l'ampleur, quelque soixante mille personnes ayant défilé à Casablanca selon les organisateurs, et dix mille à Rabat.

 

La police antiémeutes a été discrète, tandis qu'elle avait arrêté et frappé de nombreux manifestants ces dernières semaines.

 

"Ils ont fait les choses tactiquement et intelligemment, pour ne pas réveiller la colère contenue qu'a suscité la répression policière lors des précédentes manifestations", a dit Mounaim Ouihi, l'un des organisateurs.

 

A Rabat, les manifestants criaient "Le peuple veut la fin de la tyrannie ! Le peuple veut la fin de la corruption !".

 

Lors des révolutions tunisienne et égyptienne, la répression n'avait fait que renforcer le mouvement d'opposition.

 

Dimanche, la police a calmement regardé les défilés, où les manifestants réclamaient la chute du gouvernement et davantage de travail, de protection sociale et d'éducation.

 

Selon Mounaim Ouihi, de nouvelles manifestations auront lieu le week-end prochain à l'initiative du Mouvement du 20-février, en pointe dans l'organisation de la contestation.

 

Les manifestants ont brandi des posters de Kamal Amari, décédé jeudi des suites de ses blessures après des affrontements avec la police le 29 mai dans la ville de Safi (ouest).

 

Au ministère de l'Intérieur, une source a déclaré à l'agence Reuters que les autorités marocaines démentaient catégoriquement que son décès soit lié à cette manifestation.

 

Le certificat de décès établit que Kamal Amari a été victime d'un arrêt cardiaque et d'une défaillance respiratoire, a ajouté cette source, précisant qu'une enquête avait été ouverte et qu'une autopsie serait pratiquée.

 

A ce jour, des dizaines de blessés ont été signalés, mais aucun décès, en marge du mouvement de contestation qui s'est développé au Maroc, inspiré par le "printemps arabe".

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 19:41

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/300511/jean-bauberot-la-laicite-de-lump-cest-une-france-discriminatoire

 

Jean Baubérot : « La laïcité de l’UMP, c’est une France discriminatoire »

 

30 Mai 2011 Par Lénaïg Bredoux

 

 

Jean Baubérot est professeur émérite de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l'Ecole pratique des hautes études, et auteur de nombreux ouvrages dont Laïcités sans frontières, cosigné par Micheline Milot (Seuil, janvier 2011), et deux «Que sais-je?» (Histoire de la laïcité en France et Les Laïcités dans le monde). Souvent présenté comme un partisan d'une «laïcité ouverte», il réfute cette expression et défend une laïcité assurant à la fois la neutralité de l'Etat et la liberté de conscience en démocratie. Entretien.

 

Médiapart : Comment réagissez-vous à la résolution sur la laïcité que doit présenter mardi l'UMP à l'Assemblée nationale?

 

Jean Baubérot : Elle incarne une laïcité répressive. Or la laïcité doit à la fois combattre et pacifier. Historiquement, à travers des tensions internes et des tâtonnements, c'est ce qu'elle est parvenue à faire. Elle a réussi à construire des équilibres subtils qui, bon an mal an, ont fait fonctionner la République.

 

La laïcité «Umpétisée», en attendant d'être complètement lepénisée, n'est plus cela: quand on lit attentivement cette résolution, on s'aperçoit qu'elle est essentiellement souplesse à l'égard du catholicisme et fermeté à l'égard de l'islam.

 

L'interdiction pour les mères voilées d'accompagner les sorties scolaires, des femmes voilées dans les crèches, même privées, ou dans les sociétés privées qui concourent au service public, voire l'idée d'un «encadrement» des tenues dites religieuses dans les entreprises, tout cela risque de rendre très difficile pour ces personnes l'accès au marché du travail. Or c'est historiquement un facteur d'autonomie pour les femmes. Il est donc paradoxal de prétendre le faire au nom de leur émancipation. Cela n'a de logique propre que si on veut façonner les femmes qu'on dénonce, pour qu'elles ressemblent à ce qu'on les accuse d'être.

 

Médiapart : Plus généralement, quelles traces, selon vous, a laissé le «débat» organisé par l'UMP début avril sur l'islam et la laïcité?

 

Jean Baubérot : Jean-François Copé a ouvert le débat en affirmant qu'il enlevait ainsi un argument électoral à Marine Le Pen. Or cela a justement contribué à la mettre au centre du débat. Marine Le Pen devient même la championne de la laïcité dominante. Mais face à cela, la gauche ne sait pas trop quoi dire. Certains, s'ils ne sont pas d'accord avec le débat, sont d'accord avec son résultat, c'est-à-dire les propositions faites par l'UMP. D'autres sont sur une position plus ferme selon laquelle c'est l'Etat qui doit être laïque, et pas une pseudo-laïcité imposée aux citoyens.

 

Or, depuis la création du Pacs, il n'y a plus d'avancée quant à l'Etat laïque: sur la bioéthique et l'euthanasie, la France est très timide. Pourtant, il s'agit là de séparer la loi de l'Etat et des morales religieuses.

 

Il faut donc reconstruire un discours offensif et dynamique de la gauche à opposer à la droite en terme de laïcité. Quel paradoxe quand on songe que, jusqu'aux années 1980, la laïcité était un des marqueurs de l'identité de gauche! Maintenant elle devient le marqueur d'une identité de droite et d'extrême droite. Ce sera un des enjeux majeurs de la campagne électorale.

 

Médiapart : Comment s'est opéré ce glissement de la notion de laïcité, de la gauche vers la droite?

 

Jean Baubérot : Il y a eu une stratégie entamée en 2003 à la suite du 11 Septembre et de la victoire de Jacques Chirac face au Front national en 2002, avec le rapport de François Baroin en 2003. Son rapport intitulé «Pour une nouvelle laïcité» montre bien qu'il s'agit d'autre chose que de la laïcité historique, pour en faire une valeur de droite, sur le registre culturel et identitaire, et se démarquer des revendications identitaires qui seraient le fait des musulmans.

 

Au début des années 1980, la droite dure se manifestait plutôt par des polémiques contre les immigrés avec la thématique de l'envahissement, comme le montre une couverture du Figaro Magazine en 1985 avec pour question «Serons-nous encore français dans 30 ans?» (voir ci-contre) et pour illustration une Marianne portant un foulard. Plusieurs événements ont ensuite fait qu'il est apparu plus honorable de dénoncer un certain islam que les immigrés.

 

L'année 1989 est à ce titre cruciale: avec la première affaire du foulard, c'est le départ d'une laïcité de droite affirmée et l'année d'un clivage au sein de la gauche. Avec deux événements internationaux pour cadre: la fatwa de l'imam Khomenei contre Salman Rushdie qui a conduit à une peur de l'islam politique, et la chute du mur de Berlin. Avec la fin de l'antagonisme Est-Ouest, l'antagonisme par rapport à l'islam politique est devenu d'autant plus fort. C'est là qu'intervient en France la publication de deux manifestes, l'un dans Le Nouvel Observateur, l'autre dans Politis, avec, à chaque fois, des intellectuels de gauche défendant deux conceptions opposées de la laïcité, notamment à l'école.

 

C'est ensuite la guerre civile en Algérie dans les années 1990 qui repolitise le foulard. Avec le 11 Septembre, enfin, l'islam devient la représentation de l'immigration dangereuse. Et c'est là que Baroin a entamé le programme laïque de droite. Il avait une grande culture en la matière – son père était un des dirigeants du Grand Orient de France – et il avait compris qu'il n'y avait plus de dissensus entre la laïcité et l'électorat catholique de la droite, notamment après Vatican II.

 

Depuis, la droite a encore franchi un cap avec Nicolas Sarkozy, et sa revendication identitaire d'une France tournée vers ses «racines chrétiennes» et son refus d'accommodements envers l'islam. C'est cet usage de la laïcité qui est aujourd'hui dominant. Une laïcité transversale avec laquelle la droite est plus à l'aise que la gauche, car elle aboutit finalement à un discours anti-immigrés.

 

Médiapart : On semble ici bien loin de l'esprit des lois de 1905 dont l'UMP se revendique pourtant souvent. Qu'en est-il selon vous?

 

Jean Baubérot : Ce n'est pas la laïcité de 1905, c'est une laïcité de religion civile, à la Rousseau. Au début du vingtième siècle, deux visions se sont affrontées, avec la «laïcité intégrale» incarnée par Emile Combes, qui voyait les congréganistes comme l'UMP voit aujourd'hui les femmes portant le foulard, donc comme une menace pour la République, et ceux qui ont mis le holà. Clemenceau en 1903 tient un discours dans lequel il s'oppose à l'Etat laïque s'il signifie un Etat tout-puissant. Au moment de la loi de séparation, la gauche socialiste, avec Jaurès et Briand, écoute le centre-droit et intègre une partie de ses demandes.

 

Ceux qui se réclament de la loi de 1905 ne connaissent bien souvent pas son contenu: le texte rend en fait le plus facile possible la continuation de la religion en situation de séparation. La loi commence par la liberté de conscience: la neutralité de l'Etat est posée par rapport au contenu de la religion – ses doctrines –, mais l'Etat garantit le libre exercice de la religion et la liberté de conscience.

 

Les gens réduisent la loi de séparation à une partie de l'article deux qui dit que l'Etat ne finance pas les cultes. Mais même l'article deux est tout de suite suivi d'une exception, pour les aumôneries dans des lieux fermés (internats, hôpitaux, prisons, armée)! Et pourquoi une telle décision? Parce que, pour garantir la liberté de conscience, il faut parfois aller jusqu'à payer avec l'argent public...

 

Il y a aussi eu à l'époque un débat sur le port de la soutane. Certains estimaient qu'il fallait l'interdire, parce qu'elle était plus politique que religieuse et que, dans certains pays, les prêtres ne la portaient pas. Soit exactement les mêmes débats qu'aujourd'hui sur le voile! A l'époque, c'est Aristide Briand qui avait expliqué que la séparation des Églises et de l'Etat faisait que n'importe qui pouvait se promener en soutane et que la République ne garantissait plus aux curés le monopole de la soutane. C'est ça la laïcité!

 

La loi de 1905 libéralise aussi les processions religieuses. Comment peut-on dire aujourd'hui que ce texte interdit les prières de rue? On marche sur la tête. Le terme laïcité devient un terme magique qui permet aux gens de dire n'importe quoi.

 

Médiapart : Vous avez signé l'appel contre le «débat» de l'UMP publié dans Le Nouvel Observateur et Respect Magazine. Appel signé par Martine Aubry avant qu'elle ne se dédise en raison de la présence de Tariq Ramadan parmi les signataires. Comment réagissez-vous à cette décision?

 

Jean Baubérot : Comment voulez-vous que la gauche s'en sorte si on est dans des débats comme cela? On signe un texte pour les idées qu'il exprime. A mon sens, cela n'est d'ailleurs nullement révélateur de la position de Martine Aubry elle-même, mais de certains rapports de force internes au sein de la gauche en général et du PS en particulier. Mais si le PS ne vote pas la résolution de l'UMP, cela constituerait une bonne nouvelle.

 

Par ailleurs, historiquement, il ne faut pas oublier qu'il y a eu une gauche antisémite, au nom de la lutte contre le capitalisme. Il peut aussi y avoir une gauche islamophobe par défense de valeurs libertaires, avec des glissements assez analogues avec ceux qui parlaient de capitalisme juif... On le voit par exemple avec les débats qui traversent les féministes. On est aujourd'hui beaucoup plus féministe radicale quand il s'agit de l'islam. On voit aussi que le soutien au printemps arabe est assez mou.

 

Puisque laïcité et immigration sont étroitement liées dans l'acception dominante, la gauche ne s'en sortira pas sans répéter que l'immigration est une chance pour la France. Car la reconstitution historique de Sarkozy est imaginaire et idyllique: il fait comme s'il n'y avait jamais eu persécution ou conflit politico-religieux sous la chrétienté. Autrement dit, comme si tout allait bien tant que l'islam n'était pas là. Finalement, on demande aux musulmans de s'intégrer à un patrimoine imaginaire, où ils ne peuvent donc être qu'en déficit permanent de laïcité, et où les autres religions l'ont, par définition, dans le sang. Y compris les Alsaciens-Mosellans qui vivent sous le concordat, et sont la seule région sous le contrôle de l'UMP!

 

Médiapart : Mais, comme le prétendent la droite, l'extrême droite et une partie de la gauche, l'islam pose-t-il un problème spécifique à la laïcité?

 

Jean Baubérot : Bien sûr, les comportements de certains musulmans, comme de certains juifs orthodoxes par exemple, peuvent poser problème. Je ne l'ai jamais nié. Mais je pose deux questions qui me semblent essentielles. La première est la hiérarchie faite entre les problèmes qui traversent la société. Par exemple, sur les horaires des piscines: on peut avoir un débat mais désislamisons-le. Parce que les horaires non mixtes conviennent aussi aux juives orthodoxes et à des individualités. Et est-ce vraiment quelque chose de si énorme que la République soit en jeu? Est-ce plus important que le différentiel de salaire entre les femmes et les hommes? Cette hiérarchisation crée un climat malsain.

 

Je m'interroge aussi sur la façon dont on met en cause des musulmans, ou, par ailleurs, les jeunes des cités, et pas d'autres personnes. La ministre Chantal Jouanno vient de déclarer qu'elle «ne peut porter une jupe dans l'hémicycle sans entendre des propos salaces» et la députée PS Sandrine Mazetier confirme qu'il règne chez les députés «une forme d'infantilisation des femmes (qu'elle) n'avait jamais rencontrée auparavant». La discrimination n'est-elle pas manifeste? Le deux poids, deux mesures, systématique n'est pas supportable.

 

Et n'est-ce pas une sinistre plaisanterie que ces mêmes députés se gargarisent de la «dignité de la femme» et de «l'égalité des sexes» quand il est question de l'islam. En fait, la droite, quand elle propose des lois ou des mesures qui visent l'islam, n'a que faire de la laïcité ou de l'égalité femme-homme. Elle les instrumentalise totalement. Et la gauche doit être beaucoup plus rigoureuse et exigeante sur ces questions.

 

L'entretien a eu lieu le 26 avril dernier à Paris. Il a ensuite été relu, amendé et actualisé par Jean Baubérot.

 

 

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 19:20

 

http://www.atlasalternatif.over-blog.com/article-les-tentatives-de-recuperation-de-la-revolution-syrienne-75274414.html

 

Les tentatives de récupération de la révolution syrienne

 

Dans le prolongement du Printemps arabe de Tunisie, d'Egypte et du Yémen, la Syrie connaît depuis deux mois et demi une vague de contestation grandissante malgré la répression armée organisée par le régime de Bachar el-Assad.

 

Tout a commencé dans la ville de sunnite Deraa dans le sud du pays le 15 mars où quelques enfants d’une dizaine d’années qui avaient inscrit des slogans hostiles au gouvernement sur les murs de la ville ont été arrêtés. Des parents qui ont réclamé leur libération ont été arrêtés et humiliés. Le 18 mars une centaine de protestataires s'est assemblée et a incendié le palais de justice de la ville. La police a tiré sur la foule faisant un nombre indéterminé de  morts. Les manifestations et la répression se sont poursuivies, sans images fiables, la presse sur place étant interdite. Puis le mouvement s'est étendu.

 

Le 15 avril, jour de prière des militants des droits de l'homme ont signalé des manifestations à Damas, à Deir al-Zor (est), à Banias (ouest), à Lattaquié (nord-ouest), à Homs (ouest) et à Deraa.

 

Au lendemain de la promesse du président Bachar al Assad de lever l'état d'urgence, le 16 avril, des rassemblements appelant à la démocratisation du régime se sont poursuivis à Soueida. Le même jour à Alep, deuxième ville du pays située dans le nord-ouest, plusieurs centaines de personnes auraient scandé "Le peuple veut la liberté" sur la tombe du leader indépendantiste Ibrahim Hananou, selon un militant des droits de l'homme présent sur les lieux.

 

A Damas et dans d'autres villes des partisans du gouvernement eux manifestaient en soutien au régime le 17 avril en l'honneur de l'anniversaire de l'indépendance du pays.

 

Le 30 avril puis le 8 mai, l'armée syrienne entrait à Tafas dans le sud, la police étant apparemment débordée par l'insurrection. Elle menait aussi des opérations le 7 mai à Banias. L'agitation se poursuivait aussi à Homs, Hama et Qamishli.

 

A nouveau le vendredi 20 mai les forces de sécurité auraient tiré sur la foule à Homs (centre), à Maaret al-Naamane (nord-ouest), à Deraa, principal foyer de la contestation, à Daraya, et à Lattaquié. Dans la même semaine l'armée aurait bombardé Tall Kalakh à la frontière du Liban selon l'Agence Chine nouvelle.

 

Le 18 mai les Etats Unis et le lundi 23 mai les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé d'interdire de visa et de geler les avoirs du président syrien Bachar el-Assad, en raison de la répression du mouvement de contestation. Le 25 mai le Royaume Uni, la France, l'Allemagne et le Portugal  ont introduit un projet de résolution au conseil de sécurité de l'ONU pour condamner la violence, malgré le risque de véto de la Russie qui entretient une forte coopération militaire avec la Syrie.

 

Fin mars le président syrien a dénoncé l'existence d'un complot contre son régime.

 

La thèse d'une orchestration de la révolution syrienne par des puissances étrangères n'est pour l'instant pas vraiment étayée, mais les ingérences pour l'orienter et la récupérer ne sont pas absentes. Dès le jeudi 7 avril lors d'une soirée à l'United States Institute of Peace le président israélien Simon Péres avait appelé la "communauté internationale" à soutenir la "transition" politique en Syrie la décrivant comme la "meilleure chance" pour l'avenir de son pays.Deux semaines plus tôt Elliot Abrams, ancien conseiller de George W. Bush, dans le Washington Post appelait les Etats-Unis à faire de même.

 

Reste à faire la part de l'information et de la propagande dans ce domaine. 

 

Ainsi des rumeurs difficilement vérifiables existent sur la formation de bandes armées. Vers mi-avril, selon l'agence officielle Sana, les douanes syriennes auraient saisi des armes et des munitions cachées dans un camion en provenance d'Irak, au point de passage al-Tanaf, à la frontière syro-irakienne. Des armes qui devaient être introduites clandestinement en Syrie, auraient été également saisies aux frontières avec la Turquie et le Liban. Les médias syriens font état de snipers qui auraient dès le début entretenu le désordre à Déraa et à Banias malgré les efforts d'apaisement du gouvernement. Mais les informations sont difficiles à vérifier. Sur Internet circule le témoignage (diffusé par une traductrice) d'une soi-disant religieuse "Mère Agnès-Mariam de la Croix" qui va dans ce sens, repris en boucle par divers sites anti-impérialistes. Elle fait notamment état du témoignage de personnes comme un certain "Alix Van Burren, reporter vétéran de la Repubblica" qui ne sont mentionnées nulle part ailleurs dans un autre contexte sur le Net, et déploie une argumentation politique si élaborée qu'il pourrait s'agir d'un faux - voir à ce sujet cet article. Le texte n'a d'ailleurs été repris sur aucun blog à l'étranger.

 

En revanche le rôle des Occidentaux dans la bataille de l'information est plus clair et mieux établi.

 

Le 20 mai un article de Vincent Jauvert dans le magazine français le « Nouvel Observateur » racontait comment l'animateur du principal site Internet d'opposition basé en Suède s'est rendu au Qatar à Doha pour discuter avec les patrons de la chaîne Al-Jazeera dans le cadre d'un voyage tenu secret. Selon cet article, ces dernières années, quelques dizaines de cybernautes ont suivi des stages de protection informatique à l’étranger pour déjouer les pièges des services de renseignements syriens. En Jordanie, par exemple, l’ONG irlandaise Frontline leur a expliqué comment effacer des données à distance, échanger secrètement des e-mails ou stocker des fichiers sensibles, notamment des vidéos.

 

Fin février, trois semaines avant la révolte de Déraa, le site Shaam News a ouvert aux Etats-Unis. Un certain nombre de ses membres auraient acheminé ces matériels clandestinement par les aéroports de province ou par les frontières de la Jordanie, du Liban et de la Turquie.

 

Selon le Washington Post ,qui se fonde sur des fuites de Wikileaks, la chaîne Barada TV, installée à Londres, qui a commencé à émettre en avril 2009 mais s’est étoffée pour couvrir la vague de protestations en Syrie est proche du Mouvement pour la justice et le développement, un réseau d’opposants syriens exilés. Le Département d’Etat américain a financé ce mouvement à hauteur de 6 millions de dollars depuis 2006.

 

L'historien italien Domenico Losurdo a récemment détaillé les techniques de manipulation des images qui auraient été déployées par ces agents occidentaux autour des manifestations.

 

En France, à l'initiative du publiciste idéologiquement proche des néo-conservateurs étatsuniens Bernard-Henri Lévy, un texte a été publié dans Le Monde du 25 mai 2011 sous le titre SOS Syrie, qui dénonce les crimes commis par le régime de Bachar al-Assad et appelle à la solidarité avec le peuple syrien dans sa lutte pour la liberté. Burhan Ghalioun, écrivain, professeur à la Sorbonne, Subhi Hadidi, écrivain et journaliste, et Farouk Mardam Bey, éditeur on dénoncé cette initiative comme "indécente" car provenante de personnes " comme Bernard-Henry Lévy, qui se sont toujours illustrées par leur hostilité aux revendications légitimes du peuple palestinien et par leur coupable complaisance pour la colonisation des territoires occupés, y compris le Golan syrien" et de gens "qui ont applaudi l'invasion américaine de l'Irak et qui ne se sont apparemment pas repentis en constatant ses tragiques conséquences". Ils reprochent à des élus socialistes comme Rocard, Hollande et Delanoë d'avoir mêlé leur signature à ce lobby.

 

Ainsi, comme en Libye naguère, les tentatives d'instrumentalisation du mouvement populaire sont particulièrement actives autour de la Syrie en ce moment.

 

Frédéric Delorca

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 18:57

 

http://www.fr.news.yahoo.com/six-palestiniens-tu%C3%A9s-par-tsahal-sur-le-golan-141221123.html

 

Tsahal tue dix huit palestiniens sur le Golan, selon la Syrie

 

MAJDAL CHAMS, plateau du Golan (Reuters) - Des soldats israéliens ont ouvert le feu dimanche sur des centaines de Palestiniens qui tentaient de pénétrer sur la partie du Golan conquise en 1967 par Israël, faisant dix huit morts et deux cent soixante dix sept blessés, rapporte l'agence de presse officielle syrienne.

 

Selon la radio israélienne, un grand nombre de Palestiniens ont été victimes d'une mine antichar dont l'explosion a été déclenchée par un feu de broussaille à Kouneïtra, la principale ville du Golan, un des lieux de rassemblement des protestataires.

 

"Quiconque essaiera de franchir cette frontière sera tué", ont prévenu par haut-parleurs les militaires israéliens déployés face à la foule des Palestiniens qui entendaient marquer le 44e anniversaire du début de la guerre des Six-Jours.

 

Le 15 mai dernier, à l'occasion de la commémoration de la Nakba (la "grande catastrophe", aux yeux des Palestiniens, de la proclamation d'un Etat juif), des milliers de personnes avaient déjà tenté de forcer la ligne de démarcation à cet endroit, aux confins de la Syrie, du Liban et d'Israël. Treize d'entre eux avaient été tués par les militaires israéliens.

 

Rassemblés à nouveau à la suite d'un mot d'ordre diffusé sur le réseau social Facebook, les Palestiniens agitant des drapeaux nationaux ont notamment déferlé d'une colline surplombant le village druze de Majdal Chams pour se diriger vers les barbelés matérialisant la ligne de démarcation, aux confins du Liban, de la Syrie et du Liban.

 

"TIR AUX PIGEONS"

 

C'est à ce moment que des tireurs d'élite israéliens positionnés en retrait ont ouvert le feu, a constaté un correspondant de Reuters, tandis qu'une chaîne de télévision israélienne, Channel 10, transmettait les incidents en direct. "C'était comme un tir aux pigeons", a raconté Fouad all Chaar, un agriculteur du village.

 

Le général Yoav Mordechaï, porte-parole de Tsahal, a déclaré que cette action de Tsahal "mesurée, ciblée et appropriée" était "un message ou quiconque cherche à violer les frontières souveraines d'Israël.

 

"A mon grand regret, des extrémistes cherchent à franchir nos frontières et menacent nos villes et nos compatriotes. Nous ne le tolérerons pas", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui avait donné auparavant à l'armée des consignes de "retenue" mais aussi de "fermeté".

 

Aucun incident n'a été signalé le long de la frontière avec le Liban. En Cisjordanie, une centaine de manifestants ont marché en direction d'un point de contrôle israélien. Les soldats ont tiré des cartouches de gaz lacrymogène et la foule s'est dispersée. De source médicale palestinienne, on fait état de quatorze protestataires blessés par des balles de caoutchouc.

 

Les responsables israéliens estiment que le président syrien Bachar al Assad a donné son feu vert aux marcheurs du Golan afin de détourner l'attention internationale de la répression sanglante des manifestations qui ébranlent son régime autoritaire depuis la mi-mars.

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 16:26

 

http://www.fr.news.yahoo.com/ali-abdallah-saleh-arrive-bless%C3%A9-%C3%A0-ryad-inqui%C3%A9tude-084102358.html

 

L’évacuation de Saleh en Arabie suscite l’espoir à Sanaa

 

SANAA/RYAD (Reuters) - Blessé par un tir de roquette sur la mosquée de son palais vendredi à Sanaa, le président yéménite Ali Abdallah Saleh a été opéré dimanche dans un hôpital militaire saoudien.

 

Son évacuation samedi soir a provoqué des scènes de liesse dans la capitale yéménite, où beaucoup espèrent qu'il ne reviendra pas, ce qu'a démenti un membre du parti au pouvoir, Tarek al Chami, qui a annoncé son retour "dans quelques jours".

 

Le vice-président Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui assume son intérim en tant que chef de l'Etat et de l'armée, a rencontré les chefs militaires, le fils et les neveux de Saleh qui contrôlent la garde présidentielle et les services de sécurité.

 

L'absence du président, qui pose des questions sur son avenir après quatre mois de manifestations et d'affrontements visant à le pousser vers la sortie après plus de 32 ans de pouvoir, ne signifie pas pour autant la fin des troubles.

 

Deux personnes sont mortes et quinze autres ont été blessées dimanche dans la capitale dans une attaque à la grenade contre une installation utilisée par le général Ali Mohsen, un ancien allié de Saleh passé dans l'opposition.

 

Des échanges de tirs étaient également signalés dans le quartier de Hassaba, principal théâtre des affrontements qui opposent depuis deux semaines les forces loyalistes aux combattants de la confédération tribale Hached du cheikh Sadek al Ahmar.

 

L'ARMEE YEMENITE MET EN CAUSE AL QAIDA

 

L'attaque de vendredi sur le palais présidentiel, qui a fait selon Saleh sept morts parmi les gardes ainsi que de nombreux blessés, dont le Premier ministre, son adjoint et les présidents des deux chambres du parlement - tous soignés en Arabie - a été attribuée tout à tour par des responsables du régime à Ahmar et à Mohsen.

 

Mais le site internet de l'armée yéménite l'a imputée dimanche à Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) dont les diplomates étrangers accusent Saleh d'exagérer délibérément le danger pour s'allier les Occidentaux face à la contestation sans précédent à laquelle son régime fait face.

 

A Taëz, autre foyer de la contestation à deux cent kilomètres au sud de Sanaa, cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des échanges de tirs, rapportent les chaînes de télévision Al Djazira et Al Arabia.

 

Selon un dirigeant de l'opposition et un membre du parti au pouvoir, la police et l'armée s'étaient pourtant retirées samedi de la ville après une semaine d'affrontements avec les opposants, qui auraient fait une cinquantaine de morts.

 

A Aden, dans le Sud, où le calme régnait depuis un mois, un barrage de l'armée a été attaqué par un groupe armé, ont rapporté des témoins.

 

Ces incidents rompent la trêve obtenue samedi, quelques heures avant le départ de Saleh, par l'Arabie saoudite, principal membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui a mis au point un plan de sortie de crise que le président yéménite a refusé par trois fois de signer.

 

"LA PARTIE EST FINIE POUR LUI"

 

Depuis le début de la contestation, la répression des manifestations de rue et les affrontements entre les forces loyalistes et tribales ont fait plus de 400 morts, la moitié ces dernières semaines.

 

Le compromis du CCG prévoyait le départ de Saleh, exigé par la rue, dans un délai d'un mois en échange d'une immunité pour lui-même et son clan.

 

Le refus de Saleh a relancé la contestation dans un Yémen désormais au bord de la guerre civile alors que les premières manifestations contre son régime étaient restées pacifiques.

 

"Les gens se préoccupent de ce qui va se passer après le départ de Saleh. Ils s'inquiètent surtout d'un coup d'Etat militaire ou de luttes de pouvoir au sein de l'armée", a déclaré un habitant d'Aden.

 

Le vice-président Abd-Rabbou Mansour Hadi a reçu dimanche l'ambassadeur des Etats-Unis, dont le président Barack Obama s'irritait, comme son allié régional saoudien, de l'obstination de Saleh à rester au pouvoir au risque de déstabiliser toute une région stratégique.

 

Saleh, qui a été opéré dimanche au thorax d'un éclat du projectile qui avait frappé vendredi son palais, pourrait ne pas revenir dans son pays.

 

Selon la BBC, il aurait un éclat de shrapnel long de 7,6 cm sous la région du coeur et serait brûlé au second degré au thorax et au visage.

 

"Je pense que pour lui c'est la fin de la partie", déclare l'analyste saoudien Khalid al Dakhil, "Les Saoudiens ne vont plus marchander avec lui."

 

Sur la place centrale de Sanaa, les jeunes contestataires ont célébré le départ du président en entonnant des chants patriotiques et en dansant. "Notre joie sera complète une fois que nous serons sûrs que Saleh ne reviendra plus", a confié l'un d'eux.

 

A Taëz, des milliers d'opposants ont aussi fêté l'événement en tirant des feux d'artifice.

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 19:15

 

http://www.lariposte.com/crise-et-mobilisations-de-masse-en,1630.html

Crise et mobilisation de masse en Grèce

La panique s’empare de nouveau des dirigeants européens. Leur dernière recette, pour trouver de l’argent, consiste à privatiser à une échelle massive. Le gouvernement espagnol vend les bijoux de famille. Il veut privatiser la loterie nationale et des aéroports. La vente de la loterie nationale est censée rapporter entre 6,5 et 7,5 milliards d’euros. Mais l’Etat espagnol perdrait près de trois milliards d’euros de recettes annuelles, qui tomberaient dans les poches d’un grand groupe privé. C’est un excellent exemple du pillage de l’Etat : on nationalise les pertes et on privatise les profits.

 

Mais leur souci principal vient de la Grèce. Les dirigeants européens ne se contentent plus de l’accord portant sur cinquante milliards d’euros de privatisations. Et ils ne font pas confiance au gouvernement grec pour les mener à terme. Ils veulent qu’une « commission indépendante » fasse le sale boulot.

 

« Faire payer les Grecs ! »

 

Lorsque l’état des finances grecques a été rendu public, en 2010, le tabloïd allemand Bild titrait : « Grecs ruinés, vendez vos îles – et l’Acropole ! ». Cela sonnait comme une exagération typique de la presse réactionnaire. Mais un an plus tard, les ministres de finances de l’UE adressent le même message aux Grecs. Et comme nous l’avions anticipé, le « plan de sauvetage » du Portugal n’a pas permis d’empêcher la crise de se propager à l’Espagne, à la Belgique et à l’Italie. Désormais, tout le monde parle de contagion.

 

La crise de l’Union Européenne entre dans une phase particulièrement dangereuse. Les « plans de sauvetage » ont échoué à relever l’économie grecque, qui poursuit sa chute. En Allemagne, l’ambiance se tend. Ce n’est pas seulement parce qu’Angela Merkel est soucieuse d’être réélue. Le problème est que les ressources de la Bundesbank ne sont pas illimitées – et ne peuvent pas servir à couvrir les dettes de toute l’Europe. La Bundesbank – qui tire les ficelles de l’UE – a prévenu que si les politiciens s’engagent dans une restructuration de la dette grecque, la BCE couperait ses apports en liquidités à la Grèce, quitte à plonger l’économie du pays dans le gouffre.

 

Les dirigeants européens pensent que des privatisations massives, en Grèce, permettraient de lever bien plus de fonds que l’objectif initial de cinquante milliards d’euros. La valeur des biens publics grecs est estimée à plus de deux cent cinquante milliards d’euros. Cela représente la quasi-totalité de la dette grecque. On a affaire à des bandits prêts à vendre la peau de leur victime pendant que celle-ci vit encore. Mais ils ont un petit problème. Ils ne font pas confiance au gouvernement grec, qui n’est pas allé assez vite et assez loin, selon eux.

 

Pragmatiques, les dirigeants hollandais proposent une mesure radicale : la création d’une agence extérieure, dirigée par l’UE, qui aurait pour mission de vendre les avoirs grecs. C’est une violation flagrante de la souveraineté nationale grecque, qui provoquera une résistance féroce. On se demande ce que diraient les Français si une agence bruxelloise leur demandait de vendre la Tour Eiffel et le Louvre, pour éponger leur dette. Mais la Grèce est un petit pays. Personne ne se soucie de ménager sa susceptibilité.

 

Mais les Grecs ne peuvent pas payer…

 

Ces deux dernières années, nous avons régulièrement expliqué que la Grèce ne pourrait pas payer sa dette, qui s’élève désormais aux alentours de cent cinquante pour cent du PIB. A présent, un nombre croissant d’économistes bourgeois le reconnaît. Mais ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur ce qu’il faut faire. Certains sont favorables à une profonde « restructuration », ce qui signifie que des créditeurs perdraient beaucoup d’argent. Or, la plupart des créditeurs étant allemands, cette solution ne suscite pas l’enthousiasme du gouvernement allemand. Il préfère l’option d’un rééchelonnement plus « doux » de la dette grecque. Plus « doux » pour les banquiers allemands, bien sûr, mais pas pour le peuple grec.

 

George Papaconstantinou, le ministre des finances grec, a déclaré que les dirigeants européens ne sont pas si durs qu’on le prétend. Après tout, ils ont reconnu que la Grèce avait réduit son déficit budgétaire à sept pour cent du PIB, cette année. « En même temps », poursuit le ministre grec, « ils disent que nous devons faire davantage d’efforts. Nous sommes d’accord ». Papaconstantinou ressemble à un agneau qui, mené à l’abattoir, remercie le boucher pour son sourire accueillant.

 

Quelle que soit l’option choisie, les conséquences seront les mêmes : la Grèce connaîtra une de coupes budgétaires drastiques et période de chute du niveau de vie des masses – le tout accompagné d’une extrême instabilité politique et d’une intensification de la lutte des classes.

 

Protestations massives

 

Le peuple grec a commencé à répondre au chantage des dirigeants européens. Le week-end dernier, il y a eu la plus importante manifestation depuis le début de la crise de la dette grecque. Plus de cent cinquante mille personnes sont descendues dans les rues d’Athènes. D’autres grandes villes du pays ont connu des mobilisations massives. Des milliers de Grecs – jeunes et vieux, en couple ou seuls, travailleurs ou chômeurs – ont investi la place Syntagma, à Athènes. Cette foule pacifique est constituée de gens ordinaires, dont certains sont même venus avec leurs enfants. Ils sont en colère contre les politiciens qui ne sont jamais punis pour leurs actes de corruption, contre les banquiers qui ont provoqué la crise et sont récompensés à coup de milliards, et contre les bureaucrates sans visages qui, de Bruxelles, leur imposent des plans d’austérité drastiques. Bref, ils sont en colère contre l’ensemble du système économique et politique.

 

La plupart ne sont pas des militants. Ils n’ont pas d’expérience de la politique et de la lutte des classes. La colonne vertébrale est constituée par des jeunes, souvent diplômés, qui ne trouvent pas d’emploi. Dans cette foule, certains brandissent le drapeau grec. Dans des groupes « de gauche », cela a été interprété comme la marque d’un nationalisme réactionnaire. Dans un mouvement aussi massif, il est inévitable qu’il y ait des éléments réactionnaires. Mais il serait complètement erroné de penser que le fait de brandir un drapeau grec est synonyme de réaction. Le spectacle écoeurant des bandits de Bruxelles qui prennent la Grèce en otage et bafouent le droit démocratique des Grecs à choisir leur propre avenir – ce spectacle est une insulte à la fierté du peuple grec, qui exprime son indignation en brandissant le drapeau grec. Mais derrière leur haine de Bruxelles, il y a surtout la haine des banquiers, des riches et des parasites de tous les pays – Grèce comprise.

 

Les manifestations à Syntagma et d’autres villes du pays sont l’expression d’un mécontentement généralisé contre les partis politiques existant, y compris les partis de gauche. Cela vaut également pour les syndicats. On a vu exactement le même phénomène en Espagne. Mais cela ne signifie pas que ces manifestants sont apolitiques ou anarchistes. Cela révèle un profond mécontentement à l’égard d’appareils bureaucratiques qui ont depuis longtemps cessé de représenter les idées et les aspirations des masses.

 

Face au programme d’austérité du gouvernement, les dirigeants syndicaux grecs ont organisé une série de grèves générales de vingt quatre heures. Mais une grève de vingt quatre heures n’est qu’une démonstration de force. Elle permet de faire sentir aux masses leur propre force collective. C’est très important, bien sûr, mais en soi cela ne peut pas suffire.

 

Dans certaines conditions, une grève de vingt quatre heures peut faire reculer un gouvernement. Mais ce n’est pas le cas dans le contexte actuel. La crise du capitalisme grec est trop profonde pour que des grèves ponctuelles puissent avoir de sérieux effets. Le gouvernement attend simplement que la grève se termine – et poursuit sa politique. Pire : il arrive que les dirigeants syndicaux se servent des ces grèves de vingt quatre heures comme de valves de sécurité pour relâcher un peu la pression qui s’accumule au sein du mouvement ouvrier – avant de signer un accord avec le gouvernement.

 

En Grèce, les appels à des grèves générales de vingt quatre heures ont fini par mobiliser de moins en moins de monde. C’était inévitable, dans la mesure où le gouvernement ne cédait rien. Les travailleurs se disent : « on a fait ce qu’on a pu pour faire reculer le pouvoir, mais ça n’a servi à rien ». Ils finissent par considérer les grèves de vingt quatre heures comme une perte de temps (et de salaire) inutile. Ils ne répondent plus aux appels. Alors, le gouvernement et les patrons reprennent l’offensive.

 

Grève générale

 

La pression doit s’exercer sur les syndicats pour qu’ils mobilisent toute la puissance du mouvement ouvrier grec. Il faut passer à l’action ! La seule issue est dans une mobilisation massive dans tout le pays. D’ores et déjà, des travailleurs d’entreprises menacées de privatisation ont fait grève. C’est correct, mais ce n’est pas assez. Le mouvement de grève doit être généralisé. Les syndicats doivent immédiatement appeler à une grève de quarante huit heures ! Après quoi, si le gouvernement refuse de reculer, il faut fixer une date pour une grève générale illimitée.

 

Une assemblée populaire de deux mille à trois mille personnes, place Syntagma, a approuvé un appel à une grève générale politique. Dans le contexte actuel, la revendication d’une grève générale politique et illimitée est une revendication correcte. Mais soyons clairs. Autant une grève de vingt quatre heures est une démonstration de force, autant une grève générale illimitée pose la question du pouvoir. Elle pose la question : « qui doit diriger la société ? Les travailleurs ou les capitalistes ? »

 

L’idée d’assemblées populaires se répand. Cela exprime la nécessité de donner au mouvement de masse une forme organisée. De nombreuses assemblées ont été constituées dans des quartiers ouvriers d’Athènes. C’est exactement ce qui est nécessaire ! Un tel mouvement a le potentiel pour renverser l’ordre établi, à une condition : qu’il soit dirigé par des éléments authentiquement révolutionnaires. Ici, la confusion inhérente à un mouvement spontané peut jouer un rôle très négatif. Ceux qui pensent qu’il est possible de réformer le système s’efforceront de cantonner ces assemblées à des groupes de discussion réformistes où rien n’est jamais décidé.

 

Pour que les comités d’action se développent pleinement, ils doivent être liés au plan local, régional et national. Ils doivent se donner comme objectif clair la préparation d’actions de masse culminant dans une grève générale de tout le pays. Une conférence nationale de délégués devrait être convoquée le plus tôt possible pour discuter d’une action nationale. Une telle conférence serait beaucoup plus représentative du peuple que le gouvernement actuel, qui est complètement discrédité.

 

D’ores et déjà, une couche des manifestants parvient aux bonnes conclusions politiques. Ils avancent des mots d’ordre corrects tels que « partager le travail pour lutter contre le chômage » (nous ajoutons : sans baisse de salaire), ou « confisquer les logements vides » au bénéfice des mal-logés. Ce sont d’excellentes revendications qui devraient être concrétisées et généralisées de façon à inclure l’expropriation des banques et des principales industries, sous le contrôle des salariés.

 

Une revendication immédiate permettrait d’unifier le mouvement et d’entraîner de larges couches de la population : le refus de payer la dette étrangère. Pas un euro pour les parasites internationaux ! Mais cette revendication mène logiquement à une autre : l’expropriation des banques grecques et la centralisation de tout le crédit entre les mains de l’Etat.

 

Aucun des problèmes du peuple grec ne pourra être résolu sous la dictature des banquiers et des capitalistes. Antonis Papaioannou, un étudiant de vingt ans, explique que le plan d’austérité a frappé l’éducation nationale. Dans son établissement, les mesures d’économies budgétaires ont abouti à des coupures d’électricité et même des pénuries de papier. Des enseignants ont fait grève pour protester contre le non-paiement de leurs salaires. « Je suis indigné parce que le gouvernement ne fait qu’une chose : presser le peuple au maximum sans dépenser d’argent dans l’éducation », explique le jeune homme. Il ajoute : « Le gouvernement représente le grand capital grec, pas le peuple grec ».

 

C’est le cœur du problème. Le renversement révolutionnaire du capitalisme est le seul moyen de résoudre la crise – en Grèce comme dans le reste du monde. Ce qui se passe en Grèce et en Espagne montre qu’un puissant mouvement se développe dans plusieurs pays. Dès qu’il sera armé avec le programme et les perspectives nécessaires, rien ne pourra l’arrêter.

 

Alan Woods

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 18:56

 

http://www.solidaritebouarfa-cyberaction.blogspot.com

 

PETITION POUR LA LIBERATION DES MILITANTS SEDDIK KABBOURI ET CHENOU MAHJOUB

 

Nous sous signataires, démocrates, militants -es, artistes, intellectuels, hommes de lettres, syndicalistes et acteurs associatifs au Maroc et à l’étranger, nous condamnons le recours systématique à la violence policière et aux menaces d’arrestation et d'assassinat à l’encontre des manifestants(es) pacifistes du mouvements social au Maroc, et les mesures restrictives des libertés fondamentales telles que l’interdiction de manifester pacifiquement et de s’exprimer publiquement , prises par les autorités à l’encontre du mouvement social du 20 février et particulièrement à l'encontre des représentants syndicales, défenseurs des droits humains qui dénoncent les mauvaises conditions de travail, mais aussi la corruption, l’escroquerie et la mauvaise gestion des services publics. 

 

C'est dans ce sens que nous sommes particulièrement préoccupés de la poursuite judiciaire et l’arrestation abusive des deux militants démocrates et dirigeants syndicaux de la ville de Bouarfa ;  KABBOURI Seddik, Secrétaire général de l'Union locale de la Confédération Démocratique du Travail CDT, membre de l’Association Marocaine des Droits Humains AMDH  et Coordinateur de la Coordination contre la cherté de la vie et la dégradation des Services publics,  MAHJOUB CHenou, Président du Syndicat des Employés de la Promotion nationale CDT et activiste au sein de la dite Coordination. Et nous exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle, et exprimons notre solidarité totale avec la population de Bouarfa en lutte pacifiquement pour ses droits légitimes . 

 

Nous appelons également les organisations politiques, associatives et syndicales à se mobiliser afin de permettre à la population de Bouarfa de réaliser son vœu de liberté et de justice sociale. 

 

Avec le soutien de : CDT, AMDH, PSU, ANNAHJ ADDIMOCRATI, ANDCM, UMT-FNSA, UMT-FINANCES, ODT-Bureau Exécutif, Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 Février Rabat, Observatoire Marocain des Libertés Publiques, Coalition marocaine des organisations des Droits Humains Rabat, Groupe AMDH Paris, PCF, PADS EUROPE, ASDHOM Paris ,FVJ France, Maroc Solidarite 05 Gap France, Mouvement des MRE Démocrates Amsterdam, Observatoire Tunisien des Droits et Libertés Syndicales Tunis, Equipe de travail Afrique du Nord de RR. II. CGT Espagne, EMCEMO Amsterdam, Union Syndicale Solidaire

 

 

 

 

 

 

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 13:13

 

http://www.bezierspcf.centerblog.net/6578798-2012-elections-presidentielles-et-legislatives

Le rassemblement politique ne peut pas être un marchandage

Pour étayer sa position d'effacement d'une candidature communiste à l'élection présidentielle, la direction du PCF a essayé de démontrer aux camarades que cette position serait bénéfique pour les législatives. Qu'en est-il ? Je ne prends que les propositions de candidatures du Parti de Mélenchon qui concernent le département de l'Hérault. Pour les autres départements de France, c'est de la même eau !

Hérault, proposition du Parti de Gauche au 30 mai 2011 :

Sur neuf circonscriptions, le Parti de Gauche en demande trois ou quatre : la deuxième (partie nord est de Montpellier) ; en priorité la huitième (partie ouest de Montpellier jusqu'à Frontignan et Balaruc) et la cinquième (toute la partie ouest du Département, de Saint Pons à Bédarieux en passant par Capestang et Olonzac). Il ajoute une condition, s'il n'a pas la huitième, il réclame la sixième (les quatre cantons de Béziers, c'est à dire la nôtre, plus la première (sud-est de Montpellier, Mauguio).

Je crois que c'est clair. Ceux qui croyaient benoîtement qu'il ne s'agissait pas d'un marchandage électoraliste ont sous les yeux la preuve qu'il s'agit bien de la grande braderie des positions du PCF sous couvert d'une union électoraliste de sommet.

J'appelle tous les communistes à intervenir partout où ils le peuvent dans les instances du parti pour que cette gigantesque duperie soit mise en échec notamment dans l'Hérault.

Aimé COUQUET, membre du Conseil Départemental du PCF de l'Hérault, Conseiller Régional Honoraire, Conseiller Municipal Communiste de Béziers

  

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