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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 19:20

http://www.humanite.fr/la-repression-sabat-sur-un-jeune-communiste-615270

La répression s’abat sur un jeune communiste

Martin Pontier, secrétaire fédéral du département de la Loire du Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF), a été condamné Mardi 6 Septembre 2016 à huit mois de prison avec sursis pour une action contre la loi travail.

Huit mois de prison avec sursis et trois mille huit cent cinquante euros d’amende, à l’annonce du jugement rendu Mardi 6 Septembre 2016 par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à l’encontre de Martin Pontier, secrétaire fédéral du département de la Loire du MJCF et syndiqué à la Confédération Générale du Travail (CGT), la sidération et l’écœurement parcourent la salle dans un murmure. Le militant de vingt quatre ans était poursuivi pour violences contre sept agents de police à l’occasion d’une manifestation contre la loi travail le 12 mai 2016. Dans le cadre de cette journée d’action nationale, Martin Pontier et d’autres militants de la CGT ou du MJCF avaient manifesté devant la permanence du député du Parti Socialiste Jean-Louis Gagnaire, certains y pénétrant pour y accrocher une banderole clamant leur rejet de la réforme du code du travail. Cette action avait donné lieu à de fortes tensions avec les forces de l’ordre, qui avaient chargé les manifestants en bas de la permanence.

Des témoignages qui disculpent le jeune homme

Trois autres militants avaient été poursuivis pour s’être introduits soi-disant par effraction dans le local du parlementaire socialiste et ont été relaxés le 13 juillet 2016. Le député et le parquet ont, depuis, fait appel de la décision de justice. Martin Pontier avait été le seul à être inculpé de violences contre des agents de police. « Cela doit être un surhomme pour parvenir à blesser sept policiers en moins d’une minute, personne n’y croit à part la justice », dénonce Jean-Michel Gourgaud, secrétaire général de l’union départementale de la Loire de la CGT, auprès de la centaine de manifestants rassemblés devant le palais de justice de Saint-Étienne.

« Nous, ce que nous avons vu, c’est la charge des policiers et Martin Pontier assommé et effondré sur une voiture. Nous avons dû l’écarter de la manifestation », témoigne Ariane, militante du MJCF de la Loire.

Pour tous, ce jugement relève du procès politique

Le militant confirme avoir souffert de contusions au crâne, qui lui ont occasionné deux jours d’incapacité temporaire de travail. « Martin Pontier, c’est un militant qui se bat pour ses idées mais qui est contre la violence. Il était justement là pour essayer de protéger et de tempérer des lycéens qui étaient un peu plus fougueux », affirme Christie, assistante sociale qui a travaillé avec Martin Pontier dans un lycée où il a été surveillant et qui loue « un modèle dans sa manière de nouer des relations avec les élèves ». Pour tous, ce jugement relève du procès politique. « En s’en prenant à l’un des principaux visages des réseaux militants de gauche de Saint-Étienne, on s’en prend à toute une organisation », estime Anaïs, militante du MJCF.

Mais pour son camarade Hedi, ces tentatives d’intimidation ne devraient pas étouffer la mobilisation. « Cela nous énerve encore plus. Maintenant, nous allons nous concentrer pour faire en sorte que la mobilisation contre la loi travail reparte », insiste-t-il. Si ce jugement ne portera sans doute pas un coup d’arrêt au mouvement à Saint-Étienne ou ailleurs, la décision de justice pourrait en revanche avoir de graves conséquences pour Martin Pontier. Bien qu’il échappe à la prison à condition de ne pas commettre de délits dans les cinq prochaines années, la décision du tribunal correctionnel d’inscrire cette condamnation au bulletin numéro deux de son casier judiciaire pourrait fortement compromettre ses velléités de travailler dans le secteur public. Le jeune homme inscrit en master de sociologie, qui espérait œuvrer pour la recherche publique à l’issue de sa formation, devra peut-être se réorienter. « Mais cela ne changera rien à mon militantisme », promet Martin Pontier, qui se réserve la possibilité de faire appel.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 19:03

http://fr.hdpeurope.com/?p=3618

Communiqué du conseil exécutif central du parti démocratique des peuples (HDP)

Dimanche 11 Septembre 2016

Nous ne céderons pas au coup d'état orchestré contre nos municipalités

Le matin de la veille de l’Aïd al-Adha, l’administration politique centrale a perquisitionné vingt huit de nos municipalités, déclarant avoir pris le pouvoir, ce qui rappèle le coup d'état du 12 Septembre 1980, il y a trente ans.

Il n’y a pas de différence entre les mentalités qui bombardent un parlement et les mentalités qui prennent d’assaut les municipalités en clamant avoir pris le pouvoir en violation de la volonté publique locale.

Nous réaffirmons que le règlement d’habilitation des municipalités par des administrateurs de l'état central, amené par décret par le biais du pouvoir de la loi par l’administration du parti de la justice et du développement (AKP), viole plusieurs clauses constitutionnelles dont les accords internationaux démocratiques signés par la Turquie, y compris la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et la charte européenne de l’autonomie locale, les principes universels et les droits fondamentaux.

Ignorant la volonté des électeurs et ayant pour objectif de rendre les tâches des administrateurs locaux inefficaces, ce règlement illégal est considéré comme nul et dépourvu de sens par notre parti.

Ce coup d'état illégal cible ouvertement nos municipalités et nos administrateurs locaux dans les villes kurdes, élus par soixante cinq pour cent à quatre vingt quinze pour cent des voix.

Or, au lieu de les résoudre, cette attitude arbitraire et illégale ne fera qu’intensifier les problèmes existants et rendra la question kurde encore plus difficile.

Les gens vont réclamer leurs maires ainsi que leurs conseillers municipaux démocratiquement élus. Ils ne céderont pas à cette mentalité qui ignorent leurs votes et usurpent leur volonté et ils ne céderont pas à ce règlement illégal.

Le gouvernement devrait immédiatement abandonner cette nouvelle étape périlleuse et devrait cesser une bonne fois pour toute d’essayer de tirer profit de la récente tentative de coup d'état militaire du Vendredi 15 Juillet 2016.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 18:43

Nouvelles violences à Paris contre la loi Travail (Reuters)

Des milliers de personnes ont défilé Jeudi 15 Septembre 2016 à Paris, où de nouvelles violences ont éclaté, et en province contre la loi travail pour ce qui pourrait être une ultime journée de mobilisation sous la forme de manifestations.

Plus de cent soixante dix mille personnes ont manifesté dans toute la France selon la Confédération Générale du Travail (CGT) et entre soixante dix sept mille cinq cent et soixante dix huit mille cinq cent d'après le ministère de l'intérieur. « Nous avons fait une mobilisation plutôt réussie », a estimé Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT.

Lors de la précédente journée de mobilisation, le 5 juillet 2016, la police n'avait répertorié que trente mille manifestants sur le territoire.

Dans la capitale, des heurts entre des groupes de casseurs et les forces de l'ordre ont fait au moins douze blessés, huit policiers et quatre manifestants, selon la police. Seize personnes ont été interpellées.

Des incidents ont également eu lieu dans d'autres villes, à Nantes, à Rennes, à Toulouse et à Montpellier.

Au total quinze policiers et gendarmes ont été blessés à Paris et en province et soixante deux personnes, dont trente deux ont été placées en garde à vue, ont été interpellées, a indiqué le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, avait fait savoir que la manifestation de ce Jeudi 15 Septembre 2016 serait la dernière pour son syndicat, qui compte poursuivre la bataille contre la loi travail sur d'autres terrains.

« Pour le moment, nous levons le pied sur les manifestations, nous n’allons pas en faire toutes les semaines », a-t-il nuancé au départ de la manifestation parisienne.

« Il y a d'autres manières de combattre la loi travail. Il y a notamment les aspects juridiques, les services de la CGT Force Ouvrière travaillent sur tous les recours possibles ».

Philippe Martinez, le dirigeant de la CGT, a récusé qu'il s'agisse d'un baroud d'honneur pour les opposants au texte de la ministre du travail Myriam el Khomri.

« Ce n'est pas un baroud d'honneur », a-t-il dit, affirmant que l'unité syndicale n'avait pas volé en éclats. « Nous sommes encore là et nous sommes déterminés », a-t-il dit.

Sept organisations participaient à cette quatorzième journée de manifestations depuis le mois de mars 2016 et la première depuis la promulgation, le 8 août 2016, du texte à l'origine de mois de contestation au parlement et dans les rues au printemps.

La CGT, la CGT Force Ouvrière, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), l’Union Syndicale Solidaire (USS) et les syndicats étudiants et lycéens de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) et de l’Union Nationale Lycéenne (UNL), demandent toujours l'abrogation du texte réformant le code du travail, qui consacre la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche.

Plus de cent défilés

La dernière journée d'action avant les vacances, le 5 juillet 2016, n'avait mobilisé que quelques dizaines de milliers de manifestants dans tout le pays, Paris compris, et les initiatives annoncées pour l'été n'ont guère été suivies.

Selon la CGT, plus de cent manifestations, défilés et rassemblements étaient prévus ce Jeudi 15 Septembre 2016 en France.

A Paris, quarante mille personnes selon les syndicats et entre douze mille cinq cent et treize mille cinq cent personnes d'après la police ont défilé de la place de la Bastille à la place de la République sous haute surveillance policière.

Les heurts sérieux ont éclaté à la fin de la manifestation quand quelques centaines de personnes qui avaient tenté sans succès de commettre des troubles dans le cortège ont refusé de se disperser place de la République.

Ils ont jeté des projectiles et des cocktails Molotov d'abord aux abords d'un café, puis sur les forces de l'ordre.

Huit policiers ont été blessés, dont un brûlé à la jambe par un cocktail Molotov, ainsi que quatre manifestants, a indiqué la préfecture de police. Un cameraman de Reuters Télévision a également été légèrement blessé à la jambe par un éclat de projectile des forces de l'ordre.

Philippe Martinez a condamné l'acte de violence sur le policier brûlé.

A Belfort, la manifestation contre la loi travail s'est muée en un défilé de défense de l'usine Alstom menacée de fermeture. Elle a rassemblé mille sept cent personnes, selon la police.

Les manifestants, parmi lesquels le député-maire des Républicains de Belfort, Damien Meslot, ont effectué un aller-retour entre l'usine de production de motrices ferroviaires, où quatre cent emplois doivent disparaître d'ici deux ans, et la maison du peuple, ou maison des syndicats, située en centre-ville.

A Nantes, ville qui était en pointe de la contestation au printemps, cinq mille personnes ont défilé, selon Fabrice David, secrétaire départemental de la Loire-Atlantique de la CGT. La police, pour sa part, a dénombré trois mille huit cent personnes.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 19:15

https://www.change.org/p/non-à-la-casse-sociale-chez-sfr

Pétition contre le plan de suppressions d'emploi à la Société Française du Radiotéléphone (SFR)

Depuis le mois de novembre 2014 et la reprise du groupe SFR par le consortium luxembourgeois ALTICE, une politique destructrice faite de réorganisation et de valorisation financière est menée par la direction du groupe SFR.

Pour réaliser quarante cinq pour cent de marge bénéficiaire à SFR, la direction est prête à mettre au chômage cinq mille trois cent personnes.

Dans un premier temps, les boutiques SFD et SFR Numéricâble vont être les premières touchées avec mille suppressions d’emplois.

Puis dans un second temps, ce seraient quatre mille trois cent emplois massacrés dans le reste du groupe.

La Confédération Générale du Travail (CGT) demande un investissement conséquent sur le réseau fixe et mobile afin de permettre à tous un droit à la communication.

Elle demande la réinternalisation au sein du groupe SFR Numéricâble des centres d’appel avec embauche massive afin de permettre aux clients de bénéficier d’un service de qualité.

Elle demande des tarifs accessibles pour tous.

Elle demande le développement d'un réseau très haut débit sur tout le territoire pour résorber la fracture numérique.

Elle demande la suspension immédiate de toute suppression d'emplois pour permettre une qualité de service et d’accueil de haut niveau.

Ensemble, disons non aux suppressions d’emploi et exigeons l’abandon du plan de licenciement

Signons la pétition

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 18:49

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/09/13/en-turquie-abdullah-ocalan-le-chef-emprisonne-du-pkk-appelle-a-relancer-la-paix_4996844_3214.html

En Turquie, Abdullah Öcalan, le chef emprisonné du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), appelle à relancer la paix

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

Le conflit entre les rebelles kurdes du PKK et Ankara « pourrait être réglé en six mois » si les négociations de paix venaient à reprendre, a estimé Abdullah Öcalan, le chef emprisonné du PKK, dont les propos ont été rapportés par son frère Mehmet Öcalan, Lundi 12 Septembre 2016.

C’est la première fois depuis le mois d'octobre 2014 que le chef kurde peut recevoir la visite d’un membre de sa famille sur l’îlot-prison d’Imrali, dans la mer de Marmara, où il purge une peine de prison à vie pour avoir dirigé la lutte armée contre l'état turc, qui a causé quarante mille morts depuis les années 1980.

La dernière visite autorisée était celle d’une délégation du parti démocratique des peuples (HDP) au mois d'avril 2015. Depuis, les militants n’ont cessé de s’inquiéter au sujet de l’état de santé de leur chef historique, âgé de soixante huit ans, et objet d’un véritable culte.

Alarmés, une cinquantaine de militants kurdes, revêtus d’un tee-shirt à l’effigie de leur chef, ont entamé tout récemment une grève de la faim à Diyarbakir, exigeant la fin de son isolement.

Après avoir entendu le message de Mehmet Öcalan, venu à Diyarbakir, Lundi 12 Septembre 2016, au lendemain de sa visite à Imrali, le mouvement a cessé.

« Il a dit que, si l'état était prêt pour ce projet, nous pourrions le finir en six mois et que le précédent processus n’était pas complètement effacé », a expliqué Mehmet Öcalan. « Aucune partie ne peut gagner cette guerre. Il est temps de faire cesser les larmes et le bain de sang, c’est ce qu’il a dit ».

L’appel du chef kurde intervient au moment où les affrontements sont quotidiens dans les régions majoritairement peuplées de kurdes à l’est et au sud-est du pays. Lundi 12 Septembre 2016, cinquante personnes, quarante six civils et quatre policiers, ont été blessées dans un attentat à la voiture piégée attribué au PKK à Van, non loin de la permanence du parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002.

De 2012 à 2015, des pourparlers historiques avaient eu lieu entre le gouvernement et le PKK. Ils ont volé en éclats à l’été 2015, quand le PKK a revendiqué l’assassinat de deux policiers à Ceylanpinar, après un attentat-suicide survenu non loin de là, à Suruç, lors d’un rassemblement de la gauche kurde et qui a fait trente trois morts.

Quelques mois plus tôt, le président Recep Tayyip Erdogan avait rejeté la « feuille de route pour la paix » en dix points, dévoilée par son gouvernement.

« Electoralement parlant », estime l’universitaire Ahmet Insel, « faire la paix avec le PKK n’était pas une stratégie payante pour Recep Tayyip Erdogan, puisqu’il a vu le score de son parti baisser aux élections législatives du mois de juin 2015 au profit du HDP qui, franchissant pour la première fois la barre des dix pour cent, a fait son entrée au parlement ».

Depuis, les hostilités ont repris de plus belle entre les rebelles kurdes et les forces turques. Il ne se passe pas un jour sans l’annonce d’un attentat ou d’une attaque à l’explosif contre un convoi militaire dans les régions kurdes.

Forts de l’expérience acquise en Syrie, où le PKK combat les djihadistes de l’organisation Etat Islamique au côté des milices kurdes syriennes, les unités de protection du peuple (YPG), qui lui sont affiliées, les rebelles kurdes ont de plus en plus recours aux engins explosifs télécommandés et aux attentats-suicides.

« En position offensive »

La situation en Syrie, où les YPG veulent établir une région autonome kurde le long de la frontière turque, ruine, pour le moment, toute perspective d’un retour à la table des négociations en Turquie. Au moment où l’armée turque mène des opérations contre l’Etat Islamique et contre les YPG dans le nord de la Syrie, le gouvernement ne veut pas entendre parler de paix avec le PKK. « Nous sommes en position offensive », a rappelé récemment le premier ministre, Binali Yildirim.

Une purge drastique s’est abattue sur le PKK. Le 8 septembre 2016, le premier ministre a annoncé la mise à l’écart de onze mille huit cent trente cinq enseignants soupçonnés de sympathie envers lui. Ils s’ajoutent aux vingt trois mille enseignants déjà suspendus ou limogés pour leurs liens présumés avec la communauté religieuse de Fethullah Gülen, désignée par Ankara comme l’instigatrice du putsch raté du Vendredi 15 Juillet 2016.

Soumise à l’état d’urgence depuis le Lundi 18 Juillet 2016, la Turquie vit au rythme des décrets-lois. Le dernier en date prive vingt huit maires de leurs mandats. Accusés d’être liés au PKK ou à la mouvance de Fethullah Gülen, ils ont été remplacés par des administrateurs proches de l’AKP. La plupart des municipalités concernées sont situées dans le sud-est du pays, où le PKK est bien implanté.

Bien que révéré, Abdullah Öcalan fait de plus en plus figure d’icône sans rôle décisionnel important, tandis que la direction militaire du PKK, basée au mont Qandil, dans le nord de l’Irak, a la main sur le mouvement.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 18:31

La trêve en Syrie globalement respectée, des incidents signalés (Reuters)

Le cessez-le-feu en Syrie, négocié par Washington et Moscou et entré en vigueur Lundi 12 Septembre 2016, semblait globalement respecté Mardi 13 Septembre 2016 malgré quelques incidents isolés, rapporte l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

Des frappes aériennes et des bombardements ont été signalés aux premières heures de la trêve Lundi 12 Septembre 2016 dans le nord de la région rurale de Hama, dans celle de la Ghouta orientale près de Damas et au nord d'Alep.

Il semble toutefois que ces violences diminuent et l'OSDH qui informe sur le conflit syrien grâce à des contacts sur le terrain n'a enregistré aucun mort dans des combats au cours des heures qui ont suivi l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Les médias officiels syriens ont accusé des groupes rebelles de violation de la trêve à sept reprises au moins dans la ville d'Alep et dans l'ouest de la province d'Homs.

L'OSDH a de son côté déclaré que les forces gouvernementales avaient tiré des obus près de deux villages de la campagne d'Alep et sur un quartier de la périphérie de Damas, sans faire de victimes. Les rebelles ont également ouvert le feu dans les faubourgs d'une ville à l'ouest d'Hama, ajoute l'OSDH.

L'OSDH a parallèlement annoncé que le nombre de morts attestés dans le conflit, qui a débuté au mois de mars 2011, dépasse désormais les trois cent mille morts. L'OSDH dit avoir recensé les décès de trois cent un mille huit cent civils et combattants depuis le 18 mars 2011, mais estime le nombre total des morts à environ quatre cent trente mille.

La trêve aujourd'hui en vigueur est le fruit d'un accord conclu Samedi 10 Septembre 2016 entre les Etats-Unis et la Russie. Les groupes djihadistes Etat islamique et Djabhat Fatah al Cham, l’ancien Front al Nosra anciennement lié à al Qaïda, en sont exclus. L'Etat Islamique est isolé sur le terrain, mais le Fatah al Cham est souvent allié avec d'autres groupes rebelles sur certains fronts.

A Moscou, le ministère russe des affaires étrangères a exhorté les Etats-Unis à faire pression sur certains groupes armés qui refusent de se dissocier de l’ancien Front al Nosra. « Nous appelons fermement tous ceux qui ont de l'influence sur ces violateurs du cessez-le-feu, et en tout premier lieu la partie américaine, à s'occuper de leurs clients », dit le ministère.

Droit de riposte

D'autres groupes rebelles en lutte pour renverser le président Bachar al Assad ont décidé de respecter la trêve, tout en exprimant de profondes réserves envers l'accord, a expliqué Zakaria Malahifdji, du groupe insurgé Fastakim, basé dans Alep.

Cette cessation des hostilités constitue la deuxième tentative depuis le début de l'année pour les américains et les russes de mettre fin à cinq années de bain de sang dans le pays.

L'accord, salué dimanche par l'Iran, allié de Damas, a également reçu mardi l'approbation de l'Arabie Saoudite, qui soutient la rébellion.

L'armée syrienne a annoncé que le « régime de calme », d'une durée de sept jours, s'appliquerait à l'ensemble de la Syrie. Elle se réserve le droit de riposter sous toute forme possible à une violation émanant des « groupes armés ».

Le cessez-le-feu doit permettre d'améliorer les conditions de travail des organisations humanitaires et de venir en aide aux populations civiles piégées par les combats, en particulier à Alep, la grande ville du nord coupée en deux par les combats.

Dans un communiqué, l'armée russe a déclaré que la trêve était globalement respectée dans la ville, en dépit de tirs de combattants islamistes, et que les préparatifs pour livrer de l'aide dans les zones assiégées se poursuivaient.

Le conseil gérant les quartiers d'Alep sous contrôle rebelle a rejeté tout déploiement de l'armée russe le long de la route Castello, qui doit servir à acheminer de l'aide.

Deux convois d'aide d'une vingtaine de camions chacun ont franchi Mardi 13 Septembre 2016 la frontière turque en direction du nord de la Syrie, a constaté un journaliste de Reuters.

La Turquie avait déclaré qu'elle avait l'intention, avec l’Organisation des Nations Unies (ONU), d'acheminer des camions de vivres, de vêtements pour enfants et de jouets vers Alep après la mise en place d'une trêve.

Le gouvernement syrien a toutefois prévenu qu'il refuserait toute livraison d'aide à Alep, « en particulier du régime turc », qui ne transiterait pas par lui-même ou l’ONU.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 18:10

LEUR VIOLENCE ET LA NOTRE

Le site internet de la tendance claire du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) publiait récemment un très long message relatif au comité invisible de Julien Coupat. Vous trouverez ci-dessous le paragraphe du message relatif à la question de la violence dans les manifestations.

Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://tendanceclaire.org/article.php?id=1053

Le rapport à la violence

Par Nastrit Daul

Mardi 13 Septembre 2016

Un des points commun à la mouvance autonome, c’est d’assumer un certain rapport de force avec la police. Mais il y a évidemment des différences dans les réactions selon les situations et des débats traversent ce milieu militant.

La violence est souvent, avant tout, une volonté de se défendre face à la violence de l’état qui elle est quotidienne et qui se durcit d’année en année. L’opération César, menée en 2012 pour déloger la Zone A Défendre (ZAD) de Notre Dame Des Landes (NDDL) fût une démonstration de la volonté du gouvernement et du ministre de l'intérieur de l'époque, Manuel Valls, de casser toute contestation.

Surtout, ce fut sur la ZAD du Testet, contre le barrage de Sivens en 2014, que la contestation pris une forme plus radicale suite à l'assassinat de Rémi Fraisse par des gardes mobiles. A Rennes et à Toulouse, les manifestations contre les violences policières, en plus d'avoir ouvert d'autres lieux de lutte que Paris, tournèrent à chaque fois à l'affrontement, d'autant plus que l’état gendarme ne cessait d'augmenter son arsenal répressif, Lanceurs de Balles de Défense (LBD), canons à eau, bouclage des centres-villes mais aussi interdiction de manifestations, détentions préventives et comparutions immédiates. De ces expériences de lutte communes se sont développés des moyens d'action communs qui se retrouvent, de la manifestation interdite contre la conférence climatique aux mobilisations contre la loi travail, régulièrement.

Cependant l’augmentation de l’affrontement se fait de façon inégale, des militants y sont régulièrement confrontés, se protègent, voire ripostent, tandis que d’autres gardent l’illusion d’une « police républicaine ». D’un côté, certaines franges des mouvements autonomes font de l’affrontement avec la police un but en soi, y compris par l’attaque. De l’autre, des services d’ordre collaborent parfois avec la police pour faciliter l’isolement et donc la répression de groupes autonomes, ce que nous dénonçons sans hésiter.

Dans les manifestations, tous les différents niveaux de conscience et de tactique coexistent et cela peut vite conduire d'une situation de tension à des fractures.

Pour autant, il n’y a rien de définitif. Nous avons pu lire par exemple dans www.paris-luttes.info un témoignage d’un militant cégétiste appelant « les k-ways noirs et les chasubles rouges à s'unir ».

De plus, il est à noter que le mouvement qui a duré près de cinq mois s'est retrouvé modifié au fil des rendez-vous. Si le cortège de tête des premiers jours était principalement composé par les militants autonomes, la violence des flics appuyés par les gardes mobiles et les baqueux à l'encontre des lycéens et des étudiants mobilisés a entraîné une partie de ceux-ci à rejoindre le-dit cortège. De fait, les banderoles aux mots d'ordre politiques se sont retrouvées côte à côte avec des banderoles renforcées aux extraits de paroles de rap, « le ciel sait que l'on saigne sous nos cagoules », du rappeur Booba.

Pourtant, la détermination de cette « tête de manifestation », malgré l'image du casseur véhiculé par les médias et la répression des forces du désordre, a encouragé d'autres composantes du mouvement à en faire partie, non pas dans un but d'affrontement mais dans un but de radicalité par rapport aux cortèges syndicaux. Ainsi, progressivement, des groupes de secteurs en lutte auto-organisés s’y sont retrouvés, postiers, cheminots, enseignants, syndiqués et étudiants, de même que des syndicalistes.

Pour notre part, nous pensons qu’il ne faut ni porter de jugement moral sur la violence « en soi », ni qu’il faut la fétichiser. Nous sommes convaincus, par toute l’histoire passée et par les expériences présentes les plus avancées, que l’état ne restera pas sans réagir au fur et à mesure qu’augmentera l’intensité de la lutte. La police se révélera clairement comme la « milice du capital ».

En revanche, actuellement, pour la plupart des centaines de milliers de gens qui manifestent, le bras de fer principal est avec le gouvernement, pas avec l’état.

Les millions de gens qui sont contre la loi travail mais qui n’ont aucune habitude de manifester ont forcément une vision encore plus déformée, à travers le filtre des médias bourgeois. Multiplier les actions minorisantes, c'est risquer de couper le fil qui nous relie potentiellement à celles et ceux qui pourraient nous rejoindre.

Une chose est certaine, le gouvernement n'a pas peur « des casseurs ». Il n'y a que de rares situations où le pouvoir tremble devant la violence de rue, comme en mai 1968 où Charles de Gaulle avait fui discrètement.

Nous sommes loin d'une situation insurrectionnelle comme certains aimeraient le croire. Aucune barricade ne s'est élevée dans Paris, il ne s'agissait que de quelques morceaux de tôles.

Chaque espace occupé à été délogé avec violence par les flics, Théâtre de l'Odéon, Théâtre du Nord, mairie d'Amiens et piquets de grèves. La police nous a toujours défaits, plus de huit cent personnes ont été placées en Garde A Vue (GAV), des dizaines de personnes ont été jetées en prison et des dizaines d’autres sont en attente de jugement. Des dizaines de personnes ont été mutilées par des tirs tendus de lance grenade, de LBD, des jets de grenades de désencerclement ou encore par des coups de matraque. L’état gagne car il est mieux organisé que nous.

Une petite minorité seulement est disposée à s'affronter avec ses propres moyens à la police.

Même s'il est incontestable qu'elle a grossi depuis le début du mouvement, nous pouvons aussi craindre que cela ait empêché beaucoup d'autres de se joindre à nous. Le gouvernement arrive plutôt facilement à jouer sur les peurs, en terrorisant le reste des travailleurs qui refusent de se mobiliser par crainte pour leur sécurité. Car il s'agit bien de sécurité, tout le monde n'est pas prêt à se faire matraquer, tirer dessus, enfermer et passer en garde à vue. De plus, avec la promulgation de l'état d'urgence qui s'annonce être perpétuel et avec le spectre du terrorisme instrumentalisé par le gouvernement et les médias, l’état policier montre sa capacité à briser toute contestation.

Il ne s'agit pas ici de réclamer un retour à des manifestations plus calmes ni de faire peser la responsabilité de la relative faiblesse du mouvement sur les dits « casseurs », mais de garder notre énergie pour une lutte de plus longue haleine, mieux réfléchir collectivement à comment nous protéger, protéger les cortèges et les piquets de grèves. Comment lutter face à la machine judiciaire bourgeoise. Comment s'organiser pour tenir une occupation.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 20:12

https://www.cuartopoder.es/lentesdecontacto/2016/09/05/anticapitalistas-reclama-volver-a-un-podemos-mas-plural-y-radical/4221

http://www.alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-anticapitalistas-revendique-un-retour-a-la-pluralite-et-a-la-radicalite-pour-podemos.html

Anticapitalistas revendique un retour à la pluralité et à la radicalité pour Podemos

Lundi 5 Septembre 2016

Par Sato Diaz

Au cours de la dernière semaine du mois d’août 2016, Anticapitalistas, courant de Podemos, a tenu la septième édition de son université d’été à la Granja de San Idelfonso, près de Ségovie.

Pendant six jours, environ mille personnes ont participé aux différents ateliers et assisté aux différents débats et échanges de cette université. De nombreux thèmes ont été abordés, de la situation internationale et européenne et de la fermeture des frontières aux réfugiés jusqu’à un examen des alternatives à l’actuelle Union Européenne en passant par un retour théorique au marxisme ainsi qu’au rôle de l’écosocialisme pour la société contemporaine. L’actualité politique a pu se glisser dans les différentes activités incluses dans le programme ainsi que dans les conversations des militants et des sympathisants. Anticapitalistas a indiqué clairement quelle était sa position sur la crise de gouvernabilité présente, Podemos doit empêcher un gouvernement du Parti Populaire et faciliter un gouvernement du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) sans toutefois en faire partie, en se limitant à apporter un soutien à son investiture. La réflexion sur le rôle que doit jouer Podemos à l’avenir est, également, un élément permanent.

Différents responsables publics de Podemos, militants d’Anticapitalistas, revendiquent le rôle de cette formation comme cofondatrice de Podemos et réclament que cette dernière organisation soit à l’avenir plus radicale et accorde une place plus importante à la pluralité. Anticapitalistas, une organisation qui compte près de mille millitants dans l’ensemble de l'état et un nombre bien plus élevé de sympathisants, compte en ses rangs des responsables internes de Podemos, de premier plan, dans différentes communautés autonomes. Raul Camargo, porte-parole d’Anticapitalistas et député de Podemos à l'assemblée de la communauté de Madrid, déclare à ce sujet que « le programme de Podemos pour les élections européennes du mois de mai 2014 était suffisamment de gauche parce que nous avons participé à son élaboration. C'est avec ces propositions que nous avons atteint, au mois de septembre 2014, le sommet le plus élevé qu’ait atteint Podemos dans les sondages. Lorsque nous commençons néanmoins à modérer le programme, les sondages commencent à nous donner des intentions de vote plus basses ».

Pour cette raison, Raul Camargo met en avant la nécessité, une fois que le cycle électoral sera achevé, car il n’est pas entièrement terminé dans la mesure où de nouvelles élections générales, les troisièmes, se tiendront plus que problablement au mois de décembre 2016, que soit organisée une nouvelle assemblée citoyenne au niveau de l'état « afin de faire un bilan des derniers trois ans » et de poser sur la table de nouvelles propositions. « Le cycle politique est très changeant et si nous n'arrivons pas à comprendre avec aisance les changements, ils peuvent nous déborder. Je suis convaincu qu’il est nécessaire d’adopter des positions politiques offensives, en rien conservatrices, et je crois que nous ne cesserons pas d’être un parti sexy, en réalité il faut être plus sexy que ce que nous avons été jusqu’ici », pour reprendre les termes du porte-parole d’Anticapitalistas.

Sur le plan organisationnel, Raul Camargo considère que Podemos doit mettre en œuvre certains changements afin de pouvoir faire face à la nouvelle étape. « Il est indispensable que nous débattions de changements internes pour faire de Podemos une force démocratique et pluraliste, que les structures intermédiaires, locales et au niveau des communautés autonomes, disposent d’une plus grande autonomie et que s’établisse une fédéralisation voire même une confédéralisation des différentes structures territoriales ». Raul Camargo ajoute que « nous devons faire en sorte qu’il y ait une répartition effective du pouvoir interne, car il est fortement concentré aux mains de l’exécutif. Les directions doivent être d’une pluralité plus importante et l’organisation doit se féminiser, les nouveaux organes doivent refléter et encourager la pluralité énorme qui existe au sein de Podemos ». Pour cela, il estime que la constitution de listes fermées utilisées lors des différents processus de primaires a été une erreur. « Il n’est pas possible que des options qui disposent d’un soutien important, exprimé en pourcentage des votes électroniques internes ne jouissent pas d’une représentation dans les organes », affirme Raul Camargo, qui considère en outre que la ligne politique doit être radicalisée. « Il faut parler plus de l’Europe, lutter contre les contraintes que l’Union Européenne imposera à un gouvernement alternatif, ainsi que cela s’est produit avec le crash de Syriza, qui n’est désormais qu’un parti social-libéral de plus, semblable à François Hollande ». Ce porte-parole défend les audits citoyens sur la dette et fait sienne une stratégie de contrôle bancaire afin d’éviter la fuite des capitaux qui pourrait résulter d’une opposition aux diktats de la troïka. Il souhaite, en définitive, « que Podemos soit à nouveau une option de rupture » et il considère que de nombreux suffrages ont été perdus, entre autres, « en raison de la faible consistance des positions de la direction, qui affirme un jour une chose et, le lendemain, une autre, faisant un appel de pied à la sociale démocratie et du PSOE un parti du changement supplémentaire ».

Rommy Arce, membre du législatif de la ville de Madrid pour Ahora Madrid, et Miguel Urban, député européen de Podemos, tous deux membres également d’Anticapitalistas, partagent cette orientation. Rommy Arce souligne que son organisation « fait partie de Podemos depuis ses débuts » et assure que « sans la force de cette petite organisation, Podemos n’aurait pu s’implanter dans le reste de l'état, hors de Madrid ». Pour cette conseillère municipale de l’équipe de Manuel Carmena, la maire de Madrid, ancienne membre du Parti Communiste Espagnol (PCE), membre d’Ahora Madrid, mais se détachant avec soin de tout lien avec Podemos, « le programme sur lequel s’est présenté Podemos aux élections européennes est aujourd’hui d’une grande validité », raison pour laquelle il faut y retourner. Sur le plan interne, elle est convaincue qu’il est indispensable de « bannir les listes fermées » lors de futurs primaires. Elle mise, en outre, sur la nécessité que « les cercles et les différents conseils citoyens territoriaux disposent d’un pouvoir de décision plus important. La dimension féministe a été quelque peu absente du programme, nous devons insister plus fortement sur tout ce qui regarde la soutenabilité de la vie qui touche de nombreux aspects, y compris les services publics », ajoute Rommy Arce qui poursuit que « nous avons un parti très masculinisé. La présence masculine est d’un poids très important, en dépit du fait qu’il y a de nombreuses femmes dans Podemos et que les listes sont toujours paritaires. Cela est bien dommage car il y a de nombreuses camarades de grande valeur qui pourraient exercer un rôle plus important ».

De son côté, Miguel Urban nous fait part de ses réflexions, « nous devons établir clairement que Podemos est une force opposée au Parti Populaire, mais aussi au PSOE. La première chose qu’il faudra retrouver, c’est la question de la bipolarisation politique. Nous sommes nés en tant que force d’opposition au bipartisme, la grande erreur que nous commettons depuis les élections européennes est de nous déplacer vers le centre », explique le député européen. « Un des échecs les plus importants à cet égard a été de récupérer le PSOE comme une force probable de changement. Je suis convaincu que ce parti ne l’est pas. Je crois que la direction du PSOE fait partie du problème et non de la solution ». Pour ce membre d’Anticapitalistas, « le grand danger pour Podemos au cours de cette nouvelle étape est notre normalisation, c’est-à-dire que les institutions nous normalisent et que nous semblions un parti de plus. Nous ne sommes pas venus ici pour que des gens normaux entrent dans les institutions, mais pour les placer au service des gens », insiste-t-il. « Des nouveaux ajustements sont mis en avant par les pouvoirs de toujours alors même que l’Ibex 35, la bourse de Madrid, continue de gagner des milliards d'euros. Cette situation pourrait déboucher sur une reprise de la mobilisation sociale et Podemos doit mettre des militants et des ressources à disposition pour contribuer à ce que la mobilisation sociale repique. Pour créer un pouvoir populaire, il faut faire en sorte que face au théâtre des négociations visant à former un nouveau gouvernement, les gens puissent prendre leur destin en main et écrire leur propre histoire », estime Miguel Urban.

« Si Vistalegre, l’assemblée constitutive, à Madrid, au mois d'octobre 2014, de Podemos, a été le lancement d’un parti à partir d’un mouvement, nous devons maintenant faire en sorte que le parti se transforme en mouvement populaire. Pour cela, il faut décentraliser, non seulement territorialement, mais également les espaces où les décisions sont prises. Chaque territoire et chaque cercle doivent disposer d’une souveraineté pour mettre en œuvre des activités politiques et des campagnes. Nous devons faire en sorte que les gens participent. La seule manière de rendre les cercles actifs est de faire en sorte que les gens comprennent que leur temps et leur investissement sert à quelque chose et non à seulement faire une vidéo ou des choses de temps en temps », explique-t-il. « Notre projet politique consiste à poursuivre la lutte pour construire un outil de pouvoir populaire qui puisse changer notre pays. Cela ne peut pas se faire uniquement sur la base des élections et par une présence dans les institutions. Il importe de construire un mouvement à partir d’en bas et un syndicalisme social, encourager l’auto-organisation des gens au sein et à l’extérieur de Podemos et œuvrer à l’unité populaire à partir d’en bas, loin des bureaux ».

Albano Dante Fachin, secrétaire général récemment élu de Podemos en Catalogne, était également présent à cette université d’été bien qu’il ne soit pas membre d’Anticapitalistas. Le dirigeant de la formation violette, la couleur de Podemos, catalane considère que « le processus qui s’est déroulé en Catalogne au cours des derniers mois peut aider Podemos au niveau de l'état ». Albano Dante Fachin est convaincu que « la situation a changé et que la machinerie électorale, la guerre éclair, n’existera plus ». Pour le secrétaire général de Podemos Catalogne, « lorsque l’on se centre sur les élections, il est difficile de se lier et de créer des espaces communs avec d’autres mouvements politiques et sociaux. C'est une chose qui ne peut être placée au second plan ». Pour cette raison, il estime qu’il faut prendre les choses « avec un plus grand calme et ouvrir véritablement des espaces. Les gens, jusqu’à maintenant, se sont montrés compréhensifs, ils comprenaient les difficultés de ce que nous tentions de faire, la difficulté que représentent les rythmes électoraux pour une organisation qui vient de naître et la nécessité de faire face aux nombreuses attaques médiatiques. Mais notre conception est assembléiste, cela aurait été mieux si l’organisation avait été plus proche des gens ». Le dirigeant catalan argumente sur le fait « qu’il y a eu une compréhension envers le processus jusqu’à maintenant, mais nous ne pouvons pas demander que celle-ci perdure, ou plutôt, il n’y a aucune raison que cette compréhension dure pour toujours ».

Albano Dante Fachin donne l’exemple de l’une des promesses qu’il a mise en avant pour les élections primaires aux conseils citoyens catalans.

« L’un des points qui figurait dans notre proposition politico-organisationnelle était la création du consell de cent, formule catalane historique, un espace de représentation territorial et sectoriel qui offre aux cercles non seulement une capacité à débattre, mais également à décider, de telle sorte que nous nous engageons politiquement à distribuer ce pouvoir. Au sein du consell de cent, les sièges n’ont pas de nom, les représentants de chaque conseil et cercle seront toujours différents, choisis par les conseils et les cercles eux-mêmes, ce qui revient à donner à cet espace un contrôle à partir d’en bas de l’organisation, rendant possible un espace où ne naissent pas des disputes entre familles », ajoute-t-il. « Notre engagement est que nous allons créer ce consell de cent et que nous respecterons ses décisions. S’il fonctionne, je prendrai ma valise et je me rendrai dans les différents territoires pour expliquer cette proposition », promet-il. Il est convaincu par le fait que, politiquement, il est nécessaire d’établir une ligne qui sépare clairement Podemos du PSOE. « Je suis descendu dans les rues lors du mouvement du 15 mai 2011 en affirmant que le PSOE et le Parti Populaire étaient la même chose, Podemos a repris le flambeau, mais ensuite, avec les processus électoraux, les négociations ultérieures et le rythme médiatique ont effacé cette ligne, il faudrait la rétablir ».

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 19:38

http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/09/09/birgitta-jonsdottir-de-la-poesie-au-parti-pirate-islandais_4995084_4415198.html

Birgitta Jonsdottir, de la poésie au Parti Pirate d'Islande (PPI)

Par Damien Leloup

La fondatrice du PPI, pressentie pour devenir la prochaine première ministre de l’Islande, veut en finir avec la politique du court-terme. Elle est l’invitée, Samedi 17 Septembre 2016, du festival off du Monde Festival.

A quarante neuf ans, Birgitta Jonsdottir a déjà eu plusieurs vies. Poète précoce, elle a publié son premier texte à quatorze ans, elle enchaîne « toutes sortes de boulots » avant de devenir députée, et de cofonder le PPI, qui fait aujourd’hui la course en tête dans les sondages, à quelques semaines des élections législatives du 29 octobre 2016. Femme politique et poète, Birgitta Jonsdottir est aussi, à ses heures perdues, peintre et musicienne. Elle regrette parfois de ne plus avoir le temps d’écrire de poésie. « Mais j’utilise mon énergie créatrice dans mes discours », précise-t-elle. Des discours qu’elle prépare peu, préférant s’adapter à son auditoire.

Artiste éclectique, elle écoute aussi bien les stars rock nationales Björk et Sigur Ros que le groupe défunt Joy Division et d’autres de punk hardcore.

L’un de ses fils lui a fait découvrir Muse. « J’apprends à jouer leur titre Uprising », dit-elle, amusée. « Quand je découvre un nouveau groupe, je regarde toujours les paroles avant d’écouter la musique ».

L’arrivée d'internet a bousculé la vie de cette femme de caractère, dont la mère était « la première femme troubadour d’Islande qui mettait en musique les meilleurs poèmes des meilleurs poètes, en se concentrant sur ceux qui parlaient de justice sociale ». En Islande, où trois cent trente mille habitants sont répartis sur cent mille kilomètres carrés, l’arrivée du web a changé beaucoup de choses. Notamment pour Birgitta Jonsdottir, qui commence à créer des sites internet dès 1995.

De la révolution internet à la « révolution des casseroles »

« Grâce à Internet, c’est plus facile de se connecter à des personnes qui ne pensent pas comme nous. En Islande, sans cela, il faut être une sorte d’oiseau migrateur si l’on veut apprendre à se connaître soi-même. » Se connaître soi-même, une idée chère à cette bouddhiste, qui se présente aussi volontiers comme « poéticienne ». Birgitta Jonsdottir trouve toutes les idéologies en « isme » dangereuses. Ce qui ne l’a pas empêchée de faire un long bout de route avec l’anarchisme et l’écologie radicale. Elle fut notamment porte-parole de Saving Iceland, une organisation écologiste qui prône l’action directe et qui explique sur son site être « aussi intransigeante avec ses valeurs qu’un blizzard hivernal sur le Vatnajokull », l’un des plus grands glaciers du pays.

Engagée de longue date dans de multiples causes, dont l’indépendance du Tibet, ou l’opposition à la guerre en Irak, Birgitta Jonsdottir prend un nouveau tournant en 2008 lors de la crise financière qui touche durement l’Islande, plongée dans la faillite. « Cela a été une prise de conscience, j’avais honte de faire partie d’une nation qui s’était laissé entraîner dans l’abysse », explique-t-elle. Elle fait partie des tout premiers manifestants de la « révolution des casseroles » qui aboutira, des mois plus tard, à la nouvelle constitution et au référendum refusant de sauver les banques.

Entre-temps, Wikileaks a lâché une bombe dans le paysage politique islandais. Après la publication des documents montrant que les dirigeants de la banque Kaupthing ont accordé des prêts à des proches avant le sauvetage de l’entreprise, c’est la panique. La banque tente de faire interdire les articles sur le sujet, attirant encore davantage l’attention sur le scandale. Birgitta Jonsdottir y voit la nécessité d’un grand projet, un projet de loi qui vise à faire de l’Islande « la Suisse inversée qui protège lanceurs d’alerte, sources et journalistes ». Quelques mois plus tôt, elle est élue députée du mouvement des citoyens, un parti politique nouveau né de la crise, et s’attache à mettre en place ce projet qui recueillera aussi le soutien du parti progressiste.

« Parler avec les gens plutôt que des gens »

L’année suivante, Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, se rend en Islande. Birgitta Jonsdottir le rencontre, lui expose son projet et, de fil en aiguille, travaille, avec l’équipe réduite de Wikileaks, à la production de ce qui sera un gigantesque scoop mondial, la vidéo Collateral Murder, qui montre des militaires américains ouvrant le feu sur des civils dans la banlieue de Bagdad. La collaboration avec Wikileaks ne durera pas beaucoup plus longtemps, Birgitta Jonsdottir trouve que le fonctionnement de l’organisation manque de transparence. Mais elle lui a valu d’attirer l’attention du département d'état américain, qui demandera à Twitter de lui fournir l’ensemble des messages personnels de la députée. Aujourd’hui encore, Birgitta Jonsdottir se dit certaine d’être toujours sous surveillance électronique. « Bien sûr que je suis surveillée. Je suis amie avec Chelsea Manning, condamnée pour avoir fourni des documents de l’armée américaine à Wikileaks. Mais je m’en fiche. Au contraire, j’ai envie de dire à celles et ceux qui me surveillent, écoutez ce que je dis et prenez-le à cœur ».

« Le berceau de la démocratie est contraint de devenir une technocratie »

Que dit-elle ? Qu’il vaut mieux « parler avec les gens plutôt que parler des gens », une doctrine qu’elle a intégrée dans le fonctionnement du PPI, qu’elle a cofondé en 2012, à la fin de son premier mandat d’élue. Qu’il faut « refonder le système », d’autant que les démocraties occidentales sont à bout de souffle. La Grèce, « le berceau de la démocratie est contraint de devenir une technocratie ». La Grande-Bretagne du Brexit est minée par une campagne « de propagande, de manipulation et de peur, des deux côtés ». Birgitta Jonsdottir ne jette pas la pierre aux électeurs qui ont voté pour la sortie de l’Union Européenne, « en Islande aussi on nous avait promis la catastrophe si nous refusions de sauver les banques ». Mais l’absence de faits dans le discours politique l’obsède. Tout comme le court-termisme des gouvernements.

« Un pays ne peut pas avancer si chaque gouvernement consacre son énergie à défaire ce qu’a fait le précédent. Au parlement, nous avons un comité du futur qui est en charge des stratégies à long terme, pour des sujets comme la santé, qui ne peuvent pas être réformés par l’exécutif, qui vit dans le moment présent ». Ironiquement, pour cette parlementariste chevronnée, si les sondages se confirment, Birgitta Jonsdottir pourrait donc devenir première ministre, faisant de l’Islande le premier pays au monde à être gouverné par le parti pirate.

Poétesse pragmatique

Le programme du parti, élaboré de manière collaborative, prévoit quelques mesures phares, comme le droit des citoyens à faire des propositions de loi, à condition que deux pour cent de la population les signent. « C’est un outil extrêmement important pour montrer au peuple qu’il n’est pas sans pouvoirs entre deux élections », juge Birgitta Jonsdottir. Sans oublier la lutte contre la corruption, un élément central du programme du PPI que les révélations des Panama papers sur les comptes offshore de l’épouse du premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson ont cruellement remise sous les feux de l’actualité. Et la mise au pas des banques d’affaires, qu’elle appelle toujours « les banksters ».

Poétesse pragmatique, Birgitta Jonsdottir croit au changement. Sauf, peut-être, pour les Etats-Unis, un pays « où, à l’âge de l’information, on parle de plus en plus du créationnisme. C’est trop tard, et le pays est trop grand. Le changement ne peut se faire qu’au niveau local ». Pourtant, ses cauchemars sont globaux, la mainmise de la finance sur la politique et la surveillance de masse conduite par les services de renseignement. « Que vous soyez avocat, journaliste ou simple citoyen, leurs outils leur permettent quasiment de lire dans votre esprit. Et encore, je suis bien plus inquiète du rôle des entreprises privées. Nous vivons dans un livre de science-fiction, à mi-chemin entre 1984 de George Orwell et le Meilleur des Mondes ».

Elle a récemment relu le roman d’Aldous Huxley, dans lequel règne une dictature qui s’appuie à la fois sur la guerre et sur la drogue pour étouffer dans l’œuf toute velléité de contestation. « Nous l'oublions souvent, mais même dans le Meilleur des Mondes, il existe des dissidents. Ils sont envoyés en exil sur une île lointaine, l’Islande ».

Conversation avec Birgitta Jonsdottir, animée par Martin Untersinger, Samedi 17 Septembre 2016, de 15 heures à 16 heures, auditorium du Monde, 80 Boulevard Auguste Blanqui 75 013 Paris.

Un débat du off au Monde Festival

Conversation avec Birgitta Jonsdottir, fondatrice du PPI

Rendez-vous au Monde Festival

La troisième édition du Monde Festival aura lieu du Vendredi 16 Septembre au Lundi 19 Septembre 2016 sous un titre qui sonne comme un défi à notre monde en crise, « agir », avec Vandana Shiva, Michel Serres, Houda Benyamina, Edouard Louis, Marie Rose Moro, Siri Hustvedt, Ken Loach et Garry Kasparov.

Le programme du festival est en ligne, faire de la politique autrement, la science peut-elle aller contre le progrès, les multinationales sont-elles au-dessus des états, où est la diversité au théâtre et au cinéma et comment changer l’école. Rendez-vous sur la chaîne Festival pour y retrouver des portraits, des enquêtes et des vidéos sur des initiatives et des engagements qui transforment le monde.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 19:05

es maires de vingt huit communes turques révoqués et remplacés (Reuters)

Les autorités turques ont procédé Dimanche 11 Septembre 2016 à la révocation et au remplacement de vingt huit maires de communes du sud-est de la Turquie, région à majorité kurde, accusés d'entretenir des liens avec les séparatistes ou avec les auteurs du putsch manqué.

Vingt-quatre de ces municipalités étaient administrées par le parti démocratique des peuples (HDP) qui a dénoncé un coup d’état administratif.

« Cette réorganisation illégale, qui méprise la volonté des électeurs et rend inutiles les autorités locales élues et les institutions, n'a pour nous aucun fondement », affirme le HDP, troisième formation politique au niveau national, qui nie tout lien avec le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

« Cette décision illégale et arbitraire va conduire à un accroissement des problèmes actuels dans les villes kurdes et la question kurde va devenir insoluble », ajoute le HDP.

Des manifestations se sont produites et la police a dû faire usage de canons à eau pour disperser la foule qui s'était rassemblée devant les bâtiments du gouvernement local à Suruc, ville proche de la frontière syrienne.

Des troubles ont également été signalés à Diyarbakir, principale agglomération de la région, et dans la province d'Hakkari qui borde la frontière irakienne.

L'ambassade des Etats-Unis à Ankara s'est inquiétée de ces manifestations, rappelant l'importance du droit de manifester pacifiquement tout en réitérant le soutien américain à la lutte contre le terrorisme.

Quatre autres maires, trois appartenant au parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan et un au parti d'action nationaliste (MHP), ont également été révoqués pour des liens présumés avec le prédicateur Fethullah Gülen que le gouvernement accuse d'être l'instigateur du putsch manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

Recep Tayyip Erdogan condamne l’influence du PKK en Syrie

« Aucun état démocratique ne peut autoriser et n'autorisera des maires et des parlementaires à utiliser les ressources municipales pour financer des organisations terroristes », a déclaré le ministre de la justice Bekir Bozdag sur Twitter.

Le ministère de l’intérieur précise que ces maires, dont douze ont été arrêtés, faisaient l'objet d'une enquête pour assistance et soutien au PKK et à l'organisation de Fethullah Gülen qui vit en exil aux Etats-Unis depuis 1999.

Ces mesures font partie de la répression menée par les autorités turques depuis l'échec du coup d’état fomenté au mois de juillet 2016.

Dans une déclaration faite Dimanche 11 Septembre 2016, le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé que les activistes du PKK perturbaient les opérations que mène la Turquie en Syrie et qu'ils avaient intensifié leurs opérations depuis le putsch.

« Nous constatons que l'organisation terroriste PKK s'est efforcée d'intensifier ses activités à notre frontière depuis le Vendredi 15 Juillet 2016. Ces attaques, qui visent clairement à perturber les opérations de la Turquie en Syrie, se poursuivent », a-t-il dit dans un message adressé à ses concitoyens à l'occasion de l'Aïd el Kébir.

L'armée turque a lancé le 24 août 2016 une opération militaire dans le nord de la Syrie, baptisée Bouclier de l'Euphrate, afin de stopper l'expansion territoriale des unités de protection du peuple (YPG) et de chasser les djihadistes du groupe Etat Islamique des zones frontalières.

Recep Tayyip Erdogan a déclaré Dimanche 11 Septembre 2016 que l'objectif assigné à l'armée turque était d'éradiquer en Syrie l'organisation Etat Islamique et l'empêcher ainsi de commettre des attentats sur le sol turc.

Selon la chaîne d'information Cable News Network (CNN) Türk, vingt combattants de l'Etat Islamique ont péri Dimanche 11 Septembre 2016 dans le nord de la Syrie après avoir été visés par des frappes aériennes turques.

Ces bombardements ont touché trois bâtiments, un véhicule et une moto près de la ville syrienne de Tal al Haoua, précise CNN Türk.

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