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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 18:32

 

https://paris.demosphere.eu/rv/53359

 

http://www.nosdroits.org/2017/02/23/dimanche-26-fevrier-place-de-republique

 

Nos droits contre leurs privilèges

 

Conférence de presse Dimanche 26 Février 2017 à 15 heures Place de la République à côté du café Fluctuat Nec Mergitur

 

L'espace commun des mouvements sociaux « nos droits contre leurs privilèges », qui réuni déjà trente quatre associations et syndicats, lance une campagne d’expertise citoyenne et d’actions concrètes pour lutter contre les inégalités sociales, les paradis fiscaux, la spéculation financière, l’enrichissement d’une poignée et la corruption.

 

C'est une campagne pour exiger le respect des droits sociaux tels que la protection sociale, le logement, la santé et un revenu décent et pour défendre les services publics.

 

C'est une campagne pour se mobiliser contre les discriminations qui se répandent notamment contre les migrants, les femmes, les pauvres, les musulmans et les noirs, et contre les violences et l’impunité policière.

 

C'est une campagne pour agir pour nos libertés, contre l’état d’urgence, contre les lois d’exception et contre la répression des mouvements sociaux et des militants

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 20:48

 

http://www.reuters.com/article/us-mideast-crisis-syria-turkey-idUSKBN16218Y?il=0

 

Les forces rebelles soutenues par la Turquie prennent le centre d’al Bab à l’Etat Islamique

 

Des rebelles soutenus par la Turquie ont pris le centre de la ville d’al-Bab à l’Etat islamique, ont déclaré des médias et des rebelles turcs, Jeudi 23 Février 2017, donnant un coup de pouce à Ankara pour vaincre le groupe militant dans le nord de la Syrie.

La Turquie a lancé son opération Bouclier de l'Euphrate au mois d’août 2016 dans le but de repousser l'État Islamique de sa frontière et d'arrêter la progression de la milice kurde syrienne des unités de protection du peuple (YPG).

Prendre le contrôle d'al-Bab, un bastion de l'État Islamique à trente kilomètres de la frontière turque, renforcerait l'influence turque dans une région de Syrie où elle aurait effectivement créé une zone tampon et permettrait aux forces soutenues par Ankara de progresser vers Raqqa, la capitale de facto de l'Etat Islamique en Syrie.

Les combattants de l’Armée Syrienne Libre (ASL), une coalition d’arabes syriens et de turkmènes, attaquent al-Bab depuis le mois de décembre 2016, aidés par des avions de combat, des chars et des forces spéciales turques.

L'agence turque Anadolu, citant son correspondant à al-Bab, a déclaré que les rebelles avaient pris le contrôle du centre-ville et déblayaient maintenant les mines et les engins explosifs déposés par les djihadistes. Mille neuf cent kilomètres carrés dans le nord de la Syrie ont maintenant été libérés des groupes militants, a-t-elle dit.

Un observatoire de la guerre, l'Observatoire Syrien pour les Droits de l’Homme (OSDH) basé en Grande Bretagne, a déclaré plus tard Jeudi 23 Février 2017 que les forces du Bouclier de l’Euphrate avaient pris le contrôle total d'al-Bab et de deux villes voisines, Qabasin et al-Bezah.

« Nous sommes arrivés au centre-ville hier Mercredi 22 Février 2017, mais il y a eu une attaque suicide et nous avons dû nous retirer un peu et, aujourd'hui Jeudi 23 Février 2017, nous avons encore attaqué, je peux dire que quatre vingt cinq pour cent à quatre vingt dix pour cent de la ville est sous contrôle », a dit à l’agence Reuters par téléphone un combattant de la brigade Sultan Mourad qui est à al-Bab.

« Ils ont creusé des tunnels sous al Bab et ceux qui sont restés sont tous des kamikazes. Toute la ville est minée. Je peux dire que chaque mètre est miné ».

Un autre combattant de l’ASL contacté via un site de réseau social a déclaré qu'il y avait un « calme complet » dans al-Bab. Le combattant a dit qu'il parlait du centre-ville.

Le ministre turc de la défense, Fikri Isik, a déclaré à Anadolu que les rebelles étaient entrés dans le centre-ville et que la plus grande partie de la ville elle-même était maintenant sous leur contrôle.

Cependant, le groupe de surveillance de l'OSDH a déclaré que plus de la moitié d'al-Bab était encore sous le contrôle de l’Etat Islamique et que les combats continuaient.

Il n'y a pas eu de commentaire immédiat de la part de l'armée turque.

Plus tôt, un officier rebelle basé en Turquie appartenant à un groupe précédemment impliqué dans des combats dans la province d'Alep a déclaré que les rebelles avaient pris le contrôle d'al-Bab, bien que des groupes de militants de l’Etat Islamique continuent à se battre.

Zakaria Malahifji, du groupe Fastaqim, a déclaré à Reuters que toutes les zones stratégiques de la ville avaient été prises.

Les autorités turques ont déclaré à maintes reprises que l’opération d’al-Bab prenait plus de temps que prévu en raison du nombre de civils qui se trouvaient encore dans la ville et du soin pris pour les protéger.

Des tracts ont été largués sur la ville dès le mois de décembre 2016, exhortant les civils à chercher un abri.

Alors que l’opération du Bouclier de l’Euphrate a été largement concentrée jusqu'ici sur la lutte contre l'Etat Islamique, Ankara est également déterminé à empêcher la milice kurde des YPG, que le gouvernement turc considère comme un groupe terroriste, de relier les cantons qu’elle contrôle le long de la frontière turque.

La Turquie craint que les progrès réalisés par les YPG puissent favoriser l’insurrection kurde en Turquie.

Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré que le prochain objectif de l'offensive turque devrait être Raqqa mais que les YPG ne devraient pas y participer.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 20:08

 

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN16228V

 

Benoît Hamon et Yannick Jadot d'accord sur une plate-forme présidentielle (Reuters)

 

Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste au premier tour des élections présidentielles, et Yannick Jadot, candidat d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) au premier tour des élections présidentielles, sont parvenus à s'accorder sur une plate-forme présidentielle qui sera soumise aux militants d'EELV, a appris l'agence Reuters, Jeudi 23 Février 2017, de source proche des négociations entre les deux candidats.

 

Les résultats de la consultation des militants d'EELV seront connus Dimanche 26 Février 2017 et Yannick Jadot, qui renoncera à se présenter en cas de vote positif des militants d'EELV, interviendra Jeudi 23 Février 2017 dans le cadre du journal télévisé de 20 heures de la deuxième chaîne de la télévision française, ajoute-t-on de même source.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:56

 

https://paris.demosphere.eu/rv/53403

 

Rassemblement contre la corruption des élus

 

Samedi 25 Février 2017 à 15 heures Place de la République à Paris

 

Après le succès des rassemblements du Dimanche 19 Février 2017, maintenons la pression et rassemblons nous de nouveau le Samedi 25 Février 2017.

 

Deux des candidats favoris du premier tour des élections présidentielles sont sous le coup d'enquêtes pour abus de biens sociaux et détournement de fonds publics. Des sénateurs sont impliqués dans un vaste système de détournement d'argent public. Sans compter les affaires qui se multiplient ces dernières années.

 

Nous sommes nombreux à penser que notre pays mérite mieux que des escrocs minables. En Roumanie ou en République Dominicaine, des milliers de personnes descendent dans la rue pour protester contre la corruption.

 

Parce que le comportement et le manque de tenue de certains hommes et femmes politiques conduit tout droit à l'abstention, en nourrissant l'impression d'un cercle du pouvoir fermé et magouilleur.

 

Samedi 25 Février 2017, descendons tous dans la rue, à Paris et ailleurs, pour exiger le retrait de tous les candidats mis en cause dans des affaires, le contrôle des dépenses des parlementaires et des ministres et le renforcement des sanctions pour abus de biens sociaux et détournement de fonds publics et surtout pour rendre l'oseille.

 

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 20:36

 

http://www.lefigaro.fr/musique/2017/02/18/03006-20170218ARTFIG00060-moby-ses-revelations-fracassantes-sur-donald-trump.php#xtor=AL-201

 

Les révélations fracassantes de Moby contre Donald Trump

 

Par Jean Delterme

 

Lundi 20 Février 2017

 

Le Disc Jockey star new-yorkais et fervent militant contre Donald Trump a révélé le Mardi 14 Février 2017 qu'il détenait des informations compromettantes contre l'actuel président des États-Unis. Dans une longue lettre ouverte publiée sur Instagram, il annonce, entre autres, une éventuelle guerre contre l'Iran.

C'est définitivement une mauvaise semaine pour Donald Trump. Son conseiller à la sécurité nationale démissionne, le New York Times dénonce son rapprochement avec les renseignements russes avant son élection et désormais le chanteur Moby se réinvente en lanceur d'alerte pour divulguer des informations extrêmement compromettantes contre le président des États-Unis.

Après avoir séjourné le week-end dernier chez des amis proches de la sphère politique, à Washington, Moby affirme ainsi avoir appris « de sources sûres » que certaines des pires rumeurs circulant sur le nouveau locataire de la Maison-Blanche pourraient se révéler exactes.

En cinq points, résumés en quelques lignes sur son compte Instagram, l'artiste enchaîne les révélations sans mâcher ses mots. Premier impact, « le dossier russe contre Donald Trump est vrai à cent pour cent. Le gouvernement russe le fait chanter, pas seulement parce qu'il s'est fait pisser dessus par des prostituées russes, mais pour des faits bien plus abominables ».

Le Kremlin est également au cœur d'une autre révélation de Moby, qui éclaire d'un jour nouveau la démission récente de son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn. « Depuis le premier jour, l'administration de Donald Trump est de connivence avec le gouvernement russe », déclare le chanteur. « Cela se confirme avec la démission de son conseiller en sécurité nationale, coupable d'avoir entretenu des relations étroites avec l'ambassadeur russe à Washington ».

Le troisième point évoqué par le Disc Jockey est peut-être le plus inquiétant. Il évoque la volonté supposée de Washington de s'engager dans une guerre ouverte contre l'Iran. D'après Moby, « l’administration de Donald Trump a besoin d'une guerre, plus précisément avec l'Iran. Elle place des navires de guerre américains au large des côtes iraniennes dans l'espoir que l'Iran attaque l'un d'entre eux et donne ainsi un prétexte pour les envahir ».

Le fervent militant contre Donald Trump, qui avait refusé de chanter à l'investiture présidentielle, ne s'arrête pas là. Selon lui, la droite américaine élaborerait à l'heure actuelle une stratégie pour se débarrasser de Donald Trump. Un véritable complot ourdi par le parti républicain et les Koch Brothers, puissants industriels conservateurs.

Enfin, ultime pied de nez à Donald Trump, le chanteur révèle l'opinion désastreuse qu'ont les services secrets du nouveau président des États-Unis. « Les services de renseignement dans le monde entier et aux États-Unis sont horrifiés par l'incompétence de l’administration de Donald Trump et ils se préparent à révéler des informations qui mèneront à des évictions au plus haut niveau et finalement à l'impeachment ».

La conclusion de cette lettre coup de poing a valeur d'avertissement. « J’écris tout cela car, quand tout cela se produira, vous pourrez dire que vous l'aviez déjà lu », écrit ainsi Moby. « Nous vivons une époque terrifiante dans laquelle notre président incompétent est aux mains d'un pouvoir étranger ».

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 20:21

 

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/02/20/paris-calais-vintimille-trois-etapes-sur-la-route-du-mal-accueil_5082205_1654200.html

 

Regain de tension autour de l'accueil des migrants

 

A Calais, Paris et Vintimille, le dispositif mis en place à la fin de l'année 2016 est débordé, l'état et les associations s'opposent

 

Par Maryline Baumard

 

Calais, Vintimille et Paris, la situation dans les trois zones géo­graphiques où se cristallise la tension migratoire dérive doucement vers un nouveau chaos. Les solutions mises en place il y a trois mois par les gouvernements français et italiens ne fonctionnent déjà pas, ou plus.

A Vintimille, petite ville frontalière de Ligurie, proche des Alpes-Maritimes, de plus en plus de migrants dorment de nouveau à la gare, où la police vient les interpeller, puisque le camp humanitaire affiche complet. Les passages vers la France sont toujours plus risqués et plusieurs personnes sont déjà mortes sur la route ou sur la voie ferrée.

Vendredi 17 Février 2017, un cadavre a été découvert carbonisé sur un train à l’arrivée en France. Selon une source policière, il y a de fortes présomptions que la personne soit un migrant qui serait monté sur le train en gare de Vintimille, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).

De ce côté-ci des Alpes, l’aide aux migrants continue de tourner à la guérilla judiciaire. Si Cédric Herrou, le plus emblématique des soutiens aux arrivants dans la vallée de la Roya a été condamné par la justice à une amende avec sursis, le Vendredi 10 Février 2017, jugement dont le parquet a fait appel, d’autres citoyens, moins médiatiques, sont poursuivis. Sans diminuer à ce stade la détermination des militants.

A Calais, où la jungle a été démantelée à la fin du mois d'octobre 2016, des migrants reviennent par dizaines tenter le passage vers l’Angleterre. Gilles Debove, responsable du Syndicat Général de la Police (SGP) de la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière pour le Calaisis, affirme que les forces de l’ordre sont déjà débordées. Le fonctionnaire déplore le manège qui, au nom de la tolérance zéro, consiste à « remettre hors site, comme par le passé, les migrants interpellés puisqu’il n’y a plus de place dans les centres de rétention ».

Là aussi, les humanitaires se voient menacés dans leur travail. L'état, après avoir laissé pendant des années les associations seules responsables de fournir aux migrants le minimum vital d’aide humanitaire, les empêche désormais d’intervenir. Jeudi 16 Février 2017, Mariam Guéret, salariée du ­Secours Catholique de Calais, a ainsi été interpellée et interrogée par la Police Aux Frontières (PAF) alors qu’elle accompagnait de jeunes migrants se doucher. L’installation de douches pour les migrants donne lieu depuis des semaines à une bataille judiciaire entre le Secours Catholique et la municipalité de Calais, qui s’y oppose.

A Paris aussi la situation s’est dégradée. Jeudi 16 Février 2017, la maire socialiste Anne Hidalgo a adressé au ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, un courrier lui rappelant que le centre humanitaire du dix huitième arrondissement, prévu pour accueillir en transit quatre cent migrants, ne peut fonctionner qu’avec « l’orientation des personnes en nombre suffisant vers des dispositifs adaptés », notamment les Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO).

Or, justement, l’élue observe que, « depuis une semaine, ces orientations sont très réduites et les perspectives pour les prochains jours laissent penser que le décalage entre le nombre de demandes et le nombre de solutions offertes sera rapidement insoutenable ». Bref, l'état n’assure pas sa mission et bloque le fonctionnement du centre humanitaire.

Alors que, depuis son ouverture, au mois de novembre 2016, les ser­vices de l'état sortaient chaque semaine trois cent personnes pour les installer en CAO, seuls soixante personnes en ont été extraites la semaine écoulée. Et pendant que le centre de Paris affiche complet, les nouveaux ­venus, eux, continuent d’arriver dans la capitale à hauteur de soixante dix par jour, reconstituant des ­petits campements dans les rues, ce que la municipalité veut éviter à tout prix.

Jusqu’alors, l'état traînait des pieds en sous-dimensionnant ­volontairement l’examen opéré par la préfecture à cinquante cinq dossiers par jour, un nombre qui conditionnait les entrées quotidiennes dans le centre. Aujourd’hui, le blocage est plus sérieux. Selon un fin connaisseur du dossier, le problème auquel doit faire face l'état tient en un néologisme, les dublinés.

Aujourd’hui, entre soixante dix pour cent et quatre vingt pour cent des migrants qui entrent au centre humanitaire ont laissé leurs empreintes dans un autre pays sur la route de l’exil. Selon le règlement européen, la France devrait les renvoyer vers le pays où ils ont été enregistrés, car c’est celui-là qui doit examiner leur demande d’asile. A moins qu’ils n’attendent six mois dans l'hexagone pour y refaire une demande.

Le gouvernement de Bernard Cazeneuve avait pris l’engagement de ne pas appliquer le texte aux migrants de Calais. Mais il a toujours répété qu’il l’appliquerait à ceux de Paris. L’exécutif veut affecter ces dublinés à des places d’accueil fléchées avec parfois une assignation à résidence censée faciliter les renvois. Mais, comme il ne parvient pas à renvoyer massivement ces personnes, les places dévolues aux dublinés sont insuffisantes, ce qui empêche de continuer à sortir des migrants du centre humanitaire. Selon plusieurs sources, c’est bien ce verrouillage qui explique le récent coup de frein de l'état.

Dans son courrier, la maire de ­Paris « propose une nouvelle fois la mise à disposition à titre gratuit d’un site de la ville de Paris sur la commune de Sarcelles, parfai­tement adapté à l’accueil de ces publics ». Mais, jusqu’ici, l'état n’a pas donné suite.

Le ministère de l’intérieur rétorque que « les départs ne sont pas stoppés. Ils sont temporairement plus limités, mais nous mobilisons toutes les capacités disponibles ». Et d’ajouter que « les départs devraient reprendre en nombre Lundi 20 Février 2017 ».

A Paris aussi, la crainte de voir se reconstituer des campements sauvages conduit à empêcher les bénévoles d’apporter leur aide aux migrants. La police leur a signifié, en fin de semaine, qu’ils ne devaient plus distribuer de nourriture devant le camp humanitaire. A deux pas, la mairie a installé, le Vendredi 10 Février 2017, de gros blocs de pierre à l’endroit où dormaient depuis des jours des soudanais désireux d’être admis dans le centre.

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 19:54

 

https://blogs.mediapart.fr/jchouelfreefr/blog/020217/jean-luc-melenchon-et-bernard-frau-font-ils-ami-ami

 

Jean-Luc Mélenchon et Bernard Frau font-ils ami ami ?

 

Jeudi 2 Février 2017

 

Comment Jean-Luc Mélenchon sélectionne-t-il les candidats de la France Insoumise aux prochaines élections législatives ? Le cas de Bernard Frau, dans la quatrième circonscription de l'Eure, a fait tomber de l'armoire des membres du Parti de Gauche.

Un ami mélenchoniste sincère de la première heure en est tombé de l’armoire. Moi-même, j’ai cru à une mauvaise blague, un fake comme dirait Donald Trump. Et puis vérification faite, il semble bien qu’un comité Théodule de citoyens de base ait procédé à la désignation de son candidat aux prochaines élections législatives avec l’étiquette de la France Insoumise. Cette France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon dont le sérieux et la sincérité ne sauraient être mis en cause mais dont le jugement, concernant les futurs candidats se réclamant de lui, me semble particulièrement altéré.

Parlons clair. Bernard Frau sera le candidat de la France Insoumise dans le circonscription de Louviers au mois de juin 2017. Chers lecteurs de ce blog, vous avez bien lu. J’évoque le cas de Bernard Frau, dont il faut conter les mille méandres politiciens de cet opportuniste. Il suffit de lire le pedigree de cet homme multicarte pour s’interroger et se poser cette question. Comment Jean-Luc Mélenchon peut-il accepter d’accoler le nom de son mouvement et ses objectifs à un candidat aux convictions si élastiques ?

Bernard Frau a débuté sa carrière politique au sein de Génération Ecologie, le mouvement antédiluvien de Brice Lalonde dont tout le monde a oublié le nom. Avec cette étiquette, il est devenu maire d’une ville moyenne de Seine-Maritime. Il a enchaîné en devenant fabiusien donc socialiste. Mécontent du Parti Socialiste pour des raisons diverses liées à des candidatures refusées, Bernard Frau est allée faire un petit tour chez Charles Pasqua et Philippe de Villiers avant de rejoindre le Mouvement Démocrate (MODEM) dont il a été le candidat aux élections législatives de 2007. Je n’en suis pas tout à fait certain mais je ne serais pas étonné d’apprendre que Bernard Frau a tenté d’écrire une nouvelle page de son roman national auprès du Parti Radical de Gauche (PRG) de l’Eure. Même si ce parti ne compte que quelques membres, il ne s’est pas encombré de ce fardeau, trop lourd à porter.

En bisbille avec François Bayrou, donc, Bernard Frau a quitté le MODEM et poursuivi son tour de la mappemonde politique en rejoignant une improbable coalition écologique où il connut, comme à son habitude, un échec cuisant lors des dernières élections régionales de 2012. Le connaissant, j’imaginais qu’il tenterait le coup auprès d’Emmanuel Macron et son mouvement En Marche, mais la place était déjà occupée, Franck Martin ayant tiré le premier et distancé son ami de Pinterville. Que restait-il comme mouvement ou parti encore disponible lors des prochaines échéances ? Je vous le donne en mille, la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Bernard Frau déguisé en petit mutin, que voilà un candidat caméléon.

Comment Jean Luc Mélenchon en est-il arrivé là ? Si je comprends bien le fonctionnement de son mouvement, des comités composés de citoyens recrutés sur la base du volontariat ont étudié les candidatures des volontaires aux élections législatives du mois de juin 2017 et ils ont désigné le meilleur de leurs représentants ou le plus verbeux ou le plus expérimenté en campagnes politiciennes. Il va sans dire que dans ce domaine Bernard Frau est imbattable. Mais qu'en est-il de ses convictions profondes ?

J’avais cru comprendre que Jean-Luc Mélenchon et son entourage plaçaient haut les valeurs de la gauche sociale, écologique et solidaire. Si telle est vraiment la volonté de la France Insoumise, Bernard Frau ne répond pas aux exigences de ce mouvement ni à ses aspirations.

Jean-Luc Mélenchon ne lira sans doute pas ce billet de blog. Ce sera dommage mais quand même. Que penser des outils de sélection d’un mouvement qui dit avoir changé de logiciel, refusé les caciques et les chevaux de retour ? Quand n’importe quel Bernard Frau peut devenir le candidat d’une gauche radicale forcément morale, c’est que quelque chose cloche quelque part.

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 19:35

 

Emmanuel Macron accepte l'offre d'alliance de François Bayrou (Reuters)

 

Emmanuel Macron a accepté Mercredi 22 Février 2017 l'offre d'alliance du président du Mouvement Démocrate (MODEM), François Bayrou, ce qui rebat les cartes de la campagne pour le premier tour des élections présidentielles françaises en renforçant le potentiel électoral de l’ancien ministre de l’économie.

Le dirigeant centriste, qui a été trois fois candidat à l'Elysée sans franchir le premier tour et n'a eu de cesse depuis 1995 de peser sur les élections présidentielles successives, a mis fin à des mois de suspense entretenu jusqu'au dernier moment.

Lors d'une conférence de presse au siège du MODEM, il a invoqué la menace de l'extrême droite, dont la candidate, Marine Le Pen, est en tête dans les sondages.

Mais il a aussi mis en exergue les soupçons de privilèges indus pesant sur le candidat de la droite, François Fillon, et le désarroi d'un Parti Socialiste représenté par « un opposant déterminé » au gouvernement de gauche sortant.

« Nous sommes dans une situation d'extrême risque et, à cette situation exceptionnelle, je pense qu'il faut une réponse exceptionnelle », a-t-il déclaré.

« J'ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d'alliance », a-t-il ajouté, renonçant à se présenter lui-même. « Le danger est trop grand, il faut changer les choses et le faire d'urgence. Unissons nos forces pour y parvenir ».

Il a assorti cette offre d’exigences pour assurer une « véritable alternance et un vrai changement des pratiques », dont une loi de moralisation de la vie publique et d'un appel implicite à un mode de scrutin proportionnel.

Il a également souhaité « qu'il soit clair que la France résistera à la pente universelle qui cherche à réduire sans cesse la rémunération du travail, indépendant ou salarié ».

Peu après, Emmanuel Macron saluait dans une déclaration à Reuters un « geste courageux et un tournant de la campagne pour les élections présidentielles », voire de la vie politique en France.

« L'alliance proposée s'inscrit pleinement dans la démarche de renouvellement et de rassemblement qui depuis le début est la nôtre », a-t-il dit. « C'est pourquoi je l'accepte ».

Il a dit faire siennes les exigences de François Bayrou pour sceller cette alliance et précisé qu'il le rencontrerait Jeudi 23 Février 2017.

Cette double annonce avait été préparée par une rencontre des deux hommes la semaine dernière chez le président du MODEM, a précisé le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb.

« Ils avaient décidé, je crois dès ce moment-là, de faire alliance ensemble », a déclaré à des journalistes ce soutien de la première heure du candidat du mouvement En Marche.

Héritier d'une composante de la nébuleuse centriste qui a refusé d'être absorbée en 2002 par l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), ancêtre du parti des Républicains, François Bayrou avait soutenu Alain Juppé lors des élections primaires de la droite, remportées par François Fillon.

Il n'a eu depuis de cesse de dénoncer la brutalité du projet de l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy et il a rejoint le choeur des demandes de retrait de François Fillon, fragilisé par des soupçons d'emplois fictifs au profit de sa famille.

François Bayrou n'a pas pour autant été tendre, au début, pour Emmanuel Macron, dont il partage certes les convictions européennes et la volonté de casser le clivage entre la droite et la gauche, mais aussi une bonne part de l'électorat centriste.

« Cela ne marchera pas, parce que les français vont voir ce que cette démarche signifie, ce qu'il y a derrière tout cela, derrière cet hologramme », disait-il ainsi au mois de septembre 2016, accusant Emmanuel Macron d'être le candidat des « grands intérêts financiers ».

Il a ensuite réservé ce type d'attaque à François Fillon, accusé d'être sous l'influence « des puissances d'argent ».

Mercredi 22 Février 2017, François Bayrou n'a pas tari d'éloges à l'égard de l’ancien banquier de trente neuf ans, « il est brillant et ses intuitions et son approche lui ont permis de réaliser une importante percée dans les sondages. Peut-être enfin le projet de dépassement des clivages que j'ai porté depuis quinze ans est-il à portée de main ».

Emmanuel Macron avait enregistré un peu plus tôt le ralliement du député écologiste François de Rugy, ancien candidat aux élections primaires de la gauche.

François Bayrou n'était crédité ces derniers jours que de cinq pour cent à six pour cent des intentions de vote. Mais sa décision est de nature à faire basculer une grande partie de son électorat potentiel et des indécis dans le camp de l’ancien ministre de l’économie, voire de convaincre des centristes ralliés à François Fillon de changer de camp, précipitant la recomposition du paysage politique français.

C’est une mauvaise nouvelle à la fois pour François Fillon, avec qui Emmanuel Macron est au coude-à-coude dans les sondages, et pour le candidat officiel du Parti Socialiste, Benoît Hamon, d'où des réactions très critiques dans ces deux camps.

Les marchés, inquiets ces derniers temps de la course en tête de Marine Le Pen, ont en revanche réagi positivement, l’euro a progressé face au dollar, de même que l'indice de la Bourse de Paris, et le rendement de la dette à dix ans de l’état français a reculé.

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:20

 

Les résidents permanents exclus du futur décret sur l'immigration (Reuters)

 

La nouvelle version du décret interdisant l'accès aux Etats-Unis aux ressortissants de plusieurs pays ne concernera pas les détenteurs de la carte verte de résidents permanents ni les passagers déjà à bord d'avions à destination du pays, a déclaré Samedi 18 Février 2017 le secrétaire américain à la sécurité intérieure, John Kelly.

La justice a suspendu le premier décret signé le Vendredi 27 Janvier 2017 par Donald Trump interdisant temporairement au nom d'impératifs de sécurité l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans du Moyen-Orient et d'Afrique, l'Iran, l'Irak, la Syrie, le Yémen, la Libye, la Soudan et la Somalie.

Sa mise en oeuvre, à l'origine de scènes chaotiques dans des aéroports, avait suscité des protestations aux Etats-Unis et à l'étranger.

« Le président envisage de diffuser une version plus serrée et rationalisée du premier décret », a dit John Kelly lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité.

Il a notamment précisé que les titulaires de cartes vertes, les cartes de résidents permanents, se trouvant en déplacement à l'étranger lorsque cette nouvelle version entrera en vigueur seront admis.

De même, il a promis « une petite période de mise en application » pour faire en sorte que les voyageurs se trouvant à bord d'avion à destination des Etats-Unis « soient autorisés à entrer dans le pays ».

La nouvelle version du décret devrait viser les mêmes sept pays que la précédente, rapporte le Wall Street Journal, qui cite une note du département d’état sur le texte en projet.

Le nouveau décret est susceptible d'être promulgué Mardi 21 Février 2017, ajoute le journal en citant un responsable du gouvernement, et devrait être mis en oeuvre une à deux semaines après sa signature par le président.

L'administration de Donald Trump prévoit en outre d'élargir les catégories d'immigrants en situation irrégulière susceptibles d'être expulsés, selon deux projets de note consultés par Reuters, Samedi 18 Février 2017, révélés par le groupe de presse Mac Clatchy.

En vertu de ces directives, des centaines de personnes supplémentaires pourraient être soumises à une procédure d'expulsion, notamment des immigrants dont le renvoi n'était pas considéré comme prioritaire selon les règles en vigueur sous l'administration de Barack Obama.

Après un dernier examen, les directives sont susceptibles d'être publiées par les services des douanes, de l'immigration et de la protection des frontières au début de la semaine prochaine, ont confirmé deux personnes proches du dossier.

L'une des notes invite les agents de l'immigration à ignorer les directives de l’administration de Barack Obama concentrant les expulsions sur les personnes arrivées récemment sur le sol américain ou condamnées par la justice.

La seconde directive, à l'intention des agents du service des douanes et de la protection des frontières, propose de prolonger la détention des migrants illégaux à la frontière jusqu'à ce que la justice se soit prononcée sur leur cas.

Elles laissent toutefois intactes un décret emblématique de la précédente administration, qui protège les migrants entrés illégalement aux Etats-Unis alors qu'ils étaient enfants. Vendredi 17 Février 2017, Donald Trump a déclaré que cette question était « un sujet très difficile » pour lui.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 20:36

 

Nous ne voulons pas confisquer le pétrole de l'Irak, dit James Mattis (Reuters)

 

L'armée américaine n'est « pas en Irak pour confisquer le pétrole d'autrui », a déclaré le secrétaire américain à la défense James Mattis, prenant ses distances par rapport à des propos tenus par Donald Trump à ce sujet.

Le secrétaire américain à la défense est le plus haut responsable de la nouvelle administration américaine à se rendre en Irak depuis que Donald Trump a irrité les irakiens en promulguant un décret, suspendu par la justice américaine, censé interdire provisoirement aux ressortissants de sept pays, dont l'Irak, de se rendre aux Etats-Unis.

Le président américain a également froissé Bagdad en estimant que les Etats-Unis auraient dû s'emparer du pétrole irakien après avoir renversé Saddam Hussein en 2003.

« Nous aurions dû garder le pétrole. Mais peut-être aurez-vous une nouvelle occasion de le faire », a dit Donald Trump au mois de janvier 2017 à des responsables de la Central Intelligence Agency (CIA).

James Mattis a écarté clairement toute intention de ce genre. « Nous ne sommes pas en Irak pour confisquer le pétrole d'autrui », a-t-il dit avant même son arrivée en Irak, Dimanche 19 Février 2017, à des journalistes qui l'accompagnaient dans son déplacement.

« Tout le monde, en Amérique, paie son gaz et son pétrole et je suis certain que nous continuerons de le faire à l'avenir », a dit James Mattis, ancien général du corps des marines, qui a naguère commandé les forces américaines en Irak.

Ses dernières déclarations illustrent les divergences qu'il a sur certains dossiers avec Donald Trump, lequel reconnaît par exemple que son secrétaire à la défense n'est pas d'accord avec lui sur l'opportunité de recourir à la torture lors des interrogatoires.

James Mattis se montre plus critique que Donald Trump envers le président russe Vladimir Poutine et il a déclaré ne pas avoir de problèmes avec la presse, en qui le nouveau président dit voir « l'ennemi du peuple américain ».

Le secrétaire américain à la défense, qui a été reçu par les dirigeants irakiens, a entamé sa visite à Bagdad, Lundi 20 Février 2017, au lendemain de la reprise de l'offensive de Mossoul, dernier grand fief urbain des djihadistes de l'Etat Islamique en Irak, menée avec l'appui de la coalition internationale sous commandement américain.

Après la partie orientale, reconquise en cent jours, les forces gouvernementales irakiennes appuyées par la coalition internationale sous commandement américain sont passées Dimanche 19 Février 2017 à l'assaut de la moitié ouest.

Donald Trump a fait de la lutte contre l'Etat Islamique l'une des priorités de son mandat et son secrétaire à la défense pourrait décider d'accroître les effectifs des soldats américains en Irak et en Syrie, qui sont actuellement de moins de six mille hommes. D'autres options, telles que l'envoi d'hélicoptères de combat ou de pièces d'artillerie en plus grand nombre, sont également à l'étude.

L'état-major américain souhaite en outre obtenir davantage d'autonomie dans le processus de décisions de façon à adapter plus rapidement les choix tactiques.

Sur le front diplomatique, James Mattis a déclaré au mois de janvier 2017 devant le sénat américain que l'objectif numéro un des Etats-Unis était de faire en sorte que l'Irak « ne devienne pas un état inféodé au régime de Téhéran ».

L'influent dignitaire chiite irakien Moktada al Sadr a demandé Lundi 20 Février 2017 au gouvernement de Bagdad d'ordonner aux américains de retirer leurs forces du pays lorsque la bataille de Mossoul aura pris fin.

« Le gouvernement irakien doit exiger que toutes les forces d'occupation et forces dites amies quittent l'Irak, afin de préserver le prestige et la souveraineté de l’état », a dit le religieux chiite. James Mattis n'a pas tenu à commenter directement les propos de Moktada al Sadr, se bornant à dire que c'était là une question de politique intérieure irakienne.

 

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