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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 19:54

 

 

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=9327

 

Solidarité avec Alexandre Moumbaris

 

Alexandre Moumbaris, militant internationaliste d’origine grecque est convoqué le mardi 24 mai prochain à 10 heures 30 au tribunal de Flers dans l’Orne sous l’inculpation d’ « appel public à la discrimination ». Il est reproché à Alexandre Moumbaris d’avoir publié dans la revue BIP qu’il anime, un appel au boycott des produits israéliens, appel dont la source est un texte repris sur Internet.

 

Ainsi, ne serait-il plus possible de dénoncer les agissements d’un Etat qui assassine par milliers des civils palestiniens, femmes et enfants inclus , qui pratique la piraterie en arraisonnant dans les eaux internationales un bateau de la paix avec meurtres de militants complètement désarmés, qui emprisonne par milliers Palestiniens de nationalité israélienne , qui vole les terres palestiniennes organisant un mitage du territoire rendant impossible la création d’un Etat palestinien viable, qui s’assoit depuis plus de cinquante ans sur toutes les résolutions de l’ONU dans l’indifférence de l’autoproclamée « communauté internationale » ?

 

En d’autre temps Alliot-Marie, alors ministre des affaires étrangères n’a-t-elle pas proposé un boycott du Mexique pour cause d’affaire Cassez et plus sérieusement le boycott du régime raciste d’Afrique du Sud a été reconnu par l’ONU, régime soit dit en passant que Moumbaris, résidant là-bas, a combattu et par lequel il a été condamné à douze ans de prison.

 

Le PRCF assure Alexandre Moumbaris de sa totale solidarité.

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:39

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-palestiniens-tournent-la-page-noire-la-division-131230269.html

 

Les palestiniens tournent « la page noire de la division »

 

LE CAIRE (Reuters) - Le Fatah et le Hamas ont formalisé mercredi au Caire un accord de réconciliation censé mettre fin à quatre ans de rivalité, parfois violente, entre les deux organisations palestiniennes.

 

"Nous avons tourné à jamais la page noire de la division", s'est félicité Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, lors de la cérémonie organisée dans la capitale égyptienne pour la signature de l'accord.

 

"Nous annonçons la bonne nouvelle en Egypte, pays qui a toujours assumé ses responsabilités nationales et historiques à l'égard des Palestiniens. Nous sommes maintenant réunis pour proclamer notre désir d'unité", a-t-il ajouté.

 

Un incident protocolaire a toutefois perturbé l'événement. Il s'agissait de savoir si Khaled Méchaal, chef de file du Hamas, devait s'asseoir sur le podium aux côtés de Mahmoud Abbas, ou plus bas, parmi les délégués palestiniens.

 

"La querelle a duré toute la nuit, mais il semble que Méchaal ait accepté de ne pas être sur le podium pour ne pas compromettre les célébrations", a-t-on dit de source palestinienne au Caire.

 

Le leader du mouvement islamiste est finalement monté sur le podium pour prononcer son discours après celui du président de l'Autorité palestinienne.

 

"L'ÉTAT DE PALESTINE" CETTE ANNÉE ?

 

"Nous avons décidé de faire en sorte que la réconciliation ait lieu quel qu'en soit le prix. Notre véritable combat est dirigé contre l'occupant israélien", a déclaré Khaled Méchaal.

 

Le chef de file du Hamas, qui vit en exil à Damas, s'est prononcé pour la création d'un état palestinien dans les frontières de 1967 sans la moindre concession territoriale et a rappelé son attachement au droit au retour des réfugiés de 1948.

 

Mahmoud Abbas a quant à lui réitéré son appel à l'arrêt du développement des colonies de peuplement juives en Cisjordanie, condition de la reprise du processus de paix renoué en septembre et suspendu quelques jours plus tard après l'expiration du moratoire israélien sur les mises en chantier.

 

"L'Etat de Palestine doit voir le jour cette année", a dit le président de l'Autorité palestinienne, qui, en l'absence de reprise des négociations, va probablement en demander la reconnaissance en septembre à l'Assemblée générale de l'Onu.

 

Nabil Chaath, membre de la direction du Fatah d'Abbas, a annoncé la signature de l'accord avant même la cérémonie. Selon Nabil Abou Rdaïnah, le texte a été signé par Azzam al Ahmad pour le Fatah et Moussa Abou Marzouk pour le Hamas. On ignore pourquoi Abbas et Méchaal ne l'ont pas fait eux-mêmes.

 

"Ce que nous avons entendu, c'est qu'Abbas a dit être président du peuple palestinien, Fatah et Hamas confondus, et pas le chef de file d'un des deux mouvements", a-t-on précisé de source proche des discussions.

 

ÉLECTIONS CETTE ANNÉE ?

 

L'accord, annoncé le 27 avril au Caire, prévoit la formation d'un gouvernement intérimaire composé d'experts sans étiquette et la tenue d'élections dans le courant de l'année en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, dont le Hamas a pris le contrôle par les armes en juin 2007.

 

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a depuis sommé le Fatah de choisir entre la paix et le Hamas, dont la charte prône la destruction de l'Etat hébreu, et a suspendu le versement des taxes collectées au nom de l'Autorité palestinienne.

 

Reçu mercredi à Londres, il a parlé de "coup terrible porté au processus de paix et de grande victoire pour le terrorisme". Benjamin Netanyahu est attendu jeudi à Paris.

 

Les Etats-Unis, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, ont quant à eux réagi avec prudence.

 

Le département d'Etat a fait savoir lundi qu'Hillary Clinton s'était entretenue avec Salam Fayyad, chef du gouvernement palestinien, et avec son homologue israélien.

 

"Si un nouveau gouvernement palestinien est formé, nous évaluerons cela suivant sa composition", a par ailleurs déclaré Mark Toner, porte-parole du département d'Etat, rappelant que le Hamas devait renoncer à la violence, reconnaître le droit à l'existence d'Israël et les accords conclus dans le cadre du processus de paix.

 

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:35

 

http://www.fr.news.yahoo.com/expulsion-tunisiens-install%C3%A9s-dans-un-squat-%C3%A0-paris-131635552.html

 

Expulsion de tunisiens installés dans un squat à Paris

 

PARIS (Reuters) - Près de cent quarante migrants tunisiens ont été expulsés mercredi d'un bâtiment qu'ils occupaient dans le dix neuvième arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès de la police.

 

Cette nouvelle opération de police visant des migrants a été dénoncée par de nombreuses associations et partis de gauche.

 

Les membres du "Collectif des Tunisiens de Lampedusa" à Paris vivaient depuis plusieurs jours dans ce bâtiment appartenant à la mairie de Paris. L'immeuble de la rue Simon Bolivar est considéré comme insalubre.

 

Les forces de l'ordre - environ deux cent cinquante CRS et gendarmes - ont pris position autour de l'immeuble, dont plusieurs occupants ont été conduits dans des bus, vers 14 heures a constaté un photographe de Reuters.

 

"Au total, cent trente huit personnes ont été interpellées. Leur situation sera examinée au cas par cas", a dit à Reuters TV un officier de presse de la préfecture de police.

 

Venus pour la plupart, il y a deux mois, de l'île italienne de Lampedusa, où ils avaient débarqué après les événements en Tunisie, les occupants du squat de la rue Bolivar dormaient auparavant au parc de la porte de la Villette.

 

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a reconnu que l'intervention policière s'était faite à la demande de la ville de Paris. "Ce lieu est reconnu comme dangereux et n'est nullement conçu pour servir d'hébergement", explique la municipalité dans un communiqué.

 

"HONTE" AU GOUVERNEMENT

 

Elle souligne que des élus et des représentants de la Ville ont tenté depuis mardi de convaincre les occupants "de quitter le lieu pour rejoindre les hébergements que la Ville finance".

 

En effet, "cent douze places d'hôtels sont actuellement proposées par France Terre d'Asile et cent places ont été ouvertes mardi soir par l'association Aurore", précise-t-elle.

 

Mais à l'exception d'une douzaine de Tunisiens, la plupart ont refusé, a précisé une porte-parole de la mairie, soulignant que l'immeuble avait été vidé il y a plusieurs mois en raison des risques qu'il présentait.

 

Cette nouvelle opération de police visant des migrants a néanmoins suscité de vives protestations.

 

"Cette décision couvre de honte ce gouvernement" et nuit à la réputation de la France dans le Maghreb, assure dans un communiqué Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche.

 

"En ce moment la Tunisie assume son devoir humain et politique de solidarité avec les révolutions citoyennes en cours en accueillant plus de soixante dix mille réfugiés venus pour l'essentiel de Lybie, un pays où nous faisons la guerre", ajoute-t-il.

 

Pour les élus parisiens d'Europe Ecologie Les Verts, le gouvernement "opte scandaleusement pour la précipitation, la brutalité et la confusion" alors que des associations recherchaient de nouveaux locaux.

 

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a "protesté énergiquement contre la rafle contre la centaine de migrants tunisiens ainsi que contre les violences policières qui accompagnent ce genre d'opération."

 

L'union syndicale Solidaires dénonce "l'abjecte politique du gouvernement qui bafoue la liberté de circulation en pourchassant les Tunisiens."

 

Les autorités multiplient depuis deux semaines à Paris et dans le sud de la France les interpellations de migrants, en majorité tunisiens.

 

Pour pouvoir rester en France, les migrants tunisiens doivent être détenteurs d'un permis de séjour en zone Schengen octroyé par l'Italie et posséder trente et un euros par jour pour justifier leur présence sur le territoire français.

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 20:01

 

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5614

 

Communiqué de la coordination des intermittents et précaires 

 

Hospitalité pour les sans-papiers !

 

Depuis quelques jours des centaines d’exilés tunisiens survivant dans les rues à Paris et comme ils peuvent sont persécutés par la police qui a opéré plusieurs rafles non loin de la coordination des intermittents et précaires (porte de la Villette, Corentin Cariou, Stalingrad) et ailleurs.

Jeudi 28, alors qu’avait lieu une projection de film à la coordination, plusieurs dizaines de ces tunisiens, dispersés et traqués par les forces de l’ordre sont venus chercher refuge au 14 quai de Charente et nous les avons accueillis.

 

Si leur prêter main forte alors qu’ils sont en butte à la xénophobie d’état est pour nous une évidence, cette hospitalité ne va pas sans difficultés.

 

D’une part nous n’avons pas les moyens de subvenir aux besoins (alimentation, hygiène, santé) de ces exilés.

 

D’autre part, cet hébergement par la coordination ne peut être qu’extrêmement provisoire.

 

Bien que la Ville de Paris ne nous ait toujours pas proposé un relogement correspondant à nos activités comme elle s’y est engagée, la coordination est en effet sur le point de quitter le bâtiment du quai de Charente. Notre éviction étant imminente, nous venons de conclure un accord avec elle afin d’éviter l’expulsion et le paiement d’une astreinte d’occupation qui se monte à ce jour à près de cent mille euros. Cet accord prévoit que nous déménagions nos affaires ce mercredi 4 mai pour en installer transitoirement une partie dans un local de deux pièces de soixante huit mètres carrés, Boulevard de Strasbourg, dans l’attente d’un relogement correspondant au cahier des charges, que nous rendions le local du quai de Charente au plus tard ce vendredi 6 mai, ainsi que l’engagement de la mairie à renoncer à recouvrer l’astreinte d’occupation.

 

Nous avons donc expliqué aux exilés tunisiens que nous comptions respecter l’accord qui nous lie à la Mairie de Paris et que leur séjour quai de Charente ne pourrait excéder les quelques jours qui viennent.

 

La première de leur revendication, telle qu’ils nous l’ont transmise, est de disposer d’un lieu qui leur soit propre afin de dormir à l’abri, de s’organiser pour vivre et pour obtenir leur régularisation. Or la Mairie de Paris dispose de lieux vacants qui pourraient leur convenir. C’est pourquoi nous appuyons les démarches en cours auprès de la Mairie de Paris afin que cette dernière aille au delà des légitimes déclarations de soutien et leur fournisse un lieu d’hébergement.

 

Nous faisons appel à la solidarité de tous afin que ces tunisiens en exil ne restent pas isolés et pourchassés alors même qu’une large partie de la population de ce pays et de tant d’autres regarde avec enthousiasme les soulèvements populaires que la révolte tunisienne de décembre 2010 a initié.

 

Paris, le 30 avril 2011

 

Coordination des Intermittents et Précaires

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:50

 

Contre la répression du mouvement social en France et dans ses dernières colonies

 

Soirée-débat contre la criminalisation du syndicalisme : ADN, mandat d’arrêt européen...

 

Mercredi 4 mai 2011 à partir de 18 heures à la Bourse du Travail, salle Grande Croisat
3 Rue du Château d'eau 75010 Paris Métro République

 

Evènement de solidarité avec Xavier Matthieu, qui passe en procès le 3 mai au tribunal de Compiègne, pour un refus de prélèvement ADN dans l’affaire des Continental de Clairoix

 

en présence de : Xavier Matthieu (ex-CGT-Continental), Christian Mahieux (Union syndicale SOLIDAIRES), Cyril Gervasoni (Secrétariat international CNT), Jean Brignole (secrétaire général du Syndicat des travailleurs corses STC), Alain Mosconi (Syndicat des travailleurs corses STC), Jean-Luc Morucci (Plateforme des syndicats des nations sans Etat), Charly Lendo (Union générale des travailleurs de Guadeloupe UGTG), Rock Hahocas (USTKE Kanaky), des membres de LAB (Euskal Herria), SLB (Breizh) et des syndicalistes et militants du mouvement social en France

 

Organisé par la Plateforme des syndicats des nations sans Etat, avec le soutien de l'Union syndicale SOLIDAIRES et du Secrétariat international de la CNT

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:22

 

Je publiais le 20 avril un message relatif aux problèmes internes du Parti de Gauche du Calvados.

Je recevais ce jour un message du camarade Gualbert par lequel il me demandait la suppression du message de mon blog personnel relatif aux problèmes internes du Parti de Gauche du Calvados sous le prétexte selon lequel ce message contiendrait des « propos diffamatoires ».

Le camarade Gualbert a raison. Je lui faisais beaucoup trop de publicité à lui et à son parti, mon message était trop long, il y avait trop de détails, les lecteurs ne lisent pas les détails. Je décide immédiatement la suppression du message de mon blog personnel relatif aux problèmes internes du Parti de Gauche du Calvados.

Il me permettra deux mises au point particulièrement claires et courtes.

Premièrement, de mon point de vue, le Parti de Gauche du Calvados et d’ailleurs est un parti totalement anti démocratique. J’en veux pour preuve depuis deux ans la multiplication des exclusions, des dissolutions de sections, des réunions et des résolutions de la commission des conflits interne du Parti de Gauche. Si le camarade Gualbert consulte le moteur de recherche www.google.fr , il trouvera des dizaines de messages relatifs aux problèmes internes du Parti de Gauche. Je lui conseille l’envoi d’un message immédiatement aux gestionnaires du moteur de recherche www.google.fr par lequel il accuserait leurs messages de « propos diffamatoires » et par lequel il leur demanderait la suppression de leurs messages.

Deuxièmement, le camarade Mélenchon, député européen, votait récemment au Parlement européen une résolution de soutien à la guerre de l’OTAN contre la Libye. De mon point de vue, c’est très clair, le vote du camarade Mélenchon au Parlement européen est un vote de soutien à Sarkozy.

Je présente au camarade Gualbert mes meilleures salutations militantes.

Bernard Fischer  

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 20:10

 

Communiqué du Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris et des occupants du 51 avenue Simon Bolivar

 

Le Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris occupe depuis ce premier mai à minuit l’immeuble appartenant à la mairie de Paris se situant au 51 avenue Simon Bolivar dans le dix neuvième arrondissement de Paris.

La mairie de Paris a plusieurs fois exprimé son soutien aux tunisiens récemment arrivés à Paris.

Nous vivons dehors, passons de vingt quatre à trente six heures sans fermer l’œil, nous avons peur, nous avons froid, nous avons faim et manquons de tout les besoins fondamentaux de la vie quotidienne. Malgré ces conditions difficiles nous restons dignes.

Le Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris demande pour nous tous au maire de Paris un lieu pour vivre ensemble et nous organiser.

Nous resterons ici même tant qu’une solution satisfaisante ne nous sera pas proposée.

Des papiers pour circuler et vivre librement ! 

Nous appelons tous ceux qui veulent nous soutenir à se rassembler devant le 51 avenue Simon Bolivar toute la journée et appelons à un rassemblement à 18h. ( Métro : Belleville ou Buttes Chaumont)

Nos revendications :

Que chacun puisse entrer et sortir librement de l’immeuble et laisser rentrer le ravitaillement.

Que la police ne procède à aucune arrestation ni ici, ni sur Paris.

Un engagement de la Mairie a faire pression auprès de la Prefecture et du Gouvernement pour les papiers et contre les arrestations.

 Le Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris et des occupants du 51 avenue Simon Bolivar  

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 19:57

 

Ce dimanche premier mai le premier ministre turc Recep Erdogan s'est exprimé à la télé turque à propos de la Syrie.

 

Il a rappelé qu'après les évènements dans les pays arabe en Afrique du Nord, il s'était entretenu avec le président syrien Bashar al-Assad sur la manière d'éviter que cela se produise en Syrie et de la nécessité de lever l'état d'urgence en vigueur dans le pays depuis 48 ans. Il a dit que Bashar n'avait pas montré d'opposition mais qu’il a échoué à prendre les mesures nécessaires ce qui a fait que nous en soyons arrivés là.

 

Il a affirmé qu'il ne voulait pas de séparation en Syrie et que l'Etat syrien devait éviter tout ce qui pourrait y conduire, qu'il s'agissait de la liberté du peuple syrien et que Bashar al-Assad devrait se montrer plus déterminé dans sa lutte pour la liberté de son peuple. Il a ajouté que l'état d'urgence a été levé mais la décision n'a pas été mis en application et que la tuerie devrait s'arrêter.

 

Il a mis en garde que le conseil de sécurité pourrait être saisi et que la Syrie ne devrait pas connaître de massacre comme celui de Hama. Il a exhorté le président syrien de faire attention, car si de tel massacre venait à se produire, la réaction internationale serait dure et la Turquie ne manquerait pas à ses responsabilités dans une telle situation.

 

Il a aussi rappelé que la Turquie a ouvert ses frontières devant les gens fuyant la Syrie, et il s'est déclaré disposé à aider la Syrie dans son combat contre la corruption.

 

Par ailleurs on parle en Turquie d’un plan « B » en cas de flux massif de réfugiés syriens, similaire au flux des réfugiés irakiens lors de la première guerre du Golfe, un plan qui consisterait à établir une zone de refuge pour ces populations sur le côté syrien des frontières, une zone dont les besoins sécuritaires et humanitaires seraient assurées par la Turquie.

 

De son côté le ministre des affaire étrangères turc, Ahmet Davutoğlu, a lui aussi affirmé son opposition à une intervention étrangère, tout en confirmant le droit de chacun à vivre en paix dans on pays, et en appelant le président syrien à ne pas manquer cette occasion pour établir un dialogue avec son peuple. 

 

http://www.cumhuriyet.com/?hn=239288

 

http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=turkey8217s-plan-b-is-to-form-safe-havens-in-syrian-side-of-the-border-2011-05-01

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 21:01

 

http://www.gisti.org/spip.php?article2282

 

Urgence pour la solidarité

 

Nous dénonçons le traitement indigne infligé aux centaines de tunisiens arrivés en France via l’Italie et laissés en errance dans les rues de Paris, de Marseille et d’autres villes. La plupart ont des permis de séjour temporaire délivrés par l’Italie, leur assurant des droits.

Nous demandons l’arrêt immédiat des rafles policières, la libération des personnes arrêtées et l’ouverture de négociations pour trouver des solutions adaptées.

Il y a urgence à trouver des solutions d’accueil (centres d’hébergement, structures d’accueil,…) et à nourrir les personnes concernées.

Nous demandons également au Gouvernement français pour ceux qui souhaitent bénéficier d’une formation pour contribuer à leur retour au développement de la Tunisie, de leur en donner les moyens et une carte de séjour temporaire

Nous demandons pour ceux qui souhaitent travailler et vivre en France, temporairement au moins, de leur donner une carte de séjour vie privée et familiale à titre exceptionnel en égard à la révolution démocratique tunisienne comme cela a pu être fait à d’autres époques.

Nous demandons pour ceux qui souhaitent retourner en Tunisie, que l’OFI leur fournisse un billet d’avion et une aide au retour significative.

Nos associations appellent les associations, syndicats, collectifs, organisations politiques et collectivités locales à la mobilisation générale pour permettre accueil et solidarité respectant la dignité des migrants tunisiens.

Nous soutenons les processus démocratiques en cours. Ils ne peuvent être séparés de la fondation de rapports internationaux plus justes et plus équilibrés, basés sur une égalité des droits des individus et des peuples à la liberté, à une vie digne et indépendante ainsi qu’à des droits égaux à la liberté de circulation.

Le 29 avril 2011

Premiers signataires :

ARDHIS, ATDF (ex ATF-Paris), ATMF, ATTAC, Cedetim-IPAM, Citoyennes des Deux Rives, FASTI, FTCR, GISTI, LDH, MRAP, RESF, Union syndicale Solidaires, Collectif de soutien aux migrants du Bassin Creillois, Traversée, UNEF, Uni’T

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 20:36

 

La révolte des blogueurs

 

LE MONDE | 15 avril 2011 | Xavier Ternisien | 1585 mots

 

Ce ne sont encore que quelques coups de gueule individuels. Une petite bronca. Pas de quoi créer un syndicat ou un parti. Mais le débat est sur la place publique, sur l'agora du Web. Les blogueurs en ont marre de travailler pour rien. Et ils l'écrivent haut et fort.

 

En mars, c'est le blogueur « libéral de gauche » Hughes Serraf qui claque la porte de Rue89. Il est « fatigué d'être considéré comme une poire ». Bloguant à titre gracieux pour le site d'information depuis trois ans, il a demandé au rédacteur en chef, Pascal Riché, d'être payé en piges. En retour, il s'est vu proposer « une gratification nette de 200 euros par mois ». Une misère. « Je produis au minimum autant qu'un journaliste de la rédaction et mes papiers sont autant lus », argumente-t-il. Dépité, il a pris ses cliques et ses claques pour rejoindre Atlantico, un autre site d'information où il produit cinq éditos par semaine et reçoit « des piges convenables ».

Hughes Serraf n'hésite pas à qualifier les responsables de Rue89 de « pharisiens dont les discours tiennent du prêche et n'ont rien à voir avec les comportements. On laisse croire que le site est animé par une joyeuse bande de copains, alors qu'il s'agit d'une start-up dont l'objectif est de gagner de l'argent... » De son côté, Pascal Riché justifie la politique du site : « Tout ce qui est journalistique, on le paye. Tout ce qui est commentaires, on ne le paye pas, pas plus que les journaux ne payent pour les tribunes qu'ils publient. Si l'on pouvait rémunérer les blogueurs, ce serait mieux, mais nous sommes une jeune société qui ne peut se le permettre. On leur offre de la visibilité... »

L'idée est bien là : si les blogueurs sont rétribués, c'est d'abord et surtout symbolique. De la visibilité, de la notoriété. Ce que le blogueur Vogelsong dénonce, dans un billet, sous le terme d'« économie de la gratitude » : « Aux dires mêmes des responsables de sites, le blogueur est «payé» en espace, exposition. En considération.Pendant que certains font commerce, d'autres, pour des contenus équivalents, sont rémunérés en accolades, visites et sourires... »

Cette « économie de la gratitude », la blogueuse La Peste avoue que « ça [la] fait gerber » : « Ce n'est pas tellement une question d'argent, mais de principe. Celui qui produit du contenu pour un support apporte de la valeur ajoutée et doit recevoir quelque chose en contrepartie. Et l'excuse d'une presse en ligne qui n'a pas encore trouvé son modèle économique ne me convient pas. »

Aux Etats-Unis, la grogne des blogueurs s'est muée en appel à la grève lorsqu'au mois de février, Arianna Huffington a vendu son site d'agrégation de contenus, le Huffington Post, au géant des médias AOL pour 315 millions de dollars (217,2 millions d'euros). Quelques contributeurs parmi les 6 000 blogueurs réguliers ont réclamé leur part du gâteau. Bill Lasarow, rédacteur en chef du site artistique Visualartsource, a même appelé les plumes du Web à ne plus transmettre gratuitement leurs articles au « Huff Po », qui se classe au deuxième rang des sites d'information aux Etats-Unis, avec 25 millions de visiteurs uniques, derrière le site du New York Times (32 millions). Une grève qui n'a guère ébranlé la fondatrice : « Continuez la grève, personne ne la remarque ! » Le site d'information Politico a caricaturé la dame en Scarlett O'Hara, régnant sur une plantation de coton et une armée d'esclaves...

Un blogueur a décidé d'aller plus loin en déposant, mardi 12 avril, une plainte contre AOL et le Huffington Post, réclamant 105 millions de dollars de dommages pour les milliers de contributeurs du site. Il souhaite que ses poursuites soient considérées comme une plainte en nom collectif. « Nous espérons créer un précédent, afin que les producteurs de contenus soient rémunérés pour la valeur qu'ils créent », précise l'un de ses avocats, Jesse Strauss. Les responsables du « Huff Po » lui opposent toujours le même argument de la notoriété : « Les blogueurs utilisent notre plate-forme afin que leur travail soit lu par le plus de gens possible, déclare Mario Ruiz, porte-parole du site. De la même façon que des centaines de personnes vont dans les shows télévisés pour faire la promotion de leurs opinions et de leurs idées. »

En France, quelques rares sites d'information versent des droits d'auteur à certains blogueurs triés sur le volet. Lemonde.fr a sélectionné une trentaine de « blogueurs invités », avec lesquels il partage les ressources publicitaires générées par ces blogs. Les sommes versées sont calculées en fonction de l'audience et vont de cinq cent euros par trimestre, qui est un minimum garanti, à plus de trois mille euros par mois pour quelques blogueurs vedettes... Mais, dans la plupart des cas, la règle est d'offrir seulement aux blogueurs la notoriété de la marque. « Nous les mettons en avant et, grâce à nous, ils bénéficient d'une audience considérable, argumente Philippe Cohen, rédacteur en chef de Marianne2, le site de l'hebdomadaire Marianne. Ce sont souvent des retraités, ou des gens qui ont une autre activité et interviennent comme experts. Nous ne les jugeons pas sur des critères journalistiques. Si nous devions les payer, je pense que nous aurions une plus grande exigence éditoriale. »

Pour le blogueur traitant de la politique et de l'actualité, il est très difficile de vivre de sa plume. Intox 2007 (un blogueur qui souhaite garder l'anonymat) représente un cas extrême. Chômeur en fin de droits, il vit avec 620 euros de revenu par mois. En désespoir de cause, il a lancé à ses lecteurs un appel aux dons en ligne. Cet ancien consultant Internet a bien tenté de mettre de la publicité sur son site grâce aux outils fournis par Google. « Les revenus étaient dérisoires, de l'ordre de 80 euros par mois, déplore-t-il. Et je me retrouvais avec des publicités inadaptées, comme par exemple «Réduisez vos impôts» à côté d'un billet sur la politique fiscale ! »

Pour Intox 2007, la solution serait que les blogueurs s'unissent pour monter une plate-forme commune et trouvent un investisseur prêt à les soutenir pendant deux ans, le temps de parvenir à la rentabilité. Benoît Raphaël, ancien rédacteur en chef du Post, filiale du groupe Le Monde, qui prépare le lancement d'un site participatif pour Le Nouvel Observateur, réfléchit à un modèle qui sortirait de l'économie de la « gratitude » : « On ne peut plus faire travailler les gens en leur disant : «Vous allez être connus», insiste-t-il. Il faut trouver un système de rémunération qui soit juste et transparent. »

« Il n'y a pas de martingale, tranche Guy Birenbaum. On ne peut pas vivre de son blog. » Ce blogueur connu a d'abord été hébergé par 20 minutes, puis par Le Post, avant de prendre son indépendance en mars 2010. Il écrit maintenant sur un site à son nom, sa « petite épicerie », comme il dit. Il y a perdu beaucoup d'audience, passant de cinquante mille visiteurs par jour au Post à deux mille visiteurs. « Les blogueurs sont contents d'être hébergés par des marques de presse connues, mais le flux de visiteurs qu'ils reçoivent n'est pas synonyme de qualité. Aujourd'hui, j'ai moins de lecteurs, mais ils viennent vraiment parce que ce que j'écris les intéresse. » Guy Birenbaum ne vit pas de son blog, mais de ses activités annexes d'éditeur et de chroniqueur dans plusieurs médias, dont Europe 1. « Les blogueurs forment un «lumpen prolétariat» qui n'est défendu par aucun syndicat », note-t-il, amer.

Il existe certains domaines où tenir un blog peut rapporter de l'argent. « Ce sont les sujets liés à la consommation et aux produits high-tech », note Frédéric Montagnon, fondateur de la plate-forme Overblog, qui rémunère ses blogueurs sous forme de droits d'auteur ou de recettes publicitaires. « Un blogueur moyen, qui produit à peu près un billet par jour et anime sa communauté, peut gagner entre cent cinquante et cinq cent euros par jour », précise-t-il.

« Le blog est un CV en ligne, qui permet de se faire connaître », témoigne William Réjault. Cet ex-infirmier a commencé à bloguer en septembre 2004. Son histoire fait partie des success stories de la blogosphère. Il a d'abord raconté son quotidien à l'hôpital sous le pseudonyme de « Ron l'infirmier ». Ses meilleures chroniques ont été publiées en 2006 sous le titre La Chambre d'Albert Camus (éd. Privé). Parallèlement, il s'intéresse à l'actualité people et rédige des articles pour Le Post. En 2009, il quitte son métier d'infirmier pour se consacrer à l'écriture et publie quatre autres livres. Il vient d'être nommé rédacteur en chef d'OFF, la chaîne musicale d'Universal Music. « Mon parcours professionnel est lié à mon activité de blogueur et à ma notoriété en ligne », assure-t-il.

L'effet de visibilité sur le Net n'est donc pas un concept vain. Même s'il joue surtout dans certains domaines comme la mode, la beauté, la cuisine ou encore les nouvelles technologies. « Le blog est une vitrine », résume Anne Lataillade. Cette ancienne professionnelle de la finance a lancé un blog de cuisine en 2005. Elle pige maintenant pour plusieurs magazines et a publié un livre de recettes.

Mais attention ! Tenir un blog est une ascèse. « Il faut l'alimenter tous les jours, insiste William Réjault. C'est comme se brosser les dents avant de se coucher. » Et puis, un jour ou l'autre, arrive un phénomène bien connu sous le nom de « fatigue du blogueur ». « On se sent vide. On se dit : «Je n'ai plus rien à dire, je n'ai plus d'idées», raconte Caroline Franc, qui tient depuis 2006 la chronique de sa vie sur « Pensées de ronde ». On écrit un billet «J'arrête». Et puis, on recommence, motivé par la communauté de ses lecteurs. En fin de compte, le blog c'est une drogue. »

Xavier Ternisien

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