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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 14:26

 

Procès en appel des quatre de Tours

 

 

Je vous informe que l’audience en appel du procès des quatre de Tours est inscrite au rôle de la cour d’appel d’Orléans le mardi 23 août 2011 à 14 heures.

 

Rappel des faits : deux militants du RESF 37 (Kader et Chantal) et deux militants du collectif Soif d’Utopies (Muriel et Jean Christophe) ont été poursuivis par le procureur du TGI de Tours pour diffamation publique à l’égard d’autorités publiques (préfectures de Guyane, d’Ille et Vilaine et d’Indre et Loire), sur plainte d’Hortefeux, alors ministre de l’intérieur.

 

Après moult péripéties judiciaires, notamment des audiences interrompues, et donc reprises trois fois, le tribunal correctionnel de Tours a condamné le 26 mai Kader, Muriel et Jean Christophe à cinq cent euros d’amende avec sursis chacun, trois cent euros de dommages et intérêts chacun et de façon indivise à trois mille euros de frais de justice en faveur de l’avocat du ministre, partie civile. Chantal a été relaxée. Les trois condamnés ont fait appel, et de son côté le procureur, jugeant les peines trop clémentes, a également fait appel, notamment contre la relaxe de Chantal.

 

La cour d’appel d’Orléans vient donc de décider d’audiencer le nouveau procès au 23 août. Il est difficile d’imaginer, c’est du moins l’avis de l’auteure de ces lignes, une date plus calamiteuse que celle là. Les nombreux témoins entendus en première instance pourront ils être présents ? Pourront ils seulement recevoir leur convocation des mains de l’huissier, en temps et en heure, sachant que beaucoup sont en vacances ? Quelle mobilisation politique et médiatique le comité de soutien aux quatre de Tours pourra t il mettre en place à une date où les forces militantes seront probablement encore peu opérationnelles ?

 

Quoiqu’il en soit, de nouveaux frais sont à prévoir, pour les honoraires des deux avocates, pour les déplacements à Orléans, pour la mobilisation. Il est toujours possible de faire un don par chèque à l’ordre de Solidaires 37 (préciser au dos « soutien aux quatre de Tours »), à envoyer à SUD Solidaires, Maison des syndicats, La Camusière, 18 rue de l’Oiselet, 37 550 SAINT AVERTIN.

 

Chantal Beauchamp

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:09

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lopposition-syrienne-%C3%A9lit-un-conseil-salut-national-074618978.html

L’opposition syrienne élit un conseil de salut national

ISTANBUL (Reuters) - Malgré leurs divisions, les opposants syriens réunis samedi à Istanbul ont élu dans la soirée un Conseil de salut national, mais ont remis la formation d'un gouvernement en exil à plus tard.

 

"Nous devons tendre la main à d'autres mouvements d'opposition pour conduire le pays vers notre projet démocratique", a déclaré Haisam al Maler, figure de l'opposition, interrogé par Reuters à l'issue de cette conférence parfois houleuse.

 

Les personnalités réunies pour la journée n'étaient pas toutes favorables à la formation d'un gouvernement parallèle pour faire pression sur le président Bachar al Assad, non seulement dans la rue, mais aussi sur le plan politique.

 

Les trois cent cinquante délégués présents, pour la plupart des dissidents en exil depuis plusieurs années, se sont toutefois entendus pour élire ce Conseil de salut national.

 

Il se réunira dimanche pour désigner les onze membres d'un comité distinct chargé d'organiser un nouveau congrès "dont l'ordre du jour sera dominé par l'élection d'un gouvernement en exil pour aborder la période de transition après la chute du régime", a expliqué Adib Chichakli, militant démocrate issu d'une lignée de responsables politiques, installé en Arabie saoudite.

 

A l'origine, une conférence jumelle devait se tenir simultanément à Damas, grâce à un système de visioconférence. Sous la pression des services de sécurité, les intellectuels et dissidents syriens qui devaient y participer ont toutefois dû y renoncer.

 

Islamistes, militants de gauche, dignitaires tribaux, représentants de la communauté kurde et dissidents en exil n'ont que peu de choses en commun sinon leur hostilité au régime baassiste qui les persécute depuis des décennies.

 

DÉPASSER LES LUTTES DE POUVOIR

 

"Le sens des responsabilité les poussera à dépasser les luttes de pouvoirs. S'ils ne le font pas, la rue les discréditera", a assuré Radouane Ziadeh, dissident réputé, qui vit à Washington.

 

"Les gens demandent à l'opposition de faire rapidement cause commune pour être considérée comme une alternative crédible", a quant à lui souligné Ali Sadreddine Bayanouni, ancien chef de file des Frères musulmans syriens, interrogé par Reuters.

 

Outre la formation d'un gouvernement parallèle, Wael al Hafez, l'une des figures de l'opposition présente à Istanbul, a lancé l'idée d'un mouvement de désobéissance civile.

 

"Je suis pour toute chose qui unifiera le peuple syrien, aidera la population et nous unira dans notre combat contre ce régime répressif, illégitime, qui a usurpé le pouvoir et bafoué les droits de l'homme", a-t-il dit devant les centaines de personnalités réunies en Turquie.

 

"Nous souhaitons intensifier les manifestations pacifiques en nous livrant à des actes de désobéissance civile, mais aussi en étouffant le pays économiquement, en le paralysant, le tout en causant le minimum de dégâts", a ajouté Wael al Hafez.

 

Vendredi, les troupes fidèles à Bachar al Assad, dont la famille gouverne la Syrie depuis quarante et un ans, ont tué trente deux civils au cours d'immenses manifestations. Samedi, une personne a été tuée et cinq autres blessées lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants près de la frontière irakienne.

 

En marge d'une visite officielle en Turquie, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la répression "inquiétante".

 

"La brutalité doit cesser. L'opposition doit faire un effort sincère et légitime pour essayer de faire changer les choses", a-t-elle déclaré lors d'une rencontre avec des jeunes dans un café.

 

"L'avenir de la Syrie est désormais entre les mains des Syriens et, bien évidemment, les efforts mis en oeuvre par l'opposition pour se rassembler, s'organiser et définir un agenda sont tout aussi importants", a estimé la secrétaire d'Etat américaine.

 

Son homologue turc, Ahmed Davutoglu, s'est montré beaucoup plus dur envers le régime de Bachar al Assad.

 

"Un gouvernement qui méprise les revendications de sa société ne peut pas survivre", a-t-il dit, après avoir conseillé au président syrien de mettre en place "une véritable thérapie de choc" pour ouvrir la voie à la démocratie.

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 19:57

 

http://www.npa2009.org/content/contre-la-r%C3%A9pression-des-militantes-%C3%A0-l%E2%80%99ens%E2%80%89

Contre la répression des militants à l’ENS

14 juillet 2011  

Cette année, l’Ecole normale supérieure de Paris a été secouée par un conflit social long et combatif, impliquant élèves, étudiants et travailleurs du ménage et de la restauration, contre la précarité et les conditions de travail. Ce mouvement s’est terminé par une victoire : même si nous n’avons pas obtenu les titularisations et les créations de postes espérées, la direction a dû lâcher vingt deux CDI et une augmentation de salaire, déplacer le chef de service violent, raciste et homophobe et céder sur le paiement de plus de quatre vingt pour cent des jours de grève. Mais au début du mois de juillet, neuf élèves ayant participé au mouvement ont été convoqués en conseil de discipline pour des faits commis ou censément commis au cours du mouvement. Tous les convoqués se voient reprocher d’avoir occupé illégalement les locaux de la direction ; deux d’entre eux, plus lourdement chargés, sont également accusés d’avoir brisé un mur en contreplaqué avec un pied de biche, d’avoir « envahi » le bureau de la DRH et même d’avoir participé à l’ »organisation illégale d’un banquet » de soutien au mouvement et à une opération « pot gratuit », consistant à servir gratuitement à manger à la cantine. Un vol imaginaire de documents est également imputé aux élèves mobilisés.  

 

La direction cherche à faire passer l’ensemble des militants pour des délinquants. Elle est pourtant particulièrement mal placée pour cela, elle qui a maintenu des travailleurs dans la précarité pendant des années et couvert les violences commises par le chef de cuisine. De plus, ces conseils de discipline pour faits de grève sont inédits à l’ENS : les derniers conseils convoqués l’ont été, il y a une dizaine d’années, pour un cas de proxénétisme dans une chambre de l’internat et pour l’envoi d’un mail antisémite et homophobe. Mais la directrice Monique Canto Sperber ne sait manier que le bâton : c’est une nouvelle étape dans la répression du mouvement, après l’appel à des vigiles, les convocations au tribunal administratif de cinq camarades et la brutale évacuation policière des locaux occupés pendant quatre semaines. En réalité, il s’agit d’une vengeance à la fois personnelle et politique : la direction veut faire payer aux militants la défaite qu’ils lui ont infligée et les mauvais moments passés, mais aussi mater toute velléité de résistance collective à l’avenir en sanctionnant principalement des syndicalistes (sept élèves sur neuf) dont deux camarades du NPA. 

 

Face à cette répression scandaleuse, nous nous mobilisons et resterons mobilisés contre les sanctions disciplinaires, mais aussi contre les différentes plaintes déposées au pénal. Les travailleurs mobilisés pour leur CDI avec le soutien des élèves sont solidaires, à présent, de ces mêmes élèves face à la répression, et se sont remis en grève, lundi 11 et mardi 12 juillet.

 

Mardi, jour des conseils de discipline, une centaine de personnes (dont des représentants nationaux de la CGT, de Solidaires, du PCF, du PG et du NPA) se sont rassemblées pour protester contre leur tenue. La mobilisation a certainement contribué à ce que la plupart s’en sortent avec un avertissement (ils risquaient une exclusion temporaire ou définitive de l’ENS), mais un camarade a reçu un blâme, qui restera trois ans dans son dossier administratif, compromettant ses chances d’obtenir une allocation de thèse à sa sortie de l’école. Pour faire annuler ces sanctions, les élèves réfléchissent à faire appel aux armes du droit (recours au conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche et au conseil d’Etat car les convocations des conseils sont entachées d’irrégularités évidentes) et, comme lors de la grève du printemps, aux armes de la lutte collective, démocratique et auto organisée.

 

Comité NPA de l’ENS

 

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 13:23

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article119118

http://www.frontsyndical-classe.org/article-libye-communique-de-la-federation-cgt-des-cheminots-79558279.html

LIBYE, communiqué de la Fédération CGT des cheminots.

 

NON A LA POURSUITE DE L’INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE EN LIBYE !

La Fédération CGT des Cheminots a toujours oeuvré pour la PAIX et la souveraineté des peuples.

En ce sens, la Fédération CGT des Cheminots ne peut passer sous silence la guerre en Libye qui dure depuis des mois.

En premier lieu, cette guerre contre la Lybie, où la France apparait comme en étant l’instigatrice, s’inscrit dans la récente série noire d’incohérences de la diplomatie française qui lui fait perdre tout son crédit international.

Personne n’a la mémoire courte même si certains peuvent être frappés d’amnésie passagère.

Cette nouvelle guerre n’est-elle pas, officiellement du moins comme le prétend le président Sarkozy, le moyen de se débarrasser d’un affreux dictateur sanguinaire ?

Pourtant, c’est ce même président qui a signé différents partenariats avec Kadhafi, en juillet 2007,dont un "partenariat industriel de défense", prometteur pour les sociétés d’armement françaises et pour les affaires de Dassault.

C’est en ami que le Président de la République et le Président de l’Assemblée le recevait, avec les plus grands égards en décembre 2007.

Après des mois de frappes aériennes, la France est entrée dans l’engrenage de la guerre civile, avec un statut de cobelligérant auprès des insurgés, et aucune solution politique négociée n’est en vue.

En revanche, la catastrophe humanitaire ne cesse de s’amplifier.

En plus des morts et des blessés, selon le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 740000 personnes ont quitté la Libye dans les 3 derniers mois pour se réfugier dans les pays voisins, notamment la Tunisie, dans des conditions sanitaires particulièrement difficiles.

La situation actuelle nécessite donc d’aboutir très rapidement à un cessez le feu en appuyant les efforts diplomatiques en cours.

Alors qu’il faudrait agir avec détermination pour imposer une solution politique en arrêtant les bombardements, en retirant les forces de l’OTAN, en favorisant la négociation d’un cessez le feu multilatéral, les autorités françaises jettent de l’huile sur le feu en Libye, en renforçant leurs moyens militaires avec des hélicoptères d’attaque.

Alors que le gouvernement français impose l’austérité aux français sur la santé, les retraites, et les services publics, ce sont deux millions d’euros par jour qui sont dépensés en Libye, pour servir les intérêts de quelques multinationales.

LA FEDERATION CGT DES CHEMINOTS CONDAMNE CETTE POLITIQUE GUERRIERE AU SERVICE DU CAPITAL !

Intervention militaire où les enjeux économiques dépassent largement les enjeux humanitaires.

La France rejoue l’interminable et horrible chanson de l’impérialisme que connaissait déjà Anatole France : " on croit mourir pour la liberté ;on meurt pour les industriels."

C’est au peuple libyen de décider de son destin. Cela passe par l’arrêt des hostilités et une solution politique permettant l’instauration d’un régime démocratique.

La Fédération CGT des Cheminots

 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 12:04

 

http://www.oumma.com/Des-extremistes-pro-israeliens

 

 

Des extrémistes pro israéliens envahissent les locaux des éditions Hachette

 

 

Chantage à l’antisémitisme. Des membres de la Ligue de Défense Juive ont occupé une maison d’édition et exigé le retrait d’un exercice scolaire jugé anti-israélien.

 

La scène est édifiante : un groupe de jeunes hommes munis de pancartes et d’un drapeau israélien investit le hall d’entrée des éditions Hachette. Le but ? « Dénoncer » ce qu’ils estiment être de la « désinformation et de l’antisionisme », en l’occurrence la photo issue d’un manuel scolaire de 4ème qui serait, selon eux, de nature à attiser « l’antisémitisme ». Accompagnant un exercice de rédaction, l’image illustre le passage d’une fille - éventuellement palestinienne - devant des militaires israéliens. Le collégien découvrant cette page est invité à rédiger une lettre « pour émouvoir le lecteur » à partir de ce que lui suggère cette photo.

 

Il s’agit là d’une nouvelle action coup de poing de la Ligue de Défense Juive, une association extrémiste interdite aux Etats-Unis et même en Israël. Prénommé Yoni, l’homme s’affichant auprès d’une responsable d’Hachette comme un « représentant de la communauté juive » fait connaître les exigences de son groupe : « On demande au directeur s’il pourrait faire un effort pour éventuellement enlever cet exercice et le remplacer ». Pour appuyer son propos, le militant prétend qu’il sera prochainement reçu « en personne » par le ministre de l’Education.

 

En novembre dernier, Oumma avait déjà relaté une autre manœuvre -plus violente- de la LDJ : l’intimidation exercée par ses membres à l’encontre de la direction du musée d’Art moderne de Paris lors d’une exposition photographique consacrée à Gaza. Aujourd’hui, ce type d’action à l’encontre d’un éditeur s’inscrit dans une campagne plus large, organisée notamment par le CRIF, pour tenter de faire censurer des extraits de manuels scolaires faisant nommément état, par exemple, de l’expulsion des Palestiniens en 1948.

 

Le retour des milices

 

A cet égard, la LDJ représente d’une certaine manière la frange jeune, activiste et décomplexée du CRIF. Fin juin, ses membres n’ont pas hésité à commettre un délit –la dégradation d’édifice public- en allant de nuit coller des affiches -en faveur de la libération du soldat Gilad Shalit - sur les mairies d’arrondissement de Paris.

 

A propos des éditions Hachette, l’administrateur du site de la LDJ menace sous couvert d’anonymat : « Si il n’y a pas de changement, nous reviendrons et cette fois-ci nous irons directement auprès de la personne qui s’est engagé à réexaminer l’exercice ». Activités associatives non reconnues par la préfecture, occupation illégale d’un lieu privé, dégradation d’un édifice public, menaces à peine voilées sur Internet et, au final, aucune rétorsion exercée par les autorités françaises, d’ordinaire plus répressives envers d’autres formes également radicales de communautarisme. Bienheureux les membres de la LDJ : pour ceux-là, l’impunité systématique est un luxe qui va de soi.

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 20:07

 

http://www.france-palestine.org/article17829.html

 

Roissy n’est pas Ben Gourion Airport

 

L’Association France Palestine Solidarité condamne fermement les entraves scandaleuses à la liberté du transport aérien mises en œuvre aujourd’hui sur divers vols à destination de Tel-Aviv.

 

Retrouvez aussi ci-dessous la lettre de Jean-Claude Lefort à Thierry Mariani, ministre des transports.

 

Il s’agit d’une opération dont tout laisse penser qu’elle est directement orchestrée par le gouvernement israélien, les autorités françaises ayant accepté sans broncher de se faire les auxiliaires zélés de leurs homologues de Tel-Aviv.

 

Pour sa part l’AFPS, qui avait mis en garde ses militants contre les risques d’expulsion, entend poursuivre et développer ses diverses missions de solidarité en Palestine occupée avec le seul souci de l’efficacité et de la coopération à long terme avec ses partenaires palestiniens et anti-colonialistes israéliens.

 

Paris, le 7 juillet 2011

 

Monsieur le Ministre,

 

J’apprends, après avoir vérification de mes sources d’information, que plus de trois cent personnes sont actuellement totalement bloquées à l’aéroport Français de Roissy-Charles de Gaulle au prétexte que ces personnes entendent aller en Palestine, ce qui suppose qu’elles puissent prendre l’avion via l’aéroport « Ben Gourion » à Tel-Aviv, en Israël, puisqu’il n’y pas d’aéroports palestiniens - comme vous le savez, j’imagine – du fait que ceux-ci ont tous été bombardés par l’armée israélienne.

 

Ce blocage sur le sol de notre pays est absolument inadmissible. Il ne peut que répondre aux demandes israéliennes. Pire : aux injonctions israéliennes.

 

Comment la France peut elle se soumettre ainsi aux diktats israéliens et faire, sur son sol, des opérations de basse police contre des citoyens français désireux d’aller – conformément au droit de libre circulation – en Palestine ? Comment peut-elle s’opposer à ces départs alors que les personnes ont acheté et payé leur billet et sont en règle selon notre législation ? Comment est-ce possible ? En France ? C’est cela le « sarkorzisme ?

 

Nous sommes devenus, sous votre houlette récente, des supplétifs des autorités israéliennes donneuses d’ordre. Il n’y a pas, jusqu’à preuve du contraire, de blocus de la Cisjordanie contrairement à celui, illégal et condamné, de Gaza.

 

Nous – je veux dire : la France – avons passés donc avec Israël un accord de sous-traitance ou bien une délégation de service pour ses basses œuvres ?

 

Quoi qu’il en soit c’est inacceptable !

 

Et je vous demande instamment et fermement de laisser passer ces passagers qui sont parfaitement en règle pour qu’ils puissent aller à Tel-Aviv.

 

Je vous demande instamment et fermement de ne plus vous mettre en situation affligeante d’abandonner notre souveraineté pour vous soumettre à Israël. Et ce qui est vrai de ce pays l’est pour tout pays, quel qu’il soit.

 

Dans l’attente de vos décisions enfin conformes à la liberté, notamment à celle qui est fondamentale de circuler librement,

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mon plus vif mécontentement et de ma consternation profonde.

 

Jean-Claude Lefort Président de l’AFPS Député honoraire



 

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:46

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6344

Passage par Israël : le témoignage d’Aziz

"Je suis Aziz du groupe « Le Silence Des Mosquées » et donc une des personnes françaises qui a participé à la mission "BIENVENUE EN PALESTINE" le 8 juillet dernier."

 

"J’ai eu la chance avec quelques camarades de pouvoir embarquer dans un avion de GENEVE à destination de TEL AVIV. A ma grande surprise plusieurs dizaines de personnes qui devaient faire le même voyage ont été arrêtées dès leur arrivée à l’aéroport de GENEVE. Sans aucune explication valable le gouvernement israélien leur refusait l’entrée sur son territoire. On leur a seulement dit qu’elles auraient été susceptibles de provoquer des troubles à l’ordre public. Notre seul souhait était de rejoindre la CISJORDANIE et JERUSALEM. Et pourtant tous étaient en règle (billet d’avion, passeport, aucun antécédent judiciaire etc...).

 

Pour ceux qui ont eu la chance de partir, un accueil plus qu’impressionnant nous a été réservé (plusieurs centaines de gardes, policiers, militaires etc...). Deux bus étaient présents à la sortie de l’avion. Deux militaires sont entrés dedans et nous ont fait sortir par trois. Lorsque mon tour arriva, plusieurs militaires se sont rapprochés de moi et m’ont confisqué ma sacoche et mon passeport. A partir de ce moment, j’ai compris que la suite allait être difficile.

 

Tandis que les ressortissants israéliens montaient dans un bus tout à fait normal, le nôtre était plein de militaires. A ce moment, toujours pas d’explication, personne ne nous adresse la parole. Puis finalement le bus s’en va, pour une destination inconnue. Les militaires nous filmaient sans avoir notre accord et sans qu’on puisse connaître la raison. Arrivés dans une route souterraine à l’aéroport, on nous fait descendre et on nous a demandé de les suivre. A ce moment là je suis accompagné de SALIM, NADIA, LAMIA, STEPHANE et d’autres personnes que je ne connaissais pas. On nous a mis dans une pièce sombre entourée de militaires. Nous étions assis sur des chaises séparées de plusieurs mètres. Nous demandions de l’eau et on nous répondait : « Taisez-vous » !

 

Puis un peu plus tard, un haut gradé est apparu. Nos passeports en main, il nous demanda de le suivre. J’étais le premier à m’entretenir dans son bureau. Par le biais d’une traductrice, il me demanda la raison de ma venue en Israël, mon âge, le nom de mon père, ma profession etc. Je leur ai répondu que je suis un citoyen français qui voulait se rendre en CISJORDANIE pour rencontrer les Palestiniens. Il m’a dit que mon séjour est refusé. J’ai demandé pourquoi ? On m’a répondu qu’ils étaient en droit parce que je suis une personne dangereuse. Les autres de mon groupe ont eu la même réponse. Cela a duré environ 3 heures. Ensuite nous avons été fouillés de très près, même mes chaussures ont été scannées. Ce traitement est généralement réservé aux terroristes.

 

Deux camions cellulaires nous attendaient dehors. Nous sommes montés et nous avons attendu sous une chaleur écrasante, avec des moteurs qui tournaient pendant plusieurs heures, augmentant celle-ci. Là, d’autres détenus de nationalités différentes nous ont rejoints.

 

Nous avons ensuite été conduits à la prison de RAMLE, où nous étions entassés par dix dans des cellules réservées aux criminels. Nous avons été très maltraités. Nous étions enfermés vingt heures par jour et cela pendant quatre jours. Ni habits de rechange, ni repas avec un minimum d’hygiène ne nous ont été proposés. Nous n’avions pas le droit d’appeler nos familles. Certaines personnes malades se sont vu confisquer leurs médicaments.

 

Pendant ma détention, j’ai fait connaissance avec des personnes exceptionnelles qui ont rendu ma détention enrichissante. Je leur rends d’ailleurs hommage : DJIBRIl, MOHAMED, ARNAUD, YANN, KHALID, SALIM, TARIK, AHMED, et KOELS. Je salue votre détermination et courage pendant ces moments difficiles. Les gardes nous considéraient comme des animaux, toutes les deux heures environ ils entraient dans la cellule pour nous compter et cela même au milieu de la nuit. Pour avoir de l’eau, il fallait attendre la promenade celle de la cellule étant infectée. Pour le petit déjeûner, le garde nous jetait des poivrons crus, bien entendu personne n’en mangeait. Nous avons dû demander à plusieurs reprises un savon pour pouvoir nous laver dans une seule petite douche à proximité des WC. Nous avons été obligés de laver nos habits régulièrement pour garder un minimum d’hygiène, nos affaires étant confisquées. Koels n’a pas pu supporter plus longtemps ces conditions de détention. Il a fait une insuffisance rénale suite à la confiscation de ses médicaments. Ses pieds ont gonflé à un point qu’il ne pouvait plus marcher. Il a été transporté à l’hôpital puis expulsé pour raison médicale.

 

Le troisième jour, nous avons demandé l’autorisation de téléphoner à nos familles. Leur refus nous a amené à organiser une mutinerie dans les cellules. Les gardes se sont affolés et ont enclenché l’alarme. L’électricité a été coupée. Les ventilateurs ont cessé de fonctionner ce qui s’est traduit par une chaleur insupportable. Là, un gradé est venu pour entamer une négociation. Il nous a promis de faire le nécessaire. C’était un beau mensonge encore une fois ! Puis nous avons décidé d’entamer une grève de la faim, ce qui semblait les déranger un petit peu. La déléguée du consul français nous a rendu visite dans une belle pièce climatisée. Cette dame a directement pris la défense des autorités israéliennes. Elle nous a accusés d’être là pour provoquer et qu’il ne fallait pas s’attendre à être bien ou mieux traités. Voilà comment notre belle France, Etat de droit, aide ses ressortissants emprisonnés par Israël injustement.

 

Juste avant mon expulsion, nous avons été séparés. J’ai été mis dans une cellule encore plus horrible. J’ai pu rencontrer un palestinien qui était emprisonné dans une cellule à côté de moi. Ce dernier était en pleurs ! Il m’a demandé de l’aide ! Je lui ai répondu que malheureusement, j’étais plus qu’impuissant. A ce moment, un garde est venu et l’a fortement menacé pour qu’il se taise ! Ce fut une scène abominable. Les pleurs de ce monsieur qui demande de l’aide devant des bourreaux sans cœur, qui n’hésitent pas à utiliser la force pour s’imposer. Pays des droits de l’Homme qui donne des leçons au monde ! Je n’ai eu le temps ni de connaître son nom, ni la raison de son emprisonnement. J’ai rencontré un palestinien et cela dans le pire des endroits. J’ai aperçu le sort qui leur est réservé, je n’ose pas imaginer de quoi ces gens sont capables. Le massacre de Gaza est à leur image.

 

Les droits de l’Homme les plus élémentaires sont bafoués par l’État d’Israël. Ce n’est pas une surprise, le souci c’est que nous avons l’habitude d’entendre toutes ces histoires sans que justice se fasse. Le monde regarde sans bouger. Je comprends que l’Etat d’Israël impressionne. D’ailleurs pour bloquer des personnes à leur départ, sans oublier les navires en Grèce, il faut avoir du pouvoir. Cependant, cela ne nous fait pas peur, nous continuerons à nous battre pour le droit des Palestiniens ! Nous mènerons des actions non violentes jusqu’à ce que vous arrêtiez ! C’est notre engagement !

 

Après ces quelques jours, on nous a obligé à quitter le pays les menottes aux pieds et aux mains devant les regards haineux de quelques civils israéliens.

 

Il est de notre devoir de rester au courant de ce que subit cette population. Nous devons rester mobilisés pour eux et surtout ne pas lâcher. Merci pour votre soutien à notre égard.

 

Le temps nous donnera raison Inch Allah.

 

AZIZ.

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:48

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article6326

Importante victoire : un juge israélien donne raison aux internationaux souhaitant se rendre en Palestine

Mercredi 13 juillet 2011

Les efforts et les sacrifices consentis par les centaines de participants à la mission Bienvenue Palestine, et en particulier ceux des cent vingt (Français, Belges, Allemands, Britanniques, etc.) emprisonnés par Israël ont obtenu mercredi un succès judiciaire sans précédent. Un tribunal israélien a en effet jugé que la décision du Ministère israélien de l’Intérieur d’interdire l’entrée du territoire à des militants déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés était illégale.

 

Il a en outre précisé, dans son jugement, qu’il était anormal que des personnes souhaitant se rendre dans les territoires palestiniens occupés soient le plus souvent contraintes, pour avoir une chance de passer, de mentir lorsqu’elles arrivent à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv.

 

En somme, le jugement donne entièrement raison aux organisateurs de la mission « Bienvenue Palestine Welcome to Palestine » dont l’un des fondements majeurs est d’affirmer le droit des citoyens à voyager, et à rendre visite à leurs amis de Palestine occupée.

 

Et il administre une claque sévère, non seulement à son propre gouvernement, mais aussi à la chaîne de ses complices : notamment à la Consule générale de France Colette Le Baron, qui n’a pas eu d’autres paroles pour nos camarades emprisonnés que des « vous n’aviez qu’à pas venir », son chef le ministre Alain Juppé, ou encore les compagnies aériennes, dont Air France, qui ont docilement exécuté les ordres de la police secrète israélienne.

 

Le tribunal avait à connaître du cas de deux militantes, une Australienne et une Néo-Zélandaise, Sylvia Hale et Vivienne Porzsolt, arrivées mardi à l’aéroport de Tel-Aviv.

 

Reprenant le flambeau des mains de nos cent vingt prisonniers, les Mehdi, Mick, Julienne, Fatiha, Djibrill, Fatima, Mohamed, Salim et tant d’autres, ces deux femmes âgées de 69 ans ont-elles aussi déclaré en toute franchise « Oui, nous allons en Palestine », et se sont vu opposer un refus d’entrée, qu’elles ont aussitôt contesté avec l’appui de l’avocat israélien Omer Shatz.

 

« C’est la première fois qu’un procès contestant une mesure d’expulsion se solde par une victoire. C’est une décision extrêmement importante, qui fera jurisprudence pour tous les cas à venir », a-t-il commenté.

 

Nous ne faisons pas une confiance excessive à l’indépendance du système judiciaire israélien. Comme en France, le jugement rendu mercredi est susceptible de faire l’objet de pressions gouvernementales et policières, et être frappé d’appel par un échelon supérieur du système.

 

Dans l’immédiat, il servira de référence, à chaud, à un autre cas, qui doit être jugé jeudi. Celui de l’Allemande Angelica Seyfrid, voyageuse du 8 juillet de la mission Bienvenue Palestine, et qui conteste en justice, depuis sa cellule de prison en Israël, le refus d’entrer. Omer Shatz se déclare confiant.

 

Quant à nous, « terroristes » par centaines sur la liste du Mossad et interdits d’embarquer, ou bien prisonniers d’Israël au cours des derniers jours, ce jugement ne fait que renforcer notre détermination à défendre le droit, et à défendre nos droits : Oui, nous nous représenterons à nouveau, et plus nombreux encore, aux portes de la Palestine.

 

Fait à Paris le 13 juillet, 17 heures

 

CAPJPO-EuroPalestine – Bienvenue Palestine

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:31

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lattaque-dambassades-%C3%A0-damas-condamn%C3%A9e-%C3%A0-lonu-205443524.html

L’attaque d’ambassades à Damas condamnée à l’ONU

NATIONS UNIES (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies, s'exprimant pour la première fois depuis le début des troubles en Syrie, a condamné mardi "dans les termes les plus forts" les attaques commises la veille contre les ambassades de France et des Etats-Unis en Syrie.

 

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité invite en outre le régime de Bachar al Assad à assurer la protection du personnel et des représentations diplomatiques.

 

Les attaques de lundi, imputées à des partisans du président Assad, ont fait suite aux protestations de Damas après les déplacements qu'ont effectués les ambassadeurs des Etats-Unis et de France, Robert Ford et Eric Chevallier, à Hama, la ville où se focalise aujourd'hui le mouvement de contestation qui a débuté à la mi-mars.

 

"Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus forts les attaques contre des ambassades à Damas", peut-on lire dans la déclaration rendue publique par le président en exercice du Conseil, l'ambassadeur allemand Peter Wittig.

 

"Dans ce contexte, les membres du Conseil de sécurité appellent les autorités syriennes à protéger les représentations et le personnel diplomatiques."

 

En réponse, l'ambassadeur de la Syrie à l'Onu a accusé les Etats-Unis et la France d'avoir déformé et exagéré le récit des attaques visant leurs ambassades.

 

Ces manifestations, a dit Bachar Jaafari à la presse, "étaient organisées par certains jeunes afin d'exprimer leur opinion à l'égard de l'ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie des ambassades des pays mentionnés".

 

Il a ajouté que les autorités syriennes avaient "tout fait" pour assurer la protection des bâtiments diplomatiques et que certains manifestants impliqués dans ces événements ont été arrêtés et seront traduits en justice.

 

BIENVENU MAIS "PAS SUFFISANT"

 

La déclaration adoptée mardi à l'Onu ne pointe pas les responsabilités présumées du régime syrien dans ces incidents, mais elle constitue la première intervention du Conseil de sécurité depuis le début des troubles en Syrie.

 

Car les efforts menés depuis des semaines par les pays européens pour obtenir une résolution condamnant la répression des contestataires par le régime syrien restent pour l'heure lettre morte, se heurtant à l'opposition de la Russie et de la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité qui disposent d'un droit de veto.

 

Et l'adoption de la déclaration tient probablement au fait que le principe d'inviolabilité des enceintes diplomatiques est universellement reconnu.

 

Pour l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Mark Lyall Grant, ce texte est bienvenu mais "pas suffisant". Et le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, a annoncé que les Occidentaux poursuivraient leurs efforts pour débloquer leur projet de résolution.

 

A Paris, le Premier ministre français, François Fillon, et son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, avaient déploré dans la journée l'incapacité des Nations unies à se prononcer sur la Syrie.

 

A Washington, la Maison blanche a réitéré la condamnation sans précédent formulée la veille par la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, jugeant à son tour que Bachar al Assad avait "perdu toute légitimité" et qu'il n'était pas "indispensable".

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 17:07

 

http://www.jjcandelier.fr/spip.php?article449

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2010-2011-extra/20111012.asp#INTER_8

12  juillet 2011

Débat et vote sur l’intervention des forces armées en Libye

Intervention du député PCF Jean Jacques Candelier

Par une lettre adressée le 25 mai dernier au Premier ministre, les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche ont demandé la tenue de ce débat, en vertu de l’article 35 de la Constitution, avant la fin de la session. Nous avons été entendus. Et nous saisissons cette occasion pour exiger un cessez-le-feu immédiat en Libye.

 

Le 22 mars dernier, alors que la France était déjà entrée en guerre, et dans le cadre d’une parodie de consultation démocratique, nous avions fait connaître l’opposition des députés communistes, républicains et citoyens à l’intervention des forces françaises. Nous étions alors bien seuls dans cet hémicycle. Nous sommes aujourd’hui rejoints par la majorité des Français – plus de cinquante et un pour cent.

 

Monsieur le Premier ministre, je vous ai écouté avec attention. L’intervention en Libye ne devait pas durer plus d’une quinzaine de jours, si je ne me trompe, selon les membres du Conseil national de transition libyen réunis à Paris en mars. Après quatre mois de bombardements, vous voulez encore nous faire croire à un succès imminent – on a même parlé du 14 juillet. Comment ne pas voir dans cet optimisme une marque d’entêtement, alors que, selon tous les indicateurs, la coalition s’enlise ?

 

La démocratie exige rigueur et honnêteté intellectuelle ; elle s’accommode mal des mensonges et de l’hypocrisie. Nous gardons en mémoire les propos tenus par le ministre Alain Juppé dans cet hémicycle le 22 mars : l’opération en Libye, disait-il, « n’est pas une opération de l’OTAN ». Cinq jours plus tard, l’OTAN assumait officiellement 1’intégralité du commandement militaire ! La représentation nationale mérite davantage de considération !

 

Pour leur part, les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche continueront de dire la vérité sur les tenants et aboutissants de cette guerre que nous avions critiquée d’emblée. Malheureusement, les faits nous ont donné raison. Croyez bien que nous aurions préféré nous tromper !

 

L’opération de propagande de la quasi-totalité des responsables politiques français a échoué. Il est de plus en plus difficile de croire au mythe fondateur du sauvetage de Benghazi par la coalition emmenée par les sauveurs suprêmes, Bernard-Henri Lévy et Nicolas Sarkozy. De fait, les Français n’y croient plus. Pouvait-il en être autrement ?

 

En effet, après vous être compromis avec le régime de Kadhafi en recevant le colonel en décembre 2007 – il avait même planté sa tente à l’Élysée –, en l’armant et en le soutenant, vous partez en guerre pour, dites-vous, sauver les populations civiles. Pourtant, l’homme et son régime sanguinaire sont les mêmes. Pourquoi ce revirement dans votre appréciation et votre attitude ? Les Français ne s’y trompent pas, et s’interrogent sur la véritable raison de cette intervention.

 

D’autres populations civiles sont aujourd’hui menacées et massacrées au Moyen-Orient ; cela ne semble pas vous affecter. Pourquoi sommes-nous donc aujourd’hui en Libye ? Les Occidentaux ne voient-ils plus dans le dictateur le « bon cheval » permettant de piller les extraordinaires ressources en matières premières du pays ?

 

De fait, Kadhafi ne tenait plus l’activité économique; l’extraction des hydrocarbures était mise à mal ; la manne pétrolière était bloquée. C’est alors seulement que la situation humanitaire est devenue problématique à vos yeux ; de notre côté, nous n’avions cessé de nous en inquiéter. Les résultats parlent d’eux-mêmes : désormais, une partie de la production pétrolière est vendue aux compagnies occidentales à des conditions défiant toute concurrence. Voilà le succès espéré ! Entre Nicolas Sarkozy et le tyran Kadhafi, tout est question d’intérêts mercantiles !

 

Malheureusement, ce n’est pas un cas isolé : il résume les relations de la France avec les dictatures de par le monde. Peut-il en être autrement dès lors que le Président de la République a réduit les relations diplomatiques de la France à des relations commerciales et préfère faire du business avec les dictateurs plutôt que de tisser des liens avec les peuples ?

 

Nous ne nous livrerons pas à une comptabilité macabre du nombre de victimes de part et d’autre – les populations qui s’insurgent contre le régime de Kadhafi d’un côté, celles qui tombent sous les bombes de l’OTAN de l’autre. Car, en réalité, toute victime est une victime de trop.

 

Cela étant, notre critique de la diplomatie française ne peut en aucun cas être interprétée comme une forme de complaisance à l’égard du régime libyen. Car, contrairement au chef de l’État, nous n’avons jamais changé d’avis sur le dictateur Kadhafi !

 

Notre ligne politique est claire et cohérente. Comment ne pas être révolté par les attaques perpétrées contre des zones résidentielles de Misratah, par les tirs répétés de roquettes, de mortiers et de bombes à sous-munitions sur les civils ? Mais la protection des populations civiles ne peut servir à cautionner une campagne de bombardements !

 

Aujourd’hui comme hier, nous exigeons donc l’arrêt instantané des opérations de bombardement et un cessez-le-feu immédiat.

 

Dès le mois de mars, notre collègue Roland Muzeau avait parfaitement expliqué notre refus de cette guerre, soulignant que la communauté internationale n’était pas unanime, mettant en garde contre la précipitation et les risques d’enlisement et de partition du pays, rappelant surtout, avec Rony Brauman, cette évidence : on n’impose jamais la démocratie et la paix par des bombes.

 

La suite des événements nous a tragiquement donné raison. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, destinée à protéger la population civile et à imposer un cessez-le-feu, est un échec politique et militaire. On savait déjà que l’Inde, la Chine, le Brésil, l’Allemagne, la Russie et plusieurs pays d’Amérique latine avaient refusé de soutenir l’offensive militaire.

 

Et ce n’est pas le soutien de quelques pétromonarchies du Golfe satellisées par les États-Unis qui change la donne !

 

Depuis le début des opérations, la coalition s’effrite. D’emblée, l’opération a perdu le soutien de l’Union africaine et de la Ligue arabe. De son côté, la Norvège a annoncé qu’elle mettrait fin à son engagement dès le premier août. Après la reconnaissance officielle de deux bavures, l’Italie a demandé quant à elle le 22 juin, par la voix du chef de sa diplomatie, la suspension immédiate des hostilités et l’ouverture de couloirs humanitaires.

 

Cette dernière proposition a été immédiatement repoussée par l’OTAN, qui a refusé toute pause dans les opérations. Une fois de plus, l’OTAN est incapable de sortir de son attitude va-t-en-guerre, dont le fiasco afghan a déjà montré les limites. Elle prône la guerre totale, la fuite en avant. En écartant toutes les offres de médiation, la coalition manifeste qu’elle n’a jamais eu pour objectif d’instaurer la paix dans la région, ni de permettre aux populations de choisir librement leur destin.

 

Nous allons jusqu’à larguer des armes et à envoyer des conseillers militaires. Quel manque de discernement ! Quelle absence de recul ! Nous soutenons les populations insurgées qui se battent pour la liberté et pour une véritable démocratie, mais nous ne fermons pas pour autant les yeux sur certaines exactions, notamment envers des travailleurs immigrés venus d’Afrique et assimilés un peu vite à des mercenaires du régime Khadafi.

 

Le parachutage d’armes aux insurgés restera le symbole de 1’impréparation et de l’inconséquence de l’OTAN, ainsi que des dissensions en son sein. Totalement isolée, la France a été obligée de faire machine arrière. Pense-t-on réellement que l’on puisse larguer des fusils-mitrailleurs et des lance-roquettes sur un territoire en conflit en même temps que des médicaments ?

 

Le ministre russe des affaires étrangères a qualifié la livraison d’armes de « violation grossière de la résolution 1970 du Conseil de sécurité de l’ONU ». Pour le dire clairement, la France a violé l’embargo qu’elle avait elle-même contribué à instaurer ! Sans parler du non-respect de notre législation nationale sur l’importation et l’exportation de matériels de guerre, qui découle de la position commune européenne adoptée – cruelle ironie – lors de la présidence française de l’Union !

 

On l’aura compris, la légalité internationale a été mise à mal de manière répétée.

 

De plus, le président de la Commission de l’Union africaine a déclaré le jeudi 30 juin que ces livraisons favorisaient « le risque d’une guerre civile, le risque d’une partition de l’État, le risque d’une somalisation du pays, le risque de prolifération des armes en lien avec le terrorisme ». On ne saurait être plus lucide.

 

La France se devait d’ouvrir la voie au « printemps arabe ». Elle n’en a rien fait ; pire, et édifiant, elle l’a déstabilisé en pratiquant deux poids, deux mesures, s’agitant ici et restant muette sur la situation à Bahreïn, en Syrie ou encore au Yémen !

 

Aujourd’hui, plus de quatre mille militaires sont engagés. Nous réalisons plus de trente pour cent des frappes de la coalition. Nous fournissons un tiers des bâtiments, avec huit navires, mais aussi quatre vingt pour cent des hélicoptères d’attaque, trente pour cent de l’aviation de combat, soit quarante chasseurs, dont vingt-trois de l’armée de l’air et dix-sept de l’aéronavale, et vingt pour cent des avions ravitailleurs, de transport, ainsi que de patrouille maritime.

 

Environ deux millions d’euros de surcoût budgétaire sont engloutis chaque jour pour des frappes dites « chirurgicales ». On connaît cette chirurgie-là : chaque jour, de multiples bâtiments publics, industriels ou culturels, des infrastructures sans intérêt militaire, sont détruits.

 

Il n’est pas trop tard pour arrêter cette folie guerrière ! Nous ne pouvons laisser perdurer plus longtemps des opérations qui constituent une action contraire à la Charte des Nations unies, outrepassant largement la résolution 1973.

 

La France se devait, de par son rôle au sein du Conseil de sécurité, de garantir le pilier fondamental de la Charte des Nations unies, à savoir l’article 2, alinéa 4, qui interdit à tout État membre l’usage de la force ou la menace de l’usage de la force. En favorisant l’adoption de la résolution 1973, la France a failli à ses obligations internationales et participe à l’instauration d’une nouvelle gouvernance mondiale basée sur la loi du plus fort. Ainsi se trouvent remises en cause la paix et la sécurité internationales.

 

Il ne peut y avoir de légalité internationale à détruire un État membre de l’ONU. Une telle ambition est parfaitement contre-productive : comment ne pas voir que Kadhafi utilise l’intervention occidentale et tire profit du réflexe patriotique ?

 

Nous le disons gravement : le choix de la voie diplomatique, que vous avez écarté d’emblée, aurait déjà permis la mise en œuvre de négociations. Nous vous l’avions demandé à maintes reprises. Nous réitérons cette demande. C’est urgent ; il n’y a plus de temps à perdre.

 

Retrouvons vite notre tradition diplomatique passée, fondée sur la reconnaissance des États et sur la primauté du droit international. Ne cédons pas à la doctrine de la guerre du bien contre le mal : voyez où elle a mené en Irak et en Afghanistan !

 

Le temps de la négociation et du cessez-le-feu s’impose plus que jamais – non pour des raisons de coût financier, mais pour les plus élémentaires raisons légales et humanitaires. En ne se limitant pas à la protection des civils, le Gouvernement est allé trop loin. Oserez-vous, chers collègues, le cautionner ?

 

Pour protéger réellement les populations civiles – ce qui doit être notre objectif commun – il faut rechercher une solution politique. Seule la voie diplomatique est susceptible d’apporter une issue durable et juste, de permettre au peuple libyen de vivre en sécurité et de choisir librement son avenir, dans le respect de l’intégrité territoriale du pays.

 

Nous proposons que la France prenne, avec l’Union européenne, l’initiative de réunir une conférence internationale de haut niveau, sous l’égide des Nations unies, ou sollicite la tenue d’une session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU. Les protagonistes libyens seraient appelés à y participer, sous le parrainage vigilant de la Ligue arabe et de l’Union africaine. De nouveaux rapports de force internationaux sont nécessaires pour que les résolutions du Conseil de sécurité soient sans ambiguïté, clairement circonscrites et conduites sous l’égide de l’ONU, et non de l’OTAN.

 

La solidarité vis-à-vis des populations libyennes commande d’agir avec la plus grande détermination pour l’arrêt des bombardements, le retrait des forces de 1’OTAN et pour l’établissement immédiat d’un cessez-le-feu multilatéral.

 

La solidarité appelle aussi une application pleine et entière du droit d’asile. La France, l’Italie et la Grande-Bretagne, notamment, se doivent de donner un avenir aux hommes, aux femmes et aux enfants qui fuient les combats. Il est consternant que le drame des réfugiés ne reçoive aucune réponse digne des valeurs auxquelles les pays occidentaux se réfèrent en permanence. En adoptant une attitude humaine, vous allégeriez la charge qui pèse aujourd’hui sur le peuple de Tunisie, dont je salue la détermination à instaurer une société meilleure.

 

Sortons du carcan belliqueux de l’OTAN ; en nous appuyant sur une doctrine multilatérale renouvelée, réalisons l’amitié entre les nations dans le cadre d’une ONU démocratisée, qui ne serait plus l’apanage de quelques-uns.

 

Pour retrouver une voix respectable et respectée dans le monde, la France doit appeler à réformer une gouvernance mondiale qui ne sert aujourd’hui que les intérêts d’un cercle fermé de grandes puissances. L’organe décisionnel de l’ONU, le FMI ou encore la Banque mondiale doivent ainsi être démocratisés d’urgence.

 

La France s’honorerait en permettant aux peuples de bénéficier des richesses de leur pays, au lieu de soutenir un dictateur parce qu’il satisfait aux besoins commerciaux de notre pays, et de partir en guerre quand celui-ci ne répond plus à ces besoins.

 

Nous prônons une politique étrangère qui n’est pas la vôtre – une politique étrangère au service de la coopération, de la démocratie et de la paix.

 

Dans notre monde en crise, cette politique est d’autant plus indispensable.

 

Vous l’aurez compris, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, dans la logique qui nous a conduits à condamner l’entrée en guerre de notre pays, les députés communistes, républicains, citoyens et du parti de gauche, en accord avec la majorité des Français, les députés du groupe GDR voteront donc contre la prolongation de l’intervention de nos forces armées en Libye.

 

Monsieur le Premier ministre, prenez l’initiative d’un cessez-le-feu immédiat, osez la paix et la démocratie pour la Libye !

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