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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 20:53

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20110216/tpl-france-tunisie-alliot-marie-synthese-cfb2994.html

 

Vacances de Michèle Alliot Marie en Tunisie : la polémique s’emballe (Associated Press)

 

La polémique repart de plus belle autour des vacances en Tunisie de Michèle Alliot-Marie, dont une partie de l'opposition réclame la démission. Après l'épisode des trajets en avion privé, la ministre des Affaires étrangères doit faire face à de nouvelles révélations concernant un entretien téléphonique avec le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et une transaction immobilière passée par ses parents.

 

Michèle Alliot-Marie a eu un "bref" entretien par téléphone avec l'ancien président Ben Ali pendant son séjour tunisien, en fin d'année 2010, soit deux semaines avant le départ de ce dernier, a confirmé le Quai d'Orsay mercredi matin, après la publication de l'information par le site Internet Mediapart.

 

Cette révélation s'ajoute à celle concernant la transaction immobilière réalisée par les parents de la ministre le 30 décembre avec un "proche de Ben Ali", Aziz Miled, parue dans le "Canard Enchaîné" mercredi. Michèle Alliot-Marie a déjà reconnu avoir voyagé à deux reprises à bord d'un avion privé de cet homme d'affaires tunisien pendant ce séjour.

 

"Michèle Alliot-Marie s'est expliquée et elle bénéficie du soutien de toute l'équipe gouvernementale", a déclaré le porte-parole du gouvernement François Baroin à l'issue du conseil des ministres.

 

Mercredi matin, le père de "MAM", Bernard Marie, s'est exprimé sur plusieurs médias pour défendre sa fille. Il a affirmé être, avec son épouse, à l'origine du choix de la Tunisie comme destination, pour des raisons liées à la météo, sur Europe-1, RTL et i-télé.

 

Bernard Marie reconnaît que sa fille aurait pu donner ces précisions "dès le départ". Mais "c'est parce qu'elle voulait absolument protéger sa famille et sa mère qu'elle a pris de plein fouet toutes les attaques qui ne correspondent absolument à rien", a-t-il expliqué sur i-télé.

 

Une partie de l'opposition a pour sa part demandé la démission de la ministre mercredi.

 

"Si Michèle Alliot-Marie et Patrick Ollier (le compagnon de la ministre, NDLR) avaient le sens de l'Etat et de l'intérêt de la France, non seulement ils s'expliqueraient sur la totalité de ce qui les met en cause, mais ils démissionneraient", a déclaré le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault.

 

Dans l'hémicycle, "MAM" n'a pas été épargnée par le chahut de la gauche pendant la séance de questions au gouvernement.

 

"Dans une République qui se veut irréprochable, il y a des choses qu'on ne fait pas", a estimé le député Vert Noël Mamère. "La question qui est en cause aujourd'hui, c'est celle de la légitimité et de la crédibilité de notre politique étrangère", a-t-il lancé avant de réclamer à son tour la démission de la ministre.

 

"Vous avez beau répéter des mensonges, ça n'en fera pas des vérités", a répondu Michèle Alliot-Marie, avant de contourner la question: "pendant que vous vous complaisez dans la polémique, moi je travaille", a-t-elle asséné.

 

"Si M. Ben Ali était aussi infréquentable, pourquoi avez-vous attendu son départ pour l'exclure de l'Internationale socialiste?", s'est défendu "MAM" en réponse à une autre question du socialiste Alain Vidalies.

 

"Ni vos attaques ni vos injures ne détourneront le gouvernement et ne me détourneront de la tâche qui m'incombe", a-t-elle encore lancé à l'opposition, après une troisième question sur le sujet, posée par le député PS François Loncle.

 

"'MAM' prend-elle les Français pour des imbéciles?", s'est interrogé de son côté le Parti communiste français dans un communiqué. "Si 'MAM' avait un minimum de dignité, elle tirerait elle-même les conclusions qui s'imposent! Le débat public mérite autre chose que ce torrent de boue continu".

 

En janvier, Michèle Alliot-Marie avait déjà été au coeur d'une vaste controverse sur la proposition aux autorités tunisiennes de partager le "savoir-faire" des forces de sécurité françaises dans la gestion des manifestations, qu'elle avait défendue à l'Assemblée nationale seulement trois jours avant le départ du président Ben Ali.

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 20:14

 

http://www.lafederation.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1399%3Acreation-du-comite-constituant-de-la-federation-independante-des-syndicats-degypte&catid=81%3Atextes-a-ne-pas-manquer&Itemid=59&showall=1

 

Création du comité constituant de la fédération indépendante des syndicats d’Egypte

 

Le mouvement ouvrier indépendant s’organise

 

(extraits principaux de la déclaration)

 

Les ouvriers et employés égyptiens ont mené de longs combats et ont participé, particulièrement ces quatre dernières années, à des mouvements de protestation récurrents – d'une manière sans précédent dans l'histoire égyptienne moderne – pour défendre leurs droits légitimes. En dépit de l’absence d’un syndicat indépendant organisé– ce dont ils ont été privés pendant de longues décennies – ils ont été capables d’attirer de leur côté des secteurs sociaux les plus larges et de gagner une grande sympathie dans la société égyptienne et les mouvements ouvriers et les syndicats.


Les travailleurs se sont battus pour le droit au travail contre le démon de chômage – qui hante la jeunesse égyptienne – et ont réclamé un salaire minimum juste qui garantisse un niveau de vie convenable pour tous les salariés. Ils ont mené de grandes batailles pour leurs droits démocratiques à la libre association dans des syndicats indépendants.


Cette lutte menée par les travailleurs a ouvert la voie en Egypte à la révolution du peuple actuelle... Par conséquent, les ouvriers et employés égyptiens refusent que la “gouvernementale” Fédération générale des syndicats les représente et parle en leur nom. Cette fédération qui les privait de leurs droits et refusaient leurs revendications et qui a publié récemment une infâme déclaration, le 27 janvier, annonçant qu’elle fera tout son possible pour contenir tout mouvement de protestation des travailleurs au cours de ces journées.


C’est pourquoi, des syndicats et organisations indépendantes - le syndicat des employés des impôts fonciers, le syndicat des techniciens de la santé, celui des employés, l’association indépendante des enseignants, ainsi que plusieurs groupes indépendants d’ouvriers de l’industrie, représentants de différentes entreprises, constatant qu’il était impossible de rester les bras croisées, ont déclaré la fondation d’une Fédération des Syndicats Indépendants d’Égypte et la création d’un Comité Constituant en date d’aujourd’hui, le 30 janvier 2011, qui a pris les décisions suivantes :


Afin que soient obtenues les exigences de la Révolution du peuple et de la jeunesse égyptien proclamée le 25 janvier, nous soulignons ce qui suit :


Le droit au travail pour le peuple égyptien – qui est droit fondamental que l'État doit garantir et qui faute d’être respecté, doit ouvrir sur le droit à des prestations pour tous les chômeurs.


Un salaire minimum de mille deux cent livres égyptiennes [cent cinquante euros], avec des hausses de salaires indexées annuellement sur la hausse des prix, tout en accordant le droit pour tous les travailleurs à des primes et des indemnités appropriées à la nature des emplois et en particulier le droit à des compensations adéquates pour les dommages qui peuvent survenir en raison de l'environnement du travail et des risques.


Le salaire maximum ne doit pas dépasser dix fois le salaire minimum.


Tous les Egyptiens ont le droit à une protection sociale juste, y compris les droits à la santé, au logement et à l'éducation, « la garantie d’une éducation gratuite avec des programmes développés en fonction de l’évolution scientifique et technologique» et le droit des retraités à une pension décent avec la prise en compte de tous les bonus et primes.


Le droit pour tous les travailleurs, les employés et les salariés de s'associer dans des syndicats indépendants où ils décident eux-mêmes de leurs règles et qui soient l’expression de leur volonté et la suppression de toutes les restrictions légales à l'exercice de ce droit.


La libération de toutes les personnes détenues depuis le 25 janvier.


Le Comité Constituant de la Fédération des Syndicats Indépendants d’ Égypte appelle tous les travailleurs égyptiens à former des comités populaires dans les installations de proximité et les sites pour défendre les infrastructures, les travailleurs et les citoyens dans cette situation critique. Ces comités organiseront aussi la protestation et les grèves dans les lieux de travail.


Le Comité Constituant fait appel à tous les travailleur en Egypte à participer à ces mouvements afin d’obtenir la satisfaction des exigences du peuple égyptien, à l'exception des installations vitales d'importance stratégique en raison de la situation actuelle.


Le Comité Constituant de la Fédération des Syndicats Indépendants d’Égypte

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:08

 

http://www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2011/02/01/228-jean-bertrand-aristide-doit-rentrer-chez-lui

 

Jean Bertrand Aristide doit rentrer chez lui

 

Voici bientôt sept ans que le premier président démocratiquement élu de l’histoire d’Haïti, Jean-Bertrand Aristide, a été enlevé par un coup d’État organisé par le gouvernement de George Bush, avec l’appui de la France et en particulier du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Dominique de Villepin qui, pour cette basse besogne, avait utilisé sur place sa propre sœur, Véronique de Villepin-Albanel, le peu scrupuleux et très ampoulé Régis Debray, intellectuel de pacotille qui, le 357 magnum à la ceinture, ou du moins sous la protection de gardes armés jusqu'au dents, faisait mine de réfléchir sur l’avenir des relations franco-haïtiennes, et l’ambassadeur Thierry Burkard, spécialement dépêché par Villepin pour déstabiliser le gouvernement haïtien.

 

C’est le chargé de presse de l’ambassade, Eric Bosc, un bien curieux diplomate, expulsé depuis du Togo pour ingérence, qui se chargeait d’intoxiquer la presse française sur les prétendues «turpitudes» du président haïtien.

 

Jean-Bertrand Aristide a été enlevé chez lui en pleine nuit par les forces spéciales de Washington, menées par le résident de la CIA à Port-au-Prince, Luis Moreno, ainsi que l’a parfaitement relaté Franz Gabriel, un témoin oculaire, dans un livre de Randall Robinson, Haïti l’insupportable souffrance. Un avion des services spéciaux américains, après plusieurs dizaines d’heures d’errance, a conduit le président en Centrafrique, où la France est devenue le geôlier de ce nouveau Toussaint Louverture.

 

Il s’en est fallu de peu que l’ancien prêtre, vilipendé et calomnié par une presse aveugle, ne soit assassiné dans les geôles de Bozizé et que la France ne soit accusée d’avoir fait le coup…

 

Un avion affrété par ses amis a fort heureusement pu venir le chercher et le conduire en Jamaïque, avec l’accord de la Caricom, avant que l’Union africaine ne prenne le relais en chargeant l’Afrique du sud de l’accueillir. C’est là bas qu’il a subi un exil forcé de près de sept ans. Sept années où, sous la protection des services sud-africains, il a enseigné à l’université de Prétoria. Sept années pendant lesquelles il a pu compter ses amis.

 

En particulier en France où peu de voix, hormis la mienne, se sont élevées pour prendre la défense d’un homme injustement calomnié. Ce qui m’a valu maintes insultes, de la part des pires macoutes qu’une certaine France tient pourtant en haute estime. N’a-t-elle pas hébergé et protégé depuis 1986 un dictateur notoire, Jean-Claude Duvalier, parti lui, il est vrai, avec plusieurs centaines de millions de dollars d’économies ? Je n’ai jamais caché l’amitié et l’estime que je porte à Jean-Bertrand Aristide, depuis notre première rencontre, lorsqu’il préparait, l’été 2003, avec de bien maigres moyens, le bicentenaire de son pays, rappelant au passage que la France avait une dette de vingt et un milliards de dollars, extorqués par la force en 1825 à la jeune république. Les calomnies déversées sur le président haïtien, évidemment motivées par la volonté de saboter le bicentenaire de la première république nègre et d’écarter du pouvoir un homme jugé dangereux par son intelligence et son charisme, ne m’ont jamais fait dévier de cette amitié et il ne s’est jamais écoulé plus de cinq semaines sans que nous nous parlions longuement au téléphone.

 

J’ai la très ferme conviction que Jean-Bertrand Aristide peut et doit à présent rentrer pour aider son pays meurtri par un cataclysme, une épidémie, et la déstabilisation entretenue depuis deux siècles par des Occidentaux racistes, à se reconstruire.

 

Au moment où un Bébé Doc rentre tranquillement au bercail, et où Villepin a enfin compris que Napoléon ne paie plus, ce serait bien la moindre des choses. Ce qui a conduit les pays dominants, c'est-à-dire les anciens colonisateurs esclavagistes, à empêcher Jean-Bertrand Aristide de rentrer (tout simplement en refusant depuis sept ans de lui délivrer un passeport) c’est qu’à son arrivée, des dizaines, des centaines de milliers d’Haïtiens descendront dans la rue pour acclamer leur président. Depuis sept ans, les manipulations, les forces d’occupation, les élections truquées, les assassinats, les mensonges d’une certaine presse, n’en ont jamais effacé le souvenir. Avec Jean-Bertrand Aristide, nous avons souvent, et il y a seulement quelques heures encore, évoqué ce moment que j’espère bien partager avec lui. Très prochainement, peut-être.

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 19:12

 

http://www.ptb.be/nieuws/artikel/tunis-creation-du-comite-pour-le-congres-national-de-sauvegarde-de-la-revolution.html 


Tunis : création du Comité pour le Congrès National de Sauvegarde de la Révolution

 

Le vendredi 11 février toutes les forces d’opposition au gouvernement Ghannouchi se sont retrouvées pour mettre sur pied un Comité pour le Congrès National de Sauvegarde de la Révolution. Il s’agit d’un nouveau pas d’importance majeure dans le développement de la révolution tunisienne.

 

Ces forces regroupent les dix partis de gauche, démocratiques et nationalistes déjà rassemblés dans le «Front du 14 janvier», mais aussi d’autres partis comme le parti islamiste Ennadha et le Congrès pour la République, ainsi que – c’est fort important - la centrale syndicale UGTT. Des associations telles que celle des Avocats, des Journalistes, des Écrivains, sont également parties prenantes de l’initiative. En tout, vingt huit organisations ont signé la plate-forme. Celle-ci demande que le président par intérim actuel reconnaisse la légitimité du Comité et donc du Congrès qui sera convoqué et son droit de regard sur toutes les décisions du gouvernement et le droit de les rejeter. Il revendique également la dissolution des trois commissions mises sur pied par le gouvernement Ghannouchi, qui doivent enquêter, une sur les violences, une deuxième sur la corruption et les malversations sous Ben Ali et une troisième sur les réformes politiques. Ces commissions sont maintenant dirigées par des proches … précisément de l’ancien dictateur Ben Ali et de son parti RCD (entre temps dissous). Le Comité exige quelles soient remplacées par trois commissions créées par le Congrès de Sauvegarde de la Révolution.

 

Pour Samir Hammouda, un représentant du PCOT en France , « il s’agit dans les faits de la création d’un contre-pouvoir. Ce n’est pas encore ce que revendique le ‘Front du 14 janvier’, notamment la nomination d’un gouvernement populaire provisoire par ce Congrès. Mais c’est un compromis entre les 28 forces d’opposition qui permet de développer la révolution. Soit le président accepte et cela permettrait dans les faits d’imposer des mesures pour aller de l’avant. Soit le président refuse la légitimité du Congrès et de sa plate-forme. Mais alors cela aiguiserait encore plus les contradictions et raviverait également la révolution. Car la réunion du 11 février a également décidé la création de Comités de Sauvegarde de la Révolution à tous les niveaux, régionaux et locaux. Les locaux de l’UGTT seront les secrétariats de ces comités. Alors que les grèves, manifestations et rassemblements continuent à se multiplier en Tunisie, la plate-forme du Comité pour le Congrès de Sauvegarde de la Révolution est popularisée, les gens sont invités à s’organiser dans un comité local. La révolution se structure de plus en plus! »

 

Le samedi 12 février le «Font du 14 janvier» a tenu son premier grand meeting à Tunis, au palais des Congrès, une grande salle de cinq mille places. Non seulement elles étaient toutes occupées, mais plus de mille personnes n’ont pas pu entrer…. Alors que la salle débordait d’enthousiasme et n’arrêtait de scander des slogans, les porte-paroles des différentes composantes du Front appelaient leurs militants et sympathisants à s’investir dans la mise sur pied des Comités pour la Sauvegarde de la Révolution, ainsi que des Comités locaux et régionaux du Front du 14 janvier.

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 20:59

 

http://www.internationalistes13.org/article-algerie-une-autre-marche-samedi-prochain-la-coordination-remet-a-67184593.html


Algérie : Une autre marche samedi prochain : La Coordination remet ça !


Maintenir la mobilisation. Après l’empêchement de son action avant-hier, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) revient à la charge.


Elle décide d’organiser une nouvelle marche, à Alger, samedi prochain. La décision a été prise à l’issue de la réunion des membres de la CNCD, hier à la maison des syndicats, à Alger. La manifestation suivra le même itinéraire que celui que devait emprunter la marche de samedi dernier et qui a été violemment réprimée par la police.

L’idée d’appeler à une autre action est suggérée, dès l’ouverture des travaux de cette rencontre, par le président d’honneur de la Ligue algérienne pour les droits de l’homme (LADDH), Ali Yahia Abdennour. Prenant la parole en premier, ce dernier a, en effet, proposé des rassemblements hebdomadaires (chaque samedi) au niveau de la place du premier Mai : «Je propose l’idée d’organiser des rassemblements chaque samedi jusqu’à ce que le peuple descende dans la rue. La révolution est dans la rue. Si nous décidons de nous réunir samedi prochain, il y aura plus du monde.» La proposition est soumise immédiatement à débat ; elle est acceptée d’emblée par les présents.

Au bout de plusieurs heures de discussions, parfois houleuses, ces derniers sont parvenus à un consensus et ont adopté, à main levée, la décision d’organiser une nouvelle marche. De plus, les membres de la CNCD se sont entendus sur le principe d’appeler à une grève générale, sans toutefois arrêter la date de cette action. «Il faudra d’abord mûrir cette idée et consulter le monde du travail avant de trancher», expliquent la majorité des intervenants.


Afin de renforcer leurs rangs, les représentants ont également décidé d’ouvrir la CNCD à d’autres organisations et acteurs de la société civile qui souhaitent adhérer à cette action. Cette réunion a été également une occasion pour les membres de la Coordination de faire le bilan de la marche de samedi dernier et de relever les insuffisances en matière d’organisation. Bilan d’abord.


Les représentants des partis, des organisations et des personnalités faisant partie de la CNCD sont unanimes : «La marche a été une réussite sur la plan politique et médiatique.» Ils mettent l’accent en particulier sur l’importance de la mobilisation populaire suscitée par cette marche. «Malgré l’état de siège, des milliers de personnes ont manifesté samedi à Alger. Il n’y avait pas que deux cent cinquante personnes seulement comme l’a affirmé le ministre de l’Intérieur. Rien que dans les commissariats, il y en avait plus de trois cent», notent-ils. Dans ce sens, les intervenants dénoncent la répression disproportionnée exercée contre les manifestants : «Plus de trente mille policiers ont été mobilisés pour empêcher les gens de marcher dans la capitale. De plus, un élu de l’APC d’Alger a payé des jeunes pour provoquer les manifestants avec la bénédiction de la police.»


Par ailleurs, les intervenants soulignent l’existence d’insuffisances d’ordre organisationnel qu’il faudra corriger lors de la prochaine action. En outre, les présents dénoncent «la désinformation et le traitement impartial de la dernière marche par les médias lourds, notamment l’ENTV».


Des journalistes de la Télévision nationale, venus couvrir pour la première fois une réunion de la CNCD, ont été priés de quitter les lieux. Cela a failli provoquer des mésententes entre les membres de la Coordination, puisque certains d’entre eux n’étaient pas contre la présence de représentants de l’Unique dans la salle.


La CNCD a aussi dénoncé les contradictions des autorités concernant l’autorisation des marches à l’intérieur du pays. «A Oran, Annaba et Constantine, les manifestants ont été tabassés et arrêtés», remarquent-ils

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 20:41

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110214/twl-egypte-monde-bd5ae06_2.html


Vers un référendum constitutionnel en avril en Egypte (Reuters)

 

Le Conseil suprême des forces armées, qui préside aux destinées de l'Egypte depuis la chute de Hosni Moubarak, a confirmé lundi son intention de satisfaire rapidement des revendications clés des manifestants de la place Tahrir.

 

Parallèlement, les militaires, soucieux de remettre le pays au travail, ont fait évacuer la grande place du Caire, qui a été durant dix huit jours le coeur de la "Révolution du Nil", et réclamé la fin des grèves, demandant aux syndicats d'oeuvrer en ce sens.

 

Selon Waël Ghonim, un des organisateurs emblématiques de la révolte déclenchée le 25 janvier, le Conseil militaire attend la finalisation d'ici une douzaine de jours par une commission ad hoc d'amendements constitutionnels qu'il espère soumettre à référendum dans les deux mois.

 

Le représentant de Google en Egypte et sept autres jeunes cyber-activistes ont reçu des assurances sur ce point lors d'une rencontre dimanche soir avec deux membres du Conseil. L'opposition réclame notamment l'abrogation des entraves aux candidatures à la présidence et la limitation à deux du nombre de quinquennats.

 

Le secrétaire britannique au Foreign Office, William Hague, en tournée au Moyen-Orient, a déclaré par ailleurs que le Premier ministre égyptien, Ahmed Chafic, lui avait annoncé que son gouvernement, nommé par Moubarak au début de la crise, serait remanié durant la semaine pour y inclure des personnalités de l'opposition.

 

Dimanche, le Conseil suprême des forces armées avait dissous le parlement élu en 2010 dans des conditions pour le moins controversées, suspendu la Constitution et annoncé son intention de diriger le pays pour une période transitoire de six mois, ou jusqu'à des élections présidentielle et législatives libres.

 

"MARCHE DE LA VICTOIRE" VENDREDI"

 

Dans son "communiqué numéro cinq", le Conseil a invité lundi les travailleurs en grève à travers l'Egypte à reprendre le travail afin de mettre fin à la paralysie de l'activité économique du pays et a invité les syndicats et associations professionnelles à "jouer pleinement leur rôle" à cet égard.

 

"Nobles Egyptiens, voyez bien que ces grèves, en ce moment délicat, conduisent à des résultats négatifs", a-t-il plaidé, en demandant à chacun d'oeuvrer à "un climat propice à la direction des affaires du pays" jusqu'à la remise du pouvoir à "l'autorité civile légitime élue par le peuple".

 

Dans la même optique, les militaires ont fait évacuer dans la matinée le dernier noyau de manifestants de la place Tahrir, en menaçant de les arrêter s'ils restaient, afin d'y rétablir une activité et une circulation normales après trois semaines d'occupation.

 

Mais les manifestants ont promis de descendre de nouveau dans les rues si l'armée ne satisfaisait pas rapidement leurs revendications, qui incluent la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis que Hosni Moubarak a succédé il y a trente ans à Anouar Sadate, assassiné par un militaire islamiste.

 

L'armée a promis de lever l'état d'urgence mais elle ne s'est fixé aucun délai pour prendre une telle initiative, précisant seulement qu'elle attendrait que les conditions de sécurité le permettent.

 

Quoi qu'il en soit, les artisans de la "Révolution du Nil" qui a eu raison vendredi dernier de Hosni Moubarak, ont appelé à une grande "marche de la victoire" vendredi prochain, manière de rappeler aux militaires que c'est la rue qui détient le vrai pouvoir.

 

Signe de nervosité persistante, la Bourse du Caire, fermée depuis le 27 janvier, restera close jusqu'à ce que l'économie retrouve sa stabilité, a annoncé un responsable de la place financière.

 

William Hague a annoncé lundi que les nouvelles autorités égyptiennes avaient demandé à la Grande Bretagne de geler les avoirs de plusieurs anciens responsables du pays.

 

A Paris, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a déclaré que la France se tenait "évidemment" à la disposition des nouvelles autorités égyptiennes pour examiner les avoirs que Moubarak détiendrait en France.

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 19:15

 

http://www.palestine-solidarite.org/communique.CRIetRP.130211.htm

 

Communiqué de CRI et Résistance Palestine

 

Grave atteinte à la liberté d’expression quand il s’agit de mettre Israël sur le banc des accusés

 

La Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie et  le collectif Résistance Palestine dénoncent avec la plus grande fermeté la décision du Maire de Lyon Gérard Collomb de nous interdire la Salle Rameau à Lyon, dans laquelle nous devions organiser ce 12 Février 2011 la conférence "Gaza, deux ans après" avec Georges Galloway (ex député britannique, convoi Viva Palestina) ; Gilles Devers (avocat) , René Naba (journaliste et écrivain) et Tahar Al Labadi (président des Etudiants Palestiniens en France). Etaient prévues aussi deux interventions téléphoniques d’un représentant du Hamas et un autre du Hezbollah, annulées suite à un échange téléphonique, et confirmé par écrit, hier auprès du cabinet de Gérard Collomb, dans un esprit de conciliation de notre part.


  

Rappelons que l’année dernière nous avions fait la même conférence avec les mêmes intervenants en plus d’une intervention d’un ministre du Hamas à Gaza Monsieur Ahmed El Kourd, et cela s’est déroulé sans aucun problème.


 La liberté d’expression est la règle, et nous la revendiquons dans le cadre du débat démocratique, au service de la cause palestinienne. La mairie n’a aucun droit pour interdire une réunion, car c’est de la censure. Nous avions pris l’engament d’assurer le service d’ordre et la bonne tenue des interventions. Nous sommes prêts à assumer toutes nos responsabilités, mais ne pouvons accepter cette censure néocolonialiste.


Cette annulation scandaleuse a eu lieu alors que nous avions réglé la totalité de la location, signé le contrat de location et obtenu toutes les autorisations pour cette soirée. Aucun document officiel ne nous est parvenu pour ce changement arbitraire de dernière minute : le Régisseur de la salle a reçu l’ordre de la Mairie le matin même de la conférence et il nous a affirmé n’avoir jamais vu cela durant sa vie professionnelle.


Non content d’avoir obtempéré aux injonctions du lobby sioniste qui fait la pluie et le beau temps chez nous, (qui fait interdire même les conférences de Stéphane Hessel et Leila Shahid pourtant loin du Hamas et du Hezbollah)  Gérard Collomb et les autorités préfectorales nous ont envoyé des dizaines de CRS qui nous ont agressés, gazés, matraqués avec sauvagerie :  des femmes, des enfants et des vieillards pacifiques ont été frappés et mis à terre puis deux d’entre eux ont été emmenés au poste de police. Une plainte va donc être déposée contre le Maire de la ville de Lyon et une diffusion massive des images aura lieu pour montrer le visage de la France (pays des Droits de l’Homme)  et celle du socialiste et soi disant progressiste, en fait ami des sionistes à qui il a donné la même salle pour le gala pour le "bien être du soldat israélien", et offre gratuitement une salle pour la conférence du Patronat Juif en France. Il faut rappeler que le Parti Travailliste d’occupation en Palestine est membre de l’Internationale Socialiste de Collomb qui affirme: "Je tiens à confirmer mon soutien fidèle et inconditionnel à la communauté juive ainsi qu’à l’état d’Israël, dans les épreuves douloureuses qui les touchent, comme je soutiens tous les défenseurs de la paix au Proche Orient". 


 Au moment où les dictateurs tombent et les oppresseurs tremblent, la France et Gérard Collomb continuent à soutenir un régime raciste et d’apartheid qui massacre en Palestine depuis plus de soixante ans, en salissant l’image de notre pays à l’étranger et en donnant des arguments aux extrémistes qui exploitent ces atteintes aux libertés fondamentales et constitutionnelles (droit de manifester, et droit de s’exprimer).


Cette réaction montre la peur des sionistes devant des évènements qui leur échappent. L’avenir nous appartient car nous, nous défendons le droit, la liberté et la justice..


Nous appelons tous les amis du peuple palestinien ainsi que les démocrates à dénoncer ce choix politique désastreux et à en tenir compte lors de toutes les prochaines échéances électorales.

 

 

 

 

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:15

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Karim_Kebir.130211.htm

 

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=150719

 

La marche violemment réprimée

 

Arrestations par dizaines, insultes et brutalités   

Alors qu’il pensait être à l’abri d’oreilles baladeuses, un élu de l’APC de Sidi-M’hamed appelle un haut responsable, probablement le ministre  de l’Intérieur et lui lance : “On  a lâché un groupe, on a besoin  de renforts.”


  

Il est un peu plus de 9 heures 30, ce samedi, 12 février. Le soleil, comme depuis quelques jours maintenant, enveloppe de sa lumière Alger la Blanche. D’ordinaire assez dense, la circulation est curieusement fluide, notamment sur l’autoroute Nord qui longe la baie d’Alger. Mais la place du premier Mai, rebaptisée depuis quelques années place de la Concorde nationale, d’où devait s’ébranler la manifestation à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, elle, a viré au… bleu et connaît déjà quelques frémissements. Un impressionnant dispositif sécuritaire y est déjà en place. Des colonnes de CRS, mais aussi de flics en civil quadrillaient déjà cette place. Quelque peu nerveux et excités, des agents de l’ordre pressent les automobilistes.


Des passants curieux se regroupent sur les trottoirs tandis que des grappes humaines se forment déjà près des arrêts de bus, non loin du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les premiers slogans fusent en arabe : “Chaâb yourid esqat ennidham”, “Le peuple veut la chute du régime”, “y en a marre de ce pouvoir”. Les premières arrestations sont aussitôt opérées. Député du RCD, Mohcine Bellabès, parle déjà de plusieurs dizaines d’arrestations parmi lesquelles des avocats, des animateurs d’associations et des parlementaires. Quelques figures dont Mustapha Bouchachi, le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), mais aussi d’hommes politiques à l’image de Abdelkader Merbah, ancien député et responsable du Majd, de Djamel Zenati, ancienne figure de proue du FFS, des syndicalistes, des artistes, des cinéastes se mêlent à la foule qui scande des slogans hostiles au pouvoir et appelle au changement. Quelques minutes plus tard, c’est Saïd Sadi qui fait son apparition. Il tente laborieusement de se frayer un chemin pour rejoindre le groupe de manifestants.


  

Saïd Sadi : “Le changement se fera pacifiquement ou dans le chaos”


Très vite, les forces anti émeutes, sans doute bien instruites, l’entourent et l’empêchent de gagner le rassemblement. Voyant que toutes les issues sont bloquées, il monte sur un banc pour haranguer la foule. La presse présente en nombre l’assaille : “L’histoire est en marche”, clame-t-il. “Le changement aura lieu pacifiquement ou dans le chaos.” “Que chacun prenne ses responsabilités”, met-il en garde. à l’adresse de la foule, il lance : “Ne vous laissez pas intimider, vous avez le droit de marcher. Il dit qu’il est élu avec plus de quatre vingt dix pour cent (allusion à Bouteflika), pourquoi a-t-il peur ? Pourquoi mobilise-t-il tous ces policiers ?”, s’interroge Sadi. “Où va-t-on comme ça ?”. “Nous avons marché et nous marcherons”. Réponse de la foule : “Y en a marre de ce pouvoir, cinquante ans barakat”.


Image saisissante : Arezki Aït Larbi, tenant Ali Yahia Abdenour par la main, le président d’honneur de la LADDH, rejoint Sadi. Anciens compagnons de lutte pour avoir créé ensemble la première Ligue des droits de l’Homme en 1985, ce qui leur vaudra leur emprisonnement, les trois hommes, que les péripéties de la politique ont séparé un temps, se retrouvent enfin. Parallèlement, des flics en civil s’emploient à des arrestations sélectives et brutalisent, avec des méthodes d’un autre temps, certains manifestants. Témoignage d’un député, Leïla Hadj Arab : “Je voulais intercéder pour une étudiante, quatre flics m’ont suivie et m’ont brutalisée”. “Va-t-en espèce de chienne”, lui a lancé un policier, selon elle. Boubkeur Derguini, un autre député du RCD, sera roué de coups de pied avec une rare violence alors qu’il s’égosillait à leur expliquer qu’il était député. D’autres manifestants suivront. Les journalistes dont un caméraman d’une chaîne étrangère, n’échapperont pas à cette violence. En tout, ils seront plus d’un millier, selon Saïd Sadi, à être arrêtés, brutalisés, avant d’être relâchés.


  

“Nous vous libérerons de Bouteflika”


Alors qu’il pensait être à l’abri d’oreilles baladeuses, un élu de l’APC de Sidi-M’hamed appelle un haut responsable, probablement le ministre de l’Intérieur : “On a lâché un groupe, on a besoin de renforts”, lui demande-t-il.  Les manifestants tentent de forcer le cordon pour avancer, mais les forces antiémeutes s’y opposent. à une journaliste de l’agence officielle qui l’interroge, le président du RCD réplique : “Nous sommes là pour faire en sorte que l’APS soit restituée à la volonté du peuple algérien. Nous vous libérerons de Bouteflika qui aura à rendre des comptes. On va récupérer l’APS, la radio et la télévision. Les journalistes vont travailler librement. C’est pour bientôt, cela ne fait que commencer, écrivez-le !” Vers 15 heures, des dizaines d’éléments de CRS s’avancent et quadrillent toutes les issues pour empêcher une jonction entre les manifestants confinés dans le rassemblement et des jeunes de Belcourt venus les rejoindre.


Quelques heurs plus tard, un mouvement de panique se produit, visiblement provoqué. Une occasion pour les policiers de s’avancer et de vider les lieux. Quelques jets de projectiles et de bouteilles s’abattent, mais sans gravité, sur les CRS qui progressent en dispersant la foule. Hormis quelques syndicalistes et députés, bientôt l’essentiel des figures de proue quitte les lieux. Mais les plus réfractaires dont des jeunes réunis par la Toile campent encore. “On décidera des suites à donner demain (aujourd’hui, ndlr)”, affirme Ali Yahia. Les initiateurs de la manifestation se sont fait entendre. Et la mayonnaise risque de prendre… 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 21:59

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20110213/twl-italie-tunisie-emigration-0ef7422_1.html

 

Plus de quatre mille tunisiens arrivés à Lampedusa ces derniers jours (Associated Press)

 

Vague après vague, embarcation après embarcation, des centaines de Tunisiens sont arrivés ces dernières heures sur Lampedusa, petite île au large de la Sicile, portant à plus de quatre mille le nombre de migrants débarqués ces derniers jours dans une Italie débordée, qui a décrété "l'état d'urgence humanitaire".

 

Depuis samedi soir, en moins de vingt quatre heures, profitant d'une météo favorable, seize bateaux sont arrivés sur Lampedusa, en provenance de Tunisie, a expliqué Claudia Viccica, responsable des garde-côtes, basée à Palerme (Sicile). Depuis minuit, douze embarcations ont accosté, avec neuf cent soixante dix sept personnes à bord, ajoutent les autorités.

 

A l'aube, ces arrivées avaient déjà porté à environ quatre mille le nombre de migrants débarqués sur Lampedusa en trois jours. Des centaines d'autres sont arrivés dans la journée de dimanche, tandis que d'autres embarcations étaient visibles au large, se dirigeant vers cette île plate et rocailleuse, plus proche des côtes tunisiennes que du continent européen.

 

La mer calme aidant, les garde-côtes sur cette île de vingt kilomètres carrés s'attendaient à voir l'afflux se poursuivre dans les prochains jours, tandis que les patrouilles aériennes et navales se multiplient pour repérer les embarcations en chemin.

 

Dimanche, nombre de ces candidats à l'entrée illégale dans la forteresse Europe étaient enfermés au fur et à mesure des arrivées dans un stade de football de Lampedusa en attendant d'être transférés sur le continent pour des vérifications d'identité, alors que la plupart risquent d'être expulsés. Rome a mis en place un pont aérien pour ces transferts.

 

Pour gérer cet afflux massif et alors que la confusion règne sur Lampedusa, les autorités italiennes ont rouvert le centre de rétention de l'île, qui avait été fermé après la dernière vague de répression par l'Italie de l'immigration clandestine.

 

Pour Daniella Compe, chargée des questions d'immigration à la Communauté de Sant'egidio, après tant d'années de dictature et face à la confusion qui a suivi la chute du régime de Ben Ali en Tunisie, "il y a sans doute de nombreux vrais réfugiés, de nombreux réfugiés politiques parmi les nombreuses personnes arrivant sur les rivages italiens".

 

Vendredi, le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni avait expliqué à la presse sa crainte de voir arriver, dans la confusion de cet exode, des extrémistes islamistes et des criminels de droit commun évadés des prisons tunisiennes pendant la "révolution du jasmin".

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 21:42

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110213/twl-tunisie-ministre-demission-bd5ae06_1.html

 

Démission du ministre tunisien des affaires étrangères (Reuters)

 

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Ahmed Ounaies, au centre d'une polémique pour ses louanges adressées à son homologue française Michèle Alliot-Marie, a présenté sa démission du gouvernement provisoire, rapporte dimanche l'agence officielle de presse TAP.

 

Le ministre avait ulcéré nombre de ses compatriotes en déclarant que sa rencontre à Paris avec la ministre française des Affaires étrangères était "un rêve devenu réalité". Plusieurs centaines de fonctionnaires de son ministère s'étaient mis en grève.

 

Michèle Alliot-Marie, qui séjournait en Tunisie lors des fêtes de fin d'année, est elle-même au centre d'une polémique sur sa gestion du soulèvement tunisien et sur ses liens avec un homme d'affaires tunisien.

 

Nombre de Tunisiens reprochent à Michèle Alliot-Marie une trop grande proximité avec le régime déchu ainsi que sa suggestion, trois jours avant la fuite de Zine ben Ali, de mettre à la disposition de Tunis le "savoir-faire" de la France en matière de maintien de l'ordre.

 

Ahmed Ounaies était en poste depuis moins de trois semaines. Le communiqué du ministère annonçant sa démission et repris par l'agence TAP ne précise pas les raisons de sa décision. On ignore également qui lui succédera.

 

Son départ est un nouveau revers pour le gouvernement de coalition qui tente de sortir la Tunisie du vide créé par l'effondrement de l'ancien régime au moment où il travaille à l'organisation d'une conférence internationale sur les réformes politiques et économiques.

 

 

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