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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 19:57

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/06/09/les-biens-mal-acquis-africains-genent-la-france_1533874_3212.html

Les « biens mal acquis » africains gênent la France

Le Monde | 09.06.11 | 13h53  •  Mis à jour le 09.06.11 | 14h18

Les menaces liées à l'instruction judiciaire en cours sur leurs éventuels "biens mal acquis" en France n'ont pas tempéré leur goût du luxe. Les trois présidents africains visés par la plainte déposée à Paris en 2008 par l'organisation Transparence International France (TIF) pour "recel de détournement de fonds publics" ont continué depuis lors, comme s'ils se sentaient intouchables, à amasser objets de luxe et voitures d'exception.

Révélée par des documents dont Le Monde a pris connaissance, la liste des acquisitions effectuées récemment par les familles Bongo (Gabon), Sassou Nguesso (Congo) et Obiang (Guinée équatoriale) donne le vertige. Ces achats somptuaires prennent une dimension politique nouvelle dans le contexte des révolutions arabes où l'enrichissement personnel des dictateurs a alimenté les colères populaires.

Les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), mandatés par les juges d'instruction parisiens Roger Le Loire et René Grouman, ont ainsi établi qu'Ali Bongo, fils de feu Omar Bongo, a acquis en France, en 2009, une Bentley, quelques mois avant d'être élu président du Gabon, à la suite du décès de son père en juin de cette année-là. Les policiers précisent que le choix de Ali Bongo, actuel chef d'un Etat dont vingt pour cent de la population vivent avec moins de deux dollars par jour, s'était porté sur le modèle "Continental Flying speed". Ce bolide de 2,5 tonnes, capable d'atteindre trois cent vingt deux kilomètres heure, est facturé plus de deux cent mille euros.

La famille de Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville, n'est pas en reste : son épouse Antoinette a acquis en France, début 2010, une Mercedes classe E immatriculée "corps diplomatique". De son côté, Wilfrid Nguesso, neveu du chef de l'Etat et patron de la Société congolaise de transports maritimes chargée par Brazzaville de prélever les taxes sur les tankers de pétrole congolais, a, en octobre 2009, jeté son dévolu sur une Porsche Panamera turbo (prix constaté : 137 000 euros).

Mais le constat policier le plus stupéfiant concerne Teodoro Nguema Obiang, 41 ans, fils et quasi homonyme de Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, qui règne d'une main de fer depuis 1979 sur la Guinée équatoriale et se trouve être le président en exercice de l'Union africaine (UA). Les enquêteurs des douanes ont établi qu'en novembre 2009 "vingt six voitures de luxe et six motos (…) d'occasion d'une valeur de près de douze millions de dollars ont été acheminées à l'aéroport de Vatry [Marne] en provenance des Etats-Unis [par Teodoro Nguema Obiang] pour réexportation vers la Guinée équatoriale".

Le lot comprenait "sept Ferrari, quatre Mercedes-Benz, cinq Bentley, quatre Rolls-Royce, deux Bugatti, une Aston Martin, une Porsche, une Lamborghini et une Maserati". Au total, les douaniers ont repéré "vingt huit exportations de marchandises depuis 2008 via l'aéroport de Vatry". Obiang est "déjà défavorablement connu des services douaniers, notent-ils, pour une importation sans déclaration de véhicules en provenance de Suisse". En 2010, son parc automobile s'est enrichi d'une nouvelle Ferrari et d'une Bugatti dont "le prix d'achat est estimé entre 1,5 et 2 millions d'euros", ajoutent, de leur côté, les policiers.

Les goûts de Obiang junior ne se cantonnent pas aux voitures de luxe. Un signalement Tracfin, la cellule gouvernementale antiblanchiment, en date du 7 mars 2011, rapporte que le fils du dictateur de Malabo "s'est porté acquéreur de cent neuf lots pour un montant total de 18 347 952,30 euros [lors de] la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé [actionnaire du Monde]" organisée en février 2009 par Christie's France. L'interminable inventaire des objets d'art anciens acquis laisse pantois : depuis le "taureau en vermeil" du XVIIe siècle à 298 604 euros jusqu'à la "coupe en noix de coco" à 112 724 euros, en passant par la "figure d'Hermaphrodite en bronze" à 744 716 euros. "Fait atypique", souligne la note de Tracfin, "c'est la société Somagui Forestal, société d'exploitation forestière sous le contrôle de Teodoro Obiang [par ailleurs ministre de l'agriculture et des forêts de son père], qui est à l'origine des virements ayant servi au règlement" des cent neuf lots d'objets d'art. D'autres documents révèlent que la Barclays Bank a, en France, géré ces transactions.

Les enquêteurs de Tracfin concluent logiquement : "Compte tenu des fonctions occupées par l'intéressé en Guinée équatoriale et de la particularité consistant à faire payer ses achats d'œuvres d'art par la société Somagui [dont il est le directeur], la présence de “biens mal acquis” pourrait être suspectée." La profusion d'œuvres d'art acquise par M. Obiang s'éclaire lorsqu'on découvre qu'il possède pas moins de six domiciles, dont l'un à Malibu (Californie), un autre à Ville-d'Avray (Yvelines) et un autre avenue Foch dans le seizième arrondissement de Paris. Selon un témoignage cité par Sherpa, un groupe de juristes en pointe dans le dossier, cette dernière demeure s'étendrait sur quatre niveaux et comprendrait plusieurs dizaines de pièces dont "une salle à manger en corail et une turquerie en panneaux Lalique". La police attribue à la famille Obiang trois sociétés administrant ces biens dont seraient propriétaires quatre autres sociétés domiciliées en Suisse.

Les policiers ont aussi commencé à démêler l'écheveau des sociétés immobilières contrôlées par les familles Bongo et Sassou Nguesso. Sept entités ont été attribuées aux Bongo, dont l'une, associant feu le président gabonais Omar Bongo et son épouse, fille du président congolais Sassou Nguesso, elle aussi décédée, a permis l'acquisition en 2007 d'un hôtel particulier parisien de dix huit millions d'euros.

Après avoir complété l'inventaire dressé dès 2007 des biens possédés en France par les trois familles visées, les juges d'instruction devraient chercher à connaître auprès des notaires et des banques l'origine, éventuellement frauduleuse, des fonds ayant permis de les acquérir. Les éléments récents établis par les policiers de l'OCRGDF, les douaniers et Tracfin témoignent de la persistance du phénomène qui a motivé cette enquête sensible, placée sous haute surveillance politique.

Mais les magistrats avaient besoin du feu vert du parquet pour étendre leurs investigations aux biens acquis postérieurement au dépôt de la plainte de 2008 dont ils sont aujourd'hui saisis. Le 13 avril, les juges Le Loire et Grouman ont donc sollicité un réquisitoire supplétif visant les faits nouveaux comme la Bentley d'Ali Bongo ou les objets d'arts de Teodoro Obiang. En toute logique, cette démarche n'aurait pas dû soulever d'objection du parquet, puisque ce dernier avait lui-même transmis aux juges d'instruction les notes policières et douanières compromettantes.

Pourtant, Michel Maes, vice-procureur de la République à Paris, qui dépend hiérarchiquement du ministère de la justice, a signifié par écrit dès le lendemain son refus de délivrer un réquisitoire supplétif. "Si l'on doutait que le parquet est le bras armé du pouvoir politique, ce refus en est le reflet absolu", tonne Maître William Bourdon, avocat de TIF et président de Sherpa. Il rappelle que la France a ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption de 2003, qui fait de la restitution des avoirs frauduleux un principe fondamental du droit international. Il indique qu'il a déposé une nouvelle plainte visant les faits récemment établis.

De notoriété publique, l'arrêt de la Cour de cassation qui, en novembre 2010, a, contre toute attente, autorisé l'ouverture de l'instruction visant les "bien mal acquis" n'a cessé d'alimenter la colère dans les palais présidentiels de ces trois pays producteurs de pétrole et "amis" de la France.

Philippe Bernard

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 17:50

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lexode-syrien-vers-la-turquie-saccélère-36-victimes-142625986.html

 

L’exode syrien vers la Turquie s’accélère, trente six victimes vendredi

 

GUVECCI, Turquie (Reuters) - L'exode vers la Turquie voisine de Syriens fuyant la répression des manifestations en faveur de la démocratie dans leur pays s'est accéléré pour atteindre le nombre de quatre mille.

 

Responsables syriens et défenseurs des droits de l'homme ont ajouté samedi que des milliers d'autres sont massés à la frontière.

 

Les déplacés, craignant des représailles de la part des forces de sécurité pour les affrontements dans lesquels cent vingt soldats ont trouvé la mort cette semaine, ont quitté la ville de Djisr el Choughour, dans le Nord, avant un raid de l'armée lancé vendredi.

 

D'après un diplomate turc de haut rang, quatre mille trois cent syriens ont déjà franchi la frontière et son pays s'attend de nouvelles arrivées, sans pouvoir donner de chiffres prévisibles.

 

"La Turquie a, par le passé, accueilli un grand nombre d'étrangers en grande difficulté et nous pouvons le refaire", a déclaré à l'agence de presse Anatolie un haut responsable du ministère des Affaires étrangères, Halit Cevik.

 

Dans la province frontalière d'Hatay, des témoins ont rapporté qu'un hôpital de campagne était en cours d'installation dans un des camps de réfugiés.

 

Le quotidien Radikal annonce pour sa part que les autorités turques installeront une zone tampon lorsque le flot de réfugiés dépassera les dix mille.

 

De l'autre côte de la frontière, en territoire syrien, des milliers d'autres déplacés sont massés, selon le témoignage d'un militant des droits de l'homme qui participe à la coordination des mouvements de population.

 

"La zone frontalière est pratiquement devenue une zone tampon", affirme cet homme, qui se présente sous le nom d'Abou Fadi. "Les familles s'abritent sous les arbres et on compte aujourd'hui entre sept mille et dix mille personnes."

 

PROJET DE RÉSOLUTION À L'ONU

 

Jeudi, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a réaffirmé que son pays garderait ses portes ouvertes aux syriens, accusé le régime de Bachar al Assad de prendre "trop à la légère" ce problème de réfugiés et critiqué sa riposte "inhumaine" à la révolte populaire.

 

Les défenseurs des droits de l'homme ont chiffré à trente six le nombre de manifestants abattus vendredi par les forces de l'ordre dans tout le pays.

 

Ils affirment que les autorités ont, pour la première fois, fait intervenir des hélicoptères de combat contre la foule à Maarat al Noumaan, dans le centre du pays, pour tirer sur les manifestants.

 

Le soulèvement en faveur de la démocratie politique en Syrie a fait plus de mille cent victimes depuis la mi-mars. Le gouvernement du président Bachar al Assad, au pouvoir depuis 2000, rejette la responsabilité des troubles actuels sur des "terroristes".

 

Les représentants permanents auprès du Conseil de sécurité se sont réunis à nouveau vendredi au siège de l'organisation mondiale à New York pour tenter de trouver un compromis sur un texte à adopter au sujet de la Syrie.

 

Un projet de résolution proposé par la France, le Portugal, la Grande-Bretagne et l'Allemagne condamne le régime de Damas et n'exclut pas que les forces de sécurité syriennes se soient rendues coupables de crimes contre l'humanité, mais la Russie a laissé entendre qu'elle était prête à y opposer son veto.

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 17:38

 

http://www.france-palestine.org/article17504.html

 

Manifestation à Istambul, un an après l’attaque de la flottille pour Gaza

 

Des milliers de Turcs se sont rassemblés à Istanbul pour rendre hommage aux victimes de l’attaque de la flottille pour Gaza, le 31 mai 2011.

 

C’était il y a un an, le 31 mai 2010 à l’aube, l’armée israélienne attaquait la flottille internationale au large de la bande de Gaza. Ces navires affrétés par des associations de soutien aux Palestiniens et de défense des droits de l’Homme voulaient briser le blocus imposé par Israël sur le territoire palestinien. L’assaut a dégénéré et neuf militants turcs avaient été tués. C’est pour rendre hommage à ces victimes et pour appeler à forcer une nouvelle fois le blocus que ce lundi soir, des milliers de Turcs se sont rassemblés à Istanbul.

 

Ils étaient plus de dix mille, lundi, dans les rues d’Istanbul. L’avenue Istiklal, la principale artère commerçante de la ville s’est recouverte de drapeaux palestiniens. En tête du cortège une large banderole sur laquelle on pouvait voir les portraits des neufs turcs qui ont péri, Il y a un an, lors de l’assaut par des commandos israéliens du Mavi Marmara. Ce navire d’aide humanitaire tentait de forcer le blocus de Gaza imposé par Israël.

 

Cette opération musclée s’était produite en dehors des eaux territoriales. Israël avait aussitôt essuyé une vague de réprobation internationale. Lundi, à Istanbul, les militants des droits des Palestiniens ont réaffirmé leur détermination à remettre le cap sur Gaza.

 

La nouvelle flottille internationale pourrait s’approcher des côtes de Gaza à la fin du mois de juin. Elle pourrait se composer de quinze navires avec à bord mille cinq cent militants d’une centaine de pays, des denrées alimentaires, des matériaux de construction et des équipements médicaux.

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 19:55

 

http://www.demosphere.eu/node/24593

Samedi 11 juin 2011 à 14 heures 30 Place de la République à Paris

Journée d’action nationale pour sortir du nucléaire

Départ de la Place de la République à 14 heures 30 et arrivée à 16 heures au Parvis de l'Hôtel de Ville, sur lequel alterneront interventions, concerts et animations. Fin du dernier concert et dispersion de la manifestation à 20 heures.

 

Manifestation à l'appel de la société civile japonaise pour une journée d'action internationale.

 

Le 11 juin 2011, trois mois se seront écoulés depuis le début de la catastrophe de Fukushima et la pollution continue. Des substances hautement radioactives se déversent toujours dans l'air et dans l'océan. Sortir du Nucléaire Paris, Attac France et Echo Echanges ONG France Japon se joignent pour inviter les citoyens, associations, syndicats et partis politiques à protester contre l'industrie nucléaire et ses mensonges couverts par les autorités, et demander la sortie du nucléaire. La manifestation partira à 14 heures 30 de la Place de la République pour rejoindre l'Hôtel de Ville. La deuxième partie de l'événement commencera à 16 heures sur le Parvis où des prises de paroles et des concerts se succèderont. L'événement prendra fin à 20 heures après un concert final.

 

En France, une catastrophe peut survenir à chaque instant. Alors que les principaux arguments pro-nucléaires sont contredits par la réalité et que les avantages du nucléaire sont illusoires, le gouvernement français continue de faire courir un risque insensé à la population. Pourtant, les scénarios de sortie exploitant les énergies renouvelables existent. Il suffit d'une volonté politique, à l'instar d'autre pays européens tels l'Allemagne ou la Suisse, pour les mettre en œuvre et créer par la même occasion de nombreux emplois non délocalisables. En s'entêtant, les autorités nationales compromettent notre avenir en faisant le choix passéiste d'une industrie dangereuse, déjà obsolète, et socialement très coûteuse.

 

Cette manifestation sera l'occasion d'exiger des pouvoirs publics l'établissement de procédures démocratiques associant syndicats et organisations citoyennes pour la définition du programme de fermeture progressive des centrales et de leur démantèlement.

 

Premiers signataires :

 

Sortir du Nucléaire Paris, Attac France, Echo Echanges ONG France Japon, Réseau Sortir du Nucléaire, Alliance Ecologiste Indépendante, Alliance pour la Santé, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre, Armes Nucléaires Stop, Cap 21, Collectif Appel de la jeunesse, Collettivo 5.12, Confédération Paysanne, Enfants de Tchernobyl Bélarus, Europe Ecologie-Les Verts, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, France Libertés, Greenpeace France, Italia dei Valori, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti de Gauche, Parti Pour la Décroissance, SUD-Rail, Utopia.

 

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 19:37

 

http://www.liberation.fr/monde/0109297361-la-famille-assad-s-entre-dechire-le-gendre-du-president-syrien-blesse-par-son-beau-frere-hospitalise-a-paris


La famille Assad s’entre déchire. Le gendre du président syrien, blessé par son beau frère, hospitalisé à Paris


29 novembre 1999


Jean Pierre Perrin


Alors que le président Hafez el-Assad prépare son fils Bachar à lui succéder, une première grave lézarde vient d'apparaître au sein de sa propre famille. Suffisamment grave pour qu'elle se traduise, début novembre, par l'hospitalisation à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris d'Assef el-Chawkat, gendre du président syrien et chef de l'un des plus puissants services de sécurité, touché par au moins une balle dans le ventre. Le tireur appartient aussi à la famille du chef de l'Etat. Selon des sources concordantes, il s'agit de Maher el-Assad, l'un des propres fils du Président. Le motif de l'affrontement n'est pas connu avec certitude. On sait simplement qu'il s'est produit au palais présidentiel. En trente ans, c'est la première fois que des membres de la famille Assad règlent leurs comptes de façon sanglante. L'événement témoigne des difficultés que rencontre la mise en place de la succession du président Assad au profit de son fils Bachar.


Secret.


L'hospitalisation de Assef el-Chawkat, 37 ans, dans l'hôpital parisien est intervenue quelques jours avant la visite en grande pompe à l'Elysée de Bachar, le 7 novembre, qui consacrait ses premiers pas sur la scène internationale. Son accueil à Paris s'est effectué, bien sûr, dans le plus grand secret. Soigné d'abord à Damas, son état avait été jugé suffisamment grave pour que soit demandée l'aide de la France. Chawkat, qui a quitté l'hôpital français il y a quelques jours pour poursuivre en Syrie sa convalescence, n'est pas que le chef des renseignements militaires de l'armée de terre. Il est aussi le plus proche conseiller de Bachar pour les problèmes de sécurité. A ce titre, il dirige également une unité spéciale ne dépendant pas de l'état-major, dont la mission est de surveiller l'armée. Il est donc l'oeil de Bachar au sein de celle-ci. Le fils du Président qui a tiré, Maher el-Assad, 33 ans, est capitaine de la Garde présidentielle. Apparemment, il ne semble pas avoir été sanctionné pour son geste.


Succession.


En fait, derrière cette guerre de palais se devinent les querelles entourant la mise en place de la succession du président syrien. Agé de 69 ans et malade de longue date, Assad avait organisé celle-ci depuis longtemps. D'abord, au profit de son fils aîné Bassel, l'enfant prodige dont le portrait pavoise encore les rues de Damas, jusqu'à ce que sa disparition brutale dans un accident de voiture, en janvier 1994, repose le problème. Cette fois, il choisit Bachar, le deuxième fils, alors ophtalmologue à Londres.


Le jeune homme, âgé aujourd'hui de 34 ans, n'a d'expérience ni politique ni militaire. Est-il fait pour ce travail? Au sein de l'armée et des services secrets, certains ne le pensent pas. C'est vrai aussi au sein de la communauté alaouite (dix pour cent de la population), qui domine la Syrie, où l'on craint qu'il manque de poigne, notamment avec la majorité sunnite qui risque de relever la tête à la mort d'Assad. Rifaat el-Assad, le frère du Président, en profite pour se replacer dans la course. Il en avait été exclu dès 1983 par le Président après avoir tenté de le déposer, profitant de son hospitalisation.


En février 1998, Assad décide d'en finir avec Rifaat, dont les intrigues l'inquiètent. Il sera d'abord limogé de son poste de vice-président, puis chassé du parti Baas pour trahison. La partie s'annonce plus facile pour Bachar, d'autant que son père s'emploie à un grand nettoyage dans l'armée, les services secrets et le parti Baas, les trois piliers du régime.


Réintégration.


Néanmoins, Bachar apparaît bien seul. Tant que son père est derrière lui, il n'a rien à craindre, personne n'étant en mesure de s'opposer à lui. Mais cela n'empêche ni les intrigues de Rifaat, ni la méfiance de l'institution militaire, ni la crainte d'une partie de la communauté alaouite, qui demeurent autant d'ombres portées sur son avenir. Aussi, attend-il beaucoup de Chawkat qui lui doit son retour. Ecarté du sérail par Bassel el-Assad, Bachar avait d'abord obtenu sa réintégration. Ensuite, Bachar avait oeuvré pour qu'il puisse épouser Bouchra, l'unique fille du président. Enfin, il lui avait confié de lourdes responsabilités, faisant de lui son homme clé au sein des services de sécurité.


L'été dernier, Rifaat a recommencé à remuer. Sur le plan diplomatique et sur la scène intérieure. Des tracts mettant en cause les compétences de Bachar sont distribués à Damas et dans la montagne alaouite (nord de la Syrie). Personne ne doute que ce soit l'oeuvre des hommes de Rifaat. Chawkat est chargé d'organiser la riposte. Ses forces de sécurité, selon un journaliste syrien proche de Bachar, découvrent lors de perquisitions à Lattaquieh les noms de tous ceux qui reçoivent de l'argent de Rifaat, dont la fortune est estimée à plus de deux milliards de dollars (Libération du 30 mars 1998). Il s'ensuivra des centaines d'arrestations. En octobre, survient l'attaque du port privé de Rifaat, toujours à Lattaquieh. Selon des sources diplomatiques, les combats dureront six heures, faisant une vingtaine de morts (deux, selon le bilan officiel). Il y en aura aussi dans la montagne alaouite où d'autres partisans de Rifaat seront tués. «Désormais, Bachar est mort politiquement», assurait un diplomate occidental.


Affaiblissement.


Bachar n'est pas au bout de ses difficultés, comme le montre l'affrontement entre Maher et Chawkat. «Cette affaire l'affaiblit au sein de la communauté alaouite. Déjà, elle lui reprochait le sang versé à Lattaquieh. A présent, elle craint qu'il ne soit pas à la hauteur. Du temps de Bassel, cela ne se serait jamais produit. C'est la première fois, en trente ans de règne, que la famille Assad se déchire ainsi. Cela montre que, même au sein de la famille directe du Président, l'autorité de Bachar est contestée», analyse Luc Abou Zeid, un journaliste spécialiste de la Syrie?

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 20:23

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actualite-video_-Espagne.-Les-indignes-abandonneront-la-Puerta-del-Sol-dimanche_43225-1826354--------16458_actu.Htm

http://www.reelledemocratie.fr/?p=930

Les indignés vont abandonner la Puerta del Sol

Ils auront tenu un peu moins d’un mois. Les indignés de la Puerta del Sol de Madrid lèveront le camp dimanche prochain. La décision a été prise à l’unanimité en Assemblée Générale par plusieurs centaines de personnes après plus de quatre heures de débats hier soir. La pluie et la fatigue générale ont accéléré la décision.

Lever le campement ne veut cependant pas dire rendre les armes. Il y a deux semaines le mouvement social madrilène s’est étendu à plus de cent quarante quartiers et villages de la région. Leurs habitants y tiennent groupes de travail et assemblées régulières. Les principales villes d’Espagne restent mobilisées.

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 17:40

 

http://www.fr.news.yahoo.com/plusieurs-centaines-syriens-se-r%C3%A9fugient-en-turquie-212028432.html

 

Plusieurs centaines de syriens se réfugient en Turquie

 

ISTANBUL (Reuters) - Quelque quatre cent quarante huit ressortissants syriens, dont des femmes et des enfants, ont trouvé refuge en Turquie ce mercredi, fuyant les violences qui se déroulent dans le nord-ouest de la Syrie, rapporte l'agence de presse anatolienne.

Les réfugiés ont été installés dans des tentes du Croissant-Rouge dans le district de Yayladagi dans la province frontalière d'Hatay en Turquie. Ils fuyaient la ville de Djisr el Choughour craignant une répression après l'envoi de blindés dans cette localité.

Des Syriens ont affirmé que la plupart des personnes qui ont fui la ville étaient restées dans des villages de Syrie.

Des journalistes de Reuters présents en Turquie ont aperçu des tentes du côté syrien de la frontière. Des villageois turcs ont rapporté qu'ils avaient vu des ambulances et des soldats turcs recueillir des Syriens qui venaient de passer la frontière.

Si l'on ajoute les nouveaux arrivants à des chiffres avancés précédemment par le ministère turc de l'Intérieur, quelque sept cent cinquante Syriens se sont réfugiés en Turquie depuis mars.

Un réfugié syrien de 16 ans a raconté que les soldats étaient entrés vendredi dans Djisr el Choughour. "Ils ont fermé les boulangeries et coupé l'eau dans la ville. Les soldats s'en sont pris sans distinction aux maisons, aux hommes, aux femmes et aux enfants", a dit l'adolescent sous le sceau de l'anonymat.

Au cours des dernières années, la Turquie a renforcé ses liens avec son voisin syrien et exerce des pressions croissantes sur le président Bachar al Assad.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a appelé le chef de l'Etat syrien à des réformes visant à provoquer une "thérapie de choc" pour mettre fin aux violences.

 

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 20:09

 

DUPLICITÉ ET COMPLICITÉ ?

 

ARRÊT DE LA RÉPRESSION CONTRE LES JEUNES MIGRANTS TUNISIENS

 

ALORS QU’ILS DEMANDAIENT LE DIALOGUE AVEC LE PREMIER MINISTRE, LA POLICE ATTAQUE LE BÂTIMENT TUNISIEN DU 36 RUE BOTZARIS OU SE SONT RÉFUGIÉS LES JEUNES MIGRANTS TUNISIENS, LES EXPULSE, LES ARRÊTE ET LES RELÂCHE.

 

Au moment où les jeunes migrants tunisiens et les associations syndicats et organisations politiques étaient rassemblés au métro Varennes pour demander à  rencontrer le premier ministère afin de débattre de la situation intenable des jeunes migrants, rencontre encore une fois refusée, la police a attaqué le bâtiment vacant appartenant à l’Etat tunisien sis au 36 rue de Botzaris à Paris dans le dix neuvième arrondissement anciennement occupé par la milice de l’ancien dictateur enfui Ben ALI et où s’étaient réfugiés les jeunes migrants partis de Tunisie après la révolution et récemment arrivés de l’ile italienne de Lampedusa sans toit et sans ressources.

 

S’agissant d’un bâtiment appartenant à l’Etat tunisien la F.T.C.R. se demande comment la police a pu entrer dans le bâtiment et à la demande de qui ?

 

La F.T.C.R. rappelle que la force et la brutalité ne peuvent rien résoudre. Ce ne sont pas les solutions que les jeunes migrants de la révolution attendent.

 

La F.T.C.R. appellent les forces démocratiques et humanistes à se mobiliser contre la répression du gouvernement contre les migrants tunisiens dont la majorité possède des documents officiels d’un état européen.

 

Pour la F.T.C.R. le président Tarek BEN HIBA

 

Paris le 7 juin 2011

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 19:59

 

http://www.reelledemocratie.fr/?p=927#more-927

Yes we camp : 10 juin pour une démocratie réelle

Presse Réelle Démocratie Maintenant Paris

Lors de l’Assemblée Générale du 5 juin 2011, le mouvement des Indignés – Démocratie Réelle Maintenant Paris a décidé par consensus d’établir un campement à Paris à partir du vendredi 10 juin à 19 heures. 

Ce campement pacifique, dont le lieu sera dévoilé au dernier moment, aura pour but d’établir un espace de rassemblement citoyens, de réflexion et de partage pour la construction d’une Réelle Démocratie. 

Qu’entendons-nous par Réelle Démocratie?

La société actuelle ne nous permet pas de décider de notre propre avenir. Nous entendons oeuvrer pour la mise en place de conditions de vie optimales permettant à chacun de faire entendre sa voix dans la collectivité. Nous avons tous le droit à une vie décente sur un planète viable ! Nous avons tous le devoir d’agir pour l´obtenir ! 

Nous pensons que les questions fondamentales de notre époque doivent être débattues par tous et non imposées par les institutions. 

Ensemble nous avons tous les compétences pour construire une Démocratie Réelle Maintenant. 

Tous les citoyens qui se sentent concernés sont ainsi invités à nous rejoindre le vendredi 10 juin à 19 heures à Bastille sur le Boulevard Richard Lenoir où nous dévoilerons le lieu du campement. 

Apartisans ! Non violents ! Indignons-nous ! Réveillez-vous ! Rejoignez-nous !

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 19:47

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-élections-en-tunisie-reportées-dune-semaine-au-101642809.html

Les élections en Tunisie reportées au 23 octobre

TUNIS (Reuters) - Les élections en Tunisie pour désigner une Assemblée constituante ont été reportées d'une semaine et fixées au 23 octobre afin de garantir leur "transparence", a annoncé mercredi le Premier ministre tunisien, Bedji Caïd Sebsi.
 
La question de la date de ce scrutin, qui doit désigner une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution, demeure un sujet extrêmement sensible.
 
Les grands partis d'opposition souhaiteraient que l'élection se tienne plus tôt, redoutant que le gouvernement ne renonce à sa promesse de mener la Tunisie sur la voie de la démocratie après la chute de l'ancien président Zine ben Ali en janvier dernier, à la suite d'un soulèvement populaire.
 
"Tout bien considéré, nous avons décidé que les élections se tiendraient le 23 octobre", a dit Sebsi à la presse.
 
"Le plus important, c'est la transparence des élections. Certains partis sont en désaccord avec nous (...), cependant notre mission consiste à organiser des élections qui soient libres et transparentes. Nous devons préserver les acquis de la révolution", a-t-il expliqué.
 
Ces élections, qui seront les toutes premières après le soulèvement populaire de décembre et janvier, avaient été fixées à l'origine au 24 juillet.
 
Les responsables électoraux ont fait valoir par la suite des problèmes techniques, et notamment le fait que près de quatre cent mille tunisiens n'ont toujours pas de carte électorale, pour motiver la nécessité d'un report. Ils ont alors proposé le 16 octobre comme nouvelle date.
 
Le projet de reporter ces élections a d'ores et déjà fait descendre dans la rue nombre de manifestants craignant que la révolution ne soit confisquée.
 
La Tunisie s'efforce de retrouver la stabilité et de remettre son économie sur les rails depuis la chute du régime Ben Ali. Le nombre de touristes a chuté et la Banque mondiale ne prévoit pour cette année qu'une croissance de 1,5%.

 

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