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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 20:45

 

http://www.ballybagayoko.com/theo-nous-demandons-la-constitution-dune-commission-denquete-afin-dexaminer-de-facon-totalement-impartiale-les-faits-et-les-conclusions-du-rapport-de-ligpn

 

Nous demandons la constitution d’une commission d’enquête afin d’examiner de façon totalement impartiale les faits et les conclusions du rapport de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN)

 

Samedi 11 Février 2017

 

Justice pour Théo Luhaka

 

Une commission d'enquête doit faire toute la lumière

 

Constitution d’une commission d’enquête parlementaire pour Théo Luhaka

 

Elus de Seine-Saint-Denis, citoyens, militants des droits humains et personnalités, nous voyons de trop près le mépris dans lequel les jeunes se sentent tenus du fait de certains comportements policiers trop fréquents.

 

La déclaration de l’IGPN, qui prétend que les sévices et le viol subis par Théo Luhaka sont un accident, est proprement insupportable. Elle entraîne des soulèvements de désespoir et de colère mais aussi une détermination légitime à toute épreuve de cette jeunesse consciente et éveillée sur le monde qui l’entoure.

 

Les mères et largement les habitants des quartiers les plus concernés en sont à manifester pour que leurs enfants ne soient plus tués ou gravement blessés.

 

Encore récemment, Adama Traore a été tué du fait des violences policières et les mensonges qui ont prévalu trop longtemps sur cette affaire ont fini par être démasqués.

 

Pour Théo Luhaka et afin d’éclaircir les agissements des policiers à Aulnay sous Bois, nous demandons la constitution d’une commission d’enquête parlementaire afin d’examiner de façon totalement impartiale les faits et les conclusions du rapport de l’IGPN.

 

Nous voulons la vérité et pas les vérités officielles de la police, ni pour Adama Traore, ni pour Théo Luhaka et ses amis à Aulnay sous Bois. Il faut tirer au clair tous ces cas, dénoncés à juste titre comme racistes, des contrôles au faciès aux violences dont les auteurs ne doivent pas rester des fonctionnaires.

 

Nous voulons, ainsi, ré-ouvrir les débats nécessaires sur les contrôles d’identité et le récépissé, ainsi que le rôle de la Brigade Anti Criminalité (BAC), de la Brigade de Surveillance du Territoire (BST) et de leur remplacement nécessaire par une police de proximité.

 

Nous invitons tous les élus, les citoyens, les militants et les personnalités qui le souhaitent à se joindre à cette initiative. en signant et en faisant signer massivement cet appel.

 

Premiers signataires

 

Bally Bagayoko, Patrick Braouezec, Pierre Laporte, Azzedine Taibi, Patrice Leclerc, Jacqueline Rouillon, Pierre Cours Salies, Stéphane Lavignotte, Véronique Dubarry, Patrick Vassalo, Sonia Pignot, Madjid Messaoudene, Vincent Huet, Djénéba Keita, Alain Cyroulnik, Dominique Attia, Alexis Corbières

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 20:23

 

http://www.elmundo.es/espana/2017/02/14/58a301bd468aeb7a2b8b45ed.html

 

Le tribunal constitutionnel ouvre la voie pour l’accusation de quatre autres membres du parlement catalan pour désobéissance

Le gouvernement catalan n’arrêtera pas le référendum malgré le tribunal constitutionnel

Le procureur en chef de Barcelone a dit « qu’ils m’ont traité de fasciste et qu’ils m’ont demandé de quitter la Catalogne »

Mardi 14 Février 2017

L’assemblée plénière du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) a annulé la décision du parlement catalan qui a approuvé la tenue d'un référendum pour l'indépendance de la Catalogne en 2017.

L’assemblée plénière du TSJC a donc décidé définitivement d’exécuter la sentence présentée par le gouvernement, qui a fait valoir que la résolution n'a pas respecté une nouvelle fois l'arrêt du tribunal constitutionnel de 2015 qui a annulé le processus de déconnexion.

L’annulation affecte les chapitres de la résolution adoptée le 6 Octobre 2016 intitulés « référendum » et « processus constituant » et le chapitre consacré à « l’avenir politique de la Catalogne ». À la demande de l’avocat de l’état, le tribunal constitutionnel avait déjà suspendu au mois de décembre 2016 l’application de la résolution.

En ce qui concerne la responsabilité pénale possible pour une éventuelle désobéissance, le tribunal constitutionnel a agi à nouveau comme il l'avait fait avec la première désobéissance présumée commise par la présidente du parlement catalan, Carme Forcadell.

L’assemblée plénière a décidé de tenir compte de la position du procureur et d’agir pénalement contre la présidente du parlement catalan. L’assemblée plénière a donc porté plainte contre Carme Forcadell. Tout indique que cette nouvelle désobéissance sera jointe à l’enquête ouverte après la première désobéissance.

Le tribunal constitutionnel a donné également son feu vert au procureur pour élargir sa plainte aux quatre membres indépendantistes du bureau du parlement catalan qui ont déposé la résolution déclarée inconstitutionnelle. Plus précisément, l’assemblée plénière a décidé « de recueillir des témoignages afin, le cas échéant, d’engager la responsabilité pénale de la présidente du parlement de Catalogne, Carme Forcadell i Lluis, du premier vice-président du bureau du parlement, Lluis Maria Corominas i Díaz, du premier secrétaire du bureau, Anna Simó i Castelló, du troisième secrétaire du bureau, Joan Josep Nuet i Pujals, et de la quatrième secrétaire du bureau, Ramona Barrufet i Santacana ».

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 19:45

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/02/12/podemos-nous-avons-grandi-trop-vite_1548081

 

Nous avons grandi trop vite

 

Par François Musseau, correspondant permanent de Libération à Madrid

 

Pablo Iglesias a vu sa ligne antisystème confortée lors du congrès du parti de la gauche radicale espagnole. Mais la fracture avec l’aile réformiste de son rival Iñigo Errejón demeure.

Au moment où Pablo Iglesias prend la parole, Dimanche 12 Février 2017, un courant électrique parcourt les gradins du palais de Vistalegre, un colosse de béton circulaire qui héberge aussi bien des corridas que des concerts de rock. Face à douze mille militants enfiévrés, arborant tee-shirts et polaires mauves, la couleur de Podemos, le politologue à la queue-de-cheval lance sa diatribe. « Camarades, le vent du changement continue de souffler. Nous sommes l’avant-garde d’une Espagne qui ne supporte plus la corruption et la morgue des élites politico-financières. Nous sommes à l’aube d’un nouveau contrat social, où le peuple n’est plus un sujet ou un laquais, mais le protagoniste de son destin ». Des salves d’applaudissements ponctuent la harangue du secrétaire général et cofondateur de ce parti qui, trois ans seulement après sa fondation, a bouleversé la politique espagnole en devenant la troisième force parlementaire, sur les talons du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) moribond.

Les multiples interventions de Pablo Iglesias ont marqué le deuxième congrès de la formation de la gauche radicale, à Vistalegre, un quartier populaire de la périphérie sud-ouest de Madrid. Un congrès placé sous le signe de la division, du risque d’implosion et des guerres fratricides entre deux camps. Le camp de Pablo Iglesias, le leader charismatique, défend une ligne dure et sans concession, peu enclin à pactiser avec le PSOE et souhaite « cultiver et développer une masse populaire qui finira par faire trembler les élites ». Le camp d’Iñigo Errejón, lui aussi issu des sciences politiques, est plus pragmatique, modéré et convaincu que le combat passe davantage par le parlement et les institutions que par la rue. Entre les deux amis d’hier, un tandem qui a porté Podemos, c’est désormais la guerre ouverte. Lors du premier congrès de Vistalegre, au mois d'octobre 2014, nous pouvions les voir bras dessus, bras dessous. Cette fois-ci, ils sont apparus séparés et leur froide et fugace accolade face au public n’a trompé personne.

Dimanche 12 Février 2017 vers 12 heures, les jeux sont faits. Adoptée par soixante pour cent des cent cinquante mille votants, la liste de Pablo Iglesias a écrasé celle de son frère ennemi Inigo Errejón, ainsi que celle des anticapitalistes les plus radicaux. Non loin de son rival déconfit, l’homme à la queue-de-cheval arbore un sourire rayonnant. Il est réélu à la fois secrétaire général et membre du conseil citoyen, l’organe directeur de la formation, qui compte soixante deux personnes élues, et sa ligne politique s’est imposée. Pour dissimuler le malaise général, Pablo Iglesias lance que « Podemos demeure un parti uni et je compte sur tout le monde pour continuer sur notre route. Ce parti a été créé pour aller jusqu’à la victoire ». En face, l’auditoire scande « unidad », comme un exorcisme de déconvenue.

Durant tout le weekend, sur les lèvres aussi bien que sur les gradins pavoisés de gigantesques étoffes mauves, « unidad » fut le leitmotiv.

Un appel à l’unité parce que, précisément, les participants venus de tout le pays, les quatre cent cinquante mille membres inscrits et les cinq millions de votants aux élections législatives du mois de juin 2016, savent que leur mouvement est au bord de l’implosion. Grande et brune, Elena Gutiérrez n’a que dix huit ans et fait partie des cinq cent volontaires. Comme les cinq cofondateurs du parti, dont Pablo Iglesias et Inigo Errejón, elle étudie les sciences politiques à l’université madrilène de la Complutense. Son père est concessionnaire et sa mère vendeuse au Corte Inglés, le Bazar de l'Hôtel de Ville (BHV) espagnol. Ils tirent le diable par la queue et elle ne pourrait être étudiante à l'université sans sa bourse. « Pour moi, Podemos, c’est l’espérance et mon rayon de soleil, pour moi et tous les gens humbles. Je suis bien consciente des rivalités, des luttes et des ambitions personnelles. Mais je sais aussi que nous n'avons pas d’autre choix que de maintenir l’unité ».

Une frontière invisible semble séparer les pablistes, les errejonistes et les anticapitalistes. Mais chacun défend l’impérieuse nécessité d’éviter à tout prix la scission. José María Marín, quarante huit ans, technicien en arts de la scène, se montre optimiste. « Nous sommes un parti jeune qui a grandi vite, sûrement trop vite. Et bien sûr, nous commettons des péchés de jeunesse et nous tombons dans le piège des egos et des impatiences ». Une référence aux insultes échangées récemment entre les différents camps sur les réseaux sociaux, où Podemos règne en maître, un monopole qui a contribué à ringardiser les deux partis classiques, le PSOE et le Parti Populaire au pouvoir. Le premier ministre, Mariano Rajoy, a été reconduit Samedi 11 Février 2017 à la tête du Parti Populaire. Au côté de José María Marín, Miguel Angel Alzamora, quadragénaire lui aussi, sociologue et travailleur social, acquiesce. « Je crois que ce congrès marque notre arrivée à l’âge adulte. C’est un Podemos mature qui sortira de là. Plus que jamais, nous constituons une vraie alternative ».

Tout le monde, loin s’en faut, ne partage pas ce bel optimisme. Pour beaucoup, la guerre intestine mine le mouvement de l’intérieur. A l’instar de Yolanda, membre d’un des six cercles de Móstoles, une cité-dortoir en périphérie de Madrid. « Je n’aime pas ce qui se passe. Dans ma ville, on m’a mis dans un courant contre ma volonté. Je me sens manipulée et je pense que les querelles personnelles et stratégiques l’emportent sur le projet politique lui-même ». A écouter les uns et les autres, Pablo Iglesias et Iñigo Errejon partagent le même dessein et le même idéal, à savoir gouverner l’Espagne en lui rendant sa souveraineté politique, sociale et économique, mais ils divergent quant à la manière d’y parvenir. Pour simplifier, le premier estime qu’il faut « récupérer la rue, avant de donner l’assaut aux institutions » et le second préconise une modération permettant « de gagner en force dans les parlements, les régions et les municipalités, et de grignoter le pouvoir institutionnel ».

La rue et les institutions, cette dialectique survole tous les discours, opinions, débats et différends. « Pour moi, en plus d’un combat de coqs, la division entre Pablo Iglesias et Iñigo Errejon, c’est le dilemme entre ces deux pôles », confie Sarai Martínez, élue municipale à Mataró, bourgade proche de Barcelone. « Lorsque tu entres dans une institution, tu te coltines les difficultés, les lenteurs et les impossibilités. Derrière, tu as les militants qui te réclament des comptes sur ce que tu as pu changer ou pas et c’est logique qu’il en soit ainsi. Mais ce grand écart entre la rue et les institutions est précaire et difficile à maintenir ». Même son de cloche de la part d’un groupe de femmes, pendant la pause déjeuner, elles appartiennent à un courant dissident qui défend Inigo Errejón, les transparentes, regroupant des plus de quarante cinq ans pour qui le parti a été vampirisé par de jeunes pablistes. « C’est bien joli la rue », s’étrangle Rocío, « mais c’est au moyen du parlement, en votant des lois, que nous changeons réellement la vie des gens. C’est là que le combat doit se mener. Or, depuis un an, Pablo Iglesias s’est laissé embarquer par une garde prétorienne qui ne parle que de galvaniser les foules et d’enflammer la colère du peuple ».

Les immenses arènes de Vistalegre, aux murs de béton tristes bordés de boutiques, ont semblé héberger ce weekend une corrida politique.

A l’entrée, un dessin en couleurs représente d’ailleurs Pablo Iglesias sous la forme d’un matador, tandis qu’Inigo Errejón, lui aussi en habit de lumière, s’apprête à lui couper sa queue-de-cheval. En tauromachie, c’est par ce rituel qu’un torero met fin à sa carrière. « Ils se trompent », commente Carmen, retraitée. « Sans ce duo complémentaire, le parti ne tiendra pas ».

Plus loin, dans les coulisses, Carlos et José María se sont isolés de la foule. Ces deux éleveurs vétérinaires sont venus de Binéfar, dans la province agricole de Huesca, en Aragón. Avec la défaite d’Inigo Errejón, ils craignent le pire, à commencer par des purges au sein de l’appareil. « Ils parlent de nouvelle politique, mais ils s’étripent comme les politiques à l’ancienne », se désole José María. « Nous, nous n’avions jamais été en politique, nous soutenons Podemos pour qu’il serve de résonance à notre voix, du fond de la campagne. Nous sommes ceux d’en bas, gouvernés par une caste qui défend l’ultralibéralisme. C’est pour cela que nous sommes là. Mais s’ils s’étripent et ne savent pas grandir dans la pluralité et la démocratie interne, alors Podemos ne tiendra pas le choc. Et alors, de nouveau, nous ne compterons plus pour personne ».

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 19:08

 

Donald Trump embarrassé par le départ de son conseiller à la sécurité (Reuters)

 

La démission Lundi 13 Février 2017 de Michael Flynn, conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, après des révélations sur ses conversations avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis et sa tentative de dissimuler leur contenu au vice-président, est un nouvel embarras de taille dans un domaine dont le président Donald Trump a de surcroît fait une priorité.

Dans ses discussions avec le diplomate russe, Michael Flynn, un ancien général, avait évoqué les sanctions imposées à la Russie par l'administration sortante de Barack Obama, ce qu'il n'était alors pas encore autorisé à faire.

Le vice-président, Mike Pence, avait à plusieurs reprises pris sa défense ces derniers jours dans la presse.

« Malheureusement, et en raison du rythme rapide des événements, j'ai par mégarde livré des informations incomplètes au vice-président et à d'autres sur mes entretiens téléphoniques avec l'ambassadeur russe », écrit Michael Flynn dans sa lettre de démission. « J'ai présenté des excuses sincères au président et au vice-président, qui les ont acceptées ».

La démission de ce soutien de longue date de Donald Trump, qu'il avait rejoint dès le début de la campagne, au mois de février 2016, et qui fut un temps pressenti pour être son colistier, intervient au vingt-cinquième jour de la nouvelle présidence.

Le général Keith Kellog, secrétaire général du conseil de sécurité nationale, assurera l'intérim le temps que le président désigne un successeur à Michael Flynn.

Robert Harward, un vice-amiral de la marine, ancien numéro deux du commandement central sous l'autorité de James Mattis aujourd'hui secrétaire à la défense, est donné favori pour le remplacer, a-t-on appris de deux sources proches du processus de décision.

David Petraeus, général à la retraite et ancien directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), est également pressenti, mais il pourrait être handicapé par le scandale qu'avait provoqué il y a quelques années ses indiscrétions à sa biographe, avec laquelle il avait une liaison.

Robert Harward a siégé au conseil de sécurité nationale pendant la présidence de George Bush et a servi en Irak et en Afghanistan.

« Si le président va dans cette direction, il devrait y avoir très peu d'opposition », a dit l'une des sources. « Il est très estimé et n'a pas le bagage que doit traîner David Petraeus ».

Le Washington Post avait révélé il y a un mois que Michael Flynn avait eu plusieurs conversations téléphoniques avec l'ambassadeur russe aux Etats Unis, Sergueï Kislyak, le Jeudi 29 Décembre 2016, le jour où Barack Obama a ordonné l'expulsion de trente cinq diplomates russes pour sanctionner les ingérences présumées de Moscou dans la campagne électorale américaine. Le lendemain, Vendredi 30 Décembre 2016, Vladimir Poutine annonçait qu'il ne riposterait pas à ces sanctions.

L'affaire a rebondi Jeudi 9 Février 2017 lorsque le Washington Post a affirmé que Michael Flynn avait abordé la question des sanctions avec Sergueï Kislyak. Selon des responsables américains, une transcription de ces discussions prouve que le sujet a bien été abordé.

Or Michael Flynn, désigné le 18 novembre 2016 par Donald Trump, avait assuré au vice-président qu'il n'en avait pas discuté et les nouvelles révélations ont provoqué la colère de Mike Pence.

La démission de Michael Flynn pourrait freiner le rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine voulu par Donald Trump et dont Michael Flynn était un ardent partisan. Son départ, dit un responsable américain sous couvert d'anonymat, « pourrait rendre moins probable un changement de cap significatif, au moins à court terme ».

Un autre souligne que la démission de Michael Flynn pourrait renforcer au sein du cabinet de Donald Trump le secrétaire à la défense Jim Mattis et le secrétaire d’état Rex Tillerson, voire faire le jeu des conseillers présidentiels Steve Bannon et Stephen Miller, déjà très présents dans les prises de décision.

Dans les rangs de l'opposition, des élus démocrates ont réclamé des explications sur l'enchaînement des événements ayant conduit au départ de Michael Flynn qui, souligne Adam Schiff, élu de Californie à la chambre des représentants, ne met pas fin aux interrogations sur ses contacts avec les russes.

A Moscou, le Kremlin a estimé que la démission de Michael Flynn relevait des affaires intérieures américaines et s'est refusé à tout commentaire.

Selon le président de la commission des affaires étrangères de la chambre haute du parlement russe, Konstantin Kosatchev, elle démontre « soit que Donald Trump n'a pas acquis l'indépendance nécessaire et qu'il se retrouve par conséquent acculé, soit que la russophobie a déjà contaminé la nouvelle administration de haut en bas. La cible était les relations entre la Russie et les Etats Unis. Nous verrons comment va évoluer la situation », a-t-il dit à l'agence Russian news and Information Agency (RIA).

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 20:50

 

http://www.liberation.fr/france/2017/02/13/affaire-theo-matignon-se-couvre-toubon-demande-des-comptes_1548293

 

Affaire de Théo Luhaka, Matignon se couvre et Jacques Toubon demande des comptes

 

Par Ismaël Halissat

 

Tandis que Bernard Cazeneuve recevait Lundi 13 Février 2017 des associations pour évoquer les suites de l’interpellation du jeune homme, le défenseur des droits soulignait les insuffisances de la politique du gouvernement en la matière.

Le gouvernement continue à jouer l’apaisement dans l’affaire de Théo Luhaka, du nom du jeune homme dont l’interpellation, à Aulnay-sous-Bois, le Jeudi 2 Février 2017, a conduit à la mise en examen d’un policier pour viol et de trois autres pour violences volontaires. Le premier ministre, Bernard Cazeneuve, a reçu Lundi 13 Février 2017 en fin de matinée les représentants de plusieurs associations antiracistes, SOS Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP), le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) et la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA), afin de faire le point sur les rapports entre la police et les habitants des quartiers populaires.

L’association des Femmes Relais d’Aulnay-sous-Bois, présente dans la cité des trois mille où se sont produits les faits, était également conviée.

Le premier ministre était accompagné de Bruno Le Roux, ministre de l'intérieur, et d’Hélène Geoffroy, secrétaire d'état à la ville.

A la sortie de l'entrevue, Louis-Georges Tin, président du CRAN, a fait part d’un sentiment mitigé, « certes, le dialogue est à nouveau établi et nous nous en réjouissons, car cela fait plusieurs années que nous n'avions pas d’interlocuteur gouvernemental sur les violences policières. Mais les annonces sur la table ne concernaient que des propositions déjà faites ». Bernard Cazeneuve a effectivement rappelé que le gouvernement avait lancé une expérimentation sur les caméras piétonnes. Dans ce cadre, Bruno Le Roux avait précisé la semaine dernière que le déclenchement de l’enregistrement serait rendu obligatoire lors d’un contrôle d’identité pour les fonctionnaires équipés. Soit quelques milliers seulement pour l’instant.

« Le gouvernement n’a pas du tout donné suite à notre demande d’interdire les pratiques d’interpellation létales, comme certaines techniques d’immobilisation. La seule chose nouvelle, qui n’est pas un engagement ferme, c’est la création d’une commission mixte au niveau du ministère de l'intérieur, comprenant des membres de la police, des magistrats et des membres d’associations ou de syndicats, pour contrôler l’action de la police des polices », précise Louis-Georges Tin.

« Enfin, dans tous les cas, dans deux mois ce gouvernement ne sera plus là », souligne Yazid Kherfi, médiateur dans les quartiers populaires, également convié à Matignon. A la sortie de cette réunion, Hélène Geoffroy a également annoncé que des réunions seraient organisées sur cette thématique dans les préfectures avec certaines associations.

Le gouvernement en a profité pour lancer Lundi 13 Février 2017 un appel au calme face aux incidents qui se sont enchaînés depuis plus d’une semaine en banlieue parisienne. « L’émotion légitime suscitée par les événements d’Aulnay-sous-Bois ne saurait en rien justifier les violences inacceptables qui se sont produites le week-end dernier à Bobigny et à Argenteuil », a indiqué le premier ministre dans un communiqué.

Sur France Inter, plus tôt dans la matinée, Jacques Toubon, le défenseur des droits, avait souhaité une réponse forte du gouvernement à ce qu’il appelle un fait de société et non un fait divers. Pour lui, une première mesure pour apaiser les relations entre police et citoyens passerait par la délivrance, à chaque contrôle d’identité, d'une attestation nominative enregistrée pour la personne, avec un double anonyme pour la police.

Ce qui correspondrait au respect de l’engagement du François Hollande, lorsqu’il était candidat en 2012, d’instituer le récépissé. Informatisés par une machine, ces attestations permettraient de créer une véritable « comptabilité, des indications sur les lieux, sur les motifs et elle permettrait des recours ». Aucune statistique n’existe aujourd’hui à ce propos.

Jacques Toubon a également rappelé les résultats d’une récente étude réalisée par l’autorité administrative indépendante sur les contrôles au faciès. Dans cette enquête, portant sur un échantillon conséquent de cinq mille personnes, quatre vingt pour cent des jeunes hommes noirs et arabes indiquent avoir été contrôlés au cours des cinq dernières années, contre seize pour cent pour le reste du panel.

« Depuis 2012, le défenseur des droits a appelé les pouvoirs publics à donner une réponse à la confrontation à la fois réelle et symbolique entre une partie de la police et une partie de la population », a souligné Jacques Toubon.

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 20:31

 

La ville de Calais contrainte de débloquer un accès au Secours Catholique (Reuters)

 

Le tribunal administratif de Lille a ordonné Lundi 13 Février 2017 à la ville de Calais de déplacer dans les vingt quatre heures une benne disposée par la ville devant le local du Secours Catholique afin d'empêcher l'installation de douches pour les migrants.

L'association justifie cette installation par le retour de migrants dans la commune, où un campement habité par plus de six mille personnes a été démantelé au mois d’octobre 2016.

Le tribunal administratif de Lille a jugé que l'initiative prise par la mairie la semaine dernière et contestée par le Secours Catholique constituait une atteinte au droit de propriété de l'association.

Lors de l'audience, Lundi 13 Février 2017, le juge a précisé que son jugement ne porterait pas sur l'opportunité d'installer des douches pour les migrants mais concernerait, au regard du droit, la seule décision de la municipalité de bloquer un accès.

La mairie entendait ainsi empêcher la mise en place d'un troisième bloc de douches destiné aux migrants mineurs.

A l'audience, l'avocat du Secours Catholique, Lionel Crusoé, a déclaré que le « retour à Calais de migrants dans des conditions dramatiques » rendait nécessaire de nouvelles installations.

« Certains ne se sont pas lavés depuis des semaines », a ajouté l'avocat.

Les défenseurs de la ville ont expliqué que ni la municipalité ni l’état ne souhaitaient un nouveau point de fixation de migrants à Calais, après le démantèlement de la jungle.

Plusieurs associations, dont le Secours Catholique, affirment que des migrants, notamment des mineurs, sont de retour dans la région.

La préfecture du département du Pas-de-Calais nie un retour massif des migrants et parle de cas individuels.

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 18:10

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/02/08/russie-pas-de-repit-pour-l-opposant-alexei-navalny_1547236

 

Pas de répit pour l'opposant Alexeï Navalny

 

Par Veronika Dorman

 

L'adversaire principal de Vladimir Poutine a été condamné Mercredi 8 Février 2017 à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds.

C’est une affaire qui n’en finit pas de traîner et de rebondir. Alexeï Navalny, la figure la plus en vue de l’opposition à Vladimir Poutine, a été condamné Mercredi 8 Février 2017 pour la deuxième fois, dans la même affaire, à la même peine de cinq ans de prison avec sursis et huit mille euros d’amende. Il est accusé par la justice russe d’avoir orchestré en 2009 un détournement de fonds à hauteur de quatre cent mille euros au détriment de la société publique d’exploitation forestière Kirovles. A l’époque, il était conseiller du gouverneur libéral de la région de Kirov, à neuf cent kilomètres de Moscou, Nikita Belykh, lui-même en détention depuis l’été dernier car soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin.

Lors d’un premier procès, selon lui complètement fabriqué dans le but de gêner son ascension politique, Alexeï Navalny avait été condamné, en 2013, à une peine identique. La décision du juge est la même à la virgule près. Littéralement. Il a simplement recopié la précédente, a révélé l’opposant, blogueur invétéré, dans une série de tweets, publiés depuis la salle d’audience. « Il lit mot pour mot la condamnation précédente », a écrit Alexeï Navalny, en publiant des photographies de cet ancien document. Ce qui rendait la situation encore plus cocasse, c’est que cette condamnation de 2013, après avoir été dénoncée comme « arbitraire et politiquement motivée » par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), avait été cassée par la cour suprême russe au mois de novembre 2016 et renvoyée en première instance.

Depuis qu’il a pris la tête de l’opposition contre Vladimir Poutine, pendant les manifestations de 2011 et de 2012, Alexeï Navalny, avocat, fustige infatigablement le pouvoir. Spécialisé dans les enquêtes sur le patrimoine caché des proches de Vladimir Poutine et autres députés et gouverneurs, mais aussi sur les schémas de corruption à grande échelle, organisés par ces élites, il est régulièrement aux prises avec la justice.

Condamné à de multiples reprises à des peines administratives à l’issue de manifestations, il écope en 2014 de trois ans et demi de prison avec sursis pour une autre affaire de détournement de fonds, au détriment cette fois d’une filiale russe de la société Yves Rocher. Toutefois, au mois de septembre 2013, à son étonnement, il est autorisé à briguer la mairie de Moscou. Sans surprise, il ne parvient pas à déloger le maire sortant Sergei Sobianine, mais fait néanmoins un score honorable, en arrivant deuxième avec vingt sept pour cent des voix.

Pour Alexeï Navalny, il n’y a aucun doute, l’affaire Kirovles est principalement destinée à saper ses ambitions politiques et notamment son intention de défier le Kremlin aux élections présidentielles de 2018.

« Ce que nous venons de voir, c’est une sorte de télégramme de la part du Kremlin », a déclaré l’opposant à l’issue du jugement. « Ils me considèrent, moi, mes partisans et mes électeurs, comme étant trop dangereux pour nous laisser participer aux élections. Mais nous ne reconnaissons pas ce jugement, il sera annulé. En vertu de la constitution, j’ai le droit de participer au scrutin ».

Si l'opposant n’a rien perdu de sa résolution et de son désir de braver le système, son avenir politique demeure incertain. Effectivement, la constitution russe permet à quiconque n’est pas en détention de se porter candidat à des élections.

Sauf que selon la loi électorale, le cent soixantième article du code pénal en vertu duquel Alexeï Navalny a été condamné, un crime grave le rend inéligible. Même en cas de réhabilitation ou d’annulation judiciaire, il faut attendre dix ans avant de pouvoir se présenter. Par ailleurs, cette même loi stipule que tout candidat, s’il a fait l’objet d’une condamnation, doit avoir impérativement purgé sa peine, qu’il s’agisse de prison ferme ou de sursis. Or, si le jugement entre en vigueur, la justice prenant en compte trois ans et demi de la peine originelle, il restera à Alexeï Navalny dix huit mois à purger, selon son avocate Olga Mikhailova. Ce qui ne lui permettra pas de se présenter aux élections présidentielles du mois de mars 2018.

En réalité, quels que soient les conflits institutionnels, c’est le Kremlin qui décidera in fine si le candidat de l’opposition pourra tenter sa chance, insistent les observateurs. Et le pouvoir ne sera pas guidé par des impératifs de liberté démocratique, mais par ses intérêts propres.

« Le but du Kremlin est que le prochain scrutin ne soit pas une vaste blague », a expliqué à Reuters la politologue Lilia Shestova. « Et Alexeï Navalny est gardé en réserve, comme un atout, mais il est trop tôt pour dire si la carte sera jouée ».

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:53

 

 

Violences à Bobigny en marge d'une manifestation pour Théo Luhaka (Reuters)

 

Des violences ont éclaté Samedi 11 Février 2017 à Bobigny, dans le département de la Seine Saint Denis, en marge d'une manifestation de soutien à Théo Luhaka, un jeune homme blessé lors d'une interpellation, des policiers essuyant des jets de projectiles tandis que des véhicules ont été incendiés.

La préfecture de police a annoncé dans un communiqué qu'aucun blessé n'était à déplorer parmi les manifestants et les forces de l'ordre, Samedi 11 Février 2017 à 20 heures, tout en précisant que « des effectifs de police ont dû intervenir pour porter secours à une jeune enfant se trouvant dans un véhicule en feu ».

Des bâtiments ont été dégradés et un véhicule de Radio Télévision Luxembourg (RTL) a été brûlé, a-t-on constaté sur place. Les affrontements se poursuivaient en début de soirée.

Selon la préfecture de police, quatre véhicules ont été incendiés et deux établissements commerciaux ainsi que la gare routière de Bobigny ont été dégradés.

Près de deux mille personnes s'étaient auparavant rassemblées près du tribunal de Bobigny en soutien à Théo Luhaka, blessé au visage, au crâne mais surtout au rectum lors de son interpellation le Jeudi 2 Février 2017 à Aulnay-sous-Bois, dans le département de la Seine Saint Denis, selon l'estimation de la police.

Les quatre policiers présents au moment de son arrestation ont été mis en examen, l'un pour viol, les trois autres pour violences volontaires.

Le président du département de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a condamné Samedi 11 Février 2017 « les débordements violents qui ont lieu en marge de la manifestation » et il a précisé que des bâtiments du conseil départemental avaient été visés.

« Alors que Théo Luhaka et sa famille ont appelé au calme et à la dignité, l'attaque de divers bâtiments publics ou véhicules est intolérable. La détermination de quelques individus à en découdre ne correspond en rien à un soutien à Théo Luhaka et sa famille, qui aspirent à là sérénité », poursuit-il dans un communiqué.

L'interpellation violente du jeune homme avait provoqué plusieurs nuits de tensions dans des villes françaises.

François Hollande s'était rendu Mardi 7 Février 2017 à son chevet et avait appelé à faire confiance à la justice.

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 19:35

 

http://www.revolutionpermanente.fr/De-quoi-Generation-Ingouvernable-est-il-le-nom

 

De quoi Génération Ingouvernable est-il le nom ?

 

Samedi 28 Janvier et Dimanche 29 Janvier 2017 se tenait à Paris la première rencontre à l’appel de Génération Ingouvernable. Ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont débattu sur le week-end de la meilleure manière de perturber les élections présidentielles à venir. Si les participants partageaient le sentiment commun de ne pas se sentir représentés dans ces élections, force est de constater que les réponses à apporter étaient fortes différentes. Mais surtout, difficile de savoir pour l’instant sur quoi cela va-t-il déboucher.

La première chose à constater, c’est que la participation était au rendez-vous pour cet événement diffusé par la seule force militante, collages, réseaux sociaux et bouche à oreille. Samedi 28 Janvier 2017, nous avons compté environ deux cent cinquante personnes et, selon les organisateurs, l’événement aurait attiré quatre cent personnes sur les deux jours. Et parmi ces participants, nous avons pu voir une grande diversité de profils, différentes générations et différents parcours militants. Si nous pouvions dégager un point commun entre ces divers protagonistes, c’est peut-être celui d’avoir participé à la mobilisation contre la loi travail, bien souvent au sein du cortège de tête.

La réussite quantitative tient en grande partie à la préoccupation claire de massifier en amont de l’événement, une communication soignée, accompagnée d’une forte présence sur les réseaux sociaux, le tout sur un ton très pédagogique et accessible. A l’image du mot d’ordre Génération Ingouvernable, qui exprime l’idée de ne pas se sentir représentés par cette caste politique au pouvoir. Un sentiment qui est, dans ce contexte d’accumulations des scandales et des cinq ans d’attaque de la gauche, plutôt largement partagé dans la population.

Notamment, force est de constater que ce mot d’ordre tranche avec celui qui prévalait lors des précédents rassemblements, comme celui d'A l’abordage, un mot d’ordre offensif souvent illustré par des scènes d’émeutes. Sur le logo de Génération Ingouvernable, en revanche, nous ne trouvons ni affrontements, ni volonté claire d’en découdre. Sur l’affiche imprimée pour l’occasion, nous pouvons voir une foule, ni armée, ni cagoulée, faisant face à un ensemble symbolisant l’alliance de la police, de l’armée et des classes dominantes. Une idée, notamment, semble avoir disparu du paysage, celle que 2017 n’aura pas lieu.

Ces transformations sont directement issues du bilan critique que tiraient un certain nombre de militants après l’action ratée du 29 novembre 2016 visant à perturber la tenue des élections primaires de la droite, « les lignes politiques d’À l’abordage parlent énormément aux militants convaincus, mais elles peinent à résonner au-delà de l’entre-soi anarchiste. Comme cela a été proposé sur Blocus Paris, il faudrait se réunir pour offrir quelque chose de plus parlant aux électeurs désillusionnés, quelque chose de plus concret et positif que les affirmations abstraites qui ont tourné jusqu’ici. Organisons-nous en amont des élections présidentielles pour rester vraiment ingouvernables et pour porter des critiques basées sur des propositions tangibles ».

Cette volonté de s’adresser à d’autres secteurs et de sortir d’un entre soi proprement militant s’est traduit lors de ce weekend par l’expression d’un débat d’idées parfois contradictoires, où l’on a pu constater des prises de positions relativement différentes. Cependant, la forme d’organisation du débat s’est révélée être un obstacle à leur expression la plus complète.

L’absence d’un tour de parole, ou même d’une tribune élue, a parfois empêché toutes les voix de s’exprimer, entraînant par exemple des plaintes de la part de camarades n’étant pas de genre masculin.

Malgré cela, la diversité des positions est apparue de manière évidente entre certains participants qui voulaient organiser des comités de vigilance citoyens, convoquer une assemblée constituante ou avoir des méthodes d’action plus directes, perturbation de meetings, enfarinage des candidats et dégradation de permanences d’élus. La discussion du Samedi 28 Janvier 2017 a notamment pu apparaître à certains égards très clivée, entre les différentes méthodes proposées et une question centrale, « pourquoi sommes-nous là », et une interpellation qui revenait, régulièrement, « nous ne sommes pas à Nuit Debout ici ».

Cependant, comment s’étonner de cette pluralité de points de vue au vu de la préparation de cet événement dont la seule délimitation était de se dire ingouvernable, sous-entendu de ne pas se sentir représentés par le système politique actuel ? « Représentons nous nous-même » pouvait-on lire sur une banderole placardée dans la salle, une préoccupation qui n’était pas très éloignée de celles et ceux qui organisaient et participaient aux assemblées générales de Nuit Debout durant la mobilisation contre la loi travail. Dès lors, peut-on s’étonner d’y voir et des débats et des préoccupations similaires ?

Pourtant, si cela n’était jamais clairement annoncé, cela ressemblait à s’y méprendre au congrès de fondation d’une organisation qui prendrait le nom de Génération Ingouvernable.

A l’image de la première discussion du Samedi 28 Janvier 2017, intitulée « discussion stratégique pour poser des dates communes », si on peut à priori mal voir ce qu’il y a de stratégique dans une discussion sur les dates, qui est au contraire une question très technique ou tactique, le déroulé de la discussion, soigneusement maîtrisé par la tribune, apportait certains éléments de réponse. En effet, derrière les discussions sur les dates, il s’agissait en réalité d’une discussion sur le label que devait prendre ces différentes dates pour être se rendre visibles de manière commune, une discussion qui a débouché sur une autre, plus stratégique, celle de fonder un mouvement ou une organisation.

Un intervenant a même posé les pieds dans les plats, « les classes dominantes ont le parti, il nous faut le nôtre ». Une discussion habituellement taboue dans la tradition politique autonome, refusant de s’organiser dans un mouvement, et d’autant plus quand celui-ci prend le nom de parti. D’ailleurs, la discussion a pu susciter des réactions hostiles, sur des argumentaires plutôt classiques du mouvement autonome, prendre les mêmes formes que la politique dominante, c’est perdre sa capacité à les subvertir justement.

« Voter ou ne pas voter. Telle n’est pas la question ». Ainsi était intitulée la discussion du Samedi 28 Janvier 2017. Il faut dire que pour un certain nombre de participants, se dire ingouvernable ne signifiait pas de ne pas aller voter. Au contraire, plusieurs interventions ont revendiqué le vote pour Jean Luc Mélenchon pour transformer le système politique, voire expliqué qu’il voterait pour la gauche pour faire barrage à un scénario à la Donald Trump, comme il y a pu avoir lieu aux Etats-Unis récemment.

Si ces interventions ont parfois suscité des réactions outrées, elle ne semblait cependant pas déranger outre mesure les organisateurs du débat. Pour eux, voter aux élections ne leur semblait pas contradictoire avec le fait de participer à Génération Ingouvernable. Au contraire, ceux-ci espéraient bien que même les gens ayant voté viendraient perturber le soir du premier tour avec eux. Là était l’essentiel.

Pourtant, derrière les discours, nous voyons mal comment le fait de voter et de participer à Génération Ingouvernable pourrait être compatible. Et en premier lieu quand nous regardons l’activité proposée par les organisateurs à la fin du weekend, un autodafé électoral. Comment pourrait-on bien voter après avoir brûlé sa carte électorale ?

Surtout, le soutien à Jean Luc Mélenchon et le fait de remettre en cause de manière radicale ce système ne peut pas être compatible. Doit-on rappeler à ce propos, que dans le programme du candidat du mouvement de la France Insoumise, nous trouvons par exemple la proposition d’augmenter les effectifs de police ? Cette même police qui nous a réprimé durant la mobilisation contre la loi travail et qui sera évidemment en première ligne pour empêcher quiconque voudra se rendre ingouvernable. Tout cela, les organisateurs de ce débat le savent évidemment, mais ils ont choisi de ne pas l’assumer jusqu’au bout. Et c’est là l’une des principales critiques que nous pourrions faire à propos de ce week-end de débats. N’est-ce pas au contraire la tâche des révolutionnaires au contraire d’expliquer et du convaincre du fait qu’il n’est pas possible de réformer ce système, mais aussi, par exemple, de dévoiler ce qui se cache derrière la candidature de Jean Luc Mélenchon, les complaisances avec le patronat et les relents réactionnaires ?

Si depuis la mobilisation contre la loi travail, certains secteurs du cortège de tête semblent avoir opérer un certain nombre de clarifications d’ordre tactique et stratégique, force est de constater que celle-ci se font de manière implicite. Dès lors, le mot d’ordre de Génération Ingouvernable ne peut que prêter à confusion, au malentendu et limiter le débat. Les révolutionnaires doivent-ils passer à l’action directe maintenant ou tenter de convaincre d’abord de larges franges de la population de l’actualité et de la nécessité de l’insurrection, pourquoi et comment ? Doivent-ils s’organiser dans un parti ? Quel comportement doivent-ils avoir face aux élections ? Autant de questions légitimes, vitales même pour celles et ceux qui prétendent renverser ce système.

Ces questions, pour être débattues et tranchées, doivent se faire à visage découvert et à destination du plus grand nombre. Débattre en tant que révolutionnaires, débattre de stratégie, et non pas en tant que citoyens ou autres nuitdeboutistes, constitue une voie obligatoire pour forger des militants convaincus et préparés, non seulement pour construire les soulèvements à venir mais surtout pour permettre de les convertir en une véritable révolution. Malgré ses limites, le weekend de Génération Ingouvernable apparaît comme une première tentative en ce sens. Cependant, force est de constater que l’on ne sait pas, pour l’instant, de quoi il est le nom. Un débat à continuer donc.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 19:11

 

http://www.melenchon.fr/2017/02/09/le-telephone-rose-na-pas-sonne

 

Le téléphone rose n’a pas sonné

 

Par Jean Luc Mélenchon

 

Jeudi 9 février 2017

 

Je ne lui en veux pas. Benoît Hamon n’a pas eu le temps de me téléphoner depuis sa victoire contre Manuel Valls. Pourtant il disait dans sa campagne qu’il me contacterait dès le lendemain du vote interne au Parti Socialiste. De toute façon, je suis à la campagne cette semaine. Je ne lui en veux pas car j’aurai mal pris d’être calé entre un rendez-vous chez Bernard Cazeneuve, un autre chez François Hollande ou bien juste derrière sa rencontre avec le groupe des parlementaires du Parti Socialiste, à qui il fut dit que la démarche vers moi est essentiellement destinée à me marginaliser. Je préfère cette pause dans les postures car l’image serait très brouillée et négative pour moi si je figurais dans une telle série. En effet, un nombre considérable de gens ne supportent plus l’idée de voter pour le Parti Socialiste, quel que soit l’emballage. Un nombre remarquable de gens n’ont aucune envie de se faire faire une deuxième fois le coup du Bourget ou de la renégociation du traité européen. Ces personnes savent avec quel aplomb un candidat du Parti Socialiste peut mentir sur les sujets essentiels et tromper tout le monde sans vergogne. Nous avons payé pour voir.

Je crois que bien des politiciens ne comprennent rien à cet état d’esprit protestataire. Ils pensent qu’un peu de pipeau unitaire couvrira bien vite les protestations. La tentation est forte pour ceux-là de jouer le numéro classique de celui qui refuse l’unité sera électoralement puni. C’était le grand must des années de l’union de la gauche. Mais celle-ci avait été construite en vingt ans au moins. Et elle s’appuyait sur une classe ouvrière et une nouvelle classe moyenne nombreuse, socialement structurée politiquement liée à une superstructure dense de syndicats, d’associations et de partis influents et organisés. Ce monde a disparu.

La conscience du ridicule d’un programme commun imaginé, écrit, et signé soixante dix jours avant le premier tour des élections présidentielles n’a pas l’air d’effleurer ceux qui s’y abandonnent. Et comment gérer un programme commun quand le Parti Socialiste n’a toujours pas le sien, en propre et que Benoît Hamon l’annonce pour le mois de mars 2017 ? Au passage, je me demande où sont passées toutes les bonnes âmes qui glapissaient le programme d’abord, le casting après, il y a de cela quelques mois.

Les incantations unitaires ne prennent pas en compte qu’en mettant le doigt dans la tambouille des cartels de partis nous détruirions le rassemblement que nous avons construit. Cela n’a rien à voir avec la compétition des personnes candidates. Ce qui est en jeu c’est l’appréciation qu’on se fait du moment politique et de l’état des consciences. Il est vrai qu’il existe une gauche traditionnelle à qui les raisonnements des années 1970 et des années 1980 parlent toujours quand bien même aucune des bases sociales et psychologiques de l’époque n’existent plus. Je ne méprise pas ce fait. Je tâche de lui répondre sur des bases rationnelles de conviction. Mais ce secteur méconnaît gravement la crise morale qui a déchiré les profondeurs de la société et notamment les milieux populaires du fait de la politique menée par la gauche au gouvernement.

Lorsque je demande des garanties de bonne foi à Benoît Hamon, je ne pose pas des problèmes de personnes comme l’affirme si frivolement Cécile Duflot. Je rends compte d’une exigence populaire que n’importe qui peut entendre autour de lui sitôt qu’il sort du premier cercle des belles personnes. Et je crois que je fais bien. Car la lecture détaillée de ce qu’on me dit est souvent très perturbante. Ainsi quand je pose la question du refus des candidatures du Parti Socialiste aux élections législatives pour les responsables du désastre quinquennal. La réponse de Cécile Duflot interrogée à mon sujet est typique, « il se trompe en posant la question des personnes. Il ne faut fermer la porte à personne. Si Myriam el Khomri accepte le fait qu’il faut abroger une large partie de sa loi et qu’elle est d’accord sur la politique que nous voulons mener ». Vous avez bien lu. Ce serait une question de personne et pas une question politique. Et l’abrogation de la loi travail ne concernerait qu’une partie de celle-ci, certes large. Cette impression de faire l’objet d’un piège dans lequel mon accord servirait de caution à une amnistie générale des anciens ministres ne se dissipe pas facilement. Surtout quand je lis qu’il s’agit de me siphonner, de creuser le trou avec moi et ainsi de suite.

Certes, de mon côté je ne veux pas passer l’occasion que présente l’investiture de Benoît Hamon. Il peut être l’homme qui fera le ménage au Parti Socialiste. Celui qui changerait du tout au tout le cap de ce parti. Il faut en faire le pari. Il est très important pour nous que la droite du Parti Socialiste soit progressivement soumise ou expulsée par un courant de gauche de ce parti, si approximatif soit-il. Il faut donc l’y aider, sans illusion, certes, mais franchement. Il y a une volonté populaire de ce côté. En effet l’étude des votes montre que la moitié des participants au vote de cette élection primaire du Parti Socialiste n’était pas membre ni sympathisante des partis au gouvernement. Et parmi eux un bon nombre venait de nos rangs en dépit de tout ce que j’ai pu dire avec d’autres pour demander aux nôtres de ne pas participer à cette consultation. Il est donc évident que la demande numéro un des participants est de dégager Manuel Valls, non pour des raisons de personne, encore une fois, mais par opposition à la politique gouvernementale qu’il incarne. C’est cette politique qu’il faut extirper du Parti Socialiste pour que ce parti puisse encore servir à quelque chose dans le futur.

Le jour venu, je verrai Benoît Hamon. Je l’ai dit depuis le début. Je suis prêt à boire le café et à écouter comment il répond à nos exigences de clarté. En effet, il ne peut prétendre à la fois nous tendre la main et recycler dans sa campagne tout le Parti Socialiste dont nous avons combattu la politique ces dernières années. Je l’ai dit plusieurs fois ces derniers jours. Je le redis bien volontiers et très tranquillement, discuter oui, mais participer à des combines non. En effet, Benoît Hamon parle de former une majorité gouvernementale. Mais on ne peut pas former une majorité gouvernementale cohérente et stable sans avoir tranché avant les grandes questions. Je ne prends qu’un exemple. Comment prétendre demain abroger la loi travail en reconduisant la masse des députés qui l’ont soutenue hier ? En tant que frondeur, Benoît Hamon est bien placé pour savoir que quand c’est flou, il y a un loup, et que cela finit par créer toute sorte de difficultés. L’une, et non la moindre, est qu’il s’agit de gouverner un grand pays sur un programme audacieux. Comment pouvoir le faire si nous embarquons comme députés autant de gens qui sont absolument hostiles à cette politique ?

Pourtant, les premiers signes donnés allaient tous dans le sens d’une nouvelle tentative de synthèse à la sauce hollandaise bien connue. Sa première semaine de candidat du Parti Socialiste l’a ainsi conduit à aller rencontrer, à sa demande, le premier ministre Bernard Cazeneuve puis François Hollande. Sur la deuxième chaîne de la télévision française, Lundi 30 Janvier 2017, il a ainsi déclaré n’avoir jamais considéré que le bilan du quinquennat était indéfendable et ce contrairement à ce que disait, par exemple, Arnaud Montebourg dans l'élection primaire. Il ne cesse de répéter qu’il faut se tourner vers l’avenir. Comment est-ce possible avec ceux qui défendent le passé ?

En réponse à ma question concernant la cohérence de sa candidature avec celles que le Parti Socialiste propose aux élections législatives du mois de juin 2017, Benoît Hamon a aussi été très clair. C’était dans une vidéo en direct sur sa page Facebook le Jeudi 2 Février 2017. Un internaute lui a demandé s’il soutenait la candidature de Myriam el Khomri pour être députée du dix huitième arrondissement de Paris au mois de juin 2017. La réponse de Benoît Hamon est claire, « on peut avoir combattu la loi travail sans considérer que le rassemblement ne se fait qu’à la condition d’offrir la tête politique de qui que ce soit ».

A-t-on bien compris que Myriam el Khomri a le soutien de Benoît Hamon pour les élections législatives ? Évidemment, cet argument d’offrir les têtes vise à nous faire passer pour des guillotineurs. Ce ne sont évidemment pas des têtes qu’il faut trancher mais les contradictions et les grandes questions politiques du moment. J’ai déjà dit que je ne demandais pas de têtes sur des piques mais juste qu’on ne se paie pas la tête des gens qui ont déjà été beaucoup trompés.

Myriam el Khomri n’est évidemment pas la seule concernée. C’est une logique politique qui est en cause. On ne peut prétendre former une majorité cohérente pour abroger la loi travail tout en proposant d’élire Myriam el Khomri comme députée. On ne peut prétendre écrire une nouvelle page en reconduisant Manuel Valls dans sa circonscription d’Évry. On ne peut faire battre le cœur de la gauche en proposant aux électeurs de réélire Stéphane Le Foll dans la Sarthe ou Michel Sapin dans l’Indre. Et comment croire aux promesses de réorientation de l’Union Européenne par ceux-là même qui ont approuvé la non-renégociation du traité budgétaire de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel en 2012 ?

Le journal le Monde a compté, pas moins de seize ministres actuels sont présentés par le Parti Socialiste pour les élections législatives du mois de juin 2017, sans compter les trois que je viens de citer à l’instant. Ce sera donc une vingtaine au total. Sont par exemple déjà investis outre Myriam el Khomri, le très vallsiste Jean-Marie Le Guen, le ministre des budgets d’austérité Christian Eckert, la ministre du burn-out des hôpitaux Marisol Touraine, les ministres de la reconduction de l’état d’urgence et des violences policières non sanctionnées Jean-Jacques Urvoas et Bruno Le Roux.

La question est encore plus profonde que cela. Le Parti Socialiste a investi déjà quatre cent candidats aux élections législatives sur les cinq cent soixante dix sept circonscriptions du pays. Un citoyen a fait un décompte très précis des engagements des uns et des autres. Le résultat est sans appel. Parmi les quatre cent candidats du Parti Socialiste, les deux-tiers ont été des soutiens actifs et enthousiastes de toutes les mesures des gouvernements de Jean Marc Ayrault et de Manuel Valls, traité budgétaire européen en 2012, pacte de responsabilité et crédit d’impôt compétitivité, loi d'Emmanuel Macron et loi travail. Cela représente deux cent cinquante cinq candidats. À l’inverse seuls quatorze pour cent des candidats, soit une cinquantaine, ont émis des critiques régulières. Les autres ont savamment évité de prendre des positions trop claires. C’est encore plus édifiant si l’on regarde uniquement les députés sortants réinvestis. Là, ce sont quatre vingt six pour cent des députés sortants réinvestis qui ont approuvé la ligne de François Hollande depuis 2012. Soit cent quarante trois députés que Benoît Hamon et le Parti Socialiste proposent donc de reconduire.

Comment former une majorité gouvernementale avec un tel attelage ? Est-ce avec toutes ces personnes élues ou réélues demain députés que Benoît Hamon entend appliquer son programme ? Compte-t-il réellement faire autre chose que la politique menée depuis cinq ans en s’appuyant sur ceux qui ont décidé et mis en œuvre cette politique ? Ce n’est pas crédible. Faudra-t-il espérer qu’à notre tour nous devions agir demain en monarques et recourir à son tour au quarante neuvième article de la constitution pour imposer à notre future majorité cohérente les mesures emblématiques de son projet comme l’abrogation de la loi travail ? Ce serait un comble. Faut-il alors se préparer à l’abandon programmé du projet de Benoît Hamon ?

La paralysie est déjà là. Jeudi 2 Février 2017, à l'assemblée nationale, le Parti Socialiste s’est auto-bloqué sur un sujet aussi important que l’accord de libre-échange avec le Canada. Les députés issus du Front De Gauche (FDG) avaient déposé une résolution exigeant un référendum en France sur ce traité. Ce traité doit être soumis au vote du parlement européen, Mercredi 15 Février 2017, puis à la ratification dans chacun des états membres. La question est donc d’une brûlante actualité. Et qu’ont fait les députés du Parti Socialiste ? Ils se sont abstenus parce qu’ils n’étaient pas d’accord entre eux. Faut-il voir là un avant-goût de ce que serait un quinquennat à la sauce de synthèse qui nous est proposé ?

Je vais plus loin. Benoît Hamon propose d’abroger la loi travail. Puisqu’il est convaincu de pouvoir le faire demain tout en reconduisant les députés qui ont soutenu cette loi en 2016, je pose une question, pourquoi attendre ? Puisque le candidat du Parti Socialiste veut abroger cette loi et que le Parti Socialiste gouverne encore, pourquoi Benoît Hamon n’exige-t-il pas de son parti qu’il abroge la loi travail avant la fin du mandat ? C’est encore possible. Cela montrerait sa capacité à rompre vraiment au-delà des paroles. Cela montrerait sa capacité à convaincre les députés du Parti Socialiste de se déjuger de leurs votes d’hier. La confiance et l’union ne décrètent pas depuis des tribunes. Elle se construit ou elle se rompt au moment de passer aux actes.

Benoît Hamon, choisissez. C’est maintenant qu’il vous faut donner son sens à votre victoire aux élections primaires. Sinon vous verrez bien vite comment vous allez être auto-bloqué par le jeu des courants et sous courant. Je ne suis pas le seul à penser de cette façon. Cécile Duflot, votre alliée acquise le dit aussi à sa façon, « la question de fond posée par Jean Luc Mélenchon est celle de la cohérence. Et là-dessus il a raison ».

 

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