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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:32

 

http://www.fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE78L01120110922?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0

 

Troy Davis exécuté après le rejet d’un ultime recours

 

WASHINGTON (Reuters) - Troy Davis, condamné à mort pour le meurtre d'un policier en 1989, a été exécuté par injection mercredi soir dans une prison de Jackson en Géorgie, peu après le rejet d'un ultime recours par la Cour suprême des Etats-Unis.

 

La Cour suprême a refusé en dernière minute d'annuler l'exécution du condamné, qui devait initialement avoir lieu mercredi à 19 heures locales (23 heures GMT), à la prison de Jackson. Il a fallu à la Cour suprême plus de quatre heures pour rendre son avis, délai inhabituellement long pour ce genre de cas, et le condamné a été exécuté à 23 heures 08 locales (jeudi 3 heures 08 GMT).

 

Davis, alors qu'il se rendait à la chambre d'exécution, a une dernière fois clamé son innocence, selon des journalistes qui ont assisté à ses ultimes instants.

 

"Je ne suis pas responsable de ce qui s'est passé cette nuit-là (en 1989). Je n'avais pas d'arme à feu", a-t-il dit, selon Rhonda Cook, du quotidien Journal-Constitution, qui paraît à Atlanta.

 

"Ce n'est pas moi qui ai tué votre fils, votre père ou frère. Je suis innocent!", a-t-il dit aux membres de la famille du policier assassiné venus assister à l'exécution.

 

Condamné à mort pour le meurtre du policier Mark MacPhail en 1989 à Savannah, en Géorgie, Troy Davis était devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale.

 

Sept des neuf témoins de l'accusation se sont rétractés depuis son procès et les partisans de l'abolition estiment que la justice américaine a exécuté un homme dont la culpabilité n'était pas certaine.

 

MULTIPLES RECOURS

 

Aux abords de la prison, à Jackson, plusieurs centaines de manifestants s'étaient rassemblés mercredi en espérant que la sentence ne serait pas exécutée. Ils scandaient "S'il vous plaît, ne laissez pas mourir Troy Davis" et "Je suis Troy Davis!". Les manifestations, qui ont commencé en début d'après-midi, ont eu lieu sur fond de forte présence policière et deux personnes au moins ont été appréhendées.

 

"C'est un moment tragique. Nous espérions un résultat différent mais nous sommes déterminés à lutter", a déclaré Raphael Warnock, pasteur de l'Eglise baptiste Ebenezer, à Atlanta.

 

"Les gens assistent à cette exécution-là d'une façon qui n'a pas de précédent, et je pense qu'elle les conduit à porter un regard dur sur notre système pénal", a-t-il ajouté.

 

De nombreuses personnalités, dont le prix Nobel de la paix Desmond Tutu et la religieuse Helen Prejean, auteur de "Dead Man Walking" (La Dernière marche), militaient depuis des années contre l'exécution de Troy Davis. La France et le Conseil de l'Europe avaient joint cette semaine leur voix à ces militants.

 

"Vous savez que la France est intervenue pour demander la grâce du condamné. Je pense qu'aujourd'hui, dans des grands pays développés, des grands pays civilisés, la justice a d'autres moyens d'agir que la peine de mort", a estimé Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement.

 

L'ancien garde des Sceaux Robert Badinter, architecte de l'abolition de la peine capitale en France en 1981, a jugé sur Europe 1 que l'affaire Davis resterait "comme une tache sur la justice des Etats-Unis, et en tout cas sur celle de l'Etat de Georgie".

 

"Il faut être juste à l'égard des Etats-Unis: le mouvement abolitionniste aux Etats-Unis ne cesse de marquer des points même si, cette nuit, c'est une très grande défaite", a-t-il toutefois ajouté.

 

"Trois Etats, et non des moindres, viennent d'abolir la peine de mort aux Etats-Unis: l'Etat de New York, l'Illinois -M. Obama - et le New Jersey; c'est ça, la marche de l'histoire!"

 

L'affaire Troy Davis avait donné lieu à de multiples recours et la Cour suprême des Etats-Unis avait demandé en août 2009 un autre procès pour examiner les nouveaux éléments et témoignages mis en avant par la défense. La justice de Géorgie avait confirmé la culpabilité de l'accusé un an plus tard.

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:04

 

http://www.paris.reelledemocratie.fr/node/504

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE MEDIA CENTER PARIS

 

Mercredi 21 Septembre 2011 – 22 heures

 

18 heures, Marcha Bruselas qui regroupe différentes marches depuis L´Espagne et la France est partie de Bercy en file indienne, sur le trottoir et dans le respect du code de la route en direction de Notre Dame de Paris. Il ne s´agit pas d´une manifestation, juste d´un déplacement de la marche vers un autre lieu. Marche, qui a déjà parcouru des milliers de kilomètres en France sans aucun souci.

Pendant ce temps à Notre Dame, trois camions de police et un autobus attendaient les indignés.

La marche se déroula dans un parfait silence sous les regards surpris des passants. Pas de police, tout se passe dans le calme. Au passage devant le Ministère des Finances, les gardes ferment les portes d´entrées avec entrain.

Nous avions fait un appel à la presse à Notre Dame, mais au vu des circonstances d´accueil plus que probable à Notre Dame, et ayant toujours à l´esprit les faits du 19 septembre derniers, les marcheurs décidèrent de célébrer l´assemblée Place de La Bourse.

Les Indignés se sont assis par terre devant l´édifice de France Press juste à côté de la Bourse. Très vite des gendarmes sont arrivés sur place, les ont encerclés. Les Indignés ont commencé leur assemblée, sans faire attention au large dispositif policier disposé autour d´eux. De plus en plus de policiers ont continué à arriver, mais aussi des citoyens et des caméras. Un streaming a été mis en place para nos compagnons pour pouvoir suivre ce qui se passait en direct.

D´abord nous avons eu droit à un arrêté pour contrôle d´identité, le motif qui lui a été donné par l´agent : c´est une manifestation illégale. Les Indignés sur place se sont mis à résister pacifiquement demandant la libération du compagnon. Par la suite, les gendarmes sont passés à arrêter tous les gens encerclés. Les premiers groupes ont été emmenés par camion, trente personnes sont restées assises sur la place pendant que les forces de l´ordre préparaient l´autobus.

Très rapidement toutes les personnes encerclées ont été arrêtées, parfois avec violence comme nous avons pu constater via le streaming en live et emmenées vers une destination inconnue.

Une fois l´autobus rempli, les forces de l´ordre quittent la place de la Bourse, il reste beaucoup de monde et les Indignés se réorganisent pour décider des actions futures.

Au même moment, au Média Center Paris on s´informe. Il résulte que :

Les indignés se sont fait arrêter par une brigade spéciale apparemment celle qui s´occupe de la sécurité du territoire.

Nous rappelons que les Indignés nous sommes un mouvement pacifiste qui depuis Mai a organisé beaucoup de manifestations et assemblées populaires à Paris sans qu´il n´y ait de dégâts ni de vandalisme, ni violence de notre part.

On nous reproche de ne pas avoir respecté deux lois : la loi du port du voile, et une nouvelle loi d´il y a trois jours qui interdisent au gens de s´assoir pour prier dans les lieux publics.

Les masques de déguisement utilisés par certains indignés ne sont nullement représentatif d´aucune religion, il s´agit de déguisement ! Les Indignés ne prient pas, ils s´assoient sur les places pour parler et échanger des idées.

Les personnes arrêtées ont été emmenées aux commissariats du dix huitième et dix neuvième arrondissements de Paris. Il s´agit d´une centaine de personnes.

Merci à tous les Officiers de Police Judiciaire du Sud de Paris qui se sont manifestés contre de ces mesures disproportionnées face à des personnes et citoyens pacifistes.

Le Ministère des affaires étrangères d´Espagne est intervenu aujourd´hui pour demander des explications sur le traitement réservé à ses citoyens en France.

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 19:49

 

http://www.france-palestine.org/article18235.html

http://www.liberation.fr/monde/01012360586-pour-l-admission-de-la-palestine-aux-nations-unies

http://www.plateforme-palestine.org/Pour-l-admission-de-la-Palestine,2310

 

Lundi 19 septembre 2011

 

Pour l’admission de la Palestine aux Nations unies

 

Cette semaine, le président Mahmoud Abbas présentera la demande d’adhésion de l’Etat palestinien aux Nations unies. La Palestine deviendrait alors le cent quatre vingt quatorzième Etat membre de l’ONU. 

 

Nous, élus de la République, appelons le gouvernement français à s’engager fermement en faveur de l’admission de l’Etat palestinien au sein des Nations unies, selon les paramètres internationalement reconnus et en application des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, c’est-à-dire dans les frontières de 1967 avec pour capitale Jérusalem-Est.

 

Alors que les négociations ont abouti à une impasse et que le gouvernement israélien, refusant tout dialogue, mène une politique de colonisation illégale pour imposer une situation de fait accompli, cette échéance représente une fenêtre d’opportunité cruciale pour la population palestinienne mais aussi israélienne.

 

Les Palestiniens ont réussi à préparer les outils de leur souveraineté. L’ONU, la Banque mondiale et le FMI ont récemment indiqué que l’Autorité palestinienne a mis en place les institutions nécessaires à la création d’un Etat viable. Une admission à l’ONU permettrait enfin l’existence de deux Etats disposant des mêmes droits et des mêmes devoirs, et donnerait ainsi une chance à la relance des négociations de paix, sous les auspices des Nations unies dont c’est la mission, et ceci sur la base du droit international.

 

En reconnaissant pleinement la souveraineté et les frontières de la Palestine, la France fera preuve de son engagement en faveur de la paix au Proche-Orient. A l’heure de l’émancipation des peuples arabes et tandis que plus de cent vingt cinq pays se sont prononcés pour l’admission de l’Etat palestinien à l’ONU, le gouvernement français ne peut rester muet sur cette question. Il doit prendre ses responsabilités et, constatant qu’il n’y a aucune autre voie praticable aujourd’hui pour avancer vers une paix basée sur le droit, voter pour l’admission de la Palestine à l’ONU et entraîner ses partenaires européens sur cette même voie.

 

Premiers signataires :

 

François Alfonsi député européen EELV, Jean-Paul Besset député européen EELV, Jean-Louis Bianco député PS, Didier Boulaud sénateur PS, José Bové député européen EELV, Marie-Christine Blandin sénatrice EELV, Marie-George Buffet députée PCF, Monique Cerisier-ben Guiga sénatrice PS, Yves Cochet député EELV, Daniel Cohn-Bendit député européen EELV, Jean-Pierre Decool député apparenté UMP, Karima Delli députée européenne EELV, Michelle Demessine sénatrice PCF, Jean Desessard sénateur EELV, Marc Dolez député PG, Christian Eckert député PS, Hervé Féron député PS, Hélène Flautre députée européenne EELV, Pierre Gosnat député PCF, Catherine Grèze députée européenne EELV, Françoise Hostalier députée UMP, Yannick Jadot député européen EELV, Claude Jeannerot sénateur PS, Eva Joly députée européenne EELV, Nicole Kill-Nielsen députée européenne EELV, Yves Krattinger sénateur PS, Jean-Paul Lecoq député PCF, Didier Mathus député PS, Noël Mamère député EELV, Bertrand Pancher député UMP, Bernard Piras sénateur PS, Dominique Voynet sénatrice EELV…

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 19:25

 

http://www.fr.news.yahoo.com/nicolas-bazire-en-garde-%C3%A0-vue-dans-laffaire-113145707.html

 

Deux proches de Nicolas Sarkozy en cause dans l’affaire Karachi

 

PARIS (Reuters) - Un proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, a été mis en examen mercredi dans l'enquête sur une corruption présumée en marge de contrats d'armements et de la présidentielle de 1995, tandis qu'un second ami du chef de l'Etat, Nicolas Bazire, était placé en garde à vue.

 

Ces mesures s'inscrivent dans les enquêtes liées à un attentat anti-français commis en 2002 à Karachi au Pakistan, derrière lequel se profilent des querelles d'argent et des allégations au sujet de mallettes d'argent en espèces, sur fond de guerre politique à droite en France.

 

Thierry Gaubert, conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget en 1993-1995, ex-secrétaire général de la mairie de Neuilly, a passé deux jours en garde à vue depuis lundi.

 

Déféré au juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, il a été mis en examen pour "recel d'abus de biens sociaux" et placé sous contrôle judiciaire, a dit son avocat François Esclatine.

 

"Il conteste tout financement politique. C'est un acte judiciaire purement technique", a dit l'avocat à Reuters.

 

Témoin de mariage de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni en 2008, Nicolas Bazire a de son côté été simultanément arrêté à son domicile et les enquêteurs ont perquisitionné à son domicile et son bureau. Il pourrait être présenté d'ici vendredi au juge.

 

Actuellement directeur général de la holding privée du groupe de Bernard Arnault et siège au conseil d'administration du groupe de luxe LVMH, il est soupçonné d'avoir pris part aux opérations de corruption quand il était directeur de cabinet à Matignon en 1993-1995.

 

Les deux hommes seraient liés à l'homme d'affaires Ziad Takieddine, mis en examen la semaine dernière pour recel et complicité d'abus de biens sociaux dans ce dossier.

 

Ziad Takieddine est au centre de deux importants contrats d'armement des années 1990, la vente de sous-marins au Pakistan en 1994 et un marché de frégates avec l'Arabie saoudite.

 

COMMISSION OCCULTES

 

Me Olivier Morice, avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, estime que Nicolas Sarkozy est désormais en première ligne, même si son statut le protège de toute audition par la justice.

 

"Il va de soi et il est certain que si Nicolas Sarkozy n'était pas actuellement président de la République, il serait entendu parce que les pistes mènent vers sa responsabilité", a-t-il dit à la presse.

 

Une mission d'information parlementaire et des éléments des procédures judiciaires ont désigné Ziad Takieddine comme l'intermédiaire par lequel sont passés trente trois millions d'euros de commissions occultes dans le contrat des sous-marins au Pakistan et deux cent millions en marge du contrat saoudien.

 

Le juge Van Ruymbeke pense que cet argent a pu revenir en partie financer en 1995 la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, qui a utilisé selon des découvertes la police plusieurs millions d'euros en espèces.

 

La preuve manque pour établir le lien entre cet argent et celui des marchés d'armement, lien nié par Edouard Balladur. Ce dernier a parlé de produits de vente de gadgets, puis de dons de sympathisants pour justifier ces versements en espèces.

 

"INCROYABLE"

 

Nicolas Sarkozy était porte-parole de la campagne Balladur et un rapport de police luxembourgeois remis au juge Van Ruymbeke le désigne comme l'un des possibles maîtres d'oeuvre de la mise en place de circuits financiers au Luxembourg, par lesquels sont passés les commissions du contrat pakistanais.

 

Nicolas Sarkozy a contesté les soupçons, notamment dans un aparté avec des journalistes le 23 novembre 2010. "On est dans un monde de fous. Il n'y a pas un seul parmi vous qui croie que je vais organiser des commissions et des rétrocomissions sur des sous-marins au Pakistan, c'est incroyable (...) et ça devient un sujet à la télévision", avait-il dit.

 

Devant le juge Van Ruymbeke, l'ex-épouse de Ziad Takieddine a détaillé le lien de son ex-mari avec plusieurs dirigeants politiques, dont Nicolas Bazire.

 

Selon Mediapart et Le Nouvel observateur, l'ex-femme de Thierry Gaubert, Hélène de Yougoslavie - descendante du roi d'Italie - a par ailleurs affirmé que Thierry Gaubert et Ziad Takieddine s'étaient rendus à plusieurs reprises en Suisse en 1994 et 1995 pour y retirer des fonds en espèces remis ensuite à Paris à Nicolas Bazire.

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:38

 

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-indignes-marchent-sur-paris-101063#commentaires

http://www.lebuvardbavard.com/2011/09/les-indignes-marchent-sur-paris.html

 

Mercredi 21 Septembre 2011

Les indignés marchent sur Paris

Badi Baltazar

La reconquête de l’espace public face à la tolérance zéro

Arrivée des marches à Paris les 17, 18, 19 et 20 septembre 2011

Il nous tardait de pouvoir plaquer ces mots sur vos murs. Un buvard imbibé des couleurs feu de notre escapade parisienne. Car l’expérience humaine que nous avons vécue ensemble, avec bien d’autres qui avaient aussi fait le voyage vers Paris, est tout sauf anodine. Nul besoin de nous torturer pour que l'on vous livre ce morceau de vie. En vous confiant que nous y avons vu une lumière que les yeux ne peuvent voir.

  

Partis samedi de la Place Flagey à Bruxelles sur le coup de 6 heures du matin, nous étions équipés du matériel nécessaire et résolument décidés à couvrir l’arrivée à Paris des marches espagnoles et française. Une étape importante avant l'objectif final : Bruxelles, du 8 au 15 octobre. Cette première journée parisienne du 17 septembre coïncidait avec l’Anti-Banks Day. Nous apprendrons d'ailleurs quelques heures plus tard la mobilisation simultanée de plusieurs dizaines de milliers de personnes de l’autre côté de l’Atlantique, au cœur même de Wall Street. Quasi au même moment chez nous, plus de deux mille personnes se réunissaient à Thiange pour dénoncer la politique belge en matière de nucléaire ainsi que l’omerta qui règne sur la catastrophe humaine de Fukushima...

Mise en jambes

Mais peu avant tout cela, nous voici donc enfin parvenus au point de rencontre annoncé par les protagonistes parisiens du Mouvement, la Cité Universitaire, dans le quatorzième arrondissement de Paris. Durant plus de quatre heures, nous avons pu discuter, faire connaissance et préparer ensemble banderoles et pancartes, certains n'hésitant pas à se faire maquiller comme des guerriers avant la bataille. Pendant ce temps, un buffet de fortune était dressé sur une des allées de la Cité U, posé sur des cartons eux même posés sur des poubelles publiques. Il est à noter qu’après le départ des Indignés, l’endroit était aussi propre qu’à leur arrivée.

Les participants n’étaient autres que des femmes, des hommes et des enfants, citoyens venus d’Espagne, de Grèce, de Belgique et d’ailleurs. Ils n’étaient autres que l’aveugle qui marchait vers la Bastille parmi les voyants ; ils n’étaient autres que des inconnus unis, en marge d’un monde déshumanisé et désuni. De la Cité Universitaire à la Bastille, à la reconquête de l’espace public, nous avons pu ressentir dans les jambes et les tripes ce qui faisait l’essence de cette longue Marche. La journée était belle, ensoleillée, jalonnée de rencontres et de bonne humeur. De place en place, d'une banque à l'autre, les marcheurs ont su marquer leur passage intelligemment. Un véritable happening. Les uns rebaptisaient les rues - "rue du Capitalisme", puis "rue de la Vraie Liberté", ou encore "place de la Dignité" - les autres recouvraient les vitrines des banques de messages à la craie, barraient les distributeurs de billets par des bandes adhésives, tandis qu'autours d'eux les autres marcheurs pointaient un doigt accusateur en scandant : "coupables, coupables !". Devant eux, des groupes de gendarmes se postaient systématiquement devant chaque banque sur le parcours, démontrant symboliquement à quel point leur rôle de gardiens de la paix s’était étrangement transformé en celui de défenseurs des banques. Un des moments les plus surréalistes de la journée fut marqué par une course-poursuite absolument étonnante. Dans un moment d'hilarité générale, les Indignés se sont mis à courir derrière les CRS qui tentaient d’atteindre la banque suivante avant l'arrivée du cortège. Exquis, pour un peu on en redemanderait. Ces heures de marche à travers Paris étaient rythmées à la guitare, au sax ou au chant par de joyeux musiciens saltimbanques, certains affublés d’un nez rouge. Une marche pour les 7 à 77 ans, tous indignés, tous anonymes.

Pari gagné

Autour d’une centaine de marcheurs principalement venus d’Espagne mais aussi de Toulouse, l’affluence internationale de ce 17 septembre a démontré qu’il était possible de mobiliser un nombre important de citoyens sans pour autant déployer les calicots traditionnels des organisations syndicales et partisanes. Non pas que leurs adhérents ne soient pas les bienvenus, que du contraire ! Mais l’heure n’est décidément pas à la défense des intérêts d’un groupe particulier, il s'agit aujourd'hui d’appeler ensemble à une convergence générale de tous les acteurs de la société civile.

Tout va bien se passer...

Après cette traversée de la Ville Lumière, de la Banque de France aux Halles en passant par Notre-Dame, nous voici arrivés place de Bastille, peu après 20 heures, sous une pluie battante. Et là il y eut comme un froid. Le comité d’accueil était particulièrement impressionnant. Un dispositif répressif composé d'au moins trois cent CRS et gendarmes, spectaculairement alignés devant les fourgons tels des soldats prêts à intervenir au moindre clignement de paupière de leur supérieur hiérarchique. Emmurés dans leur harnachement façon Robocop, ils nous apparaissaient soudainement comme de sinistres exécutants décérébrés à la solde du Ministère de l’Intérieur. De dialogue il ne pouvait être question. "Tout va bien se passer" qu'ils disaient... Il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre que le but de la manoeuvre consistait tout simplement à nous encercler sur une recoin de la place. Ainsi rassemblés sur les pavés ruissellants de la place, certains des Indignés se sont assis en un groupe compact, accrochés les uns aux autres, les coudes serrés, conscient que leurs sorts individuels étaient liés au sort du groupe. L'un de nous deux était alors lui-même au beau milieu de ce petit groupe d'irréductibles et peut témoigner de l’émotion et de la force qu’une telle union a généré en lui. Nous avons vu des femmes et des hommes pleurer. Certains chantaient alors que d’autres se faisaient traîner par terre, dans les flaques, comme de vulgaires sacs de sable.

 

Ces confrontations, sous la drache de surcroît, ont empêché une grande Assemblée Générale sur la place. Elle a néanmoins pu se tenir le lendemain après-midi, au même endroit, sous la surveillance étroite de nombreux gendarmes postés comme des épouvantails sur les marches de l’Opéra Bastille.

Contrastes

Certains médias traditionnels ont relayé ces évènements, le plus souvent en les minimisant. Ce positionnement nous semble révélateur de l’intérêt disons sélectif de ces bourreaux de la médiation. En revanche, du côté des réseaux de renseignement citoyens, des millions de tweets et des centaines de retransmissions en streaming depuis les différents théâtres d’opération ont permis aux internautes du monde entier de suivre les faits en direct.

Vous avez dit non-violence ?

Lundi 19 septembre vers 20 h, plus de deux cent marcheurs qui parcouraient ensemble les rues de Paris (sans bloquer la circulation, se limitant à marcher sur les trottoirs) se sont fait littéralement agresser par la police, sans avertissement, à coup de flashballs et de gaz lacrymogènes, pris en étau sur le boulevard Saint-Germain, alors qu’ils se dirigeaient vers l’endroit où ils comptaient camper et tenir une Assemblée Populaire. Une personne est tombée inconsciente et des blessés sont à déplorer, ils ont été emmenés en ambulance par les pompiers. Habilement mis à l'écart, isolés des regards extérieurs par les fourgons de police, une centaine de marcheurs ont ainsi été molestés, arrêtés puis entassés dans un bus, drivés à toute allure vers un poste de police où ils ont été parqués plusieurs heures comme des animaux, faisant l'objet d'une vérification d'identité, pour ne pas parler d'un fichage en bonne et due forme. Malgré la violence policière, il est à noter que l'attitude non-violente des Indignés n’a jamais été prise en défaut. Ils ont ensuite été relaxés au compte-gouttes jusqu'aux petites heures du matin, seuls ou par petits groupes, sans doute pour éviter qu’ils ne se rassemblent à nouveau. C’est cependant mal les connaître, car il y a de grandes chances que ces porteurs de dignité soient encore plus nombreux la prochaine fois !

Ils ont le coeur sur la main

Nous sommes encore marqués par les images de ces coeurs dessinés au marqueur rouge sur les paumes de nos mains, ouvertes vers le ciel. Et par ces messages adressés sur le bitume de Paris aux forces de l’ordre gouvernemental : "Ceci est notre seule arme!" ou encore "Libérez nos camarades!". La disproportion des effectifs policiers déployés et leur contreproductive inutilité expriment mieux que des mots l'attitude crispée des autorités face à la tentative des marcheurs de se réapproprier l’espace public. Cette attitude porte pourtant un nom: la tolérance ZERO.

Autorisation de respirer

Mardi 20 septembre, 22 h - toujours à Paris. Dernières infos. Les marcheurs ont décidé de poser leurs tentes à Bercy. Une quinzaine de tentes ont été installées à l'heure qu'il est. D'après des sources fiables sur place, un représentant de la police est passé les voir lors de l'assemblée qui se tenait là, pour leur signifier oralement qu'ils avaient l'autorisation de passer la nuit à cet endroit. Après lecture de la presse espagnole, qui ce matin se faisait largement l'écho des événements de Paris, il y a de quoi se demander si ce revirement de situation n'est pas le signe de la crainte des autorités de voir les multiples bavures se retourner contre elles, sur le plan médiatique.

Bruxelles : du 8 au 15 octobre

Au regard de ce que nous avons vécu ici à Paris ces quatre derniers jours, nous ne pouvons que vous encourager à nous rejoindre et à participer à cette extraordinaire aventure humaine. Soyez avec nous tous, à Bruxelles, pour l'arrivée des marcheurs le 8 octobre. Femmes, hommes et enfants de tous bords, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, ouvriers, employés, fonctionnaires, indépendants, artistes, féministes, humanistes et activistes, pères ou mères de famille, retraités ou étudiants, que vous soyez syndiqués, membres d’une association ou même d’un parti. Car aujourd’hui les choses sont claires : c’est à tous mais donc à chacun qu'il revient de joindre les actes aux paroles.

Badi Baltazar et Roland Nasky

Cet article peut être imprimé, mis en ligne et diffusé sous toutes les formes et sur tout support à la condition expresse que son intégrité soit respectée.

Voici le témoignage d'un des Indignés présents sur le boulevard Saint-Germain le Lundi 19 Septembre 2011

"Lundi soir la marche des indignés se dirigeant vers Bruxelles, passait son troisième jour à Paris et empruntait le boulevard Saint-Germain, quand vers 21 heures sont arrivés plusieurs fourgons de la police nationale.

Rappelons puisque ceci n'est plus une évidence que la police est sensée servir le peuple et le protéger.

Or, sans aucun avertissement préalable et sans aucune raison, ils ont gazé avec des lacrymogènes les marcheurs qui évoluaient sur le trottoir et les ont dirigé vers le boulevard Saint-Germain, dans lequel ils les ont encerclé.

Sous le prétexte d'un contrôle d'identité, ils les ont gazé une seconde fois et ont utilisé la violence (coups de poings, de pieds et insultes) sur les citoyens des différents pays présents (Français, Espagnols, Grecs, Allemands, Anglais...).

Pour toute réponse sur la raison de cette interpellation violente de citoyens pacifiques dans leurs droits : "ce sont les ordres que nous avons reçu". Rappelons qu'un policier a le devoir de ne pas exécuter un ordre allant contre les lois françaises et européennes et de surcroît de dénoncer la personne donnant cet ordre et les agents qui l’exécute. Les citoyens utilisaient ici leur droit à la liberté d'expression et d'opinion et ne troublaient en aucun cas l'ordre public, puisqu'ils empruntaient les espaces réservés aux piétons.

Une personne a été gravement blessée, inconsciente lors de son départ avec les pompiers et deux autres personnes plus légèrement (l'une d'entre elle a eu une épaule déboitée), ils sont actuellement hospitalisés.

Plusieurs personnes se sont opposées à l’interpellation en se plaçant devant les bus de CRS amenant lesquatre vingt indignés au commissariat de police pour le contrôle de leur identité. Ils ont également été violentés, mais cette fois-ci, de manière plus particulière. Maitrisés par la force, certains d'entre eux ont été éloignés de la vue des gens, derrière les fourgons de police, ils ont été insultés et ont reçu des gifles et des coups de pied de la part des CRS, les policiers ont rempli leurs gants de gaz lacrymogène et les leur ont passé sur le visage, leur mettant au passage des doigts dans les yeux, pour enfin les embarquer dans un fourgon, qu'ils avaient au préalable également rempli de gaz lacrymogène.

Finalement les trois quart des personnes ont été relâchées rapidement, puisque aucun chef d'inculpation concret n'existait, les derniers interpellés ont été relaché entre une heure et deux heures du matin.

Cette interpellation est symbolique de la dictature dans laquelle nous vivons et est très grave. C'est la manière que le gouvernement français utilise pour accueillir ses confrères européens et pour répondre à leur aspiration d'une démocratie participative et horizontale.

Chaque jour nous vivons l'oppression et la répression de cette société oligarchique. C'est une urgence de se soulever pour reprendre nos droits. C'est même un devoir. Nous voulons reconstruire ce monde que nos dirigeant détruisent jour après jour. Mais nous ne pourrons le faire qu'avec vous et votre parole. Un peuple uni va de l'avant.

La résistance est en marche, rejoignez-nous,

Un Indigné."

 

 

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 20:20

 

http://www.liberation.fr/economie/01012360893-grece-la-tutelle-ou-la-faillite

Mardi 20 Septembre 2011

Grèce : la tutelle ou la faillite

Après l’échec du sommet européen consacré à Athènes ce week end, les scénarios de sortie de crise se réduisent à une alternative douloureuse

Par Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles

La semaine qui s’ouvre s’annonce «très difficile pour le pays, la zone euro et moi-même». Le ministre des Finances grec, Evángelos Venizélos, n’a pas caché son inquiétude, hier, après l’échec du sommet européen de ce week-end, au cours duquel les ministres des Finances de l’Union ont décidé de reporter à octobre leur décision sur le versement d’une nouvelle tranche d’aide de huit milliards d’euros à la Grèce.

 

Une décision soumise au feu vert de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), qui s’est entretenue, hier soir, lors d’une téléconférence avec le ministre grec des Finances. Aucune information, cependant, n’a filtré, et un nouvel échange est prévu aujourd’hui.

 

« Si on n’est pas capable de résoudre le problème d’un pays qui pèse 2 % du PIB de la zone euro, alors tout bascule. Car ce cela remettra en cause tout le projet de stabilisation et d’intégration du continent européen que l’on poursuit depuis 1950 », estime ce responsable européen qui a requis l’anonymat. « La Grèce est un problème modeste, mais c’est un détonateur dans un vaste explosif ». Plusieurs solutions pour redresser les comptes publics grecs sont envisageables.  

 

Le défaut de paiement

 

Un défaut, qui permettrait d’alléger la dette grecque (trois cent cinquante milliards d’euros, cent soixante pour cent du PIB), reste fermement écarté par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission, les gouvernements de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI). « Ce n’est pas une hypothèse de travail, ce n’est pas notre stratégie », a martelé hier François Baroin, le ministre français des Finances.

 

Pourtant, les marchés y croient et une partie de la droite européenne y est de plus en plus favorable. Certes, la dette grecque est déjà, de facto, en cours de restructuration : les détenteurs d’actions grecques qui les vendent à la BCE acceptent de sacrifier plus de cinquante pour cent de la valeur nominale de leurs titres.

 

Par ailleurs, dans le cadre du programme d’échanges de bons d’État actuellement en cours, les investisseurs privés acceptant « volontairement » de perdre en moyenne vingt et un pour cent de la valeur de leurs titres contre de nouvelles obligations sécurisées (soit une vingtaine de milliards d’économie pour la Grèce).

 

Mais une faillite irait bien au-delà : du jour au lendemain, la Grèce n’aurait plus les moyens de payer ses dépenses (par exemple les fonctionnaires). Cette solution déclencherait aussi la faillite des banques, les détenteurs de dépôts plaçant leurs avoirs dans des établissements plus sûrs (« bank run »). Les banques européennes exposées à la dette grecque souffriraient aussi et il faudrait les recapitaliser en urgence. Bref, les Grecs, mais aussi les Européens, vivraient des heures terribles.

 

Athènes n’ayant déjà plus accès aux marchés, le défaut de paiement ne pourrait être décidé que par ses actuels bailleurs de fonds, l’UE et le FMI, éventuellement lassés par l’absence de mise en œuvre des réformes.

 

Problème, une faillite grecque pourrait emporter la zone euro : les investisseurs et les détenteurs de dépôts dans les pays périphériques (Irlande et Portugal, actuellement sous assistance financière de l’Union, mais aussi Espagne et Italie) les fuiraient immédiatement, précipitant ainsi des faillites en cascades. L’Allemagne et la France n’auraient pas les moyens de les aider, sauf à être touchées à leur tour par la panique.

 

Placer la Grèce sous administration européenne

 

C’est la politique adoptée par la zone euro et le FMI depuis deux ans. En échange de réformes structurelles et d’économies budgétaires, ils fournissent au pays les liquidités dont il a besoin pour assurer ses fins de mois. Mais Athènes n’a pas vraiment mis en œuvre les lois adoptées, faute d’une machine administrative efficace. Les annonces de hausses d’impôts et de privatisations peinent ainsi à se concrétiser. Hier, Bob Traa, le représentant permanent du FMI en Grèce, a expliqué qu’il fallait avant tout réformer d’urgence l’administration fiscale.

 

« Dès le départ, nous aurions dû être sur place de façon permanente afin de vérifier que chaque réforme était concrètement appliquée, et non nous contenter de belles paroles », reconnaît un diplomate européen. Il faut une main de fer pour les aider à bâtir un État en échange de notre aide ». Didier Reynders, le ministre belge des Finances, l’a dit samedi : « il faudra probablement, d’une manière ou d’une autre, les mettre sous tutelle ».

 

Le pays remis sur les rails, la zone euro n’aura sans doute d’autre choix que de faire cadeau de tout ou partie de l’aide financière, c’est-à-dire effacer la dette grecque. Une sorte de « défaut » dont la facture sera supportée par les contribuables européens et non par les investisseurs. « La Grèce est une faute collective et nous devons l’assumer collectivement », résume un diplomate.

 

Créer un « Trésor européen »

 

« On n’y échappera pas, il faut en être conscient, affirme un haut responsable européen. C’est la prochaine étape ». En clair, la zone euro devra lancer des obligations européennes (« eurobonds »), afin que les marchés ne puissent plus attaquer tel ou tel pays et fragiliser ainsi l’ensemble de la zone euro. Un marché de la dette européenne aurait quasiment la taille du marché américain et offrirait une sécurité incomparable aux investisseurs. Cette idée, dont la paternité revient à Jean-Claude Juncker, est défendue par l’Italie, la Belgique, mais aussi la France. L’Allemagne, qui y reste officiellement opposée, se fait moins virulente, d’autant que les socialistes et les Verts militent ouvertement pour leur création.

 

Mais les eurobonds impliquent aussi un saut fédéral afin d’assurer une vraie tutelle sur les budgets nationaux, et un contrôle démocratique des décisions prises à Bruxelles. Une décision qui permettrait de tourner définitivement la page de la crise des dettes souveraines.

 

 

  

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 18:17

 

http://www.legrandsoir.info/droit-de-reponse-d-acrimed-une-mise-en-cause-injustifiee.html

19 juillet 2011

Droit de réponse d’ACRIMED au GRAND SOIR

Une mise en cause injustifiée

Cher Grand Soir,

 

De façon indirecte puis frontale, vous avez mis en cause Acrimed sur la base des écrits de l’une de ses adhérentes, Ornella Guyet – articles publiés sur d’autres sites que le nôtre, sous sa propre responsabilité et sans qu’elle ait à nous demander notre accord préalable. Vous l’avez fait en dénonçant notre prétendue « complicité passive » et en publiant un courrier interne, commenté de façon malveillante, notamment à la une de votre site - sans avoir jamais cherché à nous contacter directement (si ce n’est pour nous demander la liste des membres de notre CA). Sans préjuger de ses suites, une discussion de vive voix aurait été préférable. Une rencontre – que vous dites souhaiter – reste nécessaire, comme nous vous l’écrivions dans un courriel du 26 juin. Or, il s’avère que cette rencontre est désormais improbable, du moins avant le mois de septembre.

 

C’est pourquoi, mis en cause publiquement sur votre site, nous vous adressons sans attendre ce droit de réponse dans l’espoir de lever notre condamnation par contumace.

 

Acrimed n’est pas seulement un site : c’est une association. Si nous sommes une association, ce n’est pas seulement pour des raisons juridiques, mais parce que nous nous efforçons de faire vivre une action collective. Or l’action collective impose des obligations démocratiques auxquelles on ne saurait se soustraire : Acrimed fait donc prévaloir les positions collectives, librement discutées entre ses adhérents, sur les imprécations individuelles (qui se répandent anonymement sur les forums).

 

C’est pourquoi nous nous sommes efforcés, avant d’intervenir publiquement, de discuter de vive voix avec Ornella Guyet dans le cadre du CA ouvert (Conseil d’Administration pour la Préfecture, Collectif d’Animation entre nous) auquel elle participait régulièrement.

 

Que serait une association qui, publiquement, discuterait, critiquerait ou condamnerait les prises de position individuelles de l’un-e de ses adhérent-e-s, même quand elles n’engagent pas directement la responsabilité de l’association, sans avoir débattu de vive voix avec lui ou avec elle ? La patience démocratique a un coût que nous avons assumé et que nous assumerons, en dépit de toutes les mises en demeure. La patience démocratique, mais aussi les obligations de la camaraderie et même de l’amitié, qui ne sont pas tout à fait étrangères à la notion d’« association ».

 

C’est pourquoi nous nous sommes bornés, dans un premier temps, à alerter les adhérents d’Acrimed par une mise au point destinée à récuser toute responsabilité d’Acrimed sur le contenu et la publication des articles incriminés, à répliquer aux accusations de l’UPR qui visaient Ornella Guyet et indirectement Acrimed comme agents réels ou potentiels de la CIA, et à rappeler la définition politique minimale de notre association.

 

La mise au point adoptée par notre CA, et reproduite sur votre site, nous semblait pourtant claire : nous ne sous sommes à aucun moment solidarisés des articles et prises de position d’Ornella Guyet vous concernant, parus sur d’autres sites que le nôtre, notre responsabilité n’étant engagée que par les articles que nous publions nous-mêmes (ceux d’Ornella étant dans ce cadre des articles d’Acrimed) ; nous lui avons en revanche apporté notre soutien face aux accusations grotesques et scandaleuses portées par l’UPR, accusations qui, de surcroît, atteignent, par ricochet, Acrimed.

 

La patience démocratique à un coût, que nous sommes prêts à payer. Mais elle a aussi des limites.

 

Faute d’avoir obtenu d’Ornella Guyet, malgré notre insistance et plusieurs relances, qu’elle participe à une discussion, nous nous considérons comme déliés de notre réserve, même si notre solidarité associative lui reste acquise face aux accusations et aux menaces de procès émanant de l’UPR, que nous nous gardons de confondre avec la controverse qui vous oppose à elle.

 

Dès que nous avons estimé que nous étions déliés de notre réserve, nous avons écrit à l’équipe du Grand Soir pour répondre à son souhait de nous rencontrer et le reprendre à notre compte : tout simplement parce que nous sommes convaincus qu’une discussion de vive voix (et amicale, pourquoi pas ?) aurait permis de lever les malentendus et de circonscrire les désaccords quand ils existent, avant toute prise de position publique de notre part. Cette rencontre n’a pas été possible jusqu’à présent.

 

Association de critique des médias, Acrimed sortirait de son rôle en s’engageant dans une polémique politique sur les orientations des sites alternatifs quels qu’ils soient. En revanche, nous ne sortons pas de notre rôle, bien que notre cible prioritaire soit le journalisme dominant, en évaluant leurs pratiques journalistiques et les pratiques journalistiques qui les concernent.

 

C’est pourquoi nous récusons les accusations de complaisances négationnistes ou antisémites portées contre Le Grand Soir dans l’article signé Marie-Anne Boutoleau (ainsi que dans ses réponses sur le forum d’Article 11), notamment et précisément parce qu’elles sont fondées sur des pratiques journalistiques que nous critiquons régulièrement (et que vous avez relevées à votre façon) : erreurs factuelles et amalgames confusionnistes, extrapolations et généralisations abusives, etc.

 

Partisans inconditionnels de la liberté d’expression, nous réprouvons les « enquêtes » bâclées quelles que soient leurs cibles, médias dominants ou médias alternatifs de toute obédience, et bien sûr, qu’il s’agisse du Grand Soir ou… d’Acrimed.

 

Enfin, si nous sommes hostiles aux recours aux procès en diffamation quand ils visent à interdire toute critique, nous sommes attachés au respect du droit de réponse chaque fois qu’il se propose de rectifier des critiques factuellement erronées ou des jugements considérés comme infâmants.

 

Mais ce n’est pas tout, et nous le regrettons. Vous êtes affligés de ne pas avoir lu sous notre plume une condamnation publique et immédiate de l’article paru sous le pseudonyme de Marie-Anne Boutoleau et Rashkounine ? Soit. Mais nous le sommes aussi de constater que vous avez repris, s’agissant d’Acrimed, des procès d’intention et des accusations gratuites que vous condamnez lorsque d’autres y recourent contre vous. Nous le sommes surtout de voir que vous reproduisez sans la moindre prise de distance - au contraire - « l’enquête » de Monsieur Asselineau de l’UPR qui utilise de façon caricaturale ces mêmes méthodes qu’il prétend, comme vous, réprouver.

 

Un pseudonyme peut protéger pour des motifs légitimes celui ou celle qui y recourt. La divulgation par Monsieur Asselineau de l’identité véritable de Marie-Anne Boutoleau (rendue possible par le détournement d’une correspondance privée) est un acte indéfendable : il n’est en rien justifié par le droit de réponse que Monsieur Asselineau était en droit d’exiger.

 

L’accusation à peine masquée portée contre Ornella Guyet par l’UPR d’être un agent, réel ou potentiel, de la CIA (ou de l’impérialisme américain) sous le prétexte notamment d’une intervention devant quelques étudiants de l’Université américaine de Paris, réalisée au nom d’Acrimed et sur mandat du CA relève de la calomnie, contre Ornella… et contre nous. Si Ornella Guyet (qui n’a pas choisi d’être présentée comme « Professor ») est bien intervenue, en compagnie d’un autre adhérent, auprès des étudiants américains, cela aurait pu être le cas de n’importe quel porte-parole choisi par notre association. Fouiller les poubelles de Google, sans vérification ni recoupement, n’est en rien une enquête. Cela vaut également pour les imputations sans preuve contre Rébellyon et Indymédia… Et, bien sûr, contre Le Grand soir.

 

Nous condamnons ces méthodes quelles que soient les personnes qu’elles visent et les buts qu’elles prétendent servir.

 

Vous l’avez compris : nous estimons que la polémique que vous avez engagée publiquement avec Acrimed, et à laquelle nous avions jusqu’à présent refusé de répondre, est sans fondement, et à tous égards regrettable. Peut-être ce droit de réponse et une rencontre permettront-ils d’y mettre un terme, pour peu qu’ils ne soient pas de simples prétextes à poursuivre un procès injustifié. Nous le souhaitons.

 

Bien à vous

 

Pour le CA d’Acrimed.

 

Henri Maler, Olivier Poche, Mathias Reymond et Julien Salingue

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 20:01

 

http://www.paris.reelledemocratie.fr/node/496

 

Commission Communication

 

Communiqué de presse

 

 Dimanche 18 Septembre 2011

 

Nous vous remercions d’avoir répondu présent à notre invitation à la rencontre avec des indigné-e-s des marches internationales et des indigné-e-s de la Bastille (mouvement Démocratie Réelle, Maintenant !).

 

Il nous a semblé utile de partager avec vous cette journée sous la forme d’un communiqué de presse.

 

Deux cents marcheurs espagnols sont arrivés à la Porte de Gentilly pour rejoindre les autres Indigné-e-s à la Cité Universitaire où un pique nique convivial s’est déroulé dans la joie. Par la suite, un cortège d’environ six cent personnes s'est mis en marche vers la Bastille. Entre les personnes qui n’ont pas fait toute la marche, les passants qui sont venus nous rejoindre, et celles qui nous attendaient au pied de l'Opéra, nous estimons que mille personnes se sont mobilisées pour prendre part à cet événement.

 

Au cours de nos cinq heures de marche nous avons exprimé notre joie d'être avec des Indigné-e-s de plusieurs pays et d''être soutenus par de nombreux citoyens croisés dans la rue avec qui nous sommes en train de construire une véritable démocratie. D'autres indigné-e-s nous attendaient activement et nous ont accueillis chaleureusement Place de la Bastille. Par contre, nous avons dû faire face à l'"accueil" sur dimensionné des forces de l'ordre qui, depuis mai, sont en nombre considérable et de manière répétitive, utilisent des méthodes de pression et d'intimidation. Alors que nos mouvements et nos marches sont non violents, que nous respectons la loi et nos engagements, nous nous retrouvons régulièrement encerclés, encagés, isolés, repoussés et malmenés par les forces de l'ordre (police et gendarmerie). Tous ces actes de répression et d’autoritarisme causent des blessures physique, émotionnelle et psychologique aux Indigné-e-s. Cependant malgré la pression policière permanente, quatre mois de lutte, des milliers de kilomètres parcourus et l'approbation du peuple ont renforcé nos motivations et notre détermination.

 

Des actes d’abus de pouvoir récurrents visent à discréditer et isoler notre révolte et nous souhaitons les dénoncer publiquement, notamment par le biais des médias.

 

Ce week-end, nous avons été confrontés à des arrestations abusives, violences sur manifestants dont au moins deux blessés légers, des attitudes agressives et provocatrices de la part de policiers, en tenue et en civil, et à l'obligation ou à l'interdiction de circuler.

 

Comme sur la plupart de nos actions nous nous heurtons à des injonctions contradictoires et des manipulations qui n'ont d'autre but que de semer la confusion et de provoquer la violence.

 

Quel accueil de la part des pouvoirs publics pour des marcheurs parcourant une grande partie de l'Europe pour faire vivre la démocratie !

 

Mais nous avons résisté et nous résisterons avec la force de la non-violence.

 

 

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 19:40

 

http://www.liberation.fr/monde/01012359212-patriote-en-actes

 

Lundi 12 Septembre 2011

 

Patriote en actes

 

Talat Hamdani. D’origine pakistanaise, cette américaine a perdu son fils, sauveteur, dans les tours le 11 septembre 2001. Elle se bat depuis contre les injustices faites aux musulmans.

 

Par Fabrice Rousselot, correspondant à New York

 

De son malheur, elle a fait un combat. Pour son fils d’abord, et puis pour tous les musulmans d’Amérique. Il y a de la mère Courage dans cette femme-là, cette façon de se rebeller face à l’adversité. Il y a dix ans, quand les tours du Word Trade Center se sont effondrées, Talat Hamdani a perdu son aîné, Salman, le bébé qu’elle portait dans ses bras quand elle a quitté le Pakistan pour les Etats-Unis, à la fin des années 70.

 

A 23 ans, Salman était le fils idéal. Il avait décroché son diplôme de chimiste à Queens College, voulait être docteur, avait une formation de sauveteur urgentiste, s’était enrôlé comme cadet auprès du NYPD afin d’aider ses parents à financer ses études de médecine. Et ce matin-là, le 11 septembre 2001, il s’est précipité vers les tours en feu pour aider. Mais la vérité mettra des mois à émerger. «Parce qu’il était d’origine pakistanaise, les autorités ont commencé à suspecter mon fils d’être un terroriste, dit Talat Hamdani, une photo de Salman accrochée à sa veste. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que la vie des musulmans en Amérique allait devenir un enfer. C’est là peut-être que, sans le savoir, j’ai commencé à me dire qu’il fallait faire quelque chose.» Elle s’interrompt et a cette phrase terrible : «En fait, je n’ai jamais eu le temps de faire mon deuil, il a tout de suite fallu que je défende l’honneur de mon fils.»

 

Dix ans plus tard, Talat Hamdani est l’une des voix de la communauté musulmane les plus respectées des Etats-Unis. Sa cause personnelle est devenue une cause communautaire, celle de millions de musulmans américains, qui vivent entre recueillement et appréhension ce dixième anniversaire des attentats. Membre éminent de l’organisation September 11th Families for Peaceful Tomorrows, qui rassemble des familles de victimes en prônant la tolérance, Talat Hamdani arpente sans relâche les plateaux de télévision et participe à tous les débats sur le 11 Septembre. «Il y a encore beaucoup de choses à faire, glisse-t-elle comme une excuse, une décennie a passé mais la situation des musulmans aux Etats-Unis est encore pire qu’avant. Nous sommes toujours confrontés à la discrimination et aux arrestations abusives de la police. Il y a des gens pour qui un musulman est un terroriste en puissance.»

 

Ces dix ans, Talat Hamdani les raconte sans reprendre son souffle. Le récit d’une vie qui a changé à jamais un matin ensoleillé. De Salman, elle n’aura pas de nouvelles durant toute la journée du 11 Septembre. Alors, avec son mari, elle se mêlera aux autres fantômes de Ground Zero, tous ces hommes et femmes que l’on pouvait croiser au sud de Manhattan durant les jours suivant la catastrophe, à la recherche d’un proche disparu. Puis ce sera les premières suspicions, un article du New York Post qui laisse suggérer «qu’un urgentiste new-yorkais musulman» s’est volatilisé et fait peut-être partie des pirates qui ont écrasé les avions sur les tours. «J’étais indignée. Je me suis battue contre tout le monde, j’ai protesté dans la presse. Et puis je ne savais toujours pas ce qui était arrivé à Salman. Nous n’avions aucune information.» Il a fallu plus de six mois, pour qu’un soir de mars 2002, deux officiers viennent frapper à la porte de la petite maison des Hamdani, à Bayside, dans le Queens. Les restes de Salman avaient été identifiés près des deux tours et le NYPD reconnaissait soudain que le jeune homme était mort en «héros».  

 

«C’est cela que certains n’ont pas compris. Mon fils était un Américain comme un autre. Il aimait Star Wars et le football. Il s’est sacrifié pour d’autres Américains. C’est le message que je voulais faire passer. Et j’ai réalisé qu’il y avait une cause plus grande à défendre, que les injustices contre les musulmans se multipliaient.»

 

La mère activiste voit officiellement le jour en 2004, quand le San Francisco Chronicle la présente comme une fervente opposante au Patriot Act, la loi antiterroriste passée par le Congrès américain. Elle prend position contre les guerres en Irak et en Afghanistan aussi. «Pour moi, cela a surtout renforcé tous ceux qui voulaient considérer les Arabes et les musulmans comme des ennemis.» En 2010, elle se fait l’une des plus ardentes supportrices du projet de centre islamique près de Ground Zero, alors que la polémique fait rage dans le pays. «Cela a été comme un nouveau révélateur, explique-t-elle dans un sourire triste, comme la confirmation du peu de chemin que nous avions parcouru en dix ans. S’il y a une synagogue près de Ground Zero, pourquoi ne pourrait-il pas y avoir une mosquée ? Parce que nous sommes tous des Ben Laden ?»

 

De la mort du leader d’Al-Qaeda, elle dit que c’est «une bonne chose parce qu’il a fait beaucoup de mal aux musulmans à travers le monde». «Mais je ne comprends pas pourquoi les gens sont descendus dans la rue pour chanter», ajoute-t-elle. Le plus incroyable peut-être, c’est que quand on demande à Talat Hamdani si elle croit toujours en l’Amérique, elle n’hésite pas une seconde. Elle n’a pas oublié le rêve qui était le sien quand elle est arrivée de Karachi en 1979. Elle vient rejoindre son mari Saleem, qui a signé un contrat de deux ans à New York comme journaliste pour un quotidien pakistanais. Fille d’enseignants, elle s’improvise professeure d’anglais, décide de ne plus repartir et prend très vite la citoyenneté américaine.

 

Saleem ouvre une boutique de bonbons à Brooklyn et le couple a deux nouveaux fils. «Nous avons vécu le rêve américain, même s’il a explosé en mille morceaux. Saleem est décédé en 2004 après un cancer au poumon. Il n’était plus le même depuis la mort de Salman. Je pourrais repartir au Pakistan mais je ne le ferai pas. Je veux reconstruire ma vie avec mes deux autres fils. Je suis Américaine et musulmane. Personne ne peut me retirer ça. C’est la diversité qui fait la richesse de ce pays.»

 

Pour l’anniversaire des attentats, Talat Hamdani est allée prononcer le nom de son fils lors des cérémonies à Ground Zero. Il y a quelques mois, elle avait pensé que cette date serait l’occasion de «se poser un peu, d’essayer de tout mettre en perspective». Mais non. Elle doit entamer une série de discours à travers l’Amérique afin de dénoncer les récentes audiences du Congrès sur «la radicalisation des musulmans» et demander une enquête sur les pratiques policières discriminatoires. «C’est comme une nouvelle bataille pour les droits civiques», assure-t-elle. Elle a obtenu du Queens College qu’une bourse au nom de Salman soit accordée chaque année aux futurs étudiants en médecine. «Pour la première fois peut-être, je me sens quand même un peu apaisée, souffle-t-elle, parce que tout le monde sait désormais ce que mon fils a fait pour l’Amérique. Le chemin est long pour les musulmans et nous portons toujours la croix du 11 Septembre. Mais il ne faut jamais désespérer du pays de la liberté.»

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 19:19

 

http://www.rue89.com/2011/09/17/les-indignes-se-font-entendre-de-new-york-a-paris-222433

 

Les indignés se font entendre de New York à Paris

 

Par Pierre Haski

 

Samedi 17 Septembre 2011

 

Les Indignés font parler d'eux ce samedi. A New York d'abord, où des milliers de personnes se sont rassemblées à proximité de Wall Street, le temple du capitalisme américain protégé par d'importantes forces de l'ordre. Et à Paris où la « marche des indignés » venus d'Espagne est arrivée dans la capitale française, avant de poursuivre son chemin vers Bruxelles, le coeur de l'Europe.

 

L'événement le plus spectaculaire, et le mieux organisé, est assurément celui qui se déroule ce samedi à New York. Relayé par live streaming, sur plusieurs sites. A l'appel d'une coalition d'organisations, ce rassemblement, popularisé sur le réseau Twitter par le hashtag (mot-clé) #occupywallstreet, est le premier écho outre-Atlantique aux mouvements qui traversent le monde arabe, l'Europe du sud et Israël.

 

Un mouvement original ainsi résumé sur Twitter par un participant dont le message a été massivement rediffusé :

 

« OccupyWallStreet n'est pas un mouvement anarchiste mais c'est la classe moyenne américaine qui crie son rejet d'un système qui la marginalise ».

 

A Paris, plus modestement, quelques centaines de personnes ont manifesté jusqu'à l'Opéra de la Bastille en compagnie des marcheurs venus d'Espagne et qui sont en route pour Bruxelles afin de porter leur message auprès des institutions européennes.

 

Mais pas plus qu'avant l'été, lorsque des « indignés » français ont tenté de reproduire Place de la Bastille l'occupation de rue de Madrid, il n'y avait, samedi à Paris, les prémices d'un mouvement de masse. Session de rattrapage le 15 octobre à Bruxelles, avec un rassemblement pan-européen : « Indignés de tous les pays, unissez-vous ! « 

 

L'ambiance était néanmoins assurée par la fanfare Les Invisibles, qui a tenté un mix de la Marseillaise et de l'Internationale.



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