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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 15:03

Les purges se poursuivent en Turquie, dix mille nouvelles suspensions (Reuters)

Les autorités turques ont suspendu de leurs fonctions huit mille membres des services de sécurité et plus de deux mille enseignants, qui viennent s'ajouter aux milliers de suspensions déjà décidées, annonce Vendredi 2 Septembre 2016 le journal officiel turc.

Depuis la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016, près de quatre vingt mille personnes ont été révoquées dans la fonction publique et des milliers ont été arrêtées pour leurs liens supposés avec les putschistes.

Parmi les membres des services de sécurité dont la suspension a été annoncée Vendredi 2 Septembre 2016, trois cent vingt trois appartiennent à la gendarmerie, les autres étant des policiers.

Près de deux mille quatre cent enseignants ont par ailleurs perdus leur poste dans les universités.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 14:52

Le président ouzbek Islam Karimov est mort (Reuters)

Le président ouzbek Islam Karimov, hospitalisé la semaine dernière, est mort, a-t-on appris Vendredi 2 Septembre 2016 auprès de trois sources diplomatiques.

« Oui, il est mort », a dit l'une des trois sources.

Le gouvernement ouzbek n'a pas confirmé le décès du chef de l’état, mais un communiqué officiel diffusé Vendredi 2 Septembre 2016 annonçait que l'état de santé d'Islam Karimov, soixante dix huit ans, s'était nettement dégradé ces dernières vingt quatre heures.

Le premier ministre turc, Binali Yildirim, a présenté Vendredi 2 Septembre 2016 ses condoléances à la population ouzbeke lors d'une réunion télévisée avec son cabinet, précisant que la Turquie « partageait sa douleur et sa peine ».

Ancien apparatchik soviétique devenu premier secrétaire du parti communiste d'Ouzbékistan en 1989, au temps fort de la perestroïka, Islam Karimov présidait l’ancienne république soviétique d'Asie centrale depuis son indépendance, en 1991. Il a été réélu l'an dernier pour cinq ans avec quatre vingt dix pour cent des voix.

Les défenseurs des droits de l'homme dénoncent depuis des années son régime autoritaire.

Islam Karimov n'a pas désigné de successeur et les observateurs et les analystes s'attendent à ce que les modalités de la transition politique soient réglées en petit comité par des caciques du pouvoir et par sa famille.

Parmi les successeurs potentiels figurent le premier ministre Chavkat Mirziyoïev et le vice-premier ministre Roustam Azimov. Roustam Inoyatov, chef des services de sécurité, et Lola Karimova-Tilliaeva, fille cadette d'Islam Karimov, devraient être impliqués dans le choix du nouveau chef de l’état.

Selon la constitution, le président de la chambre haute du parlement, Nigmatilla Iouldochev, doit occuper les fonctions de chef de l’état et des élections doivent être organisées dans les trois mois.

Analystes et observateurs s'attendent cependant à ce qu'il soit rapidement mis sur la touche comme ce fut le cas en 2006 au Turkménistan lorsque celui qui occupait la même fonction fut rapidement arrêté et écarté de la ligne de succession.

Faute d'accord, le pays pourrait traverser une période de turbulences alors qu'il est déjà ciblé par des combattants islamistes.

Des sources proches de la situation indiquaient Jeudi Premier Septembre 2016 que les employés municipaux de Samarkand, la ville dont Islam Karimov est originaire, ont été mobilisés de façon inopinée. Les autorités municipales, dans les républiques de l’ancienne union soviétique, prennent de telles mesures avant des événements majeurs comme des visites de dirigeants du pays ou de pays étrangers.

Dans le cas présent, cela pourrait aussi laisser entendre des préparatifs d'obsèques nationales.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 19:41

L'arrêté contre le burkini de la mairie de Nice suspendu par la justice (Reuters)

La justice a suspendu Jeudi Premier Septembre 2016 l'arrêté de la mairie de Nice interdisant l'accès aux plages aux baigneurs portant des vêtements religieux, conformément à une décision rendue la semaine dernière par le conseil d’état.

Le maire avait signé le 19 août 2016 cet arrêté contre le burkini en invoquant notamment l'émotion soulevée par l'attentat qui a fait quatre vingt six morts le Jeudi 14 Juillet 2016 sur la promenade des Anglais et des risques de troubles à l'ordre public.

Saisi par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), le juge des référés du tribunal administratif de Nice a jugé qu'il n'y avait aucune preuve de tels risques.

« L'arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle », peut-on lire dans l'ordonnance, dont Reuters a obtenu une copie.

Après Cannes, une trentaine de communes du nord et du sud est, pour la plupart dirigées par des maires de droite, ont pris cet été des mesures similaires et déclenché par ricochet une polémique nationale, à laquelle se sont mêlés Manuel Valls, certains de ses ministres et les principaux ténors de droite.

Depuis la décision du conseil d’état concernant Villeneuve-Loubet, près de Nice, les tribunaux administratifs ont annulé plusieurs arrêtés municipaux de ce type, contestés par la LDH et le CCIF.

Jeudi Premier Septembre 2016, le tribunal de Nice a renoncé à statuer sur l'arrêté de Roquebrune-Cap-Martin, retiré par la mairie, et celui de Menton, arrivé à échéance.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 19:27

L'Etat Islamique annonce la mort de son porte-parole Abou Mohamed al Adnani près d'Alep (Reuters)

Le groupe Etat Islamique a annoncé Mardi 30 Août 2016 que son porte-parole et responsable des attentats à l'étranger, Abou Mohamed al Adnani, qui avait appelé en 2014 à tuer des français par tous les moyens, a été tué dans la région d'Alep.

Les Etats-Unis ont mené Mardi 30 Août 2016 une frappe aérienne contre Abou Mohamed al Adnani, un des plus anciens dirigeants de l'organisation, a annoncé pour sa part un responsable de la défense américaine, sans toutefois confirmer l'annonce de son décès. L'attaque a visé un véhicule dans la ville d’al Bab, a-t-il précisé.

L'organe de communication de l'Etat Islamique, Amaq, indique dans un communiqué distribué aux sympathisants de l'organisation djihadiste que son dirigeant a trouvé la mort « en supervisant les opérations destinées à repousser les campagnes militaires contre Alep ».

L'Etat Islamique contrôle encore des territoires dans l'est et le nord de la province d'Alep, où il affronte les rebelles soutenus par les Etats-Unis et par la Turquie, mais pas dans la ville elle-même, où les rebelles livrent une lutte acharnée aux forces gouvernementales syriennes et à leurs alliés.

Amaq ne précise pas quand Abou Mohamed al Adnani a été tué. L'éloge funèbre de l'Etat Islamique à son porte-parole porte la date du Lundi 29 Août 2016 mais il ne dévoile pas la date de sa mort.

Selon un commandant rebelle, il a probablement été tué dans un raid aérien visant la ville d’al Bab, le dernier bastion de l'Etat Islamique au nord d'Alep, où il était, selon des informations non confirmées, venu soutenir le moral vacillant de ses troupes après plusieurs défaites au cours des semaines écoulées.

Un responsable du Pentagone avait plus tôt déclaré à Reuters qu'un raid aérien américain avait pris pour cible Mardi 30 Août 2016 à al Bab un « haut dirigeant de l'Etat Islamique », mais il a ajouté que le résultat du raid n'avait pas encore été établi.

Le groupe djihadiste a récemment subi plusieurs défaites dans la région d'Alep, notamment à Manbij face aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées de combattants kurdes et arabes soutenus par les Etats-Unis, et plus récemment à Djarablous face aux rebelles appuyés par la Turquie.

Cité par le tueur de Magnanville

Né en 1977 dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, sous le nom de Taha Soubhi Falaha, Abou Mohamed al Adnani était depuis deux ans le principal propagandiste de l'Etat Islamique et son visage le plus familier sur les réseaux sociaux utilisés par ses djihadistes.

C'est à ce titre que, au mois de septembre 2014, il avait lancé un appel au meurtre « d’infidèles » français, américains ou de pays alliés par tous les moyens.

« Si vous ne pouvez pas trouver d'engins explosifs ou de munitions, isolez l’américain infidèle, le français infidèle ou n'importe lequel de ses alliés », avait-il dit dans un message enregistré.

« Ecrasez-lui la tête à coups de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le ».

Cet appel d'Abou Mohamed al Adnani, réitéré au mois de mai 2016 avant le début du mois de ramadan, avait été cité par Larossi Abballa, le sympathisant de l'Etat Islamique qui a assassiné le 13 juin 2016 un couple de policiers français à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines.

Après l'attentat de Nice,le Jeudi 14 Juillet 2016, le ministre français de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a aussi évoqué l'influence du « message de l’Etat Islamique sur des individus comme Mohamed Lahouaiej Bouhlel, le tunisien qui a foncé dans la foule avec un camion.

Avant de prêter allégeance à l'Etat Islamique, Abou Mohamed al Adnani avait combattu sous la bannière d’al Qaïda en Irak, où il avait été fait prisonnier par les américains dans les années 2000, selon la Brookings Institution.

Au mois de janvier 2016, les autorités irakiennes avaient déclaré qu'il avait été blessé par une frappe aérienne dans la province d'Anbar, à l'ouest de Bagdad, et qu'il avait par la suite trouvé refuge à Mossoul, la capitale du califat de l’Etat Islamique dans le nord de l'Irak.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 18:53

Heurts à Libreville, Ali Bongo invité à admettre sa défaite (Reuters)

Des heurts se sont produits Jeudi Premier Septembre 2016 à Libreville, la capitale du Gabon, pour le second jour consécutif, faisant au moins trois morts et provoquant l'arrestation de centaines de personnes au lendemain de l'officialisation de la victoire d'Ali Bongo aux élections présidentielles.

Son opposant, Jean Ping, conteste les résultats du scrutin du Samedi 27 Août 2016 et a demandé au président sortant d'admettre sa défaite. « La seule solution, c'est qu'il reconnaisse sa défaite parce qu'il sait qu'il a été battu », a-t-il déclaré sur BFM Télévision, Jeudi Premier Septembre 2016.

A la question de savoir si le dépôt d'un recours devant la cour constitutionnelle pouvait permettre d'éviter le chaos, il a répondu que « la cour constitutionnelle, tout comme la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP), sont des instruments aux mains du pouvoir, cela ne change rien. La CENAP a accepté de publier des résultats bidons préfabriqués par le ministre de l’intérieur », a-t-il dit par ailleurs au Monde.

Le ministre de l’intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya, a dressé un bilan de trois morts et il a annoncé mille cent arrestations. Les manifestants ont selon lui fait usage de grenades et la police a saisi des AK-47.

« Nous avons voulu que tout le monde voit que tout le monde circule dans la ville et que tout le monde se rende compte du niveau des ravages, de destruction et de violence, organisé par certains hommes politiques qui ne veulent pas reconnaître leur défaite », a dit le ministre.

Intervenant à la télévision, Ali Bongo a rejeté la responsabilité des troubles sur l'opposition.

« La démocratie s'accorde mal des succès auto-proclamés et des groupuscules formés à la destruction », a-t-il déclaré. « La démocratie s'accorde mal de la prise d'assaut d'un parlement et de la télévision nationale », a-t-il poursuivi. « Toutes les décisions pour garantir la sécurité dans le pays sont et seront prises ».

Son porte-parole, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a de son côté mis en cause l'attitude de la Côte d'Ivoire. « Nous avons une preuve tangible et irréfutable mettant en cause Jean Ping et Mamadi Diané, conseiller du président de la république de Côte d'Ivoire, dans un complot visant à faire démissionner ce jour des membres de la CENAP par corruption », a-t-il déclaré.

Paris inquiet

Estimant qu'un doute s'était installé, le ministre français des affaires étrangères a de son côté demandé la publication bureau par bureau des résultats du scrutin. « Les résultats de ce vote doivent être parfaitement clairs et transparents », a déclaré Jean-Marc Ayrault, qui a lancé un appel « à l'arrêt des violences, quelles qu'elles soient ».

Les services de la présidence française ont diffusé un communiqué faisant « part de sa profonde inquiétude et de sa grande préoccupation ». Le président François Hollande « appelle toutes les parties à la retenue et à l'apaisement, ce qui suppose un processus garantissant la transparence sur les résultats du scrutin », poursuivent-ils.

Les heurts qui ont éclaté Mercredi 31 Août 2016 à Libreville, où des manifestants ont mis le feu à une partie de l’assemblée nationale après l'annonce de la réélection d'Ali Bongo, se sont étendus Jeudi Premier Septembre 2016 à neuf faubourgs de la capitale, rapportent des témoins.

Explosions et coups de feu ont notamment retenti dans le quartier Nkembo, théâtre de heurts entre les forces de l'ordre et les manifestants qui contestent cette réélection.

Au pouvoir depuis la mort de son père Omar Bongo en 2009 après quarante deux ans à la tête du pays, le président de la république sortant a été déclaré réélu avec 49,80% des voix contre 48,23% pour Jean Ping, selon les résultats définitifs du scrutin annoncés par le ministre de l’intérieur, qui a fait état d'un taux de participation de 59,46%.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 18:31

http://www.normandie-actu.fr/dockers-interpelles-au-havre-le-port-en-greve-le-patron-de-la-cgt-annonce-la-riposte_228339

Fin du blocage au port du Havre. Les dockers relâchés. La réaction du patron de la Confédération Générale du Travail (CGT)

Le mouvement a été suspendu, Mercredi 31 Août 2016, au port du Havre, dans le département de la Seine-Maritime. Philippe Martinez, le leader de la CGT, a vivement réagi aux interpellations de deux dockers.

Par Karine Lebrun

Le mouvement de blocage du port du Havre, dans le département de la Seine-Maritime, a cessé Mercredi 31 Août 2016, dans la soirée. Les deux dockers interpellés le matin même, Mercredi 31 Août 2016, soupçonnés de violences contre un agent des forces de l’ordre et jet de projectiles, ont été relâchés, après toute une journée passés en garde à vue à Paris.

« C’est proprement scandaleux »

Pour protester, les dockers du Havre avaient bloqué toute la journée le deuxième port français.

« Ce qui s’est passé ce matin, Mercredi 31 Août 2016, est proprement scandaleux », Philippe Martinez, le patron de la CGT, invité de l'union départementale CGT de la Seine-Maritime, qui faisait son assemblée générale de rentrée au Havre, Mercredi 31 Août 2016, a vivement réagi à l’interpellation des deux dockers du port, à leur domicile, au petit matin, quelques heures avant la rencontre.

Dernière minute, l'activité a repris, Mercredi 31 Août 2016, dans la soirée, au port du Havre, le deuxième de France, bloqué toute la journée par une grève surprise de la CGT pour protester contre l’interpellation dans la matinée de deux dockers, poursuivis pour des violences lors d’une manifestation à Paris.

Les deux dockers « ont été relâchés Mercredi 31 Août 2016 vers 19 heures 15 après toute une journée de garde à vue à Paris et le mouvement a été suspendu », a affirmé à l’Agence France Presse (AFP) le secrétaire général adjoint de la fédération des ports et docks de la CGT, Anthony Tétard. Les deux dockers comparaîtront le 25 novembre 2016 devant le tribunal correctionnel de Paris, l’un pour violence contre un agent des forces de l’ordre et l’autre pour jet de projectiles.

L’interpellation a été vécue par la CGT, syndicat unique des dockers, comme une provocation, survenant le jour de la venue de son secrétaire général, Philippe Martinez, dans la cité portuaire.

Dès que la nouvelle de l’interpellation a été connue, les dockers et ouvriers portuaires ont cessé le travail, stoppant de facto l’activité du port.

Les porte-conteneurs déjà dans le port ont cessé d’être chargés ou déchargés et ceux qui arrivaient ont été détournés vers d’autres ports. La liaison matinale du ferry entre le Havre et Portsmouth a été supprimée mais celle de 17 heures a eu lieu. Un paquebot qui avait fait escale au Havre a pu appareiller dans la soirée. En plus des arrêts de travail, des dockers ont fait brûler des pneus en différents endroits de la ville, notamment devant le siège du Grand Port Maritime du Havre (GPMH).

Cette action de la CGT est une réponse de grande ampleur à l’interpellation des deux dockers havrais pour des violences commises le Mardi 14 Juin 2016 à Paris, au cours de la manifestation nationale contre la loi travail de la ministre Myriam el Khomri. « Le gouvernement joue la terreur et nous résistons », a tweeté la CGT. « C’est proprement scandaleux », a réagi Philippe Martinez.

« Ce n’est pas un hasard, je pense, si mes camarades ont été interpellés ce matin alors que tout le monde savait qu’il y avait une assemblée générale de rentrée de l'union départementale CGT de la Seine-Maritime et que j’y participais », a ajouté le leader de la CGT.

Les deux salariés du port ont été interpellés par des policiers parisiens pour « violences en réunion », qui auraient été commises lors de la manifestation contre la loi travail du Mardi 14 Juin 2016 à Paris. L’un d’entre eux, âgé de vingt six ans, avait déjà été jugé le 27 juillet 2016 et en partie relaxé par la vingt septième chambre du tribunal correctionnel de Paris, pour des jets de projectiles.

« Nous allons répondre par la riposte »

« Le gouvernement et la police, tout le monde savait que l’assemblée générale qui se tenait au Havre, Mercredi 31 Août 2016, se déroulait en ma présence. Décider des interpellations, aujourd’hui, c’est une véritable provocation. Et c’est le témoignage de la faiblesse d’un gouvernement qui est à la botte du mouvement des entreprises de France (MEDEF). Ces interpellations interviennent quelques jours après une déclaration dans la presse du président de l’Union Maritime Et Portuaire (UMEP) qui tient à dicter à la CGT la conduite à tenir dans les prochaines semaines. Et ce alors que le président du MEDEF, Pierre Gattaz, s’autorise le droit de nous traiter de terroristes. C’est grave et insensé. D’ailleurs, nous avons porté plainte contre le MEDEF pour ces insultes indignes. Notre réponse est claire, nous allons répondre par la riposte », a déclaré, avec le plus grand calme, le patron de la CGT à sa sortie de l’assemblée générale.

Première action décidée spontanément, Mercredi 31 Août 2016 au matin, quand la nouvelle des interpellations s’est répandue, le blocage total de l’activité du port du Havre.

« Et de nouvelles actions de blocage du Havre ont été décidées lors du meeting de l’union locale et confirmées lors de l’assemblée générale », annonce déjà Reynald Kubecki, le secrétaire général de l’union locale de la CGT du Havre.

Est en cours de préparation, dans l’immédiat, la manifestation du Jeudi 15 Septembre 2016 qui pourrait s’élancer des locaux d’une entreprise du Havre qui serait en conflit avec un militant de la CGT. « Le salarié, menacé de licenciement, est hospitalisé », se désole l’union locale de la CGT.

« Ce cas de figure est la preuve que bon nombre d’entreprises, alors même que les décrets d’application ne sont pas entrés en vigueur, veulent déjà jouer des possibilités offertes par la loi travail », s’indigne Philippe Martinez. « Toute la CGT va se mobiliser pour dénoncer ce cas.

Contre la politique de la peur et de l’intimidation, nous allons jouer la carte de l’unité », a appuyé Pascal Morel, le secrétaire général de l’union départementale de Seine-Maritime de la CGT.

« La rentrée sera offensive »

Un seul mot d’ordre, « l’abrogation de la loi travail. Il reste encore des gens à convaincre, notamment dans les toutes petites entreprises mais nous sommes persuadés de pouvoir encore rallier le plus grand nombre. Une loi travail ne doit pas venir diminuer les droits des salariés. Nous restons déterminés », a insisté Philippe Martinez. Le patron de la CGT venait pour la troisième fois au Havre, depuis le début de son mandat.

« Je sens ici des militants qui sont sur le même rythme qu’au printemps où, pendant quatre mois, les actions se sont enchaînées. C’est un signe fort. Le Havre fait partie de ces villes où la mobilisation est restée très forte et où, par la diversité de son tissu économique, nous pouvons nous adresser facilement à un salarié d’une petite entreprise comme à celui d’une grande entreprise internationale ».

Le patron de la CGT n’envisageait pas, en revanche, d’accéder à la demande d’audience formulée par le patron de l’UMEP.

« La CGT est attachée aux congés payés. Écrire à son secrétaire général pendant ses congés et se plaindre trois jours après dans la presse qu’aucune réponse n’ait été formulée, c’est un peu fort. Je pense que c’est à la fédération des ports et docks de la CGT de répondre à Michel Segain. Cette dernière n’était pas contre cette démarche. Mais considérant les interpellations de ce matin, l’heure n’est plus vraiment au dialogue. Une chose est sûre, la rentrée sera offensive ».

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 20:24

Le ministre turc de l'intérieur démissionne (Reuters)

Le ministre turc de l'intérieur, Efkan Ala, a renoncé à ses fonctions, a annoncé Mercredi 31 Août 2016 le chef du gouvernement, Binali Yildirim, après une série d'attentats imputés aux djihadistes de l'Etat Islamique et aux séparatistes kurdes.

Il sera remplacé par le ministre du travail, Suleyman Soylu, ajoute-t-il dans un communiqué lu à la télévision.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 20:10

Le parlement espagnol refuse sa confiance à Mariano Rajoy (Reuters)

Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol sortant, n'est pas parvenu Mercredi 31 Août 2016 à obtenir la confiance du parlement espagnol.

Il a recueilli les suffrages de cent soixante dix des trois cent cinquante députés, soit six voix de moins que la majorité.

Le Parti Populaire, dont il est issu, et les centristes de Ciudadanos se sont prononcés en sa faveur, tout comme les élus d'un petit parti des îles Canaries, alors que les députés du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), les membres de l'alliance anti-austérité Unidos Podemos et les partis basques et catalans ont voté contre.

Un deuxième vote doit avoir lieu Vendredi 2 Septembre 2016. Les députés pourront alors s'abstenir et il suffira à Mariano Rajoy d'obtenir plus de votes en sa faveur qu'en sa défaveur pour être reconduit et former un nouveau gouvernement.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 19:52

Le sénat brésilien destitue Dilma Rousseff (Reuters)

Le sénat brésilien a voté Mercredi 31 Août 2016 en faveur de la destitution de la présidente Dilma Rousseff, qui est ainsi démise de ses fonctions.

Son avocat José Eduardo Cardozo a toutefois annoncé qu'elle ferait appel de ce jugement devant la cour suprême.

Après six jours de procès, les sénateurs, qui se sont prononcés par soixante et une voix pour la destitution et vingt voix contre la destitution, ont jugé Dilma Rousseff coupable d'avoir violé les règles budgétaires. Il fallait une majorité des deux-tiers, soit cinquante quatre voix, pour que la destitution soit effective.

Les élus se sont en revanche prononcés contre l'interdiction d'exercer pendant huit ans dans la fonction publique.

Le vice-président Michel Temer, qui assure l'intérim à la tête de l’état brésilien depuis la suspension de Dilma Rousseff au mois de mai 2016, va terminer son mandat, qui s'achève en 2018. Il doit prêter serment Mercredi 31 Août 2016 à 19 heures GMT.

Accusée d'avoir engagé des dépenses sans l'approbation du congrès et d'avoir maquillé les comptes publics pour dissimuler l'ampleur du déficit budgétaire lors de la campagne de 2014, Dilma Rousseff nie toute malversation et dénonce une conspiration visant à préserver les intérêts des plus riches.

Elle a comparé Lundi 29 Août 2016 les sénateurs aux officiers de la junte militaire qui l'ont jugée dans les années 1970 à visage masqué.

Pour ses détracteurs, sa destitution marque la fin d'une longue crise politique, à laquelle s'ajoutent une crise économique sans précédent depuis plusieurs générations et le vaste scandale de corruption autour de compagnie pétrolière publique Petrobras.

A Brasilia, l'événement a donné lieu à un concert de klaxons et des feux d'artifice ont été tirés dans le ciel de Sao Paulo.

Michel Temer s'est engagé à relancer une croissance en déclin depuis un an et demi et à combler le déficit budgétaire record à coup de mesures d'austérité.

Il va toutefois se heurter à l'hostilité du Parti des Travailleurs qui a appelé ses partisans à manifester.

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 19:30

http://www.liberation.fr/planete/2016/08/28/chios-la-situation-sur-l-ile-est-explosive_1475147

La situation sur l’île de Chios est explosive

Par Fabien Perrier, envoyé spécial de Libération sur l’île de Chios

Dimanche 28 Août 2016

Proche des côtes turques, le petit territoire grec voit de nouveau affluer nombre de syriens fuyant la guerre depuis qu’Ankara ne bloque plus les passages, après le coup d’état raté.

Un « gros ras-le-bol », voilà ce qu’ont ressenti Daniel Rivas et Miguel Vallet, deux bénévoles basques de l’association Zaporeak en voulant ouvrir les portes de la cuisine où ils préparent à manger pour les réfugiés sur l’île de Chios. Pour la deuxième fois en une semaine, les serrures ont été bouchées par de la colle. Un acte de vandalisme de plus, une nuit précédente, un intrus a renversé les préparations et les réserves de la cuisine basque. Les bénévoles ont systématiquement retroussé leurs manches et ils ont tout nettoyé. Ils ont finalement servi mille quatre cent repas à ceux qui sont bloqués sur la cinquième plus grande île de Grèce.

En 2015, ce caillou en mer Egée, sur lequel sont passés un peu plus de cent vingt mille réfugiés, faisait pourtant figure de modèle. Malgré la crise en Grèce, où plus de vingt cinq pour cent de la population est au chômage, les habitants de l’île de Chios ont généreusement accueilli ceux qui débarquaient sur les côtes depuis la Turquie, en face, à seulement sept kilomètres. Mais, aujourd’hui, une partie des cinquante et un mille citoyens s’inquiète, les arrivées sur des rafiots de fortune ont repris de plus belle depuis le coup d’état raté en Turquie, le Vendredi 15 Juillet 2016. La première semaine d’août, trois cent dix huit réfugiés ont échoué à Chios, quand ils n’étaient que deux cent quarante neuf sur tout le mois de juillet 2016, ce qui amplifie les tensions. « Nous sommes à une période charnière en ce qui concerne l’opinion », confirme à Libération Manolis Vournous, le maire de Chios, capitale de l’île du même nom. « Depuis trop longtemps, migrants et réfugiés sont ici, sans infrastructure satisfaisante pour les accueillir et sans personnel suffisant pour enregistrer les demandes d’asile », explique l’élu.

Les camps débordent

Avant la signature de l’accord entre l’Union Européenne et la Turquie, le 18 mars 2016, tous les migrants pouvaient effectuer les démarches sur l’ensemble du territoire grec, sur lequel ils étaient libres d’aller et venir.

Ceux arrivés après le 20 mars 2016, censés être renvoyés en Turquie, se retrouvent bloqués sur l’île, sans liberté de circulation, faute de fonctionnaires turcs, rappelés par Ankara. Les réfugiés, essentiellement syriens, ont désormais la possibilité de demander une relocalisation dans un autre pays européen sans pouvoir le choisir. C’est au service d’asile grec, soutenu par l’EASO, celui de l’Union Européenne, que revient l’enregistrement, première étape de cette procédure. Mais l’EASO a tardé à arriver, soulignent tous les humanitaires présents à Chios. Les autorités n’ont donc pas pu enregistrer assez rapidement les demandeurs d’asile, qui attendent sur une île devenue prison à ciel ouvert. Conséquence, « les camps débordent », selon le premier édile. Chios compte ainsi trois mille cent quinze réfugiés selon le gouvernement grec alors que Vial, le centre d’enregistrement et de tri des migrants, ne dispose que de mille cent places d’accueil.

Ce centre d’enregistrement de Vial est planté à Chalkeio, à dix kilomètres de la capitale. Dans les hangars désaffectés d’une ancienne usine, des préfabriqués servent de bureaux à l’armée, à la police, à FRONTEX, la police européenne des frontières, aux services d’asile grec et de l’Union Européenne et à quelques Organisations Non Gouvernementales (ONG).

«Tous les migrants qui arrivent sur l’île sont amenés ici », rappelle Daphne Spiropoulou, la directrice. « Ils sont fouillés, triés et enregistrés. La police prend leur photographie et leurs empreintes digitales, puis une ONG, Praxis, procède à un examen médical ». Ils obtiennent ensuite un numéro qui les suivra pendant toutes les étapes des procédures de demande d’asile et de relocalisation. En attendant leur tour, les réfugiés devraient obtenir un hébergement sur le camp qui entoure l’usine, derrière des barbelés percés. Mais les préfabriqués qui font office de dortoir affichent complet. Du coup, ils sont réservés aux familles et aux individus vulnérables. Quant à la nourriture, dispensée par l’armée, « elle est infecte », selon un réfugié qui précise « qu’il y avait des vers dans les barquettes l’autre jour ».

Ils volent ton sac

La municipalité, le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et des ONG ont ainsi pris le relais, des tentes ont été plantées à deux endroits dans la capitale. Amnesty International déplore toutefois les conditions lamentables. « Des personnes réfugiées et leur famille dorment à la dure, exposées à la pluie et à la chaleur. Malgré les efforts des bénévoles, il n’y a pas suffisamment de nourriture et les conditions sanitaires sont déplorables ». Mohammad, quinze ans, et son frère, quatorze ans, vivent dans l’un de ces camps. Ces deux gamins pas très épais, arrivés en bus le 16 août 2016 au matin à Vial, font la queue devant les grilles en exhibant un bout de papier, la convocation à un entretien, mais ils ne savent pas bien expliquer lequel.

Quelques minutes de discussion suffisent pour comprendre que ces deux syriens sont à bout.

« Nous sommes arrivés le 20 mars 2016 en Grèce », raconte Mohammad. Leur route s’est arrêtée à Chios. « Nous demandons la réunification familiale pour rejoindre notre père et notre frère en Allemagne. Nous ne savons pas si nous pourrons y aller », poursuit l’aîné.

Lui et son frère n’ont plus d’argent et leurs portables ont été volés. Ils ne vont plus à l’école, ils étaient bons élèves, affirment-ils. Les joues du plus grand portent des marques, « les gens se battent ici et nous sommes agressés, même par des réfugiés », dit-il en détournant le regard.

« Il y a beaucoup de violences entre eux », confirme Amer Omar. Docteur en psychologie, il travaille pour l’ONG Waha à Chios. « Les problèmes psychiques augmentent chez les réfugiés. Après un passage des frontières très dur et parfois mortel, ils attendent maintenant des procédures administratives qui prennent beaucoup de temps », poursuit-il. Face à cette désillusion, « certains demandent même à retourner dans leur pays, mais c’est impossible, il n’y a plus d’interlocuteurs turcs sur l’île ». Ces derniers, censés valider les procédures de retour ou transit par la Turquie, ont été rappelés par Ankara au lendemain du coup d’état avorté.

Petits beignets

Stress et pression psychologique aggravent les tensions chez les réfugiés, sans espoir, sans le sou et suspectés, désormais, d’être à l’origine du moindre problème ou larcin sur l’île. Dans sa boutique de presse et de souvenirs sur le front de mer, Clio multiplie les anecdotes sur ces exilés stoppés à Chios, « ils sont entrés dans les jardins pour voler des légumes ».

Ou encore, « ils se jettent sous les roues des motos pour te forcer à t’arrêter. Et ils volent ton sac ». Selon la police, cet incident s’est produit une fois. Il est devenu systématique aux yeux d’une frange d’autochtones en butte à cette intrusion dans la vie de l’île. « J’ai peur », ajoute Clio.

Même l’évêque de Chios jette de l’huile sur le feu. Après la messe du dimanche, il a déclaré aux fidèles « qu’il n’existe pas de réfugiés, tous sont des migrants illégaux ».

Pour couronner le tout, le nombre de touristes européens a baissé de soixante cinq pour cent par rapport à l’an passé, selon le Citoyen, le quotidien local. Clio et son époux, Giorgos, en ont du mal à avaler les loukoumades, ces petits beignets arrosés d’un sirop de miel qui accompagnent leur café. « Ce sont les réfugiés qui ont provoqué cette chute. C’est une catastrophe pour l’économie », s’agace Giorgos.

« Qu’allons-nous devenir », se demande Clio, persuadée que « les réfugiés vont rester pour toujours ». Le maire prévient, « réfugiés comme habitants de l’île se sentent menacés ».

Malgré tout, quelques locaux continuent d’aider les exilés. Comme Kostas Tanainis, le patron de l’Oasis, dans la station balnéaire de Kerfas, qui ouvre ses cuisines pour concocter la nourriture distribuée, le soir, aux réfugiés, « ce sont des victimes faciles, la situation sur l’île est explosive et les idées racistes s’y propagent désormais ». Il déplore que les réfugiés ne jouissent pas des droits de l’homme élémentaires, comme « celui de travailler ».

Pour lui, il faut créer « des structures d’accueil décentes ». Un projet de nouveau camp est à l’étude à Chios. Une évaluation est en cours pour s’assurer du respect des normes environnementales et sanitaires, le terrain envisagé est celui d’une ancienne déchetterie.

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