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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 18:37

 

http://www.cadtm.org/Les-defis-pour-la-gauche-dans-la

 

Dix propositions afin de ne pas reproduire la capitulation que nous avons connue en Grèce

 

Pour éviter de reproduire la capitulation que nous avons connue en Grèce en 2015, voici dix propositions pour la mobilisation sociale et l’action d’un gouvernement réellement au service du peuple à mettre en œuvre immédiatement et simultanément.

La première proposition est la nécessité, pour un gouvernement de gauche, de désobéir, de manière très claire et annoncée au préalable, à la commission européenne. Le parti qui prétend, ou la coalition de partis qui prétendent gouverner et, bien sûr, nous pensons à l’Espagne, devront refuser d’obéir, dès le début, aux exigences d’austérité, et s’engager à refuser l’équilibre budgétaire. Il faudra dire que « nous ne respecterons pas l’obligation décrétée par les traités européens de respecter l’équilibre budgétaire parce que nous voulons augmenter les dépenses publiques pour lutter contre les mesures antisociales et d’austérité et pour entreprendre la transition écologique ». Par conséquent, le premier point est de s’engager d’une manière claire et déterminée à désobéir. Après la capitulation grecque, il est essentiel d’abandonner l’illusion d’obtenir de la commission européenne et des autres gouvernements européens qu’ils respectent la volonté populaire. Conserver cette illusion nous conduirait au désastre. Nous devons désobéir.

La deuxième proposition est de s'engager à appeler à la mobilisation populaire. Tant au niveau de chaque pays qu’au niveau européen. Cela aussi a échoué en 2015 en Grèce et en Europe. Il est évident que les mouvements sociaux européens ne furent pas à la hauteur en termes de manifestations qui certes eurent lieu, mais qui ne montrèrent pas un niveau suffisant de solidarité avec le peuple grec. Mais il est vrai aussi que l’orientation stratégique de Syriza ne prévoyait pas de faire appel à la mobilisation populaire au niveau européen, ni même de faire appel à la mobilisation populaire en Grèce. Et quand le gouvernement d'Alexis Tsipras a appelé à la mobilisation par le référendum du 5 Juillet 2015, ce fut pour ensuite ne pas respecter la volonté populaire de soixante et un pour cent des grecs, qui avaient refusé d’obéir aux exigences des créanciers et avaient rejeté leurs propositions. Rappelons-nous qu’à partir de la fin février 2015 et jusque fin juin 2015, Yanis Varoufakis et Alexis Tsipras ont fait des déclarations qui visaient à convaincre l’opinion qu’un accord était en vue et que les choses s’arrangeaient. Imaginons au contraire qu’après chaque négociation importante, ils aient expliqué les enjeux, au travers de communiqués, par des déclarations orales aux médias, par des prises de parole sur les places publiques, devant le siège des institutions européennes à Bruxelles et ailleurs. Imaginons qu’ils aient fait la lumière sur ce qui se tramait, cela aurait abouti à des concentrations de milliers ou de dizaines de milliers de personnes, les réseaux sociaux auraient relayé à des centaines de milliers ou des millions de destinataires ce discours alternatif.

La troisième proposition est de s'engager à organiser un audit de la dette avec la participation des citoyens. Les situations dans les vingt huit pays de l’Union Européenne sont différentes, de même bien sûr à l’intérieur de la zone euro. Il y a des pays européens où la suspension des remboursements est une mesure de nécessité absolue et prioritaire, comme dans le cas de la Grèce dans le but de répondre avant tout aux besoins sociaux et de garantir les droits humains fondamentaux. C’est aussi un élément clé d’une stratégie d’autodéfense. En Espagne, au Portugal, à Chypre et en Irlande, cela dépend du rapport de force et de la conjoncture. Dans d’autres pays, il est possible de réaliser d’abord l’audit et ensuite décider de la suspension des remboursements. Ces mesures doivent être mises en œuvre en tenant compte de la situation spécifique de chaque pays.

La quatrième proposition est de mettre en place un contrôle des mouvements de capitaux. Et tenir compte de ce que cela signifie. C’est à dire aller à l’encontre de l’idée selon laquelle il serait interdit aux citoyens de transférer quelques centaines d’euros à l’étranger. Il est évident que les transactions financières internationales seront autorisées jusqu’à un certain montant. Par contre, il s’agit de mettre en place un contrôle strict sur les mouvements de capitaux au-dessus de ce montant.

La cinquième proposition est de socialiser le secteur financier et le secteur de l’énergie. Socialiser le secteur financier ne consiste pas seulement à développer un pôle bancaire public. Il s’agit de décréter un monopole public sur le secteur financier, à savoir les banques et les sociétés d’assurance. Il s’agit d’une socialisation du secteur financier sous contrôle citoyen. C’est-à-dire transformer le secteur financier en service public. Dans le cadre de la transition écologique, bien sûr, la socialisation du secteur de l’énergie est également une mesure prioritaire. Il ne peut y avoir de transition écologique sans monopole public sur le secteur de l’énergie, tant au niveau de la production que de la distribution.

La sixième proposition est la création d’une monnaie complémentaire, non convertible et l’inévitable débat sur l’euro. Que ce soit dans le cas d’une sortie de l’euro ou d’un maintien dans la zone euro, il est nécessaire de créer une monnaie complémentaire non convertible. Autrement dit, une monnaie qui sert, en circuit court, aux échanges à l’intérieur du pays. Par exemple, pour le paiement de l’augmentation des retraites, des augmentations de salaire aux fonctionnaires, pour le paiement des impôts, pour le paiement des services publics. Utiliser une monnaie complémentaire permet de se détacher et de sortir partiellement de la dictature de l’euro et de la Banque Centrale Européenne (BCE). Bien sûr, on ne peut pas éviter le débat sur la zone euro. Dans plusieurs pays, la sortie de la zone euro est également une option qui doit être défendue par les partis, les syndicats et d’autres mouvements sociaux. Plusieurs pays de la zone euro ne pourront pas réellement rompre avec l’austérité et lancer une transition écosocialiste sans quitter la zone euro. Dans le cas d’une sortie de la zone euro, il faudrait soit mettre en œuvre une réforme monétaire redistributive, soit appliquer un impôt exceptionnel progressif au-dessus de deux cent mille euros. Cette proposition ne concerne que le patrimoine liquide, elle ne concerne donc pas le patrimoine immobilier évoqué dans la septième proposition.

La septième proposition est une réforme radicale de la fiscalité. Supprimer la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) sur les biens et les services de consommation de base, comme la nourriture, l’électricité, le gaz et l’eau, pour ces trois derniers, jusqu’à un certain niveau de consommation par individu, et d’autres biens de première nécessité. Par contre, nous proposons une augmentation de la TVA sur les biens et les produits de luxe. Nous avons aussi besoin d’une augmentation des impôts sur les bénéfices des entreprises privées et des revenus au-dessus d’un certain niveau, autrement dit, un impôt progressif sur les revenus et sur le patrimoine. La maison d’habitation devrait être exonérée d’impôt en dessous d’un certain montant qui varie en fonction de la composition du foyer. La réforme de la fiscalité doit produire des effets immédiats, une baisse très sensible des impôts indirects et directs pour la majorité de la population et une augmentation très sensible pour les dix pour cent les plus riches et pour les grandes entreprises. Enfin, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale serait intensifiée.

La huitième proposition, ce sont les déprivatisations. C'est de racheter les entreprises privatisées pour un euro symbolique. Ainsi, de ce point de vue, utiliser l’euro pourrait s’avérer très sympathique, en payant un euro symbolique à ceux qui ont profité des privatisations. Et renforcer et étendre les services publics sous contrôle citoyen.

La neuvième proposition est la mise en œuvre d’un vaste plan d’urgence pour la création d’emplois socialement utiles et pour la justice. Réduire le temps de travail avec maintien des salaires. Abroger les lois antisociales et adopter des lois pour remédier à la situation de la dette hypothécaire abusive, des dispositions qui concernent en priorité des pays comme l’Espagne, l’Irlande et la Grèce. Cela pourrait très bien se résoudre par la loi, en évitant des procès, car il y a de nombreux procès sur la dette hypothécaire où les ménages sont confrontés aux banques. Un parlement peut décréter par une loi l’annulation des dettes hypothécaires inférieures à cent cinquante mille euros par exemple et mettre ainsi un terme à des procédures judiciaires. Il s’agit aussi de mettre en œuvre un vaste programme de dépenses publiques afin de relancer l’emploi et l’activité socialement utile en favorisant les circuits courts.

La dixième proposition est d'entamer un véritable processus constituant. Il ne s’agit pas de changements constitutionnels dans le cadre des institutions parlementaires actuelles. Il s’agirait de dissoudre le parlement et de convoquer l’élection au suffrage direct d’une assemblée constituante. Et de rechercher à insérer ce processus dans d’autres processus constituants au niveau européen.

Ce sont dix propositions de base à soumettre au débat. Mais une chose est certaine, les mesures à prendre doivent aller à la racine des problèmes et elles doivent être appliquées simultanément car il faut un programme cohérent. En l’absence de la mise en œuvre de mesures radicales annoncées depuis le début, il n’y aura pas de rupture avec les politiques d’austérité. Il est impossible de rompre avec les politiques d’austérité sans prendre des mesures radicales contre le grand capital. Ceux qui pensent que l’on peut éviter cela sont des enfumeurs qui ne pourront pas obtenir de réelles avancées concrètes. Au niveau européen, la nature de l’architecture européenne et l’ampleur de la crise du capitalisme font qu’il n’y a pas de réel espace pour des politiques productivistes néo-keynésiennes. L’écosocialisme ne doit pas être à la marge mais au cœur du débat, d’où doivent venir les propositions immédiates et concrètes. Il faut mener à bien la lutte contre l’austérité et se lancer sur le chemin de l’anticapitalisme. La transition écosocialiste est une nécessité absolue et immédiate.

 

Premiers signataires

 

Éric Toussaint, Daniel Albarracín, Marina Albiol, Josep Maria Antentas, Rommy Arce, Raúl Camargo, Manuel Gari, Teresa Rodríguez, Carlos Sanchez Mato, Miguel Urbán Crespo, Olivier Besancenot, Eric Coquerel, Pierre Cours-Salies, Léon Crémieux, Alexis Cukier, Pierre Khalfa, Djordje Kuzmanovic, Myriam Martin, Jean-François Pellissier, Corinne Morel Darleux, Christine Poupin, Catherine Samary, Patrick Saurin, Tassos Anastassiadis, Aris Chatzistefanou, Nikos Chountis, Zoe Konstantopoulou, Stathis Kouvelakis, Costas Lapavitsas, Yorgos Mitralias, Antonis Ntavanelos, Leonidas Vatikiotis, Zbigniew Marcin Kowalewski

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 17:41

 

http://www.elmundo.es/espana/2017/02/12/58a02dbe46163fd3688b45f5.html

 

Victoire de Pablo Iglesias contre Inigo Errejón

 

Après les résultats du deuxième congrès de Podemos, Inigo Errejon se met à la disposition de Pablo Iglesias

Fin du débat, Pablo Iglesias a obtenu une nette victoire contre Inigo Errejón et il pourra diriger Podemos comme il le voudra. Le leader de Podemos aura une majorité de soixante pour cent du comité de direction et ses documents ont obtenu plus de cinquante pour cent des voix, contre trente trois pour cent pour son numéro deux.

Après les problèmes des dernières semaines, les militants de base ont accordé à Pablo Iglesias un soutien massif et lui ont laisser les mains libres pour diriger le cours politique du Podemos avec son équipe de fidèles, comme Irene Montero, Pablo Echenique ou Rafael Mayoral.

La victoire des pablistes a été si importante que dans le même temps elle représente également un test décisif pour l'intégration du second courant du parti, qui dans ce vote a obtenu beaucoup moins de voix que prévu. Pablo Iglesias a cité Inigo Errejón quand il a parlé d’unité, mais il reste à voir si son discours comme secrétaire général nouvellement réélu donne quelques indices qui pourront au moins apaiser les craintes de purges des errejonistes.

Les données sont très claires, elles ne sont pas discutables et elles sont fortement légitimées par le niveau élevé de la participation des militants de Podemos, le plus grand dans l'histoire de Podemos, avec plus de cent cinquante et un mille votants. Par conséquent, les premières réactions des partisans d’Inigo Errejón sont « d’assumer les résultats ». Ils ont reçu un coup fort, parce que Pablo Iglesias a maintenant les mains libres pour appliquer les résultats.

Un conseil citoyen pabliste

Pablo Iglesias obtient un contrôle absolu du conseil citoyen, le comité de direction de Podemos, qui se compose de soixante deux membres élus. L'équipe du secrétaire général obtient trente sept conseillers tandis que l’équipe d’Inigo Errejón obtient vingt trois conseillers. Et pour la première fois, le courant des actuels anticapitalistes obtient deux conseillers.

Au sein du conseil des citoyens siègent également le secrétaire général, Pablo Iglesias, et les leaders territoriaux. Cela ne change pas l'équilibre, parce qu'au moins huit leaders territoriaux sont des pablistes et trois d’entre eux sont des errejonistes. Les autres sont proches des anticapitalistes ou bien des indépendants.

Les membres du conseil des citoyens les plus connus sont les representants de tous les courants, Inigo Errejón, Irène Montero, Pablo Echenique, Rafael Mayoral, Rita Maestre, Miguel Urbán et Juan Pedro Yllanes. Il y a aussi une grande surprise, l'acteur Pepe Viyuela , qui conduit symboliquement la liste des errejonistes.

Pablo Iglesias promet l'unité et l'humilité

La victoire de Pablo Iglesias peut également être mesurée dans un aspect symbolique. Inigo Errejón n'a même pas été le deuxième conseiller qui a obtenu le plus de voix. Cela a été le secrétaire à l’organisation, Pablo Echenique, ce qui signifie un soutien supplémentaire à l'équipe de Pablo Iglesias, donnant encore plus de force à sa victoire.

Pendant ce temps, dans son discours après sa réélection en tant que secrétaire général, Pablo Iglesias a promis « unité et humilité », parce qu'il a dit que c’était le message des militants et que c’était la meilleure façon d'être utile. « Nous avons reçu un mandat et nous allons l’appliquer », a-t-il promis.

Avec un ton plus solennel, Pablo Iglesias a promis que « l'unité et l'humilité » vont présider l'attitude de Podemos pour relever de nouveaux défis, la défense du droit de décider, les droits de l'homme, être les meilleurs députés du parlement, continuer à s’opposer au Parti Populaire, gagner les élections et gouverner pour changer l'Espagne avec son peuple et ses peuples.

« Nous ferons certainement beaucoup d'erreurs. C’est impossible de ne pas en faire quand nous prenons des décisions mais, je vous le promets, nous ne nous tromperons pas de côté », a-t-il proclamé, se référant au Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et à son abstention face à Mariano Rajoy.

Pablo Iglesias a dit qu'à partir de maintenant Podemos sera plus ferme, féministe et unitaire. « Aujourd'hui, nous sommes plus forts et nous avons plus d’expérience », a-t-il dit, dans l'espoir que sa victoire écrasante serve à fermer la porte à la crise de l'année dernière. Et il a terminé son discours en disant « l’unité et l'humilité jusqu'à la victoire ».

Pablo Iglesias change également le modèle du parti

Le secrétaire général de Podemos a obtenu ce week-end tout le pouvoir dans une organisation conçue à sa convenance. Les militants ont livré pleinement le parti à son fondateur et dirigeant, dont les quatre documents, politiques, organisationnels, éthiques et pour l’égalité, ont obtenu toujours plus de cinquante pour cent des voix de plus de cent cinquante cinq mille votants.

Il faut signaler en particulier la victoire du document politique de Pablo Iglesias, qui a obtenu cinquante six pour cent des voix contre trente trois pour cent des voix pour celui d’Inigo Errejon et neuf pour cent des voix pour celui des anticapitalistes.

Lors du vote des documents organisationnels, l'équipe du secrétaire général obtient cinquante quatre pour cent des voix contre trente quatre pour cent des voix pour le document d’Inigo Errejón et dix pour cent des voix pour le document des anticapitalistes. Pour le vote des documents éthiques, Pablo Iglesias gagne à nouveau avec un pourcentage similaire, cinquante trois pour cent des voix, contre trente trois pour cent des voix pour le document d’Inigo Errejón et onze pour cent des voix pour le document de Miguel Urbán et de Teresa Rodriguez.

Cela signifie que Pablo Iglesias a les mains complètement libres pour faire ce qu’il veut de Podemos, parce qu’il a presque deux fois plus de voix qu’Inigo Errejón, aussi bien dans ses propositions politiques que dans ses propositions organisationnelles. A partir de maintenant, dans cette phase de maturation du parti, le secrétaire général aura beaucoup plus de pouvoir que le leader du Parti Populaire ou bien celui du PSOE, par exemple, et qu’il pourra, avec l'approbation de ses militants, prendre des décisions par-dessus le conseil citoyen, dans un modèle ultra présidentialiste.

Les militants ont décidé d'accorder les pleins pouvoirs au puissant secrétaire général, comme dans les trois premières années de la vie de Podemos. Le secrétaire général, par exemple, a la pleine capacité de convoquer des référendums militants. Il peut modifier les statuts de Podemos, protégeant les pouvoirs du leader.

Inigo Errejón a dit que, comme cela a été le cas jusqu'à présent, les principes fondamentaux, tels que des alliances pré et post électorales, nécessitent une consultation obligatoire des militants de Podemos. Les partisans du numéro deux proposent la décentralisation et la déconcentration des décisions, ce qui donne plus de pouvoir au conseil citoyen et aux organismes régionaux, comme cela se produit dans le PSOE, et moins de pouvoir au leader. C’est un modèle plus parlementaire et moins césariste.

Pablo Iglesias, cependant, refuse de reproduire un modèle similaire à celui du PSOE, dans lequel les secrétaires généraux régionaux, ceux qu’on appelle les barons, accumulent beaucoup de pouvoir et le contrôle du parti et sont un véritable contrepoids au secrétaire général.

Opposition à toute fusion avec Izquierda Unida

La victoire de Pablo Iglesias soulève également de nombreux autres aspects nouveaux. Parmi eux, il y a l’opposition à toute éventuelle fusion avec Izquierda Unida. Le secrétaire général a proposé que « la fusion avec une autre organisation devra être approuvée par les deux tiers des militants et des cercles actifs ».

En outre, il y a également la limitation des charges de Podemos. Pablo Iglesias a fait valoir qu'une seule personne ne peut occuper « une charge interne et une charge externe » en même temps. Cette proposition concerne des membres de tous les courants actuels. Inigo Errejón a également repris cette proposition.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:26

 

Donald Trump dit qu'il respectera le principe de la Chine unique (Reuters)

 

Le président américain Donald Trump a fait savoir à son homologue chinois Xi Jinping qu'il avait changé d'avis et qu'il respecterait le principe de la Chine unique, une déclaration de nature à apaiser les relations entre Washington et Pékin, très attaché à ses revendications sur Taïwan.

Donald Trump avait mis Pékin en colère au mois de décembre 2016 et s'entretenant avec la présidente de Taïwan. Il avait expliqué que les Etats-Unis n'étaient pas forcément tenus de se conformer à ce principe respecté depuis quarante ans par les Etats-Unis et qui consiste à s'aligner sur la position de la Chine communiste selon laquelle il y a une seule Chine dont Taïwan a vocation à faire partie.

Un communiqué de la Maison Blanche indique que les deux présidents ont eu une longue conversation, Jeudi 9 Février 2017, quelques heures avant une rencontre prévue entre Donald Trump et le premier ministre japonais Shinzo Abe.

La Maison Blanche a décrit l'entretien téléphonique, le premier depuis l'investiture du nouveau président américain le Vendredi 20 Janvier 2017, comme extrêmement cordial.

« A la demande du président Xi Jinping, le président Donald Trump a accepté de respecter le principe de la Chine unique », dit le texte.

La présidente taïwanaise Tsai Ingwen a déclaré par voie de communiqué qu'il était dans l'intérêt de son pays de maintenir de bonnes relations avec les Etats-Unis et la Chine.

En Chine, dit-on dans les milieux diplomatiques à Pékin, on craignait une humiliation du président Xi Jinping au cas où la conversation téléphonique entre les deux dirigeants aurait mal tourné et où les détails en auraient été divulgués par la presse.

Le cas s'est produit la semaine dernière après un entretien téléphonique difficile entre le premier ministre australien Malcolm Turnbull et Donald Trump à propos de l'immigration. Le Washington Post s'en est fait l'écho et les relations se sont tendues entre les deux pays pourtant alliés.

La question de Taiwan est la question la plus sensible de toutes pour la Chine. Dans leur conversation, les deux chefs d’état ont mentionné qu'une fois résolue la question de la Chine unique, leurs relations pourraient se normaliser.

« Des représentants des Etats-Unis et de la Chine vont engager des discussions sur une série de questions intéressant les deux pays », indique le communiqué.

Xi Jinping a déclaré par l'intermédiaire du ministère chinois des affaires étrangères qu'il avait été sensible à l'engagement pris Jeudi 9 Février 2017 par Donald Trump.

« Je crois que les Etats-Unis et la Chine sont des partenaires qui coopèrent et que nous pourrons, grâce à des efforts conjoints, améliorer nos relations à un niveau inédit », a déclaré Xi Jinping.

« Le développement de la Chine et des Etats-Unis peuvent absolument être complémentaires et avancer de concert. Les deux parties peuvent absolument devenir de très bons partenaires de coopération », a ajouté le président.

La Chine se montre particulièrement méfiante envers la présidente taïwanaise, dont le parti démocrate progressiste (DPP) est favorable à l'indépendance officielle de l'île, ce qui constitue une ligne rouge à ne pas franchir pour Pékin.

La Chine revendique la souveraineté sur Taïwan depuis 1949, depuis la victoire des communistes de Mao Tsétoung sur les forces nationalistes de Tchang Kaïchek qui, après leur défaite, se sont repliées dans l'île de Taïwan pour fonder la république de Chine.

Les Etats-Unis, qui ont d'abord reconnu Taïwan, ont modifié leur politique en 1979 sous la présidence du démocrate Jimmy Carter, pour reconnaître la Chine communiste.

L'avocat James Zimmerman, ancien chef de la chambre américaine de commerce en Chine, explique que Donald Trump n'aurait jamais dû aborder en premier la question de la Chine unique.

« Il y a bien sûr un moyen de négocier avec les chinois, mais les menaces concernant leurs intérêts vitaux et fondamentaux sont d'emblée contre-productives », déclare l'avocat par courriel.

« Au final, Donald Trump a confirmé à la face du monde qu'il n'est qu'un tigre de papier, un zhilaohu, quelqu'un qui semble menacer, mais qui est totalement inefficace et incapable de supporter une difficulté ».

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:11

 

https://www.francebleu.fr/infos/international/manifestation-dans-le-calme-pour-plusieurs-milliers-de-kurdes-strasbourg-1486814609

 

Manifestation dans le calme de quinze mille à vingt mille kurdes à Strasbourg

 

Par Romane Porcon et Olivier Vogel

 

Ils sont près de vingt mille kurdes à défiler Samedi 11 Février 2017 dans les rues de Strasbourg, la capitale européenne. C'est un défilé dans le calme. Comme chaque année depuis dix huit ans, les militants réclament la libération de leur leader Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie et plus de libertés pour le peuple kurde.

 

Manifestation dans le calme à Strasbourg Samedi 11 Février 2017 de quinze mille à vingt mille kurdes qui participent au défilé annuel des kurdes d'Europe. L'ambiance est festive pour le cortège avec de la musique et les drapeaux déployés. Cette semaine, des incidents avec des membres de la communauté turque pro gouvernementale ont eu lieu à Sarre Union et à Saverne. Le cortège sous surveillance policière, dispose de son propre service de sécurité, Samedi 11 Février 2017, pour éviter tout débordement.

 

Les militants se sont d'abord réunis dans le quartier de la gare de Strasbourg avant de rejoindre le quartier de la Meinau. Un meeting doit se tenir Samedi 11 Février 2017 en début d'après-midi place des Vanneaux. Les années passent, les slogans restent. « Libérez Abdullah Öcalan » crient les manifestants. Depuis dix huit ans, ils réclament la libération de leur leader Abdullah Öcalan, capturé à Nairobi en 1999 et condamné en Turquie à la prison à perpétuité. Ils s'en prennent également à l’état turc, ils réclament la libération de tous les prisonniers politiques en Turquie et ils demandent également un statut pour le Kurdistan. L'année dernière, quinze mille personnes avaient participé au défilé.

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 15:54

 

http://www.alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-podemos-a-la-croisee-des-chemins.html

 

http://www.vientosur.info/spip.php?article12195

 

Podemos à la croisée des chemins

 

Par Manuel Gari, économiste, membre de Podemos, d’Anticapitalistas et du conseil de rédaction de Viento Sur

 

Jeudi 9 Février 2017

 

Toute personne qui n’est pas un initié des labyrinthes internes de l’élite de Podemos ne peut comprendre les clés du débat dans le débat qui se déroule de manière publique et ininterrompue entre les errejonistes et les pablistes. C’est d’autant plus incompréhensible quand la conjoncture est optimale pour consolider Podemos qui se situe au deuxième rang dans les intentions de vote et au premier parmi les partis d’opposition au Parti Populaire de Mariano Rajoy avec la possibilité à venir de former un gouvernement.

Le capital de confiance accumulé en faveur de Podemos peut s’évaporer si, lors de son deuxième congrès, l’organisation ne sort pas avec un projet politique clair visant à empêcher qu’il y ait une résolution de la crise de 1978, qui n’est pas une crise de l'état, en particulier de sa clé de voûte, le bipartisme. Ce qui déboucherait sur un processus dur et difficile de modification de la constitution. La confiance des classes subalternes et des jeunes dans la nouvelle organisation peut s’éteindre si ne sont pas combattues et freinées les politiques d’austérité imposées par l’Union Européenne qui imprègnent les budgets antisociaux et la réforme de la législation du travail, conçue contre les droits des travailleurs et travailleuses, d'où l’irresponsabilité fratricide.

Le mouvement du 15 mai 2011 a mis en question le régime de 1978 et il a dénoncé la corruption. Mais, avant tout, il a exigé des responsabilités à ceux qui jusque-là représentaient symboliquement, dans le camp populaire, les aspirations les plus profondes, c’est-à-dire le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Ce dernier est entré dans une profonde crise de projet. C’est dans Podemos que ces aspirations populaires, pour beaucoup, ont trouvé leur expression. La seule chose qui explique que, malgré le spectacle digne d’un feuilleton que sont en train d’offrir ceux qui devraient chercher à donner des solutions, les intentions de vote pour Podemos ne s’affaissent pas, selon le centre de recherche sociologique (CIS), repose sur deux éléments. Tout d’abord, nous naissons comme un besoin pour un large secteur après les luttes des marées et non pas, comme cela a été écrit de façon idiote et prétentieuse, par des politologues dans un bureau de sciences politiques de l’université. Ensuite, Podemos résiste parce que le PSOE ne surmonte pas sa prostration, pour le moment.

Ces jours, nous avons lu et entendu une série d’explications de la crise interne de Podemos selon une grille d’interprétation du type conspiration entre cliques. Il parle plus de loyautés personnelles que d’allégeances à un projet et aux gens d’en bas. Certains de ces écrits deviennent pathétiques avec une tonalité d’amour éconduit. D’autres justifient, en dépit de l’importante formation philosophique des auteurs, les options politiques fort erronées du congrès de fondation de Podemos. Et cela sur le terrain des orientations politiques, les illusions sur la possibilité de prendre le gouvernement en dehors des relations de force entre classes sociales, et sur le terrain organisationnel, la construction d’une machine de guerre hiérarchique empêchant, sous une forme quotidienne, la participation et les débats des militants.

Et pour justifier ce qui est dit, on présente des vieilles photographies de la fonction de Podemos sur lesquelles ne sont pas visibles beaucoup de ceux qui étaient alors présents. Mais ceux qui le font commettent une violation de la vérité. Ce sont les photographies d’une fraction, Claro Que Podemos (CQP), qui a dirigé l’organisation depuis la direction unifiée, celle dont les composantes, aujourd’hui, se chamaillent. Cette photographie arrive tard, l’image réelle de la fondation de Podemos est celle prise bien avant dans le Teatro del Barrio, le 17 janvier 2014, jour où a été présentée l’initiative de Podemos, théâtre se situant dans le quartier Lavapiés de Madrid. Cette photographie est celle qui représente le mieux le futur du Podemos dont il ne reste personne. Devant une centaine de personnes, l’initiative était présentée, dans la perspective des élections européennes, et ses premiers pas se faisaient en présence de Miguel Urbán, Jorge Moruno, Teresa Rodríguez, Juan Carlos Monedero et Inigo Errejon.

Podemos, lors de son deuxième congrès, fait face à deux défis qui ne sont pas si simples pour ceux qui détiennent la couronne. D’une part, conclure cette assemblée avec un plan de travail et des propositions de programme qui permettent d’apparaître comme une option fiable pour former un gouvernement de changement qui, tôt ou tard, devra s’affronter à l’oligarchie européenne et espagnole et opter entre ceux d’en haut et ceux d’en bas. D’autre part, mettre en place un parti-mouvement démocratique capable d’alimenter les énergies de la société et de s’en nourrir, au même titre que les énergies des organisations sociales, de leurs aspirations et des luttes des classes subalternes. Nous devons ouvrir des brèches populaires dans les institutions, nous battre pour améliorer les conditions de vie de la majorité, mais ne pas croire que marcher sur les moquettes suffit à résoudre en modifier les rapports de force entre classe en faveur du peuple. Pour cela, il faut que Podemos, Unidos Podemos, les confluences en Galice et en Catalogne et le nouveau municipalisme alternatif se constituent dans leur ensemble en un nouveau sujet politique. Cela en plus d’utiliser de manière adéquate les sièges conquis afin d’impulser l’auto-organisation populaire. Le peuple, les peuples, ni ne se créent, ni ne se détruisent, ils se transforment. Il se transforme si augmente son degré de conscience, d’organisation et de capacité d’agir, et si se forgent de nouvelles alliances, des identités et des communautés.

Dans la lutte entre les Montaigu et les Capulet, dans celle entre les Guelfes et les Gibelins, il n’est pas question de choisir l’un ou l’autre.

Je choisis une autre saga historique qui apparaît et réapparaît dans le cours de l’histoire et prend des formes différentes, celle de Spartacus.

Et cela pour aucune autre raison de fond que le soutien aux documents et aux candidats pour le deuxième congrès présentés par Podemos en Movimiento, car il s’agit de propositions responsables, démocratiques, non sectaires, en dehors des conspirations et qui offrent des solutions, et non pas des histoires. Aujourd’hui, l’essentiel est de faire face à la grande coalition entre le Parti Populaire, le PSOE et Ciudadanos. En outre, comme l’affirme avec sagesse l’Ecclésiaste, « vanitas vanitatum, omnia vanitas », « vanité des vanités, tout est vanité ».

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 15:24

 

http://www.francoisruffin.fr/je-me-presente

 

Je me présente

 

Par François Ruffin

 

Né à Calais, j’ai grandi à Amiens, où j’ai fondé le journal Fakir, « fâché avec tout le monde », en 1999. Mes articles m’ont valu un paquet de procès, sept, dont six de gagnés, contre un premier adjoint, contre le Président Directeur Général (PDG) de Casino et contre l’ancien propriétaire de Flodor.

C’est une petite entreprise qui a prospéré, devenu national, avec six salariés, le journal est aujourd’hui vendu à trente mille exemplaires. Je sais ce que signifie équilibrer un budget, payer des cotisations et faire le tour des administrations.

L’an dernier, j’ai réalisé le film Merci Patron. Avec cinq cent mille entrées, cette mini-production tournée à Flixecourt, dans le Nord, à Amiens, a été le plus gros succès au cinéma pour un documentaire en 2016. Le film est maintenant diffusé en Italie, en Espagne, au Canada, au Mexique et sur Canal Plus.

J’ai également travaillé durant sept ans pour la radio France Inter, avec des allers retours quotidiens à Paris, l'intercité et ses aléas, je connais, ou encore pour le Monde Diplomatique.

J’ai reçu le « prix des lycéens du livre économique » pour un livre rédigé avec Antoine Dumini, « comment ils nous ont volé le football ».

Car c’est mon loisir préféré, ma passion d’enfance qui se prolonge, le football. Après Ribemont-sur-Ancre, puis les portugais d’Amiens, je joue chaque dimanche matin en vétérans avec l'olympique amiénois. Et nous coorganisons chaque année, avec Fakir, le tournoi de sixte d’Eaucourt-sur-Somme, en mémoire de notre copain Antoine.

Quant à ma famille, j’ai deux enfants, de cinq et de huit ans, en garde alternée, une semaine sur deux. Et c’est mon grand souci, si je suis élu. Les séances se déroulent le mercredi, à l'assemblée, et j’aime bien accompagner mes enfants à leurs activités. Comme pour plein de gens, je m’arrangerai avec mes parents ou leur maman.

Journaliste depuis dix huit ans à Amiens, jamais encarté dans un parti politique, je me présente aux élections législatives du Dimanche 11 Juin et du Dimanche 18 Juin 2017 dans la première circonscription de la Somme.

Cette candidature est une initiative citoyenne, soutenue par le Parti Communiste Français (PCF) , le mouvement de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, Europe Ecologie Les Verts (EELV), Ensemble, le site www.laprimaire.org et toutes les forces qui voudront bien nous rejoindre

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 19:47

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/103443/duo-nouaille-fayed-non-retenu-france-insoumise-legislatives

 

L’attribution de l’investiture du mouvement de la France Insoumise fait polémique à Evry et à Corbeil

 

Par Maxime Berthelot

 

Mardi 7 Février 2017

 

Candidats aux élections législatives sur la première circonscription de l’Essonne, Michel Nouaille et Mina Fayed proposaient au mois de novembre 2016 leur candidature au mouvement de la France Insoumise.

Déjà investis par le Parti Communiste Français (PCF), ils n’ont pas obtenu le soutien du mouvement dirigé par Jean-Luc Mélenchon, qui a préféré accordé son investiture à Ulysse Rabaté et à Farida Amrani.

Soutenu par le PCF de la première circonscription de l’Essonne, mais aussi par le mouvement Ensemble et plusieurs militants du Parti de Gauche d’Evry-Courcouronnes, Michel Nouaille et Mina Fayed n’ont pas été investis par le mouvement de la France Insoumise, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. « Nous avons été écoutés par les groupes locaux du mouvement de la France Insoumise pour leur proposer d’être leur candidat. Ils étudient notre candidature », expliquaient-ils au début du mois de décembre 2016.

Le 30 novembre 2016, les groupes d’appuis locaux de soutien à Jean Luc Mélenchon à Corbeil et à Évry avaient affiché leur rejet des candidatures de Farida Amrani et d’Ulysse Rabaté, sans étiquette mais soutenus par Bruno Piriou, figure historique du PCF de Corbeil-Essonnes, conseillers municipaux du PCF à Evry et à Corbeil. Ils ne s’étaient d’ailleurs pas présentés devant l’assemblée générale. Ils avaient alors émis une préférence sur les candidatures de Michel Nouaille et Mina Fayed, tout en proposant quatre autres noms possibles.

Mais après deux mois d’attente, ils n’ont finalement pas été investis par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui leur a préféré Farida Amrani et Ulysse Rabaté, déjà candidat du Front De Gauche (FDG) lors des élections législatives de 2012.

« Quelle déception pour eux d’avoir cru que, au mouvement de la France Insoumise, on allait changer les pratiques politiques et de voir que c’est par le haut, de manière oligarchique, que ces candidats allaient quand même être désignés sans tenir compte des appréciations qu’ils ont fait remonter », regrette le groupe d’appui à Jean Luc Mélenchon d’Évry.

« Pour nous, ce qui est clair, c’est que nous ne nous reconnaîtrons jamais dans ces deux candidats désignés par le haut ».

Une investiture que les heureux élus ont accueillie avec sérénité.

« C’est dans la continuité des choses », estime Farida Amrani. « Il faut maintenant appeler à un large rassemblement de gauche ». Quant au soutien de Bruno Piriou, qui aurait pu faire la différence, « il a vu ce que nous avons fait, il connaît notre engagement. Lui, comme le mouvement de la France Insoumise, ont estimé que nous étions les plus à même de couper les ponts avec un Parti Socialiste local si particulier, celui de Manuel Valls ».

Dans un communiqué, Michel Nouaille et Mina Fayed ont de leur côté tenu à réaffirmer leurs engagements dans la campagne pour les élections législatives du mois de juin 2017, « forts de notre ancrage local, de notre désignation démocratique par les militants du FDG de la première circonscription et du soutien des deux groupes locaux de Corbeil-Essonnes et d’Evry du mouvement de la France Insoumise, nous œuvrons plus que jamais pour le rassemblement de la gauche de transformation sociale, écologique et démocratique exigé par celles et ceux qui se retrouvent dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon, par les déçus du quinquennat de François Hollande et de Manuel Valls et par les écologistes ».

Avant de conclure sur un ton optimiste, « encouragés par de nombreux soutiens qui nous parviennent chaque jour, nous sommes décidés à continuer et amplifier cette campagne dans les prochaines semaines ».

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 19:34

 

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/espagne-entre-iglesias-et-errejon-lutte-finale-podemos

 

Entre Pablo Iglesias et Inigo Errejón, lutte finale à Podemos

 

La formation née du mouvement des indignés célèbre le Samedi 11 Février et le Dimanche 12 Février 2017 un congrès sous haute tension.

Le leadership de Pablo Iglesias est en jeu, après des mois de tensions avec son numéro deux, Íñigo Errejón.

Duel au sommet, lutte finale, match de boxe et règlement de comptes à Vistalegre, les métaphores fusent dans la presse espagnole pour décrire ce qui se joue le Samedi 11 Février et le Dimanche 12 Février 2017 au palais de Vistalegre à Madrid, où Podemos célèbre son deuxième congrès.

Trois ans après sa création, la formation née du mouvement des indignés a réussi à s’imposer comme la troisième force politique du pays. Cependant, elle arrive à ce rendez-vous divisée entre, d’un côté, son secrétaire général, Pablo Iglesias, et, de l’autre côté, son numéro deux et secrétaire politique, Íñigo Errejón.

Chacun présente au congrès sa propre liste pour la direction du conseil exécutif du parti. Bien qu’Inigo Errejón ne postule pas au poste de secrétaire général, organe séparé du conseil exécutif, Pablo Iglesias a prévenu qu’il démissionnerait si sa liste était battue. Il a ainsi transformé le congrès en « un duel pour le leadership du parti entre lui et son numéro deux », note le quotidien el País. Le résultat des votes, quarante cinq mille personnes inscrites au sein de la formation ont jusqu’au Dimanche 11 Février 2017 pour voter par internet, sera connu Dimanche 11 Février 2017 vers 15 heures, explique le site d’information Público.

Les deux anciens amis se déchirent ouvertement comme un vieux couple depuis des mois, notamment sur les réseaux sociaux. A la fin du mois de janvier 2017, les objectifs des photographes ont immortalisé une dispute entre eux sur les bancs du congrès des députés, « une scène qui illustre à quel point la relation entre les deux s’est détériorée », considère el País.

Un couple qui s’aime et se déchire

« La lutte est douloureuse car Inigo Errejón et Pablo Iglesias s’aiment », expliquait déjà à la fin du mois de décembre 2016 le quotidien el Periódico de Catalunya dans un portrait d’Inigo Errejón, le numéro un bis du parti.

El Independiente rappelle comment, à l’origine de ce parti « singulier depuis sa création », se trouve un « groupe d’amis et de compagnons » du mouvement des indignés, qui n’a pas su « abandonner ses premières cadences, où le personnel et le politique s’entremêlent ».

Ainsi, les accusations croisées de trahison et de coups bas « répondent à une conception de la politique qui ne s’est pas débarrassée de l’ossature affective de ses débuts », ajoute le journal libéral.

« En réalité, le congrès du week-end ne sera que la mise en scène du débat, de l’affrontement, puisque les urnes ferment Samedi 11 Février 2017 à 12 heures », remarque pour sa part Veinte Minutos qui, à quelques jours du congrès, faisait sa une avec un dessin montrant Pablo Iglesias et Inigo Errejón sur un ring de boxe. « Le vrai match se jouera dans la campagne antérieure et dans le jeu des négociations après le congrès », une fois les résultats connus. « Les pablistas espèrent une majorité suffisamment importante pour légitimer ses décisions postérieures, dans lesquelles les errejonistas ont peur d’être purgés ».

« Pablo Iglesias et Íñigo Errejón ont tout fait pour transformer l’intéressant et compliqué débat politique en un film de cow-boys et de shérifs, de tueurs à gage et de trappeurs avec un duel final », écrit dans les colonnes d’el Periódico le journaliste et politologue Antón Losada. La formation doit désormais choisir entre « rester sur le chemin de prendre le ciel d’assaut », l’option plus radicale défendue par Pablo Iglesias, et « apprendre à monter les marches des institutions », position d’Inigo Errejón, résume Anton Losada.

Si ce débat, pourtant complexe, se trouve désormais « caricaturé sous la forme d’un western de série B », c’est de la faute de ses protagonistes, en particulier de Pablo Iglesias, d’après Anton Losada.

Il l’explique ainsi que « Pablo Iglesias a le charisme et l’attrait électoral, mais Inigo Errejón possède le projet le plus à même d’emmener un jour Podemos au gouvernement. Pablo Iglesias le sait et il a cherché à obliger les bases du parti à choisir entre lui et le chaos d’un leadership incertain ».

Face à cela, ajoute-t-il, « Inigo Errejón a tenté de fuir ce combat qu’il n’est pas sûr de gagner, mais désormais il n’a plus d’autre choix que de dégainer ».

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 19:08

 

Cédric Herrou condamné à trois mille euros d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants (Reuters)

 

L'agriculteur Cédric Herrou, figure emblématique de l'aide aux migrants dans le sud-est de la France, a été condamné Vendredi 10 Février 2017 à trois mille euros d'amende avec sursis pour avoir aidé des étrangers en situation irrégulière à franchir la frontière italienne.

Le parquet de Nice avait requis au début du mois de janvier 2017 sa condamnation à huit mois de prison avec sursis.

« L'absence de contrepartie directe ou indirecte est évidente. Votre sincérité n'est pas remise en cause mais la preuve au cas par cas de leur situation nécessitant une sauvegarde individuelle n'a pas été apportée », a indiqué la magistrate Laurie Duca lors de la lecture du jugement.

Elle a précisé qu'elle ne pouvait pas se prononcer, en droit, sur les conditions d'accueil des réfugiés mises en place en Italie pouvant justifier ou pas l'action de l'agriculteur.

La justice l'a en revanche relaxé sur l'aide qu'il apporte depuis des mois à de nombreux migrants arrivés sur le territoire français en les transportant, les logeant et les hébergeant notamment dans sa ferme isolée de Breil-sur-Roya.

C'est là, en pleine vallée de la Roya, une zone escarpée s'étendant à la fois en Italie en France, que débarquent depuis des mois des centaines d'étrangers, parfois mineurs, en situation irrégulière souvent venus d'Érythrée. A tel point que l'homme a installé deux caravanes et cinq tentes de deux places pour faire face à l'afflux, rappelle la juge.

« On ne peut reprocher à quiconque d'avoir ouvert les portes de son logement » estime-t-elle pour justifier sa décision d'appliquer une immunité pénale. Elle s'appuie sur « l'état d'indignité » dans lequel se trouvent ces personnes qui forment le projet d'un passage de la frontière au péril de leur vie. « L’aide proposée participe bien d'une action de secours », ajoute-t-elle.

Dans son délibéré, la juge a aussi débouté la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) qui reprochait à Cédric Herrou d'avoir d'organisé, avec l’Association Roya Citoyenne, un camp d'accueil sauvage de cinquante sept migrants dont vingt neuf mineurs sur l'un de ses anciens sites inoccupé depuis 1991 à Saint-Dalmas-de-Tende.

L'occupation illégale s'était soldée au mois d’octobre 2016 par une évacuation ordonnée par la justice.

« La justice est témoin des conditions déshumanisantes des gens qui sont sur le sol français. Nos représentants politiques ont le devoir d'assumer leur responsabilité en les accueillant avec dignité », a dit Cédric Herrou à sa sortie du tribunal où l'attendaient trois cent personnes venues le soutenir.

Se félicitant « d'une justice qui n'est pas au pied d'une politique stigmatisante d'une religion, d'une race d'une couleur de peau », il a dit qu'il « continuera à agir ».

L'agriculteur trentenaire a confirmé vouloir changer de stratégie en lançant différentes procédures contre les autorités avec l'aide d'un collectif d'avocats français et italiens.

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 18:57

 

Aux Etats Unis, le gel du décret contre l’immigration confirmé (Reuters)

 

La justice américaine a infligé Jeudi 9 Février 2017 un nouveau camouflet au président Donald Trump en confirmant en appel le gel du décret présidentiel interdisant aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane l'accès au territoire des Etats-Unis.

Trois magistrats de la cour d'appel fédérale de San Francisco ont jugé que le gouvernement américain n'avait pas apporté la preuve que la nécessité de préserver la sécurité nationale justifiait les interdictions visées dans le décret pris le Vendredi 27 Janvier 2017 par Donald Trump.

Dans la foulée de la publication de l'arrêt de vingt neuf pages, le dirigeant américain a tweeté « rendez vous devant la justice, la sécurité de notre nation est en jeu ». Il a ensuite déclaré à des journalistes que la décision des juges californiens avait des motivations politiques.

Le département de la justice, qui représentait les intérêts du gouvernement devant la juridiction de San Francisco, a dit étudier la décision et réfléchir à ses options.

Il a quatorze jours pour demander au neuvième circuit qu'un panel de juges plus large réexamine la décision ou pour saisir directement la cour suprême.

Le décret du Vendredi 27 Janvier 2017 interdit pour quatre vingt dix jours l'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, la Libye, la Somalie, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Yémen et le Soudan.

Il interrompt également pendant quatre mois l'arrivée de réfugiés sur le sol américain, à l'exception des réfugiés syriens, interdits de territoire pour une durée indéterminée.

Les états de Washington et du Minnesota ont contesté la validité du décret devant la justice, estimant qu'il violait certaines dispositions de la constitution des Etats-Unis protégeant les libertés religieuses.

Un magistrat fédéral de l’état de Washington, le juge James Robart, a ensuite bloqué au début du mois de février 2017 l'application du décret présidentiel, conduisant la Maison Blanche à contester cette décision devant la cour d'appel fédérale de San Francisco.

Jeudi 9 Février 2017, la cour d'appel de San Francisco a souligné qu'aucun ressortissant des pays visés dans le décret présidentiel n'avait commis la moindre attaque terroriste aux Etats-Unis.

Si elle ne résout pas sur le fond le litige entre les états et la Maison Blanche, la décision confirme le gel de l'application du décret présidentiel.

Deux des trois magistrats à l'origine de l'arrêt rendu Jeudi 9 Février 2017 ont été désignés par des présidents démocrates, Jimmy Carter et Barack Obama. Le troisième a été nommé par le républicain George Bush.

En condamnant la décision de la cour d’appel de San Francisco, qu'il a qualifiée de scandaleuse, Donald Trump a cité Vendredi 10 Février 2017 comme argument un blog spécialisé sur les questions de sécurité, Lawfare, qui a relevé que le président avait le pouvoir d'interdire ou de restreindre l'accès du territoire à des étrangers susceptibles de nuire aux intérêts américains.

L'article du Lawfare ajoute cependant que la cour d'appel était en droit de maintenir la suspension du décret car « il n'y a pas de raison de plonger à nouveau le pays dans l'agitation pendant que les tribunaux étudieront les aspects de cette affaire pendant les prochaines semaines ».

Le décret a provoqué de nombreuses manifestations dans les aéroports américains et de multiples recours ont été déposés.

« Actuellement, le cas qui occupe le devant de la scène est celui de l’état de Washington mais il y a beaucoup d'autres recours prêts à être enclenchés au cas où le décret serait restauré », a déclaré Melissa Keaney, du National Immigration Law Center.

 

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