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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 21:03

 

Plus de trois mille huit cent migrants évacués du camp de Stalingrad à Paris (Reuters)

 

Plus de trois mille huit cent migrants installés dans un campement en plein Paris, à proximité de la station de métro de Stalingrad, ont été évacués sans incident Vendredi 4 Novembre 2016 vers des centres d’accueil temporaires.

L'opération, commencée Vendredi 4 Novembre 2016 à 6 heures du matin, 5 heures GMT, s'est achevée peu après 12 heures, a constaté sur place un reporter de Reuters. « C'est terminé », a déclaré une porte-parole de la préfecture de la région Ile-de-France, qui chiffre le nombre précis à trois mille huit cent cinquante deux migrants.

Vendredi 4 Novembre 2016 à 12 heures, l'essentiel des six cent policiers mobilisés étaient repartis et les rues adjacentes rouvertes à la circulation.

Les services de la propreté de la ville ont alors commencé à démanteler le campement et à enlever les tentes.

« Face à la question migratoire, à Paris comme à Calais nous assumons nos responsabilités », a déclaré le premier ministre Manuel Valls à Marseille, en marge d'un comité interministériel de la mer, en référence à l'évacuation, achevée Jeudi 3 Novembre 2016, de plus de six mille personnes qui résidaient dans la jungle de Calais.

Cette évacuation était réclamée par la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, qui avait écrit à la fin du mois d’octobre 2016 aux ministres concernés pour insister sur son « absolue nécessité », pour mettre fin à une « situation devenue insoutenable ».

Selon la préfecture de région, quatre vingt deux autocars ont été utilisés pour emmener ces trois mille huit cent cinquante deux migrants, dont trois cent trente neuf personnes vulnérables, des femmes et des enfants, vers quelque quatre vingt centres d'accueil temporaires répartis en Ile-de-France, parmi lesquels des gymnases.

Dans un premier temps, cinq cent à six cent personnes, essentiellement des afghans, avaient été évacuées du quai de Jemmapes, le long du canal Saint-Martin, Vendredi 4 Novembre 2016 à partir de 6 heures du matin.

Vendredi 4 Novembre 2016, peu après 7 heures du matin, un reporter de Reuters a vu des migrants commencer à être conduits vers des autobus, avenue de Flandre, non loin de la station Stalingrad. Filtrés par un barrage de Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), ils étaient autorisés à prendre sacs et valises avec eux.

Trentième opération d’évacuation

Leur situation doit être examinée dans les centres temporaires où ils ont été conduits. S'ils sont éligibles à une demande d'asile, ils iront ensuite dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), a expliqué Christine Gauthier, responsable régionale du logement, à Reuters.

« Il s'agit d'abord de rassurer les personnes et de leur dire qu'il y a des possibilités pour après », a déclaré Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs Solidarité, une des Organisations Non Gouvernementales (ONG) humanitaires présentes sur place.

« Une fois dans les centres d'urgence, il faudra qu'ils puissent se reposer. Il faudra ensuite se poser pour examiner la situation de chacun », a-t-il ajouté.

Selon le directeur général de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, Didier Leschi, les transferts vers les CAO débuteront au début de la semaine prochaine.

Ce campement avait vu sa population exploser dans la foulée du démantèlement de celui de Calais, la semaine dernière. « Ce sont des personnes arrivées très récemment en France, parfois depuis seulement quelques jours, parfois depuis quelques semaines », a expliqué la ministre du logement.

« C'est la trentième opération d'évacuation sur Paris », a souligné Emmanuelle Cosse, selon qui « plus de vingt mille personnes » ont été concernées à ce jour par ces opérations.

Elle a estimé qu'il faudrait à l'avenir, pour éviter que de nouveaux campements sauvages se réinstallent à Paris, prendre en charge immédiatement les migrants, au fur et à mesure de leur arrivée, pour les envoyer dans des centres d'hébergement.

« La semaine prochaine ou dans les semaines à venir un centre d'accueil provisoire va ouvrir en région parisienne, qui va être un sas », a précisé la ministre du logement.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 18:49

 

Attentat en Turquie après l'arrestation d'élus pro-kurdes (Reuters)

 

Un attentat à la voiture piégée a fait neuf morts et une centaine de blessés Vendredi 4 Novembre 2016 à Diyarbakir, la grande ville kurde du sud-est de la Turquie, quelques heures après l'arrestation de douze parlementaires du parti démocratique des peuples (HDP).

Parmi les élus interpellés figurent Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, co-présidents de la formation.

Ces arrestations ont suscité une vive réaction de la communauté internationale, déjà préoccupée par la vaste purge dans la fonction publique entamée après le coup d’état militaire manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

La responsabilité de l'attentat a été imputée au parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), que le gouvernement turc, les Etats-Unis et l'Union Européenne tiennent pour une organisation terroriste.

L'explosion s'est produite dans le quartier de Baglar, près d'un commissariat de police où plusieurs des élus du HDP ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête antiterroriste, a-t-on appris de sources proches de la sécurité.

Dans un enregistrement vidéo diffusé sur internet après les arrestations, l'un des chefs militaires du PKK promet une intensification de la lutte armée.

Les diplomates turcs en poste à Berlin et Copenhague ont été convoqués par les autorités allemandes et danoises.

Pour le président du parlement européen, Martin Schulz, les actes d'Ankara « remettent en question les bases d'une relation durable entre l'Union Européenne et la Turquie ».

Federica Mogherini, haute représentante de l'Union Européenne pour la politique extérieure et de sécurité commune, s'est dite « extrêmement préoccupée par l'arrestation de Selahattin Demirtas et des autres élus du HDP ».

En France, le ministère des affaires étrangères a exprimé lui aussi sa vive préoccupation.

« La France et la Turquie sont liées par des valeurs communes qui fondent leurs relations et se traduisent notamment par l'adhésion de nos pays à la convention européenne des droits de l'homme. Aussi, l'arrestation de plusieurs députés du parti HDP soulève une vive préoccupation », a déclaré le porte-parole du ministère, Romain Nadal.

Le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a déploré que les autorités turques utilisent l'état d'urgence pour prendre des mesures « qui vont au-delà de ce qui est admissible ».

Le gouvernement turc a, lui, défendu sa position.

« La Turquie est un état de droit. Personne n'est au-dessus des lois. Ce qui a été fait entre dans le cadre du droit. La politique ne peut être un alibi pour commettre des crimes », a déclaré le premier ministre, Binali Yildirim.

Les autorités turques reprochent aux députés du HDP d'avoir refusé de témoigner dans des affaires de « propagande terroriste ».

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole du HDP a dénoncé une « opération politique » dont l'objectif est selon lui de provoquer une « guerre civile » et d'éradiquer un parti qui a réuni plus de cinq millions de voix lors des deux élections législatives de l'année dernière.

Selahattin Demirtas, candidat à l'élection présidentielle remportée en 2014 par Recep Tayyip Erdogan, s'est dit prêt à répondre de ses actes « devant une justice équitable et impartiale. Mais je refuse d'être un acteur d'un théâtre judiciaire juste parce que Recep Tayyip Erdogan, dont le propre passé politique est suspect, l'a ordonné », ajoute-t-il sur Twitter.

Selon de nombreux turcs, l'accès aux réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook ou au système de messagerie WhatsApp a été perturbé à la suite de ces arrestations. L'utilisation est cependant possible en connexion réseau virtuel privé (VPN).

Ankara accuse de longue date les membres du HDP d'être liés au PKK, ce que réfute la formation d'opposition. Avec cinquante neuf sièges, le HDP est la troisième force politique au parlement turc.

Depuis le mois de juin 2016, les députés ne sont plus protégés par l'immunité parlementaire.

La Turquie vit sous le régime de l'état d'urgence depuis la tentative de coup d’état du Vendredi 15 Juillet 2016. Plus de cent dix mille fonctionnaires, policiers, soldats, juges, journalistes et autres ont été arrêtés ou démis de leurs fonctions.

Ils sont soupçonnés de liens avec le réseau de Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis qu'Ankara présente comme l'instigateur du putsch avorté. Ce qu'il dément.

Les pouvoirs élargis liés à l'état d'urgence ont en outre conduit à des arrestations de responsables politiques de l'opposition pro-kurde et à la fermeture de nombreux organes de presse, dont tous les grands médias kurdes.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 20:36

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article175

 

Repenser la liberté et l’émancipation avec Michèle Riot-Sarcey.

Réunion-Débat Vendredi 11 Novembre 2016 à 17 heures

Librairie de l'EDMP

8 impasse Crozatier 75 012 Paris Métro Gare de Lyon

Dans son livre passionnant et décapant, « le procès de la liberté », une histoire souterraine du dix neuvième siècle, Michèle Riot-Sarcey a engagé une réflexion que nous considérons comme une formidable contribution pour nous aider à avancer dans les débats que depuis des mois nous engageons autour des problèmes de l’ émancipation et qui ont été particulièrement avivés par l’ ébullition créatrice de notre printemps 2016, avec les Nuits Debout et le mouvement contre la loi travail et son monde.

Michèle Riot- Sarcey nous présentera son œuvre, la démarche et la méthode par laquelle elle a réalisé cette ressaisie des idées et du projet des mouvements émancipateurs du dix neuvième siècle, cette déconstruction de l’ histoire linéaire du dix neuvième siècle qui nous a été transmise et donc sa réflexion sur l’ histoire. Dans de nombreuses villes de France, des réunions autour de ce livre et des problèmes qu’il suscite sont en train de se réaliser par des initiatives les plus diverses.

Nous inscrivons celle que nous aurons Vendredi 11 Novembre 2016 à 17 heures comme contribution à une réflexion que nous voudrions partager avec d’autres et comme un moment vers la formation de ce « collectif créateur » dont parle Michèle Riot Sarcey dans son ouvrage et que nous estimons indispensable.

« Retrouver le sens des mots à l’ origine du mouvement émancipateur est d’autant plus nécessaire que le contenu des idées les plus libératrices a été à ce point édulcoré qu’il n’ en reste qu’un concept devenu instrument de contraintes et d’aliénation. Tel a été le destin par exemple des mots liberté, modernité ou encore communisme. Le mot réforme lui-même a perdu son sens au cours du dix neuvième siècle en désignant le contraire d’une avancée vers la justice sociale.

A la manière des insurgés ou des ouvriers du dix neuvième siècle, ceux de 1848 ou ceux de 1871, dont le regard était tourné vers le passé inachevé, incomplet ou incompris et dont l’objectif n’était pas de prendre le pouvoir d’état ou de le gérer autrement mais de construire une collectivité autonome, j’ ai le souci de retrouver les traces des significations passées. En effet comment serait-il possible de repenser la démocratie de demain sans avoir préalablement récupéré les éléments qui l’ont constituée afin de les rassembler et de parfaire leur mise en œuvre ? Comment imaginer demain avant d’avoir mis en commun les expériences, les actions ou tout simplement les projets élaborés et transmis de tradition en tradition souterraine sans jamais avoir pu être jusqu’alors concrétisés ? Comment retrouver cette liberté, au sein de laquelle la liberté individuelle n’était créatrice que par son inscription dans un cadre collectif, sans lui restituer sa portée émancipatrice ?

Comment réinventer le communisme sans l’ avoir débarrassé de sa gangue totalitaire ?

Le détour critique par un passé qui a fait l’opinion est la condition d’une réinvention de la pensée alternative . L’histoire en est le moyen ».

« Le procès de la liberté », Michèle Riot Sarcey, aux éditions de la Découverte.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 20:20

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/02/une-manifestation-de-migrants-dans-le-nord-de-paris_5024402_3224.html

 

Les migrants et leurs soutiens défilent à Paris face à la menace d’une évacuation de leur camp

Depuis quelques jours, environ deux mille personnes se sont réinstallées dans le quartier populaire de Stalingrad, où une opération policière a été lancée Lundi 31 Octobre 2016.

Par Marion Degeorges

Au bout de l’avenue de Flandre, Mercredi 2 Novembre 2016 à 18 heures, les gendarmes mobiles, les migrants et leurs soutiens s’observent. Debout devant leurs tentes, beaucoup d'africains s’interrogent. « Que se passe-t-il », demande Faisal, un soudanais de vingt ans, à un retraité à côté de lui. Tous deux regardent la vingtaine de militaires qui, eux, observent le terre-plein où doit se tenir la manifestation.

Bientôt, une centaine de personnes occupe le terre-plein de l’avenue de Flandre. Le rassemblement est statique, presque silencieux. Puis soudain, un groupe d'afghans arrive en brandissant des feuilles et en scandant « no police », ou « we want a home ». Ils rejoignent le terre-plein et la manifestation est lancée.

Après l’opération de police du Lundi 31 Octobre 2016 qui a conduit à la destruction d’une partie du campement des afghans, quai de Jemmapes, ces derniers ont décidé de protester. « J’ai entendu dire que la police allait revenir. C’est pour cela que nous avons marché jusqu’ici ce soir et que nous faisons une manifestation pacifique. Ce que nous voulons, ce sont des droits, en tant qu’humains », explique Shahid, un jeune afghan de vingt trois ans qui porte une pancarte « human not beast ».

Trop rares informations

Le démantèlement du campement de Stalingrad, Shahid en a entendu parler.

« On nous a dit que, dans quelques jours ou la semaine prochaine, ils vont venir et casser toutes les tentes, puis ils vont tout fermer et plus personne ne pourra revenir. Les gens sont venus nous dire d’être prudents. Mais nous ne pouvons rien y faire si la police détruit tout », déplore-t-il.

Ce dont aucun migrant ne semble être au courant, en revanche, c’est l’ouverture « dans la foulée », du centre de la Chapelle voulu par la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Lors d’une précédente opération de contrôle sur le campement, Amer, un soudanais de vingt quatre ans a été arrêté. Il est sorti du commissariat avec une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) entre les mains.

« Est-ce qu’ils veulent vraiment que je parte quand ils me donnent cela », demande-t-il sincèrement. Ce qui frappe sur le campement, au-delà du manque de structures, c’est l’absence d’informations.

Il y a une chose que les migrants savent, c’est que la police leur rend visite deux fois par semaine pour des opérations de contrôle. Elle est « de plus en plus violente, nous l'avons constaté », affirme Amer, « cela crée un grand sentiment de peur chez nous. A 5 heures, tous les matins, nous ne dormons pas. Nous écoutons ».

Organisation précaire

Depuis le mois de mai 2015 à Stalingrad, Loïc Horellou, un riverain, voit des campements se faire et se défaire, « au début je n’y prêtais pas attention. Je me disais qu'il y a des choses, il y a des structures et il y a l'état ». Mais en fait il n’y a rien, nous nous en sommes vite rendu compte avec plusieurs voisins ».

Donc depuis plus d’un an, ces particuliers interviennent. « Nous sommes passé par un apprentissage de la situation des migrants », explique ce graphiste qui connaît par cœur tout l’historique des évacuations du quartier.

De la simple visite, à la distribution de repas, en passant par l’accompagnement médical et juridique, les voisins se sont transformés en experts de terrain. A tel point que les autorités s’appuient parfois sur leurs connaissances et que les Organisations Non Gouvernementales (ONG) leur adressent directement des personnes à héberger.

Certains sont organisés en collectif ou en association. Il y a par exemple le Bureau d’Aide aux migrants (BAM), le Collectif Parisien de Soutien aux Exilés (CPSE), La Chapelle Debout, Quartier Solidaire ou encore plus de cent trente voisins qui s’organisent chaque matin pour distribuer un petit-déjeuner. Tous essaient de s’accorder, mais « nous constatons actuellement un cruel manque de coordination entre les institutions, les associations et les riverains », déplore Loïc qui, passant le long des tentes, salue les migrants et les bénévoles qui le reconnaissent.

Sans un soutien franc et assumé de la mairie de Paris, ni une action unique coordonnée par les pouvoirs publics, l’image du campement en pâtit et des tensions émergent.

« Quand quelqu’un arrive sur un campement de six cent personnes avec vingt sandwichs », raconte Loïc, « cela crée une mini-émeute. Les riverains qui voient cette scène depuis leurs fenêtres, ils pensent que c’est un camp de zombies. Or, si nous organisions un minimum la distribution alimentaire, cela ferait baisser le niveau de tension ».

Plus de deux mille migrants

« Quand les policiers sont arrivés Lundi 31 Octobre 2016, j’ai jeté ma tente en bas du quai de Jemappes. Quand ils seront partis, je reviendrai la planter au même endroit », expliquait Yassin, un afghan de dix huit ans, lors de l’opération de contrôle du Lundi 31 Octobre 2016.

Depuis cet été, le jeu du chat et de la souris s’intensifie entre la préfecture de police et les migrants. Une conséquence, sans doute, du fait que le gouvernement ne veut plus de campements visibles dans la capitale. « Au mois d’août 2016, un commissaire nous a clairement dit, pendant une tentative d’évacuation, qu’il fallait que les migrants se dispersent et qu’ils restent par groupe de quatre ou cinq pour éviter d’être embêtés. Sauf qu’en petit groupe, ils n’auront pas le droit à l’évacuation. Cela fait d’eux des Sans Domicile Fixe (SDF) », analyse Loïc.

Par ailleurs, depuis la dernière évacuation, le 16 septembre 2016, il n’y en a pas eu d’autre. Boulevard de la Villette, avenue de Flandre et quai de Jemappes, les tentes débordent bientôt sur la route. A l’intérieur, par deux ou trois, dorment des afghans, des somaliens, des éthiopiens, des soudanais ou des érythréens. Parmi eux, des mineurs isolés, des femmes et des enfants. Ils sont emmenés au commissariat ou éparpillés par la police, mais pas « mis à l’abri ».

Or, on estime qu’il y a entre cinquante et soixante dix arrivées chaque jour dans la capitale. Cela représente donc entre deux mille trois cent cinquante et trois mille deux cent quatre vingt dix arrivées depuis le mois de septembre 2016. « Nous en arrivons à plus de deux mille parce que c’est le flux habituel », résume Loïc. Du côté des migrants comme des bénévoles, personne ne constate un afflux massif en provenance directe de Calais.

A la veille de l’évacuation de ce campement oublié des institutions, ils étaient plusieurs centaines, Mercredi 2 Novembre 2016, migrants et citoyens, à manifester pacifiquement leur ras-le-bol, ras-le-bol des conditions insalubres, du manque de suivi et d’organisation des autorités, de la violence des forces de l’ordre ou des délais non-respectés dans le traitement des demandes d’asile. Calais fermé, Stalingrad s’annonce déjà comme le prochain défi, mais le retard dans la prise en charge est conséquent.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 19:55

 

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/99173/marcheurs-jours-heureux-entre-cerny-evry

 

Les marcheurs des jours heureux entre Cerny et Evry

Par Julien Monier

Jeudi 3 Novembre 2016

En reprenant et mettant à jour le programme du Conseil National de la Résistance (CNR), une marche parcourt la France avec la diffusion du film « les jours heureux ».

Partie des Pyrénées il y a plusieurs semaines, une longue marche s’apprête à rejoindre la capitale ce week-end. Avant cela, elle fait escale en Essonne ces jours-ci. Chaque soir dans une commune différente, le film « les Jours heureux » est projeté, avec un débat à la clé. Mercredi 2 Novembre 2016, c’est à Cerny qu’une rencontre entre les marcheurs, au nombre d’une douzaine, et des riverains a eu lieu, avec la présence du lanceur d’alerte Christian Velot.

Gilles Perret est l’auteur de ce documentaire sorti en 2013, dans lequel est retracé l’histoire et la construction du programme du CNR, ancré dans la France résistante des années 1940. C’est sur cette base qu’a notamment été créée la sécurité sociale telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec le principe de la cotisation pour tous, selon ses ressources, au bénéfice de chacun, selon ses besoins. L’idée de la marche, non partisane, vise à mettre au goût du jour les valeurs du CNR et de lui trouver une résonance aujourd’hui, le tout en provoquant de multiples échanges, débats et rencontres.

Jeudi 3 Novembre 2016, les marcheurs parcourent vingt six kilomètres le long de la vallée de l’Essonne, au départ de Cerny, pour rejoindre Jeudi 3 Novembre 2016 vers 17 heures 30 Evry, où ils passeront devant la mairie, place des droits de l’homme, avant d’être accueillis à la Maison du Monde, patio des Terrasses de l’Agora, pour un repas partagé ouvert à tous. Une projection suivie d’un débat du film « les jours heureux » se déroulera, Jeudi 3 Novembre 2016 à 20 heures 30, sur la péniche Bali, amarrée pour l’occasion sur les quais de Seine, côté Evry Village.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 21:12

 

https://www.paris-luttes.info/rassemblement-pour-soutenir-les-6984

https://www.npa2009.org/communique/communique-des-demandeurs-dasile-stalingrad

 

Communiqué des demandeurs d’asile de Stalingrad

Alors que le gouvernement a annoncé la destruction des campements de Stalingrad et de Jaurès, dans le dix neuvième arrondissement de Paris, les migrants appellent à un rassemblement pour faire entendre leurs revendications Mercredi 2 Novembre 2016 à 18 heures place de la bataille de Stalingrad et avenue de Flandre. Soyons nombreuses et nombreux pour exiger le respect de leurs revendications.

Communiqué des demandeurs d’asile de Paris, quartier de Stalingrad

Dimanche 30 Octobre 2016

Nous qui arrivons en fuyant les guerres et la misère. Nous sommes réfugiés sur les terres françaises à Paris.

Nous demandons le respect de nos droits en tant qu’êtres humains.

Nous demandons les garanties des droits suivants, un logement pérenne avec l’ensemble des services correspondant et conformes à nos droits notamment administratifs, sociaux et médicaux et l’apprentissage du français.

Pour ceux qui ont déjà déposé une demande d’asile, nous demandons la continuité de la procédure d’un lieu à un autre et la non-application des accords de Dublin.

Nous demandons la prise en charge des droits de tous sans exception, un logement et des papiers.

Nous demandons de ne pas nous expédier en prison de force.

Nous demandons la non-expulsion des migrants en dehors des terres françaises.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 20:57

 

http://www.europe1.fr/politique/le-pcf-cherche-a-sallier-au-ps-pour-la-presidentielle-2887607

 

Le Parti Communiste Français (PCF) cherche à s'allier au Parti Socialiste pour les élections présidentielles

Le PCF organise, Mercredi 2 Novembre 2016, une réunion avec les candidats aux élections primaires du Parti Socialiste. Mais pas n'importe lesquels, ceux qui s'opposent à la politique gouvernementale.

Comment exister dans les élections présidentielles ? Pour le PCF, la question se pose sérieusement. S'allier avec Jean-Luc Mélenchon, comme le réclament certains militants à coups de pétition, est une hypothèse qui semble s'éloigner. Depuis que le cofondateur du Parti de Gauche s'est lancé seul dans la course à l'Élysée, sans s'appuyer sur le Front De Gauche (FDG) et sans même prévenir ceux qui l'avait soutenu en 2012, les relations entre le candidat et le PCF sont tendues. Jean-Luc Mélenchon a même dû démentir une information du Point, qui révélait qu'il aurait traité les élus communistes « d’abrutis » après avoir eu des difficultés à les convaincre de le parrainer.

Avec le Parti Socialiste contre François Hollande

L'hypothèse de Jean Luc Mélenchon étant écartée, le PCF pourrait bien se tourner vers le Parti Socialiste et, plus précisément, le Parti Socialiste contre François Hollande. Ce sera d'ailleurs le sujet d'une réunion, secrètement organisée Mercredi 2 Novembre 2016 par Pierre Laurent. Le leader du PCF espère réunir plusieurs participants aux élections primaires de la gauche de gouvernement, comme Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann. Les deux derniers ont d'ailleurs d'ores et déjà confirmé leur présence.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon en opération séduction

Arnaud Montebourg comme Benoît Hamon ont montré, ces dernières semaines, un intérêt pour un rapprochement futur avec le PCF. Le premier a ainsi affirmé, Dimanche 30 Octobre 2016 au Journal Du Dimanche, qu'il avait été « beaucoup inspiré par la stratégie de l'union » de François Mitterrand. Pourrait-il s'allier avec le PCF « dès le premier tour » des élections présidentielles ? « Pourquoi pas, s'ils le souhaitent », a-t-il répondu. « Mon projet a été applaudi à la Fête de l'Humanité ». C'est également à la Fête de l’Humanité que Benoît Hamon a tenté de séduire le PCF, affirmant qu'il se tenait « à la disposition de toutes celles et de tous ceux qui veulent travailler à ce qu’il y ait effectivement un candidat de gauche au deuxième tour » des élections présidentielles.

Réunion à huis-clos

Dans tous les cas de figure, le PCF fait le pari d'une défaite de François Hollande aux élections primaires du Parti Socialiste ou, s'il devait renoncer, de Manuel Valls. Afficher un soutien à Arnaud Montebourg, par exemple, serait un coup très rude porté à la candidature de celui ou de celle qui représentera la ligne politique gouvernementale. L'ancien ministre du redressement productif est d'ailleurs « très régulièrement » en contact avec Pierre Laurent au téléphone, selon son entourage. Comme les autres conjurés de la réunion du Mercredi 2 Novembre 2016, qui se déroulera à huis clos, il a été invité par lettre pour « proposer une alternative à la droite déchaînée, au Front National menaçant et à la politique du quinquennat de François Hollande ». Tout un programme commun, qui doit permettre de préparer une réunion publique prévue Samedi 12 Novembre 2016 à Montreuil.

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 20:39

 

Fin du transfert des mineurs isolés du camp de Calais (Reuters)

 

Les mineurs isolés restés à Calais après le démantèlement du campement de migrants de la jungle ont tous été transférés Mercredi 2 Novembre 2016 dans des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) en France, a annoncé la préfecture du Pas-de-Calais.

Leur sort n'est cependant pas pour autant totalement réglé et dépend pour une grande partie d'entre eux du Royaume-Uni.

« Nous avons fait partir tous les mineurs non accompagnés. Au total, trente huit bus ont emmené mille six cent seize mineurs non accompagnés », a dit un porte-parole de la préfecture.

Jusqu'ici, il n'était question que de mille cinq cent mineurs migrants isolés à Calais. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a pour sa part avancé Mercredi 2 Novembre 2016 le chiffre de deux mille mineurs.

Ce n'est pas le seul point d'interrogation dans ce dossier, qui a fait l'objet Mercredi 2 Novembre 2016 d'une réunion interministérielle présidée par le premier ministre, Manuel Valls, à laquelle ont participé des représentants des collectivités territoriales.

L'accueil d'une partie de ces mineurs au Royaume-Uni, où la plupart voulaient aller, comme l'essentiel des six mille migrants adultes évacués de la jungle, restent une grande inconnue.

Selon la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, qui a participé à la réunion du Mercredi 2 Novembre 2016, « il semble » que la moitié d'entre eux soient susceptibles d'aller au Royaume-Uni au titre du regroupement familial.

« Les britanniques prendront en charge ceux qui ont des liens familiaux avec la Grande-Bretagne, ou ceux qui relèvent de l'amendement d’Alf Dubs, c'est-à-dire plusieurs centaines de mineurs isolés non accompagnés », a déclaré pour sa part Bernard Cazeneuve à l’assemblée nationale.

L'amendement d’Alf Dubs permet au Royaume-Uni d’accueillir des enfants mineurs isolés particulièrement vulnérables, y compris s’ils n’y ont pas de relations familiales.

Les autorités britanniques ont jusqu'ici traîné des pieds. A ce jour, elles n'ont accepté qu'environ trois cent mineurs.

Le gouvernement français fait cependant état de progrès dans les discussions avec Londres et la polémique franco-britannique de la semaine passée sur le peu d'empressement du Royaume-Uni semble donc apaisée.

« Cette négociation s'est passée dans des conditions équilibrées, dans des conditions positives », a assuré Bernard Cazeneuve à l’assemblée nationale. « Il nous appartient maintenant de mettre en oeuvre les termes de cet accord ».

Des fonctionnaires du ministère britannique de l’intérieur accompagnent les mineurs envoyés dans les CAO pour examiner leur situation, avait-il précisé après la réunion interministérielle.

« Nous prévoyons que le processus d'admission reprenne cette semaine », a pour sa part déclaré Mardi Premier Novembre 2016 le ministre britannique chargé du Brexit, David Jones.

Un objectif du gouvernement français était de sortir les mineurs isolés des mains des passeurs, a dit Emmanuelle Cosse. Or les autorités françaises avaient difficilement accès à eux avant le démantèlement du camp.

Reste à savoir si des majeurs ou des mineurs accompagnés ne se dissimulent pas parmi les mineurs isolés désormais mis à l'abri, a souligné la ministre du logement.

Autre question, qui assumera financièrement l'intégration de ceux qui resteront en France, au-delà des trois premiers mois de prise en charge par l’état ?

Selon le président des Républicains de l'Assemblée des Départements de France (ADF), Dominique Bussereau, qui a aussi participé à la réunion du Mercredi 2 Novembre 2016, chaque mineur isolé pris en charge coûte en moyenne cinquante mille à soixante mille euros par an.

Selon l'ADF, environ dix mille mineurs isolés sont pris en charge actuellement dans les départements métropolitains, sans compter ceux qui arriveront de Calais, au lieu de mille mineurs en 2012.

« Dans la plupart des départements, depuis le début de l'année, le nombre a été multiplié par deux ou trois. Avec ceux qui vont arriver de Calais, plus l'appel d'air que cela va faire, il faut voir comment nous finançons tout cela à terme », a déclaré à Reuters Dominique Bussereau.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:36

 

http://www.infolibre.es/noticias/politica/2016/10/30/pedro_sanchez_psoe_56924_1012.html

 

Pedro Sanchez démissionne de son siège de député du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et accuse la direction du PSOE de ne pas écouter les militants

L’ancien secrétaire général du PSOE a communiqué sa décision quelques heures après l’investiture de Mariano Rajoy grâce à l'abstention de la majorité des députés du PSOE

Il accuse la direction du PSOE de ne pas écouter les militants et lui demande de ne pas adopter de sanctions contre les députés qui ont voté contre Mariano Rajoy.

Il annonce sa candidature pour diriger à nouveau le parti et demande à l’actuelle direction qu’elle décide, Lundi 31 Octobre 2016, la date d’un congrès extraordinaire du PSOE

Pedro Sanchez démissionne de son siège de député du PSOE. L'ancien secrétaire général du PSOE l’a annoncé, Samedi 29 Octobre 2016, au congrès des députés, quelques heures avant l’investiture de Mariano Rajoy grâce à l'abstention de la majorité des députés du PSOE. Certains de ses partisans ont soutenu ces jours-ci que la démission était la bonne décision, car il lui permet de garder le capital politique accumulé dans la défense du non au Parti Populaire sans désobéir aux organes du PSOE.

Dans une déclaration sans questions, Pedro Sanchez a annoncé une « étape momentanée de côté », accusant la direction de ne pas écouter les militants. Il a rappelé que, pendant le mois d’octobre 2016, des centaines de réunions ont eu lieu dans les groupes socialistes qui ont été organisées sur une base volontaire et dans lesquelles le non à Mariano Rajoy était majoritaire. Il a regretté que, malgré cela, il n’y a pas eu de consultation des adhérents, ce qui, à son avis, a également servi à légitimer la décision de la direction pour l’abstention de tous les membres du groupe socialiste, plutôt que seulement les onze abstentions nécessaires pour l’investiture de Mariano Rajoy.

À cet égard, Pedro Sanchez a demandé aux gestionnaires qui ont pris la direction du parti de ne pas prendre de sanctions contre les députés qui ont voté contre Mariano Rajoy, Samedi 29 Octobre 2016, vote qu’il a identifié au sentiment de la majorité des membres du PSOE. Il a également appelé la direction à ne pas rompre l'alliance avec le Parti Socialiste Catalan, une possibilité qui a été mise sur la table après la décision du conseil national des socialistes catalans que ses sept députés votent contre Mariano Rajoy. « Dans le PSOE, il n’y a rien en trop, ni un député, ni un militant, ni un vote », a-t-il dit. Il a rappelé que, dans tous les cas, la décision de rompre avec le parti frère en Catalogne devrait être prise dans un congrès du parti.

D'autre part, il a annoncé que, à partir du Lundi 31 Octobre 2016, il va prendre sa voiture pour aller dans « tous les coins d’Espagne pour écouter ceux qui n’ont pas été entendus. Nous allons tous récupérer un PSOE ouvert, contre le Parti Populaire », a-t-il dit. De cette façon, il a annoncé sa candidature pour diriger à nouveau le PSOE dans le prochain congrès extraordinaire, un événement que la direction socialiste actuelle veut retarder d’un an et qu’elle doit décider dès Lundi 31 Octobre 2016. « Les socialistes veulent voter. En tant que militant de base, je consacrerai tous mes efforts pour exiger le droit de vote et pour corriger le cours dans lequel la direction a mis le PSOE », a-t-il dit.

Pedro Sanchez a expliqué combien était « douloureuse » pour lui la décision de renoncer à son siège de député. « La décision n'a pas été facile. Pour quelqu'un qui aime la politique,  il n'y a pas de plus grand honneur que de faire partie du PSOE », a-t-il dit. « Mais je ne peux pas faillir à mon parti, je ne peux pas faillir à des millions de socialistes de coeur qui m’ont fait confiance et qui m’ont accompagné sur le chemin de dire non à Mariano Rajoy ».

Pedro Sanchez a envoyé, Samedi 29 Octobre 2016, une lettre à Javier Fernández, aux membres de la direction du PSOE, au président du groupe parlementaire du PSOE, Antonio Hernando, et aux autres membres de son parti, dans laquelle il annonce cette décision.

« Quelque chose ne va pas quand on oblige des politiciens honnêtes à partir et quand on permet l’élection, comme premier ministre, d’une personne responsable de la corruption », écrit-il dans cette lettre, à laquelle a eu accès www.infolibre.es

Reprendre le contrôle du PSOE

Ces derniers jours, tous les yeux étaient rivés sur Pedro Sanchez. Après avoir été battu au sein du comité fédéral du premier octobre 2016 et avoir présenté sa démission le soir même, il a passé plus de vingt jours absent et loin des projecteurs. Il a été vu pour la première fois Mercredi 26 Octobre et Jeudi 27 Octobre 2016 au congrès, pour la première session de l'investiture de Mariano Rajoy. Ces derniers jours, il a participé à plusieurs réunions sans expliquer jusqu'au Samedi 29 Octobre 2016 ce qu'il ferait dans le vote.

Les députés les plus proches de Pedro Sanchez, toutefois, ont convenu que lui-même saurait prendre la décision qui garantira le plus d'options pour reprendre le contrôle du PSOE. Dans tous les cas, pour eux, il faut attendre la convocation d’un congrès fédéral et des élections primaires pour l’élection du secrétaire général, dont la date n’est pas fixée pour l'instant. Lors de sa conférence de presse, Samedi 29 Octobre 2016, il a demandé à la direction de fixer la date du prochain congrès, dès le Lundi 29 Octobre 2016. « Le mandat de la direction expire aujourd'hui. Aujourd’hui, elle a permis l’investiture de Mariano Rajoy et, Lundi 29 Octobre 2016, elle doit fixer la date du congrès du PSOE », a-t-il dit.

Plusieurs dirigeants du PSOE de son entourage ont affirmé ces derniers jours que dans les conversations privées qu'il avait eues avec eux, l'ancien numéro un du parti a fait valoir que, s'il voulait être à nouveau secrétaire général, il ne pouvait pas ne pas appliquer le mandat du comité fédéral car, s’il veut que ses plans pour reprendre la direction progressent, il ne pourra pas demander à d’autres responsables et députés d’appliquer ses décisions.

C’est le même argument que Pedro Sanchez a utilisé, Samedi 29 Octobre 2016. Il a admis avoir été écartelé entre l’abstention et le vote contre Mariano Rajoy, ce qui voulait dire aller contre une décision de son organisation, même s’il ne la partageait pas. « Sur les deux options, il n’y avait aucune bonne option », a-t-il dit.

En fait, tous les socialistes ont été confrontés au même problème pendant toute la semaine. Lors de la dernière réunion du groupe socialiste, Mercredi 26 Octobre 2016, le député de Valence Cipria Ciscar se demandait comment les députés qui faisaient partie de la direction de Pedro Sanchez allaient bafouer un mandat de l'organe suprême entre les congrès du PSOE. Cipria Císcar expliquait qu’il y avait une différence entre, d’une part, des indépendants comme Margarita Robles ou Zaida Cantera qui avaient annoncé qu’elles voteraient contre Mariano Rajoy et, d’autre part, des parlementaires qui avaient occupé une charge organique.

Contre l'argument selon lequel il ne pouvait pas désobéir à la résolution adoptée par le comité fédéral s’il voulait maintenir sa candidature à la direction, d'autres députés fidèles à Pedro Sanchez lui demandèrent d'annoncer Samedi 29 Octobre 2016 qu’il voterait contre Mariano Rajoy, comme il l’a défendu pendant des mois.

Dans les discussions avec l'ancien secrétaire général, ces députés lui ont dit que, s’il votait contre le candidat conservateur, il pourrait générer un effet d’entraînement  qui porterait à environ vingt cinq le nombre de députés contestataires. La puissance de cet effet ne sera pas connue car Pedro Sanchez a préféré démissionner pour éviter d'avoir à désobéir au comité fédéral.

 

 

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 16:22

 

http://www.npa-dr.org/index.php/9-article-lettre/38-nation-etat-police-vous-avez-dit-insoumis

 

Nation, Etat, Police, vous avez dit insoumis

Par François Minvielle

Jeudi 27 Octobre 2016

Si la convention de la France Insoumise qui s’est tenue à Lille, Samedi 15 Octobre 2016, a voulu se donner un air moderniste, tirage au sort des participants, interaction vidéo et programme participatif, le contenu politique est resté très soumis aux clichés républicains les plus conservateurs.

Cinq ans après la campagne du Front De Gauche (FDG), « l'humain d’abord », sur laquelle la base sociale du Parti Communiste Français (PCF) avait pesé, c’est une campagne bien plus droitière, où le rouge a cédé la place au bleu pâle, qu’entend imposer Jean Luc Mélenchon à ceux qui se rallient à lui, sur la base d’une démagogie nationaliste proclamée par le nom même du mouvement de la France Insoumise.

L’apologie de la nation, du peuple souverain, de l'état et de la loi constitue son fondement, une orientation qui flirte de plus en plus avec des préjugés réactionnaires, contradictoire avec ses propres revendications pour une « société humaine » face aux inégalités sociales et à la destruction de l’environnement.

La mystification du « peuple souverain »

Il est fréquent d’entendre autour de nous des gens protester que le peuple ne compte pour rien et qu'il faudrait que le peuple dirige.

Comprendre la légitimité de cette colère face au mépris et à l’exclusion des couches populaires dans cette société de classe est cependant autre chose que de la flatter en laissant croire qu’il pourrait y avoir un « peuple souverain » dans ce système.

C’est ce que fait le projet de Jean Luc Mélenchon pour 2017 en affirmant que le « point essentiel est que tant que dureront la monarchie présidentielle et les traités européens actuels, notre peuple sera privé de tout pouvoir pour régler ses problèmes. Là est la racine de toutes nos misères, celle qu’il faut trancher d’urgence ».

La « racine de toutes nos misères » ne serait pas dans l’exploitation capitaliste et dans la propriété privée d’une minorité profitant du travail de la classe ouvrière. Elle serait dans la constitution et dans les traités internationaux. Une mystification qui en alimente une autre, autour de l’idée que « notre peuple est privé de pouvoir ».

D’abord, le mot « peuple » est confus, pouvant désigner « les classes populaires » aussi bien que « toute la population », en effaçant les différences de classes, comme s’il n’y avait plus de bourgeois et d’ouvriers, plus de paysans riches et paysans pauvres, plus de moyenne et petite bourgeoisie. Il ne s’agit pas de jouer avec les mots, mais de comprendre que les rapports sociaux ont besoin d’être désignés clairement pour être combattus. La confusion a un sens politique, celle de faire croire qu’on aurait tous « un avenir commun », comme devrait s’intituler le programme de Jean Luc Mélenchon, sans dire clairement qu’il y a une domination de classe à disputer, celle de la bourgeoisie, qui détient tous les pouvoirs, la propriété privée des moyens de production, les pouvoirs financiers, étatiques et médiatiques en découlant.

Surtout, « privé de pouvoir » laisse entendre que, dans la république, les classes pauvres pourraient avoir le pouvoir. C’est toute l’ambigüité politique qui est née avec la révolution française, une révolution faite par les classes populaires qui avait permis à la classe bourgeoise de s’emparer du pouvoir au nom du « peuple souverain ». Les travailleurs et les paysans pauvres n’ont jamais eu le pouvoir sans affronter l'état que la bourgeoisie s’est construit et le remplacer par le leur, comme l’ont montré par exemple la Commune de Paris de 1871 et la révolution russe de 1917.

Bien sûr, le projet de Jean Luc Mélenchon pour 2017 dénonce les puissants, la caste et l’oligarchie financière, tant il est évident que les responsabilités de la crise du capitalisme viennent de ce côté là. Mais il épargne l’exploitation capitaliste et il efface la radicalité de la lutte des classes qui, en engageant le combat pour une autre répartition des richesses, est porteuse d’une transformation révolutionnaire de la société, remettant en cause la propriété privée de la bourgeoisie.

La seule révolution que promet le projet de Jean Luc Mélenchon pour 2017, c’est « la révolution citoyenne, le moyen pacifique et démocratique de tourner la page de la tyrannie de l’oligarchie financière et de la caste qui est à son service. Je voudrais être le dernier président de la cinquième république et rentrer chez moi sitôt qu’une assemblée constituante, élue pour changer de fond en comble la constitution, ait aboli la monarchie présidentielle et restauré le pouvoir de l’initiative populaire. La sixième république commencera et ce sera une refondation de la France elle-même. ». Un changement constitutionnel, la grande bourgeoisie en a connu d’autres, les a parfois demandés elle-même, quand le fonctionnement des institutions était en crise. C’est à mille lieues des besoins des classes populaires, un pouvoir des travailleurs.

La nation, l’ordre et la police

Cette « révolution par les urnes » viserait à la « refondation de la France, une France indépendante ». Ce recours à la nation est répété dans les déclarations souverainistes qui prétendent que la France serait soumise aux institutions internationales, avec ce qu’il faut de démagogie anti allemande, « notre indépendance d’action, la souveraineté de nos décisions ne doivent donc plus être abandonnées aux obsessions idéologiques de la commission européenne ni à la superbe du gouvernement de grande coalition de la droite et du Parti Socialiste en Allemagne ».

Sa perspective est celle de la nation comme cadre uni et indépassable, faisant comme s’il n’y avait pas des classes aux intérêts opposés en son sein.

Cette pente glissante du nationalisme conduit vers la pire démagogie chauvine, Jean Luc Mélenchon confirmant lui-même que les petites phrases réitérées sur ce sujet ne sont pas des dérapages, comme celle du 5 juillet 2016, « un travailleur détaché vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place », réaffirmée le 9 octobre 2016, « si je suis élu, plus un travailleur détaché n'entrera dans notre pays ».

Les récentes prises de position en défense de la police, de l’ordre et de l'état, confirment cette logique. « La population et la police républicaine, ce doit être une seule et même chose, les uns surveillant les autres, pour trouver le point d’équilibre qui permet que force reste à la loi ». Jean Luc Mélenchon ne se pose pas le problème du rôle que l'état fait jouer aux policiers. Un rôle qui devient invivable pour les policiers eux-mêmes quand la police exige de ses membres qu’ils exercent violences et humiliations contre les pauvres, les migrants, les jeunes des quartiers populaires et les manifestants. Autant de brutalités qui se retournent contre eux en haine de la police et en agressions.

Affirmer ainsi qu’il faut que « force reste à la loi », c’est-à-dire que les lois injustes doivent continuer à être imposées, y compris par l’emploi des « forces de l’ordre », revient à nous demander d’attendre tranquillement la « révolution par les urnes » qui adoptera de bonnes lois républicaines.

C’est dire qu’il veut le maintien de l’ordre social et qu’il n’a pas plus de réponse pour ceux qui le contestent, que pour le ras-le-bol de la corporation policière, certes flattée par l’extrême-droite et les politiciens qui attisent la démagogie sécuritaire. Un mouvement ouvrier puissant et radical, contestant l’ordre social actuel, pourrait, en se faisant respecter d’elle par le rapport de forces, porter d’autres perspectives pour la fraction des policiers qui aspire à autre chose que d’être les bras armés de l'état qui les utilise et dans le fond les méprise.

L’impasse de l’étatisme et du « protectionnisme solidaire »

La perspective nationale portée par le projet de Jean Luc Mélenchon pour 2017 ne peut avoir qu’un sens, la défense d’une nation contre les autres dans le cadre du capitalisme mondialisé, c’est-à-dire la défense de la bourgeoisie nationale, Bolloré, Dassault, Bettencourt et Peugeot, et des milliers de bourgeois de moindre envergure menacés par leurs concurrents.

L’équipe de Jean Luc Mélenchon affirme qu’il faut « remplacer l’idéologie du libre-échange par un protectionnisme solidaire », en prétendant que le repli derrière les frontières serait une protection pour les travailleurs. On entend d’ailleurs les ravages du souverainisme y compris dans des milieux militants progressistes, « c’est la crise partout, comment faire, il faut se protéger d’abord ici ». Ce raisonnement est totalement faux et Jean Luc Mélenchon le flatte et l’instrumentalise à des fins électorales.

Le protectionnisme, même s’il était poussé à l’extrême avec un contrôle absolu du commerce extérieur par l'état, nous en sommes loin, n’empêcherait pas les lois du marché mondial de s’imposer par les indispensables échanges avec les autres pays. Et ce serait l'état protectionniste qui serait chargé d’imposer un dumping social aux travailleurs, en baissant les salaires et en intensifiant le travail, pour produire des marchandises dont la valeur serait concurrentielle afin de pouvoir les échanger avec l’extérieur, sous peine de se ruiner en important. Il est vain de tenter de sauver par les frontières une partie de la propriété privée nationale, celle des moyenne et petite bourgeoisies, parce qu’elles sont autant écrasées par la concurrence des multinationales « françaises » que par les autres. Aucun pays ne peut échapper à ces lois du marché.

Et ajouter « solidaire » après « protectionnisme » ne change rien au fait qu’il y a des économies nationales plus puissantes que d’autres et qu’elles s’enrichissent en exploitant les plus faibles. La France en fait partie, exploitant depuis plusieurs siècles les travailleurs et les richesses de nombreux pays pauvres.

Pour l’internationalisme et la classe ouvrière

Si un courant protectionniste connait un renouveau aujourd’hui, y compris dans les rangs déboussolés de la gauche, c’est parce que les rapports de concurrence deviennent de plus en plus durs au moment où le marché mondial trouve ses limites. L’étatisme protectionniste est une utopie réactionnaire qui sera bien incapable d’empêcher les destructions provoquées par le capital lui-même, qui élimine et absorbe ses branches les plus faibles. Utopie réactionnaire aussi parce que pas une production ne peut être « nationale », voire « cent pour cent locale » comme certains le prétendent.

Face à cette impasse, il s’agit de réaffirmer notre internationalisme, celui des intérêts généraux de la classe ouvrière mondiale. Il ne s’agit pas d’une proclamation abstraite, mais bien de la compréhension que la mondialisation capitaliste a transformé en profondeur le monde entier, développant comme jamais les rangs de la classe ouvrière dans tous les pays.

L’internationalisme de la classe ouvrière est bien sûr l’affirmation de la solidarité avec tous les travailleurs du monde et avec les migrants, à l’opposé de la concurrence que flatte Jean Luc Mélenchon avec ses déclarations malsaines.

C’est aussi la compréhension que les classes ouvrières de tous les pays n’en forment qu’une, parce que les rapports d’exploitations sont les mêmes, même si les rapports de forces et les niveaux de développement nationaux sont différents. C’est la même loi du marché capitaliste et la même valeur de la force de travail qui, par le biais de la circulation du capital, s’imposent partout.

En socialisant la production internationalement et en mettant en relation tous les peuples du monde, la mondialisation est en train de créer les conditions même d’une autre société à l’échelle mondiale, le communisme, et d’étendre aussi, par-delà les frontières, la force sociale, la classe ouvrière, portant cette perspective.

 

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