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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 15:11

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=23450

 

Plainte en diffamation contre Marie Anne Boutoleau

 

Sur le site Indymédia Paris

 

 

 

http://paris.indymedia.org/spip.php?article7225,

 

 la "journaliste" Guyert-Boutoleaus'en prend à "l’énarque François Asselineau, président du mouvement souverainiste Union populaire républicaine (UPR)", apparemment une de ses cibles favorites.

"En conséquence, l'Union Populaire Républicaine (UPR) dépose plainte à l'encontre d'Ornella Guyert (alias «Marie-Anne Boutoleau»), et des sites internet Indymedia et Rebellyon pour diffamation, injures publiques, refus de droit de réponse et atteinte à la liberté d'expression".



http://www.facebook.com/note.php?note_id=10150201642937038&comments



Petit rappel à propos de cette personne qui sévit sur plusieurs sites, répandant le venin de la calomnie (et épilogue, peut-être?).

 

Parmi ses autres cibles favorites: Dazibaoueb, le Grand Soir et des individus isolés comme Bricmont, Collon, voire Chomsky (de façon beaucoup plus insidieuse, toutefois) dont elle mêle les noms aux représentants déclarés de droite extrême ou à d'autres qu'elle qualifie ainsi, se basant uniquement sur son intime conviction et fournissant des explications spécieuses.  

 

Pour rappel: à la suite de billets insultants et diffamatoires commis sur Article XI, Dazibaoueb avait publié ceci et le Grand Soir cela.



Mais revenons à cette journaliste, Marie Anne Boutoleau, qui signe également des billets sous son vrai nom, à savoir Ornella Guyet, dans le Diplo



http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-03-16-Jersey



ou Bastamag



http://www.bastamag.net/spip.php?page=recherche&recherche=ornella+guyet&x=12&y=9  

 

"Marie-Anne Boutoleau": c'est sous cette signature que Ornella Guyert écrit ses billets vengeurs destinés à dénoncer les "sites alter" (définis ainsi par elle-même et selon des critères connus d'elle seule) qui seraient, toujours selon elle, "infiltrés" par l'extrême-droite ou qui se laisseraient aller à des "dérives droitières".



Prétendant pourfendre le fascisme, sans pour autant fournir de solution si ce n'est de vouloir faire interdire de parole ceux qu'elle dénonce, cette personne a élu domicile sur divers sites d'où elle répand sa hargne, non pas, comme on aurait pu le penser, contre le fascisme, mais contre des sites de gauche ou des gens de gauche (des "alters", dit-elle) qui pratiqueraient le "confusionnisme", accueilleraient des fascistes notoires, se plaçant ainsi, toujours selon elle, dans la catégorie des "rouges-bruns".



Tout en se donnant une respectabilité en se réclamant d'Acrimed et de CQFD, elle a publié ces calomnies sur divers sites, comme Indymédia, Article XI ou CQFD, et a même commis un billet sur le Diplo, où elle leur indiquait que leur dossier sur les "extrêmes droites" était incomplet car, dit-elle, ils avaient omis de signaler les mouvements "antisionistes".



Je cite :



"Le dossier est très intéressant, mais oublie malheureusement tout un pan : celui qui, sous couvert d’«antisionisme», cache mal son bon vieil antisémitisme. Cette extrême droite-là, contrairement à ce que semble sous-entendre le papier introductif, n’a pas disparu, et est même en pleine expansion. Sous couvert d’un «antisionisme» dévoyé et de lutte «anti-impérialiste», elle essaie notamment de racoler du côté des soutiens au peuple palestinien".

 

Evidemment, pour Marie Anne Boutoleau, il va sans dire que l'"antisionisme" des mouvements pour la Palestine n'est qu'un antisémitisme déguisé ("en pleine expansion"), qu'elle sait parfaitement identifier, évidemment. Croyez-la sur parole.



Pour autant, le discours de Marie Anne Boutoleau Guyert n'est étayé que par des billets qui rabâchent à l'envi les mêmes thèses, qu'elles aient ou non été écrites par elle-même, voire par des anonymes, selon la bonne vieille méthode des délateurs, et dont il a été prouvé qu'elles étaient mensongères et calomniatrices (voir, par exemple, plus haut, le billet du Grand Soir qui en démonte la mécanique).

 

Le discours inlassable de cette personne se résume à peu près à ceci, même si ses explications-fleuves tendraient à laisser croire à une pensée plus élaborée :

 

"La multiplication de sites et blogs pratiquant ouvertement un confusionnisme politique malsain en mêlant références d’extrême droite et références d’extrême gauche et qui malheureusement rencontrent un succès grandissant : citons par exemple le site de Michel Collon, mais aussi Dazibaoueb ou Le Grand Soir (qui bien que classé à gauche n’hésite pas à publier des communiqués du Parti Antisioniste, à soutenir au nom d’un anti-impérialisme dévoyé les pires dictatures : Iran, Libye, Cuba, etc.)".



 

Que cherche donc madame Boutoleau Guyert, à revenir sans relâche sur le sujet?

 

Certainement pas à lutter contre l'extrême droite, ni le fascisme, car elle ne fait que citer les noms de groupes, de sites ou d'individus, ne donnant d'autre consigne que de refuser de les publier ou de les inviter sur les ondes;



Certainement pas à lutter contre l'extrême droite du FN, pour qui elle a des silences et des complaisances suspects;



Certainement pas à lutter contre les méthodes employées par la droite dite "classique", dont on peut, pourtant, regretter les initiatives que, dans d'autres temps, on eût qualifiées de droite extrême (expulsions musclées et barbares d’étrangers ou de roms, accompagnées du saccage de leurs biens, interdiction de manifester pacifiquement, incarcérations abusives de présumés membres de l'"ultragauche", stigmatisation de groupes bien précis – chômeurs, musulman-es, "RSA-istes", appels à la haine raciale, etc. - sans parler des lois liberticides qui s'accumulent pour concurrencer l'extrême-droite dans un but électoraliste, entre autres, parce que ceci n'explique pas tout).



Or, toute cette montée de l'extrême droite de la société française ne l'interpelle pas du tout.



Non, ce qui l'intéresse, ce sont des groupuscules ou individus d'extrême droite, dont le commun des mortels n'a probablement jamais entendu parler, mais sur lesquels elle s'appuie pour dénoncer les sites "alters", accusés de publier leurs billets ou de soutenir des dictateurs "notoires" comme ceux de Libye ou d'Iran - cette extrême gauche également "énamourée" de Chavez et de Castro, qu'elle classe péremptoirement dans les persona non grata, comme le fait inlassablement par idéologie un vulgaire porte-parole de l'empire.



Pour autant, on ne trouve rien sur les dictateurs aujourd'hui déchus comme Ben Ali, ou Moubarak, rien contre les obscurantistes barbares d'Arabie saoudite, rien, non plus, contre la droite colonialiste et meurtrière d'Israël, dont Lieberman, le ministre des Affaires Etrangères, fondateur du parti  d'extrême droite, Israel Beytenou.



Curieux, tout de même, cet ostracisme ultra-sélectif de la part d'une militante autoproclamée acharnée contre ceux qu'elle qualifie de "fafs". NON?

 

Car, bizarrement, ses épouvantails sont exactement les mêmes que ceux que nous imposent dans tous les médias dominants les atlantistes impérialistes pro-Israël jamais à court d'idée d'une nouvelle guerre d'invasion.

 

Ces épouvantails qui sont sans cesse évoqués par les BHL, Val et autres, comme Castro, Chavez (naguère accusé d'antisémitisme – une obsession), Ahmadinejad ou Kadhafi, qui tous, comme par hasard, s'opposent à l'empire US et ses satellites.

 

Car, il n'est jamais fait mention ni des cruels Saoud, ni des cheiks koweitiens, ni des Al-Kalifa du Bahreïn, ni de Netanyahou, ni des dictateurs aujourd'hui disparus, comme Ben Ali ou Moubarak, ni, évidemment, à fortiori, d'Obama ou de Sarkozy, dont la politique intérieure et extérieure est, comme chacun le sait, irréprochable.

 

Alors, pour qui roule Marie Anne Boutoleau Guyert, qui veut nous interdire les manifestations en faveur de la Palestine, sous prétexte qu'on y côtoierait l'extrême-droite, qui veut nous imposer de faire taire ou d'isoler ceux qu'elle nous désigne comme infréquentables, car suspects de "rouge-brunisme"?

 

Or, si on y regarde de plus près, ceux qu'elle amalgame avec des membres de l'extrême droite sont ceux qui s'opposent à la politique raciste et destructrice d'Israël, qui contestent la mondialisation heureuse préconisée par les impérialistes, qui dénoncent les guerres d'invasion et qui, dans l'ensemble, diffusent une information en opposition avec la propagande que nous assènent les grands médias détenus par les grands groupes financiers.

 

Et qui est Marie Anne Boutoleau Guyert, dissimulée jusqu'à présent sous un pseudonyme, voire derrière l'anonymat, pour s'ériger en censeure, n'hésitant pas, pour ce faire, à se livrer à un ignoble processus d'amalgames et de délation?

 

Nous, à Dazibaoueb, ne nous laisserons pas intimider par ce genre de manœuvres.

 

Une telle offensive est clairement destinée à imposer la censure aux usagers du Web, dont les détracteurs habitués des grands médias ne cessent de répéter qu'il n'est qu'un tissu de mensonges.

 

La preuve en est que ce sont ceux-là mêmes qui dénoncent ces mensonges qui se servent du web pour les propager afin de le discréditer.

 

Nous approuvons toute initiative à l'encontre de ceux et celles qui, par leurs propos calomnieux et par leurs intimidations, cherchent à discréditer et à faire taire ceux et celles qui, sur Internet (ou dans d'autres médias, s'il en est), tentent, souvent bénévolement, de publier des informations variées et des textes solides, cela dans le but de nourrir la réflexion et d'aiguiser le sens critique de chacun d'entre nous.

 

Nous serons aux côtés de ceux qui luttent pour préserver Internet au nom de la vérité, de la liberté d'expression, de la circulation des idées et de l'enrichissement de la pensée.

 

Nous refusons qu'Internet devienne, comme les grands médias, la chambre d'enregistrement de l'idéologie des classes dominantes et un vaste territoire de propagande politique et commerciale visant à préserver les privilèges d'une minorité oisive, voire à lui en accorder d'autres encore, sur le dos des populations.

 

Les idées se combattent avec les mots, pas avec la délation et les appels à la censure.

 

L'équipe de Dazibaoueb

 

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 14:14

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/260511/espagne-avec-la-republique-des-indignes

Espagne : avec la « République des indignés »

26 mai 2011

Par Ludovic Lamant

Ils sont une quarantaine, assis en tailleur, sous les fenêtres du ministère de la justice, sur la place Jacinto Benavente de Madrid. L'assemblée «trans-pédé-gouine-queer» a commencé depuis une heure, ce mercredi soir, et les fonctionnaires en cravate, qui sortent au compte-gouttes de l'imposant bâtiment public, découvrent l'air ébahi le spectacle. Un peu plus de filles que de garçons, la grande majorité en-deçà de trente ans, et le mégaphone qui passe de main en main, au fil des interventions, pour débattre du contenu de leur «manifeste en 15 points». Des participants agitent parfois leurs deux bras en l'air, pour signifier leur accord avec l'orateur. Des flâneurs s'arrêtent, interloqués. La douce nuit madrilène commence à tomber, et la révolution gronde.

Cette assemblée, parmi des dizaines à se tenir chaque soir dans le centre-ville de la capitale, est l'une des nouvelles incarnations du mouvement des «indignés». Dix jours après son surgissement, la révolution espagnole ne faiblit pas, en tout cas à Madrid. Dimanche dernier, les campeurs de la Puerta del Sol ont choisi de rester une semaine supplémentaire sur la place, devenue le symbole des résistances aux yeux d'une jeunesse mise à genoux par la crise. Le même jour, le parti socialiste espagnol (PSOE), au pouvoir, se prenait une claque magistrale dans les urnes, enregistrant son score le plus bas depuis le retour de la démocratie.

Une assemblée, place Benavente

Les «indignados» ont peaufiné leur organisation – ils sont désormais répartis en une quinzaine de commissions thématiques, qui tiennent leur réunion, chaque soir ou presque, dans les rues adjacentes, en vue de l'assemblée générale de «Sol».

Plusieurs milliers de personnes, chômeurs, précaires et mileuristas (ces salariés qui ne gagnent pas plus de mille euros par mois), déçus du PSOE, victimes de l'austérité, continuent de se retrouver dans le centre de Madrid à la tombée de la nuit, pour dénoncer la médiocrité de la classe politique, et les ravages de l'austérité dans le pays. Et chacun d'eux se pose ces heures-ci la même question: comment s'y prendre pour «prolonger l'événement Sol», selon la formule de l'activiste espagnole Marta Malo.

Le mouvement, depuis le début de semaine, prépare sa mue. Si les policiers n'ont pas évacué le campement d'ici là, il se pourrait bien que les indignados décident, par eux-mêmes, de quitter «Sol» dimanche prochain. L'un des scénarios envisagés: investir les quartiers et les communes dans les alentours de Madrid, à travers un réseau d'assemblées de quartier. Alors que s'ouvre ce jeudi à Deauville un G-8 des pays «riches» en perte de crédibilité, la jeunesse espagnole est en train d'infliger une leçon de démocratie participative à distance aux dirigeants de la planète. Après avoir donné un sérieux coup de vieux à toute la classe politique espagnole.

Trois collectifs espagnols aux avant postes

Dès son apparition, la Spanish Revolution (son nom sur Twitter) s'est trouvée couverte d'étiquettes en tout genre (y compris sur Mediapart). Jusqu'au tournis. A Barcelone, la place de Catalogne a été rebaptisée «place Tahrir». A Madrid, des affiches scotchées aux murs préviennent: «Sol est la nouvelle Bastille».

Les «révolutionnaires» islandais de la fin d'année 2008 ont également apporté leur soutien à leurs collègues ibères, qui leur ont répondu: «Nous sommes tous des Islandais». Quant à Stéphane Hessel, son best-seller a passé les Pyrénées avec succès, jusqu'à donner son nom au mouvement des «indignés». 

A aller voir ailleurs trop vite, on pourrait perdre de vue la spécificité du bouillonnement espagnol. C'est d'abord le travail de longue haleine d'une poignée de collectifs locaux, jusqu'alors très discrets, disséminés sur tout le territoire, qui s'est révélé payant. En remontant la généalogie du «15-M» (c'est-à-dire «le mouvement du 15 mai», jour du déclenchement), trois dynamiques au moins se sont conjuguées, pour déboucher sur le grand bric-à-brac de Sol. Leur point commun: une opposition sans détour aux politiques du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero.

D'abord, dès la fin de l'année 2009, une mobilisation contre la loi Sinde, lointain équivalent de la loi Hadopi en France. Ce texte, qui porte le nom de la ministre de la culture Angeles Gonzales-Sinde, et vise officiellement à mieux protéger la propriété intellectuelle sur le net, est entré en vigueur en mars 2011.

L'un de ses plus féroces adversaires, l'avocat Carlos Sanchez Almeida, associé à d'autres défenseurs d'un internet «libre», a voulu sanctionner, dans les urnes, les partis qui votèrent la loi Sinde: il a ainsi formé, en début d'année, nolesvotes («Ne vote pas pour eux»), afin d'appeler au boycott des deux grandes formations espagnoles, le Parti socialiste et le Parti populaire. Dans la foulée, il a fait de la lutte contre la corruption l'un de ses autres chevaux de bataille.


 Autre moteur souterrain des «indignés»: les mouvements universitaires contre la précarité, avec, en chef de file, l'association Juventud sin Futuro («Jeunesse sans avenir»). «JsF» est né le 7 avril 2011, grâce à une manifestation réussie à Madrid, qui attire l'attention des grands journaux. A l'initiative d'étudiants de trois universités de la capitale (et surtout du département sciences politiques de la Complutense), le collectif ressemble à s'y méprendre à son cousin portugais, «Génération précaire» (Geraçao à rasca). 

Mais ses fondateurs, comme ils l'expliquent dans un entretien réalisé en avril pour la revue Vientos del Sur, se disent d'abord inspirés par les mouvements italiens. Ils citent en exemple la mobilisation du 14 décembre 2010, dirigée contre Silvio Berlusconi, mais aussi contre l'austérité et les retombées de la crise. 

Alors que plus de quarante pour cent des espagnols de moins de 25 ans sont au chômage, leur slogan est l'un des plus efficaces du campement de Sol: «Sans maison, sans boulot, sans retraite, sans peur». Ils dénoncent, dans leur manifeste, la récente réforme des retraites, ou encore la «marchandisation» de l'éducation publique. Ces mêmes étudiants s'étaient déjà mobilisés en 2009, pour protester contre «le processus de Bologne» – la création d'un espace européen de l'enseignement supérieur.

« Une multitude »

« Proxima Estacion : Solucion »

La plateforme Democracia real ya («la vraie démocratie maintenant»), surnommée «DRY» par ses adeptes (à prononcer à l'anglaise), constitue le troisième étage de la fusée. Début 2011, ce collectif va tenter de recoller les morceaux d'une société civile atomisée par la crise. Il invite en son sein des associations qui s'ignoraient jusqu'alors. Les précaires parlent aux victimes de crédits hypothécaires.

Dès le mois de mars, «DRY» organise à Madrid des assemblées en plein air, et accumule les adhésions, en toute discrétion. La belle unité de «Sol» commence à prendre forme en ces jours de mars. Leur slogan a fait le reste, pour fédérer les futurs «indignés»: «Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers». Le 15 mai, ils sont plus de quatre vingt mille espagnols à descendre dans la rue – un chiffre très supérieur aux attentes, et qui rappelle la forte mobilisation observée lors de la grève générale convoquée le 29 septembre 2010, à l'appel des syndicats.
 
Aux premiers rangs de «DRY», on retrouve des membres d'un collectif pionnier en Espagne, V de Vivienda, apparu en 2006 à Madrid, et qui se présente comme une assemblée pour les droits au logement. Le nom du groupe est une référence à la bande dessinée anglo-saxonne V de Vendetta, devenue en 2005 un film à succès, qui met en scène un justicier en guerre contre un gouvernement fasciste. Il n'est pas rare de croiser ces jours-ci, dans le dédale de rues du «village des indignés» à Sol, des activistes le visage dissimulé derrière le masque inquiétant de ce héros.

Bien sûr, lors de cette journée du 15 mai, et depuis, ces trois moteurs du mouvement se sont fait déborder. L'occupation de la Puerta del Sol, dès la nuit du 15 au 16 mai, par une quarantaine d'intrépides très motivés, n'avait été prévue par aucune de ces structures. Internet aidant, leur nombre, dès le lendemain soir, avait explosé.

«C'est une multitude, constituée de petits groupes qui coopèrent entre eux. Ils pratiquent une dénonciation multiple, polyphonique, chaotique parfois aussi. Des gens qui n'ont jamais été dans l'actualité depuis trois ans, soudainement, se mettent à exister, et mettent en branle ce qui, pour moi, est une forme de républicanisme radical», observe, le sourire aux lèvres, Raul Sanchez, membre du collectif Université nomade, fin connaisseur des réseaux militants en Espagne, et qui participe au 15-M. «C'est un mouvement d'une extrême diversité, mais tant qu'il est dans sa phase ascendante, cette diversité ne le fragilise pas, au contraire», précise de son côté Jaime Pastor Verdu, professeur de sciences politiques à l'Uned, à Madrid.

« In Sol We Trust »

Des boîtes à outils très variées

L’entrée de la bibliothèque des « indignés »

Un passage par la confortable bibliothèque des «indignés», installée en plein cœur du village, confirme la diversité des horizons. A l'entrée des lieux, une pancarte dresse la liste d'une dizaine de textes jugés incontournables: outre Stéphane Hessel, 1984 de George Orwell, L'Etranger de Camus, Sur la route de Kerouac, mais aussi des textes du portugais José Saramago, de l'Argentin (mort en avril) Ernesto Sabato ou encore du Brésilien Paolo Coelho.

Quelqu'un a rajouté, dans les marges de la liste officielle, au feutre rouge, avec une écriture rageuse: «Foucault et le manifeste des économistes atterrés», ce dernier en référence à ce mouvement d'universitaires français révoltés par les politiques d'austérité mises en place en Europe.

La comparaison avec les révoltes arabes fait-elle sens? «Je vois trois similitudes: l'utilisation d'internet, la jeunesse aux avant-postes et le rôle symbolique de l'occupation de la place Puerta del Sol, qui rappelle la place Tahrir, note Pastor Verdu. Mais bien sûr, le contexte politique rend les choses très différentes. L'Espagne n'est pas une dictature, et cela change beaucoup de choses...» L'activiste Raul Sanchez, lui, parle d'une «sorte de réplique inconsciente»: «C'est une forme de répétition, et d'adaptation, d'un modèle disponible, archivé sur internet, et que l'on va chercher le moment venu. Comme une spore que l'on dissémine.»

«Il y a d'abord eu la crise du capitalisme financier, puis les révolutions arabes, et maintenant l'Espagne. D'un côté, la délégitimation de la logique d'accumulation du capital. De l'autre, la crise de la représentation politique. Si vous croisez les deux, un vide se forme, si énorme qu'il faut s'en emparer», résume quant à lui Carlos Prieto del Campo, de l'université Carlos III, pour tenter de comprendre le surgissement des «indignés».

Reste que le mouvement madrilène pioche dans bien d'autres boîtes à outils militantes, par exemple du côté de l'altermondialisme. Il suffit de déambuler quelques heures dans les allées du campement Puerta del Sol, de la crèche aux potagers cultivés autour de la fontaine, et d'observer à quel point le «village» perturbe la circulation des voitures, et le fonctionnement des grands magasins alentour, en plein cœur commercial de Madrid, pour faire le lien avec un autre collectif, britannique celui-là : Reclaim The Street, qui vise à récupérer, de manière festive, des espaces publics dégradés par la prolifération des voitures et des enseignes commerciales.

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 19:54

 

http://www.menilmontant.typepad.fr/mon_weblog/2011/05/un-centre-culturel-tunisien-occupe.html

Un centre culturel tunisien occupé

Une cinquantaine de «Tunisiens de Lampedusa» ont occupé mardi 31 mai le Centre culturel tunisien de la rue Botzaris, en lisière des Buttes-Chaumont, dans le dix neuvième arrondissement de Paris, demandant «un coup de main» de leur ambassade dans leur errance parisienne. Cet immeuble possède un statut extra territorial, similaire à celui d'une ambassade.

 

L’occupation des locaux du 36, rue de Botzaris s’est apparemment effectuée dans le calme, comme l’ont été auparavant le 51 avenue Simon Bolivar, appartenant à la Ville de Paris, et vidé sans ménagement trois nuits plus tard, ou le gymnase de la Fontaine au Roi, à Belleville, occupé depuis le 7 mai. Certains des occupants de Botzaris viennent du gymnase de la Fontaine-au-Roi, selon un soutien.

 

En milieu d’après-midi, les occupants ont escaladé les grilles du bâtiment, fermé depuis la révolution tunisienne qui a mené à la chute du président Ben Ali le 14 janvier. En fin d'après-midi, d'imposantes forces de l’ordre ont pris position aux abords.

 

Un autocar de police, dans un premier temps stationné devant l’entrée, s'est éloigné de sa position initiale. En plus de ce véhicule, un témoin faisait état d’une vingtaine de voitures de police.

 

Les occupants auraient obtenu du gardien l'autorisation de rester sur place, mais la police empêchait tout ravitaillement, selon un témoin.

 

A 22 heures 40 arrivait une relève de police…

 

Cet immeuble de la rue Botzaris, qui appartient au gouvernement tunisien, avait été à l’ordre du jour du premier conseil d’arrondissement de l’année. Catherine Guillaume, la conseillère déléguée en charge des résidents étrangers non communautaires, avait souhaité que «ce bien public soit restitué aux associations démocratiques tunisiennes». S’il partageait son point de vue sur le fond, le maire du dix neuvième arrondissement, Roger Madec, avait rappelé le statut extra territorial de ce bâtiment, et répondu à l’élue qu’il appartenait au futur gouvernement tunisien de décider du devenir du 36 Botzaris.

 

Bien que dénommé officiellement «Centre culturel» —voir les adresses utiles de la Chambre tuniso-française de commerce et d'industrie—, l'immeuble de la rue Botzaris traîne derrière lui, au moins depuis 1997, une sale réputation. Il est considéré comme « le siège de la barbouzerie ». La Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) avait demandé dès janvier dernier qu’il devienne une maison des associations. En avril, une plaque symbolique mentionnant “Maison des associations Mohamed Bouazizi” y a été apposée.

 

Fabien Abitbol

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 19:27

 

http://www.fr.news.yahoo.com/les-turcs-aux-urnes-pour-des-%C3%A9lections-l%C3%A9gislatives-073503174.html

L’AKP d’Erdogan vers un large succès électoral en Turquie

ANKARA (Reuters) - Les premiers résultats des élections législatives en Turquie confirment dimanche que le parti conservateur AKP du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'achemine vers un succès très confortable.

 

Après dépouillement de cinquante pour cent des bulletins, le Parti de la Justice et du développement recueille 53 % des voix, selon les chaînes de télévision, ce qui offrira à son chef de file un troisième mandat de quatre ans à la tête du gouvernement.

 

Le principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, centre gauche) obtient 23,6% des suffrages et la troisième force politique du pays, le parti du Mouvement nationaliste (MHP) est crédité de 13% des voix, précise la chaîne Haberturk.

 

Les bulletins dépouillés jusqu'ici proviennent en majorité de l'est du pays, où le CHP n'a qu'une faible assise politique.

 

Les derniers bureaux de vote ont fermé à 17 heures locales (14 heures GMT).

 

Aux précédentes élections de 2007, l'AKP, créé à partir d'une formation islamiste interdite à la fin des années 1990, libéral au plan économique et conservateur sur les questions de société, avait recueilli 46,5% des voix et trois cent trente et un élus sur les cinq cent cinquante que compte le Parlement.

 

Les projections des télévisions prévoient qu'il obtiendra à nouveau quelque trois cent trente et un élus, ce qui permettra à Erdogan de disposer de la majorité nécessaire pour convoquer un référendum sur une nouvelle Constitution. S'il obtient une majorité des deux tiers (trois cent soixante sept), un référendum ne serait même plus requis.

 

"CONSOLIDER LA PAIX"

 

Après avoir voté dans une école primaire transformée en bureau de vote sur la rive asiatique d'Istanbul, Erdogan a déclaré que ce scrutin devait donner la parole au peuple.

 

"J'espère que ces élections contribueront à consolider la paix, les droits et les libertés", a-t-il dit devant les caméras de télévision en présence de son épouse et de sa fille, coiffées d'un foulard.

 

S'il est reconduit, ce dont personne ne doute, le Premier ministre entend modifier la Loi fondamentale élaborée en 1982 à la suite du coup d'Etat militaire de 1980.

 

Erdogan assure que la nouvelle Constitution s'appuiera sur des principes démocratiques et pluralistes, mais ses détracteurs dénoncent ses tendances autocratiques et lui prêtent l'ambition de se hisser plus tard au poste de chef de l'Etat dans le cadre d'un système présidentiel renforcé.

 

Les opposants critiquent aussi l'usage répandu des mises sur écoute, la détention de journalistes critiques, la corruption et un fossé croissant entre riches et pauvres.

 

Quinze partis concourent à ces élections pour sept mille six cent quatre vingt quinze candidats, y compris les indépendants.

 

Pour obtenir une représentation au Parlement, un parti doit obtenir au moins dix pour cent des voix sur le plan national. Ce seuil, l'un des plus élevés au monde, empêche beaucoup de petites formations d'avoir des députés.

 

Certains, comme le parti pro-kurde Paix et Démocratie (BDP), contournent la difficulté en présentant des candidats indépendants, qui peuvent ensuite les représenter au Parlement s'ils sont élus.

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 19:19

 

http://www.fr.news.yahoo.com/madrid-indign%C3%A9s-l%C3%A8vent-camp-141849288.html

Madrid : les « indignés » lèvent le camp

MADRID (Associated Press). Les "Indignés", ces jeunes Espagnols qui campaient sur la Puerta del Sol à Madrid depuis près d'un mois pour dénoncer le chômage et la corruption politique, ont quitté la place dimanche non sans promettre de poursuivre leur action.

 

Le mouvement avait commencé le 15 mai par une manifestation avant de s'étendre à d'autres villes d'Espagne mais aussi d'autres pays d'Europe également frappés par la crise, où des centaines de milliers d'autres citoyens se sont retrouvés dans le discours des "indignés".

 

Pendant que de nombreux contestataires participaient au nettoyage de la place, où le campement était installé en face de la mairie de Madrid, certains gagnaient d'autres endroits de la capitale en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Nous ne partons pas, nous nous développons".

 

Les autorités espagnoles ont semblé désemparées face aux "indignés", qui reconnaissent être inspirés par le mouvement en faveur de la démocratie qui balaie l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient depuis le début de l'année.

 

A Barcelone, fin mai, la police a chargé le camp des protestataires en tirant des balles en caoutchouc, faisant une centaine de blessés. Samedi, à Madrid, la police également tenté de disperser des manifestants pendant la prestation de serment du maire de la capitale, Alfredo Perez-Rubalcaba, réélu le 22 mai.

 

Les "indignés" dénoncent le manque de perspectives dans un pays plongé dans la récession économique depuis bientôt deux ans. Le chômage frappe 21,3% de la population active en Espagne, taux qui bondit à 35% pour la tranche des 16-29 ans, y compris pour de nombreux jeunes diplômés.

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 11:19

 

 http://www.mediapart.fr/article/offert/f4f1e36085e83d5020dc9b776f11bef1    

Le "36 Botzaris", symbole du régime Ben Ali à Paris, commence à livrer ses secrets   

8 juin 2011 | Par Mathieu Magnaudeix  

Mardi soir peu avant 19 heures, les CRS ont évacué plusieurs dizaines de Tunisiens qui occupaient depuis une semaine le 36 rue Botzaris dans le dix neuvième arrondissement de Paris, bâtiment de sinistre réputation dans la communauté tunisienne de France. Il a été un des points névralgiques de la surveillance des ressortissants tunisiens en France par le régime du président Zine el Abidine Ben Ali, déchu le 14 janvier dernier.  

La plupart sans papiers ou bien titulaires de permis temporaires de séjour italiens, ces soixante quatorze migrants (selon la police) partis du sud de la Tunisie pour Lampedusa, en Italie, ont été brièvement arrêtés avant d'être relâchés en début de soirée. Certains ont passé la nuit en banlieue parisienne. Une poignée a réussi à investir à nouveau le bâtiment situé près du parc des Buttes-Chaumont, tandis que des militants politiques présents sur place leur ont cherché un ou plusieurs points de chute dans Paris.  

Mercredi soir, une cinquantaine de Tunisiens avaient finalement réinvesti les lieux, un accord provisoire ayant été trouvé avec l'ambassade, selon des sources présente sur place.  

Mardi, l'ambassade de Tunisie, propriétaire des lieux, avait demandé à la préfecture de police de Paris l'évacuation du bâtiment, invoquant des «dégradations» et l'arrivée de migrants supplémentaires. Une porte blindée séparant deux ailes du bâtiment avait été enfoncée, du matériel informatique abîmé, et quarante nouveaux migrants étaient arrivés en début de semaine. Les dégâts semblent néanmoins mineurs. Mardi soir, les soutiens des Tunisiens de Botzaris ne pouvaient pas s'empêcher de lier l'intervention de la police et la révélation de certains de ces documents, mardi dans la journée, via le réseau social Twitter notamment.  

Des listes d'adhérents du RCD en France  

L'occupation de cet immeuble appartenant au gouvernement tunisien a en tout cas permis de lever un peu le voile sur les activités des agents politiques ou de surveillance de Ben Ali en France.  

Dans les salles encore équipées d'ordinateurs, de matériel de bureau, de disques, de médailles et de photos, de nombreux documents ont été retrouvés par les quelques personnes qui ont réussi à pénétrer dans le bâtiment: à commencer par des listings détaillés d'adhérents en France du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le tout-puissant parti unique de Ben Ali.  

Officiellement, «le 36 rue Botzaris» était un centre culturel au service de la communauté tunisienne de France, avec cours d'arabe gratuits et bureaux pour les associations. Mais pour les Tunisiens de France, ce bâtiment situé dans une rue qui longe le parc des Buttes-Chaumont était surtout un symbole du régime répressif de l'ancien président Ben Ali en France.  

«C'était le siège de la police politique de Ben Ali en France; là se trouvaient ceux qui étaient payés pour venir perturber nos manifestations», raconte Mondher Sfar, opposant en exil en France depuis de longues années. Pour de nombreux Tunisiens, ce bâtiment de l'est parisien était aussi devenu le siège officieux en France du RCD. «En 1997, pour les dix ans de Ben Ali au pouvoir, on avait organisé une contre-manifestation», poursuit Sfar. Dans le bâtiment, des visiteurs ont d'ailleurs retrouvé ces derniers jours des listes détaillées, région par région, d'adhérents du RCD en France. Une information potentiellement explosive, quelques mois à peine après la révolution en Tunisie.  

«Ce bâtiment, je l'ai connu les volets fermés pendant des années», dit un riverain venu soutenir les Tunisiens expulsés. Une visite des lieux ces derniers jours ne l'a guère convaincu de la destination culturelle du lieu: «Il y a une salle de réunion et tout un étage franchement glauque, ça n'est pas du tout festif.» Selon Raja Kousri, assistante dentaire et militante des droits de l'homme présente mardi soir devant le bâtiment en soutien aux Tunisiens, «Botzaris était un lieu de torture» d'opposants, où «on a même retrouvé des armes ces derniers jours».  

Selon nos informations, des visiteurs ont trouvé au hasard de leurs recherches des liasses d'articles de la presse d'opposition. Ils sont également tombés sur une lettre du RCD au maire de Paris, Bertrand Delanoë, demandant la possibilité de louer le Palais Omnisport de Paris-Bercy, en 1999, pour un meeeting électoral lors de la présidentielle où Ben Ali s'est succédé à lui-même.  

Enfin, ils ont déniché une carte de petit format, avec la signature (pré-imprimée) de Ben Ali. Datant de 1999, elle est adressée à Gabriel Kabla, médecin généraliste de Montreuil, un Tunisien originaire de Djerba, membre du RCD et responsable du "26-26" en France, ce compte postal censé financer des projets de développement, dont les ressources provenaient d'un racket organisé sur les salaires des fonctionnaires ou les entreprises.  

La carte (qui n'a donc sans doute pas été envoyée) est destinée à le remercier de sa participation à la campagne électorale de 1999. Lors des présidentielles, cette année-là, Ben Ali avait récolté 99,4% des voix

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 20:19

 

http://www.afdbelgium.org/afd/index.php?option=com_content&view=article&id=368:kamal&catid=87:communiques-afd&Itemid=391

Mission d'observation du 3 juin 2011 à Safi

Condition de la mort de Kamal Amari le 2 juin 2011

Ce vendredi 3 juin 2011 AFD International et Me Samira Gazzaz Avocate au Barreau de Bruxelles se sont rendus dans la ville de Safi (Maroc) dans le but d'enquêter sur la mort du jeune Kamal Amari décédé dans des circonstances inquiétantes.

Les observateurs ont pu rencontrer d’une part, les frères de Kamal Amari,  Abdelilah Amari, Nordin Amari, Mohamed Amari qui ont expliqué comment leur frère a été tué et d’autre part, le comité de coordination du mouvement 20 février de la ville de Safi.

La première rencontre s'est déroulée au domicile d'un ami de la famille.

La seconde rencontre s’est tenue dans les locaux du parti politique « Union Socialiste Unifié » de Safi avec une délégation des jeunes du mouvement du "20 février".

Ces deux rencontres ont permis aux observateurs de recouper les informations récoltées.

Le décès fait suite à une répression accrue des manifestations depuis le 22 mai 2011 et qui a connu son paroxysme le 29 mai 2011.

Un rapport détaillé reprenant l'ensemble des constats et témoignages de la famille du défunt mais également des jeunes du mouvement du 20 février, victimes des mêmes pratiques violentes lors des deux dernières manifestations du 22 mai 2011 et du 29 mai 2011 est en cours d’élaboration

Kamal Amari est né le 24 aout 1981, il était universitaire en physique.

Il donnait des cours du soir en mathématique et physique.

Depuis quelques mois,  faute de trouver un emploi dans son domaine, il travaillait en tant que gardien pour une société privée au port commercial de Safi.

De nature très calme et apprécié de tous,  il faisait partie des citoyens qui répondent régulièrement aux appels des manifestations du collectif du 20 février de la ville de Safi.

Le 29 mai 2011 de retour de la manifestation pacifique dans sa ville sur le chemin de son travail, il est accosté par des policiers qui lui demandent les papiers de sa mobylette.

A la question "Faisiez-vous partie de la manifestation ? »  Kamal répondit très naturellement "Oui".

C'est à ce moment que l'enfer commence pour lui. Il est frappé d'après les témoins par sept policiers, aucune partie de son corps n'est épargnée, des coups de poing, de pieds les forces de l’ordre utilisent des matraques

Les témoins parlent d’une  violence inouïe et gratuite.

Dans cette ambiance de peur et de panique, Kamal Amari, ne sera conduit chez lui que tardivement dans un état très dégradé.

Kamal n'osera pas se rendre à l'hôpital de peur d'être à nouveau arrêté et torturé, mais face aux douleurs, il se résigne à se rendre à l’Hôpital Mohammed V de Safi.

En effet, des rumeurs circulent sur la présence des forces de l’ordre au sein de l'hôpital arrêtant tous les blessés se présentant aux urgences.

Des vidéos sur internet nous montre un Kamal agonisant à petit feu qui s'éteindra le jeudi dans le même hôpital.

La rencontre avec les membres du comité du 20 février nous à permis de confirmer les pratiques utilisées par les "Aigles" qui interpellent les manifestants avant l’heure des rassemblements ou pendant  et les jettent  dans des camionnettes banalisées afin de les conduire en dehors de la ville  (quinze kilomètres minimum) lors du trajet, ils sont frappés, insultés, menacés.

A l’arrivée, leurs tortionnaires les sortent des camionnettes, leurs confisquent carte d’identité, téléphone portable, argent, chaussures, et les laissent ainsi dans l'obscurité, loin de tout, dans un état physique et psychique très dégradé. Plusieurs victimes ont confirmé ces mêmes pratiques :

Monsieur Othman Hanzaze déclare être passé par ces camionnettes.

Le 29 mai 2011, il a été molesté, insulté, menacé. On lui a confisqué, sa carte d’identité, deux téléphones portables et son scooter. Il a été laissé à près de quinze kilomètres de Safi.

Monsieur Hafid Zarzar déclare également être victime des « aigles » le 29 mai 2011.

Il était présent et nous avons pu constater les blessures laissées sur son corps par les policiers, sa jambe gauche était de couleur bleue, gonflée de partout,  et il est incapable de marcher.

Les mêmes faits nous sont rapportés par d'autres et tous vont dans le même sens: enlèvements, confiscations (vols) des biens, tortures, menaces de viols, d’emprisonnement.

Les membres du mouvement du 20 février sont interpellés avant, pendant et après les manifestations. D'après les témoins rencontrés certaines personnes sont au moment où nous rédigeons ce texte dans un état grave et ont peur de se rendre dans un hôpital pour se faire soigner.  Tout est mis en place pour terroriser les jeunes  et les contraindre à ne plus sortir manifester.

AFD International appelle une fois de plus les autorités marocaines à stopper toutes violences à l'encontre des membres du mouvement du 20 février et à respecter leurs droit de se rassembler, de manifester, et de s’exprimer librement.

AFD International
Département Moyen-Orient et Nord Afrique

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 19:57

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/06/09/les-biens-mal-acquis-africains-genent-la-france_1533874_3212.html

Les « biens mal acquis » africains gênent la France

Le Monde | 09.06.11 | 13h53  •  Mis à jour le 09.06.11 | 14h18

Les menaces liées à l'instruction judiciaire en cours sur leurs éventuels "biens mal acquis" en France n'ont pas tempéré leur goût du luxe. Les trois présidents africains visés par la plainte déposée à Paris en 2008 par l'organisation Transparence International France (TIF) pour "recel de détournement de fonds publics" ont continué depuis lors, comme s'ils se sentaient intouchables, à amasser objets de luxe et voitures d'exception.

Révélée par des documents dont Le Monde a pris connaissance, la liste des acquisitions effectuées récemment par les familles Bongo (Gabon), Sassou Nguesso (Congo) et Obiang (Guinée équatoriale) donne le vertige. Ces achats somptuaires prennent une dimension politique nouvelle dans le contexte des révolutions arabes où l'enrichissement personnel des dictateurs a alimenté les colères populaires.

Les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), mandatés par les juges d'instruction parisiens Roger Le Loire et René Grouman, ont ainsi établi qu'Ali Bongo, fils de feu Omar Bongo, a acquis en France, en 2009, une Bentley, quelques mois avant d'être élu président du Gabon, à la suite du décès de son père en juin de cette année-là. Les policiers précisent que le choix de Ali Bongo, actuel chef d'un Etat dont vingt pour cent de la population vivent avec moins de deux dollars par jour, s'était porté sur le modèle "Continental Flying speed". Ce bolide de 2,5 tonnes, capable d'atteindre trois cent vingt deux kilomètres heure, est facturé plus de deux cent mille euros.

La famille de Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville, n'est pas en reste : son épouse Antoinette a acquis en France, début 2010, une Mercedes classe E immatriculée "corps diplomatique". De son côté, Wilfrid Nguesso, neveu du chef de l'Etat et patron de la Société congolaise de transports maritimes chargée par Brazzaville de prélever les taxes sur les tankers de pétrole congolais, a, en octobre 2009, jeté son dévolu sur une Porsche Panamera turbo (prix constaté : 137 000 euros).

Mais le constat policier le plus stupéfiant concerne Teodoro Nguema Obiang, 41 ans, fils et quasi homonyme de Teodoro Obiang Nguema, 69 ans, qui règne d'une main de fer depuis 1979 sur la Guinée équatoriale et se trouve être le président en exercice de l'Union africaine (UA). Les enquêteurs des douanes ont établi qu'en novembre 2009 "vingt six voitures de luxe et six motos (…) d'occasion d'une valeur de près de douze millions de dollars ont été acheminées à l'aéroport de Vatry [Marne] en provenance des Etats-Unis [par Teodoro Nguema Obiang] pour réexportation vers la Guinée équatoriale".

Le lot comprenait "sept Ferrari, quatre Mercedes-Benz, cinq Bentley, quatre Rolls-Royce, deux Bugatti, une Aston Martin, une Porsche, une Lamborghini et une Maserati". Au total, les douaniers ont repéré "vingt huit exportations de marchandises depuis 2008 via l'aéroport de Vatry". Obiang est "déjà défavorablement connu des services douaniers, notent-ils, pour une importation sans déclaration de véhicules en provenance de Suisse". En 2010, son parc automobile s'est enrichi d'une nouvelle Ferrari et d'une Bugatti dont "le prix d'achat est estimé entre 1,5 et 2 millions d'euros", ajoutent, de leur côté, les policiers.

Les goûts de Obiang junior ne se cantonnent pas aux voitures de luxe. Un signalement Tracfin, la cellule gouvernementale antiblanchiment, en date du 7 mars 2011, rapporte que le fils du dictateur de Malabo "s'est porté acquéreur de cent neuf lots pour un montant total de 18 347 952,30 euros [lors de] la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé [actionnaire du Monde]" organisée en février 2009 par Christie's France. L'interminable inventaire des objets d'art anciens acquis laisse pantois : depuis le "taureau en vermeil" du XVIIe siècle à 298 604 euros jusqu'à la "coupe en noix de coco" à 112 724 euros, en passant par la "figure d'Hermaphrodite en bronze" à 744 716 euros. "Fait atypique", souligne la note de Tracfin, "c'est la société Somagui Forestal, société d'exploitation forestière sous le contrôle de Teodoro Obiang [par ailleurs ministre de l'agriculture et des forêts de son père], qui est à l'origine des virements ayant servi au règlement" des cent neuf lots d'objets d'art. D'autres documents révèlent que la Barclays Bank a, en France, géré ces transactions.

Les enquêteurs de Tracfin concluent logiquement : "Compte tenu des fonctions occupées par l'intéressé en Guinée équatoriale et de la particularité consistant à faire payer ses achats d'œuvres d'art par la société Somagui [dont il est le directeur], la présence de “biens mal acquis” pourrait être suspectée." La profusion d'œuvres d'art acquise par M. Obiang s'éclaire lorsqu'on découvre qu'il possède pas moins de six domiciles, dont l'un à Malibu (Californie), un autre à Ville-d'Avray (Yvelines) et un autre avenue Foch dans le seizième arrondissement de Paris. Selon un témoignage cité par Sherpa, un groupe de juristes en pointe dans le dossier, cette dernière demeure s'étendrait sur quatre niveaux et comprendrait plusieurs dizaines de pièces dont "une salle à manger en corail et une turquerie en panneaux Lalique". La police attribue à la famille Obiang trois sociétés administrant ces biens dont seraient propriétaires quatre autres sociétés domiciliées en Suisse.

Les policiers ont aussi commencé à démêler l'écheveau des sociétés immobilières contrôlées par les familles Bongo et Sassou Nguesso. Sept entités ont été attribuées aux Bongo, dont l'une, associant feu le président gabonais Omar Bongo et son épouse, fille du président congolais Sassou Nguesso, elle aussi décédée, a permis l'acquisition en 2007 d'un hôtel particulier parisien de dix huit millions d'euros.

Après avoir complété l'inventaire dressé dès 2007 des biens possédés en France par les trois familles visées, les juges d'instruction devraient chercher à connaître auprès des notaires et des banques l'origine, éventuellement frauduleuse, des fonds ayant permis de les acquérir. Les éléments récents établis par les policiers de l'OCRGDF, les douaniers et Tracfin témoignent de la persistance du phénomène qui a motivé cette enquête sensible, placée sous haute surveillance politique.

Mais les magistrats avaient besoin du feu vert du parquet pour étendre leurs investigations aux biens acquis postérieurement au dépôt de la plainte de 2008 dont ils sont aujourd'hui saisis. Le 13 avril, les juges Le Loire et Grouman ont donc sollicité un réquisitoire supplétif visant les faits nouveaux comme la Bentley d'Ali Bongo ou les objets d'arts de Teodoro Obiang. En toute logique, cette démarche n'aurait pas dû soulever d'objection du parquet, puisque ce dernier avait lui-même transmis aux juges d'instruction les notes policières et douanières compromettantes.

Pourtant, Michel Maes, vice-procureur de la République à Paris, qui dépend hiérarchiquement du ministère de la justice, a signifié par écrit dès le lendemain son refus de délivrer un réquisitoire supplétif. "Si l'on doutait que le parquet est le bras armé du pouvoir politique, ce refus en est le reflet absolu", tonne Maître William Bourdon, avocat de TIF et président de Sherpa. Il rappelle que la France a ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption de 2003, qui fait de la restitution des avoirs frauduleux un principe fondamental du droit international. Il indique qu'il a déposé une nouvelle plainte visant les faits récemment établis.

De notoriété publique, l'arrêt de la Cour de cassation qui, en novembre 2010, a, contre toute attente, autorisé l'ouverture de l'instruction visant les "bien mal acquis" n'a cessé d'alimenter la colère dans les palais présidentiels de ces trois pays producteurs de pétrole et "amis" de la France.

Philippe Bernard

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 17:50

 

http://www.fr.news.yahoo.com/lexode-syrien-vers-la-turquie-saccélère-36-victimes-142625986.html

 

L’exode syrien vers la Turquie s’accélère, trente six victimes vendredi

 

GUVECCI, Turquie (Reuters) - L'exode vers la Turquie voisine de Syriens fuyant la répression des manifestations en faveur de la démocratie dans leur pays s'est accéléré pour atteindre le nombre de quatre mille.

 

Responsables syriens et défenseurs des droits de l'homme ont ajouté samedi que des milliers d'autres sont massés à la frontière.

 

Les déplacés, craignant des représailles de la part des forces de sécurité pour les affrontements dans lesquels cent vingt soldats ont trouvé la mort cette semaine, ont quitté la ville de Djisr el Choughour, dans le Nord, avant un raid de l'armée lancé vendredi.

 

D'après un diplomate turc de haut rang, quatre mille trois cent syriens ont déjà franchi la frontière et son pays s'attend de nouvelles arrivées, sans pouvoir donner de chiffres prévisibles.

 

"La Turquie a, par le passé, accueilli un grand nombre d'étrangers en grande difficulté et nous pouvons le refaire", a déclaré à l'agence de presse Anatolie un haut responsable du ministère des Affaires étrangères, Halit Cevik.

 

Dans la province frontalière d'Hatay, des témoins ont rapporté qu'un hôpital de campagne était en cours d'installation dans un des camps de réfugiés.

 

Le quotidien Radikal annonce pour sa part que les autorités turques installeront une zone tampon lorsque le flot de réfugiés dépassera les dix mille.

 

De l'autre côte de la frontière, en territoire syrien, des milliers d'autres déplacés sont massés, selon le témoignage d'un militant des droits de l'homme qui participe à la coordination des mouvements de population.

 

"La zone frontalière est pratiquement devenue une zone tampon", affirme cet homme, qui se présente sous le nom d'Abou Fadi. "Les familles s'abritent sous les arbres et on compte aujourd'hui entre sept mille et dix mille personnes."

 

PROJET DE RÉSOLUTION À L'ONU

 

Jeudi, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a réaffirmé que son pays garderait ses portes ouvertes aux syriens, accusé le régime de Bachar al Assad de prendre "trop à la légère" ce problème de réfugiés et critiqué sa riposte "inhumaine" à la révolte populaire.

 

Les défenseurs des droits de l'homme ont chiffré à trente six le nombre de manifestants abattus vendredi par les forces de l'ordre dans tout le pays.

 

Ils affirment que les autorités ont, pour la première fois, fait intervenir des hélicoptères de combat contre la foule à Maarat al Noumaan, dans le centre du pays, pour tirer sur les manifestants.

 

Le soulèvement en faveur de la démocratie politique en Syrie a fait plus de mille cent victimes depuis la mi-mars. Le gouvernement du président Bachar al Assad, au pouvoir depuis 2000, rejette la responsabilité des troubles actuels sur des "terroristes".

 

Les représentants permanents auprès du Conseil de sécurité se sont réunis à nouveau vendredi au siège de l'organisation mondiale à New York pour tenter de trouver un compromis sur un texte à adopter au sujet de la Syrie.

 

Un projet de résolution proposé par la France, le Portugal, la Grande-Bretagne et l'Allemagne condamne le régime de Damas et n'exclut pas que les forces de sécurité syriennes se soient rendues coupables de crimes contre l'humanité, mais la Russie a laissé entendre qu'elle était prête à y opposer son veto.

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 17:38

 

http://www.france-palestine.org/article17504.html

 

Manifestation à Istambul, un an après l’attaque de la flottille pour Gaza

 

Des milliers de Turcs se sont rassemblés à Istanbul pour rendre hommage aux victimes de l’attaque de la flottille pour Gaza, le 31 mai 2011.

 

C’était il y a un an, le 31 mai 2010 à l’aube, l’armée israélienne attaquait la flottille internationale au large de la bande de Gaza. Ces navires affrétés par des associations de soutien aux Palestiniens et de défense des droits de l’Homme voulaient briser le blocus imposé par Israël sur le territoire palestinien. L’assaut a dégénéré et neuf militants turcs avaient été tués. C’est pour rendre hommage à ces victimes et pour appeler à forcer une nouvelle fois le blocus que ce lundi soir, des milliers de Turcs se sont rassemblés à Istanbul.

 

Ils étaient plus de dix mille, lundi, dans les rues d’Istanbul. L’avenue Istiklal, la principale artère commerçante de la ville s’est recouverte de drapeaux palestiniens. En tête du cortège une large banderole sur laquelle on pouvait voir les portraits des neufs turcs qui ont péri, Il y a un an, lors de l’assaut par des commandos israéliens du Mavi Marmara. Ce navire d’aide humanitaire tentait de forcer le blocus de Gaza imposé par Israël.

 

Cette opération musclée s’était produite en dehors des eaux territoriales. Israël avait aussitôt essuyé une vague de réprobation internationale. Lundi, à Istanbul, les militants des droits des Palestiniens ont réaffirmé leur détermination à remettre le cap sur Gaza.

 

La nouvelle flottille internationale pourrait s’approcher des côtes de Gaza à la fin du mois de juin. Elle pourrait se composer de quinze navires avec à bord mille cinq cent militants d’une centaine de pays, des denrées alimentaires, des matériaux de construction et des équipements médicaux.

 

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