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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 21:20

 

http://www.marianne2.fr/Affaire-Karachi-publiez-les-debats-du-Conseil-Constitutionnel-_a200262.html

Affaire Karachi: publiez les débats du Conseil Constitutionnel !

Il y a quinze ans, le Conseil Constitutionnel valide les comptes de campagnes de Balladur et Chirac. Chose qu'il n'aurait pas dû faire. Roland Dumas, président du Conseil à l'époque brandit l'étendard de la démocratie afin d'empêcher le camouflet aux deux candidats. Il se dit aujourd'hui favorable à la publication des débats mais les sages actuels font barrage.

Pour Philippe Bilger, la levée du secret par l'Etat est indispensable.

La démocratie française a été bafouée. Honte et indignation. Mais rétrospectives. Pas de quoi fouetter un chat ! C'est si ancien, cela date du mois d'octobre 1995. De l'eau a coulé sous les ponts et des abus dans l'Etat. On a bien autre chose à faire, à penser. On veut du frais, du neuf, de l'inédit, même dans le pire. On a tort. Il faut se replonger dans une majestueuse ignominie, dans une solennelle magouille. Remercier Le Monde et deux journalistes de qualité, Raphaëlle Bacqué et Pascale Robert-Diard qui excelle dans la chronique judiciaire parce qu'elle n'a ni idoles ni « repoussoirs ». Lire, toutes affaires cessantes, « Petits comptes entre « sages » » et s'interroger.

En 1995, en France, on était où, dans quoi ? Peut-il y avoir de la République quand le secret autorise tous les arrangements, valide contre le droit et vient en quelque sorte s'expliquer quinze ans plus tard avec une sorte de cynisme souriant et aimable ? Mais je suis injuste avec Roland Dumas parce que, sans lui, nos journalistes n'auraient rien su et nous serions tous demeurés dans une quiète ignorance. On aurait eu le loisir de supputer mais aujourd'hui impossible de faire comme si nous n'étions pas partie prenante de ce qu'une haute instance a manigancé en 1995 pour ne pas ajouter, paraît-il, du désordre à l'illégalité.

Si on avait appliqué comme il convenait les règles, les comptes de campagne d'Edouard Balladur n'auraient pas dû être validés mais ceux de Jacques Chirac non plus, encore plus douteux apparemment. C'est Roland Dumas qui a fait valoir qu'un double choc de cette importance ne pouvait pas décemment être causé. A la rigueur Balladur mais s'il devait entraîner Chirac dans sa chute et ses mécomptes, c'était inconcevable !

On a donc refait les comptes et, miracle, ils tombaient - comme l'expression est mal choisie - « juste ». Le tour de passe-passe accompli, on a voté une validation qui est passée de « justesse ». En effet, quatre voix y étaient hostiles, quatre favorables et c'est le président Dumas qui a fait pencher la balance en faveur de la régularisation. Guère étonnant quand on connaît le parcours, l'intelligence tactique et la tolérance de cette personnalité moins indignée par les défaillances morales et politiques que par l'indignation elle-même. Au Conseil Constitutionnel siégeait également Etienne Dailly qui n'en était plus à un compromis près.

Se défier des apparences, pourtant. Maurice Faure qu'on n'aurait pas imaginé si ferme a été l'un des rares à protester contre la démarche de Roland Dumas qui estimait inconcevable « de remettre en cause la démocratie » et suggérait la solution accommodante qui épargnerait aussi bien Edouard Balladur que Jacques Chirac.

Honneur final aux quatre courageux qui ont refusé cette « entourloupe ». Honneur, surtout, aux trois rapporteurs dont les noms doivent être cités et qui jusqu'au bout ont manifesté leur hostilité de principe à ces « petits comptes entre sages » et décliné les agapes finales : Martine Denis-Linton, Rémi Frentz et Laurent Touvet.

Affaire Karachi: publiez les débats du Conseil Constitutionnel !
Ce qui s'est passé n'est pas rien. On a décidé de violer la mission qu'on avait à remplir, on a fait fi de la rectitude et de la vérité. Qu'on ne vienne pas soutenir que les justiciers sont fatigants alors qu'en l'occurrence c'est l'Etat de Droit qui s'émeut. Les justiciers voient le mal partout pour justifier une omniprésence qui les flatte. L'Etat de Droit, lui, ne voit le mal que là où il est. « Les sages » l'ont vu et ont mis un voile sur lui. Les opportunités pèsent plus que les obligations.

Il est facile, devant cet exemple éminemment choquant, de mieux appréhender les mécanismes mis en oeuvre par les comités, instances, conseils, autorités, hautes ou petites quand, en violation de leur mandat, ils avalisent l'inacceptable, légitiment la transgression et, en définitive, prétendent justifier les errements dont ils sont conscients par des nécessités qui n'en sont que pour eux.

Une honte française. Le seul qui a osé le dire jusqu'à maintenant est Dominique Paillé (jdd.fr). Pour cela on lui pardonnera bien d'autres complaisances. Dans quelle autre démocratie, même avec tant de retard, une délibération constitutionnelle aussi scandaleuse aurait été accueillie avec tant de réserve, avec une modération aussi étrange ? Notre aptitude à la colère morale s'est-elle émoussée à ce point ? Sommes-nous devenus si accoutumés à l'éthique comme espérance ou nostalgie et à la réalité comme désillusion que plus rien n'est capable de bouger en nous ?

Je veux être équitable avec ce Conseil Constitutionnel de 1995. Il a tout de même invalidé, pour une broutille, les comptes de Jacques Cheminade qui avait recueilli 0,28% des voix. « Ne pouvant bénéficier du remboursement partiel de l'Etat », ce candidat maltraité à la place des autres a été ruiné.

Les informations des juges Trévidic et Van Ruymbeke sur Karachi, avec un registre juridique différent, ont remis en pleine lumière les comptes d'Edouard Balladur, des flux financiers troublants et la folie d'un terrorisme ayant massacré 11 Français en 2002. Dans ces conditions, comment ne pas approuver Roland Dumas qui est favorable à la publication du procès-verbal des débats ? Devant la révélation de ce que « les sages » ont cautionné à leur issue, qui oserait s'y opposer (Marianne 2) ? Il suffit que le Pouvoir autorise la levée du secret. Il n'est que temps.

Le contraire conduirait à un désespoir républicain.

Lundi 29 Novembre 2010

Philippe Bilger


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 18:46

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101128/twl-iran-liban-hariri-38cfb6d.html

Hariri prône à Téhéran l'unité entre Iraniens et Arabes (Reuters)

Au deuxième jour de sa visite à Téhéran, le Premier ministre libanais Saad Hariri a souligné dimanche la "grande importance" de l'union entre l'Iran et le monde arabe face aux menaces communes, à l'occasion d'une rencontre avec le ministre iranien de la Défense, Ahamad Vahidi.

Le Liban poursuivra sa "résistance" face à Israël, a assuré le fils de Rafic Hariri, ancien Premier ministre assassiné début 2005 à Beyrouth, qui dirige aujourd'hui un gouvernement d'unité nationale comprenant des représentants du puissant Hezbollah, obligé local de l'Iran.

Cette visite de trois jours du leader sunnite en Iran chiite intervient un mois après le voyage au Liban du président Mahmoud Ahmadinejad - la première d'un chef d'Etat iranien dans ce pays.

Ahmadinejad s'était notamment rendu dans les fiefs du mouvement chiite libanais dans les faubourgs sud de Beyrouth et au Sud-Liban, jusqu'à quelques kilomètres à peine de la frontière avec Israël.

Une des raisons de la visite à Téhéran de Hariri, un proche de l'Arabie saoudite, est de tenter d'obtenir de ce pays qu'il apaise les tensions prévisibles au Liban en cas de possibles inculpations de membres du Hezbollah par le Tribunal spécial pour le Liban parrainé par l'Onu, pour l'assassinat de Rafic Hariri.

Les milieux politiques libanais redoutent que ces inculpations, qui pourraient intervenir dans les semaines à venir, ne provoquent des affrontements entre le mouvement chiite, qui nie toute implication dans l'assassinat, et le Premier ministre sunnite et ses alliés pro-occidentaux.

"NE PERDONS PAS DE TEMPS", DIT LE CHEF DU HEZBOLLAH

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré dimanche que les efforts déployés par l'Arabie saoudite et la Syrie, autre alliée du Hezbollah, progressaient mais que le temps commençait à manquer pour désamorcer la crise prévisible que provoquerait l'inculpation de membres de son mouvement par le TSP.

"Ne perdons pas de temps", a-t-il dit, prévenant que si les inculpations de membres de son mouvement intervenaient avant un accord, "nous aurons tous perdu la capacité de gérer les conséquences de ces inculpations".

Hariri a déclaré au site internet public iranien IRIB que "la stabilité, la sécurité et l'unité du Liban jouent un rôle clé dans la résolution des questions internes et régionales".

"Compte tenu de cela, j'ai voulu venir en Iran voir vos réalisations militaires défensives, bien que cela aille à l'encontre de l'opinion de nos ennemis", a-t-il ajouté.

"Le Liban a résisté au régime sioniste jusqu'à présent et poursuivra la résistance. La Palestine, la Syrie, le Liban, l'Irak et l'Iran ont toujours été environnés par le danger. Dès lors, l'unité des Arabes et de l'Iran est une question de grande importance."

Une guerre de trente trois jours a opposé à l'été 2006 Israël et le Hezbollah. Elle a fait mille deux cent morts, principalement des civils, parmi les Libanais, et cent cinquante huit du côté israélien, essentiellement des soldats. En août dernier, un incident frontalier dans lequel un officier israélien, deux soldats et un journaliste libanais ont trouvé la mort a traduit la persistance de la tension à la frontière.

Israël considère que le Hezbollah est le cheval de Troie de l'Iran à sa frontière et, craignant que la République islamique se dote de l'arme nucléaire, n'exclut aucune action préventive pour l'en empêcher. Pour sa part, Ahmadinejad a plusieurs fois souhaité ou prédit la disparition de l'Etat juif.



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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 18:16

 

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Liban.rpl_france.231110.htm

http://rplfrance.org/index.php?content=eclairages/101123assembleenationale2-bm.htm

Texte intégral: Audition du général Aoun à la commission des affaires étrangères en France

Mardi 23 novembre 2010

La séance est ouverte à neuf heures trente.

M. le président Axel Poniatowski. Nous avons le plaisir de recevoir ce matin le général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre.

Mon Général, je suis très heureux de vous accueillir à la Commission des affaires étrangères. Nous suivons avec intérêt l’évolution de la situation au Proche-Orient dans son ensemble et au Liban en particulier. Nos collègues Élisabeth Guigou et Jean-Jacques Guillet avaient eu l’occasion de s’entretenir avec vous à Beyrouth, dans le cadre d’une mission d’information sur la place de la Syrie dans la communauté internationale – dont le rapport, présenté en juin dernier, accorde l’importance qui convient aux relations entre ce pays et le vôtre. La Commission a eu aussi l’honneur, il y a quelques mois, de recevoir le cardinal Sfeir. Notre attention à ce qui se passe au Liban tient à la fois aux liens profonds qui l’unissent à la France et à l’extrême sensibilité de son équilibre politique et social, auquel la stabilité régionale est directement liée.

Je ne rappellerai pas ici votre carrière militaire et votre vie politique : vous êtes certainement l’une des personnalités libanaises les plus connues en France, où vous avez vécu pendant une quinzaine d’années.

Je ne vais pas non plus décrire le paysage politique libanais, très complexe mais familier aux membres de la Commission. Le Courant patriotique libre, dont vous êtes le chef, n’est pas sorti parmi les vainqueurs des élections législatives de juin 2009, mais quatre de ses membres font néanmoins partie du gouvernement de Saad Hariri. Un an après la constitution de ce dernier, quel bilan dressez-vous de son action ? À quels dossiers faut-il selon vous donner la priorité ?

La Commission va entendre tout à l’heure Joseph Maïla, directeur de la prospective au ministère des affaires étrangères et européennes, au sujet des chrétiens d’Orient. Vous qui êtes l’un des représentants des chrétiens libanais, pouvez-vous nous donner votre sentiment sur l’évolution de cette minorité dans votre pays, et plus généralement au Proche-Orient ?

Le rapport de la mission d’information insistait déjà sur les inquiétudes suscitées par la perspective de publication, par le Tribunal spécial pour le Liban, d’actes d’accusation qui viseraient des membres du Hezbollah. Rien de tel ne s’est encore produit mais, étant entendu qu’il ne saurait être question d’entraver le travail de ce tribunal, comment pensez-vous qu’il conviendrait d’agir pour limiter les risques de déstabilisation que de telles mises en accusation pourraient provoquer ?

Général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre. J’ai passé en France non pas quinze, mais dix-huit ans. En 1958-1959, j’étais à l’École d’application de l’artillerie à Châlons-sur-Marne. Entre 1978 et 1980, j’ai été stagiaire à l’École supérieure de guerre. Cela fait déjà trois années, auxquelles s’ajoutent quinze ans d’exil, dont un an en territoire français mais à l’ambassade, et quatorze ans entre Marseille, La Haute-Maison et Paris. Le peuple français et la vie politique française me sont donc familiers, et j’entretiens avec les Français des liens d’amitié à la fois ancrés dans la tradition et toujours renouvelés.

Le Liban traverse actuellement une crise assez complexe, comportant des composantes intérieures et des composantes extérieures. Je m’attarderai surtout sur les secondes car elles vous concernent davantage.

Parmi les problèmes intérieurs, il y a tout d’abord l’état des finances publiques : depuis 1993 jusqu’à maintenant, il y a eu dilapidation, voire détournement de fonds publics. Pendant les quatre premières années du gouvernement Rafic Hariri, de 1993 à 1996, près de 3,5 milliards de dollars ont été dépensés sans justificatifs. Actuellement, nous sommes surendettés : soixante milliards de dollars, c’est beaucoup pour un pays qui compte moins de quatre millions d’habitants – sur un territoire de 10 464 kilomètres carrés…

Autre source intérieure de crise : la formation à l’initiative de l’administration, donc en contradiction avec les prérogatives gouvernementales, d’unités de sécurité extra-légales qui, de ce fait, fonctionnent en parallèle avec les forces de sécurité. C’est une sorte de milice pour la présidence du Conseil. Il résulte aussi de cette situation une crise au sein de la justice, qu’il faut réformer.

Notre groupe parlementaire, créé en 2005, s’appelle le Bloc du changement et de la réforme, et notre action est conforme à notre nom : la commission parlementaire des Finances et du Budget est désormais présidée par l’un des nôtres, et nous avons constaté le détournement des fonds du Trésor public.

S’agissant des composantes extérieures de la crise, il faut d’abord parler du Tribunal spécial pour le Liban.

Le 14 février 2005, l’ex-Premier ministre du Liban, Rafic Hariri, était assassiné. Le soir même, le Conseil des ministres saisissait notre Cour de justice, compétente pour les crimes qui peuvent déstabiliser le pays. Au cours de l’enquête qui a suivi, on a vu se développer l’idée de former un tribunal spécial pour le Liban. J’ai été le premier à proposer la formation d’un tribunal mixte – à la fin du mois d’août, je crois. Malheureusement, avec le premier juge d’instruction, M. Mehlis, le tribunal s’est trouvé médiatisé avant même d’avoir commencé à travailler. Des soupçons se sont formés contre la Syrie puis contre le Hezbollah. Le tribunal s’est ainsi trouvé exploité politiquement au Liban, et sa crédibilité s’en est trouvée très fragilisée.

Des crimes en série se sont produits, souvent par des attentats à la voiture piégée. Plusieurs députés ont été tués, ainsi que beaucoup de civils. Contrairement à ce qu’on pouvait attendre, aucun de ces crimes n’a été élucidé. Aucun indice n’a été trouvé. Certains en ont conclu ironiquement que ces crimes parfaits ne pouvaient qu’avoir été commis par les juges chargés de l’instruction… Le Liban compte au moins 23 services de renseignement, nous sommes surveillés par plusieurs satellites géostationnaires, toutes nos communications sont écoutées par Israël et par des pays amis. Le fait que ces crimes restent mystérieux n’a pu qu’entraîner des suspicions sur la façon de mener l’enquête. Cela a beaucoup perturbé l’opinion publique.

Quatre généraux responsables de la sécurité ont été arrêtés à Beyrouth : le chef du Deuxième Bureau, le directeur des Forces de sécurité intérieure, le directeur de la Sûreté générale et le commandant de la Garde présidentielle. Le Président de la République libanaise lui-même a été accusé par la presse internationale et locale. La vengeance politique l’a ainsi emporté sur le souci de justice.

Les quatre généraux sont sortis de prison au bout de quatre ans, en dénonçant l’existence de faux témoins. Il est normal que des victimes de faux témoignages demandent justice, mais où ? La justice libanaise ayant considéré qu’elle ne pouvait recevoir leurs plaintes, ils se sont adressés au Tribunal spécial pour le Liban. Celui-ci a déclaré son incompétence. Il y avait aussi des Syriens parmi ces témoins, ce qui a conduit l’opinion publique à accuser la Syrie. La justice syrienne a accepté les plaintes.

Le Tribunal spécial s’apprête à publier un acte d’accusation. On prépare l’opinion publique à l’accusation du Hezbollah. Mais tous les Libanais qui aspirent à la justice pensent qu’en remontant la piste des faux témoins, on peut arriver au vrai commanditaire du crime : il est impossible qu’un groupe de faux témoins ne soit pas manipulé ou envoyé par quelqu’un. Qui ? On parle de différentes personnalités libanaises, jusqu’au Procureur général de la République, accusé par les victimes. En négligeant cette piste, le Tribunal spécial paraît se concentrer contre le Hezbollah – après avoir fait de même contre la Syrie. La justice doit pourtant être égale pour tous.

Le Hezbollah réagit, en clamant son innocence. Cette situation va dresser une grande partie de la population libanaise contre le Tribunal spécial pour le Liban, créé par le Conseil de sécurité, alors que tout le monde avait approuvé sa création.

Aujourd’hui, je le répète, on néglige une partie importante des investigations. Nous essayons d’expliquer cela, afin que des « bavures » ne viennent pas entraver la paix au Liban et nuire à nos relations avec la France et la communauté internationale, et même avec les pays avoisinants.

Deuxième sujet que je voudrais évoquer : la situation des chrétiens au Liban et dans l’ensemble du Moyen-Orient.

Depuis l’entrée des Soviétiques en Afghanistan, époque à laquelle j’étais stagiaire à l’École supérieure de guerre, on a vu la création de la résistance islamique, aidée par les Américains, par Anouar el-Sadate et par le roi Fahd d’Arabie saoudite. Elle était constituée de groupes fanatisés dressés contre le communisme. Je me souviens d’avoir terminé un exposé à l’École en disant que l’islamisme pouvait être aussi bien anticommuniste qu’anti-occidental mais que sur le plan politique, il était parfois pro-occidental ou pro-soviétique et qu’il fallait prendre garde d’encourager cette résistance. J’ai pris à témoin un camarade de promotion tunisien ; il a confirmé mon analyse. Je suis contre l’intégrisme islamiste, non parce que je suis chrétien, mais parce que je ne peux pas concevoir qu’au début du troisième millénaire, on s’oppose à la liberté de conscience, à la liberté religieuse et politique. L’individu doit pouvoir faire ses choix – y compris celui d’être athée. Pour moi, le droit de chaque personne à la différence doit être sacré, non pas seulement accepté. C’est là une attitude d’esprit aux antipodes de l’islamisme. Je suis contre toute forme de racisme et toute conception monodimensionnelle de la société. Partout dans le monde, on va vers la diversité et le pluralisme.

Certaines puissances disent leur opposition au mouvement islamiste mais l’instrumentalisent pour créer des troubles, donc des espaces d’intervention, afin de défendre des intérêts non déclarés mais aisés à deviner – le pétrole, le gaz, l’uranium, bref les matières premières.

Sachant cela, j’ai essayé de m’occuper des Levantins, des chrétiens du Levant – Machrek, première région à avoir été convertie au christianisme, comprenant la Palestine, la Jordanie, la Syrie, une grande partie de l’Irak et Antioche. La Syrie encourage cette démarche, dont l’objectif est l’épanouissement de la communauté chrétienne et son harmonie. Nous ne recherchons pas la différence pour elle-même, mais l’unité dans la différence : le débat est une source d’enrichissement, tant il est vrai que penser tous la même chose, c’est renoncer à penser.

Le travail qui est mené sur les vestiges chrétiens au Nord de la Syrie va conduire à déclarer patrimoine universel une grande partie de cette région, celle des premiers saints de l’Église chrétienne. Nous espérons étendre cela à la Jordanie et à la Palestine.

À Jérusalem, les chrétiens représentaient 55 % de la population en 1948 ; actuellement, ils en représentent 2 %. À Bethléem, on est passé de 82 % en 1948 à 12 % aujourd’hui. En Irak, je n’ai pas les chiffres mais vous savez ce qu’il en est. Le Liban a été très touché en 1983 ; beaucoup de Libanais ont émigré, notamment vers la France, ainsi que vers le Canada et vers l’Australie. La cause est toujours le conflit israélo-arabe, dont les chrétiens font les frais.

Le premier problème qui se pose à nous est l’implantation des Palestiniens – cinq cent mille personnes, soit 15 % de la population libanaise. Imaginez qu’en France, vous ayez à intégrer et naturaliser d’un seul coup 9 millions de personnes… C’est impossible.

Malheureusement, l’opinion publique européenne est intoxiquée par les médias. Une étude que j’ai présentée sur les relations islamo-chrétiennes montre qu’il n’y a pas de problème religieux si l’on s’en tient aux textes ; c’est l’interprétation de ces textes qui sert de justification à beaucoup d’abus. Dans une lettre rédigée à l’occasion du Synode des évêques d’Orient, j’ai donc appelé les musulmans à revenir aux textes. Le Coran reconnaît le christianisme, la foi du musulman comporte la reconnaissance du Christ et de l’Évangile. Ce n’est donc pas de conflit religieux qu’il s’agit, mais de conflit d’intérêts ainsi que de manipulation. Les chrétiens eux-mêmes se sont fait la guerre ; phénomène indépendant des croyances, la guerre est causée par la volonté de suprématie et le désir de richesses. C’est pourquoi il faut intervenir pour corriger un peu la marche des choses.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 17:38

 

http://www.liberation.fr/politiques/01012303092-il-est-desormais-interdit-de-boycotter

Il est désormais interdit de boycotter

La Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une «provocation publique à la discrimination envers une nation»...

Par BENOIST HUREL Secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature

On a les victoires qu’on peut : Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple circulaire, commis un attentat juridique d’une rare violence contre l’un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la contestation des Etats par les sociétés civiles, à savoir le boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d’un pays n’était qu’une «provocation publique à la discrimination envers une nation», punie d’un an d’emprisonnement et de quarante cinq mille euros d’amende. Le ministère demande aux procureurs de la République d’assurer une répression «ferme et cohérente» de ces agissements.

Soyons justes : la paternité de cette brillante initiative revient au procureur général de Paris qui avait, dans son rapport de politique pénale 2009, suggéré que «les faits de boycott ou de provocation au boycott peuvent s’analyser, selon les espèces, soit en une provocation à la discrimination, soit en une discrimination ayant pour effet d’entraver l’exercice d’une activité économique». On peut rappeler les actions de ce type dans l’histoire : boycott du Royaume-Uni en 1930 initié par Gandhi contre la colonisation, boycott de l’Afrique du Sud dans les années 1970 par les militants anti apartheid, boycott, à la même époque, par la communauté homosexuelle américaine d’une marque de bière qui refusait d’embaucher les gays ou, plus récemment, boycott des produits chinois par les soutiens de la cause tibétaine et des produits israéliens par les militants palestiniens. Pour l’ex-garde des Sceaux, il ne s’agit pas là d’entreprises de protestation et d’émancipation, souhaitables en démocratie, mais d’associations de malfaiteurs en vue d’attenter à la bonne marche du commerce, donc du monde.

La notion de discrimination ne peut s’entendre que d’une différence de traitement n’obéissant à aucun but légitime. Une action collective qui viserait à ne pas consommer de produits d’une entreprise parce qu’elle licencie ou délocalise sa production, ou d’un Etat parce qu’il maltraite ses minorités ne peut être qualifiée de discriminatoire, sauf à ôter aux consommateurs leur seul pouvoir, celui de ne pas de consommer n’importe quoi et n’importe comment. Que l’on se rassure : les Etats qui décideraient d’imposer un embargo à un pays étranger n’encourront pas les foudres de la loi pénale…

L’instrumentalisation d’un texte qui visait à combattre le racisme, le nationalisme et le sexisme est inadmissible, surtout lorsqu’elle vise à faire taire l’engagement citoyen. La circulaire en question, qui a su convaincre au moins un tribunal, constitue donc, pour la société civile, une régression d’une ampleur peu commune. Cette provocation s’est pour l’instant heurtée à un mur de silence. La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise nouvelle pour la démocratie. L’absence de contestation de la pénalisation, lorsque celle-ci ne répond à aucun autre objectif que celui de museler les peuples, n’en est pas une meilleure.


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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:52

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101126/twl-russie-pologne-katyn-41953f5.html



Moscou reconnaît la responsabilité de Staline dans Katyn (Reuters)

La Russie a officiellement reconnu vendredi la responsabilité directe de Staline dans le massacre au printemps 1940 de vingt deux mille officiers polonais à Katyn, près de Smolensk.

Pendant près de cinquante ans, Moscou avait accusé les nazis d'avoir massacré ces officiers polonais. Il a fallu attendre 1990 pour que le dernier dirigeant de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, admette la responsabilité du NKVD, la police secrète soviétique, sans toutefois mettre nommément en cause Staline.

La Douma d'Etat, la chambre basse du Parlement russe, a voté vendredi par 342 voix sur 450 une résolution selon laquelle les documents conservés dans les archives secrètes du Kremlin prouvent que le "petit père des peuples" a bien ordonné personnellement ce massacre.

"Les documents conservés pendant de nombreuses années dans les archives secrètes (...) apportent témoignage que le crime de Katyn a été commis sur les ordres directs de Staline", précise la résolution diffusée sur le site internet de la Douma, "duma.gov.ru."

"Les députés de la Douma d'Etat tendent la main de l'amitié au peuple de Pologne et espèrent que cela ouvrira une nouvelle ère dans les relations entre nos deux pays", ajoute-t-elle.

En avril dernier, les archives nationales russes (Rosarchiv) ont publié sur leur site internet plusieurs documents, dont une note en date du 5 mars 1940 du chef du NKVD, Beria, signée de Staline et de trois autres membres du Politburo, ordonnant l'exécution des nationalistes et des contre-révolutionnaires polonais.

Ces documents étaient connus depuis les années 1990 des historiens, des hommes politiques et des familles des victimes, mais c'était la première fois que les Russes pouvaient voir les originaux scannés sur le site de Rosarchiv.

"C'est vraiment une question de conscience, après tant d'années de dénégation et de silence, que de faire une telle déclaration qui referme ce chapitre de notre histoire", a déclaré Konstatin Kosatchiov, président de la commission des Affaires étrangères de la Douma.

La Pologne a salué ce vote. "Ce geste confirme qu'on ne peut plus revenir en arrière dans le dialogue entre les nations russe et polonaise, un dialogue fondé sur la vérité", a dit le ministère polonais des Affaires étrangères.

Le gouvernement polonais espère que le président russe Dmitri Medvedev lui remettra d'autres documents déclassifiés sur le massacre de Katyn lors de sa venue à Varsovie le 6 décembre prochain. Il avait déjà donné aux Polonais des archives concernant le drame en avril dernier.



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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:35

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101127/tts-irlande-tp-ca02f96.html



Les Irlandais manifestent à Dublin avant l'annonce du plan (Reuters)

Des milliers d'Irlandais ont défilé samedi dans les rues de Dublin pour protester contre les mesures d'austérité du gouvernement et sa décision de solliciter l'aide de l'UE et du FMI, dont le plan d'assistance de quatre vingt cinq milliards d'euros doit être présenté dimanche. (Reuters)

La manifestation s'est déroulée dans une atmosphère exubérante mais sans violence, nombre de participants ayant gagné la capitale en car malgré la neige tombée durant la nuit.

Les syndicats avaient appelé à une marche jusqu'à la Poste centrale, QG de l'insurrection irlandaise d'avril 1916 où fut proclamée la république et symbole de l'indépendance du pays. L'idée d'un abandon de souveraineté en direction de Bruxelles ranime dans le pays une fibre nationale sensible.

"Nous tentons de récupérer notre souveraineté avant qu'elle soit perdue et que le FMI vende au plus offrant nos ressources naturelles et nos actifs", a dit Feilim Wakely, du comté de Louth. Sa pancarte affirmait que "l'Eire n'est pas à vendre".

"La santé et l'éducation vont souffrir, mais personne ne brûlera les porteurs d'obligations", déclarait l'actrice Deirdre Monaghan. "Les implications sont énormes, cela accentuera le racisme, le ressentiment et le morcellement de la société."

RISQUE DE CONTAGION

Dublin a accepté le principe d'une aide conjuguée de l'Union européenne et du Fonds monétaire international dont les modalités doivent être dévoilées après une visioconférence des ministres des Finances de l'UE prévue dimanche vers 15h00 GMT.

Dans un hôtel de Dublin, des négociateurs s'employaient samedi à mettre au point ce plan dont les dirigeants européens espèrent qu'il permettra d'éviter que la crise ne s'étende au Portugal et à l'Espagne, en menaçant l'avenir de l'euro.

L'attention des contribuables irlandais se concentre sur le taux d'intérêt des prêts en négociation. Pour les partis que l'on s'attend à voir former le prochain gouvernement, un accord serait inacceptable si ce taux était trop élevé.

Eamon Gilmore, dirigeant du Parti travailliste (opposition), a jugé "très inquiétant" une information de la chaîne publique RTE selon laquelle le taux d'intérêt des 85 millions d'euros de prêts pourrait atteindre 6,7%.

"Si c'est vrai, ce serait une capitulation consternante du gouvernement. Et une trahison des principes fondateurs de l'Union européenne", a-t-il dit lors d'une conférence du Labour.

Le ministre de la Communication, Eamon Ryan, a dit que l'accord n'était pas entièrement au point et comporterait plusieurs types de prêts à taux d'intérêt différents, mais que le chiffre de 6,7% était supérieur à ce que paierait Dublin.

Le Fine Gael, principale formation de l'opposition, a déclaré qu'un taux de plus de 6% serait inacceptable.

RENÉGOCIATION ?

On s'attend à ce que le Fine Gael et les travaillistes évincent le Fianna Fail du Premier ministre Brian Cowen et arrivent au pouvoir dans quelques mois. Ils comptent respecter l'accord que Cowan aura conclu avec le FMI et l'UE mais n'excluent pas d'en renégocier des points de détail.

Le gouvernement Cowen a présenté cette semaine un plan de réduction des déficits sur quatre ans qui doit se traduire par 15 milliards d'euros d'économies.

Le vote du budget 2011 est prévu le 7 décembre. Le gouvernement ne compte que deux voix de majorité au Dail (chambre basse), celles d'élus indépendants qui pourraient voter contre la loi de finances.

L'opposition souhaite que certains créanciers des banques irlandaises, qui sont à l'origine des déboires financiers actuels en raison de prêts immobiliers accordés imprudemment dans les années de forte croissance du "Tigre celtique", partagent une partie du coût du plan de renflouement UE-FMI.

Les Irlandais ont supporté avec stoïcisme deux années de récession, une fulgurante montée du chômage et un programme de hausses d'impôts et de réductions de dépenses. Mais beaucoup se disent furieux des nouvelles mesures d'austérité et de la décision de réclamer une aussi forte aide extérieure.

Une fois le plan d'assistance bouclé, le couperet pourrait tomber sur le Portugal, qui a adopté vendredi un budget de rigueur pour 2011 mais peine à atteindre ses objectifs de réduction de déficits. Lisbonne a démenti être en passe de réclamer une assistance, mais une majorité d'économistes consultés par Reuters cette semaine ne l'excluaient pas.

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, estime que les cas de l'Irlande et du Portugal ne sont pas comparables. Lisbonne "a mis sur la table un plan d'assainissement budgétaire assez conséquent. Et le secteur bancaire montre des signes de robustesse", a-t-il dit au quotidien belge L'Echo.




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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 18:48

 

Appel pour la seconde rencontre nationale des assemblées générales interprofessionnelles à Nantes

Les dernières semaines ont vu, sur le front social, alors que la loi sur les retraites était promulguée en pleine nuit, la suspension de la grève reconductible dans la plupart des secteurs, et notamment les secteurs clés de cette grève (Raffineries, dépôts et Port).

Elles ont vu de grosses manifestations samedi 6 novembre, démentant un renoncement pourtant annoncé de toutes parts,

Elles ont vu la poursuite d'actions et d'assemblées, à la base, dans de nombreuses villes,

Elles ont vu un début de coordination de ces assemblées locales avec la réussite notamment du 11 novembre, grâce à la première rencontre nationale de Tours le 6 novembre.

Nationalement, devant nous, l'intersyndicale, dont la stratégie de journées espacées a, au final, conduit à l'échec ce mouvement, ne propose plus qu'une journée "multiforme", organisée localement, le mardi 23 novembre.

La grève générale, seule à même d'inverser le rapport de forces, n'a pas eu lieu.

Mais la période, mondialement, est à la contestation sociale, car le système nous envoie dans le mur. La solidarité internationale s'est exprimée un peu partout.

Les assemblées interprofessionnelles, les intersyndicales élargies aux non-syndiqués, les collectifs de lutte, etc., ont, dans des dizaines de villes, permis de s'organiser, tous ensemble, à la base. Voilà un des meilleurs acquis de cette lutte, voilà la voie à suivre,. Ces outils, créés par et pour la lutte, doivent permettre la poursuite de la mobilisation, et la préparation des prochains moments.

Nous, assemblée générale interprofessionnelle de Nantes, comme décidé à Tours le 6 novembre, invitons l'ensemble des villes à envoyer leurs délégués ou observateurs à la seconde rencontre nationale qui se tiendra à Nantes samedi 27 novembre.

Les modalités d'organisation (mandatement) et l'ordre du jour font l'objet de deux propositions séparées.

On ne lâche rien !




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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 11:57

 

http://www.demosphere.eu/node/21560

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3834

http://www.solidaires.org/article34044.html

 

SOUTIEN AU PEUPLE IRLANDAIS

RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 27 NOVEMBRE

Après le peuple grec, c'est au peuple irlandais de subir les exigences antisociales de l'Union européenne et de Fonds monétaire international.


Allocations familiales, salaire minimum, protection sociale, emplois et services publics sont attaqués une nouvelle fois par un plan d'austérité drastique.

C'est le prix à payer pour sauver les banques et laisser les spéculateurs faire leur travail de sape !

Les peuples ne doivent pas payer la crise. L'Europe n'a de sens que si elle est sociale et solidaire.

Samedi 27 novembre, les Irlandais seront dans la rue.

Nous appelons toutes les organisations qui le souhaitent à marquer leur solidarité et à refuser les plans d'austérité pour aujourd'hui et pour demain.

Rendez vous ce samedi 27 novembre à 15 heures, devant la Représentation permanente de l'Union européenne à Paris
288 Boulevard Saint Germain (75007 Paris, Métro Assemblée nationale).

A l'appel des organisations suivantes : AC!, Attac, Fondation Copernic, FSU, Marches européennes, No Vox, Union syndicale Solidaires, Utopia.

En soutien : Les Alternatifs, la FASE, la Gauche unitaire, le NPA, le Parti de gauche.



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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 11:49

 

http://www.liberation.fr/politiques/01012304558-ilham-moussaid-et-onze-militants-quittent-le-npa

Ilham Moussaïd et onze militants quittent le NPA

En mars, pendant les régionales, l’histoire avait provoqué une tempête : Ilham Moussaïd, militante portant le voile, était candidate dans le Vaucluse sur la liste du NPA. Sept mois après, elle quitte le parti anticapitaliste avec onze de ses camarades des quartiers d’Avignon.

Dans une lettre révélée hier par Mediapart, l’un de leur chef de file, Abdel Zahiri, explique un choix «qui n’est motivé ni par la haine ni par la colère. […] La manière dont certain(e)s ont agi à notre égard jusqu’à lancer une véritable chasse aux sorcières, où nous sommes montrés du doigt comme des pestiférés, et l’attente d’un congrès (qui paraît ne jamais arriver) pour trancher si nous avons notre place au sein de ce parti n’est ni à la hauteur ni digne d’un parti de masse révolutionnaire».

Le jeune militant donne tout de même rendez-vous à ses ex-camarades : «Nous avons encore beaucoup de lutte à mener ensemble donc je vous dis à bientôt.»


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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 20:34

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Gabrielle_Lefevre.231110.htm

Tribunal Russell sur la Palestine

Gabrielle Lefèvre

Mardi 23 novembre 2010

Des entreprises complices de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, coupables de pillage, de recel et de blanchiment

Lors des deux jours de session à Londres, les 20 et 21 novembre, le Tribunal Russell sur la Palestine a entendu des témoignages implacables sur les activités d’entreprises israéliennes et étrangères opérant en territoires palestiniens occupés.

Ont été décrites les fournitures d’armes, de technologies de contrôle et de surveillance par des sociétés comme Elbit, Edo ITT, G4S, apportant indéniablement une aide aux crimes de guerre commis par l’occupant israélien, notamment lors de l’opération « plomb durci » lancée contre Gaza, et une assistance technologique au contrôle et à l’enfermement des populations civiles palestiniennes en équipant les check points, les prisons.

De nombreux experts ont analysé aussi le système bancaire et financier qui soutient le processus de colonisation illégale : prêts et investissements immobiliers, financements de commerces et de moyens de transport à la destination exclusive des Israéliens et interdits aux palestiniens. Les cas de la banque belgo-française Dexia et les activités du groupe français Veolia ont ainsi été condamnées par le tribunal. La complicité des institutions européennes, déjà condamnées lors de la session de Barcelone, a été rappelée par le financement de programmes européens de recherche technologique sur les armements profitant à Israël. Ce pays est ainsi financé, non seulement par de larges aides militaires américaines mais aussi par des financements européens, et des entreprises d’armement se vantent de produits testés sur les populations palestiniennes et libanaises lors des conflits de Gaza et du Liban.

La destruction et l’exploitation des ressources naturelles et agricoles ont été analysées par des experts dont certains, des Palestiniens, n’ont pas été autorisés par l’occupant à se rendre à Londres mais qui ont fourni leur témoignage par vidéos. Ainsi, Caterpillar dont les bulldozers détruisent non seulement des maisons de Palestiniens mais des terres et exploitations agricoles, Ahava qui exploite illégalement les ressources de la Mer Morte et produit des cosmétiques dans une colonie, Carmel Agrexco qui vend des produits agricoles dans le monde entier sous label israélien alors qu’il s’agit de ressources naturelles palestiniennes, sur des terres volées aux Palestiniens, avec de l’eau ressource précieuse interdite aux Palestiniens… Furent évoquées les conditions de travail proches de l’esclavage réservées aux Palestiniens privés de droits syndicaux et de rémunération minimale, soumis à des drastiques restrictions de déplacement à cause du Mur de séparation et spoliés de leurs terres qu’ils ne peuvent plus cultiver.

Le verdict

Dans ses conclusions, le Tribunal affirme la complicité d’entreprises avec des violations israéliennes des lois internationales avec les colonies illégales, l’érection du mur de séparation, le blocus illégal de Gaza et les opérations militaires israéliennes contre les Palestiniens et notamment l’opération contre Gaza constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Malgré les nombreuses condamnations, Israël continue à violer ce droit avec la complicité d’entreprises.

Le tribunal a noté l’échec des Etats à faire cesser ces violations continues ce qui amène les mouvements citoyens à se tourner vers des actions de boycott, désinvestissement et sanction (BDS). Il s’agit donc de protéger ces citoyens dans leurs actions.

Quant aux entreprises mises en cause, seules trois ont présenté une défense. Les autres n’ont rien argumenté. Parmi celles-ci, le tribunal épingle G4S, Elbit Systems, Caterpillar, Cement Roadstone Holding, Dexia, Veolia Transport, Carmel Agrexco, entre autres, comme coupables de complicité avec les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, de pillage, et ces agissements sont susceptibles de poursuites judiciaires .

Le tribunal entend donner ainsi une aide aux citoyens qui veulent faire respecter le droit international et le droit humanitaire par des actions militantes et en justice. Ses conclusions entendent offrir la garantie d’impartialité en se basant sur un cadre légal international bien précis qui est marginalisé par les Etats et les entreprises. Et fournir un cadre légal dans lequel des gouvernements, des entreprises peuvent être amenés à changer leurs politiques et agissements voire de lancer des poursuites au civil et au pénal contre eux. Cela pourrait aider les entreprises à y réfléchir à deux fois avant de poursuivre certaines activités.

Le tribunal souligne enfin que la sécurité d’Israël sera assurée lorsque les Palestiniens auront la reconnaissance de leurs droits. Stéphane Hessel insista sur le fait que la création d’Israël est la réponse à l’événement le plus horrible du siècle passé et que ce pays puisse vivre en paix et déployer ses potentialités est son souhait le plus sincère, mais il regrette de constater que cet Etat ne suit pas la bonne direction.  Le souhait du Tribunal est de l’aider. Afin que cet Etat comme membre de la communauté internationale respecte ses lois, ajoute Mairead Mac Guire. Et  pour que les entreprises comprennent qu’elles aussi doivent respecter ces règles afin de rétablir le droit.

La prochaine session de ce tribunal aura lieu en 2011 en Afrique du Sud afin d’examiner si le crime d’apartheid est applicable à Israël.





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