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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:55

 

http://www.blog.mondediplo.net/2011-05-10-Syrie-Bahrein-cause-commune


http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Alain_Gresh.100511.htm

 

Syrie Bahreïn cause commune

 

mardi 10 mai 2011, par Alain Gresh

 

La nouvelle est passée inaperçue. Le 7 mai, l’agence de presse officielle syrienne a annoncé que le président avait reçu un message de soutien du roi du Bahreïn. Cela pourrait faire sourire s’il n’y avait en cause des milliers de vies humaines : un roi, allié des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite, qui vient d’écraser une révolte démocratique dans son propre pays – qu’il accuse l’Iran d’avoir fomentée ! – envoie un message de soutien au meilleur allié arabe de Téhéran et dénonce les « conspirations » dont serait victime la Syrie. Ce soutien fièrement brandi par Damas n’empêche pas le régime baasiste d’expliquer qu’il doit faire face à un complot américain.

 

On l’a dit ici, le régime syrien doit faire face à la même vague de revendications qui submerge l’ensemble du monde arabe, du Maroc à l’Irak. Fin de l’autoritarisme et de la corruption ; du travail et du pain ; liberté d’expression ; liberté d’organisation : tels sont les mots d’ordre communs. Et, aussi, le retour de la karama, de la dignité. Pour essayer de comprendre ce que ce mot d’ordre veut dire, on lira le témoignage assez bouleversant d’une jeune femme lesbienne syrienne que les services de police viennent arrêter la nuit et qui est défendue par son père  (« My father, the hero », 26 avril 2011, sur le blog A Gay girl in Damascus). L’arbitraire des autorités, des policiers municipaux qui harcèlent le jeune Bouazizi en Tunisie aux bandes de jeunes armés qui tabassent les manifestants à Banyas, c’est ce que refusent désormais les peuples, malgré la peur et la répression.

 

Alors que nous recevons des images en direct du Yémen ou de Jordanie, et même de Libye, deux pays maintiennent un black-out inquiétant sur ce qui se passe chez eux : le Bahreïn et la Syrie. Je ne reviens pas ici sur l’origine des évènements du Bahreïn, qui ont abouti à l’intervention des troupes saoudiennes et à la proclamation de l’état d’urgence. Depuis se développe une campagne haineuse contre la majorité chiite de la population, et les mesures se succèdent pour en finir avec toute vie politique et associative indépendante. La brutalité des policiers – souvent des étrangers naturalisés – n’est plus à démontrer et la torture d’un usage courant (Bill Law, « Police brutality turns Bahrain into island of fear », 6 avril 2011). Le pouvoir n’hésite même pas à détruire des mosquées (Roy Gutman,  « While Bahrain demolishes mosques, US stays silent », 8 mai 2011). Le journal d’opposition Al-Wasat, dont le rédacteur en chef avait dû démissionner, est sur le point d’être interdit, d’anciens députés sont arrêtés, des médecins aussi (Human Rights Watch,  « Bahrain Arbitrary Arrests Escalate », 4 mai 2011). Et cela sans parler des condamnations à mort prononcées par des cours militaires.

 

Toutes ces exactions ont provoqué quelques réactions. Il faut mentionner la condamnation vigoureuse prononcée par le ministre norvégien des affaires étrangères ( « Norway concerned over the human rights situation in Bahrain », 5 mai). La Suisse s’est prononcée dans le même sens. On notera aussi l’appel du principal syndicat américain, l’AFL-CIO, à suspendre les accords de libre-échange avec le Bahreïn ( « US labor urges trade pact with Bahrain be suspended », Reuters, 6 mai). Quant à l’administration Obama, si l’on en croit le Bahrain Freedom Movement, elle serait intervenue auprès de Manama pour demander la cessation des violations des droits de la personne, ce qui aurait amené à la libération d’un certains nombre de médecins et d’infirmières ( « Bahrain International stands humiliate al Khalifa », Saudi occupiers, 8 mai).

 

Le ministère des affaires étrangères français a demandé aux autorités de Bahreïn de ne pas appliquer la peine de mort. Et le communiqué du 29 avril ajoute : « Avec le retour au calme, il est par ailleurs temps de rechercher les voies d’un dialogue sincère entre les parties concernées et de la réconciliation, seule solution durable à la crise politique à Bahreïn. » Retour au calme ? Drôle de formulation, car s’il y a eu des désordres, c’est le fait des autorités, pas des manifestants ; et l’ordre actuel est l’ordre imposé par la force des baïonnettes...

 

En Syrie, cela fait deux mois que les soulèvements ont commencé, et ils se sont étendus à de nombreuses villes (lire Patrick Seale, « Fatal aveuglement de la famille al Assad », Le Monde diplomatique, mai 2011). Le régime y a répondu avec brutalité, affirmant qu’il était l’objet d’une conspiration et qu’il faisait face à des groupes armés. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas convaincu ni apporté la moindre preuve de ses affirmations. En 1980, le pouvoir faisait face à une insurrection armée fomentée par les Frères musulmans, qui n’avaient pas hésité à multiplier les assassinats de cadres et de militaires ; l’écrasement de la ville de Hama, les milliers de morts provoqués par les bombardements indiscriminés, n’étaient certes pas justifiables, mais ils s’inscrivaient dans une guerre ouverte. En revanche, rien de tel aujourd’hui, si ce n’est des incidents armés sporadiques dont on a du mal à connaître l’origine.

 

Une autre différence importante avec ce qui s’était passé à Hama en 1980 tient évidemment à l’information. Alors que les événements de l’époque n’avaient filtré qu’au compte-gouttes, aujourd’hui, nous recevons des images et des témoignages. Certes, ceux-ci sont partiels et parfois sujets à caution ; les exagérations, alimentées parfois par une partie de l’opposition en exil, sont certaines. Mais le pouvoir syrien, qui les condamne, est le premier à refuser aux journalistes de pouvoir travailler.

 

Comme l’explique Ignace Leverrier, un ancien diplomate, sur son blog Un œil sur la Syrie (9 mai) :


« Le régime veut imposer à tous les Syriens, par la crainte de la prison… et des mauvais traitements qui lui sont systématiquement associés, un silence total sur les événements qui se déroulent en ce moment en Syrie. Le pouvoir veut en effet se réserver le monopole de l’information sur la réalité des faits et du commentaire sur leur signification. Il ne veut pas être contredit lorsque, malgré les témoignages concordants de milliers de films, d’images et d’enregistrements disponibles, il attribue les protestations populaires à des “agents de l’étranger” et décrit ceux qui y participent comme de dangereux “terroristes islamiques”. »

 

Après avoir bloqué, dans les villes où l’armée intervient, les téléphones et Internet, le pouvoir semble avoir trouvé le moyen de bloquer les téléphones satellitaires (Joshua Landis, « It seems they got better in tracking satellite mobiles », Syria Comment, 8 mai).

 

Et le refus de laisser une mission des Nations unies se rendre à Deraa, après que Damas lui en ait dans un premier temps accordé l’autorisation, ne peut que confirmer les pires craintes ( « Syria protests, UN voices concern over cut off Deraa », BBC News, 9 mai).

 

Quoi qu’il en soit, et quelle que soit l’issue des événements – et le pouvoir semble croire qu’il va réussir à écraser le mouvement (Anthony Shahid,  « Syria Proclaims It Now Has Upper Hand Over Uprising », The New York Times, 9 mai) –, il est douteux que le régime puisse se rétablir comme il a pu le faire après l’écrasement de Hama. Les images de la répression l’ont affaibli, même s’il a pu jouer sur les peurs confessionnelles, notamment celles des alaouites et des chrétiens.

 

Ce témoignage apporté sur le site de The Angry Arab, le 4 mai,  « On sectarianism in Syria », est intéressant :


« Je suis un Américain qui a vécu à Damas pendant l’année écoulée. C’est incroyablement frustrant d’être là-bas et à lire des blogs comme... qui sont devenus extrêmement obsessionnels, sur la perspective d’une fitna (division confessionnelle) en Syrie. Je me souviens d’un article qui disait essentiellement : si vous êtes un chrétien aisé ou un Syrien alaouite, vous ne pouvez pas être contre le régime. Le problème avec ces analystes, c’est qu’ils ne vivent pas en Syrie et ne peuvent pas voir l’évolution sur le terrain. J’ai vu beaucoup de mes amis chrétiens et même quelques alaouites changer de camp si vite que cela m’a fait tourner la tête. Durant les événements en Egypte, j’ai demandé à beaucoup d’entre eux : “Pensez-vous que quelque chose comme ça ne pourrait jamais se produire ici ?” et ils ont tous dit : “Jamais, nous aimons notre président, les seuls qui ne l’aiment pas sont les Frères musulmans.” Deux mois plus tard, ces mêmes personnes, qui étaient abonnées à des journaux d’opposition (communistes pour la plupart), organisaient des réunions, et maudissaient Assad. Je doute que ce phénomène soit limité à mon groupe des contacts. Je voudrais aussi faire remarquer que de ce groupe d’amis, seuls ceux qui vivent à Lataquieh sont sortis pour protester. Mes amis à Damas, en particulier ceux qui ont changé de camp, se plaignent : “Nous voulons faire quelque chose, mais nous ne savons pas encore comment !” »

 

L’Union européenne a adopté un certain nombre de mesures contre des personnalités liées au régime (mais pas contre le président lui-même) et imposé un embargo sur les armes pouvant être utilisées pour la répression interne (« EU imposes arms embargo on Syria », Al-Jazeera English, 9 mai). En revanche, on attend toujours des mesures de sanction à l’égard des multiples violations des droits humains et du droit international par le gouvernement israélien...

 

La situation a amené un certain nombre de personnes à lancer une pétition demandant au gouvernement français d’adopter une position plus ferme à l’égard de la Syrie ( « Lettre ouverte pour une politique plus ferme de la France à l’égard de la Syrie »).

 

On notera, en conclusion, la différence de traitement que la chaîne Al-Jazira accorde aux événements de Syrie et de Bahreïn : alors que sur les premiers elle se place clairement du côté des insurgés et consacre à ce pays des heures d’antenne, elle maintient un profil bas sur Bahreïn, où l’intervention des troupes du Conseil de coopération du Golfe a été entérinée par le Qatar, principal financier de la chaîne (lire Mohammed El Oifi,  « al Jazira, scène politique de substitution », Le Monde diplomatique, mai 2011.)

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:14

 

Après le Congrès du NPA du 11-13 Février 2011  la question du Socialisme !  Georges Sarda, Jean Puyade (NPA, Comité Paris dix neuvième arrondissement Belleville) Mars 2011-

Le congrès du NPA s’ ouvrait  le vendredi 11 février, le jour même où en Egypte Moubarak « dégageait » et le soir même, le congrès entendait le témoignage de la camarade Ahlem venue de Tunisie, du camarade Omar d’Egypte ,  raconter comment les peuples de ces pays,  au prix de centaines de morts parmi eux, de milliers de blessés,  avaient fait tomber la tête de régimes de terreur, d’exploitation et d’oppression. Malheureusement ces formidables évènements allaient rester marginaux dans le déroulement du Congrès, comme si ceux-ci concernaient ces pays mais pas le nôtre et le Congrès allait être incapable de tourner. Plus même, le NPA se retrouvait sans orientation majoritaire ni même pour un appel lançant une initiative politique.

Il y a quand même un contraste saisissant entre la situation ouverte par les développements de ce printemps en hiver et la situation de notre organisation.

En effet, d’un côté il ne s’agit plus seulement d’un ensemble de révolutions populaires et démocratiques, ni d’une « révolution arabe ». Ce qui est en cours c’est le début d’un processus de rupture politique de la mondialisation par les masses, angoissant et déstabilisant profondément l’ impérialisme mondial, terrorisant la bureaucratie chinoise.  Et d’ un autre côté, notre organisation ne réussit pas à définir une alternative anticapitaliste de façon concrète et vivante, jour après jour. Elle signe un appel pour le retrait du nucléaire et ne met pas  en discussion la nécessité d’une « renationalisation sans indemnité ni rachat » d’EDF, d’AREVA, la nécessité du contrôle des ingénieurs et managers polytechniciens et autres qui dirigent ces industries orientés par la production du profit au service des actionnaires., celle de la constitution de comités populaires pour le contrôle  d’une telle mesure et d’une reconversion énergétique, c'est-à-dire  tout ce qui répond au besoin profondément ressenti par les salariés de reprendre le contrôle de leur existence en mettant en question le droit de propriété capitaliste et la loi du profit.

La vague de révolutions en Tunisie, en Egypte, en Lybie, leur souffle émancipateur partout ailleurs, du Maroc au Bahreïn, au Yemen, en Syrie… déstabilisent une région qui est au cœur du réacteur de la mondialisation capitaliste, pétrole, finance, ventes d’armes. Cette vague  ne peut manquer de poser de façon immédiate la question de la rente pétrolière, des centaines de milliards volés aux peuples , elle ne peut manquer de poser la question de la propriété, et donc la question du socialisme.  Le NPA ne peut manifester sa solidarité qu’en indiquant comment en France il combat pour le socialisme.

Or face à un gouvernement qui agonise, au point même que c’est ouvertement désormais que la bourgeoisie en France s’interroge sur la validité de la candidature Sarkozy, nous avons le plus grand mal à définir une stratégie vivante qui nous rassemble pour contribuer à la lutte pour le renversement de Sarkozy afin d’ ouvrir la voie à un gouvernement des travailleurs d’expropriation du capital. Nous avons le plus grand mal à définir une initiative politique fondée sur la nécessité de redonner prise sur leur vie aux salariés et au peuple, pour actualiser, à partir des mouvements vivants de la lutte des classes, le socialisme. Pourtant c’est cela qui doit être au centre des préoccupations du NPA.

En Tunisie, en Egypte , en Lybie, nous avons vu à un niveau jamais atteint en France, ce qu’était l’ auto organisation des masses. La situation est différente en Europe et en France, mais la lutte pour le socialisme passe par l’irruption de cette spontanéité et de cette activité créatrice auto organisée, en dehors du contrôle des appareils et contre eux. C’est le rôle du NPA de soulever ces questions, de fonder notre activité sur cette perspective et de nous y préparer en la préparant.

C’est sur la radicalisation qui monte d’en bas que nous devons nous aligner, et non pas  sur les hésitations des militants de la « gauche de la gauche », empêtrés eux-mêmes dans les combinaisons des appareils ! C’est au sentiment profond qui s’exprime en bas, celui de ne pas se sentir représentés, de se sentir piégés, quand tout échappe à leur contrôle, qu’il nous convient de donner une perspective :

« Notre force c’est le nombre, l’alternative politique c’est nous, c’est le mouvement, nous les millions  mobilisés pour nos revendications, face à l’homme des Lagardère et autres Bouygues , face au gouvernement aux ordres des Bettencourt, à leur Assemblée nationale, à leur Sénat aux ordres, démocratie truquée . C’est à nous d’inventer d’autres lieux et d’autres espaces de débat et de représentation, de discuter de représentants élus, des gens du commun comme nous,  pour un mandat court non cumulable, des élus révocables… d’où nous pourrons construire une représentation et un gouvernement  à notre service. Ouvrons la discussion sur le socialisme. Organisons nos groupes politiques et démocratiques, nos comités d’action. Si nous ne nous engageons pas sur cette voie, dans cette discussion entre nous, nous serons à nouveau piégés et retomberons sur le terrain de ceux qui comme les Strauss Khan au FMI, les Papandreou et les Zapatero, en Grèce en Espagne ou au Portugal demandent, eux aussi, de nous serrer la ceinture pour payer la dette creusée pour renflouer les banques. ». Pourquoi ne pas dire que c’est un peu l’ appel que nous attendions de notre Congrès. Le temps de la revendication sociale et celui de la politique doivent en effet se rejoindre au-delà des meetings semestriels enflammés.  Sinon nous retomberons une fois de plus dans la dichotomie du parti « syndicaliste » d’un côté, et dans les arrangements électoraux de l’autre.

Tout ne peut être mis sur le même plan, mais au moment  où nous écrivons ce texte, nous vient  à l’esprit l’ incroyable irresponsabilité d’un système qui menace aujourd’hui des millions d’hommes d’irradiations mortelles. L’ écologie aussi exige le socialisme.

Nous pouvons rassembler le potentiel militant du NPA  et l’ engager d’ores et déjà dans de multiples réunions  souples et diverses, afin d’ ouvrir la discussion pour un nouveau régime, pour un nouveau système, pour le socialisme, nourrie des combats sociaux dans lesquels nous sommes tous engagés. La solution n’est pas dans des arrangements entre courants ni de nouvelles combinaisons de la direction.  Il est temps que nous nous ressaisissions, sinon le NPA va se déliter et d’autres occuperont la place que nous devrions  occuper.

Georges Sarda

Jean Puyade

http://www.socialisme-2010.fr/socialisme-maintenant/france/npa.php#congres0505

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:01

 

http://www.fr.news.yahoo.com/la-lutte-in%C3%A9gale-des-rebelles-du-djebel-nefoussa-211951004.html

 

La lutte inégale des rebelles du djebel Nefoussa en Libye


DEHIBA, Tunisie (Reuters) - Les blessés des combats en Libye soignés au dispensaire de Debiha, à la frontière tunisienne, racontent des pilonnages à l'aveugle sur le Djebel Nefoussa, aux mains des insurgés, ce que corrobore Human Rights Watch.

La plupart ont été touchés en tentant de repousser les forces gouvernementales à l'est de Zentane.

Rien que samedi, onze sont morts, et leurs noms sont affichés dans un camp de réfugiés qui héberge leurs familles.

Le Djebel Nefoussa, ou Montagnes de l'Ouest, peuplé de Berbères, a été l'un des premiers à se soulever contre Mouammar Kadhafi.

Les combats s'y sont intensifiés depuis que les insurgés se sont emparés le mois dernier du poste frontière de Dehiba qui leur a ouvert une voie de ravitaillement vers la Tunisie.

Mais la position des rebelles est précaire et il semble difficile qu'ils puissent progresser face à une puissance de feu très supérieure.

Zentane, à cent cinquante kilomètres au sud-ouest de Tripoli, est attaquée sur trois côtés, selon des combattants insurgés et le personnel médical transportant les blessés en Tunisie.

La ligne de front est fluide et, ces derniers jours, elle se trouvait par endroits à moins de quinze kilomètres de la ville.

Les forces kadhafistes tiennent les vallées dans le désert, d'où ils tirent obus de mortier et roquettes sur les hauteurs les surplombant.

La plupart des obus d'artillerie semblent avoir été tirés à l'aveuglette et, samedi, des dizaines d'entre eux sont tombés dans le désert, près de la frontière tunisienne et de Dehiba.

L'ONG Human Rights Watch a accusé lundi les forces gouvernementales d'avoir lancé des "attaques à l'aveuglette répétées" sur des quartiers résidentiels des villes de Nalout, Takout et Zentane.

Les réfugiés décrivent "un mode d'attaque violant les droits de l'homme" avec des obus frappant des mosquées, des installations de distribution d'eau, des maisons, une école et les abords d'un hôpital, rapporte HRW.

HÔPITAL DE CAMPAGNE

Un journaliste de Reuters en a vu l'illustration à Nalout, à 70 km de la frontière tunisienne, où la façade d'une maison érigée dans l'enceinte d'une mosquée a été touchée par un bombardement.

"L'ampleur des attaques (...) donne à penser que le gouvernement n'a pas ou peu tenté de se concentrer sur des objectifs militaires", écrit l'ONG.

A Nalout, des hommes assis sur des rochers observaient à la jumelle ce qu'ils ont présenté comme des positions loyalistes à proximité d'un centre de distribution d'électricité situé dans la vallée.

 Cette position semble avoir été choisie pour dissuader les avions de l'Otan d'attaquer, une tactique constatée ailleurs depuis le début du conflit, il y a près de deux mois.

Dans la ville assiégée de Misrata, les forces kadhafistes ont placé pièces d'artillerie et chars dans les quartiers résidentiels de la périphérie en sachant que l'Otan hésitera à frapper en craignant de faire des victimes civiles.

Dans cette région, l'alliance occidentale semble avoir concentré ses raids aériens sur des dépôts d'armes des forces gouvernementales au sud de Zentane. Tout comme à Misrata, sur la côte, l'Otan n'a pas encore réduit au silence les canons de Kadhafi.

En un mois, plus de quarante mille Libyens ont fui le Djebel Nefoussa. Certains ont gagné des camps de réfugiés, mais beaucoup d'autres sont hébergés par des Tunisiens dans la province de Tataouine. Ils racontent que ceux qui sont restés en Libye sont à court de vivres, d'eau et de matériel médical.

Le poste frontière a changé plusieurs fois de mains, mais les rebelles disent le tenir désormais solidement.

Des ambulances le traversent fréquemment pour conduire des blessés au dispensaire de Dehiba, où l'armée tunisienne a installé il y a deux semaines un hôpital de campagne. Des dizaines de blessés y ont été soignés.

 Dans un camp de réfugiés, un homme du nom de Youssef dit avoir quatre frères qui se battent près de Zentane. Après avoir mis leurs familles en sécurité, il dit avoir l'intention de retourner se battre.

"Kadhafi est un dictateur, un criminel, et il n'y a pas une ombre d'islam en lui", affirme-t-il.

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:11

 

http://www.ldh-france.org/Solidarite-avec-les-Tunisiens

 

Solidarité avec les Tunisiens

 

Déclaration de Dominique Guibert, secrétaire général de la LDH, lue lors du rassemblement de solidarité avec les jeunes tunisiens, le 5 mai 2011, devant le ministère de l’Intérieur.

 

Que se passe-t- il donc en France ? Pourquoi sonne-t-on le tocsin ? Une invasion d’ennemis ? Des hordes d’immigrés aux portes, dit-on… Ce sont des phantasmes, certes, mais ils servent de justification à une politique de force, de chasse à l’homme et de stigmatisation de l’étranger.

 

Souvenons-nous. La Tunisie, ses palmiers, ses oasis, son désert et ses bas coûts de travail… C’était avant, avant que le peuple tunisien ne fasse le ménage. Le temps n’est plus où le gouvernement Sarkozy louait le dictateur. La Tunisie est devenu moins belle depuis que son peuple est fort du retour à la démocratie.

 

Aujourd’hui, au rebours des gestes de solidarité, se développent politique de la peur, gesticulation aux frontières et chasse aux Tunisiens en Ile-de-France. C’est une démonstration politique que Sarkozy et Berlusconi préféraient Ben Ali !

 

Il est profondément indécent que le président de la République française et le Premier ministre italien s’entendent pour limiter la liberté de circulation en Europe au prétexte de l’arrivée de vingt-cinq mille ressortissants tunisiens en Italie.

 

Evoquer les risques d’une invasion relève de la volonté politique d’attiser la peur et la xénophobie, en Italie comme en France. Que devraient dire les ONG et bénévoles tunisiens qui, avec des moyens réduits, accueillent à la frontière tuniso-libyenne les centaines de milliers de personnes qui fuient les exactions du régime Kadhafi ?

 

Après avoir soutenu presque jusqu’au dernier jour le régime de Ben Ali, Nicolas Sarkozy s’en prend à ceux qui se sont révoltés contre cette dictature. Accueillir dignement en France et en Italie vingt-cinq mille personnes qui cherchent une respiration au milieu des bouleversements inévitables qu’entraîne une révolution relève du devoir élémentaire d’humanité, mais aussi de l’intérêt politique de tous les pays de la région.

 

Il ne suffit pas de proclamer un soutien aussi tardif qu’irrésolu à la démocratie tunisienne et d’annoncer une contribution financière qui n’est en fait qu’un prêt. Il faut aussi tout faire pour que la démocratie l’emporte en Tunisie. C’est l’intérêt des Tunisiens, c’est l’intérêt des pays de la région, c’est l’intérêt de l’Europe.

 

Au regard de ces enjeux, le traitement infligé aux Tunisiens qui sont arrivés en Europe, refoulés à Vintimille, traqués dans les rues à Paris et en banlieue, est non seulement indigne, participant de cette xénophobie d’Etat dans laquelle s’enfonce le gouvernement français, mais aussi profondément stupide et dangereux pour notre avenir commun. La LDH appelle tous les militants, tous les citoyens et leurs associations, syndicats et partis à se mobiliser pour porter aide et assistance à ces personnes. Le gouvernement nous tend un piège : c’est « Moi et ma police » ou « Vous et votre chaos », c’est « la porte fermée aux étrangers » ou « l’invasion des immigrés ». Nous ne devons pas tomber dans ce piège et croire qu’il n’y a pas d’autres politiques possibles. A cet égard, la LDH regrette la précipitation de la Mairie de Paris dans la gestion d’une occupation dont elle aurait pu prendre la mesure dans une conjoncture spécifique. Nous critiquons cette acceptation d’une politique de force au lieu de poursuivre un dialogue qu’elle semblait pourtant avoir commencé.

 

Au contraire, la LDH attend de tous un respect de nos principes envers les personnes, humanité, accueil et solidarité ; et une orientation claire de soutien à la révolution tunisienne.

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:01

 

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=918

LDJ dégage

La Ligue de Défense Juive a attaqué jeudi 5 mai à Paris une réunion organisée par un comité local parisien de l’AFPS, Association France Palestine Solidarité, dans la mairie du quatorzième arrondissement, en présence du maire d’arrondissement.

Un groupe de jeunes et de très jeunes militants de cette organisation sont venus s’asseoir dans la réunion et ont prétendu vouloir simplement poser des questions. Mais très vite ils se sont faits bruyants, menaçants et finalement violents, s’en prenant physiquement à plusieurs personnes dans l’assistance. Résultat : un meeting saboté, un portable volé (retrouvé dans les poches d'un des agresseurs à la suite d'une fouille réalisée par la police), deux blessés légers qui ont une ITT et ont décidé de porter plainte.

Qu'est-ce que la LDJ?

La LDJ a été créée en 1968 aux Etats Unis par le Rabbin Meïr Kahana avant que celui ci n'émigre en Israël où il a fondé le parti "Kach" qui réclamait le transfert des Palestiniens. Ce parti a été interdit en 1994, en Israël comme aux USA, pour faits de terrorisme !

La branche française se caractérise par des faits de violence inspirés par un sionisme ultra nationaliste et par le racisme anti-arabe. On ne compte plus les attaques de réunions, de manifestations (pas plus tard que le 1er mai dernier contre le cortège Palestine de la manifestation), de militants isolés…. par ce groupe paramilitaire qui agit, curieusement, en toute impunité. Contrairement à son appellation, la LDJ ne défend pas les Juifs mais s’attaque, entre autres, aux Juifs qui sont solidaires des Palestiniens pour leurs droits et pour la justice.
 

Rappelons que la LDJ, qui était partie prenante de la journée de Riposte Laïque de décembre dernier contre la prétendue islamisation de la France, s'inscrit dans un mouvement général d'extrême droite européen et français.

L’Union Juive Française Pour la Paix appelle à une mobilisation solidaire contre la LDJ et ses agissements

Elle apportera son soutien aux victimes dans leur décision de porter plainte contre cette organisation portant atteinte à la liberté de réunion garantie par les textes internationaux et par l'article 11 CEDH : « toute personne a droit à la liberté de réunion pacifique… ».

Elle incite toutes les organisations du mouvement de solidarité avec la Palestine à s’associer pour rappeler dans un dossier à constituer toutes les exactions de la LDJ, toutes les plaintes déjà portées contre elle sans effet et exiger ensemble la reconnaissance de toutes ces démarches.

Elle exige l’interdiction de la Ligue de défense Juive en France et en Europe.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 20:09

 

La question n'est pas de dire si le Hamas a tort ou raison. Il faut analyser pourquoi la réconciliation a pu avoir lieu, quel est le rôle de l'Egypte révolutionnaire dans l'affaire, pourquoi cette réconciliation était bloquée ? Ensuite, avec la réconciliation, comment les choses vont se dérouler ? Est-ce que les pressions sionistes, américaines et européennes vont aboutir ? Est-ce que Mahmoud Abbas a le choix ? Quel est l'intérêt du peuple palestinien ? 

 

La réconciliation est une chose positive, pour le peuple palestinien. De nombreuses luttes ne peuvent aboutir à cause précisément de la division. Il y a des dossiers urgents à régler, et sur le terrain, c'est la division qui empêchait leur règlement (situation surtout dans al-Quds, ou bien le blocus contre Gaza). 

 

Mais la réconciliation ne résoud pas les problèmes, car les intérêts ne sont pas toujours les mêmes. Les sionistes poursuivent leurs actes et menacent, et les US les soutiennent à fond. Les négociations avec Mahmoud Abbas sont arrivées à une impasse totale.

 

Si Mahmoud Abbas espère entraîner le Hamas dans son sillage, pour se donner une crédibilité, le Hamas espère de son côté relever le niveau de la combativité en s'alliant avec de larges secteurs qui n'osent pas bouger tant que la division est là. Le Hamas compte sur les changements en Egypte alors que Abbas attend qu'un bouleversement contraire ait lieu pour revenir à ses mauvaises habitudes et il est content aussi des déclarations européennes et à présent américaines qui le soutiennent contre le Hamas, car cela lui donne des points. Les intérêts ne sont pas les mêmes.

 

Les cercles européens et impérialistes, de même que des cercles sionistes (ceux qui ont manifesté dans les rues de Tel Aviv demandant la reconnaissance de l'Etat palestinien, et ceux qui ont lancé l'appel que vous avez envoyé) espèrent que la réconciliation entraîne un recul de Hamas, un abandon de la résistance, et une avancée des négociations, pour qu'au mois de septembre, Mahmoud Abbas puisse proclamer l'Etat palestinien. Ils comptent sur le "pragmatisme" du Hamas pour faire ce pas. C'est la signification de la campagne qui est soi-disant en faveur de la Palestine mais qui est, dans le fond, une volonté de faire plier le Hamas en favorisant le programme de Mahmoud Abbas. 

 

Mais c'est sans compter sur le mouvement palestinien dans son ensemble, sans compter sur ce qui se passe dans la région.

 

Il ne s'agit pas de dire, encore une fois, si le Hamas a tort ou raison, car le Hamas n'a pas signé le programme de Mahmoud Abbas, mais son propre programme. La réconciliation n'est pas un acte de démission de Hamas, loin de là. C'est un répit, une tentative de briser le blocus, un moyen de rassembler les forces pour lancer des mouvements de résistance. Du moins, c'est ainsi que nous le comprenons, dans les cercles qui soutiennent la résistance et nous disons que la réconciliation est un pas nécessaire, mais elle ne résoud pas les problèmes.

 

Il n'y a rien de philosophique là-dedans, ni dans ce que j'ai dit précédemment. Mais faire de la politique politicienne, c'est contre-révolutionnaire, et il faut analyser, en prenant tout en compte et non seulement les dépêches et les déclarations impérialistes. Les arabophones ont peut-être de la chance de pouvoir lire ou voir directement tout ce qui n'est pas repris dans les dépêches, qui en général trient, selon leur vision. Elles mettent en avant leurs conceptions, leurs manières de comprendre la politique, ce qui les intéresse en premier lieu, ce qui est souvent très éloigné de ce qui intéresse les acteurs eux-mêmes. 

 

Rim al Khatib

 

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 19:30

 

En raison de dysfonctionnements lourds du Parti de Gauche du Calvados, du fait des agissements moralement inadmissibles des responsables de la coordination départementale, la quasi totalité des militants du comité de Caen du Parti de Gauche a décidé de démissionner collectivement du Parti de Gauche. Nous considérons que ces dysfonctionnements départementaux ont été favorisés par l’insuffisance de démocratie interne au niveau national permettant la confiscation du parti par des apparatchiks et des professionnels de la politique à l'image de ce qui se constate dans la plupart des autres partis politiques. Ce phénomène entraîne une désaffection des citoyens pour la chose publique qui se traduit par une abstention dramatique. Notre démission collective s’inscrit dans un lourd contexte pour le Parti de Gauche. En effet, dans une part significative des départements, la Commission de résolution des conflits, loin d'être apaisante et conciliatrice, multiplie les mises sous tutelle de comités et les exclusions de militants. Elle reçoit en retour des démissions collectives en grand nombre qui mettent en péril l'avenir de ce jeune parti, pourtant si prometteur à sa création pour la gauche tout entière, si l'on y réfléchit bien. Bref, camarades, ne vous étonnez pas si vous ne voyez plus des visages familiers lors de prochaines rencontres avec le Parti de Gauche du Calvados.

 

Signataires :

 

Alain Colbert,Valérie Michel, Michel Lelong, Fabrice Fourré, Jacques Bourdon, Michel Lemonnier, Jean-Jacques Hachet, Aurélien Lefevre, Peggy Hamel

 



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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:05

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/05/08/des-migrants-tunisiens-occupent-un-gymnase-a-paris_1518759_3224.html#xtor=AL-32280184

 

Des migrants tunisiens occupent un gymnase à Paris

 

LEMONDE.FR | 08.05.11 | 11h21  •  Mis à jour le 08.05.11 | 11h37

 

Environ cent cinquante migrants tunisiens, des hommes âgés de 18 à 30 ans, occupent depuis samedi 7 mai un gymnase dans le onzième arrondissement de Paris pour protester contre leur situation précaire et exiger de bonnes conditions d'accueil. La mairie de Paris a autorisé l'occupation du bâtiment, un gymnase situé au 100 Rue de la Fontaine au Roi, durant au moins deux jours, le temps de trouver des solutions de relogement.

 

L'occupation a commencé samedi peu après 16 heures, selon un porte-parole du "Collectif des Tunisiens de Lampedusa". Derrière une grande banderole proclamant: "Ni police, ni charité, un lieu pour s'organiser et des papiers pour tous", une vingtaine d'entre eux étaient restés un moment à l'extérieur du bâtiment, avant de pénétrer à l'intérieur.

 

Quelques dizaines de sympathisants, essentiellement des Franco-Tunisiens "venus par solidarité", distribuaient un tract dénonçant l'expulsion de l'immeuble du 51 avenue Bolivar, occupé pendant trois jours par des migrants tunisiens. Les cent trente huit occupants avaient été interpellés, mercredi 4 mai, par les forces de l’ordre, à la demande de la Mairie de Paris, propriétaire des lieux. Après leur évacuation de cet immeuble insalubre du nord-est de Paris, une centaine de personnes avaient été placées en garde à vue pour infraction à la législation sur le séjour.


FILLON : "LA GÉNÉROSITÉ" DE LA FRANCE N'EST "PAS INÉPUISABLE".

 

Dans un premier temps, la mairie de Paris a, là aussi, tenté de trouver une solution sans intervention des forces de l'ordre. Mais la situation a été "rendue très difficile par la présence de collectifs militants anarchistes ou radicaux", a expliqué la mairie. L'affaire était pour le moins embarrassante pour l'exécutif municipal puisque Bertrand Delanoë jugeait "minables" les arrestations de migrants d'Afrique du nord par les forces de l'ordre il y a encore quelques jours. Il redemande aujourd'hui à l'Etat que "les situations individuelles soient étudiées avec pragmatisme" et promet que Paris poursuivra son "action" d'accompagnement des migrants.

 

Un embarras conjugué à de l'exaspération : "Le ministère de l'intérieur préfère laisser pourrir la situation, laisser monter la tension autour des thématiques liées à l'immigration. Ensuite, le gouvernement est trop heureux de laisser une collectivité locale de gauche gérer la situation seule. Nicolas Sarkozy se sert de la situation dramatique de ces hommes épuisés, sans ressources, pour faire de la sécurité spectacle", a confié au Monde.fr Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris chargée de l'immigration.

 

Après l'expulsion du bâtiment avenue Bolivar, le premier ministre François Fillon avait souligné que son gouvernement devait "faire respecter les lois" et que "la générosité" de la France n'était "pas inépuisable".

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:51

 

http://www.demosphere.eu/node/24290

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10535

http://www.ism-france.org/communiques/15-mai-1948-15-mai-2011-La-Palestine-au-coeur-des-revolutions-du-monde-arabe-article-15540

Manifestation au départ de la place de la Republique à Paris

 

Dimanche 15 mai 2011 a 15 heures

 

Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe

 

Premiers signataires : GUPS, CCIPPP, AFPS, Forum Citoyenneté Palestine, AMF, ATMF, ARAC, Comité Egypte, FTCR, Front du 14 Janvier, PCOT, PSM, CDDF-Syrie, Mouvement marocain du 20 février, Manifeste des Libertés, UJFP, Collectif judeo-arabe, AWW France, Respaix, IJAN-France, ANECR, LIFPL, AFD, NPA, Parti de Gauche, PCF, Europe écologie/les Verts, PCOF, les Alternatifs, Sortir du colonialisme, Forum Citoyenneté Monde arabe...

 

La Palestine au cœur des révolutions du monde arabe

 

Suite à son meeting tenu le 2 Mai 2011 à la bourse du travail de Paris, l'Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe appelle à faire du 15 Mai 2011 une journée de lutte pour « la Palestine au cœur des révolutions du monde arabe ».

 

Le 15 Mai est la journée de commémoration de la Nakba de 1948, la « Catastrophe » qui a vu près d'un million de personnes dépossédées de leur terre, de leurs foyers, et expulsées hors de Palestine. Soixante trois ans après, une nouvelle loi israélienne prévoit d'interdire aux Palestiniens cette commémoration.

 

Simultanément, le gouvernement israélien s'oppose par tous les moyens à la réunification politique palestinienne et au rapprochement des peuples du monde arabe qui se profile dans la foulée des révolutions démocratiques en cours. Alors-même que l'espoir renaît avec l'engagement de rouvrir en permanence le point de passage de Rafah à la frontière égyptienne pour permettre la libre circulation des Palestiniens, Israël a décidé en toute illégalité d'interrompre les transferts des taxes dues aux Palestiniens, aggravant ainsi son blocus de Gaza.

 

Et non content de continuer sa politique de colonisation et d'expulsion des Palestiniens en Cisjordanie, à Jérusalem, et dans l'ensemble de la Palestine historique, l'État d'Israël commence à expulser des travailleurs migrants non-juifs qui, selon son ministre de l'intérieur, constituent une « menace démographique... susceptible de nuire à l'identité juive de l'État ».

 

Pour dénoncer cette politique colonialiste et raciste,

 

Pour exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien dans sa longue lutte pour l'auto-détermination et le droit au retour des réfugiés et leur famille, l'Inter-collectif appelle en coordination avec les Palestiniens en France et les organisations de solidarité franco-palestinienne, à une grande manifestation le dimanche 15 Mai 2011, à partir de 15 heures. Départ place de la République à Paris. Un campement de tentes sera installé au point d'arrivée.

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:06

 

http://www.fr.news.yahoo.com/ben-laden-jouait-r%C3%B4le-important-direction-filiales-dal-094530676.html

 

Ben Laden jouait un rôle important dans la direction des filiales d'Al-Qaïda, selon les documents d'Abbottabad  (Associated Press)

 
La masse de documents découverte dans le repaire d'Oussama ben Laden conforte l'idée que le chef d'Al-Qaïda jouait réellement un rôle important dans la planification et l'organisation d'attentats perpétrés par le réseau terroriste et ses groupes affiliés au Yémen et en Somalie, si l'on en croit des sources officielles américaines.
 
Les données récupérées lors de l'attaque sur le complexe d'Abbottabad, à cent kilomètres à peine de la capitale Islamabad, suggèrent aussi que les plus hauts commandants d'Al-Qaïda, notamment, se cachent bien sur tout le territoire pakistanais et pas seulement dans les zones tribales à la frontière, et sont soutenus et protégés par des Pakistanais, d'après un haut responsable de la Défense.
 
La question du rôle de Ben Laden et des grands chefs d'Al-Qaïda dans les attaques lancées par des organisations de la nébuleuse terroriste comme Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), basée au Yémen, ou les milices al-Shabab en Somalie fait débat au sein de l'antiterrorisme américain.
 
Or les informations recueillies lors de l'attaque du commando américain laissent penser qu'il était beaucoup plus impliqué dans la direction des personnels et des opérations qu'on a pu le croire au cours de la dernière décennie, d'après plusieurs sources officielles. Elles suggèrent notamment que Ben Laden donnait des "directions stratégiques" à ses filiales au Yémen ou en Somalie, selon ce haut responsable de la Défense.
 
Pour Oussama ben Laden, la priorité des priorités restait d'assurer sa propre sécurité, note cette source. Mais les documents montrent tout de même qu'il était beaucoup plus actif pour fournir des orientations aux filiales yéménites et somaliennes et leur dire ce qu'elles devaient faire ou ne pas faire.
 
Les responsables américains ont déjà assuré avoir beaucoup appris des documents informatiques et des notes découvertes dans le repaire où vivait Ben Laden avant d'être abattu le 1er mai lors de l'opération des forces spéciales de l'US Navy. En revanche, Washington n'a pas voulu confirmer qu'ils avaient trouvé des indices sur la localisation d'Ayman al-Zawahri, le bras droit de Ben Laden, considéré comme le plus à même de lui succéder à la tête d'Al-Qaïda.
 
Les commentaires des responsables américains attestent de la détermination des Etats-Unis à poursuivre la traque des responsables d'Al-Qaïda au Pakistan, en particulier dans cette période critique dans la guerre en Afghanistan, le président Barack Obama ayant promis d'entamer le retrait des troupes américaines en juillet.
 
Depuis la mort d'Oussama ben Laden, les Etats-Unis ont déjà lancé au moins une frappe aérienne au Pakistan et ne donnent pas signe de vouloir réduire ces raids menés par des drones de la CIA. Ils vont sans doute continuer dans les prochains jours, les services de renseignement et l'armée américains tentant d'exploiter au maximum les données recueillies avant que leurs cibles n'aient eu le temps de modifier leurs projets et de changer de cachette.

 

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