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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 19:15

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101018/tts-france-nanterre-affrontements-ca02f96.html

Fin des affrontements entre des jeunes et la police à Nanterre (Reuters)

La tentative de blocage d'un lycée de Nanterre a dégénéré lundi en affrontements entre des jeunes extérieurs à l'établissement et les forces de l'ordre, qui ont fini par sécuriser les lieux vers 12 heures

Les lycéens de l'établissement Joliot-Curie à Nanterre, dont les actions contre la réforme des retraites étaient déjà encadrées la semaine dernière par un dispositif policier, ont été débordés par deux cent à deux cent cinquante jeunes extérieurs au lycée, a annoncé la préfecture.

Un face-à-face a ensuite eu lieu sur une grande avenue de la ville entre ces jeunes, pour la plupart dissimulés sous des cagoules ou des capuches, et des gendarmes mobiles, selon des images de télévision.

"Les forces de sécurité, physiquement agressées, ont alors réagi en utilisant des gaz lacrymogène et des flashballs", a dit la préfecture dans un communiqué.

Les policiers se sont retirés des environs vers 12 heures, après le départ des jeunes, selon un journaliste de Reuters TV.

Quatre véhicules ont été incendiés, plusieurs autres dégradés et des abribus ont été détruits, selon la préfecture.

"Ce matin, comme depuis un certain temps, le lycée Joliot-Curie avait été sécurisé par les forces de l'ordre et la direction avait mis en place un filtrage à l'entrée pour s'assurer que seuls les lycéens pénétraient dans l'établissement", a dit à Reuters Edouard Rosselet, l'inspecteur d'académie de Nanterre.

"Les choses se sont passées correctement jusqu'à ce que des casseurs, il n'y a pas d'autre nom, cagoulés, arrivent pour semer le désordre. Il s'agissait de jeunes extérieurs au lycée qui ont jeté toutes sorte de projectiles - boulons, tournevis, cailloux - à l'équipe de direction et à la police", a-t-il ajouté.

"Ce ne sont plus des affrontements entre policiers et lycéens mais entre policiers et casseurs qui ont décidé de profiter du contexte actuel pour semer le désordre et faire du vandalisme", a affirmé Edouard Rosselet.

Aucun blessé n'a été signalé parmi les élèves ou l'équipe de direction du lycée, a-t-il dit.

Les cours avaient repris normalement en fin de matinée, a-t-on appris de même source.




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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:53

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-adel-abdel-mahdi-candidat-de-la-france-en-irak-57657985.html

Adel Abdel-Mahdi, candidat de la France en Irak

Depuis les élections législatives du 7 mars 2010, les trois cent vingt cinq députés du Parlement irakien ne se sont réunis qu’une vingtaine de minutes. Malgré les voitures blindées et les gardes du corps mis à leur disposition, certains vivent à l’étranger, estimant que leur sécurité n’est pas suffisamment assurée en Irak. Mais, en fin de mois, ils n’oublient pas de vérifier si leur salaire mirifique a bien été versé ! Dans un pays où le salaire moyen est officiellement d’environ trois cent vingt euros, chaque parlementaire aura touché, au 31 octobre 2010, plus de cent soixante sept mille euros, sans compter les primes.

En coulisse, les négociations se poursuivent pour désigner le futur Premier ministre. Ces dernières semaines, un accord tacite américano-iranien militait pour la reconduction de Nouri al-Maliki. Mais, Moqtada al-Sadr, grand manœuvrier, l’a fait capoter. Du moins, provisoirement.

Alliance contre-nature

En juillet dernier, après s’être entretenu avec Moqtada à Damas, le pro-américain Iyad Allaoui a profité du mois de ramadan pour se rapprocher une nouvelle fois du Conseil suprême islamique d'Irak d’Ammar al-Hakim, organisation chiite liée quasi structurelleme,nt à l'Iran. Au Parlement, l'Alliance Nationale Irakienne (INA), composée des partisans d'Al-Hakim et du courant sadriste, compte soixante dix députés. En les additionnant aux quatre vingt onze du bloc Iraqiya et aux élus kurdes - s'il s'entend avec Barzani et Talabani - Allaoui espère rebombir. Depuis la désignation de Adel Abdel-Mahdi al- Muntafiki candidat de l’INA au poste de Premier ministre, Iyad Allaoui se verrait bien Président de la République, un Kurde présidant le Parlement.

Cette alliance contre-nature qui, faute de mieux, satisferait Washington, ne convient pas obligatoirement au régime de Téhéran qui a toujours plusieurs fers au feu. Mais, en France, elle fait rêver la « sarkozie »,  car si Allaoui n’est pas tout à fait en odeur de sainteté à Paris, Abdel-Mahdi y fait figure de pro-français.

Notre homme à Bagdad !

Ancien élève du collège des jésuites à Bagdad, Adel Abdel-Mahdi est passé en vingt ans du baasisme au maoïsme, puis au chiisme safawide militant.

Emprisonné en Irak pour ses idées nationalistes arabes, juste avant le renversement du Président Kassem, il fut libéré par la Révolution baasiste de février 1963 et élu vice-Président de l’Union nationale des étudiants irakiens. Aujourd’hui, Abdel-Mahdi affirme qu’il percevait déjà Saddam Hussein comme un ennemi, et avoue que n’ayant pas l’étoffe d’un héros, en 1969, pistonné par un parent, il s’arrangea pour être envoyé en France poursuivre ses études, et y rester.

L’arrivée de l’ayatollah Khomeiny à Neauphle-le-château, le renversement du Chah, puis l’instauration d’un régime théocratique de type safawide en Iran, lui ouvrirent de nouveaux horizons. Devenu en France communiste, tendance Mao, mais déçu, dit-on, par le PC irakien qui s’était allié au Baas pour gouverner le pays, Abdel-Mahdi adhéra, en 1982, en pleine guerre Iran-Irak, au Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII). Cette organisation fantoche, fondée par Khomeiny pour supplanter le parti islamique Al-Dawa, pas suffisamment malléable au goût de l’ayatollah, manquait cruellement de membres d’origine irakienne pour constituer sa structure et développer son bras armé, la Brigade Badr.

En France, où il revenait régulièrement, ses activités pro-iraniennes ne lui ont jamais posé de problèmes. Bien au contraire, car il aurait servi d’intermédiaire dans les négociations du contentieux Eurodif portant sur la non-livraison à l’Iran de 10% de l’uranium enrichi produit par l’usine d’enrichissement de Pierrelatte. Le régime des mollahs y avait contractuellement droit, grâce au milliard de dollars investi en 1974, par le Chah, dans l’opération.

A Téhéran,  Abdel-Mahdi monta rapidement en grade. Il se retrouva bientôt, de 1992 à 1996, à la direction de la représentation du CSRII à Téhéran. Cette position fit de lui un des opposants au Président Saddam Hussein les plus proches des Pasdaran, les Gardiens de la révolution et explique son élection à la vice-présidence chiite de l’Irak en 2005. Bien qu’à cette occasion Jacques Chirac lui ait adressé une lettre de félicitations particulièrement chaleureuses, ce n’est qu’après l’entretien fort peu diplomatique accordé par Bernard Kouchner, en août 2007, au magazine américain Newsweek qu’il est devenu « l’homme de la France en Irak ». Le ministre y déclarait : « de tous les gens disponibles, il (Abdel-Mahdi) est celui qui devrait être désigné comme premier ministre ». Nouri al-Maliki n’a toujours pas digéré l’affront, malgré les excuses exigées, et obtenues de la part de Kouchner.

Le casse de la banque Al-Rafidain

En Irak, des accusations de gangstérisme poursuivent Abdel-Mahdi depuis le casse de la succursale de la banque Al-Rafidain, dans le quartier de Karrada à Bagdad, le 28 juillet 2009. Ce jour-là, la paie mensuelle des fonctionnaires des forces de sécurité - six millions de dollars - a été dérobée par des hommes armés, commandés par des membres de sa garde personnelle. Bilan : six  policiers protégeant les lieux, tués. Abdel-Mahdi a beau clamer son innocence, rien n’y fait. Les soupçons demeurent d’autant plus que l’argent a été retrouvé au siège de son journal : Al-Adala (La Justice, en arabe !). Depuis, l’affaire a été étouffée et un des chefs du commando s’est réfugié en Iran.

Nicolas Sarkozy et « son » ambassadeur à Bagdad n’ont pas de raison de pavoiser. Si le vice-Président irakien est élu Premier ministre – ce qui est loin d’être certain - les contrats ne tomberont pas en pluie dans l’escarcelle du patronat français. En avril 2009, à Paris, Adel Abdel-Mahdi avait assuré que la compagnie pétrolière Total avait « une très bonne chance d’obtenir un bon contrat en Irak ». On connaît la suite : nada ! Cela donne une idée de sa marge de manoeuvre entre les mains du grand marionnettiste iranien : quasiment nulle.





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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:38

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5489

L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants

Le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) condamne les campagnes d’arrestations arbitraires menées - en violation de la loi - par les services de sécurité palestiniens contre les membres et partisans du Hamas et du Jihad islamique, et condamne le fait que les détenus soient soumis à des traitements cruels.

Le PCHR relève que, en dépit de la libération d’un certain nombre de détenus récemment, les services de sécurité palestiniens ont continué de mener des campagnes d’arrestations visant des dizaines de membres et sympathisants du mouvement Hamas, et ont continué à en emprisonner des centaines d’autres depuis plusieurs mois.

Des dizaines de personnes ont également été convoquées par les services de sécurité. Le PCHR est préoccupé par l’augmentation des accusations par les détenus libérés ou les proches des personnes détenues que ces détenus ont été soumis à la torture et à des traitements cruels. Le PCHR réitère son appel pour que les services de l’Autorité nationale (ANP) et de la sécurité palestinienne cessent toutes les arrestations arbitraires, et libèrent tous les prisonniers politiques, mettant fin ainsi à la question des arrestations politiques.

Selon les enquêtes menées par le PCHR, et selon les renseignements obtenus auprès des bureaux des membres du Conseil législatif palestinien (PLC) appartenant au « Bloc pour le Changement et la Réforme » affilié au Hamas en Cisjordanie, au moins deux cent trente personnes ont été arrêtées à Hébron, dont cent trente par le Service de sécurité préventive (PSS), et les 100 personnes restantes ont été détenues par le Service des renseignements généraux (SIG). À Bethléem, vingt cinq personnes ont été détenues par le PSS et quinze ont été détenues par les SIG. A Naplouse, soixante dix sept personnes ont été détenues dans la prison Jnaid. À Ramallah et Al-Bireh, quarante cinq personnes ont été arrêtées par les services de sécurité.

On trouve parmi les personnes emprisonnées des détenus récemment libérés des prisons israéliennes et des proches de membres du conseil législatif palestinien. Des dizaines de détenus ont été arrêtés à nouveau quelques jours après leur libération. Bien qu’un certain nombre de familles aient pu visiter les détenus, certains détenus se sont vu refuser l’accès aux visites familiales et d’avoir des contacts avec leurs supports juridiques, en particulier les personnes qui sont détenues par le SIG à Hébron.

Tortures

Un certain nombre de prisonniers libérés à Hébron, par exemple, ont fait valoir qu’ils ont été confinés dans des salles et cellules pour interrogatoires, et sans sanitaires, et certains d’entre eux n’ont eu ni lumière ni couvertures.

Selon les enquêtes menées par le PCHR et les témoignages d’un certain nombre de prisonniers libérés, beaucoup de ceux qui ont été arrêtés récemment ont eu à subir de graves et inhumaines conditions de détention, notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de blessures. De nombreux détenus ont été soumis à diverses formes de traitements cruels et dégradants, et d’autres ont été soumis à la torture. Les conditions de santé d’au moins 3 détenus se sont détériorées, et ils ont été hospitalisés.

Un des prisonniers libérés à Hébron a dit devant un enquêteur du PCHR qu’un agent du SIG lui avait infligé des conditions de détention cruelles. Bien qu’il était malade et avait grandement besoin de soins médicaux, les agents de sécurité lui ont fait subir la torture, ce qui a provoqué une nouvelle détérioration de son état de santé. Il a été emmené trois fois à l’hôpital.

Lors du dernier contrôle médical le 14 Septembre 2010, les médecins ont insisté pour pouvoir le traiter à l’hôpital, de sorte qu’il a été placé sous garde. Après sa libération de l’hôpital, les médecins recommandaient qu’il ait un traitement approprié à domicile, car il souffrait de divers problèmes de santé. Toutefois, les agents de sécurité ont continué à le retenir jusqu’au 16 Septembre 2010.

Dans son témoignage au PCHR, le détenu libéré précité a déclaré que pendant sa détention « il entendait les voix des détenus pleurant de douleur d’être battus et torturés ». Il a également vu un certain nombre de détenus contraints de rester debout avec les mains attachés et la tête couverte par un sac en plastique. Il a souligné que les interrogateurs , pour le forcer à collaborer avec eux, lui ont délibérément fait entendre des voix de détenus en train d’être torturés. Il a également indiqué avoir vu un certain nombre de détenus soumis au Shabeh prolongé [1] et battus, avec parmi eux ’Alaa’ al-Ja’ba, Mo’tasse, al-Natsha, ’Abdulla Du’ais, Mohammed al-Atrash et Mohammed Abu Hadid.

Il a en outre déclaré avoir entendu un officier du SIG parler avec un interrogateur venant de l’extérieur de Hébron, et lui expliquer l’importance d’une porte de fer pour soutirer des aveux aux détenus. La porte est utilisée pour appuyer sur les mains et les pieds d’un des détenus, ce qui provoque de fortes douleurs.

Non-respect des procédures légales

Les familles d’un certain nombre de détenus dont les maisons ont été attaquées dans le but de les arrêter, ont souligné que la sécurité palestinienne a agi de façon provocante et ne respectait pas les procédures juridiques dans la fouille des maisons et l’arrestation des individus.

Dans ce contexte, une personne a affirmé que les forces de sécurité ont fouillé sa maison alors qu’il n’y avait personne. Ils ont utilisé la force pour ouvrir la porte et investir la maison. Il a en aussi indiqué que lorsque lui et sa famille sont rentrés, le SIG et PSS l’ont arrêté, ainsi que quatre de ses fils. Il a affirmé que 3 de ses fils et un certain nombre de ses neveux sont toujours détenus par les SIG et le PSS. Il a aussi déclaré que les agents du SIG et la police ont perquisitionné sa maison plus d’une fois, et des agents de police féminins ont interrogé sa femme.

Un des détenus libérés a dit avoir été arrêté avec son frère, parce que son cousin était recherché par les forces de sécurité palestiniennes. Il est resté détenu pendant 16 jours, période durant laquelle il n’a pas été questionné si ce n’est les deux dernières heures. Devant être libéré avec d’autres détenus, il a été forcé de signer un engagement « de ne pas posséder des armes sans permis, ne pas agir contre l’ANP, et de ne pas s’affilier à une organisation s’opposant à l’ANP. » Il a ajouté qu’en raison du trop grand nombre de prisonniers, des dizaines de détenus, dont lui-même, ont été déplacés vers un poste de police dans le village de Taffouh, à l’ouest d’Hébron, où ils étaient détenus dans des conditions qui n’ont rien d’humain.

Au début de ce mois-ci, le PSS d’Hébron a transféré un certain nombre de détenus des centres de détention de Jéricho et Ramallah, en raison du trop-plein. Les détenus sont : Ahmed Salhab, Eyad Mujahed, Nafez Bali, Nidal al-Qawasmi, Ma’ath Abu Juhaisha et Mahmoud Abu Juhaisha.

Arrestations dans les zones « C »

Un certain nombre de personnes ont été victimes de tentatives d’arrestation dans les zones C. Dans ce contexte, ’Abdul Raziq Rajabi, le père d’un détenu, a indiqué qu’un groupe du PSS, dont les membres étaient habillés en civil, a tenté le jeudi 23 Septembre 2010 de kidnapper son fils, Amjad, âgé de 24 ans. Les membres des services de sécurité n’ont pas donné leur identification. Des gens sont intervenus et ont fait échouer la tentative. Mais Amajd a été convoqué et arrêté plus tard par le PSS.

Des dizaines de membres du Jihad islamique convoqués

Les services palestiniens de sécurité en Cisjordanie, notamment à Jénine et de Tulkarem, ont convoqué des dizaines de membres et sympathisants du Jihad islamique et les ont obligés à remplir un formulaire avec des informations détaillées à leur sujet. Ils ont aussi été forcés de signer un engagement « de ne pas violer la loi palestinienne, de ne pas s’opposer à la politique publique de l’Autorité Palestinienne [AP] et de ne s’engager dans aucune activité du Jihad islamique. »

Un militant du Jihad islamique a déclaré que quatre membres de son organisation, originaires du village ’Arraba au sud-ouest de Jénine, ont été arrêtés. L’un d’eux, Sheikh Khader Mousa, âgé de 32 ans, a été libéré le 29 Septembre 2010. Les autres détenus sont : Ahmed Shibani, 39 ans, Mohammed Shibani, 35 ans, et Ahmed al-Bousta, 35 ans.

Le PCHR réitère sa condamnation des arrestations politiques, des crimes de torture accompagnant ces arrestations et commis contre des détenus, et rappelle la décision de la Cour supérieure palestinienne du 20 Février 1999 qui stipule l’illégalité des arrestations politiques. Toutes les autorités exécutives doivent respecter cette décision de justice et s’abstenir de procéder à des arrestations illégales et politiques ;

Le PCHR souligne que les arrestations sont réglementées par la loi palestinienne et relèvent de la compétence des officiers de police, y compris de la police civile, qui sont supervisés directement par le procureur général ;

Il appelle à l’arrêt immédiat des pratique de torture dans les prisons et centres de détention de l’Autorité palestinienne, étant donné que les crimes de torture demeurent sous le coup de la loi, sans limite dans le temps, et que leurs auteurs ne peuvent échapper à la justice, et...

Il exige la libération immédiate des prisonniers politiques qui sont détenus par les services de sécurité en Cisjordanie.


   




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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 19:27

 

http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article411

Collecter cinquante millions d’euros pour les salariés des secteurs en grève ( SNCF, raffineries, routiers, enseignants etc..) c’est jouable

jeudi 14 octobre 2010, par André Martin

« Le Solidaires’thon c’est l’une des solutions »

Il suffit que les intersyndicales de ces secteurs organisent les modalités pratiques de ce Solidaires’thon

Quand une réforme est désapprouvée par 75% des Français et qu’elle est imposée par un monarque qui n’a plus la confiance que de 25% des Français, il doit bien avoir des solutions, dans un pays en principe encore en démocratie, pour obtenir le retrait de cette réforme. Si la démocratie avait été respectée, un référendum aurait été organisé. Ce référendum était d’autant plus indispensable que Sarkozy a répété à plusieurs reprises qu’il ne toucherait pas au droit à la retraite à 60 ans, car il n’avait pas sollicité un tel mandat pendant sa campagne de 2007. Ce référendum qu’il nous vole, il existe un moyen simple, original et rapide de l’organiser.

Nous l’appellerons le Solidaires’Thon. Nous suggérons cette appelation uniquement pour signifier que, si nous voulons une efficacité à grande échelle, il faut impérativement s’inspirer des modalités très efficaces de collectes des dons ... du Téléthon (collectes sur les lieux publics, dans les manifestations du 16 puis du 19 octobre, promesses de dons, publication en continue et médiatisée du total des dons récoltés etc …)

Les caractéristiques de la situation actuelle sont les suivantes :

Trois quart des Français sont opposés à cette réforme-ci et sont prêts à apporter leur soutien à telle ou telle forme d’actions pour être entendus. Les grèves et les manifestations sont des leviers, mais nous devons en trouver d’autres, complémentaires

Pour des raisons multiples qu’il faut analyser précisément (1), des millions de Français ne peuvent pas faire grève, ou n’osent pas faire grève, ou jugent que ça ne ferait ni chaud ni froid à leur employeur. Mais des millions sont prêts à peser très fort, si nous sommes capables de leur proposer des modalités efficaces de soutien aux grévistes

Il y a ceux, très nombreux, que l’on entend déclarer lors d’interviews : « j’ai deux enfants, trois crédits … je voudrais bien faire grève, mais je ne peux pas me permettre de perdre quatre vingt euros par jour ». Cette réalité dramatique, Sarkozy et le Medef la connaisse bien. D’où leur risque calculé que des grèves massives et généralisées étaient peu probables

Certes, les manifestations continuent de s’amplifier. Mais il faut comprendre qu’une course de vitesse est engagée. Le calendrier de Sarkozy était habile : présentation du projet le 16 juin, conseil des ministres début juillet, passage en force à l’Assemblée Nationale par le vote du 15 septembre, puis passage en force au Sénat d’ici le 15 octobre (reporté de quelques jours). Par rapport à ce calendrier, les mobilisations des confédérations ont été prises de vitesse : cinq journées de mobilisations d’ampleurs croissantes, mais étalées sur 1 mois et demi ! De plus les étudiants viennent de commencer leur année universitaire et leurs actions d’information et de sensibilisation ont débuté il y a à peine une à deux semaines

La recherche de l’unité syndicale est certes nécessaire, mais l’unité syndicale à tout prix a, de fait, conduit à un flou sur les objectifs (retrait/pas retrait … quels points non négociables ? ... quels points négociables ? …) et à un flou sur les modes d’actions susceptibles d’atteindre les objectifs

Résultat de tout cela : la confédération dont le poids est toujours déterminant dans ce genre de confrontation sociale majeure (la CGT) est tiraillée entre différentes préoccupations légitimes : souci de laisser aux salariés le soin de décider démocratiquement de leurs modes d’action dans leurs entreprises, volonté de ne « pas lâcher », hésitation à demander le retrait du projet de réforme, crainte (fondée) qu’un grand nombre de salariés qui voudraient faire grève ne puissent pas financièrement se le permettre, avec le risque à la clé que le monarque ne soit pas contraint de jeter l’éponge.

Comment sortir de cette situation ubuesque où une réforme désapprouvée par 75% des Français risque d’être imposée à notre pays par un monarque qui n’a plus la confiance que de 25% des Français ?

Partant du constat que trois quart des Français sont prêts à soutenir les grévistes, mais que seulement un pourcentage beaucoup plus restreint estiment pouvoir faire utilement grève dans leurs entreprises, une solution en découle. Celle qui consiste à organiser à très grande échelle la solidarité financière avec tous les secteurs stratégiques en grève. Ce qui, à l’évidence, permettrait à ces secteurs de tenir le temps nécessaire, en attendant que d’autres secteurs stratégiques les rejoignent, voir prennent le relais.

Evaluation très grossière des dons qui pourraient être recueillis :

Si les deux tiers des trois millions de manifestants donnent en moyenne cinq euros, ça donne dix millions d’euros.

L’apport d’une journée de salaire pour ceux qui ont des salaires qui le permettent et de dix euros pour les salariés au SMIC (un centième de leur salaire mensuel), ça donne … (faites les calculs).

Les dons possibles des retraités non présents aux manifs pourraient permettre de recueillir entre …. et ….

Ceux qui risquent de devoir travailler deux ans de plus si la réforme passe sont probablement prêts à faire des dons significatifs pour y échapper.

Ajoutons à ces catégories, tous ceux qui, même parmi les gens aisés, sont prêts à s’offrir le plaisir de voir le monarque avaler son chapeau … comme son copain Villepin y avait été contraint avec le CPE.

Il n’est donc pas déraisonnable d’estimer que le montant total du soutien financier aux grévistes pourrait se situer dans une fourchette entre xxxx millions d’euros et zzzz millions d’euros (à compléter après calculs).

Nous publierons prochainement :

Un projet d’appel, simple et court, à cette solidarité financière à grande échelle, signé par quelques premiers signataires : personnalités connues et leaders syndicaux des cheminots, des raffineries et d’autres secteurs en grève reconductible. Si vous êtes a priori prêts à co rédiger et à co signer un tel appel, faites-nous le savoir dès maintenant

Il faudrait qu’un grand média (Mediapart ou … ou …) accepte d’héberger cet appel, avec publication en continu des signataires

Autre idée : le 16 octobre, chaque manifestant pourrait arborer un badge ou une pancarte avec « J’ai donné dix euros au SOLIDAIRES’THON » - « J’ai donné dix euros pour gagner le RETRAIT » - « J’ai donné vingt euros pour faire plier Sarko » …..

Voilà, l’idée du Solidaires’thon (ou du le Grévit’hon) est sur les rails. Il appartient aux intersyndicales des secteurs en grève d’en faire connaître très vite les modalités pratiques. Et pour permettre des collectes massives dans les manifestations du 16 puis du 19 octobre.

Il suffit à ces intersyndicales de faire connaître, au plus vite et le plus largement possible, les adresses des CCP où les Français pourront envoyer leurs dons. Ainsi que la ou les adresses mail où ils pourront envoyer leurs promesses de dons. Ainsi que le site qui annoncera, à intervalles réguliers, le montant total des dons recueillis sur la France entière.

Pour ne pas perdre de temps, transmettez très vite autour de vous cette idée d’un Solidaires’Thon notamment aux intersyndicales de cheminots et des raffineries et discutez ces propositions dans vos sections syndicales d’entreprise

Avant que le Solidaires’Thon se mette en place, il serait utile d’évaluer très vite si beaucoup de citoyens pensent qu’il s’agit d’une idée potentiellement très efficace et devant être lancée absolument. De toute façon, il n’y a rien à y perdre et tout à y gagner. Une suggestion pour recueillir vos avis : ceux qui souhaitent le lancement du Solidaires’thon peuvent le faire savoir en signant l’appel « Retraites, Chômage : Arrêtons la désinformation ! »

http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?page=article&id_article=6

Dans la case Profession vous pouvez mettre « OK Solidaires’thon »

André Martin, co fondateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/

Publication et diffusion autorisées, même si cette contribution est susceptible de quelques modifications.

Certes de nombreux salariés du privé n’osent pas se lancer dans une grève de plusieurs jours et se limitent souvent à des débrayages pour aller aux manifestations. Mais n’oublions pas que 5 à 10% de grévistes pendant 2 jours, dans une entreprise du privé, ça ne fait généralement ni chaud ni froid à l’employeur. Les salariés sont même contraints de rattraper ensuite leur boulot en retard ! Ces situations sont très majoritaires chez les cadres et les techniciens. Dans de tels cas de figure, il est certainement plus utile et plus habile que ces salariés puissent verser à une caisse de solidarité aux grévistes une partie des 1, 2 ou 3 jours de pertes de salaire qu’ils étaient prêts à sacrifier. Ne déduisez pas de ces réalités que nous suggérons aux catégories de salariés évoquées que nous les invitons à … en payer d’autres pour faire la grève à leur place.

Il en est exactement de même dans beaucoup de secteurs de la Fonction Publique : si les salariés perdent des jours de salaires, l’employeur n’en a rien à cirer. Mieux, il se frotte les mains puisqu’il fait des économies.

Les retraités non plus ne peuvent pas utiliser le levier de la grève.

Il y a donc des dizaines de millions de Français qui ne peuvent pas peser par la voie classique et traditionnelle de la grève. Même si, bien entendu, le rôle des fédérations syndicales est d’œuvrer pour élargir les grèves à un certain nombre d’autres secteurs susceptibles d’exercer une pression économique forte. L’organisation à très grande échelle de la solidarité financière avec les grévistes permet aussi de mesurer et de faire connaître le niveau de sympathie et de soutien dont bénéficient les salariés en grève reconductible.



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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 19:12

 

http://www.socialisme-2010.fr/socialisme-maintenant/france.htm#bresil1610

Entre les manifestations du 12 et celles du 16 octobre: à quel moment de la situation sommes nous ?

Lettre à un camarade Brésilien

Nous sommes encore dans un « entre deux ».

L’arrivée de la jeunesse change tout. D’abord parce qu’ elle inquiète la bourgeoisie, le patronat et le gouvernement, mais aussi les appareils syndicaux. Cette inquiétude peut provoquer des fautes politiques. Un faute politique par exemple c’est le fait pour le  gouvernement d’avoir engagé la réforme des ports en même temps que la réforme des retraites, ce qui provoque une grève puissante dans certains ports où les dockers intègrent comme une seule  la lutte contre les deux contre réformes.
 
Quel est l’acquis central du mouvement jusqu’ici ?

Depuis le 7 septembre les appareils syndicaux, avec Chérèque (CFDT)  et Thibault (CGT) à leur tête, ont organisé des journées d’action  successives (évitant soigneusement comme on le sait les mobilisations et l’ affrontement le 15 septembre jour du vote de la réforme à l’ Assemblée nationale et refusant de fixer la perspective du retrait du projet gouvernemental au nom d’une amélioration de la réforme présentée). Ils misaient sur un épuisement  du potentiel de résistance des salariés. Ils n’ ont pas réussi. Le mouvement s’est maintenu face au gouvernement et aux appareils syndicaux. Maintenant la jeunesse le rejoint : le mouvement progresse.

Il s’agit d’un échec politique du gouvernement et des appareils.

Ce sont les militants qui ont obtenu ce résultat, c’ est leur succès.

La crise propre du gouvernement ne lui a même pas permis d’offrir une porte de sortie honorable aux appareils. Chérèque avait proposé comme concession acceptable, le report jusqu’en 2015 par un vote au parlement, le passage de 65 ans à 67 ans, pour l’ obtention du taux plein de la pension de retraite.  Comme l’ écrit un conseiller patronal : « à force de dire qu’ il ne cèdera pas, le gouvernement a créé une situation très difficile pour les syndicats. Ils ont fini par avoir l’ opinion publique avec eux et sont maintenant dans une situation qui les accule à se radicaliser, alors que ce n’ était souhaité ni par la CGT ni par la CFDT. Le plus gros danger, ce n’est pas que les fédérations syndicales les plus dures appellent à la radicalisation, mais que le degré de colère de l’ opinion pousse les états majors syndicaux à aller sur cette pente dangereuse. »

Nous sommes en effet face à un gouvernement isolé et très faible. Le président marche sur un fil.

Selon les sondages, 70% de la population estime qu’il s’agit d’une réforme injuste et lui-même recueille un pourcentage de rejet comme on n’ en a jamais vu sous la cinquième République. Rappelons nous : en 2005 la mobilisation des militants et des salariés contre le Traité Constitutionnel Européen a contraint l’ appareil de la CGT (concrètement Thibault)  à se prononcer en faveur du Non, l’ obligeant à casser  conjoncturellement le fil du scénario qui devait conduire à une victoire de la bourgeoisie pour le Oui . C’est l’inverse  qui se réalisa. Dans le cas présent la mobilisation politique est d’un niveau supérieur parce qu’il s’agit de la lutte des classes.

Les manifestations du 12 octobre

L’impétuosité et la gaieté des cortèges lycéens  qui ont intégré les manifestations du 12 octobre leur ont apporté un nouveau souffle. Les manifestations se sont affirmées puissantes, sereines, faisant éclater avec plus de force encore le caractère parasitaire de la chambre d’enregistrement là haut prétendument indépendante et son vote de la réforme. L’important c’est d’être là, rassemblanttous les motifs que nous avons de lutter contre le gouvernement et la société capitaliste dont il veut nous faire payer la crise, renforçant notre cohésion, la compréhension de nos intérêts communs…des manifestations qui viennent du tréfonds de la société, de ses motivations et démarches diverses et qui convergent là

Un journaliste de Médiapart écrit justement: « par la volonté de passer en force qui est la marque de sa contre réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a réhabilité à sa façon la lutte des classes ».

De nombreux cortèges intersyndicaux d’entreprise sont formés au delà des rivalités syndicales,  des collectifs et réseaux interprofessionnels autour des Unions locales ou de grosses boîtes, se mettent en place. Le mot d’ordre de « retrait » du projet Sarkozy s’étend au-delà des colonnes toujours aussi combatives et nombreuses de Solidaire-SUD  et le « Tous ensemble, tous ensemble, grève générale » gagne du terrain. Les manifestants se disputent les faux billet de cinq cent euros frappés des têtes de Woerth et Sarkozy avec le « Dehors !…parce qu’ils le volent bien » édité par le NPA. Comme l’ a déclaré un conseiller de l’ Elysée ; « On est désormais dans une manifestation politique …(…) Avant il y avait des revendications, sur les femmes, les carrières longues. Maintenant, il n’ y en a plus : c’est le retrait du texte ou rien »

Charriant des approches multiples, des contradictions aussi, la situation s’ ordonne autour d’une réflexion commune : comment vaincre Sarkozy ?

La situation peut se précipiter et basculer mais à l’heure où nous écrivons on n’en est pas encore là.

Les appareils syndicaux, tout en restant fermes contre le mot d’ordre de retrait, ont été contraints de lâcher de la vapeur et de modifier leur dispositif. Dans les secteurs les plus en pointe ils déposent des préavis de grève : « que les militants décident » c'est-à-dire que chacun dans son atelier, son collège, son hôpital décide d’ entrer dans la lutte pour vaincre Sarkozy. Les syndicats n’ ont-ils pas été construits pour surmonter l’ état d’atomisation des salariés face au patronat et à son état ? Des Assemblées exigent un mot d’ordre de grève générale jusqu ‘au retrait du projet .de la part des confédérations syndicales. D’autres, parfois les mêmes,  ne se contentent pas d’un tel vœu et cherchent à construire leur grève en cherchant à l’ étendre, à la coordonner par quartier, par localité…

Après ce mois de mobilisations, ce mouvement qui ne faiblit pas et progresse  cherche des ouvertures. Plus de 60% des salariés se prononcent dans les sondages en faveur « d’une grève qui dure ». Mais jusqu’à présent ils ne s’y sont pas engagés en masse..

Car la grève générale ce n’ est pas les « grèves reconductibles ». La grève générale ne se proclame ni par l’ effet d’ incantations ou de mises en conditions artificielles. Elle se construit, se forge. Elle est le produit d’un climat, d’une respiration, d’une réflexion multiple  et unifiée qui prend le temps dont elle a besoin pour se déployer, et surtout elle est démocratique ou n’est pas. Elle a besoin de construire des lieux de réflexion, d’échanges et de décisions qu’elle puisse contrôler.

Les appareils dans les secteurs les plus mobilisés comptent sur l’ isolement  d’ initiatives isolées pour conduire à un essoufflement afin de  pouvoir calmer le jeu. En même temps les dépôts de préavis de grève ont un aspect cumulatif qui encourage les militants.  Ceux ci combattent, entraînent des grèves partielles... dans les lycées, écoles, SNCF… et des secteurs s’affirment avec force : les raffineries particulièrement et certains ports. Depuis quelques jours les lycéens se lancent avec impétuosité dans la mobilisation. Il semble manquer cependant encore l’ entrée de secteurs significatifs du privé comme par exemple la métallurgie ou les routiers par exemple si leur entrée annoncée vendredi va au-delà d’un effet d’annonce, pour contribuer à une modification qualitative du climat.

Il y a des tentatives de constructions d’ AG inter professionnelles. Ceux qui y assistent sont encore essentiellement les équipes militantes Les « militants » d’ailleurs ne sont pas une entité homogène. Beaucoup d’activités se réalisent de façon dispersée et une multitude d’initiatives empêchent parfois une réflexion plus approfondie. Il manque surtout le compte rendu des AG  à faire circuler d’ établissements à établissements, de sites internet à des groupes internet, provoquant l’ échange : quels ont été les arguments échangés, les hésitations, les désaccords, les accords,  les certitudes, les décisions et les propositions d’initiatives.


Parfois certains appareils ne rechignent pas à lancer des actions coups de poing qui éloignent de l’ action pour aller convaincre localement les autres secteurs qui ne sont pas encore entrés dans l’action directe et se coordonner avec eux…

En réalité nous sommes au milieu d’  un fleuve plein de multiples initiatives, de réalités diverses où se mélent des contradictions  mais ordonné (et c’est en cela que réside la radicalité de la situation ) autour de la recherche de vaincre Sarkozy , de s’en débarrasser, et à travers cela de reprendre le contrôle de notre sort.

Les manifestations de samedi 16 seront sans nul doute massives, avec la présence renforcée des jeunes des lycées qui se sont lancés dans l’ action jeudi et vendredi.

Jeudi 14 , quelques centaines de lycéens manifestent devant le siège du MEDEF, dans cet arrondissement super privilégié du septième; sur les trottoirs des personnes âgées les applaudissent. Voilà qui peut changer définitivement le climat : la fusion et la solidarité des générations, comme elle commença à s’affirmer en 2006 dans le rejet du CPE, contre le sort que nous réserve la société capitaliste en crise…

Par milliers et milliers des jeunes et de moins jeunes sont en train de s’engager dans cette lutte. Une nouvelle génération commence à s’organiser et à faire son expérience. Elle cherche la jonction avec d’autres forces militantes. Certains entrent dans le mouvement forts de leur combativité, de la confiance en leur énergie ; d’autres y sont engagés chargés de leurs expériences, de leurs illusions parfois et d’autres fois de leurs méfiances. Il nous semble essentiel  que se dégage de tout cet élan la compréhension de la nécessité de la construction de nos instruments propres de lutte, le besoin  de nous organiser nous-mêmes, de prendre entre nos mains le contrôle de la lutte contre le gouvernement.

Jean Puyade



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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:24

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5498

Procès Alima Boumediene-Thiery et Omar Slaouti : les sionistes renvoyés chez eux !

Les parties civiles et le ministère public qui attaquaient la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts) et Omar Slaouti (NPA) pour leur participation à une action de boycott des produits israéliens dans le magasin Carrefour de Montigny ont été déboutées ce jeudi 14 octobre 2010 par le tribunal de Pontoise.

Après que Maître Antoine Comte, avocat de la défense eut fait valoir les nombreuses irrégularités commises par les plaignants dans cette affaire, les juges n’ont même pas estimé nécessaire d’entendre développer les autres arguments sur le fond.

Courageux, mais pas téméraires, ni le colon israélien Sammy Ghozlan, ni son acolyte du CRIF William Goldnadel (également israélien), ne se sont montrés au procès. Ils sont restés chez eux.

En revanche, les militants se sont massivement déplacés pour soutenir Alima et Omar et pour réaffirmer leur détermination à poursuivre et amplifier la campagne de boycott, désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël. Ils sont venus par centaines malgré les grèves des transports. Ils sont venus de différents coins de France et même de Belgique. Nous sommes, pour beaucoup, allés en cortège de la gare Pontoise jusqu’au tribunal, où les prises de paroles et les slogans ont scandé la totalité de l’après-midi, jusqu’à l’annonce de cette victoire peu avant 18 H.

Un immense merci à tous ceux qui, depuis des mois, se mobilisent pour le droit et la justice. Le combat n’est pas terminé. Nous aurons le résultat du procès de Sakina à Bordeaux le 22 octobre, et nous serons présents à Mulhouse, le 29 novembre prochain pour le prochain procès BDS. Et surtout, nous avons pris l’engagement devant le tribunal de Pontoise de poursuivre et d’amplifier la campagne BDS, pour dénoncer incessamment la présence, dans tous les magasins, de produits des criminels de guerre israéliens.

Mais une manche importante vient d’être gagnée : ne boudons pas notre plaisir !

CAPJPO-EuroPalestine

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 19:43

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101014/tts-france-marseille-ca02f96.html

Marseille, épicentre de la contestation sociale en France (Reuters)

Poubelles qui débordent, stations-service vides, départ de Ryanair, patrons désespérés et embouteillage de pétroliers dans la rade: Marseille est l'épicentre de la contestation contre la réforme des retraites.

Le climat est étrange dans la citée phocéenne où le "clasico" entre l'Olympique de Marseille et le PSG du 7 novembre est passé au second plan des priorités des habitants, qui craignent pour leurs réservoirs, leurs retraites et leurs emplois, ce qui en dit long dans une ville folle de son club.

En raison de la grève des éboueurs, un classique dans la cité phocéenne, les tas d'immondices s'amoncellent depuis trois jours sur les trottoirs, notamment du centre-ville.

En mars dernier, une grève d'une semaine dans un seul arrondissement avait provoqué l'entassement de 7.000 tonnes de poubelles. Cette fois, 12 des 16 arrondissements sont concernés.

Les secteurs de l'éducation - lycées, crèches, cantines scolaires - et des transports sont également touchés.

La grève peu suivie à la Régie des transports marseillais (RTM) ne suffit pas à perturber les transports publics locaux.

Mais les cheminots de la région sont, comme souvent, à l'avant-garde de la contestation et ont voté jeudi la reconduction de la grève pour 24 heures. Les trois quarts des conducteurs de train étaient en grève jeudi selon Sud-Rail et un TGV sur trois est assuré entre Paris et la Côte d'Azur.

L'AÉROPORT COMME LE PORT ?

Sur le front de l'emploi, après la fermeture de l'usine Fralib de Gémenos - 182 salariés -, les Marseillais ont appris une autre mauvaise nouvelle: la compagnie aérienne Ryanair a menacé mercredi de fermer sa plate-forme de Marseille après l'ouverture d'une procédure judiciaire à son encontre.

"Deux cents emplois s'envolent", titre La Provence jeudi.

Pour Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de la ville, un millier d'emplois directs ou indirects vont disparaître par la faute, selon lui, des syndicats de pilotes à l'origine de la plainte pour "travail dissimulé".

"J'espère que ce comportement irresponsable ne conduira pas l'aéroport dans la même impasse que celle connue aujourd'hui par le grand port maritime de Marseille (GPMM)", a ajouté l'édile.

Certains ouvriers du port, opposés à la réforme portuaire, n'ont pas attendu leurs camarades cheminots, postiers ou éboueurs pour se lancer dans une grève reconduite depuis maintenant plus de deux semaines.

Le long de l'autoroute du littoral, qui longe la façade maritime avant de plonger au coeur de la ville, les automobilistes ralentissent pour photographier les silhouettes immobiles des pétroliers à l'ancre dans la rade de Marseille.

Jeudi, selon la direction du port, 20 navires dont 17 pétroliers étaient en attente sur la rade, et 40 autres sur la rade de Fos, à une vingtaine de kilomètres.

"THE BEST JOB IN THE WORLD"

En raison d'arrêts de travail des agents des terminaux marchandises, des porte-conteneurs en attente de charger ou décharger leurs cargaison patientaient également. Des voyages avec la Corse ont été annulés.

Les patrons bouillonnent, les hommes politiques s'inquiètent et les automobilistes paniquent.

L'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône a fait paraître lundi dans Les Echos, après avoir essuyé un refus de La Provence, une publicité parodiant le concours australien pour "The best job in the world", qui détaillait les avantageuses conditions d'emploi présumées des 36 grutiers du port.

Son président, Jean-Luc Chauvin, évalue à 35 millions d'euros les pertes pour l'économie marseillaise. L'industrie chimique a dit avoir perdu 550 millions d'euros et les patrons marseillais, comme le gouvernement, prédisent une mort lente au port qui a fait de Marseille une ville incontournable en Méditerranée.

Comme Jean-Claude Gaudin, les socialistes locaux ont réclamé la fin de la grève, motivée selon eux par "des intérêts très catégoriels".

"Nous appelons les grévistes du grand port de Marseille à mesurer les dégâts causés à notre économie déjà en difficulté et nous leur demandons de cesser ce mouvement", a dit Patrick Mennucci, chef de l'opposition socialiste au conseil municipal.

La situation aux pompes en carburant est aggravée par la conjonction de ce mouvement avec celui contre la réforme des retraites.

Les raffineries du port de Fos-Lavera seront toutes à l'arrêt en fin de semaine, en raison des grèves ou du manque de produits pétroliers.

Du coup, les automobilistes défilent aux stations-essence, qui devraient être à sec la semaine prochaine.

"Cette semaine, j'ai refait trois fois mes réserves contre une seule fois habituellement", explique le gérant d'une station Total. "Ce n'est pas la panique, mais les gens prennent leurs précautions et anticipent une possible pénurie."


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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 19:24

 

http://www.liberation.fr/economie/01012295718-foxconn-l-empire-inhumain-de-l-electronique

Foxconn : l’empire «inhumain» de l’électronique

Un rapport dénonce les conditions de travail dans les sites chinois du taïwanais, qui fabrique, entre autres, l’iPhone.

Par Philippe Grangereau Correspondant à Pékin

Les usines chinoises du géant taïwanais Foxconn, où sont, entre autres, fabriqués les iPhone d’Apple, mais aussi des Dell, Nokia et autres Sony, «peuvent être comparés à des camps de concentration». C’est ce qu’on peut lire dans un rapport très étayé, réalisé par des chercheurs des vingt universités les plus prestigieuses de Chine, de Taiwan et de Hongkong. Ce document de quatre vingt trois pages, basé sur les interviews de près de mille huit cent ouvriers de douze usines chinoises de Foxconn, n’a pas encore été rendu public dans son intégralité. Mais les presses chinoise, hongkongaise et taïwanaise en ont publié hier de larges extraits. Ils sont édifiants.

Il en ressort en premier lieu que le nombre de suicides d’ouvriers dans cet empire de neuf cent vingt mille employés aurait été sous-estimé. Il ne serait pas de onze depuis janvier, comme l’ont rapporté tous les médias, dont Libération (journal du 3 juin), mais de treize. En outre, au moins quatre autres ouvriers de Foxconn ont attenté à leur vie.

«Stagiaires». Par ailleurs, les mirobolantes augmentations de salaire de 60% en moyenne, promises cet été par le patron de Foxconn, Terry Gou, ne se seraient pas matérialisées pour la plupart des ouvriers. Les cadences sont toujours aussi infernales, et dans une logique d’expansion plus tyrannique encore, Foxconn embauche des dizaines de milliers d’adolescents très mal payés estampillés «stagiaires». A ce titre, ils sont privés de toute couverture sociale. Parfois, la moitié de la main-d’œuvre serait composée de «stagiaires». Dans la seule ville de Chongqing (Sichuan), Foxconn a ainsi passé des contrats d’embauche avec une centaine d’établissements d’enseignement. Des ouvriers de 17 ans sont considérés comme «expérimentés». Alors que la loi chinoise n’autorise que trente six heures de travail supplémentaire par mois, les petites mains de Foxconn sont contraintes à suer entre quatre vingt et cent heures de plus, parfois même sans être payées. «Même si le salaire est meilleur que dans les autres sweatshops où j’ai travaillé, témoigne un employé cité dans le rapport, vous ne pouvez jamais trouver quelqu’un à qui vous plaindre parce que tout le monde est isolé ici, et vous devenez fou petit à petit.»

«Punition».

Les «centres de consultation», récemment créés par la direction pour se racheter après la vague de suicides, ne feraient qu’encourager la délation au sein des équipes. Les ouvriers sont fréquemment «kidnappés» dans leurs dortoirs pour aller travailler à la chaîne, où les tâches répétitives durent en général… deux secondes. «Ils n’ont pas le droit de parler, de sourire, de s’asseoir ou de faire des gestes "inutiles". Ils doivent remplir un quota de vingt mille assemblages durant leurs longues vacations», note le rapport. Environ 13% des ouvriers interrogés disent s’être déjà évanouis à la tâche.

Dans cette version féroce et létale des Temps modernes de Chaplin, les contre maîtres ont tous les pouvoirs. «Plus de 28% des ouvriers ont été insultés par leurs superviseurs et les gardes de sécurité, 16% ont subi des punitions corporelles et 38% disent avoir subi des entraves à leur liberté de mouvement», écrit ce rapport en qualifiant d’«inhumain» le style de gestion de Foxconn. Le gigantisme du groupe d’assemblage électronique lui confère une immunité de fait. Les autorités locales chinoises seraient tellement soucieuses d’attirer des investissements, qu’elles capitulent devant l’application du droit. Foxconn, qui est déjà l’un des plus grands employeurs du monde, a annoncé cet été un programme d’expansion faramineux. D’ici à 2011, le titan entend accroître de 600 000 le nombre de ses employés, pour atteindre le million et demi.

Dans sa quête permanente du coût le plus bas, Foxconn compte transférer 67% de sa production des zones côtières vers l’intérieur de la Chine, où la main-d’œuvre est moins chère.

Dans une lettre ouverte au gouvernement chinois et à Foxconn publiée hier, les chercheurs des vingt universités qui ont contribué à rédiger ce rapport redoutent que ce mode de production inhumain, aux frontières de l’esclavagisme moderne, ne cesse de se propager.



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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 19:02

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101014/tts-france-retraites-lycees-ca02f96.html

La contestation lycéenne s'amplifie, heurts avec la police (Reuters)

La mobilisation des lycéens et étudiants contre la réforme des retraites s'est amplifiée jeudi en France en dépit des mises en garde du gouvernement contre des risques de manipulation et de dérapages.

Les lycéens, qui avaient pour la première fois rejoint la contestation mardi, n'ont pas voulu attendre la nouvelle journée intersyndicale de samedi pour se faire entendre.

Quelques incidents sans gravité ont éclaté, conduisant syndicats et opposition à dénoncer l'attitude de la police, qui s'est dite pour sa part "attentive de manière à éviter incidents et échauffourées".

Selon l'Union nationale lycéenne (UNL), mille cent lycées se sont mobilisés sur les quatre mille trois cent deux du pays, et environ sept cent étaient bloqués.

Le ministère de l'Education nationale recensait jeudi matin 342 lycées touchés, chiffre en hausse par rapport aux jours précédents.

"Aujourd'hui, les jeunes expriment leur ras-le-bol et, très fortement, leur désir de retrait de ce plan du gouvernement", a dit à Reuters TV Victor Grezes, l'un des responsables de l'UNL.

"Les jeunes se battent pour leur avenir et cette réforme n'est pas celle qu'ils veulent", a-t-il ajouté.

"NI BAMBINS, NI PANTINS"

À Paris, des lycéens ont marché toute la journée aux cris de "Sarko, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue !".

Le plus important cortège a rassemblé cinq mille personnes, selon l'UNL, entre Saint-Sulpice et l'Opéra Garnier. Un autre rassemblement prévu devant le siège du Medef a mobilisé deux mille cinq cent jeunes, selon l'UNEF.

Selon le syndicat étudiant, quelque dix mille jeunes ont défilé à Toulouse, huit mille à Rennes, sept mille à Bordeaux, cinq mille à Brest, quatre mille à Reims, deux mille à Perpignan, deux mille à Orléans, deux mille à Tours, mille cinq cent à Montpellier, mille à Caen.

Plusieurs axes routiers ont été provisoirement bloqués.

L'UNEF a appelé à multiplier les assemblées générales. L'université de Rennes 2, traditionnellement à la pointe de la contestation étudiante, a été fermée par l'administration et son déblocage a été voté dans la soirée.

Aucun blocage n'a été voté jeudi mais le mouvement prend de l'ampleur, a constaté l'UNEF.

"Clairement, aujourd'hui, un cap a été franchi, quand on voit les chiffres dans les assemblées générales. Les étudiants ont plus envie de s'organiser et le nombre de jeunes dans la rue est appelé à augmenter", dit-on au syndicat, qui appelle à manifester samedi et mardi, pour les journées inter professionelles, mais pas à bloquer les universités.

Les lycéens devraient quant à eux effectuer la jonction avec la journée de manifestations de samedi. La FIDL, autre organisation lycéenne, appelle à une action "Ni bambins, ni pantins" vendredi à 11 heures devant l'hôtel Matignon.

"La rengaine gouvernementale visant à stigmatiser les jeunes mobilisés est insupportable !", dit la FIDL dans un communiqué.

Plusieurs ministres ont déploré des violences et accusé les jeunes d'être manipulés par la gauche.

"J'appelle les parents à leurs responsabilités, j'appelle les responsables publics, ou ceux qui prétendent l'être aussi, à ne pas encourager les jeunes à descendre dans la rue", a dit à la presse le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

FLASHBALL

Les syndicats de policiers et préfectures ont fait état de plusieurs interpellations et incidents en marge des manifestations ou des blocages de lycées.

Des incidents, principalement des jets de projectiles, ont été rapportés par les pouvoirs publics et forces de l'ordre à Lille, Lyon, Chambéry, Montargis, Nantes et Argenteuil. Quarante-cinq personnes ont été interpellés aux abords des lycées du Val-d'Oise et 22 autres à Lyon.

A Bordeaux, une jeune fille blessée à la tête par un jet de pétard a été conduite à l'hôpital par les pompiers.

D'autre part, des violences policières présumées ont été dénoncées par des organisations et l'opposition de gauche.

À Montreuil, près de Paris, un adolescent de 16 ans a été blessé au visage par un tir de flashball. Son visage a été déformé et il a subi trois fractures.

Il pourrait être opéré de manière à lui sauver un oeil, a dit à la presse la maire de Montreuil, Dominique Voynet.

Dans un communiqué, l'élue Verte a condamné "avec une extrême fermeté cette provocation dont on peut penser qu'elle vise à provoquer des incidents et à transformer le nécessaire débat démocratique en spirale de violences et d'affrontements".

La police des polices a ouvert une enquête.

"Les forces de l'ordre en France (...) mettent beaucoup de professionnalisme pour éviter toute atteinte à l'intégrité physique des uns et des autres dans des contextes qui sont souvent extrêmement difficiles", a déclaré le ministre du Travail Eric Woerth au Sénat.


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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 19:22

 

http://www.ouvalacgt.over-blog.com/article-adresse-a-tous-les-travailleurs-58750114.html

"ADRESSE A TOUS LES TRAVAILLEURS"

A l’initiative de cheminots de la Gare de l’Est et d’enseignants du dix huitième arrondissement de Paris, nous avons été une centaine de salariés (du rail, de l’éducation, de la poste, de pme de l’agro-alimentaire, de l’informatique…), de retraités, chômeurs, étudiants, travailleurs avec ou sans papiers, syndiqués ou non, à nous réunir le 28 septembre et le 5 octobre pour discuter des retraites et plus largement des attaques que nous subissons et des perspectives pour faire reculer ce gouvernement.

Nous avons été des millions à manifester et faire grève lors des dernières journées d’action. Le gouvernement ne recule toujours pas. Seul un mouvement de masse sera en mesure de le faire. Cette idée fait son chemin au travers des discussions autour de la grève illimitée, générale, reconductible et du blocage de l’économie…

La forme que le mouvement prendra est notre affaire. C’est à nous tous de le construire sur nos lieux de travail avec des comités de grève, dans nos quartiers au travers d’Assemblées Générales souveraines. Ils doivent réunir le plus largement possible la population travailleuse, coordonnés à l’échelon nationale avec des délégués élus et révocable. C’est à nous de décider des moyens d’actions, des revendications… Et à personne d’autre.

Laisser les Chérèque (CFDT), Thibault (CGT) et Cie décider à notre place, c’est se préparer à de nouvelles défaites. Chérèque est pour les 42 annuités. On ne peut pas non plus avoir confiance en Thibault qui ne revendique pas le retrait de la loi, comme nous n’oublions pas qu’en 2009 il buvait le Champagne avec Sarkozy alors que des milliers d’entre nous étaient licenciés, nous laissant nous faire battre séparément. Nous n’avons pas plus confiance dans les prétendus « radicaux ». La radicalité de Mailly (FO) c’est de serrer la main d’Aubry en manif alors que le PS vote les 42 annuités. Quant à Sud-Solidaires, à la CNT ou l’extrême gauche (LO, NPA), ils ne nous offrent d’autres perspectives que l’unité syndicale. C’est à dire l’unité derrière ceux qui veulent négocier des reculs.

Si aujourd’hui, ils enfourchent le cheval de la grève reconductible, c’est surtout pour éviter de se faire déborder. Le contrôle de nos luttes sert de monnaie d’échange pour être admis à la table des négociations… pourquoi ? Pour, comme il est écrit dans la lettre signée par sept organisations syndicales de la CFTC à Solidaire, « faire entendre le point de vue des organisations syndicales dans la perspective de définir un ensemble de mesures justes et efficaces pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition. » Peux-t-on croire un instant qu’il peut y avoir une entente possible avec les casseurs de nos retraites depuis 1993, avec ceux qui ont entrepris la démolition méthodique de nos conditions de vie et de travail ?

La seule unité capable de faire reculer ce gouvernement et les classes dirigeantes, c’est de s’unir public et privé, salariés et chômeurs, retraités et jeunes, travailleurs avec ou sans papiers, syndiqués ou non, à la base dans des AG communes et en contrôlant nous même nos luttes.

Nous pensons que le retrait de la loi sur les retraites est l’exigence minimale. Cela ne saurait suffire. Des centaines de milliers de vieux travailleurs survivent déjà avec moins de sept cent euros par mois, pendant que des centaines de milliers de jeunes vivotent avec le RSA, quand ils l’ont, faute de travail. Pour des millions d’entre nous, le problème cruciale c’est déjà de pouvoir manger, se loger et se soigner. De cela nous ne voulons pas.

Oui, les attaques contre les retraites sont l’arbre qui cache la forêt. Depuis le début de la crise, les classes dirigeantes avec l’aide de l’Etat jettent à la rue des centaines de milliers de travailleurs, suppriment des milliers de postes dans les services publics. Et nous n’en sommes qu’au début. La crise continue et les attaques contre nous vont devenir de plus en plus violentes.

Pour faire face, nous ne devons surtout pas avoir confiance dans les partis de la gauche (PS, PCF, PG …). Ils ont toujours gérés loyalement les affaires de la bourgeoisie en ne remettant jamais en cause la propriété privée industrielle et financière ainsi que la grande propriété foncière. D’ailleurs en Espagne comme en Grèce, c’est la gauche au pouvoir qui organise l’offensive du capital contre les travailleurs. Pour nos retraites, la santé, l’éducation, les transports et pour ne pas crever de faim, les travailleurs devront accaparer les richesses produites pour subvenir à leur besoin.

Dans cette lutte, nous ne devons pas apparaître comme défendant des intérêts catégoriels mais ceux de toute la population travailleuse, y compris les petits paysans, marins-pêcheurs, petits artisans, petits boutiquiers, qui est jetée dans la misère avec la crise du capitalisme. Nous devons les entraîner et nous mettre à la tête de toutes les luttes pour mieux nous en prendre au Capital.

Que nous soyons salariés, chômeurs, précaires, travailleurs sans papiers, et cela quelque soit notre nationalité, c’est toute la population travailleuse qui est dans le même bateau.

Des travailleurs et précaires de l’Assemblée Générale interprofessionnelle de la Gare de l’Est à Paris









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