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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 20:58

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110221/tts-libye-ca02f96.html

 

Nombreux morts à Tripoli, appel d’oulémas à chasser Kadhafi (Reuters)

 

L'insurrection populaire contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, qui aurait fait plus de deux cent trente morts morts, dont des dizaines ces dernières vingt quatre heures à Tripoli même, semblait lundi prendre de l'ampleur d'heure en heure.

 

Une coalition d'oulémas a décrété qu'il était du "devoir sacré" pour chaque fidèle libyen de se soulever contre un régime autocratique au pouvoir depuis plus de 41 ans, en raison de ses "crimes sanglants contre l'humanité" et de "l'infidélité totale" de ses dirigeants.

 

La répression sanglante des manifestations déclenchées il y a six jours à partir de Benghazi, la seconde ville de ce pays désertique de six millions d'habitants, principalement regroupés sur la côte, a poussé à faire défection un certain nombre de responsables.

 

Parmi eux figurent l'ambassadeur en Inde, le représentant de la Libye auprès de la Ligue arabe. Le journal Kourina proche de Saïf al Islam, fils de Kadhafi, rapporte lundi que le ministre de la Justice Moustafa Mohamed Aboud Al Djeleïl, qui récuse le "recours excessif à la violence contre les manifestants", a démissionné.

 

Saïf al Islam a été la première personnalité du régime à évoquer dimanche soir l'insurrection, au moment même où elle gagnait Tripoli, après avoir embrasé notamment Benghazi et Al Baïda, dans l'est.

 

Brandissant le spectre d'une guerre civile sanglante attisée de l'étranger qui aboutirait au démantèlement de la Libye issue l'indépendance, il a assuré que son père se battrait "jusqu'au bout" et qu'il disposait du soutien de l'armée pour faire régner l'ordre à n'importe quel prix.

 

"KADHAFI N'EST PLUS UN FRÈRE"

 

"La Libye va se fissurer en plusieurs Etats. Le séparatisme en Libye a des racines qui peuvent nous ramener à ce que nous étions il y a plus de soixante ou soixante dix ans. La Libye, à l'inverse de l'Egypte et de la Tunisie, est composée de tribus, de clans et d'alliances", a-t-il fait valoir.

 

"La Libye possède du pétrole et c'est le pétrole qui unifie la Libye. Est-ce que vous croyez que les Libyens, en cas de partition ou de guerre civile, vont conclure un accord sur le partage du pétrole en une semaine, un mois, deux ou trois ans?"

 

"Le pétrole sera incendié par des criminels et des gangs et des tribus et il y aura des conflits sanglants et de grande ampleur", a-t-il averti. La Libye est le quatrième pays africain exportateur de pétrole avec une production journalière de un million six cent mille barils.

 

Une grève sur le gisement de Nafoura y aurait stoppé la production. La compagnie BP a stoppé ses opérations de forage de gaz et de pétrole en Libye, où la crainte d'une perturbation des approvisionnements a fait grimper le prix du brut américain de six dollars.

 

Des émeutes ont éclaté lundi dans la localité de Ras Lanouf, siège d'un complexe pétrochimique et d'une raffinerie de pétrole, rapporte Kourina, précisant que des comités spéciaux d'ouvriers et d'habitants ont été formés pour les protéger.

 

Précisément, le chef de la tribu Al Zouaya, implantée dans l'est du pays, a menacé sur la chaîne de télévision panarabe Al Djazira de couper les exportations de pétrole vers les pays occidentaux dans un délai de vingt quatre heures si les autorités ne mettaient pas fin à "l'oppression".

 

Akram al Warfalli, chef de la tribu Al Warfalla, l'une des plus importantes de Libye, a pour sa part, sur la même chaîne, réclamé carrément le départ du pays de Kadhafi, qui "n'est plus un frère".

 

Le secrétaire au Foreign office, William Hague, a fait état lundi d'informations sur son éventuel départ pour le Venezuela. Mais, en début de soirée, elle n'étaient pas confirmées. De source gouvernementale à Caracas, on les a d'ailleurs démenties.

 

"COMMISSARIAT MIS À SAC À TRIPOLI

 

Lundi, au terme d'une nuit de violence qui a fait selon Al Djazira une soixantaine de morts, l'immeuble du Congrès général du peuple, où Saïf al Islam a déclaré qu'une réunion devait se tenir dans la journée pour envisager des réformes politiques, était en feu.

 

Al Djazira rapporte que des éléments des forces de sécurité se livrent à des pillages de banques et d'autres institutions publiques dans la capitale, et que des insurgés ont attaqué et saccagé des commissariats de police. Un correspondant de Reuters a vu un commissariat en feu à Souk al Djamma, un faubourg est de la capitale.

 

Il rapporte que les habitants de la capitale se sont rués vers les épiceries pour stocker des denrées de base en prévision de nouveaux troubles à la tombée de la nuit. Les automobilistes forment de longues files d'attente devant les stations-service pour faire provision de "benzina".

 

Sur la grande place Verte du front de mer de Tripoli, les partisans de Kadhafi ont de nouveau manifesté lundi leur soutien au "guide de la révolution" de 1969, en brandissant son portrait et des drapeaux nationaux, rapporte encore le correspondant de Reuters.

 

Devant la caserne de Bab el Azizia, le complexe de la capitale où Kadhafi réside et où se trouvent ses bureaux, des soldats montaient la garde comme à l'accoutumée et aucune activité particulière n'était visible.

 

Capitale d'une Cyrénaïque traditionnellement rétive au pouvoir de Tripoli, Benghazi est, selon un universitaire local, aux mains d'insurgés armés. Des bâtiments publics ont été mis à sac et incendies. Soldats et policiers ont quitté les rues.

 

"EMIRAT ISLAMIQUE" À AL BAÏDA?

 

Salahuddine Abdullah, qui se présente comme un organisateur des manifestations, a déclaré que le climat à Benghazi était "aux festivités et à l'euphorie". "La ville n'est plus sous contrôle militaire. Elle est complètement sous le contrôle des manifestants."

 

Des membres d'une unité de l'armée se seraient joints aux insurgés et auraient défait la garde présidentielle de Kadhafi, selon le Dr Habid al Obeïdi, un chirurgien de l'hôpital Al Djalaé de Benghazi, où il dit avoir reçu des militaires blessés.

 

A deux cent kilomètres de là, la ville d'Al Baïda est également aux mains des émeutiers, selon un habitant. Saïf al Islman, qui a mis en cause les islamistes dans cette localité, a affirmé qu'un "émirat islamique" y avait été proclamé.

 

La Turquie a annoncé qu'après des pillages de chantiers de constructions turcs dans l'est du pays, cinq cent quatre vingt un Turcs ont été évacués au cours du week-end de Benghazi. Le gouvernement a réquisitionné deux ferries d'une capacité de mille deux cent passagers pour en rapatrier d'autres sous escorte d'une frégate.

 

Les gouvernements occidentaux ont condamné les violences et, avec la Russie et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en ont réclamé la fin. Londres a commencé rapatrier les familles de ses diplomates. Les Etats-Unis ont dit réfléchir à "des mesures appropriées".

 

Dans la soirée, les ministres des Affaire étrangères de l'Union européenne devaient publier un communiqué condamnant les violences en Libye au nom des Vingt-sept.

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:39

 

A BAS LA DICTATURE DE KHADAFI

HALTE A LA REPRESSION, AUX MASSACRES, AUX EMPRISONNEMENTS

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE LIBYEN CONTRE LA DICTATURE

 

Appel  dans l'urgence : Vu l'accélération de l'utilisation massive et criminelle de la force contre la population civile en Libye, nous avons décidé d'avancer la journée de solidarité avec le peuple libyen au

Lundi 21 février 2011 à 18 heures

Un Rassemblement unitaire à Châtelet,
Place de la Fontaine des Innocents, métro/RER Les Halles

Premiers signatures

Alliance pour la liberté et la dignité

Commission arabe des droits humains

Le Comité de Solidarité avec la Lutte du Peuple Égyptien

(Composé de plus de soixante ONG et Partis politiques et syndicats)

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:15

 

LE PRINTEMPS DES PEUPLES ARABES

 

Tout commençait donc le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid par limmolation par le feu dun jeune vendeur de fruits et légumes. Encore une fois, létincelle mettait le feu à la plaine. Lexplosion de cette bombe nucléaire provoquait un énorme tremblement de terre. Londe de choc atteignait Tunis le 14 janvier 2011 et elle balayait le régime de Ben Ali. Elle atteignait Le Caire le 25 janvier 2011 et elle provoquait la chute de Moubarak le 11 février 2011. Elle atteignait déjà Alger, Rabat, Tripoli, Manama et Sanaa et elle atteindra toutes les capitales arabes.


Cette révolution avait des causes et aura des conséquences nationales et régionales, économiques et politiques. Le pouvoir demande lintervention de larmée contre le peuple, larmée refuse lintervention contre le peuple, il y a des scènes de fraternisation entre les soldats et le peuple et des barricades dans les rues de la capitale. Ce sont les images classiques de toute révolution, quand en haut on ne peut plus et quand en bas on ne veut plus du gouvernement du vieux monde, en application de la célèbre citation de Lénine. 

Misère, corruption, népotisme, dictature, nous connaissons tous les causes économiques de la révolution arabe. La Tunisie de Ben Ali et lEgypte de Moubarak étaient des piliers de lordre impérialiste dans la région. Cétait la dictature en échange dune croissance économique relative. Mais la croissance économique profitait à la famille du dictateur et ne profitait pas au peuple. La crise générale du mode de production capitaliste en 2008 provoquait la fin de cette croissance relative. Cest la base la plus fondamentale de la révolution populaire arabe. 

 

De nombreux messages faisaient déjà la comparaison entre la chute du mur de Berlin en 1989 et le printemps des peuples arabes en 2011. Cette comparaison est importante pour les raisons suivantes. Pendant plusieurs dizaines dannées après la fin de la deuxième guerre mondiale en 1945, la coexistence pacifique entre limpérialisme américain et la bureaucratie soviétique dominait le monde. Limpérialisme américain avait besoin de la fiction dune opposition mondiale, la bureaucratie soviétique ne menaçait plus depuis longtemps limpérialisme américain. La base idéologique la plus forte de cette coexistence pacifique était la double mystification, la double imposture, la double propagande selon laquelle limpérialisme serait la démocratie et le socialisme serait la dictature. La chute du mur de Berlin en 1989 et la disparition de lunion soviétique en 1991 laissait limpérialisme américain sans opposition mondiale.  

 

Pendant vingt ans, entre 1991 et 2011, limpérialisme américain fabriquait une nouvelle opposition mondiale fictive en lieu et place du communisme soviétique, il inventait la guerre des civilisations contre lislamisme politique international.Il provoquait deux guerres coloniales au nom de la démocratie, la guerre dAfghanistan en 2001 et la guerre dIrak en 2003. Les véritables raisons de ces guerres ne sont bien évidemment pas des guerres pour la démocratie, ce sont des guerres pour Israël et pour le pétrole. Les Etats Unis installaient et défendaient depuis toujours des régimes théocratiques, dictatoriaux et liberticides dans les pays du tiers monde en particulier dans les pays arabes. La démocratie impérialiste, cest depuis toujours la démocratie pour les riches et la dictature pour les pauvres.


La guerre pour la démocratie sera une fatale erreur du point de vue de limpérialisme américain. Pendant vingt ans, ils défendaient donc des régimes autoritaires au nom de la lutte contre lislamisme politique, au nom de la fausse alternative entre Moubarak et Ben Laden, entre Ben Ali et Ben Laden, entre Bouteflika et Ben Laden, et ainsi de suite. Ni Moubarak, ni Ben Ali, ni Bouteflika, ni Ben Laden, cest la réponse vingt ans plus tard de la révolution démocratique anti impérialiste des peuples arabes à cette fausse alternative. Lenveloppe charnelle du vieux de la montagne disparaissait une dernière fois en 2001 en Afghanistan  dans la région de Tora Bora. 

 

Une autre cause importante de la révolution démocratique arabe, ce sont bien sûr les nouveaux moyens de communication électroniques, c’est la révolution électronique. La révolution tunisienne est la première révolution Wikileaks. Internet, Wikileaks, Facebook, Twitter, les nouveaux moyens de communications électroniques remplacent et remplaceront de plus en plus les quotidiens et les vieux moyens de communications électroniques, les radios et les télévisions des états et des lobbies militaro industriels. Il y a et il y aura de plus en plus de procès contre les gestionnaires des sites et des blogs électroniques. Les bureaux et les journalistes de Al Jazeera sont et seront de plus en plus les cibles des soldats étatsuniens en Afghanistan et en Irak et des dictateurs arabes. Assange, c’est Josué. Les trompettes de Wikileaks tourneront sept fois autour des murailles de la citadelle impérialiste et les murailles de la citadelle impérialiste tomberont.

 

Il y a une discussion relative à la qualification des évènements de Tunisie et d’Egypte de janvier et février 2011. Les révolutions arabes sont des révolutions démocratiques, ce ne sont pas de simples révoltes et de simples jacqueries, ce ne sont pas des révolutions socialistes, ce sont des révolutions démocratiques.

Il y avait la même discussion dans l’émigration russe il y a un siècle entre 1905 et 1917 à l’intérieur du parti ouvrier social démocrate de Russie. Les deux principales positions étaient les suivantes. Trotsky défendait l’un des premiers la dictature du prolétariat, le passage direct de l’autocratie tsariste au socialisme, la réalisation en même temps du programme de la révolution démocratique et du programme de la révolution socialiste. Lénine défendait la dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie, une alliance des principales classes sociales de la société russe sous la direction du prolétariat. Il y avait finalement deux révolutions en Russie, la révolution démocratique de février 1917 et la révolution socialiste d’octobre 1917 et un intervalle de six mois entre les deux révolutions.

 

Il n’y a pratiquement plus aucun rapport entre la Russie de 1917 et le monde arabe de 2011. Le seul point commun, c’est finalement le mode de production capitaliste lui-même. Et pourtant, lisez les principales contributions de ce débat d’il y a un siècle, les positions de Lénine, Trostky, Martov, Plékhanov et Parvus, et vous constaterez leur incroyable actualité.

 

Quelles seront les prochaines étapes de la révolution arabe, en Tunisie, en Egypte, en Algérie, en Libye, au Maroc et ailleurs ? Y aura-t-il approfondissement de la révolution ou bien sera-t-elle un épisode plus ou moins long entre deux régimes autoritaires, entre deux périodes réactionnaires ? Personne n’en sait rien. Il n’y a jamais de certitude, d’assurance et de garantie de la victoire avant le début de la lutte.

 

Notre seule certitude est la suivante, nous connaissons seulement les revendications et le programme de toutes les révolutions démocratiques. Ce sont les libertés démocratiques élémentaires, la liberté de manifestation et d’organisation, le pluralisme politique, la convocation d’une assemblée constituante souveraine et l’organisation d’élections libres.  


Bernard Fischer

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 18:24

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110220/tts-maroc-tp-ca02f96.html



Manifestations au Maroc pour limiter les pouvoirs du roi (Reuters)

Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans les grandes villes du Maroc pour exiger du roi Mohamed VI qu'il transfère une partie de ses prérogatives à un gouvernement élu et prenne des mesures énergiques contre la corruption.

Au moins cinq mille manifestants ont défilé dans le centre de la capitale, Rabat, selon les évaluations de journalistes de Reuters. Certains participants agitaient des drapeaux tunisiens et égyptiens, référence aux révolutions qui viennent de chasser du pouvoir les présidents Zine ben Ali et Hosni Moubarak.

Des rassemblements ont eu lieu dans d'autres grands centres urbains comme Marrakech et Casablanca.

A Marrakech, le cortège des manifestants a été violemment dispersé par la police, qui a joué de la matraque, a déclaré Mohamed El Aouni, membre du comité organisateur du "Mouvement du 20 février pour le changement".

A Casablanca, la capitale économique, seules quelques centaines de personnes se sont rassemblées, selon un responsable gouvernemental. Aouni, en revanche, a évalué leur nombre à dix mille.

La présence policière est restée discrète à Rabat. Des agents en uniforme se tenaient à distance du lieu initial de rassemblement, dans le quartier de Bab el Ahad, mais des policiers en civil se sont mêlés aux manifestants, carnet de notes à la main.

"Le peuple rejette une Constitution faite pour des esclaves!", "A bas l'autocratie!", scandaient les protestataires qui demandent également pour certains le départ du Premier ministre, Abbas el Fassi.

Aucune attaque directe contre le roi n'a, en revanche, été relevée dans les slogans ou sur les banderoles des manifestants.

"C'est une manifestation pacifique pour réclamer des réformes constitutionnelles, pour la dignité du peuple, contre la corruption et le gaspillage des fonds publics", a déclaré Moustapha Mouchtati, du groupe Baraka (Assez), qui a participé à l'organisation de ce rassemblement.

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE

La police avait demandé aux habitants de ne pas garer leurs voitures dans les rues principales de Rabat pour prévenir tout risque de dégâts matériels lors de la manifestation.

A l'origine de cette journée de mobilisation, les organisateurs du Mouvement du 20 février pour le changement avaient réuni sur Facebook dans les 20.000 adhésions.

Samedi, un mouvement de jeunes marocains avait fait savoir qu'il se retirait du mouvement en raison de désaccords avec les islamistes et la gauche.

Les jeunesses de l'association de bienfaisance islamiste Justice et Charité, interdite, se sont en revanche associées au mouvement, de même que des membres de formations de l'opposition et des militants berbères.

Le principal syndicat de la presse et des organisations de défense des droits de l'homme ont exprimé leur soutien à l'initiative.

Les autobus de la capitale sont restés au garage dimanche, empêchant certains Rabatis de participer au rassemblement. "Nous voulions éviter que des bus soient endommagés", a expliqué un responsable.

Le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, avait exhorté les Marocains à boycotter les manifestations et a mis en garde contre "tout écart qui pourrait en l'espace de quelques semaines nous coûter ce que nous avons réalisé ces dix dernières années."

De jeunes manifestants souhaitent poursuivre le mouvement en organisant des sit-in quotidiens, a déclaré Aouni. "Nous ne nous sommes pas entendus sur la suite à donner. Certains proposent d'organiser des manifestations chaque semaine", a-t-il dit.

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle dotée d'un Parlement élu mais la Constitution accorde à la monarchie de très larges prérogatives allant de la dissolution du Parlement à l'imposition de l'état d'urgence.

Le souverain a également son mot à dire dans l'attribution de portefeuilles ministériels importants, y compris dans la nomination du Premier ministre.

Depuis son arrivée au pouvoir, Mohamed VI a pris des mesures contre la pauvreté et l'analphabétisme et s'est attaché à développer les infrastructures pour attirer les investisseurs étrangers et créer des emplois.

Les agences de notation Standard & Poors et Fitch ont estimé que le Maroc était dans la région le pays le moins susceptible d'être affecté par la vague de contestation qui secoue le monde arabe.
 

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 18:15

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110220/twl-libye-manifestations-mo-bd5ae06.html



Une foule énorme enterre les manifestants tués à Benghazi (Reuters)

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Benghazi, deuxième ville de Libye, pour porter en terre les manifestants tués par les forces de sécurité, ont rapporté des témoins.

Les violences de la nuit de samedi à dimanche ont porté à cent soixante treize le nombre de personnes tuées en quatre jours d'affrontements, centrés sur Benghazi et les villes avoisinantes, selon un bilan établi par l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), dont le siège est à New York.

Selon HRW, quatre vingt dix personnes ont été tuées durant la seule journée de samedi.

"Cent mille manifestants se rendent actuellement au cimetière pour les obsèques de dizaines de martyrs. Nous craignons un nouveau massacre car la route menant au cimetière est proche des casernes des forces de sécurité", a dit à Reuters un habitant de la capitale de la Cyrénaïque.

"Nous ne céderons pas tant que le régime ne sera pas tombé. Nous appelons les Nations unies à intervenir tout de suite pour arrêter ce massacre", a dit cet homme.

Un autre témoin a indiqué à Reuters que des centaines de milliers de personnes, dont des femmes et des enfants, s'étaient réunies pour prier devant soixante corps, exposés près d'un tribunal du nord de Benghazi, qui compte sept cent mille habitants.

"Un massacre a été commis ici hier soir", a déclaré dimanche à Reuters un habitant qui a requis l'anonymat. Les forces de sécurité ont eu recours à des armes lourdes et, a-t-il ajouté, "nombre de soldats et de policiers sont passés dans le camp des manifestants".

Des comptes-rendus contradictoires de la situation ont été donnés par des témoins, mais il semble que les rues de Benghazi soient sous le contrôle des manifestants et que les forces de sécurité se soient retranchées dans un complexe appelé le "Centre de commandement", d'où elles ont tiré sur la foule.

Un chef de tribu qui a requis l'anonymat a lui aussi laissé entendre que les forces de sécurité étaient confinées dans ce centre de commandement. "Il n'y a plus aucune présence des autorités dans la ville, les forces de sécurité sont retranchées dans leurs casernes et la ville est dans un état de mutinerie civile", a-t-il dit à Reuters.

D'après un témoin italien présent à Benghazi, cité par l'agence de presse italienne Ansa, la situation "est complètement hors de contrôle".

"Tous les bâtiments gouvernementaux et institutionnels et une banque ont été incendiés et des voyous saccagent et détruisent tout. Il n'y a personne dans les rues, pas même la police", a raconté cet Italien.

Selon le quotidien britannique The Independent, deux cents personnes auraient trouvé la mort à Benghazi, ville traditionnellement frondeuse, lors de la répression du mouvement de contestation.

Les autorités libyennes n'ont publié aucun bilan et n'ont fait officiellement aucune déclaration sur les troubles.

VERS DES NÉGOCIATIONS?

La répression sanglante de la contestation populaire du régime de Kadhafi, au pouvoir depuis septembre 1969, a poussé une cinquantaine de dignitaires musulmans à publier un appel, envoyé à Reuters, qui exhorte les membres des forces de sécurité, en tant que musulmans, à mettre un terme au massacre.

"C'est un appel pressant de dignitaires religieux, d'intellectuels, de chefs de clan de Tripoli, de Bani Walid, de Zintan, de Jadu, de Msalata, de Misrata, de Zawiah et d'autres villes et villages de l'ouest du pays", peut-on lire.

"Nous appelons chaque musulman, qui se trouve au sein du régime ou l'aidant de quelque façon que ce soit, de reconnaître que le massacre d'êtres humains innocents est interdit par notre créateur et par son prophète (...). Ne tuez pas vos frères et vos soeurs. Arrêtez le massacre immédiatement."

En revanche, un autre SMS reçu dimanche affirmait que les contestataires soulevés dans l'est du pays cherchaient à obtenir une scission de la Cyrénaïque.

Il est difficile de confirmer de source indépendante les témoignages sur la situation à Benghazi. Les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à se rendre en Libye depuis le début des violences et les reporters libyens ne peuvent pas aller à Benghazi.

Les liaisons téléphoniques sont fréquemment coupées et l'accès à internet est bloqué, selon une société américaine de surveillance du réseau.

"(Le numéro un libyen Mouammar) Kadhafi va voir du mal à faire des concessions pour survivre. Je pense que l'attitude du régime libyen, c'est tout ou rien", a estimé Sir Richard Dalton, ancien ambassadeur britannique en Libye.

Certains observateurs ont indiqué toutefois qu'il pourrait y avoir des négociations entre le régime de Kadhafi et les chefs des tribus de l'Est. Un SMS adressé samedi soir aux abonnés de téléphones portables libyens semblait aller dans le sens d'une certaine conciliation:

"Tous les citoyens et les jeunes de Benghazi, les civils et les policiers tués sont tous des fils de notre pays. Cela suffit maintenant, halte au bain de sang!", lisait-on dans ce SMS collectif.

En dehors de Benghazi, située à mille kilomètres à l'est de Tripoli, le reste de la Libye semble relativement calme.

L'agence officielle libyenne Jana évoque cependant des actes de vandalisme et des incendies criminels dans certaines villes et les impute à "un réseau étranger qui cherche à provoquer des affrontements et le chaos pour déstabiliser la Libye".

A Tripoli, plusieurs milliers de partisans du régime se sont rassemblés sur la place Verte, près de la médina, aux premières heures de la matinée de dimanche, a constaté un journaliste de Reuters. "Dieu, Libye et Mouammar!", ont-ils scandé, ou encore: "Mouammar est le pionnier du nationalisme arabe!"

Samedi déjà, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées sur la même place en brandissant des portraits de Kadhafi et en scandant des slogans favorables au régime.

Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a invité dimanche la communauté internationale à condamner la répression des manifestations en Libye.

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 20:51

 

Manifestons à Paris le samedi 26 février 2011

Place de la République  à 15 h

et dans toute la France contre la guerre, le racisme, la xénophobie d’Etat

Pour sortir du colonialisme !

 

Les  Révolutions tunisienne et Egyptienne ont ouvert la voie : Solidarité avec les luttes sociales, démocratiques et  anticoloniales des peuples ! Halte à la politique la politique étrangère de soutien aux dictatures du Gouvernement français

 

Toutes et Tous  dans la rue pour montrer notre rejet de la guerre, de la militarisation
 et du colonialisme,  pour obtenir le retrait des troupes d’Afghanistan, pour réclamer un monde de respect des droits pour tous, un monde de paix !

 

·         Toutes et Tous dans la rue pour lutter contre la colonisation et les occupations, pour le  droit à l’autodétermination, pour le respect des droits nationaux et des Droits humains, des peuples Palestiniens, Sahraouis, Tchetchénes, Kurdes, Tamouls ,…


·         Toutes et Tous  dans la rue pour l’annulation sans condition de la dette, contre la recolonisation des terres, les politiques du FMI, de la Banque Mondiale et de l’OMC, pour lutter contre l'impunité et la criminalité financière  et le recours aux paradis fiscaux; pour  l'accès de toutes et de tous à l'alimentation, à l’eau, la santé, l'éducation, à l'emploi, à l'habitat, et à la justice;

·          

·         Toutes et Tous dans la rue pour dire non à la Françafrique et à l’ordre colonial dans les territoires d’outre Mer ; Pour la fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement

·          

Toutes et Tous  dans la rue pour refuser la xénophobie d’Etat et le racisme, pour la régularisation de tous les sans papiers, la liberté de circulation, pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations

 

Tous ensemble pour sortir du colonialisme !

Premiers signataires :

 

Sortir du colonialisme, ATTAC, Au Nom de la Mémoire, MRAP, Survie, AFASPA,  Mouvement de la Paix, Cedetim/IPAM, Union Syndicale Solidaires, CNT, ACCA ( Association des combattants de la cause anticoloniale), 4acg (association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), Le Mouvement des Quartiers (MQJS), Réseau Féministe "Ruptures", Collectif OTAN/ Afghanistan, ACTIT (Turquie), FTCR (Tunisie), ATMF, ASDHOM (Maroc) CAAC Comores, USTKE, Collectif Solidarité Kanaky, Ligue des Femmes pour la paix ,  Centre Culturel Kurde, La Maison du TAMIL EELAM, France Amérique Latine, AEA (Action pour les Enfants des Andes- Equateur), Etoile Nord Africaine Anticapitaliste ( ENAAC) , Federation Nationale des Musulmans de France (FNMF), Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie (CRI), Respaix Conscience Musulmane, Réveil des Consciences,  Collectif Faty Koumba, Attac Gabon, Les Oranges (Nanterre) Egalité Toulouse Mirail 31,  Ecoles Tiers-mondes 46 , Varec'h


Organisations politiques : La Voie démocratique(Maroc), PCOT (Tunisie), ACTUS/prpe (Tchad)PCF, Europe Ecologie Les Verts, NPA, Les Alternatifs, Pcmf, Parti Communiste des Ouvriers de France, Gauche Unitaire,

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 20:38

 

http://www.baleiniers.org/index.php?option=com_content&view=article&id=152:triste-lecon-dinstruction-civique-communique-du-comite-de-soutien-aux-4-prevenu-e-s-de-tours-du-17-fevrier-2011-&catid=7:le-juridique&Itemid=12 


Triste leçon d'instruction civique : Communiqué du Comité de soutien aux 4 prévenu-e-s de Tours du 17 février 2011


Communiqué du Comité de soutien aux 4 prévenu-e-s de Tours du 17 février 2011

 

Triste leçon d'instruction civique

 

La salle d'audience du Tribunal correctionnel de Tours était comble ce 17 février pour la troisième fois, ce qui manifeste l'intérêt des tourangeaux pour les enjeux du procès des quatre prévenu-e-s de Tours. Il s'agit de quatre militants, deux du RESF37 et deux du Collectif Soif d'Utopies, poursuivis en diffamation par Brice Hortefeux. Dans un communiqué du 12 février 2010, ces deux organisations avaient fait part de leurs soupçons d'utilisation des fichiers scolaires pour arrêter les sans-papiers en se servant de leurs enfants comme appâts. Ces pratiques leur rappelaient d'autres méthodes, utilisées par l'administration pendant l'Occupation.

 

Dans le public se trouvaient aussi des collégiens et des lycéens venus pour voir en pratique comment la justice est rendue « au nom du peuple français ». A quoi ont-ils assisté ?

 

A un procès qui ne démarre pas, ponctué par des interruptions... A une audience qui « contredit » les précédentes. Le 16 septembre, la Présidente du tribunal avait argumenté le report au 3 décembre par la volonté d'entendre les témoins.

 

L'audience du 17 février était programmée entre 13 heures 30 et 16 heures 30, ce qui rendait impossible cette audition. 

 

Le 3 décembre, le défenseur de deux des prévenus mettait en cause la régularité des poursuites. Elles seront déclarées régulières le 6 janvier. L'appel de cette décision par les deux prévenus n'est pas pris en compte.

 

Le 17 février, alors que tous attendaient un procès sur le fond, le Procureur soulève des problèmes de procédure, immédiatement entendus. Le tribunal prononce une nouvelle fois un report du procès, au 5 avril.

 

Quelles peuvent être les raisons de cette mascarade, sans doute la volonté d'user les prévenus, soutiens et témoins, la volonté de ne pas entendre les témoins, la volonté de ne pas assumer le caractère politique de ce procès.

 

Est-ce ainsi que le Tribunal correctionnel, qui revendique son indépendance, prétend garantir les droits de la défense ?

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:39

 

http://www.npa2009.org/content/fsm-dakar-d%C3%A9claration-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-des-mouvements-sociaux

 

FSM Dakar : déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux

 

Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2011 à Dakar affirmons l’apport capital de l’Afrique et de ses peuples dans la construction de la civilisation humaine. Ensemble, les peuples de tous les continents mènent des luttes pour s’opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et d’apparente stabilité politique. La décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.


Nous affirmons notre soutien et notre solidarité active aux peuples de Tunisie, d’Egypte et du monde arabe qui se lèvent aujourd’hui pour revendiquer une véritable démocratie et construire un pouvoir populaire. De part leurs luttes, ils montrent la voie d’un autre monde débarrassé de l’oppression et de l’exploitation.

Nous réaffirmons avec force notre soutien aux peuples ivoirien, d’Afrique et du monde dans leurs luttes pour une démocratie souveraine et participative. Nous défendons le droit à l’autodétermination de tous les peuples.

Au sein du processus FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons avec notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination.

A Dakar, nous célébrons les dix ans du premier Forum qui s’est tenu à Porto Alegre en 2001. Au cours de cette période, nous avons construit une histoire et un travail communs qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons réussi à freiner des alliances néo-libérales et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.

Au cours de ces dix ans, nous avons également assisté à l’explosion d’une crise systémique qui s’est déclinée en crise alimentaire, environnementale, financière et économique, et qui a donné lieu à l’accroissement des migrations et déplacements forcés de populations, de l’exploitation, de l’endettement, des inégalités sociales.

Nous dénonçons le rôle des acteurs du système (banques, transnationales, grands médias, institutions internationales, …) qui, à la recherche du profit maximum, continuent leur politique interventionniste via des guerres, des occupations militaires, des supposées missions humanitaires, la création de bases militaires, le pillage des ressources naturelles, l’exploitation des peuples, la manipulation idéologique. Nous dénonçons également la cooptation qu’ils exercent à travers le financement de secteurs sociaux servant leurs intérêts, et leurs pratiques assistentialistes qui génèrent la dépendance.

Le capitalisme détruit la vie quotidienne des populations. Mais, chaque jour naissent de nombreuses luttes pour la justice sociale, pour éliminer les dégâts du colonialisme et pour que toutes tous obtiennent une qualité de vie digne. Nous affirmons que nous, les peuples, ne devons plus payer pour leur crise et qu’il n’y a pas d’issue à cette crise au sein du système capitaliste.

 

Réaffirmant la nécessité de construire une stratégie commune de lutte contre le capitalisme, nous, mouvements sociaux :

Nous luttons contre les transnationales parce qu’elles soutiennent le système capitaliste, privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales. Les transnationales promeuvent les guerres, par le biais de l’engagement d’entreprises privées et mercenaires et de la production d’armes, reproduisent des pratiques extractivistes nuisibles à la vie, accaparent nos terres et développent des semences et aliments transgéniques qui enlèvent aux peuples le droit à l’alimentation et détruisent la biodiversité.

Nous exigeons la souveraineté des peuples dans la définition de leur mode de vie. Nous exigeons la mise en place de politiques qui protègent les productions locales, donnent une dignité aux tâches agricoles et conservent les valeurs ancestrales de la vie. Nous dénonçons les traités néolibéraux de libre échange et exigeons la liberté de
circulation pour tous les êtres humains.

Nous continuons à nous mobiliser pour l’annulation inconditionnelle de la dette publique de tous les pays du Sud. Nous dénonçons également, dans les pays du Nord, l’utilisation de la dette publique pour imposer aux peuples des politiques injustes et anti-sociales.

Mobilisons nous massivement à l’occasion des réunions des G8 et G20 pour dire non à ces politiques qui nous traitent comme des marchandises !

Nous luttons pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire. Le réchauffement global est un produit du système capitaliste de production, distribution et consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons le « capitalisme vert », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD, qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons la souveraineté alimentaire et l’accord atteint pendant le sommet des peuples contre le changement climatique qui s’est tenu à Cochabamba, où des véritables alternatives à la crise climatique ont été construites avec les mouvements sociaux et organisations du monde entier.

Mobilisons nous, tous et toutes, en particulier sur le continent africain, pendant le COP 17 à Durban en Afrique du Sud et à « Rio +20 » en 2012, pour réaffirmer les droits des peuples et de la nature et arrêter l’accord illégitime de Cancun.

Nous défendons l’agriculture paysanne qui et une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et signifie aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent.


Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et appuyer les luttes paysannes locales.

Nous luttons contre la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales. Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand leur souveraineté sur leur corps et leur spiritualité n’est pas reconnue. Nous luttons contre la traite des femmes, des filles et garçons. Mobilisons-nous tous ensemble, partout dans le monde, contre les violences faites aux femmes. Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.

Nous luttons pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires.

Les puissances impérialistes utilisent des bases militaires, pour provoquer des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles, et promouvoir des initiatives antidémocratiques comme ils l’ont fait avec le coup d’Etat au Honduras et l’occupation militaire en Haiti. Ils promeuvent guerres et conflits comme ils le font en Afghanistan, Irak, république démocratique du Congo et beaucoup d’autres pays.

Nous devons intensifier la lutte contre la répression des peuples et la criminalisation de leurs luttes et renforcer les liens de solidarité entre les peuples comme le mouvement international de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël. Notre combat se dirige également contre l’OTAN et pour l’élimination de toutes les armes nucléaires.

Chacune de ces luttes implique une bataille des idées dans laquelle nous ne pouvons avancer sans démocratiser la communication. Nous affirmons qu’il est possible de construire une mondialisation d’un autre type, à partir des peuples et pour les peuples, et avec la participation fondamentale des jeunes, femmes, paysans et peuples
autochtones.

L´assemblée des mouvements sociaux appelle les forces et acteurs populaires de tous les pays a développer deux actions de mobilisation, coordonnées au niveau mondial, pour contribuer a l´émancipation et l’autodetermination des peuples et pour renforcer la lutte contre le capitalisme.

Nous inspirant des luttes des peuples de Tunisie et d Egypte, nous appelons à ce que le 20 mars soit un jour international de solidarité avec le soulèvement du peuple arabe et africain, dont les conquêtes renforcent les luttes de tous les peuples : la résistance du peuple palestinien et saharaoui, les mobilisations européennes asiatiques et africaines contre la dette et l’ajustement structurel, et tous les processus de changement en cours en Amérique latine.

Nous appelons également à une journée d’action globale contre le capitalisme le 12 octobre, où, de toutes les manières possibles, nous exprimerons notre refus d’un système qui est en train de détruire tout sur son passage.

Mouvements sociaux du monde entier, avançons vers une unité globale pour défaire le système capitaliste ! Nous vaincrons !

 

Dakar, le 11 février 2011.

 

 

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:29

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110219/tts-tunisie-france-ambassadeur-ca02f96.html

 

Le nouvel ambassadeur de France à Tunis contesté par la rue (Reuters)

 

Plusieurs milliers de Tunisiens ont manifesté samedi devant l'ambassade de France à Tunis pour réclamer le départ de Boris Boillon, fraîchement nommé par Paris après le départ du président déchu Zine Ben Ali.

 

Après plusieurs semaines de calme, Tunis a renoué samedi les rassemblements: environ quinze mille personnes ont défilé dans la capitale pour défendre la laïcité et trois mille se sont rassemblées devant les grilles de l'ambassade de France.

 

Cette mobilisation est le dernier épisode en date d'une relation franco-tunisienne qui s'est passablement refroidie depuis la chute du régime de Zine Ben Ali, mi-janvier.

 

Arrivé mercredi, Boris Boillon s'est attiré les foudres de la rue en moins de trois jours.

 

Dans une vidéo qui circule sur internet, on le voit tancer des journalistes tunisiens pour leurs questions "débiles" sur la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie ou les liens de la France avec l'ancien président tunisien.

 

"Boris Boillon, dégage", ont scandé les manifestants, détournant le slogan inventé aux plus fortes heures de la contestation contre Zine Ben Ali, contraint de fuir le pays sous la pression de la rue. "Boris Boillon est un mercenaire et un imposteur", pouvait-on lire sur une pancarte.

 

A Paris, le ministère des Affaires étrangères, interrogé par Reuters, n'a pas souhaité réagir.

 

Face au tollé, le nouvel ambassadeur, qui fut conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, a adressé un message d'apaisement via Twitter. "Vraiment désolé si j'ai pu offenser. Ce n'était pas mon intention", écrit Boris Boillon.

 

"On mérite des excuses publiques et à la TV", s'indigne une internaute sur la page Facebook intitulée "Tous contre Boillon" à laquelle plus de sept mille personnes avaient souscrit samedi.

 

"NOUVELLE PAGE"?

 

"L'ambassadeur star du Sarkozysme, jusqu'ici à Bagdad, incarne la diplomatie du business quand la priorité devrait être de renouer avec la société civile", peut-on également lire sur la page, où sont dénoncées ses positions en faveur de l'intervention américaine en Irak.

 

Paris tente de rectifier le tir avec Tunis après avoir reconnu fin janvier que les autorités françaises avaient tardé à prendre la mesure de la contestation populaire qui a conduit à la fuite de l'ancien président.

 

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a rappelé l'ambassadeur de France à Tunis Pierre Ménat et nommé à sa place Boris Boillon, 41 ans, qui a grandi en Algérie, parle couramment arabe et fut son conseiller au ministère de l'Intérieur.

 

Les révélations en cascade sur les vacances tunisiennes de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, n'ont pas contribué à réchauffer les relations bilatérales.

 

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a annoncé la semaine dernière qu'elle se rendrait à Tunis le 22 février.

 

Elle sera le premier membre du gouvernement français à se rendre sur le sol de l'ancien protectorat français depuis la chute de Ben Ali alors que le Royaume-Uni, l'Allemagne ou l'Italie y ont déjà dépêché des émissaires.

 

A son arrivée à Tunis, Boris Boillon avait multiplié les signes de bonne volonté, mêlant les déclarations en français et en arabe, rencontrant le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et conviant des journalistes à déjeuner.

 

"On est vraiment ici pour ouvrir une nouvelle page dans la relation entre nos deux pays" déclare-t-il sur la vidéo de cette rencontre postée sur internet.

 

A propos de Michèle Alliot-Marie, "je ne fais pas de commentaires, je ne suis pas au courant", explique Boris Boillon qui prône un "contrat de confiance" avec les journalistes.

 

Selon Mediapart et Rue89, l'échange tourne à l'aigre quand l'une d'entre eux l'interroge sur les "leçons" que Paris n'entend pas donner à Tunis puis quand une autre lui parle de son prédécesseur et de ses relations avec Nicolas Sarkozy.

 

"N'essayez pas de me faire tomber sur des trucs débiles franchement. Vous croyez que j'ai ce niveau là? Vous croyez que moi je suis dans la petite phrase débile? Je suis là pour exposer une philosophie", s'emporte le diplomate, qu'on entend également dire "c'est n'importe quoi!".

 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 21:10

 

http://www.pflp.ps/english/?q=fplp-la-revolution-degypte-met-fin-lere-de-camp-da


FPLP : La révolution d'Égypte met fin à l'ère de Camp David


Le Camarade Abu Ahmad Fuad, membre du Bureau politique du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, a déclaré, 11 février 2011, que le peuple égyptien a changé le cours de l'histoire de la région par sa révolution et il a exprimé sa confiance en l'accomplissement par le peuple égyptien de sa révolution.

Dans une interview avec Ajras al-Awda, le Camarade Fuad a déclaré que « nous savons qu'il y a encore des batailles à mener, nous savons que la révolution est loin d'être accomplie, nous savons qu'il y a encore bien des forces qui essayent de réaliser la révolution, et nous savons qu'il y a beaucoup de temps à venir pour nous féliciter les uns les autres ; Néanmoins, nous félicitons chaleureusement le grand peuple égyptien et nous déclarons que nous sommes avec lui jusqu'à la réalisation des ses exigences.

La chute du régime et le départ du dictateur Hosni Moubarak nous rendent persuadés que la révolution sera accomplie, a déclaré le camarade Fuad, et nous sommes convaincus que le peuple révolutionnaire ne s'arrêtera pas jusqu'à ce que tous ses objectifs soient atteints. «Le peuple de l'Égypte a payé un grand prix pour sa liberté et la liberté de sa nation, ». « Il a réalisé le départ du tyran, dont les mains étaient couvertes du sang du peuple égyptien, dont les coffres étaient pleins de ses richesses pillées. »

Le Camarade Fuad a souligné que le défi et le combat du peuple égyptien dans l'ère post-Mubarak est la reconstruction de l'Égypte et le retour de l'Égypte au centre d'une nation arabe désireuse d'accueillir le rôle accru de l'Égypte, qui depuis longtemps fait défaut du fait de la conséquence naturelle des années du pouvoir des tyrans.

Il a dit que, en regardant vers l'Égypte, l'on ne pouvait qu'être persuadé de l'éveil de l'Égypte,  et que le peuple d'Égypte était en train de confirmer dans tous ses actes qu'il continuera jusqu'à la victoire. Il appelé à la poursuite judiciaire et à la responsabilisation de tous ceux qui ont saccagé, pillé et persécuté l'Égypte pendant des années, mais n'ont pas réussi à supprimer la dignité de son peuple et son engagement envers les droits et la liberté.

En outre, a dit le Camarade Fuad , "nous sommes convaincus, comme nous l'avons toujours été, que le peuple égyptien a créé un changement dans l'histoire de la région. En fait, dans l'histoire du monde. L'Égypte est le cour du monde, et la révolution vibre comme un moteur dans ses veines. Le peuple de l'Égypte savait que son pays était devenu un partenaire subalterne  de l'impérialisme U.S et du sionisme, ces forces mêmes qui étaient derrière toutes les catastrophes qui se sont abattues sur l'Égypte et sur la nation arabe. Nous savons que c'est un grand pas vers le retour de la question palestinienne sur le chemin correct de la libération totale ».

Il a conclu ses remarques en rendant hommage au peuple égyptien, qui a ramené la nation arabe à la vie, à la dignité et à la route vers la libération.

En outre, le Bureau de presse du FPLP a publié une déclaration, félicitant le peuple de l'Égypte et la nation arabe pour leur victoire contre la tyrannie et la soumission, et affirmant que « la victoire de la grande révolution égyptienne est aussi une victoire pour la cause palestinienne et pour la nation arabe dans son ensemble ».

La déclaration a continué en soulignant que le peuple de l'Égypte sera en mesure d'atteindre pleinement les objectifs de sa révolution pour la liberté, la démocratie et l'indépendance, et qu'il va mettre fin à l'ère de Camp David et restaurer le rôle historiquement considérable de l'Égypte. La chute de la tyrannie et de la subordination en Égypte, sous la forme du régime despotique de Hosni Moubarak, est le résultat de la fermeté des masses de l'Égypte, et cette révolution historique a été déclenchée par la jeunesse égyptienne et son peuple libre. Le FPLP et tous les peuples arabes  saluent chaleureusement aujourd'hui leur victoire qui restaure le rôle de premier plan de l'Égypte dans la protection de la sécurité nationale arabe et de la cause palestinienne. »

Selon la déclaration, « Le triomphe de la révolution du peuple égyptien marque un tournant dans l'histoire de la nation arabe. Il ouvre la voie à la construction d'une nouvelle ère arabe où il n'y aura pas de place pour la domination du sionisme et de l'impérialisme ni pour la sujétion des capacités de la nation arabe... Ces événements en Égypte et les transformations historiques qui vont suivre auront des conséquences directes sur la cause palestinienne et aideront la cause palestinienne à mettre fin aux accords d'Oslo et à l'approche qui s'ensuivra, et à  reconstruire le mouvement national palestinien. »

Le Camarade Rabah Muhanna, membre du Bureau politique du FPLP, a déclaré le 11 février 2011 dans la ville de Gaza que la victoire de la révolution en Egypte et en Tunisie et le vent de changement démocratique dans le monde arabe montrent que le peuple arabe a collectivement dit non à la tyrannie, non à l'hégémonie des U.S.A,  et non à la pauvreté. Il a souligné le rôle prépondérant des travailleurs, des jeunes et des femmes dans le mouvement égyptien, disant que la révolution est venue en résultat de décennies d'injustice et d'oppression. Il a souligné que le peuple palestinien considère la Révolution égyptienne et la chute des régimes arabes réactionnaires inféodés comme une étape importante sur la route de la libération.

En outre, le camarade Muhanna  a exprimé qu'il est temps pour le peuple palestinien - en Cisjordanie, à Gaza, dans la Palestine de 1948 occupée, dans les camps de réfugiés et en exil et dans la diaspora partout dans le monde, qu'il est temps de parler d'une seule voix et de dire que le peuple veut mettre fin à la division. Il a appelé les masses palestiniennes à agir sous le slogan « Le Peuple veut mettre fin à la division, » en une étape nécessaire vers la reconstruction du mouvement de libération palestinien. 

 

 

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