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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 15:43

 

Questions, par Charles Jérémie

Chaque jour un peu plus, doucement le pouvoir s’affaisse sur lui-même. La machine infernale, l’affaire Bettencourt-Woerth, est au centre de cette tragi-comédie. Et cette affaire nourrit ressentiment populaire, rejet, colère.

Mais n’y-a-t-il pas exagération dans notre appréciation, le pouvoir s’affaisse-t-il vraiment ?

Ridicules, Kouchner avoue avoir songé à démissionner, Fadela Amara s’oppose aux propositions d’amendements de B. Hortefeux, Eric Besson tergiverse, mais surtout, publiquement, le premier ministre se démarque du président de la République ! Quant au procureur de la Cour de Justice, celle qui juge les ministres, il se propose d’étudier le dossier Woerth… Le gouvernement implose, l’appareil d’Etat se divise. Oui, sans excès, le pouvoir n’y est plus.

C’est dans ces circonstances, alors qu’il n’y avait pas eu le moindre cortège d’étudiants que N. Sarkozy est revenu tout de go sur les mesures financières prises contre les étudiants en général, en particulier les étudiants-salariés, une telle volte-face a été justifiée par les conseillers de l’Elysée : éviter à tout prix la liaison possible des étudiants avec les salariés manifestant contre le nouveau régime des retraites.

Le pouvoir a peur.

Pour s’en sortir, pour poursuivre la mise en œuvre du programme européen de la mondialisation, Nicolas Sarkozy a besoin de l’aide des dirigeants syndicaux confédéraux et celui des responsables politiques. Delanoe « deale » avec l’UMP et Chirac, et J.L. Mélanchon vient à la rescousse de… Chirac. Dans ces affaires, chacun interprète un rôle apparemment improbable. Mais ce sont là de vieilles petites histoires. L’ampleur de la crise économique mondiale inquiète tous les chefs d’entreprises, pardon tous les chefs d’Etat. Au point que l’opposition entre majorité et future majorité ne porte plus que sur des détails de forme.

Ainsi aux Université d’été du PS, Martine Aubry a nous assure-t-on prononcé un long et vigoureux discours « anti-sarkozyste »1[1]. Bien. La première secrétaire du PS a défini en général le tableau d’une « autre France ». Plus de policiers, une « révolution des services publics », pas un mot sur le licenciement des fonctionnaires et dressant, un tableau de la situation internationale, elle a apporté son soutien politique public à M. Papandréou, le premier ministre socialiste grec qui met en œuvre d’une main de fer le programme du FMI.

Contrairement à ce que les journalistes ont affirmé, entre Martine Aubry, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, il y a accord total sur l’essentiel : le FMI fournit le programme.

Tant que la bourgeoisie pourra passer de la majorité de « droite » à une majorité de « gauche » pour gouverner, c’est le même programme – avec d’autres mots, qui s’appliquera.

Une question se trouve posée. Comme c’est parti, l’alternance ressemblera en 2012 au gouvernement Jospin. Comment les salariés peuvent-ils accepter ? Invoquer les appareils contre-révolutionnaires pour justifier cette situation ne suffit pas. Les appareils sont faibles, fragiles. Il suffirait d’un coup d’épaule des salariés pour jeter toute la superstructure à bas.

C’est de la capacité des salariés et des jeunes de surgir sur la scène en posant le problème que dépend la situation. Seront-ils en mesure de le faire ? Comment se disposer pour contribuer à les y aider ? Il faut en discuter .

[1] On apprend que le Maire de Lille a soutenu l’évacuation d’un camp de Roms dans sa région.







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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 15:28

 

http://www.gaucheenmouvement.fr/index.php?categorie=1


COMMUNICATION SUR LA CONTRE-REFORME DES RETRAITES

Le 16 juin 2010 le gouvernement a annoncé sa contre-réforme sur les retraites. Il s’agit d’une attaque sans précédent contre les travailleurs.

Son objectif est d’en découdre une bonne fois pour toute avec les salariés.

Pour les travailleurs la défense des retraites passe par le refus de  l’allongement de la durée de cotisation, le maintien du droit au départ à la retraite à soixante ans à taux plein, le maintien du code des pensions civiles et militaires et des régimes spéciaux, la défense du système de retraite par répartition, l'abrogation des lois Balladur-Fillon pour le retour aux 37,5 ans et aux dix meilleures années et le retour à l’indexation des pensions sur les salaires et non sur les prix.

Pour GeM, le financement est possible, il suffit de supprimer les multiples exonérations patronales, que l’Etat paie ses dettes à la Sécurité Sociale, d’augmenter les salaires par une diminution des dividendes qui sont passés de 3,2% du PIB en 1982 à 8,5% en 2009, de créer des emplois.

Face à cette attaque frontale, il faut une réponse frontale.

La bataille doit être menée immédiatement et il serait illusoire de faire croire que des initiatives telles qu’un projet de loi ou un référendum seront suffisantes pour faire reculer le gouvernement.

Comme ce fut le cas pour le CPE, le retrait du projet gouvernemental doit être la revendication unitaire de l’ensemble des partis de gauche et des organisations syndicales.

A partir de la journée du 7 septembre 2010 la question de la grève générale reconductible doit être posée. Il ne s’agit pas de la décréter. D’ailleurs, aucune organisation politique ou syndicale n’a ce pouvoir.

Par contre, il est du devoir des partis se réclamant de la classe ouvrière de poser clairement cette question. Il est nécessaire de préparer des assemblées générales dans les entreprises pour débattre de la grève générale. Le 7 septembre 2010 doit être un succès. Mais, au lendemain de cette journée, la mobilisation devra monter d’un cran et ce n’est pas avec une nouvelle journée d’action que nous ferons reculer le gouvernement.

Pour faire reculer le gouvernement ; commençons à discuter dans des assemblées générales de la grève générale.

Constatant que la remise en cause des acquis sociaux est européenne et que les plans de rigueur, imposés par le FMI et l'Union européenne, concernent tous les travailleurs européens, il est à souhaiter que la riposte soit européenne. C'est la responsabilité des organisations syndicales et politiques du mouvement ouvrier de prendre les initiatives unitaires à la hauteur des enjeux."

Gauche en Mouvement








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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 17:55

 

Des milliers de Français défilent contre "la répression" (Reuters)

Des dizaines de milliers de personnes - cent mille selon les organisateurs - sont descendues dans la rue samedi en France pour dénoncer la politique sécuritaire du gouvernement, accusé de répression et de xénophobie.

"Stoppons la répression", "Non à la politique inhumaine de Sarkozy" ont scandé les manifestants mobilisés à l'appel d'une centaine d'organisations soutenues par le Parti socialiste, les Verts, les partis d'extrême gauche et les syndicats.

Selon la LDH, quelque cent quarante manifestations rassemblant cent mille personnes ont eu lieu dans plus d'une centaine de villes dont Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Montpellier, Metz, Bordeaux et Strasbourg, ainsi que devant les ambassades de France dans plusieurs capitales européennes.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, n'a compté, lui, "sur l'ensemble du territoire, que quelques dizaines de milliers" de manifestants. Dans un communiqué, il se dit déterminé à poursuivre son action.

A Paris, entre douze mille et cinquante mille personnes - selon la police et les organisateurs - ont défilé sous le soleil entre le quartier de la République et l'Hôtel de ville.

Sur la statue de la République au milieu de la place du même nom, un grand drapeau français de plusieurs mètres de large a été tendu, avec une tache en son centre où était inscrit le mot "sarkozysme".

"PAS DE FRANCE AU KÄRCHER"

Des manifestants brandissaient le drapeau tricolore et des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire "Non à la xénophobie du gouvernement français", "Pas de Roms en charter, pas de France au Kärcher" ou encore "Privés de liberté sans décision de justice, merci Brice".

La secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet, les dirigeants Verts Noël Mamère et Cécile Duflot, le porte-parole du NPA Olivier Besancenot, l'ancienne première dame Danielle Mitterrand et le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon étaient présents, de même que des leaders syndicaux.

Tous devraient se retrouver mardi pour une manifestation nationale contre la réforme des retraites du gouvernement.

"La défense des libertés, des principes démocratiques et la défense des droits sociaux vont de pair", a dit à la presse Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. "Et en général, quand les libertés reculent, le droit social recule aussi".

A Bordeaux, trois mille personnes selon les organisateurs, mille deux cent selon la police, ont manifesté entre le parvis des Droits de l'Homme et la place de la Victoire, dans le centre-ville.

A Lyon, les estimations varient entre quatre mille cinq cent et sept mille.

Dans un court discours très applaudi, le président de l'association régionale des Tziganes et de leurs amis Gadjé a déclaré : "Nous, les gens du voyage, ce qu'on veut, c'est la liberté, comme vous tous".

A Marseille, les organisateurs ont recensé dix mille personnes, la police deux mille cinq cent, entre le Vieux-Port et la préfecture. "Vichy c'est fini, Sarkozy ça suffit", ont repris en choeur les manifestants. Dans la foule, un homme porte un t-shirt orné d'une photo du président et de la mention "expulsable en 2012".

"ROM ET FRANÇAISE"

"Mère de huit enfants, grand-mère de quatorze : tous français", a déclaré une manifestante, Esmeralda, "Rom et Française" à la fois. "Nous sommes français depuis le quinzième siècle, c'est bien plus que les Niçois et les Savoyards".

Organisée au terme d'un été marqué par une cristallisation du débat politique autour des questions sécuritaires, la journée de samedi a pour but, selon ses organisateurs, de défendre la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" à l'occasion du cent quarantième anniversaire de la République française.

Elle survient un mois après le discours sur la sécurité prononcé par Nicolas Sarkozy à Grenoble, où le chef de l'Etat a annoncé que toute personne d'origine étrangère qui porterait atteinte à la vie d'un représentant de l'autorité publique serait déchue de sa nationalité.

Le gouvernement a également accéléré la politique de démantèlement des campements illégaux de Roms et insisté sur les reconduites à la frontière des membres de cette minorité, représentée samedi dans les défilés.

"Il y a un racisme qui revient en 2010 et c'est quand même assez grave", a dit à l'agence Reuters Délia Romanès, qui dirige avec son mari Alexandre le cirque tzigane qui porte leur nom.

Pour Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme, "que nous soyons nombreux à dire calmement que l'avenir de ce pays, ce n'est pas le repli vers les vieilles haines et les vieux préjugés racistes, paraît important et ce sera une indication pour les mois qui viennent".

Dans la matinée, des artistes comme Régine, Jane Birkin et Agnès Jaoui ont manifesté devant le ministère de l'Immigration, où ils ont symboliquement interprété la chanson de Serge Gainsbourg "Les p'tits papiers".


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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 17:54

 

http://www.frontsyndical-classe.org/article-declaration-du-front-syndical-de-classe-56044916.html

Déclaration du Front Syndical de Classe

TOUS ENSEMBLE LE 7 SEPTEMBRE DANS L’ACTION

UNITE POUR LE RETRAIT DU PROJET DE CASSE DES RETRAITES

Protection sociale, salaires, emploi, services publics, libertés : une seule voie pour gagner, l'action sur les revendications de la base

Après un 24 juin d'une très forte intensité, la journée d’action du 7 septembre s'annonce exceptionnelle de participation et de combativité. En effet, la colère populaire continue de grandir contre la casse des retraites et plus généralement contre un pouvoir ultra-minoritaire qui n’a de cesse d’attaquer l’emploi, les services publics, la protection sociale, les salaires et le pouvoir d’achat… afin de soutenir les profits des monopoles capitalistes : les entreprises du CAC 40 qui ont présenté leurs résultats au premier semestre 2010 ont plus que doublé leurs profits par rapport à 2009 (33,1 milliards d’euros contre 14,7) tandis qu’elles sont à l’origine de la forte augmentation des prix de base.

Et de nombreux appels à la grève et de nombreuses déclarations de syndicats et de structures territoriales (intersyndicales départementales, UL, UD, régions CGT) confirment que le mot d’ordre qui s’exprime à la base est :

RETRAIT DU PROJET SARKO-MEDEF DE CASSE DES RETRAITES !

De leur côté, les directions syndicales réunies à nouveau le 23 août en intersyndicale ne reprennent pas cette exigence (à part FO), tout en essayant de ne pas perdre le contact avec leurs bases. Pour Chérèque, « la loi ne doit pas être votée en l'état. Nous arracherons tout ce que nous pourrons pendant le débat parlementaire. » (Télégramme de Brest, 20 juillet). Les déclarations de Bernard Thibault ne doivent pas être non plus prises à la légère : «Sur les retraites, l'exécutif va devoir bouger» mais "je refuse qu'on s'inscrive dans une stratégie du tout ou rien. Parler de grève générale, c'est une stupidité." (Mediapart et Le Monde, juillet 2010).

Ne soyons d’ailleurs pas dupes : juillet et août ont été propices aux discussions clandestines entre les émissaires syndicaux et Soubie, l'homme de l'Elysée pour le social, afin de trouver un consensus sur quelques aménagements à la marge du projet Sarko (en réalité le projet européen de Barcelone 2002 signé par Chirac et Jospin) ne touchant rien au fond, c'est-à-dire la retraite à 67 ans à l'horizon 2020 nivelant tous les régimes par le bas.

Pour les états-majors réunis depuis des années dans la Confédération Européenne des Syndicats et le syndicalisme de collaboration entre partenaires sociaux, la ligne est claire : pas de retrait du projet euro-gouvernemental, négociation sur les moyens de la régression.

Dans ces conditions, avec pour seule perspective le 7 septembre et une nouvelle réunion intersyndicale le lendemain, nous risquons de repartir dans le schéma de 2009 ou du premier semestre 2010 avec comme résultat l'enterrement automnal des luttes.

Rien n’est joué, tout dépend de la base

Toutefois, rien n’est joué à l’avance, si les travailleurs et les militants syndicaux prennent les choses en main à la base comme cela s’est fait en 1968. Le 16 mai au soir, les gars de Billancourt réunis en meeting dans l'île Seguin déclenchaient la grève générale sans demander aucune autorisation à personne. 48 heures après, le pays comptait 10 millions de grévistes et la classe ouvrière remportait le plus grand succès revendicatif du vingtième siècle avec 1936, face au général de Gaulle qui avait une autre stature que le sieur Sarko.

Même si la direction CGT n’a malheureusement plus rien à voir avec ce qu’elle était à l’époque, ce chemin gagnant pour la classe ouvrière existe toujours. Aujourd’hui aussi, c’est l’ensemble du monde du travail qui est en effervescence, des salariés des Services Publics dégraissés et étranglés aux salariés du Privé précarisés, délocalisés, surexploités en passant par les étudiants aux aides réduites et aux frais de scolarité qui explosent, les retraités qui subissent d'année en année la perte de leur pouvoir d'achat, ou la petite production indépendante écrasée par les banques et la grande distribution (petits paysans, petits pêcheurs) ….

Loin d’être une « stupidité » comme le proclame B. Thibault insultant au passage l’héritage de la grande CGT, le « tous ensemble en même temps » privé-public-étudiants est en réalité le seul moyen pour le mouvement populaire de marquer des points et de sortir de l’infernale spirale de reculs sociaux issue de la stratégie du syndicalisme rassemblé privilégiant la négociation et le « dialogue social » sur l’action et la lutte de classe pour gagner.

Pour cela, il faut faire du 7 septembre un grand succès à partir des exigences de la base, en oeuvrant dans le même temps à développer les liens avec les peuples en lutte à partir de l’appel de  la Fédération Syndicale Mondiale à faire du 7 septembre une journée internationale contre la crise capitaliste et les sacrifices imposés aux travailleurs.

Mais une journée d’action ne suffira pas. C’est bien une grève reconductible tous ensemble qu’il convient non pas de décréter mais de mettre en débat. Que le soir du 7 septembre dans toutes les entreprises et les bassins d'emploi se réunissent les travailleurs pour décider du sens et des suites de la lutte.

LA REGRESSION NE SE NEGOCIE PAS

LE 7 SEPTEMBRE TOUTES ET TOUS DANS L'ACTION POUR LE RETRAIT DE LA CONTRE-REFORME WOERTH-SARKOZY

PREPARONS DES MAINTENANT LA SUITE POUR GAGNER




 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 17:09

 



La France aux français, l'Europe aux européens, l'Afrique à tous

Cher French doctor, je préfère être déserteur que complice. Trop c'est trop. Le discours de Grenoble et l'attitude du président de la république tire sa source de la mentalité et du comportement de tous les politiques de droite et de gauche depuis plus de 40 ans dans ce pays. Quelle farce et quelle injustice !

La communauté rom bannie, rejetée par ses propres compatriotes et méprisée partout en Europe sert aujourd'hui de bouc émissaire. Cette histoire de « problème de roms » dont tout le monde parle aujourd'hui cache la problématique posée par

le discours de Grenoble. Ne nous voilons pas la face, les vrais indexés se sont les immigrés, les hommes et les femmes issus de l'immigration, surtout africaines.

Les roms ne sont ils pas des européens? Expulser des roms vers la Roumanie c'est aussi insensé que d'expulser un breton de Paris vers Rennes.

Convoquer des représentants roumains pour soi-disant trouver une solution au sort des roms en Roumanie, ceux-là même qui ont toujours nuis à leur existence et contribué à leur déchéance, voilà qui montre nettement le sort réservé à ces européens par leurs propres compatriotes.

Si la France est capable d'avoir une telle attitude vis à vis des femmes et des hommes de sa propre communauté, que fera-t-elle demain envers les femmes et les hommes venus d'ailleurs ?

On entend comme à l'accoutumée des discours post-présidentiel venant de notre chère gauche, tout ceci n'est qu'une farce.

Mon message s'adresse aux immigrés africains devenus français de quatrième zone et considérés en tant que tels.

Vous êtes des centaines de milliers à vivre en France avec la nationalité française, politiquement absents de la vie politique française tout en vous occupant pleinement de la scène politique africaine. Plutôt que de courber l'échine, longer les murs et faire la sourde oreille, il est temps de se positionner, organisez-vous politiquement dans ce pays dans lequel vous avez « des droits »,  prenez vos cartes dans les partis politiques de votre nouveau pays et affirmez vous en tant que citoyens ou rendez votre carte d'identité et participez pleinement à l'indépendance totale des pays d'Afrique. Par votre absence sur la scène politique, vous contribuez à la main mise de ceux qui vous traitent comme des moins que rien pour des intérêts personnels conjugués. Le discours de Grenoble est le complément du discours de Dakar du président de la république.

Vous êtes devenus français par opportunisme, êtes vous incapables de créer chez vous des universités, des hôpitaux, des routes, de résoudre le problème de l'insuffisance alimentaire ?

Mes chers, un sacrifice s'impose pour relever l’Afrique et surtout soulager sa population. Sachez qu'une dose de patriotisme aide au développement économique.

Je ne terminerai pas ce texte sans tendre la main à mes compatriotes sénégalais. Les gars, l'heure n'est plus au collectif ni à l'association des sénégalais de l'extérieur mais au parti des sénégalais de l'extérieur.

Vous avez les moyens de le faire et vous devez le faire. Comme vous le savez aussi bien que moi, nous devons tout à notre peuple, essayons avec le peu de moyens dont nous disposons de soulager sa souffrance en nous organisant pour libérer notre pays de la domination néocoloniale. Aujourd'hui les roms, demain ce sera votre tour.

Trouvez-vous normal le nombre d'africains emprisonnés dans ce pays avec pour tout délit d'être sans papier et les centres de rétention remplis ? Sans parler des milliers de jeunes qui perdent leur vie chaque année en essayant de rentrer en Europe. Tout cela au vu et au su de tous. Le plus grave c'est que les premiers concernés qui devraient les défendre acceptent sans broncher la situation, acceptent la répartition des ressortissants d’Afrique par catégories : ceux devenus français de quatrième zone, les immigrés carte de séjour de dix ans, immigrés carte de séjour de cinq ans, immigrés carte de séjour d' un an, et même immigrés avec carte de séjour de deux mois.

Quand on accepte d'être des sous-hommes, on reçoit le traitement que l'on mérite. Notre « cher » ministre de l'immigration vient d'en rajouter une couche, la loi qu'il prépare pour destituer de la nationalité, tenez-vous bien, ne concernera que ceux devenus français depuis 10 ans. Mon cher ministre, de quoi avez-vous peur ? Pourquoi cette limitation dans le temps ? Mon petit doigt me dit que vous avez peur de gêner une grande partie de votre équipe qui est loin d'être française de souche.

La France a été très ingrate vis à vis de l'Afrique, il faut que les africains restent grands comme toujours. Répondre au coup de pied de l'âne c'est se mettre à son niveau.

Chers Damnés de la Terre, n'épousons pas les tares et l'égoïsme des femmes et hommes qui gouvernent cette terre.

Nous demandons la libération de tous les opprimés, privés de vie, dans ce pays et préparons un grand projet pour contribuer à diminuer la souffrance des femmes et des hommes restés sur la terre qui nous a vu naître, ce continent africain dont nous pouvons être si fier, qui a toujours reçu des coups, du marché triangulaire à nos jours. La France n'a pas rendu sa monnaie de la pièce à l'Afrique, la terre française est truffée d'enfants d’Afrique venus pour sa libération ou sa construction de 14-18 à 2010. Le triste constat c'est que si Sarkozy s'appelait Mamadou, il ne serait jamais à l’Élysée. La France a déroulé le tapis rouge aux soldats américains à Deauville en oubliant complètement le rôle joué par les fils d'Afrique dans cette 2ème guerre mondiale. Sans leur engagement dès les premiers jours, jamais les américains n'auraient eu les moyens de mettre le pied sur le sol français. Tout cela c'est du passé disent certains, d'autres disent qu'ils n'étaient pas nés alors pas concernés, c'est ce que commencent à dire ceux qui ont utilisé les immigrés à la fin des années 60 au début des années 70 pour contribuer à l'économie de ce pays. Quelle ingratitude!

La pratique précède la théorie. L'heure est venue de montrer qu'une autre Afrique est possible. Et là, c'est aux africains de s'y mettre « sans complexe », comme ils le disent.

Bamba GUEYE LINDOR





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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 16:29

 

Déclaration pour la création à Montreuil d’une plate forme unitaire de solidarité et de protection pour les roms.

Réunis le 25 août à Montreuil, les associations, groupements, mouvements, organisations, partis et personnes soussignés ont adopté la déclaration suivante :

Depuis le début de l’été, le Président de la République et le gouvernement ont multiplié les déclarations hostiles, discriminatoires et xénophobes vis à vis des roms, citoyens européens, présents sur le territoire français. Sur leur ordre, les forces de police ont lancé des actions brutales de démantèlement des camps, jetant à la rue et dans l‘errance des centaines de familles, ainsi coupées des liens qui avaient pu se constituer avec l’école, le suivi sanitaire, les associations de solidarité et d’insertion...

Nous condamnons fermement cette politique et ces actions.

Parce que les roms sont des citoyens européens

Nous exigeons qu’une autre direction soit prise : intervention auprès de l’Union Européenne pour une action globale en faveur des roms d’Europe de l’Est, où qu’ils se trouvent à cet instant, reconnaissance des droits des roms à l'instar des autres citoyens européens, arrêt des discriminations en Roumanie, Hongrie, Bulgarie et dans les Balkans.

Pour ce qui est de la France, nous demandons la mise en place d’une politique d’accueil, d'insertion et respectueuse du droit commun pour les roms vivant sur notre territoire, la fin des discriminations à l’embauche, ainsi que l’inscription des roms dans un plan national visant à l’éradication des bidonvilles et de l’habitat insalubre, l’application de la loi de réquisition, l’aide aux collectivités locales et aux associations en vue d’une action durable d’insertion sociale et professionnelle.

Dès à présent à Montreuil, nous entrons en désobéissance civile et en résistance contre cette politique.

Nous créons une plate forme montreuilloise unitaire de solidarité et de protection avec les roms.

Nous nous adressons ensemble à nos concitoyens montreuillois pour faire reculer les préjugés et les sentiments anti-roms qui reposent sur la méconnaissance de leur histoire et de leur situation réelle.

Nous demandons aux parlementaires et à tous les élus montreuillois d’intervenir dans le sens indiqué ci dessus dans leurs assemblées respectives, de même qu’auprès des maires des communes voisines, de la communauté d’agglomération « Est Ensemble » et du Conseil Général de Seine Saint Denis, pour que chacun prenne en main une part de la solidarité nécessaire.

Nous exigeons et agirons pour la tenue d’une conférence régionale de l'ensemble des collectivités et associations sur la question de l’accueil des familles roms en Ile de France.

Comme l’a fait la Maison Ouverte, nous décidons d’ouvrir nos locaux pour la protection et l’hébergement des trente six roms expulsés récemment d’un squat.

Nous prenons les dispositions pour recueillir tous les dons permettant aux familles de s'alimenter, de se soigner, de scolariser leurs enfants si le besoin s'en fait sentir.

Nous mettons en place six groupes de travail destinés à examiner solidairement le recensement des lieux et des locaux pouvant prendre le relais de la Maison Ouverte pour l’hébergement des trente six roms, à partir du 3 septembre et pour des séquences d’au moins deux semaines, le soutien juridique aux personnes ayant reçu des OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français), la création d’activités solidaires ou d’utilité sociale pouvant impliquer les roms et leur procurer un minimum de revenu, les conditions d’un logement durable global pour les populations roms et en errance, la mise en place d’un dispositif de parrainage des enfants et des familles roms qui le désirent par des citoyennes et des citoyens montreuillois et les élus (es) et les actions utiles auprès de nos concitoyens pour faire reculer les préjugés et les sentiments anti-roms.

Dans la continuité des efforts effectués par la municipalité dans le cadre de la Maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale qui intervient en direction de plus de la moitié des populations roms présentes sur le territoire, nous lui demandons dans les semaines qui viennent d’inscrire dans les écoles les enfants en âge de scolarisation, de favoriser l’accès aux soins des personnes qui en ont besoin, de faire procéder à la domiciliation administrative par le CCAS des familles qui en feraient la demande, d’assurer l’enlèvement des déchets aux abords des terrains occupés par les roms et d'appuyer les demandes d'accès à l'eau et à l'électricité.

Unissant nos voix et nos forces, nous demandons l'arrêt des expulsions ainsi que l'abrogation des mesures transitoires inscrites dans le CESEDA (Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile) à l'encontre des Bulgares et des Roumains.

Fait à Montreuil le 25 août 2010

Premiers signataires : Ecodrom 93, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Les Verts, Ligue des Droits de l'Homme, Municipalité de Montreuil, Solidaires 93, Sud personnel communal, Dominique Attia, Stephan Beltran et Murielle Bensaïd (élus communistes de Montreuil)


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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 15:00

 

http://www.lariposte.com/spip.php?page=article&id_article=1452



La bataille des retraites : quelle stratégie syndicale ?   

Tout a été dit – notamment par L’Humanité et la CGT – sur la régression sociale majeure que constitue le projet du gouvernement sur les retraites. Les mensonges et les arguments démagogiques de l’UMP ont été mis en pièce. Résumons. Les contre-réformes qui se sont succédées, depuis vingt ans, ont fait baisser de 20 % le niveau moyen des pensions. La « réforme Woerth » aggraverait encore la situation. L’objectif, à terme, est d’ouvrir aux assurances privées un marché potentiellement colossal. Et tant pis pour ceux qui n’auront pas les moyens de s’assurer. Quant aux arguments budgétaires et démographiques du gouvernement, ils signifient, au fond, que nous vivons trop bien et trop longtemps. Sous le capitalisme, la population est priée de faire marche arrière – à l’exception d’une petite couche de privilégiés qui possèdent tout.

Une nette majorité de Français est opposée à cette contre-réforme. Même parmi les travailleurs qui la jugent « nécessaire », beaucoup en craignent les conséquences – mais doutent, au fond, qu’on puisse y faire obstacle. Et c’est bien là le nœud du problème. Depuis plusieurs mois, une question domine les assemblées générales de la CGT : quelle stratégie syndicale nous donnera une chance sérieuse de l’emporter ? Rarement les directions confédérales ont été autant critiquées par les militants. Ce n’est pas surprenant. Ces dernières années, la stratégie des « journées d’action » n’a pas fait reculer Sarkozy d’un centimètre. C’est un échec. Si on veut gagner la bataille des retraites, il faut le reconnaître et en tirer les conclusions.

Malheureusement, les directions confédérales s’obstinent. Les dirigeants de la CFDT acceptent carrément le principe d’une contre-réforme. Ils souhaitent juste qu’elle soit un peu moins douloureuse. On les en remercie, mais cela n’impressionnera pas beaucoup Sarkozy. Chérèque est l’incarnation vivante de la formule : « la faiblesse invite à l’agression ». Quant à la direction de FO, elle se livre à ses contorsions habituelles, dans le seul but d’apparaître comme « plus radicale » que la CGT. Après avoir organisé toute seule une « grève générale » fantôme, le 15 juin, elle multiplie les déclarations fracassantes. Ce faisant, elle cherche à exploiter les carences de la direction de la CGT, qui est la force décisive, dans cette lutte.

Détermination du patronat

Dans une adresse à tous les syndicats CGT, le 16 août dernier, le Bureau confédéral appelle les militants à la mobilisation pour réussir la journée du 7 septembre. Mais il n’y a pas un mot sur les éventuelles suites à donner à cette journée. Le Bureau confédéral affirme que « la force des arrêts de travail, le nombre des manifestants, la détermination des salariés et des organisations syndicales peuvent imposer une autre réforme des retraites, d’autres solutions pour son financement, mais également des succès revendicatifs sur les conditions de travail, les salaires, l’emploi, les Services Publics… ». Or, même si la mobilisation du 7 septembre dépasse celle du 24 juin, il est parfaitement clair que cela ne suffira pas à faire reculer le gouvernement sur les retraites, sans parler de « succès revendicatifs sur les conditions de travail, les salaires, l’emploi », etc.

A la lecture du courrier du Bureau confédéral de la CGT, on se demande si ses membres ont compris la détermination du patronat à détruire nos retraites. Cette contre-réforme, comme la casse programmée de toutes nos conquêtes sociales, n’est pas le fruit d’un caprice : c’est une nécessité vitale, pour la classe dirigeante, qui est confrontée à une crise économique majeure et à des déficits publics colossaux. Que ceux qui en doutent regardent ce qui s’est passé en Grèce, ces dix derniers mois. Depuis que le gouvernement du PASOK a déclaré la guerre aux travailleurs grecs, les syndicats de ce pays ont organisé sept grèves générales de 24 heures, dont celle du 5 mai, qui était d’une ampleur historique. Quelle a été la réponse du gouvernement grec ? Non seulement il n’a pas retiré son plan d’austérité, mais il a annoncé de nouvelles coupes drastiques. Or, Sarkozy et sa clique ne sont pas moins déterminés que Papandréou.

Une grève générale de 24 heures ne doit pas être une fin en soi. C’est un moyen de tester la combativité de la classe ouvrière et de lui faire sentir sa propre force – avant de faire monter la mobilisation d’un cran, si les conditions sont réunies. A l’inverse, l’organisation d’une succession de journées d’action de 24 heures fait courir le risque d’épuiser les éléments les plus militants de la classe – sans le moindre résultat positif. En Grèce, la participation aux grèves générales a fini par refluer, faute de perspectives claires. Ce fut également le cas, en France, lors des journées d’action de 2009.

Grève illimitée

Le 28 août, Bernard Thibault a laissé entendre que le rythme des mobilisations pourrait s’accélérer à partir du 7 septembre. Cela pourrait prendre la forme de journées d’action très rapprochées. Est-ce juste une menace destinée à faire pression sur Sarkozy – ou est-ce la stratégie arrêtée par la direction confédérale ? On l’ignore. Aux militants, la direction ne parle que du 7 septembre. Au lieu d’une stratégie et d’une perspective claires, on doit donc se contenter de vagues allusions de Bernard Thibault dans les médias. En outre, si elle paraît moins absurde que des mobilisations à plusieurs semaines d’intervalle, la stratégie des journées d’action rapprochées reste hasardeuse. La lutte des classes n’est pas un robinet qu’on peut ouvrir et fermer à volonté selon un calendrier arrêté dans les bureaux de la Confédération, à Montreuil. Ce qui a payé à l’époque de la lutte contre le CPE – dans le contexte d’une mobilisation historique de la jeunesse – risque de se révéler inefficace, cette fois-ci.

Il faut dire la vérité aux travailleurs. Sans un mouvement de grève illimité d’une ampleur significative – comme celui de décembre 95 –, il est très probable que le gouvernement passera en force. Or, l’organisation d’une grève illimitée exige une sérieuse préparation dans les entreprises. Un nombre croissant de militants syndicaux l’ont compris et le réclament.

La direction de la CGT doit également cesser de demander à Sarkozy « d’authentiques négociations ». Qu’y a-t-il à négocier, au juste ? En l’état actuel du rapport de force, Sarkozy n’inviterait les syndicats que pour négocier la régression sociale. Ce doit être exclu. La direction de la CGT doit refuser tout recul. A cet égard, elle doit immédiatement abandonner son idée d’une augmentation des cotisations salariales, pour « partager l’effort » du financement des retraites. Cela signifierait une baisse des salaires ! Non ! Aucun recul ! Le gouvernement a trouvé des milliards pour les banques, mais déclare que les caisses sont vides lorsqu’il s’agit de financer les retraites, l’éducation et la santé. Il faut placer l’intégralité du « financement des retraites » sur le dos du patronat. Les travailleurs créent toutes les richesses. A 60 ans, ils doivent avoir droit à une retraite décente, quel que soit le nombre d’années travaillées. On ne doit pas descendre en dessous de cette exigence.

La pression des compagnies d’assurance, des organismes de crédit et des banques est un facteur important dans l’acharnement du gouvernement contre nos retraites. Les capitalistes du secteur financier tournent autour de cette vaste source potentielle de profits comme autant de vautours. Il faut donc lier la lutte pour la défense des retraites à la revendication de la nationalisation de l’ensemble du secteur financier.





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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 18:27

 

http://www.canempechepasnicolas.over-blog.com/article-en-italie-comme-en-france-une-veritable-alternative-a-la-politique-du-capital-ne-peux-se-concevoir-qu-en-dehors-de-l-union-europeenne-56108892.html


Italie : unifier les luttes et construire l'alternative à la droite et au centre-gauche

Même si elle se situe à un niveau de politique politicienne et sans avoir un intérêt social réel dans l'immédiat, la rupture qui est survenue entre Berlusconi et Fini ouvre une nouvelle page de la politique italienne tout en dissimulant une crise plus profonde qui n'est pas sans rappeler celle qui toucha le gouvernement de Prodi il y a deux ans.   

Bien que tous les acteurs cherchent à cacher le lien qui existe entre la rupture au sein de la majorité et la crise économique et sociale (comme s'est empressé de le faire le porte parole du gouvernement, Minzolini), les événements mettent en lumière l'incapacité pour cette majorité bipolaire à gouverner dans un contexte de crise. Pendant que la rupture est à l'oeuvre, la Chambre approuve les mesures d'austérité, la première émanation directe de la crise économique et de ses conséquences sociales.

En fait, la crise interne dans la direction du PDL (le parti «Popolo della Libertà» de Berlusconi, NDLR) dissimule la manoeuvre antisociale qui est en cours et les coups que reçoivent les travailleuses et les travailleurs, en particulier dans les services publics. Si on ajoute à cette manoeuvre les récents événements de l'entreprise FIAT, on comprend que c'est une véritable « guerre sociale » contre les travailleurs qui est lancée: concertée au niveau européen et appliquée au niveau national.

Le gouvernement de Berlusconi et Tremonti est en train de baser sa gestion de la crise sur ces éléments et la complaisance avec laquelle le ministre de l'économie se vante d'être soutenu par la population dans ces mesures ne change rien au fait que la majorité est en train de perdre l'approbation populaire et son emprise sur les événements sociaux. C'est surtout de ce côté là que se situe la crise du Berlusconisme, en plus du fait qu'il n'a jamais réussi à se construire une base sociale stable qui le soutienne.

Fini est bien conscient qu'une phase est en train de se conclure de la même manière dont la phase Prodienne s'était terminé en 2008. Il l'exprime clairement et tente petit à petit d'amener le Cavaliere à bout de ses ressources. Ce dernier tente à son tour d'anticiper les coups de son adversaire et ex-compagnon de route en menaçant d'en arriver à des élections anticipées, qui signifieraient pour lui la seule sortie de secours devant l'épuisement de ses forces.

C'est la totale inconsistance de l'opposition qui apparaît de la manière la plus éclatante tandis qu'elle continue à soutenir les choix du gouvernement tels que le renouvellement des missions militaires.

Or, Tremonti est effrayé par l'unique choix sérieux que l'opposition devrait poser, à savoir la demande d'élections immédiates qui sanctionneraient la rupture du projet politique de ses adversaires.

En définitive, la gauche qui se définit encore comme opposée et anticapitaliste devrait se saisir de cette occasion pour tenter de se reconstruire et de prendre prise sur les événements.

Mais cela ne pourra pas se faire avec le Parti Démocrate (parti social-libéral, ex PCI NDLR) tout en gravissant les échelons vers le pouvoir comme semble vouloir l'espérer Vendola.

Cela est illusoire et sans aucune possibilité de réussite.

Les deux pôles fondamentaux ont échoués.

Il est temps de tourner la page et de reconstruire un projet politique cohérent et clair, capable d'incarner une opposition qui soit utile et qui donne une perspective aux luttes sociales et démocratiques en Italie. La situation pourrait changer d'un moment à l'autre, on pourrait voter dès le printemps, mais dans un cas comme dans l'autre, il est temps de se préparer en poursuivant avec détermination la construction d'une coalition alternative au centre-droite et au centre-gauche.

On ne sortira pas de la crise du Berlusconisme avec des raccourcis de politiciens, en encourageant Fini.

On en sortira seulement avec une réelle mobilisation sociale et politique contre la crise.

Il faudra une riposte sociale à la hauteur des enjeux, un programme de sortie de crise, une mobilisation pour chasser Berlusconi afin de créer un cadre politique nouveau, avec un projet de « Coalition contre la crise » crédible.

La mobilisation pour la manifestation nationale pour l'emploi et les droits des travailleurs sera opportune et utile, et la décision du syndicat FIOM (Fédération des métallurgistes de la CGIL, la FIOM est le plus important syndicat en Italie, NDLR) d'appeler à cette initiative pour le 16 octobre est extrêmement importante.

Toute la gauche (dont Sinistra Critica, qui le fera avec conviction) doit s'engager pour la réussite de cette mobilisation.

L'objectif est d'articuler à cette mobilisation toute l'opposition sociale au gouvernement, notamment les mouvements anti-racistes pour exiger l'annulation des lois qui créent la clandestinité. C'est également tout le monde complexe des précaires qu'il faut unir ce jour-là, avec les travailleuses et les travailleurs, avec le mouvement étudiant qui se bat contre la privatisation du savoir, avec les comités pour l'eau publique et les réseaux de défense des bien communs et territoriaux, pour qu'ils construisent, tous ensemble, la défense des revenus et des conditions de vie et de travail.

C'est ainsi que le 16 octobre pourrait représenter la riposte sociale aux politiques gouvernementales, tout en ouvrant la voie à une sortie de crise. Le mot d'ordre de Sinistra Critica « nos vies valent plus que leurs profits » est tout aussi ancré dans l'actualité que l'unité dans les luttes représente l'unique riposte efficace aux coups que prennent aujourd'hui les travailleurs. Ce sera notre mission pour les prochains mois.

Piero Maestri (porte-parole de Sinistra Critica, organisation anticapitaliste italienne). 

  
 


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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 18:07

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Fadwa_Nassar.300810.htm

Des armes pour s'entretuer

Fadwa Nassar

Depuis que des soldats de l’armée libanaise ont osé affronter l’ennemi sioniste dans le village de Adaissé, au sud du Liban, les réactions américaines vont bon train : il faut cesser de fournir des armes à l’armée libanaise car celle-ci les utiliserait contre « Israël ». La récente demande de la représentante Ileana Ros-Lehtinen, qui siège à la commission américaine des Affaires étrangères, conseillant la France de ne pas fournir des armes, en est la dernière expression. Peu avant, le congrès américain avait décidé de geler une aide militaire de 100 millions de dollars accordée au Liban. Jamais les choses n’ont été plus claires et plus évidentes. Jamais l’hypocrisie du monde occidental (qui se considère « communauté internationale ») n’a été aussi visible et sensible.

Pour les forces impériales qui veulent maintenir leur domination sur le monde, « Israël » reste leur pion le plus sûr. Pour elles, il doit demeurer l’Etat le plus puissant dans la région, non pas seulement pour détruire toute résistance à l’hégémonie impériale, mais pour briser toute volonté de résistance : l’armement sioniste doit dissuader rien qu’en entendant parler de lui ! L’Etat sioniste doit, par les armes qu’il possède, l’armée qu’il organise, les colons qu’il lâche sur les Palestiniens, rester maître de la situation. Il doit pouvoir réprimer, tuer, assassiner, semer la mort et la destruction, sans rencontrer une quelconque résistance, ou même une volonté de résistance. C’est l’ordre américano-sioniste qui devrait régner dans la région du Moyen-Orient, d’abord, le monde ensuite.

Il faut regarder du côté de la Cisjordanie pour réaliser ce que souhaite l’empire américano-sioniste dans la région. Depuis que le général américain Dayton a installé son quartier général dans cette partie occupée de la Palestine, gérée par l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, les forces de la sécurité palestinienne sont devenues les véritables exécutants de l’ordre américano-sioniste : arrestation et torture des militants palestiniens suspectés de vouloir résister à la colonisation, arrestation des prisonniers palestiniens à peine libérés des geôles sionistes, arrestation ou harcèlement des membres des familles des prisonniers palestiniens encore détenus par les sionistes, que ce soient les épouses ou les enfants de ces prisonniers. Les forces de la sécurité palestinienne n’hésitent pas à s’en prendre aux épouses, filles ou fils de ces prisonniers qui avaient espéré, en se sacrifiant pour la patrie, que la société protège au moins leurs familles. Chez les forces palestiniennes de Dayton, c’est le contraire. Les prisonniers sont doublement punis pour avoir résisté à l’occupation : leurs familles deviennent un moyen de pression supplémentaire sur eux pour les empêcher de penser à une quelconque résistance!

C’est l’ordre américano-sioniste ! « Le nouveau palestinien » que le général Dayton veut faire naître en Palestine, c’est ce Palestinien devenu un instrument de la politique américano-sioniste, qui accepte volontiers de rencontrer le militaire sioniste, de coordonner avec lui pour pacifier les territoires occupés, d’empêcher les Palestiniens de riposter aux provocations des colons dans la ville d’al-Khalil (entre autres), de relâcher gracieusement tout Israélien entré « par erreur » en Cisjordanie et finalement, de s’en prendre même aux plus modérés des Palestiniens, ceux qui ont récemment riposté à la reprise des négociations entre Mahmoud Abbas et le gouvernement sioniste. Ce qui s’est passé dans la « salle protestante » à Ramallah, et qui a suscité la colère des forces politiques présentes dans l’OLP qui n’ont pas hésité à parler de « fascisme palestinien » est révélateur non pas seulement de la répression de la résistance, mais de la répression de toute expression politique pacifique opposée ou différente de l’équipe palestinienne gouvernant à Ramallah.

Ceux qui se trouvaient dans la « salle protestante » n’étaient ni les représentants du Hamas, ni du Jihad islamique. Ce n’étaient ni les sheikhs appelant à la résistance, ni les islamistes que le ministre des affaires religieuses de l’équipe de Salam Fayyad a interdit de faire les prêches dans les mosquées de la Cisjordanie. Les participants à la réunion de « la salle protestante » étaient les représentants des mouvements politiques ou des indépendants qui, pour la plupart, ne sont pas contre le principe des négociations, mais s’opposaient seulement à leur reprise actuelle, jugeant qu’elles sont humiliantes, et que Mahmoud Abbas ne pouvait prétendre les représenter. La réunion n’a pas eu lieu ! les forces de la sécurité palestinienne que le général américain a éduquées, armées et choyées, soutenues par des « civils », sont entrées de force dans la salle aux cris « Iran, Iran, dehors ! » (voulant dire que toute opposition à Mahmoud Abbas avait l’Iran pour origine) et d’autres slogans tout aussi irréels que ridicules, faisant échouer la réunion !

C’est cette espèce de forces de sécurité que souhaitent les Etats-Unis pour le Liban. Ils ne veulent sûrement pas une armée qui protège son territoire, qui riposte aux violations de la souveraineté, qui se sent humiliée lorsque des sionistes survolent son territoire ou même coupent des arbres sur son territoire pour pouvoir mieux espionner.  Ce que veulent les Etats-Unis, c’est une armée qui affronte la résistance armée du Hezbollah au Liban et des forces de la sécurité qui ont pour tâche de désarmer la résistance, de faire taire toute critique de la politique américaine et de laisser libre cours à la collaboration avec les sionistes.

En Cisjordanie, Dayton a réussi à faire naître ce spécimen de Palestinien prêt à tuer et réprimer son peuple pour gagner quelques miettes (cartes VIP, voitures blindées et autres marchandises humiliantes du même genre), mais au Liban, bien que le spécimen date de la création même de l’Etat, il se dissimule à présent, comme dans le monde arabe d’ailleurs, sous le vernis du réalisme, du progressisme, du nationalisme arabe même, pour pouvoir diffuser son poison, celui de la collaboration et de l’instauration de l’ordre américano-sioniste !


Haj Hassan: l'armée libanaise a le droit de se doter inconditionnellement de toutes les armes.

Le ministre de l'Agriculture Hussein Haj Hassan a corroboré le droit de l'armée libanaise de se doter de toutes les armes appropriés pour affronter les chars et les avions israéliens ajoutant que l'Etat devrait lui assurer, sans aucune condition ou contrainte, l'arme nécessaire pour défendre le peuple et la terre du Liban.

S'exprimant lors d'un iftar, Haj Hassan a indiqué que tout libanais est responsable de soutenir l'armée dans une tentative nationale de l'armer.

Concernant la délégation ministérielle proposée pour visiter les pays amis et leur demander d'armer l'armée, Haj Hassan a appelé à demander les armes des pays arabes et des pays amis y compris l'Iran.

"Ces jours là, nous sommes devant une réalité politique claire qu'est l'équation de l'armée, de la Résistance et du peuple. Une équation qui s'est renforcée lors des affrontements héroïques de l'armée libanaise à Adaïssé" a-t-il conclu.

Article publié sur Résistance islamique au Liban

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 17:54

 

http://www.cadtm.org/Declaration-de-l-Assemblee-des,5867

Déclaration de l’Assemblée des Mouvements Sociaux.

Quatrième Forum social des Amériques.

Asunción, 15 août 2010

Notre Amérique est en marche !

Nous, mouvements sociaux présents au quatrième Forum Social des Amériques, à Asunción (Paraguay), nous réaffirmons notre solidarité et notre engagement envers le peuple du Paraguay, devant la nécessité urgente de progrès dans le processus de transformations profondes, pour qu’il retrouve la souveraineté sur son territoire, sur ses biens communs et ses ressources énergétiques, ainsi que pour la réalisation de la réforme agraire et une répartition égalitaire de la richesse.

Nous sommes dans un continent où, dans les dernières décennies, il y a eu un rapprochement entre les mouvements sociaux et mouvements indigènes, qui, par leur savoir-faire ancestral et leur mémoire historique, remettent radicalement en cause le système capitaliste. Ces dernières années, le renouvellement des luttes sociales a entraîné le départ de gouvernements néolibéraux et l’émergence de gouvernements qui ont mis en oeuvre des réformes positives comme la nationalisation de secteurs vitaux de l’économie et des transformations constitutionnelle profondes.

Cependant, les droites du continent se sont réorganisées afin d’arrêter tout processus de changement. Elles continuent à agir depuis leurs bastions politiques, économiques, médiatiques, judiciaires, et ce à quoi s’ajoute une nouvelle offensive de l’impérialisme – même militaire – qui les appuie. Depuis le dernier Forum social des Amériques, qui s’est tenue au Guatemala en 2008, nous avons été témoins du coup d’État au Honduras, de l’augmentation de la présence militaire américaine à travers notre Amérique. Les accords pour l’installation de bases militaires se multiplient, alors que la 4ème Flotte Américaine occupe nos mers. Il s’agit d’un effort systématique visant à déstabiliser la démocratie dans le continent, alors que les mouvements sociaux sont de plus en plus criminalisés et réprimés.

Nous dénonçons l’illégitimité du président, de facto, du Honduras, Porfirio Lobo, et dans le même temps, nous saluons la résistance de son peuple et nous soutenons sa lutte pour une refondation constitutionnelle afin d’établir une véritable démocratie.

Nous soutenons la lutte du peuple haïtien, qui n’a pas besoin d’une intervention militaire et d’une occupation économique pour sa reconstruction. Au contraire, nous exigeons que la souveraineté du pays soit respectée et que d’autres pays s’engagent dans une coopération solidaire dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et tous ceux qui sont requis. Nous exigeons l’annulation inconditionnelle de la dette et nous rejetons le nouveau processus d’endettement illégitime.

Complétant cette offensive, se poursuit la vague de traités de libre-échange, sous toutes leurs formes. C’est l’élément central de la stratégie de l’Union européenne, l’autre puissance néo coloniale qui opère en Amérique latine et aux Caraïbes. Les chevilles ouvrières que sont les Institutions Financières Internationales – Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, les banques régionales de « développement » et les groupes bancaires privés - sont en train de créer de nouveaux et énormes endettements ayant des impacts directs sur les peuples et la nature.

Toutes ces menaces sont liées à un même modèle de développement exclusif, prédateur et basé sur les exportations primaires, modèle qui s’approfondit sur de nombreux territoires, expulsant des populations, provoquant déracinement et migrations. La crise systémique actuelle montre l’épuisement du modèle capitaliste – et plus particulièrement de ses centres de pouvoir : les banques, les sociétés transnationales et les gouvernements du G8. Aujourd’hui plus que jamais, les tentatives pour faire glisser le monde entier à une limite sont visibles, jusqu’à utiliser la menace d’une guerre nucléaire par les États-Unis.

La protection du patrimoine naturel face au capitalisme prédateur est devenu un axe majeur de l’agenda de luttes de toujours plus d’organisations populaires et de mouvements sociaux. Se renforce ainsi un front commun contre la destruction de la nature et contre les fausses solutions « d’écologie de marché » et de « capitalisme vert », comme les marchés du carbone, les biocarburants, les OGM et la géo ingénierie, solutions qui sont promues par les centres pouvoir face à la menace du changement climatique. Nous dénonçons les gouvernements des pays du Nord géopolitique qui, plutôt que de penser à faire face aux graves conséquences du changement climatique, cherchent à éviter leurs responsabilités et à développer de nouveaux mécanismes de marché du carbone pour accroître leurs profits, comme le mécanisme de "Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts » (REDD), qui favorise la marchandisation et la privatisation des forêts et la perte de souveraineté sur les territoires. Nous refusons de tels mécanismes.

Nous demandons que ces pays réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre et qu’un Tribunal International sur la justice climatique soit créé. Nous réaffirmons les propositions de l’accord de Cochabamba, produit lors de la Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre-Mère, lesquelles reconnaissent que les vraies solutions face au réchauffement climatique sont la souveraineté alimentaire, la récupération des terres et la réforme agraire, l’agriculture paysanne et l’intégration et la solidarité entre les peuples.

Nous, mouvements sociaux sommes confrontés à une occasion historique de développer des initiatives d’émancipation à l’échelle internationale. Seules les luttes de nos peuples permettront de progresser vers la terre sans mal et de réaliser le bien vivre. Nous nous engageons à renforcer la lutte pour la souveraineté de nos peuples, la souveraineté alimentaire, la souveraineté énergétique et la souveraineté des femmes sur leur corps et leur vie, et la reconnaissance de la diversité sexuelle. Nous construisons des alternatives qui s’appuient sur l’accumulation des résistances et depuis les interactions de divers points de vue, anticapitaliste, antipatriarcal, anticolonial et antiraciste, en même temps que nous avançons sur un autre paradigme, fondé sur l’égalité, le bien vivre, la souveraineté et l’intégration fondée sur le principe de solidarité entre les peuples.

Asunción, Paraguay, le 15 août 2010

Traduction réalisée par Maxime Combes





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