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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 19:01

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101019/tts-france-retraites-lyon-ca02f96.html

Journée de mobilisation des jeunes jeudi (Reuters)

Les syndicats étudiants et lycéens appellent à une "journée de mobilisation nationale des jeunes", jeudi, pour continuer le combat contre la réforme des retraites.

Mardi, les violences se sont multipliées en marge des manifestations de lycéens contre le texte, sur fond de mobilisation en hausse pour la sixième journée nationale d'action.

L'Unef, principal syndicat étudiant, et le syndicat lycéen UNL appellent dans des communiqués à "une journée nationale de mobilisation des jeunes jeudi 21 octobre".

L'Unef évoque pour la journée de mardi vingt neuf universités mobilisées et cent quatre vingt dix mille jeunes dans la rue. Des chiffres proches de ceux de l'Union nationale lycéenne (UNL), qui parlent d'environ cent quatre vingt mille jeunes, dont cent quarante mille lycéens, mobilisés dans toute la France.

Au chapitre des violences, les affrontements ont été particulièrement violents à Lyon, à Nanterre et dans plusieurs endroits de la région parisienne. Une collégienne a été blessée sans gravité dans le quinzième arrondissement de Paris par un feu de poubelle.

La police se dit inquiète de voir des "casseurs" étrangers aux lycéens se mêler aux manifestations mais souligne que les jeunes manifestants commettent parfois eux aussi des dégradations et des violences.

A Paris et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), les forces de l'ordre ont procédé à cent dix interpellations, dont quatre vingt une gardes à vue, selon une source policière.

Le ministère de l'Education faisait état dans la matinée de trois cent soixante dix neuf lycées perturbés, soit 8,8% des lycées du pays, contre deux cent soixante et un la veille. L'organisation lycéenne FIDL parlait de plus de mille deux cent lycées mobilisés, dont huit cent cinquante bloqués, sur les qutare mille trois cent deux que compte la France. Selon l'autre syndicat lycéen, l'UNL, mille deux cent lycées étaient mobilisés, dont neuf cent bloqués.

Les syndicats lycéens appelaient à participer aux manifestations qui se sont déroulées dans tout le pays.

A Lyon, où les incidents sont fréquents depuis le début du mouvement, des violences ont eu lieu d'abord en marge des manifestations lycéennes, puis tout au long de la journée.

Des groupes de jeunes ont incendié des automobiles et des poubelles, renversé des camions et des voitures, détruit du mobilier urbain, brisé des vitrines de magasins et de banques à l'aide de chaises volées aux terrasses des cafés, et pillé des magasins, a constaté un journaliste de Reuters.

Les forces de l'ordre ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène et procédé à treize interpellations. La préfecture a recensé en fin de matinée cinq véhicules incendiés et trente véhicules renversés.

Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, en déplacement en Asie, a annoncé son retour mercredi matin dans la ville.

NANTERRE PERTURBÉE

Des affrontements ont repris mardi matin pour la deuxième journée consécutive devant le lycée Joliot Curie de Nanterre, où environ deux cent jeunes ont fait face à une cinquantaine de CRS, selon un journaliste de Reuters TV.

Lundi, la tentative de blocage de ce lycée avait dégénéré en affrontements entre des jeunes extérieurs à l'établissement et des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de flashballs.

Mardi, des jeunes, pour la plupart dissimulés sous des capuches et des cagoules, ont lancé des pierres et autres projectiles et incendié un véhicule. Les CRS ont répliqué par des charges et des tirs de gaz lacrymogènes.

A Corbeil (Essonne), une soixantaine de jeunes provenant, selon la police, de la cité des Tarterets ont rejoint deux cent cinquante lycéens de l'établissement Robert Doisneau et ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre.

Les manifestants ont volé des équipements de police et des grenades lacrymogènes dans la voiture d'une commissaire, dit-on de source policière.

A Savigny-sur-Orge (Essonne), ce sont, selon la police, les manifestants lycéens eux-mêmes qui ont dégradé du mobilier urbain, provoquant une intervention des forces de l'ordre.

A Mulhouse (Haut-Rhin), cinq cent à six cent lycéens et étudiants ont lancé des pierres, dégradé des voitures et brisé des vitrines, a constaté un journaliste de Reuters. La police a répliqué par des gaz lacrymogènes et procédé à plusieurs interpellations.

Le gouvernement et l'Elysée voient dans ces incidents la confirmation des mises en garde contre les risques d'une participation au mouvement.

"Il faut faire très attention à l'arrivée d'un certain nombre de casseurs et je verrai également avec les forces de l'ordre pour que l'ordre public soit garanti", a dit Nicolas Sarkozy, en marge d'un sommet franco-germano-russe à Deauville.

Les organisations lycéennes soulignent pour leur part que l'immense majorité des mouvements se font dans le calme, comme à Paris mardi matin, où des centaines de jeunes ont bloqué pacifiquement la place de la République avec des poubelles, avant que la police ne dégage le passage sans incidents, a constaté un journaliste de Reuters.


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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 20:00

 

http://www.rougemidi.org/spip.php?article=5364

Marseille, le mouvement social, les grutiers et les voleurs

vendredi 15 octobre 2010

par Charles Hoareau

Régulièrement, lorsque monte le mouvement social en France, ces dernières années d’aucuns s’interrogent sur la force du mouvement marseillais. Ce fut le cas en 1995, en 2003, en 2005, lors du mouvement chômeurs…

Cette année encore Marseille est baptisée « capitale des luttes », ce qui nous fait un peu drôle, n’ayant pas le sentiment de vivre sur une autre planète comparé aux autres régions de France. Marseille et sa région connaissent comme ailleurs leur lot de fatalisme, d’individualisme, le faible taux de syndiqué-e-s…et entrer en action, ici comme partout, ne relève pas d’un automatisme quelconque.

Sociologues, politiques et journalistes avancent des explications pas toujours très convaincantes (comme celles parlant du tempérament méditerranéen) ou carrément cocasses, comme celles expliquant la force des grèves par la « rivalité syndicale » [1] – comme si la division avait été une seule fois facteur de mobilisation – argument avancé qui plus est dans un moment où l’unité syndicale a rarement été aussi large pour une durée aussi longue.

Ce qui frappe le plus à la lecture de ces analyses et commentaires c’est le peu de références à l’histoire ou aux démarches des organisations syndicales pourtant à l’origine des mobilisations, comme si c’était un fait établi que de tous temps Marseille avait été un lieu de prédilection de la révolte : y a grève ? C’est normal c’est à Marseille. En somme selon eux la lutte serait un gène marseillais.

Nos brillants observateurs de la lutte ont-ils oublié la révolte des canuts à Lyon ou la commune de Paris ? Se rappelle-t-on que le 14 juillet 1935 la manifestation parisienne rassembla 500 000 personnes et que l’année d’après le mouvement démarra du Havre pour ensuite gagner Toulouse avant de faire tâche d’huile dans le pays tout entier ? En 1947 la première grève eut lieu à Boulogne Billancourt avant de s’étendre aux mines du Nord et à la métallurgie parisienne.

Plus près de nous, lors de la journée historique du 13 mai 1968, alors qu’on dénombrait un million de manifestants à Paris, Marseille en comptait cinquante mille ce qui était beaucoup, certes, mais logiquement bien loin de la capitale et sans commune mesure avec les manifestations que connait ces dernières années la cité phocéenne.

De même il semble hasardeux, comme le font certains, d’expliquer la force des manifestations marseillaises par le poids important de la fonction publique dans cette ville tout simplement parce que Marseille n’a pas le monopole de cet état de fait. Ce qui est vrai par contre, c’est que partout en France, à Marseille comme ailleurs, le démantèlement des grandes entreprises privées, la casse de nos industries, la parcellisation des productions, le développement du chômage et de la précarité ont affaibli la capacité de riposte du secteur privé, capacité symbolisée naguère par l’expression : « Quand Boulogne Billancourt éternue, la France s’enrhume ».

Si la destruction du tissu industriel marseillais n’a pas affaibli notablement les capacités de lutte du monde du travail de Marseille et sa région, si celles-ci semblent même s’être renforcées dans la dernière période, le phénomène est assez récent.

Cela remonte à une vingtaine d’années qu’à Marseille les mouvements sont devenus comparativement plus forts et plus tenaces qu’ailleurs. Au-delà des éléments externes au mouvement syndical et qu’il ne s’agit pas de nier, il y a des évènements et une démarche syndicale que personne ne relève et qui semblent pourtant déterminants.

« La solidarité n’est pas un champignon qui pousse en une nuit »

A Marseille pas plus qu’ailleurs, la solidarité nécessaire à toute lutte n’est inscrite irréversiblement dans le patrimoine, même si des traditions contestataires existent.

La solidarité est une notion qui se travaille au même titre que la conscience d’appartenir à une même classe. En 1988 il y eut dans ce département des Bouches du Rhône la grande grève des mineurs de Gardanne qui allait durer quatre mois et pour laquelle les militant-e-s du département furent appelés par la CGT à verser chaque mois une journée de salaire afin que les mineurs gagnent. A l’entrée de la bourse du travail un immense tableau papier de plus de trois mètres de haut portait mois après mois les sommes et la source des dons tant individuels que collectifs. Tout au long des quatre mois il y eut des assemblées de militant-e-s du département avec comme seul ordre du jour : comment aider les mineurs à gagner ? Evidemment cette solidarité fut un élément déterminant de la bataille et ce bien au-delà de la question financière. Comment voulez-vous arrêter une grève quand vous savez que des centaines de syndiqué-e-s donnent ce qu’ils ont pour votre victoire ? Quand les mineurs gagnèrent ce fut bien sûr la victoire de tout un département.

Le même dispositif fut repris l’année suivante dans le combat de La Ciotat pour son chantier naval. Les manifestations départementales tant à Marseille qu’à La Ciotat ou Paris se succédèrent, toutes les unions locales CGT du département (comme nombre de mairies à direction communiste) portèrent des banderoles avec inscrit : LA CIOTAT VIVRA ! Le combat dura des années, la mobilisation aussi. Le combat pour La Ciotat devint national et bien sûr cela renforça encore une solidarité qui marquera durablement la CGT de ce département. Dans la foulée de ces deux luttes, il y eut les deux longues grèves des traminots pour la défense du service public, grèves portées avec autant de force par l’ensemble de la CGT, les luttes des chômeurs pour lesquelles la CGT départementale consacra des moyens comme nulle part ailleurs en France, luttes qui s’enracinèrent dans les quartiers populaires auprès de populations que nulle autre organisation ne rejoignait.

Cette démarche syndicale non seulement renforça la CGT, mais elle créa aussi un climat qui dépasse encore aujourd’hui les frontières de l’organisation syndicale et rejaillit sur l’ensemble du mouvement social. Climat de confiance dans la lutte et perception du fait que pour gagner il faut un engagement fort des actrices et acteurs de celle-ci. Bien plus sûrement que le climat ou le tempérament, la spécificité marseillaise s’explique grandement par cela.

« Désormais en France quand il y a une grève personne ne s’en aperçoit »

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas encore demain que le président de la république va devenir prophète ! Droite et patronat qui riaient à son allocution de 2008 ne rient plus du tout et s’aperçoivent qu’il y a des grèves…Alors ils s’emportent, font feu de tout bois et mènent une guerre médiatique d’autant plus intense que malgré une campagne publicitaire qui a coûté fort cher au peuple de France (ce qui n’a pas gêné ceux qui nous gouvernent), ce dernier dit haut et fort et de manière de plus en plus massive, qu’il faut abandonner cette réforme mauvaise et plus largement la régression sociale ça suffit !

Comme le mouvement actuel prend chaque jour – et ce n’est pas nous qui allons nous en plaindre – une dimension plus large, la bataille des retraites n’en étant que le catalyseur, gouvernement et patronat essaient pitoyablement de disséquer le mouvement et d’isoler les motifs de mécontentement comme s’ils n’étaient pas liés les uns aux autres car résultant des mêmes choix politiques. Là encore Marseille et sa région se trouvent au centre des attaques en témoigne la récente campagne contre une profession portuaire montrée du doigt de façon scandaleusement mensongère, en jouant en plus sur l’amalgame, portuaires et dockers. Rappelons ici que plus de cinq cent employé-e-s du port sont dans l’action, entre autres, contre une loi qui privatise les ports, c’est-à-dire veut donner à quelques individus ce qui relève jusqu’à présent du bien commun. Au passage on est d’ailleurs surpris, que celles et ceux qui crient que la CGT a tué le port, que ce dernier est au bord de l’agonie, soient les mêmes qui piaffent d’impatience de reprendre pour eux-mêmes une affaire aussi calamiteuse !

Faut-il rappeler ici que les milliers de travailleurs en grève de l’enceinte portuaire, et parmi eux moins de quarante grutiers (qui gagnent deux mille cent quarante euros après dix ans d’ancienneté pour cent cinquante et une heures par mois), le sont, comme leurs autres camarades de la chimie, des cantines scolaires, du conseil général, des impôts, d’Air France, de la SNCF… pour une autre répartition des richesses ? Et c’est ça qui dérange les supporters de la bande du Fouquet’s au pouvoir. Connaissant leur appât du gain, il y a fort à parier que si les grutiers (comme hier les conducteurs de TGV ou les agents EDF qui ont subi les mêmes campagnes) avaient les conditions de travail annoncées, les membres de l’union patronale se bousculeraient au portillon de l’embauche…à moins qu’ils ne gagnent encore plus…

Qu’ils soient rejoints dans leur campagne par des élus socialistes locaux n’a rien de surprenant quand on connait le nombre de barons de ce parti qui, dans la lignée d’un Gaston Deferre fêtant son troisième milliard, ont fait fortune grâce à l’exploitation des travailleurs du port. Loo, Andrieux, Guérini, Ménucci, on ne compte plus ces édiles qui sont patrons avant d’être élus et qui naturellement à chaque conflit de cette nature rejoignent les intérêts de leur camp.

Les chiffres qui ne révoltent pas…tout le monde

Si on ne connait aucun grutier ni aucun autre salarié d’ailleurs qui a pu faire fortune par son travail, l’actualité vient nous rappeler qu’il en est pour faire fortune et pas qu’un peu sans que ça dérange le MEDEF…évidemment !

Selon le Rapport 2010 sur la richesse mondiale de l’Institut de recherche de Crédit Suisse la richesse mondiale a progressé de 72% au cours des dix dernières années, pour atteindre 195.000 milliards de dollars. La France, avec 2,2 millions de millionnaires, soit 9 % du total mondial est la troisième terre d’asile des millionnaires. Loin devant l’Italie (6 %), la Grande-Bretagne (5 %), l’Allemagne (5 %), le Canada (4 %) et la Chine (3 %), mais derrière le Japon (10 %) et surtout les Etats-Unis (41 %), qui comptent 9,94 millions de millionnaires.

L’Europe fournit 35 % des plus riches, la France fournit un quart de ce contingent. 24,4 millions d’individus (0,5 % de la population) détiennent plus d’un million de dollars de richesse, soit 35,6 % des richesses mondiales. L’étude révèle que 3,03 milliards disposent de moins de dix mille dollars de richesse, ce qui signifie que 68,4 % de la population mondiale ne possède que 4,2 % de sa richesse. Si l’on prend en compte la richesse moyenne par adulte, les Suisses sont à la première place. Ils se placent devant la Norvège, l’Australie et Singapour. La France se classe cinquième et les Etats-Unis septièmes.

N’en déplaise au MEDEF et au gouvernement, c’est exactement pour changer ces chiffres-là, qu’au côté des grutiers et de tant d’autres, nous sommes dans un combat que nous ne lâcherons pas, contre celles et ceux qui s’accaparent le bien d’autrui : en français cela se nomme des voleurs.





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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 19:44

 

APPEL CONTRE LA REPRESSION

L'assemblée Générale des enseignant (e)s mobilisés (e) des Hauts de Seine réunie le 18 octobre à Nanterre, dénonce la présence policière massive mais ciblée sur certains lycées du département comme à Joliot-Curie, Nanterre.

L'objectif de cette manœuvre est clair: discréditer le mouvement social en provoquant les jeunes des quartiers populaires pour les pousser à l'affrontement afin d'obtenir des images de prétendue "guérilla urbaine" et retourner l'opinion publique très majoritairement opposée à la contre-réforme des retraites.

En cas d'utilisation de la force et de la garde-à-vue à l'encontre de lycéens, nous serons à leurs côtés pour faire en sorte que leurs droits soient respectés.

Adopté à l'unanimité le 18 octobre à 11 h 30.


APPEL DE L ASSEMBLEE GENERALE DEPARTEMENTALE EDUCATION NATIONALE HAUTS DE SEINE

Appel de l'AG départementale Education nationale du lundi 18 octobre, Nanterre (92).

Nous, enseignant (e)s du premier et du second degré et des lycéens réunis à quatre vingt quinze en Assemblée générale départementale de grévistes, prenons acte de la mobilisation qui s'amplifie dans notre secteur depuis deux semaines notamment par la mise en place de la grève reconductible.

Aujourd'hui, de nombreux secteurs d'activités sont aussi en lutte en France. Les salariés en lutte prennent leurs responsabilités pour obtenir le retrait du projet de réforme des retraites. Il y a nécessité de faire converger les luttes et à mettre en place des initiatives interprofessionnelles.

L'Assemblée Générale appelle à participer massivement à la grève et aux manifestations du mardi 19 octobre, à intensifier le mouvement et se mettre en grève reconductible dès le lendemain.

L'Assemblée Générale appelle à manifester jeudi tous ensemble, salarié (e)s, étudiants, lycéens le jeudi 21 octobre à Nanterre.

L'Assemblée Générale du 18 octobre avec des syndiqués (SUD, CGT, FSU, CNT) et des non syndiqué (e)s.

Une prochaine Assemblée générale Education nationale aura lieu le jeudi 21 octobre à la Bourse du travail de Nanterre à 10 heures.


APPEL DE L ASSEMBLEE GENERALE INTER PROFESSIONNELLE DE NANTERRE

Appel de l'Assemblée Générale interprofessionnelle du lundi 18 octobre à Nanterre (92).

Nous, salarié (e)s de l'Education nationale, de la Poste, du rail, du conseil général, de la DDTEFP, les territoriaux de Nanterre, réuni (e)s à cent quatre vingt en Assemblée Générale à Nanterre le lundi 18 octobre, sommes convaincus de la possibilité aujourd'hui d'infliger une défaite au gouvernement. Défaite qui peut faire avancer des revendications sur l'emploi et les salaires.

Nous pensons que la convergence de tous les secteurs dans la lutte est une condition indispensable pour gagner. Ce qui permettra d'élargir le mouvement et de bloquer l'économie.

C'est pourquoi:

Nous appelons tous-tes les salarié (e)s à nous rejoindre dans le mouvement de grève pour le retrait de la réforme des retraites.

Nous appelons à un cortège commun des Hauts de Seine le mardi 19 octobre. Rendez Vous devant l'UGC Gobelins à 12 heures 30.

Nous appelons à une prochaine Assemblée Générale interprofessionnelle le mercredi 20 octobre à 12 heures à Nanterre, dans la grande salle de la Maison de la musique, rue des anciennes mairies.




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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 19:15

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101018/tts-france-nanterre-affrontements-ca02f96.html

Fin des affrontements entre des jeunes et la police à Nanterre (Reuters)

La tentative de blocage d'un lycée de Nanterre a dégénéré lundi en affrontements entre des jeunes extérieurs à l'établissement et les forces de l'ordre, qui ont fini par sécuriser les lieux vers 12 heures

Les lycéens de l'établissement Joliot-Curie à Nanterre, dont les actions contre la réforme des retraites étaient déjà encadrées la semaine dernière par un dispositif policier, ont été débordés par deux cent à deux cent cinquante jeunes extérieurs au lycée, a annoncé la préfecture.

Un face-à-face a ensuite eu lieu sur une grande avenue de la ville entre ces jeunes, pour la plupart dissimulés sous des cagoules ou des capuches, et des gendarmes mobiles, selon des images de télévision.

"Les forces de sécurité, physiquement agressées, ont alors réagi en utilisant des gaz lacrymogène et des flashballs", a dit la préfecture dans un communiqué.

Les policiers se sont retirés des environs vers 12 heures, après le départ des jeunes, selon un journaliste de Reuters TV.

Quatre véhicules ont été incendiés, plusieurs autres dégradés et des abribus ont été détruits, selon la préfecture.

"Ce matin, comme depuis un certain temps, le lycée Joliot-Curie avait été sécurisé par les forces de l'ordre et la direction avait mis en place un filtrage à l'entrée pour s'assurer que seuls les lycéens pénétraient dans l'établissement", a dit à Reuters Edouard Rosselet, l'inspecteur d'académie de Nanterre.

"Les choses se sont passées correctement jusqu'à ce que des casseurs, il n'y a pas d'autre nom, cagoulés, arrivent pour semer le désordre. Il s'agissait de jeunes extérieurs au lycée qui ont jeté toutes sorte de projectiles - boulons, tournevis, cailloux - à l'équipe de direction et à la police", a-t-il ajouté.

"Ce ne sont plus des affrontements entre policiers et lycéens mais entre policiers et casseurs qui ont décidé de profiter du contexte actuel pour semer le désordre et faire du vandalisme", a affirmé Edouard Rosselet.

Aucun blessé n'a été signalé parmi les élèves ou l'équipe de direction du lycée, a-t-il dit.

Les cours avaient repris normalement en fin de matinée, a-t-on appris de même source.




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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:53

 

http://www.france-irak-actualite.com/article-adel-abdel-mahdi-candidat-de-la-france-en-irak-57657985.html

Adel Abdel-Mahdi, candidat de la France en Irak

Depuis les élections législatives du 7 mars 2010, les trois cent vingt cinq députés du Parlement irakien ne se sont réunis qu’une vingtaine de minutes. Malgré les voitures blindées et les gardes du corps mis à leur disposition, certains vivent à l’étranger, estimant que leur sécurité n’est pas suffisamment assurée en Irak. Mais, en fin de mois, ils n’oublient pas de vérifier si leur salaire mirifique a bien été versé ! Dans un pays où le salaire moyen est officiellement d’environ trois cent vingt euros, chaque parlementaire aura touché, au 31 octobre 2010, plus de cent soixante sept mille euros, sans compter les primes.

En coulisse, les négociations se poursuivent pour désigner le futur Premier ministre. Ces dernières semaines, un accord tacite américano-iranien militait pour la reconduction de Nouri al-Maliki. Mais, Moqtada al-Sadr, grand manœuvrier, l’a fait capoter. Du moins, provisoirement.

Alliance contre-nature

En juillet dernier, après s’être entretenu avec Moqtada à Damas, le pro-américain Iyad Allaoui a profité du mois de ramadan pour se rapprocher une nouvelle fois du Conseil suprême islamique d'Irak d’Ammar al-Hakim, organisation chiite liée quasi structurelleme,nt à l'Iran. Au Parlement, l'Alliance Nationale Irakienne (INA), composée des partisans d'Al-Hakim et du courant sadriste, compte soixante dix députés. En les additionnant aux quatre vingt onze du bloc Iraqiya et aux élus kurdes - s'il s'entend avec Barzani et Talabani - Allaoui espère rebombir. Depuis la désignation de Adel Abdel-Mahdi al- Muntafiki candidat de l’INA au poste de Premier ministre, Iyad Allaoui se verrait bien Président de la République, un Kurde présidant le Parlement.

Cette alliance contre-nature qui, faute de mieux, satisferait Washington, ne convient pas obligatoirement au régime de Téhéran qui a toujours plusieurs fers au feu. Mais, en France, elle fait rêver la « sarkozie »,  car si Allaoui n’est pas tout à fait en odeur de sainteté à Paris, Abdel-Mahdi y fait figure de pro-français.

Notre homme à Bagdad !

Ancien élève du collège des jésuites à Bagdad, Adel Abdel-Mahdi est passé en vingt ans du baasisme au maoïsme, puis au chiisme safawide militant.

Emprisonné en Irak pour ses idées nationalistes arabes, juste avant le renversement du Président Kassem, il fut libéré par la Révolution baasiste de février 1963 et élu vice-Président de l’Union nationale des étudiants irakiens. Aujourd’hui, Abdel-Mahdi affirme qu’il percevait déjà Saddam Hussein comme un ennemi, et avoue que n’ayant pas l’étoffe d’un héros, en 1969, pistonné par un parent, il s’arrangea pour être envoyé en France poursuivre ses études, et y rester.

L’arrivée de l’ayatollah Khomeiny à Neauphle-le-château, le renversement du Chah, puis l’instauration d’un régime théocratique de type safawide en Iran, lui ouvrirent de nouveaux horizons. Devenu en France communiste, tendance Mao, mais déçu, dit-on, par le PC irakien qui s’était allié au Baas pour gouverner le pays, Abdel-Mahdi adhéra, en 1982, en pleine guerre Iran-Irak, au Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII). Cette organisation fantoche, fondée par Khomeiny pour supplanter le parti islamique Al-Dawa, pas suffisamment malléable au goût de l’ayatollah, manquait cruellement de membres d’origine irakienne pour constituer sa structure et développer son bras armé, la Brigade Badr.

En France, où il revenait régulièrement, ses activités pro-iraniennes ne lui ont jamais posé de problèmes. Bien au contraire, car il aurait servi d’intermédiaire dans les négociations du contentieux Eurodif portant sur la non-livraison à l’Iran de 10% de l’uranium enrichi produit par l’usine d’enrichissement de Pierrelatte. Le régime des mollahs y avait contractuellement droit, grâce au milliard de dollars investi en 1974, par le Chah, dans l’opération.

A Téhéran,  Abdel-Mahdi monta rapidement en grade. Il se retrouva bientôt, de 1992 à 1996, à la direction de la représentation du CSRII à Téhéran. Cette position fit de lui un des opposants au Président Saddam Hussein les plus proches des Pasdaran, les Gardiens de la révolution et explique son élection à la vice-présidence chiite de l’Irak en 2005. Bien qu’à cette occasion Jacques Chirac lui ait adressé une lettre de félicitations particulièrement chaleureuses, ce n’est qu’après l’entretien fort peu diplomatique accordé par Bernard Kouchner, en août 2007, au magazine américain Newsweek qu’il est devenu « l’homme de la France en Irak ». Le ministre y déclarait : « de tous les gens disponibles, il (Abdel-Mahdi) est celui qui devrait être désigné comme premier ministre ». Nouri al-Maliki n’a toujours pas digéré l’affront, malgré les excuses exigées, et obtenues de la part de Kouchner.

Le casse de la banque Al-Rafidain

En Irak, des accusations de gangstérisme poursuivent Abdel-Mahdi depuis le casse de la succursale de la banque Al-Rafidain, dans le quartier de Karrada à Bagdad, le 28 juillet 2009. Ce jour-là, la paie mensuelle des fonctionnaires des forces de sécurité - six millions de dollars - a été dérobée par des hommes armés, commandés par des membres de sa garde personnelle. Bilan : six  policiers protégeant les lieux, tués. Abdel-Mahdi a beau clamer son innocence, rien n’y fait. Les soupçons demeurent d’autant plus que l’argent a été retrouvé au siège de son journal : Al-Adala (La Justice, en arabe !). Depuis, l’affaire a été étouffée et un des chefs du commando s’est réfugié en Iran.

Nicolas Sarkozy et « son » ambassadeur à Bagdad n’ont pas de raison de pavoiser. Si le vice-Président irakien est élu Premier ministre – ce qui est loin d’être certain - les contrats ne tomberont pas en pluie dans l’escarcelle du patronat français. En avril 2009, à Paris, Adel Abdel-Mahdi avait assuré que la compagnie pétrolière Total avait « une très bonne chance d’obtenir un bon contrat en Irak ». On connaît la suite : nada ! Cela donne une idée de sa marge de manoeuvre entre les mains du grand marionnettiste iranien : quasiment nulle.





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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 18:38

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5489

L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants

Le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) condamne les campagnes d’arrestations arbitraires menées - en violation de la loi - par les services de sécurité palestiniens contre les membres et partisans du Hamas et du Jihad islamique, et condamne le fait que les détenus soient soumis à des traitements cruels.

Le PCHR relève que, en dépit de la libération d’un certain nombre de détenus récemment, les services de sécurité palestiniens ont continué de mener des campagnes d’arrestations visant des dizaines de membres et sympathisants du mouvement Hamas, et ont continué à en emprisonner des centaines d’autres depuis plusieurs mois.

Des dizaines de personnes ont également été convoquées par les services de sécurité. Le PCHR est préoccupé par l’augmentation des accusations par les détenus libérés ou les proches des personnes détenues que ces détenus ont été soumis à la torture et à des traitements cruels. Le PCHR réitère son appel pour que les services de l’Autorité nationale (ANP) et de la sécurité palestinienne cessent toutes les arrestations arbitraires, et libèrent tous les prisonniers politiques, mettant fin ainsi à la question des arrestations politiques.

Selon les enquêtes menées par le PCHR, et selon les renseignements obtenus auprès des bureaux des membres du Conseil législatif palestinien (PLC) appartenant au « Bloc pour le Changement et la Réforme » affilié au Hamas en Cisjordanie, au moins deux cent trente personnes ont été arrêtées à Hébron, dont cent trente par le Service de sécurité préventive (PSS), et les 100 personnes restantes ont été détenues par le Service des renseignements généraux (SIG). À Bethléem, vingt cinq personnes ont été détenues par le PSS et quinze ont été détenues par les SIG. A Naplouse, soixante dix sept personnes ont été détenues dans la prison Jnaid. À Ramallah et Al-Bireh, quarante cinq personnes ont été arrêtées par les services de sécurité.

On trouve parmi les personnes emprisonnées des détenus récemment libérés des prisons israéliennes et des proches de membres du conseil législatif palestinien. Des dizaines de détenus ont été arrêtés à nouveau quelques jours après leur libération. Bien qu’un certain nombre de familles aient pu visiter les détenus, certains détenus se sont vu refuser l’accès aux visites familiales et d’avoir des contacts avec leurs supports juridiques, en particulier les personnes qui sont détenues par le SIG à Hébron.

Tortures

Un certain nombre de prisonniers libérés à Hébron, par exemple, ont fait valoir qu’ils ont été confinés dans des salles et cellules pour interrogatoires, et sans sanitaires, et certains d’entre eux n’ont eu ni lumière ni couvertures.

Selon les enquêtes menées par le PCHR et les témoignages d’un certain nombre de prisonniers libérés, beaucoup de ceux qui ont été arrêtés récemment ont eu à subir de graves et inhumaines conditions de détention, notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de blessures. De nombreux détenus ont été soumis à diverses formes de traitements cruels et dégradants, et d’autres ont été soumis à la torture. Les conditions de santé d’au moins 3 détenus se sont détériorées, et ils ont été hospitalisés.

Un des prisonniers libérés à Hébron a dit devant un enquêteur du PCHR qu’un agent du SIG lui avait infligé des conditions de détention cruelles. Bien qu’il était malade et avait grandement besoin de soins médicaux, les agents de sécurité lui ont fait subir la torture, ce qui a provoqué une nouvelle détérioration de son état de santé. Il a été emmené trois fois à l’hôpital.

Lors du dernier contrôle médical le 14 Septembre 2010, les médecins ont insisté pour pouvoir le traiter à l’hôpital, de sorte qu’il a été placé sous garde. Après sa libération de l’hôpital, les médecins recommandaient qu’il ait un traitement approprié à domicile, car il souffrait de divers problèmes de santé. Toutefois, les agents de sécurité ont continué à le retenir jusqu’au 16 Septembre 2010.

Dans son témoignage au PCHR, le détenu libéré précité a déclaré que pendant sa détention « il entendait les voix des détenus pleurant de douleur d’être battus et torturés ». Il a également vu un certain nombre de détenus contraints de rester debout avec les mains attachés et la tête couverte par un sac en plastique. Il a souligné que les interrogateurs , pour le forcer à collaborer avec eux, lui ont délibérément fait entendre des voix de détenus en train d’être torturés. Il a également indiqué avoir vu un certain nombre de détenus soumis au Shabeh prolongé [1] et battus, avec parmi eux ’Alaa’ al-Ja’ba, Mo’tasse, al-Natsha, ’Abdulla Du’ais, Mohammed al-Atrash et Mohammed Abu Hadid.

Il a en outre déclaré avoir entendu un officier du SIG parler avec un interrogateur venant de l’extérieur de Hébron, et lui expliquer l’importance d’une porte de fer pour soutirer des aveux aux détenus. La porte est utilisée pour appuyer sur les mains et les pieds d’un des détenus, ce qui provoque de fortes douleurs.

Non-respect des procédures légales

Les familles d’un certain nombre de détenus dont les maisons ont été attaquées dans le but de les arrêter, ont souligné que la sécurité palestinienne a agi de façon provocante et ne respectait pas les procédures juridiques dans la fouille des maisons et l’arrestation des individus.

Dans ce contexte, une personne a affirmé que les forces de sécurité ont fouillé sa maison alors qu’il n’y avait personne. Ils ont utilisé la force pour ouvrir la porte et investir la maison. Il a en aussi indiqué que lorsque lui et sa famille sont rentrés, le SIG et PSS l’ont arrêté, ainsi que quatre de ses fils. Il a affirmé que 3 de ses fils et un certain nombre de ses neveux sont toujours détenus par les SIG et le PSS. Il a aussi déclaré que les agents du SIG et la police ont perquisitionné sa maison plus d’une fois, et des agents de police féminins ont interrogé sa femme.

Un des détenus libérés a dit avoir été arrêté avec son frère, parce que son cousin était recherché par les forces de sécurité palestiniennes. Il est resté détenu pendant 16 jours, période durant laquelle il n’a pas été questionné si ce n’est les deux dernières heures. Devant être libéré avec d’autres détenus, il a été forcé de signer un engagement « de ne pas posséder des armes sans permis, ne pas agir contre l’ANP, et de ne pas s’affilier à une organisation s’opposant à l’ANP. » Il a ajouté qu’en raison du trop grand nombre de prisonniers, des dizaines de détenus, dont lui-même, ont été déplacés vers un poste de police dans le village de Taffouh, à l’ouest d’Hébron, où ils étaient détenus dans des conditions qui n’ont rien d’humain.

Au début de ce mois-ci, le PSS d’Hébron a transféré un certain nombre de détenus des centres de détention de Jéricho et Ramallah, en raison du trop-plein. Les détenus sont : Ahmed Salhab, Eyad Mujahed, Nafez Bali, Nidal al-Qawasmi, Ma’ath Abu Juhaisha et Mahmoud Abu Juhaisha.

Arrestations dans les zones « C »

Un certain nombre de personnes ont été victimes de tentatives d’arrestation dans les zones C. Dans ce contexte, ’Abdul Raziq Rajabi, le père d’un détenu, a indiqué qu’un groupe du PSS, dont les membres étaient habillés en civil, a tenté le jeudi 23 Septembre 2010 de kidnapper son fils, Amjad, âgé de 24 ans. Les membres des services de sécurité n’ont pas donné leur identification. Des gens sont intervenus et ont fait échouer la tentative. Mais Amajd a été convoqué et arrêté plus tard par le PSS.

Des dizaines de membres du Jihad islamique convoqués

Les services palestiniens de sécurité en Cisjordanie, notamment à Jénine et de Tulkarem, ont convoqué des dizaines de membres et sympathisants du Jihad islamique et les ont obligés à remplir un formulaire avec des informations détaillées à leur sujet. Ils ont aussi été forcés de signer un engagement « de ne pas violer la loi palestinienne, de ne pas s’opposer à la politique publique de l’Autorité Palestinienne [AP] et de ne s’engager dans aucune activité du Jihad islamique. »

Un militant du Jihad islamique a déclaré que quatre membres de son organisation, originaires du village ’Arraba au sud-ouest de Jénine, ont été arrêtés. L’un d’eux, Sheikh Khader Mousa, âgé de 32 ans, a été libéré le 29 Septembre 2010. Les autres détenus sont : Ahmed Shibani, 39 ans, Mohammed Shibani, 35 ans, et Ahmed al-Bousta, 35 ans.

Le PCHR réitère sa condamnation des arrestations politiques, des crimes de torture accompagnant ces arrestations et commis contre des détenus, et rappelle la décision de la Cour supérieure palestinienne du 20 Février 1999 qui stipule l’illégalité des arrestations politiques. Toutes les autorités exécutives doivent respecter cette décision de justice et s’abstenir de procéder à des arrestations illégales et politiques ;

Le PCHR souligne que les arrestations sont réglementées par la loi palestinienne et relèvent de la compétence des officiers de police, y compris de la police civile, qui sont supervisés directement par le procureur général ;

Il appelle à l’arrêt immédiat des pratique de torture dans les prisons et centres de détention de l’Autorité palestinienne, étant donné que les crimes de torture demeurent sous le coup de la loi, sans limite dans le temps, et que leurs auteurs ne peuvent échapper à la justice, et...

Il exige la libération immédiate des prisonniers politiques qui sont détenus par les services de sécurité en Cisjordanie.


   




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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 19:27

 

http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article411

Collecter cinquante millions d’euros pour les salariés des secteurs en grève ( SNCF, raffineries, routiers, enseignants etc..) c’est jouable

jeudi 14 octobre 2010, par André Martin

« Le Solidaires’thon c’est l’une des solutions »

Il suffit que les intersyndicales de ces secteurs organisent les modalités pratiques de ce Solidaires’thon

Quand une réforme est désapprouvée par 75% des Français et qu’elle est imposée par un monarque qui n’a plus la confiance que de 25% des Français, il doit bien avoir des solutions, dans un pays en principe encore en démocratie, pour obtenir le retrait de cette réforme. Si la démocratie avait été respectée, un référendum aurait été organisé. Ce référendum était d’autant plus indispensable que Sarkozy a répété à plusieurs reprises qu’il ne toucherait pas au droit à la retraite à 60 ans, car il n’avait pas sollicité un tel mandat pendant sa campagne de 2007. Ce référendum qu’il nous vole, il existe un moyen simple, original et rapide de l’organiser.

Nous l’appellerons le Solidaires’Thon. Nous suggérons cette appelation uniquement pour signifier que, si nous voulons une efficacité à grande échelle, il faut impérativement s’inspirer des modalités très efficaces de collectes des dons ... du Téléthon (collectes sur les lieux publics, dans les manifestations du 16 puis du 19 octobre, promesses de dons, publication en continue et médiatisée du total des dons récoltés etc …)

Les caractéristiques de la situation actuelle sont les suivantes :

Trois quart des Français sont opposés à cette réforme-ci et sont prêts à apporter leur soutien à telle ou telle forme d’actions pour être entendus. Les grèves et les manifestations sont des leviers, mais nous devons en trouver d’autres, complémentaires

Pour des raisons multiples qu’il faut analyser précisément (1), des millions de Français ne peuvent pas faire grève, ou n’osent pas faire grève, ou jugent que ça ne ferait ni chaud ni froid à leur employeur. Mais des millions sont prêts à peser très fort, si nous sommes capables de leur proposer des modalités efficaces de soutien aux grévistes

Il y a ceux, très nombreux, que l’on entend déclarer lors d’interviews : « j’ai deux enfants, trois crédits … je voudrais bien faire grève, mais je ne peux pas me permettre de perdre quatre vingt euros par jour ». Cette réalité dramatique, Sarkozy et le Medef la connaisse bien. D’où leur risque calculé que des grèves massives et généralisées étaient peu probables

Certes, les manifestations continuent de s’amplifier. Mais il faut comprendre qu’une course de vitesse est engagée. Le calendrier de Sarkozy était habile : présentation du projet le 16 juin, conseil des ministres début juillet, passage en force à l’Assemblée Nationale par le vote du 15 septembre, puis passage en force au Sénat d’ici le 15 octobre (reporté de quelques jours). Par rapport à ce calendrier, les mobilisations des confédérations ont été prises de vitesse : cinq journées de mobilisations d’ampleurs croissantes, mais étalées sur 1 mois et demi ! De plus les étudiants viennent de commencer leur année universitaire et leurs actions d’information et de sensibilisation ont débuté il y a à peine une à deux semaines

La recherche de l’unité syndicale est certes nécessaire, mais l’unité syndicale à tout prix a, de fait, conduit à un flou sur les objectifs (retrait/pas retrait … quels points non négociables ? ... quels points négociables ? …) et à un flou sur les modes d’actions susceptibles d’atteindre les objectifs

Résultat de tout cela : la confédération dont le poids est toujours déterminant dans ce genre de confrontation sociale majeure (la CGT) est tiraillée entre différentes préoccupations légitimes : souci de laisser aux salariés le soin de décider démocratiquement de leurs modes d’action dans leurs entreprises, volonté de ne « pas lâcher », hésitation à demander le retrait du projet de réforme, crainte (fondée) qu’un grand nombre de salariés qui voudraient faire grève ne puissent pas financièrement se le permettre, avec le risque à la clé que le monarque ne soit pas contraint de jeter l’éponge.

Comment sortir de cette situation ubuesque où une réforme désapprouvée par 75% des Français risque d’être imposée à notre pays par un monarque qui n’a plus la confiance que de 25% des Français ?

Partant du constat que trois quart des Français sont prêts à soutenir les grévistes, mais que seulement un pourcentage beaucoup plus restreint estiment pouvoir faire utilement grève dans leurs entreprises, une solution en découle. Celle qui consiste à organiser à très grande échelle la solidarité financière avec tous les secteurs stratégiques en grève. Ce qui, à l’évidence, permettrait à ces secteurs de tenir le temps nécessaire, en attendant que d’autres secteurs stratégiques les rejoignent, voir prennent le relais.

Evaluation très grossière des dons qui pourraient être recueillis :

Si les deux tiers des trois millions de manifestants donnent en moyenne cinq euros, ça donne dix millions d’euros.

L’apport d’une journée de salaire pour ceux qui ont des salaires qui le permettent et de dix euros pour les salariés au SMIC (un centième de leur salaire mensuel), ça donne … (faites les calculs).

Les dons possibles des retraités non présents aux manifs pourraient permettre de recueillir entre …. et ….

Ceux qui risquent de devoir travailler deux ans de plus si la réforme passe sont probablement prêts à faire des dons significatifs pour y échapper.

Ajoutons à ces catégories, tous ceux qui, même parmi les gens aisés, sont prêts à s’offrir le plaisir de voir le monarque avaler son chapeau … comme son copain Villepin y avait été contraint avec le CPE.

Il n’est donc pas déraisonnable d’estimer que le montant total du soutien financier aux grévistes pourrait se situer dans une fourchette entre xxxx millions d’euros et zzzz millions d’euros (à compléter après calculs).

Nous publierons prochainement :

Un projet d’appel, simple et court, à cette solidarité financière à grande échelle, signé par quelques premiers signataires : personnalités connues et leaders syndicaux des cheminots, des raffineries et d’autres secteurs en grève reconductible. Si vous êtes a priori prêts à co rédiger et à co signer un tel appel, faites-nous le savoir dès maintenant

Il faudrait qu’un grand média (Mediapart ou … ou …) accepte d’héberger cet appel, avec publication en continu des signataires

Autre idée : le 16 octobre, chaque manifestant pourrait arborer un badge ou une pancarte avec « J’ai donné dix euros au SOLIDAIRES’THON » - « J’ai donné dix euros pour gagner le RETRAIT » - « J’ai donné vingt euros pour faire plier Sarko » …..

Voilà, l’idée du Solidaires’thon (ou du le Grévit’hon) est sur les rails. Il appartient aux intersyndicales des secteurs en grève d’en faire connaître très vite les modalités pratiques. Et pour permettre des collectes massives dans les manifestations du 16 puis du 19 octobre.

Il suffit à ces intersyndicales de faire connaître, au plus vite et le plus largement possible, les adresses des CCP où les Français pourront envoyer leurs dons. Ainsi que la ou les adresses mail où ils pourront envoyer leurs promesses de dons. Ainsi que le site qui annoncera, à intervalles réguliers, le montant total des dons recueillis sur la France entière.

Pour ne pas perdre de temps, transmettez très vite autour de vous cette idée d’un Solidaires’Thon notamment aux intersyndicales de cheminots et des raffineries et discutez ces propositions dans vos sections syndicales d’entreprise

Avant que le Solidaires’Thon se mette en place, il serait utile d’évaluer très vite si beaucoup de citoyens pensent qu’il s’agit d’une idée potentiellement très efficace et devant être lancée absolument. De toute façon, il n’y a rien à y perdre et tout à y gagner. Une suggestion pour recueillir vos avis : ceux qui souhaitent le lancement du Solidaires’thon peuvent le faire savoir en signant l’appel « Retraites, Chômage : Arrêtons la désinformation ! »

http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?page=article&id_article=6

Dans la case Profession vous pouvez mettre « OK Solidaires’thon »

André Martin, co fondateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/

Publication et diffusion autorisées, même si cette contribution est susceptible de quelques modifications.

Certes de nombreux salariés du privé n’osent pas se lancer dans une grève de plusieurs jours et se limitent souvent à des débrayages pour aller aux manifestations. Mais n’oublions pas que 5 à 10% de grévistes pendant 2 jours, dans une entreprise du privé, ça ne fait généralement ni chaud ni froid à l’employeur. Les salariés sont même contraints de rattraper ensuite leur boulot en retard ! Ces situations sont très majoritaires chez les cadres et les techniciens. Dans de tels cas de figure, il est certainement plus utile et plus habile que ces salariés puissent verser à une caisse de solidarité aux grévistes une partie des 1, 2 ou 3 jours de pertes de salaire qu’ils étaient prêts à sacrifier. Ne déduisez pas de ces réalités que nous suggérons aux catégories de salariés évoquées que nous les invitons à … en payer d’autres pour faire la grève à leur place.

Il en est exactement de même dans beaucoup de secteurs de la Fonction Publique : si les salariés perdent des jours de salaires, l’employeur n’en a rien à cirer. Mieux, il se frotte les mains puisqu’il fait des économies.

Les retraités non plus ne peuvent pas utiliser le levier de la grève.

Il y a donc des dizaines de millions de Français qui ne peuvent pas peser par la voie classique et traditionnelle de la grève. Même si, bien entendu, le rôle des fédérations syndicales est d’œuvrer pour élargir les grèves à un certain nombre d’autres secteurs susceptibles d’exercer une pression économique forte. L’organisation à très grande échelle de la solidarité financière avec les grévistes permet aussi de mesurer et de faire connaître le niveau de sympathie et de soutien dont bénéficient les salariés en grève reconductible.



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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 19:12

 

http://www.socialisme-2010.fr/socialisme-maintenant/france.htm#bresil1610

Entre les manifestations du 12 et celles du 16 octobre: à quel moment de la situation sommes nous ?

Lettre à un camarade Brésilien

Nous sommes encore dans un « entre deux ».

L’arrivée de la jeunesse change tout. D’abord parce qu’ elle inquiète la bourgeoisie, le patronat et le gouvernement, mais aussi les appareils syndicaux. Cette inquiétude peut provoquer des fautes politiques. Un faute politique par exemple c’est le fait pour le  gouvernement d’avoir engagé la réforme des ports en même temps que la réforme des retraites, ce qui provoque une grève puissante dans certains ports où les dockers intègrent comme une seule  la lutte contre les deux contre réformes.
 
Quel est l’acquis central du mouvement jusqu’ici ?

Depuis le 7 septembre les appareils syndicaux, avec Chérèque (CFDT)  et Thibault (CGT) à leur tête, ont organisé des journées d’action  successives (évitant soigneusement comme on le sait les mobilisations et l’ affrontement le 15 septembre jour du vote de la réforme à l’ Assemblée nationale et refusant de fixer la perspective du retrait du projet gouvernemental au nom d’une amélioration de la réforme présentée). Ils misaient sur un épuisement  du potentiel de résistance des salariés. Ils n’ ont pas réussi. Le mouvement s’est maintenu face au gouvernement et aux appareils syndicaux. Maintenant la jeunesse le rejoint : le mouvement progresse.

Il s’agit d’un échec politique du gouvernement et des appareils.

Ce sont les militants qui ont obtenu ce résultat, c’ est leur succès.

La crise propre du gouvernement ne lui a même pas permis d’offrir une porte de sortie honorable aux appareils. Chérèque avait proposé comme concession acceptable, le report jusqu’en 2015 par un vote au parlement, le passage de 65 ans à 67 ans, pour l’ obtention du taux plein de la pension de retraite.  Comme l’ écrit un conseiller patronal : « à force de dire qu’ il ne cèdera pas, le gouvernement a créé une situation très difficile pour les syndicats. Ils ont fini par avoir l’ opinion publique avec eux et sont maintenant dans une situation qui les accule à se radicaliser, alors que ce n’ était souhaité ni par la CGT ni par la CFDT. Le plus gros danger, ce n’est pas que les fédérations syndicales les plus dures appellent à la radicalisation, mais que le degré de colère de l’ opinion pousse les états majors syndicaux à aller sur cette pente dangereuse. »

Nous sommes en effet face à un gouvernement isolé et très faible. Le président marche sur un fil.

Selon les sondages, 70% de la population estime qu’il s’agit d’une réforme injuste et lui-même recueille un pourcentage de rejet comme on n’ en a jamais vu sous la cinquième République. Rappelons nous : en 2005 la mobilisation des militants et des salariés contre le Traité Constitutionnel Européen a contraint l’ appareil de la CGT (concrètement Thibault)  à se prononcer en faveur du Non, l’ obligeant à casser  conjoncturellement le fil du scénario qui devait conduire à une victoire de la bourgeoisie pour le Oui . C’est l’inverse  qui se réalisa. Dans le cas présent la mobilisation politique est d’un niveau supérieur parce qu’il s’agit de la lutte des classes.

Les manifestations du 12 octobre

L’impétuosité et la gaieté des cortèges lycéens  qui ont intégré les manifestations du 12 octobre leur ont apporté un nouveau souffle. Les manifestations se sont affirmées puissantes, sereines, faisant éclater avec plus de force encore le caractère parasitaire de la chambre d’enregistrement là haut prétendument indépendante et son vote de la réforme. L’important c’est d’être là, rassemblanttous les motifs que nous avons de lutter contre le gouvernement et la société capitaliste dont il veut nous faire payer la crise, renforçant notre cohésion, la compréhension de nos intérêts communs…des manifestations qui viennent du tréfonds de la société, de ses motivations et démarches diverses et qui convergent là

Un journaliste de Médiapart écrit justement: « par la volonté de passer en force qui est la marque de sa contre réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a réhabilité à sa façon la lutte des classes ».

De nombreux cortèges intersyndicaux d’entreprise sont formés au delà des rivalités syndicales,  des collectifs et réseaux interprofessionnels autour des Unions locales ou de grosses boîtes, se mettent en place. Le mot d’ordre de « retrait » du projet Sarkozy s’étend au-delà des colonnes toujours aussi combatives et nombreuses de Solidaire-SUD  et le « Tous ensemble, tous ensemble, grève générale » gagne du terrain. Les manifestants se disputent les faux billet de cinq cent euros frappés des têtes de Woerth et Sarkozy avec le « Dehors !…parce qu’ils le volent bien » édité par le NPA. Comme l’ a déclaré un conseiller de l’ Elysée ; « On est désormais dans une manifestation politique …(…) Avant il y avait des revendications, sur les femmes, les carrières longues. Maintenant, il n’ y en a plus : c’est le retrait du texte ou rien »

Charriant des approches multiples, des contradictions aussi, la situation s’ ordonne autour d’une réflexion commune : comment vaincre Sarkozy ?

La situation peut se précipiter et basculer mais à l’heure où nous écrivons on n’en est pas encore là.

Les appareils syndicaux, tout en restant fermes contre le mot d’ordre de retrait, ont été contraints de lâcher de la vapeur et de modifier leur dispositif. Dans les secteurs les plus en pointe ils déposent des préavis de grève : « que les militants décident » c'est-à-dire que chacun dans son atelier, son collège, son hôpital décide d’ entrer dans la lutte pour vaincre Sarkozy. Les syndicats n’ ont-ils pas été construits pour surmonter l’ état d’atomisation des salariés face au patronat et à son état ? Des Assemblées exigent un mot d’ordre de grève générale jusqu ‘au retrait du projet .de la part des confédérations syndicales. D’autres, parfois les mêmes,  ne se contentent pas d’un tel vœu et cherchent à construire leur grève en cherchant à l’ étendre, à la coordonner par quartier, par localité…

Après ce mois de mobilisations, ce mouvement qui ne faiblit pas et progresse  cherche des ouvertures. Plus de 60% des salariés se prononcent dans les sondages en faveur « d’une grève qui dure ». Mais jusqu’à présent ils ne s’y sont pas engagés en masse..

Car la grève générale ce n’ est pas les « grèves reconductibles ». La grève générale ne se proclame ni par l’ effet d’ incantations ou de mises en conditions artificielles. Elle se construit, se forge. Elle est le produit d’un climat, d’une respiration, d’une réflexion multiple  et unifiée qui prend le temps dont elle a besoin pour se déployer, et surtout elle est démocratique ou n’est pas. Elle a besoin de construire des lieux de réflexion, d’échanges et de décisions qu’elle puisse contrôler.

Les appareils dans les secteurs les plus mobilisés comptent sur l’ isolement  d’ initiatives isolées pour conduire à un essoufflement afin de  pouvoir calmer le jeu. En même temps les dépôts de préavis de grève ont un aspect cumulatif qui encourage les militants.  Ceux ci combattent, entraînent des grèves partielles... dans les lycées, écoles, SNCF… et des secteurs s’affirment avec force : les raffineries particulièrement et certains ports. Depuis quelques jours les lycéens se lancent avec impétuosité dans la mobilisation. Il semble manquer cependant encore l’ entrée de secteurs significatifs du privé comme par exemple la métallurgie ou les routiers par exemple si leur entrée annoncée vendredi va au-delà d’un effet d’annonce, pour contribuer à une modification qualitative du climat.

Il y a des tentatives de constructions d’ AG inter professionnelles. Ceux qui y assistent sont encore essentiellement les équipes militantes Les « militants » d’ailleurs ne sont pas une entité homogène. Beaucoup d’activités se réalisent de façon dispersée et une multitude d’initiatives empêchent parfois une réflexion plus approfondie. Il manque surtout le compte rendu des AG  à faire circuler d’ établissements à établissements, de sites internet à des groupes internet, provoquant l’ échange : quels ont été les arguments échangés, les hésitations, les désaccords, les accords,  les certitudes, les décisions et les propositions d’initiatives.


Parfois certains appareils ne rechignent pas à lancer des actions coups de poing qui éloignent de l’ action pour aller convaincre localement les autres secteurs qui ne sont pas encore entrés dans l’action directe et se coordonner avec eux…

En réalité nous sommes au milieu d’  un fleuve plein de multiples initiatives, de réalités diverses où se mélent des contradictions  mais ordonné (et c’est en cela que réside la radicalité de la situation ) autour de la recherche de vaincre Sarkozy , de s’en débarrasser, et à travers cela de reprendre le contrôle de notre sort.

Les manifestations de samedi 16 seront sans nul doute massives, avec la présence renforcée des jeunes des lycées qui se sont lancés dans l’ action jeudi et vendredi.

Jeudi 14 , quelques centaines de lycéens manifestent devant le siège du MEDEF, dans cet arrondissement super privilégié du septième; sur les trottoirs des personnes âgées les applaudissent. Voilà qui peut changer définitivement le climat : la fusion et la solidarité des générations, comme elle commença à s’affirmer en 2006 dans le rejet du CPE, contre le sort que nous réserve la société capitaliste en crise…

Par milliers et milliers des jeunes et de moins jeunes sont en train de s’engager dans cette lutte. Une nouvelle génération commence à s’organiser et à faire son expérience. Elle cherche la jonction avec d’autres forces militantes. Certains entrent dans le mouvement forts de leur combativité, de la confiance en leur énergie ; d’autres y sont engagés chargés de leurs expériences, de leurs illusions parfois et d’autres fois de leurs méfiances. Il nous semble essentiel  que se dégage de tout cet élan la compréhension de la nécessité de la construction de nos instruments propres de lutte, le besoin  de nous organiser nous-mêmes, de prendre entre nos mains le contrôle de la lutte contre le gouvernement.

Jean Puyade



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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:24

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5498

Procès Alima Boumediene-Thiery et Omar Slaouti : les sionistes renvoyés chez eux !

Les parties civiles et le ministère public qui attaquaient la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts) et Omar Slaouti (NPA) pour leur participation à une action de boycott des produits israéliens dans le magasin Carrefour de Montigny ont été déboutées ce jeudi 14 octobre 2010 par le tribunal de Pontoise.

Après que Maître Antoine Comte, avocat de la défense eut fait valoir les nombreuses irrégularités commises par les plaignants dans cette affaire, les juges n’ont même pas estimé nécessaire d’entendre développer les autres arguments sur le fond.

Courageux, mais pas téméraires, ni le colon israélien Sammy Ghozlan, ni son acolyte du CRIF William Goldnadel (également israélien), ne se sont montrés au procès. Ils sont restés chez eux.

En revanche, les militants se sont massivement déplacés pour soutenir Alima et Omar et pour réaffirmer leur détermination à poursuivre et amplifier la campagne de boycott, désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël. Ils sont venus par centaines malgré les grèves des transports. Ils sont venus de différents coins de France et même de Belgique. Nous sommes, pour beaucoup, allés en cortège de la gare Pontoise jusqu’au tribunal, où les prises de paroles et les slogans ont scandé la totalité de l’après-midi, jusqu’à l’annonce de cette victoire peu avant 18 H.

Un immense merci à tous ceux qui, depuis des mois, se mobilisent pour le droit et la justice. Le combat n’est pas terminé. Nous aurons le résultat du procès de Sakina à Bordeaux le 22 octobre, et nous serons présents à Mulhouse, le 29 novembre prochain pour le prochain procès BDS. Et surtout, nous avons pris l’engagement devant le tribunal de Pontoise de poursuivre et d’amplifier la campagne BDS, pour dénoncer incessamment la présence, dans tous les magasins, de produits des criminels de guerre israéliens.

Mais une manche importante vient d’être gagnée : ne boudons pas notre plaisir !

CAPJPO-EuroPalestine

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 19:43

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101014/tts-france-marseille-ca02f96.html

Marseille, épicentre de la contestation sociale en France (Reuters)

Poubelles qui débordent, stations-service vides, départ de Ryanair, patrons désespérés et embouteillage de pétroliers dans la rade: Marseille est l'épicentre de la contestation contre la réforme des retraites.

Le climat est étrange dans la citée phocéenne où le "clasico" entre l'Olympique de Marseille et le PSG du 7 novembre est passé au second plan des priorités des habitants, qui craignent pour leurs réservoirs, leurs retraites et leurs emplois, ce qui en dit long dans une ville folle de son club.

En raison de la grève des éboueurs, un classique dans la cité phocéenne, les tas d'immondices s'amoncellent depuis trois jours sur les trottoirs, notamment du centre-ville.

En mars dernier, une grève d'une semaine dans un seul arrondissement avait provoqué l'entassement de 7.000 tonnes de poubelles. Cette fois, 12 des 16 arrondissements sont concernés.

Les secteurs de l'éducation - lycées, crèches, cantines scolaires - et des transports sont également touchés.

La grève peu suivie à la Régie des transports marseillais (RTM) ne suffit pas à perturber les transports publics locaux.

Mais les cheminots de la région sont, comme souvent, à l'avant-garde de la contestation et ont voté jeudi la reconduction de la grève pour 24 heures. Les trois quarts des conducteurs de train étaient en grève jeudi selon Sud-Rail et un TGV sur trois est assuré entre Paris et la Côte d'Azur.

L'AÉROPORT COMME LE PORT ?

Sur le front de l'emploi, après la fermeture de l'usine Fralib de Gémenos - 182 salariés -, les Marseillais ont appris une autre mauvaise nouvelle: la compagnie aérienne Ryanair a menacé mercredi de fermer sa plate-forme de Marseille après l'ouverture d'une procédure judiciaire à son encontre.

"Deux cents emplois s'envolent", titre La Provence jeudi.

Pour Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de la ville, un millier d'emplois directs ou indirects vont disparaître par la faute, selon lui, des syndicats de pilotes à l'origine de la plainte pour "travail dissimulé".

"J'espère que ce comportement irresponsable ne conduira pas l'aéroport dans la même impasse que celle connue aujourd'hui par le grand port maritime de Marseille (GPMM)", a ajouté l'édile.

Certains ouvriers du port, opposés à la réforme portuaire, n'ont pas attendu leurs camarades cheminots, postiers ou éboueurs pour se lancer dans une grève reconduite depuis maintenant plus de deux semaines.

Le long de l'autoroute du littoral, qui longe la façade maritime avant de plonger au coeur de la ville, les automobilistes ralentissent pour photographier les silhouettes immobiles des pétroliers à l'ancre dans la rade de Marseille.

Jeudi, selon la direction du port, 20 navires dont 17 pétroliers étaient en attente sur la rade, et 40 autres sur la rade de Fos, à une vingtaine de kilomètres.

"THE BEST JOB IN THE WORLD"

En raison d'arrêts de travail des agents des terminaux marchandises, des porte-conteneurs en attente de charger ou décharger leurs cargaison patientaient également. Des voyages avec la Corse ont été annulés.

Les patrons bouillonnent, les hommes politiques s'inquiètent et les automobilistes paniquent.

L'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône a fait paraître lundi dans Les Echos, après avoir essuyé un refus de La Provence, une publicité parodiant le concours australien pour "The best job in the world", qui détaillait les avantageuses conditions d'emploi présumées des 36 grutiers du port.

Son président, Jean-Luc Chauvin, évalue à 35 millions d'euros les pertes pour l'économie marseillaise. L'industrie chimique a dit avoir perdu 550 millions d'euros et les patrons marseillais, comme le gouvernement, prédisent une mort lente au port qui a fait de Marseille une ville incontournable en Méditerranée.

Comme Jean-Claude Gaudin, les socialistes locaux ont réclamé la fin de la grève, motivée selon eux par "des intérêts très catégoriels".

"Nous appelons les grévistes du grand port de Marseille à mesurer les dégâts causés à notre économie déjà en difficulté et nous leur demandons de cesser ce mouvement", a dit Patrick Mennucci, chef de l'opposition socialiste au conseil municipal.

La situation aux pompes en carburant est aggravée par la conjonction de ce mouvement avec celui contre la réforme des retraites.

Les raffineries du port de Fos-Lavera seront toutes à l'arrêt en fin de semaine, en raison des grèves ou du manque de produits pétroliers.

Du coup, les automobilistes défilent aux stations-essence, qui devraient être à sec la semaine prochaine.

"Cette semaine, j'ai refait trois fois mes réserves contre une seule fois habituellement", explique le gérant d'une station Total. "Ce n'est pas la panique, mais les gens prennent leurs précautions et anticipent une possible pénurie."


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