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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:17

 

http://www.salah-hamouri.fr/node/207

J’espère que vous lirez cette lettre…

Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.

Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.

Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.

Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.

Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.

Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?

Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant soixante deux ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.

Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de cinq ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.

Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.

Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Le 14 juillet 2010




 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:03

 

Exilés afghans : hypocrisie gouvernementale et municipale.

Le collectif de soutien des exilés du dixième arrondissement de Paris a appris ce matin à 8 heures l’évacuation matinale du "campement" afghan du canal Saint Martin. Dans la matinée trois communiqués - la Mairie de Paris, l'association France terre d’Asile et le Ministre Besson se sont félicités de cette opération.

Le collectif dénonce depuis longtemps le non respect de la réglementation par l’Etat en ce qui concerne l’hébergement et le logement obligatoire des demandeurs d’asile, comme il est rappelé dans le communiqué FTDA. En ce qui concerne les exilés en procédure Dublin nombre de ceux pour qui obligation avait été faite à l'Etat de les loger suite aux référés faits, sont restés à la rue.

Malgré les affirmations d’usage de FTDA, de la Mairie et du ministère quand au relogement et à l’hébergement de tous les "déplacés", qu’ils soient en situation régulière de demande d’asile ou en situation irrégulière, le collectif s’inquiète du sort réel et final qui sera fait à chaque catégorie.

Il s'étonne qu'aucune mention n'ait été faite des mineurs présents, devant dormir chaque soir sous les tentes faute de place dans le dispositif d'accueil au mépris de la réglementation obligatoire de l’Aide Sociale à l’enfance dont Monsieur le maire de Paris est président.

Le collectif ne comprend surtout pas pourquoi il n’a pas tout simplement été proposé des logements aux jeunes demandeurs d’asile, logements qu’ils auraient évidemment troqués avec empressement contre leurs tentes de fortunes sur le canal. Rappelons ici qu'un logement décent, c'est ce qu'attendent aujourd'hui des milliers de demandeurs d’asile en France.

Il n'était pas besoin d'amener les CRS, pour convaincre de se rendre dans un lieu d'hébergement tous ceux qui, depuis des mois, réclament à FTDA le logement auquel ils ont droit.

Le collectif souligne par ailleurs que de nombreux exilés ont "perdu" leurs documents et autres affaires personnelles précipitamment embarqués et jetés par les agents municipaux au mépris de la loi.

Le collectif dénonce cette sordide opération politique d’été, nouvelle tentative de dissuasion à l’asile et visant à impressionner les exilés mais qui n'apporte pas plus de solution que l'évacuation du square Villemin le 18 août 2009. D'ici quelques semaines autant sinon plus d'exilés, mineurs comme majeurs, dormiront la nuit dans les rues du dixième arrondissement. Tel est le cycle infernal de ce lieu : campement/expulsions, re-campement/ré-expulsions sans cesse.

Paris le 20 juillet 2010

Le collectif de soutien des exilés du dixième arrondissement de Paris







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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 19:47

 

Coordination des syndicats SUD PTT d’Ile de France

Quatre syndicalistes menacés de licenciement et de révocation pour faits de grève :

Yann LE MERRER, représentant SUD au CHSCT de la DOTC des Hauts de Seine

Bertrand LUCAS, secrétaire départemental SUD Poste des Hauts de Seine

Gaël QUIRANTE, secrétaire départemental SUD Poste des Hauts de Seine

Olivier ROSAY, secrétaire départemental SUD Poste de Paris

Dans les Hauts de Seine, les facteurs de Chatillon, Clamart, Asnières sur Seine et Bois Colombes se sont mis en grève fin avril contre « facteurs d’avenir » et la sécabilité. Ils se sont rendus dans de nombreux bureaux pour expliquer à leurs collègues non grévistes les raisons de leur mouvement et les appeler à rejoindre la lutte. De nombreuses distributions dans les Hauts de Seine, mais aussi à Paris ont vécu dans un état de siège créé par une boîte paranoïaque et refusant toute négociation.

Des avancées ont été obtenues par les grévistes, mais aujourd’hui les animateurs et les soutiens de cette grève sont menacés de licenciement et de révocation. La Poste réprime clairement les prises de parole et les assemblées générales dans les centres. Lundi 12 juillet, Gaël Quirante, secrétaire départemental SUD Poste des Hauts de Seine, passe en conseil de discipline, la boîte demande le licenciement à son encontre. Il faut que nous soyons le plus nombreux possible ce jour pour empêcher ce licenciement et défendre la liberté d’expression à la Poste !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN
Lundi 12 juillet à partir de 13 heures 30
devant la DOTC des Hauts de Seine à Nanterre
3 Boulevard du Levant 92 000 Nanterre
Ligne A du RER
Station Nanterre Ville

Un préavis national couvre tous les agents ce jour





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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 18:52

 

RENCONTRE ITALO-FRANCAISE DU 24 JUILLET A VINTIMILLE 

A.R.S. (association de reconstruction de la gauche en Ligurie) - Ballon Rouge - Les Verts

L’évolution de la mondialisation prouve que l’avenir de la planète se centre dans les liens très étroits entre les trois antagonismes  de ce vingt et unième siècle :

Les grands combats sociaux laminés par le capitalisme dominant dans les pays occidentaux, et en plein développement dans les pays émergents.

La marche en avant des peuples et des pays du tiers monde qui sortent de l’obscurantisme, d’une quasi-féodalité, du colonialisme  et qui vont s’affronter aux grandes puissances  impérialistes dans leur processus de modernisation.

La recherche du profit à court terme, la course effrénée à la production et à la consommation mettent en danger la planète et ses ressources naturelles. Les pollutions sont un crime dans le domaine sanitaire. L’écologie est un combat politique contre l’ordre établi.

Italiens et français, internationalistes, c’est dans l’espace européen que nous devons construire le front des luttes.

Mais le passage à l’acte, la construction des forces politiques capables de jouer un rôle crédible et influent est très insuffisant par rapport aux enjeux globaux.

Depuis de nombreuses années, régulièrement nous nous rencontrons pour échanger nos modestes expériences. C’est un mini-exemple qui pourrait inspirer les mouvements institutionnels.

Entre le Ligurie et la région PACA, les montagnes semblent parfois insurmontables. Pourtant, nous sommes dans le même bateau et face à la même crise profonde du système capitaliste et productiviste qui va s’abattre sur nous « comme un orage alpin ».

Pour sauvegarder les droits fondamentaux pour toutes les populations nous sommes en phase.

Sur les questions plus régionales telles que le transport et l’eau, nous pouvons échanger et avancer des propositions alternatives.

Lors de notre dernière réunion, la création une revue commune a été discutée… où en sommes-nous ?

Voilà peut-être le cadre de nos échanges en deux langues pour la rencontre du 24 juillet à Vintimille.


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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 18:29

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/16/ali-soumare-licencie-par-le-maire-ps-de-sarcelles_1389068_823448.html

Ali Soumaré licencié par le maire PS de Sarcelles

16.07.10 | 20h06  •  Mis à jour le 16.07.10 | 20h53

Objet d'une importante polémique pendant la campagne des régionales sur son prétendu casier judiciaire, Ali Soumaré, nouvel élu PS à la région Ile-de-France, a été licencié par le maire PS de Sarcelles (Val-d'Oise), François Pupponi, de son poste de collaborateur de cabinet. La lettre de licenciement date du 2 juillet, selon le site lexpress.fr, qui a révélé l'information, confirmée depuis par les intéressés.

Le maire de Sarcelles affirme avoir licencié son collaborateur embauché en mars 2009, pour "abandon de poste". "Depuis le lendemain des élections régionales, fin mars, il ne mettait plus les pieds au bureau, malgré les courriers de relance que nous lui avions envoyés. Quelqu'un qui ne vient pas travailler, on ne peut pas le garder, c'est une question de justice et de droit", explique François Pupponi.

Une explication contestée par le jeune conseiller régional qui avait été attaqué au cours de la campagne des régionales par des élus UMP à propos de son prétendu casier judiciaire de "délinquant multirécidiviste". Pour Ali Soumaré, il s'agit d'"un problème de jalousie" entre François Pupponi et lui, lié à sa "médiatisation". M. Soumaré affirme avoir tenté en vain "une séparation à l'amiable" après la détérioration de leurs relations depuis janvier.

"POURQUOI T'EXPOSES-TU ? TU VAS TE FAIRE MASSACRER !"

Le site de L'Express raconte que les élus se sont accrochés verbalement en février en marge d'un meeting à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), en pleine polémique sur le casier judiciaire. "Pourquoi t'exposes-tu autant aux médias ? Tu vas te faire massacrer!" aurait lancé François Pupponi à Ali Soumaré. Et d'ajouter: "Avoue que tu veux prendre ma place et qu'on t'a promis ma circonscription !" Le député et maire de Sarcelles confirme la première citation : "Ce que je lui ai dit c'est : 'Ali tu déconnes, tu t'exposes trop et tu vas te faire massacrer.'" Mais il réfute avec force la seconde. "Ce sont des conneries. Il n'y a pas de jalousie de ma part."

Dans un communiqué, Kamel Hamza, président de l'Aneld (Association nationale des élus locaux de la diversité) et élu d'opposition (UMP) de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), a demandé à la première secrétaire du PS, Martine Aubry, "des explications sur la promotion de la diversité au sein du PS".





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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 18:13

 

http://www.lariposte.com/spip.php?page=article&id_article=1448

Deux jours après l’intervention télévisée du chef de l’Etat, dont l’un des objectifs était de balayer les soupçons de corruption qui pèsent sur Woerth et Sarkozy lui-même, le Canard Enchaîné révèle qu’Eric Woerth – encore lui – aurait autorisé la vente à « prix d’ami » d’une parcelle de la forêt de Compiègne au président de la Société des courses de Compiègne. Ce dernier est également l’un des dirigeants de l’association France Galop, qui compte parmi ses membres Florence Woerth – encore elle.

Le gouvernement répond que cette transaction est « parfaitement légale ». Mais cela ne convaincra pas les millions de jeunes, de travailleurs et de retraités dont les conditions de vie et de travail se dégradent sans cesse, en toute « légalité », pendant que les sommets de l’Etat mènent grand train aux frais du contribuable. Après tout, n’est-ce pas très légalement que Sarkozy a triplé son salaire, juste après son élection ? Et n’est-ce pas en toute légalité que Mme Bettencourt, riche d’au moins 17 milliards, a reçu du fisc un chèque de 30 millions d’euros, grâce au bouclier fiscal ? La légalité capitaliste autorise les riches à s’enrichir davantage au détriment de la grande majorité : telle est la conclusion à laquelle de plus en plus de gens parviennent. Et elle a des implications révolutionnaires.

Les enquêtes ouvertes sur les affaires en cours ont leur importance, bien sûr. Leurs conclusions peuvent achever le gouvernement. Mais elles ne pourront pas le « blanchir ». Même si la justice concluait à l’entière innocence de Woerth et Sarkozy, la masse de la population ne cesserait pas de les juger coupables. Ici, l’instinct de classe ne tient pas compte des éléments juridiques. Il ne s’embarrasse pas, non plus, de la présomption d’innocence. Les gens jettent un coup d’œil sur le tas de fumier qui grossit au fil des révélations – et, sans attendre les conclusions des enquêtes, ils tranchent : « c’est tout à fait le genre de ces voyous ». C’est exact. Vraies ou fausses, toutes les accusations qui pèsent sur Woerth et Sarkozy sont parfaitement dans le genre de ces voyous dont la politique sert les seuls intérêts matériels d’une petite poignée de grands capitalistes.

La décomposition du gouvernement Sarkozy est irréversible. Les affaires ne font qu’accélérer son pourrissement, dont les causes fondamentales sont la crise du capitalisme et son cortège de chômage, de misère et de régression sociale. Lorsque Nicolas Sarkozy, en 2007, partait en vacances sur le yacht du milliardaire Bolloré, beaucoup de gens se disaient : « qu’il fasse ce qu’il veut de ses vacances, du moment qu’il règle nos problèmes ». Mais il n’a rien réglé. Au contraire, il a aggravé les problèmes et la souffrance de la grande majorité de la population. Dès lors, les privilèges et passe-droits qui alimentent la chronique, au sommet de l’Etat, deviennent insupportables. Et les choses ne vont pas s’arranger. Dans les deux années qui viennent, le chômage ne baissera pas sérieusement. Il est même probable qu’il continuera d’augmenter. La misère s’aggravera. De nouvelles coupes sociales et contre-réformes – dont celle visant nos retraites – sont à l’ordre du jour. Tout ceci ne peut qu’accroître et intensifier l’impopularité du gouvernement.

En septembre, la mobilisation contre la casse des retraites doit franchir un nouveau cap. Nous avons déjà souligné, dans nos articles, les limites de la stratégie des « journées d’action ». Il y a désormais un autre élément de la stratégie syndicale qui doit être discuté. Le refus des dirigeants syndicaux de « politiser » le mouvement sur les retraites serait une erreur. Les conditions sont réunies pour, dans le même temps, repousser l’attaque contre les retraites et faire tomber le gouvernement Sarkozy. Les deux sont directement liés, d’ailleurs, car le gouvernement ne résisterait probablement pas à une défaite sur ce dossier. Aussi le mouvement syndical – à commencer par la CGT – doit-il mobiliser les travailleurs sur l’objectif de chasser la droite du pouvoir. Les partis de gauche et les organisations syndicales doivent réclamer des élections présidentielles et législatives anticipées. Ce mot d’ordre aurait un
puissant écho parmi des millions de jeunes et de travailleurs exaspérés par la politique du gouvernement. Il renforcerait le mouvement contre la réforme des retraites et la politique de l’UMP en général. Le gouvernement est gravement affaibli. Il faut et on peut l’abattre.

Jérôme Métellus (PCF Paris)

Publication : mercredi 14 juillet 2010




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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 17:37

 

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_70_art5.htm

REGARDS D'EUROPE

FAIRE RATIFIER LA CONVENTION INTERNATIONALE SUR LES TRAVAILLEURS MIGRANTS

Bien qu'elle ait été adoptée le 18 décembre 1990 par l'Assemblée générale des Nations unies et soit entrée en vigueur le 1er juillet 2003, la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et de leurs familles n'est toujours pas appliquée car trop peu d'Etats (moins de 50) l'ont ratifiée.

Aucun pays d'Europe ni d'Amérique du Nord ne l'a ratifiée car l'application de cette Convention les empêcherait de mettre en œuvre leurs politiques d'immigration discriminatoires et liberticides. En effet, cette convention est le Traité international le plus complet en matière de droits des migrants qui sont égaux en dignité et en droit. Elle leur applique tous les droits de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, notamment l'égalité de traitement entre les travailleurs, nationaux ou étrangers, avec ou sans papiers, le droit de vivre en famille dans le pays d'accueil, la liberté d'opinion, de religion et d'expression et le droit de retourner régulièrement dans le pays d'origine et d'en revenir.

A l'occasion du vingtième anniversaire de l'adoption de cette convention internationale, le Centre international de ressources sur les droits des migrants et la plateforme européenne pour les droits des travailleurs migrants lancent la campagne "Il est temps de ratifier la convention sur les travailleurs migrants". L'objectif est de faire ratifier cette convention internationale par les 27 Etats membres de l'Union européenne. Cette campagne pourra s'appuyer sur des résolutions du Parlement européen qui a demandé à plusieurs reprises aux Etats membres de ratifier cette Convention (consulter le site: www.migrantswatch.org).

DEUX POIDS, DEUX MESURES...

Dans une résolution, adoptée le 17 juin à une forte majorité (470 voix contre 56 et 56 abstentions), le Parlement européen a condamné l'opération israélienne contre le flottille humanitaire, demandé une enquête internationale et impartiale ainsi que la fin immédiate du blocus. Toutefois, refusant de confirmer sa position d'avril 2002 pour la suspension de l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël, il s'est contenté d'inviter "le Conseil à prendre les mesures nécessaire pour convoquer sans délai le Conseil d'association UE-Israël afin de discuter de la situation actuelle".

Il a également demandé une nouvelle fois "la libération immédiate du sergent israélien Gilad Shalit" détenu à Gaza par le Hamas depuis juin 2006 mais il est resté muet sur le cas du franco-palestinien Salah Hamouri qui croupit dans les geôles israéliennes depuis plus de 2000 jours. Deux poids, deux mesures entre le franco-israélien Gilad Shalit et le franco-palestinien Salah Hamouri qui doit rester en prison! La campagne pour la libération de Salah Hamouri, relayée par "l'Humanité", doit se poursuivre et s'intensifier.

REJET D'UNE DIRECTIVE DE LIBERALISATION DES TRANSPORTS ROUTIERS

En mai 2010, nous avons rendu compte du rejet par la commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen d'une directive européenne dont la mise en œuvre aurait augmenté le temps de travail des routiers indépendants jusqu'à 60 heures par semaine (au lieu de 48 heures).

Le 16 juin, en session plénière à Strasbourg, le Parlement européen a refusé de céder aux pressions des gouvernements et des grandes sociétés de transports routiers qui voulaient se servir de cette directive pour pousser leurs salariés à devenir indépendants ou auto-entrepreneurs. La mobilisation des syndicats de camionneurs a payé puisque le Parlement européen a confirmé par 368 voix contre 301 et 8 abstentions le rejet de la directive fondée sur un régime différencié entre routiers indépendants et salariés dont l'application aurait entraîné un dumping social, une aggravation des conditions de travail et une détérioration en matière de sécurité routière. Après le vote du Parlement européen, la Commission européenne a décidé de retirer sa proposition de directive.

L'événement est suffisamment rare pour être souligné: seuls les dockers, et aujourd'hui les routiers, ont réussi à obtenir le rejet de directives concernant leur secteur d'activité. Leur victoire montre que la mobilisation peut permettre de bloquer sur le plan européen le rouleau compresseur de la déréglementation du travail et de la libéralisation.

L'EUROPE EN BREF...

Dans son rapport annuel, la Commission contre le racisme et l'intolérance du Conseil de l'Europe (ECRI) critique la France et juge préoccupants "la perception de la police par les minorités, les contrôles au faciès, les préjugés contre les musulmans et le ton du débat sur l'immigration"; le rapport dénonce aussi "les propos tenus par des responsables politiques, y compris des élus et des membres du gouvernement" qui contribuent à encourager "l'expression du racisme et de la xénophobie".

Selon une enquête réalisée dans le cadre du programme européen Daphne, destiné à prévenir toutes les formes de violence, le taux de mortalité lié aux violences conjugales a augmenté dans l'Union européenne. A l'échelle des 27 pays membres, "les fémicides (homicides de femmes par leur compagnon) représentent 41% de la mortalité liée aux violences conjugales".

Au cours de leur réunion du 14 juin, les Ministres des Affaires étrangères des 27 ont décidé de reporter à septembre 2010 l'examen de la position commune de l'Union européenne de 1996 qui encadre ses relations avec Cuba.

Au cours d'une rencontre avec le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a appelé l'Union européenne à changer sa position commune qui ne fonctionne pas, qui est obsolète et qui est marquée par l'ingérence.

L'ANECR a lancé une chaîne de solidarité des élus progressistes des pays d'Europe avec le peuple grec et "tous les autres peuples menacés par las assauts des "investisseurs" et la tutelle impitoyable des dirigeants de l'Union européenne et au FMI "(pour participer à cette chaîne envoyer les signatures à anecr@elunet.org).

Jean Paul Le Marec






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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 17:01

 

http://www.lariposte.com/spip.php?page=article&id_article=1442

 


Le NPA compte dans ses rangs un certain nombre de militants révolutionnaires qui luttent sérieusement contre la classe capitaliste et veulent en finir avec le capitalisme. Mais ces éléments sont de plus en plus isolés, au sein de leur propre parti. Le NPA se distingue de la LCR par le fait d’être beaucoup plus hétérogène, politiquement.

Longtemps avant sa dissolution, la LCR se caractérisait par une certaine désinvolture à l’égard des questions de théorie et de programme. Ceci dit, la grande majorité de ses adhérents voyaient dans la LCR une organisation révolutionnaire ayant pour objectif le renversement du système capitaliste et son remplacement par le socialisme. Or, le lancement du NPA, à grands renforts médiatiques, a attiré une masse d’éléments petits-bourgeois dont un bon nombre s’intéresse essentiellement aux élections et aux places que l’organisation pourrait éventuellement décrocher, dans les « institutions ». Le NPA avait le vent en poupe, pensaient-ils, et irait de succès en succès. Ils répétaient sans cesse que le PCF est « dépassé », en « phase terminale », et pensaient que le NPA le remplacerait comme la principale force « à gauche de la gauche ». Les résultats des élections régionales ont démontré qu’il n’en est rien. Le
score du NPA n’a pas été plus important que celui auquel la LCR aurait pu s’attendre, dans des circonstances analogues.

Cet échec aura des conséquences au sein du NPA. On entend dire, parfois, que la diversité du NPA fait sa force. C’est manifestement faux. A chaque épreuve sérieuse, les différentes tendances tireront des conclusions différentes, et parfois radicalement opposées. Désormais, les adhérents pour qui les résultats électoraux du NPA sont primordiaux tireront la conclusion que la rupture avec le « radicalisme » et le profil « communiste » de la LCR n’est pas allée assez loin. Ils feront pression pour faire passer l’« anticapitalisme » en arrière-plan, au profit d’idées plus modérées – vaguement écologistes, féministes, etc. – qu’ils estiment plus payantes, sur le plan électoral. En revanche, les militants pour qui le NPA est avant tout un instrument de la lutte des classes s’efforceront de l’orienter dans le sens inverse. La lutte entre ces tendances a déjà commencé, et ne manquera pas de s’accentuer dans les mois et les années à venir. A terme, elle mènera à sa dislocation.

Pressions idéologiques

L’effondrement de l’URSS et des autres régimes totalitaires, en Europe de l’Est, a fourni l’occasion d’une vaste offensive idéologique de la part des chantres du capitalisme. Le capitalisme et les forces aveugles du marché avaient définitivement triomphé de la planification économique et du « socialisme ». Cette offensive a eu un impact considérable sur les travailleurs du monde entier, et surtout sur les instances dirigeantes des partis de gauche, en France et ailleurs. La direction du PS a renoncé au socialisme, même à titre d’objectif lointain, pour rallier ouvertement « l’économie de marché ». Au PCF, Robert Hue et les instances dirigeantes du parti sont allés jusqu’à cautionner des privatisations, notamment à l’époque du gouvernement Jospin.

La LCR n’était pas, non plus, à l’abri de ces pressions. Au fond, la direction de la LCR suivait essentiellement la même trajectoire, avec un train de retard. L’idée qui sous-tendait le projet du NPA était de rompre avec la tradition « communiste et révolutionnaire », à la faveur d’une image vaguement « anti-capitaliste ». Ce n’était que l’aboutissement d’une longue période pendant laquelle de nombreux dirigeants de la LCR voyaient dans son héritage communiste, révolutionnaire et « trotskiste » un obstacle à son développement – et, en particulier, à l’amélioration de ses performances électorales. La propagande publique de la Ligue ne parlait pas du socialisme. Son programme se limitait à des mesures partielles, à l’image du programme du PCF.

Le mot d’ordre principal du NPA, que l’on retrouve systématiquement sur ses tracts et ses affiches, appelle à « taxer les profits ». Les profits sont déjà taxés, en l’occurrence. Mais ne faudrait-il pas les taxer plus lourdement ? Cette mesure irait dans la bonne direction, bien sûr. Seulement, compte tenu du fonctionnement du capitalisme, certaines conséquences en découleraient. Pour éviter les taxes, les capitalistes auraient davantage recours aux délocalisations et aux fermetures d’entreprises. Or, le programme du NPA n’avance aucune proposition pour contrecarrer cette réaction. Le NPA est peut-être « anti-capitaliste », mais que signifie ce terme si le programme que défend l’organisation ne propose aucune alternative sérieuse au capitalisme ?

Sectarisme

L’attitude sectaire de la LCR à l’égard du PCF et du PS était une source constante d’irritation, pour les militants de notre parti. Par exemple, aux élections présidentielles de 2002, on se rappelle que les dirigeants de la LCR avaient préconisé l’abstention dans l’hypothèse où le PS, au deuxième tour, ferait face à Jacques Chirac. Le PS et le PCF étaient « la même chose » que la droite, disaient-ils. Mais lorsque Chirac s’est trouvé face à Le Pen, la LCR a appelé à voter pour le candidat de l’UMP. De tels comportements sont pour beaucoup dans les préjugés qui existaient – et existent encore – chez les militants communistes à l’égard du « trotskisme ». Mais il faut reconnaître que l’existence d’organisations d’extrême gauche – LO, la LCR et, aujourd’hui, le NPA – est aussi le prix à payer pour les dérives et les incohérences politiques au sommet de notre propre parti, que ce soit à l’époque « stalinienne » ou depuis. Le stalinisme repoussait la jeunesse et les travailleurs, tout comme l’engouement de la direction du parti pour « l’économie de marché », depuis l’époque de Robert Hue. Des ministres communistes qui privatisent n’intéressent personne – à part les capitalistes.

Le capitalisme a échoué. Le marxisme n’a rien perdu de son actualité. S’il veut lutter contre le capitalisme de façon conséquente, un militant révolutionnaire doit s’intéresser à la théorie, aux idées et aux principes du marxisme. De très nombreux militants communistes sont convaincus que le PCF doit renouer avec ces idées. La Riposte s’inscrit dans ce mouvement et s’efforce d’y contribuer, dans son journal, sur son site internet et dans son activité publique en général. Nous sommes confiants dans le fait que les éléments authentiquement révolutionnaires du NPA y trouveront des idées, des explications théoriques et des perspectives qui correspondent à leurs aspirations.

La Riposte
Publication : vendredi 25 juin 2010



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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 14:23

 

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=28939

Soutien aux six de Pau

La justice poursuit pour délit d’outrage, sur plainte du préfet des Pyrénées Atlantiques, six personnes ayant soutenu par courriel une famille déboutée du droit d'asile risquant une expulsion.

Pierre Favre (Haute-Savoie), Gérard Chevrot (Haute-Savoie), Yves Ribault (Savoie), Valérie Martinez (Val d’Oise), Docteur Eric Soares (Charente-Maritime), Daniel Candas (Rhône) sont tous les six convoqués au tribunal de Pau le 10 juin prochain.

Le préfet leur reproche d’avoir : « … proféré à son encontre des accusations (…) allant jusqu’à établir un parallèle entre sa décision et les méthodes utilisées par les nazis et le régime de Vichy » (Philippe Rey - août 2008)

Comme les six de Pau nous estimons que les enfants n'ont pas leur place dans un centre d'enfermement et nous approuvons leur démarche.

Nous nous inquiétons de voir qu'une référence à l'histoire pour apprécier une politique puisse être assimilée à un outrage à haut fonctionnaire alors qu'il s'agit d'une démarche intellectuelle qui  procède de la liberté d'expression, droit  inscrit dans notre Constitution et fondamental dans toute démocratie.

Nous protestons contre l'utilisation faite ici du délit d'outrage pour tenter de limiter la portée de ce droit, dont nous revendiquons l'usage plein et entier.





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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 13:51

 

http://www.liberation.fr/societe/0101647015-une-breve-histoire-de-la-rafle

Une brève histoire de la rafle

Par OLIVIER LE COUR GRANDMAISON Enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l'université d'Evry Val d'Essonne

Les 16 et 17 juillet 1942, le régime de Vichy organise la rafle du Vél d’Hiv dont la commémoration approche. Le 10 juin 2010, des hommes et des femmes ont comparu devant le tribunal de grande instance de Pau suite à la plainte déposée contre eux par Philippe Rey, préfet des Pyrénées-Atlantiques, en vertu de l’article 433-5 du code pénal qui sanctionne le délit d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Leur tort ? Avoir, pour certains d’entre eux, utilisé le terme «rafle» pour dénoncer les arrestations d’étrangers en situation irrégulière.

Consultons donc le Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française en sept volumes, dit le Robert, couronné par l’Académie française. «Rafle» est ainsi définie : «Spécialt. (fin XIXe siècle) Arrestation massive opérée à l’improviste par la police dans un quartier suspect, un établissement mal famé.» Et, à titre d’illustration, les auteurs citent un extrait de Nana, où Emile Zola relate la situation de péripatéticiennes parisiennes. «L’été, à douze ou quinze, ils (les agents) opéraient des rafles sur le boulevard, ils cernaient un trottoir, pêchaient jusqu’à trente femmes en une soirée.»

Intéressante définition et précieuse citation. De façon concordante, précise et circonstanciée, toutes deux prouvent ceci : la rafle est une technique utilisée dès la seconde moitié du XIXe siècle par la police contre les membres des classes pauvres, souvent jugées dangereuses, les prostituées et les vagabonds, notamment. A la fin de la IIIe République, des rafles furent aussi employées suite au décret du 18 novembre 1939 autorisant l’internement de tous les individus, nationaux ou étrangers, considérés comme «dangereux pour la défense nationale» et la «sécurité publique». Le 19 mars 1940, le radical-socialiste Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur, y a recours lors d’opérations policières dirigées contre les militants du Parti communiste. 10 550 perquisitions, 3 400 arrestations et 499 internements, tel est le bilan qu’il dresse fièrement à la tribune de l’Assemblée nationale. Pour la première fois dans
l’histoire de la France contemporaine et démocratique, les rafles et l’internement administratif étaient utilisés contre des nationaux pour des motifs politiques.

Contrairement à ce que beaucoup soutiennent - par ignorance ou par démagogie -, le régime de Vichy n’a nullement inventé cette technique policière dont il n’a pas le monopole quand bien même il en a fait un usage particulièrement important et criminel en collaborant ainsi de façon active au génocide des Juifs perpétré par les nazis. Dans un tout autre contexte, et à des fins complètement différentes, les IVe et Ve Républiques ont elles aussi procédé à des rafles. A preuve ce rapport rédigé en juin 1947 par le préfet de police de la Seine à l’intention du ministre de l’Intérieur. «Les statistiques récentes établies par mes services ont fait apparaître un important pourcentage d’originaires de l’Afrique du Nord parmi les individus coupables d’agressions ou de cambriolages nocturnes. […] Des rafles journalières sont menées […] par la Brigade volante de la police municipale.» Inutile d’être un universitaire ou un philologue de haute volée pour comprendre que le terme rafle, dépourvu ici de toute connotation péjorative, désigne des pratiques dont on découvre qu’elles sont alors quotidiennes.

Rappelons enfin que les 17 et 18 octobre 1961, des policiers agissant sous les ordres de Maurice Papon, préfet de police de la capitale, ont arrêté 14 000 manifestants algériens rassemblés pacifiquement à l’appel du FLN pour protester contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé depuis le 5 octobre de la même année. Au regard des moyens mobilisés et de la définition du dictionnaire précité, nous sommes parfaitement en droit de qualifier ces opérations de rafles. C’est d’ailleurs le terme utilisé par Jean-Pierre Elkabbach le 13 octobre 1991 lors d’une émission de la Cinq consacrée à ces événements. En présence de Maurice Papon, il déclarait alors : «On a raflé ceux qui sortaient du métro, ceux qui sortaient des autobus, et on les a envoyés […] au Palais des sports et à Coubertin.» Nul ne s’est offusqué de l’emploi de ce mot, pas même le préfet mis en cause puisqu’aucune plainte ne fut déposée contre le journaliste.

Aujourd’hui, celles et ceux - nous en sommes - qui emploient le terme rafle pour désigner certaines actions policières dirigées contre des étrangers en situation irrégulière, le font donc à bon escient. Etre poursuivi pour avoir usé correctement de la langue française est pour le moins singulier. Etre condamné pour ce fait le serait plus encore au regard des principes et des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution de la Ve République et dans son préambule. Si l’injustice venait à s’ajouter au ridicule de la situation, alors je demanderais à être poursuivi également en tant que directeur et auteur d’un ouvrage intitulé : Douce France. Rafles. Rétentions. Expulsions, publié en 2009 aux éditions du Seuil avec l’aide du Réseau Education sans frontières.



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