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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 22:06

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110227/twl-libye-conseil-bd5ae06_1.html

 

Des opposants à Kadhafi forment un Conseil national libyen (Reuters)

 

Des opposants à Mouammar Kadhafi ont annoncé dimanche à Benghazi, dans l'est de la Libye, la formation d'un Conseil national libyen qui, ont-ils souligné, n'est pas un gouvernement provisoire mais constitue la face politique du mouvement révolutionnaire.

 

Un porte-parole de ce Conseil a déclaré qu'aucun contact n'avait été établi avec des gouvernements étrangers et que ces derniers ne devaient pas intervenir.

 

Il a en outre exclu toute négociation avec le régime du colonel Kadhafi.

 

Ce Conseil national libyen s'est en outre démarqué du gouvernement provisoire créé la veille par l'ancien ministre de la Justice Moustafa Mohamed Aboud Adjleïl, qualifié d'initiative personnelle.

 

"Le principal objectif du Conseil national est d'offrir un visage politique (...) à la révolution", a déclaré Hafiz Ghoga, porte-parole de cette instance, lors d'une conférence de presse organisée à la suite de la réunion à Benghazi ayant accouché de ce conseil.

 

Il a insisté sur le fait que le conseil ne constituait pas un gouvernement provisoire, alors que le régime de Mouammar Kadhafi ne semble plus contrôler qu'une partie de Tripoli.

 

COMPOSITION TOUJOURS FLOUE

 

"Nous allons aider à libérer les autres villes libyennes, notamment Tripoli, grâce à notre armée nationale, à nos forces armées, dont une partie a annoncé son ralliement au peuple", a poursuivi le porte-parole, sans préciser la forme que prendrait cette aide.

 

A Washington, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a déclaré que les Etats-Unis tendaient la main aux opposants à Mouammar Kadhafi, qui contrôlent l'est de la Libye, dont Benghazi est la ville principale.

 

Même si ses propos ne semblaient pas être une réponse directe à cette déclaration d'Hillary Clinton, Hafiz Ghoga a souligné: "Nous sommes totalement opposés à une intervention étrangère. Le reste de la Libye sera libéré par le peuple (...) et les forces de sécurité de Kadhafi seront éliminées par le peuple de Libye."

 

Il a déclaré que le gouvernement provisoire annoncé samedi par l'ancien ministre de la Justice relevait des "vues personnelles" de ce dernier.

 

La composition du Conseil national libyen et son mode de fonctionnement ne sont pas encore arrêtés, a dit Hafiz Ghoga.

 

"Il est prématuré d'évoquer des élections. Notre capitale est toujours assiégée", a-t-il dit, tout en écartant une éventuelle partition de la Libye.

 

"Il n'y a pas de Libye divisée", a-t-il assuré.

 

"De mon point de vue (...) il n'y a pas lieu de négocier (avec Mouammar Kadhafi)", a-t-il insisté.

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 18:23

 

CONTRIBUTION AU BILAN DU PREMIER CONGRÈS DU NPA


par la position 4

 

 

Le premier congrès de notre parti s’est tenu dans un contexte marqué par la poursuite de la crise du capitalisme, le mouvement historique contre la réforme des retraites en France et par la vague de processus révolutionnaires qui traverse les pays arabes. Le soulèvement du prolétariat et du peuple de ces pays contre la vie chère, le chômage et la dictature soutenue par les impérialistes a rencontré un vif écho parmi les délégués, comme en a témoigné le meeting organisé le vendredi soir avec des militants tunisiens et égyptiens. Mais le congrès n’a pas su en tirer vraiment les conséquences sur le programme à mettre en avant, la politique à développer et le type de parti à construire.

 

La position 1 : crise d’une orientation hésitante, en conflit avec la réalité de la lutte des classes qui exige de choisir entre réforme et révolution

 

Un non-bilan

 

Pour préparer correctement l’avenir, il faut commencer par tirer le bilan du passé. Or, la direction s’est bornée à faire un récit factuel de l’activité du NPA depuis deux ans sans en tirer aucune conclusion politique. Pourquoi notre parti a-t-il perdu plusieurs milliers d’adhérents dans un contexte marqué par la crise du capitalisme et le développement des luttes ? Pourquoi a-t-il subi des revers électoraux ? Pourquoi le Front de Gauche est-il en mesure de lui faire de l’ombre ? Pourquoi a-t-il toujours une implantation très faible dans les secteurs stratégiques du prolétariat ? Pourquoi n’avons-nous pas réussi a attirer vers nous au moins une partie de l’avant-garde du mouvement de l’automne ? Aucun tentative de réponse à ces questions. Le ton était donné : la P1 proposait de continuer  comme avant.

 

« Transition démocratique » en Tunisie et « transition écologique et sociale » en France, ou gouvernement des travailleurs ? Il faut choisir !

 

Sur la crise, la P1, alliée à la P3, a là aussi esquivé le débat. Tout en dénonçant enfin le keynésianisme, elle a défendu son texte dont l’axe est un illusoire programme de réformes du capitalisme à réaliser par un illusoire « gouvernement au service de la population » (la « transition écologique et sociale »), qui ne serait pas un gouvernement des travailleurs eux-mêmes. En France, cela revient à ne pas se délimiter clairement du PG qui parle d’un « gouvernement de gauche » capable « d’imposer une véritable politique de transformation sociale et écologique » ou encore « des mesures d’urgence ». En Tunisie ou en Égypte, les classes dominantes veulent imposer une prétendue « transition démocratique » pour poursuivre l’exploitation et l’oppression. Que leur opposons-nous ? Le cartel P1-P3 reste muet, croyant pouvoir encore faire le grand écart entre, d’une part, un communiqué signé par le NPA avec le PS (à l’Internationale duquel le parti de Ben Ali appartenait jusqu’au 17 janvier 2011 et celui de Moubarak jusqu’au 31 janvier), le PG, le PCF et EE, plaidant pour une « véritable transition démocratique » et, d’autre part, les formules de TEAN qui parlent de « tout le pouvoir au peuple révolutionnaire : pour un gouvernement des travailleurs ».

 

Est-ce bien « raisonnable » ?

 

La P1 a présenté son orientation comme point d’équilibre du parti entre la P3 trop sensible aux sirènes du Front de Gauche et la P2 — à plus forte raison la P4 — prétendument isolationnistes. Il faudrait critiquer le Front de Gauche, mais pas trop, défendre un programme de rupture, mais pas trop brutal, ne pas tracer de priorité entre luttes et élections, etc. Elle a donc appelé les délégués à se rallier à ce choix « raisonnable », tout en fêtant le soir les processus révolutionnaires en cours. Pourtant, il faut choisir : appeler à la raison les travailleurs et les peuples de Tunisie et d’Égypte qui se soulèvent ou bien leur proposer une orientation pour détruire jusqu’au bout le régime, développer leurs propres organes de pouvoir et exproprier le capital. L’expérience du NPA depuis deux ans et sa crise elle-même montrent qu’on ne peut pas construire un parti anticapitaliste sans trancher les questions programmatiques et stratégiques décisives, sans se donner des priorités claires. La direction est d’autant plus irresponsable de ne pas le faire qu’elle est devenue minoritaire dans le parti, puisque la P1 n’a recueilli que 40,8% des voix dans les AG électives et aurait donc dû s’efforcer de construire une majorité par de vraies décisions.

 

La position 3 : risque de la dilution dans le Front de Gauche

 

La P3 présentait des textes largement communs avec la P1, « nos réponses à la crise » et de grandes parties du texte d’orientation. Elle se distingue de la P1 en proposant un front politique et social permanent avec les antilibéraux, c’est-à-dire les réformistes du Front de Gauche. En particulier, la P3 a combattu ouvertement contre l’axe d’un « gouvernement des travailleurs ». L’expérience du Limousin montre où mène une telle orientation : un an après les élections régionales, elle s’est déjà soldée par l’abstention de l’un des deux conseillers régionaux du NPA sur le budget capitaliste du PS. À Aubervilliers, des responsables de la P3 promeuvent une alliance PCF-PG-NPA-Fase pour les cantonales, qui revendique dans un « tract unitaire » plus de moyens pour la police nationale[1]. Cette logique ne peut objectivement conduire qu’à rompre avec l’anticapitalisme lui-même. À l’issue du congrès, une partie des dirigeants de la P3 ont décidé de quitter le NPA pour rejoindre le Front de Gauche. Quant aux camarades séduits par l’orientation de la P3 en raison d’une vision pessimiste des capacités du prolétariat à imposer sa volonté sur le terrain de la lutte des classes, le soulèvement des masses en Tunisie, puis en Égypte, balayant les dictateurs, ébranlant les régimes, s’étendant maintenant à la Libye avec l’armement du peuple contre une répression monstrueuse, à Bahreïn, voire au Maroc, devrait lever leurs doutes et les conduire à rompre avec la P3. Tout comme le fait que les forces avec lesquelles ils proposent de s’allier sont les mêmes qui se sont opposées à la grève générale en France cet automne, avec les directions syndicales, et qui ont couvert dans le cadre des gouvernements de Mitterrand ou de Jospin la politique très amicale à l’égard de dictateurs comme Ben Ali.

 

La position 2 : un discours lutte de classes mais un refus de se présenter comme une direction alternative avec une orientation révolutionnaire

 

Face à l’orientation à tendance réformiste des P1-P3, la P2 avait mené pendant les AG électives un combat assez frontal. Mais pendant les trois jours de congrès, la P2 a oscillé. Elle a développé une orientation luttes de classe, tout en proposant à la P1, ou en tous les cas à la gauche de la P1, de diriger le parti en commun sur des bases minimales confuses, au lieu de se présenter en direction alternative proposant une orientation révolutionnaire.

 

Le texte P1-P3 sur la crise cède-t-il, oui ou non, à une logique réformiste ?

 

Son rapporteur sur la crise a d’abord expliqué que la P2 avait choisi de ne pas amender le texte de la P1-P3, car celui-ci fait l’impasse sur la destruction de l’État et tend à proposer un bon gouvernement de gauche « au service de la population », réalisant des réformes raisonnables, au lieu d’avoir pour axe la question du pouvoir des travailleurs eux-mêmes et du socialisme posée à partir des luttes actuelles. Mais il a ensuite proposé à la P1-P3 de commencer à travailler dès ce congrès à une brochure commune sur la crise, prenant le meilleur des deux textes (P1-P3 et P2), chose pourtant impossible selon la première partie de son discours. De même, lors de la conclusion sur la crise, le dimanche, le camarade de la P2 a répondu à l’interpellation de la P3 en disant qu’il n’y avait pas, selon lui, de grandes différences entre le texte P1-P3 et celui de la P2 !

 

La P1 a-t-elle, oui ou non, renoncé à construire un parti révolutionnaire

ayant pour axe stratégique la grève générale et le gouvernement des travailleurs ?

 

Sur l’orientation, le rapporteur de la P2 s’est livré à un exercice d’équilibriste. D’un côté, il a repris les critiques de la P2 contre la P1 : électoralisme, refus de délimitation par rapport au Front de Gauche et aux directions syndicales, absence d’efforts sérieux pour une implantation ouvrière, importance insuffisante accordée à l’auto-organisation, recul sur l’hypothèse de la grève générale comme moyen de transformer de façon révolutionnaire la société, etc. De l’autre, il a dit : sur tout cela, nous sommes d’accord, puisque ce sont les principes fondateurs ; nous pouvons donc faire ensemble une nouvelle majorité, rassemblée sur un appel du congrès. La P2 croit pouvoir résoudre les difficultés du NPA en revenant aux principes fondateurs, alors que l’impasse actuelle du NPA prend ses racine dans leurs ambiguïtés, dans le refus de définir une stratégie de pouvoir clair et de construire un parti révolutionnaire, militant et implanté dans le prolétariat.

 

Position 4 : pour un NPA prolétarien, communiste et révolutionnaire

 

Comme dans les AG électives, nous avons défendu une orientation révolutionnaire, alternative à celle des P1-P3. Mais nous avons aussi appelé la P2 à aller jusqu’au bout de la logique de ses textes, lui avons proposé de faire bloc pour un appel révolutionnaire du congrès et l’avons invitée à construire une grande tendance pour rendre enfin majoritaire dans le parti une orientation révolutionnaire.

Mettre le NPA à l’heure de Tunis, du Caire et de Benghazi 

 

Nous avons rappelé que la crise actuelle est une crise du capitalisme, qu’elle ne peut être résolue dans le cadre du capitalisme qu’au prix d’immenses souffrances pour les masses, que la seule façon pour les travailleurs de ne pas payer la crise, c’est de conquérir le pouvoir politique. C’est pourquoi il faut développer un programme de transition, dont l’axe est d’aider les travailleurs à comprendre par leur propre expérience qu’ils ne peuvent satisfaire pleinement et durablement leurs revendications sans instaurer leur propre gouvernement.

 

Les processus révolutionnaires en cours dans les pays arabes, en gestation depuis des années, mais que la crise a fait éclater en provoquant une hausse des prix des produits de première nécessité, annoncent les événements auxquels il nous faut préparer l’avant-garde par une intervention politique audacieuse dans les luttes quotidiennes. Les classes dominantes, appuyées sur l’armée, veulent maintenir ces régimes honnis en concédant un ravalement de façade. Seuls les prolétaires peuvent, en développant leur auto-défense et les comités qu’ils ont commencé à mettre en place, faire tomber les régimes honnis, imposer une Assemblée constituante en développant leurs propres organes d’auto-organisation, ouvrant ainsi la voie à leur propre pouvoir. En outre, les travailleurs et les jeunes ne se sont pas simplement soulevés contre la dictature soutenue par l’impérialisme, mais aussi contre la précarité, le chômage et la vie chère. Le programme que nous défendons ne peut donc pas se limiter aux revendications immédiates, mais doit les articuler à l’expropriation sans indemnité ni rachat et sous le contrôle des travailleurs des grandes entreprises nationales et impérialistes non seulement de la finance, mais aussi de l’industrie et des services, condition pour qu’un gouvernement des travailleurs auto-organisés puissent commencer à réorganiser l’économie au service des besoins humains.

 

Ces processus, en particulier celui de l’Egypte, ainsi que le mouvement contre la réforme des retraites en France, confirment également le retour de la classe ouvrière sur le devant de la scène de la lutte de classe internationale. Ceci rend impérieuse la nécessité d’implanter le parti dans les secteurs stratégiques du prolétariat et d’avoir un nombre de plus en plus important d’ouvriers dans nos rangs, de la base au sommet. 

 

Rassembler dans la clarté pour une majorité révolutionnaire

 

Nous avons proposé aux camarades de la P2 de rédiger en commun un projet d’appel du congrès. Ils ne nous ont pas répondu. Nous avons relevé les points positifs de leur projet : refus d’attendre 2012, volonté de s’appuyer sur les processus révolutionnaire des pays arabes, axe stratégique de la grève générale, proposition de campagnes du NPA liées aux besoins des travailleurs. Mais nous avons aussi indiqué certaines limites stratégiques du texte : il se délimite par rapport au PS, mais non par rapport au Front de Gauche ; il ne dit pas que la volonté des directions syndicales dans le mouvement des retraites a été tournée contre le retrait et contre la grève générale ; il ne propose pas d’intervention organisée dans les syndicats et la mise sur pied d’un courant intersyndical luttes de classes antibureaucratique ; il n’articule pas assez les campagnes proposées et la conquête du pouvoir politique ; enfin, il ne dit pas que les travailleurs et les jeunes ont besoin d’un parti révolutionnaire. Cependant, nous avons estimé que, dans le contexte de crise du parti et d’impasse du congrès, les points positifs l’emportaient sur les faiblesses et nous avons voté et appelé à voter sans conditions pour le projet d’appel des camarades de la P2.

 

Religion, féminisme, laïcité

 

Le NPA est divisé en deux parties à peu près égales sur la question de savoir s’il est légitime ou non de présenter aux élections un-e militant-e arborant des signes religieux visibles. Les deux principales positions en présence ont d’abord proposé au congrès de trancher. La position voulant interdire la candidature de militant-e portant un signe religieux visible a été mise en minorité (122 pour, 124 contre) ; la tentative de conditionner une telle candidature à l’accord d’une majorité des 2/3 du CPN a été fort rejetée par 109 voix contre 169 pour que ce soit à la majorité simple. Cela a provoqué un violent conflit au sein même de la P1 et de la P3, des éclats de voix, des camarades montant à la tribune, puis une demande d’interruption de séance. Finalement, on a fait revoter le congrès deux fois jusqu’à ce qu’une motion se prononçant pour une conférence nationale, d’abord rejetée, soit au bout du compte majoritaire (175 pour, 113 contre). Ce procédé n’est pas acceptable : vu le résultat des AG électives, on peut comprendre le souhait de ne pas couper en deux le parti sur cette question, mais en ce cas il fallait d’emblée décider que le congrès ne se prononce pas et convoquer une conférence nationale, au lieu de le faire après les votes au motif qu’ils n’ont pas satisfait la majorité de la direction ! Cela ne pouvait qu’aggraver la crise et nous faire perdre un temps précieux, obligeant à bâcler les votes suivants. Mais ici comme ailleurs le problème est de se donner des priorités de construction en misant sur l’intervention dans la lutte de classes. C’est à cette condition qu’on pourra aborder dans des meilleures conditions certaines questions qui font l’objet de clivages importants.

 

Une victoire de la démocratie : la base du parti a clairement rejeté la motion CRI/CLAIRE

 

Depuis la fondation du parti, la direction s’était acharnée contre la Tendance CLAIRE. Mais sa campagne contre la TC visait aussi à isoler la position 4 dans son ensemble et à intimider toute la gauche du parti pour la dissuader de se constituer en tendance. Pour faire passer sa motion qui revenait à exclure la TC, elle n’a pas hésité à envoyer un dossier à charge avant les premières AG électives, sans envoyer la réponse de la TC à ces accusations sans fondements. Pris de panique par la déroute de sa motion le premier week-end des AG, elle avait alors appelé au NPPV, espérant ôter toute portée à la motion. Sans succès. C’est pourquoi elle a dû renoncer à soumettre sa motion au congrès, tant le vote de la base a été net : 63,6% contre, 36,4% pour, une fois retranchés les abstentions et NPPV (minoritaires). La vitalité démocratique à la base du parti, notamment dans la P2 mais aussi dans les autres, aura eu raison de l’acharnement de la direction contre la Tendance CLAIRE. La démocratie étant au cœur de notre projet d’émancipation, c’est rassurant sur la santé du parti.

 

La direction a dû aussi reculer sur la modification des statuts

 

Les rapporteurs sur les statuts ont proposé d’entériner le vote positif des AG électives. Mais un camarade de Renault-Cléon a protesté : le congrès est souverain, on ne peut pas escamoter le débat. Un autre camarade voulait soumettre un amendement sur la rémunération des permanents et les indemnités des élus. Finalement, la direction a dû reculer par crainte d’une nouvelle crise, suite à celle du matin autour de la question du foulard, perdant ainsi sa dernière arme pour faire taire les oppositions, celle de l’exclusion collective d’un comité par le CPN. 

 

Crise au sein de la position 1

 

La P1, déjà tiraillée par des tensions politiques internes, a été secouée par une autre violente crise au moment de l’établissement des listes de chaque plateforme pour le nouveau CPN. Alors qu’elle disposait de 70% des postes dans le CPN sortant, qui comptait lui-même 192 membres, elle n’en a plus que 42% d’un CPN réduit à 161 membres. Il lui a donc fallu faire une cure d’amaigrissement que les membres du CE, en majorité parisiens ont essayé de faire payer aux provinciaux, lesquels se sont révoltés contre des méthodes qu’ils ont jugées « inacceptables ».

 

Notre parti est à la croisée des chemins : Restera-t-il sans orientation ? Ou bien serons-nous capables d’en faire un parti prolétarien, communiste et révolutionnaire ?

 

Contrairement à ce que prétendent les médias bourgeois, le NPA est loin d’être mort en tant que parti. Les nombreux appels à rompre l’isolement montrent bien que dans le fond la bourgeoisie en est consciente et préférerait avoir un énième parti de la « gauche de la gauche », intégré au régime, plutôt qu’un parti qui pourrait devenir une alternative pour des milliers de travailleurs et de jeunes le jour où la vague révolutionnaire touchera la France. Mais le congrès n’a pas permis de sortir de la crise, due à l’impasse stratégique dans laquelle il se trouve. Son échec a manifesté la perte d’autorité d’une direction incapable de s’orienter dans la nouvelle situation. Le renforcement de la P2 (97 voix au congrès, soit 27,7 % et 45 membres au CPN) et les résultats honorables de notre petite P4 en butte à l’hostilité acharnée de la direction (13 voix au congrès, soit 3,7% et 6 membres au CPN) ont confirmé qu’un large secteur militant est conscient de la nécessité de réorienter le parti sur une voie révolutionnaire. Mais les hésitations des dirigeants de la P2 ralentissent cette évolution.

 

Nous leur proposons une nouvelle fois d’ouvrir la discussion en vue d’une grande tendance révolutionnaire, en espérant qu’ils répondent enfin favorablement après l’échec du congrès. Pour notre part, nous continuerons de lutter pour un parti prolétarien, communiste et révolutionnaire, avec toutes celles et tous ceux qui partagent cet objectif. Nous sommes convaincus que l’orientation révolutionnaire correspond aux besoins de la mobilisation des masses en réponse à la crise. Elle a commencé par la grève générale semi-insurrectionnelle en Guadeloupe et en Martinique, elle s’est prolongée par les luttes contre les licenciements en France, les journées de grève générale et la tentative d’occupation du Parlement en Grèce, des mobilisations importantes dans de nombreux pays, le mouvement historique contre la réforme des retraites en France. Aujourd’hui, elle connaît un saut qualitatif avec les processus révolutionnaires en cours dans les pays arabes. Nous sommes persuadés qu’il est possible de gagner des milliers de travailleurs, de précaires, de chômeurs et de jeunes radicalisés pour un NPA révolutionnaire. En avant !

 

Paris, le 25 février 2011

 

http://collectiftrnpa.wordpress.com                                                                      construction.trnpa@yahoo.fr 



[1] Extraits du tract : « La police municipale ne doit en aucun cas être un palliatif aux manques de la police nationale. Or, le nombre de policiers affectés à notre ville est insuffisant. Les actions de la municipalité pour améliorer la préventionne doivent pas conduire l’État à réduire son action, bien au contraire. La police de proximité, qui a autant un rôle de prévention que de répression, devrait être rétablie. »

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:46

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110227/tts-tunisie-demission-ca02f96_2.html

 

Le premier ministre tunisien par intérim jette l’éponge (Reuters)

 

Le Premier ministre tunisien par intérim, Mohamed Ghannouchi, a annoncé dimanche sa démission à la télévision nationale.

 

Sa décision fait suite à une vague de manifestations de rue de Tunisiens lui reprochant sa proximité avec l'ancien régime du président Zine ben Ali renversé le 14 janvier.

 

Les manifestants l'accusaient aussi de ne pas mettre suffisamment rapidement en oeuvre des réformes.

 

"Ma démission fournira une meilleure atmosphère pour la nouvelle ère", a expliqué Mohamed Ghannouchi en ajoutant qu'il voulait empêcher que les troubles politiques fassent de nouvelles victimes.

 

Il a ajouté: "Ma démission est au service du pays".

 

Trois personnes sont mortes samedi dans la capitale dans des affrontements entre les forces de sécurité et des manifestants protestant contre la composition du gouvernement de transition.

 

Il a réitéré la promesse du gouvernement de transition de tenir des élections d'ici le 15 juillet.

 

D'après un responsable du ministère de l'Intérieur requérant l'anonymat, 12 autres personnes ont été blessées dans les heurts de samedi provoqués, selon lui, par des partisans de Zine ben Ali.

 

Vendredi avait eu lieu à Tunis une grande manifestation dirigée contre la composition de l'équipe mise en place par Mohamed Ghannouchi et la lenteur des réformes.

 

La "révolution du jasmin", qui a renversé Zine ben Ali le 14 janvier, a inspiré des soulèvements populaires dans de nombreux autres pays arabes.

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 21:19

 

Illusions progressistes

 

Par Rossana Rossanda

 

Luciana Castellina a posé une question très juste : comment se fait-il que des hommes et les mouvements sur lesquels reposaient  tant d'espoirs et qui ont été magnifiques dans les batailles de libération soient arrivés au point de soulever la rancune d’une grande  partie de leur peuple ? Les révoltes dans le Maghreb et dans le Moyen Orient nous interpellent.  Comme la réaction des dirigeants au pouvoir, et surtout de ceux qui  avaient été caractérisé comme progressistes, le libyen Muammar Gheddafi et le gouvernement issu du Fln algérien.

Ce n'est pas une question différente de celle que  nous devrions nous poser sur le fait que les révolutions communistes ont subi le même sort. Répondre que Staline était un monstre (Staline et Hitler, même race, thèse des historiens post 1989) et peut-être même Lénine,  et Mao un fou, c’est dérisoire, il faut au contraire répondre  à la question : pourquoi des masses immenses qui luttaient pour de grands changements ont-elles reconnues en eux leurs leaders ?

 

Dans le cas de Gheddafi, avec ses uniformes rutilants  et ses capes de cavalier du désert, convaincu d'être un libérateur et disposé aujourd’hui à tuer et être tué, l'élément de délire est évident, comme les zigzags dans ses rapports avec les puissances occidentales et le  terrorisme. Même s’il ne sembla pas au début tout à fait dément, et qu’il ne l'était pas.


Il serait intéressant d’émettre quelques hypothèses, pour le futur immédiat des mouvements qui secouent  les pays arabes.

 

La première est de comprendre la nature illusoire d'un anticolonialisme souvent décliné comme anti impérialiste, et, plus rarement, anticapitalisme, confié, en présence de masses incultes, à une avant-garde forte et résolue, qui plus ou moins transitoirement prend le pouvoir au moyen de Constitutions ad hoc,  et qui ne le défend pas seulement contre ses adversaires mais aussi contre  n'importe qui ose le critiquer, même ses meilleurs amis en les dénonçant comme des ennemis « objectifs ». Souvent ils le deviennent, parce qu'une bataille anticoloniale ne se déroule pas dans le vide mais en présence de grands pouvoirs politiques et économiques, qui interviennent dans chaque espace ou chacune des contradictions qui se présentent au cours du « processus révolutionnaire ». Lequel se défend par des mesures souvent dures, mais qui semblent justifiées à des observateurs extérieurs, parce que l'histoire est compliquée.

 

Qui aurait pu dire que l'opposition au Shah de Perse, Reza Palevi, aura été guidée par un mouvement religieux de fondamentalistes ? La Cia ne l'avait pas suspecté, et beaucoup d’entre nous ont  pensé que le progrès pouvait prendre  des voies inattendues. Je ne pense pas seulement à l’équipe du Manifesto, mais aussi à Michel Foucault. Par contre nous nous trompions et de la même manière qu’aujourd’hui se trompent Chavez ou Lula lorsqu’ils invitent Amadhinejad.

Cette erreur est en grande partie due à la responsabilité de l'Urss lorsqu’elle a seulement défendu ses propres intérêts d’Etat (qu’elle a perdu elle-même à moyen terme), mais aussi aux partis communistes, qui ont vu dans l’Urss et dans sa politique la seule barrière qui demeurait après la faillite des révolutions en Europe.

 

Quand à Bandung, c’est à l’initiative de la Yougoslavie, que le bloc des pays non alignés se forma et doit-on déterminer la cause de leur brève survie, seulement dans l'antipathie que nourrissaient à leur égard les deux super puissances ? Leurs intentions de paix étaient immenses, mais leur modèle social faible.

 

Beaucoup plus grave, la décolonisation se transforma vite – une fois liquidés Patrice Lumumba ou Amilcar Cabral – en la formation de bourgeoisies nationales (et même le mouvement communiste les a soutenues tout un temps) ou d forces en partie anti capitalistes ou progressistes avec des formes de propriété publique, vite soumises aux problèmes d'une croissance étatisée, l'Etat étant réduit à son expression la plus brute, sans aucune forme de contrôle venant du bas ou, pire, avec des formes différentes  comme la corruption.

 

La Libye et l’Algérie, possédaient de grandes sources d'énergie,  ce sont deux exemples tout à fait différents de la séquestration de pouvoir qui a soustrait  toute participation de ces mêmes populations auxquelles n’étaient réservés que quelques services qui en faisaient croitre les besoins mais qui ont permis de fait la création de réseaux  d’affaires plus ou moins transparents  sur la base d'appels jouant sur  l'émotivité de ces populations.

 

La mondialisation  a conduit à un double processus regroupant les forces économiques au sommet en utilisant les Etats comme des agences d'affaires à la propriété ambigüe  et produisant une immense masse en croissance de travailleurs exploités mais plus éduqués, dotés de moyens de communication inconnus aux damnés de la terre d’il y a quarante ans: la foule de la place Trahir était en possession de portables et connaissait en bonne partie Internet, à travers laquelle on était relativement bien informés

.

Les exploités et opprimés d'aujourd'hui  ne sont plus les humiliés et opprimés d’hier. Ni,  seulement, comme nous avons voulu le croire après le 11 septembre, une masse de manœuvre  pour les imams et les fondamentalistes.

 

Ce nouveau type de prolétariat ne se reconnait plus aussi facilement dans les despotes progressistes dont il avait réussi à tirer quelques bénéfices par le passé. C’est lui qui a envahi les places et qui fait vaciller les régimes, qui fait glisser l’hégémonie de l’islamisme vers sa sécularisation sauf en ce qui concerne le pouvoir de la dynastie Wahhabite de l’Arabie saoudite. Et surtout des ayatollahs iraniens, capables en même temps de développer et de maintenir en cage  par un système totalement fermé une « société civile » rétive ce que ne permettrait pas le sursaut du monde arabe.

 

En Tunisie et en Egypte, ce sont les armées qui sont d’étonnants et dangereux médiateurs entre le pouvoir et la population. Dangereux, car ils forment une caste fermée et par nature fortement hiérarchisée dans laquelle il n’y a d’autre alternative  qu’entre obéissance et insurrection et, insurrection ou obéissance. L’une suivant automatiquement l’autre.

 

Je ne pense pas comme certains de nos amis qu’il faille proposer une sorte d’affrontement permanent entre les mouvements qui viennent de s’ouvrir et les institutions fermées et encore moins que le développement d’une personne puisse être basé sur un perpétuelle ignorance du contexte qui l’environne, comme cela a été suggéré dans ce même journal à l’adresse des Tunisiens qui ont débarqué à Lampedusa  Bien sur qu’il y en aura quelques uns qui trouveront leur maturité dans l’exode, mais je ne saurai proposer à celui qui vient à peine de débarquer d’un pays autocrate d’aller ailleurs,  de ne pas s’occuper de redonner un sens au tissu social d’où il vient et de passer par notre continent, fermé et en déclin.

 

Dans tous ces pays ou règne une forme de despotisme, obtus ou progressiste, où est  interdit la possibilité de former des courants et des projets de société, on mesure  l’importance de l’affrontement, de cette foule généreuse mais atomisée, et qui  sera à plus ou moins brèves échéances à la base d’un nouveau pouvoir.

 

Ce n’est pas pour rien que les totalitarismes interdisent l’existence de corps intermédiaires qui ne proviennent pas directement d’eux mêmes.

 

Le problème du monde arabe, qu’il n’est pas juste en fait de nommer ainsi, est de donner forme à des partis et des syndicats avec des règles de séparation entre les pouvoirs qui pourraient constituer des leviers réels d’intervention sur ces régimes qui tendent à se reformer à nouveau.

 

C’est aussi notre problème, et nous sommes loin de l’avoir résolu, et dans le cas italien, nous sommes paralysés par un personnage d’un niveau moyen comme Berlusconi. Il y a en occident un mal être de la démocratie représentative qu’il est impossible d’ignorer. Nous ne le résoudront que lorsqu’une foule nombreuse se lancera à l’assaut d’un « Palais d’hiver », l’histoire devrait nous avoir enseigné cela même.

 

La demande hurlée par les foules victorieuses de Tunisie et du Caire, ou par les batailles en cours en Libye, ne sont en rien différentes de celle qui est en cours de maturation dans notre quotidien désolant.

         

Rossana Rossanda


Il manifesto 24 février 2011

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 17:22

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110226/tts-france-alliot-marie-ca02f96.html


Donnée partante, Michèle Alliot Marie se dit sereine (Reuters)


Donnée partante de son poste de ministre des Affaires étrangères avant lundi, Michèle Alliot-Marie dit rester "sereine" et n'avoir aucun rendez-vous prévu dans l'immédiat avec Nicolas Sarkozy

Interrogée par 20 Minutes au Koweït, où elle assiste aux cérémonies du cinquantième anniversaire de l'indépendance, Michèle Alliot-Marie précise qu'elle téléphonera dimanche au chef de l'Etat pour lui rendre compte de son action "comme je le fais à chaque fois".


"Je suis sereine, je fais mon travail", dit-elle.

 

Interrogée sur la déclaration de son compagnon et collègue au gouvernement, Patrick Ollier, affirmant qu'il quitterait son ministère si elle était limogée, la ministre a répondu: "C'est sans doute une boutade. En tout cas une jolie preuve d'amour".

 

Michèle Alliot-Marie doit rentrer samedi soir du Koweït.

 

Plusieurs sources gouvernementales de haut rang ont évoqué vendredi un départ de Michèle Alliot-Marie avant le début de la semaine prochaine, sans attendre les élections cantonales organisées à la fin mars comme cela avait été envisagé.

 

Le chef de la diplomatie française est soumis à un feu roulant de critiques sur les conditions de son voyage de fin d'année en Tunisie, où elle avait notamment utilisé par deux fois le jet privé d'un homme d'affaires proche du président déchu Zine ben Ali pendant le soulèvement dans ce pays.

 

L'opposition réclame sa démission depuis des semaines.

 

Le ministre de la Défense, Alain Juppé, pourrait prendre sa place et serait lui-même remplacé par le chef du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet, qui était vendredi du voyage avec Nicolas Sarkozy en Turquie alors que ce n'était pas prévu.

 

Prié de dire s'il renouvelait sa confiance à sa ministre, le président français a refusé de répondre lors d'une conférence de presse à Ankara, expliquant qu'il ne s'exprimait jamais sur des sujets de politique intérieure quand il était à l'étranger.

 

"IL FAUT QU'ELLE PARTE"

 

Pour le moment, Michèle Alliot-Marie fait front, répétant qu'elle travaille sans se préoccuper des rumeurs et a déroulé son agenda jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

 

Mais son sort et, éventuellement, celui de son compagnon Patrick Ollier, le ministre des Relations avec le Parlement critiqué pour ses liens avec le régime libyen, semble scellé.

 

"Ça ne peut plus durer. Elle n'est plus audible. Il faut qu'elle parte et, pour que ce soit digne, il faut qu'elle parte d'elle-même", a déclaré une source gouvernementale.

 

Selon une autre source gouvernementale, "le principe du départ de 'MAM' est acté".

 

"Juppé est programmé pour prendre rapidement sa succession, avec beaucoup de pression du président de la République", a-t-on ajouté en soulignant que l'actuel ministre de la Défense se fait tirer l'oreille pour reprendre les Affaires étrangères.

 

D'autres sources gouvernementales évoquent la possibilité d'un remaniement beaucoup plus large qui verrait Alain Juppé remplacer le Premier ministre François Fillon, le Quai d'Orsay revenant au ministre des Affaires européennes Laurent Wauquiez.

 

Le député UMP Bernard Debré a dit tout haut vendredi ce que des parlementaires de plus en plus nombreux de la majorité affirmaient de manière anonyme ces derniers jours.

 

Pour un député de la majorité, "ce sera dimanche ou lundi".

 

La situation est selon lui intenable : plus de la moitié des Français réclament selon les sondages le départ de Michèle Alliot-Marie et les députés qui reviennent de leurs circonscriptions sont alarmés par les conséquences de cette affaires sur les résultats des élections cantonales.

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 17:07

 

http://www.droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/02/22/cegetiste-au-fn-la-cgt-reunit-tous-ses-adherents-de-moselle-le-28-fevrier

 

 Cégétiste au FN : la CGT réunit tous ses adhérents de Moselle le 28 février

 

Le 31 janvier, un syndicaliste CGT, Fabien Engelmann, annonçait dans un long entretien accordé à Riposte Laïque et co-écrit par Pierre Cassen, le dirigeant de cette association, avoir adhéré au Front national. 

 

Passé par Lutte ouvrière, puis par le NPA- il a même figuré en position de numéro deux sur la liste de ce parti en Moselle lors des élections régionales de 2010- ce militant syndical indiquait, entre autres, avoir fait le choix  de rejoindre le FN “avec l’arrivée de Marine Le Pen”. Dans cet entretien, M. Engelmann faisait également état de sa participation aux “Assises internationales contre l’islamisation”, organisées par Riposte Laïque et le Bloc Identitaire, le 18 décembre dernier à Paris.

 

Depuis, la presse régionale l’annonce comme candidat FN aux cantonales.

 

Lundi 21 février, l’Union départementale CGT de Moselle a annoncé avoir suspendu le syndicat des communaux de Nilvange, dont M. Engelmann est le secrétaire général. Nilvange est une commune de la vallée de la Fensch en Moselle où le FN a réalisé des scrores relativement élevésaux régionales de mars 2010.

 

Dans un premier temps, on lui a demandé de démissionner. Il a refusé. On a réuni son syndicat. Les gens, en majorité, ont refusé de le désavouer. Du coup on a pris une mesure conservatoire, on va les voir jeudi prochain et continuer à expliquer que  les idées du Front national n’ont pas leur place à la CGT” indique Denis Pesce de l’UD CGT de Moselle. “C’est un  petit syndicat de petite commune, explique-t-il, qui compte 25 syndiqués.  Les types trouvent qu’il est bien. Ils disent, en gros, : ce qu’il fait politiquement ne nous regarde pas”.

 

“Quand des idées comme celles là se trouvent véhiculées dans notre corps militant, c’est peut être aussi qu’on a raté quelquechose” poursuit Denis Pesce qui se dit “particulièrement inquiet de la résonance des thèses du FN” dans le monde ouvrier qu’il côtoie.  “On entend plein d’analyses faciles sur les immigrés, la droite-la gauche tous pourris. Il y a un ras le bol de Sarko et pas de relève crédible de la gauche. J’entends des salariés dire du coup: “faut voter FN”.”

 

“Pour l’instant,  c’est un cas isolé. Mais il est emblématique” affirme Thierry Gourlot, président du groupe FN au conseil régional de Lorraine. M. Gourlot qui est par ailleurs encarté à la CFTC cheminot assure : “Moi-même je vois qu’à la SNCF, il y a plein de cégétistes qui ont leur carte au Front”. Toujours selon ce cadre “mariniste”: “Fabien ne serait pas venu sous Jean-Marie Le Pen. C’est le discours laïque et sur les services publics de Marine qui l’a séduit. C’est un militant de Riposte laïque”.

 

La CGT a décidé de réunir le 28 février l’ensemble de ses adhérents de Moselle sur l’extrême droite. La fédération CGT des services publics qui a appuyé l’UD CGT 57 dans sa démarche sera représentée. Signe que l’affaire est prise au sérieux, la confédération sera également là, envoyant Francine Blanche, membre de la commission exécutive (la direction de la CGT).

 

Gilbert Collard, tiendra avec son client Fabien Engelmann, Louis Aliot et Thierry Gourlot, une conférence de presse jeudi 24 février dans l’après midi. “On n’expliquera les raisons pour lesquelles une action en justice sera engagée”, précise Gilbert Collard, par ailleurs avocat de Marine Le Pen. Pour l’instant, l’avocat n’a pas trouvé de jurisprudence correspondant au cas de son client. “On déterminera la ligne de défense jeudi midi”, nous a indiqué pour sa part Louis Aliot qui entend plaider la “discrimination politique”. Par ailleurs, si la ligne du FN concernant les “relations sociales” n’est “pas encore arrêtée”, Louis Aliot, vice président en charge du projet, annonce qu’une charte devrait être créée: “la défense des intérêts des travailleurs ne passe pas forcément par des syndicats existant depuis cinquante ans.” Il ajoute néanmoins qu’il n’est pas favorable à la création de syndicats estampillés FN, comme dans les années 1990: “Cela a été une erreur stratégique grave”.

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 21:13

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110225/twl-egypte-bd5ae06.html

 

Des foules égyptiennes réclament le départ de Ahmed Chafic (Reuters)

 

L'armée au pouvoir en Egypte, qui s'engage à empêcher une "contre-révolution", a été confrontée vendredi au Caire et dans d'autres villes du pays à des manifestations en faveur du départ d'anciens proches d'Hosni Moubarak encore au gouvernement.

 

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Ismaïlia, Arich, Suez et Port Saïd après les grandes prières.

 

A Suez, sept mille manifestants ont réclamé une modification en profondeur de la Constitution, la démission du Premier ministre Ahmed Chafic et celle du gouverneur de la ville.

 

A Ismaïlia, plus de dix mille personnes ont défilé en clamant que la "révolution n'est pas terminée et n'a pas atteint tous ses objectifs".

 

Au Caire, rassemblés sur la place Tahrir, haut lieu de la révolution égyptienne, les manifestants ont célébré par milliers leur victoire et pressé le Conseil suprême des forces armées de nommer une équipe de technocrates dans l'attente des élections, promises dans six mois.

 

Hommes, femmes et enfants, agitant ou arborant sur leurs joues le drapeau égyptien, se sont rassemblés dès la matinée dans une atmosphère festive.

 

"Les revendications sont claires: démission du gouvernement du Premier ministre Ahmed Chafic, libération immédiate des prisonniers politiques et amnistie générale qui les blanchisse tous", a déclaré à Reuters Safouat Higazie, l'un des membres du Conseil des protecteurs de la Révolution, formé pour veiller à la mise en oeuvre de réformes.

 

"Nous ne voulons plus de Chafic (...)", ont clamé les protestataires. "Révolution jusqu'à la victoire, révolution contre Chafic !"

 

Dans la soirée, un millier de manifestants se sont rassemblés devant le siège du gouvernement, scandant: "Nous ne partirons pas!" et "Il dégagera!" - slogans déjà utilisés lors des manifestations contre Moubarak voici quelques semaines.

 

ELECTIONS D'ICI SIX MOIS

 

"Il n'y aura pas de retour au passé", avait promis jeudi le conseil militaire, qui a pris les rênes de l'Egypte après les trente ans de règne implacable de Moubarak.

 

Lors du remaniement annoncé mardi, il a maintenu à leurs postes les ministres de la Défense, de la Justice, de l'Intérieur et des Affaires étrangères, nommés par Moubarak avant son départ.

 

Les Frères musulmans, le parti le plus organisé dans le nouveau paysage politique égyptien, ont crié à la "contre-révolution".

 

Si nombre d'anciens ministres ou d'hommes d'affaires proches du président déchu font désormais l'objet d'enquêtes, beaucoup d'autres ont jusqu'ici été épargnés.

 

La scène politique très fragmentée de la nouvelle Egypte permet aux plus fortunés, quelle que soit leur source de richesse, d'espérer obtenir quelque pouvoir lors des élections. Depuis des décennies, les scrutins en Egypte sont l'objet de corruption et de manipulation.

 

L'armée s'est engagée à organiser des élections présidentielles et législatives dans un délai de six mois. D'ici là, elle a chargé un comité de dix membres de proposer des amendements constitutionnels, qui devraient être soumis à référendum.

 

Ce comité a annoncé qu'il rencontrerait les généraux samedi pour évoquer ces amendements, censés supprimer les mécanismes ayant permis à Hosni Moubarak de rester au pouvoir depuis 1981.

 

L'armée est également confrontée à un mouvement de protestation sur les salaires et les conditions de travail et à un afflux d'immigrés en raison de la situation chaotique chez son voisin, la Libye.

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 19:13

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110225/twl-tunisie-manifestation-bd5ae06_1.html

 

Les tunisiens dans la rue pour réclamer le départ de Ghannouchi (Reuters)

 

Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus vendredi dans les rues de la capitale tunisienne, Tunis, pour réclamer la démission du Premier ministre de transition Mohamed Ghannouchi, qui était déjà en fonctions sous le président déchu Zine ben Ali.

 

Cette manifestation, organisée dans le cadre d'une "journée de colère", est selon toute vraisemblance la plus importante depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier dernier, ont rapporté des témoins.

 

Des hélicoptères de l'armée ont survolé le cortège des manifestants tandis que les forces de sécurité observaient la foule, qui a défilé malgré l'interdiction de manifester en vigueur depuis la chute de Ben Ali.

 

Les forces de sécurité ont tiré en l'air à plusieurs reprises, mais les manifestants ne se sont pas dispersés. Il ne semble pas qu'il y ait eu de blessés.

 

Les protestataires, dont certains brandissaient des portraits de Ghannouchi superposés au visage de Ben Ali, ont scandé: "Honte au gouvernement!" et "Ghannouchi démission!". La clameur de la foule était perceptible à des kilomètres.

 

"Notre seule revendication, c'est la chute de ce gouvernement", déclarait Alia Soussi, une étudiante de 22 ans, parmi le cortège des manifestants. "Nous espérons que Ghannouchi nous entendra."

 

Le gouvernement de transition chargé d'organiser des élections pour trouver un successeur à Ben Ali, lequel a fui à Djeddah en Arabie saoudite, a d'ores et déjà été remanié à plusieurs reprises à la suite de manifestations, mais Ghannouchi est resté en fonctions.

 

Certains voient là un atout étant donné sa connaissance des affaires tunisiennes, puisqu'il est Premier ministre depuis novembre 1999, soit pendant les onze dernières années de la présidence Ben Ali.

 

Un peu plus tôt, vendredi, les manifestants avaient protesté contre la répression sanglante en cours en Libye, où les insurgés se sont soulevés en s'inspirant des révolutions qui ont été couronnées de succès dans deux pays voisins, Tunisie et Egypte, depuis le début de l'année.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 13:27

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/24/paris-texas-une-proposition-politique-des-mis-en-examen-de-tarnac_1484538_3232.html

Une proposition politique des mis en examen de Tarnac

 

Le Monde | 24.02.11 | 11h00  •  Mis à jour le 24.02.11 | 13h34

"Printemps des peuples arabes", "révolution en marche", "transition démocratique", "fin de la dictature". Les grandes machines discursives sont de sortie. Il n'en faut pas moins pour parvenir à présenter le renversement des régimes pro-occidentaux du Maghreb comme de nouvelles victoires de l'Occident, et le triomphe inespéré de ses valeurs.

La fièvre révolutionnaire qui s'est récemment emparée des plus prudents éditorialistes témoigne d'abord de l'intense réaction immunitaire à quoi l'événement accule le discours dominant. On répond par un violent accès d'orientalisme à la nécessité de disposer, au plus vite, entre nous et les bouleversements en cours, un solide cordon sanitaire. On s'émerveille de ces "révolutions" pour mieux esquiver les évidences qu'elles nous jettent au visage pour mieux dissoudre le trouble qu'elles suscitent en nous.

Faut-il qu'elles soient précieuses, les illusions qu'il s'agit d'ainsi préserver, pour que l'on se répande partout en pareilles apologies de l'insurrection, pour que l'on décerne la palme de la non-violence à un mouvement qui a brûlé 60 % des commissariats égyptiens. Quelle heureuse surprise de soudain découvrir que les principales chaînes d'information sont entre les mains des amis du peuple !

Or voilà : si les insurgés de l'autre côté de la Méditerranée disent : "Avant, nous étions des morts-vivants. A présent, nous nous sommes réveillés", cela signifie en retour que nous, qui ne nous insurgeons pas, nous sommes des morts-vivants, que nous dormons. S'ils disent : "Avant, nous vivions comme des bêtes, nous vivions dans la peur. A présent, nous avons retrouvé confiance en nous, en notre force, en notre intelligence", cela signifie que nous vivons comme des bêtes, nous qui sommes si évidemment gouvernés par nos peurs.

Ceux qui peignent aujourd'hui aux couleurs les plus lugubres l'impitoyable dictature de l'atroce Ben Ali ne le trouvaient-ils pas hier encore si fréquentable ? Il faut donc qu'ils mentent aujourd'hui, comme ils mentaient hier. Le tort de Michèle Alliot-Marie réside d'ailleurs là : avoir dévoilé en quelques phrases à l'Assemblée nationale que, derrière tant de dissertations d'écoliers sur la différence entre leurs dictatures et nos démocraties, se cache la continuité policière des régimes; en quoi les uns sont certes plus experts et moins grossiers que les autres.

On peut détailler ad nauseam la brutalité de la répression sous Ben Ali. Il n'en reste pas moins que les doctrines contre-insurrectionnelles – l'art d'écraser les soulèvements – sont désormais la doctrine officielle des armées occidentales, qu'il s'agisse de les appliquer en banlieue ou dans les centres-villes, en Afghanistan ou place Bellecour à Lyon. Le feuilleton hebdomadaire des petits mensonges et des misérables combines de Michèle Alliot-Marie ne saurait effacer le véritable scandale : avoir traité de "situation sécuritaire" une situation révolutionnaire. Si nous n'étions pas occupés à tresser des couronnes de jasmin ou de lotus aux révoltes du Maghreb, peut-être n'aurions-nous pas déjà oublié que Ben Ali, quatre jours avant de disparaître dans les poubelles de l'histoire, avait parlé des émeutes de Sidi Bouzid comme d'"impardonnables actes terroristes perpétrés par des voyous cagoulés". Ou que son successeur a cru apaiser la colère du peuple en annonçant comme première mesure l'abrogation de "toutes les lois antidémocratiques", à commencer par les lois antiterroristes.

Si nous refusons de tenir pour miraculeux l'enchaînement qui mène de l'immolation de Mohamed Bouazizi à la fuite de Ben Ali, c'est que nous refusons d'admettre comme normale, à l'inverse, l'indifférence feutrée qu'a partout rencontrée pendant tant d'années la persécution de tant d'opposants. Ce que nous vivons, nous et une certaine jeunesse politisée, depuis trois ans, y est certainement pour quelque chose. Dans les trois dernières années, nous dénombrons en France plus d'une vingtaine de camarades qui, toutes tendances confondues, sont passés par la case prison, dans la plupart des cas sous prétexte d'antiterrorisme et pour des motifs dérisoires – détention de fumigènes, introduction de glu dans des distributeurs de billets, tentative ratée d'incendie de voiture, collage d'affiches ou coup de pied.

Nous en sommes arrivés en janvier au point où la magie du signalement sur le fichier des "anarcho-autonomes" a mené une jeune femme en prison – pour un tag. Cela se passe en France, et non en Russie, et non en Arabie saoudite, et non en Chine.

Chaque mois désormais, nous apprenons qu'un nouveau camarade a été prélevé en pleine rue, que l'on a intimé à telle amie, après bien d'autres, de devenir indic en échange de l'impunité ou d'un salaire ou de conserver son poste de professeur, que telle connaissance a, à son tour, basculé dans la dimension parallèle où nous vivons désormais, avec ses cellules miteuses, ses petits juges pleins de haine rentrée, de mauvaise foi et de ressentiment, avec ses insomnies, ses interdictions de communiquer, ses flics devenus des intimes à force de vous épier. Et l'apathie qui vous gagne, l'apathie de ceux qui vivent "normalement" et s'étonnent, l'apathie organisée.

Car c'est une politique européenne. Les rafles régulières d'anarchistes en Grèce ces derniers temps le prouvent. Aucun régime ne peut renoncer au broyeur judiciaire, quand il s'agit de venir à bout de ce qui lui résiste. La culpabilité est une chose qui se produit. Comme telle, c'est une question d'investissement, financier, personnel. Si vous êtes prêt à y mettre des moyens hors normes, vous pouvez bien transformer une série de faux procès-verbaux, de faux témoignages et de manœuvres de barbouzes en dossier d'accusation crédible.

Dans l'affaire dite de Tarnac, la récente reconstitution de la nuit des sabotages, si longtemps réclamée par la défense, en a administré le plus bel exemple. Ce fut un de ces moments d'apothéose où éclate, jusque dans les détails les plus infimes, le caractère de machination de toute vérité judiciaire. Ce jour-là, le juge Fragoli a su occulter avec art tout ce qui démontre l'impossibilité de la version policière. Il devenait subitement aveugle dès que l'indocile réalité contredisait sa thèse. Il a même réussi à mettre les rédacteurs du faux PV de filature à l'abri de la contradiction, en les dispensant d'être là. Et cela était en effet superflu, puisque tout ce petit monde s'était déjà transporté sur les lieux, une semaine auparavant, en privé et en douce.

A dire vrai, qu'il ait fallu contrefaire la reconstitution suffit à montrer que le procès-verbal lui-même était contrefait. C'est sans doute cela qu'il a fallu abriter des regards en bouclant la zone par des murs de gendarmes appuyés de brigades cynophiles, d'hélicoptères et de dizaines de brutes de la sous-direction antiterroriste.

A ce jour, il en aura coûté quelques millions d'euros pour transformer en instruction bien ficelée des fantasmes de flics. Il importe peu de savoir à qui, pour finir, on imputera les actes qui furent le prétexte de notre arrestation. Quant à nous, nous plaignons d'ores et déjà le tribunal qui aura à faire passer pour du terrorisme la pose de quelques innocents crochets, maintenant que bloquer les flux est devenu le moyen d'action élémentaire d'un mouvement de masse contre la réforme des retraites.

Le silence frileux des gouvernants européens sur les événements de Tunisie et d'Egypte dit assez l'angoisse qui les étreint. Le pouvoir tient donc à si peu. Un avion décolle et c'est tout un édifice de forfaiture qui tombe en miettes. Les portes des prisons s'ouvrent. La police s'évanouit. On honore ce qui hier encore était méprisé, et ce qui était l'objet de tous les honneurs est maintenant sujet à tous les sarcasmes. Tout pouvoir est assis sur ce gouffre. Ce qui nous apparaît, à nous, comme démence sécuritaire n'est que pragmatisme policier, antiterrorisme raisonné.

Du point de vue du gestionnaire de situations sécuritaires, l'ordre public n'aurait jamais été ébranlé, et Ben Ali serait encore tranquillement président, si l'on avait réussi à neutraliser à temps un certain Mohamed Bouazizi.

C'est à l'évidence, dans les banlieues comme dans les mouvements de révolte, la chasse aux Bouazizi, aux fauteurs d'insurrection potentiels qui est lancée, et c'est une course contre la montre; car, de Ben Ali à Sarkozy, qui règne par la peur s'expose à la fureur.

Monsieur le président, il y a des ranchs à vendre au Texas, et votre avion vous attend sur la piste de Villacoublay.


Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Matthieu et Yildune, sont les dix personnes mises en examen dans l'affaire dite "de Tarnac"

Article paru dans l'édition du 25.02.11

 

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 13:19

 

 

 L'état d'urgence officiellement levé en Algérie (Reuters)  

L'Algérie a officiellement levé jeudi l'état d'urgence en vigueur depuis dix-neuf ans dans le pays, répondant ainsi à une exigence de l'opposition dans un contexte de révoltes populaires à travers le monde arabe

La levée des mesures d'exception était une revendication commune à tous les mouvements d'opposition qui ont participé à des manifestations hebdomadaires dans la capitale en prenant exemple sur les soulèvements survenus en Egypte et en Tunisie.
 
L'un des organisateurs des manifestations a toutefois déclaré cette semaine à Reuters que la levée de l'état d'urgence était positive mais insuffisante, et que le gouvernement devait renforcer les libertés démocratiques.
 
Un décret signé par le président Abadelaziz Bouteflika et levant l'état d'urgence est entré en vigueur après sa promulgation au Journal officiel.
 
L'état d'urgence avait été décrété en 1992 dans le cadre de la lutte menée par les autorités contre l'insurrection islamiste. Mais celle-ci est retombée depuis quelques années et les opposants au gouvernement estiment que l'état d'urgence est utilisé pour limiter les libertés publiques.
 
La levée du dispositif aura peu d'implications concrètes, le gouvernement ayant aussi adopté de nouvelles règles qui autorisent l'armée à jouer un rôle dans la sécurité intérieure, comme elle le faisait précédemment.
 
Le président Bouteflika, 73 ans, a indiqué ce mois-ci que les manifestations de protestation resteraient interdites dans la capitale pour une durée indéterminée.
 
Le gouvernement a approuvé cette semaine des mesures de lutte contre le chômage, qui s'élève à dix pour cent de la population active selon les statistiques officielles mais affecte un pourcentage de jeunes beaucoup plus important.
 
Il est notamment prévu d'attribuer 1,38 milliard de dollars aux banques publiques pour le financement d'investissements à long terme, de réduire les cotisations sociales des entreprises pour les encourager à embaucher davantage et de soutenir le secteur agricole, l'un des principaux employeurs du pays, par des prêts à faible intérêt.

 

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